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Guadeloupe, un peu de culture Kréyol...! English translation pending
by Wasav971 · 2011-04-16 · 17 replies
Bonjour à tous !

Ce n'est pas dans un but informatif que je poste un sujet aujourd'hui mais dans un but de partage... Après tout, combien d'entre vous (touristes ou expatriés) se sont interrogé réellement sur la situation des jeunes Guadeloupéens qu'ils croisent ou ont croisé durant leur séjour ?

Souvent craints, mis de côté, victime d'une mauvaise réputation, réputée "violente", attisant la curiosité parfois, la jeunes Antillaise fait office de souffre-douleur aujourd'hui aux Antilles et est marginalisée par un peu tout le monde aujourd'hui... on a tendance à lui incomber tous les problèmes. Compte tenu des différents facteurs qui font bloc en aval de ce conflit, ce séparatisme social, culturel et surtout générationnel est difficile à expliquer au jour d'aujourd'hui et je doute que les choses aillent en s'arrangeant.

C'est pourquoi, j'ai souhaité, pour les plus ouverts... vous donner matière à réfléchir sur cette situation en vous proposant un film que vous allez pouvoir visionner sur internet.

Synopsis: Ce film a été réalisé en 2006 par Jean-Claude Flamand Barny, jeune réalisateur, elève de Kassovitz. Ce film traite de la jeunesse Antillaise et des rapports qu'elle entretient avec le reste des Antilles, on y voit sa cruelle marginalisation et la prison dorée dans laquelle ces familles populaires sont enfermées. Ce film est, d'après moi, le film le plus représentatif de la situation actuelle, la réalité que lorsque l'on est en vacances, on ne voit pas ou que l'on craint. Mais cette réalité fait pourtant partie intégrante de la culture créole. Avec la fougue d'un premier long-métrage, le réalisateur a su s'attaquer directement au problème, sans hypocrisie ni parti pris... C'est ainsi que pour une fois on peut observer les Békés qui malgré le fait qu'ils ne soient pas craints font beaucoup de mal à l'île... Je ne vais pas tout vous dévoiler, je vous laisse vous forger votre propre opinion, le scenario est attrayant, cela se regarde sans difficulté et pour les rares phrases en créole présentes dans le film, elles sont sous-titrées. Durée: 1h30.

VOICI LES LIENS:

- PARTIE 1 CLIQUEZ.

- PARTIE 2 CLIQUEZ.

N'hésitez surtout pas à réagir, sur le film comme sur le sujet, toutes vos réactions sont importantes pour moi.

Merci d'avance, bon visionnage !
Éthiopie: apporter mon aide aux centres gérés par les Missionnaires de la Charité? English translation pending
by Gutbub · 2011-04-12 · 22 replies
Bonjour, Je compte partir en Ethiopie pour un mois (juillet 2011) Mon objectif est d'apporter une aide aux centres gérés par les Missionnaires de la Charité (Mère Térésa). Quelqu'un aurait vécu cette experience, ou quelque chose de similaire? Je serais très heureux d'avoir une réponse à ce message. Par ailleurs, il s'agira de mon premier séjour en Ethiopie: je suis donc receveur de toutes informations et renseignements utiles. Cordialement,
Avis sur Maratea? (Italie) English translation pending
by Chanterel · 2011-04-08 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je serais sur la côte amalfitaine en juin prochain et j’aimerais bien me rendre à Maratea (Basilicate) en train. Le trajet n’est pas trop long environ 1hr15. J’aimerais savoir si certains d’entre vous ont déjà visité ce village et avoir vos commentaires sur cet endroit.

Merci

Chanterel😉
Tour de France à cheval: matériel? English translation pending
by Worldtriiip · 2011-01-20 · 63 replies
Bonjour, je suis entrain d'organiser un tour de France à cheval pour cette été. Je vais partir avec deux chevaux et j'ai besoin de conseils. Déjà au niveau matériel il me manque pas mal de chose. Je cherche notamment un bât et des sacoches ainsi que des sacoches à mettre autour de ma selle. Savez vous où je peux m'en procurer ou en louer? J'ai un peu chercher sur internet mais il y en a très peu et c'est souvent chère. Sinon je pensais fabriquer mes propres sacoches avec de la vieille bâche de camion et des sangles. Quelqu'un a t il déjà fait ça?

Une autre question concerne l'orientation. Prendre des cartes parait impossible, le 25/1000 semble nécessaire et il faudrait donc un très grand nombre de cartes pour couvrir le pourtour de l'hexagone. Un GPS avec la carto de la France revient moins chère et se transporte plus facilement mais est ce que c'est vraiment pratique pour s'orienter sur les chemins?

Une dernière question (pour le moment 😉 ), la nuit je vais essayer de loger chez l'habitant et de mettre mes chevaux dans un pré mais je ne trouverais pas forcément tous les soirs!!! Comment alors accrocher les chevaux pour la nuit afin qu'ils puissent brouter? Je pensais soit accrocher une corde entre deux arbres puis accrocher les chevaux a cette corde avec une longe et un mousqueton (ils pourront alors se déplacer le long de la corde). Soit les accrocher avec une grande corde à des piquets (non dangereux) plantés dans le sol.

Je précise que ne travaillant pas (je suis encore étudiante) j'ai un budget plutôt restreint....

Merci d'avance pour vos réponses!

Elodie
Retour de l'hôtel Grand Palladium Punta Cana English translation pending
by Dédéanne123 · 2010-12-19 · 17 replies
1er voyage à vie a 41 ans, hé oui il y a un début a tout.

Comme ont a des exigeances, bien ont demande à un agent de voyage de nous donner la meilleur place selon nos critères et nos moyens et avec Laurier Du Vallon, nous avons eu ce qu'on désirait.

Belle hotel, réception toujours fiable, souriant et courtois peut importe l'heure. Ce que j'ai aimé de cette endroit c'est que peu importe la langue que tu parles il y a toujours moyen de se faire comprendre et je dirais que beaucoup d'employées parle le francais donc aucune problèmes pour les québécois ou les francais de france.

Peut importe se dont tu as besoins il y a toujours qqun pour t'aider, peut importe ou tu passe s'il y a des employées dès qu'il te croise il te lance un ''hola'' tout joyeux et c'est naturel pour eux.

Pour la nourriture, nul besoin de réservation peut importe l'endroit que vous désirez aller buffet ou resto à la carte.

Propreté, impeccable, marbre partout pour ce qui est des bâtiments, petits chemin menant de bloc a bloc ou de villa a villa pour les piétons donc aucunement dérangé par les gens en vouture, mobilette ou transporteurs.

Resto à la carte pour ce qui est du repas du soir: Le Brésilien qui se trouve dans le même complexe que le japonnais tout près du Casino pour situer les gens, excellent service, nourriture excellente et si vous êtes fervant de viande vous y serez servit car c'est le service de viande sur grande brochette qu'a tour de rôle les serveuses nous présente vous aurez le choix de poulet, porc, boeuf, dinde, saucisse, agneau, poisson et légumes, bien sur avant tout cela vous avez droit au bar a salade central et pour accompagné vos viande vous avez une assiètte avec patatte, riz, carotte et mais, pour finir le tout un choix de dessert et si vous êtes chanceux vous avez un digestif tout dépend comment le resto est achalandé. Un ti jeu avec les cartons qu'il y a sur les tables, si vous le laissez sur le côté vert c'est que vous voulez toujours de la viande alors lorsque vous en avez fini des viandes, tournez le sur le côté rouge et ils déserviront le tout et le dessert sera servit. Nous avons beaucoup aimé car nous y sommes allé 2 fois en 1 semaine.

Le japonais, nous avons prit le show du chef autour d'une table haute d'environ 10 personnes il me semble ou moins, excellent show le chef est rigolo. On a droit a une entrée soit soupe ou souchis, ensuite le chef commence son show avec le riz et les légumes, fait cuire du poulet et du boeuf, dresse ses assiètes et nous les donne, par la suite il demande ceux qui désire du saumon et des crevettes et sert le tout également. Un bémol si vous n'aimez pas l'ail l'endroit n'est peut etre pas pour vous car beaucoup d'ail, mais bon j'ai toléré même si je n'aime pas trop l'ail car le show et l'ambiance en vaut la peine et par la suite un bon choix de dessert encore là, moi j'ai prit la mousse au chocolat qui est servit dans une petite tasse et avec une cuillère en chocolat et tout se mange, même la tasse et la cuillère. Bien sur il y a des tables individuelles mais je ne peux vous dire si vous avez un choix de plat car je ne l'ai pas expirimenter sur se point.

Le Los Torres: buffet du soir, bon service, grand mais médium ça reste un buffet, nous pension que ça aurait été mieux.

L'italien et méditéranéen: La Uva: restorant près de la piscine entre le bloc 2000 et 3000: excellent service à l'entrée ont vous demande francais, anglais ou espagnol pour vous placer dans une section que les serveurs pourront vous parler dans votre langue, tout le monde est sympatique et l'endroit le soir pour le souper est plus chic que le soir, bien sur le service est plus lent mais c'est un resto a la carte, près de la mer et le soir ont entend la mer et je crois même qu'on peut manger sur la plage mais il doit y avoir des frais pour cela. encore là beaucoup beaucoup de choix, le bar a salade central pour tous, si vous prenez le coté italien vous avez droit a une soupe ou une crème, soit une entrée ou en plat principale des pâtes ou pizza et ensuite si vous avez prit des pâtes ou pizza comme 2eme entré vous avez droit a un plat principale et ensuite au dessert, moi particulièrement après la soupe et l'entrée de pâtes je n'avais plus faim pour manger l'assiète principale une chance que mon homme a une bonne appétit lol, Si vous prenez un repas plus brésilien vous avez toujours le var a salade, une soupe en entrée, l'assiète principal et le dessert car les assiète principale sont plus des plats éllaborés. Excellent endroit nous y sommes allé 2 fois. Vous pouvez déjeuné, diner et faire un geulleton tout au cour de la journée a cette endroit mais je n'ai pas aimé le buffet de jour.

Pour ce qui est des déjeuné et des diner, il y a les buffets, ça reste des buffets et je n'ai pas trouvé mon compte de ce coté là, bien sur j'ai trouver un petit qqchose a me mettre sous la dent, mais ça reste de la nourriture non salé, ni poivré ni épicée qui est frit et non mijoté ce qui donnerait du gout un peu plus. La mayonnaise, le beurre ou margarine et le lait qu'ils mettent dans le café n'est pas très bon. Les jus sont excellents.

Vous désirez relaxer a la plage aucun problème de chaise ou de serviètte peut importe l'heure du jour car nous ne nous levions pas tot et nous avions toujours de la place soit a l'ombre ou au soleil et cela vaut également pour les piscines.

Bien sur il n'y a pas que des bons points, mais les points négatif sont minimes mais qui peuvent déranger les gens selon le degré de tollérance. Pour ceux qui désire avoir toujours la paix dans leur chambre et bien a vous je vous dirais à cette endroit ne pas vous installer dans les blocs 2000 et 3000 cotés piscine le pq c'est que si vous désirez avoir un petit moment de repos avant d'aller a votre souper ça sera impossible car à la piscine entre 16h00 et 18h00 c'est le temps des activités avec l'animation donc ce qui veut dire, micro dans le fond musique et animation, alors impossible de se reposer a moins d'avoir des bouchons. Également si vous voulez avoir la paix et ne pas entendre tout le monde qui passe au travers des blocs pour aller plus rapidement à l'endroit voulu bien n'ayez pas de chambre au premier plancher. Autre point négatif qui m'a agressé au plus haut point c'est les fêtard la nuit en l'occurance les gens entre 20 et 30 ans qui sont a plusieurs dans la même chambre avec qu'une seule clé et qui n'entre pas à la même heure, vous comprendrez qu'ils font un vacarme pour pouvoir se faire ouvrir la porte et par dessus le marché comme les portes sont en chêne massif avec un jour en haut, bien dans les corridor s'est écho donc les porte en se refermant si vous leurs donner une petite poussé bien ça mène un vacarme d'enfer et réveille tout le monde. Mais ont entend rien a part cela qui vient des autres chambres car les bloc sont en béton.

Un petit mot au sujet de la compagnie aérienne Sun Wing, équipe merveilleuse et disponible, dans l'avion toujours des petites attention, breuvage, collation, 2 choix de repas chaud et tout cela gratuit, sauf boisson alcoolisé. Arrivé a Punta Cana les agents de sunwing sont également là et nous prennent en main et sont dans l'autobus jusqu'a l'arrivé a l'hotel, le lendemain il y a la réunion d'information, il ne faut pas la manqué et si vous avez la chance d'avoir Modesto, bien vous êtes chanceux car il s'occupe bien de nous et fait sont travaille a merveille et si vous avez n'importe quel question ou soucis il répondra a vos question ou règlera votre problème, bien sur Modesto parle francais, anglais et bien sur Espagnol car il est républicain il a toujours sont accolite avec lui mais il est plus en anglais et espagnol malgré qu'il se débrouille en francais.

Pour ce qui est des activité, moi je vous dis, plutot gâtez vous en souvenir ou autres, car les activités ne sont pas très appréciés celon ce que j'ai entendu, j'ai fait le katamaran en mer mais bon ça reste sur l'appétit, pour ceux qui aime les animaux il y a le Maniti park qui peut etre interessant, mais pour le reste ça ne vaut pas la peine de dépenser 100$ us par personne.

Bref un excellent voyage, il a fait très beau et nous avons beaucoup aimé pour un premier voyage a vie.
Volontaire deux mois au nord ouest de la Thaïlande English translation pending
by Carmen2709 · 2010-12-17 · 1 reply
VERS CHIANG MAI C'est le Bankok Express , un vieux train des anne'e 30, je suppose, qui m'a deposé un apres midi a' Chiang Mai apres 16 heures de choo choo choo choo apathiques alternants avec des coups de freins intempestifs a' chaque fois qu'une vache decide de traverser les rails ou le conducteur s'est assoupi dans sa locomotive. Pas de vitres mais des persiennes metalliques pour se proteger de la pluie ou du soleil, un ventilateur a' vous decoller le toupet, une banquette en simili vert sapin pour mes fesses, des draps propres, une couverture et un coussin pour la nuit. Les toilettes turques en acier sont a' peu pres propres mais il faut sutout etre acrobate pour pouvoir garder la porte close avec une main et avec l'autre se tenir a' un barreau de la fenetre pour ne pas tomber dans la cuvette lors d'un brusque coup de frein inopine' et s'essuyer les fesses avec...rien! Mon doigt peut-etre mais la question existentielle que je me pose a' ce moment: lacher quelle main? la main droite ou la main gauche? Je m' installe pour la nuit sur la couchette superieur que je prefere car plus intime. Lorsque je me reveille, au fond de mon champs de vision, la silhouette des montagnes enturbanne'e par une brume matinale defilent imperceptiblement. Dans l'accordeon qui relie 2 wagons, je fume une cigarette, moment bruyant mais exaltant de sentir l'air frais du matin. Je vois defiler devant moi des carre's soyeux de rizieres, qq temples en bois plutot rustiques, des maisons sur pilotis au milieu d'un champ, des zebus qui broutent paisiblement. Les rails sillonnent une foret dense, a' la vegetation diverse: par-ci par-la' des palmiers hautains et majestueux, les feuilles grasses de bananiers en bouquet, des parasols de papayers, des bambous denses, des acacias gracieux, des grimpants opportunistes a' fleurs mauve (appele'es "gloire du matin" ) qui ne s'ouvrent que pour qq heures, des lotus erige's vers le soleil baignent dans une mare.

ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans

LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.

Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).

J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique

"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.

Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.

LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.

VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.

BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.

LE TEMPLE DU LAC

Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.

LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.

LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
Se baigner dans le Gange English translation pending
by Olivier76 · 2010-12-05 · 89 replies
bonjour, j'ai une envie, un reve...me baigner dans le gange je serai a varanasi d'ici 15j et je voudrais connaitre votre expérience, vos conseils est ce envisageable ou opération gastro hospital assurée??? j'attends vos avis merci
Petite escapade à New York City en novembre 2010 English translation pending
by Micmac2 · 2010-11-21 · 8 replies
salut amical à tous, Je viens de passer quelques jours à New York. Ayant glané quelque information sur le forum, je me suis dit qu'il pourrait être utile de vous faire part des infos pratiques sur ce que j'ai vécu durant ces quelques jours dans la grande pomme.

Dates: du 10 au 14 novembre Vol: BXL-Newark; JFK-BXL avec JetAirways. Les aéroports différents sont liés à une question de seating, et la date relativement tardive de ma réservation

Transferts: Newark-Manhattan: SuperShuttle (blue vans); 17$; trajet booké directement au desk information de l'aéroport, à l'arrivée

Manhattan-JFK: Go lorries; 21$ (trajet plus long); booké via le desk de l'hôtel

La réservation en ligne exige en effet un numéro de téléphone aux USA pour vous contacter si nécessaire; ce que je n'avais évidemment pas. Et par expérience, les opérateurs téléphoniques ne sont pas toujours les plus compréhensibles. D'où l'intermédiaire de l'hôtel pour le départ.

Le +: ce n'est pas cher, porte à porte Le -: tout dépend l'endroit où on se trouve à Manhattan. Etant sur la 99e, j'ai été servi en dernier à l'arrivée, et dans les premiers au départ. Avec la circulation sur Manhattan, ça a donc pris un temps certain... (entre 1h30 et 2h...)

Logement: Hotel99, sur West 99th. Chambre avec lit double bookée via hostels.com Si j'avais du dormir à deux dans ce lit, ça aurait été un peu petit, je pense. chambre propre, lit + 2 chevets, réveil chargeur Ipod, parquet (donc plus hygiénique que tapis); TV écran large. salle de bain partagée, mais bien grande avec WC, lavabo, bain-douche. 3 par étages. 100$/nuit hors taxes (48 pp) Les +: le prix, l'emplacement (au coin de broadway, et 3 rues du métro); Walgreens à côté; magasin gourmet à côté (produits frais et patisseries)... Les - : me demande si je ne me suis pas fait arnaquer de quelques dollars (ce que j'avais payé via hostels.com). Pas encore pris le temps de vérifier, ceci dit... La fatigue ayant eu raison de ma vigilance.

Attractions, visites: 11 novembre = Veterans Day Parade, sur 5th avenue. A retenir, chaque année, on fête les Vétérans à NYC sur 5th

Empire State building: 21$ accès observatoire 86e étage. 15$ accès au 102e étage. 8$ audio guide+carte descriptive du panorama aperçu de la haut

Les + : la vue ;) ; le prix 21$ c'est quand même pas trop cher Les - : le 102e étage. A part l'ascenseur pour y accéder; inutile, n'offre rien de plus. l'audioguide, très long à écouter. Attention aux vendeurs de rue, qui vous proposent des billets fast tracks, combinant la visite de l'empire et la NY expérience; sorte de film qui vous entraîne dans un survol de NYC, proposé à 52 dollars... si j'ai bien compris...



High Line walk: Ancienne voie aérienne de métro, transformée en mini parc et promenade, au départ de Washington et Gansevoort street au sud, vers la 18 rue au nord, côté Hudson river. Avec de nombreux bancs et chaises longues pour profiter du coucher de soleil.



Nations Unies; sur 1st avenue et 46e rue. 16$ la visite. Les + : passage par la salle de l'assemblée générale et du conseil de sécurité Les - : le manque d'infos nouvelles; le manque de chiffres ou de mises en perspective des différents espaces (par exemple, le nombre de kits de survie distribués, le nombre de rations alimentaires de survie distribués, le budget etc..)



Vol en hélico: départ du côté East river, à quelques minutes du South street seaport. prix total: 280$, 30$ de taxes incluses; vol d'une vingtaine de minutes. Fait sans réservation, bien que les différents flyers incitent à réserver. Vol effectué dans les 20' de mon arrivée sur la "base". les + : la vue... à faire une fois, c'est certain. Rien que la profondeur de vision vers le nord de NY... Les - : le prix. C'est un sacré luxe, si on compare cela à la durée et au prix des vols sur canyonlands ou grand canyon, par exemple...





Match de NBA: Knicks contre Golden State; au madison square garden Billet réservé en ligne sur ticketmaster.com ; siège choisi sur le site grâce à la visualisation virtuelle du stade. Billet payé en ligne, à récupérer au guichet will call. Aucun souci, très simple. Prix fonction de l'emplacement du siège, bien sur. Les +: le show; la facilité de réservation en ligne; Le -: le moment auquel j'ai assisté au match ... le soir de mon jour d'arrivée... avec quasi 24h dans les pattes, j'ai du lutter pour pas m'endormir 🤪



Les patinoires: trois patinoires en service. Central Park, rockfeller center, et bryant park Les + : l'ambiance qui sent déjà bon les fêtes les -: le monde de fou sur la patinoire de bryant park. Par contre, service de sécurité extra.



Trajets dans Manhattan: en métro exclusivement (et un peu beaucoup à pied aussi) avec achat d'une métrocard 7j à 27 $ Astuce; pour les possesseurs d'un smartphone Android, il existe une petite app gratuite qui est en fait un simple plan des lignes de métro de NYC. Ca s'appelle "NY subway map".

Rockfeller Center: J'ai eu la "petite chance" d'assister à l'arrivée et la mise en place du sapin de Noel. Organisation bien huilée. Sapin dressé; arimé. S'en est suivi la mise en place d'un échaffaudage l'entourant complétement, pour faciliter sa décoration. Illumination officielle le 30 novembre prochain

Tournages: tout à fait par hasard, je suis tombé sur 2 tournages de film. Man on a ledge, avec Sam Worthington, Titus Williver, ed Harris, sur Madison Av et la 46e. Batman; au niveau du taureau de bowling greens.



Voila en gros pour ce qu'il y a à retenir en infos pratiques.

@+
Tours opérateurs de safaris sérieux pour Diani Beach au Kenya? English translation pending
by Befasisi · 2010-10-13 · 22 replies
Bonjour à tous,

Je vais me rendre au Kenya, à Diani les 2 dernières semaines du mois de Janvier 2011 ...

Voulant eviter au maximum les pièges à touristes, tels que les formules "tout inclus" vol+hotel+safaris qui pour moi ne permettent pas de vraiment découvrir le pays, je recherche quelques information ou quelques avis sur les differents T.O de safaris qui cohabitent à Diani.

Mes billets d'avion sont pris (850E A/R) ... Mon appartement au Coral Beach Cottage également (-700E pour 15 jours) ...

Il ne me reste plus que le Safaris que je reserverais sur place (pour negocier) mais si je pouvais restraindre mon choix à seulement qques agences T.O se serait nettement plus simple.

Toutes vos experiences avec differents T.O seront les bienvenues.

D'avance, merci à tous
Patagonie - Les Parcs Nationaux English translation pending
by Simon · 2010-10-05 · 33 replies


Voici mon site dédié à la Patagonie avec les différents parcs que j'ai parcouru durant 3 voyages, de 2009 et 2013. Pour certains, j'ai eu l’occasion d'y aller plusieurs fois, comme Nahuel Huapi (4 fois), Los Glaciares (3 fois), Torres del Paine (2 fois).

En Argentine Parc National Lanin Parc National Nahuel Huapi Parc National Los Glaciares

Au Chili Parc National Torres del Paine Parc National Villarrica Parc National Vicente Pérez Rosales

Pour chaque parc, il y a un récit, l'itinéraire détaillé, un diaporama photo, une liste de l’équipement...

A retrouver sur www.patagonie.dubuis.net 🙂

Extrait d'un dés récits Jour 1 - 11/12/09 : Du Camping lago Roca au Cerro de los Cristales Départ : 10h30 - Arrivée : 17h00 | +1190/-210m - 7,5km - 3h30

Après notre trek dans la partie Nord du Parc des Glaciers, du côté du Cerro Fitz Roy, nous nous sommes rendus à Torres del Paine, au Chili. Nous voilà de retour en Argentine, mais cette fois-ci dans la partie Sud du Parc des Glaciers.

Nous nous sommes mis en route pour rejoindre le Cordon de los Cristales. Le minibus nous amène jusqu'au camping du lago Roca. Rien que ce trajet sur la piste, où le paysage est magnifique, nous éloigne de la Patagonie touristique. Nous avons enfin cette sensation de nous trouver dans les grands espaces qu'est la Patagonie. Arrivés au camping, nous achetons une cannette de bière pour trinquer ce soir. Car aujourd'hui, c'est mon anniversaire et nous n'avons même pas pensé à prendre quoique ce soit pour le fêter… J'étais bien trop impatient d'arriver ici et à regarder les cartes pour penser à mon anniversaire.

Nous commençons la marche en direction des peintures rupestres. Il s'agit d'un gros bloc rocheux situé au pied du cordon, sur lequel se trouvent quelques dessins qu'il faut deviner plus qu'autre chose. Puis, nous empruntons le sentier qui mène au Cerro. Un petit sentier qui monte doucement en direction de la crête du Codon de los Cristales, offrant au fur et à mesure qu'il grimpe, une vue exceptionnelle. A midi, nous avons droit à un panorama sur les lagos Brazo Sur et Roca avec en arrière plan le glacier Perito Moreno ! Le glacier le plus célèbre de Patagonie, avec un front de 5 kilomètres de large sur 80 mètres de haut (au dessus de la surface du lago), il est l'un des trois seuls glaciers de Patagonie à ne pas être en régression. Nous poursuivons notre ascension jusqu'au sommet, le sentier devient alors plus raide, rocailleux et quelques névés se dévoilent. Nous atteignons sans difficulté le Cerro de los Cristales culminant à 1282 mètres d'altitude et là… Ouahouuuuuuu ! Quel panorama à 180 degrés ! Au Nord, nous avons une vue sur l'ensemble du Parc de Glaciers, du sommet où nous nous trouvons qui marque la frontière Sud du parc, jusqu'au Fitz Roy au loin qui indique la limite Nord. Entre les deux se trouve le lago Argentina et ses Brazos dans lesquels le Perito Moreno vient plonger. Au Sud, c'est Torres de Paine qui se dresse devant nous avec ses trois magnifiques Torres ! A l'Ouest, c'est la Cordillère des Andes avec sa barrière montagneuse de hauts sommets enneigés, qui renferme le glacier Hielo Continental. A l'Est, la pampa, plate, à perte de vue. Nous restons longtemps là-haut, sous le vent, à contempler cette Patagonie grandiose. Puis, nous repérons un coin pour installer notre bivouac, 30 mètres en contrebas du sommet, sur un replat. Mais avant cela, nous devons récupérer nos sacs, que nous avions laissés 150 mètres plus bas…

Le bivouac s'annonce de toute beauté et avec une vue comme celle-ci, je ne pouvais rêver mieux pour fêter mes 31 ans. En plus, nous avons droit à un véritable ballet de condors juste au dessus de nos têtes. Nous les voyons arriver de l'Est, de la pampa où ils ont été déjeuner, pour se diriger vers les hauts sommets à l'Ouest, afin d’y passer la nuit.

Jour 2 - 12/12/09 : Du Cerro de los Cristales au lago Brazo Sur Départ : 9h40 - Arrivée : 18h00 | +475/-1480 - 15km - 6h40

Le ballet de condors continue ce matin, mais cette fois, ils quittent les montagnes pour se rendre dans la pampa. Dormant sur les hauteurs, nous avons eu pas mal de vent cette nuit, et le réveil est frisquet. Nous longeons la magnifique petite crête vers le Sud-Ouest, sous un vent glacial de folie, mais agrémenté d’un panorama toujours aussi beau que depuis le sommet. Enfin, j’ai la sensation de vivre cette Patagonie sauvage. Nous croisons bien évidement personne, nous apercevons uniquement quelques traces d’animaux. Sous l’effet des rayons du soleil, la crête scintille sur toute sa longueur. Elle est recouverte de petits morceaux de quartz, d’où son nom Cristales. La crête semble pouvoir être quittée à peu prés n'importe où sur sa face Nord, par contre sur la Sud c'est moins perceptible. C'est justement sur ce versant que nous souhaitons descendre. Alors lorsqu'un passage nous parait accessible, nous n'hésitons pas, nous nous faisons une petite descente hors sentiers battus. Pierrier, névé, forêt…

Une fois arrivés bas, dans la vallée du rio Cachorro, la météo ainsi que le paysage en sont transformés. Abrité du vent, nous avons maintenant bien chaud, nous déjeunons en plein soleil, mon thermomètre affiche 40°C ! Quant au paysage, les cours d'eau et le soleil l'ont parsemé de petites fleurs

Puis c'est une longue descente jusqu’en fond de vallée, où nous traversons des pâturages d’estancia, et qui nous amène sur la rive du lago Brazo Sur. C'est là, dans une petite crique que nous posons notre tente pour y passer la soirée. Malheureusement, l'eau est bien trop froide pour pouvoir s'y baigner… Dommage, car il fait vraiment beau ce soir, nous restons dehors jusqu'à 22 heures.

Jour 3 - 13/12/09 : Du lago Brazo Sur au camping lago Roca Départ : 9h20 - Arrivée : 15h00 | +185/-160 - 13km - 4h00

Nous entamons notre dernier jour de marche en Patagonie. Nous finissons ce voyage sous une chaude journée une nouvelle fois. Nous avons vraiment eu une météo exceptionnelle. Nous longeons les lagos Brazo Sur et Roca en compagnie d'une multitude d'oiseaux. Les chevaux, les vaches et les moutons qui occupent une place importante en Patagonie sont également bien présents.

Arrivée au camping, alors qu'il était désert il y a deux jours, il est cette fois-ci plein à craquer. Nous sommes dimanche, il fait beau, les Argentins sont venus passer le week-end en famille au bord du lac, pour pécher, pique-niquer, s'amuser… Pour notre part, nous avons le temps de déguster un maté en attendant le minibus qui nous ramènera à El Calafate.
Visites à Casablanca? English translation pending
by Sixfan · 2010-10-02 · 17 replies
😎 Qui peut me dire ce qu'il ne faut pas manquer comme visite à Casablanca. Merci pour vos réponses.
Regroupement familial pour une Camerounaise et ses enfants en France? English translation pending
by Nuit38noire · 2010-09-21 · 47 replies
Bonjour je suis Français et ma femme est Camerounaise on est marié maintenant elle a deux enfants mais est ce qu'elle doit faire le regroupement familliale une fois en France ? car je ne pense pas elle est marié avec moi donc c'est enfants devraient venir en meme temps qu'elle ? A bientôt
Avis sur itinéraire à moto Turquie-Syrie, visites, meilleure période? English translation pending
by Tiger3 · 2010-09-19 · 79 replies
Bonjour, Je prépare un voyage en Turquie et en Syrie pour l'année prochaine. Le voyage depart Bergerac/Ancone et bateau pour Izmir. Izmir direction la capadoce, mont Nemrut, lac de van, Ani. mon Ararat. Puis direction la syrie , je ne sais pas encore par quel poste frontiere.(Qamishli ou Ras el Aîn) puis Deir ez Zor, Raqqa, Alep, et bateau retour pour venise.

Je suis a la recherche de conseils pour ces itinéraires ou proposition , pour ceux qui ont deja fait ce voyage quel sont les endroit a ne pas manquer, la meilleure période pour partir, mon traget vous parrait il possible? (ps il y ade la place , deux motard pour le moment , max 4)

merci d'avance Tiger
Petit restaurant sympathique à Kathmandu? English translation pending
by Gurung · 2010-09-07 · 15 replies
Il y a des centaines (des milliers?) de restaurants à Kathmandu mais chacun reconnaitra sans peine que les vraies bonnes adresses de petits restos authentiques et sympas ne sont pas faciles à découvrir et quand on en a trouvé une, c'est un peu égoïste mais c'est humain, on a tendance à la garder pour le petit cercle des amis proches ... Il y a déjà quelques années que notre amie Tara anime son petit resto (le "Spicy") à la fois, "clean", sympa et vraiment pas cher. Il est essentiellement fréquenté par des népalais, mais aussi par quelques touristes qui l'ont découvert par hasard et qui y reviennent fidèlement. On vous invite à jeter un coup d'oeil à sa carte en cliquant ici Si vous venez de la part de Bora Bori (Papy Mamie) vous n'aurez pas de réduction, mais vous serez encore mieux reçus ...
Carnet de voyage Mexique (Mexico, Oaxaca, Chiapas, péninsule Yucatan) - 18 jours English translation pending
by Mysticsam2 · 2010-09-05 · 18 replies
Nous revenons de 18 jours au Mexique. Nous avons décidé de partager notre expérience. Vous trouverez le déroulement de notre périple, annoté de conseils, prix, remarques, déceptions ou enchantements. Tout ceci découpé par grandes régions visitées (Mexico et ses alentours, Oaxaca, Chiapas, Péninsule du Yucatan). Facile de voyager au Mexique hors période haute (fêtes de Pâques, Nöel – Nouvel an, …). Il y a des AJ, pensions ou hôtel en quantité, pour tout budget, partout. Nous réservions 1 ou 2 jours à l’avance mais globalement nous aurions pu arriver sans réservation et trouver aisément des chambres doubles avec salle de bain bon marché (300 à 500$Me hors Riviera Maya). Pour les déplacements, il est facile de réserver une place de bus (comptoir ticketbus dans toutes les villes ou www.ticketbus.com.mx). Les bus Seconde Classe s’arrête partout où le demande un passager. Les bus 1ère Classe font, eux, quelques arrêts pré-déterminés. Les bus GL et Platinium font moins d’arrêt et offrent un confort supplémentaire et des sièges couchettes ; idéal pour dormir quelques heures tant bien que mal pour les longs trajets de nuit. Les terminaux de bus sont souvent très grands, équipés de tout commerces. Pour les petits trajets, taxis, collectivo et agences de voyages offrent de nombreuses possibilités pour des tarifs abordables. Pour les visites des sites archéologiques, la valeur sûre est de s’y rendre le matin le plus tôt possible. Moins de touristes, climat plus agréable, peu de vendeurs… l’après midi beaucoup de monde, risque de pluie, etc…

Dimanche 8 août 2010 Lever à l’aube pour rallier Roissy CDG et notre vol de 9h35 pour Amsterdam puis 14h45 pour Mexico. Etape à Amsterdam, le prix à payer pour bénéficier de vols intéressants via les billets Prime AF.

Mexico et ses alentours

L’arrivée à Mexico est impressionnante. On voit clairement la chape de pollution posée sur la ville et le survol des quartiers à basse altitude avant atterrissage est saisissant. On récupère nos bagages, on prend un taxi prépayé (paiement à l’aéroport – 120$Me-, taxi enregistré, moyen le plus sûr de rejoindre le centre historique) pour nous rendre à l’hôtel Isabel (M° Isabel la Catolica) que nous avions réservé depuis la France (420$Me la chambre – hôtel agréable). Repos bien mérité après 21h de voyage.

Lundi 9 août Petit déjeuner sur place. Je teste le moletes (à base de haricots rouges… bof bof). Nous prenons le bus jusqu’au terminal Norte d’où nous trouvons un bus pour Teotihuacan. A peine arrivés, nous constatons que l’écran de notre appareil photo est cassé. Le drame ! Retour à l’époque argentique avec notre numérique utilisé avec le viseur, sans voir les photos prises. Après la pollution de Mexico, grand soleil sur les hauteurs du site de la 1ère civilisation précolombienne majeure du Mexique. Nous visitons le palais, la pyramide du soleil, le musée et la pyramide de la lune d’où la vue sur l’avenue des morts et l’ensemble du site est imprenable. Pour revenir sur Mexico, il suffit s’attendre au carrefour à l’entrée 2 qu’un bus passe. Après avoir réservé notre bus pour Puebla et Oaxaca nous entamons la visite de Mexico (Zocalo, Cathédrale). Visite tronquée par une pluie orageuse. Achat de parapluie, balade rapide dans les rues jusqu’à une sorte de cantine (rue 5 de Febraro, entre Mesones et Republica) où nous goûtons poulet, légumes et très bonne soupe de maïs pour quelques dizaines de $Me.

Mardi 10 août Métro jusqu’au terminal TAPO (est), petit déjeuner sur place en attendant notre bus puis 2h de bus jusqu’à Puebla. Transfert du terminal CAPO en taxi (prépayé) jusqu’à notre hôtel Virrey de Mendosa (300$Me – agréable mais literie moyenne). Nous partons ensuite à la découverte de Puebla. Le contraste avec Mexico est saisissant. La ville est calme, propre… Nous visitons le zocalo, déjeunons à Zanahoria, un resto végétarien. Attention il y a un snack à l’avant et un vrai resto plus sympa à l’arrière. Ensuite nous découvrons la bibliothèque Palafoxiana avant de faire le tour de la ville avec un bus ADO (1h30 – 75$Me – peu intéressant si ce n’est le passage par les forts surplombant la ville). Comme la veille nous réservons nos bus pour les étapes suivantes puis visite de la cathédrale, du quartier autour du zocalo, de l’église San Domingo (très intéressante). Nous tentons ensuite de manger dans un marché au nord-est de la ville, El Mercadi el Alto. Arrivés sur place, une horde de serveuses nous sautent dessus pour tenter de remplir leurs petits restos vides. Peu à l’aise, nous rebroussons chemin, sous la pluie (comme la veille 1h d’orage en fin d’après midi) pour aller manger près du zocalo (resto au carrefour 6 oriente & 2 norte)

Oaxaca

Mercredi 11 août Retour à CAPO en taxi, 4h15 de bus pour Oaxaca. Après dépôt des bagages à l’hôtel Lupita (300$Me – accueil agréable mais chambre proche de l’entrée ultra bruyante et quelques cafards). Avant de parcourir la ville, nous passons par le marché du 20 Noviembre pour déjeuner. Inévitablement, je goûte au chapulines (sauterelles grillées) puis au tamal oaxaquena (gâteau de semoule et chocolat cuit dans une feuille de bananier). Nous visitons ensuite le Centro cultural San Domingo (intéressant même si un peu long) et l’église San Domingo. Intervient la question existentielle. Que visiter demain ? Monte Alban ou Hierve el Agua ? Impossible de faire les deux sur la même journée a priori. On reste une journée de plus ? Non… Et puis finalement, oui ! Nous passons donc chez ticketbus changer nos billets pour 6$Me par personne (0,5€) et ainsi rester une journée de plus dans le coin. Vient l’heure de la pluie quotidienne de l’après midi. Nous nous posons sur le zocalo avant de continuer la découverte d’Oaxaca et de filer dîner.

Jeudi 12 août La journée commence par un petit-déj chez Tartamiel, une boulangerie créée par une française. Bonne viennoiserie mais pas non plus transcendant. Nous avons prévu un tour Tule, Teotitlan, Mitla et le clou du spectable Hierve el Agua. D’une agence à une autre, les prix varient ; 200 à 300$Me par personne semble être la bonne fourchette. Attention les entrées des sites ne sont pas comprises. Avec un peu de recul le tour lui-même est un peu décevant. El tule ? Un grand arbre moyennement intéressant où l’on passe 15min. Teotitlan ? Finalement on nous dépose chez un artisan tisseur. Commercial avant tout. Yagul ? Des ruines où l’on retient surtout le point de vue sur la vallée. Evidemment on n’échappe pas au resto en bord de route. 120$Me pour un buffet. Pas le choix ! Mitla ? Intéressant. Visite des ruines zapotèques / mixtèques et de l’église coloniale. Le déjeuner ? Fabrique de Mezcal ? Intéressant mais à nouveau à but commercial. Hierve el agua ? Hélas la pluie a rendu la route impraticable et aucun chauffeur de bus ne voulait s’y aventurer. Raté. A refaire ? Je crois que nous pendrions un bus seconde classe pour Mitla, visite locale et tentative de collectivo pour Hierve el agua. Beaucoup moins cher, tout aussi intéressant. Et cette formule permet de commencer le matin par Monte Alban et de faire cette boucle en fin de matinée et sur l’après midi. Cela dit, le tour nous a permis de découvrir des personnes très sympas et d’échanger sur les boucles que nous avions chacun prévues. Retour à Oaxaca, dîner à la Rustica. Pas donné mais très bonne adresse italienne ; histoire de calmer nos estomacs peu habitués aux haricots rouges… Avant de rentrer dormir, nous profitons du début des festivités pour la vierge, fêtée du 12 au 17 août dans le sud du Mexique.

Vendredi 13 août Petit déjeuner à la Pasteleria la Vasconia. On vous la déconseille. Vieillot. Viennoiserie sèche. Nous prenons ensuite un bus pour Monte Alban depuis Mina 509. Après 45min nous sommes sur le site. Début d’une splendide matinée. Le site est parfait. au sommet d’une montagne, une fois au centre les ruines semblent flottées dans le ciel. Une impression de zénitude totale. Nous passons près de 3h à visiter tranquillement l’ancienne capitale zapotèque. De retour à Oaxaca nous déjeunons au Café Royal. Très bonne adresse, service agréable, belle présentation, bonne cuisine (hamburger, salade, ratatouille…). Avant notre bus de nuit pour San Cristobal nous visitons le centre de Oaxaca et sa cathédrale. Direction enfin le terminal de bus. Bus ADO GL de nuit pour San Cristobal de la Casas. 11h en bus couchette, ce qui permet de dormir quelques heures malgré tout.

Chiapas

Samedi 14 août Nous arrivons à San Cristobal pas complètement frais. Nous nous rendons à notre hôtel pour nous doucher, nous changer et faire une courte « sieste ». Nous avons choisi de poser nos affaires à la Posada Belen (300$Me), petit hôtel situé, normalement, sur une place calme du nord de la ville. A notre arrivée, nous découvrons sur les répétitions des festivités à la vierge. Petite place calme disait le GDR… 1h plus tard nous partons visiter la ville (Covento Santo Domingo, grand marché, rues piétonnes du centre, zocalo…). La ville est agréable. La surprise est de retrouver des rues encombrées. En effet Mexico, Puebla, Oaxaca interdisent le stationnement des voitures dans les rues, qui paraissent du coup moins chargées. A San Cristobal nous retrouvons les embouteillages, les rues chargées… les festivités ne doivent pas aider non plus. Nous déjeunons à Madre Tierra. Bonne adresse, calme, où nous goûtons les lasagnes et une quiche dans un patio ensoleillé. Le pain est divin. Nous tentons une sieste à notre hôtel… en vain étant donné le niveau sonore des répétitions. Du coup, petite balade, pasteleria et organisation de nos réservations (prochains hôtel et bus). Après midi à un rythme très tranquille. Nous dînons ensuite au Mayambé. Super cadre, zen, bonne carte thaï, indienne, végétarienne. Avant d’aller « dormir », nous nous arrêtons pour profiter de la fête sur la place face à l’hôtel. La musique est à son maximum. Le marimba (groupe musical composé d’un instrument local, le marimba, une sorte de grand xylophone en bois, où jouent 2 à 3 personnes en même temps) anime la foule. Il y a même quelqu’un sur le clocher de l’église sonnant à tue-tête les cloches. Sympa 30min. Fatigant toute une nuit. La fête stoppe à 4h du matin. Notre nuit commence…

Dimanche 15 août … Nuit très courte puis qu’à 6h du matin la procession suivante arrive sur la place et la musique reprend avec les cloches… Petit déjeuner au Bugambilias, très bonne adresse. Direction ensuite le terminal de bus puis Palenque. 6h de bus sous un déluge. Voyagez coté droit pour admirer le paysage… si il fait beau. A Palenque nous avons décidé de dormir dans la jungle. Difficile de réserver à l’avance. Nous nous rendons donc à El Pachan en taxi (pas de collectivo après 18h). Coup de chance il reste une chambre chez Margarita & Ed que tous les guides recommandent. C’est propre, beau, le tout en pleine jungle (du coup, un peu cher – 400$Me pour une ch dble avec douche). Ambiance impressionnante. Il pleut (beaucoup), la jungle est très bruyante, il fait chaud. On a plus le sentiment d’un climat sud-est asiatique. Nous dînons à Don Mucho, resto où se retrouvent tous les voyageurs de El Pachan. Ambiance cool, service sympa, restauration pas trop mal même si pas donnée. On retrouve à El Pachan des habitués à la cool, des voyageurs de passage, des archéologues… un beau melting-pot. En manque de $Me, Don Mucho est le seul endroit de la jungle où l’on peut changer des €. Pas de distributeur. Retour de nuit à notre chambre. Evidemment la lampe frontale nous fait le coup de la panne. Retour donc sans trop de lumière avec une petite pluie, des chemins inondés, des bruits un peu partout et une végétation luxuriante. On voulait de la sensation, c’est fait même si cela ne dure que 10min.

Lundi 16 août Nous avions prévu initialement de nous balader dans la jungle. Finalement nous optons pour un tour l’après midi vers Agua azul. En attendant, nous partons aux ruines de Palenque. Il ne pleut plus. Il fait chaud et humide. Le cadre est déroutant. En pleine jungle se dresse de très belles ruines. Le matin « à la fraiche » il n’y a pas trop de vendeurs et peu de touristes. Du coup, la découverte n’est que plus agréable. En 2h nous faisons le tour du site. On file prendre une douche dans notre chambre, déjeuner chez Don Mucho (encore) puis départ à midi pour Misol Ha et Agua azul. Après 1h de route en collectivo nous arrivons à la cascade de Misol Ha où nous restons 45min. Débit impressionnant, chutes vertigineuses, très bel endroit. On peut même passer derrière la cascade, version brumisateur mal réglé, on en ressort bien humide. 1h30 plus loin nous atteignons Agua azul. Comme prévu, à cause des orages, les eaux sont marrons ce qui rend le cadre moins charmant et les baignades plus difficiles. On monte tout en haut du site, admirer les différents points de vues sur ces bassins bouillonnants, ces rapides et petites chutes d’eau. Très sympa. En revanche moins sympa, le timing. Le tour prévoit 3h sur place… sauf qu’au bout de 30min il se met à pleuvoir, que l’on ne peut pas se baigner et que finalement nous passerons 2h à jouer au p’tit bac dans un bar. Un peu long donc. De retour à El Pachan nous patientons au Don Mucho jusqu’à notre bus de nuit pour Campeche. Pour l’anecdote, au moment d’aller prendre un taxi pour Palenque Pueblo, la pluie a de nouveau inondé le chemin ; ce qui nous oblige à marcher dans 20cm d’eau avec tous nos bagages… Cocasse, mais pas terrible pour les chaussures qui devront sécher dans le bus. 5h de bus pour Campeche.

Péninsule du Yucatan

Mardi 17 août Arrivée à 4h15 à Campeche sans avoir fermé l’œil. Nous rallions notre hôtel qui est en fait une auberge de jeunesse, La Parroquia (230$Me ch double sans salle de bain). Après négociation, nous récupérons pour quelques heures dans un dortoir. Réveil à 11h, déjeuner sur place et visite de la ville. Les guides encensent Campeche ; nous sommes globalement déçus. La ville semble défraîchie, sale. Nous faisons à aller-retour au terminal 2ème classe pour acheter nos billets de bus pour Uxmal le lendemain. Balade sur le front de mer et là, surprise. Au loin, les plateformes off-shore crachant leurs fumées et la mer est plate, marron et huileuse… Nous passons une partie de l’après midi sur internet à chercher un hôtel pour Tulum (étape finale) puis pause à l’Italian coffee en attendant la fin de l’averse quotidienne. Visite du musée Baluarte San Carlos (sans intérêt), cathédale. Nous dînons ensuite au Marganzon, très bonne adresse. Pour finir cette journée dans le même esprit nous ratons le spectacle de nuit à la Puerta de la Tierra. Dommage car finalement de nuit la ville est plus agréable et le spectacle semblait intéressant. Retour à l’hôtel dans notre chambre double exiguë et quelque peu étouffante.

Mercredi 18 août Lever à l’aube, pour attraper le bus 2e classe de 6h pour Uxmal. Qui dit 2e classe dit folklore, arrêts un peu partout, bus peu rapide… ça vaut le coup d’œil ! Ce bus matinal transporte tous les élèves des maisons isolées vers le village d’Hopelche. Enfants en costume d’écolier, étudiants… Puis après 3h30, le bus nous dépose à un carrefour, à 500m du site archéologique d’Uxmal. Il est moins de 10h mais il fait déjà très chaud. Le site, dans la jungle est très beau. Nous passons 2h30 pour visiter les différents vestiges. Nous avons ensuite prévu de rallier Merida. Rien de plus « simple ». Retourner au carrefour et attendre le prochain bus. Il est prévu pour 12h34… il arrivera à 12h43. Pas mal. 1h30 plus tard nous sommes à Merida où nous ne resterons finalement pas. Nous changeons de terminal pour prendre un bus ADO 1ère classe pour Valladolid. Un peu las de changer d’hôtel tous les jours, nous réservons un hôtel avec (petite) piscine pour les 2 prochaines nuits. Hotel Zaci (496$Me – ch dble avec climatisation). Petite baignade, visite du zocalo, dîner au restaurant de l’hôtel Meson del Marques complèteront la fin de notre journée.

