Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Ah merci Laurent pour cet avant goût (on part ds 15 jours). Ca me donne trop envie ces scènes de vie. J'attends la suite avec impatiente (et en photo c'est possible😉) .
Au plaisir de te lire
Christelle
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
Ce matin, le but premier est d'aller faire nos courses au marché juste derrière le CouCou. Un petit marché, mais suffisant pour y trouver quelques fruits pour le repas de midi. Mangues et bananes, de quoi faire le plein de saveurs tropicales. Nous prenons ensuite la route en direction de la pointe nord de l'île, où se trouvent les vestiges d'un ancien fort espagnol. Mis à part les petits chemins pour rejoindre Bantayan, dont on ne se lasse décidément pas - des chemins, pas de la ville -, nous prendrons au plus court pour aller au nord. Au plus court, c'est-à-dire la route goudronnée qu'emprunte aussi les voitures et camions. Une route pas forcément dangereuse, mais bien moins agréable que les petites allées des bords de mer. Le fort n'est pas indiqué une fois sur place, alors on y va à l'instinct. Et surtout à la chance puisque nous tombons dessus du premier coup, à l'intérieur du Kota Park.
Les ruines en question n'ont rien d'extraordinaire, il ne faudrait pas y monter juste pour elles. Quelques murs, aucune explication historique de visible, le lieu n'a d'intérêt que l'âge des pierres. Par contre, il y a là une jetée sur la mer d'où la vue est magnifique au large de l'île de Bantayan. Les eaux sont turquoises et complètent le bleu du ciel. Pour les amateurs de baignade, la plage qui est à la pointe de l'île, derrière le fort, est de sable même si l'ombre y est rare. Il suffit d'emprunter une des voies entre les maisons et d'aller au bout pour s'y poser entre les bankas qui sont parquées en attendant de prendre la mer.
Il est près de midi et l'astre soleil donne son plein rendement. Nous optons alors pour une petite place à l'ombre dans le Kota Park, en compagnie d'une famille philippine. Je sors une des bananes achetées ce matin et un petit gamin qui ne marche pas encore regarde le fruit visiblement avec envie. Je donne donc une banane à son père qui se fend en remerciements, alors que le petit engloutit le cadeau avec vigueur. Nous discutons ensuite de nos origines, de ce que nous pensons voir aux Philippines. Une fois encore, le contact est facile, les gens souriants et aimables. On sent la chaleur humaine dans ce peuple philippin, une chaleur humaine toujours plus difficile à trouver dans le monde occidental. Nous irons aussi sur le ponton qui part sur la mer, dont une tour permet de gagner de la hauteur pour les prises de vue. Là, des gamins se tiennent à l'ombre et partent parfois marcher dans l'eau au pied de la structure de béton. Nous voyant arriver, ils viennent vers nous et nous réclament ... non pas de l'argent mais des photos ! Nous les prenons donc et ils posent avec des postures en faisant des signes avec les doigts, à la manière des rappeurs américains. Avec évidemment de gros éclats de rire ...
Après cette pause à l'extrême nord de l'île de Bantayan, nous entamons la descente par la côte est. Nous avons appris la leçon d'hier, il faut rester le plus possible au bord de la mer, même en traversant les villages ou en empruntant des chemins pour piétons, que les scooters prennent tous également. Ainsi, nous tombons sur plusieurs plages, aux abords des villages, plages sans aucune infrastructure touristique. Il n'y a là que les bankas qui reposent sur le sable. Le seul bémol, ce sont les déchets divers qui traînent. Plastique, bouteille, parfois chaussures ou vieux filet de pêche abandonné, les locaux n'ont visiblement pas le souci d'entretenir leurs lieux de vie. Attention, ce ne sont pas des décharges, mais il est vrai qu'un peu d'entretien en certains endroits serait le bienvenu. Nous repassons par la plage trouvée hier à San Augustin et nous la réélisons plus belle plage du coin. Une mer magnifique, du sable sur la plage et dans l'eau, quelques gamins qui viennent nous voir, une tranquillité absolue, bref le bonheur.
Après une bonne baignade, nous reprenons le scooter et traversons le magnifique village de Sillon, qui fera mentir mon affirmation ci-dessus. Ici, les gens prennent soin de leur espace de vie, les femmes balaient les allées, tout y est propre et rangé. Peu avant le débarcadère des bateaux venant de Cebu, il y a une longue plage de sable, avec divers accès possibles même si l'endroit est bordé de Resorts. Mais quelques chemins permettent un accès direct à la mer. Nous avons repéré les lieux, nous y reviendrons demain, notre dernier jour sur Bantayan Island.
Les nombreux kilomètres parcourus aujourd'hui confirment nos impressions d'hier, sur la l'amabilité des gens, le sourire des enfants. Les Hellos ont continué de fuser, les adultes eux nous font des signes de tête, nous klaxonnent pour nous saluer. Nous avions beaucoup lu sur la gentillesse des Philippins. Nous la testons désormais en direct. Et surtout nous la confirmons.
En soirée, Denis et son épouse nous convient avec deux autres couples à un repas de la St-Valentin organisé dans un resort voisin, sur la plage. Une délicate attention de nos hôtes. Sur place, un buffet, des décorations toutes en rose et en coeurs, un groupe "live", de quoi faire la fête. Denis nous confirmera la joie de vivre qui anime le peuple philippin, toujours prêt à profiter de la vie et à s'amuser. Ses explications nous permettent d'apprendre et de comprendre certaines particularités de la société dans cette partie du monde. Comme l'alphabétisation des enfants qui dépasse les nonante %. Et il est vrai que chaque village a son école, m��me s'ils ne sont voisins que de quelques kilomètres. Des discussions fort intéressantes sur ce grand pays, avec des précisions venant d'un Occidental mais qui vit désormais ici. La fête battra sûrement son plein une partie de la nuit, mais nous serons modestes et rentrerons assez tôt au CouCou pour nous reposer et être prêts pour une nouvelle journée de découverte demain. Toujours en scooter bien entendu.
Le ciel est gris au lever. Mais rapidement il laisse place à un ciel bleu et la température prend encore quelques degrés. Après un excellent petit-déjeuner au CouCou, nous enfourchons notre scooter pour partir au marché de Bantayan. Nous connaissons désormais la route par coeur, par les petits chemins. Comme toujours, nous croisons un nombre important de tricycles, lesquels font office de taxi ou livrent même le pain ou des bonbonnes d'eau dans certaines maisons. Des tricycles qui sont en fait des side-cars, mais avec une petite "cabine" ouverte au lieu du traditionnel side. La plupart sont motorisés, mais certains d'entre eux sont des vélos. Il faut alors avoir le mollet alerte si la charge est lourde. Nous nous posons au marché qui sans être extraordinaire, permet de voir les Philippins dans leurs activités. En effet, les Blancs peuvent se compter sur les doigts d'une main. On fait dans le local dans ce marché. Pas de vente d'objets touristiques, mais du poisson séché, des fruits et légumes, des habits de seconde main. Comme hier, nous faisons le plein de mangues, de petites bananes et de mandarines.
Retour vers Santa Fé et nous cherchons une plage pour nous poser. La marée basse est encore importante et à certains endroits, il est impossible de se baigner. Nous trouvons néanmoins un endroit avec du beau sable, assez d'eau pour nager et de l'ombre sous un jeune cocotier. Un arbre sans noix, car il y a 2 jours à San Augustin, deux noix de coco étaient tombées de l'arbre à quelques mètres de nous. Prendre ces fruits sur la tête aurait été synonyme de graves blessures, voire pire. Au loin, nous voyons l'île de Cebu, sur laquelle de nuages noirs stationnent. La pluie doit y tomber en rideau, nous apercevons les traînées caractéristiques d'une forte pluie qui tombent des nuages. Le vent souffle fort et dirige le mauvais temps vers nous. A peine une heure plus tard, l'orage menace et quelques gouttes tombent. Le plus gros évitera Santa Fé, mais nous avons droit tout de même à une belle averse qui durera finalement peu de temps. L'orage peut parfois être un souci à Bantayan, notamment pour la traversée en bateau depuis Hagnaya. Non pas que les ferries courent un danger en mer, mais c'est surtout l'accostage qui pose souci, vu que le ponton n'est pas protégé par une digue. Ainsi, les courants et les vagues dus au gros temps ne permettent pas de stabiliser le bateau et le plateau qui permet de laisser sortir les véhicules. Ce souci n'a pas lieu d'être aujourd'hui, visiblement le ferry arrivait en même temps que la pluie. En une journée, nous avons toute la panoplie météo : nuages, soleil et pluie. Mais toujours la même température, même si l'humidité a augmenté après la pluie.
En fin d'après-midi, Denis nous propose d'aller prendre un verre dans sa belle-famille, où l'on fête l'anniversaire et le baptême de deux enfants. Nous acceptons avec un grand plaisir, c'est une occasion unique de connaître l'immersion dans une famille locale. A notre arrivée, de nombreuses personnes sont là, non seulement la famille mais aussi des voisins. Les femmes parlent entre elles ou s'occupent des enfants, les hommes sont à table et éclusent des bières. La nourriture est distribuée à ceux qui sont présents, de même que les boissons. A peine entrés dans une petite cour intérieure, on nous met table et chaises à disposition. Denis nous explique que c'est un honneur pour eux d'accueillir des étrangers dans leur demeure. En tous les cas, personne ne s'offusque de notre présence, au contraire les sourires sont nombreux. Riezel, la femme de Denis, s'est jointe à nous après avoir préparé des pâtes pour les nombreux gamins présents. Nous pouvons alors poursuivre nos discussions sur le mode de fonctionnement de la société philippine, les codes, les traditions, la manière de vivre. Denis est une véritable source d'informations, concrétisée aujourd'hui par cette visite dans sa belle-famille. Après quelques San Miguel, la bière locale, nous laissons la famille à leurs festivités et nous regagnons le CouCou pour le repas du soir. Le restaurant est complet et le staff s'active dans tous les sens, faisant de son mieux pour servir chacun sans trop d'attente.
Dernier jour sur l'île de Bantayan. Demain, ce sera une grosse journée de transport, avec le ferry de 07h30, puis le bus jusqu'à Cebu. Là, il faudra changer de gare routière en taxi, puisque nous arriverons au nord, mais que notre prochain bus pour Oslob, dans le sud de l'île de Cebu, part lui de la gare routière sud.
Nous aurons passé un séjour très agréable sur l'île de Bantayan. Par l'accueil généreux et chaleureux de Denis, par la qualité du CouCou, par l'indépendance du scooter et par la découverte de l'île et de ses petits coins. Un bon début ! Nous n'avions entendu que du bien des Philippines. Il nous aura fallu moins de 4 jours pour le confirmer.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Ouais, j'en ai bien quelques-unes.... Ou quelques milliers au fil des années....
Par contre, pas de photo dans mes carnets de route. Je m'éclate avec les mots, c'est mon truc. Je laisse les gens deviner ce que je vois, je laisse leur imagination fonctionner et j'espère leur donner envie de venir voir par eux-mêmes...
J'ai aussi remarqué que quand il y a des photos, tu es moins attentif aux textes. Et moi, comme dit plus haut, ce sont les mots... Et tant pis, si les carnets sont moins "populaires" car il faut lire plutôt que regarder.
En plus, si tu as déjà tout vu avant même de partir, ton voyage n'a plus la même saveur sur place.
Voilà, c'est mon avis, j'assume...
Pour l'avatar, la chute de NungNung, dans le nord de Bali.
Un sacré débat cette histoire de photos. Mais bon, je continue d'écrire ...
A++
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Et merci d'écrire, encore et toujours ! Tes mots (me) font voyager.
J'ai déjà dû te le dire mais s'il le faut je veux bien le dire et le redire encore...
Je vais être absente un peu alors je reviendrai plus tard sur ton carnet. C'est étrange, il me rappelle des rencontres avec les gens et les paysages, pas aux Philippines (où je ne suis pas allée) mais ailleurs, oui, c'est étrange.
Beau séjour et à bientôt, avec tes mots 🙂
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Le bateau est à 07h30 et Denis nous y emmène en voiture. L'occasion de se serrer la main, peut-être pour un au revoir ou un adieu, mais ce qui est certain, c'est que nous avons passé un excellent séjour ici. Il y a des rencontres où pour des raisons inexpliquées dues aux simples relations humaines, le feeling est immédiat, ce fut le cas avec Denis. Mon ami belge, je sais que tu liras ces lignes, alors bonne suite à toi et à ta famille.
La mer est d'huile et la traversée se fait sans souci. Durant le trajet, nous négocions une descente sur Cebu en taxi avec un homme qui nous demande si nous sommes intéressés. Nous tombons d'accord sur un prix et une fois accostés, nous prenons ce moyen de transport. Certes, environ deux fois plus cher que le bus régulier de Ceres, mais aussi deux fois plus rapide. Avec ce qui nous attend comme route aujourd'hui, ce n'est pas négligeable. Notre chauffeur doit récupérer quelqu'un à l'aéroport de Mactan, mais il va être en retard. Tout gêné, il nous demande s'il peut nous poser à une station de taxi pour le dernier tronçon vers la gare routière sud. Il nous déduit 100 Pesos du prix initial, somme qui devrait correspondre à la course. Nous acceptons sans problème, notre jeune chauffeur ayant été très sympa avec nous tout au long du trajet. Il nous dépose donc vers un taxi, lequel nous conduit au terminal sud des bus, pour 80 pesos !
Nous cherchons le bus pour Oslob, mais rien n'est indiqué, nous demandons donc cette information à un employé local et il nous renseigne efficacement avec un grand sourire. Le bus est là, prêt à partir. Juste le temps de foncer aux toilettes et d'acheter de quoi boire et un paquet de biscuit que nous voilà partis. Excellent timing.
La sortie de Cebu est encombrée, la circulation y est dense, même pour un dimanche. Mais rapidement, le bus va accélérer et jouer du klaxon pour prévenir les autres usagers de la route que c'est lui le plus gros et qu'il va passer. Un petit stop de 10 minutes en chemin, puis nous continuons la route. Il nous faudra bien 3 heures et demie pour atteindre Oslob. Je demande à l'aide-chauffeur s'il connaît la New Village Oslob Lodge où nous pensons rester, ce afin de savoir où descendre. Mais ni lui ni le chauffeur ne connaissent l'endroit. Ils nous posent donc sur le bord de la route, en nous disant qu'un chauffeur de tricycle devrait pouvoir nous aider. Moins de 10 minutes plus tard, un tricycle arrive, avec deux personnes à bord. Nous l'interpellons et lui demandons s'il connaît la place. Lui non, mais la dame âgée qui est à l'arrière oui. Elle nous propose alors de partager le tricycle avec eux. Nous avons un doute, car avec nos sacs, le petit véhicule va être sacrément chargé. Mais les sacs finiront sur le toît en plastique et nous à l'arrière. En 5 minutes, nous sommes devant une petite guesthouse familiale qui propose des chambres simples et bon marché. La dame nous souhaite un bon séjour et le tricycle repart.
Nous nous renseignons sur les requins-baleines. C'est rôdé et très simple. Les tricycles attendent les touristes dans la rue. Pour 100 pesos par personne, ils vous conduisent sur le lieu où l'attraction locale se tient, attendent et vous ramènent à votre hôtel. Il y a aussi des chutes à voir dans le coin et là, le prix se monte à 150 pesos par personne. D'après la jeune réceptionniste, la meilleure heure est 06h30 pour voir les requins-baleine. Nous verrons cela demain.
