Results for "Assouan+ou+Aswan+|+1+>+50"
1321 results found.
Animaux du Nil en Egypte English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars dans 3 jours en Egypte avec ma famille et j'ai des patites questions (qui peuvent vous semnbler un peu stupide!). Est-ce qu'il y a des hippopotames dans le Nil? Si oui, où peut on les voir? Est-ce que l'on peuit y voir des crococodiles sauvages en liberté ou juste dans les parcs et réserves? Quels sont les autres animaux que l'on peut voir dans ce fleuve.
Si vous avez la réponse, merci de me l'envoyer!😉
Je pars dans 3 jours en Egypte avec ma famille et j'ai des patites questions (qui peuvent vous semnbler un peu stupide!). Est-ce qu'il y a des hippopotames dans le Nil? Si oui, où peut on les voir? Est-ce que l'on peuit y voir des crococodiles sauvages en liberté ou juste dans les parcs et réserves? Quels sont les autres animaux que l'on peut voir dans ce fleuve.
Si vous avez la réponse, merci de me l'envoyer!😉
Tour d'Afrique à vélo, dangereux? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple et nous projetons de faire un tour d'Afrique à vélo à partir de juillet 2006. Certains pays tels le Soudan ou l'Ethiopie semblent dangereux, or notre voyage au départ de paris nous emmenerait vers l'Egypte pour rejoindre l'Afrique du Sud et remonter par la côte Ouest. Est-ce envisageable ou devons-nous penser à un autre itinéraire voire continent? Si nous sommes très motivés, nous sommes beaucoup dans le doute par rapport aux destinations. Toute aide sera la bienvenue.Merci d'avance! jph et flo
Nous sommes un couple et nous projetons de faire un tour d'Afrique à vélo à partir de juillet 2006. Certains pays tels le Soudan ou l'Ethiopie semblent dangereux, or notre voyage au départ de paris nous emmenerait vers l'Egypte pour rejoindre l'Afrique du Sud et remonter par la côte Ouest. Est-ce envisageable ou devons-nous penser à un autre itinéraire voire continent? Si nous sommes très motivés, nous sommes beaucoup dans le doute par rapport aux destinations. Toute aide sera la bienvenue.Merci d'avance! jph et flo
Frontières de l'Égypte, de l'Éthiopie et du Soudan English translation pending
Je cherche des informations: je souhaite aller en Ethiopie en passant par l'Egypte et en descendant par la mer rouge.
Est-ce quelqu'un peut me renseigner sur ce sujet ?
Eventuellement, j'essaierais bien de traverser le Soudan : est-ce possible de traverser la frontière et de traverser ce pays ?
Merci à ceux qui me renseigneront.
Olala...
Est-ce quelqu'un peut me renseigner sur ce sujet ?
Eventuellement, j'essaierais bien de traverser le Soudan : est-ce possible de traverser la frontière et de traverser ce pays ?
Merci à ceux qui me renseigneront.
Olala...
Croisière "Du Nil aux Pyramides 4* " English translation pending
Bonjour,
Je pars le 17 Mai avec Marmara en Egypte pour faire leur croisiere DU NIL AUX PYRAMIDES 4*.
J aimerais savoir si kelk un l'a deja faites et vos impressiont en general sur ce type de produit.
D'eventuelles recommendations sont les bienvenues !!
Merci d'avance.
Je pars le 17 Mai avec Marmara en Egypte pour faire leur croisiere DU NIL AUX PYRAMIDES 4*.
J aimerais savoir si kelk un l'a deja faites et vos impressiont en general sur ce type de produit.
D'eventuelles recommendations sont les bienvenues !!
Merci d'avance.
croisiere sur nil English translation pending
bonjoiu r je pars le 7 mai pour une croisiere avec lookea
je vousdrais savoir si a cettte periode les nuits sont encore fraiches afin de prevoir en consequence
merci a vous
juillet/août en Egypte: il fait si chaud? English translation pending
🙂hello à tous!
J'ai eu beaucoup d'avis négatifs à propos de mon projet de voyage en Egypte en Juillet/Août par rapport à la chaleur, qu'en pensez vous ?
J'ai eu beaucoup d'avis négatifs à propos de mon projet de voyage en Egypte en Juillet/Août par rapport à la chaleur, qu'en pensez vous ?
croisière en Egypte en avril English translation pending
Salut à tous,
Je pars pour la premiere fois en croisiere en Egypte dans 13 jours et je voudrais quelques derniers conseils.😊
fait il très chaud à cette période? quels types de chaussures emporter pour les visites?Peut on faire des balades en chameau et où?etc...
Merci de me donner quelques conseils qui me seront precieux pour moi et ma famille (2 filles 11 et 7 ans) 😏 😏
Je pars pour la premiere fois en croisiere en Egypte dans 13 jours et je voudrais quelques derniers conseils.😊
fait il très chaud à cette période? quels types de chaussures emporter pour les visites?Peut on faire des balades en chameau et où?etc...
Merci de me donner quelques conseils qui me seront precieux pour moi et ma famille (2 filles 11 et 7 ans) 😏 😏
Dessiner en Egypte English translation pending
Bonjour, Je me rends en Egypte prochainement, et je souhaiterais savoir si dessiner implique les mêmes contraintes que prendre des photos, dans les lieux publics, musées... (pourboires, désagréments...).
Merci de vos réponses ou conseils
Merci de vos réponses ou conseils
Egypte: formule croisiere + vsite du Caire? English translation pending
Bonjour a tous,
Je recherche un sejour en Egypte d'une semaine, combinant une croisiere sur le Nil avec la visite du Caire.
Quelqu'un peut-il m'indiquer sur quel site je peux trouver une telle formule ?
Merci d'avance!!!!
Je recherche un sejour en Egypte d'une semaine, combinant une croisiere sur le Nil avec la visite du Caire.
Quelqu'un peut-il m'indiquer sur quel site je peux trouver une telle formule ?
Merci d'avance!!!!
Avis sur itinéraire en Egypte English translation pending
Nous partons (dans une semaine) avec ma femme pour un voyage d’un mois en Egypte. Voici le parcours théorique que nous avons prévu, tous les déplacements s’effectuant en bus :
- Arrivée au Caire où l’on reste une paire de jours.
- On part pour Siwa où l’on reste 2-3 jours ou davantage si on s’y trouve bien.
- Retour Siwa – Alexandrie (1 nuit) – Le Caire.
- Aller-retour Le Caire - El Fayoum, ou peut-être une nuit là-bas.
- Bahariyya, Farafra, désert blanc.
- Dakhla.
