Et si on allait aux Phil's?
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Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.

Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.

Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.

Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?

Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.

L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.

Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.

Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.

Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.

Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.

Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.

Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.

Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.

Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.

Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !

Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
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SO Solene40 Veteran ·
Ah merci Laurent pour cet avant goût (on part ds 15 jours). Ca me donne trop envie ces scènes de vie. J'attends la suite avec impatiente (et en photo c'est possible😉) . Au plaisir de te lire Christelle
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
FR Franckt80 Regular ·
Je suis bien d'accord avec Sollene ;) c'est un plaisir de te lire .. ça me donne envie d'y retourner encore plus rapidement ..
GE Genevois Veteran ·
Ce matin, le but premier est d'aller faire nos courses au marché juste derrière le CouCou. Un petit marché, mais suffisant pour y trouver quelques fruits pour le repas de midi. Mangues et bananes, de quoi faire le plein de saveurs tropicales. Nous prenons ensuite la route en direction de la pointe nord de l'île, où se trouvent les vestiges d'un ancien fort espagnol. Mis à part les petits chemins pour rejoindre Bantayan, dont on ne se lasse décidément pas - des chemins, pas de la ville -, nous prendrons au plus court pour aller au nord. Au plus court, c'est-à-dire la route goudronnée qu'emprunte aussi les voitures et camions. Une route pas forcément dangereuse, mais bien moins agréable que les petites allées des bords de mer. Le fort n'est pas indiqué une fois sur place, alors on y va à l'instinct. Et surtout à la chance puisque nous tombons dessus du premier coup, à l'intérieur du Kota Park.

Les ruines en question n'ont rien d'extraordinaire, il ne faudrait pas y monter juste pour elles. Quelques murs, aucune explication historique de visible, le lieu n'a d'intérêt que l'âge des pierres. Par contre, il y a là une jetée sur la mer d'où la vue est magnifique au large de l'île de Bantayan. Les eaux sont turquoises et complètent le bleu du ciel. Pour les amateurs de baignade, la plage qui est à la pointe de l'île, derrière le fort, est de sable même si l'ombre y est rare. Il suffit d'emprunter une des voies entre les maisons et d'aller au bout pour s'y poser entre les bankas qui sont parquées en attendant de prendre la mer.

Il est près de midi et l'astre soleil donne son plein rendement. Nous optons alors pour une petite place à l'ombre dans le Kota Park, en compagnie d'une famille philippine. Je sors une des bananes achetées ce matin et un petit gamin qui ne marche pas encore regarde le fruit visiblement avec envie. Je donne donc une banane à son père qui se fend en remerciements, alors que le petit engloutit le cadeau avec vigueur. Nous discutons ensuite de nos origines, de ce que nous pensons voir aux Philippines. Une fois encore, le contact est facile, les gens souriants et aimables. On sent la chaleur humaine dans ce peuple philippin, une chaleur humaine toujours plus difficile à trouver dans le monde occidental. Nous irons aussi sur le ponton qui part sur la mer, dont une tour permet de gagner de la hauteur pour les prises de vue. Là, des gamins se tiennent à l'ombre et partent parfois marcher dans l'eau au pied de la structure de béton. Nous voyant arriver, ils viennent vers nous et nous réclament ... non pas de l'argent mais des photos ! Nous les prenons donc et ils posent avec des postures en faisant des signes avec les doigts, à la manière des rappeurs américains. Avec évidemment de gros éclats de rire ...

Après cette pause à l'extrême nord de l'île de Bantayan, nous entamons la descente par la côte est. Nous avons appris la leçon d'hier, il faut rester le plus possible au bord de la mer, même en traversant les villages ou en empruntant des chemins pour piétons, que les scooters prennent tous également. Ainsi, nous tombons sur plusieurs plages, aux abords des villages, plages sans aucune infrastructure touristique. Il n'y a là que les bankas qui reposent sur le sable. Le seul bémol, ce sont les déchets divers qui traînent. Plastique, bouteille, parfois chaussures ou vieux filet de pêche abandonné, les locaux n'ont visiblement pas le souci d'entretenir leurs lieux de vie. Attention, ce ne sont pas des décharges, mais il est vrai qu'un peu d'entretien en certains endroits serait le bienvenu. Nous repassons par la plage trouvée hier à San Augustin et nous la réélisons plus belle plage du coin. Une mer magnifique, du sable sur la plage et dans l'eau, quelques gamins qui viennent nous voir, une tranquillité absolue, bref le bonheur.

Après une bonne baignade, nous reprenons le scooter et traversons le magnifique village de Sillon, qui fera mentir mon affirmation ci-dessus. Ici, les gens prennent soin de leur espace de vie, les femmes balaient les allées, tout y est propre et rangé. Peu avant le débarcadère des bateaux venant de Cebu, il y a une longue plage de sable, avec divers accès possibles même si l'endroit est bordé de Resorts. Mais quelques chemins permettent un accès direct à la mer. Nous avons repéré les lieux, nous y reviendrons demain, notre dernier jour sur Bantayan Island.

Les nombreux kilomètres parcourus aujourd'hui confirment nos impressions d'hier, sur la l'amabilité des gens, le sourire des enfants. Les Hellos ont continué de fuser, les adultes eux nous font des signes de tête, nous klaxonnent pour nous saluer. Nous avions beaucoup lu sur la gentillesse des Philippins. Nous la testons désormais en direct. Et surtout nous la confirmons.

En soirée, Denis et son épouse nous convient avec deux autres couples à un repas de la St-Valentin organisé dans un resort voisin, sur la plage. Une délicate attention de nos hôtes. Sur place, un buffet, des décorations toutes en rose et en coeurs, un groupe "live", de quoi faire la fête. Denis nous confirmera la joie de vivre qui anime le peuple philippin, toujours prêt à profiter de la vie et à s'amuser. Ses explications nous permettent d'apprendre et de comprendre certaines particularités de la société dans cette partie du monde. Comme l'alphabétisation des enfants qui dépasse les nonante %. Et il est vrai que chaque village a son école, m��me s'ils ne sont voisins que de quelques kilomètres. Des discussions fort intéressantes sur ce grand pays, avec des précisions venant d'un Occidental mais qui vit désormais ici. La fête battra sûrement son plein une partie de la nuit, mais nous serons modestes et rentrerons assez tôt au CouCou pour nous reposer et être prêts pour une nouvelle journée de découverte demain. Toujours en scooter bien entendu.

Le ciel est gris au lever. Mais rapidement il laisse place à un ciel bleu et la température prend encore quelques degrés. Après un excellent petit-déjeuner au CouCou, nous enfourchons notre scooter pour partir au marché de Bantayan. Nous connaissons désormais la route par coeur, par les petits chemins. Comme toujours, nous croisons un nombre important de tricycles, lesquels font office de taxi ou livrent même le pain ou des bonbonnes d'eau dans certaines maisons. Des tricycles qui sont en fait des side-cars, mais avec une petite "cabine" ouverte au lieu du traditionnel side. La plupart sont motorisés, mais certains d'entre eux sont des vélos. Il faut alors avoir le mollet alerte si la charge est lourde. Nous nous posons au marché qui sans être extraordinaire, permet de voir les Philippins dans leurs activités. En effet, les Blancs peuvent se compter sur les doigts d'une main. On fait dans le local dans ce marché. Pas de vente d'objets touristiques, mais du poisson séché, des fruits et légumes, des habits de seconde main. Comme hier, nous faisons le plein de mangues, de petites bananes et de mandarines.

Retour vers Santa Fé et nous cherchons une plage pour nous poser. La marée basse est encore importante et à certains endroits, il est impossible de se baigner. Nous trouvons néanmoins un endroit avec du beau sable, assez d'eau pour nager et de l'ombre sous un jeune cocotier. Un arbre sans noix, car il y a 2 jours à San Augustin, deux noix de coco étaient tombées de l'arbre à quelques mètres de nous. Prendre ces fruits sur la tête aurait été synonyme de graves blessures, voire pire. Au loin, nous voyons l'île de Cebu, sur laquelle de nuages noirs stationnent. La pluie doit y tomber en rideau, nous apercevons les traînées caractéristiques d'une forte pluie qui tombent des nuages. Le vent souffle fort et dirige le mauvais temps vers nous. A peine une heure plus tard, l'orage menace et quelques gouttes tombent. Le plus gros évitera Santa Fé, mais nous avons droit tout de même à une belle averse qui durera finalement peu de temps. L'orage peut parfois être un souci à Bantayan, notamment pour la traversée en bateau depuis Hagnaya. Non pas que les ferries courent un danger en mer, mais c'est surtout l'accostage qui pose souci, vu que le ponton n'est pas protégé par une digue. Ainsi, les courants et les vagues dus au gros temps ne permettent pas de stabiliser le bateau et le plateau qui permet de laisser sortir les véhicules. Ce souci n'a pas lieu d'être aujourd'hui, visiblement le ferry arrivait en même temps que la pluie. En une journée, nous avons toute la panoplie météo : nuages, soleil et pluie. Mais toujours la même température, même si l'humidité a augmenté après la pluie.

En fin d'après-midi, Denis nous propose d'aller prendre un verre dans sa belle-famille, où l'on fête l'anniversaire et le baptême de deux enfants. Nous acceptons avec un grand plaisir, c'est une occasion unique de connaître l'immersion dans une famille locale. A notre arrivée, de nombreuses personnes sont là, non seulement la famille mais aussi des voisins. Les femmes parlent entre elles ou s'occupent des enfants, les hommes sont à table et éclusent des bières. La nourriture est distribuée à ceux qui sont présents, de même que les boissons. A peine entrés dans une petite cour intérieure, on nous met table et chaises à disposition. Denis nous explique que c'est un honneur pour eux d'accueillir des étrangers dans leur demeure. En tous les cas, personne ne s'offusque de notre présence, au contraire les sourires sont nombreux. Riezel, la femme de Denis, s'est jointe à nous après avoir préparé des pâtes pour les nombreux gamins présents. Nous pouvons alors poursuivre nos discussions sur le mode de fonctionnement de la société philippine, les codes, les traditions, la manière de vivre. Denis est une véritable source d'informations, concrétisée aujourd'hui par cette visite dans sa belle-famille. Après quelques San Miguel, la bière locale, nous laissons la famille à leurs festivités et nous regagnons le CouCou pour le repas du soir. Le restaurant est complet et le staff s'active dans tous les sens, faisant de son mieux pour servir chacun sans trop d'attente.

Dernier jour sur l'île de Bantayan. Demain, ce sera une grosse journée de transport, avec le ferry de 07h30, puis le bus jusqu'à Cebu. Là, il faudra changer de gare routière en taxi, puisque nous arriverons au nord, mais que notre prochain bus pour Oslob, dans le sud de l'île de Cebu, part lui de la gare routière sud.

Nous aurons passé un séjour très agréable sur l'île de Bantayan. Par l'accueil généreux et chaleureux de Denis, par la qualité du CouCou, par l'indépendance du scooter et par la découverte de l'île et de ses petits coins. Un bon début ! Nous n'avions entendu que du bien des Philippines. Il nous aura fallu moins de 4 jours pour le confirmer.
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LE Lexa Veteran ·
Salut Laurent!

Aurais tu des photos de ton trip à nous partager?

Je vois ton avatar ou t'es sous une chute d'eau.Je pense que tu dois en avoir de belles sous le coude.😉
GE Genevois Veteran ·
Ouais, j'en ai bien quelques-unes.... Ou quelques milliers au fil des années.... Par contre, pas de photo dans mes carnets de route. Je m'éclate avec les mots, c'est mon truc. Je laisse les gens deviner ce que je vois, je laisse leur imagination fonctionner et j'espère leur donner envie de venir voir par eux-mêmes... J'ai aussi remarqué que quand il y a des photos, tu es moins attentif aux textes. Et moi, comme dit plus haut, ce sont les mots... Et tant pis, si les carnets sont moins "populaires" car il faut lire plutôt que regarder. En plus, si tu as déjà tout vu avant même de partir, ton voyage n'a plus la même saveur sur place. Voilà, c'est mon avis, j'assume... Pour l'avatar, la chute de NungNung, dans le nord de Bali.

Un sacré débat cette histoire de photos. Mais bon, je continue d'écrire ...

A++
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DO Dolma Globetrotter ·
Mais bon, je continue d'écrire ...

Et merci d'écrire, encore et toujours ! Tes mots (me) font voyager. J'ai déjà dû te le dire mais s'il le faut je veux bien le dire et le redire encore...

Je vais être absente un peu alors je reviendrai plus tard sur ton carnet. C'est étrange, il me rappelle des rencontres avec les gens et les paysages, pas aux Philippines (où je ne suis pas allée) mais ailleurs, oui, c'est étrange.

Beau séjour et à bientôt, avec tes mots 🙂

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
GE Genevois Veteran ·
Le bateau est à 07h30 et Denis nous y emmène en voiture. L'occasion de se serrer la main, peut-être pour un au revoir ou un adieu, mais ce qui est certain, c'est que nous avons passé un excellent séjour ici. Il y a des rencontres où pour des raisons inexpliquées dues aux simples relations humaines, le feeling est immédiat, ce fut le cas avec Denis. Mon ami belge, je sais que tu liras ces lignes, alors bonne suite à toi et à ta famille.

La mer est d'huile et la traversée se fait sans souci. Durant le trajet, nous négocions une descente sur Cebu en taxi avec un homme qui nous demande si nous sommes intéressés. Nous tombons d'accord sur un prix et une fois accostés, nous prenons ce moyen de transport. Certes, environ deux fois plus cher que le bus régulier de Ceres, mais aussi deux fois plus rapide. Avec ce qui nous attend comme route aujourd'hui, ce n'est pas négligeable. Notre chauffeur doit récupérer quelqu'un à l'aéroport de Mactan, mais il va être en retard. Tout gêné, il nous demande s'il peut nous poser à une station de taxi pour le dernier tronçon vers la gare routière sud. Il nous déduit 100 Pesos du prix initial, somme qui devrait correspondre à la course. Nous acceptons sans problème, notre jeune chauffeur ayant été très sympa avec nous tout au long du trajet. Il nous dépose donc vers un taxi, lequel nous conduit au terminal sud des bus, pour 80 pesos !

Nous cherchons le bus pour Oslob, mais rien n'est indiqué, nous demandons donc cette information à un employé local et il nous renseigne efficacement avec un grand sourire. Le bus est là, prêt à partir. Juste le temps de foncer aux toilettes et d'acheter de quoi boire et un paquet de biscuit que nous voilà partis. Excellent timing.

