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Partir trois mois à Santiago du Chili English translation pending
by Cathyala · 2009-02-10 · 11 replies
Bonjour, j'ai grandement besoin de quelques petits conseils et c'est pourquoi je vous écrit. Je vais partir à Santiago d'abord pour une période de 3 mois, afin de savoir si le désir que j'ai de m'installer dans ce pays n'est pas utopique. J'ai 60 ans, je ne suis pas obligée de travailler... même si je ne croule pas sous l'or. Je vais prendre des cours intensifs d'espagnol afin de pouvoir communiquer. Pourriez-vous me conseiller sur le choix des écoles, ainsi que sur les possibilités de logements: sympa, pas trop élevé au niveau loyer, bien placé, etc. Je vous remercie par avance. Je sais que la plupart de ceux qui mettent et lisent les annonces sont jeunes alors je compte sur leur gentillesse pour me répondre. Merci
Ascension de la montagne Percée et du mont Rotui (Polynésie-Française) English translation pending
by Voixdailleur · 2009-02-09 · 16 replies
bonjour nous voudrions savoir si l Ascension de la montagne Percée (Mouaputa, 830 m) et celle du mont rotui sur ile de moorea peuvent se faire sans guide?

cela vaut t il la peine de faire la marche en 2 jours tout en campan et prennant son temps sur le parcourt ou bien faire l aller retour depuis tres tot jusqu au soir? merci.

si quelqu un a des idees ou trouver le plan des pistes sur le net ce serait avec grand plaisir.
Avis sur circuit en famille dans l'Ouest américain? English translation pending
by Tparvais · 2009-02-04 · 22 replies
Bonjour

Nous partons pour les USA du 31 au 23 aout 2009. Famille 2 adultes + 2 enfants (6 et 10ans). Plutot branchés nature, ballade et découverte. Habituellement camping/chambre d'hote etc...

Voici mon idée de circuit:

Slide 1 vendredi 31 juillet 2009 San Francisco transfert Hotel samedi 1 août 2009 Visite San Francisco dimanche 2 août 2009 Visite San Francisco + location Voiture + Golden Gate + Twin peaks lundi 3 août 2009 Visite aquarium Monterey mardi 4 août 2009 Scenic 17 Miles Drive + Mission Carmel mercredi 5 août 2009 Rando Yosemite jeudi 6 août 2009 Rando Yosemite vendredi 7 août 2009 Rando Yosemite + visite Bodie samedi 8 août 2009 Visite Bodie - Death valley dimanche 9 août 2009 Visite Death valley & Red Rock Canyon lundi 10 août 2009 Visite Las Vegas mardi 11 août 2009 Visite Las Vegas mercredi 12 août 2009 Rando Valley of fire & Zion jeudi 13 août 2009 Rando Bryce, Scenic Drive Capitol Reef, Kodachrome park, Devil's Garden vendredi 14 août 2009 Visite autour de Moab (Canyonland, Arches, VTT, ….) samedi 15 août 2009 Visite autour de Moab (Canyonland, Arches, VTT, ….) dimanche 16 août 2009 Visite autour de Moab (Canyonland, Arches, VTT, ….) lundi 17 août 2009 Gooseneck State Park, Valley Of The Gods, Monument Valley coucher du soleil… mardi 18 août 2009 Lake Powel et allentours (Antelope Canyon et Horseshoe Bend….) mercredi 19 août 2009 Lake Powel et allentours (Antelope Canyon et Horseshoe Bend, Lees Ferry….) jeudi 20 août 2009 Grand Canyon vendredi 21 août 2009 Rando Grand Canyon samedi 22 août 2009 Las Vegas + Remise Voiture dimanche 23 août 2009 Départ LAS 8H00 lundi 24 août 2009 Retour Bruxelles Je ne parviens pas à caser une visite de Sequoia NP pour voir les gros arbres - je pense que cela devrait plaire aux enfants.

Y-a-t-il des endroits trop court / long ? QQ chose que j'aurai loupé ? des choses à ne pas faire ?

Merci de votre feedback

Thomas
Suggestion d'un circuit en Andalousie English translation pending
by Stef2Mars · 2009-02-02 · 46 replies
Bonsoir !!! 🙂

Je viens vous soumettre une idée du circuit que je compte réaliser au printemps prochain. Vos avis, commentaires et conseils sont les bienvenus 😉

Jour 1 : Vol Marseille-Madrid puis autocar Madrid-Grenade Jour 2 : Visite de Grenade (Alhambra) Jour 3 : Visite de Grenade Jour 4 : Visite de Grenade Jour 5 : Autocar Grenade-Cordoue puis visite de Cordoue l'après-midi Jour 6 : Visite de Cordoue (dont la Mezquita) Jour 7 : Autocar Cordoue-Séville puis visite de Séville l'après-midi Jour 8 : Visite de Séville Jour 9 : Visite de Séville Jour 10 : Visite de Séville Jour 11 : Visite de Séville Jour 12 : Visite de Séville en matinée puis autocar Séville-Lisbonne Jour 13 : Visite de Lisbonne Jour 14 : Vol Lisbonne-Lyon et train Lyon-Marseille

A vos claviers !!! 😛

Stef
Qui va dans l'Ouest des États-Unis en mai 2009? (et quels circuits) English translation pending
by Vnoa · 2009-02-01 · 90 replies
Hello,

Sur le modèle du "famous" post du Tigre (pour le mois de juin 2009), je vous propose de poster ici vos dates dans l'Ouest des USA et un petit resumé de votre trip avec les étapes importantes pour le mois de Mai 2009.

Ce topic est là pour discuter entre voyageurs partant en mai 2009 pour l'Ouest (présentation du circuit, étapes...) et "éventuellement" s'y croiser en cas d'étapes communes, mais pas pour chercher un Compagnon de Voyage 😛 .

@+ Vnoa
Itinéraire de quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Gnou75 · 2009-01-24 · 28 replies
Bonjour à tous,

Avec 3 potes on débute tout juste l'organisation d'un voyage aux US dans l'ouest américain qui aura lieu du 14 au 28Mars 2009, donc un peu tôt dans la saison.

On a regardé à grande mailles pour l'instant, notamment sur ce forum ... et on envisage la boucle suivante depuis San Francisco.

Itinéraire première ébauche

Vendredi 13 : arrivée sur SF (pitié que ça porte pas malheur! :o) Samedi 14 : journée sur SF, nuit sur SF Dimanche 15 : départ tôt vers Yosemite Park, début visite l'aprem, nuit sur Yosemite Lundi 16 : Fin Yosemite le matin puis départ pour Bodie, visite Bodie, trajet jusque Mammoth Lakes et nuit sur Mammoth Lakes. Mardi 17 : départ matin Mammoth Lakes, route vers Death Valley, nuit death Valley. Mercredi 18 : départ death valley matin, trajet vers Vegas, nuit sur Vegas. Jeudi 19 : départ matin vers Grand Canyon, début visite gd canyon, nuit sur gd canyon. Vendredi 20 : Fin visite gd canyon, départ vers Powell/Antelope Canyon, nuit Antelope Samedi 21 : Visite Powell et Antelope Canyon, nuit Antelope Dimanche 22 : départ vers Vegas via Zion Canyon, nuit sur Vegas Lundi 23 : Trajet Vegas / LA via mojave desert et Newberry Springs, nuit LA Mardi 24 : Journée et nuit sur LA Mercredi 25 : route cotière entre LA et SF, nuit sur SF Jeudi 26 : journée SF, nuit sur SF Vendredi 27 : journée SF, nuit sur SF Samedi 28 / Dimanche 29 : retour en France, snif!

A savoir : Les journées sur SF et les 2 nuits sur Vegas sont fixes On ne peut pas changer le sens de la boucle Avec ceci on rate Monument Valley qu'on aurait rêvé faire, y a t'il moyen d'alléger la partie Gd Canyon/Antelope/Powell pour faire un créneau par Monument Valley ? La deuxième partie de Mars, apparemment les lever de soleil sont vers 6am et les couchers vers 6:15pm. C'est vraiment à prendre en compte et je n'ai pas trop réfléchi à ça encore.

On est ouvert à toute suggestion... 🙂

Question importante : J'ai considéré qu'on pouvait faire Yosemite Park mais à lire le forum, à cette saison ce sera probablement fermé, du moins la Tiago Pass. La question est donc de savoir quels sont nos alternatives sir Tiago est fermé, faire qd même Yosemite autrement ? Zapper Yosemite et remplacer par Sequoia + Kings Canyon par exemple? Ou d'autres avis ?

Quels sont vos avis, sites oubliés ou surtout qu'est-ce qui est trop short niveau timing vu les longs trajets de bagnole sur chacun des sites ? Et comment faire pour Yosemite?

Merci d'avance pour vos retours! On a hâte d'y être! 😛
Circuit de dix-huit jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Legael · 2009-01-19 · 16 replies
Bonjour, je viens de repérer chez Vacances transat un nouveau circuit accompagné sur 18 jours. Qu'en pensez-vous ? ça m'a l'aire assez bien équilibré avec un rythme assez cool.

Jour 1 : France / Los Angeles Jour 2 : Los Angeles Visite de la "Cité des Anges" : Hollywood, Sunset Boulevard, Beverly Hills, les empreintes des stars, Rodeo Drive et ses magasins de luxe. Déjeuner. Continuation vers les plages de Santa Monica et Venice Beach. Dîner de poissons à Marina del Rey.

Jour 3 : Los Angeles / Laughlin Visite libre du Getty Center, formidable complexe culturel abritant une collection d’art renommée. L’architecture futuriste du bâtiment et les superbes jardins sont des attraits supplémentaires. Déjeuner. Route à travers le désert de Mojave pour Laughlin.

Jour 4 : Laughlin / Sedona / Montezuma Castle / Flagstaff Départ vers l’Arizona. Arrêt à Seligman, sur la mythique "Route 66". Déjeuner. Suivez la route panoramique du Oak Creek Canyon jusqu’aux impressionnantes falaises rouges vif du village d’artiste de Sédona. Découvrez ensuite les habitations troglodytes de Montezuma’s Castle, construites au 12e siècle dans des anfractuosités de falaise. Retour à Flagstaff pour un dîner typiquement américain.

Jour 5 : Flagstaff / Grand Canyon / Sunset Crater / Flagstaff Découvrez le célèbre Grand Canyon dont les couleurs changeantes et la taille démesurée forment un spectacle à couper le souffle. En option, faites un survol en hélicoptère (environ 170 $ US/pers.). Déjeuner-buffet. Continuation vers les impressionnants paysages volcaniques du Sunset Crater Volcano National Monument. Courte route vers Flagstaff. Dîner musical.

Jour 6 : Flagstaff / Monument Valley / Mesa Verde Découvrez à bord d’un véhicule tout-terrain les paysages spectaculaires de Monument Valley. Votre guide Navajo vous donnera accès à des zones habituellement fermées au public et vous vous invitera ensuite à un savoureux barbecue au cœur de cet endroit magique. Poursuite vers le parc national de Mesa Verde. Dîner. Hébergement au cœur du parc.

Jour 7 : Mesa Verde / Dead Horse Point / Moab Visite du parc de Mesa Verde en compagnie d’un des gardiens du parc, un Ranger qui vous accompagnera toute la matinée et vous donnera accès à un des villages troglodytes cachés à flanc de falaise depuis le 6e siècle. Déjeuner. Route vers Moab, Admirez le spectaculaire panorama du parc de Canyonlands depuis le promontoire de Dead Horse Point, à plus de 600 m au-dessus du fleuve Colorado. Dîner. Hébergement à Moab pour 2 nuits.

