Results for "Mers-les-Bains+|+127"
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Destination près de la mer English translation pending
Je quitte le quebec pour être sur le bord de la mer avec mon mari et une pers âgée de 80 ans. Avez-vous qqch à me suggerer ?
Hurtigruten avec agence: accompagnateur français et période? English translation pending
Bonjour à tous,
En parcourant ce forum, j'ai découvert qu'il y avait de vrais spécialistes de la Norvège et même des voyages avec Hurtigruten. J'envisage ce voyage pour les prochains mois et ai quelques questions 😊
Certains d'entre vous sont-ils déjà partis avec Hurtigruten via le site venteprivee.com ? Il y a actuellement une vente. Après comparatif, le tarif pour un voyage en octobre est assez intéressant. Nous ne pouvons choisir que cabine intérieure ou extérieure sans plus de précision. Or il semblerait que certaines cabines extérieures ont une "vue limitée" comme indiqué sur le site de la compagnie. Du coup, nous nous demandons si en achetant le voyage "dégriffé", nous ne risquons pas de nous trouver dans une cabine avec vue limitée voire sans vue du tout. D'autre part, ce voyage est sans accompagnateur français or nous ne sommes que moyennement bilingues (c'est une euphémisme !). L'absence de membre d'équipage francophone est-il un vrai handicap pour profiter pleinement du séjour ? Nous regardons également le même type de voyage (7j/6n) pour le mois de mars. Entre octobre et mars, certains d'entre vous ont-ils une préférence, une recommandation ? Enfin, effectuer le parcours Bergen-Kirkenes ou Kirkenes-Bergen change-t-il beaucoup la donne ? Faut-il privilégier le Nord-Sud ou le Sud-Nord ?
Merci d'avance à ceux qui auront quelques infos à partager et bon dimanche.
En parcourant ce forum, j'ai découvert qu'il y avait de vrais spécialistes de la Norvège et même des voyages avec Hurtigruten. J'envisage ce voyage pour les prochains mois et ai quelques questions 😊
Certains d'entre vous sont-ils déjà partis avec Hurtigruten via le site venteprivee.com ? Il y a actuellement une vente. Après comparatif, le tarif pour un voyage en octobre est assez intéressant. Nous ne pouvons choisir que cabine intérieure ou extérieure sans plus de précision. Or il semblerait que certaines cabines extérieures ont une "vue limitée" comme indiqué sur le site de la compagnie. Du coup, nous nous demandons si en achetant le voyage "dégriffé", nous ne risquons pas de nous trouver dans une cabine avec vue limitée voire sans vue du tout. D'autre part, ce voyage est sans accompagnateur français or nous ne sommes que moyennement bilingues (c'est une euphémisme !). L'absence de membre d'équipage francophone est-il un vrai handicap pour profiter pleinement du séjour ? Nous regardons également le même type de voyage (7j/6n) pour le mois de mars. Entre octobre et mars, certains d'entre vous ont-ils une préférence, une recommandation ? Enfin, effectuer le parcours Bergen-Kirkenes ou Kirkenes-Bergen change-t-il beaucoup la donne ? Faut-il privilégier le Nord-Sud ou le Sud-Nord ?
Merci d'avance à ceux qui auront quelques infos à partager et bon dimanche.
Australie: côte Est - Cairns - Green Island - Whitesundays... English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en Autralie en Decembre - Janvier. J'ai besoin de quelques éclaircissements SVP. Voici mon parcours : Paris - Brisbane - Brisbane - Cairns
Cairns ( 1 ou 2 nuits) - Green Island ( 3 Nuits) Green Island - Cairns - Hayman Island Hayman Island ( 4 nuits) - Brisbane Brisbane - Frazer Island, Noosa, Gold Coast ( 6/7 nuits pour le tout) Brisbane - Sydney Sydney ( 4 nuits) - Melbourne ( 3 nuits) Melbourne - Sydney (NYE)
Sydney- Adelaide Kangooroo Island Adelaide - Park Uluru Park Uluru - Alice Springs Alice Springs - Perth Perth - alentours PErth - Paris.
Concernant la côte Est : Est-ce que Magnetic Island est un incontournable? A savoir que nous allons faire Green Island - FitZroy Island et passer 3/4 nuits dans les White Sundays.
De Cairns je pense arriver directement à Hayman Island. Ca veut dire que je ne verrai pas Airlie Beach, Townsville et Mackay. Est-ce des incontournables?
A Cairns est-ce que ça vaut le coup de voir Kuranda via le téléphérique et d'y passer la demi-journée?
Quels sont les incontournables en cette période? Pour vous ( en très luxe), dormir à Qualia à Hamylton ou à One&only Hayman Island?
Le meilleur endroit pour - les Koalas? - Les tortues de mers?
MERCi beaucoup!!!!
Je pars en Autralie en Decembre - Janvier. J'ai besoin de quelques éclaircissements SVP. Voici mon parcours : Paris - Brisbane - Brisbane - Cairns
Cairns ( 1 ou 2 nuits) - Green Island ( 3 Nuits) Green Island - Cairns - Hayman Island Hayman Island ( 4 nuits) - Brisbane Brisbane - Frazer Island, Noosa, Gold Coast ( 6/7 nuits pour le tout) Brisbane - Sydney Sydney ( 4 nuits) - Melbourne ( 3 nuits) Melbourne - Sydney (NYE)
Sydney- Adelaide Kangooroo Island Adelaide - Park Uluru Park Uluru - Alice Springs Alice Springs - Perth Perth - alentours PErth - Paris.
Concernant la côte Est : Est-ce que Magnetic Island est un incontournable? A savoir que nous allons faire Green Island - FitZroy Island et passer 3/4 nuits dans les White Sundays.
De Cairns je pense arriver directement à Hayman Island. Ca veut dire que je ne verrai pas Airlie Beach, Townsville et Mackay. Est-ce des incontournables?
A Cairns est-ce que ça vaut le coup de voir Kuranda via le téléphérique et d'y passer la demi-journée?
Quels sont les incontournables en cette période? Pour vous ( en très luxe), dormir à Qualia à Hamylton ou à One&only Hayman Island?
Le meilleur endroit pour - les Koalas? - Les tortues de mers?
MERCi beaucoup!!!!
Hésitation sur choix des îles en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Pour l'instant je suis sur l'organisation de la deuxième partie de mon voyage en Thailande du 31 janvier au 14 février 2015. Nous partons à deux amies, avec un budget de 2000 euros chacune vol de Paris à BKK compris, pour un mois. Après la région de Krabi, il nous restera huits jours. Nous aimerions alors visiter deux iles et y rester dans un logement pas trop cher mais un peu confortable Nous n'aimerions pas dépenser plus de 45 euros d'hôtel maximum par jour ;(période haute saison) Les île de Trang et surtout KO NGAI et KO KRADAN me paraissent super🙂 qu'en pensez-vous ? mais connaissez vous des hôtels pas chers car sur booking les prix flambent. Ko Jump qu'en pensez-vous ? (prix possible) Ko Phayam (prix possible) Nous ne faisons pas de plongée mais nous aimons les mers transparentes et le sable blanc et pas trop les vagues surtout si elles sont grosses. Ou alors aller de l'autre côté dans le Golf à KO PHANGAN (là c'est moins cher) mais quel temps là-bas ? Merci de me conseiller Bonne journée et à bientôt de vous lire.😏
Misshiphop
Bonne jou
Pour l'instant je suis sur l'organisation de la deuxième partie de mon voyage en Thailande du 31 janvier au 14 février 2015. Nous partons à deux amies, avec un budget de 2000 euros chacune vol de Paris à BKK compris, pour un mois. Après la région de Krabi, il nous restera huits jours. Nous aimerions alors visiter deux iles et y rester dans un logement pas trop cher mais un peu confortable Nous n'aimerions pas dépenser plus de 45 euros d'hôtel maximum par jour ;(période haute saison) Les île de Trang et surtout KO NGAI et KO KRADAN me paraissent super🙂 qu'en pensez-vous ? mais connaissez vous des hôtels pas chers car sur booking les prix flambent. Ko Jump qu'en pensez-vous ? (prix possible) Ko Phayam (prix possible) Nous ne faisons pas de plongée mais nous aimons les mers transparentes et le sable blanc et pas trop les vagues surtout si elles sont grosses. Ou alors aller de l'autre côté dans le Golf à KO PHANGAN (là c'est moins cher) mais quel temps là-bas ? Merci de me conseiller Bonne journée et à bientôt de vous lire.😏
Misshiphop
Bonne jou
Croisière transatlantique départ Marseille direction Brésil English translation pending
bonjour a toutes et tous si vous avez des bons plans concernant le bresil pour les escales salvador de bahia rio etc je suis preneur merci si des fois des personnes doivent la faire je suis au depart du 18 novembre 2014 retour le 6 decembre sur msc poesia le vol retour paris est offert sur certains sites je peux vous doneer des infos cordialement a toutes et tous de is
Hébergement sur l'île de Senja English translation pending
Bonjour,
je prépare un circuit "visites et randos" pour notre famille (parents + 3 jeunes adultes) en Norvège cet été.