- On file sur Louxor.
- Environ une semaine ou presque dans la vallée du Nil.
- Puis de Louxor, nous partons vers le Sinaï passer quelques jours.
- Enfin retour au Caire où nous passerons les 3 ou 4 derniers jours avant le retour.
J’ai lu pas mal de discussions dans divers forums, mais j’ai encore quelques questions à poser, questions que voici :
1°) Est-ce que quelqu’un a des infos sur des tours sympa à Siwa avec une ou deux nuits dans le désert et quel prix pour ce genre d’excursion, et quelle agence à conseiller ou éviter ?
2°) J’ai eu des échos comme quoi il y avait peut-être un risque de malaria à El Fayoum.
Info ou intox ?
3°) Pour le désert blanc, vaut-il mieux l’organiser à partir de Bahariyya ou à partir de Farafra, en sachant que nous allons dans le sens Bahariyya -> Farafra ? J’ai vu que des visites de nuit sont organisées dans le désert blanc. Pourquoi ? Est-ce mieux que dans la journée ? Ou est-ce encore mieux de voir les deux : jour et nuit ? Là aussi, si vous avez des infos sur les prix à la mode, je suis preneur.
4°) Depuis Dakhla ou El-Kharga, est-ce qu’il y a moyen de rejoindre Louxor directement sans s’arrêter ou au moins sans passer la nuit à Assiout ?
5°) Depuis Louxor, est-il possible d’arriver à Hurghada à temps pour le ferry ou faut-il passer une nuit à Hurghada ? Et le prix du ferry (250 egp / personne) ?
Voilà, c’est tout pour cette fois.Merci d’avance pour vos réponses.
- Arrivée au Caire où l’on reste une paire de jours.
- On part pour Siwa où l’on reste 2-3 jours ou davantage si on s’y trouve bien.
- Retour Siwa – Alexandrie (1 nuit) – Le Caire.
- Aller-retour Le Caire - El Fayoum, ou peut-être une nuit là-bas.
- Bahariyya, Farafra, désert blanc.
- Dakhla.
- On file sur Louxor.
- Environ une semaine ou presque dans la vallée du Nil.
- Puis de Louxor, nous partons vers le Sinaï passer quelques jours.
- Enfin retour au Caire où nous passerons les 3 ou 4 derniers jours avant le retour.
J’ai lu pas mal de discussions dans divers forums, mais j’ai encore quelques questions à poser, questions que voici :
1°) Est-ce que quelqu’un a des infos sur des tours sympa à Siwa avec une ou deux nuits dans le désert et quel prix pour ce genre d’excursion, et quelle agence à conseiller ou éviter ?
2°) J’ai eu des échos comme quoi il y avait peut-être un risque de malaria à El Fayoum.
Info ou intox ?
3°) Pour le désert blanc, vaut-il mieux l’organiser à partir de Bahariyya ou à partir de Farafra, en sachant que nous allons dans le sens Bahariyya -> Farafra ? J’ai vu que des visites de nuit sont organisées dans le désert blanc. Pourquoi ? Est-ce mieux que dans la journée ? Ou est-ce encore mieux de voir les deux : jour et nuit ? Là aussi, si vous avez des infos sur les prix à la mode, je suis preneur.
4°) Depuis Dakhla ou El-Kharga, est-ce qu’il y a moyen de rejoindre Louxor directement sans s’arrêter ou au moins sans passer la nuit à Assiout ?
5°) Depuis Louxor, est-il possible d’arriver à Hurghada à temps pour le ferry ou faut-il passer une nuit à Hurghada ? Et le prix du ferry (250 egp / personne) ?
Voilà, c’est tout pour cette fois.Merci d’avance pour vos réponses.
Excursions au Caire au départ d'Hurghada? English translation pending
Je pars au mois de Mars zen Egypte à HURGHADA, et je souhaiterais savoir si sur place il est organisé des excursions sur le caire et autres visites.
En effet, dans tous les cataolgues, il est souvent proposé une journée au caire et sachant qu'il y a environ 500 Kms, celà fait juste pour tout voir.
Merci par avance de vos remarques.
En effet, dans tous les cataolgues, il est souvent proposé une journée au caire et sachant qu'il y a environ 500 Kms, celà fait juste pour tout voir.
Merci par avance de vos remarques.
Deux jeunes filles en Egypte English translation pending
Bonjour a toutes, j'ai decouvert l'Egypte cet été(septembre) ac une amie, ttes les 2 agees de 19ans, ns avons fais un voyage organise comprenant une croisiere le long du nil de Louxor a Abou Simbel puis 3j au Caire. Voyage inoubliable, peut etre le meilleur a ce jour d'ailleurs pr moi, ns n'avons eu aucun probleme, alors que ns etions les plus jeunes du groupe. Les egyptiens st des gens charmants et adorables, prets a vs aider quel que soit le probmeme. Ceci dit ns avons qd meme eu qques offres pr etre echangees contre de vaillants chameaux mais rien de mechant. Ce pays m'a comblé et je voudrais y retourner pr le visiter plus en profondeur si je puis dire. Ma question est, est ce risqué seule ou meme ac des amies mais ss le cadre d'accompagnateurs ou de guides? J'ai tendance a penser que non, mais j'aimerais avoir votre avis.
Merci a ttes celles qui me repondront, bises et un conseil a ttes, si vs n'avez pas encore fait l'Egypte, n'hesitez plus, c la bonne saison...😉
Merci a ttes celles qui me repondront, bises et un conseil a ttes, si vs n'avez pas encore fait l'Egypte, n'hesitez plus, c la bonne saison...😉
Egypte en semi-liberté English translation pending
Bonjour,
je recherche des infos pour notre voyage en Egypte, environ 15 jours, au début de l'année prochaine. Un peu trop "vieux" pour partir sac à dos et nous débrouiller seuls sur place, nous sommes un peu consternés de voir que les agences nous proposent uniquement des croisières pour "sac à touristes", contingentées et tout, et tout...Quelqu'un connait-il un tour opérateur qui permet de visiter ce magnifique pays un peu en dehors des sentiers battus : croisière sur le Nil obligatoire, raid sur les oasis et quelque jours au Sinaï ou le désert blanc..Pour Le Caire, j'ai déjà pris mes onfos sur le site et je me débrouillerai..