Jour 8 : Moab / Arches / Moab Visite du parc de Arches. Les centaines d’arches naturelles se parent d’une incroyable variété de couleurs qui raviront les amateurs de photographie. Déjeuner pique-nique dans le parc. Balade en bateau sur le Colorado et dîner-barbecue sur les rives du célèbre fleuve.

Jour 9 : Moab / Grand Junction / Moab Suivez une route panoramique entre vergers et falaises rocheuses colorées jusqu’au Colorado National Monument. Admirez les points de vues les plus spectaculaires sur les dômes rocheux, les hautes aiguilles et les larges vallées se détachant du paysage semi-désertique. Déjeuner puis visite d’un domaine viticole. Retour à Moab. Dîner western.

Jour 10 : Moab / Capitol Reef / Bryce canyon Traversez le parc de Capitol Reef. La route panoramique offre des points de vue saisissants sur les hautes falaises multicolores. Déjeuner. Route vers Bryce Canyon à travers les superbes paysages de plateaux rocheux et de forêts d’une des plus belles routes des USA. Dîner. Hébergement à proximité du parc.

Jour 11 : Bryce Canyon / Zion / Las Vegas Visite du parc de Bryce : l’érosion a créé d’impressionnants amphithéâtres remplis de délicates tourelles de roche aux couleurs variées. Selon le temps, vous possibilité d’explorer à pied la partie basse du parc en compagnie de votre guide. Déjeuner, puis traversée du parc de Zion pour un point de vue spectaculaire sur les abruptes falaises vermillon. Arrêt-photo devant un "Truck Stop", relais pour routiers typique. Arrivée à Las Vegas, capitale du divertissement. Dîner libre. Hébergement.

Jour 12 : Las Vegas / Vallée de la Mort / Las Vegas Découverte du point le plus aride des USA : la Vallée de la Mort présente des paysages variés allant des hautes montagnes au point le plus bas du continent, un désert de dunes de sable et de spectaculaires gisements d’ocre... Déjeuner au cœur d’une oasis. Retour à Las Vegas. Dîner et soirée libres.

Jour 13 : Las Vegas / Calico / Bakersfield Départ vers la ville fantôme de Calico qui au 19e siècle exploitait une importante mine d’argent. Déjeuner. Temps libre dans un complexe commercial offrant de nombreuses marques célèbres à prix réduits. Continuation vers Bakersfield au cœur de la vallée agricole de Californie. Dîner. Hébergement.

Jour 14 : Bakersfield / Séquoia / San Francisco Etape nature dans le paysage montagneux du parc de Séquoia. Découvrez les célèbres arbres géants, dont certains sont vieux de plusieurs millénaires. Déjeuner pique-nique dans le parc. Continuation vers San Francisco. Dîner. Hébergement pour 3 nuits.

Jour 15 : San Francisco / Monterey / Carmel / San Francisco Visite des charmantes villes de Monterey et Carmel. Déjeuner de poisson. Parcourez la célèbre route panoramique "17 Mile Drive" qui offre des points de vue spectaculaires sur la côte du Pacifique et ses falaises escarpées. Retour à San Francisco. Découverte à pied de Chinatown et dîner de spécialités chinoises. Votre guide vous remet un pass valable 3 jours pour les transports en communs, dont les célèbres Cable-Cars.

Jour 16 : San Francisco Découverte de cette ville cosmopolite. Traversée du célèbre pont du Golden Gate. Retour en ferry à Fisherman’s Wharf, l'ancien port de pêche reconverti en attraction touristique. Déjeuner sur place. Après-midi libre pour profiter de la ville à votre rythme : utilisez votre pass pour les Cable-Cars ! En fin de journée, Dîner et soirée surprise sur un rythme de jazz.

Jour 17 : San Francisco / France Utilisez votre pass pour les Cable-Cars ! Selon l’horaire de vol, transfert à l’aéroport. Envol pour la France. Dîner et nuit à bord.

Jour 18 : France Petit déjeuner à bord. Arrivée en France.
Plus bel itinéraire de trois semaines entre l'Espagne et le Portugal? English translation pending
by Quetal · 2008-12-14 · 26 replies
J'aimerais bien savoir quel étinéraire et quelles villes précisément visiter en Espagne et Portugal toute proportion gardée vue la différence de ces deux pays en superficie. Ceci sans me courrir comme font les grands tours d'agence de voyage. J'aime paysage, architecture, village typique, mer et bouffe. Je pense faire mon voyage à l'automne 2009 et je veux me préparer aussi bien que je l'ai fait en Grèce.

Merci 😉
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
by Kashtin · 2008-12-02 · 55 replies
Troisième partie

De Zion NP à San Francisco

Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴‍☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:

http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.

2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941

Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.

A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière



et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).



Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.



Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…



La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,



en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.



Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…



Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...

Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.



Jeudi 22 mai

Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.

Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,





quelquefois striée d'ocre rouge.



Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.





Au milieu des falaises de grès rose saumon...



poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.







Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...

La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !





On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,







et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.





Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...



La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...



ou que l’on domine la vallée.



En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !





Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.

Vendredi 23 mai

Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.





Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.











Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.







Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.





La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.







Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.











The Wall of Windows...



Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.



Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…





Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.



Samedi 24 mai

Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.

Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...





sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...



Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,



traverse un paysage de montagnes arides et colorées.



Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.



Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,



au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.



Tonopah.



Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.





Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.

Dimanche 25 mai

Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.



Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.

La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.



Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.





Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.



Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.





Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,



Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.









Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.



Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,



lac marin et concrétions de tuf,







sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.



Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.



Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,



et enfin dunes de sable volcanique.



Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).





Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…













Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.



Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!





Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.

Lundi 26 mai

6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.

A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !

Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,



nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.



Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,





et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.



Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.



Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)





La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,





la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls



et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.

Mardi 27 mai

En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…

La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...





à gauche Basket Dome et North Dome...





et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.



Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.



Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.





Le Half Dome...













Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.



C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.



Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.

Mercredi 28 mai

Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.

Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.



La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…

Jeudi 29 mai

Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.





Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…









Vendredi 30 mai

Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.

Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.





Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,



ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !







On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).



Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !



Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour





Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.

Samedi 31 mai

La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

Oserai-je demander qui va aux Etats-Unis en juin 2009? English translation pending
by LeTigre · 2008-11-11 · 747 replies
Ben oui, j'ose 😎😎😎😎 En espérant que j'arrive à concrétiser cette fois !! 🤪🙂
Agadir ou Tanger début décembre? English translation pending
by Fotograffe · 2008-11-09 · 35 replies
Bjr, pour quelques jours début decembre, vous me conseillez Agadir ou Tanger ?
Itinéraire pour aller à moto en Mongolie depuis le sud de la France? English translation pending
by Landgs83 · 2008-11-08 · 42 replies
Bonjour, j'envisage de partir en Mongolie dans quelques mois.Le voyage se fera à deux sur la moto. Des idées d'itinéraires depuis le sud de la France pour l'aller, le retour et experiences me seront précieuses !! Merci !!
Trajet San Francisco - Bakersfield en une journée? English translation pending
by Dimhop · 2008-11-03 · 8 replies
Bonjour, Peut-on en partant de SanFrancisco se rendre à Bakersfield en traversant Sequoia NP en une journée ? L'idée étant de repartir tôt de Bakersfield le lendemain pour traverser Death Valley vers Pahrump, la encore en une journée (je sais, je ne pourrai profiter des couchers/levers de soleil dans DV). Avez-vous une idée du kilométrage, notamment pour Bakersfield-Pahrump? Merci de vos suggestions et conseils!
Réservation en ligne de l'Alhambra de Grenade (Espagne) English translation pending
by Claireloise · 2008-10-23 · 40 replies
Bonjour,

Quelqu'un a t'il réservé l'Alhambra il y a peu ? J'ai voulu le faire via le site www.alhambra-tickets.es qui m'envoie à la page de ServiCaixa(réservations de tickets de cinéma, spectacles...). Je complète donc la date, le nombre d'entrées souhaitées, mon n° et date d'expiration de carte Visa. Là, je reçois un message disant que comme la carte n'est pas émise en Espagne, je devrai retirer les tickets au guichet avec ma carte d'identité. Première question : est-ce qu'il y a une longue file pour retirer sa réservation ? (vu qu'on procède ainsi pour éviter de faire la file...🤪) J'ai dû compléter ensuite mon adresse (vu que la carte n'est pas émise en Espagne), ce que j'ai fait, puis j'ai fait "envoyer" (ou "continuer"), et là, je suis revenue à la page de ServiCaixa, alors que je n'avais reçu aucune confirmation de ma réservation, pas de n°.., ni sur le site même, ni par e-mail 😮 ! Je n'ai pas trop envie de recommencer avec le risque de réserver 2 x. Si vous avez été dans le cas ou qu'au contraire, vous avez reçu un n° ou un e-mail de confirmation, ça m'intéresse...

Merci
Préparation d'un circuit en Californie et au Grand Canyon en juillet-août 2009 English translation pending
by Souris33 · 2008-10-10 · 11 replies
Bonjour à tous,

j'ai passé beaucoup de temps à parcourir les discussions sur ce forum, cela m'a énormément aidé à commencer la préparation de notre futur voyage (été 2009). Nous serons trois (mon mari, ma fille qui aura 8 ans, et moi). J'ai tenté de tenir compte du fait que nous voyagerons avec un enfant, en prévoyant le moins de voiture possible entre chaque étape (du moins au début...)

Voici une première ébauche de circuit :

Jour 0 : Los Angeles - Arrivée - loc. véhicule + s'installer à l'hôtel Petit programme selon l'horaire d'arrivée => à voir Jour 1 : - Hollywood Bd: Grauman's Chinese Theatre / Walk of fame / Capitol Tower Santa Monica (plage/parc d'attraction Pacific Park/resto/3rd street promenade) Griffith Park en soirée Jour 2 : Universal Studios Hollywood

Jour 3 : trajet LA-Santa Barbara (1h45 à 2h30) - Déjeuner et ballade à Santa Barbara trajet SB-Cambria (2h30) Hôtel à Cambria Jour 4 : route vers Monterey (2h15 de route) - escales et pique nique sur la côte Visite de Carmel-By-The-Sea Hôtel à Monterey Jour 5 : - Monterey Bay Aquarium Pfeiffer Big Sur State Park + tour à la plageJour 6 : - Carmel-By-The-Sea / 17-mile Drive / Point Lobos State Reserve / Kayak trajet vers San Francisco (2h-2h30) Hôtel à San Francisco Jour 7 : Découverte de San Francisco - Cable car tour & ballades Lombard Street / Telegraph Hill / Coit Tower Jour 8 : - Alcatraz Island PIER 39 ( resto / magasins / caroussel / Riptide arcade / colonie d'otaries) Jour 9 : - Journée vélo - traversée du Golden Gate Bridge vers Sausalito, retour en ferry Ballade dans le jardin du Presido Jour 10 : à définir (Golden Gate Park / zoo / campus universitaire / Napa Valley, etc.)