La sortie de Cebu est encombrée, la circulation y est dense, même pour un dimanche. Mais rapidement, le bus va accélérer et jouer du klaxon pour prévenir les autres usagers de la route que c'est lui le plus gros et qu'il va passer. Un petit stop de 10 minutes en chemin, puis nous continuons la route. Il nous faudra bien 3 heures et demie pour atteindre Oslob. Je demande à l'aide-chauffeur s'il connaît la New Village Oslob Lodge où nous pensons rester, ce afin de savoir où descendre. Mais ni lui ni le chauffeur ne connaissent l'endroit. Ils nous posent donc sur le bord de la route, en nous disant qu'un chauffeur de tricycle devrait pouvoir nous aider. Moins de 10 minutes plus tard, un tricycle arrive, avec deux personnes à bord. Nous l'interpellons et lui demandons s'il connaît la place. Lui non, mais la dame âgée qui est à l'arrière oui. Elle nous propose alors de partager le tricycle avec eux. Nous avons un doute, car avec nos sacs, le petit véhicule va être sacrément chargé. Mais les sacs finiront sur le toît en plastique et nous à l'arrière. En 5 minutes, nous sommes devant une petite guesthouse familiale qui propose des chambres simples et bon marché. La dame nous souhaite un bon séjour et le tricycle repart.

Nous nous renseignons sur les requins-baleines. C'est rôdé et très simple. Les tricycles attendent les touristes dans la rue. Pour 100 pesos par personne, ils vous conduisent sur le lieu où l'attraction locale se tient, attendent et vous ramènent à votre hôtel. Il y a aussi des chutes à voir dans le coin et là, le prix se monte à 150 pesos par personne. D'après la jeune réceptionniste, la meilleure heure est 06h30 pour voir les requins-baleine. Nous verrons cela demain.

Nous donnons notre linge sale à laver et partons à pied dans le petit village sympa de Oslob. Il y a là une belle église où la messe du dimanche se tient durant quasiment toute l'après-midi. Devant l'église, un grand quai en béton, avec des escaliers qui descendent dans l'eau. C'est un bon spot pour se baigner, car il y a quand même un peu de fond, l'eau est assez claire, et surtout il y a du sable dans l'eau, ce qui n'est pas le cas des plages environnantes. Une bonne baignade, puis nous revenons à notre petite guesthouse. L'air est chaud, les moustiques sont bien présents vu l'humidité.

A la nuit tombée, il sera temps d'aller manger. Nous partons donc à pied dans le village. Il y a un petit resto très sympa sur la route principale, à la sortie du village direction nord, le A&C. Sans prétention, quelques plats préparés que l'on peut choisir, mais une nourriture très bonne et peu onéreuse. Sinon, il y a les stands de rue avec les habituelles grillades et même des pizzas dans une petite rue latérale. Bref, on ne meurt pas de faim à Oslob. Le vilage est même très sympa et la New Village est au centre de la bourgade et donc des familles philippines.

Après une nuit chaude puisque nous avons coupé la clim, perturbée par le chant des coqs, encore et encore, nous nous levons très tôt pour aller voir les requins-baleine. 05h30, nous voilà prêts à partir. Les tricylces sont dans la rue, attendant le touriste. Le tarif est plus ou moins fixe, entre 80 et 100 pesos par personne. Le site est à environ 15 minutes vers le sud et le tricycle fonce sur la route alors que le jour se lève. En arrivant tôt, c'est l'assurance de ne pas avoir trop de monde sur place. Le soleil émerge des flôts et donne au ciel des couleurs splendides. Une petite brise empêche la chaleur de nous étouffer dès le matin. Notre chauffeur nous explique les étapes. D'abord, on inscrit son nom dans un carnet, on suit un petit briefing, puis on part payer. 1000 pesos pour les nageurs, 500 pesos si vous restez au sec sur la banka. Le gilet de sauvetage est recommandé par le staff local, mais ce n'est vraiment pas nécessaire pour ceux qui se débrouillent dans l'eau. On pourrait croire qu'il faut partir au large pour voir les requins-baleine, mais non, ils sont juste là, à quelques dizaines de mètres du bord. La profondeur doit être de 5-6 mètres et une fois à l'endroit convenu, nous pouvons nous jeter à l'eau, depuis la banka où 4-5 personnes peuvent prendre place.

A peine dans l'eau, le monstre est là, fidèle au rendez-vous. Dans les 5 mètres de long, ondulant tranquillement et récupérant ce que les employés locaux jettent dans l'eau pour les nourrir. Je me focalise sur un specimen en particulier, pris par le spectacle. Je me retourne pour voir où je me trouve et si d'autres humains sont dans le coin et je me retrouve face à face avec un second requin-baleine, à moins de deux mètres, la bouche grande ouverte pour avaler un maximum d'eau qu'il rejettera par ses branchies. Impressionnant ! Nous ne sommes pas sensés les approcher à moins de 4 mètres, mais c'est impossible. Ils sont si près que nous pourrions les toucher. En l'espace des 30 minutes permises sur le site, nous aurons vu entre 4 et 5 de ces géants. Gris tachetés, la bouche grande ouverte pour engouffrer un maximum d'eau et de plancton, la queue ondulant pour avancer ou se stabiliser, le spectacle est à la hauteur. Je filme les scènes sous la surface à l'aide d'une GoPro et plus tard, de retour à la New Village, je constaterai une fois encore à quel point il était exceptionnel de les voir d'aussi près.

Dès 07h30, plus de monde arrive, notamment les touristes asiatiques, qui sont bruyants et moins disciplinés, d'où l'importance de venir tôt, le site démarrant vers 06h00.

Bien sûr, les puristes diront que le jeu est tronqué, qu'il s'agit d'une attraction uniquement touristique vu qu'ils sont nourris. Certes, c'est absolument vrai, mais c'est aussi une des rares possibilités de voir ces animaux hors captivité dans un aquarium pour qui ne part pas plonger dans des spots particuliers. Et l'activité fournit également quantité d'emplois à l'économie locale, entre les employés du site proprement dit, les restos et guesthouse environnantes, les tricycles, etc... Même les requins-baleine ne semblent pas effrayés de voir autant d'humains autour d'eux, restant indifférents et préférant gloutonner tranquillement.

Après les requins-baleine, il y a aussi de belles chutes à voir dans le coin pour compléter le séjour. Nous choisissons d'aller à Tumalog Falls, à environ 6 km dans la montagne. Pour y aller, un tricycle et une moto. Pourquoi deux véhicules ? Parce que la pente est si raide dans le dernier tronçon que les tricycles ne montent pas. Nous ferons donc le dernier bout sur une moto, son pilote faisant un aller-retour pour nous conduire tous les deux sur le site. La chute de Tumalog est splendide, tombant de quelques dizaines de mètres le long d'une paroi composée de divers végétaux. On peut se baigner dans un petit bassin au pied de la chute, baignade quelque peu revigorante, l'eau y étant bien plus fraîche que dans la mer. Nous restons sur place un bon moment, avant d'entamer une montée bien raide à pied pour regagner l'entrée du site. Il y a aussi la possibilité de se faire acheminer en moto, moyennant quelques pesos, mais un peu d'effort ne fait pas de mal. Pour redescendre, là aussi notre moto fera deux voyages, mais arrivés sur la route principale du bord de mer, notre tricycle n'est pas là. Pas grave, on monte les trois sur la moto et c'est parti pour les quelque 5 km qui nous séparent de Oslob.

Bref, l'arrêt à Oslob s'impose pour qui passe dans le coin. Après un repas au A&C en bord de route, nous hélons un bus Ceres pour nous faire conduire au port de Lilo-An, départ des bateaux pour Dumaguete sur l'île de Negros, notre prochaine étape. Attraper un bus n'est vraiment pas compliqué. Se poser au bord de la route, héler un bus jaune de la compagnie Ceres, monter, payer à l'aide-chauffeur et subir soit le mauvais film soit la musique à plein tube. Vraiment facile, sauf pour le film ou la musique.

Le bus nous pose au port de Lilo-An, d'où un petit bateau traverse pour Negros. Nous avions appelé l'hôtel Palwa à Dumaguete. Non seulement, ils ont des chambres de libre, mais encore ils viennent nous chercher au port de Sibulan. La ville de Dumaguete est comme toutes celles rencontrées jusqu'à présent. Une circulation d'enfer, une fourmilière, du bruit, des odeurs. Mais elle n'est pas dénuée de charme non plus, contrairement à Cebu qui nous a paru bien peu attractive. Le Palwa est situé en plein centre, à quelques pas de l'immense marché municipal et du front de mer, dont la célèbre promenade sur le Rizal Boulevard. Nous partons nous balader à pied, au hasard des rues. Il faut s'y faire à ces villes philippines, nous étions bien mieux du côté de Bantayan. Nous nous renseignons sur les locations de motos, c'est possible. Nous verrons cela demain. Après 2 jours de lever tôt, nous avons aussi besoin de nous reposer un peu. La chambre confortable du Palwa devrait pouvoir nous y aider. Pour le repas du soir, nous mangeons directement au resto de l'hôtel au rez-de-chausée. Nous avions lu qu'il avait bonne réputation, effectivement, nos plats étaient bien bons. Place maintenant à une bonne nuit de sommeil.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

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BM Bmonkey Regular ·
Lundi matin, 16 février, -35 degrés celcius avec le facteur vent. Heureusement qu'il y avait sur voyage forum le facteur Laurent pour me livrer quelques "lettres" des Phils.

Je me suis dis en voyant le titre: ça ressemble à du Laurent ça, et comme de fait, on est un an plus tard du moto trip et la tradition se poursuit. Alors je serai avec toi et Do pendant les prochains jours!

Bon trip l'ami!

Ici, malgré le froid, l'amour que nous avons pour nos deux cocos nous réchauffe le coeur et on continue de nourir les projets de voyage. En novembre, nous avons procédé au baptême de l'air avec une petite semaine à Cuba et disons-le, je crois que la vie nous a envoyé deux curieux et futurs voyageurs.

L'écriture se poursuit pour moi aussi et en ce sens, je partage ton choix de faire place aux mots.

Prenez soin et enjoy!!!

Pat
Global citizenship throught universal responsability
JE Jeandaune Veteran ·
Merci egalement pour ces bons moments passes ensemble.

J'ai oublie de vous donner quelques tuayux pour le cote repas sur Dumaguete. Le soir ne pas louper le Labas, un peu plus au nord du port. Tres, tres bonne ambiance, estudiantine, et bonne table. Cote plus gastro, le Casablanca, sur la promenade et le Kri, dans le rue qui, au bout de la promenade, cote port, part a droite. Tres bonne table, chef philippin, forme aux Etats-Unis, et qui fait une belle cuisine moderne.

Par contre, si tu as d'autres tuyaux, je suis preneur, passant une grosse semaine a Dmaguete en avril.

Amities a vous deux.

Denis.
CouCou d'une perle des Philippines, Bantayan Island
GE Genevois Veteran ·
Hey, et voilà l'ami Pat qui nous suit.

Le Laos commence à dater un peu, pas vrai. Presque 4 ans que nous prenions une bière au coin des chemins poussièreux de Vang Vieng, mais toujours cette amitié voyageuse qui nous unit. Les Philippines vous plairaient, c'est certain, un peuple chaleureux, content de vivre, qui affiche son sourire. Tout y est facile, on y conduit des deux-roues, cheveux au vent, enfin les tiens plus les miens ... ! La liberté. Je sais que tu comprends le sens particulier de ce mot.

Contents de savoir que les cocos vont bien, et j'imagine que Madame Coco se porte elle aussi comme un charme...

Un de ces jours, je serai heureux de lire tes écrits amigo, faudra que tu m'envoie tes proses sur mon mail privé.

Vous aussi, portez-vous bien.
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GE Genevois Veteran ·
Denis, je note l'adresse du Labas, cela sonne bien comme on les aime. Sans prétetion ni chichi, mais dont on se souvient....

Là on sort du Sans Rival, la pâtisserie pas le Bistro. Quelques douceurs dont abuser n'est finalement pas un péché ... Ca va être difficile de manger trop tôt ce soir après cela ... Et vu que la plupart des restos du coin ne servent plus après 21h00... !

Je te dirai si on a trouvé quelque chose de spécial ou d'incontournable.

Et merci pour ton MP, j'abonde dans ton sens, that's life ...
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GE Genevois Veteran ·
Ce matin, le bruit de la rue commence à nous réveiller vers les 07h30. Scooters, motos, coups de klaxon, pas vraiment du bruit dérangeant, mais un arrière-fond sonore qui nous dit qu'il est l'heure de sortir du lit. Après un petit-déjeuner philippin, riz-porc cuisiné-oeufs brouillés, nous voulons louer une moto. Le Palwa peut le faire, mais leur contact n'a rien de libre jusque dans l'après-midi. Je demande alors à la réception où je peux avoir un deux-roues tout de suite. Il y a un loueur en face de la station Shell quelques centaines de mètres après la principale église de Dumaguete, direction Ouest. Soit 10 minutes à pied du Palwa. Louer un scooter : rien de plus facile. Montrer son permis de conduire national, ou tout autre papier qui a l'air officiel tant l'employé ne comprenait rien à mon permis, payer et au revoir. Attention, il a insisité pour que je laisse une pièce d'identité en dépôt. Exclu de laisser mon passeport, j'ai donc donné une carte d'identité.

Conduire un deux-roues à Dumaguete n'est pas pire que ce nous avions connu à Yogyakarta, à Denpasar ou au Laos. Pas vraiment de règle, si ce n'est que le plus gros passe. Il faut juste respecter cette hiérarchie et se lancer. Les Philippins ne sont pas agressifs au volant, cela roule plutôt cool. Cela peut être impressionnant au début, puis on s'y fait rapidement. Nous décidons de partir pour les Twin Lakes, à environ 30 km de la ville. Pour s'y rendre, c'est on ne peut plus facile. Prendre la route juste en-dessus du Palwa, là où il y a la station service, direction droite. Et suivre cette route tout du long, c'est la "National Highway". Elle passe devant l'aéroport de la ville et sa courte piste, puis le port de Sibulan et continue ensuite avec moins de trafic. La circulation est tranquille et le paysage qui défile est très sympa.