Merci d'avance
minbe
je recherche des infos pour notre voyage en Egypte, environ 15 jours, au début de l'année prochaine. Un peu trop "vieux" pour partir sac à dos et nous débrouiller seuls sur place, nous sommes un peu consternés de voir que les agences nous proposent uniquement des croisières pour "sac à touristes", contingentées et tout, et tout...Quelqu'un connait-il un tour opérateur qui permet de visiter ce magnifique pays un peu en dehors des sentiers battus : croisière sur le Nil obligatoire, raid sur les oasis et quelque jours au Sinaï ou le désert blanc..Pour Le Caire, j'ai déjà pris mes onfos sur le site et je me débrouillerai..
Merci d'avance
minbe
Découvrir les musiques du monde en voyageant: est-ce réalisable? English translation pending
Bonjour à tous, mélomanes!
Je suis une musicienne passionnée de musique et de découvertes. J'adore la musique du monde entier, et j'ai un rêve depuis longtemps: découvrir les musiques du monde en voyageant. Cependant, ce n'est pas particulièrement évident, tout dépendant des pays, d'entendre des musiques traditionnelles "Live" . Par exemple, dans des pays asiatiques comme la Chine ou l'Inde qui s'ouvrent de plus en plus à l'occident, on peut entendre ce mélange de pop asiatique qui envahit les radios...
Comment repérer les petites réunions de musiciens et y prendre part? Comment découvrir la musique "pure" des pays visités, comment saisir les bonnes opportunités ? Comment réaliser un voyage musical réussi?
J'aimerais avoir des suggestions, des commentaires ou bien des expériences sur le sujet...Que pensez vous de ce genre de voyage? J'avoue que ca fait longtemps que je me demande si un tel voyage est réalisable, et j'aimerais avoir des opinions sur le sujet:)
Merci :)
Lynda, bohémienne urbaine
Je suis une musicienne passionnée de musique et de découvertes. J'adore la musique du monde entier, et j'ai un rêve depuis longtemps: découvrir les musiques du monde en voyageant. Cependant, ce n'est pas particulièrement évident, tout dépendant des pays, d'entendre des musiques traditionnelles "Live" . Par exemple, dans des pays asiatiques comme la Chine ou l'Inde qui s'ouvrent de plus en plus à l'occident, on peut entendre ce mélange de pop asiatique qui envahit les radios...
Comment repérer les petites réunions de musiciens et y prendre part? Comment découvrir la musique "pure" des pays visités, comment saisir les bonnes opportunités ? Comment réaliser un voyage musical réussi?
J'aimerais avoir des suggestions, des commentaires ou bien des expériences sur le sujet...Que pensez vous de ce genre de voyage? J'avoue que ca fait longtemps que je me demande si un tel voyage est réalisable, et j'aimerais avoir des opinions sur le sujet:)
Merci :)
Lynda, bohémienne urbaine
Bons plans en Égypte English translation pending
Bonjour à tous
Je viens de découvrir ce site que je trouve vraiment génial!
En février, je vais faire un voyage en Égypte (et Israël) avec mon copain. Un voyage de type "routard" (sauf une superbe croisière sur le Steam Ship Sudan, en passant, si quelqu'un à déjà fait une croisière sur ce bateau, j'aimerais bien avoir un commentaire🙂)
1- Avez vous une suggestion d'hôtel...ou d'auberge? (pas trop cher, environ 40 LE/nuit), pour le Caire (4 nuits), Assouan (3 nuits) et Louxor (1 nuit)
2- Dans tous ces endroits, quel son & lumière est le + beau?
3- Nous prévoyons aller au Marché aux dromadaires de Birqach, est ce que ça en vaut le déplacement?
4- Si j'ai une nuit à passer au Sinaï...Dahab ou Noueiba?
5- Comment est la température en Février en Égypte? et est-ce que c'est la haute ou la basse saison?
J'ai 2 guides de voyages, Géo Guide et Routard...il y a plusieurs contradictions d'un à l'autre. Je prépare l'itinéraire depuis quelques temps, mais il y a tellement de belles choses à voir en Égypte!! Il y a plein de questions qui me traversent l'esprit, mais je ne veux pas vous "bombarder" en commençant hi!hi!
Merci de voler à mon secours...🤪
En février, je vais faire un voyage en Égypte (et Israël) avec mon copain. Un voyage de type "routard" (sauf une superbe croisière sur le Steam Ship Sudan, en passant, si quelqu'un à déjà fait une croisière sur ce bateau, j'aimerais bien avoir un commentaire🙂)
1- Avez vous une suggestion d'hôtel...ou d'auberge? (pas trop cher, environ 40 LE/nuit), pour le Caire (4 nuits), Assouan (3 nuits) et Louxor (1 nuit)
2- Dans tous ces endroits, quel son & lumière est le + beau?
3- Nous prévoyons aller au Marché aux dromadaires de Birqach, est ce que ça en vaut le déplacement?
4- Si j'ai une nuit à passer au Sinaï...Dahab ou Noueiba?
5- Comment est la température en Février en Égypte? et est-ce que c'est la haute ou la basse saison?
J'ai 2 guides de voyages, Géo Guide et Routard...il y a plusieurs contradictions d'un à l'autre. Je prépare l'itinéraire depuis quelques temps, mais il y a tellement de belles choses à voir en Égypte!! Il y a plein de questions qui me traversent l'esprit, mais je ne veux pas vous "bombarder" en commençant hi!hi!
Merci de voler à mon secours...🤪
Croisière sur le Nil en Égypte English translation pending
Nous partons pour la 1ére fois en Egypte. Aprés avoir lu tous les messages sur le forum, quelques questions restent en suspend. Notre tour opérator nous propose en option:
A Assouan: visite du village nubien ( 25 E/pers. ) Nous sommes 5 pers. et notre budget ne nous
Son et lumières a Philaë ( 31 E/pers. ) permet pas de faire toutes ces visites. Lesquelles
Abou Simbel ( 85 E/pers. ) devons-nous privilégier? Pensez-vous que nous
Louxor village copte ( 25 E/pers. ) pouvons trouver moins cher et comment?
Visite de la vallée des Rois et du temple de Ramsès
Karnak son et lumières ( 31 E/pers. )
Merci mille fois de vos bons conseils, nous vous raconterons à notre retour.
A Assouan: visite du village nubien ( 25 E/pers. ) Nous sommes 5 pers. et notre budget ne nous
Son et lumières a Philaë ( 31 E/pers. ) permet pas de faire toutes ces visites. Lesquelles
Abou Simbel ( 85 E/pers. ) devons-nous privilégier? Pensez-vous que nous
Louxor village copte ( 25 E/pers. ) pouvons trouver moins cher et comment?
Visite de la vallée des Rois et du temple de Ramsès
Karnak son et lumières ( 31 E/pers. )
Merci mille fois de vos bons conseils, nous vous raconterons à notre retour.
Arnaques en Égypte? English translation pending
BOnjour tout le monde,
Voilà, je pars en Egypte mi septembre, et je voudrais savoir s il y a des choses a savoir avant de partir: arnaques, bakchichs, pb aéroport (camescope a déclarer payant?) et toute autre petits problèmes qui ont le chic de gacher quelques moments de précieuses vacances.
Je vous remercie d avance pour votre expérience de ce pays.
Pour renseignement, je pars en croisiere puis une semaine sur la mer rouge ( hurghada si vous connaissais de bonnes adresses je suis preneur aussi)
😉
Voilà, je pars en Egypte mi septembre, et je voudrais savoir s il y a des choses a savoir avant de partir: arnaques, bakchichs, pb aéroport (camescope a déclarer payant?) et toute autre petits problèmes qui ont le chic de gacher quelques moments de précieuses vacances.
Je vous remercie d avance pour votre expérience de ce pays.
Pour renseignement, je pars en croisiere puis une semaine sur la mer rouge ( hurghada si vous connaissais de bonnes adresses je suis preneur aussi)
😉
Mon voyage en Egypte en avril 2000 English translation pending
Vacances de pâques, avril 2000.
Tout d'abord une semaine de croisière. Nous étions un groupe de 20 personnes.
En attendant le passage de l'écluse d'Esna, nous avons été distraits par des vendeurs en barques qui s'arrêtent le long des bateaux de touristes et envoient leur marchandise (nappes et djellabas) par-dessus bord. Original...
Première visite pour le temple de Philae à Assouan. Ah ! Belle Isis, que ton destin fut tragique mais grandiose ! Notre guide nous a raconté son histoire grâce à un petit jeu de rôle.
Passage par le haut barrage - impressionnant ! et par la carrière où gît toujours l'obélisque inachevé d'Hatshepsout . Bizarre de se dire qu'il y a 3500 ans qu'il existe et de penser aux ouvriers qui se sont échinés longtemps pour rien, que dalle !
Après-midi, départ en felouque pour la visite du jardin botanique de l'île Kitchener, escortés par des enfants en barquette propulsée à force d'huile de bras, qui nous chantent" Il était un petit navire" et se réjouissent de recevoir quelques bics en cadeau...
Lendemain petit matin, départ en avion pour le site d'Abou Simbel. Tout simplement FABULEUX !!! Dans le grand temple, j'étais carrément 3250 ans en arrière, sur les traces de Ramsès et sa chère Néfertari (elle a eu de la chance d'être aimée au point de se voir dédier un si beau temple...) Dire qu'ils ont été creusés à même la roche et 3200 ans plus tard, démontés en 1036 blocs et remontés 64 mètres plus haut...
Petit détour par la classique école de papyrus où l'on ne peut que se laisser tenter par une de ses créations que l'on pourrait croire d'époque pharaonique.
Profitons du soleil sur le bateau pendant que l'on nous conduit à Kom Ombo où l'on visite le temple à la tombée de la nuit. Je crois que c'est le seul temple double : 2 divinités - Sobek et Haroeris - salle d'attente pour la visite du peuple au prêtre-médecin de l'époque et ses momies de crocodiles.
Sur le bateau, soirée djellaba et dans les cabines, les stewards - tout le personnel est masculin - fabriquent des animaux à l'aide de serviettes de bain (crocodiles, singes etc)... super bien fait !
Départ en calèche pour le temple d'Edfou dédié à Horus, un des temples les mieux conservés car longtemps enfoui dans le sable.
Ensuite navigation vers Esna où l'on visite le temple de Khnoum qui a gardé quelques jolies couleurs.
Enfin LOUXOR et ses merveilles : Karnak (visite de jour et son et lumière le soir comme à Philae) où l'on se sent tout petit au milieu de la salle hypostyle avec ses 134 colonnes de 23 mètres, l'obélisque d'Hatshepsout ma reine préférée, le scarabée d'Aménophis III autour duquel les célibataires doivent tourner 7 fois pour trouver l'âme soeur, le lac sacré, la chapelle blanche dédiée surtout à Amon Min. Escapade à la bijouterie Radwan pour acheter un ankh, un cartouche et autres babioles. Temple de Louxor où subsiste une partie du dromos (allée de sphinx qui jadis le reliait à Karnak) Musée de Louxor qui recèle de vrais trésors, notamment une tête d'Akhenaton devant laquelle je suis restée pantoise. Etre ainsi face à face avec ce drôle de pharaon... troublant...Cinq heures du mat pour éviter les grosses chaleurs, direction la vallée des rois (tombes de Ramsès III, IX et Aménophis II - indescriptibles je vous renvoie aux illustrations) ; très jolies aussi les tombes dans la vallée des artisans, près des ruines du village de Deir el Medineh, peut-être les plus colorées, ainsi que la vallée des reines. Malheureusement, personne n'allait voir Néfertari et nous nous sommes seulement arrêtés devant le temple d'Hatshepsout sans le visiter. D'après notre guide, il est très abîmé à l'intérieur. Temple de millions d'années de Ramsès III à Medinet Abou et salutations aux colosses de Memnon ont clôturé cette croisière puis nous avons quitté le groupe.Repos bien mérité à l'hôtel Mövenpick sur l'île du crocodile à Louxor. Au bord du Nil, petits bungalows disséminés dans un jardin luxuriant, super piscine, navette gratuite pour le centre ville, couchers de soleil imprenables... Le paradis pendant 3 jours... Changement de décor : mégalopole du Caire - mais une guide rien que pour nous : citadelle de Salah al Din, mosquée du sultan Hassan, visite trop rapide au musée (masque d'or du roi Tout bien sûr incontournable et très émouvant- le contenu de sa tombe occupe tout le premier étage - Akhenaton et Néfertiti, Aménophis III et Tiyi, Khephren...)
Pyramides de Gizeh avec leur gardien sphinx (impressionnant !). Je ne suis pas entrée dans la pyramide, j'ai préféré voir la barque solaire de Kheops découverte en 1955 (grandiose !).
Memphis et son colosse couché de Ramsès II (il est vraiment partout !)
Et pour terminer, la pyramide de Djoser et le temple de Saqqarah.
Malheureusement, les plus belles choses ont une fin - et c'est le coeur lourd que je suis rentrée en Belgique car j'ignore si j'aurai encore la chance de retourner là-bas... Tout ce que j'ai vu dépassait de loin mes espérances les plus folles. Les Egyptiens malgré leur relative misère sont très souriants, accueillants, jamais pots de colle, et paraissent plus heureux que nous.
