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Air Madagascar renforce sa flotte English translation pending
Air Madagascar renforce sa flotte!!
Article de ce jour dans l'Express de Mada
http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=22307
Transport aérien Air Madagascar renforce sa flotte La compagnie nationale compte renforcer ses avions qui assurent les lignes régionales. Le frêt est également dans sa ligne de mire.
Les vols régionaux et intérieurs seront renforcés.Air Madagascar poursuit son développement. A l'occasion du lancement du premier vol Nairobi-Antananarivo, Olivier Robinson, directeur général adjoint de la compagnie Air Madagascar a annoncé un projet d'augmenter le nombre de sa flotte. Une de ses principales priorités est le renforcement des vols régionaux et intérieurs.
« Les ATR commencent à montrer leurs limites suite à l'évolution des besoins actuels. Leur faible capacité en matière de bagages constitue un handicap pour la compagnie » explique Olivier Robinson.
Réformes en vue
Le leasing, sorte de contrat de location à longue durée reste la meilleure option pour Air Madagascar si elle veut renforcer sa flotte. En ce moment, Les avions à acheter se font rares sur le marché et l'achat d'un nouvel avion peut prendre plusieurs années. C'est la conséquence du retard enregistré dans la livraison des commandes de nouveaux avions long courrier comme le Boeing 787 et l'Airbus 350.
« Du coup, la ruée des compagnies aériennes sur les avions tel le B 767 explique ce problème », souligne le directeur général adjoint.
Cette annonce accompagne une vaste restructuration d'Air Madagascar. Elle est sous la tutelle de plusieurs ministères s'ajoutant à celui des Transports. Il y a également la dissolution de son conseil d'administration qui fait suite à l'augmentation de son capital qui est passé de 18 à 33 milliards d’ariary avec une part de 89, 5 % pour l'État.
Toujours est-il, l'on prévoit un avenir plus faste pour la compagnie nationale dans les années à venir. Les changements structurels ne sont pas encore terminés, dont le prochain départ de deux de ses principaux directeurs. La mise en place de partenariats avec d'autres compagnies est également possible avec la politique de la compagnie de multiplier ses destinations.
Mahefa Rakotomalala
Date : 15-11-2008
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Article de ce jour dans l'Express de Mada
http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=22307
Transport aérien Air Madagascar renforce sa flotte La compagnie nationale compte renforcer ses avions qui assurent les lignes régionales. Le frêt est également dans sa ligne de mire.
Les vols régionaux et intérieurs seront renforcés.Air Madagascar poursuit son développement. A l'occasion du lancement du premier vol Nairobi-Antananarivo, Olivier Robinson, directeur général adjoint de la compagnie Air Madagascar a annoncé un projet d'augmenter le nombre de sa flotte. Une de ses principales priorités est le renforcement des vols régionaux et intérieurs.
« Les ATR commencent à montrer leurs limites suite à l'évolution des besoins actuels. Leur faible capacité en matière de bagages constitue un handicap pour la compagnie » explique Olivier Robinson.
Réformes en vue
Le leasing, sorte de contrat de location à longue durée reste la meilleure option pour Air Madagascar si elle veut renforcer sa flotte. En ce moment, Les avions à acheter se font rares sur le marché et l'achat d'un nouvel avion peut prendre plusieurs années. C'est la conséquence du retard enregistré dans la livraison des commandes de nouveaux avions long courrier comme le Boeing 787 et l'Airbus 350.
« Du coup, la ruée des compagnies aériennes sur les avions tel le B 767 explique ce problème », souligne le directeur général adjoint.
Cette annonce accompagne une vaste restructuration d'Air Madagascar. Elle est sous la tutelle de plusieurs ministères s'ajoutant à celui des Transports. Il y a également la dissolution de son conseil d'administration qui fait suite à l'augmentation de son capital qui est passé de 18 à 33 milliards d’ariary avec une part de 89, 5 % pour l'État.
Toujours est-il, l'on prévoit un avenir plus faste pour la compagnie nationale dans les années à venir. Les changements structurels ne sont pas encore terminés, dont le prochain départ de deux de ses principaux directeurs. La mise en place de partenariats avec d'autres compagnies est également possible avec la politique de la compagnie de multiplier ses destinations.
Mahefa Rakotomalala
Date : 15-11-2008
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- Imprimer cet articlePartir sept jours à New York en tout compris avec 1500€ à deux personnes? English translation pending
bonjour je compte aller a new york l'année prochaine (aucune date présise)
je dispose de 1500€
avec sa, il me faut : 2 billet aller/retour en avion ou bateauhotel pour 7 jours pour 2 pers.de quoi ce nourrire (même fastfood/sandich, du moment que c'est pas chere^^)de quoi faire un tour de new york en bus.
avec 1500€ tout cela est possible ?
est ce que quelqu'un pourrait me dire a combien me reviendré un hotel pas chere pour 7 jours a 2 pers ?
2 billets d'avions A/R pas chere non plus ?
j'attends votre aide avec impatiente^^
a bientot.
je dispose de 1500€
avec sa, il me faut : 2 billet aller/retour en avion ou bateauhotel pour 7 jours pour 2 pers.de quoi ce nourrire (même fastfood/sandich, du moment que c'est pas chere^^)de quoi faire un tour de new york en bus.
avec 1500€ tout cela est possible ?
est ce que quelqu'un pourrait me dire a combien me reviendré un hotel pas chere pour 7 jours a 2 pers ?
2 billets d'avions A/R pas chere non plus ?
j'attends votre aide avec impatiente^^
a bientot.
Billet aller pour six mois en Amérique du Sud: problème à l'immigration argentine sans billet retour? English translation pending
Salut,
Je pars en février pour 6 mois en amérique du sud (argentine, chili, bolivie et peru). Nous n'avons qu'a présent acheté notre billet aller car nous ne savons pas encore quand nous rentrons. Nous attérissons en argentine. Le problème est que j'ai entendu que nous risuqerions d'avoir des problèmes à l'immigration car nous n'avons pas de billet retour. Est-ce vrai et comment pouvons nous faire pour ne pas avoir ce problème. Est-ce que si nous réservons un hotel dans un autre pays pour prouver qu'on le quitte avont 3 mois c'est bon ou alors il faut réserver un billet d'avion. Merci de m'éclairer la dessus et si vous avez des conseils pour la visite des 4 pays que nous comptons faire ils sont évidemment les bienvenus.
