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Rejoindre Santiago du Chili depuis El Calafate ou Puerto Natales? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Après avoir fait quelques recherches je n'ai rien pu trouvé sur ce sujet. J'ai remarqué que la plupart des gens remontaient au nord en avion. Donc pour poser les choses, je vous explique : le 14 Décembre je pars en avion à Ushuaïa. Je reste dans les alentours 3-4 jours et ensuite je pars à Puerto Natales pour une rando de 5 jours dans le parc Torre del Paine. Ensuite c'est direction El Calafate pour quelques jours. Tout cela sachant que j'aimerais beaucoup être à Valparaiso au Chili pour le nouvel an. Mais je n'ai pas réussi à trouver un moyen moins cher que l'avion pour rejoindre Santiago. Savez-vous s'il y a des cars, leur prix, leur durée, le lieu où l'on peut acheter les billets... ?
Sinon pour Ushuaïa et Calafate, combien de temps faut-il consacrer à chacun d'eux pour bien en profiter ? Quelles-sont les températures en ce moment de jour et de nuit ? Quels-endroits me conseillerez-vous en priorité pour ce voyage ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses,
Benoît
Après avoir fait quelques recherches je n'ai rien pu trouvé sur ce sujet. J'ai remarqué que la plupart des gens remontaient au nord en avion. Donc pour poser les choses, je vous explique : le 14 Décembre je pars en avion à Ushuaïa. Je reste dans les alentours 3-4 jours et ensuite je pars à Puerto Natales pour une rando de 5 jours dans le parc Torre del Paine. Ensuite c'est direction El Calafate pour quelques jours. Tout cela sachant que j'aimerais beaucoup être à Valparaiso au Chili pour le nouvel an. Mais je n'ai pas réussi à trouver un moyen moins cher que l'avion pour rejoindre Santiago. Savez-vous s'il y a des cars, leur prix, leur durée, le lieu où l'on peut acheter les billets... ?
Sinon pour Ushuaïa et Calafate, combien de temps faut-il consacrer à chacun d'eux pour bien en profiter ? Quelles-sont les températures en ce moment de jour et de nuit ? Quels-endroits me conseillerez-vous en priorité pour ce voyage ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses,
Benoît
Visiter les chutes d'Iguazú depuis Buenos Aires? English translation pending
Bonjour,
Connaissez-vous une agence de voyages à Buenos Aires qui peut nous organiser cette visite ? et une idée du prix ?
Combien de temps faut-il pour les visiter ?
Avez-vous des adresses et prix d'hôtels pour y séjourner ?
Merci d'avance de vos conseils.
Circuit de huit semaines Chili-Argentine-Ile de Pâques English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai consulté tous les messages du forum sur le sujet mais me voilà coincée entre mon guide de voyage, les conseils trouvés sur le net et ma carte routière.. Nous sommes 2 à partir début Janvier pour un trip de 9 semaines en Chili-Argentine avec la dernière semaine réservée pour l'Ile de Pâques. Pas de voiture : sac à dos, tente, chaussures de marche et notre pouce. (C'est sur, ça ira moins vite que les bus ! :-). Après avoir étudié le Sud du Chili, je n'arrive pas à me décider sur "quoi faire / quoi voir" et on arrive déjà à 6 semaines ! :-S
Quelques questions pour vous routards : - au départ de Santiago pour le Sud, quels sont les spots à ne pas manquer ? Et en remontant l'Argentine, où faut-il s'arrêter absolument ? - le stop, ça marche bien ? - nous voudrions relier Puerto Montt à Puerto Natales ou Punta Arenas sans prendre le Navimag.. Existe-t-il des bateaux de pécheurs/cargo/ferry qui pourraient nous déposer en chemin ? - 3 semaines pour le Sud du Chili, 3 semaines pour remonter l'Argentine et 2 semaines pour le Nord du Chili (retour sur San Pedro de Atacama depuis l'Argentine), c'est plausible / faisable / futé ?
Merci de vos conseils, je retourne à ma carte routière et à mon stabylo ! :-) Bon voyage à tous ! Clem.
J'ai consulté tous les messages du forum sur le sujet mais me voilà coincée entre mon guide de voyage, les conseils trouvés sur le net et ma carte routière.. Nous sommes 2 à partir début Janvier pour un trip de 9 semaines en Chili-Argentine avec la dernière semaine réservée pour l'Ile de Pâques. Pas de voiture : sac à dos, tente, chaussures de marche et notre pouce. (C'est sur, ça ira moins vite que les bus ! :-). Après avoir étudié le Sud du Chili, je n'arrive pas à me décider sur "quoi faire / quoi voir" et on arrive déjà à 6 semaines ! :-S
Quelques questions pour vous routards : - au départ de Santiago pour le Sud, quels sont les spots à ne pas manquer ? Et en remontant l'Argentine, où faut-il s'arrêter absolument ? - le stop, ça marche bien ? - nous voudrions relier Puerto Montt à Puerto Natales ou Punta Arenas sans prendre le Navimag.. Existe-t-il des bateaux de pécheurs/cargo/ferry qui pourraient nous déposer en chemin ? - 3 semaines pour le Sud du Chili, 3 semaines pour remonter l'Argentine et 2 semaines pour le Nord du Chili (retour sur San Pedro de Atacama depuis l'Argentine), c'est plausible / faisable / futé ?
Merci de vos conseils, je retourne à ma carte routière et à mon stabylo ! :-) Bon voyage à tous ! Clem.
Argentine, Salta: vol d'objets English translation pending
Bonjours a tous,
Voilà, je suis en ce moment a Salta (nord de l'argentine) avec des amis pour visiter ce pays. Malheureusement, mes amis ont eu le droit à une première mésaventure. Une ou plusieurs personnes ce sont introduit dans leur chambre d’hôtel et leur on dérobé tout leur matériel électronique (appareil photo, ordinateur, ...).😠 Je sais que en Amérique du sud, il existe des marchés où les objets volés sont revendus. Est ce que quelqu'un connait l'endroit où a lieu ce marché à Salta?
Je vous remercie tous d'avance pour vos réponses.
Salutation Maximus
Voilà, je suis en ce moment a Salta (nord de l'argentine) avec des amis pour visiter ce pays. Malheureusement, mes amis ont eu le droit à une première mésaventure. Une ou plusieurs personnes ce sont introduit dans leur chambre d’hôtel et leur on dérobé tout leur matériel électronique (appareil photo, ordinateur, ...).😠 Je sais que en Amérique du sud, il existe des marchés où les objets volés sont revendus. Est ce que quelqu'un connait l'endroit où a lieu ce marché à Salta?
Je vous remercie tous d'avance pour vos réponses.
Salutation Maximus
Location de voiture en Argentine English translation pending
Hola todos !
Voilà, j'aimerais avoir quelques informations pour les locations de voiture en Argentine. Je suis à Mendoza et je compte aller avec un ami jusqu'à El Calafate en janvier. En regardant les prix des bus, je me suis demandée si ça n'allait pas être aussi avantageux de louer une voiture, pour ensuite une fois sur place, visiter les alentours.
Si des personnes ont déjà loué une voiture en Argentine, peuvent-elles m'informer sur une idée de budget ? :) Ou même si des personnes ont fait ça en bus.
Voili voilou !
Merci beaucoup !!
Bus Puerto Montt - Puerto Varas - Cochamo (Chili) English translation pending
Bonjour,
quelqu'un connait-il les horaires de bus de milieu ou même fin d'après midi qui partent de Puerto Montt pour rejoindre Puerto Varas, ou même mieux, pour rejoindre Cochamo ?
Notre avion arrivant en début d'après-midi, est-il pensable d'être à Cochamo le soir même de notre arrivée ?
Pour celui ou celle qui sait, où se prend le bus également ?
Merci
Pour celui ou celle qui sait, où se prend le bus également ?
Merci
Randonnée à vélo au départ de l'Argentine jusqu'au Chili English translation pending
Bonjour à tous !!
J'envisage un trip vélo de route au départ de l'Argentine jusqu'au Chili.Atlantique au Pacifique.Pour l'instant c'est Mar del Plata jusqu'à Valparaiso.
L'aspect sportif nous intéresse donc beaucoup, bon, c'est pas non plus la tête dans le guidon, mais un peu qd m 😉!!
On est un groupe d'une 20 de riders, la traversée des Pyrénées, la Manche jusqu'à la Mediterranée, the long line, Ecosse John o'groot jusqu'à Land's end, extréme sud-ouest england.
On adore ça !!
Je recherche de la cartographie, j'en trouve en France mais avec une échelle importante, trop pour ce genre de trip.
Si vous connaissez une possibilité d'avoir des carte plus précises, j'apprécierais que vos envisagiez de partager.Un mag sur place en Argentine, une boutique, une adresse email, un site web.
C'est limite une expé !! Des vélos, de la logistique (van de soutien, hotels, bouffe), des riders.
je pense pouvoir être prêt avec mes potes pour 2012.On fait pas que ça !! 😮
Aprés, quelle est la meilleure période pour ce genre de ballade ??
On pense à 15 jrs mini mais 3 semaines me semble plus adapté.
J'ai un a-priori pour ce qui est l'état des routes et la façon de conduire qui ressemble à 'ça-passe-ou-ça-casse', à vélo ça peut être douloureux !! Mais je ne suis jamais allé en Argentine et au Chili !!!
Merci de vos idées et suggestions
Bien à vous
Fred
Réservation d'un bus en Argentine: vos expériences? English translation pending
Bonjour,
il y a quelques jours, j'ai ouvert une discussion sur la réservation d'hotels ou d'auberges de jeunesse par l'intermédiaire de sites internet. Aujourd'hui, ma question concerne les transports en argentine, plus précisément les bus. Apparemment, c'est un transport très utilisé dans ce pays sur les grandes distances. D'après les infos que j'ai pu glanées, on ne peut réserver au plus tot qu'un mois avant la date du départ et sur présentation du passeport. Avec ma famille (nous sommes 4), nous comptons prendre un bus de Cordoba à Puerto Iguazu le 12 ou 13 janvier 2011. Or, nous n'arrivons à Cordoba de France que le 10 janvier 2011. Vu que nous sommes en pleine saison, comment être surs d'avoir un bus pour la bonne date, sachant que les hôtels pour Puerto Iguazu seront déjà réservés ? est ce possible de réserver de France et comment ? Je me pose moins de questions pour la suite de notre voyage, car après nous serons sur place pour réserver les bus suivants (iguazu-Salta). Si certains d'entre vous ont été à la même période cette année, peuvent ils me faire part de leur expérience ? Je profite de ce message pour remercier les personnes qui ont répondu à ma première question.
il y a quelques jours, j'ai ouvert une discussion sur la réservation d'hotels ou d'auberges de jeunesse par l'intermédiaire de sites internet. Aujourd'hui, ma question concerne les transports en argentine, plus précisément les bus. Apparemment, c'est un transport très utilisé dans ce pays sur les grandes distances. D'après les infos que j'ai pu glanées, on ne peut réserver au plus tot qu'un mois avant la date du départ et sur présentation du passeport. Avec ma famille (nous sommes 4), nous comptons prendre un bus de Cordoba à Puerto Iguazu le 12 ou 13 janvier 2011. Or, nous n'arrivons à Cordoba de France que le 10 janvier 2011. Vu que nous sommes en pleine saison, comment être surs d'avoir un bus pour la bonne date, sachant que les hôtels pour Puerto Iguazu seront déjà réservés ? est ce possible de réserver de France et comment ? Je me pose moins de questions pour la suite de notre voyage, car après nous serons sur place pour réserver les bus suivants (iguazu-Salta). Si certains d'entre vous ont été à la même période cette année, peuvent ils me faire part de leur expérience ? Je profite de ce message pour remercier les personnes qui ont répondu à ma première question.
Faire un voyage de péche en Argentine avec quelles agences? English translation pending
Bonjour,
Je vais bientôt partir en argentine d'ici 2 semaines et demi, et je compte durant mon voyage profiter de d'un ou 2 jours de pêche. Je voulais savoir quels sont les coins les meilleurs pour pêcher et s'il faut passer par une agence, laquelle me conseillerez-vous,
a bienôt,
mumu
Je vais bientôt partir en argentine d'ici 2 semaines et demi, et je compte durant mon voyage profiter de d'un ou 2 jours de pêche. Je voulais savoir quels sont les coins les meilleurs pour pêcher et s'il faut passer par une agence, laquelle me conseillerez-vous,
a bienôt,
mumu
Trois semaines en Argentine: Cayafate ou Mendoza? English translation pending
Je souhaite visiter l'Argentine en novembre avec l'intention de voir les chutes Iguazu, une région viticole reconnue et le NOA.
TROIS vols intérieurs devraient être dans mes plans
la question est:
C'est quoi qui est mieux
Buenos Aires- avion- Mendoza, vignobles ( location de voiture, jusqu'à Salta -Jujuy ) - avion- chutes Iguazu- avion- Buenos Aires
itinéraire couvrant plus de km en voiture pour ne pas rater la vallée de Mendoza pour le vin
ou
Buenos Aires- avion- Salta, Cayafete vignobles ( location de voiture, Jujuy etc... ) - avion- chutes Iguazu- avion- Buenos Aires
itinéraire raccourci en km en voiture, en enlevant Mendoza et privilégiant Cayafete pour région viticole
Qu'est-ce que vous en pensez? Mendoza vaut-elle le détour, ou c'est mieux de se concentrer dans le NOA ?
TROIS vols intérieurs devraient être dans mes plans
la question est:
C'est quoi qui est mieux
Buenos Aires- avion- Mendoza, vignobles ( location de voiture, jusqu'à Salta -Jujuy ) - avion- chutes Iguazu- avion- Buenos Aires
itinéraire couvrant plus de km en voiture pour ne pas rater la vallée de Mendoza pour le vin
ou
Buenos Aires- avion- Salta, Cayafete vignobles ( location de voiture, Jujuy etc... ) - avion- chutes Iguazu- avion- Buenos Aires
itinéraire raccourci en km en voiture, en enlevant Mendoza et privilégiant Cayafete pour région viticole
Qu'est-ce que vous en pensez? Mendoza vaut-elle le détour, ou c'est mieux de se concentrer dans le NOA ?
Avis sur planning de trois semaines en Argentine-Patagonie? English translation pending
Bonjour à vous les voyageurs..!
Je m'apprête à décoller pour Buenos-Aires dans un peu plus d'un mois, accompagné de ma copine, et pour un voyage en Argentine qui devrait durer 24 jours sur place exactement. Nous nous sommes décidés pour cette destination dans l'idée de découvrir les fabuleux paysages de la Patagonie (pampa, montagnes, lacs, glaciers, grands espaces, ...) Jeunes mais pas pour autant sportifs confirmés, nous ne prévoyons pas vraiment de nous lancer dans des randonnées de plusieurs jours avec bivouacs sous la tente à des températures extrêmes. (Mais pourquoi pas quelques belles ballades de 6-8h de marche sur une journée.)
De ce que nous avons compris en nous plongeant un peu dans notre guide et en parcourant ce forum, le pays est grand... très grand..., et donc il ne faut pas être trop gourmand en terme d'itinéraire. Nous voulons limiter au maximum les vols internes, et pensons voyager principalement en bus qui apparemment peuvent être confortables là-bas.
Voici une idée de planning que nous avons élaboré, merci aux spécialistes du coin de nous informer s'ils trouvent notre projet cohérent, ou bien si des améliorations pourraient y être apportées.
- Jour 0 : arrivée le soir à Buenos-Aires ; - Jours 1 et 2 : Buenos Aires, départ le soir du jour 2 ou le matin du jour 3 vers Puerto Madryn à l'entrée de la péninsule Valdes ; - Jours 4 et 5 : péninsule Valdes (en logeant une nuit à Puerto Pyramides) ; - Jour 6 : départ de Puerto Madryn vers Bariloche - Jours 7, 8 et 9 : Bariloche et alentours / Avez-vous des immanquables (ballades, visites, ...) à nous conseiller dans le coin? 3 jours sont ils suffisant? trop? - Jour 10 : départ de Bariloche vers El Calafate / Apparemment le trajet peut-être très long, on a vu notamment que certains organismes proposaient ce trajet dans un tour de 4 jours, qu'en pensez-vous? - Jours 10 à 13 : trajet vers El Calafate / y-a-t-il des choses à voir sur la route? des arrêts à ne pas manquer? - Jours 14, 15 et 16 : El Calafate et alentours (Perito Moreno, ...) / Quoi d'autre? - Jour 17 : trajet vers Puerto Natales ; - Jour 18 : Torres del Paine / Facile d'accès? Pas de contraintes particulières pour passer au Chili? - Jours 19 et 20 : retour vers El Calafate, trajet vers Rio Gallegos ; - Jour 21 : avion Rio Gallegos ==> Iguazu (via Buenos-Aires) ; - Jour 22 : Iguazu, cascades, ... ; - Jour 23 : retour vers Buenos Aires en bus ; - Jour 24 : Buenos Aires ; - Jour 25 : décollage le matin
Voilou, à priori, à part l'avion que l'on compte prendre le jour 21 pour remonter tout au nord, nous ne comptons rien réserver avant le départ... Est-ce jouable? Y-a-t-il d'autres choses à réserver ou acheter depuis la France?
Merci d'avance pour vos avis et vos conseils.
Je m'apprête à décoller pour Buenos-Aires dans un peu plus d'un mois, accompagné de ma copine, et pour un voyage en Argentine qui devrait durer 24 jours sur place exactement. Nous nous sommes décidés pour cette destination dans l'idée de découvrir les fabuleux paysages de la Patagonie (pampa, montagnes, lacs, glaciers, grands espaces, ...) Jeunes mais pas pour autant sportifs confirmés, nous ne prévoyons pas vraiment de nous lancer dans des randonnées de plusieurs jours avec bivouacs sous la tente à des températures extrêmes. (Mais pourquoi pas quelques belles ballades de 6-8h de marche sur une journée.)
De ce que nous avons compris en nous plongeant un peu dans notre guide et en parcourant ce forum, le pays est grand... très grand..., et donc il ne faut pas être trop gourmand en terme d'itinéraire. Nous voulons limiter au maximum les vols internes, et pensons voyager principalement en bus qui apparemment peuvent être confortables là-bas.
Voici une idée de planning que nous avons élaboré, merci aux spécialistes du coin de nous informer s'ils trouvent notre projet cohérent, ou bien si des améliorations pourraient y être apportées.
- Jour 0 : arrivée le soir à Buenos-Aires ; - Jours 1 et 2 : Buenos Aires, départ le soir du jour 2 ou le matin du jour 3 vers Puerto Madryn à l'entrée de la péninsule Valdes ; - Jours 4 et 5 : péninsule Valdes (en logeant une nuit à Puerto Pyramides) ; - Jour 6 : départ de Puerto Madryn vers Bariloche - Jours 7, 8 et 9 : Bariloche et alentours / Avez-vous des immanquables (ballades, visites, ...) à nous conseiller dans le coin? 3 jours sont ils suffisant? trop? - Jour 10 : départ de Bariloche vers El Calafate / Apparemment le trajet peut-être très long, on a vu notamment que certains organismes proposaient ce trajet dans un tour de 4 jours, qu'en pensez-vous? - Jours 10 à 13 : trajet vers El Calafate / y-a-t-il des choses à voir sur la route? des arrêts à ne pas manquer? - Jours 14, 15 et 16 : El Calafate et alentours (Perito Moreno, ...) / Quoi d'autre? - Jour 17 : trajet vers Puerto Natales ; - Jour 18 : Torres del Paine / Facile d'accès? Pas de contraintes particulières pour passer au Chili? - Jours 19 et 20 : retour vers El Calafate, trajet vers Rio Gallegos ; - Jour 21 : avion Rio Gallegos ==> Iguazu (via Buenos-Aires) ; - Jour 22 : Iguazu, cascades, ... ; - Jour 23 : retour vers Buenos Aires en bus ; - Jour 24 : Buenos Aires ; - Jour 25 : décollage le matin
Voilou, à priori, à part l'avion que l'on compte prendre le jour 21 pour remonter tout au nord, nous ne comptons rien réserver avant le départ... Est-ce jouable? Y-a-t-il d'autres choses à réserver ou acheter depuis la France?
Merci d'avance pour vos avis et vos conseils.
Tour d'Amérique du Sud 2011 en un an, budget? English translation pending
Bonjours, je compte entreprendre le Tour d'Amérique du Sud en Février 2011, pour 1 an, départ de Rio de Janeiro en passant par Ushuaia et en remontant toute la côte^, jusqu'au Mexique. Voila j'aurai deux questions qui me trottes dans la tête:
- Pensez vous que 1 an soit suffisant étant donné la distance?
- J'ai un Budget de 6000€, j'ai pris en compte 1500€ pour les billet d'avion, ce qui me fait un budjet de 4500€/365jours, ce qui nous donne un budjet de 12€ par jours, pensez vous que cela est suffisant, sachant qu'avec nous nous emmenons une tente pour le logement? Peut être devrai-je raccourcir le trajet jusqu'à la colombie pour pouvoir travailler au fur et à mesure du voyage pour regonfler le budjet?
Merci de vos conseils Amicalement Denis
Merci de vos conseils Amicalement Denis
Chili et Buenos Aires en novembre-décembre 2010: endroits incontournables? English translation pending
Bonjour les amis,
Nous partons 3 semaines -du 15novembre au 8décembre 2010- à répartir entre le Chili et Buenos Aires -billet avion Santiago-Buenos Aires déjà réservé du 22 au 26nov.
Vous connaissez des endroits à ne manquer sous aucun prétexte?
Merci beaucoup!!!!!😎
Nous partons 3 semaines -du 15novembre au 8décembre 2010- à répartir entre le Chili et Buenos Aires -billet avion Santiago-Buenos Aires déjà réservé du 22 au 26nov.
Vous connaissez des endroits à ne manquer sous aucun prétexte?
Merci beaucoup!!!!!😎
Itinéraire à vélo idéal pour un an en Amérique du Sud? English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait quelques temps que je réfléchis à l'itinéraire idéal à réaliser en Amérique du Sud, en combinant les sites prioritaires que nous souhaitons visiter, la dates d'aller et de retour prévues et les contraintes météo. Je ne trouve pas de solutions idéales (si elles existent...) et je m'en remets à vos diverses expériences.
Le projet: 1 an sur les routes d'A du S en vélo / 2 vélos + matériel que nous avons déjà testés sur les routes. Départ mars 2011 Retour Mars 2012
Pays/sites que nous souhaitons visiter : - Argentine / BA / Ruta 40 / Caretera austral / Terre de feu / Ruta de les 7 lagos - Chilie / Santiago / Valparaiso (?) / Puerto Mont - Bolivie / Sud Lipez (incontournable pour nous) / Salar Uyuni / Titicaca / ... - Pérou - Equateur (? déjà parcouru en sac à dos) - Ouverts également à d'autres pays (Paraguay, Uruguay, ...)
Par notre propre expérience et à la lecture des différentes discussions sur le forum, je pense que nous pourrons effectuer entre 1000 et 1500 kms par mois en moyenne... soit environ 12 000 kms sur l'année prévue.
Nous n'avons pas de contrainte de ville d'arrivée et de départ (sauf à ce qu'on y trouve un aéroport!!). Nous cherchons en revanche à éviter les vols intérieurs mais sommes prêts à utiliser les bus pour parcourir les parcours trop difficiles ou manquant d'intérêts (ou pour revenir sur nos pas).
En retournant les itinéraires possibles dans tous les sens, j'en arrive toujours à la même conclusion: il faut éviter le sud Lipez à sa mauvaise période!! (cad trop humide ou trop froid!!) et le meilleur endroit pour passer les mois de juillet et août sont pour nous le Pérou et l'Equateur... et évidemment la Terre de Feu est plus praticable en décembre!!
Avec toutes ces données, je n'arrive pas encore à boucler un itinéraire de principe pour notre périple. Y a t il quelqu'un parmis vous qui peut nous aider sur ce sujet svp?
En vous remerciant d'avance pour vos conseils!
Cela fait quelques temps que je réfléchis à l'itinéraire idéal à réaliser en Amérique du Sud, en combinant les sites prioritaires que nous souhaitons visiter, la dates d'aller et de retour prévues et les contraintes météo. Je ne trouve pas de solutions idéales (si elles existent...) et je m'en remets à vos diverses expériences.
Le projet: 1 an sur les routes d'A du S en vélo / 2 vélos + matériel que nous avons déjà testés sur les routes. Départ mars 2011 Retour Mars 2012
Pays/sites que nous souhaitons visiter : - Argentine / BA / Ruta 40 / Caretera austral / Terre de feu / Ruta de les 7 lagos - Chilie / Santiago / Valparaiso (?) / Puerto Mont - Bolivie / Sud Lipez (incontournable pour nous) / Salar Uyuni / Titicaca / ... - Pérou - Equateur (? déjà parcouru en sac à dos) - Ouverts également à d'autres pays (Paraguay, Uruguay, ...)
Par notre propre expérience et à la lecture des différentes discussions sur le forum, je pense que nous pourrons effectuer entre 1000 et 1500 kms par mois en moyenne... soit environ 12 000 kms sur l'année prévue.
Nous n'avons pas de contrainte de ville d'arrivée et de départ (sauf à ce qu'on y trouve un aéroport!!). Nous cherchons en revanche à éviter les vols intérieurs mais sommes prêts à utiliser les bus pour parcourir les parcours trop difficiles ou manquant d'intérêts (ou pour revenir sur nos pas).
En retournant les itinéraires possibles dans tous les sens, j'en arrive toujours à la même conclusion: il faut éviter le sud Lipez à sa mauvaise période!! (cad trop humide ou trop froid!!) et le meilleur endroit pour passer les mois de juillet et août sont pour nous le Pérou et l'Equateur... et évidemment la Terre de Feu est plus praticable en décembre!!
Avec toutes ces données, je n'arrive pas encore à boucler un itinéraire de principe pour notre périple. Y a t il quelqu'un parmis vous qui peut nous aider sur ce sujet svp?
En vous remerciant d'avance pour vos conseils!
L'Argentine détient le record mondial de mortalité sur les routes English translation pending
je viens de lire des infos sur la sécurité en Argentine. selon le site du gouvernement français, il place comme principal motif d'insécurité: la violence routière.
1. La violence routière est la première source d’insécurité en Argentine qui détient dans ce domaine le triste record mondial de mortalité. Absence de formation initiale, réseau routier inadapté, mauvais état des véhicules, comportement agressif, prévention et répression insuffisantes provoquent la mort de plus de 11 000 personnes chaque année. L’attention du voyageur est donc particulièrement attirée sur la prudence requise pour tout déplacement routier, la conduite de nuit étant fortement déconseillée. En cas d’accident de la circulation, aucun constat n’est à remplir sur place. Seules sont échangées les coordonnées des compagnies d’assurances qui traitent ensuite le dossier. En ville, et tout particulièrement à Buenos Aires, le risque est également très élevé. La plus grande vigilance est recommandée aux piétons et cyclistes dans leurs déplacements.
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/argentine_12200/index.html
1. La violence routière est la première source d’insécurité en Argentine qui détient dans ce domaine le triste record mondial de mortalité. Absence de formation initiale, réseau routier inadapté, mauvais état des véhicules, comportement agressif, prévention et répression insuffisantes provoquent la mort de plus de 11 000 personnes chaque année. L’attention du voyageur est donc particulièrement attirée sur la prudence requise pour tout déplacement routier, la conduite de nuit étant fortement déconseillée. En cas d’accident de la circulation, aucun constat n’est à remplir sur place. Seules sont échangées les coordonnées des compagnies d’assurances qui traitent ensuite le dossier. En ville, et tout particulièrement à Buenos Aires, le risque est également très élevé. La plus grande vigilance est recommandée aux piétons et cyclistes dans leurs déplacements.
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/argentine_12200/index.html
Cherche appareil photo sur Buenos Aires, Argentine English translation pending
Salut a tous
Je me suis fais piquer mon appareil et camera il y a trois jours a la gare de retiro (un grand classique local apparement!!!), quelqu'un connait il les endroits ou ils sont susceptible de reapparaitre a la vente a part a libertad???
Vu que je suis coince ici jusqu'au renouvellement de mon passeport je ferai bien le tour des revendeurs pour essayer de recuperer mon precieux materiel!!!
Et sinon si quelqu'un connait des adresses de magasins photos a buenos aires a part sur libertad, je suis egalement preneur!!
Merci d'avance y hasta luego
Merci d'avance y hasta luego
Trois semaines en Argentine au mois de novembre English translation pending
Bonjour
Nous envisageons de partir 3 petites semaines en Argentine en novembre et hésitons encore sur le trajet. Nous ne ferons pas la région andine, que nous réservons pour une autre fois, mais nous souhaitons absolument voir les chutes d'Iguazu, la Patagonie australe et Ushuaia (oui, je sais, ce n'est pas dans le même coin). Nous hésitons encore sur l'opportunité de passer par la péninsule de Valdès (période mi-novembre favorable à la rencontre des baleines ou un peu tardive et risquée ? beaucoup de trajet seulement pour les baleines...).
Voilà l'itinéraire, dans sa version 1.0. : - jour1 : départ Paris ou Bruxelles - jour2 : arrivée Buenos Aires - jour3 : Vol tôt pour Iguazu, 1ère visite, côté brésilien ou argentin - jour4 : visite autre côté Iguazu - jour5 : Vol pour El Calafate - jour6: Parc de los glaciares - jour7 : Perito Moreno - jour8 : El Chalten - jour9 : Retour El Calafate - jour10 : Départ pour Torres del Paine - jour11 : Visite Torres del Paine - jour12 : Retour El Calafate - jour13 : Vol pour Ushuaia - jour14 : Ushuaia - jour15 : Ushuaia - jour16 : Vol Buenos Aires - jour17 : Visite Buenos Aires - jour18 : Vol retour
Nous pouvons envisager de rajouter jusqu'à 3 jours, éventuellement pour ajouter la péninsule de Valdès entre les jours 4 et 5, ou pour toute autre suggestion. Nous envisageons de louer une voiture à El Calafate pour visiter le coin. Est-ce intéressant ? Des suggestions de loueur, sachant qu'il nous faudra le permis de passage au Chili ?
Pour les vols intérieurs, j'ai vu qu'il y avait l'Air Pass d'Aerolineas Argentinas. Je compte les appeler pour plus d'infos, mais des retours sur cette solution ? Merci à tous pour vos conseils.
Nous envisageons de partir 3 petites semaines en Argentine en novembre et hésitons encore sur le trajet. Nous ne ferons pas la région andine, que nous réservons pour une autre fois, mais nous souhaitons absolument voir les chutes d'Iguazu, la Patagonie australe et Ushuaia (oui, je sais, ce n'est pas dans le même coin). Nous hésitons encore sur l'opportunité de passer par la péninsule de Valdès (période mi-novembre favorable à la rencontre des baleines ou un peu tardive et risquée ? beaucoup de trajet seulement pour les baleines...).
Voilà l'itinéraire, dans sa version 1.0. : - jour1 : départ Paris ou Bruxelles - jour2 : arrivée Buenos Aires - jour3 : Vol tôt pour Iguazu, 1ère visite, côté brésilien ou argentin - jour4 : visite autre côté Iguazu - jour5 : Vol pour El Calafate - jour6: Parc de los glaciares - jour7 : Perito Moreno - jour8 : El Chalten - jour9 : Retour El Calafate - jour10 : Départ pour Torres del Paine - jour11 : Visite Torres del Paine - jour12 : Retour El Calafate - jour13 : Vol pour Ushuaia - jour14 : Ushuaia - jour15 : Ushuaia - jour16 : Vol Buenos Aires - jour17 : Visite Buenos Aires - jour18 : Vol retour
Nous pouvons envisager de rajouter jusqu'à 3 jours, éventuellement pour ajouter la péninsule de Valdès entre les jours 4 et 5, ou pour toute autre suggestion. Nous envisageons de louer une voiture à El Calafate pour visiter le coin. Est-ce intéressant ? Des suggestions de loueur, sachant qu'il nous faudra le permis de passage au Chili ?
Pour les vols intérieurs, j'ai vu qu'il y avait l'Air Pass d'Aerolineas Argentinas. Je compte les appeler pour plus d'infos, mais des retours sur cette solution ? Merci à tous pour vos conseils.
Trajet jusqu'à Ushuaia en partant du Brésil et en profitant du paysage Argentin sans se ruiner? English translation pending
Bonjour, nous serons à Rio de Janeiro en Mars 2011 et nous voulons descendre jusqu'à Ushuaia en profitant du paysage et surtout en traversant l'Argentine.
Quel serait le trajet le plus approprié et surtout le moins cher? (De Ushuaia nous prenons un vol en Avril pour remonter sur Lima)
J'en appelle à vos expériences! Merci!
Cha
Quel serait le trajet le plus approprié et surtout le moins cher? (De Ushuaia nous prenons un vol en Avril pour remonter sur Lima)
J'en appelle à vos expériences! Merci!
Cha
Itinéraire en Argentine avec nos trois enfants en décembre et janvier prochain English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite vous faire part de notre projet de voyage en Argentine en décembre et janvier prochain. Nous partons avec nos trois enfants de 5, 7 et 10 ans pour 1 mois.
Le projet d'itinéraire est le suivant : BA (3 à 5 jours pour visiter la ville), Neuquen (2 jours pour les Dinosaures), une petite excursion au Chili (1 semaine région des lac Temuco), Barriloche(2 jours), Esquel (3 jours) puis Puerto Madryn (5 jours) et retour à BA.
Si vous avez des remarques et des suggestions à me faire ce sera avec plaisir.
Et côté sécurité, surtout en ville avec de jeunes enfants qu'est ce que vous en pensé?
Par avance merci.
Voyage de trois mois et demi Pérou-Bolivie-Argentine (billets d'avion Buenos Aires - Lima) English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mon copain en Amérique du Sud du 4 septembre au 22 décembre 2010 (un peu plus de 3 mois et demi). Nous faisons l'aller retour Paris- Buenos Aires (les billets d'avion pour Buenos étant les moins chers).
Nous voulions aller directement au Pérou et prendre un vol Buenos Aires -Lima ? les billets sont assez chers (entre 350 e et 400 e) !!! Vaut il mieux les acheter avant de partir quand même ou attendre d'être sur place?
PEROU On pensait monter jusqu'à Chachapoyas (kuelap, vallée de Belen, ...) depuis Lima (est ce qu'il y a des trajets en avion lima -Chachapoyas ou aux alentours pour faire l'aller seulement? )
- redescente vers Huaraz (avez vous des treks à nous conseiller dans cette région??? j'ai entendu parlé du trek de Santa cruz ???) - Cuzco, vallée sacrée, Machu Picchu, Pisac (trek?). On pensait y rester une semaine, trop ou pas assez? - Arequipa (Canyon de colca) - Puno -Lac titicaca (y a-t-il une île qui vaillent vraiment la peine de s'y arrêter sans qu'on soit noyés au milieu d'une masse de touristes?) Est ce que tout ca est possible en 4-5 semaines?
Puis BOLIVIE (l'itinéraire n'est pas du tout défini et d'ailleurs on en a pas vraiment, on compte aussi aller au fil des rencontres et des conseils) - Copacabana - la Paz - Sucre - Potosi - Uyuni (salar) Tout coups de coeur en Bolivie et conseils sont vriament les bienvenus. Possible en 4-5 semaines? Treks ? Est ce que ca vaut le coup de monter dans le nord de la bolivie?
Puis ARGENTINE: il nous resterait normalement entre 4 et 6 semaines Quebrada de Humanaca, salta, Jujuy Après on ne sait pas trop, dans l'idéeal on aurait aimé aller jusqu'à Ushuaia, en faisant la région des lacs (Bariloche), puerto madryn, voire des glaciers, apprécier la faune de patagonie. Mais c'est tellement immense!
Notre but n'est vraiment pas de tout faire et tout voir, de toute facon c'est impossible surtout en 3 mois et demi!!! mais plutot de repartir avec des souvenirs de vie, de rencontres et de superbes paysages!!! On ne recherche pas forcément le confort et on ne fait pas non plus la course aux visites touristiques. Voilà, si vous avez eu des expériences enrichissantes et marquantes n'hésitez pas à nous les faire partager on est preneur !!!
Merci d'avance
Mathilde
Je pars avec mon copain en Amérique du Sud du 4 septembre au 22 décembre 2010 (un peu plus de 3 mois et demi). Nous faisons l'aller retour Paris- Buenos Aires (les billets d'avion pour Buenos étant les moins chers).
Nous voulions aller directement au Pérou et prendre un vol Buenos Aires -Lima ? les billets sont assez chers (entre 350 e et 400 e) !!! Vaut il mieux les acheter avant de partir quand même ou attendre d'être sur place?
PEROU On pensait monter jusqu'à Chachapoyas (kuelap, vallée de Belen, ...) depuis Lima (est ce qu'il y a des trajets en avion lima -Chachapoyas ou aux alentours pour faire l'aller seulement? )
- redescente vers Huaraz (avez vous des treks à nous conseiller dans cette région??? j'ai entendu parlé du trek de Santa cruz ???) - Cuzco, vallée sacrée, Machu Picchu, Pisac (trek?). On pensait y rester une semaine, trop ou pas assez? - Arequipa (Canyon de colca) - Puno -Lac titicaca (y a-t-il une île qui vaillent vraiment la peine de s'y arrêter sans qu'on soit noyés au milieu d'une masse de touristes?) Est ce que tout ca est possible en 4-5 semaines?
Puis BOLIVIE (l'itinéraire n'est pas du tout défini et d'ailleurs on en a pas vraiment, on compte aussi aller au fil des rencontres et des conseils) - Copacabana - la Paz - Sucre - Potosi - Uyuni (salar) Tout coups de coeur en Bolivie et conseils sont vriament les bienvenus. Possible en 4-5 semaines? Treks ? Est ce que ca vaut le coup de monter dans le nord de la bolivie?
Puis ARGENTINE: il nous resterait normalement entre 4 et 6 semaines Quebrada de Humanaca, salta, Jujuy Après on ne sait pas trop, dans l'idéeal on aurait aimé aller jusqu'à Ushuaia, en faisant la région des lacs (Bariloche), puerto madryn, voire des glaciers, apprécier la faune de patagonie. Mais c'est tellement immense!
Notre but n'est vraiment pas de tout faire et tout voir, de toute facon c'est impossible surtout en 3 mois et demi!!! mais plutot de repartir avec des souvenirs de vie, de rencontres et de superbes paysages!!! On ne recherche pas forcément le confort et on ne fait pas non plus la course aux visites touristiques. Voilà, si vous avez eu des expériences enrichissantes et marquantes n'hésitez pas à nous les faire partager on est preneur !!!
Merci d'avance
Mathilde
Voyager la Terre de Feu: choisir l'Argentine, le Chili ou les deux? English translation pending
Salut à tous,
Je projette un voyage en Terre de Feu et de prime abord j'envisageais avant tout le coté argentin. Mais un ami m'a dit que le coté chilien était encore plus impressionnant. Ce qui m'intéresse surtout c'est le coté paysage, naturel... Je me demande donc si il est possible de passer facilement d'un coté à l'autre, autant d'un point de vue géographique (y a-t il par exemple des tunnels qui permettent de passer facilement les montagnes, ou des cols avec des bonnes routes ?), qu'administratif (le passage des frontières se fait-il facilement comme en Europe ?)
Par ailleurs est-ce qu'il y a des liaisons en bus ou en train efficace entre les 2 pays.
Merci à tous pour vos conseils, C'est un voyage difficile à programmer car bien sur il y a pleins de photos magnifiques sur le net mais après comment y aller, est-ce réserver aux grand randonneurs etc...
Je projette un voyage en Terre de Feu et de prime abord j'envisageais avant tout le coté argentin. Mais un ami m'a dit que le coté chilien était encore plus impressionnant. Ce qui m'intéresse surtout c'est le coté paysage, naturel... Je me demande donc si il est possible de passer facilement d'un coté à l'autre, autant d'un point de vue géographique (y a-t il par exemple des tunnels qui permettent de passer facilement les montagnes, ou des cols avec des bonnes routes ?), qu'administratif (le passage des frontières se fait-il facilement comme en Europe ?)
Par ailleurs est-ce qu'il y a des liaisons en bus ou en train efficace entre les 2 pays.
Merci à tous pour vos conseils, C'est un voyage difficile à programmer car bien sur il y a pleins de photos magnifiques sur le net mais après comment y aller, est-ce réserver aux grand randonneurs etc...
Itinéraire en Argentine pour un tour du monde? English translation pending
Bonjour,
Nous préparons actuellement notre tour du monde et ce dernier débutera par l'Argentine (durée 3 mois Argentine-Chili). Départ prévu pour Avril 2011. Je recherche aujourd'hui un retour sur les sites que nous allons visiter : tous les détails se retrouvent sur http://www.voyage-en-duo.com/?page_id=544
Qu'en pensez vous ? avons nous omis des sites incontournables ? Est-ce facile de passer par le Chili et retourner en Argentine ? (pas de pb administratif ?) Merci par avance.
En détails :Buenos Aires La ville de Tigre, édifiée sur de nombreux lots dans le Delta du Parana, se situe à moins d’une heure de route de Buenos Aires La très agréable ville de Rosario, celle qui représente le mieux le mode de vie argentin, à seulement 3 heures de la capitale Avion de Buenos Aires à Trelew, (environ 35 pesos) ville offrant les meilleurs réseaux de communication pour se rendre dans la péninsule de Valdès Puerto Madryn, camp de base pour visiter la péninsule Valdès, paysages sauvages de lande, et surtout population marine variée et importante (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Punta Delgada est située dans l’extrême sud est de la péninsule de Valdès, paradis des élephants de mer Punta Tombo, incroyable concentration de pingouins (manchots de Magellan) dans cette réserve unique au monde Ushuaia Le parc national de la Terre de Feu El Calafate et le Parc national de Los Glaciares (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Le lago Argentino, le plus grand lac d’Argentine. Belles randonnées Glacier Perito Moreno El Chalten au pied du Fitz Roy et du Cerro Torre (Site de Bloc) El Bolsón, ville andine niché au cœur d’une jolie vallée glacière San Carlos de Bariloche qui se situe sur le Lac Nahuel Huapi ne manque pas de charme Les blocs de Frey Détour par le Chili (voir itinéraire Chili) Suite Argentine Mendoza, point de départ idéal pour les sports de montagne Capilla del Monte – Les blocs de Rocamola La Rioja, le parc national Talampaya (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité) Cafayate et la route des vins Quebrada las Conchas, extraordinaire canyon qui explore toute la palette des rouges Salta Purmamarca et sa montagne aux sept couleurs Tilcara, petit village perdu dans la montagne à visiter à pied, notamment sa pucara, forteresse précolombienne La Quebrada de Humahuaca (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité), le village de Humahuaca, situé à 3000 mètres d’altitude, est un village andin typique Le site de bloc de Tugzle
Nous préparons actuellement notre tour du monde et ce dernier débutera par l'Argentine (durée 3 mois Argentine-Chili). Départ prévu pour Avril 2011. Je recherche aujourd'hui un retour sur les sites que nous allons visiter : tous les détails se retrouvent sur http://www.voyage-en-duo.com/?page_id=544
Qu'en pensez vous ? avons nous omis des sites incontournables ? Est-ce facile de passer par le Chili et retourner en Argentine ? (pas de pb administratif ?) Merci par avance.
En détails :Buenos Aires La ville de Tigre, édifiée sur de nombreux lots dans le Delta du Parana, se situe à moins d’une heure de route de Buenos Aires La très agréable ville de Rosario, celle qui représente le mieux le mode de vie argentin, à seulement 3 heures de la capitale Avion de Buenos Aires à Trelew, (environ 35 pesos) ville offrant les meilleurs réseaux de communication pour se rendre dans la péninsule de Valdès Puerto Madryn, camp de base pour visiter la péninsule Valdès, paysages sauvages de lande, et surtout population marine variée et importante (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Punta Delgada est située dans l’extrême sud est de la péninsule de Valdès, paradis des élephants de mer Punta Tombo, incroyable concentration de pingouins (manchots de Magellan) dans cette réserve unique au monde Ushuaia Le parc national de la Terre de Feu El Calafate et le Parc national de Los Glaciares (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Le lago Argentino, le plus grand lac d’Argentine. Belles randonnées Glacier Perito Moreno El Chalten au pied du Fitz Roy et du Cerro Torre (Site de Bloc) El Bolsón, ville andine niché au cœur d’une jolie vallée glacière San Carlos de Bariloche qui se situe sur le Lac Nahuel Huapi ne manque pas de charme Les blocs de Frey Détour par le Chili (voir itinéraire Chili) Suite Argentine Mendoza, point de départ idéal pour les sports de montagne Capilla del Monte – Les blocs de Rocamola La Rioja, le parc national Talampaya (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité) Cafayate et la route des vins Quebrada las Conchas, extraordinaire canyon qui explore toute la palette des rouges Salta Purmamarca et sa montagne aux sept couleurs Tilcara, petit village perdu dans la montagne à visiter à pied, notamment sa pucara, forteresse précolombienne La Quebrada de Humahuaca (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité), le village de Humahuaca, situé à 3000 mètres d’altitude, est un village andin typique Le site de bloc de Tugzle
Séjour de six mois en Amérique du Sud: itinéraire et mois de départ? English translation pending
Bonjour nous sommes 2 et souhaitons partir 6 mois en Amérique du sud pour visiter différents pays ( argentine, Chili, Pérou, Bolivie, équateur ... et autres). seulement je me poses 2 questions :
doit on faire l'itinéraire en remontant, c'est a dire de la terre de feu jusqu'à l'équateur, ou en descendant c'est a dire de l'equateur a la terre de feu? (par rapport a la météo).
la deuxieme question en relation avec la premiere, est il preferable de partir de aout a janvier ou de fevrier a juillet ? ( pour eviter la saison des pluies par exemple)
Quel est le meilleur compromis entre nos 2 dates de depart et le sens de l'itineraire ?
Merci d'avance de vos reponses
amicalement nicolas
la deuxieme question en relation avec la premiere, est il preferable de partir de aout a janvier ou de fevrier a juillet ? ( pour eviter la saison des pluies par exemple)
Quel est le meilleur compromis entre nos 2 dates de depart et le sens de l'itineraire ?
Merci d'avance de vos reponses
amicalement nicolas
Voyage de trois semaines en Argentine, départ vers le 15 août English translation pending
Bonjour,
Je compte partir 3 semaines vers le 15 août en Argentine mais j'ai beaucoup de mal à caler mon voyage.
J'ai déjà vu Iguacu lors d'un précédent séjour au Brésil donc c'est bon pour ça...
Par contr, e j'aimerai aller en Terre de Feu : combien cela me couterait, me prendrait de temps ? J'imagine que 4-5 jours c'est pas trop mal, surtout que j'aimerai garder du temps pour voir plein de trucs ailleurs...
Bref, si vous avez un programme type pour ce genre de voyage...
Merci d'avance !
Je compte partir 3 semaines vers le 15 août en Argentine mais j'ai beaucoup de mal à caler mon voyage.
J'ai déjà vu Iguacu lors d'un précédent séjour au Brésil donc c'est bon pour ça...
Par contr, e j'aimerai aller en Terre de Feu : combien cela me couterait, me prendrait de temps ? J'imagine que 4-5 jours c'est pas trop mal, surtout que j'aimerai garder du temps pour voir plein de trucs ailleurs...
Bref, si vous avez un programme type pour ce genre de voyage...
Merci d'avance !
Partir au Chili à petit prix English translation pending
Bonjour,
Je m'apprête à faire un stage au Chili pour 6 mois dès septembre. Je compte partir dès août pour pouvoir profiter du continent pendant un mois. Je souhaiterais connaître les bons plans économiques pour partir là bas. J'ai déjà regardé les billets d'avion Paris-Santiago et ils sont largement plus chers que Paris-Buenos Aires. Je pensais alors partir à Buenos Aires et remonter vers Santiago tranquillement. est-ce la solution la plus économique? Je suis prête à partir de n'importe où en France et arriver au Chili, Argentine pourvu que le billet soit le moins cher possible. Y a t-il des compagnies aériennes, des démarches particulières pour obtenir un prix imbattable??? :)
Je pensais aussi ne pas prendre de billets de retour pour l'instant. Vaut-il mieux que je m'assure avec un billet ouvrable ou je peux ne prendre qu'un aller simple?
J'aurais également souhaité savoir s'il fallait que je me munisse d'un visa sachant que je reste là bas pour 6 mois. Enfin, je voulais faire part de mon projet en août et avoir des avis par les connaisseurs. Nous partirions en août avec un ami et nous voudrions profiter de la saison de ski et d'alpinisme. Y a t-il des plans intéressants pour combiner le trajet Buenos Aires-Santiago et pratiquer un peu de ski et d'alpinisme sur la route? Sinon, y a t-il d'autres trip plus dépaysants?
Merci d'avance pour les réponses!
Je m'apprête à faire un stage au Chili pour 6 mois dès septembre. Je compte partir dès août pour pouvoir profiter du continent pendant un mois. Je souhaiterais connaître les bons plans économiques pour partir là bas. J'ai déjà regardé les billets d'avion Paris-Santiago et ils sont largement plus chers que Paris-Buenos Aires. Je pensais alors partir à Buenos Aires et remonter vers Santiago tranquillement. est-ce la solution la plus économique? Je suis prête à partir de n'importe où en France et arriver au Chili, Argentine pourvu que le billet soit le moins cher possible. Y a t-il des compagnies aériennes, des démarches particulières pour obtenir un prix imbattable??? :)
Je pensais aussi ne pas prendre de billets de retour pour l'instant. Vaut-il mieux que je m'assure avec un billet ouvrable ou je peux ne prendre qu'un aller simple?
J'aurais également souhaité savoir s'il fallait que je me munisse d'un visa sachant que je reste là bas pour 6 mois. Enfin, je voulais faire part de mon projet en août et avoir des avis par les connaisseurs. Nous partirions en août avec un ami et nous voudrions profiter de la saison de ski et d'alpinisme. Y a t-il des plans intéressants pour combiner le trajet Buenos Aires-Santiago et pratiquer un peu de ski et d'alpinisme sur la route? Sinon, y a t-il d'autres trip plus dépaysants?
Merci d'avance pour les réponses!
Patagonie, entre Argentine et Chili English translation pending
Terre de grands espaces, de pampas infinies, de calottes glaciaires inextricables, de forêts profondes, de lacs merveilleux, de fjords et, , , de vent.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
Meilleure destination climatique en Amérique du Sud en janvier? English translation pending
Bonjour,
Je vais au Pérou tout fin novembre (là c'est sec je crois ?) et serai à Tarapoto la première quinzaine de décembre (ça doit encore aller!).
Comme j'ai du temps jusqu'à presque fin janvier et que le Pérou devient pluvieux à cette période, j'aimerais savoir dans quel pays d'Amérique du sud (sauf le Brésil, je veux profiter de parler espagnol) vous me conseillez d'aller faire un tour, du point de vue météo pour avoir pas trop de pluie.
Au départ je pensais qu'il y avait de la pluie au Pérou en Amazonie et près de la côte, et que janvier serait un bon mois pour aller dans les Andes, mais vu ce qui s'est passé récemment, je crois que les Andes sont aussi inondées !
Merci de partager vos idées de destination les plus adaptées pour janvier.
Au départ je pensais qu'il y avait de la pluie au Pérou en Amazonie et près de la côte, et que janvier serait un bon mois pour aller dans les Andes, mais vu ce qui s'est passé récemment, je crois que les Andes sont aussi inondées !
Merci de partager vos idées de destination les plus adaptées pour janvier.
Un mois au Chili avec mon fils de 6 ans English translation pending
😊 Bonjour a tous, je suis nouvelle sur le forum. J'envisage de partir 1 mois au CHili avec mon fils de 6 ans. Petit budget. Quels itinéraires me conseillez-vous? Je ne veux pas voir les "a voir a tout prix", mais me balader au hasard, decouvrir gens et paysages, et me poser la ou on se sentira bien. Cela dit, tailler la route quand meme...😛Donc j'ai un peu lu un guide de voyage sur le Chili (Fodorś, edition 2002) et cela m'a donne quelques idees. Questions: decouvrir le pays du Nord au Sud en 1 mois, c´ est un peu court? Est-ce réaliste de faire des petits détours par la Bolivie voisine, ou par l'Argentine?
Un peu brouillon tout ca, mais on ne partirait pas avant la fin 2010, voir le milieu 2011...
Et autre question capitale: quel budget faut-il prévoir pour 1 enfant et 1 adulte? Je voyage simple...
Merci a tous et bonne route pour ceux qui partent!😉
Chutes d'Iguazú au départ de Buenos Aires English translation pending
comment me rendre aux chutes à partir de bueno aire et combien de temps devrais-je y passer , je serais dans la période du 17 décembre au 2 janvier
merci
Péninsule Valdés au mois d'avril? (Argentine) English translation pending
Bonsoir, nous nous rendons mon mari et moi en Patagonie en avril. Nous hésitons à faire une étape à la péninsule de Valdès, n'étant pas sûr des animaux présents à cette époque. Les baleines, d'accord elles ne seront pas là, mais pour le reste? Quelqu'un at-il déjà fait cette partie de la Patagonie en avril? Merci