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Trek au Népal du 7 au 20 septembre English translation pending
Bonjour , je souhaiterais savoir si des personnes ont déjà fais un voyage au Népal et si oui , serai ce possible de savoir leur parcours ?
Nous aimerions partir dans l'optique de marcher , dormir chez l'habitant si possible ou des logement de fortune , etc...
Nous sommes un couple de 25 ans , bon marcheur, sportif et amoureux de l'aventure !
Voilà , merci à vous pour vos réponse futur je l’espère .
Nous aimerions partir dans l'optique de marcher , dormir chez l'habitant si possible ou des logement de fortune , etc...
Nous sommes un couple de 25 ans , bon marcheur, sportif et amoureux de l'aventure !
Voilà , merci à vous pour vos réponse futur je l’espère .
Visiter le Chili d'une extrémité a l'autre English translation pending
Bonjour a tous,
J'ai besoin de votre aide afin de définir le meilleur angle d'attaque et le meilleure temps de l'année afin de visiter le Chili de Punta Arenas a Santiago, Valparaiso, Antofagasta, Inquique a Arica.
Comme je peux partir a n'importe quel moment de l'année en 2015 je me demande quel serait le meilleure moment afin de visiter dans des conditions climatique agréable (si possible) du Nord au sud du Chili ou inversement?
Est il possible de faire en autobus de relier les villages de Punta Arenas a Arica?
Est il possible de trouver des endroits pour dormir dans a peut prêt tous les petits villages entre ces destinations?
Je compte passer de 60 a 90 jours la bas afin de voir le plus de choses, es ce suffisant?
Comme je serai sur place pour y faire un reportage photo est il possible a l'occasion de louer de façon ponctuel un véhicule?
De mémoire y a t'il des points de vue époustouflants que vous avez vues dans les coins les plus reculés du Chili? (Autre des points touristiques habituels)
Merci beaucoup pour votre aide dans ce voyage
Jean de Montréal
J'ai besoin de votre aide afin de définir le meilleur angle d'attaque et le meilleure temps de l'année afin de visiter le Chili de Punta Arenas a Santiago, Valparaiso, Antofagasta, Inquique a Arica.
Comme je peux partir a n'importe quel moment de l'année en 2015 je me demande quel serait le meilleure moment afin de visiter dans des conditions climatique agréable (si possible) du Nord au sud du Chili ou inversement?
Est il possible de faire en autobus de relier les villages de Punta Arenas a Arica?
Est il possible de trouver des endroits pour dormir dans a peut prêt tous les petits villages entre ces destinations?
Je compte passer de 60 a 90 jours la bas afin de voir le plus de choses, es ce suffisant?
Comme je serai sur place pour y faire un reportage photo est il possible a l'occasion de louer de façon ponctuel un véhicule?
De mémoire y a t'il des points de vue époustouflants que vous avez vues dans les coins les plus reculés du Chili? (Autre des points touristiques habituels)
Merci beaucoup pour votre aide dans ce voyage
Jean de Montréal
Itinéraire de 22 nuits dans l'Ouest américain cet été English translation pending
Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui rendent ce forum actif et à tous ceux qui rédigent un carnet de voyage car grâce à cela j'ai pu construire un itinéraire qui je pense doit être à peu près cohérent mais j'aimerais bien des avis de plus j'ai plein de questions diverses donc je préfère ouvrir une discussion pour pouvoir les centraliser.
Tout d'abord nous partons du 21 juillet au 13 Août retour Paris .Nous serons 5 mon mari , nos 3 enfants de 10,12 et 14 ans et moi.Voilà ce n'est peut-être pas l'année à partir vu le cours de l'euro mais j'ai réussi à obtenir pas mal de congés cet été , c'est un voyage dont nous rêvons depuis longtemps donc on a décidé de se lancer.
J'ai eu confirmation de mes congés il y a à peine une semaine , je n'ai pas chômé , les hôtels sont quasi tous réservés et nous avons pris les vols sur Air France pas de promo mais un direct Paris San Francisco à l'aller et un retour Las Vegas Paris avec une escale d'1H47 à Atlanta .Première question c'est jouable 1H47 à Atlanta dans le sens retour ou on a de grandes chances de prendre le suivant ?
Je vous mets l'itinéraire tous les hôtels sont annulables.
Jour1 PARIS SAN FRANCISCO arrivée 13HOO heure locale nuit HYATT HOUSE Belmont/redwood hôtel réservé 4 nuits pour notre séjour à San Francisco bien noté mais un peu loin de SF .Par contre suite avec cuisine et petit déjeuner compris.
Jour2 San Francisco
Jour 3 San Francisco
JOUR 4 San Francisco
Jour5 samedi 25 juillet départ pour Yosemite donc je pense ça va être très peuplé le week end à Yosemite mais bon on fera avec .NUIT CURRY VILLAGE ...Tente non chauffée , il ne restait que ça!
Jour 6 rando Yosemite, je ne sais pas encore la ou lesquelles.Nuit curry village.
Jour 7 Tioga Pass avec arrêts le long de la route là je ne sais pas quel temps je dois compter est ce que je peux prévoir la visite de Bodie en soirée mais ça ferme à 18 H , je voudrais voir Mono lake aussi .Du coup hébergement non réservé encore quasi rien à LEE Vining pour nous à 5 dans une chambre , par contre pas mal de choses sur Mammoths lakes.Là je ne sais pas .
Jour 8 mardi 28 juillet départ en direction de Death Valley , Bodie le matin ?Nuit Furnace creek ranch
Jour 9 Furnace creek Zion de mémoire je crois 4h30 de route sans les arrêts mais visite sûrement de Death valley le matin donc arrivée tardive sur Zion pour 3 nuits ...on s'est fait plaisir 3 nuits au Desert Pearl INN cher mais chambre pour 5 avec cuisine.
Jour10 Zion
Jour 11 Zion .À Zion on aimerait bien faire les randonnées des Narrows et Angel's landing à voir, avec les enfants pas sûr !
Jour 12 Samedi 1 er août départ pour Bryce canyon nuit au Bryce Canyon Lodge.
Jour 13 scenic road 12 , nuit Torrey Austin's chuckwagon motel
Jour 14 Torrey Monument valley nuit au Goulding's campground dans une cabine.Là ça fait pas mal de route , il faut que je peaufine les stop ou les mini randonnées qu'on pourra faire sur la route mais il ne faudra pas qu, on arrive trop tard sur monument valley et qu'on rate le sunset.Le 2 août il faudrait y être pour quelle heure maxi?
Jour 15 Monument valley puis route pour Page Nuit Best western plus Lake Powell pour 3 nuits , seul hôtel qui ne me plait pas trop mais très difficile de trouver un hôtel qui nous accepte à 5 dans une chambre et soit à peu près dans notre budget , celui là le dépasse déjà et j'ai profité d'une promo sur expédia seul hôtel réservé par intermédiaire.
Jour 16 Page
Jour 17 Page .Sur Page on aimerait faire Antelope Canyon lower ou upper , pas encore vraiment réfléchi , horseshoe bend, le lake Powell avec arrêt baignade et j'aimerais bien descendre un peu le Colorado.
Jour 18 départ de bonne heure pour le grand canyon nuit à Tusayan pas trouvé dans le parc nuit à The grand Hôtel.
Jour 19 Samedi 8 si le budget le permet tour en hélicoptère au dessus du grand canyon et suite de la visite au grand canyon ou si on a déjà bien profité départ pas trop tard en direction de Las Vegas pour prendre son temps sur la route et passer par la route 66 et s'arrêter en chemin.Arrivée tardive prévue à Las Vegas.
Jour 20,21,22 Las Vegas hôtel pas encore réservé il me faut 4 NUITS est ce que je réserve maintenant ou j'attends des promo , en même temps il y a le week end dedans donc sûrement pas de miracle .Beaucoup d'hôtels nous refusent à 5 dans une chambre et 2 chambres serait trop cher dans les hôtels où j'aurais aimé me faire plaisir!En même temps j'aimerais un complexe aquatique sympa car pendant ces 3 jours à Las VEGAS on a prévu de profiter de la piscine, de faire du shopping dans les outlets et de visiter les hôtels , peut-être un spectacle mais pas sûr!
Jour 23 retour Paris
Voilà d'avance un grand merci à ceux qui prendront le temps de me répondre .Ah j'oubliais je cherche un bon plan pour la voiture , JPG si vous passez par là 😉 vous nous aviez bien aidé lors d'un précédent voyage en Floride!
A saisir au plus vite sur Air France! English translation pending
Moi, je ne peux pas à cette période, hélas !
Mais offre promotionnelle sur Air France Paris-BKK à 498 euros, à réserver jusqu'au 26 février. (exemple pour un départ début juin, retour début juillet)
https://www.airfrance.fr/FR/fr/local/achat-reservation/meilleures-offres/calendrier-promotion-vol.do?soORI=PAR&soDES=BKK&soFareBase=V2PRFR&WT.tsrc=email&WT.mc_id=G_FR_Email_unica_183&WT.z_g=484d-3fc8-ed45-ce6a-8c1f-9527-b5a6-d83f
Mais offre promotionnelle sur Air France Paris-BKK à 498 euros, à réserver jusqu'au 26 février. (exemple pour un départ début juin, retour début juillet)
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Playa de Sainte-Anne (Guadeloupe) English translation pending
Bonjour, nous arrivons a P. Pitre en escale de croisiere pour quelques heures, et nous aurions voulu nous rendre en bus local de Pointe à Pitre à St. Anne.
Nous voudrions arriver jusqu'à la plage de la Caravelle, en suite, visiter St. Anne son marché et sa plage et si le temps nous le permets se rendre sur la plage du Bourg, pour retourner sur P. Pitre.
Notre escale est de 8h00 à 18h00.
Pourriez-vous nous conseiller s'il est facile d'y acceder en bus, et de la Caravelle à St. Anne à pied, et de St. Anne à la plage du Bourg aussi, ou bien, il faudrait à chaque fois prendre un bus?🙂🙂
Merçi bien de vos conséils.
Quel est le meilleur moyen de découvrir la Mongolie? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes trois voyageuses novices qui prévoyons de faire un périple entre la Chine, la Mongolie et la Russie.
En Mongolie, on nous a vivement conseillé Horse trail pour faire un trek. Nous sommes rentrés en contact avec eux et sommes sur le point de finaliser notre réservation.
Nous sommes trois étudiantes donc avec un budget très limité et en même temps nous ne sommes pas très très expérimentées: aux voyageurs expérimentés qui ont déjà voyagé en Mongolie, quel est le meilleur moyen de découvrir le pays? quels endroit avez-vous préférez? comment avez-vous voyagé ? est-il jouable d'essayer de trouver un trek sur place, sans réservation, à un prix compétitif avec les prix d' Horse Trail ( 38euros/jour ), sachant que nous y serons fin juillet 2015?
Merci beaucoup,
voyageusement,
Milena, Sarah et Lola
Voyage de Vancouver à Salt Lake City en septembre English translation pending
Bonjour,
Je suis en pleine organisation d'un voyage pour septembre 2015 de 2 semaines et demi à 3 semaines! Vol Paris vers Vancouver et vol retour de Salt Lake City-Paris. Je souhaite dans mon itinéraire prévoir la visite sur plusieurs jours de Yellowstone et Grand Teton. J'ai déjà fait l'année dernière la visite des grands parcs de l'ouest américain mais nous n'avions hélas pas eu le temps d'aller jusqu'à Yellowstone. Je suis preneuse de conseils sur les visites à faire, l'hébergement, bref toutes vos bonnes infos et idées afin de ne rien louper! Je précise que je n'ai rien réservé pour le moment donc si vous pensez qu'il vaut mieux faire la boucle dans l'autre sens n'hésitez pas. Merci par avance pour votre aide! 🙂 Cindy.
