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Le wifi dans les hôtels de l'Ouest américain... English translation pending
... ben c'est sympa... puisque ça me permet de vous faire un coucou depuis l'holiday inn express de Santa Barbara !
Quelques impressions depuis notre arrivée samedi : Le vol : BMI (Bruxelles-Londres) + Air New Zeland (Londres-Los Angeles) : A l'heure et sans problème.
Le border contrôle : Lui même hyper rapide mais beaucoup de monde donc file d'attente et on nous a "gardé" assis dans l'avion 1/2heure de plus à cause de l'encombrement dans le hall du contrôle...où les agents régulaient finalement assez bien la foule de façon a répartir au mieux les arrivants par vols...
Sheraton aéroport : Une usine
L'aéroport : Une usine mais facile de se repérer et de nombreuses navettes
Avis : Aucune attente à l'heure à laquelle nous nous y sommes rendus (9h30)
Voiture de location : J'avais réservé une routière en attendant d'être sur place pour aviser vu qu'il n'y avait pas grand chose en 4x4 sur le site belge. En bon commerçant le gars nous a proposé un SUV.. et mon mari a dit ok. Nous avons donc hérité d'un PONTIAC TORRENT récent, tout blanc, sièges en cuir... si certains d'entre vous connaissent, je suis preneuse d'avis... On est parti sans la notice, on ne savait même pas quoi mettre comme carburant dedans, on a pas mal cherché pour les boutons aussi.
LE brunch et la visite du QUEEN MARY : Super sympa pour une visite hors du temps. Le brunch est animé par un chanteur de blues/jazz et le buffet se présente sous la forme de "stations" par type de cuisine. La visite du paquebot est très sympa avec des expositions et des parties "promenades".
Cali'fun : Tour de la ville en soirée en français. Le guide était canadien. Parcours sympa qui nous a permis d'aller, outre les traditionnels Berverlu Hills, Bel air et Hollywood boulevard, dans downtown mais aussi à Alverra près de la station où il y avait une fête mexicaine avec des danseuses aux costumes très colorés... très sympa avec le petit marché dans la rue pietonne !
Universal studios VIP tour: Un traitement privilégié pour une visite sans stress et sans les foules. On a apprécié. Côté tournage on n'a pas vu grand chose mais on s'y attendait. En revanche on a pu faire un tour dans des bâtiments où il y a tous les accesoires, la fabrique des décors et les studios d'enregistrement du son. Le tour à un côté "attraction" avec son lot de surprises... mais il est vrai que Universal est aussi ... un parc d'attractions!
Le restaurant YAMASHIRO 😎😎😎: Sur le "top" de la Hollywood Hill. La vue est magnifique et la cuisine délicieuse. Ce n'est pas du "tout japonais" loin de là, mais c'est une cuisine qui dirais-je, accorde les goûts et les saveurs. Ce n'est pas donné mais c'est vraiment très bon . Le service est impeccable et l'expresso est très bon (qui disait que le café n'était pas toujours bon ici ???😉)
L'hotel MAGIC CASTLE : J'avais réservé au HOLLYWOOD HILL HOTEL, juste en dessous du YAMASHIRO mais en arrivant pour le check inn au Magic castle (c'est là que se fait le check inn du HHH) on me dit qu'il y a des problème de plomberie en haut (ptète que finalement il n'étaient pas plein et qu'ils préféraient ne pas le mettre en service avant d'avoir rempli le magic castle). Finalement ce n'est qu'une semi deception car en voyant en bas le petit hotel très bien tenu avec sa mini piscine, je me demandais pourquoi j'étais allée m'embêter à retenir en haut... D'autant plus que le receptionniste se plie en 4, insiste sur le fait que là au je n'aurais eu qu'une vue sur la colline etc.. Il nous propose une chambre plus grande avec tous les snacks gratuits et patati et patata... Donc au final on est contents, on a un grand appartement très calme et le parking est en dessous. Petit déjeuner sympa auprès de la piscine.
Hollywood boulevard au matin : Beaucoup plus cool que l'après midi. Permet de prendre son temps sans être bousculé par la foule... appréciable !
Studios WARNER BROS : Super bien organisé. Là aussi pas de tournage en vue . Plus orienté prod de séries TV et show.
SANTA BARBARA : Charmante bourgade très animée. La balade sur le "Pier" en fin de journée est très agréable. Balade nocturne dans le "vieux quartier" et les rues commerçantes. Accents très "hispaniques" à 2 jours des "olds spanish days". Je ne regrette pas un instant cette étape !
Restaurant PALACE GRILL 😎😎😎: Un restau qui ne paye pas de mine comparé aux accueillantes terrasses "pièges à touristes" de la State street, mais cuisine cajun excellente au son du jazz New orleans... (expresson à éviter...🤪). Il était très bien cotté sur tripadvisor... pas étonnant !
Hotel Holidays inn express VIRGINIA: Un hotel inn à l'espagnole dans un bâtiment ancien (pour els USA); Chambre petite mais jolie déco "espagnole of course". Lits confortables... bon on m'attend pour le petit dej !! A +😎
Quelques impressions depuis notre arrivée samedi : Le vol : BMI (Bruxelles-Londres) + Air New Zeland (Londres-Los Angeles) : A l'heure et sans problème.
Le border contrôle : Lui même hyper rapide mais beaucoup de monde donc file d'attente et on nous a "gardé" assis dans l'avion 1/2heure de plus à cause de l'encombrement dans le hall du contrôle...où les agents régulaient finalement assez bien la foule de façon a répartir au mieux les arrivants par vols...
Sheraton aéroport : Une usine
L'aéroport : Une usine mais facile de se repérer et de nombreuses navettes
Avis : Aucune attente à l'heure à laquelle nous nous y sommes rendus (9h30)
Voiture de location : J'avais réservé une routière en attendant d'être sur place pour aviser vu qu'il n'y avait pas grand chose en 4x4 sur le site belge. En bon commerçant le gars nous a proposé un SUV.. et mon mari a dit ok. Nous avons donc hérité d'un PONTIAC TORRENT récent, tout blanc, sièges en cuir... si certains d'entre vous connaissent, je suis preneuse d'avis... On est parti sans la notice, on ne savait même pas quoi mettre comme carburant dedans, on a pas mal cherché pour les boutons aussi.
LE brunch et la visite du QUEEN MARY : Super sympa pour une visite hors du temps. Le brunch est animé par un chanteur de blues/jazz et le buffet se présente sous la forme de "stations" par type de cuisine. La visite du paquebot est très sympa avec des expositions et des parties "promenades".
Cali'fun : Tour de la ville en soirée en français. Le guide était canadien. Parcours sympa qui nous a permis d'aller, outre les traditionnels Berverlu Hills, Bel air et Hollywood boulevard, dans downtown mais aussi à Alverra près de la station où il y avait une fête mexicaine avec des danseuses aux costumes très colorés... très sympa avec le petit marché dans la rue pietonne !
Universal studios VIP tour: Un traitement privilégié pour une visite sans stress et sans les foules. On a apprécié. Côté tournage on n'a pas vu grand chose mais on s'y attendait. En revanche on a pu faire un tour dans des bâtiments où il y a tous les accesoires, la fabrique des décors et les studios d'enregistrement du son. Le tour à un côté "attraction" avec son lot de surprises... mais il est vrai que Universal est aussi ... un parc d'attractions!
Le restaurant YAMASHIRO 😎😎😎: Sur le "top" de la Hollywood Hill. La vue est magnifique et la cuisine délicieuse. Ce n'est pas du "tout japonais" loin de là, mais c'est une cuisine qui dirais-je, accorde les goûts et les saveurs. Ce n'est pas donné mais c'est vraiment très bon . Le service est impeccable et l'expresso est très bon (qui disait que le café n'était pas toujours bon ici ???😉)
L'hotel MAGIC CASTLE : J'avais réservé au HOLLYWOOD HILL HOTEL, juste en dessous du YAMASHIRO mais en arrivant pour le check inn au Magic castle (c'est là que se fait le check inn du HHH) on me dit qu'il y a des problème de plomberie en haut (ptète que finalement il n'étaient pas plein et qu'ils préféraient ne pas le mettre en service avant d'avoir rempli le magic castle). Finalement ce n'est qu'une semi deception car en voyant en bas le petit hotel très bien tenu avec sa mini piscine, je me demandais pourquoi j'étais allée m'embêter à retenir en haut... D'autant plus que le receptionniste se plie en 4, insiste sur le fait que là au je n'aurais eu qu'une vue sur la colline etc.. Il nous propose une chambre plus grande avec tous les snacks gratuits et patati et patata... Donc au final on est contents, on a un grand appartement très calme et le parking est en dessous. Petit déjeuner sympa auprès de la piscine.
Hollywood boulevard au matin : Beaucoup plus cool que l'après midi. Permet de prendre son temps sans être bousculé par la foule... appréciable !
Studios WARNER BROS : Super bien organisé. Là aussi pas de tournage en vue . Plus orienté prod de séries TV et show.
SANTA BARBARA : Charmante bourgade très animée. La balade sur le "Pier" en fin de journée est très agréable. Balade nocturne dans le "vieux quartier" et les rues commerçantes. Accents très "hispaniques" à 2 jours des "olds spanish days". Je ne regrette pas un instant cette étape !
Restaurant PALACE GRILL 😎😎😎: Un restau qui ne paye pas de mine comparé aux accueillantes terrasses "pièges à touristes" de la State street, mais cuisine cajun excellente au son du jazz New orleans... (expresson à éviter...🤪). Il était très bien cotté sur tripadvisor... pas étonnant !
Hotel Holidays inn express VIRGINIA: Un hotel inn à l'espagnole dans un bâtiment ancien (pour els USA); Chambre petite mais jolie déco "espagnole of course". Lits confortables... bon on m'attend pour le petit dej !! A +😎
Ne dites pas à ma mère que je visite l'Iran... (suite et fin) English translation pending
Suite de la 1ère partie ( http://voyageforum.com/...ost=2685231;#2685231 ) qui allait de Téhéran à Shiraz puis Yazd et maintenant nous voici à Ispahan.
Samedi 16 Mai 2009 :
Je descends à l'épicerie juste en bas pour faire les courses pour le petit-déjeuner. Nous restons ici 4 nuits. Jus d'orange, fromage à tartiner, de la feta locale, confiture de cerise et du thé. Coup de bol, il y a une boulangerie juste en face et je remonte mon pain brûlant. Cette fois bien sûr, je le paye. A 500 rials ( soit 3 centimes d'euros 😎 ), on flambe pas le budget !
8h30 : Nous repartons vers la place de l'Imam. Nous voyons la coupole et une rue déserte semble pouvoir y mener sans passer par la grande avenue comme hier soir. Bonne pioche car nous arrivons par derrière avec une superbe vue dégagée.

C'est la seule façon de voir cette magnifique coupole d'aussi près car depuis la place, elle est beaucoup plus en retrait. Nous faisons le tour par des ruelles désertes mais on s'y retrouve après quelques détours pour débouler sur la place.

Les prix n'ont plus rien à voir avec le LP et nous ne payons que 5.000 rials/personne pour la Mosquée de l'Imam au lieu des 30.000 annoncés.
Entrée de la Mosquée :

La 1ère chose à faire quand tu arrives dans la cour .... c'est de t'asseoir et fermer ta grande bouche pendant 10mn 😎


Bon d'accord, faut aimer le bleu 😛 Le seul petit regret c'est que le soleil est déjà bien haut même à 9h00 et la lumière douce du matin a déjà disparu.
Les intérieurs sont grandioses et aussi décorés que l'extérieur :

Sur cette même place, comme si cela ne suffisait pas, se trouve une autre merveille, la Mosquée Lotfollah :

Ici pas de cour, juste un couloir dans la pénombre qui conduit à cette coupole qui sort du bleu habituel.

Bon, à la sortie, on se fait encore harponner par un marchand de tapis. C'est "Zizou le Nomade" qui parle français et incontournable sur la zone. On ne peut pas le rater ! Soyons francs, il connait la mosquée de l'Imam par coeur et nous donne des détails intéressants et inconnus dans les guides. On s'échappe rapidement sous un faux prétexte pour s'éviter le thé dans le magasin. Je sais que Mauricette sera le maillon faible et après t'arrives plus à sortir 😇
Encore un ancien professeur de français qui nous aborde. On papote .... pour finir par annoncer qu'il fait guide à 10€ de l'heure. Tu sais quoi ? Ca commence à me gaver Ispahan, mine de rien ! Tant pis mais on se remet donc en position "Touriste sur le qui-vive" pour couper court à toutes ces discussions stériles qui n'ont qu'un but : Te fourguer un truc 🏴☠️
Nous rentrons donc dans le bazar qui donne également sur la place. Même si on trouve des épices, c'est moins typique qu'ailleurs sur cette partie. Le tourisme fait son oeuvre aussi.


Mauricette se jette sur l'eau de rose, des boutons de roses séchées. On craque aussi pour du gaz. Je te rassure, on ne s'est pas acheté une bonbonne de Butane mais des nougats iraniens avec de la pistache. ( http://ashrafi-gaz.com/ )
Alors qu'on revient sur la place, encore un rabatteur ... et c'est le frère de celui d'hier soir. Une vraie petite mafia dis donc. Lui, il est dans les nappes et pas le temps de réagir, un moment d'inattention et il a chopé Mauricette qui zieute depuis ce matin sur toutes celles qu'on voit partout. Allez c'est parti pour son magasin avec une démonstration de la fabrication artisanale grâce à des tampons qui sont appliqués 1 par 1 avec chacun un motif. C'est assez compliqué et le prix dépend du nombre de tampons utilisés et des couleurs appliquées. Ca commence à 9€ jusqu'à 28€.
Bon, on s'échappe et on verra + tard. Avantage, c'était à côté d'un beau restaurant au 1er étage. C'est presque plein et à 90% d'iraniens. Ah enfin !

C'est aussi la 1ère fois qu'on va tester un repas sur ces "divans". On enlève ses chaussures donc il est fortement conseillé de ne pas venir avec tes chaussettes minables et trouées ! Le décor est traditionnel et très joli. Nous commandons un ragoût, des boulettes de viande, pain, olives, yaourt et un dessert. 2 boissons + thé à la fin = 205.000 rials. C'était très bon et le service aimable et rapide.
Les magasins sont maintenant fermés et il fait chaud .... Retour à l'appart pour une sieste. Pas la peine de traîner dans le vide.
17h30 : Pas très loin se trouve le palais du Chehel Sotun dans un grand parc.

20 immenses colonnes de bois et un plafond décoré. Attention la caisse ferme à 18h30 et on doit sortir à 19h00.
Nous revoilou sur la place de l'Imam mais le palais Ali Qapu est déjà fermé. Les gens arrivent en cette fin de journée pour pique-niquer et surtout manger des glaces. Qu'est ce qu'ils peuvent en manger ici ! Nous avons résisté depuis le début mais nous sommes ici pour 3 jours et au pire, c'est le meilleur moment pour se risquer une Tourista, non ? 😎
Les clients nous aident à choisir entre les parfums, les options .... et on craque pour ce qui nous fait envie depuis le début. Une glace à la rose avec des petits vermicelles et un sirop au citron. On s'installe sur la pelouse, le soir tombe, les gens s'installent un peu partout ... On se regarde en souriant.
Ce petit déclic si délicieux, quand tu es à l'étranger, vient d'arriver ! Cette place magnifique est devant nous, les 2 coupoles prennent les derniers rayons du soleil et : - Si on m'avait dit, il y a 1 mois, que je mangerais tranquillement une glace à Ispahan ?
Nous sommes comme chez nous, quand tu vas te balader un soir d'été en ville pour prendre l'air et manger une glace en terrasse. Nous sommes en totale confiance, on commence à piger les détails de la vie de tous les jours, on se débrouille avec les bus, les taxis. Plus ce stress de l'inconnu, les gens sont charmants. On est dedans quoi et tout baigne !
Alors qu'on tente de se faire expliquer les différences entre les dizaines de marques de nougats et de prix dans un magasin, un jeune entre et nous traduit les explications du patron. On comprend que le prix dépend du % de pistaches entre 24 et 48%. A vérifier donc avant d'acheter. Le gars nous propose de discuter et prendre un thé pas très loin. C'est à l'Azadegan, citée dans le LP et qu'on avait l'intention de tester d'ailleurs, ça tombe bien car pas évidente à trouver au fond d'une ruelle et dans une cour pas très avenante au 1er abord.

La déco est assez délirante. Un côté mixte et un autre réservé aux seuls hommes. On discute de la politique, de la vie de tous les jours et .... de son boulot de vendeur de tapis. C'est pas vrai, ça commence vraiment à me saouler !!!!! En plus, on se méfie pas ici. On est tellement abordés toute la journée par des gens heureux de pouvoir parler avec des étrangers ou simplement dire Bonjour, qu'on dit oui à tout ! L'autre zigoto est parti avec son histoire à 2 balles de son oncle qui fait des nappes. On lui dit qu'on y a eu droit ce matin et que pour rester poli, on n'a pas que ça à faire en gros. On est même à 2 doigts de s'en foutre un maximum, pour tout dire 🤪
Nous restons sur la place de l'Imam pour dîner au restaurant Bastani. Autant se le dire, de toutes façons, t'as pas trop le choix en fait sur les restaus dans le coin, même si c'est touristique. Il est conseillé par le LP et comme hier soir, c'est la guerre atomique ! Il doit y avoir 60 ou 70 tables .... et 1 seule occupée. Ca fiche un peu la trouille, les restaus le soir, y'a jamais personne. Les groupes restent à leurs hôtels je pense. Les iraniens sont chez eux ou pique-niquent. Bref, c'est à chaque fois la misère !
Le serveur doit sortir de la même école d'hôtellerie que celui d'hier et lève aussi les yeux parce qu'on veut juste un plat et pas d'entrées, pas de desserts.
Alors faisons le bilan et un conseil : Ne jamais commencer son circuit par Ispahan !
Par certains côtés, on se croirait au Maroc ou en Tunisie avec les marchands et les rabatteurs qui te prennent la tête dès que tu es sur la place de l'Imam. Aujourd'hui, assez peu de contacts avec les gens. Les gens sont sans doute + habitués ici . Et les 2 restaurants à touriste avec un service et une attitude désagréable ( qu'on soit en Iran ou pas d'ailleurs )
Allez dodo et je préviens Mauricette qu'on ne va plus tourner autour du pot avec les rabatteurs et qu'on s'en débarassera en 2mn chrono désormais. Et comme disait le philosophe Rambo : Ils l'auront voulu leur P...... de Guerre !
A suivre ....
Samedi 16 Mai 2009 :
Je descends à l'épicerie juste en bas pour faire les courses pour le petit-déjeuner. Nous restons ici 4 nuits. Jus d'orange, fromage à tartiner, de la feta locale, confiture de cerise et du thé. Coup de bol, il y a une boulangerie juste en face et je remonte mon pain brûlant. Cette fois bien sûr, je le paye. A 500 rials ( soit 3 centimes d'euros 😎 ), on flambe pas le budget !
8h30 : Nous repartons vers la place de l'Imam. Nous voyons la coupole et une rue déserte semble pouvoir y mener sans passer par la grande avenue comme hier soir. Bonne pioche car nous arrivons par derrière avec une superbe vue dégagée.

C'est la seule façon de voir cette magnifique coupole d'aussi près car depuis la place, elle est beaucoup plus en retrait. Nous faisons le tour par des ruelles désertes mais on s'y retrouve après quelques détours pour débouler sur la place.

Les prix n'ont plus rien à voir avec le LP et nous ne payons que 5.000 rials/personne pour la Mosquée de l'Imam au lieu des 30.000 annoncés.
Entrée de la Mosquée :

La 1ère chose à faire quand tu arrives dans la cour .... c'est de t'asseoir et fermer ta grande bouche pendant 10mn 😎


Bon d'accord, faut aimer le bleu 😛 Le seul petit regret c'est que le soleil est déjà bien haut même à 9h00 et la lumière douce du matin a déjà disparu.
Les intérieurs sont grandioses et aussi décorés que l'extérieur :

Sur cette même place, comme si cela ne suffisait pas, se trouve une autre merveille, la Mosquée Lotfollah :

Ici pas de cour, juste un couloir dans la pénombre qui conduit à cette coupole qui sort du bleu habituel.

Bon, à la sortie, on se fait encore harponner par un marchand de tapis. C'est "Zizou le Nomade" qui parle français et incontournable sur la zone. On ne peut pas le rater ! Soyons francs, il connait la mosquée de l'Imam par coeur et nous donne des détails intéressants et inconnus dans les guides. On s'échappe rapidement sous un faux prétexte pour s'éviter le thé dans le magasin. Je sais que Mauricette sera le maillon faible et après t'arrives plus à sortir 😇
Encore un ancien professeur de français qui nous aborde. On papote .... pour finir par annoncer qu'il fait guide à 10€ de l'heure. Tu sais quoi ? Ca commence à me gaver Ispahan, mine de rien ! Tant pis mais on se remet donc en position "Touriste sur le qui-vive" pour couper court à toutes ces discussions stériles qui n'ont qu'un but : Te fourguer un truc 🏴☠️
Nous rentrons donc dans le bazar qui donne également sur la place. Même si on trouve des épices, c'est moins typique qu'ailleurs sur cette partie. Le tourisme fait son oeuvre aussi.


Mauricette se jette sur l'eau de rose, des boutons de roses séchées. On craque aussi pour du gaz. Je te rassure, on ne s'est pas acheté une bonbonne de Butane mais des nougats iraniens avec de la pistache. ( http://ashrafi-gaz.com/ )
Alors qu'on revient sur la place, encore un rabatteur ... et c'est le frère de celui d'hier soir. Une vraie petite mafia dis donc. Lui, il est dans les nappes et pas le temps de réagir, un moment d'inattention et il a chopé Mauricette qui zieute depuis ce matin sur toutes celles qu'on voit partout. Allez c'est parti pour son magasin avec une démonstration de la fabrication artisanale grâce à des tampons qui sont appliqués 1 par 1 avec chacun un motif. C'est assez compliqué et le prix dépend du nombre de tampons utilisés et des couleurs appliquées. Ca commence à 9€ jusqu'à 28€.
Bon, on s'échappe et on verra + tard. Avantage, c'était à côté d'un beau restaurant au 1er étage. C'est presque plein et à 90% d'iraniens. Ah enfin !

C'est aussi la 1ère fois qu'on va tester un repas sur ces "divans". On enlève ses chaussures donc il est fortement conseillé de ne pas venir avec tes chaussettes minables et trouées ! Le décor est traditionnel et très joli. Nous commandons un ragoût, des boulettes de viande, pain, olives, yaourt et un dessert. 2 boissons + thé à la fin = 205.000 rials. C'était très bon et le service aimable et rapide.
Les magasins sont maintenant fermés et il fait chaud .... Retour à l'appart pour une sieste. Pas la peine de traîner dans le vide.
17h30 : Pas très loin se trouve le palais du Chehel Sotun dans un grand parc.

20 immenses colonnes de bois et un plafond décoré. Attention la caisse ferme à 18h30 et on doit sortir à 19h00.
Nous revoilou sur la place de l'Imam mais le palais Ali Qapu est déjà fermé. Les gens arrivent en cette fin de journée pour pique-niquer et surtout manger des glaces. Qu'est ce qu'ils peuvent en manger ici ! Nous avons résisté depuis le début mais nous sommes ici pour 3 jours et au pire, c'est le meilleur moment pour se risquer une Tourista, non ? 😎
Les clients nous aident à choisir entre les parfums, les options .... et on craque pour ce qui nous fait envie depuis le début. Une glace à la rose avec des petits vermicelles et un sirop au citron. On s'installe sur la pelouse, le soir tombe, les gens s'installent un peu partout ... On se regarde en souriant.
Ce petit déclic si délicieux, quand tu es à l'étranger, vient d'arriver ! Cette place magnifique est devant nous, les 2 coupoles prennent les derniers rayons du soleil et : - Si on m'avait dit, il y a 1 mois, que je mangerais tranquillement une glace à Ispahan ?
Nous sommes comme chez nous, quand tu vas te balader un soir d'été en ville pour prendre l'air et manger une glace en terrasse. Nous sommes en totale confiance, on commence à piger les détails de la vie de tous les jours, on se débrouille avec les bus, les taxis. Plus ce stress de l'inconnu, les gens sont charmants. On est dedans quoi et tout baigne !
Alors qu'on tente de se faire expliquer les différences entre les dizaines de marques de nougats et de prix dans un magasin, un jeune entre et nous traduit les explications du patron. On comprend que le prix dépend du % de pistaches entre 24 et 48%. A vérifier donc avant d'acheter. Le gars nous propose de discuter et prendre un thé pas très loin. C'est à l'Azadegan, citée dans le LP et qu'on avait l'intention de tester d'ailleurs, ça tombe bien car pas évidente à trouver au fond d'une ruelle et dans une cour pas très avenante au 1er abord.

La déco est assez délirante. Un côté mixte et un autre réservé aux seuls hommes. On discute de la politique, de la vie de tous les jours et .... de son boulot de vendeur de tapis. C'est pas vrai, ça commence vraiment à me saouler !!!!! En plus, on se méfie pas ici. On est tellement abordés toute la journée par des gens heureux de pouvoir parler avec des étrangers ou simplement dire Bonjour, qu'on dit oui à tout ! L'autre zigoto est parti avec son histoire à 2 balles de son oncle qui fait des nappes. On lui dit qu'on y a eu droit ce matin et que pour rester poli, on n'a pas que ça à faire en gros. On est même à 2 doigts de s'en foutre un maximum, pour tout dire 🤪
Nous restons sur la place de l'Imam pour dîner au restaurant Bastani. Autant se le dire, de toutes façons, t'as pas trop le choix en fait sur les restaus dans le coin, même si c'est touristique. Il est conseillé par le LP et comme hier soir, c'est la guerre atomique ! Il doit y avoir 60 ou 70 tables .... et 1 seule occupée. Ca fiche un peu la trouille, les restaus le soir, y'a jamais personne. Les groupes restent à leurs hôtels je pense. Les iraniens sont chez eux ou pique-niquent. Bref, c'est à chaque fois la misère !
Le serveur doit sortir de la même école d'hôtellerie que celui d'hier et lève aussi les yeux parce qu'on veut juste un plat et pas d'entrées, pas de desserts.
Alors faisons le bilan et un conseil : Ne jamais commencer son circuit par Ispahan !
Par certains côtés, on se croirait au Maroc ou en Tunisie avec les marchands et les rabatteurs qui te prennent la tête dès que tu es sur la place de l'Imam. Aujourd'hui, assez peu de contacts avec les gens. Les gens sont sans doute + habitués ici . Et les 2 restaurants à touriste avec un service et une attitude désagréable ( qu'on soit en Iran ou pas d'ailleurs )
Allez dodo et je préviens Mauricette qu'on ne va plus tourner autour du pot avec les rabatteurs et qu'on s'en débarassera en 2mn chrono désormais. Et comme disait le philosophe Rambo : Ils l'auront voulu leur P...... de Guerre !
A suivre ....
Organisation d'un voyage à vélo (traversée de la France) English translation pending
Bonsoir à tous !
je continue à préparer ma traversée de la France à vélo et un certain nombre de questions ne trouvent pas réponse :
- j'ai un VTC ( Overland de chez Go Sport ) qui fonctionne à merveille mais qui n'est pas équipé ( pas de garde boue , .... ) . Je me demande donc s'il est préférable de vendre mon VTC et d'acheter un vélo " ad'hoc " ou si mon VTC peut être équipé de A à Z en vu de mon périple ? - quelles cartes à quelle échelle ? - Y-a-t-il des itinéraires plus sympas que d'autres pour une traversée à vélo ? ( je pars de PARIS et aimerais rejoindre BREST ) - Y-a-t-il un ( des ) site internet référence pour préparer un voyage en vélo ?
merci d'avance pour votre aide . Frunny 😎
je continue à préparer ma traversée de la France à vélo et un certain nombre de questions ne trouvent pas réponse :
- j'ai un VTC ( Overland de chez Go Sport ) qui fonctionne à merveille mais qui n'est pas équipé ( pas de garde boue , .... ) . Je me demande donc s'il est préférable de vendre mon VTC et d'acheter un vélo " ad'hoc " ou si mon VTC peut être équipé de A à Z en vu de mon périple ? - quelles cartes à quelle échelle ? - Y-a-t-il des itinéraires plus sympas que d'autres pour une traversée à vélo ? ( je pars de PARIS et aimerais rejoindre BREST ) - Y-a-t-il un ( des ) site internet référence pour préparer un voyage en vélo ?
merci d'avance pour votre aide . Frunny 😎
Prague – Cracovie – Varsovie (1er au 22 mai 2009) English translation pending
Prague – Cracovie – Varsovie (1er au 22 mai 2009)
Prague
1er – 2 mai Départ de la maison vers 15 heures avec Pierre pour nous rendre à l’aéroport Montréal-Trudeau afin d’éviter le trafic de l’heure de pointe. Je prends un verre avec Pierre qui quitte alors que ma sœur et mon beau-frère arrivent. Mon beau-frère qui est membre Elite Aéroplan nous fait passer par la ligne d’enregistrement dédiée à ces membres. Heureusement car il y a foule aux guichets d’Air Canada. La jeune fille met même une étiquette Prioritaire sur nos bagages enregistrés : ces bagages seront les premiers sur le carrousel à Prague. Une fois la sécurité passée, ma sœur et moi allons manger et dans les boutiques Hors-Taxes en attendant l’embarquement.
Nous décollons pour Frankfort avec une heure de retard, soit à 20 :55 heures. Comme notre escale est de 3 heures à Frankfort, ce n’est pas grave. Nous avons droit à bord au nouvel écran tactile individuel qui offre plusieurs films, émissions de télé, musique, etc. Les écouteurs nous sont distribués gratuitement. On nous sert un repas chaud avec vin gratuit aussi. Un peu avant l’arrivée nous avons aussi un déjeuner. Le service est très bon et la bouffe aussi.
Arrivées à Frankfort, nous avons une escale de près de 2 heures durant laquelle nous faisons les boutiques Hors-Taxes et prenons un café. La fatigue commence à se faire sentir. Décollage sur Lufthansa à 12 :05 heures pour arriver à Prague à 13 :05 heures. Des breuvages chauds et froids nous sont servis gracieusement durant le vol, y compris l’alcool. Nos bagages arrivent sur le carrousel parmi les premiers. Nous nous dirigeons vers la sortie et le taxi réservé via Internet nous attend comme convenu. Il fait beau et chaud (plus de 20C). Le chauffeur nous conduit à notre hôtel, le Plaza Alta, situé un peu en périphérie des quartiers touristiques. Il s’avérera très bien situé par la suite, à 10 minutes de tramway de la vieille place et du Château de Prague. Nous en profitons pour réserver le même taxi pour nous conduire à l’aéroport le 11 pour aller à Cracovie.
L’hôtel est très bien. La chambre est très confortable et très propre. On a accès gratuitement à un coffret de sûreté personnel à la réception. On y laisse nos passeports. On peut acheter à la réception des timbres, des billets d’autobus/tramway/métro (le même fonctionne partout) et même des excursions. Il y a un bar avec accès gratuit à l’Internet, un restaurant mexicain qui offre de la très bonne cuisine. Le petit déjeuner est servi sous forme de buffet chaud et froid très complet. Le personnel de la réception est vraiment très chaleureux, souriant et serviable. Voici quelques photos de l’hôtel.