Grâce à ce récit, j'ai pu un peu revivre 2 semaines idylliques. J'espère que la longueur de mon message ne vous a paru rébarbative et que ceux qui ont déjà visité l'Egypte ont pu retrouver des souvenirs ; quant à ceux qui n'y sont pas encore allés, ils puissent avoir eu un avant-goût de cette superbe aventure qu'ils vivront peut-être un jour.
Croisière sur le Nil: vos conseils English translation pending
je souhaite vite faire une croisière sur le Nil. Pouvez vous me donner quelques conseils pour profiter de ce merveilleux voyage en perspective: 4 ou 5 *, tour opérator, tarif, visites a ne pas rater, agence qui offrent le meilleur rapport qualité prix....Merci.
Is Air Cairo a reliable airline?
Hi,
Air Cairo offers good prices on domestic flights and schedules that work for us, but is this airline reliable?
Thanks in advance for your feedback.
Route feedback: Is a one-way flight to Abu Simbel worth it?
Hi everyone!
We’re heading to Egypt for two weeks at the beginning of April. Here’s our current itinerary:
|02/04/2026 - Cairo (arriving at 8:00 PM)
|03/04/2026 - Cairo|
|04/04/2026 - Dahshur / Saqqara / overnight in Giza
|05/04/2026 - Giza / Cairo|
|06/04/2026 - Cairo - Abu Simbel
|07/04/2026 - Abu Simbel to Aswan
|08/04/2026 - Aswan
|09/04/2026 - Aswan
|10/04/2026 - Aswan to Luxor
|11/04/2026 - Luxor
|12/04/2026 - Luxor
|13/04/2026 - Luxor
|14/04/2026 - Luxor to Hurghada/Safaga
|15/04/2026 - Hurghada / Safaga
|16/04/2026 - Red Sea / Cairo|
|17/04/2026 - Cairo
|18/04/2026 - Cairo (return to Belgium at 10:00 AM)
I’d love to hear your thoughts on this itinerary, but mostly I’m wondering if it’s possible—and worth it—to take a one-way flight to Abu Simbel. We’d like to spend a night there to take our time visiting the site early in the morning and catch the sound-and-light show in the evening, then head to Aswan with a private driver or by bus.
Your feedback would be super helpful in planning this part of our trip!
Have a great day! 🙂 Luis
I’d love to hear your thoughts on this itinerary, but mostly I’m wondering if it’s possible—and worth it—to take a one-way flight to Abu Simbel. We’d like to spend a night there to take our time visiting the site early in the morning and catch the sound-and-light show in the evening, then head to Aswan with a private driver or by bus.
Your feedback would be super helpful in planning this part of our trip!
Have a great day! 🙂 Luis
Egypt trip review - April 2025
We just got back from a trip to Egypt: 2 days in Cairo, then a week on the Nile with a cruise through a tour operator.
An incredible discovery of the Pyramids of Cairo—such an emotional moment! Then a wonderful stroll along the Nile, where we leisurely soaked in the "life" along this river.
An exceptional guide who transported us back less than 4,000–5,000 years BC...
But here’s the thing—because there’s often a "BUT"—the flip side is discovering a *very* polluted country! Even on the Nile, the number of boats is staggering (I went barefoot on the boat one day, and by the end of the day, my feet were black with soot?).
In Cairo, with nearly 20 million inhabitants, there’s trash everywhere (except around the airport and villa areas). We even saw a dead cow with stray dogs eating its "innards"—but no one seemed bothered! By the way, there are *tons* of wild dogs in Egypt and very few... cats!
One day after our arrival, we had to pay our entry visa to the guide on the bus—and *only* in cash? 95 EUROS???? A disgrace, since the visa price is $25 (as stated on the visa stamp)... Someone needs to explain where that money goes???
The excursions (optional ones) are *five times* more expensive than the posted rates for tourists. There are two prices: one for Egyptians (which makes sense, given an average salary of 360 euros/month). On top of that, the cruise manager asked us to pay half in cash and half by card (we refused and paid everything in cash). First time I’ve ever seen that payment method for excursions—where *does* the money go?...
During a stop in Aswan, we wanted to visit the Nubian Museum (amazing!). We took a carriage, and before leaving, we agreed on a round-trip price of 20 euros for 4 people to take us to the museum. It was all good with the driver—who called himself "Michel" and his poor horse, Rambo. On the way back, of course, he caused a scene, demanding *much* more... We refused and gave him the 20 euros we’d agreed on. But then, as if by chance, this same carriage driver stopped for a man who asked us to exchange two 20-euro bills and 10 one-euro coins for a 50-euro bill. I pulled out my 50-euro note while talking to Michel, and the other guy claimed I’d given him a 10-euro bill?? He handed me the bill—so you get the scam!
So, be *very* careful with carriage drivers and their "colleagues"!
Drinks on board are outrageously priced—a simple beer (Stella) costs 5 euros, and the wine is undrinkable...
Tips are expected in euros—they won’t accept Egyptian pounds... and of course, you’re constantly harassed to exchange 5-euro or 10-euro bills, or even more! They end up with tons of coins, so we did it at first, but after a while, it’s just not possible—they insist way too much!
I’ll stop here—it’s already quite long. So, a mixed-feelings trip overall...
philippe
philippe
Combiné croisière et plage pour les vacances d'octobre en Égypte English translation pending
Bonjour,
J'envisage de partir pour les vacances d'Octobre en Egypte avec mes 2 grands enfants (17 et 21 ans).
Je suis intéressée par la proposition de "Vente privée" concernant la Croisière THOT avec 7 nuits sur le baeau M/S Princess Sarah II, 2 nuits au Caire et 2 nuits à Hurghada. Cela réunis les visites complètes et un repos à Hurghada.
J'aimerais avoir des retours auprès de personnes ayant effectués cette croisière ou d'autre retour sur des croisières identiques avec des tarifs itéressants.
Merci beaucoup.
