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Cuba: nouveaux problèmes avec la location de casa English translation pending
Un phénomènes nouveau est apparu , il y a 6 mois AirBnb a été autorisé à intervenir sur Cuba, un nombre important de propriétaires ont rejoint cette plateforme pour les assurances et la sûreté des locations qu'elle leur donne;
C'est casa figuraient auparavant sur des listes de blogs ou site commercial ou " soit disant sans but lucratif". souvent sans accord de leurs parts. Par contre ils acceptaient les voyageurs et bien souvent les relogés chez des amis
Airbnb exige que les locations par ses soins soient assurées il est interdit de placer les locataires dans d'autres casa , méthode habituelle à Cuba;
Les Propriétaires n'ont pas moyen de se faire retirer de ces listes avec lequel ils n'ont aucun accord, leurs noms et adresses , ils continuent de recevoir des voyageurs envoyés malgré tout par ces blogs . Donc un surbooking se présente , alors si la casa est déjà réservé par AirBnb , le propriétaires vous envoie à une autre casa ou vous assure ne pas connaitre votre blog, bien sur si la casa est libre il vous prend en charge.
Donc ma recommandation reste la méme , ne louez pas par Internet. Cela ne sert à rien , il y a plus de 7000 casa à Cuba , seul un peu plus d'un millier sont sur le net
C'est casa figuraient auparavant sur des listes de blogs ou site commercial ou " soit disant sans but lucratif". souvent sans accord de leurs parts. Par contre ils acceptaient les voyageurs et bien souvent les relogés chez des amis
Airbnb exige que les locations par ses soins soient assurées il est interdit de placer les locataires dans d'autres casa , méthode habituelle à Cuba;
Les Propriétaires n'ont pas moyen de se faire retirer de ces listes avec lequel ils n'ont aucun accord, leurs noms et adresses , ils continuent de recevoir des voyageurs envoyés malgré tout par ces blogs . Donc un surbooking se présente , alors si la casa est déjà réservé par AirBnb , le propriétaires vous envoie à une autre casa ou vous assure ne pas connaitre votre blog, bien sur si la casa est libre il vous prend en charge.
Donc ma recommandation reste la méme , ne louez pas par Internet. Cela ne sert à rien , il y a plus de 7000 casa à Cuba , seul un peu plus d'un millier sont sur le net
Le château Himeji (Japon) English translation pending
Le château d’Himeji est considéré à juste titre comme le plus beau du Japon. La ville en elle-même, rasée par les bombardements américains, n’a rien d’extraordinaire. Pour y aller, Les TGV japonais Sinkansen Tokyo-Kyoto-Osaka-Hiroshima s’arrêtent à Himeji et partent tous les quarts d’heures : 55 mn de Kyoto, 35 mn d’Osaka (de Kyoto, de 6h à 23h30). Environ 3200 yens d’Osaka et 5300 de Kyoto. Même chose au retour. En transport Budget, prendre les trains réguliers de Japan Rail (95 mn de trajet – environ 1500 yens d’Osaka et 2300 de Kyoto).
On se déplace dans Himeji en vélo. Chose remarquable, le très efficace Office du Tourisme les fournit gratuitement, ainsi que des cartes et tout autre renseignement. L’Office se trouve à gauche juste avant la sortie Sud de la gare.
Le seul site vraiment intéressant à voir est le château et ses dépendances, donc passer une nuit à Himeji n’est pas nécessaire. En fait, beaucoup de touristes, par exemple, séjournent à Osaka, puis s’arrêtent à Himeji pour visiter le château (ils laissent leurs bagages à la consigne de la gare) et continuent ensuite sur Kyoto (ou le contraire Kyoto-Osaka). Il y a deux hôtels Budget derrière la gare, sortie Sud : le Dormy Inn (160-2 Toyozawa-cho 9000-17 000 yens) et le Toyoko Inn (97 Minmieki-mae-cho).
Nombreux petits restaurants le long de la grande avenue allant de la gare au château. Sushi-bar roulant à gauche de la gare sortie Nord. Restaurant dans une maison japonaise du village Koko-en, qui fait partie du complexe du château (cher !)
Le château est un des sites historiques les plus époustouflants du Japon. Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1993, son authenticité et sa magnificence sont telles qu’il a servi de cadre à de nombreux tournages de films de samouraïs, dont les célèbres Kagemusha et Ran d’Akira Kurosawa et Le dernier samouraï (ainsi qu’une scène du film 007 On ne vit que deux fois). Imaginez sur le sommet d’un mont escarpé et isolé dominant la ville du même nom, de formidables fondations d’énormes pierres, similaires à celles de la citadelle de Cuzco. Au-dessus, un château d’une blancheur immaculé avec un gigantesque donjon de 5 étages. La première structure, une petite forteresse en bois, construite par un seigneur samouraï, Akamatsu Motimura, date de 1333. Elle est démolie en 1346, année de la construction d’un vrai château, le château Himeyana, du nom de la colline sur lequel il est perché. En 1581 est ajouté un grand donjon (tenshu) de trois étages et, de 1601 à 1609, le seigneur samouraï Ikeda Terumasa, un général du grand clan de shogun Tokugawa, le reconstruit complètement, en beaucoup plus grand, y ajoutant 3 douves ceinturées de murailles en grosses pierres et portant le donjon à sa taille actuelle de 5 étages. De nouvelles structures sont ajoutées au cours des siècles. Les chiffres de l’actuel complexe sont impressionnants : 4,2 km de circonférence extérieure, 223 ha, et 74 bâtiments toute la structure du donjon est basée sur deux piliers, un pilier Est en sapin de 97 cm de coté et un Ouest en cyprès de 85 x 95 cm. Incroyable mais vrai, lors de l’éradication de la caste des samouraïs en 18781, le château a été mis en vente aux enchères et acheté pour 2300 dollars, le propriétaire voulant le démolir pour construire des immeubles de rapport il a abandonné quand il a appris le coût de la démolition d’un tel monument. Chose encore plus étonnante, il n’a subi aucun dommage lors des bombardements américains qui ont pratiquement rasé la ville, ni par le terrible tremblement de terre de 1995. Il a été entièrement restauré de 2010 à mai 2015.
On commence par montée une large allée en multiples zigzags, bordée tout le long de meurtrières et fermée au bout de chaque tournant par une porte fortifiée, (les zigzags et les portes, typiques des châteaux japonais, permettaient aux défenseurs de n’avoir en face d’eux et sur le coté extérieur qu’un petit groupe d’assaillants sur lesquels pleuvaient les flèches). On arrive sur une cour intérieure au pied du donjon, et c’est ensuite une grimpette de raides escaliers jusqu’à son 5e étage. C’est en pénétrant à l’intérieur du donjon que l’on découvre une chose étonnante : toute la structure est en bois (une maquette est exposée dans une des salles, faite lors de la restauration pour comprendre la complexité du lacis de poutres et piliers) les murs sont faits d’une sorte de pisé blanchi à la chaux. Le 1er étage du donjon a une surface de 554 m² et le cinquième 115 m². Grandes salles sans aucun meuble, juste quelques panneaux peints en bois et quelques armes.
La visite dure environ 2 heures ouvert de 9h à 17h de septembre à mai et à 18h de juin à fin aout dernière entrée une heure avant la fermeture.
Au pied du mont, un village de samouraïs a été construit, le Koko-en, dans un ensemble de neuf très beaux jardins japonais, avec maisons en bois au bord d’étangs et ruisseaux, petits ponts, maisons de thé, (on vous fait une petite « cérémonie du thé » pour 500 yens), et la grande diversité de flore dont les Japonais sont si friands, etc.
Acheter un billet combiné château et village (1040 yens), et commencer par le château, car la montée de l’allée et du donjon est rude, et on marche ensuite beaucoup dans les jardins. Vous n’y serez pas seuls : 3 millions de visiteurs en 2015 !

On se déplace dans Himeji en vélo. Chose remarquable, le très efficace Office du Tourisme les fournit gratuitement, ainsi que des cartes et tout autre renseignement. L’Office se trouve à gauche juste avant la sortie Sud de la gare.
Le seul site vraiment intéressant à voir est le château et ses dépendances, donc passer une nuit à Himeji n’est pas nécessaire. En fait, beaucoup de touristes, par exemple, séjournent à Osaka, puis s’arrêtent à Himeji pour visiter le château (ils laissent leurs bagages à la consigne de la gare) et continuent ensuite sur Kyoto (ou le contraire Kyoto-Osaka). Il y a deux hôtels Budget derrière la gare, sortie Sud : le Dormy Inn (160-2 Toyozawa-cho 9000-17 000 yens) et le Toyoko Inn (97 Minmieki-mae-cho).
Nombreux petits restaurants le long de la grande avenue allant de la gare au château. Sushi-bar roulant à gauche de la gare sortie Nord. Restaurant dans une maison japonaise du village Koko-en, qui fait partie du complexe du château (cher !)
Le château est un des sites historiques les plus époustouflants du Japon. Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1993, son authenticité et sa magnificence sont telles qu’il a servi de cadre à de nombreux tournages de films de samouraïs, dont les célèbres Kagemusha et Ran d’Akira Kurosawa et Le dernier samouraï (ainsi qu’une scène du film 007 On ne vit que deux fois). Imaginez sur le sommet d’un mont escarpé et isolé dominant la ville du même nom, de formidables fondations d’énormes pierres, similaires à celles de la citadelle de Cuzco. Au-dessus, un château d’une blancheur immaculé avec un gigantesque donjon de 5 étages. La première structure, une petite forteresse en bois, construite par un seigneur samouraï, Akamatsu Motimura, date de 1333. Elle est démolie en 1346, année de la construction d’un vrai château, le château Himeyana, du nom de la colline sur lequel il est perché. En 1581 est ajouté un grand donjon (tenshu) de trois étages et, de 1601 à 1609, le seigneur samouraï Ikeda Terumasa, un général du grand clan de shogun Tokugawa, le reconstruit complètement, en beaucoup plus grand, y ajoutant 3 douves ceinturées de murailles en grosses pierres et portant le donjon à sa taille actuelle de 5 étages. De nouvelles structures sont ajoutées au cours des siècles. Les chiffres de l’actuel complexe sont impressionnants : 4,2 km de circonférence extérieure, 223 ha, et 74 bâtiments toute la structure du donjon est basée sur deux piliers, un pilier Est en sapin de 97 cm de coté et un Ouest en cyprès de 85 x 95 cm. Incroyable mais vrai, lors de l’éradication de la caste des samouraïs en 18781, le château a été mis en vente aux enchères et acheté pour 2300 dollars, le propriétaire voulant le démolir pour construire des immeubles de rapport il a abandonné quand il a appris le coût de la démolition d’un tel monument. Chose encore plus étonnante, il n’a subi aucun dommage lors des bombardements américains qui ont pratiquement rasé la ville, ni par le terrible tremblement de terre de 1995. Il a été entièrement restauré de 2010 à mai 2015.
On commence par montée une large allée en multiples zigzags, bordée tout le long de meurtrières et fermée au bout de chaque tournant par une porte fortifiée, (les zigzags et les portes, typiques des châteaux japonais, permettaient aux défenseurs de n’avoir en face d’eux et sur le coté extérieur qu’un petit groupe d’assaillants sur lesquels pleuvaient les flèches). On arrive sur une cour intérieure au pied du donjon, et c’est ensuite une grimpette de raides escaliers jusqu’à son 5e étage. C’est en pénétrant à l’intérieur du donjon que l’on découvre une chose étonnante : toute la structure est en bois (une maquette est exposée dans une des salles, faite lors de la restauration pour comprendre la complexité du lacis de poutres et piliers) les murs sont faits d’une sorte de pisé blanchi à la chaux. Le 1er étage du donjon a une surface de 554 m² et le cinquième 115 m². Grandes salles sans aucun meuble, juste quelques panneaux peints en bois et quelques armes.
La visite dure environ 2 heures ouvert de 9h à 17h de septembre à mai et à 18h de juin à fin aout dernière entrée une heure avant la fermeture.
Au pied du mont, un village de samouraïs a été construit, le Koko-en, dans un ensemble de neuf très beaux jardins japonais, avec maisons en bois au bord d’étangs et ruisseaux, petits ponts, maisons de thé, (on vous fait une petite « cérémonie du thé » pour 500 yens), et la grande diversité de flore dont les Japonais sont si friands, etc.
Acheter un billet combiné château et village (1040 yens), et commencer par le château, car la montée de l’allée et du donjon est rude, et on marche ensuite beaucoup dans les jardins. Vous n’y serez pas seuls : 3 millions de visiteurs en 2015 !

Voyage 3 semaines en Indonésie English translation pending
Bonjour à tous !
Nous partons 3 semaines en Indonésie et j'ai de plus en plus de questions ! Merci donc d'avance à ceux qui pourront me répondre :)
1- Nous arrivons à Java et nous souhaitons aller direct à Yogjakarta. Que nous conseillez-vous, bus le lendemain de l'arrivée ou avion ? Et si avion, quelle compagnie ? J'angoisse totalement pour les avions la bas !
2- Lorsqu'on prend une agence pour aller de Yogjakarta à Bali en passant par les 2 volcans, ou nous dépose t-elle sur Bali ? Si c'est pas Ubud, est-ce facile de s'y rendre le même jour par nos propres moyens ?
3- sur Bali nous souhaiter loger à 2 endroits différents, Ubud et..? Mieux vaut-il sud-ouest ou sud-est ?
4- Quels sont les 5/6 choses à ne louper sur Bali (temples, plages, curiosité, villes, ..on aime tout)
5- on voudrait terminer par 4 ou 5 jours sur Lombok (plutôt que Gili) avez-vous des choses à faire à recommander et ou aller ?
Nous partons en août, j'espère que l'on pourra réserver les agences et quelques hotels sur place....
Si vous passez par la et que vous pouvez m'aider, merci d'avance !!
A++
Nous partons 3 semaines en Indonésie et j'ai de plus en plus de questions ! Merci donc d'avance à ceux qui pourront me répondre :)
1- Nous arrivons à Java et nous souhaitons aller direct à Yogjakarta. Que nous conseillez-vous, bus le lendemain de l'arrivée ou avion ? Et si avion, quelle compagnie ? J'angoisse totalement pour les avions la bas !
2- Lorsqu'on prend une agence pour aller de Yogjakarta à Bali en passant par les 2 volcans, ou nous dépose t-elle sur Bali ? Si c'est pas Ubud, est-ce facile de s'y rendre le même jour par nos propres moyens ?
3- sur Bali nous souhaiter loger à 2 endroits différents, Ubud et..? Mieux vaut-il sud-ouest ou sud-est ?
4- Quels sont les 5/6 choses à ne louper sur Bali (temples, plages, curiosité, villes, ..on aime tout)
5- on voudrait terminer par 4 ou 5 jours sur Lombok (plutôt que Gili) avez-vous des choses à faire à recommander et ou aller ?
Nous partons en août, j'espère que l'on pourra réserver les agences et quelques hotels sur place....
Si vous passez par la et que vous pouvez m'aider, merci d'avance !!
A++
N7 de Antananarivo à Toliara English translation pending
Bonjour,
j'envisage un voyage à Madagascar début octobre pour faire la N7 de antananarivo à Toliara. durée du voyage 22 jours avec 13 jour environ pour les visites et 7 jours farniente à Ifaty et avions. J'hésite un peu à cause des problèmes de sécurité, que pouvez vous m'en dire ? circuit envisagé: Antananarivo - Antsirabe - Ambositra - Manakara - Fianarantsoa - Ranomafa - Ambalavao - Isalo - Toliara - nosyve - Anakao - Miary - St Augustin et retour par avion à Tana.
merci de vos réponses
j'envisage un voyage à Madagascar début octobre pour faire la N7 de antananarivo à Toliara. durée du voyage 22 jours avec 13 jour environ pour les visites et 7 jours farniente à Ifaty et avions. J'hésite un peu à cause des problèmes de sécurité, que pouvez vous m'en dire ? circuit envisagé: Antananarivo - Antsirabe - Ambositra - Manakara - Fianarantsoa - Ranomafa - Ambalavao - Isalo - Toliara - nosyve - Anakao - Miary - St Augustin et retour par avion à Tana.
merci de vos réponses
Concours Photo de juillet 2016 "Spiritualité et croyances" English translation pending
Bonjour à tous
Le concours de ce mois de juillet est lancé... La thématique sera la suivante " Spiritualité et croyances" C'est une thématique un peu bateau mais que je voulais présenter depuis un moment alors je vous laisse me livrer vos plus beaux clichés autour de ce thème simple et clair. La thématique est assez large pour qu'on évite les éventuels hors-sujets. La spiritualité peut se révéler à travers un lieu, un lieu de culte, un pèlerin, un moine, une prière, un objet, une procession, une fête et j'en oublie surement. Je vous laisse quelques exemples ci- dessous.
Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite, bien sûr, que vous soyez bien l’auteur des photos présentées. Dépôt des photos jusqu’au vendredi 22 juillet 2016 inclus. Début des votes à partir du samedi 23 juillet au matin jusqu’au vendredi 29 juillet 2016 minuit. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le grand gagnant aura le privilège d’organiser le prochain Concours photo VF d'août 2016. pour les échanges, les discussions … utilisez le lien suivant : voyageforum.com/v.f?post=7539606;live=1;
Le lien du Diaporama du concours "Spiritualités et Croyances" de juillet 2016: picasaweb.google.com/.../6304478619914588097
Quelques exemples photos autour du thème de ce mois-ci.
A Bénarès, lieu de pèlerinage
A Rangoon, la pagode Shwegadon
Amritsar, Pèlerins au Temple d'Or
A Bodhgaya...Inde
La Mosquée Nasir Ol Molk à Shiraz...Iran
Nécropole de Shah I Zinda...Samarcande Ouzbékistan
Vue sur la Madrasa depuis la Porte de la Grande Mosquée de Boukhara...Ouzbékistan
Une statue de Khrisna dans l'énorme Panthéon des Dieux Hindoue
Thailande, Bénédiction
Pèlerins à Bodhgaya, lieu où Bouddha à trouver l'Eveil
Le concours de ce mois de juillet est lancé... La thématique sera la suivante " Spiritualité et croyances" C'est une thématique un peu bateau mais que je voulais présenter depuis un moment alors je vous laisse me livrer vos plus beaux clichés autour de ce thème simple et clair. La thématique est assez large pour qu'on évite les éventuels hors-sujets. La spiritualité peut se révéler à travers un lieu, un lieu de culte, un pèlerin, un moine, une prière, un objet, une procession, une fête et j'en oublie surement. Je vous laisse quelques exemples ci- dessous.
Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite, bien sûr, que vous soyez bien l’auteur des photos présentées. Dépôt des photos jusqu’au vendredi 22 juillet 2016 inclus. Début des votes à partir du samedi 23 juillet au matin jusqu’au vendredi 29 juillet 2016 minuit. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le grand gagnant aura le privilège d’organiser le prochain Concours photo VF d'août 2016. pour les échanges, les discussions … utilisez le lien suivant : voyageforum.com/v.f?post=7539606;live=1;
Le lien du Diaporama du concours "Spiritualités et Croyances" de juillet 2016: picasaweb.google.com/.../6304478619914588097
Quelques exemples photos autour du thème de ce mois-ci.
A Bénarès, lieu de pèlerinage
A Rangoon, la pagode Shwegadon
Amritsar, Pèlerins au Temple d'Or
A Bodhgaya...Inde
La Mosquée Nasir Ol Molk à Shiraz...Iran
Nécropole de Shah I Zinda...Samarcande Ouzbékistan
Vue sur la Madrasa depuis la Porte de la Grande Mosquée de Boukhara...Ouzbékistan
Une statue de Khrisna dans l'énorme Panthéon des Dieux Hindoue
Thailande, Bénédiction
Pèlerins à Bodhgaya, lieu où Bouddha à trouver l'EveilSuivre mon conjoint en post doc aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Je viens vers vous car je ne sais pas comment faire. Mon conjoint étant en dernière année de thèse qu'il finira fin novembre souhaite faire un post doc au USA, ce qui est entrain de se concrétiser car des employeurs seraient intéressés par son profil, hors pour lui l'acces au territoire ne sera pas une difficulté. On est n'ai pacse bien marie mais cela fait 10ans que l'on ensemble il est tout naturelle qu'on suive notre route ensemble. Sauf que pour ma part ma situation est plus complexe, en effet je suis aide soignante depuis 3ans mais en arrêt maladie depuis 7mois car j'ai des problèmes de dos m'empechant d'exercer mon métier, donc plus de boulot. Et donc pas de formation, cependant je souhaite travailler dans d'autre domaine. J'ai le projet aux États Unis de donner des cours de français aux petits ainsi que des cours de patisserie en français. Hors je ne sais pas comment faire pour avoir un visa permettant de réaliser tout ces projets et rester auprès de mon conjoint. Aidez moi, des conseils s'il vous plaît ?
Je viens vers vous car je ne sais pas comment faire. Mon conjoint étant en dernière année de thèse qu'il finira fin novembre souhaite faire un post doc au USA, ce qui est entrain de se concrétiser car des employeurs seraient intéressés par son profil, hors pour lui l'acces au territoire ne sera pas une difficulté. On est n'ai pacse bien marie mais cela fait 10ans que l'on ensemble il est tout naturelle qu'on suive notre route ensemble. Sauf que pour ma part ma situation est plus complexe, en effet je suis aide soignante depuis 3ans mais en arrêt maladie depuis 7mois car j'ai des problèmes de dos m'empechant d'exercer mon métier, donc plus de boulot. Et donc pas de formation, cependant je souhaite travailler dans d'autre domaine. J'ai le projet aux États Unis de donner des cours de français aux petits ainsi que des cours de patisserie en français. Hors je ne sais pas comment faire pour avoir un visa permettant de réaliser tout ces projets et rester auprès de mon conjoint. Aidez moi, des conseils s'il vous plaît ?
Mariage civil à Miami English translation pending
Bonjour, mon mari et moi sommes maries civilement a Miami mais nous sommes les deux francais,
nous habitons desormais en france, a t on le droit de se remarier civilement en france?
car nous n avons pas fait la transcription avec le consulat de washington et cela nous semble bcp plu simple de se remarier ici plutot que attendre le delai avec le consulat de washington pour la transcription....
Merci pour votre aide!!!!!
De Dallas à Chicago 15 jours en famille English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord, un grand merci aux membres du forum, qui par leurs conseils et leurs expériences, donnent un plus à nos aventures !
Me voilà de retour d'une expérience géniale : 15 jours de Dallas à Chicago, avec mon mari et mon fils de 4 ans. Pourquoi ce choix me direz-vous : mon mari, passionné de sport automobile, ne concevait pas de ne pas être présent au 100ème anniversaire d'Indianapolis !
Avec cette idée en tête depuis plus d'un an, des places pour le circuit achetés en octobre dernier, en début d'année, une promo chez Delta a fait arrêté notre choix sur ce vol : arrivée Dallas, départ Chicago.
Pas mal de préparation, beaucoup d'interrogation, concernant notamment notre fils qui allait nous accompagné aux USA pour la première fois, c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous débutions ce 4ème séjour américain, riche en découverte. Bien entendu, j'ai tenté d'adapter au mieux le périple pour que notre fils ne soit pas trop fatigué, et parce que, de notre côté aussi, nous avions besoin de vrai vacances, pour se retrouver et prendre notre temps...
Je m'excuse d'ores et déjà pour la longueur de mes futurs messages...
Jeudi 19 mai, nous décollons donc de Paris en milieu de matinée, et faisons escale à Minneapolis avant d'arriver à Dallas. Nous voyageons donc avec Delta, bonne 1ère expérience, bon service, par contre, nous avons voulu tester l'option Confort +, qui ne sert à rien au vue des + que l'on a par rapport à la classe éco normale.... (rien à part un peu plus d'espace)
Arrivée à Dallas fin d'apès-midi, nous passons la douane avec un peu d'attente (c'est la relève des équipes) et nous récupérons notre véhicule chez Avis. Fatigués par le voyage, nous partons directement à notre hôtel (Courtyard by Marriot Dallas Airport/Irving que nous avons trouvé très bien situé par rapport à nos déplacements)
Nous irons diner chez Hooters (sur les conseils d'un membres 😉) chaine que nous n'avions jamais fréquenté jusqu'alors (ce n'est pas de la grande cuisine, mais ça passe), mais que nous avons trouvé assez sympa surtout mon mari : le service est plus qu'agréable pour les hommes, avec ces demoiselles portant des vêtements très raccourcis...... Morphée nous emporte rapidement, le réveil sera bien entendu très matinal, mon fils sera debout dès 5h30. Qu'à cela ne tienne, la journée pourra être plus riche ! 😛
Premier dîner US ...
Vendredi 20 mai
Après un réveil plus que matinal, nous trainons un peu, prenons le temps de remplir nos estomacs, et partons à la découverte de Dallas. La route est longue, on verra par la suite que les déplacements à Dallas sont toujours longs, normal me direz vous... Nous nous dirigeons vers Dowtown pour avoir un aperçu de la ville : un tour sur Dealy Plaza, on se baladera jusqu'au mémorial JFK, on verra une cérémonie de Policiers (mon fils aura droit à des sourires et des photos avec eux!!) Direction ensuite Pioneer Plaza, et passage dans Historic West End. J'ai souvent lu qu'il n'y avait rien dans le centre de Dallas, que c'était surtout un centre d'affaire... Pour ma part, j'y ai trouvé l'ambiance assez sympathique, il y avait pas mal de monde, même si effectivement il n'y a pas de quoi faire du shopping, mais on n'est pas là forcement pour ça (sauf les Outlets... 😛)





Mon fils rencontrera ses premiers écureuils... !! 😇
Nous irons déjeuner chez les Gas Monkey (très bon resto), avant de passer voir leur garage (pour les adeptes de l'émission Americar's)

(tacos hyper épicés, comme souvent au Texas)

Une vilaine fièvre, qui durera quelques jours, modifiera nos plans pour l'après-midi, mon mari étant amorphe... Je profiterai de la piscine avec mon fils.
Nous irons dîner dans un BBQ atypique : pas un touriste à l'horizon, des gros barbuc, de la fumée qui nous collera à la peau, et de la viande à n'en plus finir ! Hard Eight BBQ, une sacré expérience que je recommande vivement. La viande est excellente, et l'ambiance géniale. Attention, attente à prévoir, c'est réputé !