Vue de notre chambre

Une fois installées, nous allons nous promener pour voir ce qu’il y a autour de l’hôtel. Nous repérons un supermarché où nous achetons de l’eau embouteillée, des noix et une bouteille de vin.
Nous retournons ensuite à l’hôtel où nous planifions dans notre chambre les journées à venir en sirotant un verre de vin. Par la suite nous prenons un mojito au bar de l’hôtel en regardant comment fonctionne leur ordi : tout est en tchèque!!! Nous soupons ensuite et je prends une goulasch qui est délicieuse mis à part les knedlík, des petites galettes de pâte de mie de pain qui sont fades et très consistantes.

Après le repas, retour à la chambre, douche et dodo vers 21 :30 heures. Nous sommes crevées!!!
3 mai Nous quittons l’hôtel vers 08 :30 heures après avoir déjeuné. Le déjeuner est compris dans le prix de la chambre. Il fait encore beau. Nous nous dirigeons vers la vieille place pour pouvoir récupérer la Prague Card achetée sur Expedia et qui donne des rabais ou des gratuités pour visiter différents endroits. Nous aurons du mal à l’obtenir car l’adresse indiquée sur notre bon d’échange n’est plus valide. On nous envoie ailleurs et le bureau est fermé pour le dîner. Finalement nous l’obtiendrons d’un 3e endroit. Mais ce n’est pas grave car nous sommes à Prague et cela nous permet de nous orienter un peu. Nous admirons les façades et l’architecture des bâtiments qui s’offrent à nous. Ils sont tout simplement magnifiques!!! On n’a pas assez d’yeux pour tout voir tellement c’est beau !!!

Nous rentrons tôt à l’hôtel puisque nous devons rencontrer Jeannine et Michel, connus sur un autre forum de voyages, vers 19 heures. Une douche en vitesse et nous voilà reparties. Comme convenu, nous les rencontrons à leur hôtel. Puisqu’ils étaient à Prague depuis quelques jours déjà, ils avaient repéré un restaurant de cuisine tchèque fort sympatique. Nous nous balladons un peu avant d’aller au resto où la cuisine était très bonne. Par la suite une autre ballade sur le pont Charles avec les lumières de la ville. C’est féérique!!!

La rencontre fut des plus agréable. Jeannine et Michel sont des gens vraiment charmants et je n’hésiterais absolument pas à les voir de nouveau. Merci à eux d’avoir profité de mon séjour à Prague pour y venir et favoriser ainsi notre rencontre.
Prague
1er – 2 mai Départ de la maison vers 15 heures avec Pierre pour nous rendre à l’aéroport Montréal-Trudeau afin d’éviter le trafic de l’heure de pointe. Je prends un verre avec Pierre qui quitte alors que ma sœur et mon beau-frère arrivent. Mon beau-frère qui est membre Elite Aéroplan nous fait passer par la ligne d’enregistrement dédiée à ces membres. Heureusement car il y a foule aux guichets d’Air Canada. La jeune fille met même une étiquette Prioritaire sur nos bagages enregistrés : ces bagages seront les premiers sur le carrousel à Prague. Une fois la sécurité passée, ma sœur et moi allons manger et dans les boutiques Hors-Taxes en attendant l’embarquement.
Nous décollons pour Frankfort avec une heure de retard, soit à 20 :55 heures. Comme notre escale est de 3 heures à Frankfort, ce n’est pas grave. Nous avons droit à bord au nouvel écran tactile individuel qui offre plusieurs films, émissions de télé, musique, etc. Les écouteurs nous sont distribués gratuitement. On nous sert un repas chaud avec vin gratuit aussi. Un peu avant l’arrivée nous avons aussi un déjeuner. Le service est très bon et la bouffe aussi.
Arrivées à Frankfort, nous avons une escale de près de 2 heures durant laquelle nous faisons les boutiques Hors-Taxes et prenons un café. La fatigue commence à se faire sentir. Décollage sur Lufthansa à 12 :05 heures pour arriver à Prague à 13 :05 heures. Des breuvages chauds et froids nous sont servis gracieusement durant le vol, y compris l’alcool. Nos bagages arrivent sur le carrousel parmi les premiers. Nous nous dirigeons vers la sortie et le taxi réservé via Internet nous attend comme convenu. Il fait beau et chaud (plus de 20C). Le chauffeur nous conduit à notre hôtel, le Plaza Alta, situé un peu en périphérie des quartiers touristiques. Il s’avérera très bien situé par la suite, à 10 minutes de tramway de la vieille place et du Château de Prague. Nous en profitons pour réserver le même taxi pour nous conduire à l’aéroport le 11 pour aller à Cracovie.
L’hôtel est très bien. La chambre est très confortable et très propre. On a accès gratuitement à un coffret de sûreté personnel à la réception. On y laisse nos passeports. On peut acheter à la réception des timbres, des billets d’autobus/tramway/métro (le même fonctionne partout) et même des excursions. Il y a un bar avec accès gratuit à l’Internet, un restaurant mexicain qui offre de la très bonne cuisine. Le petit déjeuner est servi sous forme de buffet chaud et froid très complet. Le personnel de la réception est vraiment très chaleureux, souriant et serviable. Voici quelques photos de l’hôtel.




Vue de notre chambre

Une fois installées, nous allons nous promener pour voir ce qu’il y a autour de l’hôtel. Nous repérons un supermarché où nous achetons de l’eau embouteillée, des noix et une bouteille de vin.
Nous retournons ensuite à l’hôtel où nous planifions dans notre chambre les journées à venir en sirotant un verre de vin. Par la suite nous prenons un mojito au bar de l’hôtel en regardant comment fonctionne leur ordi : tout est en tchèque!!! Nous soupons ensuite et je prends une goulasch qui est délicieuse mis à part les knedlík, des petites galettes de pâte de mie de pain qui sont fades et très consistantes.

Après le repas, retour à la chambre, douche et dodo vers 21 :30 heures. Nous sommes crevées!!!
3 mai Nous quittons l’hôtel vers 08 :30 heures après avoir déjeuné. Le déjeuner est compris dans le prix de la chambre. Il fait encore beau. Nous nous dirigeons vers la vieille place pour pouvoir récupérer la Prague Card achetée sur Expedia et qui donne des rabais ou des gratuités pour visiter différents endroits. Nous aurons du mal à l’obtenir car l’adresse indiquée sur notre bon d’échange n’est plus valide. On nous envoie ailleurs et le bureau est fermé pour le dîner. Finalement nous l’obtiendrons d’un 3e endroit. Mais ce n’est pas grave car nous sommes à Prague et cela nous permet de nous orienter un peu. Nous admirons les façades et l’architecture des bâtiments qui s’offrent à nous. Ils sont tout simplement magnifiques!!! On n’a pas assez d’yeux pour tout voir tellement c’est beau !!!

Nous rentrons tôt à l’hôtel puisque nous devons rencontrer Jeannine et Michel, connus sur un autre forum de voyages, vers 19 heures. Une douche en vitesse et nous voilà reparties. Comme convenu, nous les rencontrons à leur hôtel. Puisqu’ils étaient à Prague depuis quelques jours déjà, ils avaient repéré un restaurant de cuisine tchèque fort sympatique. Nous nous balladons un peu avant d’aller au resto où la cuisine était très bonne. Par la suite une autre ballade sur le pont Charles avec les lumières de la ville. C’est féérique!!!