A partir de Tromso, nous allons faire un saut de deux-trois jours sur l'ïle de Senja.
Quelqu'un aurait-il des conseils de ballades et d'hébergement ? Nous aurons une voiture.
J'ai vu chez un voyagiste qu'il y avait un gîte dans une ancienne école. Est-ce que quelqu'un le connait ?
Merci d'avance - Anne
Sulawesi du Sud-Est: vos expériences? (urgent) English translation pending
Bonjour a vous, amoureux de l indonesie
je suis actuellement sur kendari, j ai l intention de me rendre sur les iles du parc wakatobi. je n ai pas vraiment d informations, juste un lonely planet perime qui en dit trop peu, voir rien du tout sur la region. heureusement je me debrouille un peu en indonesien, car ici, personne ne parle anglais. je reste jusqu au 29 janvier sur sulawesie. les transports sont affreusement longs, dans des conditions crevantes. j ai enchaine 24 heures de route et de bateau de pantai bira a kendari ( seulement 3 h d attente compris en tout)
ou me conseillez vous d aller ? y a t il une ile a previlegier ? les prix restent ils corrects la bas ?
merci beaucoup de partager toutes vos experiences sur sulawesie Sud Est uniquement, je serai ravi de vous lire.
en esperant que quelqu un repondra.....
@+
je suis actuellement sur kendari, j ai l intention de me rendre sur les iles du parc wakatobi. je n ai pas vraiment d informations, juste un lonely planet perime qui en dit trop peu, voir rien du tout sur la region. heureusement je me debrouille un peu en indonesien, car ici, personne ne parle anglais. je reste jusqu au 29 janvier sur sulawesie. les transports sont affreusement longs, dans des conditions crevantes. j ai enchaine 24 heures de route et de bateau de pantai bira a kendari ( seulement 3 h d attente compris en tout)
ou me conseillez vous d aller ? y a t il une ile a previlegier ? les prix restent ils corrects la bas ?
merci beaucoup de partager toutes vos experiences sur sulawesie Sud Est uniquement, je serai ravi de vous lire.
en esperant que quelqu un repondra.....
@+
Moins de gros navires de croisière aux abords de Venise? English translation pending
ROME (Reuters) - Le trafic des gros navires de croisière dans la lagune de Venise va être limité et les bateaux les plus imposants, ceux de plus de 96.000 tonnes, ne pourront plus y entrer d'ici un an, a annoncé mardi le gouvernement italien.
Les nuisances causées à la Sérénissime par la forte augmentation du passage des navires de croisière ont suscité ces dernières années de vives protestations de la part des habitants de Venise et des défenseurs de l'environnement, inquiets pour l'équilibre de ce site fragile et très fréquenté. Lire la suite
Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
Festival Off d'Avignon 2013 English translation pending
🙂 Bonsoir Camarades Forumistes,
En voisin Gardois, je compte aller faire un tour au Festival Off d'Avignon. Difficile, comme à chaque édition, de faire son choix parmi la pléthore de spectacles.J'aime me fier au bouche-à-oreilles...
Quel(s) spectacle(s) du Off me conseillez-vous?
Dans l'attente de vos suggestions, dont je vous remercie à l'avance,
Salutations cordiales.
Yellowmop.😉
En voisin Gardois, je compte aller faire un tour au Festival Off d'Avignon. Difficile, comme à chaque édition, de faire son choix parmi la pléthore de spectacles.J'aime me fier au bouche-à-oreilles...
Quel(s) spectacle(s) du Off me conseillez-vous?
Dans l'attente de vos suggestions, dont je vous remercie à l'avance,
Salutations cordiales.
Yellowmop.😉
Où passer (Asie ou ailleurs) le PADI Open Water en français en janvier? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de 50 ans (la moyenne) et nous voudrions nous lancer enfin pour faire le PADI Open Water. Nous avons déjà fait il y a 2 ans deux baptêmes à Sumatra et ça nous a vachement plu. Nous habitons Toulouse et on vient de se renseigner pour le faire ici, sur place mais le prix est de 490€ par personne !! Tous les ans au mois de janvier nous faisons un voyage de 3 semaines en "routard" donc sac à dos, petits guesthouses et exploration de différents pays (surtout en Asie). Chaque fois on se dit qu'il faudra faire ce certificat mais on a un dilemme : soit on décide de le faire en Asie durant notre voyage mais ça demande quelques jours de séjour dans un lieu "touristique" et peut-être cher, ce que nous n'aimons pas trop. Soit on le fait ici sur place maintenant mais c'est cher et sûrement dans un lieu moins excitant que directement dans les mers chaudes. Et la qualité dans tout ça? Est-ce plus sérieux ici, en France ou là-bas en Asie ou en Egypte ou au Mexique, etc? Nous parlons anglais mais mon mari un peu moins bien et donc nous voudrions avoir un moniteur parlant français et sympa de surcroît !!
Connaissez-vous des endroits sympas, un peu intimes, avec de petits guesthouses pas chers et une petite école de plongée de qualité quelque part en Asie (ou ailleurs) où on pourrait faire nos PADI en janvier 2014?
Merci pour vos réponses.
Béata
Nous sommes un couple de 50 ans (la moyenne) et nous voudrions nous lancer enfin pour faire le PADI Open Water. Nous avons déjà fait il y a 2 ans deux baptêmes à Sumatra et ça nous a vachement plu. Nous habitons Toulouse et on vient de se renseigner pour le faire ici, sur place mais le prix est de 490€ par personne !! Tous les ans au mois de janvier nous faisons un voyage de 3 semaines en "routard" donc sac à dos, petits guesthouses et exploration de différents pays (surtout en Asie). Chaque fois on se dit qu'il faudra faire ce certificat mais on a un dilemme : soit on décide de le faire en Asie durant notre voyage mais ça demande quelques jours de séjour dans un lieu "touristique" et peut-être cher, ce que nous n'aimons pas trop. Soit on le fait ici sur place maintenant mais c'est cher et sûrement dans un lieu moins excitant que directement dans les mers chaudes. Et la qualité dans tout ça? Est-ce plus sérieux ici, en France ou là-bas en Asie ou en Egypte ou au Mexique, etc? Nous parlons anglais mais mon mari un peu moins bien et donc nous voudrions avoir un moniteur parlant français et sympa de surcroît !!
Connaissez-vous des endroits sympas, un peu intimes, avec de petits guesthouses pas chers et une petite école de plongée de qualité quelque part en Asie (ou ailleurs) où on pourrait faire nos PADI en janvier 2014?
Merci pour vos réponses.
Béata
Into the Southern Wild (Isla Navarino, Patagonie, Chili) English translation pending
Punta Arenas
Après 24 heures de vol et escales depuis l’Europe, me voilà arrivé en Patagonie. A Punta Arenas, précisément. La ville est une grande cité portuaire banale, quadrillée comme les villes américaines. Seul le vent frais qui s'engouffre dans les rues désertes me rappelle ce que je suis venu chercher : le bout du monde. C'est ici, en 1520, que l’illustre navigateur portugais, Fernand de Magellan, découvrit le passage qui devait permettre à ses vaisseaux d'accomplir plus tard le premier tour du monde. Un mois de lutte contre les courants et les tempêtes dans ce dédale de fjords aux eaux sinistres cerné de hautes falaises menaçantes. Le détroit de Magellan, il est là devant mes yeux. Un peu d’eau chargée d'histoire qui a fait rêver des générations d'explorateurs et de voyageurs assoiffés de grands espaces et de nature vierge. Depuis sa découverte, le bras de mer a vu passer les navires marchands du monde entier. Punta Arenas, dernier port avant le Pacifique, a connu un développement rapide avant la création du canal de Panama. Fondée en 1848, la Pointe de Sable vit débarqué de nombreux colons européens venus faire fortune jusqu’à devenir ce grand port de commerce de la Patagonie. On en apprend beaucoup en visitant les cimetières. C'est un lieu qui raconte à sa manière l'histoire d'une ville. En se baladant dans les allées du cimetière communal, on remarque la grandeur de certains mausolées qui témoignent de l’extravagance des pionniers qui firent fortune au début du 20e siècle. Des anglais, des français, des allemands et beaucoup de croates. En bordure de cimetière, loin des riches mausolées, se trouve la statue de l’indien inconnu Indio Desconocido. Cet indien symbolise les différentes tribus qui vivaient encore il y a un siècle dans la région et qui furent exterminés par les actes de cruauté des colonisateurs et les maladies qu’ils amenèrent avec eux. La statue est couverte d’offrandes, on vient prier, demander des grâces. J’ai même vu une dame pleurer en lui baisant la main. Il n’y a plus d’indiens. Punta Arenas est aujourd’hui une ville chilienne, au centre de l’économie de la région Magallanes (Magellan en espagnol) et le lieu d’arrivée de nombreux touristes en Patagonie. Le détroit de Magellan, longtemps considéré comme un lieu maudit inspirant crainte et terreur, voit désormais passé les plus grands navires. Certains paquebots viennent de Rio, d’autres partent pour Ushuaia et le continent blanc. Punta Arenas n’est qu’un port, une ville de passage. Le véritable bout du monde, j’irai le chercher un peu plus loin, de l’autre côté du détroit, en Terre de Feu, Terre des fumées comme l’appelait Magellan. J’y serai dans deux jours normalement, pour effectuer le trek le plus austral : Dientes de Navarino.