Voilà pour cette première expérience de Dallas. La suite très très prochainement.... A votre service pour toute question, et merci de me lire!
Tout d'abord, un grand merci aux membres du forum, qui par leurs conseils et leurs expériences, donnent un plus à nos aventures !
Me voilà de retour d'une expérience géniale : 15 jours de Dallas à Chicago, avec mon mari et mon fils de 4 ans. Pourquoi ce choix me direz-vous : mon mari, passionné de sport automobile, ne concevait pas de ne pas être présent au 100ème anniversaire d'Indianapolis !
Avec cette idée en tête depuis plus d'un an, des places pour le circuit achetés en octobre dernier, en début d'année, une promo chez Delta a fait arrêté notre choix sur ce vol : arrivée Dallas, départ Chicago.
Pas mal de préparation, beaucoup d'interrogation, concernant notamment notre fils qui allait nous accompagné aux USA pour la première fois, c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous débutions ce 4ème séjour américain, riche en découverte. Bien entendu, j'ai tenté d'adapter au mieux le périple pour que notre fils ne soit pas trop fatigué, et parce que, de notre côté aussi, nous avions besoin de vrai vacances, pour se retrouver et prendre notre temps...
Je m'excuse d'ores et déjà pour la longueur de mes futurs messages...
Jeudi 19 mai, nous décollons donc de Paris en milieu de matinée, et faisons escale à Minneapolis avant d'arriver à Dallas. Nous voyageons donc avec Delta, bonne 1ère expérience, bon service, par contre, nous avons voulu tester l'option Confort +, qui ne sert à rien au vue des + que l'on a par rapport à la classe éco normale.... (rien à part un peu plus d'espace)
Arrivée à Dallas fin d'apès-midi, nous passons la douane avec un peu d'attente (c'est la relève des équipes) et nous récupérons notre véhicule chez Avis. Fatigués par le voyage, nous partons directement à notre hôtel (Courtyard by Marriot Dallas Airport/Irving que nous avons trouvé très bien situé par rapport à nos déplacements)
Nous irons diner chez Hooters (sur les conseils d'un membres 😉) chaine que nous n'avions jamais fréquenté jusqu'alors (ce n'est pas de la grande cuisine, mais ça passe), mais que nous avons trouvé assez sympa surtout mon mari : le service est plus qu'agréable pour les hommes, avec ces demoiselles portant des vêtements très raccourcis...... Morphée nous emporte rapidement, le réveil sera bien entendu très matinal, mon fils sera debout dès 5h30. Qu'à cela ne tienne, la journée pourra être plus riche ! 😛
Premier dîner US ...Vendredi 20 mai
Après un réveil plus que matinal, nous trainons un peu, prenons le temps de remplir nos estomacs, et partons à la découverte de Dallas. La route est longue, on verra par la suite que les déplacements à Dallas sont toujours longs, normal me direz vous... Nous nous dirigeons vers Dowtown pour avoir un aperçu de la ville : un tour sur Dealy Plaza, on se baladera jusqu'au mémorial JFK, on verra une cérémonie de Policiers (mon fils aura droit à des sourires et des photos avec eux!!) Direction ensuite Pioneer Plaza, et passage dans Historic West End. J'ai souvent lu qu'il n'y avait rien dans le centre de Dallas, que c'était surtout un centre d'affaire... Pour ma part, j'y ai trouvé l'ambiance assez sympathique, il y avait pas mal de monde, même si effectivement il n'y a pas de quoi faire du shopping, mais on n'est pas là forcement pour ça (sauf les Outlets... 😛)





Mon fils rencontrera ses premiers écureuils... !! 😇Nous irons déjeuner chez les Gas Monkey (très bon resto), avant de passer voir leur garage (pour les adeptes de l'émission Americar's)

(tacos hyper épicés, comme souvent au Texas)
Une vilaine fièvre, qui durera quelques jours, modifiera nos plans pour l'après-midi, mon mari étant amorphe... Je profiterai de la piscine avec mon fils.
Nous irons dîner dans un BBQ atypique : pas un touriste à l'horizon, des gros barbuc, de la fumée qui nous collera à la peau, et de la viande à n'en plus finir ! Hard Eight BBQ, une sacré expérience que je recommande vivement. La viande est excellente, et l'ambiance géniale. Attention, attente à prévoir, c'est réputé !


Voilà pour cette première expérience de Dallas. La suite très très prochainement.... A votre service pour toute question, et merci de me lire!
Miyajima en plein mois d'août English translation pending
Bonjour,
Voilà je reposte de nouveau une discussion sur Miyajima. J'aimerais savoir si l'île vaut le coup pour le mois d'août. Je comptais y rester une journée entière si possible et une nuit avant de repartir pour Tokyo.
Il y a deux choses qui m'intéresse forcément là bas :
- La première est la montée du mont Misen. J'ai essayé de vérifier un peu la durée d'une montée et malgré ma forte envie d'y grimper (bon je suis sportive mais j'ai jamais fait une montée comme celle-ci) je serais juste au niveau du temps. J'aimerais donc vous demander s'il est possible d'aller au sommet de cette montagne par la station téléphérique et s'il me sera possible de la descendre (en ne courant pas) en une matinée ? De plus, est-ce que ses paysages vaudront le coût en plein mois d'été ? (J'ai vu pas mal de photos magnifiques mais durant l'automne, ce qui n'est vraiment pas mon cas)
- La deuxième est le grand O-torii et ses environs (le sanctuaire et la pagode)
Pensez-vous que je puisse faire tout ça en une journée sachant (et oui je rajoute des difficultés) que j'arriverais sur Miyajima en début d'après-midi et qu'il faudrait que je reparte le lendemain grand maximum vers 14 heures
Un grand merci à vous !
Voilà je reposte de nouveau une discussion sur Miyajima. J'aimerais savoir si l'île vaut le coup pour le mois d'août. Je comptais y rester une journée entière si possible et une nuit avant de repartir pour Tokyo.
Il y a deux choses qui m'intéresse forcément là bas :
- La première est la montée du mont Misen. J'ai essayé de vérifier un peu la durée d'une montée et malgré ma forte envie d'y grimper (bon je suis sportive mais j'ai jamais fait une montée comme celle-ci) je serais juste au niveau du temps. J'aimerais donc vous demander s'il est possible d'aller au sommet de cette montagne par la station téléphérique et s'il me sera possible de la descendre (en ne courant pas) en une matinée ? De plus, est-ce que ses paysages vaudront le coût en plein mois d'été ? (J'ai vu pas mal de photos magnifiques mais durant l'automne, ce qui n'est vraiment pas mon cas)
- La deuxième est le grand O-torii et ses environs (le sanctuaire et la pagode)
Pensez-vous que je puisse faire tout ça en une journée sachant (et oui je rajoute des difficultés) que j'arriverais sur Miyajima en début d'après-midi et qu'il faudrait que je reparte le lendemain grand maximum vers 14 heures
Un grand merci à vous !
Passage entre Mae Sot (Thaïlande) et Hpa-An (Myanmar) English translation pending
bonjour, malgré de nombreuses recherches je ne trouve pas de réponses précises a savoir ;qui a fait dernièrement ( moins de 6 mois) la route entre maé sot thailande et hpa-an myanmar en bus ou en pic up , et qu'elles sont les formalités exact pour l'entrée au myanmar par cette frontiére, et le temp de trajet , nous partont le 11 pour bangkok merci
Arrêt de 6 jours à Sulawesi English translation pending
j'arrive le 12 octobre à sulawesi en provenance d'ambon (arrivée en fin d'après midi) et je repars de bali le 18 octobre à 0h30. Je dispose don de 5 jours et demi . Je pensais visiter une partie de cette ile soit , le lac tempe, rantepao et Bira. Estc réalisable en 5 jours? passer une nuit à Makassar mais ou? ensuite
Rantepao et lac Tempe
ou
makassar et Bira
si impossible de tout faire en 5 jours
J'adore le coté maritime les bateaux et la découverte sortir des sentiers battus ok
ou trouver une agence avec guide chauffeur à Makassar à l'arrivée qui parle anglais ou français ou allemand
avez vous des tuyaux?
je suis preneur
Rantepao et lac Tempe
ou
makassar et Bira
si impossible de tout faire en 5 jours
J'adore le coté maritime les bateaux et la découverte sortir des sentiers battus ok
ou trouver une agence avec guide chauffeur à Makassar à l'arrivée qui parle anglais ou français ou allemand
avez vous des tuyaux?
je suis preneur
Fête de Loy Krathong en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
J’envisage de partir en Thaïlande en fin de l’année avec mon ami pour un séjour de 15 jours. Mon plan est : bangkok, kanchanaburi, ayuthaya, chiang mai et chiang rai et quelques destinations sur ce parcours. Qu’en pensez-vous ce circuit ? Qui pourrait me partager vos connaissances et vos expériences des activités et si possible les prix locaux ? J’aimerais bien voir la fête de Loy Krathong pourtant je ne connais pas quelle ville pour mieux profiter de cette fête ?
Itinéraire 35 jours au Japon English translation pending
Bonjour,
Je me permets de solliciter votre avis concernant notre itinéraire de 35 jours au Japon. C'est la première fois que nous nous rendons dans ce pays. Nous comptons utiliser le train et c'est pourquoi nous rayonnons à partir des villes suivantes : Tokyo, Kyoto, Hiroshima, Osaka.
J1 Mercredi 20 juillet Arrivée à Tokyo J2 Jeudi 21 juillet Tokyo J3 Vendredi 22 juillet Tokyo J4 Samedi 23 juillet Tokyo J5 Dimanche 24 juillet Tokyo J6 Lundi 25 juillet Tokyo J7 Mardi 26 juillet Mont Fuji (Ascension de nuit)
J8 Mercredi 27 juillet Mont Fuji J9 Jeudi 28 juillet Tokyo " Kamakura (Train :1h) J10 Vendredi 29 juillet Tokyo " Kanazawa (Train : 2h30) J11 Samedi 30 juillet Nikko (Train : 2 heures) J12 Dimanche 31 juillet Nikko (randonnée)
J13 Lundi 1er août Départ Kyoto (Train : 5 heures) J14 Mardi 2 août Kyoto J15 Mercredi 3 août Kyoto J16 Jeudi 4 août Kyoto (Kurama)
J17 Vendredi 5 août Kyoto (Fushimi-Inari + Uji)
J18 Samedi 6 août Kyoto (Arashiyame et Sagano) J19 Dimanche 7 août Nara (Train 49 minutes) J20 Lundi 8 août Himeji (Train 45 minutes) J21 Mardi 9 août Amanohashidate (Train : 2h04) J22 Mercredi 10 août Hiroshima (Train 2 heures) J23 Jeudi 11 août Hiroshima J24 Vendredi 12 août Okayama (Train 36 min) J25 Samedi 13 août Matsuyama (Ferry)
J26 Dimanche 14 août Miyajima (Train 50 minutes) J27 Lundi 15 août Miyajima J28 Mardi 16 août Miyajima (Départ : Train 3h vers Osaka) J29 Mercredi 17 août Osaka (1/2 journée) J30 Jeudi 18 août Koya San (Transport : 1h40) Nuit dans un temple J31 Vendredi 19 août Koya San (Retour Osaka) J32 Samedi 20 août Osaka (Départ Nagoya) J33 Dimanche 21 août Nagoya J34 Lundi 22 août Trajet Tokyo (Train)
J35 Mardi 23 août Trajet retour France (aéroport)
Tous vos avis, conseils sont les bienvenus car seuls les billets d'avion ont été réservés. Nous aurions aimé voir Nachi Taisha (Kumano) mais cela semble compliqué à caser compte tenu des distances.
Merci pour vos réponses.
Je me permets de solliciter votre avis concernant notre itinéraire de 35 jours au Japon. C'est la première fois que nous nous rendons dans ce pays. Nous comptons utiliser le train et c'est pourquoi nous rayonnons à partir des villes suivantes : Tokyo, Kyoto, Hiroshima, Osaka.
J1 Mercredi 20 juillet Arrivée à Tokyo J2 Jeudi 21 juillet Tokyo J3 Vendredi 22 juillet Tokyo J4 Samedi 23 juillet Tokyo J5 Dimanche 24 juillet Tokyo J6 Lundi 25 juillet Tokyo J7 Mardi 26 juillet Mont Fuji (Ascension de nuit)
J8 Mercredi 27 juillet Mont Fuji J9 Jeudi 28 juillet Tokyo " Kamakura (Train :1h) J10 Vendredi 29 juillet Tokyo " Kanazawa (Train : 2h30) J11 Samedi 30 juillet Nikko (Train : 2 heures) J12 Dimanche 31 juillet Nikko (randonnée)
J13 Lundi 1er août Départ Kyoto (Train : 5 heures) J14 Mardi 2 août Kyoto J15 Mercredi 3 août Kyoto J16 Jeudi 4 août Kyoto (Kurama)
J17 Vendredi 5 août Kyoto (Fushimi-Inari + Uji)
J18 Samedi 6 août Kyoto (Arashiyame et Sagano) J19 Dimanche 7 août Nara (Train 49 minutes) J20 Lundi 8 août Himeji (Train 45 minutes) J21 Mardi 9 août Amanohashidate (Train : 2h04) J22 Mercredi 10 août Hiroshima (Train 2 heures) J23 Jeudi 11 août Hiroshima J24 Vendredi 12 août Okayama (Train 36 min) J25 Samedi 13 août Matsuyama (Ferry)
J26 Dimanche 14 août Miyajima (Train 50 minutes) J27 Lundi 15 août Miyajima J28 Mardi 16 août Miyajima (Départ : Train 3h vers Osaka) J29 Mercredi 17 août Osaka (1/2 journée) J30 Jeudi 18 août Koya San (Transport : 1h40) Nuit dans un temple J31 Vendredi 19 août Koya San (Retour Osaka) J32 Samedi 20 août Osaka (Départ Nagoya) J33 Dimanche 21 août Nagoya J34 Lundi 22 août Trajet Tokyo (Train)
J35 Mardi 23 août Trajet retour France (aéroport)
Tous vos avis, conseils sont les bienvenus car seuls les billets d'avion ont été réservés. Nous aurions aimé voir Nachi Taisha (Kumano) mais cela semble compliqué à caser compte tenu des distances.
Merci pour vos réponses.
Khao Phansa et autres découvertes à Chiang Rai English translation pending
Bonjour à tous
Nous arriverons à Chiang Rai pour notre prochain voyage (qui se terminera à Luang Prabang). Nous comptons passer quelques jours à Chiang Rai pour nous remettre tranquillement du décalage et prendre le temps de découvrir cette petite ville. Au menu donc : le temple blanc, la maison noire, les temples de la ville... nous avons vu également qu il y avait un centre d art contemporain : art brigde (on est également curieux de ce côté là! ) Auriez vous d autres endroits à nous recommander en ville ou alentours (sachant qu on ne conduit ni voiture ni scooter, mais qu on est tout à fait prêts à prendre un taxi pour la journée si de belles découvertes sont au programme ☺! ) ?
2e question, avez vous des infos sur Khao Phansa à Chiang Rai ? J ai vu sur d autres posts (merci aux participants du forum !) que la fête semble être plus "spectaculaire " en Isan, mais j imagine qu elle doit être célébrée dans tout le pays. En fait nous nous demandons si nous devrions prolonger Chiang Rai pour assister à cette fête. Donc si vous y avez déjà assisté, je serais curieuse d avoir des retours !
D'avance merci
D'avance merci
Fête des bougies / lanternes en Thaïlande, juillet 2016 English translation pending
Bonjour
J'ai lu que la fête des bougies ou des lanternes se tiendrait cette année le 19 juillet.
Quelqu'un pourrait-il me dire combien de temps durent les cérémonies ?
J'atterris à Bangkok le 20 au soir, et je voulais savoir si j'avais une petite chance de pouvoir en profiter...
Merci d'avance à tous ceux qui pourront me répondre 🙂
Christine
Road trip en famille du Pacifique à Monument Valley USA avril 2016 English translation pending