Trouver l'embranchement qui monte aux lacs n'est pas compliqué, mais il ne faut pas le rater. Il se trouve avant le village de San José, dans une ligne droite le long de la mer, bordé d'une digue et de lampadaires. Il y a là un vieux panneau rouillé sur la gauche qui annonce la montée de 15 km pour arriver au site. La route qui gagne les lacs est splendide. A travers la végétation, les villages, on y trouve de magnifiques points de vue sur la côte, des scènes de vie avec les paysans locaux, les enfants qui tendent la main pour taper la votre en passant, bref 15 km de bonheur. Cela monte, parfois assez fortement, mais le scooter automatique que nous avons y arrive sans souci. A part une toute petite portion en réfection, l'ensemble est asphalté. Peu avant l'arrivée, il y a un péage. les étrangers doivent s'aquitter d'un droit d'entrée de 100 pesos par personne, soit 10 fois plus que les Philippins... Les 500 derniers mètres sont d'une pente si raide que là, il nous est impossible de monter à deux sur le scooter. Celui-ci refuse catégoriquement d'avancer, c'en est trop pour lui.

Autant le dire, le site des Twin Lakes est relativement décevant. On peut bien aller au bord de l'eau, mais les accès sont très limités. Lors de notre passage, pas de kayak pour aller sur le lac, mais une grosse barque dont les rames sont tenues par un employé local. Bref, l'excursion vaut surtout pour le chemin qui y mène, qui lui vaut la peine. En redescendant, nous nous arrêtons au restaurant Azalea qui bénéficie d'excellents commentaires sur certains sites ou forums. Une nourriture simple, mais mieux travaillée, avec une vue magnifique sur une vallée et la côte. Seul bémol, les plats sur la carte ne sont pas traduits en anglais et la serveuse s'est avérée assez incapable de nous décrire ce qui était proposé. Bien sûr, on aurait pu tenter de prendre un plat au petit bonheur la chance, mais avec le risque de tomber sur quelque chose que nous n'aimons pas, genre des tripes. Un arrêt sympa dans le timing de la journée. Au retour sur Dumaguete, nous nous rendons au port pour nous renseigner sur les horaires des bateaux pour Siquijor, notre prochaine destination d'ici 2-3 jours. Plusieurs compagnies desservent l'île, à divers horaires, avec divers prix. Difficile d'en choisir vraiment une dans ces conditions. Les différences de prix se justifient-elles avec le sérieux de la compagnie et l'état des bateaux ?

S'il y a bien un endroit à ne pas manquer pour une pause dans l'après-midi, c'est la patisserie Sans Rival, dans une rue perpendiculaire au Rizal. Des petits plaisirs sucrés aussi doux que leurs prix. Pour les digérer, nous nous posons sur un banc le long de la promenade du front de mer. Les vendeurs en tout genre, perles, lunettes, cacahuètes, boissons, viennent nous proposer leur marchandise. Sans agressivité, sans trop d'insistance, même sans achat. Les prix baisse au fur et à mesure de notre refus, de sorte que si vous êtes intéressé, vous pouvez d'emblée couper le prix par 3 ou 4 avant d'entamer vos négociations. Sur cette promenade, il y a de l'air. Ce qui n'est pas le cas plus loin dans la ville, où la moiteur ambiante prend le dessus en cette fin d'après-midi. D'ailleurs, pour la finir en beauté, nous repérons un petit panneau annonçant des massages. Vendu. Ce sera pieds et jambes pour l'un et facial pour l'autre. Une petite heure de relaxation avant de partir manger.

Après avoit testé le Sans Rival côté patisserie dans l'après-midi, nous essayons le Sans Rival Bistro sur le Rizal pour le repas du soir. Un endroit sympa pour manger en terrasse, à l'air de la nuit, avec de bons plats à prix raisonnables. Pas très loin, certains bars ou discothèques attirent le touriste et les filles "faciles", comme au Why Not. Il y a d'autres endroits pour prendre un verre et écouter de la musique live, principalement vers le port ou après celui-ci. Nous sommes étonnés du prix si bas de l'alcool qu'il en encouragerait presque la consommation. Notamment du Rhum, que les gens ici boivent pur avec des glaçons ou parfois avec du Coca ou du Sprite. Nous serons raisonnables et iront nous coucher les idées claires !

Nouvelle journée à Dumaguete et ses environs. Pour le petit-déjeuner, nous partons vers le port au Kamalig où le choix est large. Nous y sommes seuls, hormis les employé qui s'activent tous à leurs tâches. Le but du jour : le marché de Malatapay, à environ 25 km de Dumaguete, sur la route qui mène à l'embarquement pour l'île d'Apo. Sortir de la ville est assez "sport" en scooter. Il y a beaucoup de circulation, notamment des deux-roues et des tricycles. Malgré que ce soit un peu l'anarchie, tout se passe en douceur, personne ne s'énerve, tout le monde passe, personne ne tombe et aucune touchette entre les véhicules ne se produit, bien qu'il n'y ait aucun feu ni policier pour régler les carrefours De quoi y prendre de la graine chez nous ... Nous récupérons la National Highway vers l'Ouest. Rapidement cela devient roulant et nous pouvons alors nous décontracter. Nous passons Bacong, où se situe l'embranchement pour Valencia où nous irons demain, puis Dauin, dont je parlerai plus avant.

En arrivant dans la région du marché, on devine que nous sommes à destination. Un petit embouteillage, des stands le long de la route, des camions chargés, bref de l'animation. Le marché se tient tous les mercredis, le long de la petite route entre la National et l'embarquement pour l'île d'Apo. Quelques centaines de mètres où des dizaines de stands se tiennent. Des habits, des légumes, du poisson séché, des outils, des vaches, des ustensiles, on y vend de tout. Et tout au bout de l'allée, le coin nourriture avec le célèbre cochon de lait, servi avec des portions de riz enveloppées dans des feuilles de bananiers. Un marché tout en couleurs, parfois en odeurs, avec quelques touristes, mais qui ne sont clairement pas en majorité. Nous y faisons quelques courses, notamment de fruits, les petites vendeuses nous sourient de toutes leurs dents, contentes de voir des "longs nez" leur acheter leur marchandise.

Tout au bout, sur la jetée, nous voyons Apo au loin. Le vent s'est levé et les bankas qui partent vers l'île doivent affronter une petite houle qui secoue les embarcations. Il arrive d'ailleurs parfois que des gens restent bloqués sur l'île, lorsque la mer est trop forte, à cause notamment du vent bien présent dans le coin. Après avoir déambulé dans les stands du marché pendant près d'une heure, et en pleine chaleur, nous reprenons le scooter direction Dumaguete. Nous ne rentrons pas en ville, mais nous allons nous trouver une plage pour profiter de la mer et du soleil. Il est vrai qu'il n'y a pas vraiment de belles plages autour de Dumaguete. Mais nous trouvons notre bonheur à Dauin, à 15 km de la ville. Arrivés dans le village, il faut descendre en direction de la mer. Pile en face de l'église, une voie asphaltée part en direction des flôts. Il faut ensuite continuer sur le petit chemin en terre et là, sur la droite, un autre petit chemin mène vers une plage tranquille et propre de sable brun doré. L'eau y est aussi claire qu'ailleurs et ce coin a l'avantage d'être protégé du vent et du courant de la mer. Nous nous trouvons vers un petit bâtiment d'employés municipaux qui visiblement surveillent les lieux. Il semblerait que l'endroit soit une petite réserve marine. Pour quelques dizaines de pesos, nous pouvons louer une table et des chaises pour poser nos affaires, à l'ombre sous de grands arbres. Et si vous avez faim, le bâtiment voisin fait restaurant, sinon il y a aura toujours les gargottes de Dauin, entre l'église et la route principale, pour des plats à l'emporter. Nous y passons une partie de l'après-midi, à profiter de la baignade et du soleil. Avant de rentrer en ville en fin de journée pour nous préparer à la soirée.

Préparer à la soirée en la débutant par un massage dans la petite échoppe à proximité du Palwa. Nous testons un autre massage, toujours aussi plaisant et relaxant. En plus, au prix où ils sont proposés, il n'y a aucune, mais vraiment aucune raison de s'en priver. Pour le repas du soir, nous nous rendons en bord de mer, après le port, tout au bout de route. Il y a là quelques restos et bars où les expatriés, les touristes et certains Philippins viennent manger et boire ensuite un verre. Nous nous posons au Lab-as, réputé pour ses plats de produits de la mer. Nous voulions prendre les spécialités de la maison, soit le Lapu-Lapu ou le Maya-Maya, mais aucun des deux poissons n'était disponible en cuisine. Dommage, du coup le serveur nous a proposé un autre plat, sans doute moins fin que les deux précités. Autant le dire d'emblée, la nourriture fut bonne, mais le service catastrophique. Temps d'attente pour commander et recevoir nos boissons et la nourriture, erreur dans les plats servis, erreur dans l'addition, bref si le Lab-as se veut être au-dessus des standards locaux, y'a du boulot ! Attention aussi si vous prenez du poisson, facturé au poids, sauf que vous ne savez pas combien pèse ce qui arrive dans votre assiette. J'avoue, cela a un peu terni la satisfaction de manger un bon poisson. Pour finir la soirée, nous nous posons au Hayahay, contigü au Lab-as, un bar qui propose de la musique live. Ce soir, un groupe local mi-rock mi-reggae, assez sympa à écouter. Une fois de plus, nous sommes surpris du prix de l'alcool. Exemple, un rhum-coca était à 75 pesos. Attention à la consommation. Une fois encore, nous sommes restés sages avant de regagner l'hôtel en scooter, dans la nuit et ses pièges sur la route, d'où la consommation raisonnable ...
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LE Lesneophytes Regular ·
Bonjour Laurent et Dominique, Votre récit est toujours passionnant et nous rappelle d'excellents souvenirs de notre pays préfere en Asie du Sud Est. Profitez bien de votre séjour. Avez-vous prévu de vous rendre a Bacolod pour le Nouvel An chinois ou est-ce trop tard ? Au plaisir de discuter de votre voyage a votre retour autour d'un verre.
Chantal & Jean-Pierre
GE Genevois Veteran ·
Salut vous deux,

Et non, pas de Bacolod, nous avons dû faire des choix ... Là, nous passons notre dernière soirée dans la sympathique Dumaguete, départ demain pour Siquijor.

on voous montrera nos photos au retour !
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DO Doud2 Globetrotter ·
Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.

Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.

Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu f

Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?

Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.

L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.

Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.

Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.

Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.

Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.

Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.

Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.

Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.

Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.

Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !

Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.

effectivement, nous n'avons pas pu cautionner la plongée avec les butanding de Oslob nous sommes arrivés sur le bord de l'eau avec le flot des vans-tour-opérateurs, nous avons aperçu cette pataugeoire avec des palmes qui s'agitaient dans le vide, cette nuée de bateau à 70m de la côte, les fishermen qui déversaient à la volée le krill ou quelque chose comme ça nous sommes restés consternés on apercevait depuis la plage ces bêtes, dans trois mètres d'eau on pouvait entendre le doux bruit du tiroir-caisse et imaginer la joie du barangay captain devant les tas de billets il parait que les maitres d'école de Tan-Awan font la gueule car les pêcheurs sont mieux payés qu'eux un mauvais moment sauvé par les belles chutes voisines et les pueblos espagnols fortifiés que l'ont peut visiter sur Argao, Oslob etc dont personne ne parle depuis nous sommes passés par Donsol... c'est autre chose

B
Tout finit par s'arranger...même mal.
RE Renaud38 Regular ·
question bête : Puis je plonger à Olsob pour voir les requins juste avec un MASQUE/TUBA, sans palmes?
LE Lesneophytes Regular ·
Bonjour A Oslob Oui tu peux te baigner avec masque tuba , sans rien ou, si tu veux tu peux louer un équipement de plongée complet avec bonbonnes et combi. Pour ma part je dois nager avec des palmes mes qualités de nageur étant fort discutable! A+
Chantal & Jean-Pierre
RE Renaud38 Regular ·
Chantal/JeanPierre vous parlez bien pour le site aux requins ?
LE Lesneophytes Regular ·
Bonsoir Effectivement je parle du site aux requins.Mais comme le dis Genevois il est important d'arriver dans les premiers pour pr lifter pleinement du site. Bon voyage Jean-pierre
Chantal & Jean-Pierre
RE Renaud38 Regular ·
Super merci beaucoup. Je pense reprendre une partie du trip de GENEVOIS puis du votre ("enième poste sur visaya") genre : bantayan, iles alentours (camote ?), moalboal, oslob, duagamete, siquijor (je veux voir si les sorciers guérisseurs ça marche) camiguin ou bohol palawan ou coron j'arrive le 8 mars à manille je repars le 29.
GE Genevois Veteran ·
Je confirme pour le masque/tuba aux requins d'Oslob. Pas besoin de palmes ... Si tu vas surle site à 06h30, tu peux ensuite aller voir des chutes très sympa, à faire dans la foulée avant de reprendre le bus puisle bateau pour Dumaguete.

Nous venons d'arriver sur Siquijor, le petit texte traditionnel d'ici peu ...

J'ai vu ton programme : attention de ne pas trop en faire, tu vas passer beaucoup de temps dans les transports, genre bus, bateau, tricycle, etc...
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

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GE Genevois Veteran ·
Bonjour Bernard,

Merci pour ton message qui est évidemment plein de bon sens.

Je ne dis pas que je cautionne le site d'Oslob, mais il est vrai qu'il était sur notre chemin et que cela reste tout de même quelque chose de spécial à voir. Ensuite, on on peut effectivement se poser la question de l'éthique. Pour notre part, nous y étions directement à l'ouverture à 06h15 et nous n'avons pas vraiment ressenti cet esprit de "foire". Par contre, il est vrai qu'à notre départ, des minibus déversaient leur flôt de touristes coréens ou chinois, sans que cela soit péjoratif, qui étaient bien moins disciplinés et qui se croyaient visiblement à Disneyland. C'est ce genre de tourisme qui pose le problème de cette éthique, pas ceux qui respectent et les animaux et la tranquilité du lieu.

Pour ce qui est du salaire des pêcheurs plus élevés que celui des profs, c'est bien sûr regrettable. Mais peut-on vraiment en vouloir auxdits pêcheurs de vouloir une vie meilleure et de profiter de cette opportunité, quitte à sacrifier l'éthique ? Pas sûr ... au pire, ce serait au gouvernement, local ou national, d'y mettre un terme. Pour ma part, j'ai été plus "choqué", comme dans trop d'endroits, par la pollution au plastique et par les enfants qui jettent tout par terre.

Bref, à chacun de savoir s'il veut faire un stop à Oslob, connaissant la situation et les particularités du site. Les Philippines nous enchantent et nous espérons pouvoir avoir la chance de comparer, comme tu l'as fait, en allant à Donsol !

