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État de la piste BLM 430 de Yellow Rock aux Wahweap Hoodoo? (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un sait-il si cette piste est carrossable?
Dans les 2 sens?
Merci!
Marie
L'appel du désert! English translation pending
Bonjour à tous,
Que ceux d'entre vous qui ont déja connu le "désert" se manifestent et donnent leurs impressions !
Avant de me rendre pour la première fois de ma vie dans un désert, j'avais lu pas mal d'articles et de récits sur ce type de voyage un peu particulier, j'avais beaucoup discuté aussi avec des personnes de mon entourage qui en avaient déja parcouru un, une chose m'avait alors "frappé" : pratiquement tous en parlaient avec un "immense respect", tous semblaient comme envoutés par ce qu'ils avaient vu ! Pour être tout à fait franc, je pensais qu'ils exagéraient et enjolivaient quand même un peu le récit de leur périple. D'ailleurs, bien souvent je leur faisais part gentillement de mes doutes, ils me regardaient alors d'une étrange façon et me répondaient : "tu verras" !
Alors il y a quelques années, j'y suis allé et j'ai vu !
Dans le nord du CHILI, j'ai parcouru une partie du désert d'Atacama, ce que j'ai vu et ressenti dans ce désert, qui parait-il est l'un des plus aride au monde (certains endroits de ce désert n'ont pas connu une goutte de pluie depuis plus de 400 ans !) est allé bien au delà de ce que je pouvais immaginer ! Subjugué par l'extrême beauté des paysages, l'extraordinaire luminosité qui s'en dégageait, j'en restais parfois "sans voix", comme "happé" par le désert minéral qui m'entourait, j'avais l'impression de me retrouver tout petit spectateur d'un évenement exeptionnel : rien de moins que la création du monde ! J'ai aussi eu parfois, la très agréable impression de me retrouver dans un autre monde, sur une autre planéte ! Le dépaysement était total et je me sentais loin, mais alors, très, très loin des soucis et tracas de cette pauvre vieille terre !!! j'ai pourtant déja beaucoup voyagé, mais nulle part ailleurs dans le monde, je n'ai ressenti de telles sensations ?! Je me suis souvenu des récits que j'avais lu et des conversations que j'avais eu et j'ai alors compris ce qu'ils avaient voulu dire par: "tu verras" ! Le retour à la "civilisation" a été très dur, le décalage était trop important ! Ce voyage a été pour moi une révélation et j'en suis revenu "transformé" à jamais ! Ma vision du monde n'est d'ailleurs plus la même depuis. Les grandes étendues sauvages du désert me "hantent" parfois et je ressens alors...... l'appel du désert !
En fait, j'ai beaucoup de mal à décrire par des mots ce que j'ai pu ressentir là-bas, sur les hauts plateaux balayés par les vents arides du désert, c'est pour cela que je laisse maintenant la parole à certains membres de ce forum qui pourront peut-être transcrire encore mieux que moi ce qu'ils ont pu ressentir dans un tel environnement !
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, à vos claviers !!!!!
Amicalement
Que ceux d'entre vous qui ont déja connu le "désert" se manifestent et donnent leurs impressions !
Avant de me rendre pour la première fois de ma vie dans un désert, j'avais lu pas mal d'articles et de récits sur ce type de voyage un peu particulier, j'avais beaucoup discuté aussi avec des personnes de mon entourage qui en avaient déja parcouru un, une chose m'avait alors "frappé" : pratiquement tous en parlaient avec un "immense respect", tous semblaient comme envoutés par ce qu'ils avaient vu ! Pour être tout à fait franc, je pensais qu'ils exagéraient et enjolivaient quand même un peu le récit de leur périple. D'ailleurs, bien souvent je leur faisais part gentillement de mes doutes, ils me regardaient alors d'une étrange façon et me répondaient : "tu verras" !
Alors il y a quelques années, j'y suis allé et j'ai vu !
Dans le nord du CHILI, j'ai parcouru une partie du désert d'Atacama, ce que j'ai vu et ressenti dans ce désert, qui parait-il est l'un des plus aride au monde (certains endroits de ce désert n'ont pas connu une goutte de pluie depuis plus de 400 ans !) est allé bien au delà de ce que je pouvais immaginer ! Subjugué par l'extrême beauté des paysages, l'extraordinaire luminosité qui s'en dégageait, j'en restais parfois "sans voix", comme "happé" par le désert minéral qui m'entourait, j'avais l'impression de me retrouver tout petit spectateur d'un évenement exeptionnel : rien de moins que la création du monde ! J'ai aussi eu parfois, la très agréable impression de me retrouver dans un autre monde, sur une autre planéte ! Le dépaysement était total et je me sentais loin, mais alors, très, très loin des soucis et tracas de cette pauvre vieille terre !!! j'ai pourtant déja beaucoup voyagé, mais nulle part ailleurs dans le monde, je n'ai ressenti de telles sensations ?! Je me suis souvenu des récits que j'avais lu et des conversations que j'avais eu et j'ai alors compris ce qu'ils avaient voulu dire par: "tu verras" ! Le retour à la "civilisation" a été très dur, le décalage était trop important ! Ce voyage a été pour moi une révélation et j'en suis revenu "transformé" à jamais ! Ma vision du monde n'est d'ailleurs plus la même depuis. Les grandes étendues sauvages du désert me "hantent" parfois et je ressens alors...... l'appel du désert !
En fait, j'ai beaucoup de mal à décrire par des mots ce que j'ai pu ressentir là-bas, sur les hauts plateaux balayés par les vents arides du désert, c'est pour cela que je laisse maintenant la parole à certains membres de ce forum qui pourront peut-être transcrire encore mieux que moi ce qu'ils ont pu ressentir dans un tel environnement !
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, à vos claviers !!!!!
Amicalement
Salon de vrais massages à Pattaya? English translation pending
bjr,
quelqu'un conait il un salon de massage sur pattaya AVEC des masseuses PROFESSIONEL et non des *****...
Merci..
je croit qu'on ne m'as jamais reelement massé et j'aimerai bien connaitre un vrai massage thai.
quelqu'un conait il un salon de massage sur pattaya AVEC des masseuses PROFESSIONEL et non des *****...
Merci..
je croit qu'on ne m'as jamais reelement massé et j'aimerai bien connaitre un vrai massage thai.
Film français à télécharger avec sous-titres thaï? English translation pending
bjr,
je voudrais savoir si quelqu'un pourrais me donner un lien pour regarder un film en francais avec les sous titres en thai pour pouvoir le regarder avec ma compagne...
ou un site internet ? un lien emule ? enfin je c'est pas, j'ai fais des recherches sur le net mais je trouve pas..😕
Merci d'avance 😉
je voudrais savoir si quelqu'un pourrais me donner un lien pour regarder un film en francais avec les sous titres en thai pour pouvoir le regarder avec ma compagne...
ou un site internet ? un lien emule ? enfin je c'est pas, j'ai fais des recherches sur le net mais je trouve pas..😕
Merci d'avance 😉
Age Tendre en mars 2010 sur le Splendida English translation pending
Bonjour a tous : les anciens qui ont participé et à tous ceux qui ont hésité et n'ont pas osés franchir le pas ! ! !
Aprés avoir passé un merveilleux séjour, nous en redemandions......... Surtout pour nous pour qui c'était la première croisière ! ! !
Et voilà une nouvelle croisière est annoncée pour Mars 2010.
Alors qui pense participer ?
Aprés avoir passé un merveilleux séjour, nous en redemandions......... Surtout pour nous pour qui c'était la première croisière ! ! !
Et voilà une nouvelle croisière est annoncée pour Mars 2010.
Alors qui pense participer ?
Cherche bénévole pour une ferme à Galway en Irlande English translation pending
Bonjour,
Je cherche un volontaire pour passer quelques semaines/mois sur une petite ferme a galway sur la Cote Ouest de l'Irlande.
Consiste a aider un fermier age a nourrir 2 chats, sortir la 15aine de poules & recolter les oeufs, superviser les 25 vaches, cuisiner le diner pour 2 & entretenir les champs (debroussaillage, nettoyage, jardinage, corvees de bois...) et batiments (entretien, peinture...). Environ 3h de travail/jour sauf le week-end, soit 15h/semaine.
Aucune experience necessaire mais de la bonne volonte.
Logement en mobile-home tout equipe & diner compris + oeufs frais a volonte.
Ideal pour un etudiant europeen, responsable et digne de confiance, souhaitant sejourner en Irlande.
Libre de suite.
Pour plus d'infos & photos, merci d'envoyer votre CV avec reference & questions a vlamotte@eircom.net .
Virginie
Je cherche un volontaire pour passer quelques semaines/mois sur une petite ferme a galway sur la Cote Ouest de l'Irlande.
Consiste a aider un fermier age a nourrir 2 chats, sortir la 15aine de poules & recolter les oeufs, superviser les 25 vaches, cuisiner le diner pour 2 & entretenir les champs (debroussaillage, nettoyage, jardinage, corvees de bois...) et batiments (entretien, peinture...). Environ 3h de travail/jour sauf le week-end, soit 15h/semaine.
Aucune experience necessaire mais de la bonne volonte.
Logement en mobile-home tout equipe & diner compris + oeufs frais a volonte.
Ideal pour un etudiant europeen, responsable et digne de confiance, souhaitant sejourner en Irlande.
Libre de suite.
Pour plus d'infos & photos, merci d'envoyer votre CV avec reference & questions a vlamotte@eircom.net .
Virginie
Avis sur itinéraire de trois mois aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Je suis toute nouvelle sur ce forum et j'aimerais connaître vos avis et conseils par rapport à mon road trip de 3 mois que je suis en train de peaufiner. Je suis bien entendu ouverte à toute remarque/proposition :)
Mon mari et moi partons le 4 mai 2009 et revenons le 28 juillet 2009. L'arrivée se fera à Las Vegas et le retour depuis Atlanta. Nous avons déjà visité l'Arizona, le Nouveau Mexique, l'Utah et LA, c'est donc la raison pour laquelle nous ne passons pas par là.
Nous avons déjà loué la voiture (type Chevrolet Cobalt) via le site: www.elocationdevoitures.fr et réservé 4 logements: à Las Vegas, à San Francisco, à New Orleans et à Orlando. Dans le périple ci-dessous, les dates indiquées en mauve sont celles pour lesquelles nous devons impérativement être dans la ville (car logement booké). Vous remarquerez que nous avons marqués certains jours d'un point d'interrogation. Le but est de laisser quelques jours de flotement sachant que nous devons impérativement être à la Nouvelle Orléans le 3 juillet => toute proposition bienvenue!
Une chose importante à préciser est que nous voulons énormément visiter des petites villes/villages typiques, notamment au Texas.
Nous avons prévu de loger à 75% dans des motels et à 25% en camping (surtout dans les parcs nationaux).
Finalement, notre budget sur place (donc hors avion, location de la voiture) est d'environ 7000€ par personne.
Mes questions:pensez-vous que cela soit réaliste?que pensez-vous de la répartition du temps?qu'ajouteriez-vous/modifiriez-vous?
Voici le périple:
Jour 1: 4 mai: Bruxelles - Las VegasJour 2: 5 mai: Las Vegas Aller chercher la voiture, acheter les sacs de couchage et le GPS + visite de la ville Jour 3: 6 mai: Las Vegas – Sequoia & King Canyon National Parks
Jour 4: 7 mai: Bakersfield/Three Rivers - Sequoia & King Canyon National Parks Jour 5: 8 mai: Sequoia - Côte Ouest Jour 6 : 9 mai : Côte Ouest - San Francisco Jour 7: 10 mai: San Francisco Jour 8: 11 mai: San Francisco Jour 9: 12 mai: San Francisco Jour 10: 13 mai: San Francisco - Yosemite Jour 11 : 14 mai: Yosemite – Sacramento – ? Jour 12 : 15 mai: ? – Lassen Volcanic National Parc Jour 13: 16 mai : Redding/Weaverville/Eureka vers Oregon Jour 14: 17 mai: ? - Crater Lake National Park Jour 15: 18 mai: Bend – Sisters – Salem - Portland Jour 16: 19 mai: Portland Jour 17: 20 mai: Portland Jour 18: 21 mai: Portland – Olympic National Park Jour 19: 22 mai: Olympic National Park – Seattle Jour 20: 23 mai: Seattle Jour 21: 24 mai: Seattle Jour 22: 25 mai: Seattle – Baker City (Oregon) Jour 23: 26 mai: Baker City – Boise – Twin Falls Jour 24: 27 mai: Twin Falls – Salt Lake City Jour 25: 28 mai: Salt Lake City (Utah) Jour 26: 29 mai: Salt Lake City Jour 27: 30 mai: Salt Lake City – Vernal Jour 28: 31 mai: Vernal – Jackson Hole Jour 29: 01 juin: Jackson Hole – Grand Teton Jour 30: 02 juin: Grand Teton – Yellowstone Jour 31: 03 juin: Yellowstone Jour 32: 04 juin: Yellowstone Jour 33: 05 juin: Yellowstone Jour 34: 06 juin: Yellowstone Jour 35: 07 juin: Yellowstone – Cody Jour 36: 08 juin: Cody Jour 37: 09 juin: Cody Jour 38: 10 juin: Cody – Devil's Tower – Sundance Jour 39: 11 juin: Sundance – Deadwood – Rapid City Jour 40: 12 juin: Rapid City Jour 41: 13 juin: Rapid City Jour 42: 14 juin: Rapid City
Jour 43: 15 juin: Rapid City - Denver Jour 44: 16 juin: Denver Jour 45: 17 juin: Denver Jour 46: 18 juin: Denver – Santa Fé Jour 47: 19 juin: Santa Fé - Amarillo Jour 48: 20 juin: Amarillo – Dallas Jour 49: 21 juin: Dallas – Crawfort Jour 50: 22 juin: Crawfort - Houston Jour 51: 23 juin: Houston Jour 52: 24 juin: ? Jour 53: 25 juin: ? Jour 54: 26 juin: ? Jour 55: 27 juin: ? Jour 56: 28 juin: Houston – Lake Charles – Lafayette Jour 57: 29 juin: Lafayette – Baton Rouge Jour 58: 30 juin: Baton Rouge Jour 59: 01 juillet: Baton Rouge – Saint Francisville Jour 60: 02 juillet: Saint Francisville – New Orleans Jour 61: 03 juillet: New Orleans Jour 62: 04 juillet: New Orleans Jour 63: 05 juillet: New Orleans Jour 64: 06 juillet: New Orleans Jour 65: 07 juillet: New Orleans - Pensacola Jour 66: 08 juillet: Pensacola – Panama City – Tallahassee Jour 67: 09 juillet: Tallahassee – Saint Petersburg (tampa) Jour 68: 10 juillet: Saint Petersburg – Fort Myers Jour 69: 11 juillet: Fort Myers - Everglades Jour 70: 08 juillet: Everglades Jour 71: 09 juillet: Everglades – Key West Jour 72: 10 juillet: Key West Jour 73: 11 juillet: Key West - Miami Jour 74: 12 juillet: Miami Jour 75: 13 juillet: Miami Jour 76: 14 juillet: Miami Jour 77: 15 juillet: Miami - Orlando Jour 74: 16 juillet: Orlando Jour 75: 17 juilet: Orlando Jour 76: 18 juillet: Orlando Jour 77: 19 juillet: Orlando Jour 78: 20 juillet: Orlando Jour 79: 21 juillet: Orlando Jour 80: 22 juillet: Orlando Jour 81: 23 juillet: ? Jour 82: 24 juillet: ? Jour 83: 25 juillet: ? Jour 84: 26 juillet: ? Jour 85: 27 juillet: ? Jour 86: 28 juillet: Atlanta - Bruxelles
Merci beaucoup pour votre aide!
Je suis toute nouvelle sur ce forum et j'aimerais connaître vos avis et conseils par rapport à mon road trip de 3 mois que je suis en train de peaufiner. Je suis bien entendu ouverte à toute remarque/proposition :)
Mon mari et moi partons le 4 mai 2009 et revenons le 28 juillet 2009. L'arrivée se fera à Las Vegas et le retour depuis Atlanta. Nous avons déjà visité l'Arizona, le Nouveau Mexique, l'Utah et LA, c'est donc la raison pour laquelle nous ne passons pas par là.
Nous avons déjà loué la voiture (type Chevrolet Cobalt) via le site: www.elocationdevoitures.fr et réservé 4 logements: à Las Vegas, à San Francisco, à New Orleans et à Orlando. Dans le périple ci-dessous, les dates indiquées en mauve sont celles pour lesquelles nous devons impérativement être dans la ville (car logement booké). Vous remarquerez que nous avons marqués certains jours d'un point d'interrogation. Le but est de laisser quelques jours de flotement sachant que nous devons impérativement être à la Nouvelle Orléans le 3 juillet => toute proposition bienvenue!
Une chose importante à préciser est que nous voulons énormément visiter des petites villes/villages typiques, notamment au Texas.
Nous avons prévu de loger à 75% dans des motels et à 25% en camping (surtout dans les parcs nationaux).
Finalement, notre budget sur place (donc hors avion, location de la voiture) est d'environ 7000€ par personne.
Mes questions:pensez-vous que cela soit réaliste?que pensez-vous de la répartition du temps?qu'ajouteriez-vous/modifiriez-vous?
