Un mois en Floride et en Louisiane au printemps 2015 et escapade à Saint-Martin

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MI
Bonsoir à tous, Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils. Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère. Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois). Il y a une version illustrée sur RoadTrippin. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP[:/].

En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire. Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.

Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.

Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins[;)], qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.

Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.

Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.

Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)

J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
St-Martin (du 20 au 27 mars) C’est plutôt excités que nous embarquons à Toulouse à 7h15 à destination de Roissy où nous n’aurons que 2 petites heures de transit. Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais moi, à chaque voyage, je retrouve mes impatiences d’enfant, et seule la dignité m’empêche de sauter comme un cabri dans l’aéroport. Une heure d’attente dans l’avion. Le pilote nous annonce qu’il a fallu débarquer des bagages car il n’y avait pas les passagers correspondants. Question de sécurité – et inutile de dire que personne n’a râlé. On nous annonce de temps à autre quelques perturbations, mais rien de bien méchant (on a connu pire). On a même l’impression que la route du ciel a été refaite à neuf par rapport à notre dernière traversée. La descente nous met carrément dans l’ambiance Nous survolons une île magnifique dans un écrin de couleurs, un camaïeu de bleus, de turquoise… Ça change du Groenland cet automne, hein ? L’arrivée à St Martin est beaucoup moins impressionnante que ce que l’on a tous vu en boucle sur la toile en se disant « Mais non ! ». Mais si ! Notre ami a photographié notre arrivée. Et là, je peux faire la maline : on était dedans. A ce propos, il nous confie que c’est l’une des principales attractions de l’île : « Vous avez la Tour Eiffel, nous avons l’aéroport » (sic ). A tel point que les horaires d’arrivée des avions sont affichés sur la plage, et que la foule se presse pour voir principalement l’atterrissage du gros Boeing de KLM.

Et là, je confirme : ouahhh. La clôture qui entoure les pistes a dû être refaite plusieurs fois, emportée par des avions plus bas que les autres. Au décollage, certains pilotes s’amusent paraît-il à mettre la gomme plus que de raison pour bien souffler les badauds qui se collent au grillage. Quant à nous, nous nous tenons à une distance respectueuse. Il y a un ballet incessant d’avions qui décollent et atterrissent, surtout des petits jets privés. Le tarmac en est plein.

Notre ami met son appartement à notre disposition (pas une villa de milliardaire – un simple T1 qui ne lui sert que très peu, juste les jours où le temps n’est pas génial). Il passe le plus clair de son temps sur son bateau (pas un yacht) où il dormira pendant notre séjour.

Que faire pendant une semaine à St-Martin ? Buller un max, faire du bateau, se régaler dans des petits restos de plage (notre ami commence à avoir un sacré réseau de bonnes adresses et nous nous sommes fait des ventrées de poisson succulents), se balader, écouter de la bonne musique en soirée à Phillipsburg, et re-buller…. Il y a de bons coins à langouste pour ceux qui plongent (et à condition qu’un local leur donne la bonne adresse).

Quand on se promène, il faut faire attention où l’on met les pieds, car il y a des promeneurs encombrants, les iguanes sont légion dans le coin.

Une remarque : l’île est sèche, que dis-je sèche : elle est quasiment pelée. Rien à voir avec la Martinique ou la Guadeloupe), et elle connaît d’’ailleurs de gros problèmes d’eau. Problème qui n’a pas été arrangé par la construction de ces immenses villas de stars et autres personnalités friquées qui se font ravitailler à grand renfort de camions citernes pour remplir leurs belles piscines. Amusant aussi, le passage de la Hollande à la France en quelques minutes. Encore que, vu l’exiguïté de la route, il y a souvent des embouteillages. Et oui, parce qu’il n’y a pas que des touristes à St-Martin, il y a quand même des gens qui bossent. L’île est minuscule et on en fait vite le tour : 88 km², 13 km sur 15. Il y a 3 monnaies sur cette île minuscule : l’euro dans la partie française, le Florin Hollandais en partie…. Hollandaise et le dollar US partout. Si le hollandais est la langue officielle côté Phillipsburg, on y a surtout entendu parler Anglais.

Nous avons passé une semaine de rêve, bien contents de retrouver notre ami que l’on ne voit plus beaucoup depuis qu’il a choisi de passer presque tout son temps de l’autre côté de l’Atlantique.

Voilà pour cette escapade, la suite du carnet reprendra la présentation habituelle, étape après étape.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Avant de partir en balade, il faut quand même que je précise les raisons qui nous ont fait choisir ces dates et le sens du circuit.

1) Assister au Festival de Jazz de la Nouvelle Orléans (NOLA) et à celui de Lafayette 2) Eviter la période pluvieuse en Floride et la prolifération des moustiques, parce qu’il faut savoir que les moustiques et moi, c’est une histoire d’amour, une passion torride même, mais à sens unique.

J01 – 28 mars – St-Martin-Miami C’est sous une pluie battante que nous quittons Marigot. La pluie ne nous quittera plus jusqu’à l’aéroport, comme pour nous aider à quitter l’île sans regret. Un vol de 2h30 sur les ailes de l’avion, ce qui nous a sevrés de paysages sûrement idylliques. Malgré un ciel chargé, pas de turbulences – hormis celles du voisin de JP qui trouve le moyen de renverser tout son chocolat. Résultat : un jean et une chemise à laver !

A Miami, le débarquement se fait sans histoire (on a pas mal de rhum et de cigarettes) mais qu’est-ce que c’est long ! Je l’avais bien lu, mais je me disais bof, ils dont dû s’améliorer. Que nenni ma « pôv Dame».[:(] Nous déjeunons sur place avant d’aller prendre possession de notre voiture, une Kia 7 places qui ne me plaît pas trop. 1) Comme je n’ai pas la taille standard, je m’en vois pour grimper parce qu’il n’y a pas de poignée pour escalader la voiture. Oui, moi, j’escalade quand je monte dans un gros véhicule. 2) Le coffre n’est pas électrique : pas pratique – c’est qu’on prend ses habitudes avec les véhicules de loc… 3) Je m’aperçois qu’elle est sale…. Et ça va me sauver la mise demain.

Le temps est moyennement couvert. Nous prenons le parti d’aller directement à l’appartement que j’ai loué à Harbor Island, au nord de Miami Beach, afin de ne pas laisser les bagages en vue dans le coffre. Notre mauvaise expérience à Montréal l’automne précédent nous a refroidis. La circulation est dense, les routes s’entrecroisent, mais le GPS nous amène sans histoire à la « Whitehouse » où nous resterons 3 nuits (infos sur l’appart en fin de chapitre). J’avais cherché un point de chute sur Miami Beach au départ, mais les prix étaient prohibitifs et les conditions de réservation la plupart du temps « strictes ». Finalement, ce n’est pas si loin que ça.

Une fois bien installés, et après quelques courses, nous partons vers South Beach (SO BE), pour faire un tour sur Espanola Way. Le parking dans le coin n’est pas donné : 20$ quand même ! Cette toute petite rue piétonne à l’architecture de style colonial espagnol est un endroit bien paisible au regard de sa bruyante voisine Ocean Drive. Il faut se rappeler que la région a d’abord appartenu à l’Espagne (oui, il y a longtemps, au 16e siècle). Et on n’a pas fini d’en retrouver des traces, de cette conquête espagnole !

Nous dénichons un super restaurant italien, que mon chéri, d’origine italienne, conseillera à tous les amateurs de bonnes pâtes. Ses lazagnes l’ont ravi (sachant que celles qu’il cuisine lui-même sont excellentes, c’est tout dire) et mes raviolis aux truffes, un régal : le Pepe Nero, 500 Espanola Way.

Nous empruntons ensuite un petit bout d’Ocean Drive où règne une sacrée ambiance ! Comme nous ne sommes pas des fêtards invétérés, nous ne nous attardons pas, nous y reviendrons de jour lorsque nos amis seront arrivés.

Notre appartement à Harbor Island: Miami White House Un appartement dans une petite structure à 2 étages, avec 2 chambres, chacune avec sa sdb, une cuisine très bien équipée et un salon/salle à manger.

A l’arrière de la maison, un salon extérieur donne sur la Marina qui, dans ce quartier, est très tranquille. Le parking est juste devant le portail d’entrée. Repos assuré. Un peu loin de Miami Beach quand même.

Aujourd’hui, nous avons eu juste une petite mise en bouche de Miami. On rentrera dans le vif du sujet demain (donc tout à l’heure).
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J02 – 29 mars – Miami Beach/Coconut Grove/Coral Gable/Little Haiti Je ne vous parlerai du temps que lorsqu’il sera pourri, ce sera plus simple - et vous verrez par la suite que l’on ne peut pas tout le temps avoir de la chance.

Nous sommes tous les deux ce matin encore, nos amis n’arrivant que dans l’après-midi. Le billet d’avion pour le 29 mars coûtant près de 500€ de moins, ils ont choisi de décaler leur arrivée. J’ai donc casé ce matin les visites moins incontournables. Encore que….

Quelques belles balades au programme

Lincoln Road à Miami Beach Comme nous passons devant et que nous savons que nous n’aurons pas le temps d’y revenir, nous nous arrêtons pour une sympathique balade dans cette jolie rue piétonne. Elle mérite sûrement plus que les quelques instants, que nous y avons consacré. Elle est très colorée, très arborée et fleurie.

De jolies boutiques, des terrasses ombragées, des restaurants, de nombreux vendeurs de fruits exotiques et de légumes. A tous les coins de rue, on peut siroter des jus de fruit bien frais, pressés sur place. Bien sûr, on ne peut pas y résister. Nous voyons notre premier bâtiment Art Deco, le Colony Theatre, au n° 1040 de la rue. On y trouve une jolie petite paroisse dont la déco intérieure est très «îlienne».

Il paraît que le soir, se promener ou dîner dans Lincoln Road est un «must to do».

Nous quittons Miami Beach et je prends quelques clichés de la voiture : j’aime bien avoir des images volées qui alimentent les souvenirs. Ici une petite église qui essaie de survivre au milieu des géantes qui la cernent de toutes parts. Vous avez remarqué dans ces mégalopoles de malade des temps modernes qu’il y a toujours un bâtiment ancien (souvent une église), isolé, tout seul, qui résiste à l’envahissement?

Là des bougainvillées qui font oublier la dureté du bitume et du béton– car pour être bétonnée, Miami c’est du sérieux!

Ailleurs, un parking qui se la joue écolo, pour bien me faire mentir sur l’aspect béton de Miami.

Et puis le fameux Adrienne Arsht Center, le plus grand centre culturel des Etats-Unis.

Coconut Grove Je dirais mignon, sans plus. On y trouve le Cocowalk, un petit centre commercial, A côté un bâtiment à l’étrange architecture qui rappelle un peu ce que Gaudi aurait pu faire. Des kiosques colorés.

De la musique country s’échappe d’un resto et nous attire. Nous déjeunons dans une ambiance très Western dans la déco : des tables en bois verni, des têtes d’animaux aux murs... On se croirait revenus dans l’Ouest.

Coral Gable Un quartier chic de Miami. C’est ici que se trouve l’hôtel Biltmore, inspiré de la tour de Giralda à Séville. Après avoir été la résidence du duc et de la duchesse de Windsor et d'Al Capone, il a été reconverti en hôtel de luxe.

En face du Biltmore, la Coral Gables Congregational Church, une église baroque, mais qui n’est pas sans rappeler les missions espagnoles.

Quant à la Venetian Pool, encore une de ces extravagances américaines, elle s’inspire de la lagune vénitienne, avec des petits ponts, des grottes secrètes, une eau comme on en voit guère dans les piscines classiques. Elle a été creusée dans un massif corallien.

Mon avis : on peut facilement consacrer une journée à Coral Gable. Ce n’est pas pour rien qu’elle est surnommée «The Beautiful City». Il y a bien d’autres choses à voir : le Cuban Museum, le Miracle Mile et ses jolies boutiques, le Fairchild Botanical Garden (que j’ai dû zapper faute de temps)….

A présent, il est temps de récupérer nos amis censés arriver à 15h10 à l’aéroport. Un long retard est annoncé. J’en profite pour faire changer la voiture nous héritons d’une Dodge Grand Caravan. Yep ! JP en profite pour acheter une carte SIM pour son téléphone. C’est la première fois qu’on opte pour cette solution. Finalement, c’est pas mal du tout. Une attente bien employée…. Pour une fois !

Enfin, nous voilà au complet!

Sur la route qui nous ramène à Harbor Island, un détour de rien du tout s’impose pour aller voir Little Haiti.



Un quartier riche en couleurs, avec des fresques murales rappelant les symboles de l’indépendance de Haiti, le plus important de ces symboles étant la statue de Toussaint Louverture.

Un quartier où l’on peut se promener facilement la journée (avec les bagages dans le coffre, on n’a pas osé), mais paraît-il à éviter la nuit. Et ça je veux bien le croire à en juger par la mine «pas tibulaire» mais presque (ah, ce Coluche !) de certains habitants. Nous n’avons même pas visité une de ces herboristeries où l’on peut acheter quelques gris-gris ou autre potion vaudou. Si vous voyez «Botanica» sur une devanture, c’est ici que vous trouverez votre bonheur. On peut se demander ce que fait le Churchill’s Pub dans ce quartier ? En plein milieu de la rue principale de Little Haiti ???

Ce soir, repas à l’appartement.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J03 – 30 mars – Miami Beach/Vizcaya Museum/Dowtown La matinée sera consacrée à Art Deco District. Un quartier beaucoup plus beau que ce à quoi je m’attendais.

En général, je ne m’étends pas trop sur l’histoire, mais là, quand même, il s’agit du plus important quartier art déco du monde : plus de 800 bâtiments classés par la ville!

