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Retour du Maroc aujourd'hui (19 avril 2010) English translation pending
by Lekas91 · 2010-04-19 · 14 replies
Salut à tous, Ca y est, c'est fini pour nous , nous arrivons aujourd'hui de notre périple au Maroc ( partis le 2 Avril) Nous revenons avec la tête pleine d'agréables souvenirs et peut-être des renseignements qui pourront vous être utiles pour votre proche séjour .Ce soir , on est un peu fatigués du retour mais nous ferons un petit CR sous peu et répondrons à vos questions avec plaisir. Christian et sa passagère
Séjour au Maroc en juillet 2010 English translation pending
by Pelmelle · 2010-02-04 · 12 replies
Bonjour, nous prévoyons un séjour au maroc en juillet environ 18 jours. Nous sommes un couple avec un enfant de 9 ans.

Nous arrivons à marrakech et comptons y rester 2 jours.

Puis nous souhaiterions nous poser à Rabat et utiliser le train pour visiter Meknes et Fes.

Pensez vous que cela est possible en train ???? Pour le moment nous n'avons pas trouvé de location pour 3 personnes à Rabat, les logements proposés sur les sites sont souvent grands. Si vous avez des idées :))))))

on a proposé un logement sur Mehdia. est ce que vous connaissez ? Est ce qu'il y a beaucoup de bus pour rejoindre kenitra et y a t'il une gare à kenitra desservant Meknes et Fes ? Les plages sont elles belles et pas trop dangereuses pour les enfants ???? L'eau est elle chaude ? je sais cela fait beaucoup de questions :😏

Sinon notre autre solution est de faire marrakech Fes en train, y passer 2 jours puis meknes puis rabat ou kenitra. merci pour vos suggestions et aide. Corinne
Vacances au Maroc avec trois enfants en été? English translation pending
by Sandago · 2010-01-20 · 33 replies
Bonjour,

Nous avons 3 enfants (10, 7 et 4 ans). Pensez-vous que le Maroc durant l'été, c'est raisonnable (d'un point de vue des températures.)? On aimerait faire un circuit la première semaine et rester tranquille la seconde. Comment organiser un tel voyage? En agence, mes premières recherches m'ont affichées des prix importants. Mais avec les enfants, choisir un vol sec et se débrouiller sur place, ça me stresse un peu. Vous feriez comment? Il y a des endroits mieux que d'autres à faire pour un premier voyage dans le pays? Merci
Voyage au Maroc fin mars/début avril English translation pending
by Guigb01 · 2009-11-09 · 21 replies
Bonjour à tous,

J’ai besoin de plein de conseil !

Nous voulons partir au Maroc vers fin Mars / début Avril…

Nous voulons arriver et partir de Marrakech et nous voulons y passer une journée pour visite souk, ect…

Après, nous avons 5 ou 6 jours à organiser, nous voudrions louer une voiture ou un 4x4 si besoin… sortir un peu des chemins battus, voir les habitants… peut être dormir chez l’habitant, … enfin vous comprenez bien ce que nous cherchons !

En plus, est ce que c’est facile pour trouver une location voiture sur place ??

Est-ce que c’est facile de trouver logement, ect…??

Merci bien pour tous vos conseils !

Guigb01
Marocco: le circuit des villes impériales English translation pending
by Tomas3 · 2009-10-08 · 22 replies
De la soupe de pois chiches du café Hafa aux cocktails de fruits du El Minzah(1)

Tanger, ville des paradoxes, explose sous les projets pharaoniques de M6 (Mohamed VI) le roi bâtisseur.

Les bastions espagnols luttent difficilement contre les rocades et les périphériques dont les ingénieurs marocains dotent l’ancienne capitale du Rif.

Adieu, Matisse, adieu Delacroix, vive UBU, le règne des contraires : des troupeaux qui franchissent l’autoroute CEUTA-TANGER, de l’arrière-pays que l’on éventre pour laisser place à des autoroutes de containers…

Un pari superbe que tente M6, faire du Maroc et de Tanger particulièrement, la passerelle économique et touristique du grand Maghreb.

Les paysannes du Rif continueront-elles à fréquenter petit et grand Socco avec leurs paniers de légumes frais et les fruits de leurs jardins.

J’ai bien peur que le Vieux Tanger laisse la place à de nouvelles Canaries pour allemands en short, en troupeaux et en goguette..

Le tourisme de masse gagne déjà les grandes villes du pays. Adieu Tanger, sa Kasbah, sa médina et ses coupe-gorge du petit socco. Même le « café central » du petit socco a renouvelé son mobilier, seul le Tin gis semble rescapé de l’époque des grands voyageurs…

Au Hafa, le couple BHL- Arielle a dressé un grand mur à l’Est, « mur de la honte » disent les Tanjaoui, entre les terrasses du célèbre café et les terrasses à « la Le Corbusier » de leur grande villa de vacance.

Au bas des remparts, les camions, les niveleuses, les engins de chantier travaillent nuit et jour pour un bonheur des Tanjaoui qui tarde à venir, au moins pour le peuple de la rue.

Derrière les hauts murs des villas du Marshan, les enfants de l’élite continuent de danser « aux pieds du volcan » (Malcolm Lowry)

Les sardines grillées d’Abdelhaïm (2)

Cela faisait deux jours que j’alternais avec Pénélope les paradoxes gastronomiques, passant de la soupe de pois chiche du café Hafa aux cocktails du El-Minzah(pistaches et olives marocaines, tunisiennes, et romaines comprises…)

Cela faisait aussi deux nuits qu’elle supportait de plus en plus difficilement les chambres du Motel du Mira monte(domaine d’un vieil anglais derrière le quartier marshan- vaut le détour pour ses couchers de soleil sur le détroit) où nous luttions contre les punaises des bois, les moustiques, et le tic-tac d’un joint de robinet exténué…

Aujourd’hui, on se ferait, sans complexe, le « complexe »balnéaire d’Asilah, ma préférée, mais, avant, on irait sous les remparts du vieux fort portugais manger les sardines grillées d’Abdelhaïm…

En voici, la recette originale :

Vous allez à la guinguette croulant sous les frondaisons de lierre aux pieds du fortin(en face du parking gardé) : vous demandez à déjeuner de thés à la menthe et de sardines grillées…

Abdelhaïm vous emmène choisir vos sardines fraîches aux halles du port (10 dirhams) puis vous allez avec lui au four collectif du village et vous prenez rang entre deux cuissons de ménagères asiliennes, vous revenez dix minutes plus tard, vos vingt quatre sardines vous attendent sur un plateau de cuisson.

Abdelhaïm y ajoute trois sets en papier kraft, trois verres de thé à la menthe marocain sans sucre, trois galettes de pain chaud sorties du four.

Vous vous installez, ¨Pénélope, Ulysse et Abdel à l’ombre du lierre centenaire, face au port de pêche, puis vous dégustez le blanc des sardines grillées que vous avez soin d’étaler entre vos doigts sur des portions de pain chaud.

Vous cherchez à deviner qui a le plus faim ou qui est le plus gourmand.

Après, vous doublez les 10 dirhams d’Abdelhaïm et ceux du patron de la guinguette.

Vous refusez la promenade en calèche autour des remparts, prétextant qu’elle n’est faite que pour les amoureux…

A la recherche du jardin des Hespérides(3)

Pour mes lecteurs préférés, je ne rappellerai pas qu’Ulysse est un archéologue passionné de vieilles pierres, comme Pénélope, sa compagne, est une compulsive passionnée de cuirs et de chiffons (« fashion addicted »)

Aussi, on allait concilier les passions contradictoires du couple en prenant la direction de LIXUS et de LARACHE.

C’est dans les ruines de Lixus, ville fondée par les phéniciens sept siècles avant notre ère, quatorze siècles avant le Prophète, que, selon la légende, le géant Hercule accomplit le onzième de ses travaux :

« la cueillette des pommes d’or au jardin des Hespérides ».

Lors de mon précédent passage en 2006, je n’avais trouvé ni les pommes d’or, ni le site…

Cette fois-çi, avec Pénélope et son aide, j’espérais bien trouver autre chose que les fruits de mon imagination…

Le Maroc est comme dirait Giorgio13 (cf. carnet « via aurélie ») le pays où l’on remet les pendules à l’heure. Certes, on allait découvrir le site (5 Kms avant Larache sur la nationale)

Une grande grille en fer forgé verdâtre enserre le site et le protège du trafic de la route toute proche.