Après 24 heures de vol et escales depuis l’Europe, me voilà arrivé en Patagonie. A Punta Arenas, précisément. La ville est une grande cité portuaire banale, quadrillée comme les villes américaines. Seul le vent frais qui s'engouffre dans les rues désertes me rappelle ce que je suis venu chercher : le bout du monde. C'est ici, en 1520, que l’illustre navigateur portugais, Fernand de Magellan, découvrit le passage qui devait permettre à ses vaisseaux d'accomplir plus tard le premier tour du monde. Un mois de lutte contre les courants et les tempêtes dans ce dédale de fjords aux eaux sinistres cerné de hautes falaises menaçantes. Le détroit de Magellan, il est là devant mes yeux. Un peu d’eau chargée d'histoire qui a fait rêver des générations d'explorateurs et de voyageurs assoiffés de grands espaces et de nature vierge. Depuis sa découverte, le bras de mer a vu passer les navires marchands du monde entier. Punta Arenas, dernier port avant le Pacifique, a connu un développement rapide avant la création du canal de Panama. Fondée en 1848, la Pointe de Sable vit débarqué de nombreux colons européens venus faire fortune jusqu’à devenir ce grand port de commerce de la Patagonie. On en apprend beaucoup en visitant les cimetières. C'est un lieu qui raconte à sa manière l'histoire d'une ville. En se baladant dans les allées du cimetière communal, on remarque la grandeur de certains mausolées qui témoignent de l’extravagance des pionniers qui firent fortune au début du 20e siècle. Des anglais, des français, des allemands et beaucoup de croates. En bordure de cimetière, loin des riches mausolées, se trouve la statue de l’indien inconnu Indio Desconocido. Cet indien symbolise les différentes tribus qui vivaient encore il y a un siècle dans la région et qui furent exterminés par les actes de cruauté des colonisateurs et les maladies qu’ils amenèrent avec eux. La statue est couverte d’offrandes, on vient prier, demander des grâces. J’ai même vu une dame pleurer en lui baisant la main. Il n’y a plus d’indiens. Punta Arenas est aujourd’hui une ville chilienne, au centre de l’économie de la région Magallanes (Magellan en espagnol) et le lieu d’arrivée de nombreux touristes en Patagonie. Le détroit de Magellan, longtemps considéré comme un lieu maudit inspirant crainte et terreur, voit désormais passé les plus grands navires. Certains paquebots viennent de Rio, d’autres partent pour Ushuaia et le continent blanc. Punta Arenas n’est qu’un port, une ville de passage. Le véritable bout du monde, j’irai le chercher un peu plus loin, de l’autre côté du détroit, en Terre de Feu, Terre des fumées comme l’appelait Magellan. J’y serai dans deux jours normalement, pour effectuer le trek le plus austral : Dientes de Navarino.
Choix d'un camping-car pour petit budget English translation pending
Tout d'abord, bonjour à toute et à tous!!!
Je suis tout nouveau ici , je vais donc me présenter un peu, j'ai 25 ans , mécanicien industrielle et avec ma compagne nous somme désireux depuis toujours de faire notre tour du monde à nous!! Ils semblerait que ça ce précise de plus en plus :) Nous commençons donc (surtout moi ;) ) par regarder les camping car....et la que de choix!! Nous n'avons pas les moyens d'investir dans un CC récent qui coute dans les 30KE .J'ai donc commencer à regarder les camping car qui ont ds les 10 ans(avec moins de 100 000kms).Puis j'ai vu quelque CC de 15-20ans d'age avec 80 000 km...Et la c'est le ko dans ma tete...Pensez vous que le choix d'un tel camping car est une aberration?? Je parle bien entendu de camping car avec un entretien suivi.Pensez vous qu'un tel véhicule est déraisonnable?
J'espere avoir eté assez clair dans ma description, j’essaye de ne pas me laisser déborder par l’enthousiasme ambiant ;)
Merci par avance de vos réponses.
Tiennou63
Je suis tout nouveau ici , je vais donc me présenter un peu, j'ai 25 ans , mécanicien industrielle et avec ma compagne nous somme désireux depuis toujours de faire notre tour du monde à nous!! Ils semblerait que ça ce précise de plus en plus :) Nous commençons donc (surtout moi ;) ) par regarder les camping car....et la que de choix!! Nous n'avons pas les moyens d'investir dans un CC récent qui coute dans les 30KE .J'ai donc commencer à regarder les camping car qui ont ds les 10 ans(avec moins de 100 000kms).Puis j'ai vu quelque CC de 15-20ans d'age avec 80 000 km...Et la c'est le ko dans ma tete...Pensez vous que le choix d'un tel camping car est une aberration?? Je parle bien entendu de camping car avec un entretien suivi.Pensez vous qu'un tel véhicule est déraisonnable?
J'espere avoir eté assez clair dans ma description, j’essaye de ne pas me laisser déborder par l’enthousiasme ambiant ;)
Merci par avance de vos réponses.
Tiennou63
Nouvelles formes d'insécurité à Madagascar English translation pending
Voici ce que l'on pourrait appeler le "car jacking à la malgache".
Vous prenez un taxi sur l'Avenue de l'Indépendance à ANTANANARIVO.
Apès que vous soyez assis à l'arrière du véhicule, le chauffeur passe un coup de téléphone.
Quelques centaines de mètres plus loin, il s'arrête à hauteur d'un homme qu'il présente comme étant "un ami que l'on va déposer au passage" et qui s'installe à vos côtés.
Arrivé dans une zone propice, l'ami en question sort une arme à feu et vous enjoint de lui remettre toutes vos valeurs.
Après vous avoir dépouillé, il vous invite ensuite à descendre du taxi.
Autre variante, deux (2) hommes montent également à l'arrière du véhicule, vous prenant en quelque sorte en "sandwich".
L'un d'entre eux sort un couteau et vous le met sous la gorge. La suite du modus operandi est la même.
Voila donc, en quelques lignes, les nouvelles formes d'insécurité et de déliquance qui se développent depuis quelques mois à ANTANANARIVO.
J'entends déjà d'ici les ritournelles du style "mais il n'y a pas qu'à ANTANANARIVO que l'on voit çà'".
Je répondrai simplement que, il y a seulement un (1) an ou deux (2), on ne voyait pas çà à ANTANANARIVO.
Vous prenez un taxi sur l'Avenue de l'Indépendance à ANTANANARIVO.
Apès que vous soyez assis à l'arrière du véhicule, le chauffeur passe un coup de téléphone.
Quelques centaines de mètres plus loin, il s'arrête à hauteur d'un homme qu'il présente comme étant "un ami que l'on va déposer au passage" et qui s'installe à vos côtés.
Arrivé dans une zone propice, l'ami en question sort une arme à feu et vous enjoint de lui remettre toutes vos valeurs.
Après vous avoir dépouillé, il vous invite ensuite à descendre du taxi.
Autre variante, deux (2) hommes montent également à l'arrière du véhicule, vous prenant en quelque sorte en "sandwich".
L'un d'entre eux sort un couteau et vous le met sous la gorge. La suite du modus operandi est la même.
Voila donc, en quelques lignes, les nouvelles formes d'insécurité et de déliquance qui se développent depuis quelques mois à ANTANANARIVO.
J'entends déjà d'ici les ritournelles du style "mais il n'y a pas qu'à ANTANANARIVO que l'on voit çà'".
Je répondrai simplement que, il y a seulement un (1) an ou deux (2), on ne voyait pas çà à ANTANANARIVO.
Voyage à vélo autour du monde - mais dans quel sens? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai pour projet de voyager en vélo autour du monde. L'idée est en train de naître, rien de bien concret pour le moment. Cela dit, le fait de poster ce message est sans doute la première étape d'une grande aventure ...