Béatrice Dufau
Vidéo de mon voyage au Soudan English translation pending
Bonjour 🙂
Je suis revenu récemment dun voyage au Soudan, pays magnifique avec beaucoup de sites archéologiques et des gens très accueillants. Voici la vidéo de mon voyage :
https://youtu.be/HOXmR5iQt4I
https://youtu.be/HOXmR5iQt4I
Circuit de 8 jours en Égypte English translation pending
Vol direct pour le Caire par Air France, départ de Roissy à 18h10, arrivée à 23h45
On a donc demandé un transfert Aéroport à notre hôtel pour être tranquille (transfert gratuit si 2 nuits à l’hôtel, sinon 15$, après l’avoir découvert, on a réservé 2 nuits), super grande chambre pour 4, un salon et 1 chambre avec 2 grands lits. Et la surprise du matin, c’est la vue du rooftop sur les pyramides (oui les 3 !) où on nous sert un ptit dej énorme ! Et tout ça pour 74 € la nuit pour 4, ptit dejs compris. C’est le https://www.booking.com/hotel/eg/giza-pyramids-inn.fr.html?aid=925773
Jour 1 : On prend un taxi par l’hôtel pour la journée pour les pyramides de Dahchour, moins d’une heure de voiture, il n’y a personne, c’est génial, on peut rentrer dedans à 4 pattes, superbe visite ! Puis le taxi nous dépose à Saqqarah, beaucoup de travaux, plus de monde, mais l’entrée du musée est comprise dans le billet et on voit notre 1ère momie ! Le taxi nous emmène à la gare (les sites ferment à 16h) pour acheter nos billets train de nuit pour Louxor, on n’arrive pas à prendre un train « égyptien », on prend des billets sur le train de nuit pour touriste à 40$ par pers en siège confort et repas (c’était 80 pour des couchettes, apparemment qqs € en train égyptien et des françaises rencontrées plus tard nous on dit que c’était confortable aussi. Pour le train de nuit https://www.wataniasleepingtrains.com/ . On rentre à l’hôtel et on regarde le son et lumières depuis le rooftop, nickel. Resto à pied de l’hôtel.
Jour 2 : On essaie de se lever assez tôt pour aller voir les pyramides de Gizeh. Au pied de l’hôtel, il y a l’entrée du site. On ne prend pas les entrées intérieures des pyramides qui sont toutes payantes. On arrive par le Sphinx. C’est vraiment grandiose, on marche jusqu’au bout pour avoir les 3 en alignement, super balade. On rentre même dans une cavité gratuite. On fait le grand tour par l’arrière. Vers 14h, malgré le ptit dej copieux, on cherche un resto sur le guide du routard. On en trouve un à l’opposé de notre hôtel. Mais le site fermant à 16h, quand on en sort, on doit passer dans la ville et là, c’est un choc, la vraie population, ça vaut le détour. En arrivant à l’hôtel, on demande si on peut prendre une douche, ils nous redonnent carrément notre chambre, faite, sympa avant de prendre le train de nuit. Direction la gare en taxi, train avec 45mn de retard mais qui arrive et trajet de nuit jusqu’à Luxor.
Jour 3 : On a réservé une croisière par internet le lendemain de notre arrivée et par mail, j’ai pu avoir l’assurance qu’on viendrait nous chercher à la gare malgré notre heure d’arrivée très matinale. Voici le site de la croisière (même l’hôtel ne pouvait pas nous proposer moins cher) : https://www.civitatis.com/fr/rechercher?q=croisi%C3%A8re+louxor+assouan&_ga=2.131714822.886429052.1577297629-431462816.1572547539
250€ + 25 euros de pourboire par personne pour 4 nuits sur le bateau, pension complète (1ère fois en croisière, les cabines pour 2 sont top !). 1 guide parlant français pour 6 pers pour chaque visite (on n’était que 6 français, je pense que les autres groupes étaient plus importants).
La journée à quai, on retourne se balader en ville et visiter le musée de Louxor puis l’après-midi, avec le guide, on part visiter le temple de Karnac, puis celui de Louxor, de nuit.
Jour 4 : Visite de la vallée des Rois (inoubliable et plein de couleurs conservées !) puis le temple d’Hatshepsout et les colosses de Memnon. Le temps d’un jus de mangue à l’extérieur et il faut rentrer déjeuner puis départ sur le Nil. Navigation tout l’aprem, c’est beau !
Jour 5 : Visite du Temple d’Edfu avec trajet en calèche. Navigation et panne du bateau, tout l’aprem à l’arrêt alors on part visiter le temple de Kom-Ombo de nuit avec 2h de bus aller et 2h retour.
Jour 6 : On arrive à Assouan sur le matin. On part visiter le temple de Philae en bateau (c’est le plus beau !) puis on faire un tour de Felouque avant de rentrer au bateau pour le déjeuner. L’aprem est libre, on se balade et on cherche un moyen d’aller à Abou Simbel sans passer par l’agence car c’est cher. On trouve un café où le patron se démène pour nous trouver un mini-bus juste pour nous.
Jour 7 : Départ à 4h pour Abou Simbel (3 ou 4h de route mais confort donc on dort), ça valait le coup malgré la route, on est bluffé !
Déj sur le bateau, balade en ville, puis train de nuit pour Le Caire.
Jour 8 : J’ai réservé un hôtel vraiment pas cher sur booking en demandant si 1 des 2 chambres pouvait être dispo à 6h du matin (je ne savais pas si on serait en état de repartir en balade directement). Ils ont été charmants, les 2 chambres étaient prêtes, ils nous ont même dit de prendre notre petit dej puisqu’on laissait la chambre à 23h le soir. C’est la Pension Roma, 56 euros les 2 chambres.
https://www.booking.com/hotel/eg/pension-roma.fr.html?aid=376366;sid=7057b2a42acb69dfbdd5065e0287f38d
De là, on a pu visiter le Musée du Caire, on ne pensait pas le faire, on n’a pas regretté, magnifique ! On a trouvé un resto sympa et on est allé au souk Khan Al-Khalili au milieu d’une foule très très dense et de musique parce que c’était la fête de Mohamed. Tout ça à pied de la pension, top.
Et voilà, avion vers 1h du matin pour Paris ! Et quels souvenirs en tête !
Idées pour groupe en Égypte, 10 jours autour du Nouvel An English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un groupe de 8-10 personnes souhaitant passer le nouvel an en Égypte. Je me tourne vers la communauté VF pour me guider dans mes recherches car le temps commence sérieusement à manquer, merci d'avance. Je ne m'attends pas à un voyage clé en main décrit au prochain message, mais comme on ne connaît pas du tout ce pays, quelques idées ou conseils seraient vraiment très appréciés.
Seuls le pays de destination et les dates (env 26/12 au 06/01) sont certains. On est relativement flexibles, mais quelques indices de ce qu'on a en tête :
Le groupe : - Organisation plutôt par nous même (pour baisser le budget et que ce soit plus adapté) - La grande majorité d'entre nous a l'habitude de voyager (Maroc, Iran, Pakistan, Inde) - Budget moyen-bas (flexible) - On aime bien manger - Plus nature que ville
Le voyage : - Plutôt la Haute Égypte (avec arrivée à Louxor?) - Éviter les zones de tourisme de masse - Au moins 2/3 jours de trek (dans le désert?), on a une moyenne d'âge de 30 ans et en bonne forme. - Une idée sympa/originale pour le 31 au soir - Des visites des grands sites mais sans courir partout pour absolument tout faire - Louer un véhicule est un bon plan? En dehors des villes la circulation est peut-être gérable..