Et tu as raison : la région de Oslob a visiblement aussi d'autres atouts.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

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GE Genevois Veteran ·
Nous restons encore à Dumaguete, vu que nous n'avons pas terminé d'explorer les environs. Ce matin, nous irons à une boulangerie près de l'hôtel pour acheter quelques pains divers à déguster avec un café. Si les pains sont différents, les goûts sont quasiment tous similaires, excepté le petit escargot à la canelle. Notre but du jour : les chutes de Casaroro, près de Valencia sur les hauteurs. Pour s'y rendre, c'est très simple. Prendre la National direction Dauin et là, il y a deux embranchements pour rejoindre la petite ville. Le premier depuis Dumaguete est une petite route, qui devient un chemin de terre qui passe à travers les cultures et les villages, alors que le second est une route bien large et roulante. Qu'importe, avec le scooter nous passons partout. Le temps est gris aujourd'hui et au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la montagne, une petite bruine tombe et la température se rafraichit. Nous atteignons la jolie petite bourgade de Valencia. Ici, les maisons sont plus cossues, les jardins fleuris ou bien aménagés. Il n'y a aucun panneau qui indique les chutes, de sorte qu'il nous faut fréquemment demander notre chemin aux habitants. Evidemment, on nous renseigne avec le sourire et efficacité. Nous trouvons la bonne route du premier coup, même si ce n'est pas bien compliqué. Il y a un petit complexe de loisirs à la sortie de Valencia sur la route des Casaroro Falls. Les familles philippines s'y rendent, avec le pique-nique et tout le matériel pour y passer la journée. Piscines, jeux, une tyrolienne, de quoi amuser les petits et même les grands.

La route continue à grimper à travers la végétation luxuriante. Les maisons qui bordent la route possèdent de petits jardins et servent visiblement de petites plantations pour toute sorte de plantes, de fleurs ou de jeunes arbres. La montée est assez raide et nous voyons enfin un panneau qui annonce les chutes. La route finit en cul-de-sac et l'asphalte laisse place à un chemin de terre. Nous ne tentons pas l'aventure avec le scooter, vu le mauvais état de cette piste. Mais heureusement, l'accès aux chutes se trouve quelque 300 mètres plus haut. Une petite cabane délimite l'entrée du site, pour lequel nous devons nous acquittter d'un droit d'entrée de 20 pesos. Les chutes de Casaroro sont bien plus bas, au fond de la gorge et il y a 335 marches, bien raides, à descendre pour atteindre le cours de la rivière. A la descente, c'est encore assez facile, cela le sera beaucoup moins au retour ... Arrivés en bas, il faut partir sur la droite et remonter le petit cours d'eau. Il n'y a pas vraiment de chemin et il faut passer de rocher en rocher, sans que cela ne soit dangereux ou périlleux. Il faut juste faire attention de ne pas glisser. Par deux fois, nous devrons traverser la rivière, pieds dans l'eau, pour changer de rive. La remontée n'est pas longue et nous arrivons aux chutes. Une belle cascade de plusieurs dizaines de mètres qui tombe droite comme un I dans un fracas. Au pied de la chute, un petit bassin, mais dans lequel il est déconseillé de se baigner. Sans doute est-ce dangereux de rester sous la chute si un objet venait à tomber avec l'eau de la cascade. Il n'y a qu'un seul couple sur le site en même temps que nous, nous pouvons ainsi faire nos photos comme bon nous semble.

Au bout d'un moment passé au pied de la chute, nous entamons la longue remontée. Là, ce n'est plus la bruine qui nous trempe, mais la transpiration. Si vous avez besoin d'un entrainement cardio ou condition physique, n'hésitez pas, faites 3-4 fois la montée/descente des chutes Casaroro, efficacité garantie.

Nous redescendons vers Dauin. Le temps s'est éclairci et en arrivant sur la côte, le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Dans le village de Dauin, il y a le traditionnel marché couvert où se vendent fruits et légumes, poissons et toute sorte de produits utiles pour les familles du coin. Et évidemment les "Eateries" que l'on trouve partout. Des petites gargottes sans prétention, où les plats cuisinés sont présentés dans des casseroles et où on soulève le couvercle pour voir ce qui est proposé. Nous en trouvons une avec 2 tables et quelques plats. Des mets qui nous satisfont, nous nous asseyons. Au final, nous aurons très bien mangé, en suffisance et en qualité, pour 140 pesos à deux, boissons comprises. Nous rejoignons ensuite notre plage d'hier, où nous sommes assurés de trouver sable et place. Le lieu est en fait fréquenté par les clubs de plongée, car nous sommes dans une réserve marine et à 25 mètres de la plage, il y a un tombant d'une trentaine de mètres. Après quelques baignades, retour à Dumaguete pour une douche et une petite balade sur le Rizal. Nous retournerons manger au Sans Rival Bistro, j'y avais repéré un plat que je voulais goûter. Et pour le dessert, nous craquons pour la spécialité locale. Les Silvanas. Des meringues légères qui enveloppent du beurre fait maison, de la taille de gros palets. Un truc d'enfer pour ceux qui affectionnent le sucré. 100 % cholesterol !!!

Comme hier, le temps est couvert au réveil sur Dumaguete. Il pourrait pleuvoir comme le ciel pourrait se dégager. Cela ne doit pas être simple d'être météorologue dans cet endroit, tout change si vite. Ce matin, nous repartirons dans les environs de Valencia, sur les hauteurs, à la découverte d'une autre chute d'eau, Pulangbato. Avant cela, nous tirons de l'argent dans un des nombreux ATM de la ville. Attention, les retraits sont limités à 10'000 pesos par transaction, avec 400 pesos de frais. C'est cher, mais la "sécurité" de la carte bancaire est à ce prix pour éviter de transporter trop de cash. Alors que nous sommes devant la banque, un policier vient faire une remontrance à un touriste qui fume une cigarette dans la rue. Dumaguete est une ville sans fumée explique l'agent, il est interdit de fumer dans les lieux publics, dont la voie publique. Belle initiative de la municipalité locale, reste à savoir si cette interdiction est réellement respectée.

Le scooter est prêt au départ et nous nous enfilons dans la circulation urbaine que nous avons désormais apprivoisée. Sortir de la ville est assez simple, il y a deux axes principaux, vers l'est et l'ouest. A Bacong, nous prenons l'embranchement qui nous mènera à Valencia, 8 km plus haut sur les flancs des montagnes du sud de Negros. Evidemment, il n'y a aucun panneau qui indique les chutes de Pulangbato. Seule possibilité, demander aux gens dans la rue. Ainsi, nous nous arrêtons fréquemment et les habitants de Valencia nous renseignent sans souci, dans un anglais souvent approximatif, mais compréhensible. Nous remontons une belle petite vallée, la Ocoy Valley sauf erreur, pour atteindre les chutes en question. A plusieurs endroits, nous voyons des émanations de soufre, et même des fumeroles, qui nous rappellent les origines volcaniques de cette partie des Philippines. D'ailleurs, l'endroit où se trouvent les chutes de Pulangbato sont appelées ici les Red Rocks, en référence aux rochers jaunis, voire orangés, par le soufre. Comme pour les Twin Lakes, le panneau qui indique les chutes n'est pas très visible et il faut être attentif pour ne pas le manquer. Un point de repaire : un grand nombre de motos et de jeunes attendent le touriste au pied de la petite route qui va monter sur le site pour pouvoir les transporter. Peu avant les chutes, il y a une petite source d'eau chaude. Puis, ce sera les chutes proprement dites. Moins impressionnantes que celles de Casaroro, mais à voir tout de même. Là aussi, un petit bassin s'est formé sous la chute principale et je me lance pour y faire trempette. L'eau y est fraîche et douce. Un autre chute, bien plus petite, arrive sur la droite de la principale, avec aussi un petit bassin pour se baigner dans de l'eau claire. On peut encore remonter de quelques mètres cette dernière chute et un autre bassin se trouve en surplomb. Bref, en allant à Pulangbato, il ne faut pas oublier ses affaires de bain !

Nous redescendons en plaine et après la rivière, la mer. Nous retrouvons notre petite plage de Dauin, où il n'y a toujours personne, tant sur le sable doré que dans l'eau. Un peu plus loin, un jeune touriste se lance à l'eau avec un kite-surf. Nous apprendrons plus tard qu'une attache s'est rompue, mais nous constatons d'abord que sa voile ne se gonfle pas et qu'il est emporté par le courant. Il fait de grands signes, alors qu'il se trouve facilement à 3-400 mètres du bord, partant au large avec les flôts. Un des gardes de la réserve marine l'a vu et il se met à l'eau avec une minuscule banka. A l'aide d'un autre homme parti en kayak, il ramène l'infortuné sur la plage. Là, il montrera l'attache qui s'est cassée. Un Philippin passe alors devant moi et me dit avec un clin d'oeil : "made in China" et il part d'un éclat de rire. Ceci dit, le touriste en question a eu de la chance de ne pas être seul sur cette plage, sans quoi, il aurait dû abandonner sa voile pour revenir à la nage.

Fin d'après-midi, le temps de la douche et de rendre le scooter. Une opération aussi simple que de le louer. L'employé ne regarde même pas la machine, de même qu'il ne vérifie pas son fonctionnement. Il me rend ma carte d'identité et au revoir. Pour le repas du soir, nous prenons un tricycle et direction le Kamalig, vers le port. Un petit resto où vont aussi les Philippins, avec du choix sur la carte, des serveuses efficaces et super sympas et un concert live ce soir. Dernière soirée dans cette ville de Dumaguete. Hormis la pollution due aux gaz d'échappement, cette ville a du charme. Non pas qu'elle soit belle, mais l'ambiance y est tranquille et il y a plein de choses à faire autour dans un proche rayon. Nous aurions aussi pu aller sur Apo, mais nous avons dû faire des choix. De plus, nous ne plongeons pas. Mais ce que nous avons vu était très sympa et nous avons pu faire un bon mix entre plage et cascades. Demain cap sur Siquijor, avec un ferry de la ligne Montenegro qui va nous amener à Larena.

Le ferry de Montenegro Lines part à 10h00 pour Larena sur la côte nord de l'île. Il n'y a que deux départs par jour pour cette ville, sinon les bateaux vont sur Siquijor Town. Un ferry assez grand et pas vraiment neuf, mais avec ce beau temps et une mer tranquille, pas de souci. Chaque année, un nombre important de bateaux coulent aux Philippines, lorsqu'ils voyagent par des météos passablement mauvaises et l'état général plutôt usagé de bon nombre de ferries n'arrange pas les choses. Un employé du port avec qui je discutais en était désolé, mais aussi fataliste.

Deux heures à peine de traversée et nous voilà sur l'île. J'avais appelé le Kiwi Dive, proche de Larena et ils avaient de la place. Ils viennent également nous chercher avec un de leurs véhicules, prestation bien pratique en descendant du bateau. Le Kiwi est un petit ensemble de quelques bungalows simples, voire rustiques, mais qui nous conviennent. Le notre est situé à deux pas du restaurant en bord de plage, à l'ombre sous les arbres. Un petit endroit sympa le Kiwi, un peu coupé du monde il faut aussi le dire. Pas grand chose autour, quelques autres restaurants de quelques resorts voisins. Le mot resort est aussi un bien grand mot. On parle ici de bungalows en bambou en bord de plage, pas de complexe hôtelier.

La plage. Ca, c'est un peu le souci du Kiwi. A marée basse, et c'est le cas dans l'après-midi, il est quasi impossible de se baigner vu le manque d'eau. De plus, le sable fait assez rapidement place à des herbes au fond de l'eau, végétation parmi laquelle se cachent discrètement et sournoisement de beaux oursins. Autrement dit, il est fortement déconseillé de s'aventurer à pieds nus au-delà du sable. La balade sur la plage reste agréable lorsque l'eau s'est retirée et que les bancs de sable laissent apparaître quantité d'étoiles de mer et de coquillages divers. Mais pour la baignade, il faudra repasser.

Le but est évidemment de parcourir l'île et pour cela il faut une moto. Le Kiwi en loue au prix de 490 pesos par jour. Mais un peu plus haut sur la route, à l'embranchement pour venir au Kiwi, il y a une famille qui loue aussi des motos, mais au prix de 350 pesos. En plus, c'est une famille locale qui n'a pas la possibilité de louer des chambres ou des bungalows. Nous décidons de prendre la moto à cet endroit. Le chef de famille est consciencieux, il nous fait signer un contrat et nous donne quelques tuyaux, notamment pour ne pas nous faire avoir si nous crevons et que nous devons réparer. Il nous dit aussi de faire attention sur quelques sites de l'île, où les vols sont fréquents, notamment par des enfants. Nous revenons au Kiwi, sur la terrasse en bord de mer, aux premières loges pour le soleil qui se couche derrière les montagnes de Negros. Les moustiques sortent en même temps que la nuit apparaît et nous devons nous sprayer pour éviter les agressions de ces désagréables insectes. A 21h00, le Kiwi s'éteint gentiment et la silence vient s'imposer. Le seul bruit que nous percevons est le bruit des vagues et de quelques insectes. Notre lit est heureusement pourvu d'une bonne moustiquaire, sans quoi il serait impossible de dormir. En effet, tout est ouvert pour laisser passer l'air et nous laissons aussi les fenêtres ouvertes pour avoir moins chaud. Avec le ventilo, cela suffit parfaitement pour passer une bien bonne nuit.

Premier jour complet sur Siquijor. Nous prenons le temps ce matin de profiter du petit-déjeuner à l'ombre des arbres, avec la mer à 15 mètres. La marée est toujours basse, de sorte que pour pouvoir avoir suffisamment d'eau pour nager il faut s'éloigner de plusieurs dizaines de mètres du rivage. Et avec des chaussures pour éviter les oursins planqués dans les herbes. Nous enfourchons notre petite moto, direction Larena. Rapidement, je me fais aux vitesses semi-automatique. A Larena, nous nous arrêtons au centre de la petite bourgade pour visiter le petit marché local qui se tient dans la halle couverte qui sert normalement de terrain de basket. Des petits stands de fruits et légumes, visiblement la production locale, tant le choix est partout identique et assez restreint. Certaines femmes vendent aussi des petites préparations maison, comme des cake de riz. Nous continuons notre chemin par la belle route côtière direction Siquijor town. Conduire ici est simple et dénué de stress. Il n'y a quasi aucune circulation hormis les motos et les tricycles, l'asphalte est en bon état, tout du moins sur la route circulaire de l'île. A Siquijor, nous nous arrêtons également visiter le centre de la petite ville, ses petites échoppes, ses magasins.