D'après moi, le vélo permet de voyager à bon rythme tout en restant à l'écoute de ce qui nous entoure, proches des paysages traversés, des cultures rencontrés.
La question qui se pose concerne une des contraintes majeures du cyclo-touriste : rouler en saison clémente. La charge utile est limitée et ne permet donc à priori pas de tout braver en tout temps; et après tout, autant le faire dans les conditions les plus acceptables qu'ils soient et que cela reste un plaisir !
En supposant que le temps n'est pas une contrainte en soi (disons partir sur les routes pendant 3/4 ans) en visitant Europe, Asie, Océanie, Amérique du Sud, Afrique de l'Ouest (?), voici les questions que je me pose: - quel serait le sens idéal EW ou WE pour réaliser ce projet afin de ne pas trop subir les mauvaises saisons (au mieux de les éviter) ? - j'ai aussi pour projet de ne pas utiliser l'avion et de faire du bateau-stop pour traverser les mers. Contrainte conséquente ou simplement besoin de temps et de patience ? - quelles saisons à privilégier suivant les continents / régions (je pense notamment à la Chine, son étendue et donc ses différents climats) ou à éviter ? - des impasses à faire / des concessions à envisager ?
Je lis pas mal de blogs de voyageurs où l'on peut suivre les itinéraires, mais pas de réel bilan ou commentaires sur les conséquences du parcours choisi, des écarts à l'itinéraire planifié et des éventuels regrets nourris.
Merci d'avance pour vos éléments de réponse qui pourraient m'aider dans la concrétisation de mon projet.
J'ai pour projet de voyager en vélo autour du monde. L'idée est en train de naître, rien de bien concret pour le moment. Cela dit, le fait de poster ce message est sans doute la première étape d'une grande aventure ...
D'après moi, le vélo permet de voyager à bon rythme tout en restant à l'écoute de ce qui nous entoure, proches des paysages traversés, des cultures rencontrés.
La question qui se pose concerne une des contraintes majeures du cyclo-touriste : rouler en saison clémente. La charge utile est limitée et ne permet donc à priori pas de tout braver en tout temps; et après tout, autant le faire dans les conditions les plus acceptables qu'ils soient et que cela reste un plaisir !
En supposant que le temps n'est pas une contrainte en soi (disons partir sur les routes pendant 3/4 ans) en visitant Europe, Asie, Océanie, Amérique du Sud, Afrique de l'Ouest (?), voici les questions que je me pose: - quel serait le sens idéal EW ou WE pour réaliser ce projet afin de ne pas trop subir les mauvaises saisons (au mieux de les éviter) ? - j'ai aussi pour projet de ne pas utiliser l'avion et de faire du bateau-stop pour traverser les mers. Contrainte conséquente ou simplement besoin de temps et de patience ? - quelles saisons à privilégier suivant les continents / régions (je pense notamment à la Chine, son étendue et donc ses différents climats) ou à éviter ? - des impasses à faire / des concessions à envisager ?
Je lis pas mal de blogs de voyageurs où l'on peut suivre les itinéraires, mais pas de réel bilan ou commentaires sur les conséquences du parcours choisi, des écarts à l'itinéraire planifié et des éventuels regrets nourris.
Merci d'avance pour vos éléments de réponse qui pourraient m'aider dans la concrétisation de mon projet.
Convoyage ou bateau-stop du Portugal vers la Bretagne English translation pending
Bonjour à tous
J'écume ce forum depuis quelques temps déjà et je poste ce message car je n'ai pas trouvé de fils de discussion répondant à la question que je me pose (ce qui est rare tant la variété des sujets traités est grande).
Le contexte: Nous partons avec mon amie dans deux semaines de Paris pour rejoindre Lisbonne en vélo. Nous avons environ trois mois devant nous afin de prendre le temps de nous arrêter pour profiter des rencontres, des paysages, pour se reposer et profiter du voyage.
Il y a une petite idée qui trottent dans nos têtes depuis un moment. Elle essaie de germer mais semble parfois être un fantasme irréalisable. L'idée est de conclure le voyage par un trajet des plus exaltant: un retour en France par les mers, en voilier.
Je me demande quelle solution est la meilleure: "postulé" à un convoyage de bateau(ce qui n'est déjà pas chose aisée. Avez-vous des sites web, des contacts, des personnes à qui s'adresser ?) ou attendre d'être sur place et aller, tel un jeune couple aventureux, chercher un vieux loup de mer prêt à nous embarquer.
Quelqu'un a t-il déjà tenté une même expérience ? Les voyageurs de la mer qui sillonnent ce forum ont-ils des réponses à m'apporter ?
Merci à vous.
Nicolas.D
J'écume ce forum depuis quelques temps déjà et je poste ce message car je n'ai pas trouvé de fils de discussion répondant à la question que je me pose (ce qui est rare tant la variété des sujets traités est grande).
Le contexte: Nous partons avec mon amie dans deux semaines de Paris pour rejoindre Lisbonne en vélo. Nous avons environ trois mois devant nous afin de prendre le temps de nous arrêter pour profiter des rencontres, des paysages, pour se reposer et profiter du voyage.
Il y a une petite idée qui trottent dans nos têtes depuis un moment. Elle essaie de germer mais semble parfois être un fantasme irréalisable. L'idée est de conclure le voyage par un trajet des plus exaltant: un retour en France par les mers, en voilier.
Je me demande quelle solution est la meilleure: "postulé" à un convoyage de bateau(ce qui n'est déjà pas chose aisée. Avez-vous des sites web, des contacts, des personnes à qui s'adresser ?) ou attendre d'être sur place et aller, tel un jeune couple aventureux, chercher un vieux loup de mer prêt à nous embarquer.
Quelqu'un a t-il déjà tenté une même expérience ? Les voyageurs de la mer qui sillonnent ce forum ont-ils des réponses à m'apporter ?
Merci à vous.
Nicolas.D
Quel appareil photo étanche acheter? English translation pending
Bonjour à toutes et tous, 😉
Je souhaiterais acheter un appareil photo numérique étanche pour pouvoir l'emporter avec moi sans risque lors de sorties en canoë ou autre activité "à risques" pdt les vacances! (canyoning, cascades, snorkelling éventuellement...) Au début je pensais prendre un caisson pour appareil photo ou une housse étanche mais à la lecture de certains messages sur le forum j'avoue que j'hésite ! 😕 Les caissons universels sont-ils réellement adaptés à TOUS les appareils ? Les housses ne paraissent pas très pratiques...ou alors la solution est d'investir dans du bon matos !
Comme le budget est limité je me suis dit que finalement, en regardant sur le net, un petit appareil à moins de 100€ pourrait être un bon compromis..
J'ai trouvé un fujifilm en solde jusqu'à dimanche sur pix mania !! http://www.pixmania.com/fr/fr/12082251/art/fujifilm/xp30-orange.html Quelqu'un aurait-il cet appareil ?
Si parmi vous, certains utilisent des caissons, housses ou appareils photos numériques étanches ds mon budget pouvez vous me dire quel produit vous avez et quels avantages/inconvénients ?
Merci pour vos retours, 🙂
Je souhaiterais acheter un appareil photo numérique étanche pour pouvoir l'emporter avec moi sans risque lors de sorties en canoë ou autre activité "à risques" pdt les vacances! (canyoning, cascades, snorkelling éventuellement...) Au début je pensais prendre un caisson pour appareil photo ou une housse étanche mais à la lecture de certains messages sur le forum j'avoue que j'hésite ! 😕 Les caissons universels sont-ils réellement adaptés à TOUS les appareils ? Les housses ne paraissent pas très pratiques...ou alors la solution est d'investir dans du bon matos !
Comme le budget est limité je me suis dit que finalement, en regardant sur le net, un petit appareil à moins de 100€ pourrait être un bon compromis..
J'ai trouvé un fujifilm en solde jusqu'à dimanche sur pix mania !! http://www.pixmania.com/fr/fr/12082251/art/fujifilm/xp30-orange.html Quelqu'un aurait-il cet appareil ?
Si parmi vous, certains utilisent des caissons, housses ou appareils photos numériques étanches ds mon budget pouvez vous me dire quel produit vous avez et quels avantages/inconvénients ?