Voici le périple:
Jour 1: 4 mai: Bruxelles - Las VegasJour 2: 5 mai: Las Vegas Aller chercher la voiture, acheter les sacs de couchage et le GPS + visite de la ville Jour 3: 6 mai: Las Vegas – Sequoia & King Canyon National Parks
Jour 4: 7 mai: Bakersfield/Three Rivers - Sequoia & King Canyon National Parks Jour 5: 8 mai: Sequoia - Côte Ouest Jour 6 : 9 mai : Côte Ouest - San Francisco Jour 7: 10 mai: San Francisco Jour 8: 11 mai: San Francisco Jour 9: 12 mai: San Francisco Jour 10: 13 mai: San Francisco - Yosemite Jour 11 : 14 mai: Yosemite – Sacramento – ? Jour 12 : 15 mai: ? – Lassen Volcanic National Parc Jour 13: 16 mai : Redding/Weaverville/Eureka vers Oregon Jour 14: 17 mai: ? - Crater Lake National Park Jour 15: 18 mai: Bend – Sisters – Salem - Portland Jour 16: 19 mai: Portland Jour 17: 20 mai: Portland Jour 18: 21 mai: Portland – Olympic National Park Jour 19: 22 mai: Olympic National Park – Seattle Jour 20: 23 mai: Seattle Jour 21: 24 mai: Seattle Jour 22: 25 mai: Seattle – Baker City (Oregon) Jour 23: 26 mai: Baker City – Boise – Twin Falls Jour 24: 27 mai: Twin Falls – Salt Lake City Jour 25: 28 mai: Salt Lake City (Utah) Jour 26: 29 mai: Salt Lake City Jour 27: 30 mai: Salt Lake City – Vernal Jour 28: 31 mai: Vernal – Jackson Hole Jour 29: 01 juin: Jackson Hole – Grand Teton Jour 30: 02 juin: Grand Teton – Yellowstone Jour 31: 03 juin: Yellowstone Jour 32: 04 juin: Yellowstone Jour 33: 05 juin: Yellowstone Jour 34: 06 juin: Yellowstone Jour 35: 07 juin: Yellowstone – Cody Jour 36: 08 juin: Cody Jour 37: 09 juin: Cody Jour 38: 10 juin: Cody – Devil's Tower – Sundance Jour 39: 11 juin: Sundance – Deadwood – Rapid City Jour 40: 12 juin: Rapid City Jour 41: 13 juin: Rapid City Jour 42: 14 juin: Rapid City
Jour 43: 15 juin: Rapid City - Denver Jour 44: 16 juin: Denver Jour 45: 17 juin: Denver Jour 46: 18 juin: Denver – Santa Fé Jour 47: 19 juin: Santa Fé - Amarillo Jour 48: 20 juin: Amarillo – Dallas Jour 49: 21 juin: Dallas – Crawfort Jour 50: 22 juin: Crawfort - Houston Jour 51: 23 juin: Houston Jour 52: 24 juin: ? Jour 53: 25 juin: ? Jour 54: 26 juin: ? Jour 55: 27 juin: ? Jour 56: 28 juin: Houston – Lake Charles – Lafayette Jour 57: 29 juin: Lafayette – Baton Rouge Jour 58: 30 juin: Baton Rouge Jour 59: 01 juillet: Baton Rouge – Saint Francisville Jour 60: 02 juillet: Saint Francisville – New Orleans Jour 61: 03 juillet: New Orleans Jour 62: 04 juillet: New Orleans Jour 63: 05 juillet: New Orleans Jour 64: 06 juillet: New Orleans Jour 65: 07 juillet: New Orleans - Pensacola Jour 66: 08 juillet: Pensacola – Panama City – Tallahassee Jour 67: 09 juillet: Tallahassee – Saint Petersburg (tampa) Jour 68: 10 juillet: Saint Petersburg – Fort Myers Jour 69: 11 juillet: Fort Myers - Everglades Jour 70: 08 juillet: Everglades Jour 71: 09 juillet: Everglades – Key West Jour 72: 10 juillet: Key West Jour 73: 11 juillet: Key West - Miami Jour 74: 12 juillet: Miami Jour 75: 13 juillet: Miami Jour 76: 14 juillet: Miami Jour 77: 15 juillet: Miami - Orlando Jour 74: 16 juillet: Orlando Jour 75: 17 juilet: Orlando Jour 76: 18 juillet: Orlando Jour 77: 19 juillet: Orlando Jour 78: 20 juillet: Orlando Jour 79: 21 juillet: Orlando Jour 80: 22 juillet: Orlando Jour 81: 23 juillet: ? Jour 82: 24 juillet: ? Jour 83: 25 juillet: ? Jour 84: 26 juillet: ? Jour 85: 27 juillet: ? Jour 86: 28 juillet: Atlanta - Bruxelles
Merci beaucoup pour votre aide!
Cols de l'Himalaya à vélo English translation pending
Bonjour a tous,
Mes questions concernent 2 cols principalement: le "Nangpa La" entre le tibet et le népal, sur la friendship highway (altitude?) la "Khunjerab pass", entre le pakistan et la chine, sur la karakorum highway a 4700m.
J'ai lu que celui de la KKH est fermé de novembre à avril en gros, en dehors de cette periode est-il bien praticable à vélo? j'étais sur la kkh ya 2 ans, mais en voiture et en juillet donc si quelques uns sont passé par la en vélo et plus tot dans la saison, je prends toutes infos utiles!
Qu'en est-il du trajet Lhassa-katmandou à vélo vers novembre-decembre? (mis a part toutes les questions administratives) je ne connais pas du tout la région, peut-il y avoir de la neige? quelles sont les températures? Ya-t-il plusieurs endroits ou l'on peut passer ou un seul itinéraire?
Arrivant de chine, on pensait traverser du tibet au Népal en décembre, puis du pakistan à la chine en Avril, quelqu'un l'a-t-il deja fait à ces périodes? Merci pour vos infos!
Mes questions concernent 2 cols principalement: le "Nangpa La" entre le tibet et le népal, sur la friendship highway (altitude?) la "Khunjerab pass", entre le pakistan et la chine, sur la karakorum highway a 4700m.
J'ai lu que celui de la KKH est fermé de novembre à avril en gros, en dehors de cette periode est-il bien praticable à vélo? j'étais sur la kkh ya 2 ans, mais en voiture et en juillet donc si quelques uns sont passé par la en vélo et plus tot dans la saison, je prends toutes infos utiles!
Qu'en est-il du trajet Lhassa-katmandou à vélo vers novembre-decembre? (mis a part toutes les questions administratives) je ne connais pas du tout la région, peut-il y avoir de la neige? quelles sont les températures? Ya-t-il plusieurs endroits ou l'on peut passer ou un seul itinéraire?
Arrivant de chine, on pensait traverser du tibet au Népal en décembre, puis du pakistan à la chine en Avril, quelqu'un l'a-t-il deja fait à ces périodes? Merci pour vos infos!
Itinéraire de San Francisco à Phoenix via les parcs English translation pending
Bonjour,
J'aimerais avoir vos avis sur l'itinéraire suivant (Aout)
J1: Paris San Francisco J2 : Visite SF J3 : Visite SF J4 : Vol SF Las végas dans l'après midi J5 : Journée et soirée à LV J6 : Départ en voiture pour Zion, visite et route vers Bryce Canyon J7 : Visite de BC, route vers Capitol Reef, nuit à Torrey J8 : Route Torrey - Moab - visite Arches J9 : Visite Canyonlands, nuit à Moab J10 : Route Moab - Mexican hat, visite monument valley J11 : Gooseeneek state puis route vers Page - visite horseshoe bend ? J12 : Visite antelope canyon nuit à Page J13 : Visite de The waves route vers Grand Canyon J14 : Visite GC, route vers Sédona J15 : Visite Sédona J16 : Sédona-Phoenix, départ Paris vers 12h
Y a t-il des étapes trop longues ? trop courtes ? The waves au mois d'aout est ce que c'est raisonnable ?
Merci d'avance pour vos conseils!
J'aimerais avoir vos avis sur l'itinéraire suivant (Aout)
J1: Paris San Francisco J2 : Visite SF J3 : Visite SF J4 : Vol SF Las végas dans l'après midi J5 : Journée et soirée à LV J6 : Départ en voiture pour Zion, visite et route vers Bryce Canyon J7 : Visite de BC, route vers Capitol Reef, nuit à Torrey J8 : Route Torrey - Moab - visite Arches J9 : Visite Canyonlands, nuit à Moab J10 : Route Moab - Mexican hat, visite monument valley J11 : Gooseeneek state puis route vers Page - visite horseshoe bend ? J12 : Visite antelope canyon nuit à Page J13 : Visite de The waves route vers Grand Canyon J14 : Visite GC, route vers Sédona J15 : Visite Sédona J16 : Sédona-Phoenix, départ Paris vers 12h
Y a t-il des étapes trop longues ? trop courtes ? The waves au mois d'aout est ce que c'est raisonnable ?
Merci d'avance pour vos conseils!
Tanzanie: art, endroits non touristiques et visite de la capitale (Dar Es Salaam) English translation pending
Bonjour à tous !
Je compte partir en Tanzanie avec un ami fin aout/début septemebre. Nous avons déjà contacté un tour operator qui nous propose de customiser notre voyage à partir d'un programme qu'ils nous ont donné. J'aurai besoin de votre aide pour y répondre.
J'ai 3 questions concernant mon programme :
1. Dans les divers endroits dans lequel nous nous arrêterons, il y a notamment le village de Mto Wa Mbu. Après un rapide check sur internet, il semble que ce soit un endroit assez touristique où presque tous les gens qui sont venus dans le pays sont allés. On nous propose d'y voir une école, de visiter la fabrique de bière à la banane, etc... Cet endroit ne me branche pas plus que cela et j'ai déjà donné dans le même genre de journée (ex : visite de la fabrique d'alcool de palme en Birmanie). Au contraire, mes amis et moi souhaiterions visiter des endroits un peu plus perdus et authentiques. Je sais que tout le monde veut faire pareil, mais nous avons bon espoir d'y arriver. Sachant que nous resterons plus dans le Nord du pays, avez-vous des endroits peu touristiques à nous recommander : des villages où l'on peu rencontrer les gens et où l'on ne sera pas un dollar ambulant ? (j'ai cru lire que c'était très difficile de prendre contact avec les gens dans ce pays, justement à cause du tourisme et de l'aspect commercial que cela représente).
2. J'ai très envie de me ramener un objet de là-bas. Je pensais à de l'artisanat local, mais pas quelque chose dans le genre souvenir d'aéroport. J'aimerai bien me faire un joli cadeau du genre masque un peu ancien, lance ou bouclier (avec une échelle de prix d'environ 100 à 300 € pour un objet). Connaissez-vous de bons endroits pour effectuer de tels achats (ville, magasin...) ?
3. Enfin, Dar Es Salaam n'est pas prévu dans notre programme. Généralement, j'ai bien voir à quoi ressemble la capitale d'un pays. Trouvez-vous que Dar Es Salaam est une ville intéressante à visiter ? Est-ce que vous me conseillez d'y passer un ou deux jours ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses, Bon week-end ! 🙂
Je compte partir en Tanzanie avec un ami fin aout/début septemebre. Nous avons déjà contacté un tour operator qui nous propose de customiser notre voyage à partir d'un programme qu'ils nous ont donné. J'aurai besoin de votre aide pour y répondre.
J'ai 3 questions concernant mon programme :
1. Dans les divers endroits dans lequel nous nous arrêterons, il y a notamment le village de Mto Wa Mbu. Après un rapide check sur internet, il semble que ce soit un endroit assez touristique où presque tous les gens qui sont venus dans le pays sont allés. On nous propose d'y voir une école, de visiter la fabrique de bière à la banane, etc... Cet endroit ne me branche pas plus que cela et j'ai déjà donné dans le même genre de journée (ex : visite de la fabrique d'alcool de palme en Birmanie). Au contraire, mes amis et moi souhaiterions visiter des endroits un peu plus perdus et authentiques. Je sais que tout le monde veut faire pareil, mais nous avons bon espoir d'y arriver. Sachant que nous resterons plus dans le Nord du pays, avez-vous des endroits peu touristiques à nous recommander : des villages où l'on peu rencontrer les gens et où l'on ne sera pas un dollar ambulant ? (j'ai cru lire que c'était très difficile de prendre contact avec les gens dans ce pays, justement à cause du tourisme et de l'aspect commercial que cela représente).
2. J'ai très envie de me ramener un objet de là-bas. Je pensais à de l'artisanat local, mais pas quelque chose dans le genre souvenir d'aéroport. J'aimerai bien me faire un joli cadeau du genre masque un peu ancien, lance ou bouclier (avec une échelle de prix d'environ 100 à 300 € pour un objet). Connaissez-vous de bons endroits pour effectuer de tels achats (ville, magasin...) ?
3. Enfin, Dar Es Salaam n'est pas prévu dans notre programme. Généralement, j'ai bien voir à quoi ressemble la capitale d'un pays. Trouvez-vous que Dar Es Salaam est une ville intéressante à visiter ? Est-ce que vous me conseillez d'y passer un ou deux jours ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses, Bon week-end ! 🙂
Faire une "transbornéo" de deux/trois semaines du côté de Kalimantan English translation pending
Bonjour!!!
je cherche des infos pour faire une "transbornéo" côté kalimantan (en gros remonter la "sungai kuapas" puis passer les "muller range" et redescendre par "sungai mahakam"
quelqu'un à déjà tenté??
à savoir la durée (2 à 3 semaines assez??)
le prix indicatif,
comment trouver un bon guide?
et l'équipement particulier nécessaire??
je précise que j'ai quelques bases en indonésiens, et déjà quelques trecks en forêt tropical malaisie et thailande, mais sur plus courte durée et terrain moins difficiles... merci pour vos infos
je précise que j'ai quelques bases en indonésiens, et déjà quelques trecks en forêt tropical malaisie et thailande, mais sur plus courte durée et terrain moins difficiles... merci pour vos infos
Les Américains English translation pending
...en tant que voyageur individuel depuis pas mal d'années, j'en ai finalement assez peu croisé sur ma route. Sans doute leur espace de voyage est plus restreint que le notre pour des raisons politiques??
Tantôt ils sont détestés à cause de Bush, puis mis sur un piédestal avec Obama. On les annonce en déclin et moribonds, pourtant ils sont à l'origine de la plus formidable révolution technologique et culturelle de ces 50 dernières années. Révolution qui aura eu en plus le mérite de n'envoyer personne dans un camp.
Alors pourquoi détestez-vous autant les américains?
Grand Canyon et environs plus le parc Yellowstone du 16 au 31 mai 2008 (trois personnes) English translation pending
Voyage USA : Grand Canyon et environs + Parc Yellowstone (16 au 31 mai 2008, 3 personnes).
Ce carnet de voyage est surtout destiné à faciliter l’organisation de ce périple pour des voyageurs qui n’osent pas se lancer tous seuls : je donnerais surtout des renseignements pratiques, sans photo (vous pourrez trouver de très nombreux sites avec des photos sur ces régions), avec les informations de temps de route, de budget, hôtels et restaurants.
1) Le circuit part de Phoenix, remonte vers le Grand Canyon, puis Monument Valley, Arches Park et Dead Horse Point depuis Moab, Bryce Canyon, Zion puis Las Vegas. Depuis cette ville, trajet en avion vers Salt Lake City, puis trajet en voiture vers Yellowstone Park en passant par le Grand Teton Park, retour vers Salt Lake City et vol SLC-Paris. Avec ce circuit, vous ne vous ennuierez pas, on traverse des paysages extraordinaires tous les jours !
2) Organisation et réservation : tout a été fait avec internet, en mars 2008 et en utilisant le Guide du Routard « Parc nationaux de l’ouest américain » (excellent, à recommander) et les nombreux sites disponibles sur le Web (dont voyageforum.com) Bien qu’ayant souvent voyagé sans réservation préalable, sur ce genre de circuit il faut impérativement réserver à l’avance, les hébergements à l’intérieur et aux abords des parcs étant pris d’assaut plusieurs mois à l’avance, en particulier pour les mois de juillet et août, même pour les places de camping, sinon, tous les jours et dès la fin de matinée, il faut se préoccuper de l’étape du soir. Une telle organisation demande du temps, ne vous y prenez pas au dernier moment car toute étape mal calculée engendre inévitablement de la fatigue (les trajets routiers sont longs dans ce genre de voyage !), des frais supplémentaires et souvent de la mauvaise humeur en fin de journée ! Après avoir décidé d’un itinéraire en fonction du temps disponible, des sites à découvrir, je fais les recherches/réservations des billets d’avion, location de voiture, chambres d’hôtel, en dégrossissant avec Kelkoo-voyages qui a l’avantage de balayer plusieurs sites, puis j’affine directement sur les sites sélectionnés. Pour les hôtels, après la première sélection Kelkoo, je regarde sur un site du genre TripAdvisor pour les avis des voyageurs.
3) Billets d’avion : j’ai utilisé Expédia, qui est (était ?) le seul site proposant un moteur de recherches de vols secs autorisant les vols multi destinations, puisque je souhaitais arriver à Phoenix et repartir de Salt Lake City .
Vendredi 16 Mai: Paris (12h50)-Mineapolis (15h15)-Phoenix (18h48) Durée : 15h avec les escales., compagnie: Northwest. Samedi 31 Mai: Salt Lake City (10h25)- Chicago (14h35)- Paris (8h50 le lendemain), compagnies: Delta + Air France.
Billets A/R Paris-Phoenix et Salt Lake City- Paris : 650 euros TTC/personne Billet Las Vegas – Salt Lake City : 45 euros / personne, réservé sur GoVoyages
4) Location de voiture : Section Phoenix- Las Vegas : réservation sur le site Elocationdevoitures.fr, 9 jours, voiture type Chevrolet Equinox chez Dollar, kilométrage illimité, « one way fee » inclus (à vérifier, très important) : 254 euros. (2400 Kms effectués, consommation moyenne de 14l/100..oups !) Section Salt Lake City- Salt Lake City : réservation sur le site Elocationdevoitures.fr, 7 jours, voiture Nissan Murano chez Alamo, kilométrage illimité : 230 euros. (1700 Kms effectués, consommation moyenne de 10l/100..c’est déjà mieux !)
Comme les tarifs de location sont plutôt raisonnables par rapport à la France et que les distances sont longues, il est préférable de prendre une voiture confortable, avec air conditionné (il peut faire très chaud dans certains endroits) et avec un moteur suffisamment puissant pour transporter sans problème passagers + bagages, sans compter la boîte automatique, l’air conditionné et des pentes qui peuvent êtres importantes car on monte jusqu’à 3000 m sur ces circuits.
5) Cartes et GPS : le GPS n’est pas indispensable car le réseau routier dans ces régions n’est pas très dense, pas indispensable peut-être, mais très pratique cependant, pour calculer les itinéraires, trouver les hôtels et restaurants, le soir, quand tout le monde est fatigué et que le syndrome du « chien qui cherche sa niche » frappe fort. Personnellement, j’utilisais Tomtom : impeccable.
6) Moyen de paiement : Carte Visa Premier (intéressante pour les assurances liées à la carte) aussi bien sur internet que sur place, plus dollars (200 à 300 par personne pour 15 jours, ça suffit largement, il nous en restait en fin de voyage). Sur chaque paiement, ma banque (LCL) a facturé 2, 6% de commissions de change. Pour ceux qui ne sont jamais allés aux USA, si vous payez par carte bancaire dans les restaurants et cafés, n’oubliez pas de remplir la somme totale sur votre ticket de carte, car il y une ligne pour le service (non compris et quasiment obligatoire) et si vous vous contentez de signer le ticket comme en France, une personne mal intentionnée peut, à posteriori, le compléter avec une somme qui peut ne pas vous convenir ! Taux de conversion moyen appliqué par la banque en mai 2008: un euro pour 1, 52 dollar. Budget total par personne : env 1350 euros quasiment tout compris (avions, hôtels, restaurants, voitures, essence, entrées dans les parcs..)