«Le Art Deco District, quartier aux influences Art Deco, s'est érigé au tournant des années 30, les pieds sur la plage de Miami Beach. En 1926, un incendie ravage le quartier qui se reconstruit rapidement, dans le style art déco, tandis que les premiers touristes affluent… Les promoteurs immobiliers s'amusent, l'argent afflue et l'imagination des architectes n'a pas de limite. Le style vieillit d'abord mal. Au tournant des 60's, la nouvelle génération se lasse de ces immeubles d'un autre temps et des projets de démolition sont envisagés. La Miami Preservation League se crée en 1976 dans le but de réunir des fonds, qui seront investis dans la rénovation et la restauration du patrimoine architectural de Miami. La ville redécouvre cette richesse et en fait sa carte de visite, largement relayée par la série télévisée à succès «Miami Vice», diffusée dans le monde entier dès le milieu des années 80, qui lui assure une nouvelle clientèle touristique, plus jeune. L'art déco se voulait à l'époque futuriste. Initié à Paris en 1925, il trouve rapidement des adeptes dans le monde entier et se diversifie au gré des cultures. On appelle ainsi le style floridien «Tropical Art Déco», caractérisé par une multitude de couleurs pastel, héritage du programme de rénovation entrepris dans les années 80.» (sic)

Bien sûr, il y a LA plage.

Nous avons arpenté Ocean Drive et les rues adjacentes pendant toute la matinée, sans nous lasser un seul instant. Je ne saurais donner mes préférences, d’où la difficulté dans le choix des photos.



Info : Pour ceux qui ne peuvent pas trop marcher : des bus électriques sillonnent le Art Deco District tous les jours. Pour 25 cents, on peut faire un parcours d’environ une heure et avoir une bonne idée du quartier. De 7h45 à 1 h (10h le dimanche).

Et c’est là que mon Reflex me lâche[:/]. Est-ce cette rupture entre nous qui me contrarie ? Va savoir. A force d’avoir le nez en l’air, je m’étale en beauté sur le trottoir en heurtant sûrement un grain de sable. Je plaisante, mais sur le moment, j’ai bien cru que mon genou avait éclaté. Fort heureusement, le bistro du coin m’a donné de la glace et on pourra continuer. Seule ma dignité en a pris un coup…. vu la difficulté que j’ai eu à me redresser, j’avais tout de la vieille carne qu’il a fallu presque hélitreuiller pour la remettre debout.

Un pique-nique improvisé dans Lummus Park (quelconque, ce parc) nous requinque, car la journée est loin d’être finie.

Vizcaya Museum and Gardens à Coconut Grove Un endroit à voir sans modération, les jardins sont un havre de paix à deux pas de l’agitation de la ville que l’on voit de l’autre côté de la baie. Cet édifice a été construit dans le style d'une villa nord-italienne du XVIe siècle entre 1914 et 1916 par l’industriel Charles Deering, qui avait beaucoup voyagé.

Les matériaux de construction, pour certains, ont été acheminés depuis l’Europe (les marbres), les autres sont des pierres calcaires locales.

Sur l’arrière de la maison, tout fait penser à Venise: le petit pont, le pavillon, l’embarcadère, devant lequel une caravelle en pierre rend hommage à un navire utilisé durant « l’Age de l’Exploration ».

L’intérieur a été meublé des plus belles pièces trouvées en Europe : des panneaux dorés, des plafonds à fresque de Toscane et de France, des tableaux, des objets d’art… Au total, 70 chambres dotées de véritables trésors, certains datant du XVe siècle (interdiction de photographier)

Si le jardin à la française ressemble à celui de Versailles, les plantes sont des essences locales qui résistent au climat tropical de la Floride.

La villa a souvent servi de décor dans des films. Mais elle semble surtout être un lieu de prédilection pour les photos de mariées. Il y en avait pléthore le jour où nous l’avons visitée. Et nous nous sommes bien amusés à regarder des séances photos hallucinantes. Les jeunes filles adoptent des poses invraisemblables, avec un sourire stéréotypé fabriqué de toutes pièces, selon la même technique pour toutes : - d’abord, tu ouvres grand la bouche, en montrant bien toutes les dents (je conseille de s’abstenir s’il en manque une dans le fond, parce que c’est vraiment la bouche ouverte jusqu’aux amygdales), - une fois la bouche bien ouverte, tu étires les joues en ce qui se voudrait un sourire, - et tu essaies de faire naître le bonheur dans tes yeux. La technique n'étant pas toujours bien maîtrisée, le résultat n'est pas garanti. Un sourire où l’on ne voit pas le bonheur dans les yeux, c’est un rictus, voire une grimace. Je pense qu'il y a des ateliers de sourire aux USA, car nous avons constaté cette façon de procéder chez les jeunes américaines à moultes reprises tout au long du voyage (je n'y avais jamais fait attention auparavant). Nous avons essayé, mon amie et moi mais nous ne sommes vraiment pas douées. Mais je m'égare, je mégare... j'avais pourtant bien dit moins de blablabla.

Dowtown : Metromover Metromover ? Ou comment se la jouer feignasse tout en parcourant Dowtown.

Un Metro aérien gratuit qui a 3 lignes, chacune formant une boucle. On peut descendre et reprendre le métro à l’envi selon les endroits que l’on veut approfondir. Il fonctionne de 5h du matin à minuit. Nous nous sommes contentés de faire une boule complète en changeant de ligne, en serpentant au milieu des buildings. On avait l’impression d’être dans un manège.

Attention pour les enfants : les quais sont assez hauts et n’ont pas de rambarde de protection.

Voir Miami d’en haut sans le souci de la circulation et en ménageant nos papattes fatiguées nous a suffi. Pour en savoir plus : http://www.miamidade.gov

Bay Front Avant de repartir, nous descendons sur Front Bay. Alors là, pas emballés. Une ballade que nous aurions pu éviter, cela aurait ménagé nos jambes et nos pieds qui n’en pouvaient mais. Du coup, la promenade à Miami Beach by night a été remplacée par un coup de sifflet bref, d’autant que nos amis ont encore le jet lag à digérer.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J04 – 31 mars – Suite Miami (Wynwood, Little Havana) – Everglades – Nuit Homestead

Nous n’en avons pas fini avec Miami qui nous réserve encore quelques trésors ce matin.

Wynwood District et ses Murals Du Street Art, et pas des moindre puisqu’il est « connu internationalement pour abriter quelques-unes des plus belles œuvres d’art urbain au monde » (sic) C’est dans le cadre d’un projet assez récent de réhabilitation d’un ancien quartier industriel désaffecté que les premières peintures murales sont apparues en 2009. A l’époque où nous y sommes allés, il y avait plus de 200 peintures murales, créations d’artistes renommés venus du monde entier. Il est donc impossible de passer à côté sans en découvrir quelques-unes. Et la profane que je suis, reste bouche bée devant tant de trésors d’imagination. On est loin du tag sauvage : de l’art, de l’art à l’état pur. L'artiste qui a peint la fresque ci-dessous est autrichien un peu (beaucoup) allumé. Si ça vous intéresse, allez donc jeter un œil sur son site: http://www.rabbiteyemovement.at C’est dans ce quartier que l’on trouve le célèbre Panther Coffee, où tout bon petit Français amateur de café qui se respecte ira se délecter des saveurs les plus raffinées en choisissant l’arôme qui lui convient. Le café est torréfié sur place. Et la façade arrière du Panther Coffee n’est pas en reste quant à son Mural.

Il est conseillé d'éviter ce quartier la nuit. Il a déjà l'air bien sinistre le jour, même si on ne s'y sent pas en insécurité, mais, sûr, je n'irais pas le soir!

Little Havana Une enclave cubaine à Miami. On sait très vite que l’on entre à Little Havana : Et que serait Little Havane sans ses joueurs de dominos que l’on trouve au Maximo Gomez Park La fresque à l’arrière des joueurs représente tous les chefs d’état sud-américain… sauf Castro (of course !). Le bruit qui prédomine, c'est le claquement des dominos que les joueurs abattent avec vigueur sur la table. On sent qu'il y a de la pression. J’ignorais que l’on pouvait être aussi concentré en jouant aux dominos.

Direction Homestead, aux portes des Everglades, où nous passerons la nuit. Après avoir déposé les bagages au Floridian Hotel (voir paragraphe dédié en fin de chapitre), nous filons sur les Everglades.

Les Everglades Qui n’a pas entendu parler des Everglades, un parc National unique au monde? Un gigantesque marais subtropical qui étale sa mangrove sur plus de 6000km².

"Sur la pointe sud de l’Etat de la Floride, le parc national des Everglades est tout simplement unique au monde. Ici, un gigantesque marais subtropical étale sa mangrove sur plus de 6000km2, refuge privilégié d'espèces animales parfois rares et protégées ; pélicans, chouettes des marais, flamants roses, hérons, aigrettes, échassiers, ratons laveurs (attention, ils peuvent être agressifs et porteurs de la rage), tortues, loutres, lamantins, serpents (26 espèces, dont 4 venimeuses) et araignées en tous genres. C'est aussi l'habitat privilégié des crocodiles et alligators qui règnent ici en seigneurs. Marais à perte de vue délimité au loin par les séquoias, pins, cyprès chauves et autres chênes des marais, ce parc national fut consacré en 1947. Il est aujourd'hui inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité de l'UNESCO. "(sic)

Aujourd’hui, nous en découvrons une infime partie. Le Visitor Center Ernest F. Coe Il est toujours très instructif de s’arrêter dans un Visitor Center: ici, la flore et la faune y sont parfaitement évoquées.

Pa-hay-okee Trail Il s’agit d’un trail très court, heureusement, parce que la vue ne nous transporte pas plus que ça : ni la végétation, ni les espèces animales rencontrées ne sont à la hauteur de notre attente.

Anhinga trail (boucle de 102 km) Ah, voilà qui est mieux cette petite balade nous a enchantés : des paysages magnifiques

des alligators en pagaille,

Des oiseaux curieux – certains pas très beaux, genre dindon croisé vautour. Vous voyez le genre, quoi ! D’autres beaucoup plus sympas : aigrettes blanches, hérons bleus, rapaces en tous genres…. et bien d’autres encore que seul un ornithologue aurait pu nommer.

D’ailleurs, celui-là, avec son cou immense, n’est-il pas amusant ?

Nous ne nous attardons pas pour voir le coucher de soleil, et là, nous avons sûrement eu tort. Le soir, repas dans un resto mexicain à quelques encablures de l’hôtel : pas trop mal.

Le Floridian Hotel à Homestead Nous avons trouvé le rapport qualité/prix très honorable. Un petit plus pour sa piscine: contrairement à la plupart des hôtels de cette gamme qui ont une piscine en bord de route, celle-ci est au centre de l’hôtel. Il y a aussi des petits kiosques où l’on peut s’installer pour pique-niquer. C’est une excellente étape pour visiter les Everglades avant d’aller vers les Keys.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J05 - 1er avril - Les Keys L’anniversaire de JP. Le comble du snobisme. Question : « Tu fais quoi cette année pour ton anniversaire ? » Réponse : « Oh, pas grand-chose : 2/3 jours à Key West ». [:P] Mais franchement, quoi rêver de mieux pour un anniversaire ? Parce que ces quelques jours ça va être du rêve éveillé.

La route à elle seule est un enchantement : bordée de bougainvillées de toutes les couleurs jusqu’à Islamorada. Je vole quelques vues au passage, comme à mon habitude. Et cette eau tout autour….. wouahh : Toutes les nuances de bleu, vert, turquoise, mauve, doré. Incroyable !

A Key Largo, nous nous arrêtons chez Mr’s Kitchen dont on m’avait vanté la Key Lime Pie. Le dessert de ce soir est assuré, et il sera apprécié.

Plus loin, au bout d’une jetée, nous sommes attirés par un bruit d’enfer. Des pélicans trop feignants pour pêcher eux-mêmes se battent comme des chiffonniers à grand renfort de coups de bec pour attraper les têtes de poissons que leur jettent les pêcheurs du coin après avoir préparé le fruit de leur propre pêche. D’autres, plus dignes (ou repus ?) se tiennent à l’écart. Certains le prennent même de haut. C’est ici que nous voyons notre premier (et dernier) reqin. C’est ici que nous voyons notre premier (et dernier) requin.

Bahia Honda State Park C’est paraît-il l’une des plus belles plages des USA. Ah bon ? Pour la couleur de l’eau peut-être ?



Seven Mile Bridge L'ancien pont avait été construit au début du XXe siècle pour acheminer les visiteurs en train. Il ne résista bien longtemps, détruit par un cyclone en 1935. Une nouvelle route est achevée en 1938: l'Overseas Highway (env 180 km), qui comporte pas moins de 43 ponts. Le Seven Mile Bridge est le pont le plus long de cette route (11 km). L'ancien pont est en train de s'effondrer. Seuls quelques joggers l'empruntent. Il était question de le fermer même aux piétons lors de notre séjour. Peut-être est-ce le cas maintenant?

Cette route est tellement magique que nous arrivons à Key West sans réaliser la distance parcourue.

Hébergement à Key West J’ai loué un appartement à 2 pas de la rue Duval : Bimini Suites. Une petite merveille de maison « Conch », avec un jardinet à l’arrière et une piscine. Nous disposons de 2 chambres joliment décorées, chacune avec salle de bain, d’une cuisine et d’un salon/salle à manger.



Un seul bémol : le parking. Contrairement à ce qui était indiqué, il est quasiment impossible de s’y garer et nous devrons laisser la voiture dans un parking privé, à un bon ¼ d’heure de marche au pas de gymnastique. Mais vu que la situation de la maison est très centrale, cela ne sera finalement pas très gênant.
Mimi
LE Lescaribous Globetrotter ·
Salut, En me ''promenant'' par hasard je suis tombé sur ce compte rendu. Ayant particulièrement apprécié celui du Québec [;)], j'me suis dit ''Cool, j'vais pouvoir voyager dans un fauteuil avec le plaisir de te lire [:P].''

Bon je tiens tout de suite à préciser à ceux qui soutiennent que les marins Suisses sont ''inconnus'' que dans le milieu de la voile océanique, un certain Dominique Wavre a la bagatelle de 10 tours du monde au compteur, et à 60 ans pas certain que tout le monde puisse en faire autant (si des fois y'en a qui veulent en savoir plus : http://www.dominiquewavre.com/fr/). Et autant vous dire qu'il est tout sauf inconnu dans le milieu

C'est certain qu'après un automne ben frette au Québec, t'étais due pour un ptit peu de soleil des tropiques

Allez je vais suivre tranquillement le déroulé de ce compte rendu. Bonne lecture à ceux qui le suivront comme moi
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
PA PapJ59 Globetrotter ·
Bonjour Michèle,

très sympa de faire un CR, c'est un "juste" retour... mais pas le cas de tous !

Bravo pour ce début, mais j'attends un peu pour la partie Louisiane qui me rappellera de bons souvenirs.

à bientôt, Jean.
4 fois en Camping-car: Parcs US - NewMex - Yellowst - Louisiane. http://blogs.crespel.me/usa2009/ http://blogs.crespel.me/usa2011/ http://blogs.crespel.me/usa2012/ http://blogs.crespel.me/usa2013/ Andalousie, Bretagne, Corse, Provence, Sicile, Toscane, villes d'Italie. sur : http://blogs.crespel.me/
MI Mimimicha Veteran ·
Et bonjour Jean-Yves! Je ne m'attendais pas à te voir sur cette page. Merci de me suivre ! Je n'ai pas encore été voir la page de "ton" navigateur, mais ça m'intéresse et je le mets sous le coude pour ce soir. Bonne journée, Michèle
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Salut Jean ! Normal, mais je regrette un peu le manque de temps pour donner ici une version plus illustrée. Sais-tu que tu m'avais bien "inspirée" lorsque je préparais ce voyage? Nous avions eu quelques échanges je crois bien.[;)] Bien cordialement, Michèle
Mimi
LE Lescaribous Globetrotter ·
Salut, J'avoue être tombé ''par hasard'' sur ce compte rendu! En me promenant sur la page d'accueil de VF j'ai vu que tu avais posté un message alors à tout hasard j'suis allé voir Bon je ne connais pas du tout ni St Martin ni Miami mais comme d'hab, un plaisir de te suivre, avec cette petite dose d'humour bien soupoudrée au milieu de ton récit!! Bref je prends place à bord de ce nouveau compte rendu [:P] Pour ce qui est de Dominique Wavre, un sacré gaillard, qui plus est fort sympathique (bon j'ai pas eu la plaisir de lui parler mais je l'ai suivi lors du dernier Vendée Globe via Internet)
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
MI Mimimicha Veteran ·
Bonjour aux lecteurs qui chercheraient des infos (bonjour à tout le monde aussi[;)])Pour Bahia Honda State Park Me voilà rassurée, c'est vraiment magnifique (j'ai eu l'info grâce à un retour sur Road Trippin)... sauf que nous avons été assez nuls (j'ai été assez nulle, allez, tu assumes ma pauvre Michèle ) pour ne pas aller jusqu'au bout et voilà donc un couac dans ma préparation. Fort heureusement, c'est la seule chose qui nous a vraiment déçus sur la totalité du voyage.

A plus tard,
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J06 – 2 avril – Key West

Je n’ai plus la chronologie exacte de nos visites, mais ce qui est sûr, Key West, c’est mon coup de cœur en Floride. Est-ce de retrouver cette ambiance antillaise que j’aime tant ? Peut-être bien. Mais ne soyons pas bisounours pour autant : la Key West de l’époque d’Hemingway a bien changé, et ce petit coin de paradis n’échappe pas au mercantilisme des temps modernes. Il faut donc en faire abstraction, se laisser aller à la rêverie pour l’apprécier pleinement.

Nous sommes bien aux USA. Encore que…. quand on sait que les habitants des Keys, qui se font appeler les « Conch » se sont autoproclamés en Conch Repubic le 22 avril 1982, on se demande. En fait, c’était un acte de rébellion suite au barrage qu’avait installé l’US Border Patrol sur l’US1 pour lutter contre les émigrants clandestins et le trafic de drogue. Du folklore ? De la fantaisie ? Peut-être bien. N’empêche qu’à présent, les Keys ont leur drapeau qui flotte un peu partout et qu’elles fêtent leur « Conch Repubic Independence Day » tous les ans en avril.

Qui a eu la chance d’y assister ? J’aimerais bien avoir un retour sur le sujet.

J’avais trouvé sur le web un guide qui s’est avéré très utile : Le Pelican Tour. Nous pouvons aller nous promener.

L’appartement étant idéalement placé, à deux pas de Duval Street, la rue principale de Key West, nous allons tout faire à pied. Quel que soit le moment de la journée, cette rue commerçante est un spectacle permanent.

Nous irons de rue en rue, de maison en maison, la plupart au passé historique, mais en faire la liste ici serait beaucoup trop long. Nombre d’entre elles ont été transformées en musée et peuvent donc se visiter. Audubon House et ses jardins (à ne pas manquer)

The Oldest House of Key West (le seul intérêt de la visite : quelques vieux plans et quelques maquettes). Avez-vous remarqué comme aux USA, ce « The Oldest » revient souvent ? Little White House (qui m’a déçue) Freeman Curry House The Woman’s Club Le Hard Rock Cafe On est loin des Hard Rock que nous sommes habitués à voir ailleurs.

Les maisons anonymes que nous découvrons au fil de nos balades sont tout aussi belles.

Les maisons sont entourées d’une végétation luxuriante et les arbres sont recouverts d’orchidées de toutes les couleurs.

Des bars mythiques Le Capt. Tony’s Saloon, Le Sloppy Joe’s Bar (plus pour l’ambiance, la bonne musique et boire un verre en soirée que pour la table, Le Green Parrot Bar,

Dès que l’on quitte la rue principale, on rencontre des coqs un peu partout.



Des choses étranges. Mallory Square Assister à un coucher de soleil à Mallory Square est un moment empreint d’une grande solennité. L’agitation du square, avec ses amuseurs publics, jongleurs, cracheurs de feu…, se calme soudain et fait place au recueillement (non, là j’abuse quand même[:P], mais honnêtement, on sent bien que ça se calme alentour).

Après un cocktail au Sloppy Joe’s où la musique donne à fond, nous allons dîner…. N’importe où (je ne me rappelle pas, et ce n’est pas important, les images de la journée occupaient beaucoup trop notre cerveau pour que ce dernier se focalise sur autre chose).

Finalement, j'arrive à insérer un peu plus de photos que prévu: un récit tout nu, ça parle moins.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J07 – 3 avril – Key West Inutile de dire que nous avons bien dormi après avoir tant marché hier…. Et c’est pas fini ! Au programme ce matin : Southermost Point et Hemingway House.

On prend le chemin des écoliers pour découvrir d’autres quartiers. Une très longue marche nous fait traverser des coins sympas et, là encore, le miracle du cerveau humain ! Il trie les infos qu’il reçoit : «je zappe la fatigue et je ne retiens que les belles images».

Le hasard nous amène dans un quartier moins chic, à côté du Bahama Market. Nous y découvrons un petit estaminet qui ne paie pas de mine, le Blue Heaven, où nous resterons un bon moment à écouter la musique.

Southermost Point Faut-il encore en parler ? Le point le plus au Sud des USA, à environ 150 km de Cuba etc etc. Et là, devant cette file qui attend pour faire la photo, je ne sais pas ce qui me prend : ça me «gave». [:(] De voir tous ces gens poser avec des simagrées pas possible, certains y restant des «plombes», bref, je trouve ça nullissime et pas question de tomber dans le cliché (je pense que je dois être un peu snob parfois). Tout le monde est un peu, à moitié d’accord. Oui mais quand même, c’est Southermost Point, quoi ! Allez, va pour la photo, mais de côté, sans faire la queue.[:/]

En chemin vers Hemingway House, nous passons devant le phare et son musée (Lighthouse & Keeper’s Quarters). Mais aucun de nous n’a le courage d’y monter pour admirer Key West d’en haut. Avec le recul, je le regrette, mais les jambes avaient pris le dessus. Et pas de preneur pour le musée.

Hemingway House Pour moi, c’était INCONTOURNABLE. Une chance, pour les autres aussi. Ouf ! C’est quelque chose cette visite. En fait, il faut y aller.

Bien sûr, c’est un peu comme dans toutes les anciennes demeures transformées en musée: des beaux meubles, des objets anciens, des photos… Mais au-delà de la beauté de la maison (en pierre, ce qui est rare dans le coin) et de ses annexes, de son jardin luxuriant, mettre ses pas dans les pas de ce grand Monsieur, ne laisse pas indifférent. Pour moi, le plus plus plus, c’est son bureau, installé à l’étage d’une annexe à côté de la maison – on pourrait presque y sentir encore sa présence.

Quant à la piscine en dur (le comble du luxe pour l’époque), avec ses statues d’éléphant aux quatre coins, elle coûta tellement cher à Hemingway, qu’il y fit incruster symboliquement «son dernier penny».

N’allez pas vous coucher pour le plaindre quand même, du moins pour ses finances à l’époque[;)].

Bon d’accord, il y a aussi les fameux chats – je suis étonnée qu’il y en ait tant et surtout qu’ils soient si nombreux à avoir conservé cette anomalie génétique de l’orteil en trop (une 6e griffe). Incroyable. Partout dans le jardin, il y a des maisonnettes où ils peuvent se restaurer (à ce stade, on peut dire se restaurer pour un chat, car ce sont des chats de luxe qui règnent en maîtres dans le jardin). Ils ont même leur cimetière.

Nous avons fini notre visite de Key West ici. Harassés, nous sommes avons rejoint tranquillement l’appartement pour buller à la piscine. Aucun souvenir de ce que nous avons fait pour dîner. Le soir, re-piscine.

C’est avec regret que je vais quitter Key West demain, avec le sentiment d’avoir loupé tout un tas de choses. Il y a beaucoup à faire et à voir ici. Quand je pense que des tour-operators proposent un aller-retour depuis Miami, ça me laisse pantoise.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Hello Jean-Yves, Je viens de regarder les prouesses de ce petit Suisse. Il a une sacrée pêche! Et puis, il est tombé dedans très jeune. Du lac Léman au Vendée Globe: pourquoi pas? Je me souviens avoir lu un livre où j'ai découvert qu'il pouvait y avoir des tempêtes terribles sur le lac. Notre ami aussi a toujours aimé le bateau (mais pas dans la même catégorie....[;)]). Il a enfin pu réaliser son rêve. Bien cordialement, Michèle
Mimi
BR Brigitte42 Globetrotter ·
Bonjour Mimi , voilà le premier "reportage" qui justifie vraiment mon choix d'aller passer 3 jours à Key West cette année ! Les commentaires, d'ordinaire, sont soit décourageants, soit blasés ... mais viennent de personnes qui y ont passé, au mieux, quelques heures ...

Tout, mais tout me conforte dans l'idée de descendre jusque là : les visites que tu as faites et les photos !

Pour la petite histoire, nous devions y aller l'an passé, retour d'Atlanta mais je m'étais salement étalée ( et blessée ) dans l'aéroport de Miami et la descente vers K W s'est arrêtée à Florida C. : bien contente déjà d'avoir pu faire l'Anhiga trail et le tour en bateau à Key Largo ... Nous recommençons donc cette année et je vais imprimer l'ensemble des visites que vous avez faites . J'attends la suite avec impatience : je pense que nous avons suivi le même itinéraire , en plusieurs morceaux, et j'aimerais lire tes impressions !

Bon WE .
Brigitte
MI Mimimicha Veteran ·
Bonjour Brigitte, Se planter à l'aéroport? Moi, j'avais attendu d'être à Miami Beach[;)]. On se fait peur, hein, dans ce cas? Pour Key West, je vais t'envoyer un peu plus d'info tout à l'heure (là, je pars). A + donc, Michèle
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Rebonjour, Voici ce que j'avais préparé. Tu as de quoi t'occuper![;)]

Attractions à Key West

- Fort Zachary Taylor Historic State Park Ce fort a joué un rôle important dans la Guerre de Sécession et la Guerre contre l'Espagne (qui possédait la Floride). La plage est très jolie et on peut y faire de la plongée. Adresse : Southard St on Truman Annex, Key West, Îles Keys, Floride Téléphone : 305-292-6713 - http://www.floridastateparks.org/forttaylor/

- Ernest Hemingway Home & Museum Le prix nobel de littérature vécut et travailla pendant 10 ans dans cette maison aujourd'hui transformée en musée dédié à l'écrivain et à son oeuvre. Adresse : 907 Whitehead St, Key West, Îles Keys, Floride Téléphone : 305 294 1575 - http://www.hemingwayhome.com/

- Audubon House & Tropical Gardens Tout sur les oiseaux tropicaux, dont de belles collections de gravures. 205 Whitehead St, Key West, Îles Keys, Floride - Téléphone : 305 294 2116 http://www.audubonhouse.com

- Le cimetière West City est à visiter, avec ses tombes surélevées aux influences hispaniques, africaines et américaines. Certaines tombes portent des mentions originales, comme par exemple "Je te l'avais bien dit que j'étais malade !" Adresse : 701 Passover Lane, Margaret and Angela Streets, Key West Téléphone : 305 292 6718

- Key West Aquarium Avec tortues, requins, et toute la faune sous-marine locale ! Adresse : 1 Whitehead St, Key West, Îles Keys, Floride Téléphone : 800 868 7482 http://www.keywestaquarium.com/

- Sur Duval Street - Le Custom House Museum : www.kwahs.com 281 Front Street, Key West 33040 - Tél.: 305-295-6616 - Fameux magasin de poulets : www.thechickenstore.com 1229 Duval Street, Key West 33040 - Tél.: 305-294-0070 - Musée San Carlos Institute - Casa Cuba : 516 Duval Street, Key West 33040 - Tél.: 305 294 3887 - Duval Street Wreckers' Museum - 322 Duval Street, Key West 33040 Tél.: 305 294 9502 - La plus vieille maison de Key West (fait aussi musée) 322 Duval Street , Key West 33040 Tél.: 305-294-1589 http://www.oirf.org/museums/oldesthouse.htm

- Original Ghosts Tour Comme à Savannah ou à la Nouvelle-Orléans, les fantômes (et ceux des pirates en premier lieu) sont des habitants à part entière de Key West. Mais il faut un bon guide pour aller à leur rencontre ! 423 fleming street - angle de duval & fleming - www.hauntedtours.com

- Wildlife Rescue of the Florida Keys (Atlantic Boulevard et White Streets) : on peut y voir gratuitement les animaux sauvages de toutes sortes qui y sont soignés.