Je suis en pleine organisation d'un voyage pour septembre 2015 de 2 semaines et demi à 3 semaines! Vol Paris vers Vancouver et vol retour de Salt Lake City-Paris. Je souhaite dans mon itinéraire prévoir la visite sur plusieurs jours de Yellowstone et Grand Teton. J'ai déjà fait l'année dernière la visite des grands parcs de l'ouest américain mais nous n'avions hélas pas eu le temps d'aller jusqu'à Yellowstone. Je suis preneuse de conseils sur les visites à faire, l'hébergement, bref toutes vos bonnes infos et idées afin de ne rien louper! Je précise que je n'ai rien réservé pour le moment donc si vous pensez qu'il vaut mieux faire la boucle dans l'autre sens n'hésitez pas. Merci par avance pour votre aide! 🙂 Cindy.
Traversée du Mozambique pour rejoindre l'Afrique du Sud English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis en voyage en Afrique australe depuis quelques mois, aujourd'hui a Harare Zimbabwe, et je me demande quel itineraire prendre pour rejoindre Durban en Afrique du Sud ou un volontariat m'attend. J ai une semaine devant moi, soit je pars directement a Joburg, soit je passe par le Mozambique, ce qui me tente plus et semble couter quasi le meme prix.
Seulement une fois a Mutare, la frontiere je suis un peu perdue pour la suite.
Quelqu un aurait une idee d intineraire a me conseiller ?
Par exemple, une fois a Chimoio je ne trouve aucun moyen en transport en commun de relier Tofo ou Inhambane.
Ou a me dire si ca vaut le coup ou non finalement, pour ceux qui l auraient fait.
Merci par avance !
Bonne journee
Je suis en voyage en Afrique australe depuis quelques mois, aujourd'hui a Harare Zimbabwe, et je me demande quel itineraire prendre pour rejoindre Durban en Afrique du Sud ou un volontariat m'attend. J ai une semaine devant moi, soit je pars directement a Joburg, soit je passe par le Mozambique, ce qui me tente plus et semble couter quasi le meme prix.
Seulement une fois a Mutare, la frontiere je suis un peu perdue pour la suite.
Quelqu un aurait une idee d intineraire a me conseiller ?
Par exemple, une fois a Chimoio je ne trouve aucun moyen en transport en commun de relier Tofo ou Inhambane.
Ou a me dire si ca vaut le coup ou non finalement, pour ceux qui l auraient fait.
Merci par avance !
Bonne journee
Voyager moins cher en Thaïlande English translation pending
salut à tout le monde petit conseil que je viens de tester moi-même à l'instant en réservant mon vol aller retour Paris Bangkok en décembre prochain sur le site voyages SNCF.com est en réservant sur mes trois semaines de vacances une semaine d'hôtel à Bangkok tout inclus vol et hôtel cela m'est revenu TTC à 698 € avec aller retour avec air India
J'ai essayé sur d'autres sites genre edreams lastminute et Cie et les tarifs étaient beaucoup plus haut. Et avec la chute du bath c'est cool d'économiser sur le gros du budget c'est à dire vol et hôtel.
Voilà au cas où certains ne connaissaient pas le système c'est toujours bon de comparer différentes formules. On y perd rarement
Carnet de galère d'un trek en Forêt noire English translation pending
C'était en été 2012, je n'avais plus de boulot et pas un rond en poche...mais je suis atteinte de l'instinct voyageur, et je ne pouvais pas imaginer un été sans aller voir d'autres contrées.
Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛
Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...
C'est ici que l'aventure en solo commence...
Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!
Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.
Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"
Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.
Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.
Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!
A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.
Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.
Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!
Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪
Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.
Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .
Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.
Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄
Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!
On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!
Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.
"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.
En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.
Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.
Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.
Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.
C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..
J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.
Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.
Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!
Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)
C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.
Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...
En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!
Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!
La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.
Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎
Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.
Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.
J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊
Que s'est-il donc passé???
Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!
Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?
Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.
La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.
Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.
100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.
Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??
J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.
Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.
Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.
Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.
J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!
Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇
Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!
Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!
Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!
Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive à se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!
Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.
Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".
Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.
Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!
Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.
Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!
Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.
A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.
Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel
Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...
Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛
Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...
C'est ici que l'aventure en solo commence...
Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!
Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.
Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"
Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.
Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.
Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!
A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.
Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.
Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!
Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪
Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.
Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .
Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.
Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄
Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!
On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!
Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.
"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.
En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.
Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.
Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.
Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.
C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..
J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.
Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.
Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!
Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)
C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.
Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...
En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!
Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!
La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.
Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎
Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.
Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.
J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊
Que s'est-il donc passé???
Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!
Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?
Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.
La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.
Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.
100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.
Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??
J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.
Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.
Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.
Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.
J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!
Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇
Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!
Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!
Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!
Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive à se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!
Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.
Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".
Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.
Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!
Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.
Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!
Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.
A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.
Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel
Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...
Trajet aller-retour Hué - Lang Co English translation pending
Bonjour, j'envisage de faire un voyage au Vietnam au mois de juin et j'aimerai rester quelques jours à Hué. Quelqu'un saurait-il s'il est possible de faire un aller-retour hué lang co afin de profiter de la baie? L'idéal serait un départ en matinée et un retour en fin d'après-midi.
Merci pour les infos.
Ouest américain à l'été 2015: c'est compliqué English translation pending
Bonjour tout le monde!
Nous partons cet été aux USA avec nos deux filles (10 et 13 ans). Départ pour SF le 25 juin et retour de SF le 27 juillet.
À SF nous sommes logés et véhiculés par la famille, pas de problème.
Ensuite nous avons prévu une grande balade dans les parcs. Ce sera pour moi la troisième fois, donc je connais un peu (Sequoia, Yosemite, Lone Pine, Death Valley, Vegas, Bryce, Arches, Monument Valley, Lake Powell, Chelly, Grand Canyon, LA, Monterey, etc.), mais Yellowstone je ne connais pas, et j'ai promis aux filles de les y emmener (elles adorent les bêbêtes).
J'ai imaginé la "boucle" suivante:
Départ de SF le 29 juin -> Yosemite. J'ai déjà réservé une tent-cabin pour 4 au Curry Village la première nuit. Je sais que ce n'est pas génial (j'y suis déjà allé 2 fois) mais j'aime bien.
30/06 : balade Yosemite, soir au Wawona (déjà réservé).
01/07: visite Mariposa Grove, départ pour Lone Pine, via Tioga Pass - nuit à Independence (réservé).
02/07: petite balade dans les Alabama Hills (les filles ne sont pas fans de westerns et n'ont vu ni les Trois Lanciers du Bengale, ni Tremors, etc. donc elles s'en fichent un peu) et en route pour Vegas via Death Valley - chambre réservée au MGMGrand.
03/07: en route pour Bryce, via Zion - là, pas encore de réservation, je ne sais pas trop où loger, c'est déjà plein dans les hôtels du parc, pas de résa possible dans les campings... je sèche un peu.
04/07: balade dans Bryce... et après ça se complique, parce qu'il faut monter au nord vers Yellowstone, et il y a un paquet de kilomètres. Je pensais aller jusqu'à Park City pour la nuit.
05/07: de Park City (par ex.) jusqu'à Yellowstone, encore une grosse journée de route. À partir de là, je suis un peu paumé. Arriver par l'ouest, par le sud? Je sais qu'il faut bien 4 jours sur place pour bien profiter. Il n'y a plus un seul logement dispo dans le parc (dans une gamme de prix raisonnable). Les hôtels à West Yellowstone sont hors de prix. D'où l'idée de camper. On ne peut pas dire que ça enchante madame, mais ça reste jouable et les filles devraient aimer. Du coup, il va falloir soit emporter nos tentes (a priori je dors à part parce que je ronfle), soit les acheter sur place. Pas encore décidé la meilleure solution??? Première déconvenue, plus aucun emplacement en réservation à Canyon Village Campground pour tent only. Comme je ne veux pas prendre le risque du « premier arrivé, premier servi », il me reste Grant, Madison ou je ne sais pas... ??? Disons que nous restons 4 jours sur place. Quel(s) camping(s) choisir, dans quel ordre… ? Besoin de conseils...
Bref, ça nous ferait repartir le 9 en fin de journée ou le 10 au matin.
Sachant que j'ai déjà réservé une chambre au Waswik Hotel à Grand Canyon South Rim le 16/07, j’ai donc 6 jours pour arriver au Grand Canyon en passant par Moab (Arches), Monument Valley, et Page (Lake Powell, Antelope Canyon). Quelle route prendre en repartant de Yellowstone, où s’arrêter pour dormir? Sachant que j’ai déjà réservé un Grand Cherokee pour toute la balade et que nous aurons a priori le matériel de camping, mais qu’il faut aussi prévoir des chambres d’hôtel si je ne veux pas risquer le divorce.
À partir du 17/07, départ du GC pour LA, avec peut-être une étape (une autre nuit à Vegas?) parce que la route est longue. Là, je peux me débrouiller.
17 ou 18/07: Los Angeles où nous sommes en principe logés chez l’habitant. Visites… Universal, Rodeo Drive, Hollywood (les filles veulent voir Beverly Hills, le Walk of Fame, etc.).
On remonte par la côte le 20/07 avec stop à Monterey, ou bien direct SF le 21/07 et on ira plus tard à Monterey en repartant de SF.
21/07 au soir, retour à SF où nous nous remettons du périple avec quelques visites dans le coin jusqu’à notre départ le 27.
Désolé pour la longueur de ce message, mais j’ai essayé d’être complet et d'exposer clairement ma problématique (c’est pas gagné!;-)
En fait, c'est Yellowstone qui me pose le plus gros problème, à la fois pour y aller en ne faisant pas que de la bagnole, et pour y séjourner.
Merci à vous pour vos conseils.
PS: je sais que je n'ai pas respecté la règle n°je-ne-sais-plus-combien de ne pas inclure Yellowstone dans un tel circuit, mais je n'aurais peut-être pas beaucoup d'autres occasions d'emmener mes 2 filles dans un tel voyage.
PPS: je me dis que ce ne serait peut-être pas bête de dormir dans la Jeep, comme ça une seule tente pour ma femme et les filles...
Nous partons cet été aux USA avec nos deux filles (10 et 13 ans). Départ pour SF le 25 juin et retour de SF le 27 juillet.
À SF nous sommes logés et véhiculés par la famille, pas de problème.
Ensuite nous avons prévu une grande balade dans les parcs. Ce sera pour moi la troisième fois, donc je connais un peu (Sequoia, Yosemite, Lone Pine, Death Valley, Vegas, Bryce, Arches, Monument Valley, Lake Powell, Chelly, Grand Canyon, LA, Monterey, etc.), mais Yellowstone je ne connais pas, et j'ai promis aux filles de les y emmener (elles adorent les bêbêtes).
J'ai imaginé la "boucle" suivante:
Départ de SF le 29 juin -> Yosemite. J'ai déjà réservé une tent-cabin pour 4 au Curry Village la première nuit. Je sais que ce n'est pas génial (j'y suis déjà allé 2 fois) mais j'aime bien.
30/06 : balade Yosemite, soir au Wawona (déjà réservé).
01/07: visite Mariposa Grove, départ pour Lone Pine, via Tioga Pass - nuit à Independence (réservé).
02/07: petite balade dans les Alabama Hills (les filles ne sont pas fans de westerns et n'ont vu ni les Trois Lanciers du Bengale, ni Tremors, etc. donc elles s'en fichent un peu) et en route pour Vegas via Death Valley - chambre réservée au MGMGrand.
03/07: en route pour Bryce, via Zion - là, pas encore de réservation, je ne sais pas trop où loger, c'est déjà plein dans les hôtels du parc, pas de résa possible dans les campings... je sèche un peu.
04/07: balade dans Bryce... et après ça se complique, parce qu'il faut monter au nord vers Yellowstone, et il y a un paquet de kilomètres. Je pensais aller jusqu'à Park City pour la nuit.
05/07: de Park City (par ex.) jusqu'à Yellowstone, encore une grosse journée de route. À partir de là, je suis un peu paumé. Arriver par l'ouest, par le sud? Je sais qu'il faut bien 4 jours sur place pour bien profiter. Il n'y a plus un seul logement dispo dans le parc (dans une gamme de prix raisonnable). Les hôtels à West Yellowstone sont hors de prix. D'où l'idée de camper. On ne peut pas dire que ça enchante madame, mais ça reste jouable et les filles devraient aimer. Du coup, il va falloir soit emporter nos tentes (a priori je dors à part parce que je ronfle), soit les acheter sur place. Pas encore décidé la meilleure solution??? Première déconvenue, plus aucun emplacement en réservation à Canyon Village Campground pour tent only. Comme je ne veux pas prendre le risque du « premier arrivé, premier servi », il me reste Grant, Madison ou je ne sais pas... ??? Disons que nous restons 4 jours sur place. Quel(s) camping(s) choisir, dans quel ordre… ? Besoin de conseils...
Bref, ça nous ferait repartir le 9 en fin de journée ou le 10 au matin.
Sachant que j'ai déjà réservé une chambre au Waswik Hotel à Grand Canyon South Rim le 16/07, j’ai donc 6 jours pour arriver au Grand Canyon en passant par Moab (Arches), Monument Valley, et Page (Lake Powell, Antelope Canyon). Quelle route prendre en repartant de Yellowstone, où s’arrêter pour dormir? Sachant que j’ai déjà réservé un Grand Cherokee pour toute la balade et que nous aurons a priori le matériel de camping, mais qu’il faut aussi prévoir des chambres d’hôtel si je ne veux pas risquer le divorce.
À partir du 17/07, départ du GC pour LA, avec peut-être une étape (une autre nuit à Vegas?) parce que la route est longue. Là, je peux me débrouiller.
17 ou 18/07: Los Angeles où nous sommes en principe logés chez l’habitant. Visites… Universal, Rodeo Drive, Hollywood (les filles veulent voir Beverly Hills, le Walk of Fame, etc.).
On remonte par la côte le 20/07 avec stop à Monterey, ou bien direct SF le 21/07 et on ira plus tard à Monterey en repartant de SF.
21/07 au soir, retour à SF où nous nous remettons du périple avec quelques visites dans le coin jusqu’à notre départ le 27.
Désolé pour la longueur de ce message, mais j’ai essayé d’être complet et d'exposer clairement ma problématique (c’est pas gagné!;-)
En fait, c'est Yellowstone qui me pose le plus gros problème, à la fois pour y aller en ne faisant pas que de la bagnole, et pour y séjourner.
Merci à vous pour vos conseils.
PS: je sais que je n'ai pas respecté la règle n°je-ne-sais-plus-combien de ne pas inclure Yellowstone dans un tel circuit, mais je n'aurais peut-être pas beaucoup d'autres occasions d'emmener mes 2 filles dans un tel voyage.
PPS: je me dis que ce ne serait peut-être pas bête de dormir dans la Jeep, comme ça une seule tente pour ma femme et les filles...
Itinéraire Grenade à Malaga - 2 jours sur la côte English translation pending
Bonjour,
Je prépare 10 jours en Andalousie pour la mi avril.
J'aimerais après Grenade profiter de 2 jours de farniente pour voir un peu la mer. Pensez vous que 2 nuits vers Almuñécar serait judicieux ? j'ai lu que le village est typique et chouette.
Et le reste du programme vous parait il equilibré ?
0 - Arrivée à Malaga le soir 1 - MALAGA - RONDA 2 - RONDA - SEVILLE 3 - SEVILLE 4 - SEVILLE 5 - SEVILLE - CORDOUE 6 - CORDOUE - GRENADE 7 - GRENADE 8 - La cote vers Almuñécar ? 9 - La cote vers Almuñécar ? 10 - Retour de MALAGA vers 16H
Merci beaucoup pour vos précieux conseils.
0 - Arrivée à Malaga le soir 1 - MALAGA - RONDA 2 - RONDA - SEVILLE 3 - SEVILLE 4 - SEVILLE 5 - SEVILLE - CORDOUE 6 - CORDOUE - GRENADE 7 - GRENADE 8 - La cote vers Almuñécar ? 9 - La cote vers Almuñécar ? 10 - Retour de MALAGA vers 16H
Merci beaucoup pour vos précieux conseils.
Tour du monde de cinq ans English translation pending
Bonjour,
Je reviens d'un grand tour du monde de cinq ans. Je n'ai pas eu le courage ni le temps d'écrire un carnet et j'ai donc décidé d'exposer mon itinéraire et si vous voulez des détails sur certains pays, n'hésitez pas à me poser des questions.
Croatie
Bosnie
Yemen
Oman
Emirats Arabes Unis
Quatar
Koweit
Iran
Chine
Mongolie
Russie
Chine
Vietnam
Cambodge
Thailande
Birmanie
Bangladesh
Inde
Sri Lanka
Maldives
Indonésie
Malaisie
Brunei
Indonésie
Timor
Phillipines
Palau
Papouasie Nouvelle Guinée
Iles Salomon
Nouvelle Calédonie
Australie
Tonga
Samoa
Micronésie
Iles Carolines Du Nord
Russie
Canada
Etats Unis
Mexique
Hawaii
Kiribati
Polynésie Française
Ile de Paques
Chili
Perou
Equateur
Colombie
Venezuela
Grenade
Barbades
Sainte Lucie
Dominique
Montserrat
Iles Vierges
Etats Unis
Benin
Togo
Ghana
Cote D'Ivoire
Liberia
Sierra Leone
Guinée
Guinée Bissau
Senegal
Cap Vert
Mauritanie
Maroc
Canaries
Maroc
Madère
Maroc
Voilà, n'hésitez pas à demander des détails!
Voyage aux Açores étant enceinte? English translation pending
Bonjour à tous,
Bon, c'est ma première connexion sur ce site, que je consulte depuis longtemps, mais je n'avais jamais fait de profil ;) Je compte partir aux Açores début Juin, mais je serais enceinte de 6mois... Est-ce complètement aberrent? Nous aimons la rando, mais là ce serait plutôt pour des petites ballades pas trop dures... Est ce que ça existe aussi aux Açores ou c'est de la rando soutenue uniquement? D'autres part, pour profiter des plages, snorkelling, y'a-t-il des iles que vous me recommanderiez plus que d'autres? Merci pour vos réponses!!!
Bon, c'est ma première connexion sur ce site, que je consulte depuis longtemps, mais je n'avais jamais fait de profil ;) Je compte partir aux Açores début Juin, mais je serais enceinte de 6mois... Est-ce complètement aberrent? Nous aimons la rando, mais là ce serait plutôt pour des petites ballades pas trop dures... Est ce que ça existe aussi aux Açores ou c'est de la rando soutenue uniquement? D'autres part, pour profiter des plages, snorkelling, y'a-t-il des iles que vous me recommanderiez plus que d'autres? Merci pour vos réponses!!!
Bus Katmandou - Thimbu (Helambu) English translation pending
Bonjour,
est ce que quelqu'un a deja pris le bus de KTM a thimbu (helambu) ? je cherche a connaitre la duree du trajet et le lieu de depart du bus de KTM. Merci d'avance 🙂
est ce que quelqu'un a deja pris le bus de KTM a thimbu (helambu) ? je cherche a connaitre la duree du trajet et le lieu de depart du bus de KTM. Merci d'avance 🙂
Assurance voiture pour Cuba dérisoire? English translation pending
Bonjour,
je suis en train de voir pour une location de voiture via havanatour qui me propose une voiture via cubacar.
ne pouvant me renseigner précisément sur les couvertures de. Assurance , j ai tapé cubacar sur google et trouve ce lien qui n est pas celui de cubacar directement mais j ai trouve ses infos sur l assurance et cela fait peur sur les montants en cas de blessures ou morts : maxi 5000 cuc ...!http://www.cubacar.info/englisch/insurance.htm
donc a ceux qui peuvent me renseigner, dois je comprendre que les protections de l assurance obligatoire qu on paye en plus de la location est dérisoire au vu de nos standards ?
le lien conseille aussi de contacter sa propre assurance de sa voiture perso : qqun a t il déjà fait ?
Itinéraire Manille/Boracay/Cebu/Palawan/Manille English translation pending
Hello
Il y a peu de temps, j'ai créé un post pour avoir des suggestions d'itinéraires sur 2 semaines. Plus précisément pour un séjour de 16J/15N, pendant la période de Pâques.
Avec les conseils d'autres voyageurs, mon amie et moi avons décidé de suivre le programme suivant: Manille (1N à l'arrivée) / Boracay (4J/3N ou 5J/4N) / Cebu (2-3J/1-2N)/ Palawan (7J/6N)/ Manille (tagaytay ou autre volcan/zone cciale) (3J/2N).
Il se peut qu'on abandonne Cebu. Nous n'aurons pas le temps d'aller à Bantayan et on se demande si ça vaudrait le coups de faire un arrêt à Moalboal plutôt pour une journée ou rester à Mactan (ce qui nous enchante moins).
Etant donné la durée de notre voyage, nous avons dû faire des concessions.
Ma crainte maintenant est de savoir, en choisissant cet itinéraire n'y a t-il pas un risque que notre voyage se résume à un séjour plage?
Parmi les endroits cités, avons-nous une possibilité de se retrouver dans un cadre type forêt tropicale / chutes d'eau? Pourrons-nous envisager une session de trekking/rando (par ex à Port Barton ou Sabang à Palawan)?
Qu'en pensez vous?
Merci pour votre aide.
Il y a peu de temps, j'ai créé un post pour avoir des suggestions d'itinéraires sur 2 semaines. Plus précisément pour un séjour de 16J/15N, pendant la période de Pâques.
Avec les conseils d'autres voyageurs, mon amie et moi avons décidé de suivre le programme suivant: Manille (1N à l'arrivée) / Boracay (4J/3N ou 5J/4N) / Cebu (2-3J/1-2N)/ Palawan (7J/6N)/ Manille (tagaytay ou autre volcan/zone cciale) (3J/2N).
Il se peut qu'on abandonne Cebu. Nous n'aurons pas le temps d'aller à Bantayan et on se demande si ça vaudrait le coups de faire un arrêt à Moalboal plutôt pour une journée ou rester à Mactan (ce qui nous enchante moins).
Etant donné la durée de notre voyage, nous avons dû faire des concessions.
Ma crainte maintenant est de savoir, en choisissant cet itinéraire n'y a t-il pas un risque que notre voyage se résume à un séjour plage?
Parmi les endroits cités, avons-nous une possibilité de se retrouver dans un cadre type forêt tropicale / chutes d'eau? Pourrons-nous envisager une session de trekking/rando (par ex à Port Barton ou Sabang à Palawan)?
Qu'en pensez vous?
Merci pour votre aide.
Et si on allait aux Phil's? English translation pending
Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Itinéraire Belize - Guatemala en 10 jours English translation pending
Bonjour, j'ai réussi à avoir quelques journées de vacances et j'aimerais visiter une partie du Guatemala et le Belize. Sachant que mon aéroport est à Cancun au Mexique, avez vous des suggestions et des commentaires à l'itinéraire suivant: Je sais que ce sera pas du repos, mais bon...
Itinéraire voyageRelâche 2015
Belize / Guatemala
Vendredi, le 27 février2015 : Montréal/Chicago
· Volde Montréal (17h00) vers Chicago (19h00)
· Hébergement dansl’aéroport
Samedi, le 28 février2015 : Cozumel/Playa Del Carmen
· Transporten matinée : Avion Chicago (7h00)/Cozumel (12h00)
· Activité enaprès-midi à Cozumel : Snorkelling au récif Paraiso près du port de Caleta
· Transporten fin d’après-midi Ferry Cozumel/Playa del Carmen
· Activitésen soirée à Playa del Carmen :
- Baladesur la plage
- Souperau restaurant El Fogon
· Transporten fin de soirée : Bus de nuit Playa Del Carmen/Belize City :
Dimanche, le 1ermars 2015 : Tikal
· Transportau lever du jour Belize City/Tikal
· Hébergementà Tikal : Tikal National Park Campground (10 S), Face au Jaguar Inn
Lundi, le 2 mars2015 : Tikal/Flores
· Activitésà Tikal : Visite du site des Ruines Maya de Tikal au lever du jour
· Transporten fin d’après-midi Tikal/Flores :
· Activitésà Flores:
- Soupersur une terrasse
- Cocktailsdans des petits bars sur piloti
- Baladesur le bord du lac
· Hébergementà Flores : Youth Hostel Los Amigos (15 $ ch), Calle Central, Flores
Mardi, le 3 mars2015 : Flores/Candelaria
· Transportau lever du jour Flores/Candelaria :
· Activitésà Candelaria : Visite des Cuevas de Candelaria + Tubing River (3 à 6heures d’excursion)
· Hébergementà Candelaria : Complejo cultural et ecoturistico Cuevas de Candelaria (9 $ chen camping, 20 $ ch en dortoir, 35 $ ch en bungalow) Km 316,2
Mercredi, le 4 mars 2015 :Candelaria
· Transporten matiné Candelaria/B’omb’il Pek
· Activitésà Chisec : Hiking + Descente en rappel ou en échelle dans les Grutas deB’omb’il Pek et visite de la Grutas Jul IQ’
· Hébergementà Candelaria : Complejo cultural et ecoturistico Cuevas de Candelaria (9 $ch en camping, 20 $ ch en dortoir, 35 $ ch en bungalow) Km 316,2
Jeudi, le 5 mars 2015 : Candelaria/Lanquin
· Transportau lever du jour Candelaria/Lanquin :
· Activitésà Lanquin : Visite de la grotte souterraine de Lanquin + chauves-sourisvers 17h00
· Hébergementà Lanquin : Hospedaje Tipico El Retiro (5 $ en camping, 8 $ en dorm, 30 $la chambre), Salida a Cahabon
Vendredi, le 6 mars 2015 :Lanquin
· Transporten matinée Lanquin/Semuc Champey :
· Activités àSemuc Champey : Hiking au Mirador + Baignades aux cascades
· Transporten après-midi Semuc Champey/Lanquin :
· Hébergementà Lanquin : Hospedaje Tipico El Retiro (5 $ en camping, 8 $ en dorm, 30 $ lachambre), Salida a Cahabon
Samedi, le 7 mars2015 : Lanquin/Caye Caulker
· Transportau lever du jour Lanquin/Caye Caulker
· Activitésà Caye Caulker :
- Coucherde soleil au Lazy Lizard
- Musiqueau I and I Reggae Bar
· Hébergementà Caye Caulker : Camping Vega Inn and Gardens (11 $ ch), Front St
Dimanche, le 8 mars2015 : Caye Caulker
· Activitésà Caye Caulker :
- SnorkellingHol Chan ou plongée au Blue Hole
· Hébergementà Caye Caulker : Camping Vega Inn and Gardens (11 $ ch), Front St
Lundi, le 9 mars 2015 :Caye Caulker/Cancun
· Activités :Bronzette, hamac, Paddle bord, Kayak, planche à voile, etc.
· Transporten fin de journée en bus de nuit Caye Caulker/Cancun
Mardi, le 10 mars 2015
· VolCancun/New York/Québec
Vendredi, le 27 février2015 : Montréal/Chicago
· Volde Montréal (17h00) vers Chicago (19h00)
· Hébergement dansl’aéroport
Samedi, le 28 février2015 : Cozumel/Playa Del Carmen
· Transporten matinée : Avion Chicago (7h00)/Cozumel (12h00)
· Activité enaprès-midi à Cozumel : Snorkelling au récif Paraiso près du port de Caleta
· Transporten fin d’après-midi Ferry Cozumel/Playa del Carmen
· Activitésen soirée à Playa del Carmen :
- Baladesur la plage
- Souperau restaurant El Fogon
· Transporten fin de soirée : Bus de nuit Playa Del Carmen/Belize City :
Dimanche, le 1ermars 2015 : Tikal
· Transportau lever du jour Belize City/Tikal
· Hébergementà Tikal : Tikal National Park Campground (10 S), Face au Jaguar Inn
Lundi, le 2 mars2015 : Tikal/Flores
· Activitésà Tikal : Visite du site des Ruines Maya de Tikal au lever du jour
· Transporten fin d’après-midi Tikal/Flores :
· Activitésà Flores:
- Soupersur une terrasse
- Cocktailsdans des petits bars sur piloti
- Baladesur le bord du lac
· Hébergementà Flores : Youth Hostel Los Amigos (15 $ ch), Calle Central, Flores
Mardi, le 3 mars2015 : Flores/Candelaria
· Transportau lever du jour Flores/Candelaria :
· Activitésà Candelaria : Visite des Cuevas de Candelaria + Tubing River (3 à 6heures d’excursion)
· Hébergementà Candelaria : Complejo cultural et ecoturistico Cuevas de Candelaria (9 $ chen camping, 20 $ ch en dortoir, 35 $ ch en bungalow) Km 316,2
Mercredi, le 4 mars 2015 :Candelaria
· Transporten matiné Candelaria/B’omb’il Pek
