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Retour de croisière sur le MSC Lirica le 6 mai 2011 English translation pending
Bonjour a tous,
un petit coucou pour vous dire que l'on vient d'arriver de notre croisière, tout s'est super bien passé, beau temps😎😎 belles visites😉😉 et le bateau que l'on connaissait déà super!!!!!!!!!!!😉😉 je suis en train de defaire les valises, mais dés que j'ai un petit moment je viendrais vous faire part de mes impressions, vous saurez tout tout!!!!!!!!!!😉 et j'ai fait la connaissance de bruno de sa femme et de son fils, ils sont super sympas, on a bu un verre a Palma et cela m'a fait plaisir de les connaitrent😉😉 A bientot Brigitte
un petit coucou pour vous dire que l'on vient d'arriver de notre croisière, tout s'est super bien passé, beau temps😎😎 belles visites😉😉 et le bateau que l'on connaissait déà super!!!!!!!!!!!😉😉 je suis en train de defaire les valises, mais dés que j'ai un petit moment je viendrais vous faire part de mes impressions, vous saurez tout tout!!!!!!!!!!😉 et j'ai fait la connaissance de bruno de sa femme et de son fils, ils sont super sympas, on a bu un verre a Palma et cela m'a fait plaisir de les connaitrent😉😉 A bientot Brigitte
Voyage au Japon pendant l'automne (deux/trois semaines) English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage qui me tient à cœur depuis de nombreuses années. J’adore la culture japonaise sous bien de ses aspects et je souhaite à présent concrétiser cette passion et m’immerger dans ce pays afin d’en avoir un aperçu plus réel « vu de l’intérieur ».
J’aurais éventuellement besoin de quelques conseils mais ne vous inquiétez pas je ne vous demande pas de préparer ce voyage à ma place🙂
Je me demandais tout d’abord si mon budget correspondait bien à la durée de mon séjour. En effet, j’aimerais partir au moins 2 semaines, voir 3 si possible. J’ai un budget total d’environ 1 800 euros. Avec un tel budget, vers quel type d'hébergement m'orienterez-vous si je ne veux pas me priver de loisirs ?
Je pensais partir à l’automne, afin d’avoir le temps de préparer convenablement ce voyage. Que pensez-vous de cette période ?
Autre point, la destination. Mon idée était de visiter Kyoto et Tokyo afin d’avoir un aperçu contrasté. Je pensais terminer par Kyoto : le repos après le « stress » de la ville🙂 Mais je me demande s’il y a un itinéraire idéal vis-à-vis des vols.
Ce qui nous amène au dernier point : choisir les compagnies aériennes. J’habite en Alsace, je vais donc essayer de me renseigner sur d’éventuels vols moins chers du côté de l’Allemagne.
Autres précisions, je pense partir seul pour l’instant, à moins que je trouve un candidat en cours de route🙂 et je pensais effectuer le trajet Tokyo-Kyoto en bus de nuit (dont j’ai trouvé des infos dur ce forum).
Voilà, si quelqu’un a des conseils, il est le bienvenu. Et les autres aussi bien sûr😉
Et un petit merci à tous pour ce forum super qui est une vraie mine d'or !
Je prépare un voyage qui me tient à cœur depuis de nombreuses années. J’adore la culture japonaise sous bien de ses aspects et je souhaite à présent concrétiser cette passion et m’immerger dans ce pays afin d’en avoir un aperçu plus réel « vu de l’intérieur ».
J’aurais éventuellement besoin de quelques conseils mais ne vous inquiétez pas je ne vous demande pas de préparer ce voyage à ma place🙂
Je me demandais tout d’abord si mon budget correspondait bien à la durée de mon séjour. En effet, j’aimerais partir au moins 2 semaines, voir 3 si possible. J’ai un budget total d’environ 1 800 euros. Avec un tel budget, vers quel type d'hébergement m'orienterez-vous si je ne veux pas me priver de loisirs ?
Je pensais partir à l’automne, afin d’avoir le temps de préparer convenablement ce voyage. Que pensez-vous de cette période ?
Autre point, la destination. Mon idée était de visiter Kyoto et Tokyo afin d’avoir un aperçu contrasté. Je pensais terminer par Kyoto : le repos après le « stress » de la ville🙂 Mais je me demande s’il y a un itinéraire idéal vis-à-vis des vols.
Ce qui nous amène au dernier point : choisir les compagnies aériennes. J’habite en Alsace, je vais donc essayer de me renseigner sur d’éventuels vols moins chers du côté de l’Allemagne.
Autres précisions, je pense partir seul pour l’instant, à moins que je trouve un candidat en cours de route🙂 et je pensais effectuer le trajet Tokyo-Kyoto en bus de nuit (dont j’ai trouvé des infos dur ce forum).
Voilà, si quelqu’un a des conseils, il est le bienvenu. Et les autres aussi bien sûr😉
Et un petit merci à tous pour ce forum super qui est une vraie mine d'or !
Séjour aux Philippines au sud de l'île Samar: plongée, balades, climat...? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons passer 2 semaines au sud de l'île Samar (Sulagan Beach/Calicoan) fi février à début mars 2011.
Je remercie à l'avance les connaisseurs de m'indiquer si c'est un bon choix pour admirer les belles plages avec du sable blanc et une eau bleue turquoise, pour la plongée avec masque, pour le contact sympa avec les Philippins et les ballades diverses en bateau, à pied et en voiture. Est-ce que les conditions climatiques seront bonnes à cette pèriode dans cette région des Philippines ? Tous les conseils seront les
bienvenus. Merci à l'avance et à bientôt.
Hôtel Club Sardegna (par Marmara) en Sardaigne: nouvelle discussion English translation pending
bonjour à tous
l'ancienne discussion ayant été fermée par voyageforum.com, je relance une nouvelle discussion en joignant le lien vers l'ancienne: http://voyageforum.com/...t_reply;so=ASC;mh=24;
bon courage à tous cordialement
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bon courage à tous cordialement
Nos huit jours à Istanbul English translation pending
Suite de : http://voyageforum.com/v.f?post=3374244;search_string=edirne;
12e jour :
Petit café à l'hôtel, puis on demande de nous appeler un taxi pour le centre ville.
Il arrive depuis le centre ville (env. 8-9 km) d'où il a enclenché son compteur, retour au centre, bilan du trajet 45 TL...
Nous avons un billet de bus qui part de la place à côté de la grande mosquée (acheté hier à 20 TL pour les deux). Une navette gratuite Ulusoy est prévue de la place jusqu'à la gare routière (otogar) en env. 20 min. Sinon, il y a des tas de minibus en ville, dont le no 4, qui vont à l'otogar pour 1 TL (on achète le billet au chauffeur).
A 10 h, comme prévu, nous prenons le bus Ulusoy pour Istanbul (il va en fait à Ankara ensuite).
Nous sortons de l'otogar pour prendre l'autoroute proche, à l'arrivée avant la barrière de péage, une voiture de police, contrôle inopiné des tachygraphes et des papiers des 3 bus qui venaient de quitter l'otogar, dont le nôtre. Ca dure environ 10 min. et on repart. Une autoroute à 3 voies où il n'y a pas grand monde, jusqu'à environ 30 km avant Istanbul où cela commence à s'animer. Puis bouchon à l'entrée de la ville, on traîne environ 15 min. Finalement, nous arrivons à l'otogar à 13 h 15 au lieu de 12 h 30.
Là, nous traversons le bâtiment en nous retrouvons face à l'entrée du métro.
Nous mangeons dans un restaurant au 1er étage pour 23 TL à deux.
J'ai remarqué qu'il y avait un hôtel au dessus du restaurant et un autre en face, donc en fait carrément dans l'otogar.
Après le repas, je vais acheter 2 jetons pour le métro (1.50 TL par personne), nous verrons pour les Abkils et autres cartes de bus plus tard.
Très bien fléché, nous prenons le métro pour Aksaray. Trajet, env. 15 min.
Puis, nous allons à pied à l'hôtel Barin.
Nous nous installons. Chambre tranquille dans une cour intérieure, de plus les rues semblent plus ou moins piétonnes à côté de l'hôtel.
Dans la chambre, il y a un coffre fort (on peut y mettre un PC portable + encore de la place pour des papiers, argent, clefs, etc).
Nous repartons à pied pour voir où est le bus no 1 pour demain, à 5 min. de l'hôtel, et allons voir le Grand Bazar, aucun intérêt pour moi (vente de contrefaçons) si ce n'est l'architecture du bâtiment.
Repas simple vers l'arrêt de bus Aksaray, 23 TL pour les deux et retour à l'hôtel.
Sur mon plan, il y a un arrêt de tram « Laleli » devant la mosquée, il n'existe apparemment pas, l'arrêt Aksaray est env. 100 m plus loin.
13e jour :
Petit déjeuner très varié et copieux, il y en a pour tous les goûts.
Nous allons prendre le tram en direction de Sultanhamet. Nous en laissons passer 2 ou 3 archi-pleins...
Vers 8 h 30, nous sommes sur place. Nous regardons l'obélisque et autres colonnes tout proche.
Puis, nous entrons dans un bazar (avec de très beaux magasins de tapis, de céramiques, de tableaux) et depuis ce bazar, nous entrons dans le musée des mosaïques (8 TL par personne). Très intéressant.
Nous continuons à flâner dans le quartier et allons voir la mosquée bleue. Très belle mosquée, la plus belle à mes yeux pour l'instant.
En sortant, nous voyons la possibilité d'entrer dans l'un des nombreux tombeaux de la ville, c'est intéressant car il y a contre les murs des carreaux bleus d'Izmit comme dans la mosquée bleue, mais là à hauteur des yeux, donc nous pouvons voir les détails à 5 cm de nous (nous pourrions même toucher, mais c'est interdit).
Ensuite, nous descendons visiter la citerne et ses colonnes (entrée 10 TL par personne). L'éclairage rend le lieu magique.
Nous nous écartons ensuite dans une rue arrière pour trouver un petit restaurant. Repas simple, 22 TL pour les deux.
Nous revenons ensuite vers l'église Sainte-Sophie, il est 13 h, pratiquement plus personne ne fait la queue, nous rentrons facilement (20 TL par personne).
Il y a encore 2 petits échafaudages qui ne gênent en rien la visite ou les photographies. Les plus belles choses pour moi sont les mosaïques, essentiellement situées sur la galerie où l'on monte par une rampe. En revanche, j'ai été très déçue de l'état général des plafonds notamment, pas restaurés à mon avis, et un peu déçue par le peu d'éclairage qui rend l'ensemble un peu tristounet.
Ensuite, nous sommes rentrés tranquillement à pied à l'hôtel, en traversant quelques bazars, tombeaux, mosquées en route. La mosquée de Laleli est également très belle, très sobre.
Repas simple près de l'hôtel, 20 TL à deux, puis l'on descend faire un tour dans un centre commercial vers la station de tram Aksaray.
14e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous allons prendre le tram pour aller au Dolmabace, nous y arrivons vers 8 h 50.
Nous voyons au passage le MSC Magnifica à quai. Il partira d'ailleurs vers 17 h.
Entrée 20 TL par personne, y compris pour le harem (pas 15 TL de plus pour le harem comme mentionné dans nos guides). 1 h de visite organisée en anglais par groupes de 10 personnes dès 9 h 25. Ca dure 1 heure, au pas de charge d'une salle à l'autre... Puis, le guide nous abandonne et nous pouvons aller voir le harem à notre rythme.
Vers 11 h, nous avons fini et sortons prendre le funiculaire pour monter à la place Taksim.
Repas simple, 28 TL pour les 2.
Ensuite nous descendons toute la rue piétonne Istikial (il y a un petit tram ancien qui fait le même trajet) et voyons différents magasins et passages couverts de cette rue.
Nous descendons toujours jusqu'à la Tour de Galata. Entrée 10 TL par personne, ascenseur + env. 3 étages d'escaliers. La vue est vraiment splendide de là-haut.
Puis, nous descendons jusqu'au bord de la Corne d'Or, il y a des petits restos, un marché de poissons et nous prenons le pont de Galata à pied.
Nous allons voir au bout du pont la Mosquée de Yeni. De magnifiques carreaux bleus. L'une des plus belles mosquées de la ville à mon goût.
Nous prenons la rue derrière la mosquée et allons à la gare de Sirkeci. Petit tour dans la gare ancienne. Un brin de nostalgie pour l'Orient Express...
Nous reprenons le tram devant pour rentrer à l'hôtel.
Repas simple dans le quartier. 28 TL pour les deux.
15e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, puis départ vers 8 h 15.
Nous allons prendre le tram jusqu'à Sultanhamet et descendons la rue pour aller voir Topkapi en entrant du côté du parc Gulhane. Nous passons devant le musée archéologique et nous demandons s'il sera bien ouvert le samedi 1er mai. On nous confirme que oui à 9 h du matin comme d'habitude. Puis, nous arrivons à 9 h à l'entrée du Topkapi. 20 TL par personne, sans le harem. Nous n'irons pas voir le harem à l'intérieur car nous avons déjà vu celui du Dolmabace hier. Apparemment, ici, il faut reprendre un autre billet à l'intérieur de la cour pour y entrer.
Le parc et les bâtiments sont magnifiques, très différents du Dolmabace, ici plutôt exposition d'objets, au Dolmabace, meubles, lustres, etc.
Nous avons terminé vers 11 h 15, il y a un monde fou et nous ressortons.
Nous descendons en direction du pont de Galata.
En route, repas, 34 TL pour les deux.
Nous allons à Erminonu pour prendre le bateau faisant l'excursion sur le Bosphore à 14 h. Ca dure 1 h 30 et ça coûte 10 TL par personne. Le tour est magnifique et l'on voit de beaux palais au bord du Bosphore.
Le Costa Splendida est à quai aujourd'hui.
Au retour, petite promenade au dessus de l'embarcadère dans les rues marchandes, puis retour à l'hôtel en tram.
Repas simple 23 TL pour deux.
16e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous allons à pied à la station de métro Aksaray.
Nous voulions descendre du métro 2 stations plus loin à Ulubatu-Topkapi, dans l'idée de longer la muraille.
Le Guide du Routard disait que c'était possible, mais 200 mètres après le métro, il y a un chantier et la route est coupée; là c'est mal parti, mais heureusement, j'ai avec moi un plan assez précis de la ville qui nous permet de contourner avec peine l'obstacle pour enfin arriver à la mosquée de Mirhima Camii. A nouveau, un problème, elle est en restauration et l'on ne peut pas du tout entrer.
Nous allons donc au musée dans l'église Saint-Sauveur-in-Chora (= Kariye Müzesi) où nous arrivons à 10 h. Les mosaïques sont une merveille. Nous restons un grand moment. Entrée 15 TL par personne. Quelques personnes mais moins qu'à Sainte-Sophie.
Ensuite, nous poursuivons pour aller voir d'autres mosaïques dans le musée de la Mosquée de Fethiye. Entrée 5 TL. Là, nous sommes tout seuls. La mosquée est plus petite que Saint-Sauveur in Chora, mais les mosaïques sont tout aussi belles, un peu mieux visibles car plus basses qu'à Saint-Sauveur-in-Chora.
Nous continuons et regardons en passant la mosquée de Sultan Selim. Rien d'extraordinaire, mais de belles vues sur Istanbul depuis la terrasse.
Ensuite, repas simple en route. 20 TL pour deux.
Puis, nous allons voir la mosquée de Fatih. On peut entrer, mais il y a des échafaudages, donc on ne voit pratiquement rien. En revanche, c'est la seule mosquée que j'ai vue à Istanbul où il y a de vrais tapis au sol (et non de la moquette). Il y a une partie avec de la moquette aussi.
Puis, nous allons voir l'aqueduc de Valens et la mosquée de Sehzade où il n'y a rien de particulier, et nous rentrons à l'hôtel.
Plus tard, nous ressortons, 2 gâteaux et 2 cafés expresso, 18 TL à deux.
17e jour :
Nous sommes le samedi 1er mai, mais nous ne nous en rendrons pas vraiment compte, tout est ouvert ou presque. Les manifestations sont organisées Place Taksim.
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous prenons le tram pour aller visiter le Musée Archéologique, arrêt Gulhane. Nous comptions visiter « à côté » la mosquée Aya Irini pour voir les mosaïques. Vers le musée, on nous explique qu'elle est dans l'enceinte du Topkapi et seulement accessible lors de concerts le soir...
Nous visitons dès 9 h le musée archéologique, entrée 10 TL par personne. De très riches collections, très intéressant et très grand, nous en ressortons vers 11 h 30. Tout ou presque est traduit en anglais.
Nous traversons le magnifique parc Gulhane à côté. Reposant... Puis, nous longeons la route à gauche pour revenir vers la gare de Sirkeci.
Repas simple en face de la gare, 23 TL pour les deux.
Ensuite, nous voulions aller à Yedikule pour voir, entre autres, si on la trouvait ouverte, le pavement de la mosquée (en ruine). Là, commence une discussion dans la gare de Sirkeci d'un guichet à l'autre pour savoir comment y aller avec le train de banlieue.
J'ai vu qu'il y avait dans la gare de Sirkeci quelques casiers de consignes automatiques jaunes, les petits 4 TL pour 4 heures et les grands 7 TL pour 4 heures. Ensuite, il faut repayer avec un tarif dégressif.
Nous finissons par comprendre qu'il faut un jeton à 1.5 TL pour monter dans le train, mais que ce jeton est différent de ceux utilisés pour le tram. Bien, nous achetons 2 jetons pour le train à droite dans le hall central, devant l'entrée des trains. Le train est là, en 10 min. env. nous arrivons à Yedikule.
Nous y voyons de belles maisons en bois anciennes et d'autres malheureusement complètement en ruine. Nous finissons par trouver la mosquée, nous frappons à la porte, mais seul un chien répond... Nous renonçons. Nous allons ensuite voir le château, mais sans entrer (entrée 5 TL) et passons la porte de Yedikule à pied pour aller voir la porte des Empereurs qui se trouve contre l'arrière du château. Le passage de la porte est assez folklorique, les voitures ne croisant pas, il y a un « gardien » avec un sifflet qui tente de faire passer alternativement les voitures... Ensuite, nous voyons mal sur la gauche la porte des Empereurs et finissons par entrer dans un cimetière et sommes obligés d'enjamber des tombes pour pouvoir nous approcher un tant soi peu (il n'y a pas de chemin proprement dit entre les tombes...).
Nous revenons dans Yedikule et testons une glace turque. Comme on nous l'avait dit, assez compacte, presque du « chewing gum », mais très bonne et au moins, elle ne coule pas !
Nous reprenons le chemin de la gare, 2 jetons à 150 TL et revenons à la gare de Sirkeci et rentrons à l'hôtel avec le tram.
Repas simple, 21 TL pour les deux.
18e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 30.
Nous prenons le tram pour Kabatas et le funiculaire pour Taksim.
Nous redescendons à pied la rue piétonne vue l'autre jour, une petite halte pour voir quelques habits dans un passage en face du Palais de Hollande. Des t-shirts d'occasion à 5 TL, vraiment rien d'extraordinaire...
Nous continuons de descendre, passons près de la tour de Galata, puis nous prenons le pont de Galata et tournons à droite.
Nous allons voir la mosquée de Rustem Pasa. A nouveau, de magnifiques carreaux bleus d'Iznik. Beaucoup aimé cette mosquée.
Puis marché aux puces dans les rues arrière. De nombreuses chaussures d'occasion, chemises, etc, essentiellement pour hommes. C'est déjà un peu mieux que ce que nous avons vu ce matin en face du Palais de Hollande...
Repas dans un petit resto au milieu de ce marché, 33 TL à deux.
Puis nous continuons à flâner dans le quartier et rejoignons le tram vers Gulhane. Nous montons le long de la voie de tram. Enormément de touristes cet après-midi dans les environs de Sainte-Sophie.
Nous nous arrêtons ensuite voir la mosquée de Beyazit. Rien de notoire, si ce n'est qu'un ancien tapis est exposé verticalement derrière une vitrine dans la mosquée.
A l'arrière, nous voyons la porte d'entrée du parc de l'Université, apparemment, impossible d'entrer dans ce parc, sinon nous aurions coupé à travers du parc pour voir la tour de Beyazit.
Nous rentrons ensuite tranquillement à l'hôtel.
Le soir, repas simple dans le quartier, 19 TL à deux.
19e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel à 7 h.
Puis, vers 7 h 30, nous parons pour prendre le tram jusqu'au terminus de Kabatas. dans le but de prendre ensuite le bateau pour aller à Buyukada, l'une des îles des Princes, la plus grande, le terminus, à 24 km d'Istanbul.
Vers 8 h nous arrivons à l'embarcadère juste en face du tram. Il faut acheter au guichet des jetons.
1 jeton = 3 TL pour un aller simple par personne. Nous en avons donc pour 12 TL à deux car j'achète les 4 jetons en même temps.
Pour un lundi, il y avait beaucoup de monde, 15 min. avant le départ, ils ouvrent la porte et l'on peut monter sur le bateau, c'est un peu la course poursuite et la bousculade, certains voulant absolument occuper une place précise... Enfin, nous laissons les agités passer et nous nous installons à l'intérieur en bas vers la vitre. Pas une excellente idée car il y a des siège à l'extérieur devant les vitres, donc notre vue est quelque peu masquée. Au retour, nous irons en haut à l'intérieur pour éviter cela.