La rencontre fut des plus agréable. Jeannine et Michel sont des gens vraiment charmants et je n’hésiterais absolument pas à les voir de nouveau. Merci à eux d’avoir profité de mon séjour à Prague pour y venir et favoriser ainsi notre rencontre.
Traversée de la Loire à vélo? English translation pending
bonjour à tous 😉
est ce que quelqu'un pourrez m'informer comment je pourrais faire pour traverser la loire en vélo.
je ne veux pas prendre le pont de st nazaire mais rentrer dans les terres en suivant la loire pour pouvoir prendre un bateau.
si quelqu'un connait bien la région n'hésite pas.
De plus à l'endroit où je vais prendre le bateau je souhaiterai dormir dans un camping pour pouvoir reprendre le bac le matin et repartir en vélo en direction de ST brévins.
je suis avec mon fils adolescent donc il ne faut pas que j'ai trop de kilomètre entre le camping et l'endroit du bac de passage.
je prends tous les renseignements possibles
merci à tous
si vous avez pas de réponse à vos messages pas de panique je pars en déplacement pdt 3 à 4 jours mais je vous repondrai plus tard
Souvenirs (entre autre machette) à ramener de Thaïlande? English translation pending
Bonjour bonjour tout le monde, alors comment allez vous ? vous rêvez déjà au prochain départ en Thaïlande ? 😎
Bon j'avais une question concernant ce qu'on peut ramener de là-bas. Pour faire un cadeau à des amis je voudrai acheter minimum 3-4 machettes (entre 40 et 60 cm maximum, si jamais comme je pars avec un autre copain, il peut en prendre 2 dans sa valise), car il parait que ça coûte moins cher chez là-bas, donc ça vaut la peine.
Le problème est que je ne sais pas du tout ce qu'on a le droit de ramener dans une valise, mis à part de ne pas dépasser les 20 kilos ;), vous avez une idée si je peux tranquillement transporter 4 (ou 2) de ces "gros couteau" dans ma valise au retour 😛 ?
Bon j'avais une question concernant ce qu'on peut ramener de là-bas. Pour faire un cadeau à des amis je voudrai acheter minimum 3-4 machettes (entre 40 et 60 cm maximum, si jamais comme je pars avec un autre copain, il peut en prendre 2 dans sa valise), car il parait que ça coûte moins cher chez là-bas, donc ça vaut la peine.
Le problème est que je ne sais pas du tout ce qu'on a le droit de ramener dans une valise, mis à part de ne pas dépasser les 20 kilos ;), vous avez une idée si je peux tranquillement transporter 4 (ou 2) de ces "gros couteau" dans ma valise au retour 😛 ?
Très beau site à Ninh Binh (Vietnam) English translation pending
Aujourd'hui, j'aimerais vs parler d'une tres beau site ou je ne vois jamais un touriste, et c'est bien dommage car, non seulement le panorama du haut du piton est magnifique, mais il fait partie de l'Histoire de France. Le lieu s'appelle Non Nuoc et est situé en plein milieu de Ninh Binh, la ville où passer pour aller au célèbre Tam Coc. C'est un piton qui domine la vallée de la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge; d'un côté, ssuperbe panorama sur la rivière et le delta, de l'autre, sur Ninh Binh et la Baie d'Along terrestre, le tout pour 2000 dong d'entrée.
Pour ceux que l'histoire interresse, vu son emplacement, ce piton etait occupé par l'Armée française, qui y avait construit 2 blockhaus. C'est là que Bernard de Lattre de Tassigny, fils du maréchal, résistant à l'âge de 15 ans et soldat de l'Armée de Libération à 16 sur dispense de de Gaulle -il a fait toute la Campagne de France- a été tué le 30 mai 1951 lors d'une attaque surprise de nuit du Vietminh; il avait 23 ans. Cela fait partie de l'histoire non parce qu'il a été tué au Vietnam, comme 150 000 autres, mais parce que le gouvernement lui a organisé des funérailles nationales très émouvantes, qui ont fait prendre conscience aux français, jusqu'ici peu informés, qu'une guerre terrible se déroulait à 12 000 km de chez eux, tout comme le répugnant massacre de My Lai par les américains a enfin ouvert les yeux de la masse sur les horreurs de la Guerre du Vietnam.
A gauche des marches, statue d'un jeune étudiant viet qui a planté un drapeau vietnamien sur un édifice public de Hanoi dans les années 30 et a été guillotinné; à gauche, le blockhaus, encore intact, contrôlant le passage sur la rivière, à droite, celui, détruit, surveillant la ville: entre les deux, un petit pagodon au pied duquel Bernard de Lattre a été retrouvé couvert de 80 blessures. Soyez gentils, brûlez des bâtons d'encens à la mémoire de Bernard de Lattre; sans des garçons comme lui, nous serions encore sous la botte des nazis !
Il est très simple d'y aller, c'est au bout de l'avenue sur le côté de laquelle se trouvent les gares routières et ferroviaire.
Pour ceux que l'histoire interresse, vu son emplacement, ce piton etait occupé par l'Armée française, qui y avait construit 2 blockhaus. C'est là que Bernard de Lattre de Tassigny, fils du maréchal, résistant à l'âge de 15 ans et soldat de l'Armée de Libération à 16 sur dispense de de Gaulle -il a fait toute la Campagne de France- a été tué le 30 mai 1951 lors d'une attaque surprise de nuit du Vietminh; il avait 23 ans. Cela fait partie de l'histoire non parce qu'il a été tué au Vietnam, comme 150 000 autres, mais parce que le gouvernement lui a organisé des funérailles nationales très émouvantes, qui ont fait prendre conscience aux français, jusqu'ici peu informés, qu'une guerre terrible se déroulait à 12 000 km de chez eux, tout comme le répugnant massacre de My Lai par les américains a enfin ouvert les yeux de la masse sur les horreurs de la Guerre du Vietnam.
A gauche des marches, statue d'un jeune étudiant viet qui a planté un drapeau vietnamien sur un édifice public de Hanoi dans les années 30 et a été guillotinné; à gauche, le blockhaus, encore intact, contrôlant le passage sur la rivière, à droite, celui, détruit, surveillant la ville: entre les deux, un petit pagodon au pied duquel Bernard de Lattre a été retrouvé couvert de 80 blessures. Soyez gentils, brûlez des bâtons d'encens à la mémoire de Bernard de Lattre; sans des garçons comme lui, nous serions encore sous la botte des nazis !
Il est très simple d'y aller, c'est au bout de l'avenue sur le côté de laquelle se trouvent les gares routières et ferroviaire.
Choses indispensables dans la valise pour un circuit de quinze jours dans l'ouest des Etats-Unis? English translation pending
Bonjour,
J'aurais voulu savoir si vous avez apportez beaucoup de choses dans votre valise ? Avez vous lavé votre linge sur place, ou acheté des vetements sur place ... ? Quels sont les indispensables à ne pas oublier pour un circuit de 15 jours dans l'ouest en septembre ? Merci pour vos réponses.
J'aurais voulu savoir si vous avez apportez beaucoup de choses dans votre valise ? Avez vous lavé votre linge sur place, ou acheté des vetements sur place ... ? Quels sont les indispensables à ne pas oublier pour un circuit de 15 jours dans l'ouest en septembre ? Merci pour vos réponses.
Malaisie: par où commencer l'itinéraire? English translation pending
Bonjour,
J'ai prévu de partir en Malaisie avec mon fils (17 ans) de mi juillet à mi aout cette année; Je me noie un peu parmi toutes les info que je peux glaner ici et là et j'aimeris avoir un avis, (ou même plusieurs!) pour élaborer un itinéraire. Nous arriverons à Kuala lumpur. J'envisage de faire de la rando, un peu (rando / Ado, ça rime mais faut pas abuser...) du snorkling, de la plongée (Ado et eau, c'est déjà plus cool!).
Voilà. En fonction de vos expériences, quels sont les points et les sites incontournables, les destinations à éviter, les bons plans ...
Je vous demande bcp, mais ça me permettra de "dégrossir" un peu le parcours. Tout ce que j'ai lu dans les guides jusqu'à présent me donne très envie, mais rien ne vaut le vrai vécu...
une première idée d'itinéraire sur 4 semaines (hé oui, veinard, je sais, mais bon, je ne pars pas tous les jours non plus voyez, et puis dans un an, voire deux maxi, fiston ne voudra plus partir avec son pôpa) donc, une première idée d'itinéraire me serait d'un grand secours.
Je ne pense pas aller à Bornéo, ce sra pour une autre fois.
D'avance, merci à vous; Et je vous promets, j'enverrai de jolies photos moi aussi!!
J'ai prévu de partir en Malaisie avec mon fils (17 ans) de mi juillet à mi aout cette année; Je me noie un peu parmi toutes les info que je peux glaner ici et là et j'aimeris avoir un avis, (ou même plusieurs!) pour élaborer un itinéraire. Nous arriverons à Kuala lumpur. J'envisage de faire de la rando, un peu (rando / Ado, ça rime mais faut pas abuser...) du snorkling, de la plongée (Ado et eau, c'est déjà plus cool!).
Voilà. En fonction de vos expériences, quels sont les points et les sites incontournables, les destinations à éviter, les bons plans ...
Je vous demande bcp, mais ça me permettra de "dégrossir" un peu le parcours. Tout ce que j'ai lu dans les guides jusqu'à présent me donne très envie, mais rien ne vaut le vrai vécu...
une première idée d'itinéraire sur 4 semaines (hé oui, veinard, je sais, mais bon, je ne pars pas tous les jours non plus voyez, et puis dans un an, voire deux maxi, fiston ne voudra plus partir avec son pôpa) donc, une première idée d'itinéraire me serait d'un grand secours.
Je ne pense pas aller à Bornéo, ce sra pour une autre fois.
D'avance, merci à vous; Et je vous promets, j'enverrai de jolies photos moi aussi!!
Taxes des bureaux de change à Paris? English translation pending
Bonjour,
Que conseillez vous comme bureau de change sur Paris ?? Lequel prend le moins de taxe ??
Merci
Que conseillez vous comme bureau de change sur Paris ?? Lequel prend le moins de taxe ??
Merci
Mes photos de Thaïlande English translation pending
Voilà, je lance un nouveau sujet sur les photos que j'ai pu prendre en Thaïlande.
Celle-ci est récente puisque elle a été prise il y a environ 3 semaines.
Je verrais pour les prochaines à changer mon logiciel de compression.
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Sukhothai - Wat Mahathat
2
Sukhothai - Wat Mahathat
@ suivre !
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Sukhothai - Wat Mahathat
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Sukhothai - Wat Mahathat
@ suivre !
Hôtel sur la plage à Phuket? English translation pending
bonjour à tous et merci aussi, pour toutes les réponses que vous m'avez apportés.
Nous souhaiterions donc, trouver un hotel avec accès direct sur la plage, sans route a traverser, ( pas sur patong beach )
sur une belle plage sympathique.
Un hotel calme pas trop éloigné des restaurants et commerces.....
quelqu'un paurrait'il nous conseiller???
qui connais l andaman beach resort.???????
merci beaucoup
ruleman
Retour de Malaisie: Kapas, Perhentian, Bako, Kuching, Kuala Lumpur English translation pending
je viens de rentrer de malaisie
voila un petit compte rnedu pour les futurs partants
10 jours incroyables, les malais sont d'une extrême gentillesse et serviabilité, jamais aucune agression (attention aux pickpockets dans le metro de KL et dans Kuching par contre), meteo pas mal du tout, quelques pluies violentes, au total un jour 1/2 sur 10 jours...sinon tres grosse chaleur
je suis parti comme d'hab avec le Routard et Lonely Planet mais ne vous fiez pas forcement aux avis, l'hotellerie evolue beaucoup et les guides ne font CERTAINEMENT pas toutes les mises a jours annuellement, on l'a bien remarqué
le probléme est que beaucoup de chalets sont construits pour acceuillir les touristes mais c'est ensuite vite délaissé et il y a vraiment des endroits qui périssent a grand pas
pour expliquer mon compte rendu ..je voyage beaucoup et j'aime avoir un minimum de confort et de proprete avec un budget moyen qui correspond a plutot du haut de gamme en Malaisie, c'est a dire un budget journalier hotel et 3 repas (sur une base de 2 pers) de 35-40 euros
1. pulau Kapas: trés sympa trés isolé, rien a part les plages, le snorkeling, pas mal mais franchement y a mieux, la traversée de la jungle, pas mal mais franchement y a mieux...sincérement c'est trés Guide du Routard moi je suis plutot Lonely Planet
hébérgement le Kapas Turtle Valley, trouvé sur intrenet pas encore référence sur les guides, ca a peine 2 ans, c'est le plus haut de gamme (toute proportion gardé) tenu par des hollandais trés sympas, bouffe excellente, tous les jolis bungalows ont vue sur la mer, c'est a peu prés propre(faut pas etre obsede par la poussiere et le sable) mais je le recommande vivement si vous allez la bas
2; pulau Perhentian: le REVE, c'est une merveille, on a eu pas mal de difficulte a trouver de la dispo avec une sea view sur besar donc on etait sur kecil mais pas sur long beach (sublime plage sans coraux mais trop touristique) nous etions sur coral beach beaucoup plus petite mais tres cool, on dormait dans un nouveau complexe pas encore repertorie non plus dans les guides le Shari La Resort, bon c'est toujours en travaux depuis 2 ans faut s'y faire y a des ouvriers un peu partout toute la journee mais sincerment pas de panique ils font pas grand chose et il n y a vraiment pas de bruit
je dirai que c'est une bonne option si vous avez les moyens de prendre la VIP suite a 300RM la nuit, le bonheur double terasse avec une vue sur la mer imprenable, les gens sont tres serviable aussi dans cet hotel...et c'est agreable de se faire griller des langoustes le soir au bord de la plage sur un des cotes de l'hotel pour meme pas 10 euros. Pour les effrayes des animaux il faut savoirqu'il y a pas mal d'enormes varans qui passent devant vous autour de l'hotel mais pas de frayeur... J'avais hesite avec le Senja Bay de l'autre coté de la plage, ambiance TV ecran plat dans le dining room au bord de l'eau .....(cherchez l'erreur)
on a fait le tour des 2 iles avec un petit bateau une journée, c'est inoubliable, nage avec les tortues geantes le petits requins et tous les autres petits poissons multicolores SUBLIME, j'ai failli bouleverser tout mon voyage pour ne plus bouger d'ici
on est passe devant le Perhentian island resort un hotel haut de gamme sur Besar qui est dote d'une plage exceptionelle je crois que je tenterai celui la la prochaine fois (il se fait descendre par le routard...mais bon les critiques du routard pour la Malaisie...j ai comme des doutes)
tout les bateaux taxis vous emmeneront a travers les iles si vous choisissez une excursion, evitez le stop a midi pour dej au village de pêcheur (?) de Kecil, franchement y a mieux...
3.Kuching, tres sympas jolie ville pour faire du shopping, flaner un peu
hotel singahhsna: parfait, ultra propre, personnel genial, un super endroit pas cher, demander chambre avec fenetre
visite de la reserve de semengoh, genial aussi
depart bako: l'aventure inoubliable, la rencontre avec des centaines de singles entre autres, les traversees dan la jungle, des paysages a couper le souffle (le 2eme plus beau jour de mon voyage apres perhentian), je pense que ca s'adresse quand meme a un public qui a un min de condition physique
on a dormi la bas alors la c'est une autre histoire, c'est deguelasse, trou dans les murs, murs des salles de bains couverts de salpetres, bon une nuit ca va sinon il faut etre dans ce trip la et ne pas avoir peur des cafards et du reste mais cette nature en vaut largement la peine
je vous deconseille vivement de bouffer dans la cafet heureusement ils vendents des paquets de chips et de biscuits qui ont ete notre seule nourriture apres avoir vu l'etat de la cuisine et les rats qui nous sont passé a travers les jambes
mais Bon BAKO est une experience INOUBLIABLE
apres besoin d'un break de reve courrez a Damai mais pas la ou il ya tous les complexes hoteliers juste un peu avant dans un mini village avec 0 touristes et bienvenu au VIllage house tenu par un anglais ultra sympa et la on est a vos petits soins une deco sublime, une piscine au milieu un service excellent, courrez y la plus belle adresse en Malaisie que j'ai connu, vous etes coupe du monde dans un decor de reve, allez y allez y ca vaut sacrement le detour si vous appreciez ce genre d'ambiance
dernier jour Kuala au number eight vivement conseille dans tous les guides, moi j ai été super déçu, franchement je m'attendais a mieux, c'est propre mais globalement ça laisse un peu a desirer, kuala est une ville fascinante etouffante et pour la premiere fois j'ai regrette de ne pas avoir pris pour cette dernier nuit une chambre dans un compexe de luxe ou j aurai pu profiter d'une piscine
bon voyage a tous
bon voyage a tous
République centrafricaine: nord-ouest, Paoua, Ouham-Pendé: climat, qu'emmener, saison des pluies? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars dans 3 semaine en RCA, dans la brousse près de la frontière tchadienne. je suis travailleuse humanitaire et je connais bien la situation politique, humanitaire et sécuritaire de la région... mais pour des interrogations + 'anodines' et d'ordre, dirons-nous pratique/vie quotidienne, j'ai beau partir pour un an avec une grosse organisation, certaines de ces questions ont du mal à trouver des réponses et je me sens presque stupide de les poser! ;)
par exple, je vais sans doute arriver au début de la saison des pluies, cela dit, selon certain sites internet, dans l'ouest de la RCA, la saison des pluies durerait... toute l'année! quelqu'un peut-il confirmer? par ailleurs, n'ayant jamais vécu ni voyagé pendant la saison des pluies (mes séjours en asie se sont toujours déroulés hors mousson, par exple), je suis un peu désemparée: que dois-je emporter: vêtements, chaussures... un collègue m'a également vivement recommandé des pommades et arsenal anti-mycosique etc, mais entre 2 avions, nous n'avons eu que 2 secondes pour discuter, et les autres ne connaissent pas non plus... what about the bugs?? j'adore mon travail et me réjouis de découvrir cette région, mais autant le faire dans les meilleures conditions!
je suis également preneuse de tout conseil, récit, expérience concernant la RCA, que je me réjouis de découvrir! mais aussi de la région! voire du continent!!! j'ai en effet pas mal voyagé en europe de l'est et en asie, mais ma connaissance de l'afrique reste minime et superficielle, et je quitterai la RCA tous les 2 mois (cela m'est imposé par la direction, vu le stress engendré par les conditions de sécurité au nord)... donc ttes les 8 semaines, on me convoie à yaoundé ou tripoli, d'où je peux voyager où je veux pour une semaine...
voilà... j'espère vous lire tout bientôt et un grand MERCI d'avance!!!!
Je pars dans 3 semaine en RCA, dans la brousse près de la frontière tchadienne. je suis travailleuse humanitaire et je connais bien la situation politique, humanitaire et sécuritaire de la région... mais pour des interrogations + 'anodines' et d'ordre, dirons-nous pratique/vie quotidienne, j'ai beau partir pour un an avec une grosse organisation, certaines de ces questions ont du mal à trouver des réponses et je me sens presque stupide de les poser! ;)
par exple, je vais sans doute arriver au début de la saison des pluies, cela dit, selon certain sites internet, dans l'ouest de la RCA, la saison des pluies durerait... toute l'année! quelqu'un peut-il confirmer? par ailleurs, n'ayant jamais vécu ni voyagé pendant la saison des pluies (mes séjours en asie se sont toujours déroulés hors mousson, par exple), je suis un peu désemparée: que dois-je emporter: vêtements, chaussures... un collègue m'a également vivement recommandé des pommades et arsenal anti-mycosique etc, mais entre 2 avions, nous n'avons eu que 2 secondes pour discuter, et les autres ne connaissent pas non plus... what about the bugs?? j'adore mon travail et me réjouis de découvrir cette région, mais autant le faire dans les meilleures conditions!
je suis également preneuse de tout conseil, récit, expérience concernant la RCA, que je me réjouis de découvrir! mais aussi de la région! voire du continent!!! j'ai en effet pas mal voyagé en europe de l'est et en asie, mais ma connaissance de l'afrique reste minime et superficielle, et je quitterai la RCA tous les 2 mois (cela m'est imposé par la direction, vu le stress engendré par les conditions de sécurité au nord)... donc ttes les 8 semaines, on me convoie à yaoundé ou tripoli, d'où je peux voyager où je veux pour une semaine...
voilà... j'espère vous lire tout bientôt et un grand MERCI d'avance!!!!
Voyage de trois semaines en Malaisie: tenter Bornéo? English translation pending
bonjour !
vive les girouettes !
Avec ma pote, nous partons en Malaisie 3 semaines dans 3 semaines (justement) et avions décidé de faire cameron highlands puis lac chini puis endau rompin (moins touristique que le teman negara) puis de finir à Tioman. Je suis tombée sur un témoignage négatif du fameux guide Rajan Jones au lac chini (78 ans, annule 2 treks sur 3...pas fiable car il vieillit et a du mal à se déplacer ! ). Du coup, on se demande si on ne va pas carrément tenter Bornéo car c'est plus sauvage, encore moins touristique, et il y a aussi de belles îles (facile d'y aller en avion de Kuala Lumpur, d'ailleurs où atterit on ? à Kuching ?) mais du coup on ne sait rien sur cette région (ou si peu). Y a t'il possibilité d'avoir une plage aussi belle qu'à Tioman pr faire du snorkelling ou faut-il coupler les 2 (si Bornéo est bien à ce niveau, ptet pas la peine de perdre du temps à Tioman)
les réserves d'orang outan: j'ai lu qu'il y avait 2 réserves dont j'ai oublié les noms (sippodok non ?) laquelle est la mieux ? le parc de bako vaut il le coup, sinon quoi d'autre comme parc où on peut facilement voir des animaux, ds un endroit préservé avec des guides parlant anglais (important) et endroit facile d'accès (avec treks faciles à organiser et pas des balades trop dures, même si on est jeunes 😉) quelle est la différence entre Kinabatangan et Bako ?
je connais qq qui y a été en septembre mais qd il m'en a parlé, ne souhaitant pas y aller, j'ai pas tout retenu... apparemment y'a une rando sur pirogue avec crocos et tout, n'est-ce pas dangereux ?
enfin, est-ce compliqué de rejoindre l'île de Sipadan pour le snorkelling, à partir de Kinabatangan, Bako et Kuching ? (si on ne fait pas de plongée, voit on qd même qq chose en snorkelling ?)
en gros j'ai surtout besoin de savoir si les distances ne sont pas trop compliquées ds la mesure où on ne pourra pas louer de voitures. (pas 25 ans). Apparemment les transports en commun sont galères à Bornéo. Et niveau prix, est-ce plus cher à Bornéo ?
merci bcp de vos réponses précises et rapides si possible !
vive les girouettes !
Avec ma pote, nous partons en Malaisie 3 semaines dans 3 semaines (justement) et avions décidé de faire cameron highlands puis lac chini puis endau rompin (moins touristique que le teman negara) puis de finir à Tioman. Je suis tombée sur un témoignage négatif du fameux guide Rajan Jones au lac chini (78 ans, annule 2 treks sur 3...pas fiable car il vieillit et a du mal à se déplacer ! ). Du coup, on se demande si on ne va pas carrément tenter Bornéo car c'est plus sauvage, encore moins touristique, et il y a aussi de belles îles (facile d'y aller en avion de Kuala Lumpur, d'ailleurs où atterit on ? à Kuching ?) mais du coup on ne sait rien sur cette région (ou si peu). Y a t'il possibilité d'avoir une plage aussi belle qu'à Tioman pr faire du snorkelling ou faut-il coupler les 2 (si Bornéo est bien à ce niveau, ptet pas la peine de perdre du temps à Tioman)
les réserves d'orang outan: j'ai lu qu'il y avait 2 réserves dont j'ai oublié les noms (sippodok non ?) laquelle est la mieux ? le parc de bako vaut il le coup, sinon quoi d'autre comme parc où on peut facilement voir des animaux, ds un endroit préservé avec des guides parlant anglais (important) et endroit facile d'accès (avec treks faciles à organiser et pas des balades trop dures, même si on est jeunes 😉) quelle est la différence entre Kinabatangan et Bako ?
je connais qq qui y a été en septembre mais qd il m'en a parlé, ne souhaitant pas y aller, j'ai pas tout retenu... apparemment y'a une rando sur pirogue avec crocos et tout, n'est-ce pas dangereux ?
enfin, est-ce compliqué de rejoindre l'île de Sipadan pour le snorkelling, à partir de Kinabatangan, Bako et Kuching ? (si on ne fait pas de plongée, voit on qd même qq chose en snorkelling ?)
en gros j'ai surtout besoin de savoir si les distances ne sont pas trop compliquées ds la mesure où on ne pourra pas louer de voitures. (pas 25 ans). Apparemment les transports en commun sont galères à Bornéo. Et niveau prix, est-ce plus cher à Bornéo ?
merci bcp de vos réponses précises et rapides si possible !
Avis sur itinéraire de 21 jours au Québec en famille English translation pending
Bonjour !
Nous sommes une famille suisse de quatre (enfants 5 et 10 ans)
Nous irons passer nos vacances d'été au Québec pour une durée de 21 jours entre juillet et août en voiture de location. (louée chez Authentik Canada)
Nous avons prévu de dormir dans des B&B, gîtes, chambres d'hôtes etc.
J'ai préparé un itinéraire en fonction des différentes réponses lues sur ce forum, en tenant compte que nous ne désirons pas faire "un voyage marathon", afin de ne pas parcourir un trop grand nombre de kilomètres par jour et, dans la mesure du possible, de passer au moins 2 nuits sur place par étape.
Merci à vous tous de nous faire part de vos avis, remarques, propositions et autres suggestions et surtout n’hésitez pas à nous donner vos adresses de B&B (notre budget et d’env. 100 $)
Voici notre itinéraire prévu :
Jour 1: arrivée Montréal (14h) Nuit en B&B (propositions bienvenues)
Jour 2: Visite Montréal Nuit en B&B (idem jour 1)
Jour 3: Direction Mauricie avec halte à Trois Rivière ou autre (proposition bienvenue !) St Jean des Piles - Nuit au gîte "aux berges du Saint Maurice"
Jour 4: Visite du Parc de la Mauricie St Jean des Piles - Nuit au gîte "aux berges du Saint Maurice"
Jour 5: Visite du Parc de la Mauricie Direction Lac St Jean avec arrêt pour la nuit aux environ de La Tuque (moitié du chemin)
Jour 6: Direction région Lac St Jean (lieu à définir) Nuit en B&B (propositions bienvenues)
Jour 7: Visite du Village Val Jalbert Nuit en B&B (idem jour 6)
Jour 8: Zoo St Félicien Nuit en B&B (idem jour 6)
Jour 9: Direction région Saguenay (lieu à définir) Nuit en B&B (propositions bienvenues)
Jour 10: Visite à définir, Sainte Rose du Nord et tour en bateau sur le fjord Direction Bergeronnes par route 172 Nuit en B&B (propositions bienvenues)
Jour 11: Safari baleines ou balade le long des côtes pour l'observation et visite CIMM à Tadoussac Nuit en B&B (idem jour 10)
Jour 12: Direction Baie St-Paul Visites des Hautes gorges de Malbaie Nuit en B&B à St Paul ou Iles aux Coudres (propositions bienvenues)
Jour 13: Visite du Parc des Gd Jardins ou Baie St Paul ou Tour de l’Iles aux Coudres à vélo Nuit en B&B (idem jour 12)
Jour 14: Direction Québec Visite du Canyon St Anne Nuit en B&B à Québec ou environs (propositions bienvenues)
Jour 15: Québec visite de la ville – Soirée spectacle Cirque du Soleil Nuit en B&B (idem jour 14)
Jour 16: Québec - Chutes de Montmorency avec en soirée Feux d’artifices Nuit en B&B (idem jour 14)
Jour 17: Québec visite de la ville Nuit en B&B (idem jour 14)
Jour 18: Québec Glissade d’eau – Val Carrier Direction Montreal Nuit en B&B à Mtrl (propositions bienvenues)
Jour 19: Direction Montréal – visite de ville Nuit en B&B (idem jour 18)
Jour 20: Montréal – Visite du biodôme + ville Nuit en B&B (idem jour 18)
Jour 21: Montréal – départ à 16h.
Merci à tous et bonne journée
Heta
Merci à vous tous de nous faire part de vos avis, remarques, propositions et autres suggestions et surtout n’hésitez pas à nous donner vos adresses de B&B (notre budget et d’env. 100 $)
Voici notre itinéraire prévu :
Jour 1: arrivée Montréal (14h) Nuit en B&B (propositions bienvenues)
Jour 2: Visite Montréal Nuit en B&B (idem jour 1)
Jour 3: Direction Mauricie avec halte à Trois Rivière ou autre (proposition bienvenue !) St Jean des Piles - Nuit au gîte "aux berges du Saint Maurice"
Jour 4: Visite du Parc de la Mauricie St Jean des Piles - Nuit au gîte "aux berges du Saint Maurice"
Jour 5: Visite du Parc de la Mauricie Direction Lac St Jean avec arrêt pour la nuit aux environ de La Tuque (moitié du chemin)
Jour 6: Direction région Lac St Jean (lieu à définir) Nuit en B&B (propositions bienvenues)
Jour 7: Visite du Village Val Jalbert Nuit en B&B (idem jour 6)
Jour 8: Zoo St Félicien Nuit en B&B (idem jour 6)
Jour 9: Direction région Saguenay (lieu à définir) Nuit en B&B (propositions bienvenues)
Jour 10: Visite à définir, Sainte Rose du Nord et tour en bateau sur le fjord Direction Bergeronnes par route 172 Nuit en B&B (propositions bienvenues)
Jour 11: Safari baleines ou balade le long des côtes pour l'observation et visite CIMM à Tadoussac Nuit en B&B (idem jour 10)
Jour 12: Direction Baie St-Paul Visites des Hautes gorges de Malbaie Nuit en B&B à St Paul ou Iles aux Coudres (propositions bienvenues)
Jour 13: Visite du Parc des Gd Jardins ou Baie St Paul ou Tour de l’Iles aux Coudres à vélo Nuit en B&B (idem jour 12)
Jour 14: Direction Québec Visite du Canyon St Anne Nuit en B&B à Québec ou environs (propositions bienvenues)
Jour 15: Québec visite de la ville – Soirée spectacle Cirque du Soleil Nuit en B&B (idem jour 14)
Jour 16: Québec - Chutes de Montmorency avec en soirée Feux d’artifices Nuit en B&B (idem jour 14)
Jour 17: Québec visite de la ville Nuit en B&B (idem jour 14)
Jour 18: Québec Glissade d’eau – Val Carrier Direction Montreal Nuit en B&B à Mtrl (propositions bienvenues)
Jour 19: Direction Montréal – visite de ville Nuit en B&B (idem jour 18)
Jour 20: Montréal – Visite du biodôme + ville Nuit en B&B (idem jour 18)
Jour 21: Montréal – départ à 16h.
Merci à tous et bonne journée
Heta
Costa Rica, pleine nature English translation pending
Retour du Costa Rica
Samedi 28 février
Après avoir pris le TGV pour Roissy nous embarquons pour NY ou nous ferons une escale. Le vol se passe sans problème mais sur « Continental » la disposition en cabine n’est pas l’idéale surtout que de NY à San José nous sommes chacun d’un coté de l’appareil. Moi devant, et Valérie au fond de l’avion. Lors ne notre passage pour les formalités c’est le vrai bordel. Plus de 200 personnes environ devant nous, et une bande de Mexicains sans papiers ne facilitent pas les choses. Finalement malgré les 2h30 de battement nous sommes obligés de demander de nous laisser passer devant certaines personnes, puis de courir dans les terminaux !! Arrivé à San José notre contact n’est pas là . J’avais loué un véhicule chez « hertz » en croyant faire une bonne opération financière plutôt que de prendre le véhicule chez un voyagiste, mais les taxes locales ont considérablement grossi la facture.; Arrivé dans le centre ville, l’hôtel dans un quartier assez morbide surtout de nuit, me déçoit un peu. Les chambres sont médiocres avec juste un peu d’eau tiède pour prendre une douche La nuit est agitée avec les portes qui claquent et le petit-dej est mauvais (on peut le dire)
Dimanche 01 mars
Direction Turrialba et la vallée d’Orosi ou pour le moment le soleil est présent. On verra les jours suivants, que ce ne sera pas toujours le cas !! Une course en VTT nous étonne un peu vu le niveau des compétiteurs, à fond à fond.. L’on voit de partout des coureurs soit en vélo soit à pied le long des routes. Des champs de café à perte de vue, et direction le parc de Tapanti ou un avant goût de la forêt humide se fait sentir. Une belle cascade sort de la montagne, et une petite rando nous mets sur les rotules le premier jour. Faut dire que l’altitude aussi nous épuise un peu…. C’est dimanche et beaucoup de locaux font des pique-niques un peu partout sur les aires aménagées. Le temps d’acheter quelques fruits sur la route, et nous partons vers la ville étape et notre hôtel. Le ciel devient menaçant et il pleut à destination. L’hôtel est bien, mais la route en contrebas perturbe un peu la tranquillité du gîte. Mais nous mangeons bien, et l’accueil est chaleureux car peu de français passent par cet endroit. Il a plut toute la nuit mais nous avons bien dormi. Mais au matin malgré un rayon de soleil, la chambre est un peu humide
Lundi 02 mars
Comme nous restons 2 jours et que je n’ai pas envie de faire du raft (c’est l’endroit idéal et très prisé par les amateurs de ce sport), mais je suis pas venu pour faire trempette, d’ailleurs la couleur de l’eau ou sa température me rebute un peu. Nous retournons donc sur Paraiso ou nous allons visiter un parc d’orchidées Il fait frais et ne pleut pas, mais dans la journée après avoir cherché une église en ruine, les premières gouttes font à nouveau leurs apparitions. Nous retournons à notre hôtel pour écrire quelques cartes postales et prendre une bonne douche bien chaude.
Mardi 03 mars
Direction Sarapiqui sous la pluie qui ne cessera pas dans la journée. Le temps de faire mon premier plein d’essence et nous arrivons en ville près de notre hôtel. L’essence n’est pas chère (0, 70 centimes d’euro.) Une visite d’une forêt tropicale nous occupe une bonne partie de la journée. Là, un guide parle le français et nous met en garde contre les fourmis et serpents qui peuvent être présents. La consigne est de ne pas toucher les arbres ni les lianes qui peuvent confondre une sale bestiole …. Nous voilà prévenu. Et la pluie tombe toujours, heureusement il ne fait pas froid mais l’humidité gâche notre plaisir. L’hôtel en plus n’est pas terrible (dire que dans les guides c’est le meilleur de la ville). Nous prenons un café à une terrasse et un agent de police verbalise un livreur. C’est là que l’on se rend compte que la police ne plaisante pas. De retour à l’hôtel nous mangeons dans le resto de l’établissement ou le patron s’efforce pour que service soit irréprochable. Je fonce chercher des couvertures pour la nuit qui fut agitée en raison des bruits de la chambre d’à coté. La pauvre femme était malade et un médecin est venu le matin. J’en suis à me demander si je ne vais pas changer mon itinéraire, car nous devons encore monter plus au Nord. Le lendemain il pleut toujours………. et très fort.