- Nager avec les dauphins : Tél.: 866/296-3737 http://www.wilddolphinadventures.com

- Forêt tropicale et jardins botaniques : 5210 College Road, Key West 33040 Tél.: 305 296 1504 - http://www.keywestbotanicalgarden.org/

- Key West Butterfly and Nature Conservatory 1316 Duval Street, Key West 33040 - Tél.: 305-296-2988 http://www.keywestbutterfly.com/

- Eco Tours : Musée et réserve naturelle : Truman Waterfront , Key West 33040 Tél.: 305-292-0311 http://www.fla-keys.com/keywest/ecodiscovery/

- Bateaux vision sous-marine : 251 Margaret Street, Key West 33040 Tél.: 305-293-0099 www.discoveryunderseatours.com/

- Musée d'histoire de la Marine : Très amusant, et on a une belle vue sur Key West depuis sa "tour d'observation". Key West Shipwreck HISTOREUM Museum - 1 Whitehead Street - Key West, Florida 33040 - Telephone: (305) 292-8990 www.shipwreckhistoreum.com

- La "Petite Maison Blanche" du président Harry Truman : 111 Front St, Key West 33040 - Tél.: 305 294 9911 - http://www.trumanlittlewhitehouse.com

- Fort East Martello Museum & Gallery : un fortin qui fait musée d'histoire - 3501 South Roosevelt Boulevard, Key West 33040 - Tél.: 305 296 3913 - http://www.kwahs.com/martello.htm

- Le phare de 1847 et son musée : 938 Whitehead St, Key West 33040 - Tél.: 305-295-6616 http://www.kwahs.com/lighthouse.htm

- Musée Pirate : 524 Front St, Key West 33040 - Tél.: 305-292-1113 - http://www.piratesoul.com

- Heritage House Museum - Un musée pour comprendre la vie sur l'île, son histoire, le folklore "pirate"... 410 Caroline Street, Key West 33040 - Tél.: 305 296 3573 - www.heritagehousemuseum.org

- Musée d'art et d'histoire de la Custom House 281 Front Street, Key West 33040 - Tél.: 305 295 6616 http://www.kwahs.com/customhouse.htm

- Musée d'histoire naturelle des Keys : Mile Marker 50, Key West 33050 - Tél.: 305-743-9100 - www.keyshistory.org
Mimi
BR Brigitte42 Globetrotter ·
Bonjour ! Sur le "se faire peur ... " , non, je me suis "ramassée" au plus vite avec les 2 valises ( crainte du ridicule ... ) et j'ai couru ... Ce n'est qu'une heure après que je me suis rendu compte du problème : douleur et gonflement épouvantable, épanchement au dessus du pied !

Donc rebelote en Octobre ( sans la chute, j'espère ) : encore bravo pour les photos bien attirantes, malgré le 'couac' du Reflex et un grand, grand merci pour le listing que je vais imprimer . Nous avions visité Miami et M... Beach à l'aller : villa Vizcaya , ...

La suite au prochain numéro ! Amicalement !
Brigitte
ZI Zine13 ·
Bonsoir Michèle, Félicitations pour ce beau carnet, très agréable à lire. Je prends bonne note de ta liste d'activités, visites pour Key west. Plus besoin de guides[:(]. A bientôt pour la suite Delphine
MI Mimimicha Veteran ·
Merci pour ton compliment Delphine, Heureusement que j'avais cette liste sur l'autre ordi, parce que pour le reste, ça va être coton! Allez, j'y retourne (pas à Key West...[;)]), je vais finir de rédiger la partie Floride, mais j'ai encore toute la liste des photos de la Louisiane à trier[:/]. Cordialement, Michèle
Mimi
BR Brigitte42 Globetrotter ·
Juste pour te dire que j'attends aussi : bon courage !

Amitiés .
Brigitte
MI Mimimicha Veteran ·
J09 – 5 avril Naples – Nuit à Punta Gorda

Naples

Le « number one » de Naples quand on lit des avis ici ou là, c’est sa jetée. Mais le tour de la ville vaut aussi le coup: très chic, mais sans ostentation, un luxe discret par rapport à la côte Est. D’ailleurs, vous avez pu le constater, nous avons zappé les maisons de stars à Miami.

- La gare de Naples Elle était à peu près sur notre route : ne pas faire le détour car il n’y a pas grand-chose. Juste 2 vieux wagons d’époque sur l’esplanade, et que l’on ne peut voir qu’à travers la vitre.

- Naples Pier Nous restons un grand moment à regarder un dauphin joueur et des jolis petits poissons qui s’agitent dans l’eau; ça frétille tellement qu’on a l’impression qu’ils s’entraînent pour la friture qui les attend. Vu le nombre de pêcheurs sur la jetée, ils vont passer un mauvais quart d’heure.

- 5th Avenue

- Scenic Drive (Mooring Line Drive) Des maisons splendides et de somptueux jardins.

- The Village of Venetian Bay Nous avons dû louper quelque chose, parce qu’à part une grande maison dont les abords rappellent vaguement Venise, nous ne verrons pas grand-chose.

- Waterside Shops et ses fontaines Ou comment se ridiculiser par un choix bizarre. En fait, je voulais voir les fontaines de ce centre commercial, et la troupe s’est bien moquée de moi. Je crois qu’il faudrait les voir de nuit. Un détour bien inutile. Pique-nique à la plage

Fort Myers C’est la plus ancienne ville du Comté de Lee. Elle a une riche histoire qui se confond avec celle du sud-est des Etats Unis; elle doit d’ailleurs son nom à un colonel de la guerre de Sécession.

Boulevard MacGregor Si Fort Myers est surnommée "The City of Palms", c'est à cause de ce boulevard. Ce ne sont pas moins de 8000 palmiers qui la bordent d’un bout à l’autre.

Edison and Ford Winter Estates Qui étaient ces Messieurs Edison and Ford ? Edison : un inventeur Ford ? Faut-il le présenter ? Bref, les deux compères étaient amis et Ford s’est fait bâtir une maison à côté de celle d’Edison. Il en résulte aujourd’hui une immense propriété qui ne se visite pas au pas de charge. Et comme nous savons que nous allons voir des maisons coloniales en Louisiane, nous avons choisi d’en faire l’impasse, nous contentant du jardin botanique, qui abrite un arbre des plus curieux.

Le jardin botanique a été dessiné par Thomas Edison, très féru de botanique et toujours à la recherche de nouvelles utilisations industrielles pour les plantes les plus diverses. … son jardin était avant tout destiné à la recherche. Les espèces cultivées s'y succédaient selon les besoins du laboratoire. Un jardin exotique, encore aujourd'hui dominé par les grands ficus plantés par Edison, Ford mais aussi Harvey Firestone, tous trois à la recherche d'une source domestique de latex. Outre ces Ficus, on admirera (dès l'entrée dans la propriété) un gigantesque Banyan Tree, sans doute planté aux alentours de 1925, et qui demeure l'un des plus grands des Etats-Unis continentaux.

Un seul et même arbre. Dingue non ?

Le jardin regorge d'autres espèces, telles que les "préhistoriques" Cycads, diverses variétés de bambous, toutes sortes de palmiers, ainsi que de fruits tropicaux, mangue, citrus, tamarin, papaye, ou encore lychees. Le Laboratoire de Recherches Botaniques En grande partie encore équipé des objets utilisés par les biologistes et chimistes qui travaillaient pour Edison, c'est l'un des éléments principaux de la propriété et une des raisons d'être de l'installation de l'inventeur au sud de la Floride. Durant la Première guerre mondiale et au cours des années qui suivirent, le prix du caoutchouc ne cessa d'augmenter. Pourtant, l'industrie automobile en développement, le besoin de caoutchouc pour les pneus ne faisait qu'augmenter. En association avec l'industriel du pneu Harvey Firestone, Edison et Ford créèrent donc en 1927 l'Edison Botanic Research Corporation qui se consacra à la recherche et au développement dans le domaine du caoutchouc. Plus de 2000 espèces furent plantées dans les jardins, parmi lesquelles le "goldenrod" (verge d'or) qui allait devenir la principale source de caoutchouc pour les pneus de la célèbre Ford T » (Ford Torino)?

Punta Gorda Mon amie et moi sommes à la recherche d’une éventuelle Grocery. Le p’ti gars de l’entrée nous dit bien que ce n’est pas loin, tu parles ! Rien à moins de 2.8 miles ! On verra plus tard en voiture. Pour l’heure, on en profite pour se balader un peu dans la vieille ville, où nous découvrons une jolie représentation du «native art».

Nous découvrirons qu’il s’agit d’une sculpture sur bois faisant partie d’une série de plusieurs «Whispering Giants». Il y en aurait une dans chaque état des USA. La ville est agréable, les maisons rappellent un peu Key West.

Hébergement Le choix de l’hôtel s’est avéré judicieux… J’avais un petit doute : à 63€ ? il doit y avoir une erreur. Quand je voyais les prix proposés, ça tournait toujours autour de 120 à 140 €. Que nenni, et en plus, le tidéj est compris. Par contre les chambres donnent sur le parking et nous demandons une chambre avec vue sur la baie (20$ de plus par ch/nuit, ça le mérite). La piscine est très agréable. Et que dire d’un petit apéro sur notre terrasse au soleil couchant. Nous dînons dans nos chambres, tranquillou. Nous passerons 2 nuits dans cet hôtel – demain, journée de repos.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda

Repos, ça ne veut pas dire non plus sur la chaise longue toute la journée, n’est-ce pas ?[;)] A une dizaine de minutes de l’hôtel,

Fishermen’s Village Une jetée comme il y en a tant d’autres, mais fort sympathique. Des boutiques et de jolies vues. De quoi passer un agréable moment.

Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J11 – De Punta Gorda à Orlando Nous avions deux options : - - Rejoindre Orlando directement (plus court) - - Passer par la côte Nous avons choisi la seconde même si ça fait un peu visite en coup de vent.

Siesta Key Beach Elle est reconnue comme faisant partie des plus belles plages de sable blanc du monde. Difficile d’en apprécier la beauté à sa juste valeur : elle est bondée.

Il aurait fallu marcher beaucoup plus loin pour l’apprécier pleinement. Je pense qu’en y allant tôt le matin, on doit pouvoir en profiter. L’eau est bonne, mais sans plus – nous sommes sûrement décalés par notre séjour à St-Martin. Nous pique niquons sous les abris aménagés à cet effet.

Saratosa Comme nous sommes partis tard ce matin, nous allons être obligés de sauter le John & Marble Ringling Museum of Art à Saratosa dont nous ne verrons que la façade, qui donne envie. Je suis sûre qu’en fouillant sur les forums, on va pouvoir trouver quelques veinards qui y seront allés.

St Petersburg Je tenais absolument à faire le détour par St-Petersburg en empruntant le Sunshine Skyway Bridge à péage) : un pont de 8.8 km et 73.5 m de haut la route passe à 59 m au-dessus du niveau de la mer. C’est impressionnant. La photo est floue, mais ça donne une idée.

Nous nous arrêterons de l’autre côté pour contempler encore son élégante architecture. Si vous n’allez pas à St-Petersburg, vous pouvez toujours le voir d’en bas en allant vers Tampa, il y a un parking pour se garer.

Salvador Dali Museum Comme nous connaissons le Musée de Dali à Figueres en Espagne (ville natale de l’artiste), nous observons juste l’architecture externe.

Tampa : Ybor City La vue sur Tampa à partir du pont qui relie les deux villes est superbe. Nous ne nous attardons pas dans le Tampa moderne et filons sur Ybor City, un petit quartier industriel réhabilité, où l’on fabrique encore des cigares.On peut même y visiter une usine.

Ici, c’est la brique rouge qui domine.

Dans les boutiques, l’influence cubaine se fait encore sentir. Sans parler des cendriers disséminés sur les trottoirs.

J'ai adoré ce quartier.

Kissimmee (à côté d’Orlando) Etape choisie pour 2 nuits, au Best Western Premier Saratoga Resort Villas. Une mention particulière pour cet hôtel. Nous disposons d’une petite villa avec 2 chambres à l’étage. Une sdb en bas, une autre en haut. Une véritable cuisine, un espace de vie commune. Le tout est très bien aménagé, très propre. La piscine est extra (photo volée sur Internet), l’environnement très arboré. Le petit déjeuner (cher) est délicieux.

Fin de la côte Ouest - Nous avons fait le choix d’un passage rapide sur cette côte, qui mériterait bien un voyage à elle seule tant il y a de belles choses à voir. Elle regorge d’endroits tous plus intéressants que les autres.

J12 – 8 avril – Repos à Orlando Je suis sûre que tout le monde est en train de se dire : «Repos à Orlando ? Elle doit se tromper». Mais non, je ne me trompe pas. Aucun d’entre nous n’était tenté par un parc, et c’est bien pourquoi on n’y reste pas plus. La journée d’aujourd’hui a un programme ouvert, et chacun y casera ce qu’il veut. Pourquoi pas un parc, en dernière minute on peut changer d'avis [;)] (même pas un seul) ? Les Outlets ( ?) ou la bulle complète ( ?). Ce qui est sûr, c’est que pour JP, ce sera bulle…. Et tout le monde adopte le programme, qui va être dur à tenir sans perdre la tête. Car nous irons voir une curiosité locale qui nous interpelle un peu : une maison sur le toit.