Le bateau fait d'abord un arrêt sur la rive asiatique, nous voyons au passage la gare de trains située sur cette rive, puis au moins 3 arrêts dans d'autres îles, et arrive au bout de 1 h 30 à Buyukada. Il est 10 h 20.
Nous décidons de faire à pied le tour de l'île, sans prendre les calèches ou les vélos de location. Nous partons sur la droite sur la même route que les calèches, de magnifiques maisons en bois anciennes restaurées ou non, des vues sur les autres îles. Nous nous arrêtons environ 20 min dans un café vers midi. C'est vraiment un havre de paix à côté d'Istanbul...
Nous arrivons au port à 13 h 20 en prenant le petit tour, c'est-à-dire sans faire le tour de la pinède au bout de l'île. L'autre côté de l'île est moins joli à mon goût.
A 13 h 30, repas simple sur la place où partent les calèches. Etonnamment 12 TL pour deux. Ensuite, café sur le port en attendant.
Le bateau de retour est à 15 h. A nouveau, déjà 20 min. avant, il y a une file, et ça recommence, ils courent tous pour monter dans ce bateau... Nous nous installons en haut à l'intérieur, c'est parfait.
Vers 16 h 30, nous arrivons à Kabatas et reprenons le tram pour rentrer à l'hôtel.
Repas simple dans le quartier, 28 TL pour deux.
Nous avons essayé plusieurs restos à proximité de l'hôtel, celui qui a le meilleur choix et des prix assez modiques est situé tout près de l'arrêt de tram Aksaray, Ordu Caddesi 286, et s'appelle Mis Diyar Iskender Kebap. De plus, le personnel y est charmant, ce qui n'est pas forcément le cas des autres restos du quartier...
20e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, nous partons prendre le tram vers 8 h.
Nous prenons le tram jusqu'à l'arrêt Eminonu pour aller prendre le bateau pour aller à Uskudar sur la rive asiatique. Nous avons reculé à pied et finalement, il aurait été mieux je pense de descendre du tram à l'arrêt précédent, Sirkeci.
Encore une machine à jetons... et des jetons différents pour les bateaux, mais coûtant toujours 1.5 TL par passage par personne. Nous en prenons 4 directement.
Le bateau met environ 15 min. pour traverser, il y en a beaucoup, nous le prenons à 8 h 50.
Nous visitons la mosquée Mirimah Cami en face du débarcadère, rien d'extraordinaire, puis nous prenons la grande rue qui mène à la mosquée de Atik Valide que nous trouvons avec peine, mais nous y arrivons. Très joli parc à l'entrée, la mosquée est effectivement assez grande.
Ensuite, un peu plus facilement, nous trouvons celle que nous voulions surtout voir, la mosquée Cinili Cami, un vrai petit bijou ancien avec de merveilleux carreaux. Elle n'est peut-être pas toujours ouverte, mais nous sommes apparemment arrivés au bon moment, il y avait 2 autres touristes. Quand nous sommes sortis, la personne présente a refermé à clef la mosquée derrière nous, ce qui me fait penser qu'elle n'est peut-être pas ouverte toute la journée comme toutes les autres vues jusqu'à maintenant.
Ensuite repas simple, 24 TL pour les deux.
Puis, nous redescendons vers l'embarcadère pour prendre un Dolmus pour aller à la gare de Haydarpasa à Kadikoy. Cela a coûté 3,50 TL pour deux. Il nous dépose un peu au dessus de la gare et nous allons voir de près l'intérieur délicieusement ancien et bien rénové, puis l'extérieur et un embarcadère ancien devant la gare (également avec carreaux bleus).
Dans cette gare, il y a quelques casiers à consigne. Les petits et les grands coûtent 5 TL pour 5 heures, puis tarif dégressif.
Ensuite, nous revenons à pied sur le quai à Kadikoy et nous montons la rue marchande en suivant le petit tram 20 en direction de Moda. Nous voyons en chemin 2 églises arméniennes malheureusement fermées.
Nous redescendons par le même chemin et prenons le bateau à Kadikoy pour retourner à Eminonu, env. 20 min. de trajet. Puis le tram pour rentrer à l'hôtel, tram une fois de plus archi-bondé. Nous descendons même un arrêt avant Aksaray et finissons à pied.
21e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel et départ vers 7 h 45.
Nous allons tranquillement à pied avec les valises à l'arrêt de métro Aksaray en 15 min. environ et prenons le métro jusqu'à la gare routière (Otogar), vers 8 h 30, nous y sommes.
J'achète 2 billets de car pour Edirne pour 9 h, toujours à la même compagnie Ulusoy. Aujourd'hui, c'est 13 TL par personne.
Nous arrivons à 11 h 25 à la gare routière d'Edirne, à côté de notre bus, il y a un minibus de la même compagnie qui nous amène en ville en 15 min.
Nous mangeons sous les arbres devant la mosquée, repas simple pour les deux 19 TL.
Nous cherchons ensuite le dolmus qui nous amènera à l'hôtel Arslanli à 5 km après Edirne. Nous le prenons à 14 h (3.5 TL pour les deux). Vers 14 h 20, nous retrouvons notre voiture devant l'hôtel. Je comprends à mi-mots que le « surveillant » attend un pourboire, je lui donne 20 TL et il lave la voiture.
Nous rangeons nos affaires et restons tranquilles un moment au café.
Nous retournons ensuite nous promener au centre ville d'Edirne. Je me gare comme d'habitude, tiens aujourd'hui le papy encaissant habituellement 3 TL n'est pas là et il y a un jeune homme qui lui veut 2 euros, je lui tends royalement 3 TL et pas 4, il n'y a pas eu de suites...
Ensuite, nous mangeons dans le harem de Tahtakale transformé en restaurant. Excellent repas, 2 steaks avec légumes, une énorme salade, 1 coca et 1 verre de vin, le tout = 37 TL. Le lieu est très beau et très calme. Apparemment, je ne sais pas pourquoi, dans ce restaurant il est permis de fumer alors que c'est interdit partout ailleurs... Puis nous allons encore manger 1 gâteau en ville (6 TL pour les deux) et nous rentrons à l'hôtel.
Demain, nous partons pour la Grèce via Pazarkule.
12e jour :
Petit café à l'hôtel, puis on demande de nous appeler un taxi pour le centre ville.
Il arrive depuis le centre ville (env. 8-9 km) d'où il a enclenché son compteur, retour au centre, bilan du trajet 45 TL...
Nous avons un billet de bus qui part de la place à côté de la grande mosquée (acheté hier à 20 TL pour les deux). Une navette gratuite Ulusoy est prévue de la place jusqu'à la gare routière (otogar) en env. 20 min. Sinon, il y a des tas de minibus en ville, dont le no 4, qui vont à l'otogar pour 1 TL (on achète le billet au chauffeur).
A 10 h, comme prévu, nous prenons le bus Ulusoy pour Istanbul (il va en fait à Ankara ensuite).
Nous sortons de l'otogar pour prendre l'autoroute proche, à l'arrivée avant la barrière de péage, une voiture de police, contrôle inopiné des tachygraphes et des papiers des 3 bus qui venaient de quitter l'otogar, dont le nôtre. Ca dure environ 10 min. et on repart. Une autoroute à 3 voies où il n'y a pas grand monde, jusqu'à environ 30 km avant Istanbul où cela commence à s'animer. Puis bouchon à l'entrée de la ville, on traîne environ 15 min. Finalement, nous arrivons à l'otogar à 13 h 15 au lieu de 12 h 30.
Là, nous traversons le bâtiment en nous retrouvons face à l'entrée du métro.
Nous mangeons dans un restaurant au 1er étage pour 23 TL à deux.
J'ai remarqué qu'il y avait un hôtel au dessus du restaurant et un autre en face, donc en fait carrément dans l'otogar.
Après le repas, je vais acheter 2 jetons pour le métro (1.50 TL par personne), nous verrons pour les Abkils et autres cartes de bus plus tard.
Très bien fléché, nous prenons le métro pour Aksaray. Trajet, env. 15 min.
Puis, nous allons à pied à l'hôtel Barin.
Nous nous installons. Chambre tranquille dans une cour intérieure, de plus les rues semblent plus ou moins piétonnes à côté de l'hôtel.
Dans la chambre, il y a un coffre fort (on peut y mettre un PC portable + encore de la place pour des papiers, argent, clefs, etc).
Nous repartons à pied pour voir où est le bus no 1 pour demain, à 5 min. de l'hôtel, et allons voir le Grand Bazar, aucun intérêt pour moi (vente de contrefaçons) si ce n'est l'architecture du bâtiment.
Repas simple vers l'arrêt de bus Aksaray, 23 TL pour les deux et retour à l'hôtel.
Sur mon plan, il y a un arrêt de tram « Laleli » devant la mosquée, il n'existe apparemment pas, l'arrêt Aksaray est env. 100 m plus loin.
13e jour :
Petit déjeuner très varié et copieux, il y en a pour tous les goûts.
Nous allons prendre le tram en direction de Sultanhamet. Nous en laissons passer 2 ou 3 archi-pleins...
Vers 8 h 30, nous sommes sur place. Nous regardons l'obélisque et autres colonnes tout proche.
Puis, nous entrons dans un bazar (avec de très beaux magasins de tapis, de céramiques, de tableaux) et depuis ce bazar, nous entrons dans le musée des mosaïques (8 TL par personne). Très intéressant.
Nous continuons à flâner dans le quartier et allons voir la mosquée bleue. Très belle mosquée, la plus belle à mes yeux pour l'instant.
En sortant, nous voyons la possibilité d'entrer dans l'un des nombreux tombeaux de la ville, c'est intéressant car il y a contre les murs des carreaux bleus d'Izmit comme dans la mosquée bleue, mais là à hauteur des yeux, donc nous pouvons voir les détails à 5 cm de nous (nous pourrions même toucher, mais c'est interdit).
Ensuite, nous descendons visiter la citerne et ses colonnes (entrée 10 TL par personne). L'éclairage rend le lieu magique.
Nous nous écartons ensuite dans une rue arrière pour trouver un petit restaurant. Repas simple, 22 TL pour les deux.
Nous revenons ensuite vers l'église Sainte-Sophie, il est 13 h, pratiquement plus personne ne fait la queue, nous rentrons facilement (20 TL par personne).
Il y a encore 2 petits échafaudages qui ne gênent en rien la visite ou les photographies. Les plus belles choses pour moi sont les mosaïques, essentiellement situées sur la galerie où l'on monte par une rampe. En revanche, j'ai été très déçue de l'état général des plafonds notamment, pas restaurés à mon avis, et un peu déçue par le peu d'éclairage qui rend l'ensemble un peu tristounet.
Ensuite, nous sommes rentrés tranquillement à pied à l'hôtel, en traversant quelques bazars, tombeaux, mosquées en route. La mosquée de Laleli est également très belle, très sobre.
Repas simple près de l'hôtel, 20 TL à deux, puis l'on descend faire un tour dans un centre commercial vers la station de tram Aksaray.
14e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous allons prendre le tram pour aller au Dolmabace, nous y arrivons vers 8 h 50.
Nous voyons au passage le MSC Magnifica à quai. Il partira d'ailleurs vers 17 h.
Entrée 20 TL par personne, y compris pour le harem (pas 15 TL de plus pour le harem comme mentionné dans nos guides). 1 h de visite organisée en anglais par groupes de 10 personnes dès 9 h 25. Ca dure 1 heure, au pas de charge d'une salle à l'autre... Puis, le guide nous abandonne et nous pouvons aller voir le harem à notre rythme.
Vers 11 h, nous avons fini et sortons prendre le funiculaire pour monter à la place Taksim.
Repas simple, 28 TL pour les 2.
Ensuite nous descendons toute la rue piétonne Istikial (il y a un petit tram ancien qui fait le même trajet) et voyons différents magasins et passages couverts de cette rue.
Nous descendons toujours jusqu'à la Tour de Galata. Entrée 10 TL par personne, ascenseur + env. 3 étages d'escaliers. La vue est vraiment splendide de là-haut.
Puis, nous descendons jusqu'au bord de la Corne d'Or, il y a des petits restos, un marché de poissons et nous prenons le pont de Galata à pied.
Nous allons voir au bout du pont la Mosquée de Yeni. De magnifiques carreaux bleus. L'une des plus belles mosquées de la ville à mon goût.
Nous prenons la rue derrière la mosquée et allons à la gare de Sirkeci. Petit tour dans la gare ancienne. Un brin de nostalgie pour l'Orient Express...
Nous reprenons le tram devant pour rentrer à l'hôtel.
Repas simple dans le quartier. 28 TL pour les deux.
15e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, puis départ vers 8 h 15.
Nous allons prendre le tram jusqu'à Sultanhamet et descendons la rue pour aller voir Topkapi en entrant du côté du parc Gulhane. Nous passons devant le musée archéologique et nous demandons s'il sera bien ouvert le samedi 1er mai. On nous confirme que oui à 9 h du matin comme d'habitude. Puis, nous arrivons à 9 h à l'entrée du Topkapi. 20 TL par personne, sans le harem. Nous n'irons pas voir le harem à l'intérieur car nous avons déjà vu celui du Dolmabace hier. Apparemment, ici, il faut reprendre un autre billet à l'intérieur de la cour pour y entrer.
Le parc et les bâtiments sont magnifiques, très différents du Dolmabace, ici plutôt exposition d'objets, au Dolmabace, meubles, lustres, etc.
Nous avons terminé vers 11 h 15, il y a un monde fou et nous ressortons.
Nous descendons en direction du pont de Galata.
En route, repas, 34 TL pour les deux.
Nous allons à Erminonu pour prendre le bateau faisant l'excursion sur le Bosphore à 14 h. Ca dure 1 h 30 et ça coûte 10 TL par personne. Le tour est magnifique et l'on voit de beaux palais au bord du Bosphore.
Le Costa Splendida est à quai aujourd'hui.
Au retour, petite promenade au dessus de l'embarcadère dans les rues marchandes, puis retour à l'hôtel en tram.
Repas simple 23 TL pour deux.
16e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous allons à pied à la station de métro Aksaray.
Nous voulions descendre du métro 2 stations plus loin à Ulubatu-Topkapi, dans l'idée de longer la muraille.
Le Guide du Routard disait que c'était possible, mais 200 mètres après le métro, il y a un chantier et la route est coupée; là c'est mal parti, mais heureusement, j'ai avec moi un plan assez précis de la ville qui nous permet de contourner avec peine l'obstacle pour enfin arriver à la mosquée de Mirhima Camii. A nouveau, un problème, elle est en restauration et l'on ne peut pas du tout entrer.
Nous allons donc au musée dans l'église Saint-Sauveur-in-Chora (= Kariye Müzesi) où nous arrivons à 10 h. Les mosaïques sont une merveille. Nous restons un grand moment. Entrée 15 TL par personne. Quelques personnes mais moins qu'à Sainte-Sophie.
Ensuite, nous poursuivons pour aller voir d'autres mosaïques dans le musée de la Mosquée de Fethiye. Entrée 5 TL. Là, nous sommes tout seuls. La mosquée est plus petite que Saint-Sauveur in Chora, mais les mosaïques sont tout aussi belles, un peu mieux visibles car plus basses qu'à Saint-Sauveur-in-Chora.
Nous continuons et regardons en passant la mosquée de Sultan Selim. Rien d'extraordinaire, mais de belles vues sur Istanbul depuis la terrasse.
Ensuite, repas simple en route. 20 TL pour deux.
Puis, nous allons voir la mosquée de Fatih. On peut entrer, mais il y a des échafaudages, donc on ne voit pratiquement rien. En revanche, c'est la seule mosquée que j'ai vue à Istanbul où il y a de vrais tapis au sol (et non de la moquette). Il y a une partie avec de la moquette aussi.
Puis, nous allons voir l'aqueduc de Valens et la mosquée de Sehzade où il n'y a rien de particulier, et nous rentrons à l'hôtel.
Plus tard, nous ressortons, 2 gâteaux et 2 cafés expresso, 18 TL à deux.
17e jour :
Nous sommes le samedi 1er mai, mais nous ne nous en rendrons pas vraiment compte, tout est ouvert ou presque. Les manifestations sont organisées Place Taksim.
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous prenons le tram pour aller visiter le Musée Archéologique, arrêt Gulhane. Nous comptions visiter « à côté » la mosquée Aya Irini pour voir les mosaïques. Vers le musée, on nous explique qu'elle est dans l'enceinte du Topkapi et seulement accessible lors de concerts le soir...
Nous visitons dès 9 h le musée archéologique, entrée 10 TL par personne. De très riches collections, très intéressant et très grand, nous en ressortons vers 11 h 30. Tout ou presque est traduit en anglais.
Nous traversons le magnifique parc Gulhane à côté. Reposant... Puis, nous longeons la route à gauche pour revenir vers la gare de Sirkeci.
Repas simple en face de la gare, 23 TL pour les deux.
Ensuite, nous voulions aller à Yedikule pour voir, entre autres, si on la trouvait ouverte, le pavement de la mosquée (en ruine). Là, commence une discussion dans la gare de Sirkeci d'un guichet à l'autre pour savoir comment y aller avec le train de banlieue.
J'ai vu qu'il y avait dans la gare de Sirkeci quelques casiers de consignes automatiques jaunes, les petits 4 TL pour 4 heures et les grands 7 TL pour 4 heures. Ensuite, il faut repayer avec un tarif dégressif.
Nous finissons par comprendre qu'il faut un jeton à 1.5 TL pour monter dans le train, mais que ce jeton est différent de ceux utilisés pour le tram. Bien, nous achetons 2 jetons pour le train à droite dans le hall central, devant l'entrée des trains. Le train est là, en 10 min. env. nous arrivons à Yedikule.
Nous y voyons de belles maisons en bois anciennes et d'autres malheureusement complètement en ruine. Nous finissons par trouver la mosquée, nous frappons à la porte, mais seul un chien répond... Nous renonçons. Nous allons ensuite voir le château, mais sans entrer (entrée 5 TL) et passons la porte de Yedikule à pied pour aller voir la porte des Empereurs qui se trouve contre l'arrière du château. Le passage de la porte est assez folklorique, les voitures ne croisant pas, il y a un « gardien » avec un sifflet qui tente de faire passer alternativement les voitures... Ensuite, nous voyons mal sur la gauche la porte des Empereurs et finissons par entrer dans un cimetière et sommes obligés d'enjamber des tombes pour pouvoir nous approcher un tant soi peu (il n'y a pas de chemin proprement dit entre les tombes...).
Nous revenons dans Yedikule et testons une glace turque. Comme on nous l'avait dit, assez compacte, presque du « chewing gum », mais très bonne et au moins, elle ne coule pas !
Nous reprenons le chemin de la gare, 2 jetons à 150 TL et revenons à la gare de Sirkeci et rentrons à l'hôtel avec le tram.
Repas simple, 21 TL pour les deux.
18e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 30.
Nous prenons le tram pour Kabatas et le funiculaire pour Taksim.
Nous redescendons à pied la rue piétonne vue l'autre jour, une petite halte pour voir quelques habits dans un passage en face du Palais de Hollande. Des t-shirts d'occasion à 5 TL, vraiment rien d'extraordinaire...
Nous continuons de descendre, passons près de la tour de Galata, puis nous prenons le pont de Galata et tournons à droite.
Nous allons voir la mosquée de Rustem Pasa. A nouveau, de magnifiques carreaux bleus d'Iznik. Beaucoup aimé cette mosquée.
Puis marché aux puces dans les rues arrière. De nombreuses chaussures d'occasion, chemises, etc, essentiellement pour hommes. C'est déjà un peu mieux que ce que nous avons vu ce matin en face du Palais de Hollande...
Repas dans un petit resto au milieu de ce marché, 33 TL à deux.
Puis nous continuons à flâner dans le quartier et rejoignons le tram vers Gulhane. Nous montons le long de la voie de tram. Enormément de touristes cet après-midi dans les environs de Sainte-Sophie.
Nous nous arrêtons ensuite voir la mosquée de Beyazit. Rien de notoire, si ce n'est qu'un ancien tapis est exposé verticalement derrière une vitrine dans la mosquée.
A l'arrière, nous voyons la porte d'entrée du parc de l'Université, apparemment, impossible d'entrer dans ce parc, sinon nous aurions coupé à travers du parc pour voir la tour de Beyazit.
Nous rentrons ensuite tranquillement à l'hôtel.
Le soir, repas simple dans le quartier, 19 TL à deux.
19e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel à 7 h.
Puis, vers 7 h 30, nous parons pour prendre le tram jusqu'au terminus de Kabatas. dans le but de prendre ensuite le bateau pour aller à Buyukada, l'une des îles des Princes, la plus grande, le terminus, à 24 km d'Istanbul.
Vers 8 h nous arrivons à l'embarcadère juste en face du tram. Il faut acheter au guichet des jetons.
1 jeton = 3 TL pour un aller simple par personne. Nous en avons donc pour 12 TL à deux car j'achète les 4 jetons en même temps.