Mercredi 5 mars
Heureusement la pluie cesse et les températures remontent enfin. Direction Cano Négro, un haut lieu de préservation des oiseaux. Arrivé vers midi, nous déjeunons dans notre hôtel et recherchons un guide pour nous promener dans la réserve. La direction se charge de trouver quelqu’un et nous présente Antonio qui ne parle que l’espagnol mais dont la gentillesse, l’amabilité et surtout la bonne connaissance nous fait découvrir le vrai Costa Rica sur son bateau. De nombreux oiseaux parfois bien à l’abri des regards nous sont expliqués par notre guide. Oiseaux nocturnes, cigogne, héron, aigrette, ect.. ainsi que de nombreux caïmans. Le soir une fiesta est organisée pour l’anniversaire de la construction d’une église financée par un Russe. C’est tournée générale et orchestre local. Ca joue fort et de nombreux canards (normal dans une réserve) et nous avons peur de passer encore une nuit agitée. Comme l’alcool coule à flots à 9h00 c’est fini et tout ce beau monde au lit.
Jeudi 6 mars Nous partons à l’aube en croisant notre guide à cheval que nous saluons au passage. Et nous retournons de nouveau vers la pluie. Encore une rando humide. On recherche un peu plus tard un spa avec eau chaude provenant directement du volcan Arénal dont nous ne voyons même pas le début . Le prix ahurissant 60$ par personne nous retiens un peu, car cela représente une somme pour faire trempette dans de l’eau chaude. Dans le guide c’est écrit 15$ ..les temps sont durs Nous décidons donc d’aller directement à l’hôtel ou à notre grande surprise là il y a aussi des bains. En maillot dans les bains chauds privés, musique d’ambiance, et ……….LA PLUIE. Ce grand complexe me déçoit, c’est bracelet au poignet à l’américaine (d’ailleurs il n’y que çà) Le petit dej me fais penser à un resto universitaire en mieux.
Vendredi 7mars
Nous partons de bonne heure car il est temps de sécher. Pour éviter de retourner sur nos pas je décide de prendre un raccourci, mais la route est difficile avec des nids d’autruches et de grosses pierres. Je commence à regretter de n’avoir pas fait le tour. Puis au bout de 30kms un village perdu au milieu de nulle part. Et enfin le soleil Direction l’hacienda guachapilin ou pour entrer sur ces terres il faut passer la barrière en donnant 2$. La nous arrivons dans un grand ranch, c’est comme dans Bonanza, chevaux bétail ect…. Direction le parc de Rincon de la veija ou l’entrée du parc est de 10 $ Nous faisons un grand tour de 13km en escaladant des sentiers escarpés et en traversant des rivières A mi chemin, nous voilà perdus. D’un coté la rivière de l’autre coté la rivière Je retire donc mes chaussures pour traverser mais je ne trouve pas de chemin qui continue de l’autre coté. Finalement je trouve la sortie derrière le rocher et un couple d’italien venu s’installer dans le pays fait un bout de chemin avec nous en parlant le français Nous faisons une pause puis décidons de voir une cascade sur le plan à 4 km. Mais le chemin est difficile et mon genou me fait souffrir. A mi chemin nous faisons demi tour (peut être demain). Nous croisons des singes ….les premiers. Un peu KO, nous arrivons à l’hôtel certainement la chambre la plus belle du voyage. Le vent souffle très fort, un vrai mistral, et le repas est super sympa avec musiciens locaux et serveurs très contents de voir les français que nous sommes. Le vent n’a pas faibli la nuit, et par moment j’ai eu peur que le toit ne parte.
Samedi 8 mars
Le temps est toujours beau et après le petit dej nous décidons d’aller voir la cascade un peu déçu de laisser cet hôtel (on serait bien resté un jour de plus). Nous repayons l’entrée du parc (c’est dommage qu’il n’existe pas un pass comme pour l’ouest américain) et nous voilà partis. Sur le plan il est donné 4kms, mais je pense qu’il y en avait au moins 6 pour l’aller. Le chemin est difficile avec de nombreuses montées et le sol est glissant. Et paf les coups de soleil sur les épaules. Pas fut-fut les bidochons avec la crème solaire dans le sac… Peu de monde sur le parcours d’ailleurs sur l’ensemble des randos réalisées dans ce pays nous avons croisés peu de monde . Après plus de 2 heures de marche nous arrivons devant un décor grandiose que peu de gens peuvent imaginer. La cascade est d’un bleu magnifique ou une bande de jeunes font trempette ; La route a été longue mais nous avons été récompensés de nos efforts devant ce spectacle éblouissant. J’ai retiré mes chaussures pour plonger mes pieds dans cette eau limpide mais un peu fraîche. Mais il ne faut pas trop traîner car nous avons du chemin pour l’étape de la journée. Vers midi après le repas nous nous dirigeons enfin vers les plages de Tamarindo. En route, une halte photo nous fait voir des aras dans les arbres. Nous arrivons à notre hôtel dans un quartier calme de la ville. C’est mignon et la chambre bien décorée. Cet établissement est tenu par des italiens (eh oui il y a une colonie nombreuse dans cette région). Des gens très charmants qui nous offrent un cocktail de bienvenu. Mon italien est un peu rouillé mais j’arrive à me faire comprendre et échanger une petite conversation sur le pays, et les motivations qui les ont entraîné dans ce pays. L’hôtel ne fait pas repas et nous partons à pied en ville …….mais que de poussière. Un bon repas chez Nogy avec langouste et un bon vin et la journée était bien remplie
Dimanche 9 mars
C’est jour de repos pas de ballade, mais chaises longues et plages (playa grande et flamingo) Le vent est fort sur la plage et nous souffrons encore des coups de soleil de la veille. Nous restons une bonne partie de la journée puis un peu de piscine à l’hôtel. Je suis bien content de ne pas faire de route aujourd’hui. J’en ai pas parlé encore, mais dans ce pays pas question de regarder le paysage Le code de la route il connaissent pas (moi non plus), les vaches, les chevaux, les voitures au milieu de la route, des immenses trous uniquement matérialisés avec de la peinture, font que tu es sans cesse concentré sur la conduite La plus belle des routes la Transamérica qui traverse le pays ressemble à une départementale chez nous Sans marquage au sol et avec des trous, certes moins gros, mais des trous quand même.
Lundi 10 mars
Le repos nous a fait du bien. Nous prenons la route pour Santa Héléna qui n’est pas meilleure que les autres, sinueuse et poussiéreuse et ça monte ça monte……Pour ceux qui connaissent la Mokee dugway c’est de la rigolade par rapport à cette route, car ça monte sans aucune protection sur 30 km. A mi chemin nous nous arrêtons dans un soda (petit resto) ou une salade excellente nous satisfait pleinement. Nous arrivons dans la forêt de nuage ou là la pluie tombe toute l’année (au moins ici est au courant). Le choix se porte sur la canopy du parc. C’est un parcours qui le long d’un câble nous fait découvrir sous une autre forme la forêt. 18 étapes dont la dernière de 1km. La sensation forte est garantie, sur un parcours quand même assez physique. Et nous voilà tout mouillé, et assez sale. On en peut plus, et le froid nous fait renoncer à la visite du serpentarium. Une bonne douche bien chaude dans un lodge tout mimi, et un bon repas dans le village est la journée se termine dans un lit bien confortable et au calme.
Mardi 11, mercredi 12, jeudi 13 mars
Direction la mer ou plutôt l’océan. Nous prenons conscience que c’est déjà la deuxième et la dernière étape avant de revenir sur San José. Nous prenons la direction de Manuel Antonio ou nous resterons 3 nuits afin de bien se reposer pour le reste du séjour. A l’arrivée devant l’hôtel la personne de la réception vient nous chercher sur le parking en nous souhaitant la bien venue. Les chambres sont simples et il y a peu de monde, mais la clim est un peu bruyante. Pour le dîner le premier soir nous sortons pour trouver un resto, histoire de changer d’air. Les 2 autres repas du soir, nous les prendrons sur place car notre réceptionniste se fait un honneur de nous rendre le séjour agréable. Le second jour nous allons au parc national de Manuel Antonio (le parc le plus visité du pays). Le monde afflue et les cars de touristes arrivent par dizaines. Comme partout le long des cotes, il y a toujours une personne qui vient vous voir pour vous assurer qu’il va surveiller votre voiture moyennant une certaine somme d’argent qui varie en fonction des individus. Le parc est rempli de touristes sur la partie principale (pas étonnant qu’il faut avoir un téléobjectif pour voir les animaux). Dés le début des sentiers de rando du parc on se retrouve à nouveau seuls et au calme. De nombreux singes viennent nous voir soit par curiosité soit pour glaner un repas facile. Il est interdit de donner à manger aux singes mais la tentation est grande et j’avoue avoir fait une entorse à ma déontologie de préserver la nature. Et toujours des singes, paresseux, iguanes, coatis, et innombrables oiseaux. Nous passons la journée complète dans le parc en alternant les baignades et la promenade. Le dernier jour sera consacré à une balade en mer sur un catamaran. Ouais, on aurait pu s’en passer, car mis à part le fait que l’on voit les plages sous un autre angle, c’était cher payé !!! La fin de journée c’est piscine à l’hôtel.
Vendredi 14 mars
C’est la fin du voyage, et nous reprenons la route pour la capitale, conscients qu’il y a encore beaucoup de chose à découvrir dans ce pays. La route est difficile, et la circulation infernale. Il faut que je prenne quelques risques pour pouvoir doubler les gros camions qui se dirigent vers le Nord. Arrivé à destination, c’est comme dans toute les grandes ville (ça n’avance pas ) et nous mettons plus d’une heure pour arriver à l’hôtel. Un peu plus classe que le premier jour avec voiturier et parking gratuit. Nous prenons un taxi pour faire un tour au marché. Les appareils photos sont restés dans la chambre afin de ne pas tenter le diable et se confondre dans la foule. Du café fraîchement moulu, une babiole et l’après midi est vite passé. Le soir, repas à l’hôtel qui reste décevant vu la prestation de l’ensemble.
Samedi 15 mars Direction l’aéroport pour rendre le véhicule, payer les taxes pour la sortie du pays, et enregistrer les bagages.
Conclusions Très beau pays, avec de magnifiques paysages et des gens très gentils. Nous referons certainement cette destination car de nombreux parcs sont encore à faire. Découvrir le célèbre Quetzal (grand perroquet de la forêt humide) et surtout voir le volcan Arénal.
Jean-marie
Samedi 28 février
Après avoir pris le TGV pour Roissy nous embarquons pour NY ou nous ferons une escale. Le vol se passe sans problème mais sur « Continental » la disposition en cabine n’est pas l’idéale surtout que de NY à San José nous sommes chacun d’un coté de l’appareil. Moi devant, et Valérie au fond de l’avion. Lors ne notre passage pour les formalités c’est le vrai bordel. Plus de 200 personnes environ devant nous, et une bande de Mexicains sans papiers ne facilitent pas les choses. Finalement malgré les 2h30 de battement nous sommes obligés de demander de nous laisser passer devant certaines personnes, puis de courir dans les terminaux !! Arrivé à San José notre contact n’est pas là . J’avais loué un véhicule chez « hertz » en croyant faire une bonne opération financière plutôt que de prendre le véhicule chez un voyagiste, mais les taxes locales ont considérablement grossi la facture.; Arrivé dans le centre ville, l’hôtel dans un quartier assez morbide surtout de nuit, me déçoit un peu. Les chambres sont médiocres avec juste un peu d’eau tiède pour prendre une douche La nuit est agitée avec les portes qui claquent et le petit-dej est mauvais (on peut le dire)
Dimanche 01 mars
Direction Turrialba et la vallée d’Orosi ou pour le moment le soleil est présent. On verra les jours suivants, que ce ne sera pas toujours le cas !! Une course en VTT nous étonne un peu vu le niveau des compétiteurs, à fond à fond.. L’on voit de partout des coureurs soit en vélo soit à pied le long des routes. Des champs de café à perte de vue, et direction le parc de Tapanti ou un avant goût de la forêt humide se fait sentir. Une belle cascade sort de la montagne, et une petite rando nous mets sur les rotules le premier jour. Faut dire que l’altitude aussi nous épuise un peu…. C’est dimanche et beaucoup de locaux font des pique-niques un peu partout sur les aires aménagées. Le temps d’acheter quelques fruits sur la route, et nous partons vers la ville étape et notre hôtel. Le ciel devient menaçant et il pleut à destination. L’hôtel est bien, mais la route en contrebas perturbe un peu la tranquillité du gîte. Mais nous mangeons bien, et l’accueil est chaleureux car peu de français passent par cet endroit. Il a plut toute la nuit mais nous avons bien dormi. Mais au matin malgré un rayon de soleil, la chambre est un peu humide
Lundi 02 mars
Comme nous restons 2 jours et que je n’ai pas envie de faire du raft (c’est l’endroit idéal et très prisé par les amateurs de ce sport), mais je suis pas venu pour faire trempette, d’ailleurs la couleur de l’eau ou sa température me rebute un peu. Nous retournons donc sur Paraiso ou nous allons visiter un parc d’orchidées Il fait frais et ne pleut pas, mais dans la journée après avoir cherché une église en ruine, les premières gouttes font à nouveau leurs apparitions. Nous retournons à notre hôtel pour écrire quelques cartes postales et prendre une bonne douche bien chaude.
Mardi 03 mars
Direction Sarapiqui sous la pluie qui ne cessera pas dans la journée. Le temps de faire mon premier plein d’essence et nous arrivons en ville près de notre hôtel. L’essence n’est pas chère (0, 70 centimes d’euro.) Une visite d’une forêt tropicale nous occupe une bonne partie de la journée. Là, un guide parle le français et nous met en garde contre les fourmis et serpents qui peuvent être présents. La consigne est de ne pas toucher les arbres ni les lianes qui peuvent confondre une sale bestiole …. Nous voilà prévenu. Et la pluie tombe toujours, heureusement il ne fait pas froid mais l’humidité gâche notre plaisir. L’hôtel en plus n’est pas terrible (dire que dans les guides c’est le meilleur de la ville). Nous prenons un café à une terrasse et un agent de police verbalise un livreur. C’est là que l’on se rend compte que la police ne plaisante pas. De retour à l’hôtel nous mangeons dans le resto de l’établissement ou le patron s’efforce pour que service soit irréprochable. Je fonce chercher des couvertures pour la nuit qui fut agitée en raison des bruits de la chambre d’à coté. La pauvre femme était malade et un médecin est venu le matin. J’en suis à me demander si je ne vais pas changer mon itinéraire, car nous devons encore monter plus au Nord. Le lendemain il pleut toujours………. et très fort.
Mercredi 5 mars
Heureusement la pluie cesse et les températures remontent enfin. Direction Cano Négro, un haut lieu de préservation des oiseaux. Arrivé vers midi, nous déjeunons dans notre hôtel et recherchons un guide pour nous promener dans la réserve. La direction se charge de trouver quelqu’un et nous présente Antonio qui ne parle que l’espagnol mais dont la gentillesse, l’amabilité et surtout la bonne connaissance nous fait découvrir le vrai Costa Rica sur son bateau. De nombreux oiseaux parfois bien à l’abri des regards nous sont expliqués par notre guide. Oiseaux nocturnes, cigogne, héron, aigrette, ect.. ainsi que de nombreux caïmans. Le soir une fiesta est organisée pour l’anniversaire de la construction d’une église financée par un Russe. C’est tournée générale et orchestre local. Ca joue fort et de nombreux canards (normal dans une réserve) et nous avons peur de passer encore une nuit agitée. Comme l’alcool coule à flots à 9h00 c’est fini et tout ce beau monde au lit.
Jeudi 6 mars Nous partons à l’aube en croisant notre guide à cheval que nous saluons au passage. Et nous retournons de nouveau vers la pluie. Encore une rando humide. On recherche un peu plus tard un spa avec eau chaude provenant directement du volcan Arénal dont nous ne voyons même pas le début . Le prix ahurissant 60$ par personne nous retiens un peu, car cela représente une somme pour faire trempette dans de l’eau chaude. Dans le guide c’est écrit 15$ ..les temps sont durs Nous décidons donc d’aller directement à l’hôtel ou à notre grande surprise là il y a aussi des bains. En maillot dans les bains chauds privés, musique d’ambiance, et ……….LA PLUIE. Ce grand complexe me déçoit, c’est bracelet au poignet à l’américaine (d’ailleurs il n’y que çà) Le petit dej me fais penser à un resto universitaire en mieux.
Vendredi 7mars
Nous partons de bonne heure car il est temps de sécher. Pour éviter de retourner sur nos pas je décide de prendre un raccourci, mais la route est difficile avec des nids d’autruches et de grosses pierres. Je commence à regretter de n’avoir pas fait le tour. Puis au bout de 30kms un village perdu au milieu de nulle part. Et enfin le soleil Direction l’hacienda guachapilin ou pour entrer sur ces terres il faut passer la barrière en donnant 2$. La nous arrivons dans un grand ranch, c’est comme dans Bonanza, chevaux bétail ect…. Direction le parc de Rincon de la veija ou l’entrée du parc est de 10 $ Nous faisons un grand tour de 13km en escaladant des sentiers escarpés et en traversant des rivières A mi chemin, nous voilà perdus. D’un coté la rivière de l’autre coté la rivière Je retire donc mes chaussures pour traverser mais je ne trouve pas de chemin qui continue de l’autre coté. Finalement je trouve la sortie derrière le rocher et un couple d’italien venu s’installer dans le pays fait un bout de chemin avec nous en parlant le français Nous faisons une pause puis décidons de voir une cascade sur le plan à 4 km. Mais le chemin est difficile et mon genou me fait souffrir. A mi chemin nous faisons demi tour (peut être demain). Nous croisons des singes ….les premiers. Un peu KO, nous arrivons à l’hôtel certainement la chambre la plus belle du voyage. Le vent souffle très fort, un vrai mistral, et le repas est super sympa avec musiciens locaux et serveurs très contents de voir les français que nous sommes. Le vent n’a pas faibli la nuit, et par moment j’ai eu peur que le toit ne parte.
Samedi 8 mars
Le temps est toujours beau et après le petit dej nous décidons d’aller voir la cascade un peu déçu de laisser cet hôtel (on serait bien resté un jour de plus). Nous repayons l’entrée du parc (c’est dommage qu’il n’existe pas un pass comme pour l’ouest américain) et nous voilà partis. Sur le plan il est donné 4kms, mais je pense qu’il y en avait au moins 6 pour l’aller. Le chemin est difficile avec de nombreuses montées et le sol est glissant. Et paf les coups de soleil sur les épaules. Pas fut-fut les bidochons avec la crème solaire dans le sac… Peu de monde sur le parcours d’ailleurs sur l’ensemble des randos réalisées dans ce pays nous avons croisés peu de monde . Après plus de 2 heures de marche nous arrivons devant un décor grandiose que peu de gens peuvent imaginer. La cascade est d’un bleu magnifique ou une bande de jeunes font trempette ; La route a été longue mais nous avons été récompensés de nos efforts devant ce spectacle éblouissant. J’ai retiré mes chaussures pour plonger mes pieds dans cette eau limpide mais un peu fraîche. Mais il ne faut pas trop traîner car nous avons du chemin pour l’étape de la journée. Vers midi après le repas nous nous dirigeons enfin vers les plages de Tamarindo. En route, une halte photo nous fait voir des aras dans les arbres. Nous arrivons à notre hôtel dans un quartier calme de la ville. C’est mignon et la chambre bien décorée. Cet établissement est tenu par des italiens (eh oui il y a une colonie nombreuse dans cette région). Des gens très charmants qui nous offrent un cocktail de bienvenu. Mon italien est un peu rouillé mais j’arrive à me faire comprendre et échanger une petite conversation sur le pays, et les motivations qui les ont entraîné dans ce pays. L’hôtel ne fait pas repas et nous partons à pied en ville …….mais que de poussière. Un bon repas chez Nogy avec langouste et un bon vin et la journée était bien remplie
Dimanche 9 mars
C’est jour de repos pas de ballade, mais chaises longues et plages (playa grande et flamingo) Le vent est fort sur la plage et nous souffrons encore des coups de soleil de la veille. Nous restons une bonne partie de la journée puis un peu de piscine à l’hôtel. Je suis bien content de ne pas faire de route aujourd’hui. J’en ai pas parlé encore, mais dans ce pays pas question de regarder le paysage Le code de la route il connaissent pas (moi non plus), les vaches, les chevaux, les voitures au milieu de la route, des immenses trous uniquement matérialisés avec de la peinture, font que tu es sans cesse concentré sur la conduite La plus belle des routes la Transamérica qui traverse le pays ressemble à une départementale chez nous Sans marquage au sol et avec des trous, certes moins gros, mais des trous quand même.
Lundi 10 mars
Le repos nous a fait du bien. Nous prenons la route pour Santa Héléna qui n’est pas meilleure que les autres, sinueuse et poussiéreuse et ça monte ça monte……Pour ceux qui connaissent la Mokee dugway c’est de la rigolade par rapport à cette route, car ça monte sans aucune protection sur 30 km. A mi chemin nous nous arrêtons dans un soda (petit resto) ou une salade excellente nous satisfait pleinement. Nous arrivons dans la forêt de nuage ou là la pluie tombe toute l’année (au moins ici est au courant). Le choix se porte sur la canopy du parc. C’est un parcours qui le long d’un câble nous fait découvrir sous une autre forme la forêt. 18 étapes dont la dernière de 1km. La sensation forte est garantie, sur un parcours quand même assez physique. Et nous voilà tout mouillé, et assez sale. On en peut plus, et le froid nous fait renoncer à la visite du serpentarium. Une bonne douche bien chaude dans un lodge tout mimi, et un bon repas dans le village est la journée se termine dans un lit bien confortable et au calme.
Mardi 11, mercredi 12, jeudi 13 mars
Direction la mer ou plutôt l’océan. Nous prenons conscience que c’est déjà la deuxième et la dernière étape avant de revenir sur San José. Nous prenons la direction de Manuel Antonio ou nous resterons 3 nuits afin de bien se reposer pour le reste du séjour. A l’arrivée devant l’hôtel la personne de la réception vient nous chercher sur le parking en nous souhaitant la bien venue. Les chambres sont simples et il y a peu de monde, mais la clim est un peu bruyante. Pour le dîner le premier soir nous sortons pour trouver un resto, histoire de changer d’air. Les 2 autres repas du soir, nous les prendrons sur place car notre réceptionniste se fait un honneur de nous rendre le séjour agréable. Le second jour nous allons au parc national de Manuel Antonio (le parc le plus visité du pays). Le monde afflue et les cars de touristes arrivent par dizaines. Comme partout le long des cotes, il y a toujours une personne qui vient vous voir pour vous assurer qu’il va surveiller votre voiture moyennant une certaine somme d’argent qui varie en fonction des individus. Le parc est rempli de touristes sur la partie principale (pas étonnant qu’il faut avoir un téléobjectif pour voir les animaux). Dés le début des sentiers de rando du parc on se retrouve à nouveau seuls et au calme. De nombreux singes viennent nous voir soit par curiosité soit pour glaner un repas facile. Il est interdit de donner à manger aux singes mais la tentation est grande et j’avoue avoir fait une entorse à ma déontologie de préserver la nature. Et toujours des singes, paresseux, iguanes, coatis, et innombrables oiseaux. Nous passons la journée complète dans le parc en alternant les baignades et la promenade. Le dernier jour sera consacré à une balade en mer sur un catamaran. Ouais, on aurait pu s’en passer, car mis à part le fait que l’on voit les plages sous un autre angle, c’était cher payé !!! La fin de journée c’est piscine à l’hôtel.
Vendredi 14 mars
C’est la fin du voyage, et nous reprenons la route pour la capitale, conscients qu’il y a encore beaucoup de chose à découvrir dans ce pays. La route est difficile, et la circulation infernale. Il faut que je prenne quelques risques pour pouvoir doubler les gros camions qui se dirigent vers le Nord. Arrivé à destination, c’est comme dans toute les grandes ville (ça n’avance pas ) et nous mettons plus d’une heure pour arriver à l’hôtel. Un peu plus classe que le premier jour avec voiturier et parking gratuit. Nous prenons un taxi pour faire un tour au marché. Les appareils photos sont restés dans la chambre afin de ne pas tenter le diable et se confondre dans la foule. Du café fraîchement moulu, une babiole et l’après midi est vite passé. Le soir, repas à l’hôtel qui reste décevant vu la prestation de l’ensemble.
Samedi 15 mars Direction l’aéroport pour rendre le véhicule, payer les taxes pour la sortie du pays, et enregistrer les bagages.
Conclusions Très beau pays, avec de magnifiques paysages et des gens très gentils. Nous referons certainement cette destination car de nombreux parcs sont encore à faire. Découvrir le célèbre Quetzal (grand perroquet de la forêt humide) et surtout voir le volcan Arénal.
Jean-marie
Adaptateur pour les prises électriques nécessaire en République Dominicaine? English translation pending
bonjour
je pars bientot en RD, et j'ai vu sur le net que pour les prises electriques il fallait un adaptateur . est ce vrai ? car j 'amene mon appareil photo et mon portable, donc je ne voudrais pas etre embete pour les recharger . merci a vous pour vos reponses .😉
je pars bientot en RD, et j'ai vu sur le net que pour les prises electriques il fallait un adaptateur . est ce vrai ? car j 'amene mon appareil photo et mon portable, donc je ne voudrais pas etre embete pour les recharger . merci a vous pour vos reponses .😉
Le Portugal en camping-car English translation pending
desirant partir au portugal fin mai debut juin j'aimerais connaitre des campings caristes ayant fait ce voyage, leurs avis et les villes ou villages a visiter notre direction serait lisbonne nous aimons la mer, les visites, le calme mais en toute securité et nous recherchons aussi un couple possedant un cc pour pouvoir partager le trajet, etre plusieurs cc permet d'etre plus en securité tout en gardent chacun son indépendance, nous habitons mayenne 53 prés de laval
De retour du Burkina Faso.... English translation pending
"De retour...." Complété et modifié
Voilà, c'est le Retour. Le choc, à l'aéroport d'Orly. Le temps est suspendu dans l'entre deux du passé et de l'avenir. C'est ici que je me sens déracinée. L'aventure a été belle, les rencontres intenses.
La rencontre d'un pays, qui cherche son chemin, comme tant d'autres, entre tradition et modernisation. Le capitalisme fait ses ravages, comme partout ailleurs, sur notre planète. Un pays entre tradition et Modernisation....Ce n'est pas nouveau, on l'entend même de plus en plus. Ca finit par vouloir tout dire et rien dire à la fois. Et c'est pratique....
L'accueil y est pourtant bien chaleureux, l'ouverture d'esprit au rendez-vous. Il y réside un bouillonnement de culture envoûtant, une énergie phénoménale alimente les arts de Sens et d'Engagement. Musique, danse traditionnelle et contemporaine, théâtre, rien n'est vide, tout est plein de l'expression de la Condition Humaine.
Rencontre avec l'avenir, avec les enfants, qui cheminent entre réalités, propagande scolaire, et une avidité de liberté. Leur coeur est ouvert, en attendant que le miroir du modèle occidental vienne alimenter leurs illusions, pour beaucoup. Mais il y aussi ceux qui savent déjà que c'est ici qu'ils seront l'avenir du pays . Il y a aussi des gens pour le leur dire. Nous gardons au chaud nos correspondances. Je regarde leurs photos avec sourire. Ils n'ont besoin de personne pour vous faire un clin d'oeil, une grimace furtive, ou un regard franc.
Nous avions au programme deux écoles de 500 enfants (l'une dans l'un des quartiers pauvres nommé Niénéta à Bobo, l'autre et un orphelinat dans un grand village de Samendeni ), l' association Song TAABA pour femmes seules avec leurs enfants, et nous nous sommes attachés à un bon petit voisinage de Niénéta où il y avait de grands besoins. On a fait au mieux. Mais tout le monde était très content. Les médicaments vont beaucoup servir à l'association de femmes, à l'orphelinat, et aux enfants de Niénéta que nous connaissions. Les fournitures "scolaires" ont fait des heureux partout. Les vêtements à l'association Song Taaba et à l'orphelinat de Samendeni aussi.
Les ateliers ont bien fonctionné, musique et chant, dessins, contes et expression, cinéma avec petit projo, et aussi un petit spectacle joyeusement "bidouillé", en musique (mi- tsigane, mi- percu affro), de marionnettes à taille humaine. Nous n'avions pas vraiment la sensation de faire quelque chose de bien étudié, surtout dans les situations où nous étions ( 500 à 600 mômes, quand même c'est quelque chose!), mais ça avait l'air de faire plaisir.
Les enfants semblaient contents, nous on étaient vannés.....
Mais nous avions si soif de profiter de tout, que nous avions l'énergie pour découvrir autant qu'il soit possible. Nous avons profité de concerts, spectacles de danse, théâtre, aussi des Centres culturels Italien et Français de Bobo. Un bouillon de culture ! Que du jouissif !
Rencontre avec les artistes musiciens au grand nombre bien entendu, au coin de la rue, aux concerts, aux musées de la Musique, ou une rencontre impromptue qui finit en boeuf... Compagnies de théâtre ou de danse traditionnelle et contemporaine nous ont remis les pendules à l'heure. Les concerts sont souvent accompagnés de danseurs, c'est un Tout. La musique vous prend le corps pour vous impulser un élan de libération d'énergie bien recyclée. Et quand votre regard est hypnotisé par l'explosion de figures des danseurs, vous éprouvez autant de plaisir que de danser vous-même. Et quel plaisir !!
Rencontre avec les femmes, qui oeuvrent entre le joug des traditions et l'état des choses, conscience souterraine de la population. Elles prennent des libertés en cachette, pour limiter les dégâts d'un fonctionnement social. Travaillant beaucoup, elles sont partout à la fois, dans les cours des maisonnées et dans les rues à vendre tout ce qu'elles peuvent savoir faire. Dans les arts aussi. Avec volonté de fer et féminité chatoyante, elles portes sur leur tête, et leurs épaules.... Rencontre avec l'association pour femmes de Mawa, Dame engagée depuis l'âge de 16 ans avec cette volonté emprunte de réserve et de coeur, qui vient le jour de notre départ avec une grande tristesse, des cadeaux pour chacun de nous, pour que l'on oublie pas de revenir. La seule à qui l'on peut demander un livre ou un film sur Sankara, le sourire aux lèvres. Il est bon de sentir que, même si il vaut mieux ne pas aborder le sujet de Thomas Sankara, il reste très présent dans la vie et les coeurs des Burkinabés.
Ou encore d' autres voyageurs... Rencontres avec des associations Franco-Burkinabées, des volontaires, très jeunes ou plus âgés, bourlingueurs, à l'orphelinat de Samendeni, avec qui nous nous sommes fait le plaisir d'une petite escapade pour un jour de repos, encore un peu à Banfora qu'il est toujours difficile de quitter, guidés par nos amis Siaka et Innocent. Un jeune homme, aux yeux d'enfant, emprunts de douceur, Siaka TB, éducateur de talent à l'orphelinat, travaillait ses tableaux avec des matériaux naturels, terre, pigments...Ses tableaux ( un visage, fait d'une multitude de corps, ou encore une représentation de la famille dans sa simple complexité....) sont profonds.
Il y a encore tant d'autres rencontres.....
Rencontre avec un système. Tout est utilisable, recyclable, tout sert jusqu'à que ce soit complètement "gâté". Les échoppes de ferraille, de ferronnerie, de verre foisonnent dans les vieux quartiers. Le superflu n'existe pas . Mais les enfants jouent les pieds dans les détritus, la décharge est dans les rues de la ville. Sur les canaux des vieux quartiers, de Dioulassoba, de Niénéta, stagne une couche de pollution, de sacs, de papiers... Rencontre avec un gouvernement fantôme, et pourtant à l'uniforme présent.
Rencontre avec le troc, l'Echange, voie de survie dont on ne s'inspire pas encore assez. Rencontre aussi avec la corruption, habitude à la peau bien tannée, avec laquelle il faut compter, partie intégrante d'une forme de tradition...Vigilance comme compromis ou encore remise en question de nos "principes" occidentaux ( si tant est qu'ils soient valables, chez nous comme ailleurs) sont de mise pour pouvoir travailler ici. Mieux vaut amener quelque chose de palpable aux enfants que de l'argent dans les orphelinats et écoles...Le coût de la vie, et surtout des produits de première nécessité, ont augmenté presque de 150 % ces six derniers mois. Chacun fait ce qu'il peut....Thiogo Thiogo, comme on dit en Dioula. Et il faut aussi bien mesurer les conditions de travail des professeurs et éducateurs.
Rencontre avec les taxis burkinabés, la belle aventure qu'il fait toujours bon prendre. On ne sait jamais s'il va se séparer en deux, on reste épaté par ses capacités de transport et ses tableaux de bords!!... Ca couine, ça craque, ça clignote, ça fait tac tac tac, y a toujours un bruit nouveau, ça n'a pas de pare brise ou presque, ça s'arrête pour déposer la huitième personne dans le quartier d'à coté ou pour faire une petite course à l'occasion. Entassés jusqu'à huit ou neuf, que du plaisir et des rires...
La palabre, le Marchandage, jeu auquel il fait bon de s'adonner. Jeu délicieux. Farafinou et toubabou se toisent. Vient l'humour, vient les rires, chacun cherchant "son" juste milieu. Prendre le temps d'apprendre à se rencontrer dans la filouterie. Souvent un très bon moment, si l'on s' y prête bien.... Au de là du plaisir, deux mondes, deux notions de l'argent se rejoignent dans un entre-deux. Oh combien j'aimerais pouvoir marchander le plus possible ici, en France !