Hello Everybody!
Si la visite de l’ouest Américain n’a plus rien d’original, J'attendais avec impatience ces deux semaines de road trip. Ce voyage s'est effectué en famille 2 adultes et 3 enfants (11, 8 et 2 ans) pour un circuit classique. Nous étions limités par la durée des vacances scolaires. Le pays est immense, il y a tant de choses à voir, tant de villes et de parcs que nous n'avons pas pu faire. J'ai d'ailleurs organisé ce road trip avec en tête la préparation du suivant. Globalement j'ai tout aimé, les parcs, les villes et les américains sont hyper sympa, toujours prêt à rendre service. Pour le lexique au cours du voyage plusieurs superlatifs revenaient souvent : "magnifique, magique, énorme...", mais aussi "comme dans les films". Il faut dire qu'on baigne dans cette culture depuis tout petit. Le climat est très différent suivant les régions, mais généralement les journées sont chaudes en Avril. Frais le matin ou à la tombée de la nuit à certains endroits ( Bryce et Zion), on évite ainsi les très grosses chaleurs de l’été. La saison touristique y est plus calme avec le sentiment d'être seul dans les parcs.
J-1 : Paris -> Londres -> Los Angeles J-2 : LA J-3 : LA -> Williams J-4 : Williams -> Grand Canyon-> Monument Valley J-5 : Monument Valley -> Page J-6 : Page J-7 : Page-> Bryce J-8 : Bryce -> Zion J-9 : Zion -> Valley of Fire -> Las Vegas J-10 : Las Vegas J-11 : Las Vegas J-12 : Las Vegas -> Los Angeles J-13 : LA J-14 : départ LA -> Londres -> Paris
Vol avec British Airways en A380 au départ de Paris avec escale à Londres.
En avion, le siège à côté de la fenêtre, on peut jouir d'une vue merveilleuse.
L'A380 a survolé la capitale anglaise.
Elizabeth II fêtait ses 90 ans le jeudi 21 avril.
Paysage splendide que l'on contemple du Groenland.
Le Canada vue à travers le hublot.
Le lac Hudson.
Survol de l'ouest américain qui nous offre des paysages parmi les plus beaux du monde.
Square Butte dans le Montana.
Walker Lake.
Mono Lake.
Mammoth Mountain.
Bear Creek Spire dans le park du Yosemite.
Shaver Lake Marina.
Humboldt state wildlife.
Humboldt state wildlife.
Arrivée à l'aéroport de LAX avec une vue sur le quartier d'Hollywood.
Nous avons commencer notre voyage par une étape de deux jours à Los Angeles, nous sommes passés par l’agence de location Budget.
Le centre de location n'est pas à l'aéroport mais des navettes sont assurées pour s'y rendre. Au guichet, le loueur tente de nous proposer des tas d’options : assurances, GPS, surclassement, nous prenons les assurances assistance et crevaison pour 100$ supplémentaire.
Après une crevaison en sortant de l'agence de location, il est plus long de prendre possession d'un nouveau véhicule, cela nous a pris presque deux heures.
Location d'un SUV Ford escape, pour 2 semaines, idéal pour notre famille.Premier voyage seule au Japon English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, je saute la pas et j'ai décidé de partir seule en voyage. J'ai choisi le japon. Je voudrais partir pendant la période des cerisiers en fleur, voir et même avoir un cours de geisha... Après je voudrais avoir des conseils, de lieux pas trop touristique à faire. Etre en contact avec la population et le côté traditionnel du japon. Mais voir aussi la modernité et le contraste de ce pays. Je voudrais aller à takayma et voir le mont Fuji et pourquoi pas Kobé. Je pense partir 3 semaines et je n'aurai sans doute pas le temps de voir tout. Merci pour votre aide concernant l'itinéraire éventuel que je pourrai bâtir à partir de vos conseils.
Par contre, Je suis claustrophobe et le fait de prendre les transports tel que le métro m'effraie. Surtout que là je serai dans un pays étranger. A paris, il y a toujours des problèmes dans les transports (pannes et autres...), et je voudrais savoir si les pannes de train ou de métro sont fréquentes au japon. Quels sont les autres moyens de transports alternatifs ?
Merci d'avance de votre aide.
Voilà, je saute la pas et j'ai décidé de partir seule en voyage. J'ai choisi le japon. Je voudrais partir pendant la période des cerisiers en fleur, voir et même avoir un cours de geisha... Après je voudrais avoir des conseils, de lieux pas trop touristique à faire. Etre en contact avec la population et le côté traditionnel du japon. Mais voir aussi la modernité et le contraste de ce pays. Je voudrais aller à takayma et voir le mont Fuji et pourquoi pas Kobé. Je pense partir 3 semaines et je n'aurai sans doute pas le temps de voir tout. Merci pour votre aide concernant l'itinéraire éventuel que je pourrai bâtir à partir de vos conseils.
Par contre, Je suis claustrophobe et le fait de prendre les transports tel que le métro m'effraie. Surtout que là je serai dans un pays étranger. A paris, il y a toujours des problèmes dans les transports (pannes et autres...), et je voudrais savoir si les pannes de train ou de métro sont fréquentes au japon. Quels sont les autres moyens de transports alternatifs ?
Merci d'avance de votre aide.
Iran: Achoura et Dasht-e Kavir English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage un voyage en Iran fin septembre jusqu'à la mi octobre. Au delà du climat agréable dans la plupart du pays à cette période je choisi ces dates pour assister aux processions de l'Achoura.
Bien que je ne sois qu'au début de mon repérage, je souhaiterais savoir si certains d'entre vous sont déjà allé en Iran à cette période ? L'ayatollah Khomeini ayant interdit les démonstrations de violence pour l'Achoura j'ai compris qu'il fallait aller dans des petites villes pour y assister (Bijar ou Kermansha) Certains d'entre vous y sont ils déjà allé à cette période ?
Je souhaite également aller dans le désert du Dasht e kevir pour 2 raisons principales ; l'observation de la faune et du ciel étoilé. J'ai repéré l'agence "Adventure Iran" ( http://adventureiran.com/ ) je souhaiterais savoir si certains d'entre vous sont déjà passé par cette agence et s'ils la recommandent ?
Merci d'avance à vous. Pour info, je pars seul si éventuellement certains sont intéressés par les mêmes activités et souhaiteraient se joindre à moi pour réduire les coûts
Stéphane
J'envisage un voyage en Iran fin septembre jusqu'à la mi octobre. Au delà du climat agréable dans la plupart du pays à cette période je choisi ces dates pour assister aux processions de l'Achoura.
Bien que je ne sois qu'au début de mon repérage, je souhaiterais savoir si certains d'entre vous sont déjà allé en Iran à cette période ? L'ayatollah Khomeini ayant interdit les démonstrations de violence pour l'Achoura j'ai compris qu'il fallait aller dans des petites villes pour y assister (Bijar ou Kermansha) Certains d'entre vous y sont ils déjà allé à cette période ?
Je souhaite également aller dans le désert du Dasht e kevir pour 2 raisons principales ; l'observation de la faune et du ciel étoilé. J'ai repéré l'agence "Adventure Iran" ( http://adventureiran.com/ ) je souhaiterais savoir si certains d'entre vous sont déjà passé par cette agence et s'ils la recommandent ?
Merci d'avance à vous. Pour info, je pars seul si éventuellement certains sont intéressés par les mêmes activités et souhaiteraient se joindre à moi pour réduire les coûts
Stéphane
Vallée de l'Omo en routard petit budget (Éthiopie) English translation pending
Bonjour à tous , l Ethiopie semble formidable, forte en rencontre c'est ce que l'on recherche !
Avec ma compagne on aimerait aller découvrir des peuples isolés et la vallée de l omo nous a semblé idéale !
Nous avons un petit budget et aimerions si possible voyage sans guide : est ce possible ? Si on. Doit prendre un guide, quel est le tarif minimal ?
Merci d'avance
Avec ma compagne on aimerait aller découvrir des peuples isolés et la vallée de l omo nous a semblé idéale !
Nous avons un petit budget et aimerions si possible voyage sans guide : est ce possible ? Si on. Doit prendre un guide, quel est le tarif minimal ?
Merci d'avance
Adresses pas chères à Varanasi English translation pending
Salut, je prépare mon voyage en Inde en juin , je compte rester entre 3j et 2 semaines (selon mon impression une fois sur place ) à Varanasi. Auriez vous des adresses fiable et pas cher le long du Gange , pourriez vous me confirmer les différents tarifs , taxi depuis aéroport, tuk tuk centre ville aux ghats ou balade en bateau sur le fleuve etc.....
Mariage dans la montagne berbère English translation pending
Nous étions invités dans un hameau perché dans les falaises d’Akhachane au mariage d’un jeune voisin de Ouahouch, le papy éleveur connu par l’intermédiaire de Mohamed. Je fais régulièrement halte chez lui pour la nuit lors de mes virées atlastiques dans le secteur.
--
Sept heures du matin. Le temps est maussade. Il a plu une bonne partie de la nuit. La rivière est teintée café au lait par les déversements de la terre rouge à travers la multitude de ravins et sillons creusés dans les pentes et agrandis à chaque orage par manque de couvert végétal protecteur. Je rejoins Mohamed, Zimba, le petit Nordine et Rabha dans la maison familiale en contre bas du gîte.Le petit déjeuner est copieux : thé, café au lait épicé, pain huile d’olive, beurre, œufs brouillés. C’est que nous attendent au moins cinq heures de marche et Mohamed ne pars jamais le ventre vide !
Départ sous la pluie. Zimba et Nordine sur un mulet, Rabha sur un autre, Mohamed et moi à pied dans la gadoue… Je découvre les dégâts causés par les crues de la fin d’hiver. Par endroits la rivière a complètement mangé la piste. Les akka’s forment des barrages de rochers qui détournent le cours de la rivière. A environ une demi-heure de l’entrée des gorges, Mohamed me montre la nouvelle petite passerelle suspendue construite par son frère Ba Ou Ali et lui pour donner accès à leurs bêtes aux falaises rive gauche depuis la bergerie familiale, une grotte dans les vires d’altitude, rive droite à une heure trente de marche du gîte.
Le paysage est bouleversé. Nous n’effectuons pas moins de six traversées de rivière avec de l’eau jusqu’aux genoux avant d’entamer la rude montée vers le hameau. Le souk m’avait informé de la destruction de la piste en plusieurs endroits, mais j’étais très loin d’imaginer l’ampleur des dégâts. Même la grande passerelle a été emportée. Un énorme éboulis à trois cent mètres en amont a formé un barrage et fait monter le niveau de la rivière. Quand celui-ci a lâché, la force de l’eau venue brutaliser les rives a déstabilisé les deux structures en arche de pierres et rondins sur lesquelles reposaient les troncs de traversée. Quand les bâtis ont fini par céder les troncs de dix mètres de long qui traversaient la rivière à plus de trois mètres au-dessus du niveau normal ont été emportés et sont maintenant coincés à quelques dizaines de mètres en aval dans les rochers. Cette tillouguitte, comme celle d’Adènedoune à une dizaine de kilomètres en aval, permettait aux habitants des falaises depuis quatre générations un passage plus aisé qu’abrid n’afella, le chemin des hauteurs, entre leurs hameaux et bergeries, et la vallée.
Arrivés trempés, crottés et transis nous sommes accueillis chez la famille du fiancé, les Ayt Ouilkho. Je retrouve tout le petit monde avec qui j’avais fait connaissance lors de talloussi, la cérémonie de la tonte des moutons, à Amanezéranne, une place d’estive de ces Ayt Ouilkho dans les falaises qui dominent l’assif à trois cent mètres en contre bas.
La pièce où se trouvent déjà la famille et nombreux invités, n’est autre qu’une grande étable d’environ quinze mètres de long sur huit de large à l’architecture brute de pierres, bois et pisé avec sol en terre battue récemment nettoyé, nivelé et recouvert pour l’occasion de nattes et tapis, sauf sur deux mètres carrés à l’entrée ou s’amoncellent les chaussures boueuses des invités déjà présents. Trois énormes poutres de section carrée d’une bonne quarantaine de centimètres traversent d’un seul tenant toute la longueur de la pièce. Elles sont soutenues en leur milieu par autant de gros troncs d’arbres écorcés et patinés à leur base par le frottement des bêtes et à mi-hauteur par les centaines de caresses d’hommes et de femmes y glissant leurs mains au passage. Espacés de moins d’un mètre, une bonne trentaine de madriers bruts, de section inférieure mais d’une longueur atteignant quand même les quatre mètres, reposent perpendiculairement sur les trois énormes poutres maîtresses. C’est la structure porteuse de l’ensemble. L’ossature du plafond est faite d’une double épaisseur d’éclats de genévrier d’environ un mètre cinquante posés serrés sur les madriers transversaux. Par-dessus encore, une épaisse couche de branchages plus fins retient les vingt centimètres d’épaisseur d’argile blanche, la plus efficace en absorption paraît-il, qui participe à l’étanchéité du lieu. Deux fourneaux bricolés dans des bidons en tôle de deux cent litres chauffent agréablement l’atmosphère. Contre le mur en pisé, on a improvisé pour l’occasion deux fours à pain dans des demi-tonneaux posés à même le sol. Deux femmes s’y affairent et l’odeur des pains chauds active déjà les papilles.
On nous libère des places sur les nattes et tapis au plus près du fourneau et commence la ronde des verres à thé. Je sais qu’elle durera longtemps, très longtemps, tout le temps des festivités. Devrais-je faire une analyse de diabète en rentrant à Belfort ? A proximité, trois autres femmes s’activent aussi autour de deux foyers à même le sol où cuisent dans de gros chaudrons le siksou et le berkoks qui nourriront les invités de cette première soirée ; généralement la famille et les amis les plus proches. Bien sûr l’inévitable kanoun, brasero en terre cuite, accueille une grande théière sur laquelle veille le préposé au breuvage, un honneur qui ne saurait se refuser. A coté, deux gamines lavent des verres dans un énorme plateau en cuivre avant de les disposer sur deux rangs bien en cercle sur un autre plateau au milieu duquel trône déjà une autre théière prête à servir. Avec les premiers pains chauds arrivent aussi le beurre et l’huile d’olive. Les galettes de farines mélangées d’orge et de blé dur trempées dans l’huile d’olive sont un délice. La maîtresse de maison semble fière d’annoncer le millésime 2008 de oudi, le beurre rance et épicé, contenu dans une grande jarre qu’elle présente aux invités. Une année de vieillissement dans des jarres en terre cuite en prévision d’un grand évènement. Peut-être depuis que l’arrangement entre les deux familles fût scellé par le sacrifice d’un bouc dans la maison du futur mari. Elle y plonge une longue spatule en bois et en sort de quoi remplir une petite gamelle qu’elle pose sur les braises un instant, puis elle partage la pâte fondue dans trois bols et invite ses hôtes à y tremper généreusement le pain. Il y en a suffisamment pour tout le monde et pour les trois jours que durera la cérémonie. J’y vais chichement dans la mixture épicée malgré les encouragements de mes voisins ; pourtant j’aime ça. Quatre mots de Tamazight enrichis de quelques gestes et mimiques font comprendre à l’assistance hilare que mon organisme n’a pas, en la matière, le même seuil de résistance que le leur. Deux précédentes et malheureuses expériences me l’ont clairement fait entendre!
Le berkoks sera servi après la sieste reposante des invités voyageurs. Car nous ne sommes pas les seuls « étrangers » à la famille conviés pour l’occasion : deux couples et leur marmaille ont fait le déplacement depuis Adènedoune. D’autres viennent de Timquit, tout près à vol d’oiseau mais dont ils auront bravé tout comme nous sous la pluie, une longue et pénible descente jusqu’au fond des gorges avant de remonter jusqu’ici le même dénivelé dans les pentes et falaises opposées. Trois heures de marche sur des chemins inconfortables, boueux glissants, et délités au passage des akka’s. On rêverait d’une grande tyrolienne tendue d’une rive à l’autre entre des deux hameaux. D’autres invités encore sont arrivés des bergeries éparses dans les pentes rocailleuses du Djebel Kroûn.
Après le, les thés digestifs, Mohamed me pousse à suivre quelques femmes dans la pièce d’accueil de la maison familiale. Nous patientons sous le regard curieux des femmes et des enfants déjà présents, jusqu’aux youyous et chants qui annoncent une l’arrivée du fiancé et de sa mère.
C’est la cérémonie du henné et des brins de laine. La mère lave les pieds et les mains de son fils avec du henné fortement dilué. Une autre femme prépare des brins de laine qui ont trempé dans une pâte de henné concentré. Ils seront noués par la mère autour des doigts et des orteils du fiancé resté couvert sous le capuchon de sa djellaba depuis son arrivée. Il devra les garder plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils se déchirent ou tombent d’eux-mêmes. Je ne connais pas la signification du geste et il n’y a personne qui parle français pour m’éclairer. - Imchi répond Mohamed à qui je demande: «Pourquoi la laine ?». Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Voilà qui ne suffit pas à satisfaire ma curiosité, mais je n’en saurai pas plus. La cérémonie se termine par une distribution de dattes à tous les présents, à la suite de quoi tout le monde se rassemble dans la grande pièce de réception, cette fois-ci pour le thé apéritif avant la gamelle du soir. Il n’est que 17 heures et je sais que le repas ne sera pas servi avant longtemps. Il va me falloir user de diplomatie pour décliner au moins un thé sur deux. Mais non, après un seul verre j’échappe à l’overdose sans comprendre dans un premier temps la petite agitation qui s’empare de l’assemblée. Mon ange gardien me fait comprendre que nous partons cette fois-ci chez la fiancée. Une petite troupe d’une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la maison, quelques femmes portent des balluchons, deux mulets sont chargés de sacs et colis divers, un veau est attaché à un arbre par une corde enroulée autour des cornes et un troisième mulet se voit affublé de deux petites chèvres dans les poches du chouari : la dot !
Un homme fait le tour du rassemblement. Il tient un roseau de trois mètres environ fendu en deux à une extrémité. J’ai déjà assisté à ce spectacle une fois aux Ayt Khoya pour le mariage de la sœur d’Ali. C’est le gardien et protecteur de la future épouse sur le trajet, quand elle viendra rejoindre demain sa belle-famille et son futur époux. Dans la fente du roseau quelques billets de vingt, cinquante et même cent dirhams ont déjà été glissés. Le personnage joue bien son rôle, vocifère, invective l’assemblée. Le montant récolté n’est pas encore digne d’être remis à la famille de la fiancée. C’est chouma pour nous tous ! Badins et rigolards, quelques hommes lui répondent certainement que l’on ne se rend pas chez la fille du notable local. Finalement et de bon gré plusieurs billets supplémentaires dont le mien iront compléter la garniture du roseau. Satisfait cette fois-ci, le cerbère donne le signal du départ, les chants et les youyous stridents résonnant une fois de plus tout le long du parcours jusque chez la fiancée. Nous y sommes accueillis devant la maison par les parents et la famille proche. Tout le monde est invité à se rendre dans la grande pièce à vivre parée pour la circonstance des plus beaux tapis et coussins de la maisonnée. Le thé commence très vite à couler à flots, rapidement suivi de la ronde des brochettes d’abats de mouton. Après un laïus de l’émissaire du garçon et la remise des billets aux parents, les femmes déballent et exposent les cadeaux pour la fiancée : des petits sacs de henné, des cierges contre le mauvais œil, trois gandouras aux couleurs vives, un foulard aux couleurs de la tribu pour les jours de fête, d’autres pour le quotidien, deux paires de draps, une couverture, un ballot de laine déjà cardée prête au filage, deux écheveaux de laine rouge, des pains de sucre, trois bidons de cinq litres d’huile d’olive, un sac de farine, un seau de lait, une jarre de beurre rance, du miel, une faucille et … deux soutien-gorge ! Tout cela accueilli à chaque déballage par d’interminables remerciements de la famille.
La fiancée n’est pas là. Elle ne sera présentée au garçon que demain au domicile de celui-ci lors de la soirée de mariage. Tard dans la nuit, visiblement satisfaite de l’accueil, notre délégation repart la bouche pâteuse de graisse et de sucre et le ventre chargé de brochettes d’abats, de beurre fondu, de plats de semoule et ragoût de mouton.
Le lendemain, on remet ça dès le milieu de l’après midi avec l’arrivée de la fiancée, sa famille et ses invités. «Mariage pluvieux, mariage heureux» dit-on chez nous. Si c’est vrai, ces deux là ne risquent rien ! Le plafond est bas sur Askemod et il tombe à nouveau des cordes. Il faudra attendre une accalmie pour la traditionnelle ronde de la fiancée. Montée sur un mulet et tenant un agneau dans ses bras elle fera trois fois le tour de la tente de réception accompagnée du cerbère, recevant des dates pour une future vie douce et sucrée, et des œufs et du lait pour une prompte fécondation. La fille est ensuite dévoilée sous la tente dans l’intimité des femmes et filles des deux familles et présentée au garçon qui célébrera l’évènement en l’invitant à l’ahidous traditionnel.
Puis l’ambiance devient plus festive. Des heures durant, les battements de mains, les chants, les youyous, les bendirs retentissent, s’enchaînent sans lassitude, galvanisent musiciens et danseuses, colonisent la nuit et la déclarent infinie dans les robes qui se frôlent et les corps qui balancent. Amina sublime, aérienne, illumine la nuit de ses déhanchements, virevolte, tourbillonne. D’autres derrières qui swinguent. Fesses fantasmées, univers ronds et fermes sous les caftans dans l’imaginaire des hommes troublés. La douleur du désir se lit dans certains regards. La maria cul sec dans les verres à thé, l’alcool comme accélérateur. Une grande tresse noire se libère sous le foulard. Un taadlount s’emballe pour la femme rebelle, libre puisque divorcée. Vibre aussi la peau tendue des autres percussions comme doit palpiter la poitrine du jeune homme invité à la danse. Résonnent alors plus fort les chants des femmes, y répondent ceux des hommes étonnés à mon arrivée qu’un roumi, à leurs yeux gâté par la vie, se complaise à leur coté. Mais comment devant ce spectacle pourrait-il en être autrement ? - Qu’est ce que tu fais par ici ? demande le militaire en permission. - Je me laisse éblouir - Tu veux boire ? - Non merci je ne mélange pas. Un petit sibsi me suffit. Se doute-t-il que c’est avec lui que je ne veux pas mélanger ? Je n’ai pas envie de me perdre dans une discussion ennuyeuse, avec un mec aviné et pété. J’ai déjà donné dans ces montagnes avec des fonctionnaires à la discussion parfois empestée de relents xénophobes envers leurs compatriotes berbères qu’ils doivent fréquenter par obligation.
Une accalmie. Le père du jeune marié prend la parole, remercie les invités pour leur présence et leur souhaite la baraka. Peut-être aussi les invite-t-ils à profiter pleinement et longuement de cette nuit de fête. Il demande aux joueurs de bendir de lancer un autre ahidous pour les mariés. Un rond se forme de part et d’autre des jeunes époux. Parents et beaux parents ainsi que des femmes plus âgées participent cette fois-ci. Les chants reprennent, moins frénétiques, dans une solennité presque grave, loin de la frivolité et l’enthousiasme du premier ahidous quand la mariée est sortie dévoilée de la tente. L’arrivée de la semoule interrompt la danse. Les groupes se forment autour des plats. Les boulettes sautent dans les mains. Les langues lèchent les grains restés collés entre les doigts. Les plats circulent d’un groupe à l’autre pendant que les parents du marié encouragent leurs hôtes à tout finir. Puis le thé se remet à couler et la maria de recirculer discrètement sous quelques djellabas. Impatients, les musiciens reprennent leurs bendirs... mais Amina n’est plus là ! Je l’ai vue sortir avec deux autres jeunes filles à l’arrivée des plats. Les deux filles sont revenues, pas elle... Les hommes exhortent alors d’autres femmes à la danse. Aucune ne répond. Pour les femmes mariées se serait chouma de se donner ainsi en spectacle en dehors du sacré de l’ahidous. Un homme appelle alors Fatima, l’encourage à danser. Son regard s’illumine, elle à le sourire qui dévaste, sourire d’un corps tout entier enfin dépouillé de sa pudeur quotidienne. Elle se lève et entraîne une amie dans le cercle des musiciens. Dansez pour ces hommes femmes, défilez dans l’espace, brûlez-les ; ils ont besoin de chaleur, ils sortent à peine de l’hiver.
Fatima et Amina sont des « putes » comme l’on dit ici. Amina est divorcée. Elle a choisi la liberté dans le divorce avec son premier mari qui lui manquait de respect et la rendait esclave de sa belle-famille. Peu de femmes dans ces montagnes osent cependant braver le droit coutumier et faire valoir le nouveau code de la famille qui permet à une femme de demander le divorce Alors ses parents l’ont reniée. Ainsi plus de honte pour eux, plus de pudeur pour elle. Mais qui demain se présentera pour demander sa main ? Fille seule, comme d’autres, veuves, femmes stériles ou considérées comme tel, elle n’a que ses charmes pour vivre. Ainsi rejetée, mise à l’index de la société, elle donne parfois son cul pour quelques sous les jours de souk et de fête. Les incantations des charlatans, qui ne seraient rien sans leurs herbes magiques, finiront par la débarrasser de la graine germée dans sa chair par le liquide d’un homme. Peut-être ces potions seront inefficaces si Allah veut la punir. Quel sera alors son devenir ? Celui de cet enfant bâtard rejeté de tous ? Pour Fatima c’est différent. Ses parents voulurent bien avaler leur déshonneur en acceptant son retour au foyer familial quand elle fût répudiée pour ne pas avoir donné d’enfant à l’homme qu’ils avaient choisi pour elle. Alors, éduquer les jeunes hommes avant le mariage serait plutôt faire preuve de générosité et de dévouement dans ce pays où la frustration sexuelle est élevée au rang de sport national. Amina est plus jeune que Fatima ; presque encore une adolescente, plus jolie aussi ; corps élancé, visage mince, longues jambes, yeux noirs en amande, seins durs dressés sous le caftan usagé, flottant sans aucun soutien à chaque ondulation des hanches, à chaque coup de rein limite provocateur. Le vertige se lit dans les yeux des adolescents et des hommes plus mûrs certainement lassés de leurs épouses déformées par les grossesses et les allaitements successifs, par des années de dur labeur et de soumission. Faites tourner les têtes femmes ! Donnez de l’illusion et du rêve à ces jeunes mâles écorchés vifs par des siècles de frustration. Moi je ne vous juge pas. Je vous admire même.
Vient une subite envie de fumer. Je voudrais sortir, prendre un peu l’air et quelques notes sur mon carnet, mais je crains que mon voisin me suive. Il est devenu trop gluant avec le mélange de maria et de hachich. Tant pis, il faut bien tenter. Je m’en débarrasserai dehors si besoin. Je réussis finalement à m’écarter discrètement, profitant de l’inattention du militaire invité par son voisin à une nouvelle rasade. Beaucoup de nuages ont quitté le ciel. Tous les oiseaux ne dorment pas. Sous une myriade d’étoiles comme exaltées après la pluie et par l’absence de lune, un seul veille : « Celui qui ne dort jamais la nuit » selon la légende. C’est notre rossignol. Le dos contre le mur de la maison voisine, ma frontale à sa place, réglage minimum mais suffisant, j’ajoute quelques lignes aux pages d’un carnet déjà noirci des notes du matin. Là-bas, le rythme frénétique des tambourins s’est apaisé doucement. Mon absence ne passera plus longtemps inaperçue. Je sais que Mohamed sortira à ma recherche dès qu’il aura remarqué ma disparition. Je dois revenir. ./...
Le surlendemain soir. De retour au gîte.
Reprendre et mettre en forme les notes griffonnées, les mots du vécu là où je les avais laissés et des souvenirs, qui resteront sans trace d’encre parce que manquent les mots justes. Sur le chemin j’avais trouvé Mohamed qui, comme je m’en doutais venait à ma recherche, mais nous ne retournions pas aux festivités. Il me dirigea vers la maison des parents du marié. Des femmes s’affairaient autour de la jeune fille ; la famille souhaitait des photos autour du jeune couple. Je ne me fis pas prier et pris une bonne trentaine de clichés. Parents, oncles, tantes, cousins ou amis proches, chacun voulait son souvenir auprès des mariés. Après la séance photo tout le monde retourna à la fête... sauf le jeune couple. Le lendemain matin je fus réveillé par les you-yous des femmes du clan. J’en compris le sens et me levai d’un bond car j’étais le seul à dormir encore. Dehors, groupés devant la maison des mariés, familles et invités ayant dormi sur place apprenaient que le mariage avait été dûment consommé. L’honneur des uns et des autres n’avait pas eu à en souffrir.
Sept heures du matin. Le temps est maussade. Il a plu une bonne partie de la nuit. La rivière est teintée café au lait par les déversements de la terre rouge à travers la multitude de ravins et sillons creusés dans les pentes et agrandis à chaque orage par manque de couvert végétal protecteur. Je rejoins Mohamed, Zimba, le petit Nordine et Rabha dans la maison familiale en contre bas du gîte.Le petit déjeuner est copieux : thé, café au lait épicé, pain huile d’olive, beurre, œufs brouillés. C’est que nous attendent au moins cinq heures de marche et Mohamed ne pars jamais le ventre vide !
Départ sous la pluie. Zimba et Nordine sur un mulet, Rabha sur un autre, Mohamed et moi à pied dans la gadoue… Je découvre les dégâts causés par les crues de la fin d’hiver. Par endroits la rivière a complètement mangé la piste. Les akka’s forment des barrages de rochers qui détournent le cours de la rivière. A environ une demi-heure de l’entrée des gorges, Mohamed me montre la nouvelle petite passerelle suspendue construite par son frère Ba Ou Ali et lui pour donner accès à leurs bêtes aux falaises rive gauche depuis la bergerie familiale, une grotte dans les vires d’altitude, rive droite à une heure trente de marche du gîte.
Le paysage est bouleversé. Nous n’effectuons pas moins de six traversées de rivière avec de l’eau jusqu’aux genoux avant d’entamer la rude montée vers le hameau. Le souk m’avait informé de la destruction de la piste en plusieurs endroits, mais j’étais très loin d’imaginer l’ampleur des dégâts. Même la grande passerelle a été emportée. Un énorme éboulis à trois cent mètres en amont a formé un barrage et fait monter le niveau de la rivière. Quand celui-ci a lâché, la force de l’eau venue brutaliser les rives a déstabilisé les deux structures en arche de pierres et rondins sur lesquelles reposaient les troncs de traversée. Quand les bâtis ont fini par céder les troncs de dix mètres de long qui traversaient la rivière à plus de trois mètres au-dessus du niveau normal ont été emportés et sont maintenant coincés à quelques dizaines de mètres en aval dans les rochers. Cette tillouguitte, comme celle d’Adènedoune à une dizaine de kilomètres en aval, permettait aux habitants des falaises depuis quatre générations un passage plus aisé qu’abrid n’afella, le chemin des hauteurs, entre leurs hameaux et bergeries, et la vallée.
Arrivés trempés, crottés et transis nous sommes accueillis chez la famille du fiancé, les Ayt Ouilkho. Je retrouve tout le petit monde avec qui j’avais fait connaissance lors de talloussi, la cérémonie de la tonte des moutons, à Amanezéranne, une place d’estive de ces Ayt Ouilkho dans les falaises qui dominent l’assif à trois cent mètres en contre bas.
La pièce où se trouvent déjà la famille et nombreux invités, n’est autre qu’une grande étable d’environ quinze mètres de long sur huit de large à l’architecture brute de pierres, bois et pisé avec sol en terre battue récemment nettoyé, nivelé et recouvert pour l’occasion de nattes et tapis, sauf sur deux mètres carrés à l’entrée ou s’amoncellent les chaussures boueuses des invités déjà présents. Trois énormes poutres de section carrée d’une bonne quarantaine de centimètres traversent d’un seul tenant toute la longueur de la pièce. Elles sont soutenues en leur milieu par autant de gros troncs d’arbres écorcés et patinés à leur base par le frottement des bêtes et à mi-hauteur par les centaines de caresses d’hommes et de femmes y glissant leurs mains au passage. Espacés de moins d’un mètre, une bonne trentaine de madriers bruts, de section inférieure mais d’une longueur atteignant quand même les quatre mètres, reposent perpendiculairement sur les trois énormes poutres maîtresses. C’est la structure porteuse de l’ensemble. L’ossature du plafond est faite d’une double épaisseur d’éclats de genévrier d’environ un mètre cinquante posés serrés sur les madriers transversaux. Par-dessus encore, une épaisse couche de branchages plus fins retient les vingt centimètres d’épaisseur d’argile blanche, la plus efficace en absorption paraît-il, qui participe à l’étanchéité du lieu. Deux fourneaux bricolés dans des bidons en tôle de deux cent litres chauffent agréablement l’atmosphère. Contre le mur en pisé, on a improvisé pour l’occasion deux fours à pain dans des demi-tonneaux posés à même le sol. Deux femmes s’y affairent et l’odeur des pains chauds active déjà les papilles.