Les temps de route indiqués s’entendent bien sûr hors visite. - 1ère jour : vendredi 16 mai Phoenix-Flagstaff : 230 kms, env 2h20 . Nuit au motel Highland Country Inn, 1 chambre 3 pers 58 € sans pt-dej, réservée sur Expédia. Comme nous sommes arrivés en fin de journée à Phoenix, le temps de récupérer les bagages puis la voiture, il était 20H30 (donc 4h30 du matin pour nos yeux fatigués), les 2h30 de route jusqu’à Flagstaff ont été très dures pour les paupières, mais ça nous permettait d’être plus tôt le lendemain sur le site du Grand Canyon. Même fatigués, dans toute la ville, vous profiterez quasiment toute la nuit des nombreux trains qui traversent Flagstaff, et qui sifflent longuement à chaque croisement de route (nombreux). Le lendemain matin, en allant faire des courses au Wallmart du coin, j’ai vu qu’il y avait de nouveaux hôtels dans cette zone, plus éloignée de la voie ferrée, donc certainement plus calmes la nuit…ce sera pour un prochain voyage. Bon petit déjeuner dans le centre, au Macy’s coffee house (env 10 $ /pers)
- 2ème et 3éme jour : samedi 17 mai Flagstaff-Tusayan-Grand Canyon : 230 kms, env 2h20 . Dimanche 18 mai : on continue les visites le long du Grand Canyon 2 nuits à Tusayan, (Red Feather Lodge 135$/nuit, ptd dej inclus, réservé sur le site de l’hôtel) juste à l’entrée du parc, bourg sans aucun intérêt, il n’y a que des motels et des restaurants, avec des prix élevés mais un peu moins que dans le parc. Entrées dans les parcs nationaux : pour le circuit proposé, le plus intéressant est de prendre un « annual pass », qui coûtait 80$ et qui donne accès dans tous les parcs nationaux pour un véhicule et 4 personnes. Il peut se prendre directement à l’entrée d’un parc. (attention, l’annual pass n’est pas valide dans les State Park et à Monument Valley) Dès le lendemain de notre arrivée, nous sommes déjà sur le site du Grand Canyon : paysages extraordinaires, points de vue sublimes tout le long du sentier qui longe le Canyon ; évidemment, pour la lumière, c’est mieux le matin ou le soir et il y a foule pour le coucher de soleil. Il faut prévoir une journée et demi à deux jours au moins pour faire tout le circuit tranquillement, plus si vous décidez de descendre au fond !
- 4ème jour : Lundi 19 Mai Grand Canyon – Monument Valley 280 kms, 4h00,
puis nuit à Bluff (75 kms, 1h00). Attention, sur ce trajet, vous changer d’état, donc d’heure ! c’est +1h en passant dans l’Utah, en fin de journée, ça compte pour trouver un restaurant ouvert. Nous sommes partis en fin de matinée du Grand Canyon pour arriver vers 16h à Monument Valley et profiter de la belle lumière sur ces paysages fantastiques. Il faut compter au moins 2h00 pour faire le tour en voiture (env 25 kms), on s’arrête souvent. Nuit à Bluff au Recapture Lodge (78$ 3/pers, réservé sur le site de l’hôtel) chambre correcte, accueil très sympathique. Repas du soir au Cottonwood Steakhouse, qui était encore ouvert, malgré notre arrivée tardive ; très bonnes grillades, ambiance agréable (env 20$/pers).
- 5ème jour : Mardi 20 mai Bluff – Moab 160 kms, 2h30. Avant de partir de Bluff, nous sommes revenus de quelques kms sur nos pas, donc vers Mexican Hat pour faire une boucle dans The Valley of Gods (décrite dans le guide du routard), ç’est de la piste sur env 30 kms, mais en roulant doucement, il n’y a aucun problème avec une voiture classique. Très beau trajet, si vous y êtes fin mai, vous verrez beaucoup de fleurs sur cette terre aride. Le trajet jusqu’à Moab est du genre désertique et il y a peu d’étapes possibles pour se restaurer et faire le plein.Nous avons fait étape à Cameron.
Nuit à Moab au Red Stone Inn : 85 $/ 3 pers, ss pdj (réservé sur le site de l’hôtel). Chambre confortable mais petite. Dîner au Zax Pizza&Family restaurant : buffet pour env 10/15$ Nous sommes arrivés vers 15h, et nous avons eu le temps d’aller jusqu’à Arches Park, qui est tout près de Moab. Le temps était orageux, donc nous n’avons pas commencé les balades sur les sentiers mais même en voiture, on a accès à beaucoup de sites superbes. Moab est une grande ville, vous trouverez tous les services que vous souhaitez : banques, essence, hotels/resto, shoping, agences de voyages etc etc
- 6ème jour : Mercredi 21 Mai Moab – Green River : 90 kms, 1h00 Le matin nous sommes retournés à Arches Park pour continuer nos visites et prendre le sentier qui mène vers Double O Arch (très beau parcours) et quelques autres petits boucles, puis l’après midi nous sommes allés à Dead Horse point avec un point de vue extraordinaire sur les méandres du Colorado. Depuis Moab, il y a bien d’autres choses à voir, mais notre temps étant limité, nous avons repris la route vers Green River, où on peut arriver tard, vu qu’il n’y a rien à faire et rien à voir ! ….. juste une étape. Nuit au Motel 6 : 52$ pour 3 ( la nuit la moins chère du circuit, réservée sur le site Motel 6) 7ème jour : Jeudi 22 mai Green River – Bryce Canyon : 330 kms, 7h00 Il faut passer par Hanksville, Torrey, Boulder, Escalante .Prenez le temps pour faire cette étape : superbe route, avec des paysages fantastiques ; elle monte jusqu’à 3000 m (on a eu droit à une tempête de neige). En partant de bonne heure de Green River, on arrive suffisamment tôt à Bryce Canyon pour profiter de la lumière de fin de journée . Le parc est situé à environ à 2700 m, en cas de mauvais temps, attention à la température, ça peut descendre vite. Nuit au Bryce Canyon Pines (1O kms de l’entrée du parc, chambre confortable) 84$ /3 pers, ss pdj, réservée sur le site de l’hôtel. Dîner et pdj au restaurant du motel: prix moyens, bonne cuisine. 8ème jour : Vendredi 23 mai Bryce Canyon – Hurricane : 460 kms, 4h00 Le matin, nous avons continué nos visites sur le parc, puis nous avons repris la route vers Zion Park, que nous avons visité assez rapidement car, moins spectaculaire que tous ceux que nous venions de voir. Nuit à Hurricane, au Confort Inn ( à la sortie de la ville) 82$ pour 3 pers avec pdj (mais pas terrible).Réservation sur le site Comfort Inn .Chambre confortable et spacieuse, quartier inintéressant. Dîner dans un restaurant chinois proposant une formule « all you can eat » : on se rapproche de Las Vegas !! 9ème jour : Samedi 24 mai Hurricane – Las Vegas : 230 kms, 2h15 Nous rejoignons Las Vegas en fin de matinée, et nous allons déposer nos affaires au Motel 6 (quelques centaines de chambres et ..c’était complet !).Le week end, les prix des hôtels flambent à Las Vegas, il vaut mieux réserver : Chambre à 103$ /3 pers ss pdj ( le double de celle de Green River et …c’est la même). On peut aller à pied sur le strip depuis l'hôtel, prévoyez de bonnes chaussures, n marche beaucoup pour visiter !
Visite de la ville, enfin du strip (beaucoup de travaux, le centre est en plein reconstruction) et des nombreux casinos : c’est de plus en plus kitch, plus haut, plus grand, plus cher. Pour manger, il faut aller dans les restaurants/cafétérias des casinos qui proposent des formules « all you can eat » à prix intéressants.
Pour cette partie de voyage Phoenix- Las Vegas), nous aurons parcouru 2400 kms. 10ème jour : Dimanche 25 mai : Las Vegas – Salt Lake City (avion, 1h00), puis Salt Lake City – Jackson Hole 500 kms, 6h00 en prenant la route 89. Départ à l’aube de l’hôtel, notre avion est à 7h00 et il faut aller rendre la voiture de location, dans un centre éloigné de l’aéroport (on revient en navette). Arrivée à SLC vers 10h00 (décalage d’1h00 avec Las Vegas). Le temps de récupérer les bagages et la voiture (Nissan Murano, très agréable), nous partons vers 11h00 pour un grand trajet de 500 kms, vers Jackson. Nous prenons la 89 et passons par Logan, Paris, Montpelier, Alpine : beaux paysages, complètement différents de ce que nous venons de voir autour du Grand Canyon. Arrivée à Jackson vers 5h00. Nuit au Snow King Resort Hotel, chambre à 116$ /3 pers, ss pdj. (réservation sur le site Expédia) Jackson est une ville très prisée par les touristes et les tarifs sont élevés. C’est une ville typique « cow boy », vous pourrez ramener toute la panoplie pour vous habiller comme là bas ! Vous pourrez faire du shopping, il y a tout ce qu’il faut. Diner au Bubba’s Bar-B-Que (env 15$) : ambiance cowboy 150%, accueil sympathique, c’est toujours plein !
- 11éme jour : Lundi 26 mai Jakson Hole - Yellowstone Lake 160 kms 2h15 Ptit dej au Shades cafe : très bons muffins, entre autres (c’est tout petit, il doit y avoir 4 ou 5 tables, ce n’est pas fait pour des groupes). Avant de partir, vous pouvez aller faire un saut au magasin Corral West : vous pourrez vous habiller cowboy des pieds à la tête …un choix incroyable de bottes et de chapeaux, chemises, vestes etc.. Départ vers le parc Yellowstone . Nous entrons rapidement dans les paysages de haute montagne, avec beaucoup de neige, beaucoup plus en tous cas que nous pensions en trouver pour une fin mai. Très belle route, on prend le temps de flâner puisque l’étape est courte (160 kms). Il est recommandé de s’arrêter dans les « visitor center » : vous pourrez obtenir tous les renseignements nécessaires à votre visite, les rangers ont toujours été très aimables et accueillants (anglais indispensable), et fournissent tous les documents (cartes en particulier), pour adapter les visites au type de séjour souhaité. Il faut compter un minimum de 4 jours pour visiter tranquillement les différents sites du parc. Le circuit dans le parc fait une sorte de grand huit d’environ 280 kms. Nous arrivons en fin de journée au Lake Yellowstone Hotel et là, c’est vraiment encore l’hiver : le lac est gelé et il y a environ 40 à 50 cms de neige sur la région, ce qui va nous interdire toute ballade sur les sentiers. (En moyenne, ce n’est que vers mi-juin que le lac est complètement dégelé et la neige fondue.) Pour 148 $ (ce qu’il y a de moins cher pour 3 !), nous avons droit à une « frontier cabin », rustique mais confortable, bien chauffée en tous cas. Les chambres dans l’hôtel sont plus chères (mais vue sur le lac). Il y a une ambiance très « old fashion » dans le hall de l’hôtel. Il y a un restaurant, tarifs élevés.Peu ou pas d'autres choix proches: nous avons picniqué dans la chambre.
Pour toutes les réservations dans le parc, il faut aller sur le site reservations@travelyellowstone.com.
- 12ème jour : Mardi 27 mai Yellowstone Lake – Gardiner env 100 kms, 1h30 (tronçon Est de la boucle fermé par la neige). Nous continuons notre route vers Gardiner en passant par Canyon Village puis vers Virginia Cascade, l’autre route (que nous souhaitions prendre) passant par Bunraven Pass à 2700 m étant toujours bloquée par la neige. Pour profiter de tout ce que le parc de Yellowstone peut offrir, il ne faut pas hésiter à se lever de bonne heure ! Car entre tous les animaux que l’on peut rencontrer (troupeaux de bisons traversant la route, ours, chacals etc etc), les geysers de tailles, de couleurs diverses et variées, tous les autres phénomènes témoignant d’une activité volcanique sous-terraine intense, les rivières et cascades, sans compter les paysages fantastiques englobant tout ça, les journées passent très vite. Nous arrivons à Gardiner en fin de journée. A part pour se loger et se ravitailler, la ville n’a pas d’intérêt particulier (surtout après tout ce qu’on a vu dans la journée). Diner au K-bar cafe : décor très rustique mais grandes et bonnes pizzas, prix très corrects (env 8 à 10$). Hôtel Motel 8 à Gardiner, chambre correcte, propre (90$ + 5$ de « service fee » ?, réservation sur le site Motel 8)
- 13ème jour : Mercredi 28 mai Gardiner – West Yellowstone : 90 kms 1h30 Petit dej à l’hôtel . Avant de revenir sur nos pas, nous prenons la direction de Tower Roosevelt : très belle vallée, avec de nombreuses rivières, et comme nous sommes quelques centaines de mètres plus bas que le plateau du Yellowstone, ici, c’est déjà le printemps : plus de neige, de l’herbe bien verte avec de nombreux animaux, les oiseaux qui chantent…on se croirait dans la série « la petite maison dans la prairie ». Nous avons un peu de mal à faire demi-tour pour partir vers Madison puis West Yellowstone. Nous continuons consciencieusement notre travail de touriste, à (essayer) d’explorer toutes les facettes du parc. En particulier, nous sommes allés voir le Grand Prismatic Spring Nous ressortons par la sortie ouest pour arrivée à West Yellowstone en fin de journée. Hôtel Madison Hotel (90$ triple): hôtel ancien, en bois, très pittoresque (classé monument historique)! Chambres petites mais confortables.
- 14éme jour : Jeudi 29 mai : West Yellowstone – Grant Village env 60 kms 1h15 Petit dèj au Running Bear Pancake house à West Yellowstone: excellent, très bonne adresse (mais il y a du monde). Dernière journée dans le parc, avec le clou de la visite coté geyser : le Old Faithfull. Un des geysers les plus hauts du parc (env 40 m) et surtout très régulier : toutes les 60 à 120 mns, il offre un superbe spectacle à tous les touristes. Nous arrivons sous la neige, en fin de journée à Grant Village Hôtel à Grant Village (156 $ triple) : chambre confortable mais quelconque, dans un bâtiment moderne et plutôt moche, ce sera la chambre la plus chère du circuit. Pour manger le soir, il n’y a pas beaucoup de choix : la dining room, chère, avec réservation obligatoire, ou le Lake House : cafétéria avec un beau cadre (vue sur le lac), mais à la cuisine plutôt bas de gamme (env 15$/pers). 15ème jour : Vendredi 30 mai Grant Village – Salt Lake City : 550 kms 6h00 Nous reprenons la même route qu’à l’aller, ça nous plaisait plus que la version autoroute toute droite sur des centaines de kms. Hotel Motel 6 Airport Salt Lake City (67 $ triple), dîner dans un “all you can eat” asiatique pour..pas cher. 16éme jour : Samedi 31 mai : Salt Lake City – Paris : arrivée dimanche 1er juin à Paris au matin.
Bon voyage à tous !
1) Le circuit part de Phoenix, remonte vers le Grand Canyon, puis Monument Valley, Arches Park et Dead Horse Point depuis Moab, Bryce Canyon, Zion puis Las Vegas. Depuis cette ville, trajet en avion vers Salt Lake City, puis trajet en voiture vers Yellowstone Park en passant par le Grand Teton Park, retour vers Salt Lake City et vol SLC-Paris. Avec ce circuit, vous ne vous ennuierez pas, on traverse des paysages extraordinaires tous les jours !
2) Organisation et réservation : tout a été fait avec internet, en mars 2008 et en utilisant le Guide du Routard « Parc nationaux de l’ouest américain » (excellent, à recommander) et les nombreux sites disponibles sur le Web (dont voyageforum.com) Bien qu’ayant souvent voyagé sans réservation préalable, sur ce genre de circuit il faut impérativement réserver à l’avance, les hébergements à l’intérieur et aux abords des parcs étant pris d’assaut plusieurs mois à l’avance, en particulier pour les mois de juillet et août, même pour les places de camping, sinon, tous les jours et dès la fin de matinée, il faut se préoccuper de l’étape du soir. Une telle organisation demande du temps, ne vous y prenez pas au dernier moment car toute étape mal calculée engendre inévitablement de la fatigue (les trajets routiers sont longs dans ce genre de voyage !), des frais supplémentaires et souvent de la mauvaise humeur en fin de journée ! Après avoir décidé d’un itinéraire en fonction du temps disponible, des sites à découvrir, je fais les recherches/réservations des billets d’avion, location de voiture, chambres d’hôtel, en dégrossissant avec Kelkoo-voyages qui a l’avantage de balayer plusieurs sites, puis j’affine directement sur les sites sélectionnés. Pour les hôtels, après la première sélection Kelkoo, je regarde sur un site du genre TripAdvisor pour les avis des voyageurs.
3) Billets d’avion : j’ai utilisé Expédia, qui est (était ?) le seul site proposant un moteur de recherches de vols secs autorisant les vols multi destinations, puisque je souhaitais arriver à Phoenix et repartir de Salt Lake City .
Vendredi 16 Mai: Paris (12h50)-Mineapolis (15h15)-Phoenix (18h48) Durée : 15h avec les escales., compagnie: Northwest. Samedi 31 Mai: Salt Lake City (10h25)- Chicago (14h35)- Paris (8h50 le lendemain), compagnies: Delta + Air France.
Billets A/R Paris-Phoenix et Salt Lake City- Paris : 650 euros TTC/personne Billet Las Vegas – Salt Lake City : 45 euros / personne, réservé sur GoVoyages
4) Location de voiture : Section Phoenix- Las Vegas : réservation sur le site Elocationdevoitures.fr, 9 jours, voiture type Chevrolet Equinox chez Dollar, kilométrage illimité, « one way fee » inclus (à vérifier, très important) : 254 euros. (2400 Kms effectués, consommation moyenne de 14l/100..oups !) Section Salt Lake City- Salt Lake City : réservation sur le site Elocationdevoitures.fr, 7 jours, voiture Nissan Murano chez Alamo, kilométrage illimité : 230 euros. (1700 Kms effectués, consommation moyenne de 10l/100..c’est déjà mieux !)
Comme les tarifs de location sont plutôt raisonnables par rapport à la France et que les distances sont longues, il est préférable de prendre une voiture confortable, avec air conditionné (il peut faire très chaud dans certains endroits) et avec un moteur suffisamment puissant pour transporter sans problème passagers + bagages, sans compter la boîte automatique, l’air conditionné et des pentes qui peuvent êtres importantes car on monte jusqu’à 3000 m sur ces circuits.
5) Cartes et GPS : le GPS n’est pas indispensable car le réseau routier dans ces régions n’est pas très dense, pas indispensable peut-être, mais très pratique cependant, pour calculer les itinéraires, trouver les hôtels et restaurants, le soir, quand tout le monde est fatigué et que le syndrome du « chien qui cherche sa niche » frappe fort. Personnellement, j’utilisais Tomtom : impeccable.
6) Moyen de paiement : Carte Visa Premier (intéressante pour les assurances liées à la carte) aussi bien sur internet que sur place, plus dollars (200 à 300 par personne pour 15 jours, ça suffit largement, il nous en restait en fin de voyage). Sur chaque paiement, ma banque (LCL) a facturé 2, 6% de commissions de change. Pour ceux qui ne sont jamais allés aux USA, si vous payez par carte bancaire dans les restaurants et cafés, n’oubliez pas de remplir la somme totale sur votre ticket de carte, car il y une ligne pour le service (non compris et quasiment obligatoire) et si vous vous contentez de signer le ticket comme en France, une personne mal intentionnée peut, à posteriori, le compléter avec une somme qui peut ne pas vous convenir ! Taux de conversion moyen appliqué par la banque en mai 2008: un euro pour 1, 52 dollar. Budget total par personne : env 1350 euros quasiment tout compris (avions, hôtels, restaurants, voitures, essence, entrées dans les parcs..)
Les temps de route indiqués s’entendent bien sûr hors visite. - 1ère jour : vendredi 16 mai Phoenix-Flagstaff : 230 kms, env 2h20 . Nuit au motel Highland Country Inn, 1 chambre 3 pers 58 € sans pt-dej, réservée sur Expédia. Comme nous sommes arrivés en fin de journée à Phoenix, le temps de récupérer les bagages puis la voiture, il était 20H30 (donc 4h30 du matin pour nos yeux fatigués), les 2h30 de route jusqu’à Flagstaff ont été très dures pour les paupières, mais ça nous permettait d’être plus tôt le lendemain sur le site du Grand Canyon. Même fatigués, dans toute la ville, vous profiterez quasiment toute la nuit des nombreux trains qui traversent Flagstaff, et qui sifflent longuement à chaque croisement de route (nombreux). Le lendemain matin, en allant faire des courses au Wallmart du coin, j’ai vu qu’il y avait de nouveaux hôtels dans cette zone, plus éloignée de la voie ferrée, donc certainement plus calmes la nuit…ce sera pour un prochain voyage. Bon petit déjeuner dans le centre, au Macy’s coffee house (env 10 $ /pers)
- 2ème et 3éme jour : samedi 17 mai Flagstaff-Tusayan-Grand Canyon : 230 kms, env 2h20 . Dimanche 18 mai : on continue les visites le long du Grand Canyon 2 nuits à Tusayan, (Red Feather Lodge 135$/nuit, ptd dej inclus, réservé sur le site de l’hôtel) juste à l’entrée du parc, bourg sans aucun intérêt, il n’y a que des motels et des restaurants, avec des prix élevés mais un peu moins que dans le parc. Entrées dans les parcs nationaux : pour le circuit proposé, le plus intéressant est de prendre un « annual pass », qui coûtait 80$ et qui donne accès dans tous les parcs nationaux pour un véhicule et 4 personnes. Il peut se prendre directement à l’entrée d’un parc. (attention, l’annual pass n’est pas valide dans les State Park et à Monument Valley) Dès le lendemain de notre arrivée, nous sommes déjà sur le site du Grand Canyon : paysages extraordinaires, points de vue sublimes tout le long du sentier qui longe le Canyon ; évidemment, pour la lumière, c’est mieux le matin ou le soir et il y a foule pour le coucher de soleil. Il faut prévoir une journée et demi à deux jours au moins pour faire tout le circuit tranquillement, plus si vous décidez de descendre au fond !
- 4ème jour : Lundi 19 Mai Grand Canyon – Monument Valley 280 kms, 4h00,
puis nuit à Bluff (75 kms, 1h00). Attention, sur ce trajet, vous changer d’état, donc d’heure ! c’est +1h en passant dans l’Utah, en fin de journée, ça compte pour trouver un restaurant ouvert. Nous sommes partis en fin de matinée du Grand Canyon pour arriver vers 16h à Monument Valley et profiter de la belle lumière sur ces paysages fantastiques. Il faut compter au moins 2h00 pour faire le tour en voiture (env 25 kms), on s’arrête souvent. Nuit à Bluff au Recapture Lodge (78$ 3/pers, réservé sur le site de l’hôtel) chambre correcte, accueil très sympathique. Repas du soir au Cottonwood Steakhouse, qui était encore ouvert, malgré notre arrivée tardive ; très bonnes grillades, ambiance agréable (env 20$/pers).
- 5ème jour : Mardi 20 mai Bluff – Moab 160 kms, 2h30. Avant de partir de Bluff, nous sommes revenus de quelques kms sur nos pas, donc vers Mexican Hat pour faire une boucle dans The Valley of Gods (décrite dans le guide du routard), ç’est de la piste sur env 30 kms, mais en roulant doucement, il n’y a aucun problème avec une voiture classique. Très beau trajet, si vous y êtes fin mai, vous verrez beaucoup de fleurs sur cette terre aride. Le trajet jusqu’à Moab est du genre désertique et il y a peu d’étapes possibles pour se restaurer et faire le plein.Nous avons fait étape à Cameron.
Nuit à Moab au Red Stone Inn : 85 $/ 3 pers, ss pdj (réservé sur le site de l’hôtel). Chambre confortable mais petite. Dîner au Zax Pizza&Family restaurant : buffet pour env 10/15$ Nous sommes arrivés vers 15h, et nous avons eu le temps d’aller jusqu’à Arches Park, qui est tout près de Moab. Le temps était orageux, donc nous n’avons pas commencé les balades sur les sentiers mais même en voiture, on a accès à beaucoup de sites superbes. Moab est une grande ville, vous trouverez tous les services que vous souhaitez : banques, essence, hotels/resto, shoping, agences de voyages etc etc
- 6ème jour : Mercredi 21 Mai Moab – Green River : 90 kms, 1h00 Le matin nous sommes retournés à Arches Park pour continuer nos visites et prendre le sentier qui mène vers Double O Arch (très beau parcours) et quelques autres petits boucles, puis l’après midi nous sommes allés à Dead Horse point avec un point de vue extraordinaire sur les méandres du Colorado. Depuis Moab, il y a bien d’autres choses à voir, mais notre temps étant limité, nous avons repris la route vers Green River, où on peut arriver tard, vu qu’il n’y a rien à faire et rien à voir ! ….. juste une étape. Nuit au Motel 6 : 52$ pour 3 ( la nuit la moins chère du circuit, réservée sur le site Motel 6) 7ème jour : Jeudi 22 mai Green River – Bryce Canyon : 330 kms, 7h00 Il faut passer par Hanksville, Torrey, Boulder, Escalante .Prenez le temps pour faire cette étape : superbe route, avec des paysages fantastiques ; elle monte jusqu’à 3000 m (on a eu droit à une tempête de neige). En partant de bonne heure de Green River, on arrive suffisamment tôt à Bryce Canyon pour profiter de la lumière de fin de journée . Le parc est situé à environ à 2700 m, en cas de mauvais temps, attention à la température, ça peut descendre vite. Nuit au Bryce Canyon Pines (1O kms de l’entrée du parc, chambre confortable) 84$ /3 pers, ss pdj, réservée sur le site de l’hôtel. Dîner et pdj au restaurant du motel: prix moyens, bonne cuisine. 8ème jour : Vendredi 23 mai Bryce Canyon – Hurricane : 460 kms, 4h00 Le matin, nous avons continué nos visites sur le parc, puis nous avons repris la route vers Zion Park, que nous avons visité assez rapidement car, moins spectaculaire que tous ceux que nous venions de voir. Nuit à Hurricane, au Confort Inn ( à la sortie de la ville) 82$ pour 3 pers avec pdj (mais pas terrible).Réservation sur le site Comfort Inn .Chambre confortable et spacieuse, quartier inintéressant. Dîner dans un restaurant chinois proposant une formule « all you can eat » : on se rapproche de Las Vegas !! 9ème jour : Samedi 24 mai Hurricane – Las Vegas : 230 kms, 2h15 Nous rejoignons Las Vegas en fin de matinée, et nous allons déposer nos affaires au Motel 6 (quelques centaines de chambres et ..c’était complet !).Le week end, les prix des hôtels flambent à Las Vegas, il vaut mieux réserver : Chambre à 103$ /3 pers ss pdj ( le double de celle de Green River et …c’est la même). On peut aller à pied sur le strip depuis l'hôtel, prévoyez de bonnes chaussures, n marche beaucoup pour visiter !
Visite de la ville, enfin du strip (beaucoup de travaux, le centre est en plein reconstruction) et des nombreux casinos : c’est de plus en plus kitch, plus haut, plus grand, plus cher. Pour manger, il faut aller dans les restaurants/cafétérias des casinos qui proposent des formules « all you can eat » à prix intéressants.
Pour cette partie de voyage Phoenix- Las Vegas), nous aurons parcouru 2400 kms. 10ème jour : Dimanche 25 mai : Las Vegas – Salt Lake City (avion, 1h00), puis Salt Lake City – Jackson Hole 500 kms, 6h00 en prenant la route 89. Départ à l’aube de l’hôtel, notre avion est à 7h00 et il faut aller rendre la voiture de location, dans un centre éloigné de l’aéroport (on revient en navette). Arrivée à SLC vers 10h00 (décalage d’1h00 avec Las Vegas). Le temps de récupérer les bagages et la voiture (Nissan Murano, très agréable), nous partons vers 11h00 pour un grand trajet de 500 kms, vers Jackson. Nous prenons la 89 et passons par Logan, Paris, Montpelier, Alpine : beaux paysages, complètement différents de ce que nous venons de voir autour du Grand Canyon. Arrivée à Jackson vers 5h00. Nuit au Snow King Resort Hotel, chambre à 116$ /3 pers, ss pdj. (réservation sur le site Expédia) Jackson est une ville très prisée par les touristes et les tarifs sont élevés. C’est une ville typique « cow boy », vous pourrez ramener toute la panoplie pour vous habiller comme là bas ! Vous pourrez faire du shopping, il y a tout ce qu’il faut. Diner au Bubba’s Bar-B-Que (env 15$) : ambiance cowboy 150%, accueil sympathique, c’est toujours plein !
- 11éme jour : Lundi 26 mai Jakson Hole - Yellowstone Lake 160 kms 2h15 Ptit dej au Shades cafe : très bons muffins, entre autres (c’est tout petit, il doit y avoir 4 ou 5 tables, ce n’est pas fait pour des groupes). Avant de partir, vous pouvez aller faire un saut au magasin Corral West : vous pourrez vous habiller cowboy des pieds à la tête …un choix incroyable de bottes et de chapeaux, chemises, vestes etc.. Départ vers le parc Yellowstone . Nous entrons rapidement dans les paysages de haute montagne, avec beaucoup de neige, beaucoup plus en tous cas que nous pensions en trouver pour une fin mai. Très belle route, on prend le temps de flâner puisque l’étape est courte (160 kms). Il est recommandé de s’arrêter dans les « visitor center » : vous pourrez obtenir tous les renseignements nécessaires à votre visite, les rangers ont toujours été très aimables et accueillants (anglais indispensable), et fournissent tous les documents (cartes en particulier), pour adapter les visites au type de séjour souhaité. Il faut compter un minimum de 4 jours pour visiter tranquillement les différents sites du parc. Le circuit dans le parc fait une sorte de grand huit d’environ 280 kms. Nous arrivons en fin de journée au Lake Yellowstone Hotel et là, c’est vraiment encore l’hiver : le lac est gelé et il y a environ 40 à 50 cms de neige sur la région, ce qui va nous interdire toute ballade sur les sentiers. (En moyenne, ce n’est que vers mi-juin que le lac est complètement dégelé et la neige fondue.) Pour 148 $ (ce qu’il y a de moins cher pour 3 !), nous avons droit à une « frontier cabin », rustique mais confortable, bien chauffée en tous cas. Les chambres dans l’hôtel sont plus chères (mais vue sur le lac). Il y a une ambiance très « old fashion » dans le hall de l’hôtel. Il y a un restaurant, tarifs élevés.Peu ou pas d'autres choix proches: nous avons picniqué dans la chambre.
Pour toutes les réservations dans le parc, il faut aller sur le site reservations@travelyellowstone.com.
- 12ème jour : Mardi 27 mai Yellowstone Lake – Gardiner env 100 kms, 1h30 (tronçon Est de la boucle fermé par la neige). Nous continuons notre route vers Gardiner en passant par Canyon Village puis vers Virginia Cascade, l’autre route (que nous souhaitions prendre) passant par Bunraven Pass à 2700 m étant toujours bloquée par la neige. Pour profiter de tout ce que le parc de Yellowstone peut offrir, il ne faut pas hésiter à se lever de bonne heure ! Car entre tous les animaux que l’on peut rencontrer (troupeaux de bisons traversant la route, ours, chacals etc etc), les geysers de tailles, de couleurs diverses et variées, tous les autres phénomènes témoignant d’une activité volcanique sous-terraine intense, les rivières et cascades, sans compter les paysages fantastiques englobant tout ça, les journées passent très vite. Nous arrivons à Gardiner en fin de journée. A part pour se loger et se ravitailler, la ville n’a pas d’intérêt particulier (surtout après tout ce qu’on a vu dans la journée). Diner au K-bar cafe : décor très rustique mais grandes et bonnes pizzas, prix très corrects (env 8 à 10$). Hôtel Motel 8 à Gardiner, chambre correcte, propre (90$ + 5$ de « service fee » ?, réservation sur le site Motel 8)
- 13ème jour : Mercredi 28 mai Gardiner – West Yellowstone : 90 kms 1h30 Petit dej à l’hôtel . Avant de revenir sur nos pas, nous prenons la direction de Tower Roosevelt : très belle vallée, avec de nombreuses rivières, et comme nous sommes quelques centaines de mètres plus bas que le plateau du Yellowstone, ici, c’est déjà le printemps : plus de neige, de l’herbe bien verte avec de nombreux animaux, les oiseaux qui chantent…on se croirait dans la série « la petite maison dans la prairie ». Nous avons un peu de mal à faire demi-tour pour partir vers Madison puis West Yellowstone. Nous continuons consciencieusement notre travail de touriste, à (essayer) d’explorer toutes les facettes du parc. En particulier, nous sommes allés voir le Grand Prismatic Spring Nous ressortons par la sortie ouest pour arrivée à West Yellowstone en fin de journée. Hôtel Madison Hotel (90$ triple): hôtel ancien, en bois, très pittoresque (classé monument historique)! Chambres petites mais confortables.
- 14éme jour : Jeudi 29 mai : West Yellowstone – Grant Village env 60 kms 1h15 Petit dèj au Running Bear Pancake house à West Yellowstone: excellent, très bonne adresse (mais il y a du monde). Dernière journée dans le parc, avec le clou de la visite coté geyser : le Old Faithfull. Un des geysers les plus hauts du parc (env 40 m) et surtout très régulier : toutes les 60 à 120 mns, il offre un superbe spectacle à tous les touristes. Nous arrivons sous la neige, en fin de journée à Grant Village Hôtel à Grant Village (156 $ triple) : chambre confortable mais quelconque, dans un bâtiment moderne et plutôt moche, ce sera la chambre la plus chère du circuit. Pour manger le soir, il n’y a pas beaucoup de choix : la dining room, chère, avec réservation obligatoire, ou le Lake House : cafétéria avec un beau cadre (vue sur le lac), mais à la cuisine plutôt bas de gamme (env 15$/pers). 15ème jour : Vendredi 30 mai Grant Village – Salt Lake City : 550 kms 6h00 Nous reprenons la même route qu’à l’aller, ça nous plaisait plus que la version autoroute toute droite sur des centaines de kms. Hotel Motel 6 Airport Salt Lake City (67 $ triple), dîner dans un “all you can eat” asiatique pour..pas cher. 16éme jour : Samedi 31 mai : Salt Lake City – Paris : arrivée dimanche 1er juin à Paris au matin.
Bon voyage à tous !
Itinéraire d'un mois dans l'ouest des États-Unis en juillet-août 2009 English translation pending
Voilà, je passe comme tout le monde à la moulinette des avis éclairés pour un road trip dans l'Ouest américain ...
Le principe était de faire les parcs en prenant un peu le temps de faire un peu de rando et de finir au bord de la mer ...
1 24 juil. 09 Las Vegas 2 25 juil. 09 Las Vegas 3 26 juil. 09 Grand Canyon Sud 4 27 juil. 09 Grand Canyon Sud 5 28 juil. 09 Page 6 29 juil. 09 Monument Valley 8 30 juil. 09 Canyonlands 9 31 juil. 09 Arches 10 1 août 09 Moab 11 2 août 09 Moab 12 3 août 09 Jackson Hole 13 4 août 09 Yellowstone 13 5 août 09 Yellowstone 14 6 août 09 Yellowstone 15 7 août 09 Yellowstone 16 8 août 09 Salt Lake City 18 9 août 09 Capitol Reef 19 10 août 09 Boulder 20 11 août 09 Bryce Canyon 21 12 août 09 Bryce Canyon 22 13 août 09 Zion 23 14 août 09 Death Valley 24 15 août 09 Mammoth Lakes 25 16 août 09 Yosemite 26 17 août 09 Yosemite 27 18 août 09 Yosemite 28 19 août 09 Monterey 29 20 août 09 Monterey 30 21 août 09 San Francisco 31 22 août 09 San Francisco 32 23 août 09 San Francisco
Grosse question : j'imagine qu'il y a beaucoup de gens dans les parcs américains à ce moment là (genre Yosemite) mais est-ce gênant pour les randonnées ?
J'attends vos critiques acerbes ...
Le principe était de faire les parcs en prenant un peu le temps de faire un peu de rando et de finir au bord de la mer ...
1 24 juil. 09 Las Vegas 2 25 juil. 09 Las Vegas 3 26 juil. 09 Grand Canyon Sud 4 27 juil. 09 Grand Canyon Sud 5 28 juil. 09 Page 6 29 juil. 09 Monument Valley 8 30 juil. 09 Canyonlands 9 31 juil. 09 Arches 10 1 août 09 Moab 11 2 août 09 Moab 12 3 août 09 Jackson Hole 13 4 août 09 Yellowstone 13 5 août 09 Yellowstone 14 6 août 09 Yellowstone 15 7 août 09 Yellowstone 16 8 août 09 Salt Lake City 18 9 août 09 Capitol Reef 19 10 août 09 Boulder 20 11 août 09 Bryce Canyon 21 12 août 09 Bryce Canyon 22 13 août 09 Zion 23 14 août 09 Death Valley 24 15 août 09 Mammoth Lakes 25 16 août 09 Yosemite 26 17 août 09 Yosemite 27 18 août 09 Yosemite 28 19 août 09 Monterey 29 20 août 09 Monterey 30 21 août 09 San Francisco 31 22 août 09 San Francisco 32 23 août 09 San Francisco
Grosse question : j'imagine qu'il y a beaucoup de gens dans les parcs américains à ce moment là (genre Yosemite) mais est-ce gênant pour les randonnées ?
J'attends vos critiques acerbes ...
Faire le tour du monde en vitesse English translation pending
Bonjour les voyageurs!
Voici l'idée: J'aimerai partir de france pour traverser l'athlantique en bateau, les Etats-Unis à moto, le pacifique en avion, avec une escale vers hawaî, franchir l'asie en transibérien, et terminer le périple à moto. Le but n'étant pas de visiter chaques lieux mais de tracer la route "vite", avec seulement quelques arrêts pivots (les cotes des usa, hawaî, cote chinoise, Moscou ou st pétersbourg) J'en suis au tout début de cette aventure. Pour l'instant je n'ai aucunes réelles informations pratiques sur les obstacles à franchir. Peut etre que quelqu'un du forum a déjà tenté le coup? Peut etre aussi y aura t'il quelqu'un qui souhaiterait m'accompagner? Dites moi ce que vous pensez de cela. J'espere pouvoir vous tenir au courant des preparatifs afin d'aider d'autres voyageurs, soit réussir, ou apas se plant si ça m'arrive. #+!
Voici l'idée: J'aimerai partir de france pour traverser l'athlantique en bateau, les Etats-Unis à moto, le pacifique en avion, avec une escale vers hawaî, franchir l'asie en transibérien, et terminer le périple à moto. Le but n'étant pas de visiter chaques lieux mais de tracer la route "vite", avec seulement quelques arrêts pivots (les cotes des usa, hawaî, cote chinoise, Moscou ou st pétersbourg) J'en suis au tout début de cette aventure. Pour l'instant je n'ai aucunes réelles informations pratiques sur les obstacles à franchir. Peut etre que quelqu'un du forum a déjà tenté le coup? Peut etre aussi y aura t'il quelqu'un qui souhaiterait m'accompagner? Dites moi ce que vous pensez de cela. J'espere pouvoir vous tenir au courant des preparatifs afin d'aider d'autres voyageurs, soit réussir, ou apas se plant si ça m'arrive. #+!
Madagascar: un président en or ou folie des grandeurs..... English translation pending
Train de vie présidentiel : Le président de la République s’offre un nouvel avion
(05-01-2009) - Le nouvel avion baptisé « Force One » du président de la République a atterri ce matin à l’aéroport international d’Ivato. Il remplace le Boeing 737-300 que le président a cédé à la compagnie aérienne nationale Air Madagascar.
L'intérieur du nouveau 5R-MRP
© www.madagascar-presidency.gov.mg
ref: moov du 07/01/09
comme cela, les Malgaches sauront que leur président veut être plus près d'eux, et que les lendemains sont maintenant de beaux jours puisque le président peut d'un jet...accourir a chaque probleme..... Folie des grandeurs quand tu nous tiens......
et quand on sait que la compagnie Air Madagascar navigue sur des problemes qui risquent de lui couter son avenir..... Cet argent aurait été mieux investi dans la compagnie....d'autant que les pilotes menacent de quitter la compagnie.....
salut tt le monde.
L'intérieur du nouveau 5R-MRP
© www.madagascar-presidency.gov.mg
ref: moov du 07/01/09comme cela, les Malgaches sauront que leur président veut être plus près d'eux, et que les lendemains sont maintenant de beaux jours puisque le président peut d'un jet...accourir a chaque probleme..... Folie des grandeurs quand tu nous tiens......
et quand on sait que la compagnie Air Madagascar navigue sur des problemes qui risquent de lui couter son avenir..... Cet argent aurait été mieux investi dans la compagnie....d'autant que les pilotes menacent de quitter la compagnie.....
salut tt le monde.
Compte rendu juste au retour de Thaïlande! (décembre 2008) English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous sommes rentrés hier soir de Thailande et puisque j'ai eu des infos vraiment pointues et bonnes sur ce site, je me propose de vous faire un petit compte-rendu de notre voyage, histoire d'ajouter notre petite pierre à l'édifice.
D'abord et avant tout, il faut préciser deux ou trois petites choses. Il s'agissait de notre premier grand voyage et surtout... Nous ne sommes ni des routards, ni des backpackers accomplis! Inutile donc de crier que nous avons vu des choses touristiques, qu'on a raté la Vraie Thailande, que c'est dommage et blablabla... ON SAIT :) Et ça nous a plu quand-même. Tout le monde n'est pas fait pour vivre dans la jungle dans un pantalon en toile qui ne voit pas de lessive pendant 3 semaines, en mangeant des limaces :). Voilà, c'est dit. Donc, nous avons passé 25 jours en Thailande, sans trajet prédéfini mais avec une idée de ce que nous avions envie de voir et... Nous n'avons pas été déçus!
Nous sommes donc arrivés le 20/11 au matin, par Etihad et on a pris, le même jour, un train pour Surin, où Alban nous attendait juste à temps pour voir le festival des éléphants! Nous avons donc logé chez Alban au Ban naa Cottage et je dois dire... on a été accueilli comme des rois, Alban et Pat (et Camille!) sont des anges. Le festival des éléphants, c'était indescriptible, se retrouver plongé au coeur d'une fête très populaire, c'était vraiment une expérience intéressante et très enrichissante. Les jours qui ont suivi, nous avons fait connaissance avec cette région très agricole et très belle, ainsi qu'avec son passé khmer. Au programme, visites de chateaux khmers, du bouddha blanc, de la campagne, prise de connaissance avec le payasage de rizières qui ne nous quittera pas pendant tout le séjour et... Il faut bien le dire, nous avons eu le coup de foudre!
Après 5 jours dans le Nord Est, on est partis pour Bangkok et là.... second coup de foudre pour cette ville extraordinaire, qui tient à la fois de la fourmillière, de la science fiction et de la dolce vita italienne. Pour nous, originaires d'une capitale calme (Bruxelles), la rencontre avec cette mgalopole et ses habitants, son fleuve, son skytrain tient vraiment de la rencontre du 3ème type. Nous avons logé au Shanti Lodge, pour un prix minime, service maximal! Il est vrai que c'est bruyant mais... étant jeunes et sans enfant, une paire de boule quiès, des journées bien remplies et on a dormi comme des bébés! Au programme, visite du grand palais, du bouddha couché, du quartier chinois, du wat arun, du parc Lumphini, du Suan Lam Night Bazaar et surtout, surtout du... SHOPPING!
Une petite semaine plus tard, nous avons pris le bus pour Sukhothai, où nous avons logé dans le petit paradis qu'est l'Orchid Hibiscus Guest House. Paolo et son caractere bien trempé nous a hébérgé 4 jours, le temps de profiter de la piscine et surtout des ruines et des Bouddhas par milliers.
Retour Bangkok pour deux jours, puis départ pour Ko Chang, ile proche et qui était sous le soleil, notre seule priorité. Cette ile fut notre seule concession au tourisme plus "con" : hotel de (petit luxe) piscine et farniente. Nous n'avons pas fait grand chose à part nous baigner, bronzer, faire un tour en éléphant et louer une mob. Et bien sur.... une full moon party, histoire de vraiment gouter à toutes les spécialités locales, y compris les plus commerciales. Nous y sommes restés 4 jours et.... ca suffisait bien.
Ensuite, retour à Bangkok, match de boxe thaie et visite de la Vinmancek mansion et... retour en Belgique.
Voilà, nous avons passé des vacances... de rêve et nous y retournerons certainement!
Nous sommes rentrés hier soir de Thailande et puisque j'ai eu des infos vraiment pointues et bonnes sur ce site, je me propose de vous faire un petit compte-rendu de notre voyage, histoire d'ajouter notre petite pierre à l'édifice.
D'abord et avant tout, il faut préciser deux ou trois petites choses. Il s'agissait de notre premier grand voyage et surtout... Nous ne sommes ni des routards, ni des backpackers accomplis! Inutile donc de crier que nous avons vu des choses touristiques, qu'on a raté la Vraie Thailande, que c'est dommage et blablabla... ON SAIT :) Et ça nous a plu quand-même. Tout le monde n'est pas fait pour vivre dans la jungle dans un pantalon en toile qui ne voit pas de lessive pendant 3 semaines, en mangeant des limaces :). Voilà, c'est dit. Donc, nous avons passé 25 jours en Thailande, sans trajet prédéfini mais avec une idée de ce que nous avions envie de voir et... Nous n'avons pas été déçus!
Nous sommes donc arrivés le 20/11 au matin, par Etihad et on a pris, le même jour, un train pour Surin, où Alban nous attendait juste à temps pour voir le festival des éléphants! Nous avons donc logé chez Alban au Ban naa Cottage et je dois dire... on a été accueilli comme des rois, Alban et Pat (et Camille!) sont des anges. Le festival des éléphants, c'était indescriptible, se retrouver plongé au coeur d'une fête très populaire, c'était vraiment une expérience intéressante et très enrichissante. Les jours qui ont suivi, nous avons fait connaissance avec cette région très agricole et très belle, ainsi qu'avec son passé khmer. Au programme, visites de chateaux khmers, du bouddha blanc, de la campagne, prise de connaissance avec le payasage de rizières qui ne nous quittera pas pendant tout le séjour et... Il faut bien le dire, nous avons eu le coup de foudre!
Après 5 jours dans le Nord Est, on est partis pour Bangkok et là.... second coup de foudre pour cette ville extraordinaire, qui tient à la fois de la fourmillière, de la science fiction et de la dolce vita italienne. Pour nous, originaires d'une capitale calme (Bruxelles), la rencontre avec cette mgalopole et ses habitants, son fleuve, son skytrain tient vraiment de la rencontre du 3ème type. Nous avons logé au Shanti Lodge, pour un prix minime, service maximal! Il est vrai que c'est bruyant mais... étant jeunes et sans enfant, une paire de boule quiès, des journées bien remplies et on a dormi comme des bébés! Au programme, visite du grand palais, du bouddha couché, du quartier chinois, du wat arun, du parc Lumphini, du Suan Lam Night Bazaar et surtout, surtout du... SHOPPING!
Une petite semaine plus tard, nous avons pris le bus pour Sukhothai, où nous avons logé dans le petit paradis qu'est l'Orchid Hibiscus Guest House. Paolo et son caractere bien trempé nous a hébérgé 4 jours, le temps de profiter de la piscine et surtout des ruines et des Bouddhas par milliers.
Retour Bangkok pour deux jours, puis départ pour Ko Chang, ile proche et qui était sous le soleil, notre seule priorité. Cette ile fut notre seule concession au tourisme plus "con" : hotel de (petit luxe) piscine et farniente. Nous n'avons pas fait grand chose à part nous baigner, bronzer, faire un tour en éléphant et louer une mob. Et bien sur.... une full moon party, histoire de vraiment gouter à toutes les spécialités locales, y compris les plus commerciales. Nous y sommes restés 4 jours et.... ca suffisait bien.
Ensuite, retour à Bangkok, match de boxe thaie et visite de la Vinmancek mansion et... retour en Belgique.
Voilà, nous avons passé des vacances... de rêve et nous y retournerons certainement!
Vietnam 2004 English translation pending
Vendredi 23 Janvier 2004.
Le voyage commence par mon réveil à 5h03. Je me lève, me traîne jusqu'à la douche. Sous l'eau mon cerveau est déjà en ébullition. « Que vais je faire? Que va t’il m'arriver? Qui vais je rencontrer? Comment vais je m'en sortir? »
Je me sèche, retourne dans ma chambre. Sur mon fauteuil sont posés comme dans la vitrine d'un grand magasin les seules fringues que je vais emporter sur mon dos. Un pantalon d'été clair, un t shirt de la JC, une vieille chemise grise à rayure et une veste de costume « Alain Manoukian » celle que j'avais acheté et porté pour le mariage de ma cousine.
Une fois habillé, je porte mon sac à dos à l'épaule et ça y est! Je suis près à partir!
Ma mère sous son masque de sérénité me conduit à la gare. Pendant le trajet qui à cette heure ne dure jamais plus de 10 minutes, elle me fait mille recommandations de maman poule.
Sur le quai, surprise! Ce grand Dadet de Damien est venu pour me souhaiter un bon voyage. La vérité est sans doute qu'il a son bus à prendre pour monter sur Aix et qu'il en a profité pour passer me faire la bise. On s'embrasse, j'embarque dans mon TGV. Les portes se ferment, ça y est je suis parti pour la deuxième fois de la journée.
Le trajet de quatre heures s'écoule trop lentement à mon goût. Le contrôleur est antipathique au possible et m'ôte l'envie de lui demander si je peux voyager en première classe. Je n'arrive donc pas à somnoler confortablement.
Paris Charles de Gaules, bus jusqu'au terminal 2A; L'enregistrement se fait très rapidement, n'ayant pas de bagages en soutes le personnel de l'aéroport m'invite à emprunter la file d'attente des first class.
Pour passer dans la zone internationale, dans la zone magique du duty free, je dois passer les portiques de sécurité, lever mes baskets encore pourries de boue de la fête de l'huma et mourir d'ennui dans une queue d'une demi heure.
Je me promène dans les différents halls pour rejoindre celui de mon embarquement. En chemin j'achète une cartouche de mes chères Lucky strike, un litre d'eau.
Je fume quelques cigarettes en attendant d'embarquer.
L'écran scintille « boarding », je m'avance, traverse la passerelle, m'engouffre dans la bête d'acier.
C'est un vol de la Cathay Pacific, une compagnie basé à Hong Kong. J'y ferais donc une escale avant de me r envoler pour Hanoï. Les charmantes hôtesses me désignent ma place : 46G. Je m'assoit et ai l'agréable surprise de découvrir que nous ne sommes que deux passagers à nous partager une rangée de quatre places. Nous pourrons ainsi somnoler plus confortablement même si j'appréhende l'inconfort que vont me faire subir mes grandes jambes.
Durant le voyage je ne pense à rien. Je suis hors de mes contraintes habituelles : c'est sûrement ça être en vacance, ne penser à rien, regarder tout avec émerveillement.
Chose étonnante, malgré la splendeur de la chinoise à mon coté, je ne pense à rien de sexuel.
Le vol se déroule relativement vite pour un trajet de 14 heures. J'y abuse de « noodle soop », ces soupes en plastiques japonaises tout en regardant des films asiatiques sur l'écran incrusté dans le siège de devant.
Nous arrivons finalement avec une heure de retard ce qui me fait rater ma correspondance et je me retrouve à devoir attendre cinq heures avant le prochain vol pour Hanoï.
Pour nous faire patienter le service clientèle et non le « service public des usagers » installe les voyageurs en correspondances dans la loge du Plaza. Je sympathise avec un couple de Français qui commencent eux par le Saigon. Val est secrétaire trilingue dans une boite de maquettiste et Fred est commercial.
Je profite des douches avant de faire une razzia sur le buffet. Ne jamais laisser passer une occase de se baffrer gratuitement; cela me semble être une devise d'aventurier que j'ai lu quelque part.
Je fais un tour dans l'immensité de l'aéroport de Hong Kong, je magasine un petit peu, une montre comme lors de mon réveillon du millénaire à Londres, un cahier et un stylo dont je me servirais pour rédiger mes impressions en live.
De retour au Plaza je m'enfile quelques bières.
J'embarque finalement sur Vietnam Airlines, l'avion est 4 à 6 fois plus petit mais je reste d'humeur heureuse et rien ne peut me déplaire.
Tu vois Maman, même dans une épave volante, je me régale!
Épave n'est pas vraiment le bon mot: les hôtesses en tenue traditionnelle sont vraiment excitantes.
D'ailleurs l'une d'elles vient de me donner une serviette pas plus grande qu'un mouchoir de poche. C'est chaud et humide comme un gant qui sort du bain et qui a été essoré. On voit la différence entre une grande compagnie mondiale (Cathay pacific) et une nationale en voie de développement (Vietnam airlines): les moyens ne sont pas les même.
En tous cas vaut mieux pas que l'avion ait un problème car les consignes n'ont été données qu'en vietnamien et le matériel présenté semble vétuste voir obsolète.
Ça y est je suis sur la dernière ligne de départ. Si l'avion décolle et ne s'écrase pas j'arrive à Hanoï dans à peu près une heure (tout est relatif).
L'avion entame son décollage sur un air de jazz, c'est du saxo des années 50/60.
C'est a ce moment que la fatigue et toute l'excitation me rattrape sous la forme d'un énorme coup de barre. C'est grâce au repas et au remplissage des papier d'entré sur le territoire que je retrouve un peu de pep's.
C'est bizarre mais lors du vol de la « Cathay » les hôtesses étaient des employées effectuant une tache pour laquelle elles étaient payées. Dans l'avion pour Hanoï, je développe un sentiment de compagnonnerie, de camaraderie et je suis mal à l'aise lorsqu'elles me servent.
Alors que l'avion amorce la descente et que l'on se situe entre mer de nuage et ciel, je suis envahis par un sentiment de béatitude, d'accomplissement de soi. Pourtant je n'ai encore rien fait, ce n'est que le début.
Une fois passé les nuages, ma première vision du Vietnam est très vide; des champs et des exploitations agricoles à perte de vue.
Le sol assombri par les nuages semble divisé en une infinité de pièces de puzzle aux couleurs ternes. Ce doit être des rizières.
Voilà les premiers villages. Du ciel je ne voie qu'une route goudronnée. Le reste n'est que chemin de terre jusqu'à l'intérieur des villages.
Je vois des étendus de terres ocre, qu'est ce?
Un fleuve. Il a plus le panache d'une couleuvre que celui d'un dragon!
Mon camarade l'avion me glisse de brusques mots à l'oreille et me caresse vigoureusement de ses tremblements et de ses secousses pour m'indiquer que nous attaquons l'atterrissage.
Je débarque enfin, CA Y EST!!!!
Les formalités douanières sont vite expédiées. Je me retrouve entouré de petits bonshommes jaunes qui me parlent tous en même temps dans un vietnamien magnifique. Oups, c'était de l'anglais à la senteur Hanoïenne. L'équipe de gentil rabatteur/racketteur m’agresse agréablement pour me trouver un taxi. Ils tiennent à leur commission et au pourboire que je ne leur donnerai pas.
Je me cherche une contenance, j'arrive à esquiver la glu des rabatteurs en m'enfuyant dans les toilettes ou à l'abri d'une cuvette je sors de mon pantalon ma sacoche ventrale ou sont cachés tous mes trésors : Carte bleue, billet retour, traveller's check, passeport, argent liquide...
Je ressors des WC en ayant transvasé dans ma poche quelques dollars, de quoi payé le taxi et me débrouillé pour ce soir. Seul, on se sent très seul face aux taxis men. Une fois qu'on a compris qu'ils parlaient anglais, leurs propos deviennent de suite plus accessibles.
J'allume la première cigarette sur le sol vietnamien et bois une Tiger attablé devant le guide du routard dans l'aéroport.
Un jeune viet vient me taper la tchatche. Il connaît les meilleurs hôtels de la ville, les meilleurs taxis et les meilleurs restaurants...
Il faut que je donne l'impression de n'être pas un touriste pour ne pas me faire arnaquer. Il faut que je sois sur de moi et que je donne l'impression de savoir ce que je fais. Je ne sais absolument pas ce que je fais ni ou je vais. Je trouve le nom d'un hôtel dans le guide et je lui montre. Il connaît, bien sur, comme c'est entonnant!!
Il me trouve un taxi pour 10 dollars.
Direction Hanoï!
La conduite est impressionnante. Que de coup de klaxon! Priorité au plus gros véhicule. Ça passe ou ça casse. On a déjà failli écraser deux jeunes en scooter et embrasser un bus.
Les alentours de l'aéroport ressemble à une zone industrielle ou commerciale, chaque bâtiment espacé par un terrain vide.
En fin une vu d'Hanoï derrière le fleuve. Les maisons avant de rentrer dans la ville étaient très typiques. Dans la ville elles paraissent plus coloniales. J'apprendrais plus tard qu'une loi sur l'urbanisme impose la largeur de tous les immeubles. Les appartements nous donnent tous l'impression de n'être que sur leurs longueurs déjà qu'ils n'ont pas l'air bien grand.
Klaxons, Klaxons, Klaxons, lignes continues, je me demande comment ils font pour ne pas se tuer ou tuer les autres.
Ici lorsque le jeune est en age de passer le permis, je suis sur que le grand parti communiste du Vietnam le lui offre afin de collectiviser au maximum les moyens de conduite. Le gouvernement a simplement du oublier de rédiger un code de la route.
Nous arrivons finalement au milieu des feux d'artifices, des cris devant un hôtel qui n'est pas celui demandé.
La rue, les rues, la ville, les gens sont en liesse. C'est le « Tet », le nouvel an vietnamien, la fin de l'année lunaire. Adieux vieille mère, bienvenue jeune mère. J'arrive le dernier soir du réveillon de trois jours.
Le taxi essaye de me convaincre sans trop de mal que cet hôtel est équivalent a celui demandé. Le réceptionniste me fait visiter une chambre climatisée avec un grand lit, une baignoire, de l'eau chaude et des toilettes incluses pour la somme me paraissant modique de 10 $.
Ça y est j'ai fait mon choix ou plutôt je me suis laisser porter par mon euphorie, je prends donc cette chambre dans cet hôtel qui s'appelle le « Sinh café ».
J'exulte d'arriver à me débrouiller seul, comme un grand voyageur, comme un grand aventurier. C'est le COEUR, je me régale, les gens sont géniaux et trop gentils. Je suis parcouru d'un bonheur unique, de joie j'en ai les larmes aux yeux et je ne sais même pas pourquoi.
Une fois mon petit sac à dos jeté dans la chambre je redescend à la réception et me fait offrir un thé. Moi qui n'en suis pas grand amateur, sur le moment je le trouve presque meilleur que le thé arabe. Je le qualifie même de meilleur thé du monde. J'apprendrais le lendemain que c'est du Lipton avec du citron et beaucoup de sucre.
Juste après j'enchaîne mes expériences gastronomiques avec un café. Mon nouvel meilleur ami : le réceptionniste me le garantit trop fort pour moi. Que nenni, il s'avère doux avec un léger goût de chocolat.
Je prends finalement mon courage à deux mains et me jette dans une ballade au milieu des gamins hurleurs. En pleine nuit noire les festivités sont à leurs combles, feu d'artifices, pétards.... Ce sont les premiers pas du nouveau né, je titube ne sachant pas ou aller et n'ayant pas encore trouver le rythme pour marcher au même flot que les passant. Je chemine au ralenti soutenu par mon excitation affrontant l'épuisement des trajets. Je tourne en rond en gardant pour épicentre mon hôtel.
Les rues me paraissent petites encombrées par les étaux de fruits de viandes et de phô. Sur un étal j'achète deux pommes et une grappe de raisin pour 50 000 Dongs sans marchander. Explosé de fatigue je rentre me coucher de ce pas il me semble être 18h30.
C'est épuisant de voyager.
Je me réveille à minuit en pleine forme, putain de décalage horaire! Toujours ce sentiment d'allégresse au cœur.
Je lutte pour me rendormir bercer par les hurlements de festivités, les coups de sifflets, les explosions des pétards et des feux d'artifices.
Tout à l'heure quand je me lèverais ce sera ma première journée au Vietnam, je vais tout faire pour me régaler.
Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.
Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.
La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.
Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.
J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.
Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.
Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.
Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.
Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.
Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.
Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.
Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.
Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.
Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.
D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!
Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.
Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.
La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.
Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.
J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.
Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.
Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.
Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.
Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.
Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.
Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.
Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.
Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.
Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.
D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!
Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
La Turquie c'est fini, cap sur la Syrie English translation pending
La turquie est le premier pays du périple que je dois regarder vers l'arrière.
Ces 3 premières semaines ont filé drolements vites,
Faut dire qu'à pas rester en place,
Les fourmis ont colonisé mes jambes.
Le dernier jour en Cappadoce n'a servi qu'à une dernière impégnation des lieux, chaque regard porté sur le paysage et sur les gens devant être les derniers, c'est avec une certaine nostalgie que je me préparais à quitter la Turquie. Ici, comme ailleurs je l'espère, je n'aurais pas eû à me plaindre comme un bon français. Tout a concouru à ce que mon itinéraire ne me laisse pas le temps de paresser, en tout cas juste assez pour que je ne sois pas aussi fatigué que lorsque mon emploi du temps était dicté par la sacrosainte trilogie "métro-boulot-dodo". Mon rythme s'est adapté aux exigences hyper-contraignantes du voyage et je ne m'en porte étonnemment pas plus mal. Pour vous donner une idée, hier soir (jeudi), je me suis couché à 21h30 et sans me plaindre!! Tout fout le camp, j'vous jure...
Récapitulons point par point pour peut-être vous donner quelques clés si l'envie vous prend de traverser le Bosphore. Le cout de la vie est moins cher que l'Europe de l'ouest mais reste tout de même relativement élevé par rapport à mes expérience précédentes. Mon lit, qu'il soit en chambre individuelle ou en dortoire, m'a couté entre 8 et 15 euros par nuit. Les repas tournent autour de 5-8 euros tout compris et les visites souvent payantes à hauteur de 10 euros (Sainte-Sophie, Topkapi, Pamukkale, Ephèse et autres...) La bière Ephes est le raffraichissement nationale et une bouteille d'1/2 litre vous en coutera environ 2 euros. Dernière chose, le prix de l'essence explique le cout de la vie relativement élevé ici, le prix d'1 litre de super revient à plus d'1, 5 euros. Je ne suis pas un spécialiste d'auto-moto mais il me semble que c'est encore plus cher que chez nous! Un conseil donc, si vous viendez ici, prendez pas la voiture mais le bus.
Dans un autre registre, question nourriture, c'est délicieux. Je n'ai jamais que rarement eû des certitudes sur ce que je commandais, et pourtant je n'ai jamais rechigné à finir mon assiette voire même à re-commander un 2ème plat tant c'est bon. Ca déborde de légumes, d'herbes, de parfums. En plus, les desserts sont à la hauteur de leur réputation. Pas moyen de quitter la table sans être rassasié. Que demande le peuple?
Au niveau des gens rencontrés, les stambouliotes sont des gens plutôt sereins et tranquilles malgré le fait qu'ils partagent une ville de 15 millions de personnes et qu'ils se serrent du matin au soir dans les tramways, sur les ponts, dans les rues, partout! Ensuite, à mesure que l'on s'éloigne de l'Europe, le folklorique (pour moi, le parigo) pèse un peu plus. Tout est plus mora-mora (tranquille-tranquille) comme disent les malgaches. Pas besoin de se presser de toute façon, ça ne fera pas avancer le chmilblick plus vite. Les turcs sont des gens hauts en couleurs, contents de vivre et fiers de leur pays.
Les paysages, quant à eux, sont très tourmentés. La montagne enserre le pays souvent secoué par les tremblements de terre. Temoins de cette activité, les sites antiques rappellent que les romains non plus ne savaient pas ranger leur chambre! La Capadocce est, elle, grimpée sur un haut plateau (1200m) et est à l'inverse plutôt plate ce qui permet souvent de pouvoir voir à une centaine de kilomètre à la ronde. Manque peut-être quelques plages de sable fin, mais ce n'est pas l'essentiel tant la diversité est criante et seul le plus blasé des blasés pourrait revenir là-dessus.
Le soleil s'est donc couché sur ma présence ici, le bus de 20h30 m'arrache à Göreme. Au petit matin, je suis à Antakya dans le brouillard. C'est pas qu'il fait gris mais les nuits dans le bus réservent toujours des réveils au radar. Ne reste alors plus qu'à changer de bus pour traverser la frontière d'avec la Syrie jusqu'à Aleppo, 2ème ville du pays. Je n'ai plus en poche que 1, 90 YTL ou un peu moins d'1 euro de mes devises turcs. J'ai eû le compas dans l'oeil et n'aurais pas à rechanger l'argent retiré en Turquie. Bon calcul mon gars!! Sur la lancée de mon bus nocturne, à peine monté dans le nouveau, Morphée repasse dans les parages ne laissant de moi qu'un tas de viande fraiche mais sans vie. Je suis tiré de là par l'agitation dans les rangs passagers du fait de la frontière toute proche. Les alentours sont légèrement valonnés et la végétation peine à se faire une place au soleil au milieu des cailloux qui pululent. Alors que le poste frontière apparaît au loin, le bord de la route se peuple d'une faune iconoclaste : des dizaines de voitures couchées, retournées depuis des années attendent là que la fourrière veule bien d'elles. C'est assez perturbant au réveil, espérons que la traversée se fasse sans peine au contraire de ceux qui ont dûs laisser leur véhicule ici. Dieu seul sait d'ailleurs ce qu'ils sont devenus... Un policier monte dans le car et se saisit des passeports de tous les passagers. Je n'aime pas trop me séparer de mon passeport mais admettons... C'est pas le moment de la ramener! De toute façon, j'ai pris la précaution de faire faire mon visa syrien à Paris, ce qui était de loin la meilleure des solutions. Dans le bus, un touriste polonais avec lequel je discute n'a pas pris cette initiative et le pauvre stresse un p'tit peu... Quelques minutes de patience m'auront finalement suffi à récupérer mon bien. Au final, pas de fouille personnelle, pas de fouille de sacs, aucunes questions sur le pourquoi du comment de ma présence. Les doigts dans le nez en quelque sorte.
Pour le polonais, les choses seront toutes différentes. Le bus partira sans lui qui a dû se démener pour faire valoir ce à quoi il n'a pas droit puisque sans visa au préalable. C'est triste pour lui qui a peut-être dû rebrousser chemin, mais la vie continue, et ma route aussi.
Dès la frontière passée, le bus s'arrête pour faire le plein, l'essence de ce côté là, on pourrait la donner tant elle semble bon marché. Depuis ma place, je vois le compteur défilé : 1 litre toutes les 5 secondes soi le débit d'un robinet moyen. Mais peu importe le débit pourvu qu'on ait l'essence pas chère et rien qu'à voir l'empressement du chauffeur pour quitter la route et s'arrêter ici... La route justement est toute différente que l'on soit d'un côté ou d'un autre de la frontière. En Turquie, elle est régulièrement lisse. En syrie, le goudron est raffistolé ci et là pour qu'il soit le plus plat possible. C'est un bel effort mais ça secoue quand même en ligne droite. De part et d'autres de la route tout est très caillouteux. Seuls quelques oliviers ont réussi à faire leur trou dans cet environnement pas facile quand on est un arbre. En fait, dès qu'il y a un espace libre, les paysans font pousser les zitounes et selon là où se pose le regard c'est cailloux-land ou olive-city. Autre chose frappe également le regard, c'est la masse des déchêts où que ce soit, amassés de façon anarchique. Les sacs plastiques rencontrent les bouteilles vides qui jaugent les cartons du regard qui défient les autres détritus en tous genres. C'est très sale et ça n'est sans doute pas la première préoccupation des gens du coin voire de ceux qui passent là une fois dans leur vie et qui doivent déverser tout ce qui leur appartient de déchets par les fenêtres de leur voiture. Le recyclage a encore du chemin à faire et les mentalités aussi... Je n'avais rien remarqué de tel en Turquie, c'est un petit choc visuel pour mes yeux d'occidental embourgeoisé. C'est sûr en tout cas que si je fréquentais plus les lieux, je prendrait ma fourche pour piquer le cul des pollueurs de tout poil et commencerait à regrouper les immondices parce qu'à ce rythme, force est de constater que dans quelques années, il y en aura vraiment partout!
D'ailleurs, c'est intéressant de constater que les déchets ne sont plus là dès qu'on entre en ville, à croire que les campagnes sont la décharge des citadins. Aleppo est peuplée de 4 millions de personnes, les habitations du pourtour sont le plus souvent un empilement de parpeints. Dans le centre, même si un peu plus joli, tout porte à croire que Mr Leroy Merlin n'est pas de la région. Les immeubles sont le plus souvent noirs de la circulation sans pots catalytiques qui m'encombre les narines à ma sortie du bus. C'est pas que c'est la première fois pour moi, mais la différence avec la Cappadoce et Göreme (2000 habitants - 400 véhicules) est criante de contraste charbonné.
M'y voilà donc en compagnie d'une japonaise avec laquelle je cherche mon chemin dans les rues de cette ville inconnue. Je suis avec mon LP en main et dès que j'y jette un oeil, c'est comme si toute la ville s'interrogeait de ma destination. "where are you going?", "Speak english?". Il ne faudra pas 5 minutes pour comprendre que les syriens sont très sensibles au sort d'autrui. On ne peut pas se tromper, même si les gens savent ne pas parler l'anglais et donc parler avec nous (la japonaise Moto et moi), ils feront tout leur possible pour nous faire leur description gestuelle de notre chemin. C'est bon de savoir ça pour la suite en tout cas, moi qui ai toujours tendance à me perdre... Le fait de marcher en compagnie de Moto me "dévoile" aussi autre chose, les syriens (hommes) n'ont d'yeux que pour elle, ne perdant pas une miette de cette jeune femme se promenant pourtant habillée comme si elle était nue. Il faut dire qu'Aleppo est une ville assez concervatrice et que plus de la moitié des femmes locales y marchent voilées. De nombreuses d'entre elles sont couvertes des pieds à la tête, certaines ayant également un voile recouvrant les yeux. Pour moi qui entends tant voir, tant sentir, tant ressentir dans les mois et les années qui viennent, c'est assez troublant mais soit.
Je finis par dénicher mon hotel après 30 minutes de marche avec mes 16-18 kilos sur le dos, j'ai chaud. Celui-ci comme tous les hotels bon marché de la ville se trouve dans le même quartier. Dans ma rue, situation bizarre, les enseignes sont soit des hotels soit des vendeurs de pneus, et ce, sans exceptions. Mais bon, tant que ma chambre ne sent pas le caoutchouc brûlé, c'est tout bon. Au moment de conclure l'affaire avec mon nouvel hôte, j'en viens à une nouvelle évidence, la Syrie est un pays où on DOIT marchander. Le prix initial est (en convertissant) de 25 euros, j'arriverais au final à le faire descendre à moins de 10!!!! C'est une bonne leçon merci de la retenir!
Il est 14h passées, juste le temps de prendre le temps de rien faire avant d'affronter la ville et sa circulation. A 15h30, assez trainé, en route! Equipement léger, ballade au rythme tonique.
je m'engouffre dans le flot des piétons et commence ma tournée papale, du genre de celles où on dit bonjour en levant la main ou en se frappant le coeur tous les 2 mètres. "Salaam Aleykum" par ci, "merhaba" par là. Et merde, je ne suis plus en Turquie, le 2ème exemple n'est plus valable... Moi qui m'étais fait fort de développer mon turc, on peut dire que ça vaut pas lourd en Syrie. Nouvelle leçon : Développer mon arabe. Et pour ça, les vitamines ne feront pas de mal, rendez-vous donc pour un chicken kebab à emporter qui sciera à ravir à mes babines affamées. Prix avec une boisson : 0, 50 centimes d'euros, qui dit mieux? Je fais mon tour du jour dans le quartier chrétien de la ville décrit dans le LP comme étant le plus agréable. Les rues sont pavées, étroites, entourées de boutiques de mode locale. C'est le sentier version Aleppo! Le parcours des rues étant le même depuis des siècles, de nombreux chemins perpandiculaires où une voiture n'aurait pas la place de circuler passent sous des arches tenus par des murs aux pierres apparentes où des portes mystérieuses sont fermées cachant on se sait quel secret. Le LP avait raison, c'est comme marcher dans une cité médiévale sauf qu'ici, à l'inverse de la Turquie, tout est debout et respire l'activité. De vieilles églises ponctuent également le chemin de belle manière. Sur le chemin du retour, cherchant autre chose qu'un plat composé de pain, je me fis fort de dénicher une petite auberge locale servant un fameux couscous, mon premier, un régal! La nuit est tombée, je rentre par la grande rue commerçante locale, illuminée d'enseignes colorées, c'est piéton et plaisant. Il fait autour de 20°, une petite laine n'est même pas nécessaire, encore un grand écart à faire par rapport à la Capadocce dont j'ai encore oublié le nombre de P et de C!!!!
Je rentrerais à l'hotel avant 21h30 et me garderais juste assez de temps pour me mettre plein de son dans les oreilles. Ici le dépaysement est garanti d'une facture peu onéreuse. Et comme je n'écoute pas mon baladeur lorsque je suis à l'extérieur pour mieux m'imprégner de tout, le fait de m'en équiper quand je rentre n'est que régénération à grandre échelle. Le sommeil viendra de lui-même avant minuit, j'ai du mal à me reconnaître...
Seulement, coucher de bon heure, réveil à fond la forme! A 9h je suis debout, devançant l'appel du réveil pourtant bienveillamment programmé avec "Sly & the Family Stone". Pas de petit dèj' à l'hotel, c'est en option; on verra bien en route! Il faut qu'aujourd'hui (jeudi), je bouffe Aleppo par les 2 bouts. Je vais sans doute continuer à descendre vers le sud dès le lendemain, grand besoin est donc de forcer l'allure. Pour ce faire, j'emprunte une route diamétralement opposée à celle de la veille; le but : la citadelle et le souk (classé à l'Unesco). En quelques centaines de mètres, je suis déjà paumé. Mais vaille que vaille, pas question aujourd'hui de faire demi-tour, je vais bien au moins à un moment apercevoir la citadelle qui trone sur une grande colline au centre de la ville. Et j'avais raison, après 15 minutes au hasard, j'aperçoit au loin la fière batisse, mais elle est pas dans la direction empruntée, résultat j'ai bien fait de la voir sans quoi j'aurais fini à Bab-El-Oued! Virage à 90°, je ne suis plus perdu. Sur la route, la grande mosquée m'accueuille. Un enlèvement de chaussures plus tard, je suis à l'intérieur, on n'entend plus le vacarme du traffic, juste le mysticisme qui s'élève de ce lieu. Mais la route est encore longue, retour dans le vacarme. Au loin la citadelle. Une nouvelle recette pour un nouveau kebab me redonne de l'allant et alors que j'y arrive, c'est comme si tous les enfants d'Aleppo s'étaient donnés rendez-vous pour m'accueuillir. Ils ne veulent rien d'autre que rigoler et passer du bon temps, comme moi en somme! Je resterais là pas loin d'une heure à essayer de baragouiner des mots d'arabe appris sur le pouce. Ca ne va pas très loin mais eux sont tous éclatés de rire; et plus je baragouine plus ils rigolent! Bon public!! Pour finir, une petite émeute lorsque je sors l'appareil photo, tous les enfants veulent être dans le cadre mais ils sont tellement nombreux que c'est impossible. Résultat, je prendrais 15 minutes de plus pour prendre des clichés de tout le monde par groupe d'une dizaine de petites têtes blondes, ou pas d'ailleurs.
Extraction de cette masse itinérante à mes côtés en douceur, tout le monde en a eu pour sa joie, je m'attaque à la forteresse. C'est assez bien conservé, assez grand pour à nouveau ne plus entendre le bruit des voitures, et de là-haut, on surplombe toute la ville. A l'intérieur également, d'autres enfants qui chantent, dirigés par leur professeur. Ils doivent être plus de 100 et leurs cris résonnent comme un virage de supporters, en plus aigû quand même... Ca frappe des mains, ça rit, ça se chamaille, comme des enfants. La visite de la citadelle durera le temps d'en voir le maximum et alors que je commence à en avoir plein les pompes, il est temps d'y aller. Le souk ne risque pas d'être reposant alors il convient de ne pas user toute son énergie dans un chateau inhabité depuis des siècles, parce le bazaar, lui, est habité et pas qu'un peu.
Tout le souk est couvert. En comparaison avec celui d'Istanbul, c'est beaucoup moins clinquant et beaucoup moins haut de plafond, mais l'âme est bien là. C'est aussi beaucoup plus rustique, par exemple de nombreux bouchers y vendent leur viande, à commencer par des têtes de chèvres qui trônent devant les étales. Végétarien, passe ton chemin. Carnivore, essaye encore. Mais plus tard alors, bien plus tard... Dans ce maelstrom de boutiques, on est sollicité de toute part. "Vous êtes français? Bienvenue mon ami! Tu n'achètes pas, c'est pas grave mon ami" Comme je suis bien luné, je m'arrête dès qu'on m'adresse la parole. La traversée prend des heures, je me perds encore et encore mais là encore, le coeur y est. Je m'arrête dans plusieurs mosquées, boit le thé avec les tenanciers des boutiques, touche le tissus, humme les parfums, évite les porteurs de marchandises. Le lieu a comme une vie propre, une ville dans la ville. Une ville qui aura eû le talent de me vider de toute mon énergie. Après 2, 5 heures dans le bordel, je suis vidé, méconnaissable. De toute façon, le soleil va se coucher et je risque de l'y accompagner de bon coeur.
Une dernière chose quand même car on est pas des bêtes, un nouveau couscous des familles accompagné d'une bière sans alcool. Le retour à l'hotel se fera vers 18h plein les jambes, plein le gosier, plein les narines, plein partout. Je m'écroule à 21h30, je sais déjà que demain est un autre jour et que j'aurais encore de la route à faire. Les astres m'emmèneront sur la route d'Hama, à moins que ça ne soit encore un bus, 150km plus au sud. Quelque chose me dit que j'aurais dû demander dans le souk s'ils ne vendaient pas un tapis volant, ça serait pas de refus.
Le début du voyage ressemblait à un prolongement de l'Europe, mêmes chiffres, même alphabet. Ici le dépaysement est garanti et c'est exactement selon j'avais envie. C'était même le plan original avec un départ de Turquie, porte vers le Moyen-orient et vers l'Asie, pour pousser toujours plus à l'est. Pour l'est on verra plus tard, c'est le sud qui nous intéresse ici. La Syrie devrait me retenir de ses petits bras musclés une grosse semaine, viendra ensuite le tour de la Jordanie. Ca n'est d'ailleurs pas impossible que tu n'ai de mes nouvelles que d'ici là car je n'ai pas encore trouver de liaison internet WIFI pour faire circuler mon récit. J'ai tout de même été dans un cybercafé pour me rendre compte du réseau local. A titre d'exemple, c'est impossible de se connecter à Facebook que ce soit à Aleppo ou à Hama. Je peux quand même me connecter à over-blog, mon cher hébergeur, mais le service n'est pas assez rapide pour que je te fasse profiter de tout, un peu de patience donc...
Le dernier jour en Cappadoce n'a servi qu'à une dernière impégnation des lieux, chaque regard porté sur le paysage et sur les gens devant être les derniers, c'est avec une certaine nostalgie que je me préparais à quitter la Turquie. Ici, comme ailleurs je l'espère, je n'aurais pas eû à me plaindre comme un bon français. Tout a concouru à ce que mon itinéraire ne me laisse pas le temps de paresser, en tout cas juste assez pour que je ne sois pas aussi fatigué que lorsque mon emploi du temps était dicté par la sacrosainte trilogie "métro-boulot-dodo". Mon rythme s'est adapté aux exigences hyper-contraignantes du voyage et je ne m'en porte étonnemment pas plus mal. Pour vous donner une idée, hier soir (jeudi), je me suis couché à 21h30 et sans me plaindre!! Tout fout le camp, j'vous jure...
Récapitulons point par point pour peut-être vous donner quelques clés si l'envie vous prend de traverser le Bosphore. Le cout de la vie est moins cher que l'Europe de l'ouest mais reste tout de même relativement élevé par rapport à mes expérience précédentes. Mon lit, qu'il soit en chambre individuelle ou en dortoire, m'a couté entre 8 et 15 euros par nuit. Les repas tournent autour de 5-8 euros tout compris et les visites souvent payantes à hauteur de 10 euros (Sainte-Sophie, Topkapi, Pamukkale, Ephèse et autres...) La bière Ephes est le raffraichissement nationale et une bouteille d'1/2 litre vous en coutera environ 2 euros. Dernière chose, le prix de l'essence explique le cout de la vie relativement élevé ici, le prix d'1 litre de super revient à plus d'1, 5 euros. Je ne suis pas un spécialiste d'auto-moto mais il me semble que c'est encore plus cher que chez nous! Un conseil donc, si vous viendez ici, prendez pas la voiture mais le bus.
Dans un autre registre, question nourriture, c'est délicieux. Je n'ai jamais que rarement eû des certitudes sur ce que je commandais, et pourtant je n'ai jamais rechigné à finir mon assiette voire même à re-commander un 2ème plat tant c'est bon. Ca déborde de légumes, d'herbes, de parfums. En plus, les desserts sont à la hauteur de leur réputation. Pas moyen de quitter la table sans être rassasié. Que demande le peuple?
Au niveau des gens rencontrés, les stambouliotes sont des gens plutôt sereins et tranquilles malgré le fait qu'ils partagent une ville de 15 millions de personnes et qu'ils se serrent du matin au soir dans les tramways, sur les ponts, dans les rues, partout! Ensuite, à mesure que l'on s'éloigne de l'Europe, le folklorique (pour moi, le parigo) pèse un peu plus. Tout est plus mora-mora (tranquille-tranquille) comme disent les malgaches. Pas besoin de se presser de toute façon, ça ne fera pas avancer le chmilblick plus vite. Les turcs sont des gens hauts en couleurs, contents de vivre et fiers de leur pays.
Les paysages, quant à eux, sont très tourmentés. La montagne enserre le pays souvent secoué par les tremblements de terre. Temoins de cette activité, les sites antiques rappellent que les romains non plus ne savaient pas ranger leur chambre! La Capadocce est, elle, grimpée sur un haut plateau (1200m) et est à l'inverse plutôt plate ce qui permet souvent de pouvoir voir à une centaine de kilomètre à la ronde. Manque peut-être quelques plages de sable fin, mais ce n'est pas l'essentiel tant la diversité est criante et seul le plus blasé des blasés pourrait revenir là-dessus.
Le soleil s'est donc couché sur ma présence ici, le bus de 20h30 m'arrache à Göreme. Au petit matin, je suis à Antakya dans le brouillard. C'est pas qu'il fait gris mais les nuits dans le bus réservent toujours des réveils au radar. Ne reste alors plus qu'à changer de bus pour traverser la frontière d'avec la Syrie jusqu'à Aleppo, 2ème ville du pays. Je n'ai plus en poche que 1, 90 YTL ou un peu moins d'1 euro de mes devises turcs. J'ai eû le compas dans l'oeil et n'aurais pas à rechanger l'argent retiré en Turquie. Bon calcul mon gars!! Sur la lancée de mon bus nocturne, à peine monté dans le nouveau, Morphée repasse dans les parages ne laissant de moi qu'un tas de viande fraiche mais sans vie. Je suis tiré de là par l'agitation dans les rangs passagers du fait de la frontière toute proche. Les alentours sont légèrement valonnés et la végétation peine à se faire une place au soleil au milieu des cailloux qui pululent. Alors que le poste frontière apparaît au loin, le bord de la route se peuple d'une faune iconoclaste : des dizaines de voitures couchées, retournées depuis des années attendent là que la fourrière veule bien d'elles. C'est assez perturbant au réveil, espérons que la traversée se fasse sans peine au contraire de ceux qui ont dûs laisser leur véhicule ici. Dieu seul sait d'ailleurs ce qu'ils sont devenus... Un policier monte dans le car et se saisit des passeports de tous les passagers. Je n'aime pas trop me séparer de mon passeport mais admettons... C'est pas le moment de la ramener! De toute façon, j'ai pris la précaution de faire faire mon visa syrien à Paris, ce qui était de loin la meilleure des solutions. Dans le bus, un touriste polonais avec lequel je discute n'a pas pris cette initiative et le pauvre stresse un p'tit peu... Quelques minutes de patience m'auront finalement suffi à récupérer mon bien. Au final, pas de fouille personnelle, pas de fouille de sacs, aucunes questions sur le pourquoi du comment de ma présence. Les doigts dans le nez en quelque sorte.
Pour le polonais, les choses seront toutes différentes. Le bus partira sans lui qui a dû se démener pour faire valoir ce à quoi il n'a pas droit puisque sans visa au préalable. C'est triste pour lui qui a peut-être dû rebrousser chemin, mais la vie continue, et ma route aussi.
Dès la frontière passée, le bus s'arrête pour faire le plein, l'essence de ce côté là, on pourrait la donner tant elle semble bon marché. Depuis ma place, je vois le compteur défilé : 1 litre toutes les 5 secondes soi le débit d'un robinet moyen. Mais peu importe le débit pourvu qu'on ait l'essence pas chère et rien qu'à voir l'empressement du chauffeur pour quitter la route et s'arrêter ici... La route justement est toute différente que l'on soit d'un côté ou d'un autre de la frontière. En Turquie, elle est régulièrement lisse. En syrie, le goudron est raffistolé ci et là pour qu'il soit le plus plat possible. C'est un bel effort mais ça secoue quand même en ligne droite. De part et d'autres de la route tout est très caillouteux. Seuls quelques oliviers ont réussi à faire leur trou dans cet environnement pas facile quand on est un arbre. En fait, dès qu'il y a un espace libre, les paysans font pousser les zitounes et selon là où se pose le regard c'est cailloux-land ou olive-city. Autre chose frappe également le regard, c'est la masse des déchêts où que ce soit, amassés de façon anarchique. Les sacs plastiques rencontrent les bouteilles vides qui jaugent les cartons du regard qui défient les autres détritus en tous genres. C'est très sale et ça n'est sans doute pas la première préoccupation des gens du coin voire de ceux qui passent là une fois dans leur vie et qui doivent déverser tout ce qui leur appartient de déchets par les fenêtres de leur voiture. Le recyclage a encore du chemin à faire et les mentalités aussi... Je n'avais rien remarqué de tel en Turquie, c'est un petit choc visuel pour mes yeux d'occidental embourgeoisé. C'est sûr en tout cas que si je fréquentais plus les lieux, je prendrait ma fourche pour piquer le cul des pollueurs de tout poil et commencerait à regrouper les immondices parce qu'à ce rythme, force est de constater que dans quelques années, il y en aura vraiment partout!
D'ailleurs, c'est intéressant de constater que les déchets ne sont plus là dès qu'on entre en ville, à croire que les campagnes sont la décharge des citadins. Aleppo est peuplée de 4 millions de personnes, les habitations du pourtour sont le plus souvent un empilement de parpeints. Dans le centre, même si un peu plus joli, tout porte à croire que Mr Leroy Merlin n'est pas de la région. Les immeubles sont le plus souvent noirs de la circulation sans pots catalytiques qui m'encombre les narines à ma sortie du bus. C'est pas que c'est la première fois pour moi, mais la différence avec la Cappadoce et Göreme (2000 habitants - 400 véhicules) est criante de contraste charbonné.
M'y voilà donc en compagnie d'une japonaise avec laquelle je cherche mon chemin dans les rues de cette ville inconnue. Je suis avec mon LP en main et dès que j'y jette un oeil, c'est comme si toute la ville s'interrogeait de ma destination. "where are you going?", "Speak english?". Il ne faudra pas 5 minutes pour comprendre que les syriens sont très sensibles au sort d'autrui. On ne peut pas se tromper, même si les gens savent ne pas parler l'anglais et donc parler avec nous (la japonaise Moto et moi), ils feront tout leur possible pour nous faire leur description gestuelle de notre chemin. C'est bon de savoir ça pour la suite en tout cas, moi qui ai toujours tendance à me perdre... Le fait de marcher en compagnie de Moto me "dévoile" aussi autre chose, les syriens (hommes) n'ont d'yeux que pour elle, ne perdant pas une miette de cette jeune femme se promenant pourtant habillée comme si elle était nue. Il faut dire qu'Aleppo est une ville assez concervatrice et que plus de la moitié des femmes locales y marchent voilées. De nombreuses d'entre elles sont couvertes des pieds à la tête, certaines ayant également un voile recouvrant les yeux. Pour moi qui entends tant voir, tant sentir, tant ressentir dans les mois et les années qui viennent, c'est assez troublant mais soit.
Je finis par dénicher mon hotel après 30 minutes de marche avec mes 16-18 kilos sur le dos, j'ai chaud. Celui-ci comme tous les hotels bon marché de la ville se trouve dans le même quartier. Dans ma rue, situation bizarre, les enseignes sont soit des hotels soit des vendeurs de pneus, et ce, sans exceptions. Mais bon, tant que ma chambre ne sent pas le caoutchouc brûlé, c'est tout bon. Au moment de conclure l'affaire avec mon nouvel hôte, j'en viens à une nouvelle évidence, la Syrie est un pays où on DOIT marchander. Le prix initial est (en convertissant) de 25 euros, j'arriverais au final à le faire descendre à moins de 10!!!! C'est une bonne leçon merci de la retenir!
Il est 14h passées, juste le temps de prendre le temps de rien faire avant d'affronter la ville et sa circulation. A 15h30, assez trainé, en route! Equipement léger, ballade au rythme tonique.
je m'engouffre dans le flot des piétons et commence ma tournée papale, du genre de celles où on dit bonjour en levant la main ou en se frappant le coeur tous les 2 mètres. "Salaam Aleykum" par ci, "merhaba" par là. Et merde, je ne suis plus en Turquie, le 2ème exemple n'est plus valable... Moi qui m'étais fait fort de développer mon turc, on peut dire que ça vaut pas lourd en Syrie. Nouvelle leçon : Développer mon arabe. Et pour ça, les vitamines ne feront pas de mal, rendez-vous donc pour un chicken kebab à emporter qui sciera à ravir à mes babines affamées. Prix avec une boisson : 0, 50 centimes d'euros, qui dit mieux? Je fais mon tour du jour dans le quartier chrétien de la ville décrit dans le LP comme étant le plus agréable. Les rues sont pavées, étroites, entourées de boutiques de mode locale. C'est le sentier version Aleppo! Le parcours des rues étant le même depuis des siècles, de nombreux chemins perpandiculaires où une voiture n'aurait pas la place de circuler passent sous des arches tenus par des murs aux pierres apparentes où des portes mystérieuses sont fermées cachant on se sait quel secret. Le LP avait raison, c'est comme marcher dans une cité médiévale sauf qu'ici, à l'inverse de la Turquie, tout est debout et respire l'activité. De vieilles églises ponctuent également le chemin de belle manière. Sur le chemin du retour, cherchant autre chose qu'un plat composé de pain, je me fis fort de dénicher une petite auberge locale servant un fameux couscous, mon premier, un régal! La nuit est tombée, je rentre par la grande rue commerçante locale, illuminée d'enseignes colorées, c'est piéton et plaisant. Il fait autour de 20°, une petite laine n'est même pas nécessaire, encore un grand écart à faire par rapport à la Capadocce dont j'ai encore oublié le nombre de P et de C!!!!
Je rentrerais à l'hotel avant 21h30 et me garderais juste assez de temps pour me mettre plein de son dans les oreilles. Ici le dépaysement est garanti d'une facture peu onéreuse. Et comme je n'écoute pas mon baladeur lorsque je suis à l'extérieur pour mieux m'imprégner de tout, le fait de m'en équiper quand je rentre n'est que régénération à grandre échelle. Le sommeil viendra de lui-même avant minuit, j'ai du mal à me reconnaître...
Seulement, coucher de bon heure, réveil à fond la forme! A 9h je suis debout, devançant l'appel du réveil pourtant bienveillamment programmé avec "Sly & the Family Stone". Pas de petit dèj' à l'hotel, c'est en option; on verra bien en route! Il faut qu'aujourd'hui (jeudi), je bouffe Aleppo par les 2 bouts. Je vais sans doute continuer à descendre vers le sud dès le lendemain, grand besoin est donc de forcer l'allure. Pour ce faire, j'emprunte une route diamétralement opposée à celle de la veille; le but : la citadelle et le souk (classé à l'Unesco). En quelques centaines de mètres, je suis déjà paumé. Mais vaille que vaille, pas question aujourd'hui de faire demi-tour, je vais bien au moins à un moment apercevoir la citadelle qui trone sur une grande colline au centre de la ville. Et j'avais raison, après 15 minutes au hasard, j'aperçoit au loin la fière batisse, mais elle est pas dans la direction empruntée, résultat j'ai bien fait de la voir sans quoi j'aurais fini à Bab-El-Oued! Virage à 90°, je ne suis plus perdu. Sur la route, la grande mosquée m'accueuille. Un enlèvement de chaussures plus tard, je suis à l'intérieur, on n'entend plus le vacarme du traffic, juste le mysticisme qui s'élève de ce lieu. Mais la route est encore longue, retour dans le vacarme. Au loin la citadelle. Une nouvelle recette pour un nouveau kebab me redonne de l'allant et alors que j'y arrive, c'est comme si tous les enfants d'Aleppo s'étaient donnés rendez-vous pour m'accueuillir. Ils ne veulent rien d'autre que rigoler et passer du bon temps, comme moi en somme! Je resterais là pas loin d'une heure à essayer de baragouiner des mots d'arabe appris sur le pouce. Ca ne va pas très loin mais eux sont tous éclatés de rire; et plus je baragouine plus ils rigolent! Bon public!! Pour finir, une petite émeute lorsque je sors l'appareil photo, tous les enfants veulent être dans le cadre mais ils sont tellement nombreux que c'est impossible. Résultat, je prendrais 15 minutes de plus pour prendre des clichés de tout le monde par groupe d'une dizaine de petites têtes blondes, ou pas d'ailleurs.
Extraction de cette masse itinérante à mes côtés en douceur, tout le monde en a eu pour sa joie, je m'attaque à la forteresse. C'est assez bien conservé, assez grand pour à nouveau ne plus entendre le bruit des voitures, et de là-haut, on surplombe toute la ville. A l'intérieur également, d'autres enfants qui chantent, dirigés par leur professeur. Ils doivent être plus de 100 et leurs cris résonnent comme un virage de supporters, en plus aigû quand même... Ca frappe des mains, ça rit, ça se chamaille, comme des enfants. La visite de la citadelle durera le temps d'en voir le maximum et alors que je commence à en avoir plein les pompes, il est temps d'y aller. Le souk ne risque pas d'être reposant alors il convient de ne pas user toute son énergie dans un chateau inhabité depuis des siècles, parce le bazaar, lui, est habité et pas qu'un peu.
Tout le souk est couvert. En comparaison avec celui d'Istanbul, c'est beaucoup moins clinquant et beaucoup moins haut de plafond, mais l'âme est bien là. C'est aussi beaucoup plus rustique, par exemple de nombreux bouchers y vendent leur viande, à commencer par des têtes de chèvres qui trônent devant les étales. Végétarien, passe ton chemin. Carnivore, essaye encore. Mais plus tard alors, bien plus tard... Dans ce maelstrom de boutiques, on est sollicité de toute part. "Vous êtes français? Bienvenue mon ami! Tu n'achètes pas, c'est pas grave mon ami" Comme je suis bien luné, je m'arrête dès qu'on m'adresse la parole. La traversée prend des heures, je me perds encore et encore mais là encore, le coeur y est. Je m'arrête dans plusieurs mosquées, boit le thé avec les tenanciers des boutiques, touche le tissus, humme les parfums, évite les porteurs de marchandises. Le lieu a comme une vie propre, une ville dans la ville. Une ville qui aura eû le talent de me vider de toute mon énergie. Après 2, 5 heures dans le bordel, je suis vidé, méconnaissable. De toute façon, le soleil va se coucher et je risque de l'y accompagner de bon coeur.
Une dernière chose quand même car on est pas des bêtes, un nouveau couscous des familles accompagné d'une bière sans alcool. Le retour à l'hotel se fera vers 18h plein les jambes, plein le gosier, plein les narines, plein partout. Je m'écroule à 21h30, je sais déjà que demain est un autre jour et que j'aurais encore de la route à faire. Les astres m'emmèneront sur la route d'Hama, à moins que ça ne soit encore un bus, 150km plus au sud. Quelque chose me dit que j'aurais dû demander dans le souk s'ils ne vendaient pas un tapis volant, ça serait pas de refus.
Le début du voyage ressemblait à un prolongement de l'Europe, mêmes chiffres, même alphabet. Ici le dépaysement est garanti et c'est exactement selon j'avais envie. C'était même le plan original avec un départ de Turquie, porte vers le Moyen-orient et vers l'Asie, pour pousser toujours plus à l'est. Pour l'est on verra plus tard, c'est le sud qui nous intéresse ici. La Syrie devrait me retenir de ses petits bras musclés une grosse semaine, viendra ensuite le tour de la Jordanie. Ca n'est d'ailleurs pas impossible que tu n'ai de mes nouvelles que d'ici là car je n'ai pas encore trouver de liaison internet WIFI pour faire circuler mon récit. J'ai tout de même été dans un cybercafé pour me rendre compte du réseau local. A titre d'exemple, c'est impossible de se connecter à Facebook que ce soit à Aleppo ou à Hama. Je peux quand même me connecter à over-blog, mon cher hébergeur, mais le service n'est pas assez rapide pour que je te fasse profiter de tout, un peu de patience donc...
L'Afrique aurait-elle le syndrome de Stockholm? English translation pending
Bonsoir à tous,
A lire certains postes sur la culture africaine, la mondialisation, la perte des valeurs traditionnelles sur le continent... à lire aussi ceux qui accusent les colons d'avoir tout saccager.... je me demande pourquoi, d'un coté de nombreux africains rejetent, voire méprisent et accusent l'occident alors qu'en meme temps ils en revent jour et nuit ?
cela me fait penser au syndrome de stockolm (amour et dépendance à l'égard du preneur d'otage)
j'ai l'impression que les liens liés entre l'occident et l'afrique y ressemblent beaucoup. meme libre, l'otage reste attaché émotionellement à celui qui l'a mal traité, exploité, humilié.
qu'en pensez vous? connaissez vous ce syndrome (comment ce guérit il, symptomes...)
merci
A lire certains postes sur la culture africaine, la mondialisation, la perte des valeurs traditionnelles sur le continent... à lire aussi ceux qui accusent les colons d'avoir tout saccager.... je me demande pourquoi, d'un coté de nombreux africains rejetent, voire méprisent et accusent l'occident alors qu'en meme temps ils en revent jour et nuit ?
cela me fait penser au syndrome de stockolm (amour et dépendance à l'égard du preneur d'otage)
j'ai l'impression que les liens liés entre l'occident et l'afrique y ressemblent beaucoup. meme libre, l'otage reste attaché émotionellement à celui qui l'a mal traité, exploité, humilié.
qu'en pensez vous? connaissez vous ce syndrome (comment ce guérit il, symptomes...)
merci
Découverte d'un mois en sac à dos Bangalore-Madras, départ le 13 novembre English translation pending
Bonjour,
Avec mon ami nous partons dans 2 semaines 1/2 pour une découverte sac à dos en Inde du Sud, budget moyen : 15 eur./jour/personne. Notre arrivée sera à Bangalore et notre départ de Madras, nous avons 4 semaines. Je souhaiterais avoir vos avis et informations sur le sens du voyage, les lieux, balades et G.H et la possibilité de ce parcours en 4 semaines.
* Bangalore * Mysore * Belur - Halebid * Région de Kodagu (proche Madikeri), Kakkabe ou réserve naturelle de Wayanad (Nord) = Faut choisir !! = Peux t'on rejoindre facilement Kodagu ou Wayanad depuis Belur ou faut il repasser par Mysore ?
* NILGIRI HILLS : Ooty pour balades puis train miniature pour Mettupalayam ou Combatoire ? = Pensez vous qu'il est possible de rejoindre Munnar depuis Ooty ? Et si oui par où passer, nous aimerions avant de rejoindre Kochi rester dans les montagnes ?
* Munnar (balades) * Kochi * Allepey (Backwaters) * Varkala (séjour détente) * Madurai * Trichy * Tanjore * Chidambaram * Pondichéry * Mamallapuram * Chennai
Nos questions sont plus insistantes sur la partie des ghats et des montagnes, cela semble moins évident que le reste pour s'organiser un peu sur les trajets, temps de transports et le choix des balades. Merci de votre aide.
Avec mon ami nous partons dans 2 semaines 1/2 pour une découverte sac à dos en Inde du Sud, budget moyen : 15 eur./jour/personne. Notre arrivée sera à Bangalore et notre départ de Madras, nous avons 4 semaines. Je souhaiterais avoir vos avis et informations sur le sens du voyage, les lieux, balades et G.H et la possibilité de ce parcours en 4 semaines.
* Bangalore * Mysore * Belur - Halebid * Région de Kodagu (proche Madikeri), Kakkabe ou réserve naturelle de Wayanad (Nord) = Faut choisir !! = Peux t'on rejoindre facilement Kodagu ou Wayanad depuis Belur ou faut il repasser par Mysore ?
* NILGIRI HILLS : Ooty pour balades puis train miniature pour Mettupalayam ou Combatoire ? = Pensez vous qu'il est possible de rejoindre Munnar depuis Ooty ? Et si oui par où passer, nous aimerions avant de rejoindre Kochi rester dans les montagnes ?
* Munnar (balades) * Kochi * Allepey (Backwaters) * Varkala (séjour détente) * Madurai * Trichy * Tanjore * Chidambaram * Pondichéry * Mamallapuram * Chennai
Nos questions sont plus insistantes sur la partie des ghats et des montagnes, cela semble moins évident que le reste pour s'organiser un peu sur les trajets, temps de transports et le choix des balades. Merci de votre aide.
Photos à découvrir (jeu) English translation pending
Nouveau post de recherches d'endroits à partir de photo.
Dans quel lieu précis peut-on trouver cette statue ? Que représente-t-elle ? Et quelle est l'histoire de cette statue ?
Dans quel lieu précis peut-on trouver cette statue ? Que représente-t-elle ? Et quelle est l'histoire de cette statue ?
Zanzibar 17 septembre 2008: attaque à main armée English translation pending
Bonjour, même si je n'ai pas une grande envie de m'etendre en ce moment sur le sujet il est de mon devoir de prévenir tous les voyageurs et touristes. Alors que nous avions choisi de faire notre voyage de noces en Tanzanie + Zanzibar, nous avons été victime d'une attaque à main armée le 17 septembre 2008 à 8h pm (20h). Ceci s'est passé à l'hotel Cristal resort à Zanzibar (vers Paje village). L'hotel comme beaucoup d'autres est situé sur la plage avec des bungalows. Il n'est donc pas fermé. Nous etions au restaurant en train de diner, un homme est apparu coté plage armé d'un très gros fusil. Il a agressé une dame qui mangeait pour lui voler son sac. Puis certainement pour montrer que son arme était vraie à tirer : la balle a ricoché par terre, et c'est mon mari qui était assis enf ace de moi qui l'a pris dans le ventre. Elle entrée par le dos à quelques centimetres de sa colonne et est ressortie sur le coté gauche. Il s'est le vé en hurlant et est retombé par terre. L'homme a continué d'agresser d'autres touristes, a tiré une nouvelle fois mais coté piscine cette fois sans blesser personne. Ensuite ça a duré une grosse demi heure, moi couchéée pres de mon mari a essayé de lui parler et tous les autres touristes par terre, sans savoir si les hommes étiaent encore la. Nous avons ete ensuite agresse par un homme au couteau. La police bien qu'etant prévenue 5 min apres le tir, n'a daigné se montrer que 40 minutes apres. Les proprietaires de l'hotel et moi meme avons ensuite evacué mon mari à l'aide d'un pick up car ni helicoptere ni meme une ambulance ne sont disponibles sur cette ile. Puis toujrous grace a l'hotel qui a un partenariat privé avec une compagnie aerienne de sécurité/rapatriement, nous avons pu aller à Dar Es salem. Meme si Nairobi etait mieux l'hemoragie interne n'a pas permis un transport jusque la. Il a donc pris la balle à 8h15 et n'a pu etre pris en charge à l'hoptial seulement à 12:15... Il a été opéré pendant 4h, la balle avait sectionné en 2 l'intestin grele et endommagé le gros intestin. Hereusement le chirugien etait tres competent et a recousu tout cela. Heureusement la balle n'avait touche que les intestins ce qui est presque un miracle. Il avait perdu beaucoup de sang et a du etre transfusé de 3 poches la bas, que l'hopital n'avait pas. Hereusement j'etais compatible, heureusement des tanzaniens m'ont aidé et l'un d'eux a donné son sang cette nuit la pour mon mari. L'ambassade a été prévenue tres vite mais durant la nuit ne m'a pas secourue ni psychologiquement ni aidée pour trouver du sang car dixite la consule "mais tout le monde dort la madame". Elle ne s'est déplacée qu'a 8h30 du matin, heure du debut de travail quotidien j'imagine. Ensuite le cauchemar a quand meme continué 7 jours avant que nous soyons rapatriés en france. L'hopital à Dar Es Salaam (l'aga khan) est certes le meilleur de Tanzanie mais contrairement a ce qui est dit sur les pages du ministeres des affaires etrangeres, il est loin d'etre proche des standards européeens. Les médecins étaient compétents, mais ils n'oton pas les moyens d'avoir une hygiene minimale, pas les moyens de changer les draps assez souvents, pas les moyens d'avoir la climatisation et un generateur de secrous quand il y a des pannes, pas les moyens d'etre formés correctement sur le matériel .... L'assurance (europe assistance) a certes payé les frais de l'hopital mais ne voulait me payer que l'hotel et pas ma nourriture, ni mes taxis, ni mon telephone .... Ils n'ont pas envoyé de medecin europeen pour voir comment etait vraiement l'hopital, ils ont fait confiance aux medecins sur place qui leur disaient evidement que c'etait tres bien.... J'ai vécu un cauchemar eveillé pendant 7 jours. Heureusement mon mari va bien aurjoud'hui, il est toujours hospitalisé, il a une stomie (poche et anus artificiel) mais qui 'nest que provisoire et d'ici quelques mois il sera presque comme si rien ne s'etait passé.
voici mes conseils:
1- zanzibar est tres pauvre, la tanzanie les etouffe economiquement, et le grouvernement zanibarien est pourri, la police corrompue et la population ne profite en rien des retombées du tourisme. Les gens viennent chercher l'argent la ou il est
2- une meme attaque a main armée mais d'apres ce que je sais sans bléssé grave a eu lieu dans ce meme hotel en mars/avril 2008. Je ne sais si c'est une coincidence ou si cet hotel particuleirement est visé, ou si il se passe des choses similaires ailleurs sans que personne ne le sache
3- l'ambassade ne m'a pas aidé, ni soutenue - ne comptez pas sur eux
4- europe assistance fait le minimum et ne vous ecoute pas
5- j'ai ete prise en charge par le tour operateur (terre d'aventure et corto safari) que je vous recommande. Ils sont tres gentils et tres professionnels.
6- cette affaire ne s'est pas ebriutée car je n'ai aps pu faire de declaration à la police la bas encore (l'ambassade n'a pas eu la volonté de me mettre en contact avec le police), jusqu'a ce que nous soyons rapatriés je ne voulais pas avoir a gerer en plus la presse, aujourd'hui je compte faire des demarches pour ebruiter un peu plus l'affaire sur place, etre entendue par la police, ecrire au quai d'orsay et a europe assistance pour qu'un retour d'experience soit fait et que certaines choses changent mais pour l'instant la presse francaise ne sera pas alertée.
si vous partez faites attention à vous
si vous partez faites attention à vous
Voyage à Zanzibar l'année prochaine (juillet 2009) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisgeons de partir à Zanzibar l'année prochaine.
J'aurais quelques questions à poser, si certains d'entre vous peuvent me renseigner ce serait trés sympa. Merci d'avance.
QUESTIONS: Sommes obligés de respecter les vacances scolaires pour nos enfants ( 9 et 12 ans ), donc on partirait en juillet. Quel temps il y fait à cette saison? Que pensez-vous de l'agence ZANZIBAR Voyages ? Quelqu'un a t-il fait affaire avec eux? Notre souhait: faire 3 jours safari tanzanie ( lac manyara et cratere de ngorongoro) puis 10 jours à zanzibar. Quels conseils vous me donnez? On nous propose l'hotel fairmont à zanzibar, qui a des infos? Connaissez vous des locaux sur place pour faire visiter?Merci beaucoup.
Céline
Dangereux de partir en Jamaïque seule à 18 ans? English translation pending
Ca fait longtemps que jai très envie daller en Jamaique...jaimerais y aller le plus vite possible...lideal serait dy aller avec une sorte de colo...mais je suis prète a voyager seule avec 1 ami ou 2 sil nexiste pas de colo!!
Que dois je faire?Je dois attendre encore qq anees ou les colos ou les voyages organises existent la bas?
Merci beaucoup davance!
La Tanzanie en 4x4 en autonomie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous prévoyons de partir en Tanzanie fin septembre pour 3 semaines. la façon dont nous allons voyager à l'intérieur du pays n'est pas encore résolue. Nous sommes déjà allé au kenya en circulant à l'aide de tous les moyens de transport collectifs possibles. Cela a été possible parce que le séjour était relativement court et nous n'avions que très peu de bagages. C'est une expérience inoubliable ! L'an denier en namibie, nous avons loué un 4x4 et nous n'avons rencontré aucune difficulté. les pistes sont parfois un peu "raides", mais on ne se perd pas. Il faut faire attention à la vitesse car on part très vite, et aux girafes qui traversent et aux groupes d'éléphants planqués derrière les arbres au bord de la piste !... Mais quelqu'un parmi vous s'est -il balladé en tanzanie en véhicule sans guide et sans chauffeur ? les discussions que j'ai pu lire à ce sujet datent de l'an dernier. ... et j'aimerai bien avoir des infos "fraiches" si cela est possible.
Nous prévoyons de partir en Tanzanie fin septembre pour 3 semaines. la façon dont nous allons voyager à l'intérieur du pays n'est pas encore résolue. Nous sommes déjà allé au kenya en circulant à l'aide de tous les moyens de transport collectifs possibles. Cela a été possible parce que le séjour était relativement court et nous n'avions que très peu de bagages. C'est une expérience inoubliable ! L'an denier en namibie, nous avons loué un 4x4 et nous n'avons rencontré aucune difficulté. les pistes sont parfois un peu "raides", mais on ne se perd pas. Il faut faire attention à la vitesse car on part très vite, et aux girafes qui traversent et aux groupes d'éléphants planqués derrière les arbres au bord de la piste !... Mais quelqu'un parmi vous s'est -il balladé en tanzanie en véhicule sans guide et sans chauffeur ? les discussions que j'ai pu lire à ce sujet datent de l'an dernier. ... et j'aimerai bien avoir des infos "fraiches" si cela est possible.
Des photos/en veux-tu/en voilà! English translation pending
Je propose ça :
c'est où ? (la ville si possible )
c'est facile . B. 😇
c'est où ? (la ville si possible )
c'est facile . B. 😇
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain de seize jours English translation pending
Bonjour
Nous partons dans l'Ouest Americain du 22/7 au 7/8, et voila notre itineraire, qui semble un peu chargé, mais j'aurai besoin de votre avis-conseil pour savoir si c'est le bon choix (selon vous), des choses à préciser sur les visites a faire .......
Ville de départ et visite du jour :
23/07/2008 San francisco San francisco
24/07/2008 San francisco Sacramento
25/07/2008 Reno yosemite park
26/07/2008 Mariposa sequoia national
27/07/2008 bakersfield desert de mojave puis Las Vegas
28/07/2008 Las vegas Hoover dam + reserve Havasupai
29/07/2008 Peach springs grand canyon + bryce canyon
30/07/2008 Page monument valley + lake powell
31/07/2008 Mexican hat route pour rejoindre San Diego
01/08/2008 blythe route pour rejoindre San Diego
02/08/2008 san diego tijuana
03/08/2008 san diego san clemente
04/08/2008 los angeles beverly hills hollywood
05/08/2008 santa barbara cote californienne
06/08/2008 monterey cote californienne
07/08/2008 San francisco Retour
Merci 😉
Stéphane
Nous partons dans l'Ouest Americain du 22/7 au 7/8, et voila notre itineraire, qui semble un peu chargé, mais j'aurai besoin de votre avis-conseil pour savoir si c'est le bon choix (selon vous), des choses à préciser sur les visites a faire .......
Ville de départ et visite du jour :
23/07/2008 San francisco San francisco
24/07/2008 San francisco Sacramento
25/07/2008 Reno yosemite park
26/07/2008 Mariposa sequoia national
27/07/2008 bakersfield desert de mojave puis Las Vegas
28/07/2008 Las vegas Hoover dam + reserve Havasupai
29/07/2008 Peach springs grand canyon + bryce canyon
30/07/2008 Page monument valley + lake powell
31/07/2008 Mexican hat route pour rejoindre San Diego
01/08/2008 blythe route pour rejoindre San Diego
02/08/2008 san diego tijuana
03/08/2008 san diego san clemente
04/08/2008 los angeles beverly hills hollywood
05/08/2008 santa barbara cote californienne
06/08/2008 monterey cote californienne
07/08/2008 San francisco Retour
Merci 😉
Stéphane
Partir en Inde pour la première fois: contacts sur place? English translation pending
Bonjour j'ai 2o ans et une toute petite expérience des voyages, mme si j'ai l'habitude de bouger tout le temps et partir en Inde est un rêve...j'aimerais avoir des contacts en Inde vu que je suis seule histoire d'avoir un point de chute là-bas. Et si vous connaissez une asso (pas ong) qui cherche des gens pour les aider à s'occuper des nombreux enfants qui sont dans la rue là bas merci de me contacter!
Coût d'un long voyage en Chine? English translation pending
Donc j'ai prevu de faire un long voyage j'aimerai avoir votre avis :
Je comte faire Guilin, Yangshuo, un coup de Yunnan, apres Sichuan, ensuite Chengdu apres Xi'an apres Beijin, apres Shanghai et apres retour sur Shenzhen combien pensez vous que cela pourrais coûter si je fais tout en train ou bus et cela est il un trajet logique pour vous. merci d'avance?