Jeudi 19 août Grass’mat’ ! Changement de chambre pour cause de fan ultra bruyant. Nous avons décidé d’aller à Chichen Itza en fin de journée pour pouvoir profiter du spectacle de nuit. En attendant, visite du Covento San Bernardino et de la Calle 40A. Petit déj’ au restaurant de l’hôtel Maria de la Luz. On mange bien mais finir par un serveur demandant lourdement une propina et pestant que la somme laissée n’est pas suffisante ternit le repas. Direction la piscine lorsque l’orage arrive… Plan bis : internet. Nous retournons ensuite au terminal de bus pour nous rendre à Chichen Itza. Finalement nous prenons un collectivo qui est un peu moins cher (20$Me) et un peu plus rapide. 40min plus tard nous sommes à la nouvelle merveille du monde. Nous visitons le site en 2h car à 16h30 les gardiens nous poussent dehors pour fermer le site à 17h. Grosse frustration car finalement le site est remplis de vendeurs mexicains, un véritable supermarché en plein air. Et puis visiter un site l’après midi n’est finalement pas la bonne solution, il y a beaucoup de monde, il fait moins beau… Bref on ressort de Chichen avec un sentiment mitigé alors que le site est splendide. Particularité de Chichen, c’est le seul site où l’on ne monte plus sur les pyramides. Du coup il n’y a pas de point de vue global pour admirer l’étendue du site. Le son et lumière nocturne commence à 20h. En attendant, nous patientons un peu sur place avant de retourner à Piste, le village à 2km pour trouver un endroit où dîner. Retour ensuite pour le spectacle de nuit. Intéressant, calme. A refaire, nous prendrions l’audio guide en français. Finalement la meilleure option est certainement de venir le soir pour le son et lumière et de revenir le lendemain matin à la fraîche pour visiter les ruines sans la foule et les vendeurs. Retour à Piste en taxi puis bus jusqu’à Valladolid (bus Oriente à 21h, 22h …).

Vendredi 20 août Nous prenons un bus pour Tulum (2h) puis un taxi pour la zone hôtelière sur la plage. Après 2-3 visites, nous choisissons Tita Tulum (1260$Me la cabanas double sur la plage avec salle de bain et terrasse privée). L’arrivée est un peu déroutante. Personne. Temps maussade. Au moment d’envisager de piquer une tête dans l’eau, il se met à pleuvoir… après 12 jours de baroude, on se demande ce que l’on va faire s’il pleut tous les jours ici aussi… Finalement le soleil revient et ne nous quittera plus pendant les 3 jours à venir. Sous le soleil, le paradis s’installe. Cocotiers, sable blanc fin, plage déserte, eau turquoise… Idéal ! Nous déjeunons sur place, puis partons visiter les ruines de Tulum. Un peu de monde en fin de journée, mais cette fois ci le site reste assez calme, il n’y a pas de vendeur et la lumière sur ces ruines en bords d’océan est parfaite. Quelques photos « fond d’écran » plus tard, nous nous rendons au village de Tulum pour dîner à El nave. Bon resto italien. De retour à notre hôtel nous finissons la journée par une balade sur la plage. Il y a des tortues qui viennent pondre… nous espérons en voir avant notre départ. Pas ce soir en tout cas…

Samedi 21 août Petit déj sur place avant d’être récupéré par un collectivo. Nous avons réserver la veille une journée avec le Cesiak dans la réserve de la biosphère de Sian Kaan. Notre guide de la journée, Ben, nous explique le programme et ce que nous allons peut être voir. Très vite je comprends que nous ne verrons pas de dauphin d’eau douce… ils sont dans la partie inaccessible aux touristes. Tant pis. Une fois sur place, introduction au parc puis balade en petit bateau dans le parc. On y découvre les rivières d’eaux saumâtres, la mangrove, des oiseaux, des termitières géantes, une lagune, un temple maya, quelques poissons. Vient ensuite la descente de la rivière. On se met à l’eau, le dos sur un gilet de sauvetage qui nous sert de bouée et nous voilà partis pour 1h de dérive au gré du courant de la rivière dans une eau transparente. Très sympa. Puis les bateaux nous récupèrent et nous partons coté mer, voir la rencontre des rivières d’eau douce avec la mer. Sur le chemin du retour, nous avons la chance de voir 1 crocodile. Après le parc, Ben nous emmène dans une cénote où nous nous baignons avant de déjeuner sur place. Puis retour à notre hôtel après cette très bonne journée. Fin de journée entre plage, mer et hamac, le tout en dégustant une margarita. Dîner sur place. Balade sur la plage, toujours pas de tortues !

Dimanche 22 août Ce matin nous avons décidé de tenter l’expérience snorkeling à Akumal. Tous les locaux décrivent ce site comme idéal pour découvrir le snorkeling. Nous nous rendons sur place en taxi (150$Me – pas plus cher que taxi pour le Tulum village + collectivo). Un peu après Akumal nous allons à Yal-ku, une lagune dédiée au snorkeling. 130$Me pour l’entrée et 60$Me par pièce d’équipement. Quelques brasses plus loin nous pouvons admirer de nombreux poissons de toutes les couleurs, quelques petits coraux sans grand intérêt, de belles raies évoluant sur le fond. Hélas pas de tortues pour nous… Bref très belle découverte. Pour revenir à Tulum l’option collectivo est la meilleure car dans, ce sens, le taxi coûte 300$Me. Donc taxi jusqu’à la voie rapide puis collectivo jusqu’à Tulum pueblo. Déjeuner sur place et retour à notre hôtel pour une après midi farniente. Le soir nous tentons de marcher sur la route de la côte pour trouver un resto… finalement après 10min de marche dans le noir, entourés de bruits peu rassurant, nous regagnons la plage puis notre hôtel. Concrètement sans voiture, il faut choisir un hôtel avec resto car il n’est pas évident de se déplacer sans appeler un taxi. Balade digestive sur la plage… soudain un petit groupe attire notre attention. Nous nous dirigeons vers eux lorsque nous comprenons qu’il y a des tortues. Non pas une femelle en pleine ponte, mais des petites tortues naissantes, luttant contre les reliefs de la plage pour regagner la mer. Spectacle très émouvant !

Lundi 23 août Après une dernière baignade et un dernier déjeuner sur place, nous rallions le village pour prendre un bus direction Playa del Carmen. Après 1h de trajet, nous regagnons notre hôtel Maya Bric (500$Me). Shopping, balade dans la ville, plage, baignade… bref un programme digne d’une station balnéaire. A notre grande surprise Playa del Carmen n’est pas complètement dénaturé. Certes on est loin du paradis de Tulum mais tout aussi loin des images de Cancun que l’on peut connaître. Dîner au Tarraya (bon mais pas top).

Mardi 24 août Petit déj’ au pied de notre hôtel. Re-belotte shopping et plage. Puis déjeuner à 100% Natural. Très bonne adresse. Bus pour l’aéroport de Cancun où nous avons un vol Mexicana pour regagner Mexico. A Mexico nous avons réservé le même hôtel qu’au départ. Nous dînons sur place. Mauvaise surprise lorsque nous nous couchons et que démarrent les travaux d’entretien du hall de réception de l’hôtel. Quelques minutes plus tard nous obtenons une chambre à l’écart, plus haut, bien plus calme.

Mercredi 25 août Nous profitons de cette dernière journée pour visiter ce que nous n’avions pas vu à l’aller à Mexico. Nous suivons plus ou moins la balade proposée par le Lonely Planet. Zocalo, Palacio nacional, calle Moneda et calle Madero, théâtre Bellas Artes. Nous marchons ensuite jusqu’à la Plaza Garibaldi pour y découvrir le marché de la Lagunilla. Transition métro pour nous rendre à Gadalupe, découvrir la ou plutôt les basiliques et le suaire de la vierge (décevant). Retour au centro historico pour déjeuner à Los Murales, buffet végétarien. Adresse sans trop d’intérêt. Nous récupérons enfin nos sacs à l’hôtel, taxi, aéroport… retour à Paris via Amsterdam. La bonne surprise est notre surclassement en business pour le vol Mexico – Amsterdam… Clap de fin sur 17 jours parfaits.

Le Mexique nous a offert de superbes paysages, un climat agréable malgré les quelques heures de pluies quotidiennes, 4 jours de repos sur la Riviera maya, des ruines pré-colombiennes toutes plus belles les unes que les autres… On recommande.

Pour finir, le Mexique c’est également des gens que l’on aura croisés, recroisés, re-recroisés… le parcours que nous avons fait est finalement assez classique pour les européens. En revanche pas ou peu d’américains jusqu’à Valladolid. A partir de Chichen et sur la Riviera Maya, les rapports s’inversent. On ne parle plus espagnol mais anglais ; on ne négocient plus en pesos mais en dollars ! Les américains sont partout, tout est fait pour eux. Tout cela dit, pour l’anecdote surtout, voici en forme de clin d’œil les personnes ou groupes qui auront rythmé notre périple. Leur point commun ? On les a rencontrés, on a souvent discuté et au final on ne connaît finalement même pas leur prénom. Si vous vous reconnaissez, sachez qu’on ne vous a pas oubliés ! 1- Le groupe de 18-25 ans de Levallois accompagné par un collègue de promo de Ruth (2C) reconverti en prof de français et guide au Mexique. Rencontrés à Teotihucan puis à sur la route de Hierve el Agua. 2- La famille clichée « ouest-parisien » (désolé pour le cliché). Un couple et 3 enfants, tous en bermuda / bateaux. Vu à Oaxaca et dans différents bus. 3- Les Londoniennes. Sans conteste celles que nous auront le plus souvent croisées. Deux joviales étudiantes anglaises rencontrées à Oaxaca et revues à San Cristobal, Palenque… 4- L’instit’ marseillais ayant exercé à Sarcelle village avec qui nous avons passé une journée lors de l’excursion vers Mitla et Hierve el Agua. 5- Le couple de français également rencontré lors de cette journée autour de Oaxaca avec qui nous avons longtemps débattu sur le Mezcal et les visites au Mexique. 6- L’américain (qui n’en était peut être pas un) dormant seul dans les terminaux. Vu dans différents bus. Par magie il était toujours avant nous dans les terminaux, assoupi sur son sac. 7- Les 2 italiens de Vénétie avec qui nous nous sommes disputés un taxi pour finalement nous retrouver dans le bus Palenque – Campeche. Hasard des rencontres ils venaient de la région italienne où je vais régulièrement travailler. 8- La catalane baroudeuse solo à la quarantaine. Vu à Palenque, Campeche et Uxmal. 9- La bande de pote type ESC (nouveau cliché) vu à Oaxaca, Monte Alban, San Cristobal 10- Pedro… le seul dont on connaît le prénom. Normal il a été notre chauffeur de taxi autour de Tulum pendant 3 jours et nous a remis sa carte à chaque voyage…
Vivre aux États-Unis English translation pending
by Lily17 · 2010-08-29 · 8 replies
Bonjour à tous, Je poste ici pour avoir des réponses à mes (nombreuses) questions. Je suis française et en couple depuis plusieurs mois avec un américain ; nous sommes très amoureux mais la distance se fait sentir car il est difficile de se voir souvent compte tenu du prix du billet d'avion et du peu de vacances que nous avons. Il envisage de déménager en Europe pour moi mais évidemment, ce n'est pas facile pour lui pour trouver un emploi sachant qu'il ne parle pas un mot de français ou d'une autre langue que l'anglais. Je parle maintenant très bien anglais (très bonne raison pour se motiver à l'apprentissage d'une autre langue!) donc il serait judicieux que ce soit moi qui déménage là-bas. Le problème du VISA se pose cependant ; évidemment la solution la plus simple (enfin...) ce serait de se marier. Le fait est que je me trouve un peu jeune pour convoler même si lui n'est pas dérangé par cette idée. Le problème étant, je n'ai pas fini mes études en France et je ne les finirai pas avant au moins 6 ans si je reste ici. Donc si je pars, ce serait pour abandonner mes études ici et probablement ne pas en poursuivre là-bas vu le prix des universités. Donc première question ; est-il possible d'obtenir un VISA si on n'étudie pas aux States? Si non, est-il possible de trouver un job là-bas et qu'un VISA en découle? Sommes-nous obligés de nous marier pour que je puisse habiter avec lui? Je ne pense pas pouvoir trouver un job dans une entreprise américaine depuis la France car je n'ai pas de qualifications particulières. Deuxième question : est-il possible d'étudier là-bas à des prix raisonnables? Peut-on devenir par exemple professeur de français ou interprète ou traducteur (en français!)? Troisième question : je ne suis pas (encore 😇) bilingue en anglais ; cela peut-il poser problème? Même question pour mon accent français (même si d'après mon boyfriend, celui-ci n'a rien d'effroyable, il me dit qu'il l'entend surtout quand je parle très vite). Je suis un peu effrayée à l'idée de partir et d'être "isolée" pour cette raison. Quatrième question : globalement, mon projet est-il envisageable? Merci beaucoup pour vos réponses.
John Muir et les parcs nationaux English translation pending
by Logaro · 2010-08-20 · 0 replies
John Muir et les parcs nationauxCet article est surtout un hommage à l'un des pionniers qui a, par sa ténacité et sa vision, compris qu'il fallait sauver certaines régions des Etats-Unis des effets d'une civilisation galopante.Quand vous visitez un parc, si bien organisé, ayez une pensée pour celui qui s'est battu pour garder ce lieu si magique. Quand vous entrez au Yosemite Park, n('oubliez pas que, sans John Muir, le parc n'existerait pas.Voyager de par le monde doit inclure ce genre de pensées envers celles ou ceux qui ont consacré leur vie à la défense de sites sacrés.Caltecor a choisi : l’île en deux est coupée. La plaine et le plateau sont à l’agriculture. La partie sauvage, par la faune occupée, S’étend au Nord : elle est refuge et sépulture   A tous les animaux qui librement s’ébattent, Chassent, tuent le gibier par instinct prédateur. Naturelle est leur mort : le froid, un coup de patte, Non la lâche visée dans un collimateur.   Celui qui s’aventure au risque de sa vie Est responsable seul de son vaillant retour. Sans armes et sans poudre, il n’a de sa survie Pas toujours le destin : qu’il regarde alentour :   Immense est la nature et l’homme par la ruse L’a souvent dominée et l’a même réduite A un charnier puant dont le spectacle accuse L’humanité de son exécrable conduite.   Le danger va de pair avec la vraie beauté. La profonde forêt révèle à tous moments D’admirables profils qu’il soit peine d’ôter, Si grand serait le risque, aux soupirs des amants.                                                           Caltecor 5127, Vision XI 2, André Girod 1978   Quel plus bel hommage pourrait être rendu à un seul homme qui, par sa vision, son action, sa témérité et sa persévérance, transforma l’Amérique dans les années 1870. Un nom à retenir : John Muir, véritable naturaliste et écologiste par sa façon de voir la nature et de vivre en son sein. « Only by going alone in silence, without bagage, can one truly get into the heart of the wilderness. All other travel is mere dust and hôtels and bagage and chatter. » ( C’est seul et  dans le silence, sans bagage, que l’on peut aller dans le cœur de la nature sauvage. Tout autre voyage n’est que poussière et hôtels et bagage et bavardages.)   Radicalement influencé par le poète écossais Robbie Burns dont il lisait souvent les œuvres, puis plus tard par Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson dont il avait une copie dans son sac, John Muir va s’enfoncer, loin de toute civilisation, dans la forêt profonde. Il rappelle, bien qu’il en ait vaguement entendu parler, le parcours du philosophe suisse, Jean Jacques Rousseau. Si je dis suisse, c’est qu’à l’époque de John Muir, Rousseau était considéré comme un philosophe suisse de Genève. L’idée de s’accaparer de son œuvre par les Français, n’a jamais convaincu les anglo-saxons de la véritable identité de Jean Jacques !   John Muir aurait bien pu écrire, tout comme Rousseau dans les «  Rêveries » : « Me voici donc seul sur la terre, n’ayant plus de frère, de prochain, d’ami, de société que moi-même. » Ou : «  Jamais je n’ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi que dans les voyages que j’ai faits seul et à pieds. »   On est loin du raffut des hélicoptères, avions, équipes techniques,   cirque Barnum des écologistes reporters de notre époque : imaginez Hulot et Arthus Bertrand, Pernoud et bien d’autres sauver la nature sans leurs cinq étoiles, voyages première classe, 4X4 tonitruants et armada de véhicules ! Pauvre John Muir, qui sans un sou, a réussi à faire plus pour sauver la nature et défendre les vastes étendues sauvages de l’Amérique que ne feront jamais nos pieds-nickelés verts ! Avec ses seuls carnets, ses crayons, ses jambes et son courage, il s’est dressé contre tous et a gagné. Son influence restera à jamais gravée dans le cœur des Américains !   Ce fut surtout le pionnier dans le domaine de la préservation de la beauté de Yosemite.   Né en Ecosse en 1838, il émigra aux Etats-Unis à l’âge de onze ans (1849). Sa famille s’installa dans une ferme dans le Wisconsin : « Fountain Lake Farm ». Puis il alla à l’université du Wisconsin à Madison et eut son premier cours de botanique : «  Ce petit cours m’a envoûté et m’a fait voler par-delà les forêts et les prairies avec un enthousiasme sauvage. »   Pas à la Yann Arthus-Bertrand, en hélicoptère et en avion mais spirituellement sans pollution !   En 1868, il arrive dans une magnifique vallée qu’il veut explorer : Yosemite Valley. Il est simplement subjugué par la vue et l’émotion le prend au corps : «  Aucun temple construit de la main de l’homme ne peut être comparé à Yosemite. »  écrira-t-il dans son carnet de notes.   Mais les dangers rôdent : exploitation du bois, pâturages pour moutons qui détruisent tout sur leur passage, ignorance du grand public, cynisme et critiques des  scientifiques et des politiques. Alors il prend une plume virulente et s’élève contre ceux qui, pour un appât de gains, détruisent les arbres millénaires à coups de dynamite :   «  Any fool can destroy a tree.   Any fool can destroy trees. They cannot run away ; and if they could, they would still be destroyed – chased and hunted down as long as fun or a dollar could be got out their bark hides, branching horns or magnificent bole backbones. Few that fell trees plant them ; nor would planting avail much toward getting back anything like the noble primeval forests…. God has cared for these trees… but he cannot save them from fools – only Uncle Sam can do that. » ( N’importe quel idiot peut détruire un arbre : Ils ne peuvent pas se sauver et s’ils le pouvaient , ils seraient quand même détruits, chassés et poursuivis tant qu’un dollar peut être obtenu de leur peau en écorce, de leurs branches en forme de cornes, de leur magnifique colonne vertébrale. Peu de ceux qui abattent les arbres en replantent. Cela ne servirait à rien pour retrouver les nobles forêts primales. Dieu a pris soin de ces arbres mais il ne peut pas les sauver de ces idiots –seul l’oncle Sam peut le faire ! »   John Muir n’était pas du tout aveuglé par sa religion : il connaissait les limites de Dieu qui avait tout créé à ses yeux mais ne pouvait rien sauver !   Pourtant son courage et sa persévérance  vont réussir à protéger ce paradis. En 1890, sur le modèle du premier parc national créé au monde: Yellowstone Park, une loi déclare Yosemite Valley, un parc national. C’est le deuxième en Amérique.   Grâce à une vision nouvelle de certains hommes explorateurs, la société va réfléchir à la défense de sites encore vierges et naturels, qui existent intacts sur terre depuis des millions d’années. La Nature dans toute sa splendeur et son aspect sauvage.  L’Amérique était le seul pays à pouvoir le faire, l’Europe étant ravagé depuis des siècles par une civilisation rampante.   Pendant que Napoléon partait à la conquête sanglante de l’Europe en 1806, un homme se retrouvait seul dans un endroit encore inexploré des Etats-Unis : John Colter était le premier blanc d’origine européenne à observer les éléments géothermiques de la région : fumerolles, sources d’eau chaude, émanations de soufre, geysers. A la suite de nombreuses expéditions, le Président des Etats-Unis, Ulysses Grant signe le décret qui déclare Yellowstone, premier parc national, le 1er mars 1872.   Quant à John Muir, bien déterminé à sauver Yosemite des griffes des investisseurs et des forestiers, il se battra toute sa vie pour y parvenir. Avec succès surtout lorsqu’il passa une nuit à la belle étoile avec le président des Etats-Unis, Théodore Roosevelt. Ce dernier comprit l’importance de mettre de côté des pans du pays et les protéger d’une civilisation destructrice galopante.   Les parcs, à leur instauration, étaient encore des lieux sacrés, accessibles uniquement à des aventuriers qui avaient le courage de défier la nature : le froid, les animaux sauvages (ours, bisons, loups), la solitude, le risque d’accidents. John Muir était l’un d’eux. Il partait dans les coins les plus reculés de Yosemite, seul, sans armes, avec juste ses vêtements et un peu de pain dur. Il devait camper dans les forêts, entretenant un feu en se réveillant toutes les demi-heures. La pénétration de cette nature sauvage n’était pas le privilège des riches mais des téméraires, des hommes peu attachés aux choses matérielles.   Le dictionnaire Larousse de 1875, trois ans après l’instauration du premier parc américain, rappelle qu’aimer la nature, c’est faire comme Rousseau : « Rousseau donne le premier exemple aux touristes par ses longs voyages pédestres en Suisse et en Italie (il est banni de France), qu’il accomplissait le sac au dos et le bâton à la main, se nourrissant de pain bis, de laitage et de cerises, en véritable enfant de la nature. »   Mais Rousseau, tout comme Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson, est un doux rêveur, pas un homme d’action, comme le sera John Muir. Ce n’est pas avec de vagues réflexions sur son désarroi devant la société qu’il la changera. Quand Thoreau écrit ; «  I went to the woods because I wished to live deliberately, to front only the essential facts of life. » ( Je suis allé dans les bois parce que je voulais vivre selon mon désir, n’affronter que les actes essentiels de la vie) ou quand Emerson déclare : «  Do not go where the path may lead, go instead where there is no path and leave a trail. » ( Ne va pas où mène le sentier, va plutôt où il n’y a pas de sentier et laisse ta trace. » ce ne sont que des réflexions qui inspireront sans doute les autres mais ne changeront rien au comportement des hommes.   Au contraire, John Muir s’enfoncera dans la forêt, non pas uniquement pour fuir la société mais surtout pour la défendre des prédateurs qui commençaient à la dépecer. Et il y réussira brillamment, ce qui n’était nullement dans les intentions de nos pacifistes «  sauvages ».   Hélas, trois fois hélas ! C’est là que ma modeste personne entre en jeu !   Mais encore une fois parlons chiffres avant.   Le progrès envahit tout et n’a aucun respect pour ce qui peut être exploité. En 1880, une ligne de chemin de fer est construite à proximité de Yellowstone. Le reste du trajet se fait encore à cheval ou en diligence. Le nombre de visiteurs est donc restreint. On en a compté, dans l ‘année 1872, trois cents, un par jour à peine. L’itinéraire correspondait à une véritable expédition. Mais en 1883, la horde commence à apparaître, des touristes qui n’auraient jamais parcouru plus d’un kilomètre à pied. Ils sont plus de cinq mille en 1883. On fait pire pour améliorer le tourisme de masse : en 1908, une deuxième ligne est construite par la «  Union Pacific Railroad » : elle conduit directement à l’entrée du parc. Ce sera la déferlante surtout qu’une route avait été taillée dans les parois de la vallée, la «  Grand Loop Road », en 1905. Avec l’ère de la voiture, c’est un tsunami de métal et de caoutchouc qui submerge le parc. En 1915, plus de mille véhicules, pétaradant et polluant entrent dans le parc.   Rengaine, routine, suite prévisible de cette invasion. Il y a besoin de construire d’autres routes, des hôtels, des magasins, des restaurants, des aires de stationnement, des terrains de camping, des toilettes et les concessions se distribuent comme des pains bénits. Un village sera même construit en 1966 pour accommoder ce qui est devenu un torrent de roues. Maintenant, 3700 employés travaillent dans le parc, 2 238 chambres sont disponibles dans 9 hôtels. Les stations-services sont présentes. Tout ce trafic rapportait 80 millions de dollars au Parc en 2001, laissés par trois millions de visiteurs.   Mais la circulation et l’arrivée du tourisme de masse a fait inscrire le parc sur la liste du «  patrimoine mondial en péril » en 1995. Et personne ne sait ou ne veut enrayer ce raz de marée.   Comme tout le long de ce livre, j’apporte un témoignage direct et vécu.   En 1960, ma femme et moi, après notre session au NDEA à l’université de Kansas en juillet et août 1960, décidâmes de nous rendre à San Francisco avant de partir pour l’Australie. A bord d’une Ford Falcon, nous nous dirigeâmes vers l’ouest en prenant des petites routes de traverse. A cette époque, une grande partie du réseau d’autoroutes  fédérales n’était pas  encore construite. Par la 30 puis la fameuse 66, nous approchâmes des Montagnes Rocheuses, site des plus beaux parcs nationaux : Grand Canyon, Yellowstone, Bryce Canyon, Yosemite, Sequoia park. L’un après l’autre, nous les explorâmes.    Je me rappelle ( voir Flammes du père inconnu, Publibook) que nous étions rentrés dans le Yellowstone, accueillis par une famille d’ours. La mère faisait la manche au bord de la route tandis que ses oursons, accrochés aux branches d’un arbre proche, surveillaient la scène. Quelques mètres plus loin, deux adultes fouillaient dans une poubelle. A la fin du séjour dans le parc, on ne s’est même plus arrêtés pour les photographier tellement ils étaient nombreux. Nous passâmes deux nuits inconfortables à dormir dans la voiture puisqu’il n’y avait pas d’accommodations en ce temps-là. Au milieu de la nuit, un bruit  énorme nous réveilla : deux grizzlis se disputaient le contenu de bagages qu’un touriste inconscient avait retirés du coffre !  Puis ils vinrent rôder autour de notre véhicule et je pouvais distinguer nettement leur museau, leurs yeux et surtout leurs crocs !   Mais 1960 marque un tournant : la prospérité s’accélère, les autoroutes apparaissent, des aéroports sont construits à proximité et de quelques milliers en 1960,  le nombre passera à trois millions de visiteurs en 2001.

Par la suite j’y retournai souvent, visite incontournable pour les enfants. En 1980, 1985, 2000, 2 001 et  trois ans de suite en 2004, le parc s’était métamorphosé en cirque. L’été, il est parfois impossible de stationner dans les parkings prévus à cet effet et les gens s’arrêtent n’importe où. Les embouteillages valaient ceux de l’entrée à Paris un jour de semaine. Les queues sont partout : aux toilettes, dans les cafétérias, pour acheter une carte postale, une boisson. Même la file de voitures à l’entrée payante ( $ 20.00) du parc qui attendent le signal des rangers pour avancer. Ces derniers, par talkie walkie, attendent que des touristes ressortent à l’autre bout pour dégager la voie ! Les parcs étaient devenus les lieux de visite privilégiés des Américains : 80% des entrées.   Evidemment une autre conséquence me saute aux yeux tout de suite : ceux qui vous accueillent portent un chapeau et sont munis de badges. Les ours, pendant tout le parcours, se cachent au fond des bois et il ne reste plus que quelques caribous de service, loin dans une vallée. La faune a totalement disparu.   Je suis heureux d’avoir pu connaître les parcs, non comme Colter ou Muir mais au moins presqu’encore en privé.   John Muir conclut sans illusion pourtant : « Devotees of ravaging commercialism, instead of lifting their eyes to the God of the mountains, lift them to the Almighty Dollar. » ( Ces dévoués de la  commercialisation ravageuse, au lieu de lever les yeux vers le Dieu des montagnes, les lèvent vers le Dollar Tout-Puissant.)  
Voyage au Vietnam en 2004 English translation pending
by Elfia · 2010-08-09 · 6 replies
Le Vietnam s'étire le long de la Mer de Chine méridionale comme une échine de dragon. Au Nord, Hanoï et la baie d'Halong. Au Sud, HoChiMinhVille (Saïgon) et les mangroves du Mékong. Arrivée à Hanoï pour un embarquement immédiat vers Huê. Huê la belle, accrochée à la rivière des Parfums comme un enfant au sein de sa mère. Les Français y sont encore très présents car c’est l’ancienne capitale politique, mystique et culturelle. Tous les deux ans se déroule un festival culturel et artistique : le Festival franco-vietnamien de Huê.



Construite selon la géomancie chinoise, la cité pourpre impériale se trouvait dans la citadelle. Elle était traversée par un axe Nord-Sud symbolique. La partie Est, aînée, supérieure, masculine et civile, regroupait les activités culturelles avec les bibliothèques, les jardins, le théâtre et le mandarinat civil. La partie Ouest, cadette, inférieure, féminine et militaire, abritait les princesses et les concubines ainsi que le mandarinat militaire. Dès le départ, ce fut un lieu magique et mystique, flottant entre la terre et le ciel, comme le lotus qui s'enracine dans la vase et se dresse vers le ciel. Pour le Festival 2004, un typhon s’est abattu sur la mer de Chine : les atterrissages à l’aéroport de Phu Baï ont été bouleversés et une grande partie des cérémonies officielles, annulée.



On accède à la citadelle par le pont Tran-Tien, une construction de l’école Eiffel, qui enjambe la Rivière des Parfums. A l’occasion du Festival, il était éclairé toute la nuit. La foule des festivaliers s’y ruait à vélo. La pluie à verse qui battait la contrée donnait à l’aventure une tournure mystérieuse, fantômatique. Je pensais à la chanson de Gérard Manset : « comme un guerrier » : sous la pluie averse, y a le pont qui traverse. L’Asie est un lieu de ruissellement. Ruissellement des eaux, ruissellement de la circulation où la foule agit comme un ban de poissons, ruissellement des peuples, drainant le danger lorsque arrivent les crues.



Des pôles Internet étaient à disposition des participants du Festival et des journalistes. Des jeunes gens et des jeunes filles faisaient office de guide pour les festivaliers. Ils étaient vêtus de bleu et je les appelais : mes petites libellules bleues. En collaboration avec la Région Nord-Pas-de-Calais, ces jeunes avaient pris en charge le volet Tourisme : le tour de la citadelle en cyclo-pousse et un tour dans la campagne en vélo. Ce tour comprenait une dégustation d’alcool de riz bu à la paille dans une cruche commune. Pour rentrer, je troquai mon vélo contre une place passager sur une moto.

Vu le prix des spectacles et des repas impériaux, le Festival s’adresse surtout aux touristes étrangers et aux riches Vietnamiens mais il y a bien sûr le festival off : de la musique, des expos, des joutes nautiques, un jeu d’échec avec pions humains et surtout le grand défilé. Souvenirs d’un concert : une dame m’a fait asseoir à côté d’elle sur les gradins, me posant son enfant sur les genoux. Discrètement, elle m’a désigné les policiers qui « géraient » l’immense espace entre le groupe de musique et les gradins. Un espace pourtant fait pour danser et que personne n’aurait oser investir. Le défilé met en scène la traditionnelle procession du roi dans les lieux mystiques de la ville. Curiosité : la chaise à porteur est vide. Le roi n’est pas représenté et pour cause : le pouvoir communiste veut éviter toute allusion (illusion ?) à la moindre restauration (le retour du roi).

La citadelle abrite une prestigieuse école des Beaux-Arts. Pendant le Festival, les artistes exposent leurs oeuvres au travers de la ville et la rue le long de la Rivière des Parfums leur est livrée afin qu’ils dessinent sur le sol. Pour participer, il faut faire partir d’une organisation officielle. En fait, au Vietnam, tout doit toujours être formalisé, ressortir du prévu, de l’organisé. Les initiatives individuelles ne sont pas encore vraiment encouragées.



Toujours conformément à la géomancie et à la cosmogonie chinoise, l'entité architecturale de Huê est inscrite dans un espace protégé par de multiples sites et divinités propitiatoires. A deux kilomètres au Sud, le tertre du district méridional (Nam Giao) est le tertre du sacrifice du Ciel. Il est calqué sur le modèle de l'esplanade du temple du Ciel à Pékin, avec ses quatre terrasses symbolisant le monde souterrain, la Terre et le Ciel. A trois kilomètres au Sud-Ouest, la colline Ngu-Binh (Ecran du roi) et ses cinq terrasses concentriques seraient un paravent naturel et cosmologique protégeant le palais contre les forces et les courants néfastes. A deux kilomètres, se trouve la Montagne magique, un tertre qui abrite les dieux protecteurs du sol. Une pagode se dresse, dédiée à la Dame céleste, protectrice de la ville. Il faut y aller par bateau touristique sur la Rivière des Parfums. Etre ferme pour ne pas passer le temps de la promenade en négociations marchandes au lieu de regarder le paysage. De la rivière, on voit l’arrière des maisons, avec les femmes qui font la lessive, au bout de quelques marches plongeant dans l’eau. On peut aussi visiter les tombeaux des rois.



My est la jeune serveuse du Phuong Nam, le restaurant où se rassemblaient les jeunes Français participant au Festival. Ses parents vivent dans un petit village de pêcheur, en bordure de la mer. Elle veut se lancer dans le Tourisme. La ville abrite une bonne école hôtelière et de Tourisme. Sans moyen, My pourra-t-elle réaliser ses rêves ?

Visite de la plage en moto. Assis nonchalamment sur une chaise, un homme a indiqué la plage, comme si c’était évident que je ne pouvais aller que là. Une maison, sur le sable, vestiges de l’épicurisme colonial. Mais est-ce bien à Huê ? Peut-être est-ce sur une plage ailleurs, à Hoï An ou à Da-Nang ?



La mer est belle mais pas claire du tout – inappropriée, donc, pour la plongée sous-marine. Des vendeurs arpentent la plage. Les enfants et les hommes se baignent, les femmes moins. Elles craignent trop de foncer et de froncer leur peau. Des bateaux de pêche sèchent la quille en l’air, abritant les familles des pêcheurs. D’autres sont au large, partis chercher la cargaison de poissons du marché du jour.

Le marché aux poissons s’étend en bordure de la plage, couvert par les toiles en plastique des vendeuses. Avant de vendre le poisson, les vendeuses les tuent et les vident. J’ai vu des poulpes tenter d’impossibles évasions hors des bacs de polystyrène. Pour la conservation, on utilise la glace concassée. Un vendeur de glace occupe d’ailleurs un stand sur le marché et approvisionne les échoppes. Si le poisson a les honneurs de la glace, la viande est vendue telle quelle, parfois posée à même le trottoir, envahie par les mouches. Les volailles (poulets et canards) sont vendues vivantes. J’ai vu des cochons transportés vifs sur des vélos.



Les petites filles vont à l’école mais pendant les vacances, elles donnent un coup de main à la maman. C’est tout un monde féminin qui s’épanouit, où les traditions se transmettent de mère en fille. On y trouve un élégant mélange de sérieux et de rire.



Vivant sur leurs villages flottant, les sampaniers sont les manouches de Huê et du Vietnam en général. Pour le Festival, ils ont été repoussés aux confins de la ville. En guise de mâts sur ces roulottes flottantes : des antennes de télévision. On peut passer d’un sampan à l’autre sans mettre pied à terre. Les sampans servent à la pêche mais aussi à la drague de sable pour les entreprises de construction.

http://lessampaniersduvietnam.over-blog.org



De nombreux petits métiers s’épanouissent à fleur de terre, comme cette échoppe de libraire. Des jeunes y lisent sur ces tabourets multicolores que l’on trouve aussi dans les « restaurants de poussières », échoppes ambulantes où la cuisine se fait sur place et où les plats sont servis sur des tables basses. D’où le nom de restaurants de poussière.



Il y a aussi des épiceries où l’on vend notamment les foulards, les gants et les masques que les femmes portent pour se protéger du soleil, du vent et de la pluie. Pour la pluie, on utilise des grands imperméables qui couvrent à la fois la personne et la moto ou le vélo. Parfois, l’imperméable abrite toute la famille, comme une tente. On en trouve de toutes les couleurs pastels transparentes mais certains ne sont pas solides, pour tout dire : c’est quasi du jetable. Idéal pour les temps de mousson.



Le pays étant situé presque sur l’Equateur, les journées sont courtes. Les Vietnamiens se couchent tôt et se lèvent tôt. Certains vont se baigner dans la mer avant le travail, d’autres travaillent très tôt, comme ces distributeurs de journaux qui viennent chercher les journaux avant de partir faire leur tournée.



Comme il y a peu de frigo, le système de conservation est le même que celui qui prévalait dans nos pays dans les années cinquante : une entreprise fabrique et stocke de la glace. Cette glace est livrée en cyclo-pousse sous forme de pains de glace oblongs. Les clients sont les professionnels de la restauration et les marchands.



Les échafaudages sont en bambou. Sur les chantiers, beaucoup de femmes travaillent. Elles sont spécialement chargées de transporter les seaux de ciment. La citadelle et les tombeaux des rois étant classés au patrimoine de l’Unesco, les travaux battent leur plein.

La construction d'habitations et d'hôtels est aussi en pleine expansion.

Les moyens de transports sont l’avion pour aller d’une grande ville à l’autre mais surtout le train et le bus. Pour aller de Huê à Da-Nang, j’ai pris le bus, qui est moins cher que le train. Le paysage est magnifique et le bus s’arrête au sommet du Col des Nuages. Là se trouvent des vestiges de fortifications françaises et des vendeurs de souvenirs façon nuage de sauterelles.

Somme toute, le roi des moyens de transport est le cyclo-pousse ou le deux-roues : motocyclette ou bicyclette. Idéal pour la ville comme pour la campagne.



Dès les faubourgs des villes commencent la campagne et les buffles au travail avec de jeunes garçons. Bientôt viennent les plantations de thé et de café, les rizières. Dans le Sud, les rizières abritent les tombes familiales. La citadelle de Huê recèle de jolis potagers sillonnés par un réseau d’irrigation au départ d’une citerne. Entre Da-Nang et HoChiMinhVille, Dalat est le véritable potager du Vietnam. Il a été établi par les Français, venus chercher la fraîcheur sur le plateau.



Tout le pays foisonne de petits marchés. Les légumes sont les mêmes qu’ici : des carottes, des choux … mais les fruits offrent un feu d’artifice de couleurs et de goûts : mangue, banane, ananas, noix de coco, orange, pomelo, papaye, pomme cannelle, ramboutan, litchi, salak, tamarin, salk, logan, mangoustan, durian, jaque …

Des artisans proposent des petits jouets.

A HoChiMinhVille se trouve un immense marché couvert. C’est le marché chinois. Je l’ai visité avec un guide : An Ngô Quâ’c, dont une amie belge m’avait donné la référence. Chauffeur de taxi pour une compagnie, il peut disposer du véhicule pour son propre compte. Sur le marché chinois, j’ai été abordée par une petite fille. Elle avait déposé son sac à ses pieds et à ma demande elle en a sorti un éventail. Stupeur : elle n’avait pas de bras, seulement des moignons. Agent orange, me dit le guide. La guerre ou l’agriculture productiviste qui permet trois récoltes de riz par an ??

Au Vietnam, les handicapés font partie de la vie. A Huê, je trébucherai littéralement sur un cul-de-jatte. A Da-Nang, ce sera une jeune fille arriérée mentale qui me tiendra compagnie dans le café tenu par sa maman, cependant que son petit frère faisait la comptabilité. A HoChiMinhVille, je visiterai un atelier artisanal employant des handicapés à la création de tableaux en laques et de feux d’artifices. Il y avait aussi des aveugles.



A HoChiMinVille, ville agressive et sauvage, mon guide m’emmena visiter les églises caodaïes (secte syncrétique qui vénère Saint Victor Hugo et Saint Alexandre Yersin, le bactériologiste franco-suisse qui découvrit le bacille de la peste). On prit une petite embarcation à moteur pour aller dans la mangrove.



On s’enfonça jusqu’à des zones habitées dans lesquelles on accosta.

Je me souviens d’un tour en vélo, dans une nuée de papillons (Cat Tien National Park) et de la petite fabrique de bonbons à la noix de coco. Des ouvriers s’activaient à faire la pâte, à la couler sur des plaques, à la découper en formes de caramels qui étaient ensuite emballés et mis en boîtes.

Le temps d’une étape, je partageai la passion d’un jeune apiculteur pour le miel et les abeilles.

Lorsque j'arrivai à HoChiMinhVille, mon taxi me débarqua d'autorité dans un hôtel cinq étoiles du quartier des affaires. J'y passai ma première nuit, pestant contre mon manque d'autorité, me réconciliant en me baignant sous les étoiles, dans la piscine sur le toit. Le lendemain j'appelai mon guide. An m’installa dans le quartier catholique de la ville, dans une pension de famille destinée aux parents venus adopter un enfant dans les orphelinats. L'hôtel Loan, pension de famille "Au bon goût", se trouve au fond d’une impasse.



Chaque fois que je passais, une mendiante embusquée m’abordait immanquablement. Je l’appelais « ma pirate de la mer de Chine ». Peut-être laissait-elle aux femmes le temps de rentrer les enfants. J’avais l’impression d’être une ogresse.

Un soir, je croquai la cuisinière qui lisait son journal sur les marches d’entrée de la pension de famille. Elle faisait une cuisine à la française : steak-frites-salade ou boeuf bourguignon.

A quelques mètres de la pension de famille se trouvait un restaurant tenu par un ancien soldat de l’armée des Vietcongs, alliée des Américains. Il me montra ses archives autour d’un pho très goûteux. Il y avait aussi l’église, très fréquentée à la messe du dimanche et un parc très tranquille où tournait un manège.



Je croquai un autre manège : celui des hommes et des femmes chargés de l’entretien du parc. A l’endroit où le gazon était abîmé, un homme repiquait des touffes à la façon du repiquage du riz dans les rizières. Ses gestes étaient très rapides, comme ceux des lézards verts fluo qui grimpaient aux troncs des arbres, vif argent aérien et souple. Certains arrosaient ou balayaient.



Ce voyage au Vietnam avait pour cadre une mission pour l’association « La rencontre de l’autre », de Donzy-le-National, en Bourgogne du sud. Cette association est le comité de jumelage qui unit Donzy-le-National et Hoa Haï, le village de la Montagne de marbre, près de Da-Nang. Ces deux villages ont la particularité d’être dévolu à l’artisanat d’art. Le jumelage s’articule autour de projets santé (alimentation en eau d’un hôpital), de projets développement durable (création d’unité de biogaz dans les campagnes) et de projets culturels. Pour ma part, il s’agissait d’investir les milieux artistiques et de proposer à un artiste vietnamien une résidence d’artiste à Tramayes, dans le Haut-Clunisois.

http://www.donzyhoahai.org



Une autre mission se déroulait en même temps : des jeunes de Typo devait couvrir le Festival franco-vietnamien de Huê pour leur journal : Typoextramuros. Typo est un magazine fait par des lycéens de Bourgogne dans le cadre d’une expérience de presse menée dans les lycées par le Clémi de Bourgogne. L’expérience comprend des missions à l’étranger, surtout dans la Francophonie, pour écrire au retour TypoExtraMuros.

http://www.typomag.net

La résidence d'artiste



Sur les indications d’une chargée de mission au centre culturelle de Hanoï, je choisis Hoan Lê Quoc, artiste à Huê, pour venir en résidence d’artiste à Tramayes. Je le choisis sans le voir, uniquement sur les appréciations des gens qui le connaissaient, comme Luong Bui Quang, galeriste à Huê (Art Gallery, Câm Chaû, 03 Pham Ngu Lao). Je rencontrai aussi Buu Y, grand érudit de la ville, descendant de la famille royale. Malgré les difficultés de toutes sortes, la résidence a eu lieu à Tramayes en 2005. Sur la photo : Hoan en visite à la galerie européenne de la forêt et du bois de Dompierre-les-Ormes. Grande conversation avec les mains sur les temples Incas.



Hoan est graphiste, calligraphe et peintre laqueur. On lui avait demandé de baser sa résidence sur le travail de la laque. Il est venu avec des œuvres de d��monstration, pour montrer les différentes étapes et techniques de la laque : avec les coquilles d'oeufs, la feuille d'or ...



Hoan travaille avec une artiste française à l’utilisation de la technique de la laque dans la création contemporaine. On voit nettement l'influence du dessin animé et de la BD. Pendant le Festival franco-vietnamien, la cité pourpre de Huê abritait une expo de photo et une expo de BD. Dans ce tableau en laque, Hoan exprime l'essence même du Vietnam.



Hoan a découvert la région et rencontré plusieurs artistes, comme Amano, peintre intuitif à Briant, (Saône-et-Loire). Sur la photo : Amano et Hoan dans la salle d'expo de Tramayes où avaient lieu les initiations à la technique de la laque et à la calligraphie.

http://www.art-mano.com

De retour à Huê, Hoan a ouvert un café-galerie qu'il tient avec sa famille.

Journaliste de profession, j’ai publié sur ce voyage différents articles dans des journaux régionaux et participé à quelques publications :



Typo ExtraMuros, avec les jeunes du Clémi de Dijon.

Comme j'ai fait d'autres voyages (Sénégal, Pologne, Québec), j'ai participé à la rédaction d'une méthodologie à destination des associations qui développent des échanges à l'international. Cette brochure est éditée par la FNFR (Fédération Nationale des Foyers Ruraux).

J'ai décanté ce voyage initiatique et alchimique dans quelques pages de fiction :



"Buu Y" est une nouvelle qui raconte la rencontre dans un train entre une voyageuse et Buu Y, l'érudit de Huê.



Je l'ai écrite dans le cadre d'un atelier d'écriture qui s'est déroulé dans la Drôme avec l'écrivaine Marie Motay.

et "My", un petit polar qui a pour cadre le festival de Huê et qui reprend tout mon vécu lors de ce voyage.

L'histoire : envoyée pour écrire un guide sur la ville, une femme se retrouve sur le Festival 2004 et assiste à la rivalité de deux artistes, l'un Français, l'autre Vietnamien. Cette rivalité s'exprime dans leur art, leur vision du monde et leur amour pour My, la jeunes serveuse du Phuong Nam.

Ce récit par mail sur demande.

Mon blog : http://voyagevietnam2004.over-blog.com
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin English translation pending
by Simplybrice · 2010-08-05 · 1 reply
Chères électrices, chers électeurs,

Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.

Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.

Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.

J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...

L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.

Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???

En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.

Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.

Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...

On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.

Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.

Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!

On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!

Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.

Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)

Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.

Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?

On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :

- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.

Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.

- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.

Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.

- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.

- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!

On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.

- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!

Dara assène le coup de grâce.

- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!

Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.

A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.

La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!

Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.

Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...

Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!

C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.

La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.

A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!

Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!

Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).

De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.

Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!

Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!

En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.

Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.

Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...

La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!

En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.

Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.

Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...

On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.

Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...

Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...

Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.

En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.

Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!

Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.

Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!

Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.

L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?

A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!

Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!

A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.

Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.

Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.

Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.

Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.

Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.

D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.

- Excuse me, excuse me?

Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.

- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!

Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.

A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
La genèse d'un grand voyage... English translation pending
by Eliphas · 2010-07-25 · 47 replies
Bonjour tout le monde !

Il y a en page d'accueil de ce site de voyage, des sous forums par destination, par type de voyage, par culture, ... mais je n'en ai pas trouvé de plus adapté que celui ci pour parler de la réflexion qui précède chaque grand voyage.

Avant de choisir une destination ou un moyen de transport, il me semble approprié de mener une réflexion sur ce qui nous anime, sur ce que l'on a envie de faire vibrer en nous pendant le voyage.

C'est un "travail" que j'aimerais venir faire ici avec vous.

Je suis un étudiant de 19 ans, et j'aurais l'année prochaine, une période d'un peu plus de quatre mois laissée libre par mon école avec ce simple objectif: réaliser le projet de notre choix, sans aucune limite géographique. Le but implicite étant d'organiser nous même le projet qui nous tient à cœur, en s'autofinançant, et avec la volonté de nous faire grandir. Je vois un peu ce voyage comme un "rite" marquant le passage à l'age adulte, la prise d'autonomie et pourquoi pas, un tournant décisif dans nos vies. C'est du moins ce que j'ai envie d'en faire. C'est pour beaucoup l'occasion de faire ce qu'il nous sera impossible de faire plus tard, lorsque nous bosserons et que le temps libre sera devenu une denrée rare! Je n'ai pas envie de le voir de cette façon : plutôt que d'être l'occasion de faire ce que je ne pourrais plus faire "après" (sous entendu: la vie qu'on mènera ne sera plus adaptée à ce type de folie), j'ai envie d'en faire l'occasion de découvrir le type de vie que je VEUX vivre, et pas celui qui me sera imposé plus tard si je ne fais pas l'effort de rechercher maintenant. Je ne veux pas que ces quatre mois soient une parenthèse dans une vie déjà écrite à l'avance, mais plutôt le début d'une nouvelle phase de ma vie que je n'ai pas envie de pouvoir prévoir.

Je veux faire un grand voyage durant ces quatre mois. Grand étant ici synonyme d'enrichissant... et de décisif.

Le départ est prévu dans moins d'un an, j'en suis au point mort et je vous invite donc à venir échanger ici avec moi pour qu'à travers l'échange, les récits de vos propres expériences et les différents conseils que vous pourrez m'apporter, je puisse trouver ma propre voie, celle qui m'amènera à bâtir un projet qui me ressemble et duquel je sortirai grandi.

Je prends le temps de bien introduire cette démarche car je suis convaincu que pour pouvoir m'aiguiller au mieux, vous aurez besoin d'en savoir le plus possible sur mon vécu, mes passions, et la façon dont j'aborde ce projet.

Voici donc le point où j'en suis :

J'ai relativement peu voyagé durant ma vie. Il y a bien eu quelques vacances familiales à l'étranger, mais aucune au cœur de nouvelles cultures. A vrai dire, les voyages les plus enrichissants que j'ai pu faire sont très récents: ce sont les deux fois ou je suis parti aux pays bas en autostop. Je me suis rendu compte qu'il n'y a alors pas forcément besoin de partir loin pour faire des rencontres intéressantes, et à travers la grosse trentaine de voitures que j'ai empruntée pendant mon périple, j'ai eu la chance de croiser des gens surprenant de gentillesse et parfois, d'originalité. L'autostop est donc un moyen de transport que je veux à tout prix utiliser pendant mon voyage: je ne partirai donc ni en vélo, ni en voiture. Seulement, j'ai cette fois ci l'envie d'aller à l'autre bout du monde. Ça ne rime peut être pas à grand chose, mais je fais une "fixation" la dessus, l'idée du "voyage de l'autre côté de la planète" me fait rêver, bien que j'ai compris qu'on peut être émerveillé sur le palier de sa porte, à condition de savoir regarder les choses avec un regard neuf.

Je veux me sentir loin de chez moi, à telle point qu'il me soit impossible de concevoir la distance me séparant des miens. Je veux être suffisamment loin pour ne plus sentir peser ni le rythme de vie de notre société moderne, ni les besoins futiles qui guident nos vies. Par exemple, lorsque j'étais aux pays bas, je me sentais relativement loin de chez moi, mais j'arrivais malgré tout à visualiser la distance m'en séparant, me rappelant qu'il n'y avait jamais que quelques centaines de kilomètres à vol d'oiseau. Et surtout, je n'ai été que très, très légèrement dépaysé, le mode de vie étant globalement le même qu'ici. Je veux cette fois me sentir si loin qu'il en ressorte le sentiment de vivre une autre vie, dans un monde que je ne connais pas encore. Ces quatre mois, je ne les souhaite pas dans la continuité de ce que je vis depuis 19 ans.

Avant d'aller plus loin - je ne vais pas tout raconter d'une traite 😛 - voici une image illustrant l'idée du voyage idéal que je me suis faite. Vous y retrouverez des éléments qui trouvent leur sources directement dans les rêves d'enfance que j'ai pu avoir, dans mes expériences plus récentes, dans les lectures qui m'ont fait voyager... dans tout ce qui, secrètement, m'a fait rêver. Vous y retrouverez surtout une facette de ma personnalité que je vais pouvoir mettre en exergue durant le voyage: un côté "musicien solitaire" que je compte satisfaire en partant avec un instrument (probablement une mandoline, pour des raisons de place et pour le plaisir de réapprendre un nouvel instrument).



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J'espère sincèrement qu'il y en aura, parmi les personnes ayant eu le courage de lire ce message jusqu'ici, qui trouveront plaisir à construire ce projet avec moi. Sentez vous libre de poser n'importe quelle question.

D'avance, merci. 😉
Aérofreins pour un voyage à vélo dans les Alpes? English translation pending
by Bthieriot · 2010-07-04 · 10 replies
salut toutes et tous, je vais aller me promener dans les Alpes avec un vélo un peu chargé, et l'idée de rester crispé sur mes freins sur 2000m de dénivelé ça m'enchante guère ... Donc je vais certainement me bricoler des aérofreins, façon mini parachute. En général, quand j'ai une idée tordue, ya toujours un autre tordu qui l'a eue avant moi. Mais là, j'ai rien trouvé sur le oueb ... Les questions que je me pose, c'est est-ce que ça peut être efficace en restant d'une taille raisonnable (moins d'1 m2), et quelle proportion il faut entre la longueur des cordes et le diamètre du bidule pour que ça reste bien ouvert sans être trop long, la robe de mariée c'est pas mon style vestimentaire.

Je suis sûr que yen a déjà pas mal qui rigolent, mais je suis sûr aussi que c'est une bonne idée ! Donc, si vous avez des tuyaux sur où chercher l'info, ou si ça a déjà été fait ... merci !
Guide de balades à vélo en baie d'Halong terrestre English translation pending
by Jeansellier · 2010-05-20 · 46 replies
Mai 2010

Parmi les nombreuses merveilles que recélent le Vietnam , un de mes coups de cœur s'adresse tout particuliérement à la Baie d’Halong terrestre située à proximité de Ninh Binh/Tam Coc . J' ai decouvert cet endroit en 2008 et j' y suis retourné derniérement , prenant à chaque fois un grand plaisir à parcourir ses alentours. Cette region s'etalant entre Tam Coc , Trang An, Hoa Lu est tres jolie et il est vraiment dommage que de nombreux visiteurs n'y fassent qu un saut rapide pour la journée ou n y consacrent qu'un ou deux jours.

L' adorable petite receptionniste Than de l' hotel Le Duc Tuan de Tam Coc ayant quitté cet hotel suite à son mariage , je suis allé dormir " Chez LOAN" , alléché par les commentaires enthousiastes, elogieux lus sur Voyageforum , et qui s'avérent totalement justifiés. Loan secondée par son mari Baé est une vietnamienne absolument adorable , en permanence aux petits soins pour ses clients .

Alors voici un petit guide qui permettra aux visiteurs pressés d'entreprendre quelques jolies ballades à bicyclette , sans difficulté majeure car le terrain est plat mais se révèle tape-cul sur certaines sections .

Mon point de depart est l'hotel " Chez Loan", situé à la sortie de Tam Coc sur la route conduisant à la pagode Bich Dong , un bon kilométre apres l'embarcadére principal au centre de la bourgade . Loan met à votre disposition des velos pour entreprendre ces promenades. Elle denichera des petites motocyclettes pour les moins courageux.

Ballade N°1 : ( agréable, facile et necessite peu de temps )

En sortant de chez Loan tourner à droite direction la pagode Bich Dong .( beaucoup de visiteurs ) La route se termine dans un cul de sac ou vous attendent des vendeuses et leurs etals destinés aux touristes . Une centaine de metres avant ce cul de sac et apres que la route se resserre dans un etranglement entre deux rochers , emprunter la petite route betonnée qui part à gauche . Un peu plus loin sur votre gauche , un petit pont enjambe le fossé . Franchissez le , et suivez la petite route etroite longeant un piton à votre droite , quelques chevreaux seront peut etre en train de gambader sur ses pentes . Derriere se cache une jolie petite pagode ou vous devriez rencontrer peu de visiteurs . De temps un temps un groupe de touristes vietnamiens s'y rend en cheminant à pied depuis Bich Dong . Derriere cette pagode il y a apparemment possibilité de monter à une petite grotte . Revenir au pont et tourner à gauche en laissant Bich Dong derriére soi . Vous serez peut-etre héler par des rameuses , à proximité se trouve un petit embarcadére discret . La route serpente à travers un defilé , bordée à sa gauche par un large fossé rempli d'eau . A la sortie du defilé , aller toujours tout droit , à votre droite surgit une sorte de cirque avec rizieres , entouré de pitons et quelques rares habitations dispersées ici et là. En fait cet itineraire va vous faire decrire une boucle à l interieur . Attention : sur la gauche se trouve une piste avec une barriére + espéce de cabane vide .Ne vous y engagez pas . Je pense qu'elle aboutit au penitencier pour femmes dont on devine les murs à travers la vegetation . Ne faites pas comme Jacques " Larsay" qui , pour anecdote , avait atterri en plein dans leur camp de travail en suivant un autre itineraire . D’où quelques explications à fournir aux "autorités" et quelques frissons vus les regards concupiscents de toutes ces dames & demoiselles privées de compagnon . La route se transforme en piste puis devient un chemin cahoteux . Peut-etre serez vous arretés au ... péage "Bonbon " :Des jeunes enfants surgissent parfois pour en reclamer . Un bambin haut comme trois pommes s'était planté résolument devant ma roue et pas impressionné du tout par mon bon metre quatre vingt m'en reclamait un d'un ton ferme , le regard farouche . Voilà un futur chef en herbe ?? Lorsque la boucle entame son retour vers l entrée du cirque , un petit chemin part à gauche mais en fait debouche sur une petite pagode en refection sans grand interet . Le chemin principal s'elargit en une piste vous ramenant au niveau du defilé. Reprendre à gauche pour regagner le cul de sac de Bich Dong . La ballade est facilement faisable en deux heures , visite des pagodes incluse .

Ballade N°2 : ( c'est la plus belle mais plus eloignée)

De chez Loan , tourner à gauche pour retourner au centre de Tam Coc et à partir de la place des embarcadères prendre la longue ligne droite qui améne à la route principale pour Ninh Binh . Un gros village se trouve à gauche , guetter le panneau de sens interdit planté dans le terre plein central et rejoindre la "route " qui court parallélement à cette ligne droite , vous y serez plus tranquilles . Attention en traversant , les arbustes du terre plein central masquent les vehicules qui peuvent arriver lancés à toute allure . Continuer tout droit jusqu'à atteindre la rue betonnée , partant à gauche qui traverse le bourg . Prendre cette rue et maintenant , fastoche , c'est toujours tout droit pendant des kms ! A la sortie du bourg apparaissent des riziéres et un petit cimetiere . A gauche les pitons de Tam Coc , à droite Ninh Binh se devine dans le lointain et en face de vous se dresse la barriére de pitons derriére laquelle se blottit Hoa Lu . Pour l'instant le coin est quelconque , les " merveilles" vous attendent plus loin . La piste aborde une butte en fait un ponceau. . Coté gauche , passé ce ponceau vous allez apercevoir une piste menant aux pitons et au flanc de ceux-ci , ainsi qu' un escalier de 450 marches . Il monte à l'observatoire de Hang Mua coiffé d'un pagodon sous lequel est edifié une statue de la Vierge .. Si vous souhaitez y monter , passer sous la barriére , la cabane adjacente etant souvent inoccupée , aller à la maison toute proche habitée par un gentil couple de gardiens agés. Entrée = 20 000 dongs par personne . Confiez leur votre vélo pendant la durée de la grimpette . Si le temps est vraiment brumeux , s'epargner la montée , vous ne verrez pas grand-chose comme cela a été mon cas . La riviére en contrebas était visible mais coté Ninh Binh que du brouillard . Retour à la route ( piste) principale . Traverser les deux villages consecutifs , le second est moins important . La piste se termine au niveau d'une grande route toute large decrivant un arc de cercle . Arrivé à cet endroit 3 options s'offrent à vous .

A/ Traverser la route et prendre la piste juste en face . Elle vous méne à la jolie petite pagode de Ban Long. De là rejoindre l'option B , la route passant tout pres.

B/ Prendre la route principale en courbe vers la gauche . Pas mal de motocyclettes , bus , minibus de touristes l'empruntent suivant l heure et le jour mais comme elle est large pas grand-chose à craindre . Au bout d'un kilométre vous allez apercevoir un grand batiment avec toit typique coté gauche et un grand parking coté droit . Vous etes arrivés à Trang An , embarcadére aussi fréquenté sinon plus que celui de Tam Coc . Les touristes sont majoritairement vietnamiens .Toutes les rameuses sont vetues d'une veste bleu ciel . Continuer la route tout droit . vous apercevez le va et vient des barques coté gauche . La route disparait dans un tunnel que je n ai pas emprunté . Sans lumiére , je ne souhaitais pas risquer ma peau connaissant les fous du volant qui opérent dans le pays . Et selon les informations obtenues ulterieurement , il aurait été vraiment imprudent de s'y engager . Avant le tunnel , coté gauche une piste vous améne au bord de la riviére aux rameuses. On apercoit un debarcadére un peu plus loin menant à ce qui semble etre une grotte . L'endroit va vraisemblablement changer vu la presence d'engins de chantier . Retour à la grande route toujours avant l' entrée du tunnel , mais coté opposé : Deux panneaux sont plantés au niveau de la route avec les indications suivantes en rouge :" Ba Cua " et" Ban Quan , Bac San Dé Nui" A droite en contrebas part une piste : Ici commence l'acces au bonheur !!! Les alentours de de Trang An ! Vous allez vous retrouver dans un decor magnifique encore plus beau que lors de la ballade N°1 . Suivre la piste qui serpente au milieu des pitons . Elle se termine par un petit pont et 30m plus loin vous tombez sur une intersection en T . ( vous arrivez de la la branche verticale du T ) Deux panneaux portent les indications suivantes entre autres : "Nha Hang Ba Cua" en vert/rouge & "Thach Ban Quan De Nui" en rouge/bleu - Prendre à gauche , c'est la direction d' Hoa Lu , et au final vous aboutissez sur une grande route egalement en courbe . A cet endroit vous trouverez des gargottes avec boissons et repas. Je soupçonne que cette "nouvelle "grande route en partant à gauche ménerait à l'autre extrémité du tunnel . Point à confirmer car je peux me tromper . Si Abalone ou Larsay me lisent ils auront peut-etre la réponse. Si vous partez à droite depuis les gargottes , la route s'elargit et vous tomber sur des intersections avec des routes recemment construites amenant du trafic à destination de Bai Dinh . Je ne suis pas allé plus loin connaissant déjà le site de Hoa Lu et à vrai dire j etais incommodé par les bus/camions soulevant des nuages de poussiére . - Retour au petit pont du "T" . Et si je m etais dirigé à droite ? eh bien, je vais vous en parler dans l'option suivante " C"

C/ Prendre la route principale en courbe cette fois vers la droite.Elle passe entre les deux pitons . Un peu plus loin cette route passe sur un pont tout neuf . Passé ce pont , prendre la petite route etroite immediatement à gauche . Avertissement : certaines sections sont en piteux etat , le bitume ayant fortement souffert . J'ai mis le pied à terre pour menager mes pneus mais rassurez vous cela ne necessite pas de parcourir à pied des centaines de metres . Continuer tout droit , à un moment vous passerez devant un joli batiment /restaurant en bois sur votre gauche avant d' aboutir au fameux "T" dont je parlais precedemment . ( vous arrivez de la branche horizontale droite du T ) - Continuer tout droit = direction Hoa Lu (= branche horizontale gauche ) - Prendre l’embranchement à gauche et le petit pont à 30 m ( branche verticale ) , vous atterrirez sur la grande route disparaissant dans le tunnel à votre droite . A gauche vous vous dirigez vers l'embarcadére de Trang An et un km plus loin avant que la route s'engage entre deux pitons et le nouveau pont , la pagode Ban Long puis à droite la piste retournant vers Tam Coc . Toutes les branches de ce "T" constituent un endroit merveilleux .

Ballade N°3 (eventuellement )

En sortant de chez Loan tourner à droite direction la pagode Bich Dong . Environ 400 m plus loin , prendre à droite une piste cahoteuse , en fait une levée de terre dominant les rizieres . Elle decrit une boucle vous ramenant à la route principale et longeant une petite voie d'eau rectiligne sur la fin . Autrefois quelques rameuses etaient presentes à cet endroit , on voit encore leurs barques en contrebas de la route . Au fond de la boucle , vous pouvez prendre un chemin etroit qui s'enfonce encore plus loin mais vous serez obligé de revenir en arriére et meme si le coin n’est pas désagréable , ce n'est pas le plus joli et parfois il faut soulever le vélo pour franchir un obstacle . Vous pouvez aussi suivre la berge opposée mais pareil on n'aboutit pas tres loin tout en mecontentant les toutous ( les chiens) des habitants . En debouchant à nouveau sur la route , pas tres loin part un petit chemin anonyme au milieu des riziéres , pas facile à trouver , qui vous raménera au village situé en face de chez à Loan . J aime bien déambuler au milieu des ruelles de ce petit village typique . Attendez vous à ce qu'on vous reclame des bonbons , ce qui n’était pas le cas deux ans auparavant . Pour terminer , retourner au centre de Tam Coc et au niveau le l'embarcadére reperer le batiment portant l'indication "WC " , coté opposé à l' hotel Le Duc Tuan . Prendre la ruelle anonyme juste à sa droite et vous vous retrouvez sur la piste menant au temple de Tai Vi . Franchi le pont sous lequel passe les rameuses , c'est toujours tout droit , passer sous un arbre dont le feuillage surplombe la piste . En arrivant sur le modeste parking devant Tai Vi , prendre la petite route à droite , elle vous aménera à un cul de sac situé juste au bord de la riviére aux rameuses . quelques marches permettent aux barques d'accoster . En face vous apercevrez Hang Mua et son pagodon /observatoire au sommet de la falaise .

Voilà , j' en ai terminé, en esperant que vous serez nombreux à avoir la chance d'apprecier cette splendide region.

Cordialement à tous Jean
Voyage à cheval au Brésil English translation pending
by BocageI · 2010-05-19 · 10 replies
Bonjour, Je veux faire un voyage a cheval a cheval au Bresil, dans la region da Bahia, pas encore de de date fixe. Je compte etre le plus autonome possible, cheval de selle et bat, Bivouac, Pousada, etc... Je suis dans la fase inicial de la preparation de ce project qui me tien tres a couer, J´ai deja passe 3 mois au Bresil et j´ai adore le pays et les gents, Je parle le portugues courament, Mon cheval est un Lusitano qui s´apelle Bocage, avec qui je fais mes randonnes, mais pour le Bresil faudrat trouver des chevaux la-bas, Cet ete je vais faire un voyage de 15 jours dans les pirynnes en autonomie complete, Si tu es interesse pour cet ete ou pour le voyage au Bresil, un coequipier est toujours le bien venu,

Salut,
Tour d'Amérique du Sud à vélo English translation pending
by Angebe · 2010-04-21 · 58 replies
Bonjour à tous,

Mon copain et moi prévoyons de partir pour un voyage au long cours à vélo (couché) et, si possible, sans avion à partir de septembre 2011.

Nous pensons nous rendre en Guyane Française en cargo puis faire le tour de l'Amérique du sud dans le sens anti-horlogique. Celà donnerait plus ou moins le programme suivant:

Septembre: Cargo (15j) + Guyane Française Octobre-Novembre-Décembre: Brésil Janvier: Chili-Argentine Février: Chili-Argentie (Sud) Mars-Avril: Chili-Argentine Mai: Bolivie Juin-juillet: Pérou Août: Equateur Septembre: Colombie

Qu'en pensez-vous? Devons-nous redouter plus le vent dans ce sens que dans l'autre?

Les timings vous semblent-ils réalistes sachant que nous souhaitons prendre le temps de découvrir les régions traversées et d'aller à la rencontre des gens?

Auriez-vous des conseils particuliers?

Je n'ai lu quasi que du négatif sur le Brésil à vélo... n'y a-t-il pas des routes secondaires où nous serions plus en sécurité?

(C'est encore assez vague mais nous n'en sommes qu'au début de la préparation)

Merci d'avance pour vos réponses.

Angélique
Barcelone-Tossa de Mar en une journée aller/retour? English translation pending
by KD75 · 2010-04-15 · 7 replies
Est-ce possible de faire Barcelone-Tossa de mar en une journnée allée-retour en autobus?

Si oui le trajet dure combien de temps?

K.
Treize jours complets à Madagascar: planning? English translation pending
by Nnnnnnnnnnnn · 2010-04-07 · 18 replies
Bonjour,

Je dois prendre mes billets d'avion j'ai beaucoup de mal à organiser mon périple sur place: du 12 juin 2010 midi au 26/06/2010 soit 13 jours complets.1er séjour à Madagascar.Je sais treize jours c'est court.... j'arrive à Tana et je peux repartir de Majunga, Tamatave, tana ou nosybe. nous serons deux donc possibilité de prendre un guide/taxi Quels parcours me conseillez vous?nous aimerions à la fin du séjour faire deux trois jours de plongée.Nous hésitions entre sainte marie et nosybe mais nous avons du mal à estimer le temps nécessaire...et visiter un parc national...tout ceci en profitant de nos vacances sans se presser... les baleines peuvent elles être visibles fin juin? De grande terre à nosybe ou aux saintes y a til facilement des bateaux? merci pour toutes lvos bonnes idées
Les oiseaux à Bangkok! English translation pending
by Julien07 · 2010-04-01 · 11 replies
Bonjour

Il y a 2 ans lors de mon voyage en Thailande j'ai eu le "plaisir" de rencontrer des locaux qui ont des techniques diverses avec les oiseaux.

La 1ère: Les oiseaux dans les petites cages rouge. On doit payer pour leur redonner la liberté ... Sur le moment c'est mignon et non côté Brigitte Bardot nous pousse à faire quelque chose mais non l'oiseau est dressé!

La 2ème: Je me baladais dans un parc près des nombreux temples là sans que je fasse attention un type avec 2 femmes me bloque le passage m'attrapent la main et me verse le contenu d'un sachet en plastique. C'était des graines pour les oiseaux. Je jettent par terre ce qu'ils ont mis dans la main. La le type me dit que je dois payer pour avoir donner à manger aux oiseaux. Je fais mine de pas comprendre un autre type arrive. Ils demandent 500 baht (10 euros) .Encore je ne comprends pas et là une femme me mime avec ses mains 50 baht (1 euro) au lieu des 500 qu'ils demandent. La tout de suite j'ai bien compris. 50? 50? ok! ok! et je pars.

En partant je voient les types crier sur la femme ^^
Je reviens du Cambodge et de Thaïlande English translation pending
by Mahili2a · 2010-03-28 · 37 replies
Bonjour à tous, je reviens d'un moi de Thaialnde et Cambodge, et je voulais vous faire partager mes émotions, sur ses 2 pays qui sont vraiment super... Je connaissait déja la thailande, car j'étais partie avec mon mari en voyage organisé en 2006 ou nous avions fait un circuit organisé visitant une grande partie de la Thailande ( dans le désordre, chang mia, chan ria, lombpuri, ayuttaya, kanchanaburie...et finir par le balnéaire phuket puis kho pipi ) On ne regrette rien car ne connaissant rien du pays on était encadré et tout été organisé afin que l'on puisse profiter pleinement du pays. Cette année on devait se rendre au Cambodge pour rencontrer mes grands parents (pour la 1ere fois!!) Et comme au niveau budget on était juste, on a fait attention, en commencant par le billet d 'avion, on est partie avec Oman aiways en reservant en octobre 2009 pour un depart le 14 fevrier et retour 11 mars 2010, le prix était super 465 E par personne !!! avec une escale à Muscat. Tres bonne compagnie d 'ailleur ( service repas impecable, ecran individuelle avec un choix varié de filmes, jeux...) autorisé à 30 kl en soute et 7 kl en bagage à main . Arrivé à Bangkok, on est allé dans un guest house à Taewez ( guest house taewez), ou l 'on a fait connaissance d'un jeune Thai parlant parfaitement français et grace à lui on a decouvert Bangkok d 'un autre oeil qu' en voyage organisé, et je peux vous dire qu'on s'était vraiment géniale, il nous a amené dans des centre commerciaux immense sur plusieurs étages ( Pantip, Robinson, MBK, Pratuman...) dans des restaurants thai delicieux, on a mangé dans les petite roulottes ( marchands ambulands) mangé des fruits frais, des brochettes de viandes, des gateaux... brefs profusions de bonnes choses et pour pas cher, exemple prix d un repas entre 1 et 2 Euros par personne, resto entre 3 et 5 euros, prix des deplacements tutuk 40 bath pour 12 minutes et Taxi meter juste un peu plus cher, et le taxi boat je crois 13 bath si ma mémoire est bonne. Tout sa pour vous dire que les transports sont carrément abordables ah oui les transports en commun 7 bath !!! Les boites de nuits sont géants à ciel ouvert trop cool, et on peut meme danser la salsa à Bangkok ( rigolo non??? amateur de salsa il faut aller au Dream Hotel ) Classe et super ambiance !! Il nous a invité chez lui on a vu comment il vivait, ils n'ont pas les memes moyens que nous mais sont heureux, l'argent ne fait pas le bonheur mais y contribue, salaire moyens entre 100 et 130 dollars ( smic chez eux), en tout cas il y a une vrai solidarité entre eux, choses qui se fait rares en France. C'est un peuple travailleur ils se leve tres tot et finisse tres tard loin des 35 h!!! Il y a un quartier que j'ai adoré celui de China Town allez y le soir c'est trop bien, on se croirait en Chine !!! Pour les nanas les prix pour la manucure des mains et des pieds 150 bath les 2, et coupe de cheveux pour vous les hommes 100 bath !! Massage D'une heure au huile 6 E... Si vous avez envie d'un Mac do environs 100 bath par personne le menu. Si vous voulez acheter du matériel comme telephone portable ou PSP faite attention car sa marche deja plus arrivé en France🤪...pas de bol... La thailande est un pays super et le fait de le visiter avec quelqu'un de la bas c'est encore plus le top. si vous voulez je vous donne ses coordonées, il s'appelle POP tel 08 57 95 42 08. il est sur Skype à popthai1. Apres avoir passé 6 jours à Bangkok, on est allé au Cambodge en passant par Poipet. Et la commence la decouverte du Cambodge, pays magnifique et acceuillant et terriblement pauvre, on est allé chez ma Grand mere à Battambang, c'est une ville surprenante par la beauté des paysages (champs cultures ) par contre j'ai pas trop aimé la ville, je l'ai trouvé sale, excusez moi si je choque certaines personnes, mais beaucoup de dechets de partout, le marché la nourriture à meme le sol posé sur un tapis, les viandes à l 'air libre, je suis pas chichiteuse, mais quand on a pas l habitude sa fait drole🤪, mais une foi cuit surtout préparé par ma tante c'est un délice. Les fruits sont délicieux, les mangues ananas bananes et j 'en passe gouté à tout je vous encourage, si vous avez soif un bon coco fera l 'affaire coupé le ensuite en 2 et mangé l'intérieur miam miam!! Un point commun entre ses 2 pays prévoyez un spray antimoustiques indispensable. Les magasins contrairement à la Thailande ferme à 17h 18h, peu de Tuktuk, et rare sont les taxis. Si vous loger en dehors de la ville (comme moi) si vous n'avez pas un moyens de transport vous etes coincés héhhé!! On s'est tapé un delire à Battambang d'aller à un studio photo, ou on vous maquille habille en Apsara ou en ce qu'on veut pour 2 dollars la photo faite le c'est rigolo.😏 On est allé à Siem reap pour voir Angkor et c'est magique magnifique envoutant... bref il faut y aller!! INCONTOURNABLE!! j ai eu la chance d 'avoir un guide supeR, d ailleur son nom est connu dans ce forum : Kosal tel 0979 333 727 guide francophone ce que j'ai aimé chez lui c'est sa simplicité des choses il nous amenait dans des endroits cambodgiens, mangé au bord de la riviere sur un simple tapis, mais je vous assure c'est des moments uniques et authentique, j'ai adoré... si vous allez a Siem reap contactez le vous serez pas décu. Ah oui il y a beaucoup de tutuk qui vous proposeront d'aller faire une ballade en bateau pour voir les crocrodiles et les serpents, personnellement j'ai pas aimé c'était cher et sans intéret particulier, le bateau vous ballade dans le lac Tonle sap au milieu du village flottant et vous debarque dans une plateforme ou vous pouvez faire qlq emplettes et boire un verre, mais vous serez decu car les crocrodiles sont là ... mais sa casse pas 4 pattes à un canard et les serpent j'en ai vu 2... et le prix 15 dollards par personnes pour moi une vrai arnaque. On était a Tan kan village ou Tan kan hotel bonne hotel à 15 dollards la nuits presque au centre ville et bien équipé clim, Tv, frigo, internet en wifi...et propre. Les boites de nuits à Siem reap sont grandioses on est sorti dans plusieurs boites et j 'ai adoré le cadre la musique l'ambiance.On est resté 3 jours ou on a fait Angkor, phnom Kullen temple perché dans la montagne tres belle vue de la haut. On a fait également les cascades ou l on s'est baigné, vous savez ses cascades paradisiaque qu'on voit qu'à la télé et bien j'y était et je me suis baignée, un moment inoubliable, on a l impression de rever, je me souviens plus du nom de la cascade mais demandé à Kosal de vous y amener et dite lui que vous voulez manger comme les cambodgiens au bord de la riviere, vous verrez c'est chouette!! Apres on est allés à Phnom penh, prix du bus siem reap Phnom penh 4,5 dollards par personne avec le bus Capitole, d'ailleur Battambang Siem reap le meme prix. Et là à ma grande surprise c'est la jungle !! des notre sortie du bus on s'est fait abordé dans tous les sens par les tutuks, leur dire non gentiment mais fermemant. Le soir faire gaffe si vous voulez sortir, j'ai vraiment ressenti un sentiment d 'insicurité qui m a mise mal à l aise, apres ne pas etre parano non plus mais faire attention. Il y a beaucoup de mendiants, beaucoup de gens dans la misere, qui vienne vous sollicité quand vous etes à table, sa fait mal au coeur... du coté du Quai de Sisowat c'est plus propre et plus touristique et plus cher aussi, je pense qu'il y a certainement pleins de choses à voire dans la capitale mais j'ai pas vraiment adheré, le palais royale est super il faut aller le visiter. Et les discothèques dementiels evidemment c'est la capitale bonnes musiques. Ensuite on est allé à Sihanoukville ou l'on est resté 4 jours, et 4 jours de farniente, un regale on logé à Hibiscus guest house à Sirendipity pour pas cher guest house à 12 dollars la nuits par contre les chambres avec clim était deja complet donc on a eu les chambres avec ventilateurs, bien mais la clim aurait été la bien venue. La plage Ocheutel est la plus populaire, c'elle de Sokka est tres belle aussi. Allez boire un verre ou vous prélassez à Airport le cadre est tres agréable vous pouvez vous baignez dans une eau limpide, et siroter de nombreux cocktails ( les prix sont plus cher que la moyenne, compter 2 dollards le verre) le décor est plutot surprenant, comme sont nom l'indique c'est l'aéroport, alors au milieu de la piste il y a un avion en plein milieu un camion dans le mur et une BM ds un autre mur c'est marrant sa vaut le coup d oeil. Pour vous donnez une idée pour 10 jours en faisant Siem reap, phnom penh, Sihanoukville, en comptant les hebergement entre 12 et 15 dollards, le transport bus capitol plus tuk tuk mini vanne pour les excursion, guide pendant 3 jours, repas à la maniere cambodgienne donc pas cher, spectacle de danse à kullen, visite palais royale, cascade, temple à phnom kullen, resto luxe une foi, plus aperitif à 11 h et 17h, gouter, petit dej... vous saurez que les cambodgiens mange à tout heure donc pour tout sa, par personne sa a couté environs 260 E pour 10 jours. Voila je vous ai tout raconté, enfin presque... ya tellement à dire... bref l année prochaine j'y retourne car sa m'a trop plu. Si vous voulez les adresses mails de Pop (guide thailande) ou de Kosal (guide cambodgiens à siem reap) je vous le donnerai avec plaisir. Si vous avez des questions n hesitez pas j essayerai de vous aidez Vive la thailande et le Cambodge !!!!!!!!!!
Randonnée en solitaire au Canada English translation pending
by D4w33d · 2010-03-21 · 14 replies
Bonjour à tous,

J'ai 22 ans, et j'ai l'intention de partir cet été randonner au Canada, probablement dans les Territoires du Nord-Ouest et/ou dans le Yukon. Petite spécificité par rapport aux autres projets que j'ai pu lire sur ce forum : je souhaite partir seul.

Je sens déjà venir les réactions : "Allez ! Un autre pseudo-aventurier qui va se la jouer à la Into The Wild" ! Je vous arrête tout de suite : ce n'est pas l'idée. J'ai bien l'intention de revenir entier, et de retrouver la société humaine (et la France) après ce voyage 🙂. Je prend donc plus ça comme une étape nécessaire que comme une fuite de la société.

Pour l'instant, le projet reste "relativement" modeste : partir 3 semaines totalement seul, avec en amont, une participation à une randonnée de groupe avec guide, pour me mettre dans le bain, et en fin de projet, une autre randonnée, probablement en retrouvant un ou plusieurs amis, pour revenir tranquillement à la réalité humaine.

D'un point de vue matériel, tout n'est pas encore bien clair. J'envisage très sérieusement de prendre un Iridium (la comparaison avec Christopher McCandless n'est donc vraiment pas fondée 😉), en cas de souci (une patte de cassée, etc.), et pour rassurer de temps en temps mes proches par SMS. J'investirai probablement également dans un récepteur GPS, qui, associé aux indispensables cartes augmentera probablement encore un peu ma sécurité. Je me penche également sur la question d'une carabine, afin de me protéger des Ours.

Mes questions sont donc bien évidemment multiples : avez-vous des conseils particuliers à me donner, des astuces, des lieux à risque à éviter, d'autres à privilégier (en considérant toujours le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest comme destination). Quelle est la saison idéale ? Je pensais à l'été, voire à l'automne, afin d'éviter la fonte des glaces, et les torrents violents, mais peut-être ais-je tort, et peut être n'est-ce pas la plus belle saison.

Connaissez-vous également des organismes de randonnée du coin dont vous êtes satisfaits, et avec lesquels je pourrait effectuer la première partie du projet.

Avez-vous des informations précises concernant le port d'armes à feu (temporaire puisque sur quelques semaines) pour les non-résidents au Canada. À ce sujet, je précise que je n'ai actuellement aucun permis, et que je n'ai jamais tiré (au fusil de chasse ou à la carabine) de ma vie. L'idée serait donc plutôt d'acheter, si nécessaire, l'arme sur place. Peut-être me conseillerez-vous également de faire quelques séances de tir en sale avant de partir, ou bien est-ce inutile ?

Pour information, j'estime le coût total du projet entre 10 000 et 15 000 €. Cela inclus donc matériel, nourriture, hébergement, etc.

Merci d'avance pour vos réponses, Bien à vous, David.
Situation actuelle au Machu Picchu suite aux intempéries du mois de janvier? (19 mars 2010) English translation pending
by Nelsonnette · 2010-03-19 · 10 replies
Bonjour,

je pars au Pérou au mois de mai, et j aimerais avoir des renseignements sur la situation actuelle au macchu picchu et si le site sera accessible?

merci et au plaisir de vous lire

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