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Vélo à l'arrêt avec une remorque sans béquille? English translation pending
by Vabadong · 2008-03-27 · 19 replies
Heu.....vous faites comment pour poser votre velo chargé avce la remorque ? pour le moment je galere, j'ai pété la double béquille....j'essaie tant bien que mal de poser le tout le long d'un mur.....mais les murs c'est bien en ville .....si vous avez des solutions, je suis preneuse.... je recupererai les reponses ds qq jours....au prochain mac Do ou cyber !!! Merci
Essaouira et ses environs (Maroc) English translation pending
by Stefani13 · 2008-03-04 · 8 replies
Bonjour

je pars pour Essaouira qq jours et hormis la visite de cette magnifique ville, je souhaiterai découvrir ses alentours hors sentiers commerciaux j ai bien qq pistes d'après internet et le guide du routard mais si vous connaissez les lieux et des endroits à ne pas manquer : souk, sites naturels, randonnées... merci de me les souffler

Au plaisir Stef
Onze jours dans le Nord-Ouest argentin English translation pending
by Reginafa · 2008-02-20 · 21 replies
Bonjour,

Nous partons en famille (avec deux enfants de 10 et 14 ans) en argentine, au mois de juillet. Nous resterons 26 jours sur place. Notre programme est le suivant : 1 semaine dans le nord est 1 ou 2 jour de halte à Corrientes (ou bien resistencia ?) 11 jours dans le NOA 3 ou 4 jours à BA les jours restants sont pour les trajets et l'imprévu.

Ma question concerne le NOA. Nous aimerions faire la boucle au nord et celle au sud de Salta et passer quelques jours au calme dans un endroit sympa, avec possibilités de ballade à pieds et à cheval, bons restos, marché etc... Nous avons pensé à Cafayate ou bien Tilcara. Nous hésitons entre : faire les 2 circuits en bus et nous arrêter au fil des envies et des coups de coeur louer une voiture pour faire une des deux boucles et faire l'autre en bus faire les 2 boucles en voiture en une semaine, et retourner ensuite à Cafayate pour 3, 4 jours louer une voiture pendant les 11 jours

Chaque possibilité a ses avantages et ses inconvénients, j'en suis bien consciente, et j'ai bien du mal à trancher ! Donc si vous avez un avis à me donner, il sera le bienvenu ... Au fait, en passant, une grosse bise à Herge, tes messages et ton site me sont d'un grand secours.

Valérie
Phaistos en Crète English translation pending
by Porto123 · 2008-01-15 · 5 replies
Bonjour,

J'aimerais visiter le site archéologique de Phaistos tout en me rendant si possible au site de Agia Triada, tout cela au départ d'Heraklion. Je vais me véhiculer en autobus et je voulais savoir si cela était possible facilement et si ça vaut le déplacement?! Est-ce facile de se rendre d'un site à l'autre? J'aimerais également savoir le tarif des bus pour s'y rendre aussi! Et tant qu'à y être, se véhiculer en autobus en général sur toute l'île, est-ce simple?

Merci!😊
Hôtel Pointe aux Biches et excursions English translation pending
by Gthib · 2008-01-12 · 9 replies
Bonjour et tout d'abord bonne année à tous. Nous devions aller au Kenya pour la 3ème fois, mais étant donnés les évènements, nous avons pensé qu'il valait mieux attendre que tout ce petit monde ait fini de s'expliquer. Notre agence de voyage ne nous a pas laissé trop le choix et nous a proposé l'Ile Maurice. Nous voilà donc à 2 semaines du départ vers l'inconnu le plus total. Nous serons à l'hôtel "Pointe aux Biches" entre Pointe aux Piments et Trou aux Biches. * Quelqu'un connait-il cet hôtel, son emplacement, sa plage, ? * Qu'y-a-t-il à voir, à faire aux alentours? * Vaut-il mieux louer une voiture ou prendre un taxi? * Une personne de confiance sur place? * Nous acceptons tous les conseils avec plaisir ainsi que les bonnes adresses et les bons numéros de téléphone.😉 D'avance merci à tous car nous n'avons vraiment pas beaucoup de temps disponible pour faire toutes ces recherches avant le départ le 25/01. gthib.
Vos projets de voyage à vélo pour 2008? English translation pending
by Vigognes · 2007-12-31 · 91 replies
Tout d'abord je vous souhaite une bonne année pleines de projets...et de réalisations.

Ce serait sympa, en quelques lignes, de nous exposer vos projets. Pour nous en 2008 nous avons dans les "cartons":

-Un circuit en famille dans la province de l'Aragon en Espagne pendant les vacances de Pâques.

- 4 ou 5 semaines en Turquie, toujours avec les enfants, avec un circuit dans les Cappadoces et sur les bords de la mer noire (il parait qu'il fait moins chaud ici en été!!!)

A bientôt Pierre
Argent et change en Birmanie? English translation pending
by Lamiral · 2007-11-30 · 12 replies
est on obligé d'echanger 300 euros en monaie locale en arrivant dans le pays comme on m'a dit?????
Organier un voyage individuel en Égypte? English translation pending
by Yuch · 2007-11-24 · 9 replies
Bonjour, Avec mon amie, on envisage de partir en Egype pendant deux semaines (vacances noël). Comme on préfère que ce soit en voyage individuel, donc tout à organiser 🙂. Notre idée est de faire une semaine de marches dans le dersert (blanc), et une semaine de visite/rencontre culturelle. Voilà nos premières questions : Pour la semaine "Désert", on pense contacter directement un guide local pour nous inscrire avant d'y être. Est-ce qu'on est sur la bonne voie ? Si oui, y a-t-il les choses auxquelles on doit faire plus attention ? quel est le budget à prévoir pour cette semaine ? Connaissez vous une agnece lcoale fiable ? Pour la semaine "visite/rencontre", quels sont les sites à voir et avec quels moyens de transport ? Faut-il aller à Alexendrie ? Coment il faut prévoir ?

Comme vous l'avez deviné, ce qui nous intéresse, ce n'est pas vraiment le confort matériel, mais les découvertes du pays, des gens, de la nature...

Nous avons du mal à trouver les informations concernant les voyages individuels en Egype. Je vous remercie d'avance votre aide 😎 !!!

Bon week-end Yu
Retour du sud-est marocain English translation pending
by Fraspain · 2007-11-22 · 10 replies
Bonjour a tous et merci a ceux qui m'ont aide a preperer mon circuit. A mon tour de livrer un résumé de mes impressions. Vous êtes le bienvenu mon ami, lisez comme chez vous. Inch Allah! Vol Paris-Ouerzazate par Transavia a 123 € A/R sans problème. Avion moitie vide. Location Logan 380 Dhs/jour chez Draa car. Nickel. Circuit: Agdz-Tamnougalt-Zagora-M'Hamid-Tansikht-N'kob-Tazzarine Alnif-Rissani-Merzouga-Arfoud-Errachidia-Tinejdad-Tinehir Tamtattoucht-Tinehir-Boumalne Dades-M'semrir-Boumalne Dades-Skoura-OZZ Incontournables: Tamnougalt pour le site et l'accueil de Yacob, Alnif: la boutique de fossiles et minéraux de Mohand Ihmadi, géologue, qui explique tout autour d'un the. Le lever du soleil dans une mini oasis (4 palmiers) au milieu des dunes de l'erg Chebbi. Les Gorges du Todra et Tamtattoucht (quel site!) Les Gorges du Dades et M'semrir pour les paysages. Le Musee des Oasis dans le Ksar El Khorbat a Tinejdad. Ait-Benhaddou, Telouet, Col du Tzi-N-Tichka. A voir: Le Ksar de Oulad Atmane, ne se visite plus, le proprio étant en travaux de transformation en maison d'hôtes qui promet d'être magnifique (dans 8 mois). Le Ribat de Tin Zouline exemple unique dans la région, habite et presque en ruine. La coopérative de potiers de Tamegroute, Le grenier collectif de Irherm-n-Ougdal (encore en service) J'en passe sans compter tout ce que j'ai le sentiment d'avoir manque. Mais je vais revenir... Inch Allah! A oublier: M'Hamid si on va a Merzouga. Le bivouac a l'oasis de Mezgarne dont le site internet est trompeur. La source bleue de Meski (attrape couillons) Le point de vue sur les dunes depuis Tingheras (Rissani) enfants tres desagreables et point de vue décevant. Voila, en bref. A la disposition de tous ceux qui veulent en savoir plus.
Retour de l'hôtel Radisson à Djerba English translation pending
by Danielledc · 2007-09-11 · 7 replies
🙂 Bonjour à tous et spécialement à Valy 69, L'an passé, j'étais au Sofitel de Djerba et avais été enchantée .... et là, je reviens du Radisson : excellence ! à tous points de vue Hôtel dont la décoration a été refaite, design super Extrême professionnalisme du personnel Très bonne cuisine Chambres très agréables Matelas et serviettes à la piscine et sur la plage en état parfait Seul bémol que j'ai signalé au directeur : l'entretien de la plage (nettoyage du sable) laisse à désirer Hôtel à recommander pour son calme et toutefois une certaine animation discrète (orchestre à un bar, un restaurant, un autre !) BRAVO J'y retournerai au plus vite D.
Vallée du Zat au Maroc English translation pending
by Yannpo · 2007-09-11 · 18 replies
Bonjour, je souhaite me rendre dans cette vallée au départ de marrakech pour une journée en voiture de location. La route semble correct jusqu'à tighdouine puis après il faut un 4x4. Je souhaite donc savoir si en s'arrêtant à tighdouine cela vaut quand même le coup ? Qu'y a t'il à y voir (sources, souk ....) ? merci pour vos réponses
Petits villages autour de Katmandou English translation pending
by Kilijoe · 2007-07-20 · 11 replies
Bonjour,

Je serais à KTM en novembre .

J'aimerais visiter quelques petits villages autour de KTM ( à faire de préférence à pieds, peu importe la durée, j'aurais tout mon temps ).

Pourriez - vous me donner quelques itinéraires .

J 'envisage aussi de prendre les transports en commun ( bus ) quelques conseils à ce sujet me seront utiles

Merci d'avance
Trajet Ceuta-Essaouira: distance, temps, état des routes... English translation pending
by Lydia42 · 2007-07-03 · 15 replies
Bonjour à tous et à toutes ! Nous partons bientôt en vacances à Essaouira et j'aimerai vous poser quelques questions. 😎 Quelle est la distance entre Ceuta et Essaouira ? Combien de temps le trajet dûre t-il ? Les routes et autoroutes sont-elles en bon état ? Y a t-il des péages ? Si oui, quels sont les tarifs aproximatifs ? Merci d'avance pour vos réponses ! 😉
Hôtel Oasis Marine à Zarzis English translation pending
by Radinou4 · 2007-07-01 · 31 replies
bonjour, Nous partons pour la tunisie dans l'hotel oasis marine et j'entends divers avis positifs et négatifs. Y-a-t-il quelqu'un qui a été dernièrement dans cet hotel et qui peux me donner son avis. Nous y allons avec nos trois enfants. Merci d'avance
France: perte de passeport par Chronopost English translation pending
by Chrisgir · 2007-06-13 · 2 replies
bonjour, je voulais vous avertir d'un problème que nous venons de vivre : mon mari doit partir en Afrique pour cause humanitaire. Nous avons envoyé son passeport au Consulat du Congo par chronopost. Le postier a coché la case : mettre dans la boite aux lettres si personne n'est là au lieu de : remettre en mains propres.

Résultat : 2 Chronoposts arrivés en même temps ont disparu de la circulation, et bien que le porteur ait déposé un colis 1 min. plus tard ailleurs (ce qui est déjà suspect), la Poste n'a visiblement aucune responsabilité envers nous ...

Plus de passeport, départ reporté au moins de 3 semaines, 2 Chronopost payés pour rien (il y avait l'enveloppe retour dedans ...)

Aucun recours contre Chronopost. En plus il paraît qu'on n'a pas le droit d'envoyer des passeports par courrier.

Passez plutôt par Fedex ou DHL, bien plus fiables. Quelque part je savais que Chronopost pose souvent des problèmes, mais là je m'étais dit, ça va aller ... eh bien non ...

Bon courage pour vos démarches visas !!

Chris
Tourisme à Safi au Maroc English translation pending
by Nisserine · 2007-05-31 · 12 replies
j'ai deux petits appartements à safi, pensez-vous que si je les transforme en maisons d'hôte ça pourrait marcher? est-ce que le tourisme marche bien à safi? aussi bien qu'à essaouira?
Envoi de courrier en Thaïlande English translation pending
by 42992 · 2007-03-19 · 25 replies
Bonjour à tous,

Par essai, j'ai envoyé du courrier en Thaïlande, par deux fois ce dernier n'est jamais arrivé au destinataire. Rien d'important dans ces deux cas, je réalisais ce test avant tout autre envoi plus important. Un d'entre vous pourrait-il me renseigner sur une solution possible ?

Merci
Circuit de quelques jours au départ de Zarzis en Tunisie English translation pending
by Quoattes · 2007-02-25 · 7 replies
Hello,

Nous allons partir au mois d'aout nous pensons aller à l'hotel Iberostar Zephir à Zarzis pendant 1 semaine et faire en plus quelques jours en ciruit mais nous ne savons pas quoi. Que nous conseillez-vous nous avons 2 ados de 14 et 16 ans. Merci d'avance.
Photos pour les amoureux du Cambodge English translation pending
by Sandrini · 2007-02-23 · 10 replies
Comme le dit le titre maintenant j´en fais partie. Les gens m´ont fasciné... Vendeuse de jus de canne à Koh Kong.

Vendeur de jus de canne à Kep (mon mari adore le jus de canne!)

Je pense avoir trouvé l´ami d´Alan sur les quais, en fin d´après midi. Alan, encore merci de nous avoir fait connaitre le Cambodge, tous les jours je pense aux belles rencontres que j´ai fait là bas.
Itinéraire pour 19 jours au Népal avec trek English translation pending
by Slom43 · 2007-02-08 · 25 replies
Bonjour! Je prévois faire un voyage de 3 sem au népal en novembre 2007. En fait, il reste 19 jours quand on calcule le voyagement aller & retour (je pars de montréal). J'aimerais faire un trek et visiter la vallée de katmandou, et si possible aller au parc de Chitwan mais ce n, est pas obligatoire. J'ai vérifié les sites internet de plusieurs agences népalaises qui offrent des itinéraires de trek et en leur envoyant des courriels elles me disent toutes qu'elle peuvent arranger quelque chose "sur mesure" selon notre demande, nous ne sommes que 2 et ne voulons pas marcher avec un groupe.

J'ai peine à me décider sur un itinéraire de trek .... et je me demande combien de jours max je peux consacrer au trek si je veux me garder quelques jours pour la vallée de ktm et chitwan .... j'hésite entre un trek nommé "balcon des annapurnas" 8 jours de marche: ktm-POKHARA-TOLKA-MACHHAPUCHHARE-Ghandrung -Tadapani -GHOREPANI-POONHILL-HILLE-NAYAPUL-pokhara- retour à katmandou. dans ce cas, il me resterais 11 jours pour visiter katmandou, la vallée, et pê chitwan aussi .....

ou encore 15 jours: ktm-pokhara-marche à Ghyandruk- Tadapani - Banthanti et Ghorepan-Lete - Marpha - Kagbeni -Muktinath -Jomsom - avion vers pokhara - vers le parc de chitwan, 2 jours au parc - il me resterait 4 jours pour visiter katmandou et les alentours, est-ce suffisant???

Les treks au langtang ont l'air aussi intéressants et possible en 10-12 jours, mais j'aurais aimé passer par pokhara, est-ce que ça vaut la peine ou si je ne devrais pas me soucier de cela??

j'aimerais tant partir plusieurs mois ...... !!

merci de votre aide. :)
Excursion à partir de l'hôtel Isis à Djerba? English translation pending
by Nina71 · 2007-01-05 · 4 replies
Bonjour, 😎

En fin de compte, je souhaite partir à l'hôtel Isis à Djerba, j'aimerai savoir si les excursions sont intéressantes ?

Et à quel prix à peu près ?

Merci
Myanmar "sacré": Pagode, Paya? English translation pending
by Mida · 2006-12-25 · 20 replies
Bien que situé entre la Thaïlande et le Laos à l’est, le Bangladesh à l’ouest, et la Chine et l’Inde au nord, avec une population aux origines très diverses, le Myanmar donne le sentiment d’être isolé et mystérieux. Malgré l’essor plus ou moins rapide de ses voisins, nous avons eu l’impression de nous retrouver en Chine, celle que nous avons connue lors d’un premier voyage, il y a 25 ans. Nous avons rencontré une population qui tente de survivre à l’oppression du régime militaire actuel dans des villes dont l’essor vers le modernisme est encore timide et dans des campagnes où les conditions de vie nous ramènent quelques siècles en arrière. S’il est courant de parler de contrastes au travers de notre prisme occidental, nous avons plutôt été frappés par une certaine constance mêlant à la fois la pauvreté (pas la misère) et la spiritualité inspirée par les somptueux vestiges d’un passé glorieux. Les Birmans sont très religieux (plus de 85% de Bouddhistes) et pratiquent de nombreuses croyances mêlées de superstitions variant selon les contrées traversées. C’est un peuple qui nous est apparu courageux et d’une hospitalité à toute épreuve.

Faut-il aller au Myanmar ? La question se pose. Mais boycotter le Myanmar revient surtout à punir le peuple birman. C’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés à la lecture des nombreux témoignages reçus. Le tourisme demeure l’une des rares ressources supplémentaires à laquelle le simple citoyen peut accéder. C’est une possibilité pour lui d’augmenter son revenu, à condition de pratiquer un tourisme « non-gouvernemental » Nous avons donc évité les tour-opérateurs, les réservations par le MTT (agence touristique gouvernementale), les avions de la compagnie Myanmar Airways, et nous sommes restés dans des hôtels et guest-house privés. Nous n’avons utilisé que les transports des compagnies privées en privilégiant les petits taxis (à part notre trajet en ferry) Et nous n’avons pas eu à le regretter ! Les témoignages de nos interlocuteurs, guides et chauffeurs nous l’ont bien démontré : ils attendent les touristes, leur font éviter les pièges gouvernementaux et démontrent sans cesse leur reconnaissance en ne sachant que faire pour les aider et leur rendre leur séjour inoubliable.

Le départ : Premier bug ! Le retard de l’avion de Bangkok à Yangon (3 heures) nous oblige à passer une nuit dans la capitale avant notre départ pour Mandalay. Dès la sortie de l’aéroport en pleine reconstruction, nous ressentons les trépidations de la grande ville : l’insistance des porteurs à prendre nos sacs, les taxis qui se proposent avec des tarifs variables selon la durée de notre silence, et le meilleur taux de change des dollars ! Bien que le centre des affaires du pays se déplace aujourd’hui vers Mandalay, Yangon reste la grande ville, la capitale (plus de 6 millions d’habitants). Un mélange de ruelles populaires, le Little Delhi des Indiens downtown, les grandes avenues du centre héritées de la colonisation britannique, et quelques gratte-ciel au milieu des immenses espaces verts et des pagodes. Une importante population d’Indiens et de Chinois, qui transforment les trottoirs en une multitude de petites cuisines proposant des nourritures variées et des marchands qui vendent de tout, du ventilateur auquel il manque une pale à la boîte à outils rouillés ! Grignoter dans la rue ? Bien que friands de ce type de repas au contact direct avec la population, nous avons rapidement su que nous aurions quelques difficultés ! Rien à voir avec les soupes de rue en Thailande, au Laos ou au Vietnam ! Resto chinois du premier soir : en guise d’accueil un énorme cafard qui se ballade au milieu de la salle ! Je ferme les yeux ! Petite promenade avant le dîner, Daniel ne me lâche pas d’une semelle. Non pas à cause de la sécurité (aucun ressenti à ce propos malgré l’obscurité et les nombreux passants qui nous sourient tous) mais plutôt à cause de l’état des trottoirs : à Bangkok j’ai fait deux vols planés dans les petites ruelles défoncées, et c’est couverte de bleues, que je m’accroche à son bras ! D ‘ailleurs, comme tous les autochtones, il vaut mieux marcher sur la route. Tout se passe sur la route, même un match de foot, pied nus et dans le noir sur la place de la pagode Sule. Les buts sont installés entre quelques passages de bus et pick up. Imperturbables ! A propos, quand on parle de la France (from where are you, semble la première phrase en anglais qu’apprennent les enfants birmans) personne ne connaît Chirac, mais tout le monde encense Zidane !

Dès notre arrivée nous avons ressenti la gentillesse, la politesse et de la douceur des Birmans. Habitués à cette attitude en Asie, nous n’avons rencontré l’équivalent à ce point qu’au Laos (en un peu plus speed !). A 8 heures du soir, la propriétaire de l’hôtel s’est démenée pour nous procurer un billet d’avion pour Mandalay pour le lendemain, économie de 3$ par billet par rapport au prix annoncé à l’aéroport. Et à 5 heures du matin, elle nous attendait au pas de la porte pour nous faire « winky, winky », good bye.

Mandalay, ville poussiéreuse, sur les de rives de l’Ayerarwaddy ne nous a pas vraiment emballé. Bicyclettes, trishaws, taxis bleus (tuktuks) circulent partout de la ville moderne, de paya en paya, à la colline de Mandalay en passant par les cités anciennes. Quatre jours bien remplis mais nous sommes contents de partir ! Comme la plupart des touristes, nous avons entrepris l’ascension de la colline, pieds nus bien sur, parmi les nombreux autels dédiés à Bouddha, et au sommet, kitch au possible, fontaines, décors en morceaux de glaces brisées, et beaucoup de moines qui profitent de ce lieu touristique pour mettre en pratique leur anglais approximatif mais toujours souriant et enjoué. Panorama sur la ville, rien de spectaculaire. Sommes-nous blasés ou est-ce la perspective de devoir redescendre à pied ? Peut être, tout simplement, la fatigue de cette première journée qui m’empêche d’apprécier le coucher de soleil. Je ne peux plus mettre un pied devant l’autre, nous négocions avec le chauffeur d’un pick-up pour nous ramener au pied de la colline. Il m’a sauvé d’une grosse déprime !

Visite classique de la ville, entre paya et bouddha, monastère et moine, artisanat de toutes sortes, le plus célèbre site bouddhique du Myanmar se trouve sur la route vers Amarapura : la paya Mahamuni. La statue très vénérée, de quatre mètres de haut est en bronze et des milliers de pèlerins viennent couvrir le corps du Bouddha de minuscules feuilles d’or. L’accumulation depuis des années de cette pratique a finit par complètement transformer le corps de la statue qui fait maintenant le double de son volume initial. Nous avons de la chance : nous sommes accueillis par une fête, une initiation semble-t-il. L’animation est intense, les costumes magnifiques, et une foule de fidèles, enfants, jeunes et moins jeunes, tous heureux et inspirés s’inclinent devant le Bouddha Mayamuni. Couleurs flamboyantes, costumes couverts de fils d’or, maquillages intenses, de belles images en perspectives ! Un jeune moine ne nous lâche plus ! Il est très content de nous donner un tas d’explication (que nous avons un mal fou à comprendre !) Il nous ballade dans tous les coins et les recoins du temple, entre les ivoires, les jades, les écritures, et les tableaux peints de l’histoire de Amarapura. Comme je suis naïve ! Je suis persuadée qu’il fait cela par plaisir et j’insiste auprès de Daniel pour ne pas lui donner d’argent à la fin de la visite guidée. De lui-même il nous demande de l’argent, et un billet ne suffit pas… One more please ! Selon lui, cela sert à remplir sa tirelire personnelle pour pouvoir se lancer dans une nouvelle vie lorsqu’il choisira de quitter le monastère. Cette explication nous sera confirmée plus tard par un autre de nos chauffeurs. Comme nous l’avons vu, la religion bouddhiste est pratiquée par la grande majorité de la population. Les Birmans tentent de gagner une vie meilleure en nourrissant les moines, en faisant des offrandes aux temples et en pratiquant leur dévotion, en accumulant les mérites grâce aux bonnes actions. Sur toutes les routes on peut trouver des stands avec de la musique et des discours pour réclamer des offrandes. Les moines agitent de grandes bassines dans lesquelles ils font sonner la monnaie. Une famille acquiert un mérite important lorsque l’un de leur fils prend la robe. Les femmes vouées à la vie monastique, comme chez nous, sont appelées nonnes. Elles se rasent la tête, portent des robes roses et prononcent leurs vœux, mais ont moins de prestiges que les moines. Deux retraites monastiques s’imposent à tout homme birman : le moine novice entre l’age de 10 et 20 ans et le moine à part entière après 20 ans. Souvent des jeunes de la campagne, attirés par la vie citadine viennent chercher du travail. Sans éducation, sans ressource et ayant du mal à s’habituer à la ville, ils rentrent au monastère ou… au gouvernement.

J’ai adoré notre visite du Kyaung Maha Ganayon en fin d’après midi. Un endroit calme où chacun vaque simplement à ses occupations. A l’entrée du monastère, les commandements pour atteindre un état de parfaite sagesse, d’absence de désir coupable et le véritable bonheur. Parmi toutes les étapes morales quelques valeurs universelles : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas consommer de substance toxique et rester chaste. Parmi des valeurs moins fréquentes : le respect des croyances des autres. Heure de la prière, heure de la leçon, balayage de la cour, lessive ou toilette, nous étions des bienvenus, accueillis avec le sourire en nous promenant dans cet espace de calme et de sérénité.

Le lac de Taungthaman, traversé par le pont de U Bein, le plus long pont en teck dans le monde. Photographié sous toutes ses coutures, il nous a enchanté au crépuscule. Nous avons navigué sur le lac en pirogue, pour admirer le pont d’en dessous, observer les nombreux pêcheurs à la ligne, le corps dans l’eau, le passage des piétons d’un village à un autre sur le pont, à pied ou en vélo. Paysage d’une sérénité totale et cette quiétude, sans bruits et des couleurs magnifiques qui changent de minutes en minutes en cette fin d’après midi. Le dernier quart d’heure avant la nuit… la course des pirogues pour trouver la meilleure place sur le lac et faire les meilleures photographies avec cette luminosité exceptionnelle qu’offre le soleil au couchant.

Nous avons visité Sagaing et sa colline, Inwa en carriole à cheval, nous avons raté Mingun avec sa cloche et son village (Daniel a passé sa journée malade au lit !)

Nous avons fait le voyage AR dans la journée pour Monywa, les grottes de Hpo Win Daung et la Paya Thanboddhay. Aux grottes un jeune homme nous guide avec son anglais approximatif et nous offre ses commentaires appris par cœur. Et c’est tant mieux car les grottes sont nombreuses et éparpillées, et il nous montre les plus importantes et les plus intéressantes. Mais une personne ne suffit pas ! J’ai droit à ma « dame de compagnie », elle me tient la main, m’aide à grimper les marches : Watch your head, be careful, slowly…. Elle agite un éventail pour me rafraîchir et court pour me remettre mes sandales à chaque sortie d’une grotte. Tout un coup, je réalise que j’ai pris un sacré coup de vieux !

Partout, même dans les endroits moins touristiques où nous ne verrons aucun car de touristes allemands, italiens ou français, cette sollicitation constante est présente. Quelquefois trop pesante ! Entre les colliers, bracelets, chapeaux, clochettes, vraies (fausses) pierres et autres, cartes postales et des demandes insistantes pour du shampooing, du parfum, du rouge à lèvres, des savons et des stylos, difficile de donner à l’un sans en donner à l’autre. Il faut donner pour un échange, une photo, une gentillesse, un beau sourire : le plaisir est alors partagé et apprécié. Un exemple parmi d’autres : au temple Dhammayangyi à Bagan, notre parcours est dirigé par une horde d’enfants (on avait enfin réussi à se débarrasser d’un groupe d’Italiens bruyants !) et ils nous ont fait bénéficié de tout le répertoire des mots français enseigné par d’autres touristes : attention, murs fermés, bouddhas cachés, cloisons en briques, attention à la tête, attention à la marche, va mollo, c’est parti mon kiki !!! Malgré un certain agacement, je me suis tout de même laissée prendre au jeu et nous avons finalement trouve cela très drôle. La chef de la bande, une jeune fille de 15 ans, belle comme un cœur et une personnalité d’enfer ! Et cette autre jeune fille : « I remember you from Sulamani » Elle me sourit et me présente ses frères et sœurs, une famille de 10 enfants, elle du haut de ses 12 ans joue à la maman pour ses frères et sœurs plus jeunes qu’elle. Sa grâce, sa gentillesse, sa douceur, je craque et me voilà en possession de mon énième petite boite en laque ! Sur le pont du U Bein un garçon d’une douzaine d’années nous harcèle avec ses colliers, il insiste : c’est local ! Ah, c’est toi qui les fabriques ? Non, répond-il, je ne suis que le commercial ! Très drôle !

Si vous n’êtes pas passionnés de temples, ni de bouddhas, la Birmanie n’est pas pour vous ! Vous êtes dans le pays des stupas : pas une hauteur, pas une colline sans édifice religieux, le long d’une rivière, le sommet d’une montagne, sur l’immensité d’une plaine, on aperçoit toujours une pagode. Durant ce voyage, nous avons réussi à surmonter nos angoisses. Daniel et ses vertiges et terreur des hauteurs : il n’y a pas un sommet qu’il n’a pas franchi, certes avec les jambes flageolantes, des sueurs et le cœur qui batte la chamade. Monter, ça va mais la descente, une autre épreuve, souvent à l’envers (vague souvenir d’Angkor Vat au Cambodge). Pour moi, la preuve que je peux encore monter les escaliers, dure, dure mais je l’ai fait ! (private « joke » de la famille !!!)

Tous ces édifices religieux, couverts d’or et d’argent, ces statues en fer, en bronze, cuivre ou laiton, en bois, en teck, brillent et se jouent des lumières en nous offrant de multiples couleurs changeantes : un délice !

La paya Thanboddhay à Monywa est un exemple de temple délirant, grandiose, kitch et coloré. Tout dépasse la mesure : plus de 600.000 statues de Bouddha de toutes tailles (de plusieurs mètres à un centimètre), des guirlandes de lumières qui clignotent comme dans une vitrine de Noël, et même un bassin où l’on nourrit d’énormes poissons chats…Disneyland ou un énorme gâteau d’anniversaire !

Et un peu plus loin sur la colline de Po Khuang, un gigantesque Bouddha, debout de 167m de hauteur, qui n’est pas encore terminé. Allongé à ses pieds, un autre Bouddha couché de 90m de long. Nous arrivons le matin même du décès du chef des moines. Tous les fidèles viennent prier et lui rendre hommage, une foule dense.

Les Birmans se couchent tôt et se lèvent très tôt. A 5h30, la ville se réveille, les rues s’animent, les fours s’allument, les marchands s’installent et tout le monde s’active. Marche, gymnastique, exercices, emmitouflés avec les bonnets en laine, chaussettes et blousons, la vie trépidante prémices d’une journée bien remplie.

Le ferry de Mandalay à Bagan quitte le port à 6 heures et ce matin là, la brume nous enveloppe au moment de traverser la ville une dernière fois. Nous avons aimé ce voyage malgré sa durée (8heures) Un voyage pittoresque. La vie sur le fleuve bien que peu intense nous offre des points de vue intéressants. Nous apercevons quelques scènes de travaux des champs, très impressionnant le travail des buffles. Un arrêt dans un village : les femmes nous attendent sur l’embarcadère. Elles nous proposent des soieries, des bananes, des oranges et autres victuailles, le tout posé sur leurs têtes. Elles entrent carrément dans le fleuve et c’est avec de l’eau jusqu’au cou qu’elles nous appellent pour leur acheter quelque chose. Il faut faire très vite, le bateau ne reste que quelques minutes à quai. Un spectacle pittoresque bien qu’un peu pathétique.

Bagan, Certainement le site le plus étonnant du Myanmar. Au bord du fleuve, se dressent des milliers de stupas, de vestiges, et de temples imposants qui s’élèvent vers le ciel. C’est ici que notre coup de foudre birman se déclenche ! Toute cette beauté, ce charme, ces plaines qui s’étendent à l’infini, et cette magie de l’architecture, cette émotion inoubliable. Nous nous imprégnons de cette extraordinaire plénitude, nous sommes éblouis par tant de beauté et nous sommes sous le charme. C’est le début de la saison sèche, tout est vert et riche en couleurs. Et dès les premiers instants, nous savons que nous prolongerons notre séjour à Bagan

Nos coups de cœur : - La Pagode Dhammayazika, peut être parce-que c’est notre première vue depuis sa terrasse supérieure et qu’elle est si belle. - La Paya Pyathada pour sa tranquillité, sa grande plate forme ouverte et sa vue magnifique à l’infini sur la plaine de Bagan. Nous étions seuls, vraiment tout seuls et nous avons apprécié… en silence. - La Paya Shwezigon pour sa forme de cloche, la petite cavité circulaire creusée dans un bloc de pierre, remplie d’eau qui permet d’admirer le reflet du couronnement du stupa et son zedi doré. - Le temple Ananda pour ces énormes portes en teck sculpté, et une visite spéciale à la statue qui se trouve face à l’est. Il tient entre le pouce et le majeur, une boulette en forme de noix qui ressemble à une plante médicinale. Elle symbolise le Bouddha offrant le dharma, comme remède pour soigner la souffrance. Daniel avait mal aux pieds, et en touchant le bouddha, en lui adressant les mots doux…. bobo parti ! Un petit clin d’œil à mes copines superstitieuses !

Et puis il y a eu notre journée de vélo autour de Bagan ! J’ai insisté pour convaincre Daniel à monter sur un vélo. On dit que rouler à bicyclette ne s’oublie jamais, mais reprendre dans des conditions aussi spéciales est une gageure ! Routes défoncées sur lesquelles les voitures foncent en nous évitant au dernier moment, chemins de terre aux ornières profondes et sablonneuses, couper à travers champ pour retrouver une hypothétique route, et, heureusement, quelques bonnes âmes toujours disponibles pour nous aider ! J’avais si envie de prendre le temps, de parcourir à notre rythme, ce lieu féerique, respirer ce bonheur, cette quiétude et cette liberté d’être loin du monde et d’écouter le silence. J’adore cette brique rouge qui illumine les champs d’une coloration soutenue contrastant avec le bleu du ciel. J’adore cette atmosphère sereine qu’imposent le calme et le silence. J’adore l’enchantement de tous les temples, éparpillés dans l’horizon sans fin et que l’on découvre au tournant d’un chemin.

Nous avons fait connaissance de Aung Min, gardien des temples Nagayon et Abeyadana qui nous a ouvert les portes de ces merveilleux sanctuaires, récemment nettoyés par une équipe de l’Unesco. Avec sa torche il nous fait découvrir des fresques d’origine (XI siècle) de la vie de Bouddha. Sa famille, tous tailleurs de pierre, travaillent et vivent sur les lieux. Ils travaillent pour le gouvernement en créant des reproductions des statues de Bouddhas, des nats etc. pour décorer le palais qui devrait s’ouvrir au public dans peu de temps. Un travail de précision.

Nous avons beaucoup aimé Salay, son musée et son immense monastère en bois, situé à 36 kms de Bagan et loin des cars de touristes. La salle d’assemblée du monastère Kyuang Youkson est actuellement recouverte d’une toiture en tôle ondulée afin de protéger les magnifiques sculptures en bois des intempéries, vieilles de 120 ans et qui représentent la vie à la cour, les épisodes de la vie de Bouddha et des récits de l’épopée indienne. La salle renferme des objets religieux de la région, statuettes, statues et têtes en bois du Bouddha, poteries, le tout fait l’objet des soins tout particuliers des moines. Portes, murs, plafonds sculptés et tous les objets exposés sont superbes.

La découverte du Mont Popa nous a plutôt laissés indifférents. Rien de très excitant ! Mais la route et la plaine environnante, d’une grande fertilité et recouverte de palmiers à sucre est magnifique. Tout au long de la longue route, des échoppes, des plantations d’hévéas pour la récolte du caoutchouc et des fabriques de sucre de palme. Nous rencontrons un groupe important de prisonniers qui récoltent la sève du caoutchoutier sous l’étroite surveillance de leurs gardiens. Tout s’utilise sur le palmier : les feuilles pour faire les toits des maisons, les troncs pour construire tables et tabourets, l’écorce pour faire les cloisons et les abreuvoirs et le fruit pour son jus. Sur une immense échelle placée jusqu’au sommet de l’arbre, on coupe le fruit à la base inférieure en accrochant un pot pour recueillir le jus pendant plusieurs heures. A consommer de différentes manières : filtré tel que, mélangé avec la pulpe pilée par le moulin actionné par un zébu et fermenté lentement pendant 3 jours pour obtenir une sorte de bière sucrée ou distillé pour obtenir un alcool fort. Nous sommes partis avec notre bouteille. Servi en digestif dès notre retour à des amis venus dîner, la bouteille est passée directement à la poubelle !!! Imbuvable !

Surtout, ne pas rater le charme et la frénésie des marchés. Dans tous les pays du monde que nous avons visité à ce jour, les marchés nous donnent toujours la mesure de la vraie vie, la vie des couleurs, des parfums et des odeurs ! Les paysans vendant quelques légumes, des épices ou des poissons séchés (plus difficile au niveau des odeurs!), les vendeurs de souvenirs, d’étoffes, de longhis et les marchands qui troquent leurs articles entre eux. On trouve tout ce qui se fabrique ou qui pousse dans le pays. Des objets en laque, les pierres précieuses, (attention à l’arnaque), des tapisseries, des textiles et les antiquités (vraies ou fausses) remplissent les étals. A même le sol, les femmes discutent les prix, choisissent avec soin leurs fruits, piments ou autres, pèsent et comptent les piles de billets de banque. Elles vendent le traditionnel thanaka, cette écorce broyée qui forme une pâte et qui leur sert de crème hydratante, protection solaire, maquillage et parfum. Je n’y ai pas échappé ! Les hommes mâchent et crachent le betel, la noix d’arec qui enivre et colore les dents… et les trottoirs de rouge. Un autre monde, un monde à part.

Pour négocier les trésors de Birmanie que l’on aime exposer dans nos vitrines, emmenez avec vous, tout ce que vous n’utilisez plus dans vos placards : tee shirts, montres, chaussures de randonnées, parfums, rouge à lèvres. Quel regret : en pensant à tout ce qui traîne dans mes tiroirs à Paris, j’ai abandonné mon couple de Bouddha qui dépassait mon budget !

Le marché noir, présent partout, nous rappelle que le pays est corrompu par la junte militaire, prête à tout pour garder le pouvoir et l’argent. Ne vous promenez jamais sans votre passeport: nous sommes régulièrement contrôlés sur les routes par la police d’immigration qui nous demandent nos passeports et remplissent soigneusement de grands cahiers. Soigneusement et lentement car la plupart d’entre eux ne savent pas lire ni écrire et se contentent de recopier nos noms comme un dessin. Un jour Daniel s’est appelé Roger parce que le chauffeur chargé d’aider le policier avait oublié ses lunettes !

Malgré ces réalités quotidiennes peu plaisantes, nous sommes émerveillés par la gentillesse et l’hospitalité des Birmans, leur envie de communiquer avec nous, leur sourire et leur désir de nous être agréables. Le revenu par habitant est l’un des plus faibles au monde, et tout se paye. L’achat de l’essence est rationné et dépasser les 20 gallons par mois, (au prix de 1500 Kyats le gallon) oblige à s’approvisionner aux pompes de marché noir sur le bord de la route. L’essence y plus ou moins pure et servie avec des jerricans de fortune au prix de 4500 Kyats le gallon. Le plus révoltant est que ce marché noir est, en fait, totalement sous le contrôle du gouvernement qui augmente ainsi ses revenus sur la vente de carburant. Sur les routes, au milieu de nulle part, des petits frais d’un autre genre : les péages demandés à l’entrée des villes, des villages, soit disant pour financer la réparation des routes ! Mais vu leur état, on se demande ou va l’argent ! Les chauffeurs birmans sont devenus experts dans l’art de tendre leur billet en ralentissant à peine ! Peu de routes sont goudronnées, la plupart sont complètement défoncées, en terre ou couvertes de gravillons et de poussière. Dans leur voiture âgée de 25 ans avec plus de 500.000 kilomètres au compteur, il vaut mieux bien s’accrocher ! Certains chauffeurs roulent avec prudence et lentement comme s’ils voulaient préserver le peu de fiable de leur véhicule, d’autres foncent comme s’ils conduisaient leur voiture pour la dernière fois ! Il n’est pas rare de voir des cantonniers sur les bas-côtés des routes, très souvent des femmes ou des enfants, creusant des fossés, piochant et déplaçant les roches, à la main et dans des conditions de travail lamentable. On le sait, le gouvernement pratique ce genre de travaux forcés pour des salaires de misère de 1 à 2 dollars par journée de 8 heures. Les femmes laissent leur bébé sur le bas côté de la route dans la poussière et la fumée pendant qu’elle s’affairent sur la chaussée. Les Birmans ne possèdent ni papier ni passeport. Pour obtenir un visa de sortie (très rare) afin de faire des études à l’étranger, ils doivent payer 2500 dollars pour une durée maximale de 3 ans…. Beaucoup ne reviennent pas. Un téléphone portable s’achète pour des sommes astronomiques (3000 dollars) et la puce pour autant. Inutile de dire qu’on n’en voit pas très souvent, et les nôtres ne fonctionnent pas. L’état réprimande très sévèrement tous les jeux de hasard et impose une interdiction de parier autrement que par la loterie gouvernementale. Jamais, les Birmans ne se réunissent pour faire une partie de carte, même chez eux, de peur d’être dénoncés. Mais par Internet, via un site en Thaïlande, ils jouent à la loterie. Impossible pour le touriste d’échapper à certaines taxes et dépenses qui reviennent au gouvernement. Si certains droits d’entrée sont vérifiés systématiquement, et par 2 ou 3 personnes à la suite, à d’autres endroits (Bagan, par exemple) on ne nous a jamais réclamé notre passe. Autre moyen pour alimenter la cagnotte, des taxes pour prendre des photos et films.

Départ de Bagan pour Inlé en taxi, un voyage inoubliable. Je sens encore les secousses, j’avale encore la poussière ! Ce voyage est dur, très dur, une route longue, très longue et en très mauvais état. Dès le départ, un détour de plus d’une heure due aux inondations terribles de la dernière mousson. Un pont s’est écroulé et nous empruntons des chemins de terre avec d’énormes pierres au milieu de la chaussée, des voies où une voiture passe à peine, et des camions, des bus et des pick-up chargés au-delà du maximum. Vu le temps qu’il nous faut, nous décidons de passer la nuit à Kalaw pour repartir le lendemain en passant par Pindaya. En réfléchissant après coup, et pour seulement quelques dollars de plus, nous aurions pu prendre l’avion. Ce voyage qui était annoncé pour 8 à 9 heures de trajet, prend facilement 14 à 15 heures. Mais cette route nous a permis d’admirer des paysages grandioses, de traverser des villages isolés et des petites villes animées par les marchés, d’observer les paysans dans leur champ et déguster une ambiance loin de nos propres valeurs. Une route d’une véritable beauté qui traverse une terre riche et fertile. Les montagnes surplombent les champs et les cours d’eau, le matin le brouillard et le froid réveille la campagne mais dès l’apparition du soleil, l’air est réchauffé et la vie intense reprend. Bains dans les rivières, chargement de légumes sur les camions, labour dans les champs. Une grande partie de la population vit directement de l’agriculture. Grâce aux plaines fertiles de l’Irrawaddy et l’eau qui tombe en abondance pendant la mousson, le pays bénéficie d’une grande variété de cultures : riz, coton, maïs, canne à sucre, sésame, blé, arachides, caoutchouc, haricots, noix de cajou et bien sûr le teck. Le Myanmar possède également des richesses naturelles comme le plomb, l’étain, le cuivre, du gaz et même du pétrole. N’oublions pas les gisements de pierres précieuses dans lesquels travaillent les ouvriers dans des conditions misérables et qui sont, évidemment totalement fermés au tourisme. Donc un pays riche qui reste pauvre mais non misérable.

Journée délicieuse sur le lac Inlé au milieu des jardins flottants, parmi des masses de végétaux et une population de pêcheurs, forgerons, tisserands, joailliers, potiers, agriculteurs et commerçants. Nous sommes descendus dans le sud du lac et avons apprécié la solitude des ballades dans quelques villages loin des foules. Départ tôt le matin : nous croisons les habitants des villages qui viennent vendre leur production sur les marchés, salades, pomme de terre, haricots mais surtout la tomate qui représente la plus importante production. Il fait très froid sur le lac au petit matin et les Inthas avec les bonnets de laine, pull-overs et grosses couvertures s’entassent dans les bateaux à moteur hors-bord avec leur marchandise. L’originalité des Inthas reste leur technique de navigation dans leurs bateaux à fond plat : ils se tiennent à l’arrière sur une jambe et, enserrant la pagaie dans l’autre, ils rament avec leur pied ce qui permet de reposer les bras et de profiter de la hauteur pour mieux apercevoir les poissons (unique au monde !). A l’aide de filets coniques les pêcheurs remontent principalement la carpe et d’autres espèces de poisson d’eau douce. Les paysages grandioses parcourus en barque, dégagent un charme irrésistible et une grande poésie. Des deux cotés du lac s’élèvent de hautes collines et sur les rives et les îles, les villages sur pilotis se dressent au détour d’une rive. Les villageois cultivent sur des îles fixées au fond du lac au moyen de piquets en bambou. Certaines cultures, comme les tomates, se font sur des mousses accumulées artificiellement en surface et qui flottent sur le lac. Les bateaux circulent dans ce réseau de canaux au milieu des jacinthes d’eau. La vie sauvage du lac et des marais est riche en oiseaux aquatiques, et sur terre des payas et des boutiques de souvenirs artisanaux très rustiques qui sont des grandes attractions de la promenade. Frayeur de la journée, un serpent noir nous a surpris en sifflant sur les escaliers d’un temple dans un des villages reculés. Un bon mètre cinquante, et certainement dangereux vu la réaction de notre batelier. De retour à Yangon Point fort de la visite à Yangon, la pagode Shewedagon que Kipling appelait « un mystère doré…une superbe merveille étincelante» C’est en effet un spectacle féerique. Au plus fort de la chaleur de la journée l’or de la stupa étincelle de mille feux et au soleil couchant les derniers rayons embrasent le dôme d’une belle couleur jaune orangé. Il règne une atmosphère étonnante, parfois sereine, parfois d’une ferveur joyeuse. C’est un des lieux les plus importants du bouddhisme aussi bien dans la vie religieuse que dans la vie sociale. On vient pour prier, on vient en famille avec son pique-nique, les enfants jouent. Dans certains coins, tranquille et invitant à la contemplation ou ailleurs bruyante et animée, la paya est un lieu envoûtant.

Le Rocher d’Or Nous sommes partis faire notre pèlerinage au Rocher d’Or, lieu sacré pour les Birmans et un sacré lieu pour nous !!! Une véritable « expédition » A partir de 5 heures du matin appel par haut-parleurs pour la prière et départ du camp de Kinpun à 6 heures dans ces grands camions avec les lattes de bois en guise de sièges où s’entassent pas moins de 50 personnes, pressurées et bien secouées. Trois changements de camion avant de partir et à chaque fois nous sommes l’attraction principale, seuls touristes parmi les Birmans. Départ de la colonie de vacances, ambiance bon enfant, on s’amuse, on crie, on rit sur la route vertigineuse en épingles à cheveux, avec un arrêt à mi-chemin pour laisser passer les camions qui viennent en sens inverse, pour payer sa place et surtout pour récolter des dons. Arrivés à la gare routière au pied du mont du rocher d’or, nous attaquons le sentier qui monte en pente raide vers le sommet distant d’encore une heure de marche. Notre forme physique de fin de séjour (!) nous oblige à faire des pauses pour reprendre notre souffle et repartir en restant sourd aux sollicitations de plus en plus pressantes des porteurs de chaises qui au fur à mesure de notre ascension diminuent leur tarif. Le chemin est très abrupt, la montée très difficile et l’atmosphère mélange étrangement une ambiance de dévotion et de prière et les sollicitations des vendeurs dans les échoppes de nourritures et de souvenirs qui longent toute la route jusqu’à l’entrée du temple. Daniel échappe de justesse à la dégustation de scolopendres grillées dont on suce l’estomac avec une paille avant de déguster la cervelle après avoir écrasé la tête entre ses doigts. Une vue magnifique et certainement le rocher, lui-même magnifiquement perché sur la montagne en équilibre instable, valent toute cette peine. Mais en arrivant au sommet on découvre le rocher entouré d’échafaudages : en restauration !

Au bout de notre voyage, nos sentiments sont partagés. Nous sommes ravis et enchantés, mais la fatigue et les conditions difficiles nous pèsent. Un véritable coup de cœur pour ce peuple accueillant, souriant et gentil et un espoir pour que très vite ils puissent aspirer à une vie plus facile et plus libre. Espérons que notre petit guide de la Paya Shewedagon réalise un jour son vœu le plus cher : « Je rêve de prendre le métro à Paris. » Novembre/Décembre 2006
Visite de Djerba et environs English translation pending
by Clemoliv · 2006-11-10 · 9 replies
bonjour a tous j'aimerais avoir le plus de renseignements possibles avant de partir (je sais je m(y prend un peu tard...) surtout sur les visites a faire, les villages typiques a voir, les marchés a faire ? pour marchander quels sont les bons conseils?😉 merci d'avance
Météo début décembre dans le sud tunisien English translation pending
by Moune035 · 2006-11-01 · 19 replies
Bonjour à tous, mon mari et moi souhaitons aller à Djerba une semaine vers le 3 décembre. Nous ne souhaitons pas nous baigner forcément. J'ai parcouru les forums sur le climat et je dois dire que je ne sais plus quoi penser. Quelqu'un peut-il me dire si en allant à Djerba on peut quand même profiter du soleil ou faut-il apporter le gros manteau? C'est vrai que les destinations pas trop chères en décembre sont limitées surtout au départ de nantes! Alors se garantir du soleil serait formidable. Peut-être avez-vous d'autres sugestions de destinations. Merci de vos réponses à tous.
Hôtel Gamboa Rainforest Resort English translation pending
by Luciolevibes · 2006-10-23 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je n'ai pas eu de réponse à mon premier message, alors je l'envoie à nouveau, sous une rubrique différente... 🙂 * *************************************** Alors voici, je partirai travailler, en décembre prochain, dans la région de Gamboa au Panama. Je souhaite me renseigner sur cet endroit et m'adresse donc à des gens qui y ont (idéalement) déjà vécu...

Quelles excursions peut-on y faire ? Peut-on y faire du shopping à proximité ? Est-il aisé de se rendre à Panama City à partir de Gamboa ? Le climat, c'est comment ? etc...

L'autre point qui m'intéresse davantage, des commentaires et/ou photos sur l'hotel Gamboa Rainforest Resort... Puisque j'y serai logé !

Enfin, merci à tous pour les réponses que vous serez en mesure de me fournir et au plaisir de vous lire !

Hasta pronto 😉 * ***************************************
Peut-on profiter de la plage en Tunisie en décembre? English translation pending
by Salim93 · 2006-09-28 · 28 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite partir en tunisie au mois de decembre en club vers Zarzis je crois, je voulais savoir si il fera beau et si on pourra profiter de la plage?????? pour ceux qui connaissent et ceux qui y sont déjà allés

MERCI BEAUCOUP CIAO CIAO 😉🙂
Hôtel Zita à Zarzis English translation pending
by Mispi · 2006-08-26 · 3 replies
Bonjour, Je pars à Zarzis le 10 septembre à l'hotél Zita😎 Auriez-vous des photos de cet hotel (les tours opérators sont un peu "radin" en photo!!) et des environs? Quels sont les sites à visiter dans les environs? Merci pour tous les renseignements que vous voudrez bien me faire parvenir A bientot Mireille
Conseil sur mon circuit dans le sud marocain English translation pending
by Tonin · 2006-08-20 · 6 replies
Bonjour,

Je pars en couple au maroc la semaine prochaine, je compte faire un circuit dans le sud du maroc et me j'ai quelques questions sur ce circuit (5j et 4 nuits).

Guide du routard et carte michelin : cela suffit ?

Je voudrais louer une voiture : Quel catégorie (avec clim je pense) et à quel prix ? A priori Medloc semble bien comme agence ? Route facile et sans danger ?

Quel est le temps de trajet de mes différentes étapes (trop long ??), bon plan pour dormir et manger ?

J1 : Marrakech - Ouarzazate - Ait benhaddou J2 : Ouarzazate - Vallée du draa - Zagora : peut-être nuit en bivouac à m'hamid J3 : Zagora - nekob - Alnif - Rissani - Merzouga : peut-être nuit en bivouac, quel est le mieux (dunes de chicaga ou erg chebbi) J4 : Merzouga - Erfoud - Tineghir - Gorges du todgha J5 : Gorges du dades - vallée du dades - Marrakech

Merci d'avance pour tous vos conseils, tonin
Obtention du visa birman à Bangkok et obligation du montant de change English translation pending
by Floox · 2006-08-16 · 12 replies
salut! je vois que les habitués de ce forum sont tjs présent et toujours d'aussi bons conseils, aprés une absence de quelques mois me revoilà, et oui je prépare mon départ pour la birmanie, aprés cambodge et laos, il est temps de continuer la boucle vers ce coin du monde... est ce que je peux faire le visa à bangkok? a ce jour, y a t'il toujours une obligation de change de 200 dol? serais seule ou avec une copine, a quoi devons nous faire gaf? Merci, merci..
Trajet Vallée de la Ferghana-Samarkand sans passer par Tashkent? (Ouzbékistan) English translation pending
by Transilien · 2006-07-16 · 6 replies
Bonjour à tous ! Nous nous rendons au Khirghistan en aout et revenons ensuite en Ouzbekistan ensuite pour visiter la vallée de Ferghana, Samarkhand, Bukhara et Kiva. 10 jours au total en Ouzbekistan.

1- Est-il possible après Osh de traverser la vallée de Ferghana et de rejoindre Samarkhand directement sans passer par Tashkent ?

2- Quel sont les coins jolis et interessant à visiter dans la vallée de Ferghana (nous y passerons 2 jours)

3- Pour rentrer de Khiva à Tashkent (avion de retour) qu'est -ce qui est le mieux : avions (fréquents ? chers ?) et les transports collectifs (taxis, bus)

Un grand merci s'il y a possibilité d'avoir des réponses !

Transilien

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