Results for "Churu+|+7+>+8"
2077 results found.
Permis pour le trek John Muir Trail en Californie English translation pending
Bonjour j ai en projet de faire le trek john Muir apres le 15aout 2020 . J aimerais avoir des renseignements sur l obtention du permit pour realiser ce trek en entier. MERCI
Acclimatation à Huaraz et randonnée (Pérou) English translation pending
Bonjour,
Avant de faire le treck de Huayhuash, je vais faire une acclimatation a Huaraz. Les randonnées ou balades sont choisies, mais je ne sais pas encore comment m'organiser. Peut-etre pourriez-vous m'aider?
Jour 1 : arrivée a Lima, bus pour Huaraz Jour 2: laguna wilcacocha Jour 3 : laguna churup Jour 5: laguna Paron Jour 6: laguna 69 Jour 7: glacier pastoruri Jour 8: repos, nuit à Chiquian Jour 9: depart Huayhuash
Mes questions : - apres la laguna churup, ai-je le temps de prendre un collectivo pour Caraz ou est-ce que ca va faire trop tard? (Je ne veux pas stresser et courir dans tous les sens. Je veux vraiment profiter de la rando)
- connaissez-vous des agences qui proposent le tour a la laguna Paron ( au depart de Huaraz) mais en restant plus que 1h ou 2 sur place?
- comme je n'ai tjrs pas de reponse d'agence a ce sujet, pensez-vous qu'il soit possible de prendre un tour un jour pour la laguna Paron et de rentrer avec ce tour seulement le lendemin? (On dormirait sur place au refuge ou en tente)
-pensez-vous que si on fait la randonnée a la laguna 69 au depart de Caraz, nous ayons suffisamment de temps de revenir sur caraz chercher nos affaires et prendre un collectivo pour Huaraz? (Ou est ce que la encore trop stressant, trop rapide?)
En fait dans l'idée, nous voulions prendre un collectivo pour caraz apres notre journée a Churup. Dormir a Caraz, et le lendemain aller a la laguna paron en taxi. Redormir a Caraz pour faire le lendemain la laguna 69. Puis de caraz reprendre un collectivo pour Huaraz..... Mais on realise que ca va etre peut etre un peu trop speed..
Du coup on aimerait beaucoup avoir vos avis, vos conseils et vos idées!
Merci beaucoup!
Avant de faire le treck de Huayhuash, je vais faire une acclimatation a Huaraz. Les randonnées ou balades sont choisies, mais je ne sais pas encore comment m'organiser. Peut-etre pourriez-vous m'aider?
Jour 1 : arrivée a Lima, bus pour Huaraz Jour 2: laguna wilcacocha Jour 3 : laguna churup Jour 5: laguna Paron Jour 6: laguna 69 Jour 7: glacier pastoruri Jour 8: repos, nuit à Chiquian Jour 9: depart Huayhuash
Mes questions : - apres la laguna churup, ai-je le temps de prendre un collectivo pour Caraz ou est-ce que ca va faire trop tard? (Je ne veux pas stresser et courir dans tous les sens. Je veux vraiment profiter de la rando)
- connaissez-vous des agences qui proposent le tour a la laguna Paron ( au depart de Huaraz) mais en restant plus que 1h ou 2 sur place?
- comme je n'ai tjrs pas de reponse d'agence a ce sujet, pensez-vous qu'il soit possible de prendre un tour un jour pour la laguna Paron et de rentrer avec ce tour seulement le lendemin? (On dormirait sur place au refuge ou en tente)
-pensez-vous que si on fait la randonnée a la laguna 69 au depart de Caraz, nous ayons suffisamment de temps de revenir sur caraz chercher nos affaires et prendre un collectivo pour Huaraz? (Ou est ce que la encore trop stressant, trop rapide?)
En fait dans l'idée, nous voulions prendre un collectivo pour caraz apres notre journée a Churup. Dormir a Caraz, et le lendemain aller a la laguna paron en taxi. Redormir a Caraz pour faire le lendemain la laguna 69. Puis de caraz reprendre un collectivo pour Huaraz..... Mais on realise que ca va etre peut etre un peu trop speed..
Du coup on aimerait beaucoup avoir vos avis, vos conseils et vos idées!
Merci beaucoup!
Camper à Zakopane (Pologne) English translation pending
Hello
Besoin de renseignememt, il est apparement interdit de camper dans le parc des hauts tatras, du coup je me demadais s il y a un camping en ville, j ai pas trouve ? Merci Francois
Besoin de renseignememt, il est apparement interdit de camper dans le parc des hauts tatras, du coup je me demadais s il y a un camping en ville, j ai pas trouve ? Merci Francois
Randonnée à la journ��e dans les cordillères Noire et Blanche (Pérou) English translation pending
Bonjour,
Auriez-vous des randonnées à la journée à me conseiller dans la cordillère blanche ainsi que dans la cordillère noire? (Autres que les très connues à savoir Laguna69, Laguna Paron, Laguna Churup et Cie..?)
Merci🙂
Auriez-vous des randonnées à la journée à me conseiller dans la cordillère blanche ainsi que dans la cordillère noire? (Autres que les très connues à savoir Laguna69, Laguna Paron, Laguna Churup et Cie..?)
Merci🙂
Soirée Trek à Paris le mercredi 17 octobre 2018: Aux confins de la Chine et du Cachemire, la vallée himalayenne de la Shaksgam English translation pending

Votre prochaine Soirée Trek à Paris aura lieu mercredi 17 octobre 2018.
Venez nombreux pour cette première de la saison. Samuel nous présentera un trek en un lieu peu connu, peu couru et peu commun : la vallée du Shaksgam, dans le Karakoram. Un périple en altitude à 5000m sur la frontière (chaude) entre la Chine (souveraine sur la vallée depuis 1963) et la partie nord du Cachemire sous autorité de-facto du Pakistan, autorité contestée par l'Inde... Un territoire convoité au sein d'un paysage minéral époustouflant !
Les rencontres les Soirées Trek sont un rendez-vous pour se retrouver entre marcheurs et futur-marcheurs autour d'un verre, d'un repas. Randonneurs, trekkeurs, mule ou mulet, que ce soit en solo, en groupe ou par agence, tous les marcheurs sont les bienvenus pour venir partager leurs expériences, découvrir de nouvelles destinations, échanger des informations, trouver des équipiers... Ou tout simplement passer une bonne soirée 🙂.
Ce rendez-vous mensuel, animé par des amoureux de la marche, vous est proposé gratuitement.
Rendez-vous aux inscrits à partir de 19h30 au restaurant : Earth'K Bar à tapas et cocktails 5 Rue Daunou, 75002 Paris Les inscriptions sont ouvertes !
A bientôt, les Soirées Trek
Itinéraire d'un mois en partant de Shanghai (en allant vers l'ouest) English translation pending
Bonjour à tous,
L'an passé, j'ai fait le classique Péking- Datong - Pingyao - Xian - Zhangjiajie - Fenghuang - Guilin - Yangshuo- Shenzhen - Hong Kong en 3 semaines et on n'a pas top couru.
Cette année, j'y serai 1 mois avec mon amoureuse (c'est sa première fois en Chine). On va atterrir à Shanghai pour revenir par Pékin (visiter la ville et voir le Mur).
Nous allons passer 1 semaine dans la région de Shanghai (Suzhou, Hangzhou, île de Putuoshan), puis aller vers Huangshang (Montagne jaune), Hongcun.. mais après je pensais aller vers Guilin et Yangshuo car j'ai bien aimé cette région. Sur le chemin pour s'y rendre, y-a-t-il des endroits où je devrais m'arrêter ? Si je continue vers l'ouest où devrais-je aller ? Je ne sais pas encore si je vais revenir par un vol intérieur pour mon retour vers Pékin.
Toutes vos suggestions sont appréciées, elles m'ont été utiles l'an passé.
A+
L'an passé, j'ai fait le classique Péking- Datong - Pingyao - Xian - Zhangjiajie - Fenghuang - Guilin - Yangshuo- Shenzhen - Hong Kong en 3 semaines et on n'a pas top couru.
Cette année, j'y serai 1 mois avec mon amoureuse (c'est sa première fois en Chine). On va atterrir à Shanghai pour revenir par Pékin (visiter la ville et voir le Mur).
Nous allons passer 1 semaine dans la région de Shanghai (Suzhou, Hangzhou, île de Putuoshan), puis aller vers Huangshang (Montagne jaune), Hongcun.. mais après je pensais aller vers Guilin et Yangshuo car j'ai bien aimé cette région. Sur le chemin pour s'y rendre, y-a-t-il des endroits où je devrais m'arrêter ? Si je continue vers l'ouest où devrais-je aller ? Je ne sais pas encore si je vais revenir par un vol intérieur pour mon retour vers Pékin.
Toutes vos suggestions sont appréciées, elles m'ont été utiles l'an passé.
A+
Mexique en février: réserver les hébergements? English translation pending
Bonjour,
nous avons l'habitude de voyager sans réserver d'hébergements à l'avance sauf la première nuit, mais pour ce voyage, nous hésitions car nous visiterons le Yucatan en voiture de location en février et c'est la haute saison. J'ai réservé les premières nuits le long de la côte car je me suis dit que c'était plus couru, mais dans le centre du Yucatan, est-ce utile ? Que me conseillez-vous ?
Merci pour vos réponses ! Florence
nous avons l'habitude de voyager sans réserver d'hébergements à l'avance sauf la première nuit, mais pour ce voyage, nous hésitions car nous visiterons le Yucatan en voiture de location en février et c'est la haute saison. J'ai réservé les premières nuits le long de la côte car je me suis dit que c'était plus couru, mais dans le centre du Yucatan, est-ce utile ? Que me conseillez-vous ?
Merci pour vos réponses ! Florence
Trek Lamayuru – Chilling – Stok et ascension Stok Kangri (Inde) English translation pending
Bonjour,
Je reviens avec mon compagnon d’un trek Lamayuru-Stok et ascension du Stok Kangri en autonomie complète et nous avions quelques infos à partager.
Le trek est magnifique est très peu couru (nous n’avons croisé personne entre Lamayuru et Chilling, un peu plus de monde en sens inverse sur Chilling-Stok car c’est un des départ du trek de la Markha).
Il semble possible de le faire en homestay car il y a désormais des homestay dans tous les villages rencontrés et possibilité de louer une tente dans les camps. Pour notre part, nous l’avons fait en autonomie complète, ce qui permet d’être davantage dans la nature et d’être plus souple sur la gestion des étapes. Nous avions organisé un dépôt de ravitaillement (nourriture et matériel technique) à Chilling avec une agence. (Lagangpa Tours)
Alors que nous avons l’habitude de trek en montagne et que nous sommes deux trentenaires en bonne forme et acclimatés, nous avons trouvé ce trek très sportif. Il y a plusieurs passage de cols à 4800-4900m, avec des descentes dans la vallée entre 3200 et 3500, ce qui fait pas mal de dénivelés avec un sac de trek et surtout beaucoup de km pour traverser des vallées immenses. Il est difficile d’agencer les étapes autrement en raison des cols qui doivent être passés de bonne heure pour éviter les grosses chaleurs.
Deux infos d’itinéraires:
- Entre Wanla et Hinju, le sentier emprunte une route. Certes, elle est très peu passante et dans un cadre très beau, toutefois cela reste moins agréable que les autres étapes. Il y a sûrement possibilité de se faire déposer à Hinju par une voiture. C’est possible aussi de commencer le trek à Hinju (puisque Wanla est accessible en voiture) mais c’est dommage car la première étape Lamayuru-Wanla est très sympa.
- Le pont qui permet de passer la Sumda Chenmo a été emporté et le sentier qui permet de monter au camp de base du Dung Dung Chan La n’existe plus. Il faut donc traverser la rivière à gué au niveau de la confluence de Lasgo (sans difficulté) et monter la montagne d’en face, jusqu’à un petit col qui permet de rejoindre la vallée de Dung Dung Chan La. Ce sentier est très visible en descendant du Kongskil La.
Concernant l’ascension du Stok Kangri :
- Nous avons rejoint Mankarno, puis le camp de base du Stok Kangri depuis le Stok La. Pour ceux qui veulent faire uniquement le Stok, je conseille de partir de Spituk en passant par Rumbak et le Stok La plutôt que de partir de Stok. Cela fait une petite acclimatation, le Stok La est magnifique dans ce sens et la montée au camp de base beaucoup moins fréquentée par ce chemin. Il y a possibilité de trouver tente, nourriture, piolet et crampons au camp de base (pas besoin de cordes). Toutefois, nous étions content d’utiliser notre matériel plutôt que celui proposé, issu des stocks de l’armée.
- Nous sommes partis dans les derniers à minuit (les premiers partent à 21H30) pour arriver au sommet au lever du soleil. Nous avons eu très froids malgré polaire, doudoune, gore-tex, surpantalons, gants, moufles, aussi prévoir des vêtements chauds. L’itinéraire est facile à trouver (trace bien marquée et nombreuses cordées), le glacier, très peu profond ne nécessite en effet pas de cordes. Outre le froid et l’altitude, il n’y a pas de difficultés techniques mais il faut savoir marcher sur de la neige dur très raide, traverser une arête rocheuse facile et trouver son chemin dans le glacier à la frontale. Pour les randonneurs qui n’auraient jamais fait d’alpinisme, je conseille de prendre un guide.
N’hésitez-pas à me contacter si vous avez des questions sur cet itinéraire.
Bonne découverte du Ladakh Miléna
Je reviens avec mon compagnon d’un trek Lamayuru-Stok et ascension du Stok Kangri en autonomie complète et nous avions quelques infos à partager.
Le trek est magnifique est très peu couru (nous n’avons croisé personne entre Lamayuru et Chilling, un peu plus de monde en sens inverse sur Chilling-Stok car c’est un des départ du trek de la Markha).
Il semble possible de le faire en homestay car il y a désormais des homestay dans tous les villages rencontrés et possibilité de louer une tente dans les camps. Pour notre part, nous l’avons fait en autonomie complète, ce qui permet d’être davantage dans la nature et d’être plus souple sur la gestion des étapes. Nous avions organisé un dépôt de ravitaillement (nourriture et matériel technique) à Chilling avec une agence. (Lagangpa Tours)
Alors que nous avons l’habitude de trek en montagne et que nous sommes deux trentenaires en bonne forme et acclimatés, nous avons trouvé ce trek très sportif. Il y a plusieurs passage de cols à 4800-4900m, avec des descentes dans la vallée entre 3200 et 3500, ce qui fait pas mal de dénivelés avec un sac de trek et surtout beaucoup de km pour traverser des vallées immenses. Il est difficile d’agencer les étapes autrement en raison des cols qui doivent être passés de bonne heure pour éviter les grosses chaleurs.
Deux infos d’itinéraires:
- Entre Wanla et Hinju, le sentier emprunte une route. Certes, elle est très peu passante et dans un cadre très beau, toutefois cela reste moins agréable que les autres étapes. Il y a sûrement possibilité de se faire déposer à Hinju par une voiture. C’est possible aussi de commencer le trek à Hinju (puisque Wanla est accessible en voiture) mais c’est dommage car la première étape Lamayuru-Wanla est très sympa.
- Le pont qui permet de passer la Sumda Chenmo a été emporté et le sentier qui permet de monter au camp de base du Dung Dung Chan La n’existe plus. Il faut donc traverser la rivière à gué au niveau de la confluence de Lasgo (sans difficulté) et monter la montagne d’en face, jusqu’à un petit col qui permet de rejoindre la vallée de Dung Dung Chan La. Ce sentier est très visible en descendant du Kongskil La.
Concernant l’ascension du Stok Kangri :
- Nous avons rejoint Mankarno, puis le camp de base du Stok Kangri depuis le Stok La. Pour ceux qui veulent faire uniquement le Stok, je conseille de partir de Spituk en passant par Rumbak et le Stok La plutôt que de partir de Stok. Cela fait une petite acclimatation, le Stok La est magnifique dans ce sens et la montée au camp de base beaucoup moins fréquentée par ce chemin. Il y a possibilité de trouver tente, nourriture, piolet et crampons au camp de base (pas besoin de cordes). Toutefois, nous étions content d’utiliser notre matériel plutôt que celui proposé, issu des stocks de l’armée.
- Nous sommes partis dans les derniers à minuit (les premiers partent à 21H30) pour arriver au sommet au lever du soleil. Nous avons eu très froids malgré polaire, doudoune, gore-tex, surpantalons, gants, moufles, aussi prévoir des vêtements chauds. L’itinéraire est facile à trouver (trace bien marquée et nombreuses cordées), le glacier, très peu profond ne nécessite en effet pas de cordes. Outre le froid et l’altitude, il n’y a pas de difficultés techniques mais il faut savoir marcher sur de la neige dur très raide, traverser une arête rocheuse facile et trouver son chemin dans le glacier à la frontale. Pour les randonneurs qui n’auraient jamais fait d’alpinisme, je conseille de prendre un guide.
N’hésitez-pas à me contacter si vous avez des questions sur cet itinéraire.
Bonne découverte du Ladakh Miléna
Compte rendu voyage au Costa Rica English translation pending
Je vous fais un retour de notre séjour au Costa Rica, du 7 au 21 mars 2017. Nous avons voyagé avec Air France, via Paris et via Panama City, la grève a retardé nos vols, ce qui a fait que nous avons un peu couru pour choper nos correspondances mais ça l'a fait. Une navette est venue à l'aéroport pour nous déposer à notre premier point de chute, l'hôtel Casa Tago (Chez Pierre) à Alajuela.
8 mars : Premier petit déjeuner costaricien, fruits frais, oeufs et le fameux gallo-pinto. Surprenant mais très bon. Un briefing en français sur la vie au CR et sur notre programme (on avait toutes nos étapes définies et nos logements réservées). Livraison du petit 4x4 à l'hôtel et route vers le volcan Poas. C'est très beau, certes un peu cher et assez vite fait mais très beau !

Ca nous met dans le bain, la vie au CR est effectivement assez chère (entrée, souvenirs etc.). On se fie au GPS pour notre prochaine étape de la journée, mais le GPS fourni nous fait partir à l'opposé. Nous ne verrons pas la Cascade del Toro. Arrêt pour quelques courses et direction notre logement, Castillo del Arenal, près du volcan. On passe la Fortuna, les routes sont bonnes mais fatigantes. On finit sur une piste jusqu'au lodge.
9 mars : On remet la rando de Cerro Chato au lendemain, car il fait mauvais. Ce sera Arenal 1968 ($15/personne je crois) pour aujourd'hui. Réserve privée très bien. Vue sur le volcan, fruits, plantations, animaux, et marche sur les coulée de lave de l'éruption de 1968. Très bien.

Puis on souhaite aller dans les Hot Springs autour de la Fortuna... Très chers. On finit dans le torrent gratuit, à 40°C ! Super bien, même si les alentours ne sont pas très propres. Route vers le Nuevo Arenal, ville sans intérêt, si ce n'est un bar sympa. On voit des Coati sur la route qui longe la Lagune Arenal. On a une vue sur le volcan qui est découvert, ce qui n'est pas courant.

Retour au lodge et repas du soir dans un soda situé plus bas (le resto du lodge est pas donné et la facturation un brin malhonnête).
10 mars : Direction Observatory Lodge pour la rando Cerro Chato (il s'agit de monter sur le volcan Cerro Chato qui a une lagune dans son cratère ! Il pleut à verse, mais très vite ça se calmera. Très belle réserve privée ($10/personne), mais que la montée au Cerro est dure : pente, boue, racines, c'est tuant ! La lagune est prise dans la brume, on ne la verra pas. Reste de la journée dans la réserve qui est très agréable : cascade, ponts suspendues, quelques animaux... Nous prenons la route pour Bijagua. La route longe la Lagune Arenal. Il y a 14 km de piste entre la Lagune et la route de Bijagua, mais ça se fait. Nous arrivons dans notre lodge de Bijagua dans la soirée, petit bungalow en retrait de la route. Le patron est très sympa mais ne parle qu'espagnol. Repas dans un soda de Bijagua.
11 mars : Parc Tenorio ($12/personne + parking). On peut louer des bottes à l'entrée, mais s'il a pas trop plu la nuit, des chaussures de rando sont suffisantes. C'est assez boueux quand même. La cascade, la Lagune Azul, le mélange des deux Rios, tout est superbes ! Vraiment classe ce parc !


On reprend la route en début d'aprem. Quelques courses à Bijagua et repas sur le pouce sur la route. Direction Playa del Coco pour la plongée via la route interaméricaine. M&M Garden, hôtel très bien avec sa piscine. Playa del Coco sans intérêt, station balnéaire pour les Américains.
12 mars : Départ tôt pour Islas Catalinas. Plongée lors de laquelle rien ne s'est bien passé ; ordinateur qui marche pas, pas assez de lest, aucune visibilité, encadrants qui, a priori, ne comprennent pas que je galère, on ne voit rien. Je refuse la 2eme plongée et je rentre à l'hôtel déçu. On traine à Playa l'aprem et rapidement, on prend la route pour Liberia (ville plutôt sympa). Hôtel Liberia, très bien aussi.
13 mars : On veut faire Rincon de la Vieja, mais même si le Petit Futé nous dit que l'une des deux portes est ouverte le lundi, on nous confirme que le parc entier est fermé... La loose ! On se dirige vers Santa Rosa, un parc au Nord ($15/personne) et on essaye d'aller Playa Blanca. On renonce quand on s'aperçoit qu'après 5km de piste vraiment pourrie, il nous reste encore 17 km. On peut malgré tout aller à l'autre entrée du parc avec le même ticket : musée de la résistance costaricienne, quelques animaux (iguanes, cerfs, chauve-souris etc.), un doigt foulé en essayant de photographier un iguane, c'est un peu léger pour $15.

Route vers le Monteverde, quelques courses à Liberia. On es un peu déçus par ces deux jours. On achète du Vino de Coyo sur le bord de la route (vin de palmier), on sort de l'interméricaine et on attaque la montée. Elle se transformera rapidement en piste. 26 km de piste assez pentue, c'est pénible. On arrive à Monteverde, exténués, énervés... Heureusement, Cabinas Vista al Golfo est au top : joli, sympa, cuisine commune. Pour la première fois, on se fait à manger. Nuit bruyante car la cuisine est squattée par des gens se croyant un peu tout seuls.
14 mars : Santa Elena Cloud Forest ($16/personne) : forêt tropicale humide. On ne verra pas grand chose côté faune, mais les chemins de rando sont excellents. Quelques points de vue sur l'Arenal. Passage au centre médical et à la pharmacie pour mon doigt toujours enflé. Vu les prix, je me dis rapidement que ça guérira tout seul.
15 mars : Direction le Parc Selvatura et ses tyroliennes : EXCELLENT !!!! 13 tyroliennes dans la canopée parfois très hautes et longues (1km pour la dernière). C'est vraiment super. Le temps brumeux rajoute du charme à l'activité. $50, ça parait cher, mais ça vaut vraiment le coup ! Route vers Quepos et Manuel Antonio. Arrêt sur la route pour manger et arrêt au Rio Tarcoles et sa colonie de crocodiles.

Arrivée à Wide Mouth Frog, auberge de jeunesse (cuisine commune, piscine, mais chambres ridiculement petites et impossible à aérer).
16 mars : Parc Manuel Antonio ($16/personne) : on échappe très vite au monde en allant à la Playa Gemelas, plage presque deserte, occupée par les crabes et les iguanes. On se balade dans le parc, c'est très sympa mais très chaud. Heureusement l'océan n'est jamais loin en cas de surchauffe. Paresseux, cerfs, iguanes, coatis, capucins, raton-laveurs piqueurs de pique-nique etc., la faune est au rendez vous !


Un naturale, une bière et retour à Quepos. Coucher de soleil sur la pacifique et cocktail dans la bar : la vie est dure parfois ! Retour à l'auberge.
17 mars : Jour de transit. On passe sur la côte Caraïbes. 7 h de route via San Jose et son agglomération. Beaucoup de camions et circulation arrêtée quand il y a un accident. Il faut parfois prendre son mal en patience. On longe les plantations de bananes vers Guapiles. La route entre Puerto Limon et Cahuita est excellente ! On est accueilli à Cahuita, par les flics qui désossent une voiture et surtout par Christophe, un Français qui a repris Cabinas Cahuita, il y a moins d'un an. Très joli lodge, piscine, cuisine commune, accueil excellent. Peut être le meilleur logement (sans chauvinisme aucun).
18 mars : Parc Cahuita à pied (on donne ce qu'on veut côté Cahuita, $5/personne pour nous). Le parc est une forêt qui longe l'océan. On y verra des serpents, singes, paresseux, coatis, raton-laveurs... C'est très bien. On sort de l'autre côté du parc à 5 km de Cahuita. Une âme "charitable" moyennant 500 colonnes ($1) par personne nous ramènera.

19 mars : Jardin botanique de Puerto Viejo ($6/personne). Beaucoup de plantes, un peu foutoir, mais très sympa (on voulait aller voir le Rescue Center des Jaguars mais il était fermé le dimanche). Très courte dégustation de fruits et de chocolat à la fin. Direction plage vers Puerto Viejo et après-midi de farniente (Playa Uva).
20 mars : On part assez tôt pour l'aéroport, juste après avoir fait nettoyer la voiture par un gars (5000 colonnes, $10). Elle est nickel. En partant à 9h de Cahuita, en s'arrêtant 30 min pour déjeuner, nous arriverons sur les coups de 14h pour rendre la voiture vers l'aéroport. Zonage dans un aéroport et ses magasins hors de prix (on trouvera quelques prix acceptables au Duty Free). 17h30, direction Panama City puis Paris et enfin Lyon !
¡ Hasta Luego Costa Rica !

Ca nous met dans le bain, la vie au CR est effectivement assez chère (entrée, souvenirs etc.). On se fie au GPS pour notre prochaine étape de la journée, mais le GPS fourni nous fait partir à l'opposé. Nous ne verrons pas la Cascade del Toro. Arrêt pour quelques courses et direction notre logement, Castillo del Arenal, près du volcan. On passe la Fortuna, les routes sont bonnes mais fatigantes. On finit sur une piste jusqu'au lodge.
9 mars : On remet la rando de Cerro Chato au lendemain, car il fait mauvais. Ce sera Arenal 1968 ($15/personne je crois) pour aujourd'hui. Réserve privée très bien. Vue sur le volcan, fruits, plantations, animaux, et marche sur les coulée de lave de l'éruption de 1968. Très bien.

Puis on souhaite aller dans les Hot Springs autour de la Fortuna... Très chers. On finit dans le torrent gratuit, à 40°C ! Super bien, même si les alentours ne sont pas très propres. Route vers le Nuevo Arenal, ville sans intérêt, si ce n'est un bar sympa. On voit des Coati sur la route qui longe la Lagune Arenal. On a une vue sur le volcan qui est découvert, ce qui n'est pas courant.
Retour au lodge et repas du soir dans un soda situé plus bas (le resto du lodge est pas donné et la facturation un brin malhonnête).
10 mars : Direction Observatory Lodge pour la rando Cerro Chato (il s'agit de monter sur le volcan Cerro Chato qui a une lagune dans son cratère ! Il pleut à verse, mais très vite ça se calmera. Très belle réserve privée ($10/personne), mais que la montée au Cerro est dure : pente, boue, racines, c'est tuant ! La lagune est prise dans la brume, on ne la verra pas. Reste de la journée dans la réserve qui est très agréable : cascade, ponts suspendues, quelques animaux... Nous prenons la route pour Bijagua. La route longe la Lagune Arenal. Il y a 14 km de piste entre la Lagune et la route de Bijagua, mais ça se fait. Nous arrivons dans notre lodge de Bijagua dans la soirée, petit bungalow en retrait de la route. Le patron est très sympa mais ne parle qu'espagnol. Repas dans un soda de Bijagua.
11 mars : Parc Tenorio ($12/personne + parking). On peut louer des bottes à l'entrée, mais s'il a pas trop plu la nuit, des chaussures de rando sont suffisantes. C'est assez boueux quand même. La cascade, la Lagune Azul, le mélange des deux Rios, tout est superbes ! Vraiment classe ce parc !


On reprend la route en début d'aprem. Quelques courses à Bijagua et repas sur le pouce sur la route. Direction Playa del Coco pour la plongée via la route interaméricaine. M&M Garden, hôtel très bien avec sa piscine. Playa del Coco sans intérêt, station balnéaire pour les Américains.
12 mars : Départ tôt pour Islas Catalinas. Plongée lors de laquelle rien ne s'est bien passé ; ordinateur qui marche pas, pas assez de lest, aucune visibilité, encadrants qui, a priori, ne comprennent pas que je galère, on ne voit rien. Je refuse la 2eme plongée et je rentre à l'hôtel déçu. On traine à Playa l'aprem et rapidement, on prend la route pour Liberia (ville plutôt sympa). Hôtel Liberia, très bien aussi.
13 mars : On veut faire Rincon de la Vieja, mais même si le Petit Futé nous dit que l'une des deux portes est ouverte le lundi, on nous confirme que le parc entier est fermé... La loose ! On se dirige vers Santa Rosa, un parc au Nord ($15/personne) et on essaye d'aller Playa Blanca. On renonce quand on s'aperçoit qu'après 5km de piste vraiment pourrie, il nous reste encore 17 km. On peut malgré tout aller à l'autre entrée du parc avec le même ticket : musée de la résistance costaricienne, quelques animaux (iguanes, cerfs, chauve-souris etc.), un doigt foulé en essayant de photographier un iguane, c'est un peu léger pour $15.

Route vers le Monteverde, quelques courses à Liberia. On es un peu déçus par ces deux jours. On achète du Vino de Coyo sur le bord de la route (vin de palmier), on sort de l'interméricaine et on attaque la montée. Elle se transformera rapidement en piste. 26 km de piste assez pentue, c'est pénible. On arrive à Monteverde, exténués, énervés... Heureusement, Cabinas Vista al Golfo est au top : joli, sympa, cuisine commune. Pour la première fois, on se fait à manger. Nuit bruyante car la cuisine est squattée par des gens se croyant un peu tout seuls.
14 mars : Santa Elena Cloud Forest ($16/personne) : forêt tropicale humide. On ne verra pas grand chose côté faune, mais les chemins de rando sont excellents. Quelques points de vue sur l'Arenal. Passage au centre médical et à la pharmacie pour mon doigt toujours enflé. Vu les prix, je me dis rapidement que ça guérira tout seul.
15 mars : Direction le Parc Selvatura et ses tyroliennes : EXCELLENT !!!! 13 tyroliennes dans la canopée parfois très hautes et longues (1km pour la dernière). C'est vraiment super. Le temps brumeux rajoute du charme à l'activité. $50, ça parait cher, mais ça vaut vraiment le coup ! Route vers Quepos et Manuel Antonio. Arrêt sur la route pour manger et arrêt au Rio Tarcoles et sa colonie de crocodiles.

Arrivée à Wide Mouth Frog, auberge de jeunesse (cuisine commune, piscine, mais chambres ridiculement petites et impossible à aérer).
16 mars : Parc Manuel Antonio ($16/personne) : on échappe très vite au monde en allant à la Playa Gemelas, plage presque deserte, occupée par les crabes et les iguanes. On se balade dans le parc, c'est très sympa mais très chaud. Heureusement l'océan n'est jamais loin en cas de surchauffe. Paresseux, cerfs, iguanes, coatis, capucins, raton-laveurs piqueurs de pique-nique etc., la faune est au rendez vous !


Un naturale, une bière et retour à Quepos. Coucher de soleil sur la pacifique et cocktail dans la bar : la vie est dure parfois ! Retour à l'auberge.
17 mars : Jour de transit. On passe sur la côte Caraïbes. 7 h de route via San Jose et son agglomération. Beaucoup de camions et circulation arrêtée quand il y a un accident. Il faut parfois prendre son mal en patience. On longe les plantations de bananes vers Guapiles. La route entre Puerto Limon et Cahuita est excellente ! On est accueilli à Cahuita, par les flics qui désossent une voiture et surtout par Christophe, un Français qui a repris Cabinas Cahuita, il y a moins d'un an. Très joli lodge, piscine, cuisine commune, accueil excellent. Peut être le meilleur logement (sans chauvinisme aucun).
18 mars : Parc Cahuita à pied (on donne ce qu'on veut côté Cahuita, $5/personne pour nous). Le parc est une forêt qui longe l'océan. On y verra des serpents, singes, paresseux, coatis, raton-laveurs... C'est très bien. On sort de l'autre côté du parc à 5 km de Cahuita. Une âme "charitable" moyennant 500 colonnes ($1) par personne nous ramènera.

19 mars : Jardin botanique de Puerto Viejo ($6/personne). Beaucoup de plantes, un peu foutoir, mais très sympa (on voulait aller voir le Rescue Center des Jaguars mais il était fermé le dimanche). Très courte dégustation de fruits et de chocolat à la fin. Direction plage vers Puerto Viejo et après-midi de farniente (Playa Uva).
20 mars : On part assez tôt pour l'aéroport, juste après avoir fait nettoyer la voiture par un gars (5000 colonnes, $10). Elle est nickel. En partant à 9h de Cahuita, en s'arrêtant 30 min pour déjeuner, nous arriverons sur les coups de 14h pour rendre la voiture vers l'aéroport. Zonage dans un aéroport et ses magasins hors de prix (on trouvera quelques prix acceptables au Duty Free). 17h30, direction Panama City puis Paris et enfin Lyon !
¡ Hasta Luego Costa Rica !
Trek de El Choro en décembre (Bolivie) English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 2 . Que pensez-vous de faire ce trek en décembre? jouable ou pas du tout?
Merci
Nous partons à 2 . Que pensez-vous de faire ce trek en décembre? jouable ou pas du tout?
Merci
Trek Huayhuasch English translation pending
Bonjour,
Je vais trekker sur le tour de Huayhuasch mi juin.
J'aurai des avis et conseils à vous demander:
En effet, je trouve trop long l'acclimation que m'a proposé le guide enfin que ses clients ont choisi! Je crains m'ennuyer à Huaraz pendant le repos. Quelqu'un a t'il fait les lagunes Churup et 69, , y at'il des difficultés techniques ou physiques et de l'attention? je trouve trop dur la lagune Churup, je ne suis pas expérimenté pour grimper et d'autant plus que c'est beaucoup d'effort pour débuter en douceur avant le trek!
Puis enfin, pour le retour est ce que visiter Lima peut se faire seul? Je crains l'insécurité vu que j'aurai un reflex haut de gamme!
voilà le programme:
17 jours / 16 nuits au Pérou
Du 17 juin au 3 juillet 2016
JOUR 1 Arrivée à Lima, accueil par un membre francophone de notre équipe et transfert à votre hôtel dans le quartier de Miraflores. JOUR 2 Bus pour Huaraz JOUR 3 journée libre JOUR 4 Excursion à la lagune Churup à l’eau bleue verte, elle est due à la fonte des glaces du sommet Churup qui se situe dans la Cordillère Blanche. Nous partirons à l’est de la ville de Huaraz et passerons par les villages d’Unchus et Llupa pour arriver au camp de base de Pitec à 3850 m. Nous entrerons alors dans le Parc National Huascarán où nous débuterons notre randonnée jusqu’à la lagune. Nous aurons une superbe vue sur le glacier Churup qui est entouré d’énormes blocs de pierre. Retour à Huaraz pour la nuit. JOUR 5 Excursion au Lac 69. Départ de Huaraz très tôt. C'est après environ 2h30 de route que vous arriverez à Cebollapampa, départ de la marche à 3900 mètres. C'est aller-retour de 14 km qui vous attend, afin d'aller admirer l'un des plus beaux lacs de la cordillère Blanche, le lac 69 à 4600 mètres. Retour à Huaraz en fin de journée. JOUR 6 TREKKING DE 10 JOURS AUTOUR DE LA CORDILLERE HUAYHUASH Trekking jour 1 Départ tôt le matin de Huaraz pour 4-5h de route en direction de Quartelhuain, lieu de départ de notre trekking dans la cordillère Huayhuash. Nous commencerons à marcher en début d'après midi et entamerons directement notre trekking pas le col de Cacanupunta à 4690 m. Puis, nous redescendrons jusqu'au village de Janca dans la Quebrada Caliente avant de remonter légèrement jusqu'au lac de Mitococha où nous établirons notre campement. Ce sont un peu moins de 10 km qui nous attendent pour cette première journée en douceur. JOUR 7 Trekking jour 2 Aujourd'hui 9 km sont au programme. Après un bon petit déjeuner complet préparé par notre cuisinier, nous attaquerons le col de Punta Jirishanca (4750 m). A ce moment-là nous passerons entre les sommets Jirishanca Chico et Co Yanayana. Puis en redescendant nous passerons à proximité du lac Alcaycocha avant de continuer notre marche jusqu'au lac Carhuacocha où nous poserons le campement pour la nuit. JOUR 8 Trekking jour 3 Pour ce 3ème jour de marche nous aurons le droit à une percée dans le massif de la cordillère Huayhuash. En effet, nous emprunterons un sentier au plus près du flanc des sommets majeurs et particulièrement du Yerupaja (6617 m). Ce ne sont pas moins de 4 lacs d'altitudes auxquels nous aurons le droit durant cette journée qui est certainement l'une des plus belles que propose ce trekking dans la cordillère Huayhuash. JOUR 9 Trekking jour 4 Une dizaine de kilomètre et un col à 4750 m sont au programme de la 4ème journée. Durant cette journée nous passerons à proximité du lac Sueroccocha et de l'immense Viconga qui s'étend sur environ 1500 m². En arrivant à Atuscancha nous pourrons nous relaxer dans les eaux thermales. JOUR 10 Trekking jour 5 Petite journée de marche aujourd'hui, moins de 9 km sont suffisant pour rallier notre campement mais il faudra tout de même passer le col de Punta Coyoc à 4950 m. Après le passage de ce col nous arriverons dans la Quebrada Huanacpatay dans laquelle nous poserons notre campement. JOUR 11 Trekking jour 6 Plus de 18 km, un col à 5000 m. Voilà le peu qui vous attend pour cette 6ème journée de trekking dans la cordillère Huayhuash. C'est clairement la plus longue journée et elle démarre fort avec le col du Mirador San Antonio à presque 5000 m. Heureusement la récompense est belle, le col vous offre un point de vue exceptionnelle sur la partie Sud-Ouest du majestueux massif de la cordillère Huayhuash. Puis, le reste de la journée, nous redescendrons progressivement le long du Rio Calinca jusqu'au village de Huayllapa. JOUR 12 Trekking jour 7 Au 7ème jour de notre trekking dans la cordillère Huayhuash nous nous trouvons à la pointe Ouest de la cordillère. Nous monterons jusqu'au col de Tapush Punta à 4750 m et nous nous arrêterons juste après son passage. Nous serons alors dans la Quebrada Gashapampa où nous nous installerons pour la nuit. JOUR 13 Trekking jour 8 Aujourd'hui nous passerons notre dernier grand col, le Yaucha Punta (4847 m). Avant de redescendre jusqu'à la Laguna Jahuacocha. En chemin nous pourrons apprécier une fois de plus la beauté des paysages qui s'offrent à nous lors de notre trekking dans la cordillère Huayhuash. JOUR 14 Trekking jour 9 Journée d'observation depuis le campement de Jahuacocha. vous pourrez marcher le long du Lac et découvrir la flore et la faune locale. Possibilité de monter jusqu'au lac Solteracocha (4120) voire jusqu'à Rasakcocha (4450). JOUR 15 Trekking jour 10 Pour notre dernière journée de marche nous rallierons le village de Llamac où nous attendra un véhicule d'Alpa-k. Le retour sur Huaraz est prévu pour la fin de journée. Nuit à Huaraz.
JOUR 16 Dans la matinée vous prendrez votre bus en direction de Lima. Vous arriverez en fin d’après midi au terminal et serez transférés à votre hôtel. Nuit à Lima. JOUR 17 Transfert à l’aéroport de Lima pour prendre votre vol international
Fin du voyage
Merci d'avance pour vos conseils.
Stéphane
Je vais trekker sur le tour de Huayhuasch mi juin.
J'aurai des avis et conseils à vous demander:
En effet, je trouve trop long l'acclimation que m'a proposé le guide enfin que ses clients ont choisi! Je crains m'ennuyer à Huaraz pendant le repos. Quelqu'un a t'il fait les lagunes Churup et 69, , y at'il des difficultés techniques ou physiques et de l'attention? je trouve trop dur la lagune Churup, je ne suis pas expérimenté pour grimper et d'autant plus que c'est beaucoup d'effort pour débuter en douceur avant le trek!
Puis enfin, pour le retour est ce que visiter Lima peut se faire seul? Je crains l'insécurité vu que j'aurai un reflex haut de gamme!
voilà le programme:
17 jours / 16 nuits au Pérou
Du 17 juin au 3 juillet 2016
JOUR 1 Arrivée à Lima, accueil par un membre francophone de notre équipe et transfert à votre hôtel dans le quartier de Miraflores. JOUR 2 Bus pour Huaraz JOUR 3 journée libre JOUR 4 Excursion à la lagune Churup à l’eau bleue verte, elle est due à la fonte des glaces du sommet Churup qui se situe dans la Cordillère Blanche. Nous partirons à l’est de la ville de Huaraz et passerons par les villages d’Unchus et Llupa pour arriver au camp de base de Pitec à 3850 m. Nous entrerons alors dans le Parc National Huascarán où nous débuterons notre randonnée jusqu’à la lagune. Nous aurons une superbe vue sur le glacier Churup qui est entouré d’énormes blocs de pierre. Retour à Huaraz pour la nuit. JOUR 5 Excursion au Lac 69. Départ de Huaraz très tôt. C'est après environ 2h30 de route que vous arriverez à Cebollapampa, départ de la marche à 3900 mètres. C'est aller-retour de 14 km qui vous attend, afin d'aller admirer l'un des plus beaux lacs de la cordillère Blanche, le lac 69 à 4600 mètres. Retour à Huaraz en fin de journée. JOUR 6 TREKKING DE 10 JOURS AUTOUR DE LA CORDILLERE HUAYHUASH Trekking jour 1 Départ tôt le matin de Huaraz pour 4-5h de route en direction de Quartelhuain, lieu de départ de notre trekking dans la cordillère Huayhuash. Nous commencerons à marcher en début d'après midi et entamerons directement notre trekking pas le col de Cacanupunta à 4690 m. Puis, nous redescendrons jusqu'au village de Janca dans la Quebrada Caliente avant de remonter légèrement jusqu'au lac de Mitococha où nous établirons notre campement. Ce sont un peu moins de 10 km qui nous attendent pour cette première journée en douceur. JOUR 7 Trekking jour 2 Aujourd'hui 9 km sont au programme. Après un bon petit déjeuner complet préparé par notre cuisinier, nous attaquerons le col de Punta Jirishanca (4750 m). A ce moment-là nous passerons entre les sommets Jirishanca Chico et Co Yanayana. Puis en redescendant nous passerons à proximité du lac Alcaycocha avant de continuer notre marche jusqu'au lac Carhuacocha où nous poserons le campement pour la nuit. JOUR 8 Trekking jour 3 Pour ce 3ème jour de marche nous aurons le droit à une percée dans le massif de la cordillère Huayhuash. En effet, nous emprunterons un sentier au plus près du flanc des sommets majeurs et particulièrement du Yerupaja (6617 m). Ce ne sont pas moins de 4 lacs d'altitudes auxquels nous aurons le droit durant cette journée qui est certainement l'une des plus belles que propose ce trekking dans la cordillère Huayhuash. JOUR 9 Trekking jour 4 Une dizaine de kilomètre et un col à 4750 m sont au programme de la 4ème journée. Durant cette journée nous passerons à proximité du lac Sueroccocha et de l'immense Viconga qui s'étend sur environ 1500 m². En arrivant à Atuscancha nous pourrons nous relaxer dans les eaux thermales. JOUR 10 Trekking jour 5 Petite journée de marche aujourd'hui, moins de 9 km sont suffisant pour rallier notre campement mais il faudra tout de même passer le col de Punta Coyoc à 4950 m. Après le passage de ce col nous arriverons dans la Quebrada Huanacpatay dans laquelle nous poserons notre campement. JOUR 11 Trekking jour 6 Plus de 18 km, un col à 5000 m. Voilà le peu qui vous attend pour cette 6ème journée de trekking dans la cordillère Huayhuash. C'est clairement la plus longue journée et elle démarre fort avec le col du Mirador San Antonio à presque 5000 m. Heureusement la récompense est belle, le col vous offre un point de vue exceptionnelle sur la partie Sud-Ouest du majestueux massif de la cordillère Huayhuash. Puis, le reste de la journée, nous redescendrons progressivement le long du Rio Calinca jusqu'au village de Huayllapa. JOUR 12 Trekking jour 7 Au 7ème jour de notre trekking dans la cordillère Huayhuash nous nous trouvons à la pointe Ouest de la cordillère. Nous monterons jusqu'au col de Tapush Punta à 4750 m et nous nous arrêterons juste après son passage. Nous serons alors dans la Quebrada Gashapampa où nous nous installerons pour la nuit. JOUR 13 Trekking jour 8 Aujourd'hui nous passerons notre dernier grand col, le Yaucha Punta (4847 m). Avant de redescendre jusqu'à la Laguna Jahuacocha. En chemin nous pourrons apprécier une fois de plus la beauté des paysages qui s'offrent à nous lors de notre trekking dans la cordillère Huayhuash. JOUR 14 Trekking jour 9 Journée d'observation depuis le campement de Jahuacocha. vous pourrez marcher le long du Lac et découvrir la flore et la faune locale. Possibilité de monter jusqu'au lac Solteracocha (4120) voire jusqu'à Rasakcocha (4450). JOUR 15 Trekking jour 10 Pour notre dernière journée de marche nous rallierons le village de Llamac où nous attendra un véhicule d'Alpa-k. Le retour sur Huaraz est prévu pour la fin de journée. Nuit à Huaraz.
JOUR 16 Dans la matinée vous prendrez votre bus en direction de Lima. Vous arriverez en fin d’après midi au terminal et serez transférés à votre hôtel. Nuit à Lima. JOUR 17 Transfert à l’aéroport de Lima pour prendre votre vol international
Fin du voyage
Merci d'avance pour vos conseils.
Stéphane
Visiter Kanazawa la vallée de la Kiso, Matsumoto en transport en commun English translation pending
Bonjour,
Mon époux et moi partons du 29/04 au 08/05 au Japons, aller/retour à Osaka.
Nous avions envie de visiter Kyoto et le centre de Honshu (chubu) avec notamment les villes de Kanazawa, takayama, la vallée de la Kiso et Matsumoto. Nous ne sommes pas motorisés et pensions utiliser les transports en commun.
Nous avons vu qu’il existait un pass pour le kansai et pour la région de Kanazawa vaut-il mieux les acheter avant sur internet ou sur place ?
Matsumoto ne semble pas être dans le pass régional (JR pass central) peut-on le visiter autrement de Takayama (bus ou train local) pas trop cher ?
Pensez-vous que ce soit jouable de visiter en transport en commun sur 5 jours (peut-être du 01 au 05/05) les sites cités plus haut ? Et quel est le mieux : se baser à Kanazawa ou Takayama et faire des aller/retour dans la même journée pour les autres visites ? ou bien choisir une autre localité comme base pour des excursions ?
Question subsidiaire : connaissez-vous des hébergements sympas (ryokan ou chambre d’hôtes) et pas trop chers sur Kanazawa ou Takayama ou dans la région ?
Nous avions aussi envie de tenter la découverte d’un Onsen assez proche de notre itinéraire, que nous conseilleriez-vous ?
Nous avons également vu qu’il y avait des représentations des danses des cerisiers en fleurs jusqu’au 30/04 à Kyoto et à partir du 01/05 et les Kamogawa Odori, comment ça se passe ? Est-ce payant, faut-il réserver ?
Pour visiter Kyoto et peut être Nara quel est le meilleur endroit pour dormir et rayonner dans la journée sur les visites ?
Merci de votre aide et vos conseils
Carine et cédric
Ethiopie, le pays des origines English translation pending
Bonjour à tous,
De retour d'un premier voyage en Éthiopie, je tenais à vous faire partager cette expérience inoubliable et fantastique.
Nous sommes partis 10 jours c'est peu mais on n'a pas couru du tout. C'est notre passion pour les volcans qui nous a conduit vers cette destination. Nous rêvions de voir le Dallol et l'Erta Ale.
Grâce à ce forum et à Jean Louis, un de ses membres, nous avons été aiguillés vers l'agence Bella Abyssinia tenu par Yonas, un francophone. Ce fut un excellent choix.
Notre programme était simple :
J 1 : Vol Marseille-Munich-Doha-Addis sur Lufthansa et Qatar Airways J 2 : Visite d'Addis J 3 : Vol Addis-Mekele, prise en charge par l'agence et visite de Gheralta Rock (Maryam Korkor) J 4 : Route vers le campement Hamed Ela, repos et caravanes de sel J 5 : Dallol, les montagnes de sel, les marres bouillonnantes, les travailleurs de sel et le lac Asale. J 6 : Piste vers Erta Ale, repos et montée du volcan en soirée. Nuit au sommet à observer le cratère. J 7 : Descente du cratère et route vers Mekele. J 8 : Route vers Lalibela das des paysages grandioses J 9 : Les églises de Lalibela J10: Vol Lalibela-Addis et shopping J11: Vol Addis-Doha-Paris et TGV vers Marseille
Budget : Les billets choisis : Qatar Airways 690€/pers modifiables et remboursables avec frais de 70€ Les vols intérieurs : Ethiopian 322€ par personne les 2 vols L'agence locale : Bella Abyssinia : du J3 au J8 en pension complète : 1770€/pers Pour cette agence, ils demandent un acompte par chèque à Jean Louis, un français qui voyage souvent avec eux et qui leur remet l'argent quand il y va. Le solde a été réglé sur place en Euro, en espèces. Hotels : Addis Abeba J1-2 : Hôtel Addissinia 85€/nuit pour 2 Mekele J3 : Planet Hotel 70€ la nuit pour 2 Lalibela J8-9 : Sora Lodge 45€ la nuit pour 2 Addis Abeba J10 : Hotel Addissinia 85€ la nuit pour 2 Les visites : Addis : 100€ pour le chauffeur à la journée / 5€ pour les guides des musées et des églises. Gheralta : 15€ pour 2 pour le guide Dallol : 15€ pour le guide Afar Lalibela : 45€ pour l'entrée par personne / 25€ pour le guide
Nous avons choisi de retirer une partie de la somme en France en Euro avant le départ, une partie en dollar à Doha, lors de l'escale. On payait les hôtels en dollars, on nous rendait la monnaie en Birr (ce qui nous a fait de la monnaie pour les resto et pourboires)
Voici maintenant le récit
Jour 1 : Samedi 28/11/2015 : Le grand départ
Trois vols nous attendent. La Lufthansa n'est plus en grève, tout s'annonce serein. Le transfert à Munich est agréable, les vols de Qatar se passent bien aussi. Cette compagnie mérite ses 5* mais tout le personnel n'est pas forcément agréable. Certaines hôtesses sont très hautaines, alors que d'autres sont adorables. Les repas sont TOP, le programme de divertissement aussi. Les sièges sont un peu dures et la place pour les jambes, pas terrible sur les 787 Dreamliner.

Nous arrivons à 2h du matin, achetons les visas à l'arrivée et sortons en moins d'une heure de l'aéroport, bagages récupérés et douane passée. Nous sommes au Vieux Terminal, le 1.
Le chauffeur n'est pas là, j'appelle donc l'hôtel, ce dernier s'est trompé de terminal, il arrive donc dans les 5 minutes. Tout va bien.
La nuit est courte. Nous nous couchons à 3h00 et devons nous lever à 7h30 pour la visite.
Jour 2 : Dimanche 29/11/2015 : La Nouvelle Fleur Soleil 20°C
L'hôtel nous a organisé à ma demande la visite d'Addis Abeba. Abi, le chauffeur anglophone est là à 8h30 pour nous emmener.
Nous commençons par le très intéressant musée ethnologique : Un guide nous fait la visite de cette Éthiopie humaine, riche de culture, de traditions et d'histoire. Nous découvrons les monarques du pays, l’implantation des religions et les aspects de la vie locale.

Nous nous rendons ensuite sur la colline Entoto, où nous visitons l'église.

Puis nous mettons le cap sur le musée National. Un autre guide nous prend en charge et nous présente Lucy, notre ancêtre, parmi d'autres reliques de la préhistoire. Nous remontons ensuite les siècles dans l'histoire de l’Éthiopie.

Le déjeuner se déroule au Lucy Restaurant à côté du musée. Il y a ici beaucoup de touristes, mais la nourriture est bonne et le cadre très agréable.
La visite reprend avec l'église de la Trinité. Le prêtre nous fait la visite des vitraux, représentant l'ancien testament, puis les tombeaux du roi Selassié… Nous flânons ensuite dans les jardins bien agréables.

Abi, nous conduit ensuite pour un City Tour : Nous allons au Mercato (juste pour voir, nous ne nous y arrêtons pas), puis aux Nations Unies.

Enfin, nous allons voir la nouvelle église et rentrons à l'hôtel.
Nous sommes claqués et fatigués, nous nous couchons à 21h00. J'ai la surpise d'avoir un coup de fil du directeur de l'hôtel pour savoir si notre séjour se passe bien !!
De retour d'un premier voyage en Éthiopie, je tenais à vous faire partager cette expérience inoubliable et fantastique.
Nous sommes partis 10 jours c'est peu mais on n'a pas couru du tout. C'est notre passion pour les volcans qui nous a conduit vers cette destination. Nous rêvions de voir le Dallol et l'Erta Ale.
Grâce à ce forum et à Jean Louis, un de ses membres, nous avons été aiguillés vers l'agence Bella Abyssinia tenu par Yonas, un francophone. Ce fut un excellent choix.
Notre programme était simple :
J 1 : Vol Marseille-Munich-Doha-Addis sur Lufthansa et Qatar Airways J 2 : Visite d'Addis J 3 : Vol Addis-Mekele, prise en charge par l'agence et visite de Gheralta Rock (Maryam Korkor) J 4 : Route vers le campement Hamed Ela, repos et caravanes de sel J 5 : Dallol, les montagnes de sel, les marres bouillonnantes, les travailleurs de sel et le lac Asale. J 6 : Piste vers Erta Ale, repos et montée du volcan en soirée. Nuit au sommet à observer le cratère. J 7 : Descente du cratère et route vers Mekele. J 8 : Route vers Lalibela das des paysages grandioses J 9 : Les églises de Lalibela J10: Vol Lalibela-Addis et shopping J11: Vol Addis-Doha-Paris et TGV vers Marseille
Budget : Les billets choisis : Qatar Airways 690€/pers modifiables et remboursables avec frais de 70€ Les vols intérieurs : Ethiopian 322€ par personne les 2 vols L'agence locale : Bella Abyssinia : du J3 au J8 en pension complète : 1770€/pers Pour cette agence, ils demandent un acompte par chèque à Jean Louis, un français qui voyage souvent avec eux et qui leur remet l'argent quand il y va. Le solde a été réglé sur place en Euro, en espèces. Hotels : Addis Abeba J1-2 : Hôtel Addissinia 85€/nuit pour 2 Mekele J3 : Planet Hotel 70€ la nuit pour 2 Lalibela J8-9 : Sora Lodge 45€ la nuit pour 2 Addis Abeba J10 : Hotel Addissinia 85€ la nuit pour 2 Les visites : Addis : 100€ pour le chauffeur à la journée / 5€ pour les guides des musées et des églises. Gheralta : 15€ pour 2 pour le guide Dallol : 15€ pour le guide Afar Lalibela : 45€ pour l'entrée par personne / 25€ pour le guide
Nous avons choisi de retirer une partie de la somme en France en Euro avant le départ, une partie en dollar à Doha, lors de l'escale. On payait les hôtels en dollars, on nous rendait la monnaie en Birr (ce qui nous a fait de la monnaie pour les resto et pourboires)
Voici maintenant le récit
Jour 1 : Samedi 28/11/2015 : Le grand départ
Trois vols nous attendent. La Lufthansa n'est plus en grève, tout s'annonce serein. Le transfert à Munich est agréable, les vols de Qatar se passent bien aussi. Cette compagnie mérite ses 5* mais tout le personnel n'est pas forcément agréable. Certaines hôtesses sont très hautaines, alors que d'autres sont adorables. Les repas sont TOP, le programme de divertissement aussi. Les sièges sont un peu dures et la place pour les jambes, pas terrible sur les 787 Dreamliner.

Nous arrivons à 2h du matin, achetons les visas à l'arrivée et sortons en moins d'une heure de l'aéroport, bagages récupérés et douane passée. Nous sommes au Vieux Terminal, le 1.
Le chauffeur n'est pas là, j'appelle donc l'hôtel, ce dernier s'est trompé de terminal, il arrive donc dans les 5 minutes. Tout va bien.
La nuit est courte. Nous nous couchons à 3h00 et devons nous lever à 7h30 pour la visite.
Jour 2 : Dimanche 29/11/2015 : La Nouvelle Fleur Soleil 20°C
L'hôtel nous a organisé à ma demande la visite d'Addis Abeba. Abi, le chauffeur anglophone est là à 8h30 pour nous emmener.
Nous commençons par le très intéressant musée ethnologique : Un guide nous fait la visite de cette Éthiopie humaine, riche de culture, de traditions et d'histoire. Nous découvrons les monarques du pays, l’implantation des religions et les aspects de la vie locale.

Nous nous rendons ensuite sur la colline Entoto, où nous visitons l'église.

Puis nous mettons le cap sur le musée National. Un autre guide nous prend en charge et nous présente Lucy, notre ancêtre, parmi d'autres reliques de la préhistoire. Nous remontons ensuite les siècles dans l'histoire de l’Éthiopie.

Le déjeuner se déroule au Lucy Restaurant à côté du musée. Il y a ici beaucoup de touristes, mais la nourriture est bonne et le cadre très agréable.
La visite reprend avec l'église de la Trinité. Le prêtre nous fait la visite des vitraux, représentant l'ancien testament, puis les tombeaux du roi Selassié… Nous flânons ensuite dans les jardins bien agréables.

Abi, nous conduit ensuite pour un City Tour : Nous allons au Mercato (juste pour voir, nous ne nous y arrêtons pas), puis aux Nations Unies.

Enfin, nous allons voir la nouvelle église et rentrons à l'hôtel.
Nous sommes claqués et fatigués, nous nous couchons à 21h00. J'ai la surpise d'avoir un coup de fil du directeur de l'hôtel pour savoir si notre séjour se passe bien !!
Voyage seule en Afrique English translation pending
Bonjour,
Je projette prochainement, (2016) de partir en Afrique, (Afrique noir et du Nord) pour aller à la rencontre d'une autre vie. Femme seule, j'ai déjà par couru le Maroc et une partie du Sénégal. J'aimerai voir d'autres continents Africains, soit à pieds, en transports locaux ou autres... Elle est folle cette fille !!
Non non... j'assume pleinement !!
Si vous avez des tuyaux, Hugo... veux bien prendre. Pas sérieux s'abstenir !!
Au plaisir de vous lire.
Terrelibra
Je projette prochainement, (2016) de partir en Afrique, (Afrique noir et du Nord) pour aller à la rencontre d'une autre vie. Femme seule, j'ai déjà par couru le Maroc et une partie du Sénégal. J'aimerai voir d'autres continents Africains, soit à pieds, en transports locaux ou autres... Elle est folle cette fille !!
Non non... j'assume pleinement !!
Si vous avez des tuyaux, Hugo... veux bien prendre. Pas sérieux s'abstenir !!
Au plaisir de vous lire.
Terrelibra
Nous n'irons plus en Engadine (Suisse) English translation pending
Parce que le trajet pour s'y rendre est interminable; entre les douaniers tatillons, les multiples zones de travaux et le long col après Chur, c'est largement plus long que ce que la carte le laisse supposer.
Parce que, après avoir été fouillé pour s'assurer que nous n'emportions pas de vivres, nous trouvons les magasins d'alimentation fermés le samedi soir et le dimanche.
Parce que le prix de la vie est invraisemblablement cher; un exemple, 3 pizzas, 4 boissons, 80 euros; on n'y est allé qu'une fois...
Parce que si c'est là le coté ensoleillé de la suisse, je me demande comment est l'autre (5jours de pluie sur 7 en juillet).
Parce qu'il est impossible de garer sa voiture (même à l'orée d'un bois) sans devoir (à nouveau) payer.
Parce que certains villages (Pontresina en particulier) sont transformés en chantier l'été (l'hiver doit être plus lucratif).
Parce que le supposé buccolique lac de sils est envahi, lui aussi, par des engins de chantier sur la promenade de la rive nord.
Parce que les balades conseillées pour les enfants (Muottas - Alp Languard en particulier) sont trop longues et moins spectaculaires que ce que j'ai pu voir pour moins d'effort dans le Valais, la Savoie ou les Ecrins.
Parce que, enfin et surtout, nous avons eu l'oppressante impression qu', avec nos fringues de chez Décathlon et nos bouillonnants petits bouts, nous n'étions pas les touristes que la région souhaite accueillir; il aurait été mieux vu que nous soyons en couple et en Ferrari...
Il est clair que l'impression aurait peut être été tout autre si j'avais vu la région sous le soleil mais l'enthousiaste famille que nous sommes est quand même rentrée de ce périple fort décue.
Parce que, après avoir été fouillé pour s'assurer que nous n'emportions pas de vivres, nous trouvons les magasins d'alimentation fermés le samedi soir et le dimanche.
Parce que le prix de la vie est invraisemblablement cher; un exemple, 3 pizzas, 4 boissons, 80 euros; on n'y est allé qu'une fois...
Parce que si c'est là le coté ensoleillé de la suisse, je me demande comment est l'autre (5jours de pluie sur 7 en juillet).
Parce qu'il est impossible de garer sa voiture (même à l'orée d'un bois) sans devoir (à nouveau) payer.
Parce que certains villages (Pontresina en particulier) sont transformés en chantier l'été (l'hiver doit être plus lucratif).
Parce que le supposé buccolique lac de sils est envahi, lui aussi, par des engins de chantier sur la promenade de la rive nord.
Parce que les balades conseillées pour les enfants (Muottas - Alp Languard en particulier) sont trop longues et moins spectaculaires que ce que j'ai pu voir pour moins d'effort dans le Valais, la Savoie ou les Ecrins.
Parce que, enfin et surtout, nous avons eu l'oppressante impression qu', avec nos fringues de chez Décathlon et nos bouillonnants petits bouts, nous n'étions pas les touristes que la région souhaite accueillir; il aurait été mieux vu que nous soyons en couple et en Ferrari...
Il est clair que l'impression aurait peut être été tout autre si j'avais vu la région sous le soleil mais l'enthousiaste famille que nous sommes est quand même rentrée de ce périple fort décue.
15 jours pas loin de Tokyo English translation pending
Bonjour,
je (re)pars cette fois pour 15j plein seulement au Japon(23/04au 8/05). Pour cette fois je vais rester dans le Kanto/Chubu.
J'ai déja quelque jours(3 pour le moment sans réservation ensuite) de pris pour Kawaguchiko.J'ai un rdv le 03/05 sur Tokyo et entre ces 2 je sèche un peu. Devrais je prolonger mon séjour autour de Kawaguchiko jusqu'au 3 ou aller du coté de Nagano (que pensez vous de Kamikochi et Matsumoto ?)
Au depart je voulais plus ou moins trainer autour du Fuji et des lacs puis sur la péninsule d'Izu, voir Nikko mais en travaux la dernière fois que j'ai lu et j'imagine que c'est très fréquenté a cette période ce que je souhaite éviter.
je (re)pars cette fois pour 15j plein seulement au Japon(23/04au 8/05). Pour cette fois je vais rester dans le Kanto/Chubu.
J'ai déja quelque jours(3 pour le moment sans réservation ensuite) de pris pour Kawaguchiko.J'ai un rdv le 03/05 sur Tokyo et entre ces 2 je sèche un peu. Devrais je prolonger mon séjour autour de Kawaguchiko jusqu'au 3 ou aller du coté de Nagano (que pensez vous de Kamikochi et Matsumoto ?)
Au depart je voulais plus ou moins trainer autour du Fuji et des lacs puis sur la péninsule d'Izu, voir Nikko mais en travaux la dernière fois que j'ai lu et j'imagine que c'est très fréquenté a cette période ce que je souhaite éviter.
Cols suisses en camping-car English translation pending
Ayant le projet de rejoindre l'Autriche via le sud de la Suisse en Juin 2014 Quelqu'un peut il me confirmer que l'itinéraire suivant est possible en camping car (en raison des cols de haute altitude): Chamonix RN 506 Martigny A9 Sion Brig (Furkapass) Andermat RN19 (Oberalp pass) Chur Liechtenstein Feldkirch (Autriche) Les guides déconseillent et proposent le ferroutage pour le Furkapass mais rien pour l'Oberalp pass. Pour l'Autriche merci aussi de vos conseils notamment de stationnement nocturne. D'avance merci de votre expérience; Amitiés campingcaristes
Rapport de voyage Saint-Pierre et Miquelon - Terre-Neuve - Québec de Blanc-Sablon à Montréal English translation pending
L'organisation de ce voyage sur plus de deux mois (du 11 juin au 15 août 2013) a necessité un énorme travail de préparation car nous avions fait le choix d'un itinéraire peu couru par les touristes, d'où d'énormes difficultés à obtenir divers renseignements, surtout à Terre-Neuve. Voici la formule pour laquelle nous avons opté : logement chez l'habitant, location de voiture, vols intérieurs, bateau.
Premier jour : vol AF Lyon-Paris-Montréal, vol Montréal-Saint-Pierre avec Air Saint-Pierre, le tout dans la même journée, et à l'arrivée 4 heures de décallage horaire seulement. Nous avons découvert le mode de vie de ce petit coin de France, ses paysages sauvages et ses plantes endémiques, l'histoire de la pêche à la morue arrêtée en 1992 (moratoire décreté par le Canada), les chevaux en liberté, les phoques, les petits pingouins, les guillemots et les macareux moines (sorties en zodiac organisées par l'école de voile).
Pour aller de Saint-Pierre à Miquelon, on prend le bateau ou l'avion (en fonction du temps). A Saint-Pierre, pas besoin de voiture, taxis à 5 € la course. A Miquelon, deux voitures à louer à la quincaillerie : il faut s'y prendre à l'avance. Indispensable pour aller sur des sites de rando (Belliveau, Anglade) et voir les phoques gris au Grand Barachois.
Question nourriture, on se régale avec le homard et les pétoncles élevés sur place.
les habitants sont hyper accueillants, serviables et très détendus.
16 juin : messe des Marins. 22 juin : course des 25 km de Miquelon, suivie d'un méchoui.
25 juin-11 juillet : Terre-Neuve Nous avons pris l'avion de Saint-Pierre à St John's (35 mn de vol) et récupéré à l'aéroport la voiture de location. Les distances à Terre-Neuve étant très grandes, nous avons fait le choix de nous limiter à la presqu'île d'Avallon (Irish loop) peuplée de gens d'origine irlandaise. Excellent accueil dans tous les B&B. Plusieurs jours passés dans un B&B près de St John's. Visite de la ville, ses bars à musique, ses musées (Géocenter, The Rooms), les baleines à Cape Spear, Signal Hill, Quidi Vidi... Et randos sur le sentier qui longe l'océan (East Coast Trail). En descendant vers le sud, arrêt à Bay Bulls d'où ont lieu les incontournables croisières pour voir les baleines et les oiseaux. Bien choisir la compagnie qui respecte la distance réglementaire d'approche des baleines. Très belle rando dans La Manche Provincial park. Deux nuitées à Ferryland. Site archéologique très intéressant, phare, baleines et ballet de dauphins. Halte suivante à Trepassey pour pouvoir aller visiter le site fossilifère de Mistaken point. Partons en van avec la guide, les autres voitures suivent. Une demi-heure de voiture sur route gravillonnée en direction de Cap Race, puis longue marche à travers la lande. Le site visité d'ordinaire ayant été dévasté par des pluies abondantes, la guide nous a emmené sur un site sans danger ni difficulté. La route de Trepassey jusqu'à St Bride's présente de nombreux attraits. Noter le petit port de pêche de Branch Point Lance et le chemin en terre au bout du village qui surplombe l'océan où nagent les phoques. Super paysages. Le seul intérêt de s'arrêter à St Bride's, c'est la balade à Mary's Point à 17 km où se trouve une colonie d'oiseaux tout à fait spectaculaire (fous de Bassan et autres). Ensuite nous avons fait le tour de la pointe entre Trinity Bay et Conception Bay en nous arrêtant à Hant's Harbour. Nombreux sentiers de randonnée, panoramas grandioses. Retour sur St John's. Envol sur Provincial Airlines pour Blanc-Sablon (Côte Nord du Québec) pour prendre le Nordik Express.
En bateau de Blanc-Sablon à Havre Saint-Pierre Le cargo qui assure la liaison entre les différents villages de la côte nord du Québec qu'aucune route ne dessert, assure le transport des marchandises, mais prend également à bord des passagers. Depuis mai 2013, un nouveau cargo a été mis en service, la Bella Desgagnés, plus spacieux, plus confortable aux dires de ceux qui ont déjà fait le voyage avec l'ancien. Cabines avec WC et douches, excellent restaurant, cafeteria, salons avec sièges inclinables. Equipé d'un brise-glace, il peut fonctionner également en hiver.. Arrêt dans les villages le temps du chargement et déchargement. Possibilité de contact avec les autochtones qui viennent en quad et en famille assister à l'arrivée du cargo.
Havre Saint-Pierre La ville offre beaucoup d'attraits, bien qu'elle ne paye pas de mine. Des gens chaleureux, du homard à gogo, des sorties en bateau sur les îles Mingan avec des guides des parcs Canada, étudiants en géologie et en botanique, compétents et sympathiques. Avions prévu d'aller à Natashquan au bout de la route 138. Mais la route avait été fermée à la circulation en raison d'importants feux de forêt. Si bien que nous avons prolongé notre séjour à Havre Saint-Pierre, ce qui nous a permis de faire notre lessive, de faire du vélo et de manger encore du homard ! Et nous avons loué une voiture sur place pour rejoindre Montréal. Peu de kilomètres nous séparaient de Longue Pointe de Mingan où nous avions prévu de nous arrêter au retour de Natashquan. De là on visite d'autres îles de l'archipel de Mingan et la station de recherches sur les baleines. Possibilité de partir en mer à la journée avec les biologistes. De la roulotte en bordure de mer que nous avions louée, nous avons pu admirer le merveilleux spectacle des fous de Bassan venant de l'île d'Anticosti pour se nourrir. A voir également les chutes de Mingan avec les pêcheurs au saumon et la jolie église du village décorée par les autochtones.
A Sept-Iles, nous étions invités par une Québécoise rencontrée lors d'un précédent voyage. L'occasion de parler de la vie au Québec et des relations avec les autochtones. Visite intéressante : le vieux poste de traite des fourrures (musée).
La suite de notre périplle jusqu'à Montréal étant davantage connue des touristes, nous ne citertons que quelques endroits que nous avons particulèrement aimés : Rivière Pentecôte et le Sentier des Pêcheurs, îlets Caribou, Pointe des Monts, Parc nature de la Pointe aux Outardes, site de la Nouvelle-France au Petit Saguenay, etc...
Iroussia
25 juin-11 juillet : Terre-Neuve Nous avons pris l'avion de Saint-Pierre à St John's (35 mn de vol) et récupéré à l'aéroport la voiture de location. Les distances à Terre-Neuve étant très grandes, nous avons fait le choix de nous limiter à la presqu'île d'Avallon (Irish loop) peuplée de gens d'origine irlandaise. Excellent accueil dans tous les B&B. Plusieurs jours passés dans un B&B près de St John's. Visite de la ville, ses bars à musique, ses musées (Géocenter, The Rooms), les baleines à Cape Spear, Signal Hill, Quidi Vidi... Et randos sur le sentier qui longe l'océan (East Coast Trail). En descendant vers le sud, arrêt à Bay Bulls d'où ont lieu les incontournables croisières pour voir les baleines et les oiseaux. Bien choisir la compagnie qui respecte la distance réglementaire d'approche des baleines. Très belle rando dans La Manche Provincial park. Deux nuitées à Ferryland. Site archéologique très intéressant, phare, baleines et ballet de dauphins. Halte suivante à Trepassey pour pouvoir aller visiter le site fossilifère de Mistaken point. Partons en van avec la guide, les autres voitures suivent. Une demi-heure de voiture sur route gravillonnée en direction de Cap Race, puis longue marche à travers la lande. Le site visité d'ordinaire ayant été dévasté par des pluies abondantes, la guide nous a emmené sur un site sans danger ni difficulté. La route de Trepassey jusqu'à St Bride's présente de nombreux attraits. Noter le petit port de pêche de Branch Point Lance et le chemin en terre au bout du village qui surplombe l'océan où nagent les phoques. Super paysages. Le seul intérêt de s'arrêter à St Bride's, c'est la balade à Mary's Point à 17 km où se trouve une colonie d'oiseaux tout à fait spectaculaire (fous de Bassan et autres). Ensuite nous avons fait le tour de la pointe entre Trinity Bay et Conception Bay en nous arrêtant à Hant's Harbour. Nombreux sentiers de randonnée, panoramas grandioses. Retour sur St John's. Envol sur Provincial Airlines pour Blanc-Sablon (Côte Nord du Québec) pour prendre le Nordik Express.
En bateau de Blanc-Sablon à Havre Saint-Pierre Le cargo qui assure la liaison entre les différents villages de la côte nord du Québec qu'aucune route ne dessert, assure le transport des marchandises, mais prend également à bord des passagers. Depuis mai 2013, un nouveau cargo a été mis en service, la Bella Desgagnés, plus spacieux, plus confortable aux dires de ceux qui ont déjà fait le voyage avec l'ancien. Cabines avec WC et douches, excellent restaurant, cafeteria, salons avec sièges inclinables. Equipé d'un brise-glace, il peut fonctionner également en hiver.. Arrêt dans les villages le temps du chargement et déchargement. Possibilité de contact avec les autochtones qui viennent en quad et en famille assister à l'arrivée du cargo.
Havre Saint-Pierre La ville offre beaucoup d'attraits, bien qu'elle ne paye pas de mine. Des gens chaleureux, du homard à gogo, des sorties en bateau sur les îles Mingan avec des guides des parcs Canada, étudiants en géologie et en botanique, compétents et sympathiques. Avions prévu d'aller à Natashquan au bout de la route 138. Mais la route avait été fermée à la circulation en raison d'importants feux de forêt. Si bien que nous avons prolongé notre séjour à Havre Saint-Pierre, ce qui nous a permis de faire notre lessive, de faire du vélo et de manger encore du homard ! Et nous avons loué une voiture sur place pour rejoindre Montréal. Peu de kilomètres nous séparaient de Longue Pointe de Mingan où nous avions prévu de nous arrêter au retour de Natashquan. De là on visite d'autres îles de l'archipel de Mingan et la station de recherches sur les baleines. Possibilité de partir en mer à la journée avec les biologistes. De la roulotte en bordure de mer que nous avions louée, nous avons pu admirer le merveilleux spectacle des fous de Bassan venant de l'île d'Anticosti pour se nourrir. A voir également les chutes de Mingan avec les pêcheurs au saumon et la jolie église du village décorée par les autochtones.
A Sept-Iles, nous étions invités par une Québécoise rencontrée lors d'un précédent voyage. L'occasion de parler de la vie au Québec et des relations avec les autochtones. Visite intéressante : le vieux poste de traite des fourrures (musée).
La suite de notre périplle jusqu'à Montréal étant davantage connue des touristes, nous ne citertons que quelques endroits que nous avons particulèrement aimés : Rivière Pentecôte et le Sentier des Pêcheurs, îlets Caribou, Pointe des Monts, Parc nature de la Pointe aux Outardes, site de la Nouvelle-France au Petit Saguenay, etc...
Iroussia
Plus de carte d'identité, entrer en Croatie avec une photocopie de la carte d'identité? English translation pending
Bonjour,
Alors voilà avec des amis on prépare depuis un long moment déjà notre voyage dans l'europe de l'est (Republique Tcheque, Autriche puis Croatie) malheureusement je me suis faite volée ma carte d'identité il y a quelques semaines et mon passeport n'est plus valable. Dès que cet incident est arrivée j'ai couru à ma mairie pour refaire faire mes papiers mais j'ai peur qu'il ne soit pas près à temps pour mon départ. Tout de fois avant de m'être fait voler ma carte d'identité j'ai pris soin d'en faire une photocopie donc voilà ma question: Est il possible d'entrer (et de sortir) sur le territoire croate seulement avec une photocopie de carte d'identité?
Merci d'avance pour vos réponses
Alors voilà avec des amis on prépare depuis un long moment déjà notre voyage dans l'europe de l'est (Republique Tcheque, Autriche puis Croatie) malheureusement je me suis faite volée ma carte d'identité il y a quelques semaines et mon passeport n'est plus valable. Dès que cet incident est arrivée j'ai couru à ma mairie pour refaire faire mes papiers mais j'ai peur qu'il ne soit pas près à temps pour mon départ. Tout de fois avant de m'être fait voler ma carte d'identité j'ai pris soin d'en faire une photocopie donc voilà ma question: Est il possible d'entrer (et de sortir) sur le territoire croate seulement avec une photocopie de carte d'identité?
Merci d'avance pour vos réponses
Est-ce que Genève est à voir absolument? English translation pending
Bonjour, mon amie et moi allons en Suisse au mois de juin pour une dizaine de jours, nous avons comme idée de faire le Bernina Express de Lugano à Chur, de voir Bern, Luzern, Montreux, on pensait voir Genève au début pour rejoindre une amie mais ça ne fonctionnera pas. Genève, ça n'a pas l'air d'être VRAIMENT à voir. J'aimerais juste avoir votre avis là-dessus, sinon, avez-vous une autre ville qui serait absolument à ne pas manquer en Suisse?
Aussi auriez-vous un mont à nous conseiller à monter jusqu'en haut, qui ne soit pas trop dispendieux? Genre le mont Pilatus on l'oublie tout de suite, on a un budget de pauvre :P mais on voudrait quand même avoir une belle vue du haut d'un mont, me semble que ça serait génial!
Merci à tous!
Aussi auriez-vous un mont à nous conseiller à monter jusqu'en haut, qui ne soit pas trop dispendieux? Genre le mont Pilatus on l'oublie tout de suite, on a un budget de pauvre :P mais on voudrait quand même avoir une belle vue du haut d'un mont, me semble que ça serait génial!
Merci à tous!
Fin des vols Air France vers les Antilles françaises au départ de Roissy English translation pending
Air France annonce la fin de ses départs de Paris-CDG vers la Martinique et la Guadeloupe à partir du 13 mai. Les vols sont transférés à Orly.
Lire la suite...
Quels sont les types de véhicules recherchés en Afrique? English translation pending
Bonjour, bonsoir à toutes et à tous:
Veuillez me pardonner pour le caractère commercial de mon message...
Je possède une 407 sw hdi diesel et je souhaite m'en séparer.
mais je ne pense pas que ce véhicule soir très recherché en Afrique... donc je souhaite l'échanger avec un autre véhicule plus couru en Afrique de l'ouest et du centre.
Amis routards, croiseurs sahariens, aidez moi :)
Merci d'avance
Pierre
Veuillez me pardonner pour le caractère commercial de mon message...
Je possède une 407 sw hdi diesel et je souhaite m'en séparer.
mais je ne pense pas que ce véhicule soir très recherché en Afrique... donc je souhaite l'échanger avec un autre véhicule plus couru en Afrique de l'ouest et du centre.
Amis routards, croiseurs sahariens, aidez moi :)
Merci d'avance
Pierre
Hong-Kong - Fête de la mi-automne: la danse du dragon de feu English translation pending
Fin septembre, nous avons passé quelques jours à Hong-Kong pour assister aux fêtes de la mi-automne, les plus importantes du calendrier après le Nouvel An chinois.
Outre la fête des lanternes, il y avait la danse du dragon de feu que je vous propose de voir dans cette petite vidéo de 13 mn.
Comme c'est très couru, il vaut mieux arriver deux ou trois heures à l'avance si on veut être bien placé. Sur place, il doit y avoir tout ce que Hong-Kong compte de photographes. J'ai fait une estimation à la louche: environ un millier sur les 200-300 du parcours du dragon.
Quant au dragon proprement dit, on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Sur le site de l'office du toursme, il y avait bien une description - d'ailleurs très bien faite - mais ça nous laissait dubitatifs. J'avais plutôt imaginé un gros gragon en papier ou en tissu avec des gens à l'intérieur pour l'animer.
Enfin bref, ça se passe comme ça : http://www.aquiceara.com/FR/Video/Chine_HK_Tai_Hang.html
Outre la fête des lanternes, il y avait la danse du dragon de feu que je vous propose de voir dans cette petite vidéo de 13 mn.
Comme c'est très couru, il vaut mieux arriver deux ou trois heures à l'avance si on veut être bien placé. Sur place, il doit y avoir tout ce que Hong-Kong compte de photographes. J'ai fait une estimation à la louche: environ un millier sur les 200-300 du parcours du dragon.
Quant au dragon proprement dit, on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Sur le site de l'office du toursme, il y avait bien une description - d'ailleurs très bien faite - mais ça nous laissait dubitatifs. J'avais plutôt imaginé un gros gragon en papier ou en tissu avec des gens à l'intérieur pour l'animer.
Enfin bref, ça se passe comme ça : http://www.aquiceara.com/FR/Video/Chine_HK_Tai_Hang.html
Vol pour le Portugal: carte d'identité en cours de renouvellement English translation pending
Bonjour à tous,
voici mon problème. Je me suis rendue compte, il y a quelques semaines, que ma carte d'identité n'était plus valide depuis mars 2012. Négligence impardonnable, je le sais bien. Etudiante parisienne, j'ai donc couru les bureaux de l'administration dans le but de faire renouveler ce document indispensable pour voyager. Mais ayant un logement provisoire -comme de nombreux étudiants!- on m'a conseiller de refaire faire ma carte dans la ville de mes parents (Limoges). Je n'ai malheureusement pu m'y rendre que ce week-end. Lundi, j'ai foncé à la mairie; j'ai rempli le dossier, fourni tous les justificatifs et documents nécessaires. On m'a dit qu'à priori, il n'y aurait pas de souci pour que je la reçoive dans 3 semaines et que ce n'était pas la peine de faire faire un passeporyt. Je suis très inquiète car j'ai prévu un voyage pour le Portugal, mon vol étant le 9 juillet. C'est donc très très juste, au niveau des délais. J'ai appelé la préfecture hier matin, ai exposé mon problème, et le monsieur, fort gentil, a promis de mettre mon dossier sur le tas, en priorité. "On gagnera 2 jours", m'a-t-il assuré, en estimant que 3 semaines c'était selon lui largement possible... Seulement je ne pense qu'à ça, ça me rend folle! Lorsque je vais sur les forums, sur le net, je suis effarée par certains délais et ça me démoralise. Par ailleurs, j'ai pu lire, sur internet, que les cartes d'identité étaient justement fabriquées sur Limoges. Estimez-vous que ça peut me faire gagner du temps étant donné que c'est la ville dans laquelle je fais refaire ma pièce d'identité?
La compagnie avec laquelle je pars est easy jet et il me semble qu'ils sont intransigeants envers la validité d'une carte d'identité.
Je vous remercie pour vos réponses!
Camille
voici mon problème. Je me suis rendue compte, il y a quelques semaines, que ma carte d'identité n'était plus valide depuis mars 2012. Négligence impardonnable, je le sais bien. Etudiante parisienne, j'ai donc couru les bureaux de l'administration dans le but de faire renouveler ce document indispensable pour voyager. Mais ayant un logement provisoire -comme de nombreux étudiants!- on m'a conseiller de refaire faire ma carte dans la ville de mes parents (Limoges). Je n'ai malheureusement pu m'y rendre que ce week-end. Lundi, j'ai foncé à la mairie; j'ai rempli le dossier, fourni tous les justificatifs et documents nécessaires. On m'a dit qu'à priori, il n'y aurait pas de souci pour que je la reçoive dans 3 semaines et que ce n'était pas la peine de faire faire un passeporyt. Je suis très inquiète car j'ai prévu un voyage pour le Portugal, mon vol étant le 9 juillet. C'est donc très très juste, au niveau des délais. J'ai appelé la préfecture hier matin, ai exposé mon problème, et le monsieur, fort gentil, a promis de mettre mon dossier sur le tas, en priorité. "On gagnera 2 jours", m'a-t-il assuré, en estimant que 3 semaines c'était selon lui largement possible... Seulement je ne pense qu'à ça, ça me rend folle! Lorsque je vais sur les forums, sur le net, je suis effarée par certains délais et ça me démoralise. Par ailleurs, j'ai pu lire, sur internet, que les cartes d'identité étaient justement fabriquées sur Limoges. Estimez-vous que ça peut me faire gagner du temps étant donné que c'est la ville dans laquelle je fais refaire ma pièce d'identité?
La compagnie avec laquelle je pars est easy jet et il me semble qu'ils sont intransigeants envers la validité d'une carte d'identité.
Je vous remercie pour vos réponses!
Camille
Zadar ou Split pour deux jeunes filles? (Croatie) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux jeunes filles souhaitant passer une semaine sur de belles plages et de quoi sortir le soir... On ne sait pas trop où aller en Croatie... Zadar à l'air un bon compris mais peut être avez vous d'autres villes plus petites à me conseiller...
merci!
Nous sommes deux jeunes filles souhaitant passer une semaine sur de belles plages et de quoi sortir le soir... On ne sait pas trop où aller en Croatie... Zadar à l'air un bon compris mais peut être avez vous d'autres villes plus petites à me conseiller...
merci!
Voyage en Suisse et Allemagne à vélo English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais cet été faire une boucle en Suisse (Lac de Joux, Bienne), rejoindre la source du Danube à Donaueschingen, descendre au lac de Constance et revenir en France par Chur. J'ai vu qu'il y avait des itinéraires cyclables, notamment la route 1 "la route du Rhône" et la route 2 "la route du Rhin". Est-ce que ce sont des itinéraires cyclables type voie verte ? Ou Véloroute ?
Pour les campings aux abords du lac de Constance, j'ai noté ceux ci:
Campingplatz Sandseele Insel Reichenau DKV Campingplatz Bodensee Konstanz Campingplatz Klausenhorn Konstanz-Dingelsdorf Campingplatz Seepark Fließhorn Konstanz-Dingelsdorf Campingplatz Bruderhofer Konstanz-Staad Campingplatz Fischerhaus Kreuzlingen
Avez-vous des préférences ?
J'ai entendu qu'il fallait acheter une carte de campeur pour avoir droit à un tarif réduit. Où acheter cette carte et combien combien coûte elle ?
Je souhaiterais cet été faire une boucle en Suisse (Lac de Joux, Bienne), rejoindre la source du Danube à Donaueschingen, descendre au lac de Constance et revenir en France par Chur. J'ai vu qu'il y avait des itinéraires cyclables, notamment la route 1 "la route du Rhône" et la route 2 "la route du Rhin". Est-ce que ce sont des itinéraires cyclables type voie verte ? Ou Véloroute ?
Pour les campings aux abords du lac de Constance, j'ai noté ceux ci:
Campingplatz Sandseele Insel Reichenau DKV Campingplatz Bodensee Konstanz Campingplatz Klausenhorn Konstanz-Dingelsdorf Campingplatz Seepark Fließhorn Konstanz-Dingelsdorf Campingplatz Bruderhofer Konstanz-Staad Campingplatz Fischerhaus Kreuzlingen
Avez-vous des préférences ?
J'ai entendu qu'il fallait acheter une carte de campeur pour avoir droit à un tarif réduit. Où acheter cette carte et combien combien coûte elle ?
Jeunes de 13 à 18 ans sur une croisière MSC? English translation pending
Bonsoir,
Je me demandai si il y avait beaucoup de jeunes entre 13 et 17 ans sur les bateaux msc (le poésia)en juillet en europe du nord (peut-être moins couru que la méditerranée) et si des activités leur étaient proposées. Les "enfants" s'angoissent un peu étant donné que c'est notre première croisière.
Merci pour vos réponses.
Cherche guide pour randonnées dans le Haut Atlas English translation pending
Bonjour,
Cherche guide officiel pour un programme de plusieurs randonnées dans le haut atlas, connaissances aussi du Moyen Atlas et desert.
Salutations
53ème jeu des photos English translation pending
on a atteint les 500
je reprends donc . c'est où ?
🙂
🙂
Traversée à vélo des salars de Coipasa et Uyuni, novembre 2010 (Bolivie) English translation pending
Traversée des salars de Coipasa et d’Uyuni
Ces deux immenses étendues de sel situées à plus de 3600 mètres d’altitude, la première s’étendant sur 2100 km carrés et la seconde sur 12 500, sont des curiosités naturelles universellement connues. Le salar de Coipasa est moins couru que celui d’Uyuni, en effet ce dernier est la plus grande étendue de sel au monde. Ces deux mers de sel sont de grande ampleur, et j’ai constaté que sur Google Earth, alors que l’Amérique du Sud est encore entièrement affichée à l’écran, eh bien deux taches blanches sont déjà visibles.
Au cours de notre périple à travers l’Amérique du Sud à vélo, ce passage est l’un des morceaux de choix. C’est avec un peu d’appréhension que nous allons nous y engager. Nos recherches nous ont permis d’obtenir de nombreux renseignements pas toujours concordants, de plus les cartes que nous avons deux chiliennes et une bolivienne ne donnent pas les mêmes renseignements, n’indiquent pas les mêmes routes, des villages différents, et lorsqu’ils sont positionnés en un même lieu, souvent les noms différent. Tout cela ne fait qu’augmenter le mystère d’une région qui apparaît étrange. Le trajet est long, nous l’estimons à plus de trois cents kilomètres, si toutefois, nous réussissons à passer au plus court. Dans le cas contraire il faudra rajouter une centaine de kilomètres.
Donc fort de tous ces renseignements et de toutes ces incertitudes, notre curiosité et notre envie de découvrir ces particularités de la nature ne sont que plus fortes. Notre première vision des ces lieux étranges se présente alors que nous terminons la traversée des parcs nationaux du nord Chili. Lorsque la piste amorce la descente finale sur la ville frontière de Colchane, là-bas dans le lointain de l’autre côté en Bolivie je distingue une mince trace blanche nord sud bordée par un grand volcan à l’est. La vue porte loin, très loin, ce volcan doit bien se situer à cinquante kilomètres, mais cela ressemble exactement à ce que représente ma carte du Chili, bien qu’elle ne soit pas très détaillée, en effet échelle 1/ 2 000 000. Imaginez déjà ce que l’on voit sur une carte au 1/ 1 000 000 de la France ? On ne s’en sert pas pour faire de la topographie, mais uniquement pour suivre des routes. En Amérique du Sud, les dimensions de toute chose sont tellement grandes, que l’on pourrait comparer ce que montre ma carte avec une carte au 1/25000 d’un lac des Pyrénées ou des Alpes. La différence, c’est que le lac que je vois fait plus de 2000 km carrés et que le volcan qui le domine culmine à cinq mille mètres et que sa circonférence doit faire une centaine de kilomètres. Tout est vraiment disproportionné comparativement à l’Europe. Aussi la vision est déconcertante, car un relief que l’on perçoit comme proche peut facilement se trouver à 70 kilomètres, voire plus. A la découverte de ce salar, ces notions de distance je les avais déjà bien intégrées depuis plus de deux mois que nous roulions à travers les Andes. Donc cette première vision du salar, ne nous donne pas une réelle idée de ses dimensions, en effet au sud je distingue des reliefs qui de toute évidence marquent la fin de l’étendue de sel. Mais ne nous y trompons pas ces montagnes, délimitant la frontière méridionale du salar se situent à plus de cent kilomètres de mon point d’observation.
Alors que nous contemplons ce spectacle, nous ne savons pas encore si nous pourrons couper au plus court pour rejoindre cette mer immobile qui se drape dans un lointain indistinct. Nous pensons devoir remonter très au nord chercher une piste qui nous ramènera à l’entrée de cette étendue de sel. Pour le moment, rejoignons la ville de Colchane et essayons de nous renseigner. Il s’agit d’une petite ville frontière immobile au milieu du désert. Les montagnes qui la dominent sont d’une grande beauté, en particulier au coucher du soleil, lorsque les multiples couches géologiques et les rejets volcaniques à base de soufre s’enflamment dans la lumière rasante et révèlent à ce moment privilégié toute leur palette de teintes.
Je pars m’informer chez les carabinieros. Ils ne me seront pas d’un grand secours, en effet ils me parlent de la partie chilienne du salar, mais ne savent ou ne veulent rien dire sur sa partie bolivienne, alors que seule cette dernière m’intéresse. Dommage, nos incertitudes ne seront pas levées.
Le lendemain nous repartons après une bonne nuit passée dans un hôtel, dont les propriétaires, un couple d’Indiens était particulièrement hospitalier. Les formalités douanières sont rapidement effectuées, et nous voilà en route pour le village de Pisiga en Bolivie. D’après la carte il se trouve à dix kilomètres de la frontière. Nous empruntons une magnifique route bétonnée en construction, donc déserte et fonçons vers notre destination. Après une quinzaine de kilomètres, pas de Pisiga. Nous réalisons alors qu’il s’agissait de la ville frontière. Mais nous ne ferons pas demi-tour. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons aborder directement le salar qui se trouve à quelques kilomètres à notre droite et nous envisageons de remonter à Sabaya qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord et de là trouver une piste qui nous ramènera au salar en une trentaine de kilomètres supplémentaires. Donc si notre ravitaillement est pour le moment incomplet, ayant loupé Pisiga, nous aurons encore la possibilité de le compléter lors de notre passage à Sabaya. Mais je ne me résigne pas et si une possibilité se présente de couper pour rejoindre directement le salar et sa piste d’entrée il ne faut pas la louper, eau et ravitaillement risquant alors d’être courts. Je questionne un ingénieur travaillant sur la nouvelle route, ce dernier me fournit des indications relativement précises nous redonnant quelque espoir de pouvoir passer directement à travers le petit massif qui nous sépare du bord nord du salar.
Un chemin doit s’ouvrir deux kilomètres plus loin. Mais nous avons appris à nous méfier des indications données, qu’elles soient kilométriques ou qu’elles qualifient la difficulté des côtes rencontrées ou l’état du chemin. En effet les perceptions à bord d’un véhicule 4X4 et sur un vélo ne sont pas les mêmes. Donc un kilomètre plus loin, un chemin part sur la droite, bien que ce soit proche, il faut tester. Je vois un ouvrier sur le chantier de la route et lui demande. Sans hésiter il me certifie que le chemin mène là où nous voulons aller. Nous entamons la descente, quelques centaines de mètres plus bas une petite maison et le chemin se perd dans une carrière abandonnée. Un petit tertre dominant la région me permet de constater que s’il existe un accès il ne passe pas par là. Je scrute minutieusement les espaces qui s’ouvrent à nous. Le salar n’est pas très loin, mais que le terrain semble tourmenté et instable pour y accéder. Le pire ennemi du cycliste, le sable, règne en maître dans ces contrées. Donc en poussant nos vélos nous rejoignons la route. Je commence à me dire que nous ne couperons pas au détour de 80 kilomètres de piste. En effet la route magnifique en béton que nous suivons depuis une vingtaine de kilomètres a pris fin. Son avancement s’étant arrêté quelques kilomètres auparavant, les cailloux et la poussière ont remplacé cette belle surface lisse et roulante.
Un kilomètre plus loin, alors que je suis presque résigné, Jean voit une piste sableuse qui part dans la direction souhaitée. Nous partons sans conviction sur ce chemin rébarbatif et peu engageant. Rapidement nous devons pousser les vélos, bien que la pente en descente soit assez accentuée, mais le sable ne pardonne rien aux cyclistes. Quelques virages, et notre piste s’engage dans un vallon qui se dessine de plus en plus nettement. Un espoir que cela nous conduise où nous voulons ? Des traces de pneu de véhicules à moteur nous laissent penser que nous ne sommes pas dans une impasse. En effet si nous devions remonter ce chemin, il nous faudrait développer de sacrés efforts et peut-être se mettre à deux pour pousser les vélos, expérience que nous avons déjà vécue. Mais non la piste descend, parfois plus de trace de pneu, ce qui fait resurgir nos craintes d’erreur. Mais non, un peu plus loin elles réapparaissent et de plus elles semblent venir du bas, ce qui rallume tous nos espoirs. Cela fait plus de six kilomètres que nous poussons nos vélos. Je constate alors que le sol en dehors du chemin est plus solide et qu’il nous permet de rouler. Donc, nous voilà partis à louvoyer parmi une végétation rabougrie sur quelques centaines de mètres, ce qui est très appréciable comparativement au poussage épuisant dans du sable pulvérulent.
Nous atteignons un village, mais généralement il n’y a personne, cela fait maintenant plus de quinze jours que nous traversons des lieux identiques entre Chili et Bolivie. Aujourd’hui miracle, un homme se trouve devant l’une des maisons. Nous allons lui demander conseil. Il nous confirme qu’en suivant la piste qui part à l’est nous allons rencontrer dans une dizaine de kilomètres l’accès au salar. Il nous affirme même que l’état du chemin s’améliore, cependant il nous dissuade d’essayer de rejoindre au plus court le salar, à travers de grands prés rabougris sur lesquels paissent des lamas. C’est déjà pas mal, nous faisons nos comptes, cela fera une vingtaine de kilomètres au lieu des quatre vingt prévus. Nous pouvons même gagner une journée et bivouaquer ce soir au milieu du sel.
La pause casse-croûte est la bienvenue, même s’il s’agit d’un bout de pain avec un peu de thon de très mauvaise qualité, et nous reprenons notre chemin. L’état de la piste dans un premier temps n’est pas terrible et ne permet pas de rouler. Nous constatons qu’en restant dans les prés, certes ce n’est pas très confortable, mais nous pouvons pédaler. Un peu plus loin, nous découvrons de très fines pistes de quelques dizaines de centimètres de large, qui autorisent une vitesse dont nous n’avons plus l’habitude. En quelques mètres, nous prenons le coup pour rester sur ces très étroites bandes de roulement et ainsi nous gagnons plusieurs kilomètres.
Les contours de cette première étendue de sel nous dévoilent petit à petit leur immensité. Il est vrai que j’ai besoin de me référer à ma carte pour me persuader que les pics et volcans que je vois au sud sont à plus de soixante kilomètres, car nous allons parcourir cette étendue blanche sur cette distance. Donc le grand volcan que je distingue très nettement plein sud se dresse à plus de quatre vingt kilomètres, stupéfiant, c’est presque la distance Lyon Valence ! Il est rassurant de constater que nous garderons tout au long de cette traversée des repères qui nous éviteront de tourner en rond, car paraît-il la boussole ne fonctionne pas. Quant au GPS que je possédais, on me l’a volé au Pérou. Cependant, nous constaterons que la boussole donne une bonne indication sur les deux salars. Peut-être y a-t-il des points particuliers sur ces surfaces qui perturbent le champ magnétique de façon très locale? Les différents essais que j’ai effectués en relation avec le soleil ou des points topographiques caractéristiques m’ont donné des indications tout à fait conformes aux directions estimées.
Nous arrivons à un petit village en bordure de salar. Nous constatons que dans la partie nord-ouest de cette immensité il y a une activité liée sans doute à l’exploitation du sel. En effet de temps à autre des camions passent dans le lointain. Ce bourg est habité et un petit attroupement se forme autour de nous. Nos réserves étant assez faibles, il nous faut impérativement un complément au moins en eau. On nous vend péniblement une bouteille de coca cola que nous vidons dans la foulée. Mais nos bouteilles vides, nous pouvons les remplir au puits du village. Notre bilan hydrique se monte à un peu moins de vingt litres à trois. Si nous ne nous perdons pas, cela devrait suffire. En effet les différents renseignements semblent concorder, en matière d’approvisionnement en eau dans tous les villages rencontrés. Lorsque l’on voit l’aspect désertique de la région, on peut en douter. Mais nous aurons l’occasion de constater que c’est bien vrai. Même dans les villages déserts il y a un robinet qui fournit une eau claire fraîche et non salée, mystère des écoulements souterrains.
Les villageois nous indiquent une petite île, distante de dix kilomètres sur laquelle nous trouverons, paraît-il, un hébergement. Incroyable, ce ne sera même plus de l’aventure! Le vent de l’après-midi souffle avec son cortège de poussière. Durant ces trois mois de voyage, la poussière aura été notre lot quotidien. Pour nous en protéger nous allons essayer différents procédés : écharpe, masque de chirurgie, respiration retenue, mais rien ne sera vraiment efficace et nous respirerons de véritables bouffées de terre avec tous les inconvénients que cela génère au niveau du système respiratoire. Le grand air pur des montagnes et des régions inhabitées que nous attendions, nous ne l’avons jamais vu. Par contre, des nuages denses de poussière, soulevée par le vent ou les véhicules, nous ont accompagnés tout au long des milliers de kilomètres de piste.
Nous nous engageons sur le salar par une véritable route, large mais cabossée, très nettement marquée car surélevée par un remblai d’une bonne cinquantaine de centimètres. En effet, nous comprenons bien pourquoi il est nécessaire d’arriver par ce type d’accès aménagé. Autour tout est mou, sable et sel, et le vélo nécessiterait d’être poussé sur des distances infinies. Nous atteignons cette fameuse île, sans à vrai dire avoir vraiment mis le « pneu » sur le sel. Nous avons parcouru une longue langue de terre qui s’avance sur le salar. Que l’endroit semble désolé ! Quelques maisons abandonnées ou cadenassées résistent tristement aux assauts des bourrasques. Un être vivant en train d’ordonner des briques de terre est la seule présence vivante en dehors de deux chiens qui nous accompagnent de leurs aboiements. Nous nous renseignons auprès de cet homme, qui nous répond sans même lever la tête. Nous ne semblons pas les bienvenus dans ce recoin désolé et lugubre. Nous partons à la recherche d’un point de chute pour la nuit. Le soleil décline, et la fraîcheur arrive rapidement à plus de 3600 mètres. Un enclos de pierre à quelques centaines de mètres devrait offrir une assez bonne protection contre le vent. Je traverse à vélo des zones dures pour y jeter un coup d’œil. En regardant par-dessus le mur de pierre, assez haut, je suis aussi surpris que les deux habitants du lieu, qui sont deux gros cochons. Il n’est pas question de leur disputer l’emplacement ! Nous cherchons chacun de notre côté parmi les maisons en ruine, mais toutes sont de véritables dépotoirs et bien souvent elles servent de lieu d’aisance. Vu l’état des lieux, il doit y avoir du passage, car à part l’homme taciturne interrogé pas âme qui vive ici. Nous finirons par installer nos tentes à l’abri d’un mur sur un replat. Comme chaque fois que nous bivouaquons Jean prépare le repas constitué d’une soupe et d’une platée de nouilles. Alain et moi, par flemme, nous nous satisferions de grignoter quelque chose de froid. Mais il faut bien reconnaitre qu’un repas chaud c’est mieux ! Ces victuailles chaudes vite englouties, nous nous blottissons dans nos sacs de couchage, à l’intérieur de nos abris chahutés par le vent. Heureusement, ce dernier, comme d’habitude, va se calmer peu de temps après l’arrivée de la nuit. Nous passerons une longue nuit presque paisible. En effet plusieurs camions surgis de nulle part nous réveilleront de temps à autre. Heureusement que nous sommes bien serrés contre un mur. Mystère de ces régions presque désertiques où en pleine nuit une circulation improbable vient vous rappeler que vous n’êtes pas si loin de la civilisation.
Le jour se lève, l’air est immobile. Ce matin le lieu nous apparaît moins triste et hostile qu’hier soir. En effet, en fin de journée, la venue de l’obscurité avec un vent furieux, alors que nous sommes fatigués, donc plus sensibles aux basses températures, a un effet non négligeable sur le moral. On a donc tendance à voir les choses de façon plus lugubre. Cette nuit, le froid n’a pas été très intense, quelques degrés en-dessous de zéro. Le soleil se lève sur le salar, spectacle magnifique. Nous déjeunons et enfourchons rapidement nos montures. Nous sommes toujours sur notre langue de terre qui est de plus en plus étroite. Nous essayons de prendre pied sur le salar, mais le premier essai n’est pas le bon. Enfin nous voilà sur le grand tapis blanc. Au début tout va pour le mieux, un vrai billard. Selon les endroits le sel a des aspects différents mais le roulement est facile. Puis des changements apparaissent. Un peu à la manière d’une calotte glacière, où des plaques se chevauchent, ce qui freine considérablement l’avancement. Mais nous ne voyons pratiquement pas de traces de véhicules. Nous progressons de la sorte en direction du sud, pour le moment en descendant un immense bras de sel de quelques vingt kilomètres de large. Nous arrivons au bout de cette ramification et l’immensité plate s’étale devant nous. Sur notre droite l’horizon disparaît au-delà de cet infini blanc. Que la sensation est étrange de pédaler dans cet univers plat et blanc, duquel aucun bruit ne monte. Seul le craquement des concrétions salines qui s’écrasent sous nos roues apporte un léger fond sonore. Les aspects que prend la surface de ce sol pétrifié varie à l’infini ou presque, du billard lisse jusqu’au moutonnement en vaguelettes, toute une série de variations s’offrent à nous. Parfois sur quelques mètres et d’autres fois sur quelques kilomètres. Nous apprenons à découvrir un nouveau monde. Mais toujours nous arrivons à rouler au moins à dix ou quinze kilomètres à l’heure. Pour nous ce n’est pas mal, car nous avons expérimenté les trois kilomètres à l’heure de moyenne en développant des efforts considérables. Donc tout va pour le mieux. Nous distinguons un véhicule loin sur notre droite. Nous ne nous risquons pas à estimer la distance, tout est tellement trompeur. On dirait un camion haut perché. Nous interceptons une trace dure, qui manifestement est un axe de passage. Nous la suivons et arrivons à la hauteur du véhicule arrêté. Il s’agit d’une voiture. Les deux occupants en sont descendus, car ils sont en panne d’huile au beau milieu de cette étendue. Ils nous en demandent. A part nos petites burettes pour graisser nos chaînes, nous ne pouvons rien leur offrir. Il faut quand même le faire, venir tomber en panne dans un endroit pareil… La route sur laquelle nous nous trouvons prend une direction bien à l’est. Le chemin le plus court pour nous consiste à partir pratiquement plein sud pour aller intercepter une piste qui borde le salar au sud. Après concertation nous décidons de prendre cette direction au plus court. Comme c’est étrange, le bord semble tout proche, alors que les informations que nous avons corroborées par la carte nous disent qu’il y a au moins trente kilomètres. Mais si nous avançons correctement nous sortirons du salar dans trois heures maximum. Mais voilà, les choses vont se gâter. Le sol devient mou, la vitesse tombe vers les cinq à l’heure puis nous sommes obligés de mettre pied à terre et de pousser nos engins lourdement lestés. Les vélos ne sont vraiment pas conçus pour être poussés. Dans cet espace immense où la vue porte si loin, se traîner comme des limaces en poussant donne une réelle sensation d’immobilité. Tous les repères auxquels nous pouvons raccrocher notre regard se trouvent à des dizaines de kilomètres. Vers midi, nous faisons une halte sur un petit bout de terre de quelques dizaines de mètres carrés perdu au milieu de cette surface blanche, éclatante au soleil. Jean fait une platée de pâtes, nous consommons l’eau de cuisson, car nous sentons bien que le piège du salar risque de se refermer sur nous, alors que nos réserves sont faibles. Après le repas, alors qu’il fait une petite sieste, je pars sonder les environs pour essayer de trouver la route la moins difficile, ou plutôt la moins molle. Plein est, je suis une trace d’animaux, sans doute un troupeau de lamas, ce qui me permet de rouler sur un ruban d’une dizaine de centimètres permettant un avancement rapide. Mais après quelque distance je viens butter sur un marais. Voilà pourquoi ça et là des touffes d’herbes apparaissaient, juchées sur de petits monticules de terre. La progression devient impossible. Je rejoins mes camarades et fais un essai plein sud. C’est mou mais en poussant la progression reste possible. Nous décidons d’insister dans cette direction, en espérant que nous ne serons pas arrêtés par des zones marécageuses. De plus avec la chaleur de la journée, des mirages apparaissent et nous avons réellement l’impression d’être entourés de grandes masses liquides. L’impression est inquiétante, car l’illusion prend des airs de réalité. Nous allons pousser durant encore quinze kilomètres, en alternant sel et sable. Lorsque ce dernier prend des teintes sombres nous sommes piégés par un matériau, dans lequel les vélos s’enfoncent parfois jusqu’au moyeu. Dans ce cas, il nous faut quasiment les porter et alors nous enfonçons jusqu’aux chevilles. Et dans cette immensité où tout nous apparait si proche, mais en réalité où tout se trouve très loin, nous avons une vraie impression d’immobilité. Nous commençons à nous demander si nous allons nous sortir de ce traquenard avant la nuit. Depuis mon retour en France j’ai lu des récits de personnes qui s’étaient perdues dans ce coin. Manifestement elles n’avaient pas persévéré à garder le cap plein sud. Pour ma part je commence à me poser la question, mais je me dis qu’au rythme de trois kilomètres à l’heure, nous pouvons faire une bonne distance avant la nuit qui n’arrivera que vers les vingt heures. Plus le soir se rapproche, plus je me sens motivé pour savoir si nous sommes en mesure de sortir par ce côté. Je suis prêt à marcher tant que c’est possible, même si la nuit arrive. Mais ce n’est pas le cas de Jean qui commence à envisager un bivouac. Cette incertitude m’enlève toute envie d’arrêt avant de savoir si nous sommes capables de passer. Le sel commence à céder la place à la terre de façon plus régulière. Nous arrivons même à remonter sur nos vélos le long d’une minuscule sente d’animaux. Puis nous coupons des traces de véhicules. Le bord ne doit plus être très loin. D’après ma carte un chemin borde la partie sud du salar. Nous n’avons vu aucun mouvement. Ils sont facilement visibles même de loin, car les véhicules soulèvent de grands nuages de poussière. Jean pense que le chemin ne passe pas là. Si c’est le cas nous sommes dans de beaux draps. Vers dix neuf heures nous sentons que nous approchons de la sortie de ce piège. Là-bas, loin sur la droite un nuage de poussière. Un véhicule ! Manifestement il longe le salar. Le chemin est bien là. Je pousse un ouf de soulagement. Effectivement nous sortons. Le camion passe à quelques centaines de mètres de nous. Le chauffeur freine et nous regarde de loin, sans doute intrigué, car la traversée par cet endroit ne doit pas être très fréquente. Nous trouvons une zone plate. A deux kilomètres se trouve un petit village perché. Pendant que mes camarades installent les tentes, je pars à sa rencontre dans l’espoir de ramener de l’eau. Je le rejoins assez facilement, bien que j’aie à pousser dans le sable sur les cinq cents derniers mètres. Il est habité et comme par miracle, un robinet prodigue une eau claire et fraîche. Je reviens avec mes bouteilles pleines, ce qui nous permettra un bivouac confortable. Nous sommes vraiment contents d’être sortis de ce « guêpier ». En regardant au nord nous distinguons très nettement la montagne le long de laquelle nous sommes descendus hier pour rejoindre le salar. Elle est à plus de soixante dix kilomètres, cela paraît à peine croyable, et pourtant le compteur et la carte donnent la même indication.
Assister à la venue de la nuit dans ces lieux retirés est un spectacle fascinant. Le ciel prend des teintes rouges qui contrastent avec le sombre des grandes montagnes en contre-jour. On imagine bien de la sorte les grands espaces préhistoriques seulement peuplés de dinosaures. De plus le vent s’en donne à cœur joie comme chaque soir. Cette nuit je vais bien dormir et le lendemain me réveiller vers les sept heures, alors qu’il fait déjà bien clair, ce qui est exceptionnel.
Le matin, une fois encore l’air est immobile, le silence absolu, presque assourdissant. J’ai envie de retenir mon souffle pour ne pas troubler l’esprit du lieu et rompre l’enchantement. Je pars me promener à pied sur nos traces de la veille, que je ne retrouve pas dans cette immensité. Quelques gros oiseaux s’envolent à mon approche. Une petite rivière, qui court au milieu du sel est en partie gelée, il n’a pas du faire bien chaud cette nuit! De retour aux tentes, je constate que la grosse bouteille d’eau que j’ai oubliée sur mon porte-bagages est un énorme glaçon de plusieurs litres. Heureusement que le contenant est en plastique ! Le changement de température est rapide. Une demi-heure après l’apparition du soleil le thermomètre reprend une vingtaine de degrés.
Aujourd’hui nous espérons une étape facile, en effet une trentaine de kilomètres nous séparent de la petite ville de Llica, point d’entrée du salar d’Uyuni. Les deux kilomètres que j’ai effectués sur cette piste hier pour aller chercher de l’eau m’ont permis de constater qu’elle était en très bon état. Mais je ne l’ai empruntée que sur deux kilomètres. La suite sera toute différente, en effet l’empire du sable va reprendre et nous allons nous battre à pied contre un terrain qui ne nous laissera aucun répit. Généralement les pistes sablonneuses que nous avons expérimentées jusqu’à présent, présentaient des zones non praticables, mais elles alternaient avec de grandes zones où nous pouvions enfourcher nos vélos. Mais là, non, les parties « roulables »sont quasi inexistantes, et sur quatorze kilomètres nous allons pousser dans un sable qui nous retient comme de la colle. Je maudis cette piste, et l’étape supposée facile se transforme en véritable calvaire, surtout après la gigantesque séance de poussage d’hier.
Lorsque nous arrivons au village de Challacollo, Jean décide de voir si ce village possède un restaurant. Lorsqu’il y pénètre, un pick-up en sort. Je me précipite à grands renforts de gestes, pourvu qu’il m’attende. Le chauffeur m’a remarqué et je cours littéralement, mon vélo à la main. Contrairement à Jean qui lui avait demandé s’il y avait de quoi se restaurer, moi je suis intéressé par sa destination. Il va à Llica, chance ! Immédiatement je lui demande s’il peut me charger avec mon vélo, Alain y est immédiatement favorable. Jean quant à lui est plus réticent, considérant que c’est un peu trahir l’esprit du cyclotourisme. Pour ma part, je considère que pousser son vélo dans le sable, c’est comme naviguer avec une bassine, un engin pas du tout adapté à son emploi. Enfin de compte nous finissons tous les trois sur la plate-forme du véhicule en compagnie d’un couple de vieux Indiens. Les quinze kilomètres nous séparant de Llica nous les parcourons en une demi-heure. Vu l’état de la piste, à vélo il nous aurait bien fallu au minimum quatre heures, avec la grosse chaleur qui montait, nous en aurions vraiment bavé. A treize heures nous sommes installés dans un restaurant sympathique devant une belle assiette de poulet au riz, que je savoure sans remords ni regrets. Alain ne semble pas avoir plus d’états d’âme que moi, ce qui n’est pas le cas de Jean. Je sens dans son regard une forme de reproche. Nos conceptions divergent quelque peu. Je roule avant tout pour le plaisir, les calvaires interminables, je n’en raffole pas. Pousser son vélo, sans aucun espoir de pouvoir rouler sur la moindre parcelle, ne m’attire pas spécialement et si je peux m’en dispenser je n’hésite pas.
Cette petite ville de Llica est étonnante, comme toutes les agglomérations boliviennes ; des maisons basses qui se serrent dans des rues en pente, avec quelques épiceries toutes semblables qui offrent un choix restreint de nourriture. De ces petites villes se dégagent quiétude et nonchalance. Et toujours à proximité ou sur la « plaza des armas » l’église toujours originale et de couleur vive rappelle que le catholicisme tient une place importante. Une petite auberge nous accueille, le patron est particulièrement bienveillant et attentif à nos demandes, bien que l’établissement soit spartiate. La douche se matérialise par un seau d’eau au milieu de la cour. Heureusement que je n’éprouve plus le besoin de me laver systématiquement. Quelques centilitres pour les endroits vitaux et pour ma part, je fais attention de toujours m’essuyer à la mode musulmane, ce qui est beaucoup plus hygiénique que le papier nommé mal à propos hygiénique.
Une fois bien installés et ayant fait un peu de lessive, je commence à m’inquiéter de l’étape du lendemain, le fameux salar d’Uyuni, le plus vaste du monde. En regardant les chiffres, Coipasa 2100 km2 et Uyuni 12 500, je prends un peu peur, cela fait six fois plus grand. Cette première traversée nous a déjà pas mal étonnés pour ne pas dire impressionnés, j’ose à peine imaginer ce que ce sera sur Uyuni. Avec Alain je pars à pied vers la sortie de la ville essayer de repérer le chemin d’accès au salar. D’un promontoire au niveau des dernières maisons nous avons un excellent point d’observation. A nos pieds s’ouvre un immense espace, duquel surgissent dans le désordre des pics d’origine volcanique. Que c’est immense ! Là, il n’est pas question de voir de l’autre côté. Ma première impression consiste à me dire : mais par où va-t-on bien passer ? Puis nous continuons à marcher et interrogeons un homme qui nous indique le chemin qui donne accès au salar. En effet tout est tellement gigantesque, que nous voyons bien des grands espaces plats mais pas de sel. Cela signifie que ce que notre regard embrasse ce sont les abords de cette mer immobile. Je fais vite la relation avec Coipasa et j’en déduis que les dimensions ne sont pas à la même échelle. Nous avons identifié clairement la route qui nous y conduira, le lieu ne nous livrera pas d’autre indice. Nous retournons en ville boire une bière, dans ce qui est plutôt une épicerie qui vous offre un siège, qu’un bar à proprement parler. Le propriétaire va nous donner quelques indications supplémentaires très intéressantes et qui pour une fois se révéleront parfaitement exactes. La piste passe juste au nord de l’île du Pescado et puis se dirige directement sur celle d’Incahuasi. D’après nos informations la première île est visible au moment ou la piste arrive au salar, il suffit donc de la prendre en ligne de mire, sur la seconde il y a de quoi se restaurer. Donc notre but pour demain consistera à atteindre ce deuxième lieu. J’ai aussi pu observer que le volcan Tunapa, haut de 5321 mètres, donc 1700 mètres au-dessus du salar, pointe comme un phare immense qui sera en mesure de nous indiquer un point de repère au nord durant une grande partie de notre traversée.
Forts de tous ces renseignements, ayant récupéré Jean, nous partons dîner tous les trois dans un petit local tenu par une Indienne. Elle nous propose un excellent poulet grillé. Durant le repas des bruits de musique. Nous allons voir sur le pas de la porte et la stupéfaction nous cueille. Des foules arrivent presque au pas cadencé, descendant en rangs compacts les rues rectilignes. Mais d’où sortent tous ces gens ? Par groupe d’une centaine de personnes, ils arborent des tenues différentes, égayées de lampions et lumières parfois accrochées en haut d’antennes, qui balancent au gré du pas. Les participants de l’un des groupes portent comme un sac à dos, fait d’une petite caisse cubique dans laquelle une bougie tient lieu de lampion. Sur la face arrière de ce sac à dos, la photo très célèbre du CHE, qui, nous l’avons constaté, reste très populaire en Amérique du Sud. Et pour entretenir le rythme, les orchestres, je dis bien les orchestres, car ils sont au moins au nombre de trois, sont répartis tout au long du cortège. Dans ces pays ce qui m’a le plus surpris, ce sont ces défilés festifs quasi permanents. Le spectacle est vraiment étonnant et nous restons médusés à regarder passer dans la nuit cet étrange mais très sympathique cortège. On nous explique qu’il s’agit de l’anniversaire de Potosi. S’agit-il de la ville ? Nous n’en saurons pas plus.
Nous décidons d’un départ très matinal, malgré le froid. Dès sept heures nous sommes en route. La ville est vite traversée, nous passons le poste militaire qui en contrôle l’entrée. La piste sur douze kilomètres va nous servir de prélude à ce site unique. Nous le voyons s’ouvrir devant nous, son immensité toujours plus présente. Pas de véhicule en vue. Est-ce que ce sera aussi désert que Coipasa ? Normalement non. Si, de la poussière monte de la piste en provenance du salar. Un camion nous croise, je fais signe au chauffeur qui s’arrête. Je lui demande confirmation que nous roulons bien sur la bonne piste, et m’assure que l’île que je crois être celle du Pescado est vraiment la bonne. Il me le confirme. En effet, cette île sort comme un point minuscule qui semble danser sur cette surface plane. Elle est située exactement à quarante huit kilomètres du bord du salar, indication qui me sera donnée par mon compteur. Comme pour Coipasa, une piste surélevée sur quelques kilomètres donne accès au sel dur. Nous y voilà. Gigantesque ! D’ouest en est notre traversée va exactement faire 145 km. Aujourd’hui nous en parcourrons 72 et demain 73.
Le soleil est bien en face à l’est. Notre volcan balisant le nord nous domine, l’île du Pescado est bien identifiée, on peut y aller. La direction à prendre est sud-est. La piste que nous suivons part dans la bonne direction. Après une quinzaine de kilomètres elle s’incurve vers le nord. Une discussion s’engage entre nous. Je suis partisan de garder le cap et de ne pas suivre la piste qui semble un vrai boulevard. En effet, je crois qu’elle part sur le village de Tahua au pied du volcan Tunapa, ce qui n’est vraiment pas notre route, car notre traversée doit nous conduire presque plein est. Nous restons donc sur une trace dans la direction de l’île du Pescado. Mais elle n’est pas bien marquée et de plus à part le camion pas un véhicule. Un petit doute subsiste en moi. Mais sur la droite de notre piste il me semble en voir une autre. Je la rejoins en coupant à travers le sel, qui est très roulant, presque autant que les chemins tracés par les véhicules ; Donc je rejoins cette autre piste, qui est une vraie autoroute lisse et dure. Elle pointe directement sur l’île qui nous sert de balise. Mes doutes commencent à s’estomper. Nous roulons à vive allure, aux environs des 25 à l’heure. A l’est l’étendue de sel disparaît dans le néant. Au sud et au nord d’immenses montagnes en dessinent les contours lointains. Epoustouflant. Je m’arrête et tourne sur moi-même complètement subjugué par ce spectacle quasi irréel. Nous sommes seuls, nous ne verrons aucun véhicule jusqu’à l’île d’Incahuasi. Je suis dans le site le plus exceptionnel et étrange qu’il m’ait été donné d’admirer. Le fait de s’y trouver seul et à vélo, en quelque sorte assez vulnérable donne à l’endroit une dimension véritablement extraordinaire. Se trouver à bicyclette en ce lieu est une expérience inimaginable, qui fait monter des émotions fortes, difficiles à décrire. Toute une foule de photos vues et de reportages lus me viennent à l’esprit. En particulier une photo de la couverture de la revue trimestrielle « carnets d’aventure », sur laquelle on voit au beau milieu du salar trois beaux gaillards blonds et nus, qui cachent leur pudeur, chacun derrière une sacoche de vélo de couleur vive. Elle m’avait beaucoup plu, car outre le côté esthétique indéniable de tous les éléments de la photo, les trois compères rayonnaient de joie. Mais une polémique avait éclaté et les purs et durs, peut-être un peu puritains rigides en avaient fait le reproche à la rédaction, qui avait à mon sens su répondre habilement et très diplomatiquement.
Encore une fois les distances sont gigantesques et la vue porte au-delà. L’île du Pescado grossit, de point elle devient objet allongé un peu à la manière d’un gros poisson. Et puis tout là-bas dans le néant entre blanc du sel et bleu du ciel, un point noir émerge de la piste. L’île d’Incahuasi pointe le bout de son nez. Nous passons au large de la première, exactement quarante huit kilomètres du bord. Maintenant la seconde va se rapprocher lentement et le compteur indiquera vingt quatre kilomètres de plus. L’euphorie qui m’habite annihile la notion de temps et je n’ai vraiment pas l’impression de parcourir de telles distances. De plus lorsque je me retourne je vois en prenant des repères sur les montagnes, assez précisément le lieu où nous sommes entrés sur le sel. Comment imaginer que c’est si loin. D’autres étapes nous avaient demandé beaucoup plus d’efforts et de temps pour un kilométrage bien inférieur !
Incahuasi grossit et la piste arrive droit dessus. Nous constatons qu’il y a pas mal de mouvements. Nous y voici. Comme c’est étrange, les véhicules 4x4 viennent se garer comme des bateaux viennent à l’attache à l’île verte à la Ciotat ou au banc d’Argun sur le Bassin d’Arcachon. D’autant plus étonnant qu’au beau milieu de l’île se dessine comme un petit golfe, en bordure duquel les voitures se garent sagement. Nous passons du désert à la foule. J’aime bien, cela présente un petit côté réconfortant que je ne saurais expliquer. Dans deux jours je vais parcourir le salar dans un autre sens et cette fois en voiture. Ce sera une autre expérience, mais il est vrai que le vélo représente le moyen le plus adapté pour se faire un immense plaisir et ressentir toute la grandeur du lieu. Je constate qu’il y a beaucoup de Français. Partout où je suis allé ces dernières années le pourcentage de français était important. Alors que j’ai souvent entendu dire que les Français étaient un peuple qui ne voyageait pas beaucoup, je ne trouve pas.
Nous accostons, Alain et moi. Jean est déjà arrivé depuis un certain temps. Que cet endroit est étonnant, îlot perdu dans cette immensité. Les cactus candélabre ont colonisé le lieu. Ce sont de véritables arbres qui montent jusqu’à dix mètres. Les plus vieux sont millénaires. Nous allons déjeuner au restaurant. Bien évidemment les prix sont bien plus élevés que ceux dont nous avons l’habitude en Bolivie, mais cela reste cependant bon marché. On nous apporte le grand livre des voyageurs à vélo, qui tous mettent un mot ou couvrent deux pages. Ils y ont ajouté de nombreuses photos ou des schémas de leur périple. Je constate que nombreux sont ceux qui sont passés par ce point quasi obligé du cyclotourisme au cours d’une traversée des deux Amérique de l’Alaska à la terre de Feu. Nous découvrons qu’étant venus à bicyclette, nous aurons le privilège de pouvoir dormir sur place, alors que ceux qui sont venus en voiture n’auront pas ce privilège.
Le soir arrivant, les visiteurs véhiculés désertent les uns après les autres, et nous nous retrouvons seuls en compagnie des neuf Indiens qui demeurent ici, afin de gérer le flux touristique. Avec le départ des touristes, la chaleur s’en va aussi. La luminosité aveuglante diminue, l’espace environnant devient plus hostile. Les pierres et la flore de l’île semblent se métamorphoser, changeant de couleurs à la manière d’un caméléon. Les grandes étendues blanches prennent des tonalités plus roses, un peu pastel. Dans le lointain la jonction entre le sel et le ciel s’éteint progressivement dans des teintes bleu profond. Le froid et le vent ajoutent une touche sévère au tableau. Le soleil, pour sa part, dans un dernier effort allume et incendie les nuages épars d’un rouge vif qui fait ressortir la multitude de plans de montagnes qui s’enchevêtrent jusqu’à l’infini. Je pars seul marcher sur le salar, alors que la nuit étend son mystère. Que l’impression est forte ! A part les rafales de vent, plus aucun bruit ne perturbe le lieu. On pourrait se croire sur une calotte glaciaire perdu quelque part au pôle nord ou sud. Un même lieu à différentes heures de la journée, dans différentes conditions, avec plus ou moins de monde et l’impression est totalement modifiée, on pourrait se croire dans des endroits très différents. Ce soir, que cette immensité bordée de pics innombrables m’impressionne dans cette obscurité qui prend possession de l’espace ! Presque à contrecœur je rejoins l’île et mes camarades.
Le local qui nous est attribué pour une somme modique est spartiate, mais la vue sur le salar par une grande baie vitrée est absolument sublime. Il est des moments dont on se souvient longtemps, eh bien ce petit refuge me laissera un souvenir durable. Nous aurions aimé que d’autres cyclistes nous rejoignent pour cette nuit. Mais nos espoirs seront déçus, bien que nous ayons estimé à la lecture du livre d’or qu’un jour sur deux, des adeptes du vélo, venant du monde entier, passaient par là.
Au matin, je monte au sommet de notre petite île volcanique, afin d’admirer l’apparition du soleil dans ce décor grandiose. Malheureusement une légère brume atténue la grandeur du spectacle. En effet, la lumière solaire lorsqu’elle apparaît tout là-bas à l’est derrière des montagnes situées à une centaine de kilomètres, balaie cette immensité plate et blanche, d’ouest en est, en l’éclairant graduellement. Mais le phénomène sera ténu du fait de la diffusion à travers les légers nuages perturbateurs. Dommage, mais le spectacle n’en est pas moins saisissant. Je reste depuis hier après-midi comme hypnotisé devant cette immensité magique que je contemple du haut de ce tertre peuplé de cactus géants. Je redescends, nous petit-déjeunons et repartons pour notre deuxième étape sur la plus grande étendue de sel du monde.
Le plaisir est aussi intense que celui éprouvé la veille. On avance rapidement sans effort et de toutes parts cette immensité blanche bordée, très loin de pics et de volcans, qui se pressent et se chevauchent dans des baies et des golfes géants, dont on discerne à peine les contours à l’infini. Par endroits n’étant pas sûr d’être sur la piste la plus directe, je fais des baïonnettes vers la droite afin d’intercepter d’autres routes. Au cours de ces manœuvres, je foule de mes roues un sel vierge de toute trace. Je vois mes deux camarades de profil loin là-bas qui se découpent comme deux minuscules insectes dans ce décor de géants. La fascination joue à fond.
Mais tout a une fin, l’extrémité du salar se rapproche et les soixante treize kilomètres sont parcourus trop vite. Il est des endroits dont on ne veut plus s’échapper, pris par un charme puissant. Un peu avant la sortie, un hôtel de sel. Nous nous y arrêtons. Quelques véhicules y stationnent. Nous sommes un peu l’attraction lorsque nous nous approchons. Bien que ces gens soient sympathiques et de plus parlent pour certains, bien notre langue, j’ai un peu la sensation d’être un singe malin que l’on regarde ; j’attends le moment où l’on va me lancer des cacahuètes. Je me rends compte qu’être touriste à pied parmi les touristes, donc incognito ne me dérange pas du tout, mais avec mon vélo cela me particularise trop et me gêne. Autant au cours des deux semaines précédentes à travers les zones désertiques ignorées du tourisme, je me suis senti bien, autant maintenant que nous arrivons dans ces parages très touristiques, j’ai envie d’abandonner mon vélo.
La sortie du salar est balisée comme l’entrée par une véritable route, large et cabossée sur laquelle de nombreux véhicules soulèvent une poussière dense qui nous titille sérieusement les muqueuses. Encore vingt sept kilomètres d’une piste absolument horrible, tôle ondulée, sable, bosses en tous genres et nous arrivons dans la ville d’Uyuni, que les guides décrivent comme vilaine et sans intérêt. Nous, nous la trouvons sympathique et animée, et son climat soi-disant rude, nous apparaît comme amical, sans doute nos organismes se sont habitués aux conditions rudes depuis trois mois que nous arpentons les Andes à vélo. En ce qui me concerne, je viens d’effectuer la dernière étape sur ma monture, cent kilomètres exactement. En effet, je vais continuer le voyage par des moyens mécaniques. Mais ces 4000 kilomètres à vélo ont été tellement intenses qu’ils m’apparaissent comme dans un rêve. Ai-je vraiment vécu ces trois derniers mois ? Et dans ce rêve, le summum réside dans les trois dernières semaines, dont je reparlerai, avec le bouquet final que je viens de vous narrer, Coipasa et Uyuni.
Ces deux immenses étendues de sel situées à plus de 3600 mètres d’altitude, la première s’étendant sur 2100 km carrés et la seconde sur 12 500, sont des curiosités naturelles universellement connues. Le salar de Coipasa est moins couru que celui d’Uyuni, en effet ce dernier est la plus grande étendue de sel au monde. Ces deux mers de sel sont de grande ampleur, et j’ai constaté que sur Google Earth, alors que l’Amérique du Sud est encore entièrement affichée à l’écran, eh bien deux taches blanches sont déjà visibles.
Au cours de notre périple à travers l’Amérique du Sud à vélo, ce passage est l’un des morceaux de choix. C’est avec un peu d’appréhension que nous allons nous y engager. Nos recherches nous ont permis d’obtenir de nombreux renseignements pas toujours concordants, de plus les cartes que nous avons deux chiliennes et une bolivienne ne donnent pas les mêmes renseignements, n’indiquent pas les mêmes routes, des villages différents, et lorsqu’ils sont positionnés en un même lieu, souvent les noms différent. Tout cela ne fait qu’augmenter le mystère d’une région qui apparaît étrange. Le trajet est long, nous l’estimons à plus de trois cents kilomètres, si toutefois, nous réussissons à passer au plus court. Dans le cas contraire il faudra rajouter une centaine de kilomètres.
Donc fort de tous ces renseignements et de toutes ces incertitudes, notre curiosité et notre envie de découvrir ces particularités de la nature ne sont que plus fortes. Notre première vision des ces lieux étranges se présente alors que nous terminons la traversée des parcs nationaux du nord Chili. Lorsque la piste amorce la descente finale sur la ville frontière de Colchane, là-bas dans le lointain de l’autre côté en Bolivie je distingue une mince trace blanche nord sud bordée par un grand volcan à l’est. La vue porte loin, très loin, ce volcan doit bien se situer à cinquante kilomètres, mais cela ressemble exactement à ce que représente ma carte du Chili, bien qu’elle ne soit pas très détaillée, en effet échelle 1/ 2 000 000. Imaginez déjà ce que l’on voit sur une carte au 1/ 1 000 000 de la France ? On ne s’en sert pas pour faire de la topographie, mais uniquement pour suivre des routes. En Amérique du Sud, les dimensions de toute chose sont tellement grandes, que l’on pourrait comparer ce que montre ma carte avec une carte au 1/25000 d’un lac des Pyrénées ou des Alpes. La différence, c’est que le lac que je vois fait plus de 2000 km carrés et que le volcan qui le domine culmine à cinq mille mètres et que sa circonférence doit faire une centaine de kilomètres. Tout est vraiment disproportionné comparativement à l’Europe. Aussi la vision est déconcertante, car un relief que l’on perçoit comme proche peut facilement se trouver à 70 kilomètres, voire plus. A la découverte de ce salar, ces notions de distance je les avais déjà bien intégrées depuis plus de deux mois que nous roulions à travers les Andes. Donc cette première vision du salar, ne nous donne pas une réelle idée de ses dimensions, en effet au sud je distingue des reliefs qui de toute évidence marquent la fin de l’étendue de sel. Mais ne nous y trompons pas ces montagnes, délimitant la frontière méridionale du salar se situent à plus de cent kilomètres de mon point d’observation.
Alors que nous contemplons ce spectacle, nous ne savons pas encore si nous pourrons couper au plus court pour rejoindre cette mer immobile qui se drape dans un lointain indistinct. Nous pensons devoir remonter très au nord chercher une piste qui nous ramènera à l’entrée de cette étendue de sel. Pour le moment, rejoignons la ville de Colchane et essayons de nous renseigner. Il s’agit d’une petite ville frontière immobile au milieu du désert. Les montagnes qui la dominent sont d’une grande beauté, en particulier au coucher du soleil, lorsque les multiples couches géologiques et les rejets volcaniques à base de soufre s’enflamment dans la lumière rasante et révèlent à ce moment privilégié toute leur palette de teintes.
Je pars m’informer chez les carabinieros. Ils ne me seront pas d’un grand secours, en effet ils me parlent de la partie chilienne du salar, mais ne savent ou ne veulent rien dire sur sa partie bolivienne, alors que seule cette dernière m’intéresse. Dommage, nos incertitudes ne seront pas levées.
Le lendemain nous repartons après une bonne nuit passée dans un hôtel, dont les propriétaires, un couple d’Indiens était particulièrement hospitalier. Les formalités douanières sont rapidement effectuées, et nous voilà en route pour le village de Pisiga en Bolivie. D’après la carte il se trouve à dix kilomètres de la frontière. Nous empruntons une magnifique route bétonnée en construction, donc déserte et fonçons vers notre destination. Après une quinzaine de kilomètres, pas de Pisiga. Nous réalisons alors qu’il s’agissait de la ville frontière. Mais nous ne ferons pas demi-tour. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons aborder directement le salar qui se trouve à quelques kilomètres à notre droite et nous envisageons de remonter à Sabaya qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord et de là trouver une piste qui nous ramènera au salar en une trentaine de kilomètres supplémentaires. Donc si notre ravitaillement est pour le moment incomplet, ayant loupé Pisiga, nous aurons encore la possibilité de le compléter lors de notre passage à Sabaya. Mais je ne me résigne pas et si une possibilité se présente de couper pour rejoindre directement le salar et sa piste d’entrée il ne faut pas la louper, eau et ravitaillement risquant alors d’être courts. Je questionne un ingénieur travaillant sur la nouvelle route, ce dernier me fournit des indications relativement précises nous redonnant quelque espoir de pouvoir passer directement à travers le petit massif qui nous sépare du bord nord du salar.
Un chemin doit s’ouvrir deux kilomètres plus loin. Mais nous avons appris à nous méfier des indications données, qu’elles soient kilométriques ou qu’elles qualifient la difficulté des côtes rencontrées ou l’état du chemin. En effet les perceptions à bord d’un véhicule 4X4 et sur un vélo ne sont pas les mêmes. Donc un kilomètre plus loin, un chemin part sur la droite, bien que ce soit proche, il faut tester. Je vois un ouvrier sur le chantier de la route et lui demande. Sans hésiter il me certifie que le chemin mène là où nous voulons aller. Nous entamons la descente, quelques centaines de mètres plus bas une petite maison et le chemin se perd dans une carrière abandonnée. Un petit tertre dominant la région me permet de constater que s’il existe un accès il ne passe pas par là. Je scrute minutieusement les espaces qui s’ouvrent à nous. Le salar n’est pas très loin, mais que le terrain semble tourmenté et instable pour y accéder. Le pire ennemi du cycliste, le sable, règne en maître dans ces contrées. Donc en poussant nos vélos nous rejoignons la route. Je commence à me dire que nous ne couperons pas au détour de 80 kilomètres de piste. En effet la route magnifique en béton que nous suivons depuis une vingtaine de kilomètres a pris fin. Son avancement s’étant arrêté quelques kilomètres auparavant, les cailloux et la poussière ont remplacé cette belle surface lisse et roulante.
Un kilomètre plus loin, alors que je suis presque résigné, Jean voit une piste sableuse qui part dans la direction souhaitée. Nous partons sans conviction sur ce chemin rébarbatif et peu engageant. Rapidement nous devons pousser les vélos, bien que la pente en descente soit assez accentuée, mais le sable ne pardonne rien aux cyclistes. Quelques virages, et notre piste s’engage dans un vallon qui se dessine de plus en plus nettement. Un espoir que cela nous conduise où nous voulons ? Des traces de pneu de véhicules à moteur nous laissent penser que nous ne sommes pas dans une impasse. En effet si nous devions remonter ce chemin, il nous faudrait développer de sacrés efforts et peut-être se mettre à deux pour pousser les vélos, expérience que nous avons déjà vécue. Mais non la piste descend, parfois plus de trace de pneu, ce qui fait resurgir nos craintes d’erreur. Mais non, un peu plus loin elles réapparaissent et de plus elles semblent venir du bas, ce qui rallume tous nos espoirs. Cela fait plus de six kilomètres que nous poussons nos vélos. Je constate alors que le sol en dehors du chemin est plus solide et qu’il nous permet de rouler. Donc, nous voilà partis à louvoyer parmi une végétation rabougrie sur quelques centaines de mètres, ce qui est très appréciable comparativement au poussage épuisant dans du sable pulvérulent.
Nous atteignons un village, mais généralement il n’y a personne, cela fait maintenant plus de quinze jours que nous traversons des lieux identiques entre Chili et Bolivie. Aujourd’hui miracle, un homme se trouve devant l’une des maisons. Nous allons lui demander conseil. Il nous confirme qu’en suivant la piste qui part à l’est nous allons rencontrer dans une dizaine de kilomètres l’accès au salar. Il nous affirme même que l’état du chemin s’améliore, cependant il nous dissuade d’essayer de rejoindre au plus court le salar, à travers de grands prés rabougris sur lesquels paissent des lamas. C’est déjà pas mal, nous faisons nos comptes, cela fera une vingtaine de kilomètres au lieu des quatre vingt prévus. Nous pouvons même gagner une journée et bivouaquer ce soir au milieu du sel.
La pause casse-croûte est la bienvenue, même s’il s’agit d’un bout de pain avec un peu de thon de très mauvaise qualité, et nous reprenons notre chemin. L’état de la piste dans un premier temps n’est pas terrible et ne permet pas de rouler. Nous constatons qu’en restant dans les prés, certes ce n’est pas très confortable, mais nous pouvons pédaler. Un peu plus loin, nous découvrons de très fines pistes de quelques dizaines de centimètres de large, qui autorisent une vitesse dont nous n’avons plus l’habitude. En quelques mètres, nous prenons le coup pour rester sur ces très étroites bandes de roulement et ainsi nous gagnons plusieurs kilomètres.
Les contours de cette première étendue de sel nous dévoilent petit à petit leur immensité. Il est vrai que j’ai besoin de me référer à ma carte pour me persuader que les pics et volcans que je vois au sud sont à plus de soixante kilomètres, car nous allons parcourir cette étendue blanche sur cette distance. Donc le grand volcan que je distingue très nettement plein sud se dresse à plus de quatre vingt kilomètres, stupéfiant, c’est presque la distance Lyon Valence ! Il est rassurant de constater que nous garderons tout au long de cette traversée des repères qui nous éviteront de tourner en rond, car paraît-il la boussole ne fonctionne pas. Quant au GPS que je possédais, on me l’a volé au Pérou. Cependant, nous constaterons que la boussole donne une bonne indication sur les deux salars. Peut-être y a-t-il des points particuliers sur ces surfaces qui perturbent le champ magnétique de façon très locale? Les différents essais que j’ai effectués en relation avec le soleil ou des points topographiques caractéristiques m’ont donné des indications tout à fait conformes aux directions estimées.
Nous arrivons à un petit village en bordure de salar. Nous constatons que dans la partie nord-ouest de cette immensité il y a une activité liée sans doute à l’exploitation du sel. En effet de temps à autre des camions passent dans le lointain. Ce bourg est habité et un petit attroupement se forme autour de nous. Nos réserves étant assez faibles, il nous faut impérativement un complément au moins en eau. On nous vend péniblement une bouteille de coca cola que nous vidons dans la foulée. Mais nos bouteilles vides, nous pouvons les remplir au puits du village. Notre bilan hydrique se monte à un peu moins de vingt litres à trois. Si nous ne nous perdons pas, cela devrait suffire. En effet les différents renseignements semblent concorder, en matière d’approvisionnement en eau dans tous les villages rencontrés. Lorsque l’on voit l’aspect désertique de la région, on peut en douter. Mais nous aurons l’occasion de constater que c’est bien vrai. Même dans les villages déserts il y a un robinet qui fournit une eau claire fraîche et non salée, mystère des écoulements souterrains.
Les villageois nous indiquent une petite île, distante de dix kilomètres sur laquelle nous trouverons, paraît-il, un hébergement. Incroyable, ce ne sera même plus de l’aventure! Le vent de l’après-midi souffle avec son cortège de poussière. Durant ces trois mois de voyage, la poussière aura été notre lot quotidien. Pour nous en protéger nous allons essayer différents procédés : écharpe, masque de chirurgie, respiration retenue, mais rien ne sera vraiment efficace et nous respirerons de véritables bouffées de terre avec tous les inconvénients que cela génère au niveau du système respiratoire. Le grand air pur des montagnes et des régions inhabitées que nous attendions, nous ne l’avons jamais vu. Par contre, des nuages denses de poussière, soulevée par le vent ou les véhicules, nous ont accompagnés tout au long des milliers de kilomètres de piste.
Nous nous engageons sur le salar par une véritable route, large mais cabossée, très nettement marquée car surélevée par un remblai d’une bonne cinquantaine de centimètres. En effet, nous comprenons bien pourquoi il est nécessaire d’arriver par ce type d’accès aménagé. Autour tout est mou, sable et sel, et le vélo nécessiterait d’être poussé sur des distances infinies. Nous atteignons cette fameuse île, sans à vrai dire avoir vraiment mis le « pneu » sur le sel. Nous avons parcouru une longue langue de terre qui s’avance sur le salar. Que l’endroit semble désolé ! Quelques maisons abandonnées ou cadenassées résistent tristement aux assauts des bourrasques. Un être vivant en train d’ordonner des briques de terre est la seule présence vivante en dehors de deux chiens qui nous accompagnent de leurs aboiements. Nous nous renseignons auprès de cet homme, qui nous répond sans même lever la tête. Nous ne semblons pas les bienvenus dans ce recoin désolé et lugubre. Nous partons à la recherche d’un point de chute pour la nuit. Le soleil décline, et la fraîcheur arrive rapidement à plus de 3600 mètres. Un enclos de pierre à quelques centaines de mètres devrait offrir une assez bonne protection contre le vent. Je traverse à vélo des zones dures pour y jeter un coup d’œil. En regardant par-dessus le mur de pierre, assez haut, je suis aussi surpris que les deux habitants du lieu, qui sont deux gros cochons. Il n’est pas question de leur disputer l’emplacement ! Nous cherchons chacun de notre côté parmi les maisons en ruine, mais toutes sont de véritables dépotoirs et bien souvent elles servent de lieu d’aisance. Vu l’état des lieux, il doit y avoir du passage, car à part l’homme taciturne interrogé pas âme qui vive ici. Nous finirons par installer nos tentes à l’abri d’un mur sur un replat. Comme chaque fois que nous bivouaquons Jean prépare le repas constitué d’une soupe et d’une platée de nouilles. Alain et moi, par flemme, nous nous satisferions de grignoter quelque chose de froid. Mais il faut bien reconnaitre qu’un repas chaud c’est mieux ! Ces victuailles chaudes vite englouties, nous nous blottissons dans nos sacs de couchage, à l’intérieur de nos abris chahutés par le vent. Heureusement, ce dernier, comme d’habitude, va se calmer peu de temps après l’arrivée de la nuit. Nous passerons une longue nuit presque paisible. En effet plusieurs camions surgis de nulle part nous réveilleront de temps à autre. Heureusement que nous sommes bien serrés contre un mur. Mystère de ces régions presque désertiques où en pleine nuit une circulation improbable vient vous rappeler que vous n’êtes pas si loin de la civilisation.
Le jour se lève, l’air est immobile. Ce matin le lieu nous apparaît moins triste et hostile qu’hier soir. En effet, en fin de journée, la venue de l’obscurité avec un vent furieux, alors que nous sommes fatigués, donc plus sensibles aux basses températures, a un effet non négligeable sur le moral. On a donc tendance à voir les choses de façon plus lugubre. Cette nuit, le froid n’a pas été très intense, quelques degrés en-dessous de zéro. Le soleil se lève sur le salar, spectacle magnifique. Nous déjeunons et enfourchons rapidement nos montures. Nous sommes toujours sur notre langue de terre qui est de plus en plus étroite. Nous essayons de prendre pied sur le salar, mais le premier essai n’est pas le bon. Enfin nous voilà sur le grand tapis blanc. Au début tout va pour le mieux, un vrai billard. Selon les endroits le sel a des aspects différents mais le roulement est facile. Puis des changements apparaissent. Un peu à la manière d’une calotte glacière, où des plaques se chevauchent, ce qui freine considérablement l’avancement. Mais nous ne voyons pratiquement pas de traces de véhicules. Nous progressons de la sorte en direction du sud, pour le moment en descendant un immense bras de sel de quelques vingt kilomètres de large. Nous arrivons au bout de cette ramification et l’immensité plate s’étale devant nous. Sur notre droite l’horizon disparaît au-delà de cet infini blanc. Que la sensation est étrange de pédaler dans cet univers plat et blanc, duquel aucun bruit ne monte. Seul le craquement des concrétions salines qui s’écrasent sous nos roues apporte un léger fond sonore. Les aspects que prend la surface de ce sol pétrifié varie à l’infini ou presque, du billard lisse jusqu’au moutonnement en vaguelettes, toute une série de variations s’offrent à nous. Parfois sur quelques mètres et d’autres fois sur quelques kilomètres. Nous apprenons à découvrir un nouveau monde. Mais toujours nous arrivons à rouler au moins à dix ou quinze kilomètres à l’heure. Pour nous ce n’est pas mal, car nous avons expérimenté les trois kilomètres à l’heure de moyenne en développant des efforts considérables. Donc tout va pour le mieux. Nous distinguons un véhicule loin sur notre droite. Nous ne nous risquons pas à estimer la distance, tout est tellement trompeur. On dirait un camion haut perché. Nous interceptons une trace dure, qui manifestement est un axe de passage. Nous la suivons et arrivons à la hauteur du véhicule arrêté. Il s’agit d’une voiture. Les deux occupants en sont descendus, car ils sont en panne d’huile au beau milieu de cette étendue. Ils nous en demandent. A part nos petites burettes pour graisser nos chaînes, nous ne pouvons rien leur offrir. Il faut quand même le faire, venir tomber en panne dans un endroit pareil… La route sur laquelle nous nous trouvons prend une direction bien à l’est. Le chemin le plus court pour nous consiste à partir pratiquement plein sud pour aller intercepter une piste qui borde le salar au sud. Après concertation nous décidons de prendre cette direction au plus court. Comme c’est étrange, le bord semble tout proche, alors que les informations que nous avons corroborées par la carte nous disent qu’il y a au moins trente kilomètres. Mais si nous avançons correctement nous sortirons du salar dans trois heures maximum. Mais voilà, les choses vont se gâter. Le sol devient mou, la vitesse tombe vers les cinq à l’heure puis nous sommes obligés de mettre pied à terre et de pousser nos engins lourdement lestés. Les vélos ne sont vraiment pas conçus pour être poussés. Dans cet espace immense où la vue porte si loin, se traîner comme des limaces en poussant donne une réelle sensation d’immobilité. Tous les repères auxquels nous pouvons raccrocher notre regard se trouvent à des dizaines de kilomètres. Vers midi, nous faisons une halte sur un petit bout de terre de quelques dizaines de mètres carrés perdu au milieu de cette surface blanche, éclatante au soleil. Jean fait une platée de pâtes, nous consommons l’eau de cuisson, car nous sentons bien que le piège du salar risque de se refermer sur nous, alors que nos réserves sont faibles. Après le repas, alors qu’il fait une petite sieste, je pars sonder les environs pour essayer de trouver la route la moins difficile, ou plutôt la moins molle. Plein est, je suis une trace d’animaux, sans doute un troupeau de lamas, ce qui me permet de rouler sur un ruban d’une dizaine de centimètres permettant un avancement rapide. Mais après quelque distance je viens butter sur un marais. Voilà pourquoi ça et là des touffes d’herbes apparaissaient, juchées sur de petits monticules de terre. La progression devient impossible. Je rejoins mes camarades et fais un essai plein sud. C’est mou mais en poussant la progression reste possible. Nous décidons d’insister dans cette direction, en espérant que nous ne serons pas arrêtés par des zones marécageuses. De plus avec la chaleur de la journée, des mirages apparaissent et nous avons réellement l’impression d’être entourés de grandes masses liquides. L’impression est inquiétante, car l’illusion prend des airs de réalité. Nous allons pousser durant encore quinze kilomètres, en alternant sel et sable. Lorsque ce dernier prend des teintes sombres nous sommes piégés par un matériau, dans lequel les vélos s’enfoncent parfois jusqu’au moyeu. Dans ce cas, il nous faut quasiment les porter et alors nous enfonçons jusqu’aux chevilles. Et dans cette immensité où tout nous apparait si proche, mais en réalité où tout se trouve très loin, nous avons une vraie impression d’immobilité. Nous commençons à nous demander si nous allons nous sortir de ce traquenard avant la nuit. Depuis mon retour en France j’ai lu des récits de personnes qui s’étaient perdues dans ce coin. Manifestement elles n’avaient pas persévéré à garder le cap plein sud. Pour ma part je commence à me poser la question, mais je me dis qu’au rythme de trois kilomètres à l’heure, nous pouvons faire une bonne distance avant la nuit qui n’arrivera que vers les vingt heures. Plus le soir se rapproche, plus je me sens motivé pour savoir si nous sommes en mesure de sortir par ce côté. Je suis prêt à marcher tant que c’est possible, même si la nuit arrive. Mais ce n’est pas le cas de Jean qui commence à envisager un bivouac. Cette incertitude m’enlève toute envie d’arrêt avant de savoir si nous sommes capables de passer. Le sel commence à céder la place à la terre de façon plus régulière. Nous arrivons même à remonter sur nos vélos le long d’une minuscule sente d’animaux. Puis nous coupons des traces de véhicules. Le bord ne doit plus être très loin. D’après ma carte un chemin borde la partie sud du salar. Nous n’avons vu aucun mouvement. Ils sont facilement visibles même de loin, car les véhicules soulèvent de grands nuages de poussière. Jean pense que le chemin ne passe pas là. Si c’est le cas nous sommes dans de beaux draps. Vers dix neuf heures nous sentons que nous approchons de la sortie de ce piège. Là-bas, loin sur la droite un nuage de poussière. Un véhicule ! Manifestement il longe le salar. Le chemin est bien là. Je pousse un ouf de soulagement. Effectivement nous sortons. Le camion passe à quelques centaines de mètres de nous. Le chauffeur freine et nous regarde de loin, sans doute intrigué, car la traversée par cet endroit ne doit pas être très fréquente. Nous trouvons une zone plate. A deux kilomètres se trouve un petit village perché. Pendant que mes camarades installent les tentes, je pars à sa rencontre dans l’espoir de ramener de l’eau. Je le rejoins assez facilement, bien que j’aie à pousser dans le sable sur les cinq cents derniers mètres. Il est habité et comme par miracle, un robinet prodigue une eau claire et fraîche. Je reviens avec mes bouteilles pleines, ce qui nous permettra un bivouac confortable. Nous sommes vraiment contents d’être sortis de ce « guêpier ». En regardant au nord nous distinguons très nettement la montagne le long de laquelle nous sommes descendus hier pour rejoindre le salar. Elle est à plus de soixante dix kilomètres, cela paraît à peine croyable, et pourtant le compteur et la carte donnent la même indication.
Assister à la venue de la nuit dans ces lieux retirés est un spectacle fascinant. Le ciel prend des teintes rouges qui contrastent avec le sombre des grandes montagnes en contre-jour. On imagine bien de la sorte les grands espaces préhistoriques seulement peuplés de dinosaures. De plus le vent s’en donne à cœur joie comme chaque soir. Cette nuit je vais bien dormir et le lendemain me réveiller vers les sept heures, alors qu’il fait déjà bien clair, ce qui est exceptionnel.
Le matin, une fois encore l’air est immobile, le silence absolu, presque assourdissant. J’ai envie de retenir mon souffle pour ne pas troubler l’esprit du lieu et rompre l’enchantement. Je pars me promener à pied sur nos traces de la veille, que je ne retrouve pas dans cette immensité. Quelques gros oiseaux s’envolent à mon approche. Une petite rivière, qui court au milieu du sel est en partie gelée, il n’a pas du faire bien chaud cette nuit! De retour aux tentes, je constate que la grosse bouteille d’eau que j’ai oubliée sur mon porte-bagages est un énorme glaçon de plusieurs litres. Heureusement que le contenant est en plastique ! Le changement de température est rapide. Une demi-heure après l’apparition du soleil le thermomètre reprend une vingtaine de degrés.
Aujourd’hui nous espérons une étape facile, en effet une trentaine de kilomètres nous séparent de la petite ville de Llica, point d’entrée du salar d’Uyuni. Les deux kilomètres que j’ai effectués sur cette piste hier pour aller chercher de l’eau m’ont permis de constater qu’elle était en très bon état. Mais je ne l’ai empruntée que sur deux kilomètres. La suite sera toute différente, en effet l’empire du sable va reprendre et nous allons nous battre à pied contre un terrain qui ne nous laissera aucun répit. Généralement les pistes sablonneuses que nous avons expérimentées jusqu’à présent, présentaient des zones non praticables, mais elles alternaient avec de grandes zones où nous pouvions enfourcher nos vélos. Mais là, non, les parties « roulables »sont quasi inexistantes, et sur quatorze kilomètres nous allons pousser dans un sable qui nous retient comme de la colle. Je maudis cette piste, et l’étape supposée facile se transforme en véritable calvaire, surtout après la gigantesque séance de poussage d’hier.
Lorsque nous arrivons au village de Challacollo, Jean décide de voir si ce village possède un restaurant. Lorsqu’il y pénètre, un pick-up en sort. Je me précipite à grands renforts de gestes, pourvu qu’il m’attende. Le chauffeur m’a remarqué et je cours littéralement, mon vélo à la main. Contrairement à Jean qui lui avait demandé s’il y avait de quoi se restaurer, moi je suis intéressé par sa destination. Il va à Llica, chance ! Immédiatement je lui demande s’il peut me charger avec mon vélo, Alain y est immédiatement favorable. Jean quant à lui est plus réticent, considérant que c’est un peu trahir l’esprit du cyclotourisme. Pour ma part, je considère que pousser son vélo dans le sable, c’est comme naviguer avec une bassine, un engin pas du tout adapté à son emploi. Enfin de compte nous finissons tous les trois sur la plate-forme du véhicule en compagnie d’un couple de vieux Indiens. Les quinze kilomètres nous séparant de Llica nous les parcourons en une demi-heure. Vu l’état de la piste, à vélo il nous aurait bien fallu au minimum quatre heures, avec la grosse chaleur qui montait, nous en aurions vraiment bavé. A treize heures nous sommes installés dans un restaurant sympathique devant une belle assiette de poulet au riz, que je savoure sans remords ni regrets. Alain ne semble pas avoir plus d’états d’âme que moi, ce qui n’est pas le cas de Jean. Je sens dans son regard une forme de reproche. Nos conceptions divergent quelque peu. Je roule avant tout pour le plaisir, les calvaires interminables, je n’en raffole pas. Pousser son vélo, sans aucun espoir de pouvoir rouler sur la moindre parcelle, ne m’attire pas spécialement et si je peux m’en dispenser je n’hésite pas.
Cette petite ville de Llica est étonnante, comme toutes les agglomérations boliviennes ; des maisons basses qui se serrent dans des rues en pente, avec quelques épiceries toutes semblables qui offrent un choix restreint de nourriture. De ces petites villes se dégagent quiétude et nonchalance. Et toujours à proximité ou sur la « plaza des armas » l’église toujours originale et de couleur vive rappelle que le catholicisme tient une place importante. Une petite auberge nous accueille, le patron est particulièrement bienveillant et attentif à nos demandes, bien que l’établissement soit spartiate. La douche se matérialise par un seau d’eau au milieu de la cour. Heureusement que je n’éprouve plus le besoin de me laver systématiquement. Quelques centilitres pour les endroits vitaux et pour ma part, je fais attention de toujours m’essuyer à la mode musulmane, ce qui est beaucoup plus hygiénique que le papier nommé mal à propos hygiénique.
Une fois bien installés et ayant fait un peu de lessive, je commence à m’inquiéter de l’étape du lendemain, le fameux salar d’Uyuni, le plus vaste du monde. En regardant les chiffres, Coipasa 2100 km2 et Uyuni 12 500, je prends un peu peur, cela fait six fois plus grand. Cette première traversée nous a déjà pas mal étonnés pour ne pas dire impressionnés, j’ose à peine imaginer ce que ce sera sur Uyuni. Avec Alain je pars à pied vers la sortie de la ville essayer de repérer le chemin d’accès au salar. D’un promontoire au niveau des dernières maisons nous avons un excellent point d’observation. A nos pieds s’ouvre un immense espace, duquel surgissent dans le désordre des pics d’origine volcanique. Que c’est immense ! Là, il n’est pas question de voir de l’autre côté. Ma première impression consiste à me dire : mais par où va-t-on bien passer ? Puis nous continuons à marcher et interrogeons un homme qui nous indique le chemin qui donne accès au salar. En effet tout est tellement gigantesque, que nous voyons bien des grands espaces plats mais pas de sel. Cela signifie que ce que notre regard embrasse ce sont les abords de cette mer immobile. Je fais vite la relation avec Coipasa et j’en déduis que les dimensions ne sont pas à la même échelle. Nous avons identifié clairement la route qui nous y conduira, le lieu ne nous livrera pas d’autre indice. Nous retournons en ville boire une bière, dans ce qui est plutôt une épicerie qui vous offre un siège, qu’un bar à proprement parler. Le propriétaire va nous donner quelques indications supplémentaires très intéressantes et qui pour une fois se révéleront parfaitement exactes. La piste passe juste au nord de l’île du Pescado et puis se dirige directement sur celle d’Incahuasi. D’après nos informations la première île est visible au moment ou la piste arrive au salar, il suffit donc de la prendre en ligne de mire, sur la seconde il y a de quoi se restaurer. Donc notre but pour demain consistera à atteindre ce deuxième lieu. J’ai aussi pu observer que le volcan Tunapa, haut de 5321 mètres, donc 1700 mètres au-dessus du salar, pointe comme un phare immense qui sera en mesure de nous indiquer un point de repère au nord durant une grande partie de notre traversée.
Forts de tous ces renseignements, ayant récupéré Jean, nous partons dîner tous les trois dans un petit local tenu par une Indienne. Elle nous propose un excellent poulet grillé. Durant le repas des bruits de musique. Nous allons voir sur le pas de la porte et la stupéfaction nous cueille. Des foules arrivent presque au pas cadencé, descendant en rangs compacts les rues rectilignes. Mais d’où sortent tous ces gens ? Par groupe d’une centaine de personnes, ils arborent des tenues différentes, égayées de lampions et lumières parfois accrochées en haut d’antennes, qui balancent au gré du pas. Les participants de l’un des groupes portent comme un sac à dos, fait d’une petite caisse cubique dans laquelle une bougie tient lieu de lampion. Sur la face arrière de ce sac à dos, la photo très célèbre du CHE, qui, nous l’avons constaté, reste très populaire en Amérique du Sud. Et pour entretenir le rythme, les orchestres, je dis bien les orchestres, car ils sont au moins au nombre de trois, sont répartis tout au long du cortège. Dans ces pays ce qui m’a le plus surpris, ce sont ces défilés festifs quasi permanents. Le spectacle est vraiment étonnant et nous restons médusés à regarder passer dans la nuit cet étrange mais très sympathique cortège. On nous explique qu’il s’agit de l’anniversaire de Potosi. S’agit-il de la ville ? Nous n’en saurons pas plus.
Nous décidons d’un départ très matinal, malgré le froid. Dès sept heures nous sommes en route. La ville est vite traversée, nous passons le poste militaire qui en contrôle l’entrée. La piste sur douze kilomètres va nous servir de prélude à ce site unique. Nous le voyons s’ouvrir devant nous, son immensité toujours plus présente. Pas de véhicule en vue. Est-ce que ce sera aussi désert que Coipasa ? Normalement non. Si, de la poussière monte de la piste en provenance du salar. Un camion nous croise, je fais signe au chauffeur qui s’arrête. Je lui demande confirmation que nous roulons bien sur la bonne piste, et m’assure que l’île que je crois être celle du Pescado est vraiment la bonne. Il me le confirme. En effet, cette île sort comme un point minuscule qui semble danser sur cette surface plane. Elle est située exactement à quarante huit kilomètres du bord du salar, indication qui me sera donnée par mon compteur. Comme pour Coipasa, une piste surélevée sur quelques kilomètres donne accès au sel dur. Nous y voilà. Gigantesque ! D’ouest en est notre traversée va exactement faire 145 km. Aujourd’hui nous en parcourrons 72 et demain 73.
Le soleil est bien en face à l’est. Notre volcan balisant le nord nous domine, l’île du Pescado est bien identifiée, on peut y aller. La direction à prendre est sud-est. La piste que nous suivons part dans la bonne direction. Après une quinzaine de kilomètres elle s’incurve vers le nord. Une discussion s’engage entre nous. Je suis partisan de garder le cap et de ne pas suivre la piste qui semble un vrai boulevard. En effet, je crois qu’elle part sur le village de Tahua au pied du volcan Tunapa, ce qui n’est vraiment pas notre route, car notre traversée doit nous conduire presque plein est. Nous restons donc sur une trace dans la direction de l’île du Pescado. Mais elle n’est pas bien marquée et de plus à part le camion pas un véhicule. Un petit doute subsiste en moi. Mais sur la droite de notre piste il me semble en voir une autre. Je la rejoins en coupant à travers le sel, qui est très roulant, presque autant que les chemins tracés par les véhicules ; Donc je rejoins cette autre piste, qui est une vraie autoroute lisse et dure. Elle pointe directement sur l’île qui nous sert de balise. Mes doutes commencent à s’estomper. Nous roulons à vive allure, aux environs des 25 à l’heure. A l’est l’étendue de sel disparaît dans le néant. Au sud et au nord d’immenses montagnes en dessinent les contours lointains. Epoustouflant. Je m’arrête et tourne sur moi-même complètement subjugué par ce spectacle quasi irréel. Nous sommes seuls, nous ne verrons aucun véhicule jusqu’à l’île d’Incahuasi. Je suis dans le site le plus exceptionnel et étrange qu’il m’ait été donné d’admirer. Le fait de s’y trouver seul et à vélo, en quelque sorte assez vulnérable donne à l’endroit une dimension véritablement extraordinaire. Se trouver à bicyclette en ce lieu est une expérience inimaginable, qui fait monter des émotions fortes, difficiles à décrire. Toute une foule de photos vues et de reportages lus me viennent à l’esprit. En particulier une photo de la couverture de la revue trimestrielle « carnets d’aventure », sur laquelle on voit au beau milieu du salar trois beaux gaillards blonds et nus, qui cachent leur pudeur, chacun derrière une sacoche de vélo de couleur vive. Elle m’avait beaucoup plu, car outre le côté esthétique indéniable de tous les éléments de la photo, les trois compères rayonnaient de joie. Mais une polémique avait éclaté et les purs et durs, peut-être un peu puritains rigides en avaient fait le reproche à la rédaction, qui avait à mon sens su répondre habilement et très diplomatiquement.
Encore une fois les distances sont gigantesques et la vue porte au-delà. L’île du Pescado grossit, de point elle devient objet allongé un peu à la manière d’un gros poisson. Et puis tout là-bas dans le néant entre blanc du sel et bleu du ciel, un point noir émerge de la piste. L’île d’Incahuasi pointe le bout de son nez. Nous passons au large de la première, exactement quarante huit kilomètres du bord. Maintenant la seconde va se rapprocher lentement et le compteur indiquera vingt quatre kilomètres de plus. L’euphorie qui m’habite annihile la notion de temps et je n’ai vraiment pas l’impression de parcourir de telles distances. De plus lorsque je me retourne je vois en prenant des repères sur les montagnes, assez précisément le lieu où nous sommes entrés sur le sel. Comment imaginer que c’est si loin. D’autres étapes nous avaient demandé beaucoup plus d’efforts et de temps pour un kilométrage bien inférieur !
Incahuasi grossit et la piste arrive droit dessus. Nous constatons qu’il y a pas mal de mouvements. Nous y voici. Comme c’est étrange, les véhicules 4x4 viennent se garer comme des bateaux viennent à l’attache à l’île verte à la Ciotat ou au banc d’Argun sur le Bassin d’Arcachon. D’autant plus étonnant qu’au beau milieu de l’île se dessine comme un petit golfe, en bordure duquel les voitures se garent sagement. Nous passons du désert à la foule. J’aime bien, cela présente un petit côté réconfortant que je ne saurais expliquer. Dans deux jours je vais parcourir le salar dans un autre sens et cette fois en voiture. Ce sera une autre expérience, mais il est vrai que le vélo représente le moyen le plus adapté pour se faire un immense plaisir et ressentir toute la grandeur du lieu. Je constate qu’il y a beaucoup de Français. Partout où je suis allé ces dernières années le pourcentage de français était important. Alors que j’ai souvent entendu dire que les Français étaient un peuple qui ne voyageait pas beaucoup, je ne trouve pas.
Nous accostons, Alain et moi. Jean est déjà arrivé depuis un certain temps. Que cet endroit est étonnant, îlot perdu dans cette immensité. Les cactus candélabre ont colonisé le lieu. Ce sont de véritables arbres qui montent jusqu’à dix mètres. Les plus vieux sont millénaires. Nous allons déjeuner au restaurant. Bien évidemment les prix sont bien plus élevés que ceux dont nous avons l’habitude en Bolivie, mais cela reste cependant bon marché. On nous apporte le grand livre des voyageurs à vélo, qui tous mettent un mot ou couvrent deux pages. Ils y ont ajouté de nombreuses photos ou des schémas de leur périple. Je constate que nombreux sont ceux qui sont passés par ce point quasi obligé du cyclotourisme au cours d’une traversée des deux Amérique de l’Alaska à la terre de Feu. Nous découvrons qu’étant venus à bicyclette, nous aurons le privilège de pouvoir dormir sur place, alors que ceux qui sont venus en voiture n’auront pas ce privilège.
Le soir arrivant, les visiteurs véhiculés désertent les uns après les autres, et nous nous retrouvons seuls en compagnie des neuf Indiens qui demeurent ici, afin de gérer le flux touristique. Avec le départ des touristes, la chaleur s’en va aussi. La luminosité aveuglante diminue, l’espace environnant devient plus hostile. Les pierres et la flore de l’île semblent se métamorphoser, changeant de couleurs à la manière d’un caméléon. Les grandes étendues blanches prennent des tonalités plus roses, un peu pastel. Dans le lointain la jonction entre le sel et le ciel s’éteint progressivement dans des teintes bleu profond. Le froid et le vent ajoutent une touche sévère au tableau. Le soleil, pour sa part, dans un dernier effort allume et incendie les nuages épars d’un rouge vif qui fait ressortir la multitude de plans de montagnes qui s’enchevêtrent jusqu’à l’infini. Je pars seul marcher sur le salar, alors que la nuit étend son mystère. Que l’impression est forte ! A part les rafales de vent, plus aucun bruit ne perturbe le lieu. On pourrait se croire sur une calotte glaciaire perdu quelque part au pôle nord ou sud. Un même lieu à différentes heures de la journée, dans différentes conditions, avec plus ou moins de monde et l’impression est totalement modifiée, on pourrait se croire dans des endroits très différents. Ce soir, que cette immensité bordée de pics innombrables m’impressionne dans cette obscurité qui prend possession de l’espace ! Presque à contrecœur je rejoins l’île et mes camarades.
Le local qui nous est attribué pour une somme modique est spartiate, mais la vue sur le salar par une grande baie vitrée est absolument sublime. Il est des moments dont on se souvient longtemps, eh bien ce petit refuge me laissera un souvenir durable. Nous aurions aimé que d’autres cyclistes nous rejoignent pour cette nuit. Mais nos espoirs seront déçus, bien que nous ayons estimé à la lecture du livre d’or qu’un jour sur deux, des adeptes du vélo, venant du monde entier, passaient par là.
Au matin, je monte au sommet de notre petite île volcanique, afin d’admirer l’apparition du soleil dans ce décor grandiose. Malheureusement une légère brume atténue la grandeur du spectacle. En effet, la lumière solaire lorsqu’elle apparaît tout là-bas à l’est derrière des montagnes situées à une centaine de kilomètres, balaie cette immensité plate et blanche, d’ouest en est, en l’éclairant graduellement. Mais le phénomène sera ténu du fait de la diffusion à travers les légers nuages perturbateurs. Dommage, mais le spectacle n’en est pas moins saisissant. Je reste depuis hier après-midi comme hypnotisé devant cette immensité magique que je contemple du haut de ce tertre peuplé de cactus géants. Je redescends, nous petit-déjeunons et repartons pour notre deuxième étape sur la plus grande étendue de sel du monde.
Le plaisir est aussi intense que celui éprouvé la veille. On avance rapidement sans effort et de toutes parts cette immensité blanche bordée, très loin de pics et de volcans, qui se pressent et se chevauchent dans des baies et des golfes géants, dont on discerne à peine les contours à l’infini. Par endroits n’étant pas sûr d’être sur la piste la plus directe, je fais des baïonnettes vers la droite afin d’intercepter d’autres routes. Au cours de ces manœuvres, je foule de mes roues un sel vierge de toute trace. Je vois mes deux camarades de profil loin là-bas qui se découpent comme deux minuscules insectes dans ce décor de géants. La fascination joue à fond.
Mais tout a une fin, l’extrémité du salar se rapproche et les soixante treize kilomètres sont parcourus trop vite. Il est des endroits dont on ne veut plus s’échapper, pris par un charme puissant. Un peu avant la sortie, un hôtel de sel. Nous nous y arrêtons. Quelques véhicules y stationnent. Nous sommes un peu l’attraction lorsque nous nous approchons. Bien que ces gens soient sympathiques et de plus parlent pour certains, bien notre langue, j’ai un peu la sensation d’être un singe malin que l’on regarde ; j’attends le moment où l’on va me lancer des cacahuètes. Je me rends compte qu’être touriste à pied parmi les touristes, donc incognito ne me dérange pas du tout, mais avec mon vélo cela me particularise trop et me gêne. Autant au cours des deux semaines précédentes à travers les zones désertiques ignorées du tourisme, je me suis senti bien, autant maintenant que nous arrivons dans ces parages très touristiques, j’ai envie d’abandonner mon vélo.
La sortie du salar est balisée comme l’entrée par une véritable route, large et cabossée sur laquelle de nombreux véhicules soulèvent une poussière dense qui nous titille sérieusement les muqueuses. Encore vingt sept kilomètres d’une piste absolument horrible, tôle ondulée, sable, bosses en tous genres et nous arrivons dans la ville d’Uyuni, que les guides décrivent comme vilaine et sans intérêt. Nous, nous la trouvons sympathique et animée, et son climat soi-disant rude, nous apparaît comme amical, sans doute nos organismes se sont habitués aux conditions rudes depuis trois mois que nous arpentons les Andes à vélo. En ce qui me concerne, je viens d’effectuer la dernière étape sur ma monture, cent kilomètres exactement. En effet, je vais continuer le voyage par des moyens mécaniques. Mais ces 4000 kilomètres à vélo ont été tellement intenses qu’ils m’apparaissent comme dans un rêve. Ai-je vraiment vécu ces trois derniers mois ? Et dans ce rêve, le summum réside dans les trois dernières semaines, dont je reparlerai, avec le bouquet final que je viens de vous narrer, Coipasa et Uyuni.