Le temps, justement. Le temps à l'africaine....Difficile de s'en défaire, d'oublier cette sensation de fluidité. En bons toubabs, nous sommes arrivés avec un beau planning, tout propre, bien carré. Quelle rigolade ! A peine quelques jours et il ressemblait déjà à un brouillon de cancre, des ratures, des gribouillis, des flèches finissant par faire tout le tour de la feuille pour finalement revenir à l'endroit initial.... Les journées s'écoulent, nonchalantes, chaque chose prenant le temps. Et pourtant, sans que l'on sache comment, chaque chose est faite, chaque journée si remplie ! Ce serait bien que l'on puisse venir là-bas?...Suivent palabres avec nos hôtes bienveillants Siaka, Karim et Sékou, une sorte d'agitation "tranquille". Au final, Y a Foy, y a pas de problème. C'est pourquoi, quand vient une rare accélération du temps, nous nous sentons un peu déstabilisés: 09 h 45, arrivée dans un village en brousse. Ani Sogoma ! Bonjour! on est content, nous aussi, tout le monde est content.... "Le griot est passé dans le village ce matin pour dire la bonne nouvelle, les enfants vont tous arriver bientôt - Ha, ils arrivent à quelle heure? - Ils commencent à arriver - Ha, et ils sont combien à peu près? - Oh, entre 500 et 600.... - ....d'accord ". Nous sommes cinq, ya foy ! ya foy ! ya foy !! Nous l'avons déjà fait, nous pouvons l'improviser ! Mise en place des ateliers et du spectacle dans un flou logistique et artistique total...L'important, ce sont les Pitchounes.
Rencontre avec la poussière, la brousse et ses villages. Grand Amour de la piste, des arbres magnifiques, des baobabs. Chaque arbre semble une oeuvre d'art, les troncs des palmiers sont chacun sculpté et unique . Toutes ces couleurs singulières ne quitteront jamais nos mémoires et pour ma part ne cesseront de me manquer . Amour de la pétrolette qui tombe six fois en panne sur la piste et qui nous remue les cervicales. Nous avons eu les joies de petites virées autour de Banfora à mobylettes et ballade autour de Samendeni dans la brousse. Allons donc voir le Marigot, ou le Baobab sacré ! Que nous n'avons pas vu d'ailleurs... Chacune de nos mobylettes tombe en panne (voir plusieurs fois par pétrolette). Sur la piste, entre champs de canne à sucre et rivière dans laquelle les femmes lavent leur linge, un homme s'arrête. "Panne?", il s'approche, yeute, file un coup de pied à la pétrolette, lève les épaules et continu son chemin...Nous sourions, les autres sont déjà loin, assis en tailleur au milieu de la piste nous savourons l'attente. Siaka nous retrouve, observe l'engin, coince un tout petit cailloux dans le tout petit moteur, et l'on repart....pour la prochaine panne (nous apprendrons le soir, avec hilarité ou presque, qu'ici la panne est comprise dans la location de la pétrolette, c'est écrit sur le petit papier du réglement ! Il allait falloir palabrer sec ! ). A suivi un grand périple dans la poussière pour rejoindre la petite ville dans la nuit. D'énormes camions blindés à ras bord d'hommes sur des sacs de coton, fonctionnant bien sûr au klaxon, fonçaient, nous frôlaient, nous laissant aveugles dans un nuages de poussière épaisse. Une impression de danger imminent, qui n'en est que rarement un, au final. Coincés la nuit à Banfora, du coup, on a dormi chez des rastas bien sympas.... Et tout ceci n'était qu'un concentré de bonheur, emmagasinant les lumières successives de la journée sur les couleurs de la brousse et des pistes, de l'ocre plein les yeux et la mémoire. Puis dans la nuit poussiéreuse, nous "funambulions" entre inconscience et exaltation.
Rencontre avec les amis qui nous accueillaient, Siaka, Karim et Sékouba, et leur famille de Niénéta. les gens aux croisées des rues de Bobo Dioulasso. Les visages restent présents dans les mémoires et le manque d'un autre rapport à l'autre se fait sentir. Echanges de personnes singulières ou l'intensité des voyages, faits des rencontres de coeur, et du peu de temps qu'il nous ai donné pour nous connaître, nous Voir....
Belle rencontre entre nous, belle équipée, belle amitié liée par l'aventure.
Et bien d'autre choses encore, bien sûr...
Dans ce pays, la tradition est fidélité à une manière de vivre qui a ses "jolies petites beautés", quotidiennes, idéologiques, culturelles, ....On ne peut pas, on ne doit même pas, envisager de les "changer". Et bien qu'il y ait d'autres visages à cette tradition qui met en peine et en douleur son cheminement, elle tend vers l'ouverture, et ce, devant faire avancer son pays dans un monde dont les règles du jeu sont imposées par l'occident. Il faut bien être conscient que si son cheminement est aussi douleur, c'est à la lumière de cette considération courante que "tendre vers l'ouverture" signifierait tendre vers le mode de vie et de pensée occidental. Il est donc impératif d'être vigilent quand à bien dissocier ceci de la libération des jougs de la tradition d'un pays ! Lot de tant de pays dans le monde. L'ouverture que j'y vois, me redonne espoir en un Autre Possible philosophique et politique, et ce malgré "l'état des Etats" dans le monde entier. Car il me semble que le terreau du continent africain est riche de ce que nous, occidentaux avons "consciemment" écarté au cours de notre Histoire.
Quand il est installé l'électricité dans un village, il ne s'éclaire plus comme avant. Il est juste autre.
Le dernier jour, nous avons traversé une dernière fois le pays en bus (Ah, les bus musicaux aussi sont chouettes!) de Banfora (au sud ouest du pays) à Ouagadougou pour prendre l'avion la nuit, s'arrêtant à Bobo Dioulasso pour dire au revoir aux amis et aux familles. Toute cette journée, je n'ai pas retenu mes larmes, et ai bu toutes les images défilant sur le voyage, la tête à la fenêtre. Je sais que j'y retournerai.
Voici quelques première photos.
Nous sommes heureux d'avoir rencontré le Burkina, ou enfin, une petite partie....Petite partie, mais bien remplie!!
Bonne année à tous et à vos familles....
Anbédoni...
Croquis de JL H http://www.hiboox.fr/go/albums/html/afrique, de6ab65fcb7e838816dc550964535f49
Diaporama Photos:
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093060516/show/
Dessins des mômes:
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093354738/show/
Voilà, c'est le Retour. Le choc, à l'aéroport d'Orly. Le temps est suspendu dans l'entre deux du passé et de l'avenir. C'est ici que je me sens déracinée. L'aventure a été belle, les rencontres intenses.
La rencontre d'un pays, qui cherche son chemin, comme tant d'autres, entre tradition et modernisation. Le capitalisme fait ses ravages, comme partout ailleurs, sur notre planète. Un pays entre tradition et Modernisation....Ce n'est pas nouveau, on l'entend même de plus en plus. Ca finit par vouloir tout dire et rien dire à la fois. Et c'est pratique....
L'accueil y est pourtant bien chaleureux, l'ouverture d'esprit au rendez-vous. Il y réside un bouillonnement de culture envoûtant, une énergie phénoménale alimente les arts de Sens et d'Engagement. Musique, danse traditionnelle et contemporaine, théâtre, rien n'est vide, tout est plein de l'expression de la Condition Humaine.
Rencontre avec l'avenir, avec les enfants, qui cheminent entre réalités, propagande scolaire, et une avidité de liberté. Leur coeur est ouvert, en attendant que le miroir du modèle occidental vienne alimenter leurs illusions, pour beaucoup. Mais il y aussi ceux qui savent déjà que c'est ici qu'ils seront l'avenir du pays . Il y a aussi des gens pour le leur dire. Nous gardons au chaud nos correspondances. Je regarde leurs photos avec sourire. Ils n'ont besoin de personne pour vous faire un clin d'oeil, une grimace furtive, ou un regard franc.
Nous avions au programme deux écoles de 500 enfants (l'une dans l'un des quartiers pauvres nommé Niénéta à Bobo, l'autre et un orphelinat dans un grand village de Samendeni ), l' association Song TAABA pour femmes seules avec leurs enfants, et nous nous sommes attachés à un bon petit voisinage de Niénéta où il y avait de grands besoins. On a fait au mieux. Mais tout le monde était très content. Les médicaments vont beaucoup servir à l'association de femmes, à l'orphelinat, et aux enfants de Niénéta que nous connaissions. Les fournitures "scolaires" ont fait des heureux partout. Les vêtements à l'association Song Taaba et à l'orphelinat de Samendeni aussi.
Les ateliers ont bien fonctionné, musique et chant, dessins, contes et expression, cinéma avec petit projo, et aussi un petit spectacle joyeusement "bidouillé", en musique (mi- tsigane, mi- percu affro), de marionnettes à taille humaine. Nous n'avions pas vraiment la sensation de faire quelque chose de bien étudié, surtout dans les situations où nous étions ( 500 à 600 mômes, quand même c'est quelque chose!), mais ça avait l'air de faire plaisir.
Les enfants semblaient contents, nous on étaient vannés.....
Mais nous avions si soif de profiter de tout, que nous avions l'énergie pour découvrir autant qu'il soit possible. Nous avons profité de concerts, spectacles de danse, théâtre, aussi des Centres culturels Italien et Français de Bobo. Un bouillon de culture ! Que du jouissif !
Rencontre avec les artistes musiciens au grand nombre bien entendu, au coin de la rue, aux concerts, aux musées de la Musique, ou une rencontre impromptue qui finit en boeuf... Compagnies de théâtre ou de danse traditionnelle et contemporaine nous ont remis les pendules à l'heure. Les concerts sont souvent accompagnés de danseurs, c'est un Tout. La musique vous prend le corps pour vous impulser un élan de libération d'énergie bien recyclée. Et quand votre regard est hypnotisé par l'explosion de figures des danseurs, vous éprouvez autant de plaisir que de danser vous-même. Et quel plaisir !!
Rencontre avec les femmes, qui oeuvrent entre le joug des traditions et l'état des choses, conscience souterraine de la population. Elles prennent des libertés en cachette, pour limiter les dégâts d'un fonctionnement social. Travaillant beaucoup, elles sont partout à la fois, dans les cours des maisonnées et dans les rues à vendre tout ce qu'elles peuvent savoir faire. Dans les arts aussi. Avec volonté de fer et féminité chatoyante, elles portes sur leur tête, et leurs épaules.... Rencontre avec l'association pour femmes de Mawa, Dame engagée depuis l'âge de 16 ans avec cette volonté emprunte de réserve et de coeur, qui vient le jour de notre départ avec une grande tristesse, des cadeaux pour chacun de nous, pour que l'on oublie pas de revenir. La seule à qui l'on peut demander un livre ou un film sur Sankara, le sourire aux lèvres. Il est bon de sentir que, même si il vaut mieux ne pas aborder le sujet de Thomas Sankara, il reste très présent dans la vie et les coeurs des Burkinabés.
Ou encore d' autres voyageurs... Rencontres avec des associations Franco-Burkinabées, des volontaires, très jeunes ou plus âgés, bourlingueurs, à l'orphelinat de Samendeni, avec qui nous nous sommes fait le plaisir d'une petite escapade pour un jour de repos, encore un peu à Banfora qu'il est toujours difficile de quitter, guidés par nos amis Siaka et Innocent. Un jeune homme, aux yeux d'enfant, emprunts de douceur, Siaka TB, éducateur de talent à l'orphelinat, travaillait ses tableaux avec des matériaux naturels, terre, pigments...Ses tableaux ( un visage, fait d'une multitude de corps, ou encore une représentation de la famille dans sa simple complexité....) sont profonds.
Il y a encore tant d'autres rencontres.....
Rencontre avec un système. Tout est utilisable, recyclable, tout sert jusqu'à que ce soit complètement "gâté". Les échoppes de ferraille, de ferronnerie, de verre foisonnent dans les vieux quartiers. Le superflu n'existe pas . Mais les enfants jouent les pieds dans les détritus, la décharge est dans les rues de la ville. Sur les canaux des vieux quartiers, de Dioulassoba, de Niénéta, stagne une couche de pollution, de sacs, de papiers... Rencontre avec un gouvernement fantôme, et pourtant à l'uniforme présent.
Rencontre avec le troc, l'Echange, voie de survie dont on ne s'inspire pas encore assez. Rencontre aussi avec la corruption, habitude à la peau bien tannée, avec laquelle il faut compter, partie intégrante d'une forme de tradition...Vigilance comme compromis ou encore remise en question de nos "principes" occidentaux ( si tant est qu'ils soient valables, chez nous comme ailleurs) sont de mise pour pouvoir travailler ici. Mieux vaut amener quelque chose de palpable aux enfants que de l'argent dans les orphelinats et écoles...Le coût de la vie, et surtout des produits de première nécessité, ont augmenté presque de 150 % ces six derniers mois. Chacun fait ce qu'il peut....Thiogo Thiogo, comme on dit en Dioula. Et il faut aussi bien mesurer les conditions de travail des professeurs et éducateurs.
Rencontre avec les taxis burkinabés, la belle aventure qu'il fait toujours bon prendre. On ne sait jamais s'il va se séparer en deux, on reste épaté par ses capacités de transport et ses tableaux de bords!!... Ca couine, ça craque, ça clignote, ça fait tac tac tac, y a toujours un bruit nouveau, ça n'a pas de pare brise ou presque, ça s'arrête pour déposer la huitième personne dans le quartier d'à coté ou pour faire une petite course à l'occasion. Entassés jusqu'à huit ou neuf, que du plaisir et des rires...
La palabre, le Marchandage, jeu auquel il fait bon de s'adonner. Jeu délicieux. Farafinou et toubabou se toisent. Vient l'humour, vient les rires, chacun cherchant "son" juste milieu. Prendre le temps d'apprendre à se rencontrer dans la filouterie. Souvent un très bon moment, si l'on s' y prête bien.... Au de là du plaisir, deux mondes, deux notions de l'argent se rejoignent dans un entre-deux. Oh combien j'aimerais pouvoir marchander le plus possible ici, en France !
Le temps, justement. Le temps à l'africaine....Difficile de s'en défaire, d'oublier cette sensation de fluidité. En bons toubabs, nous sommes arrivés avec un beau planning, tout propre, bien carré. Quelle rigolade ! A peine quelques jours et il ressemblait déjà à un brouillon de cancre, des ratures, des gribouillis, des flèches finissant par faire tout le tour de la feuille pour finalement revenir à l'endroit initial.... Les journées s'écoulent, nonchalantes, chaque chose prenant le temps. Et pourtant, sans que l'on sache comment, chaque chose est faite, chaque journée si remplie ! Ce serait bien que l'on puisse venir là-bas?...Suivent palabres avec nos hôtes bienveillants Siaka, Karim et Sékou, une sorte d'agitation "tranquille". Au final, Y a Foy, y a pas de problème. C'est pourquoi, quand vient une rare accélération du temps, nous nous sentons un peu déstabilisés: 09 h 45, arrivée dans un village en brousse. Ani Sogoma ! Bonjour! on est content, nous aussi, tout le monde est content.... "Le griot est passé dans le village ce matin pour dire la bonne nouvelle, les enfants vont tous arriver bientôt - Ha, ils arrivent à quelle heure? - Ils commencent à arriver - Ha, et ils sont combien à peu près? - Oh, entre 500 et 600.... - ....d'accord ". Nous sommes cinq, ya foy ! ya foy ! ya foy !! Nous l'avons déjà fait, nous pouvons l'improviser ! Mise en place des ateliers et du spectacle dans un flou logistique et artistique total...L'important, ce sont les Pitchounes.
Rencontre avec la poussière, la brousse et ses villages. Grand Amour de la piste, des arbres magnifiques, des baobabs. Chaque arbre semble une oeuvre d'art, les troncs des palmiers sont chacun sculpté et unique . Toutes ces couleurs singulières ne quitteront jamais nos mémoires et pour ma part ne cesseront de me manquer . Amour de la pétrolette qui tombe six fois en panne sur la piste et qui nous remue les cervicales. Nous avons eu les joies de petites virées autour de Banfora à mobylettes et ballade autour de Samendeni dans la brousse. Allons donc voir le Marigot, ou le Baobab sacré ! Que nous n'avons pas vu d'ailleurs... Chacune de nos mobylettes tombe en panne (voir plusieurs fois par pétrolette). Sur la piste, entre champs de canne à sucre et rivière dans laquelle les femmes lavent leur linge, un homme s'arrête. "Panne?", il s'approche, yeute, file un coup de pied à la pétrolette, lève les épaules et continu son chemin...Nous sourions, les autres sont déjà loin, assis en tailleur au milieu de la piste nous savourons l'attente. Siaka nous retrouve, observe l'engin, coince un tout petit cailloux dans le tout petit moteur, et l'on repart....pour la prochaine panne (nous apprendrons le soir, avec hilarité ou presque, qu'ici la panne est comprise dans la location de la pétrolette, c'est écrit sur le petit papier du réglement ! Il allait falloir palabrer sec ! ). A suivi un grand périple dans la poussière pour rejoindre la petite ville dans la nuit. D'énormes camions blindés à ras bord d'hommes sur des sacs de coton, fonctionnant bien sûr au klaxon, fonçaient, nous frôlaient, nous laissant aveugles dans un nuages de poussière épaisse. Une impression de danger imminent, qui n'en est que rarement un, au final. Coincés la nuit à Banfora, du coup, on a dormi chez des rastas bien sympas.... Et tout ceci n'était qu'un concentré de bonheur, emmagasinant les lumières successives de la journée sur les couleurs de la brousse et des pistes, de l'ocre plein les yeux et la mémoire. Puis dans la nuit poussiéreuse, nous "funambulions" entre inconscience et exaltation.
Rencontre avec les amis qui nous accueillaient, Siaka, Karim et Sékouba, et leur famille de Niénéta. les gens aux croisées des rues de Bobo Dioulasso. Les visages restent présents dans les mémoires et le manque d'un autre rapport à l'autre se fait sentir. Echanges de personnes singulières ou l'intensité des voyages, faits des rencontres de coeur, et du peu de temps qu'il nous ai donné pour nous connaître, nous Voir....
Belle rencontre entre nous, belle équipée, belle amitié liée par l'aventure.
Et bien d'autre choses encore, bien sûr...
Dans ce pays, la tradition est fidélité à une manière de vivre qui a ses "jolies petites beautés", quotidiennes, idéologiques, culturelles, ....On ne peut pas, on ne doit même pas, envisager de les "changer". Et bien qu'il y ait d'autres visages à cette tradition qui met en peine et en douleur son cheminement, elle tend vers l'ouverture, et ce, devant faire avancer son pays dans un monde dont les règles du jeu sont imposées par l'occident. Il faut bien être conscient que si son cheminement est aussi douleur, c'est à la lumière de cette considération courante que "tendre vers l'ouverture" signifierait tendre vers le mode de vie et de pensée occidental. Il est donc impératif d'être vigilent quand à bien dissocier ceci de la libération des jougs de la tradition d'un pays ! Lot de tant de pays dans le monde. L'ouverture que j'y vois, me redonne espoir en un Autre Possible philosophique et politique, et ce malgré "l'état des Etats" dans le monde entier. Car il me semble que le terreau du continent africain est riche de ce que nous, occidentaux avons "consciemment" écarté au cours de notre Histoire.
Quand il est installé l'électricité dans un village, il ne s'éclaire plus comme avant. Il est juste autre.
Le dernier jour, nous avons traversé une dernière fois le pays en bus (Ah, les bus musicaux aussi sont chouettes!) de Banfora (au sud ouest du pays) à Ouagadougou pour prendre l'avion la nuit, s'arrêtant à Bobo Dioulasso pour dire au revoir aux amis et aux familles. Toute cette journée, je n'ai pas retenu mes larmes, et ai bu toutes les images défilant sur le voyage, la tête à la fenêtre. Je sais que j'y retournerai.
Voici quelques première photos.
Nous sommes heureux d'avoir rencontré le Burkina, ou enfin, une petite partie....Petite partie, mais bien remplie!!
Bonne année à tous et à vos familles....
Anbédoni...
Croquis de JL H http://www.hiboox.fr/go/albums/html/afrique, de6ab65fcb7e838816dc550964535f49
Diaporama Photos:
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093060516/show/
Dessins des mômes:
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093354738/show/
Hôtel Villa Cojimar à Cayo Guillermo English translation pending
Bonjour à tous!!
Je m'envolerai pour la toute première fois le 15 février 09 pour 1 semaine au Villa Cojimar de Cayo Guillermo. Je suis très impatiente et un peu anxieuse face à ce premier voyage!😎 Prendre l'avion m'angoisse un peu je pense! C'est tellement haut 🤪 ! Mais bon, pas le choix, je vais respirer par le nez! Je pars avec une amie de longue date. C'est sécuritaire au Cojimar pour 2 filles fin vingtaine? J'ai lu plusieurs commentaires sur cet endroit mais j'aimerais avoir un peu de précision sur les excursions offertes. Etant donné que j'ai un budget assez limité et que je ne pourrai me permettre qu'une ou deux excursions je voulais savoir selon vous lesquelles faire. J'ai entendu parler de la Playa Pilar, que je veux absolument aller voir mais j'aimerais en faire une autre. Des suggestions?? C'est aussi indiqué qu'il y a une selection de sports nautiques non motorisés qui sont inclus mais ca comprend quoi? Ma prochaine question peut avoir lair niaiseuse alors je vous permet de rire de moi... 😛On m'a dit que de mettre le pied sur un jelly fish fesais tres mal, est ce vrai, est ce qu'on les vois dans l'eau pour eviter de piller dessus? Pardonner mon ignorance, je n'ai jamais vu ca de ma vie! En terminant j'aimerais avoir une idée de combien d'argent canadiens vous me conseillé d'emmener incluant le cout de 25 CUC pour sortir de cuba, les pourboires, 2 ou 3 souvenirs et 1 ou 2 excursions. 250 $ can. est ce suffisant?? Toute autre suggestion est la bienvenue, merci de m'aider!!!! 😊
Je m'envolerai pour la toute première fois le 15 février 09 pour 1 semaine au Villa Cojimar de Cayo Guillermo. Je suis très impatiente et un peu anxieuse face à ce premier voyage!😎 Prendre l'avion m'angoisse un peu je pense! C'est tellement haut 🤪 ! Mais bon, pas le choix, je vais respirer par le nez! Je pars avec une amie de longue date. C'est sécuritaire au Cojimar pour 2 filles fin vingtaine? J'ai lu plusieurs commentaires sur cet endroit mais j'aimerais avoir un peu de précision sur les excursions offertes. Etant donné que j'ai un budget assez limité et que je ne pourrai me permettre qu'une ou deux excursions je voulais savoir selon vous lesquelles faire. J'ai entendu parler de la Playa Pilar, que je veux absolument aller voir mais j'aimerais en faire une autre. Des suggestions?? C'est aussi indiqué qu'il y a une selection de sports nautiques non motorisés qui sont inclus mais ca comprend quoi? Ma prochaine question peut avoir lair niaiseuse alors je vous permet de rire de moi... 😛On m'a dit que de mettre le pied sur un jelly fish fesais tres mal, est ce vrai, est ce qu'on les vois dans l'eau pour eviter de piller dessus? Pardonner mon ignorance, je n'ai jamais vu ca de ma vie! En terminant j'aimerais avoir une idée de combien d'argent canadiens vous me conseillé d'emmener incluant le cout de 25 CUC pour sortir de cuba, les pourboires, 2 ou 3 souvenirs et 1 ou 2 excursions. 250 $ can. est ce suffisant?? Toute autre suggestion est la bienvenue, merci de m'aider!!!! 😊
Aimez-vous la photo animalière? English translation pending
j'aime la photo - surtout en voyage - mais sans aller loin de chez moi je vois le jardin avec mésanges bleues ou charbonnières, verdiers, chardonnerets, sitelles, pinsons, merles et moineaux etc je les connais tous, je les prends en photos (ils sont attirés par les graines que je dépose) - j'aime aussi photographier dans les zoo, comme cet été au zoo de la Palmyre - je vous joins une mésange - Vous aussi aimez vous les photos animalières ? Gold
Amman et la mer Morte English translation pending
J'ai eu tout le temps de faire et de voir tout ce que je voulais en syrie,
il est temps de passé à la suite en suivant la route du sud.
Damas, capitale syrienne, étant située au sud du pays, et Amman, capitale jordanienne, étant au nord du pays la liaison devrait être vite faite.
Seulement le bus, je commence à connaître par coeur. Les gares routières et leur ambiance glamour au possible n'ont plus de secrets pour moi. Il était donc recommandable d'essayer de dénicher un nouveau moyen de transport. Le LP indique qu'il existe un train reliant les 2 capitales. Le tarif n'étant pas géré par la SNCF, c'était donc d'autant plus envisageable. 2 trains par semaine, c'est parfait, un de cela part le lundi et ça tombe bien, on est lundi. Le principe du train transfrontalier est un peu particulier. un train part de Damas le matin à 8h en même temps qu'un autre qui quitte Amman. Les 2 trains devant se rejoindre à la frontière. Pour le passager, à ce moment-là, il faut traverser la frontière à pieds et prendre le train de l'autre côté qui repart d'où il vient avec les passagers partis de l'autre pays. Je me prépare à rejoindre la gare, il est 7h. J'attrape facilement un taxi et le convie à me conduire jusqu'à la gare. "Pourquoi?" demande-t-il incrédule. "Pour aller en jordanie voyons!" lui rétorquais-je. "Mais il n'y a plus de train depuis 2 ans mon petit ami!!" "C'est pourtant dans le LP!!"
Le type a quand même l'air bien sûr de lui et comme il ne me propose pas de me faire un "bon prix" pour m'amener lui-même à Amman, il y a anguille sous roche. En fait l'anguille c'est que la dernière édition du LP "Moyen-Orient" date de 2006, et comme par hasard le train s'est arrêter la même année. Renseignement pris auprès d'une tierce personne, ce que dit le chauffeur de taxi est vrai. Le destin veut vraiment me voir enchaîner les bus les uns après les autres. Pour le train ce sera donc pour une autre fois, en Egypte où le LP signale que des trains roulent encore, en 2006. On verra bien à ce moment-là...
Me voici donc reparti vers une nouvelle gare routière, celle de Damas ou plus une de celles de Damas car pas la même que celle par où je suis arrivé. J'y débarque avec Faysal que j'ai retrouvé et on se rencarde sur l'heure du prochain départ pour la Jordanie. Mauvaise nouvelle, 2 compagnies font le trajet mais l'attente pour l'une et l'autre dépasse les 4 heures. Que faire? On dit aux guichetiers qu'on doit réfléchir avant de prendre une décision. Le plan B peut-être un brin différent, il y a à l'entrée de la gare routière pleins de chauffeurs de taxis spécialisés dans l'aller-retour vers Amman. C'est pas une entube car sur les portières des voitures c'est écrit en grosses lettres. On compare les prix avec le bus pour constater que la différence est minime. C'est décidé donc, on ne fera pas le chemin en bus mais en voiture particulière. Pourquoi pas? La seule chose, c'est que plus on est dans la voiture, plus le prix décroit. Il nous faudra donc attendre de longues minutes avant que la voiture ne soit pleine de 2 autres passagers. Ils sont Syriens, et comme Laurel et Hardy l'un est grand et l'autre petit. Et que croyez-vous qu'il se passa? Le petit s'installa à l'avant tandis que le grand partagera la banquette arrière avec Faysal, un gaillard aussi large que haut, et moi au milieu. En général, j'ai plutôt l'habitude de doucement m'assoupir dans les transports, ça m'a l'air raté pour cette fois, mon épaule gauche est comprimée contre l'épaule droite de Faysal et mon épaule droite comprimée par l'épaule droite de Laurel, à moins que ce ne soit Hardy.
On arrive à la frontière en 1 heure environ, il est 13h. La voiture doit s'immobiliser d'une part pour un check-out des autorités avec fouilles sommaires des bagages, et d'autre part pour que tous les passagers puissent s'acquitter de leur visa. La première étape prend 30 bonnes minutes. Lorsque le douanier arrive à ma hauteur ainsi que celle de mes 2 sacs, il m'intime l'ordre de les ouvrir. J'entreprend d'ouvrir le gros sac en premier et à peine ouvert, il me dit de le refermer, c'était bien la peine... Maintenant il est l'heure de faire chauffer le passeport pour la pose payante du visa jordanien. Seul problème, en quittant la Syrie de l'autre côté de la frontière, on doit s'acquitter d'une taxe de sortie de territoire. Incroyable!! Tu payes 23 euros pour te faire faire un visa d'entrée, et voilà qu'en sortant on te demande encore une dizaines d'euros. L'hospitalité légendaire des gens du coin n'a apparemment pas prise sur nos amis douaniers... Mes derniers pounds syriens passent donc dedans, heureusement que le chauffeur de la voiture acceptera de se faire payer en dinars jordaniens autrement j'étais bon pour faire la plonge chez lui pendant de longues heures. Heureusement donc, côté jordanien il y a un distributeur pour récolter les précieuses devises. C'est la première fois que je dois ressortir ma carte bleue depuis l'entrée en Syrie. Je vais vers le distributeur mon porte-feuille en poche, j'approche de la machine et me met à chercher la fameuse carte. Dans le porte-feuille, rien. Dans mes poches, rien non plus!!! Mon coeur prend un coup d'accélérateur. Pendant plusieurs secondes, une seule question : "qu'est ce que j'ai foutu de cette fichue carte?!?" La réponse viendra d'elle-même, j'ai pris soin en arrivant en Syrie de ne pas mettre mes oeufs dans le même panier, et ai mis ma CB en lieu sûr mais pas dans mon porte-feuille. Il était moins une avant que j'hurles et que je me maudisses, je retrouve la CB, fin de la péripétie, ouf!!! Seule chose positif, ça n'arrivera plus, je me souviendrais à partir de maintenant de cette mésaventure, plus question que ça se reproduise!
L'obtention du visa jordanien se fait à concurrence de 10-12 euros dans des délais assez brefs et on est reparti sur la route vers 14h. Celle-ci est l'un côté comme de l'autre assez monotone en longues lignes droites dans des paysages secs et peu fréquentés mais toujours pas moyen de dormir entre mes deux demis-de-mèlée. On arrive à Amman une heure plus tard dans un endroit indéterminé. Pas de gare routière à l'horizon, il y a bien une mosquée mais impossible de la retrouver sur la carte du LP. Seul moyen de retomber sur nos pattes : trouver un taxi. Ca a l'air facile dit comme ça, mais à Amman un jeudi après-midi, c'est tout sauf évident. Tous les taxis de la ville sont pleins, impossible d'en avoir un de disponible. Faysal qui connait déjà la ville me dit qu'il connait un hotel dont on ne doit pas être bien loin. On entreprend donc la recherche à pieds. Pas un problème quand on sait où on est et là où on se rend, mais là, aucun indice. Solution au problème, demander notre chemin. Un type nous l'indique, nous dit qu'effectivement on est pas très loin de notre point d'arrivée et que lui aussi prend la même direction. On fait donc le chemin à trois. Et comme plus on est de fous plus on ris, youpi, même si je porte mes 15-18kg et que tout Amman n'est que montées et descentes. De temps à autre, on s'arrête pour essayer de repérer un taxi libre. Mais maintenant, il est 16h, et c'est la sortie des bureaux, synonyme d'encore plus de monde dans les taxis. Nous voilà bien avancés!!! On marche pendant une sacrée trotte, lorsqu'enfin un véhicule jaune se stoppe à notre hauteur, c'est un taxi vide, hip, hip hip! On monte dedans, on roule moins de 500 mètres et on est finalement arrivés. On a fait au moins 5 fois la distance parcourue avec la taxi à pieds et j'en ai plein les pattes. Il nous a fallut quasiment autant de temps pour arriver de Syrie que pour trouver notre hotel, je suis un peu saoulé par la situation d'autant que comme le prédisait le LP, Amman est une ville dans laquelle il est très difficile de se repérer (NDLR : surtout si on y séjourne que 2 jours!!). Cela-dit, l'hotel et son personnel sont très accueuillants mais malgré ça, je sens que je ne vais pas faire de vieux os dans cette ville alambiquée où les sites dignes d'intérêt se comptent sur les doigts d'un semi-manchot. Pour aujourd'hui de toute façon, il est déjà 17h et la nuit commence à tomber. Une seule chose reste donc à faire pour boucler la boucle de cette journée : s'en mettre plein l'estomac. Se sera chose faîte avec un poulet entier dans un restaurant où la volaille est la spécialité. Devant le resto, les poulets tournants sur la rotissoire se comptent par dizaines.
Quand Faysal et moi rentrons à l'hotel, il fait nuit. C'est à peu près certain que je ne vais pas faire long feu car en ajoutant un réveil presque aux aurores, 3 heures au centre de la banquette arrière d'une voiture avec 2 armoires de chaque côté, 1 heure et plus de marche avec tout mon bardas sur le dos et le fait qu'il fait nuit dans une ville inconnue où mon vocabulaire s'en tient aux plus strictes banalités, il n'y a rien qui me botte d'autre que de planifier la journée du lendemain dont je n'ai pas franchement envie qu'elle se passe en ville. Solution de repli, et quelle solution, la mer morte n'est qu'à une trentaine de kilomètres et passer à côté serait criminel. Moi qui suis fan de chiffres incongrus et de statistiques farfelues mais indicatives, la mer morte est l'endroit le plus bas sur la planète. Rien que ça, ça me fera me lever le lendemain matin avec des fourmis dans les jambes c'est sûr!! Dès qu'il y a un truc dans les parages qui soit "un des plus ... de la planète", j'ai envie de m'écrier WHAOUUUU!!! Si on ajoute en plus les souvenirs que j'ai Asterix avec Obélix qui se jette dans la Mer Morte sans réussir à s'y enfoncer, l'expérience promet d'être riche en couleurs!
On se met d'accord avec Faysal pour faire le trajet ensemble en utilisant les transports locaux, chose d'autant plus faisable que Faysal parle un arabe parfait. Rendez-vous est pris pour 9h le lendemain matin au petit déjeuner. On ne partage pas le même dortoir, le sien fait 9 couchages et est un poil meilleur marché que le mien qui n'en compte que 4. Bonne nuit tout le monde, les lumières s'éteignent la tête tournée vers un lendemain chargé en sel et haut en couleurs.