Puis, ce sera San Juan, où la plupart des logements pour touristes se trouvent. Les guesthouse succèdent aux resorts, les restaurants sont nombreux. On trouve un peu de tout ici, des pizzas et même de la nourriture allemande. Ce qui n'est pas le cas du côté de Larena et de la plage de Sandugan où nous nous trouvons, certainement plus adapté à ceux qui recherchent calme et tranquillité. A chacun de faire son choix en fonction de ses aspirations. Nous avions lu que le village de Paliton recèle de belles plages. Nous suivons donc ces indications et à la hauteur de l'église du village, nous prenons le petit chemin asphalté qui se trouve à droite de l'édifice. Il faut aller tout au bout de cette voie, jusqu'à une propriété privée et son portail. 20 mètres avant, en contrebas, une petite crique de rêve, à l'eau translucide, du sable blanc, un peu d'ombre et aucun touriste lors de notre passage. Nous y passons une partie de la journée, à patauger dans l'eau chaude. On peut partir snorkeller depuis là, mais il faudra nager un peu pour passer une bande d'herbe, dans lesquelles pullulent étoiles de mer et quelques oursins.

Après avoir bien profité du soleil et de la mer, nous partons en direction du sud. Il y a dans le village de Cangmunag une coopérative laitière gérée uniquement par des femmes. Pour la trouver, il faut bien regarder les panneaux en bord de route, celui qui annonce l'endroit est sur la droite et pas très bien visible. On y vend toute sorte de produits laitiers, comme du lait frais bien sûr, du lait aromatisé, mais aussi des yaourts et des barres congelées à divers parfums. La dame qui est là nous explique qu'une vingtaine de femmes du coin amènent le lait de leurs vaches tous les jours pour que la coopérative le transforme en produits à vendre. Elle ajoute que malheureusement, seuls les touristes fréquentent la coopérative, car les Philippins achètent plutôt du lait en poudre, moins cher que le lait frais. Nous repartirons de là avec plusieurs bouteilles de lait à divers parfums, de même que nous aurons mangé un yaourt sur place.

Quelques kilomètres plus loin, sur la route de Lazi, se trouve un arbre qui pourrait être vieux de 400 ans. L'arbre en question est situé directement sur le bord de la route, on ne peut pas le manquer. C'est vrai que le tronc de ce monstre est énorme et on comprend rapidement qu'il n'est pas de première jeunesse. Outre ce grand-père fait d'écorce, l'intérêt des lieux consiste aussi en un petit bassin où en y trempant les pieds, de petits poissons viennent vous faire un nettoyage complet. Le tout pour 5 pesos d'entrée sur le site et un don volontaire pour l'entretien du petit bassin, spécialement baptisé le "Fish Spa".

A cet endroit, nous sommes quasi à l'opposé de notre logement au Kiwi. Deux solutions pour rentrer : prendre la voie côtière ou couper à travers l'île, par les montagnes. Nous choisissons cette dernière option, histoire de voir autre chose dans l'île de Siquijor que ses côtes. Depuis le vieux Balate, nous prenons la direction de San Antonio. Comme jusqu'à présent, pas de panneau pour nous indiquer notre position ou la direction à prendre. Toutefois, le nom des villages est indiqué sur les panneaux officiels des écoles, c'est notre point de repaire. Mais le moyen le plus fiable pous se repérer et se diriger reste la gentillesse des Philippins qui nous renseignent toujours avec le sourire. S'arrêter et sortir une carte, c'est l'assurance de voir quelqu'un venir demander si vous avez besoin d'aide. A San Antonio, nous continuons dans la montagne, sur une route qui devient de plus en plus étroite. A un moment donné, l'itinéraire traverse une forêt à la végétation tropicale dense et épaisse. Il y fait soudainement plus sombre et même frais. L'asphalte se couvre alors d'une fine pellicule de mousse, bien glissante et il convient d'être prudent avec la moto. Finalement, nous replongeons vers un village, au-dessus de Larena, un village où se tient une expo de papillons. Il est déjà assez tard dans l'après-midi et nous voulons absolument arriver avant la nuit, nous renoncerons donc à cette visite, quitte à revenir. La route descend raidement jusqu'à Larena, il nous reste à peine 6 km avant d'arriver au Kiwi. Nous serons pile à l'heure pour le splendide coucher de soleil, auquel nous assistons avant notre douche. Nos fesses sont tout de même douloureuses ce soir, mais visiter une partie de l'île de Siquijor, sur ses routes si tranquilles et bordées d'une végétation toute tropicale vaut bien ce prix. Encore plus qu'ailleurs, les enfants nous saluent d'un geste vigoureux ou d'un retentissant "Hello". Les adultes ne sont pas forcément en reste, mais sont sans doute un peu plus pudiques, moins expressifs. Mais dans tous les cas, la gentillesse du peuple philippin est une fois encore remarquable.

La suite de la découverte de Siquijor, demain.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

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GE Genevois Veteran ·
Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, le temps n'est pas au beau. Nuages, un peu de vent, donc pas de soleil et moins chaud. Nous prenons le temps d'apprécier notre breakfast, un festival de fruits tropicaux, sur la terrasse du Kiwi, face à la mer. La tranquillité règne au Kiwi, loin de l'effervescence de certains resorts ou hôtels. Peu de bruit le soir, peu de bruit le matin, nous sommes au calme ici. Hier soir, nous avions remarqué que le pneu avant de notre moto s'était dégonflé. Nous étions passés chez notre loueur pour voir s'il pouvait nous rajouter de l'air, mais cela n'avait pas été possible, car il n'avait pas le bon diamètre pour la valve au bout du tuyau de son compresseur. Nous apprendrons ce matin qu'il est passé tôt au Kiwi et qu'il a fait le nécessaire.

Après avoir découvert la partie ouest de Siquijor, nous partons à la découverte de la partie est de l'île. Première étape, le sanctuaire aux papillons que nous n'avions pu visiter hier soir. Pour le trouver, c'est assez simple. Il faut passer Larena et après la station Petron sur la gauche, continuer environ 1-2 km et monter sur une grande route, au moins aussi large que la nationale qui fait le tour de l'île, sur la gauche. Quelques kilomètres plus haut, un panneau annonce l'endroit. Il ne faut pas s'attendre à une exposition géante, mais plutôt à un petit projet familial d'un habitant de l'île qui essaie de sensibiliser les gens à la préservation de la nature via les papillons. Une petite serre d'une quinzaine de mètres carrés renferme des plantes et une bonne cinquantaine de papillons. Le propriétaire nous explique qu'il s'agit d'une initiative personnelle et que le gouvernement local ne l'aide pas dans son entreprise. D'ailleurs, les gens du village et de la région sont plutôt moqueurs quant à son projet. Il n'y a guère que les touristes qui s'arrêtent ici et qui, par le droit d'entrée requis, permettent à cet homme et à sa famille de construire quelque chose. Lors de notre passage, une deuxième serre était en voie d'être terminée afin d'agrandir la surface pour développer sa ferme aux papillons. Bref, si vous prenez cette route, faites un geste utile et arrêtez-vous. La visite dure moins de 20 minutes, mais discuter avec l'initiateur du projet en question est très intéressant.

La route redescend en direction de Lazi sur la côte opposée de Larena. Les paysages sont splendides, avec une nature luxuriante et tropicale, parsemant les collines. Une fois de plus, la circulation est inexistante, nous ne croisons que quelques motos. Peu avant d'arriver à Lazi, nous voyons le parking des chutes d'eau de Cambugahay sur notre droite. Un stop s'impose. Nous garons notre moto dans le parking surveillé et payant de 20 pesos. Comme dans tous les sites officiels que nous avons visités, nous devons remplir le carnet d'enregistrement, un grand livre qui recense les visiteurs. A cette occasion, le préposé au parking nous met en garde sur le fait qu'il ne faut en aucun cas laisser nos affaires sans surveillance aux chutes. Raul, le responsable du Kiwi, nous avait dit pareil, de même que notre loueur de moto. Visiblement, l'endroit est la cible de jeunes qui profitent que les touristes nagent dans les bassins pour voler leur sac. Nous serons donc sur nos gardes.

En arrivant aux chutes, quelque 100 marches raides en contrebas de la route, il y a 3 grandes piscines naturelles dans lesquelles il est possible de nager. Il y a aussi une liane pour se balancer et se jeter dans l'eau turquoise des bassins. Evidemment, difficile d'être seuls ici, l'endroit est couru et sur tous les parcours empruntés par les touristes sur l'île. Néanmoins, en remontant sur le dernier bassin, nous n'y avons trouvé que quelques gamins du coin qui jouaient dans l'eau. La majorité des touristes reste à la première piscine, où il y a la liane. Même en étant prudents avec notre sac à dos, nous ne sentons aucune "menace" particulière. Il y a bien quelques jeunes ados qui traînent là, mais ils semblent s'amuser à voir les touristes, occidentaux et asiatiques, se lancer dans l'eau avec la liane. Après un bon moment sur place, il est temps de remonter sur la route pour récupérer notre moto. Direction Lazi, une petite ville tranquille au bord de la mer, où il faut voir l'église faite en pierre de corail, apparemment rose, et l'ancien couvent qui lui fait face. La vie semble paisible ici, pas vraiment d'animation excepté à la sortie de l'école quand tous les gamins déambulent bruyamment dans les rues.

Nous trouvons facilement une petite Eatery sur l'allée qui mène à la jetée. Un bon petit repas pris sur le pouce pour moins que le prix d'un café chez nous. Nous poursuivons sur la route nationale pour aller vers la plage de Kagusoan, après le village de Minololan. Pas très facile à trouver, il faut vraiment être attentif au petit panneau rouillé qui annonce l'endroit sur une route qui part sur la droite quelques kilomètres après Lazi. La plage n'est pas tout de suite là, il faut encore parcourir environ 6 km depuis la nationale, avec le dernier bout qui est un chemin en terre. Quelques marches à descendre et nous voilà sur une plage sauvage à souhait, avec la végétation qui arrive non loin de l'eau à flancs de petites falaises. Quelques bankas posées sur le sable, sinon rien. Evidemment, vu que l'endroit est indiqué dans le Lonely Planet, vous n'y serez sans doute pas seuls. Mais la baignade peut y être bien sympathique, si le vent ne brasse pas la mer comme aujourd'hui.

Fin d'après-midi, il est temps de reprendre la route direction le Kiwi. Cette route côtière, qui fait le tour complet de l'île, est vraiment agréable à rouler en moto. On y traverse des villages, des palmiers la bordent quasi tout du long, les plages ne sont jamais vraiment loin, quasi aucune circulation, le tout au rythme balade, que du bonheur. Nous sommes une fois encore pile à l'heure pour le coucher de soleil. Nous ne le verrons pas descendre derrrière Negros ce soir, le ciel est trop nuageux. Par contre, au lieu des tons orangés vus jusqu'à présent, ce soir ce sont le mauve et le violet qui colorent le ciel. Des couleurs incroyables, offertes gracieusement par Dame nature. Le vent se lève en soirée, évitant la moiteur que nous avions connue quelques jours auparavant. En laissant toutes les fenêtres de notre bungalow ouvertes, nous avons suffisamment d'air pour éviter cette fausse amie qu'est la climatisation. Nous avons sans doute pris froid pendant une nuit à Dumaguete, depuis nous traînons un gros rhume bien désagréable. Nous resterons encore demain sur Siquijor, il nous reste un ou deux endroits à découvrir. Et suivant la météo, nous ne serons pas à l'abri d'aller faire trempette à la plage idyllique de Paliton.

Beau temps au réveil, ce qui permet d'aller marcher sur les sables mis à nus par la marée basse. Les petits crabes, étoiles de mer et autres coquillages sont légion. Après avoir pris le premier repas de la journée, nous partons sur les routes direction Villanueva et la plage de Salagdoong. A peine partis, le ciel s'assombrit et nous essuyons une belle averse. Juste le temps de se mettre à l'abri dans un petit cabanon qui sert de refuge pour les gens qui attendent le bus. 20 minutes, pas plus, et le ciel s'éclaircit pour laisser la place à un solide soleil qui ne nous quittera plus de la journée. Attention, en arrivant de Villanueva, il y a bien un embranchement pour cette plage. Mais il mène à un resort et la route est un cul-de-sac. Il y a un petit droit d'entrée de quelques pesos, mais la plage en question est vraiment splendide. De l'eau translucide, suffisamment pour nager, un gros rocher avec deux-trois plongeoirs en béton pour sauter dans la mer quelques mètres plus bas, un bel endroit pour passer un moment de la journée. Il y a un autre accès en venant de Maria, mais il ne finit pas dans ce resort et nous n'avons donc pas vu la plage en question, de ce côté là.

Des familles entières de Philippins sont là, bien une trentaine de personnes, et ils ont amené un cochon de lait bien grillé qu'ils se partagent, en l'arrosant de belles gorgées de rhum, soit pur, soit avec du coca. Après un bon moment de baignade, nous reprenons la route, direction Lazi, où nous ferons notre halte de midi dans une petite eatery. La prochaine étape sont les chutes de Lugnason dans la village de Napo, sur les hauteurs de la National Highway et de Tubod. Pas facile à trouver cet endroit. Pas d'autres choix que de demander aux gens sur le bord de la route. La route grimpe dans la montagne et traverse quelques villages. Là encore, nous devons demander pour être surs de ne pas nous tromper lors des rares embranchements. Et soudainement, un panneau annonce l'endroit. Un petit parking payant et gardé par des jeunes marque le début d'une descente vers la rivière. Moins de marches et surtout moins raides que les précédentes. Nous avons de la chance, nous sommes seuls sur le site. La chute est sans doute moins impressionnante que celles de Cambugahay, mais plus sauvage aussi. Une belle chute de plusieurs mètres, un petit bassin à l'eau turquoise, fraîche et propre, de quoi faire une belle trempette. Bon, il est vrai que si 5-6 personnes se retrouvent en même temps sur le site, cela devient vite bondé. Un jeune nous a accompagnés depuis le parking, il se tient à distance, respectant notre intimité, mais il répond volontiers à nos questions.

Une fois remontés, il y a là un petit stand de souvenirs, notamment des petites statutettes en bois vendues par un jeune qui n'a malheureusement plus ses jambes. Leurs prix peuvent paraître élevés pour la région, mais il y a quelques belles pièces. Nous verrons plus tard que les mêmes statuettes se vendent un poil moins cher à la boutique de souvenirs de l'embarcadère de Siquijor. Les chutes de Lugnason sont à ne pas manquer, pour une baignade fraîche dans la chaude après-midi, pour le côté sauvage du lieu, pour la beauté des paysages sur la route qui y mène. Et pourtant, elles ne figurent pas dans tous les guides.

Nous regagnons la Nationale, direction Paliton Beach pour une dernière trempette sur notre petite plage découverte grâce au Lonely Planet. Pas plus de monde que la dernière fois, la même eau chaude et si claire, un bien bel endroit esseulé, alors même que les guesthouse et resorts de San Juan sont tout près.