WonderWorks, 9607 Intl. Drive Les images parlent d’elles-mêmes Et à l’intérieur, l’impression est troublante. Cette maison peut se visiter, mais on n’en a pas eu envie. Et c’est pas donné : 27$ HT (tarif 2016) pour les adultes, 21$ pour les enfants.

Le resto du soir reste dans nos mémoires… parce qu’on y a bien mangé. CQFD. Le Black Angus, 7516 W Irlo Bronson Memorial Hwy, Kissimmee
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J13 – 9 avril – Kennedy Space Center – Nuit Titusville Nous n’aurions manqué ce site sous aucun prétexte. J’ai lu que d’aucuns le trouvaient vieillissant. C’est vrai, certes, mais quand tu ne l’as jamais vu, et bien tu le trouves d’enfer ! La preuve : nous y passerons une bonne partie de la journée.

Vu l’heure à laquelle on décolle le matin, ça raccourcit nos journées.[;)]

Ce qui est sûr, c’est que si on n’est pas intéressé un minimum par la conquête spatiale, il ne faut pas y aller: ce n’est pas un parc d’attraction. D’autant que l’entrée est chère (50$ pour les adultes, 40$ pour les enfants – Tarifs HT 2016). Lors de notre visite, le parking était à 10$. On peut aussi déjeuner avec un astronaute ou accéder à des zones limitées. Tout ceci a un coût non négligeable. Mais avec le ticket de base, on se fait plus que plaisir.

Il me sera difficile de vous faire une visite guidée précise, mais les quelques photos qui suivent vous donneront peut-être l’envie d’y aller ? Sur la route en arrivant, on est surpris de voir à quel point la végétation a souffert. Ce ne sont qu’arbres desséchés (calcinés ?).

Kennedy Space Center Dès l’entrée, on se trouve devant un parterre de fusées, le Rocket Garden (comme cela est joliment dit). Quelques explications auraient été les bienvenues, mais c’est une sacrée mise en bouche.

La première chose avant de partir visiter, c’est de se renseigner sur les horaires de diffusion des films IMAX

Ensuite on découvre cette salle que nous avons tous vue à la télé où les gens se rongent les ongles puis se sautent au cou lors des lancements. A quoi peuvent bien servir tous ces boutons?

Le tour en bus permet d’aller jusqu’aux rampes de lancement, en passant devant le hangar d’assemblage de la NASA: l’un des plus grands au monde. On voit des engins à chenilles monstrueux (les «crawlers») chargés d’acheminer les fusées jusqu’au pas de tir. Elles sont transportées à la verticale (ça doit être impressionnant).

Premier arrêt du bus : le Centre Appolo/Saturn V C’est un immense hangar où est exposée la fusée Saturne V (la vraie, pas une reconstitution).

La première chose que l’on voit en entrant, ce sont les moteurs du premier étage de la fusée; pour une fois, nous sommes sur la photo, ce qui permet de visualiser la taille de la bête (et en plus, quand tu poses, les gens font plus attention à ne pas passer devant). En avançant dans le hangar, on peut voir tous les étages de la fusée, bien séparés. Et je découvre l’imbroglio qu’il y a dans le moteur... et c'est comme ça à tous les étages. Certes, je n’ai aucun sens technique. Mais quand même! Je me demande s’il bien raisonnable d’envoyer des gens dans l’espace dans ces conditions. Un tout petit fil de rien du tout lâche, vas savoir lequel?

Tout autour de la fusée, des ateliers et/ou expositions de matériels divers des plus intéressants. La capsule Apollo, devant laquelle on se dit « Oh my God » : fallait pas être claustro. La jeep qui a servi lors de la première exploration lunaire. Les combinaisons des astronautes.

Une aire de pique-nique est aménagée à l’extérieur. Et là, assis sur les gradins, avec tout au loin la rampe de lancement, on râle : à 3-4 jours près, on aurait pu en voir un ça doit être génial. D’autant que ce site n’est presque plus utilisé, il a été détrôné par Houston.

Nous reprenons le bus pour le hangar consacré à Atlantis.

On peut aussi se prendre pour Neil Armstrong dans un poste de pilotage, sauf qu'à son époque cela était moins sophistiqué.

Et comme la recherche n’arrête pas dans ce domaine, il y a aussi des prototypes dont on se demande s’ils ont vu ou s’ils verront le jour pour l’exploration au sol des planètes.

Nous finissons la visite dans la salle IMAX pour voir un film sur le big-bang dont je n’ai plus aucun souvenir, et ça, ça me désole.

Nous sommes bien contents de ne pas avoir trop de km à faire pour rentrer à l’hôtel.

Le Best Western de Titusville n’a que ce mérite. De la toute première génération sûrement, il est vraiment plus que limite : un motel de base, avec un TiDéj basique. Les chambres sont plutôt propres, mais vieillissent mal. Quant à l’environnement extérieur il est particulièrement crasseux.
Mimi
EG Egladil Regular ·
hello[;)]

je prends le train en marche !!! Ah ça me rappelle tant de souvenirs...

j'attends aussi avec impatience la suite et notamment la Louisiane !

A bientôt
Floride : juillet 2012 - 3 semaines --> Carnet de voyage Ouest USA : Juillet 2015 - 3 semaines --> Carnet de voyage
MI Mimimicha Veteran ·
Hello Egladil, Encore quelques étapes avant la Louisiane![;)]

A +
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J14 – 10 avril – La Côte Est (Merritt Island et Daytona) – Nuit à Jacksonville

Il y a, à quelques km de Titusville, un petit bijou de parc national, un paradis pour les oiseaux. Merritt Island National Wildlife Refuge Au Visitor Center (où l'on trouve une exposition sur la faune locale), le ranger m’indique les principaux points de vue.

La Black Point Wildlife Drive C’est une voie en terre, à sens unique, où l’on s’arrête au hasard des jolies vues…

… et des oiseaux rencontrés.

On a même vu des aigles chauves (Bald Eagle, mais mes photos ne rendent rien).

On a vu autant d'alligators que de voitures ce matin, c'est-à-dire très peu: 2 à 3 de chaque espèce.

Manate Observation Point, où nous avons la chance de voir des lamantins.

Pour ceux qui sont très plage, on trouve dans le parc une plage immaculée, très tranquille: Playalina Beach.

Peu avant d’arriver à Daytona, nous nous arrêtons à New Smyrna Beach pour pique-niquer. Une aire est prévue, sous un abri en dur, avec des tables et des bancs : très pratique. Nous nous promenons un peu sur la plage, amusés de voir cette circulation très organisée, avec même des panneaux de signalisation. On peut d’ailleurs rejoindre Daytona directement. La voiture prévaut sur le petit baigneur.



Ce qui est bizarre pour nous quand même, c’est qu’il faut traverser ce qu’il faut bien appeler une «rue» pour aller se baigner. Moi, j’aurais peur avec de jeunes enfants, même si les automobilistes sont ici très prudents et roulent vraiment au ralenti. On sent bien qu’on est sur l’Océan : ça remue beaucoup et l’eau est plus fraîche.

Daytona Promenade sur la jetée du Casino.

Nous reprenons la route vers Jacksonville où nous resterons 2 nuits.

Encore un hôtel qui a un très bon rapport qualité/prix : le Candlewood Suites (4990 Belford Road). Les chambres sont spacieuses et très propres, avec un coin cuisine. Sans TiDéj. La piscine couverte est moche. Je l’ai choisi par rapport à sa situation géographique, tant pour aller à St-Augustine demain, que pour repartir en direction de Tallahassee le surlendemain.Pour info : il y a un autre Candlewood à Jacksonville, mais qui est beaucoup moins bien noté.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J15 – 11 avril - St-Augustine – Nuit Jacksonville Je vous préviens : il y a des photos qui sont plutôt moches[:/], et la plupart sont encore floues[:(], mais en oubliant la qualité, on peut se recentrer sur ce que ça peut donner en vrai.

St- Augustine est le berceau historique de la Floride. Fondée en 1565 par une poignée d’aventuriers espagnols, St Augustine ressemble aujourd’hui à une petite ville-musée. Avec ses ruelles pittoresques, ses maisons espagnoles aux balcons en surplomb, The Nation’s Oldest City, la plus ancienne ville des Etats-Unis (en fait, Pensacola, à l’extrémité nord-ouest la Floride, l’aurait précédée de 6 ans…) mérite bien une journée de visite. On y consacrera plus de temps si on veut voir les alentours (ce qui ne sera pas notre cas). Comme dans tous les états du Sud des USA, elle a connu bien des troubles, changeant de maître au gré des guerres. Les Espagnols la cèderont aux Etats-Unis en 1821.

Un peu d’histoire C’est probablement dans la région de St-Augustine qu’accoste Ponce de Leon en 1513 (on retrouve souvent son nom dans cette partie de la Floride). C’est son compatriote espagnol Pedro Menendez de Avilez, à la tête de 700 colons, qui prend possession des lieux le 28 août 1565 (le jour de la Saint-Augustin). Après avoir anéanti la petite colonie de huguenots dans la baie voisine à Fort Caroline le 3 septembre 1565, Menendez fait de St-Augustine la base de la colonisation espagnole sur le continent nord-américain. Mais l’expansion se heurte à la détermination des huguenots français qui reprennent Fort Caroline et les forts espagnols des environs, puis des Anglais qui, sous le commandement de Francis Drake (celui qui a affronté la terrible Armada espagnole), pillent et incendient la ville. Les Espagnols décident alors de construire le fort San Marcos à la fin du 17e siècle. La ville sera plusieurs fois détruite au cours du siècle suivant. Elle sera reprise par les Anglais lors du traité de Paris en 1763 (en échange de La Havane) jusqu’à un accord du même nom la rende à l’Espagne en 1763. C’est finalement en 1821 que les Espagnols cèderont le territoire aux Etats-Unis ». (sic)

Et là on pense à tous les changements de mains qu’a connus la Louisiane, mais ça, c’est une autre histoire.

Afin de nous simplifier la vie (parking difficile), et surtout de ménager nos jambes, nous aurons recours au petit train : on monte et on descend en fonction de ce que l’on veut voir. Je n’étais pas emballée au départ, mais finalement je trouve que c’est pas trop mal. Un gros coup de cœur pour cette ville où l’on voit partout «le plus vieux» ou «la plus vieille».

Castillo de San Marco Il s’agit de la plus ancienne fortification des USA. Grâce à sa structure en étoile, elle n’a jamais été prise par la force (murs de 6 m d’épaisseur). Cela tient aussi à la solidité de ses murs, bâtis en coquina*, une pierre composée de sable amalgamé avec des coquillages ayant la propriété de ne pas se fendre et d’absorber les chocs. *La Coquina: on trouve pas mal ce genre de matériau dans de vieux bâtiments du sud de Miami. Il y en a un par exemple près de Florida City, mais je ne me souviens plus du nom. Qui saura le retrouver? Mais comme nous avons vu de nombreux forts, nous préférons nous consacrer à la ville.

St Georges Street Entièrement piétonnière, c’est la plus ancienne rue de la ville, le centre historique.

The Oldest Wooden Schoolhouse in America

Le Spanish Quarter Reconstitution d’un village espagnol datant du 18e siècle. Entrée au n° 33 de la St Georges Street, que nous n’avons pas visité. Pas bien ça. Pourquoi ? Je sais plus.

St Photios National Greek Orthodox Shrine C’est l’unique chapelle nationale de l’Archevêché orthodoxe grec d’Amérique du Nord et du Sud. Elle se trouve dans la résidence Avero (41 St George Street). L’entrée et très discrète, on a vite fait de la manquer.

Pena Peck House (143 St George Street) – Bof !

Plaza de la Constitucion

The Cathedral Basilica of St. Augustine On est frappé par la couleur de son plafond.

Casa Monica Hotel L’un des plus anciens hôtels des USA (1888), construit par Franklin Smith.

Flagler College C’est une Université d’art fondée en 1968, initialement réservée aux femmes, et qui devint mixte en 1971. Elle a pour cadre un ancien hôtel de luxe, le Ponce de Leon, construit en 1884 (ce fut le premier immeuble du monde construit en béton), à la demande de l’industriel Henry Flagler. Aujourd’hui, le Flagler College est considéré comme l’un des plus beaux exemples d’architecture Renaissance Hispanique. Malheureusement, aujourd’hui, il est entièrement recouvert d’échafaudages.[:/] Et moi qui l’attendais depuis le début du voyage… je suis encore contrainte de voler une photo pour illustrer cette merveille.

Dans l’entrée en coupole, toutes (ou presque toutes?) les provinces espagnoles sont représentées sur le haut des murs. Les étages ne se visitent pas.

Lightner Museum and City Hall Situé dans l’ancien hôtel Alcatraz édifié lui aussi par Henry Flagler sur les plans de l’Alcazar de Séville, il a été racheté par Otto C. Lightner (un riche éditeur de Chicago) en 1929.

Le musée compte 3 étages d’antiquités et autres objets en tous genres. Le City Hall occupe une partie du bâtiment.

Villa Zoraya (83 King St) Construite elle aussi par Franklin W. Smith, elle reproduit au 1/10e une aile de l’Alhambra de Grenade.

La visite n'est pas fini.... la suite au prochain post[;)].
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Suite de la visite de St-Augustine

Oldest Gonzalez-Alvarez House (14 St. Francis Street) La plus ancienne habitation de style colonial Espagnol de Floride. Datant de 1702, elle fut construite sur les lieux d’une ancienne maison faite de bois, coquina et feuilles de palmiers dont l’origine remonte à 1600.

Le Port On y voit d’authentiques galions.

Authentic Old Jail Encore l’influence de Henry Flagler qui la fit construire en 1891. Ella a servi jusqu’en 1953. Le sheriff est toujours là, en cas de pépin. Il y a une petite exposition de l'époque du Far West. Et ceux-là se sont faits rattrapés.

Pour le repas de midi, j’avais repéré un resto dont on disait beaucoup de bien : le A1A Ale Works. Il s’est avéré à la hauteur de sa réputation. Un conseil : choisir une table sur le patio à l’étage,

d’où l’on a une jolie vue sur la ville et le port.