· Activitésà Chisec : Hiking + Descente en rappel ou en échelle dans les Grutas deB’omb’il Pek et visite de la Grutas Jul IQ’
· Hébergementà Candelaria : Complejo cultural et ecoturistico Cuevas de Candelaria (9 $ch en camping, 20 $ ch en dortoir, 35 $ ch en bungalow) Km 316,2
Jeudi, le 5 mars 2015 : Candelaria/Lanquin
· Transportau lever du jour Candelaria/Lanquin :
· Activitésà Lanquin : Visite de la grotte souterraine de Lanquin + chauves-sourisvers 17h00
· Hébergementà Lanquin : Hospedaje Tipico El Retiro (5 $ en camping, 8 $ en dorm, 30 $la chambre), Salida a Cahabon
Vendredi, le 6 mars 2015 :Lanquin
· Transporten matinée Lanquin/Semuc Champey :
· Activités àSemuc Champey : Hiking au Mirador + Baignades aux cascades
· Transporten après-midi Semuc Champey/Lanquin :
· Hébergementà Lanquin : Hospedaje Tipico El Retiro (5 $ en camping, 8 $ en dorm, 30 $ lachambre), Salida a Cahabon
Samedi, le 7 mars2015 : Lanquin/Caye Caulker
· Transportau lever du jour Lanquin/Caye Caulker
· Activitésà Caye Caulker :
- Coucherde soleil au Lazy Lizard
- Musiqueau I and I Reggae Bar
· Hébergementà Caye Caulker : Camping Vega Inn and Gardens (11 $ ch), Front St
Dimanche, le 8 mars2015 : Caye Caulker
· Activitésà Caye Caulker :
- SnorkellingHol Chan ou plongée au Blue Hole
· Hébergementà Caye Caulker : Camping Vega Inn and Gardens (11 $ ch), Front St
Lundi, le 9 mars 2015 :Caye Caulker/Cancun
· Activités :Bronzette, hamac, Paddle bord, Kayak, planche à voile, etc.
· Transporten fin de journée en bus de nuit Caye Caulker/Cancun
Mardi, le 10 mars 2015
· VolCancun/New York/Québec
Pour une semaine: Rajasthan ou vallée du Gange? English translation pending
Salut a tous !
Voila, le topo est dans le titre. Cet ete, on repart un peu a l'etranger apres avoir arpente depuis 5 ans les Etats-Unis dans tous les sens...Ce sera l'Inde. Beaucoup de vacances car profs, on a decide de passer 6 petites semaines en Inde. Ce sera sans doute une claque, on ne connait que la Chine et la Thailande sur ce continent...Bref, treve de bavardage, voici le principe :
- une arrivee a Delhi et un depart dans la foulee pour le Ladahk, pour une duree entre 10 et 12 jours. - Un parcours de 21 jours entre Karnataka et Tamil Nadu, en rejoignant quelqu'un sur Hyderabad ou Bangalore.
MAIS, entre les deux, on a une grosse semaine...J'hesite : un petit tour au Rajhastan via train de nuit de Delhi a Jaisalmer d'abord, je reve de voir ce coin. Ensuite, je ne sais pas : Jodhpur, Udaipur ? Autre chose ?
La seconde option, c'est de partir vers l'Est, dans la vallee du Gange jusqu'a Varanasi. Le temps sera surement plus humide mais tant pis...Du coup, ce serait Agra etc etc..
J'aimerai votre avis la dessus, entre les deux options : un bout de Rajasthan ou suivre le Gange jusqu'a Varanasi...
Merci a tous !
Voila, le topo est dans le titre. Cet ete, on repart un peu a l'etranger apres avoir arpente depuis 5 ans les Etats-Unis dans tous les sens...Ce sera l'Inde. Beaucoup de vacances car profs, on a decide de passer 6 petites semaines en Inde. Ce sera sans doute une claque, on ne connait que la Chine et la Thailande sur ce continent...Bref, treve de bavardage, voici le principe :
- une arrivee a Delhi et un depart dans la foulee pour le Ladahk, pour une duree entre 10 et 12 jours. - Un parcours de 21 jours entre Karnataka et Tamil Nadu, en rejoignant quelqu'un sur Hyderabad ou Bangalore.
MAIS, entre les deux, on a une grosse semaine...J'hesite : un petit tour au Rajhastan via train de nuit de Delhi a Jaisalmer d'abord, je reve de voir ce coin. Ensuite, je ne sais pas : Jodhpur, Udaipur ? Autre chose ?
La seconde option, c'est de partir vers l'Est, dans la vallee du Gange jusqu'a Varanasi. Le temps sera surement plus humide mais tant pis...Du coup, ce serait Agra etc etc..
J'aimerai votre avis la dessus, entre les deux options : un bout de Rajasthan ou suivre le Gange jusqu'a Varanasi...
Merci a tous !
Renouvellement visa touristique thaïlandais English translation pending
Bonjour
Je suis en Thaïlande et je devrais prolonger mon visa touristique pourrais je le faire à Mae Sot
Merci de votre réponse
Nadi
Visa pour un séjour à New York? English translation pending
Bonjour à tous je cherche tant bien que mal réponses à mes questions,
voilà fin Août jusqu'à mi septembre je pars en vacances à New York, Je vais faire faire mon passeport dans 15 jours, et je souhaiter savoir si je devais faire faire un visa de séjour? Je pensais que les visas devaient être fait si on séjournais plus de 90 jours sur le territoire Américain.
Merci pour vos réponses. =) !!
Anaïs
voilà fin Août jusqu'à mi septembre je pars en vacances à New York, Je vais faire faire mon passeport dans 15 jours, et je souhaiter savoir si je devais faire faire un visa de séjour? Je pensais que les visas devaient être fait si on séjournais plus de 90 jours sur le territoire Américain.
Merci pour vos réponses. =) !!
Anaïs
Voiture avec chauffeur Arménie English translation pending
Bonjour,
Nous souhaiterions louer une voiture avec chauffeur pour faire notre propre circuit en Arménie durée une semaine cet été. Connaissez-vous les tarifs? des adresses pour cela?
Avez-vous testé ce type de prestations dans la continuité? est-il préférable de louer un chauffeur par étape ou vaut-il mieux tout prévoir depuis Yérévan?
Merci
Natacha
Nous souhaiterions louer une voiture avec chauffeur pour faire notre propre circuit en Arménie durée une semaine cet été. Connaissez-vous les tarifs? des adresses pour cela?
Avez-vous testé ce type de prestations dans la continuité? est-il préférable de louer un chauffeur par étape ou vaut-il mieux tout prévoir depuis Yérévan?
Merci
Natacha
Destination seule avec ma fille de 18 mois en avion depuis Paris English translation pending
Bonjour,
J aimerais partir avec ma fille de 18 mois pour 3/4 nuits, seule en juin et en avion avec un départ de Paris.
Je cherche un endroit pas trop loin en avion (pas + de trois heures max), ou je pourrais tout faire sans voiture et dans un pays ou il est d usage de fournir un lit bebe dans les hotels histoire de ne pas etre trop chargée.
J avais pensé a moscou ou saint petersbourg (mais parfois, j aime bien voir la mer ou l ocean) ou athenes (mais il risque de faire chaud ? C est bruyant aussi comme ville non ? Et ca serait sympa dans ce cas que je puisse emmener ma fille a la plage, elle ne s est jamais baignee) ou tel aviv (mais je me demandais si c etait raisonnable ...et surtout, je n ai jamais bien compris ce qu il y avait a faire sur place avec un petit enfant).
Merci !!
J aimerais partir avec ma fille de 18 mois pour 3/4 nuits, seule en juin et en avion avec un départ de Paris.
Je cherche un endroit pas trop loin en avion (pas + de trois heures max), ou je pourrais tout faire sans voiture et dans un pays ou il est d usage de fournir un lit bebe dans les hotels histoire de ne pas etre trop chargée.
J avais pensé a moscou ou saint petersbourg (mais parfois, j aime bien voir la mer ou l ocean) ou athenes (mais il risque de faire chaud ? C est bruyant aussi comme ville non ? Et ca serait sympa dans ce cas que je puisse emmener ma fille a la plage, elle ne s est jamais baignee) ou tel aviv (mais je me demandais si c etait raisonnable ...et surtout, je n ai jamais bien compris ce qu il y avait a faire sur place avec un petit enfant).
Merci !!
Vietnam: nouvelle réglementation extension visa? English translation pending
Bonjour,
Apres avoir fouille le net, j'ai appris qu'il etait facile de faire une extension de visa et a 5 jours de la fin de mon visa, je me suis renseigne aupres de mon hotel pour faire une extension sur Hue. Sauf que la reception m'a dit (apres avoir passe un coup de telephone) que l'extension coute trop cher (environ 200 dollars) et qu'il vaudrait mieux que j'aille au laos ou le Visa coute beaucoup moins cher et ensuite revenir au Vietnam. J'ai eu du mal a le croire vu les informations que j'avais trouve sur le net.
Je suis donc alle voir une agence de voyage, qui m'a confirme que l'extension de visa coutait 210 dollars et qu'il y avait de nouvelles reglementations qui faisait qu'il falait faire son extension a l'endroit ou l'on a obtenu le visa. Or j'ai fait mon Visa au Cambodge sur Sihanoulville (Phnom Penh en realite mais l'agence ou je suis alle l'a fait faire sur Sihanoukville pour une histoire de cout)
Bref est ce que quelqu'un est qu courant de ces nouvelles reglementations?
N'y a t il vraiment aucun moyen d'obtenir une extension pour un cout modique? Parce que 200dollars pour une extension alors que je ne reste que 2 semaines de plus, c'est un peu abuse je trouve...
Merci pour vos reponses.
Julien
Apres avoir fouille le net, j'ai appris qu'il etait facile de faire une extension de visa et a 5 jours de la fin de mon visa, je me suis renseigne aupres de mon hotel pour faire une extension sur Hue. Sauf que la reception m'a dit (apres avoir passe un coup de telephone) que l'extension coute trop cher (environ 200 dollars) et qu'il vaudrait mieux que j'aille au laos ou le Visa coute beaucoup moins cher et ensuite revenir au Vietnam. J'ai eu du mal a le croire vu les informations que j'avais trouve sur le net.
Je suis donc alle voir une agence de voyage, qui m'a confirme que l'extension de visa coutait 210 dollars et qu'il y avait de nouvelles reglementations qui faisait qu'il falait faire son extension a l'endroit ou l'on a obtenu le visa. Or j'ai fait mon Visa au Cambodge sur Sihanoulville (Phnom Penh en realite mais l'agence ou je suis alle l'a fait faire sur Sihanoukville pour une histoire de cout)
Bref est ce que quelqu'un est qu courant de ces nouvelles reglementations?
N'y a t il vraiment aucun moyen d'obtenir une extension pour un cout modique? Parce que 200dollars pour une extension alors que je ne reste que 2 semaines de plus, c'est un peu abuse je trouve...
Merci pour vos reponses.
Julien
Vol France-Thaïlande English translation pending
Bonjour !
J'aurai besoin d'informations concernant les vols depuis la France vers la Thailande :
- Quelles compagnies choisir depuis Lyon pour Bangkok ?
- Bangkok est-il le seul aéroport international en Thailande ?
- Enfin, quand faut-il réserver ses billets pour un départ en janvier (2016)
Je vous remercie par avance ! 🙂
J'aurai besoin d'informations concernant les vols depuis la France vers la Thailande :
- Quelles compagnies choisir depuis Lyon pour Bangkok ?
- Bangkok est-il le seul aéroport international en Thailande ?
- Enfin, quand faut-il réserver ses billets pour un départ en janvier (2016)
Je vous remercie par avance ! 🙂
Un mois de balade dans l'ouest des USA (18 novembre au 16 décembre 2014) English translation pending
Carnet de route du 18 novembre au 16 décembre 2014.