On nous libère des places sur les nattes et tapis au plus près du fourneau et commence la ronde des verres à thé. Je sais qu’elle durera longtemps, très longtemps, tout le temps des festivités. Devrais-je faire une analyse de diabète en rentrant à Belfort ? A proximité, trois autres femmes s’activent aussi autour de deux foyers à même le sol où cuisent dans de gros chaudrons le siksou et le berkoks qui nourriront les invités de cette première soirée ; généralement la famille et les amis les plus proches. Bien sûr l’inévitable kanoun, brasero en terre cuite, accueille une grande théière sur laquelle veille le préposé au breuvage, un honneur qui ne saurait se refuser. A coté, deux gamines lavent des verres dans un énorme plateau en cuivre avant de les disposer sur deux rangs bien en cercle sur un autre plateau au milieu duquel trône déjà une autre théière prête à servir. Avec les premiers pains chauds arrivent aussi le beurre et l’huile d’olive. Les galettes de farines mélangées d’orge et de blé dur trempées dans l’huile d’olive sont un délice. La maîtresse de maison semble fière d’annoncer le millésime 2008 de oudi, le beurre rance et épicé, contenu dans une grande jarre qu’elle présente aux invités. Une année de vieillissement dans des jarres en terre cuite en prévision d’un grand évènement. Peut-être depuis que l’arrangement entre les deux familles fût scellé par le sacrifice d’un bouc dans la maison du futur mari. Elle y plonge une longue spatule en bois et en sort de quoi remplir une petite gamelle qu’elle pose sur les braises un instant, puis elle partage la pâte fondue dans trois bols et invite ses hôtes à y tremper généreusement le pain. Il y en a suffisamment pour tout le monde et pour les trois jours que durera la cérémonie. J’y vais chichement dans la mixture épicée malgré les encouragements de mes voisins ; pourtant j’aime ça. Quatre mots de Tamazight enrichis de quelques gestes et mimiques font comprendre à l’assistance hilare que mon organisme n’a pas, en la matière, le même seuil de résistance que le leur. Deux précédentes et malheureuses expériences me l’ont clairement fait entendre!
Le berkoks sera servi après la sieste reposante des invités voyageurs. Car nous ne sommes pas les seuls « étrangers » à la famille conviés pour l’occasion : deux couples et leur marmaille ont fait le déplacement depuis Adènedoune. D’autres viennent de Timquit, tout près à vol d’oiseau mais dont ils auront bravé tout comme nous sous la pluie, une longue et pénible descente jusqu’au fond des gorges avant de remonter jusqu’ici le même dénivelé dans les pentes et falaises opposées. Trois heures de marche sur des chemins inconfortables, boueux glissants, et délités au passage des akka’s. On rêverait d’une grande tyrolienne tendue d’une rive à l’autre entre des deux hameaux. D’autres invités encore sont arrivés des bergeries éparses dans les pentes rocailleuses du Djebel Kroûn.
Après le, les thés digestifs, Mohamed me pousse à suivre quelques femmes dans la pièce d’accueil de la maison familiale. Nous patientons sous le regard curieux des femmes et des enfants déjà présents, jusqu’aux youyous et chants qui annoncent une l’arrivée du fiancé et de sa mère.
C’est la cérémonie du henné et des brins de laine. La mère lave les pieds et les mains de son fils avec du henné fortement dilué. Une autre femme prépare des brins de laine qui ont trempé dans une pâte de henné concentré. Ils seront noués par la mère autour des doigts et des orteils du fiancé resté couvert sous le capuchon de sa djellaba depuis son arrivée. Il devra les garder plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils se déchirent ou tombent d’eux-mêmes. Je ne connais pas la signification du geste et il n’y a personne qui parle français pour m’éclairer. - Imchi répond Mohamed à qui je demande: «Pourquoi la laine ?». Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Voilà qui ne suffit pas à satisfaire ma curiosité, mais je n’en saurai pas plus. La cérémonie se termine par une distribution de dattes à tous les présents, à la suite de quoi tout le monde se rassemble dans la grande pièce de réception, cette fois-ci pour le thé apéritif avant la gamelle du soir. Il n’est que 17 heures et je sais que le repas ne sera pas servi avant longtemps. Il va me falloir user de diplomatie pour décliner au moins un thé sur deux. Mais non, après un seul verre j’échappe à l’overdose sans comprendre dans un premier temps la petite agitation qui s’empare de l’assemblée. Mon ange gardien me fait comprendre que nous partons cette fois-ci chez la fiancée. Une petite troupe d’une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la maison, quelques femmes portent des balluchons, deux mulets sont chargés de sacs et colis divers, un veau est attaché à un arbre par une corde enroulée autour des cornes et un troisième mulet se voit affublé de deux petites chèvres dans les poches du chouari : la dot !
Un homme fait le tour du rassemblement. Il tient un roseau de trois mètres environ fendu en deux à une extrémité. J’ai déjà assisté à ce spectacle une fois aux Ayt Khoya pour le mariage de la sœur d’Ali. C’est le gardien et protecteur de la future épouse sur le trajet, quand elle viendra rejoindre demain sa belle-famille et son futur époux. Dans la fente du roseau quelques billets de vingt, cinquante et même cent dirhams ont déjà été glissés. Le personnage joue bien son rôle, vocifère, invective l’assemblée. Le montant récolté n’est pas encore digne d’être remis à la famille de la fiancée. C’est chouma pour nous tous ! Badins et rigolards, quelques hommes lui répondent certainement que l’on ne se rend pas chez la fille du notable local. Finalement et de bon gré plusieurs billets supplémentaires dont le mien iront compléter la garniture du roseau. Satisfait cette fois-ci, le cerbère donne le signal du départ, les chants et les youyous stridents résonnant une fois de plus tout le long du parcours jusque chez la fiancée. Nous y sommes accueillis devant la maison par les parents et la famille proche. Tout le monde est invité à se rendre dans la grande pièce à vivre parée pour la circonstance des plus beaux tapis et coussins de la maisonnée. Le thé commence très vite à couler à flots, rapidement suivi de la ronde des brochettes d’abats de mouton. Après un laïus de l’émissaire du garçon et la remise des billets aux parents, les femmes déballent et exposent les cadeaux pour la fiancée : des petits sacs de henné, des cierges contre le mauvais œil, trois gandouras aux couleurs vives, un foulard aux couleurs de la tribu pour les jours de fête, d’autres pour le quotidien, deux paires de draps, une couverture, un ballot de laine déjà cardée prête au filage, deux écheveaux de laine rouge, des pains de sucre, trois bidons de cinq litres d’huile d’olive, un sac de farine, un seau de lait, une jarre de beurre rance, du miel, une faucille et … deux soutien-gorge ! Tout cela accueilli à chaque déballage par d’interminables remerciements de la famille.
La fiancée n’est pas là. Elle ne sera présentée au garçon que demain au domicile de celui-ci lors de la soirée de mariage. Tard dans la nuit, visiblement satisfaite de l’accueil, notre délégation repart la bouche pâteuse de graisse et de sucre et le ventre chargé de brochettes d’abats, de beurre fondu, de plats de semoule et ragoût de mouton.
Le lendemain, on remet ça dès le milieu de l’après midi avec l’arrivée de la fiancée, sa famille et ses invités. «Mariage pluvieux, mariage heureux» dit-on chez nous. Si c’est vrai, ces deux là ne risquent rien ! Le plafond est bas sur Askemod et il tombe à nouveau des cordes. Il faudra attendre une accalmie pour la traditionnelle ronde de la fiancée. Montée sur un mulet et tenant un agneau dans ses bras elle fera trois fois le tour de la tente de réception accompagnée du cerbère, recevant des dates pour une future vie douce et sucrée, et des œufs et du lait pour une prompte fécondation. La fille est ensuite dévoilée sous la tente dans l’intimité des femmes et filles des deux familles et présentée au garçon qui célébrera l’évènement en l’invitant à l’ahidous traditionnel.
Puis l’ambiance devient plus festive. Des heures durant, les battements de mains, les chants, les youyous, les bendirs retentissent, s’enchaînent sans lassitude, galvanisent musiciens et danseuses, colonisent la nuit et la déclarent infinie dans les robes qui se frôlent et les corps qui balancent. Amina sublime, aérienne, illumine la nuit de ses déhanchements, virevolte, tourbillonne. D’autres derrières qui swinguent. Fesses fantasmées, univers ronds et fermes sous les caftans dans l’imaginaire des hommes troublés. La douleur du désir se lit dans certains regards. La maria cul sec dans les verres à thé, l’alcool comme accélérateur. Une grande tresse noire se libère sous le foulard. Un taadlount s’emballe pour la femme rebelle, libre puisque divorcée. Vibre aussi la peau tendue des autres percussions comme doit palpiter la poitrine du jeune homme invité à la danse. Résonnent alors plus fort les chants des femmes, y répondent ceux des hommes étonnés à mon arrivée qu’un roumi, à leurs yeux gâté par la vie, se complaise à leur coté. Mais comment devant ce spectacle pourrait-il en être autrement ? - Qu’est ce que tu fais par ici ? demande le militaire en permission. - Je me laisse éblouir - Tu veux boire ? - Non merci je ne mélange pas. Un petit sibsi me suffit. Se doute-t-il que c’est avec lui que je ne veux pas mélanger ? Je n’ai pas envie de me perdre dans une discussion ennuyeuse, avec un mec aviné et pété. J’ai déjà donné dans ces montagnes avec des fonctionnaires à la discussion parfois empestée de relents xénophobes envers leurs compatriotes berbères qu’ils doivent fréquenter par obligation.
Une accalmie. Le père du jeune marié prend la parole, remercie les invités pour leur présence et leur souhaite la baraka. Peut-être aussi les invite-t-ils à profiter pleinement et longuement de cette nuit de fête. Il demande aux joueurs de bendir de lancer un autre ahidous pour les mariés. Un rond se forme de part et d’autre des jeunes époux. Parents et beaux parents ainsi que des femmes plus âgées participent cette fois-ci. Les chants reprennent, moins frénétiques, dans une solennité presque grave, loin de la frivolité et l’enthousiasme du premier ahidous quand la mariée est sortie dévoilée de la tente. L’arrivée de la semoule interrompt la danse. Les groupes se forment autour des plats. Les boulettes sautent dans les mains. Les langues lèchent les grains restés collés entre les doigts. Les plats circulent d’un groupe à l’autre pendant que les parents du marié encouragent leurs hôtes à tout finir. Puis le thé se remet à couler et la maria de recirculer discrètement sous quelques djellabas. Impatients, les musiciens reprennent leurs bendirs... mais Amina n’est plus là ! Je l’ai vue sortir avec deux autres jeunes filles à l’arrivée des plats. Les deux filles sont revenues, pas elle... Les hommes exhortent alors d’autres femmes à la danse. Aucune ne répond. Pour les femmes mariées se serait chouma de se donner ainsi en spectacle en dehors du sacré de l’ahidous. Un homme appelle alors Fatima, l’encourage à danser. Son regard s’illumine, elle à le sourire qui dévaste, sourire d’un corps tout entier enfin dépouillé de sa pudeur quotidienne. Elle se lève et entraîne une amie dans le cercle des musiciens. Dansez pour ces hommes femmes, défilez dans l’espace, brûlez-les ; ils ont besoin de chaleur, ils sortent à peine de l’hiver.
Fatima et Amina sont des « putes » comme l’on dit ici. Amina est divorcée. Elle a choisi la liberté dans le divorce avec son premier mari qui lui manquait de respect et la rendait esclave de sa belle-famille. Peu de femmes dans ces montagnes osent cependant braver le droit coutumier et faire valoir le nouveau code de la famille qui permet à une femme de demander le divorce Alors ses parents l’ont reniée. Ainsi plus de honte pour eux, plus de pudeur pour elle. Mais qui demain se présentera pour demander sa main ? Fille seule, comme d’autres, veuves, femmes stériles ou considérées comme tel, elle n’a que ses charmes pour vivre. Ainsi rejetée, mise à l’index de la société, elle donne parfois son cul pour quelques sous les jours de souk et de fête. Les incantations des charlatans, qui ne seraient rien sans leurs herbes magiques, finiront par la débarrasser de la graine germée dans sa chair par le liquide d’un homme. Peut-être ces potions seront inefficaces si Allah veut la punir. Quel sera alors son devenir ? Celui de cet enfant bâtard rejeté de tous ? Pour Fatima c’est différent. Ses parents voulurent bien avaler leur déshonneur en acceptant son retour au foyer familial quand elle fût répudiée pour ne pas avoir donné d’enfant à l’homme qu’ils avaient choisi pour elle. Alors, éduquer les jeunes hommes avant le mariage serait plutôt faire preuve de générosité et de dévouement dans ce pays où la frustration sexuelle est élevée au rang de sport national. Amina est plus jeune que Fatima ; presque encore une adolescente, plus jolie aussi ; corps élancé, visage mince, longues jambes, yeux noirs en amande, seins durs dressés sous le caftan usagé, flottant sans aucun soutien à chaque ondulation des hanches, à chaque coup de rein limite provocateur. Le vertige se lit dans les yeux des adolescents et des hommes plus mûrs certainement lassés de leurs épouses déformées par les grossesses et les allaitements successifs, par des années de dur labeur et de soumission. Faites tourner les têtes femmes ! Donnez de l’illusion et du rêve à ces jeunes mâles écorchés vifs par des siècles de frustration. Moi je ne vous juge pas. Je vous admire même.
Vient une subite envie de fumer. Je voudrais sortir, prendre un peu l’air et quelques notes sur mon carnet, mais je crains que mon voisin me suive. Il est devenu trop gluant avec le mélange de maria et de hachich. Tant pis, il faut bien tenter. Je m’en débarrasserai dehors si besoin. Je réussis finalement à m’écarter discrètement, profitant de l’inattention du militaire invité par son voisin à une nouvelle rasade. Beaucoup de nuages ont quitté le ciel. Tous les oiseaux ne dorment pas. Sous une myriade d’étoiles comme exaltées après la pluie et par l’absence de lune, un seul veille : « Celui qui ne dort jamais la nuit » selon la légende. C’est notre rossignol. Le dos contre le mur de la maison voisine, ma frontale à sa place, réglage minimum mais suffisant, j’ajoute quelques lignes aux pages d’un carnet déjà noirci des notes du matin. Là-bas, le rythme frénétique des tambourins s’est apaisé doucement. Mon absence ne passera plus longtemps inaperçue. Je sais que Mohamed sortira à ma recherche dès qu’il aura remarqué ma disparition. Je dois revenir. ./...
Le surlendemain soir. De retour au gîte.
Reprendre et mettre en forme les notes griffonnées, les mots du vécu là où je les avais laissés et des souvenirs, qui resteront sans trace d’encre parce que manquent les mots justes. Sur le chemin j’avais trouvé Mohamed qui, comme je m’en doutais venait à ma recherche, mais nous ne retournions pas aux festivités. Il me dirigea vers la maison des parents du marié. Des femmes s’affairaient autour de la jeune fille ; la famille souhaitait des photos autour du jeune couple. Je ne me fis pas prier et pris une bonne trentaine de clichés. Parents, oncles, tantes, cousins ou amis proches, chacun voulait son souvenir auprès des mariés. Après la séance photo tout le monde retourna à la fête... sauf le jeune couple. Le lendemain matin je fus réveillé par les you-yous des femmes du clan. J’en compris le sens et me levai d’un bond car j’étais le seul à dormir encore. Dehors, groupés devant la maison des mariés, familles et invités ayant dormi sur place apprenaient que le mariage avait été dûment consommé. L’honneur des uns et des autres n’avait pas eu à en souffrir.
Retour de 16 jours en Birmanie - février 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
voilà quelques (!) lignes retraçant mon voyage de 16 jours en Birmanie en février 2016. Les 5 premiers jours étaient à 3, puis les 11 derniers jours en solo. En espérant que cela puisse vous resservir...bonne lecture! En bas du "jour par jour", quelques impressions sur ce très beau voyage!
Jour 1 : Paris – Nyaungshwe Vol Qatar Airways vers Doha puis Yangon. Très bonne compagnie avec service de qualité, confort et électronique de bord performante (~ 850€, billets réservés 2 mois avant). De là, changement de terminal (international à national) puis direction Heho. Un taxi nous emmène vers la ville de Nyaungshwe, non loin des berges du lac Inle. La fin d’une longue journée de transport ! Arrivée au ???; l’hôtel est très correct. Location de vélos pour longer la rive est du lac (en fait, la route reste quand même assez éloignée du bord de l’eau), jusqu’au paisible Inle Resort (on voit que les lodges vont fleurir le long des berges …). Sur le retour, arrêt au « Vineyard », où l’on peut déguster des vins locaux : on nous a conseillé de ne pas prendre le plateau dégustation, on a opté directement pour la bouteille ! Le vin n’est pas extraordinaire, mais le panorama et le coucher de soleil valent le détour. Retour dans la pénombre au village, l’esprit légèrement embrumé par le jus de raisin fermenté et le décalage horaire. Il ne fait vraiment pas très chaud, bien fait de prendre une polaire !
Jour 2 : Nyaungshwe Réveil matinal (« j’ai beau être matinal, j’ai mal ! »), au gré des pompiers qui font leur entraînement dans la caserne juste à côté et des chiens qui ont hurlé à la mort durant la nuit. La température n’est pas très élevée. Excursion à la journée sur le lac, circuit plutôt classique, réservé par le biais de l’hôtel. Notre guide nous emmène dans un premier temps au marché de Khang Daing, a priori un des plus « rustiques ». Visite d’une fabrique d’argent, puis traversée vers In Dain, sa trèèèèès longue artère commerçante, où on retrouve toujours les mêmes articles, jusqu’au sommet où trônent de nombreux stupas. De l’autre côté du village, joli point de vue depuis des stupas isolés. Déjeuner à In Dain, puis visite de fabrique de textiles, jardins flottants très parcourus. Beau coucher de soleil sur le lac à proximité des pêcheurs qui remontent leurs filets. Retour frais au village. Le soir, apéro au Pub Asiatico (sympa !), resto Richland « rooftop » puis retour à l’hôtel.
Jour 3 : Nyaungshwe – Bagan Journée consacrée à un « trek sur 1 journée » (plutôt une balade) autour de Nyaungshwe. Le guide nous emmène à travers les montagnes arides et pelées vers de petits villages à flanc de montagne. La balade en elle-même n’a pas grand intérêt, mais nous croisons en chemin une cérémonie pour l’ouverture d’une nouvelle route et prenons le thé dans une petite caverne avec un moine qui vit là. Nous déjeunons ensuite dans un village chez le « maire » qui faisait bosser d’autres villageois pour couler une dalle en ciment devant chez lui. Un moment très sympa avec « dégustation » de leurs cigares locaux et de l’alcool de riz. On reprend ensuite le chemin pour redescendre vers Nyaungshwe, vue de jolies ruines de temples. Départ vers 19h pour prendre le bus direction Bagan. Les bus sont bien entendu sur-climatisés, mais confortables et pourvus de couvertures.
Jour 4 : Bagan Arrivée 4h30 à Bagan, un peu déboussolés après une nuit forcément agitée : beaucoup de virages au début et plusieurs arrêts obligatoires le long de la route pour le repos du chauffeur. Pas le courage de négocier de si bon matin… un taxi chérot nous emmène au Innwa Motel à Nyaung U, où tout le monde dort. On fait quand même le check-in, puis laissons nos bagages avant que le taxi nous emmène voir un lever de soleil « là où c’est le mieux ». Je suis un peu réticent…Il n’y a pas grand monde au début, mais cela se remplit bien vite : nous apprendrons plus tard que nous étions sur le Shwesandaw qui est a priori le spot le plus fréquenté pour les levers / couchers de soleil. Les photographes grimpent n’importe où pour avoir la meilleure photo, les gens s’engueulent car on est serré comme des sardines, ç’en est presque dangereux car les marches sont raides. Heureusement, pour limiter cela, le gouvernement vient d’interdire depuis le 1er mars 2016 de grimper sur la majorité des temples (hors 5 temples dont le Shwesandaw…ils ne veulent pas se priver d’une telle manne de touristes…). C’est selon moi une très bonne décision. Après le néanmoins beau lever de soleil auquel nous venons d’assister et l’envol de très nombreux ballons, nous prenons la décision de louer des vélos pour voir les temples d’Old et New Bagan. Le soleil tape assez fort en pleine journée, mais ce circuit se fait bien à vélo. Les sites sont très beaux et il n’y a finalement pas trop de monde. Beaucoup de jolis Bouddhas, part belle est faite aux monuments dorés. Nous sommes encore vus comme des curiosités par les touristes birmans qui n’hésitent pas à se prendre en photo avec nous, avec ou sans accord de notre part ! Détour par les bords de l’Irrawaddy où beaucoup d’ouvriers s’affairent à décharger des bateaux, puis déjeuner dans une petite échoppe en bord de route, où le serveur nous sort une boule à neige « Only Lyon », c’était très inattendu ! En fin de journée, en revenant des bords de l’Irrawaddy à New Bagan, on se perd un peu dans la plaine centrale ensablée, mais il n’y a personne et les couleurs de fin de journée sur les temples isolés en briquette rouge sont vraiment très belles. Retour de nuit à Nyaung U.
Jour 5 : Bagan Aujourd’hui, c’est location d’e-bike (scooter électrique) pour parcourir de plus grandes distances, notamment pour aller voir les plus grands temples de la plaine centrale. Hormis quelques passages sablonneux pas terribles et un peu casse-gueule, le parcours se fait bien en e-bike. Là encore, une très belle journée de temples, avec mention spéciale pour le grand Sulamani. Mes amis partent pour le Mont Popa et c’est le début de mon voyage solo. Je finis par les temples le plus à l’est, dont le joli temple tout blanc. Enfin, virée nocturne vers la très jolie Shwesigon, qui aurait inspiré la majorité des stupas du pays, et qui est également très bien éclairée à la nuit tombée. Assez peu de touristes à cette heure-ci, c’est très agréable !
Jour 6 : Bagan – Mandalay Départ 5h30 vers l’embarcadère, il fait froid ! Le bateau dispose de grands fauteuils en osier confortables et je passe la journée à me reposer entre le pont supérieur et ma place ça fait beaucoup de bien après les longues journées à Bagan. Le trajet permet de voir la vie active au bord de l’Irrawaddy. Petit déjeuner et déjeuner servis à bord, très corrects. Arrivée à Mandalay vers 17h après avoir croisé Sagaing. Hôtel Eternity Resort très bien, même si un peu trop isolé du « centre » (même s’il n’y en a pas vraiment un). Très bon dîner dans un « grill » non loin du quartier routard sur la 35ème.
Jour 7 : Mandalay Au départ, un moto-taxi trouvé dans le quartier des batteurs d’or devait simplement m’emmener à l’embarcadère pour Mingun, mais après discussion avec lui, il va m’emmener toute la journée vers les principaux points d’intérêt de la zone ! Direction donc le grand monastère à Amarapura, puis le pont de U-Bein, le plus long pont en teck du monde (1.1 km), avec de jolis paysages alentour. Pas grand monde sur le pont à cette heure-ci, je crois comprendre que ce n’est pas le cas au lever et au coucher du soleil… De l’autre côté, 0 touriste, je me retrouve dans un petit monastère avec des enfants, avec qui je joue au ballon et essaie d’apprendre quelques bonnes prononciations grâce à mon guide papier sur lequel je peux les faire lire ce que je veux dire. Un très bon moment ! Le temple voisin vient d’être rénové et est fort joli. Ensuite, Sagaing, qui m’a un peu moins marqué et qui est finalement plus impressionnante vue depuis l’Irrawaddy ou depuis Mandalay. Les nombreuses collines parsemées de stupas dorés sont un régal. Mais une fois arrivé au sommet du plus haut temple, le panorama était moins impressionnant. 30 min de moto jusqu’à Mingun qui m’a beaucoup plu, avec ses 3 points d’intérêt atypiques : le temple qui aurait dû être achevé aurait été tout bonnement gigantesque et ses ruines sont très impressionnantes ! A proximité, la pagode Hsinbyume, toute de blanche vêtue, est également très jolie enfin, une des plus grandes cloches du monde (90T !). En sortant de Mingun, nous sommes bloqués sur la route par une procession Karen avec de superbes tenues colorées, des bœufs bariolés et des enfants dans une tenue protocolaire de toute beauté. Chouette ! Sur le retour, un peu gourmand peut-être, je demande au chauffeur de m’emmener à Inwa. Mais il est en fait assez tard, je suis tout seul dans le bateau qui traverse, tout seul également dans la calèche qui me fait faire un tour express des principaux sites d’intérêt, tout seul enfin sur la majorité des sites car tout le monde a déserté. Ca a finalement son charme car j’ai le sentiment qu’il y a beaucoup de monde en journée, mais c’est un peu expédié ! Retour au crépuscule vers Mandalay dans les bouchons ! Resto dans un restaurant de rue indien et ses très bons chapatis.
Jour 8 : Mandalay – Mawlamyine Journée consacrée à la visite des sites de la ville. Départ par le Mandalay Hill, où je ne croise absolument aucun touriste au cours de la longue montée (pieds nus bien sûr). En revanche, en ce jour de Saint-Valentin, que de couples d’ados qui sont habillés de la même façon (au moins le T-shirt / chemise) et qui se tiennent la main pudiquement sur les bancs qui longent la montée ! Le temple tout en haut est très joli. En redescendant, passage par les 2 temples voisins de Kuthodaw et Kyaukthawgyi, impressionnants par la quantité de stupas blancs qui formeraient « le plus grand livre du monde ». Ensuite, la pagode Sandamuni et le très joli temple en teck Shwenanday, dont les murs sont finement ciselés. Je décide de partir à pied vers l’entrée du Palais Royal en passant par des petites rues où on est très étonné de me voir ! Cet ensemble, contrôlé par les militaires au beau milieu de la ville, est assez étrange…Le point de vue depuis la tour d’observation est sympa, la salle du trône également, mais le reste est assez vide, car reconstitué. Vaut le coup d’être vu quand même ! (10000 kyats pour les sites d’intérêt de la ville) Une moto à la sortie m’emmène ensuite vers le début de la balade du Lonely dans les quartiers ouest jusqu’aux quais de l’Irrawaddy là encore, pas croisé un touriste et les sourires sont de mise dans les rues où résonne les Mingulabah ! Retour à l’hôtel après un petit détour par le très joli monastère Shwe In Bin, en bois également. Depuis une des gares routières, un bus bariolé m’emmène à Mawlamyine, 12h de trajet de nuit ! Arrêts obligatoires bouffe et repos tout au long de la nuit. La ferveur des birmans pour le championnat de foot anglais est assez surprenante !
Jour 9 : Mawlamyine Arrivée à 5h30 dans une ville encore endormie. Les quelques hôtels / pensions que je sollicite sont pleins, l’offre hôtelière reste aujourd’hui plutôt limitée. Je vais en bord de fleuve jusqu’au Breeze GH en attendant qu’une chambre se libère pour voir si elle peut convenir. C’est le cas après 2 heures d’attente, mais je n’ai vraiment pas envie d’une chambre aveugle et assez miteuse pour cette nuit…je m’oriente vers le Sandalwood non loin, mais avec plus de confort. Repos puis visite des sites principaux de la ville : le marché, traversée en bateau vers la jolie petite île au Shampoing, où un moine me fait la visite…d’un peu trop près !, la cathédrale puis le soir arrivant, les 3 jolis temples sur la crête qui surplombe la ville. Je rencontre alors Min, un prof d’anglais, ancien moine, qui me propose de me conduire en moto le lendemain vers les sites plus éloignés. En redescendant, parade pour le nouvel an chinois et scène en bord de rivière, avec concours de danse participatif « Gangnam Style », gagné haut la main par un Sud-coréen face à ses adversaires birmans !
Jour 10 : Mawlamyine – Hpa An Min m’emmène donc le lendemain vers le gigantesque bouddha couché de 180 mètres de long, il fait un peu toc, mais il est très impressionnant ! A l’intérieur, un « musée » retrace la vie du 3ème Bouddha, Min m’explique les détails car tout est écrit en birman. En face, un bouddha encore plus grand est en train de voir le jour. Non loin, la dépouille embaumée du fondateur, exposée « façon Hô Chi Minh ». La suite : une pagode au sommet d’une colline assez raide, dont l’entrée est gardée par de nombreux singes un grand centre de méditation (600 « méditants ») avec un curieux mélange de moines et d’occidentaux, par chance nous arrivons pendant le repas des moines. Min m’emmène ensuite manger chez un ami à lui dans un village plus isolé très bon moment avec sa famille, je suis accueilli comme un roi, un peu gêné car on voit qu’ils n’ont pas énormément de moyens. Le fils m’emmène faire un tour du village sous les yeux amusés de ses copains. Retour vers la ville où nos chemins se séparent…merci Min ! 2h de bus (1000 Kyats !) vers Hpa An. Les paysages sont de plus en plus verdoyants en s’approchant de cette ville. Là aussi, l’offre hôtelière est limitée et je comprends que beaucoup de pensions et hôtels sont complets. Je trouve l’hôtel Parami où ma première nuit sera dans une grande chambre « Superior » car les standards sont prises. Je ne m’en prive pas ! Repos au temple qui surplombe la rivière pour le soleil couchant. La ville respire la sérénité, je sens que ça va me plaire ! Resto très local recommandé par l’hôtel, très bon curry !
Jour 11 : Hpa An J’avais réservé un tour à la journée auprès de la Soe Brothers GH. Départ 8h dans un tuk-tuk avec d’autres personnes seules dormant ou non dans cette GH. Une très belle journée à sillonner la campagne environnante, ses jardins remplis de bouddhas, son étrange pagode sur un rocher au milieu d’un lac et ses grottes profondes et richement décorées, parfois un peu trop clinquantes car tout juste rénovées ! A la sortie de la plus grande (???), agréable petit parcours en pirogue colorée sur des canaux au milieu des rizières – ce qui semblait être une exception est en train de devenir un business pour les pêcheurs du coin… Dans le dernier temple, nous nous amusons à parcourir un labyrinthe…pas si simple que ça ! Retour en ville, et dîner avec mes rencontres du jour. J’avais demandé à changer de chambre pour repasser dans une « standard »…mais c’était quand même mieux la « Superior », sans hésiter ! Etonnant, non ? J
Jour 12 : Hpa An Le resto de la veille, peut-être le plus « à touristes » que j’ai pu faire de tout le voyage, ne m’a pas réussi…nuit difficile ! Avec un français rencontré la veille, nous décidons de louer des scooters pour aller monter au Zwekabin. La montée est assez raide et il commence à faire chaud, en 1h30 le sommet est atteint. La vue d’en haut est un peu « blanche », le site en lui-même n’a pas un intérêt énorme, mais c’est surtout le plaisir d’être monté en haut de cette montagne biscornue ! Redescente un peu longuette. Je décide de partir seul vers la grotte Bayin Nyi, où je ne croise pas le moindre touriste car le site est assez éloigné (+ de 30 km). C’est vraiment un très joli site bien décoré et avec des sources chaudes dans lesquelles les locaux se baignent. Sur le retour, arrêt à la Bat Cave (là on ne peut pas dire que j’aie été seul !) où tout le monde attend sagement 18h30…A cette heure, des millions (?) de chauve-souris sortent de leur grotte en même temps, formant une sorte de serpent qui sinue dans le ciel. Très impressionnant ! Je n’aimerais pas voir l’intérieur de la grotte, qui doit crouler sous des tonnes de guano…
Jour 13 : Hpa An – Kinpun Bus vers Kyaikto (5 heures). Une moto m’emmène vers Kinpun, vers l’hôtel que j’avais (pour une fois !) réservé : Eternity Resort. Tout confort, bien plus cher que le reste du pays (50$), mais très agréable même si un peu isolé. Les hôtels en haut sont encore bien plus chers (au moins 100$)…Il fait très chaud, je reste un peu à l’hôtel avant de me diriger vers le départ des camions spécialement aménagés pour monter au Rocher d’Or. Beaucoup d’étudiants autour de moi, nous sommes bien serrés, au moins, ça ne bougera pas ! Et ça tombe bien, car le camion monte à folle allure sur les routes sinueuses, façon montagnes russes, les étudiants sont morts de rire et contribuent à la joyeuse ambiance de la montée ! Arrivée en haut, beaucoup de monde (surtout des locaux), au milieu des chaises à porteur et des porteurs de bagages, des militaires et des moines. Des échafaudages en bambou sont en train d’être montés autour du Rocher, c’est un peu dommage. On sent une vraie révérence des Birmans pour ce Rocher, j’aime beaucoup cette ambiance détendue qui règne sur l’esplanade alentour. La plupart des personnes attendent le coucher du soleil, mais je ne pourrai pas y assister car le dernier camion qui descend part à 18h…ça a quand même son avantage de dormir en haut car l’ambiance doit être encore très différente. Avant de retourner au camion, j’en profite pour descendre dans le village et voir les autres temples voisins. Le bus qui redescend va encore plus vite, ma voisine US n’est vraiment pas rassurée ! Dîner dans l’artère principale de Kinpun pleine de restaurants et de magasins de souvenir, désespérément vides !