Merci pour vos retours, 🙂
Recherche équipiers libre trois mois au Timor, départ début juillet 2012 English translation pending
Bonjour, je recherche de nouveau un nouvel equipage pour mon cata au depart du Timor Leste. (entre l indonesie et l australie :) afin d allez sur la republique de Palau en passant par la Papouasie. Pour un mois compter 400 euros de frais. C est une expedition qui peux s averer dure.... Une bonne sante est necessaire...car plus d hopital, plus de medecin et loin de tout :)
depart debut juillet 2012
Baptême du Divina English translation pending
Hello à tous,
Après un périple de 11 nuits à bord du Mélody MSC dont le but était la visite de Masada et de la Mer morte et qui se terminait le 25 écoulé à Gênes à 10H nous avons fait une halte à la maison pour une nuit juste le temps de déposer les 4 grosses valises afin de repartir Samedi matin à 8 H pour nous nous rendre à Marseille où nous étions invités en tant que VIP pour le baptême de ce nouveau fleuron de la flotte MSC.
A notre arrivée nous avons pû prendre possession de la cabine qui nous était attribuée, une cabine à balcon située au pont 9 au niveau du décrochement à l'avant du navire et jouissant d'un grand balcon sans vis à vis équipé de 2 chaises longues.
Mini Bar garni et à utiliser à volonté gratuitement ( les bouteilles heineken ont même une étiquette spéciale Baptême du Divina.) Dans tous les bars il en est de même
il fait un temps magnifique quelques photos des iles en face et du port et nous voilà partis à la découverte du paquebot, il est identique en fait au Fantasia avec des couleurs différentes
12H nous rejoignons le pont "Afrodite" où nous attend un buffet très spécial, énorme avec une très grande diversité d'ilots de mets, les crevettes sont parait il excellentes mais je préfére me ruer sur les légumes et le marlin fumé, les patisseries très nombreuses sous toutes les formes, le rayon fruits m'attire plus.
Nous rejoignons ensuite la cabine ou un sac MSC garni de différents cadeaux est déposé sur le lit (maquette du Divina, petit flacon de parfum "Valentino" plan du navire, fiche technique du MSc Divina.)
Un mot également nous invitant à nous rendre à 17H30 au RV avec Mme Regnault du MSC club pour le Cocktail de Gala.
Rencontre très agréable avec quelques membres du club en fait très peu de cartes Black. Le courant passe bien et il est déjà l'heure de débarquer pour rejoindre les gradins installés sur le quai pour la cérémonie en suivant le tapis bleu.
19H15 Spectacle et cérémonie de baptême le tout chargé d'émotion Nous assistons en premier à un spectacle de voltige aérien de la patrouille breitling (le chronomat) puis un spectacle avec les tambourinaires provencaux, les enfants de l'Unicef avec le Maestro Maxim Vengerov et son stradivarius (le kreutzer) suivi d'un merveilleux spectacle de Paolo conte et sa musique très jazzy c'est " wonderful " des moments intenses qui nous font vibrer. Le soleil décline doucement, voila le Fantasia qui quitte le port et ce sont alors des salutations au Divina qui répond biensur jusqu'a ce que la silhouette du Fantasia s'estompe. L'émotion nous gagne de plus en plus du coup de grande grande chaleur nous ressentons la fraicheur sur les épaule, le soleil à plongé à l'horizon devant nous le Divina se décore de jeux de lumières qui lui font revêtir des habits qui passent du bleu au rouge, le monstre nous parait ainsi plus doux et se fond dans les couleurs du soleil déclinant. Gérard Depardieu Acteur/narrateur y va de son discours. et enfin arrive le grand moment tant attendu car la laut la bouteille bien accrochée nargue tout son public elle attend elle aussi de fêter ce nouveau monstre des mers et elle n'a pas intérêt à se louper tous les yeux sont fixés sur elle seul un ruban retient le Divina avant qu'il parte à la conquête des mers.
Après une présentation des officiers voici Mme Sophia Loren qui va libèrer la Divina, tout le monde retient son souffle, clac, la bouteille à rempli son rôle la "divine " va vers la liberté " que les alizés lui soient favorables.
Illuminations , feux de bengale, la cérémonie se termine nous allons rembarquer pour nous diriger vers le restaurant.
Le chef christian Constant étant le créateur de ce menu. Médaillon de langouste (macédoine de légumes niçois au raifort) Ravioli de Saint-Pierre (confit de petites tomates au basilic sauce crustacés
Suprême de bar de la Maditérranée croustillant aux amandes (ravigote aux câpres, salade de pousses d'épinards) ou Filet de boeuf rossini sur tranche de brioche, gardi de foie gras et de truffe (accompagné de ointes d'asoerges et de pommes nouvelles sautées au beurre)
Millefeuille Divina de christian constant Caramel au beurre demi-sel
Vins
Rosé cuvée cru classé (chapelle de sainte Roseline, côtes de provence - France) Chablis Premier cru Montmains Les vieilles vignes (Pascal Bouchard, - bourgogne - France) Château Rolland-Maillet saint Emillion grand Cru (bordeaux - france)
Nous quittons la table vers minuit, il était allors possible de poursuivre en allant danser mais une terrible sciatique m'ayant mise KO à bord du Mélody il était temps pour moi de rejoindre la cabine afin de m'y reposer.
Le CR du Mélody va suivre mais je tenais en premier à vous raconter ces moments intances concernant le Bâpteme du " Divina".
Après un périple de 11 nuits à bord du Mélody MSC dont le but était la visite de Masada et de la Mer morte et qui se terminait le 25 écoulé à Gênes à 10H nous avons fait une halte à la maison pour une nuit juste le temps de déposer les 4 grosses valises afin de repartir Samedi matin à 8 H pour nous nous rendre à Marseille où nous étions invités en tant que VIP pour le baptême de ce nouveau fleuron de la flotte MSC.
A notre arrivée nous avons pû prendre possession de la cabine qui nous était attribuée, une cabine à balcon située au pont 9 au niveau du décrochement à l'avant du navire et jouissant d'un grand balcon sans vis à vis équipé de 2 chaises longues.
Mini Bar garni et à utiliser à volonté gratuitement ( les bouteilles heineken ont même une étiquette spéciale Baptême du Divina.) Dans tous les bars il en est de même
il fait un temps magnifique quelques photos des iles en face et du port et nous voilà partis à la découverte du paquebot, il est identique en fait au Fantasia avec des couleurs différentes
12H nous rejoignons le pont "Afrodite" où nous attend un buffet très spécial, énorme avec une très grande diversité d'ilots de mets, les crevettes sont parait il excellentes mais je préfére me ruer sur les légumes et le marlin fumé, les patisseries très nombreuses sous toutes les formes, le rayon fruits m'attire plus.
Nous rejoignons ensuite la cabine ou un sac MSC garni de différents cadeaux est déposé sur le lit (maquette du Divina, petit flacon de parfum "Valentino" plan du navire, fiche technique du MSc Divina.)
Un mot également nous invitant à nous rendre à 17H30 au RV avec Mme Regnault du MSC club pour le Cocktail de Gala.
Rencontre très agréable avec quelques membres du club en fait très peu de cartes Black. Le courant passe bien et il est déjà l'heure de débarquer pour rejoindre les gradins installés sur le quai pour la cérémonie en suivant le tapis bleu.
19H15 Spectacle et cérémonie de baptême le tout chargé d'émotion Nous assistons en premier à un spectacle de voltige aérien de la patrouille breitling (le chronomat) puis un spectacle avec les tambourinaires provencaux, les enfants de l'Unicef avec le Maestro Maxim Vengerov et son stradivarius (le kreutzer) suivi d'un merveilleux spectacle de Paolo conte et sa musique très jazzy c'est " wonderful " des moments intenses qui nous font vibrer. Le soleil décline doucement, voila le Fantasia qui quitte le port et ce sont alors des salutations au Divina qui répond biensur jusqu'a ce que la silhouette du Fantasia s'estompe. L'émotion nous gagne de plus en plus du coup de grande grande chaleur nous ressentons la fraicheur sur les épaule, le soleil à plongé à l'horizon devant nous le Divina se décore de jeux de lumières qui lui font revêtir des habits qui passent du bleu au rouge, le monstre nous parait ainsi plus doux et se fond dans les couleurs du soleil déclinant. Gérard Depardieu Acteur/narrateur y va de son discours. et enfin arrive le grand moment tant attendu car la laut la bouteille bien accrochée nargue tout son public elle attend elle aussi de fêter ce nouveau monstre des mers et elle n'a pas intérêt à se louper tous les yeux sont fixés sur elle seul un ruban retient le Divina avant qu'il parte à la conquête des mers.
Après une présentation des officiers voici Mme Sophia Loren qui va libèrer la Divina, tout le monde retient son souffle, clac, la bouteille à rempli son rôle la "divine " va vers la liberté " que les alizés lui soient favorables.
Illuminations , feux de bengale, la cérémonie se termine nous allons rembarquer pour nous diriger vers le restaurant.