Merci! Vanessa
Merci! Vanessa
Trajet Chine-Inde en train? English translation pending
Bonjour,
Savez-vous s'il est possible d'aller de Chine en Inde en train?
Merci.
Transport d'un véhicule par conteneur France - Amérique du Sud English translation pending
Nous prévoyons de partir en Amérique du sud en fin d'année 2008 et souhaitons quelques renseignements pour passer notre véhicule (toyota hilux + cellule amovible) par conteneur. Les différents ports de départ et d'arrivée, les tarifs, les délais de réservation. merci
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Danger au Costa Rica English translation pending
salut, j'aimerais savoir lorsqu'on prend les transports publics si on peut avoir nos bagages avec nous pour éviter de se les faire voler ???. Avez-vous eu des aventures malheureuse concernant le vol de vos bagages ???Avez vous des conseils pour ne pas se faire arnaquer étant donné que dans mon sac à dos je vais avoir mon passeport, billet d'Avion, argent liquide .... merci de me donner des renseignements utiles pour mon voyage au costa rica
😎
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Traverser l'Afrique en camping-car? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous préparons actuellement un tour du monde de 4 ans, et nous en sommes au tout début, c'est-à-dire les grandes lignes de l'itinéraire. On a consulté les sites de pas mal de gens qui ont fait le tour du monde, mais dans la plupart des cas, le continent Africain est oublié, ou alors uniquement l'Afrique du Nord, et éventuellement l'Afrique du Sud.
On pensait au début que c'était plus une question de sécurité, mais on se rend compte que quelques-uns ont fait l'Afrique... mais en 4x4.
On se pose donc la question de savoir si une traversée de l'Afrique avec un camping car "normal" est envisageable, ou si c'est complètement farfelu comme idée ... ?
Merci d'avance pour vos conseils !
Jean-Luc
Nous préparons actuellement un tour du monde de 4 ans, et nous en sommes au tout début, c'est-à-dire les grandes lignes de l'itinéraire. On a consulté les sites de pas mal de gens qui ont fait le tour du monde, mais dans la plupart des cas, le continent Africain est oublié, ou alors uniquement l'Afrique du Nord, et éventuellement l'Afrique du Sud.
On pensait au début que c'était plus une question de sécurité, mais on se rend compte que quelques-uns ont fait l'Afrique... mais en 4x4.
On se pose donc la question de savoir si une traversée de l'Afrique avec un camping car "normal" est envisageable, ou si c'est complètement farfelu comme idée ... ?
Merci d'avance pour vos conseils !
Jean-Luc
Tour du monde en famille (trois enfants) English translation pending
Bonjour à vous tous,
Nous nous préparons activement pour notre tour du monde 2009-2010. Nous partons, avec nos trois garçons qui auront respectivement 11 ans, 8 ans et demi et 3 ans. Nous aimerions entrer en contact avec des familles qui ont réalisé ce genre de projet ou en passe de la faire. Notre "aventure pédagogique" traitera des peuples menacés et des questions liées au developpement durable. Votre aide nous serait précieuse sur des questions simples: le rythme possible avec des enfants, les pauses vacances, les opportunités de rencontres, les pieges à eviter, la sécurité, ... merci de vos posts !
Fred pour Saperliplanète
Nous nous préparons activement pour notre tour du monde 2009-2010. Nous partons, avec nos trois garçons qui auront respectivement 11 ans, 8 ans et demi et 3 ans. Nous aimerions entrer en contact avec des familles qui ont réalisé ce genre de projet ou en passe de la faire. Notre "aventure pédagogique" traitera des peuples menacés et des questions liées au developpement durable. Votre aide nous serait précieuse sur des questions simples: le rythme possible avec des enfants, les pauses vacances, les opportunités de rencontres, les pieges à eviter, la sécurité, ... merci de vos posts !
Fred pour Saperliplanète
Séjour de trois semaines en Polynésie-Française English translation pending
Bonjour,
Je sais qu'il s'agit d'une énième demande d'avis sur un séjour en polynésie mais ça fait 1 mois qu'on cogite et c'est toujours aussi flou. Il y a tellement d'iles et si peu de temps là bas que le choix est dur surtout sans connaître!!!
Si des personnes étant déjà allées sur place pouvaient m'éclairer.
Voici ce qu'on a prévu à l'heure actuelle :
Séjour de trois semaines septembre/Octobre
2/3 jours à Moorea 2/3 jours à Huahine ? jours à Tikehau 4 jours à Fakarava 2 jours à Rurutu (pour les baleines) 3/4 jours à Raivavae
C'est un vrai casse tête avec les horaires d'avions inter iles!!!
Est ce que les horaires sont fiables? N'a t on pas le risque de se retrouver coincer à cause d'une annulation ou retard? Est ce fréquent?
On a l'intention de réserver les hotels et pensions en avance (d'ailleurs, il faut qu'on s'y mette!!!) donc si tout est décalé à cause d'un retard... Est ce que les pensions et hôtels sont généralement complets?
Voilà, je suis preneur de tous avis et commentaires, sur le choix des iles (çe fut dur, très dur...), la faisabilité par rapport aux avions, etc...
Merci d'avance et bonne journée à tous Bruno
Je sais qu'il s'agit d'une énième demande d'avis sur un séjour en polynésie mais ça fait 1 mois qu'on cogite et c'est toujours aussi flou. Il y a tellement d'iles et si peu de temps là bas que le choix est dur surtout sans connaître!!!
Si des personnes étant déjà allées sur place pouvaient m'éclairer.
Voici ce qu'on a prévu à l'heure actuelle :
Séjour de trois semaines septembre/Octobre
2/3 jours à Moorea 2/3 jours à Huahine ? jours à Tikehau 4 jours à Fakarava 2 jours à Rurutu (pour les baleines) 3/4 jours à Raivavae
C'est un vrai casse tête avec les horaires d'avions inter iles!!!
Est ce que les horaires sont fiables? N'a t on pas le risque de se retrouver coincer à cause d'une annulation ou retard? Est ce fréquent?
On a l'intention de réserver les hotels et pensions en avance (d'ailleurs, il faut qu'on s'y mette!!!) donc si tout est décalé à cause d'un retard... Est ce que les pensions et hôtels sont généralement complets?
Voilà, je suis preneur de tous avis et commentaires, sur le choix des iles (çe fut dur, très dur...), la faisabilité par rapport aux avions, etc...
Merci d'avance et bonne journée à tous Bruno
Feu d'artifice à la soute de l'avion et pas en cabine: possible? English translation pending
Bonjour,
j'ai un mariage à celebrer au maroc cet été à casablanca, d'ailleurs vous êtes invités, et j'ai un kit de feux d'artifice automatique que je veux embarquer avec moi en avion, en soute car en cabine c'est interdit. ect le cas aussi pour la soute, sachant que l'emballage est conçu en respect des normes de sécurité ? Si c interdit aussi en soute, que risquerai si je le dissimule dans mes bagages ?
merci
Tour du monde avec des enfants à partir de juillet 2009 English translation pending
Bonjour,
Nous avons 3 enfants de 4, 8 et 10 ans et envisageons de partir pendant 2 ans au gré des continents. Nous avons cherché des discussions sur les familles qui partent mais elles datent souvent du début de 2007, voire bien avant et sont inactives. Il existe, en outre, des sites fort intéressants faits par ceux qui sont déjà en route. Ils nous ont aidé à faire certains choix.
Nous partirons en Juillet 2009. Nos préparatifs ont débuté tranquillement il y a 2 mois et les nouvelles idées chassent les certitudes d'hier. Néanmoins, voilà pour le moment notre itinéraire: 1. l'Afrique en Land Defender (nous nous demandons encore si nous poursuivrons un peu sur l'Asie ou rentrerons en l'Europe) 2. l'Amérique du Sud en Def. également. Nous sommes en train de potasser sur la préparation du véhicule et des aménagements possibles. Nous pensons acheter notre "cahute ambulante" vers la fin de l'année, peut être avant si nous trouvons une bonne occasion. 3. Ensuite nous prendrons très probablement une billet TDM pour partir en Asie (Inde, Thaïlande, Vietnam, Malaisie, Indonésie, Japon, etc...). Sur place, nous allons utiliser d'autres moyens de transport comme le train, le bus etc... 4. Toujours avec ces billets nous pensons aller en Australie, y louer un camping car et rester un bon mois. Puis, passer peut-être par la Nouvelle Zélande, Nouvelle Calédonie et/ou la Polynésie. Tout dépendra du temps qui restera et des envies du moment.
Nous avons beaucoup voyagé avec nos enfants dès leur plus jeune âge (Europe, Chine, Afrique, Etats Unis, diverses îles etc...) et pas mal avant aussi. Nous avons vécu à l'étranger pour le travail pendant plusieurs années. Si comme nous vous préparez votre voyage, voulez échanger, avez un tas de questions et de surcroît des enfants qui vous accompagnent, nous serions très heureux de partager nos expériences et qui sait, peut être, de nous voir à l'autre bout du monde...
Rachel, Igor & les enfants
Nous avons 3 enfants de 4, 8 et 10 ans et envisageons de partir pendant 2 ans au gré des continents. Nous avons cherché des discussions sur les familles qui partent mais elles datent souvent du début de 2007, voire bien avant et sont inactives. Il existe, en outre, des sites fort intéressants faits par ceux qui sont déjà en route. Ils nous ont aidé à faire certains choix.
Nous partirons en Juillet 2009. Nos préparatifs ont débuté tranquillement il y a 2 mois et les nouvelles idées chassent les certitudes d'hier. Néanmoins, voilà pour le moment notre itinéraire: 1. l'Afrique en Land Defender (nous nous demandons encore si nous poursuivrons un peu sur l'Asie ou rentrerons en l'Europe) 2. l'Amérique du Sud en Def. également. Nous sommes en train de potasser sur la préparation du véhicule et des aménagements possibles. Nous pensons acheter notre "cahute ambulante" vers la fin de l'année, peut être avant si nous trouvons une bonne occasion. 3. Ensuite nous prendrons très probablement une billet TDM pour partir en Asie (Inde, Thaïlande, Vietnam, Malaisie, Indonésie, Japon, etc...). Sur place, nous allons utiliser d'autres moyens de transport comme le train, le bus etc... 4. Toujours avec ces billets nous pensons aller en Australie, y louer un camping car et rester un bon mois. Puis, passer peut-être par la Nouvelle Zélande, Nouvelle Calédonie et/ou la Polynésie. Tout dépendra du temps qui restera et des envies du moment.
Nous avons beaucoup voyagé avec nos enfants dès leur plus jeune âge (Europe, Chine, Afrique, Etats Unis, diverses îles etc...) et pas mal avant aussi. Nous avons vécu à l'étranger pour le travail pendant plusieurs années. Si comme nous vous préparez votre voyage, voulez échanger, avez un tas de questions et de surcroît des enfants qui vous accompagnent, nous serions très heureux de partager nos expériences et qui sait, peut être, de nous voir à l'autre bout du monde...
Rachel, Igor & les enfants
Tour du monde de plus de 2 ans: assurances, impôts, budget? English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Je prépare un tour du monde de 2 ans minimum avec mes économies, malheureusement, je suis nul en organisation, notamment pour ce qui est administratif... les impôts, assurances, visas... et je ne sais pas par où commencer, si je n'oublies rien... comment savoir tout ce qu'il y a à faire avant de partir, à prévoir pour partir serein... J'ai cru comprendre qu'il fallait payer ses impôts à l'avance ?? comment ? je pars 2 ans minimum je pense, et plus si je le pourrai (3, 4 ans)... comment s'organiser dans ce cas ? Est-ce que quelqu'un a-t-il déjà eut à payer ses impôts avant de partir en long voyage, très long voyage ?? Pour les assurances, c'est pareil, je pars assez longtemps et je ne voudrais pas avoir un gros budget consacrer à l'assurance ?? quelle est la moins cher ?? Très souvent, j'ai pu lire qu'l ne fallait pas négliger cette partie, qu'on ne sait jamais ce qu'il peut arriver... mais en ce qui me concerne je ne fonctionne pas comme ça... j'en prendrais tout de même une, puisque dans certains pays, c'est obligatoire comme la Russie, est-ce obligatoire dans chaque pays ? En fait, qui peut conseiller sur l'assurance que chacun a choisie ? leurs prix, avantages, durée ?
Enfin, est-ce que quelqu'un a déjà voyagé plus de 2 ans ? voir 3 ou 4 ans minimum ?? j'ai fais beaucoup de recherches mais je ne trouve que peu de personnes... J'ai une idée de budget pour cette durée de voyage mais j'aimerais savoir si je suis bien dans les calculs et prévisions... J'aimerais déjà être à l'étranger et ne plus penser à cette organisation... ici on a tous le même désir de découverte, et c'est très agréable de découvrir autant de monde passionnés !
Bon voyage à tous !!! et merci pour avoir pris le temps de me lire !
cyril
Je prépare un tour du monde de 2 ans minimum avec mes économies, malheureusement, je suis nul en organisation, notamment pour ce qui est administratif... les impôts, assurances, visas... et je ne sais pas par où commencer, si je n'oublies rien... comment savoir tout ce qu'il y a à faire avant de partir, à prévoir pour partir serein... J'ai cru comprendre qu'il fallait payer ses impôts à l'avance ?? comment ? je pars 2 ans minimum je pense, et plus si je le pourrai (3, 4 ans)... comment s'organiser dans ce cas ? Est-ce que quelqu'un a-t-il déjà eut à payer ses impôts avant de partir en long voyage, très long voyage ?? Pour les assurances, c'est pareil, je pars assez longtemps et je ne voudrais pas avoir un gros budget consacrer à l'assurance ?? quelle est la moins cher ?? Très souvent, j'ai pu lire qu'l ne fallait pas négliger cette partie, qu'on ne sait jamais ce qu'il peut arriver... mais en ce qui me concerne je ne fonctionne pas comme ça... j'en prendrais tout de même une, puisque dans certains pays, c'est obligatoire comme la Russie, est-ce obligatoire dans chaque pays ? En fait, qui peut conseiller sur l'assurance que chacun a choisie ? leurs prix, avantages, durée ?
Enfin, est-ce que quelqu'un a déjà voyagé plus de 2 ans ? voir 3 ou 4 ans minimum ?? j'ai fais beaucoup de recherches mais je ne trouve que peu de personnes... J'ai une idée de budget pour cette durée de voyage mais j'aimerais savoir si je suis bien dans les calculs et prévisions... J'aimerais déjà être à l'étranger et ne plus penser à cette organisation... ici on a tous le même désir de découverte, et c'est très agréable de découvrir autant de monde passionnés !
Bon voyage à tous !!! et merci pour avoir pris le temps de me lire !
cyril
Voyager en Micronésie English translation pending
Bonsoir a tous et a toutes,
voila j'ai toujours eu envi de visiter des iles paradisiaques, faire de la plongée dans de superbes fond marins et taper la farniente tout le reste de la journée sur une plage de reve ^^ et cette année je vais avoir des moyens financiers et le temps pour voyager.
Donc je me suis un peu renseigné et il me semble que la micronésie et parfaite pour ce que je veut faire (et j'avoue que visiter des epaves d'avions kamikaze, le trip...) mais je n'arrive pas a trouver des infos sur comment partir là bas, les seules infos que j'ai trouvé sont que la langue "officielle" est l'anglais (meme si les populations locales parlent leurs langues apriori) et qu'un simple passeport francais suffit pour un sejour inférieur a 30 jours.
A part sa, j'ai rien trouvé :/
Donc si parmis vous il y a des adeptes de la micronésie, j'aimerais surtout des infos sur le meilleur coin de l'ile pour passer un petit sejour (le reve serait de pour loger chez l'habitant ou dans un gite, mais je sait pas si a se fait là bas) pour le moins cher possible (oui, je roule pas sur l'or non plus :/ ), la meilleure periode pour y aller (j'ai cru comprendre qu'il y avait des periodes de moussons dans le coin ^^) et le prix approximatif d'un billet d'avion.
En fait, n'importe quelle information est bonne a prendre donc n'hesitez pas ;)
Merci d'avance Hjiul
Donc je me suis un peu renseigné et il me semble que la micronésie et parfaite pour ce que je veut faire (et j'avoue que visiter des epaves d'avions kamikaze, le trip...) mais je n'arrive pas a trouver des infos sur comment partir là bas, les seules infos que j'ai trouvé sont que la langue "officielle" est l'anglais (meme si les populations locales parlent leurs langues apriori) et qu'un simple passeport francais suffit pour un sejour inférieur a 30 jours.
A part sa, j'ai rien trouvé :/
Donc si parmis vous il y a des adeptes de la micronésie, j'aimerais surtout des infos sur le meilleur coin de l'ile pour passer un petit sejour (le reve serait de pour loger chez l'habitant ou dans un gite, mais je sait pas si a se fait là bas) pour le moins cher possible (oui, je roule pas sur l'or non plus :/ ), la meilleure periode pour y aller (j'ai cru comprendre qu'il y avait des periodes de moussons dans le coin ^^) et le prix approximatif d'un billet d'avion.
En fait, n'importe quelle information est bonne a prendre donc n'hesitez pas ;)
Merci d'avance Hjiul
Traversée de l'Afrique en 4x4? English translation pending
Bonjour,
en lisant différents posts, je me suis aperçu que plusieurs équipages se préparent pour effectuer la traversée N-S de l'Afrique en 4x4.
Il serait intéressant de nous répertorier afin de pouvoir échanger pendant les préparatifs, voire même pendant la grande balade.
Ceci dit, je me jette à l'eau avec qq détails de notre projet:
Equipage:2 adultes (quarantaine) et deux enfants (7 et 10 ans) Véhicule: Land 130 + cellule compacte Date de départ: novembre 2008 Durée: 18 mois Route: descente jusqu'au Cap par l'ouest, remontée par l'est Site: en cours
et vous ?
Equipage:2 adultes (quarantaine) et deux enfants (7 et 10 ans) Véhicule: Land 130 + cellule compacte Date de départ: novembre 2008 Durée: 18 mois Route: descente jusqu'au Cap par l'ouest, remontée par l'est Site: en cours
et vous ?
Vos coups de coeur à Madagascar? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon message s'adresse à tous ceux qui aiment le Madagascar et qui sont d'accord pour partager avec moi (et tous les autres) leurs principaux coups de cœur. Je pense à des sites en particulier mais aussi à des hôtels (auberges), des restos, des tours, etc. (le tout à prix raisonnables) qui méritent un détour ou un plus ou moins long arrêt. Des arrêts classiques, comme des arrêts moins connus...
Certains diront que je peux glaner ici et là sur le site toutes ces informations, mais, justement, celles-ci se retrouvent un peu partout et, en général, les conseils de tous et chacun s'adressent à des personnes qui ne s'y rendent que pour une vingtaine de jours tout au plus.
Je m'y rends la semaine prochaine pour trois mois. Il s'agira de ma première visite, mais j'ai une longue expérience des voyages pas reposant et de la lenteur des routes des pays en voie de développement. Aussi je compte me promener le plus possible (au nord comme au sud, à l'ouest comme à l'est).
Toutes vos suggestions sont bienvenues et je vous remercie de bien vouloir me (nous) les partager.
Au plaisir
Marc P.
Certains diront que je peux glaner ici et là sur le site toutes ces informations, mais, justement, celles-ci se retrouvent un peu partout et, en général, les conseils de tous et chacun s'adressent à des personnes qui ne s'y rendent que pour une vingtaine de jours tout au plus.
Je m'y rends la semaine prochaine pour trois mois. Il s'agira de ma première visite, mais j'ai une longue expérience des voyages pas reposant et de la lenteur des routes des pays en voie de développement. Aussi je compte me promener le plus possible (au nord comme au sud, à l'ouest comme à l'est).
Toutes vos suggestions sont bienvenues et je vous remercie de bien vouloir me (nous) les partager.
Au plaisir
Marc P.
Air Tahiti Nui: poids des bagages autorisé pour Papeete? English translation pending
bonjour
quel poids de bagages peut on emporter pour papeete par ait tahiti nui
merci
Passer du continent asiatique au continent américain par le détroit de Bering? English translation pending
Quelqu'un peut-il me dire s'il est possible de passer du continent asiatique au continent américain par le détroit de Béring ? Si oui, dans quelles conditions, pour quel budget ?
D'avance merci !
Vincent
Ferry Caracas (Vénézuela) - Port of Spain (Trinité-et-Tobago) English translation pending
Bonjour,
Je cherche les horaires de ferry entre Caracas et Port of Spain. Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider ?
Merci d'avance
Je cherche les horaires de ferry entre Caracas et Port of Spain. Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider ?
Merci d'avance
Côte est de Madagascar à vélo: transfert par voie maritime de la presqu'ile du Masoala English translation pending
Bonjour,
J'envisage de réaliser à vélo le parcours Tamatave, Diego Suarez par la cote est de Madagascar en juillet prochain 2007. J'aurai besoin de me faire transporter par voie maritime entre Maroantsetra et Vinanivao (contournement de la presqu'ile du Masoala). Si quelqu'un a des infos sur les possibilités offertes pour réaliser ce transfert, je suis demandeur. En particulier, quel type d'embarcations puis je trouver ? Quel tarifs ? Combien de temps compter pour le transfert ? Quelles conditions météos trouve t'on sur ce secteur en juillet ? Peut on envisager un transfert à la voile sur un boutre ? Merci d'avance pour toute information concernant ce projet...
Jeff
J'envisage de réaliser à vélo le parcours Tamatave, Diego Suarez par la cote est de Madagascar en juillet prochain 2007. J'aurai besoin de me faire transporter par voie maritime entre Maroantsetra et Vinanivao (contournement de la presqu'ile du Masoala). Si quelqu'un a des infos sur les possibilités offertes pour réaliser ce transfert, je suis demandeur. En particulier, quel type d'embarcations puis je trouver ? Quel tarifs ? Combien de temps compter pour le transfert ? Quelles conditions météos trouve t'on sur ce secteur en juillet ? Peut on envisager un transfert à la voile sur un boutre ? Merci d'avance pour toute information concernant ce projet...
Jeff
Partir en Indonésie avec des jeunes enfants English translation pending
Bonjour,
Qui est déjà parti en Indonesie (Java et Bali) avec deux jeunes enfants? Les miens auront 5ans et demi et 8 ans lors du voyage (juillet 2008) et je me fais un peu de souci pour le vol . Certaines personnes autour de moi me disent que c'est de la folie ... trop loin, bla bla bla ... et essaient de m'en dissuader. J'espère trouver des personnes qui ont déjà fait cette expérience ! merci à tous AgnesH
Qui est déjà parti en Indonesie (Java et Bali) avec deux jeunes enfants? Les miens auront 5ans et demi et 8 ans lors du voyage (juillet 2008) et je me fais un peu de souci pour le vol . Certaines personnes autour de moi me disent que c'est de la folie ... trop loin, bla bla bla ... et essaient de m'en dissuader. J'espère trouver des personnes qui ont déjà fait cette expérience ! merci à tous AgnesH
Trajet Flores-Cobán en bus? (Guatemala) English translation pending
Bonjour à tous
nous partons en juillet pour le Guat. Je souhaiterais faire le trajet Florès-Coban en passant par San Luis et Poptùn afin de rejoindre les sites de Lanquin et Semuc Champey. Sur le guide du routard aucune liaison bus n'est mentionnée. Quelqu'un a-t-il emprunté ce trajet et pourrait me dire si c'est faisable et avec quelle compagnie de bus?
Merci à tous.
Tout quitter en France, premier arrêt la Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord en tant que "nouveau" je viens de passer de longues heures à lire vos récits et cela m'a vraiment conforté dans mon envie de partir, et j'espère que vous pourrez m'aiguiller un peu pour ce "long" voyage.
Nous avons décidé avec un ami de tout quitter ici (oui je sais ca fais cliché :/) et de prendre un peu de temps pour voyager, découvrir des nouvelles cultures et rencontrer de nouvelles personnes, et s'échaper d'un train train quotidien que nous avons de plus en plus de mal à supporter...
Nous partons avec des fonds plutôt limité donc il faudrait que le voyage soit assez économique, mais prendre l'avion de nous enchante guère ... Donc nous pensions traverser l'Europe dans un premier temps puis prendre le Transsyberien et ensuite reprendre le voyage jusqu'en Thaïlande, et après.. aviser :)
Cela semble-t-il réalisable pour 2 garçons de ~20ans assez debrouillard? (avec juste une bonne maitrise d'Anglais pour les langues helas)
Si oui, si vous avez des infos pour l'itinéraire ou pour les visa, toute information est la bienvenue. De même si vous avez des contacts sur place ^^
Merci
Tout d'abord en tant que "nouveau" je viens de passer de longues heures à lire vos récits et cela m'a vraiment conforté dans mon envie de partir, et j'espère que vous pourrez m'aiguiller un peu pour ce "long" voyage.
Nous avons décidé avec un ami de tout quitter ici (oui je sais ca fais cliché :/) et de prendre un peu de temps pour voyager, découvrir des nouvelles cultures et rencontrer de nouvelles personnes, et s'échaper d'un train train quotidien que nous avons de plus en plus de mal à supporter...
Nous partons avec des fonds plutôt limité donc il faudrait que le voyage soit assez économique, mais prendre l'avion de nous enchante guère ... Donc nous pensions traverser l'Europe dans un premier temps puis prendre le Transsyberien et ensuite reprendre le voyage jusqu'en Thaïlande, et après.. aviser :)
Cela semble-t-il réalisable pour 2 garçons de ~20ans assez debrouillard? (avec juste une bonne maitrise d'Anglais pour les langues helas)
Si oui, si vous avez des infos pour l'itinéraire ou pour les visa, toute information est la bienvenue. De même si vous avez des contacts sur place ^^
Merci
Petit déjeuner en croisière avec Holland America? English translation pending
😊bonjour a tous
j'ai une question consernant les petits dejeuner? pour cette année j'ai opté pour une cabine avec balcon et je voudrais bien en profité le plus possible! est -ce possible de faire livré le dejeuner a notre chambre tout les matins.... est-ce que il y a un tarif pour ca ?? comment cela fonctionne et que peut-on commandé comme repas???? merci !!! je pars avec la compagnie holland america
j'ai une question consernant les petits dejeuner? pour cette année j'ai opté pour une cabine avec balcon et je voudrais bien en profité le plus possible! est -ce possible de faire livré le dejeuner a notre chambre tout les matins.... est-ce que il y a un tarif pour ca ?? comment cela fonctionne et que peut-on commandé comme repas???? merci !!! je pars avec la compagnie holland america
Vols au départ de la Guyane Française? English translation pending
Bonjour,
Je recherche des infos sur les vols au départs de la guyane française : comment voyager pas cher en habitant à cayenne? de paramaribo ? de macapa?
merci pour vos réponses!
Manue
Voyageurs des quatre murs English translation pending
Toutes ses interrogations a savoir qu'est-ce qu'un vrai voyageur, ce qui le determine, ce qui le decrit, ce qu'il est, ce qu'il n'est pas. Ca me fait penser a cette histoire intitulee l'ile noir sur blanc En voici un extrait:
"l'ile noir sur blanc etait une ile ou regnaient le chaos, l'intolerence, et plus particulierement l'oubli. Pendant des siecles, les habitants ont travailles a enfouir les etres qu'ils etaient a l'origine, peuple sauvage et libre, toujours sauvage mais maintenant bien cloitre a l'interieurs de murs epais qu'ils ont eux-meme batis [....]En mal d'etre, ils ont crees toute une variete d'emotions, assez fortes, qui leur rappelait vaguement ce que c'est d'etre rellement vivant et empli de cette force qui habite les vrais etre libre tel que nous les connaissons. La plus populaire et la plus grisante de ses emotions est bien connue sous le terme de pouvoir. Ne se voyant plus eux-meme, ils ont cherches a se voir dans les yeux des autres, et a se voir grands[....] Quelques uns d'entre eux se proclamerent "voyageurs", "ouvert d'esprit" et parcourerent l'ile croyant comprendre et gouter la liberte. Mais aucun d'entre ne ne realisa jamais qu'il voyageait entre 4 murs[...] la notion de limites imposee inconsciemment a travers les siecles, leur faisant croire que tout a une fin, un debut, que tout est soit noir, soit blanc, soit inexistant"
Ca reflete et explique plutot bien tous ces debats qui ne menent a rien...on se dit voyageur et ouvert et on croit echanger sur le sujet, mais au fond, on ne cherche qu'a se refleter, de quelconque maniere, dans les yeux des autres, avec en tete autant de limites que de peurs.
Je crois qu'on ne peut definir le voyageur, comme on ne peut reelement definir un etre car tous les deux sont en constant chamgements...pourquoi toujours etiquetter, pourquoi toujours mettre des limites...et ensuite se dire libre??? Tout ca n'est pas un peu incense??
Elsie
Aufait, desole pour l'orthographe du texte, les claviers anglais n'ont malheureusment pas d'accents...
"l'ile noir sur blanc etait une ile ou regnaient le chaos, l'intolerence, et plus particulierement l'oubli. Pendant des siecles, les habitants ont travailles a enfouir les etres qu'ils etaient a l'origine, peuple sauvage et libre, toujours sauvage mais maintenant bien cloitre a l'interieurs de murs epais qu'ils ont eux-meme batis [....]En mal d'etre, ils ont crees toute une variete d'emotions, assez fortes, qui leur rappelait vaguement ce que c'est d'etre rellement vivant et empli de cette force qui habite les vrais etre libre tel que nous les connaissons. La plus populaire et la plus grisante de ses emotions est bien connue sous le terme de pouvoir. Ne se voyant plus eux-meme, ils ont cherches a se voir dans les yeux des autres, et a se voir grands[....] Quelques uns d'entre eux se proclamerent "voyageurs", "ouvert d'esprit" et parcourerent l'ile croyant comprendre et gouter la liberte. Mais aucun d'entre ne ne realisa jamais qu'il voyageait entre 4 murs[...] la notion de limites imposee inconsciemment a travers les siecles, leur faisant croire que tout a une fin, un debut, que tout est soit noir, soit blanc, soit inexistant"
Ca reflete et explique plutot bien tous ces debats qui ne menent a rien...on se dit voyageur et ouvert et on croit echanger sur le sujet, mais au fond, on ne cherche qu'a se refleter, de quelconque maniere, dans les yeux des autres, avec en tete autant de limites que de peurs.
Je crois qu'on ne peut definir le voyageur, comme on ne peut reelement definir un etre car tous les deux sont en constant chamgements...pourquoi toujours etiquetter, pourquoi toujours mettre des limites...et ensuite se dire libre??? Tout ca n'est pas un peu incense??
Elsie
Aufait, desole pour l'orthographe du texte, les claviers anglais n'ont malheureusment pas d'accents...
France - Tanzanie à moto English translation pending
Bonjour à tous ! Comme je le dis dans mon titre je pars dans quelques jours de Grenoble pour me rendre jusqu’en Tanzanie.
J’apporte dès à présent quelques précisions pour que l’on ne m’assiège pas de messages défaitistes : je n’ai pas de limite de temps, j’ai un budget pas extraordinaire mais confortable, et ce n’est pas mon premier voyage de ce type. Pour exemple l’année dernière je suis parti de Grenoble en 2cv pour me rendre au Kazakhstan via Grèce, Turquie, Georgie, Azerbaïdjan, et au retour Russie, Ukraine, Hongrie, etc.… Un voyage formidable de 3 mois qui m’a coûté un peu moins de 2000 euros.
Cet année, j’ai acheté une 125 routière, Honda, bicylindre (grâces aux conseils avisés d’un père motard qui a parcouru l’Afrique plusieurs fois), et je compte partir avec, et si possible l’emmener jusqu’en Tanzanie (je suis cependant prêt à l’abandonner si elle se retrouve hors service). Peu m’importe l’itinéraire tant que j’arrive au bout, même si j’avais privilégié la remontée du Nil jusqu’au lac Victoria. Un trajet par l'afrique centrale (Niger, Tchad) n'est pas exlus cependant. Lors des grandes distances monotones j’envisage de mettre la moto sur un train ou un camion, si c'est possible.
Voici une série de questions, j’espère que vos expériences et connaissances pourront m’apporter des réponses :
Afrique du Nord - Quel est le moyen le plus économique de rejoindre l’Afrique : par Gibraltar d’Espagne au Maroc, ou par l’Italie jusqu’en Tunisie (Gènes, Naples, Palerme). - Est-il possible de traverser les frontières Maroc-Algérie, Algérie-Tunisie ? Existe-t-il des visas de transit ? - Pour le passage Tunisie/Libye et Libye/Egypte, j’ai lu les messages qui expliquent qu’il faut une invitation, passer par une agence, avoir un guide, j’ai lu pour tout cela des prix exorbitant. On me disait la même chose avec la traversée de la Russie l’année dernière, et je l’ai fait sans aucun soucis, sans lettre d'invitation, en prenant mon visa de transit du Kazakhstan (dans un consulat de Russie). Je ne prends pas de visa depuis la France, je ne l’ai jamais fait. Qu’en est il réellement de la frontière Tunisie/Libye ? Si un douanier me refuse le passage, ne puis-je tenter un autre jour ou à un autre poste de frontière de trouver un douanier plus compréhensif ?
Egypte - Est-il possible de remonter le Nil du Caire à Assouan par la route, par le train, ou par un ferry ? (Et pourquoi pas acheter un petit bateau sur le bord du Nil), les chaleurs au mois d’août le long du Nil du Caire jusqu’au Soudan ne sont elles pas trop fortes ?
Afrique de l'Ouest - Qu’en est il de l’insécurité au Soudan ? Encore une fois, on me déconseillait l’année dernière la Géorgie, et je n’y ai trouvé que des gens adorables, peut-être est-ce pareil dans ce pays ? - Arrivé au Kenya, les bandits des régions du nord existent-ils vraiment ? Sont-ils vraiment un danger ?
Voila mes interrogations, je vous remercie pour m’éclairer de votre expérience.
Isaac
J’apporte dès à présent quelques précisions pour que l’on ne m’assiège pas de messages défaitistes : je n’ai pas de limite de temps, j’ai un budget pas extraordinaire mais confortable, et ce n’est pas mon premier voyage de ce type. Pour exemple l’année dernière je suis parti de Grenoble en 2cv pour me rendre au Kazakhstan via Grèce, Turquie, Georgie, Azerbaïdjan, et au retour Russie, Ukraine, Hongrie, etc.… Un voyage formidable de 3 mois qui m’a coûté un peu moins de 2000 euros.
Cet année, j’ai acheté une 125 routière, Honda, bicylindre (grâces aux conseils avisés d’un père motard qui a parcouru l’Afrique plusieurs fois), et je compte partir avec, et si possible l’emmener jusqu’en Tanzanie (je suis cependant prêt à l’abandonner si elle se retrouve hors service). Peu m’importe l’itinéraire tant que j’arrive au bout, même si j’avais privilégié la remontée du Nil jusqu’au lac Victoria. Un trajet par l'afrique centrale (Niger, Tchad) n'est pas exlus cependant. Lors des grandes distances monotones j’envisage de mettre la moto sur un train ou un camion, si c'est possible.
Voici une série de questions, j’espère que vos expériences et connaissances pourront m’apporter des réponses :
Afrique du Nord - Quel est le moyen le plus économique de rejoindre l’Afrique : par Gibraltar d’Espagne au Maroc, ou par l’Italie jusqu’en Tunisie (Gènes, Naples, Palerme). - Est-il possible de traverser les frontières Maroc-Algérie, Algérie-Tunisie ? Existe-t-il des visas de transit ? - Pour le passage Tunisie/Libye et Libye/Egypte, j’ai lu les messages qui expliquent qu’il faut une invitation, passer par une agence, avoir un guide, j’ai lu pour tout cela des prix exorbitant. On me disait la même chose avec la traversée de la Russie l’année dernière, et je l’ai fait sans aucun soucis, sans lettre d'invitation, en prenant mon visa de transit du Kazakhstan (dans un consulat de Russie). Je ne prends pas de visa depuis la France, je ne l’ai jamais fait. Qu’en est il réellement de la frontière Tunisie/Libye ? Si un douanier me refuse le passage, ne puis-je tenter un autre jour ou à un autre poste de frontière de trouver un douanier plus compréhensif ?
Egypte - Est-il possible de remonter le Nil du Caire à Assouan par la route, par le train, ou par un ferry ? (Et pourquoi pas acheter un petit bateau sur le bord du Nil), les chaleurs au mois d’août le long du Nil du Caire jusqu’au Soudan ne sont elles pas trop fortes ?
Afrique de l'Ouest - Qu’en est il de l’insécurité au Soudan ? Encore une fois, on me déconseillait l’année dernière la Géorgie, et je n’y ai trouvé que des gens adorables, peut-être est-ce pareil dans ce pays ? - Arrivé au Kenya, les bandits des régions du nord existent-ils vraiment ? Sont-ils vraiment un danger ?
Voila mes interrogations, je vous remercie pour m’éclairer de votre expérience.
Isaac
Transport maritime vers le Canada English translation pending
Bonjour,
Nous sommes adhérents d’ABM et envisageons de partir en voyage un an et demi « à la rencontre des Terres et Peuples oubliés d’Amériques » du Nord au Sud.
Nous voyagerons avec notre véhicule – un 4x4 pick-up Mitsubishi L200 équipé d’une cellule aménagée amovible.
Pour amener ce dernier à destination, de la France vers le Canada, nous pensons que la voie maritime est la moins couteuse. Cependant, nous avons des difficultés pour trouver un transporteur et avant cela, pour répondre à un certain nombre de nos questions.
C’est pourquoi nous faisons appel à votre expérience sur les différents sujets abordés ci-dessous.
Nous aimerions voyager dans le même bateau que notre véhicule. Connaissez-vous une compagnie qui l’autorise ? On nous impose un véhicule et une cellule vide pour le transport. Or, nous avons du matériel à transporter depuis la France qui ne tiendra pas dans un sac à dos ! Nous n’arrivons pas à connaître précisément les formalités, démarches et documents nécessaires pour réceptionner notre véhicule au Canada (relations avec les douanes, etc.) ainsi que les coûts correspondants. Avez-vous entendu parler de « l’exportation définitive » (dès lors que l’on ne peut pas justifier d’un retour en France dans les 6 mois), qui entraînerait le paiement d’une taxe à l’arrivée au Canada, équivalente à la TVA en France, et l’immatriculation du véhicule au Canada. En ce qui nous concerne, nous ne pensons pas rester plus de 2 mois au Canada, même si la durée totale de notre voyage est prévue pour 1 an et demi. Savez-vous si le carnet de passage est obligatoire pour réceptionner le véhicule au Canada. Dans l’affirmative, avez-vous fait l’expérience d’une autre solution de caution que celle proposée par l’Automobile Club ? Quel est le coût des traversées que vous avez pu effectuer, dans des conditions comparables ?
Nous avons lu vos divers échanges sur le même thème, mais ces questions restent pour nous en suspens. Nous avons tenté de prendre contact avec 'herve.riot@damcomar.fr' que vous recommandez. Nous sommes en attente de sa réponse.
Nous vous remercions d’avance de votre aide.
Florence et Joachim.
Nous sommes adhérents d’ABM et envisageons de partir en voyage un an et demi « à la rencontre des Terres et Peuples oubliés d’Amériques » du Nord au Sud.
Nous voyagerons avec notre véhicule – un 4x4 pick-up Mitsubishi L200 équipé d’une cellule aménagée amovible.
Pour amener ce dernier à destination, de la France vers le Canada, nous pensons que la voie maritime est la moins couteuse. Cependant, nous avons des difficultés pour trouver un transporteur et avant cela, pour répondre à un certain nombre de nos questions.
C’est pourquoi nous faisons appel à votre expérience sur les différents sujets abordés ci-dessous.
Nous aimerions voyager dans le même bateau que notre véhicule. Connaissez-vous une compagnie qui l’autorise ? On nous impose un véhicule et une cellule vide pour le transport. Or, nous avons du matériel à transporter depuis la France qui ne tiendra pas dans un sac à dos ! Nous n’arrivons pas à connaître précisément les formalités, démarches et documents nécessaires pour réceptionner notre véhicule au Canada (relations avec les douanes, etc.) ainsi que les coûts correspondants. Avez-vous entendu parler de « l’exportation définitive » (dès lors que l’on ne peut pas justifier d’un retour en France dans les 6 mois), qui entraînerait le paiement d’une taxe à l’arrivée au Canada, équivalente à la TVA en France, et l’immatriculation du véhicule au Canada. En ce qui nous concerne, nous ne pensons pas rester plus de 2 mois au Canada, même si la durée totale de notre voyage est prévue pour 1 an et demi. Savez-vous si le carnet de passage est obligatoire pour réceptionner le véhicule au Canada. Dans l’affirmative, avez-vous fait l’expérience d’une autre solution de caution que celle proposée par l’Automobile Club ? Quel est le coût des traversées que vous avez pu effectuer, dans des conditions comparables ?
Nous avons lu vos divers échanges sur le même thème, mais ces questions restent pour nous en suspens. Nous avons tenté de prendre contact avec 'herve.riot@damcomar.fr' que vous recommandez. Nous sommes en attente de sa réponse.
Nous vous remercions d’avance de votre aide.
Florence et Joachim.
L'Afrique à moto English translation pending
Salut à tous, baroudeurs en tous genre !
Une volonté farouche s'est emparée de moi. En effet Pourquoi de ne pas faire tourner les roues de ma moto sur les pistes africaines pour une traversée (ou un tour) total ou partiel du continent. A en lire ces lignes vous comprendrez que rien n'est encore très claire si ce n'est.... le faire. Postulat de base : Qu'est ce qui fait la différence entre les gens qui l'ont déjà fait et moi ? Réponse : "Eux, ils l'ont fait !!".
Alors pour ne pas faire n'importe quoi je cherche à savoir des milliards de choses sur ce projet, site internet d'expéditions similaires, coût, durée, préparation, retour à notre vie d'occidentaux Avec qui le faire ??? Un ami motard (qui serait pret à le faire) ou ma fiancée?
Merci.
Une volonté farouche s'est emparée de moi. En effet Pourquoi de ne pas faire tourner les roues de ma moto sur les pistes africaines pour une traversée (ou un tour) total ou partiel du continent. A en lire ces lignes vous comprendrez que rien n'est encore très claire si ce n'est.... le faire. Postulat de base : Qu'est ce qui fait la différence entre les gens qui l'ont déjà fait et moi ? Réponse : "Eux, ils l'ont fait !!".
Alors pour ne pas faire n'importe quoi je cherche à savoir des milliards de choses sur ce projet, site internet d'expéditions similaires, coût, durée, préparation, retour à notre vie d'occidentaux Avec qui le faire ??? Un ami motard (qui serait pret à le faire) ou ma fiancée?
Merci.
Moyens de transport en Amérique du Sud English translation pending
j'ai comme projet de partir en Amérique du Sud. Je souhaite faire ce voyage par tous les moyens de transports sauf en avion et jaimerais avoir quelques renseignements sur les modes de transports possibles et leurs trajets dans les principaux pays du continent (peu etre qq sites...suggestions...)
Merci beaucoup!