Fin d'après-midi, il est temps de regagner le Kiwi et il reste un peu de route depuis Paliton. Mais vu le peu de circulation et le bon état de la route côtière, nous avalons assez rapidement les kilomètres qui nous séparent de notre repaire sur Sandugan. Le coucher de soleil y est une fois encore somptueux, à la différence près que le temps est bien dégagé ce soir et que nous voyons très nettement les montagnes de Negros et l'île de Cebu en face de nous. Pas de vent, mais une chaleur encore bien présente dans la nuit, le ventilo va bien nous servir ce soir. Demain, nous laisserons Siquijor à sa torpeur paisible et nous gagnerons Bohol, la dernière île de notre périple avant le retour en Europe.

Cette île de Siquijor aura été une bien belle découverte. Tranquille et presque indolente, on y oublie le temps, on se laisse prendre par ses beaux paysages et ses fantastiques routes à parcourir en moto, ses habitants souriants et serviables, ses villages reculés des montagnes où la frénésie n'a pas encore fait des ravages. Certes, elle semble moins privilégiée que la région de Dumaguete ou certaines parties de Cebu, mais il y règne presque une ambiance de sérénité qui fait que l'on s'y sent bien. Nous n'y avons passé que quelques jours, nous aurions pu en faire largement plus, avec les grottes, les "sorciers" de la région de San Antonio au coeur de l'île. Ici plus qu'ailleurs, on a envie de prendre le temps et ne pas laisser le temps nous prendre, vivre au rythme de Siquijor ...

Dernier jour sur l'île, départ sur Bohol. Le ferry rapide d'Ocean Jet part à 13h50 du port de Siquijor town. La traversée est bien plus chère que les précédentes, près de 1000 pesos par personne. Il faut dire que c'est un bateau qui va mettre moins de la moitié du temps que les ferry dits lents. Pour aller à Siquijor depuis le Kiwi, nous avons négocié avec un tricycle, moins cher et surtout bien plus typique que la navette du resort. Nous sommes suffisamment à l'avance pour acheter nos billets et prendre un verre au petit resto attenant à la jetée. Le bateau arrive et déverse les nouveaux visiteurs de l'île. A peine le temps de décharger que nous embarquons. Les sièges sont numérotés et l'entier de la cabine est fermée, il n'y a pas de pont à l'air libre. Evidemment, la clim est poussée à fond de sorte que le choc thermique est important entre l'intérieur du bateau et la température extérieure. Nous avions prévu le truc et nous avons emporté un petit pull bien utile pour nous couvrir et éviter de grelotter. Le bateau s'arrête d'abord à Dumaguete, puis repart direction Tagbilaran où nous arrivons après un trajet d'environ 3 heures.

Nous avons prévu de loger sur Panglao, mais pas à Alona Beach. Nous avons trouvé une chambre sur Dumaluan Beach, via le site Airbnb. Un logement à priori un peu plus cher que les standards locaux pour des bungalows, encore que, mais avec l'avantage d'avoir un scooter flambant neuf à disposition gratuitement, de même que les petit-déjeuners. L'un dans l'autre, c'est une bonne affaire. En descendant du bateau, nous sommes immédiatement pris d'assaut par les chauffeurs de taxis, de tricycles, les rabatteurs pour les hôtels et les resorts, les guides ou les pseudo-guides. Nous passons toute cette horde pour nous diriger vers la sortie du port et là, nous sommes abordés par le dernier chauffeur de tricycles dans la longue file qui nous demande où nous allons. Je tente ma chance et après une courte négociation, nous obtenons visiblement un bon prix pour aller sur Dumaluan. L'homme est également chanceux, il vient de griller toute la file de tricycles pour embarquer des clients. Le trajet est assez long tout de même et notre tricycle connaît visiblement l'endroit. Arrivés sur place, il me donne son numéro de portable pour notre trajet de retour au port de Tagbilaran le jour de notre départ pour Cebu. Si jamais cela nous intéresse. Ca se pourrait ...

Notre chambre au Claire's Cabin est énorme. On pourrait y coucher à 6. Une belle salle de bain, une petite terrasse, la clim, du Wifi, bref tout ce qu'il faut. La plage de Dumaluan est à quelques centaines de mètres selon la jeune fille qui nous accueille. Elle nous remet les clés d'un scooter tout neuf. A moins de 100 mètres, il y a la traditionnelle épicerie de village qui vend de tout et où nous faisons d'entrée le plein d'essence, comme partout vendue au litre dans des bouteilles de coca ou d'autres sodas. Nous y prenons aussi une bouteille de Tanduay, le rhum local, que nous mélangerons avec du jus d'ananas en soirée sur notre petite terrasse. Au loin, nous entendons quelques vaches meugler et les habituels insectes nocturnes en concert.

Pour manger, la jeune fille nous conseille le DBR sur la plage de Dumaluan. Un petit resto pieds dans le sable, en bord de plage, où les Philippins sont plus nombreux que les Occidentaux. On y mange des grillades, poissons, crevettes, porc, poulet avec divers accompagnements. Si les prix sont un peu au-dessus de la moyenne, l'endroit est très sympa et relax. On a de l'air, les pieds rafraîchis par le sable frais, l'endroit est vraiment cool. En marchant sur la plage après le repas, on découvre un petit coin où nous irons sans doute pendant notre séjour ici. 3-4 tables en plastique dans le sable, un grill, la pêche du jour dans des bacs et quand il n'y a plus, on boucle. Un endroit tenu par des jeunes Philippins très souriants et enthousiastes qui nous fait bien envie. Bienvenue sur Bohol, la première impression est bonne, même si le rythme indolent de Siquijor n'est plus qu'un souvenir. Ici, plus de voitures, plus de gens, plus d'activités. Mais nous n'avons eu qu'un bref aperçu de l'île de Panglao, nous verrons le reste lors de nos excursions sur Bohol, de l'autre côté du pont.
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DO Doud2 Globetrotter ·
Bonjour Bernard,

Merci pour ton message qui est évidemment plein de bon sens.

Je ne dis pas que je cautionne le site d'Oslob, mais il est vrai qu'il était sur notre chemin et que cela reste tout de même quelque chose de spécial à voir. Ensuite, on on peut effectivement se poser la question de l'éthique. Pour notre part, nous y étions directement à l'ouverture à 06h15 et nous n'avons pas vraiment ressenti cet esprit de "foire". Par contre, il est vrai qu'à notre départ, des minibus déversaient leur flôt de touristes coréens ou chinois, sans que cela soit péjoratif, qui étaient bien moins disciplinés et qui se croyaient visiblement à Disneyland. C'est ce genre de tourisme qui pose le problème de cette éthique, pas ceux qui respectent et les animaux et la tranquilité du lieu.

Pour ce qui est du salaire des pêcheurs plus élevés que celui des profs, c'est bien sûr regrettable. Mais peut-on vraiment en vouloir auxdits pêcheurs de vouloir une vie meilleure et de profiter de cette opportunité, quitte à sacrifier l'éthique ? Pas sûr ... au pire, ce serait au gouvernement, local ou national, d'y mettre un terme. Pour ma part, j'ai été plus "choqué", comme dans trop d'endroits, par la pollution au plastique et par les enfants qui jettent tout par terre.

Bref, à chacun de savoir s'il veut faire un stop à Oslob, connaissant la situation et les particularités du site. Les Philippines nous enchantent et nous espérons pouvoir avoir la chance de comparer, comme tu l'as fait, en allant à Donsol !

Et tu as raison : la région de Oslob a visiblement aussi d'autres atouts.

Bonjour

je voulais repondre par là à ta reflexion: les puristes diront que le jeu est tronqué...etc nous sommes arrivés vers 8h et il y avait déja beaucoup de monde; comme déja dit, nous n'avons pas pu plonger, c'était trop désolant. Nous nous sommes abstenus et nous avons observé le manège pendant une bonne heure depuis la côte. D'autres avaient déja décrit cela par le passé. En fait, il y avait assez peu d'occidentaux, étonnement...90% des gens étaient asiatiques. Peut être une prise de concience écologique?? je reconnais que j'espère un respect de l'ecosystème. on peut se poser la question de la sédentarisation de quelques individus, de la modification du comportement de l'espèce, de la perturbation de leur migration etc etc nous étions venus la veille en eclaireurs et le village était particulierement vide et calme, les gens ne s'y attardent pas donc. J'ai bien aimé trainer là pour sentir l'endroit, c'est là que j'ai découvert la double tarification, une pour les pilipinos et une pour les ''canos'', deux ardoises posées l'une sur l'autre, celle pour les philippins planquée en dessous...chagrin! l'ami Au centre, j'ai lu les affiches au language pseudo-scientifique du style nous nous entourons de scientifiques et de vétérinaires, à ce titre je n'ai pas trouvé de publications scientifiques sur le butanding oslobano j'ai adoré le : les whale sharks ont besoin de vous, si vous en croisez un, photographiez le vite entre les ouies et la dorsale- côté gauche- et envoyez l'image à etc..un doux moment. j'ai bien ri avec le : si vous avez mis de la crème, lavez-vous abondemment.. sic en parlant avec les locaux, il est vite apparu l'existence de fortes tensions, d'animosité, entre les princes du butanding et les autres membres de la population Les sommes encaissées à l'année seraient colossales - je veux bien le croire - et les retombées locales, les investissements (école, centre de soins..) seraient ridicules - je veux bien le croire aussi. Oú va l'argent? éternelle question...dans les pôches du mayor, du barangay captain, des pontifes locaux...éternelle réponse les pouvoirs publics ont encouragé l'installation du système, ont fixé les prix, il se dit. Une locale prétendait q'autrefois, ça coutait rien. Que fait le pouvoir central comme tu le dis? hé bien, le sénat (si il existe un sénat) se serait emu de la situation et devrait trancher en faveur...du whaleshark. nous verrons bien. Du coup, nous avons voulu nous rabattre sur la visite des plages de Sumilon island, toute proche; une banka avec des philippins s'apprétaient a y partir, nous espérions nous joindre à eux, ce ne fut pas possible.Une gourdasse fit barrage et voulut à tout prix nous refiler un bateau pour nous seuls, spécial trip. Tu nous a vus.. Salut Oslob, on se tire ailleurs, mauvaise journée..ça arrive Ce jour-là, la tendresse que nous avons pour les Philippines en a pris un coup.

Mais...les environs de Dumaguete reste un sacré coin, nous adorons

je te salue depuis le Cret de la Neige et le Colomby de Gex oú je passe une grande partie de mon temps

B
Tout finit par s'arranger...même mal.
GE Genevois Veteran ·
Dernière étape de notre périple, mais premier jour sur Bohol. La nuit a été relativement bonne, excepté ce satané coq qui s'est mis à chanter au milieu de la nuit. Au réveil, nous commandons notre petit-déjeuner qui est visiblement préparé dans un restaurant, sans doute le DBR oú nous avons mangé hier soir. Une fois ce repas avalé, départ pour notre première excursion sur Bohol : le sanctuaire des tarsiers. Conduire la moto sur l'île de Panglao n'est pas vraiment un souci vu le faible trafic. Mais par contre en arrivant à Tagbilaran, la donne change. La circulation y est aussi anarchique qu'à Dumaguete, aussi dense aussi, il convient d'être réellement attentif. Nous trouvons assez facilement la route pour Corella, une bonne dizaine de km plus à l'est, oú se trouve le sanctuaire. Une fois sortis de Tagbilaran, la circulation diminue et nous pouvons nous relaxer.

Trouver le sanctuaire n'est pas compliqué, il est sur la route nationale, après Corella. Evidemment, aucun panneau ne nous l'annonce. Ce n'est qu'une fois devant le sanctuaire que nous réalisons que nous y sommes. Un petit droit d'entrée et la visite peut commencer. Une visite assez courte, 20 minutes au total dans les alentours immédiats du bâtiment principal. Là, nous aurons la chance d'apercevoir 4 de ces minuscules primates, dormant dans les arbres. Il faut avouer que sans les guides, nous ne les aurions pas vus, tellement ils sont minuscules. Nous traînons à l'arrière du groupe et un des guides va secouer une ou deux branches pour réveiller une des bêtes aperçue, histoire de pouvoir prendre une photo. Nous sommes gênés car nous ne voulions pas bousculer le cadre naturel de ces petits animaux, mais un des guides nous a surpris par sa manœuvre. Quelques panneaux informatifs viennent nous éclairer sur les tarsiers, dont nous ne connaissions finalement pas grand chose. Même si nous pensions en voir plus, finalement nous sommes déjà assez contents de pouvoir en avoir aperçu.

A la sortie du sanctuaire, nous reprenons la route de Sikatuna, puis de Loboc. La circulation est devenue nulle, les routes sont bonnes, le paysage est splendide. Là encore, l'avantage de la moto donne tout son sens pour découvrir du pays. A Loboc, nous croisons la rivière sur laquelle il est possible d'embarquer sur des bateaux pour des repas, pendant que l'embarcation descendra la rivière jusqu'à Loay. C'est par la route que nous ferons ce splendide tronçon, oú nous voyons pas mal de rizières. Arrivés en bord de mer, nous reprenons la direction de Panglao, via Baclayon. Cette côte n'a pas grand chose d'attirante et au fur et à mesure que nous nous rapprochons de Tagbilaran, la circulation augmente pour redevenir quelque peu stressante.

Nous décidons de traverser la ville pour aller au port nous renseigner sur les horaires des ferries pour Cebu. Trouver le port n'est pas si compliqué car la mer nous sert bien évidemment de point de repaire. Il y a un minimum de 12 départs quotidiens pour Cebu toutes compagnies confondues. Vu que nous repartons pour l'Europe lundi soir, l'idée est de rejoindre l'aéroport directement de Bohol, mais en partant assez tôt pour garder une marge de manœuvre au cas où. Retour ensuite sur l'île de Panglao, par l'un des deux ponts qui la relie à Bohol. Assez facile finalement. Nous décidons d'aller voir à quoi ressemble Alona Beach, le rendez-vous du tourisme sur Bohol. Nous ne serons pas déçus... Le cliché touristique dans toute son affreuse splendeur. On ne fait pas un mètre sans être abordés pour un tour en bateau, une plongée, une chambre, un taxi, une excursion, des souvenirs, des perles, bref cela frise le harcèlement. De plus, même si la plage est belle, elle ne l'est pas plus que celle de Dumaluan. Devant ce spectacle, nous fuyons, le mot est juste. Que nous sommes loin de nos endroits isolés et splendides comme les plages de San Augustin sur Bantayan ou Paliton sur Siquijor ! Evidemment, si vous appréciez les concentrations de touristes, vous vous sentirez comme un poisson dans l'eau. Mais pour nous, Alona ce ne sont plus les Philippines, c'est Rimini ou Ibiza. C'est notre avis personnel, on l'assume. Nous tenterons notre chance du côté de Doljo Beach, tout au nord. Sans succès, même si l'eau est assez belle, la plage n'est pas entretenue du tout. Algues, noix de coco, plastique divers, le rivage n'est pas très engageant. Retour donc à Dumaluan oú tant l'eau que la plage sont impeccables. Nous en profiterons jusqu'au bout de l'après-midi. Quelle différence aussi avec Alona. Ici, peu de gens, si ce n'est des familles locales mélangées à quelques Occidentaux. Pas de harcèlement, juste parfois un vendeur pas insistant en cas de refus. Et on peut snorkeller tout près du rivage. Bref, nous votons Dumaluan Beach.