Jour 11 : trajet de 3h15 jusqu'à South Lake Tahoe - EMERALD BAY ou Ballade en bateau à roue à aubes Excursion à Virginia City ? Voir autres activités possibles logement près du lac (South Tahoe village / Stateline / autre ?)Jour 12 : matinée au lac Tahoe - trajet vers Yosemite Park (4h15-5h00) hôtel à Curry village ? Jour 13 : visite de Yosemite Park

Jour 14 : trajet vers Furnace creek (trajet de 7h00 !) - coucher du soleil à Zabriskie Point Nuit à Furnace creek hôtel Jour 15 : Visite Death Valley (quel point de vue => à déterminer) - trajet vers Las Vegas (2h45) visite Las Vegas (mais pas les casinos avec notre fille!) hôtel à Las Vegas

Jour 16 : excursion au Grand Canyon depuis Las Vegas (via un tour operator, ça nous changera de la voiture). J'hésite, au vu des prix, à prendre un forfait avec hélicoptère, même si ça me tente énormément... De plus, acceptent-ils les enfants?

Ensuite ce n'est pas très bien défini, à priori retour sur Los Angeles (avec peut-être une étape s'il y a quelque chose d'intéressant à faire sur le trajet?).

Tous vos avis, critiques, conseils et commentaires sur ce circuit sont les bienvenus.

Merci beaucoup!
Itinéraire de vingt-deux jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Hotelplan · 2008-09-14 · 21 replies
Bonjour,

Je souhaiterai votre avis sur l'itinéraire suivant aux Etats-Unis. Voyage de 3 semaines à 4 en voiture de location. Avis sur les endroits ou dormir bienvenu. Priorité aux petits motels ou camping.

jour 1 : Arrivée à San Francisco - nuit à SF jour 2 : visite San Francisco - nuit à SF jour 3 : vol tot le mation pour Los Angeles - prise voiture, visite ville - nuit à LA jour 4 : universal Studio - route pour Death Valley - nuit en route en camping jour 5 : Route pour Death Valley - nuit en camping à DV jour 6 : Visite Death Valley - Route pour Las Vegas - nuit à LV jour 7 : Visite Las Vegas - nuit à Las Vegas jour 8 : Route pour Grand Canyon via la route 66 - nuit à Grand Canyon jour 9 : Visite Grand Canyon - nuit à Grand Canyon jour 10 : Route pour Monument Valley - nuit en camping dans le parc jour 11 : Visite Monument Valley - Route pour Moab - nuit à Arches jour 12 : Visite Arches - nuit à Arches jour 13 : Dead Horse Point - capitol Reef - nuit à Capitol Reef jour 14 : Route pour Bryce Canyon - nuit à Bryce Canyon jour 15 : Visite Bryce Canyon - nuit à Bryce Canyon jour 16 : Route pour Salt Lake City - nuit à SLC jour 17 : Route pour Jackson - nuit à Jackson jour 18 : Traversée Grand Teton - Arrivée à Yellowstone - nuit à Yellow jour 19 : Visite Yellowstone jour 20 : Visite Yellowstone jour 21 : Route pour Salt Lake City - nuit à SLC jour 22 : vol retour de Salt Lake City

Idée de stop sur la route 66 - curiosités à voir ? Meilleur bout de route ?

Merci d'avance pour vos précieux conseils.
Hôtels pour Lee Vining et Mammoth Lakes en Californie? English translation pending
by McCandless · 2008-09-09 · 36 replies
Bonjour les amis !

Je reviens à la charge. Je suis toujours en pleine préparation pour mon futur voyage qui se déroulera en juin prochain. Pour mes 3 nuits à Sf c'est reglé (enfin le programme est établit ) Hotel Buena Vista Motor Inn ou l'hôtel Best Western Grosvenor ( si quelqu'un à une expérience je suis preneur). Après SF, direction Yosémite. La aussi j'ai mon idée de programme, 2 nuits soit à El Portal soit à Mariposa (la aussi si quelqu'un à un hotel qu'il a bien apprécié et qui à un bon rapport qualité/prix et qui en plus est bien situé, je suis super preneur!). Je compte passer la Tioga Road le deuxième jour, mais pour aller où?! Là est ma question. Sachant que je n'ai pas trop trop envi de faire El Portal ou au pire Yosemite Village (selon la nuit) - Furnace Creek. Je pense que c'est un peu long d'une traite, non ? Donc après recherche et lecture de pas mal de post du forum, j'hesite. Je suis tenté de m'arreter une nuit à Lee Vining. Mais est-ce que cela vaut vraiment la peine ? Bel endroit ? Et je serais aussi tenté de pousser jusqu'à Mammoth Lakes ou j'ai pu lire pas mal d'avis positifs.

Vous en pensez quoi ? Comme je sais qu'il y a pas mal de connaisseurs j'en profite.

Merci beaucoup.
Circuit de vingt-quatre jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Dicarno1 · 2008-09-02 · 12 replies
Bonjour,

Après un séjour mémorable dans l'Ouest des US en mai 2007, nous avons décidé d'y retourner en mai-juin 2009. Si la 1ère fois nous étions 3, cette fois ci nous serons 4. Nous allonc donc voyager avec des enfants en bas âge (5 ans et 1 ans 1/2).

Notre premier "périple" nous avait conduit en 24 jours de San Francisco à Las Vegas (via Big Sur - Los Angeles - San Diego - Anaheim - Las Vegas et la traditionnelle boucle des parcs nationaux (Grand Canyon, Monument Valley, Lake Powell, Bryce Canyon et Zion)).

En conservant notre format de 24 jours (en fait 3 semaine de location de voiture), cette fois-ci nous désirons capitaliser notre expérience sur la gestion du kilométrage (on se laisse vite aspirer par les grands espaces) et compléter notre premier voyage en privilégiant d'autres sites. Je vous soumet donc mon road-book. Vos avis seront évidement les bienvenues.

jour 1 (jeudi) : Arrivée à Albuquerque jour 2 (vendredi) : Albuquerque - Santa Fé, 102 KM, 1 h 02 ; Journée à Santa Fé jour 3 (samedi) : Santa Fé - Chimayo - Taos - Espanola, 196 km, 3 h 14 ; matinée à Chimayo, après-midi à Taos jour 4 (dimanche) : Espanola - Los Alamos - Albuquerque, 184 km, 3 h 11 ; journée à Bandelier NM jour 5 (lundi) : Albuquerque - Gallup, 244 km, 2 h 12 ; matin à Albuquerque (Petroglyph NM), après midi à Acoma Sky City jour 6 (mardi) : Gallup - Chinle - Shiprock, 283 km, 4 h 20 ; journée au canyon de Chelly NP jour 7 (mercredi) : Shiprock - Cortez - Durango, 140 km, 1 h 45 ; journée à Mesa Verde jour 8 (jeudi) : Durango - Monticello, 166 km, 1 h 57 ; journée à Silverton jour 9 (vendredi) : Monticello - Moab, 86 km ; journée à Canyonland - Logement dans un ranch jour 10 (samedi) : Moab = journée repos (cheval, canyonning) - Logement dans un ranch jour 11 (dimanche) : Moab, 40 km ; journée à Arches NP - Logement dans un ranch jour 12 (lundi) : Moab - Torrey, 249 km, 2 h 46 ; après midi à Capitol Reef jour 13 (mardi) : Torrey - Bolder - Bryce Canyon, 185 km, 2 h 51 ; route nationale 12, fin d'après midi à Bryce Canyon jour 14 (mercredi) : Bryce Canyon - Las Vegas, 420 km, 4 h 15 ; après midi farniente à Las Vegas jour 15 (jeudi) : Las Vegas ; journée shopping dans les outlets (croyez-moi ça vaut vraiment le coup). jour 16 (vendredi) : Las Vegas - Lone Pine, 384 km, 3 h 20 ; traversée de la vallée de la mort (avec des enfants on ne souhaite pas vraiment s'y attarder trop longtemps) jour 17 (samedi) : Lone Pine - South lake Tahoe, 376 km, 4 h 37 ; visite de Bodie (ville Fantôme) - Mono Lake jour 18 (dimanche) : South Lake Tahoe - South Lake Tahoe, 80 km, 1 h 00 ; journée au Lake Tahoe jour 19 (lundi) : South Lake Tahoe - Sacramento, 160 km, 2 h 00, journée à Sacramento jour 20 (mardi) : Sacramento - Napa - San Fransisco, 150 km, 1 h 45, Napa Valley jour 21 (mercredi) : San Fransisco ; Marin county, plage, Golden Gate (si le temps le permet of course) jour 22 (jeudi) : San Fransisco jour 23 (vendredi) : San Fransisco jour 24 (samedi) Départ de San Fransisco.

A vos plumes :-)
Balade à sur la côte ouest (Californie et Las Vegas) English translation pending
by Flo78 · 2008-08-22 · 8 replies
Ayant beaucoup aimé lire vos récits de voyage avant de m’envoler moi-même, j’apporte aujourd’hui ma contribution. Voici donc le carnet de voyage de 16 jours de périple à deux à travers l'Ouest des Etats-Unis, avec le choix délibéré de se consacrer à la Californie dans sa diversité, ainsi que Las Vegas, Death Valley et Yosemite Park. Pas de grande boucle à travers les parcs nationaux donc, mais un circuit alternant grande ville, route côtière et découverte de la faune et la flore via quelques grands parcs animaliers. Un périple ayant aussi pur but de découvrir la Californie espagnole, latine, mexicaine, ses missions, ses maisons en adobe et ses taquerias. Au niveau de l’hébergement un choix d’hôtels et de B&B choisi avec soin pour leur cadre, leur rapport qualité/prix, leur emplacement t tous réservés à l’avance après des mois de préparatifs méticuleux (mais il faut dire qu’autant que le voyage lui-même, j'aime aussi tout particulièrement construire celui-ci essayant de déterminer le parcours idéal, dévorant les guides touristiques et les forums... Le voyage, pour moi c'est un peu comme une peinture après avoir crayonné l’esquisse...)

Voici le plan de route: 1-Vol direct pour Los Angeles– Long Beach 2- Los Angeles 3- Las Vegas 4- Las Vegas 5- Death valley Lone Pine 6- Yosemite / Mariposa 7->10 San Francisco 11- Monterey Carmel Pacific Grove 12- Big Sur/ Hearst Castle /Santa Maria 13->14 San Diego 15- Carsbald 16- Los Angeles

Et voici le récit :

Lundi 21 Juillet

Après un long voyage (11 heures de vol, 2 heures de retard, 2 heures de douane et de formalités pour récupérer la voiture de location, une Toyota Corolla choisie à regret par pragmatisme, pour sa consommation raisonnable, au détriment des Chevrolet et autres...) nous voici à L.A Plus exactement à Long Beach, un peu en retrait du centre de cette ville qui n'en a pas vraiment, au bord de la mer, après un court temps passé sur des routes 2*6 voies bordées de palmiers, de lauriers roses et d'hibiscus en fleurs. Pour cette première nuit, j'avais réservé la chambre Vagabond, à Turret House, incroyable maison victorienne aux allures de manoir hanté, où nous rentrons avec le code fourni par email et nous nous installons « comme chez nous », en l'absence des propriétaires. Une lumière tamisée illumine chaque pièce, le frigo est plein, une musique douce anime la maison, des livres sont éparpillés autour du piano et dans le jardin, la fontaine glougloute: sur la table des pêches attendent qu'on les goûte et le jacuzzi fume. Une lettre de bienvenue contenant la clé de notre chambre nous confirme que nous ne nous sommes pas trompés d'adresse, un chat vient à notre rencontre... La « Vagabond Room » est à l'image de ce rêve inhabité, parfaite avec sa baignoire à l'ancienne et son immense lit où s'empilent les coussins damassés. Au pied du lit une ancienne malle de voyage somnole. Chaque détail semble avoir été pensé avec soin par ce couple d'hommes d'âge mûr, bronzés et athlétiques, que nous croiseront bien plus tard. Epuisés par le voyage et neuf heures de décalage horaire, nous allons nous rassasier d'énormes burritos au Cinco de Mayo, petit resto mexicain familial de quartier.Enfin, malgré l'heure tardive, nous ne résistons pas à l'opportunité de se baigner dans un «hot tub » à la lueur des lampions et de la nuit étoilée. Pour nos premières heures à Los Angeles, que rêver de mieux...

Mardi 22 Juillet

Dans notre maison enchantée, la journée commence de façon aussi féerique qu'elle s'est terminée. A peine le temps de saluer, Jeff, notre hôte, qui termine la préparation du petit-déjeuner et nous voilà seuls dans une salle à manger victorienne, bercés par la musique classique, face à une pyramide de confitures bio, de salade de fruits fraîche, de céréales, de thés, de scones et de bagels... Prendre le thé dans de la porcelaine fine et se croire seuls a monde, c'est un sentiment délicieux. Nous découvrirons plus tard, le lendemain, que nous n'étions pas les seuls habitants de la maison, mais l'illusion fut parfaite, petit-déjeuner matinal (7 heures) aidant. Le décalage horaire a du bon parfois, elle donne l'impression d'avoir bien plus de temps encore pour explorer les lieux et profiter pleinement du voyage. Levés tôt, nous partons admirer le Queen Mary, paquebot assez impressionnant même s'il restera désormais pour toujours à quai... Ravie, j'aperçois mon premier pélican brun (on s'apercevra sans doute assez vite que j'aime profondément les animaux, c'est d'ailleurs un des axes de mes choix de vacances...). Un tournage semble se préparer autour du bateau, donnant le ton de cette journée, placée sous le signe d'Hollywood (dont on cherchera d'ailleurs en vain et à la tombée de la nuit les lettres sur la colline, mais c'est peine perdue...). Après cette étape maritime, découverte des embouteillages de Los Angeles puis arrivée aux Universal Studios, où nous entrons en traversant le Village, délire coloré et démesuré où se côtoient gorille, guitare géante, sock shop, magnet shop, popcorn shop (une tendance américaine à la spécialisation se dessine). C'est tout de même impressionnant, plus qu'à Orlando, que je connais déjà, tout comme les décors des attractions que nous allons expérimenter: Jurassik Park (très humide), la maison hantée, les vrais décors du Studio Tram Tour mais aussi le Simpson Ride, attraction selon nous la plus jubilatoire du parc, que nous parcourons en privilégiés grâce à nos exorbitants Front of Line Pass. 18h: direction Walk of Fame, Hollywood Boulevard, le Chinese Theatre où je mets ma main dans l'empreinte d'Emma Watson l'air de rien, en essayant de ne pas me faire trop remarquer. Le quartier est très joli au coucher du soleil, dans le clignotement des néons, mais la fatigue nous empêche d'en profiter pleinement... De retour au parking, nous croisons Batman dans la galerie marchande, sortant probablement des toilettes... C'est ça, Hollywood...

Mercredi 23 Juillet

Ce matin, nous quittons Los Angeles et notre nid douillet victorien. J'ai rencontré les chiens de la maison, deux gentils bouledogues un peu étranges et comme on avait un peu d'avance (encore un réveil matinal...), nous sommes allés à la plage. J'ai une faiblesse particulière pour la plage au petit matin, quand elle est encore déserte et qu'on peut courir dans les vagues en photographiant les mouettes de passage. Le soleil est là, c'est une belle journée. Nous sommes en route pour Corona, la ville du Fender Museum, étape incontournable pour réaliser le rêve de mon compagnon de voyage et le visiter enfin. C'est un tout petit musée plein de guitares signées ou non par des stars, détaillant les étapes de fabrication de ces légendaires instruments, avec une exposition consacrée à Johnny Cash et une petite boutique souvenir, parfait pour les vrais fans (qui prendront soin de se renseigner sur les jours et heures d'ouvertures, assez alambiqués). Après cette pause musicale, nous prenons le chemin de Las Vegas. Les premiers paysages arides, qui deviendront familier durant les 4 heures de route qui suivront, apparaissent. Des montagnes ocres ou terre de sienne, parsemées de végétation vert sombre puis des collines de cailloux jaune pâle, totalement nues... C'est là que nous trouvons Calico, la ville fantôme écrasée de soleil. La plupart des bâtiments ne sont pas, c'est vrai, authentiques ici mais l'atmosphère du Far West est bien présente et nous jouons les touristes jusqu'au bout en faisant une photo d'époque en costume, un souvenir décalé et amusant de notre visite... Et puis, après deux longues heures de route Las Vegas apparaît enfin. Il fait encore jour, la ville est incontestablement moins impressionnante au soleil et c'est véritablement la nuit qu'elle se révèle. Le Luxor, notre hotel, est à son image: grandiose, grandiloquent, excessif. Le parterre de machines à sous, de tables de black jack ou de roulettes crépite continuellement et ce n'est que dans notre suite (avec jacuzzi, un petit luxe que nous avons voulu nous offrir, relativement abordable en semaine à L.V) que nous trouvons un peu de calme. A la nuit tombée, Las Vegas se révèle au travers de sa parure de néons clignotants, le laser de la pyramide du Luxor illumine la ville, la foule se presse sur les passerelles qui mènent d'un casino à l'autre. L'Excalibur, le New York New York et sa statue de la liberté, le MGM et son lion gigantesque... L'émerveillement est partout. Les distances sont grandes d'un casino à l'autre même si passerelles, bus et métro les relient et on se retrouve parfois dans un autre établissement sans même s'en rendre compte, perdu au milieu des machines à sous... Nous dînons dans un des multiples petits restaurants d'un faux quartier de New York reconstitué, avec le vrombissement du grand huit passant au dessus de nos têtes par intermittence et après une dernière baignade dans le jacuzzi nous allons dormir, vaincus.



Jeudi 24 Juillet

Aujourd'hui, je compte bien profiter de la journée et de la nuit restant à Las Vegas pour continuer d'explorer la ville et ses merveilles. Nous commençons la journée en testant le buffet du Luxor à 7 heures du matin, une heure où les casinos sont extrêmement tranquilles, un peu somnolant... Un solide petit-déjeuner parfait pour une journée si dense où nous irons d'abord du Luxor au Paris en passant par le MGM et le Tropicana. Tous les casinos sont différents mais en même temps semblables par leur exubérance et leur gigantisme. Le Paris Las Vegas est admirable dans sa reconstitution des qua de Paris, on se croirait revenu à la maison... le faux ciel peint en trompe l'oeil (qu'on retrouve au Venetian ou au Caesar) donne une lueur presque naturelle à l'ensemble, on s'y croirait.

Parcourir le Strip à midi n'est recommandé par personne, la chaleur est étouffante et le soleil piquant mais il faut braver cela pour profiter un peu de cette étape et la climatisation généreuse et omniprésente permet de survivre à tout cela relativement facilement. Je décide néanmoins de quitter temporairement l'univers du jeu pour rejoindre celui du shopping, au Premium Outlet Center. Je ne me considère pas comme une accro du shopping, loin de là et je dépense rarement des fortunes en vêtements. Si je choisis de faire ce détour par l'outlet, c'est surtout parce que tout le monde en parle sur les forums et autres et qu'il semblerait inconvenant de ne pas profiter d'un euro outrageusement fort par rapport au dollar. C'est donc avec surprise que je me retrouve prise au piège de la consommation, émerveillé par l'abondance, la nouveauté et l'abondance des centres commerciaux américains... Après deux heures je ne suis pas rassasiée, il faudra en visiter d'autres, si possible... en attendant il est l'heure d'une pause bien méritée et d'une sieste. J'en profite pour expérimenter la piscine, en tous points conformes à mes fantasmes de série télé avec ces garçons musclés jouant au ballon dans une piscine peu profonde, ces fontaines, ces filles en bikini et son DJ diffusant de la musique forte, pendant que les nantis se détendent dans leur bungalow privé tendu de toile de lin... La soirée commence, nous nous rendons au Venetian, réplique impressionnante de Venise avec palais des doges, gondoliers et pont des soupirs... moi qui ne connaît pas encore cette ville, ce casino me donne presque envie de m'y rendre. Nous dînons ensuite au buffet de Treasure Island et nous jouons un peu aux machines à sou quelques dollars, jamais plus, histoire de s'amuser un peu. On ne gagne pas grand chose mis à part des souvenirs, c'est déjà ça. Le spectacle de pirates et de sirènes sexy de Treasure Island commence, avec jeux d'eau, feu d'artifice et chorégraphies étudiées, tout cela est assez jubilatoire, très conforme à l'esprit de cette ville de paillettes où des danseuses en bikini dansent sur les machines à sous pour attirer les clients.

Nous continuons ensuite à flâner, entrons au Casino Royale, en hommage à 007 puis au Caesar Palace (immense, trop immense si bien qu'on s'y perd). Juste le temps d'entrevoir le ballet des fontaines du Bellagio avant de reprendre le Deuce pour rejoindre l'hôtel et s'endormir, fourbus...

Vendredi 25 Juillet

Encore un réveil matinal pour moi ce matin, je vais jouer une dernière fois sur les machines, où je gagne rapidement 10$ de plus que ma mise, que je décide d'empocher sans trop insister, heureuse de ma minuscule victoire. Avant d'affronter la Vallée de la Mort, nous passons prendre le petit-déjeuner à la Maison du Pancakes, les meilleurs de Las Vegas parait-il, où je fais un festin de pancakes aux fraises et à la chantilly maison. Death Valley, que de craintes et de fantasmes projetés sur ce lieu que tout le monde s'accorde à éviter durant les chaleurs de l'été... Nous attaquons une longue route au travers d'un désert plein de touffes d'herbes sèches et de drôles d'arbustes à épines (dont je ne connais malheureusement pas le nom) qui peu à peu se transforment en amas rocheux, collines multicolores... A Death Valley Junction, nous achetons l'eau qu'on nous suggère de prendre en quantité, en cas de défaillance mécanique, au milieu de ce désert certes habité, muni d'infrastructures et de routes goudronnés mais un désert quand même, avec ces dangers, ces serpents et surtout sa chaleur... Je ne saurais pas dire la température exacte qui régnait là-bas: 45, 50 degrés... mais la chaleur était en tous cas si intense qu'en montant la colline de Zabriskie Point, bravant une brise brûlante, mes jambes semblaient liquides.

J'apprécie néanmoins la majesté du lieu, le panorama de montagnes couleur ocre, jaune ou orangé. Nous voilà à midi dans la vallée de la mort.La route semble moins hostile que je ne l'aurais cru, sauf sur la fin où il faut endurer des kilomètres de lacets mais les paysages sont superbes, lunaires, grandioses. Nous faisons peu d'arrêts car malgré tout nous ne sommes pas très fiers au milieu de ce désert, même si nous ne sommes pas seuls et nous coupons souvent la climatisation pour préserver le moteur, au détriment de notre température corporelle... finalement les litres d'eau achetés ne sont pas inutiles.

Arrêt à Stovepipe Wells, paysage de dunes de sable blanc brûlant et magnifiques, lumière aveuglante...

On ne s'éternise pas, heureux d'avoir « survécus » et avec une pensée pour ceux qui passaient là en chariot, en route pour les mines. On se réfugie dans notre sympathique hôtel de Lone Pine, tout proche de la Sierra Nevada, où les paysages sont bien différents et de nouveaux accueillants, c'est fou comme en si peu de distance, tout peu changer. Le motel où nous dormons a hébergé parait-il John Wayne et d'autres célébrités du monde du western, en tournage par ici, il fourmille de souvenir et cette toute petite ville aux allures de village de montagne est bien agréable, à la nuit tombée. Nous dînons au Seasons, le restaurant « gastronomique » de la ville, où l'on constate que le service à l'américaine est encore bien loin, niveau style, de celui de nos restaurants parisiens... cela dit, on y gagne en convivialité et la nourriture est excellente. Notre journée s'achève par une promenade dans la grande rue de la ville, bordée de prés où paissent quelques chevaux et surplombés par la montagne...

Samedi 26 Juillet

La route depuis Lone Pine jusqu'au Tioga Pass est magnifique, on y croise d'anciens paysages volcaniques occupés par des lacs, dont le célèbre Mono Lake et ses concrétions calcaires, où l'on s'arrête un moment pour admirer le paysage, tout comme les mouettes (géantes!) qui vivent là. De nombreux peintres amateurs ou non semblent apprécier le lieu eux aussi.

Nous entrons donc dans Yosemite Park par la route des crêtes et je suis soulagée de ne pas me retrouver engluée dans un flot ininterrompu de touristes, comme je le craignais un peu. Evidemment, nous ne sommes pas seuls en plein mois de juillet, un samedi, mais le parc semble bien assez grand pour tout le monde (cette remarque sera contredite plus tard, aux abords du village, où un embouteillage monstre nous fera renoncer à y faire un saut). Nous roulons donc dans les montagnes, traversant la verdoyante vallée de Tuolumne Meadows où serpente la rivière Merced, invitant à la baignade. Je lis avec avidité tous les documents concernant les ours fournis par le Visitor Center et même si nous croisons quelques « Bear Sanctuary », nous n'en verrons aucun. Néanmoins, ma soif de rencontre animalière sera étanchée un peu plus tard à moindre échelle. Nous faisons un arrêt pique-nique sur les berges du lac Tenaya, paradisiaque lac de montagne translucide à 3000 mètres d'altitude bordé de sapins auquel, grâce à la magie des parcs américains, on peut accéder en voiture, sans effort, c'est presque trop facile 😉 C'est ici que nous faisons connaissance avec des geais noirs au plumage bleuté, pas très farouches, qui viennent guetter la nourriture (que nous n'avons techniquement pas le droit de leur donner d'ailleurs mais ils ne semblent guère s'en soucier). Les points de vue le long du parcours sont tous plus beaux les uns que les autres, depuis Tunnel View on domine l'ensemble du parc et on peut admirer la performance de tout ceux qui escaladent El Capitan...

Après une brève tentative, nous évitons donc la vallée et son village pour nous diriger directement vers Mariposa Grove et sa forêt de séquoias vraiment géants. Ces arbres qui furent sauvés d'une exploitation commerciale grâce à la qualité médiocre de leur bois nous contemplent de haut et la balade est agréable. C'est là que je peux observer ma première biche, broutant impassible parmi les séquoias et ne se souciant guère de ces touristes qui la mitraillent avec leurs appareils. C'est là aussi que nous croisons (enfin!) des écureuils, pas non plus très gênés par notre présence. J'ai eu mon quota d'émotion nature pour aujourd'hui, je suis rassasiée, on peut rejoindre Mariposa où j'ai réservé avec soin une chambre dans un joli B&B...

Il ne reste qu'une petite heure de route et sur le chemin, nous admirons les couleurs orangés du ciel, couleurs un peu étranges à cette heure mais je mets ça sur le compte des orages de fin d'après-midi, courant dans cette région, parait-il. Le GPS nous mène vers notre foyer pour la nuit, une belle maison victorienne située en retrait sur les collines de Mariposa. Nous ne remarquons rien, pas même en arrivant sur place, quand une légère pluie de cendres nous accueille, un peu comme si quelques pétales de fleurs de cerisiers flottaient dans l'air. Originaires de Bourgogne, de Paris, nous avons la chance (et la stupidité) de ne pas avoir su reconnaître les signes d'un feu de forêt... Un violent incendie a commencé tout proche de Yosemite et notre nous informe que les pompiers peuvent donner le signal de l'évacuation dans les minutes à venir... Je suis bouleversée et en colère de ne pas avoir soupçonné le drame qui était en train de se jouer et la peur commence à m'assaillir. On nous conseille de ne pas chercher d'hôtel dans la région, une ville proche ayant déjà été entièrement évacuée. On retourne donc à Mariposa, après avoir croisé un barrage routier et le shérif qui commence à boucler certaines routes, pour prendre de l'essence et quitter la région au plus vite. Là, nous croisons des pick up bourrés à craquer de paquets, de valises, de chiens... et on comprend alors que ces gens se préparent au pire, qu'ils risquent de tout perdre.

Après une heure de route, nous trouvons une chambre libre, la dernière, dans la ville de Merced. Des pompiers logent aussi à l'hôtel, prêt à rejoindre ceux déjà sur place en renfort. Merced est une ville agricole, entourée de champs et de prés où paissent le bétail... ici tout est calme, on ne se douterait de rien. Quel curieux pays.

Dimanche 27 Juillet

San Francisco s'approche, au loin des nuages gris. Un peu perturbée par les événements de la veille, je crains d'autres incendies dans la région. En fait, c'est la brume glaciale qui enveloppe toute la baie, masquant même le haut des grattes-ciels... la différence de température est saisissante. Nous passons par Oakland où nous jetons brièvement un oeil au Jack London Square et au Farmer Market présent ce jour-là, tout ceci serait certainement bien plus agréable sous le soleil... Nous entrons dans San Francisco par Bay Bridge pour rejoindre notre hôtel, le Buena Vista Motor Inn, tout proche de Fisherman Wharf où nous partons en balade pour l'après-midi. Le soir, j'ai réservé depuis longtemps déjà notre visite nocturne d'Alcatraz. Je suis transie de froid et me retrouve contrainte, à l'image semble-t-il de ¾ des touristes présents, d'investir dans un sweat à capuche San Francisco... Fisherman est évidemment très touristique mais il est plaisant de s'y promener en admirant les boutiques, la foule qui fait la queue devant chez Boudin (je goûte leur pain et le trouve un peu acide), les crabes qui s'amoncèlent devant les restaurants à poissons, le « Lefty's », magasin réservé aux gauchers, comme dans les Simpsons... et puis Pier 39 et ses lions de mer, toujours présents au rendez-vous et visiblement décontractés, somnolant et entassés sur leur ponton.

Départ pour Alcatraz en nocturne. Le soleil se couche et même si la vue sur la baie n'est pas idéale (le brouillard ne nous laissera pas même entrevoir le Golden Gate), l'arrivée sur l'île reste magique, accompagnés par des nuées de mouettes (dont une très grande colonie vit là) et par les pélicans, alcatraz... S'il est déjà étrange de visiter une prison, il est encore plus inhabituel de s'y aventurer la nuit, ce qui suscite une légère excitation teintée de mystère. Nous traversons donc la prison sur les traces de tous les prisonniers qui nous ont précédés, et nous écoutons certains d'entre eux nous raconter la vie ici, via l'audioguide. Les cellules, le réfectoire, l'hôpital éclairé par des lanternes... les allusions aux films qui ont rendu « The Rock » mondialement célèbre. Nous terminons la visite par une petite conférence nocturne sur la fuite la plus célèbre d'Alcatraz et le mystérieux rôle joué par la lune dans cette histoire puis nous prenons le bateau du retour, pressés de retrouver un peu de chaleur. Une visite très instructive et agréable.

Lundi 28 Juillet

Une journée dense de visites à San Francisco. Nous achetons le pass 3 jours pour les transports en commun et nous prenons le cable car jusqu'à Chinatown. Il est 10 heures, nous n'avons pas à attendre et pouvons nous asseoir pour contempler le spectacle des rues de San Francisco, montagnes russes grandeur nature surplombant l'océan. Le temps n'a pas changé, les rues sont peu animées jusqu'à Chinatown où se pressent les marchands en tous genres: meubles exotiques, légumes, encens, ginseng, cerfs-volants... et des dizaines de petits restaurants où on peut trouver des dim sum, spécialité du quartier. Les façades colorées, temples et pagodes en tous genres donnent l'impression d'avoir changé de continent.

Après déjeuner, nous changeons à nouveau d'ambiance puisque je tiens à visiter Mission, le quartier mexicain... on s'y rend en métro en passant par Castro, le quartier gay. Au delà de l'ambiance latino et des nombreuses taquerias qu'on pet y trouver, c'est surtout pour les murales que j'ai voulu visiter Mission. Ainsi, au hasard des ruelles, on se retrouve dans une enfilade de fresques colorées toutes différentes, souvent magnifiques, parfois politiques ou abordant des thèmes contemporains qui touchent la communauté. C'est simplement beau.



Cette ville est vraiment grande est malgré l'usage de modes de transport variés, on marche énormément. Après une pause à l'hôtel nous allons dîner dans le quartier italien de North Beach, histoire de faire un saut au City Lights Bookstore, berceau de la contre-culture et de déguster des pâtes au Stinking Rose, restaurant à la gloire de l'ail dans tous ses états...

Mardi 29 Juillet

Aujourd'hui j'ai 30 ans à San Francisco. Nous allons visiter la baie et traverser d'abord le Golden Gate, que je n'ai toujours pas vraiment vu. De celui-ci, c'est le destin, je ne verrai que quelques piliers rouges émergeant du brouillard et rien de plus... Et puis, passé le pont et quelques kilomètres après celui-ci, le soleil apparaît comme s'il avait toujours été là, à nous attendre juste de l'autre côté du pont. Nous découvrons Sausalito et ses mignonnes maisons flottantes puis nous prenons la route côtière. Une route aux points de vue vraiment magnifique (notamment Muir Beach Overlook, chemin comme suspendu au dessus de l'océan, serpentant sur une falaise en à pic) mais route abominable avec ses 12 miles de virages en épingles, à l'aller comme au retour... Nous nous rendons à Bolinas et sa lagune peuplée d'oiseaux, petit village étrange, dernier village hippie où l'on croise des enfants peignant une glisière de sécurité à l'entrée de la ville. Bolinas c'est une nature préservée et splendide, quelques personnages hauts en couleur, des marchands de miel bio, des artistes, des oeuvres d'art décalées un peu partout... Un endroit où on a un peu le sentiment de déranger et où il doit faire bon se retirer du monde et vivre en harmonie avec la nature.

Après ce périple côtier, cap sur Sonoma et le Wine County, pays où les vignes s'étendent à perte de vue, me rappelant ma Bourgogne natale. Sonoma est ne vile typique de l'époque coloniale mexicaine, une ville où on pourrait encore croiser Zorro et Tornado, avec son Presidio et ses maisons en adobe. En ce jour particulier, nous nous offrons un enveloppement de boue aux herbes, typique de la région. Je ressors perplexe de ce rituel étrange où se retrouve plongé dans le noir, recouvert de boue et enveloppé par des tonnes de couvertures. Un saut ensuite à l'outlet de Napa et le soir, dîner sur Cow Hollow, quartier chic de San Francisco, dans un élégant et renommé resto italien où on m'apporte ma part de gâteau avec une petite bougie... C'est une belle journée, même si j'apprends le soir que la terre a tremblé à Los Angeles, ce qui m'angoisse un peu même si je sais qu'il n'y a eu aucun dommage. Je m'endors en rêvant de tremblements de terre...

Mercredi 30 Juillet

Incroyable, il fait beau! On commence par une promenade en bord de mer près de Fort Mason, on parviendrait presque à voir ce fameux pont qui joue les arlésiennes et Alcatraz qui semble tout près. On prend ensuite le cable car jusqu'à Union Square, paradis du shopping: Macy's, Neiman Marcus, Tiffany, les plus grandes enseignes se pressent autour de cette grande place carrée, comme son nom l'indique. Depuis la passerelle arrière, les trajets en cable car sont vraiment impressionnants, j'ai une pensée pour Starsky et Hutch... Nous déjeunons en terrasse au dernier étage de Macy's, à la Cheesecake Factory, dont par le plus grand des hasards on fête le 30ème anniversaire, tous les cheesecake sont à 1€ du coup c'est l'émeute et on se retrouve avec 3 parts énormes histoire d'en profiter! Un choix un peu ambitieux. L'après-midi, je pars en solitaire à la découverte de Haight Ashbury, le quartier hippie de la ville. Détour d'abord par Alamo Square et ses Painted Ladies, que je parviens à photographier en bravant le vent glacial qui s'est soudain mis à souffler en haut de la colline qui surplombe la rue. Le quartier regorge de maisons typiquement victoriennes de toutes les couleurs, rappelant la vie d'un autre temps. A Haigth Ashbury, celles-ci se mêlent aux boutiques new age peintes de dessins psychédéliques, aux boutiques de pipes en verres, de vêtements d'occasion, de tie and dye et de tatouages. L'ambiance y est vraiment décalée et les gens qui s'y promènent cultivent eux aussi ce décalage.

C'est notre dernier jour à San Francisco, j'aime bien cette ville mais je me rends compte que je l'aime surtout au soleil, trop rare durant ce séjour. 3 choses amusantes que je retiendrai de S.F et de ses habitants: ils aiment le jogging ils aiment le shopping (et le feraient aimer à n'importe qui) ils aiment les chiens

Dommage qu'il fasse si froid...

Jeudi 31 Juillet

Nous voilà en route pour le Sud! Comme prévu mais ça me surprend toujours, on retrouve le soleil peu après avoir passé Bay Bridge. Direction Monterrey via la Silicon Valley (et ses bouchons). Nous visitons tout d'abord Carmel et surtout sa mission, un véritable îlot de calme et de verdure en pleine nature, avec son jardin exubérant où on peut même voir des colibris, son église espagnole, son petit musée retraçant la vie quotidienne à l'époque des missions...On ne regrette pas d'avoir fait ce petit détour, avant de rejoindre l'aquarium de Monterrey.

Beaucoup de monde dans cet aquarium mondialement réputé mais ça vaut le détour: des aquariums géants contenant des milliers de litres d'eau parfois sur deux étages, peuvent contenir un ban de sardines entier, thons, requins, etc et bien sûr d'innombrables « jelly », méduses de toutes tailles et de toutes couleurs, formant des ballets féeriques. Il y a aussi des loutres, de rivière et de mer ainsi que de sympathiques bassins où on peut toucher concombres de mer, raies ou petits poissons...

Ce soir-là, j'ai réservé dans un très beau B&B sur Pacific Grove, donnant sur l'océan et la côté déchiquetée, où l'on peut prendre l'apéritif en contemplant la mer. A quelques centaines de mètres, sur une plage protégée, on peut apercevoir à travers le grillage un banc de phoques gris, dorant au soleil...

Au vu d'un tel contexte, il serait dommage de ne pas profiter du coucher de soleil et nous allons le contempler sur une plage un peu plus loin. La marée est montante, les vagues s'écrasent sur les rochers dans des gerbes d'écumes tandis que des pélicans et même des oies sauvages passent au ras des vagues. C'est vraiment un beau spectacle...

Vendredi 1er Août

Big Sur. Sans doute un des lieux les plus sauvages et les plus beaux du pays, des dizaines de kilomètres de côte déchiquetée préservés, sans une seule villa pour venir la défigurer, un mélange de Bretagne et de Côte d'Azur dans ce qu'elle a de plus beau s'étale sur des kilomètres le long de la route n°1, la route côtière. Arrivés au village de Big Sur, les pancartes « We love you firefighters » célèbrent la reconnaissance des habitants, les pompiers ayant réussi a stopper les récents incendies souvent au ras des maisons. Dans l'air flotte encore une odeur de fumée, rappelant à tous la chance que tous ces magnifiques paysages aient pu être préservés. Après un bref arrêt au Henry Miller Memorial, étrange petit havre de paix un peu hippie, la route se poursuit, enchaînant les paysages côtiers à couper le souffle, jusqu'à Hearst Castle.

J'hésitais à visiter ce château étrange, paradis rêvé d'un vrai milliardaire, délire hispanique avec tourelle, fontaine égyptienne, parc immense... Finalement on ne regrette pas cette visite encadrée par un guide sympathique, ne serait-ce que pour ces deux piscines immenses, l'une surplombant la mer et l'autre intérieure, toute en marbre, dont la beauté laisse rêveur et nous donnerait presque envie de rejouer au casino, toucher du doigt la possibilité d'accéder à une telle vie.

Samedi 2 Août

Une longue route jusqu’à San Diego nous attend, la dernière grande étape de notre périple. Les 3500 km de ce voyage n’auront finalement pas été trop pesants, sans doute grâce aux nombreuses étapes effectuées. Nous faisons tout d’abord un crochet par Lompoc, la ville de l’horticulture et des champs de fleurs, nichée au creux d’une vallée. En août la saison et déjà bien avancée mais il reste quand même quelques jolis paysages bucoliques à saisir au passage…

Arrivée à Santa Barbara en pleine « Fiesta » mexicaine, c’est le rêve pour moi qui souhaite tant découvrir ce pays lors d’un prochain voyage. Santa Barbara semble ainsi être retournée au temps de son passé mexicain, beaucoup de gens sont costumés et de nombreuses familles vendent dans la rue d’étranges œufs peints remplis de confettis, qu’on peut jeter sur ses amis ensuite… Les rues sont envahies d’étals d’artisanat, de stand de tacos ou de margaritas, un orchestre joue en live sur la place… tout cela colle parfaitement au décor de cette ville élégante, hispanique et pleine de charme où j’aurais aimé m’attarder plus longtemps… mais notre prochaine étape nous attend et en harmonie avec le thème de cette journée, j’ai réservé un merveilleux B&B (Vintage Sol), une casita rien que pour nous décorée à merveille par une mexicaine cordon bleu et antiquaire, une sorte de modèle féminin pour moi ! Ici deux parts de lemon pie maison nous attendent dans le frigo, on écoute du jazz à la lueur des bougies et on prend le petit déjeuner dans le patio, un régal…

Dimanche 3 Août

Si j’ai choisi d’aller jusqu’à San Diego, c’est bien sûr pour visiter son zoo, et même ses zoos puisque j’ai investi dans le billet combiné San Diego Zoo/Wild Animal Park, au détriment de Sea World (je n’allais quand même pas imposer 3 parcs animaliers en deux jours à mon compagnon de route, tout le monde a ses limites)… On débute donc la visite tôt le matin pour éviter la foule et on file droit en direction de l’enclos des pandas, où je sais qu’il y aura très vite la queue (oui à San Diego on fait véritablement la queue pour voir des pandas…). C’est vrai qu’il est impressionnant ce face à face avec ces énormes nounours noir et blanc, qui nous regardent en mâchouillant leur tige de bambou.

Le bébé est là aussi (c’est son anniversaire, un an aujourd’hui d’où une présence de la presse assez impressionnante), s’entraînant à évoluer dans les arbres de son enclos… la proximité avec les animaux est assez exceptionnelle. Le zoo de San Diego est situé dans un canyon, c’est donc très vallonné et on hésite pas à utiliser le téléphérique qui traverse tout le parc pour aller voir « Bear Plunge », l’impressionnant bassin des ours blancs où on peut régulièrement les voir plonger et nager, ce qui à mon sens et l’une des plus belles choses qu’il soit donné d’observer dans le monde animal (en France aussi, on peut avoir cette opportunité au zoo d’Amneville, au moment du repas des ours). A voir aussi, les nombreux autres enclos des ours nichés dans le canyon, la balade en bus à deux étages, à faire plutôt le matin (à partir de midi, la plupart des animaux, pas bêtes, vont dormir à l’ombre), la possibilité de nourrir les girafes… Un très beau parc pour une jolie balade. Après une pause à l’hôtel, on part faire une escape sur l’île de Coronado, accessible par un pont et où le célèbre complexe hôtelier Del Coronado tient une place de choix. On se contente d’aller admirer un très beau coucher de soleil sur l’une de ses plages, avant de rejoindre le Gaslamp Quarter, quartier « historique » animé de San Diego, pour dîner chez Donovan, célèbre Steak House de la région (parfait pour célébrer l’anniversaire de mon ami carnivore). A notre retour dans la chambre, notre hôtesse a préparé du chocolat chaud et un gâteau d’anniversaire avec une bougie…

Lundi 4 Août

J’ai longtemps hésité à aller jusqu’à Tijuana, bien consciente du fait que cette ville ne me donnerait absolument pas l’image du Mexique que j’attends, une ville frontière où les américains viennent faire du shopping de médicaments et se saoûler, une ville dangereuse où le narcotrafic n’est pas une légende. C’est en voyant les prix pratiqués par les boutiques du Bazaar del Mundo, un centre commercial reconstituant une place du marché mexicaine à San Diego, que j’ai finalement cédé à mon impulsion initiale : poser un pied au Mexique, peu importe où et acheter quelques vrais bibelots mexicains. Nous sommes donc allés jusqu’à San Ysidro pour gare la voiture, avons payé le bus qui nous a déposé directement Avenida de la Revolucion après un passage à la frontière sans problème. Là-bas évidemment on est constamment accosté par des vendeurs en tous genres, robes, faux bijoux en argent, propriétaires d’ânes peints en zèbres (je ne m’explique toujours pas ce détail) tirant un chariot pour la photo souvenir… Il y a pourtant quelques vraies boutiques d’artisanat où je trouve mon bonheur et où je peux enfin un peu pratiquer mon espagnol, m’attirant la sympathie du vendeur qui par ailleurs est un grand fan d’Edith Piaf. On mange aussi de bonnes enchiladas dans un restaurant un peu plus retiré de la rue et on reprend le bus en début d’après-midi. Je ne suis pas déçue car je m’attendais à eu près à ce que j’ai trouvé à Tijuana et puis je suis quand même heureuse d’avoir pu discuter un peu et rapporter quelques souvenirs. Le retour aux Etats-Unis, il fallait s’y attendre, prend beaucoup plus de temps que l’aller. Alors que nous sommes loin des jours et des horaires de pointe, il faudra 1h30 pour passer la douane… je pense aux coyotes qui chassent tous ceux qui essaient de passer cette frontière au péril de leur vie parfois, je pense à ce mur qu’ils construisent là comme pour se protéger de la pauvreté des gens qui vivent ici. La dernière étape du voyage sera au bord de mer, à Carsbald, au Pelican Cove Inn, un autre charmant B&B tenue par une énergique et bavarde américaine. J’aimerais voir le Wild Animal Park au coucher du soleil, quand les animaux se réveillent un peu, alors nous y allons et arrivons vers 18h, quand la plupart des visiteurs sont partis. Le parc ferme à 21h en été. Il est lui aussi immense, avec une plaine africaine à couper le souffle, immense, où les animaux peuvent évoluer en quasi liberté. Au Lion Camp, on peut voir des lionceaux de un an batifoler dans l’herbe à à peine un mètre de nous, sans grillage, c’est très agréable. On prend ensuite le tram qui fait le tour de la plaine, juste à l’heure pour assister en même temps au coucher du soleil. Girafes, rhinocéros, buffles… paissent en liberté, le soleil se couche, c’est magique, on se croirait presque dans la savane et notre guide nous dit que c’est son heure préférée pour faire la visite. La nuit est tombée et la plupart des chemins d’accès du parc sont fermés, surprise. On ne verra donc rien d’autre et on décide de revenir demain, puisque notre billet nous l’autorise.

Mardi 5 Août

C’est le jour du départ mais comme nous prenons l’avion à 23h à Los Angeles, il nous reste encore un peu de temps. Retour donc au Wild Animal Park où nous pouvons observer les condors, nourrir de grosses perruches multicolores, caresser antilopes et biches dans un enclos prévu à cet effet, bref apprécier ce zoo où la encore, le luxe de l’espace permet semble-t-il de donner une vraie qualité de vie aux animaux tout en permettant au visiteur d’en prendre plein les yeux. Nous revenons sur Los Angeles en passant par Newport Beach, un dernier centre commercial (quoi, encore ?😉) et on rend la voiture avant de nous envoler vers Paris…

Voilà, pour tous les détails pratiques et autres conseils que je pourrais éventuellement donner, je suis à votre disposition... 🙂
Circuit de vingt-quatre jours dans l'Ouest américain et ses parcs English translation pending
by Ju75 · 2008-08-14 · 46 replies
Bonjour à tous,

Avant tout bravo pour ce forum, je suis nouveau membre mais le consulte régulièrement de puis longtemps.

J'ai à mon tour fait le planning et souhaite vous le soumettre pour commentaires / conseils, etc...

Alors voila:

Départ le 19/09 au matin CDG -> SLC (AF en codeshare avec Delta), arrivée à 13:30 sur place puis direction Yellowstone en voiture pré-louée (sur AutoEurope) Probablement soirée étape à Idaho Falls ou un peu + loin, car la route est longue (530 km en tout). 20/09: Idaho Falls -> Yellowstone (env. 190 km) de bon matin pour profiter de la journée. 21/09: Yellowstone 22/09: Yellowstone + départ dans l'AM pour arriver sur Grand Teton en soirée (150 km) 23/09: Grand Teton 24/09: Grand Teton le matin et départ pour Moab, avec une soirée étape à Flaming Gorge Dam (520 Km) 25/09: Flaming Gorge -> Moab puis début viste de Arches NP (432 Km) 26/09: Arches 27/09: Canyonlands NP 28/09: Canyonlands NP, puis route vers Goulding pour profiter du coucher de soleil sur Monument Valley (230 Km) 29/09: Lever de soleil sur Monument Valley, puis route vers Lake Powell, avec au passage Antelope Canyon puis nuit sur Page (210 Km) 30/09: Page -> Tropic, avec étape dans Paria Canyon + "The Wave" (merci Google Earth!) et passage rapide dans Bryce Canyon (240 Km) 01/10: Bryce Canyon 02/10: Tropic -> Zion Park (150 Km) 03/10: Zion 04/10: Zion, puis retour vers Grand Canyon (400 Km) 05/10: Grand Canyon (sans le skywalk, car dégouté par le reportage Capital de cette semaine !!!) et début soirée sur Las Vegas (450 Km) 06/10: Vegas -> Lone Pine ou Inyokern un peu + au sud (suivant la fatigue): Traversée de Death Valley (420 ou 490 Km) 07/10: Lone Pine ou Inyokern -> Sequoia avec au passage par Lake Isabella (408 ou 300 km) 08/10: Sequoia -> Yosemite (180 Km) 09/10: Yosemite 10/10: Yosemite -> San Fransisco (310 Km) 11/10: San Fransisco 12/10: San Francsisco 13/10: départ de SFO à 15:30 pour arrivée CDG le lendemain midi.

Au total, environ 4700 Km, que l'on peut probablement arrondir à 5000 Km avec les détours / erreurs...! Nous n'avons clairement pas encore identifié tous les logements, et ne comptons réserver que l'indispensable, est-ce raisonnable?

Merci d'avance pour vos commentaires avisés!
Incendie vers Yosemite (États-Unis) English translation pending
by Valrep · 2008-07-28 · 34 replies
Bonjour,

j'entends à la radio et sur le net qu'il y a de violents incendies vers yosemite, nous devons nous y rendre d'ici 3 semaines, où puis-je m'adresser avant de partir pour savoir si cela est possible de traverser yosemite et nous rendre à el portal ? Merci pour votre aide
Projet d'un long voyage en Amérique du Sud English translation pending
by CastorLapon · 2008-07-24 · 29 replies
Bonjour,

Je prépare mon premier long voyage en solitaire. Je vous expose mon projet, à travers les questions que je me pose, et les réponses que j'y apporte petit à petit. Merci d'avance à ceux qui voudront bien contribuer par des conseils ou recommandations sur ces différents points.

Je n'ai pas de contrainte de temps, a priori je peux partir pour 3 mois... ou pour 3 ans !. De même, niveau budget je suis relativement tranquille. Du coup, au début je pensais faire Amérique Centrale - Caraïbes - Amérique du Sud mais ça risquait de faire beaucoup (!), je vais donc dans un premier temps me concentrer sur l'Amérique du Sud (quitte à prévoir un parcours subsidiaire en cas de prolongations...).

Les pays : D'après ce que j'ai lu, Brésil, Argentine, Chili, Pérou sont incontournables. Je complèterais bien avec Equateur, Bolivie et Venezuela. Prévoir aussi un "saut" sur les îles Galapagos et l'île de Pâques.

Les autres pays (Uruguay, Paraguay, Guyane, Surinam, Guyane) présentent-ils un intérêt primordial ? Est-il possible de visiter la Colombie (sans y rester coincé pendant 6 ans ?)

Les sites à ne pas manquer Brésil : Nordeste, forêt amazonienne, Rio de Janeiro, Salvador de Bahia Argentine : Buenos Aires, Patagonie, les chutes d'Iguazu Chili : Santiago, Ile de Paques Pérou : Cuzco, Lima, le Machu Picchu, le lac Titicaca Equateur : ? Bolivie : La Paz Venezuela : ?

Combien de temps Je pars sur une base d'un mois par pays. En fonction du nombre de sites à visiter et/ou du temps qu'il faut pour s'imprégner de la culture ambiante, j'ajusterai.

Quelle période Je compte partir en novembre. J'aimerais bien être en Patagonie pour Noël (pour y retrouver des amis), en février à Rio (pour le carnaval). Ca fait déjà 2 jalons, ce n'est qu'un début !

A suivre...
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Itinéraire entre Phoenix et San Francisco English translation pending
by Furious · 2008-05-04 · 13 replies
Bonjour à tous,

On s'est enfin mis d'accord (moi et mon compagnon) sur l'essentiel concernant un parcours de 3 semaines (en Mai 2008) entre Phoenix et San Francisco. Nous sommes 2 pour ce voyage; nous ne sommes jamais allés aux USA et on est à l'aise en anglais. Nous aimons les endroits sauvages et la rencontre avec les locaux. Nous avons axé notre parcours sur le dépaysement et ne souhaitons pas avaler trop de bitume.

Merci de nous donner vos avis et critiques car nous avons encore de nombreuses interrogations.

On a essayé de faire des étapes courtes afin d'effectuer des activités supplémentaires (randos, cheval, etc...) si l'endroit / atmosphère nous plaît. Nota : j'ai renvoyé à des questions (notées Qx) à la suite de l'itinéraire.

Itinéraire Principal :

J1 : Arrivée Phoenix, prise de la voiture et hôtel à Scottsdale J2 : AM : Phoenix - Flagstaff (144 miles) + recherche hotel ou AJ; PM : Wupatki National Monument (nuit à Flagstaff) J3: AM : Flagstaff - Grand-Canyon ( Q1 ) (82 miles); PM : route vers Tuba City (78 miles) (nuit à Tuba City) J4 : AM : Route US 264 vers Second Mesa ( Q2 ) (60 miles); PM : route vers Chinle (90 miles) et visite Canyon Chelly (Q3). (route et nuit a Kayenta) (64 miles) J5 : AM : Canyon de Betakin (20 miles) (Q3) + rando ruines de Betakin; PM : Navajo National Monument, route de Betakin à Mexican Hat (63 miles) visite de Goosenecks (9 miles de Mexican Hat) + nuit a Mexican Hat J6 : AM : Mexican Hat - Monument Valley(20 miles) + visite MV; PM : MV- valley of the gods ( Q4 ) (30 miles) + piste ValleyofGods (16 miles), et nuit à Bluff (17 miles) J7 : AM : Bluff - Mesa Verde (102 miles) + Visite MesaVerde; PM : MesaVerde - Durango (35 miles) + nuit à Durango J8 : AM : Durango - Moab (156 miles); PM : Visite de Arches + nuit à Moab J9 : AM - PM : Canyonlands Island in the sky (32 miles) + nuit à Moab J10 : AM - PM : Canyonlands The Needles (40 miles) + nuit à Moab J11 : AM : Moab - Hanksville - CapitolReef (130 miles) PM : Burr Trail Road (38 miles) nuit à Boulder ( Q5 ) J12 : AM : Boulder - Bryce Canyon (70 miles) PM : Bryce - Zion (94 miles) nuit à Springdale J13 : AM : Zion - Las Vegas (146 miles) nuit à LV J14 : AM : MV - Death Valley (150 miles) nuit à Beatty J15 : AM : Death Valley - Body (242 miles) nuit à Bridge Port J16 : AM : Bridge Port - Yosemite - Big Sur (310 miles); PM : Big Sur - Monterey nuit à Monterey ( Q6 ) J17 : AM : Aquarium Monterey; PM : Monterey - Gilroy (pour les magasins d'usine) (66 miles), Gilroy - Berkeley (88 miles) Nuit à Berkeley ( Q7 ) J18 : AM : Visite Universite Berkeley; PM Berkeley - San Francisco (14 miles) Rendre voiture à 17h00, Visite SF J18 : AM - PM : Visite SF J19 : AM - PM : Visite SF J20 : Retour France

Questions Générales : On a prévu des visites / déplacements l'après - midi. Mais vu les températures, celles - ci risquent d'être difficile en pleine journée. Faut il passer ses journée à l'hotel et seulement faire les visites matin et soir ? Dans ce cas, il nous faut sérieusement réduire les sites visités. Confirmez - vous ?

Doit - on en premier lieu trouver un hôtel et après seulement commencer les visites ( cela génèrerait de nombreux aller-retour et notre trajet n'a pas été optimisé dans ce sens) ou peut on arriver a l'improviste en cette période de l'année (3 dernieres semaines de Mai) ?

On fait complètement l'impasse sur le Lac Powel et Upper Antelope Canyon. Pensez - vous que cela soit incontournable ? On a 1 jour de marge à SF pour rajouter ça éventuellement. Qu'en pensez - vous ?

Inversement, y -a - t - il d'autres lieux de l'itinéraire principal qui ne valent pas le coup ou dont on peut faire l'impasse dans le cas où on prend du retard sur notre planning initial ?

Questions relatives à l'itinéraire ci-dessus Q1 : Seulement une demi - journée au GCanyon : est - ce trop peu ? On n'a pas prévu de Rando ni de survol en helico, ni de balade à cheval, car cela risque d'être un peu bon surchargé en touristes comme endroit non ? Faut - il passer une nuit a GC ?

Q2 : On a lu dans des post que l'accueil était en général des plus enthousiastes sauf pour les indiens et particulièrement les Hopis (Ils ont le sentiment qu'on les arnaque et qu'on vole leur image, d'où un accueil plutôt réservé ). Confirmer - vous ?

Q3 : Kayenta - Canyon de Betakin : peut on emprunter la Tsegi Canyon Road, cela vaut il le coup ou doit-on prendre la 564 ?

Q4 : Comment savoir si la piste Valley of the Gods sera praticable (on aura une berline chevrolet)? Ou se renseigner ? Est - ce exclu de faire la piste sans 4x4. On sera à cette endroit aux alentours du 18 Mai.

Q5 : Où peut on dormir à Boulder ?

Q6 : Comment savoir si la route 120 (qui traverse Yosemite) est praticable en Mai ? (même question pour la route 270 pour aller à Body) D'après les informations, il fait très chaud en Californie (suffisamment chaud pour la fonte des neiges ?)

Q7 : On voudrait visiter une des 2 université ( Berkeley ou Standford ) Que recommandez - vous ? Vaut - il mieux remonter depuis Gilroy vers SF en passant par la côte (Santa Cruz, ...) ou par le centre San Jose, Cupertino, ... ?

Itinéraires de secours : Si on en a assez de la chaleur ou des paysages de canyons on a prévu 2 initinéraires supplémentaires / de remplacement :A la place du Canyon de Chely effectué l'après midi du jour 4 ou bien en prolongement du Jour 7 (Durango) on hésite à faire la route jusqu'a SantaFE. Est - ce déraisonnable vu les distances (240 miles Durango - SantaFe)?Au lieu de descendre sur Las Vegas a la fin du jour J13, et / ou dans le cas où le mois de Mai est déjà trop chaud pour faire la death valley, on pourrait remonter sur Lalt Lake City. On ferait l'impasse sur LV (on n'est pas très fans des jeux d'argent de toutes façon). Qu'en pensez - vous ?

Merci beaucoup beau... b... Gros bisous à tout le monde

Sophie
Pour vos vélos: GPS de randonnée ou Tomtom? English translation pending
by Cip1959 · 2008-04-14 · 10 replies
Voilà une question qui m'intrigue:

sur le point d'acheter un Gps pour ma prochaine randonnée à vélo, je me pose mille questions quant au type d'appareil. En fait on le ses que Garmin propose actuellement le modele Edge (605/705) pour vélo. L'appareil propose beacoup de données concernant altitude, cap, vitesse, moyenne etc etc ....plus possibilité d'y ajouter de la cartographie topo, de preparer son itinéraire**..(utile **selon vous? 😐) etc....mais ayant utilisé auparavant un gsm avec tomtom navigator mobile (fonction vélo) je me demande si il faut plutôt pas opter pour ce gps Garmin qu'un gsm!. De plus Garmin ne propose pas de guidage vocal pour vélo.

Je precise qu'il y a aussi des gsm étanches (nokia 5500 sport smartphone ou similaires) avec possibilité d'y ajouter tomtom ....pour l'autonomie j'utilise un chargeur solaire "Solarmio"...tésté en Espagne...le top pour un petit appareil gsm) Certains me diront ""c'est malgré tout pas fait pour un vélo vu les vibrations etc..."" mais le confort d'un guidage vocal, l'étancheité d'un nokia 5500 (ou autre modéle similaire...) et l'energie solaire ne seraient pas t elles un bon compromis à un Garmin 605 malgré tout muet?

J'avoue ne pas savoir encore prendre de décision.....merci pour vos conseils...
Trajet Pau-Séville en camping-car mi-avril 2008 English translation pending
by Famille64 · 2008-04-12 · 4 replies
Bonjour, Nous partons pour Séville en camping car avec nos 3 enfants depuis Pau (64). Quel est le chemin le plus court par Madrid ou Salamanque ? Où peut-on dormir ? Avez-vous des adresses ? Quels sont les endroits incontournables à visiter ? Merci pour toutes vos réponses.
Hébergement à Monument Valley English translation pending
by Ncdlz · 2008-03-12 · 17 replies
Bonjour, Nous recherchons un hotel à MV, pas facile! Le "bright angel lodge" est complet.J'ai vu le "Valley of gods bed and breakfast" qui me parait bien, mais impossible de trouver les coordonnées fax ou mail, avons que le portable ( nous ne sommes peut être pas doués!!). Sinon vaut il mieux être à Mexican Hat ou Kayenta?? Merci des précieux messages que nous retirons de ce forum!
Découverte des parcs de l'Ouest américain en avril English translation pending
by EmaParis · 2008-03-06 · 16 replies
Bonjour à tous,

Je suis en train de paufiner un parcours de 3 semaines début Avril pour découvrir les parcs de l'Ouest. Comme le temps est limité, je me demande que "zapper" et en prime ce que je ne pourrai pas voir en fonction du temps. Je sais déjà que je ne pourrai pas traverser Yosemite, mais qu'en est-il de Bryce par exemple? Y a-t-il d'autres parcs qui seront moins intéressants ou partiellement fermés du fait de la neige? Arches et Canyonland sont-ils "incontournables"? Si Mariposa point est ouvert, est-ce que ça "remplace" Sequoia NP ou pas?

Merci d'avance de vos réponses
Avis sur périple dans l'Ouest américain English translation pending
by Savoie74 · 2008-02-27 · 32 replies
Bonjour tlm, beaucoup de choses à écrire et j'attends de tous ceux qui veulent des remarques constructives positives et/ou négatives.

d'abord le voyage: il est partagé en 2 grandes parties; la 1ere jusqu'à Las Vegas avec location de voiture puis de Las Vegas a Denver par motorhome (camping car). Le thème est plutot axé nature paysage plutôt que ville. Les dates sont les seules qui étaient possibles pour les 3 que nous sommes. Je rentrerais plus dans le détail si vous voulez des précisions

11 avril: Lyon San Francisco - nuit à San francisco 12 avril: San francisco - nuit à San francisco 13 avril: San Francisco Yosemite - nuit à yosemite 14 avril: Yosemite - nuit à yosemite 15 avril: Yosemite death valley - nuit dans la death valley 16 avril: Death valley - nuit dans la death valley 17 avril: Death valley Las Vegas; on rend la voiture - nuit à Las Vegas 18 avril: Prise du motorhome et on file sur Bryce canyon en traversant Zion (on ne s'arrête pas à Zion) - nuit à Bryce canyon 19 avril: Bryce canyon nuit à Bryce canyon 20 avril: Bryce canyon Page - nuit à Page 21 avril: Antelope Canyon lake powell et on part a south rim (grand canyon) (north rim fermé à cette époque de l'année) - nuit à South rim 22 avril: South rim - nuit à South rim 23 avril: South rim meteor crater - nuit sur la route peut être (ou a meteor crater si on arrive tard il y a un campground sur place) 24 avril: Arrivée Chelly canyon - nuit à Chinle (entrée du chelly canyon) 25 avril: Chinle Monument Valley - nuit à Monument Valley 26 avril: Monument Valley - nuit à Monument Valley 27 avril: Monument valley Moab (arches national park selon l'heure d'arrivée) - nuit à Moab 28 avril: Arches, Dead horse point puis direction Denver avec nuit dans les rocheuses 29 avril: Arrivée le matin à Denver pour rendre le motorhome, visite de Denver - nuit à Denver 30 avril: Train Denver San Francisco (35 h) - nuit dans le train 1er mai: Arrivée san francisco le soir - nuit a San francisco 2 mai: San Francisco Lyon - arrivée le 3 mai

Programme très chargé et certainement imparfait (comme tous les programmes de voyages) mais l'avantage du motorhome est que l'on pourra l'adapter sur place; la seule obligation étant la date de prise de véhicule à Las Vegas.

Cependant j'ai plusieurs craintes:vu la période de l'année; yosemite a pas mal de trajets fermés: est ce que cela vaut quand même la peine de prendre 2 jours sur place (le passage par Tioga pass est malheureusement fermé et donc on est obligé de passer par bakersfield pour aller dans la vallée de la mort)sur ces longs trajets, y-a t il des routes qu'il faut absolument prendre car pitoresques? (c'est pour cela que l'on passe par Zion pour aller A bryce canyon plutot que par Cedar city)les différents parcs visités faudraient ils prévoir bien plus en temps?la période de l'année est une contrainte forte (températures fraiches pour ne pas dire froides par endroit) vu l'altitude: si vous avez visité à cette période de l'année, avez vous des conseils particuliersavez vous trouvé sur le net une carte détaillée des routes de ces régions? (je n'ai trouvé que highways et interstates: les petites routes nulle part...)meteor crater vaut il le coup d'y passer une heure (ce qui nous permettrrait de jeter un coup d'oeil à forest petrified ensuite en direction de chelly canyon ou serait il préférable de le supprimer et donc après le grand canyon aller à monument valley puis chelly canyon et ensuite arches? (ce qui ferait gagner une journée pour autre chose)

voila pour l'instant pour un premier post, je ferais qques précisions par la suite et j'attends vos avis éclairés

NB: cout du voyage: pas très cher vu le prix du dollar :-)
Mystères de l'Ouest américain en circuit English translation pending
by Westsidstory · 2008-02-17 · 33 replies
Bonjour à tous,

Je suis nouveau sur ce forum et je le trouve vraiment génial. C’est appréciable de pouvoir bénéficier des expériences de chacun. Comme beaucoup d’entre vous je souhaite moi aussi faire le grand tour américain et créer ma propre West Side Story.

Voici mon trajet, pourriez vous me dire ce que vous en pensez (nous sommes 4 personnes adultes à voyager). Les trajets se feront le matin à partir de 7h.

Jour ville de départ - ville d'arrivée

28/04/2008 Paris - San Franscico 29/04/2008 San Franscico - San Franscico 30/04/2008 San Franscico - San Franscico 01/05/2008 San Franscico - Carmel 02/05/2008 Monterrey - Yosemite 03/05/2008 Yosemite - Mammoth lake - Sequoia Park 04/05/2008 Sequoia Park --> Death Valley - Las Vegas 05/05/2008 Las Vegas - Las Vegas 06/05/2008 Las Vegas - Las Vegas 07/05/2008 Las Vegas - Bryce Canyon 08/05/2008 Bryce Canyon - Salt lake City 09/05/2008 Salt lake City - Yellowstone 10/05/2008 Yellowstone - Yellowstone 11/05/2008 Yellowstone - Yellowstone 12/05/2008 Yellowstone - Moab 13/05/2008 Moab - Monument Valley 14/05/2008 Monument Valley - Lake Powell - Page 15/05/2008 Lake Powell - Page - Grand Canyon 16/05/2008 Grand Canyon- Los Angeles (pause à mi chemin) 17/05/2008 Los Angeles - Los Angeles 18/05/2008 Los Angeles - Los Angeles 19/05/2008 Los Angeles - Paris

Nous sommes preneur de tout conseil sur le trajet (hotel, coin incontournable, ...).

Par avance, merci de votre aide.

Cordialement, John Wayne

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