Results for "Saint-André+|+122+>+74"
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Catalogue des croisières MSC pour 2012? English translation pending
dans quelques jours doit sortir le catalogue Costa 2012 (1ère édition) 😎
Sur ce coup, MSC est vachement en retard, puisqu'il annonce la sortie dans quelques jours de la seconde édition du Catalogue 2011... Va encore falloir attendre pour avoir l'itinéraire de la première croisière du Divina... 😕
Sur ce coup, MSC est vachement en retard, puisqu'il annonce la sortie dans quelques jours de la seconde édition du Catalogue 2011... Va encore falloir attendre pour avoir l'itinéraire de la première croisière du Divina... 😕
Douanes à New York? English translation pending
bonjour,
je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?
pourra-t-il entrer sur le territoire ?
merci
je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?
pourra-t-il entrer sur le territoire ?
merci
Périple à vélo entre Amsterdam et Copenhague: temps de trajet? English translation pending
Bonjour
Je planifie un voyage de cyclotourisme entre amsterdam et copenhague en aout 2011. Combien de jours cela peut prendre en faisant 75 à 100 km par jour. Quels sont les points d'interets. Je prévois surtout utiliser les camping. Si vous avez des commentaires, ce serait tres apprécié
merci
Francois Rossignol Gatineau, canada
Je planifie un voyage de cyclotourisme entre amsterdam et copenhague en aout 2011. Combien de jours cela peut prendre en faisant 75 à 100 km par jour. Quels sont les points d'interets. Je prévois surtout utiliser les camping. Si vous avez des commentaires, ce serait tres apprécié
merci
Francois Rossignol Gatineau, canada
Voyage au Québec, dans l'est des États-Unis et au Nouveau-Brunswick English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons un voyage pour l'été 2011 de 3 semaines. Nous pensions visiter une partie du Québec et après avoir lu beaucoup de messages sur le forum et regarder un peu les distances nous aimerions combiné Québec / Le Maine / Le Nouveau Brunswick. Le Maine étant un rêve pour moi.
Pensez vous que cela soit réalisable en 3 semaines. Sachant que pour le Québec nous aimerions faire la ville de Québec et le lac st-jean ; pour le Maine qu'elle ville visiter? qu'est ce qu'il y a à découvrir? et le nouveau brunswick : la baie des chaleurs? l'acadie? Iles du Prince Edouard?
Dans quel sens est-il le plus judicieux de réaliser cet itinéraire : Québec/ Le Maine / NB NB / Le Maine / Québec ?
Nous aéroport de d'arrivée et de départ sont Montréal et Halifax. Nous sommes 4 avec 2 jeunes enfants.
Merci de vos précieux conseils
Nous prévoyons un voyage pour l'été 2011 de 3 semaines. Nous pensions visiter une partie du Québec et après avoir lu beaucoup de messages sur le forum et regarder un peu les distances nous aimerions combiné Québec / Le Maine / Le Nouveau Brunswick. Le Maine étant un rêve pour moi.
Pensez vous que cela soit réalisable en 3 semaines. Sachant que pour le Québec nous aimerions faire la ville de Québec et le lac st-jean ; pour le Maine qu'elle ville visiter? qu'est ce qu'il y a à découvrir? et le nouveau brunswick : la baie des chaleurs? l'acadie? Iles du Prince Edouard?
Dans quel sens est-il le plus judicieux de réaliser cet itinéraire : Québec/ Le Maine / NB NB / Le Maine / Québec ?
Nous aéroport de d'arrivée et de départ sont Montréal et Halifax. Nous sommes 4 avec 2 jeunes enfants.
Merci de vos précieux conseils
Hôtel au Nicaragua, monter à cheval, excursions? English translation pending
bonjour
je me rends en amerique centrale cette année pour la premiere fois j'ai pas mal lu le forum et je crois que je vais allée au nicaragua si qu'elqu'un pouvait me donnée quelque plan d'hotel pas chere mis à part le barcelo et la siesta
si l'on peut monter à cheval si il y a de belles excursions à faire
et pour la mer je suis plus plongée que surf
merci
Les campings de Turquie... English translation pending
Actuellement en Turquie depuis une semaine, et plus particulièrement à Istanbul, nous souhaitons nous rendre en Capadoce avec notre camping-car. Malheureusement, depuis notre arrivée, impossible de trouver un camping potable, voire u camping tout court ! Nous aimerions savoir si, à Ankara où dans les environs, il y aurait la possibilité de camper dans un VRAI camping !
C'est quand même vexant d'arriver ici en camping-car et de dormir à l'hôtel !!!
Si vous avez un quelconque renseignement, le moindre indice ... Merci 😄 !
Si vous avez un quelconque renseignement, le moindre indice ... Merci 😄 !
Croisière sur le Louis Majesty, départ le 1er août English translation pending
QUI PART SUR LE LOUIS MAJESTY LE 1AOUT NOUS SOMMES DEUX ADULTES ET NOTRE FILLE DE 12 ANS
Aller en Turquie par l'ex-Yougoslavie? English translation pending
bonjour a tous,
je souhaiterais aller en turquie en voiture en passant par la slovenie, croatie, serbie et bulgarie, je voudrais savoir si ca craint a tous niveau, exemple: racket policiers, routes, vol etc etc... merci a tous.
je souhaiterais aller en turquie en voiture en passant par la slovenie, croatie, serbie et bulgarie, je voudrais savoir si ca craint a tous niveau, exemple: racket policiers, routes, vol etc etc... merci a tous.
Où trouver de la chaleur dans les Antilles pour fin décembre-début janvier? English translation pending
ou aller ?pour du soleil et chaleur bonne tres bouffe propre belle plage et piscine nous somme 6 adultes je suis aller a cuba holguin pas toujours certain pour la chaleur punta cana aussi et panama le seul hic c est le transport 2 hoo d autobus!
Paris du 7 au 18 Juillet 2010: quoi visiter? English translation pending
Bonjour,
Je fais un voyage de noce du 7 au 18 juillet 2010.
Je me fait préter un appart sur la rue des Martyrs dans le 9e arrondissement près de l'opéra qu'on ma dit.
J'aimerais savoir quoi visiter et dans quel ordre vous me le conseillez.
Tour eiffel, musée d'orcey, etc..
Avez vous des idées de resto dans le coin de mon appart pas trop chère car notre budget est limité.
Merci a tous
Rico
Je fais un voyage de noce du 7 au 18 juillet 2010.
Je me fait préter un appart sur la rue des Martyrs dans le 9e arrondissement près de l'opéra qu'on ma dit.
J'aimerais savoir quoi visiter et dans quel ordre vous me le conseillez.
Tour eiffel, musée d'orcey, etc..
Avez vous des idées de resto dans le coin de mon appart pas trop chère car notre budget est limité.
Merci a tous
Rico
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°2) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 5 – DE SANTA FE A KING OF WINGS
Après un petit déjeuner en commun, nous sommes tous prêts vers 8 heures. Tandis que mes amis vont faire un circuit d’une journée en passant par Taos, je vais poursuivre mon voyage en direction des badlands du Nouveau-Mexique où j’ai ce soir un rendez-vous à honorer.
Nous nous reverrons bientôt : nous avons prévu de séjourner chez Annie & André dans leur maison de la Drôme pour quelques jours en septembre prochain. Elisabeth et moi y découvrirons la vidéo et le diaporama de leur voyage, toujours aussi remarquables, et j’y ferai quelques apparitions pour la journée d’hier.
Je me ravitaille en produits frais au Wall Mart et je pars en direction de Farmington.
Vers midi, je fais une pause près de Lybrook, un lieu dont j’ai lu le plus grand bien sur un site web consacré aux badlands du Nouveau-Mexique. N’ayant pas prévu d’explorer cette vaste étendue, mon but est seulement de faire un premier repérage des lieux pour une prochaine visite. Je me rends aux différents points de vue sur les badlands, mais dans la lumière de milieu de journée tout est écrasé par le soleil et à cette distance il est difficile de se rendre compte de l’intérêt du site.
Un canapé incongru, qui a subi les outrages du temps, est installé face à un des points de vue. Pourquoi pas un simple banc qui aurait suffi pour admirer le paysage ? Chacun est libre d’émettre son hypothèse… 😛

D’ici, toute descente semble impossible ou dangereuse et l’accès à une piste proche qui pourrait mener aux badlands est interdit. Il restera donc à trouver d’autres accès plus à l’ouest pour ma prochaine visite.
Un peu plus tard, je me gare à l’extrémité de la petite piste qui mène à Ah Shi Sle Pah, un curieux nom navajo qui sonne un peu comme une formule magique.
En quelques minutes de marche, je me retrouve au cœur d’un monde austère et désolé, avec des étendues de bentonite grise prenant parfois la forme de hoodoos dans des wash qu’on imaginerait volontiers sur une autre planète. Il paraît qu’on y découvre des fragments d’os de dinosaures mais je ne trouverai que des morceaux de bois pétrifié.


Par moments, la bentonite grisâtre est égayée par les teintes brunes de « chapeaux » de pierre. Certains ressemblent à des macarons !


C’est à l’ouest du site qu’on peut voir les hoodoos les plus élancés et les plus colorés, surnommés les Yellow Hoodoos. C’est vraiment mon secteur préféré dans ce que j’ai pu visiter en trois heures à Ah Shi Sle Pah, le reste du site valant, à mon avis, davantage par son ambiance que par son intérêt esthétique ou géologique (en comparaison de Bisti Badlands).




Il faudrait attendre la lumière de fin d’après-midi pour photographier les Yellow Hoodoos sous leur meilleur aspect, mais je dois quitter ce secteur pour reprendre la voiture et me rendre dans une autre partie du San Juan Basin où se trouve un hoodoo étonnant que ses récents découvreurs ont baptisé « King of Wings ».
Pour cette visite, j’ai rendez-vous avec John que je ne connais qu’à travers nos échanges via Internet. Il habite le sud du Colorado, est géomètre et passionné de photographie (principalement des paysages du Southwest). On peut voir ses superbes photos sur sa galerie « Caught in time ». C’est John qui m’avait contacté en 2008, comme il l’avait fait simultanément avec mes amis allemands Steffen et Isabel (qui, elle, est en réalité autrichienne) : il était étonné de voir sur nos sites web des photos d’endroits qu’il connaissait mais pensait être restés confidentiels (par exemple « Arch Slot Canyon », « Red Canyon »…). Après plusieurs échanges d’e-mails, il nous proposait de réaliser quelques explorations ensemble, à condition de ne pas divulguer certaines de ces localisations. Steffen et Isabel l’avaient rencontré durant leur trip de début 2009 (notamment pour voir « King of Wings ») et c’est désormais à mon tour de faire la connaissance de John. Merci Internet !
Le rendez-vous est fixé en fin d’après-midi (car John travaille ce jour-là dans les environs), au bord d’une piste à peine tracée au milieu de nulle part. J’avais trouvé assez « fun », pour un premier contact, le fait de se rencontrer à un simple point GPS, en plein wilderness. Nous y arrivons presque ensemble et devons avoir l’air de contrebandiers 🏴☠️ ! Dès les premiers échanges, il se confirme que John est très sympathique et a beaucoup d’humour. Nous partons rapidement randonner dans les badlands pour atteindre le « King of Wings ». Même s’il était prévu d’explorer d’abord ses alentours, John ayant eu une grosse journée de travail, nous avons envie de prendre notre temps et de bavarder, donc nous décidons finalement d’y aller directement et de rester sur place.
On surnomme « Wings » les longues pierres plates qui coiffent certains hoodoos en débordant largement de leur base, ce qui peut rappeler des ailes d’avion. La « Wing » que nous allons voir est la plus grande que nous connaissions, car elle a un porte-à-faux d’au moins quatre mètres, d’où son surnom de « King of Wings ». Elle a été découverte un peu par hasard en 2007 par un photographe amateur local et c’est son extrême fragilité (on se demande même comment elle tient encore en équilibre) qui justifie de ne pas en divulguer la localisation.
Arrivés à « King of Wings », nous y attendons le coucher du soleil, ce qui nous donne le temps d’admirer cette formation unique et de la photographier sous toutes ses coutures.






John me fait bien rire quand il se met soudain à scander des « Hail to the King of Wings » (« Gloire au roi des ailes ») en levant les bras au ciel puis en se prosternant devant le royal hoodoo. La scène est franchement surréaliste 😎, on est loin de certains photographes qui se prennent au sérieux !

Quand la lumière baisse, nous faisons un tour à proximité pour photographier quelques hoodoos de petite taille…


… avant de revenir à « King of Wings » pour le coucher du soleil.