Pour un lundi, il y avait beaucoup de monde, 15 min. avant le départ, ils ouvrent la porte et l'on peut monter sur le bateau, c'est un peu la course poursuite et la bousculade, certains voulant absolument occuper une place précise... Enfin, nous laissons les agités passer et nous nous installons à l'intérieur en bas vers la vitre. Pas une excellente idée car il y a des siège à l'extérieur devant les vitres, donc notre vue est quelque peu masquée. Au retour, nous irons en haut à l'intérieur pour éviter cela.
Le bateau fait d'abord un arrêt sur la rive asiatique, nous voyons au passage la gare de trains située sur cette rive, puis au moins 3 arrêts dans d'autres îles, et arrive au bout de 1 h 30 à Buyukada. Il est 10 h 20.
Nous décidons de faire à pied le tour de l'île, sans prendre les calèches ou les vélos de location. Nous partons sur la droite sur la même route que les calèches, de magnifiques maisons en bois anciennes restaurées ou non, des vues sur les autres îles. Nous nous arrêtons environ 20 min dans un café vers midi. C'est vraiment un havre de paix à côté d'Istanbul...
Nous arrivons au port à 13 h 20 en prenant le petit tour, c'est-à-dire sans faire le tour de la pinède au bout de l'île. L'autre côté de l'île est moins joli à mon goût.
A 13 h 30, repas simple sur la place où partent les calèches. Etonnamment 12 TL pour deux. Ensuite, café sur le port en attendant.
Le bateau de retour est à 15 h. A nouveau, déjà 20 min. avant, il y a une file, et ça recommence, ils courent tous pour monter dans ce bateau... Nous nous installons en haut à l'intérieur, c'est parfait.
Vers 16 h 30, nous arrivons à Kabatas et reprenons le tram pour rentrer à l'hôtel.
Repas simple dans le quartier, 28 TL pour deux.
Nous avons essayé plusieurs restos à proximité de l'hôtel, celui qui a le meilleur choix et des prix assez modiques est situé tout près de l'arrêt de tram Aksaray, Ordu Caddesi 286, et s'appelle Mis Diyar Iskender Kebap. De plus, le personnel y est charmant, ce qui n'est pas forcément le cas des autres restos du quartier...
20e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, nous partons prendre le tram vers 8 h.
Nous prenons le tram jusqu'à l'arrêt Eminonu pour aller prendre le bateau pour aller à Uskudar sur la rive asiatique. Nous avons reculé à pied et finalement, il aurait été mieux je pense de descendre du tram à l'arrêt précédent, Sirkeci.
Encore une machine à jetons... et des jetons différents pour les bateaux, mais coûtant toujours 1.5 TL par passage par personne. Nous en prenons 4 directement.
Le bateau met environ 15 min. pour traverser, il y en a beaucoup, nous le prenons à 8 h 50.
Nous visitons la mosquée Mirimah Cami en face du débarcadère, rien d'extraordinaire, puis nous prenons la grande rue qui mène à la mosquée de Atik Valide que nous trouvons avec peine, mais nous y arrivons. Très joli parc à l'entrée, la mosquée est effectivement assez grande.
Ensuite, un peu plus facilement, nous trouvons celle que nous voulions surtout voir, la mosquée Cinili Cami, un vrai petit bijou ancien avec de merveilleux carreaux. Elle n'est peut-être pas toujours ouverte, mais nous sommes apparemment arrivés au bon moment, il y avait 2 autres touristes. Quand nous sommes sortis, la personne présente a refermé à clef la mosquée derrière nous, ce qui me fait penser qu'elle n'est peut-être pas ouverte toute la journée comme toutes les autres vues jusqu'à maintenant.
Ensuite repas simple, 24 TL pour les deux.
Puis, nous redescendons vers l'embarcadère pour prendre un Dolmus pour aller à la gare de Haydarpasa à Kadikoy. Cela a coûté 3,50 TL pour deux. Il nous dépose un peu au dessus de la gare et nous allons voir de près l'intérieur délicieusement ancien et bien rénové, puis l'extérieur et un embarcadère ancien devant la gare (également avec carreaux bleus).
Dans cette gare, il y a quelques casiers à consigne. Les petits et les grands coûtent 5 TL pour 5 heures, puis tarif dégressif.
Ensuite, nous revenons à pied sur le quai à Kadikoy et nous montons la rue marchande en suivant le petit tram 20 en direction de Moda. Nous voyons en chemin 2 églises arméniennes malheureusement fermées.
Nous redescendons par le même chemin et prenons le bateau à Kadikoy pour retourner à Eminonu, env. 20 min. de trajet. Puis le tram pour rentrer à l'hôtel, tram une fois de plus archi-bondé. Nous descendons même un arrêt avant Aksaray et finissons à pied.
21e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel et départ vers 7 h 45.
Nous allons tranquillement à pied avec les valises à l'arrêt de métro Aksaray en 15 min. environ et prenons le métro jusqu'à la gare routière (Otogar), vers 8 h 30, nous y sommes.
J'achète 2 billets de car pour Edirne pour 9 h, toujours à la même compagnie Ulusoy. Aujourd'hui, c'est 13 TL par personne.
Nous arrivons à 11 h 25 à la gare routière d'Edirne, à côté de notre bus, il y a un minibus de la même compagnie qui nous amène en ville en 15 min.
Nous mangeons sous les arbres devant la mosquée, repas simple pour les deux 19 TL.
Nous cherchons ensuite le dolmus qui nous amènera à l'hôtel Arslanli à 5 km après Edirne. Nous le prenons à 14 h (3.5 TL pour les deux). Vers 14 h 20, nous retrouvons notre voiture devant l'hôtel. Je comprends à mi-mots que le « surveillant » attend un pourboire, je lui donne 20 TL et il lave la voiture.
Nous rangeons nos affaires et restons tranquilles un moment au café.
Nous retournons ensuite nous promener au centre ville d'Edirne. Je me gare comme d'habitude, tiens aujourd'hui le papy encaissant habituellement 3 TL n'est pas là et il y a un jeune homme qui lui veut 2 euros, je lui tends royalement 3 TL et pas 4, il n'y a pas eu de suites...
Ensuite, nous mangeons dans le harem de Tahtakale transformé en restaurant. Excellent repas, 2 steaks avec légumes, une énorme salade, 1 coca et 1 verre de vin, le tout = 37 TL. Le lieu est très beau et très calme. Apparemment, je ne sais pas pourquoi, dans ce restaurant il est permis de fumer alors que c'est interdit partout ailleurs... Puis nous allons encore manger 1 gâteau en ville (6 TL pour les deux) et nous rentrons à l'hôtel.
Demain, nous partons pour la Grèce via Pazarkule.
Vos impressions sur deux voyages en Amérique du Nord (Canada - États-Unis) en août? English translation pending
bonjour tout le monde je suis sur le point d'organiser mon premier voyage "libre" en amerique du nord j'aimerais avoir vos impressions sur les deux voyages suivants!! si certains d'entres vous ont déja réalisez ceux-ci est ce qu'ils peuvent me dire ce qu'ils en pensent!! j'ai choisis ces deux la pour les grands espaces, la nature !! j'attends vos réponses merci
le premier "le passage interieur" 14 jours/ 13 nuits 2100 km
jour 1 : arrivé à vancouver prise en charge de la voiture à l'aeroport
jour 2 : visite de vancouver " pont suspendu de capilano
jour 3 : traverséé des iles du détroit de georgie jusqu'a victoria
jour 4 : remontée de la côte es de l'ile arréts a duncan ttems et cheimanus (fresque murale)
jour 5 : port alberni - courtenay plonger dans la fôret de cedre geant du parc de cathedral grove
jour 6 : courtenay- port hardy, visite du parc naturel strathcona et remontée vers la pointe nord de l'ile avec un arrét au petit port de peche de telegraph cove
jour 7 : port hardy - prince rupert, croisiere d'une journée à travers les fjords cascades et villages isolés
jour 8 : prince rupert - smithers, longez la riviere skeena et franchissez la chaine cotiere arréts aux villages amerindiens de hazelton et kitwanga
jour 9 : smithers- prince george, fort st james, reconstitution d'un ancien poste de la bair d'hudson
jour 10 : prince george jasper : traversez le col yellowhead pour atteindre le parc de japser
jour 11 : jasper, journée consacré à la visite du parc croisiere sur le lac maligne
jour 12 : jasper lake louise : la route le long de icefields parkway
jour 13 : lake louise - banff : visite du parc, les chutes de la riviere bow
jour 14 : canmore - calgary, visite rapide de calgary restitution de la voiture
le second " les grands espaces du nord ouest" 16 jours/ 14 nuits 4083 km
jour 1 : seattle restitution de la voiture diner libre
jour 2 : seattle vancouver, petit tour de seattle avant de continuer vers le mont rainier "41 glaciers, 34 chutes d'eaux, 60 lacs et forêtsde coniferes, déjeuner et poursuite vers la colombie britanniqe, diner a vancouver dans le quartier de chinatown
jour 3 : vancouver - victoria, tour de ville de vancouver, continuation vers victoria
jour 4 : victoria - whistler, visite des jardins butchart déjeuner sur le site avant nanaimo! roue panoramique sea to sky highway pour rejoindre whistler
jour 5 : début de matinée libre à wistler avant de continuer vers cache creek et lilloett déjeuner et poursuite vers le ranch
jour 6 : 108 mile ranch - jasper, temps libre et poursuite vers le parc provincial de wells gray " chute helckmen (135 m de haut) déjeuner dans un ranch situé dans le parc avant l'arrét au mont robson (3953 m)
jour 7 : jasper nat park, journée dédiée à la visite de jasper croisiere sur le lac maligne
jour 8 : jasper lake louise, chutes sunwapta et athabasca, promenade sur le glacier en snow coach puis continuation arrét photo au glacier bow et au lac peyto
jour 9 : lake louise - calgary, lac louise et lac morraine avant banff poursuite vers calagary
jour 10 : calgary- glacier nat park, départ vers le sud en empruntant la cowboy highway qui longe les rocheuses. traversée de la frontiere americaine arrivée à nat park dans le montana
jour 11 : glacier national park - missoula, traversée du parc via la route panoramique going to the sun road arrivée à missoula
jour 12 : missoula west yellowstone : visite de yellowstone dans l'état du wyoming geyser old faithful, le grand canyon les sources d'eaux chaudes et les hautes cascades! et la reserve animaliers (bisons wapitis ....)
jour 13 : yellowstone - jackson, retour au parc de yellowstone pour paufiner la visite, descente vers le parc du grand teton arrét à chapel of the transfiguration et promenade au jenny lake!! diner western a jackson petite ville typique du far west
jour 14 : jackson- salt lake city, direction le sud de l'utah pour rejoindre le grand lac salé, le plus grand lac interieur des USA, déjeuner en route et visite de salt lake city
jour 15 : salt lake city- france matinée libre transfert à l'aéroport pour le vol retour
jour 16 : arrivée dans la matinée!!
voila j'aimerais que vous me donniers si possible les points forst et faibles de ces deux voyages merci à tous
bonne soiréé
le premier "le passage interieur" 14 jours/ 13 nuits 2100 km
jour 1 : arrivé à vancouver prise en charge de la voiture à l'aeroport
jour 2 : visite de vancouver " pont suspendu de capilano
jour 3 : traverséé des iles du détroit de georgie jusqu'a victoria
jour 4 : remontée de la côte es de l'ile arréts a duncan ttems et cheimanus (fresque murale)
jour 5 : port alberni - courtenay plonger dans la fôret de cedre geant du parc de cathedral grove
jour 6 : courtenay- port hardy, visite du parc naturel strathcona et remontée vers la pointe nord de l'ile avec un arrét au petit port de peche de telegraph cove
jour 7 : port hardy - prince rupert, croisiere d'une journée à travers les fjords cascades et villages isolés
jour 8 : prince rupert - smithers, longez la riviere skeena et franchissez la chaine cotiere arréts aux villages amerindiens de hazelton et kitwanga
jour 9 : smithers- prince george, fort st james, reconstitution d'un ancien poste de la bair d'hudson
jour 10 : prince george jasper : traversez le col yellowhead pour atteindre le parc de japser
jour 11 : jasper, journée consacré à la visite du parc croisiere sur le lac maligne
jour 12 : jasper lake louise : la route le long de icefields parkway
jour 13 : lake louise - banff : visite du parc, les chutes de la riviere bow
jour 14 : canmore - calgary, visite rapide de calgary restitution de la voiture
le second " les grands espaces du nord ouest" 16 jours/ 14 nuits 4083 km
jour 1 : seattle restitution de la voiture diner libre
jour 2 : seattle vancouver, petit tour de seattle avant de continuer vers le mont rainier "41 glaciers, 34 chutes d'eaux, 60 lacs et forêtsde coniferes, déjeuner et poursuite vers la colombie britanniqe, diner a vancouver dans le quartier de chinatown
jour 3 : vancouver - victoria, tour de ville de vancouver, continuation vers victoria
jour 4 : victoria - whistler, visite des jardins butchart déjeuner sur le site avant nanaimo! roue panoramique sea to sky highway pour rejoindre whistler
jour 5 : début de matinée libre à wistler avant de continuer vers cache creek et lilloett déjeuner et poursuite vers le ranch
jour 6 : 108 mile ranch - jasper, temps libre et poursuite vers le parc provincial de wells gray " chute helckmen (135 m de haut) déjeuner dans un ranch situé dans le parc avant l'arrét au mont robson (3953 m)
jour 7 : jasper nat park, journée dédiée à la visite de jasper croisiere sur le lac maligne
jour 8 : jasper lake louise, chutes sunwapta et athabasca, promenade sur le glacier en snow coach puis continuation arrét photo au glacier bow et au lac peyto
jour 9 : lake louise - calgary, lac louise et lac morraine avant banff poursuite vers calagary
jour 10 : calgary- glacier nat park, départ vers le sud en empruntant la cowboy highway qui longe les rocheuses. traversée de la frontiere americaine arrivée à nat park dans le montana
jour 11 : glacier national park - missoula, traversée du parc via la route panoramique going to the sun road arrivée à missoula
jour 12 : missoula west yellowstone : visite de yellowstone dans l'état du wyoming geyser old faithful, le grand canyon les sources d'eaux chaudes et les hautes cascades! et la reserve animaliers (bisons wapitis ....)
jour 13 : yellowstone - jackson, retour au parc de yellowstone pour paufiner la visite, descente vers le parc du grand teton arrét à chapel of the transfiguration et promenade au jenny lake!! diner western a jackson petite ville typique du far west
jour 14 : jackson- salt lake city, direction le sud de l'utah pour rejoindre le grand lac salé, le plus grand lac interieur des USA, déjeuner en route et visite de salt lake city
jour 15 : salt lake city- france matinée libre transfert à l'aéroport pour le vol retour
jour 16 : arrivée dans la matinée!!
voila j'aimerais que vous me donniers si possible les points forst et faibles de ces deux voyages merci à tous
bonne soiréé
Retour d'un voyage grandiose Ha Giang - Meo Vac - Cao Bang - Lang Son (Vietnam) English translation pending
Bonjour a tous ,
Pour ma troisieme visite je viens de faire en 6 jours l itineraire suivant : Hanoi-Ha giang-Quan Lan-Dong Van-Meo Vac -Bao Lac-Cao bang -Chutes a la frontiere chinoise-Cao bang -Dong Khe -Langson -Hanoi.
Des coins GRANDIOSES , un itineraire super , montagnes, vallees , canyons, defiles, precipices , routes a flanc de montagne, jungle, forets et un coin entre Quan Lan et Dong van ou on se croirait dans les Andes equatoriennes , la rocaille a perte de vue , quasiment aucune vegetation . Et puis le trajet Dong Van -Meo Vac que certains ont deja cite !!!! Des reliefs incroyables !!! 6 jours de regal pour les yeux avec un chauffeur extremement prudent et tres sympa . tous les secteurs valaient vraiment le coup.
Quand j aurais le temps je decrirai tout ce trajet avec plus de details. Des touristes en vue ?? un couple de francais a Dong Van et 3 autrichiens. Aucun en vue a Bao Lac , une douzaine a Cao bang> Et dire qu en ce moment on se bouscule a Sapa et Halong . Il y a possibilite de faire le trajet par les transports locaux mais cela prend du temps et puis j aimerai pas confier ma vie a certains chauffeurs de bus ou minibus publics dans cette region. En plus pas d arret photo possible.
Cdlt Jean
Pour ma troisieme visite je viens de faire en 6 jours l itineraire suivant : Hanoi-Ha giang-Quan Lan-Dong Van-Meo Vac -Bao Lac-Cao bang -Chutes a la frontiere chinoise-Cao bang -Dong Khe -Langson -Hanoi.
Des coins GRANDIOSES , un itineraire super , montagnes, vallees , canyons, defiles, precipices , routes a flanc de montagne, jungle, forets et un coin entre Quan Lan et Dong van ou on se croirait dans les Andes equatoriennes , la rocaille a perte de vue , quasiment aucune vegetation . Et puis le trajet Dong Van -Meo Vac que certains ont deja cite !!!! Des reliefs incroyables !!! 6 jours de regal pour les yeux avec un chauffeur extremement prudent et tres sympa . tous les secteurs valaient vraiment le coup.
Quand j aurais le temps je decrirai tout ce trajet avec plus de details. Des touristes en vue ?? un couple de francais a Dong Van et 3 autrichiens. Aucun en vue a Bao Lac , une douzaine a Cao bang> Et dire qu en ce moment on se bouscule a Sapa et Halong . Il y a possibilite de faire le trajet par les transports locaux mais cela prend du temps et puis j aimerai pas confier ma vie a certains chauffeurs de bus ou minibus publics dans cette region. En plus pas d arret photo possible.
Cdlt Jean
Visite de la Guadeloupe en mai English translation pending
bonjour,
je pars du 01 au 11 mai en guadeloupe au gite ti figues à st francois.
Je suis en train de pianoter sur pas mal de sites internets pour savoir que faire et que visiter (j'aurai mon fils de 3 ans avec nous)
J'ai noter la soufriere si le temps le permet et si possible aevc un enfant de 3 ans Une journée aux saintes ou marie galante meme si je sais qu'en une journée nous n'aurons pas le temps de tout voir. quelques parcs naturels jardins botanique et visites de cafeiereou bananeraie reserve cousteau chutes du carbet et biensur plages
Qu'en pensez-vous Est ce que les plages de st francois (ocean atlantique) st plus belles ou identiques à celle à basse terre (mer dse caraibes) Pourrons-ns effectuer ces sorties avec un enfant de 3 ans est-ce que le trajet st francois, chutes du carbet ou (basse terre) est long en voiture? je n'ai aucune idée des heures que l'on peut mettre pour aller d'un bout à l'autre
enfin , vous l'aurez compris, j'ai besoin d'etre rassuré, d'avoir des avis de personnes qui connaissent bien la guadeloupe et surtout de savoir ce que je dois visiter en 9 jours , le plus beau, les plus belles pages, le plus important de la guadeloupe et les plus bons restaurants lol je suis un peu trop exigeante
Merci par avance
Je suis en train de pianoter sur pas mal de sites internets pour savoir que faire et que visiter (j'aurai mon fils de 3 ans avec nous)
J'ai noter la soufriere si le temps le permet et si possible aevc un enfant de 3 ans Une journée aux saintes ou marie galante meme si je sais qu'en une journée nous n'aurons pas le temps de tout voir. quelques parcs naturels jardins botanique et visites de cafeiereou bananeraie reserve cousteau chutes du carbet et biensur plages
Qu'en pensez-vous Est ce que les plages de st francois (ocean atlantique) st plus belles ou identiques à celle à basse terre (mer dse caraibes) Pourrons-ns effectuer ces sorties avec un enfant de 3 ans est-ce que le trajet st francois, chutes du carbet ou (basse terre) est long en voiture? je n'ai aucune idée des heures que l'on peut mettre pour aller d'un bout à l'autre
enfin , vous l'aurez compris, j'ai besoin d'etre rassuré, d'avoir des avis de personnes qui connaissent bien la guadeloupe et surtout de savoir ce que je dois visiter en 9 jours , le plus beau, les plus belles pages, le plus important de la guadeloupe et les plus bons restaurants lol je suis un peu trop exigeante
Merci par avance
Mon périple Bali - Lombok - Sumbawa - Florès en... 2007... English translation pending
Euh mais on est en 2009... effectivement... j'avais promis à "LolodesIles" de le faire à mon retour, mais comme j'ai jamais été doué pour raconté mes périples, et que je cours toujours après le temps, je ne l'ait pas fait, honte à moi... et Lolo m'a relancé dernièrement dans un post, je me devais donc de réagir, car il le vaut bien...
Je me lance,
Commençons par le début, je suis parti seul pour la 1ére fois en Indonésie du 12 oct au 26 nov 2007.
J'ai jamais été accro aux voyages trop bien planifiés, et comme là je partais seul, je pouvais me laisser aller et suivre mes envies.
Arrivée à Jakarta, direct avion pour Bali.
BALI
Arrivée à Bali, taxi direction Kuta, je voulais voir par moi même ce fameux ou infâme endroit... Un trafic monstre, j'ai failli fuir et donc faire parti des "+1 Kuta trop touristique", j'y suis resté quelques jours, et c'est en m'y perdant que j'ai appris à apprécier Kuta...
Après direction Ubud, j'ai adoré ! J'pourrai y rester des semaines, l'art, l'artisanat, les paysages...
Je suis tombé sur le récit de Lolo en cherchant des infos sur les îles de l'Est... c'est bien c'que j'pensai, c'est là où il faut aller ! Je le contact, il me file les coordonnés de Mr Subhi (loueur de scooter) et des conseils (achètes des cartes détaillées au Mall de Mataram...)...
LOMBOK
Je n'y suis pas aller direct, avant petit arrêt d'1 semaine à Gili Trawagan... quoi... 1 semaine... il faut 3heures pour faire le tour complet de l'île, et en moonwalk avec un vent contraire... mais quand on aime on ne compte pas ! Sur place j'ai sympathisé avec plusieurs locaux et je suis parti avec l'un d'eux visiter Lombok. Comme il avait des amis sur Mataram j'ai pu découvrir le coté "underground" de Mataram... lors de ces visites plusieurs personnes m'ont conseillés de partir rapidement vers l'est car la mousson y commencerait plutôt. Donc j'ai suivi leurs conseils et filer direct de Mataram à Labuhan Lombok (le port du ferry pour Sumbawa).
SUMBAWA
Me voila à Poto Tano, de là direction Sumbawa Besar. Je ne sais pas où je l'avait lu, la route est vraiment sympa, peu de circulation, bon revêtement, Yepa... j'vais pouvoir "tester" le potentiel du 110cc de Mr Subhi... ahhhh... pas pour longtemps, grosse averse, je m'arrête dans un petit warung sur pilotis. Là 1er vrais contact avec un population pas trop habitués aux touristes ; donc curiosité, naturel, gentillesse mais aussi problèmes de communication, distance de certains ; mais heureusement un motard qui s'est arrêté parle un peu anglais et s'improvise interprète. La pluie ne s'arrêtant pas et la nuit tombant on me conseil d'aller dans un losmen à 5min, voyant que ça me contrarie Irwan (le motard interprète) me propose de le suivre jusqu'à Sumbawa Besar, cool, lest go. Allez suivre de nuit, sous la pluie (on voyait rien à plus de 5m), un Indonésien en Tiger 250, c'est compliqué, surtout quand on traverse des flaques d'eau qui vous arrivent jusqu'aux pédales et qui font caler le moteur, encore plus quand on n'a conduit que des scooter automatique et qu'on veut redémarrer en première, bref je le perds... Bon y'a qu'à rester sur la bonne route... A un moment une moto fait demi-tour à ma hauteur et me rattrape c'est Irwan, qui m'expliquera plus tard qu'il ne s'était pas aperçu tout de suite que je ne le suivait plus (pour ceux qui on fait ou qui vont faire ce trajet, en plein jour c'est vraiment de la rigolade !). Donc on arrive enfin à Sumbawa Besar, nikel y'a un hôtel à l'entrée de la ville, Irwan négocie la chambre pour moi, j'insiste pour l'inviter à manger, et pour commencer : dua the "panas panas" manis (2 thés très très chauds sucrés), chacun, car on est trempés ! Après le repas la pluie s'arrêtant enfin, on fait un tour de la ville by night. Irwan est d'un autre village mais a de la famille ici et m'invite chez eux, accueil simple mais chaleureux ! J'aurai bien passé plus de temps ici mais je voulais arrivé le plus vite possible à Komodo afin de prendre des photos des grosses bébêtes mais sans pluie...
Le lendemain direction Sape pour le ferry. Sumbawa est une ile qu'on est trop nombreux à traverser en coup de vent et s'est bien dommage car elle mérite bien plusieurs jours de découverte. Une journée de route, ponctuée d'arrêts, pluie mais rien de méchant, miam-miam et surtout photo. Au centre de Sumbawa on croisse souvent des singes qui vivent en bordure de la route, mais impossible de les voir de près, j'ai eu beau essayer cacahuète, gâteau, fruits (rien à voir avec leurs potes de la Monkey Forest d'Ubud) Arrivé à Sapé je vais direct au ferry pour acheter le billet et connaitre l'horaire, mais vas faire comprendre cela au préposé qui ne parle pas anglais, et qui te réponds en indonésien (Cf Bourvil dans Le Corniaud) mais heureusement un voyageur qui est là parle anglais et s'improvise interprète (et 1 de plus). Il me donne les infos nécessaire me conseille d'aller au losmen à l'entrée du port et en profite pour me dire que si je veux faire une excursion à Komodo il peu me l'organiser.
Le lendemain matin ferry pour Labuhanbajo. J'avais lu dans le routard que les Balinais étaient très curieux et n'hésitaient pas à regarder par dessus vos épaules pour voir ce que vous lisez, je ne suis pas assez resté à Bali pour voir cela, mais c'est exactement ce qui s'est passé lors de cette traversé. J'avais apportez un hors série de Geo spécial Indiens d'Amérique et plusieurs voyageurs m'ont demandés de quoi ça parlait et mon même emprunter la revue.
FLORES
J'ai finalement accepter l'excursion Komodo de Lee (l'interprète de la veille) car il n'a jamais été insistant et le contact passait bien, j'ai même pas chercher à négocier le prix 1 200 000Idr pour 2 jours en bateau Komodo + Rinca tout inclus dont les entrées. Je ne m'attarde pas sur Komodo car Google en sait bien plus que moi, mais j'ai pu approcher les varans de près et faire pleins de photos. Le voyage en bateau était agréable et je ne me suis pas ennuyé malgré que le capitaine et le matelot ne parlaient pas anglais. Snorkeling, baignade, pèche bref le classique de ce type d'excursion Komodo...
Le plus cool c'est que Lee m'a invité quelques jours chez lui, dans une petite île village Pulau Misa (1000 habitants) au large de Labuhanbajo. C'est une toute petite île peuplée de Bugis venu de Sulawesi (sauf Lee l'immigré qui lui vient de Sumbawa mais qui est marié à une locale et qui ont 3 enfants), île sans eau courante, ni électricité (sauf quelques voisins qui ont des groupes électrogène... frimeurs... et qui la revende... capitalistes) ni téléphone filaire (les mobiles eux passent sans problèmes), ni internet... Super contacts ! Malgré que personne ne parle anglais ni moi Indonésien on arrive à se comprendre, par exemple pour se faire prendre en photo (ils adorent ça, enfants comme adultes) ils m'interpellaient "Miss Miss photo"... euh... Miss... j'ai les cheveux courts... pas un look ni un physique qui pourrait prêter à confusion... bon l'essentiel étend de se faire comprendre !
Un couple célébrant sont pèlerinage à la Mecque (1200$ pax) ont organisés une cérémonie où toute l'île était invité (moi aussi, et j'ai même eu droit a mon lot de gâteaux en partant) ; ça m'a interpellé ; entre les billets d'avion la nourriture et les boissons, ça doit représenter un très gros budget (même si tout les habitants ne viennent pas). Lee m'a expliqué l'importance du pèlerinage pour de nombreux habitants, qui aident soit financièrement, soit nourriture/boisson, soit logistique, car c'est une chance et un honneur d'y aller et/ou d'aider d'autre musulmans à y aller !
Ces quelques jours passer ici, et les discussions que j'ai pu avoir avec Lee, mon appris à relativiser !
Comme tout bon français, je me plains et critique constamment (c'est des fois nécessaire et ça permet de faire avancer), donc me voila un soir à critiquer notre système médical et scolaire (surtout études supérieurs), en faisant cette éternelle comparaison Public/Privé... y'en a que pour les riches... à cela Lee me répond : regard mon fils (le plus âgé de ses enfants) sera bientôt trop âgé pour continué à être scolarisé sur l'île, donc il devra aller à Labuhanbajo, soit il fera l'aller retour chaque jours donc bateau à payer, soit être hébergé là-bas, dans tous les cas ça va nous demander de l'argent, d'autant plus que sa sœur elle aussi devra bientôt faire de même, financièrement ça deviendra très compliqué. Je trouve le niveau à Labuhanbajo pas très haut donc je voudrai les envoyer chez ma famille à Sumbawa, où ils enseignent l'anglais, nais c'est encore plus cher, je pourrais malheureusement pas y envoyer tout mes enfants, et je ne te parle pas des études niveau lycée ou université... ...la claque... Ma dernière a des problèmes d'allergies, j'ai été voir plusieurs médecins dont le plus compétent de Labuhanbajo, qui facture 150 000idr piqure et consultation, mais les problèmes sont encore là malgré la piqure, le traitement et les contres-indications alimentaire, donc là je reviens de Sumbawa où j'ai vu un autre médecin. 150 000idr c'est rien pour nous, mais là-bas la sécu n'existe pas et le salaire de base et de 1 000 000idr... ...la claque...
J'ai bien fait de ne pas négocier le forfait Komodo de Lee, je pense qu'il fera bon usage du bénéfice. Contrairement à beaucoup de "vendeurs" qui utilisent leurs difficultés ; vraies ou fausses ; comme arguments commercial, Lee ne m'en n'avait jamais parlé. Du coup je voulais donner un peu plus, mais j'ai un principe, quand on invite quelqu'un chez soi on n'attend pas d'argent en retour, et le fait de donner de l'argent directement à son hôte peu dénaturer les rapports voir même vexer, une invitation n'est pas un acte commercial ! J'ai finalement trouvé comment contribuer, à plusieurs reprises Lee m'avait demandé si j'avais du linge à laver, j'ai donc fini par accepter, lorsqu'il me le ramène, je lui demande combien je dois... rien... j'insiste... si tu veux donner quelque chose va voir ma femme c'est elle qui a tout fait... donc j'ai pu lui donner en ayant une bonne excuse avec mes quelques mots d'indonésien (elle ne parle pas anglais). A y repenser je pense que c'était la bonne manière, car je suis parti en excursion sur une île voisine Pulau Kanawa (superbe petite ile, avec quelques bungalow et un restaurant, idéal pour snorkeling et s'isoler) et c'est sa femme, les enfants et leurs copains qui sont venus me rechercher, et j'ai eu beau insister elle n'a pas voulue manger ou boire quoique se soit et il m'a fallu persévérer pour offrir des boissons aux enfants (et encore 2 canettes pour 4 enfants). Je serai bien resté plus longtemps, mais toute bonne chose a une fin !
Lee me raccompagne récupérer mon scooter à Labuhanbajo et me recommande de conduire prudemment car "t'es comme un petit frère maintenant"... touchant... et conseil perspicace car Flores est une île montagneuse donc routes sinueuses, pas toujours en bonnes état, surtout celles du nord qui ne sont que partiellement goudronnées !
Je roule en direction de Bajawa que je veux atteindre avant la nuit. Je m'arrête pour faire le plein chez un des innombrables particuliers qui vendent de l'essence au bord des routes. Selamat siang... dua liter... berapa harga... je paie... la femme qui me sert ne parle pas anglais, et tente de me faire comprendre autre chose, on utilise alors le langage des signes... mes 2 mains ouvertes vers le ciel, bras légèrement tendues vers l'avant et paupières mi-fermées (quoi ?)... sa main droite entièrement ouverte paume vers le bas (attends attends)... elle se dirige vers sa maison qui se trouve en hauteur et appel quelqu'un... un homme arrive ; lui parle anglais : - il te faut autre chose ? - non, - tu vas où ? - Bajawa, - viens boire un café chez moi, - merci mais je bois pas de café, - un thé alors, - ok, il faut combien de temps pour arriver à Bajawa ? - 1h maybee 2h... tu es d'où ? - Prancis, - really ?, j'ai bossé pendant plusieurs années à Bali pour un patron français très sympa. Il me fait visiter sa plantation ; en fait celle de ses beaux-parents car il habite chez eux avec sa femme (qui m'a servi l'essence) et leur fils ; ils déforestent légalement afin de cultiver. - t'aime les ananas ? - oui, Il se baisse, prends ça machette et en coupe un au sol. - viens on va le manger chez ma famille qui habite plus haut. En partant rapidement tu pourras être à Bajawa avant la nuit, mais si tu veux tu peux passer la nuit chez moi. - why not ? Cette nuit à durée 2 semaines ! Car après quelques jours passer chez lui on est parti avec un de ses jeune voisin (Rusmin) visité Flores.
Ces quelques jours mon aussi fait réfléchir.
Chez Helldy qui habite entre Wairana et Aimere ; comme chez Lee ; pas d'eau courante, pas d'électricité, pas de téléphone fixe et les mobiles ne passent pas ! Flores ne manquant pas d'eau, ils s'approvisionnent facilement, et utilisent la bonne vielle méthode de la faire bouillir avant de la consommée, s'est relativement simple, mais ça demande du temps et quand on est impatient ou intrépide comme moi, on est vite rappelé à l'ordre par son petit estomac occidentalisé. Rien de bien méchant mais assez pour me montrer l'extrême importance des deux robinets d'eau POTABLE que j'ai toujours connus !
Sans électricité pas de télé, mais s'est pas si mal, car comme il n'y a pas non plus de téléphone, les gens sont obligés de se voir constamment ! Je n'avais pas perçu ça chez Lee, mais ici c'est flagrant ! Un soir où on étaient chez les parents de Rusmin (ses voisins les plus proches) j'ai questionné Helldy, pour savoir si c'était habituel... il leur traduit ma question, et tous me répondent : - bien oui, pourquoi en France c'est différent ? - bien oui, c'était le cas avant, mais maintenant toutes les maisons sont barricadées, les animaux clôturés, et de moins en moins de personnes se soucient de leurs voisins. En France c'est même un sport national que d'être en mauvais termes avec ses voisins, y'a même une émission télé sur le sujet. Chaque jour des personnes âgées décèdent seul chez elle sans que personne sans aperçoivent, il y à même eut 10 000 décès pendant un été caniculaire, - bien ici c'est impossible, on vit en famille dans la même maison ou sur le même terrain. On s'entraide entre voisin et même sans se connaitre.
Après ces quelques jours passer ici à visiter les alentour et les nombreux amis et la grande famille de Helldy, on est partis direction Bajawa, où on à visiter le village traditionnel de Bena. Puis les sources d'eau très chaudes de Soa. En rentant des sources Rusmin se loupe à un carrefour et se fait une grosse frayeur avec le scoot de Mr Subhi, aucunes égratignures au pilote ni à la machine, mais séance de fou rire entre Helldy et moi qui le suivions et qui avons vu en direct live ce louper, là une moto s'arrête, c'est quelqu'un de la famille d'Helldy (quand je vous disais grande famille) qui habite à coté et qui insiste pour nous inviter. On accepte, ce sont des gens aux faibles moyens, mais qui se plient en quatre pour vous recevoir dans les meilleurs conditions, ne buvant pas de café il n'ont pas d'autre chose à me proposer, et sont gênés, je comprends qu'ils vont envoyer quelqu'un pour acheter thé ou jus, maintenant c'est moi qui suis gêné, j'insiste pour avoir un café en expliquant que je ne suis pas allergique donc que je peux en boire et que s'est plus convivial de boire tous la même chose.
Après Bajawa direction Riung pour voir les 7 îles. La route est sinueuse partiellement goudronnée, il faut donc rouler prudemment et doucement, comme on est 3 chauffeurs pour 2 scooters, on se relaye, et c'est plutôt bien car en plus de l'état des routes il fait très chaud, et ils savent comment conduire dans de telle conditions et se transformer en TomTom pour trouver la bonne route ou un raccourci.
C'est cool de voyager avec des Indonésiens, qui eux aussi sont en touriste, (Helldy et Rusmin ne sont jamais venus ici) comme Flores compte beaucoup de dialectes ils Bahasa Indonesia, donc les locaux comprennent tout de suite qu'ils viennent d'un autre endroit, et on donc droit aux même questions que moi. Ça les flattent ! Helldy m'explique alors, que lorsqu'il vivait à Bali, ça l'énervait que lorsqu'il saluait un touriste celui-ci ne lui répondait pas toujours. Je lui explique que c'est un peu normal car en tant que touriste on est constamment questionnés... ok je comprends mais ça vous empêchent pas d'être poli, quand quelqu'un te demande si ça va, tu peut être un minimum poli et lui répondre et surtout lui demandé si lui aussi va bien !... Ça m'a donné à réfléchir et depuis je réponds même aux vendeurs des magasins de tailleurs qui vous accostent dans toutes les langues... Un soir dans un warung de Riung, on croise un groupe de 3 Français, Helldy me demande pourquoi je vais pas leurs parler, je lui explique qu'à écouter leurs discussions il ne me sentait pas opportun de les interrompre et que je trouvai plus logique ; surtout quand on fait autant de kilomètres ; de parler avec des locaux. Riung étant petit on les recroissent le lendemain sur une des île, Helldy passant à coté d'eux les saluts en français, il revient vers moi : t'avais raison, quand je leurs ai demandés : et vous ça va ? Je pensais qu'ils allaient me répondre oui et toi ? Que je puis leur répondre : comme-ci comme-ça (il adorait la sonorité de cette formule), mais ils m'ont pas répondus, ça m'énerve... C'est vrais qu'on est programmé comme ça, et c'est dommage qu'à 10 sur une petite île on ne prennent même pas le peine de se dire bonjour.
Après Riung direction Moni via Nangapande, où Rusmin nous abandonne pour rentrer chez lui. C'était la première fois qu'il voyageait en "touriste" et avec des "grands" (il avait 17ans) et c'était sympa de voir ces réactions ! Il nous a laissé en nous promettant de téléphoner le soir une fois arrivé, afin de nous rassurer et d'avoir des nouvelles du village, ce qu'il à fait 24 heures plus tard, normal : il n'a pas de réseau par chez lui et Indonesian Time oblige ! Indonesian Time : c'est une expression que nous avions avec Helldy pour illustrer le décalage horaire, pas celui des faisceaux horaire, mais celui de la perception de l'heure en fonction des pays. On a tous connus : - le ferry de 10h00 qui part à 13h15 = Indonesian time; - l'avion de 10h00 qui part à l'heure = French time ; - le train de 10h00 qui part l'heure mais dont les portes ferment 1min avant = Germain time...
A Moni on croise Brian un ami à Helldy (quand je vous disais nombreux amis), il aimerait nous inviter mais là il est occupé et ça maison est en travaux, on lui propose de venir ce soir à notre hôtel qui fait aussi restaurant et qui est à 2 pas de chez lui, ça a pas l'air de le motiver, finalement on décide de se retrouver chez un de leur ami commun. Helldy me demande : - c'est possible que tu achètes le poulet pour ce soir ? - bien oui. On suit Brian qui s'arrête dans 2, 3 maisons, à un moment ou je prenais des photos, ils me demandent de rentrer : - celui là il te semble bien ? - heu.... c'est vous les spécialistes... quand je choisi des poulets ils sont dans une barquette sous cellophane... pas en train de courir au milieu du poulailler... Soirée avec Arak (alcool local a base de palme) et karaoké chez un voisin qui a équipé son salon avec synthétiseur, micro, Tv et grosse sono à faire trembler les murs, il a un orchestre et anime des mariages. J'ai filmé Helldy chantant un classic romantique Indonésien, sa femme à bien appréciée. Ils m'ont fait part de leurs projets d'avenir, Brian fait construire des bungalows, un autre passionné de moto rêve d'avoir une affaire de location de scooter, mais comme l'investissement est important il envisage plutôt de faire "bureau de change" (ou webcafe quand il y internet à Moni). Helldy lui aussi envisage de construire quelques bungalows en bord de plage vers Aimere. J'espère que leurs projets vont aboutir mais qu'ils n'y perdent pas leur gentillesse ! En rentrant à l'hôtel, Helldy m'expliqua : Brian est musulman donc il mange Hallal, c'est pour cela qu'on a achetés et fait préparer le poulet, ça ne nous déranges pas de manger Halal, et il boit de l'alcool avec nous, on vit ensemble malgré les tensions entre communautés au niveau national !
Lors de la visite des lacs du Kilimuntu on à croisés un jeune couple Espagnol qu'on avait rencontré a Bena (village traditionnel prés de Bajawa) ; le monde est petit ; ou ce son les touristes qui vont tous aux mêmes endroits; c'est plutôt ça, car c'est pas la première foi que ça arrive.
Après Moni, on est rentrés chez Helldy. Rusmin avait raconté le périple qu'il avait vécu et était impatient de connaitre la suite. J'ai pris congés de mes hôtes le lendemain sans oublié de faire le plein d'essence, c'était quand même pour ça que je m'étais arrêté !
Il était malheureusement temps de rentrer vers l'Ouest !
Donc retour à Labuhanbajo, pour passer la nuit, là j'ai consulté le même docteur que le fille à Lee. J'avais choppé une allergie à quelque chose, j'ai jamais pu savoir a quoi, rien de grave, juste quelques plaque de boutons sur les bras et dans le dos, qui persistaient depuis une semaine et qui me démangeaient la nuit... et j'ai horreur qu'on me dérange pendant mon sommeil... donc j'ai aussi eu droit à la piqure et aux mêmes contre-indications alimentaire et au même tarif 150 000idr... Après une bonne nuit grâce à la piqure, ferry pour Sapé.