Le réveil suivant se devait d'être d'autant plus facile que le programme du jour est hyper réjouissant et ne ressemblera surement à aucun autre durant les 2 ans qui viennent. Je dis "se devait" car il en est tout autre même si on reste dans les limites du raisonnable. L'alarme devait me sortir du lit à 8h50. A 8h45, on frappe vigoureusement à la porte de mon dortoir que je partage avec Jamal venu tout droit de San Francisco. De l'autre côté de la porte, l'agité du matin s'exite sur la poignée en plus de tambouriner. Un visage dépasse de la porte maintenant ouverte, c'est Faysal avec qui j'ai rendez-vous 15 minutes plus tard. Inutile de vous préciser que ce genre d'attention n'est pas du gout de tout le monde et surtout pas du mien. Si on se donne rendez-vous à 9h, on se voit à 9h, ça me paraissait suffisamment clair pour ne pas avoir à préciser "pas avant". A croire que les gens du matin pense que tout le monde a son rythme calqué sur le leur. C'est pas vrai!! J'ai beau avoir pris l'habitude des réveils matinaux, faut pas exagérer; je commence donc malgré moi la journée en tirant la tronche. Y'a mieux mais ça passera sans doute après quelques excuses. Eh bien, les excuses, tu peux t'assoir dessus, à croire que vraiment rien n'arrête ses enfoirés de lèves-tôt! On passera quand même la journée ensemble, pas rancunier le Braïce. Après un petit déjeuner vite engouffré parce qu'en plus monsieur est pressé, on file à la gare routière en prenant un taxi instantanemment déniché contrairement à la veille. Le service de bus entre Amman et la mer morte est minimaliste, il faudra se contenter d'un minibus qui ne partira qu'une fois plein comme c'est la coutume. En faisant la route, je me rends compte qu'on ne fait pratiquement que descendre et, à mi-parcours, j'aperçois un paneau inédit dans mon monde au milieu du trajet : "niveau de la mer". Pas banal. Après avoir doublé le paneau, on descend de plus belle, le minibus file à vive allure surplombant des vallées encaissées et assèchées. Et après une grosse heure de route, on devine encore plus bas un grand lac, en fait pas un grand lac, la Mer Morte. Notre véhicule nous fait descendre alors que les différentes plages payantes s'enchainent sur le bas-côté. Comme Faysal et moi ne sommes pas les plus riches des voyageurs de la côte, on cherche une plage gratuite. Peine perdu, partout où l'accès à la mer est libre, le chemin est chaotique, au milieu des pierres et en duc de guise de plage, on a plutôt droit à un remake des environs des routes syriennes. Il nous faut donc retourner là où c'est payant faute de mieux, la moins chère des plages, "Amman Beach", nous facture les entrées 8 euros chacun, ça à intéret à valoir le déplacement niveau confort, parce que 8 euros pour accéder à une plage, c'est un peu fort de café!
On pénètre dans l'antre et découvrons le spectacle : des dizaines de parasols géants sont plantés dans le sol, prêts à offrir de l'ombre à qui veut fuir le soleil assassin malgré l'été déjà fini depuis longtemps. On trouve un de ses parasols pas trop mal placé, on s'installe. Je pose ma serviette sur un sable tassé au possible d'où émerge toutes sortes de détritus enterrés là par des plagistes peu scrupuleux et alors que je m'allonge, stupeur, la plage est le royaume des mouches. Quinze à la douzaine comme on dit sur les marchés. Au début on se débat et on lutte, après on se rend compte que c'est peine perdue, les mouches sont ici chez elles et pas moyen de s'en débarrasser. En fait, si, il y a peut-être un moyen, attraper 2 chaises et une table et se la jouer pic-nic. Peut-être que en stationnant un mètre au dessus du sol, on peut résoudre le problème. A proximité de là où nous sommes assis, des employés de la plage stockent tout le mobilier disponible. N'écoutant que mon envie de faire la nique aux mouches, j'attrape une chaise et une table de la masse. J'emporte tout cela avec moi jusqu'au parasol. En revenant, Faysal me dit que les employés m'appellent. Flairant le coup de Trafalgar, je lui réponds :"S'ils veulent quelque chose, ils n'ont qu'à venir." Et voilà t'y pas que 10 secondes plus tard, l'employé arrive avec autre chose que des fleurs dans la bouche. Il pointe la chaisa du doigt et d'un ton sec dit "1 dinar". Puis pointant la table du doigt, il rajoute "1dinar". bonjour l'entube, d'abord tu paye presque 10 euros pour rentrer et après il faut en rajouter pour profiter du moindre agrément à l'exception de la douche. Et comme je ne veux en aucune façon être considéré comme une vache prête à traire, je sors un carton jaune pour signifier mon mécontentement et le bonhomme disparait, emportant avec lui la table et la chaise. Non mais quand même... Il faudra donc partager le sol inégal avec nos amies les mouches. Soit.
Mais pas question de subir la chose, si on a fait tout ce chemin, c'est pour en profiter. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je tombe le pantalon, le T-shirt et le reste. Autour la moitié des gens sont également en maillot de bain, ce sont les touristes étrangers. L'autre moitié des plagistes restent couverts de la tête au pieds même pour la baignade, ce sont les touristes locaux (les femmes en particulier). Lorsque pour rejoindre le rivage, je marche à moitié à poil, ça fait un peu tache mais personne ne fait de remarques désobligeantes, rien ne s'oppose désormais à mon immersion. Il y a bien les cailloux qui s'ammoncèlent sue le bord qui essayent de m'entailler les pieds mais rien n'y fera, ja nage dans la mer morte. A mesure que l'on s'enfonce dans l'eau, la sensation de flottaison s'accroit et est décuplée dès qu'on ne touche plus le fond. Dans une mer normale, lorsque qu'on est dans l'eau, les jambes restent toujours à la verticale du corps. Dans la mer morte, les pieds ont une furieuse tendance à vouloir remonter à la surface, il faut faire l'effort de se maintenir droit pour y parvenir. Disons que si on ne fait rien, on se retrouve à faire la planche que ce soit sur le dos, sur le ventre, sur le côté, peu importe, l'eau vous propulse vers la surface. C'est d'ailleurs assez grisant de se dire que voici une mer dans laquelle il est impossible de se noyer. Malgré cela, sur la plage, de grands panneaux préviennent qu'il est particulièrement déconseillé de mettre la tête sous l'eau ou de boire la tasse. Pour la tête dans l'eau, c'est parce que le contact de l'eau avec les yeux pourrait simplement vous brûler de façon insoutenable. Quant à boire la tasse, je tenterais moi-même de poser une goutte d'eau sur ma langue, et bien force est de constater que ça brûle comme si j'avais un oeil à la place de la langue. Le gout est peut-être ce qui se fait de pire sur la planète. C'est comme si on avait condensé un mètre cube de sel dans une seule goutte. En fait c'est même tellement salé et indisgeste, qu'on ne sent plus le gout du sel! Juste écoeurant, donc ceux qui veulent boire la tasse s'expose à mon sens à ne plus jamais retrouver le sens du gout. En tout cas, tant qu'on respecte les consignes de sécurité élémentaires, la baignade est comme aucune autre, sensation complètement démente.
A la sortie de l'eau, la nature de l'eau fait qu'il faut respecter une nouvelle consigne : la douche à l'eau claire. Profitons-en, en plus c'est la seule chose comprise dans le prix. La douche coule à débit limité mais suffisant pour un rincage complet. J'ai le sentiment que si je ne passe pas par cette étape, ma peau craquèlerait comme la terre d'un paysage privé d'eau pendant trop longtemps. L'eau de la mer morte, même si amusante, n'est définitivement pas ma meilleure amie.
En revenant de la douche, une douce surprise : les mouches ne semblent pas attirées par ma peau mouillée. C'est donc une excellente chose, les allers-retours dans la mer et sous la douche rythmeront donc mon après-midi à la fois pour le plaisir cher à Herbert Léonard et pour la commoditée chère à Leroy-Merlin.
Ces vas-et-viens se poursuivront jusque vers 15h30, heure à laquelle il faut lever le camp pour espérer un minibus retournant à Amman. En quittant la plage, une brillante idée ne vient en tête, il y a beaucoup plus de chance d'attraper une voiture allant à Amman en venant de la Mer Morte que l'inverse. La décision est donc prise de se poster sur la route, de lever le pouce et d'espérer rentrer à Amman gratuitement grace à un automobiliste familier de l'autostop. Les voitures, majoritairement de gros 4X4 et de grosses berlines, les camions, majoritairement de vieux bahuts aux airs centenaires, s'enchainent les uns derrières les autres. Et malgré mon air jovial et ma silouhette gracile, pas un ne s'arrêtera pendant 45 minutes avant que le minibus d'Amman ne se pointent. Ca valait la peine de tenter l'expérience même si on a fait chou blanc. Au moins on pourra quand même rentrer pour pas cher tout en sachant que la destination du chauffeur est la même que la notre à Faysal et à moi. Nous sommes de retour à la nuit tombée d'autant plus que le passage à l'heure d'hiver s'est produit la nuit précédente, c'est à dire dans la nuit du jeudi au vendredi suivant le week-end du changement d'heure en Europe. A 17h15, il fait maintenant nuit noire. Ca pourrait être handicapant si je ne me levais pas maintenant régulièrement entre 6h et 9h du matin, mais là pas de risque, lorsque midi sonne j'ai toujours l'impression d'avoir déjà vécu une journée entière. Au retour à Amman, on ne prend pas le temps de poser nos affaires à l'hotel et préfèrons poser plutôt nos fesses dans un restaurant pas cher où on peut s'en mettre plein la panse. Après ça, la soirée s'annonce une nouvelle fois calme et sans histoires. C'était sans compter sur Hani qui travaille à la réception de l'hotel et sur sa joyeuse bonhommie. Alors que je me repos paisiblement dans l'espace commun là où il exerce, il me propose ainsi qu'à Jamal, mon voisin de dortoir, et Martha, une hollandaise aussi souriante que le soleil brille, de se joindre à lui pour se rincer à la bière dans un bar des environs. Inutile de dire que la marche ça donne soif et que comme je n'ai pas bû une bière fraiche depuis maintenant 10 jours (en Cappadoce), c'est pas de refus.
On passe donc la soirée dans un bon esprit où chacun racontera plus ou moins ce qu'il fait là, d'où il vient et coetera, la discussion basique du voyageur au long court. En tout cas, c'est plaisant et gouleillant comme il faut. Sur un grand écran derrière moi, Tsonga bat en plus Roddick en 3 sets à Bercy à 30 minutes de marche de feue-la-maison. Tout concourt au plaisir futile. On rentre à 23h, tout le monde est bien claqué. Et comme Jamal et Martha ont l'intention de quitter Amman pour Petra le lendemain tout comme votre serviteur, décision est prise de se retrouver le lendemain matin aux aurores pour partager au moins un minibus et au plus 3 jours sur le site. Je suis vraiment impatient d'y être, les images de Petra sont dans ma tête depuis bien longtemps déjà, bientôt je n'aurais plus à penser aux images mais juste à explorer le site par moi-même, vivement samedi, quel week-end en perspective!!!
Par ailleurs, toujours pas d'internet à connection rapide à proximité, pas non plus de connexion wifi dans les hotels dans lesquels je vais, donc pour les photos se sera pour plus tard. en ce qui concernent les vidéos, je préfère ne même pas en parler...
Seulement le bus, je commence à connaître par coeur. Les gares routières et leur ambiance glamour au possible n'ont plus de secrets pour moi. Il était donc recommandable d'essayer de dénicher un nouveau moyen de transport. Le LP indique qu'il existe un train reliant les 2 capitales. Le tarif n'étant pas géré par la SNCF, c'était donc d'autant plus envisageable. 2 trains par semaine, c'est parfait, un de cela part le lundi et ça tombe bien, on est lundi. Le principe du train transfrontalier est un peu particulier. un train part de Damas le matin à 8h en même temps qu'un autre qui quitte Amman. Les 2 trains devant se rejoindre à la frontière. Pour le passager, à ce moment-là, il faut traverser la frontière à pieds et prendre le train de l'autre côté qui repart d'où il vient avec les passagers partis de l'autre pays. Je me prépare à rejoindre la gare, il est 7h. J'attrape facilement un taxi et le convie à me conduire jusqu'à la gare. "Pourquoi?" demande-t-il incrédule. "Pour aller en jordanie voyons!" lui rétorquais-je. "Mais il n'y a plus de train depuis 2 ans mon petit ami!!" "C'est pourtant dans le LP!!"
Le type a quand même l'air bien sûr de lui et comme il ne me propose pas de me faire un "bon prix" pour m'amener lui-même à Amman, il y a anguille sous roche. En fait l'anguille c'est que la dernière édition du LP "Moyen-Orient" date de 2006, et comme par hasard le train s'est arrêter la même année. Renseignement pris auprès d'une tierce personne, ce que dit le chauffeur de taxi est vrai. Le destin veut vraiment me voir enchaîner les bus les uns après les autres. Pour le train ce sera donc pour une autre fois, en Egypte où le LP signale que des trains roulent encore, en 2006. On verra bien à ce moment-là...
Me voici donc reparti vers une nouvelle gare routière, celle de Damas ou plus une de celles de Damas car pas la même que celle par où je suis arrivé. J'y débarque avec Faysal que j'ai retrouvé et on se rencarde sur l'heure du prochain départ pour la Jordanie. Mauvaise nouvelle, 2 compagnies font le trajet mais l'attente pour l'une et l'autre dépasse les 4 heures. Que faire? On dit aux guichetiers qu'on doit réfléchir avant de prendre une décision. Le plan B peut-être un brin différent, il y a à l'entrée de la gare routière pleins de chauffeurs de taxis spécialisés dans l'aller-retour vers Amman. C'est pas une entube car sur les portières des voitures c'est écrit en grosses lettres. On compare les prix avec le bus pour constater que la différence est minime. C'est décidé donc, on ne fera pas le chemin en bus mais en voiture particulière. Pourquoi pas? La seule chose, c'est que plus on est dans la voiture, plus le prix décroit. Il nous faudra donc attendre de longues minutes avant que la voiture ne soit pleine de 2 autres passagers. Ils sont Syriens, et comme Laurel et Hardy l'un est grand et l'autre petit. Et que croyez-vous qu'il se passa? Le petit s'installa à l'avant tandis que le grand partagera la banquette arrière avec Faysal, un gaillard aussi large que haut, et moi au milieu. En général, j'ai plutôt l'habitude de doucement m'assoupir dans les transports, ça m'a l'air raté pour cette fois, mon épaule gauche est comprimée contre l'épaule droite de Faysal et mon épaule droite comprimée par l'épaule droite de Laurel, à moins que ce ne soit Hardy.
On arrive à la frontière en 1 heure environ, il est 13h. La voiture doit s'immobiliser d'une part pour un check-out des autorités avec fouilles sommaires des bagages, et d'autre part pour que tous les passagers puissent s'acquitter de leur visa. La première étape prend 30 bonnes minutes. Lorsque le douanier arrive à ma hauteur ainsi que celle de mes 2 sacs, il m'intime l'ordre de les ouvrir. J'entreprend d'ouvrir le gros sac en premier et à peine ouvert, il me dit de le refermer, c'était bien la peine... Maintenant il est l'heure de faire chauffer le passeport pour la pose payante du visa jordanien. Seul problème, en quittant la Syrie de l'autre côté de la frontière, on doit s'acquitter d'une taxe de sortie de territoire. Incroyable!! Tu payes 23 euros pour te faire faire un visa d'entrée, et voilà qu'en sortant on te demande encore une dizaines d'euros. L'hospitalité légendaire des gens du coin n'a apparemment pas prise sur nos amis douaniers... Mes derniers pounds syriens passent donc dedans, heureusement que le chauffeur de la voiture acceptera de se faire payer en dinars jordaniens autrement j'étais bon pour faire la plonge chez lui pendant de longues heures. Heureusement donc, côté jordanien il y a un distributeur pour récolter les précieuses devises. C'est la première fois que je dois ressortir ma carte bleue depuis l'entrée en Syrie. Je vais vers le distributeur mon porte-feuille en poche, j'approche de la machine et me met à chercher la fameuse carte. Dans le porte-feuille, rien. Dans mes poches, rien non plus!!! Mon coeur prend un coup d'accélérateur. Pendant plusieurs secondes, une seule question : "qu'est ce que j'ai foutu de cette fichue carte?!?" La réponse viendra d'elle-même, j'ai pris soin en arrivant en Syrie de ne pas mettre mes oeufs dans le même panier, et ai mis ma CB en lieu sûr mais pas dans mon porte-feuille. Il était moins une avant que j'hurles et que je me maudisses, je retrouve la CB, fin de la péripétie, ouf!!! Seule chose positif, ça n'arrivera plus, je me souviendrais à partir de maintenant de cette mésaventure, plus question que ça se reproduise!
L'obtention du visa jordanien se fait à concurrence de 10-12 euros dans des délais assez brefs et on est reparti sur la route vers 14h. Celle-ci est l'un côté comme de l'autre assez monotone en longues lignes droites dans des paysages secs et peu fréquentés mais toujours pas moyen de dormir entre mes deux demis-de-mèlée. On arrive à Amman une heure plus tard dans un endroit indéterminé. Pas de gare routière à l'horizon, il y a bien une mosquée mais impossible de la retrouver sur la carte du LP. Seul moyen de retomber sur nos pattes : trouver un taxi. Ca a l'air facile dit comme ça, mais à Amman un jeudi après-midi, c'est tout sauf évident. Tous les taxis de la ville sont pleins, impossible d'en avoir un de disponible. Faysal qui connait déjà la ville me dit qu'il connait un hotel dont on ne doit pas être bien loin. On entreprend donc la recherche à pieds. Pas un problème quand on sait où on est et là où on se rend, mais là, aucun indice. Solution au problème, demander notre chemin. Un type nous l'indique, nous dit qu'effectivement on est pas très loin de notre point d'arrivée et que lui aussi prend la même direction. On fait donc le chemin à trois. Et comme plus on est de fous plus on ris, youpi, même si je porte mes 15-18kg et que tout Amman n'est que montées et descentes. De temps à autre, on s'arrête pour essayer de repérer un taxi libre. Mais maintenant, il est 16h, et c'est la sortie des bureaux, synonyme d'encore plus de monde dans les taxis. Nous voilà bien avancés!!! On marche pendant une sacrée trotte, lorsqu'enfin un véhicule jaune se stoppe à notre hauteur, c'est un taxi vide, hip, hip hip! On monte dedans, on roule moins de 500 mètres et on est finalement arrivés. On a fait au moins 5 fois la distance parcourue avec la taxi à pieds et j'en ai plein les pattes. Il nous a fallut quasiment autant de temps pour arriver de Syrie que pour trouver notre hotel, je suis un peu saoulé par la situation d'autant que comme le prédisait le LP, Amman est une ville dans laquelle il est très difficile de se repérer (NDLR : surtout si on y séjourne que 2 jours!!). Cela-dit, l'hotel et son personnel sont très accueuillants mais malgré ça, je sens que je ne vais pas faire de vieux os dans cette ville alambiquée où les sites dignes d'intérêt se comptent sur les doigts d'un semi-manchot. Pour aujourd'hui de toute façon, il est déjà 17h et la nuit commence à tomber. Une seule chose reste donc à faire pour boucler la boucle de cette journée : s'en mettre plein l'estomac. Se sera chose faîte avec un poulet entier dans un restaurant où la volaille est la spécialité. Devant le resto, les poulets tournants sur la rotissoire se comptent par dizaines.
Quand Faysal et moi rentrons à l'hotel, il fait nuit. C'est à peu près certain que je ne vais pas faire long feu car en ajoutant un réveil presque aux aurores, 3 heures au centre de la banquette arrière d'une voiture avec 2 armoires de chaque côté, 1 heure et plus de marche avec tout mon bardas sur le dos et le fait qu'il fait nuit dans une ville inconnue où mon vocabulaire s'en tient aux plus strictes banalités, il n'y a rien qui me botte d'autre que de planifier la journée du lendemain dont je n'ai pas franchement envie qu'elle se passe en ville. Solution de repli, et quelle solution, la mer morte n'est qu'à une trentaine de kilomètres et passer à côté serait criminel. Moi qui suis fan de chiffres incongrus et de statistiques farfelues mais indicatives, la mer morte est l'endroit le plus bas sur la planète. Rien que ça, ça me fera me lever le lendemain matin avec des fourmis dans les jambes c'est sûr!! Dès qu'il y a un truc dans les parages qui soit "un des plus ... de la planète", j'ai envie de m'écrier WHAOUUUU!!! Si on ajoute en plus les souvenirs que j'ai Asterix avec Obélix qui se jette dans la Mer Morte sans réussir à s'y enfoncer, l'expérience promet d'être riche en couleurs!
On se met d'accord avec Faysal pour faire le trajet ensemble en utilisant les transports locaux, chose d'autant plus faisable que Faysal parle un arabe parfait. Rendez-vous est pris pour 9h le lendemain matin au petit déjeuner. On ne partage pas le même dortoir, le sien fait 9 couchages et est un poil meilleur marché que le mien qui n'en compte que 4. Bonne nuit tout le monde, les lumières s'éteignent la tête tournée vers un lendemain chargé en sel et haut en couleurs.
Le réveil suivant se devait d'être d'autant plus facile que le programme du jour est hyper réjouissant et ne ressemblera surement à aucun autre durant les 2 ans qui viennent. Je dis "se devait" car il en est tout autre même si on reste dans les limites du raisonnable. L'alarme devait me sortir du lit à 8h50. A 8h45, on frappe vigoureusement à la porte de mon dortoir que je partage avec Jamal venu tout droit de San Francisco. De l'autre côté de la porte, l'agité du matin s'exite sur la poignée en plus de tambouriner. Un visage dépasse de la porte maintenant ouverte, c'est Faysal avec qui j'ai rendez-vous 15 minutes plus tard. Inutile de vous préciser que ce genre d'attention n'est pas du gout de tout le monde et surtout pas du mien. Si on se donne rendez-vous à 9h, on se voit à 9h, ça me paraissait suffisamment clair pour ne pas avoir à préciser "pas avant". A croire que les gens du matin pense que tout le monde a son rythme calqué sur le leur. C'est pas vrai!! J'ai beau avoir pris l'habitude des réveils matinaux, faut pas exagérer; je commence donc malgré moi la journée en tirant la tronche. Y'a mieux mais ça passera sans doute après quelques excuses. Eh bien, les excuses, tu peux t'assoir dessus, à croire que vraiment rien n'arrête ses enfoirés de lèves-tôt! On passera quand même la journée ensemble, pas rancunier le Braïce. Après un petit déjeuner vite engouffré parce qu'en plus monsieur est pressé, on file à la gare routière en prenant un taxi instantanemment déniché contrairement à la veille. Le service de bus entre Amman et la mer morte est minimaliste, il faudra se contenter d'un minibus qui ne partira qu'une fois plein comme c'est la coutume. En faisant la route, je me rends compte qu'on ne fait pratiquement que descendre et, à mi-parcours, j'aperçois un paneau inédit dans mon monde au milieu du trajet : "niveau de la mer". Pas banal. Après avoir doublé le paneau, on descend de plus belle, le minibus file à vive allure surplombant des vallées encaissées et assèchées. Et après une grosse heure de route, on devine encore plus bas un grand lac, en fait pas un grand lac, la Mer Morte. Notre véhicule nous fait descendre alors que les différentes plages payantes s'enchainent sur le bas-côté. Comme Faysal et moi ne sommes pas les plus riches des voyageurs de la côte, on cherche une plage gratuite. Peine perdu, partout où l'accès à la mer est libre, le chemin est chaotique, au milieu des pierres et en duc de guise de plage, on a plutôt droit à un remake des environs des routes syriennes. Il nous faut donc retourner là où c'est payant faute de mieux, la moins chère des plages, "Amman Beach", nous facture les entrées 8 euros chacun, ça à intéret à valoir le déplacement niveau confort, parce que 8 euros pour accéder à une plage, c'est un peu fort de café!
On pénètre dans l'antre et découvrons le spectacle : des dizaines de parasols géants sont plantés dans le sol, prêts à offrir de l'ombre à qui veut fuir le soleil assassin malgré l'été déjà fini depuis longtemps. On trouve un de ses parasols pas trop mal placé, on s'installe. Je pose ma serviette sur un sable tassé au possible d'où émerge toutes sortes de détritus enterrés là par des plagistes peu scrupuleux et alors que je m'allonge, stupeur, la plage est le royaume des mouches. Quinze à la douzaine comme on dit sur les marchés. Au début on se débat et on lutte, après on se rend compte que c'est peine perdue, les mouches sont ici chez elles et pas moyen de s'en débarrasser. En fait, si, il y a peut-être un moyen, attraper 2 chaises et une table et se la jouer pic-nic. Peut-être que en stationnant un mètre au dessus du sol, on peut résoudre le problème. A proximité de là où nous sommes assis, des employés de la plage stockent tout le mobilier disponible. N'écoutant que mon envie de faire la nique aux mouches, j'attrape une chaise et une table de la masse. J'emporte tout cela avec moi jusqu'au parasol. En revenant, Faysal me dit que les employés m'appellent. Flairant le coup de Trafalgar, je lui réponds :"S'ils veulent quelque chose, ils n'ont qu'à venir." Et voilà t'y pas que 10 secondes plus tard, l'employé arrive avec autre chose que des fleurs dans la bouche. Il pointe la chaisa du doigt et d'un ton sec dit "1 dinar". Puis pointant la table du doigt, il rajoute "1dinar". bonjour l'entube, d'abord tu paye presque 10 euros pour rentrer et après il faut en rajouter pour profiter du moindre agrément à l'exception de la douche. Et comme je ne veux en aucune façon être considéré comme une vache prête à traire, je sors un carton jaune pour signifier mon mécontentement et le bonhomme disparait, emportant avec lui la table et la chaise. Non mais quand même... Il faudra donc partager le sol inégal avec nos amies les mouches. Soit.
Mais pas question de subir la chose, si on a fait tout ce chemin, c'est pour en profiter. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je tombe le pantalon, le T-shirt et le reste. Autour la moitié des gens sont également en maillot de bain, ce sont les touristes étrangers. L'autre moitié des plagistes restent couverts de la tête au pieds même pour la baignade, ce sont les touristes locaux (les femmes en particulier). Lorsque pour rejoindre le rivage, je marche à moitié à poil, ça fait un peu tache mais personne ne fait de remarques désobligeantes, rien ne s'oppose désormais à mon immersion. Il y a bien les cailloux qui s'ammoncèlent sue le bord qui essayent de m'entailler les pieds mais rien n'y fera, ja nage dans la mer morte. A mesure que l'on s'enfonce dans l'eau, la sensation de flottaison s'accroit et est décuplée dès qu'on ne touche plus le fond. Dans une mer normale, lorsque qu'on est dans l'eau, les jambes restent toujours à la verticale du corps. Dans la mer morte, les pieds ont une furieuse tendance à vouloir remonter à la surface, il faut faire l'effort de se maintenir droit pour y parvenir. Disons que si on ne fait rien, on se retrouve à faire la planche que ce soit sur le dos, sur le ventre, sur le côté, peu importe, l'eau vous propulse vers la surface. C'est d'ailleurs assez grisant de se dire que voici une mer dans laquelle il est impossible de se noyer. Malgré cela, sur la plage, de grands panneaux préviennent qu'il est particulièrement déconseillé de mettre la tête sous l'eau ou de boire la tasse. Pour la tête dans l'eau, c'est parce que le contact de l'eau avec les yeux pourrait simplement vous brûler de façon insoutenable. Quant à boire la tasse, je tenterais moi-même de poser une goutte d'eau sur ma langue, et bien force est de constater que ça brûle comme si j'avais un oeil à la place de la langue. Le gout est peut-être ce qui se fait de pire sur la planète. C'est comme si on avait condensé un mètre cube de sel dans une seule goutte. En fait c'est même tellement salé et indisgeste, qu'on ne sent plus le gout du sel! Juste écoeurant, donc ceux qui veulent boire la tasse s'expose à mon sens à ne plus jamais retrouver le sens du gout. En tout cas, tant qu'on respecte les consignes de sécurité élémentaires, la baignade est comme aucune autre, sensation complètement démente.
A la sortie de l'eau, la nature de l'eau fait qu'il faut respecter une nouvelle consigne : la douche à l'eau claire. Profitons-en, en plus c'est la seule chose comprise dans le prix. La douche coule à débit limité mais suffisant pour un rincage complet. J'ai le sentiment que si je ne passe pas par cette étape, ma peau craquèlerait comme la terre d'un paysage privé d'eau pendant trop longtemps. L'eau de la mer morte, même si amusante, n'est définitivement pas ma meilleure amie.
En revenant de la douche, une douce surprise : les mouches ne semblent pas attirées par ma peau mouillée. C'est donc une excellente chose, les allers-retours dans la mer et sous la douche rythmeront donc mon après-midi à la fois pour le plaisir cher à Herbert Léonard et pour la commoditée chère à Leroy-Merlin.
Ces vas-et-viens se poursuivront jusque vers 15h30, heure à laquelle il faut lever le camp pour espérer un minibus retournant à Amman. En quittant la plage, une brillante idée ne vient en tête, il y a beaucoup plus de chance d'attraper une voiture allant à Amman en venant de la Mer Morte que l'inverse. La décision est donc prise de se poster sur la route, de lever le pouce et d'espérer rentrer à Amman gratuitement grace à un automobiliste familier de l'autostop. Les voitures, majoritairement de gros 4X4 et de grosses berlines, les camions, majoritairement de vieux bahuts aux airs centenaires, s'enchainent les uns derrières les autres. Et malgré mon air jovial et ma silouhette gracile, pas un ne s'arrêtera pendant 45 minutes avant que le minibus d'Amman ne se pointent. Ca valait la peine de tenter l'expérience même si on a fait chou blanc. Au moins on pourra quand même rentrer pour pas cher tout en sachant que la destination du chauffeur est la même que la notre à Faysal et à moi. Nous sommes de retour à la nuit tombée d'autant plus que le passage à l'heure d'hiver s'est produit la nuit précédente, c'est à dire dans la nuit du jeudi au vendredi suivant le week-end du changement d'heure en Europe. A 17h15, il fait maintenant nuit noire. Ca pourrait être handicapant si je ne me levais pas maintenant régulièrement entre 6h et 9h du matin, mais là pas de risque, lorsque midi sonne j'ai toujours l'impression d'avoir déjà vécu une journée entière. Au retour à Amman, on ne prend pas le temps de poser nos affaires à l'hotel et préfèrons poser plutôt nos fesses dans un restaurant pas cher où on peut s'en mettre plein la panse. Après ça, la soirée s'annonce une nouvelle fois calme et sans histoires. C'était sans compter sur Hani qui travaille à la réception de l'hotel et sur sa joyeuse bonhommie. Alors que je me repos paisiblement dans l'espace commun là où il exerce, il me propose ainsi qu'à Jamal, mon voisin de dortoir, et Martha, une hollandaise aussi souriante que le soleil brille, de se joindre à lui pour se rincer à la bière dans un bar des environs. Inutile de dire que la marche ça donne soif et que comme je n'ai pas bû une bière fraiche depuis maintenant 10 jours (en Cappadoce), c'est pas de refus.
On passe donc la soirée dans un bon esprit où chacun racontera plus ou moins ce qu'il fait là, d'où il vient et coetera, la discussion basique du voyageur au long court. En tout cas, c'est plaisant et gouleillant comme il faut. Sur un grand écran derrière moi, Tsonga bat en plus Roddick en 3 sets à Bercy à 30 minutes de marche de feue-la-maison. Tout concourt au plaisir futile. On rentre à 23h, tout le monde est bien claqué. Et comme Jamal et Martha ont l'intention de quitter Amman pour Petra le lendemain tout comme votre serviteur, décision est prise de se retrouver le lendemain matin aux aurores pour partager au moins un minibus et au plus 3 jours sur le site. Je suis vraiment impatient d'y être, les images de Petra sont dans ma tête depuis bien longtemps déjà, bientôt je n'aurais plus à penser aux images mais juste à explorer le site par moi-même, vivement samedi, quel week-end en perspective!!!
Par ailleurs, toujours pas d'internet à connection rapide à proximité, pas non plus de connexion wifi dans les hotels dans lesquels je vais, donc pour les photos se sera pour plus tard. en ce qui concernent les vidéos, je préfère ne même pas en parler...
La Turquie c'est fini, cap sur la Syrie English translation pending
La turquie est le premier pays du périple que je dois regarder vers l'arrière.
Ces 3 premières semaines ont filé drolements vites,
Faut dire qu'à pas rester en place,
Les fourmis ont colonisé mes jambes.
Le dernier jour en Cappadoce n'a servi qu'à une dernière impégnation des lieux, chaque regard porté sur le paysage et sur les gens devant être les derniers, c'est avec une certaine nostalgie que je me préparais à quitter la Turquie. Ici, comme ailleurs je l'espère, je n'aurais pas eû à me plaindre comme un bon français. Tout a concouru à ce que mon itinéraire ne me laisse pas le temps de paresser, en tout cas juste assez pour que je ne sois pas aussi fatigué que lorsque mon emploi du temps était dicté par la sacrosainte trilogie "métro-boulot-dodo". Mon rythme s'est adapté aux exigences hyper-contraignantes du voyage et je ne m'en porte étonnemment pas plus mal. Pour vous donner une idée, hier soir (jeudi), je me suis couché à 21h30 et sans me plaindre!! Tout fout le camp, j'vous jure...