J’apprécie pour son ambiance la marche de retour au crépuscule et il fait quasiment nuit lorsque nous arrivons aux véhicules. Nous avons réussi à les trouver sans l’aide du GPS, histoire de prolonger un peu l’aventure.
La visite de « King of Wings » a combiné tout ce que j’aime : authentique wilderness avec un parfum d’aventure, originalité géologique et esthétique, belle lumière et opportunités photographiques, partage avec quelqu’un qui est sur « la même longueur d’onde »… 🙂
Maintenant, alors que la nuit est tombée, il nous faut emprunter plusieurs pistes successives pour aboutir sur la highway, mais John a déjà fait ce trajet et nous y mène sans encombre. Comme cette première rencontre fut une réussite qui en appelle d’autres, John me propose de nous retrouver le week-end suivant pour de nouvelles explorations sur la réserve navajo. Cela tombe bien car c’est justement ce que j’avais prévu de faire avec un ami d’Arizona, nous serons donc trois avec chacun notre 4 x 4, ce qui n’en sera que mieux. Une fois le rendez-vous fixé, John part rejoindre son motel à Farmington car il commence à travailler très tôt le lendemain, tandis que je me dirige vers le parking de Bisti Badlands pour y bivouaquer.
Je suis surpris d’y découvrir un camping-car et un SUV, avec trois personnes qui devisent gaiement autour d’une table de camping malgré l’heure tardive. Je vais saluer mes voisins de bivouac : ce sont trois jeunes Allemands qui viennent de fêter avec quelques bières leur visite des Craked Eggs (aussi appelé Egg Factory) jusqu’au coucher du soleil avec retour de nuit à leur véhicule. Le volume 3 « Colorado & New Mexico » de Photographing the Southwest se trouve sur la table, ainsi qu’une carte topographique tirée de l’excellent site web « Secrets of the West » de mon ami allemand Steffen, deux raisons qui me valent spontanément une invitation à partager leur repas. Comme ils ne se laissent pas abattre, le repas sera plus consistant et arrosé (de vin californien) que le frugal dîner solitaire que j’avais prévu. L’ambiance est sympathique 🙂 et je leur donnerai beaucoup de conseils pour leurs visites des jours à venir.
Dommage que ce ne soit pas la pleine lune car nous aurions pu nous balader au milieu des hoodoos tout proches à l’ouest du parking. Je propose une sortie aux « Wings » de Bisti Badlands pour le prochain lever du soleil, mais le jeune couple décline car « il est en voyages de noces », le troisième voyageur est intéressé « à condition qu’il arrive à se réveiller » (comme moi, il dort dans son SUV). Je prépare mon sac à dos pour le lendemain matin, je regarde mes photos et m’endors avec des Wings plein les yeux…
JOUR 6 – DE BISTI BADLANDS A ROYAL ARCH
Ce matin, je suis prêt à partir peu de temps après la sonnerie du réveil. J’entends un ronflement dans le SUV du « co-bivouaqueur » allemand, donc je m’en vais seul sans traîner car il y a bien une demi-heure de marche à un bon rythme pour arriver aux Wings (au nord du site).
Je tenais absolument à retourner aux Wings, que j’avais vues en 2003 avec Elisabeth, parce que j’en avais été frustré lors de ma visite d’octobre 2007 avec Thierry (Wavemaster) qui, ayant eu cet après-midi-là une overdose de badlands et de hoodoos 😕, n'avait pas voulu s’y rendre avant la séance photo aux Cracking Eggs pour le coucher du soleil.
Après une marche vivifiante, j’arrive au pied de l’aile en forme d’otarie quelques minutes avant le lever du soleil, pour tenter de capturer ce moment magique où la lumière change si rapidement.




Le soleil éclaire progressivement les autres Wings et les badlands, le spectacle est magnifique et je ne regrette pas mon réveil aux aurores.



Je petit-déjeune sur place, alors que le soleil commence à darder ses rayons.
La lumière devient rapidement crue, mais je décide tout de même de faire une grande balade dans les Bisti Badlands, pour l’ambiance et le plaisir d’y randonner, même si l’appareil photo restera la plupart du temps dans le sac à dos.
En chemin, des ravines blanches prennent des formes intéressantes.


Certains hoodoos, tout en finesse, n’auront qu’une existence éphémère…

D’autres se regroupent sur une colline…

… où prennent la forme d’un arbre…

… quand il ne s’agit pas d’un hoodoo coiffé d’un véritable morceau d’arbre pétrifié…

… dont on peut découvrir des troncs entiers comme à Petrified Forest :

Quand j’arrive aux Cracked Eggs, je me remémore l’été 2003 où, avec Elisabeth, nous avions arpenté les Bisti Badlands pendant des heures sous le cagnard, à la recherche de ces fameux « eggs » que je voulais absolument trouver et ajouter dans la nouvelle édition de Photographing the Southwest. A l’époque, il n’y avait pas de sites Internet ou de guides traitant des Bisti Badlands, ni d’indications sur la localisation des formations les plus photogéniques. Le site était encore très peu visité, seuls quelques photographes locaux en avaient publié des clichés et ils ne voulaient dévoiler ni les coordonnées ni même à quelle distance de la piste et dans quelle direction pouvaient bien se trouver les Cracked Eggs. Mais c’est en nous obstinant et en marchant avec leurs photos en main que nous avions fini par les repérer, un peu surpris de constater qu’ils n’étaient finalement pas si loin du parking (environ 45 minutes). A cause de leur petite taille, on pouvait passer à quelques dizaines de mètres d’eux sans les remarquer sous la lumière écrasante qui estompe couleurs et reliefs en pleine journée.
En ce milieu de matinée, je suis un peu déçu 😐 quand je retrouve « l’abeille » des Cracked Eggs..

Elle est moins jolie que lorsque je l’avais photographiée au coucher du soleil, en octobre 2007 :

Les Cracked Eggs sont plutôt tristes en pleine journée, aussi je préfère vous montrer deux photos prises en 2007, pour vous convaincre de privilégier la visite à l’heure précédant le coucher du soleil, quitte à revenir au véhicule dans la pénombre et au GPS (mais prenez bien des piles de rechange, on ne sait jamais !).


Je pousse la randonnée un peu plus loin que la butte nommée Eagle Nest, d’où on a une vue dégagée sur le wash au milieu des badlands :

Au retour, je passe la « porte » des Bisti Badlands avant de rejoindre mon véhicule vers midi, alors que la chaleur devient moins supportable.

Un homme jeune vient d’arriver sur le parking dans son vieux SUV 4 x 4, avec un canoë sur le toit (ce qui paraît incongru dans ce décor totalement désertique). Très affable, il me propose de déjeuner avec lui sur le pouce. Il m’explique qu’il vient de Californie où il a été licencié récemment à cause de la crise financière. Il a pensé qu’un grand circuit dans l’Ouest, d’au moins six mois, serait une bonne occasion pour dépenser ses économies, en espérant que la reprise aurait débuté à son retour et qu’il retrouverait un emploi. On reconnaît bien là l’optimisme et le positivisme très américains. Il me dit spontanément que pour son voyage il suit quasi exclusivement les indications des trois volumes de Photographing the Southwest (sauf pour la partie nautique), qu’il me montre tout annotés. Je suis surpris quand il me remercie chaleureusement en me faisant une virile accolade (le hug américain) simplement parce que je lui ai répondu que j’avais collaboré à ces guides. En l’écoutant, je comprends que ce « trip », plus qu’un simple voyage, représente pour lui une sorte de pèlerinage un peu mystique afin de célébrer la Nature.
Après lui avoir donné quelques conseils complémentaires pour la visite des Bisti Badlands, je le quitte pour me rendre à Farmington où je me rafraîchis, fais quelques courses au Wall-Mart et envoie des e-mails sur mon notebook (en bénéficiant de la WiFi accessible du parking du motel où je me suis garé).
Dans l’après-midi, je prends la direction de l’ouest pour me rendre une seconde fois à Royal Arch, ma précédente visite en 2006 m’ayant donné envie d’y bivouaquer pour assister au lever du soleil.
Je fais une courte pause à Shiprock, montagne sacrée des Navajos. Même de loin, le monolithe isolé est imposant, mais je suis surtout impressionné par la muraille volcanique qui y mène, tellement fine et rectiligne qu’on la dirait bâtie par la main de l’homme.

Je suis scandalisé par les très nombreux cadavres de bouteilles d’alcool fort qui jonchent les bas-côtés de la piste menant au monolithe, quand ce n’est pas la piste elle-même. Le caractère sacré de ce lieu n’empêche pas les Navajos de venir y picoler alors que l’alcool est interdit sur toute la réserve, dont Shiprock fait partie. Pour ne pas risquer d’être pris en train de transgresser cette interdiction, ils se dépêchent de boire leur bouteille puis la jettent au plus pressé, sans aucun respect pour les lieux et la nature, ou pour les pneus de ceux qui emprunteront cette piste après eux. Désolant…😠
Je ne m’attarde pas et continue ma route pour entrer en Arizona et me rendre dans la région isolée où se situe Royal Arch. Au moment de prendre la piste, à proximité d’un village navajo, je m’arrête sur le bas-côté et me concentre sur la carte topographique. Je suis surpris et sursaute lorsqu’une jeune femme navajo toque à la vitre de ma portière. Tout d’abord inquiet, car les Navajos n’aiment généralement pas qu’on vienne se balader sur leurs terres, je suis vite rassuré par le visage souriant de la jeune femme. Elle me demande si je peux la ramener chez elle (« up the ridge », me dit-elle en me montrant vaguement la route d’où je viens), car elle a un problème de véhicule. J’accepte volontiers et elle semble réellement soulagée. Je comprends pourquoi, car sa maison se situe à plus de six miles de là ! Elle me dit que ce ne sont pas les trois heures de marche qui l’inquiètent mais plutôt les chiens agressifs qui traînent aux abords des habitations. Contrairement aux Navajos âgés que j’ai déjà pris en stop lors de précédents voyages, et qui étaient restés totalement silencieux, la jeune femme a envie de discuter. Elle me demande pourquoi un Français se rend dans cet endroit reculé et quand je lui réponds que je vais à Royal Arch, elle me conseille d’être très prudent car il y a eu des véhicules accidentés sur cette piste (ce qui m’étonne car je ne me souviens pas de difficultés particulières lors de ma visite de 2006). Avant de me quitter et de me remercier, elle m’indique un raccourci via des pistes à travers les montagnes pour rejoindre ma prochaine destination au-delà de Lukachukai.
Content d’avoir rendu ce service, je refais le chemin inverse pour prendre la piste qui mène à l’arche. Je comprends très vite le conseil de prudence de la jeune Navajo : depuis ma dernière visite, la piste s’est nettement détériorée ! De très profondes ornières ont été creusées par les gros Pick-Up des Indiens et, si on roule dedans, on risque de frotter voire de coincer le bas de caisse sur la bande de terre centrale. Il vaut donc mieux rester sur les rails étroits et surélevés de chaque côté des ornières et bien viser, car ils sont bordés de très près par les buissons ou par le fossé. Mais ce n’est pas tout : çà et là des trous parsèment la piste, qu’il faut passer avec précaution, le pire étant lorsque les rails ne sont pas à la même hauteur et que le SUV penche dangereusement, au risque de se renverser 😕. C’est certainement ce dont parlait la jeune Navajo.
Ces passages sont stressants et je suis bien content d’arriver sans encombre à une petite zone en retrait pouvant servir de parking sur la crête en face de l’arche. C’est l’endroit idéal pour bivouaquer et assister au lever du soleil, aussi j’y gare mon véhicule et continue à pied sur la piste qui amorce une descente raide avant d’atteindre le fond d’un wash. N’ayant pas trouvé de sentier pour atteindre l’arche, je la rejoins directement en passant sur le slickrock et au travers de la végétation.
Royal Arch se détache particulièrement bien dans le ciel, à la fois impressionnante (plus de cinquante mètres de hauteur) et élégante (car fine et élancée). Je la classe sans hésiter dans mon « Top 5 » des arches de l’Ouest.
En voici trois vues (face est, dessous, face ouest) qui ne lui rendent pas vraiment justice, car elle est difficile à photographier de près.



De l’arche, la vue est très belle vers l’est. De grands monolithes et des mesas de slickrock rouge contrastent avec la verdure très présente et le bleu du ciel, un peu comme dans les environs de Sedona. Je reste longtemps à admirer le paysage en savourant ces instants de totale solitude.

Sur la photo précédente, je devine mon lieu de bivouac, sur la crête rouge juste au-dessus et à droite du rocher que l’on voit en premier plan (à droite de la photo).
Je regagne assez tardivement mon véhicule, au moment où les derniers rayons du soleil éclairent le monolithe le plus proche du bivouac.

Je dîne en ayant le privilège d’observer le jour tomber derrière l’arche…

… et les nuages s’embraser fugitivement une dernière fois, bien après le coucher du soleil.

Dans cet endroit isolé, je suis tranquille pour faire ma toilette. Une autre année, j’avais essayé le système de poche d’eau en plastique foncé, avec un tuyau et un mini-pommeau de douche, que l’on fait chauffer au soleil sur le toit de la voiture mais, avec les soubresauts du SUV sur les pistes, il fuyait inexorablement (peut être avais-je acheté un modèle défectueux ou de qualité insuffisante). Depuis, je me contente d’utiliser du savon sans rinçage qui est très pratique puisqu’il suffit de verser ce savon liquide sur un gant de toilette classique que l’on mouille régulièrement pour se laver de la tête aux pieds sans avoir besoin de se rincer (ni la plupart du temps de s’essuyer car lorsqu’il fait chaud on sèche au fur et à mesure). Aux USA, j’achète le produit Body Bath de la marque No Rince, ainsi que le Shampoo de la même marque (moins efficace que le savon liquide), vendus notamment dans les magasins d’outdoor REI. En France, on trouve le produit Akil Toilette d’Akileïne qui sent bon les fleurs provençales. Quand il n’est pas possible de se laver de cette manière, je me contente de lingettes grand format (il y en a qui ne sentent pas le produit pour bébé et qui sont antiseptiques).
Je m’endors avec un peu d’appréhension car les bivouacs sont rarement tolérés par les Navajos sur leur réserve, même en pleine nature comme ici où on ne dérange personne.
JOUR 7 – DE ROYAL ARCH A LOST CITY
Ce matin, je ne dois m’éloigner que de quelques dizaines de mètres de la voiture pour installer l’appareil photo sur le trépied à l’endroit idéal pour le lever de soleil.
Juste avant son apparition, la lumière rosée est très douce.

Au premier rayon de soleil, je m’aperçois que le monolithe joliment éclairé hier soir projette son ombre très exactement sur l’arche. Je peste contre lui car il m’empêche de réussir la photo escomptée, mais je ne peux pas le déplacer et le spectacle reste magnifique.

Un peu plus tard, l’ombre gênante a disparu et la lumière passe du rosé au doré.
Je ne regrette pas d’avoir bivouaqué ici car c’est tôt le matin que Royal Arch se pare de ses plus beaux atours.


Je prends mon petit déjeuner tranquillement en profitant pleinement de la vue jusqu’au moment de partir.
Comme la veille, j’ai quelques sueurs froides lorsque le SUV penche un peu trop à mon goût. Je fais une pause pour observer une mesa isolée qui semble flotter dans le désert comme un grand cuirassé.

Sur la route, je passe devant le groupe de modestes maisons où habite l’auto-stoppeuse d’hier soir, mais je ne prends pas le raccourci qu’elle m’a indiqué car emprunter ces pistes de montagne, qui ne sont même pas indiquées sur ma carte, ne me semble ni prudent ni susceptible de me faire gagner du temps.
Je traverse les Lukachukai Mountains avec une belle descente vers le village, puis bifurque sur les pistes qui s’enfoncent au cœur du territoire navajo.
J’ai prévu de visiter le site de « Many Hands Cave », connu de quelques aficionados d’art rupestre pour ses pictographes multicoloresparmi lesquels on trouve de nombreuses empreintes de mains. Ce site confidentiel se visite habituellement avec un accompagnateur navajo dont la principale fonction est d’y conduire le visiteur, mais comme je connais sa localisation j’ai l’intention de négocier un droit de passage, moyennant quelques dollars, en me présentant à l’habitation isolée proche du site. Malheureusement il n’y a personne, à part un chien agressif. Je continue la piste et trouve la grande alcôve qui abrite ruines et pictographes. Je coince derrière l’essuie-glace un message et un billet de 10 $, au cas où le Navajo vivant dans la maison passerait par là, et je monte à l’alcôve.
Les ruines et les pictographes sont disséminées sur plus d’une centaine de mètres le long de la falaise.

Les ruines ne sont pas spectaculaires et la kiva a perdu son toit.


Mais les pictographes, qui datent de la période des Basketmakers (qui se termine au VIIe siècle), sont variés et colorés.
Ce grand personnage mesure environ 1,5 mètre.


D’autres ne font que quelques dizaines de centimètres de haut.

La construction des petites maisons est postérieure aux pictographes puisque certains murs s’appuient sur eux ou les recouvrent, sans que les bâtisseurs aient d’ailleurs cherché à les préserver.

L’originalité du site repose sur ses nombreuses mains peintes (il y en a plus de mille d’après les archéologues), qui peuvent prendre des teintes rouges, brunes, jaunes, blanches ou vertes (la couleur verte étant rare pour les pictographes). Elles sont toujours « positives », c’est-à-dire que la peinture est appliquée sur la main ensuite plaquée sur le rocher, au contraire des mains « négatives », où la peinture est projetée autour de la main plaquée sur la roche.


Sur ce panel, on a l’impression que les mains veulent attraper les deux personnages qui les surplombent.

L’un d’entre eux ressemble à un guerrier de l’Antiquité grecque. Je ne peux m’empêcher de penser à Patrick, membre de VF actif sur le forum USA et dont le pseudonyme est « Le Spartiate » 😛.

Ici, les mains blanches dessinent un casque ailé à cet autre personnage.

Je repère la dernière ruine du site…


… auprès de laquelle on trouve le panel le plus intéressant.

Un homme surmonté d’un serpent y côtoie un « petit homme vert » qui pourrait être tout droit descendu d’une soucoupe volante 🙂.

Une fois l’appareil photo rangé dans le sac à dos, je reste un certain temps à m’imprégner du site, essayant d’imaginer comment les hommes vivaient là et me demandant ce qui a pu les pousser à laisser des centaines d’empreintes de mains colorées sur les parois de la falaise.
Revenu sur la route, je passe devant un vieux Trading Post local décrépit qui semble fermé depuis longtemps, mais comme je vois un Indien en sortiravec des provisions, j’entre avec la furieuse envie de boire une lemonade bien fraîche, car en ce milieu de journée il fait très chaud. A l’intérieur, je suis étonné de constater qu’il est bien approvisionné. Une femme navajo vient de faire réchauffer au micro-ondes un cheeseburger vendu en sachet et stocké dans une armoire réfrigérée. Lorsqu’elle s’approche de moi, l’odeur de la viande et du fromage fondu déclenche un réflexe pavlovien qui me pousse irrésistiblement à en faire réchauffer un aussi. Au diable le Trail Mix quotidien ! A ma grande surprise c’est plutôt bon, l’absence de sauce faisant bien ressortir le goût de la viande juteuse. La femme navajo engage aimablement la conversation, curieuse de savoir ce qu’un Frenchie peut bien faire ici (elle a entendu mon accent prononcé quand j’ai payé le caissier). Je lui évoque mon intérêt pour les ruines et l’art rupestre et je lui demande si elle n’en connaît pas dans la région. Hélas, elle ne connaît que les ruines et les panels du Canyon de Chelly.
Cela me rappelle cette journée d’octobre 2005 où, avec Laurent Martrès et Steffen, nous avions loué les services d’un guide navajo pour voir les panels du Canyon de Chelly. Les rangers nous avaient sélectionné une Navajo très âgée qui était née dans le canyon et y avait vécu la majorité de sa vie. Heureusement, Steffen avait méticuleusement préparé cette visite en notant la localisation des panels intéressants, car nous avons dû insister lourdement pour en voir certains (notamment le plus beau) que notre guide faisait semblant d’ignorer 😮. Elle a fini par nous expliquer qu’elle ne voulait pas risquer de rencontrer un membre d’une autre famille navajo et d’avoir à lui demander la permission d’aller voir les panels situés dans son secteur (permission qui ne doit a priori pas être refusée pour un guide accrédité par les rangers, car ce canyon est aussi un National Monument).
Rassasié et désaltéré, je continue ma route en faisant un détour pour aller voir Los Gigantes Buttes, deux buttes isolées qui rappellent celles de Monument Valley.

Je fais un autre détour pour m’approcher des Dancing Rocks, où je suis à deux doigts de m’ensabler. Comme pour Los Gigantes Buttes, la lumière de début d’après-midi ne permet que des photos purement documentaires.

Je quitte à nouveau la route pour prendre les pistes qui m’amèneront à proximité des ruines indiennes que je nomme « Lost City ». En préparant mon voyage, j’ai vu des photos de ces ruines assez imposantes et situées dans un cadre superbe mais, de manière surprenante, je n’ai trouvé sur Internet aucun rapport de visite ni aucune indication pour s’y rendre.
Je m’arrête à un point de vue prometteur pour la « golden hour » qui précédera le coucher du soleil, puis je poursuis ma quête des ruines.

Il n’y a pas de sentier pour atteindre « Lost City » et il faut trouver son chemin sur les pentes de slickrock, ce qui me prendra environ une heure avec quelques hésitations.
Arrivé en vue des ruines, j’ai la mauvaise surprise de découvrir une clôture de fils barbelés (avec une ouverture bricolée permettant le passage d’une personne). La visite individuelle n’est donc pas autorisée, ce qui me sera confirmé deux jours plus tard par les rangers du Navajo National Monument qui m’expliquent que ce site, abandonné par les Anasazis vers le XIVe siècle, a longtemps fait l’objet de pillages par des « pot hunters » à la recherche, comme leur nom l’indique, de poteries. Pour arriver à leurs fins, ils n’hésitaient pas à creuser partout dans les ruines jusqu’à faire s’écrouler certains murs. Je suis face à un cruel dilemme, mais je ne me résous pas à avoir fait tous ces efforts pour rien et je n’ai pas la force de résister à la tentation. Je passe par l’espace aménagé dans la clôture, avec un mélange d’excitation pour la découverte, de gêne et d’inquiétude pour la transgression 😊. Je ne vous encourage pas à suivre ce mauvais exemple et je conseille à ceux qui seraient intéressés par ces ruines de s’y rendre accompagnés d’un guide navajo.
Le site comprend trois sections (de droite à gauche) : des ruines inaccessibles perchées dans une alcôve à mi-hauteur de la falaise, d’autres en piteux état à peine visibles sur un talus, et les principales nichées dans l’alcôve tout au fond de la falaise.

Comme je ne veux pas rester trop longtemps sur ce site clôturé, je me rends directement aux ruines principales, accessibles via un talus.

Elles surplombent un très beau canyon verdoyant.

Certaines habitations avaient plusieurs étages et on voit encore les encoches faites dans la roche pour y insérer des poutres.



Les habitations sont vraiment à flanc de falaise, les faux pas y étaient interdits.

Ici il n’y a eu aucune restauration ou reconstruction, contrairement à Mesa Verde, pourtant certaines habitations sont encore bien conservées.


Mais, curieusement, ce qui m’attire avec une force irrésistible c’est le petit grenier (« granary ») à l’extrémité des lieux.
De par sa position et sa petite taille, quand on l’isole des autres ruines, il forme un contraste saisissant avec le canyon qui s’étire à ses pieds et les falaises qui l’environnent.




Je trouve que sa parfaite intégration dans la falaise et son ouverture obscure lui donnent un côté un peu mystérieux. Laissant libre cours à mon imagination et m’abandonnant à la magie du lieu, cette ouverture me donne l’impression d’être l’entrée d’un passage qui aurait un jour aspiré toute la vie de ce village pour la transférer dans un autre monde préservé où elle se perpétuerait. Et pourtant je ne suis sous l’emprise d’aucune herbe chamanique 🙂.

Revenu à la réalité, je me prépare à regagner mon véhicule.
Je me demande si le centre du site, qui n’est pas protégé par une alcôve, n’a pas été détruit par la chute d’énormes blocs.

Je m’attarde un moment au pied des ruines, près de l’accès au site où on peut voir des traces d’humidité sur la paroi et un peu de végétation. L’une et l’autre devaient être très appréciées des habitants de l’époque, qui cultivaient sûrement quelque chose à cet endroit-là.


Le retour sur le sommet de la mesa ne pose pas de problème car je connais désormais le chemin.
Dans la lumière précédant le coucher du soleil, la vue sur le canyon est un enchantement dont je ne me lasse pas. Je reste là jusqu’au crépuscule, ces dernières heures seront parmi mes préférées de tout le voyage 🙂.




Ayant profité du spectacle jusqu’au dernier moment, je dîne à la nuit tombée. Ici, je suis en plein wilderness, très éloigné de toute habitation, je n’ai rencontré personne et compte tenu de l’heure cela devrait continuer jusqu’au lendemain. C’est pourquoi je prends le risque de rester bivouaquer sur place bien que je sois toujours sur la réserve navajo 😊.
Je m’endors en pensant à ce que pouvait être la vie des Anasazis dans cette région, à la fois si rude et si belle.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 5 – DE SANTA FE A KING OF WINGS
Après un petit déjeuner en commun, nous sommes tous prêts vers 8 heures. Tandis que mes amis vont faire un circuit d’une journée en passant par Taos, je vais poursuivre mon voyage en direction des badlands du Nouveau-Mexique où j’ai ce soir un rendez-vous à honorer.
Nous nous reverrons bientôt : nous avons prévu de séjourner chez Annie & André dans leur maison de la Drôme pour quelques jours en septembre prochain. Elisabeth et moi y découvrirons la vidéo et le diaporama de leur voyage, toujours aussi remarquables, et j’y ferai quelques apparitions pour la journée d’hier.
Je me ravitaille en produits frais au Wall Mart et je pars en direction de Farmington.
Vers midi, je fais une pause près de Lybrook, un lieu dont j’ai lu le plus grand bien sur un site web consacré aux badlands du Nouveau-Mexique. N’ayant pas prévu d’explorer cette vaste étendue, mon but est seulement de faire un premier repérage des lieux pour une prochaine visite. Je me rends aux différents points de vue sur les badlands, mais dans la lumière de milieu de journée tout est écrasé par le soleil et à cette distance il est difficile de se rendre compte de l’intérêt du site.
Un canapé incongru, qui a subi les outrages du temps, est installé face à un des points de vue. Pourquoi pas un simple banc qui aurait suffi pour admirer le paysage ? Chacun est libre d’émettre son hypothèse… 😛

D’ici, toute descente semble impossible ou dangereuse et l’accès à une piste proche qui pourrait mener aux badlands est interdit. Il restera donc à trouver d’autres accès plus à l’ouest pour ma prochaine visite.
Un peu plus tard, je me gare à l’extrémité de la petite piste qui mène à Ah Shi Sle Pah, un curieux nom navajo qui sonne un peu comme une formule magique.
En quelques minutes de marche, je me retrouve au cœur d’un monde austère et désolé, avec des étendues de bentonite grise prenant parfois la forme de hoodoos dans des wash qu’on imaginerait volontiers sur une autre planète. Il paraît qu’on y découvre des fragments d’os de dinosaures mais je ne trouverai que des morceaux de bois pétrifié.


Par moments, la bentonite grisâtre est égayée par les teintes brunes de « chapeaux » de pierre. Certains ressemblent à des macarons !


C’est à l’ouest du site qu’on peut voir les hoodoos les plus élancés et les plus colorés, surnommés les Yellow Hoodoos. C’est vraiment mon secteur préféré dans ce que j’ai pu visiter en trois heures à Ah Shi Sle Pah, le reste du site valant, à mon avis, davantage par son ambiance que par son intérêt esthétique ou géologique (en comparaison de Bisti Badlands).




Il faudrait attendre la lumière de fin d’après-midi pour photographier les Yellow Hoodoos sous leur meilleur aspect, mais je dois quitter ce secteur pour reprendre la voiture et me rendre dans une autre partie du San Juan Basin où se trouve un hoodoo étonnant que ses récents découvreurs ont baptisé « King of Wings ».
Pour cette visite, j’ai rendez-vous avec John que je ne connais qu’à travers nos échanges via Internet. Il habite le sud du Colorado, est géomètre et passionné de photographie (principalement des paysages du Southwest). On peut voir ses superbes photos sur sa galerie « Caught in time ». C’est John qui m’avait contacté en 2008, comme il l’avait fait simultanément avec mes amis allemands Steffen et Isabel (qui, elle, est en réalité autrichienne) : il était étonné de voir sur nos sites web des photos d’endroits qu’il connaissait mais pensait être restés confidentiels (par exemple « Arch Slot Canyon », « Red Canyon »…). Après plusieurs échanges d’e-mails, il nous proposait de réaliser quelques explorations ensemble, à condition de ne pas divulguer certaines de ces localisations. Steffen et Isabel l’avaient rencontré durant leur trip de début 2009 (notamment pour voir « King of Wings ») et c’est désormais à mon tour de faire la connaissance de John. Merci Internet !
Le rendez-vous est fixé en fin d’après-midi (car John travaille ce jour-là dans les environs), au bord d’une piste à peine tracée au milieu de nulle part. J’avais trouvé assez « fun », pour un premier contact, le fait de se rencontrer à un simple point GPS, en plein wilderness. Nous y arrivons presque ensemble et devons avoir l’air de contrebandiers 🏴☠️ ! Dès les premiers échanges, il se confirme que John est très sympathique et a beaucoup d’humour. Nous partons rapidement randonner dans les badlands pour atteindre le « King of Wings ». Même s’il était prévu d’explorer d’abord ses alentours, John ayant eu une grosse journée de travail, nous avons envie de prendre notre temps et de bavarder, donc nous décidons finalement d’y aller directement et de rester sur place.
On surnomme « Wings » les longues pierres plates qui coiffent certains hoodoos en débordant largement de leur base, ce qui peut rappeler des ailes d’avion. La « Wing » que nous allons voir est la plus grande que nous connaissions, car elle a un porte-à-faux d’au moins quatre mètres, d’où son surnom de « King of Wings ». Elle a été découverte un peu par hasard en 2007 par un photographe amateur local et c’est son extrême fragilité (on se demande même comment elle tient encore en équilibre) qui justifie de ne pas en divulguer la localisation.
Arrivés à « King of Wings », nous y attendons le coucher du soleil, ce qui nous donne le temps d’admirer cette formation unique et de la photographier sous toutes ses coutures.






John me fait bien rire quand il se met soudain à scander des « Hail to the King of Wings » (« Gloire au roi des ailes ») en levant les bras au ciel puis en se prosternant devant le royal hoodoo. La scène est franchement surréaliste 😎, on est loin de certains photographes qui se prennent au sérieux !

Quand la lumière baisse, nous faisons un tour à proximité pour photographier quelques hoodoos de petite taille…


… avant de revenir à « King of Wings » pour le coucher du soleil.



J’apprécie pour son ambiance la marche de retour au crépuscule et il fait quasiment nuit lorsque nous arrivons aux véhicules. Nous avons réussi à les trouver sans l’aide du GPS, histoire de prolonger un peu l’aventure.
La visite de « King of Wings » a combiné tout ce que j’aime : authentique wilderness avec un parfum d’aventure, originalité géologique et esthétique, belle lumière et opportunités photographiques, partage avec quelqu’un qui est sur « la même longueur d’onde »… 🙂
Maintenant, alors que la nuit est tombée, il nous faut emprunter plusieurs pistes successives pour aboutir sur la highway, mais John a déjà fait ce trajet et nous y mène sans encombre. Comme cette première rencontre fut une réussite qui en appelle d’autres, John me propose de nous retrouver le week-end suivant pour de nouvelles explorations sur la réserve navajo. Cela tombe bien car c’est justement ce que j’avais prévu de faire avec un ami d’Arizona, nous serons donc trois avec chacun notre 4 x 4, ce qui n’en sera que mieux. Une fois le rendez-vous fixé, John part rejoindre son motel à Farmington car il commence à travailler très tôt le lendemain, tandis que je me dirige vers le parking de Bisti Badlands pour y bivouaquer.
Je suis surpris d’y découvrir un camping-car et un SUV, avec trois personnes qui devisent gaiement autour d’une table de camping malgré l’heure tardive. Je vais saluer mes voisins de bivouac : ce sont trois jeunes Allemands qui viennent de fêter avec quelques bières leur visite des Craked Eggs (aussi appelé Egg Factory) jusqu’au coucher du soleil avec retour de nuit à leur véhicule. Le volume 3 « Colorado & New Mexico » de Photographing the Southwest se trouve sur la table, ainsi qu’une carte topographique tirée de l’excellent site web « Secrets of the West » de mon ami allemand Steffen, deux raisons qui me valent spontanément une invitation à partager leur repas. Comme ils ne se laissent pas abattre, le repas sera plus consistant et arrosé (de vin californien) que le frugal dîner solitaire que j’avais prévu. L’ambiance est sympathique 🙂 et je leur donnerai beaucoup de conseils pour leurs visites des jours à venir.
Dommage que ce ne soit pas la pleine lune car nous aurions pu nous balader au milieu des hoodoos tout proches à l’ouest du parking. Je propose une sortie aux « Wings » de Bisti Badlands pour le prochain lever du soleil, mais le jeune couple décline car « il est en voyages de noces », le troisième voyageur est intéressé « à condition qu’il arrive à se réveiller » (comme moi, il dort dans son SUV). Je prépare mon sac à dos pour le lendemain matin, je regarde mes photos et m’endors avec des Wings plein les yeux…
JOUR 6 – DE BISTI BADLANDS A ROYAL ARCH
Ce matin, je suis prêt à partir peu de temps après la sonnerie du réveil. J’entends un ronflement dans le SUV du « co-bivouaqueur » allemand, donc je m’en vais seul sans traîner car il y a bien une demi-heure de marche à un bon rythme pour arriver aux Wings (au nord du site).
Je tenais absolument à retourner aux Wings, que j’avais vues en 2003 avec Elisabeth, parce que j’en avais été frustré lors de ma visite d’octobre 2007 avec Thierry (Wavemaster) qui, ayant eu cet après-midi-là une overdose de badlands et de hoodoos 😕, n'avait pas voulu s’y rendre avant la séance photo aux Cracking Eggs pour le coucher du soleil.
Après une marche vivifiante, j’arrive au pied de l’aile en forme d’otarie quelques minutes avant le lever du soleil, pour tenter de capturer ce moment magique où la lumière change si rapidement.




Le soleil éclaire progressivement les autres Wings et les badlands, le spectacle est magnifique et je ne regrette pas mon réveil aux aurores.



Je petit-déjeune sur place, alors que le soleil commence à darder ses rayons.
La lumière devient rapidement crue, mais je décide tout de même de faire une grande balade dans les Bisti Badlands, pour l’ambiance et le plaisir d’y randonner, même si l’appareil photo restera la plupart du temps dans le sac à dos.
En chemin, des ravines blanches prennent des formes intéressantes.


Certains hoodoos, tout en finesse, n’auront qu’une existence éphémère…

D’autres se regroupent sur une colline…

… où prennent la forme d’un arbre…

… quand il ne s’agit pas d’un hoodoo coiffé d’un véritable morceau d’arbre pétrifié…

… dont on peut découvrir des troncs entiers comme à Petrified Forest :

Quand j’arrive aux Cracked Eggs, je me remémore l’été 2003 où, avec Elisabeth, nous avions arpenté les Bisti Badlands pendant des heures sous le cagnard, à la recherche de ces fameux « eggs » que je voulais absolument trouver et ajouter dans la nouvelle édition de Photographing the Southwest. A l’époque, il n’y avait pas de sites Internet ou de guides traitant des Bisti Badlands, ni d’indications sur la localisation des formations les plus photogéniques. Le site était encore très peu visité, seuls quelques photographes locaux en avaient publié des clichés et ils ne voulaient dévoiler ni les coordonnées ni même à quelle distance de la piste et dans quelle direction pouvaient bien se trouver les Cracked Eggs. Mais c’est en nous obstinant et en marchant avec leurs photos en main que nous avions fini par les repérer, un peu surpris de constater qu’ils n’étaient finalement pas si loin du parking (environ 45 minutes). A cause de leur petite taille, on pouvait passer à quelques dizaines de mètres d’eux sans les remarquer sous la lumière écrasante qui estompe couleurs et reliefs en pleine journée.
En ce milieu de matinée, je suis un peu déçu 😐 quand je retrouve « l’abeille » des Cracked Eggs..

Elle est moins jolie que lorsque je l’avais photographiée au coucher du soleil, en octobre 2007 :

Les Cracked Eggs sont plutôt tristes en pleine journée, aussi je préfère vous montrer deux photos prises en 2007, pour vous convaincre de privilégier la visite à l’heure précédant le coucher du soleil, quitte à revenir au véhicule dans la pénombre et au GPS (mais prenez bien des piles de rechange, on ne sait jamais !).


Je pousse la randonnée un peu plus loin que la butte nommée Eagle Nest, d’où on a une vue dégagée sur le wash au milieu des badlands :

Au retour, je passe la « porte » des Bisti Badlands avant de rejoindre mon véhicule vers midi, alors que la chaleur devient moins supportable.

Un homme jeune vient d’arriver sur le parking dans son vieux SUV 4 x 4, avec un canoë sur le toit (ce qui paraît incongru dans ce décor totalement désertique). Très affable, il me propose de déjeuner avec lui sur le pouce. Il m’explique qu’il vient de Californie où il a été licencié récemment à cause de la crise financière. Il a pensé qu’un grand circuit dans l’Ouest, d’au moins six mois, serait une bonne occasion pour dépenser ses économies, en espérant que la reprise aurait débuté à son retour et qu’il retrouverait un emploi. On reconnaît bien là l’optimisme et le positivisme très américains. Il me dit spontanément que pour son voyage il suit quasi exclusivement les indications des trois volumes de Photographing the Southwest (sauf pour la partie nautique), qu’il me montre tout annotés. Je suis surpris quand il me remercie chaleureusement en me faisant une virile accolade (le hug américain) simplement parce que je lui ai répondu que j’avais collaboré à ces guides. En l’écoutant, je comprends que ce « trip », plus qu’un simple voyage, représente pour lui une sorte de pèlerinage un peu mystique afin de célébrer la Nature.
Après lui avoir donné quelques conseils complémentaires pour la visite des Bisti Badlands, je le quitte pour me rendre à Farmington où je me rafraîchis, fais quelques courses au Wall-Mart et envoie des e-mails sur mon notebook (en bénéficiant de la WiFi accessible du parking du motel où je me suis garé).
Dans l’après-midi, je prends la direction de l’ouest pour me rendre une seconde fois à Royal Arch, ma précédente visite en 2006 m’ayant donné envie d’y bivouaquer pour assister au lever du soleil.
Je fais une courte pause à Shiprock, montagne sacrée des Navajos. Même de loin, le monolithe isolé est imposant, mais je suis surtout impressionné par la muraille volcanique qui y mène, tellement fine et rectiligne qu’on la dirait bâtie par la main de l’homme.

Je suis scandalisé par les très nombreux cadavres de bouteilles d’alcool fort qui jonchent les bas-côtés de la piste menant au monolithe, quand ce n’est pas la piste elle-même. Le caractère sacré de ce lieu n’empêche pas les Navajos de venir y picoler alors que l’alcool est interdit sur toute la réserve, dont Shiprock fait partie. Pour ne pas risquer d’être pris en train de transgresser cette interdiction, ils se dépêchent de boire leur bouteille puis la jettent au plus pressé, sans aucun respect pour les lieux et la nature, ou pour les pneus de ceux qui emprunteront cette piste après eux. Désolant…😠
Je ne m’attarde pas et continue ma route pour entrer en Arizona et me rendre dans la région isolée où se situe Royal Arch. Au moment de prendre la piste, à proximité d’un village navajo, je m’arrête sur le bas-côté et me concentre sur la carte topographique. Je suis surpris et sursaute lorsqu’une jeune femme navajo toque à la vitre de ma portière. Tout d’abord inquiet, car les Navajos n’aiment généralement pas qu’on vienne se balader sur leurs terres, je suis vite rassuré par le visage souriant de la jeune femme. Elle me demande si je peux la ramener chez elle (« up the ridge », me dit-elle en me montrant vaguement la route d’où je viens), car elle a un problème de véhicule. J’accepte volontiers et elle semble réellement soulagée. Je comprends pourquoi, car sa maison se situe à plus de six miles de là ! Elle me dit que ce ne sont pas les trois heures de marche qui l’inquiètent mais plutôt les chiens agressifs qui traînent aux abords des habitations. Contrairement aux Navajos âgés que j’ai déjà pris en stop lors de précédents voyages, et qui étaient restés totalement silencieux, la jeune femme a envie de discuter. Elle me demande pourquoi un Français se rend dans cet endroit reculé et quand je lui réponds que je vais à Royal Arch, elle me conseille d’être très prudent car il y a eu des véhicules accidentés sur cette piste (ce qui m’étonne car je ne me souviens pas de difficultés particulières lors de ma visite de 2006). Avant de me quitter et de me remercier, elle m’indique un raccourci via des pistes à travers les montagnes pour rejoindre ma prochaine destination au-delà de Lukachukai.
Content d’avoir rendu ce service, je refais le chemin inverse pour prendre la piste qui mène à l’arche. Je comprends très vite le conseil de prudence de la jeune Navajo : depuis ma dernière visite, la piste s’est nettement détériorée ! De très profondes ornières ont été creusées par les gros Pick-Up des Indiens et, si on roule dedans, on risque de frotter voire de coincer le bas de caisse sur la bande de terre centrale. Il vaut donc mieux rester sur les rails étroits et surélevés de chaque côté des ornières et bien viser, car ils sont bordés de très près par les buissons ou par le fossé. Mais ce n’est pas tout : çà et là des trous parsèment la piste, qu’il faut passer avec précaution, le pire étant lorsque les rails ne sont pas à la même hauteur et que le SUV penche dangereusement, au risque de se renverser 😕. C’est certainement ce dont parlait la jeune Navajo.
Ces passages sont stressants et je suis bien content d’arriver sans encombre à une petite zone en retrait pouvant servir de parking sur la crête en face de l’arche. C’est l’endroit idéal pour bivouaquer et assister au lever du soleil, aussi j’y gare mon véhicule et continue à pied sur la piste qui amorce une descente raide avant d’atteindre le fond d’un wash. N’ayant pas trouvé de sentier pour atteindre l’arche, je la rejoins directement en passant sur le slickrock et au travers de la végétation.
Royal Arch se détache particulièrement bien dans le ciel, à la fois impressionnante (plus de cinquante mètres de hauteur) et élégante (car fine et élancée). Je la classe sans hésiter dans mon « Top 5 » des arches de l’Ouest.
En voici trois vues (face est, dessous, face ouest) qui ne lui rendent pas vraiment justice, car elle est difficile à photographier de près.



De l’arche, la vue est très belle vers l’est. De grands monolithes et des mesas de slickrock rouge contrastent avec la verdure très présente et le bleu du ciel, un peu comme dans les environs de Sedona. Je reste longtemps à admirer le paysage en savourant ces instants de totale solitude.

Sur la photo précédente, je devine mon lieu de bivouac, sur la crête rouge juste au-dessus et à droite du rocher que l’on voit en premier plan (à droite de la photo).
Je regagne assez tardivement mon véhicule, au moment où les derniers rayons du soleil éclairent le monolithe le plus proche du bivouac.

Je dîne en ayant le privilège d’observer le jour tomber derrière l’arche…

… et les nuages s’embraser fugitivement une dernière fois, bien après le coucher du soleil.

Dans cet endroit isolé, je suis tranquille pour faire ma toilette. Une autre année, j’avais essayé le système de poche d’eau en plastique foncé, avec un tuyau et un mini-pommeau de douche, que l’on fait chauffer au soleil sur le toit de la voiture mais, avec les soubresauts du SUV sur les pistes, il fuyait inexorablement (peut être avais-je acheté un modèle défectueux ou de qualité insuffisante). Depuis, je me contente d’utiliser du savon sans rinçage qui est très pratique puisqu’il suffit de verser ce savon liquide sur un gant de toilette classique que l’on mouille régulièrement pour se laver de la tête aux pieds sans avoir besoin de se rincer (ni la plupart du temps de s’essuyer car lorsqu’il fait chaud on sèche au fur et à mesure). Aux USA, j’achète le produit Body Bath de la marque No Rince, ainsi que le Shampoo de la même marque (moins efficace que le savon liquide), vendus notamment dans les magasins d’outdoor REI. En France, on trouve le produit Akil Toilette d’Akileïne qui sent bon les fleurs provençales. Quand il n’est pas possible de se laver de cette manière, je me contente de lingettes grand format (il y en a qui ne sentent pas le produit pour bébé et qui sont antiseptiques).
Je m’endors avec un peu d’appréhension car les bivouacs sont rarement tolérés par les Navajos sur leur réserve, même en pleine nature comme ici où on ne dérange personne.
JOUR 7 – DE ROYAL ARCH A LOST CITY
Ce matin, je ne dois m’éloigner que de quelques dizaines de mètres de la voiture pour installer l’appareil photo sur le trépied à l’endroit idéal pour le lever de soleil.
Juste avant son apparition, la lumière rosée est très douce.

Au premier rayon de soleil, je m’aperçois que le monolithe joliment éclairé hier soir projette son ombre très exactement sur l’arche. Je peste contre lui car il m’empêche de réussir la photo escomptée, mais je ne peux pas le déplacer et le spectacle reste magnifique.

Un peu plus tard, l’ombre gênante a disparu et la lumière passe du rosé au doré.
Je ne regrette pas d’avoir bivouaqué ici car c’est tôt le matin que Royal Arch se pare de ses plus beaux atours.


Je prends mon petit déjeuner tranquillement en profitant pleinement de la vue jusqu’au moment de partir.
Comme la veille, j’ai quelques sueurs froides lorsque le SUV penche un peu trop à mon goût. Je fais une pause pour observer une mesa isolée qui semble flotter dans le désert comme un grand cuirassé.

Sur la route, je passe devant le groupe de modestes maisons où habite l’auto-stoppeuse d’hier soir, mais je ne prends pas le raccourci qu’elle m’a indiqué car emprunter ces pistes de montagne, qui ne sont même pas indiquées sur ma carte, ne me semble ni prudent ni susceptible de me faire gagner du temps.
Je traverse les Lukachukai Mountains avec une belle descente vers le village, puis bifurque sur les pistes qui s’enfoncent au cœur du territoire navajo.
J’ai prévu de visiter le site de « Many Hands Cave », connu de quelques aficionados d’art rupestre pour ses pictographes multicoloresparmi lesquels on trouve de nombreuses empreintes de mains. Ce site confidentiel se visite habituellement avec un accompagnateur navajo dont la principale fonction est d’y conduire le visiteur, mais comme je connais sa localisation j’ai l’intention de négocier un droit de passage, moyennant quelques dollars, en me présentant à l’habitation isolée proche du site. Malheureusement il n’y a personne, à part un chien agressif. Je continue la piste et trouve la grande alcôve qui abrite ruines et pictographes. Je coince derrière l’essuie-glace un message et un billet de 10 $, au cas où le Navajo vivant dans la maison passerait par là, et je monte à l’alcôve.
Les ruines et les pictographes sont disséminées sur plus d’une centaine de mètres le long de la falaise.

Les ruines ne sont pas spectaculaires et la kiva a perdu son toit.


Mais les pictographes, qui datent de la période des Basketmakers (qui se termine au VIIe siècle), sont variés et colorés.
Ce grand personnage mesure environ 1,5 mètre.


D’autres ne font que quelques dizaines de centimètres de haut.

La construction des petites maisons est postérieure aux pictographes puisque certains murs s’appuient sur eux ou les recouvrent, sans que les bâtisseurs aient d’ailleurs cherché à les préserver.

L’originalité du site repose sur ses nombreuses mains peintes (il y en a plus de mille d’après les archéologues), qui peuvent prendre des teintes rouges, brunes, jaunes, blanches ou vertes (la couleur verte étant rare pour les pictographes). Elles sont toujours « positives », c’est-à-dire que la peinture est appliquée sur la main ensuite plaquée sur le rocher, au contraire des mains « négatives », où la peinture est projetée autour de la main plaquée sur la roche.


Sur ce panel, on a l’impression que les mains veulent attraper les deux personnages qui les surplombent.

L’un d’entre eux ressemble à un guerrier de l’Antiquité grecque. Je ne peux m’empêcher de penser à Patrick, membre de VF actif sur le forum USA et dont le pseudonyme est « Le Spartiate » 😛.

Ici, les mains blanches dessinent un casque ailé à cet autre personnage.

Je repère la dernière ruine du site…


… auprès de laquelle on trouve le panel le plus intéressant.

Un homme surmonté d’un serpent y côtoie un « petit homme vert » qui pourrait être tout droit descendu d’une soucoupe volante 🙂.

Une fois l’appareil photo rangé dans le sac à dos, je reste un certain temps à m’imprégner du site, essayant d’imaginer comment les hommes vivaient là et me demandant ce qui a pu les pousser à laisser des centaines d’empreintes de mains colorées sur les parois de la falaise.
Revenu sur la route, je passe devant un vieux Trading Post local décrépit qui semble fermé depuis longtemps, mais comme je vois un Indien en sortiravec des provisions, j’entre avec la furieuse envie de boire une lemonade bien fraîche, car en ce milieu de journée il fait très chaud. A l’intérieur, je suis étonné de constater qu’il est bien approvisionné. Une femme navajo vient de faire réchauffer au micro-ondes un cheeseburger vendu en sachet et stocké dans une armoire réfrigérée. Lorsqu’elle s’approche de moi, l’odeur de la viande et du fromage fondu déclenche un réflexe pavlovien qui me pousse irrésistiblement à en faire réchauffer un aussi. Au diable le Trail Mix quotidien ! A ma grande surprise c’est plutôt bon, l’absence de sauce faisant bien ressortir le goût de la viande juteuse. La femme navajo engage aimablement la conversation, curieuse de savoir ce qu’un Frenchie peut bien faire ici (elle a entendu mon accent prononcé quand j’ai payé le caissier). Je lui évoque mon intérêt pour les ruines et l’art rupestre et je lui demande si elle n’en connaît pas dans la région. Hélas, elle ne connaît que les ruines et les panels du Canyon de Chelly.
Cela me rappelle cette journée d’octobre 2005 où, avec Laurent Martrès et Steffen, nous avions loué les services d’un guide navajo pour voir les panels du Canyon de Chelly. Les rangers nous avaient sélectionné une Navajo très âgée qui était née dans le canyon et y avait vécu la majorité de sa vie. Heureusement, Steffen avait méticuleusement préparé cette visite en notant la localisation des panels intéressants, car nous avons dû insister lourdement pour en voir certains (notamment le plus beau) que notre guide faisait semblant d’ignorer 😮. Elle a fini par nous expliquer qu’elle ne voulait pas risquer de rencontrer un membre d’une autre famille navajo et d’avoir à lui demander la permission d’aller voir les panels situés dans son secteur (permission qui ne doit a priori pas être refusée pour un guide accrédité par les rangers, car ce canyon est aussi un National Monument).
Rassasié et désaltéré, je continue ma route en faisant un détour pour aller voir Los Gigantes Buttes, deux buttes isolées qui rappellent celles de Monument Valley.

Je fais un autre détour pour m’approcher des Dancing Rocks, où je suis à deux doigts de m’ensabler. Comme pour Los Gigantes Buttes, la lumière de début d’après-midi ne permet que des photos purement documentaires.

Je quitte à nouveau la route pour prendre les pistes qui m’amèneront à proximité des ruines indiennes que je nomme « Lost City ». En préparant mon voyage, j’ai vu des photos de ces ruines assez imposantes et situées dans un cadre superbe mais, de manière surprenante, je n’ai trouvé sur Internet aucun rapport de visite ni aucune indication pour s’y rendre.
Je m’arrête à un point de vue prometteur pour la « golden hour » qui précédera le coucher du soleil, puis je poursuis ma quête des ruines.

Il n’y a pas de sentier pour atteindre « Lost City » et il faut trouver son chemin sur les pentes de slickrock, ce qui me prendra environ une heure avec quelques hésitations.
Arrivé en vue des ruines, j’ai la mauvaise surprise de découvrir une clôture de fils barbelés (avec une ouverture bricolée permettant le passage d’une personne). La visite individuelle n’est donc pas autorisée, ce qui me sera confirmé deux jours plus tard par les rangers du Navajo National Monument qui m’expliquent que ce site, abandonné par les Anasazis vers le XIVe siècle, a longtemps fait l’objet de pillages par des « pot hunters » à la recherche, comme leur nom l’indique, de poteries. Pour arriver à leurs fins, ils n’hésitaient pas à creuser partout dans les ruines jusqu’à faire s’écrouler certains murs. Je suis face à un cruel dilemme, mais je ne me résous pas à avoir fait tous ces efforts pour rien et je n’ai pas la force de résister à la tentation. Je passe par l’espace aménagé dans la clôture, avec un mélange d’excitation pour la découverte, de gêne et d’inquiétude pour la transgression 😊. Je ne vous encourage pas à suivre ce mauvais exemple et je conseille à ceux qui seraient intéressés par ces ruines de s’y rendre accompagnés d’un guide navajo.
Le site comprend trois sections (de droite à gauche) : des ruines inaccessibles perchées dans une alcôve à mi-hauteur de la falaise, d’autres en piteux état à peine visibles sur un talus, et les principales nichées dans l’alcôve tout au fond de la falaise.

Comme je ne veux pas rester trop longtemps sur ce site clôturé, je me rends directement aux ruines principales, accessibles via un talus.

Elles surplombent un très beau canyon verdoyant.

Certaines habitations avaient plusieurs étages et on voit encore les encoches faites dans la roche pour y insérer des poutres.



Les habitations sont vraiment à flanc de falaise, les faux pas y étaient interdits.

Ici il n’y a eu aucune restauration ou reconstruction, contrairement à Mesa Verde, pourtant certaines habitations sont encore bien conservées.


Mais, curieusement, ce qui m’attire avec une force irrésistible c’est le petit grenier (« granary ») à l’extrémité des lieux.
De par sa position et sa petite taille, quand on l’isole des autres ruines, il forme un contraste saisissant avec le canyon qui s’étire à ses pieds et les falaises qui l’environnent.




Je trouve que sa parfaite intégration dans la falaise et son ouverture obscure lui donnent un côté un peu mystérieux. Laissant libre cours à mon imagination et m’abandonnant à la magie du lieu, cette ouverture me donne l’impression d’être l’entrée d’un passage qui aurait un jour aspiré toute la vie de ce village pour la transférer dans un autre monde préservé où elle se perpétuerait. Et pourtant je ne suis sous l’emprise d’aucune herbe chamanique 🙂.

Revenu à la réalité, je me prépare à regagner mon véhicule.
Je me demande si le centre du site, qui n’est pas protégé par une alcôve, n’a pas été détruit par la chute d’énormes blocs.

Je m’attarde un moment au pied des ruines, près de l’accès au site où on peut voir des traces d’humidité sur la paroi et un peu de végétation. L’une et l’autre devaient être très appréciées des habitants de l’époque, qui cultivaient sûrement quelque chose à cet endroit-là.


Le retour sur le sommet de la mesa ne pose pas de problème car je connais désormais le chemin.
Dans la lumière précédant le coucher du soleil, la vue sur le canyon est un enchantement dont je ne me lasse pas. Je reste là jusqu’au crépuscule, ces dernières heures seront parmi mes préférées de tout le voyage 🙂.




Ayant profité du spectacle jusqu’au dernier moment, je dîne à la nuit tombée. Ici, je suis en plein wilderness, très éloigné de toute habitation, je n’ai rencontré personne et compte tenu de l’heure cela devrait continuer jusqu’au lendemain. C’est pourquoi je prends le risque de rester bivouaquer sur place bien que je sois toujours sur la réserve navajo 😊.
Je m’endors en pensant à ce que pouvait être la vie des Anasazis dans cette région, à la fois si rude et si belle.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Croisière "Perle des Antilles": escales? English translation pending
Bonjour à tous,
Comme n'ayant pas la motivation pour poster un message sur tous les cr ou discussion sur cette croisiére je crée une nouvelle discussion afin de vous demander nous voulons faire les visites des différentes escales par nous même et je voulais vous demander si vous auriez des astuces ( sites internet plan des îles détaillées adresse de bon magasins et les tarifs tour opérateur sur place ou société tel speedys sur tortola)
merci à tous bonne croisiére a tous
France-Ulaan Baator en camion aménagé English translation pending
Bonjour à tous,
Nous préparons actuellement un départ vers la Mongolie pour mars 2010.
Nous sommes en alerte sur les sites à la recherche de notre moyen de locomotion! Nous espèrons trouver un Mercedes amenagé.
Nous pensons faire une boucle style : France - Italie - Autriche descendre jusqu'en Grèce - Bulgarie - Roumanie - Moldavie - Ukraine - Russie - Kazchskstan - Ouzbekistan - Mongolie - Russie - Finlande - Estonie - Letonie - Lituanie - Pologne - Allemange - France.
Le programme est chargé, nous pensons partir entre 6 mois et un an. Nous nous posons tout un tas de questions sur les zones à traverser, questions sécurité (où dormir avec le camion? nous sommes 2 filles? zones à éviter?, questions administratives (visas? avant ou pendant le voyage?), à la recherche de contacts dans les différents pays...
Nous espèrons faire au-delà des rencontres avec des paysages fabuleux des rencontres avec des gens, locaux ou voyageurs...
En espèrant obtenir qqes conseils
Merci à tous
Parcours de trois semaines Le Havre - La Rochelle à vélo English translation pending
Hello!
Alors, présentation, ne serait-ce que le minimum!
Moi, c'est Pierre, 16 ans tout ronds, Apprenti dans le milieu de la vente dans un grand magasin de cycles de Strasbourg. Je suis passionné de vélo, engagé dans la pratique du dirt pendant 3 ans, avant de passer à l'Enduro cet Eté.
J'ai déjà fait un court "voyage" avec un de mes cousins il y a deux ans, avec une remorque Croozer Cargo et un vieux vélo. "Seulement" 40km mais autant de kilomètres savourés et appréciés. C'était un peu la condition pour que mes parents me laissent partir. On devait coucher la première nuit à Bain les Bains (88) aux abords d'un étang appartenant à de la famille, ce que l'on à fait d'ailleurs. On est partis le matin, chargement dans les 2 remorques, tentes, un peu d'outils, réchaud etc. Instalation du camps, mise à l'abri, (2 guss sous la tente plus les caisses de matos, quelle galère!) On devait faire 3 étapes de 45km, avortées finalement en raison d'une météo capricieuse (et oh comment!), on est resté 2 jours sur place, toujours en autonomie, avec une visite chaque jour de nos parents pour vérifier que tout allait bien.
Voilà pour mon CV :)
Passons au pojet!
Partant du principe ou le vélo offre un moyen de déplacement et de loisir Hors Pairs, aimant non peu l'aventure, je me suis résolu à faire aboutir ce projet. Et de taille!
Strasbourg-Le Havre en train.
Puis redescendre toute la côte jusqu'à La Rochelle.
Sur 3 semaines.
- Pourquoi l'Ouest? J'ai toujours aimé le caractère marin de ces régions, pendant les années ou j'ai passé mes vacances là bas, en Camping car ou bien en Camping tout court, avant qu'on se pose dans une résidence secondaire sur Fréjus (Méditéranée). J'ai l'impression d'être ancré un peu à ces régions, si particulières, si accueuillantes ou repoussantes lors d'orages ou d'intempéries. Fabuleux embruns en bord de mer, odeur, paysages si différents de ma petite Alsace.
- Avec quel vélo? Je pensais à un Lapierre ROCK, SAND ou IRON. A voir le quel, j'en discuterais encore avec mes collègues, mais le Sand me parait vraiment un bon compromis, léger, bien monté et disposant d'une bonne transmission. Malgré des freins de merde, réputés pour leur manque de fiabilité... Formula, quand tu nous tien!
- Quand? Je pense en Aout 2010. Cela dépendra surtout de mes congés, mais c'est sur, le départ se fera de façon impromptue et au dernier moment!
- Le retour! En train de La Rochelle ou de Bordeaux jusqu'à Strasbourg!
- Quel portage? Bob YAK et porte bagage plus sacoches Combo 3 Vaude, de grande capacité et robustes...
J'attends avis, conseils et commentaires!
Pierre :)
Alors, présentation, ne serait-ce que le minimum!
Moi, c'est Pierre, 16 ans tout ronds, Apprenti dans le milieu de la vente dans un grand magasin de cycles de Strasbourg. Je suis passionné de vélo, engagé dans la pratique du dirt pendant 3 ans, avant de passer à l'Enduro cet Eté.
J'ai déjà fait un court "voyage" avec un de mes cousins il y a deux ans, avec une remorque Croozer Cargo et un vieux vélo. "Seulement" 40km mais autant de kilomètres savourés et appréciés. C'était un peu la condition pour que mes parents me laissent partir. On devait coucher la première nuit à Bain les Bains (88) aux abords d'un étang appartenant à de la famille, ce que l'on à fait d'ailleurs. On est partis le matin, chargement dans les 2 remorques, tentes, un peu d'outils, réchaud etc. Instalation du camps, mise à l'abri, (2 guss sous la tente plus les caisses de matos, quelle galère!) On devait faire 3 étapes de 45km, avortées finalement en raison d'une météo capricieuse (et oh comment!), on est resté 2 jours sur place, toujours en autonomie, avec une visite chaque jour de nos parents pour vérifier que tout allait bien.
Voilà pour mon CV :)
Passons au pojet!
Partant du principe ou le vélo offre un moyen de déplacement et de loisir Hors Pairs, aimant non peu l'aventure, je me suis résolu à faire aboutir ce projet. Et de taille!
Strasbourg-Le Havre en train.
Puis redescendre toute la côte jusqu'à La Rochelle.
Sur 3 semaines.
- Pourquoi l'Ouest? J'ai toujours aimé le caractère marin de ces régions, pendant les années ou j'ai passé mes vacances là bas, en Camping car ou bien en Camping tout court, avant qu'on se pose dans une résidence secondaire sur Fréjus (Méditéranée). J'ai l'impression d'être ancré un peu à ces régions, si particulières, si accueuillantes ou repoussantes lors d'orages ou d'intempéries. Fabuleux embruns en bord de mer, odeur, paysages si différents de ma petite Alsace.
- Avec quel vélo? Je pensais à un Lapierre ROCK, SAND ou IRON. A voir le quel, j'en discuterais encore avec mes collègues, mais le Sand me parait vraiment un bon compromis, léger, bien monté et disposant d'une bonne transmission. Malgré des freins de merde, réputés pour leur manque de fiabilité... Formula, quand tu nous tien!
- Quand? Je pense en Aout 2010. Cela dépendra surtout de mes congés, mais c'est sur, le départ se fera de façon impromptue et au dernier moment!
- Le retour! En train de La Rochelle ou de Bordeaux jusqu'à Strasbourg!
- Quel portage? Bob YAK et porte bagage plus sacoches Combo 3 Vaude, de grande capacité et robustes...
J'attends avis, conseils et commentaires!
Pierre :)
Quelles routes sympathiques pour faire du vélo de la Slovénie à l'Albanie? English translation pending
Qui a déjà goûté aux pays du sud des Balkans (Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Kosovo, Albanie et Macédoine) ? Quels coins à ne pas rater, l'accueil des gens, le camping, le relief ? C'est un projet prévu durant l'été 2010 ? Merci de vos réponses avisées de la part de nombreux experts de ce forum.
Escales de croisière sur le MSC Splendida English translation pending
Bonjour,
Cette année nous avons la chance de faire une croisière pour les fêtes de noël, sur le MSC Splendida escale : Olympie, Athenes, Rhodes, Alexandrie, Heraklion, Messine, Rome.
Nous sommes à la recherche d'information sur ces escales (bateau, bus, taxi).
Merci d'avance🙂🙂🙂🙂
Rencontre VF à Strasbourg le 23 octobre English translation pending
Bonjour à tous ,
Qui serait partant pour une rencontre VF à Strasbourg , autour d'un bon café ou autre ?
La date devrait encore être fixée.
Qui serait partant pour une rencontre VF à Strasbourg , autour d'un bon café ou autre ?
La date devrait encore être fixée.
Cherche un emploi pour mon mari au Burkina Faso et au Bénin English translation pending
bonjour,
qui peut m'aider a proposer un travail pour mon mari?
il a deja postuler sur quelque jobs mais n'a pas eu de la chance jusque la.
Il faut que nous partons, nous n'en pouvons plus de vivre en france, nous voulons rester en afrique, avoir une autre vie, certes avec ses ups et downs mais certainement pas le meme stresse içi en france, pour que nos enfants puissent avoir une differente vision de la vie ou les consoles de jeux, wii, playstation et j'en passe font deja la realité(pff).
J'essaye de pousser mon mari de prendre le risque de tout vendre et quitter son job pour venir s'installer en afrique(totalement fou vous me diriez mais qui ne tente rien n'a rien ! !
mais il a peur surtout pour les enfants alors il lui faut un job.
merci pour vos reponses
Livre: Le « nouveau Konaté » est là! (Mali) English translation pending
Moussa Konaté, 2009. La Malédition du Lamantin. Fayard Noir, 224pp., €15.90
« A la saison sèche, au cœur du fleuve Niger, une ethnie réputée pour sa connaissance des mystères du monde aquatique, les Bozo, s’installe sur l’îlot de Kokrini. Un jour, contre toute attente, le fleuve entre en furie et un orage d’une violence inouïe frappe le campement. On découvre au petit matin deux corps sans vie. » Ainsi résume l’éditeur ce nouveau policier de Moussa Konaté, écrivain malien (Bamako, Limoges), et dirigeant du Festival Etonnants Voyageurs au Mali.
Assisté par son inspecteur Sosso, le commissaire Habib est chargé de mener les investigations sur Kokrini, campement bozo temporaire (dagaa, en bozo-sorogaama), dans les faubourgs de Bamako. Pour ses habitants bozo, il est évident que Kouata, le vieux chef de village, et une de ses épouses, Nassoumba, ont été foudroyés par la volonté de Maa, le lamantin, Dieu du fleuve, auquel les Bozo sont liés par un pacte ancestral depuis des siècles, pacte brisé le jour où un Toubab, de passage au Mali, et avec l’aide d’un indigène traître à son peuple, s’est mis en tête de capturer le lamantin (maa, en bozo-sorogaama) pour le vendre et exposer au zoo de Bamako. Cet affront à la divinité et trahison aux Bozo ont provoqué la colère de Maa, irréconciliable, qui les accable, malgré sacrifices et offrandes, de malheurs divers depuis ce moment-là.
Par contre, Habib, formé à « l’école des Toubabs », ne veut croire à vraiment aucune cause du décès surnaturelle, d’autant plus que le corps féminin présente deux coups de couteau, alors que le vieux Kouata semble avoir succombé à un arrêt cardiaque.
Même dans cet ouvrage, Moussa Konaté ne s’écarte pas de son sujet auquel il revient sans cesse. Après une enquête criminelle au pays Dogon (L’Empreinte du Renard, Fayard Noir, 2005), il initie cette fois ses lecteurs au peuple de pêcheurs, les Bozo, musulmans et teintés d’animisme (en héritage de leurs ancêtres), à leur histoire, ainsi qu’à leurs croyances, traditions et coutumes. Au vu d’un crime, Moussa Konaté fait confronter tradition avec modernité, culture traditionnelle avec pragmatisme, rites avec rationalité, en résumé, le Mali ancestral avec le Mali contemporain. Ainsi ce polar constitue un pays ouest-africain composé d’une multitude de cultures qui coexistent et se fertilisent, un Mali aux multiples paradoxes ... « Réflexion lucide [...] sur l’exercice du pouvoir dans les sociétés africaines. » (Le Monde, en juillet 2009)
A lire absolument !
(Un gros I ni ce au Maliden Jean-Claude Faynot, Saint-Jorioz/France, qui m’a fait remarquer à ce nouveau polar malien)
hgb
« A la saison sèche, au cœur du fleuve Niger, une ethnie réputée pour sa connaissance des mystères du monde aquatique, les Bozo, s’installe sur l’îlot de Kokrini. Un jour, contre toute attente, le fleuve entre en furie et un orage d’une violence inouïe frappe le campement. On découvre au petit matin deux corps sans vie. » Ainsi résume l’éditeur ce nouveau policier de Moussa Konaté, écrivain malien (Bamako, Limoges), et dirigeant du Festival Etonnants Voyageurs au Mali.
Assisté par son inspecteur Sosso, le commissaire Habib est chargé de mener les investigations sur Kokrini, campement bozo temporaire (dagaa, en bozo-sorogaama), dans les faubourgs de Bamako. Pour ses habitants bozo, il est évident que Kouata, le vieux chef de village, et une de ses épouses, Nassoumba, ont été foudroyés par la volonté de Maa, le lamantin, Dieu du fleuve, auquel les Bozo sont liés par un pacte ancestral depuis des siècles, pacte brisé le jour où un Toubab, de passage au Mali, et avec l’aide d’un indigène traître à son peuple, s’est mis en tête de capturer le lamantin (maa, en bozo-sorogaama) pour le vendre et exposer au zoo de Bamako. Cet affront à la divinité et trahison aux Bozo ont provoqué la colère de Maa, irréconciliable, qui les accable, malgré sacrifices et offrandes, de malheurs divers depuis ce moment-là.
Par contre, Habib, formé à « l’école des Toubabs », ne veut croire à vraiment aucune cause du décès surnaturelle, d’autant plus que le corps féminin présente deux coups de couteau, alors que le vieux Kouata semble avoir succombé à un arrêt cardiaque.
Même dans cet ouvrage, Moussa Konaté ne s’écarte pas de son sujet auquel il revient sans cesse. Après une enquête criminelle au pays Dogon (L’Empreinte du Renard, Fayard Noir, 2005), il initie cette fois ses lecteurs au peuple de pêcheurs, les Bozo, musulmans et teintés d’animisme (en héritage de leurs ancêtres), à leur histoire, ainsi qu’à leurs croyances, traditions et coutumes. Au vu d’un crime, Moussa Konaté fait confronter tradition avec modernité, culture traditionnelle avec pragmatisme, rites avec rationalité, en résumé, le Mali ancestral avec le Mali contemporain. Ainsi ce polar constitue un pays ouest-africain composé d’une multitude de cultures qui coexistent et se fertilisent, un Mali aux multiples paradoxes ... « Réflexion lucide [...] sur l’exercice du pouvoir dans les sociétés africaines. » (Le Monde, en juillet 2009)
A lire absolument !
(Un gros I ni ce au Maliden Jean-Claude Faynot, Saint-Jorioz/France, qui m’a fait remarquer à ce nouveau polar malien)
hgb
Avis sur itinéraire de dix jours en Ecosse, camping? English translation pending
Bonjour,
Afin de faire une surprise à mon amoureux, j'ai réservé 10jours en Ecosse du 20 au 30 semptembre 2009.
Le but de ce voyage est plus l'écosse sauvage, avec toutefois un bref passage par GLASGOW et par la route du Whisky...
Toutefois, après avoir fait de nombreuses recherches, je ne suis pas certaine que mon itinéraire et le temps accordé à chaque étape soit faisable... Sachant que nous louerons une voiture du 21 au 29!!
J'aimerais donc un bon coup de main, afin de savoir si certains lieux prévus sont à supprimer car pas inoubliables... Ou si j'ai prévu trop d'étapes en un seul jour... Ou l'inverse...
Quelle distilleries valent la peine d’être vue ?
De plus, nous ferons ce voyage en tente (sauf la première et la dernière nuit que nous passerons à l'Euro Hostel à Glasgow). Ainsi j'aimerais favoriser le camping sauvage autant que possible... Bien que souhaitant aller de temps en temps en site pour profiter des infrastructures (dock électricité, douche, etc.).
Si certaines personnes savaient m'indiquer le lieux ou le camping sauvage est impossible (no overnight parking) MAIS SURTOUT les lieux sympa pour le camping sauvage (même s'il faut s'éloigner un peu de l'étape prévue...)
Dernière question, fin septembre? que donne la météo? Un sac de couchage 5° est il suffisant ou faut il au minimum un 0°?? Au niveau des éphémérides, il fera clair jusque quelle heure approximativement? Je comptais sur 18h mais sans savoir du tout...
D'avance un tout grand merci à vous tous pour votre aide!!!
Voici le planning...
J1 PRESTWICK – GLASGOW Arrivée à Prestwick à 10h30 à Départ vers Glasgow en train Glasgow Cross – Barras Market – Glasgow Green - St Andrew’s and Merchants City J2 GLASGOW Saint Mungo Cathédrale, Museum et Cimetière - Provand’s Lordship - Strathclyde Université - Georges Square - The lighthouse - Science Centre – Route pour STIRLING Nuit à STIRLING J3 STIRLING - « route du whisky » jusqu’à ELGIN Visite de STIRLING (château de Stirling &vieille ville) CRIEFF, Distillerie Famous Grouse ABERFELDY, distillerie Dewart’s PITLOCHRY, distillerie Edrabour DALWHINNIE BALLINDALLOCH, distillerie Cragganmore DUFFTOWN, distillerie Glenfiddich CRAIGELLACHIE, visite d’une fabrique de tonneaux KEITH, distillerie Chivas ELGIN, distillerie Glen Moray + Visite de la ville et du château (choix à faire entre les différentes distilleries) Nuit à ELGIN ou dans les environs
J4 LOCH NESS – FORT AUGUSTUS – INVERNESS – ULLAPOOL Par quelle côte faire le Loch Ness ? Temps pour passer par Glen Affric ? Nuit à ULLAPOOL
J5 ULLAPOOL - Gorge de Corrieschal Loch/Falls of Meseach - GAIRLOCH et Loch Maree - Descente par SHIELDAIG - LOCH TORRIDON -(visite de Eilean Dunan Castle ?) – Nuit à PLOCKTON J6 & J7 : Ile de Skye Dans quel sens faire l’île ? remonter jusqu’à PORTREE (1h) Péninsule de Trotternish (15min) àOld man of Storr (1h à pied) Kilt Rock (15min) Staffin Bay (15min) Quiraing (15min) The Cullings Hills (1h) Talisker Distillery et Bay (30min) Neist Point (1h) Dunvegan Castel (30min) Remonter vers Kilmuir pour la nuit (1h) Château de Duntulm Où s’arreter pour dormir ??? J7, aller à Mallaig, nuit sur les plages de Morrar (camping sauvage possible ?) à Par la route ou ferry ?
J8 MALLAIG – FORT WILLIAM - BEN NEVIS –GLEN COE Remonter vers Fort William en passant par le viaduc de Glenfinnan, et Inverlochy castle Ben Nevis. Y a t’il un accès pour y faire une ballade sans devoir faire toute la montée (car manque de temps il me semble..) Traverser la vallée de Glencoe, possible d’y dormir ???
J9 GLENCOE - OBAN (port et distillerie) – INVERARAY - LUSS – LOCH LOMMOND J10 Journée prévue pour d’éventuel retard pris pendant le voyage. Retour à Glasgow pour 16h pour rendre la voiture de location. Eventuellement New Larnak et Falls of Clyde si pas de retard.
J RETOUR
Voilà, j'espère ne pas avoir été trop longue... Merci d'avance pour vos réponses!!!
Maud.
J1 PRESTWICK – GLASGOW Arrivée à Prestwick à 10h30 à Départ vers Glasgow en train Glasgow Cross – Barras Market – Glasgow Green - St Andrew’s and Merchants City J2 GLASGOW Saint Mungo Cathédrale, Museum et Cimetière - Provand’s Lordship - Strathclyde Université - Georges Square - The lighthouse - Science Centre – Route pour STIRLING Nuit à STIRLING J3 STIRLING - « route du whisky » jusqu’à ELGIN Visite de STIRLING (château de Stirling &vieille ville) CRIEFF, Distillerie Famous Grouse ABERFELDY, distillerie Dewart’s PITLOCHRY, distillerie Edrabour DALWHINNIE BALLINDALLOCH, distillerie Cragganmore DUFFTOWN, distillerie Glenfiddich CRAIGELLACHIE, visite d’une fabrique de tonneaux KEITH, distillerie Chivas ELGIN, distillerie Glen Moray + Visite de la ville et du château (choix à faire entre les différentes distilleries) Nuit à ELGIN ou dans les environs
J4 LOCH NESS – FORT AUGUSTUS – INVERNESS – ULLAPOOL Par quelle côte faire le Loch Ness ? Temps pour passer par Glen Affric ? Nuit à ULLAPOOL
J5 ULLAPOOL - Gorge de Corrieschal Loch/Falls of Meseach - GAIRLOCH et Loch Maree - Descente par SHIELDAIG - LOCH TORRIDON -(visite de Eilean Dunan Castle ?) – Nuit à PLOCKTON J6 & J7 : Ile de Skye Dans quel sens faire l’île ? remonter jusqu’à PORTREE (1h) Péninsule de Trotternish (15min) àOld man of Storr (1h à pied) Kilt Rock (15min) Staffin Bay (15min) Quiraing (15min) The Cullings Hills (1h) Talisker Distillery et Bay (30min) Neist Point (1h) Dunvegan Castel (30min) Remonter vers Kilmuir pour la nuit (1h) Château de Duntulm Où s’arreter pour dormir ??? J7, aller à Mallaig, nuit sur les plages de Morrar (camping sauvage possible ?) à Par la route ou ferry ?
J8 MALLAIG – FORT WILLIAM - BEN NEVIS –GLEN COE Remonter vers Fort William en passant par le viaduc de Glenfinnan, et Inverlochy castle Ben Nevis. Y a t’il un accès pour y faire une ballade sans devoir faire toute la montée (car manque de temps il me semble..) Traverser la vallée de Glencoe, possible d’y dormir ???
J9 GLENCOE - OBAN (port et distillerie) – INVERARAY - LUSS – LOCH LOMMOND J10 Journée prévue pour d’éventuel retard pris pendant le voyage. Retour à Glasgow pour 16h pour rendre la voiture de location. Eventuellement New Larnak et Falls of Clyde si pas de retard.
J RETOUR
Voilà, j'espère ne pas avoir été trop longue... Merci d'avance pour vos réponses!!!
Maud.
Villes à visiter entre Casablanca et Essaouira? English translation pending
Bonjour à tous!
Début septembre, je pars au Maroc pour 1 semaine. Arrivée à Casablanca. On souhaiterait visiter quelques villes comme Taroudant et finir le séjour par Essaouira.
Je n'ai aucune notion du temps de trajet entre les villes, ni du moyen de transport que l'on va utiliser....
Pourriez vous me conseiller les bons coins (villes) à voir entre Casablanca et Essaouira, le tout en une semaine?
Merci d'avance pour réponses !
Début septembre, je pars au Maroc pour 1 semaine. Arrivée à Casablanca. On souhaiterait visiter quelques villes comme Taroudant et finir le séjour par Essaouira.
Je n'ai aucune notion du temps de trajet entre les villes, ni du moyen de transport que l'on va utiliser....
Pourriez vous me conseiller les bons coins (villes) à voir entre Casablanca et Essaouira, le tout en une semaine?
Merci d'avance pour réponses !
Hébergement à Moscou et St Petersbourg? English translation pending
salut à tous,
je suis dans l'optique de partir quelques jorus en Russie début septembre avec ma copine: nous avons pas fixé de dates encore elle a les 15 premiers jours de septembre et mois je peux prendre un peu quand je veut.
nous voudrions partir entre 4 et 7 jours aller à Moscou et ensuite se rendre à St Petersbourg en train et reprendre l'avions de làa-bas.
pour les vols on a trouver des choses interessantes, environ 519€ vols aller/retour pour deux, mais ce qu nous manque c'est le logement.
c'est pas que les hotems soient cher, mais ej n'ai pas envie d'aller m'enfermé dans un hotel, je préférerais aller chez l'habitant.
si vous avez des adresses à nous indiquer, des gens sympathiques à rencontrer qui pourraient éventuellement nous faire visiter les beau endroits aussi bien à Moscou qu'à St Petersbourg.
parcontre, nous ne parlons pas du tout r'usse: je pense apprendre quelques mots avant le dépoart, mais nous aprlons français, espagnol et anglais (moyen mais on sait se faire comprendre)
merci d'avance à tous
parcontre, nous ne parlons pas du tout r'usse: je pense apprendre quelques mots avant le dépoart, mais nous aprlons français, espagnol et anglais (moyen mais on sait se faire comprendre)
merci d'avance à tous
Botswana/Zambie: obtention du visa lors du passage de la frontière terrestre? English translation pending
bonjour, je pars en afrique du sud debut octobre avec un passage par le botswana et la zambie, j'aimerais savoir si je peux obtenir le visa d'entrèe pour la zambie lors de mon passage au poste frontiere? je precise que je compte passer en zambie par voie terrestre. merci d'avance pour votre aide
Côte Caraïbes ou Pacifique au Costa Rica/Panama? English translation pending
Salut,
on est a San jose au costa, et impossible de savoir si c'est plus intelligent de partir du cote caraibe ou pacifique au niveau du temps et de la beaute des plages, ou si c'est mieux de passer au panama (vu le prix de la vie) mais la, la question est la meme : caraibe ou pacifique? Dur dur..🙂
Merci!
on est a San jose au costa, et impossible de savoir si c'est plus intelligent de partir du cote caraibe ou pacifique au niveau du temps et de la beaute des plages, ou si c'est mieux de passer au panama (vu le prix de la vie) mais la, la question est la meme : caraibe ou pacifique? Dur dur..🙂
Merci!
Rencontre VF en camping à Rawdon les 10-11-12 juillet 2009 English translation pending
Bonjour!
Tel que promis, j'organise une rencontre VF toute particulière pour souligner l'été. 😎 Il s'agit d'une fin de semaine de camping!
Ce sera la fin de semaine du 10-11-12 juillet. Ceux qui le veulent peuvent arriver le vendredi soir 10 juillet et camper deux nuits. Le coût est de 20$ par personne par nuit. C'est à environ 1h de Montréal, le co-voiturage peut être organisé au besoin.
Il s'agit d'un camping "sauvage" (aucun service sur le site même, mais eau de source potable gratuite, accès aux douches et toilettes dans un bloc sanitaire, accès à un lac, aire de feu privée, etc.) Chacun est libre de poser sa tente et s'il y en a qui ont envie de partager la tente avec des amis VF, libre à vous de vous organiser. Pour ceux qui n'ont pas de tente, il est possible d'en louer à "LA CORDÉE" à Montréal! Pour ceux qui veulent simplement "visiter" pour la journée, c'est 9$ (à confirmer).
Le site est à Rawdon, il y a un espace réservé pour les groupes où on ne dérange pas et on n'est pas dérangé. C'est proche d'activités de plein air (marche en montagne, baignade, arbraska, etc.) Le samedi nous pourrions faire des groupes selon les activités qui intéressent, ceux qui ont une guitare sèche peuvent l'apporter pour jouer autour du feu de camp le soir et chanter tous ensemble!
Nous avions fait l'expérience en 2005 et c'était vraiment une rencontre magnifique!
J'ai besoin de votre confirmation pour le 1er juillet svp, car je dois faire un dépôt. Ceux à la dernière minute, avisez-moi et je verrai si je peux vous ajouter.
A bientôt!
Véronique
Tel que promis, j'organise une rencontre VF toute particulière pour souligner l'été. 😎 Il s'agit d'une fin de semaine de camping!
Ce sera la fin de semaine du 10-11-12 juillet. Ceux qui le veulent peuvent arriver le vendredi soir 10 juillet et camper deux nuits. Le coût est de 20$ par personne par nuit. C'est à environ 1h de Montréal, le co-voiturage peut être organisé au besoin.
Il s'agit d'un camping "sauvage" (aucun service sur le site même, mais eau de source potable gratuite, accès aux douches et toilettes dans un bloc sanitaire, accès à un lac, aire de feu privée, etc.) Chacun est libre de poser sa tente et s'il y en a qui ont envie de partager la tente avec des amis VF, libre à vous de vous organiser. Pour ceux qui n'ont pas de tente, il est possible d'en louer à "LA CORDÉE" à Montréal! Pour ceux qui veulent simplement "visiter" pour la journée, c'est 9$ (à confirmer).
Le site est à Rawdon, il y a un espace réservé pour les groupes où on ne dérange pas et on n'est pas dérangé. C'est proche d'activités de plein air (marche en montagne, baignade, arbraska, etc.) Le samedi nous pourrions faire des groupes selon les activités qui intéressent, ceux qui ont une guitare sèche peuvent l'apporter pour jouer autour du feu de camp le soir et chanter tous ensemble!
Nous avions fait l'expérience en 2005 et c'était vraiment une rencontre magnifique!
J'ai besoin de votre confirmation pour le 1er juillet svp, car je dois faire un dépôt. Ceux à la dernière minute, avisez-moi et je verrai si je peux vous ajouter.
A bientôt!
Véronique
Visite sympathique de vignobles/domaines de Bordeaux English translation pending
Salut amis voyageurs...
Bientot, 3 amis et moi serons a Bordeaux, et je cherche un bon plan d'une journee ou une demi journee pour pouvoir s'impregner un peu de la culture vinicole de Bordeaux.... nous voyageons par train, donc pas de voiture pour nous... Donc un endroit pas trop dur d'acces avec visite, degustation, a un prix raisonnable... je vous demande vos suggestions, idees, conseils!
Merci! Salut!
Bientot, 3 amis et moi serons a Bordeaux, et je cherche un bon plan d'une journee ou une demi journee pour pouvoir s'impregner un peu de la culture vinicole de Bordeaux.... nous voyageons par train, donc pas de voiture pour nous... Donc un endroit pas trop dur d'acces avec visite, degustation, a un prix raisonnable... je vous demande vos suggestions, idees, conseils!
Merci! Salut!
Recherche personnes qui avaient fréquentées le groupe scolaire de Tamatave entre 1959 et 1962 (Madagascar) English translation pending
Je m'appelle Micheline Bercy. Je recherche des amis de classe qui se souviennent de moi et qui ont fréquenté le groupe scolaire de Tamatave entre 1959 à 1962. Quel serait mon bonheur d'avoir des nouvelles de quelques-uns. Merci.
La démocratie en Asie, et ailleurs... English translation pending
Il y a quelques mois, un véfiste écrivait sur le forum "asie du sud-est" que, après tout, il était normal que la démocratie fonctionne à hue et à dia en Thaïlande puisqu'elle était rare en Asie. D' aucuns lui ont rétorqué qu'elle existe bien au Japon, en Corée du sud, en Indonésie, en Malaisie, aujourd'hui on pourrait ajouter le Népal, et d'autres qui ne me viennent pas d'emblée à l'esprit, mais je remarquais, à ma grande stupéfaction, que personne ne citait l'Inde !
L'Inde est la plus grande démocratie au monde avec ses 712 millions d'électeurs !
L'Inde représente un sixième de la population mondiale !
Ce qui fait de la démocratie, en ajoutant les pays nommés plus haut, une valeur qui n'est pas si négligeable que ça en Asie.
Des gens se battent, vont en prison, meurent pour avoir le droit de voter, tandis que nous, nous nous apprêtons à nous abstenir pour les élections européennes, avec le taux faramineux de 70% ! Ce qui démontre bien que nous avons du mal à sortir de nos débats franco-français alors que le parlement européen prend de plus en plus d'importance ( maintenant, tout le monde sait que nous vivons sous des lois aux 3/4 européennes ! ).
Il me semble avoir déjà écrit que la démocratie est un régime bien fatiguant pour l'homo festivus (P.Murray), tout occupé à son propre plaisir, et parfaitement étranger à l'intérêt général, sauf s'il correspond à son intérêt particulier.
On va me dire que la démocratie n'est pas un régime idéal, je renvois donc à la fameuse phrase de Churchill.
Puisque le citoyen ne s'investit pas dans la politique ( la cité, le syndicat...etc), en somme qu'il ne veut pas prendre ses responsabilités, et qu'il préfère clamer que "tout le monde est pourri", je me demande s'il ne préfèrerait pas un régime disons...autoritaire qui lui offrirait une forme de tranquillité, de sécurité, lui laissant ainsi le loisir de ne plus avoir à prendre parti, à se décider sur un choix qu'il pensera utile à son seul et unique intérêt.
Apprendre l'espagnol à Antigua (Guatemala) English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je commence à chercher des informations pour faire une immersion au Guatemala pour apprendre l'espagnol. Pour l'instant, j'ai trouvé "Séjours linguistiques VTE" qui a l'air intéressant (site internet www.immersion-vte.com). Est-ce que quelqu'un connait cet organisme? Si oui, j'aimerais bien avoir vos impressions🙂
Si vous avez d'autres suggestions ou expériences ça m'intéresse😉 Je voudrais savoir quelle est la meilleure période de l'année pour aller au Guatemala. J'aimerais y aller vers la fin de l'été ou cet automne.
Je vous remercie à l'avance, Kashmire 😎
Je commence à chercher des informations pour faire une immersion au Guatemala pour apprendre l'espagnol. Pour l'instant, j'ai trouvé "Séjours linguistiques VTE" qui a l'air intéressant (site internet www.immersion-vte.com). Est-ce que quelqu'un connait cet organisme? Si oui, j'aimerais bien avoir vos impressions🙂
Si vous avez d'autres suggestions ou expériences ça m'intéresse😉 Je voudrais savoir quelle est la meilleure période de l'année pour aller au Guatemala. J'aimerais y aller vers la fin de l'été ou cet automne.
Je vous remercie à l'avance, Kashmire 😎
Crète ou Grèce avec un budget moyen? English translation pending
Bonsoir a tous
nous sommes un jeune couple avec un budget moyen
fin aout nous souhaitons effectuer notre premier voyage et nous ne voulons pas etre décus
nous avons entendu parler de le crete et de la grece et les deux ont des avantages et de très beaux endroits a decouvrir
nous envisageons de partir en formule sejours (avec marmara ou tomas cook ou fram) et nous aurions besoin de conseils...
bien cordialement 😎😊