Nous avions repéré hier soir un petit resto en plein air, 4-5 tables, un grill. Au plus simple, mais les pieds dans le sable à 3 mètres de l'eau. Nous y prendrons notre repas du soir, non seulement bon, mais super sympa vu le cadre. Du poisson frais, des légumes passés au grill, succulent. Notre logement est juste en-dessus de la plage, nous sommes rentrés en 5 minutes, pour une bonne nuit de sommeil.

Deuxième jour sur Bohol. Nous décidons d'aller aux Chocolate Hills, un des sites les plus connus des Philippines, en tous les cas il figure sur la plupart des dépliants, publicités, guides sur le pays. Nous avons désormais nos repères et il n'est pas compliqué de s'y rendre. Environ 1h30 de route, souvent très belles, notamment depuis Loboc. Mais avant, nous faisons un stop au marché local de Loay, en bord de mer et avant d'entrer dans les terres. Un marché haut en couleur, comme toujours ici, avec des fruits et légumes, des habits, des chaussures de seconde, voire de troisième pied, des gadgets, des ustensiles, bref de tout. Des femmes vendent des cakes ou des pâtisseries, mais il est difficile de se faire expliquer ce que c'est vraiment. Alors on achète et on goûtera. Le Blanc est absent, le marché est résolument Philipinos. Le trajet est ensuite sauvage et sans circulation, nous traversons des paysages magnifiques, tropicaux, parfois des rizières, mais tout le temps dépaysants.

Peu avant Carmen, au cœur de l'île, nous voilà sur le site. 50 pesos par personne et nous avons le droit de grimper la petite colline qui offre une vue spectaculaire sur les "mamelons" des Chocolate Hills. Il est midi et malheureusement la lumière écrase un peu nos photos. Evidemment, l'idéal serait d'être là en début de matinée ou fin d'après-midi, mais cela reste assez loin de Panglao en moto. Par chance, le temps se découvre et nous avons du soleil et un ciel dégagé. Nous restons au sommet du promontoire le temps de faire nos photos, de choisir la bonne luminosité en fonction des petits nuages qui cachent soudainement le soleil. Le paysage est bien entendu incroyable, une curiosité naturelle de plus à notre répertoire.

Il est temps de rentrer. Malheureusement, il nous faut prendre le même chemin pour revenir sur Panglao. Mais la route est si belle que ce n'est pas un problème de revoir les paysages dans l'autre sens. Une fois de plus, la moto offre une liberté totale. Evidemment, il y a toujours un risque d'accident, surtout en roulant en bermuda, manches courtes et sans casque, toute règle de sécurité transgressée, mais les Philippins sont vraiment cool sur la route. Le seul vrai risque, ce sont les chiens qui traversent quand ils en ont envie et qui ne prêtent aucune attention aux coups de klaxon. Donc, à la vue d'un chien sur le bord de la route, prudence.

Retour sur notre plage de Dumaluan. La marée est au plus haut, il y a de l'eau pour se baigner en cette fin de journée. Une eau turquoise et propre qui nous empêche de sortir tellement on s'y sent bien. Mais il faudra bien, rien que pour aller manger chez notre petite famille qui a son stand de grillades sur la plage. Nous y retournerons, juste pour la tranquillité, le fait d'avoir les pieds dans le sable et le ressac des vagues à 3 mètres, sans compter bien sûr une excellente grillade de poisson dans l'assiette.

Même si Bohol n'a pas le calme de Siquijor, elle a aussi son charme, notamment dans les environs de Dumaluan Beach et des routes de l'intérieur de l'île. La résumer à la seule Alona Beach serait bien dommage, Bohol mérite bien mieux que cela.

Continuation de la découverte de l'île. Nous pensions pousser jusqu'à Anda, mais en voyant la carte, cela fait près de 100km le trajet, soit le double pour l'aller et le retour. Un peu trop tout de même, tant pis pour Anda. Par contre, nous partons voir les chutes de Mag Aso du côté de Antequera. Première étape Corella, où nous étions déjà passés, la route nous est donc connue. Hormis Tagbilaran et ses environs directs, la circulation est très tranquille, voire inexistante. A Corella, nous prenons une route secondaire, sur la gauche à la sortie du village, direction Balilihan. Une portion de route magnifique, au milieu de la nature luxuriante de Bohol, palmiers en tête. De temps à autre, nous apercevons encore des rizières, plutôt asséchées. Les récoltes ont déjà eu lieu et les habitants font sécher les grains sur des grands bâches en plastique devant leur maison. Sur les marchés, nous avons d'ailleurs vu plusieurs qualités de grain, sans vraiment savoir si le riz sur les étals venait d'ici.

Une fois à Balilihan, nous cherchons la route qui part vers Antequera. Les gens du coin nous indiquent une route qui part derrière le marché municipal. Une route étroite mais asphaltée. Pas pour longtemps, quelques kilomètres plus loin, elle devient une piste de gravier, pas trop défoncée, serpentant dans la nature exhubérante et traversant quelques villages où les enfants nous saluent vigoureusement. Les filles semblent bien moins timides que les garçons et elles osent fréquemment un "Hello" accompagné d'un signe de la main. A vrai dire, pendant quelques kilomètres, nous ne savons plus vraiment où nous sommes. Pas de panneau bien entendu - qu'est-ce qu'un panneau viendrait bien faire ici ? - et parfois des embranchements. A droite ? A gauche ? La chance et souvent quelqu'un qui peut nous renseigner font que nous ne nous perdons pas.

Arrivés à Antequera, les chutes sont indiquées sur un petit panneau vert, à côté de l'église. Nous les trouvons donc facilement et après nous être acquittés du droit d'entrée, nous descendons les marches jusqu'à la rivière. Les chutes de Mag Aso sont bien moins impressionnantes que celles vues jusqu'à présent sur les différentes îles. Mais par contre, il y a au pied de la cascade, une énorme piscine naturelle, profonde, d'eau fraîche. Le sol est glissant, il convient de faire attention. Mais quel bonheur de se tremper dans l'eau rafraîchissante de la rivière. Nous avons de la chance, nous y sommes seuls. La végétation nous entoure et couvre presque le ciel, de sorte que nous ne voyons pas les gros nuages noirs arriver.

A notre remontée des chutes, il tombe quelques gouttes. Une bruine fine et régulière qui va nous accompagner jusqu'à Tagbilaran. Nous pourrons fréquemment nous mettre à l'abri sous les proches des stations d'essence, mais la pluie ne cesse pas. Nous arriverons à la ville bien trempés. Une ville où nous ferons quelques courses pour la journée de demain, mais rien de bien folichon. Il faut dire que Tagbilaran ne faillit pas à la règle des villes philippines vues jusqu'à présent. Pas beaucoup de charme, voilà en quelques mots. Bruyante, polluée, il n'y a guère que les 2-3 malls du centre de la cité pour attirer le visiteur.

Retour à Dumaluan. Pour ce soir, vu qu'il pleuvine encore un peu, notre petit stand sur la plage ne sera pas là. Nous irons donc au DBR. Le DBR un samedi soir, ce sont principalement des familles locales qui viennent fêter un anniversaire ou simplement se réunir. Les gens louent un cottage, cette sorte de petite cabane avec un toît, une grande table, où tout le monde peut se poser. Les familles amènent leur nourriture, leurs boissons et la fête commence, bruyante et joyeuse. A part pour les enfants, la boisson favorite est le Tanduay, mélangé à du Sprite ou du Coca. Le touriste est rare et largement minoritaire. Une bonne formule ce DBR, avec ses grillades, les tables dans le sable et la mer à moins de 10 mètres. L'avant-dernière soirée aux Phil's. Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est bien connu. La fin approche donc, dans 48 heures, nous serons dans l'avion, direction Hong Kong, puis Londres, puis enfin Genève.

Mais il reste une belle journée, si la météo le veut bien. Une sortie en bateau tôt demain matin, avec l'espoir de voir quelques dauphins, avant d'aller faire du snorkelling du côté de l'île de Balicasag, au bout de Panglao.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

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SI Siegfried Regular ·
Salut laurent

un grand merci à toi pour ce super récit!!!! c'est une vraie mine d'or

ca donne vraiment envie d'y aller

ca tombe bien nous partons dans quinze jours pour cébu.

nous avons prévu les meme endroits que toi mais dans l'autre sens nous préférons terminer par bantayan et biensur chez denis qui nous parait trés sympathique.

Nous ferons donc cébu-oslob-dumaguete-siquijor-bohol et bantayan

sommes preneurs de tous les conseils que tu pourrais nous donner

Referais tu tous ces endroits , nous on hésite à faire dumaguete ou/et siquijor?

hormi le coucou nous n'avons encore rien réservé je pense que nous irons au new village à oslob ou nous ne resterons qu'une nuit.

nous conseilleriez tu les autres logements que tu as fait, en sachant que nous ne recherchons pas le grand luxe mais plutot le coté authentique pas trop touristique à l'écart du bruit. et si nous sommes les pieds dans le sable sur une belle plage ca ne serait que du pure bonheur.

l'hotel palwa vous a t il plu? ca fait plus hotel en ville que guesthouse??

ou si tu as vu d'autres hotels sympa sommes preneurs. si tu peux nous donner les endroits à ne pas manquer.

merci à toi pour l'aide que tu pourras nous apporter

angie
GE Genevois Veteran ·
Angie,

Nous venons de finir notre check-in à l'aéroport de Cebu. Je te réponds en MP d'ici un ou deux jours, le temps d'avaler le voyage qui va durer grosso modo 22 heures ...

D'ici la, j'aurai aussi publié la fin du trip !

A +
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SI Siegfried Regular ·
bon courage pour le retour... mais bon ce sera avec plein de fabuleux souvenirs en tete!!!!!

en attendant de tes nouvelles avec impatience

a bientot

angie
GE Genevois Veteran ·
Cela faisait un moment que nous ne nous étions pas levés aussi tôt. Nous avons rendez-vous à 06h00 sur le bord de la plage pour commencer notre périple marin du jour. A 06h00 tout pile, le bateau est prêt, nous sommes attendus. Une petite banka, capacité 8 personnes, et 2 hommes "d'équipage". Direction le large où des bancs de dauphins se baladent au lever du soleil. Le ciel est partiellement nuageux, ce qui donne des couleurs magnifiques avec la lumière du matin. L'air n'est pas frais, juste parfait pour une balade en mer. Une mer calme, sans vague ni houle, de sorte que la banka file sur les flôts, dans un vacarme assourdissant tant le moteur est bruyant. Nous arrivons sur le site ou plutôt le site choisit son terrain. Un banc de dauphins circule dans la mer. Des dizaines de mammifères, sautant parfois hors de l'eau, mais venant principalement respirer à la surface tout autour du bateau. On dirait même qu'ils viennent jouer avec nous, passant d'un bord à l'autre de l'embarcation. Nous avions déjà vu des dauphins dans le nord de Bali, à Lovina, mais ici c'est encore différent. Nous ne sommes que deux bankas sur place et ce n'est pas la course pour être au plus près des animaux, contrairement à ce que nous avions vécu en Indonésie.

Après un moment à contempler les dauphins, cap sur l'île de Balicasag, au bout de Panglao. Une île toute ronde, où le snorkelling et la plongée sont rois. Du corail et surtout un mur vertical à quelques centaines de mètres du bord, avec de nombreux poissons et du corail. Mais attention, l'excursion à Balicasag est aussi un business. Ainsi, vous payez d'abord votre bateau pour vous y rendre. Puis, si vous avez oublié vos chaussures pour marcher dans l'eau, il vous faudra en louer une paire. Indispensable vu le corail et les quelques oursins qui parsèment les fonds. Et enfin, le mur n'est pas directement accessible, alors on vous proposera de vous y conduire en barque, moyennant quelques dizaines de pesos. A prendre en compte pour ceux qui doivent regarder à leur budget. Mais malgré cela, cela vaut encore la peine. Par contre, une fois sur le mur, il faut impérativement s'éloigner de la masse des gens qui sont amenés tous au même endroit. Ici le tourisme coréen est majoritaire et le moins que l'on puisse dire est qu'ils sont bruyants, peu polis et assez indisciplinés. Par contre, en nageant 100-200 mètres le long de la falaise marine, on se retrouve seul.

Autre business sur place, les stands de nourriture et de boissons. A peine arrivés, on vous harcèle déjà pour commander votre calamar grillé ou un poisson, alors même qu'il est à peine 09h00 du matin !

Mais tout ceci reste bon enfant et ne doit surtout pas décourager l'excursion. Car oui, cela vaut le coup. Des poissons par centaines, une jolie falaise de corail sur le tombant, une eau claire et chaude, bref un bon moment à passer dans le coin. Le vent s'est levé en cette fin de matinée. Et avec lui, la houle et quelques creux. Le retour de la banka sera donc un peu plus agité, sans être périlleux. Juste plus secoué ! Nous nous posons sur Dumaluan, notre petit stand de plage est là, mais visiblement au repos. Le patron me repère, me propose une table à l'ombre et met immédiatement du charbon pour préparer le grill. Un calamar grillé et farci aux légumes et gingembre. Avec des légumes passés à la poêle. Un repas de midi simple, bon et léger.

Nous passons le reste de l'après-midi à lézarder sur la belle plage de Dumaluan. A profiter de l'eau et du soleil, une dernière fois avant notre retour programmé demain soir. Après la douche, retour sur la plage et passage au massage relaxant prodigué par des mains expertes. Avant notre dernier repas à notre gargotte favorite. Après le repas, les au revoir avec le patron qui continuera à m'appeler Mister Lawrence, ne pouvant prononcer mon prénom correctement, ses bons souhaits, un respect touchant et une gentillesse qui honore une fois de plus le peuple phillipin. Dernière soirée avant le dur retour dans la froide Europe. Que l'atterrissage va être difficile après 3 semaines magnifiques dans ce pays si attachant. Mais il sera temps d'y revenir plus tard, une fois de retour, avec un peu de recul pour conclure ce carnet de route. D'ici là, savourons les dernières heures, elles nous sont désormais comptées.