Récapitulons point par point pour peut-être vous donner quelques clés si l'envie vous prend de traverser le Bosphore. Le cout de la vie est moins cher que l'Europe de l'ouest mais reste tout de même relativement élevé par rapport à mes expérience précédentes. Mon lit, qu'il soit en chambre individuelle ou en dortoire, m'a couté entre 8 et 15 euros par nuit. Les repas tournent autour de 5-8 euros tout compris et les visites souvent payantes à hauteur de 10 euros (Sainte-Sophie, Topkapi, Pamukkale, Ephèse et autres...) La bière Ephes est le raffraichissement nationale et une bouteille d'1/2 litre vous en coutera environ 2 euros. Dernière chose, le prix de l'essence explique le cout de la vie relativement élevé ici, le prix d'1 litre de super revient à plus d'1, 5 euros. Je ne suis pas un spécialiste d'auto-moto mais il me semble que c'est encore plus cher que chez nous! Un conseil donc, si vous viendez ici, prendez pas la voiture mais le bus.
Dans un autre registre, question nourriture, c'est délicieux. Je n'ai jamais que rarement eû des certitudes sur ce que je commandais, et pourtant je n'ai jamais rechigné à finir mon assiette voire même à re-commander un 2ème plat tant c'est bon. Ca déborde de légumes, d'herbes, de parfums. En plus, les desserts sont à la hauteur de leur réputation. Pas moyen de quitter la table sans être rassasié. Que demande le peuple?
Au niveau des gens rencontrés, les stambouliotes sont des gens plutôt sereins et tranquilles malgré le fait qu'ils partagent une ville de 15 millions de personnes et qu'ils se serrent du matin au soir dans les tramways, sur les ponts, dans les rues, partout! Ensuite, à mesure que l'on s'éloigne de l'Europe, le folklorique (pour moi, le parigo) pèse un peu plus. Tout est plus mora-mora (tranquille-tranquille) comme disent les malgaches. Pas besoin de se presser de toute façon, ça ne fera pas avancer le chmilblick plus vite. Les turcs sont des gens hauts en couleurs, contents de vivre et fiers de leur pays.
Les paysages, quant à eux, sont très tourmentés. La montagne enserre le pays souvent secoué par les tremblements de terre. Temoins de cette activité, les sites antiques rappellent que les romains non plus ne savaient pas ranger leur chambre! La Capadocce est, elle, grimpée sur un haut plateau (1200m) et est à l'inverse plutôt plate ce qui permet souvent de pouvoir voir à une centaine de kilomètre à la ronde. Manque peut-être quelques plages de sable fin, mais ce n'est pas l'essentiel tant la diversité est criante et seul le plus blasé des blasés pourrait revenir là-dessus.
Le soleil s'est donc couché sur ma présence ici, le bus de 20h30 m'arrache à Göreme. Au petit matin, je suis à Antakya dans le brouillard. C'est pas qu'il fait gris mais les nuits dans le bus réservent toujours des réveils au radar. Ne reste alors plus qu'à changer de bus pour traverser la frontière d'avec la Syrie jusqu'à Aleppo, 2ème ville du pays. Je n'ai plus en poche que 1, 90 YTL ou un peu moins d'1 euro de mes devises turcs. J'ai eû le compas dans l'oeil et n'aurais pas à rechanger l'argent retiré en Turquie. Bon calcul mon gars!! Sur la lancée de mon bus nocturne, à peine monté dans le nouveau, Morphée repasse dans les parages ne laissant de moi qu'un tas de viande fraiche mais sans vie. Je suis tiré de là par l'agitation dans les rangs passagers du fait de la frontière toute proche. Les alentours sont légèrement valonnés et la végétation peine à se faire une place au soleil au milieu des cailloux qui pululent. Alors que le poste frontière apparaît au loin, le bord de la route se peuple d'une faune iconoclaste : des dizaines de voitures couchées, retournées depuis des années attendent là que la fourrière veule bien d'elles. C'est assez perturbant au réveil, espérons que la traversée se fasse sans peine au contraire de ceux qui ont dûs laisser leur véhicule ici. Dieu seul sait d'ailleurs ce qu'ils sont devenus... Un policier monte dans le car et se saisit des passeports de tous les passagers. Je n'aime pas trop me séparer de mon passeport mais admettons... C'est pas le moment de la ramener! De toute façon, j'ai pris la précaution de faire faire mon visa syrien à Paris, ce qui était de loin la meilleure des solutions. Dans le bus, un touriste polonais avec lequel je discute n'a pas pris cette initiative et le pauvre stresse un p'tit peu... Quelques minutes de patience m'auront finalement suffi à récupérer mon bien. Au final, pas de fouille personnelle, pas de fouille de sacs, aucunes questions sur le pourquoi du comment de ma présence. Les doigts dans le nez en quelque sorte.
Pour le polonais, les choses seront toutes différentes. Le bus partira sans lui qui a dû se démener pour faire valoir ce à quoi il n'a pas droit puisque sans visa au préalable. C'est triste pour lui qui a peut-être dû rebrousser chemin, mais la vie continue, et ma route aussi.
Dès la frontière passée, le bus s'arrête pour faire le plein, l'essence de ce côté là, on pourrait la donner tant elle semble bon marché. Depuis ma place, je vois le compteur défilé : 1 litre toutes les 5 secondes soi le débit d'un robinet moyen. Mais peu importe le débit pourvu qu'on ait l'essence pas chère et rien qu'à voir l'empressement du chauffeur pour quitter la route et s'arrêter ici... La route justement est toute différente que l'on soit d'un côté ou d'un autre de la frontière. En Turquie, elle est régulièrement lisse. En syrie, le goudron est raffistolé ci et là pour qu'il soit le plus plat possible. C'est un bel effort mais ça secoue quand même en ligne droite. De part et d'autres de la route tout est très caillouteux. Seuls quelques oliviers ont réussi à faire leur trou dans cet environnement pas facile quand on est un arbre. En fait, dès qu'il y a un espace libre, les paysans font pousser les zitounes et selon là où se pose le regard c'est cailloux-land ou olive-city. Autre chose frappe également le regard, c'est la masse des déchêts où que ce soit, amassés de façon anarchique. Les sacs plastiques rencontrent les bouteilles vides qui jaugent les cartons du regard qui défient les autres détritus en tous genres. C'est très sale et ça n'est sans doute pas la première préoccupation des gens du coin voire de ceux qui passent là une fois dans leur vie et qui doivent déverser tout ce qui leur appartient de déchets par les fenêtres de leur voiture. Le recyclage a encore du chemin à faire et les mentalités aussi... Je n'avais rien remarqué de tel en Turquie, c'est un petit choc visuel pour mes yeux d'occidental embourgeoisé. C'est sûr en tout cas que si je fréquentais plus les lieux, je prendrait ma fourche pour piquer le cul des pollueurs de tout poil et commencerait à regrouper les immondices parce qu'à ce rythme, force est de constater que dans quelques années, il y en aura vraiment partout!
D'ailleurs, c'est intéressant de constater que les déchets ne sont plus là dès qu'on entre en ville, à croire que les campagnes sont la décharge des citadins. Aleppo est peuplée de 4 millions de personnes, les habitations du pourtour sont le plus souvent un empilement de parpeints. Dans le centre, même si un peu plus joli, tout porte à croire que Mr Leroy Merlin n'est pas de la région. Les immeubles sont le plus souvent noirs de la circulation sans pots catalytiques qui m'encombre les narines à ma sortie du bus. C'est pas que c'est la première fois pour moi, mais la différence avec la Cappadoce et Göreme (2000 habitants - 400 véhicules) est criante de contraste charbonné.
M'y voilà donc en compagnie d'une japonaise avec laquelle je cherche mon chemin dans les rues de cette ville inconnue. Je suis avec mon LP en main et dès que j'y jette un oeil, c'est comme si toute la ville s'interrogeait de ma destination. "where are you going?", "Speak english?". Il ne faudra pas 5 minutes pour comprendre que les syriens sont très sensibles au sort d'autrui. On ne peut pas se tromper, même si les gens savent ne pas parler l'anglais et donc parler avec nous (la japonaise Moto et moi), ils feront tout leur possible pour nous faire leur description gestuelle de notre chemin. C'est bon de savoir ça pour la suite en tout cas, moi qui ai toujours tendance à me perdre... Le fait de marcher en compagnie de Moto me "dévoile" aussi autre chose, les syriens (hommes) n'ont d'yeux que pour elle, ne perdant pas une miette de cette jeune femme se promenant pourtant habillée comme si elle était nue. Il faut dire qu'Aleppo est une ville assez concervatrice et que plus de la moitié des femmes locales y marchent voilées. De nombreuses d'entre elles sont couvertes des pieds à la tête, certaines ayant également un voile recouvrant les yeux. Pour moi qui entends tant voir, tant sentir, tant ressentir dans les mois et les années qui viennent, c'est assez troublant mais soit.
Je finis par dénicher mon hotel après 30 minutes de marche avec mes 16-18 kilos sur le dos, j'ai chaud. Celui-ci comme tous les hotels bon marché de la ville se trouve dans le même quartier. Dans ma rue, situation bizarre, les enseignes sont soit des hotels soit des vendeurs de pneus, et ce, sans exceptions. Mais bon, tant que ma chambre ne sent pas le caoutchouc brûlé, c'est tout bon. Au moment de conclure l'affaire avec mon nouvel hôte, j'en viens à une nouvelle évidence, la Syrie est un pays où on DOIT marchander. Le prix initial est (en convertissant) de 25 euros, j'arriverais au final à le faire descendre à moins de 10!!!! C'est une bonne leçon merci de la retenir!
Il est 14h passées, juste le temps de prendre le temps de rien faire avant d'affronter la ville et sa circulation. A 15h30, assez trainé, en route! Equipement léger, ballade au rythme tonique.
je m'engouffre dans le flot des piétons et commence ma tournée papale, du genre de celles où on dit bonjour en levant la main ou en se frappant le coeur tous les 2 mètres. "Salaam Aleykum" par ci, "merhaba" par là. Et merde, je ne suis plus en Turquie, le 2ème exemple n'est plus valable... Moi qui m'étais fait fort de développer mon turc, on peut dire que ça vaut pas lourd en Syrie. Nouvelle leçon : Développer mon arabe. Et pour ça, les vitamines ne feront pas de mal, rendez-vous donc pour un chicken kebab à emporter qui sciera à ravir à mes babines affamées. Prix avec une boisson : 0, 50 centimes d'euros, qui dit mieux? Je fais mon tour du jour dans le quartier chrétien de la ville décrit dans le LP comme étant le plus agréable. Les rues sont pavées, étroites, entourées de boutiques de mode locale. C'est le sentier version Aleppo! Le parcours des rues étant le même depuis des siècles, de nombreux chemins perpandiculaires où une voiture n'aurait pas la place de circuler passent sous des arches tenus par des murs aux pierres apparentes où des portes mystérieuses sont fermées cachant on se sait quel secret. Le LP avait raison, c'est comme marcher dans une cité médiévale sauf qu'ici, à l'inverse de la Turquie, tout est debout et respire l'activité. De vieilles églises ponctuent également le chemin de belle manière. Sur le chemin du retour, cherchant autre chose qu'un plat composé de pain, je me fis fort de dénicher une petite auberge locale servant un fameux couscous, mon premier, un régal! La nuit est tombée, je rentre par la grande rue commerçante locale, illuminée d'enseignes colorées, c'est piéton et plaisant. Il fait autour de 20°, une petite laine n'est même pas nécessaire, encore un grand écart à faire par rapport à la Capadocce dont j'ai encore oublié le nombre de P et de C!!!!
Je rentrerais à l'hotel avant 21h30 et me garderais juste assez de temps pour me mettre plein de son dans les oreilles. Ici le dépaysement est garanti d'une facture peu onéreuse. Et comme je n'écoute pas mon baladeur lorsque je suis à l'extérieur pour mieux m'imprégner de tout, le fait de m'en équiper quand je rentre n'est que régénération à grandre échelle. Le sommeil viendra de lui-même avant minuit, j'ai du mal à me reconnaître...
Seulement, coucher de bon heure, réveil à fond la forme! A 9h je suis debout, devançant l'appel du réveil pourtant bienveillamment programmé avec "Sly & the Family Stone". Pas de petit dèj' à l'hotel, c'est en option; on verra bien en route! Il faut qu'aujourd'hui (jeudi), je bouffe Aleppo par les 2 bouts. Je vais sans doute continuer à descendre vers le sud dès le lendemain, grand besoin est donc de forcer l'allure. Pour ce faire, j'emprunte une route diamétralement opposée à celle de la veille; le but : la citadelle et le souk (classé à l'Unesco). En quelques centaines de mètres, je suis déjà paumé. Mais vaille que vaille, pas question aujourd'hui de faire demi-tour, je vais bien au moins à un moment apercevoir la citadelle qui trone sur une grande colline au centre de la ville. Et j'avais raison, après 15 minutes au hasard, j'aperçoit au loin la fière batisse, mais elle est pas dans la direction empruntée, résultat j'ai bien fait de la voir sans quoi j'aurais fini à Bab-El-Oued! Virage à 90°, je ne suis plus perdu. Sur la route, la grande mosquée m'accueuille. Un enlèvement de chaussures plus tard, je suis à l'intérieur, on n'entend plus le vacarme du traffic, juste le mysticisme qui s'élève de ce lieu. Mais la route est encore longue, retour dans le vacarme. Au loin la citadelle. Une nouvelle recette pour un nouveau kebab me redonne de l'allant et alors que j'y arrive, c'est comme si tous les enfants d'Aleppo s'étaient donnés rendez-vous pour m'accueuillir. Ils ne veulent rien d'autre que rigoler et passer du bon temps, comme moi en somme! Je resterais là pas loin d'une heure à essayer de baragouiner des mots d'arabe appris sur le pouce. Ca ne va pas très loin mais eux sont tous éclatés de rire; et plus je baragouine plus ils rigolent! Bon public!! Pour finir, une petite émeute lorsque je sors l'appareil photo, tous les enfants veulent être dans le cadre mais ils sont tellement nombreux que c'est impossible. Résultat, je prendrais 15 minutes de plus pour prendre des clichés de tout le monde par groupe d'une dizaine de petites têtes blondes, ou pas d'ailleurs.
Extraction de cette masse itinérante à mes côtés en douceur, tout le monde en a eu pour sa joie, je m'attaque à la forteresse. C'est assez bien conservé, assez grand pour à nouveau ne plus entendre le bruit des voitures, et de là-haut, on surplombe toute la ville. A l'intérieur également, d'autres enfants qui chantent, dirigés par leur professeur. Ils doivent être plus de 100 et leurs cris résonnent comme un virage de supporters, en plus aigû quand même... Ca frappe des mains, ça rit, ça se chamaille, comme des enfants. La visite de la citadelle durera le temps d'en voir le maximum et alors que je commence à en avoir plein les pompes, il est temps d'y aller. Le souk ne risque pas d'être reposant alors il convient de ne pas user toute son énergie dans un chateau inhabité depuis des siècles, parce le bazaar, lui, est habité et pas qu'un peu.
Tout le souk est couvert. En comparaison avec celui d'Istanbul, c'est beaucoup moins clinquant et beaucoup moins haut de plafond, mais l'âme est bien là. C'est aussi beaucoup plus rustique, par exemple de nombreux bouchers y vendent leur viande, à commencer par des têtes de chèvres qui trônent devant les étales. Végétarien, passe ton chemin. Carnivore, essaye encore. Mais plus tard alors, bien plus tard... Dans ce maelstrom de boutiques, on est sollicité de toute part. "Vous êtes français? Bienvenue mon ami! Tu n'achètes pas, c'est pas grave mon ami" Comme je suis bien luné, je m'arrête dès qu'on m'adresse la parole. La traversée prend des heures, je me perds encore et encore mais là encore, le coeur y est. Je m'arrête dans plusieurs mosquées, boit le thé avec les tenanciers des boutiques, touche le tissus, humme les parfums, évite les porteurs de marchandises. Le lieu a comme une vie propre, une ville dans la ville. Une ville qui aura eû le talent de me vider de toute mon énergie. Après 2, 5 heures dans le bordel, je suis vidé, méconnaissable. De toute façon, le soleil va se coucher et je risque de l'y accompagner de bon coeur.
Une dernière chose quand même car on est pas des bêtes, un nouveau couscous des familles accompagné d'une bière sans alcool. Le retour à l'hotel se fera vers 18h plein les jambes, plein le gosier, plein les narines, plein partout. Je m'écroule à 21h30, je sais déjà que demain est un autre jour et que j'aurais encore de la route à faire. Les astres m'emmèneront sur la route d'Hama, à moins que ça ne soit encore un bus, 150km plus au sud. Quelque chose me dit que j'aurais dû demander dans le souk s'ils ne vendaient pas un tapis volant, ça serait pas de refus.
Le début du voyage ressemblait à un prolongement de l'Europe, mêmes chiffres, même alphabet. Ici le dépaysement est garanti et c'est exactement selon j'avais envie. C'était même le plan original avec un départ de Turquie, porte vers le Moyen-orient et vers l'Asie, pour pousser toujours plus à l'est. Pour l'est on verra plus tard, c'est le sud qui nous intéresse ici. La Syrie devrait me retenir de ses petits bras musclés une grosse semaine, viendra ensuite le tour de la Jordanie. Ca n'est d'ailleurs pas impossible que tu n'ai de mes nouvelles que d'ici là car je n'ai pas encore trouver de liaison internet WIFI pour faire circuler mon récit. J'ai tout de même été dans un cybercafé pour me rendre compte du réseau local. A titre d'exemple, c'est impossible de se connecter à Facebook que ce soit à Aleppo ou à Hama. Je peux quand même me connecter à over-blog, mon cher hébergeur, mais le service n'est pas assez rapide pour que je te fasse profiter de tout, un peu de patience donc...
Le dernier jour en Cappadoce n'a servi qu'à une dernière impégnation des lieux, chaque regard porté sur le paysage et sur les gens devant être les derniers, c'est avec une certaine nostalgie que je me préparais à quitter la Turquie. Ici, comme ailleurs je l'espère, je n'aurais pas eû à me plaindre comme un bon français. Tout a concouru à ce que mon itinéraire ne me laisse pas le temps de paresser, en tout cas juste assez pour que je ne sois pas aussi fatigué que lorsque mon emploi du temps était dicté par la sacrosainte trilogie "métro-boulot-dodo". Mon rythme s'est adapté aux exigences hyper-contraignantes du voyage et je ne m'en porte étonnemment pas plus mal. Pour vous donner une idée, hier soir (jeudi), je me suis couché à 21h30 et sans me plaindre!! Tout fout le camp, j'vous jure...
Récapitulons point par point pour peut-être vous donner quelques clés si l'envie vous prend de traverser le Bosphore. Le cout de la vie est moins cher que l'Europe de l'ouest mais reste tout de même relativement élevé par rapport à mes expérience précédentes. Mon lit, qu'il soit en chambre individuelle ou en dortoire, m'a couté entre 8 et 15 euros par nuit. Les repas tournent autour de 5-8 euros tout compris et les visites souvent payantes à hauteur de 10 euros (Sainte-Sophie, Topkapi, Pamukkale, Ephèse et autres...) La bière Ephes est le raffraichissement nationale et une bouteille d'1/2 litre vous en coutera environ 2 euros. Dernière chose, le prix de l'essence explique le cout de la vie relativement élevé ici, le prix d'1 litre de super revient à plus d'1, 5 euros. Je ne suis pas un spécialiste d'auto-moto mais il me semble que c'est encore plus cher que chez nous! Un conseil donc, si vous viendez ici, prendez pas la voiture mais le bus.
Dans un autre registre, question nourriture, c'est délicieux. Je n'ai jamais que rarement eû des certitudes sur ce que je commandais, et pourtant je n'ai jamais rechigné à finir mon assiette voire même à re-commander un 2ème plat tant c'est bon. Ca déborde de légumes, d'herbes, de parfums. En plus, les desserts sont à la hauteur de leur réputation. Pas moyen de quitter la table sans être rassasié. Que demande le peuple?
Au niveau des gens rencontrés, les stambouliotes sont des gens plutôt sereins et tranquilles malgré le fait qu'ils partagent une ville de 15 millions de personnes et qu'ils se serrent du matin au soir dans les tramways, sur les ponts, dans les rues, partout! Ensuite, à mesure que l'on s'éloigne de l'Europe, le folklorique (pour moi, le parigo) pèse un peu plus. Tout est plus mora-mora (tranquille-tranquille) comme disent les malgaches. Pas besoin de se presser de toute façon, ça ne fera pas avancer le chmilblick plus vite. Les turcs sont des gens hauts en couleurs, contents de vivre et fiers de leur pays.
Les paysages, quant à eux, sont très tourmentés. La montagne enserre le pays souvent secoué par les tremblements de terre. Temoins de cette activité, les sites antiques rappellent que les romains non plus ne savaient pas ranger leur chambre! La Capadocce est, elle, grimpée sur un haut plateau (1200m) et est à l'inverse plutôt plate ce qui permet souvent de pouvoir voir à une centaine de kilomètre à la ronde. Manque peut-être quelques plages de sable fin, mais ce n'est pas l'essentiel tant la diversité est criante et seul le plus blasé des blasés pourrait revenir là-dessus.
Le soleil s'est donc couché sur ma présence ici, le bus de 20h30 m'arrache à Göreme. Au petit matin, je suis à Antakya dans le brouillard. C'est pas qu'il fait gris mais les nuits dans le bus réservent toujours des réveils au radar. Ne reste alors plus qu'à changer de bus pour traverser la frontière d'avec la Syrie jusqu'à Aleppo, 2ème ville du pays. Je n'ai plus en poche que 1, 90 YTL ou un peu moins d'1 euro de mes devises turcs. J'ai eû le compas dans l'oeil et n'aurais pas à rechanger l'argent retiré en Turquie. Bon calcul mon gars!! Sur la lancée de mon bus nocturne, à peine monté dans le nouveau, Morphée repasse dans les parages ne laissant de moi qu'un tas de viande fraiche mais sans vie. Je suis tiré de là par l'agitation dans les rangs passagers du fait de la frontière toute proche. Les alentours sont légèrement valonnés et la végétation peine à se faire une place au soleil au milieu des cailloux qui pululent. Alors que le poste frontière apparaît au loin, le bord de la route se peuple d'une faune iconoclaste : des dizaines de voitures couchées, retournées depuis des années attendent là que la fourrière veule bien d'elles. C'est assez perturbant au réveil, espérons que la traversée se fasse sans peine au contraire de ceux qui ont dûs laisser leur véhicule ici. Dieu seul sait d'ailleurs ce qu'ils sont devenus... Un policier monte dans le car et se saisit des passeports de tous les passagers. Je n'aime pas trop me séparer de mon passeport mais admettons... C'est pas le moment de la ramener! De toute façon, j'ai pris la précaution de faire faire mon visa syrien à Paris, ce qui était de loin la meilleure des solutions. Dans le bus, un touriste polonais avec lequel je discute n'a pas pris cette initiative et le pauvre stresse un p'tit peu... Quelques minutes de patience m'auront finalement suffi à récupérer mon bien. Au final, pas de fouille personnelle, pas de fouille de sacs, aucunes questions sur le pourquoi du comment de ma présence. Les doigts dans le nez en quelque sorte.
Pour le polonais, les choses seront toutes différentes. Le bus partira sans lui qui a dû se démener pour faire valoir ce à quoi il n'a pas droit puisque sans visa au préalable. C'est triste pour lui qui a peut-être dû rebrousser chemin, mais la vie continue, et ma route aussi.
Dès la frontière passée, le bus s'arrête pour faire le plein, l'essence de ce côté là, on pourrait la donner tant elle semble bon marché. Depuis ma place, je vois le compteur défilé : 1 litre toutes les 5 secondes soi le débit d'un robinet moyen. Mais peu importe le débit pourvu qu'on ait l'essence pas chère et rien qu'à voir l'empressement du chauffeur pour quitter la route et s'arrêter ici... La route justement est toute différente que l'on soit d'un côté ou d'un autre de la frontière. En Turquie, elle est régulièrement lisse. En syrie, le goudron est raffistolé ci et là pour qu'il soit le plus plat possible. C'est un bel effort mais ça secoue quand même en ligne droite. De part et d'autres de la route tout est très caillouteux. Seuls quelques oliviers ont réussi à faire leur trou dans cet environnement pas facile quand on est un arbre. En fait, dès qu'il y a un espace libre, les paysans font pousser les zitounes et selon là où se pose le regard c'est cailloux-land ou olive-city. Autre chose frappe également le regard, c'est la masse des déchêts où que ce soit, amassés de façon anarchique. Les sacs plastiques rencontrent les bouteilles vides qui jaugent les cartons du regard qui défient les autres détritus en tous genres. C'est très sale et ça n'est sans doute pas la première préoccupation des gens du coin voire de ceux qui passent là une fois dans leur vie et qui doivent déverser tout ce qui leur appartient de déchets par les fenêtres de leur voiture. Le recyclage a encore du chemin à faire et les mentalités aussi... Je n'avais rien remarqué de tel en Turquie, c'est un petit choc visuel pour mes yeux d'occidental embourgeoisé. C'est sûr en tout cas que si je fréquentais plus les lieux, je prendrait ma fourche pour piquer le cul des pollueurs de tout poil et commencerait à regrouper les immondices parce qu'à ce rythme, force est de constater que dans quelques années, il y en aura vraiment partout!
D'ailleurs, c'est intéressant de constater que les déchets ne sont plus là dès qu'on entre en ville, à croire que les campagnes sont la décharge des citadins. Aleppo est peuplée de 4 millions de personnes, les habitations du pourtour sont le plus souvent un empilement de parpeints. Dans le centre, même si un peu plus joli, tout porte à croire que Mr Leroy Merlin n'est pas de la région. Les immeubles sont le plus souvent noirs de la circulation sans pots catalytiques qui m'encombre les narines à ma sortie du bus. C'est pas que c'est la première fois pour moi, mais la différence avec la Cappadoce et Göreme (2000 habitants - 400 véhicules) est criante de contraste charbonné.
M'y voilà donc en compagnie d'une japonaise avec laquelle je cherche mon chemin dans les rues de cette ville inconnue. Je suis avec mon LP en main et dès que j'y jette un oeil, c'est comme si toute la ville s'interrogeait de ma destination. "where are you going?", "Speak english?". Il ne faudra pas 5 minutes pour comprendre que les syriens sont très sensibles au sort d'autrui. On ne peut pas se tromper, même si les gens savent ne pas parler l'anglais et donc parler avec nous (la japonaise Moto et moi), ils feront tout leur possible pour nous faire leur description gestuelle de notre chemin. C'est bon de savoir ça pour la suite en tout cas, moi qui ai toujours tendance à me perdre... Le fait de marcher en compagnie de Moto me "dévoile" aussi autre chose, les syriens (hommes) n'ont d'yeux que pour elle, ne perdant pas une miette de cette jeune femme se promenant pourtant habillée comme si elle était nue. Il faut dire qu'Aleppo est une ville assez concervatrice et que plus de la moitié des femmes locales y marchent voilées. De nombreuses d'entre elles sont couvertes des pieds à la tête, certaines ayant également un voile recouvrant les yeux. Pour moi qui entends tant voir, tant sentir, tant ressentir dans les mois et les années qui viennent, c'est assez troublant mais soit.
Je finis par dénicher mon hotel après 30 minutes de marche avec mes 16-18 kilos sur le dos, j'ai chaud. Celui-ci comme tous les hotels bon marché de la ville se trouve dans le même quartier. Dans ma rue, situation bizarre, les enseignes sont soit des hotels soit des vendeurs de pneus, et ce, sans exceptions. Mais bon, tant que ma chambre ne sent pas le caoutchouc brûlé, c'est tout bon. Au moment de conclure l'affaire avec mon nouvel hôte, j'en viens à une nouvelle évidence, la Syrie est un pays où on DOIT marchander. Le prix initial est (en convertissant) de 25 euros, j'arriverais au final à le faire descendre à moins de 10!!!! C'est une bonne leçon merci de la retenir!
Il est 14h passées, juste le temps de prendre le temps de rien faire avant d'affronter la ville et sa circulation. A 15h30, assez trainé, en route! Equipement léger, ballade au rythme tonique.
je m'engouffre dans le flot des piétons et commence ma tournée papale, du genre de celles où on dit bonjour en levant la main ou en se frappant le coeur tous les 2 mètres. "Salaam Aleykum" par ci, "merhaba" par là. Et merde, je ne suis plus en Turquie, le 2ème exemple n'est plus valable... Moi qui m'étais fait fort de développer mon turc, on peut dire que ça vaut pas lourd en Syrie. Nouvelle leçon : Développer mon arabe. Et pour ça, les vitamines ne feront pas de mal, rendez-vous donc pour un chicken kebab à emporter qui sciera à ravir à mes babines affamées. Prix avec une boisson : 0, 50 centimes d'euros, qui dit mieux? Je fais mon tour du jour dans le quartier chrétien de la ville décrit dans le LP comme étant le plus agréable. Les rues sont pavées, étroites, entourées de boutiques de mode locale. C'est le sentier version Aleppo! Le parcours des rues étant le même depuis des siècles, de nombreux chemins perpandiculaires où une voiture n'aurait pas la place de circuler passent sous des arches tenus par des murs aux pierres apparentes où des portes mystérieuses sont fermées cachant on se sait quel secret. Le LP avait raison, c'est comme marcher dans une cité médiévale sauf qu'ici, à l'inverse de la Turquie, tout est debout et respire l'activité. De vieilles églises ponctuent également le chemin de belle manière. Sur le chemin du retour, cherchant autre chose qu'un plat composé de pain, je me fis fort de dénicher une petite auberge locale servant un fameux couscous, mon premier, un régal! La nuit est tombée, je rentre par la grande rue commerçante locale, illuminée d'enseignes colorées, c'est piéton et plaisant. Il fait autour de 20°, une petite laine n'est même pas nécessaire, encore un grand écart à faire par rapport à la Capadocce dont j'ai encore oublié le nombre de P et de C!!!!
Je rentrerais à l'hotel avant 21h30 et me garderais juste assez de temps pour me mettre plein de son dans les oreilles. Ici le dépaysement est garanti d'une facture peu onéreuse. Et comme je n'écoute pas mon baladeur lorsque je suis à l'extérieur pour mieux m'imprégner de tout, le fait de m'en équiper quand je rentre n'est que régénération à grandre échelle. Le sommeil viendra de lui-même avant minuit, j'ai du mal à me reconnaître...
Seulement, coucher de bon heure, réveil à fond la forme! A 9h je suis debout, devançant l'appel du réveil pourtant bienveillamment programmé avec "Sly & the Family Stone". Pas de petit dèj' à l'hotel, c'est en option; on verra bien en route! Il faut qu'aujourd'hui (jeudi), je bouffe Aleppo par les 2 bouts. Je vais sans doute continuer à descendre vers le sud dès le lendemain, grand besoin est donc de forcer l'allure. Pour ce faire, j'emprunte une route diamétralement opposée à celle de la veille; le but : la citadelle et le souk (classé à l'Unesco). En quelques centaines de mètres, je suis déjà paumé. Mais vaille que vaille, pas question aujourd'hui de faire demi-tour, je vais bien au moins à un moment apercevoir la citadelle qui trone sur une grande colline au centre de la ville. Et j'avais raison, après 15 minutes au hasard, j'aperçoit au loin la fière batisse, mais elle est pas dans la direction empruntée, résultat j'ai bien fait de la voir sans quoi j'aurais fini à Bab-El-Oued! Virage à 90°, je ne suis plus perdu. Sur la route, la grande mosquée m'accueuille. Un enlèvement de chaussures plus tard, je suis à l'intérieur, on n'entend plus le vacarme du traffic, juste le mysticisme qui s'élève de ce lieu. Mais la route est encore longue, retour dans le vacarme. Au loin la citadelle. Une nouvelle recette pour un nouveau kebab me redonne de l'allant et alors que j'y arrive, c'est comme si tous les enfants d'Aleppo s'étaient donnés rendez-vous pour m'accueuillir. Ils ne veulent rien d'autre que rigoler et passer du bon temps, comme moi en somme! Je resterais là pas loin d'une heure à essayer de baragouiner des mots d'arabe appris sur le pouce. Ca ne va pas très loin mais eux sont tous éclatés de rire; et plus je baragouine plus ils rigolent! Bon public!! Pour finir, une petite émeute lorsque je sors l'appareil photo, tous les enfants veulent être dans le cadre mais ils sont tellement nombreux que c'est impossible. Résultat, je prendrais 15 minutes de plus pour prendre des clichés de tout le monde par groupe d'une dizaine de petites têtes blondes, ou pas d'ailleurs.
Extraction de cette masse itinérante à mes côtés en douceur, tout le monde en a eu pour sa joie, je m'attaque à la forteresse. C'est assez bien conservé, assez grand pour à nouveau ne plus entendre le bruit des voitures, et de là-haut, on surplombe toute la ville. A l'intérieur également, d'autres enfants qui chantent, dirigés par leur professeur. Ils doivent être plus de 100 et leurs cris résonnent comme un virage de supporters, en plus aigû quand même... Ca frappe des mains, ça rit, ça se chamaille, comme des enfants. La visite de la citadelle durera le temps d'en voir le maximum et alors que je commence à en avoir plein les pompes, il est temps d'y aller. Le souk ne risque pas d'être reposant alors il convient de ne pas user toute son énergie dans un chateau inhabité depuis des siècles, parce le bazaar, lui, est habité et pas qu'un peu.
Tout le souk est couvert. En comparaison avec celui d'Istanbul, c'est beaucoup moins clinquant et beaucoup moins haut de plafond, mais l'âme est bien là. C'est aussi beaucoup plus rustique, par exemple de nombreux bouchers y vendent leur viande, à commencer par des têtes de chèvres qui trônent devant les étales. Végétarien, passe ton chemin. Carnivore, essaye encore. Mais plus tard alors, bien plus tard... Dans ce maelstrom de boutiques, on est sollicité de toute part. "Vous êtes français? Bienvenue mon ami! Tu n'achètes pas, c'est pas grave mon ami" Comme je suis bien luné, je m'arrête dès qu'on m'adresse la parole. La traversée prend des heures, je me perds encore et encore mais là encore, le coeur y est. Je m'arrête dans plusieurs mosquées, boit le thé avec les tenanciers des boutiques, touche le tissus, humme les parfums, évite les porteurs de marchandises. Le lieu a comme une vie propre, une ville dans la ville. Une ville qui aura eû le talent de me vider de toute mon énergie. Après 2, 5 heures dans le bordel, je suis vidé, méconnaissable. De toute façon, le soleil va se coucher et je risque de l'y accompagner de bon coeur.
