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Népal en avril 2007: trek Langtang-Gosainkund-Helambu (deuxième partie) English translation pending
by Mlefevre · 2007-04-15 · 39 replies
Suite de la première partie: Pour aller à la 1ère partie : http://voyageforum.com/...ost=1044418;#1044418

04 avril, 5ème jour de trek De Lama Hotel à Thulo Syabru (2130m). -720m, +480m, 5-6h, environ 15 km

Le moral est toujours au beau fixe!

Om, 18 ans, est une force de la nature! Normal, son père était chasseur de tigres... Tous les soirs, après avoir avalé un énorme dal-bhaat, il sort son cahier d'écolier pour apprendre le français et l'anglais. Il espère ainsi pouvoir devenir à son tour un guide pour les touristes étrangers, tout comme Chauhan.

On change de vallée pour aller vers Thulo Syabru (2130m),



beau village au sommet de collines en terrasses.



Les fenêtres, petites, sont toujours très ouvragées.



Le propriétaire de notre lodge a passé une bonne partie de l'après-midi à bouquiner...

05 avril, 6ème jour de trek De Thulo Syabru (2130m) à Sing Gompa (3330m) ; environ 3 h, environ 10 km.

Andromède du Japon, quand même plus rare que les rhododendrons.



Notre guide Chauhan, sait tout faire. Il est né dans le Teraï au milieu de 5 frères et 3 soeurs, a décidé de chercher fortune à Katmandu, a appris le français à l'alliance française et gagne maintenant sa vie comme guide à travers tout le Népal. Il nous a beaucoup appris sur la culture et la société népalaise.

Cultivé, courageux, toujours de bonne humeur: nous avons tous été conquis!

Nous traversons une forêt "enchantée", les rhododendrons peuvent atteindre 18 m de haut!





Nous arrivons finalement au lodge de Shin Gompa. C'est-y pas beau tout ça?!



Ce jeu a beaucoup plu aux enfants, il y en a partout au Népal :

Nous avions aussi emmené quelques jeux (moins encombrants) : les népalais sont très joueurs et participent volontiers.

Voilà à quoi ressemble une chambre dans un lodge de montagne:

06 avril, 7ème jour de trek De Shin Gompa (3300m) à Laurebina Yak (3900 m) puis aux lacs de Gosainkund ((4460m) environ 12 km. 5-6 h.



Les enfants sont passés trop vite pour voir ce panneau!



Nous arrivons à Laurebina Yak juste avant les nuages : le panorama est grandiose vers l’ouest avec la chaîne du Ganesh Himal.

Nous grimpons les derniers 500 m dans les nuages



et une éclaircie nous accueille quand nous arrivons au premier lac.



A ces altitudes (plus de 4000 m) la végétation se fait très discrète:



Tous les ans, au mois d'août, arrivent des milliers de pèlerins qui vont se purifier dans le lac.



07 avril, 8ème jour de trek Une grosse journée en perspective : d’abord le passage du col (4600m) qui se fait sans difficulté dans des paysages superbes puis la longue descente jusqu’à Gopte (3430m). Environ 16 km. 6-7h. Le sentier s'éloigne du lac principal (il y a en tout 16 lacs!)



Le chemin jusqu'au col est superbe! Pas d'autre difficulté que l'altitude mais en allant doucement (!) tout va bien. Le fond de l'air est quand même un peu frais!



Voici le col (4600 m) du Laurebina Pass



En repassant sous la barre des 4000 m on voit réapparaître quelques primevères..

Il est 14h30 quand nous arrivons à Gopte en même temps que l’orage. Nous décidons donc d’y passer la nuit plutôt que de poursuivre jusqu’à Tharepati. Le lodge est vraiment trrrès rustique, il n’y a presque pas de couvertures, le guide et les porteurs ont eu très froid cette nuit (ils ne transportent pas de duvets et comptent sur les couvertures des lodges). Le poêle de la « salle à manger » produit plus de fumée que de chaleur : il faut laisser porte et fenêtres ouvertes sous peine d’asphyxie alors qu’il neige dehors ! C’est le moment d’essayer le tchang, alcool de riz pas mauvais du tout !

08 avril, 9ème jour de trek De Gopte (3430 m) à Tharepati (3510m) puis à Kutumasang (2470m), environ 20 km. 6-7h. Derrière nous, juste sous la partie droite du petit nuage, le Laurebina Pass, vu depuis l'est, que nous avons franchi hier:



Comme hier avant Gopte, le sentier disparaît régulièrement sous des névés inhabituels à cette période de l’année.

Nous n’avons pas de corde : glissade interdite ! Heureusement nous progressons en montant, c’est plus facile. Nous croisons un groupe de randonneurs qui font le parcours inverse, certains sont tout verts. Leurs porteurs réalisent des prouesses pour passer avec leur énorme charge. C’est vraiment limite… Arrivés à Tharepati, nous grimpons au-dessus des lodges pour admirer les montagnes qui font les timides derrière les nuages.



Après Tharepati commence une longue descente vers Kutumasang. Nous entendons des adolescents se héler à travers la forêt. Ici comme dans beaucoup d'autres endroits, les arbres ont une allure étrange. On les taille pour nourrir les animaux.





Nous sommes maintenant vraiment dans l'Helambu :



Les villages sont assez pimpants! Les poulets sont bien rangés!





Le visage des enfants souffre moins du froid que plus haut...

Nous retrouvons un peu de civilisation à Kutumasang, il y a de l’électricité (sur batteries, pas de 220 V) mais plus d’eau chaude ! Nous rêvions pourtant d’une bonne douche depuis quelques jours. J’ai attrapé la crève et préfère ne pas aggraver les choses : je resterai donc « dans mon jus ».

09 avril, 10ème jour de trek De Kutumasang (2470m) à Chisopani (2215m), 6-7h, +970m, -790m. environ 18 km

Paysage typique de l'Helambu:

Ce sont des montagnes russes. Je me traîne, j’ai la crève et je ne peux avaler que des fanta ! Vers l'ouest on distingue encore les montagnes où nous sommes passés.

Le paysage est joli

mais un peu monotone et surtout ça monte pour mieux redescendre après et inversement et il fait chaud !



Mais bon, pour nous, c'est les vacances...





Nous faisons une petite pause dans une échoppe.



La fascination est réciproque:



Un peu plus loin dans le même village :



Cette femme est toute fière de son beau bébé!



Razzu, 35 ans, est discret mais efficace. Lui aussi a toujours le sourire.



On trouve encore quelques maisons au toit de paille ...

Un peu avant Chisopani:

A Chisopani, enfin une vraie bonne douche, dans un relatif confort, mmmh !!

10 avril, 11ème jour de trek De Chisopani à Sundarijal (1460m) +150m, -1150m 3h30 pour 5-6h annoncées. 14 km Voici un exemple typique de l'architecture des lodges au Népal. Mmh.. original n'est-ce-pas? C'est là que nous avons passé notre dernière nuit dans la montagne.



Chauhan a téléphoné au chauffeur pour lui dire de venir à Sundarijal pour 10h30 alors on descend à toute vitesse. On a les genoux en compote en arrivant en bas : on a terminé par 1h15 de marches d’escalier sans interruption !! On croise des randonneurs qui montent et on les plaint de tout notre cœur : les pauvres ne savent pas qu’ils en ont pour des heures à gravir toutes ces marches sous le soleil. Il y a de quoi vous dégoûter immédiatement de votre trek. En plus on longe une horrible conduite d’adduction d’eau pendant des km. Bref, je déconseille d’attaquer l’Helambu par ce bout-là !!!

Le 4X4 arrive 5 minutes après nous et nous nous entassons pour un court trajet de 2 heures environ jusqu’à Bhaktapur, très ancienne cité médiévale à quelques km à l’est de Katmandu où nous passerons notre dernière nuit avant de quitter le Népal demain. Il faut s’acquitter d’une taxe de 750 roupies/personne pour entrer à Bhaktapur. Nous prenons tous ensemble notre dernier déjeuner. Chacun pense à l’autre qui va retourner dans « son monde » après avoir vécu en commun quelques très belles journées. Chauhan notre guide part dans une semaine pour un Xème tour de l’Annapurna tandis que Om et Razzu les porteurs vont tâcher de se trouver un petit boulot en attendant un prochain trek. Les enfants sont à la fois fiers d’avoir si bien marché, et comme nous, émus par tant de gentillesse et de bonne humeur de la part des Népalais dont la vie est souvent si âpre. Un peu groggy, nous nous accordons une petite sieste à l’hôtel avant de partir faire un tour dans Bhaktapur.



Dans quelques jours c’est le nouvel an népalais et les festivités commencent déjà.



Les gens ont construit cet énorme char et s’agglutinent, toujours plus nombreux, sur les vieilles places de Bhaktapur. C'est l'heure de la sortie des écoles. Ces enfants ont de la chance. 60% des népalais sont analphabètes!



Aujourd'hui : teinture noire!



Peu ou pas d'eau courante à Bhaktapur :



Musiciens prêts pour la fête:

11 avril, jour du départ Nous sommes réveillés par les chants des oiseaux (à KTM, c’était par les klaxons !) Nous profitons de notre matinée pour arpenter encore une fois les ruelles de Bhaktapur, ville presque piétonne et acheter quelques souvenirs.

Potter's Square :





C'est dans ce four que sont cuites les poteries:



Mais que regardent-ils tous les deux?





Petits métiers :





Végétarien, j'vous dis! Et encore vous n'avez pas vu la rivière...







Travail d'équipe!



Coquette!



Aujourd'hui: teinture rouge!



Grande lessive!



Jeux publics!



Vue depuis le toit de la Golden Gate Guest House :

Après un dernier (bon) repas népalais avalé à notre hôtel, le chauffeur nous emmène (avec bien du mal, bouchons chroniques…) à l’aéroport. Dans 24 h nous serons chez nous !

QUELQUES REMARQUES : Energie pendant le trek : Nous n’avons eu de l’électricité qu’à Syabrubensi, pas plus haut dans la vallée du Langtang. A Thulo Syabru, il y avait en théorie de l’électricité mais ça ne marchait pas. Jusqu’aux lacs de Gosainkund : rien. Dans l’Helambu (du Laurebina Pass jusqu’à Sundarijal) : pas de 220V, éclairage sur batterie.

Pour l’appareil photo (Canon EOS 350D) on avait un grip avec 2 batteries qui a tenu 9 jours et on a utilisé partiellement 2 autres batteries. On a fait un peu moins de 900 photos, assez souvent avec le flash. Pour le GPS (Garmin) : autonomie suffisante en ne l’allumant que ponctuellement (gadget d’ailleurs inutile sauf pour le fun ! ) Pour le caméscope : 3 jeux de batteries utilisés pour 1H40 d’enregistrement environ.

Donc inutile de se charger de fils et d’adaptateurs et de chargeurs, mieux vaut simplement prendre des batteries en plus.

Bibliographie : Carte du National Geographic Trails Illustrated, adventure map, Langtang, trekking 3004, commandée sur amazon et reçue au bout de 2 ou 3 mois ! Lonely Planet : Népal en français. Lonely Planet : trekking in the Nepal Himalaya en anglais, plein d’informations utiles, cartes…

Pour se mettre dans l’ambiance et/ou prolonger le voyage : A lire absolument : « Le ciel sera mon toit » d’Eric Valli chez Gallimard. Tellement extra que j’en ai fait cadeau à notre guide Chauhan qui avait d’ailleurs aussi lu les livres ci-dessous. Alexandra David Neel : Voyage d’une parisienne à Lhassa, Au cœur des Himalaya, le Népal, entre autres… Jacques Lanzmann : le fils de l’Himalaya. Maurice Herzog : Annapurna 1er 8000.

BUDGET : Avion pour 5 (dont 1 enfant) Paris-Bahrein-Katmandu A/R : 3653 euro TTC. Agence Celtic Trekking : 1737 euro pour nous 5 (inclus : transferts aéroports, trajets en 4X4 pour départ et retour du trek, guide francophone et porteurs, lodges et nourriture sauf boissons, assurance porteurs et guide) Visa 24 euro/pers Taxe aéroport retour payable uniquement en roupies : 1696 roupies/pers. Hotel Harati à KTM : 37 euro pour 2 chambres. Hotel Golden Gate Guest House à Bhaktapur 2 chambres + 2 repas et petit déjeuner pour 5 : 45 euro Entrées Bhaktapur : 7, 5 euro/pers

TOTAL 5720 EURO pour nous 5. (sans boissons et souvenirs et pourboires guide et porteurs)

EN CONCLUSION : Pour nous qui étions plutôt des adeptes de paysages naturels grandioses, ce voyage au Népal nous a apporté une dimension supplémentaire: la beauté d'un peuple, sa gentillesse, son courage. On n'en revient encore pas! Il est certain que la présence de Chauhan, jeune guide francophone, a énormément facilité pour nous la compréhension de cette culture si éloignée de nos repères habituels. Bref, toute la famille est partante pour un nouveau trek au Népal. Le Tour des Annapurna par exemple (favori de Chauhan) mais sa durée est difficilement compatible avec celle des vacances scolaires hélas! Le plus difficile dans ce trek aura été pour nous le manque de confort (eh oui!) plus que les dénivelées ou l'altitude que nous avons bien encaissées. Une petite déception : la BRUME quasi omniprésente, pas terrible pour les photo...

N'hésitez pas si vous avez des questions. Je me ferai une joie d'essayer d'y répondre, c'est une façon de prolonger le voyage...
Népal en avril 2007: trek Langtang-Gosainkund-Helambu (première partie) English translation pending
by Mlefevre · 2007-04-15 · 2 replies


Pour plus de détails et de photos, cliquer ici : si belle la terre

Depuis toujours (enfin disons depuis que j’ai eu l’âge de découvrir l’album de Tintin au Tibet !) je rêvais d’un voyage dans l’Himalaya. Finalement c’est au Népal que nous avons choisi d’aller car le pays s’est ouvert au tourisme il y a plus de cinquante ans et il est facile d’y voyager. La situation politique est actuellement meilleure qu’elle n’a été depuis des années, sans être mirobolante pour autant…

Le choix du Langtang s’est fait pour plusieurs raisons :pas de transfert en avion donc pas de journée de sécurité à prévoir en cas de mauvais temps (2 jours de gagnés) Cette région se situe juste au nord de Katmandu, à la frontière tibétaine. une fréquentation touristique moindre que dans les Annapurna ou l’Everest. Il y avait quand même pas mal de monde dans la vallée du Langtang, beaucoup moins vers Gosainkund et Helambu. un risque peu élevé de mal aigü des montagnes (MAM)

Choix de la période : L’idéal aurait été de partir en octobre-novembre quand le ciel a été lavé par la mousson mais les vacances de la Toussaint sont plus courtes que celles de Pâques. Pendant nos grandes vacances, c’est la mousson avec des pluies diluviennes, des glissements de terrain, des sangsues, et plein de nuages qui cachent les sommets. En février, il fait plus froid et il peut y avoir encore beaucoup de neige. Bref, c’est à Pâques que nous sommes partis : le ciel était souvent très brumeux (pas idéal pour les photos), nous avons eu des orages presque tous les jours (le plus tôt vers 14h30, plus souvent vers 16 ou 17 h) et le ciel se couvrait dès midi voire parfois dès 10 h du matin. Bref, des petits airs de mousson avant l’heure… Il y a eu de grosses chutes de neige quelques semaines avant notre arrivée et nous avons du crapahuter sur des versants nord encore enneigés, ce qui est vraiment inhabituel pour l’époque. La température selon notre guide était exceptionnellement fraîche pour la saison puisqu’il a neigé jusqu’à 3500 m)

Préparation : Eh bien, je dois dire que la préparation a été purement intellectuelle (!) afin de bien cerner les difficultés de notre parcours de trek. Certes, nous avons l’habitude de marcher et savons ce que signifie 1000 m de dénivelée ou 18 km de marche mais nous ne marchons que pendant les vacances ou lors de rares WE dans les Vosges. Je comptai retourner ma médiocre forme physique en avantage décisif pour éviter la survenue du MAM : moins on monte vite, plus faibles sont les risques. L’avenir devait me donner raison. Je jouai parfaitement mon rôle d’ancre flottante assurant la sécurité de l’équipage ! Il faut préciser que nous avons pris du Diamox de façon préventive dès 3000 m d’altitude et aucun d’entre nous n’a eu le moindre symptôme évoquant le MAM. (Nous sommes montés jusqu’à 4600 m et avons dormi à 4400 m.) Ce manque de préparation physique n’est certes pas à recommander mais il n’empêche en aucun cas de bien en profiter, à condition d’aller à son rythme, ce qui impose un petit groupe familial « compréhensif » !!

Matériel : Nous avions tous des chaussures montantes déjà faites à nos pieds avant le trek et n’avons pas eu la moindre ampoule (ce qui est un exploit en ce qui me concerne !) Les bâtons (1/pers) nous ont été bien utiles dans les névés et pour les longues descentes. Les guêtres ont servi uniquement pour le passage du col à 4600 m et c’était presque superflu ! Les ponchos n’ont pas servi (pluie uniquement en 2ème partie d’après-midi) Chapeau, bonnets, lunettes de soleil, crème solaire et sticks à lèvre indispensables. Veste chaude bien agréable le soir dans les lodges et pour passer le col. Duvets -15°C suffisants mais nécessaires. Les enfants avec des sacs de couchage en fibre (-10°C) ont du demander des couvertures en plus pour ne pas avoir froid. Pour désinfecter l'eau, nous avons utilisé (avec succès!) de l'Aquatabs, actif en 30 mn.

Guide et porteurs : Farouchement indépendants, nous avons pas mal hésité à passer par une agence et à prendre un guide et des porteurs. C’était d’ailleurs la première fois que nous passions par une agence pour une quelconque prestation touristique ! Mais avec la somme de matos à transporter pour toute la famille (3 enfants de 11, 12 et 13 ans), le choix était vite fait. On ne l’a pas regretté. Nous avons choisi de passer par une agence située à Katmandu, Celtic Trekking, afin d’optimiser le temps passé sur place. C’est cette agence qui m’a paru offrir le plus de sérieux et de souplesse à la fois, avec un échange de mail rapide et facile puisque c’est un français qui gère l’agence. L’agence de trekking avait prévu 1 guide et 3 porteurs (max 25 kg/porteur) Ziben le plus costaud en apparence est tombé dans la rivière dès la première matinée de trek et contusionné, a préféré déclarer forfait. Chauhan le guide, Om et Razzu se sont donc partagé sa charge, avec le sourire, toujours de bonne humeur !

Le parcours : Ne connaissant pas nos capacités d’adaptation à l’altitude (on n’avait jamais randonné à plus de 3000m), j’avais d’abord envisagé de partir de Syabrubensi pour aller jusqu’à Kyanjing Gompa, d’y passer 2 nuits, puis de redescendre sur Thulo Syabru et de monter jusqu’au lacs de Gosainkund pour y passer aussi 2 nuits avant de redescendre par le même chemin sur Dunche. Chauhan, voyant que tout allait bien nous a proposé de franchir le Laurebina Pass au-dessus des lacs de Gosainkund pour redescendre par l’Helambu jusqu’à Sundarijal . Cette variante permettait de ne pas revenir sur nos pas et de découvrir une autre région. Nous avons donc réalisé ce parcours en 11 jours de trek. En voici le récit :

29 mars : Nous atterrissons à KTM après avoir tourné en rond pendant 1 heure au-dessus de l’aéroport, le temps que le ciel se dégage. Du coup, nous arrivons en même temps qu’un ou deux autres avions et nous faisons la queue pendant 2h30 ( !) pour les visas (1 photo+ 30 USD ou 24 euro) Le chauffeur dépêché par l’agence est bien là malgré nos 4 h de retard et nous emmène à notre hôtel à KTM.











En quelques km, nous comprenons pourquoi la location de voiture individuelle est quasi inexistante au Népal. Quel spectacle ! Nous arrivons enfin à notre hôtel situé tout près de l’agence de trekking un peu au sud de Thamel. Nous y rencontrons Olivier, le responsable de l’agence qui se chargera de confirmer nos vols de retour et d’établir les permis de trek car nous partons dès demain matin. Le dépaysement est total : chaleur humide (environ 30°C), foule grouillante, circulation congestive, pollution et poussière.

Nous profitons de l’après-midi pour faire une petite balade jusqu’à Swayambhunath, à 30 mn de marche de l’hôtel.















Il fait meilleur un peu plus haut…. Nous redescendons jusqu’à Durbar Square, complètement embouteillé et nous extirpons du minuscule taxi pour aller vers la rivière Vishnumati :

Oui, oui, c'est bien un tas d'os. On adopte facilement un régime végétarien au Népal!

Quartier pas vraiment résidentiel…

30 mars : Pour rejoindre Syabrubensi, départ du trek situé au nord de KTM, il faut parcourir environ 200 km de mauvaise piste, ce qui nous prendra 7 h,





pannes comprises (la bête, un Toyota Landcruiser hors d’âge, consommait plus d’eau que de gazoil !) Ne nous plaignons pas, en bus, il a fallu 11 h ce jour-là !





La route est très belle et on a le temps de l’admirer à loisir….

Vers midi nous faisons un petit arrêt dans un boui-boui local où nous dégustons un très bon dal-bhaat (riz+ soupe de lentilles+ qq légumes variés)



C’est le plat de base des népalais, pour lequel on vous propose d’ailleurs toujours du « rab », c’est très bon, mais un peu « chtonk » au bout de qq jours à ce régime.

Ca fait longtemps que ces enfants de Syabrubensi ne sont plus impressionnés par un appareil photo!

31 mars, 1er jour du trek : De Syabrubensi (1450 m) à Lama Hotel (2470m), environ 6 – 7 h de marche, 10 km Ambiance plus « jungle » que montagne pour cette première journée de trek.

Quelques singes très haut perchés.

Quelques nids d’abeille à flanc de falaises



(il existe encore des chasseurs de miel comme en atteste ce bout de corde qui pendouille) Nous longeons la Langtang Khola, dans laquelle est tombé Ziben, sans gravité heureusement, sinon une belle trouille. Chauhan et Om se partagent sa charge...

Nous passons le River View Lodge.



Repas de midi au Bamboo Lodge. Tigre de l'Himalaya!



On arrive ensuite à Rimche, joli hameau situé sur une crête, où il y a un téléphone! La forêt est souvent agréablement parfumée.

Arrivée en milieu d’après-midi à Lama Hôtel, toujours dans la forêt.

01 avril, 2ème jour du trek De Lama Hotel à Langtang Village (3514 m), 6-7 h de marche, 10 km.

On voit enfin de "vraies" montagnes! Les rhododendrons sont en fleurs... On passe quelques fermes isolées,

dont le toit est fait de végétaux tressés.

Il s’agit cette fois d’un vrai village. On se sent vraiment en montagne. Pratique ce moulin à prières qui fonctionne tout seul!

On découvre nos premiers yaks !

Le Tsergo RI (presque 5000m) apparaît plus haut dans la vallée (il ressemble un peu à un volcan)



Le Tsergo Ri est à G dans les nuages. Au 1er plan le Langtang Village. Nous essayons de faire du cerf volant mais le vent faiblit et l'air est moins dense à 3500 m.





Chauhan nous propose de visiter le monastère situé un peu au NO du village. Il est situé dans la partie la plus ancienne du village.



La bouse de yak sert aussi de mortier.

3 enfants jouent au RDC du monastère.

On y prépare une fête pour le lendemain :



un vieil homme sans famille, sentant ses forces décliner, a choisi de fêter « préventivement » ses funérailles en invitant tout le village et ceux des environs aux agapes. Il pourra ensuite mourir tranquillement, « en règle ». Un femme prépare les bougies.

Ces livres auraient quelques centaines d'années. Non, on n'a pas fait de mauvais rêves!

On prépare la pâte pour offrir demain des galettes à tout le village.

Pour ça, il faut bien sûr du beurre de yak emballé dans de la peau de yak, c'est bien meilleur!

02 avril, 3ème jour de trek De Langtang Village à Kyanjing Gompa (3870m), 3-4 h de marche, 7 km. Le chemin est très agréable, le panorama magique.

Il faut toujours passer à gauche des édifices religieux. Ces murs sont faits de pierres gravées de prières : des mani.

Nous arrivons en milieu de matinée et en profitons pour aller voir un petit monastère un peu à l’écart du village.



La fromagerie est fermée, les gens sont descendus à Langtang Village pour la fête du vieil homme. Après le repas de midi, laissant les enfants visiter le village (en fait essentiellement des lodges), je monte avec Fred et Chauhan sur la « colline » surplombant le village à 4300 m. Le temps d’arriver en haut, les nuages sont là, dommage…

Vers la G (l'est) la vallée remonte vers Langshisha Kharka (où il faut camper)

On est mis en confiance par cette petite « ascension » effectuée sans problème. Les nuits commencent à être fraîches (3, 5°C le matin dans la chambre).

En altitude, tout est compliqué : il faut souvent amener l'eau dans des bidons et porter le bois pour faire la cuisine et se chauffer. Mieux vaut essayer de commander le même plat pour tous: c'est plus simple pour la cuisinière et on attend moins longtemps (quand même souvent 1 h en général) Le fourneau est fait de pierres recouvertes de cet enduit blanc fait entre autres avec de la bouse de yak. Cette bouse sert aussi à se chauffer car ce combustible se trouve sur place!



Après discussion avec Chauhan, nous décidons de changer le parcours initialement prévu pour pouvoir découvrir l’Helambu. Il nous faudra donc franchir le Laurebina Pass à 4600 m.

03 avril, 4ème jour de trek Longue descente de Kyanjing Gompa (3870 m) jusqu’à Lama Hotel (2470m), 18.5 km La pluie orageuse d'hier soir a lavé le ciel. Lever de soleil sur le Langtang Lirung (plus de 7000 m)

Chauhan profite du téléphone de Rimche pour avertir le chauffeur de ne pas venir nous récupérer à Dunche mais à Sundarijal. L'immense majorité des déplacements se fait à pied, ces deux-là ont bien de la chance...

Nous repassons par le beau village de Langtang.

On y cultive un peu,

en plus de l'élevage du yak

Partout dans le pays on rencontre des porteurs de bois. La population s'accroit régulièrement et les ressources naturelles sont insuffisantes. Il faut aller chercher le combustible de plus en plus loin.



La descente a été bien longue, demain nous aurons nos premières courbatures. Décidemment, ça fait moins mal aux jambes de monter. Demain commencera la deuxième partie du trek vers les lacs sacrés de Gosainkund.

Pour aller à la 2ème partie :
http://voyageforum.com/...ost=1044735;#1044735
Treks au Népal en avril/mai? English translation pending
by Kinou2007 · 2006-06-20 · 6 replies
Bonjour pouvez vous me dire s'il est encore possible de faire des treks ( pas forcement en haute altitude) e vers fin avril / mai? si oui, quels coins me conseilleriez vous? merci beaucoup karine

ah oui, j'oubliais: est-ce par delhi le plus facile et le moins cher pour arriver à kathmandou ou pokhara? en avion seulement? combien coute le billet? Ou autre moyen moins chers?

re-merci beaucoup de vos conseils
Ouvrir un orphelinat au Népal English translation pending
by Bastien33 · 2005-10-20 · 20 replies
Bonjour à tous. J'ai comme objectif d'ouvrir un orphelinat au Népal d'ici quelques temps. Je suis donc à la recherche d'un terrain dans la vallée de KTM, mais pas forcément à coté de KTM, pour ne pas le payer trop cher. Si vous souhaitez vous associer à ce projet, ou me donner des conseils, n'hésitez pas à me contacter. Merci de votre aide. Sébastien (sebdnamelf@yahoo.fr)
What mental and physical preparation for a humanitarian trek to Everest Base Camp?
by Nathou61 · 2026-04-09 · 23 replies
Hi everyone!

New to this forum, I’m planning a pretty big project for 2028. I’m heading to Nepal to do a trek from Kathmandu all the way to Everest Base Camp (a cool 5,300 m 😄). This trek is a bit special because even though I’ll be part of a group, I’m going solo (so far, no problem—I’m used to it). But it’s my first real trek, and it’s also a humanitarian one: once I reach base camp, I’ll stay an extra week to help clean up the waste left by tens of thousands of climbers! Since I’m originally from South America, from two countries that share the Andes, I have a deep respect for mountains—they fascinate me. So Everest… it’s kind of the trip of a lifetime!

So, a little question for those who’ve done treks to Everest before… any tips for good mental preparation (I’m already working on the physical side)?

Thanks in advance for your advice! 🙂
Trek de 15 jours au Népal en avril English translation pending
by Didipol · 2018-02-14 · 6 replies
Salut à tous ; )

Je compte partir en avril au Népal pour environs 15jours, le but étant essentiellement le trek. Je ne suis pas forcement habitué aux trek en haute montagne mais plutôt sportif (trail, course à pied...).

J' ai déjà pas mal survolé le forum et consulté différents guides touristiques, ma question a plutôt vocation à obtenir votre avi personnel : sur une 15ene de jours sur place, quel trek conseillerai vous ?

L'objectif étant de trouver un compromis entre challenge physique et paysage.

A cette période, des treks trop touristiques sont sans doute à déconseiller ?

Bref je lance le débat : p

Merci par avance pour vos avis !!

A++
Le Népal hors trek? English translation pending
by Marylou94 · 2017-08-30 · 2 replies
bonjour, je souhaite partir au Népal pour découvrir ce pays et sa culture. pouvez vous me dire quelle est la meilleure période et si le Népal est une bonne destination (quelle région ?) si on ne fait ni trek ni montagne ?!

merci à vous pour toute info.

Murièle
Tour du Manaslu + 4 jours dans le Tsum English translation pending
by Nipali · 2017-08-25 · 10 replies
Bonjour à tous,

Sur le tour du Manaslu , est-il possible de se balader a partir de Pangshing et Philim en empruntant la Shar khola ?Est-ce possible de rejoindre Bih en effectuant une boucle ou faut-il revenir sur ses pas?

Cela vaut-il le coup ?Est-ce que les coins au dessus de Sumdo sont préférables (vers les cols notamment ?)

Quelle est la frequentation du tour du Manaslu par rapport aux annapurnas ou a l Everest BC ?

Merci à tous pour vos renseignements.

Bertrand
Trek Jiri - Namche Bazar et Gokyo Ri (Népal) English translation pending
by Christel04 · 2017-07-16 · 7 replies
Bonjour, Namasté, J'ai à nouveau une envie furieuse de partir en trek au Népal, dans le massif de l'Everest cette fois ci. J'ai fait il y a qq années les Annapurnas. Je voudrais faire de Jiri à Namche Bazar et Gokyio ri. Et souhaite avoir des infos pour trouver un porteur de confiance. Je ne veux/peux plus porter un gros sac à dos...Hé oui les années passent!!! Donc voilà les questions que je me pose: comment trouver un porteur? Combien je vais devoir le payer ? Est-ce que dans le prix il y a ses repas et nuits comprises ou est-ce en plus? Peut il s'occuper des checks points et des réservations dans les lodges? Sinon, je le ferais moi. Je prendrai le TIMS à Katmandu, ça existe toujours? Je souhaite avoir une certaine liberté pour faire ce trek en fonction de mes envies une fois là haut!!! Et une autre question, comment est la route qui va de Katmandu à Jiri ou Salleri, est elle très dangereuse comme celle de Kat à Pokhara? En fait je fais ce trek depuis Jiri ou Salleri, d'une part parce que c'est hors des sentiers battus et apparemment très beau et que j'ai la trouille d'atterrir et /ou décoller de Lukla. Il vaut mieux décoller ou atterrir à Lukla, car je ne pense pas faire le retour à pied, quoi que... Et si qq'un est intéressé par le même délire, tu/vous êtes le, la ou les bienvenus !!! Merci pour vos réponses Christel
Effectuer des petites randonnées gratuitement au Népal? English translation pending
by Tetienne · 2017-01-12 · 2 replies
Bonjour,

Avec pour projet de partir quelques semaines au Nepal pour un petit budget, je voulais savoir s'il est possible d'effectuer des randonnées (je ne parle pas de gros trekking proposé par les grosses agences) par exemple dans les environs d'un village (partir le matin et revenir le soir) gratuitement, comme on peut se ballader dans certaines montagnes des Alpes gratuitement?

D'avance je vous remercie pour vos réponses! :)
Quel trek choisir au Népal: tour des Annapurnas, lacs Gokyo? English translation pending
by Mowning · 2016-09-20 · 18 replies
Bonjour à tous,

Je me retourne vers les personnes ayant déjà fait ces deux treks (ou avec l'intention de les faire), pour connaitre vos préférences.

Il est difficile pour moi de trancher… j'ai besoin de votre aide et vos témoignages.

Lequel avez vous choisi ou préférez vous, et surtout pourquoi?

Solidairement.
Situation au Népal, transports bus, taxi English translation pending
by Zuma · 2015-12-01 · 1 reply
A l'aéroport, deux cent personnes qui t’accueillent avec ton nom sur des pancartes, ça surprend. Si t’es attendu, no problèm : confiance : direct hotel, agence perfect. Sac sur le toit du taxi , gaffe à la brosse à dent qui s’envolerait presque.. non, c’est des pros. Sinon, prends n’importe quel taxi officiel ou pas pour THAMEL : négocie le prix comme un habitué, de toute façon aujourd’hui c’est 10 . Dix quoi ? dix euros, dix dollars, 1000 ruppies. C’est le tarif avec cette embétante situation pétriolifère

A droite, le golf de KATMANDU, à gauche des files de camions, taxis, voitures, bus, engins de chantiers, motos en panne sèche depuis des jours et des jours.) centaines de voitures, milliers de motos, juré. Les stations services approvisionnées se comptent d’une part sur les doigts d’un seul index et sont heureusement contrôlées par la police et l’armée, dans le calme, et d’autre part et ben ya pas d’essence (le prix est passé de 104 ruppiees le litre (moins d’un euro) à 5 ou 6 euros (11/11/2015) quand ya na. D’autres files se sont formées pour le gaz : en bouteille, le gaz. Les indiens ont du en respirer : ya n’a plus au NEPAL pour le chauffage, pour la cuisine. Le prix a doublé. Ya plin de playmobils dans les rues qui promènent des bouteilles de 13 kg. C’est vraiment pas sympa. Une bouteille de 13 kg vide pèse combien dans la vie des Népalais ? C'est très difficile. C’est moins rigolo pour les resto pour NOUS les tourists ( nom masculin qui vient de tourista pour les connaisseurs : térri piro : ça veut dire très pimenté) Donc, dans les restos de THAMEL, près de Durbar square, à BODANATH, fleurissent les « spécials pétrol crises menus » plats plus simples, choix limité : ouf ya du riz !! De toute façon, pour nous, toutist, no problèm, si on se bouge un tout pti peu on trouve de tout comme avant. En vrai même pas peur !! On trouve de tout je te dis. THE LOCAL BUS : Local bus (ça veut dire bus local) Pas cher, les prix sont fixés par l’état. C'est pas cher Pour comprendre / THAMEL BAKTAPUR ou BODANATH ou PATAN the bus c’est 25 ou 35 ou 40 ruppies : le même en gros en centimes d’euros et le taxi c’est 10 euros). La différence c’est le concept : 30 places suivant le constructeur et 70 suivant le chauffeur en plus des cocos qui sont sur le toit. (dans KATMANDU ya personne sur les toits des bus, c'est seulement dans la vallée ou sur les grandes routes). Sur le toit c’est super bien si ta pas mal au cul avec les barres de fer et si tu tiens bien ces barres de galerie pour ne pas tomber dans le ravin : comme dans les films. Sinon, également, tu te prends une branche dans la tronche si tu fais pas gaffe) De toute façon c’est le même prix sauf que thé pas séré entre un pépé, une mère de famille, un groupe de jeunes et le beau père de l’autre là bas au fond. En plus, le chauffeur roule comme un cinglé vu qu’il est cinglé. Dans les transports le plus important c’est le klaxon. Les Népalais roulent à gauche, klaxonnent à gauche, roulent mal à gauche et klaxonnent tout le temps. Pendant ce temps là les autres Népalais roulent sur l’autre gauche aussi mal que les premiers, voire pire et klaxonnent également. On se croirait (pour les oreilles) au tour de France. Nota bégné : Ya na beaucoup qui confondent la droite et la gauche. C’est pas pratique non plus pour traverser à pied. Au NEPAL : Faut vraiment y aller, c'est pas le moment de laisser tomber.😉
Singalila trek avec ou sans agence, et équipement? English translation pending
by Jerome72 · 2014-04-24 · 6 replies
Bonjour a tous

Nous sommes 4 et allons a Darjeeling debut octobre. Nous aimerions faire le Singalila trek du 4 ou 5 jours et nous aimerions savoir comment ca se passe a cette periode. Faut t'il passer par agence ou non, car visiblement c'est la grosse periode et il n'y a apparament pas beaucoup de lodge. Avec une agence on est sur d'avoir un lodge mais seul c'est pas gagné. Autrement si on passe pas par agence, ca se passe comment pour manger le midi? Il faut apporter de la nourriture ou on trouve des trucs a acheter sur le chemin?

Autrement a cette periode, quelles sont les temperatures rencontré? Quel équipement est recommandé pour ce trek? On voudrais pas trop se charger juste pour 4 jours de trek sur 3 semaines en inde.

Sinon, avez vous des agences a me conseiller et me donner une idée de tarif?

Merci d'avance pour vos infos😉
10 jours au Népal: avis sur trek? English translation pending
by Itrau · 2014-04-14 · 10 replies
Bonjour, Nous partons à 2 au Nepal du 17 novembre (arrivée le matin) au 27 novembre 2014 (départ le matin), soit 10 jours sur place. Voulant bien entendu profiter de notre voyage pour faire un trek, nous ne savons pas trop quoi faire en si peu de temps...

J'ai effectué quelques démarches auprès d'agences locales. Pour l'instant, j'ai eu 2 propositions: - Tamang Heritage : j'ai un peu peur de ne pas avoir de paysages 'haute montagne'? - Ghorepani-Poon Hill : Ce trek dans les annapurnas n'est-il pas trop fréquenté? Nous avions pensé à la vallée du Langtang mais est-ce possible en si peu de temps?

Bref, j'attends commentaires et propositions car nous sommes un peu perdus...

Merci d'avance!

Laurent
Première fois au Népal, questions de rookie (trek) English translation pending
by Deffunk · 2014-01-09 · 5 replies
Salut à tous, et je sais qu'il y-a X discussions sur ce que je vais demander mais là je suis un peu perdu. Voilà, entre début et mi mars je compte probablement me rendre au népal aprés un voyage au Myanmar, peut-être pour la durée maximale autorisée qu'on nous délivre à l'aéroport. On parle sur ce forum de je ne sais combien de treks, alors en mars, lequel me recommanderiez-vous de préfèrence, question beauté des paysages, villages, cultures des gens etc... ? Possible d'éviter la neige et les grands froids à cette époque sur certains treks ou cela peut-être possible pendant une trés courte durée ? Pour les guides et porteurs j'ai compris, besoin ou pas besoin, c'est son choix personnel si on veut payer, mais est-ce que je risque de me paumer, là est la question... Bon j'ai compris que si trop de matos en arrivant à katmandu on peut en laisser une partie avant de commencer le trek. Perso j'suis pas trekiste mais plutôt plongeur :-), alors la question se pose, faut-il une bonne endurance / condition physique pour faire ces treks où pas ? Merci !
Nepal trek Ward Loop ebc English translation pending
by Kassiopea · 2013-08-03 · 7 replies
Bonjour , en novembre 2013 je m'apprête à faire le ward loop au népal.( camp de base-gokyo-renjo la pass...) je me demande au niveau de l'acclimatisation si c'est mieux de commencer par le camp de base (est) ou par l'ouest , Thame -Lungden...?

merci.
Trek camp de base de l'Everest-Mera Peak-Island Peak English translation pending
by Hugofaure · 2012-11-01 · 5 replies
Bonjour à tous, je voulais savoir s'il est possible de réaliser les ascensions du mera peak et de l'island peak avec un guide local suivi du camp de base de l'everest (qui peut se faire sans guide), et ceci pour mi mars 2013 sur environ 3 semaines Si vous connaissez un guide ou une agence. Merci de m'éclairer. à bientôt
Activités au Népal à part les treks? English translation pending
by Nimrodel · 2011-11-29 · 5 replies
Bonjour!

Voilà ma question: Je vais partir au Népal début mars pour environ un mois de vacances, puis 2 mois de travail pour mes études. Ce qui m'embête, c'est que j'ai de gros problèmes aux genoux, donc je ne peux pas faire de trek en montagne, ce qui est la principale attraction au Népal...

Je me demande donc quelles autres activités sont intéressantes, par exemple des visites culturelles, ou des randonnées sur terrain plus ou moins plat, des safaris? Ou alors, si les treks sont quand même possible, à dos d'âne, de cheval ou autre (je sais monter à cheval) ?

Merci d'avance pour toute réponse!
Un petit trek de quatre à cinq jours au Népal? English translation pending
by Lfd79 · 2011-10-24 · 6 replies
Hello,

je suis actuellement en plein dans un long périple qui m'amene très prochainement au Nepal (je decolle demain de Mongolie pour 24h d'avion et d'escales).

J'aimerais savoir si certains avaient effectué des mini treks (4 a 5j) et lesquels étaient les plus conseillés en sachant que : - notre budget est limité - nous sortons de mongolie et n'avons pas forcement envie de monter trop haut et avoir trop froid - notre niveau de randonnée est relativement faible

Je me méfie un peu des itinéraires ultra visités (j'ai l'impression que le tour des Annapurnas est tres tres emprunté) et sollicite donc vos avis. J'imagine que des agences / guides / porteurs seront disponibles sur place... je ne me fais pas trop de soucis la dessus.

Merci d'avance,
Quelles villes visiter au Népal? English translation pending
by Ladyzepelin · 2010-10-30 · 5 replies
Namaste !

Apres KTM, Pokhara et un trek de 10 jours dans les Annapurnas, je compte aller a Lumbini. Il me reste une bonne quinzaine de jours. Seulement, apres Lumbini, je ne sais plus trop ou me rendre, mon guide de voyage se limitant a ces quelques villes.... Je ne suis pas interesse par Chitwan... Pourriez-vous me donner des idees de villes a visiter, les bons coins, les choses a voir....

Pour ceux qui sont passes par la....

Denyhabad !!

Amitie
Condition physique pour un trek au Népal? English translation pending
by SMika · 2010-06-30 · 18 replies
Bonjour,

Je réfléchis actuellement à partir visiter le Népal en septembre/octobre... Ma question porte sur les conditions physiques nécessaire pour faire un trek: Je ne suis pas un grand sportif , j'ai déjà fait des randonnée de 5/6h par jour (Cappadoce entre autre) mais jamais en altitude! (ou pas à plus de 1500/2000M!) En regardant les différents treks que proposent les agences, je suis resté sur celui des balcons des Annapurnas/ Jomsom/ Muktinath sur 10/12 jours (Alti Max:3802 m), classée d'après les agences, Randonnée de Niveau 2 (aucune difficulté particulière). Ma question est donc la suivante, puis-je à votre avis envisager de faire ce trek, ou ce n'est pas raisonnable sachant que je n'ai pas l'habitude de l'altitude (et que je n'ai pas non plus la possibilité de m'entrainer avant!) et de préféré à la place par exemple faire une excursion au Tibet jusqu'à Lhassa (même si l'altitude pour ce rendre la bas me fait un peu peur aussi!) J'espère ne pas être trop confus dans ma question...🤪 Merci Mickaël
Rejoindre le Népal au départ de la Thaïlande? English translation pending
by Sof85 · 2010-03-20 · 5 replies
bonjour, je pars en debut septembre pour la thailande, et je dois rejoindre mon compagnion mi novembre au népal, j'aurais aimer avoir quelques conseils d'itinéraires, quel serai le mieux adapté, merci d'avance ps: j'aimerais passer par la birmanie, mais je pense qu'il n'est pas possible de passer la frontiére par voie terrestre mais je n'en suis pas sur?
Idée d'une randonnée expresse depuis Kathmandu? (Népal) English translation pending
by Loki · 2010-02-25 · 9 replies
Chers voyageforumeurs,

Que me conseilleriez vous comme randos express a faire en solo en 4-6 jours et facilement accessibles (en transport en commun ou a pied) depuis Kathmandu?

Je viens d'apprendre que je vais a Kathmandu la semaine prochaine (🤪) mais je n aurai tres probablement le temps que d'y prendre 3 jours de vacances...Je cherche a avoir un bref apercu du potentiel au niveau paysages du Nepal, pour un jour y retourner pendant plusieurs mois.

Je serais pret a prendre un bus depuis Kathmandu pour rejoindre le point de depart si le paysage en vaut la peine mais je dois tout faire tenir en...3 jours.

Merci!

PS: Desole, je prepare mes voyages plus serieusement d habitude...
Faire un trek de neuf jours au Langtang? English translation pending
by Mama2 · 2010-02-06 · 12 replies
😏 nous partons début mars faire un trek du langtang de 9 jours au départ de syabrubensi et arrivée gosaikunda puis redescendre à dhunche. je suis preneuse de tous les conseils et avis sur ce trek! nous avons pris une agence de kathmandou que nous connaissons déjà donc pas de problème de ce coté!
Trek au Népal en octobre 2010 English translation pending
by Scottise · 2010-01-29 · 12 replies
Bonjour, Nous sommes en pleine cogitation afin de choisir un trek au Népal. Nous hésitons entre le "tour du Manaslu" la Rolwaling et le tour Dhaulagiri (ou autre?). Nous recherchons surtout la variété dans les paysages, les rencontres avec les villageois, beaucoup de sympathie pour les chemins tortueux à flanc de montagne, les sentiers dans des gorges encaissées, les ponts suspendus etc... et surtout éviter les pistes carrossables (style gorges d'Hannupata au Ladak). Alors, si vous souhaitez nous faire connaitre un tel parcours......nous sommes preneurs. Merci
Itinéraire de vingt-trois jours en Inde du Nord et au Népal English translation pending
by Fanciullina · 2010-01-14 · 5 replies
Bonjour, le 24 janvier je vais finalement partir pour un bref séjour en Inde et Népal avec mon copain. C'est notre première fois dans ces pays et on est très impatients! L'itinéraire sur le quel je travail depuis quelques temps est le suivant:

lu 25 Delhi ma 26 Delhi me 27 Delhi gio 28 Agra ve 29 Varanasi sa 30 Varanasi do 31 Varanasi - Bodhgaya lu 1 Bodhgaya ma 2 Calcutta me 3 Calcutta gio 4 Darjeeling ve 5 Kalimpong-Gangtok sa 6 Gangtok- Pelling ou Yuksom do 7 Yuksom/Pelling-Kakharbitta lu 8 Royal Chitwan Park ma 9 Royal Chitwan Park me 10 Chitwan-Lumbini gio 11 Lumbini ve 12 Pokhara sa 13 Pokhara-Kathmandu do 14 Kathmandu-Bodnath (fête du Losar) lu 15 Vallée de Kathmandu: Pashupatinath-Patan-Swayambhunath ma 16 Kathmandu

Donc, je me rends compte qu'on aura vraiment très peu de temps..et j'arrive à la conclusion que peut-être il faudra enlever un endroit au Népal..mais le quel? Chitwan, Lumbini ou Pokhara? Et pour ceux qui ont été au Sikkim, quels sont les endroits incontournables?

Autre question.. pour ce qui concerne les vêtements.. quoi prendre? Plutôt manches longues ou courtes?

J'attends vos suggestions..merci beaucoup :))
Commencer un tour du monde par l'Inde et le Népal: bonne idée? English translation pending
by Hyboo19 · 2009-11-01 · 15 replies
Bonjour à tous,

nous partons en tour du monde en avril 2010 pour un an, et nous commencerions par un vol Londres-Delhi, puis nous rejoindrions Katmandhu par train+bus, sans nous attarder en Inde : nous pensons que l'Inde mérite un voyage à elle toute seule, c'est pourquoi nous avons décidé de juste transiter quelques jours par ce pays pour rejoindre le népal. Nos questions sont les suivantes: - est-ce un bon calcul de commencer direct par quelques jours en Inde? Il parait que le choc provoqué par ce pays est assez violent, le plus violent d'ailleurs, sans compter le risque élevé de tomber malade ou de se faire dépouiller (témoignage d'amis voyageurs, néanmoins amoureux de l'Inde) - est-ce également un bon calcul de démarrer par le Népal et ses hautes altitudes?

Merci d'avance pour vos conseils!! Claire et Baptiste

Accorder au monde la présence attentive qu'il mérite...
Saut à l'élastique au Népal, la folie des grandeurs English translation pending
by Simplybrice · 2009-04-29 · 4 replies
C'est l'heure des retrouvailles, Le moment de fourrer la dinde de marrons chauds, Le temps des rêves où la fée serait devenue un vieux monsieur barbu et ventru qui hurle à qui veut l'entendre qu'il voyage avec des rennes qui volent et qu'il est le meilleur ami des lutins. Non mais des fois, j'vous jure... Joyeux Noël à tous, dans vos têtes, dans vos corps et dans vos coeurs. J'me permets même de glisser un petit article par la cheminée, en espérant que pour vous tous, ces fêtes soient l'occasion de vivre de réjouissances. Je pense bien à vous depuis Kathmandou où je célébre le réveillon au pieds d'un ficus de Noël. Il faut dire que Noël au Népal c'est plus ou moins Haloween au Congo, ça leur passe par dessus la tête.

Et oui parce que maintenant je suis au Népal. L'Asie se dresse comme une fière tentatrice. J'ai déjà plein d'images en tête, pleins de couleurs, de paysages, d'odeurs. Et la porte d'entrée de tout ça, c'est Kathmandou, et question odeurs, on peut dire qu'ils pourraient aérer de temps en temps. C'est la seule chose dont je peux parler pour l'instant, je suis arrivé de nuit, en toute fin d'après-midi pour être précis. Il y a bien eu le siège près du hublot gauche (c'est important) dans l'avion pour permettre une vue du ciel sur une "petite" moitié de l'Himalaya, mais dès la sortie, il fait nuit et on grimpe dans un taxi. En quittant l'aéroport, on est déjà en ville et partout il fait nuit. Trois lumières qui se battent dans un champs de maisonnettes. Tout est éclairé à la lumière des phares des voitures qui parcourent la ville en klaxonnant en permanence pour éviter tout le cortège de véhicules avec ou sans phares, piétons, vendeurs, animaux qu'on croise sur la route. Sur le bas-côté, les habitants brulent leurs déchets ce qui a le mérite de les réchauffer mais donne à l'air ce petit je ne sais quoi de difficilement respirable. D'ailleurs le faiceau des phares de voiture souligne bien que la particule poussièreuse est ici chez elle. Pour en finir là-dessus, c'est tout l'inverse du Caire. Autant là-bas, on n'y traverse que des autoroutes bordés de grands immeubles, autant ici, on ne circule que dans des rues à une voie mais à deux voies et sans trottoir, c'est tassé, plein de détails, ça promet!

Le fait est aussi qu'il fait noir partout car tout le pays y compris Kathmandou est sujet à des coupures de courant qui interviennent plusieurs fois par jour et parfois pendant plusieurs heures. Le pays ne produit pas assez d'électricité pour contenter tout le monde tout le temps alors ils tournent. Le vendeur de bougies n'a pas de soucis à se faire!

Ma soirée est vite enfilée, je reste sur le souvenir de l'épopée francilienne, et ça met du temps à digérer . Rien à voir avec la gueule de bois, pas grand chose en tout cas.

Première journée, je déambule comme je sais si bien faire. Les gens croisés sont amicaux, souriants, pas insistants, c'est que du bonheur! Cela dit, je ne déambule pas longtemps car j'ai un peu pioncer jusqu'à pas d'heure et s'il fait nuit et que je suis encore dans ce bazar, je me considère comme définitivement perdu. Sans doute que j'ai dû écrire encore...

Le lendemain, j'ai soif, soif d'aventures. J'ai bien aussi déjà envie d'aller faire un tour au vert sans forcément partir pour quinze jours. Et bien, il y a un truc qui colle parfaitement, ça s'appelle le Lost Resort, c'est un endroit où on s'arrange pour que vous n'oubliez jamais votre passage en ses murs. Ses murs, ce sont des montagnes qui tombent quasi à pic jusqu'à se rejoindre en formant un torrent tonitruand, endroit parfait pour se jeter, et c'est pas une image!

Je choisis d'y passer 3 jours de tranquillité et d'extrème.

La tranquilité c'est de l'exxxcellente nourriture, des hamacs, de grandes tentes perdues dans la foret en guise de hutte, et aussi une fois de plus, décidemment, j'arrive la 1ère semaine de la basse saison, y'a pas grand monde et l'ambiance n'en est que meilleure.

L'extrème, ça commence dès que tu quittes le bus qui t'a amené de Kathmandou. A ce moment, tu es sur un flanc de montagne. L'hotel, lui, est de l'autre côté, sur la montagne d'en face, normal. Donc, si tu ne veux pas passer ta journée dans un bus à regarder les autres s'amuser de l'autre côté d'une vallée, il faut que tu traverses sur un pont solide mais qui bouge beaucoup avec le torrent qui déferle 160 mètres plus bas. C'est d'après ce bon vieux LP, le pont le plus haut du monde dévolu à la pratique du saut à l'élastique, même pas peur.

Euh... Si quand même...

Mais pour l'instant, un autre programme m'attend en guise d'apéritif, la matinée est consacrée au canyoning. Ca a l'air de rien mais c'est déjà beaucoup!! Le but est de descendre le plus souvent en rappel la montagne en suivant un ruisseau qui s'écoule de cascade en cascades. La plus longue cascade fait 45 mètres. Déjà se donner de quoi s'inquiéter un peu. Mais on s'inquiète pas longtemps car ça s'apprend vite, et on est souvent aussi concerné par les cris des gens qui déjà sautent du pont ne faisant pas la descente en rappel. Parfois on en voit un se jeter et on ne peux pas se détacher le regard de voir ces cris qui chutent. On sait qu'on est sur la liste et personne n'arrive à faire comme si de rien n'était. Le canyoning se termine par la remontée de la montagne en suivant un chemin qui remonte la pente perpendiculairement. Ils sont fous ces népalais et moi je suis crevé!

Un déjeuner plus tard, il est temps de se préparer, psychologiquement j'entends.

Au Lost Resort, on a le choix entre 2 façons de sauter, la première est la façon classique attaché par les pieds a un élastique qui tient grace à un velcro (vaile-kro? velleqro?) épais comme une cuisse. La seconde s'appelle la balançoire, on est attaché grace à un harnais au niveau de la taille et relié à un point qui se trouve plusieurs dizaines de mètres devant. La chute n'en est que plus longue et on a le mérite de ne pas rester la tête en bas. Comme en plus, je pétoche un peu de me jeter la tête la première, c'est l'option que je choisis pour mon 1er saut depuis le pont.

Sur le pont, l'attente est interminable. C'est surtout dû au fait que ça n'a rien de naturel de se trouver suspendu au dessus d'un gouffre. On a beau vouloir s'acclimater de la distance avec le sol, c'est mission impossible. Lorsque mon tour vient, on m'installe le harnais, on me prodigue les derniers conseils et je dois avancer jusqu'à la mini-passerelle qui n'est fermée par aucune barrière. C'est le temps des dernières prières, le temps où on oublie de penser à quoi que ce soit pour mieux accepter cette minute paranormale. J'avance sur la plateforme, chacun de mes pas n'est pas plus grand qu'un orteil. Un membre du staff me retient en arrière car le lien qui file devant moi me tire vers le gouffre. Il tente de me rassurer sur l'inrassurable, entame un compte à rebours. 3, 2, 1...

Géronimo!!!!!!!!

Un saut de quelques millimètres suffit à me mettre sur orbite. Au début, je tombe immobile. Puis, mes jambes détectants l'absence de sol pour les porter commencent à entamer un ballet incontrolable à la recherche, vaine, d'une surface plane. C'est peine perdue. Whaouuuuuuu (je pourrais multiplier les "u" sur des dizaines de pages mais je m'abstiens même si ça les vaut).

Comme c'est noël, et comme une vidéo vaut mieux que tous les discours du monde, je laisse en bonus exceptionnel le film qu'un type a fait de mon premier saut. Si a la fin de la vidéo, on ne me voit plus, c'est normal, j'ai changé de dimension, et suis entré dans la twilight zone.

http://www.wat.tv/video/lost-resort-1st-swing-jump-15q5m_zifu_.html

Je crie tout ce que je peux pendant la chute et encore après. C'est un petit pas pour l'homme mais un clash géant pour tous mes neurones qui en redemandent. L'expérience ultime s'achève par la même remontée de la montagne que celle empruntée le matin même après le canyoning. Au final, je suis plus éprouvé par la montée que par la descente. Qu'est ce que ça va bien pouvoir donner lorsque je serais en montagne en portant mon paquetage et en affrontant des pentes identiques autrement que pendant 30 minutes à vide?

Pour ce jour, un saut est bien suffisant. Je suis le seul parmi tous les gens transportés depuis Kathmandou à rester sur place. Il sera temps de remettre le couvert 2 jours plus tard lorsque un nouveau convoi sera organisé. En attendant, je profite des lieux en m'essayant au tilleul local. Je passe également un long moment sur le pont qui n'est pour l'occasion rien qu'à moi et aux népalais qui l'empruntent pour rentrer chez eux. Je suis sûr qu'ils sont ravis que le pont soit là car gravir la montagne est un défi d'autant plus quand tu reviens de faire les courses et que tu portes ton poids sur ton dos. Cerise sur le gateau, je découvre que les flancs de la montagne, couverts de végétation dense, sont habités par des dizaines de singes craintifs mais bien présents. On est plus dans Indiana Jones mais dans le Livre de la Jungle. Du bonheur à tous les étages avec du vide en dessous.

Je retrouve le vide le lendemain (10 décembre) alors que de nouveaux sauteurs se présentent. Aujourd'hui le défi est de faire deux nouveaux sauts. Le premier à l'élastique, le second pour une nouvelle balançoire.

Ca fait 2 jours que je me prépare à sauter la tête la première et je n'arrive toujours pas à m'y faire. Mais il faut bien se rendre à l'évidence, c'est ton tour coco. Cette fois-ci, pas de harnais, rien qu'un scratch qui m'enserre les chevilles. J'ai la sensation de n'être tenu par rien et pourtant il faut y aller et faire confiance. Je reprends le chemin de la plateforme comme un condamné à mort sur un bateau de pirates à qui on piquerait le dos pour qu'il se jète dans une mer infestée de requins. La chorégraphie est on ne peut plus simple, il suffit d'écarter les bras tel un oisillon qui se prépare pour son 1er vol et sauter la tête la première dans l'inconnu en espérant que ça tienne ou qu'on est pas la victime d'un poisson d'avril du genre : "Surprise!! On t'a mis du fil de pêche à la place de l'élastique!!"

J'ai beau pétocher à mort, il faut y aller. Une micro-impulsion s'enlève du pont. J'ai pas l'impression de voler mais plutôt celle que je vais m'écraser comme une vieille crotte. Et pourtant, non, l'élastique se tend, je repars vers le haut et hurle comme deux jours plus tôt à cracher mes cordes vocales à l'extérieur. Je sens le sang me descendre à la tête et hurle de re-chef. Heureusement on ne reste pas longtemps la tête en bas, on descend l'élastique jusqu'à ce que je rejoignes les bords du torrent. Pendant ce temps, je continue de hurler à tue-tête. On note d'ailleurs deux catégories de sauteurs, ceux qui gardent tout à l'intérieur et ceux qui extériorisent à s'en faire péter les veines des tempes. Moi, j'ai beau essayer de faire gaffe, j'y arrive pas, il faut que ça sorte et que le singe à deux vallées de là soit aussi au courant. Du coup, il faut que je récupère au niveau des cordes vocales, à croire que la remontée crevante sert à ça... Quelques secondes pour descendre, 30 minutes pour remonter, on a déjà vu meilleur équilibre... Mais peu importe, je suis surexcité, ce manège est ennivrant et à l'issue, on en redemande!

Ca tombe bien, la balançoire cloturera l'après-midi. De plus, j'ai réfléchi à mon coup depuis la veille et ai bricolé un système pour filmer ma trombine durant la chute (à venir dans "le tour du Braïce"). Je suis maintenant en confiance, c'est plus que du plaisir matiné de hurlements. Vous en serez témoins.

Cerise sur le gateau, lorsqu'on effectue trois sauts, le quatrième est gratuit, et comme il est trop tard pour l'effectuer ce jour, en voilà déjà une excellllente raison de revenir au Népal.

Je quitte le Lost resort en étant quasiment sur de revenir. Dans le bus vers Kathmandou, je me repasse en boucle les vidéos du délit de plaisir. Pour retrouver quelque chose d'aussi puissant il va vraiment falloir faire très fort!!!! Peut-être un trek fera-t-il l'affaire, c'est tout ce que je me souhaite. Joyeux Noël à tous. (En retard...)
Inde du Nord cet été English translation pending
by Cameroun · 2008-10-20 · 17 replies
Bon, je me lance, je ne m'y retrouve plus entre les commentaires tout azymuts et contradictoires.

Nous aimerions aller en Inde du nord fin juin, juillet avec nos 3 petits enfants. Ils ont l'habitude de voyager, ont fait l'inde du sud il y a deux ans et les canyons américains cet été, donc sous fortes chaleurs parfois. Donc, jusque là, aucun souci. Sauf que : les avis divergent sur la joie ou la souffrance qu'auraient des jeunes enfants au Rhajasthan !!! la mousson et les températures, parfois supportable, parfois infernale

bref, franchement nous ne savons plus quoi penser, ça va dans tous les sens.

On pense faire ou le classique rajput tour, ou prendre du temps pour une grimpette jusqu'au ladakh, certains sur ce forum l'ont fait avec des enfants, mais est-ce bien raisonnable, ou aller vers l'est jusque khatmandou, tout à notre aise, mais alors quid de la mousson ?

Dernière hypothèse....nous concluons à une très mauvaise idée le rhajasthan avec des petits bouts en juillet et...retournons au States + Québec !!!!!!!!!! Rien à voir évidemment sauf que Bush...ne sera plus président !🙂

Merci à tous pour vos conseils marie
Trek court au Népal English translation pending
by Fabaless · 2008-08-28 · 12 replies
Bonjour tout le monde,

Oui je sais il y a pleins de posts là dessus mais sauf erreur de ma part j'en ai vu aucun qui traite de ce qui m'intéresse là tout de suite :o)

Je vous explique : j'aimerais bien faire un trek au Népal mais pas trop long car j'aimerais bien visiter le pays et je n'y suis pas longtemps. Donc je misais sur un trek de maxi 5 jours. Par contre, j'avoue que ça m'embête un peu de devoir acheter et trimbaler le matériel (genre sac de couchage super isolant) pour une si courte période sur 1 mois !

Alors ma question est :

en rejoignant un trek organisé, dois-je emporter le matériel ou prêtent-ils tout ce qu'il faut ?

Merci par avance de vos réponse. J'en profite pour vous dire que je suis preneuse de toutes vos expériences et conseils sur les treks de courte durée.

Fabaless

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