Il y a bien d’autres choses alentour :

- Ximenez-Fatio House (20 Aviles Str) - The Oldest Store Museum (4 Artillery Lane) - The Memorial Presbyterian Church (32 Sevilla St). Jolis vitraux, sanctuaire en acajou et marbre - Fountain of Youth Archeological Park (11 Magnolia Ave) - St. Augustine Alligator Farm Zoological Park (999 Anastasia Blvd, St Augustine) - The St Augustine Lighthouse (81 Lighthouse Ave) - De belles plages

… et ma liste n’est pas exhaustive.

-- Pour nous, une très, très belle journée… même si l’on sent bien que le temps change.[:/]

A partir de demain, nous entamerons la route qui nous mènera en Louisiane, empruntant parfois le chemin des écoliers pour agrémenter les kilomètres.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J16 – 12 avril – Rte vers Tallahassee Une étape de transition. Tallahassee, bien qu’étant la Capitale de la Floride, et là, j’ai honte, parce que j’aurais répondu «Miami», Tallahassee donc, ne se rappellera pas de nous, vu le temps qu’on y a passé.

Comme nous ne voulons pas voir du bitume et encore du bitume, nous allons nous promener sur ces Canopy Roads qui font tout le charme de la région. J’ai repéré la Miccosukee Canopy Road, mais quelle galère ! Le GPS nous aura bien fait tourner en bourrique, nous amenant à un endroit un peu glauque au bord d’un lac, on ne sait où. On finit par trouver la bonne route qui nous amènera tout doucement à Tallahassee sous une voûte de verdure.

Tout baigne dans une lumière étrange : à la fois sombre et lumineuse.

Le genre de route où l’on n’aimerait pas tomber en panne la nuit.

C’est là que le temps commence à se dégrader. Nous arrivons à pique-niquer entre deux gouttes : pour l’heure, nous avons encore un peu de chance.

Tallahassee En ce dimanche d’avril, la ville est comme endormie. Elle semble d’un ennui mortel.

Tour de la Ville sous un ciel blanc sale qui hésite à virer au gris.

Florida State Capitol Bon, c’est un Capitole, il y a des bureaux, circulez, on en verra un beaucoup plus beau ailleurs[:P].

Quelques bâtiments qui se voudraient touristiques The Columns, de style néo-grec, la plus ancienne maison de la ville (1830). The Federal Courthouse Je n’ai pas de photos (une fausse manip, et hop, envolées). The Knott House : une maison en bois de style néo-classique, et qui a servi de poste de commandement lors de la guerre de Sécession.

Nous rejoignons l’hôtel par une autre Canopy Road, la Old Brainbridge Road.

Nuit au Baymont Inn & Suites qui ne m’a pas marquée.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J17 – 13 avril – Route vers Mobile Je voulais encore prendre un chemin détourné pour traverser la partie haute nord-est de la Floride, surnommée «Panhandle of Florida» (la queue de la poêle à frire. C’était compter sans le temps. En arrivant à Seaside, une charmante bourgade en bord de mer, une pluie torrentielle s’abat sur nous et nous ne pouvons même pas profiter de ces si jolies petites maisons aux tons pastels.[:(]

Allez donc voir les photos sur la toile: c'est ravissant!

Nous déjeunons dans un resto en bord de plage, en haut d’une terrasse fort heureusement bâchée, avec vue sur une mer agitée qui arrive encore à garder ses belles couleurs: le Bud & Alley’s Waterfront Restaurant. On y a pas mal mangé.

Pensacola Pensacola, est une ville atypique. Il n’y a pas grand-chose à voir, hormis le Seville Square et la Old Christ Church, juste à côté, mais ça fait une pause après 120 km. C’est aussi la «maison» des Blues Angels, cet escadron d’élite de L’US Navy, que nous avions vu sur la Baie de San Francisco en octobre 2012. Ses plages de sable blanc sont réputées pour être magnifiques. Oui, mais…. plus on avance vers Pensacola, plus ça devient pire.[:(] Je force un peu JP (c’est lui qui conduit aujourd’hui) à faire le détour, mais il devient vraiment hasardeux de rouler, la visibilité est nulle. On sent comme une tension affolée dans l’habitacle et on rebrousse chemin, juste avant les inondations : nous apprendrons plus tard à la TV qu’il y a eu jusqu’à 1 m d’eau dans les rues de Pensacola. Nous sommes contents d’arriver sains et saufs à Mobile: on a failli s’arrêter plus d’une fois.[:/] J’ai choisi Mobile comme étape de repos, et vu la météo, bien m’en a pris, car le temps n’est pas terrible – ben là, je suis modeste, parce que c’est la cata ! Le centre de Mobile sera noyé aussi(nous sommes à l’écart, ouf !). Hébergement

Nous passerons 2 nuits à Mobile, à l’hôtel Wingate by Windham, où nous disposons d’un petit appartement à 2 chambres, avec kitchenette.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J18 – 14 avril – Mobile Nous voilà donc installés dans l’Alabama, «La Belle», comme la surnomment ses habitants. Une étape historique. Cet état a été le théâtre des deux événements les plus importants de l’histoire des Etats-Unis : la guerre de Sécession et le mouvement des droits civiques entre 1945 et 1970.

Mobile Un sacré patrimoine ! C’est ici que prêchait Martin Luther King et que vivait Rosa Parks arrêtée pour avoir refusé de se déplacer vers l’arrière de l’autobus (un musée lui est consacré). On y trouve le siège du plus ancien Mardi Gras des Etats Unis, célébré depuis 1703 (Musée : 355 Government Street). La première Maison Blanche de la Confédération y a été bâtie.

Le temps est pourri ce matin, et nous surveillons la météo heure par heure. Nous apprenons que Mobile est la ville qui a la pluviométrie la plus importante aux Etats-Unis. Moi, j’aurais dit Seattle ? Et bien non (j'ai vérifié, car je croyais qu'on se payait ma tête).[;)]

Comme le programme du jour est en mode cool, on ne s’en fait pas trop. Apprenant qu’une éclaircie est prévue entre 10h et midi, on se décide à aller visiter le vieux Mobile sous un ciel bas, menaçant, mais nous sommes confiants. Après un petit détour pour voir quelques maisons appartenant au patrimoine créole (Carlen House et Barton Academy – détour dont on aurait pu se passer), nous nous garons devant la Cathedral Basilica of the Immaculate Conception, à deux pas de la rue principale. Un coup de cœur pour cette ville que l’on n’a pas vue dans les meilleures conditions.

Cathedral Basilica of the Immaculate Conception A peine arrivons-nous dans la rue, que les vannes du ciel s’ouvrent, déversant des flots sur nos têtes. Heureusement, tous les magasins ici vendent des parapluies (j’avais oublié le mien à la maison). Nous aurions dû partir plus tôt. Cela ne nous a pas empêchés de découvrir le quartier, qui nous a donné comme un avant-goût de la Lousiane*. *Il faut dire qu’à l’époque coloniale, Mobile fut la première capitale de la colonie française en Louisiane et qu’elle portait le nom de Fort Louis de la Louisiane. Ceci explique cela !

En tous cas, c’est bien joli, même sous la pluie. Nous déjeunons dans un petit troquet sympa, avec une musique d’enfer. Un charmant jeune homme, ravi de parler français, tape l’incruste. Nous avons passé un bon moment, beaucoup ri. A la fin, il était passablement éméché.

Nous nous décidons à affronter les intempéries pour rejoindre la voiture le square devant la cathédrale est déjà allumé. Nous rentrons nous mettre au sec en faisant bien attention à ne pas faire d’aquaplaning sur les routes.

L’après-midi, nous lisons, jouons au tarot, bullons, et le soir, nous sommes bien contents de disposer d’une cuisine et de ne pas avoir à ressortir.

Et demain ? J’avais prévu la visite de beaux jardins.[:/]
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J19 – 15 avril – Mobile : les Jardins de Bellingrath Quant à passer à Mobile, je ne voulais pas manquer ces jardins. C’est dire si la météo est importante aujourd’hui ! Nous savons que des éclaircies sont prévues ce matin et nous partons sans tarder cette fois. Yep !

Bellingrath Gardens and Home (12401 Bellingrath Rd. Theodore) On peut également visiter la maison, mais nous avons choisi de nous cantonner au jardin. Il est un peu tôt en saison pour avoir une pleine floraison, mais qu’importe, ce jardin incite à la rêverie et nous l’avons beaucoup aimé.

Je vous laisse le découvrir en nous suivant pas à pas.

Dans la serre, on ne sait plus où poser les yeux. Et j'aime tellement les orchidées!

Sur le chemin qui nous mène vers les jardins, nous faisons de belles rencontres. Un oiseau rouge orangé avec une petite crête, que je n'ai pas réussi à prendre comme il faut.[:(] Mais qu'il était beau!

Cet endroit s'appelle Live Oak Plaza. Il y a même des bayous où nous avons vu plusieurs oiseaux, dont un aigle et tout un tas de tortues d'eau.

Nous terminons par le jardin asiatique.

En sortant, comme il ne pleut toujours pas, nous rentrons à Mobile par le Bayou La Batre. Nous sommes au fin fond de l’Alabama.

La spécialité du coin : les écrevisses ! Nous en achetons pour l’apéro de ce soir (nos premières, mais pas nos dernières ![;)]).

Nous sommes contents d’avoir un véhicule haut sur patte.

L’accalmie n’aura duré que le temps de nos visites. Que demander de plus ?

Dîner à l’hôtel, dans l’appartement.

Demain, la Louisiane nous attend ![;)][:P]
Mimi
LE Lescaribous Globetrotter ·
Salut, Ma foi, on peut pas dire que ça manque de photos tout ça [;)] Toujours bien plaisant de suivre tes ''péripéties'' Juste pour info, l'oiseau rouge orangé avec une petite crête, c'est un Cardinal. On en trouve au Québec. La plupart filent vers la Floride dès les premiers froids (comme certains québécois, plus connus sous le surnom de SnowBirds ) mais parfois on peut en voir ici au coeur de l'hiver (et sur fond de neige c'Est de toute beauté!)

Chapeau pour la mise en ligne car on n'imagine pas toujours le temps que ça prend pour faire un compte rendu! (pour en avoir fait un tout ''petit'' je sais le travail qu'il y a derrière la mise en ligne!)
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
MI Mimimicha Veteran ·
Hello Jean-Yves! Sur la neige, il doit être encore plus beau ce Cardinal à la robe rouge; il n'avait pas encore rejoint le Canada, pour notre grand plaisir. Et bien finalement, j'ai réussi à diminuer la taille des photos (j'aurais pu y penser quand j'ai fait le carnet du Canada, car ça ma saoulée le temps que ça prenait...[:/]). Je vais reprendre la suite (la Louisiane) ce soir: je n'ai plus beaucoup de temps avant le grand départ, et pas question que je partes sans avoir fini[;)]. Bien cordialement, Michèle
Mimi
BR Brigitte42 Globetrotter ·
Coucou Michèle , je te suis toujours , même si je ne me manifeste pas !

Le Nord de la Floride, que je ne connais pas, m'intéresse aussi : je suis amenée à aller de ce côté chaque année : Louisiane et les 2 Caroline aussi, pour varier !

J'ai vu ces oiseaux rouges à Atlanta : très nombreux et pas vite effrayés, comme des moineaux en Belgique ; nos petits-enfants nous avaient dit qu'ils avaient des "angry birds" dans le jardin ( personnages d'un jeu vidéo , puis d'un film ) .

Bonne rédaction ! Nous partons aussi , mais en Espagne ...
Brigitte
LE Lescaribous Globetrotter ·
J'ai vu ces oiseaux rouges à Atlanta : très nombreux et pas vite effrayés, comme des moineaux en Belgique ; nos petits-enfants nous avaient dit qu'ils avaient des "angry birds" dans le jardin ( personnages d'un jeu vidéo , puis d'un film ) .

Salut, Ben tes enfants avaient tout à fait raison, puisque RED, l'Angry Bird rouge a été créé en s'inspirant des Cardinals Rouges - pour la petite histoire
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
MI Mimimicha Veteran ·
J20 – 16 avril – De Mobile à Baton Rouge Un programme chargé nous attend, et nous ne savons pas si le temps va nous permettre de tout faire. Jusqu’à présent, nous avons eu de la chance…. Et….. Yep! We can! Il ne pleut pas.[:)]

Nous traversons l’Etat du Mississipi à bride abattue, sans même jeter un œil à Biloxi qui fut un temps la capitale de la Louisiane (de 1720 à 1723). De nos jours, Biloxi est surtout connue pour ses casinos.

Et nous voilà dans le «Pelican State», la LOUISIANE! Une halte au Visitor Center (qui n’est pas terrible côté information il faut l’avouer). Je ne vous parlerai pas ici de l’histoire de la Louisiane: c’est tellement compliqué… Mais j’incite vivement toute personne intéressée par cet état à lire des ouvrages sur le sujet. C’est passionnant… et ceux qui ont déjà visité la Gaspésie retrouveront la suite de l’histoire ici.

J’avais repéré un petit parc au bord du lac Pontchartrain, qui pourrait nous accueillir pour le pique-nique et nous donner l’impression d’être un peu chez nous:

Fontainebleau State Park

Sauf que, non, nous ne sommes pas chez nous, et l’allée nous fait penser à ces Canopy Roads que nous avons traversées dans le Nord de la Floride. Nous sommes quasiment seuls.

Deux toutes jeunes filles font trempette dans le lac. Vu les infrastructures, le parc doit être bondé le week-end. Au loin, le pont que nous emprunterons tout à l’heure pour rejoindre Baton Rouge.

Nous traversons la charmante bourgade de Mandeville, plutôt coquette, et c’est parti pour une longue traversée au-dessus des flots.

Lake Pontchartrain Causeway Bridge La traversée est longue, longue et monotone.

