Results for "Fraser+Hill+|+8+>+190"
1386 results found.
Sri Lanka en décembre 2012: impressions et informations English translation pending
Bonjour,
Voici une impression personnelle et quelques renseignements sur le Sri Lanka. SVP, les « habituels perturbateurs », allez voir ailleurs. La barre des 1 millions de visiteurs va être franchi avec beaucoup de russes allemands et français.
Au Sri Lanka j'ai adoré :
1- L’accueil des sri lankais : un des 5 pays les + accueillants des pays que j’ai eu l’occasion de visiter. Rien a voir avec le Nord de l’INDE par exemple.
2- Les prix très bon marché : dans le top 10 des pays les meilleurs marché avec en + un bon accueil donc de plus en plus rare. Par exemple, on peut se loger dans une chambre correcte pour 1600 roupies soit 10 € sans la climatisation mais propre.
3- La nourriture excellente et biologique : beaucoup d'additifs alimentaires sont interdit contrairement à chez nous et qui sont nocifs à moyen long terme. De plus, les sodas sont intelligemment mis dans du verre comme en Erytrée par exemple ce qui permet d’éviter des tonnes de cannettes non recyclées que l’on peut voir dans beaucoup de pays. On peut manger très bien pour 2 € hors de son hébergement mais attention contrairement aux guest house c’est très très épicé et on est souvent l’attraction des locaux. Les jus de fruits ou Milk shake à des prix imbattables sont très appréciables aussi.
4- L'artisanat un de mes préférés avec l’Iran. Pakistan et Papouasie Nouvelle Guinée même si le prix des masques est bien plus cher que je ne pensais : comptez 25 000 roupies pour un masque de qualité de grande taille.
5- Le visa gratuit et facile à avoir ce qui est rare en Asie : attention il semble qu'il soit payant depuis le 1er janvier à vérifier.
6- La nature intacte avec ses nombreux parcs nationaux et diversité de paysages
7- La diversité de l’île qui permet de ne jamais s’ennuyer.
8- La courte attente pour trouver un transport en commun : maximum 15 minutes
9- Le voyage en train moins fatigant que le bus et plus facile de faire des rencontres : gardez votre ticket avec vous du début à la fin.
J'ai moins aimé :
1- Le prix des entrées du triangle culturel : plus de pass à 50 $ mais 30$ pour Sirigaya (j’y reviendrais plut tard), 25$ pour Pollonaruwa et 25$ pour Anuradhapure !!!! C’est assez honteux ce genre de prix moi qui croyait que l’inde ou l’indonésien avait des prix trop haut !! j’ai écrit à L’unesco sans réponse bien sur !! L’héritage culturel n’appartient pas qu’aux riches et aux groupes de retraités !! Je vous encourage à signer les livres de plaintes qui se trouvent dans les musées!! Même un indien ou un laosien doit payer le même prix! D’ailleurs il y’a moins de voyageurs individuels dans le triangle qui vont au max dans 2 sites….
2- Colombo : le chaos cette ville avec des odeurs près des rivières….
3- L’accès à l’aéroport de Colombo le pire que je connaisse avec celui de Moscou mais c’était en 2007. Prévoyez 2 à 3 heures pour y aller avec le bus et 1h30 avec un tuc tuc. Ils sont en train de construire une autoroute pour y faciliter l’accès
4- Les plages du Sud jolies mais souvent très large et trop dangereuses pour s’y baigner. la montée des eaux est flagrante partout dans le Monde et pas qu'au SL.
5- les chauffeurs de tuc tuc qui veulent à tout prix vous emmener dans les boutiques pour toucher leur commission.
6- les plages de l’Est qui commencent à être bétonnées mais rien de méchant pour l’instant avec des hôtels vides et hyper cher : grosse erreur marketing avec les Maldives proche.
7- le chaos des gares routières
Au niveau des sites j’ai adoré :
1- Haputale et les paysages de plantations de thé. Si vous avez du soleil vous êtes très chanceux.
2- Pollonaruwa : malgré les 25 $ d'entrée ce site est remarquable avec + de sri lankais que de touristes. Y aller en vélo ou tuc tuc. Par contre, il y’a certains sur ce forum qui disent qui n’ont pas payer en arrivant tôt le matin je suis sceptique. J'ai été contrôlé plusieurs fois et le ticket est obligatoire pour voir les magnifiques bouddhas.
3- Le safari de Yala: la seule chose qui me dérange est qu'il est trop fréquenté et qu'on peut trouver d'autres parcs au SL mais très difficile de trouver quelqu'un pour partager.
4- Les grottes de Dambulla et Mulkirigala beaucoup – connu mais superbe. 1000 roupies et 300 roupies +1000 de tuc tuc (pas de transport a moins de changer 20 fois) pour le second.
5 - La vieille ville de galle qui a résisté au tsunami
J’ai été déçu par :
1- Sirigaya : la grosse arnaque 30$ pour escalader un rocher et voir des ruines. Les fresques sont magnifiques mais on peut les voir en photo ça coûte moins cher. Le matin c’est bondé de cars de touristes y aller le soir.
2- Kandy : le temple est beau mais trop proche de la ville trop moderne à mon goût. Le festival en été doit être top par contre.
3- Les plages érodées du Sud avec impossibilité de s'y baigner : unawatuna piège à touristes beaucoup trop cher et plage qui s'érode.
Au Niveau hébergement des classiques :
Haputale Sri lak view super ! Sigiriyah Flower inn superbe propriétaire pas blasé Polonnaruwa : Manel guesthouse bien super bon poisson du lac mais propriétaire un peu blasé. Le reste j’ai oublié le nom.
Attention si vous êtes une femme seule appelez d’abord la guesthouse pour venir vous chercher à la gare routière ou ferroviaire.
Comptez 2 semaines sans le Nord que je n’ai pas eu le temps de faire car escapade de 4 jours aux Maldives sur une île habité donc moins cher qu’un resort !! D’ailleurs c’est fou le nombres de chinois qu’il y’à aux Maldives qui ne doivent pas sortir de leur pilotis vu qu’ils n’ont aucun coup de soleil. Dans l'avion venant du Sri Lanka 90% étaient chinois avec un comité d'entreprise chinois qui devait offrir le voyage......
Bon voyage
Mes photos du Sri lanka maldives papouasie ici :
http://www.flickr.com/photos/51873088@N04/sets
Voici une impression personnelle et quelques renseignements sur le Sri Lanka. SVP, les « habituels perturbateurs », allez voir ailleurs. La barre des 1 millions de visiteurs va être franchi avec beaucoup de russes allemands et français.
Au Sri Lanka j'ai adoré :
1- L’accueil des sri lankais : un des 5 pays les + accueillants des pays que j’ai eu l’occasion de visiter. Rien a voir avec le Nord de l’INDE par exemple.
2- Les prix très bon marché : dans le top 10 des pays les meilleurs marché avec en + un bon accueil donc de plus en plus rare. Par exemple, on peut se loger dans une chambre correcte pour 1600 roupies soit 10 € sans la climatisation mais propre.
3- La nourriture excellente et biologique : beaucoup d'additifs alimentaires sont interdit contrairement à chez nous et qui sont nocifs à moyen long terme. De plus, les sodas sont intelligemment mis dans du verre comme en Erytrée par exemple ce qui permet d’éviter des tonnes de cannettes non recyclées que l’on peut voir dans beaucoup de pays. On peut manger très bien pour 2 € hors de son hébergement mais attention contrairement aux guest house c’est très très épicé et on est souvent l’attraction des locaux. Les jus de fruits ou Milk shake à des prix imbattables sont très appréciables aussi.
4- L'artisanat un de mes préférés avec l’Iran. Pakistan et Papouasie Nouvelle Guinée même si le prix des masques est bien plus cher que je ne pensais : comptez 25 000 roupies pour un masque de qualité de grande taille.
5- Le visa gratuit et facile à avoir ce qui est rare en Asie : attention il semble qu'il soit payant depuis le 1er janvier à vérifier.
6- La nature intacte avec ses nombreux parcs nationaux et diversité de paysages
7- La diversité de l’île qui permet de ne jamais s’ennuyer.
8- La courte attente pour trouver un transport en commun : maximum 15 minutes
9- Le voyage en train moins fatigant que le bus et plus facile de faire des rencontres : gardez votre ticket avec vous du début à la fin.
J'ai moins aimé :
1- Le prix des entrées du triangle culturel : plus de pass à 50 $ mais 30$ pour Sirigaya (j’y reviendrais plut tard), 25$ pour Pollonaruwa et 25$ pour Anuradhapure !!!! C’est assez honteux ce genre de prix moi qui croyait que l’inde ou l’indonésien avait des prix trop haut !! j’ai écrit à L’unesco sans réponse bien sur !! L’héritage culturel n’appartient pas qu’aux riches et aux groupes de retraités !! Je vous encourage à signer les livres de plaintes qui se trouvent dans les musées!! Même un indien ou un laosien doit payer le même prix! D’ailleurs il y’a moins de voyageurs individuels dans le triangle qui vont au max dans 2 sites….
2- Colombo : le chaos cette ville avec des odeurs près des rivières….
3- L’accès à l’aéroport de Colombo le pire que je connaisse avec celui de Moscou mais c’était en 2007. Prévoyez 2 à 3 heures pour y aller avec le bus et 1h30 avec un tuc tuc. Ils sont en train de construire une autoroute pour y faciliter l’accès
4- Les plages du Sud jolies mais souvent très large et trop dangereuses pour s’y baigner. la montée des eaux est flagrante partout dans le Monde et pas qu'au SL.
5- les chauffeurs de tuc tuc qui veulent à tout prix vous emmener dans les boutiques pour toucher leur commission.
6- les plages de l’Est qui commencent à être bétonnées mais rien de méchant pour l’instant avec des hôtels vides et hyper cher : grosse erreur marketing avec les Maldives proche.
7- le chaos des gares routières
Au niveau des sites j’ai adoré :
1- Haputale et les paysages de plantations de thé. Si vous avez du soleil vous êtes très chanceux.
2- Pollonaruwa : malgré les 25 $ d'entrée ce site est remarquable avec + de sri lankais que de touristes. Y aller en vélo ou tuc tuc. Par contre, il y’a certains sur ce forum qui disent qui n’ont pas payer en arrivant tôt le matin je suis sceptique. J'ai été contrôlé plusieurs fois et le ticket est obligatoire pour voir les magnifiques bouddhas.
3- Le safari de Yala: la seule chose qui me dérange est qu'il est trop fréquenté et qu'on peut trouver d'autres parcs au SL mais très difficile de trouver quelqu'un pour partager.
4- Les grottes de Dambulla et Mulkirigala beaucoup – connu mais superbe. 1000 roupies et 300 roupies +1000 de tuc tuc (pas de transport a moins de changer 20 fois) pour le second.
5 - La vieille ville de galle qui a résisté au tsunami
J’ai été déçu par :
1- Sirigaya : la grosse arnaque 30$ pour escalader un rocher et voir des ruines. Les fresques sont magnifiques mais on peut les voir en photo ça coûte moins cher. Le matin c’est bondé de cars de touristes y aller le soir.
2- Kandy : le temple est beau mais trop proche de la ville trop moderne à mon goût. Le festival en été doit être top par contre.
3- Les plages érodées du Sud avec impossibilité de s'y baigner : unawatuna piège à touristes beaucoup trop cher et plage qui s'érode.
Au Niveau hébergement des classiques :
Haputale Sri lak view super ! Sigiriyah Flower inn superbe propriétaire pas blasé Polonnaruwa : Manel guesthouse bien super bon poisson du lac mais propriétaire un peu blasé. Le reste j’ai oublié le nom.
Attention si vous êtes une femme seule appelez d’abord la guesthouse pour venir vous chercher à la gare routière ou ferroviaire.
Comptez 2 semaines sans le Nord que je n’ai pas eu le temps de faire car escapade de 4 jours aux Maldives sur une île habité donc moins cher qu’un resort !! D’ailleurs c’est fou le nombres de chinois qu’il y’à aux Maldives qui ne doivent pas sortir de leur pilotis vu qu’ils n’ont aucun coup de soleil. Dans l'avion venant du Sri Lanka 90% étaient chinois avec un comité d'entreprise chinois qui devait offrir le voyage......
Bon voyage
Mes photos du Sri lanka maldives papouasie ici :
http://www.flickr.com/photos/51873088@N04/sets
Buenos Aires - Valparaíso: des chutes d'Iguazú au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama English translation pending
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.
Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.
Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!
La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...

********************************
Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :
Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca
Renseignements divers
********************************
Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta
Mardi 16 octobre
Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...
Mercredi 17
Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)
De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.
Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.
On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!
Jeudi 18
Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.

Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.
Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.

Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.
Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...
Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.
Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.
Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!
La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...

********************************
Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :
Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca
Renseignements divers
********************************
Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta
Mardi 16 octobre
Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...
Mercredi 17
Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)
De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.
Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.
On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!
Jeudi 18
Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.

Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.
Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.

Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.
Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...
Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.
Retour de croisière Barcelone - Miami, Celebrity Reflection English translation pending
bonsoir
nous sommes rentrés dimanche de la transat inaugurale du célébrity réflection de Barcelone à Miami . Nous apprécions les transat car elles sont reposantes ( le décallage horaire est progréssif et la clientéle est majoritairement une clientéle d'habitués ) .
le bateau est 'tout neuf' et cela se voit . il est la réplique du silhouette que nous avons pris l'an dernier (nous ne connaissons pas les autres bateaux de la classe soltice) . Nous préférons personnellement la classe millénium avec l'arriére du restaurant vitré, la piscine intérieure avec des 'rondins' sur les cotêts pour s'allonger parmis les bulles d'eau et ascenseurs plus nombreux pour moins de passagers .
la croisiére : Pour nous c'était évidamment principalement une 'destination bateau' itinéraire ! barcelone . palma . malaga . ténérife . miami
arrivée à barcelone : nous pensions prendre un taxi mais du personnel célébrity était présent et nous avons pu leur acheter sur place un transfert débité à bord pour 30$ pp . des porteurs étaient même là pour prendre directement nos valises que nous n'avons donc même pas du trainer jusqu'au bus . nous sommes arrivés au port vers 11h, heure d'affluence surtout que le réflection est le plus gros bateau de célébrity . bonne orgasisation ( 30 mn pour s'enregistrer) il y avait beaucoup de guichets : suites . concierge class, aqua class , élite captain club , et guichets normaux par numéro de pont . Pour la 1ére fois ils ne faisaient pas monter avant midi . autorisation à l'embarquement de monter 2 bouteilles de vin à bord ce dont les américains profite . accés aux cabines à partir de 13h . déjeuner au buffet trés fluide . Le cabinier est venu se présenter et noter nos désidérata ( programme en anglais et en français , glaçons matin et soir) . on nous a de suite avisé que le bateau avait eu un probléme de propulseur je crois qui avait été réparé mais l'empéchait de naviguer à pleine vitesse . l'escale de ténérife avait donc été supprimée malheureusement . compensation 150$ de crédit à bord pour la cabine et rembousement des taxes portuaires de 22$ pp . est ce correct comme indemnisation ? à chacun son avis . toutes les compagnies auraient elles fait un geste ? je ne sais pas . Le 1er soir mais ce n'est pas marqué promo dans les restau à supplément . nous sommes donc allés au murano ( 😉 PAP ) pour choisir coquille st jacques wellington , chateaubrilland pour 2 sauce béarnaise, crépes et soufflé grand marnier accopagné d'une bouteille de champagne . sur le silhouette l'an dernier c'était 1 payant 1 gratuit , cette année la promo était de -20% seulement ( prix normal 40$ pp ) . nous avons eu l'exercice de sauvetage avant le départ . rassemblement dans divers endroits ou sur plusieurs tv étaient données les consignes . les américains trés respectueux se taisent tous à ce moment là et écoutent attentivement
animations : nous avions 2 hôtes internationaux parlant français ( matthieu qui est belge et marléna qui est canadienne , tous 2 trés disponibles ) le journal de bord était traduit ainsi que les menus . un groupe de 80 québecois était à bord . le responsable de la restauration sur tous les bateaux célébrity , Dominique , que nous connaissions , a organisé une visite des cuisines en français (génial) . 1 excursion en français à malaga (l'alambra) était organisée , une 1ére pour nous . l'annulation de ténérife nous fasait faire une traversée de 9 jours de mer non stop . un trés net effort sur les activités autour de la piscine, différentes musiques et concerts même la journée, quelques spectacles même la journée, cours de danse etc dans l'atrium central trés animé même le soir par les danseurs et chanteurs ( qui mettaient également l'ambiance à la discothéque ou il y avait du monde ) et les couples qui dansent . J'ai également commencé à bord mes cours de zumba pour ceux qui connaissent 2 fois par jour ( j'interdis aux lecteurs de se moquer de moi 😉 ) , cours qui tentaient beaucoup de monde . tous les jours à 10h du matin le souriant ( et charmant ( commentaire personnel 😉 ) commandant nicolas pagonis que nous avons eu sur le silhouette faisait un commentaire sur la navigation traduit ensuite par matthieu et marléna en différentes langues . l'aprés midi il expliquait la météo à venir à la tv . une chaine tv diffusait des films au choix en différentes langues à la demande .
spectacles de qualité et diversifiés : lors du tour 'behind the scéne' (visite des coulisses) les danseurs expliquaient que sur chaque bateau les spectacles changeaient mais il y avait toujours 1 spectacle rock, 1 spectacle broadway, et un spectacle type cirque du soleil . ils duraient plusieurs années pour amortir le coût des splendides décors et costumes .
pour les habitués nous étions plus de 1000 captain club élite . probléme pour le '5 à 7' réservé à ces membres ou vous avez gratuitement une sélection d'apéritifs alcoolisés , biéres et jus de fruits et soft drink à volonté dans un bar réservé avec petits fours . c'est un vrai moment de convivialité car vous y rencontrez chaque soir les mêmes personnes et les américains engagent trés facilement la conversation surtout s'ils savent que vous êtes français et se rendent compte que vous parle un peu anglais . impossible de faire ce 5h à 7h de la façon habituelle . vous aviez donc chaque jour en cabine 3 bons par personne pour boire un verre de 17 à19h dans n'importe quel bar . notre cabinier par gentillesse nous donnait des bons en plus . aprés 2 kir royal je passe au coca ou jus de fruits .
le débarquement a miami a été plus long et moins bien organisé . il faut dire qu'avec votre vol à 18h nous n'étions pas préssés et avions demandé à débarquer dans le dernier groupe aprés 10h . les autorités américaines sont trés scrupuleuse lorsqu'un bateau vient d'Europe et 3000 personnes dont il faut controler passeport , prendre l'empreinte digitale de la main droite , puis main gauche , puis pouce droit, puis pousse gauche, puis photo , je vous laisse imaginer .
nous sommes trés heureux de notre nouvelle croisiére célébrity et attendons avec impatience la suivante sur le constellation en mai .
nous sommes rentrés dimanche de la transat inaugurale du célébrity réflection de Barcelone à Miami . Nous apprécions les transat car elles sont reposantes ( le décallage horaire est progréssif et la clientéle est majoritairement une clientéle d'habitués ) .
le bateau est 'tout neuf' et cela se voit . il est la réplique du silhouette que nous avons pris l'an dernier (nous ne connaissons pas les autres bateaux de la classe soltice) . Nous préférons personnellement la classe millénium avec l'arriére du restaurant vitré, la piscine intérieure avec des 'rondins' sur les cotêts pour s'allonger parmis les bulles d'eau et ascenseurs plus nombreux pour moins de passagers .
la croisiére : Pour nous c'était évidamment principalement une 'destination bateau' itinéraire ! barcelone . palma . malaga . ténérife . miami
arrivée à barcelone : nous pensions prendre un taxi mais du personnel célébrity était présent et nous avons pu leur acheter sur place un transfert débité à bord pour 30$ pp . des porteurs étaient même là pour prendre directement nos valises que nous n'avons donc même pas du trainer jusqu'au bus . nous sommes arrivés au port vers 11h, heure d'affluence surtout que le réflection est le plus gros bateau de célébrity . bonne orgasisation ( 30 mn pour s'enregistrer) il y avait beaucoup de guichets : suites . concierge class, aqua class , élite captain club , et guichets normaux par numéro de pont . Pour la 1ére fois ils ne faisaient pas monter avant midi . autorisation à l'embarquement de monter 2 bouteilles de vin à bord ce dont les américains profite . accés aux cabines à partir de 13h . déjeuner au buffet trés fluide . Le cabinier est venu se présenter et noter nos désidérata ( programme en anglais et en français , glaçons matin et soir) . on nous a de suite avisé que le bateau avait eu un probléme de propulseur je crois qui avait été réparé mais l'empéchait de naviguer à pleine vitesse . l'escale de ténérife avait donc été supprimée malheureusement . compensation 150$ de crédit à bord pour la cabine et rembousement des taxes portuaires de 22$ pp . est ce correct comme indemnisation ? à chacun son avis . toutes les compagnies auraient elles fait un geste ? je ne sais pas . Le 1er soir mais ce n'est pas marqué promo dans les restau à supplément . nous sommes donc allés au murano ( 😉 PAP ) pour choisir coquille st jacques wellington , chateaubrilland pour 2 sauce béarnaise, crépes et soufflé grand marnier accopagné d'une bouteille de champagne . sur le silhouette l'an dernier c'était 1 payant 1 gratuit , cette année la promo était de -20% seulement ( prix normal 40$ pp ) . nous avons eu l'exercice de sauvetage avant le départ . rassemblement dans divers endroits ou sur plusieurs tv étaient données les consignes . les américains trés respectueux se taisent tous à ce moment là et écoutent attentivement
animations : nous avions 2 hôtes internationaux parlant français ( matthieu qui est belge et marléna qui est canadienne , tous 2 trés disponibles ) le journal de bord était traduit ainsi que les menus . un groupe de 80 québecois était à bord . le responsable de la restauration sur tous les bateaux célébrity , Dominique , que nous connaissions , a organisé une visite des cuisines en français (génial) . 1 excursion en français à malaga (l'alambra) était organisée , une 1ére pour nous . l'annulation de ténérife nous fasait faire une traversée de 9 jours de mer non stop . un trés net effort sur les activités autour de la piscine, différentes musiques et concerts même la journée, quelques spectacles même la journée, cours de danse etc dans l'atrium central trés animé même le soir par les danseurs et chanteurs ( qui mettaient également l'ambiance à la discothéque ou il y avait du monde ) et les couples qui dansent . J'ai également commencé à bord mes cours de zumba pour ceux qui connaissent 2 fois par jour ( j'interdis aux lecteurs de se moquer de moi 😉 ) , cours qui tentaient beaucoup de monde . tous les jours à 10h du matin le souriant ( et charmant ( commentaire personnel 😉 ) commandant nicolas pagonis que nous avons eu sur le silhouette faisait un commentaire sur la navigation traduit ensuite par matthieu et marléna en différentes langues . l'aprés midi il expliquait la météo à venir à la tv . une chaine tv diffusait des films au choix en différentes langues à la demande .
spectacles de qualité et diversifiés : lors du tour 'behind the scéne' (visite des coulisses) les danseurs expliquaient que sur chaque bateau les spectacles changeaient mais il y avait toujours 1 spectacle rock, 1 spectacle broadway, et un spectacle type cirque du soleil . ils duraient plusieurs années pour amortir le coût des splendides décors et costumes .
pour les habitués nous étions plus de 1000 captain club élite . probléme pour le '5 à 7' réservé à ces membres ou vous avez gratuitement une sélection d'apéritifs alcoolisés , biéres et jus de fruits et soft drink à volonté dans un bar réservé avec petits fours . c'est un vrai moment de convivialité car vous y rencontrez chaque soir les mêmes personnes et les américains engagent trés facilement la conversation surtout s'ils savent que vous êtes français et se rendent compte que vous parle un peu anglais . impossible de faire ce 5h à 7h de la façon habituelle . vous aviez donc chaque jour en cabine 3 bons par personne pour boire un verre de 17 à19h dans n'importe quel bar . notre cabinier par gentillesse nous donnait des bons en plus . aprés 2 kir royal je passe au coca ou jus de fruits .
le débarquement a miami a été plus long et moins bien organisé . il faut dire qu'avec votre vol à 18h nous n'étions pas préssés et avions demandé à débarquer dans le dernier groupe aprés 10h . les autorités américaines sont trés scrupuleuse lorsqu'un bateau vient d'Europe et 3000 personnes dont il faut controler passeport , prendre l'empreinte digitale de la main droite , puis main gauche , puis pouce droit, puis pousse gauche, puis photo , je vous laisse imaginer .
nous sommes trés heureux de notre nouvelle croisiére célébrity et attendons avec impatience la suivante sur le constellation en mai .
Lanzarote, la perle noire... English translation pending
Il y a deux ans, nous cherchions une destination pas trop cher, pour passer une semaine sur la plage et sous le soleil avant de reprendre le travail. Cette fin d’été, nous l’avons passée sur l’île de Lanzarote, la plus orientale des îles Canaries, une île volcanique aux nombreuses facettes …
(Vous pouvez également suivre ce carnet de voyage sur mon blog : samiharrat.wordpress.com )
Episode 0 : Itinéraires et Préparatifs
Lorsque l’on décide de voyager aux Canaries, il faut d’abord choisir quelle île rejoindre. La plus connue et la plus grande est Ténérife, avec son volcan le Teïde de plus de 3000 mètres de haut, elle est le point culminant d’Espagne. Cette île rassemble de nombreux atouts mais, une grande partie de sa côte à été bétonnée et envahie par des hordes de touristes. Juste à côté, sa petite soeur Gran Canaria, (la Grande Canarie) est considérée comme un continent en miniature ; rassemblant beaucoup de paysages différents sur un très petit espace. Elle accueille la capitale et plus grande ville de l’archipel : Las Palmas. Comme sa voisine, le problème majeur de Gran Canaria est sa surpopulation en période estivale et son littoral largement défiguré (excepté à l’extrème sud dans les dunes de Maspalomas). Plus à l’est se trouvent deux autres îles où le tourisme est bien développé : Fuerteventura, plate, ventée et pleine de sable et bien-sûr Lanzarote, volcanique et île la mieux préservée du tourisme de masse. C’est pour cette raison que notre choix c’est porté sur cette dernière. La deuxième chose à choisir lors d’un voyage aux Canaries c’est la manière de voyager. 90% des gens réservent une formule tout compris comprenant vol et hôtel en tout inclus. La plupart des gens ne sort pas de leurs hôtels et passent une semaine au bord de la piscine. Préférant garder une liberté d’action et cherchant également à faire quelques économies substantielles, nous avons préféré réservé notre voyage différemment. D’un côté un vol sur Transavia (filiale d’Air France-KLM) et de l’autre un hôtel de la chaîne Iberostar en bord de mer et en demi pension à Playa Blanca. Nous avons également pris une voiture de location depuis la France pour tous nos déplacements à travers l’île durant cette semaine canarienne. Une fois sur place, nous avons essayé de découvrir le plus de facettes possible de cette île aux paysages lunaires en bougant au moins une fois par jour. Cette dernière est d’une taille propice à la découverte (environ 60km de long) qui permet d’en faire le tour sans problème dans la journée. Le choix de la ville de Playa Blanca pour séjourner s’explique par la proximité des plus belles plages, du parc national de Timanfaya tout en étant éloigné des grands centres urbains : Arrecife et Puerto del Carmen. Voici ci-dessous les différentes excursions que nous avons fait au cours de notre semaine à Lanzarote.
Etapes : - 20 août 2010 : 1. Aéroport d’Arrecife ; 2. Lagune d’El Golfo ; 3. Salinas de Janubio ; 4. Playa Blanca - 21 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa de Papagayo - 22 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Marché de Teguise et Castillo de Santa Barbara ; 3. Jameos del Agua ; 4. Jardin de Cactus ; 5. Playa de Famara ; 6. Timanfaya - 23 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa de Papagayo - 24 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa Quemada ; 3. Playa de Papagayo - 25 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Timanfaya - 26 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Mirador del Rio ; 3. Playa de Orzola - 27 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Aéroport d’Arrecife
Lors d’un voyage à Lanzarote, il y a certains incontournables. Parmi eux, les réalisations de l’artiste canarien César Manrique doivent être en tête de liste. Cet amoureux de Lanzarote, artiste peintre, sculpteur et architecte à, toute sa vie durant, bataillé pour la préservation de son île. Il a fait en sorte que les paysages soient respectés tout comme l’architecture traditionnelle de l’île. C’est pourquoi on ne trouve pas d’immeubles sur Lanzarote, seulement des constructions de faible hauteur rappelant les anciennes maisons de pêcheur.
Cesar Manrique a bâti plusieurs réalisations sur Lanzarote dont les plus connues sont les Jameos del Agua, une piscine artificielle et son jardin bâtis dans une dépression volcanique, le Mirador del Rio : un observatoire caché au sommet d’une colline. le Jardin de Cactus : un jardin rassemblant des variétés de Cactus venant du monde entier, l’une des seule flore s’accommodant de l’absence de pluviométrie sur l’île et enfin le restaurant El Diablo d’où partent les excursions dans le parc national de Timanfaya.
Enfin, la plage de Papagayo près de Playa Blanca, la plus belle de l’île est elle aussi à ne pas manquer.
(Vous pouvez également suivre ce carnet de voyage sur mon blog : samiharrat.wordpress.com )Episode 0 : Itinéraires et Préparatifs
Lorsque l’on décide de voyager aux Canaries, il faut d’abord choisir quelle île rejoindre. La plus connue et la plus grande est Ténérife, avec son volcan le Teïde de plus de 3000 mètres de haut, elle est le point culminant d’Espagne. Cette île rassemble de nombreux atouts mais, une grande partie de sa côte à été bétonnée et envahie par des hordes de touristes. Juste à côté, sa petite soeur Gran Canaria, (la Grande Canarie) est considérée comme un continent en miniature ; rassemblant beaucoup de paysages différents sur un très petit espace. Elle accueille la capitale et plus grande ville de l’archipel : Las Palmas. Comme sa voisine, le problème majeur de Gran Canaria est sa surpopulation en période estivale et son littoral largement défiguré (excepté à l’extrème sud dans les dunes de Maspalomas). Plus à l’est se trouvent deux autres îles où le tourisme est bien développé : Fuerteventura, plate, ventée et pleine de sable et bien-sûr Lanzarote, volcanique et île la mieux préservée du tourisme de masse. C’est pour cette raison que notre choix c’est porté sur cette dernière. La deuxième chose à choisir lors d’un voyage aux Canaries c’est la manière de voyager. 90% des gens réservent une formule tout compris comprenant vol et hôtel en tout inclus. La plupart des gens ne sort pas de leurs hôtels et passent une semaine au bord de la piscine. Préférant garder une liberté d’action et cherchant également à faire quelques économies substantielles, nous avons préféré réservé notre voyage différemment. D’un côté un vol sur Transavia (filiale d’Air France-KLM) et de l’autre un hôtel de la chaîne Iberostar en bord de mer et en demi pension à Playa Blanca. Nous avons également pris une voiture de location depuis la France pour tous nos déplacements à travers l’île durant cette semaine canarienne. Une fois sur place, nous avons essayé de découvrir le plus de facettes possible de cette île aux paysages lunaires en bougant au moins une fois par jour. Cette dernière est d’une taille propice à la découverte (environ 60km de long) qui permet d’en faire le tour sans problème dans la journée. Le choix de la ville de Playa Blanca pour séjourner s’explique par la proximité des plus belles plages, du parc national de Timanfaya tout en étant éloigné des grands centres urbains : Arrecife et Puerto del Carmen. Voici ci-dessous les différentes excursions que nous avons fait au cours de notre semaine à Lanzarote.
Etapes : - 20 août 2010 : 1. Aéroport d’Arrecife ; 2. Lagune d’El Golfo ; 3. Salinas de Janubio ; 4. Playa Blanca - 21 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa de Papagayo - 22 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Marché de Teguise et Castillo de Santa Barbara ; 3. Jameos del Agua ; 4. Jardin de Cactus ; 5. Playa de Famara ; 6. Timanfaya - 23 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa de Papagayo - 24 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa Quemada ; 3. Playa de Papagayo - 25 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Timanfaya - 26 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Mirador del Rio ; 3. Playa de Orzola - 27 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Aéroport d’Arrecife
Lors d’un voyage à Lanzarote, il y a certains incontournables. Parmi eux, les réalisations de l’artiste canarien César Manrique doivent être en tête de liste. Cet amoureux de Lanzarote, artiste peintre, sculpteur et architecte à, toute sa vie durant, bataillé pour la préservation de son île. Il a fait en sorte que les paysages soient respectés tout comme l’architecture traditionnelle de l’île. C’est pourquoi on ne trouve pas d’immeubles sur Lanzarote, seulement des constructions de faible hauteur rappelant les anciennes maisons de pêcheur.
Cesar Manrique a bâti plusieurs réalisations sur Lanzarote dont les plus connues sont les Jameos del Agua, une piscine artificielle et son jardin bâtis dans une dépression volcanique, le Mirador del Rio : un observatoire caché au sommet d’une colline. le Jardin de Cactus : un jardin rassemblant des variétés de Cactus venant du monde entier, l’une des seule flore s’accommodant de l’absence de pluviométrie sur l’île et enfin le restaurant El Diablo d’où partent les excursions dans le parc national de Timanfaya.
Enfin, la plage de Papagayo près de Playa Blanca, la plus belle de l’île est elle aussi à ne pas manquer.
Trente jours pour un survol de l'ouest et le sud de la France English translation pending
En Septembre 2013, ma femme et moi entreprendrons notre premier voyage en France. Nous voulons y voir l'essentiel , les paysages surtout mais aussi être en contact avec les gens, y goûter les mets locaux et bien sûr le bon vin. Nous voyagerons en auto mais ne mettons pas de coté la possibilité de choisir le train. Notre trajet présent totalise 26 jours et voulons y ajouter quelques jours (4-6). Des conseils? Le TGV de Marseilles a Reims peut-être. Sommes ouvert a paufiner/raffiner notre trajet. Doit-on rallonger notre séjour a certains endroits?
Voici notre parcours projeté indiquant le temps passé aux différents endroits:Paris 5N, Rouyn, Honfleur1H, Deauville 1N, Caen 3H, Mt St-Michel 4 h, St Malo 1N, Rennes1H, StNazaire2h, Nantes1N, Angers, Saumur, Tours2N, LaRochelle2N, Bordeaux1N, SaintÉmilion2H, Sarlat-la-caneda1N, Rocamadour1H, StCirq-la-Popie1H, Albi1N, Carcassonne2N, Montpelleir1N, Nimes1H, Avignon1N, Marseilles1N, Cavalaire-sur-mer1N, Cannes1N, Nice2N, Moustiers-ste-marie1N,
Aix-en-Provence1N,
Notre parcours requiert environ 3 a 4 heures de voyagement par jour, 2956Km total. Nous aimerions que quelqu'un nous informe sur le système de numérotation des routes/autoroutes. A, E, D, N comment les identifier par types de routes afin de nous aider a choisir celle qui nous convient le mieux.
Circuit de trois semaines dans l'Ouest américain en août 2013 English translation pending
Bonjour,
J'ai consulté les membres sur le forum il y a un mois et suite à vos judicieux conseils, mes lectures et les intérêts de la famille, j'ai finalement élaboré une idée de circuit de 3 semaines pour le mois d'août 2013. Avant de vous la décrire, j'aimerais nous présenter et rappeler nos considérations pour le voyage.
Nous sommes une famille avec deux enfants de 12 ans. Il s'agira de notre 3e voyage dans l'ouest américain. Le premier a été de San Diego à Los Angeles avec la visite des principales attractions. Le deuxième a été San Francisco et les environs - Yosemite - Las Vegas et les environs (avec un vol intérieur de Merced à LV).
Nous aimerions visiter les parcs nationaux, principalement en Utah et au Wyoming, mais en prenant le temps de les découvrir et sans parcourir trop de kilomètres à chaque jour (mes filles n'apprécient pas les longs trajets en auto). Nous voulons varier les paysages (pas juste des roches rouges). Nous avons prévu prendre un vol intérieur afin de réduire le temps passé en auto. Nous allons louer des autos et coucher dans les petits motels ou dans des cabines dans les parcs. Nous souhaitons faire des randonnées, mais pas des longues.
Nous privilégions visiter plusieurs attraits dans un même secteur plutôt que de vouloir parcourir de nombreux kilomètres pour tout voir. Nous savons déjà qu'il faudra revenir pour visiter les autres (ex: Capitol Reef NP, région de Moab, Monument Valley). Vous remarquerez que nous n'avons pas seulement inclus les grands classiques dans le circuit, est-ce une bonne idée ? Le choix des villes de départs et d'arrivée est en fonction des vols disponibles avec les primes aériennes (Aéroplan) pour nos dates.
Voici le circuit :
J1 Avion Québec - Las Vegas
J2 Las Vegas – Valley of Fire SP – Zion NP (secteur Kolob Canyon) – Cedar City
J3 Cedar City - Cedar Breaks NM – Bryce Canyon NP
J4 Bryce Canyon NP
J5 Bryce Canyon NP
J6 Kodachrome SP (par la Cottonwood Road si praticable) - Page
J7 Page - Antelope Canyon - Horseshoe Bend - Page
J8 Page - Lake Powell - Page
J9 Page – Grand Canyon NP (North Rim)
J10 Grand Canyon NP (North Rim)
J11 Grand Canyon NP (North Rim) – Coral Pink Sand Dunes SP - Zion NP
J12 Zion NP
J13 Zion NP - Las Vegas
J14 Las Vegas
J15 Avion Las Vegas - Bozeman ou Billings (en fonction des tarifs)
J16 Bozeman ou Billings – Yellowstone NP
J17 Yellowstone NP
J18 Yellowstone NP
J19 Yellowstone NP – Grand Teton NP
J20 Grand Teton NP – Yellowstone NP
J21 Yellowstone NP – Billings
J22 Avion Billings - Québec
Je vous remercie à l'avance pour vos commentaires.
Pascal
J'ai consulté les membres sur le forum il y a un mois et suite à vos judicieux conseils, mes lectures et les intérêts de la famille, j'ai finalement élaboré une idée de circuit de 3 semaines pour le mois d'août 2013. Avant de vous la décrire, j'aimerais nous présenter et rappeler nos considérations pour le voyage.
Nous sommes une famille avec deux enfants de 12 ans. Il s'agira de notre 3e voyage dans l'ouest américain. Le premier a été de San Diego à Los Angeles avec la visite des principales attractions. Le deuxième a été San Francisco et les environs - Yosemite - Las Vegas et les environs (avec un vol intérieur de Merced à LV).
Nous aimerions visiter les parcs nationaux, principalement en Utah et au Wyoming, mais en prenant le temps de les découvrir et sans parcourir trop de kilomètres à chaque jour (mes filles n'apprécient pas les longs trajets en auto). Nous voulons varier les paysages (pas juste des roches rouges). Nous avons prévu prendre un vol intérieur afin de réduire le temps passé en auto. Nous allons louer des autos et coucher dans les petits motels ou dans des cabines dans les parcs. Nous souhaitons faire des randonnées, mais pas des longues.
Nous privilégions visiter plusieurs attraits dans un même secteur plutôt que de vouloir parcourir de nombreux kilomètres pour tout voir. Nous savons déjà qu'il faudra revenir pour visiter les autres (ex: Capitol Reef NP, région de Moab, Monument Valley). Vous remarquerez que nous n'avons pas seulement inclus les grands classiques dans le circuit, est-ce une bonne idée ? Le choix des villes de départs et d'arrivée est en fonction des vols disponibles avec les primes aériennes (Aéroplan) pour nos dates.
Voici le circuit :
J1 Avion Québec - Las Vegas
J2 Las Vegas – Valley of Fire SP – Zion NP (secteur Kolob Canyon) – Cedar City
J3 Cedar City - Cedar Breaks NM – Bryce Canyon NP
J4 Bryce Canyon NP
J5 Bryce Canyon NP
J6 Kodachrome SP (par la Cottonwood Road si praticable) - Page
J7 Page - Antelope Canyon - Horseshoe Bend - Page
J8 Page - Lake Powell - Page
J9 Page – Grand Canyon NP (North Rim)
J10 Grand Canyon NP (North Rim)
J11 Grand Canyon NP (North Rim) – Coral Pink Sand Dunes SP - Zion NP
J12 Zion NP
J13 Zion NP - Las Vegas
J14 Las Vegas
J15 Avion Las Vegas - Bozeman ou Billings (en fonction des tarifs)
J16 Bozeman ou Billings – Yellowstone NP
J17 Yellowstone NP
J18 Yellowstone NP
J19 Yellowstone NP – Grand Teton NP
J20 Grand Teton NP – Yellowstone NP
J21 Yellowstone NP – Billings
J22 Avion Billings - Québec
Je vous remercie à l'avance pour vos commentaires.
Pascal
Out of Namibia English translation pending
Petite intro. Imaginez un pays dont la superficie est égale à 1,5 fois la France, mais avec seulement 2 millions d’habitants recensés, soit la population du grand Lyon. Si peu de monde pour un si grand territoire. La notion de grands espaces prend tout son sens dans ce pays du sud de l’Afrique. Combien de kilomètres avons-nous parcouru sans voir la moindre présence humaine ? Combien de paysages avons-nous contemplé sans y voir la moindre intervention de l’Homme ?
Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.
On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.
La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?
Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.
Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.
Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.
Jeudi 20 et vendredi 21 septembre
Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.
L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.
Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.
A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.
Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.
Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.
Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.
Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.
Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...
Samedi 22 septembre
Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.
Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.
A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.
Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.
Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.
Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.
Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.
Dimanche 23 septembre
Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.
Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.
Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.
Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.
Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.
A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.
Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.
Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.
Lundi 24 septembre
Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.
Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.
Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.
Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.
Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.
Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.
Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.
Mardi 25 septembre
A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.
D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.
Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.
Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.
Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.
De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.
Mercredi 26 septembre
Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.
Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.
Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.
Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.
Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.
Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.
Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.
C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.
De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.
Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre
Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.
Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.
Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.
Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.
Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.
Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.
Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.
Vendredi 28 septembre
Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.
Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.
Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.
Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.
Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.
Samedi 29 septembre
Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.
Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.
A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.
Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.
Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.
Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.
Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.
Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.
Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.
Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !
Dimanche 30 septembre
Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.
Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.
Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.
Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.
Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.
Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.
Lundi 1er octobre
Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.
Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.
Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.
Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.
Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.
Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...
Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.
Mardi 2 octobre
Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.
C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.
Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.
Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.
Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.
Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...
La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.
Mercredi 3 octobre
Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.
Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.
A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?
Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.
Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.
Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.
A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.
Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.
Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.
Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.
Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.
Jeudi 4 octobre
Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.
Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.
A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.
Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.
Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.
A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.
Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...
Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.
Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.
Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.
De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.
Vendredi 5 octobre
Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.
A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.
Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.
Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.
A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.
Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...
Samedi 6 octobre
En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.
160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.
C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.
Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...
Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.
De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.
2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.
Dimanche 7 octobre
Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.
En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.
Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.
Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.
Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.
Lundi 8 octobre
Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.
En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.
Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.
Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.
Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.
Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.
Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.
La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.
Mardi 9 octobre
Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.
Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.
Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.
Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.
Il est l��heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.
Mercredi 10 octobre
Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.
Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.
Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.
Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.
Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.
Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.
Jeudi 11 octobre
On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.
Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.
Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.
Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.
Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.
Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.
Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.
De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.
L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.
Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.
Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.
Exceptionnel, jouissif.
La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.
Exceptionnel, jouissif.
Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.
On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.
La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?
Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.
Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.
Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.
Jeudi 20 et vendredi 21 septembre
Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.
L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.
Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.
A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.
Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.
Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.
Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.
Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.
Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...
Samedi 22 septembre
Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.
Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.
A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.
Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.
Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.
Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.
Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.
Dimanche 23 septembre
Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.
Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.
Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.
Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.
Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.
A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.
Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.
Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.
Lundi 24 septembre
Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.
Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.
Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.
Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.
Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.
Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.
Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.
Mardi 25 septembre
A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.
D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.
Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.
Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.
Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.
De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.
Mercredi 26 septembre
Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.
Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.
Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.
Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.
Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.
Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.
Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.
C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.
De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.
Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre
Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.
Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.
Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.
Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.
Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.
Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.
Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.
Vendredi 28 septembre
Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.
Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.
Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.
Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.
Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.
Samedi 29 septembre
Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.
Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.
A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.
Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.
Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.
Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.
Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.
Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.
Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.
Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !
Dimanche 30 septembre
Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.
Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.
Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.
Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.
Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.
Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.
Lundi 1er octobre
Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.
Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.
Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.
Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.
Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.
Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...
Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.
Mardi 2 octobre
Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.
C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.
Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.
Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.
Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.
Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...
La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.
Mercredi 3 octobre
Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.
Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.
A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?
Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.
Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.
Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.
A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.
Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.
Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.
Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.
Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.
Jeudi 4 octobre
Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.
Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.
A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.
Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.
Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.
A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.
Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...
Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.
Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.
Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.
De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.
Vendredi 5 octobre
Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.
A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.
Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.
Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.
A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.
Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...
Samedi 6 octobre
En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.
160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.
C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.
Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...
Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.
De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.
2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.
Dimanche 7 octobre
Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.
En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.
Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.
Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.
Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.
Lundi 8 octobre
Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.
En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.
Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.
Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.
Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.
Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.
Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.
La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.
Mardi 9 octobre
Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.
Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.
Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.
Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.
Il est l��heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.
Mercredi 10 octobre
Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.
Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.
Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.
Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.
Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.
Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.
Jeudi 11 octobre
On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.
Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.
Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.
Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.
Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.
Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.
Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.
De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.
L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.
Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.
Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.
Exceptionnel, jouissif.
La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.
Exceptionnel, jouissif.
Costa Pacifica, synthèse et préparation hiver 2012/2013 English translation pending
Et voila, j'ouvre un post pour ma croisière de 2013 afin de la préparer avec ceux qui partent, soit de savone, soit de marseille.
Douce Méditerranée Février 2013 sur le Costa Pacifica
Je ferais celle ci, cette fois, avec mes deux grands ados.. 20 et 17 ans. (la petite restera chez mamie)
Douce Méditerranée Février 2013 sur le Costa Pacifica
Je ferais celle ci, cette fois, avec mes deux grands ados.. 20 et 17 ans. (la petite restera chez mamie)
Récit de vos expériences dans les trains indiens? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Pourriez-vous me raconter vos souvenirs de voyages en train?
J'ai lu quelques passages sur des expériences à bord des trains mais je voulais savoir si c'était juste de mauvais souvenirs ou carrément traumatisant afin que je puisse me préparer physcologiquement à ce que je vais voir.
J'adore l'Inde et je suis prête à beaucoup mais mon mari était un peu stréssé à l'idée d'y aller. Il y va pour me faire plaisir et je souhaite qu'il en garde un excellent souvenir afin d'y retourner le plus souvent possible. Je voudrais juste me préparer (et surtout le préparer à l'avance) à ce que nous allons vivre même si je sais que l'inde ne nous laissera pas sans surprise 😛
J'ai réservé le Marudhar Express entre Agra et Varanasi et le Poorva Express entre Varanasi et New Delhi en Sleeper si quelqu'un à déjà testé n'hésitez pas à me donner vos impressions
Merci à tous,
Pourriez-vous me raconter vos souvenirs de voyages en train?
J'ai lu quelques passages sur des expériences à bord des trains mais je voulais savoir si c'était juste de mauvais souvenirs ou carrément traumatisant afin que je puisse me préparer physcologiquement à ce que je vais voir.
J'adore l'Inde et je suis prête à beaucoup mais mon mari était un peu stréssé à l'idée d'y aller. Il y va pour me faire plaisir et je souhaite qu'il en garde un excellent souvenir afin d'y retourner le plus souvent possible. Je voudrais juste me préparer (et surtout le préparer à l'avance) à ce que nous allons vivre même si je sais que l'inde ne nous laissera pas sans surprise 😛
J'ai réservé le Marudhar Express entre Agra et Varanasi et le Poorva Express entre Varanasi et New Delhi en Sleeper si quelqu'un à déjà testé n'hésitez pas à me donner vos impressions
Merci à tous,
Rallier la Grèce (Péloponnèse) depuis la France à moto par la côte adriatique English translation pending
bonjour à tous 😎
fin septembre mon épouse et moi-même filerons direction la Grèce (départ angoulême) en passant par la côte adriatique et retour par le bateau via Venise.
nous commençons à organiser notre périple qui durera 15 jours environ ; nous sommes preneurs d'adresses sympas (restos et hébergement), de lieux à visiter mais également de conseils notamment s'agissant de la traversée de l'Albanie qui ne nous rassure pas vraiment 🏴☠️
merci beaucoup pour celles et ceux qui saurons nous faire part de leur propre expérience !
jean-françois
Mais que se passe t-il à Madagascar actuellement? English translation pending
Bonjour,
Étant amoureux de Mada et souhaitant y résider un jour prochain, je me pose des questions quant à y aller ou pas???🤪 tant l'insécurité y est grandissante de jours en jours!!... Mais que se passe t-il donc???... Que font les autorités????....Si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait gentil. (j'affectionne plus particulièrement Tamatave et sa région..)
Merci à tous!..
L’Indonésie, pays de la pollution sonore English translation pending
Je voyage beaucoup et je n’ai jamais rencontré un peuple qui aime autant et inconsidérément le bruit sous toutes ses formes :
- Une petite route tranquille, surgissent et rugissent) des mobylettes aux pots d’échappement trafiqués pour faire plus de bruit.
- Une plage déserte, hop un bar avec de la musique à fond les ballons
- Un petit village tranquille : hop, deux planches de bois et un karaoké avec des filles hurlantes (souvent faux) à toute heure du jour et de la nuit.
- Une forêt tranquille, hop des tronçonneuses qui s’acharnent sur un pauvre cocotier qui n’a rien demandé (et bien sur dont on ne replantera jamais d’exemplaire junior : deforestation massive)
- Et je passe sur les sonos tonitruantes juchées sur des camions pour annoncer fièrement un marriage ou les minarets dotés de vigoureux haut-parleurs à tous les coins de rues pour propager la parole divine.
Une destination où il vaut mieux s’assurer du calme environnant avant de choisir son spot.
Une destination où il vaut mieux s’assurer du calme environnant avant de choisir son spot.
En direct du Vietnam (Dong Van) English translation pending
Toute notre petite famille est au Vietnam depuis une semaine.
C'est un pays magnifique et on se sent vraiment bien !
Comme dit Larsay dans une autre rubrique plus besoin de prendre le permis à Ha Giang. Nous étions hier à Meo Vac. D'après ce que j'ai compris c'est encore plus simple que ça pour le permis mais je laisse aux spécialistes la primeur des infos.
Aujourd'hui nous avons quitté le marché de Meo Vac sous la pluie (malheureusement). Arrivée à Dong Van au sec pour le marché. Puis re-douche à l'heure du déjeuner. Balade cet après midi dans un village Hmong (Je ne vous dit pas le chemin pour descendre au village vu ce qu'il est descendu comme flotte depuis hier !). Les conditions de vie sont vraiment très rudimentaires mais les gens sont très accueillants).
Balade ensuite à travers les rizières et sous le soleil pour atteindre le vieux quartier de Dong Van.
Depuis que nous sommes ici nous avons eu la chance de voir toutes les étapes de la culture du riz. Le labourage des rizières, la plantation, la moisson... et ici, à Dong Van le riz n'est pas mur mais il n'est pas tout petit non plus.
Dans le vieux quartier de Dong Van, nous avons été invités à boire le thé dans un vieille maison chinoise habitée par des tay vraiment charmants.
Je vais en rester là pour l'instant sauf à souligner l'excellent accueil que nous avons eu lorsque nous avons dormi chez l'habitant, à Vu Linh, dans une maison Dao. C'était vraiment très sympa et les repas Miammmmmmmmmmmmm.
Il y a très peu de touristes. Nous en avons croisé 7 pour le moment (une famille de 4 hollandais et 3 australiens).
Je ne vais pas faire de la pub pour l'agence par laquelle nous sommes passés, enfin pas maintenant (j'attends la fin du voyage !) car sur ce forum il y a bien trop de pub... mais notre petite guide est vraiment charmante et entre facilement en contact avec les habitants et ça c'est vraiment super.
A une prochaine étape !
Préparatifs de croisière Costa neoRomantica du 3 septembre English translation pending
Bonsoir à tous !
Bon, voilà, le Solstice est presque du passé... il est temps maintenant de penser à notre croisière du 3 septembre au départ du Havre...
Bateau : Costa neoRomantica Port de départ : Le Havre Port d'arrivée : Marseille date de départ : 3 septembre 2012 durée : 10 nuits Cabine : GS Samsara n° 1403 au pont 14
C'est la "croisière de repositionnement", préalable au départ des "Croisières des parfums", qui emmènera ce bateau de Savone jusqu'en Australie...
Compagnons de voyage d'après le calendrier de Titi : Domireig, Avionsol (qui comme moi, descendent à Marseille) et TGVLent qui descend à Savone, donc un jour après nous...
Ce fil est donc bien entendu largement ouvert à ces trois membres VF pour partager idées et astuces avant le départ... Egalement à tous ceux qui nous rejoindraient, y a encore de la place... Et aussi à tous les autres, plus y a d'infos, mieux c'est... Et nous lirons avec beaucoup d'attention les C/R de membres revenant de croisières en juillet/août sur ce bateau qui, on le rappelle a été appelé pour l'été en remplacement du Magica initialement prévu, lequel Magica remplace le Concordia en Méditerranée.
Sur le papier, ce bateau se veut "très à part" parmi les bateaux Costa... Eh ben on va voir... 🙂
Notre choix de descente à Marseille vient du fait que Marseille-Poitiers, c'est quand même plus court que Savone-Poitiers, et que comme on connaît bien Marseille, ça ne valait pas le coup de rester un jour de plus sur le bateau...
Et ce d'autant que notre moyen de transport va, comme d'habitude, être la voiture, mais dans ce cas la voiture *de location*, puisque les points de départ et d'arrivée sont différents, et que la location de voiture "abandonnable" est simple de France à France, mais bien plus compliquée d'Etranger à France.
Premier coup d'oeil à mon dossier Costa :
Alors quand je regarde le programme des escales, ce qui frappe avant tout, c'est leur brièveté :
Harwich (Londres) : 11 heures Amsterdam : 8 heures Hambourg : 6 heures Cherbourg : 5 heures Lisbonne : 7 heures Cadix : 7 heures Marseille : 5 heures (pour ceux qui descendent à Savone)
par contre, les journées en mer durent toutes les trois exactement 24 heures ! 😎😎
Et paf, je vais avoir mon premier comparatif Celebrity sur ce point précis où nos 7 escales respectives sur le Solstice duraient :
Villefranche : 10 heures Livourne : 12 heures Civitavecchia : 12 heures Naples : 12 heures Kotor : 9 heures Venise : 24 heures Dubrovnik : 9h 30
Quand on sait que le "tous à bord" est une demi-heure avant le départ, ça diminue encore les délais, et rendent casse-cou, à mon avis, les sorties en solo... Ce qui n'a posé aucun problème, vu leur durée, lors de nos escales sur le Solstice.
Donc je vais dire, là, que *ma* préférence, en ce qui concerne la durée des escales, et au vu de ces deux seules croisières, va à Celebrity...
Bref, une seule escale *vraiment* de la journée, Londres... Toutes les autres sont des escales de la (parfois grande) demi-journée...
Bon, là, on aura des guides francophones, (donc là, préférence Costa, sans pour autant évidemment incriminer Celebrity, tant qu'il n'y aura pas assez de passagers francophones à bord... ) donc on va prendre comme d'habitude les excursions "bateau", mais maintenant qu'on a tâté du solo, on a compris que c'est pas forcément simple, si on a la pression du chronomètre... 🤪 🏴☠️
On va étudier plus en détail ces excursions proposées par le bateau (en éliminant les très chères excursions "à la demande" en berline ou en van privés avec guide, très curieuses aussi, puisque des excursions de durée 8 heures sont proposées pour des escales de 6 ou 7 heures... sans doute une erreur du site...).
Je ne retiens qu'une chose : à la date d'aujourd'hui, le site affiche "complet" pour l'excursion à Londres incluant la croisière en bateau-Mouche sur la Tamise...
L'analyse des excursions proposées, et le choix journalier, c'est Mme PAP qui s'y colle... 😎
Bon, je me demandais si finalement j'avais bien fait de ranger les valises, mais y a quand même encore deux mois et demi... 😉
Bon, voilà, le Solstice est presque du passé... il est temps maintenant de penser à notre croisière du 3 septembre au départ du Havre...
Bateau : Costa neoRomantica Port de départ : Le Havre Port d'arrivée : Marseille date de départ : 3 septembre 2012 durée : 10 nuits Cabine : GS Samsara n° 1403 au pont 14
C'est la "croisière de repositionnement", préalable au départ des "Croisières des parfums", qui emmènera ce bateau de Savone jusqu'en Australie...
Compagnons de voyage d'après le calendrier de Titi : Domireig, Avionsol (qui comme moi, descendent à Marseille) et TGVLent qui descend à Savone, donc un jour après nous...
Ce fil est donc bien entendu largement ouvert à ces trois membres VF pour partager idées et astuces avant le départ... Egalement à tous ceux qui nous rejoindraient, y a encore de la place... Et aussi à tous les autres, plus y a d'infos, mieux c'est... Et nous lirons avec beaucoup d'attention les C/R de membres revenant de croisières en juillet/août sur ce bateau qui, on le rappelle a été appelé pour l'été en remplacement du Magica initialement prévu, lequel Magica remplace le Concordia en Méditerranée.
Sur le papier, ce bateau se veut "très à part" parmi les bateaux Costa... Eh ben on va voir... 🙂
Notre choix de descente à Marseille vient du fait que Marseille-Poitiers, c'est quand même plus court que Savone-Poitiers, et que comme on connaît bien Marseille, ça ne valait pas le coup de rester un jour de plus sur le bateau...
Et ce d'autant que notre moyen de transport va, comme d'habitude, être la voiture, mais dans ce cas la voiture *de location*, puisque les points de départ et d'arrivée sont différents, et que la location de voiture "abandonnable" est simple de France à France, mais bien plus compliquée d'Etranger à France.
Premier coup d'oeil à mon dossier Costa :
Alors quand je regarde le programme des escales, ce qui frappe avant tout, c'est leur brièveté :
Harwich (Londres) : 11 heures Amsterdam : 8 heures Hambourg : 6 heures Cherbourg : 5 heures Lisbonne : 7 heures Cadix : 7 heures Marseille : 5 heures (pour ceux qui descendent à Savone)
par contre, les journées en mer durent toutes les trois exactement 24 heures ! 😎😎
Et paf, je vais avoir mon premier comparatif Celebrity sur ce point précis où nos 7 escales respectives sur le Solstice duraient :
Villefranche : 10 heures Livourne : 12 heures Civitavecchia : 12 heures Naples : 12 heures Kotor : 9 heures Venise : 24 heures Dubrovnik : 9h 30
Quand on sait que le "tous à bord" est une demi-heure avant le départ, ça diminue encore les délais, et rendent casse-cou, à mon avis, les sorties en solo... Ce qui n'a posé aucun problème, vu leur durée, lors de nos escales sur le Solstice.
Donc je vais dire, là, que *ma* préférence, en ce qui concerne la durée des escales, et au vu de ces deux seules croisières, va à Celebrity...
Bref, une seule escale *vraiment* de la journée, Londres... Toutes les autres sont des escales de la (parfois grande) demi-journée...
Bon, là, on aura des guides francophones, (donc là, préférence Costa, sans pour autant évidemment incriminer Celebrity, tant qu'il n'y aura pas assez de passagers francophones à bord... ) donc on va prendre comme d'habitude les excursions "bateau", mais maintenant qu'on a tâté du solo, on a compris que c'est pas forcément simple, si on a la pression du chronomètre... 🤪 🏴☠️
On va étudier plus en détail ces excursions proposées par le bateau (en éliminant les très chères excursions "à la demande" en berline ou en van privés avec guide, très curieuses aussi, puisque des excursions de durée 8 heures sont proposées pour des escales de 6 ou 7 heures... sans doute une erreur du site...).
Je ne retiens qu'une chose : à la date d'aujourd'hui, le site affiche "complet" pour l'excursion à Londres incluant la croisière en bateau-Mouche sur la Tamise...
L'analyse des excursions proposées, et le choix journalier, c'est Mme PAP qui s'y colle... 😎
Bon, je me demandais si finalement j'avais bien fait de ranger les valises, mais y a quand même encore deux mois et demi... 😉
Compte rendu de croisière "Retour en Terre Sainte" sur le Costa Pacifica du 19 avril au 30 avril 2012 English translation pending
Bonjour,
Comme promis, je vais commencer mon compte rendu de notre croisière " terre sainte"sur le costa pacifica du 19 avril au 30 avril...et oui on vient de juste de rentrer mais les valises ont étaient vidées et les machines à laver tournent à plein régime.😛 Le frigo est déjà plein 😇donc comme j'ai bien travailler je peux commencer à raconter les merveilleux jours que nous venons de passer.
Je voudrais d'abord remercier tous les membres vf qui m'on aider à organiser au mieux notre croisière, vos conseils et compte rendu nous ont permis de passer de bonnes vacances.J'ai pu ainsi aussi aider d'autres personnes à bord qui n'avaient pas toutes les infos nécessaires.😉
Jeudi 19 Avril:
Départ de la maison vers 5H00 direction l'aéroport d'Orly en taxi.La nuit a était courte😛.L'avion part à l'heure direction Nice. Arriver à Nice vers 8H00, dés notre sortie nous agrafons nos étiquettes sur les valises et nous dirigeons vers la porte 2 ou nous attendons les hôtesses de Costa.Le temps de prendre un café et une pause pipi😉, les premières hôtesses arrivent vers 9H15.Ils faut aller leurs donner nos noms pour qu'elles nous donnent notre bus de départ .Comme nous avons était entre les premiers nous prenons le premier bus avec un départ prévu vers 10H00.Mais comme il arrive en retard (chauffeur italien)nous ne partons que vers 10H45.Après avoir pu mettre les valises dans le bus parce que c'est assez sportif, avec les personnes qui poussent et ceux qui veulent à tout pris monter dans le bus alors qu'ils n'ont pas donner leurs noms aux hôtesses, nous arrivons à monter et nous prenons place pour 2H30 de route.Ne vous inquiéttez pas, plusieurs bus sont prévus et tout le monde aura de la place. N'oubliez pas de donner votre nom aux hôtesses et ne stressez pas, dites vous que vous êtes en vacances et qu'il ne partirons pas sans vous.😎😎😎😎 Le point de rencontre est situé porte 2, quand vous récupérer vos valises prenez à gauche et marcher tout droit la sortie sera sur votre droite et les bus seront de l'autre côté du trottoir juste en face. Quand nous sommes tous installer, l'hôtesse nous informe qu'il est interdit de manger et que le trajet est direct.Pensez à faire une pause "pipi" avant de monter surtout si vous avez des enfants😏. Comme nous avons un chauffeur italien (comprenez le jeu de mots)😛le trajet est assez rapide voir même expéditif, nous arrivons en 2h. Après les explications d'une autre hôtesse, qui monte dans le bus avant que nous descendons, elle nous informe que nos bagages seront récupérer et monter en cabine (pensez à bien mettre une étiquette à chaque valises).En rentrant nos n°d'embarquement nous sont donner ainsi que le programme pour le club enfant.Nous sommes le numéro 7 comme les N° 2 sont appeler nous mangeons un petit truc sur place. L'embarquement ce fait assez rapidement et nous attendons une petite heure. Vers 14H00 nous montons à bord, passage photo obligatoire et nous arrivons pont 3.Nos passeport sont récupérer dés notre arriver, ils seront rendus la veille de notre arriver à Haifa par les autorités Israéliennes. On nous donne les infos pour les forfaits "all inclusive"mais nous avons décider de prendre des forfaits "boys and girls" et café. Nous montons en cabine et nos bagages arrivent en même temps. Toutes les premières infos sont disposer sur le lit, prenez le temps de bien les lire surtout le today qui est bien pratique sur le bateau. Aujourd'hui exercice d'évacuation à 16H45, il est obligatoire pour tous les membres de la cabine même les enfants, n'oubliez pas prendre la carte rouge qui est déposer sur votre lit, elle vous sera demandez pendant l'exercice.Si vous l'oubliez, comme ma fille 🙁, par exemple, dite le au personnel qui notera le nom de la personne afin de prouver qu'elle était bien présente. N'oubliez pas aussi les gilets de sauvetage , bien sur😄, ils se trouvent dans le placard de votre cabine. L'exercice est assez long donc pour le départ du bateau se sera ratez!!!! Après notre exercice retour en cabine et petit tour du bateau pour faire la reconnaissance😛.J'en profite pour enregistrer ma carte bancaire et prendre les forfaits boissons. Nous prenons un petit gouter au buffet et puis retour en cabine pour défaire les valises. Nous sommes du premier service, restaurant "new york",18H30 3ème étage. Aujourd'hui soirée décontractée. Le diner est très léger si vous avez un gros appétit pensez à prendre plusieurs plats vous avez le droit!!!Plusieurs personnes ne savez pas qu'ils avez le droit de prendre plusieurs plat au repas en restaurant et vu que les quantités sont assez, comment dire "petite", ils avez souvent faim à la fin du repas.La qualité n'est pas toujours au rendez vous certain plat sont assez fade mais dans l'ensemble c'est convenable. Les serveurs étaient un peu déborder nous sommes rester à table 2H c'est trop long🤪, en plus on nous a installer dans une table de 8 alors que j'avais demander une table de 4.Je suis allez voir le responsable de la salle qui m'a promis de faire quelque chose pour le prochain diner. Après le spectacle qui était bien nous avons fait un tour et sommes parti au lit, la journée a était assez longue et nous sommes peu fatiguer. Demain réunion vf à la chocolaterie, avec un grand bateau comme ça faire connaissance dés le départ me parait un peu difficile, j'espère que quelqu'un sera au rendez vous. A demain pour la suite... Candy Notre spectacle est à 21H15
Comme promis, je vais commencer mon compte rendu de notre croisière " terre sainte"sur le costa pacifica du 19 avril au 30 avril...et oui on vient de juste de rentrer mais les valises ont étaient vidées et les machines à laver tournent à plein régime.😛 Le frigo est déjà plein 😇donc comme j'ai bien travailler je peux commencer à raconter les merveilleux jours que nous venons de passer.
Je voudrais d'abord remercier tous les membres vf qui m'on aider à organiser au mieux notre croisière, vos conseils et compte rendu nous ont permis de passer de bonnes vacances.J'ai pu ainsi aussi aider d'autres personnes à bord qui n'avaient pas toutes les infos nécessaires.😉
Jeudi 19 Avril:
Départ de la maison vers 5H00 direction l'aéroport d'Orly en taxi.La nuit a était courte😛.L'avion part à l'heure direction Nice. Arriver à Nice vers 8H00, dés notre sortie nous agrafons nos étiquettes sur les valises et nous dirigeons vers la porte 2 ou nous attendons les hôtesses de Costa.Le temps de prendre un café et une pause pipi😉, les premières hôtesses arrivent vers 9H15.Ils faut aller leurs donner nos noms pour qu'elles nous donnent notre bus de départ .Comme nous avons était entre les premiers nous prenons le premier bus avec un départ prévu vers 10H00.Mais comme il arrive en retard (chauffeur italien)nous ne partons que vers 10H45.Après avoir pu mettre les valises dans le bus parce que c'est assez sportif, avec les personnes qui poussent et ceux qui veulent à tout pris monter dans le bus alors qu'ils n'ont pas donner leurs noms aux hôtesses, nous arrivons à monter et nous prenons place pour 2H30 de route.Ne vous inquiéttez pas, plusieurs bus sont prévus et tout le monde aura de la place. N'oubliez pas de donner votre nom aux hôtesses et ne stressez pas, dites vous que vous êtes en vacances et qu'il ne partirons pas sans vous.😎😎😎😎 Le point de rencontre est situé porte 2, quand vous récupérer vos valises prenez à gauche et marcher tout droit la sortie sera sur votre droite et les bus seront de l'autre côté du trottoir juste en face. Quand nous sommes tous installer, l'hôtesse nous informe qu'il est interdit de manger et que le trajet est direct.Pensez à faire une pause "pipi" avant de monter surtout si vous avez des enfants😏. Comme nous avons un chauffeur italien (comprenez le jeu de mots)😛le trajet est assez rapide voir même expéditif, nous arrivons en 2h. Après les explications d'une autre hôtesse, qui monte dans le bus avant que nous descendons, elle nous informe que nos bagages seront récupérer et monter en cabine (pensez à bien mettre une étiquette à chaque valises).En rentrant nos n°d'embarquement nous sont donner ainsi que le programme pour le club enfant.Nous sommes le numéro 7 comme les N° 2 sont appeler nous mangeons un petit truc sur place. L'embarquement ce fait assez rapidement et nous attendons une petite heure. Vers 14H00 nous montons à bord, passage photo obligatoire et nous arrivons pont 3.Nos passeport sont récupérer dés notre arriver, ils seront rendus la veille de notre arriver à Haifa par les autorités Israéliennes. On nous donne les infos pour les forfaits "all inclusive"mais nous avons décider de prendre des forfaits "boys and girls" et café. Nous montons en cabine et nos bagages arrivent en même temps. Toutes les premières infos sont disposer sur le lit, prenez le temps de bien les lire surtout le today qui est bien pratique sur le bateau. Aujourd'hui exercice d'évacuation à 16H45, il est obligatoire pour tous les membres de la cabine même les enfants, n'oubliez pas prendre la carte rouge qui est déposer sur votre lit, elle vous sera demandez pendant l'exercice.Si vous l'oubliez, comme ma fille 🙁, par exemple, dite le au personnel qui notera le nom de la personne afin de prouver qu'elle était bien présente. N'oubliez pas aussi les gilets de sauvetage , bien sur😄, ils se trouvent dans le placard de votre cabine. L'exercice est assez long donc pour le départ du bateau se sera ratez!!!! Après notre exercice retour en cabine et petit tour du bateau pour faire la reconnaissance😛.J'en profite pour enregistrer ma carte bancaire et prendre les forfaits boissons. Nous prenons un petit gouter au buffet et puis retour en cabine pour défaire les valises. Nous sommes du premier service, restaurant "new york",18H30 3ème étage. Aujourd'hui soirée décontractée. Le diner est très léger si vous avez un gros appétit pensez à prendre plusieurs plats vous avez le droit!!!Plusieurs personnes ne savez pas qu'ils avez le droit de prendre plusieurs plat au repas en restaurant et vu que les quantités sont assez, comment dire "petite", ils avez souvent faim à la fin du repas.La qualité n'est pas toujours au rendez vous certain plat sont assez fade mais dans l'ensemble c'est convenable. Les serveurs étaient un peu déborder nous sommes rester à table 2H c'est trop long🤪, en plus on nous a installer dans une table de 8 alors que j'avais demander une table de 4.Je suis allez voir le responsable de la salle qui m'a promis de faire quelque chose pour le prochain diner. Après le spectacle qui était bien nous avons fait un tour et sommes parti au lit, la journée a était assez longue et nous sommes peu fatiguer. Demain réunion vf à la chocolaterie, avec un grand bateau comme ça faire connaissance dés le départ me parait un peu difficile, j'espère que quelqu'un sera au rendez vous. A demain pour la suite... Candy Notre spectacle est à 21H15
Préparation de la croisière MSC Opera au départ de La Rochelle cet été 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
En regardant le (super😉) calendrier de Titi, j’ai remarqué que nous étions un certain nombre à faire la croisière MSC Opéra au départ de la Rochelle cet été et je vous propose d’ouvrir une discussion pour préparer les escales et partager nos infos.
Tout d’abord les CR de ceux qui sont partis l’année dernière avec presque le même parcours (merci à eux🙂), c’est là :
http://voyageforum.com/v.f?post=4408739;search_string=La%20Rochelle
et là :
http://voyageforum.com/v.f?post=3816056;search_string=La%20Rochelle
J’en oublie sûrement, n’hésitez pas à signaler d’autres CR.
Pour ceux qui arrivent en voiture à La Rochelle, les infos sur le parking de croisière sont là :
http://voyageforum.com/v.f?post=4366024;search_string=parking%20La%20Rochelle
en attendant des nouvelles du parking en cours de réalisation.
La première escale est Southampton 7H /16H30 :
Pour notre part nous envisageons d’aller à Stonehenge par nos propres moyens et si nous avons le temps, de visiter la cathédrale de Salisbury qui est apparemment magnifique . En effet, pour aller à Stonehenge, il faut prendre le train de Southampton jusqu’à Salisbury puis un bus touristique jusqu’à Stonehenge.
La gare de Southampton à l’air facile à atteindre à pied d’après le plan :
Ici l’endroit où l'accostages des bateaux dans le port est prévu, par date :
http://www.southamptonvts.co.uk/Live_Information/Shipping_Movements_and_Cruise_Ship_Schedule/Cruise_Ship_Schedule/
Ici le plan du port qui permet de voir la distance avec la gare (c’est le dernier plan tout en bas de la page) :
http://www.southamptonvts.co.uk/Port_Maps/
Pour les trains, le site où trouver les horaires (de Southampton à Salisbury) :
http://ojp.nationalrail.co.uk/service/planjourney/search
Puis les bus touristiques de la gare de Salisbury à Stonehenge :
http://www.thestonehengetour.info/times.shtml
Voilà pour Southampton, je pense qu’avec ça on devrait pouvoir se débrouiller.
J'attends vos remarques et vos retours sur ce que vous avez prévu de faire à Southampton.
Prochain épisode, Ijmuiden.
En regardant le (super😉) calendrier de Titi, j’ai remarqué que nous étions un certain nombre à faire la croisière MSC Opéra au départ de la Rochelle cet été et je vous propose d’ouvrir une discussion pour préparer les escales et partager nos infos.
Tout d’abord les CR de ceux qui sont partis l’année dernière avec presque le même parcours (merci à eux🙂), c’est là :
http://voyageforum.com/v.f?post=4408739;search_string=La%20Rochelle
et là :
http://voyageforum.com/v.f?post=3816056;search_string=La%20Rochelle
J’en oublie sûrement, n’hésitez pas à signaler d’autres CR.
Pour ceux qui arrivent en voiture à La Rochelle, les infos sur le parking de croisière sont là :
http://voyageforum.com/v.f?post=4366024;search_string=parking%20La%20Rochelle
en attendant des nouvelles du parking en cours de réalisation.
La première escale est Southampton 7H /16H30 :
Pour notre part nous envisageons d’aller à Stonehenge par nos propres moyens et si nous avons le temps, de visiter la cathédrale de Salisbury qui est apparemment magnifique . En effet, pour aller à Stonehenge, il faut prendre le train de Southampton jusqu’à Salisbury puis un bus touristique jusqu’à Stonehenge.
La gare de Southampton à l’air facile à atteindre à pied d’après le plan :
Ici l’endroit où l'accostages des bateaux dans le port est prévu, par date :
http://www.southamptonvts.co.uk/Live_Information/Shipping_Movements_and_Cruise_Ship_Schedule/Cruise_Ship_Schedule/
Ici le plan du port qui permet de voir la distance avec la gare (c’est le dernier plan tout en bas de la page) :
http://www.southamptonvts.co.uk/Port_Maps/
Pour les trains, le site où trouver les horaires (de Southampton à Salisbury) :
http://ojp.nationalrail.co.uk/service/planjourney/search
Puis les bus touristiques de la gare de Salisbury à Stonehenge :
http://www.thestonehengetour.info/times.shtml
Voilà pour Southampton, je pense qu’avec ça on devrait pouvoir se débrouiller.
J'attends vos remarques et vos retours sur ce que vous avez prévu de faire à Southampton.
Prochain épisode, Ijmuiden.
Voyage en solitaire d'un mois ou plus au Japon English translation pending
Bonsoir tout le monde! Comment allez-vous?
J'ai quelques petites questions pour mon cas spécifique sur un voyage "en solo" au Japon qui se déroulerait vers Août!
La culture japonaise comme on la ressent en France et ma rencontre de personnes d'origine japonaise a suscité en moi l'envie de voyager dans ce pays depuis longtemps (belle introduction, n'est ce pas? 😉). Je compte rester quelques jours à Tokyo car de nombreux lieux m'intéressent dans le coin: Shibuya, Roppongi, Asakusa et un quartier résidentiel.
Première question: J'ai vraiment envie de profiter des premiers jours pour rencontrer des Japonais de la capitale. Pensez-vous qu'en traînant vers Shibuya et Roppongi (le soir pour ce dernier) j'ai des chances de rencontrer un groupe de jeunes et de passer la soirée avec eux? (j'ai le contact relativement facile mais ce n'est peut être pas une chose qui se fait couramment là-bas d'où ma question).
Deuxième question: Si j'ai l'occasion de me balader dans un quartier résidentiel, vers où devrais-je aller? (Pour voir des pavillons de banlieues ou de belles maisons typiques)
Troisième question: Je ne pourrai sûrement pas dormir à la belle étoile à Tokyo mais c'est pas grave car il y a quelque chose que j'ai toujours voulu tester: les nuits en capsules! 😮 Ces "capsules" pour dormir se trouvent-elles dans des hôtels particuliers ou est-ce un mode de logement courant dans les hôtels nippons? A combien revient à peu près la nuit? Y-a-t'il quoi que ce soit de prévu pour se doucher si on dort en capsule?
Pas de question sur Asakusa, je suis très respectueux du bouddhisme (et même intéressé) et j'aimerai découvrir ce fameux "quartier des temples".
Une fois mes pupilles et mon cœur émerveillé de tout ce que j'aurai vécu à Tokyo, le "vrai" voyage commencera: l'aventure. Pour vous expliquer un peu, je compte acheter un vélo sur place et partir où le vent me portera. Je ne compte pas prendre le train pour info.
Donc, la suite des questions arrivent, attention!!! 😛
Quatrième question: Combien peut bien coûter un vélo sur place? (je cherche quelque chose qui tiendra juste pour le temps du voyage et j'ai vraiment pas un gros budget).
Cinquième question: Peut-on au Japon (sachant que je ferai une grosse partie à la campagne du coup) dormir à la belle étoile ou planter sa tente en bordure de forêt/dans un espace vert?
Sixième question: J'ai essayé de sortir de Paris à pied une fois, et bah c'est franchement pas pratique, il n'y a quasiment que des grosses voies qui sortent de Paris du coup, vous avez une idée de comment partir de Tokyo en vélo?
Septième question: Pensez-vous que pour un voyageur solitaire en cette saison (Août pour les coquins qui suivent pas 😉) les vaccins d'hépatite A et d'encéphalite japonaise (fièvre jaune si je ne me trompe pas) soient nécessaires? (j'ai tous les autres)
Huitième question: Peut-on grimper sur le Mont Fuji sans tomber dans toute la paperasse touristique (guide, billet d’accès, ...) (peut être pas tout en haut mais au moins suffisamment pour avoir une belle vue).
Neuvième question: Hokkaido est-il un bon endroit pour le vagabond que je suis qui aimerait marcher, rouler, dormir à la belle étoile et se noyer dans ses pensées? :D. Plus sérieusement, je n'entends jamais personne qui est allé au Japon me dire qu'il est passé par Hokkaido et il parait que l'île à une réputation de fin fond de campagne: qu'en est-il?
Dixième question: Pour les îles secondaires plus généralement, lesquelles peuvent valoir le coup et ne sont pas trop difficiles d’accès?
Onzième question: Où me conseillait vous d'aller pour découvrir les magnifiques paysages japonais du type du village dans le dernier samouraï ou des temples près de la mer avec des cerisiers et des jardins japonais?
Douzième question: (et dernière, youpi!) Un super temple (bouddhiste ou shintoïste) à me conseiller (de préférence joli et très peu fréquenté par les touristes)? D'ailleurs peut-on se "recueillir" sur place ou est-ce réservé aux moines/japonais/autres?
Juste au cas où, si quelqu'un voyage un peu à ma façon: une carte et une boussole voire rien du tout, des provisions et hop à l'aventure je suis preneur de conseils (comment faire du stop au Japon, quoi offrir sur place si jamais on m'invite à dîner, un bouquin d'ambiance pour ce type de voyage, les choses à vraiment éviter, etc...)
Merci beaucoup d'avoir lu tout ça, j'imagine que ça a été un peu long et je m'en excuse. Désolé également pour les fautes et n'hésiter pas à répondre même si c'est juste pour éclaircir un petit point!
Bonne fin de soirée!
J'ai quelques petites questions pour mon cas spécifique sur un voyage "en solo" au Japon qui se déroulerait vers Août!
La culture japonaise comme on la ressent en France et ma rencontre de personnes d'origine japonaise a suscité en moi l'envie de voyager dans ce pays depuis longtemps (belle introduction, n'est ce pas? 😉). Je compte rester quelques jours à Tokyo car de nombreux lieux m'intéressent dans le coin: Shibuya, Roppongi, Asakusa et un quartier résidentiel.
Première question: J'ai vraiment envie de profiter des premiers jours pour rencontrer des Japonais de la capitale. Pensez-vous qu'en traînant vers Shibuya et Roppongi (le soir pour ce dernier) j'ai des chances de rencontrer un groupe de jeunes et de passer la soirée avec eux? (j'ai le contact relativement facile mais ce n'est peut être pas une chose qui se fait couramment là-bas d'où ma question).
Deuxième question: Si j'ai l'occasion de me balader dans un quartier résidentiel, vers où devrais-je aller? (Pour voir des pavillons de banlieues ou de belles maisons typiques)
Troisième question: Je ne pourrai sûrement pas dormir à la belle étoile à Tokyo mais c'est pas grave car il y a quelque chose que j'ai toujours voulu tester: les nuits en capsules! 😮 Ces "capsules" pour dormir se trouvent-elles dans des hôtels particuliers ou est-ce un mode de logement courant dans les hôtels nippons? A combien revient à peu près la nuit? Y-a-t'il quoi que ce soit de prévu pour se doucher si on dort en capsule?
Pas de question sur Asakusa, je suis très respectueux du bouddhisme (et même intéressé) et j'aimerai découvrir ce fameux "quartier des temples".
Une fois mes pupilles et mon cœur émerveillé de tout ce que j'aurai vécu à Tokyo, le "vrai" voyage commencera: l'aventure. Pour vous expliquer un peu, je compte acheter un vélo sur place et partir où le vent me portera. Je ne compte pas prendre le train pour info.
Donc, la suite des questions arrivent, attention!!! 😛
Quatrième question: Combien peut bien coûter un vélo sur place? (je cherche quelque chose qui tiendra juste pour le temps du voyage et j'ai vraiment pas un gros budget).
Cinquième question: Peut-on au Japon (sachant que je ferai une grosse partie à la campagne du coup) dormir à la belle étoile ou planter sa tente en bordure de forêt/dans un espace vert?
Sixième question: J'ai essayé de sortir de Paris à pied une fois, et bah c'est franchement pas pratique, il n'y a quasiment que des grosses voies qui sortent de Paris du coup, vous avez une idée de comment partir de Tokyo en vélo?
Septième question: Pensez-vous que pour un voyageur solitaire en cette saison (Août pour les coquins qui suivent pas 😉) les vaccins d'hépatite A et d'encéphalite japonaise (fièvre jaune si je ne me trompe pas) soient nécessaires? (j'ai tous les autres)
Huitième question: Peut-on grimper sur le Mont Fuji sans tomber dans toute la paperasse touristique (guide, billet d’accès, ...) (peut être pas tout en haut mais au moins suffisamment pour avoir une belle vue).
Neuvième question: Hokkaido est-il un bon endroit pour le vagabond que je suis qui aimerait marcher, rouler, dormir à la belle étoile et se noyer dans ses pensées? :D. Plus sérieusement, je n'entends jamais personne qui est allé au Japon me dire qu'il est passé par Hokkaido et il parait que l'île à une réputation de fin fond de campagne: qu'en est-il?
Dixième question: Pour les îles secondaires plus généralement, lesquelles peuvent valoir le coup et ne sont pas trop difficiles d’accès?
Onzième question: Où me conseillait vous d'aller pour découvrir les magnifiques paysages japonais du type du village dans le dernier samouraï ou des temples près de la mer avec des cerisiers et des jardins japonais?
Douzième question: (et dernière, youpi!) Un super temple (bouddhiste ou shintoïste) à me conseiller (de préférence joli et très peu fréquenté par les touristes)? D'ailleurs peut-on se "recueillir" sur place ou est-ce réservé aux moines/japonais/autres?
Juste au cas où, si quelqu'un voyage un peu à ma façon: une carte et une boussole voire rien du tout, des provisions et hop à l'aventure je suis preneur de conseils (comment faire du stop au Japon, quoi offrir sur place si jamais on m'invite à dîner, un bouquin d'ambiance pour ce type de voyage, les choses à vraiment éviter, etc...)
Merci beaucoup d'avoir lu tout ça, j'imagine que ça a été un peu long et je m'en excuse. Désolé également pour les fautes et n'hésiter pas à répondre même si c'est juste pour éclaircir un petit point!
Bonne fin de soirée!
Je me suis fait agresser dans le parc national de Bogota English translation pending
Bonjour à tous
Je voudrais raconter ici que je me suis fait aggressé lors de mon voyage en Colombie. Cela s'est passé dans la ville de Bogota le jeudi 12 avril au mileu de l'après midi. Je rentre juste et je suis plutôt un peu sous le choc.
En fait, c'était un gars armé avec un autre qui était vraiment un gosse de peut-être 13 ans. Le petit m'a abordé comme pour demander une pièce ou demander l'heure, et l'autre est apparu par derrière. Ils avaient un pistolet chacun mais je sais pas si le gosse c'était un vrai vu qu'il l'a rangé vite dès que j'ai levé les mains en l'air pour me dépouiller.
C'est le petit qui m'a dépouillé et l'autre qui disait "rapido ! rapido!" et menaçait. Il faut peut-être faire attention à pas trop se promené seul comme c'était mon cas. C'était dans le parc national de la ville de Bogota ou je m'étais arreté pour lire un peu et profité d'une éclaircie et j'ai pas fait gaffe qu'il y avait personne autour de moi. Premier voyage en Colombie et ça restera le dernier. Avant j'étais en Costa Rica et Panama et c'était super. Pas détesté la Colombie mais le souvenir est bien dur. On m'avait beaucoup dit de pas y aller pour la sécurité et j'avais envie quand même et je dirais pas que j'ai eu tord mais tout le monde me dit ça maintenant au retour.
C'est juste pour informer tout le monde de bien faire gaffe si vous êtes seul surtout.
Retour de l'hôtel Grand Palladium du 25 février au 3 mars 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis revenue samedi dernier, enchantée de mes vacances au Grand Palladium. Nous étions dans la section Kantanah malgré ma demande au Colonial. Déçue sur le coup, mais heureuse par la suite car on nous avait UP GRADER ( chambre standar pour suite junior). Lit confortable et ménage fait à tous les jours. Nous étions dans le bloc 49 assez près de la plage. Le site est immense avec une végétation très luxuriante avec plusieurs passerelles en bois traversant des mangroves c'est de toute beauté. Un peu partout on y croise des coaties, ils vivent en colonie et ils sont vraiment mignons, des ratons-laveurs, des iguanes, petits lézards, une autre espèce de petit mammifère qui ressemble à un rat sans queue mais qui saute comme un lièvre les oreilles en moins ( si quelqu'un connait le nom j'aimerais bien le connaître) et plusieurs sortes d'oiseaux dont des flamants rose, un pélican aimant se faire prendre en photo et bien d'autres espèces encore. Il faut être bien chaussé (de bonnes sandales) car il y a beaucoup à voir et si on prend le petit train on passe à côté de bien belles choses. Les trains passent régulièrement et vont d'un lobby à l'autre. On peut prendre ensuite les petites voiturettes blanches qui nous mènent à notre chambre. Tout cela sans jamais attendre bien longtemps. Nous avons fait aussi un tour sur le ponton qui circule dans la section White Sand et qui longe la piscine principale de cette section. C'est vraiment agréable et l'occasion de prendre de belles photos. Le départ se fait près des restaurants du White Sand. On voulait faire aussi du Segway, mais on n'a pas eu le temps ( 1 semaine ce n'est pas assez ) même chose pour le SPA. Les lundis soir, il y a un White Party et un spectacle à la torche à la piscine d'eau salée. Endroit recommandé pour la jeunnesse début vingtaine ça danse en plein-air et l'endroit est bien décoré, black ligth, écran géant, ballons, bar, animation etc. Ça bouge. C'est le rendez-vous des jeunes. En général, les jeunes adultes on de quoi à s'éclater beaucoup d'animation.
La plage est longue bordée de palmiers et le sable blanc parfois avec de petits coquillages cassés. Des palapas il y en a beaucoup même chose pour les chaises. Pas besoin des réserver car à tout moment de la journée il y en a en masse de libre. Les palmiers donnent de l'ombre à ceux qui préfèrent. La mer est à 82 degrés (26 -28 celcius ), turquoise et la semaine où nous y étions avec de belles vagues. Pas beaucoup d'algues et de nombreux poissons. Pour ce qui est du fond, il y a 2 endroits où on peut s'y baigner sans avoir peur de s'y casser les orteils, mais si vous voulez vous rendre un peu plus loin je vous conseille des souliers d'eau. Pour l'apnée le Grand Sirenis est mille fois mieux. Malgré tout nous avons pu nager avec une tortue de 2 pieds de diamètre. Il y a quelques coraux et petits récifs mais beaucoup de poissons.
Pour ce qui est de la nourriture c'est très bien. Les buffets sont variés. Les restaurants à la carte que nous avons faits étaient tous très bons ( l'italien, le méditérannien, le steak house et le BBQ sur la plage ( pour celui-là il faut réserver 24 heures à l'avance pour le vendredi et je crois le mercredi. Le buffet du White Sand nous a parru moins varié et moins bon et la décoration plus froide.
Nous avons fait une sortie: EK-BALAM. Formidable malgré les 2 heures de route pour s'y rendre. Cette visite se divise en 2 parties, le matin descente en rappel ou par un escalier à l'intérieur d'une cenote ( incroyablement beau ) et dîner plein-air sur place (mais protégé du soleil ) puis direction d'un nouveau site maya EK-BALAM découvert par satellite il y a une dizaine d'année seulement et ouvert aux visiteurs depuis un an et demi. Malheureusement, à partir de cette semaine il ne sera plus possible de monter sur la pyramide qui soit dit en passant est plus haute que celle de Chichen Itza. Elle s'endommage rapidement. Si vous avez la chance d avoir un bon guide vous apprendrez beaucoup sur la vie maya.
Bref, un merveilleux voyage avec 7 journees ensoleillees et 4 gouttes de pluie.
Biloup
Je suis revenue samedi dernier, enchantée de mes vacances au Grand Palladium. Nous étions dans la section Kantanah malgré ma demande au Colonial. Déçue sur le coup, mais heureuse par la suite car on nous avait UP GRADER ( chambre standar pour suite junior). Lit confortable et ménage fait à tous les jours. Nous étions dans le bloc 49 assez près de la plage. Le site est immense avec une végétation très luxuriante avec plusieurs passerelles en bois traversant des mangroves c'est de toute beauté. Un peu partout on y croise des coaties, ils vivent en colonie et ils sont vraiment mignons, des ratons-laveurs, des iguanes, petits lézards, une autre espèce de petit mammifère qui ressemble à un rat sans queue mais qui saute comme un lièvre les oreilles en moins ( si quelqu'un connait le nom j'aimerais bien le connaître) et plusieurs sortes d'oiseaux dont des flamants rose, un pélican aimant se faire prendre en photo et bien d'autres espèces encore. Il faut être bien chaussé (de bonnes sandales) car il y a beaucoup à voir et si on prend le petit train on passe à côté de bien belles choses. Les trains passent régulièrement et vont d'un lobby à l'autre. On peut prendre ensuite les petites voiturettes blanches qui nous mènent à notre chambre. Tout cela sans jamais attendre bien longtemps. Nous avons fait aussi un tour sur le ponton qui circule dans la section White Sand et qui longe la piscine principale de cette section. C'est vraiment agréable et l'occasion de prendre de belles photos. Le départ se fait près des restaurants du White Sand. On voulait faire aussi du Segway, mais on n'a pas eu le temps ( 1 semaine ce n'est pas assez ) même chose pour le SPA. Les lundis soir, il y a un White Party et un spectacle à la torche à la piscine d'eau salée. Endroit recommandé pour la jeunnesse début vingtaine ça danse en plein-air et l'endroit est bien décoré, black ligth, écran géant, ballons, bar, animation etc. Ça bouge. C'est le rendez-vous des jeunes. En général, les jeunes adultes on de quoi à s'éclater beaucoup d'animation.
La plage est longue bordée de palmiers et le sable blanc parfois avec de petits coquillages cassés. Des palapas il y en a beaucoup même chose pour les chaises. Pas besoin des réserver car à tout moment de la journée il y en a en masse de libre. Les palmiers donnent de l'ombre à ceux qui préfèrent. La mer est à 82 degrés (26 -28 celcius ), turquoise et la semaine où nous y étions avec de belles vagues. Pas beaucoup d'algues et de nombreux poissons. Pour ce qui est du fond, il y a 2 endroits où on peut s'y baigner sans avoir peur de s'y casser les orteils, mais si vous voulez vous rendre un peu plus loin je vous conseille des souliers d'eau. Pour l'apnée le Grand Sirenis est mille fois mieux. Malgré tout nous avons pu nager avec une tortue de 2 pieds de diamètre. Il y a quelques coraux et petits récifs mais beaucoup de poissons.
Pour ce qui est de la nourriture c'est très bien. Les buffets sont variés. Les restaurants à la carte que nous avons faits étaient tous très bons ( l'italien, le méditérannien, le steak house et le BBQ sur la plage ( pour celui-là il faut réserver 24 heures à l'avance pour le vendredi et je crois le mercredi. Le buffet du White Sand nous a parru moins varié et moins bon et la décoration plus froide.
Nous avons fait une sortie: EK-BALAM. Formidable malgré les 2 heures de route pour s'y rendre. Cette visite se divise en 2 parties, le matin descente en rappel ou par un escalier à l'intérieur d'une cenote ( incroyablement beau ) et dîner plein-air sur place (mais protégé du soleil ) puis direction d'un nouveau site maya EK-BALAM découvert par satellite il y a une dizaine d'année seulement et ouvert aux visiteurs depuis un an et demi. Malheureusement, à partir de cette semaine il ne sera plus possible de monter sur la pyramide qui soit dit en passant est plus haute que celle de Chichen Itza. Elle s'endommage rapidement. Si vous avez la chance d avoir un bon guide vous apprendrez beaucoup sur la vie maya.
Bref, un merveilleux voyage avec 7 journees ensoleillees et 4 gouttes de pluie.
Biloup
Vivre au Congo (Pointe-Noire) English translation pending
Je me rends en vacances au Congo durant le mois de mars pendant 18 jours pour des vacances mais aussi pour repérage.
Mon ami et moi aimerions vivre au Congo par la suite si le pays nous plait, mais je ne sais pas si cela peut être évident.
Mon ami est comptable, est-ce qu'il y a des offres dans ce domaine à Pointe-Noire ?
J'aimerais me lancer dans la coiffure à domicile pour les expatriés, existe t-il beaucoup de salon de coiffure spécialisée dans les cheveux caucasiens, africains et métissés? Je suis d'origine congolaise mais n'y est pas mis les pieds depuis 18 ans et aimerai développer ce point avec des personnes vivant là bas pour savoir si cela peut être lucratif ou non. Est-ce qu'il y a de la demande? Il n'y a pas trop de salon de coiffure ? Pensez vous qu'à long terme je pourrais ouvrir une école de coiffure ? Est-ce qu'il en existe ? Il y a des démarches particulière à faire ? Pensez vous que cela peut plaire au congolais ?
Merci de vos réponses 😄
J'aimerais me lancer dans la coiffure à domicile pour les expatriés, existe t-il beaucoup de salon de coiffure spécialisée dans les cheveux caucasiens, africains et métissés? Je suis d'origine congolaise mais n'y est pas mis les pieds depuis 18 ans et aimerai développer ce point avec des personnes vivant là bas pour savoir si cela peut être lucratif ou non. Est-ce qu'il y a de la demande? Il n'y a pas trop de salon de coiffure ? Pensez vous qu'à long terme je pourrais ouvrir une école de coiffure ? Est-ce qu'il en existe ? Il y a des démarches particulière à faire ? Pensez vous que cela peut plaire au congolais ?
Merci de vos réponses 😄
Voyage au Guatemala: apporter un couteau de survie? English translation pending
Bonjour, bonsoir tout le monde! 😄 J'ai un petit soucis, je pars au Guatemala pour 2 semaine ( voyage organisé) en mars et je me demandais si je pouvais apporter avec moi un couteau de survie ( militaire, chasse). Nous allons faire un séjour dans la jungle et je veux être capable de me débrouiller si la situation tourne au vinaigre. Le seul problème est; Ai-je droit d'emmener un tel couteau au douane? Si oui, ai-je droits de le porter constamment sur moi? J'ai chercher mais il semble qu'il n'ai pas réponse a ma question sur le site des douanes canadiennes. Merci beaucoup de votre réponse!
Quad pour mettre dans la soute d'un camping-car? English translation pending
J'ai commandé un camping-car FJORD + LJG et je voudrais faire l'acquisition d'un QUAD à mettre dans la soute. Tous conseils et astuces seront les bienvenus. D'avance merci.
fym🙂
Visite de Mesa Verde English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare toujours mon prochain voyage en août 2012, et je suis indécis quant à l'organisation de nos visites à Mesa Verde. Je ne suis pas forcément fan de visites guidées, surtout en anglais avec des enfants qui ne pourront pas suivre. Donc j'hésite entre ces deux façons d'aborder les lieux :
1) J1 arrivée de Great Sand Dunes en fin d'après midi / installation au camping / Visitor Center J2 Cliff Palace et/ou Balcony House (pas sûr qu'on puisse faire les 2 le même jour en cas d'affluence) / Square Tower House / Spruce Tree House
2) J1 arrivée de Great Sand Dunes en fin d'après midi / installation au camping / Visitor Center J2 les points de vue sur Chapin Mesa le matin, puis visite de Long House et Nordenskiold Trail ce qui implique plus de temps passé à Wetherill Mesa, moins fréquentée, et plus d'autonomie. En fin de journée, Spruce Tree House.
Qu'en pensez-vous ?
Je prépare toujours mon prochain voyage en août 2012, et je suis indécis quant à l'organisation de nos visites à Mesa Verde. Je ne suis pas forcément fan de visites guidées, surtout en anglais avec des enfants qui ne pourront pas suivre. Donc j'hésite entre ces deux façons d'aborder les lieux :
1) J1 arrivée de Great Sand Dunes en fin d'après midi / installation au camping / Visitor Center J2 Cliff Palace et/ou Balcony House (pas sûr qu'on puisse faire les 2 le même jour en cas d'affluence) / Square Tower House / Spruce Tree House
2) J1 arrivée de Great Sand Dunes en fin d'après midi / installation au camping / Visitor Center J2 les points de vue sur Chapin Mesa le matin, puis visite de Long House et Nordenskiold Trail ce qui implique plus de temps passé à Wetherill Mesa, moins fréquentée, et plus d'autonomie. En fin de journée, Spruce Tree House.
Qu'en pensez-vous ?
Zone bavardage du "concours photo" de décembre English translation pending
Vous voulez apporter un commentaire sur les photos postées, donner des précisions sur ses propres photos, ...cet espace est fait pour vous !
Donc oui, on parlera du "concours" mais un peu de détente n'est pas à exclure! La teneur en glucose des fraises Tagada, la politique désastreuse de sarkozy, le système digestif du cloporte, ...autant de sujets intéressants!
Donc oui, on parlera du "concours" mais un peu de détente n'est pas à exclure! La teneur en glucose des fraises Tagada, la politique désastreuse de sarkozy, le système digestif du cloporte, ...autant de sujets intéressants!
Première croisière avec l'Oasis of the Seas English translation pending
Bonjour je part pour en croisière pour la première fois de ma vie avec l'oasis of the seas c'est aussi mon premier voyage à vie, et comme c'est tout nouveau pour moi plein de chose défile dans ma tête. Voici mon itinéraire : Nous partons de fort lauderdale en floride pour ensuite arrêter à Nassau Bahamas , Charlotte Amalie St-Thomas et pour finir Philipsburg, St. Maarten c'est une croisière de 7 nuits ! Pour ceux qui ont effectuer cette croisière j'aimerais savoir les points positifs et négatifs. Le souper du capitaine se déroule quel soirée. Pendant les escales avez fais des activités ? Et aussi durant les escales les activités doit on les payer en argent comptant ou ils mettent sa sur notre carte de bateau? L'embarquement la première journée est il long ? Est-ce long avant d'avoir sa valise? Vu que c'est un immense bateau se sent ont coincé dans la bateau ? Dans les boutiques souvenir est-ce dispendieux? Aussi encore par rapport aux activités en escales, mettons que je réserve une activité en débarquant du bateau comment je sais ou je doit me diriger ? J'ai beaucoup de question mais vu que c'est ma première croisière le stress est à un niveau pas mal fou.
Merci d'avance ;) Et ma croisière est dans 17 dodos =D
Merci d'avance ;) Et ma croisière est dans 17 dodos =D
Retour de croisière en Terre Sainte sur le Celebrity Silhouette English translation pending
Bonjour à tous
Nous voici rentrés de cette croisière qui ne nous a pas déçu. Nous sommes partis le dimanche midi de Bruxelles et arrivés à l' aéroport de Rome vers 14h. Nous avions réservé un transport privé vers Civitavecchia et le chauffeur attendait dans le hall des arrivées avec une pancarte à notre nom. Le trajet d' environ 50 minutes s' est effectué sans problèmes en monospace Renault. Comme nous étions 4, la formule permetait d' être "cool" sans côuter trop cher. Nous avons logé à l' hôtel Traghetto, simple mais confortable pour une nuit. Nous avons donc eu la possibilité de visiter Civitavecchia où nous avions déjà accoster lors de croisières précédente mais d' où nous n' avions rien vu d' autre que le port et la gare, excursion à Rome oblige. Il n' y a pas grand chose à voir mais c' est agréable de s' y promener. Le lundi 10 le matin, une navette de l' hôtel nous a emmené au bateau vers 10h30. Formalités d' embarquement vite expédiées et arrivée sur le bateau vers 11h30. Verre de bienvenue et direction l' ocean view café au pont 14 pour le lunch. Nous découvrons de nombreux "stands" qui présentent des plats très variés. Comme toujours, dilleme; que choisir ? Nous y sommes quand même arrivés et nous avons emmené nos plateau dans la partie extérieure du resto puisque le temps était magnifique. Très bonne nourriture comme toujours chez Celebrity. A 13h les cabines étaient disponibles donc nous sommes allés les découvrir. Belles grandes cabines intérieures au pont 10 mais question rangements, auraient pu mieux faire (à mon humble avis en tout cas). Dans la salle de bain par contre le rangement impeccable, dans la douche une barre pour poser le pied mais douche fixe et pas de corde à linge. En plus, défaut récurrent chez Celebrity, jolie vasque d' évier mais robinet placé trop loin donc pas facile de s' en servir sans mettre de l' eau partout. Le garçon de cabine est venu se présenter et demander si tout allait bien et si nous n' avions besoin de rien; je lui ai fait remarquer qu' il n' y avait pas assez de cintres et 10 minutes plus tard, il en ammenait en supplément. En attendant les valises, qui arriveront pendant le "Drill", nous partons à la découverte de ce nouveau bateau. Très beau, très belle décoration sobre et originale à la fois. Plein de petits coins "cosy", distributeurs de boisssons dans plusieurs endroits, transats à la piscine assez espacés et confortables. Nombreux bars et salons, plusieurs restaurants avec supplément auquels on accède par un "sas" décoré d'une peinture champêtre et avec en fond sonore des chants d' oiseaux. (Personnellement, je ne trouve pas que ce soit une réussite mais ça n' engage que moi!) Nous découvrons également, tout en haut, la fameuse pelouse et les alcôves. Toujours de notre seul point de vue: bof... Joli , visuellement, mais de toute la croisière, nous n' y avons jamais vu personne. Mis à part quelques jeux organisés sur la pelouse. Nous constatons également qu' il n' y a pas beaucoup d' installations sportives; pas de terrain de basket/volley, pas de mini-golf et un "jogging track" très cout (250m). La piscine intérieure par contre est très agréable, les différents sièges confortables même si les hamacs sont parfois un peu "casse-gueule". La salle de sport est bien équipée mais malgré mes bonnes résolutions, je ne l' ai visitée que ce premier jour !!!! Vers 18h30, direction la salle à manger "Grand Cuvée". Comme nous avions choisi le Select Dining, nous nous sommes présentés au pont 4. Encore une fois, belle décoration et acceuil absolument charmant du parsonnel. Nous allons dailleurs garder la même table et les mêmes garçons durant toute la croisière. Nous y avons toujours pris des repas raffinés et délicieux.
@+ pour la suite mais présente pour des questions éventuelles !
Nous voici rentrés de cette croisière qui ne nous a pas déçu. Nous sommes partis le dimanche midi de Bruxelles et arrivés à l' aéroport de Rome vers 14h. Nous avions réservé un transport privé vers Civitavecchia et le chauffeur attendait dans le hall des arrivées avec une pancarte à notre nom. Le trajet d' environ 50 minutes s' est effectué sans problèmes en monospace Renault. Comme nous étions 4, la formule permetait d' être "cool" sans côuter trop cher. Nous avons logé à l' hôtel Traghetto, simple mais confortable pour une nuit. Nous avons donc eu la possibilité de visiter Civitavecchia où nous avions déjà accoster lors de croisières précédente mais d' où nous n' avions rien vu d' autre que le port et la gare, excursion à Rome oblige. Il n' y a pas grand chose à voir mais c' est agréable de s' y promener. Le lundi 10 le matin, une navette de l' hôtel nous a emmené au bateau vers 10h30. Formalités d' embarquement vite expédiées et arrivée sur le bateau vers 11h30. Verre de bienvenue et direction l' ocean view café au pont 14 pour le lunch. Nous découvrons de nombreux "stands" qui présentent des plats très variés. Comme toujours, dilleme; que choisir ? Nous y sommes quand même arrivés et nous avons emmené nos plateau dans la partie extérieure du resto puisque le temps était magnifique. Très bonne nourriture comme toujours chez Celebrity. A 13h les cabines étaient disponibles donc nous sommes allés les découvrir. Belles grandes cabines intérieures au pont 10 mais question rangements, auraient pu mieux faire (à mon humble avis en tout cas). Dans la salle de bain par contre le rangement impeccable, dans la douche une barre pour poser le pied mais douche fixe et pas de corde à linge. En plus, défaut récurrent chez Celebrity, jolie vasque d' évier mais robinet placé trop loin donc pas facile de s' en servir sans mettre de l' eau partout. Le garçon de cabine est venu se présenter et demander si tout allait bien et si nous n' avions besoin de rien; je lui ai fait remarquer qu' il n' y avait pas assez de cintres et 10 minutes plus tard, il en ammenait en supplément. En attendant les valises, qui arriveront pendant le "Drill", nous partons à la découverte de ce nouveau bateau. Très beau, très belle décoration sobre et originale à la fois. Plein de petits coins "cosy", distributeurs de boisssons dans plusieurs endroits, transats à la piscine assez espacés et confortables. Nombreux bars et salons, plusieurs restaurants avec supplément auquels on accède par un "sas" décoré d'une peinture champêtre et avec en fond sonore des chants d' oiseaux. (Personnellement, je ne trouve pas que ce soit une réussite mais ça n' engage que moi!) Nous découvrons également, tout en haut, la fameuse pelouse et les alcôves. Toujours de notre seul point de vue: bof... Joli , visuellement, mais de toute la croisière, nous n' y avons jamais vu personne. Mis à part quelques jeux organisés sur la pelouse. Nous constatons également qu' il n' y a pas beaucoup d' installations sportives; pas de terrain de basket/volley, pas de mini-golf et un "jogging track" très cout (250m). La piscine intérieure par contre est très agréable, les différents sièges confortables même si les hamacs sont parfois un peu "casse-gueule". La salle de sport est bien équipée mais malgré mes bonnes résolutions, je ne l' ai visitée que ce premier jour !!!! Vers 18h30, direction la salle à manger "Grand Cuvée". Comme nous avions choisi le Select Dining, nous nous sommes présentés au pont 4. Encore une fois, belle décoration et acceuil absolument charmant du parsonnel. Nous allons dailleurs garder la même table et les mêmes garçons durant toute la croisière. Nous y avons toujours pris des repas raffinés et délicieux.
@+ pour la suite mais présente pour des questions éventuelles !
Aide sur itinéraire dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer un voyage dans l'Ouest Américain pour l'été 2012.
On part de Nantes et on voudrait faire un aller Nantes - Las Végas et Retour Los Angeles - Nantes ou alors un aller Nantes - Phoenix et retour Los Angeles - Nantes.
Voici ce que nous désirons voir en 3 semaines :
Nantes - Las Végas - Grand Canyon -Monument Valley - Lac Powel - Arches - Bryce - Zyon - Las Vegas - Vallée de la Mort - Sequoia - Yosemite - San Francisco - Monterey - Los Angeles - Nantes
ou alors : Nantes - Phoenix - Grand Canyon - Monument Valley - Lac Powel - Arches - Bryce - Zyon - Las Vegas - Vallée de la Mort - Sequoia - Yosemite - San Francisco - Monterey - Los Angeles - Nantes
Ce second itinéraire nous évite de faire une boucle autour de Las Végas et donc d'y retourner 2 fois !!! Mais je me demande si Phoenix vaut vraiment le coup ou alors si c'est juste un passage obligé.
Sinon, en étudiant les itinéraires des uns et des autres je vous que les voyageurs passent souvent à Moab ou alors Page et Mesa Verde. Ces endroits valent-ils le coup ??
Donc, dans un premier temps, on se concentre sur notre itinéraire. Ensuite, je reviendrais vers vous pour le temps à passer dans chaque endroit.
Merci de votre Aide et Au Plaisir de vous lire.
Je suis en train de préparer un voyage dans l'Ouest Américain pour l'été 2012.
On part de Nantes et on voudrait faire un aller Nantes - Las Végas et Retour Los Angeles - Nantes ou alors un aller Nantes - Phoenix et retour Los Angeles - Nantes.
Voici ce que nous désirons voir en 3 semaines :
Nantes - Las Végas - Grand Canyon -Monument Valley - Lac Powel - Arches - Bryce - Zyon - Las Vegas - Vallée de la Mort - Sequoia - Yosemite - San Francisco - Monterey - Los Angeles - Nantes
ou alors : Nantes - Phoenix - Grand Canyon - Monument Valley - Lac Powel - Arches - Bryce - Zyon - Las Vegas - Vallée de la Mort - Sequoia - Yosemite - San Francisco - Monterey - Los Angeles - Nantes
Ce second itinéraire nous évite de faire une boucle autour de Las Végas et donc d'y retourner 2 fois !!! Mais je me demande si Phoenix vaut vraiment le coup ou alors si c'est juste un passage obligé.
Sinon, en étudiant les itinéraires des uns et des autres je vous que les voyageurs passent souvent à Moab ou alors Page et Mesa Verde. Ces endroits valent-ils le coup ??
Donc, dans un premier temps, on se concentre sur notre itinéraire. Ensuite, je reviendrais vers vous pour le temps à passer dans chaque endroit.
Merci de votre Aide et Au Plaisir de vous lire.
Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines English translation pending
Bonjour,
Je publie ici mon carnet de voyage au Québec et dans les provinces martimes.
Toutefois, il est possible que les images prennent du temps à s'afficher vu que le site accepte de longues séquences sur une même page. Si vous avez des difficultés à voir les images, je vous propose d'aller directement sur mon site pour visionner le carnet jour par jour en cliquant ici
Vendredi 1er juillet
Premières impressions de la Nouvelle France ... On dit souvent que l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Aussi, dès que l'on touche le sol d'un pays, c'est l'agent d'immigration qui donne cette première impression.... plus ou moins bonne...
Après un voyage sans problème sur Air Canada nous voici arrivés à Montréal. Nous nous avançons vers le guichet pour le contrôle des passeports où un jeune agent de l'administration canadienne ressemblant à Rock Voisine attend, avachi sur son siège. Visiblement, en ce 1er juillet, jour de la fête du Canada et donc férié pour nombre de personnes, nous avons le sentiment de le déranger. Sans même nous jeter un regard (encore moins un sourire) il nous pose les quelques questions d'usage sur ce que l'on vient faire au Canada, où l'on va se rendre, dans quel hotel nous serons logés à Montréal. Puis après les avoir tamponnés, il nous remet les passeports sans dire un mot... Les silences valent parfois des paroles et en l'occurence ça serait plutôt : " c'est bon cassez-vous ! "
Au moins quand on arrive aux USA, on sait combien l'administration de l'immigration est stricte mais on a toujours droit à un « Welcome in the US » fier et souriant... . Bref, nous sommes déçu car cela correspond plus à l'image que nous nous faisons du fonctionnaire français que celle du québécois... La récupération du véhicule chez ALAMO se fait rapidement car il n'y a personne au comptoir et le véhicule est directement avancé près de la porte de l'agence si bien que nous n'avons pas à nous aventurer dans les méandres du parking. Il s'agit d'un ford escape tout neuf (3000km), impeccable pour nos 2 valises et 2 nos deux sacs .

Dès la sortie de l'aéroport, nous nous rendons compte de suite que la conduite est plus nerveuse qu'aux USA c'est à dire plutôt équivalente à ... la France (C'est dingue comme on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons). Les voitures sont également plus petites que chez le grand voisin américain. Aujourd'hui c'est fête nationale c'est à dire aussi la journée des déménagements parait-il ! Le GPS nous mène sans encombre à notre but. Il y a peu de circulation. L'HOTEL du SQUARE PHILLIPS est un bel établissement situé en centre ville. L'accueil est aimable et le valet de parking très serviable. La chambre est vaste, située au 10ème étage et nous offre la vue sur … le parking d'en bas, mais aussi la tour du parc olympique plus loin.

Au dessus, il y a une jolie piscine de style rétro, musique jazzy cool et une salle de musculation.

Nous partons à la découverte de la cité en taxi qui nous mène à « la montagne » c'est à dire le parc du mont Royal de façon à avoir une vue sur la ville. D'ici, nous nous apercevons que Montréal est une ville très verte.

Au loin le parc olympique et sa fameuse tour penchée.

Mais ce qui nous marque c'est que nous rencontrons nos premiers ratons laveurs, les seuls "vivants" et en liberté de tout notre voyage puisque nous en verrons beaucoup d'écrasés sur les bords des chaussées !


Bigre que ces bêtes sont dodues ! … moi qui imaginait de petites bestioles de la taille des écureuils !! En fait ils sont aussi gros que des chats obèses à force, sans doute, d'être nourris par les touristes de passage et les poubelles de la ville !!!

Nous prenons la direction du vieux port et arrivons près de la place Jacques Cartier.





Nous déambulons sur les quais parmi les stands de la fête du Canada. Beaucoup de badauds arborent les couleurs nationales et ici et là on distribue les petits drapeaux à la feuille d'érable.


Nicolas ne se fait pas prier pour arborer le drapeau à la feuille d'érable. A peine quelques heures que nous sommes ici et il trouve déjà que c'est le plus beau pays du monde... allez savoir pourquoi !


Fier d'être Canadien !

C'est la fête partout, il fait soleil et c'est plutôt cool.

On aperçoit le chapiteau du cirque du soleil...

Port de plaisance de Montréal.Ce n'est pas Saint Tropez mais il y a tout de même de beaux spécimen de yachts.

Un autobus amphibie qui propose des tour de ville sur route et sur le fleuve.

Nous ne verrons pas la police montée mais la police à vélo qui règle la circulation des chevaux, entre autre.... l'uniforme est cool et les mollets musclés !

Il fait chaud, très chaud et nous souhaitons visiter la cathédrale. Sur le chemin nous repérons un scooter rose et ...un drapeau belge ...


Moulinsart est le chateau du capitaine Haddock dans Tintin et Milou. Nous empruntons quelques ruelles étroites du vieux Montréal.

Manque de chance la cathédrale ferme à 16h pour pouvoir installer le spectacle du soir.


Près de la cathédrale la vitrine d'une boutique de noël attire les regards...


Face à la cathédrale s'élèvent de hautes tours. L'urbanisme dans cette ville est aussi débridé qu'à Bruxelles !


Est-ce parceque c'est jour férié que les poubelles débordent ? Entre travaux et détritus, la ville ne donne pas l'impression d'être très ouverte au tourisme...

... enfin, c'est ce qu'en disent les commères...

Retour par la très plaisante et animée rue St Paul et la place Jacques Cartier.




Nous retrouvons le restaurant originaire de Lille et qui a fait des petits dont celui-ci à Montréal.. Nous n'avons pas testé pour savoir si l'on y servait du welch ou bien des tartines gratinées au Maroilles !


Nous avons réservé à 19H30 au CABARET DU ROY mais le décalage horaire faisant son effet, c'est à 18h45 que nous nous présentons devant l'entrée du restaurant, tenaillés par la faim et déjà bien fatigués C'est un restaurant à recommander aux nouveaux arrivants fraichement débarqués du bateau ! Et oui, ici vous êtes au XVIII ème siècle et on accueille les immigrants qui viennent coloniser la "Nouvelle France".

La nourriture est bonne, québécoise, et le cabaret est joyeusement animé. Le violoneux n'est pas manchot et des jeux sont menés tambour battant par un drôle de pirate .




La sympathique serveuse manie aussi bien le vieux "françois "que ses assiettes, ce qui participe efficacement à l'ambiance de cette amicale taverne.

Des plats copieux et roboratfs...


Il est 21h15 lorsque nous quittons les lieux. Nous n'attendons pas le feu d'artifice car nous sommes exténués. Le temps de rentrer à l'hotel en taxi il est 22h15 lorsque nous nous glissons sous les draps, ce qui fait 4h15 de chez nous. Comme nous nous sommes levés à 4h30 cela fait presque 2 fois le tour de l'horloge...

< Retour index
Je publie ici mon carnet de voyage au Québec et dans les provinces martimes.
Toutefois, il est possible que les images prennent du temps à s'afficher vu que le site accepte de longues séquences sur une même page. Si vous avez des difficultés à voir les images, je vous propose d'aller directement sur mon site pour visionner le carnet jour par jour en cliquant ici
Vendredi 1er juillet
Premières impressions de la Nouvelle France ... On dit souvent que l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Aussi, dès que l'on touche le sol d'un pays, c'est l'agent d'immigration qui donne cette première impression.... plus ou moins bonne...
Après un voyage sans problème sur Air Canada nous voici arrivés à Montréal. Nous nous avançons vers le guichet pour le contrôle des passeports où un jeune agent de l'administration canadienne ressemblant à Rock Voisine attend, avachi sur son siège. Visiblement, en ce 1er juillet, jour de la fête du Canada et donc férié pour nombre de personnes, nous avons le sentiment de le déranger. Sans même nous jeter un regard (encore moins un sourire) il nous pose les quelques questions d'usage sur ce que l'on vient faire au Canada, où l'on va se rendre, dans quel hotel nous serons logés à Montréal. Puis après les avoir tamponnés, il nous remet les passeports sans dire un mot... Les silences valent parfois des paroles et en l'occurence ça serait plutôt : " c'est bon cassez-vous ! "
Au moins quand on arrive aux USA, on sait combien l'administration de l'immigration est stricte mais on a toujours droit à un « Welcome in the US » fier et souriant... . Bref, nous sommes déçu car cela correspond plus à l'image que nous nous faisons du fonctionnaire français que celle du québécois... La récupération du véhicule chez ALAMO se fait rapidement car il n'y a personne au comptoir et le véhicule est directement avancé près de la porte de l'agence si bien que nous n'avons pas à nous aventurer dans les méandres du parking. Il s'agit d'un ford escape tout neuf (3000km), impeccable pour nos 2 valises et 2 nos deux sacs .

Dès la sortie de l'aéroport, nous nous rendons compte de suite que la conduite est plus nerveuse qu'aux USA c'est à dire plutôt équivalente à ... la France (C'est dingue comme on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons). Les voitures sont également plus petites que chez le grand voisin américain. Aujourd'hui c'est fête nationale c'est à dire aussi la journée des déménagements parait-il ! Le GPS nous mène sans encombre à notre but. Il y a peu de circulation. L'HOTEL du SQUARE PHILLIPS est un bel établissement situé en centre ville. L'accueil est aimable et le valet de parking très serviable. La chambre est vaste, située au 10ème étage et nous offre la vue sur … le parking d'en bas, mais aussi la tour du parc olympique plus loin.

Au dessus, il y a une jolie piscine de style rétro, musique jazzy cool et une salle de musculation.

Nous partons à la découverte de la cité en taxi qui nous mène à « la montagne » c'est à dire le parc du mont Royal de façon à avoir une vue sur la ville. D'ici, nous nous apercevons que Montréal est une ville très verte.

Au loin le parc olympique et sa fameuse tour penchée.

Mais ce qui nous marque c'est que nous rencontrons nos premiers ratons laveurs, les seuls "vivants" et en liberté de tout notre voyage puisque nous en verrons beaucoup d'écrasés sur les bords des chaussées !


Bigre que ces bêtes sont dodues ! … moi qui imaginait de petites bestioles de la taille des écureuils !! En fait ils sont aussi gros que des chats obèses à force, sans doute, d'être nourris par les touristes de passage et les poubelles de la ville !!!

Nous prenons la direction du vieux port et arrivons près de la place Jacques Cartier.





Nous déambulons sur les quais parmi les stands de la fête du Canada. Beaucoup de badauds arborent les couleurs nationales et ici et là on distribue les petits drapeaux à la feuille d'érable.


Nicolas ne se fait pas prier pour arborer le drapeau à la feuille d'érable. A peine quelques heures que nous sommes ici et il trouve déjà que c'est le plus beau pays du monde... allez savoir pourquoi !


Fier d'être Canadien !

C'est la fête partout, il fait soleil et c'est plutôt cool.

On aperçoit le chapiteau du cirque du soleil...

Port de plaisance de Montréal.Ce n'est pas Saint Tropez mais il y a tout de même de beaux spécimen de yachts.

Un autobus amphibie qui propose des tour de ville sur route et sur le fleuve.

Nous ne verrons pas la police montée mais la police à vélo qui règle la circulation des chevaux, entre autre.... l'uniforme est cool et les mollets musclés !

Il fait chaud, très chaud et nous souhaitons visiter la cathédrale. Sur le chemin nous repérons un scooter rose et ...un drapeau belge ...


Moulinsart est le chateau du capitaine Haddock dans Tintin et Milou. Nous empruntons quelques ruelles étroites du vieux Montréal.

Manque de chance la cathédrale ferme à 16h pour pouvoir installer le spectacle du soir.


Près de la cathédrale la vitrine d'une boutique de noël attire les regards...


Face à la cathédrale s'élèvent de hautes tours. L'urbanisme dans cette ville est aussi débridé qu'à Bruxelles !


Est-ce parceque c'est jour férié que les poubelles débordent ? Entre travaux et détritus, la ville ne donne pas l'impression d'être très ouverte au tourisme...

... enfin, c'est ce qu'en disent les commères...

Retour par la très plaisante et animée rue St Paul et la place Jacques Cartier.




Nous retrouvons le restaurant originaire de Lille et qui a fait des petits dont celui-ci à Montréal.. Nous n'avons pas testé pour savoir si l'on y servait du welch ou bien des tartines gratinées au Maroilles !


Nous avons réservé à 19H30 au CABARET DU ROY mais le décalage horaire faisant son effet, c'est à 18h45 que nous nous présentons devant l'entrée du restaurant, tenaillés par la faim et déjà bien fatigués C'est un restaurant à recommander aux nouveaux arrivants fraichement débarqués du bateau ! Et oui, ici vous êtes au XVIII ème siècle et on accueille les immigrants qui viennent coloniser la "Nouvelle France".

La nourriture est bonne, québécoise, et le cabaret est joyeusement animé. Le violoneux n'est pas manchot et des jeux sont menés tambour battant par un drôle de pirate .




La sympathique serveuse manie aussi bien le vieux "françois "que ses assiettes, ce qui participe efficacement à l'ambiance de cette amicale taverne.

Des plats copieux et roboratfs...


Il est 21h15 lorsque nous quittons les lieux. Nous n'attendons pas le feu d'artifice car nous sommes exténués. Le temps de rentrer à l'hotel en taxi il est 22h15 lorsque nous nous glissons sous les draps, ce qui fait 4h15 de chez nous. Comme nous nous sommes levés à 4h30 cela fait presque 2 fois le tour de l'horloge...

< Retour index
La Province du Hainaut à l'été indien English translation pending
La ville où Verlaine vécut dans une « prison » enchantée…(1)
Au-delà de Lille et de Valenciennes, à l’Est du Brabant, au Sud-Ouest de la Wallonie, se déroule le Hainaut, belle province belge, française et hollandaise par intermittence…
Si, par hasard, vous la parcourez à l’été indien, les villes et les villages enfouis dans la verdure, les autoroutes bordées de lacs et de canaux, vous procurent l’impression de traverser un Parc National…
Loin des stéréotypes du borinage et des friches industrielles, vous découvrez alors une population aimable et souriante, plus prompte à échanger une Chimay* et à vous indiquer avec le sourire une adresse de « kot »* où déposer votre « breul »*…
Le patois local n’est pas le moins drôle des détails pittoresques de votre voyage… La guide-conférencière du patrimoine ira même jusqu’à vous chanter en dialecte une chansonnette que vous pensiez bien française jusqu’alors…
On est à la fois dans un pays francophone, mais aussi dans une province qui revendique sa propre identité…
La ville qui vit naître Roland de Lassus, le prince de la polyphonie, la ville qui eut « l’honneur » d’emprisonner Verlaine pendant deux longues années, saura vous révéler des trésors de légendes et d’histoire si vous vous surprenez à vouloir la découvrir avec patience, au détour de « refuges d’abbaye » et d’auberges danoises*…
Mons, comme son nom l’indique « Bergen », est « montueuse »: il faudra gravir la rue de la Chaussée ou la rue Havre avant d’atteindre la Grand Place et les dépendances comtales…
Vous aurez l’impression, une fois la Grand Place conquise, de vivre le temps retrouvé de « Piazza Navone » ou de « plazza nationale » de pays du Sud…
Le soleil se reflète sur les pierres grises du palais du Bourgmestre ou sur le fronton de l’Opéra Royal, avec en fond musical, une vieille berceuse sur le carillon électronique…
Au-delà de Lille et de Valenciennes, à l’Est du Brabant, au Sud-Ouest de la Wallonie, se déroule le Hainaut, belle province belge, française et hollandaise par intermittence…
Si, par hasard, vous la parcourez à l’été indien, les villes et les villages enfouis dans la verdure, les autoroutes bordées de lacs et de canaux, vous procurent l’impression de traverser un Parc National…
Loin des stéréotypes du borinage et des friches industrielles, vous découvrez alors une population aimable et souriante, plus prompte à échanger une Chimay* et à vous indiquer avec le sourire une adresse de « kot »* où déposer votre « breul »*…
Le patois local n’est pas le moins drôle des détails pittoresques de votre voyage… La guide-conférencière du patrimoine ira même jusqu’à vous chanter en dialecte une chansonnette que vous pensiez bien française jusqu’alors…
On est à la fois dans un pays francophone, mais aussi dans une province qui revendique sa propre identité…
La ville qui vit naître Roland de Lassus, le prince de la polyphonie, la ville qui eut « l’honneur » d’emprisonner Verlaine pendant deux longues années, saura vous révéler des trésors de légendes et d’histoire si vous vous surprenez à vouloir la découvrir avec patience, au détour de « refuges d’abbaye » et d’auberges danoises*…
Mons, comme son nom l’indique « Bergen », est « montueuse »: il faudra gravir la rue de la Chaussée ou la rue Havre avant d’atteindre la Grand Place et les dépendances comtales…
Vous aurez l’impression, une fois la Grand Place conquise, de vivre le temps retrouvé de « Piazza Navone » ou de « plazza nationale » de pays du Sud…
Le soleil se reflète sur les pierres grises du palais du Bourgmestre ou sur le fronton de l’Opéra Royal, avec en fond musical, une vieille berceuse sur le carillon électronique…
Avis sur parcours sur la côte ouest des Etats-Unis? English translation pending
Bonjour,
Mon compagnon et moi souhaitons partir sur la côte ouest des états unis, nous avons pratiquement fini le parcours que nous désirions faire mais je voudrais avoir quelques précisions avant de le finaliser.
3/09 : Arriver à Los angeles dans la matinée ( dépôt des valises à l'hôtel et récupération de la voiture ) 4/09 : Visite de Los angeles 5/09 : Départ en fin de matinée pour Palm Springs, visite de Palm Spring puis direction Phoenix, nuit à phoenix 6/09 : visite de phoenis/ Scottsdale/ Apache Trail puis direction le grand canyon, nuit au grand canyon. 7/09 : Visite du grand canyon puis direction Monument Valley, nuit à Monument valley. 8/09 : Visite de Monument Valley puis direction Antelope Canyon, nuit à Page. 9/09 : Visite de Page et après midi au Lac Powell, puis direction Kayenta, nuit à Kayenta. 10/09 : Visite de Kayenta puis départ pour Arches Park puis direction Canyonland direction Bryce Canyon, nuit à Bryce Canyon 11/09 : Visite de Bryce Canyon et départ pour Zion, nuit à Zion 12/09 : Visite de Zion puis départ pour Las Vegas, nuit à las Vegas 13/09 : Visite de Las Vegas , nuit à Las Vegas 14/09 : journée détente a Las Vegas et départ pour Death Valley, nuit à Death Valley 15/09 : Visite de Death Valley et en fin de matinée direction yosemite, nuit à Yosemite 16/09 : visite de Yosemite, nuit à Yosemite 17/09 : Visite de Yosemite et direction San Francisco, nuit à San Francisco 18/09 : Visite de San Francisco 19/09: Visite de San Francisco 20/09 : Visite de San Francisco et départ pour la France.
Tout d'abord je voudrais savoir en combien de temps on peut visiter Palm Springs et si sa vaut le coup de s'y arrêter?!
Ensuite s'il y a d'autres endroits que j'ai oublié et qui vallent le coup d'être vu?!
j'attends vos réponses avec impatience :D
Mon compagnon et moi souhaitons partir sur la côte ouest des états unis, nous avons pratiquement fini le parcours que nous désirions faire mais je voudrais avoir quelques précisions avant de le finaliser.
3/09 : Arriver à Los angeles dans la matinée ( dépôt des valises à l'hôtel et récupération de la voiture ) 4/09 : Visite de Los angeles 5/09 : Départ en fin de matinée pour Palm Springs, visite de Palm Spring puis direction Phoenix, nuit à phoenix 6/09 : visite de phoenis/ Scottsdale/ Apache Trail puis direction le grand canyon, nuit au grand canyon. 7/09 : Visite du grand canyon puis direction Monument Valley, nuit à Monument valley. 8/09 : Visite de Monument Valley puis direction Antelope Canyon, nuit à Page. 9/09 : Visite de Page et après midi au Lac Powell, puis direction Kayenta, nuit à Kayenta. 10/09 : Visite de Kayenta puis départ pour Arches Park puis direction Canyonland direction Bryce Canyon, nuit à Bryce Canyon 11/09 : Visite de Bryce Canyon et départ pour Zion, nuit à Zion 12/09 : Visite de Zion puis départ pour Las Vegas, nuit à las Vegas 13/09 : Visite de Las Vegas , nuit à Las Vegas 14/09 : journée détente a Las Vegas et départ pour Death Valley, nuit à Death Valley 15/09 : Visite de Death Valley et en fin de matinée direction yosemite, nuit à Yosemite 16/09 : visite de Yosemite, nuit à Yosemite 17/09 : Visite de Yosemite et direction San Francisco, nuit à San Francisco 18/09 : Visite de San Francisco 19/09: Visite de San Francisco 20/09 : Visite de San Francisco et départ pour la France.
Tout d'abord je voudrais savoir en combien de temps on peut visiter Palm Springs et si sa vaut le coup de s'y arrêter?!
Ensuite s'il y a d'autres endroits que j'ai oublié et qui vallent le coup d'être vu?!
j'attends vos réponses avec impatience :D