Mardi 18 novembre, vol 1AF 066 pour Los Angeles, départ à 10h30 en A380. Passage immigration très rapide avec notre visa B2, puis vol pour Las Vegas où nous serons à 19h30 locale au Best Western casino Royale sur le "strip".
Mercredi 19, nous partons récupérer Hugo au "storage" en fin de matinée et filons faire le plein de nourriture avant de nous rendre au Hitchin Post RV Park qui est à proximité. Nous passons aussi chez un français (vu sur TF1 Auto-Moto) qui possède un atelier de remise en état et restauration de vieux véhicules afin qu'il puisse regarder nos disques de freins bons à changer. Mais c'est trop compliqué et nous restons au RV Park pour le restant de la journée.
Jeudi 20, nous partons très tôt au garage qui nous avait changé nos plaquettes de freins en août et qui doit pouvoir nous changer nos disques. Là aussi c'est trop compliqué pour eux et nous devons téléphoner chez Iveco France pour avoir une aide. Les infos sont mauvaises et il ne nous sera pas possible de changer ces disques, nous continuerons de rouler comme cela en faisant attention.
Vendredi 21, nous rangeons nos sacs, remettons Hugo en configuration de route et demain nous irons vers le nord car nous devons retrouver nos amis Sylvie et Christian sur Kanab.
Samedi 22, nous roulons vers le Snow Canyon où nous ferons une halte pour la nuit, il fait beau et chaud et le soleil se couche magnifiquement.