Le pont mesure plus de 38km de long (ce qui en fait le 2e plus long pont du monde). Il s’agit en fait de deux ponts parallèles, soutenus par plus de 9000 piles en béton. S’il fut endommagé par l’ouragan Katrina, ses fondations, elles, n’ont pas bougé. Le lac est le 2e plus grand lac d’eau salée des Etats-Unis (après celui de Salt Lake City: Great Salt Lake). En surveillant le ciel, nous sommes très inquiets pour la suite du programme. Mais cela serait compter sans notre chance.

Sur l'autre rive du lac, les pieds dans l’eau mais la tête au sec, nous découvrons notre première plantation.

Et c’est le moment de se remémorer la trilogie de Maurice Dénuzière, qui, au-delà de tout romantisme, dépeint très bien la société des Plantations de Louisiane, parfois même au risque de lasser les amateurs de roman. Tout y est authentique (vérifié) : une façon ludique d’en apprendre un peu sur la Louisiane. Je l’ai relue avant de partir et, comme j’avais déjà préparé mon roadbook avec des références plus «austères», je l’ai encore plus appréciée qu’à mes premières lectures (je lis toujours plusieurs fois ce genre d’ouvrage, avec une approche différente à chaque fois). Mais je bavarde, je bavarde, désolée…

Destrehan Plantation (13034 River Rd, Destrehan) C’est l’une des plus anciennes du Sud des USA. Elle est d’une architecture des plus classiques. Comme nous n’avons nullement l’intention de visiter des tonnes de plantations, nous en faisons jute le tour; les pelouses sont gorgées d’eau.

Nous reprenons la route.

Nous longeons le Mississipi, à des années lumières de l’image romantique que l’on peut en avoir: un, il est caché par une digue, deux, l’environnement est horrible.

D’ailleurs, en arrivant à notre prochaine plantation, nous sommes surpris de voir ce petit bijou encerclé par l’industrie pétrolière.

San Francisco Plantation (2646 Hwy, Garyville) Ouvert tous les jours de 9h 30 à 16h, et jusqu'à 16h40 d'avril à octobre.

Quand je dis petit bijou:

Une bâtisse curieuse, de style néogothique, victorien et classique (et oui, tout à la fois!), aux couleurs pétantes, que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Le système d'alimentation en eau était révolutionnaire pour l’époque. Une petite folie qui a coûté une fortune, au point que le fils du dernier propriétaire la surnomma «Sans Fruscins»: sans un sou en poche. Nous arrivons à la fermeture (dommage*), mais le portillon est ouvert. Qu’auriez-vous fait à notre place? Ben rentrer bien sûr!

Et là, je me fais harponner par une mégère non apprivoisée en tenue d’époque, qui n’a rien d’une «Perfect Lady» et encore moins d’une «Scarlett O’Hara» ou autre «Virginie» qui ont fait rêver des générations de jeunes filles. Car nous sommes rentrés sans payer: le prix pour faire le minuscule tour de la plantation est de 10$ par personne. «You must pay to be on the ground» (sic). Ce n’était même pas écrit sur la porte.[:/] Je m’acquitte du montant, mais l’équipe qui a juste mis un pas dans le jardin fait demi-tour: faut pas exagérer quand même. *Je pense que cette plantation mérite une visite, car elle diffère des autres.

Nous prenons ensuite la direction de Baton Rouge où nous resterons 2 nuits.

Hébergement TownePlace Suites Baton Rouge South Suite avec 2 chambres et cuisine équipée. Le plus, le petit déjeuner est gratuit (sommaire). Pas mal comme adresse au vu rapport qualité/prix. Un peu excentré, rien autour.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Bonjour Brigitte! Si je comprends bien, tes enfants sont installés à Atlanta. Tu dois commencer à connaître la région, n'est-ce-pas? Ah l'Espagne, à 2 portes de Toulouse (env. 1h30 de chez moi, mais côté montagne)! Quand j'étais petite, Toulouse était une ville très hispanisante, et nombre de toulousains avaient de la famille là-bas. A présent, la population est beaucoup plus mélangée comme partout... les aléas du travail. L'Espagne a aussi beaucoup changé. Après l'avoir boudée pendant quelques années, je l'ai redécouverte ces dernières années. Mes roadbook sont manuscrits, mais quels beaux souvenirs ! Où vas-tu aller? Bien à toi, Michèle
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Essai
Mimi
ZE Zemidjan Veteran ·
Réussi ?[:)]
Yves Carnet 2018 - https://voyageforum.com/discussion/2018-diserts-monuments-mineraux-via-forets-altitude-etats-unis-d9040756/ Carnet 2016- https://voyageforum.com/discussion/d7459698/
MI Mimimicha Veteran ·
J21 – 17 avril – Baton Rouge, St-Francisville – Nuit Baton Rouge Mais c’est qu’on aurait presque chaud aujourd’hui. L’idéal pour une promenade le long du Mississipi. Horreur ! L’industrie le défigure.

La ville a un passé mouvementé (elle a vu flotter sur sa tête pas moins de 7 drapeaux nationaux). J’ai en tête tout ce qui a pu se passer ici, et je suis un peu déçue de ne pas en ressentir l’influence.

On en fait très vite le tour : quelques balcons en fer forgé, quelques demeures. L’essentiel se trouve dans le quartier Beauregard. Ce quartier «est un exemple rare d’urbanisme français aux Etats-Unis» (sic). Je ne pensais pas y trouver cette petite merveille qu’est le Vieux Capitole.

The Old State Capitol (100 North Blvd, Baton Rouge) Ce petit château de style néogothique ne paie pas de mine de l’extérieur, mais l’intérieur est à tomber. Il a été reconverti en musée.

The Louisiana State Capitol (900 N 3rd St, Baton Rouge) Construit en 1932 dans un style Art Deco. Moi, je lui trouve une allure stalinienne : il est tellement imposant (137 m de haut, 34 étages), le plus grand capitole des USA.

L’entrée est spectaculaire.

Après un contrôle sévère pour rentrer, nous montons au 27e étage pour avoir une vue à 360° sur la ville et la région. Mais honnêtement, c’est moche ![:(] Ce ne sont que raffineries et autres usines à perte de vue, tout le long d’un Mississipi boueux qui abrite un malheureux bateau à aube qui doit bien se demander ce qu’il fait là. Nous aussi. Allez, pour ne pas être trop dure : le jardin à l’arrière du bâtiment peut sauver la mise. La visite est relativement intéressante (sans surprise : encore une fois, c’est un Capitole).

Nous pique-niquons juste en face de la Cathédrale St-Georges. C’est l’heure de la messe, on ne va pas plus loin pour ne pas déranger.

Nullissime : nous avons loupé la Old Governor Mansion (502 Nth Blvd)

La journée est tellement belle…. et nous avons suffisamment de temps pour aller à St-Francisville, à une petite quarantaine de km au Nord de Baton Rouge.

La ville abrite deux splendides plantations. Rosedown Plantation (12501 LA-10, St-Francisville)

«Cette maison de style géorgien est considérée comme une des plus belles demeures de Louisiane. Elle fut terminée en 1835 et les ailes latérales furent ajoutées en 1844. Les premiers propriétaires, les Turnbull, ont tracé des allées comme à Versailles et planté en 1832 les premiers camélias et azalées du sud des Etats-Unis. Aujourd'hui, les jardins, qui s'étendent sur 10 hectares, comptent parmi les 5 jardins historiques les plus importants des Etats-Unis. Rosedown fut habitée par la famille Turnbull jusqu'en 1955, date à laquelle la dernière descendante de la famille mourut. La maison fut rachetée en 1956, et de gros travaux de restauration furent entrepris deux ans plus tard (un petit film est présenté avant la visite). Ces travaux dureront 8 ans. A l'intérieur, la décoration est très riche et le mobilier est d'origine. La bibliothèque compte 3000 volumes et 10.000 documents historiques. Comme dans la plupart des maisons du Sud, la cuisine était à l'écart de la maison principale, à cause des risques d'incendie et pour éviter la chaleur et les odeurs de cuisine dans les pièces d'habitation. Il n'est cependant pas permis de rentrer dans la maison (on voit l'intérieur depuis la terrasse à travers les vitres). Au bout de la voute de chênes verts (plantés entre 1828 et 1834) se dresse aujourd'hui un musée abritant les plus belles créations du Vieux Sud. La plantation fait également office de B&B.» (sic)

La visite guidée (en Anglais) est des plus intéressantes. Nous sommes les seuls francophones notre guide fait des efforts sur les 3-4 premiers mots de ses explications et le naturel reprend le dessus. Mon cerveau a du mal à conjuguer compréhension/ traduction/analyse/vision, et mon oreille se fait discrète. Je sortirai de là comme après une journée de cours intensif: zonée. Bien penser à prendre un guide papier en Français (sauf si «fluent English», veinards!).

La cuisine La maison du médecin

Les jardins On a quand même du mal à oublier que ce sont les esclaves qui officiaient ici, et que la vie n’était pas rose pour tout le monde.

La plantation fait également office de B&B (pas donné), comme nombre de plantations dans le Sud des Etats-Unis.

The Myrtles Plantation (7747 US-61, St Francisville)

«The Myrtles fut construite en 1796 par David Bradford, juge et homme d'affaires de Pennsylvanie. Celui-ci servit comme général dans l'armée de Georges Washington jusqu'en 1794, date à laquelle il refusa de payer un impôt sur l'alcool et prit la tête de ce qui fut appelé la "Rébellion du Whisky". Poursuivi par la justice, Bradford obtint une concession espagnole de 250 hectares près de Bayou Sara, et construisit la partie nord de la maison. The Myrtles fut agrandie dans les années 1850. Une galerie, supportée par un ensemble en fer forgé présentant un motif en grappe de raisin, fut ajoutée sur toute la longueur de la maison. Elle est entourée de jardins luxuriants et de 150 chênes, et considérée comme la "maison la plus hantée des Etats-Unis". On la prétend en effet hantée par le fantôme de Chloé, une esclave qui empoisonna sa maîtresse avec un gâteau contenant de l'arsenic.» (sic)

Cette plantation a un cachet particulier. La lumière blanchâtre qui y règne en cette fin d’après-midi la nimbe d’une auréole secrète, comme pour accentuer son côté mystérieux.

Nous ne la visitons pas, par peur d’y rencontrer Choé.[;)] Plus sérieusement, il est un peu tard. La plantation a aussi été reconvertie en hôtel.

Nous faisons rapidement le tour de St-Francisville.

En rentrant à Baton Rouge, en cherchant la minuscule Magnolia Mound Plantation, nous passons par des endroits glauques. C’est aussi ça, la Louisiane, il ne faut pas l’oublier.

Quant à la plantation, inutile de faire le détour, elle ne casse pas trois pattes à un canard, ni même une.

Info : C’est aussi à St-Francisville que se trouve Oakley Plantation, 11788 LA-965, St Francisville), gérée par l’Etat de Louisiane sous le nom de Aubudon Memorial State Park.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J22 – 18 avril – Route des Plantations – Nuit Houma Les pluies qui se sont abattues sur la région avant notre arrivée ont laissé le pas à un soleil timide.

Les rives du Mississippi hébergent de nombreuses plantations, que l’on aperçoit au fil de la route. Mais plus aucune ne donne directement sur le fleuve, car les digues construites pour limiter les dégâts lors des inondations forment une véritable barrière occulte.

Nous visiterons deux plantations cet après-midi, d’un style tout à fait différent l’une de l’autre.

Houmas House (40136 LA-942, Darrow) (ouverte de 7h à 21h – dernière entrée : 19h)

Le nom de la plantation «est celui de la tribu des Indiens Houmas qui vivaient à l’origine sur cette terre située dans une courbe du Mississippi. La maison faisait partie du terrain acheté par Maurice Conway et Alexandre Latil aux Indiens Houmas. Latil construisit la partie arrière de la maison à la fin du 18e siècle, alors que la Louisiane était sous domination espagnole. Photo de l’arrière de la maison Cette maison ressemblait aux maisons rurales françaises, avec en plus quelques caractéristiques espagnoles. En 1812, la propriété fut rachetée par le général Hampton, héros de la guerre d’indépendance, de Caroline du Sud. La fille du général vint de Caroline avec son mari John Smith Preston pour superviser les propriétés louisianaises de Hampton. En 1840, les Preston firent construire la magnifique demeure de style renaissance grecque qu’ils nommèrent Houmas House. Ils conservèrent néanmoins à l’arrière la petite maison d’origine qui fut, plus tard, rattachée à la grande maison par un passage voûté.

En 1858, ils vendirent la maison et ses 5000 hectares à un planteur irlandais, John Burnside, pour un million de dollars. Ce dernier acheta ensuite 3000 hectares supplémentaires, fit planter de la canne à sucre à grande échelle et fit construire 4 moulins pour traiter la canne. Le nouveau propriétaire de la plantation Houmas devint bientôt le plus grand producteur de sucre d’Amérique. 600 à 1000 esclaves travaillaient sur la plantation. La plantation connut des moments difficiles pendant la guerre de Sécession mais rien de comparable aux autres propriétés de la région. Lorsque le général Butler tenta d’occuper la plantation, Burnside déclara qu’en tant que sujet britannique, il bénéficiait de l’immunité. Ainsi, il n’eut pas à subir l’occupation nordiste, ni les pillages et les ravages désastreux dont souffrirent les autres plantations. Burnside mourut en 1881, et la propriété passa à la famille Beirne, puis au colonel Miles, sous lequel la plantation prospéra de nouveau, produisant jusqu’à 10 millions de kilos de sucre par an. Après la mort de Miles en 1899, presque toutes les terres furent vendues et la demeure tomba en ruines. En 1940, la maison et ce qui restait de la propriété furent rachetés à la famille Miles par le docteur George B. Crozat de la Nouvelle-Orléans. Par une curieuse coïncidence, on trouva sur place des documents montrant qu’en septembre 1712, le roi Louis XIV avait fait don des droits commerciaux aux ancêtres de Crozat. Crozat restaura la maison pour lui redonner son faste d’antan.

Fastueuse, voilà bien le mot à retenir pour cette plantation. La visite est pilotée par une Perfect Lady captivante, mais qui parle à la vitesse d’une mitraillette, et là encore, il est bien difficile de suivre. Mais on peut se passer des détails et se concentrer sur la beauté des lieux.

Dans l’entrée, le papier peint est d’origine.

Dans la salle à manger et les salons attenants, du cristal partout ? de la vaisselle en argent, des meubles luxueux.

Comme chacun le sait, la Louisiane est réputée pour ses vampires. Les occupants des lieux conservaient dans leur chambre de quoi les faire fuir.

La cuisine

La garçonnière

Les jardins

Des chênes bicentenaires

Une visite prenante, pendant laquelle on ne voit pas passer le temps. Il faut en tenir compte pour préparer son itinéraire.

Mais n’avez-vous pas l’impression qu’il manque quelque chose?

La solution dans le prochain post sur la Plantation Laura.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
(Suite J22)

Après un pique-nique sous une halle couverte à côté de laquelle un parcours pédestre dans les bayous est aménagé, nous reprenons la route pour Vacherie (quel nom !). La faune est factice, heureusement, car de loin, on a eu un doute.

Laura Plantation (2247 LA-18, Vacherie)

Laura Plantation est un des plus anciens et des plus importants complexes en Louisiane.

«Elle fut construite en 1805 par un français originaire de Caen qui s’est battu pendant la révolution américaine aux côtés de Washington et de Lafayette: Guillaume Duparc. Mais l'histoire de Laura plantation, c’est principalement l’histoire de 4 femmes, la première étant Nanette Prudhomme (la femme de Guillaume Duparc, l’arrière-grand-père de Laura). Elle dirigea la plantation pendant 21 ans. Elle laissa ensuite les rênes à sa fille Elisabeth qu’elle estimait plus capable que ses fils de diriger la plantation. Elisabeth fit de la plantation un important réseau de distribution de vins français en Louisiane. Elle avait épousé Raymond Locoul, un riche français, propriétaire d’un château et producteur de vins de Bordeaux. Plus tard, elle partagea la plantation entre ses 2 enfants, Emile et Aimée, mais cette situation donna lieu à de fréquentes querelles. C’est Emile qui nommera la plantation du nom de sa fille préférée, Laura. Celle-ci dirigera la plantation pendant de nombreuses années, avant de tourner le dos à son passé de créole et d'adopter un nouveau mode de vie plus à l’américaine. Après avoir été une plantation de canne à sucre (de 5000 hectares) pendant plus de 180 années, la plantation fut abandonnée en 1984. Jusqu'à cette date, la maison n’aura appartenu qu’à 2 familles créoles et le Français y fut la seule langue parlée. La plantation resta inoccupée pendant 9 ans, tombant en ruines, jusqu'à ce que 30 personnes la rachètent en 1993. Elle fut alors ouverte au public en 1994 pour récolter des fonds et permettre sa restauration.»

Visite guidée Une visite passionnante: un jeune homme parlant un français impeccable teinté d’une légère touche d’accent fait revivre la plantation. On traverse avec lui plus de 200 d’histoires de la vie créole autour de la famille Locoul (une des plus vieilles familles françaises de Louisiane) sur plusieurs générations. Les mémoires écrites de Laura Locoul (voir le paragraphe historique plus haut), retrouvées en 1993 seulement, mais aussi quelque 5000 pages de documents provenant des Archives Nationales à Paris, lui permettent d’égayer ses explications de tout un tas d’anecdotes amusantes, parfois dramatiques, nous tenant en haleine d’un bout à l’autre de la visite.

Attention : les visites guidées en Français n’ont lieu qu’une fois par jour (à 13h en 2016).

La maison L’architecture de la maison est simple, typiquement créole, avec une galerie sur le devant, et de larges portes permettant à l’air frais venant du Mississippi d’entrer dans la maison. Contrairement aux maisons américaines peintes en blanc, les maisons créoles étaient colorées. Ainsi, le toit de Laura Plantation est peint en rouge et les murs en jaune.

Elle fut édifiée par un esclave sénégalais en 11 jours seulement (pour cela, elle fut d’abord préparée en kit, tous les morceaux étant numérotés). Les poutres sont en cyprès, un bois inaltérable à l’eau et aux termites (le bois utilisé ici a environ 600 ans).

Comme toutes les maisons créoles, celle-ci fait face au Mississippi et est surélevée en cas d’inondation. De plus, comme la maison est construite sur des marécages, chaque pilier descend à 2,40 mètres dans le sol.

Avant la visite approfondie de la plantation, le guide nous amène dans la partie basse de la maison, où l’on découvre l’historique de la plantation, son mode de vie et la méthode de construction de la maison.

A l'intérieur, on est loin des fastes de Houmas House : la simplicité est de rigueur et les meubles sont modestes.

Comme ailleurs, la cuisine se trouve à l’extérieur, à 15 mètres de la maison. Elle est restée en l’état.

Le quartier des Esclaves

Et voila la réponse à ce qui nous manquait jusqu’à présent: l’évocation nette, franche et précise de la vie des esclaves. Dans les plantations précédentes, nous avions pu voir ces infâmes quartiers, certes, mais partout le sujet était soit effleuré, soit carrément occulté. Fausse pudeur? Ici, on ose. Ici, on explique : avec des faits précis, sans jugement de valeur, sans complaisance non plus. Nous y apprenons que si le statut d’esclave reste à jamais détestable, en Louisiane, ils étaient un peu plus protégés que dans les autres Etats du Sud.

Les jardins Il y avait autrefois une longue allée bordée de chênes. Il n’en reste plus beaucoup : le fleuve, la digue et la route ont eu raison d’eux. Jardin français minimaliste, mais bien mignon.

Cette visite a été notre gros coup de cœur.

A peine avons-nous fini que la pluie nous retrouve. Elle devait nous chercher depuis un moment, mais nous étions trop occupés pour nous en apercevoir.

Nous essayons d’aller voir le Mississipi de l’autre côté de la digue, mais c’est toujours aussi moche.

Heureusement, le long de la route, nous pouvons jeter un œil à Oak Alley Plantation. Elle fait penser à Rosedown : de loin, c’est à s’y méprendre.

Quant aux paysages traversés sous la pluie, ils ne sont pas vraiment idylliques, toujours cette Louisiane méconnue.

Julia’ Cajun B&B Nous sommes accueillis à bras ouverts par Julia et Ennis, avec de gros becs, comme disent leurs lointains cousins Acadiens. Pas à l’Américaine, quoi ! La maison est située dans un joli lotissement bien tranquille. En première approche, une grande véranda remplie de fleurs, coin réservé aux invétérés fumeurs que nous sommes. Je sais, c’est pas bien. Julia m’a attribué la chambre avec sdb privative en tant que «coach» (comme au Québec) : ça a du bon de se montrer directif.[;)] Le petit déjeuner est un délice et nos hôtes des amours. Nous aurons de longues discussions et ils nous aideront bien pour notre séjour dans la région. Julia, américaine pure souche, parle même mieux le Français que son cajun (ou cadien). Elle l’a appris seule, en recevant des français dans leur gîte. J’en suis baba. Il faut dire que lorsque Ennis était jeune, les enfants étaient punis s’ils parlaient français à l’école; ça pouvait aller jusqu’au châtiment corporel. Et dire que cette pratique a duré jusqu’en 1979! dixit Ennis)

Le soir, nous allons dîner au Seafood Shack : c’est plus que moyen, trop gras.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
[;)] J'avais un doute car je croyais avoir posté le J21 et je ne le voyais pas remonter.
Mimi
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J23 – 19 avril – Swamp Tour dans les bayous – Balade aux confins de la Louisiane Nous avons longuement hésité hier sur le choix de cette balade incontournable qu’on attend depuis le début du voyage. La faire avec ce vieux bandit de Norbert Leblanc, que tout le monde adore sur les forums, quand nous serons à Lafayette ? Oui, mais, s’il fait mauvais…. La météo est tellement capricieuse en ce moment. La météo à la TV décide pour nous : ce sera aujourd’hui. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Ennis contacte Annie Miller’s Son pour un rendez-vous à 10 h.

Il fait un soleil de plomb !

C’est en chemin vers le point de rendez-vous que nous voyons notre premier gator écrasé sur la route ça dépayse par rapport à nos routes.

Le bateau (de taille raisonnable : pas trop de monde) est occupé essentiellement par des Français bien sympathiques. On arrive à discuter pas mal avec le fils d’Annie Miller, qui fait bien attention à ne pas parler trop vite et répond à toutes nos questions. Et j’aurai même le plaisir de piloter la barque.[:)]

Allez, je vous embarque. Cette nature sauvage est d’une beauté indescriptible. La plupart de mes photos n'arrivent pas à lui rendre justice: c’est la désolation totale dans ma tête. Après tout ce temps, je n’arrive toujours pas à maîtriser ce fichu appareil. Quand je vois ce que d’autres arrivent à en faire, je suis verte de jalousie et je bave.[:(] Mais tant pis, elles servent au moins à raviver les souvenirs.

Avant de pénétrer au cœur du bayou, on longe une espèce de canal où de jolies maisons sont alignées. Quasiment toutes ont leur ponton pour le bateau.

Certaines ont une terrasse tout au bord de l’eau. Moi, j’aurais peur d’y prendre l’apéro le soir au vu de ce qui traîne sur les pontons.

Sans parler de tous ces pêcheurs dans des barcasses minuscules au ras de l’eau. Brrrr !

Avec tout ce qui est tombé du ciel, le bayou est haut, très haut. Pour passer sous les ponts, nous sommes obligés de nous coucher dans le bateau.

Notre guide nous montre de curieuses masses rosâtres.

Ce sont des larves d’escargots comme nous n’en verrons sûrement pas dans nos jardins.

Et petit à petit, on s’enfonce dans le bayou, où les tortues prennent le soleil.

De jolies fleurs contrastent avec tout ce vert ambiant.

Notre guide en récolte une pour nous montrer à quoi ressemblent les rhizomes.

Et du vert, il y en a ! Toutes les nuances sont représentées. A certains endroits, c’est la mousse espagnole qui a pris le pouvoir.

Mais au fait, c’est quoi cette mousse espagnole qu’on voit depuis la Floride ? Ce n’est pas un parasite, mais bien une plante. Elle fait partie de la famille des Broméliacées et vient d’Amérique du Sud. Elle a besoin d’être suspendue pour pouvoir se développer. Les Français lui avaient donné le nom de Barbe Espagnole. On la nomme aussi Barbe de vieillards, Fille de l'air ou Cheveux du Roi (selon les légendes qui ont couru à son sujet).

L’eau du bayou varie du vert au marron selon les endroits et la lumière.

En pénétrant un peu plus au cœur du bayou, dans un silence d’église, la lumière est tout en clair-obscur. L’atmosphère devient presque glauque. Bon, ça va, les vampires ne sortent pas le jour. Il n’y a qu’à rester là, à regarder, à s’imprégner du mystère des lieux.

A un moment donné, notre guide s’arrête pour l’attraction du jour: faire venir un gator au bateau. Il s’époumone «Come on baby, come on, don’t be afraid». Et ça marche. Pas folles ces bêtes-là ! Pavlov est passé par là : l’humain crie = barbaque à manger sans effort! Il s’avance sournoisement, et se jette sur le bateau, ce qui nous déséquilibre un peu (nous sommes debout pour mieux le voir), et on se dit ouahh, heureusement qu’on est à l’abri.

Quand on voit la voracité avec laquelle il s’empare de la viande, on ne peut s’empêcher de frémir en pensant à Annie Miller qui n’utilisait pas de perche. Son fils doit aussi le faire (ou l’avoir fait) à en juger par la photo sur son site web.

Plus loin, il jouera le même scénario avec un aigle, en imitant son cri.

ça marche moins bien, il doit être repu, et tarde à venir nous faire sa démonstration.

D’autres oiseaux aussi, surtout des échassiers, des poules d’eau, mais moins que ce qu’on a déjà vu en Floride.

Une matinée que l’on n’aura pas vu passer et je suis incapable de dire combien de temps nous sommes restés.

Nous rentrons nous reposer un peu au gîte je reprendrai l'après-midi au prochain post.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
En reprenant la suite, je m'aperçois que le titre de la journée est faux: la balade aux confins de la Louisiane, c'est demain!

Pour l'instant, suite et fin de la journée du dimanche 18 avril (J22)

Nous passerons la fin de l’après-midi au Joly Inn, le Fais Dodo du coin, où il y a fête en ce jour de dimanche. Les gens, ravis d’entendre parler français, nous invitent à les rejoindre sur la piste et c’est avec joie que nous essayons de les suivre dans leur «Two Step», qui s’avère finalement assez facile: il suffit de se laisser aller sur la musique… avec un bon danseur.[;)] Un vieux monsieur (83 ans, mazette) coiffé d’un Stetson invite les dames, et les raccompagne galamment à leur table.

On voit ça encore en France ?[:P] Galant, mais on garde le chapeau (comme dans l’Ouest)!

La plupart d’entre vous connaissent le Fais Dodo mais pour ceux qui l’ignore encore le Fais Dodo est l’équivalent de notre bal populaire. Ce nom lui a été donné parce que les femmes cadiennes emmenaient leurs enfants au bal et leur chantaient «Fais Dodo Colas mon p’ti frère…» pour les endormir avant d’aller danser.

Cela doit certainement expliquer pourquoi depuis des générations les cadiens aiment tellement la fête: ils sont tombés dedans depuis le berceau.[;)]

A 19h, tout est fini.

Nous traversons la rue pour aller nous empiffrer d’écrevisses au 1921 Seafood.



Il semble que ce plat soit le plat traditionnel du coin, les tables en sont recouvertes. Leur taille est parfois impressionnante (ce n’est pas très cher). Nous nous sommes régalés. Une vraiment très belle journée!
Mimi

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