Jour 14 : Kinpun – Rangoon Un tuk-tuk m’emmène à la gare de Kyaikto, j’avais vraiment envie de tester le train. Ticket en Ordinary Class, bancs en bois, train qui bouge dans tous les sens et marchands ambulants qui repassent 20 fois pour proposer leur marchandise. Un sacré souvenir ! Gros point noir : le plastique et le polystyrène jetés sur le bord des voies…une catastrophe ! Tout le monde s’en fout : « je ne le vois plus, ce n’est plus mon problème ». Il y a encore un gros travail de sensibilisation, qui commence à être amorcé sur les sites les plus touristiques (surtout à Bagan et Mandalay). Arrivée à Rangoon, un taxi (voiture car pas le droit aux motos) m’amène à la GH que j’avais réservée, non loin du lac Inya, derrière le Sedona. Chambre de 4, mais tout était parfait dans cette GH, reprise récemment par un couple de Birmans et un couple de Français. Dîner au Sabai, très bon mais un peu chic (pas le courage d’aller au Centre…)
Jour 15 : Rangoon Départ pour une journée de balade dans la ville. Petit marché près de l’hôtel, puis moto jusqu’au bouddha couché richement orné (surtout ses pieds !) puis le Nga Htat Gyi non loin et son grand bouddha assis. Balade à travers le quartier résidentiel autour du musée Aung San puis descente vers le lac Kandawgyi. Tour du lac jusqu’à la Tower, puis taxi vers Sule Paya. Là, je rencontre un étudiant avec qui je sympathise. De fil en aiguille, je me retrouve à boire un thé dans un salon de thé non loin, puis il me propose de m’emmener chez lui, avec son père qui n’est pas loin, car « ce serait un grand honneur que tu viennes manger à la maison ». Direction donc Dalah, ferry pour traverser le fleuve, moto jusqu’au « Snake Temple » où vivent une vingtaine de pythons non agressifs car nourris au lait par des nonnes (!). De là, on se retrouve dans sa famille où la mère a prévu un gros repas, délicieux. Je reste quelques heures avec eux, les fils qui parlent un peu anglais. Leur maison, détruite par Nargis en 2008 est encore en cours de construction et le père est fier de me montrer tout ce qu’il a pu construire au fil du temps. Au moment de partir, je me vois même offrir des cadeaux pour avoir accepté d’être venu… incroyable ! La gentillesse des Birmans est vraiment marquante. De retour à Rangoon, je visite la très belle et impressionnante Shwedagon à la nuit tombante, puis (grosse erreur !) à pied vers Chinatown. Pas grand-chose à voir, si ce n’est ces étals de brochettes avec tous types de nourriture. Retour en taxi à l’hôtel après cette journée vraiment inattendue !
Le lendemain avion le matin pour retour en France !
Très clairement, c’est pour moi le plus beau voyage en Asie du Sud-Est que j’aie été amené à faire jusqu’à ce jour…. après avoir visité (je ne prétendrai pas avoir tout vu de ces pays!) le Vietnam, les Philippines, le Laos et une partie du Cambodge.
Ce qui m’a le plus plu : la sérénité de Hpa An et ses sites environnants, la gentillesse des locaux qui m’ont amené à vivre de très belles expériences humaines, l'élégance des Birmanes.
On voit que le pays évolue vite en termes de tourisme (si j’ai bien compris, on est passé de 800 000 à 3 millions de visiteurs en 5 ans…). Pour le moment, cela ne se ressent pas vraiment, dans la fréquentation comme dans l'attitude des gens vis-à-vis des touristes, mais ça peut amener à changer. Le pays évolue beaucoup depuis quelques années (et c'est tant mieux pour eux!), et on voit que tout le monde a un téléphone portable, les motos rendent les rues plus bruyantes et plus polluées, le plastique est omniprésent (mais ça ce n’est pas lié), les prix sont à la hausse (pour avoir une idée, j’ai dû dépenser 650€ sur place en 16 jours, ce qui reste bas, je vous l’accorde, mais plus haut que les pays voisins…). Le tourisme arrive, mais le pays ne semble pas encore en mesure de contenir cela… l'infrastructure hôtelière risque d'avoir en tout cas du mal à absorber la manne touristique.
Voilà, si vous avez des questions sur ce voyage, n’hésitez pas à me contacter ! Mais je ne peux que recommander un voyage dans ce beau pays...
A bon entendeur!
voilà quelques (!) lignes retraçant mon voyage de 16 jours en Birmanie en février 2016. Les 5 premiers jours étaient à 3, puis les 11 derniers jours en solo. En espérant que cela puisse vous resservir...bonne lecture! En bas du "jour par jour", quelques impressions sur ce très beau voyage!
Jour 1 : Paris – Nyaungshwe Vol Qatar Airways vers Doha puis Yangon. Très bonne compagnie avec service de qualité, confort et électronique de bord performante (~ 850€, billets réservés 2 mois avant). De là, changement de terminal (international à national) puis direction Heho. Un taxi nous emmène vers la ville de Nyaungshwe, non loin des berges du lac Inle. La fin d’une longue journée de transport ! Arrivée au ???; l’hôtel est très correct. Location de vélos pour longer la rive est du lac (en fait, la route reste quand même assez éloignée du bord de l’eau), jusqu’au paisible Inle Resort (on voit que les lodges vont fleurir le long des berges …). Sur le retour, arrêt au « Vineyard », où l’on peut déguster des vins locaux : on nous a conseillé de ne pas prendre le plateau dégustation, on a opté directement pour la bouteille ! Le vin n’est pas extraordinaire, mais le panorama et le coucher de soleil valent le détour. Retour dans la pénombre au village, l’esprit légèrement embrumé par le jus de raisin fermenté et le décalage horaire. Il ne fait vraiment pas très chaud, bien fait de prendre une polaire !
Jour 2 : Nyaungshwe Réveil matinal (« j’ai beau être matinal, j’ai mal ! »), au gré des pompiers qui font leur entraînement dans la caserne juste à côté et des chiens qui ont hurlé à la mort durant la nuit. La température n’est pas très élevée. Excursion à la journée sur le lac, circuit plutôt classique, réservé par le biais de l’hôtel. Notre guide nous emmène dans un premier temps au marché de Khang Daing, a priori un des plus « rustiques ». Visite d’une fabrique d’argent, puis traversée vers In Dain, sa trèèèèès longue artère commerçante, où on retrouve toujours les mêmes articles, jusqu’au sommet où trônent de nombreux stupas. De l’autre côté du village, joli point de vue depuis des stupas isolés. Déjeuner à In Dain, puis visite de fabrique de textiles, jardins flottants très parcourus. Beau coucher de soleil sur le lac à proximité des pêcheurs qui remontent leurs filets. Retour frais au village. Le soir, apéro au Pub Asiatico (sympa !), resto Richland « rooftop » puis retour à l’hôtel.
Jour 3 : Nyaungshwe – Bagan Journée consacrée à un « trek sur 1 journée » (plutôt une balade) autour de Nyaungshwe. Le guide nous emmène à travers les montagnes arides et pelées vers de petits villages à flanc de montagne. La balade en elle-même n’a pas grand intérêt, mais nous croisons en chemin une cérémonie pour l’ouverture d’une nouvelle route et prenons le thé dans une petite caverne avec un moine qui vit là. Nous déjeunons ensuite dans un village chez le « maire » qui faisait bosser d’autres villageois pour couler une dalle en ciment devant chez lui. Un moment très sympa avec « dégustation » de leurs cigares locaux et de l’alcool de riz. On reprend ensuite le chemin pour redescendre vers Nyaungshwe, vue de jolies ruines de temples. Départ vers 19h pour prendre le bus direction Bagan. Les bus sont bien entendu sur-climatisés, mais confortables et pourvus de couvertures.
Jour 4 : Bagan Arrivée 4h30 à Bagan, un peu déboussolés après une nuit forcément agitée : beaucoup de virages au début et plusieurs arrêts obligatoires le long de la route pour le repos du chauffeur. Pas le courage de négocier de si bon matin… un taxi chérot nous emmène au Innwa Motel à Nyaung U, où tout le monde dort. On fait quand même le check-in, puis laissons nos bagages avant que le taxi nous emmène voir un lever de soleil « là où c’est le mieux ». Je suis un peu réticent…Il n’y a pas grand monde au début, mais cela se remplit bien vite : nous apprendrons plus tard que nous étions sur le Shwesandaw qui est a priori le spot le plus fréquenté pour les levers / couchers de soleil. Les photographes grimpent n’importe où pour avoir la meilleure photo, les gens s’engueulent car on est serré comme des sardines, ç’en est presque dangereux car les marches sont raides. Heureusement, pour limiter cela, le gouvernement vient d’interdire depuis le 1er mars 2016 de grimper sur la majorité des temples (hors 5 temples dont le Shwesandaw…ils ne veulent pas se priver d’une telle manne de touristes…). C’est selon moi une très bonne décision. Après le néanmoins beau lever de soleil auquel nous venons d’assister et l’envol de très nombreux ballons, nous prenons la décision de louer des vélos pour voir les temples d’Old et New Bagan. Le soleil tape assez fort en pleine journée, mais ce circuit se fait bien à vélo. Les sites sont très beaux et il n’y a finalement pas trop de monde. Beaucoup de jolis Bouddhas, part belle est faite aux monuments dorés. Nous sommes encore vus comme des curiosités par les touristes birmans qui n’hésitent pas à se prendre en photo avec nous, avec ou sans accord de notre part ! Détour par les bords de l’Irrawaddy où beaucoup d’ouvriers s’affairent à décharger des bateaux, puis déjeuner dans une petite échoppe en bord de route, où le serveur nous sort une boule à neige « Only Lyon », c’était très inattendu ! En fin de journée, en revenant des bords de l’Irrawaddy à New Bagan, on se perd un peu dans la plaine centrale ensablée, mais il n’y a personne et les couleurs de fin de journée sur les temples isolés en briquette rouge sont vraiment très belles. Retour de nuit à Nyaung U.
Jour 5 : Bagan Aujourd’hui, c’est location d’e-bike (scooter électrique) pour parcourir de plus grandes distances, notamment pour aller voir les plus grands temples de la plaine centrale. Hormis quelques passages sablonneux pas terribles et un peu casse-gueule, le parcours se fait bien en e-bike. Là encore, une très belle journée de temples, avec mention spéciale pour le grand Sulamani. Mes amis partent pour le Mont Popa et c’est le début de mon voyage solo. Je finis par les temples le plus à l’est, dont le joli temple tout blanc. Enfin, virée nocturne vers la très jolie Shwesigon, qui aurait inspiré la majorité des stupas du pays, et qui est également très bien éclairée à la nuit tombée. Assez peu de touristes à cette heure-ci, c’est très agréable !
Jour 6 : Bagan – Mandalay Départ 5h30 vers l’embarcadère, il fait froid ! Le bateau dispose de grands fauteuils en osier confortables et je passe la journée à me reposer entre le pont supérieur et ma place ça fait beaucoup de bien après les longues journées à Bagan. Le trajet permet de voir la vie active au bord de l’Irrawaddy. Petit déjeuner et déjeuner servis à bord, très corrects. Arrivée à Mandalay vers 17h après avoir croisé Sagaing. Hôtel Eternity Resort très bien, même si un peu trop isolé du « centre » (même s’il n’y en a pas vraiment un). Très bon dîner dans un « grill » non loin du quartier routard sur la 35ème.
Jour 7 : Mandalay Au départ, un moto-taxi trouvé dans le quartier des batteurs d’or devait simplement m’emmener à l’embarcadère pour Mingun, mais après discussion avec lui, il va m’emmener toute la journée vers les principaux points d’intérêt de la zone ! Direction donc le grand monastère à Amarapura, puis le pont de U-Bein, le plus long pont en teck du monde (1.1 km), avec de jolis paysages alentour. Pas grand monde sur le pont à cette heure-ci, je crois comprendre que ce n’est pas le cas au lever et au coucher du soleil… De l’autre côté, 0 touriste, je me retrouve dans un petit monastère avec des enfants, avec qui je joue au ballon et essaie d’apprendre quelques bonnes prononciations grâce à mon guide papier sur lequel je peux les faire lire ce que je veux dire. Un très bon moment ! Le temple voisin vient d’être rénové et est fort joli. Ensuite, Sagaing, qui m’a un peu moins marqué et qui est finalement plus impressionnante vue depuis l’Irrawaddy ou depuis Mandalay. Les nombreuses collines parsemées de stupas dorés sont un régal. Mais une fois arrivé au sommet du plus haut temple, le panorama était moins impressionnant. 30 min de moto jusqu’à Mingun qui m’a beaucoup plu, avec ses 3 points d’intérêt atypiques : le temple qui aurait dû être achevé aurait été tout bonnement gigantesque et ses ruines sont très impressionnantes ! A proximité, la pagode Hsinbyume, toute de blanche vêtue, est également très jolie enfin, une des plus grandes cloches du monde (90T !). En sortant de Mingun, nous sommes bloqués sur la route par une procession Karen avec de superbes tenues colorées, des bœufs bariolés et des enfants dans une tenue protocolaire de toute beauté. Chouette ! Sur le retour, un peu gourmand peut-être, je demande au chauffeur de m’emmener à Inwa. Mais il est en fait assez tard, je suis tout seul dans le bateau qui traverse, tout seul également dans la calèche qui me fait faire un tour express des principaux sites d’intérêt, tout seul enfin sur la majorité des sites car tout le monde a déserté. Ca a finalement son charme car j’ai le sentiment qu’il y a beaucoup de monde en journée, mais c’est un peu expédié ! Retour au crépuscule vers Mandalay dans les bouchons ! Resto dans un restaurant de rue indien et ses très bons chapatis.
Jour 8 : Mandalay – Mawlamyine Journée consacrée à la visite des sites de la ville. Départ par le Mandalay Hill, où je ne croise absolument aucun touriste au cours de la longue montée (pieds nus bien sûr). En revanche, en ce jour de Saint-Valentin, que de couples d’ados qui sont habillés de la même façon (au moins le T-shirt / chemise) et qui se tiennent la main pudiquement sur les bancs qui longent la montée ! Le temple tout en haut est très joli. En redescendant, passage par les 2 temples voisins de Kuthodaw et Kyaukthawgyi, impressionnants par la quantité de stupas blancs qui formeraient « le plus grand livre du monde ». Ensuite, la pagode Sandamuni et le très joli temple en teck Shwenanday, dont les murs sont finement ciselés. Je décide de partir à pied vers l’entrée du Palais Royal en passant par des petites rues où on est très étonné de me voir ! Cet ensemble, contrôlé par les militaires au beau milieu de la ville, est assez étrange…Le point de vue depuis la tour d’observation est sympa, la salle du trône également, mais le reste est assez vide, car reconstitué. Vaut le coup d’être vu quand même ! (10000 kyats pour les sites d’intérêt de la ville) Une moto à la sortie m’emmène ensuite vers le début de la balade du Lonely dans les quartiers ouest jusqu’aux quais de l’Irrawaddy là encore, pas croisé un touriste et les sourires sont de mise dans les rues où résonne les Mingulabah ! Retour à l’hôtel après un petit détour par le très joli monastère Shwe In Bin, en bois également. Depuis une des gares routières, un bus bariolé m’emmène à Mawlamyine, 12h de trajet de nuit ! Arrêts obligatoires bouffe et repos tout au long de la nuit. La ferveur des birmans pour le championnat de foot anglais est assez surprenante !
Jour 9 : Mawlamyine Arrivée à 5h30 dans une ville encore endormie. Les quelques hôtels / pensions que je sollicite sont pleins, l’offre hôtelière reste aujourd’hui plutôt limitée. Je vais en bord de fleuve jusqu’au Breeze GH en attendant qu’une chambre se libère pour voir si elle peut convenir. C’est le cas après 2 heures d’attente, mais je n’ai vraiment pas envie d’une chambre aveugle et assez miteuse pour cette nuit…je m’oriente vers le Sandalwood non loin, mais avec plus de confort. Repos puis visite des sites principaux de la ville : le marché, traversée en bateau vers la jolie petite île au Shampoing, où un moine me fait la visite…d’un peu trop près !, la cathédrale puis le soir arrivant, les 3 jolis temples sur la crête qui surplombe la ville. Je rencontre alors Min, un prof d’anglais, ancien moine, qui me propose de me conduire en moto le lendemain vers les sites plus éloignés. En redescendant, parade pour le nouvel an chinois et scène en bord de rivière, avec concours de danse participatif « Gangnam Style », gagné haut la main par un Sud-coréen face à ses adversaires birmans !
Jour 10 : Mawlamyine – Hpa An Min m’emmène donc le lendemain vers le gigantesque bouddha couché de 180 mètres de long, il fait un peu toc, mais il est très impressionnant ! A l’intérieur, un « musée » retrace la vie du 3ème Bouddha, Min m’explique les détails car tout est écrit en birman. En face, un bouddha encore plus grand est en train de voir le jour. Non loin, la dépouille embaumée du fondateur, exposée « façon Hô Chi Minh ». La suite : une pagode au sommet d’une colline assez raide, dont l’entrée est gardée par de nombreux singes un grand centre de méditation (600 « méditants ») avec un curieux mélange de moines et d’occidentaux, par chance nous arrivons pendant le repas des moines. Min m’emmène ensuite manger chez un ami à lui dans un village plus isolé très bon moment avec sa famille, je suis accueilli comme un roi, un peu gêné car on voit qu’ils n’ont pas énormément de moyens. Le fils m’emmène faire un tour du village sous les yeux amusés de ses copains. Retour vers la ville où nos chemins se séparent…merci Min ! 2h de bus (1000 Kyats !) vers Hpa An. Les paysages sont de plus en plus verdoyants en s’approchant de cette ville. Là aussi, l’offre hôtelière est limitée et je comprends que beaucoup de pensions et hôtels sont complets. Je trouve l’hôtel Parami où ma première nuit sera dans une grande chambre « Superior » car les standards sont prises. Je ne m’en prive pas ! Repos au temple qui surplombe la rivière pour le soleil couchant. La ville respire la sérénité, je sens que ça va me plaire ! Resto très local recommandé par l’hôtel, très bon curry !
Jour 11 : Hpa An J’avais réservé un tour à la journée auprès de la Soe Brothers GH. Départ 8h dans un tuk-tuk avec d’autres personnes seules dormant ou non dans cette GH. Une très belle journée à sillonner la campagne environnante, ses jardins remplis de bouddhas, son étrange pagode sur un rocher au milieu d’un lac et ses grottes profondes et richement décorées, parfois un peu trop clinquantes car tout juste rénovées ! A la sortie de la plus grande (???), agréable petit parcours en pirogue colorée sur des canaux au milieu des rizières – ce qui semblait être une exception est en train de devenir un business pour les pêcheurs du coin… Dans le dernier temple, nous nous amusons à parcourir un labyrinthe…pas si simple que ça ! Retour en ville, et dîner avec mes rencontres du jour. J’avais demandé à changer de chambre pour repasser dans une « standard »…mais c’était quand même mieux la « Superior », sans hésiter ! Etonnant, non ? J
Jour 12 : Hpa An Le resto de la veille, peut-être le plus « à touristes » que j’ai pu faire de tout le voyage, ne m’a pas réussi…nuit difficile ! Avec un français rencontré la veille, nous décidons de louer des scooters pour aller monter au Zwekabin. La montée est assez raide et il commence à faire chaud, en 1h30 le sommet est atteint. La vue d’en haut est un peu « blanche », le site en lui-même n’a pas un intérêt énorme, mais c’est surtout le plaisir d’être monté en haut de cette montagne biscornue ! Redescente un peu longuette. Je décide de partir seul vers la grotte Bayin Nyi, où je ne croise pas le moindre touriste car le site est assez éloigné (+ de 30 km). C’est vraiment un très joli site bien décoré et avec des sources chaudes dans lesquelles les locaux se baignent. Sur le retour, arrêt à la Bat Cave (là on ne peut pas dire que j’aie été seul !) où tout le monde attend sagement 18h30…A cette heure, des millions (?) de chauve-souris sortent de leur grotte en même temps, formant une sorte de serpent qui sinue dans le ciel. Très impressionnant ! Je n’aimerais pas voir l’intérieur de la grotte, qui doit crouler sous des tonnes de guano…
Jour 13 : Hpa An – Kinpun Bus vers Kyaikto (5 heures). Une moto m’emmène vers Kinpun, vers l’hôtel que j’avais (pour une fois !) réservé : Eternity Resort. Tout confort, bien plus cher que le reste du pays (50$), mais très agréable même si un peu isolé. Les hôtels en haut sont encore bien plus chers (au moins 100$)…Il fait très chaud, je reste un peu à l’hôtel avant de me diriger vers le départ des camions spécialement aménagés pour monter au Rocher d’Or. Beaucoup d’étudiants autour de moi, nous sommes bien serrés, au moins, ça ne bougera pas ! Et ça tombe bien, car le camion monte à folle allure sur les routes sinueuses, façon montagnes russes, les étudiants sont morts de rire et contribuent à la joyeuse ambiance de la montée ! Arrivée en haut, beaucoup de monde (surtout des locaux), au milieu des chaises à porteur et des porteurs de bagages, des militaires et des moines. Des échafaudages en bambou sont en train d’être montés autour du Rocher, c’est un peu dommage. On sent une vraie révérence des Birmans pour ce Rocher, j’aime beaucoup cette ambiance détendue qui règne sur l’esplanade alentour. La plupart des personnes attendent le coucher du soleil, mais je ne pourrai pas y assister car le dernier camion qui descend part à 18h…ça a quand même son avantage de dormir en haut car l’ambiance doit être encore très différente. Avant de retourner au camion, j’en profite pour descendre dans le village et voir les autres temples voisins. Le bus qui redescend va encore plus vite, ma voisine US n’est vraiment pas rassurée ! Dîner dans l’artère principale de Kinpun pleine de restaurants et de magasins de souvenir, désespérément vides !
Jour 14 : Kinpun – Rangoon Un tuk-tuk m’emmène à la gare de Kyaikto, j’avais vraiment envie de tester le train. Ticket en Ordinary Class, bancs en bois, train qui bouge dans tous les sens et marchands ambulants qui repassent 20 fois pour proposer leur marchandise. Un sacré souvenir ! Gros point noir : le plastique et le polystyrène jetés sur le bord des voies…une catastrophe ! Tout le monde s’en fout : « je ne le vois plus, ce n’est plus mon problème ». Il y a encore un gros travail de sensibilisation, qui commence à être amorcé sur les sites les plus touristiques (surtout à Bagan et Mandalay). Arrivée à Rangoon, un taxi (voiture car pas le droit aux motos) m’amène à la GH que j’avais réservée, non loin du lac Inya, derrière le Sedona. Chambre de 4, mais tout était parfait dans cette GH, reprise récemment par un couple de Birmans et un couple de Français. Dîner au Sabai, très bon mais un peu chic (pas le courage d’aller au Centre…)
Jour 15 : Rangoon Départ pour une journée de balade dans la ville. Petit marché près de l’hôtel, puis moto jusqu’au bouddha couché richement orné (surtout ses pieds !) puis le Nga Htat Gyi non loin et son grand bouddha assis. Balade à travers le quartier résidentiel autour du musée Aung San puis descente vers le lac Kandawgyi. Tour du lac jusqu’à la Tower, puis taxi vers Sule Paya. Là, je rencontre un étudiant avec qui je sympathise. De fil en aiguille, je me retrouve à boire un thé dans un salon de thé non loin, puis il me propose de m’emmener chez lui, avec son père qui n’est pas loin, car « ce serait un grand honneur que tu viennes manger à la maison ». Direction donc Dalah, ferry pour traverser le fleuve, moto jusqu’au « Snake Temple » où vivent une vingtaine de pythons non agressifs car nourris au lait par des nonnes (!). De là, on se retrouve dans sa famille où la mère a prévu un gros repas, délicieux. Je reste quelques heures avec eux, les fils qui parlent un peu anglais. Leur maison, détruite par Nargis en 2008 est encore en cours de construction et le père est fier de me montrer tout ce qu’il a pu construire au fil du temps. Au moment de partir, je me vois même offrir des cadeaux pour avoir accepté d’être venu… incroyable ! La gentillesse des Birmans est vraiment marquante. De retour à Rangoon, je visite la très belle et impressionnante Shwedagon à la nuit tombante, puis (grosse erreur !) à pied vers Chinatown. Pas grand-chose à voir, si ce n’est ces étals de brochettes avec tous types de nourriture. Retour en taxi à l’hôtel après cette journée vraiment inattendue !
Le lendemain avion le matin pour retour en France !
Très clairement, c’est pour moi le plus beau voyage en Asie du Sud-Est que j’aie été amené à faire jusqu’à ce jour…. après avoir visité (je ne prétendrai pas avoir tout vu de ces pays!) le Vietnam, les Philippines, le Laos et une partie du Cambodge.
Ce qui m’a le plus plu : la sérénité de Hpa An et ses sites environnants, la gentillesse des locaux qui m’ont amené à vivre de très belles expériences humaines, l'élégance des Birmanes.
On voit que le pays évolue vite en termes de tourisme (si j’ai bien compris, on est passé de 800 000 à 3 millions de visiteurs en 5 ans…). Pour le moment, cela ne se ressent pas vraiment, dans la fréquentation comme dans l'attitude des gens vis-à-vis des touristes, mais ça peut amener à changer. Le pays évolue beaucoup depuis quelques années (et c'est tant mieux pour eux!), et on voit que tout le monde a un téléphone portable, les motos rendent les rues plus bruyantes et plus polluées, le plastique est omniprésent (mais ça ce n’est pas lié), les prix sont à la hausse (pour avoir une idée, j’ai dû dépenser 650€ sur place en 16 jours, ce qui reste bas, je vous l’accorde, mais plus haut que les pays voisins…). Le tourisme arrive, mais le pays ne semble pas encore en mesure de contenir cela… l'infrastructure hôtelière risque d'avoir en tout cas du mal à absorber la manne touristique.
Voilà, si vous avez des questions sur ce voyage, n’hésitez pas à me contacter ! Mais je ne peux que recommander un voyage dans ce beau pays...
A bon entendeur!
Climat en mai - juin sur Sulawesi et les Togians? English translation pending
hello,
Etant sur les starting blocks pour départ en Indonésie vers fin mai jusqu a fin juin (1 mois, 20.05 - 20.06 environs).
ayant déjà visite Sumatra, java, Bali, lombok, flores, sulawesi (toraja) ( 2x 2 mois, il y a 13 et 12 ans). je souhaitai re voyager dans ce merveilleux pays, mais plutôt du cote de sulawesi nord et plus précisément des îles togians (genre makassar - toraja - tentena - togians - gorontalo (pas manado)- et a priori vol jusqu a Bali pour les derniers jours avant de rentrer en Europe)
après avoir consulte quelques posts, j ai quelques inquiétudes sur le climat au nord sulawesi vers la fin mai début juin et plus précisément sur les îles togians...
est ce la période la plus pluvieuse et cela ne risque pas de gâcher notre séjour a Sulawesi et sur ces îles superbes ? vaut il mieux déplacer/annuler/reporter le séjour sur sulawesi & togians et aller plutôt sur d autres coins du pays ? sachant que le ramadan commence le 06 juin, qu est ce qui est le plus judicieux ? sachant que je repartirai probablement de Jakarta
merci d avance de vos infos, conseils, et bonnes idées !! cordialement
après avoir consulte quelques posts, j ai quelques inquiétudes sur le climat au nord sulawesi vers la fin mai début juin et plus précisément sur les îles togians...
est ce la période la plus pluvieuse et cela ne risque pas de gâcher notre séjour a Sulawesi et sur ces îles superbes ? vaut il mieux déplacer/annuler/reporter le séjour sur sulawesi & togians et aller plutôt sur d autres coins du pays ? sachant que le ramadan commence le 06 juin, qu est ce qui est le plus judicieux ? sachant que je repartirai probablement de Jakarta
merci d avance de vos infos, conseils, et bonnes idées !! cordialement
Visa chinois et relevé bancaire English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut-il me préciser concernant le montant devant figurer sur le relevé bancaire à présenter lors de la demande de visa.
Il y a t-il un minimum, est-ce selon la durée du séjour?
N'ayant plus de relevés bancaires qui me sont adressés mais uniquement consultables sur le Net, quelle solution adopter?
Cordialement.
Un mois à Sulawesi et aux Raja Ampat English translation pending
Bonjour à tous!
habituellement je participe à ce forum en aidant les voyageurs sur la Thaïlande, mais cette fois c'est moi qui ai besoin d'aide.
Voilà: je pars avec mon ami 1 mois en Indonésie (10/09 au 8/10).
Nous souhaitons visiter la Sulawesi et Raja Ampat.
Voilà ce à quoi nous avons pensé:
arrivée J1 à jakarta J2 vol jakarta - makassar J3 - makassar trajet de nuit jusqu'à rantepao J4-5-6 Rantepao J 7-8-9 Tentena J10 Ampana-Togian J 11-12-13-14-15 Togian J16-17-18 Manado - Parc national J 19 trajet vers Raja ampat J 20 à 25 Raja Ampat J 26 retour Jakarta J 27 vol retour
Voilà mes questions:
dois je prévoir plus de temps pour rentrer de Raja Ampat à Jakarta? J'ai lu que parfois les transports indonésiens n'étaient pas toujours bien planifiés ...
Dois je rajouter / enlever des jours à Rantepao - tentena? Je ne me rend pas compte du temps à y consacrer.
J'aurais voulu peut être faire une étape à Bunaken, mais aurais je le temps? est ce que ça vaut le coup à votre avis?
si vous avez d'autres remarques, je suis preneuse, car le Lonely Planet ne m'a pas forcément bien aidé.
Merci par avance
Emilie
habituellement je participe à ce forum en aidant les voyageurs sur la Thaïlande, mais cette fois c'est moi qui ai besoin d'aide.
Voilà: je pars avec mon ami 1 mois en Indonésie (10/09 au 8/10).
Nous souhaitons visiter la Sulawesi et Raja Ampat.
Voilà ce à quoi nous avons pensé:
arrivée J1 à jakarta J2 vol jakarta - makassar J3 - makassar trajet de nuit jusqu'à rantepao J4-5-6 Rantepao J 7-8-9 Tentena J10 Ampana-Togian J 11-12-13-14-15 Togian J16-17-18 Manado - Parc national J 19 trajet vers Raja ampat J 20 à 25 Raja Ampat J 26 retour Jakarta J 27 vol retour
Voilà mes questions:
dois je prévoir plus de temps pour rentrer de Raja Ampat à Jakarta? J'ai lu que parfois les transports indonésiens n'étaient pas toujours bien planifiés ...
Dois je rajouter / enlever des jours à Rantepao - tentena? Je ne me rend pas compte du temps à y consacrer.
J'aurais voulu peut être faire une étape à Bunaken, mais aurais je le temps? est ce que ça vaut le coup à votre avis?
si vous avez d'autres remarques, je suis preneuse, car le Lonely Planet ne m'a pas forcément bien aidé.
Merci par avance
Emilie
Pondichéry et les villages environnants English translation pending
PONDICHERY ET SES ENVIRONS
J'arrive le 5 janvier à 8H30 à Chennai. Le vol au départ de Bruxelles jusqu’à Dubaï a duré 6H30. J'ai me suis endormie en regardant un film que j'ai dû repasser dix fois.... une escale de 2H50 dans l'immense aéroport de Dubaï puis 4H de vol vers Chennai. Ce dernier vol fut pénible car j'ai eu le syndrome des jambes sans repos (pieds qui chauffent et font mal); je devais les bouger sans cesse.... Une bonne heure pour les formalités d'arrivée et récupérer mes bagages....ha oui, pour une fois, ils m'ont suivie! A la sortie, le taxi m'attendait avec une pancarte à mon nom il m’emmène à la Swades guest-house à Pondichéry dans le quartier musulman. Je suis accueillie par Ilyas et son épouse. Je prends possession de ma petite chambre puis prends une douche avant de m'endormir deux heures. J'ai déjà pris rendez-vous dans le centre Kerala pour un massage ayurvédique pratiqué par deux masseuses afin qu'il soit fait en harmonie; je ressens immédiatement un bien-être (1000 roupies/14 euros). Je rentre en tuc-tuc. Petite parenthèse: là en écrivant, je lève les yeux et vois un écureuil sur le mur. En soirée, je vais manger dans un endroit idéal à Pondichéry: resto Séagulls. Face au golf du Bengale. (500 roupies/7€) pour une bière et un byriari riz-poisson. Je rentre à la GH par mes propres moyens en suivant mon plan, munie de ma lampe de poche. Inutile de dire que j'ai dû quand-même demander trois fois mon chemin!Pas douée... Je vais dormir et passe une très bonne nuit.
Mercredi 6 janvier, je commence la journée en rangeant ma chambre qui est déjà un foutoir! Je prends le café sur la terrasse en discutant avec d'autres touristes. Je me rends dans une crèche à 4 km de Pondichéry afin de remettre un sac d'habits. Pour les plus grands, ils seront déposés dans une église pour les orphelins. Au retour, j'achète une carte de téléphone (à savoir qu'ici, c'est comme si on demandait un visa....copie du passeport, du visa, photo! rebelote pour l'activation en redemandant par tél toutes mes coordonnées y compris le nom de mon père). Balade dans la ville. Le soir, massage ayurvédique et pasta-champignons crème.
Jeudi 7 janvier. Ce matin, je vois un médecin ayurvédique pour mon épaule il me prescrit un traitement adapté par massage aux herbes médicinales, sirop et capsules. En rentrant, j’achète des fruits au marché. Fin d'après-midi, je vais marcher le long de la mer sur l'étroite bande de sable. Les vagues sont énormes et se jettent sur les rochers; c'est impossible de s'y baigner. Je bois mon premier thaï masala depuis trois ans sur la promenade puis visite du temple de Ganesh.
Vendredi 8 janvier. Je débute par mon soin ayurvédique à l'épaule et rentre à pied. Après la sieste, balade dans une grande artère commerçante et visite de l'église de l'Immaculée conception. Les indiens catholiques vénèrent la vierge et Jésus à la mode hindoue. C’est marrant! Le soir, je rentre dans le noir avec ma lampe de poche au beau milieu du trafic intense.....
Les jours suivants se ressembleront: grosse fatigue, soins ayurvédiques pour mon épaule, repos, balade, manger..... J'ai passé un bon séjour à la Swades GH. L'ambiance y était conviviale. 1000 à 1500 roupies selon la chambre. Mon séjour à Pondichéry a passé très vite! à ne rien faire juste décompresser. Ce qui n'est déjà pas mal… Bonne petite adresse, sympa !