Une dernière matinée, pour paqueter les sacs, mais aussi pour descendre encore une fois à la plage de Dumaluan, profiter de ses eaux claires et chaudes. Nous prenons rapidement le petit-déjeuner et partons pour une dernière baignade. Le soleil tape déjà fort, la mer est turquoise sur les bancs de sable et d'un bleu plus profond là où les herbes tapissent le fond de l'eau. Des couleurs de carte postale pour cet ultime moment sur une plage de Bohol. Il nous faut remonter à notre chambre, prendre une douche et cette fois-ci nous devons nous résoudre à boucler nos sacs à dos. Nous avions envoyé un sms à notre chauffeur de tricycle pour nous assurer qu'il n'avait pas oublié notre arrangement. Il nous appelle peu avant l'heure convenue, nous disant que lui-même ne pourrait pas venir, mais qu'un autre chauffeur allait nous conduire au port au prix convenu il y a quelques jours. Organisé le bonhomme, même si évidemment les chauffeurs de tricycle ne crachent pas sur une course avec des touristes. Le remplaçant est pile à l'heure et il nous amène au port de Tagbilaran. Le côté cabine du tricycle est plus petit qu'à Siquijor par exemple, de sorte que je dois monter en amazone derrière le pilote de l'engin. Une position certes assez fun, mais surtout assez inconfortable pour qui est grand.

Le prochain bateau à partir pour Cebu est un express de la compagnie Weesam. 375 pesos le trajet, plus les taxes portuaires de 15 pesos. Environ 2 heures de navigation pour rejoindre le plus grand port des Visayas. De là, nous prendrons un taxi pour aller directement à l'aéroport de Mactan d'où notre premier tronçon de vol pour Hong-Kong décolle. Nous avons pris un - petit - risque en quittant Bohol à la dernière minute, mais nous avons pu faire notre check-in on line, nous permettant ainsi une marge de sécurité pour arriver à l'aéroport. Nous avions encore la possibilité de prendre le prochain ferry d'Ocean Jet au cas où. L'express de Weesam ressemble aussi à une cabine d'avion, sans open deck, la climatisation à fond dans la cabine. Comme son nom l'indique, il vogue plein gaz vers Cebu.

L'arrivée à Cebu se fait bien dans la ville et non pas dans l'île de Mactan où se trouve l'aéroport. A la descente du bateau, ce n'est pas compliqué de trouver un taxi. Ou plutôt ce sont les chauffeurs qui vous trouvent. Nous sommes assaillis de chauffeurs qui veulent tous nous embarquer, pensant bien qu'il y a une belle course à faire. Pour l'aéroport, aucun d'entre eux ne veut mettre le compteur, il faut négocier le prix. L'avantage de leur nombre est qu'on peut faire jouer la concurrence. Nous embarquons dans un véhicule et dès la sortie du port, nous sommes confrontés à un espèce de bidonville qui grouille dans tous les sens. Les enfants, plus crasseux les uns que les autres, jouent sur le bord des trottoirs dans des tas d'immondices, à proximité directe d'une importante circulation, d'entrepôts entassant des containers. L'endroit n'est pas très reluisant et à mille lieux des splendeurs des lieux que nous avons visités durant ces trois dernières semaines. Nous ne serions pas trop rassurés de traîner ici de nuit, nous devons l'avouer, vu le côté glauque de ce coin.

La circulation est dantesque en cette fin d'après-midi et il nous faut quasiment une heure pour rejoindre l'aéroport. A prendre en compte si on calcule son temps au plus serré. Les guichets de Cathay Pacific vont s'ouvrir, nous allons pouvoir enregistrer nos deux gros sacs, pour ressortir de l'aéroport. Nous avions en effet repéré une petite cantine juste à l'entrée du site aéroportuaire, nous allons donc griller nos derniers pesos, mis à part les 750 pesos de taxe de départ par personne, avec un petit repas sur le pouce. Et une dernière San Miguel aussi ! L'A330 de Cathay décolle à l'heure et les 2h20 qui nous séparent de Hong Kong sont très tranquilles. Le pilote pose son jet en douceur, nous voilà en transit pour la plus longue partie du voyage jusqu'à Londres. Il nous faudra encore un dernier segment bien plus court pour rejoindre Genève et retrouver la maison. Plus de 20 heures de voyage, sans compter le bateau entre Bohol et Cebu, un sacré periple ! Mais c'est le prix à payer pour avoir passé trois semaines magnifiques aux Philippines.

Il nous faudra un peu de recul pour terminer ce carnet de voyage, une dernière tranche en guise de conclusion. D'ici quelques jours. Nul doute que si physiquement nous aurons atterri, nos esprits seront encore au soleil philippin, des images, des sourires, des couleurs plein la tête !
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GE Genevois Veteran ·
Deux jours à peine que nous avons rejoint la fin de l'hiver européen. Son climat frais, voire froid, au niveau météo bien entendu, mais aussi parfois sur les visages dans les transports publics qui emmènent les citoyens sur leur lieu de travail. Le décalage horaire perturbe nos nuits et notre horloge biologique n'arrive toujours pas à se mettre à l'heure.

En triant nos photos et en les transférant sur notre Mac, nous revivons notre voyage au travers des images. Nous voilà transportés à Santa Fé, chez Denis, sur la splendide plage de San Augustin et son terrain de basket, sur les chemins de Bantayan. Nous voilà à Dumaguete, au milieu des tricycles, sur les trottoirs grouillants, sur le sable de Dauin. Siquijor revit dans nos souvenirs, sous les couleurs des couchers de soleil devant le Kiwi, dans les eaux claires de Paliton. Nous nous revoyons à Bohol, nous pouvons sentir par procuration la chaleur du soleil sur nos peaux désormais bien couvertes, nous ressentons encore la sensation de bien-être alors que nous nous prélassions, assis dans les eaux peu profondes de la belle plage de Dumaluan.

Outre les lieux et les paysages, nous nous souvenons de ses sourires et de cette gentillesse si souvent mentionnés en parlant du peuple philippin. Nous nous rappelons de ces maximes, devant les écoles et parfois les échoppes "always be honest, even if people are not honest with you", une sorte de mission donnée aux habitants de l'archipel, une mission remplie et assurée avec ferveur et sérieux.

Rarement avions-nous ressenti des coups de coeur si marqués pour un pays et son peuple, mais les Philippines ont à coup sûr frappé nos esprits. Les commentaires lus ci et là n'étaient donc pas des leurres. Comment retranscrire ce ressentiment par des mots, une fois n'est pas coutume, je sèche. Nous étions venus y chercher chaleur et beauté, nous n'aurons jamais été déçus. Chaleur du soleil et des coeurs, beauté des lieux et des sourires. Un tableau complet pour une satisfaction totale. Certaines rencontres laissent parfois des traces, que ce soit de personnes (n'est-ce pas Denis...?), de situations vécues (tiens, comme par exemple une partie de basket improvisée avec des enfants, leurs éclats de rires, nos give me 5...) et même là d'un périple tout entier.

Le coeur a parlé. Et si on allait aux Phil's. C'était le début de ce message. Et si la suite s'intitulait : et si on retournait aux Phil's ?
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IV Ivert Veteran ·
Salut,

Très beau récit, bien écrit et envoûtant. Moi qui pars à Palawan dans trois semaines, ça me met en jambes ! 😎 Mais je retiens le secteur de Dumaguete/Siquijor pour un éventuel futur voyage ; cela semble me convenir parfaitement...

Une question : aviez-vous loué un ou deux scooters ? Si c'est un seul - ce que je crois -, est-ce aisé de conduire avec un passager sur les routes philippines, quand on n'a pas vraiment l'habitude de la conduite à moto ?

Bon retour !
Mon blog de voyage : http://xn--duncontinentlautre-qrb.com
JE Jeandaune Veteran ·
A bientot donc, ........

😎 😎 😉

Amities,

Denis.
CouCou d'une perle des Philippines, Bantayan Island
GE Genevois Veteran ·
Nous avions bien un seul scooter. Nous n'avons pas vraiment le gabarit poids plumes, mais il n'est pas compliqué de piloter ces scooters. Choisis un automatique, plus facile à gérer sans vitesse, ne roule pas trop vite afin de prendre confiance et anticipe autant que tu peux. En plus, sur les automatiques, tu peux placer un petit sac à dos entre les jambes du conducteur.

Pour le reste, les Philippins sont vraiment cool sur la route, cela roule assez tranquille et sans agressivité. Les dangers viennent plus des animaux sur le bord des routes, les chiens, les poules ...

Mais comme dans beaucoup d'endroits au monde, cela reste un des meilleurs moyens de découverte.
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IV Ivert Veteran ·
Merci pour ces précisions. 🙂
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DO Dolma Globetrotter ·
Bonjour Genevois,

Ok, j'ai dû consulter une carte pour situer non pas les "Phil's" (faut quand même pas exagérer !) mais les endroits précis où vous êtes allés vagabonder. Ok, je n'ai pas vraiment envie d'aller me balader par là. Mais Un carnet de Genevois, ce sont des mots choisis qui font partager les rencontres, qui font découvrir les paysages, qui exhalent les senteurs, qui font vivre le voyage... Ce sont assurément et toujours de beaux moments de lecture...

Merci et à ton prochain voyage alors 🙂

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
GE Genevois Veteran ·
Dolma,

Tu devrais avoir l'envie d'y aller, mais chacun son truc et ses envies. Respect à toi, que je lis aussi avec plaisir à travers tes messages et interventions.

En tous les cas, merci pour ces compliments, sans doute exagérés, qui me motivent à continuer à user les touches de mon clavier. C'est vraiment trop d'éloges pour le voyageur passionné (passionné de la vie devrais-je dire...) que je suis ...

Un prochain voyage ... Encore aucune idée, mais l'envie de partir et de découvrir ne nous quittera certainement jamais, nous trouverons donc de quoi alimenter ce magnifique forum.

Encore merci pour tes compliments, ils me touchent sincèrement.

Laurent
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NA Nangandoy Veteran ·
Bonjour Laurent, Merci pour ce superbe carnet de voyage, qui fait la part belle aux beaux paysages que l'on devine sous ta plume, mais aussi au "spirit" des habitants, de leurs gentillesse et surtout de leurs sourires. Tu sais très bien décrire les situations, les rires des enfants, à tel point qu'il n'est pas indispensable d'avoir des photos. Je partage ton avis sur Bantayan et sur Denis que je salue ici. Dommage que tu n'ai pas pu visiter Anda, j'y étais il y a 2 jours, la plage est magnifique, sable blanc très fin, peu de monde, mer bleue turquoise.... Merci pour le bon moment passé a te lire. Je me promet du coup de voyager en relisant tous tes carnets. Amicalement Christian
JE Jeandaune Veteran ·
Salut Christian,

Vous etes donc ici aux Philippines.

Ici tout roule pour nous. Bientot un nouveau venu dans la famille. Donc pas de retour prevu cette annee en Europe en general et a Disney en particulier, malgre l'insistance de Yhannick d'y retourner, ce sera pour l'annee prochaine.

Amities a Jackie et toi-meme.

Denis & Co
CouCou d'une perle des Philippines, Bantayan Island
GE Genevois Veteran ·
AAahhhhh.... Anda .... Cela nous a chatouillé un sacré moment pour savoir si on prenait la route avec le scooter depuis Panglao, mais ça fait une tirée quand même. Mais là, du coup, tu me files un grand coup de regret derrière les oreilles ! Ensuite, pour les détracteurs de Panglao, comme je l'ai écrit, entièrement d'accord sur Alona Beach, l'image parfaite du tourisme que nous évitons, mais il reste bien d'autres endroits sur l'île...

Merci aussi pour tes mots, j'apprécie ... Et bonne lecture, puisque visiblement tu vas te lancer dans nos écrits.

A +
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GE Genevois Veteran ·
Hello Denis,

Des news via le net et ce forum... Je vois que tout roule sur l'extrême sud de Bantayan ! L'événement approche gentiment, j'imagine que Yannick et Riezel deviennent impatients ... La fête promet d'être belle en tous les cas, mais attention à beau-papa et aux San Miguel ...😉😉😉😉

Nous n'avons pas DisneyLand du côté de Genève, mais nous avons des lits ... pour vous accueillir. Donc si dans le futur, tu trouves le temps de faire un crochet, vous serez bien évidemment les bienvenus ! Tiens-nous au jus pour le futur Little Denis.

Amitiés à tous.

Laurent
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GE Genevois Veteran ·
Bon allez juste pour (me, vous) faire plaisir (et envie) ... Ce n'est le top 10 ou autre chose d'officiel (trop dur à trier dans mes centaines de clichés), mais juste une sélection perso, selon l'humeur du moment ...

1. Marée basse sur Santa Fé (Bantayan) 2. Plage de San Augustin (Bantayan) 3. Lever de soleil sur Oslob (Cebu) 4. Paliton (Siquijor) 5. Coucher de soleil sur Dambulan (Siquijor) 6. Chocolate Hills (Bohol) 7. Notre petit resto de plage - Dumaluan (Bohol) 8. Quart-temps 9. Non, on ne pisse pas contre les murs ici 10. I'm the king of the world ...

J'arrête ici pour les clichés, le reste à vivre et découvrir directement sur place ...
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NA Nangandoy Veteran ·
Super les photos ! Voici quelques images de la plage d'Anda....à 105 kms de Tagbilaran. Ici pas de coucher de soleil puisque l'on est à l'est, mais certainement un beau lever...que je n'ai pas vu, trop tôt pour moi. Amicalement Christian









NA Nangandoy Veteran ·
Salut Denis, Félicitations aux heureux parents. Content de savoir que tout roule pour vous et le Coucou, surtout après l'épreuve Yolanda. Je continue en mp.... Bises
GE Genevois Veteran ·
Ah oui, je confirme, la route aurait valu la peine ... Mais bon ceci dit, Dumaluan n'était pas si différente, avec du beau sable, une mer turquoise et une foule tout aussi présente ...

Ca fait du bien de revoir ces photos, mais du mal aussi !

A +
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NA Nangandoy Veteran ·
Oui mais à Anda, le sable blanc c'est de la farine, tellement il est fin..!😎 Encore merci pour ta prose, je me régale en ce moment à te suivre en Thailande ( je sais ca fait 5 ans, mais je commence par le début..!)😉 A+

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