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Week-end découverte: Casablanca, Mohammedia ou Rabat? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars Jeudi au Maroc je cherche à savoir si il est mieux que je reste à Casblanca , Mohamedia ou Rabat ??
Enfin sinon je cherche des bonnes adresses de Riad à Rabats et Casablanca comme ça je fais les deux.
Merci à tous.
Je pars Jeudi au Maroc je cherche à savoir si il est mieux que je reste à Casblanca , Mohamedia ou Rabat ??
Enfin sinon je cherche des bonnes adresses de Riad à Rabats et Casablanca comme ça je fais les deux.
Merci à tous.
Retour de croisière sur l'Oasis of the Seas (17 au 24 avril) English translation pending
wBonsoir,
Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin. Nous sommes de retour après un long voyage... avec une escale express (en courant) à Rome et sans nos valises... il parait que c'est courant là bas!
Enfin bref... Pour ceux et celles qui sont intéressés. Nous sommes donc partis avec nos 4 enfants, 10, 8, 4 et 2 ans, pour une bonne dizaine de jours (gros veinards sur ce coup là, sans ces 3 jours supplémentaires, sans doute aurions nous été coincés à Paris... 11-12 jours et une croisière sur l'Oasis of the Seas, au départ de Port Everglades, avec 3 escales : Saint Thomas, Saint Martin et Nassau.
Nous nous sommes présentés à l'embarquement dès 10 heures 30 le matin ( au lieu des 15 heures prévues). Mais je savais pour l'avoir lu sur cruise critic que cela ne posait pas de gros problème. Embarquement hyper simple, organisé... Des personnes au guichet pour chaque pont etc... Nous avons été invités à attendre dans notre ordre d'arrivée, pendant une petite demi-heure, au calme, bien assis avec café... et surtout beaucoup d'infos sur la suite des évènements. (en anglais). Vers 11 heures, nous étions sur le bateau. Un peu avant 13 heures dans la chambre. Et peu de temps après nous avions les valises.
Rien à redire... ou presque. Le changement d'itinéraire au dernier moment. Alors que je le guettais depuis des semaines, étant donné que c'était le cas pour certaines croisières précédentes, et pour les suivantes du mois de mai. Un peu naze quand on a comme moi, réservé des choses par avance, sans l'intérmédiaire de RCCL. Je pouvais arranger les choses, j'espère que cela était le cas pour tous. A priori, la raison que l'on m'a donnée était les retards liés aux vols improbables arrivant d'Europe... On attend les clients, on espère qu'ils vont arriver, et donc... le départ est reculé de plusieurs heures. Oui... forcément, là, c'était plus compréhensible. Au final, je ne sais pas si tous les européens concernés ont pu venir. J'ai l'impression qu'il y en avait peu sur le bateau cette semaine... mais je me trompe peut-être.
La chambre, nickel. Une chambre familiale pour 6. Pas une suite. Mais grand balcon, grande baie, plus un hublot. Vraiment bien, bien.
Un homme de chambre qui vient se présenter, et nous faire quelques explications (du jamais vu chez Costa 1 croisière, MSC 2 croisières, et NCL 2 aussi).
Première étape à la cafeteria, Windjammer... là, j'avoue avoir eu très peur. Plus de place. Un monde fou. Mais bon, on était prévenu, et par une personne à l'entrée, et par l'écran de notre chambre. Mais on a tenté, on aurait pas dû.
Aïe...
Mais je vous rassure tout de suite, jamais plus, hormis le matin suivant, nous n'avons eu ce monde, et ressenti cette impression.
A ce sujet... je n'ai que très rarement croisé les mêmes personnes. Enfin, moins beaucoup moins que sur les autres bateaux. Nous n'avons jamais fait la queue, ou très peu... 5 minutes maxi pour attendre une table, nous étions en My Time Dining. Et aussi, par 2 fois un bon quart d'heure, pour nous inscrire à la fameuse Zip Line, ou pour faire l'escalade (habituellement sans trop d'attente).
Le bateau est énorme. Très large. Central park superbe. Enfin en gros... plutôt réussi et spectaculaire.
Pour les enfants... Nous avons testé le club pour la petite de 4 ans, elle s'est éclatée là bas... refusant même parfois de rentrer le soir avec nous! Le club pour les 3 ans et plus est gratuit. Même quand on est en escale, on peut les laisser. Mais il faut payer 7.95 dollars pour le repas du midi. Le soir les enfants peuvent manger avec les animateurs c'est gratuit. Jusqu'à 10 heures après c'est possible jusqu'à 2 heures, mais avec supplément. "Mes grands" n'ont pas essayé. Par contre, aucun animateur ne parlait français.
Nous avons également testé la nurserie. Avec un quota d'heure de 20... mais plus si disponibilités (en fonction des autres demandes). Au final on a éclaté les scores, et notre note à 8 dollars de l'heure. Mais bon... partir avec 4 enfants, ce n'est pas de tout repos, alors... quelques moments à 2 ou à 4 (avec les grands), c'est appréciable.
Voilà pour les enfants... Les petits ont évidemment adoré le carroussel, gratuit : heureusement!!! 😉 la piscine, avec une zone pour les enfants assez riche en couleurs! Le maquillage aussi! Les grands ont profité de la piscine, de l'escalade. Nous avons donc fait la Zip Line, sommes allés à la patinoire... mais pas tenté le surf!
Nous n'avons vu que 2 spectacles. J'ai réservé les mauvais (pas intéressants pour les petits, ou en anglais)... et loupé le Come fly with me, qui devait être comme celui de la patinoire, et de l'aquatheater formidable! Vraiment de très bons spectacles.
Au niveau restauration, nous étions donc en MTD. N'avons réservé qu'une fois pour une heure, le reste du temps nous nous sommes présentés comme ça, et pas de souci. En restaurant à supplément, les enfants sont allés au Johnny Rockets( hamburgers). Nous avons testé le Chops Grill (très bien), l'Izumi (bien aussi), et aussi le Chef's table 14 couverts par soir seulement. (75 dollars vins compris). Là, c'était un peu par curiosité, nous n'avons pas été déçus. Au niveau culinaire, on a connu mieux... Mais c'était très bien, le vin excellent, et l'ambiance très américaine... Cela valait le coup, avec présentation des plats, des vins...
Que dire...
Tout plein de photographes partout et de personnes qui aiment se faire photographier 😄 Nous avons choisi de faire le livre photo souvenir à 99 dollars... mais on a loupé quelques endroits : dommage, si on avait anticipé un peu plus, nous aurions mieux joué le jeu, et chassé le photographe! Plutôt originale comme idée, ce livre. Sur votre carte sea pass, vous avez un numéro, et pouvez retrouver toutes vos photos très simplement... en informatique ou en papier. Ils ont un logiciel de reconnaissance faciale... qui fonctionne visiblement super bien.
Nous avons assez peu testé les bars, et le casino. Et je n'ai pas testé le spa, ou les massages (dommage... en général je me laisse tenter, mais je n'ai pas réussi à avoir les prix clairement... sauf hier matin en partant... dommage).
Il y a beaucoup d'animations gratuites, ou avec suppléments ( scrap booking, fabrication de cupcakes, fabrication de bijoux)...
Enfin, bref, il y en a tellement qu'il faudrait 2 semaines pour pouvoir tout essayer.
Le personnel est vraiment attentionné, gentil, sans être trop envahissant. Rien à redire... Tout est vraiment bien organisé.
Nous n'avons pas senti les gens dérangés par notre présence. J'avoue que j'appréhendais un peu après avoir lu certains posts ici et là ces derniers temps, de ceux qui râlent à cause des enfants. Non visiblement là, c'était plutôt l'inverse: quand je rappelais à l'ordre mes enfants que je trouvais trop agités, c'était les gens qui les excusaient, et me disaient d'arrêter!
Les escales... Avec les enfants donc, nous ne nous sommes pas risqués à prendre les escales du bateau.
Nassau, nous sommes allés à la plage, juste à côté, celle du Hilton, privée. J'avais pris un forfait, plage + coupon nourriture. On était presque seuls... très calme, après l'arrivée sur le bateau, c'était bien.
Saint Thomas, j'avais réservé un voilier pour nous 6 : Le Winifred, un jeune couple Kenny et Chelsea qui viennent de racheter le bateau. Ils ont été adorables. Nous avons passé une journée excellentes, snorkelling pour mes grands et moi, ou baignade... on a vu des jolis poissons, nagé avec les tortues et au-dessus des raies pastenague. (Stingray). De tous les bateaux que j'avais consultés, Le Winifred était le moins cher, nous faisant un bon prix adulte, un prix pour les enfants, et le petit gratuit. Au final, ils ont même refusé de compter notre petite de 4 ans... mais là, c'est nous qui avons refusé! Une bien belle journée en mer!
A Saint-Martin, nous avons loué une voiture... il n'y avait pas foule à louer des voitures, c'était assez marrant de les voir se battre pour nous louer une voiture. On a fait le tour de l'île, visité la ferme aux papillons (des gens charmants), on est passé voir les avions, on s'est arrêtés sur une plage bien abritée par des arbres ( trop de soleil pour nous en 2 jours!), puis on a "magasiné" un peu.
Bon, voilà, je crois que j'en ai déjà dit beaucoup. Ce fut une bien belle croisière. Pas grand chose de négatif à redire. J'ai bien envie d'essayer à nouveau RCCL que je trouve très bien organisée.
Si vous avez des questions, et si je peux y répondre, pas de souci.
Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin. Nous sommes de retour après un long voyage... avec une escale express (en courant) à Rome et sans nos valises... il parait que c'est courant là bas!
Enfin bref... Pour ceux et celles qui sont intéressés. Nous sommes donc partis avec nos 4 enfants, 10, 8, 4 et 2 ans, pour une bonne dizaine de jours (gros veinards sur ce coup là, sans ces 3 jours supplémentaires, sans doute aurions nous été coincés à Paris... 11-12 jours et une croisière sur l'Oasis of the Seas, au départ de Port Everglades, avec 3 escales : Saint Thomas, Saint Martin et Nassau.
Nous nous sommes présentés à l'embarquement dès 10 heures 30 le matin ( au lieu des 15 heures prévues). Mais je savais pour l'avoir lu sur cruise critic que cela ne posait pas de gros problème. Embarquement hyper simple, organisé... Des personnes au guichet pour chaque pont etc... Nous avons été invités à attendre dans notre ordre d'arrivée, pendant une petite demi-heure, au calme, bien assis avec café... et surtout beaucoup d'infos sur la suite des évènements. (en anglais). Vers 11 heures, nous étions sur le bateau. Un peu avant 13 heures dans la chambre. Et peu de temps après nous avions les valises.
Rien à redire... ou presque. Le changement d'itinéraire au dernier moment. Alors que je le guettais depuis des semaines, étant donné que c'était le cas pour certaines croisières précédentes, et pour les suivantes du mois de mai. Un peu naze quand on a comme moi, réservé des choses par avance, sans l'intérmédiaire de RCCL. Je pouvais arranger les choses, j'espère que cela était le cas pour tous. A priori, la raison que l'on m'a donnée était les retards liés aux vols improbables arrivant d'Europe... On attend les clients, on espère qu'ils vont arriver, et donc... le départ est reculé de plusieurs heures. Oui... forcément, là, c'était plus compréhensible. Au final, je ne sais pas si tous les européens concernés ont pu venir. J'ai l'impression qu'il y en avait peu sur le bateau cette semaine... mais je me trompe peut-être.
La chambre, nickel. Une chambre familiale pour 6. Pas une suite. Mais grand balcon, grande baie, plus un hublot. Vraiment bien, bien.
Un homme de chambre qui vient se présenter, et nous faire quelques explications (du jamais vu chez Costa 1 croisière, MSC 2 croisières, et NCL 2 aussi).
Première étape à la cafeteria, Windjammer... là, j'avoue avoir eu très peur. Plus de place. Un monde fou. Mais bon, on était prévenu, et par une personne à l'entrée, et par l'écran de notre chambre. Mais on a tenté, on aurait pas dû.
Aïe...
Mais je vous rassure tout de suite, jamais plus, hormis le matin suivant, nous n'avons eu ce monde, et ressenti cette impression.
A ce sujet... je n'ai que très rarement croisé les mêmes personnes. Enfin, moins beaucoup moins que sur les autres bateaux. Nous n'avons jamais fait la queue, ou très peu... 5 minutes maxi pour attendre une table, nous étions en My Time Dining. Et aussi, par 2 fois un bon quart d'heure, pour nous inscrire à la fameuse Zip Line, ou pour faire l'escalade (habituellement sans trop d'attente).
Le bateau est énorme. Très large. Central park superbe. Enfin en gros... plutôt réussi et spectaculaire.
Pour les enfants... Nous avons testé le club pour la petite de 4 ans, elle s'est éclatée là bas... refusant même parfois de rentrer le soir avec nous! Le club pour les 3 ans et plus est gratuit. Même quand on est en escale, on peut les laisser. Mais il faut payer 7.95 dollars pour le repas du midi. Le soir les enfants peuvent manger avec les animateurs c'est gratuit. Jusqu'à 10 heures après c'est possible jusqu'à 2 heures, mais avec supplément. "Mes grands" n'ont pas essayé. Par contre, aucun animateur ne parlait français.
Nous avons également testé la nurserie. Avec un quota d'heure de 20... mais plus si disponibilités (en fonction des autres demandes). Au final on a éclaté les scores, et notre note à 8 dollars de l'heure. Mais bon... partir avec 4 enfants, ce n'est pas de tout repos, alors... quelques moments à 2 ou à 4 (avec les grands), c'est appréciable.
Voilà pour les enfants... Les petits ont évidemment adoré le carroussel, gratuit : heureusement!!! 😉 la piscine, avec une zone pour les enfants assez riche en couleurs! Le maquillage aussi! Les grands ont profité de la piscine, de l'escalade. Nous avons donc fait la Zip Line, sommes allés à la patinoire... mais pas tenté le surf!
Nous n'avons vu que 2 spectacles. J'ai réservé les mauvais (pas intéressants pour les petits, ou en anglais)... et loupé le Come fly with me, qui devait être comme celui de la patinoire, et de l'aquatheater formidable! Vraiment de très bons spectacles.
Au niveau restauration, nous étions donc en MTD. N'avons réservé qu'une fois pour une heure, le reste du temps nous nous sommes présentés comme ça, et pas de souci. En restaurant à supplément, les enfants sont allés au Johnny Rockets( hamburgers). Nous avons testé le Chops Grill (très bien), l'Izumi (bien aussi), et aussi le Chef's table 14 couverts par soir seulement. (75 dollars vins compris). Là, c'était un peu par curiosité, nous n'avons pas été déçus. Au niveau culinaire, on a connu mieux... Mais c'était très bien, le vin excellent, et l'ambiance très américaine... Cela valait le coup, avec présentation des plats, des vins...
Que dire...
Tout plein de photographes partout et de personnes qui aiment se faire photographier 😄 Nous avons choisi de faire le livre photo souvenir à 99 dollars... mais on a loupé quelques endroits : dommage, si on avait anticipé un peu plus, nous aurions mieux joué le jeu, et chassé le photographe! Plutôt originale comme idée, ce livre. Sur votre carte sea pass, vous avez un numéro, et pouvez retrouver toutes vos photos très simplement... en informatique ou en papier. Ils ont un logiciel de reconnaissance faciale... qui fonctionne visiblement super bien.
Nous avons assez peu testé les bars, et le casino. Et je n'ai pas testé le spa, ou les massages (dommage... en général je me laisse tenter, mais je n'ai pas réussi à avoir les prix clairement... sauf hier matin en partant... dommage).
Il y a beaucoup d'animations gratuites, ou avec suppléments ( scrap booking, fabrication de cupcakes, fabrication de bijoux)...
Enfin, bref, il y en a tellement qu'il faudrait 2 semaines pour pouvoir tout essayer.
Le personnel est vraiment attentionné, gentil, sans être trop envahissant. Rien à redire... Tout est vraiment bien organisé.
Nous n'avons pas senti les gens dérangés par notre présence. J'avoue que j'appréhendais un peu après avoir lu certains posts ici et là ces derniers temps, de ceux qui râlent à cause des enfants. Non visiblement là, c'était plutôt l'inverse: quand je rappelais à l'ordre mes enfants que je trouvais trop agités, c'était les gens qui les excusaient, et me disaient d'arrêter!
Les escales... Avec les enfants donc, nous ne nous sommes pas risqués à prendre les escales du bateau.
Nassau, nous sommes allés à la plage, juste à côté, celle du Hilton, privée. J'avais pris un forfait, plage + coupon nourriture. On était presque seuls... très calme, après l'arrivée sur le bateau, c'était bien.
Saint Thomas, j'avais réservé un voilier pour nous 6 : Le Winifred, un jeune couple Kenny et Chelsea qui viennent de racheter le bateau. Ils ont été adorables. Nous avons passé une journée excellentes, snorkelling pour mes grands et moi, ou baignade... on a vu des jolis poissons, nagé avec les tortues et au-dessus des raies pastenague. (Stingray). De tous les bateaux que j'avais consultés, Le Winifred était le moins cher, nous faisant un bon prix adulte, un prix pour les enfants, et le petit gratuit. Au final, ils ont même refusé de compter notre petite de 4 ans... mais là, c'est nous qui avons refusé! Une bien belle journée en mer!
A Saint-Martin, nous avons loué une voiture... il n'y avait pas foule à louer des voitures, c'était assez marrant de les voir se battre pour nous louer une voiture. On a fait le tour de l'île, visité la ferme aux papillons (des gens charmants), on est passé voir les avions, on s'est arrêtés sur une plage bien abritée par des arbres ( trop de soleil pour nous en 2 jours!), puis on a "magasiné" un peu.
Bon, voilà, je crois que j'en ai déjà dit beaucoup. Ce fut une bien belle croisière. Pas grand chose de négatif à redire. J'ai bien envie d'essayer à nouveau RCCL que je trouve très bien organisée.
Si vous avez des questions, et si je peux y répondre, pas de souci.
Boucle Pérou-Bolivie de vingt-neuf/trente et un jours: votre avis? English translation pending
Bonjour à tous. Le départ approche, je me suis donc défoulé un concoctant cette itinéraire. Je ne sais pas s'il pourra être suivi, les surprises et coups de coeur seront sans doute nombreux... Pourriez vous me donner votre avis sur cet itinéraire , si cela est faisable, si nous "ratons" quelque chose, ...
Note 1 : Je pars avec un ami, on a dans les 25 ans, et nous sommes 'relativement' sportifs. Le confort importe peu, je ne tiens juste pas à me farcir 2 bus de nuits d'affiliée 😛
Note 2 : Nous n'irons pas dans le Nord, je couplerai ça avec un voyage en Equateur, un jour, qui sait
Note 3 : Sur la fin c'est un peu le bordel, mon pote partant le 17 juillet, je reste pour ma part le 19. On voudrait se séparer -c'est mignon...- le plus tard possible.
Début du message, l'itinéraire. Fin du message, classement de mes envies de destinations, j'imagine qu'il va falloir qu'une ou deux étapes sautent si imprévu ou si on reste plus longtemps dans un endroit. D'après vous, ceux que je pense comme "zappables" le sont ils vraiment ?
Description Itinéraire
1. Sam 19: Arrivée Lima 5h30. Vol StarPerù 130$ pour Puerto Maldonado via Cuzco à 8h40. 2. Dim 20: PM. Séjour en Lodge 300$ ou excursions « locales » ? 3. Lun 21: PM 4. Mar 22: PM. Vol pour Cusco à 11h40, arrivée 12h40. Aprem à Cusco. 5. Mer 23: Cusco, Tambo, Kenko, Puka, Sacsa. Nuit à Cusco 6. Jeu 24 : Cusco & Sacsahuaman, Inti Raymi. Nuit à Cusco 7. Ven 25 : Tôt : départ pour Pisac, Urumba. Rallier Ollantaytambo (visite puis train pour Agua Callientes 18h20 31$. Nuit à AC. 8. Sam 26 : Machu Pichu 20$ ISIC. Départ pour Ollantaytambo 21h45 31$. Nuit à Ollanta. 9. Dim 27 : balade à Maras etc. Marché de Chinchero. Retour sur Cusco. Bus 5-7h dans l’aprem (ou de nuit pour Puno, le cas échéant nuit à Puno 15$. 10. Lun 28 : Puno, Iles Uros 10$.Bus 3-4h 7$ et nuit à Copacabana. 11. Mar 29 : départ le matin pou l’Isla del Sol. Nuit sur l’île. 12. Mer 30 : Isla del Sol, retour Copacabana 2h puis bus pour La Paz 3-4h 3$. Nuit à La Paz. 13. Jeu 1 : La Paz. Nuit à La Paz 14. Ven 2 : La Paz, valle de la Luna. Bus de nuit 13h pour Sucre 15$ 15. Sam 3 : Sucre. Nuit à Sucre 16. Dim 4 : Navette 5$ 1h30 pour Tarabuco, marché, retour à 14h30 sur Sucre. Tacos 3h 3$ pour Potosi. Nuit à Potosi 17. Lun 5 : Potosi. Nuit à Potosi 18. Mar 6 : Potosi. Départ pour Uyuni 5h 5$. Nuit à Uyuni. 19. Mer 7 : Excursion Salar & Sud Lipez 100$ 20. Jeu 8 : Excursion Salar & Sud Lipez 21. Ven 9 : Excursion Salar & Sud Lipez, rallier San pedro de Atacama, nuitée. 22. Sam 10 : San Pedro, Bus 1h 5$ pour Calama puis bus de nuit 30$ 10h pour Arica. 23. Dim 11: Arica. Collectivo 2h 3$ pour Tacna. Avion pour Arequipa 25$ 13h40 ou 19h Peruvianairlines. Ou pas de stop à Arica et bus 10$ pour Arequipa, nuitée. 24. Lun 12 : Arequipa. Bus à 1h pour le Colca 5$ 25. Mar 13 : Canyon de Colca : Arrêt au Mirador de Tapay. Rando San Juan, Tapay. Dormir à Tapay, Cosnirhua ou Sangalle. 26. Mer 14 : Remontée sur Cabanaconde, Bus 6h 5$ dans l’Aprem pour Arequipa, Nuit à Arequipa. 27. Jeu 15 : Arequipa. 20h45, avion Chris Lima, Peruvianairlines 49$. Bus de nuit Yves 9h 20$ pour Nazca. 28. Ven 16 : Chris, Lima. Yves : Survol des Lignes. Bus 2h pour Ica, Huacachina 7$, Sandboard ou direct Paracas 2$. 29. Sam 17 : Chris Lima puis avion le soir. Yves : Paracas & Islas Ballestas. Bus 3-4h 15$ pour Lima dans la soirée. 30. Dim 18 : Lima Lun 19 : Lima puis fin du voyage, vol 19h30
Budget : Total : Moyenne 1250$ ; Low 1000$ ; High 1500$ ; Soit 750, 950, 1150 €
Immanquables 1j 24hrs
· Puerto Maldonado 3j · Cuzco, vallée sacrée, Machu Pichu 5j. Etre sur Cusco le 24 juin, passer par Chinchero un jour de marché. · Isla del Sol 1.5j · La Paz 2.5j · Sucre, Tarabuco 1.5j. Etre à Tarabuco le Dimanche. · Potosi 1.5j · Uyuni 3j · Arequipa 2j · Lima , histoire d’être safe pour l’avion 2j Dommage de manquer, mais si obligé… · Canyon Colca 2j · Nazca 0.5j Zappable : retard itinéraire, gain de temps, envie de rester à un endroit, imprévu 😛... · Puno, Iles flottantes 0.5j · San Pedro de Atacama 1j · Arica 0.5j · Ica, Paracas 1.5j
Cacarte du voyage :

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PS désolé je n'arrive pas à virer la pub !
Merci de m'avoir lu et d'avance pour vos conseils !
Note 1 : Je pars avec un ami, on a dans les 25 ans, et nous sommes 'relativement' sportifs. Le confort importe peu, je ne tiens juste pas à me farcir 2 bus de nuits d'affiliée 😛
Note 2 : Nous n'irons pas dans le Nord, je couplerai ça avec un voyage en Equateur, un jour, qui sait
Note 3 : Sur la fin c'est un peu le bordel, mon pote partant le 17 juillet, je reste pour ma part le 19. On voudrait se séparer -c'est mignon...- le plus tard possible.
Début du message, l'itinéraire. Fin du message, classement de mes envies de destinations, j'imagine qu'il va falloir qu'une ou deux étapes sautent si imprévu ou si on reste plus longtemps dans un endroit. D'après vous, ceux que je pense comme "zappables" le sont ils vraiment ?
Description Itinéraire
1. Sam 19: Arrivée Lima 5h30. Vol StarPerù 130$ pour Puerto Maldonado via Cuzco à 8h40. 2. Dim 20: PM. Séjour en Lodge 300$ ou excursions « locales » ? 3. Lun 21: PM 4. Mar 22: PM. Vol pour Cusco à 11h40, arrivée 12h40. Aprem à Cusco. 5. Mer 23: Cusco, Tambo, Kenko, Puka, Sacsa. Nuit à Cusco 6. Jeu 24 : Cusco & Sacsahuaman, Inti Raymi. Nuit à Cusco 7. Ven 25 : Tôt : départ pour Pisac, Urumba. Rallier Ollantaytambo (visite puis train pour Agua Callientes 18h20 31$. Nuit à AC. 8. Sam 26 : Machu Pichu 20$ ISIC. Départ pour Ollantaytambo 21h45 31$. Nuit à Ollanta. 9. Dim 27 : balade à Maras etc. Marché de Chinchero. Retour sur Cusco. Bus 5-7h dans l’aprem (ou de nuit pour Puno, le cas échéant nuit à Puno 15$. 10. Lun 28 : Puno, Iles Uros 10$.Bus 3-4h 7$ et nuit à Copacabana. 11. Mar 29 : départ le matin pou l’Isla del Sol. Nuit sur l’île. 12. Mer 30 : Isla del Sol, retour Copacabana 2h puis bus pour La Paz 3-4h 3$. Nuit à La Paz. 13. Jeu 1 : La Paz. Nuit à La Paz 14. Ven 2 : La Paz, valle de la Luna. Bus de nuit 13h pour Sucre 15$ 15. Sam 3 : Sucre. Nuit à Sucre 16. Dim 4 : Navette 5$ 1h30 pour Tarabuco, marché, retour à 14h30 sur Sucre. Tacos 3h 3$ pour Potosi. Nuit à Potosi 17. Lun 5 : Potosi. Nuit à Potosi 18. Mar 6 : Potosi. Départ pour Uyuni 5h 5$. Nuit à Uyuni. 19. Mer 7 : Excursion Salar & Sud Lipez 100$ 20. Jeu 8 : Excursion Salar & Sud Lipez 21. Ven 9 : Excursion Salar & Sud Lipez, rallier San pedro de Atacama, nuitée. 22. Sam 10 : San Pedro, Bus 1h 5$ pour Calama puis bus de nuit 30$ 10h pour Arica. 23. Dim 11: Arica. Collectivo 2h 3$ pour Tacna. Avion pour Arequipa 25$ 13h40 ou 19h Peruvianairlines. Ou pas de stop à Arica et bus 10$ pour Arequipa, nuitée. 24. Lun 12 : Arequipa. Bus à 1h pour le Colca 5$ 25. Mar 13 : Canyon de Colca : Arrêt au Mirador de Tapay. Rando San Juan, Tapay. Dormir à Tapay, Cosnirhua ou Sangalle. 26. Mer 14 : Remontée sur Cabanaconde, Bus 6h 5$ dans l’Aprem pour Arequipa, Nuit à Arequipa. 27. Jeu 15 : Arequipa. 20h45, avion Chris Lima, Peruvianairlines 49$. Bus de nuit Yves 9h 20$ pour Nazca. 28. Ven 16 : Chris, Lima. Yves : Survol des Lignes. Bus 2h pour Ica, Huacachina 7$, Sandboard ou direct Paracas 2$. 29. Sam 17 : Chris Lima puis avion le soir. Yves : Paracas & Islas Ballestas. Bus 3-4h 15$ pour Lima dans la soirée. 30. Dim 18 : Lima Lun 19 : Lima puis fin du voyage, vol 19h30
Budget : Total : Moyenne 1250$ ; Low 1000$ ; High 1500$ ; Soit 750, 950, 1150 €
Immanquables 1j 24hrs
· Puerto Maldonado 3j · Cuzco, vallée sacrée, Machu Pichu 5j. Etre sur Cusco le 24 juin, passer par Chinchero un jour de marché. · Isla del Sol 1.5j · La Paz 2.5j · Sucre, Tarabuco 1.5j. Etre à Tarabuco le Dimanche. · Potosi 1.5j · Uyuni 3j · Arequipa 2j · Lima , histoire d’être safe pour l’avion 2j Dommage de manquer, mais si obligé… · Canyon Colca 2j · Nazca 0.5j Zappable : retard itinéraire, gain de temps, envie de rester à un endroit, imprévu 😛... · Puno, Iles flottantes 0.5j · San Pedro de Atacama 1j · Arica 0.5j · Ica, Paracas 1.5j
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PS désolé je n'arrive pas à virer la pub !
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Croisière sur le Norwegian Gem au départ de Venise English translation pending
j'envisage une croisiere sur le norwegian gem au départ de Venise
Pouvez-vous me donner infos sur le bateau et le quai d'embarquement à venise
Pouvez-vous me donner infos sur le bateau et le quai d'embarquement à venise
Le Cambodge: un héritage exceptionnel English translation pending
Après son histoire chaotique et dramatique, le Cambodge ouvre maintenant ses bras au monde et nous avons très vite succombé à la magie de ce pays charmant et passionnant. Nous étions éblouis et saisis d’émotion par les temples majestueux, séduits par sa capitale fascinante et pleine de vie. Nous avons parcouru la campagne cambodgienne et ses paysages de rizières éblouissantes et nous avons pris le temps de flâner dans les provinces. Nous avons longé et navigué sur ses cours d’eau et ses lacs, rejoints les villages des minorités ethniques et admirés la beauté du Nord Est. Nous avons gouté et savouré la cuisine khmère à la fois subtile et épicée. Surtout, nous avons découvert un peuple chaleureux, souriant, serviable et heureux de nous recevoir : c’est la plus grande richesse de ce pays. Notre voyage dans le royaume Khmer nous a tout simplement ravis.
Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.
Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples
Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !
Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !
Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.
Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.
Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.
On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!
Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.
Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !
Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.
Battambang, la petite ville au milieu de la campagne
La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.
Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !
Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !
A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…
A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.
Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!
Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !
Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.
Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!
Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.
Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !
Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.
Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !
Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.
A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !
Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.
Ban Lung : le pays de la Terre Rouge
La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !
J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.
Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.
Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.
A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.
Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.
Kratie : les dauphins d’eau douce
On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.
Là encore quelques belles rencontres.
Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.
Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.
Phnom Penh : La renaissance d’une capitale
Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,
blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.
La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.
Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.
Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».
Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.
Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!
Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !
Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.
Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.
Février/Mars 2010
Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.
Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples
Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !
Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !
Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.
Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.
Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.
On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!
Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.
Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !
Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.
Battambang, la petite ville au milieu de la campagne
La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.
Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !
Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !
A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…
A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.
Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!
Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !
Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.
Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!
Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.
Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !
Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.
Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !
Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.
A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !
Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.
Ban Lung : le pays de la Terre Rouge
La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !
J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.
Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.
Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.
A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.
Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.
Kratie : les dauphins d’eau douce
On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.
Là encore quelques belles rencontres.
Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.
Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.
Phnom Penh : La renaissance d’une capitale
Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,
blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.
La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.
Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.
Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».
Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.
Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!
Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !
Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.
Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.
Février/Mars 2010
Vietnam: diverses questions pratiques English translation pending
Bonjour, suite à mon précédent message (http://voyageforum.com/v.f?post=2995644), j'ai un peu avancé dans mes recherches (le départ approche).
Il me reste néanmoins quelques questions précises dont je n'ai pas trouvé la réponse dans les guides ou les forum.
* Jet Star concurrence Vietnam airlines sur les liaisons internes avec un positionnement low cost. La ponctualité et le sérieux sont-ils pour autant équivalents? * J'ai appris qu'il existait (depuis peu?) une liaison maritime entre Tuan Chau (Halong) et Cat Ba. Je n'arrive pas à obtenir les horaires et tarifs. Quelqu'un a-t-il utilisé ce moyen de transport? L'accès au port de Tuan Chau est-il facile? * J'envisage un tour de 6 à 8 h dans la baie d'Halong suivi d'une nuit en hotel à halong "city". Comment se passe la croisière quand on a ses bagages sur le dos, il faut les déposer en hotel ou est-il possible de les emmener à bord? Pour la réservation, il semble conseillé par certains de réserver à Hanoi, des avis? * Je me pose toujours des questions concernant Sapa. Je pense faire un tour "classique" 2 jours et 3 nuits. L'offre est variée. Une proposition pour 2 personnes à environ 100€ par personne est-elle habituelle pour un tour a priori sérieux? * D'une manière générale les propositions des TO locaux sur le web pour les excursions me semblent élevées par rapport aux indications de guides papier récents. L'inflation au Vietnam est-elle encore soutenue malgré la crise, ce qui expliquerait cette impression? Les tarifs sont ils plus modérés sur place? * Question classique sur le palu, mais on trouve de tout sur le web. Après renseignement pris en France, en 2010, la seule zone à risque serait le nord (dont sapa) et l'intérieur en altitude, les côtes et delta étant sans risque (il s'agit des zones peuplées, heureusement!). Les locaux ont-ils les mêmes infos? Les moustiques pullulent-ils en avril?
Merci d'avance
* Jet Star concurrence Vietnam airlines sur les liaisons internes avec un positionnement low cost. La ponctualité et le sérieux sont-ils pour autant équivalents? * J'ai appris qu'il existait (depuis peu?) une liaison maritime entre Tuan Chau (Halong) et Cat Ba. Je n'arrive pas à obtenir les horaires et tarifs. Quelqu'un a-t-il utilisé ce moyen de transport? L'accès au port de Tuan Chau est-il facile? * J'envisage un tour de 6 à 8 h dans la baie d'Halong suivi d'une nuit en hotel à halong "city". Comment se passe la croisière quand on a ses bagages sur le dos, il faut les déposer en hotel ou est-il possible de les emmener à bord? Pour la réservation, il semble conseillé par certains de réserver à Hanoi, des avis? * Je me pose toujours des questions concernant Sapa. Je pense faire un tour "classique" 2 jours et 3 nuits. L'offre est variée. Une proposition pour 2 personnes à environ 100€ par personne est-elle habituelle pour un tour a priori sérieux? * D'une manière générale les propositions des TO locaux sur le web pour les excursions me semblent élevées par rapport aux indications de guides papier récents. L'inflation au Vietnam est-elle encore soutenue malgré la crise, ce qui expliquerait cette impression? Les tarifs sont ils plus modérés sur place? * Question classique sur le palu, mais on trouve de tout sur le web. Après renseignement pris en France, en 2010, la seule zone à risque serait le nord (dont sapa) et l'intérieur en altitude, les côtes et delta étant sans risque (il s'agit des zones peuplées, heureusement!). Les locaux ont-ils les mêmes infos? Les moustiques pullulent-ils en avril?
Merci d'avance
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°3) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Retour de voyage au Sri Lanka avec des enfants English translation pending
Voilà 2 semaines que nous sommes rentrés du Sri Lanka. Ayant moi-même beaucoup lu le forum avant notre voyage, je vais tenter de vous transmettre quelques informations.
Mon mari et moi avons l'habitude de voyager, mais c' était le 1er pays lointain que nous faisions découvrir à nos 2 filles de 10 et 12 ans. Comme je le pressentais, le Sri Lanka permet de facilement découvrir les charmes de l'Asie : les centres d'intérêt sont variés, les distances relativement courtes et les Sri Lankais serviables...
Notre itinéraire a été le suivant :
1er jour : route pour Anaradhapura + visite de Minhintale.
2ème jour : visite de Anaradhapura + route pour Sigiriya. En chemin, promenade en éléphant à Habarana
3ème jour : visite de Sigiriya, puis de Polonnaruwa. Nuit à Sigiriya
4ème jour : visite de Dambulla, du temple de Nalanda et d'un jardin d'épices. Arrivée à Kandy vers 15 h : visite du temple de la dent en soirée
5 ème jour : visite du jardin botanique de Peradeniya, du temple d'Embekka devale, de l'orphelinat des éléphants de Pinnewala. Nuit à Kandy
6 ème jour : route pour Nuwera Eliya. Arrêt à la cascade de Ramboda + visite d'une plantation de thé. L'après-midi, ballade dans Nuwera Eliya.
7 ème jour : train pour Ella
8 ème jour : ballade autour de Ella ( petit Adam's peack) + tuk-tuk pour aller visiter le temple de Dowa. Nuit à Ella
9 ème jour : taxi pour Tangalle avec un arrêt pour visiter les sculptures bouddhiques de Buduruwagala. Plage
10 ème jour : bus pour Mirissa. Plage
11 ème jour : plage à Mirissa
12 ème jour : excursion en bus à Galle. Plage et nuit à Mirissa
13 ème jour : plage le matin puis train pour Colombo depuis Weligama, puis taxi pour l'aéroport
Nous avons choisi de prendre un chauffeur pour la 1ère partie de notre voyage axé sur le triangle culturel, puis de recourir aux moyens de transport locaux. Nous n'avons pas regretté ce choix, chaque mode de transport ayant ses avantages. Il était bien confortable d'avoir à notre arrivée à l'aéroport à 5 h du matin un chauffeur qui nous attendait pour nous conduire directement à Anaradhapura et qui s'est révélé être d'excellent conseil pour le choix des hébergements ou pour l'organisation des visites..en plus d'être une personne fort agréable. Ensuite à partir de Nuwera Eliya nous avons expérimenté le train jusqu'à Ella ( un superbe parcours au milieu de la montagne, des plantations de thé et au contact des Sri Lankais, puisque nous avons voyagé en 2de classe..., le tuk-tuk pour de petits parcours, le bus et aussi à l'occasion un taxi pour gagner du temps...) En ce qui concerne l'hébergement, le choix est grand. On a facilement trouvé des guesthouses simples mais charmantes, qui souvent proposaient des chambres familiales avec 2 grands lits. Je recommande tout particulièrement Shangri La à Kandy ( un accueil francophone très chaleureux, l'impression d'être reçu dans une maison traditionnelle et un super rapport qualité prix : 3 000 rps pour 4 avec le petit déjeuner + 350 rps par personne le dîner délicieux ). Autre adresse coup de coeur : Hill top guesthouse à Ella : pas de chambre familiale, mais une superbe vue et des repas extra aussi. Enfin, nous étions sous le charme de Palm villa à Mirissa ( 5 000 rps une grande chambre familiale pour 4 ou 5 avec le petit déjeuner, servi face à la mer ; et encore un accueil francophone attentionné). Dernière remarque : nous avons voyagé avec Sri Lankan airlines : avion parfaitement à l'heure, service très correct à bord et prix des billets très compétitif ( 446 euros pour des hot seats achetés c'est vrai le 31 août 2009 pour février 2010...) Je suis à disposition pour d'autres infos tant il est vrai que surfer sur le forum avant ou après le voyage, c'est déjà s'évader ...
Nous avons choisi de prendre un chauffeur pour la 1ère partie de notre voyage axé sur le triangle culturel, puis de recourir aux moyens de transport locaux. Nous n'avons pas regretté ce choix, chaque mode de transport ayant ses avantages. Il était bien confortable d'avoir à notre arrivée à l'aéroport à 5 h du matin un chauffeur qui nous attendait pour nous conduire directement à Anaradhapura et qui s'est révélé être d'excellent conseil pour le choix des hébergements ou pour l'organisation des visites..en plus d'être une personne fort agréable. Ensuite à partir de Nuwera Eliya nous avons expérimenté le train jusqu'à Ella ( un superbe parcours au milieu de la montagne, des plantations de thé et au contact des Sri Lankais, puisque nous avons voyagé en 2de classe..., le tuk-tuk pour de petits parcours, le bus et aussi à l'occasion un taxi pour gagner du temps...) En ce qui concerne l'hébergement, le choix est grand. On a facilement trouvé des guesthouses simples mais charmantes, qui souvent proposaient des chambres familiales avec 2 grands lits. Je recommande tout particulièrement Shangri La à Kandy ( un accueil francophone très chaleureux, l'impression d'être reçu dans une maison traditionnelle et un super rapport qualité prix : 3 000 rps pour 4 avec le petit déjeuner + 350 rps par personne le dîner délicieux ). Autre adresse coup de coeur : Hill top guesthouse à Ella : pas de chambre familiale, mais une superbe vue et des repas extra aussi. Enfin, nous étions sous le charme de Palm villa à Mirissa ( 5 000 rps une grande chambre familiale pour 4 ou 5 avec le petit déjeuner, servi face à la mer ; et encore un accueil francophone attentionné). Dernière remarque : nous avons voyagé avec Sri Lankan airlines : avion parfaitement à l'heure, service très correct à bord et prix des billets très compétitif ( 446 euros pour des hot seats achetés c'est vrai le 31 août 2009 pour février 2010...) Je suis à disposition pour d'autres infos tant il est vrai que surfer sur le forum avant ou après le voyage, c'est déjà s'évader ...
Circuit au Québec du 19 juin au 10 juillet: votre avis? English translation pending
Bonjour,
Nous allons faire un circuit au québec (2 adultes) du 19 juin au 10 juillet et je voudrais vos avis sur celui-ci:
- Montréal - Grandes Piles - La Tuque - Hébertville - L'Anse saint jean - Tadoussac - Baie Comeau - Sainte Anne des Monts - Cap des Rosiers - Percé - Saint Alexis de Matapédia - Village du Bic - Kamouraska - Québec - Montréal
Je ne sais pas encore combien de temps rester à chaque étape sachant que l'on reste 21 jours. Si vous avez des suggestions concernant les villages que j'ai choisi qui ne sont peut être pas idéal n'hésitez pas.
Merci beaucoup
Mathieu
Nous allons faire un circuit au québec (2 adultes) du 19 juin au 10 juillet et je voudrais vos avis sur celui-ci:
- Montréal - Grandes Piles - La Tuque - Hébertville - L'Anse saint jean - Tadoussac - Baie Comeau - Sainte Anne des Monts - Cap des Rosiers - Percé - Saint Alexis de Matapédia - Village du Bic - Kamouraska - Québec - Montréal
Je ne sais pas encore combien de temps rester à chaque étape sachant que l'on reste 21 jours. Si vous avez des suggestions concernant les villages que j'ai choisi qui ne sont peut être pas idéal n'hésitez pas.
Merci beaucoup
Mathieu
Vingt et un jours pour faire la Route 66 et la côte ouest américaine English translation pending
Bonjours à tous,
Avant tout, je tiens vraiment à remercier tous les intervenant de ce magnifique forum : Grâce à la mine d'or de renseignements que j'ai pu obtenir dans les différents posts, j'ai eu plus de facilité que je n'aurai pu avoir pour planifier mon voyage et j'ai surement évité de grosses bêtises... 😉
Le but est donc de parcourir la route 66 avec quelques détours sur Grand Canyon et Las Vegas et terminer par la côte ouest de Los Angeles à San Francisco. J'ai réservé via une agence belge proposant un itinéraire mais permettant d'adapter le parcours tel qu'on le désire. Il n'a d'ailleurs plus grand chose à avoir avec celui du début...
J'ai paramétré tout l'itinéraire de la route 66 sur mon Tomtom, mais au vu des temps de parcours, nous allons prendre quelques "raccourcis" via les Interstates. J'ai vu que malheureusement, il y avait également des péages aux USA. Le principe est-il le même qu'en France ?
Voici un descriptif : Jour 2 & 3 : Visite Chicago Logement au Best Western Grant Park Hotel Visite de : Grant Parc, Millenium Park, Sears Tower, ... Premium Outlet (Madame l'a imposé ;-) )
Jour 4 : Chicago - Springfield (IL) Entre 5:45 et 6:45 de route The Springfield Hilton
Jour 5 : Springfield (IL) - Saint Louis 4:45 de route Crowne Plaza St. Louis Downtown
Jour 6 : Saint-Louis - Springfield (MO) Entre 4:15 et 9:15 de route Clarion Hotel Springfield
Jour 7 : Springfield (MO) - Oklahoma City Entre 6:00 et 10:30 de route Best Western Saddleback Inn
Jour 8 : Oklahoma City - Amarillo Entr 4:00 et 10:00 de route Best Western Amarillo Inn
Jour 9 : Amarillo - Santa Fe Entre 4:15 et 9:15 de route Santa Fe Courtyard by Marriott
Jour 10 : Santa Fe - Gallup Entre 3:00 et 7:30 de route Best Western Inn & Suites Gallup
Jour 11 : Gallup - Flagstaff 4:15 de route Radisson Woodlands Hotel Si le temps le permet, un petit détour vers Sedona
Jour 12 : Flagstaff - Grand Canyon 3:30 de route Best Western Grand Canyon Squire Inn
Jour 13 : Visite Grand Canyon
Jour 14 : Visite Antelope (Upper) - Powell Lake
Jour 15 : Grand Canyon - Las Vegas 7:45 de route Planet Hollywood
Jour 16 : Visite Las Vegas Le strip et pourquoi pas, la Stratosphere Tower
Jour 17 : Las Vegas - Laughlin (Via Oatman) 5:45 de route The Aquarius
Jour 18 : Laughlin - Los Angeles 6:30 de route Best Western Gateway Hotel
Jour 19 : Los Angeles - San Luis Obispo 4:00 de route Best Western Royal Oak Hotel
Jour 20 : San Luis Obispo - San Francisco 7:15 de route Holiday Inn Civic Center
Jour 21 : Visite San Francisco Cable Cars, Golden Gate, Fishermans Warps, Chinatown, Transamerica, Lombard Street, ...
Ma crainte étant pour mes enfants : Un grand garçon de 9 ans, mais une petite fille de 3 ans 1/2. Ils sont très délurés, mais j'ai quelques craintes malgré tout sur un tour en hélicoptère au-dessus du Grand Canyon et la visite de Antelope. J'ai d'ailleurs opté pour Upper qui semble plus accessible pour une famille. La location de la voiture se fera avec Avis. J'ai pu bénéficier d'une très bonne offre sur un Full Size SUV, sans frais d'abandons... Si quelqu'un a eu l'expérience d'une location similaire à Chicago, j'aimerai savoir quels modèles sont possibles. J'ai lu que c'était plutôt la roulette et qu'on pouvait parfois mal tomber.
Le départ est prévu le 4 avril et l'impatience commence à se faire sentir aussi bien de la part des parents que des enfants. 🙂
Merci d'avance à tout ceux qui me donneront leur avis... 😉
Avant tout, je tiens vraiment à remercier tous les intervenant de ce magnifique forum : Grâce à la mine d'or de renseignements que j'ai pu obtenir dans les différents posts, j'ai eu plus de facilité que je n'aurai pu avoir pour planifier mon voyage et j'ai surement évité de grosses bêtises... 😉
Le but est donc de parcourir la route 66 avec quelques détours sur Grand Canyon et Las Vegas et terminer par la côte ouest de Los Angeles à San Francisco. J'ai réservé via une agence belge proposant un itinéraire mais permettant d'adapter le parcours tel qu'on le désire. Il n'a d'ailleurs plus grand chose à avoir avec celui du début...
J'ai paramétré tout l'itinéraire de la route 66 sur mon Tomtom, mais au vu des temps de parcours, nous allons prendre quelques "raccourcis" via les Interstates. J'ai vu que malheureusement, il y avait également des péages aux USA. Le principe est-il le même qu'en France ?
Voici un descriptif : Jour 2 & 3 : Visite Chicago Logement au Best Western Grant Park Hotel Visite de : Grant Parc, Millenium Park, Sears Tower, ... Premium Outlet (Madame l'a imposé ;-) )
Jour 4 : Chicago - Springfield (IL) Entre 5:45 et 6:45 de route The Springfield Hilton
Jour 5 : Springfield (IL) - Saint Louis 4:45 de route Crowne Plaza St. Louis Downtown
Jour 6 : Saint-Louis - Springfield (MO) Entre 4:15 et 9:15 de route Clarion Hotel Springfield
Jour 7 : Springfield (MO) - Oklahoma City Entre 6:00 et 10:30 de route Best Western Saddleback Inn
Jour 8 : Oklahoma City - Amarillo Entr 4:00 et 10:00 de route Best Western Amarillo Inn
Jour 9 : Amarillo - Santa Fe Entre 4:15 et 9:15 de route Santa Fe Courtyard by Marriott
Jour 10 : Santa Fe - Gallup Entre 3:00 et 7:30 de route Best Western Inn & Suites Gallup
Jour 11 : Gallup - Flagstaff 4:15 de route Radisson Woodlands Hotel Si le temps le permet, un petit détour vers Sedona
Jour 12 : Flagstaff - Grand Canyon 3:30 de route Best Western Grand Canyon Squire Inn
Jour 13 : Visite Grand Canyon
Jour 14 : Visite Antelope (Upper) - Powell Lake
Jour 15 : Grand Canyon - Las Vegas 7:45 de route Planet Hollywood
Jour 16 : Visite Las Vegas Le strip et pourquoi pas, la Stratosphere Tower
Jour 17 : Las Vegas - Laughlin (Via Oatman) 5:45 de route The Aquarius
Jour 18 : Laughlin - Los Angeles 6:30 de route Best Western Gateway Hotel
Jour 19 : Los Angeles - San Luis Obispo 4:00 de route Best Western Royal Oak Hotel
Jour 20 : San Luis Obispo - San Francisco 7:15 de route Holiday Inn Civic Center
Jour 21 : Visite San Francisco Cable Cars, Golden Gate, Fishermans Warps, Chinatown, Transamerica, Lombard Street, ...
Ma crainte étant pour mes enfants : Un grand garçon de 9 ans, mais une petite fille de 3 ans 1/2. Ils sont très délurés, mais j'ai quelques craintes malgré tout sur un tour en hélicoptère au-dessus du Grand Canyon et la visite de Antelope. J'ai d'ailleurs opté pour Upper qui semble plus accessible pour une famille. La location de la voiture se fera avec Avis. J'ai pu bénéficier d'une très bonne offre sur un Full Size SUV, sans frais d'abandons... Si quelqu'un a eu l'expérience d'une location similaire à Chicago, j'aimerai savoir quels modèles sont possibles. J'ai lu que c'était plutôt la roulette et qu'on pouvait parfois mal tomber.
Le départ est prévu le 4 avril et l'impatience commence à se faire sentir aussi bien de la part des parents que des enfants. 🙂
Merci d'avance à tout ceux qui me donneront leur avis... 😉
Escapade à Huang Shan avec une agence de voyage chinoise English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de m'organiser à partir de Shanghai une escapade à HuangShan (Montagnes jaunes). Je suis en contact avec une agence de voyage chinoise qui s'appelle China highlights qui me fait une bonne proposition mais à 650 € (avec voyage en avion). J'ai deux questions :
- Peut-on faire l'escapade à HuangShan seul sans assistance locale chinoise (guide - voiture) ?
- Quelqu'un a-t-il déjà utilisé l'agence China highlights ? Peut-on lui faire confiance?
J'ai une certain habitude des voyages en Chine mais prinicpalement dans les grandes villes.
Merci de vos réponses.
G le chinois
Récit de voyage: 25 jours en Thaïlande du 4 au 31 décembre 2009 English translation pending
Bonjour,
A mon tour de vous faire partager mon expérience en Thaïlande. Je suis partie du 4 au 31 décembre, c’est donc tout frais. Je m’excuse d’avance pour le roman, mais quand je faisais des recherches sur le forum avant de partir, j’aurais aimé lire plus de récits de voyages. Du coup, j'ai pris un peu de temps pour écrire tout ça. J’espère que celui-ci pourra être utile.
Arrivée à Bangkok le 5 décembre à 15h. On a passé la douane, récupéré les bagages et pris un taxi (niveau 1 de l’aéroport) jusqu’à China Town en un temps record (1h15 environ). On avait réservé une chambre standard au China Town Hotel via Asiarooms pour 1080 baths, petit déjeuner compris. Chambre vraiment standard, avec un lit double, une salle de bain et la clim. Déco un peu vieillotte, mais chambre propre. Le personnel de l’hôtel est très gentil et très serviable. Comme on était un peu fatigués du voyage, on n’a pas fait grand chose. On s’est juste promenés dans China Town et on est allés jusqu’à la gare Hua Lumphong à pied (environ 15 minutes) pour prendre les billets de train de Chiang Mai à Bangkok. Le dépaysement dans China Town est total, c’est super. Le soir, on mange dans la rue et on se couche assez tôt.
Le 6, on part à pied jusqu’à l’embarcadère (15 minutes) sur la Chao Praya pour aller au musée national. Le bateau est un moyen de transport assez sympa et rapide. Le musée est bien intéressant avant de commencer la visite du pays, surtout pour la partie historique. On n’a pas tout vu car il est immense. Ensuite, direction le Grand Palais, mais il est fermé en raison de l’anniversaire du roi. On ne visitera que le Wat Phra Keo et on en prend vraiment plein les yeux, c’est magnifique. On enchaîne sur le Wat Pho et son superbe bouddha couché. Le site est grand et superbe. A la sortie du Wat Pho, le monsieur qui surveille les entrées nous conseille la visite de 3 autres temples et négocie ça avec un tuk-tuk pour 30 baths, retour à l’hôtel compris. Après la visite du premier temple, le chauffeur nous propose d’aller visiter une usine, mais on refuse. Il nous propose d’aller au TAT pour acheter tous nos billets de bus, on refuse aussi. Au final, il nous plante on ne sait où car nos refus ne lui ont pas plu. Tant pis, on trouve un autre tuk-tuk pour rentrer à l’hôtel. Règle n°1, se méfier quand le chauffeur parle trop bien anglais ;-) A l’hôtel on récupère nos bagages pour aller à la gare prendre le train pour Ayutthaya. Le train est à 15h20 et c’est uniquement de la 3è classe pour Ayutthaya. Dépaysement garanti. Arrivée 1h30 après. Avec nos tronches de touristes, tout le monde a compris où on allait et on nous a indiqué quand il fallait descendre. Tuk-tuk pour aller à la GH Tony’s Place. On n’avait pas réservé, mais il restait une chambre de libre. On a donc eu une grande chambre prévue pour trois avec clim, grand lit, salle de bain et Wifi pour 700 baths (le meilleur rapport qualité prix du voyage). Le personnel de la GH est encore une fois adorable. A 18h30, on part faire un tour d’une heure dans la ville pour voir les sites illuminés avec le même tuk-tuk (Monsieur Noi, très gentil). Belle balade et certains sites sont bien mis en valeur.
Le 7, on se loue un vélo à la journée et on fait le tour des principaux sites. Les vestiges sont superbes, on se rend bien compte à quel point ça a dû être grandiose. Comme les différents sites sont bien disséminés dans la ville, on ne peut pas tout voir en 1 journée, mais on en prend quand même plein les yeux. A 16h, on a rendez-vous devant la GH pour faire un tour de 2h en bateau. C’est sympa et ça nous permet d’accéder à des sites de l’autre côté du fleuve que nous n’avions pas vu. Notamment le superbe Wat Chaiwatthanaram qui mériterait plutôt la lumière du matin. A 18h, le bateau nous laisse au night market. On fait un petit tour et on mange sur place. Retour à pied à la GH qui n’est pas très loin.
Le 8, on part à la gare routière pour prendre le bus de 9h direction Sukhothai. 6h de bus au lieu de 5h. Arrivée à la gare, on snobe les tuk-tuks pour prendre le bus local en direction de Old Sukhothai. C’est marrant, dans le bus il y a Terminator 4 en thaï. On prend une chambre à la Vitoon GH (lit double, clim et salle de bain pour 700 baths). Old Sukhothai n’est pas très grand, il n’y a que 2 GH, mais on trouve quand même des salons de massages et des bars restos à l’occidentale (indicateurs touristiques avec les tailleurs). A 16h, on arrive à l’entrée du parc historique où on loue des vélos. Site superbe, mais comme c’est orienté à l’est, ce n’est pas terrible pour les photos. A cette heure là, c’est très calme et il y a peu de monde. La balade en vélo est très agréable. A la différence d’Ayutthaya, les vestiges sont regroupés dans plusieurs parcs historiques qui ne sont pas ouverts aux voitures. C’est donc beaucoup mieux pour circuler à vélo et très beau car bien préservé.
Le 9, on se lève tôt et on retourne au parc de la veille (en vélo) pour faire les photos avec la lumière du lever du jour. Bonne idée, c’est superbe et encore une fois, il y a peu de monde. On se dirige ensuite vers le site du nord qui abrite une immense bouddha tout blanc (Wat Si Chum). On retourne à la GH vers 11h pour le check-out. On devait prendre le bus de 11h30 pour Chiang Mai, mais il a été annulé. On a donc pris celui de 13h20. 5 heures de routes et nous sommes à Chiang Mai. On prend un tuk-tuk pour aller à Baan Kaew GH, située à côté de l’Alliance Française. C’est en dehors des enceintes de la vieille ville, mais c’est vraiment au calme. On a une chambre avec lit double, clim et salle de bain pour 800 baths. Et on arrive même à trouver un réseau Wifi. Petite balade au Night Bazaar. On trouve ça horrible, c’est uniquement fait pour les touristes. On s’en va rapidement.
Le 10, on part dans la vieille ville à pied ; ça nous prend 20 minutes environ. Et on se balade dans la ville à pied de temple en temple. Dans les temples on croise souvent de jeunes thaïs qui viennent de finir leurs études et qui parlent bien anglais. C’est sympa de discuter avec eux, mais ils finissent toujours par nous conseiller un tailleur. On fait notre premier massage au Thaï massage conservation center. Un endroit où les masseurs sont aveugles. Alors, le massage thaï c’est entre la torture et la relaxation. Le masseur appuie très fort à des endroits bien précis, tellement fort que c’est douloureux. Mais on sort de là bien détendu sans être sûrs de recommencer l’expérience. Dans l’après-midi on va voir le Warorot Market et là c’est le bonheur. C’est immense, il y a de la nourriture étrange un peu partout, plein de fringues et peu de touristes, c’est vraiment super. Là aussi dépaysement total.
Le 11, on visite à nouveau les temples de la vieille ville à pied. Les tuk-tuks ne comprennent pas pourquoi on aime tant marcher. A pied, ça permet de se perdre un peu dans les petites rues et de découvrir des endroits sans masseurs, tailleurs, etc. On trouve une coiffeuse qui ne parle pas anglais et on se lance. Le résultat est très bien et ça nous a coûté à peine 300 baths pour 2. On croise aussi des gamins qui ont des exercices d’anglais et qui nous demandent d’où on vient, pourquoi on est en Thaïlande, qu’est-ce qu’on aime, etc. Et après, ils nous demandent d’écrire notre nom dans leur cahier. C’est marrant ; avec une quinzaine d’enfants autour de nous, on se prend pour des stars ;-) Retour à la GH où on a rendez-vous avec une copine thaïlandaise. Elle nous emmène au resto (Just Khao Soy) le midi et au Doi Suthep l’après-midi. C’est très beau, mais c’est vraiment hyper touristique et blindé de vendeurs de souvenirs. On fait un peu de shopping avec elle et on teste le Fish Spa. Il ne faut pas être trop chatouilleux des pieds. Les petits poissons mangent les peaux mortes sur tout le pied, même dessous et ça chatouille vraiment. Le soir, notre amie nous emmène dans un resto où on peut goûter des spécialités (Antique House, je crois) dans un superbe décor. On apprend vite qu’il faut oublier les currys en tout genre et les soupes au lait de coco car ça arrache vraiment la bouche (ça baigne dans les piments).
Le 12, on se fait une dernière balade au Warorot Market le matin. A la fin du voyage je regretterai de ne pas avoir acheté plus de choses (au niveau bouffe) car on n’a pas retrouvé un marché comme celui-là à Bangkok. A midi on fait le check-out à la GH et on retrouve notre amie pour le déjeuner. Elle nous amène ensuite à la gare où nous avons le train pour Bangkok à 14h50. On expérimente donc le train de nuit. Les couchettes sont confortables, mais le train est hyper bruyant et la lumière du wagon reste allumée toute la nuit. Difficile de bien dormir, même avec des boules Quiès.
Arrivée à Bangkok le 13 à 6h du matin. On retourne au China Town Hotel qui nous avait bien plu au début (15 minutes à pied). Cette fois-ci on prend une chambre un peu plus grande avec le Wifi pour 1150 baths (petit dej inclus). On se repose un peu et comme c’est dimanche, on part au Sunday market (Chatuchak) en métro. Ce marché est vraiment immense et on y trouve vraiment de tout. Comme on n’en est pas à la fin du voyage, on limite les achats. Etourdis par la chaleur, la fatigue et le monde, on va se poser un peu dans le parc à côté. Ca fait du bien et nous sommes prêts à partir à la maison de Jim Thompson. Le lieu est vraiment superbe et la visite guidée en français est fortement recommandée.
Le 14, on part en bus pour visiter le grand palais le matin, c’est vraiment superbe. Dans l’après-midi on part au parc de Lumphini. On se balade dans le parc et on se pose un peu avant d’aller au Night Bazaar. Là encore c’est immense et c’est fait pour les touristes. Mais ça passe mieux que le Night Bazaar de Chiang Mai.
Le 15, direction le Wat Arun en bateau (superbe site), dernière balade dans China Town et départ pour Krabi en avion. Arrivé à Krabi, c’est la surprise, à l’aéroport, il n’y a pas de taxi meter. Uniquement un service de minivan à 600 baths par personne et le bus navette à 150 baths par personne. On prend le bus qui laisse tout le monde devant son hotel. On passe la nuit à K.L. House à Ao Nang (lit double, clim et salle de bain pour 800 baths). La nana de l’hôtel est hyper commerçante, on lui achète les places pour le bateau en direction de Koh Phi Phi. Un bus de la compagnie maritime passera le lendemain matin à 8h20 devant l’hôtel pour nous amener à l’embarcadère d’Ao Nang pour le bateau de 9h. Petite balade le soir à Ao Nang. On n’aime pas du tout, on a vraiment l’impression d’être dans n’importe quelle station balnéaire du monde. Ca me fait trop penser à la rue de la Hune au Cap d’Agde.
Le 16, le bus passe à l’heure prévue. Arrivée à Koh Phi Phi à 11h30 environ. Un long tail boat de l’hôtel nous récupère. On a réservé une nuit au Phi Phi Relax Beach Resort (Pak Nam beach). Arrivé sur place, l’endroit nous plaît bien. La plage est calme et il n’y a que l’hôtel. En plus c’est un spot pour le snorkelling, c’est vraiment la fête du poisson sous l’eau ;-) On a pris un bungalow Garden View pour la modique somme de 1600 baths (sans petit dej, merci la haute saison). Le bungalow est propre mais un peu roots : pas de clim, pas d’eau chaude et électricité de 17h30 à 6h. Du coup, le bungalow est un peu sombre, mais on a un grand lit, une moustiquaire et un ventilo, ça fera l’affaire. On décide d’y passer une nuit de plus. On passe le reste de la journée à se reposer sur la plage, ça fait du bien. D’autant plus que le paysage est superbe.
Le 17, on décide d’explorer un peu l’île. On prend le chemin à travers la jungle pour aller à Tonsai en passant par le view point. Ca grimpe bien, on est en nage, mais la vue est vraiment superbe. Bref, ça se mérite ;-) On continue sur Tonsai, jumelle d’Ao Nang sans charme à nos yeux. Par contre, on en prend plein les yeux ; les dégradés de bleu de l’eau sont superbes. On se pose tranquillement sur un coin de plage. Dans l’après-midi, on refait la grimpette en sens inverse pour retourner voir les poissons de la plage de l’hôtel.
Le 18, on profite une dernière fois de la plage le matin et on va à la nage jusqu’à Rantee Beach. C’est un peu plus loin que prévu, il nous faut une bonne demi-heure. La plage est jolie, mais les bungalows ont l’air vieillot. Retour à l’hôtel, douche, check-out, repas et bateau pour Tonsai. Et encore bateau pour Ao Nang où on arrive un peu avant 18h. Comme prévu, quelqu’un de Pine bungalows nous attend à l’embarcadère pour aller près de la plage de Klong Muang. On avait prévu d’y rester 3 jours, on a fait un jour de rab tellement c���était sympa. La plage de l’hôtel est grande, calme, mais pas très propice à la baignade à marée basse (pas grave, la mer est basse le soir et tôt le matin). Notre bungalow était assez sommaire : un lit double, une salle de bain avec eau froide et un ventilo (pour 600 baths).
Le 19, on se fait une journée glandouille à la plage. On apprécie vraiment le calme. On se fait une petite balade en canoë dans l’après-midi jusqu’à l’île en face du Sheraton.
Le 20, on loue un scooter pour 2 jours et on part explorer les environs de Krabi. On commence par Tha Pom (eau cristalline et végétation luxuriante), très joli, mais la visite se fait en 20 minutes. On repart vers Krabi pour le Tiger Cave Temple qu’on ne trouvera pas car on n’a pas pris la bonne route. Tant pis, on a trouvé un joli temple à flanc de massif karstique avec des grottes. Et on continue la route jusqu’au parc national Phanom Bencha. Beau parc avec une belle cascade. Il faut laisser tomber le view point. Le chemin qui y mène n’est pas entretenu et ça grimpe sévère. Après 25 minutes de marche, on rencontre un couple qui redescend et qui nous explique qu’il y a encore une bonne 1/2h de marche et que la vue n’est pas exceptionnelle. Du coup, on fait demi-tour pour aller à une autre cascade qui n’est pas terrible. Par contre sur le chemin qui y mène, il y a le plus gros arbre qu’on n’a jamais vu (un dipterocarp). Il est magnifique, le tronc est vraiment immense ; c’est impressionnant.
Le 21, on va au Tiger Cave Temple. Il y a 1237 marches et ça grimpe sévère. Il vaut mieux avoir une bonne condition physique et de l’eau. On a mis 45 minutes pour atteindre le sommet, mais ça valait vraiment le coup. La vue est exceptionnelle, à 360° ; on distingue la mer, les massifs karstiques, les plantations de palmiers. Là aussi, ça se mérite. La descente est difficile aussi, j’ai les jambes qui tremblent. En bas, il y a plein de singes et le 7/11 vend des bananes si on veut les nourrir. Retour à Krabi où on achète des billets pour aller à Koh Pha Ngan le 24. On se prend la pluie en scooter, obligés de s’arrêter tellement ça tombe. 20 minutes après c’est bon, on repart en direction du bord de mer pour trouver des cartes postales. On arrive par la plage de Nopparat Thara qui est très jolie (malgré le temps nuageux). Si vous allez dans le coin, préférez cette plage à Ao Nang, c’est plus joli et beaucoup plus calme (les magasins sont à Ao Nang).
Le 22, on profite de notre dernière matinée sur cette plage bien agréable. Je vous recommande chaudement cet endroit si vous avez envie d’être peinard. Il n’y a rien autour de l’hôtel et le village de Klong Muang se trouve à 2 kms environ. Le scooter est bien utile si on veut se balader. La navette de l’hôtel nous laisse à Ao Nang où nous prenons le bateau pour Railey. On a réservé au Sand Sea Resort une chambre un peu plus haut de gamme (on fête nos 10 ans, on ne se refuse rien). Après-midi glandouille sur la plage ouest avec un paysage magnifique. En fin d’après-midi, on va jusqu’à la plage de Phra nang. Railey Est n’est pas terrible, mais la plage de Phra nang est vraiment superbe.
Le 23, on s’attaque au view point et au lagon, il est temps de refaire un peu d’exercice. Si vous n’avez pas de baskets et que vous n’êtes pas très sportifs, laissez tomber. L’accès au view point est rapide (15 minutes), mais on comprend vite que les cordes sont bien utiles. Encore une fois, la vue est superbe. L’accès au lagon est encore plus difficile, ça descend beaucoup et on se rapproche vraiment de l’escalade. Mieux vaut avoir quelques muscles dans les bras et ne pas être sujet au vertige. Le paysage est superbe, mais comme des boulets, on n’a pas fait attention que c’était la marée basse. Il n’y a donc pas d’eau dans le lagon, c’est tout boueux. Je ne m’aventure pas à faire le tour tellement ça glisse. On profite juste de la vue (des grottes de partout) et on se refait un peu d’escalade dans l’autre sens. On passe le reste de la journée à glandouiller sur la plage et le soir on admire le coucher de soleil sur la plage de Phra nang.
Le 24, on loue un canoë pour 2 heures et on achève nos bras ;-) Le canoë, c’est sympa, ça permet de voir de plus près toutes les grottes. On retourne à Ao nang vers midi. On se pose dans un resto en attendant 15h, heure de rendez-vous pour partir vers Koh Pha Ngan. On en profite pour écrire toutes les cartes postales ; une bonne chose de faite. Pour aller à Koh Pha Ngan, c’est la société P.P. Family qui gère le voyage. Depuis Ao Nang, un songtaew nous amène dans leurs locaux à Krabi. De là, on attend que tous les voyageurs arrivent. Le bus qui va à Bangkok nous lâche à Surat Thani dans les locaux de la P.P. Family. On mange sur place, mais on aurait mieux fait de zapper car il y a largement de quoi se ravitailler au port. Le ferry de nuit c’est roots de chez roots : des matelas étalés par terre et un oreiller. On dort en rangs d’oignons les uns à côté des autres. D’ailleurs on ne dormira pas énormément car beaucoup de touristes ont décidé de s’arsouiller au whisky une bonne partie de la nuit. Certains n’étaient vraiment pas frais à l’arrivée à 6h ;-)
Le 25, on prend un taxi jusqu’à l’hôtel au nord de l’île, Royal Orchid Resort (bungalow avec lit double, la clim, salle de bain et eau chaude pour 1000 baths). L’hôtel n’a pas de plage, mais se situe juste en face de Koh Ma. La plage est 100 mètres plus loin et le paysage est superbe. Koh Ma est un bon spot de snorkelling, il y a vraiment plein de poissons et des anémones, un régal. On se fait une journée plage avec une bonne grosse sieste pour récupérer de la nuit. En fin d’après-midi, on loue un scooter à l’hôtel et on part vers Haad Rin au sud pour la Full Moon Party de Noël. 18h, c’est certainement beaucoup trop tôt pour arriver, mais on voulait repérer la route de jour. Et on a vraiment bien fait car avant Haad Rin, il y a de sacrées côtes et de sacrées descentes (20%), c’est impressionnant. Je ne sais pas si c’était dû à Noël, mais cette Full Moon Party sans pleine lune était assez calme. Il n’y avait pas beaucoup de monde et ça ressemblait plus à une discothèque géante sur la plage. Les jeunes de 20 ans qui s’arsouillent avec les buckets, c’est marrant. Les vendeurs de buckets sont aussi bien marrants, ils en font des tonnes pour vendre. Leurs stands sont alignés les uns à côté des autres avec des panneaux où il y a écrit des trucs du genre « Alex, the best fucking bucket », etc. Il y a avait aussi des thaïs qui jonglaient avec des bâtons enflammés des deux côtés, très impressionnant. On a trouvé des bons DJs du côté de Paradise Bungalows, au bout de la plage. Mais on n’était qu’une dizaine avec ces goûts musicaux ;-) Comme on était bien fatigués quand même, à 1h, on a mis les voiles. Peut-être que ça a été plus animé après. On a quand même mis 1h pour rentrer à l’hôtel, on a joué la prudence. D’ailleurs, un scooter pour 2 à Koh Pha Ngan c’est bon, mais il faut vraiment être prudent sur la route car on rencontre de beaux trous et parfois les routes se terminent par des chemins de terre.
Le 26, on est parti vers Tong Sala voir les horaires de bateaux pour le retour. On a mangé un super bon poisson grillé avec du riz gluant à un coin de rue. Ensuite, on a fait la tournée des plages de la côte ouest. Paysages époustouflants surtout à Ao Nai Wok, juste après Tong Sala, avec le sable blanc, les cocotiers, les dégradés de bleus et les pierres façon Seychelles.
Le 27, on est allés aux chutes d’eaux de Phang. Le coin est très joli, mais ça manquait un peu d’eau. On a grimpé jusqu’au view point, avec encore une fois une vue superbe (on pouvait voir Koh Samui). On a visité quelques temples, dont un temple chinois près de Chaloklum, en hauteur avec une jolie vue. On a aussi trouvé Khom Beach, une autre belle plage super pour le snorkelling.
Le 28, direction Bangkok en plusieurs étapes : ferry pour Donsak, bus pour Surat Thani, songtaew pour la gare et train de nuit pour Bangkok (qui est arrivé avec 1h20 de retard).
Le 29, arrivée à Bangkok à 10h (1h de retard). On prend le métro pour aller au Royal Asia Lodge Hotel à Sukhumvit (chambre avec lit double, clim, salle de bain, Wifi et petit dej pour 1100 baths). L’hôtel a une piscine sur le toit mais quand on a voulu y aller, l’eau était blanche tellement il y avait du chlore. On est parti au marché de Pratunam qui est pas mal pour les derniers jours shopping. Comme tout le monde, on achète un gros sac supplémentaire ;-) Petit pause pédicure et on repart. Le soir, on finit le shopping au Night Bazaar à côté de Lumphini.
Le 30, dernier jour en Thaïlande. On va faire un tour au MBK, mais c’est trop occidental à notre goût et on ne cherche rien de particulier. On prend le bus jusqu'au Wat Rachanatdaram (temple en métal), très joli avec une belle vue. Derrière le temple, on trouve un marché de « bondieuseries » où on trouve de jolies choses (notamment les petites cloches avec un cœur). On se balade à pied, on passe une dernière fois par China Town. Ce quartier nous a vraiment plu ; c’est beaucoup plus dépaysant que du côté de Sukhumvit. On teste l’épilation du visage au fil faite par des chinoises sur le trottoir. C’est vraiment efficace, mais douloureux près des oreilles (je ne pensais pas avoir autant de duvet à cet endroit là). La nana se marre parce que j’ai un grand nez qu’elle cogne avec son fil. On rentre vers l’hôtel et comme on a encore du temps devant nous, on se fait faire un massage à l’huile. C’est bien plus agréable que le massage traditionnel ! On récupère les bagages à l’hôtel et on prend un taxi pour aller à l’aéroport. Le chauffeur nous a fixé un prix dingue pour la course (500 baths), mais j’ai bien suivi vos conseils, je lui ai demandé fermement de mettre son compteur en gardant la porte ouverte. Ca roulait super bien, on en a eu pour 200 baths (il a quand même bien appuyé sur l’accélérateur).
Voila, on n’avait pas du tout envie de rentrer. On a vraiment aimé ce pays et c’est sûr, on y retournera. C’est très facile de voyager là-bas, même si un minimum d’anglais paraît franchement utile. Les gens ont toujours le sourire, ils sont très gentils, c’est un vrai plaisir. On a trouvé que le nord était quand même beaucoup plus authentique que le sud (au moins du côté des plages). On a adoré manger dans la rue sans forcément savoir ce qu’on avait dans l’assiette ou le bol. On n’a jamais été malades et on n’a jamais eu de mauvaises surprises culinaires. Ce voyage fut plein de découvertes. On a perdu tous nos repères pour s’en créer de nouveau. Le retour est bien sûr difficile ;-) J’ai fait quelques jolies photos que vous pouvez voir sur Flickr si ça vous intéresse : http://www.flickr.com/photos/laure
Si vous avez des questions, j’essaierai d’y répondre au mieux en espérant pouvoir vous aider.
Laure.
A mon tour de vous faire partager mon expérience en Thaïlande. Je suis partie du 4 au 31 décembre, c’est donc tout frais. Je m’excuse d’avance pour le roman, mais quand je faisais des recherches sur le forum avant de partir, j’aurais aimé lire plus de récits de voyages. Du coup, j'ai pris un peu de temps pour écrire tout ça. J’espère que celui-ci pourra être utile.
Arrivée à Bangkok le 5 décembre à 15h. On a passé la douane, récupéré les bagages et pris un taxi (niveau 1 de l’aéroport) jusqu’à China Town en un temps record (1h15 environ). On avait réservé une chambre standard au China Town Hotel via Asiarooms pour 1080 baths, petit déjeuner compris. Chambre vraiment standard, avec un lit double, une salle de bain et la clim. Déco un peu vieillotte, mais chambre propre. Le personnel de l’hôtel est très gentil et très serviable. Comme on était un peu fatigués du voyage, on n’a pas fait grand chose. On s’est juste promenés dans China Town et on est allés jusqu’à la gare Hua Lumphong à pied (environ 15 minutes) pour prendre les billets de train de Chiang Mai à Bangkok. Le dépaysement dans China Town est total, c’est super. Le soir, on mange dans la rue et on se couche assez tôt.
Le 6, on part à pied jusqu’à l’embarcadère (15 minutes) sur la Chao Praya pour aller au musée national. Le bateau est un moyen de transport assez sympa et rapide. Le musée est bien intéressant avant de commencer la visite du pays, surtout pour la partie historique. On n’a pas tout vu car il est immense. Ensuite, direction le Grand Palais, mais il est fermé en raison de l’anniversaire du roi. On ne visitera que le Wat Phra Keo et on en prend vraiment plein les yeux, c’est magnifique. On enchaîne sur le Wat Pho et son superbe bouddha couché. Le site est grand et superbe. A la sortie du Wat Pho, le monsieur qui surveille les entrées nous conseille la visite de 3 autres temples et négocie ça avec un tuk-tuk pour 30 baths, retour à l’hôtel compris. Après la visite du premier temple, le chauffeur nous propose d’aller visiter une usine, mais on refuse. Il nous propose d’aller au TAT pour acheter tous nos billets de bus, on refuse aussi. Au final, il nous plante on ne sait où car nos refus ne lui ont pas plu. Tant pis, on trouve un autre tuk-tuk pour rentrer à l’hôtel. Règle n°1, se méfier quand le chauffeur parle trop bien anglais ;-) A l’hôtel on récupère nos bagages pour aller à la gare prendre le train pour Ayutthaya. Le train est à 15h20 et c’est uniquement de la 3è classe pour Ayutthaya. Dépaysement garanti. Arrivée 1h30 après. Avec nos tronches de touristes, tout le monde a compris où on allait et on nous a indiqué quand il fallait descendre. Tuk-tuk pour aller à la GH Tony’s Place. On n’avait pas réservé, mais il restait une chambre de libre. On a donc eu une grande chambre prévue pour trois avec clim, grand lit, salle de bain et Wifi pour 700 baths (le meilleur rapport qualité prix du voyage). Le personnel de la GH est encore une fois adorable. A 18h30, on part faire un tour d’une heure dans la ville pour voir les sites illuminés avec le même tuk-tuk (Monsieur Noi, très gentil). Belle balade et certains sites sont bien mis en valeur.
Le 7, on se loue un vélo à la journée et on fait le tour des principaux sites. Les vestiges sont superbes, on se rend bien compte à quel point ça a dû être grandiose. Comme les différents sites sont bien disséminés dans la ville, on ne peut pas tout voir en 1 journée, mais on en prend quand même plein les yeux. A 16h, on a rendez-vous devant la GH pour faire un tour de 2h en bateau. C’est sympa et ça nous permet d’accéder à des sites de l’autre côté du fleuve que nous n’avions pas vu. Notamment le superbe Wat Chaiwatthanaram qui mériterait plutôt la lumière du matin. A 18h, le bateau nous laisse au night market. On fait un petit tour et on mange sur place. Retour à pied à la GH qui n’est pas très loin.
Le 8, on part à la gare routière pour prendre le bus de 9h direction Sukhothai. 6h de bus au lieu de 5h. Arrivée à la gare, on snobe les tuk-tuks pour prendre le bus local en direction de Old Sukhothai. C’est marrant, dans le bus il y a Terminator 4 en thaï. On prend une chambre à la Vitoon GH (lit double, clim et salle de bain pour 700 baths). Old Sukhothai n’est pas très grand, il n’y a que 2 GH, mais on trouve quand même des salons de massages et des bars restos à l’occidentale (indicateurs touristiques avec les tailleurs). A 16h, on arrive à l’entrée du parc historique où on loue des vélos. Site superbe, mais comme c’est orienté à l’est, ce n’est pas terrible pour les photos. A cette heure là, c’est très calme et il y a peu de monde. La balade en vélo est très agréable. A la différence d’Ayutthaya, les vestiges sont regroupés dans plusieurs parcs historiques qui ne sont pas ouverts aux voitures. C’est donc beaucoup mieux pour circuler à vélo et très beau car bien préservé.
Le 9, on se lève tôt et on retourne au parc de la veille (en vélo) pour faire les photos avec la lumière du lever du jour. Bonne idée, c’est superbe et encore une fois, il y a peu de monde. On se dirige ensuite vers le site du nord qui abrite une immense bouddha tout blanc (Wat Si Chum). On retourne à la GH vers 11h pour le check-out. On devait prendre le bus de 11h30 pour Chiang Mai, mais il a été annulé. On a donc pris celui de 13h20. 5 heures de routes et nous sommes à Chiang Mai. On prend un tuk-tuk pour aller à Baan Kaew GH, située à côté de l’Alliance Française. C’est en dehors des enceintes de la vieille ville, mais c’est vraiment au calme. On a une chambre avec lit double, clim et salle de bain pour 800 baths. Et on arrive même à trouver un réseau Wifi. Petite balade au Night Bazaar. On trouve ça horrible, c’est uniquement fait pour les touristes. On s’en va rapidement.
Le 10, on part dans la vieille ville à pied ; ça nous prend 20 minutes environ. Et on se balade dans la ville à pied de temple en temple. Dans les temples on croise souvent de jeunes thaïs qui viennent de finir leurs études et qui parlent bien anglais. C’est sympa de discuter avec eux, mais ils finissent toujours par nous conseiller un tailleur. On fait notre premier massage au Thaï massage conservation center. Un endroit où les masseurs sont aveugles. Alors, le massage thaï c’est entre la torture et la relaxation. Le masseur appuie très fort à des endroits bien précis, tellement fort que c’est douloureux. Mais on sort de là bien détendu sans être sûrs de recommencer l’expérience. Dans l’après-midi on va voir le Warorot Market et là c’est le bonheur. C’est immense, il y a de la nourriture étrange un peu partout, plein de fringues et peu de touristes, c’est vraiment super. Là aussi dépaysement total.
Le 11, on visite à nouveau les temples de la vieille ville à pied. Les tuk-tuks ne comprennent pas pourquoi on aime tant marcher. A pied, ça permet de se perdre un peu dans les petites rues et de découvrir des endroits sans masseurs, tailleurs, etc. On trouve une coiffeuse qui ne parle pas anglais et on se lance. Le résultat est très bien et ça nous a coûté à peine 300 baths pour 2. On croise aussi des gamins qui ont des exercices d’anglais et qui nous demandent d’où on vient, pourquoi on est en Thaïlande, qu’est-ce qu’on aime, etc. Et après, ils nous demandent d’écrire notre nom dans leur cahier. C’est marrant ; avec une quinzaine d’enfants autour de nous, on se prend pour des stars ;-) Retour à la GH où on a rendez-vous avec une copine thaïlandaise. Elle nous emmène au resto (Just Khao Soy) le midi et au Doi Suthep l’après-midi. C’est très beau, mais c’est vraiment hyper touristique et blindé de vendeurs de souvenirs. On fait un peu de shopping avec elle et on teste le Fish Spa. Il ne faut pas être trop chatouilleux des pieds. Les petits poissons mangent les peaux mortes sur tout le pied, même dessous et ça chatouille vraiment. Le soir, notre amie nous emmène dans un resto où on peut goûter des spécialités (Antique House, je crois) dans un superbe décor. On apprend vite qu’il faut oublier les currys en tout genre et les soupes au lait de coco car ça arrache vraiment la bouche (ça baigne dans les piments).
Le 12, on se fait une dernière balade au Warorot Market le matin. A la fin du voyage je regretterai de ne pas avoir acheté plus de choses (au niveau bouffe) car on n’a pas retrouvé un marché comme celui-là à Bangkok. A midi on fait le check-out à la GH et on retrouve notre amie pour le déjeuner. Elle nous amène ensuite à la gare où nous avons le train pour Bangkok à 14h50. On expérimente donc le train de nuit. Les couchettes sont confortables, mais le train est hyper bruyant et la lumière du wagon reste allumée toute la nuit. Difficile de bien dormir, même avec des boules Quiès.
Arrivée à Bangkok le 13 à 6h du matin. On retourne au China Town Hotel qui nous avait bien plu au début (15 minutes à pied). Cette fois-ci on prend une chambre un peu plus grande avec le Wifi pour 1150 baths (petit dej inclus). On se repose un peu et comme c’est dimanche, on part au Sunday market (Chatuchak) en métro. Ce marché est vraiment immense et on y trouve vraiment de tout. Comme on n’en est pas à la fin du voyage, on limite les achats. Etourdis par la chaleur, la fatigue et le monde, on va se poser un peu dans le parc à côté. Ca fait du bien et nous sommes prêts à partir à la maison de Jim Thompson. Le lieu est vraiment superbe et la visite guidée en français est fortement recommandée.
Le 14, on part en bus pour visiter le grand palais le matin, c’est vraiment superbe. Dans l’après-midi on part au parc de Lumphini. On se balade dans le parc et on se pose un peu avant d’aller au Night Bazaar. Là encore c’est immense et c’est fait pour les touristes. Mais ça passe mieux que le Night Bazaar de Chiang Mai.
Le 15, direction le Wat Arun en bateau (superbe site), dernière balade dans China Town et départ pour Krabi en avion. Arrivé à Krabi, c’est la surprise, à l’aéroport, il n’y a pas de taxi meter. Uniquement un service de minivan à 600 baths par personne et le bus navette à 150 baths par personne. On prend le bus qui laisse tout le monde devant son hotel. On passe la nuit à K.L. House à Ao Nang (lit double, clim et salle de bain pour 800 baths). La nana de l’hôtel est hyper commerçante, on lui achète les places pour le bateau en direction de Koh Phi Phi. Un bus de la compagnie maritime passera le lendemain matin à 8h20 devant l’hôtel pour nous amener à l’embarcadère d’Ao Nang pour le bateau de 9h. Petite balade le soir à Ao Nang. On n’aime pas du tout, on a vraiment l’impression d’être dans n’importe quelle station balnéaire du monde. Ca me fait trop penser à la rue de la Hune au Cap d’Agde.
Le 16, le bus passe à l’heure prévue. Arrivée à Koh Phi Phi à 11h30 environ. Un long tail boat de l’hôtel nous récupère. On a réservé une nuit au Phi Phi Relax Beach Resort (Pak Nam beach). Arrivé sur place, l’endroit nous plaît bien. La plage est calme et il n’y a que l’hôtel. En plus c’est un spot pour le snorkelling, c’est vraiment la fête du poisson sous l’eau ;-) On a pris un bungalow Garden View pour la modique somme de 1600 baths (sans petit dej, merci la haute saison). Le bungalow est propre mais un peu roots : pas de clim, pas d’eau chaude et électricité de 17h30 à 6h. Du coup, le bungalow est un peu sombre, mais on a un grand lit, une moustiquaire et un ventilo, ça fera l’affaire. On décide d’y passer une nuit de plus. On passe le reste de la journée à se reposer sur la plage, ça fait du bien. D’autant plus que le paysage est superbe.
Le 17, on décide d’explorer un peu l’île. On prend le chemin à travers la jungle pour aller à Tonsai en passant par le view point. Ca grimpe bien, on est en nage, mais la vue est vraiment superbe. Bref, ça se mérite ;-) On continue sur Tonsai, jumelle d’Ao Nang sans charme à nos yeux. Par contre, on en prend plein les yeux ; les dégradés de bleu de l’eau sont superbes. On se pose tranquillement sur un coin de plage. Dans l’après-midi, on refait la grimpette en sens inverse pour retourner voir les poissons de la plage de l’hôtel.
Le 18, on profite une dernière fois de la plage le matin et on va à la nage jusqu’à Rantee Beach. C’est un peu plus loin que prévu, il nous faut une bonne demi-heure. La plage est jolie, mais les bungalows ont l’air vieillot. Retour à l’hôtel, douche, check-out, repas et bateau pour Tonsai. Et encore bateau pour Ao Nang où on arrive un peu avant 18h. Comme prévu, quelqu’un de Pine bungalows nous attend à l’embarcadère pour aller près de la plage de Klong Muang. On avait prévu d’y rester 3 jours, on a fait un jour de rab tellement c���était sympa. La plage de l’hôtel est grande, calme, mais pas très propice à la baignade à marée basse (pas grave, la mer est basse le soir et tôt le matin). Notre bungalow était assez sommaire : un lit double, une salle de bain avec eau froide et un ventilo (pour 600 baths).
Le 19, on se fait une journée glandouille à la plage. On apprécie vraiment le calme. On se fait une petite balade en canoë dans l’après-midi jusqu’à l’île en face du Sheraton.
Le 20, on loue un scooter pour 2 jours et on part explorer les environs de Krabi. On commence par Tha Pom (eau cristalline et végétation luxuriante), très joli, mais la visite se fait en 20 minutes. On repart vers Krabi pour le Tiger Cave Temple qu’on ne trouvera pas car on n’a pas pris la bonne route. Tant pis, on a trouvé un joli temple à flanc de massif karstique avec des grottes. Et on continue la route jusqu’au parc national Phanom Bencha. Beau parc avec une belle cascade. Il faut laisser tomber le view point. Le chemin qui y mène n’est pas entretenu et ça grimpe sévère. Après 25 minutes de marche, on rencontre un couple qui redescend et qui nous explique qu’il y a encore une bonne 1/2h de marche et que la vue n’est pas exceptionnelle. Du coup, on fait demi-tour pour aller à une autre cascade qui n’est pas terrible. Par contre sur le chemin qui y mène, il y a le plus gros arbre qu’on n’a jamais vu (un dipterocarp). Il est magnifique, le tronc est vraiment immense ; c’est impressionnant.
Le 21, on va au Tiger Cave Temple. Il y a 1237 marches et ça grimpe sévère. Il vaut mieux avoir une bonne condition physique et de l’eau. On a mis 45 minutes pour atteindre le sommet, mais ça valait vraiment le coup. La vue est exceptionnelle, à 360° ; on distingue la mer, les massifs karstiques, les plantations de palmiers. Là aussi, ça se mérite. La descente est difficile aussi, j’ai les jambes qui tremblent. En bas, il y a plein de singes et le 7/11 vend des bananes si on veut les nourrir. Retour à Krabi où on achète des billets pour aller à Koh Pha Ngan le 24. On se prend la pluie en scooter, obligés de s’arrêter tellement ça tombe. 20 minutes après c’est bon, on repart en direction du bord de mer pour trouver des cartes postales. On arrive par la plage de Nopparat Thara qui est très jolie (malgré le temps nuageux). Si vous allez dans le coin, préférez cette plage à Ao Nang, c’est plus joli et beaucoup plus calme (les magasins sont à Ao Nang).
Le 22, on profite de notre dernière matinée sur cette plage bien agréable. Je vous recommande chaudement cet endroit si vous avez envie d’être peinard. Il n’y a rien autour de l’hôtel et le village de Klong Muang se trouve à 2 kms environ. Le scooter est bien utile si on veut se balader. La navette de l’hôtel nous laisse à Ao Nang où nous prenons le bateau pour Railey. On a réservé au Sand Sea Resort une chambre un peu plus haut de gamme (on fête nos 10 ans, on ne se refuse rien). Après-midi glandouille sur la plage ouest avec un paysage magnifique. En fin d’après-midi, on va jusqu’à la plage de Phra nang. Railey Est n’est pas terrible, mais la plage de Phra nang est vraiment superbe.
Le 23, on s’attaque au view point et au lagon, il est temps de refaire un peu d’exercice. Si vous n’avez pas de baskets et que vous n’êtes pas très sportifs, laissez tomber. L’accès au view point est rapide (15 minutes), mais on comprend vite que les cordes sont bien utiles. Encore une fois, la vue est superbe. L’accès au lagon est encore plus difficile, ça descend beaucoup et on se rapproche vraiment de l’escalade. Mieux vaut avoir quelques muscles dans les bras et ne pas être sujet au vertige. Le paysage est superbe, mais comme des boulets, on n’a pas fait attention que c’était la marée basse. Il n’y a donc pas d’eau dans le lagon, c’est tout boueux. Je ne m’aventure pas à faire le tour tellement ça glisse. On profite juste de la vue (des grottes de partout) et on se refait un peu d’escalade dans l’autre sens. On passe le reste de la journée à glandouiller sur la plage et le soir on admire le coucher de soleil sur la plage de Phra nang.
Le 24, on loue un canoë pour 2 heures et on achève nos bras ;-) Le canoë, c’est sympa, ça permet de voir de plus près toutes les grottes. On retourne à Ao nang vers midi. On se pose dans un resto en attendant 15h, heure de rendez-vous pour partir vers Koh Pha Ngan. On en profite pour écrire toutes les cartes postales ; une bonne chose de faite. Pour aller à Koh Pha Ngan, c’est la société P.P. Family qui gère le voyage. Depuis Ao Nang, un songtaew nous amène dans leurs locaux à Krabi. De là, on attend que tous les voyageurs arrivent. Le bus qui va à Bangkok nous lâche à Surat Thani dans les locaux de la P.P. Family. On mange sur place, mais on aurait mieux fait de zapper car il y a largement de quoi se ravitailler au port. Le ferry de nuit c’est roots de chez roots : des matelas étalés par terre et un oreiller. On dort en rangs d’oignons les uns à côté des autres. D’ailleurs on ne dormira pas énormément car beaucoup de touristes ont décidé de s’arsouiller au whisky une bonne partie de la nuit. Certains n’étaient vraiment pas frais à l’arrivée à 6h ;-)
Le 25, on prend un taxi jusqu’à l’hôtel au nord de l’île, Royal Orchid Resort (bungalow avec lit double, la clim, salle de bain et eau chaude pour 1000 baths). L’hôtel n’a pas de plage, mais se situe juste en face de Koh Ma. La plage est 100 mètres plus loin et le paysage est superbe. Koh Ma est un bon spot de snorkelling, il y a vraiment plein de poissons et des anémones, un régal. On se fait une journée plage avec une bonne grosse sieste pour récupérer de la nuit. En fin d’après-midi, on loue un scooter à l’hôtel et on part vers Haad Rin au sud pour la Full Moon Party de Noël. 18h, c’est certainement beaucoup trop tôt pour arriver, mais on voulait repérer la route de jour. Et on a vraiment bien fait car avant Haad Rin, il y a de sacrées côtes et de sacrées descentes (20%), c’est impressionnant. Je ne sais pas si c’était dû à Noël, mais cette Full Moon Party sans pleine lune était assez calme. Il n’y avait pas beaucoup de monde et ça ressemblait plus à une discothèque géante sur la plage. Les jeunes de 20 ans qui s’arsouillent avec les buckets, c’est marrant. Les vendeurs de buckets sont aussi bien marrants, ils en font des tonnes pour vendre. Leurs stands sont alignés les uns à côté des autres avec des panneaux où il y a écrit des trucs du genre « Alex, the best fucking bucket », etc. Il y a avait aussi des thaïs qui jonglaient avec des bâtons enflammés des deux côtés, très impressionnant. On a trouvé des bons DJs du côté de Paradise Bungalows, au bout de la plage. Mais on n’était qu’une dizaine avec ces goûts musicaux ;-) Comme on était bien fatigués quand même, à 1h, on a mis les voiles. Peut-être que ça a été plus animé après. On a quand même mis 1h pour rentrer à l’hôtel, on a joué la prudence. D’ailleurs, un scooter pour 2 à Koh Pha Ngan c’est bon, mais il faut vraiment être prudent sur la route car on rencontre de beaux trous et parfois les routes se terminent par des chemins de terre.
Le 26, on est parti vers Tong Sala voir les horaires de bateaux pour le retour. On a mangé un super bon poisson grillé avec du riz gluant à un coin de rue. Ensuite, on a fait la tournée des plages de la côte ouest. Paysages époustouflants surtout à Ao Nai Wok, juste après Tong Sala, avec le sable blanc, les cocotiers, les dégradés de bleus et les pierres façon Seychelles.
Le 27, on est allés aux chutes d’eaux de Phang. Le coin est très joli, mais ça manquait un peu d’eau. On a grimpé jusqu’au view point, avec encore une fois une vue superbe (on pouvait voir Koh Samui). On a visité quelques temples, dont un temple chinois près de Chaloklum, en hauteur avec une jolie vue. On a aussi trouvé Khom Beach, une autre belle plage super pour le snorkelling.
Le 28, direction Bangkok en plusieurs étapes : ferry pour Donsak, bus pour Surat Thani, songtaew pour la gare et train de nuit pour Bangkok (qui est arrivé avec 1h20 de retard).
Le 29, arrivée à Bangkok à 10h (1h de retard). On prend le métro pour aller au Royal Asia Lodge Hotel à Sukhumvit (chambre avec lit double, clim, salle de bain, Wifi et petit dej pour 1100 baths). L’hôtel a une piscine sur le toit mais quand on a voulu y aller, l’eau était blanche tellement il y avait du chlore. On est parti au marché de Pratunam qui est pas mal pour les derniers jours shopping. Comme tout le monde, on achète un gros sac supplémentaire ;-) Petit pause pédicure et on repart. Le soir, on finit le shopping au Night Bazaar à côté de Lumphini.
Le 30, dernier jour en Thaïlande. On va faire un tour au MBK, mais c’est trop occidental à notre goût et on ne cherche rien de particulier. On prend le bus jusqu'au Wat Rachanatdaram (temple en métal), très joli avec une belle vue. Derrière le temple, on trouve un marché de « bondieuseries » où on trouve de jolies choses (notamment les petites cloches avec un cœur). On se balade à pied, on passe une dernière fois par China Town. Ce quartier nous a vraiment plu ; c’est beaucoup plus dépaysant que du côté de Sukhumvit. On teste l’épilation du visage au fil faite par des chinoises sur le trottoir. C’est vraiment efficace, mais douloureux près des oreilles (je ne pensais pas avoir autant de duvet à cet endroit là). La nana se marre parce que j’ai un grand nez qu’elle cogne avec son fil. On rentre vers l’hôtel et comme on a encore du temps devant nous, on se fait faire un massage à l’huile. C’est bien plus agréable que le massage traditionnel ! On récupère les bagages à l’hôtel et on prend un taxi pour aller à l’aéroport. Le chauffeur nous a fixé un prix dingue pour la course (500 baths), mais j’ai bien suivi vos conseils, je lui ai demandé fermement de mettre son compteur en gardant la porte ouverte. Ca roulait super bien, on en a eu pour 200 baths (il a quand même bien appuyé sur l’accélérateur).
Voila, on n’avait pas du tout envie de rentrer. On a vraiment aimé ce pays et c’est sûr, on y retournera. C’est très facile de voyager là-bas, même si un minimum d’anglais paraît franchement utile. Les gens ont toujours le sourire, ils sont très gentils, c’est un vrai plaisir. On a trouvé que le nord était quand même beaucoup plus authentique que le sud (au moins du côté des plages). On a adoré manger dans la rue sans forcément savoir ce qu’on avait dans l’assiette ou le bol. On n’a jamais été malades et on n’a jamais eu de mauvaises surprises culinaires. Ce voyage fut plein de découvertes. On a perdu tous nos repères pour s’en créer de nouveau. Le retour est bien sûr difficile ;-) J’ai fait quelques jolies photos que vous pouvez voir sur Flickr si ça vous intéresse : http://www.flickr.com/photos/laure
Si vous avez des questions, j’essaierai d’y répondre au mieux en espérant pouvoir vous aider.
Laure.
Compte rendu de croisière "Perles des Antilles" (décembre 2009) English translation pending
Bonjour,
😊 Désolée pour les photos, cela doit être du au décalage horaire...!!!! 😉
J'ai voulu insérer un fichier avec plusieurs photos et cela n'a pas suivi. Peut être trop lourd ? Je vais re essayer plus tard.
Bon, je me lance pour le CR.
Nous sommes partis le samedi 19/12 pour Pointe à Pitre. Beaucoup de retard à cause de la neige. Arrivée en Guadeloupe vers 21 h 30. D'abord repérage de la cabine puis le self service pont 9 (les repas dans l'avion !!!) et visite du bateau. Grand, très, très grand. Le décor un peu trop chargé à mon goût. Les enfants découvrent les piscines, le toboggan... Autrement, nous sommes sollicités pour prendre les backs boisson un peu partout les deux premiers jours. Nous nous sommes décidés pour le pack eau minérale 13 bouteilles pour 25 euros et le pack Girl et Boy pour 46 euros (sodas et cocktail sans alcool valable partout). Nous en avons eu assez pour la semaine.
Premier escale : St Martin
La plus décevante à mon goût. Pas de chose à voir et pas beaucoup de temps aussi. Nous avons pris un taxi pour aller à la plage. 10 euros aller/retour par personne. Notre premier bain, très apprécié.
Première excursion : Ile Saona
Nous avons beaucoup aimé cette ballade. Le bateau rapide (les enfants étaient ravis) puis la baignade dans des eaux calmes et limpides (avec les étoiles de mer) et enfin le déjeuner sur l'ile. Pas trop de monde, possibilité de savourer le calme et l'endroit.
Le lendemain : Ile Catalina
Pas d'excursion, nous profitons du barbecue sur la plage. Le site est magnifique et c'est bien d'en profiter le matin car après vers midi tout le bateau descend et c'est un peu la cohue. Ne pas hésiter à s'éloigner un peu. Beaucoup de boutiques le long de la plage. Autrement, il fait très chaud. On s'enduit de crème solaire.
Deuxième excursion : Virgin Gorda
On part avec les safari bus et visite de Virgin Gorda. Ce jour là, drapeau rouge et plage minuscule. Tout le monde se serre sur une petite bande de plage. Le déjeuner au bord d'une petite piscine est sympa. Maintenant, toute la journée là bas c'est un peu long. La traversée entre les rochers est marrante pour ceux qui aiment escalader et n'ont pas peur de se baisser. Un peu Indiana Jones.
Troisième excursion : Antigua en kayak
Celle qui j'ai préféré. D'abord un trajet en bus puis nous prenons les bateaux et enfin les kayak. La ballade est facile et agréable. Le site est magnifique. Lorsque nous sommes enfin fatigués nous revenons sur une ile pour ceux qui veulent se reposer et les autres partent avec masques et tubas. Petit bémol, mon fils s'entaille le pied en montant sur le bateau sur un corail. Prendre des chaussures fermées allant dans l'eau, c'est mieux que les tongs.
Le lendemain, Ste Lucie.
Rien de prévu. Pour moi et les enfants, plage et farniente sur le bateau. Mes parents et mon mari partent en taxi (50 euros aller/retour pour trois) pour visiter l'ile et prendre quelques photos.
Le lendemain, retour sur la Guadeloupe. A l'arrivée, dernier achat pour les souvenirs. Il y a le choix juste en bas du bateau. C'est bon à savoir car avec les excursions nous n'avons pas trop eu de temps de nous en occuper.
Déjà le retour. L'organisation Costa n'est pas mal mais par contre pour l'enregistrement des bagages, c'est la cata. Deux heures d'attente pour enregistrer !!!! Le retour se fait tranquillement et sans retard cette fois.
En conclusion : nous sommes revenus enchantés de notre croisière. Ne pas hésiter à faire des excursions seuls. Des taxis partout. Par contre, bien se faire expliquer la ballade (jusqu'où, combien de temps et négocier le tarif).
Je souhaite une excellente croisière aux petits chanceux futurs partants.🙂
Voyage dans l'Ouest américain: Yellostone, Dinosaur, Grand Junction, Moab... English translation pending
Bonjour à tous et à toutes ; un grand merci pour les réponses que vous donnez sur ce forum ;un remerciement particulier aux concepteurs du site ouestusa dont l'un d'entre eux intervient sur ce forum.
nous préparons notre second voyage dans l'ouest des USA en famille (deux adultes et trois «enfants»14 , 18 , 21 ans...
notre premier voyage (inspiré par ce forum et divers sites , dont Ouestusa surtout) a duré un mois et nous a permis de faire le trajet classique et de découvrir : san francisco ; yosemite ; mammoth-lake ; death-valley ; las-vegas ; zion ; bryce canyon; capitol reef ; moab (arche/ island in the sky) ;monument valley ; page (antilope canyon) ; grand canyon ; las vegas ; new-york !
Nous repartons en juillet 2010 :
arrivée le 6 juillet à jackson hole
départ le 9 août de new-york.
Je me permets ce long post qui détaille le voyage avec les différentes questions qu'il soulève: Mardi 6 juillet 2010 : jackson hole Mercredi 7 juillet 2010 : : jackson hole >>grand téton >> yellowstone Jeudi 8 juillet 2010 : yellowstone (canyon village lodge) Vendredi 9 juillet 2010 : yellowstone (canyon village ) Samedi 10 juillet 2010 : yellowstone (canyon village ) Dimanche 11 juillet 2010 : yellowstone (old faifhfull lodge)
Donc, nous passons les nuits du 7 au 11 au yellowstone, ; soit 4 jours pleins sur place .3 jours sont réservés à la visite des incontournables.
Qn°1: une journée serait réservée pour une randonnée à la journée pouvant être faite seule, en famille. Quelqu'un pourrait-il me conseiller sur cette randonnée? laquelle? (canyon de yellowstone étant déjà faite et n'étant pas une rando à la journée..)
Lundi 12 juillet 2010 : Grand téton national park Mardi 13 juillet 2010 : Grand téton national park le 12 et 13 juillet nuit à grand téton: la journée du 13 est elle aussi réservée pour une randonnée à la journée . Qn°2: quelle randonnée conseillez vous ? sachant que : swann lake et taggar lake seront déjà faites(petites randos)
Mercredi 14 juillet 2010:Grand téton >> Jensen journée de transit : grand téton >>jensen prés de vernal. Jeudi 15 juillet 2010 :dinosaur national monument Vendredi 16 juillet 2010 :dinosaur national monument Le 15 et le 16 :visite de dinosaur national monument + alentours , là nous suivons le plan de bataille donné sur le site Ouestusa .(comme pour l'ensemble du voyage !) Qn°3: l'Island park road et surtout La yampa bench road sont telles accessibles pour un conducteur qui a loué un 4x4 mais qui n'en a jamais conduit sur des pistes ?(véhicule type ford explorer 4x4 , 7 places) cette question reviendra par la suite pour d'autres pistes que nous souhaitons emprunter..( par votre faute! fallait pas nous donner envie!!)
Samedi 17 juillet 2010 : dinosaur national monument>> grand junction Bangs Canyon area: Mica Mine Canyon Colorado national monument Dimanche 18 juillet 2010 : grand junction >> moab Lundi 19 juillet 2010 : moab (J1) Mardi 20 juillet 2010 : moab (J2) mercredi 21 juillet 2010 : moab (J3)
Qn°4: shafer trail road + potash road (route 4*4): même question : faut il une expérience de conduite 4x4 pour cette piste ?
Qn°5: je rajouterai bien lorsqu'on fera :shafer trail road + potash road , un «bout» de la white rim road pour aller voir musselman arch. Cette portion semble plus technique sur le plan conduite? L'idée d'aller voir musselman arch est elle intéressante? À combien de temps peut on estimer l'aller- retour : jonction shafer trail -musselman arch? En fait : intérêt d'aller à musselman arch par rapport à la difficulté et durée de la piste?
Jeudi 22 juillet 2010 : Moab >> Ouray là nous avons un petit problème de trajet: le dimanche 18 :grand junction >> moab : par la (50) puis (128). nous ne souhaitons pas refaire cette route en sens inverse pour nous rendre à ouray via grand junction. Le trajet prévu passerait par le Sud :(191) puis (46) puis (90)jusqu'à naturita problème: google map indique que la (90) se poursuit jusqu'à Montrose (d'où nous souhaitons faire une visite de black canyon avant de rejoindre Ouray. MAIS sur ma carte rand mc nally, la portion de la (90) : naturita - Montrose n'existe pas ! Et sur la carte national geographique elle existe sous forme d'une piste semble t-il ! Qn°6: existe t-il une route reliant directement Naturita – Montrose ? pour cette distance je parle bien de route et pas de piste.
Voilà j'arrête là mes questions pour aujourd'hui, il y en aura beaucoup d'autres avant notre départ de Salt lake city pour new-york en vous remerciant pour votre patience et en vous souhaitant une bonne soirée
Amicalement
Nous repartons en juillet 2010 :
arrivée le 6 juillet à jackson hole
départ le 9 août de new-york.
Je me permets ce long post qui détaille le voyage avec les différentes questions qu'il soulève: Mardi 6 juillet 2010 : jackson hole Mercredi 7 juillet 2010 : : jackson hole >>grand téton >> yellowstone Jeudi 8 juillet 2010 : yellowstone (canyon village lodge) Vendredi 9 juillet 2010 : yellowstone (canyon village ) Samedi 10 juillet 2010 : yellowstone (canyon village ) Dimanche 11 juillet 2010 : yellowstone (old faifhfull lodge)
Donc, nous passons les nuits du 7 au 11 au yellowstone, ; soit 4 jours pleins sur place .3 jours sont réservés à la visite des incontournables.
Qn°1: une journée serait réservée pour une randonnée à la journée pouvant être faite seule, en famille. Quelqu'un pourrait-il me conseiller sur cette randonnée? laquelle? (canyon de yellowstone étant déjà faite et n'étant pas une rando à la journée..)
Lundi 12 juillet 2010 : Grand téton national park Mardi 13 juillet 2010 : Grand téton national park le 12 et 13 juillet nuit à grand téton: la journée du 13 est elle aussi réservée pour une randonnée à la journée . Qn°2: quelle randonnée conseillez vous ? sachant que : swann lake et taggar lake seront déjà faites(petites randos)
Mercredi 14 juillet 2010:Grand téton >> Jensen journée de transit : grand téton >>jensen prés de vernal. Jeudi 15 juillet 2010 :dinosaur national monument Vendredi 16 juillet 2010 :dinosaur national monument Le 15 et le 16 :visite de dinosaur national monument + alentours , là nous suivons le plan de bataille donné sur le site Ouestusa .(comme pour l'ensemble du voyage !) Qn°3: l'Island park road et surtout La yampa bench road sont telles accessibles pour un conducteur qui a loué un 4x4 mais qui n'en a jamais conduit sur des pistes ?(véhicule type ford explorer 4x4 , 7 places) cette question reviendra par la suite pour d'autres pistes que nous souhaitons emprunter..( par votre faute! fallait pas nous donner envie!!)
Samedi 17 juillet 2010 : dinosaur national monument>> grand junction Bangs Canyon area: Mica Mine Canyon Colorado national monument Dimanche 18 juillet 2010 : grand junction >> moab Lundi 19 juillet 2010 : moab (J1) Mardi 20 juillet 2010 : moab (J2) mercredi 21 juillet 2010 : moab (J3)
Qn°4: shafer trail road + potash road (route 4*4): même question : faut il une expérience de conduite 4x4 pour cette piste ?
Qn°5: je rajouterai bien lorsqu'on fera :shafer trail road + potash road , un «bout» de la white rim road pour aller voir musselman arch. Cette portion semble plus technique sur le plan conduite? L'idée d'aller voir musselman arch est elle intéressante? À combien de temps peut on estimer l'aller- retour : jonction shafer trail -musselman arch? En fait : intérêt d'aller à musselman arch par rapport à la difficulté et durée de la piste?
Jeudi 22 juillet 2010 : Moab >> Ouray là nous avons un petit problème de trajet: le dimanche 18 :grand junction >> moab : par la (50) puis (128). nous ne souhaitons pas refaire cette route en sens inverse pour nous rendre à ouray via grand junction. Le trajet prévu passerait par le Sud :(191) puis (46) puis (90)jusqu'à naturita problème: google map indique que la (90) se poursuit jusqu'à Montrose (d'où nous souhaitons faire une visite de black canyon avant de rejoindre Ouray. MAIS sur ma carte rand mc nally, la portion de la (90) : naturita - Montrose n'existe pas ! Et sur la carte national geographique elle existe sous forme d'une piste semble t-il ! Qn°6: existe t-il une route reliant directement Naturita – Montrose ? pour cette distance je parle bien de route et pas de piste.
Voilà j'arrête là mes questions pour aujourd'hui, il y en aura beaucoup d'autres avant notre départ de Salt lake city pour new-york en vous remerciant pour votre patience et en vous souhaitant une bonne soirée
Amicalement
Fermeture de la frontière Thaïlande-Cambodge? (novembre 2009) English translation pending
On dit dans les medias locaux que la Thailande ferme ses frontieres avec le Cambodge, qu'en est il ?
Une boucle "papillon" dans l'Ouest américain English translation pending
Nous y voici !!! Le temps est venu de raconter moi aussi nos aventures, ... notre premier voyage de 4 semaines à l'ouest des USA !!! ...
En espérant que ce récit puisse autant servir que m'ont servi d'autres carnets de voyages de ce même forum ! 😉
Merci encore à tous ceux qui participent à ce forum 🙂
Carte du circuit .
Vous comprendrez pourquoi je l'ai appelé la boucle " papillon "... mais c'est aussi parceque l'on s'est "posé" peu de temps sur les sites visités...
Les étapes :
1er aout – Vol Bruxelles/Londres/LA avec BMI + New Zeland Airways (1nuit au Sheraton aeroport de LA) 2 aout /3aout – Los Angeles Hollywood (2 nuits au Magic castle hotel) 4 aout – Santa Barbara (1 nuit au Virginia Holidays inn express) 5 aout – Carmel (1 nuit au Wayside inn) 6, 7, 8, 9 aout - san Francisco (4 nuits à l'Holiday inn express fisherman wharf) 10 aout – Yosemite village (1 nuit au Yosemite lodge) 11 aout – Bridgeport (1 nuit au Virginia creek settlement) 12 aout – Death valley (1 nuit au Stovepipe well) 13, 14, 15, 16 aout – Las Vegas (4 nuits au Venetian) 17 aout – Grand Canyon (1 nuit au Thunderbird lodge) 18, 19 aout – Page (2 nuits au Holiday inn express) 20 aout – Monument valley (1 nuit au View) 21 aout – Torrey (1 nuit à l'Austins chuckwagon) 22, 23 aout – bryce Canyon (2 nuits au Ruby's inn) 24 aout – las Vegas (1 nuit au Golden Nugget) 25, 26 et 27 aout – Los Angeles Anaheim (3 nuits au Park vue inn) 28 aout – Vol LA/Londres/Bruxelles avec New Zeland Airways + BMI
J'allais oublier : Nous sommes une famille de 4 à faire ce voyage : Le père, la mère, le fils (18ans) et la fille (presque 13ans)
Commençons le récit directement avec...
...le jour d'après (notre arrivée). En effet le temps passé dans les aéroports et les avions n'a rien de très excitant et l'arrivée tardive à Los Angeles nous a fait rejoindre bien vite le Sheraton où une suite avec un lit très confortable - et un canapé lit moins confortable pour les enfants - était bienvenu après une si longue journée.
Dimanche 2 aout Réveillés très tôt, ce qui n'a rien d'exceptionnel vu le décalage horaire, nous sommes impatients de découvrir la vue de Los Angeles. A quoi ressemble la ville ? Comment sera le temps ? Va-t-on découvrir le fameux smug dont on parle tant à Los Angeles ? Déception. La vue depuis le 7ème étage d'un hotel moderne et sans âme proche de l'aéroport n'a rien de folichon et en plus elle baigne dans une brume grisâtre.. Les voitures s'affolent pourtant déjà sur le boulevard qui jouxte l'hotel. C'est dimanche mais près d'un aéroport, il y a toujours de la circulation...
Tout le monde est prêt rapidement, curieux de découvrir la mégapole. En descendant par l'ascenseur je repense à la réflexion de Nicolas hier au soir qui avait été étonné de constater que je ne lui avais pas raconter de blague : Il n'y a pas de 13ème étage dans les hotels américains !...
La récupération de la voiture chez AVIS se fait rapidement, il n'y a personne au comptoir et lorsqu'on propose un 4X4 à Patrick à la place de la berline réservée, il accepte illico ! Je n'en reviens pas, lui qui ne voulait pas que je loue un 4X4... Bonne opération pour le commercial de chez AVIS, mauvaise pour mon porte monnaie mais finalement, nous ne regretterons pas un instant ce choix (impulsif) de véhicule PONTIAC TORRENT, certes peu nerveux à notre goût, mais qui nous permettra de faire nos 4800 km de routes et pistes sans problème. Il est tout blanc et il est immatriculé "HOT"... On dira donc...qu'il semble tout indiqué pour affronter les températures que nous rencontrerons !
En traversant la ville vers le sud, le voile terne qui enveloppait le ciel s'est levé et c'est sous un soleil radieux que nous apparaît le vieux, mais encore majestueux, QUEEN MARY... Cet élégant navire a eu a chance de na pas finir dépecé dans un sordide chantier de casse indien car les américains l'ont récupéré pour le transformer ...en hotel restaurant. C'est justement dans le restaurant que nous avons rendez-vous pour un traditionnel brunch dominical...eh oui, c'est dimanche !
Nous voici donc dans le grand salon du bateau, plongés immédiatement dans un univers rétro et élégant. Un buffet pantagruélique s'offre à nous avec différentes cuisines du monde organisées par "stations". Nous aurons l'occasion lors de ce voyage de nous apercevoir que les américain aiment beaucoup les grands buffets.... Un grand blues man noir trônant au dessus d'un buffet de poisson et fruits de mer réchauffe l'ambiance en chantant de vieux tubes de sa voie éraillée ... It's a wonderful world !
Après les agapes, place à la visite du navire. Avant d'arriver à la salle des machines, rarement accessible dans un paquebot, nous admirons quelques maquettes en coupe... L'histoire de ce navire qui a servi au transport des troupes pendant la guerre est racontée à travers de nombreux documents d'époque visuels ou sonores et nous suivons son évolution tout au long des coursives.
Sur les ponts supérieur nous avons accès à la salle des commandes ainsi qu'aux appartements privés des officiers de bord ainsi qu'à une superbe vue sur Long Beach.
Il est temps de quitter ce paquebot de légende pour rejoindre HOLLYWOOD, ce qui signifie également qu'il faille traverser la ville... et traverser la ville, même un dimanche après-midi, ça ne se fait pas en 5 minutes. Nous sommes au sud, nous allons au nord ce qui fait en tout 52km à parcourir, et même si le GPS indique 40 minutes de temps de trajet, nous mettrons environ 1 heure pour traverser cette immense métropole de 13 millions d'habitants avec quelques ralentissements qui ne sont tout de même pas comparables aux embouteillages de la semaine.
Le MAGIC CASTLE HOTEL paraît bien sympathique au milieu d'un environnement fleuri. En entrant et en voyant la petite piscine je me dis que finalement j'aurais peut-être mieux fait de réserver ici plutôt que de m'embêter à loger au Hollywood Hill Hotel, l'ensemble d'appartements qui fait office d'annexe du Magic castle. Au comptoir du tout petit Lobby un tout petit homme m'annonce qu'il y a un tout petit problème de plomberie pour la chambre que j'ai réservé, et me propose une chambre plus grande ici même, en bas, avec tous les snacks que l'on désire et avec possibilité d'aller à la piscine d'en haut si l'on veut...et insiste en me disant que de toute façon, je n'aurais eu qu'une chambre avec vue sur la colline et non sur la ville... Je ne crois pas un instant à ce problème de plomberie me disant qu'ils préfèrent sans doute remplir l'hotel du bas avant d'ouvrir les chambre du haut, mais je me dis que finalement, nous n'aurons pas a descendre la colline à pied pour venir au petit déjeuner qui, de toute façon, doit être pris en bas et que ce n'est sûrement pas plus mal !
La chambre est en fait un appartement spacieux doté d'un coin cuisine et d'une chambre séparée. Les enfants quant à eux devront (encore) dormir dans le canapé lit ! Le petit déjeuner au magic Castle s'avèrera tout à fait correct avec d'excellentes scones aux myrtilles.
Le magic castle restera une des bonne surprises du voyage et je suis encore étonnée d'avoir pu trouver un hotel à taille humaine dans une si grande ville et en plus à 2 pas du Hollywood boulevard !
J'ai réservé un TOUR DE VILLE avec CALIFUN, une société qui propose des visites guidées en français. Le guide (québécois) vient nous chercher à l'hotel et nous embarque dans un van.
Nous voilà parti les quartiers chics de BERVERLY HILL suivi de la traversée de BEL AIR avec sont lot de villas de stars. Après avoir stationné dans une rue qui nous permet d'aperçevoir le fameux "signe HOLLYWOOD" qui surplombe le quartier, nous faisons un arrêt obligé sur Hollywood boulevard le temps de prendre quelques photos devant le chinese theatre mais il y a un monde fou. Comme notre hotel est tout proche, nous reviendrons un matin où le quartier s'avèrera beaucoup plus calme...
Nous partons vers le centre ville au milieu des grands buildings où le guide nous montre l'architecture moderne du Disney theatre.
Puis nous faisons une halte dans quartier très animé de Almera, le temps de voir les danses mexicaines et le petit marché d'une rue des plus anciennes de la ville. Là c'est vraiment le Mexique et toute sa communauté qui se rassemble pour faire la fiesta et on aurait envie d'y rester plus longtemps!
De retour à l'hotel la nuit tombée, nous décidons d'aller diner au YAMASHIRO, le restaurant qui domine la colline. Le receptionniste du Magic Castle, toujours plié en 4, qui appelle pour réserver notre table et nous emmène en voiture jusqu'à l'entrée du restaurant. Le repas est excellent (l'expresso est un vrai et bon expresso) et la vue sur la ville est superbe.








Lundi 3 aout Aujourd'hui nous passons la journée aux studios Universal. Nous avons déjà eu l'occasion de visiter le parc d'attraction du même nom en Floride, à Orlando, mais ici, à Hollywood, en plus des attractions il y a les "véritables" studios de cinéma ! Nous avons choisi un tour VIP qui nous permettra, outre de se la "pèter" car ce n'est pas tous les jours que l'on est VIP, d'éviter de faire de longues files d'attente en cette chaude journée du mois d'aout, mais aussi d'aller visiter les studios en back stage !
Avant de pénétrer dans le parc , nous remarquons le sympathique "saddle ranch" avec ses décors très "western". Nous ne passons pas sous la clèbre arches des studios comme à Orlando, le passage se fait sur le côté.
La journée commence tranquille par un accueil souriant, genre sourire publicitaire pour une marque connue de dentifrice. Comme nous sommes en avance, nous avons le temps de faire un petit tour dans le parc à l'heure où il n'y a vraiment pas foule et Caroline commence ses "repérages" dans les boutiques !
Dans un premier temps, je ne remarque pas du tout l'intru de la sculpture du tournage à l'entrée !... très amusant !
Dans le salon d'accueil des VIP que nous sommes nous attendent café, jus de fruits et petits gateaux ainsi que nos guides qui nous répartissent en petits groupes d'une dizaine de personnes. Nous serons donc avec une famille anglaise et un couple d'australiens.
Le tour commence par l'attraction des Simpsons, un simulateur qui vous emmène faire un tour de roller coaster virtuel, donc très peu pour moi merci, je préfère attendre le reste de la "team" !
Vient ensuite la visite attendue des studios en "petit train" et nous commençons par les trucages pour le son. Puis nous nous rendons dans un hangar qui abrite la fabrication des décors avec toutes les techniques de trompe l'oeil pour agrémenter les constructions.
Puis, dans un autre bâtiment, nous nous faufilons entre de hautes étagères où s'entassent un nombre incalculable d'objets. Ce bric à brac extraordinaire est la salle des accessoires et c'est à se demander comment les employés arrivent à les retrouver dans cet incroyable cafarnaüm !
Le guide nous emmène ensuite sur des lieux de tournage en extérieur. Le commentaire est illustré par des extraits de films qui passent sur les écrans plats du petit train. Je retiendrais le passage près de la maquette qui a servi au tournage du dernier "King kong" : En réalité, il s'agit de décors miniature avec un petit bateau alors que le rendu dans le film est impressionant ! Lorsque nous arrivons à la hauteur du fameux motel de "Psychose", un homme sort du bâtiment avec un grand paquet qu'il place dans le coffre d'une vieille voiture. Lorqu'il aperçoit notre "petit train" il s'élance alors sur nous un couteau sanguinolant en main !
Puis c'est le passage dans la très chic, très propre, très fleurie visteria lane de "Desperates housewifes" où le guide nous parle déjà de personnages de "saisons" qui ne sont pas encore arrivées jusqu'en Europe !....
Plus loin notre véhicule passe sur un pont de bois qui s'effrondre au moment de notre passage.. mais heureusement, on s'en sort sans problème... Ah ces trucages sont vraiment bien faits !!
Après un repas servi sous forme de buffet nous poursuivons par quelques attractions dont "Jurassic parc" que nous avons trouvé meilleure que celle du parc de Orlando alors que la version de la Momie est ici beaucoup moins impressionante.
Enfin, avant de déambuler librement dans le parc où l'on peut croiser des "personnages" comme Marylin, Zorro ou les Simpsons, nous assistons au spectacle "Waterworld" dont l'attérissage de l'avion sur le plan d'eau qui sert de scène est assez impressionnant et je n'ai d'ailleurs toujours pas compris comment cet avion était arrivé là !
Nous quittons le parc en fin de journée car les enfants ont hâte d'aller diner au HARD ROCK CAFE qui se trouve au bout de la City walk. Il est moins vaste que celui de Orlando mais tout de même très bien décoré avec également une Cadillac qui tourne au dessus du bar ! Nous faisons nos emplettes à la boutique puis nous obtenons une table bien placée...




Mardi 4 aout Aujourd'hui nous prenons le temps de nous offrir une petite flanerie matinale sur Hollywood boulevard, beaucoup plus calme que lors de notre première visite l'après-midi. Il fait déjà très chaud mais il y a beaucoup moins de monde que l'après-midi et après être passé devant le théatre chinois, nous remontons un peu plus le boulevard histoire de trouver d'autres étoiles connues. C'est un jeu qui plait beaucoup à Caroline qui a en main le plan avec les emplacements des "stars des stars". Nous irons jusqu'à l'étoile de Marylin qui malheureusement n'est pas très propre mais, comme par hasard, il y a un type à 2 pas de là qui se balade avec un chiffon et un vaporisateur en main prêt à nettoyer les étoiles “au hasard” des demandes... et pour quelques dollars ! En revenant nous aperçevons sur la colline le YAMASHIRO où nous avions passé la soirée de l'avant veille.
Nous partons pour BURBANK et les studios WARNER BROS. Après avoir récupéré les tickets (les vrais car acheté sur le net) nous nous restaurons de quelques patisseries au starbuck café. Le VIP tour est très bien organisé. Moins “show à l'américaine” que celui des studios Universal, il nous permet d'aller sur des lieux de tournage où nous...ne verrons pas grand chose … si ce n'est quelques décors de villes comme New-York ou Chicago, , , enfin on nous dit que c'est Chicago car comme nous ne sommes jamais allées ni à New-York ni à Chicago...et aussi sur la scène du l'emission de TV américaine du “Ellen show”. En fait, les studios WARNER produisent pas mal de shows et de séries TV, dont FRIENDS, mais la plupart restent réservées aux chaines américaines. Nous visitons également un sorte de musée de voitures célèbres comme la "bat mobile" ou bien la voiture volante de Harry Potter mais aussi une exposition de costumes dont ceux justement du film "Harry Potter". Il y a même une dame qui nous fait le "coup du chapeau" de Harry Potter !
La route pour SANTA BARBARA se fait rapidement, ce qui n'et pas le cas pour ceux qui viennent dans le sens inverse !
Le GPS nous fait passer par des quartiers un peu triste avant d'arriver à l'hotel, petit holiday inn aux reflets espagnols dans le style de la ville que nous allons découvrir. Nous sommes un peu au pays de ZORRO ! La chambre, toujours dans le même style avec ses grands lits en bois, est plutôt petite mais jolie et les lits sont très confortables.
C'est parti pour une petite balade très sympa jusqu'au Pier en bord de mer ou nous verrons le “congrès des pélicans” juste à côté de celui des pigeons et un peu plus loin celui des goélands. Des "pirogues de mer" s'affrontent jusqu'à une bouée où l'on entend les supporters hurler . En fait ce sont des phoques ou otaries installés sur la bouée qui doivent raler pour ce dérangement !
Nous revenons à pied vers le centre ville où un marché bat son plein sur la très animée state street. Nous nous rendons directement vers le PALACE grill car j'avais lu sur tripadvisor qu'il s'agissait d'un bon restaurant, bien coté des internautes.
A la reception on nous demande si nous avons une réservation, je crains le pire...et puis finalement on nous installe de suite dans une salle assez bruyante du fait de la proximité des cuisines semi-ouvertes. En fait ce restau ne paye pas de mine et l'intérieur n'est pas franchement reluisant... et puis le bruit et l'air des ventilateurs n'a rien pour plaire.
Le serveur prend notre commande et dépose sur la table des muffins avec un bol de crème. Drôle d'entrée en matière. Alors on lui demande tout de même si c'est pour manger tout au long du repas où à la fin. Il nous suggère de commencer de suite. En fait la boule de crème se révèle être une sorte de beure salé, et les muffins n'ont rien de sucré. Ce sont plutôt de petits cakes aux noix, aux épices, aux herbes... et ils sont excellents.
Après cette bonne introduction nous dégustons littéralement nos plats. Ici la cuisine est celle de la Louisiane, les plats sont cajun et la musique est jazzy. J'ai pris des pates aux écrevisses (oui il y a beaucoup d'écrevisses de proposées dans les plats du menu) avec des champignons, une sauce créole épicée mais crémeuse. C'est très bon! Patrick déguste son filet mignon sur purée de pommes de terre.. aux écrevisses. Puis une serveuse nous amène un document à n'ouvrir que lorsque la musique commencera. On entend alors le grand Louis chanter “It's a wonderful world”, le son est à fond et tous les serveurs du restaurant viennent à chaque table trinquer avec les convives... original ! Sur le document il y a les paroles de la chanson que les clients peuvent reprendre en choeur. re-Original ! Le son baisse alors pour laisser s'egrener les classiques du jazz de la nouvelles orléans et le service reprend son cours...
Pour le dessert, le serveur apporte 4 assiettes pour partager ("just in case") … Ils doivent avoir l'habitude! Nicolas et moi avons commandé un pudding soufflé au grand Marnier à se partager, comme l'a suggéré le serveur qui connait la taille de la portion. C'est excellent !
Patrick et Caroline ont opté pour la Key Lime pie, portion plus raisonnable. Bref il n'y a que le café qui n'est franchement pas buvable mais le reste nous aura vraiment ravi. Une bonne adresse.
Nous revenons sur la state street où les touristes s'entassent sur les terrasses pour gouter à des cuisines mexicaines ou traditionnelles. C'est certes plus animé mais après avoir regardé les menus... et les tarifs, nous ne regreterons pas notre choix. Balade nocturne dans les petites rues de cette charmante cité aux accents espagnols qui vivra dès jeudi aux heures des “old spanish days” autant dire que la fiesta battera son plein ! Au final, la ville de Santa-Barbara nous laissera un excellent souvenir !






Mercredi 5 aout C'est parti aujourd'hui pour une grande journée de route le long de la côte. Nous quittons Santa Barbara sous le soleil et le GPS nous propose de passer à travers la montagne et les vignobles pour rejoindre SOLVANG. Initialement je n'avais pas prévu de passer par ici craignant que la route soit trop sinueuse et les paysages enlaidis par les récents incendies. Mais il n'en est rien et la route est très agréable à travers les vignes et les ranchs.
Avant d'entrer dans le village, il nous faut faire le plein d'essence. On parle rarement dans les carnets de voyage de cet embarras devant la pompe essence... Eh oui, une fois trouvée la fente pour introduire la carte de crédit, voilà la machine qui nous demande, non pas le code de la carte, mais le code postal de notre région !...Nous voici donc bien embarrassé pour prendre le carburant et Patrick de devoir demander au pompiste comment faire ! Heureusement que l'humain suplée parfois la machine qui n'a pas prévu que des étrangers puissent venir chercher du carburant !!! Nous aurons ce tour plusieurs fois au cours de notre voyage !
SOLVANG est un charmant village de style Dannois très fleuri avec son moulin et des maisons typiques et colorées. Les boutiques sont attirantes et nous nous laissons tentés par quelques patisseries pour le pique nique prévu ce midi sur la côte. La visite du village est très appréciable au matin car il n'y a pas beaucoup de monde dans les rues.
Direction donc la côte. En passant près de San Obispo je remarque le Madonna Inn, l'hotel hyper kitsch dans lequel j'avais eu envie de dormir vu qu'il dispose de chambres démentielles!.. Finalement l'environnement de l'établissement n'a rien d'original : le bord de l'autoroute …ce qui explique que peut-être qui aient mis le paquet sur l'intérieur "so amazing!"
Arrivée sur MORRO BAY c'est la déception car la brume, enfin, les nuages bas de brume, se sont posés sur la mer et la côte ...Nous ne verrons donc pas Morro bay et nous poursuivons vers Cambria.
Et là, tout à coup, c'est le drame !!
Le tableau de bord indique qu'il faut changer l'huile !!! Patrick peste contre le loueur. C'est un peu fort de nous louer une bagnole pour le mois sans avoir fait la vidange !!! Nous nous arrêtons donc pour téléphoner à AVIS par le numéro de secours prévu... et là, c'est l'horreur : La nana au bout du fil nous demande notre nom, prénom (tout juste si elle ne demande pas l'age des passagers …) et n'arrive pas à nous situer quand on lui dit qu'on se trouve sur la N1en Californie, la route qui longe la mer, entre Cambria et San simeon!! De plus elle ne veut pas de nos coordonnées GPS la nullissime! Là je me rapelle soudain le texte d'un gars sur voyageforum qui disait avoir appelé car en plein désert, il avait abimé sa roue et le call center, sans doute situé à l'autre bout de la planète, l'avait envoyé dans un bled où le garage n'existait plus!
Moment d'angoisse (sauf que l'on est pas en plein désert, moment de doute, moment de rage, moment de désespoir... J'imagine la nana avec son casque de téléphone à New Delhi (voir slumdog millionnaire) en train d'essayer de nous situer sur une carte (ils n'ont donc pas google map?) Elle nous propose de RETOURNER vers San Luis Obispo dans l'agence AVIS dont elle nous donne l'adresse … Merci, on aurait pu la trouver directement avec tomtom , grrrrrr! Le call center dans ce cas ne nous aura aidé aucunement, pire il nous a fait perdre 20' et le coût d'un appel international pour tout ce temps (40€)!
Arrivés à l'adresse indiquée, nous nous retrouvons à l'entrée d'un vaste centre commercial, sic ! Heureusement la chance ne nous a pas totalement lâché car nous repérons un gars sympa sortant de sa boutique qui s'empresse de nous trouver l'agence AVIS sur son ordi (merci internet) et reviens illico presto pour nous indiquer qu'elle se trouve dans l'hotel Embassy au bout du parking. Merci, sympa, on n'aurait jamais pu trouver sans l'aide de ce gars car AVIS n'est pas indiqué et se trouve dans un recoin de l'hotel. Si un jour ce gars est au chômage, il pourra toujours se faire embaucher dans un call center !!
Wahouuu quel lobby !! On dirait l'hotel Alliance de Lille, un ancien cloitre couvert d'une verrière pyramidale dans sa version moderne ! Le gars de chez AVIS ne doit pas être souvent dérangé, dns un recoin de l'hotel, bien planqué dans son agence. Heureusement il est très aimable et souriant. Il remarque sur le contrat que l'entretien de la bagnole vient d'être fait et que le garagiste a dû oublié de faire un “reset” pour remettre en ordre l'électronique … grrrr... Il nous assure qu'il n'y a aucun problème et que nous ne sommes pas les premiers auxquels cela arrive. Il nous remet le bazar en ordre et on peut repartir.
Il est 14h et les ados ont faim. Alors on stationne l'auto à l'ombre et on entre dans le premier truc venu où l'on a vu sur la vitre que l'on pouvait avoir des salades. En fait c'est une bonne surprise. Au lieu de pique niquer près de la mer avec nos patisseries danoises, nous avons droit à un buffet à volonté, boissons incluses, pour 35$ à 4. Il y a du choix en chaud et froid, c'est frais et c'est bon! Patrick prend du lapin et goute diverses choses. Le crumble en dessert est excellent ! Bref ce BUFFET HOMETOWN est une excellente alternative au fast food... Nous prenons note du nom de la chaine .. au cas où...mais nous n'en reverrons pas d'autres au cours de notre périple.
Nous repassons devant le Madonna Inn pour la seconde fois puis rejoingnons la côte et MORRO BAY qui cette fois n'est plus dans le brouillard et se signale surtout par les grosses cheminées de sa centrale electrique (…)
Nous venons donc de prendre 2h de plus sur le planning prévu. Tant pis nous ne visiterons pas Point Lobos.
Nous nous arrêtons tout de même à l'endroit que j'avais prévu pour pique niquer, histoire de voir si les coordonnées GPS relevées étaient exactes. Yep, TOMTOM a l'air compatible avec les coordonnées données par google map.. mais pas pour toutes... L'endroit est plaisant, venteux et nous rencontrons nos premiers écureuils pas sauvages du tout.... L'arrêt suivant s'effectue sur la plage de San Simeon, bien signalée par un panneau, pour voir les sea lions, en d'autres termes, les éléphants de mer. Il n'y en a pas des masses, mais question masse ils font le poids !
La route qui suit attaque littéralement la montagne et donne l'impression de toujours monter sans jamais redescendre. Nous atteignons une hauteur assez vertigineuse...
Je vole quelques photos de la route car Patrick n'a pas l'intention de s'arrêter partout !... Je lui explique que nous devrons impérativement nous arrêter à Julia Pfeiffer Burns, un des points de vue des plus remarquables de la côte.
Julia Pfeiffer Burns est exactement comme sur les nombreuses photos que j'ai vues de l'endroit. La cascade n'est pas à sec et l'endroit ensoleillé à souhait est ravissant.
Nous terminons la route de BIG SUR avec un soleil déclinant qui rend la lumière de la mer aveuglante puisque le soleil se couche toujours... à l'ouest !
L'entrée dans CARMEL est assez surpenante car on se retrouve au milieu de pins très bas ce qui assombrit les rues en cette fin de journée. On a l'impression d'être dans les dunes. L'hotel WAYSIDE INN est super mimi avec des fleurs partout. La chambre est spacieuse et cosy, dans un style british. C'est trop mignon, nickel j'adore!
Nous ressortons rapidement car, je vous le donne en mille, les ados ont... faim !!! J'avais repréré sur le net, un restaurant italien car ils adorent ça. En fait il s'agit du restaurant NICO'S, un grec/italien où l'on trouve des plats assez classiques. 2 Spagghetis carbonara, 1 penne aux fruits de mer, pizza aux fruits de mer, crème brulée160 $ tips inclus à 20% d'office, (ils ne s'emm.. pas pour un service où, mis a part le patron qui se la joue à l'italienne .. où à la grecque, c'est selon, n'est pas très souriant). Craigneraient-ils que les européens ne laissent rien en pourboire ?
Nous partons faire un petit tour dans la rue principale. Il y a beaucoup de boutiques très classes. Les rues sont peu éclairées. Je me souviens avoir lu quelque part que c'était voulu car les habitants de Carmel, (au fait, les habitantes sont-elles des carmélites ???) refusaient la modernité ! Comme on ne voit pas grand chose dans le noir, nous décidons de rejoindre l'hotel. La visite, ce sera pour demain !




Jeudi 6 aout Ce matin on nous ammène un petit “panier déjeuner” devant la porte de la chambre à 7h30., une sorte de "panier repas" en sac isotherme avec des taourt, du lait et des céréales... Le ciel est gris quand nous partons faire une petite balade sur Océan street jusqu'à la plage bordée de pins "de Monterey" où les promeneurs et leurs chiens sont déjà nombreux. Après avoir marché dans le sable (pas très chaud), nous retournons vers l'hotel par la rue principale avec ses galeries d'art et ses patios commerciaux fleuris abritant des boutiques aux noms "frenchy". Au final cette ville nous aura parue très "snob", sorte de "Deauville" ou "Knokke le Zoute" du Pacifique...
MONTEREY est très proche de Carmel et nous avons prévu de visiter l'aquarium qui se trouve dans une ancienne fabrique de... sardines ! La visite est sympa. Ceux qui connaissent Nausicaa à Boulogne/mer (comme nous) ne seront pas surpris car c'est un peu le même système de visite pédagogique avec toutefois une collection de méduses et d'hipocampes assez chouette. Je m'attendais tout de même à plus grand. Le soleil est revenu ce qui nous permet de parcourir la route de la côte jusqu'à san Francisco en profitant encore de ses paysages qui font parfois penser à... la Bretagne !
Et puis voilà les premières vues de SAN FRANCISCO et ses petites maisons pastel qui nous invitent à poursuivre la visite. Nous savons déjà que cette ville va nous plaire !
A l'hotel HOLIDAY INN au FISHERMANS WHARF, nous avons une suite avec un salon/kichenette séparé de la chambre au 4ème et dernier étage de l'établissement . Les fenêtres donnent sur le sommet de la pyramid tower et la coit tower. C'est "nickel chrome" pour ma "team" qui a apprécie déjà notre environnement car notre première visite est pour les quais et leur animation. Nous traversons le musée mécanique pour voir quelques bateaux à quai et nous nous rendons ensuite vers le célèbre Pier 39 où nous avons prévu de diner, devinez où ??... au hard Rock Café qui devient passage obligé car les ados sont fans ! Le diner ne nous laissera pas un souvenir impérissable. La déco est moyenne et l'endroit est extrèmement bruyant ! J'ai tout de même testé le steak sirloin qui n'était pas si mal.
Mis à part la température hivernale, on a bien aimé l'ambiance du PIER 39. Il y a des tas de boutiques et de restaurants mais il y a surtout la visite aux otaries... ça pue un peu mais c'est tout de même marrant à voir !
Le FISHERMAN'S WHARF est certes très touristique mais l'ambiance y est festive et il y a toujours quelque chose à voir ou à écouter... et ça, c'est amusant ! Les garçons se trouvent des chapeaux “Indiana Jones”... dans des boutiques qui sont partiquement toutes tenues par... des chinois ! Quant à moi, je me prend un gilet polaire tellement j'ai froid !!! Caroline est aux anges car il y a vraiment de quoi faire du shopping. Il y a des centaines de tee shirts dont certains repésentent le président nouvellement élu. Avant de rentrer nous passons voir le terminus du CABLE CAR, ce funiculaire en bois, pour assister au retournement du véhicule qui se fait ici, à la main...et c'est vraiment l'attraction locale !




Vendredi 7 aout
Levée avec le soleil, nous prenons notre temps pour prendre le petit déjeuner car nous avons rendez-vous à 10h30 pour un tour guidé avec Mr TOAD.
Il s'agit d'un tour motorisé dans un "tacot" aménagé. Notre chauffeur est très sympa et son attitude cadre totalement avec le style du véhicule. Il me fait penser à un personnage Disney alternant les commentaires avec les "pouet pouet" à l'encontre des habitués croisés du parcours. Le véhicule limite le nombre de passagers à 10.
Le parcours est classique et l'arrêt à Chinatown permet d'aller voir la fabrique des "fortune cakes". Le passage dans les beaux quartiers nous permet d'admirer de superbes villas victoriennes et dans le quartier hippie de High Hasbury, notre chauffeur enclanche la musique "If you go to San Francisco ..." Ambiance ambiance ! Nous terminons par la visite du Presidio et du Golden Gate. Hereusement que nous avons pensé à prendre les coupes vent car dans ce genre de véhicule ouvert il y a beaucoup d'air et il est très froid ici !!!
Après avoir acheté un "MUNI pass" pour 3 jours, nous embarquons dans le fameux CABLE pour grimper jusqu'à Sutter street. Nous aurons l'occasion d'amortir ce Muni pass car nous emprunterons le bus plusieurs fois. Les bus sont nombreux et faciles à prendre. En revanche, le Cable est bondé de touristes. A cette heure il y a une file d'attente dingue au terminus et aux arrêts il faut presque se battre pour trouver une place ou s'accrocher au parapet... C'est une petite deception car pour notre premier trajet dans ce véhicule, on ne voit rien de la route ...
Nous déjeunons au LORI'S DINNER situé à l'angle de Sutter street et Powell street (le cable passe juste devant). Le décor est super pour ceux qui aiment les années 50's façon "Grease" !! La nourriture est plutôt bonne et il y a du choix. On teste les hamburgers (of course), les premiers du voyage et ils sont très bon ! A noter que pour l'accompagnement on peut demander de la salade ou du coleslaw à la place des frites.
J'ai eu beau préparer ce voyage depuis plusieurs mois, je me sens perdue à San Francisco où j'ai l'impression que les routes qui descendent ou montent sont bien plus nombreuses que je ne l'avais repéré sur mes plans....Bref ici , ça monte, ça descend tout le temps !
Nous voici arrivés sur UNION SQUARE, la fameuse place centrale qui, selon moi, n'a pas grand chose de différent d'une autre ville. Macy's, qui trône au milieu de la place, est un grand magasin genre Galeries Lafayettes et le reste c'est "boutiques" etc...Je ne vois pas l'intérêt de s'y attarder, il y a tant d'autres choses à découvrir ici. Nous passons donc au quartier financier et ses buildings. On n'a jamais vu de buildings si hauts aussi rapprochés, alors ça fait un peu bizarre ce quartier de la finance. Le musée de la banque WELLS FARGO est tout petit mais comme c'est gratuit, ça vaut le coup de s'y poser 5' et de monter dans la diligence. Pendant notre voyage, nous penserons souvent à l'épopée des pionniers qui sont venus s'installer à l'ouest, osant s'aventurer sur des pistes incertaines et traverser des contrées hostiles pour parvenir jusqu'à l'océan !
Nous entreprenons de flaner dans le quartier MISSION pour voir les façades peintes. Le parc accueille de nombreux jeunes installés tranquillement face à des bâtiments anciens comme Mission Dolores. Nous nous promenons un peu dans la mission street et les rues adjacentes. C'est un quartier agréable et apparemment en pleine reconversion car il y a de nombreuses boutiques et restaurants branchés fraichement ouverts. Mais nous ne nous attraderons pas le soir car le coin de la station de métro sur Mission/16th est hyper mal famé (bandes, prostituées...)...
Nous nous rendons ensuite dans le quartier japonais, peu étendu mais dont le centre commercial et sa tour sont particulièrement significatifs. Nous avons réservé au BENIHANA , restaurant japonais Tepanyaki. Nous apprécions particulièrement ce rituel ou le chef japonais cuisine devant nous sur une plaque chauffante. C'est bon, frais et c'est léger. Le seul hic c'est que ce restaurant est bien bruyant. La "Japantown" est donc toute petite comparé à la Chinatown mais il y a de nombreux restaurants (non tepan) et quelques boutiques nippones.





Samedi 8 aout Aujourd'hui c'est notre journée "bicyclette". En route donc pour SAUSALITO via le GOLDEN GATE ! Nous louons nos vélos, sortes de "mountain bike" chez BAY CITY BIKE, une boutique proche de l'hotel.. appréciable au retour (rincés mais heureux....). C'est assez facile de louer un vélo à San Francisco car il y en a partout. Nous croiserons des centaines de cyclistes durant notre périple du jour ! Nous longeons la baie pour nous rendre vers le Golden gate qui est à moitié dans la brume. Ca monte un peu pour arriver sur le tablier du pont mais une fois qu'on y est, ça va, c'est presque plat... et là ce n'est que du bonheur ! On en a tout de même "plein les pattes" après car les vélos sont peut-être "secure" mais ils sont hyper lourds.. alors moi, dès que ça monte, c'est à côté du vélo que je me place... De l'autre côté, nous faisons une petite halte auprès des pêcheurs, histoire d'admirer le pont (toujours dans la brume). Avant d'arriver à Sausalito, ça monte un peu à travers la forêt d'eucalyptus... en même temps ça doit bien dégager les bronches !
SAUSALITO est une ville très mignonne mais il y a un monde fou ! A l'aller on se dit que l'on ne va pas s'arrêter de suite vu la foule. On préfère poursuivre vers les houseboats. Toutes les "résidences", autrefois celles des "hippies" ne sont pas accessibles au public pour préserver la tranquilité des riverains ... qui ne sont plus vraiment des hippies aujourd'hui... Sur le chemin du retour, on décide de s'arrêter déjeuner avant le centre ville dans un petit café très sympa, le CIBO, un tantinet branché écolo-nature. Bonne pioche !! On est bien tranquille ici. Il y a une petite terrace mais on préfère profiter de la fraicheur intérieure. Au menu Panini servi avec un petit ravier de pickles et moi j'ai testé un french toast avec des pêches et des fraises HUMMMMM. Dans ce café, on ne sert pas de coca, chose étrange pour les USA mais ce n'est pas plus mal ! J'en attrape pour 35$ boissons comprises, le même prix que l'autre jour au SUBWAY de Monterey, mais ici c'est bien meilleur et nettement plus clean avec un service souriant et "in french" ! Faudra qu'on m'explique là !!! Quand on se rend à Sausalito en vélo via le golden gate on a, en gros, é alternatives : Revenir par le pont ou bien traverser la baie en ferry qui nous ramène non loin du fisherman wharf ... Nous optons pour cette solution, la moins couteuse en ...énergie car nos batteries sont un peu déchargées à cette heure ... Nous tentons de stationner les vélos dans un parking (à vélos) du centre ville mais après avoir pris connaissance des heures du ferry nous renonçons de façon à avoir une place à bord .. et c'est pas gagné vu le nombre de vélos au centre ! C'est pourquoi nous sommes les premiers à embarquer. A en croire des français qui sont à bord du ferry du retour, on a bien fait de déjeuner à l'extérieur du centre. On a l'impression que tout le monde s'arrête au centre ville alors qu'après c'est beaucoup plus cool !
A bord du bateau, au moment de reprendre els bicyclettes pour débarquer, c'est le bins total ! Heureusement que les américains étaient mieux organisés pour débarquer en juin 44 ! Il faut dire que c'est le week end et on a vraiment l'impression que les californiens qui ne font pas de joging font du vélo !!! Bref on n'est pas tout seul sur la route... tant pis pour les autos, ce n'est pas leur jour !! Après un passage à l'hotel histoire de se reprendre un peu, nous repartons en cable vers le haut de la Columbus street mais en route, nous décidons d'aller voir de plus près la fameuse LOMBART street dans sa partie la plus attractive : Les lacets fleuris ! Pour de nombreux touristes, le jeu consiste à descendre cette rue en auto et de préférence en se tenant, pour les passagers, assis sur les portières du véhicule !... En haut de la rue il ne faut pas moins de 2 policiers pour réguler la circulation. Inutile de dire que si l'on tient absolument à effectuer la descente en voiture dans la journée, il convient de prendre son mal en patience !!! Avant de rejoindre notre restaurant du soir, la STINCKING ROSE, nous décidons d'aller voir d'un peu plus près la fameuse transamerica pyramid. Sur le trottoir, un orchestre chinois au grand complet nous rappelle que nous sommes aux portes de chinatown. Heureusement que j'ai réservé le restaurant "Stincking rose" sur internet sinon il aurait fallut attendre dehors ! On nous accompagne jusqu'à notre table, au premier étage, dans un dédale de petits passages. La salle de restaurant est assez vétuste. Ce restaurant est une vraie usine et c'est très bruyant !!! Ici l'ail est à l'honneur et il y en a dans tous les plats ! C'est le concept du resto qui en fait sa renommée mais la cuisine n'est pas super originale mis à part cet ail qui est partout, y compris dans les fresques grossières peintes sur les murs. Les plats sont plutôt italiens et le service pourrait être plus souriant. Attention, les gnocchis sont juste un peu...sucrés

Dimanche 8 aout C'est formidable de pouvoir passer un dimanche à San Francisco, surtout quand le soleil est au rendez-vous dès le matin et que le ciel est dégagé ! Le dimanche est un jour tranquille... mais notons que les californiens sont déjà assez cool et puis c'est le jour de la messe, de la célébration comme on dit dans les églises méthodistes et Cie...car nous avons prévu de nous rendre assister à la célébration de la GLIDE... et qu'a t'elle de particulier cette église pour que j'ai envie d'y aller alors que je n'assiste jamais à la messe d'habitude ? Ben j'vais vous l'dire : Il s'agit tout simplement d'une messe en GOSPEL !!!! Alors nous partons en Cable car à l'assaut du centre ville. Alors que nous marchons vers l'adresse indiquée, nous dépassons un groupe de dames chapeautées qui se rendent au même endroit que nous...mais nous sommes les premiers de la file d'attente et le chairman, très sympa, nous place près du mur. Ensuite il nous invite à entrer et nous choisissons de monter à l'étage car j'avais lu que c'était mieux pour les touristes. Nous nous installons au premier rang du balcon. Derrière nous il y a d'autres touristes français. Nous avons alors une vue imprenable sur la scène car ici, point d'hotel et de reliques, point de statues, de vitraux ou fantaisie, tout se passe dans le chant, le discours, l'attitude et ...la technologie car films et images se relaient sur le grand écran situé derrière la scène ! On nous distribue alors un éventail car il fait assez chaud au balcon. Il porte l'inscription d'une publicité pour le restaurant de l'hotel japonais du coin, brunch oblige...ou comment allier spiritualité, sponsoring et bien être ! J'avais lu que les messes en gospel de la Glide étaient super, mais en réalité c'est carrément surprenant, un véritable spectacle pendant lequel on ne s'ennuie pas une seconde !! On démarre directement par un chant et tout de suite on est dans l'ambiance. Le soliste est extraordinaire , les choeurs sont parfaits et les musiciens carrément top (Wahouuu le saxo !!). Au premier étage, un type tout aussi agité que les habitués du bas relaie l'enthousiasme des chanteurs et nous invite à frapper des mains comme un "chauffeur" de salle de spectacle ! Au cours de la célébration nous assistons à une scène surprenante. Un grand noir très efféminé nous présente les produits dérivés qui peuvent être achetés à la fin de l'office. Il se met à défiler comme dans une collection de haute couture avec un tablier à l'éfigie du groupe. On croirait Jacob dans la cage aux folles... Tout le monde éclate de rire... on n'en croit pas nos yeux ! Imaginez une telle scène dans une messe de chez nous !! Mais nous n'avons pas fini d'être surpris car voici qu'entre en scène le très dynamique, que dis-je, l'explosif pasteur noir qui va nous offrir un prêche carrément politique et rappeler au passage que "Maintenant, nous avons un président !" Après coup, je ne sais pas si l'on peut vraiment parler de messe car ici il s'agit plutôt d'un show !!! et quel show !!! En tout cas c'est vraiment très chouette. Je suis ravie !
Quelle chance nous avons d'avoir un temps superbe sur cette ville dont on dit qu'elle est souvent dans la brume ! J'ai réservé pour le brunch au TOP OF THE MARK, le restaurant situé au sommet de l'hotel intercontinental Mark Hopkins. Le "Top" n'est qu'au 22ème étage, ce qui est nettement moins haut que le Carnelian room, le restaurant situé au 55ème étage de la tour de la bank of américa, mais qui n'etait pas ouvert ce dimanche !I Qu'importe, le Mark Hopkins est situé en hauteur sur une colline, par rapport aux autres buildings ce qui compense. Comme nous sortons assez tard de la Glide, nous hattons le pas pour nous rendre au restaurant ce qui fait que nous arrivons bien fatigués tellement la pente de la rue est rude ! En montant dans l'ascenseur, nous remarquons encore une fois qu'il n'y a pas de 13ème étage. Dans le restaurant très chic à l'ambiance feutrée il y a peu de touristes. Ce sont plutôt des gens de San Francisco qui viennent bruncher chic ici ! En tout cas le service est très soigné et buffet très fin ... un peu normal vu la classe de l'établissement ... et le prix .. mais la vue sur la baie est superbe !!! Le MUSEE DU CABLE, situé à deux pas de là, est un petit musée sympa et gratuit où l'on apprend comment fonctionne les "cable car" et où l'on voit les machines en mouvement... c'est donc très bruyant ! Après, en attendant ce cable car dans la rue déserte car il n'y a décidemment pas beaucoup de circulation à San Francisco le dimanche, nous prêterons une oreille d'autant plus attentive au bruit du cable situé au centre de la rue...
Retour à l'hotel pour se relaxer avant de partir visiter ALCATRAZ. Le bateau part à 18h45. J'ai réservé le tour de nuit. Nous prenons nos KWAY car j'imagine que le vent sera frais... je n'ai pas tord. Arrivés sur l'île, des guides nous prennent en charge pour nous accompagner jusqu'à l'entrée de la prison où nous prenons des audio guides dans notre langues c'est à dire en français pour moi et en néerlandais pour Patrick et les enfants. La visite est très interessante et la façon de faire commenter les lieux par d'anciens gardiens ou prisonniers est vraiment originale. Nous arpentons ainsi les couloirs de la prison, découvrant l'étroitesse des cellules et la vie des "pensionnaires" dont les plus célèbres ont même droit à l'affichage de leur trombine sur les murs! Au retour, nous pouvons admirer les lumières de la ville où nous passerons notre dernière soirée. Nous allons diner au BUBA GUMP à la demande des enfants, ce qui n'est pas une super idée car c'est assez cher pour manger ...quelques crevettes ! Mais bon, ce sont les vacances et on aime faire plaisir aux enfants (c'est comme au Hard rock café : hyper bruyant mais branché !). Au retour ils demanderont à voir le film Forrest GUMP...




(A suivre....)
En espérant que ce récit puisse autant servir que m'ont servi d'autres carnets de voyages de ce même forum ! 😉
Merci encore à tous ceux qui participent à ce forum 🙂
Carte du circuit .
Vous comprendrez pourquoi je l'ai appelé la boucle " papillon "... mais c'est aussi parceque l'on s'est "posé" peu de temps sur les sites visités...
Les étapes :1er aout – Vol Bruxelles/Londres/LA avec BMI + New Zeland Airways (1nuit au Sheraton aeroport de LA) 2 aout /3aout – Los Angeles Hollywood (2 nuits au Magic castle hotel) 4 aout – Santa Barbara (1 nuit au Virginia Holidays inn express) 5 aout – Carmel (1 nuit au Wayside inn) 6, 7, 8, 9 aout - san Francisco (4 nuits à l'Holiday inn express fisherman wharf) 10 aout – Yosemite village (1 nuit au Yosemite lodge) 11 aout – Bridgeport (1 nuit au Virginia creek settlement) 12 aout – Death valley (1 nuit au Stovepipe well) 13, 14, 15, 16 aout – Las Vegas (4 nuits au Venetian) 17 aout – Grand Canyon (1 nuit au Thunderbird lodge) 18, 19 aout – Page (2 nuits au Holiday inn express) 20 aout – Monument valley (1 nuit au View) 21 aout – Torrey (1 nuit à l'Austins chuckwagon) 22, 23 aout – bryce Canyon (2 nuits au Ruby's inn) 24 aout – las Vegas (1 nuit au Golden Nugget) 25, 26 et 27 aout – Los Angeles Anaheim (3 nuits au Park vue inn) 28 aout – Vol LA/Londres/Bruxelles avec New Zeland Airways + BMI
J'allais oublier : Nous sommes une famille de 4 à faire ce voyage : Le père, la mère, le fils (18ans) et la fille (presque 13ans)
Commençons le récit directement avec...
...le jour d'après (notre arrivée). En effet le temps passé dans les aéroports et les avions n'a rien de très excitant et l'arrivée tardive à Los Angeles nous a fait rejoindre bien vite le Sheraton où une suite avec un lit très confortable - et un canapé lit moins confortable pour les enfants - était bienvenu après une si longue journée.
Dimanche 2 aout Réveillés très tôt, ce qui n'a rien d'exceptionnel vu le décalage horaire, nous sommes impatients de découvrir la vue de Los Angeles. A quoi ressemble la ville ? Comment sera le temps ? Va-t-on découvrir le fameux smug dont on parle tant à Los Angeles ? Déception. La vue depuis le 7ème étage d'un hotel moderne et sans âme proche de l'aéroport n'a rien de folichon et en plus elle baigne dans une brume grisâtre.. Les voitures s'affolent pourtant déjà sur le boulevard qui jouxte l'hotel. C'est dimanche mais près d'un aéroport, il y a toujours de la circulation...
Tout le monde est prêt rapidement, curieux de découvrir la mégapole. En descendant par l'ascenseur je repense à la réflexion de Nicolas hier au soir qui avait été étonné de constater que je ne lui avais pas raconter de blague : Il n'y a pas de 13ème étage dans les hotels américains !...
La récupération de la voiture chez AVIS se fait rapidement, il n'y a personne au comptoir et lorsqu'on propose un 4X4 à Patrick à la place de la berline réservée, il accepte illico ! Je n'en reviens pas, lui qui ne voulait pas que je loue un 4X4... Bonne opération pour le commercial de chez AVIS, mauvaise pour mon porte monnaie mais finalement, nous ne regretterons pas un instant ce choix (impulsif) de véhicule PONTIAC TORRENT, certes peu nerveux à notre goût, mais qui nous permettra de faire nos 4800 km de routes et pistes sans problème. Il est tout blanc et il est immatriculé "HOT"... On dira donc...qu'il semble tout indiqué pour affronter les températures que nous rencontrerons !
En traversant la ville vers le sud, le voile terne qui enveloppait le ciel s'est levé et c'est sous un soleil radieux que nous apparaît le vieux, mais encore majestueux, QUEEN MARY... Cet élégant navire a eu a chance de na pas finir dépecé dans un sordide chantier de casse indien car les américains l'ont récupéré pour le transformer ...en hotel restaurant. C'est justement dans le restaurant que nous avons rendez-vous pour un traditionnel brunch dominical...eh oui, c'est dimanche !
Nous voici donc dans le grand salon du bateau, plongés immédiatement dans un univers rétro et élégant. Un buffet pantagruélique s'offre à nous avec différentes cuisines du monde organisées par "stations". Nous aurons l'occasion lors de ce voyage de nous apercevoir que les américain aiment beaucoup les grands buffets.... Un grand blues man noir trônant au dessus d'un buffet de poisson et fruits de mer réchauffe l'ambiance en chantant de vieux tubes de sa voie éraillée ... It's a wonderful world !
Après les agapes, place à la visite du navire. Avant d'arriver à la salle des machines, rarement accessible dans un paquebot, nous admirons quelques maquettes en coupe... L'histoire de ce navire qui a servi au transport des troupes pendant la guerre est racontée à travers de nombreux documents d'époque visuels ou sonores et nous suivons son évolution tout au long des coursives.
Sur les ponts supérieur nous avons accès à la salle des commandes ainsi qu'aux appartements privés des officiers de bord ainsi qu'à une superbe vue sur Long Beach.
Il est temps de quitter ce paquebot de légende pour rejoindre HOLLYWOOD, ce qui signifie également qu'il faille traverser la ville... et traverser la ville, même un dimanche après-midi, ça ne se fait pas en 5 minutes. Nous sommes au sud, nous allons au nord ce qui fait en tout 52km à parcourir, et même si le GPS indique 40 minutes de temps de trajet, nous mettrons environ 1 heure pour traverser cette immense métropole de 13 millions d'habitants avec quelques ralentissements qui ne sont tout de même pas comparables aux embouteillages de la semaine.
Le MAGIC CASTLE HOTEL paraît bien sympathique au milieu d'un environnement fleuri. En entrant et en voyant la petite piscine je me dis que finalement j'aurais peut-être mieux fait de réserver ici plutôt que de m'embêter à loger au Hollywood Hill Hotel, l'ensemble d'appartements qui fait office d'annexe du Magic castle. Au comptoir du tout petit Lobby un tout petit homme m'annonce qu'il y a un tout petit problème de plomberie pour la chambre que j'ai réservé, et me propose une chambre plus grande ici même, en bas, avec tous les snacks que l'on désire et avec possibilité d'aller à la piscine d'en haut si l'on veut...et insiste en me disant que de toute façon, je n'aurais eu qu'une chambre avec vue sur la colline et non sur la ville... Je ne crois pas un instant à ce problème de plomberie me disant qu'ils préfèrent sans doute remplir l'hotel du bas avant d'ouvrir les chambre du haut, mais je me dis que finalement, nous n'aurons pas a descendre la colline à pied pour venir au petit déjeuner qui, de toute façon, doit être pris en bas et que ce n'est sûrement pas plus mal !
La chambre est en fait un appartement spacieux doté d'un coin cuisine et d'une chambre séparée. Les enfants quant à eux devront (encore) dormir dans le canapé lit ! Le petit déjeuner au magic Castle s'avèrera tout à fait correct avec d'excellentes scones aux myrtilles.
Le magic castle restera une des bonne surprises du voyage et je suis encore étonnée d'avoir pu trouver un hotel à taille humaine dans une si grande ville et en plus à 2 pas du Hollywood boulevard !
J'ai réservé un TOUR DE VILLE avec CALIFUN, une société qui propose des visites guidées en français. Le guide (québécois) vient nous chercher à l'hotel et nous embarque dans un van.
Nous voilà parti les quartiers chics de BERVERLY HILL suivi de la traversée de BEL AIR avec sont lot de villas de stars. Après avoir stationné dans une rue qui nous permet d'aperçevoir le fameux "signe HOLLYWOOD" qui surplombe le quartier, nous faisons un arrêt obligé sur Hollywood boulevard le temps de prendre quelques photos devant le chinese theatre mais il y a un monde fou. Comme notre hotel est tout proche, nous reviendrons un matin où le quartier s'avèrera beaucoup plus calme...
Nous partons vers le centre ville au milieu des grands buildings où le guide nous montre l'architecture moderne du Disney theatre.
Puis nous faisons une halte dans quartier très animé de Almera, le temps de voir les danses mexicaines et le petit marché d'une rue des plus anciennes de la ville. Là c'est vraiment le Mexique et toute sa communauté qui se rassemble pour faire la fiesta et on aurait envie d'y rester plus longtemps!
De retour à l'hotel la nuit tombée, nous décidons d'aller diner au YAMASHIRO, le restaurant qui domine la colline. Le receptionniste du Magic Castle, toujours plié en 4, qui appelle pour réserver notre table et nous emmène en voiture jusqu'à l'entrée du restaurant. Le repas est excellent (l'expresso est un vrai et bon expresso) et la vue sur la ville est superbe.








Lundi 3 aout Aujourd'hui nous passons la journée aux studios Universal. Nous avons déjà eu l'occasion de visiter le parc d'attraction du même nom en Floride, à Orlando, mais ici, à Hollywood, en plus des attractions il y a les "véritables" studios de cinéma ! Nous avons choisi un tour VIP qui nous permettra, outre de se la "pèter" car ce n'est pas tous les jours que l'on est VIP, d'éviter de faire de longues files d'attente en cette chaude journée du mois d'aout, mais aussi d'aller visiter les studios en back stage !
Avant de pénétrer dans le parc , nous remarquons le sympathique "saddle ranch" avec ses décors très "western". Nous ne passons pas sous la clèbre arches des studios comme à Orlando, le passage se fait sur le côté.
La journée commence tranquille par un accueil souriant, genre sourire publicitaire pour une marque connue de dentifrice. Comme nous sommes en avance, nous avons le temps de faire un petit tour dans le parc à l'heure où il n'y a vraiment pas foule et Caroline commence ses "repérages" dans les boutiques !
Dans un premier temps, je ne remarque pas du tout l'intru de la sculpture du tournage à l'entrée !... très amusant !
Dans le salon d'accueil des VIP que nous sommes nous attendent café, jus de fruits et petits gateaux ainsi que nos guides qui nous répartissent en petits groupes d'une dizaine de personnes. Nous serons donc avec une famille anglaise et un couple d'australiens.
Le tour commence par l'attraction des Simpsons, un simulateur qui vous emmène faire un tour de roller coaster virtuel, donc très peu pour moi merci, je préfère attendre le reste de la "team" !
Vient ensuite la visite attendue des studios en "petit train" et nous commençons par les trucages pour le son. Puis nous nous rendons dans un hangar qui abrite la fabrication des décors avec toutes les techniques de trompe l'oeil pour agrémenter les constructions.
Puis, dans un autre bâtiment, nous nous faufilons entre de hautes étagères où s'entassent un nombre incalculable d'objets. Ce bric à brac extraordinaire est la salle des accessoires et c'est à se demander comment les employés arrivent à les retrouver dans cet incroyable cafarnaüm !
Le guide nous emmène ensuite sur des lieux de tournage en extérieur. Le commentaire est illustré par des extraits de films qui passent sur les écrans plats du petit train. Je retiendrais le passage près de la maquette qui a servi au tournage du dernier "King kong" : En réalité, il s'agit de décors miniature avec un petit bateau alors que le rendu dans le film est impressionant ! Lorsque nous arrivons à la hauteur du fameux motel de "Psychose", un homme sort du bâtiment avec un grand paquet qu'il place dans le coffre d'une vieille voiture. Lorqu'il aperçoit notre "petit train" il s'élance alors sur nous un couteau sanguinolant en main !
Puis c'est le passage dans la très chic, très propre, très fleurie visteria lane de "Desperates housewifes" où le guide nous parle déjà de personnages de "saisons" qui ne sont pas encore arrivées jusqu'en Europe !....
Plus loin notre véhicule passe sur un pont de bois qui s'effrondre au moment de notre passage.. mais heureusement, on s'en sort sans problème... Ah ces trucages sont vraiment bien faits !!
Après un repas servi sous forme de buffet nous poursuivons par quelques attractions dont "Jurassic parc" que nous avons trouvé meilleure que celle du parc de Orlando alors que la version de la Momie est ici beaucoup moins impressionante.
Enfin, avant de déambuler librement dans le parc où l'on peut croiser des "personnages" comme Marylin, Zorro ou les Simpsons, nous assistons au spectacle "Waterworld" dont l'attérissage de l'avion sur le plan d'eau qui sert de scène est assez impressionnant et je n'ai d'ailleurs toujours pas compris comment cet avion était arrivé là !
Nous quittons le parc en fin de journée car les enfants ont hâte d'aller diner au HARD ROCK CAFE qui se trouve au bout de la City walk. Il est moins vaste que celui de Orlando mais tout de même très bien décoré avec également une Cadillac qui tourne au dessus du bar ! Nous faisons nos emplettes à la boutique puis nous obtenons une table bien placée...




Mardi 4 aout Aujourd'hui nous prenons le temps de nous offrir une petite flanerie matinale sur Hollywood boulevard, beaucoup plus calme que lors de notre première visite l'après-midi. Il fait déjà très chaud mais il y a beaucoup moins de monde que l'après-midi et après être passé devant le théatre chinois, nous remontons un peu plus le boulevard histoire de trouver d'autres étoiles connues. C'est un jeu qui plait beaucoup à Caroline qui a en main le plan avec les emplacements des "stars des stars". Nous irons jusqu'à l'étoile de Marylin qui malheureusement n'est pas très propre mais, comme par hasard, il y a un type à 2 pas de là qui se balade avec un chiffon et un vaporisateur en main prêt à nettoyer les étoiles “au hasard” des demandes... et pour quelques dollars ! En revenant nous aperçevons sur la colline le YAMASHIRO où nous avions passé la soirée de l'avant veille.
Nous partons pour BURBANK et les studios WARNER BROS. Après avoir récupéré les tickets (les vrais car acheté sur le net) nous nous restaurons de quelques patisseries au starbuck café. Le VIP tour est très bien organisé. Moins “show à l'américaine” que celui des studios Universal, il nous permet d'aller sur des lieux de tournage où nous...ne verrons pas grand chose … si ce n'est quelques décors de villes comme New-York ou Chicago, , , enfin on nous dit que c'est Chicago car comme nous ne sommes jamais allées ni à New-York ni à Chicago...et aussi sur la scène du l'emission de TV américaine du “Ellen show”. En fait, les studios WARNER produisent pas mal de shows et de séries TV, dont FRIENDS, mais la plupart restent réservées aux chaines américaines. Nous visitons également un sorte de musée de voitures célèbres comme la "bat mobile" ou bien la voiture volante de Harry Potter mais aussi une exposition de costumes dont ceux justement du film "Harry Potter". Il y a même une dame qui nous fait le "coup du chapeau" de Harry Potter !
La route pour SANTA BARBARA se fait rapidement, ce qui n'et pas le cas pour ceux qui viennent dans le sens inverse !
Le GPS nous fait passer par des quartiers un peu triste avant d'arriver à l'hotel, petit holiday inn aux reflets espagnols dans le style de la ville que nous allons découvrir. Nous sommes un peu au pays de ZORRO ! La chambre, toujours dans le même style avec ses grands lits en bois, est plutôt petite mais jolie et les lits sont très confortables.
C'est parti pour une petite balade très sympa jusqu'au Pier en bord de mer ou nous verrons le “congrès des pélicans” juste à côté de celui des pigeons et un peu plus loin celui des goélands. Des "pirogues de mer" s'affrontent jusqu'à une bouée où l'on entend les supporters hurler . En fait ce sont des phoques ou otaries installés sur la bouée qui doivent raler pour ce dérangement !
Nous revenons à pied vers le centre ville où un marché bat son plein sur la très animée state street. Nous nous rendons directement vers le PALACE grill car j'avais lu sur tripadvisor qu'il s'agissait d'un bon restaurant, bien coté des internautes.
A la reception on nous demande si nous avons une réservation, je crains le pire...et puis finalement on nous installe de suite dans une salle assez bruyante du fait de la proximité des cuisines semi-ouvertes. En fait ce restau ne paye pas de mine et l'intérieur n'est pas franchement reluisant... et puis le bruit et l'air des ventilateurs n'a rien pour plaire.
Le serveur prend notre commande et dépose sur la table des muffins avec un bol de crème. Drôle d'entrée en matière. Alors on lui demande tout de même si c'est pour manger tout au long du repas où à la fin. Il nous suggère de commencer de suite. En fait la boule de crème se révèle être une sorte de beure salé, et les muffins n'ont rien de sucré. Ce sont plutôt de petits cakes aux noix, aux épices, aux herbes... et ils sont excellents.
Après cette bonne introduction nous dégustons littéralement nos plats. Ici la cuisine est celle de la Louisiane, les plats sont cajun et la musique est jazzy. J'ai pris des pates aux écrevisses (oui il y a beaucoup d'écrevisses de proposées dans les plats du menu) avec des champignons, une sauce créole épicée mais crémeuse. C'est très bon! Patrick déguste son filet mignon sur purée de pommes de terre.. aux écrevisses. Puis une serveuse nous amène un document à n'ouvrir que lorsque la musique commencera. On entend alors le grand Louis chanter “It's a wonderful world”, le son est à fond et tous les serveurs du restaurant viennent à chaque table trinquer avec les convives... original ! Sur le document il y a les paroles de la chanson que les clients peuvent reprendre en choeur. re-Original ! Le son baisse alors pour laisser s'egrener les classiques du jazz de la nouvelles orléans et le service reprend son cours...
Pour le dessert, le serveur apporte 4 assiettes pour partager ("just in case") … Ils doivent avoir l'habitude! Nicolas et moi avons commandé un pudding soufflé au grand Marnier à se partager, comme l'a suggéré le serveur qui connait la taille de la portion. C'est excellent !
Patrick et Caroline ont opté pour la Key Lime pie, portion plus raisonnable. Bref il n'y a que le café qui n'est franchement pas buvable mais le reste nous aura vraiment ravi. Une bonne adresse.
Nous revenons sur la state street où les touristes s'entassent sur les terrasses pour gouter à des cuisines mexicaines ou traditionnelles. C'est certes plus animé mais après avoir regardé les menus... et les tarifs, nous ne regreterons pas notre choix. Balade nocturne dans les petites rues de cette charmante cité aux accents espagnols qui vivra dès jeudi aux heures des “old spanish days” autant dire que la fiesta battera son plein ! Au final, la ville de Santa-Barbara nous laissera un excellent souvenir !






Mercredi 5 aout C'est parti aujourd'hui pour une grande journée de route le long de la côte. Nous quittons Santa Barbara sous le soleil et le GPS nous propose de passer à travers la montagne et les vignobles pour rejoindre SOLVANG. Initialement je n'avais pas prévu de passer par ici craignant que la route soit trop sinueuse et les paysages enlaidis par les récents incendies. Mais il n'en est rien et la route est très agréable à travers les vignes et les ranchs.
Avant d'entrer dans le village, il nous faut faire le plein d'essence. On parle rarement dans les carnets de voyage de cet embarras devant la pompe essence... Eh oui, une fois trouvée la fente pour introduire la carte de crédit, voilà la machine qui nous demande, non pas le code de la carte, mais le code postal de notre région !...Nous voici donc bien embarrassé pour prendre le carburant et Patrick de devoir demander au pompiste comment faire ! Heureusement que l'humain suplée parfois la machine qui n'a pas prévu que des étrangers puissent venir chercher du carburant !!! Nous aurons ce tour plusieurs fois au cours de notre voyage !
SOLVANG est un charmant village de style Dannois très fleuri avec son moulin et des maisons typiques et colorées. Les boutiques sont attirantes et nous nous laissons tentés par quelques patisseries pour le pique nique prévu ce midi sur la côte. La visite du village est très appréciable au matin car il n'y a pas beaucoup de monde dans les rues.
Direction donc la côte. En passant près de San Obispo je remarque le Madonna Inn, l'hotel hyper kitsch dans lequel j'avais eu envie de dormir vu qu'il dispose de chambres démentielles!.. Finalement l'environnement de l'établissement n'a rien d'original : le bord de l'autoroute …ce qui explique que peut-être qui aient mis le paquet sur l'intérieur "so amazing!"
Arrivée sur MORRO BAY c'est la déception car la brume, enfin, les nuages bas de brume, se sont posés sur la mer et la côte ...Nous ne verrons donc pas Morro bay et nous poursuivons vers Cambria.
Et là, tout à coup, c'est le drame !!
Le tableau de bord indique qu'il faut changer l'huile !!! Patrick peste contre le loueur. C'est un peu fort de nous louer une bagnole pour le mois sans avoir fait la vidange !!! Nous nous arrêtons donc pour téléphoner à AVIS par le numéro de secours prévu... et là, c'est l'horreur : La nana au bout du fil nous demande notre nom, prénom (tout juste si elle ne demande pas l'age des passagers …) et n'arrive pas à nous situer quand on lui dit qu'on se trouve sur la N1en Californie, la route qui longe la mer, entre Cambria et San simeon!! De plus elle ne veut pas de nos coordonnées GPS la nullissime! Là je me rapelle soudain le texte d'un gars sur voyageforum qui disait avoir appelé car en plein désert, il avait abimé sa roue et le call center, sans doute situé à l'autre bout de la planète, l'avait envoyé dans un bled où le garage n'existait plus!
Moment d'angoisse (sauf que l'on est pas en plein désert, moment de doute, moment de rage, moment de désespoir... J'imagine la nana avec son casque de téléphone à New Delhi (voir slumdog millionnaire) en train d'essayer de nous situer sur une carte (ils n'ont donc pas google map?) Elle nous propose de RETOURNER vers San Luis Obispo dans l'agence AVIS dont elle nous donne l'adresse … Merci, on aurait pu la trouver directement avec tomtom , grrrrrr! Le call center dans ce cas ne nous aura aidé aucunement, pire il nous a fait perdre 20' et le coût d'un appel international pour tout ce temps (40€)!
Arrivés à l'adresse indiquée, nous nous retrouvons à l'entrée d'un vaste centre commercial, sic ! Heureusement la chance ne nous a pas totalement lâché car nous repérons un gars sympa sortant de sa boutique qui s'empresse de nous trouver l'agence AVIS sur son ordi (merci internet) et reviens illico presto pour nous indiquer qu'elle se trouve dans l'hotel Embassy au bout du parking. Merci, sympa, on n'aurait jamais pu trouver sans l'aide de ce gars car AVIS n'est pas indiqué et se trouve dans un recoin de l'hotel. Si un jour ce gars est au chômage, il pourra toujours se faire embaucher dans un call center !!
Wahouuu quel lobby !! On dirait l'hotel Alliance de Lille, un ancien cloitre couvert d'une verrière pyramidale dans sa version moderne ! Le gars de chez AVIS ne doit pas être souvent dérangé, dns un recoin de l'hotel, bien planqué dans son agence. Heureusement il est très aimable et souriant. Il remarque sur le contrat que l'entretien de la bagnole vient d'être fait et que le garagiste a dû oublié de faire un “reset” pour remettre en ordre l'électronique … grrrr... Il nous assure qu'il n'y a aucun problème et que nous ne sommes pas les premiers auxquels cela arrive. Il nous remet le bazar en ordre et on peut repartir.
Il est 14h et les ados ont faim. Alors on stationne l'auto à l'ombre et on entre dans le premier truc venu où l'on a vu sur la vitre que l'on pouvait avoir des salades. En fait c'est une bonne surprise. Au lieu de pique niquer près de la mer avec nos patisseries danoises, nous avons droit à un buffet à volonté, boissons incluses, pour 35$ à 4. Il y a du choix en chaud et froid, c'est frais et c'est bon! Patrick prend du lapin et goute diverses choses. Le crumble en dessert est excellent ! Bref ce BUFFET HOMETOWN est une excellente alternative au fast food... Nous prenons note du nom de la chaine .. au cas où...mais nous n'en reverrons pas d'autres au cours de notre périple.
Nous repassons devant le Madonna Inn pour la seconde fois puis rejoingnons la côte et MORRO BAY qui cette fois n'est plus dans le brouillard et se signale surtout par les grosses cheminées de sa centrale electrique (…)
Nous venons donc de prendre 2h de plus sur le planning prévu. Tant pis nous ne visiterons pas Point Lobos.
Nous nous arrêtons tout de même à l'endroit que j'avais prévu pour pique niquer, histoire de voir si les coordonnées GPS relevées étaient exactes. Yep, TOMTOM a l'air compatible avec les coordonnées données par google map.. mais pas pour toutes... L'endroit est plaisant, venteux et nous rencontrons nos premiers écureuils pas sauvages du tout.... L'arrêt suivant s'effectue sur la plage de San Simeon, bien signalée par un panneau, pour voir les sea lions, en d'autres termes, les éléphants de mer. Il n'y en a pas des masses, mais question masse ils font le poids !
La route qui suit attaque littéralement la montagne et donne l'impression de toujours monter sans jamais redescendre. Nous atteignons une hauteur assez vertigineuse...
Je vole quelques photos de la route car Patrick n'a pas l'intention de s'arrêter partout !... Je lui explique que nous devrons impérativement nous arrêter à Julia Pfeiffer Burns, un des points de vue des plus remarquables de la côte.
Julia Pfeiffer Burns est exactement comme sur les nombreuses photos que j'ai vues de l'endroit. La cascade n'est pas à sec et l'endroit ensoleillé à souhait est ravissant.
Nous terminons la route de BIG SUR avec un soleil déclinant qui rend la lumière de la mer aveuglante puisque le soleil se couche toujours... à l'ouest !
L'entrée dans CARMEL est assez surpenante car on se retrouve au milieu de pins très bas ce qui assombrit les rues en cette fin de journée. On a l'impression d'être dans les dunes. L'hotel WAYSIDE INN est super mimi avec des fleurs partout. La chambre est spacieuse et cosy, dans un style british. C'est trop mignon, nickel j'adore!
Nous ressortons rapidement car, je vous le donne en mille, les ados ont... faim !!! J'avais repréré sur le net, un restaurant italien car ils adorent ça. En fait il s'agit du restaurant NICO'S, un grec/italien où l'on trouve des plats assez classiques. 2 Spagghetis carbonara, 1 penne aux fruits de mer, pizza aux fruits de mer, crème brulée160 $ tips inclus à 20% d'office, (ils ne s'emm.. pas pour un service où, mis a part le patron qui se la joue à l'italienne .. où à la grecque, c'est selon, n'est pas très souriant). Craigneraient-ils que les européens ne laissent rien en pourboire ?
Nous partons faire un petit tour dans la rue principale. Il y a beaucoup de boutiques très classes. Les rues sont peu éclairées. Je me souviens avoir lu quelque part que c'était voulu car les habitants de Carmel, (au fait, les habitantes sont-elles des carmélites ???) refusaient la modernité ! Comme on ne voit pas grand chose dans le noir, nous décidons de rejoindre l'hotel. La visite, ce sera pour demain !




Jeudi 6 aout Ce matin on nous ammène un petit “panier déjeuner” devant la porte de la chambre à 7h30., une sorte de "panier repas" en sac isotherme avec des taourt, du lait et des céréales... Le ciel est gris quand nous partons faire une petite balade sur Océan street jusqu'à la plage bordée de pins "de Monterey" où les promeneurs et leurs chiens sont déjà nombreux. Après avoir marché dans le sable (pas très chaud), nous retournons vers l'hotel par la rue principale avec ses galeries d'art et ses patios commerciaux fleuris abritant des boutiques aux noms "frenchy". Au final cette ville nous aura parue très "snob", sorte de "Deauville" ou "Knokke le Zoute" du Pacifique...
MONTEREY est très proche de Carmel et nous avons prévu de visiter l'aquarium qui se trouve dans une ancienne fabrique de... sardines ! La visite est sympa. Ceux qui connaissent Nausicaa à Boulogne/mer (comme nous) ne seront pas surpris car c'est un peu le même système de visite pédagogique avec toutefois une collection de méduses et d'hipocampes assez chouette. Je m'attendais tout de même à plus grand. Le soleil est revenu ce qui nous permet de parcourir la route de la côte jusqu'à san Francisco en profitant encore de ses paysages qui font parfois penser à... la Bretagne !
Et puis voilà les premières vues de SAN FRANCISCO et ses petites maisons pastel qui nous invitent à poursuivre la visite. Nous savons déjà que cette ville va nous plaire !
A l'hotel HOLIDAY INN au FISHERMANS WHARF, nous avons une suite avec un salon/kichenette séparé de la chambre au 4ème et dernier étage de l'établissement . Les fenêtres donnent sur le sommet de la pyramid tower et la coit tower. C'est "nickel chrome" pour ma "team" qui a apprécie déjà notre environnement car notre première visite est pour les quais et leur animation. Nous traversons le musée mécanique pour voir quelques bateaux à quai et nous nous rendons ensuite vers le célèbre Pier 39 où nous avons prévu de diner, devinez où ??... au hard Rock Café qui devient passage obligé car les ados sont fans ! Le diner ne nous laissera pas un souvenir impérissable. La déco est moyenne et l'endroit est extrèmement bruyant ! J'ai tout de même testé le steak sirloin qui n'était pas si mal.
Mis à part la température hivernale, on a bien aimé l'ambiance du PIER 39. Il y a des tas de boutiques et de restaurants mais il y a surtout la visite aux otaries... ça pue un peu mais c'est tout de même marrant à voir !
Le FISHERMAN'S WHARF est certes très touristique mais l'ambiance y est festive et il y a toujours quelque chose à voir ou à écouter... et ça, c'est amusant ! Les garçons se trouvent des chapeaux “Indiana Jones”... dans des boutiques qui sont partiquement toutes tenues par... des chinois ! Quant à moi, je me prend un gilet polaire tellement j'ai froid !!! Caroline est aux anges car il y a vraiment de quoi faire du shopping. Il y a des centaines de tee shirts dont certains repésentent le président nouvellement élu. Avant de rentrer nous passons voir le terminus du CABLE CAR, ce funiculaire en bois, pour assister au retournement du véhicule qui se fait ici, à la main...et c'est vraiment l'attraction locale !




Vendredi 7 aout
Levée avec le soleil, nous prenons notre temps pour prendre le petit déjeuner car nous avons rendez-vous à 10h30 pour un tour guidé avec Mr TOAD.
Il s'agit d'un tour motorisé dans un "tacot" aménagé. Notre chauffeur est très sympa et son attitude cadre totalement avec le style du véhicule. Il me fait penser à un personnage Disney alternant les commentaires avec les "pouet pouet" à l'encontre des habitués croisés du parcours. Le véhicule limite le nombre de passagers à 10.
Le parcours est classique et l'arrêt à Chinatown permet d'aller voir la fabrique des "fortune cakes". Le passage dans les beaux quartiers nous permet d'admirer de superbes villas victoriennes et dans le quartier hippie de High Hasbury, notre chauffeur enclanche la musique "If you go to San Francisco ..." Ambiance ambiance ! Nous terminons par la visite du Presidio et du Golden Gate. Hereusement que nous avons pensé à prendre les coupes vent car dans ce genre de véhicule ouvert il y a beaucoup d'air et il est très froid ici !!!
Après avoir acheté un "MUNI pass" pour 3 jours, nous embarquons dans le fameux CABLE pour grimper jusqu'à Sutter street. Nous aurons l'occasion d'amortir ce Muni pass car nous emprunterons le bus plusieurs fois. Les bus sont nombreux et faciles à prendre. En revanche, le Cable est bondé de touristes. A cette heure il y a une file d'attente dingue au terminus et aux arrêts il faut presque se battre pour trouver une place ou s'accrocher au parapet... C'est une petite deception car pour notre premier trajet dans ce véhicule, on ne voit rien de la route ...
Nous déjeunons au LORI'S DINNER situé à l'angle de Sutter street et Powell street (le cable passe juste devant). Le décor est super pour ceux qui aiment les années 50's façon "Grease" !! La nourriture est plutôt bonne et il y a du choix. On teste les hamburgers (of course), les premiers du voyage et ils sont très bon ! A noter que pour l'accompagnement on peut demander de la salade ou du coleslaw à la place des frites.J'ai eu beau préparer ce voyage depuis plusieurs mois, je me sens perdue à San Francisco où j'ai l'impression que les routes qui descendent ou montent sont bien plus nombreuses que je ne l'avais repéré sur mes plans....Bref ici , ça monte, ça descend tout le temps !
Nous voici arrivés sur UNION SQUARE, la fameuse place centrale qui, selon moi, n'a pas grand chose de différent d'une autre ville. Macy's, qui trône au milieu de la place, est un grand magasin genre Galeries Lafayettes et le reste c'est "boutiques" etc...Je ne vois pas l'intérêt de s'y attarder, il y a tant d'autres choses à découvrir ici. Nous passons donc au quartier financier et ses buildings. On n'a jamais vu de buildings si hauts aussi rapprochés, alors ça fait un peu bizarre ce quartier de la finance. Le musée de la banque WELLS FARGO est tout petit mais comme c'est gratuit, ça vaut le coup de s'y poser 5' et de monter dans la diligence. Pendant notre voyage, nous penserons souvent à l'épopée des pionniers qui sont venus s'installer à l'ouest, osant s'aventurer sur des pistes incertaines et traverser des contrées hostiles pour parvenir jusqu'à l'océan !
Nous entreprenons de flaner dans le quartier MISSION pour voir les façades peintes. Le parc accueille de nombreux jeunes installés tranquillement face à des bâtiments anciens comme Mission Dolores. Nous nous promenons un peu dans la mission street et les rues adjacentes. C'est un quartier agréable et apparemment en pleine reconversion car il y a de nombreuses boutiques et restaurants branchés fraichement ouverts. Mais nous ne nous attraderons pas le soir car le coin de la station de métro sur Mission/16th est hyper mal famé (bandes, prostituées...)...
Nous nous rendons ensuite dans le quartier japonais, peu étendu mais dont le centre commercial et sa tour sont particulièrement significatifs. Nous avons réservé au BENIHANA , restaurant japonais Tepanyaki. Nous apprécions particulièrement ce rituel ou le chef japonais cuisine devant nous sur une plaque chauffante. C'est bon, frais et c'est léger. Le seul hic c'est que ce restaurant est bien bruyant. La "Japantown" est donc toute petite comparé à la Chinatown mais il y a de nombreux restaurants (non tepan) et quelques boutiques nippones.





Samedi 8 aout Aujourd'hui c'est notre journée "bicyclette". En route donc pour SAUSALITO via le GOLDEN GATE ! Nous louons nos vélos, sortes de "mountain bike" chez BAY CITY BIKE, une boutique proche de l'hotel.. appréciable au retour (rincés mais heureux....). C'est assez facile de louer un vélo à San Francisco car il y en a partout. Nous croiserons des centaines de cyclistes durant notre périple du jour ! Nous longeons la baie pour nous rendre vers le Golden gate qui est à moitié dans la brume. Ca monte un peu pour arriver sur le tablier du pont mais une fois qu'on y est, ça va, c'est presque plat... et là ce n'est que du bonheur ! On en a tout de même "plein les pattes" après car les vélos sont peut-être "secure" mais ils sont hyper lourds.. alors moi, dès que ça monte, c'est à côté du vélo que je me place... De l'autre côté, nous faisons une petite halte auprès des pêcheurs, histoire d'admirer le pont (toujours dans la brume). Avant d'arriver à Sausalito, ça monte un peu à travers la forêt d'eucalyptus... en même temps ça doit bien dégager les bronches !
SAUSALITO est une ville très mignonne mais il y a un monde fou ! A l'aller on se dit que l'on ne va pas s'arrêter de suite vu la foule. On préfère poursuivre vers les houseboats. Toutes les "résidences", autrefois celles des "hippies" ne sont pas accessibles au public pour préserver la tranquilité des riverains ... qui ne sont plus vraiment des hippies aujourd'hui... Sur le chemin du retour, on décide de s'arrêter déjeuner avant le centre ville dans un petit café très sympa, le CIBO, un tantinet branché écolo-nature. Bonne pioche !! On est bien tranquille ici. Il y a une petite terrace mais on préfère profiter de la fraicheur intérieure. Au menu Panini servi avec un petit ravier de pickles et moi j'ai testé un french toast avec des pêches et des fraises HUMMMMM. Dans ce café, on ne sert pas de coca, chose étrange pour les USA mais ce n'est pas plus mal ! J'en attrape pour 35$ boissons comprises, le même prix que l'autre jour au SUBWAY de Monterey, mais ici c'est bien meilleur et nettement plus clean avec un service souriant et "in french" ! Faudra qu'on m'explique là !!! Quand on se rend à Sausalito en vélo via le golden gate on a, en gros, é alternatives : Revenir par le pont ou bien traverser la baie en ferry qui nous ramène non loin du fisherman wharf ... Nous optons pour cette solution, la moins couteuse en ...énergie car nos batteries sont un peu déchargées à cette heure ... Nous tentons de stationner les vélos dans un parking (à vélos) du centre ville mais après avoir pris connaissance des heures du ferry nous renonçons de façon à avoir une place à bord .. et c'est pas gagné vu le nombre de vélos au centre ! C'est pourquoi nous sommes les premiers à embarquer. A en croire des français qui sont à bord du ferry du retour, on a bien fait de déjeuner à l'extérieur du centre. On a l'impression que tout le monde s'arrête au centre ville alors qu'après c'est beaucoup plus cool !
A bord du bateau, au moment de reprendre els bicyclettes pour débarquer, c'est le bins total ! Heureusement que les américains étaient mieux organisés pour débarquer en juin 44 ! Il faut dire que c'est le week end et on a vraiment l'impression que les californiens qui ne font pas de joging font du vélo !!! Bref on n'est pas tout seul sur la route... tant pis pour les autos, ce n'est pas leur jour !! Après un passage à l'hotel histoire de se reprendre un peu, nous repartons en cable vers le haut de la Columbus street mais en route, nous décidons d'aller voir de plus près la fameuse LOMBART street dans sa partie la plus attractive : Les lacets fleuris ! Pour de nombreux touristes, le jeu consiste à descendre cette rue en auto et de préférence en se tenant, pour les passagers, assis sur les portières du véhicule !... En haut de la rue il ne faut pas moins de 2 policiers pour réguler la circulation. Inutile de dire que si l'on tient absolument à effectuer la descente en voiture dans la journée, il convient de prendre son mal en patience !!! Avant de rejoindre notre restaurant du soir, la STINCKING ROSE, nous décidons d'aller voir d'un peu plus près la fameuse transamerica pyramid. Sur le trottoir, un orchestre chinois au grand complet nous rappelle que nous sommes aux portes de chinatown. Heureusement que j'ai réservé le restaurant "Stincking rose" sur internet sinon il aurait fallut attendre dehors ! On nous accompagne jusqu'à notre table, au premier étage, dans un dédale de petits passages. La salle de restaurant est assez vétuste. Ce restaurant est une vraie usine et c'est très bruyant !!! Ici l'ail est à l'honneur et il y en a dans tous les plats ! C'est le concept du resto qui en fait sa renommée mais la cuisine n'est pas super originale mis à part cet ail qui est partout, y compris dans les fresques grossières peintes sur les murs. Les plats sont plutôt italiens et le service pourrait être plus souriant. Attention, les gnocchis sont juste un peu...sucrés

Dimanche 8 aout C'est formidable de pouvoir passer un dimanche à San Francisco, surtout quand le soleil est au rendez-vous dès le matin et que le ciel est dégagé ! Le dimanche est un jour tranquille... mais notons que les californiens sont déjà assez cool et puis c'est le jour de la messe, de la célébration comme on dit dans les églises méthodistes et Cie...car nous avons prévu de nous rendre assister à la célébration de la GLIDE... et qu'a t'elle de particulier cette église pour que j'ai envie d'y aller alors que je n'assiste jamais à la messe d'habitude ? Ben j'vais vous l'dire : Il s'agit tout simplement d'une messe en GOSPEL !!!! Alors nous partons en Cable car à l'assaut du centre ville. Alors que nous marchons vers l'adresse indiquée, nous dépassons un groupe de dames chapeautées qui se rendent au même endroit que nous...mais nous sommes les premiers de la file d'attente et le chairman, très sympa, nous place près du mur. Ensuite il nous invite à entrer et nous choisissons de monter à l'étage car j'avais lu que c'était mieux pour les touristes. Nous nous installons au premier rang du balcon. Derrière nous il y a d'autres touristes français. Nous avons alors une vue imprenable sur la scène car ici, point d'hotel et de reliques, point de statues, de vitraux ou fantaisie, tout se passe dans le chant, le discours, l'attitude et ...la technologie car films et images se relaient sur le grand écran situé derrière la scène ! On nous distribue alors un éventail car il fait assez chaud au balcon. Il porte l'inscription d'une publicité pour le restaurant de l'hotel japonais du coin, brunch oblige...ou comment allier spiritualité, sponsoring et bien être ! J'avais lu que les messes en gospel de la Glide étaient super, mais en réalité c'est carrément surprenant, un véritable spectacle pendant lequel on ne s'ennuie pas une seconde !! On démarre directement par un chant et tout de suite on est dans l'ambiance. Le soliste est extraordinaire , les choeurs sont parfaits et les musiciens carrément top (Wahouuu le saxo !!). Au premier étage, un type tout aussi agité que les habitués du bas relaie l'enthousiasme des chanteurs et nous invite à frapper des mains comme un "chauffeur" de salle de spectacle ! Au cours de la célébration nous assistons à une scène surprenante. Un grand noir très efféminé nous présente les produits dérivés qui peuvent être achetés à la fin de l'office. Il se met à défiler comme dans une collection de haute couture avec un tablier à l'éfigie du groupe. On croirait Jacob dans la cage aux folles... Tout le monde éclate de rire... on n'en croit pas nos yeux ! Imaginez une telle scène dans une messe de chez nous !! Mais nous n'avons pas fini d'être surpris car voici qu'entre en scène le très dynamique, que dis-je, l'explosif pasteur noir qui va nous offrir un prêche carrément politique et rappeler au passage que "Maintenant, nous avons un président !" Après coup, je ne sais pas si l'on peut vraiment parler de messe car ici il s'agit plutôt d'un show !!! et quel show !!! En tout cas c'est vraiment très chouette. Je suis ravie !
Quelle chance nous avons d'avoir un temps superbe sur cette ville dont on dit qu'elle est souvent dans la brume ! J'ai réservé pour le brunch au TOP OF THE MARK, le restaurant situé au sommet de l'hotel intercontinental Mark Hopkins. Le "Top" n'est qu'au 22ème étage, ce qui est nettement moins haut que le Carnelian room, le restaurant situé au 55ème étage de la tour de la bank of américa, mais qui n'etait pas ouvert ce dimanche !I Qu'importe, le Mark Hopkins est situé en hauteur sur une colline, par rapport aux autres buildings ce qui compense. Comme nous sortons assez tard de la Glide, nous hattons le pas pour nous rendre au restaurant ce qui fait que nous arrivons bien fatigués tellement la pente de la rue est rude ! En montant dans l'ascenseur, nous remarquons encore une fois qu'il n'y a pas de 13ème étage. Dans le restaurant très chic à l'ambiance feutrée il y a peu de touristes. Ce sont plutôt des gens de San Francisco qui viennent bruncher chic ici ! En tout cas le service est très soigné et buffet très fin ... un peu normal vu la classe de l'établissement ... et le prix .. mais la vue sur la baie est superbe !!! Le MUSEE DU CABLE, situé à deux pas de là, est un petit musée sympa et gratuit où l'on apprend comment fonctionne les "cable car" et où l'on voit les machines en mouvement... c'est donc très bruyant ! Après, en attendant ce cable car dans la rue déserte car il n'y a décidemment pas beaucoup de circulation à San Francisco le dimanche, nous prêterons une oreille d'autant plus attentive au bruit du cable situé au centre de la rue...
Retour à l'hotel pour se relaxer avant de partir visiter ALCATRAZ. Le bateau part à 18h45. J'ai réservé le tour de nuit. Nous prenons nos KWAY car j'imagine que le vent sera frais... je n'ai pas tord. Arrivés sur l'île, des guides nous prennent en charge pour nous accompagner jusqu'à l'entrée de la prison où nous prenons des audio guides dans notre langues c'est à dire en français pour moi et en néerlandais pour Patrick et les enfants. La visite est très interessante et la façon de faire commenter les lieux par d'anciens gardiens ou prisonniers est vraiment originale. Nous arpentons ainsi les couloirs de la prison, découvrant l'étroitesse des cellules et la vie des "pensionnaires" dont les plus célèbres ont même droit à l'affichage de leur trombine sur les murs! Au retour, nous pouvons admirer les lumières de la ville où nous passerons notre dernière soirée. Nous allons diner au BUBA GUMP à la demande des enfants, ce qui n'est pas une super idée car c'est assez cher pour manger ...quelques crevettes ! Mais bon, ce sont les vacances et on aime faire plaisir aux enfants (c'est comme au Hard rock café : hyper bruyant mais branché !). Au retour ils demanderont à voir le film Forrest GUMP...




(A suivre....)
Faire une randonnée dans les Cinque Terre? (Italie) English translation pending
Bonjour,
Qui a déja fait une rando dans les "cinque terre"? ( et non, il ne faut pas d's à terre ! )
Ou peut-on se loger?
Merci.
Philippe
Ou peut-on se loger?
Merci.
Philippe
Dix jours à Krabi: qu'y faire? English translation pending
Je m'entends en demandant cela, hors mis des croisières sur les iles environnantes et de la plongée qu'y a t'il à voir coté terre
merci à tous
Retour d'un voyage de quarante jours en Indonésie et en Malaisie English translation pending
Bonjour,
Vous trouverez des informations pratiques sur mon dernier voyage en Indonésie. Il s'agit de donner des informations sur les prix pratiqués, la durée des transports et les possibilités de "faire" un nombre important de sites "intéressants" avec le visa standard de 30 jours (l'appréciation des sites visités étant forcément suggestive).
Pour 1414€, j'ai combiné un trajet de 39 jours en passant par Sulawesi, Java-Est, Bali, Flores-Komodo, Singapour et la Malaisie en pleine saison touristique. Les billets d'avions et de train ont coûté 814€ : - Vol "Ethiad" Londres-Kuala Lumpur A/R : 437€ - Vol "AirAsia" Kuala Lumpur-Makassar : 60€ - Vol "AirAsia" Bali-Singapour : 16€ (promo spéciale pendant 2 jours) - Train "Eurostar" Lille-Londres A/R : 77€ - Vol "Merpati" Makassar-Yogjakarta : 82€ - Vol "Merpati" Bali-Maumere : 88€ - Visas et taxes d'aéroport en indonésie : 54€
Les vols Ethiad et Air Asia ont été achetés entre le 6 et le 9 juillet pour un voyage du 5 août au 12 septembre. Le comparateur de vols de VoyageForum a été très utile pour suivre pendant 15 jours l'historique et l'évolution des prix en pleine saison touristique. L'achat définitif a été fait en fonction des frais et bons de réduction proposés par les moteurs de recherche des 3 principaux opérateurs français.
Les 600€ restants ont été dépensés en transport (134€), visites-excursions (173€), repas (121€) et logement (172€ sur base chambre double divisé par 2).
Les frais bancaires de retrait ont représenté plus de 60€ avec un taux de change peu favorable : - > 4, 76 Ringgits malaisiens / Euro (taux de change à little india : 5, 05 MAR pour 1€) - > 13362 Roupies indonésiennes / Euro (taux de change à Kuta : 14000 INR pour 1€ chez Perama ; pas d'arnaque !) - > 2, 02 Dollars singapouriens / Euro (taux de change à little india : 2, 04 SGD pour 1€) En Malaisie et à Singapour, les changeurs indiens sont les plus compétitifs et sont ouverts le dimanche. Il n'y a pas de commissions.
En indonésie, il est difficile de retirer de l'argent au distributeur (1200000 INR à l'aéroport de Makassar, 1250000 INR à l'ATM Mandiri de Rantepao, 2500000 INR à l'ATM Mandiri de Yogjakarta et 3000000 INR à l'ATM Permata d'Ubud près de l'agence Perama à l'angle de Monkey forest rd).
Jour 1 (5 août 2009) : Eurostar (Lille/Londres/Lille - 77 Euro). Achat d'une "Oyster Card" à 10£ (dont 3£ de consigne). Metro King Cross St pancras-Heathrow (52 minutes - coût 2, 2£ en heure creuse et le we débité sur la Oyster). Jour 2 : arrivée à Kuala Lumpur avec Ethiad Airways (Londres/KL/Londres - 437 Euro) à 14h puis bus "Star" KLIA->Puduraya bus station (1h15 - 10 MAR - AC). Anjung GH 75 MAR (chambre 4m2/pt déj+thé libre-service/douche eau chaude & wc communs - www.anjungkl.com). Jour 3 : Visite Chinatown** puis bus "Star" Puduraya->LCCT (1h15 - 12 MAR). Vol "Air Asia" KL->Makassar (16:05-19:30 - 280 MAR / pas de décalage horaire). Visa 25$ (ou 250500 INR avec possibilité de sortir de l'aéroport pour retirer de l'argent au DAB !). Taxi pour Terminal Bus Daya (20 mn - 65000 INR). Bus "Bintang Prima" pour Rantepao (22:00-06:00 - 85500 INR ; réservation faite par tour-opérateur "Yeki" situé à gauche de la sortie du terminal de l'aéroport). Jours 4-8 : Location VTT (cher 50000 INR = prix d'une moto !) - Wisma Imanuel (vaste chambre/douche eau chaude & wc/pt déj - 100000 INR). Visite de Lemo (tau tau*** / soleil<10h) - Suaya (tau tau*** / soleil <10h) - Londa (grotte avec tau tau*** / soleil >15h) - Tampangallo (grotte avec tau tau & cercueils***+mégalithes**) - Bori (mégalithes***+baby tree* / soleil<15h) - Kete kesu (village***+cercueils**) - Palawa (village***+mégalithes**) - Pana (falaise***) - Bolu (Marché aux buffles tous les 6 jours**) - Kambira (baby tree**) - Batutumonga (panorama**) - Lokomata (falaise*) - Marante (tombeaux*+village*) - Palattokke (cercueils suspendus**) - Sullukang (mégalithes*) - Siguntu (maisons*+paysages de rizières>15h**) Jour 9 : Location VTT - nombreuses cérémonies les jeudis/vendredis avec sacrifices de buffles vers 11h - Bus "New Liman" à 21:00 pour Makassar (arrivée 05:00 à l'aéroport / 06:00 au centre ville). Jour 10 : Visite de Makassar° (A éviter = rien à voir !). Consigne baggage au New Legend (20000 INR!). Taxi aéroport (90000 INR!). Vol "Merpati" Makassar-Yogjakarta (18:00-18:40 - 1100000 INR + taxe 30000 INR - départ/arrivée avec 1h de retard / décalage horaire -1h). Taxi pour Sosro (20mn - 30000 INR) ou prendre mini-bus climatisé "Trans Yogja" à l'extérieur de l'aéroport (40mn - 3000 INR - arrêt à l'entrée de Sosro). Losmen Nuri (petite chambre avec mandi/pas de pt déj - 70000 INR). Jour 11 : A/R bus "trans Yogja" pour Prambanan (50mn - 2x3000 INR). Visite Prambanan** (entrée 110000 INR). Jour 12 : A/R bus "trans Yogja" pour Jombor Bus station (10mn - 2x3000 INR). A/R bus Borobudur (40 mn - 2x10000 INR). Visite Borobudur*** (entrée 1200000 INR). Jour 13 : Package Bromo-Ijen-Ferry pour Bali (agence Sosro - 490000 INR). Trajet pour Cemoro Lawang (durée 12h). Jour 14 : Lever 3h30 : jeep pour lever du soleil à Penanjakan*** (30mn - 90000 INR) puis montée au Bromo** (entrée 25000 INR). Trajet pour Sempol (durée 5h). Jour 15 : Lever 4h30 : balade jusqu'au Ijen** (30mn - entrée 25000 INR) et descente dans le volcan*** (2x30mn). Traversée en ferry (30mn - 5700 INR). Décalage horaire +1h. Bus public pour Lovina/Anturan (40mn - 22500 INR). Visite plage d'Anturan° (plage sale). Puspa bungalows (chambre-bungalow avec douche+wc/eau chaude/pt déj -100000 INR). Jour 16 : Bus "Perama" Lovina-Ubud (09:00-10h30 - 100000 INR ; demander la carte de fidélité gratuite qui donne droit à 5% de réduction + possibilité de "stop-over" à Bedugul). Kori Bali Inn** (vaste chambre/douche & wc avec eau chaude/pt déj/calme - 160000 INR ; vue sur les rizières à 2 pas de Monkey forest rd). Jour 17 : A/R Bemo Ubud-Gianyar (20 mn - 2x5000 INR). Arrêt à Goa Gajah** (entrée 6000 INR). Sentier vers Yeh Pulu* (entrée 6000 INR). Visite des temples de Penjeng (Kebo Edan, Penataran sasih...). Se renseigner sur les dates des grandes crémations ; le site de crémation se trouve sur la route principale à 300m à gauche dans le virage après Goa Gajah (horaire 09:00-12:00). Jour 18 : A/R Bemo Ubud-Gianyar (30mn - 2x5000 INR). A/R Bemo Gianyar-Bangli (30mn - 2x5000 INR). Visite du Pura Kehen** (entrée 3000 INR). A/R Bemo Bangli-Kintamani (1h - 2x10000 INR). Visite du Pura Ulun Danu** et panorama** à Penelokan ; préférer la moto à 50000 INR pour s'arrêter sur la route (sites de crémations le long de la route avant Bangli, nombreuses fêtes de temples...). Jour 19 : Circuit "Bali Est" (08:30-17:00 - 160000 INR). Viste du Semara Pura*** (entrée 12000 INR), de Goa Lawah**, Tenganan*** (donation 5000 INR), Candidasa* et Pura Besakih*** (entrée 10000 INR). Spectacle de danse (80000 INR). Jour 20: A/R Bemo Ubud-Gianyar (20 mn - 2x5000 INR). Arrêt au carrefour de Pejeng. A/R Bemo Gianyar-Tampaksiring (30 mn - 2x10000 INR). Arrêt à Gunung Kawi*** (entrée 6000 INR). Balade vers Tirta Empul** (entrée 6000 INR). Circuit "Tanah Lot" (14:00-19:30 - 130000 INR). Visite de Taman Ayun*** (3000 INR), Alas Kedaton* (10000 INR) et Tanah Lot*** (10000 INR). Jour 21 : Bus "Perama" Ubud-Aéroport (09:00-10:30 - 40000 INR avec réduction fidélité ; gratuit si achat d'un billet Lovina-Kuta avec stop-over Ubud !). Vol "Merpati" Bali-Maumere (13:00-15:20 - 1178300 INR + taxe 30000 INR - départ/arrivée avec 30mn d'avance / Fokker 100 avec arrêt 30 mn à Sumba). Taxi pour bus station (10 mn - 30000 INR). Kijang pour Moni (3h - 50000 INR). Watugana bungalows° (chambre mal entretenue/douche et wc avec eau froide/pt déj jusqu'à 11h - 100000 INR). Jour 22 : Lever 4h30 - moto pour le lever du soleil (30mn - 35000 INR). Montée au Kelimutu (entrée 20000 INR +3000 INR pour la moto). Vue superbe** du point de vue n°2 (attendre 08h pour que le 3ème lac de couleur "chocolat" se découvre) puis aller au point de vue n°1 et longer le cratère par la droite en direction du Gunung Kelimutu. Vue superbe*** sur les 2 lacs verts éclairés complétement avant l'arrivée des nuages à 09h. Retour direct possible vers le parking par un chemin mal balisé et peu entretenu ! Au retour, visite de la cascade* et de la maison traditionnelle Koamara**. Kijang pour Bajawa (5h - 125000 INR). Hotel Eidelweiss (douche & wc/seau eau chaude/pt déj - 200000 INR). Jour 23 : Ojek pour la journée (100000 INR). Visite du Wawo muda* (beau paysage sur l'Inérié et l'Ebulobo mais mini-lacs à sec en été), de Wogo (village* + mégalithes**), Bena (village 'fortifié' avec mégalithes***), Luba (village* tranquille à 2 pas de Bena) et Bela (village**). Jour 24 : Bus public pour Labuan Bajo (14h - 100000 INR -> négocier un Kijang à 600000 INR à partager entre touristes). Bemo centre-ville (30mn - 5000 INR). Hotel Gardena (vaste chambre/douche & wc avec eau froide/pt déj - 200000 INR). Jour 25 : Bateau jusqu'à Seraya Island (11:00-12:00 - 20000 INR). Snorkeling sur un "jardin" de coraux multicolores*** (15000 INR pour le masque-tuba). Seraya bungalows (bungalows individuel avec douche&wc/eau disponible de 18h à 22h - 175000 INR + 30000 INR si séjour d'1 seule nuit). Jour 26 : Bateau jusqu'à Labuan Bajo (09:00-10:00 - 20000 INR ; ne pas hésiter à affrêter un bateau à 80000 INR si vous voulez partir plus tard car il y a peu de choses à faire à Labuan Bajo). Croisière "Perama" jusqu'à Lombok (rdv 17:00 - repas 19:00 - nuit sur place - 1300000 INR -5% fidélité pour le 'deck' sinon 1800000 INR pour la cabine). Jour 27 : Départ pour Rinca à 05:00 - arrivée 09:00. Balade de 2h pour voir les dragons de Komodo***. Bateau jusqu'à Gili Laba. Snorkeling près des 'patates' de corail**. Nuit à bord avec traversée agitée du détroit entre Komodo et Sumbawa. Jour 28 : Arrivée théorique à Moyo vers 10:00 avec balade jusqu'à une cascade° (sans eau). Bateau jusqu'à Wera. Snorkeling le long d'une "forêt" de coraux** (longues branches de coraux durs). Arrivée à Lombok à 22:00 et dépose à Senggigi à minuit. Hôtel Elen's (chambre avec douche & wc/pt déj - 100000 INR ; réservé par Perama sur le bateau dans l'après-midi). Jour 29 : Bateau "Perama" pour Bali (09:00-13:00 - 330000 INR avec les 5% fidélité ; bus jusqu'à Kuta inclus). Bus Padangbai-Sanur (13:30-15:00 ; utilisation de la possibilité de stop-over sans surcoût). Visite du musée Le Mayeur** (5000 INR). Pondok Shanti (vaste chambre avec douche & wc/pas de pt déj - 150000 INR ; appartient au magasin qui fait office de bureau-relais Perama). Jours 30-31 : Bus "Perama" (09:00-11:00 - gratuit !). Balade sur la plage** de Kuta jusqu'à Legian. Berlian Inn (chambre-bungalow avec douche & wc/eau chaude/pt déj - 150000 INR). Jour 32 : Kijang pris dans la rue à 04h30 du matin (10mn - 42000 INR ; très nombreux taxi dans Jl Legian même la nuit pour 25000-35000 INR au compteur). Vol "Air Asia" pour Singapour (06:55-09:30 - 205000 INR en promo - taxe aéroport 150000 INR). Metro "MRT" pour Chinatown (50mn - 1, 8 SGD + 1 SGD de consigne rembourable). Backpackers Inn (chambre 4m2 climatisée/cuisine+salle de bain+machine à laver le linge en libre-service/pas de petit déj - 55 SGD ; réserver directement à l'aéroport auprès de l'office du tourisme). Jour 33 : Visite de Chinatown**, Colonial district**, Little India** et du quartier malais**. Jour 34 : Metro MRT jusqu'à la station 'Bugis' (10 mn - 1, 3 SGD + consigne) et marche jusqu'à la station de bus de Queen St. Bus "Johor Express" pour la gare routière de Johor (1h avec les 2 passages de douane - 2, 4 SGD). Bus "707" pour Malacca (11:00-13:30 - 19 MAR). Bus n°17 pour centre-ville (10 mn - 1 MAR). Sama Sama (chambre basique avec douche&wc commun/pas de pt déj - 35 MAR ; vélo et internet gratuits). Jour 35 : Visite des quartiers hollandais** et chinois**. Balade à vélo jusqu'à Bukit Cina**, St John's hill* et le quartier portugais°. Jour 36 : Bus 17 (10 mn ou 40mn - 1 MAR ; intercepter un bus à l'angle de Jl Cheng lock et Jl Kubu sinon en prenant le bus devant la Christ Church on visite toute la ville pendant 30 mn !). Bus "transnational" pour KL-Puduraya (12:00-14:15 - 12, 4 MAR). Anjung GH (70 MAR). Jour 37 : Visite de chinatown*, des lakes gardens*, du merdeka square**, de little india* et du golden district (tour Petronas** et des mega-mall*). Jour 38 : Bus "star" pour KLIA (1h15 - 12 MAR). Pas de taxe d'aéroport. Jour 39 (12 septembre 2009) : Metro Heathrow-Russel Square (50 minutes - coût 2, 2£ en heure creuse et le we débité sur la Oyster). Remboursement de la Oyster : solde 2, 2£ remboursé sur CB + consigne 3£ remboursé en liquide. Visite du British museum*** (consigne 1£ pour bagage de 50 cm et 7 kg maximum !).
NB: Avec l'ouverture du hub TransNusa à Makassar depuis le 19 août (lignes vers Labuan bajo, Ende et Maumere), il est possible de passer directement de Sulawesi à Flores et donc d'économiser 1 vol (soit 80€) en enchaînant Flores-Lombok-Bali-Java en bateau. La future ouverture du hub de Mandala Airlines devrait aussi faire diminuer les prix de 50% sur les vols intérieurs au départ de Makassar.
Vous trouverez des informations pratiques sur mon dernier voyage en Indonésie. Il s'agit de donner des informations sur les prix pratiqués, la durée des transports et les possibilités de "faire" un nombre important de sites "intéressants" avec le visa standard de 30 jours (l'appréciation des sites visités étant forcément suggestive).
Pour 1414€, j'ai combiné un trajet de 39 jours en passant par Sulawesi, Java-Est, Bali, Flores-Komodo, Singapour et la Malaisie en pleine saison touristique. Les billets d'avions et de train ont coûté 814€ : - Vol "Ethiad" Londres-Kuala Lumpur A/R : 437€ - Vol "AirAsia" Kuala Lumpur-Makassar : 60€ - Vol "AirAsia" Bali-Singapour : 16€ (promo spéciale pendant 2 jours) - Train "Eurostar" Lille-Londres A/R : 77€ - Vol "Merpati" Makassar-Yogjakarta : 82€ - Vol "Merpati" Bali-Maumere : 88€ - Visas et taxes d'aéroport en indonésie : 54€
Les vols Ethiad et Air Asia ont été achetés entre le 6 et le 9 juillet pour un voyage du 5 août au 12 septembre. Le comparateur de vols de VoyageForum a été très utile pour suivre pendant 15 jours l'historique et l'évolution des prix en pleine saison touristique. L'achat définitif a été fait en fonction des frais et bons de réduction proposés par les moteurs de recherche des 3 principaux opérateurs français.
Les 600€ restants ont été dépensés en transport (134€), visites-excursions (173€), repas (121€) et logement (172€ sur base chambre double divisé par 2).
Les frais bancaires de retrait ont représenté plus de 60€ avec un taux de change peu favorable : - > 4, 76 Ringgits malaisiens / Euro (taux de change à little india : 5, 05 MAR pour 1€) - > 13362 Roupies indonésiennes / Euro (taux de change à Kuta : 14000 INR pour 1€ chez Perama ; pas d'arnaque !) - > 2, 02 Dollars singapouriens / Euro (taux de change à little india : 2, 04 SGD pour 1€) En Malaisie et à Singapour, les changeurs indiens sont les plus compétitifs et sont ouverts le dimanche. Il n'y a pas de commissions.
En indonésie, il est difficile de retirer de l'argent au distributeur (1200000 INR à l'aéroport de Makassar, 1250000 INR à l'ATM Mandiri de Rantepao, 2500000 INR à l'ATM Mandiri de Yogjakarta et 3000000 INR à l'ATM Permata d'Ubud près de l'agence Perama à l'angle de Monkey forest rd).
Jour 1 (5 août 2009) : Eurostar (Lille/Londres/Lille - 77 Euro). Achat d'une "Oyster Card" à 10£ (dont 3£ de consigne). Metro King Cross St pancras-Heathrow (52 minutes - coût 2, 2£ en heure creuse et le we débité sur la Oyster). Jour 2 : arrivée à Kuala Lumpur avec Ethiad Airways (Londres/KL/Londres - 437 Euro) à 14h puis bus "Star" KLIA->Puduraya bus station (1h15 - 10 MAR - AC). Anjung GH 75 MAR (chambre 4m2/pt déj+thé libre-service/douche eau chaude & wc communs - www.anjungkl.com). Jour 3 : Visite Chinatown** puis bus "Star" Puduraya->LCCT (1h15 - 12 MAR). Vol "Air Asia" KL->Makassar (16:05-19:30 - 280 MAR / pas de décalage horaire). Visa 25$ (ou 250500 INR avec possibilité de sortir de l'aéroport pour retirer de l'argent au DAB !). Taxi pour Terminal Bus Daya (20 mn - 65000 INR). Bus "Bintang Prima" pour Rantepao (22:00-06:00 - 85500 INR ; réservation faite par tour-opérateur "Yeki" situé à gauche de la sortie du terminal de l'aéroport). Jours 4-8 : Location VTT (cher 50000 INR = prix d'une moto !) - Wisma Imanuel (vaste chambre/douche eau chaude & wc/pt déj - 100000 INR). Visite de Lemo (tau tau*** / soleil<10h) - Suaya (tau tau*** / soleil <10h) - Londa (grotte avec tau tau*** / soleil >15h) - Tampangallo (grotte avec tau tau & cercueils***+mégalithes**) - Bori (mégalithes***+baby tree* / soleil<15h) - Kete kesu (village***+cercueils**) - Palawa (village***+mégalithes**) - Pana (falaise***) - Bolu (Marché aux buffles tous les 6 jours**) - Kambira (baby tree**) - Batutumonga (panorama**) - Lokomata (falaise*) - Marante (tombeaux*+village*) - Palattokke (cercueils suspendus**) - Sullukang (mégalithes*) - Siguntu (maisons*+paysages de rizières>15h**) Jour 9 : Location VTT - nombreuses cérémonies les jeudis/vendredis avec sacrifices de buffles vers 11h - Bus "New Liman" à 21:00 pour Makassar (arrivée 05:00 à l'aéroport / 06:00 au centre ville). Jour 10 : Visite de Makassar° (A éviter = rien à voir !). Consigne baggage au New Legend (20000 INR!). Taxi aéroport (90000 INR!). Vol "Merpati" Makassar-Yogjakarta (18:00-18:40 - 1100000 INR + taxe 30000 INR - départ/arrivée avec 1h de retard / décalage horaire -1h). Taxi pour Sosro (20mn - 30000 INR) ou prendre mini-bus climatisé "Trans Yogja" à l'extérieur de l'aéroport (40mn - 3000 INR - arrêt à l'entrée de Sosro). Losmen Nuri (petite chambre avec mandi/pas de pt déj - 70000 INR). Jour 11 : A/R bus "trans Yogja" pour Prambanan (50mn - 2x3000 INR). Visite Prambanan** (entrée 110000 INR). Jour 12 : A/R bus "trans Yogja" pour Jombor Bus station (10mn - 2x3000 INR). A/R bus Borobudur (40 mn - 2x10000 INR). Visite Borobudur*** (entrée 1200000 INR). Jour 13 : Package Bromo-Ijen-Ferry pour Bali (agence Sosro - 490000 INR). Trajet pour Cemoro Lawang (durée 12h). Jour 14 : Lever 3h30 : jeep pour lever du soleil à Penanjakan*** (30mn - 90000 INR) puis montée au Bromo** (entrée 25000 INR). Trajet pour Sempol (durée 5h). Jour 15 : Lever 4h30 : balade jusqu'au Ijen** (30mn - entrée 25000 INR) et descente dans le volcan*** (2x30mn). Traversée en ferry (30mn - 5700 INR). Décalage horaire +1h. Bus public pour Lovina/Anturan (40mn - 22500 INR). Visite plage d'Anturan° (plage sale). Puspa bungalows (chambre-bungalow avec douche+wc/eau chaude/pt déj -100000 INR). Jour 16 : Bus "Perama" Lovina-Ubud (09:00-10h30 - 100000 INR ; demander la carte de fidélité gratuite qui donne droit à 5% de réduction + possibilité de "stop-over" à Bedugul). Kori Bali Inn** (vaste chambre/douche & wc avec eau chaude/pt déj/calme - 160000 INR ; vue sur les rizières à 2 pas de Monkey forest rd). Jour 17 : A/R Bemo Ubud-Gianyar (20 mn - 2x5000 INR). Arrêt à Goa Gajah** (entrée 6000 INR). Sentier vers Yeh Pulu* (entrée 6000 INR). Visite des temples de Penjeng (Kebo Edan, Penataran sasih...). Se renseigner sur les dates des grandes crémations ; le site de crémation se trouve sur la route principale à 300m à gauche dans le virage après Goa Gajah (horaire 09:00-12:00). Jour 18 : A/R Bemo Ubud-Gianyar (30mn - 2x5000 INR). A/R Bemo Gianyar-Bangli (30mn - 2x5000 INR). Visite du Pura Kehen** (entrée 3000 INR). A/R Bemo Bangli-Kintamani (1h - 2x10000 INR). Visite du Pura Ulun Danu** et panorama** à Penelokan ; préférer la moto à 50000 INR pour s'arrêter sur la route (sites de crémations le long de la route avant Bangli, nombreuses fêtes de temples...). Jour 19 : Circuit "Bali Est" (08:30-17:00 - 160000 INR). Viste du Semara Pura*** (entrée 12000 INR), de Goa Lawah**, Tenganan*** (donation 5000 INR), Candidasa* et Pura Besakih*** (entrée 10000 INR). Spectacle de danse (80000 INR). Jour 20: A/R Bemo Ubud-Gianyar (20 mn - 2x5000 INR). Arrêt au carrefour de Pejeng. A/R Bemo Gianyar-Tampaksiring (30 mn - 2x10000 INR). Arrêt à Gunung Kawi*** (entrée 6000 INR). Balade vers Tirta Empul** (entrée 6000 INR). Circuit "Tanah Lot" (14:00-19:30 - 130000 INR). Visite de Taman Ayun*** (3000 INR), Alas Kedaton* (10000 INR) et Tanah Lot*** (10000 INR). Jour 21 : Bus "Perama" Ubud-Aéroport (09:00-10:30 - 40000 INR avec réduction fidélité ; gratuit si achat d'un billet Lovina-Kuta avec stop-over Ubud !). Vol "Merpati" Bali-Maumere (13:00-15:20 - 1178300 INR + taxe 30000 INR - départ/arrivée avec 30mn d'avance / Fokker 100 avec arrêt 30 mn à Sumba). Taxi pour bus station (10 mn - 30000 INR). Kijang pour Moni (3h - 50000 INR). Watugana bungalows° (chambre mal entretenue/douche et wc avec eau froide/pt déj jusqu'à 11h - 100000 INR). Jour 22 : Lever 4h30 - moto pour le lever du soleil (30mn - 35000 INR). Montée au Kelimutu (entrée 20000 INR +3000 INR pour la moto). Vue superbe** du point de vue n°2 (attendre 08h pour que le 3ème lac de couleur "chocolat" se découvre) puis aller au point de vue n°1 et longer le cratère par la droite en direction du Gunung Kelimutu. Vue superbe*** sur les 2 lacs verts éclairés complétement avant l'arrivée des nuages à 09h. Retour direct possible vers le parking par un chemin mal balisé et peu entretenu ! Au retour, visite de la cascade* et de la maison traditionnelle Koamara**. Kijang pour Bajawa (5h - 125000 INR). Hotel Eidelweiss (douche & wc/seau eau chaude/pt déj - 200000 INR). Jour 23 : Ojek pour la journée (100000 INR). Visite du Wawo muda* (beau paysage sur l'Inérié et l'Ebulobo mais mini-lacs à sec en été), de Wogo (village* + mégalithes**), Bena (village 'fortifié' avec mégalithes***), Luba (village* tranquille à 2 pas de Bena) et Bela (village**). Jour 24 : Bus public pour Labuan Bajo (14h - 100000 INR -> négocier un Kijang à 600000 INR à partager entre touristes). Bemo centre-ville (30mn - 5000 INR). Hotel Gardena (vaste chambre/douche & wc avec eau froide/pt déj - 200000 INR). Jour 25 : Bateau jusqu'à Seraya Island (11:00-12:00 - 20000 INR). Snorkeling sur un "jardin" de coraux multicolores*** (15000 INR pour le masque-tuba). Seraya bungalows (bungalows individuel avec douche&wc/eau disponible de 18h à 22h - 175000 INR + 30000 INR si séjour d'1 seule nuit). Jour 26 : Bateau jusqu'à Labuan Bajo (09:00-10:00 - 20000 INR ; ne pas hésiter à affrêter un bateau à 80000 INR si vous voulez partir plus tard car il y a peu de choses à faire à Labuan Bajo). Croisière "Perama" jusqu'à Lombok (rdv 17:00 - repas 19:00 - nuit sur place - 1300000 INR -5% fidélité pour le 'deck' sinon 1800000 INR pour la cabine). Jour 27 : Départ pour Rinca à 05:00 - arrivée 09:00. Balade de 2h pour voir les dragons de Komodo***. Bateau jusqu'à Gili Laba. Snorkeling près des 'patates' de corail**. Nuit à bord avec traversée agitée du détroit entre Komodo et Sumbawa. Jour 28 : Arrivée théorique à Moyo vers 10:00 avec balade jusqu'à une cascade° (sans eau). Bateau jusqu'à Wera. Snorkeling le long d'une "forêt" de coraux** (longues branches de coraux durs). Arrivée à Lombok à 22:00 et dépose à Senggigi à minuit. Hôtel Elen's (chambre avec douche & wc/pt déj - 100000 INR ; réservé par Perama sur le bateau dans l'après-midi). Jour 29 : Bateau "Perama" pour Bali (09:00-13:00 - 330000 INR avec les 5% fidélité ; bus jusqu'à Kuta inclus). Bus Padangbai-Sanur (13:30-15:00 ; utilisation de la possibilité de stop-over sans surcoût). Visite du musée Le Mayeur** (5000 INR). Pondok Shanti (vaste chambre avec douche & wc/pas de pt déj - 150000 INR ; appartient au magasin qui fait office de bureau-relais Perama). Jours 30-31 : Bus "Perama" (09:00-11:00 - gratuit !). Balade sur la plage** de Kuta jusqu'à Legian. Berlian Inn (chambre-bungalow avec douche & wc/eau chaude/pt déj - 150000 INR). Jour 32 : Kijang pris dans la rue à 04h30 du matin (10mn - 42000 INR ; très nombreux taxi dans Jl Legian même la nuit pour 25000-35000 INR au compteur). Vol "Air Asia" pour Singapour (06:55-09:30 - 205000 INR en promo - taxe aéroport 150000 INR). Metro "MRT" pour Chinatown (50mn - 1, 8 SGD + 1 SGD de consigne rembourable). Backpackers Inn (chambre 4m2 climatisée/cuisine+salle de bain+machine à laver le linge en libre-service/pas de petit déj - 55 SGD ; réserver directement à l'aéroport auprès de l'office du tourisme). Jour 33 : Visite de Chinatown**, Colonial district**, Little India** et du quartier malais**. Jour 34 : Metro MRT jusqu'à la station 'Bugis' (10 mn - 1, 3 SGD + consigne) et marche jusqu'à la station de bus de Queen St. Bus "Johor Express" pour la gare routière de Johor (1h avec les 2 passages de douane - 2, 4 SGD). Bus "707" pour Malacca (11:00-13:30 - 19 MAR). Bus n°17 pour centre-ville (10 mn - 1 MAR). Sama Sama (chambre basique avec douche&wc commun/pas de pt déj - 35 MAR ; vélo et internet gratuits). Jour 35 : Visite des quartiers hollandais** et chinois**. Balade à vélo jusqu'à Bukit Cina**, St John's hill* et le quartier portugais°. Jour 36 : Bus 17 (10 mn ou 40mn - 1 MAR ; intercepter un bus à l'angle de Jl Cheng lock et Jl Kubu sinon en prenant le bus devant la Christ Church on visite toute la ville pendant 30 mn !). Bus "transnational" pour KL-Puduraya (12:00-14:15 - 12, 4 MAR). Anjung GH (70 MAR). Jour 37 : Visite de chinatown*, des lakes gardens*, du merdeka square**, de little india* et du golden district (tour Petronas** et des mega-mall*). Jour 38 : Bus "star" pour KLIA (1h15 - 12 MAR). Pas de taxe d'aéroport. Jour 39 (12 septembre 2009) : Metro Heathrow-Russel Square (50 minutes - coût 2, 2£ en heure creuse et le we débité sur la Oyster). Remboursement de la Oyster : solde 2, 2£ remboursé sur CB + consigne 3£ remboursé en liquide. Visite du British museum*** (consigne 1£ pour bagage de 50 cm et 7 kg maximum !).
NB: Avec l'ouverture du hub TransNusa à Makassar depuis le 19 août (lignes vers Labuan bajo, Ende et Maumere), il est possible de passer directement de Sulawesi à Flores et donc d'économiser 1 vol (soit 80€) en enchaînant Flores-Lombok-Bali-Java en bateau. La future ouverture du hub de Mandala Airlines devrait aussi faire diminuer les prix de 50% sur les vols intérieurs au départ de Makassar.
Un long week-end entre Bordighera et Monte-carlo English translation pending
Monte-Carlo : un long week-end entre riviera italienne et riviera française : (1)
L’automne est l’occasion de longues escapades autoroutières entre deux « travailler plus… » Il s’agit alors de retrouver mer et nature entre deux plongées de « work alcoolic »…et là, les hebdos de l’automne vous proposent plein d’idées de longs week-ends…
Rien de tel qu’une escapade autoroutière sur la riviera française à cheval sur la riviera italienne : Monte-carlo, Menton, Bordighera, San Remo…
Quand vous avez enfilé vos cinq cents kilomètres d’autoroute sans bouchon( vous êtes en septembre : les juilletistes et les aoûtiens sont rentrés…) seuls les allemands, belges et hollandais retraités s’essaient encore à gagner le grand Sud de la France…
Vous les quittez à l’embranchement d’Aix en Provence, où, désormais, la Montagne Sainte Victoire vous guide avec ses éclairages et ses aspects changeant. : à Salon, elle vous nargue, effilée et austère au soleil de Midi, à Vidauban, elle ressemble plus à un massif du Lubéron fatigué et modeste…(cf. photo)
Heureusement que le Massif de la sainte Baume est là pour durcir le paysage…
Les maures vous semblent longtemps sans reliefs et puis vous débusquez le Massif de l’Estérel et c’est là qu’il s’agit de se poser avant de vous plonger dans les délices des deux rivieras…
Vous dénichez alors un hôtel de charme entre Montauroux et Grasse, surplombant le Lac de Saint Cassien (cf.photo) que vous aurez eu soin de repérer lors de l’un de vos raids précédents : seuls les anglais ont le bon goût d’y demeurer encore( merci, Lonely Planet)
Le soir, vous partagerez avec eux un foie de veau à la provençale et un fromage blanc au coulis de framboise…
L’automne est l’occasion de longues escapades autoroutières entre deux « travailler plus… » Il s’agit alors de retrouver mer et nature entre deux plongées de « work alcoolic »…et là, les hebdos de l’automne vous proposent plein d’idées de longs week-ends…
Rien de tel qu’une escapade autoroutière sur la riviera française à cheval sur la riviera italienne : Monte-carlo, Menton, Bordighera, San Remo…
Quand vous avez enfilé vos cinq cents kilomètres d’autoroute sans bouchon( vous êtes en septembre : les juilletistes et les aoûtiens sont rentrés…) seuls les allemands, belges et hollandais retraités s’essaient encore à gagner le grand Sud de la France…
Vous les quittez à l’embranchement d’Aix en Provence, où, désormais, la Montagne Sainte Victoire vous guide avec ses éclairages et ses aspects changeant. : à Salon, elle vous nargue, effilée et austère au soleil de Midi, à Vidauban, elle ressemble plus à un massif du Lubéron fatigué et modeste…(cf. photo)
Heureusement que le Massif de la sainte Baume est là pour durcir le paysage…
Les maures vous semblent longtemps sans reliefs et puis vous débusquez le Massif de l’Estérel et c’est là qu’il s’agit de se poser avant de vous plonger dans les délices des deux rivieras…
Vous dénichez alors un hôtel de charme entre Montauroux et Grasse, surplombant le Lac de Saint Cassien (cf.photo) que vous aurez eu soin de repérer lors de l’un de vos raids précédents : seuls les anglais ont le bon goût d’y demeurer encore( merci, Lonely Planet)
Le soir, vous partagerez avec eux un foie de veau à la provençale et un fromage blanc au coulis de framboise…
Escale de croisière en Dominique English translation pending
J'aimerais avoir vos commentaire sur l'excursion pour aller Trafalgar Falls. J'aimerais savoir si c'est facile d'acces et si l'excursion en vaut vraiment la peine ou si c'est plus un attrape touriste. J'attend avec impatience vos commentaires car je suis rendu à l'étape de choisir mes excursion avec Princess. merci
Récit de Hanoï les 8, 9 et 10 août 2009 English translation pending
What a bad trip ....sont en effet les commentaires entendus dans l'autobus de retour d"une "croisiere" autour de la Baie d'Halong... Et pourtant, ce devait etre une joie de vivre cela durant 3j et 2 nuits. La brochure de l'Agence en question et la jeune et gentille jeune fille (Elles le sont toutes) le promettaient ainsi. Le choix de cette agence + chere que celle installee a l'Hotel, c'est parce qu'elle offrait davantage d'activites. Ex. "swimming (chq jour) biking, BBQ on the beach, kayaking (oui, mais a 6:30am), English or French (faux) speaking guide, fresh seafood et fresh fruits (faux). Rien ne fut respecte.
En effet, ill ne faut souhaiter a personne
- d'attendre autobus, et bateau (si souvent change) durant des heures sous un soleil de plomb ou une pluie battante,
- de se contenter de breakfast, lunches et diners tres pauvres et repetitifs servis au SUN FLOWER 2 a Catba ou a bord du bateau "Dragon..."
a savoir: un petit dejeuner sans lait, sans confiture, miel ou autre tartinade, sans beurre (ou presque) n'en est pas un,
- de se faire "balotter" par un autobus a la climatisation et a la suspension defaillantes conduit (au retour) par un "ma;lade" du klaxon et du depassement dangereux.
Est-ce l'idee que se fait CUSTOMIZED TOUR 44 Hang Be et 22 Bao Khan Str. a Hanoi d'un bon service?
De grace, cessez de vous en mettre plein les poches et respectez-nous.
Se souciez du bien etre des touristes qui en redemanderont... et se passeront le mot ne serait-il pas plus intelligent? Merci. C'etait a Hanoi les 8-9-10 aout 2009.
Hôtels Barcelo Maya Tropical ou Grand Sunset Princess à Riviera Maya? English translation pending
Et oui encore une question quel hotel choisir à Riviera Maya... C'est notre première fois en tout inclus dans le sud, nous seront accompagné d'un petit garçon de presque 4 ans.
Un ami nous a suggéré le Barcelo, mais en cherchant des forfait je suis tombée sur le Grand Sunset Princess qui a l'air très bien, pour le prix d'un forfait en chambre deluxe au Barcelo on pourrait avoir une suite junior deluxe au Princess. Alors je me demande qu'est-ce qui justifie la différence de prix?! Le Princess a l'air plus récent et qui a également d'excellents commentaires. Alors quelqu'un a déjà essayé les deux?
Quel est leur distance de l'aéroport? Les plages sont-elles grandes et belles? Y a-t-il possibilité de faire une petite excurssion, autre que les dauphins? La nourriture et surtout la propreté des lieux, comment c'est?
merci!!
Val
Un ami nous a suggéré le Barcelo, mais en cherchant des forfait je suis tombée sur le Grand Sunset Princess qui a l'air très bien, pour le prix d'un forfait en chambre deluxe au Barcelo on pourrait avoir une suite junior deluxe au Princess. Alors je me demande qu'est-ce qui justifie la différence de prix?! Le Princess a l'air plus récent et qui a également d'excellents commentaires. Alors quelqu'un a déjà essayé les deux?
Quel est leur distance de l'aéroport? Les plages sont-elles grandes et belles? Y a-t-il possibilité de faire une petite excurssion, autre que les dauphins? La nourriture et surtout la propreté des lieux, comment c'est?
merci!!
Val
Visite des parcs de l'Ouest américain: que mettre à mes pieds? English translation pending
Hello les amis,
bon je sais c'est un sujet qui revient de temps en temps sur le forum, mais voilà je ne sais plus trop que penser depuis que cendryon a dit avoir acheté des timberland pour les usa aloprs qu'elle se définit (comme moi) comme une promeneuse du dimanche...😊
Alors voilà, lors de notre prochain séjour dans l'ouest, on a l'intention de faire les randos/balades suivantes :
- Yosemite : Glacier point, tulomne groove, vernal falls, tenaya lake - Death Valley : les spots "usuels" - Bryce : Navajo Loop - Zion : Canyon Overlook - GC : morceaux de rim trail du côté de hermit road
d'autre part, j'a prévu d'emmener : - une paire de tennis toute neuves que je viens d'acheter - des sandales à scratch (bon, c'est des Nike qui tiennent bien au pied...) - des chaussures en toile - des tongs
A votre avis, ca colle ? ou dois-je passer par la case chaussure de rando/timberland (à acheter dans ce cas...😕) ?
Merci
A+
bon je sais c'est un sujet qui revient de temps en temps sur le forum, mais voilà je ne sais plus trop que penser depuis que cendryon a dit avoir acheté des timberland pour les usa aloprs qu'elle se définit (comme moi) comme une promeneuse du dimanche...😊
Alors voilà, lors de notre prochain séjour dans l'ouest, on a l'intention de faire les randos/balades suivantes :
- Yosemite : Glacier point, tulomne groove, vernal falls, tenaya lake - Death Valley : les spots "usuels" - Bryce : Navajo Loop - Zion : Canyon Overlook - GC : morceaux de rim trail du côté de hermit road
d'autre part, j'a prévu d'emmener : - une paire de tennis toute neuves que je viens d'acheter - des sandales à scratch (bon, c'est des Nike qui tiennent bien au pied...) - des chaussures en toile - des tongs
A votre avis, ca colle ? ou dois-je passer par la case chaussure de rando/timberland (à acheter dans ce cas...😕) ?
Merci
A+
Retour de croisière "Adventure of the Seas" dans les Caraïbes English translation pending
ME VOICI DE RETOUR apres un mois passé en Floride dont 1 semaine en croisiere dans les Caraibes sur l'adventure of the seas.
Jusqu'au present je ne connaissais que COSTA CROISIERES, il me semble interessant de comparer ces 2 compagnies dans mon compte rendu
1) LES PAPIERS DE VOYAGES - Sur costa on dispose d'un carnet de voyage pre imprimé avec les papiers necessaires, les descriptions des excursions, et les etiquettes bagages autocollantes avec notre nom et numero de cabine - sur RCI, 9 vulgaires feuilles imprimées, on vous demande de vous pre enregistré en ligne et d'imprimer les papiers, pas d'etiquettes bagages 😠
2) L EMBARQUEMENT - Sur Costa, on dépose immediatement les bagages et ensuite on vous guide vers le hall d'embarquement on vous attribue un numéro et vous attendez votre tour - sur RCI , arrivés a SAN JUAN, on fait la queue dehors !!!! avec les valises !!!!! on arrive ensuite devant un guichet, vous montrez vos papiers et un gars vous imprime des etiquettes valises et vous demande un pour boire !!!!!!!!!!!! j 'ai trouvé ça scandaleux, on attend deja en pleine chaleur avec les valises, s'ils nous donnaient les etiqettes preinmprimées, on n'aurait pas à faire ça !!! la queue continue mais on est debarrassé des valises, on passe nos bagages a main aux detecteurs, puis il faut refaire la queue a un autre guichet , remontrer nos papiers de voyage et enregistrer la carte bleue, ça c bien que ça soit fait tout de suite, avec costa il faut faire la queue dans le bateau un jour de la semaine. Ils vous donnent votre carte d'embarquement, et la on refait la queue pour embarquer, on doit remontrer passeport et carte d'embarquement !!
3) L ARRIVEE A BORD - sur COSTA vous avez droit a du personnel en gant blanc pour vous guider vers votre cabine - sur RCI RIEN ! vous vous debrouillez !
4) LA CABINE Nous avions une cabine avec balcon superieure pour nous 2 et une cabine interieure pour les 3 enfants. Un bon point pour RCI cette fois, les cabines sont plus grandes ! l'exterieure avec balcon est plus grande que sur COSTA, l'interieure aussi, les enfants ont aussi un canapé. J'aime la deco avec le rideau qui separe le coin salon du lit ! curieusement le balcon semble par contre plus petit ???
5) LE BATEAU L'adventuire of the seas est tres beau, la decoration est beaucoup plus sobre que sur COSTA, parfois cela manque un peu de deco notamment dans les couloirs plus jolis chez costa, sinon c'est une affaire de gout, mais il faudrait etre difficile le bateau est tres beau, la royale promenade impressionnante, les piscines plus grandes et plus nombreuses, les jaccuzis egalement tres grands, c'est tres agreable, on peut allonger les jambes sans rencontrer les jambes de la personne d'en face et il y a toujours de la place ! par contre il faut aimer l'eau chaude car c vraiment bouillant ! il y a toujours de la place aux jaccuzis et jamais d'enfants dans ceux qui leur sont interdits contrairement a COSTA ou ce n'est pas respecté !! j'ai adoré aussi l'espace solarium tres calme avec ses 2 jacuzzis les piscines de dehors sont plus animées un groupe de regaae vient jouer frequemment. A NOTER EGALEMENT QUE CERTAINS PISCINES ET JACCUZIS SONT OUVERTS 24H SUR 24 Les activités sont plus nombreuses car le bateau est bien plus grand que le plus grand de chez COSTA, on peut donc faire du mini golf, de l'escalade, aller a la patinoire ect !!! un plus sur ces activités !
6) LA RESTAURATION Le restaurant vivaldi est tres beau, nous avions une table pres d'une fenetre non cachée par les chaloupes commme sur beaucoup de bateaux de COSTA. PAR CONTRE GROSSE SURPRISE QUANT AU MENU, sur COSTA 7 PLATS (entrée, soupe, plat de pates, plat de resistance, salade, fromage, dessert) sur RCI, c'est entrée, plat, dessert !!!!!!!!!!!!!!!!!!! une sacrée difference 🤪 avec des plats qui etaient tous les jours la (exemple la salade cesar en entree !!!!) sinon les plats etaient bons mais on a reclamé du fromage, ils nous l'ont donné mais ct tous les soirs pareil, du brie !! - aucune difference pour les soirées de gala, sur costa c'est parchemin pour le menu et repas aux chandelles sur RCI RIEN ! il ne faut pas s'attendre non plus a une danse des serveurs ou quoi que ce soit tout juste un petit chant...... - le buffet WINDJAMMER offre plus de choix pour le petit dejeuner que sur COSTA par contre pour le midi c'est plutot repetitif, pas de buffet tea time, et JAMAIS UN SEUL BUFFET DE MINUIT, donc aucune vite des cuisines UN GROS POINT NEGATIF POUR RCI - un petit café (le café promùenade ) est ouvert 24h sur 24 pour manger des petites choses ou boire du café
7) LES SOIREES Les danseurs seront quelque peu déçus !!!! beaucoup moins de bars dansants que sur COSTA et plus de jeux assez idiots un plus des parades sur la royale promenade, helas on a vu que la fin c'etait pendant l'heure du repas. Il y a eu une soiree disco sur la royale promenade, quand l'ambiance commencait a monter ils ont arreté, il fallait aller sur le pont piscine pour continuer sur une autre soiree, un peu bizarre ???? les spectacles sont de tres bonne qualité, à noter un véritable orchestre au theatre pour chaque soir quelque soit le spectacle un tres beau spectacle sur glace !! LA SOIREE DU COMMANDANT EST NULLE, aucun cocktail organisé dans la salle de spectacle, juste un petit truc en vitesse sur la royale promenade, comme deja dit precedemment rien au restaurant pour l'occasion, la seule raison pour laquelle on s'habille c pour les photos , c'est un peu dommage !! ça nous a manqué sur COSTA la soirée du commandant est beaucoup plus marquante avec le cocktail et le repas aux chandelles, le magnifique buffet de minuit !
8) LE SERVICE A BORD Nous avons beaucoup profité du balcon, il faut toujours chaud a nimporte quelle heure dans les caraibes, ça c super, on s'est fait livré 3 fois le petit dej sur le balcon, ct divin, il y a plus de choix que sur COSTA pour le petit dej en cabine (oeuf bacon assiettes de fruits ect) la cabine est egalement nettoyée 2 fois par jour mias pas plus (chez costa notre cabinier repassait souvent le midi, mais le service n'est pas aussi attentionné que sur COSTA, aucun rangement alors que sur costa notre cabinere a souvent la gentillesse de remettre un peu d'ordre. De meme le personnel est beaucoup moins souriant. Sinon le service au buffet est bon, ils vous apportent a boire et debarrassent rapidement. Comme deja dit precedemment personne pour vous accueillir a bord et personne non plus pour dire au revoir quand vous partez. Le journal de bord est sommaire, on ne sait jamais quel spectacle on verra le soir, aucune indication concernant la navigation touristique (sur le today de COSTA il est précisé les interets de la navigation et vers quelle heure on sera devant telle ile ou autre) aucune indication concernant l etat de la mer ou la meteo et enfin aucune indication concernant le debarquement lors des escales !!! PENIBLE au début !!! meme quand on prend une excursion !!!
9) LES ESCALES NOUS AVONS ADORE LES CARAIBES !
point positif pour RCI le débarquement est tres rapide, plus rapide que sur COSTA
ARUBA Nous avons pris un mini bus pour faire un petit tour de l'ile, pour 25 dollars par personne, mon plus jeune n'a pas payé, on a ensuite repris un bus pour aller a eagle beach, la plage est magnifique aussi belle que sur une carte postale, nous avons ensuite visité la capitale, ça nous a bien plu
CURACAO IDEM Nous avons repris un minibus pour faire un tour, visite d'une distillerie pour nous vendre du curacao sans grabd interet, puis arret sur quelques points culminants de l'ile, c'est tres coloré plein de toits oranges, nous avons décidé de nous arreté à MAMBO BEACH une plage pardidsiaque, nous avons pu nager et voir des poissons, on voulait aller ensuite au seaquarium mais il nous aurait rester trop peu de temps piour la ville, on est donc revenu a WILLEMSTAD, tres belle capitale aux maisons de toyutes les couleurs, c'est vraiment beau
LA DOMINIQUE Une ile montagneuse et volcanique, nous avons pris un taxi pour une visite privée de la foret tropicale des trafalgar falls et de la emerald pool, c'etait tres tres beau par contre les routes ne sont plus dans un tres bel etat !! et ce que l'on ne vous dit pas c'est que lorsque vous faites un tour privé on vous fait payer 5 dollars par personne l'entree des trafalgar falls et de l emerald pool, un peu l'arnaque !!😠 mais bon ! en plus ils ne sont pas aimables !!!!! sinon toute cette vegetation est vraiment superbe, on a demandé a ce qu'il nous amene sur une plage à la fin. C'etait du sable gris car c'est une ile volcanique mais l'eau etait tres chaude et la aussi on a pu voir des poissons ! vraiment une super escale !!! la capitale ROSEAU ne presente aucun interet GROSSE CERISE SUR LE GATEAU: au départ de la Dominique des dauphins nageaient a coté du bateau tout en faisant des sauts, un magnifique souvenir
ST THOMAS Nous devions arrivés a st THOMAS le matin, helas un passager a eu dans la nuit un gros probleme medical, il a du etre debarqué en GUADELOUPE et de ce fait grosse perte de temps nous sommpes arrivés a st thomas qu'a 13h et au lieu de repartir a 18h, on est reparti a 20h on a pris le telepherique pour avoir une belle vue sur l'ile c'est tres beau, dommage que c'etait nuageux Nous sommes ensuite allés à COKI BEACH pour nous baigner, on a vraiment nagé avec des centaines voire des milliers de poissons, certains minucules d'autres assez gros de pas mal de sortes, c'est un excellent souvenir ! Nous avons ensuite repris le taxi pour voir la fameuse plage tant citée "magen's bay", nous ne sommes restés que 10mn pour prendre des photos et c'est vrai qu'elle est de toute beauté. Nous sommes enfin revenus au bateau, nous avons fait un peu de shopping avant de remonter à bord.
SAN JUAN Nous avions cette fois reservé une excursion avec royal caribbean pour ce dernier jour car il etait tres pratique qu'ils aillent nous porter nos valises à l'aeroport et nous reconduisent aussi a laeroport à la fin de l 'excursion. Nous avons choisi l'excursion dans la foret tropicale ou etait decrite une excursion de 5h dans la foret. La réalité a été malheusement toute autre, apres un trajet de 45mn on arrive dans la foret tres belle avec des cascades, on s'arrete 10mn puis on continue on nous arrete a un autre endroit ou l'on parche 30mn dans la foret, c'est tres bien mais vraiment court, enfin on nous emmene a une sorte de phare qui nous permet de surplomber le paysage tres joli (duree 20mn) et ensuite retour vers l'aeroport !!! pour nous deposer dans un restaurant mexicain minable pendant 1h15 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! j'etais en colere de ce temps inutile qu'on aurait pu passer dans la foret ! le guide n'a pas eu un centime de pourboire , c'est vraiment du foutage de gueule, cet arret n'etait pas mentionnné dans l'excursion ???? ENSUITE ON NOUS RECONDUIT A LAEROPORT, celui qui a gardé nos valises lui aussi reclame un pourboire ! tous ces pourboires ça m'enerve !!! je me demande bien pourquoi a mon boulot je ne demande pas de pourboire 😎
10) CONCLUSION D'un point de vue rapport qualité prix, COSTA est à mon sens largement superieur notamment pour les familles avec enfants car chez RCI aucune remise pour les enfants qui sont meme supposés payer les pour boires commme les adultes ! Si on avait suivi les recommandations on aurait du payer 350 dollars de pourboires, je trouve ça exhorbitant, on a laissé 150 dollars, je trouve que c deja bien car le service n'est pas aussi bon que sur COSTA. RCI a des avantages surtout concernant les infrastructures du bateau, les cabines plus spacieuses mais le coté festif et chaleureux leur fait cruellement defaut. Nous avons malgré tout beaucoup aimé cette croisiere par ces tres belles escales, les bons moments passés en famille, la cabine et le balcon que j'ai adorés ! C SUR ON RETOURNERA FAIRE UNE CROISIERE DANS LES CARAIBES mais pas forcement sur RCI !
PS N HESITEZ PAS LES FUTURES CROISIERSITES SI VOUS AVEZ DES QUESTIONS, je me ferai un plaisir d'y répondre
1) LES PAPIERS DE VOYAGES - Sur costa on dispose d'un carnet de voyage pre imprimé avec les papiers necessaires, les descriptions des excursions, et les etiquettes bagages autocollantes avec notre nom et numero de cabine - sur RCI, 9 vulgaires feuilles imprimées, on vous demande de vous pre enregistré en ligne et d'imprimer les papiers, pas d'etiquettes bagages 😠
2) L EMBARQUEMENT - Sur Costa, on dépose immediatement les bagages et ensuite on vous guide vers le hall d'embarquement on vous attribue un numéro et vous attendez votre tour - sur RCI , arrivés a SAN JUAN, on fait la queue dehors !!!! avec les valises !!!!! on arrive ensuite devant un guichet, vous montrez vos papiers et un gars vous imprime des etiquettes valises et vous demande un pour boire !!!!!!!!!!!! j 'ai trouvé ça scandaleux, on attend deja en pleine chaleur avec les valises, s'ils nous donnaient les etiqettes preinmprimées, on n'aurait pas à faire ça !!! la queue continue mais on est debarrassé des valises, on passe nos bagages a main aux detecteurs, puis il faut refaire la queue a un autre guichet , remontrer nos papiers de voyage et enregistrer la carte bleue, ça c bien que ça soit fait tout de suite, avec costa il faut faire la queue dans le bateau un jour de la semaine. Ils vous donnent votre carte d'embarquement, et la on refait la queue pour embarquer, on doit remontrer passeport et carte d'embarquement !!
3) L ARRIVEE A BORD - sur COSTA vous avez droit a du personnel en gant blanc pour vous guider vers votre cabine - sur RCI RIEN ! vous vous debrouillez !
4) LA CABINE Nous avions une cabine avec balcon superieure pour nous 2 et une cabine interieure pour les 3 enfants. Un bon point pour RCI cette fois, les cabines sont plus grandes ! l'exterieure avec balcon est plus grande que sur COSTA, l'interieure aussi, les enfants ont aussi un canapé. J'aime la deco avec le rideau qui separe le coin salon du lit ! curieusement le balcon semble par contre plus petit ???
5) LE BATEAU L'adventuire of the seas est tres beau, la decoration est beaucoup plus sobre que sur COSTA, parfois cela manque un peu de deco notamment dans les couloirs plus jolis chez costa, sinon c'est une affaire de gout, mais il faudrait etre difficile le bateau est tres beau, la royale promenade impressionnante, les piscines plus grandes et plus nombreuses, les jaccuzis egalement tres grands, c'est tres agreable, on peut allonger les jambes sans rencontrer les jambes de la personne d'en face et il y a toujours de la place ! par contre il faut aimer l'eau chaude car c vraiment bouillant ! il y a toujours de la place aux jaccuzis et jamais d'enfants dans ceux qui leur sont interdits contrairement a COSTA ou ce n'est pas respecté !! j'ai adoré aussi l'espace solarium tres calme avec ses 2 jacuzzis les piscines de dehors sont plus animées un groupe de regaae vient jouer frequemment. A NOTER EGALEMENT QUE CERTAINS PISCINES ET JACCUZIS SONT OUVERTS 24H SUR 24 Les activités sont plus nombreuses car le bateau est bien plus grand que le plus grand de chez COSTA, on peut donc faire du mini golf, de l'escalade, aller a la patinoire ect !!! un plus sur ces activités !
6) LA RESTAURATION Le restaurant vivaldi est tres beau, nous avions une table pres d'une fenetre non cachée par les chaloupes commme sur beaucoup de bateaux de COSTA. PAR CONTRE GROSSE SURPRISE QUANT AU MENU, sur COSTA 7 PLATS (entrée, soupe, plat de pates, plat de resistance, salade, fromage, dessert) sur RCI, c'est entrée, plat, dessert !!!!!!!!!!!!!!!!!!! une sacrée difference 🤪 avec des plats qui etaient tous les jours la (exemple la salade cesar en entree !!!!) sinon les plats etaient bons mais on a reclamé du fromage, ils nous l'ont donné mais ct tous les soirs pareil, du brie !! - aucune difference pour les soirées de gala, sur costa c'est parchemin pour le menu et repas aux chandelles sur RCI RIEN ! il ne faut pas s'attendre non plus a une danse des serveurs ou quoi que ce soit tout juste un petit chant...... - le buffet WINDJAMMER offre plus de choix pour le petit dejeuner que sur COSTA par contre pour le midi c'est plutot repetitif, pas de buffet tea time, et JAMAIS UN SEUL BUFFET DE MINUIT, donc aucune vite des cuisines UN GROS POINT NEGATIF POUR RCI - un petit café (le café promùenade ) est ouvert 24h sur 24 pour manger des petites choses ou boire du café
7) LES SOIREES Les danseurs seront quelque peu déçus !!!! beaucoup moins de bars dansants que sur COSTA et plus de jeux assez idiots un plus des parades sur la royale promenade, helas on a vu que la fin c'etait pendant l'heure du repas. Il y a eu une soiree disco sur la royale promenade, quand l'ambiance commencait a monter ils ont arreté, il fallait aller sur le pont piscine pour continuer sur une autre soiree, un peu bizarre ???? les spectacles sont de tres bonne qualité, à noter un véritable orchestre au theatre pour chaque soir quelque soit le spectacle un tres beau spectacle sur glace !! LA SOIREE DU COMMANDANT EST NULLE, aucun cocktail organisé dans la salle de spectacle, juste un petit truc en vitesse sur la royale promenade, comme deja dit precedemment rien au restaurant pour l'occasion, la seule raison pour laquelle on s'habille c pour les photos , c'est un peu dommage !! ça nous a manqué sur COSTA la soirée du commandant est beaucoup plus marquante avec le cocktail et le repas aux chandelles, le magnifique buffet de minuit !
8) LE SERVICE A BORD Nous avons beaucoup profité du balcon, il faut toujours chaud a nimporte quelle heure dans les caraibes, ça c super, on s'est fait livré 3 fois le petit dej sur le balcon, ct divin, il y a plus de choix que sur COSTA pour le petit dej en cabine (oeuf bacon assiettes de fruits ect) la cabine est egalement nettoyée 2 fois par jour mias pas plus (chez costa notre cabinier repassait souvent le midi, mais le service n'est pas aussi attentionné que sur COSTA, aucun rangement alors que sur costa notre cabinere a souvent la gentillesse de remettre un peu d'ordre. De meme le personnel est beaucoup moins souriant. Sinon le service au buffet est bon, ils vous apportent a boire et debarrassent rapidement. Comme deja dit precedemment personne pour vous accueillir a bord et personne non plus pour dire au revoir quand vous partez. Le journal de bord est sommaire, on ne sait jamais quel spectacle on verra le soir, aucune indication concernant la navigation touristique (sur le today de COSTA il est précisé les interets de la navigation et vers quelle heure on sera devant telle ile ou autre) aucune indication concernant l etat de la mer ou la meteo et enfin aucune indication concernant le debarquement lors des escales !!! PENIBLE au début !!! meme quand on prend une excursion !!!
9) LES ESCALES NOUS AVONS ADORE LES CARAIBES !
point positif pour RCI le débarquement est tres rapide, plus rapide que sur COSTA
ARUBA Nous avons pris un mini bus pour faire un petit tour de l'ile, pour 25 dollars par personne, mon plus jeune n'a pas payé, on a ensuite repris un bus pour aller a eagle beach, la plage est magnifique aussi belle que sur une carte postale, nous avons ensuite visité la capitale, ça nous a bien plu
CURACAO IDEM Nous avons repris un minibus pour faire un tour, visite d'une distillerie pour nous vendre du curacao sans grabd interet, puis arret sur quelques points culminants de l'ile, c'est tres coloré plein de toits oranges, nous avons décidé de nous arreté à MAMBO BEACH une plage pardidsiaque, nous avons pu nager et voir des poissons, on voulait aller ensuite au seaquarium mais il nous aurait rester trop peu de temps piour la ville, on est donc revenu a WILLEMSTAD, tres belle capitale aux maisons de toyutes les couleurs, c'est vraiment beau
LA DOMINIQUE Une ile montagneuse et volcanique, nous avons pris un taxi pour une visite privée de la foret tropicale des trafalgar falls et de la emerald pool, c'etait tres tres beau par contre les routes ne sont plus dans un tres bel etat !! et ce que l'on ne vous dit pas c'est que lorsque vous faites un tour privé on vous fait payer 5 dollars par personne l'entree des trafalgar falls et de l emerald pool, un peu l'arnaque !!😠 mais bon ! en plus ils ne sont pas aimables !!!!! sinon toute cette vegetation est vraiment superbe, on a demandé a ce qu'il nous amene sur une plage à la fin. C'etait du sable gris car c'est une ile volcanique mais l'eau etait tres chaude et la aussi on a pu voir des poissons ! vraiment une super escale !!! la capitale ROSEAU ne presente aucun interet GROSSE CERISE SUR LE GATEAU: au départ de la Dominique des dauphins nageaient a coté du bateau tout en faisant des sauts, un magnifique souvenir
ST THOMAS Nous devions arrivés a st THOMAS le matin, helas un passager a eu dans la nuit un gros probleme medical, il a du etre debarqué en GUADELOUPE et de ce fait grosse perte de temps nous sommpes arrivés a st thomas qu'a 13h et au lieu de repartir a 18h, on est reparti a 20h on a pris le telepherique pour avoir une belle vue sur l'ile c'est tres beau, dommage que c'etait nuageux Nous sommes ensuite allés à COKI BEACH pour nous baigner, on a vraiment nagé avec des centaines voire des milliers de poissons, certains minucules d'autres assez gros de pas mal de sortes, c'est un excellent souvenir ! Nous avons ensuite repris le taxi pour voir la fameuse plage tant citée "magen's bay", nous ne sommes restés que 10mn pour prendre des photos et c'est vrai qu'elle est de toute beauté. Nous sommes enfin revenus au bateau, nous avons fait un peu de shopping avant de remonter à bord.
SAN JUAN Nous avions cette fois reservé une excursion avec royal caribbean pour ce dernier jour car il etait tres pratique qu'ils aillent nous porter nos valises à l'aeroport et nous reconduisent aussi a laeroport à la fin de l 'excursion. Nous avons choisi l'excursion dans la foret tropicale ou etait decrite une excursion de 5h dans la foret. La réalité a été malheusement toute autre, apres un trajet de 45mn on arrive dans la foret tres belle avec des cascades, on s'arrete 10mn puis on continue on nous arrete a un autre endroit ou l'on parche 30mn dans la foret, c'est tres bien mais vraiment court, enfin on nous emmene a une sorte de phare qui nous permet de surplomber le paysage tres joli (duree 20mn) et ensuite retour vers l'aeroport !!! pour nous deposer dans un restaurant mexicain minable pendant 1h15 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! j'etais en colere de ce temps inutile qu'on aurait pu passer dans la foret ! le guide n'a pas eu un centime de pourboire , c'est vraiment du foutage de gueule, cet arret n'etait pas mentionnné dans l'excursion ???? ENSUITE ON NOUS RECONDUIT A LAEROPORT, celui qui a gardé nos valises lui aussi reclame un pourboire ! tous ces pourboires ça m'enerve !!! je me demande bien pourquoi a mon boulot je ne demande pas de pourboire 😎
10) CONCLUSION D'un point de vue rapport qualité prix, COSTA est à mon sens largement superieur notamment pour les familles avec enfants car chez RCI aucune remise pour les enfants qui sont meme supposés payer les pour boires commme les adultes ! Si on avait suivi les recommandations on aurait du payer 350 dollars de pourboires, je trouve ça exhorbitant, on a laissé 150 dollars, je trouve que c deja bien car le service n'est pas aussi bon que sur COSTA. RCI a des avantages surtout concernant les infrastructures du bateau, les cabines plus spacieuses mais le coté festif et chaleureux leur fait cruellement defaut. Nous avons malgré tout beaucoup aimé cette croisiere par ces tres belles escales, les bons moments passés en famille, la cabine et le balcon que j'ai adorés ! C SUR ON RETOURNERA FAIRE UNE CROISIERE DANS LES CARAIBES mais pas forcement sur RCI !
PS N HESITEZ PAS LES FUTURES CROISIERSITES SI VOUS AVEZ DES QUESTIONS, je me ferai un plaisir d'y répondre
Partir à l'île Maurice par nos propres moyens English translation pending
Bonjour, je souhaite partir en octobre a l'ile maurice avec mon chéri. Nous souhaitons visiter un maximum de choses, du moins les plus importantes à faire ...
Nous aimerions nous déplacer en quad ? cela est il possible? y'a t il des agences de locations?
Que me conseillez vous comme endroit pour séjourner? hotel, chez l'habitant, louer un studio, une villa? si vous avez des adresses n'hésitez pas à me les communiquer...
Pour les loisirs, si vous avez également des contacts n'hésitez pas, cheval, nager avec les dauphins ou du moins juste les voir catamaran , jet ski etc j'attends vos infos merci d'avance 😛
Pour les loisirs, si vous avez également des contacts n'hésitez pas, cheval, nager avec les dauphins ou du moins juste les voir catamaran , jet ski etc j'attends vos infos merci d'avance 😛
Itinéraire et budget pour tour du monde d'une dizaine de mois? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je pars fin septembre avec ma copine faire un tour de monde d'une dizaine de mois avec sacs à dos, et je me suis bcp inspiré de ce forum, je remercie donc tous ceux qui y contribuent.
Notre but dans chaque pays ou région et d'arrivée à un poit "A", de repartir à un point "B" et improviser plus ou moins entre les 2 en fonction des envies, rencontres, etc ... tout en évitant autant que possible les coins touristiques .... et aussi faire du surf :)
On va chercher à dormir au max chez l'habitant ou dans des hotels pas trop chers mais pas non plus glok, à nous de trouver l'équilibre.
On part avec Travel Nation : 2500 € / pers. (merci à la chute de la livre) Assurance voyage : 3 mois avec Visa Premier et le reste à confirmer (global partner ou Travel Nation)
Inde (Bombai --> Delhi en passant par le sud) : 1 mois - Octobre Bangkok --> Ho Chi Minh Ville (par les terres) : 2 mois - Novembre / décembre Manille et ses environs : 1 mois - Janvier Jakarta --> Bali : 1 mois - Février Australie en van avec visa vacances-travail : 2 mois (ou +) - Mars Avril Nouvelle-Zélande avec visa vacances travail : 1 mois (ou +) - Mai Pérou - Chilie - Argentine en passant par les terres de feu : 2 mois ou + en fonction du budget - Juin Juillet ( ca va cailler)
Budget tout compris : 20.000 € pour 2
Est-ce que ca semble raisonable ? c'est à dire faire des activités, de temps à autre prendre un guide, visiter les monuments, manger correctement et se déplacer localement ?
Tous commentaires & conseils sont bons à prendre, à part ceux du genre "vous faites en tour du monde sans aller au Népal ?!" (un exemple), car on ne peut pas tout faire.
Si des gens ont des questions sur les préparatifs n'hésitez pas.Mais c'est vrai qu'on en est qu'au début et qu'on aura plus de conseils à donner une fois sur la route.
Aussi si d'autres personnes sont sur place en même temps que nous et prêtes à partager, faire un bout de route, surfer, etc... on est plutôt du genre ouverts.
Bonne route
Alex
Je pars fin septembre avec ma copine faire un tour de monde d'une dizaine de mois avec sacs à dos, et je me suis bcp inspiré de ce forum, je remercie donc tous ceux qui y contribuent.
Notre but dans chaque pays ou région et d'arrivée à un poit "A", de repartir à un point "B" et improviser plus ou moins entre les 2 en fonction des envies, rencontres, etc ... tout en évitant autant que possible les coins touristiques .... et aussi faire du surf :)
On va chercher à dormir au max chez l'habitant ou dans des hotels pas trop chers mais pas non plus glok, à nous de trouver l'équilibre.
On part avec Travel Nation : 2500 € / pers. (merci à la chute de la livre) Assurance voyage : 3 mois avec Visa Premier et le reste à confirmer (global partner ou Travel Nation)
Inde (Bombai --> Delhi en passant par le sud) : 1 mois - Octobre Bangkok --> Ho Chi Minh Ville (par les terres) : 2 mois - Novembre / décembre Manille et ses environs : 1 mois - Janvier Jakarta --> Bali : 1 mois - Février Australie en van avec visa vacances-travail : 2 mois (ou +) - Mars Avril Nouvelle-Zélande avec visa vacances travail : 1 mois (ou +) - Mai Pérou - Chilie - Argentine en passant par les terres de feu : 2 mois ou + en fonction du budget - Juin Juillet ( ca va cailler)
Budget tout compris : 20.000 € pour 2
Est-ce que ca semble raisonable ? c'est à dire faire des activités, de temps à autre prendre un guide, visiter les monuments, manger correctement et se déplacer localement ?
Tous commentaires & conseils sont bons à prendre, à part ceux du genre "vous faites en tour du monde sans aller au Népal ?!" (un exemple), car on ne peut pas tout faire.
Si des gens ont des questions sur les préparatifs n'hésitez pas.Mais c'est vrai qu'on en est qu'au début et qu'on aura plus de conseils à donner une fois sur la route.
Aussi si d'autres personnes sont sur place en même temps que nous et prêtes à partager, faire un bout de route, surfer, etc... on est plutôt du genre ouverts.
Bonne route
Alex
The Wave English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons eu la chance de faire partie des heureux élus du tirage au sort pour The Wave pour fin août.
J'envisage de faire The Wave + The Second Wave + Big Mac + South & North Teepees.
Est-ce que ce programme vous parait correct pour des marcheurs moyens et avez vous des conseils à me donner (nous avons déjà fait the wave il y a quelques années) ?
Merci d'avance.
Jean Michel.
Nous avons eu la chance de faire partie des heureux élus du tirage au sort pour The Wave pour fin août.
J'envisage de faire The Wave + The Second Wave + Big Mac + South & North Teepees.
Est-ce que ce programme vous parait correct pour des marcheurs moyens et avez vous des conseils à me donner (nous avons déjà fait the wave il y a quelques années) ?
Merci d'avance.
Jean Michel.
Où passer le plus de temps au Costa Rica ou Nicaragua en dix-neuf jours? English translation pending
Bonjour à tous,
je suis maintenant nouvelle sur ce forum et je voudrais savoir si quelqu'un pourrait me suggéré concernant ces 2 pays. Nous partons 2 filles, (la dernière semaine de de juillet et les 2 première du mois d'août) et nous avons un budget restreint. Nous voudrions rentabiliser notre voyage au maximum tout en prenant le temps de relaxer et de ne pas toujours être dans l'autobus!!! .
Je sais que le coût de la vie au CR est un peu plus cher par contre, y a t-il plus d'endroits à visiter? Les villes sont-elles si éloignées les unes des autres? Je voulais savoir s'il était possible de faire autant de surf du côté du Nica que du CR et si le volcan était aussi impressionnant des deux côtés. Nous désirons aussi s'amuser et faire un peu la fiesta et j'ai cru comprendre que le côté caraïbe est peut etre préférable. mais quelle villes exactement ?!
Donc, le Nica est moins cher mais, en vaut-il la peine pour y passer le 3/4 de mon voyage?
J'aimerais avoir vos conseils sur les villes les plus importantes à visiter
je vous remercie Jen🙂
Je sais que le coût de la vie au CR est un peu plus cher par contre, y a t-il plus d'endroits à visiter? Les villes sont-elles si éloignées les unes des autres? Je voulais savoir s'il était possible de faire autant de surf du côté du Nica que du CR et si le volcan était aussi impressionnant des deux côtés. Nous désirons aussi s'amuser et faire un peu la fiesta et j'ai cru comprendre que le côté caraïbe est peut etre préférable. mais quelle villes exactement ?!
Donc, le Nica est moins cher mais, en vaut-il la peine pour y passer le 3/4 de mon voyage?
J'aimerais avoir vos conseils sur les villes les plus importantes à visiter
je vous remercie Jen🙂
Hôtel à Kuta Lombok? English translation pending
bonjour,
je voulais reserver au matahari inn a kuta lombok mais tout est complet connaissez vous un hotel similaire tres propre avec piscine si possible sur le bord de la plage avec les coordonnees une adresse mail ou un telephone?
merci