Mardi 12 janvier: début du circuit avec un chauffeur de Monsieur Murali, patron de l’agence locale Southvieuw.tours. Mr. Murali parle français, ce qui m’arrange bien. Le chauffeur, par contre, parle l’anglais et le tamoul…. Départ à 10 h. Destination: Chidambaram. Il commence bien, il recule dans une moto et pète son phare arrière. Il est jeune, sympa et tout mignon… Nous arrivons à Chidambaram vers 13 H en passant par des petits villages. Le chauffeur, dont je ne maîtrise pas encore le prénom (finalement, je vais l’appeler Raj), arrête en chemin pour me montrer comment on fabrique des cordes à la main... impressionnant ! Nous continuons la route au milieu des rizières. Je loge au The grand Park (réservé avec agoda à 30€ la nuit, pet-déj compris). La chambre est impeccable, propre, climatisée. La nourriture est bonne. J'ai mangé mon premier talli du voyage: riz servi sur une feuille de bananier avec un chappattis (genre de crêpe de pain) et d'une sorte de gros chips...le tout entouré de petits pots de sauce diverses, souvent épicées....il y en a pour tous les goûts. Je me souviens en avoir mangé un talli avec ma maman chez les Krishna à Durbuy en Belgique et elle avait adoré mais c'était moins "spicy". Petite pensée pour toi maman qui me suit de là-haut. Je vais visiter Natarajar comprenant le grand temple de Mâhârâja (Shiva), celui de Kamasundari et le temple Mukuruni Vinayaka (Ganèche) à Chidambaram. Je passe trois heures à déambuler d'un bout à l'autre, de gopuram en gopuram (ce sont les quatre entrées). A 18H30, j'assiste à l'Artî (cérémonie du soir, marquant la fin de la journée) au son des cloches, cymbales et tout ce qui fait du bruit. Les nombreux fidèles lèvent les bras, tapent dans les mains, se tapotent les joues pendant que le Brahman (prêtre) fait la cérémonie du feu. Je suis ensuite sortie croyant que c'était fini mais des tas de pèlerins arrivaient encore...alors, je ne sais pas...je n'y suis pas retournée....peut-être demain soir.
Mercredi 13 janvier. Je dois choisir entre le temple de Gangaikondacholapuram ou la réserve de Pichavaram car je n'aurais pas le temps de faire les deux vu mon rythme lent. J’ai choisi la réserve. Départ à 10H. Je pars en barque à travers la forêt par les petits canaux. Après deux heures, le bout de la plage s'annonce. J'ai le droit d'y faire une halte d'une heure mais je n'aurais pas le droit de me baigner. grrr… Les femmes n'ont pas ce droit dans ce lieu! Retour en barque. Le tout aura duré quatre heures pour 1100 roupies (16€). Nous rentrons à Chidambaram. Je pars seule visiter un coin de la ville; je galère pour retrouver l’hôtel! J'ai faim; j’achète des chips au chili, grandeur démesurée, un verre de jus de bambou et des ananas que je mangerai plus tard.
Jeudi 14 janvier. Nous démarrons à 9 H direction Sirkhali. Dans ce village, il y un un temple de Shiva, bien entendu déserté totalement par les touristes. Mais, c'était bien le but du circuit de sortir des sentiers battus. Le temple m'a beaucoup plu je reste plus d'une heure à le visiter et à y traîner. Le must se trouve à l'étage où se trouve 2 colossales statues de Shiva et Parvati... Une vingtaine de km plus loin, je visite le temple de Tiruvengadu (seule touriste aussi...j'adore)! Il est assez grand et on trouve des statues de beaucoup de Dieu hindous. On y trouve 63 petites statues habillées, en plus des grandes statues. Dans la cour, l'entrée du temple comporte de magnifiques peintures au plafond. On y vénère un arbre (un banyan) de 2000 ans mais je ne suis pas sûr que ce soit celui que j'ai vu étant donné mon incompétence en botanique. Direction Pompular en bord de mer. Le chauffeur me dit qu'il y a des bateaux. Je fais quelques centaines de mètres pour y arriver comptant bien faire un tour en mer. Sur place, je suis déçue de ne voir que bateaux et barques de pêcheurs. Avec mon savoir-faire légendaire (hum), j'ai réussi à me faire embarquer sur une barque de pêcheurs avec quelques uns d'entre-deux pour faire mon petit tour en mer et gratuit en plus. J'étais contente et le driver a rigolé quand je lui ai raconté. Il est 15H quand nous arrivons à la destination finale du jour à Thirukkadaiyur. Hôtel Mookanbigai residency (14€). Plutôt sommaire. En début de soirée, je me rends au Abirami temple Amirthakadeshwarar, consacré à Shiva, qui a la particularité de célébrer des cérémonies de remariage. Les couples âgés viennent de tous les coins pour y renouveler leur mariage après 40, 50 ou 60 ans. Le soir, je mange un chapatti. Il n'y a pas trop le choix ici car c'est un petit bled. Par contre, la bourgade commence à s'agiter car demain, c'est la fête....
Vendredi 15 janvier. Aujourd'hui, débute la fête de Pongal qui commence pour trois jours. C'est le nouvel an tamoul et la fête des moissons; fête importante en Inde du sud. Le premier jour s'appelle Bhogi Pongal; ils décorent les maisons avec des dessins devant la porte, des branches de cannes à sucre, des fleurs et des fruits. Ils achètent des nouveaux vêtements et brûlent les anciens pour commencer une nouvelle vie. Cette tradition ne peut pas être pratiquée par tous! Départ à 9H direction Vélankani, une ville de pèlerinage catholique comme Lourdes mais avec des pèlerins indiens. Il y a une cathédrale et une basilique. Les deux premières étapes seront Thillaiyadi et Erukkattachery, deux anciens temples dédiés à Ganèche. Je suis la seule visiteuse (j’adore). Ensuite, Traquebar qui est une ville côtière avec son temple en bord de mer. J’y prends un café et l'air marin avant de m'enfoncer dans les petits chemins de terre voir les maisons de paille. Je pense qu'il ne doit pas avoir beaucoup de touristes à s'aventurer dans ces lieux. Je fais une photo de la petite maison de mes rêves.... Nous accélérons pour arriver une trentaine de km plus loin au temple de Thyagaraja à Tiruvavur. Les temples ferment de 13 à 16H. Il me sera donc accordé 30 minutes pour faire la visite de ce beau temple ; j'assiste à la cérémonie de fermeture. Il n'est pas possible de faire le suivant qui est sur le chemin à cause de l'heure donc tout droit vers l'hôtel Clinton Parc Inn (luxe à Vélankana - 53 € la nuit sans le petit déj). A 16H30, départ pour le temple de Tiruchenkatengudi que je voulais absolument voir. Nous passons dans des bleds que le chauffeur ne connaissait pas il doit demander le chemin à maintes reprises. Il m'avouera que ce n'est pas un circuit ordinaire, qui n'est jamais demandé par les touristes....Mais voilà, je ne suis pas une touriste ordinaire et il le comprend bien. En fait, je voulais faire les villages au maximum et je suis comblée ! Ça me rappelle un gars de voyage forum qui m'a demandé si c'était une blague quand j'ai annoncé mon parcours...et bien non!!!! Bref, j'arrive au temple, situé en pleine pampa, juste à temps pour la cérémonie de fin de journée qui est identique à celle de Chidambaram mais avec nettement moins de peuple (lol)... Je suis contente de ma journée et de mon programme. Malgré tout, je suis obligée de supprimer des destinations par manque de temps.
Samedi 16 janvier. Je passe la journée complète à Vélankani. Deuxième jour de fête qui s'appelle Surya Pongal. C'est le jour le plus important, dédié au Dieu Soleil (Surya). Les gens se rendent visite et échangent leurs vœux. Les femmes font bouillir du riz avec du lait et du sucre brun pour confectionner des desserts et laissent déborder ce mélange, signe d'une prochaine récolte abondante. Je débute ma matinée avec un mal de nuque, de tête et d'épaule. Je prends le temps avant de démarrer en lisant un extrait de mon nouveau livre de chevet de Sri Aurobindo et en faisant un peu de méditation. Je profite aussi de ce jour de l'an indien pour arrêter de fumer. Ceci étant dit, je sors de l'hôtel à 10H30 pour me rendre directement à la majestueuse Basilique d'un blanc immaculé. Je suis un peu à l'avance pour la messe ce qui me permet d'avoir l'ultime place assise au sol avec (Dieu soit loué) une colonne derrière moi sans quoi je n'aurais pas tenu les deux heures. Les cars arrivent par dizaine toute la journée et il y a des milliers de pèlerins. La Basilique comporte plusieurs annexes. On peut faire bénir des objets (photos pour ma part)! Il y a une salle à l'étage où l'on peut se recueillir. En redescendant, j'entre dans une autre salle où l'on célèbre aussi une messe à laquelle j'assiste aussi. En sortant, il y a une magnifique galerie représentant la vie du Christ; à la sortie, une énorme statue du Christ sous une cascade. Un peu plus loin, il y a une salle de méditation où je passe un peu de temps. Puis s'ensuit un long chemin de croix en plein air d'env. 1 km aller/retour que les pèlerins choisissent de faire à genoux dans l'allée de sable. Je me contente de marcher à leur côté sur le bitume. Au bout de l'allée, on offre de l'eau bénite (bon, le mec ouvre un robinet et voilà quoi...). Sur le côté droit, il y a la cathédrale dont l'autel est d'une splendeur à en couper le souffle. La messe va commencer mais je sors avant. Je reviens donc sur mes pas empruntant le chemin de croix pour quitter l'enceinte religieuse et aller me reposer à la plage, 500 mètres plus loin. Déjà pour y arriver, il faut se faufiler dans la rue noire de monde. Je n'ai pas été la seule à avoir eu l’idée d’aller à la plage...il y a des milliers de personnes. Je bois un jus de noix de coco, fait quelques photos, flâne d'échoppes en échoppes avant de prendre le chemin du retour. Je fini ma sortie par un bon resto (le Kerala, en face de l’hôtel/conseillé par mon driver). Poulet rôti, noddles légumes et eau pour 3€), délicieux. J'ai encore succombé à ma folie: achat d'un sac ....Pas de cigarettes aujourd'hui.
Dimanche 17 janvier. Direction Tanjore. En cours de route, je visite plusieurs temples. La première grande étape sera Kumbakonam en commençant par le Mahamakam (bassin sacré) où tous les 12 ans, il y a un grand pèlerinage ; il est bordé de 16 templions mais le bassin est vide pour rénovation. Ensuite, ce sera le temple Sirangapani, dédié à Vishnu. Puis le temple de Nageswara Swami. Enfin, le temple Kumbeshvara, dédié à Shiva (le Dieu qui détruit tout pour mieux le reconstruire). Très beau temple; j'assiste à la cérémonie de la fin de matinée. Avant d'y entrer, je suis invitée par le peuple à manger une coupe de riz au lait vanillé, préparé pour Pongal. Délicieux. La deuxième grande étape sera Dharasuram, immense parc qui entoure le temple. Les gens sont assis par terre dans ce parc, la plupart des familles avec enfants. C'est un temple Chola (bâti entre 1150 et 1175), donc rien à voir avec les temples très colorés vu auparavant. Aujourd'hui, c’est le troisième jour de Pongal. On décore les bêtes avec des colliers de fleurs, les cornes des vaches sont colorées. J'ai croisé un cortège de vaches, moutons, chiens, ânes… et le tout en musique ! J'arrive enfin au temple de Swamimalai, on y honore Netra Vinayaka ici on prie Ganèche qui est réputé pour redonner la vue. Tanjore pointe enfin son nez. Je loge chez l'habitant où je suis servie au même titre qu'une reine au point que c'est un peu gênant. Ce petit vieux couple est adorable. Le repas est fait maison et je me régalé (maison d'hôte de Râjâ, ami de Mr Murali: 22€/nuit, pet.déj inclus). Le soir, je vais voir le grand temple de Brihadishvarza pour le voir illuminé. J'y retournerai demain en journée. C'est la foire foraine et je retombe en enfance le temps de quelques instants... L'avantage ici, c'est qu'on ne se ruine pas en s'amusant sur les attractions! J'en profite car j'adore ça...
Lundi 18 janvier. Ce matin, je vais visiter le Marata Palace (palais et musée). La visite coûte 300 roupies (env. 5€). La première partie consiste à voir un film sur Tanjore, le palais et le temple. La clim est à fond et je suis obligée de me coincer dans un trou à l'arrière. Visite des restes du palais mais on voit encore quelques illustrations aux murs. Il y a énormément de statues de tous les Dieux Hindous. Après, je me rends au marché pour y acheter des légumes que mon hôtesse me cuisinera à l'indienne. Car il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de légumes dans leurs plats donc j'ai été me servir. Je rentre me reposer un peu avant d'aller revisiter le grand temple. J'irai ensuite voir comment on fabrique les statues avec un alliage de cinq éléments. Puis, je tente péniblement de me faufiler dans des échoppes pour y voir les tissus. En rentrant, mon hôtesse avait préparé mes cinq légumes différemment de notre cuisine et avais en plus rajouté du riz, des nouilles, des oignons et un chappatti sans compter le dessert. C'était un réel délice; pas du tout épicé mais avec des tas de saveurs. Il y avait donc huit plats à table pour moi seule. Ils restent tous les deux debout à côté de moi et à la moindre bouchée, ils me resservent jusqu'au moment où, sans vouloir les vexer, je leur fait comprendre que je n'en peux plus. Je béni cette adresse !
Mardi 19 janvier. Départ dans le Chettinad. J'ai très mal dormi car j'ai encore eu le syndrome des jambes sans repos, ce qui empêche de dormir. Le petit couple me conseille d'acheter un produit ayurvédique....je vais tester ça ce soir. Départ quand même mais je dors la moitié du chemin. Je vois des petits villages entre deux sommes et m’arrête au village d'Elangunipatti... Pour accéder au temple minuscule, il y a une allée de statues de chevaux bien abimés. J'arrive dans le Chettinad dont le petit village où je dors s'appelle Kanadukathan. Il y a un beau palais qui n'est plus habité depuis la mort du Maharadja. Quel gâchis! Je pense revenir faire le tour du village à pied après-midi mais je m’écroule sur mon lit jusqu'au souper.... je suis à l'hôtel Chettinadu Mansion (60€ la nuit, pet.déj compris). J'espère avoir repris de l'énergie pour demain.
Mercredi 20 janvier. C'est bon, j'ai repris des forces grâce à une bonne nuit. Départ à 10H vers le village de Pillayarpatti où je suis éblouie par le grand Ganèche doré qu'on vénère dans ce temple. J'assiste à une cérémonie mais n'en voyant pas la fin voyant avec les pots, marmites, mélanges d'épices, de fleurs, d'encens, des vas et viens sans cesse, la chaleur ambiante, je quitte avant le sacrifice ils faisaient un grand feu à l'intérieur d'un bâtiment annexé au temple puis jetait de l'huile et des fleurs dedans, en chantant. Direction l'école de danse à Koviloor. Je visite l'école mais pas de danse uniquement pendant les fêtes (pourquoi école alors?). J'ai le droit de voir ce bâtiment merveilleux et un musée avec les photos des danseuses pratiquant les danses si magnifiques ici. Il y a un mariage à la mairie, je jette un coup d’œil. Mon chauffeur me propose d'aller à la petite école je fais plein de photos avec les enfants qui sont ravis; l'institutrice leur fait dire quelques mots d'anglais pour l'occasion...du coup, ils en savaient plus que moi! Beau petit temple aussi avec un bassin devant et un autre petit temple au milieu. Nous allons à Karaikudi au centre commercial et visiter une de ces belles demeures du Chettinad. Je dois expliquer que ces grandes demeures de cette région sont liées au fait qu'au 19eme siècle, de riches marchands, appelés les Chettiars, voyagèrent à l'étranger et y firent fortune. Mais n'oubliant pas leur région natale, ils firent construire celles-ci. Maintenant, elles sont fort abimées et les héritiers ne viennent qu'aux vacances. Elles sont richement décorées. L'hôtel où je réside est une de ces demeures. On dirait que ce sont des minis palaces. Une fois rentrée au village, je visite une usine de coton et bien entendu, j'achète un foulard...je me suis faite avoir pour le prix mais tant pis...il est beau! (9€). En rentrant, je sympatise avec quatre françaises. Nous faisons le tour du village en char tiré par deux zébus. La balade dure une heure. On repasse devant le Palace et le temple. Là, je vais voir un autre petit temple à côté de celui face au bassin. Le gardien me montre le Dieu (j'ai oublié lequel) dans la cella puis me montre le lit du Dieu dans un placard où il est placé pour dormir chaque soir... J'avais déjà assisté à ce type de cérémonie lors d'un autre voyage. Pour terminer la journée, je me promène une heure à pied, seule, dans le village.
Jeudi 21 janvier. Départ vers Trichy. Nous allons directement voir le temple de Viramalai. Après avoir gravi les 180 marches indiquées sur mon programme, je ne trouve rien de mes indications. Soit, ce n'était pas le temple Subrahmânya, soit j’ai loupé la moitié.... je devais voir un grand Nandi (le taureau) de 6 mètres: pas vu; aussi un grand Lingam: pas vu... je ne comprends pas où est l'erreur… J’ai néanmoins participé aux préparations d'un sacrifice (poulet) mais c'était tellement long que je n'ai pas pu attendre. La, par contre, ça correspond au sanctuaire de la Dévi. Donc, ça doit quand même être le bon temple. Je redescends les marches un peu déçue de ne pas avoir vu tout ce que je m’étais établi sur mon programme de deux pages. Il devait y avoir plusieurs entrées, c’est la seule explication… Nous revenons sur nos pas à Chittannavasal pour aller voir les grottes Jaïns creusées dans une grosse colline abrupte. Il y avait trois statues du 16, 17 et 18emes siècles. En fait, je n'en ai visité qu'une ...les autres étaient trop hautes et j'étais sous le soleil de midi. Pour terminer, je passe un moment à regarder les bébés singes jouer. Ensuite, je me rends vers le petit temple de Natharmalai qui était fermé vu l'heure. J'ai juste vu les gens manger et d'autres dormir à terre. Le dernier temple que je visite se trouve à Kudumiyamalai. Nous y arrivons par une petite route médiocre mais qui vaut le détour car elle serpente au milieu des collines arrondies. Le temple de Sikhanathaswami est adossé à une de ces collines. Le gardien a bien voulu m'ouvrir les portes, malgré l'heure de fermeture, sauf celle de la Cella. Ensuite, je fais le tour du mini village à pied poursuivie par des chiens errants et accompagnées de brebis dont les mamans nourrissaient leurs petits. Les singes étaient de la partie. Sympa mais chaud chaud chaud.... J'arrive vers 16 H sur l'Ile de Shrinangam à 7 km de Trichy. C'est le bout du monde. Dans ma chambre, un lézard et dans la salle de bain un crapaud. J'ai bien tenté de l'attraper mais il allait plus vite que moi. J'ai appellé le chauffeur qui lui a appellé le garçon de la maison....ça y est, il est sorti dit-il..... Le petit lézard reste là près de mon lit; son copain plus gros vient le rejoindre... Je fais la connaissance d'un couple de canadiens et nous allons manger chez l'habitant ensemble. Nous rentrons rapidement pour être en forme demain matin. Attendez de voir la suite..... Après ma douche, je me couche et éteint. Ne sachant m'endormir, j'allume et là...horreur une grosse araignée. Je la rate... résultat, elle est partie se cacher. Il est 5 H et je ne dors pas. Ca va être dur pour le festival.....dans quelques heures!
Vendredi 22 janvier. 7H30. Debout, déjeuner et départ pour la visite du bassin où viennent se recueillir les pèlerins et faire des rituels. Bien entendu, je fais un rituel... Avec les canadiens et un guide, nous visitons le grand temple de Sri Ranganathaswami à Srirangam (24000m2), dédié à Vishnu. Je ne rentrerai pas dans les détails car il y a des guides pour ça. Nous voyons le cheval en statue dorée où sera installé Vishnu et qui sera tirée, ce soir en procession, par des hommes (festival). A18H, nous assistons à ce festival spectaculaire. Nous avons de la chance, un ami de Monsieur Murali accepte de nous installer sur sa terrasse. Fabuleux! A la fin du spectacle, ça grouillait en-bas. Quel chance d'avoir eu Murali qui est très sympa c’est intéressant de parler avec lui. Il est venu nous voir. Sympa, hein! Nous rentrons manger chez l'habitant mais n'apprécions pas vu la fatigue.
Samedi 23 janvier. A 7H, départ pour le festival du chariot qui pèse 80 tonnes et est tiré avec d'énormes cordes par 1800 hommes qui se relayent. Ils ont fait le tour du temple de 24000 mètres carré. Spectacle extraordinaire. Des milliers de personnes sont présentes mais grâce, encore, à Murali, nous avons encore une place d'honneur. La foule est délirante comme lors de toutes les fêtes indiennes! Après, je gravis les 437 marches taillées dans la roche qui mènent au Rock Fort temple d'où on jouit d'une vue époustouflante sur Trichy. La montée n'est pas difficile. A mi-parcours, il y a un temple dédié à Shiva. Le temple au-dessus est dédié à Ganèche. Après-midi, je reste un moment à la GH pour papoter avec l'épouse de Raja, le proprio. Ensuite, je vais me balader dans le village, le long de la rivière et au parc des papillons. Ça ressource!
Dimanche 24 janvier. Départ pour Tiruvanamalai. J'arrive à 13H à l'Ashram Ashok Tree. (Ashram: sorte de monastère hindou). Il se trouve à 15 km de Tiruvannamalai et on y arrive par de toutes petites routes. Je suis un peu désorientée en arrivant; ça fait un peu secte. Je pensais y faire une petite cure ayurvédique mais c'est trois plus cher qu'à Pondichéry.... j'abandonne l'idée. Je pensais faire du yoga mais c'est en anglais et d'un haut niveau (pas pour débutant sauf en individuel et là, c'est trop cher); donc j'abandonne. J'avais prévu de faire le Pradakshina ou Girivaram en tamoul (tour de la colline Arunachala à pieds nus, 14 km). Le grand Saint Ramana Maharishi l'aurait fait plusieurs fois lorsqu'il s'est installé à Tiruvannāmalai. Ensuite, ses dévots ont continué. Celui qui fait ce tour, c'est comme s'il faisait le tour du monde... Le jour de la pleine lune, des foules viennent de toute l'Inde. Aujourd'hui, jour de chance, c'est la pleine lune; j'abandonne l'idée de cette circumambulation..! Donc, je suis ici pour trois jours. Il me reste le repos, la méditation et la lecture ....tout ce que je n'arrive pas à faire.......Allez, je travaille là-dessus. Mon chauffeur doit s'embêter royalement par contre.....
Lundi 25 janvier. Visite du temple Arunachaleswarar de Tiruvannāmalai à 15 km de mon ashram. C'est un des plus grands temples de l'Inde du Sud (24 ares). Il est vieux d'environ 2000 ans et les principales tours datent du 7ème siècle lors de l'époque des rois Chola. J'assiste à une puja (cérémonie de prières). C'est très folklorique la religion hindoue. C'est pour cette raison que je l'aime. Et l'Athée que je suis se prend au jeu des rituels et des prières, comme à chaque fois que je viens en Inde! Après la visite du temple qui a duré deux bonnes heures, je fais le tour de la montagne sacrée Arunachala, en voiture... je sais mon karma ne sera si bon! Le chemin est parsemé de plusieurs petits temples et même en journée, beaucoup de personnes et des sâdhus font le chemin à pied. J'achète mes médicaments ayurvédiques pour finir ma cure de deux mois et prends rendez-vous pour un massage ayurvédique demain (90 minutes, avis médical et traitement local pour 1700 roupies - 24€). Je rentre à l'ashram, prends le thé et me détends le restant de l'après-midi en attendant le souper. La nourriture préparée ici provient à 80% de leur récolte et tout est préparé à la main.
Mardi 26 janvier. Départ pour la visite de deux anciens temples. Le premier Pachaiammam Koil. Il doit être vieux de 1000 ans. C'est dans ce temple, éloigné de la ville, qu'en 1905, Ramana est venu passer six mois pour fuir l'épidémie de peste qui sévissait à Tiruvannāmalai. Le temple est petit mais j'ai aimé ce lieu d'où il émane une bonne énergie. Le lieu est propice à la méditation avec belle vue sur la colline Arunachala. Plus éloigné encore, le temple Adi Annamalai. C'est le plus vieux temple autour d'Arunachala. Le temple actuel date d'il y a 1200 ans mais aurait déjà existé en bois auparavant ; on estime donc qu'il serait vieux de 2000 ans. Le gopuram (tour de la colline) daterait de 1200 ans. Je n'ai pas bien su profiter du temple vu qu'il fermait à midi et il était 11H50! Par contre, je fais le tour extérieur du temple en admirant encore et toujours la colline sacrée. J'ai un peu de temps avant mon massage donc je visite un ashram dont j'ai oublié le nom. Mercredi 27 janvier. Je démarre ce matin visiter l'ashram de Ramana Maharishi, ce grand Saint qui a partagé sa vie à propager la paix et la sérénité. Il est né le 30/12/1879 près de Madurai. Il est mort le 15/04/1950; selon son enseignement, son corps est parti, pas son âme.. Adolescent, il a quitté sa mère pour partir à Arunachala lui laissant un mot de ne pas chercher à le retrouver et de ne pas se soucier pour lui. Il fit une partie du voyage en train mais n'ayant pas assez d'argent, il dû descendre à mi-chemin et continua à pied. Le bâtiment le plus visité est le Old hall c’est là qu’il enseignait et clamait que la meilleure façon de nettoyer son esprit est la méditation. Il y est enterré. Je continue donc à visiter l'ashram où il y a beaucoup de monde....quand je pense que normalement, c'est là que je devais aller dormir!!!! Heureusement que j'ai changé d'avis. Je me trouve très bien dans celui-ci qui est plus petit, hors de la ville et où il y a moins de peuple! Après la visite de l'ashram de Ramana, je suis une flèche qui indique une cave (grotte creusée dans la montagne où a dormi Ramana). Je monte en chaussettes pour aller voir cette cave mais ça n'en finissait pas. Je pense avoir fait les trois-quarts de la montagne. Un singe blanc à tête noire m'a attrapé la jambe. Je suis restée figée comme je sais le faire dans ces cas là; il ne m'a pas mordu ni griffé... ouf... Je ne sais pas pourquoi il a fait ça! J'ai été méditer un moment dans la grotte et admirer la vue sur le grand temple et Tiruvannāmalai. J'entame la descende aussi laborieuse car il fait de plus en plus chaud, je fatigue et je commence à avoir mal aux pieds avec ces gros cailloux. Je vais refaire un massage avant de rentrer raconter mon périple à l'ashram.
Jeudi 28 janvier. Départ pour Mammallapuram mais avant je fais un passage à Védantangal. C’est une réserve ornithologique qui vaut le détour. Je suis dans la bonne saison car de novembre à février, les oiseaux migrateurs viennent s'y nicher. On y trouve des cigognes, des ibis, des grues et plusieurs autres espèces. Fin d'après-midi, j'arrive à la Silver Moon guest-house (1300 roupies/18,50€ la chambre de luxe mais 400 roupies/6,70€ en supplément pour la clim). Il y a des chambres économiques à 800 roupies/11€. Mammallapuram veut dire " le village du grand sacrifice ".
Vendredi 29 janvier. Le chauffeur doit venir sonner à ma chambre car il est 10H45 et voilà 3/4 d'heure qu'il m’attend. Moi je dors! C'est la fatigue de mon escapade en montagne... A midi, je suis fraîche et en forme pour aller visiter (c'est malin en pleine cania de midi) le temple du rivage (le Store temple) qui est vieux de 12 siècles, joli mais abimé à cause du vent et de la pluie. Il se situe en bord de mer. Une digue de rocher a été aménagée pour assurer sa protection contre les marées et l'érosion marine. A l'intérieur, il y a un beau grand Vishnu allongé que j'ai beaucoup apprécié. Le ticket d'entrée est de 250 roupies/3,60€ mais est valable pour la visite des cinq rathas / dans la même journée. Tout en dégoulinant sous mon parapluie qui me sert d'ombrelle, je ne baisse pas les bras et vais de ce pas visiter les 5 rathas (chars qui, en fait, ici n'en sont pas car ils n'ont pas de roues, ce sont plutôt de petits temples mais quand même, on les appelle rathas. Ils sont groupés comme sur un parking. Ils sont creusés dans la roche. On voit d'ailleurs que celui du sud est plus grand et deviennent de plus en plus petits au nord. J'ai aimé cet endroit serein, sans trop de visiteurs. Je vais maintenant faire un massage ayurvédique puis j'ai une grande chance car c'est le festival de danse et ce soir, j'assiste à trois danses de 45 min: la Silambattam, ce qui me semble une danse tribale de Vellore avec une douzaine de danseurs, la Kathak avec deux danseuses et la Kuchipudi avec une danseuse; ces deux dernières danses sont de New Delhi. Je suis au premier rang. Le festival dure dix jours. Je fais ensuite les boutiques puis je me rends chez un tailleur qui va me confectionner deux blouses en soie pour 1400 roupies/20€. Du coup, les restaurants sont fermés. J'aurai donc jeûné aujourd'hui.
Samedi 30 janvier. Je viens enfin de trouver mes cartes postales: direction poste. Il est temps… le dernier jour!.... Visite d'Arjuna : grand complexe de plusieurs petits temples creusés dans la roche, appelé aussi la descente du Gange ou pénitence d'Arjuna. C'est très vaste. Il y a un énorme rocher posé comme une boule sur la roche. C’est naturel. Une merveille de la nature. Je renonce à aller visiter la grotte du tigre contre une visite à la ferme des crocodiles à 20 km. A faire vraiment si on a le temps et qu'on n'a jamais vu de crocodiles. Celle de Djerba est plus belle! Après-midi, petit massage de relaxation et ce soir, festival de danse en oubliant pas d'aller manger cette fois. Quoique je dois encore passer chez le tailleur avant donc ce n'est pas encore dans la poche le souper! Et mes blouses, j'aurais déjà bien peur de voir le résultat....jen ai fait faire une fois à Hampi et j'avais dit jamais plus... c'était raté....ben voilà.... quelques heures plus tard, j'ai mon résultat: raté. Il va me les retoucher......j'attends demain! La danse de ce soir, n’est pas si bien: marionnettes avec histoire en tamoul.... Je me suis fait un petit extra au resto pour mon dernier soir mais pas très réussi après mon jour de jeûne....malade! J’ai abusé.....comme je sais le faire!
Dimanche 31 janvier. Dernière journée. Je ne suis pas contente car je dois changer de chambres pour quelques heures; je suis énervée pour ma journée. De plus, je repasse chez le tailleur qui a fait une catastrophe. Je réessaie et attends une heure! Le chauffeur vient me chercher à Mammallapuram à 21H30. L'avion est à 3H30 du matin et il n'y a qu'une heure de trajet. Je suis effectivement trop tôt, je rentre quand même dans le terminal mais il fait glacial avec la clim à fond. Je préfère ressortir et bien plus moyen... Ici quand on rentre, on ne sort plus. Voilà donc longue attente en vue! Finalement ça passe assez vite; la file pour l'enregistrement puis la file pour la sécurité puis essai de mettre un film sur ma tablette via mon adaptateur sans jamais y parvenir......Voilà donc le temps d'embarquer. J'ai mon ticket avec ma place enregistrée Numéro 24. Quand j'embarque, je ne sais pour quelle raison on me donne un autre ticket à mon nom Numéro 6. Je suis en surclassement, donc me retrouve en première classe chez Emirates avec le fauteuil-lit, le champagne, le menu sélectionné, le vin.....bref, que du bonheur jusqu'au moment où tout cela me tourne sur l'estomac (après un mois de régime végétarien et pas d'alcool). A Dubaï, je passe mon escale dans les toilettes.....Je sais, vous allez me dire "charmant comme fin de récit"........
Allez maintenant encore 7H30 d'avion mais plus en surclassement.....
Oserais- je dire que c'était mon dernier voyage en Inde.......Y aura t'il un dixième..... Impossible à dire pour l'instant....je me dis oui, je me dis non.... Ces derniers mots pour résumé : bon voyage!
Le 1er février 2016 Marie
Ps : A l’heure où je corrige ce récit, je peux dire qu’une des blouses s’est trouée complètement dans tous les sens au premier lavage.
J'arrive le 5 janvier à 8H30 à Chennai. Le vol au départ de Bruxelles jusqu’à Dubaï a duré 6H30. J'ai me suis endormie en regardant un film que j'ai dû repasser dix fois.... une escale de 2H50 dans l'immense aéroport de Dubaï puis 4H de vol vers Chennai. Ce dernier vol fut pénible car j'ai eu le syndrome des jambes sans repos (pieds qui chauffent et font mal); je devais les bouger sans cesse.... Une bonne heure pour les formalités d'arrivée et récupérer mes bagages....ha oui, pour une fois, ils m'ont suivie! A la sortie, le taxi m'attendait avec une pancarte à mon nom il m’emmène à la Swades guest-house à Pondichéry dans le quartier musulman. Je suis accueillie par Ilyas et son épouse. Je prends possession de ma petite chambre puis prends une douche avant de m'endormir deux heures. J'ai déjà pris rendez-vous dans le centre Kerala pour un massage ayurvédique pratiqué par deux masseuses afin qu'il soit fait en harmonie; je ressens immédiatement un bien-être (1000 roupies/14 euros). Je rentre en tuc-tuc. Petite parenthèse: là en écrivant, je lève les yeux et vois un écureuil sur le mur. En soirée, je vais manger dans un endroit idéal à Pondichéry: resto Séagulls. Face au golf du Bengale. (500 roupies/7€) pour une bière et un byriari riz-poisson. Je rentre à la GH par mes propres moyens en suivant mon plan, munie de ma lampe de poche. Inutile de dire que j'ai dû quand-même demander trois fois mon chemin!Pas douée... Je vais dormir et passe une très bonne nuit.
Mercredi 6 janvier, je commence la journée en rangeant ma chambre qui est déjà un foutoir! Je prends le café sur la terrasse en discutant avec d'autres touristes. Je me rends dans une crèche à 4 km de Pondichéry afin de remettre un sac d'habits. Pour les plus grands, ils seront déposés dans une église pour les orphelins. Au retour, j'achète une carte de téléphone (à savoir qu'ici, c'est comme si on demandait un visa....copie du passeport, du visa, photo! rebelote pour l'activation en redemandant par tél toutes mes coordonnées y compris le nom de mon père). Balade dans la ville. Le soir, massage ayurvédique et pasta-champignons crème.
Jeudi 7 janvier. Ce matin, je vois un médecin ayurvédique pour mon épaule il me prescrit un traitement adapté par massage aux herbes médicinales, sirop et capsules. En rentrant, j’achète des fruits au marché. Fin d'après-midi, je vais marcher le long de la mer sur l'étroite bande de sable. Les vagues sont énormes et se jettent sur les rochers; c'est impossible de s'y baigner. Je bois mon premier thaï masala depuis trois ans sur la promenade puis visite du temple de Ganesh.