Il y a ce circuit de l'UCPA (www.ucpa.com/...u-nil-a-la-mer-rouge), ça m'a donné l'idée de passer vers la Mer Rouge et aussi des activités intéressantes, et je me demandais à combien ça peut revenir ce genre d'itinéraire sans passer par eux.
Ca m'intéresse aussi si y'a des sites ou des blogs remplis d'infos utiles (déplacements, risques etc).
Merci d'avance et bonne journée,
Guilhem
Nous sommes un groupe de 8-10 personnes souhaitant passer le nouvel an en Égypte. Je me tourne vers la communauté VF pour me guider dans mes recherches car le temps commence sérieusement à manquer, merci d'avance. Je ne m'attends pas à un voyage clé en main décrit au prochain message, mais comme on ne connaît pas du tout ce pays, quelques idées ou conseils seraient vraiment très appréciés.
Seuls le pays de destination et les dates (env 26/12 au 06/01) sont certains. On est relativement flexibles, mais quelques indices de ce qu'on a en tête :
Le groupe : - Organisation plutôt par nous même (pour baisser le budget et que ce soit plus adapté) - La grande majorité d'entre nous a l'habitude de voyager (Maroc, Iran, Pakistan, Inde) - Budget moyen-bas (flexible) - On aime bien manger - Plus nature que ville
Le voyage : - Plutôt la Haute Égypte (avec arrivée à Louxor?) - Éviter les zones de tourisme de masse - Au moins 2/3 jours de trek (dans le désert?), on a une moyenne d'âge de 30 ans et en bonne forme. - Une idée sympa/originale pour le 31 au soir - Des visites des grands sites mais sans courir partout pour absolument tout faire - Louer un véhicule est un bon plan? En dehors des villes la circulation est peut-être gérable..
Il y a ce circuit de l'UCPA (www.ucpa.com/...u-nil-a-la-mer-rouge), ça m'a donné l'idée de passer vers la Mer Rouge et aussi des activités intéressantes, et je me demandais à combien ça peut revenir ce genre d'itinéraire sans passer par eux.
Ca m'intéresse aussi si y'a des sites ou des blogs remplis d'infos utiles (déplacements, risques etc).
Merci d'avance et bonne journée,
Guilhem
L'Égypte sans tour-opérateur: comment faire? English translation pending
Bonjour,
En général j'organise mes voyages moi-même, mais pour l'Egypte je pensais qu'il serait plus simple et pas plus cher de passer par un TO.
Mais je n'arrive pas à trouver ce que je veux avec TO
Les départs sont pour le 4 novembre, alors que je souhaitais faire le voyage en Octobre pour avoir une mer chaude et pas de vent.
Les hôtels Hurghada ne sont pas placés dans la baie de Makaki
et pour les croisières ce n'est pas très clair au niveau du prix des excursions comprises, pas comprises.
Nous disposons de 14 nuits et d'un budget de 1500 euros chacune.
N'étant pas toutes jeunes nous souhaitons des lits confortables et dormir dans des lieux agréables.
Nous souhaitons rapidement visiter le Caire mais voir les Pyramides et faire les excursions. Comment sans TO Sur place est il possible de réserver ? et pour les transports ?
Ensuite nous souhaitons faire une croisière sur le Nil et voir aussi Abou Simbel, de préférence dans le sens Assouan/Louxor. Peux t'on encore trouver de la place en réservant sur place au dernier moment ? Est ce mieux de réserver sur Internet ? Comment trouver une agence de voyage sérieuse en Egypte sur le Net pour organiser la croisière avant de partir ? Combien de jours sur le bateau ? Combien de jour à Assouan et Abou Simbel en dehors du bateau ? Combien de jour à Louxor en dehors du bateau ? Puis nous reposer minimum 6 nuits en mer rouge, les hôtels en direct, sans TO semble chers Pouvez-vous m'aider ? C'est urgent car je dois me décider vite et les places deviennent rares. Muriel
Les départs sont pour le 4 novembre, alors que je souhaitais faire le voyage en Octobre pour avoir une mer chaude et pas de vent.
Les hôtels Hurghada ne sont pas placés dans la baie de Makaki
et pour les croisières ce n'est pas très clair au niveau du prix des excursions comprises, pas comprises.
Nous disposons de 14 nuits et d'un budget de 1500 euros chacune.
N'étant pas toutes jeunes nous souhaitons des lits confortables et dormir dans des lieux agréables.
Nous souhaitons rapidement visiter le Caire mais voir les Pyramides et faire les excursions. Comment sans TO Sur place est il possible de réserver ? et pour les transports ?
Ensuite nous souhaitons faire une croisière sur le Nil et voir aussi Abou Simbel, de préférence dans le sens Assouan/Louxor. Peux t'on encore trouver de la place en réservant sur place au dernier moment ? Est ce mieux de réserver sur Internet ? Comment trouver une agence de voyage sérieuse en Egypte sur le Net pour organiser la croisière avant de partir ? Combien de jours sur le bateau ? Combien de jour à Assouan et Abou Simbel en dehors du bateau ? Combien de jour à Louxor en dehors du bateau ? Puis nous reposer minimum 6 nuits en mer rouge, les hôtels en direct, sans TO semble chers Pouvez-vous m'aider ? C'est urgent car je dois me décider vite et les places deviennent rares. Muriel
Sécurité pour l'Égypte et la Jordanie English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai besoin de vos conseils avisés pour organiser un voyage en avril 2019.
Je connais l'EGYPTE pour être une adepte de la plongée et y séjournait régulièrement autrefois, avant que la menace terroriste ne fasse surface.
Aujourd'hui, j'aimerais y emmener mes enfants, mais le site du gouvernement ne me rassure pas.
Quel est votre point de vue à ce sujet? Danger ou pas ? Avez-vous des expériences récentes en sachant que j'aimerais séjourner vers MARSA ALAM.
J'ai pensé à une autre destination AQABA en Jordanie, mais est-ce véritablement un bon choix au regard de la proximité des pays "à RISQUES"?
Merci pour votre aide
J'ai pensé à une autre destination AQABA en Jordanie, mais est-ce véritablement un bon choix au regard de la proximité des pays "à RISQUES"?
Merci pour votre aide
Une semaine au Caire - mai 2018 English translation pending
Mai 2018 – Une semaine au Caire
Vendredi 11
C’est le lancement de Joon, la compagnie low cost d’Air France, qui nous a incités à retourner en Égypte. 20 ans qu’on n’y avait pas remis les pieds, il était temps…
Pour aller à Roissy, ce n’était pas gagné : les trains circulaient la veille et le lendemain de notre départ, mais le vendredi 11, eh bien pas de grève mais des travaux sur la ligne Toulouse-Paris. Il a donc fallu nous rendre en voiture jusqu'à une gare où on trouverait un train, en l'occurrence Gien, à 200 km d'ici. Petite anecdote, dans notre wagon il y a avait toute une bande de fillettes d’une dizaine d’années apparemment de retour de vacances accompagnées de bonnes sœurs. L’ambiance était joyeuse. Pour les occuper, les sœurs les faisaient jouer au jeu des sept familles. À un moment, Marielle me fait remarquer que les figures sur les cartes sont… des saints !
On arrive à Paris pile à l’heure. Et le bon côté de cette grève, c’est qu’on n’avait jamais rallié Roissy depuis la Gare de Lyon aussi vite tellement la circulation était fluide.
Avion parti à l’heure. Finalement pas Joon, mais Air France. Pas grave, on aime.
Arrivée vers 21 heures. On sait qu’il faut prendre le visa sur place avant de passer à la douane. Dans l’aérogare, de petites affiches jaunes « No visa yet? » sur des piliers indiquent le guichet des bureaux de change à quelques mètres sur la droite. On fait coup double : changer de l’argent et obtenir notre visa. Une quinzaine d’euros par personne pour le visa. Petite parenthèse : en règle générale, inutile d’aller dans un bureau de change, le taux est le même à l’hôtel. D’ailleurs, le réceptionniste utilisait la même appli que nous.
Le passage en douane est longuet, seulement deux guichets sont ouverts. C’est l’occasion de faire connaissance avec un couple de jeunes Français venus de Bourgogne.
Comme nous avons réservé notre hôtel d’avance, une voiture est venue nous chercher. En 1998, circuler au Caire était mission impossible. C’était constamment embouteillé et ça klaxonnait furieusement. Là, je me rends compte que les autoroutes que j’ai découvertes il y a quelques années en survolant Le Caire dans Google Earth – elles n’existaient pas en 98 – ont quelque utilité. Notre hôtel étant à Gizeh, soit une cinquantaine de kilomètres, nous empruntons une rocade évitant de passer par le centre. Toujours ça de gagné.
Nous séjournons au Marvel Stone, juste en face du sphinx. De la chambre et, surtout, de la terrasse, on a une vue plein cadre sur le sphinx et les pyramides. Une promo à 280 € la semaine dans un endroit pareil, ça valait la peine. L’hôtel a ouvert ses portes il y a seulement six mois, autant dire que tout est neuf. Chambre claire et spacieuse, lits confortables. La couette et les serviettes de bain posées dessus sont pliées en forme de pyramides… À la nuit tombée, bonne surprise : l’éclairage de la chambre est particulièrement soigné. On est loin des chambres tristes d’autrefois, avec une ampoule de 30 W toute nue pendant au bout d’un fil. Seul bémol : la douche, dont le sol est incliné dans le mauvais sens, mais ce n’est qu’un détail. Sinon, en sortant de la douche on se sèche avec des serviettes parfumées. L’hôtel étant plus moins entouré d’écuries et de… comment on appelle ça, des « dromadaireries » ? et les serviettes étant mises à sécher sur les terrasses, nous nous retrouvons parfumés au Chamelle numéro 5 après chaque douche. Ah oui, et le lavabo : pas d’éclairage et le miroir est pile en face de la porte, et donc de la baie vitrée. Alors pour te raser, soit tu fermes la porte pour ne pas être aveuglé par la lumière extérieure, soit tu te rases quand il fait encore nuit. Seulement, le jour se lève à 4 heures…
Autre particularité du quartier : le calme. Autant le centre-ville est pollué et bruyant, autant c’est calme ici. En fait, quand on traîne dans les rues alentour, on se rend compte qu’il y a très peu de voiture. Je pense que ça s’explique par la présence des barrages de police qui font que seuls les résidents et, éventuellement les taxis ou les cars de touristes, peuvent y pénétrer. Comme c’est aussi ici que se trouvent la plupart des dromadaires et des chevaux qui baladent les touristes sur le site des pyramides pendant la journée, on est étonné de n’entendre que des bruits de sabots. Pour un peu, on se croirait dans un film historique ! Certes, pas au temps des pharaons, mais quelques décennies plus tôt, et ce n’est pas désagréable du tout.
Étant debout depuis six heures du matin, on se couche assez tôt… pour être réveillé vers minuit par une musique tonitruante : le spectacle son et lumière aux pyramides ! C’est un peu pour ça qu’on avait choisi cet hôtel, mais on pensait que le spectacle avait lieu plus tôt dans la soirée. Hop, un saut sur la terrasse pour voir. Un peu décevant. Les éclairages ne sont pas terribles, et on entend surtout de longs passages lus sur un ton un peu grandiloquent… en espagnol. En fait, le spectacle a lieu tous les soirs dans une langue différente. En général, il démarre vers huit heures, mais il arrive qu’il y ait un « deuxième service » comme ce soir.
Crevés et un peu frileux, retour au dodo au bout de quelques minutes.
Petite parenthèse : c’est notre troisième séjour en Égypte. On est venu la première fois en 1989 et la seconde en 1998. En 89, on y a passé une quinzaine de jours et visité Le Caire, Assouan, Abu Simbel, Al Kharga et Louxor. En 98, on s’est contenté de passer une semaine à Assouan, le but étant simplement de faire un petit break au milieu de l’hiver.
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Visa à l'arrivée au Caire pour ressortissante marocaine? English translation pending
Bonjour,
pouvez vous me renseigner SVP? je suis une marocaine mariée a Un Francais et je ne savais pas qu'il fallait que je demande un Visa avant de parti en Egypte,
notre voyage est prévu pour le 27 Avril dans 4 jours et je voudrais savoir si je pourrais partir et le demander sur place avec mon maro ou pas ?
MERCI POUR VOTRE REPONSE !!
pouvez vous me renseigner SVP? je suis une marocaine mariée a Un Francais et je ne savais pas qu'il fallait que je demande un Visa avant de parti en Egypte,
notre voyage est prévu pour le 27 Avril dans 4 jours et je voudrais savoir si je pourrais partir et le demander sur place avec mon maro ou pas ?
MERCI POUR VOTRE REPONSE !!