Une dernière chose quand même car on est pas des bêtes, un nouveau couscous des familles accompagné d'une bière sans alcool. Le retour à l'hotel se fera vers 18h plein les jambes, plein le gosier, plein les narines, plein partout. Je m'écroule à 21h30, je sais déjà que demain est un autre jour et que j'aurais encore de la route à faire. Les astres m'emmèneront sur la route d'Hama, à moins que ça ne soit encore un bus, 150km plus au sud. Quelque chose me dit que j'aurais dû demander dans le souk s'ils ne vendaient pas un tapis volant, ça serait pas de refus.
Le début du voyage ressemblait à un prolongement de l'Europe, mêmes chiffres, même alphabet. Ici le dépaysement est garanti et c'est exactement selon j'avais envie. C'était même le plan original avec un départ de Turquie, porte vers le Moyen-orient et vers l'Asie, pour pousser toujours plus à l'est. Pour l'est on verra plus tard, c'est le sud qui nous intéresse ici. La Syrie devrait me retenir de ses petits bras musclés une grosse semaine, viendra ensuite le tour de la Jordanie. Ca n'est d'ailleurs pas impossible que tu n'ai de mes nouvelles que d'ici là car je n'ai pas encore trouver de liaison internet WIFI pour faire circuler mon récit. J'ai tout de même été dans un cybercafé pour me rendre compte du réseau local. A titre d'exemple, c'est impossible de se connecter à Facebook que ce soit à Aleppo ou à Hama. Je peux quand même me connecter à over-blog, mon cher hébergeur, mais le service n'est pas assez rapide pour que je te fasse profiter de tout, un peu de patience donc...
Photographier pendant un voyage de longue durée English translation pending
Bonjour à tous, j'ai une question à poser à ceux ou celles qui sont amateurs de photographie.
JE pars pour un voyage de 6 mois. Je viens de passer au numérique (et oui seulement), et je m'intéresse aux reflexs. Mais je constate que tous se rechargent ac des batteries li-ion. Autrement dit, pas de pile: ce qui était très pratique du temps des argentiques.
Donc je voudrais savoir: comment faites vous pourrecharger votre appareil, quand les pays dans lesquels vous vous rendez n'ont pas de prise 220v ? Ya til des astuces ? Merci bcp à tous
Premières déambulations à Istanbul (deuxième partie) English translation pending
Salut à toi, jeune sédentaire!
Je t'avais laissé sur une "rooftop terrasse" il y a 3 jours entouré de coussins accueuillants et bien nous-y revoilà aujourd'hui pour ce qui doit-être mon dernier soir à Istanbul. Depuis la dernière fois, mon tour de cuisse a déjà pris 2 centimètres, la faute à des heures de promenade ensoleillée mon petit sac sur le dos du matin au soir. Si, si, j'ai bien dis "matin".
Après cinq jours sur les rives du Bosphore, la mer de Marmara à l'horizon, je connais la ville presque comme ma poche. Il faut dire que pour déambuler, j'ai déambulé. Jeudi, j'ai enchaîner quelques-uns des sites les plus emblématiques d'Istanbul. Et pour avoir le temps de faire le tour, il faut se lever de bonne heure. Il faut dire qu'Istanbul, c'est 16 millions de stambouliotes et qu'ils sont quelques autres à être passer par là depuis 2000 ans. Je suis donc parti de ma p'tite pension direction la mosquée Sainte-Sophie qui fut jadis une basilique (je ne vais pas développer l'histoire de tous les sites visités car tu finirais par avoir la gueule de bois, et moi avec des crampes dans les doigts). Sainte-Sophie, donc. C'est grand, massif, un rien décrépi en comparaison avec la mosquée bleue, l'entrée est payante comme dans la plupart des lieux de cette envergure. A l'intérieur, mon petit doigt me dit qu'on doit pouvoir y caser Notre-Dame sans problème, et justement le souci avec ce genre de démesure c'est que à nettoyer, c'est carrément la chianlie. Et comme le batiment a quelques années d'existence derrière lui, il est temps de mettre la main à la pate question rénovation. A l'intérieur, l'échaffaudage est donc haut à se faire mal à la nuque, et là où il n'y a pas d'échaffaudage, c'est qu'il va y en avoir un bientôt. En tout cas, à l'intérieur, plus un fidèle, l'endroit est réservé aux touristes et à leurs appareils photos. Ca y va bon train malgré les travaux, c'est difficile de marcher à l'intérieur sanspasser dans le champ d'un photographe amateur. D'ailleurs à l'intérieur, le photographe amateur a une tel frénésie qu'il prend en photo les posters illustrants ce qu'il y a derrière les échaffaudages; peu importe les reflets, peu importe les turpitudes, c'est un peu marche ou crève version prise de vue. Trop de queue à l'extérieur, trop de monde à l'intérieur, je pensais que tous les visiteurs anonymes du monde s'étaient donnés rendez-vous là. J'avais tort... Je m'extirpe donc de la mosquée, remets mes lunettes de soleil en profitant de la fraicheur offerte par l'ombre de l'édifice, et donc retour au soleil. 30°, c'est juste bien pour ne pas transpirer à chaque pas. D'ailleurs, d'autres pas m'attendent, je bouge. Adios les groupes de 40 personnes qui suivent leur guide le bras levé tenant n'importe quel truc de couleur pour être bien reconnaissable du troupeau. En plus, des troupeaux, il y en a partout. Si le guide n'a pas d'étendart, tout le monde au régime "badge gigantesque sur la poitrine". Ca fait un poil froid dans le dos, heureusement que le climat est au beau fixe; pour l'instant...
Je pars donc, et me mets en direction du Palais de Topkapi où la foule de la veille m'avais fait reculer. Mais pas aujourd'hui, j'ai du feu dans les jambes et partout où mes yeux se posent, c'est un grand n'importe quoi de bonheur hallucinatoire. Les groupes sont toujours là mais j'ai la Foi. Topkapi, c'est le chateau de Versailles local. C'était la résidence des sultans et aussi le palais des plaisirs de celui-ci. Je m'explique : en plus des très nombreuses batisses composants Topkapi, le palais abritait un harem anciennement géré par les eunuques pour ne pas concurencer notre bon monarque. C'est forcémént magnifique, il y a des sulptures-mosaïques, peintures partout. Du marbre aussi, mais le marbre est tellement omniprésent dans la ville qu'on y fait même plus attention. Pourri, gaté, qu'on se sent. La visite peut durer de quelques heures à plusieurs jours si on fait partie d'un troupeau pressé ou non. Mon troupeau individuel, très mobile et très flexible, effectue celà en 2-3 heures, juste assez pour en avoir pleins les pattes. J'ai donc fini par me trouver un endroit à l'ombre pour reprendre des forces devant le Bosphore encore une fois. Ca peut paraître répétitif dit comme ça, mais à chaque fois c'est pareil, on se fait avoir, ça grouille de bateaux en tous genres et on a forcément une vue sur l'autre côté qui n'est pas dégarni question vestiges à la taille pharaonique. A propos des bateaux, ça va du minuscule bateau de pêcheur local (sans S à pêcheur, j'vous l'ai dit le bateau est minuscule) au pétrolier long comme un terrain de football avec à côté des bateaux de croisières logeant des milliers de têtes de pipe sur une dizaine de ponts.
Après ce squat bien reposant, il est temps de voir plus loin et de sortir peu à peu du centre historique là où est situé mon hostel. Direction prévue : le Grand Bazaar, pas d'itinéraire précis juste une vague idée de la où ça se trouve, comme si j'avais une boussole sauf que j'en ai pas. Forcément, je me paume, mais c'est bien. Rien de tel pour humer l'ambiance et la vie stambouliote. En chemin, je tombe sur une mosquée (1 parmi des centaines), sauf que celle-ci est la plus grande de la ville, et qu'elle abrite aussi en son sein la tombe de Suleymane le Magnifique, sultan parmi les sultans. C'est un peu comme le tombeau de Napoléon sauf que ça n'a rien à voir. J'ai donc du bol dans ma perte d'orientation, pourvu que ça dure!! Ensuite, je passe devant l'université historique de la ville, elle est entourée d'un mur d'enceinte de disons 3 mètres de large et une dizaine de mètres de hauteur. Même en saut à la perche, c'est pas la peine d'y penser. Sans doute voulaient-ils protéger les livres des envahisseurs, j'en sais rien moi... Toujours est-il que l'université couvre un espace gigantesque encore une fois, et que cette semaine, ces feignants d'étudiants sont en vacances. Pas possible de rentrer, en plus, j'suis pas étudiant... Un regard rapide sur la carte pas très détaillée du lonelyPlanet (LP) m'indique que finalement j'ai contourné le bazaar et que je suis plus près du Bosphore que du-dit bazaar. Donc, après un court moment de lucidité comme il m'arrive d'en avoir, j'abandonne l'idée du marché couvert pour me rendre sur les rives du fleuve qui n'en est pas un. Chaque fois que je croise un passant à l'air responsable je lui demande finalement ma destination pour être sûr de ne pas mutiplier les kilomètres inutiles; et comme chaque mot turque fait 3 fois la longueur d'un mot français, le LP n'est jamais loin. Essayez de mémoriser Galatta koprusu pour voir, c'est le nom d'un pont... Le pont qui m'amènera sur l'autre rive en l'occurence, il est temps d'élargir le périmètre de mes connaissances stambouliotes.
A cet endroit du Bosphore, c'est un peu le bordel même si c'est pas le Bazaar. Les voitures sont partout, et quand ce sont pas des voitures, ce sont des camions ou des bus, y'en a partout. Les mètres carrés restant sont pour les piétons qui se bousculent et sont encore plus nombreux que les voitures! Seulement ici, pas un touriste, c'est la Turquie et ça fait du bien!! En étant schématique, les voitures et le tram sont au milieu de la route, ensuite viennent les piétons, et sur le bord, c'est la place des pêcheurs. Pour chaque mètres qui longent le Bosphore, il y a au moins deux pêcheurs et quatre cannes à pêche. A chaque fois qu'ils lancent leurs lignes à l'eau, les piétons doivent interrompre le flux pour ne pas se faire hammeçoner. C'est bien folklo'!!! Il doit être dans les 5h quand j'arrive de l'autre côté, je suis bien rincer et me fais une bouffe de poisson sur la rive. Impossible de dire quelle espèce de poisson, le menu est en turc, mais c'est bon et les vitamines me regagnent. Le soleil descend, et comme la veille, il est temps de trouver le bon spot pour profiter des couleurs. Justement, une immense tour de pierre dépasse des immeubles, ça va le faire. 10 minutes d'ascension pour atteindre de la bas de la tour, 10 minutes d'attente, et zou, on monte. A l'intérieur de cette tour multi-centenaire, des ascenseurs permettent d'atteindre le sommet pour profiter du panorama, bizarre. Au passage, les murs de la tour font aussi plusieurs mètres d'épaisseurs, on peut dire que les maçons des maisons Merlin ont vraiment un poil dans la main en comparaison de ce qu'on faisait ici il y a 600 ans. Au sommet, un petit tour de ronde de moins d'un mètre de large doit permettre d'accueuillir tous ceux qui sont là, et je suis pas tout seul!! C'est la grande bousculade à 60m du sol. Doucement les enfants... Le coucher de soleil est à la hauteur du lieu, on surplombe toute la ville qui rougeoit. Moi en tout cas, car je me suis frayé un passage pour avoir en face de moi Sainte-Sophie, Topkapi, la Mosquée Bleue et consorts, et maintenant que je suis là, j'ai beau être dans le champ des appareils photos, il est pas né celui qui me fera partir à moins de me pousser dans le vide! Finalement, quand la lumière ne fut plus, je suis parti croisant au passage tous ceux qui faisaient encore la queue pour voir le coucher de soleil. Chienne de vie!!
Mais la journée n'est pas finie pour autant, peut-^etre serait-il temps que tu fasses une pause.
Il fait nuit et j'ai encore du feu dans les jambes, incroyable, finalement peut-être que le Trek au Népal ne sera qu'une partie de plaisir. Bref, en quittant ma tour de Bab-El-Oued, je savais que pas loin une grande artère animée était là. Re-demande d'itinéraire, j'ai fini de me perdre. Après être passé par pleins de petites rues pavées et piétonnes, je débouche sur la rue de Rivoli locale sauf qu'elle aussi est piétonne. Ca gouille de partout, nombres de turcs sont en vacances depuis la fin du Ramadan et ça se voit. Je suis obligé de marcher au rythme de la foule qui d'ailleurs à n'importe quelle heure de la journée marche doucement. Et c'est pas le parisien qui parle, juste le type qui a des fourmis dans les jambes malgré les kilomètres. Dans cette fameuse rue, que des boutiques; mais à chaque carrefour, les rues perpendiculaires regorgent de bars et de bouis-bouis en tout genre, c'est plus que festif, tant mieux. Seulement, alors que je déambule, un type me demande l'heure, il s'appelle Samet et vient d'Izmir, plus au sud, il est en vacances, seul et lui auusi a envie de boire un p'tit coup voire deux. Nos violons s'accordent en 2 temps 3 mouvements, on va faire un bout de soirée ensemble. Le type a l'air blindé aux as, il dit loger à l'hotel 5 étoiles pas loin de mon hotel 1 étoile. En passant, il me demande si j'aime les filles et si j'ai envie de fêter ça. Il doit être libéré d'être en vacances sans sa femme, je suis pas là pour juger et le type est sympathique. Notre énergumène connait un endroit, je le suis. C'est un club : le Jetset, tout un programme... On entre, le club est vide, il est 20h. Le type me dit que ça va se remplir vite fait et qu'un premier verre nous fera patienter. On s'execute, moi aussi... En effet, quelques secondes plus tard deux filles rentrent. Elles sont juste magnifiques, déjà que beaucoup de filles turques sont belles, là c'est le pompon!! Elles s'assoient à 2 mètres et dès qu'elles ont leur verres, viennent s'assoir à côté de nous, à notre table; pourquoi pas, ça ne me dérange pas d'être en galante compagnie voire plus si affinitées... Elles sifflent leur verre en 2-2, impressionnant. Puis, alors que la conversation est bien engagée, le barman arrive et nous demande à Samet et à moi si on veut bien leur payer une conso. Je me suis pas méfié, c'est con... On dit oui comme de vulgaires hétérosexuels, elles commandent ce qui s'avère être du "champagne turc", j'ai beau leur dire que c'est pas du champagne, rien à faire. La discussion se poursuit et comme Samet est très porté sur la chose, la discussion biffurque aussi vite que les filles recommandent des boissons mais sans demander notre consentement. c'est pas que c'est nécessaire mais comme elles avaient demandé une tournée la fois précédente, je me méfie comme l'eau sur le feu. Un deuxième verre, vite fait pour voir la suite des évènements, seulement la suite des évènements ne diffèrent pas de ce qui s'est passé précédemment. Les filles boivent comme des trous, ce champagne a l'air de se boire comme de l'eau minérale. En tout cas, le patron du club, très à son affaire vient nous voir régulièrement pour prendre la température et nous demander à chaque fois si on veut autre chose. Très peu pour moi, ça sent le renfermé comme situation, voire le moisi. La prochaine fois qu'il revient, l'addition et pronto. Si les filles veulent poursuivre les hostilités ailleurs, va mos, autrement c'est goodbye!! Quand l'addition arrive, la facture est astronomique. Pas seulement pour Istanbul, pour tout le monde civilisé!!! La conversion faite : 600 euros!! OH MY GOD!!!! Mon sang ne fait qu'un tour et je me transforme en bête sauvage. Pas du tout compréhensif le Braïce!! Je paye MES verres plus un à la rigueur pour la brunette, c'est pas une addition, c'est une embuscade!!! Je ne dis alors que des phrases ponctuées de "motherfuckers" que tout le monde comprendra, y compris ici, et si je doit prendre une droite, j'en enverrais une le premier, c'est assez rare pour être signalé mais je suis hors de moi d'autant plus que j'ai les idées claires car sur 600 euros mes verres et ceux de Samet s'élévent à une centaine d'euros. En fait, les verres bus par les garçons coutent 4 fois moins chers que les verres féminins quel que soit le liquide servi, de toute façon j'ai pas assez quoi qu'il arrive car je ne me promène pas avec un portefeuille de millionnaire. Enfin, après avoir tenté de prouver ma bonne foi, le patron, Samet, mais pas les filles m'accompagnent au distributeur le plus proche, et comme mon plafond est presque atteint, je finis de tirer tout ce que je peux (environ 20 euros) en 3 fois (bonjour les commissions). Je suis une pile électrique; non pas électrique, NUCLEAIRE!! Samet paiera le taxi du retour, j'ai plus ni l'envie ni les jambes de marcher et j'ai plus une thune sur moi. Je m'en sortirais aussi avec une bière gratos offerte par mon ami d'un soir. On promettra de se revoir le lendemain comme on dit "appelle-moi" à quelqu'un qui n'a pas mon numéro.
C'est le récit d'une journée bien remplie comme tu peux le constater, je suis en retard de deux jours dans mon récit, mais après ça se calme. Presque... Le truc, c'est que chaque fois que j'écris, des dizaines de gens viennent me faire la conversation. Turcs, turques, espagnols, italiens, australiens et autres... Je quitte Istanbul demain je te raconterais plus tard...
Laisse un commentaire si tu kiffes. Inscrits-toi à la newsletter, c'est plaisir. Et surtout, repose-toi les yeux
Bizzzz
Je t'avais laissé sur une "rooftop terrasse" il y a 3 jours entouré de coussins accueuillants et bien nous-y revoilà aujourd'hui pour ce qui doit-être mon dernier soir à Istanbul. Depuis la dernière fois, mon tour de cuisse a déjà pris 2 centimètres, la faute à des heures de promenade ensoleillée mon petit sac sur le dos du matin au soir. Si, si, j'ai bien dis "matin".
Après cinq jours sur les rives du Bosphore, la mer de Marmara à l'horizon, je connais la ville presque comme ma poche. Il faut dire que pour déambuler, j'ai déambulé. Jeudi, j'ai enchaîner quelques-uns des sites les plus emblématiques d'Istanbul. Et pour avoir le temps de faire le tour, il faut se lever de bonne heure. Il faut dire qu'Istanbul, c'est 16 millions de stambouliotes et qu'ils sont quelques autres à être passer par là depuis 2000 ans. Je suis donc parti de ma p'tite pension direction la mosquée Sainte-Sophie qui fut jadis une basilique (je ne vais pas développer l'histoire de tous les sites visités car tu finirais par avoir la gueule de bois, et moi avec des crampes dans les doigts). Sainte-Sophie, donc. C'est grand, massif, un rien décrépi en comparaison avec la mosquée bleue, l'entrée est payante comme dans la plupart des lieux de cette envergure. A l'intérieur, mon petit doigt me dit qu'on doit pouvoir y caser Notre-Dame sans problème, et justement le souci avec ce genre de démesure c'est que à nettoyer, c'est carrément la chianlie. Et comme le batiment a quelques années d'existence derrière lui, il est temps de mettre la main à la pate question rénovation. A l'intérieur, l'échaffaudage est donc haut à se faire mal à la nuque, et là où il n'y a pas d'échaffaudage, c'est qu'il va y en avoir un bientôt. En tout cas, à l'intérieur, plus un fidèle, l'endroit est réservé aux touristes et à leurs appareils photos. Ca y va bon train malgré les travaux, c'est difficile de marcher à l'intérieur sanspasser dans le champ d'un photographe amateur. D'ailleurs à l'intérieur, le photographe amateur a une tel frénésie qu'il prend en photo les posters illustrants ce qu'il y a derrière les échaffaudages; peu importe les reflets, peu importe les turpitudes, c'est un peu marche ou crève version prise de vue. Trop de queue à l'extérieur, trop de monde à l'intérieur, je pensais que tous les visiteurs anonymes du monde s'étaient donnés rendez-vous là. J'avais tort... Je m'extirpe donc de la mosquée, remets mes lunettes de soleil en profitant de la fraicheur offerte par l'ombre de l'édifice, et donc retour au soleil. 30°, c'est juste bien pour ne pas transpirer à chaque pas. D'ailleurs, d'autres pas m'attendent, je bouge. Adios les groupes de 40 personnes qui suivent leur guide le bras levé tenant n'importe quel truc de couleur pour être bien reconnaissable du troupeau. En plus, des troupeaux, il y en a partout. Si le guide n'a pas d'étendart, tout le monde au régime "badge gigantesque sur la poitrine". Ca fait un poil froid dans le dos, heureusement que le climat est au beau fixe; pour l'instant...
Je pars donc, et me mets en direction du Palais de Topkapi où la foule de la veille m'avais fait reculer. Mais pas aujourd'hui, j'ai du feu dans les jambes et partout où mes yeux se posent, c'est un grand n'importe quoi de bonheur hallucinatoire. Les groupes sont toujours là mais j'ai la Foi. Topkapi, c'est le chateau de Versailles local. C'était la résidence des sultans et aussi le palais des plaisirs de celui-ci. Je m'explique : en plus des très nombreuses batisses composants Topkapi, le palais abritait un harem anciennement géré par les eunuques pour ne pas concurencer notre bon monarque. C'est forcémént magnifique, il y a des sulptures-mosaïques, peintures partout. Du marbre aussi, mais le marbre est tellement omniprésent dans la ville qu'on y fait même plus attention. Pourri, gaté, qu'on se sent. La visite peut durer de quelques heures à plusieurs jours si on fait partie d'un troupeau pressé ou non. Mon troupeau individuel, très mobile et très flexible, effectue celà en 2-3 heures, juste assez pour en avoir pleins les pattes. J'ai donc fini par me trouver un endroit à l'ombre pour reprendre des forces devant le Bosphore encore une fois. Ca peut paraître répétitif dit comme ça, mais à chaque fois c'est pareil, on se fait avoir, ça grouille de bateaux en tous genres et on a forcément une vue sur l'autre côté qui n'est pas dégarni question vestiges à la taille pharaonique. A propos des bateaux, ça va du minuscule bateau de pêcheur local (sans S à pêcheur, j'vous l'ai dit le bateau est minuscule) au pétrolier long comme un terrain de football avec à côté des bateaux de croisières logeant des milliers de têtes de pipe sur une dizaine de ponts.
Après ce squat bien reposant, il est temps de voir plus loin et de sortir peu à peu du centre historique là où est situé mon hostel. Direction prévue : le Grand Bazaar, pas d'itinéraire précis juste une vague idée de la où ça se trouve, comme si j'avais une boussole sauf que j'en ai pas. Forcément, je me paume, mais c'est bien. Rien de tel pour humer l'ambiance et la vie stambouliote. En chemin, je tombe sur une mosquée (1 parmi des centaines), sauf que celle-ci est la plus grande de la ville, et qu'elle abrite aussi en son sein la tombe de Suleymane le Magnifique, sultan parmi les sultans. C'est un peu comme le tombeau de Napoléon sauf que ça n'a rien à voir. J'ai donc du bol dans ma perte d'orientation, pourvu que ça dure!! Ensuite, je passe devant l'université historique de la ville, elle est entourée d'un mur d'enceinte de disons 3 mètres de large et une dizaine de mètres de hauteur. Même en saut à la perche, c'est pas la peine d'y penser. Sans doute voulaient-ils protéger les livres des envahisseurs, j'en sais rien moi... Toujours est-il que l'université couvre un espace gigantesque encore une fois, et que cette semaine, ces feignants d'étudiants sont en vacances. Pas possible de rentrer, en plus, j'suis pas étudiant... Un regard rapide sur la carte pas très détaillée du lonelyPlanet (LP) m'indique que finalement j'ai contourné le bazaar et que je suis plus près du Bosphore que du-dit bazaar. Donc, après un court moment de lucidité comme il m'arrive d'en avoir, j'abandonne l'idée du marché couvert pour me rendre sur les rives du fleuve qui n'en est pas un. Chaque fois que je croise un passant à l'air responsable je lui demande finalement ma destination pour être sûr de ne pas mutiplier les kilomètres inutiles; et comme chaque mot turque fait 3 fois la longueur d'un mot français, le LP n'est jamais loin. Essayez de mémoriser Galatta koprusu pour voir, c'est le nom d'un pont... Le pont qui m'amènera sur l'autre rive en l'occurence, il est temps d'élargir le périmètre de mes connaissances stambouliotes.
A cet endroit du Bosphore, c'est un peu le bordel même si c'est pas le Bazaar. Les voitures sont partout, et quand ce sont pas des voitures, ce sont des camions ou des bus, y'en a partout. Les mètres carrés restant sont pour les piétons qui se bousculent et sont encore plus nombreux que les voitures! Seulement ici, pas un touriste, c'est la Turquie et ça fait du bien!! En étant schématique, les voitures et le tram sont au milieu de la route, ensuite viennent les piétons, et sur le bord, c'est la place des pêcheurs. Pour chaque mètres qui longent le Bosphore, il y a au moins deux pêcheurs et quatre cannes à pêche. A chaque fois qu'ils lancent leurs lignes à l'eau, les piétons doivent interrompre le flux pour ne pas se faire hammeçoner. C'est bien folklo'!!! Il doit être dans les 5h quand j'arrive de l'autre côté, je suis bien rincer et me fais une bouffe de poisson sur la rive. Impossible de dire quelle espèce de poisson, le menu est en turc, mais c'est bon et les vitamines me regagnent. Le soleil descend, et comme la veille, il est temps de trouver le bon spot pour profiter des couleurs. Justement, une immense tour de pierre dépasse des immeubles, ça va le faire. 10 minutes d'ascension pour atteindre de la bas de la tour, 10 minutes d'attente, et zou, on monte. A l'intérieur de cette tour multi-centenaire, des ascenseurs permettent d'atteindre le sommet pour profiter du panorama, bizarre. Au passage, les murs de la tour font aussi plusieurs mètres d'épaisseurs, on peut dire que les maçons des maisons Merlin ont vraiment un poil dans la main en comparaison de ce qu'on faisait ici il y a 600 ans. Au sommet, un petit tour de ronde de moins d'un mètre de large doit permettre d'accueuillir tous ceux qui sont là, et je suis pas tout seul!! C'est la grande bousculade à 60m du sol. Doucement les enfants... Le coucher de soleil est à la hauteur du lieu, on surplombe toute la ville qui rougeoit. Moi en tout cas, car je me suis frayé un passage pour avoir en face de moi Sainte-Sophie, Topkapi, la Mosquée Bleue et consorts, et maintenant que je suis là, j'ai beau être dans le champ des appareils photos, il est pas né celui qui me fera partir à moins de me pousser dans le vide! Finalement, quand la lumière ne fut plus, je suis parti croisant au passage tous ceux qui faisaient encore la queue pour voir le coucher de soleil. Chienne de vie!!
Mais la journée n'est pas finie pour autant, peut-^etre serait-il temps que tu fasses une pause.
Il fait nuit et j'ai encore du feu dans les jambes, incroyable, finalement peut-être que le Trek au Népal ne sera qu'une partie de plaisir. Bref, en quittant ma tour de Bab-El-Oued, je savais que pas loin une grande artère animée était là. Re-demande d'itinéraire, j'ai fini de me perdre. Après être passé par pleins de petites rues pavées et piétonnes, je débouche sur la rue de Rivoli locale sauf qu'elle aussi est piétonne. Ca gouille de partout, nombres de turcs sont en vacances depuis la fin du Ramadan et ça se voit. Je suis obligé de marcher au rythme de la foule qui d'ailleurs à n'importe quelle heure de la journée marche doucement. Et c'est pas le parisien qui parle, juste le type qui a des fourmis dans les jambes malgré les kilomètres. Dans cette fameuse rue, que des boutiques; mais à chaque carrefour, les rues perpendiculaires regorgent de bars et de bouis-bouis en tout genre, c'est plus que festif, tant mieux. Seulement, alors que je déambule, un type me demande l'heure, il s'appelle Samet et vient d'Izmir, plus au sud, il est en vacances, seul et lui auusi a envie de boire un p'tit coup voire deux. Nos violons s'accordent en 2 temps 3 mouvements, on va faire un bout de soirée ensemble. Le type a l'air blindé aux as, il dit loger à l'hotel 5 étoiles pas loin de mon hotel 1 étoile. En passant, il me demande si j'aime les filles et si j'ai envie de fêter ça. Il doit être libéré d'être en vacances sans sa femme, je suis pas là pour juger et le type est sympathique. Notre énergumène connait un endroit, je le suis. C'est un club : le Jetset, tout un programme... On entre, le club est vide, il est 20h. Le type me dit que ça va se remplir vite fait et qu'un premier verre nous fera patienter. On s'execute, moi aussi... En effet, quelques secondes plus tard deux filles rentrent. Elles sont juste magnifiques, déjà que beaucoup de filles turques sont belles, là c'est le pompon!! Elles s'assoient à 2 mètres et dès qu'elles ont leur verres, viennent s'assoir à côté de nous, à notre table; pourquoi pas, ça ne me dérange pas d'être en galante compagnie voire plus si affinitées... Elles sifflent leur verre en 2-2, impressionnant. Puis, alors que la conversation est bien engagée, le barman arrive et nous demande à Samet et à moi si on veut bien leur payer une conso. Je me suis pas méfié, c'est con... On dit oui comme de vulgaires hétérosexuels, elles commandent ce qui s'avère être du "champagne turc", j'ai beau leur dire que c'est pas du champagne, rien à faire. La discussion se poursuit et comme Samet est très porté sur la chose, la discussion biffurque aussi vite que les filles recommandent des boissons mais sans demander notre consentement. c'est pas que c'est nécessaire mais comme elles avaient demandé une tournée la fois précédente, je me méfie comme l'eau sur le feu. Un deuxième verre, vite fait pour voir la suite des évènements, seulement la suite des évènements ne diffèrent pas de ce qui s'est passé précédemment. Les filles boivent comme des trous, ce champagne a l'air de se boire comme de l'eau minérale. En tout cas, le patron du club, très à son affaire vient nous voir régulièrement pour prendre la température et nous demander à chaque fois si on veut autre chose. Très peu pour moi, ça sent le renfermé comme situation, voire le moisi. La prochaine fois qu'il revient, l'addition et pronto. Si les filles veulent poursuivre les hostilités ailleurs, va mos, autrement c'est goodbye!! Quand l'addition arrive, la facture est astronomique. Pas seulement pour Istanbul, pour tout le monde civilisé!!! La conversion faite : 600 euros!! OH MY GOD!!!! Mon sang ne fait qu'un tour et je me transforme en bête sauvage. Pas du tout compréhensif le Braïce!! Je paye MES verres plus un à la rigueur pour la brunette, c'est pas une addition, c'est une embuscade!!! Je ne dis alors que des phrases ponctuées de "motherfuckers" que tout le monde comprendra, y compris ici, et si je doit prendre une droite, j'en enverrais une le premier, c'est assez rare pour être signalé mais je suis hors de moi d'autant plus que j'ai les idées claires car sur 600 euros mes verres et ceux de Samet s'élévent à une centaine d'euros. En fait, les verres bus par les garçons coutent 4 fois moins chers que les verres féminins quel que soit le liquide servi, de toute façon j'ai pas assez quoi qu'il arrive car je ne me promène pas avec un portefeuille de millionnaire. Enfin, après avoir tenté de prouver ma bonne foi, le patron, Samet, mais pas les filles m'accompagnent au distributeur le plus proche, et comme mon plafond est presque atteint, je finis de tirer tout ce que je peux (environ 20 euros) en 3 fois (bonjour les commissions). Je suis une pile électrique; non pas électrique, NUCLEAIRE!! Samet paiera le taxi du retour, j'ai plus ni l'envie ni les jambes de marcher et j'ai plus une thune sur moi. Je m'en sortirais aussi avec une bière gratos offerte par mon ami d'un soir. On promettra de se revoir le lendemain comme on dit "appelle-moi" à quelqu'un qui n'a pas mon numéro.
C'est le récit d'une journée bien remplie comme tu peux le constater, je suis en retard de deux jours dans mon récit, mais après ça se calme. Presque... Le truc, c'est que chaque fois que j'écris, des dizaines de gens viennent me faire la conversation. Turcs, turques, espagnols, italiens, australiens et autres... Je quitte Istanbul demain je te raconterais plus tard...
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Bizzzz
Faire venir une Ambassador (voiture) d'Inde en France English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis tombé literalement amoureux de la fameuse Ambassador, j'adore les vieilles voitures, je posède une 2 CV et j'imagine peut être quelque chose d'iréalisable : faire venir une Ambassador (neuve ou d'occasion) en France pour le plaisir d'en avoir une et de rouler avec de temps en temps pour le plaisir. Savez vous si cela est possible et par quel moyen ? Au niveau entretien et pièces détachées avez des idées ou mieux une expérience ?
Merci d'avance et ce n'est pas la peine de me dire que je suis déjanté je le sais déjà 😛
Je suis tombé literalement amoureux de la fameuse Ambassador, j'adore les vieilles voitures, je posède une 2 CV et j'imagine peut être quelque chose d'iréalisable : faire venir une Ambassador (neuve ou d'occasion) en France pour le plaisir d'en avoir une et de rouler avec de temps en temps pour le plaisir. Savez vous si cela est possible et par quel moyen ? Au niveau entretien et pièces détachées avez des idées ou mieux une expérience ?
Merci d'avance et ce n'est pas la peine de me dire que je suis déjanté je le sais déjà 😛
Vol simple pour Minsk (Biélorussie) avec Belavia Belarusian Airlines? English translation pending
Bonjour, suite à une remarque lue chez un des correspondants, j'aimerais savoir si vous avez une experience concluante et récente sur les vols pour Minsk de la compagnie Belavia
Laptop aux Etats-Unis et Canada: câble à emporter? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars au Canada et aux Etats-Unis et j'emporte mon laptop.
Un gentil membre du forum pourrait-il m'indiquer quel câble je dois
emporter pour pallier à l'absence de Wifi dans certains hôtels ?
Merci de votre réponse😇
Merci de votre réponse😇
Thaïlande en famille: compte rendu English translation pending
Compte-rendu de notre périple thaïlandais. La famille Blanc : Laurent et Dominique (1966), Mathieu (1991), Lauriane et Natacha (1993), rejoint par Jérôme (1978), frère de Laurent.
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficultés à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficultés à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….