Vendredi 8 janvier. Je débute par mon soin ayurvédique à l'épaule et rentre à pied. Après la sieste, balade dans une grande artère commerçante et visite de l'église de l'Immaculée conception. Les indiens catholiques vénèrent la vierge et Jésus à la mode hindoue. C’est marrant! Le soir, je rentre dans le noir avec ma lampe de poche au beau milieu du trafic intense.....
Les jours suivants se ressembleront: grosse fatigue, soins ayurvédiques pour mon épaule, repos, balade, manger..... J'ai passé un bon séjour à la Swades GH. L'ambiance y était conviviale. 1000 à 1500 roupies selon la chambre. Mon séjour à Pondichéry a passé très vite! à ne rien faire juste décompresser. Ce qui n'est déjà pas mal… Bonne petite adresse, sympa !
Mardi 12 janvier: début du circuit avec un chauffeur de Monsieur Murali, patron de l’agence locale Southvieuw.tours. Mr. Murali parle français, ce qui m’arrange bien. Le chauffeur, par contre, parle l’anglais et le tamoul…. Départ à 10 h. Destination: Chidambaram. Il commence bien, il recule dans une moto et pète son phare arrière. Il est jeune, sympa et tout mignon… Nous arrivons à Chidambaram vers 13 H en passant par des petits villages. Le chauffeur, dont je ne maîtrise pas encore le prénom (finalement, je vais l’appeler Raj), arrête en chemin pour me montrer comment on fabrique des cordes à la main... impressionnant ! Nous continuons la route au milieu des rizières. Je loge au The grand Park (réservé avec agoda à 30€ la nuit, pet-déj compris). La chambre est impeccable, propre, climatisée. La nourriture est bonne. J'ai mangé mon premier talli du voyage: riz servi sur une feuille de bananier avec un chappattis (genre de crêpe de pain) et d'une sorte de gros chips...le tout entouré de petits pots de sauce diverses, souvent épicées....il y en a pour tous les goûts. Je me souviens en avoir mangé un talli avec ma maman chez les Krishna à Durbuy en Belgique et elle avait adoré mais c'était moins "spicy". Petite pensée pour toi maman qui me suit de là-haut. Je vais visiter Natarajar comprenant le grand temple de Mâhârâja (Shiva), celui de Kamasundari et le temple Mukuruni Vinayaka (Ganèche) à Chidambaram. Je passe trois heures à déambuler d'un bout à l'autre, de gopuram en gopuram (ce sont les quatre entrées). A 18H30, j'assiste à l'Artî (cérémonie du soir, marquant la fin de la journée) au son des cloches, cymbales et tout ce qui fait du bruit. Les nombreux fidèles lèvent les bras, tapent dans les mains, se tapotent les joues pendant que le Brahman (prêtre) fait la cérémonie du feu. Je suis ensuite sortie croyant que c'était fini mais des tas de pèlerins arrivaient encore...alors, je ne sais pas...je n'y suis pas retournée....peut-être demain soir.
Mercredi 13 janvier. Je dois choisir entre le temple de Gangaikondacholapuram ou la réserve de Pichavaram car je n'aurais pas le temps de faire les deux vu mon rythme lent. J’ai choisi la réserve. Départ à 10H. Je pars en barque à travers la forêt par les petits canaux. Après deux heures, le bout de la plage s'annonce. J'ai le droit d'y faire une halte d'une heure mais je n'aurais pas le droit de me baigner. grrr… Les femmes n'ont pas ce droit dans ce lieu! Retour en barque. Le tout aura duré quatre heures pour 1100 roupies (16€). Nous rentrons à Chidambaram. Je pars seule visiter un coin de la ville; je galère pour retrouver l’hôtel! J'ai faim; j’achète des chips au chili, grandeur démesurée, un verre de jus de bambou et des ananas que je mangerai plus tard.
Jeudi 14 janvier. Nous démarrons à 9 H direction Sirkhali. Dans ce village, il y un un temple de Shiva, bien entendu déserté totalement par les touristes. Mais, c'était bien le but du circuit de sortir des sentiers battus. Le temple m'a beaucoup plu je reste plus d'une heure à le visiter et à y traîner. Le must se trouve à l'étage où se trouve 2 colossales statues de Shiva et Parvati... Une vingtaine de km plus loin, je visite le temple de Tiruvengadu (seule touriste aussi...j'adore)! Il est assez grand et on trouve des statues de beaucoup de Dieu hindous. On y trouve 63 petites statues habillées, en plus des grandes statues. Dans la cour, l'entrée du temple comporte de magnifiques peintures au plafond. On y vénère un arbre (un banyan) de 2000 ans mais je ne suis pas sûr que ce soit celui que j'ai vu étant donné mon incompétence en botanique. Direction Pompular en bord de mer. Le chauffeur me dit qu'il y a des bateaux. Je fais quelques centaines de mètres pour y arriver comptant bien faire un tour en mer. Sur place, je suis déçue de ne voir que bateaux et barques de pêcheurs. Avec mon savoir-faire légendaire (hum), j'ai réussi à me faire embarquer sur une barque de pêcheurs avec quelques uns d'entre-deux pour faire mon petit tour en mer et gratuit en plus. J'étais contente et le driver a rigolé quand je lui ai raconté. Il est 15H quand nous arrivons à la destination finale du jour à Thirukkadaiyur. Hôtel Mookanbigai residency (14€). Plutôt sommaire. En début de soirée, je me rends au Abirami temple Amirthakadeshwarar, consacré à Shiva, qui a la particularité de célébrer des cérémonies de remariage. Les couples âgés viennent de tous les coins pour y renouveler leur mariage après 40, 50 ou 60 ans. Le soir, je mange un chapatti. Il n'y a pas trop le choix ici car c'est un petit bled. Par contre, la bourgade commence à s'agiter car demain, c'est la fête....
Vendredi 15 janvier. Aujourd'hui, débute la fête de Pongal qui commence pour trois jours. C'est le nouvel an tamoul et la fête des moissons; fête importante en Inde du sud. Le premier jour s'appelle Bhogi Pongal; ils décorent les maisons avec des dessins devant la porte, des branches de cannes à sucre, des fleurs et des fruits. Ils achètent des nouveaux vêtements et brûlent les anciens pour commencer une nouvelle vie. Cette tradition ne peut pas être pratiquée par tous! Départ à 9H direction Vélankani, une ville de pèlerinage catholique comme Lourdes mais avec des pèlerins indiens. Il y a une cathédrale et une basilique. Les deux premières étapes seront Thillaiyadi et Erukkattachery, deux anciens temples dédiés à Ganèche. Je suis la seule visiteuse (j’adore). Ensuite, Traquebar qui est une ville côtière avec son temple en bord de mer. J’y prends un café et l'air marin avant de m'enfoncer dans les petits chemins de terre voir les maisons de paille. Je pense qu'il ne doit pas avoir beaucoup de touristes à s'aventurer dans ces lieux. Je fais une photo de la petite maison de mes rêves.... Nous accélérons pour arriver une trentaine de km plus loin au temple de Thyagaraja à Tiruvavur. Les temples ferment de 13 à 16H. Il me sera donc accordé 30 minutes pour faire la visite de ce beau temple ; j'assiste à la cérémonie de fermeture. Il n'est pas possible de faire le suivant qui est sur le chemin à cause de l'heure donc tout droit vers l'hôtel Clinton Parc Inn (luxe à Vélankana - 53 € la nuit sans le petit déj). A 16H30, départ pour le temple de Tiruchenkatengudi que je voulais absolument voir. Nous passons dans des bleds que le chauffeur ne connaissait pas il doit demander le chemin à maintes reprises. Il m'avouera que ce n'est pas un circuit ordinaire, qui n'est jamais demandé par les touristes....Mais voilà, je ne suis pas une touriste ordinaire et il le comprend bien. En fait, je voulais faire les villages au maximum et je suis comblée ! Ça me rappelle un gars de voyage forum qui m'a demandé si c'était une blague quand j'ai annoncé mon parcours...et bien non!!!! Bref, j'arrive au temple, situé en pleine pampa, juste à temps pour la cérémonie de fin de journée qui est identique à celle de Chidambaram mais avec nettement moins de peuple (lol)... Je suis contente de ma journée et de mon programme. Malgré tout, je suis obligée de supprimer des destinations par manque de temps.
Samedi 16 janvier. Je passe la journée complète à Vélankani. Deuxième jour de fête qui s'appelle Surya Pongal. C'est le jour le plus important, dédié au Dieu Soleil (Surya). Les gens se rendent visite et échangent leurs vœux. Les femmes font bouillir du riz avec du lait et du sucre brun pour confectionner des desserts et laissent déborder ce mélange, signe d'une prochaine récolte abondante. Je débute ma matinée avec un mal de nuque, de tête et d'épaule. Je prends le temps avant de démarrer en lisant un extrait de mon nouveau livre de chevet de Sri Aurobindo et en faisant un peu de méditation. Je profite aussi de ce jour de l'an indien pour arrêter de fumer. Ceci étant dit, je sors de l'hôtel à 10H30 pour me rendre directement à la majestueuse Basilique d'un blanc immaculé. Je suis un peu à l'avance pour la messe ce qui me permet d'avoir l'ultime place assise au sol avec (Dieu soit loué) une colonne derrière moi sans quoi je n'aurais pas tenu les deux heures. Les cars arrivent par dizaine toute la journée et il y a des milliers de pèlerins. La Basilique comporte plusieurs annexes. On peut faire bénir des objets (photos pour ma part)! Il y a une salle à l'étage où l'on peut se recueillir. En redescendant, j'entre dans une autre salle où l'on célèbre aussi une messe à laquelle j'assiste aussi. En sortant, il y a une magnifique galerie représentant la vie du Christ; à la sortie, une énorme statue du Christ sous une cascade. Un peu plus loin, il y a une salle de méditation où je passe un peu de temps. Puis s'ensuit un long chemin de croix en plein air d'env. 1 km aller/retour que les pèlerins choisissent de faire à genoux dans l'allée de sable. Je me contente de marcher à leur côté sur le bitume. Au bout de l'allée, on offre de l'eau bénite (bon, le mec ouvre un robinet et voilà quoi...). Sur le côté droit, il y a la cathédrale dont l'autel est d'une splendeur à en couper le souffle. La messe va commencer mais je sors avant. Je reviens donc sur mes pas empruntant le chemin de croix pour quitter l'enceinte religieuse et aller me reposer à la plage, 500 mètres plus loin. Déjà pour y arriver, il faut se faufiler dans la rue noire de monde. Je n'ai pas été la seule à avoir eu l’idée d’aller à la plage...il y a des milliers de personnes. Je bois un jus de noix de coco, fait quelques photos, flâne d'échoppes en échoppes avant de prendre le chemin du retour. Je fini ma sortie par un bon resto (le Kerala, en face de l’hôtel/conseillé par mon driver). Poulet rôti, noddles légumes et eau pour 3€), délicieux. J'ai encore succombé à ma folie: achat d'un sac ....Pas de cigarettes aujourd'hui.
Dimanche 17 janvier. Direction Tanjore. En cours de route, je visite plusieurs temples. La première grande étape sera Kumbakonam en commençant par le Mahamakam (bassin sacré) où tous les 12 ans, il y a un grand pèlerinage ; il est bordé de 16 templions mais le bassin est vide pour rénovation. Ensuite, ce sera le temple Sirangapani, dédié à Vishnu. Puis le temple de Nageswara Swami. Enfin, le temple Kumbeshvara, dédié à Shiva (le Dieu qui détruit tout pour mieux le reconstruire). Très beau temple; j'assiste à la cérémonie de la fin de matinée. Avant d'y entrer, je suis invitée par le peuple à manger une coupe de riz au lait vanillé, préparé pour Pongal. Délicieux. La deuxième grande étape sera Dharasuram, immense parc qui entoure le temple. Les gens sont assis par terre dans ce parc, la plupart des familles avec enfants. C'est un temple Chola (bâti entre 1150 et 1175), donc rien à voir avec les temples très colorés vu auparavant. Aujourd'hui, c’est le troisième jour de Pongal. On décore les bêtes avec des colliers de fleurs, les cornes des vaches sont colorées. J'ai croisé un cortège de vaches, moutons, chiens, ânes… et le tout en musique ! J'arrive enfin au temple de Swamimalai, on y honore Netra Vinayaka ici on prie Ganèche qui est réputé pour redonner la vue. Tanjore pointe enfin son nez. Je loge chez l'habitant où je suis servie au même titre qu'une reine au point que c'est un peu gênant. Ce petit vieux couple est adorable. Le repas est fait maison et je me régalé (maison d'hôte de Râjâ, ami de Mr Murali: 22€/nuit, pet.déj inclus). Le soir, je vais voir le grand temple de Brihadishvarza pour le voir illuminé. J'y retournerai demain en journée. C'est la foire foraine et je retombe en enfance le temps de quelques instants... L'avantage ici, c'est qu'on ne se ruine pas en s'amusant sur les attractions! J'en profite car j'adore ça...
Lundi 18 janvier. Ce matin, je vais visiter le Marata Palace (palais et musée). La visite coûte 300 roupies (env. 5€). La première partie consiste à voir un film sur Tanjore, le palais et le temple. La clim est à fond et je suis obligée de me coincer dans un trou à l'arrière. Visite des restes du palais mais on voit encore quelques illustrations aux murs. Il y a énormément de statues de tous les Dieux Hindous. Après, je me rends au marché pour y acheter des légumes que mon hôtesse me cuisinera à l'indienne. Car il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de légumes dans leurs plats donc j'ai été me servir. Je rentre me reposer un peu avant d'aller revisiter le grand temple. J'irai ensuite voir comment on fabrique les statues avec un alliage de cinq éléments. Puis, je tente péniblement de me faufiler dans des échoppes pour y voir les tissus. En rentrant, mon hôtesse avait préparé mes cinq légumes différemment de notre cuisine et avais en plus rajouté du riz, des nouilles, des oignons et un chappatti sans compter le dessert. C'était un réel délice; pas du tout épicé mais avec des tas de saveurs. Il y avait donc huit plats à table pour moi seule. Ils restent tous les deux debout à côté de moi et à la moindre bouchée, ils me resservent jusqu'au moment où, sans vouloir les vexer, je leur fait comprendre que je n'en peux plus. Je béni cette adresse !
Mardi 19 janvier. Départ dans le Chettinad. J'ai très mal dormi car j'ai encore eu le syndrome des jambes sans repos, ce qui empêche de dormir. Le petit couple me conseille d'acheter un produit ayurvédique....je vais tester ça ce soir. Départ quand même mais je dors la moitié du chemin. Je vois des petits villages entre deux sommes et m’arrête au village d'Elangunipatti... Pour accéder au temple minuscule, il y a une allée de statues de chevaux bien abimés. J'arrive dans le Chettinad dont le petit village où je dors s'appelle Kanadukathan. Il y a un beau palais qui n'est plus habité depuis la mort du Maharadja. Quel gâchis! Je pense revenir faire le tour du village à pied après-midi mais je m’écroule sur mon lit jusqu'au souper.... je suis à l'hôtel Chettinadu Mansion (60€ la nuit, pet.déj compris). J'espère avoir repris de l'énergie pour demain.
Mercredi 20 janvier. C'est bon, j'ai repris des forces grâce à une bonne nuit. Départ à 10H vers le village de Pillayarpatti où je suis éblouie par le grand Ganèche doré qu'on vénère dans ce temple. J'assiste à une cérémonie mais n'en voyant pas la fin voyant avec les pots, marmites, mélanges d'épices, de fleurs, d'encens, des vas et viens sans cesse, la chaleur ambiante, je quitte avant le sacrifice ils faisaient un grand feu à l'intérieur d'un bâtiment annexé au temple puis jetait de l'huile et des fleurs dedans, en chantant. Direction l'école de danse à Koviloor. Je visite l'école mais pas de danse uniquement pendant les fêtes (pourquoi école alors?). J'ai le droit de voir ce bâtiment merveilleux et un musée avec les photos des danseuses pratiquant les danses si magnifiques ici. Il y a un mariage à la mairie, je jette un coup d’œil. Mon chauffeur me propose d'aller à la petite école je fais plein de photos avec les enfants qui sont ravis; l'institutrice leur fait dire quelques mots d'anglais pour l'occasion...du coup, ils en savaient plus que moi! Beau petit temple aussi avec un bassin devant et un autre petit temple au milieu. Nous allons à Karaikudi au centre commercial et visiter une de ces belles demeures du Chettinad. Je dois expliquer que ces grandes demeures de cette région sont liées au fait qu'au 19eme siècle, de riches marchands, appelés les Chettiars, voyagèrent à l'étranger et y firent fortune. Mais n'oubliant pas leur région natale, ils firent construire celles-ci. Maintenant, elles sont fort abimées et les héritiers ne viennent qu'aux vacances. Elles sont richement décorées. L'hôtel où je réside est une de ces demeures. On dirait que ce sont des minis palaces. Une fois rentrée au village, je visite une usine de coton et bien entendu, j'achète un foulard...je me suis faite avoir pour le prix mais tant pis...il est beau! (9€). En rentrant, je sympatise avec quatre françaises. Nous faisons le tour du village en char tiré par deux zébus. La balade dure une heure. On repasse devant le Palace et le temple. Là, je vais voir un autre petit temple à côté de celui face au bassin. Le gardien me montre le Dieu (j'ai oublié lequel) dans la cella puis me montre le lit du Dieu dans un placard où il est placé pour dormir chaque soir... J'avais déjà assisté à ce type de cérémonie lors d'un autre voyage. Pour terminer la journée, je me promène une heure à pied, seule, dans le village.
Jeudi 21 janvier. Départ vers Trichy. Nous allons directement voir le temple de Viramalai. Après avoir gravi les 180 marches indiquées sur mon programme, je ne trouve rien de mes indications. Soit, ce n'était pas le temple Subrahmânya, soit j’ai loupé la moitié.... je devais voir un grand Nandi (le taureau) de 6 mètres: pas vu; aussi un grand Lingam: pas vu... je ne comprends pas où est l'erreur… J’ai néanmoins participé aux préparations d'un sacrifice (poulet) mais c'était tellement long que je n'ai pas pu attendre. La, par contre, ça correspond au sanctuaire de la Dévi. Donc, ça doit quand même être le bon temple. Je redescends les marches un peu déçue de ne pas avoir vu tout ce que je m’étais établi sur mon programme de deux pages. Il devait y avoir plusieurs entrées, c’est la seule explication… Nous revenons sur nos pas à Chittannavasal pour aller voir les grottes Jaïns creusées dans une grosse colline abrupte. Il y avait trois statues du 16, 17 et 18emes siècles. En fait, je n'en ai visité qu'une ...les autres étaient trop hautes et j'étais sous le soleil de midi. Pour terminer, je passe un moment à regarder les bébés singes jouer. Ensuite, je me rends vers le petit temple de Natharmalai qui était fermé vu l'heure. J'ai juste vu les gens manger et d'autres dormir à terre. Le dernier temple que je visite se trouve à Kudumiyamalai. Nous y arrivons par une petite route médiocre mais qui vaut le détour car elle serpente au milieu des collines arrondies. Le temple de Sikhanathaswami est adossé à une de ces collines. Le gardien a bien voulu m'ouvrir les portes, malgré l'heure de fermeture, sauf celle de la Cella. Ensuite, je fais le tour du mini village à pied poursuivie par des chiens errants et accompagnées de brebis dont les mamans nourrissaient leurs petits. Les singes étaient de la partie. Sympa mais chaud chaud chaud.... J'arrive vers 16 H sur l'Ile de Shrinangam à 7 km de Trichy. C'est le bout du monde. Dans ma chambre, un lézard et dans la salle de bain un crapaud. J'ai bien tenté de l'attraper mais il allait plus vite que moi. J'ai appellé le chauffeur qui lui a appellé le garçon de la maison....ça y est, il est sorti dit-il..... Le petit lézard reste là près de mon lit; son copain plus gros vient le rejoindre... Je fais la connaissance d'un couple de canadiens et nous allons manger chez l'habitant ensemble. Nous rentrons rapidement pour être en forme demain matin. Attendez de voir la suite..... Après ma douche, je me couche et éteint. Ne sachant m'endormir, j'allume et là...horreur une grosse araignée. Je la rate... résultat, elle est partie se cacher. Il est 5 H et je ne dors pas. Ca va être dur pour le festival.....dans quelques heures!
Vendredi 22 janvier. 7H30. Debout, déjeuner et départ pour la visite du bassin où viennent se recueillir les pèlerins et faire des rituels. Bien entendu, je fais un rituel... Avec les canadiens et un guide, nous visitons le grand temple de Sri Ranganathaswami à Srirangam (24000m2), dédié à Vishnu. Je ne rentrerai pas dans les détails car il y a des guides pour ça. Nous voyons le cheval en statue dorée où sera installé Vishnu et qui sera tirée, ce soir en procession, par des hommes (festival). A18H, nous assistons à ce festival spectaculaire. Nous avons de la chance, un ami de Monsieur Murali accepte de nous installer sur sa terrasse. Fabuleux! A la fin du spectacle, ça grouillait en-bas. Quel chance d'avoir eu Murali qui est très sympa c’est intéressant de parler avec lui. Il est venu nous voir. Sympa, hein! Nous rentrons manger chez l'habitant mais n'apprécions pas vu la fatigue.
Samedi 23 janvier. A 7H, départ pour le festival du chariot qui pèse 80 tonnes et est tiré avec d'énormes cordes par 1800 hommes qui se relayent. Ils ont fait le tour du temple de 24000 mètres carré. Spectacle extraordinaire. Des milliers de personnes sont présentes mais grâce, encore, à Murali, nous avons encore une place d'honneur. La foule est délirante comme lors de toutes les fêtes indiennes! Après, je gravis les 437 marches taillées dans la roche qui mènent au Rock Fort temple d'où on jouit d'une vue époustouflante sur Trichy. La montée n'est pas difficile. A mi-parcours, il y a un temple dédié à Shiva. Le temple au-dessus est dédié à Ganèche. Après-midi, je reste un moment à la GH pour papoter avec l'épouse de Raja, le proprio. Ensuite, je vais me balader dans le village, le long de la rivière et au parc des papillons. Ça ressource!
Dimanche 24 janvier. Départ pour Tiruvanamalai. J'arrive à 13H à l'Ashram Ashok Tree. (Ashram: sorte de monastère hindou). Il se trouve à 15 km de Tiruvannamalai et on y arrive par de toutes petites routes. Je suis un peu désorientée en arrivant; ça fait un peu secte. Je pensais y faire une petite cure ayurvédique mais c'est trois plus cher qu'à Pondichéry.... j'abandonne l'idée. Je pensais faire du yoga mais c'est en anglais et d'un haut niveau (pas pour débutant sauf en individuel et là, c'est trop cher); donc j'abandonne. J'avais prévu de faire le Pradakshina ou Girivaram en tamoul (tour de la colline Arunachala à pieds nus, 14 km). Le grand Saint Ramana Maharishi l'aurait fait plusieurs fois lorsqu'il s'est installé à Tiruvannāmalai. Ensuite, ses dévots ont continué. Celui qui fait ce tour, c'est comme s'il faisait le tour du monde... Le jour de la pleine lune, des foules viennent de toute l'Inde. Aujourd'hui, jour de chance, c'est la pleine lune; j'abandonne l'idée de cette circumambulation..! Donc, je suis ici pour trois jours. Il me reste le repos, la méditation et la lecture ....tout ce que je n'arrive pas à faire.......Allez, je travaille là-dessus. Mon chauffeur doit s'embêter royalement par contre.....
Lundi 25 janvier. Visite du temple Arunachaleswarar de Tiruvannāmalai à 15 km de mon ashram. C'est un des plus grands temples de l'Inde du Sud (24 ares). Il est vieux d'environ 2000 ans et les principales tours datent du 7ème siècle lors de l'époque des rois Chola. J'assiste à une puja (cérémonie de prières). C'est très folklorique la religion hindoue. C'est pour cette raison que je l'aime. Et l'Athée que je suis se prend au jeu des rituels et des prières, comme à chaque fois que je viens en Inde! Après la visite du temple qui a duré deux bonnes heures, je fais le tour de la montagne sacrée Arunachala, en voiture... je sais mon karma ne sera si bon! Le chemin est parsemé de plusieurs petits temples et même en journée, beaucoup de personnes et des sâdhus font le chemin à pied. J'achète mes médicaments ayurvédiques pour finir ma cure de deux mois et prends rendez-vous pour un massage ayurvédique demain (90 minutes, avis médical et traitement local pour 1700 roupies - 24€). Je rentre à l'ashram, prends le thé et me détends le restant de l'après-midi en attendant le souper. La nourriture préparée ici provient à 80% de leur récolte et tout est préparé à la main.
Mardi 26 janvier. Départ pour la visite de deux anciens temples. Le premier Pachaiammam Koil. Il doit être vieux de 1000 ans. C'est dans ce temple, éloigné de la ville, qu'en 1905, Ramana est venu passer six mois pour fuir l'épidémie de peste qui sévissait à Tiruvannāmalai. Le temple est petit mais j'ai aimé ce lieu d'où il émane une bonne énergie. Le lieu est propice à la méditation avec belle vue sur la colline Arunachala. Plus éloigné encore, le temple Adi Annamalai. C'est le plus vieux temple autour d'Arunachala. Le temple actuel date d'il y a 1200 ans mais aurait déjà existé en bois auparavant ; on estime donc qu'il serait vieux de 2000 ans. Le gopuram (tour de la colline) daterait de 1200 ans. Je n'ai pas bien su profiter du temple vu qu'il fermait à midi et il était 11H50! Par contre, je fais le tour extérieur du temple en admirant encore et toujours la colline sacrée. J'ai un peu de temps avant mon massage donc je visite un ashram dont j'ai oublié le nom. Mercredi 27 janvier. Je démarre ce matin visiter l'ashram de Ramana Maharishi, ce grand Saint qui a partagé sa vie à propager la paix et la sérénité. Il est né le 30/12/1879 près de Madurai. Il est mort le 15/04/1950; selon son enseignement, son corps est parti, pas son âme.. Adolescent, il a quitté sa mère pour partir à Arunachala lui laissant un mot de ne pas chercher à le retrouver et de ne pas se soucier pour lui. Il fit une partie du voyage en train mais n'ayant pas assez d'argent, il dû descendre à mi-chemin et continua à pied. Le bâtiment le plus visité est le Old hall c’est là qu’il enseignait et clamait que la meilleure façon de nettoyer son esprit est la méditation. Il y est enterré. Je continue donc à visiter l'ashram où il y a beaucoup de monde....quand je pense que normalement, c'est là que je devais aller dormir!!!! Heureusement que j'ai changé d'avis. Je me trouve très bien dans celui-ci qui est plus petit, hors de la ville et où il y a moins de peuple! Après la visite de l'ashram de Ramana, je suis une flèche qui indique une cave (grotte creusée dans la montagne où a dormi Ramana). Je monte en chaussettes pour aller voir cette cave mais ça n'en finissait pas. Je pense avoir fait les trois-quarts de la montagne. Un singe blanc à tête noire m'a attrapé la jambe. Je suis restée figée comme je sais le faire dans ces cas là; il ne m'a pas mordu ni griffé... ouf... Je ne sais pas pourquoi il a fait ça! J'ai été méditer un moment dans la grotte et admirer la vue sur le grand temple et Tiruvannāmalai. J'entame la descende aussi laborieuse car il fait de plus en plus chaud, je fatigue et je commence à avoir mal aux pieds avec ces gros cailloux. Je vais refaire un massage avant de rentrer raconter mon périple à l'ashram.
Jeudi 28 janvier. Départ pour Mammallapuram mais avant je fais un passage à Védantangal. C’est une réserve ornithologique qui vaut le détour. Je suis dans la bonne saison car de novembre à février, les oiseaux migrateurs viennent s'y nicher. On y trouve des cigognes, des ibis, des grues et plusieurs autres espèces. Fin d'après-midi, j'arrive à la Silver Moon guest-house (1300 roupies/18,50€ la chambre de luxe mais 400 roupies/6,70€ en supplément pour la clim). Il y a des chambres économiques à 800 roupies/11€. Mammallapuram veut dire " le village du grand sacrifice ".
Vendredi 29 janvier. Le chauffeur doit venir sonner à ma chambre car il est 10H45 et voilà 3/4 d'heure qu'il m’attend. Moi je dors! C'est la fatigue de mon escapade en montagne... A midi, je suis fraîche et en forme pour aller visiter (c'est malin en pleine cania de midi) le temple du rivage (le Store temple) qui est vieux de 12 siècles, joli mais abimé à cause du vent et de la pluie. Il se situe en bord de mer. Une digue de rocher a été aménagée pour assurer sa protection contre les marées et l'érosion marine. A l'intérieur, il y a un beau grand Vishnu allongé que j'ai beaucoup apprécié. Le ticket d'entrée est de 250 roupies/3,60€ mais est valable pour la visite des cinq rathas / dans la même journée. Tout en dégoulinant sous mon parapluie qui me sert d'ombrelle, je ne baisse pas les bras et vais de ce pas visiter les 5 rathas (chars qui, en fait, ici n'en sont pas car ils n'ont pas de roues, ce sont plutôt de petits temples mais quand même, on les appelle rathas. Ils sont groupés comme sur un parking. Ils sont creusés dans la roche. On voit d'ailleurs que celui du sud est plus grand et deviennent de plus en plus petits au nord. J'ai aimé cet endroit serein, sans trop de visiteurs. Je vais maintenant faire un massage ayurvédique puis j'ai une grande chance car c'est le festival de danse et ce soir, j'assiste à trois danses de 45 min: la Silambattam, ce qui me semble une danse tribale de Vellore avec une douzaine de danseurs, la Kathak avec deux danseuses et la Kuchipudi avec une danseuse; ces deux dernières danses sont de New Delhi. Je suis au premier rang. Le festival dure dix jours. Je fais ensuite les boutiques puis je me rends chez un tailleur qui va me confectionner deux blouses en soie pour 1400 roupies/20€. Du coup, les restaurants sont fermés. J'aurai donc jeûné aujourd'hui.
Samedi 30 janvier. Je viens enfin de trouver mes cartes postales: direction poste. Il est temps… le dernier jour!.... Visite d'Arjuna : grand complexe de plusieurs petits temples creusés dans la roche, appelé aussi la descente du Gange ou pénitence d'Arjuna. C'est très vaste. Il y a un énorme rocher posé comme une boule sur la roche. C’est naturel. Une merveille de la nature. Je renonce à aller visiter la grotte du tigre contre une visite à la ferme des crocodiles à 20 km. A faire vraiment si on a le temps et qu'on n'a jamais vu de crocodiles. Celle de Djerba est plus belle! Après-midi, petit massage de relaxation et ce soir, festival de danse en oubliant pas d'aller manger cette fois. Quoique je dois encore passer chez le tailleur avant donc ce n'est pas encore dans la poche le souper! Et mes blouses, j'aurais déjà bien peur de voir le résultat....jen ai fait faire une fois à Hampi et j'avais dit jamais plus... c'était raté....ben voilà.... quelques heures plus tard, j'ai mon résultat: raté. Il va me les retoucher......j'attends demain! La danse de ce soir, n’est pas si bien: marionnettes avec histoire en tamoul.... Je me suis fait un petit extra au resto pour mon dernier soir mais pas très réussi après mon jour de jeûne....malade! J’ai abusé.....comme je sais le faire!
Dimanche 31 janvier. Dernière journée. Je ne suis pas contente car je dois changer de chambres pour quelques heures; je suis énervée pour ma journée. De plus, je repasse chez le tailleur qui a fait une catastrophe. Je réessaie et attends une heure! Le chauffeur vient me chercher à Mammallapuram à 21H30. L'avion est à 3H30 du matin et il n'y a qu'une heure de trajet. Je suis effectivement trop tôt, je rentre quand même dans le terminal mais il fait glacial avec la clim à fond. Je préfère ressortir et bien plus moyen... Ici quand on rentre, on ne sort plus. Voilà donc longue attente en vue! Finalement ça passe assez vite; la file pour l'enregistrement puis la file pour la sécurité puis essai de mettre un film sur ma tablette via mon adaptateur sans jamais y parvenir......Voilà donc le temps d'embarquer. J'ai mon ticket avec ma place enregistrée Numéro 24. Quand j'embarque, je ne sais pour quelle raison on me donne un autre ticket à mon nom Numéro 6. Je suis en surclassement, donc me retrouve en première classe chez Emirates avec le fauteuil-lit, le champagne, le menu sélectionné, le vin.....bref, que du bonheur jusqu'au moment où tout cela me tourne sur l'estomac (après un mois de régime végétarien et pas d'alcool). A Dubaï, je passe mon escale dans les toilettes.....Je sais, vous allez me dire "charmant comme fin de récit"........
Allez maintenant encore 7H30 d'avion mais plus en surclassement.....
Oserais- je dire que c'était mon dernier voyage en Inde.......Y aura t'il un dixième..... Impossible à dire pour l'instant....je me dis oui, je me dis non.... Ces derniers mots pour résumé : bon voyage!
Le 1er février 2016 Marie
Ps : A l’heure où je corrige ce récit, je peux dire qu’une des blouses s’est trouée complètement dans tous les sens au premier lavage.
Hébergement à Rome English translation pending
Bonjour,
Nous sommes à la recherche d'un hébergement ( B&B où hôtel ) Pour 2 nuits le week-end de Pâques en couple. Notre budget est d'environ 100e la nuit / PDJ compris.
Quel est le meilleur quartier pour dormir sachant que nous souhaitons circuler à pied le plus possible ?
Nous arrivons à l'aéroport Léonard de Vinci.
Si vous avez également des idées de circuits, des adresses de restau sympa où autres je suis preneuse.
C'est notre 1er séjour à Rome nous voulons principalement flâner le nez au vent sans forcément visiter les musées.
Merci pour vos réponses car je crois qu'il ne faut pas que je tarde à réserver.
Sophie
Extraordinaire Ile Macquarie - Ile Sub Antarctique Australienne English translation pending
Magnifiques débarquements sur l'Ile Macquarie (4 au total) avec un accueil des plus chaleureux par le Personnel de la station Scientifique Australienne lors de la visite de la base, et un des plus beaux débarquements qu'il m'a été donné de vivre, toutes zones Arctique et Antarctique incluses ! A noter une météo exceptionnelle pour nos débarquements à Sandy bay particulièrement , car l' île de Macquarie est une des endroits les plus pluvieux et venteux de la planète .
Site du débarquement