On devine la ferme phénicienne et ses bacs d’élevage (déjà, aurait dit Nicolas Hulot…)

On déniche au hasard d’un sentier les formes d’une « aula » partiellement enterrée, avec voûte en plein cintre (en parfait état de conservation)

On relève le plan parcellaire de la colonie phénicienne ou romaine, ou carthaginoise (les historiens s’y perdent)

On comprend surtout l’intérêt du site : la proximité des marais salants…toujours en activité dans la baie de l’oued LOSSOUR, peut-être même avec encore les mêmes techniques héritées des carthaginois…

Mais la végétation a repris ses droits, les 20% du site fouillé disparaissent sous les eucalyptus et les chardons, et autres fleurs des champs…

On ne verra ni les restes des arènes, ni ceux de l’amphithéâtre, de rares éboulis parsèment de ci de là les champs voisins entre estuaire et collines, des blocs de pierre de gros appareil pour toute trace du Jardin des Hespérides.

Les mythes d’Hercule, d’Ulysse, l’odyssée de l’ardent navigateur (mais que va nous trouver larabadeservis ?) disparaissent derrière le trafic de la nationale (excellente halte autoroutière avec jeux pour les enfants à 3 Kms)

Le circuit des villes impériales : Mekhnès : (4)

Pénélope n’ayant qu’un intérêt relatif pour les vieilles pierres, elle est restée dans la voiture tout le temps de ma visite du site archéologique de LIXUS, il a fallu modifier en catastrophe l’ambitieux voyage culturel : VOLUBILIS, la capitale romaine du royaume de JUBA( mais que va dire Arab2cervis ?) serait écartée de l’itinéraire au profit de MEKNES, FES et CHEFCHAOUEN…

A part CHEFCHAOUEN, capitale du chanvre indien, j’augurais que Pénélope serait séduite par l’aspect « capitale » des deux villes impériales.

C’est ainsi que l’on quitta le petit port d’Asilah où nous avions déjà nos habitudes pour rejoindre notre première capitale chérifienne…

Pour gagner MEKNES de la côte Ouest, on a le choix entre l’autoroute M6 ou les petites routes nationales qui traversent le Maroc agricole, et là, le choc est brutal : on découvre comment les tomates de nos supermarchés, en fait tous les légumes et agrumes étiquetés « Maroc » sont produits :

Des nuées d’ouvriers et d’ouvrières agricoles, habillés souvent de haillons, logés souvent pour la saison dans des huttes de pailles ou de bambous revêtues de plastiques de serres, s’échinent(le mot est très parlant) à produire pour l’Europe, agriculture intensive aidant, souvent avec les bras, la mécanisation étant souvent sommaire…

Pénélope découvre que le tourisme marocain peut se teinter de « grisailles »…

Heureusement, les paysages peu à peu se vallonnent et, Juin aidant, le vert des champs de tournesols et le blond presque blanc des champs de blé forment des camaïeu de Palestine( on dirait du « Pondy »…)

Le tracteur disparaît au profit de l’âne bâté et chevauché qui, par l’enfant qui part à la corvée d’eau, chargé de bidons de plastique, qui par l’ouvrier ou l’ouvrière agricole qui rentrent des champs.

Paysages de Judée et de Samarie : sur le flanc d’une montagne verte, dans un enclos, des enfants excite un âne à battre les tiges de blé fraîchement récoltées…

L’épisode de la « tourista » L5)

Ulysse était parti d’Europe avec les séquelles d’une grippe intestinale hivernal mal soignée : une doctoresse duchéroise avait même diagnostiqué une forme bénigne de H1-N1 dite « perversio de type 3 »…

Depuis quatre jours au pays des almoravides et des almohades, le syndrome de cette affection s’était déclenché au contact de la nourriture du « El Khaima » d’Asilah.

Ulysse avait ingéré des sortes de boulettes de viande suédoises (sic…) baignait dans une épaisse sauce pimentée, et avait commencé à ressentir fébrilité et choc intestinal dans la nuit qui avait suivi.

Le lendemain, ne sachant plus si c’était l’effet des coups de soleil subis autour de la piscine de l’hôtel(cf .photo ci-jointe) ou les conséquences de sa vieille grippe intestinale, Ulysse avait tenu à aller consulter un médecin local dans son cabinet : le docteur « El Arrawak »…

Celui-ci devant la description et les symptômes et l’état réel dans lequel se trouvait le compagnon de Pénélope, avait conclu à ce diagnostic :

« ce n’est pas du tout un H1-N1 de type perversion 3, mais si vous continuez à ne pas vous soigner, vous risquez de tomber dans une névrose psychosomatique de type obsessionnel compulsif avec aspect hypocondriaque, d’où les « cacarella » à répétition… »

banale névrose post-cristallisation, lui avait susurré le bon docteur El Arrawak.

« le seul remède est le vaccin, à petite dose, qui vous remettra sur pied en un rien de temps.. »

tant il est vrai que l’on soigne le mal par le mal… Sur ce, revigoré, Ulysse avait juré que l’on n’y reprendrait plus à manger n’importe quelles boulettes avariées, nappées de sauce industrielle.

Le problème, c’est qu’Ulysse adorait les kefta, petites boulettes de viande très pimentées, qui laissent une goût de « revenez-y » longtemps dans la bouche…

Les enfants guides des greniers de Moulay Ismaël (6)

« Déconstruction d’un séjour touristique dans le Nord Marocain », je parodie grossièrement Jacques Derrida, car ce voyage dans le Nord Marocain, Rif et cités impériales, je l’ai déjà effectué seul, il y a trois ans, au mois d’avril( il y avait alors de la neige dans le Rif…)

L’intérêt de ce voyage, répété à 3 ans d’intervalle, est de vérifier ce qui a changé, du regard du voyageur, du pays traversé, des marocains rencontrés…

Ce peuple est toute amabilité, gentillesse, humour et finesse, à condition que l’on accepte de laisser notre morgue d’européen et nos repères économiques.

L’hospitalité, tous les jours proposés, à l’occasion d’une rencontre, d’un échange, d’une conversation impromptue, hospitalité que l’on refuse en regrettant déjà de l’avoir refusée, est une constante au Maroc : l’échange avec l’employé de l’hôtel a-t-il une autre dimension que celui d’un hôte qui vous aurait accueilli dans la belle villa qu’il a construite pour ses vieux jours dans son village natal à 7 Kms au Nord d’Asilah ?

Je ne crois pas, comme la visite (hors circuit touristique) d’une partie ignorée du palais de Moulay Ismaël à MEKNES, offerte par deux gamins des rues, fans de Ronaldhino, parlant déjà un beau français, appris grâce aux contacts qu’ils ont déjà eus avec nos compatriotes…

Chaque jour, il n’y a pas d’heure que nous ne consacrions à débattre de leur cher Maroc, de leurs coutumes, de leur gastronomie, de leur économie.

Hier, c’était vendredi, jour de la prière et jour du couscous hebdomadaire :

« Vous verrez, vous avez l’impression d’avoir trop mangé, mais c’est une illusion : dans trois heures, vous appellerez le room service » (Mohamed, serveur au restaurant de l’Hôtel)

Gazelles dans les souks, gazelles autour de la piscine : (7)

L’islam marocain est comme l’Islam africain en général, très doux aux mœurs… Certes les jeunes gazelles sont un peu plus voilées, surtout dans les grandes métropoles, mais avec recherche et avec élégance, tandis que leurs marâtres, surtout à Tanger et à Fès, procèdent plus des mille et une nuits ou des « cigares du Pharaon »….

(c’est selon sa culture, selon que l’on privilégie Rimski-Korsakov ou Hergé( dans le cas de Hergé, il faut aussi avoir lu la trilogie : Les Cigares du Pharaon, Coke en stock etc.…)

des spécialistes de Hergé affirment qu’il a puisé ses modèles à Tanger et à Essaouira…

MEKNES, à ce titre, procède de l’Islam très doux : les gazelles que l’on a croisées le matin dans les souks, on les retrouve franchement canailles et européanisées autour des piscines des hôtels où l’on se remet des poussières et des chaleurs des caravansérails :

Elles ont pris nos allures, nos musiques, nos modes, nos défauts (la cigarette) à I80% et leurs regards de gazelles rendraient jalouse plus d’une européenne de type duché rien…

Douces mœurs où les pères sont très présents, surtout près de leurs enfants, pas du tout les cow-boys machos des pubs de cigarettes.

Lorsque la nounou n’est pas là pour en faire des petits mâles méditerranéens, ce sont de vrais pères présents, baby-sitters à la suédoise.

Tandis que leurs gazelles bronzent pour des harems inconnus, les pères initient leurs progénitures aux joies de la natation.