Le chef christian Constant étant le créateur de ce menu. Médaillon de langouste (macédoine de légumes niçois au raifort) Ravioli de Saint-Pierre (confit de petites tomates au basilic sauce crustacés
Suprême de bar de la Maditérranée croustillant aux amandes (ravigote aux câpres, salade de pousses d'épinards) ou Filet de boeuf rossini sur tranche de brioche, gardi de foie gras et de truffe (accompagné de ointes d'asoerges et de pommes nouvelles sautées au beurre)
Millefeuille Divina de christian constant Caramel au beurre demi-sel
Vins
Rosé cuvée cru classé (chapelle de sainte Roseline, côtes de provence - France) Chablis Premier cru Montmains Les vieilles vignes (Pascal Bouchard, - bourgogne - France) Château Rolland-Maillet saint Emillion grand Cru (bordeaux - france)
Nous quittons la table vers minuit, il était allors possible de poursuivre en allant danser mais une terrible sciatique m'ayant mise KO à bord du Mélody il était temps pour moi de rejoindre la cabine afin de m'y reposer.
Le CR du Mélody va suivre mais je tenais en premier à vous raconter ces moments intances concernant le Bâpteme du " Divina".
Voyage à vélo en Thaïlande courant juin English translation pending
bonjour,
nous souhaitons partir 10 ou 14 jours en vélo en juin, mais nous aurions besoin de conseils : est-il possible d'acheter puis revendre le vélo sur place, quel prix approximativement, et quelles sont les régions agréables en vélo (on recherche un itinéraire plutot plat, ce n'est pas pour un exploit sportif mais plutôt un choix de moyen de locomotion)
merci pour vos conseils!!
Liaisons intercontinentales pour un tour du monde English translation pending
Salut à tous!
J'ai besoin de votre aide...
Je prépare un tour du monde dont le départ est prévu en juillet 2012. Je prévois de partir sur l'Afrique de l'ouest, puis l'Amérique Latine, l'Océanie, L'Asie et retour. Je ne sais pas par où je vais passer pour rentrer mais j'ai envie de faire un saut à Madagascar et l'Ile Maurice avant de rentrer.
J'aimerais au maximum éviter de prendre l'avion en traversant les mers par cargo.
Cela dit, que ce soit par cargo ou par avion, à votre avis, de quelles sont les liaisons intercontinentales possibles en cargo et les plus avantageuses que ce soit en cargo ou en avion?
J'ai déjà pu voir qu'il est possible de traverser l'atlantique de Dakar à Buenos Aires en 20jours pour 1300E.
Entre l'Amérique Latine et l'Océanie, c'est encore flou. De quel pays est-il préférable que je prenne l'avion ou le bateau en Amérique du Sud entre le Chili et le Mexique? J'aurai envie de rejoindre la Nouvelle-Zélande. Est-il plus avantageux de faire une escale en Australie? Et si je veux m'arrêter dans quelques iles du Pacifique : Y a-t-il des cargos qui s'arrêtent d'île en île? Est-ce que prendre plusieurs avions et faire des sauts de puces me coûtera cher?
Et de l'Asie à l'île Maurice ou Mada ou l'Afrique du Sud, d'où est-il préférable de partir?
J'ai pas l'impression d'avoir été très claire dans mes questions, mais j'espère suffisamment pour avoir quelques réponses!
a+
Chrys
J'ai besoin de votre aide...
Je prépare un tour du monde dont le départ est prévu en juillet 2012. Je prévois de partir sur l'Afrique de l'ouest, puis l'Amérique Latine, l'Océanie, L'Asie et retour. Je ne sais pas par où je vais passer pour rentrer mais j'ai envie de faire un saut à Madagascar et l'Ile Maurice avant de rentrer.
J'aimerais au maximum éviter de prendre l'avion en traversant les mers par cargo.
Cela dit, que ce soit par cargo ou par avion, à votre avis, de quelles sont les liaisons intercontinentales possibles en cargo et les plus avantageuses que ce soit en cargo ou en avion?
J'ai déjà pu voir qu'il est possible de traverser l'atlantique de Dakar à Buenos Aires en 20jours pour 1300E.
Entre l'Amérique Latine et l'Océanie, c'est encore flou. De quel pays est-il préférable que je prenne l'avion ou le bateau en Amérique du Sud entre le Chili et le Mexique? J'aurai envie de rejoindre la Nouvelle-Zélande. Est-il plus avantageux de faire une escale en Australie? Et si je veux m'arrêter dans quelques iles du Pacifique : Y a-t-il des cargos qui s'arrêtent d'île en île? Est-ce que prendre plusieurs avions et faire des sauts de puces me coûtera cher?
Et de l'Asie à l'île Maurice ou Mada ou l'Afrique du Sud, d'où est-il préférable de partir?
J'ai pas l'impression d'avoir été très claire dans mes questions, mais j'espère suffisamment pour avoir quelques réponses!
a+
Chrys
Quel pays pour faire du quad dans le désert? English translation pending
j'aimerais offrir à mon mari(48 ans) et mon fils( 20 ans) une excursion en quad dans le désert
Quel pays me conseillez-vous en sachant que nous partons en famille et que ma fille et moi- même aimons la plage( période 1 ère semaine de novembre 2012)
Quel pays me conseillez-vous en sachant que nous partons en famille et que ma fille et moi- même aimons la plage( période 1 ère semaine de novembre 2012)
Naufrage en Papouasie Nouvelle-Guinée English translation pending
Concours photo de novembre 2011: Nature et paysages aux quatre coins du monde English translation pending
Bonjour à tous amis voyageurs photographes ou simplement voyageurs 🙂
Le concours de photo du mois de novembre est lancé aujourd'hui par le comité d'organisation composé du président directeur général Davek (grand gagnant du concours d'octobre sur le sujet "L'homme et l'animal") et de son adjointe Katelolo sur le thème :
“Nature et paysages aux quatre coins du monde"
Je vous donne ces quelques vers de Baudelaire et vous laisse les illustrer en images avec vos plus beaux souvenirs de voyage.
"Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers ! Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires, Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile ! Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons, Passer sur nos esprits, tendus comme une toile, Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.
Dites, qu'avez-vous vu ?"
Le concours: - On poste 3 photos maximum par personne, jusqu'au 19 novembre à minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil, merci de ne donner qu'une seule image par post. - Veuillez proposer uniquement des photos de paysages. Pas de villes ni de villages. La nature uniquement. - Vous pouvez nous faire voyager dans le monde entier, y compris en France.
Le vote: - On vote du 19 novembre à minuit jusqu'au 26 novembre à minuit. - 3 points pour le premier, 2 points pour le second, 1 point pour le troisième - Tout le monde peut voter, participant ou non, de préférence avec un petit commentaire pour expliquer son choix. - Le 27 novembre, proclamation des résultats. - Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant.
Pour les petits échanges entre amis, rendez-vous sur la discussion parallèle. http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=4584676;
Le concours de photo du mois de novembre est lancé aujourd'hui par le comité d'organisation composé du président directeur général Davek (grand gagnant du concours d'octobre sur le sujet "L'homme et l'animal") et de son adjointe Katelolo sur le thème :
“Nature et paysages aux quatre coins du monde"
Je vous donne ces quelques vers de Baudelaire et vous laisse les illustrer en images avec vos plus beaux souvenirs de voyage.
"Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers ! Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires, Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile ! Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons, Passer sur nos esprits, tendus comme une toile, Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.
Dites, qu'avez-vous vu ?"
Le concours: - On poste 3 photos maximum par personne, jusqu'au 19 novembre à minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil, merci de ne donner qu'une seule image par post. - Veuillez proposer uniquement des photos de paysages. Pas de villes ni de villages. La nature uniquement. - Vous pouvez nous faire voyager dans le monde entier, y compris en France.
Le vote: - On vote du 19 novembre à minuit jusqu'au 26 novembre à minuit. - 3 points pour le premier, 2 points pour le second, 1 point pour le troisième - Tout le monde peut voter, participant ou non, de préférence avec un petit commentaire pour expliquer son choix. - Le 27 novembre, proclamation des résultats. - Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant.
Pour les petits échanges entre amis, rendez-vous sur la discussion parallèle. http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=4584676;
Tour du monde (stop et bus) par "la face nord" English translation pending
Bon ba voila juste pour dire que je vais commencer au moins, je ne sais pas si, et quand, je vais le finir mais bref ! !
Donc départ pour un tour du monde, mais j'ai vu que la plupart des gens ne passent pas par là ou je veux aller, donc je mets mon petit grain de sable ! ! !
Je pars donc samedi (29 Oct 2011) pour la Bulgarie, je vais ensuite remonter, comme je peux, vers la Russie ; passer la Mongolie et la Chine; revenir vers l'Inde et traverser ensuite tout le sud de l'Asie. Je vais faire ca sans avion, le plus possible à patte et en bus, un peu de train car certains sont mythiques ! ! Et bien sur si j'arrive à trouver du bateau stop ca serait l'idéal pour traverser les mers, héhéhé...
Ça risque de faire qlqs détours ! !
Au final juste pour prévenir ce que je fais et où je vais passer, si certains ont, où auront, des questions, des bons plan, des envies de se croiser au bord du chemin. J'essaierai donc de passer par ici le plus souvent possible, 1 ou 2 fois par mois je penses sera deja bien =P
Voila voila.
A bientôt les gens ! !
Donc départ pour un tour du monde, mais j'ai vu que la plupart des gens ne passent pas par là ou je veux aller, donc je mets mon petit grain de sable ! ! !
Je pars donc samedi (29 Oct 2011) pour la Bulgarie, je vais ensuite remonter, comme je peux, vers la Russie ; passer la Mongolie et la Chine; revenir vers l'Inde et traverser ensuite tout le sud de l'Asie. Je vais faire ca sans avion, le plus possible à patte et en bus, un peu de train car certains sont mythiques ! ! Et bien sur si j'arrive à trouver du bateau stop ca serait l'idéal pour traverser les mers, héhéhé...
Ça risque de faire qlqs détours ! !
Au final juste pour prévenir ce que je fais et où je vais passer, si certains ont, où auront, des questions, des bons plan, des envies de se croiser au bord du chemin. J'essaierai donc de passer par ici le plus souvent possible, 1 ou 2 fois par mois je penses sera deja bien =P
Voila voila.
A bientôt les gens ! !
Aimer vivre sur un bateau, quel qu'il soit English translation pending
Bonjour a tous!
Je suis un eu surpris de voir que tour du monde, voyage lointain ne rime ici qu'avec voilier. Il y a bien d'autres sortes de bateaux ou d'embarcation pour voyager, du moins, il me semble.
Bon, je me lance: je viens de construire un bateau (ce n'est pas le premier) destiné a la vie sur l'eau au long cours et je cherche des complices qui aiment ce mode de vie. Si vous aimez le yoga plus que les discothèques, si vous aimer les endroits hors sentiers battus, si vous vous sentez zen, pourquoi ne pas en parler?
Clairement, je recherche des personnes aimant flâner d'iles en iles, de coins rares en coins heureux, qui aiment les mers froides autant que les lagons.
Il faut malgré tout des buts. Je voudrais être a Vancouver d'ici avril prochain.
Brochure Costa 2012 English translation pending
j'attends impatiemment la nouvelle brochure costa 2012. Elle devrait sortir au début du mois de février 2011. Je me demande quelles sont les nouveautés.
Voyage en voilier des Caraïbes vers la Thaïlande English translation pending
bonjour, je voudrais preparer un voyage par voilier des caraibes vers la thailande et compte sur vos differents conseils pour pouvoir effectuer ce deplacement avec le plus de precisions possibles (direction geographique, astuces, experience, securite, temps, .......)😏
Symbole de déclin: RMS Queen Elisabeth II? English translation pending
Lorsque je préparais ma croisière sur le Déliziosa qui devait nous mener, en Mai de cette année, de Dubaï à Savone, j’observais fréquemment les webcams des bateaux Costa qui croisaient au Moyen Orient.
Chaque fois qu’un bateau était accosté dans le port de Dubaï, on pouvait voir, sur l’image webcam, dans le lointain, un paquebot à la cheminée rouge. Ce bateau était toujours présent et ne semblait pas bouger.
Et bien sûr, lorsque le 9 Mai, nous avons embarqué sur le Déliziosa, à Dubaï, une de mes premières préoccupations a été de regarder si le paquebot était toujours là : Il était bien là, en effet, parfaitement amarré sur le quai du port Rashid, à quelques centaines de mètres. A cette distance, je ne pouvais pas lire son nom. Mais, ce bateau était imposant. J’avais cru voir un peu de fumée sortir de son unique cheminée.
Le lendemain, lorsque nous visitions Dubaï et que nous étions sur les trottoirs du souk de l’or, nous apercevions, dans le lointain, le Delizioza, magnifique, et ce mystérieux paquebot.
Je profite alors de la présence de notre guide pour lui demander quel était ce bateau, qui semblait en parfait état mais qui, visiblement, ne bougeait plus.
« C’est le Queen Elisabeth II », répondit-il. Il a été racheté par une société de Dubaï et va être transformé en hôtel de luxe.
Le site définitif de mouillage du QE2 sera le Palm Jumeirah, une ile artificielle créée par le gouvernement de Dubaï. C’est un volet de la politique de Dubaï pour le développement du tourisme, dans le but de devenir, à terme, une station capable de concurrencer Las Vegas.
Les travaux auraient dû commencer en 2009. Mais voilà, il y a eu la crise, et pour l’instant, il ne se passe rien. On fait seulement tourner les turbines du bateau afin de ventiler l’intérieur (d’où la fumée qui s’échappe de la cheminée).
Autre problème : les jeux d’argent sont interdits dans les pays musulmans, alors, comment concurrencer Las Vegas, dans ces conditions ?
Autant de questions qui font planer un doute sur l’avenir de ce magnifique bateau.
Alors, Je me suis posé une nouvelle question : la « reconversion » de ce bateau a-t’il provoqué en Angleterre la même émotion qu’en France, lorsque le paquebot France est devenu le Norway ?
Car, le voilà pratiquement abandonné sur un quai du Moyen Orient. Bien sûr, l’inscription « Cunard » a été effacée. Normal, puisqu’il n’appartient plus à cette compagnie. De même, son port d’attache « Southampton » a été remplacé par « Port Vila », capitale du Vanuatu, états des Nouvelles Hébrides dans l’Océanie.
Mais, il s’appelle toujours le « Queen Elisabeth II » le nom de la reine qui l’a baptisé et qui règne toujours sur l’empire britannique.
Ce magnifique bateau a, en effet, été baptisé le 20 Septembre 1968 par la reine Elisabeth II elle-même. La souveraine avait utilisé, pour la cérémonie, la même paire de ciseaux d’or qu’avaient précédemment utilisée sa mère et sa grand’mère lors des inaugurations du Queen Elisabeth et du Queen Mary. Une grande cérémonie, à la gloire du Royaume Uni.
Aussi, n’est-ce pas humiliant, pour les Anglais que le nom de leur reine soit encore inscrit sur un bateau du Vanuatu, abandonné sur un quai de Dubaï ? Où est donc la fière Angleterre : “Rule Britannia, rule over the world “?
Et, ce luxueux hôtel flottant, s’il existe un jour, s’appellera-t-il également Queen Elisabeth II ?
Je ne suis pas anglais, mais j’ai éprouvé beaucoup de tristesse en photographiant ce bateau. J’ai recherché, depuis, son histoire dans internet : Il a une dimension historique car il a participé aux transports de troupes, pendant la guerre des Malouines. Et il a transporté des millions de croisièristes...
J’ai trouvé de nombreux sites mais j’en ai sélectionné un d’un conférencier anglais que j’ai trouvé particulièrement émouvant :
« J’ai senti une grande tristesse lorsque, en Juin 2007, j’ai appris que le QE2 avait été vendu et prenait sa retraite. J’avais eu la chance de donner une série de conférences à bord au cours de sa saison d’adieu. Ce fût une perte terrible pour les voyageurs lorsque le QE2 est arrivé à Dubaï. Son retrait du service a marqué la fin d’une époque. C’était la fin d’un navire comme on n’en avait jamais vu. J’ai le ferme espoir qu’à Dubaï, elle sera conservée comme une icône et traitée comme une reine** »
Une grande tristesse, mais aucun sentiment d’humiliation. Finalement, tant mieux…..
(**Nota :les Britanniques n’utilisent pas le genre neutre pour leurs navires mais le genre féminin, montrant ainsi qu’ils considèrent leurs bateaux comme des personnes).
Chaque fois qu’un bateau était accosté dans le port de Dubaï, on pouvait voir, sur l’image webcam, dans le lointain, un paquebot à la cheminée rouge. Ce bateau était toujours présent et ne semblait pas bouger.
Et bien sûr, lorsque le 9 Mai, nous avons embarqué sur le Déliziosa, à Dubaï, une de mes premières préoccupations a été de regarder si le paquebot était toujours là : Il était bien là, en effet, parfaitement amarré sur le quai du port Rashid, à quelques centaines de mètres. A cette distance, je ne pouvais pas lire son nom. Mais, ce bateau était imposant. J’avais cru voir un peu de fumée sortir de son unique cheminée.
Le lendemain, lorsque nous visitions Dubaï et que nous étions sur les trottoirs du souk de l’or, nous apercevions, dans le lointain, le Delizioza, magnifique, et ce mystérieux paquebot.