SUMBAWA
Comme je suis quelqu'un de prévoyant et d'extrêmement organisé (avec la piqure comme excuse), je n'avais pas retiré d'argent à Labuhanbajo : un dés seul endroit avec Ende, où j'ai trouvé ; et c'est pas faute d'avoir cherché; un DAB acceptant les cartes international ! (Pour internet c'est encore plus simple un seul et unique accès trouvé à Ende avec une connexion n'affichant que les 10 premiers messages de Gmail ). Je savais qu'il n'y avait pas de DAB à Sapé car j'en avait déjà cherché à l'aller, pas de soucis j'en trouverai un à Bima (la deuxième plus grosses villes de Sumbawa) où je passe la nuit... hé bien non, j'ai eu beau quadriller la ville et essayer tout ce qui ressemblait à un DAB ou à une banque... j'ai dû racler le fond de mes poches cette nuit là... J'ai finalement trouvé un DAB le lendemain sur ma route; à Dompu; de toute façon je savais qu'il y en avait UN à Sumbawa Besar. J'exagère un peu, il me restait de quoi tenir plusieurs jours, mais c'est bizarre cette impression de manquer d'argent alors qu'avec la même somme des locaux vivent 1 semaine voir plus !
A Sumbawa Besar j'ai re-séjourné 2 nuits dans l'hôtel où Irwan m'avait accompagné, je l'ai contacté mais malheureusement on n'a pas pu se revoir. De toute façons, on ne reste jamais seul longtemps en Indonésie ! Ce soir là je me suis fait invité par un groupe de travailleur qui séjournaient à l'hôtel, malgré qu'ils ne parlaient pas anglais, et que je bahasa Indonesia comme une vache Française, on a réussi à se comprendre, aidé il est vrais par les photos et les vidéos que j'avais prises lors de ce voyage ou d'autres qui sont stockées sur mon gsm, et aidé aussi par du Arak...
Le lendemain je suis parti en excursion snorkeling improvisée ! J'avais vu sur ma carte qu'il y avait une ile proche de Sumbawa Besar avec un plongeur en légende, ni une ni deux je suis partir au village le plus proche où on m'a directement dirigé vers un habitant qui possède un "speed boat" (en fait c'est un vieux petit Zodiac, qui est le plus rapide du village). Ils m'ont organisé cette excursion comme des pros, non pas comme des pros, mais comme les simples pécheurs qu'ils sont et qui se font un honneur de vous recevoir ! Combien d'excursions organisées par des "pros" ne correspondent pas aux belles promesses annoncées et affichées ? Beaucoup trop ! Ici le capitaine a fait ce qu'il a annoncé, avec envie, quand je lui ai demandé si il était possible de voir des requins, il m'a dit que c'était rare mais il m'a quand même emmené dans 2 lieux où on pouvait en apercevoir et il a même snorkeler avec moi pour me guider. On n'a pas vu de requins, mais les fonds et la vie sous-marine sont plutôt sympa.
Le lendemain direction Poto Tano, je m'arrêtes au petit warung sur pilotis du trajet aller où j'avais rencontré Irwan. La serveuse me reconnait, M'OFFRE à boire et a manger, me présente à ses amis, elle vient de Lombok et est ici depuis quelques mois pour travailler. A un moment je me retourne: - C'est possible d'aller en excursion dans une des petites iles là-bas ? - Je sais pas, vas te renseigner dans le village à coté. Aussitôt dit aussitôt fait, me voila dans le village où on me dirige vers le seul habitant qui parle anglais, avec qui je négocie l'excursion pour le lendemain. Là par-contre les fonds marin sont plutôt dégradés donc moins de vie sous-marine, le bateau étant équipé d'un compresseur permettant de plongé en profondeur, on me propose d'essayer.. bien oui... Là aussi "l'anglais du village" (j'ai oublié sont nom) snorkel avec moi. La veille j'avais discuter avec lui, il m'avait invité à boire un thé chez lui, c'est un musulman pratiquant, portant djellaba barbe, on était dans la pièce où il fait ces prières, on parlait de religion, il me questionnait sur le nombre de musulmans en France, comment ils pratiquaient, comment on les percevaient... à un moment il me dit : - je suis contre les terroristes et les extrémistes, ce ne sont pas de vrais pratiquants car on est tous frères : Musulman, Chrétien et Juif ! J'aimerai entendre ça plus souvent !
Après ces bonnes paroles, ferry pour Lombok, arrêt snorkeling à Perama Island, puis à Mataram pour rendre le scooter à Mr Subhi et ferry de nuit pour Bali.
Quelques jours à Ubud pour faire mes emplettes, et retour à Paris...
Voila j'espère ne pas avoir été trop long ou anecdotique, et que ce récit vous donnera envie de découvrir ce super pays !
@+ Jr
Je me lance,
Commençons par le début, je suis parti seul pour la 1ére fois en Indonésie du 12 oct au 26 nov 2007.
J'ai jamais été accro aux voyages trop bien planifiés, et comme là je partais seul, je pouvais me laisser aller et suivre mes envies.
Arrivée à Jakarta, direct avion pour Bali.
BALI
Arrivée à Bali, taxi direction Kuta, je voulais voir par moi même ce fameux ou infâme endroit... Un trafic monstre, j'ai failli fuir et donc faire parti des "+1 Kuta trop touristique", j'y suis resté quelques jours, et c'est en m'y perdant que j'ai appris à apprécier Kuta...
Après direction Ubud, j'ai adoré ! J'pourrai y rester des semaines, l'art, l'artisanat, les paysages...
Je suis tombé sur le récit de Lolo en cherchant des infos sur les îles de l'Est... c'est bien c'que j'pensai, c'est là où il faut aller ! Je le contact, il me file les coordonnés de Mr Subhi (loueur de scooter) et des conseils (achètes des cartes détaillées au Mall de Mataram...)...
LOMBOK
Je n'y suis pas aller direct, avant petit arrêt d'1 semaine à Gili Trawagan... quoi... 1 semaine... il faut 3heures pour faire le tour complet de l'île, et en moonwalk avec un vent contraire... mais quand on aime on ne compte pas ! Sur place j'ai sympathisé avec plusieurs locaux et je suis parti avec l'un d'eux visiter Lombok. Comme il avait des amis sur Mataram j'ai pu découvrir le coté "underground" de Mataram... lors de ces visites plusieurs personnes m'ont conseillés de partir rapidement vers l'est car la mousson y commencerait plutôt. Donc j'ai suivi leurs conseils et filer direct de Mataram à Labuhan Lombok (le port du ferry pour Sumbawa).
SUMBAWA
Me voila à Poto Tano, de là direction Sumbawa Besar. Je ne sais pas où je l'avait lu, la route est vraiment sympa, peu de circulation, bon revêtement, Yepa... j'vais pouvoir "tester" le potentiel du 110cc de Mr Subhi... ahhhh... pas pour longtemps, grosse averse, je m'arrête dans un petit warung sur pilotis. Là 1er vrais contact avec un population pas trop habitués aux touristes ; donc curiosité, naturel, gentillesse mais aussi problèmes de communication, distance de certains ; mais heureusement un motard qui s'est arrêté parle un peu anglais et s'improvise interprète. La pluie ne s'arrêtant pas et la nuit tombant on me conseil d'aller dans un losmen à 5min, voyant que ça me contrarie Irwan (le motard interprète) me propose de le suivre jusqu'à Sumbawa Besar, cool, lest go. Allez suivre de nuit, sous la pluie (on voyait rien à plus de 5m), un Indonésien en Tiger 250, c'est compliqué, surtout quand on traverse des flaques d'eau qui vous arrivent jusqu'aux pédales et qui font caler le moteur, encore plus quand on n'a conduit que des scooter automatique et qu'on veut redémarrer en première, bref je le perds... Bon y'a qu'à rester sur la bonne route... A un moment une moto fait demi-tour à ma hauteur et me rattrape c'est Irwan, qui m'expliquera plus tard qu'il ne s'était pas aperçu tout de suite que je ne le suivait plus (pour ceux qui on fait ou qui vont faire ce trajet, en plein jour c'est vraiment de la rigolade !). Donc on arrive enfin à Sumbawa Besar, nikel y'a un hôtel à l'entrée de la ville, Irwan négocie la chambre pour moi, j'insiste pour l'inviter à manger, et pour commencer : dua the "panas panas" manis (2 thés très très chauds sucrés), chacun, car on est trempés ! Après le repas la pluie s'arrêtant enfin, on fait un tour de la ville by night. Irwan est d'un autre village mais a de la famille ici et m'invite chez eux, accueil simple mais chaleureux ! J'aurai bien passé plus de temps ici mais je voulais arrivé le plus vite possible à Komodo afin de prendre des photos des grosses bébêtes mais sans pluie...
Le lendemain direction Sape pour le ferry. Sumbawa est une ile qu'on est trop nombreux à traverser en coup de vent et s'est bien dommage car elle mérite bien plusieurs jours de découverte. Une journée de route, ponctuée d'arrêts, pluie mais rien de méchant, miam-miam et surtout photo. Au centre de Sumbawa on croisse souvent des singes qui vivent en bordure de la route, mais impossible de les voir de près, j'ai eu beau essayer cacahuète, gâteau, fruits (rien à voir avec leurs potes de la Monkey Forest d'Ubud) Arrivé à Sapé je vais direct au ferry pour acheter le billet et connaitre l'horaire, mais vas faire comprendre cela au préposé qui ne parle pas anglais, et qui te réponds en indonésien (Cf Bourvil dans Le Corniaud) mais heureusement un voyageur qui est là parle anglais et s'improvise interprète (et 1 de plus). Il me donne les infos nécessaire me conseille d'aller au losmen à l'entrée du port et en profite pour me dire que si je veux faire une excursion à Komodo il peu me l'organiser.
Le lendemain matin ferry pour Labuhanbajo. J'avais lu dans le routard que les Balinais étaient très curieux et n'hésitaient pas à regarder par dessus vos épaules pour voir ce que vous lisez, je ne suis pas assez resté à Bali pour voir cela, mais c'est exactement ce qui s'est passé lors de cette traversé. J'avais apportez un hors série de Geo spécial Indiens d'Amérique et plusieurs voyageurs m'ont demandés de quoi ça parlait et mon même emprunter la revue.
FLORES
J'ai finalement accepter l'excursion Komodo de Lee (l'interprète de la veille) car il n'a jamais été insistant et le contact passait bien, j'ai même pas chercher à négocier le prix 1 200 000Idr pour 2 jours en bateau Komodo + Rinca tout inclus dont les entrées. Je ne m'attarde pas sur Komodo car Google en sait bien plus que moi, mais j'ai pu approcher les varans de près et faire pleins de photos. Le voyage en bateau était agréable et je ne me suis pas ennuyé malgré que le capitaine et le matelot ne parlaient pas anglais. Snorkeling, baignade, pèche bref le classique de ce type d'excursion Komodo...
Le plus cool c'est que Lee m'a invité quelques jours chez lui, dans une petite île village Pulau Misa (1000 habitants) au large de Labuhanbajo. C'est une toute petite île peuplée de Bugis venu de Sulawesi (sauf Lee l'immigré qui lui vient de Sumbawa mais qui est marié à une locale et qui ont 3 enfants), île sans eau courante, ni électricité (sauf quelques voisins qui ont des groupes électrogène... frimeurs... et qui la revende... capitalistes) ni téléphone filaire (les mobiles eux passent sans problèmes), ni internet... Super contacts ! Malgré que personne ne parle anglais ni moi Indonésien on arrive à se comprendre, par exemple pour se faire prendre en photo (ils adorent ça, enfants comme adultes) ils m'interpellaient "Miss Miss photo"... euh... Miss... j'ai les cheveux courts... pas un look ni un physique qui pourrait prêter à confusion... bon l'essentiel étend de se faire comprendre !
Un couple célébrant sont pèlerinage à la Mecque (1200$ pax) ont organisés une cérémonie où toute l'île était invité (moi aussi, et j'ai même eu droit a mon lot de gâteaux en partant) ; ça m'a interpellé ; entre les billets d'avion la nourriture et les boissons, ça doit représenter un très gros budget (même si tout les habitants ne viennent pas). Lee m'a expliqué l'importance du pèlerinage pour de nombreux habitants, qui aident soit financièrement, soit nourriture/boisson, soit logistique, car c'est une chance et un honneur d'y aller et/ou d'aider d'autre musulmans à y aller !
Ces quelques jours passer ici, et les discussions que j'ai pu avoir avec Lee, mon appris à relativiser !
Comme tout bon français, je me plains et critique constamment (c'est des fois nécessaire et ça permet de faire avancer), donc me voila un soir à critiquer notre système médical et scolaire (surtout études supérieurs), en faisant cette éternelle comparaison Public/Privé... y'en a que pour les riches... à cela Lee me répond : regard mon fils (le plus âgé de ses enfants) sera bientôt trop âgé pour continué à être scolarisé sur l'île, donc il devra aller à Labuhanbajo, soit il fera l'aller retour chaque jours donc bateau à payer, soit être hébergé là-bas, dans tous les cas ça va nous demander de l'argent, d'autant plus que sa sœur elle aussi devra bientôt faire de même, financièrement ça deviendra très compliqué. Je trouve le niveau à Labuhanbajo pas très haut donc je voudrai les envoyer chez ma famille à Sumbawa, où ils enseignent l'anglais, nais c'est encore plus cher, je pourrais malheureusement pas y envoyer tout mes enfants, et je ne te parle pas des études niveau lycée ou université... ...la claque... Ma dernière a des problèmes d'allergies, j'ai été voir plusieurs médecins dont le plus compétent de Labuhanbajo, qui facture 150 000idr piqure et consultation, mais les problèmes sont encore là malgré la piqure, le traitement et les contres-indications alimentaire, donc là je reviens de Sumbawa où j'ai vu un autre médecin. 150 000idr c'est rien pour nous, mais là-bas la sécu n'existe pas et le salaire de base et de 1 000 000idr... ...la claque...
J'ai bien fait de ne pas négocier le forfait Komodo de Lee, je pense qu'il fera bon usage du bénéfice. Contrairement à beaucoup de "vendeurs" qui utilisent leurs difficultés ; vraies ou fausses ; comme arguments commercial, Lee ne m'en n'avait jamais parlé. Du coup je voulais donner un peu plus, mais j'ai un principe, quand on invite quelqu'un chez soi on n'attend pas d'argent en retour, et le fait de donner de l'argent directement à son hôte peu dénaturer les rapports voir même vexer, une invitation n'est pas un acte commercial ! J'ai finalement trouvé comment contribuer, à plusieurs reprises Lee m'avait demandé si j'avais du linge à laver, j'ai donc fini par accepter, lorsqu'il me le ramène, je lui demande combien je dois... rien... j'insiste... si tu veux donner quelque chose va voir ma femme c'est elle qui a tout fait... donc j'ai pu lui donner en ayant une bonne excuse avec mes quelques mots d'indonésien (elle ne parle pas anglais). A y repenser je pense que c'était la bonne manière, car je suis parti en excursion sur une île voisine Pulau Kanawa (superbe petite ile, avec quelques bungalow et un restaurant, idéal pour snorkeling et s'isoler) et c'est sa femme, les enfants et leurs copains qui sont venus me rechercher, et j'ai eu beau insister elle n'a pas voulue manger ou boire quoique se soit et il m'a fallu persévérer pour offrir des boissons aux enfants (et encore 2 canettes pour 4 enfants). Je serai bien resté plus longtemps, mais toute bonne chose a une fin !
Lee me raccompagne récupérer mon scooter à Labuhanbajo et me recommande de conduire prudemment car "t'es comme un petit frère maintenant"... touchant... et conseil perspicace car Flores est une île montagneuse donc routes sinueuses, pas toujours en bonnes état, surtout celles du nord qui ne sont que partiellement goudronnées !
Je roule en direction de Bajawa que je veux atteindre avant la nuit. Je m'arrête pour faire le plein chez un des innombrables particuliers qui vendent de l'essence au bord des routes. Selamat siang... dua liter... berapa harga... je paie... la femme qui me sert ne parle pas anglais, et tente de me faire comprendre autre chose, on utilise alors le langage des signes... mes 2 mains ouvertes vers le ciel, bras légèrement tendues vers l'avant et paupières mi-fermées (quoi ?)... sa main droite entièrement ouverte paume vers le bas (attends attends)... elle se dirige vers sa maison qui se trouve en hauteur et appel quelqu'un... un homme arrive ; lui parle anglais : - il te faut autre chose ? - non, - tu vas où ? - Bajawa, - viens boire un café chez moi, - merci mais je bois pas de café, - un thé alors, - ok, il faut combien de temps pour arriver à Bajawa ? - 1h maybee 2h... tu es d'où ? - Prancis, - really ?, j'ai bossé pendant plusieurs années à Bali pour un patron français très sympa. Il me fait visiter sa plantation ; en fait celle de ses beaux-parents car il habite chez eux avec sa femme (qui m'a servi l'essence) et leur fils ; ils déforestent légalement afin de cultiver. - t'aime les ananas ? - oui, Il se baisse, prends ça machette et en coupe un au sol. - viens on va le manger chez ma famille qui habite plus haut. En partant rapidement tu pourras être à Bajawa avant la nuit, mais si tu veux tu peux passer la nuit chez moi. - why not ? Cette nuit à durée 2 semaines ! Car après quelques jours passer chez lui on est parti avec un de ses jeune voisin (Rusmin) visité Flores.
Ces quelques jours mon aussi fait réfléchir.
Chez Helldy qui habite entre Wairana et Aimere ; comme chez Lee ; pas d'eau courante, pas d'électricité, pas de téléphone fixe et les mobiles ne passent pas ! Flores ne manquant pas d'eau, ils s'approvisionnent facilement, et utilisent la bonne vielle méthode de la faire bouillir avant de la consommée, s'est relativement simple, mais ça demande du temps et quand on est impatient ou intrépide comme moi, on est vite rappelé à l'ordre par son petit estomac occidentalisé. Rien de bien méchant mais assez pour me montrer l'extrême importance des deux robinets d'eau POTABLE que j'ai toujours connus !
Sans électricité pas de télé, mais s'est pas si mal, car comme il n'y a pas non plus de téléphone, les gens sont obligés de se voir constamment ! Je n'avais pas perçu ça chez Lee, mais ici c'est flagrant ! Un soir où on étaient chez les parents de Rusmin (ses voisins les plus proches) j'ai questionné Helldy, pour savoir si c'était habituel... il leur traduit ma question, et tous me répondent : - bien oui, pourquoi en France c'est différent ? - bien oui, c'était le cas avant, mais maintenant toutes les maisons sont barricadées, les animaux clôturés, et de moins en moins de personnes se soucient de leurs voisins. En France c'est même un sport national que d'être en mauvais termes avec ses voisins, y'a même une émission télé sur le sujet. Chaque jour des personnes âgées décèdent seul chez elle sans que personne sans aperçoivent, il y à même eut 10 000 décès pendant un été caniculaire, - bien ici c'est impossible, on vit en famille dans la même maison ou sur le même terrain. On s'entraide entre voisin et même sans se connaitre.
Après ces quelques jours passer ici à visiter les alentour et les nombreux amis et la grande famille de Helldy, on est partis direction Bajawa, où on à visiter le village traditionnel de Bena. Puis les sources d'eau très chaudes de Soa. En rentant des sources Rusmin se loupe à un carrefour et se fait une grosse frayeur avec le scoot de Mr Subhi, aucunes égratignures au pilote ni à la machine, mais séance de fou rire entre Helldy et moi qui le suivions et qui avons vu en direct live ce louper, là une moto s'arrête, c'est quelqu'un de la famille d'Helldy (quand je vous disais grande famille) qui habite à coté et qui insiste pour nous inviter. On accepte, ce sont des gens aux faibles moyens, mais qui se plient en quatre pour vous recevoir dans les meilleurs conditions, ne buvant pas de café il n'ont pas d'autre chose à me proposer, et sont gênés, je comprends qu'ils vont envoyer quelqu'un pour acheter thé ou jus, maintenant c'est moi qui suis gêné, j'insiste pour avoir un café en expliquant que je ne suis pas allergique donc que je peux en boire et que s'est plus convivial de boire tous la même chose.
Après Bajawa direction Riung pour voir les 7 îles. La route est sinueuse partiellement goudronnée, il faut donc rouler prudemment et doucement, comme on est 3 chauffeurs pour 2 scooters, on se relaye, et c'est plutôt bien car en plus de l'état des routes il fait très chaud, et ils savent comment conduire dans de telle conditions et se transformer en TomTom pour trouver la bonne route ou un raccourci.
C'est cool de voyager avec des Indonésiens, qui eux aussi sont en touriste, (Helldy et Rusmin ne sont jamais venus ici) comme Flores compte beaucoup de dialectes ils Bahasa Indonesia, donc les locaux comprennent tout de suite qu'ils viennent d'un autre endroit, et on donc droit aux même questions que moi. Ça les flattent ! Helldy m'explique alors, que lorsqu'il vivait à Bali, ça l'énervait que lorsqu'il saluait un touriste celui-ci ne lui répondait pas toujours. Je lui explique que c'est un peu normal car en tant que touriste on est constamment questionnés... ok je comprends mais ça vous empêchent pas d'être poli, quand quelqu'un te demande si ça va, tu peut être un minimum poli et lui répondre et surtout lui demandé si lui aussi va bien !... Ça m'a donné à réfléchir et depuis je réponds même aux vendeurs des magasins de tailleurs qui vous accostent dans toutes les langues... Un soir dans un warung de Riung, on croise un groupe de 3 Français, Helldy me demande pourquoi je vais pas leurs parler, je lui explique qu'à écouter leurs discussions il ne me sentait pas opportun de les interrompre et que je trouvai plus logique ; surtout quand on fait autant de kilomètres ; de parler avec des locaux. Riung étant petit on les recroissent le lendemain sur une des île, Helldy passant à coté d'eux les saluts en français, il revient vers moi : t'avais raison, quand je leurs ai demandés : et vous ça va ? Je pensais qu'ils allaient me répondre oui et toi ? Que je puis leur répondre : comme-ci comme-ça (il adorait la sonorité de cette formule), mais ils m'ont pas répondus, ça m'énerve... C'est vrais qu'on est programmé comme ça, et c'est dommage qu'à 10 sur une petite île on ne prennent même pas le peine de se dire bonjour.
Après Riung direction Moni via Nangapande, où Rusmin nous abandonne pour rentrer chez lui. C'était la première fois qu'il voyageait en "touriste" et avec des "grands" (il avait 17ans) et c'était sympa de voir ces réactions ! Il nous a laissé en nous promettant de téléphoner le soir une fois arrivé, afin de nous rassurer et d'avoir des nouvelles du village, ce qu'il à fait 24 heures plus tard, normal : il n'a pas de réseau par chez lui et Indonesian Time oblige ! Indonesian Time : c'est une expression que nous avions avec Helldy pour illustrer le décalage horaire, pas celui des faisceaux horaire, mais celui de la perception de l'heure en fonction des pays. On a tous connus : - le ferry de 10h00 qui part à 13h15 = Indonesian time; - l'avion de 10h00 qui part à l'heure = French time ; - le train de 10h00 qui part l'heure mais dont les portes ferment 1min avant = Germain time...
A Moni on croise Brian un ami à Helldy (quand je vous disais nombreux amis), il aimerait nous inviter mais là il est occupé et ça maison est en travaux, on lui propose de venir ce soir à notre hôtel qui fait aussi restaurant et qui est à 2 pas de chez lui, ça a pas l'air de le motiver, finalement on décide de se retrouver chez un de leur ami commun. Helldy me demande : - c'est possible que tu achètes le poulet pour ce soir ? - bien oui. On suit Brian qui s'arrête dans 2, 3 maisons, à un moment ou je prenais des photos, ils me demandent de rentrer : - celui là il te semble bien ? - heu.... c'est vous les spécialistes... quand je choisi des poulets ils sont dans une barquette sous cellophane... pas en train de courir au milieu du poulailler... Soirée avec Arak (alcool local a base de palme) et karaoké chez un voisin qui a équipé son salon avec synthétiseur, micro, Tv et grosse sono à faire trembler les murs, il a un orchestre et anime des mariages. J'ai filmé Helldy chantant un classic romantique Indonésien, sa femme à bien appréciée. Ils m'ont fait part de leurs projets d'avenir, Brian fait construire des bungalows, un autre passionné de moto rêve d'avoir une affaire de location de scooter, mais comme l'investissement est important il envisage plutôt de faire "bureau de change" (ou webcafe quand il y internet à Moni). Helldy lui aussi envisage de construire quelques bungalows en bord de plage vers Aimere. J'espère que leurs projets vont aboutir mais qu'ils n'y perdent pas leur gentillesse ! En rentrant à l'hôtel, Helldy m'expliqua : Brian est musulman donc il mange Hallal, c'est pour cela qu'on a achetés et fait préparer le poulet, ça ne nous déranges pas de manger Halal, et il boit de l'alcool avec nous, on vit ensemble malgré les tensions entre communautés au niveau national !
Lors de la visite des lacs du Kilimuntu on à croisés un jeune couple Espagnol qu'on avait rencontré a Bena (village traditionnel prés de Bajawa) ; le monde est petit ; ou ce son les touristes qui vont tous aux mêmes endroits; c'est plutôt ça, car c'est pas la première foi que ça arrive.
Après Moni, on est rentrés chez Helldy. Rusmin avait raconté le périple qu'il avait vécu et était impatient de connaitre la suite. J'ai pris congés de mes hôtes le lendemain sans oublié de faire le plein d'essence, c'était quand même pour ça que je m'étais arrêté !
Il était malheureusement temps de rentrer vers l'Ouest !
Donc retour à Labuhanbajo, pour passer la nuit, là j'ai consulté le même docteur que le fille à Lee. J'avais choppé une allergie à quelque chose, j'ai jamais pu savoir a quoi, rien de grave, juste quelques plaque de boutons sur les bras et dans le dos, qui persistaient depuis une semaine et qui me démangeaient la nuit... et j'ai horreur qu'on me dérange pendant mon sommeil... donc j'ai aussi eu droit à la piqure et aux mêmes contre-indications alimentaire et au même tarif 150 000idr... Après une bonne nuit grâce à la piqure, ferry pour Sapé.
SUMBAWA
Comme je suis quelqu'un de prévoyant et d'extrêmement organisé (avec la piqure comme excuse), je n'avais pas retiré d'argent à Labuhanbajo : un dés seul endroit avec Ende, où j'ai trouvé ; et c'est pas faute d'avoir cherché; un DAB acceptant les cartes international ! (Pour internet c'est encore plus simple un seul et unique accès trouvé à Ende avec une connexion n'affichant que les 10 premiers messages de Gmail ). Je savais qu'il n'y avait pas de DAB à Sapé car j'en avait déjà cherché à l'aller, pas de soucis j'en trouverai un à Bima (la deuxième plus grosses villes de Sumbawa) où je passe la nuit... hé bien non, j'ai eu beau quadriller la ville et essayer tout ce qui ressemblait à un DAB ou à une banque... j'ai dû racler le fond de mes poches cette nuit là... J'ai finalement trouvé un DAB le lendemain sur ma route; à Dompu; de toute façon je savais qu'il y en avait UN à Sumbawa Besar. J'exagère un peu, il me restait de quoi tenir plusieurs jours, mais c'est bizarre cette impression de manquer d'argent alors qu'avec la même somme des locaux vivent 1 semaine voir plus !
A Sumbawa Besar j'ai re-séjourné 2 nuits dans l'hôtel où Irwan m'avait accompagné, je l'ai contacté mais malheureusement on n'a pas pu se revoir. De toute façons, on ne reste jamais seul longtemps en Indonésie ! Ce soir là je me suis fait invité par un groupe de travailleur qui séjournaient à l'hôtel, malgré qu'ils ne parlaient pas anglais, et que je bahasa Indonesia comme une vache Française, on a réussi à se comprendre, aidé il est vrais par les photos et les vidéos que j'avais prises lors de ce voyage ou d'autres qui sont stockées sur mon gsm, et aidé aussi par du Arak...
Le lendemain je suis parti en excursion snorkeling improvisée ! J'avais vu sur ma carte qu'il y avait une ile proche de Sumbawa Besar avec un plongeur en légende, ni une ni deux je suis partir au village le plus proche où on m'a directement dirigé vers un habitant qui possède un "speed boat" (en fait c'est un vieux petit Zodiac, qui est le plus rapide du village). Ils m'ont organisé cette excursion comme des pros, non pas comme des pros, mais comme les simples pécheurs qu'ils sont et qui se font un honneur de vous recevoir ! Combien d'excursions organisées par des "pros" ne correspondent pas aux belles promesses annoncées et affichées ? Beaucoup trop ! Ici le capitaine a fait ce qu'il a annoncé, avec envie, quand je lui ai demandé si il était possible de voir des requins, il m'a dit que c'était rare mais il m'a quand même emmené dans 2 lieux où on pouvait en apercevoir et il a même snorkeler avec moi pour me guider. On n'a pas vu de requins, mais les fonds et la vie sous-marine sont plutôt sympa.
Le lendemain direction Poto Tano, je m'arrêtes au petit warung sur pilotis du trajet aller où j'avais rencontré Irwan. La serveuse me reconnait, M'OFFRE à boire et a manger, me présente à ses amis, elle vient de Lombok et est ici depuis quelques mois pour travailler. A un moment je me retourne: - C'est possible d'aller en excursion dans une des petites iles là-bas ? - Je sais pas, vas te renseigner dans le village à coté. Aussitôt dit aussitôt fait, me voila dans le village où on me dirige vers le seul habitant qui parle anglais, avec qui je négocie l'excursion pour le lendemain. Là par-contre les fonds marin sont plutôt dégradés donc moins de vie sous-marine, le bateau étant équipé d'un compresseur permettant de plongé en profondeur, on me propose d'essayer.. bien oui... Là aussi "l'anglais du village" (j'ai oublié sont nom) snorkel avec moi. La veille j'avais discuter avec lui, il m'avait invité à boire un thé chez lui, c'est un musulman pratiquant, portant djellaba barbe, on était dans la pièce où il fait ces prières, on parlait de religion, il me questionnait sur le nombre de musulmans en France, comment ils pratiquaient, comment on les percevaient... à un moment il me dit : - je suis contre les terroristes et les extrémistes, ce ne sont pas de vrais pratiquants car on est tous frères : Musulman, Chrétien et Juif ! J'aimerai entendre ça plus souvent !
Après ces bonnes paroles, ferry pour Lombok, arrêt snorkeling à Perama Island, puis à Mataram pour rendre le scooter à Mr Subhi et ferry de nuit pour Bali.
Quelques jours à Ubud pour faire mes emplettes, et retour à Paris...
Voila j'espère ne pas avoir été trop long ou anecdotique, et que ce récit vous donnera envie de découvrir ce super pays !
@+ Jr
Étapes pour un voyage de trois semaines au Vietnam? English translation pending
Bonjour a tous !
voila, je pars au Vietnam a la fin du mois, pour 3 semaine.J ' atterrirai a Hanoi, et je finirais pas HCMV.
mais j 'ai un peu de mal pour me décider pour les étapes entre les 2. J ' ai pensé a Hué, Hoi an , et ensuite Nha trang.
ce qui ferait grosso modo 5/6 jour a hanoi (dont 2 pour la baie d ' Along); 5/6 a HCMV (dont une visite dans le delta du mekong); et le reste a répartir.
Si vous avez des avis sur la question, le timing, les villes en elles-meme, je suis preneur ^^
merci d 'avance.
voila, je pars au Vietnam a la fin du mois, pour 3 semaine.J ' atterrirai a Hanoi, et je finirais pas HCMV.
mais j 'ai un peu de mal pour me décider pour les étapes entre les 2. J ' ai pensé a Hué, Hoi an , et ensuite Nha trang.
ce qui ferait grosso modo 5/6 jour a hanoi (dont 2 pour la baie d ' Along); 5/6 a HCMV (dont une visite dans le delta du mekong); et le reste a répartir.
Si vous avez des avis sur la question, le timing, les villes en elles-meme, je suis preneur ^^
merci d 'avance.
20 000 km en stop depuis la Normandie jusqu'à Bangkok English translation pending
Voyage en auto-stop depuis la Normandie (le mardi 28 avril, départ du Pays de Caux) jusqu'en Thaïlande (arrivée à Bangkok 2:26 pm, le 23 juin 2009). Vol Air Asia le 24 Bkk-Rgn.
Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.
Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !
Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).
Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.
Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.
Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.
Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).
Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).
Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.
Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).
J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.
A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"
C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).
Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).
Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.
Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).
Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.
Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.
J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).
08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.
Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.
Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.
Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.
Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.
Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).
Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).
Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.
Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.
Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).
Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...
Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.
Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !
Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).
Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.
Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.
Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.
Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).
Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).
Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.
Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).
J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.
A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"
C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).
Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).
Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.
Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).
Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.
Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.
J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).
08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.
Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.
Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.
Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.
Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.
Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).
Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).
Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.
Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.
Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).
Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...
Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
Le wifi dans les hôtels de l'Ouest américain... English translation pending
... ben c'est sympa... puisque ça me permet de vous faire un coucou depuis l'holiday inn express de Santa Barbara !
Quelques impressions depuis notre arrivée samedi : Le vol : BMI (Bruxelles-Londres) + Air New Zeland (Londres-Los Angeles) : A l'heure et sans problème.
Le border contrôle : Lui même hyper rapide mais beaucoup de monde donc file d'attente et on nous a "gardé" assis dans l'avion 1/2heure de plus à cause de l'encombrement dans le hall du contrôle...où les agents régulaient finalement assez bien la foule de façon a répartir au mieux les arrivants par vols...
Sheraton aéroport : Une usine
L'aéroport : Une usine mais facile de se repérer et de nombreuses navettes
Avis : Aucune attente à l'heure à laquelle nous nous y sommes rendus (9h30)
Voiture de location : J'avais réservé une routière en attendant d'être sur place pour aviser vu qu'il n'y avait pas grand chose en 4x4 sur le site belge. En bon commerçant le gars nous a proposé un SUV.. et mon mari a dit ok. Nous avons donc hérité d'un PONTIAC TORRENT récent, tout blanc, sièges en cuir... si certains d'entre vous connaissent, je suis preneuse d'avis... On est parti sans la notice, on ne savait même pas quoi mettre comme carburant dedans, on a pas mal cherché pour les boutons aussi.
LE brunch et la visite du QUEEN MARY : Super sympa pour une visite hors du temps. Le brunch est animé par un chanteur de blues/jazz et le buffet se présente sous la forme de "stations" par type de cuisine. La visite du paquebot est très sympa avec des expositions et des parties "promenades".
Cali'fun : Tour de la ville en soirée en français. Le guide était canadien. Parcours sympa qui nous a permis d'aller, outre les traditionnels Berverlu Hills, Bel air et Hollywood boulevard, dans downtown mais aussi à Alverra près de la station où il y avait une fête mexicaine avec des danseuses aux costumes très colorés... très sympa avec le petit marché dans la rue pietonne !
Universal studios VIP tour: Un traitement privilégié pour une visite sans stress et sans les foules. On a apprécié. Côté tournage on n'a pas vu grand chose mais on s'y attendait. En revanche on a pu faire un tour dans des bâtiments où il y a tous les accesoires, la fabrique des décors et les studios d'enregistrement du son. Le tour à un côté "attraction" avec son lot de surprises... mais il est vrai que Universal est aussi ... un parc d'attractions!
Le restaurant YAMASHIRO 😎😎😎: Sur le "top" de la Hollywood Hill. La vue est magnifique et la cuisine délicieuse. Ce n'est pas du "tout japonais" loin de là, mais c'est une cuisine qui dirais-je, accorde les goûts et les saveurs. Ce n'est pas donné mais c'est vraiment très bon . Le service est impeccable et l'expresso est très bon (qui disait que le café n'était pas toujours bon ici ???😉)
L'hotel MAGIC CASTLE : J'avais réservé au HOLLYWOOD HILL HOTEL, juste en dessous du YAMASHIRO mais en arrivant pour le check inn au Magic castle (c'est là que se fait le check inn du HHH) on me dit qu'il y a des problème de plomberie en haut (ptète que finalement il n'étaient pas plein et qu'ils préféraient ne pas le mettre en service avant d'avoir rempli le magic castle). Finalement ce n'est qu'une semi deception car en voyant en bas le petit hotel très bien tenu avec sa mini piscine, je me demandais pourquoi j'étais allée m'embêter à retenir en haut... D'autant plus que le receptionniste se plie en 4, insiste sur le fait que là au je n'aurais eu qu'une vue sur la colline etc.. Il nous propose une chambre plus grande avec tous les snacks gratuits et patati et patata... Donc au final on est contents, on a un grand appartement très calme et le parking est en dessous. Petit déjeuner sympa auprès de la piscine.
Hollywood boulevard au matin : Beaucoup plus cool que l'après midi. Permet de prendre son temps sans être bousculé par la foule... appréciable !
Studios WARNER BROS : Super bien organisé. Là aussi pas de tournage en vue . Plus orienté prod de séries TV et show.
SANTA BARBARA : Charmante bourgade très animée. La balade sur le "Pier" en fin de journée est très agréable. Balade nocturne dans le "vieux quartier" et les rues commerçantes. Accents très "hispaniques" à 2 jours des "olds spanish days". Je ne regrette pas un instant cette étape !
Restaurant PALACE GRILL 😎😎😎: Un restau qui ne paye pas de mine comparé aux accueillantes terrasses "pièges à touristes" de la State street, mais cuisine cajun excellente au son du jazz New orleans... (expresson à éviter...🤪). Il était très bien cotté sur tripadvisor... pas étonnant !
Hotel Holidays inn express VIRGINIA: Un hotel inn à l'espagnole dans un bâtiment ancien (pour els USA); Chambre petite mais jolie déco "espagnole of course". Lits confortables... bon on m'attend pour le petit dej !! A +😎
Quelques impressions depuis notre arrivée samedi : Le vol : BMI (Bruxelles-Londres) + Air New Zeland (Londres-Los Angeles) : A l'heure et sans problème.
Le border contrôle : Lui même hyper rapide mais beaucoup de monde donc file d'attente et on nous a "gardé" assis dans l'avion 1/2heure de plus à cause de l'encombrement dans le hall du contrôle...où les agents régulaient finalement assez bien la foule de façon a répartir au mieux les arrivants par vols...
Sheraton aéroport : Une usine
L'aéroport : Une usine mais facile de se repérer et de nombreuses navettes
Avis : Aucune attente à l'heure à laquelle nous nous y sommes rendus (9h30)
Voiture de location : J'avais réservé une routière en attendant d'être sur place pour aviser vu qu'il n'y avait pas grand chose en 4x4 sur le site belge. En bon commerçant le gars nous a proposé un SUV.. et mon mari a dit ok. Nous avons donc hérité d'un PONTIAC TORRENT récent, tout blanc, sièges en cuir... si certains d'entre vous connaissent, je suis preneuse d'avis... On est parti sans la notice, on ne savait même pas quoi mettre comme carburant dedans, on a pas mal cherché pour les boutons aussi.
LE brunch et la visite du QUEEN MARY : Super sympa pour une visite hors du temps. Le brunch est animé par un chanteur de blues/jazz et le buffet se présente sous la forme de "stations" par type de cuisine. La visite du paquebot est très sympa avec des expositions et des parties "promenades".
Cali'fun : Tour de la ville en soirée en français. Le guide était canadien. Parcours sympa qui nous a permis d'aller, outre les traditionnels Berverlu Hills, Bel air et Hollywood boulevard, dans downtown mais aussi à Alverra près de la station où il y avait une fête mexicaine avec des danseuses aux costumes très colorés... très sympa avec le petit marché dans la rue pietonne !
Universal studios VIP tour: Un traitement privilégié pour une visite sans stress et sans les foules. On a apprécié. Côté tournage on n'a pas vu grand chose mais on s'y attendait. En revanche on a pu faire un tour dans des bâtiments où il y a tous les accesoires, la fabrique des décors et les studios d'enregistrement du son. Le tour à un côté "attraction" avec son lot de surprises... mais il est vrai que Universal est aussi ... un parc d'attractions!
Le restaurant YAMASHIRO 😎😎😎: Sur le "top" de la Hollywood Hill. La vue est magnifique et la cuisine délicieuse. Ce n'est pas du "tout japonais" loin de là, mais c'est une cuisine qui dirais-je, accorde les goûts et les saveurs. Ce n'est pas donné mais c'est vraiment très bon . Le service est impeccable et l'expresso est très bon (qui disait que le café n'était pas toujours bon ici ???😉)
L'hotel MAGIC CASTLE : J'avais réservé au HOLLYWOOD HILL HOTEL, juste en dessous du YAMASHIRO mais en arrivant pour le check inn au Magic castle (c'est là que se fait le check inn du HHH) on me dit qu'il y a des problème de plomberie en haut (ptète que finalement il n'étaient pas plein et qu'ils préféraient ne pas le mettre en service avant d'avoir rempli le magic castle). Finalement ce n'est qu'une semi deception car en voyant en bas le petit hotel très bien tenu avec sa mini piscine, je me demandais pourquoi j'étais allée m'embêter à retenir en haut... D'autant plus que le receptionniste se plie en 4, insiste sur le fait que là au je n'aurais eu qu'une vue sur la colline etc.. Il nous propose une chambre plus grande avec tous les snacks gratuits et patati et patata... Donc au final on est contents, on a un grand appartement très calme et le parking est en dessous. Petit déjeuner sympa auprès de la piscine.
Hollywood boulevard au matin : Beaucoup plus cool que l'après midi. Permet de prendre son temps sans être bousculé par la foule... appréciable !
Studios WARNER BROS : Super bien organisé. Là aussi pas de tournage en vue . Plus orienté prod de séries TV et show.
SANTA BARBARA : Charmante bourgade très animée. La balade sur le "Pier" en fin de journée est très agréable. Balade nocturne dans le "vieux quartier" et les rues commerçantes. Accents très "hispaniques" à 2 jours des "olds spanish days". Je ne regrette pas un instant cette étape !
Restaurant PALACE GRILL 😎😎😎: Un restau qui ne paye pas de mine comparé aux accueillantes terrasses "pièges à touristes" de la State street, mais cuisine cajun excellente au son du jazz New orleans... (expresson à éviter...🤪). Il était très bien cotté sur tripadvisor... pas étonnant !
Hotel Holidays inn express VIRGINIA: Un hotel inn à l'espagnole dans un bâtiment ancien (pour els USA); Chambre petite mais jolie déco "espagnole of course". Lits confortables... bon on m'attend pour le petit dej !! A +😎
Trois semaines au Costa Rica en juin (6 au 27 juin 2009) English translation pending
Nous avons passé trois semaines au Costa Rica durant le mois de juin (06/06 au 27/06).
C'est une super période pour visiter le pays car il y a vraiment peu de touristes. Niveau météo, c'est tout à fait agréable. Il fait presque toujours beau jusqu'à 15h, ensuite la pluie s'invite parfois. Vu que l'on vit avec le soleil (5h30 -> 18h00), on peu profiter d'une longue et belle journée et ensuite se reposer quand il pleut.
Avion: Pour le vol nous avons acheté nos billets sur le site de Continental Airlines. Nous avons payé 805 Eur (Classe Eco) par personne pour un aller retour Bruxelles - San José via Newark (USA).
Bruxelles - Newark (Boeing 767) 8h15 de vol, films sur écran individuel
durant + musique durant le vol (pas de choix possible).
Newark - San Jose (et inverse) (Boeing 737) 5h de vol, films durant le vol
Newark - Bruxelles (Boeing 777) Super nickel. 8h de vol (+ un peu de retard à cause d'un changement de route imposé par le traffic aérien). Ecran tactile individuel (choix de plus ou moins 300 films à la demande (gratuit) + musique + jeux)... très cool!
Repas à bord tout à fait corrects.
Voiture: Pour la location de 4x4 (indispensable pour profiter pleinement du pays) nous sommes passé par le voyagiste "Connections" (Belgique). Nous avons loué un Suzuki Grand Vitara (5 places, grand coffre) pour 850 Eur + 306 $ (223 Eur) pour une assurance 0 Eur de franchise et dépannage en cas de problème. Le loueur était un local ( MAPACHE www.mapache.com ). Durée de la location 20 jours. Le personnel est super sympa, pas de surprise au retour du véhicule. Une petite astuce qui fait plaisir au loueur et qui nous a même éviter une inspection du véhicule: nettoyage de la voiture avant la remise de celui-ci dans un centre de lavage à Alajuela, cout: 2000 colonnes (2, 7 Eur).
Votre voiture en ressort toute propre (nettoyage par 5 personnes). Petit bonus plutôt sympa: prêt gratuit de la part du loueur d'un GSM avec appels au Costa Rica gratuit illimité et réception d'appel locaux et internationaux gratuit. C'est super utile pour réserver un hôtel en dernière minute ou pour appeler à l'aide en cas de pépin (nous n'en avons pas eu :o) )
Caution (si full assurance) 100$ + 150$ pour GSM (attention la somme est bloquée sur votre carte de crédit)
GPS: Nous avions décidé d'utiliser un GPS suite à d'autres bonnes expérience durant d'autres pays. C'est tout de même super utile, ça vous évite de perdre du temps pour trouver l'endroit où vous voulez aller. Je referais le même choix après usage.
Si vous avez un GPS Garmin (il n'existe pas de carte pour les autres marques), vous pouvez acheter la carte sur Ebay (ce que nous avons fait).
www.navsatcr.com/ La vente se passe via Ebay, vous recevez sur votre mail un lien pour télécharger votre carte.
Cout:
149$ (attention ils font parfois des réductions) pour une carte avec durée de vie illimitée (elle est bloquée pour le numéro de série de votre GPS) 99 $ pour une durée de vie de 30 jour
La location du gps chez un loueur est de 9 $ par jour.
Si vous n'avez pas de GPS Garmin vous en trouvez un pour 100 Eur. En ajoutant 110 Eur de carte, vous avez votre GPS pour 210 Eur. En 20 jours vous avez amorti votre GPS et il reste à vous ;o)
Argent: Nous avons remarqué après quelques jours qu'il valait mieux payer en collons plutôt qu'en dollar. Ca évite les arrondis vers le haut. Vous pouvez retirer des collons et des dollars dans la plupart des distributeurs automatique. Nous n'avons eu aucune difficultés pour en trouver.
Moustiques: Pour vous protéger des moustiques, le mieux ce sont des habits long et amples. Un bon répulsif est aussi fort utile. N'en acheter pas avant votre voyage. En effet, vous en trouverez dans toutes les grandes surface pour plus ou moins 10-12$, et leur efficacité est bien meilleur qu'un anti-moustique tropical acheté en pharmacie chez nous. Nous avions emportés nos moustiquaires avec nous mais nous ne les avons pas utilisée
Paludisme: Les avis divergent à ce sujet. Le Costa Rica est classé Zone1. Le type de malaria présent au Costa Rica peut être prévenu avec le traitement le moins cher pour la malaria: Nivaquine (prix d'une boite de 100 comprimés en Belgique: 5 Eur). A ce prix là, mieux vaut prévenir que guérir. De toute façon vous devrez tout de même vous protéger comme expliqué ci-dessus vu qu'il y a un risque d'attraper la dengue pour laquelle il n'existe pas de traitement.
Photos du voyage sur picasa: attention il y en a un peu plus de 900
http://picasaweb.google.com/...taRicaJuin2009Part1# http://picasaweb.google.com/rochsandrinelaurent/CostaRicaJuin2009Part2#
Notre parcours
Jour 1:
Arrivée le soir à San José. Nuit au Bed and Breakfast Robledal à Alajuela. 80$/nuit (taxe incluse) avec petit déjeuner (transfert aéroport inclus).
C'est un endroit idéal pour être près de l'aéroport (10 min). Vous pouvez y profiter d'une piscine et d'un jardin avec pas mal d'oiseaux. Chambre avec Airco + douche eau chaude. www.hotelrobledal.com
Jour 2: Alajuela - Puerto Viejo (Playa Cocles) météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
4h30 de route (juste 1/2 heure de piste en fin de parcour) pour 210 km Arrivée à "Casa Moabi" chez René ( http://casamoabi.blogspot.com/ ). Il était en France durant notre séjour, nous avons donc été accueillis par des français charmant qui gardaient sa maison durant son absence. Nous avons loué son pavillon pour 60 $ par nuit (chambre + Ventillo + douche eau chaude). La maison se trouve en pleine forêt un peu après Puero Viejo en venant de Cahuita. Vous êtes en plein milieu de la nature.
C'est cool d'entendre les singes hurleurs en journée et le matin pour vous réveiller. Visite de la plage de Cocles (très belle). Repas du soir au resto "La Biela" ( 10 min à pied vers Punta Uva). Très bonne cuisine bon marché (une grosse langouste pour 10 Eur avec les boissons). Le resto est tenu par une Argentine très sympa et la chef est une Tica.
Jour 3: Cahuita - Puerto Viejo météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
Visite du parc de Cahuita. Nous avons vu plein d'animaux, avec l'aide d'un
mail que René (Casa Moabi) nous avait envoyé pour nous guider dans le parc. Hérons, Vautours, Aigle, fourmis, crabes, serpent liane, singe hurleur, capucin, coati, vipère de shleggel, paresseu, oiseau en tout genre. Nous avons mis une demi journée pour visiter la moitié du parc. Il vaut mieux rentrer par l'entrée du village qui est tenue par des locaux. C'est moins cher car vous pouvez payer ce que vous voullez (nous avons donné 10 $ pour 2). Si vous entrez par l'autre entrée avant le village en venant de Manzanillo vous devez payer 10$/ pers. Fin d'après-midi dans les hamacs. Repas au même resto que la veille.
Jour 4: Puerto Viejo - Punta Uva météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
Visite le matin du Sloth Rescue center (http://www.slothrescue.org/) Nous avons choisi l'option petit déjeuner sur place (5$) + visite (25 $). La visite commence à 7h00 apr un tout en barque sur les canaux derrière le centre. Nous avons vu plein d'oiseaux des crabes et un Basilic. Ensuite vous prenez votre petit déjeuner entourré des petits paresseux pensionnaire du centre. La visite continue par un film de 15 min sur le paresseux. Vous terminer la visite par les installations du centre avec plein d'explications sur ces charmants animaux. Nous sommes resté 4h sur place. l'après midi nous nous sommes promené sur la plage en direction de Punta Uva (direction Manzanillo en venant de Play Cocles). Les plages sont superbes et vous pourrez observer plein d'oiseaux. Au retour nous avons visité l'iguana sanctuary sur la route entre punta Uva et Plaja Cocles (5$/pers). Ca n'en vaut pas la peine. En fait nous nous sommes très vite rendu compte durant notre séjour qu'il y avait plein d'iguanes partout en liberté. Le soir nous avons mangé dans un resto qui sert des sp��cialités de poissons (Marisceira ...) à droite juste en sortant de Puerto Viejo (direction Manzanillo). Très bonne cuisine, bon marché (32 $ pour 2 pers avec entrée, plat, dessert, et cocktails). Nous vous conseillons le Ceviche de poissons (poissons froid, mariné dans du jus de citron avec du coriandre).
Jour 5: Puerto viejo - Tortuguero via La Pavona météo: beau temps
Départ le matin à 5h30 pour La Pavona où nous devons prendre le bateau taxi public à 3$/pers pour Tortuguero. 177 km de route en 3h45 via Guapiles - Carriari - La Pavona Il faut compter une petite heure de route et piste entre Carriari et La Pavona. Nous arrivons à 9h45 au l'embarcadère juste un peu trop tard pour le bateau du matin. Horaire: 9h30 - 13h30 - 15h30 Sur place vous laissez votre voiture au parking gardé pour 10$/nuit. Il y a d'abord un parking 1km avant d'arriver à l'embarcadère. Là on nous a proposé un transfert privé pour 70$ (il sont fou ces ticos). Ensuite à l'embarcadère vous avez un nouveau parking lui aussi à 10$. Ne vous laissez pas intimider par le gardien du parking qui essaye de vous vendre un ticket de bateau à l'avance, après il va essayer de vous vendre des tours etc... Vous pouvez acheter le ticket sur le bateau. La compagnie la plus sympa est Clic Clic. Nous avons mis 1h30 pour arriver à Tortuguero car le bateau était chargé. Nous arrivons au Bed & Breakfast Casa Marbella http://casamarbella.tripod.com/ (40$/nuit taxe incluses petit dej compris). Ballade dans le village et repas chez Miss Myriam (pas cher mais petit problème de digestion par la suite). Tour en canoë (prêt gratuit par le B&B) sur le canal. Coucher de soleil magnifique depuis le ponton du Bed & Breakfast.
Jour 6: Tortuguero météo: beau temps
Excursion le matin de 6h00 à 9h avec Norton (excursion proposée par le B&B pour 20$ /pers + 10$ entrée parc) en bateau à moteur sur les canaux du parc. Norton connais très bien tous les oiseaux du parc et nous en verrons beaucoup. Nous avons aussi vu des Caïmans, signes hurleurs, singes capucins, singes araignées et une loutre. Nous étions 4 sur le bateau. A 9h15, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse (fruits, toast, œufs). Ensuite promenade aux alentours. Nous prenons notre déjeuner au Buddha Bar (très bonnes pizza et crêpes salées (compter une dizaines de dollar /pers avec boissons). L'après-midi nous repartons avec Norton pour une nouvelle excursion de 3h sur d'autres canaux . Nous apercevrons nos premiers Toucans. Cette fois-ci nous étions seul avec Norton (20 $ /pers). Norton connais très bien la faune et la flore de sa région et n'est pas avare en explications. Le soir nous n'avons pas pris l'excursion sur la plage opour voir les tortues car nous étions là juste avant la saison de la ponte. Ce fut une très mauvaise idée car un couple qui l'a fait a vu tout un groupe de bébé tortue prendre la direction de la mer (20 $ /pers).
Jour 7: Tortuguero - Arenal (El Castillo) météo: beau temps (nuageux sur la route en matinée)
Nous prenons le bateau de 6h (clic-clic 3$ par pers) en direction de La Pavona (1h de trajet). Nous récupérons notre voiture et prenons un couple de Canadiens très sympa avec nous jusqu'à Carriari.(bonjour à Maggy & Guillaume s'ils passent par ce site). Petit dej à Carriari et ensuite route vers Arenal. Un peu avant notre arrivée à hauteur de La Fortuna, les nuages qui cachent le volcan se dégagent. Nous aurons une vue magnifique sans nuages sur la volcans jusqu'au lendemain en fin de matinée. Apparemment nous sommes très chanceux sur ce point. Arrivée vers 12h au Butterfly Conservatory de El Castillo. Ce n'est vraiment pas super du tout (4 sortes de papillons à voir). A éviter. Nous logerons au Butterfly Conservatory suites avec vue sur le volcan (malheureusement réservé à l'avance la veille) (80$/nuit). Il y a moyen de loger juste en face aux Cabinas El Castillo www.arenal.net/cabinas-el-castillo.htm (prix entre 50 et 70$ petit dej compris). La vue est même meilleure sur le volcan. Nous passons l'après-midi et la soirée aux Arenal Observatory lodge pour admirer le volcan et ses multiples éruptions pyroclastiques. Le soir nous profitons d'un magnifique couché de soleil sur le lac Arenal et des roche en fusion que nous voyons dévaller les pentes du volcan. Le spectacle est magnifique. Si vous avez la possibilité de loger à l'observatoire (www.arenalobservatorylodge.com/FR/ ) ça en vaut vraiment la peine pour la vue s'il fait beau. Entrée à l'observatoire: 2000 colonnes/pers
Jour 8: Arenal (El Castillo) météo: beau temps matin puis pluie
Reveil à 5h et petit déjeuner un peu plus tard en face au Cabinas El Castillo. Nous partons ensuite vers 7h45 pour faire la "Tucan trail" (juste avant l'entrée de l'observatoire. Heureusement, les guides ne sont pas encore là et nous ne devons donc rien payer. En effet, il annonce que c'est la plus belle ballade pour voir le volcan et qu'elle dure 1h30. Il n'en est rien, nous l'avons fait en 40 min et la ballade ne vaut même pas 1$. Nous avons tout de même eu la chance de voir un Pecari. Ce matin le ciel commence à se couvrir et le volcan comence à être caché. Nous décidons d'aller à nouveau à l'observatoire et de faire la ballade vers la rivière. Enuite nous faisons la ballade vers la cascade et la nous nous prenons une pluie tropicale sur le tête. Même nos K-Way n'ont pas résisté. Nous sommes trempés. Retour à El Castillo pour préparer le reste de notre voyage car il n'arrête pas de pleuvoir. Nous allons diner au resto des Cabinas El Castillo.
Jour 9: Arenal (El Castillo) - Monteverde météo: beau temps
Debout tôt pour partir à Monteverde et profiter du lever du soleil sur le volcan Arenal. Nous prenons la route à 5h00 en longeant le lac Arenal par la droite. Les vues sont magnifiques et la route est nickel jusqu'à Tilaran (toute neuve). A partir de là, la route n'est plus faite que de cailloux. Les vallées sont très belles et les vues avec les nuages accrochés au arbres magnifiques. Nous arrivons à Monteverde (juste un peu avant l'entrée du parc) et nous déjeunons à notre Bed & Breakfast Mariposa. La famille qui tien le bed & breakfast est super sympa. C'est vraiment un très chouette endroit pour loger (55$ petit déj inclus). Les chambres sont simple et sympa avec une petite terrasse qui donne sur la forêt. Nous prenons la navette vers le parc Selvatura (dans la réserve de Santa Elena) pour une ballade au dessus de la canopée avec des ponts suspendus. Très grosse erreur, les prix sont très élevés (3$ pers pour pont + reptilarium (bof bof) et jardin avec colibri). Nous aurions vu beaucoup plus pour moins cher en nous baladant dans un parc comme le Bosque Eterno de los niños Le soir nous faisons le Ficus Night Trail. C'est une ballade dans la forêt le soir. Nous avons payé 25$ pour ne rien voir comme animaux à par un gros phasme.
Jour 10: Monteverde - Carara météo: beau temps - pluie entre 12h et 14h
Après le petit déjeuner nous prenons la route vers Carara (à côté du Rio Tarcoles. Nous partons vers 9h et arrivons vers 11h30. La première partie de la route est magnifique. très beaux paysages avec en toile de fond l'océan pacifique et la péninsule de Nicoya. Sur la route nous nous arrêtons sur le pont qui enjambe le Rio Tarcoles pour regarder une dizaine de crocodile en train de prendre un bain de soleil. Nous voyons aussi quelques spatules roses. Le Rio Tarocoles est un fleuve qui passe par San José. Celui-ci est malheureusement pollué avec pas mal de déchet qui jonches les berges. Par contre la faune qui y vit est impressionnante (oiseaux, croco, iguanes, basilic, ...) A Carara nous nous installons à l'hôtel Carara www.hotelcarara.com (55$/nuit petit dej inclus / vue sur mer). C'est le seul hôtel du village. Le village est connu pour les Aras rouges qui viennent se percher et manger dans les amandiers en face de l'hôtel. Demander une chambre avec vue sur la mer pour profiter des Aras le matin et le soir depuis votre balcon. Carara et Corcovado sont les deux seuls endroits au Costa Rica ou vous verrez ces perroquets. A 12h nous faisons le Crocodile Mn Tour sur le Rio Tarcoles (30$/pers). C'est le meilleur tour pour voir les crocos sur le Rio Tarcoles. Cette compagnie est 100% tico. Apparemment, les autres sont tenues par des colombiens et coutes le même prix. Nous passons donc 2 heures sur un bateau sur le Rio Tarcoles. Nous voyons beaucoup d'oiseaux des iguanes et surtout des gros crocos. Durant le tour le capitaine du bateau ira nourrir plusieurs fois les crocos avec des pattes de poulets... impressionnant. Nous verrons aussi une maman croco entourée de tout ses bébé. Nous terminerons la journée en nous baladant sur la plage de Carara pour admirer les aras et le autres oiseaux (ibis, pélicans, échassiers, frégates, ...). Nous passons aussi un peu de temps dans le piscine de l'hôtel.
Jour 11: Carara - Manuel Antonio météo: beau temps
Après le petit déjeuner, nous partons vers 8h pour Manual Antonio. Nous resterons bloqué sur un pont durant 30 minutes car quelques planches de la fin du pont ont été cassée par un autre véhicule et doivent être remplacée. Les ouvriers qui travaille sur un nouveau pont à côté s'en charge. Nous arrivons à Manuel Antonio vers 9h30. Là nous recherchons un hôtel et nous nous arrêtons au boutique hôtel "The falls at manuel Antonio" près du bar resto El Avion www.fallsresortcr.com/ManuelAntonio.html. Nous nous installons et profitons sur la terrasse de la chambre de la première connexion wifi de notre séjour. La vue sur le jardin de l'hôtel est magnifique. Un nouvel hôtel est en construction à côté, cela génère du bruit en journée. L'avantage c'est que les prix par nuit ont été revu à la baisse à cause de cela (80$/ nuit petit déj compris). De toute façon nous ne sommes pas là pour rester à l'hôtel toute la journée. Nous partons pour le parc manuel Antonio vers midi. En arrivant au parc ne vous arrêter pas si des gens qui ressemble à des policier essaye de vous arrêter. Ce sont en fait des rabatteurs qui essaye de vous vendre des tours. Vous pouvez garer votre voiture tout près du parc (2000 colones par jour). Il est possible qu'un garde essaye de vous vendre une des places en vous disant que ce sont les dernières. Apparemment ce serait des places déjà utilisée et récupérée. Nous payons notre ticket à l'entrée du parc (10$/pers) et nous voilà parti pour 4h de marche dans le parc (plusieurs parcours possibles). Les plages sont très belles mais sont aussi remplies de touristes et locaux. Durant notre ballade, nous avons vu des paresseux, agoutis, singes hurleurs et capucins, iguanes, lézard, papillons et crabes. En fin de journée, petit rafraichissement à la piscine de l'hôtel. Le soir nous mangeons au "El Avion". C'est un bar resto construit autour d'une carcasse d'un ancien avion de la CIA. La vue depuis les terrasses est magnifique et le couché de soleil fabuleux. Attention les plats de ce resto sont gargantuesque. j'avais assez avec mon entrée (nachos). Leurs cocktails sont très bons.
Jour 12: Manuel Antonio -Uvita (parque Balena) météo: beau temps
Nous nous levons à 5h30 pour arriver à l'ouverture du parc Manuel Antonio (deuxième visite). Nous pensions que le parc ouvrait à 7h. En fait il est ouvert à partir de 8h jusqu'à 16h. Le but de cette visite très matinale était de voir beaucoup d'animaux et peu de touriste. En fait nous remarquerons que les animaux de ce parc sont habitués aux touristes et ceux-ci se montrent en masse (par exemple pour les singes capucins) quand les groupes arrivent vers 9H30-10h. Nous avons tout de même eu la chance de voir un fourmilier (Tamandua) en train de manger en haut d'un arbre, des agoutis, une chauve-souris et des capucins. Nous partons du parc vers 9h pour prendre notre petit déjeuner à l'hôtel. Vers 11h nous prenons la route en direction de Uvita. Un peu après Manuel Antonio, la route n'est plus pavée. Celle-ci est en construction et nous traversons donc les différents chantier en direction de Uvita via Dominical. Vitesse sur la piste: 80 km/h, nous arrivons à Uvita à 12h. La nous partons à la recherche d'un superbe hôtel (Oxygen Jungle Villa www.oxygenjunglevillas.com) que nous avions trouvé le matin sur internet. Normalement, il faut réserver (impossible de le faire le jour même de l'arrivée), mais nous tentons notre chance (aucun soucis, vu le peu de touriste à cette saison). Le plan d'accès est normalement donné après la réservation. En demandant notre chemin, nous atterrissons à l'office du tourisme de Uvita (en face de la banque BCR) où nous recevons le "roadbook" pour arriver à l'hôtel (4x4 obligé). Il y a 10-15 min de route depuis l'office du tourisme. Ca grimpe assez fort et la route est plutôt cabossée. Au bout du chemin, l'hôtel est magnifique, 12 villas tout en verre de style Balinaise, une piscine à horizon infini, un jardin magnifique. Les propriétaires (hollandais) sont super sympa. Nous décidons de rester là 4 nuits (139$ + taxe/nuit, c'est un super prix pour un endroit pareil 169$ + taxe en saison haute). Nous passons le reste de la journée à nous reposer au bord et dans la piscine. Nous avons tout l'hôtel rien que pour nous... le pied. Le soir nous mangeons sur place. Ils proposent un menu surprise 4 services digne d'un très grand restaurant et tout cela pour 25$ + taxe + service. De nouveau un super prix vu la qualité.
Bon à savoir: les enfants ne sont pas admis dans cet hôtel
Jour 13: Uvita - Isla del Cano météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Debout à 5h30, nous descendons au centre de Uvita pour être emmené avec d'autres personne à La Sierpe (1h de route de Uvita). De là nous partons en bateau vers Isla Del Cano pour faire du snorkeling (105$/pers). Le trajet en bateau comporte une heure sur la rivière et un passage par la mangrove (très chouette). Nous voyons pas mal d'oiseaux et deux crocos. Ensuite une grosse heure en mer pour arriver à l'île (mer assez agitée). Nous faisons 1h30 de snorkeling et voyons pas mal de poissons et des beaux récifs de corail. Nous avons même la chance de pouvoir nager avec 2 tortues olivâtres. Ensuite nous prenons le repas de midi sur une plage de l'île. L'après-midi retour dans l'eau pour 1h de snorkeling. Nous essayons de trouver des requins avec notre guide, nous n'en verrons pas. Par contre nous nagerons avec une 3ème tortue. Retour vers 15h30 à la Sierpe, depuis le bareau nous verrons encore pas mal d'oiseaux et des singes hurleurs et capucins. Retour à l'hôtel, le soir nous nous délectons à nouveau d'un sublime repas surpise.
Jour 14: Uvita météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Aujourd'hui, nous décidons de rester à l'hôtel pour en profiter et pour nous reposer. Nous passons la journée au bord de la piscine. En fin d'après-midi, nous descendont vers la plage (Parc Marino Ballena). Malheureusement, nous y arrivons en même temps que la pluie. Nous faisons juste une saut sur la plage histoire de ne pas être descendu pour rien et d'être un peu mouillé avec une chaleur de plus de 30°. Repas 4 services surprise à l'hôtel (toujours aussi divin).
Jour 15: Uvita - Reserve Hacienda Baru - Dominical météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Aujourd'hui nous avons réservé le "vol du toucan" (35$/pers) à l'Hacienda Baru www.haciendabaru.com/fr/ (une grosse demi-heure de route depuis Uvita). Il s'agit de 8 câbles à passer en tyrolliene. Il y a un peu de hiking entre chaque étape. Nos guides (2 Ticos et 1 stagiaire français) sont super et nous sommes seul avec eux. Nous voyons pleins de paresseux, des chauves-souris, un coati et plein d'oiseaux. L'excurion dur plus ou moins 2h. Vu que l'entrée pour les ballades de la réserve est comprise dans le prix de l'excursions, nous partons partons sur le "chemin des coatis" après avoir visiter le petit jardin de papillon et notre déjeuner sur place (mauvaise idée de manger des spaghettis quand il fait chaud... c'était super bon mais assez difficile à digérer avec cette chaleur). Le "chemin des coatis" (2km) est infesté de moustiques. Durant notre promenade, nous croisons un groupe d'un 30ène de coatis (avec bébés). C'est très amusant de voir toute l'organisation de cette joyeuse petite bande. On se demande qui observe qui? Sur la route du retour vers Uvita, nous nous arretons un petit peu à Dominical pour prendre quelques photos des surfeurs qui prennent leur pied sur les magnifiques vagues. Repas 4 services surprise à l'hôtel (c'est vraiment trop beau et trop bon).
Jour 16: Uvita - Baja Drake (Corcovado) météo: beau temps - pluie en milieu d'après-midi.
Lever à 7h30 et dernier petit déjeuner à "Oxygen"... dommage c'est temment bien ici! Nous disons au revoir à Edwin et Flora (les propriétaire de l'hôtel). C'est bizarre de partir d'un hotel et d'être un peu triste comme quand on quittte des amis. A 10h nous prennons la direction de La Sierpe (1h en voiture) pour retrouver le bateau qui nous emmenera à Poor Man Paradise à Baja Drake www.mypoormansparadise.com (55$/pers/nuit repas compris + 40$/pers bateau A/R). Le bateau part à 12h et nous arrivons à 12h30 sur la plage. Pour débarquer sur la plage, nous devons changer de bateau en mer. Ensuite on attend de trouver le bon moment entre deux vagues pour foncer à tout allure vers la plage ou nous attérissons sur le sable. Nous découvrons notre chambre (pas de vitre juste des moustiquaires, pas de ventillo, electricité entre 17h et 22h, pas d'eau chaude et des cafards). On nous avais prévenu que c'était sparciate (après coup ça fait tout de même un peu mal de payer presque aussi cher que pour l'hôtel précédent pour un endroit pareil). Nous découvrons sur notre balcon une petite chauve-souris.... je lui ai donné un petit nom... "Igor" (le lendemain nous retrouverons "Igor" avec sa petite copine "Olga"). ici il fais très chaud... on dégoulines. Nous faisons un tour sur la plage où nous appercevons des singes capucins, des aras et plein d'autres oiseaux. Nous nous faisons rincés en plein milieu de notre ballade. Nous passerons la fin de la journée dans notre chambre en visonnant les vidéos que nous avons filmé les jours précédent. Repas du soir bof bof.
Jour 17: Baja Drake - Parc de Corcovado (San Pedrillo station) météo: beau temps
Ce matin, nous partons pour une journée d'excursion dans le parc Corcovado (65$/pers). Notre guide vient nous chercher sur la plage et nous partons en bateau vers la station de San Pedrillo. Nous serons les seuls visisteurs de la journée à cette station. Le trek dans le parc est très chouette. Nous avons un super guide (oublié de prendre ses coordonées... désolé). Le trek commence dans la forêt, nous voyons pleins d'oiseaux, des fourmis, légionnaires, des dendrobates (notre guide est vraiment doué pour trouver ces toutes petites bestiolles). Le clou de la matinée sera le fait d'voir croisé un serpent fer de lance (mortel). C'était un jeune, cache dans le creux d'une racine en Y au milieu du chemin. Si nous n'avions pas eu de guide nous ne l'aurions pas vu (très bon comouflage) et cella aurait pu être fatal pour un de nous deux. Le retour se fare par la plage ou nous verrons un magnifique escargo d'eau à marée basse. Nous croisons aussi un coati. repas de midi à la station (inclus dans l'excursion). L'après-midi, nous reopartons dans la forêt pour voir une magnifique cascade. Nous croiserons deux caïmans, des basilics qui traverse la rivière en marchant sur l'eau, pas mal d'oiseaux ainsi qu'un poissons de mer (poisson coffre) qui avait remonté le courant de la rivière à marée basse. Retour à l'hôtel vers 15h. Nous y dégustons des bières en regardant les singes capucins jouer dans les arbres aux alentours. repas du soir de nouveau bof bof.
Jour 18: Baja Drake - Volcan Turrialba météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Ce matin nous partons à 7h en bateau pour récupérer note voiture à La Sierpe. Le départ en bateau de la plage, avec les grosses vagues qui cassent sur le sable, est toute une aventure. Tout est question de timing et cette fois-ci le conducteur du bateau a mal calculer son coup. Nous prenons deux bonne vague en plein de face dans le bateau... nous sommes trempés. Nous arrivons à la Sierpe 1h30 plus tard. Le temps de se changer, il est 9h et nous prenons la route en direction du Volcan Turialba. Nous prenons la direction de Dominical et tournous juste avant d'y arriver vers la droite pour rouler a travers la cordillère de Talamance (+ de 3000m d'altitude) en direction du Volcan. Nous arrivons au Volcan Turrialba Lodge vers 15h www.volcanturrialbalodge.com (55$/pers 2 repas compris). L'endroit n'est pas facile à trouver et un 4x4 est plus que nécessaire. L'hôtel est pile en face du volcan qui crache des gerbes de fumée (gaz nocifs) dans le ciel. Le spectacle est tout à fait différent de celui d'Arenal. Nous nous installons dans notre chambre et démarrons un feu dans le poêle à bois (il fait 13°C dehors... et pas beaucoup plus dedans). Nous profitons de la vue et des colibris qui butinent dans les mangeoires devant la chambre. Nous mangeons notre souper au lodge. Pas terrible du tout.
Remarques: le lodge propose 3 tarifs/pers: 45$ avec petit-dej, 55$ avec petit-dej et diner, 65$ avec petit-dej, dej et diner. Nous avions réservé un quelques jours à l'avance pour avec 2 repas. Sur place nous avons payé le forfait et ensuite (quelques minutes plus tard) avons décidé de prendre trois repas. Nous avons proposé de payer les 10$ de plus par personne de suite. On nous a répondu que l'on paierais le lendemain. Le lendemain nous n'avons pas fait attention et nous avons en fait payé plus du double de ce qu'aurait couté le repas avec le forfait. En gros, attention aux arnaques. Après le repas, nous rechargeons le poêle une dernière fois pour la nuit et ensuite dodo.
Jour 19: Volcan Turrialba - Vallée d'Orosi météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Après notre petit déjeuner (pas bon du tout), nous partons à 8h00 pour une promenade à cheval de 4h avec notre guide en direction du sommet du volcan (35$/pers). Ce matin le volcan est tout dégagé, les éruptions de gaz sont assez conséquentes et nous voyons pas mal de fumerolles dans la forêt à gauche du cratère. Le chemin est très sympa et les vue sur le volcan magnifique. Nous allons nous retrouver à plus de 3200m d'altitude. Au sommet du volcan, nous ne pouvons rester que 20 minutes (il faut signé un papier à l'entrée du parc). En effet, les gaz rejetés par le volcan sont toxiques (tous les arbres au alentours sont mort). Quand nous arrivons au sommet du deuxième cratère principale (le plus grand n'est pas accessible car trop dangereux), on ne voit pas à 10m à cause des nuages. Nous 20 minutes s'écoule et nous avons la chance d'apercevoir le très grand cratère durant quelques secondes avant notre départ. En redescendant le volcan, nous apercevons quelques fumerolles. Après le repas de midi, nous reprenons la voiture vers 13h30 en direction de la vallée d'Orosi ou nous arrivons vers 16h. Ce soir nous logeons chez des français très sympa qui propose plusieurs magnifiques chalet superbement équipés et décorés. Ce sont les chalets Orosi www.chaletorosi.com/FrPr.html (85$/nuit petit dej inclus). Vu que nous disposons d'une cuisine dans le chalet, nous mangeons sur place une bon petit repas maison. C'est vraiment un endroit à conseiller pour se loger dans la région. Les propriétaires sont super sympa.
Jour 20: Volcan Irazu - Vallée d'Orosi -Poas météo: beau temps
Après notre petit-déjeuner fournis la veille par les propriétaires, nous partons de bonnes heure (7h30) pour le volcan Irazu. Nous arrivons sur place une heure plus tard et profitons durant une heure d'une vue magnifique sur le volcan et son cratère contenant un lac avec une eau vert turquoise (entrée: 10$/pers). Un conseil valable pour tous les volcans: allez y le plus tôt possible le matin (la plupart sont ouvert à 8h) pour éviter au maximum les nuages qui ne tardent pas à gâcher les vues magnifiques. Ne reprenons ensuite la route pour faire une tour de la vallée d'Orosi. Nous découvrons superbes plantations de cafés avec les feuilles argentées qui reflètent les rayons du soleil, le barrage qui crache des torrents d'eau et la campagne bucolique. Itinéraire: Paraiso, Ujurras, Cachi et enfin Orosi (durée du parcours 1h30 sans trop s'arrêter). Nous mangeons au chalet et prenons ensuite la route pour le volcan Poas en début d'après-midi. Nous partons à 13h et arrivons à 16h (en passant par Alajuella) au Poas Volcano Lodge www.poasvolcanolodge.com (96$/nuit petit dej inclus). Le lodge a été fortement touché par le tremblement de terre de janvier. Il ne reste actuellement que 4 chambres qui sont réouverte. Nous terminons notre journée par une petite ballade sur un sentier de la propriété (campagne ressemblant à l'écosse avec des plantes exotiques par-ci par là) avec le chien de la maison. Nous mangeons dans une petit resto tenu par des argentins à la sortie de Poasito. Durant notre repas nous sentirons un léger mais déjà impressionnant tremblement de terre.
Jour 21: Poas - Alajuela météo: beau temps
Après notre petit déjeuner, nous partons vers le volcan Poas (10$/pers) pour être sur place vers 8h (heure d'ouverture). Depuis le parking, il faut marcher 1km avant d'arriver au bord du cratère. La vue est sublime. Il n'y a pas un nuage. Nous contemplons le cratère avec en son centre un lac de couleur blanche d'où sort une épaisse fumée blanche. tout cela avec un bruit à moitié entre une autoroute à grand débit et un réacteur d'avion. Le spectacle est impressionnant. Quand le vent souffle vers nous nous sentons un odeur de souffre. Le cratère est énorme. Pour retourner au parking nous montons vers un lac qui a rempli un ancien cratère du volcan. Là nous nous amusons avec une petit écureuil qui s'amuse en tournant autours de nous. De là nous prenons le chemin "du chant des oiseaux" sur lequel nous apercevrons encore pas mal d'oiseaux. Nous mangeons à midi au restaurent Colbert (restaurant français près du lodge). Nous mangeons un très bon repas accompagnés de bon vins pour fêter la fin d'un voyage plus qui nous a comblé. Avant de retourner vers Alajuela, nous décidons d'emprunter un petit peu la route vers les cascades de la paz qui vient d'être réouverte (elle avait été fermée suite aux importants dégâts du tremblement de terre. Les cascades étaient apparemment aussi réouverte au public. Le vision de cette route complètement dévastée fait froid dans le dos. Le tremblement de terre a été d'une extrême violence. Nous n'irons pas jusqu'au source car la route ne nous a pas semblé assez sure. Le soir nous arrivons à Alajuela à notre premier bed & breakfast Robledal. Nous profitons une peu de la piscine avant d'aller manger un petit bout et de rendre la voiture de location.
Jour 22: retour à 8h00 du matin vers Bruxelles en passant par Newark
C'est une super période pour visiter le pays car il y a vraiment peu de touristes. Niveau météo, c'est tout à fait agréable. Il fait presque toujours beau jusqu'à 15h, ensuite la pluie s'invite parfois. Vu que l'on vit avec le soleil (5h30 -> 18h00), on peu profiter d'une longue et belle journée et ensuite se reposer quand il pleut.
Avion: Pour le vol nous avons acheté nos billets sur le site de Continental Airlines. Nous avons payé 805 Eur (Classe Eco) par personne pour un aller retour Bruxelles - San José via Newark (USA).
Bruxelles - Newark (Boeing 767) 8h15 de vol, films sur écran individuel
durant + musique durant le vol (pas de choix possible).
Newark - San Jose (et inverse) (Boeing 737) 5h de vol, films durant le vol
Newark - Bruxelles (Boeing 777) Super nickel. 8h de vol (+ un peu de retard à cause d'un changement de route imposé par le traffic aérien). Ecran tactile individuel (choix de plus ou moins 300 films à la demande (gratuit) + musique + jeux)... très cool!
Repas à bord tout à fait corrects.
Voiture: Pour la location de 4x4 (indispensable pour profiter pleinement du pays) nous sommes passé par le voyagiste "Connections" (Belgique). Nous avons loué un Suzuki Grand Vitara (5 places, grand coffre) pour 850 Eur + 306 $ (223 Eur) pour une assurance 0 Eur de franchise et dépannage en cas de problème. Le loueur était un local ( MAPACHE www.mapache.com ). Durée de la location 20 jours. Le personnel est super sympa, pas de surprise au retour du véhicule. Une petite astuce qui fait plaisir au loueur et qui nous a même éviter une inspection du véhicule: nettoyage de la voiture avant la remise de celui-ci dans un centre de lavage à Alajuela, cout: 2000 colonnes (2, 7 Eur).
Votre voiture en ressort toute propre (nettoyage par 5 personnes). Petit bonus plutôt sympa: prêt gratuit de la part du loueur d'un GSM avec appels au Costa Rica gratuit illimité et réception d'appel locaux et internationaux gratuit. C'est super utile pour réserver un hôtel en dernière minute ou pour appeler à l'aide en cas de pépin (nous n'en avons pas eu :o) )
Caution (si full assurance) 100$ + 150$ pour GSM (attention la somme est bloquée sur votre carte de crédit)
GPS: Nous avions décidé d'utiliser un GPS suite à d'autres bonnes expérience durant d'autres pays. C'est tout de même super utile, ça vous évite de perdre du temps pour trouver l'endroit où vous voulez aller. Je referais le même choix après usage.
Si vous avez un GPS Garmin (il n'existe pas de carte pour les autres marques), vous pouvez acheter la carte sur Ebay (ce que nous avons fait).
www.navsatcr.com/ La vente se passe via Ebay, vous recevez sur votre mail un lien pour télécharger votre carte.
Cout:
149$ (attention ils font parfois des réductions) pour une carte avec durée de vie illimitée (elle est bloquée pour le numéro de série de votre GPS) 99 $ pour une durée de vie de 30 jour
La location du gps chez un loueur est de 9 $ par jour.
Si vous n'avez pas de GPS Garmin vous en trouvez un pour 100 Eur. En ajoutant 110 Eur de carte, vous avez votre GPS pour 210 Eur. En 20 jours vous avez amorti votre GPS et il reste à vous ;o)
Argent: Nous avons remarqué après quelques jours qu'il valait mieux payer en collons plutôt qu'en dollar. Ca évite les arrondis vers le haut. Vous pouvez retirer des collons et des dollars dans la plupart des distributeurs automatique. Nous n'avons eu aucune difficultés pour en trouver.
Moustiques: Pour vous protéger des moustiques, le mieux ce sont des habits long et amples. Un bon répulsif est aussi fort utile. N'en acheter pas avant votre voyage. En effet, vous en trouverez dans toutes les grandes surface pour plus ou moins 10-12$, et leur efficacité est bien meilleur qu'un anti-moustique tropical acheté en pharmacie chez nous. Nous avions emportés nos moustiquaires avec nous mais nous ne les avons pas utilisée
Paludisme: Les avis divergent à ce sujet. Le Costa Rica est classé Zone1. Le type de malaria présent au Costa Rica peut être prévenu avec le traitement le moins cher pour la malaria: Nivaquine (prix d'une boite de 100 comprimés en Belgique: 5 Eur). A ce prix là, mieux vaut prévenir que guérir. De toute façon vous devrez tout de même vous protéger comme expliqué ci-dessus vu qu'il y a un risque d'attraper la dengue pour laquelle il n'existe pas de traitement.
Photos du voyage sur picasa: attention il y en a un peu plus de 900
http://picasaweb.google.com/...taRicaJuin2009Part1# http://picasaweb.google.com/rochsandrinelaurent/CostaRicaJuin2009Part2#
Notre parcours
Jour 1:
Arrivée le soir à San José. Nuit au Bed and Breakfast Robledal à Alajuela. 80$/nuit (taxe incluse) avec petit déjeuner (transfert aéroport inclus).
C'est un endroit idéal pour être près de l'aéroport (10 min). Vous pouvez y profiter d'une piscine et d'un jardin avec pas mal d'oiseaux. Chambre avec Airco + douche eau chaude. www.hotelrobledal.com
Jour 2: Alajuela - Puerto Viejo (Playa Cocles) météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
4h30 de route (juste 1/2 heure de piste en fin de parcour) pour 210 km Arrivée à "Casa Moabi" chez René ( http://casamoabi.blogspot.com/ ). Il était en France durant notre séjour, nous avons donc été accueillis par des français charmant qui gardaient sa maison durant son absence. Nous avons loué son pavillon pour 60 $ par nuit (chambre + Ventillo + douche eau chaude). La maison se trouve en pleine forêt un peu après Puero Viejo en venant de Cahuita. Vous êtes en plein milieu de la nature.
C'est cool d'entendre les singes hurleurs en journée et le matin pour vous réveiller. Visite de la plage de Cocles (très belle). Repas du soir au resto "La Biela" ( 10 min à pied vers Punta Uva). Très bonne cuisine bon marché (une grosse langouste pour 10 Eur avec les boissons). Le resto est tenu par une Argentine très sympa et la chef est une Tica.
Jour 3: Cahuita - Puerto Viejo météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
Visite du parc de Cahuita. