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Voyage de deux filles en Inde du Sud en janvier/février 2010 English translation pending
by Widoo · 2009-11-15 · 3 replies
bonjour !

nous partons à 2 filles (25 ans) pour l'Inde du Sud !!! 😏 pour ne pas vous noyer de questions, voici en gros les principales:

1) L'itinéraire: Au fur et à mesure des recherches sur le web, des noms commencent à ressortir (cochin, mysore, Allepey, etc) qu'est-il indispensable de voir ? (en un peu moins d'un mois) pour des raisons pratiques, nous atterririons à Cochin et repartirions de Madras, on peut faire une boucle sympa nan ? des trucs un peu moins touristiques mais aussi beaux ?

2) l'achat des billets d'avion

me concernant, je continuerai seule ensuite au Sri Lanka puis en Birmanie (sans doute) question bête, est-ce que ça sert à quelque chose que je prenne tous mes billets maintenant, de France (paris/cochin, puis madras/colombo, puis colombo/rangoon, puis rangoon/delhi puis delhi/paris) ou bien puis je prendre les billets au fur et à mesure (celui pour colombo, à madras par ex) est-ce moins cher et facile de les prendre sur place juste avant le départ que sur des sites comparatifs français ??? par ex, j'ai trouvé un aller simple madras/colombo à 88 euro, et un colombo/rangoon à 251 euro. Puis je trouver moins cher sur place ?

bon, y'aura sûrement pleinnn d'autres questions dans qq jours, selon l'itinéraire et tout et tout !!! 🙂

merci déjà de vos réponses 😎
Petites scènes chez Khella... (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2006-06-20 · 5 replies
Le plat est énorme. Plus de soixante dix centimètres de diamètre. Taillé dans la masse d’un tronc de noyer. Trois agrafes en ferraille tenues par des clous de fer à mulet préviennent l'aggravation de la fente, témoin du grand âge de l’ustensile. Un puits creusé au milieu du pil-pil est rempli de beurre fondu épicé au piment rouge. On forme une boulette avec les doigts que l’on trempe dans le puits. Chichement en ce qui me concerne. Je connais les dégâts provoqués sur un organisme non coutumier de ce régime.

Nous sommes, la famille Berriche et moi, parmi les premiers arrivés. Huit hommes autour du plat. Quatre attendent leur tour. Le thé avant, après. Beaucoup. Le technicien de la commune, invité lui aussi, rend service, fixe et règle la parabole qui trône devant la façade de la maison. Le support est noyé dans un tonneau rempli de pierres et de ciment. Bougera plus une fois sec ! La télé fonctionne. Le lecteur DVD tout neuf posé sur son carton et protégé de la poussière par son emballage plastique dont on a découpé la façade, m’apparaît incongru dans cette habitation qui ne verra jamais l’électricité promise pour l’été sur la place du souk. Mais la plaque solaire suffit pour la lumière froide de l’ampoule basse consommation et cette liaison satellite en noir et blanc avec l’autre monde.

D’autres invités arrivent. Revient le plat de tamkhchart. Les thés n’ont pas cessé. La pièce s’emplit peu à peu. Beaucoup de métisses et de noirs descendants des esclaves affranchis des Ayt Sokhmane. J’en reconnais certains, certaines. Des adolescentes aujourd’hui mariées. Mères. Des hommes rencontrés au hasard de mes virées sur leurs terres. D’autres avec lesquels j’ai voyagé. Les barbes sont plus blanches. La lueur dans les yeux et le sourire toujours présents. Arrive le fquih du quartier de la zawia et suivent ses incantations. Le technicien, chemise à carreaux de bûcheron canadien, casquette neuve, rouge, estampillé du sigle d’une certaine confédération de travailleurs, attend patiemment la fin des prières avant de zapper à tout va. Rabgha baille devant les informations d’une chaîne saoudienne. Tout le monde regarde mais peu d’hommes comprennent l’arabe classique. Aucune femme. Je suis pour le petit Saïd une plus grande curiosité que la boite à images. Il ne me quitte pas des yeux, me sourit timidement chaque fois que nos regards se croisent.

La télé m'incommode. Discrètement je quitte le tapis pour un caillou devant la maison. Les nuages anthracite qui se matin ont arrosé la vallée, bâchent Mourik, enlèvent tout relief aux falaises, mais ici à Aguerd, la lumière a la pureté et la limpidité de la lumière d’après orage. J’ose deux photos du toit de la bergerie devenu salon de causeries animées entre les femmes aux robes et foulards chamarrés.

Trois générations dans la cour. Nordine du haut de ses quatre ans commande une petite troupe de chasseurs de poules. Il court après le coq tandis que son unité cherche à encercler la volaille qui s’éparpille, caquette bruyamment, bat des ailes frénétiquement pour franchir le muret de l’enclos où elle espère trouver protection. Le sourcier, beau-père de Saïd Ou Ighlif, me salue chaleureusement. Rabgha, la vieille, la deuxième femme de « tontonkhribouch » croît toujours que je maîtrise sa langue, parle beaucoup. Trop. Je comprends que je me fais gentiment houspiller pour n’être pas encore passé chez les Oukhribouch. Passe un chat noir derrière le plateau à thé ou se sont posés les verres vides, repris des verres pleins. L’homme au bonnet vert choisit deux éclats de genévrier et ravive le feu sous le tonneau. C’est qu’il faut beaucoup d’eau pour le thé. Et des braises… car le pil-pil c’était comme notre apéro, pour faire patienter avant les plats de semoule et les tagines dont je perçois les arômes épicés qui s’échappent de la petite cuisine séparée du reste de l’habitation. La femme du forgeron est là aussi, avec sa dernière fille, métisse, grâce et beauté adolescente promise pour les mariages d’automne. Après le moussem. Après les récoltes, quand les comptes de la saison permettront de déterminer le nombre d’invités. Ses yeux noirs en amande se détournent au croisement des miens. La codification et les normes comportementales l'exigent. L’envie est forte de lever mon appareil photo en sa direction. La décence me l’interdit.

On m’appelle. Je m’étais éloigné. Lavage des mains avant de rentrer. Une place se fait pour moi dans un cercle en attente d’un des plats communs où d’autres convives auront déjà fait leur trou. Il arrive en glissant, tiré sur la nappe en plastique qui protège les tapis sur lesquels nous mangeons la semoule assis en tailleur. Les boulettes dansent dans le creux de la main. Les grains collent entre les doigts qu’il faut lécher longuement pour nettoyer. Chacun avale sa part. Vite. Sans parler. Les plats repartent. Les femmes et les enfants attendent dehors sur l’argile blanche du toit de la bergerie. Dans la chambre, sur les tapis, les cercles des hommes restent formés. Les tagines et le pain suivent rapidement. Bismillah. Brahim rompt ces derniers et répartit les morceaux autour du plat. Les pommes de terre brûlent les doigts teintés du jaune et rouge des épices de la sauce. Un délice que ces galettes à la farine d’orge et de blé mélangés, cuites à la braise et encore tièdes. Je repense à cette agence de trekking que j’ai vu débarquer la semaine dernière au gîte avec ses pains blancs achetés à Marrakech! Comment ces agences ne mesurent-elles pas l’absurde, le grotesque – j’essaie de rester correct ! – de telles pratiques ? Et aussi le manque de considération, à la fois envers leurs clients à qui elles donnent du mauvais pain ramolli par une journée dans un sac plastique, et aussi envers le gîte qui pourrait fournir ce pain et qu’elles privent d’une rentrée supplémentaire, et non superflue, des quelques Dirhams payés dans la boulangerie en ville. Le morceau de viande reste intact au milieu du plat jusqu’à la dernière bouchée de pommes de terre. Brahim, encore lui partage. Sept bouchées. Une chacun. La mienne est sans os, choisie pour l’étranger. Bismillah. Lave-mains, savon, prières. Les mouches visitent quelques miettes sur les tapis, défient les lois de la gravité sur la cordelette entre deux poutres. Les hommes sortent. Le repas est fini. Je retrouve la lumière de l’après midi.

L’orge est moissonné à Aguerd. Le blé finit de mûrir, attend son heure. Un mulet bande. Désir inassouvi. Une poule escalade un muret de pierres, les poussins s’essayent. Echec. Passent entre les cailloux maladroitement. Les hommes d’un coté, les femmes de l’autre. Toujours. Et les enfants qui jouent, qui courent. Un homme harnache son mulet. Des femmes empaquettent leur progéniture. Bossues, elles saluent et prennent leur chemin. Khella est heureux. Nous fêtions le baptême de son dernier enfant.

Mai 2006Vallée d’Anergui – Atlas marocain
The ViaRhôna from south to north
by Nazcapioneer · 2018-08-16 · 12 replies
hi everyone,

I’m planning a little bike trip to the Meuse starting from Saint-Raphaël in early September, and I’d love to know if any of you have already done the ViaRhôna from south to north starting in Beaucaire?

I’ve already done the climb twice:

Vinon-sur-Verdon → Oraison → Les Mées → Volonne → Noyer-sur-Jabron → Séderon → Sainte-Jalle, etc.

This time, I’d like to avoid the elevation gain and ride more relaxed, but the mistral worries me.

Anyone have any experience or tips to share?

olivier
Auberge de jeunesse ayant des douches collectives en Italie English translation pending
by Maxim56 · 2018-01-14 · 2 replies
Bonjour,

je souhaite organiser un voyage en Italie avec mon frère

Cependant j'ai une difficulté, sans entré trop dans les détails, j'ai 19 ans et mon frère bientot 17 ans et lorsqu'il avait 9/10 ans il a faillit se noyer dans la baignoire à cause d'un malaise. Depuis, il a encore parfois des malaises et a dévelloper comme une phobie des baignoires et même la douche est une épreuve pour lui, et il ne peut la prendre que si il y a quelqu'un avec lui.

En sport pas de soucis les douches sont collectives et ça le rassure, mais il n'a jamais pu partir en voyage scolaire à cause de ça !

C'est pourquoi, maintenant que j'ai mon permis je veux essayer de rattraper le temps en allant ensemble en Italie.

Je sais que ma demande n'est pas courante, mais je recherche donc des Auberge de jeunesse ayant des douches collectives (comme en sport co, sans parois ou autre) en Italie, pas de lieux précis on veut partir façon road trip !

Merci par avance pour vos retour

Max
Partir plusieurs mois: à quoi ressemble votre "chek-list"? English translation pending
by Patoon · 2017-08-15 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je vais faire sourire sûrement, mais bon , un moment de honte est vite passé, c'est pas grave 😉

Je ne pense pas être du style à me noyer dans un verre d'eau....mais voilà j'ai besoin de votre aide tout simplement pour préparer un voyage de 2 ou 3 mois, voire plus. En fait la durée du voyage importe peu, ce qui m'empêche de partir longtemps c'est l'impression de ne pas savoir faire ma check-list de choses à faire en France AVANT de partir pour longtemps. (régler les factures qd on n'est plus là pour ouvrir la BAL, payer les impôts, etc etc)

Bon allez vous avez le droit de vous marrer, mais please aidez-moi, que faites-vous vous avant de partir longtemps ? A quoi ressemble votre chek-list ?

Merci pour votre aide.

Bien à vous. Régine
Voyager dans la région de Cape Town avec enfants en juillet English translation pending
by Fuxiabei · 2017-03-05 · 3 replies
Bonjour, j'hésite à partir en juillet avec mes enfants au sud de la RSA pour plusieurs raisons: les paysages et points de vue (Cap de Bonne Espérance, Table Mountain, etc...) ne seront-ils pas noyés dans la brume ou le crachin, et les animaux seront-ils au rendez-vous en cette saison dans les réserves locales ? Serons-nous en permanence obligés de porter des pulls ou pourrons-nous nous baigner dans la piscine de la résidence (je ne suis pas sûre qu'elle soit chauffée)? Il paraît que c'est la bonne saison pour observer les baleines, confirmez-vous? La plupart des voyageurs du blog s'y sont rendus en décembre-janvier, je n'ai donc pas vraiment d'information sur cette saison. Merci pour tous vos précieux renseignements. Isabelle
Baie d'Halong 2 jours une nuit et delta du Mékong English translation pending
by Morrison31 · 2016-06-18 · 12 replies
Bonjour ou bonsoir les forumeurs.

Nous souhaitons passer comme le titre l'indique 1 nuit sur la baie d'Halong et une nuit dans le delta du Mékong. Nous sommes noyés sous les infos, les sites, etc... Quelqu'un serait il utile à notre requête peu originale : le meilleur rapport qualité prix pour ces deux escapades? Merci!
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 1ère partie English translation pending
by Jjmmsa · 2013-02-28 · 2 replies
DE FRANCE AUX ANTILLES EN PORTE-CONTENEURS

LA ROUTE DU TI' PUNCH :

Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…

Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?

Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.

Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.

Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie

L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.

Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.

Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.

Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.

D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012

Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…

Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.

EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012

Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.

Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.

On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).

Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.

Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).

Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.

Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.

Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !

Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.

15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.

16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.

En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.

17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.

23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.

Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !

Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.

Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…

ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012

Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…

Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.

L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.

Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.

Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !

LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012

Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.

Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…

Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.

Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.

En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.

De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.

La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !

Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !

Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.

Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.

Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.

Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !

Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.

LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012

Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.

08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.

Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.

15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !

LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)

17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.

17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.

Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !

Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.

21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.

Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.

C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.

Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !

Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.

Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.

23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.

Samedi 24 Novembre 2012

A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.

Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.

De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.

Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.

Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !

21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.

SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012

Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.

Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.

Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.

Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !

Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.

Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…

Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…

Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.

Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.

2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
Road trip dans l'Ouest américain et parcs nationaux English translation pending
by Emiliedido · 2013-01-28 · 15 replies
Bonjour à tous et tout d'abord un grand bravo pour ce super site vraiment très utile! Merci pour le temps que vous devez y passer! 🙂

Ensuite je me permet de poster un message même si je sais que le thème a déjà été abordé... Je commence à me noyer dans les sites! Je pars mi juillet avec mon copain pour la côte ouest des USA. On aime voyager mais on a encore jamais fait de "road trip" et comme on ne veut pas passer un séjour enfermé dans un car à courir dans tous les sens, on a décidé de faire notre programme. Mais c'est pas si simple! C'est très grand les USA et il y a trooop de choses à voir! Nous partirions 15 à 20 jours et nous voulons absolument faire San Francisco (3 - 4 jours), Los Angeles (2-3 jours), San Diego (1-2 jours) et Las Vegas. Pour ce qui est des parcs nationaux, que choisir? Nous voudrions en faire au moins 1 ou 2. Nous pensions Yosemite ou Sequoia mais on m'a dit que Monument Valley était bien mieux. Mais c'est que ce n'est pas la porte à côté!

Auriez-vous des conseils d'itinéraires à nous proposer? Sachant que nous projetons de louer une voiture et que nous pouvons aussi prendre des cars.

Merci d'avance, ne serait-ce que pour avoir lu mon post jusqu'au bout! 😇

ps: J'ai essayé de mettre le plus d'infos possible... Il en manque peut-être
Bons plans de restaurants à Bangkok? English translation pending
by Nouette · 2012-02-03 · 3 replies
Toujours intéressée par de nouvelles adresses, je serais intéressée de connaître vos suggestions "resto" sur Bangkok. Je recherche les restos fréquentés plutôt par les thais en soirée mais dont le cadre est quand même agréable et reposant (surtout après s'être noyés dans l'effervescente capitale la journée!). Le bon rapport qualité/prix est aussi un critère. Merci d'avance de vos partages. Nathalie
Largo do Boticàrio (Cosme Velho) à Rio de Janeiro: est-il dangereux? English translation pending
by Julien051983 · 2011-12-22 · 7 replies
Bonjour à tous,

Après un échec cette année, je devrais enfin pouvoir partir au Brésil cet été…

J’ai donc repris mes recherches et entamé la lecture du Lonely Planet dans lequel j’ai découvert le Largo do Boticàrio à Rio de Janeiro. Il s’agit d’une petite place située dans le quartier de Cosme Velho, avec des maisons coloniales colorées noyées dans une végétation tropicale luxuriante. Cet endroit a l’air magnifique, mais il est situé à 500m à pieds de la gare pour le Corcovado (qui n’a pas très bonne réputation dans certains messages), il est coincé entre de nombreuses favelas, et il a l’air très peu fréquenté (les rares photos existantes montrent cette place déserte).

Mes 2 questions sont :

Ce quartier est-il dangereux ? Peut-on aller à pieds au Largo do Boticàrio depuis la gare du train du Corcovado ?

Je sais que cette question est bien spécifique et je remercie d’avance ceux qui sauront me répondre (peut être les connaisseurs que sont Jean-Marc do Brasil ou Madmax …).

A+
Technique pour traverser les gués en Islande avec un 4x4 Jimny? English translation pending
by Wainez · 2011-07-25 · 5 replies
Bonjour,

Voyage prévu en Islande en août 2011 avec un 4x4 jimmy de loué. Est ce que quelqu'un d'expérimenté pourrait nous donner quelques techniques pour traverser les gués sans noyer la voiture. Merci
Passer le réveillon du Jour de l'An à Londres English translation pending
by Veroniknik · 2010-12-10 · 18 replies
Bonjour,

Nous allons passer le jour de l'an à Londres et nous n'avons aucune idée de ce qui se fait là-bas, à part un feu d'artifice sur les bords de la Tamise. D'ailleurs à quel station est ce qu'il vaut mieux s'arrêter pour bien voir sans être noyés dans la foule? Et avant? et après? Est ce que les pubs seront payants? Faut il réserver ou peut on décider une fois sur place? Nous serons en couple (la 40taine) donc envie de faire la fête mais pas forcément en boite de djeun's toute la nuit....

Vous avez des idées? Nous sommes preneurs!

Merci d'avance et bonnes fêtes à tous!
Circuit d'une semaine au Maroc du 14 au 21 février English translation pending
by Olive842 · 2009-12-10 · 27 replies
Bonjour à tous !

Nous partons à 8 personnes au Maroc du 14 au 21 Février. Nous arriverons le dimanche soir (19H15) à l'aéroport de Tanger, pour repartir le dimanche suivant à 21h30 de l'aéroport de Casablanca. Nous cherchons à visiter les plus belles villes du pays sans pour autant être noyés au milieu de millions de touristes. Surtout, notre budget est relativement serré. Par conséquent, je suis à la recherche de bonnes adresses quant aux hotels (location d'appartements ? auberge de jeunesse ?). L'idéal serait de pouvoir loger pour environ 10 € par nuit et par personne. Évidement nous ne cherchons pas de confort particulier, simplement d'être proche des centres ville. Je pensais d'abord louer une voiture, mais à 8, il faudrait en louer 2 ; aussi, le prix du train m'a convaincu de privilégier ce mode de déplacement. J'ai imaginé, rapidement, un circuit, que voilà : Dim 14 : arrivée Lun 15 : Visite tanger puis Tanger - Fès en train Mar 16 : Visite Fès Mer 17 : Fès - Casablanca en train. Visite Casa l'aprem Jeu 18 : Casa - Marrakech, horaire à choisir Ven 19 / Sam 20 : Marrakech. Possibilité d'une excursion à la journée le Samedi pour ceux qui le souhaiterons (Essaouira ? Atlas ? cascades ?) Dim 21 : Marrakech, puis départ dans l'aprés midi pour l'aéroport.

A priori tous les trajets sont faisables en train.

Qu'en pensez vous ? Est ce trop long pour 7 jours ? Quelles villes devrions nous visiter en priorité ? Le détour par Fès m'a semblé légitime parce que je n'ai pu lire que du bien sur cette ville, et que j'ai très envie d'y aller.

Tous les conseils sont les bienvenus !
Moustiquaire pour le Ghana English translation pending
by CelyneE · 2009-08-19 · 1 reply
Je voyagerai au Ghana du 22 octobre au 12 novembre - d'un bout à l'autre de la côte.

D’après ce que je lis sur les forums, une moustiquaire semble indispensable. Étant donné que je n'en trouve pas ici (en Irlande, les insectes sont rares, probablement tous noyés!), j'ai visité plusieurs sites internet pour essayer m'en procurer une. D'après ce que je peux voir, la majorité de ces trucs là se fixent au plafond. C'est là que ça me pose problème: je fais à peine 1m57, alors les plafonds, disons que je ne les rencontre pas souvent !

Il existe toutefois ce modèle "pop up" vendu par Amazon (pour ne pas le nommer), il pèse 550 gr et coûte 29 livres sterling. Qu’en pensent les connaisseurs ?
Proposition d'itinéraires en Thaïlande pour quinze jours? English translation pending
by IndiaNico · 2009-07-27 · 15 replies
Bonjour á tous,

Je sais tres bien que ce sujet a été a de nombreuses fois évoqu'et solutionné. Mais je 'trouve que les informations les plus importantes sont la plupart du tps noyees ds des commentaires qui ne concernent plus réellement l'intitulé du sujet.

Alors voila, a la fois pour moi mais aussi en pensant aux autres personnes souhaitant voyager pdt 15 jrs en Thailande, je propose qqch. que chacun ajoute son itineraire sous forme de liste, le nb de jours resté aux endroits évoqués, et pourquoi pas un bref commentaire, des impressions... Le tout en essayant bien entendu de rester objectif!!

Afin de preciser un peu, partons sur des itinéraires routard avec utilisations des moyens de transports locaux et en evitants les clubs hotel... Mais je suis sur que ce n'est le genre de la maison ici!!

En tt cas je vous remercie et puis en meme tps ca vous rappelera de tres bons souvenirs!!

A tte et Bon Vent,

Indianico
Vietnam: des inondations font cinq morts (3 janvier 2009) English translation pending
by Lili013 · 2009-01-03 · 10 replies
info pour ceux qui s'y rendent dans les jours à venir,

il y a 19 min 3/01 (copié-collé) Au moins cinq personnes ont péri et dix autres sont portées disparues dans le centre du Vietnam en raison d'inondations dues à de fortes pluies, annoncent le gouvernement et les médias nationaux.

Trois personnes se sont noyées dans la province de Quang Nam et un homme de 44 ans est mort dans celle, voisine, de Quang Ngai. Dans la province de Binh Dinh, un jeune homme de 22 ans a péri et neuf pêcheurs sont portés disparus depuis le naufrage de leurs bateaux, rapporte le journal Thanh Nien, qui cite les rapports des autorités provinciales. Les inondations sont fréquentes au Vietnam entre août et novembre, mais inhabituelles en cette saison. Selon le gouvernement, 5.000 foyers sont sous les eaux, de même que 74.400 hectares de rizières.
République Dominicaine: noyade à Punta Cana English translation pending
by Catnel · 2008-04-23 · 7 replies
Je ne savais pas trop ou placé ce message pour que le plus de monde le voie...désolé si il n'est pas dans la bonne section.

Voila une histoire vraiment triste...j'ai un collègue de travail avec qui je travaille très proche depuis 18 ans qui s'est noyer Vendredi le 18 avril sur la plage de BAVARO ...on dit qu'il s'est noyer en KAYAK DE MER, les infos que nous avons rentre a la miette car son corps est encore la bas et la famille très attristée, je voudrais savoir si l'un d'entre vous étais sur place et pourrais mieux m'éclairer sur son décès .

Merci de votre aide.

Catnel
Choisir notre circuit en Thaïlande English translation pending
by Polka2 · 2007-12-18 · 33 replies
Bonjour à tous, J’ai besoin de conseils avisés ! Nous partons 3 semaines en Thaïlande avec mon ami au mois de mars. Comme beaucoup sur ce site, nous ne voulons pas nous noyer dans la masse touristique mais au contraire s’imprégner des ambiances locales et sommes avides de rencontres et de lieux authentiques. Nous n’avons envie ni de trecks, ni de ballades à dos d’éléphants ni de plages bétonnées. Nous avons envie de petits villages, de sites, de temples, de nature et aussi d’une plage ou deux. Le périple qu’on a imaginé nous semble tout à fait infaisable en 3 semaines à moins de passer d’un endroit à un autre en l’espace de deux heures et de courir, ce qui n’est franchement pas le but. Mais nous n’arrivons pas à faire de choix. Alors j’espère que vous pourrez nous aider ! Le périple imaginé est : - Bangkok (où nous atterrissons) - Kanchanaburi - Lopburi - Sukhotai - Phu Kradung (parc naturel près de Loei) 1ère question vaut-il mieux se baser à Loei et faire une virée d’une journée à Phu Kradung ou dormir dans le parc et passer ensuite, ou pas, un moment à Loei ? - Sang Khom - Nong Khai - Phimai. Problème : il faut toujours repasser par Bangkok pour filer dans le sud à moins de prendre un avion mais y en a-t-il dans ce coin et pour combien car nous avons un budget très serré (l’idée de l’avion serait d’atterrir à Ko Samui et de là prendre un bateau pour Ko Pha Ngan) - sinon en repassant par Bangkok aller à Bang Saphai Yai - et en passant par Chumphon aller à Ko Phan Ngan Sachant qu’il faut ensuite que nous revenions à Bangkok pour repartir en France ! Bref c’est de la folie, j’ai fait des « estimations temporelles » et à moins d’avoir un chrono dans le ventre c’est pas possible. Que nous conseillez-vous ? Vaut-il mieux faire une croix sur le nord-est (Phu Kradung, Loei, Sang Khom, Nong Khai) ? Phimai est-ce indispensable ? Faut-il plutôt se concentrer sur l’intérieur du pays et oublier notre escapade à Ko Pha Ngan et Bang Saphai Yai ? Enfin, est-il plus judicieux, parce que moins loin, d’aller à Ko Chang mais ce que j’en ai lu dans les guides ne m’a pas franchement séduite… Et vous ? Enfin, mon dernier regret serait de louper Prasat Khao Viharn mais là encore c’est à l’autre bout du pays… Snif. J’espère que vous pourrez nous donner des conseils, impressions, bons plans, expériences. Un grand merci d’avance pour votre aide et bonne route !
Deux semaines dans les Cyclades à pied English translation pending
by Shangotro · 2007-03-04 · 12 replies
Bonjour,

Nous allons partir 2 semaines, entre juillet et août dans les Cyclades ... la pire période ... mais bon, c'est ça ou rien.

Donc la question qui se pose est comment profiter au maximum de 15 jours en couple sac à dos sans nous noyer dans des bains de foules et passer notre temps dans les files d'attente des ferrys.

Nous souhaitions faire 4 ou 5 îles dans ce laps de temps, est-ce enviseageable sans que cela soit le stress ?

Est-ce que vous avez des conseils d'itinéraire sympathique à nous conseiller ? Iles, logement, randonnées (balades), plages, nature, ...

Nous avons également pensé prendre notre tente pour aller dans les campings, est-ce une bonne idée ?

Merci d'avance pour vos réponses et à bientôt,

Xavier
Hésitation entre Guadeloupe et Martinique English translation pending
by Chriscel · 2007-02-25 · 6 replies
Bonjour à tous,

après consultation des messages, sur Guadeloupe et Martinique, et beaucoup d'informations rapportées, nous hesitons toujours sur le choix de notre destination, nous partons mi-mai pour dix jours. Pour vous cibler :

Nous préférons les petites plages sauvages, style criques d'eau claire, aux grandes plages noyees de monde,

J'aime la peche au fusil harpon, et le snorkeling...

Pour finir nous aimerions pas etre retiré du monde de façon à profiter de l'animation de marché, resto, et commerces locaux...

J'éspère que vous pourrez me renseigner par rapport à ces critères, je vous en remercie d'avance...😉

chris

p.s : j'hesite aussi entre hotel all inclusive et gite, qui sera fonction de la destination choisie
Sac étanche pour appareil photo numérique English translation pending
by Paradismer · 2006-06-14 · 1 reply
j'aimerai savoir si quelqu'un s'est déja servi d'une house étanche AQUAPAC pour prendre des photos sous l'eau es ce que c'est fiable pour l'appareil photo numérique, car je ne voudrais pas noyer le mien. Merci pour la réponse
Hôtel Décameron Salinitas (San Salvador) English translation pending
by Pascal10 · 2006-04-08 · 1 reply
Je cherche des informations sur L'hôtel Décameron Salinitas au sujet surtout des 2 plages

Est-ce que l'on peux se baigner sans craindre de se noyer, je parle des vagues?

Est-ce que la mer est tranquille ou bien toujours des vagues?

Est-ce que quelqu'un possède des photos des 2 plages ainsi que de la mer.

Quelle est l'adresse internet email ) de cet hôtel pour une demande spéciale pour la chambre?

Merci de prendre le temps de me répondre

Pascal
Pantanal & Paraguay English translation pending
by Koudou · 2005-09-03 · 3 replies


La lumière s'adoucit, il est bientôt six heures Bahia Negra s'ébroue, écrasée de chaleur. Sur le fleuve Paraguay, couvert de jancinthes d'eau Il fait encore quarante, et il a fait plus chaud.

Une garcette s'envole, un toucan passe au loin. Un jacaré se bat en de grands coups de reins Pour tenter de noyer la proie qu'il a saisi Remuant les jacinthes de vagues vites amorties.

A la fraîcheur qui vient, les insectes apparaissent Sortant d'on ne sait où, dès que le soleil baisse: Libellules en cohortes, nuages de moustiques Force coléoptéres et insectes qui piquent.

L'odeur de citronnelle de notre anti-moustique Puissante et entêtante et très aromatique Restera pour toujours gravée dans mon esprit Liée à ces instants de totale magie.

L'eau plate comme un miroir où les palmiers-roniers Narcisses exotiques, paraissent s'admirer N'est troublée par moments que par d'énormes sauts D'on ne sait quels poissons qui jaillissent de l'eau.

La lumière s'assombrit, il est bientot sept heures. Les nuages dans le ciel ont d'étranges couleurs Du rose à l'orangé avec des tons bleu nuit. Le soleil dans le fleuve semble se noyer sans bruit.

Le soleil s'est couché, désormais il fait nuit. La jungle se réveille, dont on entend les bruits Qui troublent le sommeil des novices que nous sommes Dans cette vie sauvage qui n'a que faire des hommes.

Ces instants merveilleux que j'ai vécu ici M'ont poussé à venir vivre dans ce pays Et j'aimerais qu'un jour, ceux que j'aime puissent voir Une telle beauté, qu'on n'ose pas y croire.
4 days in Halong Bay and Ninh Binh: your thoughts?
by Théophile33 · 2025-08-04 · 10 replies
Hi everyone, We have a chance to stop in Hanoi on our way from Japan back to France. We arrive on Tuesday, May 12th around 2 PM and leave for France on Saturday, May 16th around 10 PM. I’d like to do a 2-day cruise in Halong Bay or Lan Ha Bay, then either 2 days in Ninh Binh or 1 day. - 12/05: Hanoi - 13/05: cruise - 14/05: end of cruise and head to Tam Coc - 15/05: sightseeing - 16/05: early departure for Hanoi, day in Hanoi, then flight to France at 10 PM We don’t want to be overwhelmed by crowds of tourists and prefer to be on our own.

Do you have any tips for us—agencies, transport, sights, accommodation, or visits? Thanks so much for your feedback! Best regards, Isabelle
Wood: Discussion(s) about the July 2025 contest
by UnaMilanese · 2025-06-30 · 44 replies
All the side discussions about the contest happen here.
Going directly from Mahajanga to Morombe
by Etranger · 2025-05-25 · 7 replies
Hi everyone, Everything’s in the title: what are the options for getting from M. to M.? By *boutre* (traditional sailboat), I know, if you’re not in a hurry. Is there a coastal track between Mahajanga and the Tsingy? Meaning, can you reach Bekopaka by track without going back through Tana? Thanks.
What to see and do in Panama?
by Vandfaure · 2025-05-18 · 3 replies
Hi there! We’ve decided to head to Panama this summer and would love to do a road trip with a rental car—there are four of us, and our kids are 20 and 23. Do you have any recommendations on must-see spots and things to avoid? Any great tips for accommodation, restaurants, or activities? Thanks so much for your help

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