Cette société marocaine des piscines d’hôtels, certes privilégiée, est aussi une facette de la population rencontrée, après le conducteur de mulet dans les souks, le petit marchand de fleurs en papier qui accepte d’être payé avec une boîte de vaches qui rient, l’intellectuel vendeur de tapis exposant à la Foire de Nancy, qui sait tout du tapis berbère, qu’il soit prénuptial ou nuptial… Le guide de la Medersa, le dénicheur du Palais Mans Our et bien sûr :

ENMILI, le BOUANANIA, habit traditionnel – prix – confiance – satisfaction – KABBAK – ESSOUK – MEKNES – 4 fois merci –

« Le maraboutage de la turista » (8)

Malgré les soins locaux qu’il s’était prescrits (coca-cola et riz au maïs) , la turista d’Ulysse qu’il avait contractée à Asilah, avait tendance à résister. Il avait reçu une texto de son médecin préféré :

« stoppe les self médicaments services(SMS) » « il y a méprise sur le traitement » « soigne toi au Pervex3 »

N’ayant rien compris à cette ordonnance numérique, Ulysse, au hasard des boutiques du plus grand souk du Nord Maroc, allait se laisser tenter par la publicité d’un apothicaire local :

« BEN SALEM, paiement après résultats, voyant medium africain avec le don de son grand-père. Spécialiste de tout, retour d’affection, protection, désenvoûtement, amour durable, examen, retour du mari ou de la femme parti(e), travail, concours, attraction de clientèle pour vendeur, guérit tout complexe physique ou moral. SATISFACTION DANS TOUS LES DOMAINES ! (Travaille aussi par correspondance – reçoit tous les jours »

La description des compétences du marabout local aurait pu concurrencer Elizabeth Teissier et Christine Haas à la fois…

Il allait profiter du goût profond de Pénélope pour les kilims berbères et les tissus de soie naturelle de ENMILI DE BOUANANIA – prix – confiance- satisfaction – quatre fois merci, pour filer consulter le marabout apothicaire, deux rues après le palais MANJOUR.

La boutique de l’apothicaire aurait pu servir de salon au harem du palais Dar jamaï : zelliges et mosaïques bleues et blanches, fontaine asséchée, plafonds anciens finement décorés et peints, la boutique croulait sous des montagnes de tapis – le marabout était aussi marchand de tapis –

Et, entre deux piles, posé à même une chaise, un ordinateur potable de la troisième génération –version 2010 – d’un grand assembleur japonais que je ne citerai pas (paradoxe des souks marocains)

Après qu’Ulysse eut décrit ses symptômes au pseudo marabout, après le troisième thé, celui-ci lui prescrit cette curieuse ordonnance :

- 1 pervex le matin, - 1 nevrox au doppio doux amer, - et si les maux ne passent pas, de la poudre de ioolite en infusion dans la tisane du soir

FES, Ville impériale : (9)

S’il est une des villes impériales qui mérite le mieux ce qualificatif, c’est bien FES et ses 880.000 habitants, ses trois villes : la médina haute, la ville basse et la ville moderne…

J’avais d’ailleurs composé ce voyage à l’intention de Pénélope comme une symphonie :

- Tanger : ses brumes, ses brouillards, la violence des travaux entrepris (Furioso) - Asilah :le petit port, île grecque : (allegro) - Larache : (andante) - Mekhnès : la douce, la silencieuse, la digne (allegretto) - Fès : la multiple, la grande, la moyenâgeuse, l’universitaire, la culturelle (Fortissimo)

Pour la mise en bouche, avant même la pénétration dans la médina Fès El Bali, il faut aller la désirer du haut du Bjord Nord … du vieux fort, lorsque l’on contemple Fès, on voit toutes les grandes cités d’Orient :

Je cite :

« on conçoit que Fès ait pu rivaliser avec Cordoue ou avec Bagdad »

Garder la première demi-journée (entre 16 et 20 heures) à dénicher les merveilles (Palais Saada transformé en un salon de thé des mille et une nuits etc.…) Se recueillir au palais Mnebi, la résidence de Lyautey en I912, Ne pas hésiter à plonger de Bâb en bab (de porte en porte), à rompre le circuit touristique officiel pour s’égarer dans un souk d’artisans, Rejeter tout guide, Glisser une medersa (école coranique) entre deux pâtisseries, Siroter un thé à la menthe sans sucre, accompagné de pâtisseries fraîches à base d’amandes, Hésiter à rompre le charme, Monter sur les terrasses du palais de Lyautey et reprendre la maîtrise spectaculaire de cet enchevêtrement de poutres, de briques, de venelles venues du fond des âges, Où les petits métiers s’exercent encore comme il y a huit siècles, Admirer le rythme des mulets et des coursiers, Observer les sculpteurs sur marbre ou sur bois, la dextérité des brodeurs…

Pastilla, couscous et tagines : (10)

Un carnet de voyages n’est rien sans la saveur d’un carnet gourmand. Le Maroc ne laisse à nulle autre cuisine le soin d’expérimenter goûts et saveurs et, selon les régions traversées, l’appellation des plats gourmands, des pâtisseries du crû, valent à elles seules la description de leurs contenus.

- pastilla, mousse de semoule et crème de riz (Palais Jamaï Fès) - behketto ou tarte, poivron rouge et framboise(tarte au chocolat et aux poivrons) - salade d’aubergines (souks de Fès) - couscous aux épinards, tomates et poivrons confits (Mekhnès) - tagine d’artichauts aux tomates confites (Fès, palais des Mérinides) - filets de thons M’Charmel, pastel et tchekchouka (salade de tomates concassées) - polenta à l’huile d’argan et au miel (Asilah) - moelleux à la semoule et aux citrons (palais Jamaï) - chouriba à la noix de coco (palais Saada à Fès) - petites fleurs sablées (salon de thé – Fès) - pastilla de poulet à la confiture de courge (L’arabesque – Fès) - couscous de fruits secs à l’huile d’argan, avec menthe (meknès) - croquettes de dindes à l’estragon (Asilah)

il aurait été fastidieux de décliner les innombrables tagines, la variété des brochettes, des panini « en-cas » des room services…

la tagine ou les tagines restent cependant l’élémentaire basique et délicieux de cette cuisine, les restaurants des grands hôtels ayant une fâcheuse tendance à mettre sous le terme de « tagine » et surtout dans des assiettes de porcelaine industrielle « made in Macao » des plats qui n’ont de tagine que le nom.

Le chagrin d’amour de l’antiquaire du souk : (11)

Dans les souks de Fès, dans la ville basse, pas loin de la maison de Ibn Khaldun (sociologue arabe célèbre du XVième siècle) se trouve le magasin d’antiquités de may Kologhassi.

Son nom, d’origine turque, est trompeur : c’est celui d’une famille installée depuis des générations dans la ville basse et son magasin est un des plus beaux magasins d’antiquités de Fès.

Si vous avez le hasard de succomber à l’attrait des lampes anciennes, des coffres damasquinés, des meubles bas, des tapis qui meublent sa profonde échoppe, et si vous avez la chance de partager un thé à la menthe prolongé, il vous racontera l’histoire de son chagrin d’amour…

Il y a trois ans, assis sur le seuil de sa boutique, il hélait le chaland, le touriste pressé, avec une chance sur deux de le voir entrer dans son magasin « pour le plaisir des yeux »…

Chouf, Chouf (regarde) rien qu’un instant dans ma caverne d’Ali Baba…

Et, ce jour là, un couple d’étranger qu’il avait réussi à captiver, s’attarda plus longuement que d’habitude, le quatrième Muezzin avait chanté…

Derrière le thé, les Flags(bières locales) le grand étranger les appréciait comme les Spaten de son pays, pendant que sa petite femme n’avait d’yeux que pour le bel antiquaire oriental et May Kologhassi ne fut pas dupe du manège…

La cinquième Flag aidant, le grand étranger fatigué quitta la boutique pour regagner son hôtel, laissant sa petite femme négocier un cadenas Idrisside ancien du XII nième siècle, cadenas de coffre avec sa clé…

La négociation fut longue et quelques heures plus tard et quelques tapis de son arrière boutique froissés, May avait vendu son cadenas ancien à perte. Mais désormais, son cœur était brisé, la petite étrangère le lui avait acheté contre son corps au goût d’amande et de pruneaux…avec la légèreté de ces européennes de passage.

May Kologhassi en parle encore avec des larmes dans les yeux, il a gardé la clef du cadenas et rêve un jour que la petite acheteuse vienne la lui réclamer…

Ou Hilary trouble le séjour marocain d’Ulysse et de Pénélope : (12)

« ciao, Hilary, du circuit des villes impériales.bise fassi du pays des mille et une nuits. Signé : Ulysse »

« ciao, Hilary chérie, tu devrais changer de registre avec moi…grâce à moi, tu es désormais une héroïne de roman, lu par des milliers de lecteurs.. » signé : Ulysse

Elle ne décolérait pas de rage qu’il l’ait pris en modèle d’une héroïne d’un de ses carnets, mais, dans ce Maroc paisible, il n’y avait pas de place pour la furieuse Hilary…

Hilary, qui se croyait propriétaire de l’image qu’elle avait donnée d’elle-même. Elle lui faisait penser à Marie Despléchin poursuivant en justice son ex-mari pour des moments d’histoires familiales qu’il avait utilisés dans un de ses films.

Est-on jamais propriétaire de l’image que l’on se complaît à donner de soi-même dans un Forum public ? Peut-on trépigner de rage et qualifier de tous les noms d’oiseaux le modeste prosateur qui émaille ses carnets, pour les rendre plus vivants, des caractères d’un personnage qui lui avait semblé si vivant ?

Il en est du NET comme de la télévision, le numérique s’efface très vite de la mémoire visuelle, mais les sentiments et les comportements décrits restent imprimés dans la mémoire profonde.

Ulysse utilisait de temps son propre disque dur et ses lecteurs ne s’y trompaient pas, les images qu’il avait cru lire ou vivre sur le NET, il les renouvelait et, fort de son imagination, il avait su rendre crédibles une jeune novice, une ex-moniale, un spécialiste d’enluminures anciennes, un architecte dépressif, un archéologue amoureux, une Pénélope fidèle (tautologie).

Jusqu’à présent, seule la petite nonne avait cru se reconnaître dans les carnets délirants de Tomas(sic…selon Dolma) et rugissait de fureur rentrée…

Marocco 2009 le film (14)

Tourné entre le I et le I5 juin 2009, Marocco2009, le film a été réalisé par les acteurs suivants :

PRODUCTEUR : le groupe PPR (Pinault Printemps La redoute) la SOFREMI

SCENARIO ET REALISATION : Tomas3 avec dans les rôles de

Pénélope : Zébulette Ulysse : Tomas3 La poétesse : Tinitrane Le remetteur de pendules à l’heure : l’arab2Crvis Le marchand d’antiquités : May Kologhassi Hilary : Hilary L’assistante du professeur Manu : Cléo40 Le professeur Manu : Manu Le tourmondiste pressé : Arrawak Le chœur des trolls : victoire3615- victoria3617 – cléa40 Don Florian : Jean-Louis G. L’étranger dans le bazar : Achille Les figurants actifs et enthousiastes : Michagadir : Michagadir Iacalo : Iacalo Tarafabo : Tarafabo Mourtte : Mourtte

Les décors ont été tournés dans leur milieu naturel et nous remercions le Groupe Accor pour la qualité de ses prestations hôtelières sur les différents sites choisis. Les services des douanes de Tanger pour la visite des nouvelles installations portuaires – Les services médicaux du poste frontière de Ceuta pour la qualité de leur accueil – La compagnie de ferries FRS a pris soin du transport des différents acteurs et de leur matériel – - couverture photographique du reportage : laboratoires KODAK et FUJI
Où aller pour être tranquille au Maroc? English translation pending
by Angelo64 · 2009-10-07 · 62 replies
Bonjours a tous,

Nous partons pour trois semaines de raid 4x4 au maroc. Notre premier objectif pour ce premier voyage est de connaitre le desert, les gens en nous tenant au maximum eloigné des hordes de touristes (dont nous faisons parti je vous le concede). Mais puisque nous avons des moyens de locomotion passe-partout (ou presque), nous cherchons a decouvrir le desert, peut-etre du coté de Mhamid....qu'en pensez-vous??? J'ai hate de recevoir vos conseilles...

ANGELO.
Avis sur l'hôtel "Le Marrakech" à Marrakech? English translation pending
by Nikkie06 · 2009-09-23 · 10 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Nous allons séjourner le mois prochain à l'Hôtel "LE MARRAKECH" à MARRAKECH. Vu les critiques de celui-ci sur d'autres sites, j'aurai aimé des avis sincères car j'ai bien des doutes sur certaines critiques. Je trouve bizarre de ne pas mettre de photos ou vidéos comme preuve. Alors j'espère avoir des témoignages sur cet hôtel. merci d"'avance. Après je verrai sur place et je pourrai comparer. Bonne journée.
Y a-t-il un historien dans la salle? English translation pending
by Skito · 2009-08-12 · 38 replies
Y a-t-il un historien dans la salle? Un ami curieux d'en savoir plus me charge de poser cette question! Je vous la transmets :

" Je m'intéresse à la vie quotidienne au 13 - 14 ème siècle au Maroc. us et coutumes, artisans, petits commerces dans la rue, vie quotidienne du petit peuple, etc... Par exemple ustensiles de cuisine, (comme le tajine en terre cuite était-il déja utilisé? Sans doute oui? ) Que pouvait on voir de très caractéristique dans une petite rue, dans la médina, sur un port, sur un marché? Vendeurs à la sauvette, boutiques, bouibouis? animaux, etc... Y avait-il des écrivains publics (on en voit aujourd'hui qui tiennent boutique dans les médinas, par exemple, or il y a 6 ou 7 siècles, ceux qui savaient lire et écrire devaient être moins nombreux!) Vous allez me répondre qu'il aurait fallu y être ! ! ! ! ! ! On sait que le thé a été introduit au 17ème siècle, qu'auparavant on buvait des tisanes, infusions de menthe, plantes médicinales ... Sait-on dans quels récipients, tasses, verres?.... Petite bouilloire métallique, comme aujourd'hui? On peut essayer d'imaginer, en extrapolant ce qu'on voit aujourd'hui, oui, mais encore? D'avance merci si vous avez des infos, des pistes... "

J'ajoute pour ma part cette question subsidiaire (si j'ai relayé les questions de cet ami avide de savoir, c'est, je l'avoue, qu'elles m'intéressent aussi! Question donc : Y avait-il dans les rues, ailleurs, des diseurs/diseuses de bonne aventure, charlatans ou pas, qui vous disent l'avenir (le cas échéant à partir de quoi? quel support? cates? main? autre? ), comme l'image classique des bohémiennes qui vous lisent dans les lignes de la main, des devins, des sages, des astronomes, par exemple, ou des "chamans" ou quelque chose d'approchant?????? Ne dit-on pas que les marins sont supersticieux... sans doute partout sur cette terre... alors dans un port par exemple? Peut-être telle ethnie plus que d'autres, qui auraient cette réputation, l'auraient gardée peut-être??? Et dans nos campagnes on trouve encore en cherchant bien des rebouteux, des guérisseurs...
Où acheter des vestes en cuir au Maroc? English translation pending
by Broli · 2009-08-08 · 48 replies
Bonjour,

Je pars fin de l'année au Maroc. Si vous avez des adresses où je peux acheter une belle veste en cuir, je suis preneur !

Merci de votre réponse.
Où trouver du vrai safran et de l'huile d'argan non trafiqués au Maroc? English translation pending
by Jcaud · 2008-11-30 · 101 replies
quelqu'un connait il un endroit au Maroc on l'on peut trouver du vrai safran ainsi que l'huile d'argan non trafiqués a prix correct autre que dans les grandes surfaces cordialement
Quinze jours au Maroc en février: visites, désert, logement? English translation pending
by Fleurcoiron · 2008-11-18 · 74 replies
Bonjour,

ça y est les congés sont accepter... on part 15 jours en février... on atterri à Casablanca et on aimerai allé jusqu'à agadir.. enfin on sait pas trop parce qu'on connais pas du tout.. c'est pour ça qu'on vous solicite.. j'aimerai montrer le désert à mon chéri et surtout éviter les grandes villes... que nous conseillez vous?? ah oui j'oubliais on aimerai trouver à se loger chez l'habitant en tout cas éviter les hôtel pour découvrir réélement la vie des gens.. enfin voilà on accepte tout les conseils, farfelu ou pas😉

Merci d'avance salut

fleur😎
Adresses d'artisans ou coopératives de fabrication de meubles, lampes...au Maroc? English translation pending
by Fatamus · 2008-10-31 · 21 replies
Bonjour

Je me rends régulièrement au Maroc et souhaiterais acheter des meubles berbères, lampes....sur place. à Marrakech il existe quelques adresses de boutiques mais les prix sont trop élevés parfois plus élevé qu'en France. Quelqu'un pourrait il me fournir quelques adresses d'artisans ou coopératives au Maroc où je pourrais acheter des lampes en bronze, des meubles, des objets de décoration ? Les prix en boutique sont généralement trop élévés. merci pour votre aide.
Séjour en Tunisie ou au Maroc? English translation pending
by Chandler51 · 2008-10-24 · 62 replies
Bonjour à tous, 🙂

Je suis un petit nouveau sur ce forum que j'ai découvert au hasard de mes recherches sur le net, et que je trouve très intéressant.

Donc, j'aurais besoin de conseils. Pour Noël, je compte offrir à ma femme qui n'a jamais voyagé, un petit séjour en Tunisie ou au Maroc.

Première question : quelle destination choisir ? Que me conseillez vous ? Je ne connais ni l'un ni l'autre...

Deuxième question : faut il un passeport ?

Concernant les dates, l'idéal serait de partir le 31 décembre dans la journée pour un retour le 06 janvier dans la journée ( possibilité de pousser jusqu'au 10 janvier au cas ou... ).

Troisième question : concernant le budget qui est assez serré... je peux mettre pour nous deux entre 800 et 1200 euros. Pensez vous que ce soit faisable ? Si oui, comment dois je m'y prendre et à qui dois je m'adresser ? ( avez vous des bons plans voyage et hébergement ? )

Quatrième question : la période choisie est elle propice à profiter du séjour ? Si ce n'était pas le cas, d'autres périodes sont possibles : du 02 au 12 février 2009, ou encore du 02 au 02 mars 2009, ou bien du 03 au 14 avril 2009 et enfin du 1er au 12 mai 2009.

Je sais que la période choisie influe beaucoup sur le prix. Alors si je pouvais allier l'utile à l'agréable, ce serait super !

Cinquième question : Faut il favoriser un circuit organisé ou bien se débrouiller par ses propres moyens en choisissant l'option vol + hotel ?

Merci d'avance pour vos précieux conseils.😎
Hôtels à bas prix (cinquante/soixante dirhams) à Marrakech? English translation pending
by Scarface7 · 2008-07-20 · 15 replies
Connaissez vous des hotels sur marrakech à bas prix aux environs de 50 dh / 60DH AVEC un confort raisonnable de quoi dormir en somme et poser son sac le temps d'aller découvrir la ville. Pourriez vous me laisser les coordonnées de celui ci avec des prix actualisés merci .
Deux jeunes filles au Maroc English translation pending
by Asmaa75 · 2008-04-25 · 24 replies
Bonjour, Fin août je serai au Maroc avec une amie. Nous voudrions bouger un peu dans plusieurs villes & notamment à Chefchaouen (nord). On m'a dit que le nord du Maroc craignais pas mal (trafic de drogue..) mais j'ai plutôt l'impression que Chefchaouen est une ville super touristique et je pense vraiment pas qu'il y ait de risques. Pouvez-vous m'aider?..
Itinéraire pour découvrir le "vrai Maroc"? English translation pending
by Dellipina · 2008-02-14 · 29 replies
Bonjour,

Je souhaiterais faire un circuit dans le Sud marocain qui apparemment vaut la peine d'être visiter rien que pour ses paysages et pour découvrir le vrai Maroc. Auirez-vous un itinéraire précis à me conseille pour un séjour de 7/8j.? Dans quelles villes dois-je absolument faire un arrêt? Que dois-je absolument voir?

D'avance merci pour vos réponses,

Delphina
Hôtel Eldorador Club Palmeraie à Marrakech English translation pending
by EliseChris · 2008-02-11 · 36 replies
Bonjour à tous,

Nous partons le 22 mars pour une semaine à l'Eldorador Club Palmeraie à Marrakech avec notre petit garçon de 18 mois. On part de Nantes avec normalement la compagnie Europe Airpost. Si vous avez été dans ce cas, qu'avez-vous pensé de cette compagnie et sur l' état des avions ? C'est la première fois que nous prenons l'avion avec notre petit bonhomme, quels conseils et trucs avez-vous à nous donner ? Puis-je prendre son sac à langer en bagage à mains en plus de mon vanity et mon sac à main ?

Mais surtout, on aimerait beaucoup avoir votre avis et des infos concernant l'hôtel si vous y êtes allés récemment. Est-ce quand même calme (pour que le petit puisse dormir) ou y a-t-il des chambres mieux placées pour éviter la musique et l'animation ? Comment est la piscine au niveau taille et température surtout ? Le bassin pour enfants est-il bien? On a lu que cet hôtel était assez éloigné de Marrakech et la médina ? Combien de temps faut-il en navettes ? Où nous déposent-elles ? Combien de temps faut-il marcher pour arriver dans le centre ? Vaut-il mieux prendre des taxis ?

Voila, je crois que ça fait déjà pas mal de questions 😉 Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Marrakech, nous revoilà! English translation pending
by Mijoperette · 2008-01-18 · 2 replies
Vol sans histoires, survol de l’Espagne plus agréable que l’an passé puisque nous avons la chance de voyager par temps clair. Quelques photos surexposées ou lointaines de la terre qui défile sous nos pieds et nous voilà arrivés. Aéroport de la Menara, Marrakech. Tout le monde descend ! Lilou poursuit la BA qu’il a commencée à pratiquer dans l’avion, auprès d’une vieille dame. Il l’aide à transporter ses bagages et à monter dans la navette qui nous amène vers le poste de douane marocain. Nous n’avons pas longtemps à attendre, notre gentille Fouzia est là, deux bouquets de roses dans les mains. Nous tombons dans ses bras, quel plaisir de la revoir et quel soulagement ! Un minibus nous transporte tous les cinq jusqu’à la ville et l’entrée de la médina, il nous dépose devant un collège où une multitude d’adolescents joue, rie et se bouscule. La rue est poussiéreuse, bruyante, remplie de gens qui nous regardent curieusement. Nous sommes un peu crispés et le regard d’Huguette et de Michel, nous rappelle l’effroi que nous avions éprouvé lors de notre première visite à Marrakech. Très vite nous comprenons qu’il n’y a aucun danger à se trouver là, mais la rue que nous empruntons pour accéder au riad Massaoud n’est pas très engageante, elle non plus !

Aussi, lorsque la mignonne Fatima apparaît sur le seuil en nous ouvrant la porte, nous éprouvons une grande joie. Son sourire éblouissant et sa façon de nous accueillir nous font chaud au cœur. Nous découvrons le petit paradis dans lequel nous allons passer trois nuits. Encore quelques formalités et Fouzia, après m’avoir donné les vouchers qui nous permettront de voyager d’une ville à l’autre sans problème, nous propose un extra que l’on ajoute avec enthousiasme au programme. Demain soir, dîner spectacle chez Ali où nous pourrons assister à la fameuse Fantasia. Elle sera notre chauffeur et notre mentor. Super ! Visite guidée du riad. Il se compose de cinq chambres et d’une suite. Nos moyens ne nous permettant pas de fantaisie, ce seront bien sûr les chambres qui auront notre préférence ! Elles sont toutes mignonnes, bien décorées dans l’esprit marocain. Les salles de bain sont minuscules et astucieusement agencées. Le lavabo et robinetterie en cuivre, les miroirs et les belles portes de bois, les petits meubles en fer forgé et la couleur des tissus, tout cela concourt à notre ravissement. La nuit est déjà tombée, le patio que l’on surplombe est légèrement éclairé. On devine la fontaine au centre, sous le palmier. Vite, un brin de toilette, Michel et Huguette ont hâte de découvrir la fameuse place Djemaà el-Fna. Le riad est situé dans le quartier Laârouss au nord des souks et pour atteindre la place, nous apprenons qu’il faut les traverser, mais que leurs portes ferment à 21h. Devant la perplexité du parcours et effrayés à la pensée de ne pas retrouver notre route dans la soirée, nous optons pour un chemin plus long mais plus sûr. Ce sera donc la Koutoubia, la belle, la magnifique mosquée que nos amis ont très vite le plaisir d’admirer. Elle est là, majestueuse, impressionnante, se détachant sur le ciel étoilé et tellement auréolée de lumière, qu’elle fait pâlir d’envie ce minuscule croissant de lune qui s’obstine à rester à ses côtés. Les flashs des appareils photo crépitent et nous essayons nous aussi de garder en mémoire cette belle image. La circulation est dense, le concert de klaxons omniprésent. Les gens se pressent et semblent aller dans la même direction et nous, nous essayons de suivre tant bien que mal le rythme. Les calèches sont alignées le long de la place De Foucault attendant d’éventuels clients. De l’autre côté de la route, le superbe complexe hôtelier du Club Med attire tous les regards. Les vigiles, à l’entrée, surveillent la « multitude », et semblent considérer d’un œil goguenard les « fauchés » qui ne peuvent accéder à ce luxe. Des affiches placardées un peu partout, des oriflammes voletant au vent, un écran géant plus loin, nous rappellent que le festival international du cinéma a élu domicile à Marrakech. Nous comprenons mieux l’affluence de tous ces gens et leur empressement à se diriger vers cet endroit. Les serveurs s’empressent autour de nous, ils ne veulent pas perdre leurs clients et essaient de nous vendre un maximum de plats. Légumes frits, brochettes de viandes assorties, pain rond et eau minérale composent notre repas. Un petit thé à la menthe clôture la prestation. Les marchands de fruits secs et de jus d’oranges postés tout autour de la place essaient à leur tour de nous attirer dans leurs filets. Difficile de se promener sans être agrippé par les uns ou les autres. Difficile aussi de se sentir l’âme tranquille devant les jeunes femmes habillées misérablement, et qui s’accrochent à nos pas en mendiant une piécette d’un regard implorant. Difficile de ne pas être ému par ces jeunes garçons qui viennent chercher leur pitance dans les restes que les clients ont laissés dans leurs assiettes. Difficile de détourner les yeux de toute cette détresse. Mais en même temps, on a l’impression que tous ces mondes se côtoient dans une entente très fraternelle. Les uns tendent la main, les autres donnent sans retenue. Et la musique qui est toujours là, à donner un rythme échevelé et irréel à ce que l’on voit autour de nous. Nous sommes comme saoulés par le bruit, les odeurs, les mouvements de la foule qui va et vient, nous changeons de direction sans savoir trop où diriger nos pas et la tête nous tourne de toute cette frénésie ! Les yeux de Michel et Huguette sont grands ouverts sur cet environnement hétéroclite. Les charmeurs de serpents nous font reculer, les porteurs d’eau d’opérette attendent le client pour la belle photo.

Nous commençons à saturer et n’aspirons qu’à une chose, retrouver la quiétude de notre logement. Une pression sur la sonnette de la porte d’entrée alerte Fatima. Aussi guillerette que dans l’après-midi, nous l’entendons dévaler l’escalier et crier-« Je suis là ! ». Effectivement, elle nous apprendra qu’elle ne sort pratiquement jamais du riad et qu’elle est toujours à portée de voix de ses patrons et des clients ! Drôle de vie que mène cette jeune fille ! Originaire de Fès, elle vit loin de sa famille et n’a pas beaucoup de contact avec l’extérieur. Son salaire est des plus minces et c’est une famille marocaine qui s’occupe de gérer cet endroit au bénéfice de la propriétaire qui elle, est Belge. Elle parle difficilement le Français mais s’exprime suffisamment bien pour que nous nous comprenions. Nous restons perplexes devant certains mots et les quiproquos qui en découlent nous font rire aux éclats. Ce qui ravit notre mignonne hôtesse ! Le voyage en avion, le dépaysement, le bruit sur la place Djemaà el-Fna nous ont littéralement vidés. Nous n’avons pas la légèreté de Fatima lorsque nous nous lançons à l’assaut de l’escalier qui mène au premier étage. La porte de nos chambres est munie d’un verrou impressionnant. La clé qui va avec, l’est tout autant ! Quelle discrétion pour entrer dans notre appartement ! On retrouve le même verrou sur la porte de la salle de bain. Décidément, on ne serait pas étonné de trouver une ceinture de chasteté dans les tiroirs de la commode ! Pourtant le lit a l’air bien accueillant ! Demain, il y a tellement de choses à faire qu’une bonne nuit de sommeil sera la bienvenue ! Le muezzin est fidèle à son poste. Ses appels à la prière nous réveillent à 6h30. Nous sommes assez loin de la Koutoubia, il doit y avoir une autre mosquée dans le quartier. Nous paressons encore une heure, au chaud sous les couvertures, le petit déjeuner n’étant servi qu’à 8h.Nous le prenons dans le petit salon marocain, sous la terrasse qui donne sur le patio. De grands rideaux servent de séparation avec la cour et suffisent à peine à atténuer le petit air frais qui s’y engouffre. Nous sommes bientôt en décembre, les matinées et les soirées sont froides, même au Maroc ! Nous découvrons avec la lumière du jour, le charme du riad. La fontaine au centre et celle qui est contre le mur. Fatima nous a gâtés. Ses crêpes sont excellentes ! Nous consultons le plan de la ville et optons pour une immersion dans les souks qui sont tout proche Et voilà ! Gazelle, Gazou, Moustache…fusent à nouveau ! Il me semble que c’était hier ! On se balade le nez au vent, on rit et essaie de ne pas se laisser tenter…déjà ! Bien entendu, nous craquons, enfin, Huguette et moi ! Pour une jolie pièce de métal, ah voilà, je me souviens, un diffuseur de parfum ! Le commerçant a l’air honnête et s’il ne l’est pas, en tous les cas, il est fort sympathique ! Ce qui nous suffit amplement pour justifier cet achat ! Les garçons rigolent, surtout Lilou qui connaît bien sa « Guichou » ! A mon avis, il a intérêt à avoir les poches pleines de dirhams ! Cela ne fait qu’un quart d’heure que nous avons commencé « les courses » ! Nous nous dirigeons vers le palais de la Bahia. Nous l’avons visité l’an dernier, mais c’est avec plaisir que nous retrouvons la magnificence de cette demeure du XIX ème siècle. L’an dernier, ayant laissé libre court à mon imagination et dévoilé quelques uns de mes fantasmes, je me contente donc cette année de photographier nos deux tourtereaux. Bahia (la belle) était le nom de la première épouse du vizir Ba Amhed. Il en avait 3 autres et 24 concubines. On comprend mieux la taille gigantesque de la « maisonnette » ! Il est bientôt midi, le restaurant « El-Badi » pas bien loin ! Un petit tour place des ferblantiers où nous admirons plus particulièrement la technique des vitriers. Nous retrouvons avec plaisir les membres du personnel du restaurant. Ils font sûrement semblant de nous reconnaître et nous faisons semblant de les croire. Tout le monde est content ! Les cigognes occupent la même place sur les remparts et s’affairent à construire ou à réparer leur nid. Nous avons le même plaisir à les contempler que l’an passé. Je comprends que l’on puisse revenir à Marrakech et ne pas s’en lasser. Bien installés sur la terrasse, nous plaisantons avec le serveur que j’avais pris en photo lors de notre premier séjour. Le tajine poulet-citron, le kefta aux œufs sont toujours aussi savoureux, les clémentines aussi parfumées ! Les remerciements que nous échangeons avec nos hôtes ressemblent bien à des « salamalecs », parfait ! Il est temps de dégourdir nos jambes et pour se faire, nous décidons d’aller jusqu’à la Ménara, à pied.

Quelques décamètres sous le soleil, le long de l’avenue Houmman El Fetouaki, nous fait prendre conscience de la difficulté ! Jean va prendre encore une fois la bonne décision. Direction place De Foucault. Il n’y a pas que des calèches, il y a aussi la gare routière. Plus bruyant, moins aéré, mais plus rapide, le bus n°11 sera notre calèche à nous. Les autochtones nous regardent curieusement. Un grand détour, travaux sur la chaussée obligent, nous fera découvrir la Place de la Liberté, l’avenue Mohammed V et le quartier du Guéliz, avant de repiquer sur l’avenue de la Ménara. Nous avons franchi les remparts de la ville depuis un bon moment et l’avenue que nous empruntons, file droit devant nous, laissant sur le côté les hôtels luxueux qui ont pris possession d’une grande partie de la palmeraie, autrefois beaucoup plus étendue. Le grand portail du jardin de la Ménara est grand ouvert, les gardiens ont moins de travail aujourd’hui. Nous sommes mardi et il n’y a pas la foule des week-ends. La quiétude règne, les gens se promènent avec nonchalance, pas de verbiage haut placé, pas de pique-nique sous les oliviers, quatre dromadaires paissent tranquillement devant les remparts de pisé qui entourent le domaine. Photo obligée devant le pavillon des sultans et de leurs élues, avec la chaîne de l’Atlas en arrière fond, une collation rafraîchissante sous les arbres du jardin et le traditionnel « nosnos » pour Jean. Le retour de ce lieu idyllique se fera à pied, nous en profiterons pour admirer les rosiers plantés tout le long de la route et pour rigoler en voyant avec quelle maestria, les Marocains se déplacent sur ce parcours. Parfois à plusieurs sur les mobylettes, les voitures qui doublent à droite dans un concert de klaxons rageurs, les calèches avec leurs chevaux efflanqués qui essaient de tracer la route au milieu des chevaux vapeurs, les petits ânes qui tirent des carrioles en rasant les trottoirs, les passages pour piétons qu’il faut franchir avec prudence …et…vélocité à la fois ! La vue des policiers dans les carrefours importants, fait fondre toute cette agressivité comme par magie. Houps, on ne rigole plus ! Et plus on se rapproche de la médina, plus le spectacle est assourdissant. Nous avions oublié, l’espace d’un instant, combien Marrakech était animée. En fond de décor, le minaret de la Koutoubia paraît nous faire un signe. Le magnifique jardin rempli de plusieurs essences d’arbres, de superbes rosiers aux belles couleurs et de palmiers élancés, nous procure à nouveau un sentiment de paix profonde. Il est bientôt 19h. Huguette veut nous faire peur et mime un suicide dans les eaux du bassin situé au centre de l’allée. Personne ne bronche, il doit y avoir une profondeur de…30 cm ! C’est l’heure de l’appel à la prière, les hauts parleurs dans le minaret amplifient la voix du muezzin.

Vite, il faut rentrer au riad, se faire belle et aller au rendez-vous que nous a posé Fouzia. C’est la fiesta ce soir, plutôt, la Fantasia.

Je cherche dans le guide touristique ce qu’est exactement la Fantasia, ça y est. « C’est la représentation symbolique de la grandeur des guerriers arabes et berbères du siècle dernier. » Voilà une explication qui nous laisse sur notre faim ! On a beau connaître la toile de Delacroix, représentant de superbes et fougueux guerriers armés de longs fusils, le mystère demeure. Fouzia est à l’heure et nous apprend qu’elle va rester avec nous toute la soirée, chic ! Elle pilote sa voiture comme un champion, nous prenons la direction de Casablanca. La route est sombre, mal éclairée et nous croisons de nombreuses voitures aux phares mal réglés. Situé au cœur de la Palmeraie de Marrakech, le palais d’Ali Mahal se présente à nos yeux dans une lumière si forte que nous en restons bouche bée ! C’est entre deux rangées d’impressionnants cavaliers, armés jusqu’aux dents et à l’allure fière que nous devons passer pour accéder à la première cour intérieure. C’est la parade avant le spectacle et je ne comprends pas que j’aurais dû donner un pourboire au cavalier que j’ai pris en photo. Il m’a bien semblé qu’il faisait la tête, mais bon !



Vêtu et enturbanné d’étoffes blanches, il porte un sac contenant des versets du Coran, ainsi qu’un grand poignard recourbé et protégé par un étui de velours. (Xavier aura presque le même !) Le harnachement de sa monture est très coloré. Son fusil (moukkala) est incrusté de nacre et d’ivoire. Heureusement que Fouzia est là pour tout nous expliquer ! De grands remparts entourent la superbe demeure. Sur le seuil de la deuxième cour, nous nous plions à la tradition, en nous faisant photographier avec deux belles jeunes filles arborant le costume des mariées. Tous les acteurs du spectacle à venir nous donnent l’aubade, cela sent un peu le folklore pour touristes, mais tant pis ! C’est sous une magnifique tente berbère que nous prenons place. Fouzia a choisi notre table et s’occupe de nous avec un professionnalisme épatant ! Sous son égide, nous avons l’air averti des habitués ! Nous ne pouvons contenir des exclamations réjouies devant les bons plats qui nous sont proposés ! La « Dakka Marrakchia » (les musiciens), accompagnent les danseuses des différentes provinces qui viennent chanter et danser devant les convives. Devant l’insistance de certaines danseuses, Jean et moi nous laissons prendre par la main et essayons d’esquisser quelques pas de danse ! Il faut bien amuser la galerie ! Le repas est somptueux, voyez plutôt : soupe marocaine (harira), méchoui, couscous et fruits. Un bouteille de vin rosé de la région de Meknès agrémente ces succulents mets. Puis la frénésie s’empare de l’assemblée, vite, il faut sortir pour ne pas rater le début du spectacle. Caméra aux poings, je m’installe sur les gradins à côté de Fouzia qui m’explique au fur et à mesure de leur entrée en scène, le rôle que joue chaque participant. Magique, grandiose et magnifique, le spectacle de Chez Ali est tout cela à la fois. J’ajouterais un peu tape à l’œil mais ne faisons pas la fine bouche, après tout nous sommes là pour passer un bon moment. Danseurs, musiciens, acrobates, cavaliers y vivent leur passion avec enthousiasme (sauf peut-être le chamelier qui a l’air de s’ennuyer passablement !). C’est aussi leur gagne-pain et ils ont le mérite de nous faire croire que ce n’est que par plaisir qu’ils caracolent devant nous ! J’ai encore dans l’oreille le rire de Fouzia lorsque j’ai crié en manquant lâcher la caméra, surprise par la rafale de fusil déclenchée par les cavaliers qui se dirigeaient droit sur nous. Je n’oublie pas non plus l’allégresse coquine avec laquelle elle a annoncé à nos hommes, la venue d’une superbe jeune femme qui a effectué une danse du ventre lascive et suggestive ! Bon, nous sommes en vacances et la danseuse est hors de portée de mains ! Le danger est somme toute assez limité ! Et puis, magie… magie, Fouzia me signale un ovni dans le ciel. Bah ! Ce n’est qu’un tapis volant où sont installés le sultan et sa favorite ! Vous voyez, au bout de deux jours, plus rien ne m’étonne !!! D’ailleurs le spectacle que nous venons de voir s’appelle « les Mille et une nuit »…alors !!! Plein d’étoiles dans les yeux, les petits touristes !

Retour à Marrakech, à fond les manettes ! Demain est un autre jour et nous avons beaucoup de choses à faire ! Des choses programmées, comme la visite du jardin Majorelle, et des choses imprévues, comme l’achat d’un jean par Huguette ! Il faut dire que nous nous sommes un peu perdus au sortir de la médina et les boutiques modernes le long du boulevard Allal El Fassi sont bien attrayantes. Nous avions presque oublié qu’il y avait une autre vie en dehors de celle de la médina ! A nouveau le choc des couleurs de ce magnifique jardin ! Une variété étonnante de plantes exotiques, de fleurs et d’essences, le tout rehaussé de couleurs vives, bleu, rouge, safran et vert, le bruit de l’eau qui sourd de tous les côtés, le chant des oiseaux, invisibles au milieu d’une telle profusion d’arbres, ravissent nos yeux et nos sens. Nos amis sont ravis d’être là et Huguette mitraille tant qu’elle peut. Elle n’en revient pas du nombre de cactées qu’elle a sous les yeux ! Un petit tour dans la boutique et une pause alanguie sous la tonnelle, le temps passe lentement, on est bien ! Oubliés pour un moment, la cohue de la ville, la poussière de ses rues, le bruit assourdissant des moteurs ! Et puis il faut bien se décider à bouger, notre estomac réclame son dû. Nous allons leur faire découvrir le petit restaurant où nous avions mangé avec Nadine et Pierre.

Là, pas de touristes, les gens sont installés sommairement et mangent en silence. Nous sommes suivis par des yeux curieux et la jeune fille qui nous prend en charge est toute intimidée. Elle ne s’exprime pas facilement en français mais nous sert avec célérité les appétissants tajines qui fumaient à l’entrée. C’est chaud, bon et parfumé ! J’aurais bien fait un petit extra dans la pâtisserie qui est juste à côté, mais je suis obligée de rester sage, puisque je suis la seule gourmande ! --« Nadine, où es-tu ? » On traîne un peu la savate, ne sachant plus trop de quel côté diriger nos pas. La rue Bab Agnaou nous mène tout droit vers la place Djemaà el-Fna. Pourquoi ne pas faire un tour dans les souks ? Nous avons repéré un quartier où les marchands sont moins accrocheurs, où nous pourrons regarder sans avoir l’impression d’être constamment agressés. Achat d’un pantalon et chemise rose fuchsia pour Florence, de babouches pour Michel et Huguette. Je me laisse tenter par une tenue d’intérieur turquoise. Nous avions pourtant prévu de faire nos achats à Essaouira, mais la tentation est trop forte. Quant à Michel, il ne rêve que d’une chose, apprendre à jouer du rock and roll sur ces drôles d’instruments. Est-ce un « guembri », qu’il a dans les mains ? C’est un luth à 2 ou 3 cordes, qu’utilisent les Gnaoua de Marrakech. Les Gnaoua sont les descendants des esclaves d’origine africaine (Sénégal, Ghana et Soudan). Ils ont formé une confrérie de maîtres musiciens (les Màalem), de médiums, de charmeurs de serpents et d’adeptes. Ils organisent des festivals dans les différentes villes du Maroc. Autrefois exclusivement tournés vers la musique spirituelle, les festivals sont ouverts aujourd’hui à tous les genres. Essaouira accueillait en juin 2006 le Festival Gnaoua avec du Jazz & Blues. (Pour plus d’infos, tapez « gnaoua » sur Internet et vous aurez une foule d’informations plus intéressantes les unes que les autres.) J’y ai passé tellement de temps que j’oubliais de raconter la suite de nos vacances ! Quelques cartes postales écrites sur le coin d’une table du café de France nous rappellent que nous ne sommes pas seuls au monde ! Je ne suis qu’une écervelée, je poste certaines cartes sans avoir complété les adresses ! Zut, à recommencer ! Tiens, près de la poste, un restaurant nommé « chez Ali » ! Jean se souvient qu’on lui en a parlé à Pau. On a bien fait de s’arrêter là, c’est impeccable ! Bon petit repas aux produits locaux tout à fait délicieux ! Fouzia est venue nous retrouver au riad, dans la soirée. Un monsieur l’accompagne, c’est le responsable de l’organisation des circuits. Munie des vouchers que l’on m’a confiés, j’écoute attentivement ses conseils. Jean et Michel conduiront la voiture (un 4X4 Toyota Prado). Il y a eu des accidents sur la route que nous allons emprunter demain matin et on nous conseille de ne pas partir de bonne heure. Bien ! Il faut refaire nos bagages, l’excitation est à nouveau là, les vallées du Dadès et du Draa nous attendent. J’en rêve depuis longtemps et la perspective de passer une nuit dans le désert me transporte ! JEUDI 30 NOVEMBRE : Il faut dire adieu à notre mignonne Fatima. Cela nous fend le cœur. La veille, elle nous a montré le livre d’or du riad et cherché avec inquiétude le passage dans lequel un touriste anglais avait écrit son nom. Elle pointe son doigt et nous dit fièrement-« Là, c’est écrit, Fatima ! ». Alors ce matin, nous prenons notre plume et lui écrivons un petit mot chacune en n’oubliant pas d’écrire le nom de « Fatima ».

Maroc ou Tunisie fin juillet. - début août? English translation pending
by AnickRodrigu · 2007-12-12 · 23 replies
Bonjour

Pour mon prochain voyage en 2008, je veux savoir la différence entre la Tunisie et le Maroc? Les deux m'intéressent mais je ne veux aller qu'à un pays. Je pars 2 semaines en fin juillet et début août! La chaleur ne me dérange pas car je sais qu'il va faire chaud!! Je pars avec mon conjoint! J'aime bien comme style de voyage, une semaine de circuit et une autre ou l'on fait ce que l'on veut. J'aime découvrir de nouvelles choses et que ça soit dépaysant!! merci
Hôtel à Marrakech English translation pending
by Anysara · 2007-11-06 · 28 replies
Bonjour, Je voulais réserver à l'hôtel Central Palace mais tout est pris, connaissez-vous un autre endroit près de la place Jemaa-el-fna dans le même style que le central palace, je suis déçue qu'il soit complet car j'avais lu beaucoup de bonnes critiques à son sujet. Merci
Recherche riad à Marrakech English translation pending
by Ahmes · 2007-09-13 · 34 replies
Hello tout le monde !😉 Nous partons à 3 adultes en mars à Marrakech. J'ai trouvé pleins de riads sur le net mais j'aurais bien aimé connaître vos expériences. Je sais qu'il y a plein de gens sur ce forum qui connaissent bien Marrakech et c'est pourquoi j'attends avec impatience vos adresses et vos critiques.

Nous cherchons un riad près de la place Jamaa el Fna, avec le petit déjeuner compris s'il y a les autres repas ça va aussi mais le petit déj c'est important. Le budget est de 400 à 600 euros la semaine. Merci pour votre aide.
Présents à offrir aux Marocains? argent de poche? English translation pending
by Merrym · 2007-08-12 · 14 replies
bonjour,

je pars ds une semaine pr un trek au maroc, et nous allons apporter qq présents aux muletiers, au cuisinier, et a la famille qui ns heberge le 1er soir. que pouvons nous leur offrir? de plus, nous allons avoir moins de 2 jours a marrakech, je pense q ns allons prendre 200 euros /personne pour manger, et ramener qq cadeaux, pensez vous que cela suffise?

merci beaucoup pour votre aide!😉
Sud du Maroc en octobre English translation pending
by Alex0264 · 2007-07-24 · 18 replies
Bonjour à tous,

Nous pensons pertir une dizaine de jours dans le sud du Maroc en octobre cette année. Est-ce une bonne idée de se débrouiller seuls ou vaut-il mieux prendre un tour opérateur?

J'ai peur que 'lon perde du temps si on se débrouille seuls... Ceci dit, il y a évidemment l'aspect financier, j'imagine qu'on s'en sortira pour moins cher en se débrouillant par nous-mêmes...

Merci de me donner votre avis, y compris sur les bons tours opérateurs à proposer des circuits dans le sud.

Merci d'avance!
Seule à Casablanca au Maroc English translation pending
by Macherie · 2007-03-06 · 57 replies
Salut 🙂, j'ai décidé de partir a Casablanca au maroc pour mes prochaines vacances en septembre je pense, je trouve que ça devrait etre une belle destination, mais le problème c'est que je ne connait rien du tout sur cette ville et ce pays absolument RIEN, j'ai juste entendu des rumeurs comme quoi je ne devais pas y aller c'est dangereux.... et donc je veux connaitre les conseils de ceux qui connaissent VRAIMENT!!! j'ai beaucoup de questions!!🤪

Es-ce dangereux pour une fille seule quelle est le prix de le vie genre resto, fringues.... quels sont les endroits à visiter les bons hotels comment s'habiller? (au mois de septembre) quelles sont les boites de nuits les meilleures quel budget pour environ 15 jours casabalanca est-elle une ville pour faire la fete et s'éclater??

voila, merci si vous repondez 😉
Séjour au Maroc en avril English translation pending
by Martine135 · 2007-02-23 · 61 replies
Bonjour,

je débarque fraichement dans ce forum et je souhaite partir une petite semaine au Maroc, pour me reposer, "ne rien faire et laisser dire"... et peut etre aussi visiter un peu... On m'a parlé de l'Atlas et aussi déconseillé d'y aller seule avec un 4 x 4... Je serais accompagnée de mon fils de 15 ans. Nous aimons aller à la plage et aussi faire de la marche et rencontrer des gens... Nous sommes déjà allés au Québec et en Guadeloupe et à chaque visite, nous avons rencontrés des gens très sympas qui sont devenus des amis ! J'hésite entre Marrakech et Agadir. J'ai lu pas mal de sujets déjà sur ce forum, mais malgré tout, je ne parviens pas à me décider. En avril la mer est elle vraiment froide ? Agadir trop touristique et Marrakech loin de la mer ? décidément... Si vous pouviez m'aider de par votre expérience du pays et votre séjour, cela me serait bien agréable ! Je remercie tous ceux et celles qui nous viendront en aide... j'ai oublié de préciser que je n'ai pas un budget énorme... ! A bientôt donc ! Martine 😉
Deux femmes seules au Maroc English translation pending
by Chrichri87 · 2006-10-25 · 34 replies
bonjour! J'aurai voulu savoir si cela était risqué de voyager à deux femmes au maroc, et qu'elle était la température du mois de février et mars! merci d'avance
Combien d'euros emmener au Maroc? English translation pending
by Dolce · 2006-07-28 · 18 replies
Bonjour a tous,

Je compte aller vers la mi-aout au maroc pour 12 jours, deux jours a marrakech et 10 jours a agadir, je sejournerai dans des hotels 4 étoiles en demi pension, mais comme je ne connais pas la valeur de la monnaie marocaine, j'aimerai savoir combien d'argent a peu près dois- je prendre avec moi ( en euro), sachant que je compte pas acheter grand chose, a part peut etre qlq petits souvenirs .

Merci pour vos conseils.
Hôtel Kenzi Seminaris à Marrakech English translation pending
by Chanel2006 · 2006-07-22 · 22 replies
bonjour nous partons le 10 septembre a marrakech a l hotel kenzi seminaris nous voudrions savoir si l un ou l une d entre vous connais cet hotel et ce que vous pensez de celui ci

est ce qu il y a des personnes qui partent a le meme periode au meme endroit?

qu on t ils prevu pour les excursions

merci atres bientot
Agadir ou Marrakech en août? English translation pending
by Belly21 · 2006-06-22 · 44 replies
bonjour, je souhaiterai partir au maroc en aout et je ne sais pas kel destination choisir, agadir ou marrakech. j'aimerai vraiment une ville typique avec des monuments a visiter. en vous remerciant. j'attend vos reponse.
Maroc: votre avis sur Merzouga et M'Hamid English translation pending
by Hanaé · 2006-03-19 · 48 replies
Bonjour, nous serons chez une amie à Agadir du 13 au 31 mai. La première semaine nous aimerions visiter le désert pendant quelques jours j'hésite entre Merzouga et M'Hamid sachant que faire les deux sera un peu long! La deuxième semaine nous louerons une voiture pendant 2 où 3 jours pour visiter la côte au sud de Agadir que me conseillez-vous de ne pas manquer? Je vous remercie d'avance. Amitiés

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