Il y a en page d'accueil de ce site de voyage, des sous forums par destination, par type de voyage, par culture, ... mais je n'en ai pas trouvé de plus adapté que celui ci pour parler de la réflexion qui précède chaque grand voyage.
Avant de choisir une destination ou un moyen de transport, il me semble approprié de mener une réflexion sur ce qui nous anime, sur ce que l'on a envie de faire vibrer en nous pendant le voyage.
C'est un "travail" que j'aimerais venir faire ici avec vous.
Je suis un étudiant de 19 ans, et j'aurais l'année prochaine, une période d'un peu plus de quatre mois laissée libre par mon école avec ce simple objectif: réaliser le projet de notre choix, sans aucune limite géographique.
Le but implicite étant d'organiser nous même le projet qui nous tient à cœur, en s'autofinançant, et avec la volonté de nous faire grandir. Je vois un peu ce voyage comme un "rite" marquant le passage à l'age adulte, la prise d'autonomie et pourquoi pas, un tournant décisif dans nos vies. C'est du moins ce que j'ai envie d'en faire.
C'est pour beaucoup l'occasion de faire ce qu'il nous sera impossible de faire plus tard, lorsque nous bosserons et que le temps libre sera devenu une denrée rare!
Je n'ai pas envie de le voir de cette façon : plutôt que d'être l'occasion de faire ce que je ne pourrais plus faire "après" (sous entendu: la vie qu'on mènera ne sera plus adaptée à ce type de folie), j'ai envie d'en faire l'occasion de découvrir le type de vie que je VEUX vivre, et pas celui qui me sera imposé plus tard si je ne fais pas l'effort de rechercher maintenant.
Je ne veux pas que ces quatre mois soient une parenthèse dans une vie déjà écrite à l'avance, mais plutôt le début d'une nouvelle phase de ma vie que je n'ai pas envie de pouvoir prévoir.
Je veux faire un grand voyage durant ces quatre mois.
Grand étant ici synonyme d'enrichissant... et de décisif.
Le départ est prévu dans moins d'un an, j'en suis au point mort et je vous invite donc à venir échanger ici avec moi pour qu'à travers l'échange, les récits de vos propres expériences et les différents conseils que vous pourrez m'apporter, je puisse trouver ma propre voie, celle qui m'amènera à bâtir un projet qui me ressemble et duquel je sortirai grandi.
Je prends le temps de bien introduire cette démarche car je suis convaincu que pour pouvoir m'aiguiller au mieux, vous aurez besoin d'en savoir le plus possible sur mon vécu, mes passions, et la façon dont j'aborde ce projet.
Voici donc le point où j'en suis :
J'ai relativement peu voyagé durant ma vie. Il y a bien eu quelques vacances familiales à l'étranger, mais aucune au cœur de nouvelles cultures. A vrai dire, les voyages les plus enrichissants que j'ai pu faire sont très récents: ce sont les deux fois ou je suis parti aux pays bas en autostop.
Je me suis rendu compte qu'il n'y a alors pas forcément besoin de partir loin pour faire des rencontres intéressantes, et à travers la grosse trentaine de voitures que j'ai empruntée pendant mon périple, j'ai eu la chance de croiser des gens surprenant de gentillesse et parfois, d'originalité.
L'autostop est donc un moyen de transport que je veux à tout prix utiliser pendant mon voyage: je ne partirai donc ni en vélo, ni en voiture.
Seulement, j'ai cette fois ci l'envie d'aller à l'autre bout du monde.
Ça ne rime peut être pas à grand chose, mais je fais une "fixation" la dessus, l'idée du "voyage de l'autre côté de la planète" me fait rêver, bien que j'ai compris qu'on peut être émerveillé sur le palier de sa porte, à condition de savoir regarder les choses avec un regard neuf.
Je veux me sentir loin de chez moi, à telle point qu'il me soit impossible de concevoir la distance me séparant des miens.
Je veux être suffisamment loin pour ne plus sentir peser ni le rythme de vie de notre société moderne, ni les besoins futiles qui guident nos vies.
Par exemple, lorsque j'étais aux pays bas, je me sentais relativement loin de chez moi, mais j'arrivais malgré tout à visualiser la distance m'en séparant, me rappelant qu'il n'y avait jamais que quelques centaines de kilomètres à vol d'oiseau. Et surtout, je n'ai été que très, très légèrement dépaysé, le mode de vie étant globalement le même qu'ici.
Je veux cette fois me sentir si loin qu'il en ressorte le sentiment de vivre une autre vie, dans un monde que je ne connais pas encore. Ces quatre mois, je ne les souhaite pas dans la continuité de ce que je vis depuis 19 ans.
Avant d'aller plus loin - je ne vais pas tout raconter d'une traite 😛 - voici une image illustrant l'idée du voyage idéal que je me suis faite.
Vous y retrouverez des éléments qui trouvent leur sources directement dans les rêves d'enfance que j'ai pu avoir, dans mes expériences plus récentes, dans les lectures qui m'ont fait voyager... dans tout ce qui, secrètement, m'a fait rêver.
Vous y retrouverez surtout une facette de ma personnalité que je vais pouvoir mettre en exergue durant le voyage: un côté "musicien solitaire" que je compte satisfaire en partant avec un instrument (probablement une mandoline, pour des raisons de place et pour le plaisir de réapprendre un nouvel instrument).
J'espère sincèrement qu'il y en aura, parmi les personnes ayant eu le courage de lire ce message jusqu'ici, qui trouveront plaisir à construire ce projet avec moi.
Sentez vous libre de poser n'importe quelle question.
Le message est parfaitement lisible chez moi, je ne comprends pas ta remarque: "Crois tu qu'on ait envie de te lire jusqu'au bout en utilant la souris à chaque ligne ??"
Le message est long, certes, mais à moins d'un problème d'affichage sur ton navigateur, je ne vois pas ce qui le rend illisible.
S'il apparait "non-cadré" sur ton navigateur, c'est peut être que l'image est mal dimensionnée, ce qui déforme le cadre et fait que les phrases s'étalent en largeur.
Dans ce cas, si un modo pouvait y faire quelque chose, il aurait toute ma sympathie ! ^^
La moindre des choses après avoir fait le rabat joie Raoulx, c'est de participer un temps soit peu au sujet. Si on a rien a dire, pas la peine d'écrire des messages comme ceux là.
- --
Salut Eliphas,
J'ai bien lu ce que tu as écris. Et c'est fou a quel point je me suis retrouvé dans ton message.
J'ai 21ans, j'habite Lille, j'ai voyagé un peu. Rien comparé a ceux qui font le tour du monde en roller, mais j'ai été 5mois dans les alpes, quelques mois sur la cote atlantique, deux mois au pays bas, et je reviens d'un périple de 3semaine, seul en stop dans notre cher pays.
La plupart de ces trips ce sont fait presque sans argent. Et ils ont tous été utiles a l'homme que je deviens de jour en jour.
Depuis que je suis petit, je rêve de voir le monde. Les states, l'australie, les iles Thai, les Rocheuses, l'alaska, la mongolie, mais avant tout, j'aimerai être au Népal, sur le toit du monde.
A chaque fois que je partais, c'était suivant un ras le bol. Je voulais ce Grand voyage. Ce périple de ma vie.
Et puis, j'ai pris mes affaires, un peu de tune et suis partis en stop de chez moi. Où j'allais? Rejoindre des gens a La rochelle pour commencer. Après les avoir accompagné jusqu'a la frontière espagnole, je me suis vraiment retrouvé seul. Stop, camping sauvage, rivière pour se laver, feuilles pour s'essuyer, ... J'ai fait plus de 1500bornes en stop ne serait ce qu'en france, et je peux affirmer que notre pays est un pays magnifique. Tant il regorge de paysages différents.
J'étais loin de chez moi, mais toujours en france. Ma famille, mes amis, ne savaient pas où j'étais chaque jours, et si un problème se passait, je ne pouvais rentré en deux heures. Tu apprends a improviser, a prendre des décisions, a écouter ton instinct pour te diriger, a contrôler tes émotions, a prendre confiance en toi, a rester humble et respectueux envers les autres, et envers toi-même. Tu apprends a faire attention a toi, a t'accepter et t'assumer si je puis dire...
Aujourd'hui, je me prends au sérieux. Je sais que si je veux repartir, plus loin encore, je peux le faire. Maintenant, j'ai appris que rien ne sert de chercher a courir avant de savoir marcher. Trouve la véritable raison de cette volonté de partir loin, prend du recul et repense y. Pense a toutes les couilles possibles et inimaginables qui pourraient t'arriver, arriverai tu a les surpasser sans aucunes connaissances?