Panorama :

Colonie de Gorfous de Schleger (Royal penguins en anglais) sur les hauteurs de Sandy bay




et puis les nombreux éléphants de mer :

Parfaite synchronisation d'un Royal et d'un Papou , nous saluant :

Site du débarquement

Panorama :

Colonie de Gorfous de Schleger (Royal penguins en anglais) sur les hauteurs de Sandy bay



et puis les nombreux éléphants de mer :

Parfaite synchronisation d'un Royal et d'un Papou , nous saluant :

MSC Preziosa le 19 novembre 2016 English translation pending
Vu que je fais parti des pipelettes du quartier.
j'ouvre le post
vu qu'on commence à être une sacré bande sur cet itinéraire..
Alors déjà qui à la navette au départ de nice aéroport?
Alors déjà qui à la navette au départ de nice aéroport?
Commencer par Varanasi? English translation pending
Salut,
Je pars dans 15j en Inde, pour plusieurs mois.
J'ai pris mon billet aller simple pour Varanassi pour être de suite immergé dans la culture et ambiance indienne.
On me dit que c'est mal joué car je vais de suite dans la fosse aux lions et que j'eus été plus avisé de commencer par une ville plus facile.
Je lis bcp de choses négatives sur la sécurité, harcellement, arnaques, animaux à Varanassi.
Je précise que je suis très heureux de commencer par cette ville, mais j'avoue avoir un peu d'inquiétude malgré tout (sentiments mitigés).
Par ailleurs, je ne sais pas combien de temps je vais y rester, 2 jours, 2 semaines, 2 mois, aucune idée. Combien de temps selon vous pour bien prendre la température de cette ville si particulière ?
Merci
Je pars dans 15j en Inde, pour plusieurs mois.
J'ai pris mon billet aller simple pour Varanassi pour être de suite immergé dans la culture et ambiance indienne.
On me dit que c'est mal joué car je vais de suite dans la fosse aux lions et que j'eus été plus avisé de commencer par une ville plus facile.
Je lis bcp de choses négatives sur la sécurité, harcellement, arnaques, animaux à Varanassi.
Je précise que je suis très heureux de commencer par cette ville, mais j'avoue avoir un peu d'inquiétude malgré tout (sentiments mitigés).
Par ailleurs, je ne sais pas combien de temps je vais y rester, 2 jours, 2 semaines, 2 mois, aucune idée. Combien de temps selon vous pour bien prendre la température de cette ville si particulière ?
Merci