Je profite alors de la présence de notre guide pour lui demander quel était ce bateau, qui semblait en parfait état mais qui, visiblement, ne bougeait plus.
« C’est le Queen Elisabeth II », répondit-il. Il a été racheté par une société de Dubaï et va être transformé en hôtel de luxe.
Le site définitif de mouillage du QE2 sera le Palm Jumeirah, une ile artificielle créée par le gouvernement de Dubaï. C’est un volet de la politique de Dubaï pour le développement du tourisme, dans le but de devenir, à terme, une station capable de concurrencer Las Vegas.
Les travaux auraient dû commencer en 2009. Mais voilà, il y a eu la crise, et pour l’instant, il ne se passe rien. On fait seulement tourner les turbines du bateau afin de ventiler l’intérieur (d’où la fumée qui s’échappe de la cheminée).
Autre problème : les jeux d’argent sont interdits dans les pays musulmans, alors, comment concurrencer Las Vegas, dans ces conditions ?
Autant de questions qui font planer un doute sur l’avenir de ce magnifique bateau.
Alors, Je me suis posé une nouvelle question : la « reconversion » de ce bateau a-t’il provoqué en Angleterre la même émotion qu’en France, lorsque le paquebot France est devenu le Norway ?
Car, le voilà pratiquement abandonné sur un quai du Moyen Orient. Bien sûr, l’inscription « Cunard » a été effacée. Normal, puisqu’il n’appartient plus à cette compagnie. De même, son port d’attache « Southampton » a été remplacé par « Port Vila », capitale du Vanuatu, états des Nouvelles Hébrides dans l’Océanie.
Mais, il s’appelle toujours le « Queen Elisabeth II » le nom de la reine qui l’a baptisé et qui règne toujours sur l’empire britannique.
Ce magnifique bateau a, en effet, été baptisé le 20 Septembre 1968 par la reine Elisabeth II elle-même. La souveraine avait utilisé, pour la cérémonie, la même paire de ciseaux d’or qu’avaient précédemment utilisée sa mère et sa grand’mère lors des inaugurations du Queen Elisabeth et du Queen Mary. Une grande cérémonie, à la gloire du Royaume Uni.
Aussi, n’est-ce pas humiliant, pour les Anglais que le nom de leur reine soit encore inscrit sur un bateau du Vanuatu, abandonné sur un quai de Dubaï ? Où est donc la fière Angleterre : “Rule Britannia, rule over the world “?
Et, ce luxueux hôtel flottant, s’il existe un jour, s’appellera-t-il également Queen Elisabeth II ?
Je ne suis pas anglais, mais j’ai éprouvé beaucoup de tristesse en photographiant ce bateau. J’ai recherché, depuis, son histoire dans internet : Il a une dimension historique car il a participé aux transports de troupes, pendant la guerre des Malouines. Et il a transporté des millions de croisièristes...
J’ai trouvé de nombreux sites mais j’en ai sélectionné un d’un conférencier anglais que j’ai trouvé particulièrement émouvant :
« J’ai senti une grande tristesse lorsque, en Juin 2007, j’ai appris que le QE2 avait été vendu et prenait sa retraite. J’avais eu la chance de donner une série de conférences à bord au cours de sa saison d’adieu. Ce fût une perte terrible pour les voyageurs lorsque le QE2 est arrivé à Dubaï. Son retrait du service a marqué la fin d’une époque. C’était la fin d’un navire comme on n’en avait jamais vu. J’ai le ferme espoir qu’à Dubaï, elle sera conservée comme une icône et traitée comme une reine** »
Une grande tristesse, mais aucun sentiment d’humiliation. Finalement, tant mieux…..
(**Nota :les Britanniques n’utilisent pas le genre neutre pour leurs navires mais le genre féminin, montrant ainsi qu’ils considèrent leurs bateaux comme des personnes).
Itinéraire en Argentine pour un tour du monde? English translation pending
Bonjour,
Nous préparons actuellement notre tour du monde et ce dernier débutera par l'Argentine (durée 3 mois Argentine-Chili). Départ prévu pour Avril 2011. Je recherche aujourd'hui un retour sur les sites que nous allons visiter : tous les détails se retrouvent sur http://www.voyage-en-duo.com/?page_id=544
Qu'en pensez vous ? avons nous omis des sites incontournables ? Est-ce facile de passer par le Chili et retourner en Argentine ? (pas de pb administratif ?) Merci par avance.
En détails :Buenos Aires La ville de Tigre, édifiée sur de nombreux lots dans le Delta du Parana, se situe à moins d’une heure de route de Buenos Aires La très agréable ville de Rosario, celle qui représente le mieux le mode de vie argentin, à seulement 3 heures de la capitale Avion de Buenos Aires à Trelew, (environ 35 pesos) ville offrant les meilleurs réseaux de communication pour se rendre dans la péninsule de Valdès Puerto Madryn, camp de base pour visiter la péninsule Valdès, paysages sauvages de lande, et surtout population marine variée et importante (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Punta Delgada est située dans l’extrême sud est de la péninsule de Valdès, paradis des élephants de mer Punta Tombo, incroyable concentration de pingouins (manchots de Magellan) dans cette réserve unique au monde Ushuaia Le parc national de la Terre de Feu El Calafate et le Parc national de Los Glaciares (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Le lago Argentino, le plus grand lac d’Argentine. Belles randonnées Glacier Perito Moreno El Chalten au pied du Fitz Roy et du Cerro Torre (Site de Bloc) El Bolsón, ville andine niché au cœur d’une jolie vallée glacière San Carlos de Bariloche qui se situe sur le Lac Nahuel Huapi ne manque pas de charme Les blocs de Frey Détour par le Chili (voir itinéraire Chili) Suite Argentine Mendoza, point de départ idéal pour les sports de montagne Capilla del Monte – Les blocs de Rocamola La Rioja, le parc national Talampaya (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité) Cafayate et la route des vins Quebrada las Conchas, extraordinaire canyon qui explore toute la palette des rouges Salta Purmamarca et sa montagne aux sept couleurs Tilcara, petit village perdu dans la montagne à visiter à pied, notamment sa pucara, forteresse précolombienne La Quebrada de Humahuaca (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité), le village de Humahuaca, situé à 3000 mètres d’altitude, est un village andin typique Le site de bloc de Tugzle
Nous préparons actuellement notre tour du monde et ce dernier débutera par l'Argentine (durée 3 mois Argentine-Chili). Départ prévu pour Avril 2011. Je recherche aujourd'hui un retour sur les sites que nous allons visiter : tous les détails se retrouvent sur http://www.voyage-en-duo.com/?page_id=544
Qu'en pensez vous ? avons nous omis des sites incontournables ? Est-ce facile de passer par le Chili et retourner en Argentine ? (pas de pb administratif ?) Merci par avance.
En détails :Buenos Aires La ville de Tigre, édifiée sur de nombreux lots dans le Delta du Parana, se situe à moins d’une heure de route de Buenos Aires La très agréable ville de Rosario, celle qui représente le mieux le mode de vie argentin, à seulement 3 heures de la capitale Avion de Buenos Aires à Trelew, (environ 35 pesos) ville offrant les meilleurs réseaux de communication pour se rendre dans la péninsule de Valdès Puerto Madryn, camp de base pour visiter la péninsule Valdès, paysages sauvages de lande, et surtout population marine variée et importante (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Punta Delgada est située dans l’extrême sud est de la péninsule de Valdès, paradis des élephants de mer Punta Tombo, incroyable concentration de pingouins (manchots de Magellan) dans cette réserve unique au monde Ushuaia Le parc national de la Terre de Feu El Calafate et le Parc national de Los Glaciares (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Le lago Argentino, le plus grand lac d’Argentine. Belles randonnées Glacier Perito Moreno El Chalten au pied du Fitz Roy et du Cerro Torre (Site de Bloc) El Bolsón, ville andine niché au cœur d’une jolie vallée glacière San Carlos de Bariloche qui se situe sur le Lac Nahuel Huapi ne manque pas de charme Les blocs de Frey Détour par le Chili (voir itinéraire Chili) Suite Argentine Mendoza, point de départ idéal pour les sports de montagne Capilla del Monte – Les blocs de Rocamola La Rioja, le parc national Talampaya (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité) Cafayate et la route des vins Quebrada las Conchas, extraordinaire canyon qui explore toute la palette des rouges Salta Purmamarca et sa montagne aux sept couleurs Tilcara, petit village perdu dans la montagne à visiter à pied, notamment sa pucara, forteresse précolombienne La Quebrada de Humahuaca (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité), le village de Humahuaca, situé à 3000 mètres d’altitude, est un village andin typique Le site de bloc de Tugzle