Dimanche 23, en route vers Kanab en passant par Fredonia, il fait très beau avec une bonne température. Nous avons rendez- vous vers 16h00 avec nos amis et nous les retrouvons comme prévu et trouvons un bivouac pour la nuit sur le parking d'une station service et au calme.
Lundi 24, nous sommes à 8h30 au bureau du BLM pour tenter la loterie pour "The Wave", mais sans résultat, nous reviendrons demain. Nous faisons un belle balade au dessus de Kanab mais le décalage horaire se fait sentir et nous sommes vite fatigués. Le retour dans Hugo sera très apprécié. Soirée tranquille.

Mardi 25, nouvel essai pour "The Wave", et vu la foule présente (110 personnes comme la veille) nous n'y croyons pas. Et bien nous avons tort et c'est notre N°, le 1 qui sort le premier, c'est la joie, dix années que nous tentions cette loterie sans réussite. Nous partons en direction de la Wire Pass et nous passerons la nuit au "Stateline campground". Petite balade au dessus du camping pour se mettre en jambe.


Mercredi 26, c'est le grand jour, enfin, nous sommes à 8h00 au départ du sentier, il fait très beau et bon et en 1h30 nous serons arrivés à l'entrée de "The Wave", c'est grandiose, nous savourons et passerons sept heures ici à tout fouiller et monter jusque l'arche qui domine "The Wave". Fourbus nous sommes mais heureux de cette incroyable journée. Soirée cool dans nos véhicules au campground. Des images plein la tête pour cette nuit et plein les boitiers photo aussi.







jeudi 27, ce matin nous partons vers Lees Ferry au campground du parc car nous voulons faire la balade de Cathedral Wash demain. Nous continuons la piste "House Rock Valley road" pour rejoindre la Hwy89A et arrivons assez vite au campground. Mais avant nous faisons un stop au Navajo Bridge pour admirer les condors. Soirée à profiter du coucher de soleil, magnifique.
Vendredi 28, le soleil monte vite et commence à chauffer, il ne faisait que 1° ce matin. Nous partons tous les quatre dans Hugo jusqu'au parking du sentier de Cathédral Wash et commençons notre randonnée à l'ombre. Très vite les passages d'escalade arrivent, bon pas compliqués pour nous mais pour nos femmes cela le devient très vite. Néanmoins nous les aidons et elles réussissent à passer tous les obstacles que nous allons rencontrer tout du long de la balade. Nous arrivons au bord du Colorado pour déjeuner et repartons récupérer Hugo en reprenant tous les passages délicats. soirée repos.



Samedi 29, en route vers le sud rechercher un peu de chaleur. Nous passons par Wupatki National Monument et faisons un bivouac dans Coconino National Forest au pied d'un superbe volcan.


Dimanche 30, repos ce matin et c'est en fin de matinée que nous partons nous balader dans Sunset Crater sous un ciel très chargé et pluvieux. Il ne fait vraiment pas chaud et nous rentrons au bivouac pour nous réchauffer, fin de journée au calme.


Lundi 1er décembre, en route vers Flagstaff pour y faire le ravitaillement, trouver une connexion WiFi, faire la laundry et savoir où nous dormirons ce soir. Nos amis restant sur Flagstaff quelques jours et ensuite prenant une autre route que la notre, nous les quittons le soir après quelques courses au walmart. Nous trouvons un campground au sud de Flagstaff, il est tard aussi je ne veux plus rouler.
Mardi 2, nous prenons la direction du sud et allons jusque Sedona. la route est sympa et nous faisons quelques stops photos mais sous un ciel pluvieux et des températures fraiches. Le Oak Creek canyon est sympa nous nous y baladons et continuons notre route. C'est sous des trombes d'eau que nous arrivons sur Sedona, nous faisons malgré tout une visite à pied de ce village tout neuf. Nous trouvons un campground car pas question d'aller sur les pistes par ce temps.

A suivre......

Mardi 18 novembre, vol 1AF 066 pour Los Angeles, départ à 10h30 en A380. Passage immigration très rapide avec notre visa B2, puis vol pour Las Vegas où nous serons à 19h30 locale au Best Western casino Royale sur le "strip".
Mercredi 19, nous partons récupérer Hugo au "storage" en fin de matinée et filons faire le plein de nourriture avant de nous rendre au Hitchin Post RV Park qui est à proximité. Nous passons aussi chez un français (vu sur TF1 Auto-Moto) qui possède un atelier de remise en état et restauration de vieux véhicules afin qu'il puisse regarder nos disques de freins bons à changer. Mais c'est trop compliqué et nous restons au RV Park pour le restant de la journée.
Jeudi 20, nous partons très tôt au garage qui nous avait changé nos plaquettes de freins en août et qui doit pouvoir nous changer nos disques. Là aussi c'est trop compliqué pour eux et nous devons téléphoner chez Iveco France pour avoir une aide. Les infos sont mauvaises et il ne nous sera pas possible de changer ces disques, nous continuerons de rouler comme cela en faisant attention.
Vendredi 21, nous rangeons nos sacs, remettons Hugo en configuration de route et demain nous irons vers le nord car nous devons retrouver nos amis Sylvie et Christian sur Kanab.
Samedi 22, nous roulons vers le Snow Canyon où nous ferons une halte pour la nuit, il fait beau et chaud et le soleil se couche magnifiquement.

Dimanche 23, en route vers Kanab en passant par Fredonia, il fait très beau avec une bonne température. Nous avons rendez- vous vers 16h00 avec nos amis et nous les retrouvons comme prévu et trouvons un bivouac pour la nuit sur le parking d'une station service et au calme.
Lundi 24, nous sommes à 8h30 au bureau du BLM pour tenter la loterie pour "The Wave", mais sans résultat, nous reviendrons demain. Nous faisons un belle balade au dessus de Kanab mais le décalage horaire se fait sentir et nous sommes vite fatigués. Le retour dans Hugo sera très apprécié. Soirée tranquille.

Mardi 25, nouvel essai pour "The Wave", et vu la foule présente (110 personnes comme la veille) nous n'y croyons pas. Et bien nous avons tort et c'est notre N°, le 1 qui sort le premier, c'est la joie, dix années que nous tentions cette loterie sans réussite. Nous partons en direction de la Wire Pass et nous passerons la nuit au "Stateline campground". Petite balade au dessus du camping pour se mettre en jambe.


Mercredi 26, c'est le grand jour, enfin, nous sommes à 8h00 au départ du sentier, il fait très beau et bon et en 1h30 nous serons arrivés à l'entrée de "The Wave", c'est grandiose, nous savourons et passerons sept heures ici à tout fouiller et monter jusque l'arche qui domine "The Wave". Fourbus nous sommes mais heureux de cette incroyable journée. Soirée cool dans nos véhicules au campground. Des images plein la tête pour cette nuit et plein les boitiers photo aussi.







jeudi 27, ce matin nous partons vers Lees Ferry au campground du parc car nous voulons faire la balade de Cathedral Wash demain. Nous continuons la piste "House Rock Valley road" pour rejoindre la Hwy89A et arrivons assez vite au campground. Mais avant nous faisons un stop au Navajo Bridge pour admirer les condors. Soirée à profiter du coucher de soleil, magnifique.
Vendredi 28, le soleil monte vite et commence à chauffer, il ne faisait que 1° ce matin. Nous partons tous les quatre dans Hugo jusqu'au parking du sentier de Cathédral Wash et commençons notre randonnée à l'ombre. Très vite les passages d'escalade arrivent, bon pas compliqués pour nous mais pour nos femmes cela le devient très vite. Néanmoins nous les aidons et elles réussissent à passer tous les obstacles que nous allons rencontrer tout du long de la balade. Nous arrivons au bord du Colorado pour déjeuner et repartons récupérer Hugo en reprenant tous les passages délicats. soirée repos.



Samedi 29, en route vers le sud rechercher un peu de chaleur. Nous passons par Wupatki National Monument et faisons un bivouac dans Coconino National Forest au pied d'un superbe volcan.


Dimanche 30, repos ce matin et c'est en fin de matinée que nous partons nous balader dans Sunset Crater sous un ciel très chargé et pluvieux. Il ne fait vraiment pas chaud et nous rentrons au bivouac pour nous réchauffer, fin de journée au calme.


Lundi 1er décembre, en route vers Flagstaff pour y faire le ravitaillement, trouver une connexion WiFi, faire la laundry et savoir où nous dormirons ce soir. Nos amis restant sur Flagstaff quelques jours et ensuite prenant une autre route que la notre, nous les quittons le soir après quelques courses au walmart. Nous trouvons un campground au sud de Flagstaff, il est tard aussi je ne veux plus rouler.
Mardi 2, nous prenons la direction du sud et allons jusque Sedona. la route est sympa et nous faisons quelques stops photos mais sous un ciel pluvieux et des températures fraiches. Le Oak Creek canyon est sympa nous nous y baladons et continuons notre route. C'est sous des trombes d'eau que nous arrivons sur Sedona, nous faisons malgré tout une visite à pied de ce village tout neuf. Nous trouvons un campground car pas question d'aller sur les pistes par ce temps.

A suivre......
Mongolie pour ressortissants français: visa English translation pending
Prévoyant de me rendre en Mongolie prochainement en camping car (mai-juin-juillet), j'ai entendu dire que le visa pour les ressortissants français n'était pas nécessaire en 2015, qu'en est-il ?
Définition d'autonomie complète English translation pending
J'me trompe ou la définition d'autonomie complète peut varier beaucoup selon l'esprit d'aventure et l'appétit du randonneur? 😏