Nous donnons notre linge sale à laver et partons à pied dans le petit village sympa de Oslob. Il y a là une belle église où la messe du dimanche se tient durant quasiment toute l'après-midi. Devant l'église, un grand quai en béton, avec des escaliers qui descendent dans l'eau. C'est un bon spot pour se baigner, car il y a quand même un peu de fond, l'eau est assez claire, et surtout il y a du sable dans l'eau, ce qui n'est pas le cas des plages environnantes. Une bonne baignade, puis nous revenons à notre petite guesthouse. L'air est chaud, les moustiques sont bien présents vu l'humidité.
A la nuit tombée, il sera temps d'aller manger. Nous partons donc à pied dans le village. Il y a un petit resto très sympa sur la route principale, à la sortie du village direction nord, le A&C. Sans prétention, quelques plats préparés que l'on peut choisir, mais une nourriture très bonne et peu onéreuse. Sinon, il y a les stands de rue avec les habituelles grillades et même des pizzas dans une petite rue latérale. Bref, on ne meurt pas de faim à Oslob. Le vilage est même très sympa et la New Village est au centre de la bourgade et donc des familles philippines.
Après une nuit chaude puisque nous avons coupé la clim, perturbée par le chant des coqs, encore et encore, nous nous levons très tôt pour aller voir les requins-baleine. 05h30, nous voilà prêts à partir. Les tricylces sont dans la rue, attendant le touriste. Le tarif est plus ou moins fixe, entre 80 et 100 pesos par personne. Le site est à environ 15 minutes vers le sud et le tricycle fonce sur la route alors que le jour se lève. En arrivant tôt, c'est l'assurance de ne pas avoir trop de monde sur place. Le soleil émerge des flôts et donne au ciel des couleurs splendides. Une petite brise empêche la chaleur de nous étouffer dès le matin. Notre chauffeur nous explique les étapes. D'abord, on inscrit son nom dans un carnet, on suit un petit briefing, puis on part payer. 1000 pesos pour les nageurs, 500 pesos si vous restez au sec sur la banka. Le gilet de sauvetage est recommandé par le staff local, mais ce n'est vraiment pas nécessaire pour ceux qui se débrouillent dans l'eau. On pourrait croire qu'il faut partir au large pour voir les requins-baleine, mais non, ils sont juste là, à quelques dizaines de mètres du bord. La profondeur doit être de 5-6 mètres et une fois à l'endroit convenu, nous pouvons nous jeter à l'eau, depuis la banka où 4-5 personnes peuvent prendre place.
A peine dans l'eau, le monstre est là, fidèle au rendez-vous. Dans les 5 mètres de long, ondulant tranquillement et récupérant ce que les employés locaux jettent dans l'eau pour les nourrir. Je me focalise sur un specimen en particulier, pris par le spectacle. Je me retourne pour voir où je me trouve et si d'autres humains sont dans le coin et je me retrouve face à face avec un second requin-baleine, à moins de deux mètres, la bouche grande ouverte pour avaler un maximum d'eau qu'il rejettera par ses branchies. Impressionnant ! Nous ne sommes pas sensés les approcher à moins de 4 mètres, mais c'est impossible. Ils sont si près que nous pourrions les toucher. En l'espace des 30 minutes permises sur le site, nous aurons vu entre 4 et 5 de ces géants. Gris tachetés, la bouche grande ouverte pour engouffrer un maximum d'eau et de plancton, la queue ondulant pour avancer ou se stabiliser, le spectacle est à la hauteur. Je filme les scènes sous la surface à l'aide d'une GoPro et plus tard, de retour à la New Village, je constaterai une fois encore à quel point il était exceptionnel de les voir d'aussi près.
Dès 07h30, plus de monde arrive, notamment les touristes asiatiques, qui sont bruyants et moins disciplinés, d'où l'importance de venir tôt, le site démarrant vers 06h00.
Bien sûr, les puristes diront que le jeu est tronqué, qu'il s'agit d'une attraction uniquement touristique vu qu'ils sont nourris. Certes, c'est absolument vrai, mais c'est aussi une des rares possibilités de voir ces animaux hors captivité dans un aquarium pour qui ne part pas plonger dans des spots particuliers. Et l'activité fournit également quantité d'emplois à l'économie locale, entre les employés du site proprement dit, les restos et guesthouse environnantes, les tricycles, etc... Même les requins-baleine ne semblent pas effrayés de voir autant d'humains autour d'eux, restant indifférents et préférant gloutonner tranquillement.
Après les requins-baleine, il y a aussi de belles chutes à voir dans le coin pour compléter le séjour. Nous choisissons d'aller à Tumalog Falls, à environ 6 km dans la montagne. Pour y aller, un tricycle et une moto. Pourquoi deux véhicules ? Parce que la pente est si raide dans le dernier tronçon que les tricycles ne montent pas. Nous ferons donc le dernier bout sur une moto, son pilote faisant un aller-retour pour nous conduire tous les deux sur le site. La chute de Tumalog est splendide, tombant de quelques dizaines de mètres le long d'une paroi composée de divers végétaux. On peut se baigner dans un petit bassin au pied de la chute, baignade quelque peu revigorante, l'eau y étant bien plus fraîche que dans la mer. Nous restons sur place un bon moment, avant d'entamer une montée bien raide à pied pour regagner l'entrée du site. Il y a aussi la possibilité de se faire acheminer en moto, moyennant quelques pesos, mais un peu d'effort ne fait pas de mal. Pour redescendre, là aussi notre moto fera deux voyages, mais arrivés sur la route principale du bord de mer, notre tricycle n'est pas là. Pas grave, on monte les trois sur la moto et c'est parti pour les quelque 5 km qui nous séparent de Oslob.
Bref, l'arrêt à Oslob s'impose pour qui passe dans le coin. Après un repas au A&C en bord de route, nous hélons un bus Ceres pour nous faire conduire au port de Lilo-An, départ des bateaux pour Dumaguete sur l'île de Negros, notre prochaine étape. Attraper un bus n'est vraiment pas compliqué. Se poser au bord de la route, héler un bus jaune de la compagnie Ceres, monter, payer à l'aide-chauffeur et subir soit le mauvais film soit la musique à plein tube. Vraiment facile, sauf pour le film ou la musique.
Le bus nous pose au port de Lilo-An, d'où un petit bateau traverse pour Negros. Nous avions appelé l'hôtel Palwa à Dumaguete. Non seulement, ils ont des chambres de libre, mais encore ils viennent nous chercher au port de Sibulan. La ville de Dumaguete est comme toutes celles rencontrées jusqu'à présent. Une circulation d'enfer, une fourmilière, du bruit, des odeurs. Mais elle n'est pas dénuée de charme non plus, contrairement à Cebu qui nous a paru bien peu attractive. Le Palwa est situé en plein centre, à quelques pas de l'immense marché municipal et du front de mer, dont la célèbre promenade sur le Rizal Boulevard. Nous partons nous balader à pied, au hasard des rues. Il faut s'y faire à ces villes philippines, nous étions bien mieux du côté de Bantayan. Nous nous renseignons sur les locations de motos, c'est possible. Nous verrons cela demain. Après 2 jours de lever tôt, nous avons aussi besoin de nous reposer un peu. La chambre confortable du Palwa devrait pouvoir nous y aider. Pour le repas du soir, nous mangeons directement au resto de l'hôtel au rez-de-chausée. Nous avions lu qu'il avait bonne réputation, effectivement, nos plats étaient bien bons. Place maintenant à une bonne nuit de sommeil.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Lundi matin, 16 février, -35 degrés celcius avec le facteur vent. Heureusement qu'il y avait sur voyage forum le facteur Laurent pour me livrer quelques "lettres" des Phils.
Je me suis dis en voyant le titre: ça ressemble à du Laurent ça, et comme de fait, on est un an plus tard du moto trip et la tradition se poursuit. Alors je serai avec toi et Do pendant les prochains jours!
Bon trip l'ami!
Ici, malgré le froid, l'amour que nous avons pour nos deux cocos nous réchauffe le coeur et on continue de nourir les projets de voyage. En novembre, nous avons procédé au baptême de l'air avec une petite semaine à Cuba et disons-le, je crois que la vie nous a envoyé deux curieux et futurs voyageurs.
L'écriture se poursuit pour moi aussi et en ce sens, je partage ton choix de faire place aux mots.
Prenez soin et enjoy!!!
Pat
Global citizenship throught universal responsability
Merci egalement pour ces bons moments passes ensemble.
J'ai oublie de vous donner quelques tuayux pour le cote repas sur Dumaguete.
Le soir ne pas louper le Labas, un peu plus au nord du port.
Tres, tres bonne ambiance, estudiantine, et bonne table.
Cote plus gastro, le Casablanca, sur la promenade et le Kri, dans le rue qui, au bout de la promenade, cote port, part a droite. Tres bonne table, chef philippin, forme aux Etats-Unis, et qui fait une belle cuisine moderne.
Par contre, si tu as d'autres tuyaux, je suis preneur, passant une grosse semaine a Dmaguete en avril.
Amities a vous deux.
Denis.
CouCou d'une perle des Philippines, Bantayan Island
Le Laos commence à dater un peu, pas vrai. Presque 4 ans que nous prenions une bière au coin des chemins poussièreux de Vang Vieng, mais toujours cette amitié voyageuse qui nous unit. Les Philippines vous plairaient, c'est certain, un peuple chaleureux, content de vivre, qui affiche son sourire. Tout y est facile, on y conduit des deux-roues, cheveux au vent, enfin les tiens plus les miens ... ! La liberté. Je sais que tu comprends le sens particulier de ce mot.
Contents de savoir que les cocos vont bien, et j'imagine que Madame Coco se porte elle aussi comme un charme...
Un de ces jours, je serai heureux de lire tes écrits amigo, faudra que tu m'envoie tes proses sur mon mail privé.
Vous aussi, portez-vous bien.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Denis, je note l'adresse du Labas, cela sonne bien comme on les aime. Sans prétetion ni chichi, mais dont on se souvient....
Là on sort du Sans Rival, la pâtisserie pas le Bistro. Quelques douceurs dont abuser n'est finalement pas un péché ... Ca va être difficile de manger trop tôt ce soir après cela ... Et vu que la plupart des restos du coin ne servent plus après 21h00... !
Je te dirai si on a trouvé quelque chose de spécial ou d'incontournable.
Et merci pour ton MP, j'abonde dans ton sens, that's life ...
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Ce matin, le bruit de la rue commence à nous réveiller vers les 07h30. Scooters, motos, coups de klaxon, pas vraiment du bruit dérangeant, mais un arrière-fond sonore qui nous dit qu'il est l'heure de sortir du lit. Après un petit-déjeuner philippin, riz-porc cuisiné-oeufs brouillés, nous voulons louer une moto. Le Palwa peut le faire, mais leur contact n'a rien de libre jusque dans l'après-midi. Je demande alors à la réception où je peux avoir un deux-roues tout de suite. Il y a un loueur en face de la station Shell quelques centaines de mètres après la principale église de Dumaguete, direction Ouest. Soit 10 minutes à pied du Palwa. Louer un scooter : rien de plus facile. Montrer son permis de conduire national, ou tout autre papier qui a l'air officiel tant l'employé ne comprenait rien à mon permis, payer et au revoir. Attention, il a insisité pour que je laisse une pièce d'identité en dépôt. Exclu de laisser mon passeport, j'ai donc donné une carte d'identité.
Conduire un deux-roues à Dumaguete n'est pas pire que ce nous avions connu à Yogyakarta, à Denpasar ou au Laos. Pas vraiment de règle, si ce n'est que le plus gros passe. Il faut juste respecter cette hiérarchie et se lancer. Les Philippins ne sont pas agressifs au volant, cela roule plutôt cool. Cela peut être impressionnant au début, puis on s'y fait rapidement. Nous décidons de partir pour les Twin Lakes, à environ 30 km de la ville. Pour s'y rendre, c'est on ne peut plus facile. Prendre la route juste en-dessus du Palwa, là où il y a la station service, direction droite. Et suivre cette route tout du long, c'est la "National Highway". Elle passe devant l'aéroport de la ville et sa courte piste, puis le port de Sibulan et continue ensuite avec moins de trafic. La circulation est tranquille et le paysage qui défile est très sympa.
Trouver l'embranchement qui monte aux lacs n'est pas compliqué, mais il ne faut pas le rater. Il se trouve avant le village de San José, dans une ligne droite le long de la mer, bordé d'une digue et de lampadaires. Il y a là un vieux panneau rouillé sur la gauche qui annonce la montée de 15 km pour arriver au site. La route qui gagne les lacs est splendide. A travers la végétation, les villages, on y trouve de magnifiques points de vue sur la côte, des scènes de vie avec les paysans locaux, les enfants qui tendent la main pour taper la votre en passant, bref 15 km de bonheur. Cela monte, parfois assez fortement, mais le scooter automatique que nous avons y arrive sans souci. A part une toute petite portion en réfection, l'ensemble est asphalté. Peu avant l'arrivée, il y a un péage. les étrangers doivent s'aquitter d'un droit d'entrée de 100 pesos par personne, soit 10 fois plus que les Philippins... Les 500 derniers mètres sont d'une pente si raide que là, il nous est impossible de monter à deux sur le scooter. Celui-ci refuse catégoriquement d'avancer, c'en est trop pour lui.
Autant le dire, le site des Twin Lakes est relativement décevant. On peut bien aller au bord de l'eau, mais les accès sont très limités. Lors de notre passage, pas de kayak pour aller sur le lac, mais une grosse barque dont les rames sont tenues par un employé local. Bref, l'excursion vaut surtout pour le chemin qui y mène, qui lui vaut la peine. En redescendant, nous nous arrêtons au restaurant Azalea qui bénéficie d'excellents commentaires sur certains sites ou forums. Une nourriture simple, mais mieux travaillée, avec une vue magnifique sur une vallée et la côte. Seul bémol, les plats sur la carte ne sont pas traduits en anglais et la serveuse s'est avérée assez incapable de nous décrire ce qui était proposé. Bien sûr, on aurait pu tenter de prendre un plat au petit bonheur la chance, mais avec le risque de tomber sur quelque chose que nous n'aimons pas, genre des tripes. Un arrêt sympa dans le timing de la journée. Au retour sur Dumaguete, nous nous rendons au port pour nous renseigner sur les horaires des bateaux pour Siquijor, notre prochaine destination d'ici 2-3 jours. Plusieurs compagnies desservent l'île, à divers horaires, avec divers prix. Difficile d'en choisir vraiment une dans ces conditions. Les différences de prix se justifient-elles avec le sérieux de la compagnie et l'état des bateaux ?
S'il y a bien un endroit à ne pas manquer pour une pause dans l'après-midi, c'est la patisserie Sans Rival, dans une rue perpendiculaire au Rizal. Des petits plaisirs sucrés aussi doux que leurs prix. Pour les digérer, nous nous posons sur un banc le long de la promenade du front de mer. Les vendeurs en tout genre, perles, lunettes, cacahuètes, boissons, viennent nous proposer leur marchandise. Sans agressivité, sans trop d'insistance, même sans achat. Les prix baisse au fur et à mesure de notre refus, de sorte que si vous êtes intéressé, vous pouvez d'emblée couper le prix par 3 ou 4 avant d'entamer vos négociations. Sur cette promenade, il y a de l'air. Ce qui n'est pas le cas plus loin dans la ville, où la moiteur ambiante prend le dessus en cette fin d'après-midi. D'ailleurs, pour la finir en beauté, nous repérons un petit panneau annonçant des massages. Vendu. Ce sera pieds et jambes pour l'un et facial pour l'autre. Une petite heure de relaxation avant de partir manger.
Après avoit testé le Sans Rival côté patisserie dans l'après-midi, nous essayons le Sans Rival Bistro sur le Rizal pour le repas du soir. Un endroit sympa pour manger en terrasse, à l'air de la nuit, avec de bons plats à prix raisonnables. Pas très loin, certains bars ou discothèques attirent le touriste et les filles "faciles", comme au Why Not. Il y a d'autres endroits pour prendre un verre et écouter de la musique live, principalement vers le port ou après celui-ci. Nous sommes étonnés du prix si bas de l'alcool qu'il en encouragerait presque la consommation. Notamment du Rhum, que les gens ici boivent pur avec des glaçons ou parfois avec du Coca ou du Sprite. Nous serons raisonnables et iront nous coucher les idées claires !
Nouvelle journée à Dumaguete et ses environs. Pour le petit-déjeuner, nous partons vers le port au Kamalig où le choix est large. Nous y sommes seuls, hormis les employé qui s'activent tous à leurs tâches. Le but du jour : le marché de Malatapay, à environ 25 km de Dumaguete, sur la route qui mène à l'embarquement pour l'île d'Apo. Sortir de la ville est assez "sport" en scooter. Il y a beaucoup de circulation, notamment des deux-roues et des tricycles. Malgré que ce soit un peu l'anarchie, tout se passe en douceur, personne ne s'énerve, tout le monde passe, personne ne tombe et aucune touchette entre les véhicules ne se produit, bien qu'il n'y ait aucun feu ni policier pour régler les carrefours De quoi y prendre de la graine chez nous ... Nous récupérons la National Highway vers l'Ouest. Rapidement cela devient roulant et nous pouvons alors nous décontracter. Nous passons Bacong, où se situe l'embranchement pour Valencia où nous irons demain, puis Dauin, dont je parlerai plus avant.
En arrivant dans la région du marché, on devine que nous sommes à destination. Un petit embouteillage, des stands le long de la route, des camions chargés, bref de l'animation. Le marché se tient tous les mercredis, le long de la petite route entre la National et l'embarquement pour l'île d'Apo. Quelques centaines de mètres où des dizaines de stands se tiennent. Des habits, des légumes, du poisson séché, des outils, des vaches, des ustensiles, on y vend de tout. Et tout au bout de l'allée, le coin nourriture avec le célèbre cochon de lait, servi avec des portions de riz enveloppées dans des feuilles de bananiers. Un marché tout en couleurs, parfois en odeurs, avec quelques touristes, mais qui ne sont clairement pas en majorité. Nous y faisons quelques courses, notamment de fruits, les petites vendeuses nous sourient de toutes leurs dents, contentes de voir des "longs nez" leur acheter leur marchandise.
Tout au bout, sur la jetée, nous voyons Apo au loin. Le vent s'est levé et les bankas qui partent vers l'île doivent affronter une petite houle qui secoue les embarcations. Il arrive d'ailleurs parfois que des gens restent bloqués sur l'île, lorsque la mer est trop forte, à cause notamment du vent bien présent dans le coin. Après avoir déambulé dans les stands du marché pendant près d'une heure, et en pleine chaleur, nous reprenons le scooter direction Dumaguete. Nous ne rentrons pas en ville, mais nous allons nous trouver une plage pour profiter de la mer et du soleil. Il est vrai qu'il n'y a pas vraiment de belles plages autour de Dumaguete. Mais nous trouvons notre bonheur à Dauin, à 15 km de la ville. Arrivés dans le village, il faut descendre en direction de la mer. Pile en face de l'église, une voie asphaltée part en direction des flôts. Il faut ensuite continuer sur le petit chemin en terre et là, sur la droite, un autre petit chemin mène vers une plage tranquille et propre de sable brun doré. L'eau y est aussi claire qu'ailleurs et ce coin a l'avantage d'être protégé du vent et du courant de la mer. Nous nous trouvons vers un petit bâtiment d'employés municipaux qui visiblement surveillent les lieux. Il semblerait que l'endroit soit une petite réserve marine. Pour quelques dizaines de pesos, nous pouvons louer une table et des chaises pour poser nos affaires, à l'ombre sous de grands arbres. Et si vous avez faim, le bâtiment voisin fait restaurant, sinon il y a aura toujours les gargottes de Dauin, entre l'église et la route principale, pour des plats à l'emporter. Nous y passons une partie de l'après-midi, à profiter de la baignade et du soleil. Avant de rentrer en ville en fin de journée pour nous préparer à la soirée.
Préparer à la soirée en la débutant par un massage dans la petite échoppe à proximité du Palwa. Nous testons un autre massage, toujours aussi plaisant et relaxant. En plus, au prix où ils sont proposés, il n'y a aucune, mais vraiment aucune raison de s'en priver. Pour le repas du soir, nous nous rendons en bord de mer, après le port, tout au bout de route. Il y a là quelques restos et bars où les expatriés, les touristes et certains Philippins viennent manger et boire ensuite un verre. Nous nous posons au Lab-as, réputé pour ses plats de produits de la mer. Nous voulions prendre les spécialités de la maison, soit le Lapu-Lapu ou le Maya-Maya, mais aucun des deux poissons n'était disponible en cuisine. Dommage, du coup le serveur nous a proposé un autre plat, sans doute moins fin que les deux précités. Autant le dire d'emblée, la nourriture fut bonne, mais le service catastrophique. Temps d'attente pour commander et recevoir nos boissons et la nourriture, erreur dans les plats servis, erreur dans l'addition, bref si le Lab-as se veut être au-dessus des standards locaux, y'a du boulot ! Attention aussi si vous prenez du poisson, facturé au poids, sauf que vous ne savez pas combien pèse ce qui arrive dans votre assiette. J'avoue, cela a un peu terni la satisfaction de manger un bon poisson. Pour finir la soirée, nous nous posons au Hayahay, contigü au Lab-as, un bar qui propose de la musique live. Ce soir, un groupe local mi-rock mi-reggae, assez sympa à écouter. Une fois de plus, nous sommes surpris du prix de l'alcool. Exemple, un rhum-coca était à 75 pesos. Attention à la consommation. Une fois encore, nous sommes restés sages avant de regagner l'hôtel en scooter, dans la nuit
et ses pièges sur la route, d'où la consommation raisonnable ...
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Bonjour Laurent et Dominique,
Votre récit est toujours passionnant et nous rappelle d'excellents souvenirs de notre pays préfere en Asie du Sud Est.
Profitez bien de votre séjour.
Avez-vous prévu de vous rendre a Bacolod pour le Nouvel An chinois ou est-ce trop tard ?
Au plaisir de discuter de votre voyage a votre retour autour d'un verre.
Et non, pas de Bacolod, nous avons dû faire des choix ... Là, nous passons notre dernière soirée dans la sympathique Dumaguete, départ demain pour Siquijor.
on voous montrera nos photos au retour !
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu f
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
effectivement, nous n'avons pas pu cautionner la plongée avec les butanding de Oslob
nous sommes arrivés sur le bord de l'eau avec le flot des vans-tour-opérateurs, nous avons aperçu cette pataugeoire avec des palmes qui s'agitaient dans le vide, cette nuée de bateau à 70m de la côte, les fishermen qui déversaient à la volée le krill ou quelque chose comme ça
nous sommes restés consternés
on apercevait depuis la plage ces bêtes, dans trois mètres d'eau
on pouvait entendre le doux bruit du tiroir-caisse et imaginer la joie du barangay captain devant les tas de billets
il parait que les maitres d'école de Tan-Awan font la gueule car les pêcheurs sont mieux payés qu'eux
un mauvais moment sauvé par les belles chutes voisines et les pueblos espagnols fortifiés que l'ont peut visiter sur Argao, Oslob etc dont personne ne parle
depuis nous sommes passés par Donsol... c'est autre chose
Bonjour
A Oslob
Oui tu peux te baigner avec masque tuba , sans rien ou, si tu veux tu peux louer un équipement de plongée complet avec bonbonnes et combi.
Pour ma part je dois nager avec des palmes mes qualités de nageur étant fort discutable!
A+
Bonsoir
Effectivement je parle du site aux requins.Mais comme le dis Genevois il est important d'arriver dans les premiers pour pr lifter pleinement du site.
Bon voyage
Jean-pierre
Super merci beaucoup.
Je pense reprendre une partie du trip de GENEVOIS puis du votre ("enième poste sur visaya")
genre :
bantayan,
iles alentours (camote ?),
moalboal,
oslob,
duagamete,
siquijor (je veux voir si les sorciers guérisseurs ça marche)
camiguin ou bohol
palawan ou coron
j'arrive le 8 mars à manille je repars le 29.
Je confirme pour le masque/tuba aux requins d'Oslob. Pas besoin de palmes ... Si tu vas surle site à 06h30, tu peux ensuite aller voir des chutes très sympa, à faire dans la foulée avant de reprendre le bus puisle bateau pour Dumaguete.
Nous venons d'arriver sur Siquijor, le petit texte traditionnel d'ici peu ...
J'ai vu ton programme : attention de ne pas trop en faire, tu vas passer beaucoup de temps dans les transports, genre bus, bateau, tricycle, etc...
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Merci pour ton message qui est évidemment plein de bon sens.
Je ne dis pas que je cautionne le site d'Oslob, mais il est vrai qu'il était sur notre chemin et que cela reste tout de même quelque chose de spécial à voir. Ensuite, on on peut effectivement se poser la question de l'éthique. Pour notre part, nous y étions directement à l'ouverture à 06h15 et nous n'avons pas vraiment ressenti cet esprit de "foire". Par contre, il est vrai qu'à notre départ, des minibus déversaient leur flôt de touristes coréens ou chinois, sans que cela soit péjoratif, qui étaient bien moins disciplinés et qui se croyaient visiblement à Disneyland. C'est ce genre de tourisme qui pose le problème de cette éthique, pas ceux qui respectent et les animaux et la tranquilité du lieu.
Pour ce qui est du salaire des pêcheurs plus élevés que celui des profs, c'est bien sûr regrettable. Mais peut-on vraiment en vouloir auxdits pêcheurs de vouloir une vie meilleure et de profiter de cette opportunité, quitte à sacrifier l'éthique ? Pas sûr ... au pire, ce serait au gouvernement, local ou national, d'y mettre un terme. Pour ma part, j'ai été plus "choqué", comme dans trop d'endroits, par la pollution au plastique et par les enfants qui jettent tout par terre.
Bref, à chacun de savoir s'il veut faire un stop à Oslob, connaissant la situation et les particularités du site. Les Philippines nous enchantent et nous espérons pouvoir avoir la chance de comparer, comme tu l'as fait, en allant à Donsol !
Et tu as raison : la région de Oslob a visiblement aussi d'autres atouts.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Nous restons encore à Dumaguete, vu que nous n'avons pas terminé d'explorer les environs. Ce matin, nous irons à une boulangerie près de l'hôtel pour acheter quelques pains divers à déguster avec un café. Si les pains sont différents, les goûts sont quasiment tous similaires, excepté le petit escargot à la canelle. Notre but du jour : les chutes de Casaroro, près de Valencia sur les hauteurs. Pour s'y rendre, c'est très simple. Prendre la National direction Dauin et là, il y a deux embranchements pour rejoindre la petite ville. Le premier depuis Dumaguete est une petite route, qui devient un chemin de terre qui passe à travers les cultures et les villages, alors que le second est une route bien large et roulante. Qu'importe, avec le scooter nous passons partout. Le temps est gris aujourd'hui et au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la montagne, une petite bruine tombe et la température se rafraichit. Nous atteignons la jolie petite bourgade de Valencia. Ici, les maisons sont plus cossues, les jardins fleuris ou bien aménagés. Il n'y a aucun panneau qui indique les chutes, de sorte qu'il nous faut fréquemment demander notre chemin aux habitants. Evidemment, on nous renseigne avec le sourire et efficacité. Nous trouvons la bonne route du premier coup, même si ce n'est pas bien compliqué. Il y a un petit complexe de loisirs à la sortie de Valencia sur la route des Casaroro Falls. Les familles philippines s'y rendent, avec le pique-nique et tout le matériel pour y passer la journée. Piscines, jeux, une tyrolienne, de quoi amuser les petits et même les grands.
La route continue à grimper à travers la végétation luxuriante. Les maisons qui bordent la route possèdent de petits jardins et servent visiblement de petites plantations pour toute sorte de plantes, de fleurs ou de jeunes arbres. La montée est assez raide et nous voyons enfin un panneau qui annonce les chutes. La route finit en cul-de-sac et l'asphalte laisse place à un chemin de terre. Nous ne tentons pas l'aventure avec le scooter, vu le mauvais état de cette piste. Mais heureusement, l'accès aux chutes se trouve quelque 300 mètres plus haut. Une petite cabane délimite l'entrée du site, pour lequel nous devons nous acquittter d'un droit d'entrée de 20 pesos. Les chutes de Casaroro sont bien plus bas, au fond de la gorge et il y a 335 marches, bien raides, à descendre pour atteindre le cours de la rivière. A la descente, c'est encore assez facile, cela le sera beaucoup moins au retour ... Arrivés en bas, il faut partir sur la droite et remonter le petit cours d'eau. Il n'y a pas vraiment de chemin et il faut passer de rocher en rocher, sans que cela ne soit dangereux ou périlleux. Il faut juste faire attention de ne pas glisser. Par deux fois, nous devrons traverser la rivière, pieds dans l'eau, pour changer de rive. La remontée n'est pas longue et nous arrivons aux chutes. Une belle cascade de plusieurs dizaines de mètres qui tombe droite comme un I dans un fracas. Au pied de la chute, un petit bassin, mais dans lequel il est déconseillé de se baigner. Sans doute est-ce dangereux de rester sous la chute si un objet venait à tomber avec l'eau de la cascade. Il n'y a qu'un seul couple sur le site en même temps que nous, nous pouvons ainsi faire nos photos comme bon nous semble.
Au bout d'un moment passé au pied de la chute, nous entamons la longue remontée. Là, ce n'est plus la bruine qui nous trempe, mais la transpiration. Si vous avez besoin d'un entrainement cardio ou condition physique, n'hésitez pas, faites 3-4 fois la montée/descente des chutes Casaroro, efficacité garantie.
Nous redescendons vers Dauin. Le temps s'est éclairci et en arrivant sur la côte, le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Dans le village de Dauin, il y a le traditionnel marché couvert où se vendent fruits et légumes, poissons et toute sorte de produits utiles pour les familles du coin. Et évidemment les "Eateries" que l'on trouve partout. Des petites gargottes sans prétention, où les plats cuisinés sont présentés dans des casseroles et où on soulève le couvercle pour voir ce qui est proposé. Nous en trouvons une avec 2 tables et quelques plats. Des mets qui nous satisfont, nous nous asseyons. Au final, nous aurons très bien mangé, en suffisance et en qualité, pour 140 pesos à deux, boissons comprises. Nous rejoignons ensuite notre plage d'hier, où nous sommes assurés de trouver sable et place. Le lieu est en fait fréquenté par les clubs de plongée, car nous sommes dans une réserve marine et à 25 mètres de la plage, il y a un tombant d'une trentaine de mètres. Après quelques baignades, retour à Dumaguete pour une douche et une petite balade sur le Rizal. Nous retournerons manger au Sans Rival Bistro, j'y avais repéré un plat que je voulais goûter. Et pour le dessert, nous craquons pour la spécialité locale. Les Silvanas. Des meringues légères qui enveloppent du beurre fait maison, de la taille de gros palets. Un truc d'enfer pour ceux qui affectionnent le sucré. 100 % cholesterol !!!
Comme hier, le temps est couvert au réveil sur Dumaguete. Il pourrait pleuvoir comme le ciel pourrait se dégager. Cela ne doit pas être simple d'être météorologue dans cet endroit, tout change si vite. Ce matin, nous repartirons dans les environs de Valencia, sur les hauteurs, à la découverte d'une autre chute d'eau, Pulangbato. Avant cela, nous tirons de l'argent dans un des nombreux ATM de la ville. Attention, les retraits sont limités à 10'000 pesos par transaction, avec 400 pesos de frais. C'est cher, mais la "sécurité" de la carte bancaire est à ce prix pour éviter de transporter trop de cash. Alors que nous sommes devant la banque, un policier vient faire une remontrance à un touriste qui fume une cigarette dans la rue. Dumaguete est une ville sans fumée explique l'agent, il est interdit de fumer dans les lieux publics, dont la voie publique. Belle initiative de la municipalité locale, reste à savoir si cette interdiction est réellement respectée.
Le scooter est prêt au départ et nous nous enfilons dans la circulation urbaine que nous avons désormais apprivoisée. Sortir de la ville est assez simple, il y a deux axes principaux, vers l'est et l'ouest. A Bacong, nous prenons l'embranchement qui nous mènera à Valencia, 8 km plus haut sur les flancs des montagnes du sud de Negros. Evidemment, il n'y a aucun panneau qui indique les chutes de Pulangbato. Seule possibilité, demander aux gens dans la rue. Ainsi, nous nous arrêtons fréquemment et les habitants de Valencia nous renseignent sans souci, dans un anglais souvent approximatif, mais compréhensible. Nous remontons une belle petite vallée, la Ocoy Valley sauf erreur, pour atteindre les chutes en question. A plusieurs endroits, nous voyons des émanations de soufre, et même des fumeroles, qui nous rappellent les origines volcaniques de cette partie des Philippines. D'ailleurs, l'endroit où se trouvent les chutes de Pulangbato sont appelées ici les Red Rocks, en référence aux rochers jaunis, voire orangés, par le soufre. Comme pour les Twin Lakes, le panneau qui indique les chutes n'est pas très visible et il faut être attentif pour ne pas le manquer. Un point de repaire : un grand nombre de motos et de jeunes attendent le touriste au pied de la petite route qui va monter sur le site pour pouvoir les transporter.
Peu avant les chutes, il y a une petite source d'eau chaude. Puis, ce sera les chutes proprement dites. Moins impressionnantes que celles de Casaroro, mais à voir tout de même. Là aussi, un petit bassin s'est formé sous la chute principale et je me lance pour y faire trempette. L'eau y est fraîche et douce. Un autre chute, bien plus petite, arrive sur la droite de la principale, avec aussi un petit bassin pour se baigner dans de l'eau claire. On peut encore remonter de quelques mètres cette dernière chute et un autre bassin se trouve en surplomb. Bref, en allant à Pulangbato, il ne faut pas oublier ses affaires de bain !
Nous redescendons en plaine et après la rivière, la mer. Nous retrouvons notre petite plage de Dauin, où il n'y a toujours personne, tant sur le sable doré que dans l'eau. Un peu plus loin, un jeune touriste se lance à l'eau avec un kite-surf. Nous apprendrons plus tard qu'une attache s'est rompue, mais nous constatons d'abord que sa voile ne se gonfle pas et qu'il est emporté par le courant. Il fait de grands signes, alors qu'il se trouve facilement à 3-400 mètres du bord, partant au large avec les flôts. Un des gardes de la réserve marine l'a vu et il se met à l'eau avec une minuscule banka. A l'aide d'un autre homme parti en kayak, il ramène l'infortuné sur la plage. Là, il montrera l'attache qui s'est cassée. Un Philippin passe alors devant moi et me dit avec un clin d'oeil : "made in China" et il part d'un éclat de rire. Ceci dit, le touriste en question a eu de la chance de ne pas être seul sur cette plage, sans quoi, il aurait dû abandonner sa voile pour revenir à la nage.
Fin d'après-midi, le temps de la douche et de rendre le scooter. Une opération aussi simple que de le louer. L'employé ne regarde même pas la machine, de même qu'il ne vérifie pas son fonctionnement. Il me rend ma carte d'identité et au revoir. Pour le repas du soir, nous prenons un tricycle et direction le Kamalig, vers le port. Un petit resto où vont aussi les Philippins, avec du choix sur la carte, des serveuses efficaces et super sympas et un concert live ce soir. Dernière soirée dans cette ville de Dumaguete. Hormis la pollution due aux gaz d'échappement, cette ville a du charme. Non pas qu'elle soit belle, mais l'ambiance y est tranquille et il y a plein de choses à faire autour dans un proche rayon. Nous aurions aussi pu aller sur Apo, mais nous avons dû faire des choix. De plus, nous ne plongeons pas. Mais ce que nous avons vu était très sympa et nous avons pu faire un bon mix entre plage et cascades. Demain cap sur Siquijor, avec un ferry de la ligne Montenegro qui va nous amener à Larena.
Le ferry de Montenegro Lines part à 10h00 pour Larena sur la côte nord de l'île. Il n'y a que deux départs par jour pour cette ville, sinon les bateaux vont sur Siquijor Town. Un ferry assez grand et pas vraiment neuf, mais avec ce beau temps et une mer tranquille, pas de souci. Chaque année, un nombre important de bateaux coulent aux Philippines, lorsqu'ils voyagent par des météos passablement mauvaises et l'état général plutôt usagé de bon nombre de ferries n'arrange pas les choses. Un employé du port avec qui je discutais en était désolé, mais aussi fataliste.
Deux heures à peine de traversée et nous voilà sur l'île. J'avais appelé le Kiwi Dive, proche de Larena et ils avaient de la place. Ils viennent également nous chercher avec un de leurs véhicules, prestation bien pratique en descendant du bateau. Le Kiwi est un petit ensemble de quelques bungalows simples, voire rustiques, mais qui nous conviennent. Le notre est situé à deux pas du restaurant en bord de plage, à l'ombre sous les arbres. Un petit endroit sympa le Kiwi, un peu coupé du monde il faut aussi le dire. Pas grand chose autour, quelques autres restaurants de quelques resorts voisins. Le mot resort est aussi un bien grand mot. On parle ici de bungalows en bambou en bord de plage, pas de complexe hôtelier.
La plage. Ca, c'est un peu le souci du Kiwi. A marée basse, et c'est le cas dans l'après-midi, il est quasi impossible de se baigner vu le manque d'eau. De plus, le sable fait assez rapidement place à des herbes au fond de l'eau, végétation parmi laquelle se cachent discrètement et sournoisement de beaux oursins. Autrement dit, il est fortement déconseillé de s'aventurer à pieds nus au-delà du sable. La balade sur la plage reste agréable lorsque l'eau s'est retirée et que les bancs de sable laissent apparaître quantité d'étoiles de mer et de coquillages divers. Mais pour la baignade, il faudra repasser.
Le but est évidemment de parcourir l'île et pour cela il faut une moto. Le Kiwi en loue au prix de 490 pesos par jour. Mais un peu plus haut sur la route, à l'embranchement pour venir au Kiwi, il y a une famille qui loue aussi des motos, mais au prix de 350 pesos. En plus, c'est une famille locale qui n'a pas la possibilité de louer des chambres ou des bungalows. Nous décidons de prendre la moto à cet endroit. Le chef de famille est consciencieux, il nous fait signer un contrat et nous donne quelques tuyaux, notamment pour ne pas nous faire avoir si nous crevons et que nous devons réparer. Il nous dit aussi de faire attention sur quelques sites de l'île, où les vols sont fréquents, notamment par des enfants. Nous revenons au Kiwi, sur la terrasse en bord de mer, aux premières loges pour le soleil qui se couche derrière les montagnes de Negros. Les moustiques sortent en même temps que la nuit apparaît et nous devons nous sprayer pour éviter les agressions de ces désagréables insectes. A 21h00, le Kiwi s'éteint gentiment et la silence vient s'imposer. Le seul bruit que nous percevons est le bruit des vagues et de quelques insectes. Notre lit est heureusement pourvu d'une bonne moustiquaire, sans quoi il serait impossible de dormir. En effet, tout est ouvert pour laisser passer l'air et nous laissons aussi les fenêtres ouvertes pour avoir moins chaud. Avec le ventilo, cela suffit parfaitement pour passer une bien bonne nuit.
Premier jour complet sur Siquijor. Nous prenons le temps ce matin de profiter du petit-déjeuner à l'ombre des arbres, avec la mer à 15 mètres. La marée est toujours basse, de sorte que pour pouvoir avoir suffisamment d'eau pour nager il faut s'éloigner de plusieurs dizaines de mètres du rivage. Et avec des chaussures pour éviter les oursins planqués dans les herbes. Nous enfourchons notre petite moto, direction Larena. Rapidement, je me fais aux vitesses semi-automatique. A Larena, nous nous arrêtons au centre de la petite bourgade pour visiter le petit marché local qui se tient dans la halle couverte qui sert normalement de terrain de basket. Des petits stands de fruits et légumes, visiblement la production locale, tant le choix est partout identique et assez restreint. Certaines femmes vendent aussi des petites préparations maison, comme des cake de riz. Nous continuons notre chemin par la belle route côtière direction Siquijor town. Conduire ici est simple et dénué de stress. Il n'y a quasi aucune circulation hormis les motos et les tricycles, l'asphalte est en bon état, tout du moins sur la route circulaire de l'île. A Siquijor, nous nous arrêtons également visiter le centre de la petite ville, ses petites échoppes, ses magasins.
Puis, ce sera San Juan, où la plupart des logements pour touristes se trouvent. Les guesthouse succèdent aux resorts, les restaurants sont nombreux. On trouve un peu de tout ici, des pizzas et même de la nourriture allemande. Ce qui n'est pas le cas du côté de Larena et de la plage de Sandugan où nous nous trouvons, certainement plus adapté à ceux qui recherchent calme et tranquillité. A chacun de faire son choix en fonction de ses aspirations. Nous avions lu que le village de Paliton recèle de belles plages. Nous suivons donc ces indications et à la hauteur de l'église du village, nous prenons le petit chemin asphalté qui se trouve à droite de l'édifice. Il faut aller tout au bout de cette voie, jusqu'à une propriété privée et son portail. 20 mètres avant, en contrebas, une petite crique de rêve, à l'eau translucide, du sable blanc, un peu d'ombre et aucun touriste lors de notre passage. Nous y passons une partie de la journée, à patauger dans l'eau chaude. On peut partir snorkeller depuis là, mais il faudra nager un peu pour passer une bande d'herbe, dans lesquelles pullulent étoiles de mer et quelques oursins.
Après avoir bien profité du soleil et de la mer, nous partons en direction du sud. Il y a dans le village de Cangmunag une coopérative laitière gérée uniquement par des femmes. Pour la trouver, il faut bien regarder les panneaux en bord de route, celui qui annonce l'endroit est sur la droite et pas très bien visible. On y vend toute sorte de produits laitiers, comme du lait frais bien sûr, du lait aromatisé, mais aussi des yaourts et des barres congelées à divers parfums. La dame qui est là nous explique qu'une vingtaine de femmes du coin amènent le lait de leurs vaches tous les jours pour que la coopérative le transforme en produits à vendre. Elle ajoute que malheureusement, seuls les touristes fréquentent la coopérative, car les Philippins achètent plutôt du lait en poudre, moins cher que le lait frais. Nous repartirons de là avec plusieurs bouteilles de lait à divers parfums, de même que nous aurons mangé un yaourt sur place.
Quelques kilomètres plus loin, sur la route de Lazi, se trouve un arbre qui pourrait être vieux de 400 ans. L'arbre en question est situé directement sur le bord de la route, on ne peut pas le manquer. C'est vrai que le tronc de ce monstre est énorme et on comprend rapidement qu'il n'est pas de première jeunesse. Outre ce grand-père fait d'écorce, l'intérêt des lieux consiste aussi en un petit bassin où en y trempant les pieds, de petits poissons viennent vous faire un nettoyage complet. Le tout pour 5 pesos d'entrée sur le site et un don volontaire pour l'entretien du petit bassin, spécialement baptisé le "Fish Spa".
A cet endroit, nous sommes quasi à l'opposé de notre logement au Kiwi. Deux solutions pour rentrer : prendre la voie côtière ou couper à travers l'île, par les montagnes. Nous choisissons cette dernière option, histoire de voir autre chose dans l'île de Siquijor que ses côtes. Depuis le vieux Balate, nous prenons la direction de San Antonio. Comme jusqu'à présent, pas de panneau pour nous indiquer notre position ou la direction à prendre. Toutefois, le nom des villages est indiqué sur les panneaux officiels des écoles, c'est notre point de repaire. Mais le moyen le plus fiable pous se repérer et se diriger reste la gentillesse des Philippins qui nous renseignent toujours avec le sourire. S'arrêter et sortir une carte, c'est l'assurance de voir quelqu'un venir demander si vous avez besoin d'aide. A San Antonio, nous continuons dans la montagne, sur une route qui devient de plus en plus étroite. A un moment donné, l'itinéraire traverse une forêt à la végétation tropicale dense et épaisse. Il y fait soudainement plus sombre et même frais. L'asphalte se couvre alors d'une fine pellicule de mousse, bien glissante et il convient d'être prudent avec la moto. Finalement, nous replongeons vers un village, au-dessus de Larena, un village où se tient une expo de papillons. Il est déjà assez tard dans l'après-midi et nous voulons absolument arriver avant la nuit, nous renoncerons donc à cette visite, quitte à revenir. La route descend raidement jusqu'à Larena, il nous reste à peine 6 km avant d'arriver au Kiwi. Nous serons pile à l'heure pour le splendide coucher de soleil, auquel nous assistons avant notre douche. Nos fesses sont tout de même douloureuses ce soir, mais visiter une partie de l'île de Siquijor, sur ses routes si tranquilles et bordées d'une végétation toute tropicale vaut bien ce prix. Encore plus qu'ailleurs, les enfants nous saluent d'un geste vigoureux ou d'un retentissant "Hello". Les adultes ne sont pas forcément en reste, mais sont sans doute un peu plus pudiques, moins expressifs. Mais dans tous les cas, la gentillesse du peuple philippin est une fois encore remarquable.
La suite de la découverte de Siquijor, demain.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, le temps n'est pas au beau. Nuages, un peu de vent, donc pas de soleil et moins chaud. Nous prenons le temps d'apprécier notre breakfast, un festival de fruits tropicaux, sur la terrasse du Kiwi, face à la mer. La tranquillité règne au Kiwi, loin de l'effervescence de certains resorts ou hôtels. Peu de bruit le soir, peu de bruit le matin, nous sommes au calme ici. Hier soir, nous avions remarqué que le pneu avant de notre moto s'était dégonflé. Nous étions passés chez notre loueur pour voir s'il pouvait nous rajouter de l'air, mais cela n'avait pas été possible, car il n'avait pas le bon diamètre pour la valve au bout du tuyau de son compresseur. Nous apprendrons ce matin qu'il est passé tôt au Kiwi et qu'il a fait le nécessaire.
Après avoir découvert la partie ouest de Siquijor, nous partons à la découverte de la partie est de l'île. Première étape, le sanctuaire aux papillons que nous n'avions pu visiter hier soir. Pour le trouver, c'est assez simple. Il faut passer Larena et après la station Petron sur la gauche, continuer environ 1-2 km et monter sur une grande route, au moins aussi large que la nationale qui fait le tour de l'île, sur la gauche. Quelques kilomètres plus haut, un panneau annonce l'endroit. Il ne faut pas s'attendre à une exposition géante, mais plutôt à un petit projet familial d'un habitant de l'île qui essaie de sensibiliser les gens à la préservation de la nature via les papillons. Une petite serre d'une quinzaine de mètres carrés renferme des plantes et une bonne cinquantaine de papillons. Le propriétaire nous explique qu'il s'agit d'une initiative personnelle et que le gouvernement local ne l'aide pas dans son entreprise. D'ailleurs, les gens du village et de la région sont plutôt moqueurs quant à son projet. Il n'y a guère que les touristes qui s'arrêtent ici et qui, par le droit d'entrée requis, permettent à cet homme et à sa famille de construire quelque chose. Lors de notre passage, une deuxième serre était en voie d'être terminée afin d'agrandir la surface pour développer sa ferme aux papillons. Bref, si vous prenez cette route, faites un geste utile et arrêtez-vous. La visite dure moins de 20 minutes, mais discuter avec l'initiateur du projet en question est très intéressant.
La route redescend en direction de Lazi sur la côte opposée de Larena. Les paysages sont splendides, avec une nature luxuriante et tropicale, parsemant les collines. Une fois de plus, la circulation est inexistante, nous ne croisons que quelques motos. Peu avant d'arriver à Lazi, nous voyons le parking des chutes d'eau de Cambugahay sur notre droite. Un stop s'impose. Nous garons notre moto dans le parking surveillé et payant de 20 pesos. Comme dans tous les sites officiels que nous avons visités, nous devons remplir le carnet d'enregistrement, un grand livre qui recense les visiteurs. A cette occasion, le préposé au parking nous met en garde sur le fait qu'il ne faut en aucun cas laisser nos affaires sans surveillance aux chutes. Raul, le responsable du Kiwi, nous avait dit pareil, de même que notre loueur de moto. Visiblement, l'endroit est la cible de jeunes qui profitent que les touristes nagent dans les bassins pour voler leur sac. Nous serons donc sur nos gardes.
En arrivant aux chutes, quelque 100 marches raides en contrebas de la route, il y a 3 grandes piscines naturelles dans lesquelles il est possible de nager. Il y a aussi une liane pour se balancer et se jeter dans l'eau turquoise des bassins. Evidemment, difficile d'être seuls ici, l'endroit est couru et sur tous les parcours empruntés par les touristes sur l'île. Néanmoins, en remontant sur le dernier bassin, nous n'y avons trouvé que quelques gamins du coin qui jouaient dans l'eau. La majorité des touristes reste à la première piscine, où il y a la liane. Même en étant prudents avec notre sac à dos, nous ne sentons aucune "menace" particulière. Il y a bien quelques jeunes ados qui traînent là, mais ils semblent s'amuser à voir les touristes, occidentaux et asiatiques, se lancer dans l'eau avec la liane. Après un bon moment sur place, il est temps de remonter sur la route pour récupérer notre moto. Direction Lazi, une petite ville tranquille au bord de la mer, où il faut voir l'église faite en pierre de corail, apparemment rose, et l'ancien couvent qui lui fait face. La vie semble paisible ici, pas vraiment d'animation excepté à la sortie de l'école quand tous les gamins déambulent bruyamment dans les rues.
Nous trouvons facilement une petite Eatery sur l'allée qui mène à la jetée. Un bon petit repas pris sur le pouce pour moins que le prix d'un café chez nous. Nous poursuivons sur la route nationale pour aller vers la plage de Kagusoan, après le village de Minololan. Pas très facile à trouver, il faut vraiment être attentif au petit panneau rouillé qui annonce l'endroit sur une route qui part sur la droite quelques kilomètres après Lazi. La plage n'est pas tout de suite là, il faut encore parcourir environ 6 km depuis la nationale, avec le dernier bout qui est un chemin en terre. Quelques marches à descendre et nous voilà sur une plage sauvage à souhait, avec la végétation qui arrive non loin de l'eau à flancs de petites falaises. Quelques bankas posées sur le sable, sinon rien. Evidemment, vu que l'endroit est indiqué dans le Lonely Planet, vous n'y serez sans doute pas seuls. Mais la baignade peut y être bien sympathique, si le vent ne brasse pas la mer comme aujourd'hui.
Fin d'après-midi, il est temps de reprendre la route direction le Kiwi. Cette route côtière, qui fait le tour complet de l'île, est vraiment agréable à rouler en moto. On y traverse des villages, des palmiers la bordent quasi tout du long, les plages ne sont jamais vraiment loin, quasi aucune circulation, le tout au rythme balade, que du bonheur. Nous sommes une fois encore pile à l'heure pour le coucher de soleil. Nous ne le verrons pas descendre derrrière Negros ce soir, le ciel est trop nuageux. Par contre, au lieu des tons orangés vus jusqu'à présent, ce soir ce sont le mauve et le violet qui colorent le ciel. Des couleurs incroyables, offertes gracieusement par Dame nature. Le vent se lève en soirée, évitant la moiteur que nous avions connue quelques jours auparavant. En laissant toutes les fenêtres de notre bungalow ouvertes, nous avons suffisamment d'air pour éviter cette fausse amie qu'est la climatisation. Nous avons sans doute pris froid pendant une nuit à Dumaguete, depuis nous traînons un gros rhume bien désagréable. Nous resterons encore demain sur Siquijor, il nous reste un ou deux endroits à découvrir. Et suivant la météo, nous ne serons pas à l'abri d'aller faire trempette à la plage idyllique de Paliton.
Beau temps au réveil, ce qui permet d'aller marcher sur les sables mis à nus par la marée basse. Les petits crabes, étoiles de mer et autres coquillages sont légion. Après avoir pris le premier repas de la journée, nous partons sur les routes direction Villanueva et la plage de Salagdoong. A peine partis, le ciel s'assombrit et nous essuyons une belle averse. Juste le temps de se mettre à l'abri dans un petit cabanon qui sert de refuge pour les gens qui attendent le bus. 20 minutes, pas plus, et le ciel s'éclaircit pour laisser la place à un solide soleil qui ne nous quittera plus de la journée. Attention, en arrivant de Villanueva, il y a bien un embranchement pour cette plage. Mais il mène à un resort et la route est un cul-de-sac. Il y a un petit droit d'entrée de quelques pesos, mais la plage en question est vraiment splendide. De l'eau translucide, suffisamment pour nager, un gros rocher avec deux-trois plongeoirs en béton pour sauter dans la mer quelques mètres plus bas, un bel endroit pour passer un moment de la journée. Il y a un autre accès en venant de Maria, mais il ne finit pas dans ce resort et nous n'avons donc pas vu la plage en question, de ce côté là.
Des familles entières de Philippins sont là, bien une trentaine de personnes, et ils ont amené un cochon de lait bien grillé qu'ils se partagent, en l'arrosant de belles gorgées de rhum, soit pur, soit avec du coca. Après un bon moment de baignade, nous reprenons la route, direction Lazi, où nous ferons notre halte de midi dans une petite eatery. La prochaine étape sont les chutes de Lugnason dans la village de Napo, sur les hauteurs de la National Highway et de Tubod. Pas facile à trouver cet endroit. Pas d'autres choix que de demander aux gens sur le bord de la route. La route grimpe dans la montagne et traverse quelques villages. Là encore, nous devons demander pour être surs de ne pas nous tromper lors des rares embranchements. Et soudainement, un panneau annonce l'endroit. Un petit parking payant et gardé par des jeunes marque le début d'une descente vers la rivière. Moins de marches et surtout moins raides que les précédentes. Nous avons de la chance, nous sommes seuls sur le site. La chute est sans doute moins impressionnante que celles de Cambugahay, mais plus sauvage aussi. Une belle chute de plusieurs mètres, un petit bassin à l'eau turquoise, fraîche et propre, de quoi faire une belle trempette. Bon, il est vrai que si 5-6 personnes se retrouvent en même temps sur le site, cela devient vite bondé. Un jeune nous a accompagnés depuis le parking, il se tient à distance, respectant notre intimité, mais il répond volontiers à nos questions.
Une fois remontés, il y a là un petit stand de souvenirs, notamment des petites statutettes en bois vendues par un jeune qui n'a malheureusement plus ses jambes. Leurs prix peuvent paraître élevés pour la région, mais il y a quelques belles pièces. Nous verrons plus tard que les mêmes statuettes se vendent un poil moins cher à la boutique de souvenirs de l'embarcadère de Siquijor. Les chutes de Lugnason sont à ne pas manquer, pour une baignade fraîche dans la chaude après-midi, pour le côté sauvage du lieu, pour la beauté des paysages sur la route qui y mène. Et pourtant, elles ne figurent pas dans tous les guides.
Nous regagnons la Nationale, direction Paliton Beach pour une dernière trempette sur notre petite plage découverte grâce au Lonely Planet. Pas plus de monde que la dernière fois, la même eau chaude et si claire, un bien bel endroit esseulé, alors même que les guesthouse et resorts de San Juan sont tout près.
Fin d'après-midi, il est temps de regagner le Kiwi et il reste un peu de route depuis Paliton. Mais vu le peu de circulation et le bon état de la route côtière, nous avalons assez rapidement les kilomètres qui nous séparent de notre repaire sur Sandugan. Le coucher de soleil y est une fois encore somptueux, à la différence près que le temps est bien dégagé ce soir et que nous voyons très nettement les montagnes de Negros et l'île de Cebu en face de nous. Pas de vent, mais une chaleur encore bien présente dans la nuit, le ventilo va bien nous servir ce soir. Demain, nous laisserons Siquijor à sa torpeur paisible et nous gagnerons Bohol, la dernière île de notre périple avant le retour en Europe.
Cette île de Siquijor aura été une bien belle découverte. Tranquille et presque indolente, on y oublie le temps, on se laisse prendre par ses beaux paysages et ses fantastiques routes à parcourir en moto, ses habitants souriants et serviables, ses villages reculés des montagnes où la frénésie n'a pas encore fait des ravages. Certes, elle semble moins privilégiée que la région de Dumaguete ou certaines parties de Cebu, mais il y règne presque une ambiance de sérénité qui fait que l'on s'y sent bien. Nous n'y avons passé que quelques jours, nous aurions pu en faire largement plus, avec les grottes, les "sorciers" de la région de San Antonio au coeur de l'île. Ici plus qu'ailleurs, on a envie de prendre le temps et ne pas laisser le temps nous prendre, vivre au rythme de Siquijor ...
Dernier jour sur l'île, départ sur Bohol. Le ferry rapide d'Ocean Jet part à 13h50 du port de Siquijor town. La traversée est bien plus chère que les précédentes, près de 1000 pesos par personne. Il faut dire que c'est un bateau qui va mettre moins de la moitié du temps que les ferry dits lents. Pour aller à Siquijor depuis le Kiwi, nous avons négocié avec un tricycle, moins cher et surtout bien plus typique que la navette du resort. Nous sommes suffisamment à l'avance pour acheter nos billets et prendre un verre au petit resto attenant à la jetée. Le bateau arrive et déverse les nouveaux visiteurs de l'île. A peine le temps de décharger que nous embarquons. Les sièges sont numérotés et l'entier de la cabine est fermée, il n'y a pas de pont à l'air libre. Evidemment, la clim est poussée à fond de sorte que le choc thermique est important entre l'intérieur du bateau et la température extérieure. Nous avions prévu le truc et nous avons emporté un petit pull bien utile pour nous couvrir et éviter de grelotter. Le bateau s'arrête d'abord à Dumaguete, puis repart direction Tagbilaran où nous arrivons après un trajet d'environ 3 heures.
Nous avons prévu de loger sur Panglao, mais pas à Alona Beach. Nous avons trouvé une chambre sur Dumaluan Beach, via le site Airbnb. Un logement à priori un peu plus cher que les standards locaux pour des bungalows, encore que, mais avec l'avantage d'avoir un scooter flambant neuf à disposition gratuitement, de même que les petit-déjeuners. L'un dans l'autre, c'est une bonne affaire. En descendant du bateau, nous sommes immédiatement pris d'assaut par les chauffeurs de taxis, de tricycles, les rabatteurs pour les hôtels et les resorts, les guides ou les pseudo-guides. Nous passons toute cette horde pour nous diriger vers la sortie du port et là, nous sommes abordés par le dernier chauffeur de tricycles dans la longue file qui nous demande où nous allons. Je tente ma chance et après une courte négociation, nous obtenons visiblement un bon prix pour aller sur Dumaluan. L'homme est également chanceux, il vient de griller toute la file de tricycles pour embarquer des clients. Le trajet est assez long tout de même et notre tricycle connaît visiblement l'endroit. Arrivés sur place, il me donne son numéro de portable pour notre trajet de retour au port de Tagbilaran le jour de notre départ pour Cebu. Si jamais cela nous intéresse. Ca se pourrait ...
Notre chambre au Claire's Cabin est énorme. On pourrait y coucher à 6. Une belle salle de bain, une petite terrasse, la clim, du Wifi, bref tout ce qu'il faut. La plage de Dumaluan est à quelques centaines de mètres selon la jeune fille qui nous accueille. Elle nous remet les clés d'un scooter tout neuf. A moins de 100 mètres, il y a la traditionnelle épicerie de village qui vend de tout et où nous faisons d'entrée le plein d'essence, comme partout vendue au litre dans des bouteilles de coca ou d'autres sodas. Nous y prenons aussi une bouteille de Tanduay, le rhum local, que nous mélangerons avec du jus d'ananas en soirée sur notre petite terrasse. Au loin, nous entendons quelques vaches meugler et les habituels insectes nocturnes en concert.
Pour manger, la jeune fille nous conseille le DBR sur la plage de Dumaluan. Un petit resto pieds dans le sable, en bord de plage, où les Philippins sont plus nombreux que les Occidentaux. On y mange des grillades, poissons, crevettes, porc, poulet avec divers accompagnements. Si les prix sont un peu au-dessus de la moyenne, l'endroit est très sympa et relax. On a de l'air, les pieds rafraîchis par le sable frais, l'endroit est vraiment cool. En marchant sur la plage après le repas, on découvre un petit coin où nous irons sans doute pendant notre séjour ici. 3-4 tables en plastique dans le sable, un grill, la pêche du jour dans des bacs et quand il n'y a plus, on boucle. Un endroit tenu par des jeunes Philippins très souriants et enthousiastes qui nous fait bien envie. Bienvenue sur Bohol, la première impression est bonne, même si le rythme indolent de Siquijor n'est plus qu'un souvenir. Ici, plus de voitures, plus de gens, plus d'activités. Mais nous n'avons eu qu'un bref aperçu de l'île de Panglao, nous verrons le reste lors de nos excursions sur Bohol, de l'autre côté du pont.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Merci pour ton message qui est évidemment plein de bon sens.
Je ne dis pas que je cautionne le site d'Oslob, mais il est vrai qu'il était sur notre chemin et que cela reste tout de même quelque chose de spécial à voir. Ensuite, on on peut effectivement se poser la question de l'éthique. Pour notre part, nous y étions directement à l'ouverture à 06h15 et nous n'avons pas vraiment ressenti cet esprit de "foire". Par contre, il est vrai qu'à notre départ, des minibus déversaient leur flôt de touristes coréens ou chinois, sans que cela soit péjoratif, qui étaient bien moins disciplinés et qui se croyaient visiblement à Disneyland. C'est ce genre de tourisme qui pose le problème de cette éthique, pas ceux qui respectent et les animaux et la tranquilité du lieu.
Pour ce qui est du salaire des pêcheurs plus élevés que celui des profs, c'est bien sûr regrettable. Mais peut-on vraiment en vouloir auxdits pêcheurs de vouloir une vie meilleure et de profiter de cette opportunité, quitte à sacrifier l'éthique ? Pas sûr ... au pire, ce serait au gouvernement, local ou national, d'y mettre un terme. Pour ma part, j'ai été plus "choqué", comme dans trop d'endroits, par la pollution au plastique et par les enfants qui jettent tout par terre.
Bref, à chacun de savoir s'il veut faire un stop à Oslob, connaissant la situation et les particularités du site. Les Philippines nous enchantent et nous espérons pouvoir avoir la chance de comparer, comme tu l'as fait, en allant à Donsol !
Et tu as raison : la région de Oslob a visiblement aussi d'autres atouts.
Bonjour
je voulais repondre par là à ta reflexion: les puristes diront que le jeu est tronqué...etc
nous sommes arrivés vers 8h et il y avait déja beaucoup de monde; comme déja dit, nous n'avons pas pu plonger, c'était trop désolant. Nous nous sommes abstenus et nous avons observé le manège pendant une bonne heure depuis la côte. D'autres avaient déja décrit cela par le passé.
En fait, il y avait assez peu d'occidentaux, étonnement...90% des gens étaient asiatiques. Peut être une prise de concience écologique?? je reconnais que j'espère un respect de l'ecosystème.
on peut se poser la question de la sédentarisation de quelques individus, de la modification du comportement de l'espèce, de la perturbation de leur migration etc etc
nous étions venus la veille en eclaireurs et le village était particulierement vide et calme, les gens ne s'y attardent pas donc. J'ai bien aimé trainer là pour sentir l'endroit, c'est là que j'ai découvert la double tarification, une pour les pilipinos et une pour les ''canos'', deux ardoises posées l'une sur l'autre, celle pour les philippins planquée en dessous...chagrin! l'ami
Au centre, j'ai lu les affiches au language pseudo-scientifique du style nous nous entourons de scientifiques et de vétérinaires, à ce titre je n'ai pas trouvé de publications scientifiques sur le butanding oslobano
j'ai adoré le : les whale sharks ont besoin de vous, si vous en croisez un, photographiez le vite entre les ouies et la dorsale- côté gauche- et envoyez l'image à etc..un doux moment.
j'ai bien ri avec le : si vous avez mis de la crème, lavez-vous abondemment.. sic
en parlant avec les locaux, il est vite apparu l'existence de fortes tensions, d'animosité, entre les princes du butanding et les autres membres de la population
Les sommes encaissées à l'année seraient colossales - je veux bien le croire - et les retombées locales, les investissements (école, centre de soins..) seraient ridicules - je veux bien le croire aussi.
Oú va l'argent? éternelle question...dans les pôches du mayor, du barangay captain, des pontifes locaux...éternelle réponse
les pouvoirs publics ont encouragé l'installation du système, ont fixé les prix, il se dit. Une locale prétendait q'autrefois, ça coutait rien.
Que fait le pouvoir central comme tu le dis? hé bien, le sénat (si il existe un sénat) se serait emu de la situation et devrait trancher en faveur...du whaleshark.
nous verrons bien.
Du coup, nous avons voulu nous rabattre sur la visite des plages de Sumilon island, toute proche; une banka avec des philippins s'apprétaient a y partir, nous espérions nous joindre à eux, ce ne fut pas possible.Une gourdasse fit barrage et voulut à tout prix nous refiler un bateau pour nous seuls, spécial trip. Tu nous a vus..
Salut Oslob, on se tire ailleurs, mauvaise journée..ça arrive
Ce jour-là, la tendresse que nous avons pour les Philippines en a pris un coup.
Mais...les environs de Dumaguete reste un sacré coin, nous adorons
je te salue depuis le Cret de la Neige et le Colomby de Gex oú je passe une grande partie de mon temps
Dernière étape de notre périple, mais premier jour sur Bohol. La nuit a été relativement bonne, excepté ce satané coq qui s'est mis à chanter au milieu de la nuit. Au réveil, nous commandons notre petit-déjeuner qui est visiblement préparé dans un restaurant, sans doute le DBR oú nous avons mangé hier soir. Une fois ce repas avalé, départ pour notre première excursion sur Bohol : le sanctuaire des tarsiers. Conduire la moto sur l'île de Panglao n'est pas vraiment un souci vu le faible trafic. Mais par contre en arrivant à Tagbilaran, la donne change. La circulation y est aussi anarchique qu'à Dumaguete, aussi dense aussi, il convient d'être réellement attentif. Nous trouvons assez facilement la route pour Corella, une bonne dizaine de km plus à l'est, oú se trouve le sanctuaire. Une fois sortis de Tagbilaran, la circulation diminue et nous pouvons nous relaxer.
Trouver le sanctuaire n'est pas compliqué, il est sur la route nationale, après Corella. Evidemment, aucun panneau ne nous l'annonce. Ce n'est qu'une fois devant le sanctuaire que nous réalisons que nous y sommes. Un petit droit d'entrée et la visite peut commencer. Une visite assez courte, 20 minutes au total dans les alentours immédiats du bâtiment principal. Là, nous aurons la chance d'apercevoir 4 de ces minuscules primates, dormant dans les arbres. Il faut avouer que sans les guides, nous ne les aurions pas vus, tellement ils sont minuscules. Nous traînons à l'arrière du groupe et un des guides va secouer une ou deux branches pour réveiller une des bêtes aperçue, histoire de pouvoir prendre une photo. Nous sommes gênés car nous ne voulions pas bousculer le cadre naturel de ces petits animaux, mais un des guides nous a surpris par sa manœuvre. Quelques panneaux informatifs viennent nous éclairer sur les tarsiers, dont nous ne connaissions finalement pas grand chose. Même si nous pensions en voir plus, finalement nous sommes déjà assez contents de pouvoir en avoir aperçu.
A la sortie du sanctuaire, nous reprenons la route de Sikatuna, puis de Loboc. La circulation est devenue nulle, les routes sont bonnes, le paysage est splendide. Là encore, l'avantage de la moto donne tout son sens pour découvrir du pays. A Loboc, nous croisons la rivière sur laquelle il est possible d'embarquer sur des bateaux pour des repas, pendant que l'embarcation descendra la rivière jusqu'à Loay. C'est par la route que nous ferons ce splendide tronçon, oú nous voyons pas mal de rizières. Arrivés en bord de mer, nous reprenons la direction de Panglao, via Baclayon. Cette côte n'a pas grand chose d'attirante et au fur et à mesure que nous nous rapprochons de Tagbilaran, la circulation augmente pour redevenir quelque peu stressante.
Nous décidons de traverser la ville pour aller au port nous renseigner sur les horaires des ferries pour Cebu. Trouver le port n'est pas si compliqué car la mer nous sert bien évidemment de point de repaire. Il y a un minimum de 12 départs quotidiens pour Cebu toutes compagnies confondues. Vu que nous repartons pour l'Europe lundi soir, l'idée est de rejoindre l'aéroport directement de Bohol, mais en partant assez tôt pour garder une marge de manœuvre au cas où. Retour ensuite sur l'île de Panglao, par l'un des deux ponts qui la relie à Bohol. Assez facile finalement. Nous décidons d'aller voir à quoi ressemble Alona Beach, le rendez-vous du tourisme sur Bohol. Nous ne serons pas déçus... Le cliché touristique dans toute son affreuse splendeur. On ne fait pas un mètre sans être abordés pour un tour en bateau, une plongée, une chambre, un taxi, une excursion, des souvenirs, des perles, bref cela frise le harcèlement. De plus, même si la plage est belle, elle ne l'est pas plus que celle de Dumaluan. Devant ce spectacle, nous fuyons, le mot est juste. Que nous sommes loin de nos endroits isolés et splendides comme les plages de San Augustin sur Bantayan ou Paliton sur Siquijor ! Evidemment, si vous appréciez les concentrations de touristes, vous vous sentirez comme un poisson dans l'eau. Mais pour nous, Alona ce ne sont plus les Philippines, c'est Rimini ou Ibiza. C'est notre avis personnel, on l'assume. Nous tenterons notre chance du côté de Doljo Beach, tout au nord. Sans succès, même si l'eau est assez belle, la plage n'est pas entretenue du tout. Algues, noix de coco, plastique divers, le rivage n'est pas très engageant. Retour donc à Dumaluan oú tant l'eau que la plage sont impeccables. Nous en profiterons jusqu'au bout de l'après-midi. Quelle différence aussi avec Alona. Ici, peu de gens, si ce n'est des familles locales mélangées à quelques Occidentaux. Pas de harcèlement, juste parfois un vendeur pas insistant en cas de refus. Et on peut snorkeller tout près du rivage. Bref, nous votons Dumaluan Beach.
Nous avions repéré hier soir un petit resto en plein air, 4-5 tables, un grill. Au plus simple, mais les pieds dans le sable à 3 mètres de l'eau. Nous y prendrons notre repas du soir, non seulement bon, mais super sympa vu le cadre. Du poisson frais, des légumes passés au grill, succulent. Notre logement est juste en-dessus de la plage, nous sommes rentrés en 5 minutes, pour une bonne nuit de sommeil.
Deuxième jour sur Bohol. Nous décidons d'aller aux Chocolate Hills, un des sites les plus connus des Philippines, en tous les cas il figure sur la plupart des dépliants, publicités, guides sur le pays. Nous avons désormais nos repères et il n'est pas compliqué de s'y rendre. Environ 1h30 de route, souvent très belles, notamment depuis Loboc. Mais avant, nous faisons un stop au marché local de Loay, en bord de mer et avant d'entrer dans les terres. Un marché haut en couleur, comme toujours ici, avec des fruits et légumes, des habits, des chaussures de seconde, voire de troisième pied, des gadgets, des ustensiles, bref de tout. Des femmes vendent des cakes ou des pâtisseries, mais il est difficile de se faire expliquer ce que c'est vraiment. Alors on achète et on goûtera. Le Blanc est absent, le marché est résolument Philipinos. Le trajet est ensuite sauvage et sans circulation, nous traversons des paysages magnifiques, tropicaux, parfois des rizières, mais tout le temps dépaysants.
Peu avant Carmen, au cœur de l'île, nous voilà sur le site. 50 pesos par personne et nous avons le droit de grimper la petite colline qui offre une vue spectaculaire sur les "mamelons" des Chocolate Hills. Il est midi et malheureusement la lumière écrase un peu nos photos. Evidemment, l'idéal serait d'être là en début de matinée ou fin d'après-midi, mais cela reste assez loin de Panglao en moto. Par chance, le temps se découvre et nous avons du soleil et un ciel dégagé. Nous restons au sommet du promontoire le temps de faire nos photos, de choisir la bonne luminosité en fonction des petits nuages qui cachent soudainement le soleil. Le paysage est bien entendu incroyable, une curiosité naturelle de plus à notre répertoire.
Il est temps de rentrer. Malheureusement, il nous faut prendre le même chemin pour revenir sur Panglao. Mais la route est si belle que ce n'est pas un problème de revoir les paysages dans l'autre sens. Une fois de plus, la moto offre une liberté totale. Evidemment, il y a toujours un risque d'accident, surtout en roulant en bermuda, manches courtes et sans casque, toute règle de sécurité transgressée, mais les Philippins sont vraiment cool sur la route. Le seul vrai risque, ce sont les chiens qui traversent quand ils en ont envie et qui ne prêtent aucune attention aux coups de klaxon. Donc, à la vue d'un chien sur le bord de la route, prudence.
Retour sur notre plage de Dumaluan. La marée est au plus haut, il y a de l'eau pour se baigner en cette fin de journée. Une eau turquoise et propre qui nous empêche de sortir tellement on s'y sent bien. Mais il faudra bien, rien que pour aller manger chez notre petite famille qui a son stand de grillades sur la plage. Nous y retournerons, juste pour la tranquillité, le fait d'avoir les pieds dans le sable et le ressac des vagues à 3 mètres, sans compter bien sûr une excellente grillade de poisson dans l'assiette.
Même si Bohol n'a pas le calme de Siquijor, elle a aussi son charme, notamment dans les environs de Dumaluan Beach et des routes de l'intérieur de l'île. La résumer à la seule Alona Beach serait bien dommage, Bohol mérite bien mieux que cela.
Continuation de la découverte de l'île. Nous pensions pousser jusqu'à Anda, mais en voyant la carte, cela fait près de 100km le trajet, soit le double pour l'aller et le retour. Un peu trop tout de même, tant pis pour Anda. Par contre, nous partons voir les chutes de Mag Aso du côté de Antequera. Première étape Corella, où nous étions déjà passés, la route nous est donc connue. Hormis Tagbilaran et ses environs directs, la circulation est très tranquille, voire inexistante. A Corella, nous prenons une route secondaire, sur la gauche à la sortie du village, direction Balilihan. Une portion de route magnifique, au milieu de la nature luxuriante de Bohol, palmiers en tête. De temps à autre, nous apercevons encore des rizières, plutôt asséchées. Les récoltes ont déjà eu lieu et les habitants font sécher les grains sur des grands bâches en plastique devant leur maison. Sur les marchés, nous avons d'ailleurs vu plusieurs qualités de grain, sans vraiment savoir si le riz sur les étals venait d'ici.
Une fois à Balilihan, nous cherchons la route qui part vers Antequera. Les gens du coin nous indiquent une route qui part derrière le marché municipal. Une route étroite mais asphaltée. Pas pour longtemps, quelques kilomètres plus loin, elle devient une piste de gravier, pas trop défoncée, serpentant dans la nature exhubérante et traversant quelques villages où les enfants nous saluent vigoureusement. Les filles semblent bien moins timides que les garçons et elles osent fréquemment un "Hello" accompagné d'un signe de la main. A vrai dire, pendant quelques kilomètres, nous ne savons plus vraiment où nous sommes. Pas de panneau bien entendu - qu'est-ce qu'un panneau viendrait bien faire ici ? - et parfois des embranchements. A droite ? A gauche ? La chance et souvent quelqu'un qui peut nous renseigner font que nous ne nous perdons pas.
Arrivés à Antequera, les chutes sont indiquées sur un petit panneau vert, à côté de l'église. Nous les trouvons donc facilement et après nous être acquittés du droit d'entrée, nous descendons les marches jusqu'à la rivière. Les chutes de Mag Aso sont bien moins impressionnantes que celles vues jusqu'à présent sur les différentes îles. Mais par contre, il y a au pied de la cascade, une énorme piscine naturelle, profonde, d'eau fraîche. Le sol est glissant, il convient de faire attention. Mais quel bonheur de se tremper dans l'eau rafraîchissante de la rivière. Nous avons de la chance, nous y sommes seuls. La végétation nous entoure et couvre presque le ciel, de sorte que nous ne voyons pas les gros nuages noirs arriver.
A notre remontée des chutes, il tombe quelques gouttes. Une bruine fine et régulière qui va nous accompagner jusqu'à Tagbilaran. Nous pourrons fréquemment nous mettre à l'abri sous les proches des stations d'essence, mais la pluie ne cesse pas. Nous arriverons à la ville bien trempés. Une ville où nous ferons quelques courses pour la journée de demain, mais rien de bien folichon. Il faut dire que Tagbilaran ne faillit pas à la règle des villes philippines vues jusqu'à présent. Pas beaucoup de charme, voilà en quelques mots. Bruyante, polluée, il n'y a guère que les 2-3 malls du centre de la cité pour attirer le visiteur.
Retour à Dumaluan. Pour ce soir, vu qu'il pleuvine encore un peu, notre petit stand sur la plage ne sera pas là. Nous irons donc au DBR. Le DBR un samedi soir, ce sont principalement des familles locales qui viennent fêter un anniversaire ou simplement se réunir. Les gens louent un cottage, cette sorte de petite cabane avec un toît, une grande table, où tout le monde peut se poser. Les familles amènent leur nourriture, leurs boissons et la fête commence, bruyante et joyeuse. A part pour les enfants, la boisson favorite est le Tanduay, mélangé à du Sprite ou du Coca. Le touriste est rare et largement minoritaire. Une bonne formule ce DBR, avec ses grillades, les tables dans le sable et la mer à moins de 10 mètres. L'avant-dernière soirée aux Phil's. Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est bien connu. La fin approche donc, dans 48 heures, nous serons dans l'avion, direction Hong Kong, puis Londres, puis enfin Genève.
Mais il reste une belle journée, si la météo le veut bien. Une sortie en bateau tôt demain matin, avec l'espoir de voir quelques dauphins, avant d'aller faire du snorkelling du côté de l'île de Balicasag, au bout de Panglao.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
un grand merci à toi pour ce super récit!!!! c'est une vraie mine d'or
ca donne vraiment envie d'y aller
ca tombe bien nous partons dans quinze jours pour cébu.
nous avons prévu les meme endroits que toi mais dans l'autre sens
nous préférons terminer par bantayan et biensur chez denis qui nous parait trés sympathique.
Nous ferons donc cébu-oslob-dumaguete-siquijor-bohol et bantayan
sommes preneurs de tous les conseils que tu pourrais nous donner
Referais tu tous ces endroits , nous on hésite à faire dumaguete ou/et siquijor?
hormi le coucou nous n'avons encore rien réservé
je pense que nous irons au new village à oslob ou nous ne resterons qu'une nuit.
nous conseilleriez tu les autres logements que tu as fait, en sachant que nous ne recherchons pas le grand luxe mais plutot le coté authentique pas trop touristique à l'écart du bruit.
et si nous sommes les pieds dans le sable sur une belle plage ca ne serait que du pure bonheur.
l'hotel palwa vous a t il plu? ca fait plus hotel en ville que guesthouse??
ou si tu as vu d'autres hotels sympa sommes preneurs.
si tu peux nous donner les endroits à ne pas manquer.
merci à toi pour l'aide que tu pourras nous apporter
Nous venons de finir notre check-in à l'aéroport de Cebu. Je te réponds en MP d'ici un ou deux jours, le temps d'avaler le voyage qui va durer grosso modo 22 heures ...
D'ici la, j'aurai aussi publié la fin du trip !
A +
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Cela faisait un moment que nous ne nous étions pas levés aussi tôt. Nous avons rendez-vous à 06h00 sur le bord de la plage pour commencer notre périple marin du jour. A 06h00 tout pile, le bateau est prêt, nous sommes attendus. Une petite banka, capacité 8 personnes, et 2 hommes "d'équipage". Direction le large où des bancs de dauphins se baladent au lever du soleil. Le ciel est partiellement nuageux, ce qui donne des couleurs magnifiques avec la lumière du matin. L'air n'est pas frais, juste parfait pour une balade en mer. Une mer calme, sans vague ni houle, de sorte que la banka file sur les flôts, dans un vacarme assourdissant tant le moteur est bruyant. Nous arrivons sur le site ou plutôt le site choisit son terrain. Un banc de dauphins circule dans la mer. Des dizaines de mammifères, sautant parfois hors de l'eau, mais venant principalement respirer à la surface tout autour du bateau. On dirait même qu'ils viennent jouer avec nous, passant d'un bord à l'autre de l'embarcation. Nous avions déjà vu des dauphins dans le nord de Bali, à Lovina, mais ici c'est encore différent. Nous ne sommes que deux bankas sur place et ce n'est pas la course pour être au plus près des animaux, contrairement à ce que nous avions vécu en Indonésie.
Après un moment à contempler les dauphins, cap sur l'île de Balicasag, au bout de Panglao. Une île toute ronde, où le snorkelling et la plongée sont rois. Du corail et surtout un mur vertical à quelques centaines de mètres du bord, avec de nombreux poissons et du corail. Mais attention, l'excursion à Balicasag est aussi un business. Ainsi, vous payez d'abord votre bateau pour vous y rendre. Puis, si vous avez oublié vos chaussures pour marcher dans l'eau, il vous faudra en louer une paire. Indispensable vu le corail et les quelques oursins qui parsèment les fonds. Et enfin, le mur n'est pas directement accessible, alors on vous proposera de vous y conduire en barque, moyennant quelques dizaines de pesos. A prendre en compte pour ceux qui doivent regarder à leur budget. Mais malgré cela, cela vaut encore la peine. Par contre, une fois sur le mur, il faut impérativement s'éloigner de la masse des gens qui sont amenés tous au même endroit. Ici le tourisme coréen est majoritaire et le moins que l'on puisse dire est qu'ils sont bruyants, peu polis et assez indisciplinés. Par contre, en nageant 100-200 mètres le long de la falaise marine, on se retrouve seul.
Autre business sur place, les stands de nourriture et de boissons. A peine arrivés, on vous harcèle déjà pour commander votre calamar grillé ou un poisson, alors même qu'il est à peine 09h00 du matin !
Mais tout ceci reste bon enfant et ne doit surtout pas décourager l'excursion. Car oui, cela vaut le coup. Des poissons par centaines, une jolie falaise de corail sur le tombant, une eau claire et chaude, bref un bon moment à passer dans le coin. Le vent s'est levé en cette fin de matinée. Et avec lui, la houle et quelques creux. Le retour de la banka sera donc un peu plus agité, sans être périlleux. Juste plus secoué ! Nous nous posons sur Dumaluan, notre petit stand de plage est là, mais visiblement au repos. Le patron me repère, me propose une table à l'ombre et met immédiatement du charbon pour préparer le grill. Un calamar grillé et farci aux légumes et gingembre. Avec des légumes passés à la poêle. Un repas de midi simple, bon et léger.
Nous passons le reste de l'après-midi à lézarder sur la belle plage de Dumaluan. A profiter de l'eau et du soleil, une dernière fois avant notre retour programmé demain soir. Après la douche, retour sur la plage et passage au massage relaxant prodigué par des mains expertes. Avant notre dernier repas à notre gargotte favorite. Après le repas, les au revoir avec le patron qui continuera à m'appeler Mister Lawrence, ne pouvant prononcer mon prénom correctement, ses bons souhaits, un respect touchant et une gentillesse qui honore une fois de plus le peuple phillipin. Dernière soirée avant le dur retour dans la froide Europe. Que l'atterrissage va être difficile après 3 semaines magnifiques dans ce pays si attachant. Mais il sera temps d'y revenir plus tard, une fois de retour, avec un peu de recul pour conclure ce carnet de route. D'ici là, savourons les dernières heures, elles nous sont désormais comptées.
Une dernière matinée, pour paqueter les sacs, mais aussi pour descendre encore une fois à la plage de Dumaluan, profiter de ses eaux claires et chaudes. Nous prenons rapidement le petit-déjeuner et partons pour une dernière baignade. Le soleil tape déjà fort, la mer est turquoise sur les bancs de sable et d'un bleu plus profond là où les herbes tapissent le fond de l'eau. Des couleurs de carte postale pour cet ultime moment sur une plage de Bohol. Il nous faut remonter à notre chambre, prendre une douche et cette fois-ci nous devons nous résoudre à boucler nos sacs à dos. Nous avions envoyé un sms à notre chauffeur de tricycle pour nous assurer qu'il n'avait pas oublié notre arrangement. Il nous appelle peu avant l'heure convenue, nous disant que lui-même ne pourrait pas venir, mais qu'un autre chauffeur allait nous conduire au port au prix convenu il y a quelques jours. Organisé le bonhomme, même si évidemment les chauffeurs de tricycle ne crachent pas sur une course avec des touristes. Le remplaçant est pile à l'heure et il nous amène au port de Tagbilaran. Le côté cabine du tricycle est plus petit qu'à Siquijor par exemple, de sorte que je dois monter en amazone derrière le pilote de l'engin. Une position certes assez fun, mais surtout assez inconfortable pour qui est grand.
Le prochain bateau à partir pour Cebu est un express de la compagnie Weesam. 375 pesos le trajet, plus les taxes portuaires de 15 pesos. Environ 2 heures de navigation pour rejoindre le plus grand port des Visayas. De là, nous prendrons un taxi pour aller directement à l'aéroport de Mactan d'où notre premier tronçon de vol pour Hong-Kong décolle. Nous avons pris un - petit - risque en quittant Bohol à la dernière minute, mais nous avons pu faire notre check-in on line, nous permettant ainsi une marge de sécurité pour arriver à l'aéroport. Nous avions encore la possibilité de prendre le prochain ferry d'Ocean Jet au cas où. L'express de Weesam ressemble aussi à une cabine d'avion, sans open deck, la climatisation à fond dans la cabine. Comme son nom l'indique, il vogue plein gaz vers Cebu.
L'arrivée à Cebu se fait bien dans la ville et non pas dans l'île de Mactan où se trouve l'aéroport. A la descente du bateau, ce n'est pas compliqué de trouver un taxi. Ou plutôt ce sont les chauffeurs qui vous trouvent. Nous sommes assaillis de chauffeurs qui veulent tous nous embarquer, pensant bien qu'il y a une belle course à faire. Pour l'aéroport, aucun d'entre
eux ne veut mettre le compteur, il faut négocier le prix. L'avantage de leur nombre est qu'on peut faire jouer la concurrence. Nous embarquons dans un véhicule et dès la sortie du port, nous sommes confrontés à un espèce de bidonville qui grouille dans tous les sens. Les enfants, plus crasseux les uns que les autres, jouent sur le bord des trottoirs dans des tas d'immondices, à proximité directe d'une importante circulation, d'entrepôts entassant des containers. L'endroit n'est pas très reluisant et à mille lieux des splendeurs des lieux que nous avons visités durant ces trois dernières semaines. Nous ne serions pas trop rassurés de traîner ici de nuit, nous devons l'avouer, vu le côté glauque de ce coin.
La circulation est dantesque en cette fin d'après-midi et il nous faut quasiment une heure pour rejoindre l'aéroport. A prendre en compte si on calcule son temps au plus serré. Les guichets de Cathay Pacific vont s'ouvrir, nous allons pouvoir enregistrer nos deux gros sacs, pour ressortir de l'aéroport. Nous avions en effet repéré une petite cantine juste à l'entrée du site aéroportuaire, nous allons donc griller nos derniers pesos, mis à part les 750 pesos de taxe de départ par personne, avec un petit repas sur le pouce. Et une dernière San Miguel aussi ! L'A330 de Cathay décolle à l'heure et les 2h20 qui nous séparent de Hong Kong sont très tranquilles. Le pilote pose son jet en douceur, nous voilà en transit pour la plus longue partie du voyage jusqu'à Londres. Il nous faudra encore un dernier segment bien plus court pour rejoindre Genève et retrouver la maison. Plus de 20 heures de voyage, sans compter le bateau entre Bohol et Cebu, un sacré periple ! Mais c'est le prix à payer pour avoir passé trois semaines magnifiques aux Philippines.
Il nous faudra un peu de recul pour terminer ce carnet de voyage, une dernière tranche en guise de conclusion. D'ici quelques jours. Nul doute que si physiquement nous aurons atterri, nos esprits seront encore au soleil philippin, des images, des sourires, des couleurs plein la tête !
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Deux jours à peine que nous avons rejoint la fin de l'hiver européen. Son climat frais, voire froid, au niveau météo bien entendu, mais aussi parfois sur les visages dans les transports publics qui emmènent les citoyens sur leur lieu de travail. Le décalage horaire perturbe nos nuits et notre horloge biologique n'arrive toujours pas à se mettre à l'heure.
En triant nos photos et en les transférant sur notre Mac, nous revivons notre voyage au travers des images. Nous voilà transportés à Santa Fé, chez Denis, sur la splendide plage de San Augustin et son terrain de basket, sur les chemins de Bantayan. Nous voilà à Dumaguete, au milieu des tricycles, sur les trottoirs grouillants, sur le sable de Dauin. Siquijor revit dans nos souvenirs, sous les couleurs des couchers de soleil devant le Kiwi, dans les eaux claires de Paliton. Nous nous revoyons à Bohol, nous pouvons sentir par procuration la chaleur du soleil sur nos peaux désormais bien couvertes, nous ressentons encore la sensation de bien-être alors que nous nous prélassions, assis dans les eaux peu profondes de la belle plage de Dumaluan.
Outre les lieux et les paysages, nous nous souvenons de ses sourires et de cette gentillesse si souvent mentionnés en parlant du peuple philippin. Nous nous rappelons de ces maximes, devant les écoles et parfois les échoppes "always be honest, even if people are not honest with you", une sorte de mission donnée aux habitants de l'archipel, une mission remplie et assurée avec ferveur et sérieux.
Rarement avions-nous ressenti des coups de coeur si marqués pour un pays et son peuple, mais les Philippines ont à coup sûr frappé nos esprits. Les commentaires lus ci et là n'étaient donc pas des leurres. Comment retranscrire ce ressentiment par des mots, une fois n'est pas coutume, je sèche. Nous étions venus y chercher chaleur et beauté, nous n'aurons jamais été déçus. Chaleur du soleil et des coeurs, beauté des lieux et des sourires. Un tableau complet pour une satisfaction totale. Certaines rencontres laissent parfois des traces, que ce soit de personnes (n'est-ce pas Denis...?), de situations vécues (tiens, comme par exemple une partie de basket improvisée avec des enfants, leurs éclats de rires, nos give me 5...) et même là d'un périple tout entier.
Le coeur a parlé. Et si on allait aux Phil's. C'était le début de ce message. Et si la suite s'intitulait : et si on retournait aux Phil's ?
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Très beau récit, bien écrit et envoûtant. Moi qui pars à Palawan dans trois semaines, ça me met en jambes ! 😎
Mais je retiens le secteur de Dumaguete/Siquijor pour un éventuel futur voyage ; cela semble me convenir parfaitement...
Une question : aviez-vous loué un ou deux scooters ? Si c'est un seul - ce que je crois -, est-ce aisé de conduire avec un passager sur les routes philippines, quand on n'a pas vraiment l'habitude de la conduite à moto ?
Nous avions bien un seul scooter. Nous n'avons pas vraiment le gabarit poids plumes, mais il n'est pas compliqué de piloter ces scooters. Choisis un automatique, plus facile à gérer sans vitesse, ne roule pas trop vite afin de prendre confiance et anticipe autant que tu peux. En plus, sur les automatiques, tu peux placer un petit sac à dos entre les jambes du conducteur.
Pour le reste, les Philippins sont vraiment cool sur la route, cela roule assez tranquille et sans agressivité. Les dangers viennent plus des animaux sur le bord des routes, les chiens, les poules ...
Mais comme dans beaucoup d'endroits au monde, cela reste un des meilleurs moyens de découverte.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Ok, j'ai dû consulter une carte pour situer non pas les "Phil's" (faut quand même pas exagérer !) mais les endroits précis où vous êtes allés vagabonder.
Ok, je n'ai pas vraiment envie d'aller me balader par là.
Mais
Un carnet de Genevois, ce sont des mots choisis qui font partager les rencontres, qui font découvrir les paysages, qui exhalent les senteurs, qui font vivre le voyage... Ce sont assurément et toujours de beaux moments de lecture...
Merci et à ton prochain voyage alors 🙂
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Tu devrais avoir l'envie d'y aller, mais chacun son truc et ses envies. Respect à toi, que je lis aussi avec plaisir à travers tes messages et interventions.
En tous les cas, merci pour ces compliments, sans doute exagérés, qui me motivent à continuer à user les touches de mon clavier. C'est vraiment trop d'éloges pour le voyageur passionné (passionné de la vie devrais-je dire...) que je suis ...
Un prochain voyage ... Encore aucune idée, mais l'envie de partir et de découvrir ne nous quittera certainement jamais, nous trouverons donc de quoi alimenter ce magnifique forum.
Encore merci pour tes compliments, ils me touchent sincèrement.
Laurent
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Bonjour Laurent,
Merci pour ce superbe carnet de voyage, qui fait la part belle aux beaux paysages que l'on devine sous ta plume, mais aussi au "spirit" des habitants, de leurs gentillesse et surtout de leurs sourires. Tu sais très bien décrire les situations, les rires des enfants, à tel point qu'il n'est pas indispensable d'avoir des photos.
Je partage ton avis sur Bantayan et sur Denis que je salue ici. Dommage que tu n'ai pas pu visiter Anda, j'y étais il y a 2 jours, la plage est magnifique, sable blanc très fin, peu de monde, mer bleue turquoise....
Merci pour le bon moment passé a te lire. Je me promet du coup de voyager en relisant tous tes carnets.
Amicalement
Christian
Ici tout roule pour nous.
Bientot un nouveau venu dans la famille.
Donc pas de retour prevu cette annee en Europe en general et a Disney en particulier, malgre l'insistance de Yhannick d'y retourner, ce sera pour l'annee prochaine.
Amities a Jackie et toi-meme.
Denis & Co
CouCou d'une perle des Philippines, Bantayan Island
AAahhhhh.... Anda .... Cela nous a chatouillé un sacré moment pour savoir si on prenait la route avec le scooter depuis Panglao, mais ça fait une tirée quand même. Mais là, du coup, tu me files un grand coup de regret derrière les oreilles ! Ensuite, pour les détracteurs de Panglao, comme je l'ai écrit, entièrement d'accord sur Alona Beach, l'image parfaite du tourisme que nous évitons, mais il reste bien d'autres endroits sur l'île...
Merci aussi pour tes mots, j'apprécie ... Et bonne lecture, puisque visiblement tu vas te lancer dans nos écrits.
A +
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Des news via le net et ce forum... Je vois que tout roule sur l'extrême sud de Bantayan ! L'événement approche gentiment, j'imagine que Yannick et Riezel deviennent impatients ... La fête promet d'être belle en tous les cas, mais attention à beau-papa et aux San Miguel ...😉😉😉😉
Nous n'avons pas DisneyLand du côté de Genève, mais nous avons des lits ... pour vous accueillir. Donc si dans le futur, tu trouves le temps de faire un crochet, vous serez bien évidemment les bienvenus ! Tiens-nous au jus pour le futur Little Denis.
Amitiés à tous.
Laurent
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Bon allez juste pour (me, vous) faire plaisir (et envie) ...
Ce n'est le top 10 ou autre chose d'officiel (trop dur à trier dans mes centaines de clichés), mais juste une sélection perso, selon l'humeur du moment ...
1. Marée basse sur Santa Fé (Bantayan)
2. Plage de San Augustin (Bantayan)
3. Lever de soleil sur Oslob (Cebu)
4. Paliton (Siquijor)
5. Coucher de soleil sur Dambulan (Siquijor)
6. Chocolate Hills (Bohol)
7. Notre petit resto de plage - Dumaluan (Bohol)
8. Quart-temps
9. Non, on ne pisse pas contre les murs ici
10. I'm the king of the world ...
J'arrête ici pour les clichés, le reste à vivre et découvrir directement sur place ...
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Super les photos !
Voici quelques images de la plage d'Anda....à 105 kms de Tagbilaran.
Ici pas de coucher de soleil puisque l'on est à l'est, mais certainement un beau lever...que je n'ai pas vu, trop tôt pour moi.
Amicalement
Christian
Salut Denis,
Félicitations aux heureux parents. Content de savoir que tout roule pour vous et le Coucou, surtout après l'épreuve Yolanda.
Je continue en mp....
Bises
Ah oui, je confirme, la route aurait valu la peine ... Mais bon ceci dit, Dumaluan n'était pas si différente, avec du beau sable, une mer turquoise et une foule tout aussi présente ...
Ca fait du bien de revoir ces photos, mais du mal aussi !
A +
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Oui mais à Anda, le sable blanc c'est de la farine, tellement il est fin..!😎
Encore merci pour ta prose, je me régale en ce moment à te suivre en Thailande ( je sais ca fait 5 ans, mais je commence par le début..!)😉
A+
J'avais posé un paquet de questions ici sur les Philippines et vous m'aviez pas mal aidé:) Maintenant que nous sommes revenus, je peux partager avec vous ce…
Voilà déjà plusieurs mois que nous sommes rentrés des Philippines. Notre voyage s'est déroulé à merveille, et cela grâce à tous les conseils reçus sur ce site…
Nous revenons d'un voyage somptueux aux Philippines, et pour lequel je souhaite partager avec vous notre retour d'expérience, en espérant que celui-ci puisse…
Avec mon copain nous sommes rentré des Philippines il y a 2 semaines aujourd'hui... comme j'ai pris pas mal d'infos sur ce site pour préparer mon voyage, je me…
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Ouverture donc de ce second carnet consacré à l’Ouest américain ! Il faut bien ça quand on aime ! 😉
Nous étions restés dans la charmante cité de Bisbee, qui fit autrefois sa fortune grâce aux mines de cuivre. Aujourd’hui, l’activité minière appartient au passé et la ville semble quelque peu endormie.
Je n’ai malheureusement pas assez enquêté sur place pour pouvoir répondre à toutes les questions que mes diverses observations ont suscitées. Il faudra donc creuser le sujet... sans mauvais jeu de mots ! 😉
Reprenons l’automobile pour poursuivre un peu plus au sud et découvrir l’esplanade qui permet d’admirer — si l’on peut dire — l’impressionnant fond de la mine à ciel ouvert.
Puis direction le quartier de Lowell.
Resté quasiment dans son jus, ce quartier devait être particulièrement animé en son temps. Les automobiles anciennes sont toujours là, les devantures et les enseignes semblent sorties d’une autre époque et l’ensemble dégage une atmosphère assez étonnante. On se croirait presque sur la Route 66 !
Ici, ce n’est pas seulement un vieux quartier que nous découvrons, mais une petite tranche de l’histoire de l’Amérique. Et, détail qui a son importance pour ma santé physique : le lieu n’est pas très étendu.
Tant mieux ! 😉
Je ne vais pas poster trop d’images ici, car je pense pouvoir en tirer une prochaine expo photo.
Entre celles-ci et quelques-unes réalisées sur la Route 66, je devrais avoir largement de quoi faire ! Alors, gardons-en quelques-unes sous le coude... histoire de préserver un peu la surprise. 😉
I hope this travel journal might interest some people, but since we were completely self-sufficient (tent, sleeping bag, pot, cooking over a wood fire…) almost every day, I don’t have many hotel addresses or great restaurant tips to share! Sorry!
We used the Maio map at 1:50,000 scale. It’s part of the Boa Vista/Sal/Maio map. Bought on Amazon, but currently unavailable as of the latest news.
The people of Maio are extremely welcoming and warm, and we were always more than well received in the villages where we pitched our tent!
We’re usually big hikers, but since Maio is a beach island (gorgeous ones, at that!), we alternated a few hours of walking in the morning with some relaxation in the afternoon: beach, reading, fishing, resting…
1 euro = 110 escudos
Day 1 (Friday) Transfers by plane: Fogo-Praia-Maio
We opted for the plane to save some time on transfers, as the boat connections between Fogo and Praia take a while, and those between Praia and Maio are almost nonexistent.
You should budget around 40-50 euros per flight per person.
There are 2 flights per week between Praia and Maio—on Tuesdays and Fridays when we were there (January 2016), but currently on Mondays and Fridays.
A bit of a delay leaving Praia, but we arrived on Maio without any problems around 4 PM.
We took an *aluguer* (shared transport, 200 escudos per person) to the center of Vila do Maio, but it’s totally doable on foot with a backpack.
Since it was already a bit late, for this first night, we dropped our bags at Big Game Maio. A standard European-style hotel run by a very nice Italian family. It’s a bit pricey for us (5500 escudos for 2 people with breakfast), but after our 2 weeks in a tent on Fogo, we were happy to find a little comfort. And the breakfast is ultra-generous, with fresh products (cured ham, fruit, cheese, bread) and top quality. The hotel restaurant offers dishes that are a clever mix of Italian and Cape Verdean cuisine. Excellent!
Little tip: We didn’t try it, but Big Game Maio offers big-game fishing trips, diving, and quad rentals.
The hotel is 2 minutes from Vila’s beautiful beach, and we went for a dip at sunset and took a stroll around town. They’re redeveloping the waterfront with pretty sidewalks and light stone walls.
Vila beach
Sunset behind Santiago
Day 2 (Saturday): rest day + fishing
After 2 weeks of hiking and since Vila is such a peaceful place where it’s nice to take your time, we decided to spend an extra day there. We took the path heading south along the coast to reach Ponta Preta beach in 20 minutes. The path isn’t very pretty because there’s quite a bit of construction going on, which prevents you from really walking along the shore. Lots of real estate agencies, especially Italian ones, have taken over the land. But Ponta Preta beach is a stunning black-sand beach where we had the whole place to ourselves. We decided to go fishing from the rocks.
At 1 PM, the sun was blazing, so we headed back to Vila and dried the fish for the following days.
At 6 PM, we went fishing again, but this time at night from the rocks at the end of Vila beach.
8:30 PM: back to shower and eat at the restaurant.
The rocks and sea at Ponta Preta
Day 3 (Sunday): from Vila do Maio to Calheta de Baixo, via Monte Batalha (path 101) Hiking time: 5h
Since there aren’t many “summits” on Maio, we decided to head to Calheta de Baixo but via Monte Batalha. We left at 8:20 AM and somehow made it to Monte Batalha by 11 AM (2h40 of hiking). But the path is really hard to find in the middle of the dry grass and acacia trees. We kind of cut through randomly, aiming for the summit. Even though it’s not very high (around 300 m), the view is amazing—you can see all of Maio at 360°!
Short 30-minute break. The descent through the “forest” of acacias is even worse for finding your way. We oriented ourselves a bit by the sun to find the road connecting Vila to Calheta. We arrived around 1:30 PM at Calheta de Baixo. A very pretty little seaside village with colorful houses. An idyllic beach, a newly renovated square, and super-friendly people. We pitched our tent facing the sea on the terrace of an abandoned house (after asking the locals for permission).
We cooked some of the dried fish we’d caught the day before, along with fresh beans we’d brought from Fogo (and were still carrying!).
At the summit of Monte Batalha
Calheta
Calheta de Baixo
Day 4 (Monday): From Calheta de Baixo to Morrinho on foot. Hiking time: 3h. Then hitching a bus to Cascabulho, and a car to Pedro Vaz.
We left around 9:30 AM heading north (path 201), following the coastline where the beaches just keep coming—each one wilder and more beautiful than the last: Praia de Soca, Calheta Braca, Ponta de Pau Seco, Calhetina. We reached the dunes of Baia de Santana. There’s no real path, so you have to follow the coast, then go around the dunes, and when you spot the 3 coconut trees, head east toward them to find the track leading to Morrinho. Again, we discovered a village with a Wild West vibe, with colorful houses lined up on either side of a paved road. Just enough time to accept a drink offered by a local before jumping onto the passing school bus that took us to Cascabulho. There, we waited for a ride. A political delegation of 10 cars drove right past us without stopping. Luckily, one of the cars had a flat tire and came by 30 minutes later—and that one, thankfully, gave us a lift! They were heading to the inauguration of a water pump in Pedro Vaz. So that’s where we stopped too. After getting permission from the school principal, we pitched our tent in front of the village school… and became the attraction for all the kids who kept us company until nightfall! A woman gave us 2 jugs of water, but with all that company, it was tough to take a peaceful shower!!
Dinner: pasta with beans.
We were woken up by rain during the night and had to rush to bring all our stuff inside the tent!
The beaches just keep coming...
The dunes
The 3 coconut trees, a landmark to find the track
Day 5 (Tuesday): Rest day and fishing at Boca da Ribeira beach
We packed up at 8 AM because the kids had school. We filled the 2 water jugs that the woman lent us and headed down to camp at Boca da Ribeira beach, which is a bit further east of Pedro Vaz. It took less than an hour to get there. This time, we really were alone in the world! We pitched the tent and spent the day fishing, reading, playing, and swimming regularly because the sun was beating down hard!!! We caught a nice fish that we grilled over the fire in the evening. With the crabs and shellfish we gathered, we made a seafood rice! Yum! What a feast!
That night, once the tent was zipped up, we felt something like rain on the tent fabric. I decided to go out and gather our things, and then—shock!!! It wasn’t raindrops we were feeling and hearing, but bugs attracted by the light!! Not just a few bugs—a huge swarm of them!!! Thousands of bugs covering the whole tent, the ropes, slipping into the seams and hems! Everywhere! The blue tent had turned green!!! After that, it was a real struggle to get back inside without letting any in! A real challenge, and there were always 3 or 4 that managed to sneak in anyway. Total war!!!
Boca da Ribeira beach
Day 6 (Wednesday): From Boca da Ribeira to Ribeira Dom João. Hiking time: 3h30
We woke up leisurely and waited for the sun to dry our things, damp from the dew. A man passed by, and we gave him the water jugs we’d borrowed, which saved us a trip back to Pedro Vaz to return them to the woman.
We left around 10 AM. We followed the sea to Alcatraz, then headed toward Pilão Cão. The path runs alongside the small hills on our right, and we passed above Lagoa Cimidor. The terrain is arid, and the path is hard to find among the many goat tracks.
After 3h30 of hiking, we reached Ribeira Dom João with 2 young people we’d met along the way.
Since it was a public holiday in Cape Verde, the kids didn’t have school, and with the principal’s permission, we pitched our tent in the kindergarten. She even kindly opened the school toilets for us. The neighbor gave us the water we needed to wash up and cook. We cooked beef steaks on charcoal. A nice change from fish!! Charcoal is a widespread artisanal product on the island. People almost never cook directly over wood but always with these big chunks of charcoal.
The hills on our right
Ribeira Dom João
Day 7 (Thursday): From Ribeira Dom João to Vila do Maio. Hiking time: 3h30
We woke up at 6:30 AM to clear out of the school by 8 AM. The neighbor made us coffee to save time. It took us 2 hours to reach Barreiro, another Wild West-style town! Since we didn’t want to walk on the road, we took the old track and reached Vila do Maio in 1h30.
Last night before taking the plane back to Praia the next day.
Barreiro
The old track
The church in Vila do Maio
That’s where this trip ends!
Maio is truly a magical island! A remote, isolated place with incredible, wild beaches and villages with a Wild West feel—colorful houses on either side of well-paved, well-maintained, and decorated streets. And the locals are so warm and welcoming.
Even for hikers like us, it was a great discovery, and we were able to alternate hiking and relaxation with great pleasure! Too bad the area around Vila do Maio is being overrun by real estate construction—ongoing, unfinished, abandoned…
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Alright, this year, we're heading back to South America!
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!
--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro
3- From San Pedro to Cariquima
4- From Cariquima to Putre
5 - From Putre to Arica
Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”