Si tu veux te sentir loin des tiens, explique leur que tu coupe ton portable, que tu leur donnera des news une fois par semaine, et puis tu prends la route...
On the road, you are free...
Si tous les hommes prenaient conscience d'eux-mêmes, alors ils prendraient conscience de l'humanité toute entière.
Merci pour ton message Tesinnie.
Je pense que j'aurais des choses à apprendre de ton parcours, et j'espère que tu auras l'occasion dans cette discussion de développer davantage certains points...!
Je vais faire court, car je suis sur le départ (je retourne sur ... Lille dans la demi-heure, où j'habite également - le monde est petit!) et je n'aurais malheureusement que très peu accès à internet durant les jours à venir.
"Aujourd'hui, je me prends au sérieux. Je sais que si je veux repartir, plus loin encore, je peux le faire. Maintenant, j'ai appris que rien ne sert de chercher a courir avant de savoir marcher. Trouve la véritable raison de cette volonté de partir loin, prend du recul et repense y. Pense a toutes les couilles possibles et inimaginables qui pourraient t'arriver, arriverai tu a les surpasser sans aucunes connaissances?"
Le cheminement que tu as fait pour réaliser tout ça, c'est en quelques sortes ce que j'aimerais faire d'ici mon voyage.
Je sais que rien ne vaut l'entrainement pratique, et que c'est en forgeant qu'on devient forgeron, mais je n'aurais pas le temps d'ici là de m'accorder des tranches de plusieurs semaines pour me découvrir en voyage (études obligent...).
Ces quatre mois de voyage seront un baptême du feu, et je vais devoir m'y préparer sans pouvoir sortir de ma routine. J'aurais bien quelques plages de vacances scolaires que je pourrais consacrer à quelques jours de voyage en stop, mais rien de plus important.
Je vais "m'étudier" pour trouver la raison de cette volonté de partir loin.
J'ai découvert quelques pistes (j'y reviendrai dans un autre message, une autre fois 😉) qui débouchent sur certaines destinations, certains types de voyages, mais je rencontre certaines difficultés: les réponses que j'apporte sont construites sur des préjugés que j'ai du monde et des autres cultures.
Par exemple: je ressens une envie de me plonger au cœur d'un peuple ayant des traditions différentes des nôtres, pour me connecter à quelque chose de plus spirituel, dimension qui n'est représenté que par des moyens que je trouve superficiel dans notre culture (églises, rites religieux, etc.)
Une des réponses que j'apporte à ce besoin, spontanément, serait d'aller m'immerger au cœur d'un petit village au népal, organisé autour d'un monastère et de traditions qui perdurent depuis des centaines d'années. Seulement, cette réponse est basée sur des stéréotypes qui se sont gravés dans mon esprit à travers des films que j'ai vus se déroulant là bas, de documentaires, etc.
Il y a bien une part de vérité, incontestablement certains peuples sont plus connectés que d'autres à quelque chose de "divin", de transcendant, mais pas forcément de la façon que j'imagine.
Je vais devoir développer mes connaissances sur le monde, en me trouvant un espèce d'atlas des peuples/cultures du monde, si un tel livre existe, et y déceler ce qui répondra à me besoins, si tant est que j'arrive à les identifier clairement.
Concernant ta remarque sur la beauté de la France, je ne peux être que d'accord.
J'en ai évidemment vu moins que toi, mais les quelques séjours que j'ai pu faire m'en ont convaincu. Mais une des consignes de ce voyage et qu'il doit se dérouler à l'étranger.
Donc je raye la France de ma liste de destination... de toute façon, puisque j'ai envie de me tester dans une autre langue, et dans un nouveau contexte, la France n'était pas envisageable!
Je m'arrête ici, il faut que je file...
J'espère que j'aurais l'occasion de te relire rapidement !
Il y a plusieurs points sur lesquels j'aimerai te répondre si tu permets.
Je crois que tu te précipites trop. Tu veux trop. C'est en voulant trop, que certaines personnes n'arrivent pas au bout. Ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
Par exemple: je ressens une envie de me plonger au cœur d'un peuple ayant des traditions différentes des nôtres, pour me connecter à quelque chose de plus spirituel, dimension qui n'est représenté que par des moyens que je trouve superficiel dans notre culture (églises, rites religieux, etc.)
Une des réponses que j'apporte à ce besoin, spontanément, serait d'aller m'immerger au cœur d'un petit village au népal, organisé autour d'un monastère et de traditions qui perdurent depuis des centaines d'années. Seulement, cette réponse est basée sur des stéréotypes qui se sont gravés dans mon esprit à travers des films que j'ai vus se déroulant là bas, de documentaires, etc.
Il y a bien une part de vérité, incontestablement certains peuples sont plus connectés que d'autres à quelque chose de "divin", de transcendant, mais pas forcément de la façon que j'imagine.
La quête spirituelle est une quête de toute une vie. Ton envie ne peut se réaliser qu'avec du temps. Des lors que tu as des études et que tu veux les terminer, garde cela dans un coin de ton coeur, tu y reviendra plus tard. Tu ne veux pas? Tu as 19ans, un être humain vit en moyenne 78ans a peu près. Laisse le temps jouer son rôle.
Je pensais que je n'avais pas le temps non plus, je me dis qu'on peut mourir a n'importe quel moment, alors autant le faire de suite bordel! Maintenant, même si les gens ne peuvent comprendre, les trois semaines que j'ai passé seul sur la route sans tunes m'ont appris plus de choses sur moi et la vie que n'importe quel enseignement éducatif ou spirituel. Et bien entendu, je veux en apprendre plus. Et tant que je suis de ce monde, j'irai la où me coeur me dit d'aller. Mais pas tout de suite, la patience est une qualité que j'apprends a apprécier. :)
Le fondement de l'enseignement spirituel est d'apprendre a se connaitre soi-même. Il faut avoir connaissance des bases mathématiques avant de pouvoir faire des équations complexes. Sinon, tu ne comprendras rien et n'avanceras pas plus.
Ne développe pas tes connaissances sur le monde, laisses les venir a toi. Fais toi ta propre vision de ce qui t'entoure. Dans les bouquins, il n'y a rien qui pourra répondre a tes besoins, c'est plus pour les gens qui se prépare a un voyage organisé ou pour les gens qui ont tellement peur de sortir de chez eux pour quitter leur routine qu'il leur faut bien quelque chose pour les faire rêver... Ta vie est un livre, tu l'écris de jour en jour, pourquoi perdre ton temps dans d'autres livres? Le tiens est plus important.
De plus, en ayant connaissance a l'avance de ce que tu vas voir, comment profiter pleinement de la beauté de ce que tu découvres? L'impression de déjà vu n'est pas aussi jouissif.
Mais une des consignes de ce voyage et qu'il doit se dérouler à l'étranger.
Donc je raye la France de ma liste de destination... de toute façon, puisque j'ai envie de me tester dans une autre langue, et dans un nouveau contexte, la France n'était pas envisageable!
Ok. Pourquoi ne traverse tu pas la France afin d'arriver a la frontière Italienne ou Espagnole? Et de continuer ta route, hors de la France. Fait toi d'abord a la France, tu as déjà la langue, ça t'apprendra a marcher sur un territoire plat afin de bien marcher sur un territoire en pente.
Je te laisse prendre connaissance du message, et si tu veux en parler un de ces 4, t'habites dans la même ville, on peut en discuter, ça sera certainement plus vivant.
Bonne journée.
Peace, love, and freedom. ;)
Si tous les hommes prenaient conscience d'eux-mêmes, alors ils prendraient conscience de l'humanité toute entière.
si j'ai un conseil à te donner : évites de te poser trop de questions!!
C'est le meilleur moyen de rester sur le quai quand le train part, si tu me permets cette métaphore ferroviaire😉
Réfléchis pas trop sur comment pourquoi quand ou...etc, fonces sans retenues ni préjugés. Je sais que ce n'est pas si facile, mais c'est tellement plus gratifiant que de se masturber la cervelle sur VF!😛
Par exemple: je ressens une envie de me plonger au cœur d'un peuple ayant des traditions différentes des nôtres, pour me connecter à quelque chose de plus spirituel, dimension qui n'est représenté que par des moyens que je trouve superficiel dans notre culture (églises, rites religieux, etc.)
Si tu veux te connecter à "quelque chose" de plus spirituel, s'asseoir dans sa chambre pour méditer, prier, ...en silence est un moyen concret d'y arriver.
Et contrairement aux apparences, cela est bien plus difficile à faire que de vouloir rencontrer les peuples premiers à l'autre bout du monde pour qu'ils t'initient aux "secrets de la vie".
Et comme tu l'as dit, les stéréotypes n'aident pas. Pour avoir passé pas mal de semaines avec un des peuples premiers d'Afrique, entre ce à quoi je m'attendais (espérais inconsciemment) et la réalité, ce n'était plus un fossé mais un ravin qu'il y avait! 🏴☠️😄
Je te conseilles vivement, si tu ne l'as pas déjà lu, L'alchimiste de Paulo Coelho, qui explique les aspects de cette quête beaucoup mieux que moi! 🙂
" Je te conseilles vivement, si tu ne l'as pas déjà lu, L'alchimiste de Paulo Coelho, qui explique les aspects de cette quête beaucoup mieux que moi! 🙂 "
... mais qu'est-ce que vous avez tous avec ce bouquin, qui n'est rien d'autre qu'un ramassis de phrases creuses toutes faites d'inspiration new age à la sauce Marie-Claire, l'expression d'une certaine philosophie de la vie qui nous ferait passer Rika Zaraï pour un esprit éclairé et Zinedine Zidane pour un maître à penser ! 😎
... un exemple : " On ne s'aperçoit pas toujours que l'on suit chaque jour un nouveau chemin "
... un autre : " En général, la mort fait que l'on devient plus attentif à la vie "
... "Le fumiste" eût été un titre plus heureux ! 😏
* *** La moindre des choses après avoir fait le rabat joie Raoulx, c'est de participer un temps soit peu au sujet. ***
Ma priorité était de lire, sans faire la gym avec la souris.
J'ai donc lu.... une petite dizaine de lignes... ensuite , voulant éviter une entorse du cerveau , j'ai arrèté , et n'ai aucun commentaire à faire, mon niveau de spiritualité ne me le permet pas !.
Plutôt d'accord avec le message précédent sur la qualité spirituelle de "L'alchimiste"... 😕 Ce livre m'est tombé des mains au bout de quelques pages...
As-tu déjà lu Hermann Hesse ?... "Siddartha", pour commencer...
Et, bien que le personnage soit controversé, (mais ce serait un autre débat...), les ouvrages de Carlos Castaneda nourrissent réellement une réflexion...
Le premier, qui se lit comme un roman : "L'herbe du diable et la petite fumée"... et les 6 ou 7 qui suivent... 🙂
... je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans.....
Ahaha je savais que j'allais me faire tirer les oreilles!😄
Oui je suis parfaitement d'accord ce bouquin n'est pas LE bouquin mais pour une introduction au sujet je trouve qu'il se laisse lire!
C'est d'ailleurs sa grande qualité, pas de risque de surchauffe du cerveau😛
Kola, j'ai lu les autres titres dont tu parles, que j'ai apprécié grandement.
Bon je continue de me faire l'avocat du diable...😉
Primo, dans mon message initial, j'essayais (tant bien que mal) d'expliquer que cela ne sert à rien d'aller à l'autre bout du monde pour chercher quelque chose qui se trouve souvent sous le notre nez. Ce qui est le résumé du résumé de ce bouquin. Mais bon si personne ici n'a dépassé la page 3...🙂
Secundo, perso je l'ai lu assez jeune quand je commençais à me poser tout plein de questions, et sur le coup je l'avais trouvé bien.
Du fait de mon (jeune) age, je ne suis certainement pas aussi avancé que vous (toi et les autres) sur le plan "spirituel". Et peut-être que si je le relis dans quelques années, j'en penserais la même chose que vous aujourd'hui!
Mais pour l'instant, je le vois encore avec mes yeux d'enfant. 😛
Et que penses-tu du Petit Prince ou de Jonathan Livingston le Goeland dans ce cas?
Formidable ton état d'esprit!
Tu as raison, tu es dans la période bénie "où le monde est à toi", ce sentiment de liberté absolue sans obligation aucune.
En gardant l'ouverture et la spontaéité, je te conseilles quand même de préparer super bien ton voyage et ton itinéaire, ceci pour gagner du temps à découvrir-
d'organiser nous même le projet qui nous tient à cœur
Juste pour comprendre, c'est l'école qui vous incite à faire un voyage, ou est-ce le projet que toi, tu a choisi ?
N'y a-t'il aucun support, aucun but défini pour ce voyage : histoire, culture, ethnologie ?
Cette école vous enseigne-t-elle des matières inutiles en France ?
A priori, j'aurais tendance à dire de foncer (c'est vrai que le temps est un bien précieux), mais je trouve surprenant qu'une école engage des jeunes à partir 4 mois sans but précis, et en s'autofinançant, avec tous les dangers que cela peut engendrer.
Ou aurais-je mal lu ?
Salut
Par exemple: je ressens une envie de me plonger au cœur d'un peuple ayant des traditions différentes des nôtres, pour me connecter à quelque chose de plus spirituel, dimension qui n'est représenté que par des moyens que je trouve superficiel dans notre culture (églises, rites religieux, etc.)
Une des réponses que j'apporte à ce besoin, spontanément, serait d'aller m'immerger au cœur d'un petit village au népal, organisé autour d'un monastère et de traditions qui perdurent depuis des centaines d'années. Seulement, cette réponse est basée sur des stéréotypes qui se sont gravés dans mon esprit à travers des films que j'ai vus se déroulant là bas, de documentaires, etc.
Il y a bien une part de vérité, incontestablement certains peuples sont plus connectés que d'autres à quelque chose de "divin", de transcendant, mais pas forcément de la façon que j'imagine.
Tu es vraiment la première personne sur ce forum avec laquelle je pourrais me comparer ( si je remonte près de 40 ans en arrière) J'avais effectivement à cette époque les mêmes motivations que toi.. j'aurais pu écrire la même chose que toi à part que tu me parais plus conscient de la "réalité du monde" que je ne l'étais lorsque j'ai décidé de partir sur les routes d'Europe et d'Asie pour aller en Inde et au Népal.. je n'ai pas trop de temps pour répondre maintenant mais reviendrai plus yard sur ton post...
Et comme tu l'as dit, les stéréotypes n'aident pas. Pour avoir passé pas mal de semaines avec un des peuples premiers d'Afrique, entre ce à quoi je m'attendais (espérais inconsciemment) et la réalité, ce n'était plus un fossé mais un ravin qu'il y avait! 🏴☠️😄
Au moins tu en a fait l'expérience tu ne l'a pas lu dans les livres... j'ai fait aussi cette expérience dans beaucoup de tribus différentes et chaque fois comme tu le dis c'était un ravin mais je ne regrète pas d'avoir rencontré ces gens bien au contraire et si ça ne m'a pas "enrichi" ça a quand même contribué a avoir une vision différente sur l"âme humaine"
j'ai lu tout ça Castaneda...(mystificateur?) mais dans ce domaine je dirais que rien ne vaut l'expérience personnelle! et Hermann Hesse aussi; celui qui m'a le plus marqué ( chez Hesse) c'est Demian et un peu moins le loup des steppes..Un beau roman sur la vie et l'optimisme : Alexis Zorba de Kazantzakis...
J'ai bien lu toutes vos interventions, il y a de très nombreux points sur lesquels j'ai envie de réagir mais je ne le ferai pas dans ce message.
Je voulais juste vous dire que je suis actuellement à l'étranger, j'ai un accès restreint à internet mais je n'ignore pas vos réponses pour autant: j'attends juste le moment pour y répondre, je veux avoir du temps devant moi pour être constructif.
N'hésitez pas à continuer à réagir, si vous avez la patience, je réagirai dans une grosse dizaine de jours !
Hum.....ta réponse "un "vrai" voyage ne se prépare pas du tout" me laisse songeuse...Un vrai voyage ? qu'est-ci qui fait la différence pour toi d'un vrai voyage (ou d'un faux ?). La longueur ?.
Pour moi le voyage commence avant de partir, le préparer un minimum est un plaisir dont je ne me passerai pas, car pour moi un voyage comence par être révé, pensé, préparé, même si au fond les circonstances font que tout peut changer....les idées, les rencontres....ect....
Le tourisme ou le vrai voyage n'ont aucune signification propre, c'est ton ouverture aux autres qui fera la différence.
Ne rien préparer, ok dans certains cas, assez limités je pense.
Mais j'ai retenu "une période d'un peu plus de quatre mois laissée libre par mon école avec ce simple objectif: réaliser le projet de notre choix".
Donc, ne rien préparer... pour une école... Je suis dubitatif, tant sur le but que sur la méthode.
J'ai du temps devant moi, j'en profite donc pour réagir à vos réponses!
D'abord, Herikles, au sujet de l'encadrement de ce projet par l'école et de son objectif.
"Juste pour comprendre, c'est l'école qui vous incite à faire un voyage, ou est-ce le projet que toi, tu a choisi ?
N'y a-t'il aucun support, aucun but défini pour ce voyage : histoire, culture, ethnologie ?
L'école nous impose une période de environ 4 mois pendant laquelle nous devons mener un projet que nous définissons.
Sur le papier, les seules contraintes sont que cela doit se dérouler ailleurs qu'en France, que l'on doit s'autofinancer et bien sur, que le projet nous fasse grandir que ce soit en gagnant en autonomie, en courage - pour certains projets, en confiance... bref, en tout ce qu'un projet de ce type peut apporter.
Après, ce sont les contraintes sur le papier, il y en a d'autres plus officieuses. Bien que nous soyons libre dans le choix du projet, il y a un suivi personnalisé pour chaque élève durant toute l'année qui précède le départ: il faut jouer le jeu, et avec l'aide de nos professeurs, de notre expèrience, et de nos désirs, trouver ce qui peut être un bon défi pour nous.
Du coup, non, il n'y a aucun but "voyage, culture, ethnologie, etc" défini à l'avance, bien que nous soyons généralement amenés à développer, selon le projet, l'un ou plusieurs de ces domaines.
Cette école vous enseigne-t-elle des matières inutiles en France ?
Ta question m'échappe! J'ai peut être mal saisi quelque chose, mais si tel n'est pas le cas: bien sur que non!
Je pense que rien de ce que nous apprenons est inutile en France, ou quel que soit l'endroit du globe. Il s'agit d'une école d'ingénieur dont la formation est adaptée aux besoins d'une époque et d'entreprises... donc ça se veut assez "universel".
Le projet se détache de cette formation, il dépasse l'aspect professionnel pour atteindre le côté humain.
C'est un peu l'état d'esprit de notre école - de culture jésuite, soit dit en passant - qui veut former des ingénieurs vraiment ouverts sur le monde, et ce projet peut justement modifier le regard que nous portons sur le monde en nous amenant à en découvrir d'autres aspects par nous mêmes.
Tout ça, c'est la volonté de l'école et je l'approuve totalement, c'est la raison pour laquelle je prends le temps de bien expliquer.
Après, je ne te cache pas qu'il doit toujours y en avoir, sur l'ensemble d'une promo, qui gâche cette opportunité pour aller faire quelque chose de plus ou moins futile (prendre 4 mois de vacances et faire du surf en australie par exemple^^), tant pis pour eux.
A priori, j'aurais tendance à dire de foncer (c'est vrai que le temps est un bien précieux), mais je trouve surprenant qu'une école engage des jeunes à partir 4 mois sans but précis, et en s'autofinançant, avec tous les dangers que cela peut engendrer.
Ou aurais-je mal lu ? "
Tu avais bien lu!
J'espère que tu cernes mieux la dimension donnée à ce projet désormais!
Tu parles de dangers, c'est vrai qu'on est pas à l'abri d'un incident grave. Après tout, sur une promo, on est déjà un certain nombre à s'être retrouvé en danger (ça peut être une agression dans la rue, un accident de voiture, une maladie, ...) alors évidemment, être seul à l'autre bout du monde n'est pas la situation la plus sécuritaire qui soit, et certains élèves se sont déjà retrouvés dans des situations vraiment dangereuses (sur les lieux d'un attentat en Inde à une quinzaine de mètres de l'explosion de la bombe, dépouillé de tous ses biens en Amérique du sud et laissé seul en pleine cambrousse, bref!), et peut être que fatalement un jour quelqu'un aura moins de chance encore...
Mais rester dans son doux cocon à étudier encore et encore, bien que ce soit suffisant pour faire de nous de bons ingénieurs, est-ce que ça l'est pour nous rendre adulte?
Ensuite, en réponse à Jalma, Malaurie et également à Herikles :
"A priori, j'aurais tendance à dire de foncer "
"Je lui conseillerais de ne rien préparer du tout; un vrai voyage ne se prépare pas mais faire du tourisme peut-être! "
Je comprends le plaisir qu'il y a à ne rien préparer, à se retrouver aventurier durant un voyage que l'on mène comme bon nous semble sans rien avoir planifié à l'avance. Et peut être un jour ferais-je ce genre de grand voyage, c'est d'ailleurs l'état d'esprit dans lequel on était parti en stop avec un pote: sans trop savoir ou aller, ou dormir, quoi faire... mais il était alors question d'un trip de quelques jours.
Là, pour quatre mois, il est absolument hors de question de ne rien préparer du tout. J'aurais bien sur le loisir de m'accorder quelques périodes de plusieurs jours ou semaines sur les quatre mois pour faire un trek ou autre sans préparation, mais je ne veux pas que ça soit l'optique du voyage complet. En plus, comme dit Malaurie, préparer le voyage, c'est un peu commencer à voyager: c'est se renseigner avec d'autres voyageurs, se renseigner sur le monde... c'est le même sentiment que lorsqu'on lit un récit de voyage et que l'on voyage un peu par procuration... sauf que là, le vrai voyage est à l'horizon!
Après, il est hors de question également que je m'emmerde à tout prévoir, que je dresse d'interminables listes d'hôtels ou de lieux à visiter: je veux donner un côté aventureux à ce voyage.
Disons que le juste milieu entre les deux serait d'avoir un itinéraire global, une idée de régions à traverser, voir une destination finale à rejoindre en x jours, tout en apprenant en parallèle certaines coutumes locales, pour pouvoir m'intégrer correctement, éventuellement des noms d'associations ou des idées de petits boulots à faire, bref, tout ce qui peut s'avérer utile sans rentrer trop dans le détail.
Il faut aussi que je trouve "une couleur à mon projet", un fil conducteur, ou au moins un thème, et j'ai vraiment envie (comme j'en parlais dans mon premier message), d'articuler ça autour de la musique.
J'aime ça, et je ne pourrais pas y échapper pendant une si longue période. J'aurais besoin d'activités me permettant d'être créatif, donc la musique sera en haut de la liste: je fais actuellement des recherches sur l'instrument que je pourrai emporter avec moi (pas trop grand, pas trop fragile, ...), ça sera en plus l'occasion d'apprendre à jouer d'un nouvel instrument, c'est parfait!
De plus, au point de vue "social", ça peut être l'occasion d'aller vers les gens, de créer un contact original, voir de jouer avec d'autres musiciens (je l'espère!), et quand il n'y aura personne - je m'accorderai des moments de solitude - ça pourra être une façon de vivre ces moments différemment, de leur "rajouter une bande son"!
Il y a d'autres idées qui me trottent dans la tête, comme recueillir des témoignages de personnes vivant très différemment de nous sur certaines questions que l'on se pose tous à certains moments de notre vie (le bonheur) ou sur des moments clés de leur vie (certains types de souvenirs, rencontres amoureuses, ...).
Ça peut paraître gnian gnian ou faire tapette, mais peu m'importe: ça m'intrigue réellement de savoir comment des gens qui n'ont rien construisent leur bonheur alors que nous qui avons tout le trouvons de plus en plus difficilement, et que nos modes de vies font de nous les plus gros consommateurs d'antidépresseurs!
Je suis retombé sur un article tout à l'heure, dont voici un extrait :
Deux traditions musicales distinctes caractérisent les peuples d'Asie centrale. L'une, classique, se rapporte aux peuples sédentaires, urbains et musulmans, comme les Ouzbeks, les Tadjiks (et les Ouïgours situés au Turkestan chinois). Ces derniers mis à part, l'aire géographique de cette tradition musicale "savante" correspond à la Transoxiane, région mythique située entre les deux grands fleuves d'Asie centrale, l'Amou-Daria et le Syr-Daria, dont Samarkand et Boukhara sont de brillantes illustrations.
L'autre tradition, la tradition "nomade", se rapporte aux peuples türk de pasteurs transhumants, islamisés plus tardivement et superficiellement, et dont les cultures sont encore fortement teintées de chamanisme. Ce sont les Kazakhs, les Kirghiz et les Turkmènes. Cette tradition musicale est une tradition de "bardes" épiques et lyriques, "qui sont à la fois, tel le nomade qui emporte tout sur lui et se suffit à lui-même, instrumentistes et chanteurs, conteurs, poètes, improvisateurs ou luthiers, historiens, religieux, conseillers, chamanes, barbiers ou guérisseurs" [1].
Je vais creuser cette piste!
Je vais également me renseigner sur le Japon du nord, je suis aussi retombé sur un article alléchant et j'ai vraiment envie d'en savoir un peu plus.
En plus, je suis actuellement en vacances à Montréal, et je me surprend à adorer cette ville, et plus globalement, le type de sentiment que peut procurer ce genre de grande ville: être une fourmi se promenant entre de magnifiques bâtiments, se sentir minuscule... cela ne doit pas être difficile de ressentir cela au Japon, par contre l'intégration doit y être extrêmement difficile.
Je continue à chercher, et bien que certains me conseillent de ne pas trop trainer dans des livres... je ne connais rien du monde, il faut bien un point de départ! :)
Aussi, pour l'Alchimiste... oui, je l'ai lu il y a un peu plus d'un an! ^^
J'en garde un bon souvenir, et je n'avais pas été aussi dur que vous avec le livre sur le coup... j'avais même bien apprécié!
Après, ce n'est pas de la grande littérature pour intellectuels, mais c'est rafraichissant et quand on est au début du chemin, ça a peut être plus de valeurs que pour vous qui avez davantage vécu! 😉
Un peu comme pour Le Petit Prince, puisqu'on en parle également, bien que ce dernier soit beaucoup, beaucoup plus profond à mes yeux.
N'empêche qu'il est écrit dans un style très "simple", enfantin et que les messages sont pourtant importants. J'imagine qu'un "littéraire intellectuel" pourrait se laisser abuser par l'apparente pauvreté du style et ne pas voir ce qu'il y a au delà. En gros, il pourrait ne lire qu'avec son cerveau et ne pas sentir ce qu'il y a derrière.
Tesinnie, si tu as eu le courage de lire de tout lire jusque ici, tu as du remarquer qu'il y a certains points sur lesquels je n'arrive pas à te rejoindre, notamment sur la préparation du voyage et l'envie d'aller loin.
J'aimerais mieux en parler "en vrai", ça serait en effet plus vivant et puis ça m'intéresserait aussi d'en savoir plus sur tes voyages.
Je laisse passer quelques semaines (fin des vacs+rentrée scolaire) et on pourrait s'arranger pour en discuter sur lille un jour ou t'es dispo.
Salut,
Encore une fois j'ai pas trop de temps à te consacrer.. lorsque j'ai dit qu'il ne fallait rien préparer j'ai bien sûr exagéré pour prendre le contrepied de la grande majorité des gens de ce forum pour qui il est absolument essentiel de PROGRAMMER un parcours avec jour et bientôt horaire précis pour visiter un site et reprendre un bus ( de nuit pour aller plus vite) etc.. etc.. quand je dis qu'il ne faut rien préparer ça signifie qu'il vaut mieux choisir une destination arrivée et une autre de retour ( qui peut être la même) mais essayer de se reserver entre ces 2 points un maximum d'imprévus...Dire je vais pénétrer dans cette région et vais essayer de voir comment les gens vivent ici et faire des petits trajets de village en ville et de ville en villages et prendre son temps ... un jour tu tombes sur un endroit sympa une rencontre inatendue une proposition de découverte que tu n'avais pas du tout imaginée..
J'ai une proposition de destination qui pourrait allier le fait que ton école est dirigée par les Jésuites et ta passion pour la musique... cette destination est : La Gran chiquitania;
je ne t'en dis pas plus je te laisse chercher sur le web chiquitania.com...
Pour la musique les gens de ces villages fabriquent leur propres instruments et chaque année il s'y déroule de grandes fêtes colorées où la musique est reine..
Eliphas,
Si je pensais pouvoir te donner le meilleur conseil possible quant à ce que tu recherches dans ton futur voyage, je te dirais certainement d'entreprendre le pélerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Tu n'es pas du tout obligé de verser dans la chose religieuse pour ceci faire, mais comme dis si bien Tesinnie en d'autres termes, la rencontre avec toi-même est presque assurée au bout du chemin.
S'il aime toutes les convenances, la mode "St Jacques" et la foule des "pèlerins" les chemins "autoroute" bien tracés, les parcours bien planifiés et l'absence de dépaysement c'est tout à fait ce qu'il lui faut!! J'espère qu'il recherche autre chose...
Salut !
Après un mois d'absence ici, me revoila...!
L'idée d'un pèlerinage à St Jacques ne m'emballe absolument pas. Il y a certaines composantes de ce genre de voyage qui me plaisent, mais dans l'ensemble, il n'y a à mon avis aucun moyen de ressentir un véritable éloignement culturel.
De plus, comme le souligne jalma, le côté archi-convenu de ce périple (bien qu'il n'enlève rien en sa qualité) me révulse un petit peu, j'ai envie de faire quelque chose qui n'a pas été fait 1 million de fois auparavant et auquel ne sont pas consacrés des centaines de guides de voyage. Je recherche un peu plus de fraicheur et de nouveauté.
Et surtout, je recherche une forme d'émerveillement à travers le dépaysement.
Par contre, il y a des choses qui me plaisent derrière la notion de pèlerinage.
Le fait que ce soit à la fois un voyage intérieur et une rencontre avec des lieux, gens, etc. En plus, l'image du voyageur solitaire que j'y associe se rapproche de celle que je veux donner à mon voyage. Être nomade, solitaire mais à la rencontre des gens.
Bon sinon, pour retourner à une question plus générale : d'après vous, comment choisit-on une destination ?
J'en suis toujours à peu près au même point: l'Asie m'attire parce qu'il s'y dégage quelque chose d'un peu mystérieux pour moi, et que voyager là bas me ferait certainement l'effet de voyager sur une autre planète tant la culture et la vie ont l'air différents de chez nous.
Mais sur quoi je me base pour dire ça ? Sur rien, du vent et quelques préjugés.
En plus, l'Asie est tellement vaste qu'il faut que je change d'échelle pour me concentrer sur une zone précise, un ou plusieurs pays.
Pour le moment, je me balade sur les forums consacrés à ce continent, mais bon, je tourne un peu en rond...
Puisque tu recherche des idées sinon des suggestions, je te propose quelques réflexions qui me viennent après la lecture des posts de ce forum.
La préparation au voyage
N’en déplaise à certains, tu es prisonnier de quatre choses : les dates de départ et de retour, les lieux d’arrivée à destination et de départ pour rentrer en France, les visas nécessaires aux pays que tu visiteras, enfin les langues que tu parles. Certains vont réagir pour dire que les langues ce n’est pas important ; certes, mais tout dépend du niveau que tu veux donner à la profondeur de communication avec les gens que tu rencontreras ; il est par exemple assez difficile de communiquer en anglais au Japon. Donc forcément, tu auras à construire un canevas minimal pour tenir compte d’un espace temps dans lequel tu pourras ensuite ménager une certaine souplesse d’organisation.
Le choix de la destination
Une méthode simple, quand on est embarrassé, est de procéder par élimination.
Pour le coup, c’est un peu complexe dans ton cas car, si j’ai bien compris, tu es attiré grosso modo par deux pôles majeurs : découvrir des cultures différentes de la nôtre, et approfondir (ou progresser) une dimension spirituelle.
J’ouvre ici une très grosse parenthèse (mais hélas rapide) sur ce sujet. La spiritualité est sans doute la chose la plus répandue au monde : elle a pris des formes très diverses au cours des âges et des lieux, et tu peux la rencontrer aussi bien chez les animistes africains ou polynésiens, que chez les bouddhistes, musulmans, hindouistes, chrétiens, juifs et j’en oublie sans doute. Et toute spiritualité nécessite obligatoirement l’existence de rites, par essence même, rites qui structurent souvent les traditions culturelles des peuples. Je pense qu’encore aujourd’hui, le peuple le plus spirituel qui soit (dans l’acception pure du terme) est probablement le peuple indien de religion hindoue. Je pourrais disserter longuement sur ce sujet, mais je ne perds pas de vue l’objet de ton topic.
Donc, si j’ai bien compris ta logique, pour aller à la rencontre de cultures différentes, tu dois éliminer tout le monde anglo-saxon chrétien et occidentalisé par définition : exunt l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Amérique du Nord, l ‘Afrique du Sud, … même si dans chacun de ces pays, il existe des cultures autochtones « résiduelles ». D’expérience, je peux te dire qu’il n’est pas facile de connaître les aborigènes australiens qui ne se livrent jamais vraiment (idem pour les zoulous d’Afrique du Sud), que les « peaux rouges » de l’ouest américain sont très occidentalisés même si on peut encore rencontrer quelques indiens authentiques et leur medecine-man, etc…
L’Amérique du sud pourrait te séduire, même si ce continent est chrétien : le Pérou en particulier où la religion inca est encore pratiquée de manière confidentielle certes ; et aussi le Mexique, en particulier la région du Chiapas où la religion est un syncrétisme maya-christianisme tout à fait étrange.
Je ne pourrai te parler de l’Afrique que je ne connais pas suffisamment, hormis le Nord et le Sud. D’autres pourraient sans doute te donner des idées et des informations sur ce continent.
L’Asie est certainement le continent où convergent le plus tes centres d’intérêt. Laissons la Chine de côté à cause de sa vacuité spirituelle. Le Japon est très séduisant : au delà d’un modernisme époustouflant, il reste une réelle dimension spirituelle, shintoïste en particulier, et j’ai un souvenir ému de mon séjour dans un monastère zen des Monts Koya. Mais la communication n’est pas toujours aisée avec ce peuple qui ne parle presque pas anglais. Je ne parlerai pas de la Birmanie que je ne connais pas encore, et j’en viens à l’Inde qui me semble assez correspondre à tes préoccupations : spiritualité garantie, dépaysement aussi, communication facile en anglais avec un peuple ouvert, respectueux et riche de traditions dont les aspects sont parfois très difficiles à supporter pour un occidental (misère, maladies, morts dans la rue, …).
Au final, comme tu veux donner aussi une dimension musicale à ton projet, je te propose de réfléchir au projet suivant : tout ou partie de la route de la soie de l’Ouzbékistan à l’Inde, en contournant l’Afghanistan et le Pakistan par le Tadjikistan et la Chine avec arrivée finale à Vanarasi (Bénarès). Tu pourras allier ainsi, découvertes de peuples et de religions différentes (islam, bouddhisme, hindouisme) et intérêt « professionnel » en passant par les deux puissances économiques émergentes majeures aujourd’hui.
Les livres
Je suis assez déçu par les commentaires désobligeants sur L’Alchimiste ; on a le droit d’aimer ou pas, mais il faut rester factuel : pas de jugement de valeur sur le fond, c’est la liberté de chacun.
Je te conseille vivement, si tu ne l’as pas lu, le « Voyage de Théo » de Catherine Clément, qui pourrait nourrir ta réflexion à la fois sur la spiritualité et sur le choix de ta destination.
Enfin, une petite merveille mongole émouvante : le film « Le chameau qui pleure » http://www.allocine.fr/...gen_cfilm=57371.html
Voilà l’ami, bonnes réflexions …
" Le voyage est un retour vers l'essentiel"
(Proverbe tibétain)
"La beauté réside dans l'oeil de celui qui regarde."
(Shoshitsu Sen)
Bon, apparemment, la Gran Chiquitania ne t'a pas vraiment inspiré.. il est vrai que l'on reste dans la culture chrétienne mais la région est magnifique et de ces villages indiens Chiquitos on peut se rendre plus au nord en pleine Amazonie assez facilement ( enfin une quinzaine d'heures de bus) dans une des zones très protégées de Bolivie, frontalière avec le Brésil : le parc national Kempff Mercado un endroit unique au monde...
Mais si tu privilégie l'Asie et que te sens attiré par les pélerinages j'en vois 2 particulièrement intéressant en Inde : le pélerinage de Pahalgam vers la grotte sacrée d'Amarnath et aussi le pélerinage aux sources du Gange en passant par la ville sainte de Haridwar puis Ghuttu Sankari Bairon Chatti etc.. vers Gangotri pour aller aux sources du Gange: Gaumukh.. et dans la région il y a plein d'autres lieux sacrés hindous Kedarnath Yamunotri etc...Le sacré est partout présent!
SIDDARTHA on me l's àconseiller également , il a l'air genail , mais je l'ai trouve qu'en allemand, je n'y comprend rien
si non , "flash et le grand voyage "Charles duchossois( histoire vrai) mon préféré
a lire également , l"a prophesie des andes " james redfield bien sur! et "le guerrier pacifique" dan Milman
Si non pour 4 mois tous dépend de ton budget , moi j ai était l'Inde et le Nepal pour 1900 € en 2 mois, culture différente assuré, si non l'australie (culture aborigéne)et le Canada , pas mal si tu veut travailler avec le WH
Sur les chemins de la bohême, j ai croisé le bout du monde, les ptits matin au café créme, ou je taxai ma 1er blonde. avant de partir le pouce en l'air a l autre bout du bout du monde.... La rue ketanou ;)
Certains vont réagir pour dire que les langues ce n’est pas important ; certes, mais tout dépend du niveau que tu veux donner à la profondeur de communication avec les gens que tu rencontreras ;
Bonjour,
Je suis globalement d'accord avec tes propos ci dessus et même sur l'ensemble de ta réponse d'ailleurs... Certes pour faire une analyse fine et rationnelle sur les rapports humains et donner de la profondeur à la communication avec les gens rencontrés il est préférable et même essentiel de parler leur langue mais est-ce réellement le but?
Je suis personnellement entré en contact avec des tribus primitives aux Philippines et bien que ne connaissant aucun mot de leur langue je crois bien que je n'oublierais jamais les moments très fort passés avec les Ifugaos et les Kalingas de l'Ile Luçon aux Philippines. Il est vrai que d'un point de vue purement rationnel je serais incapable de faire un compte rendu de leur culture et de leurs mythes...mais les moments passés avec eux je ne les oublierai jamais!
BeatusVir, j'ai vraiment apprécié ta réponse qui transpire le vécu, et qui surtout m'a donné l'impression que tu as très bien cerné le "projet" que j'ai, aussi vague soit-il à l'heure qu'il est.
J'ai commencé à me renseigner sur la route de la soie, que je connaissais vaguement de nom (que je ne connaissais donc pas!) et ça semble en effet être un bouillon de culture dans lequel je pourrais bien me plaire.
Je commence aussi a ressentir de l'attrait pour l'Inde qui ne m'avait jusque là jamais vraiment attiré (image assez morbide du pays, cadavre à tous les coins de rues, ambiance fourmilière, etc.) J'associais aussi une "couleur" à ce pays, le jaune, tout comme j'associe l'orange à l'Afrique et le vert au Japon ou à la Nouvelle Zélande. Rien de métaphysique derrière, ce sont juste les couleurs dominantes qui ressortent de images que j'ai pu voir de ces pays, et ce sont les pays verts qui m'attirent le plus.
Enfin, c'est un peu bidon tout ça, rien de très sérieux j'imagine !
Sinon, j'ai pensé à un truc pour mon voyage: plutôt que de faire l'aller en avion, et de passer de Paris à l'autre bout du monde en un "instant", je préfèrerais rentrer progressivement dans l'aventure, surtout que j'en aurais le temps.
Du coup, je suis en train de réfléchir à cette idée: aller jusque Moscou en stop, éventuellement avec quelqu'un au vu des relatifs risques que cela comporte, puis prendre le transsibérien, le transmongolien et arriver à Pékin 3-4 semaines plus tard.
Pour aller ou ? Vers l'Inde (mais c'est très, très loin de Pékin) puis la route de la Soie, vers le Mékong (j'ai vu un reportage sur les villes traversées par ce fleuve, j'ai vraiment apprécié les paysages et l'ensemble de ce que j'y ai vu), vers le Japon (qui reste très séduisant, je suis bien d'accord!) ou vers ailleurs, tout reste possible.
Ce qui me rebute un peu, c'est ce que tu as dit sur la Chine: étant donné le temps que je risque de passer à traverser le pays, j'ai peur d'être déçu par cette vacuité spirituelle dont tu parles. Tu pourrais m'en dire plus ?
Souvent, lorsque j'entends parler de médecines traditionnelles (par opposition à notre médecine occidentale), à la conception d'énergie interne et a fortiori du corps humain comme quelque chose de plus complexe qu'un conglomérat d'organes empilés les uns sur les autres, à la méditation, etc. j'associe ça à la Chine, et à une certaine forme de "spiritualité" (plutôt laïque que religieuse).
A tort ?
A bientôt j'espère, et merci encore pour la qualité de ton message! ;)
ps: le livre dont tu parles a l'air très interessant, j'aime beaucoup ce genre de roman initiatique, mais vu sa taille et les autres livres que j'ai en attente, je ne pense pas le lire tout de suite. Quant au film, si j'en ai l'occasion, je regarderai volontiers!
Bon, apparemment, la Gran Chiquitania ne t'a pas vraiment inspiré.. il est vrai que l'on reste dans la culture chrétienne mais la région est magnifique et de ces villages indiens Chiquitos on peut se rendre plus au nord en pleine Amazonie assez facilement ( enfin une quinzaine d'heures de bus) dans une des zones très protégées de Bolivie, frontalière avec le Brésil : le parc national Kempff Mercado un endroit unique au monde...
Mais si tu privilégie l'Asie et que te sens attiré par les pélerinages j'en vois 2 particulièrement intéressant en Inde : le pélerinage de Pahalgam vers la grotte sacrée d'Amarnath et aussi le pélerinage aux sources du Gange en passant par la ville sainte de Haridwar puis Ghuttu Sankari Bairon Chatti etc.. vers Gangotri pour aller aux sources du Gange: Gaumukh.. et dans la région il y a plein d'autres lieux sacrés hindous Kedarnath Yamunotri etc...Le sacré est partout présent!
Bonsoir jalma !
Je suis désolé, j'étais allé faire des recherches sur le Gran Chiquitania après lecture de ton message, et je n'ai même pas pris le temps de réagir!
J'ai été surpris de découvrir un tel lieu, et je pense qu'au cours de ma vie je saisirai l'occasion d'y aller, mais à l'heure qu'il est, c'est une soif d'ailleurs, de dépaysement que je recherche. Et aussi attrayant soit ce lieu, j'ai peur de ne pas trouvé tout ça !
Concernant l'Inde, j'approfondirai les recherches sur les lieux sacrés dont tu parles si je me décide à aller jusque là ! J'ai encore des doutes sur la destination qui suivra Pékin et je suis - ou j'aimerais l'être en tout cas - un peu d'accord avec ce que tu dis concernant les échanges que l'on peut avoir avec des gens dont on ne maitrise pas parfaitement la langue.
Je me dis qu'il est possible de véhiculer des messages très forts au delà des mots, mais en s'en donnant vraiment la peine et en retombant sur des personnes qui en fassent de même.
De toute façon, il faudra bien que cela soit plus ou moins vrai, car dès que je quitterai les grandes villes, quelques soit l'endroit (excepté en Inde), la langue deviendra vite un obstacle !
Il n'y a qu'à voir le niveau d'anglais en école d'ingénieur pour imaginer ce que ça peut être dans un village reculé de Chine, du Vietnam ou d'ailleurs !
puis la route de la Soie, vers le Mékong (j'ai vu un reportage sur les villes traversées par ce fleuve, j'ai vraiment apprécié les paysages et l'ensemble de ce que j'y ai vu), vers le Japon (qui reste très séduisant, je suis bien d'accord!) ou vers ailleurs, tout reste possible.
Ce qui me rebute un peu, c'est ce que tu as dit sur la Chine: étant donné le temps que je risque de passer à traverser le pays, j'ai peur d'être déçu par cette vacuité spirituelle dont tu parles. Tu pourrais m'en dire plus ?
En ce qui concerne la route de la soie, à ma connaissance elle ne va pas vers le Mékong! mais traverse l'Asie centrale pour aller en Chine de L'Ouest.
Je suis par ailleurs de l'avis de Beatus Vir concernant la Chine: Question spiritualité ce n'est pas vraiment le pays qui fait référence ( pour ma part) Personnellement je n'ai pas vraiment aimé la Chine ( c'est très subjectif et je ne suis allé qu'en Chine du Sud) Les villes sont pour la plupart des univers de béton gris et extrêmement polluées...
L'inde par contre représente pour moi le "pays de la spiritualité" où les contrastes sont particulièrement saisissants... L'idéal serait de ne pas s'y rendre directement depuis l'Europe mais après être passé par d'autres pays d'Asie pour se préparer au choc culturel...
Plusieurs sujets dans ton post.
Itinéraire
Sans aucunement vouloir t’influencer, je te recommande de bien te documenter sur le transsibérien ; ne pas oublier qu’à l’origine cette ligne a été construite pour des raisons économiques (relier des sites industriels et administratifs). La Sibérie n’est pas très peuplée et, si les gens y sont très sympas, ça n’est pas très dépaysant sur le plan culturel, car la Russie a beaucoup changé. Pour avoir été dans l’URSS de 1983, les choses étaient alors vraiment différentes de chez nous. Mais aujourd’hui, la Russie est un vrai pays capitaliste et tu seras surpris de voir que Moscou est une métropole internationale à l’image des autres grandes villes occidentales (mêmes magasins de luxe, mêmes voitures dernier cri, mêmes autoroutes, etc…). D’ailleurs une étude récente a montré que c’était la ville la plus chère du monde. Bref, vu les objectifs de ton projet, je crains que tu ne passes beaucoup de temps sur cet itinéraire pour un apport assez mince. De plus, le coût de la traversée Moscou-Pékin n’est pas neutre. Ceci dit, on apprend toujours quelque chose en voyageant.
Une variante intéressante pourrait être un trajet via la Turquie et l’Iran puis l’Ouzbékistan. Les iraniens sont souvent curieux vis a vis des étrangers et recherchent assez spontanément le contact, d’autant que l’anglais est assez répandu. De plus, tu pourras rencontrer en Iran des pratiquants d’une religion aussi ancienne que confidentielle aujourd’hui : les Zoroastriens. La communauté la plus importante du culte de Zarathoustra se trouve à Yazd où on peut voir dans leur temple le feu sacré qui brûle depuis 1500 ans dit-on.
Le Mékong sa vallée et son delta est un thème à lui seul : Laos, Cambodge, Vietnam sont habités par des « tribus » différentes et cela permet d’envisager des contacts variés et enrichissants.
Quoi qu’il en soit, il me semble intéressant que ton projet soit porté par un fil conducteur (à définir) qui fixe la dimension essentielle de ton projet pour lui donner de la cohérence et soutenir ta motivation dans les moments de doute.
La Chine
Sujet très complexe.
Berceau de traditions philosophiques, scientifiques et médicales incontestablement majeures, plusieurs décennies de communisme conquérant ont profondément affecté la continuité de ces traditions et cultures. A un point tel que, questionnant une jeune femme chinoise sur sa religion, elle nous répondit : « communiste ! ».
La Chine d’aujourd’hui est un colosse aux pieds d’argile et ne tient que grâce à des taux de croissance économique élevés. Vu sa population, les dirigeants chinois sont obligés de faire naître une classe moyenne importante pour limiter des tensions sociales dangereuses en cas d’affaiblissement de la croissance. C’est cela en particulier qui motive leur politique monétaire du yuan faible. A cette fin, le pouvoir chinois incite les gens à travailler et à s’enrichir, message qui passe très bien dans une société où le matérialisme communiste rejoint presque « naturellement » le matérialisme capitaliste. Alors, quid des valeurs traditionnelles ?
Elles sont conservées semble-t-il dans le domaine médical (acupuncture, plantes médicinales, diététique) malgré de rapides progrès de la pharmacie chimique et ont pratiquement disparu pour ce qui est plus subtil comme le travail sur les énergies (Qi Gong, Taï Qi Chuan) et la religion. Une tentative eut lieu dans les années 80-90 de retour à ces racines à travers le Falun Gong qui était soutenu officiellement. Mais devant le succès de ce mouvement, le pouvoir chinois a pris peur et interdit de pratiquer ce Qi Gong, qualifiant le Falun Gong de secte et poursuivant et emprisonnant les adeptes. Son fondateur dût s’exiler aux USA. Et si le Taï Qi est encore pratiqué, il l’est plus comme une simple gymnastique rythmique que comme un véritable travail sur les énergies subtiles.
Ce préambule un peu long pour dire que la très grande majorité des chinois ne rêve aujourd’hui que d’atteindre les standards matériels occidentaux en s’enrichissant pour pouvoir consommer par exemple des produits laitiers ou du vin, alors que ces habitudes alimentaires étaient très rares voire inexistantes dans la Chine traditionnelle. Sans parler des voitures, des produits technologiques, de beauté ou ceux dits de luxe, etc…
Alors bien sûr, il reste des chinois qui entretiennent presque clandestinement les traditions philosophiques et les pratiques des énergies subtiles, mais beaucoup de ces maîtres ont fui à l’étranger, témoignage direct de l’un d’entre eux installé à Paris depuis 21 ans. Quand aux anciens lieux de culte, ils sont souvent entretenus à des fins touristiques plus que pour servir de lieux de pratique religieuse. Il faut noter aussi que certaines traditions perdurent, comme la pratique du Feng Chui ; mais il semble que cela relève plus de la superstition que d’une réelle approche philosophique ou spirituelle.
Du reste, historiquement, et pour faire court, il existait dans cet ancien grand empire une répartition des tâches singulière : aux Tibétains les traditions spirituelles et religieuses, et aux Han les traditions guerrières et commerciales, les unes complétant et protégeant les autres. Mais tout cela s’est effondré en 1959 avec l’invasion du Tibet et donc la disparition progressive de la dimension spirituelle.
En conclusion (provisoire), je pense que, sauf chance extraordinaire (ce que je te souhaite au demeurant), tu risques d’être un peu sinon très déçu par les échanges que tu pourras avoir sur ces sujets, d’autant plus qu’il y aura l’obstacle de la langue, les chinois parlant anglais n’étant pas si nombreux que cela sauf dans les grandes métropoles économiques, et encore …
La médecine naturelle
« Souvent, lorsque j'entends parler de médecines traditionnelles (par opposition à notre médecine occidentale), à la conception d'énergie interne et a fortiori du corps humain comme quelque chose de plus complexe qu'un conglomérat d'organes empilés les uns sur les autres, à la méditation, etc. j'associe ça à la Chine, et à une certaine forme de "spiritualité" (plutôt laïque que religieuse). A tort ? »
La médecine holistique ( ou ayurvédique) tout comme le bouddhisme sont d’origine indienne et non pas chinoise, ce qui nous fait revenir vers ce pays central à de nombreux égards… Par exemple, les canaux subtils et autres chakras de l’acupuncture chinoise ont été découverts par les hindous. Il est cependant exact que les chinois ont ensuite développé des pratiques religieuses et médicales sur la base des traditions indiennes.
Voilà! Bonnes réflexions...
" Le voyage est un retour vers l'essentiel"
(Proverbe tibétain)
"La beauté réside dans l'oeil de celui qui regarde."
(Shoshitsu Sen)
Je trouve intéressante l'analyse de Beatus Vir ( sur La Russie... la sibérie... ( j'éviterais ) l'Iran ( à mon avis intéressant et c'est vrai que les gens y sont très accueillant et tournés vers l'étranger..., La chine ( médecine traditionnelles) et les pays du Mékong ( multi etniques)
Pourquoi ne pas passer par l'Iran pour ensuite se diriger vers l'Inde ( Il est vrai que ça demande du temps ... et passage par le Pakistan?)
Le tourisme ou le vrai voyage n'ont aucune signification propre, c'est ton ouverture aux autres qui fera la différence.
Oui, je crois que c'est la capacité à s'ouvrir aux autres, c'est à dire à pouvoir voir avec leurs yeux qui fait la différence:
«Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux»
Marcel PROUST
Pour moi le voyage commence avant de partir, le préparer un minimum est un plaisir
Si je vois une préparation c'est d'abord celle de se mettre dans cette disposition d'ouverture aux autres, ouverture dont peut-être nous ne faisons pas montre au quotidien à l'égard de nos voisins de palier (Et réciproquement):
«Pourquoi voyageons-nous? Afin de rencontrer des êtres
qui ne s'imaginent pas nous connaître une fois pour toutes »
Max FRISCH
Le choix des bagages n'est peut-être pas indifférent et doit être "pensé" avant. La "légèreté" peut être un atout pour ne pas être "encombré" et pouvoir aller plus facilement vers l'autre.
«Pourquoi voyageons-nous? Afin de rencontrer des êtres
qui ne s'imaginent pas nous connaître une fois pour toute » Max FRISCH
«Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages... mais à avoir de nouveaux yeux» Marcel PROUST
"Oui, je crois que c'est la capacité à s'ouvrir aux autres, c'est à dire à pouvoir voir avec leurs yeux qui fait la différence"
La capacité de s'ouvrir aux autres ne peut-elle être vécue ici et maintenant, ne s'agit-il pas d'une disposition d'esprit, belle dans son exercice de chaque jour. Le voyage révèle l'inattendu, le plus lointain que le prochain autour de nous certes. Mais s'ouvrir à ceux qui nous sont proches n'est-il pas le premier des voyages, qui peut certes ouvrir le coeur à de plus belles ouvertures, ou l'inverse. Voir avec les yeux des autres n'autorise pas la rencontre, il nous faut simplement nous oublier, nous abandonner à ce que nous sommes, en ouvrant un espace d'écoute, et en émergent souvent les plus belles rencontres
"Le choix des bagages n'est peut-être pas indifférent et doit être "pensé" avant. La "légèreté" peut être un atout pour ne pas être "encombré" et pouvoir aller plus facilement vers l'autre."
La légèreté ne déborde-t-elle pas du nombre de kilos, souvent masquée par l'achat de matériel 'high tech' qui affiche, mais non révèle, une disposition toute éventuelle à ne s'affranchir de rien d'autre que l'essentiel à prix fort. Quels sont nos obstacles à l'autre, sinon nos bagages intérieurs?
S'ouvrir à l'autre est un mouvement qui ne se calcule pas, ne se réduit pas à des kilos, s'il faut se rendre léger, c'est en soi.
La capacité de s'ouvrir aux autres ne peut-elle être vécue ici et maintenant, ne s'agit-il pas d'une disposition d'esprit, belle dans son exercice de chaque jour. Le voyage révèle l'inattendu, le plus lointain que le prochain autour de nous certes. Mais s'ouvrir à ceux qui nous sont proches n'est-il pas le premier des voyages, qui peut certes ouvrir le coeur à de plus belles ouvertures, ou l'inverse. Voir avec les yeux des autres n'autorise pas la rencontre, il nous faut simplement nous oublier, nous abandonner à ce que nous sommes, en ouvrant un espace d'écoute, et en émergent souvent les plus belles rencontres
Oui.
C’est vrai en particulier pour « s'ouvrir à ceux qui nous sont proches n'est-il pas le premier des voyages»
La légèreté ne déborde-t-elle pas du nombre de kilos, souvent masquée par l'achat de matériel 'high tech' qui affiche, mais non révèle, une disposition toute éventuelle à ne s'affranchir de rien d'autre que l'essentiel à prix fort. Quels sont nos obstacles à l'autre, sinon nos bagages intérieurs?
S'ouvrir à l'autre est un mouvement qui ne se calcule pas, ne se réduit pas à des kilos, s'il faut se rendre léger, c'est en soi.
Quand j’ai écrit j’avais aussi cet aspect à l’esprit mais étant plutôt fatigué je ne l’avais pas développé. Je le pense aussi.
«Pourquoi voyageons-nous? Afin de rencontrer des êtres
qui ne s'imaginent pas nous connaître une fois pour toute » Max FRISCH
«Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages... mais à avoir de nouveaux yeux» Marcel PROUST
Tout est dans le titre et le pourquoi off course. Perso j'ai bien aimé mes voyages; ma grande déception est récente; le Cameroun pour l'accueil très décevant…
Quand je me suis inscrit à voyageforum il y a déjà 12 ans, je pensais que le mérite principal était l'entraide entre voyageurs, car les renseignements sur les…
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis! Je ne me…
Réflexions de voyageurs › République Dominicaine · 28 replies
Je souhaiterais lancer une discussion car j'ai jamais vu dans un autre pays autant de jeunes femmes ayant déjà des enfants. Toutes, je dis toutes, les filles…
J'ai toujours été surpris en Inde, de l’accueil qui nous est réservé..que ce soit dans les commerces, les hôtels, nos déplacements, ou n'importe. Surpris…
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course...
He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright,
Farewell, you foreign devil. Safe travels.
hello to all travelers with their eyes wide open to the desert...
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.")
Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either.
But here’s the thing—I had photos...
So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand.
It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years.
For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not...
It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.)
Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate.
And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries.
Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story.
Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023.
This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers.
As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart.
Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library.
I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott.
After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel.
My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*.
This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year!
This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean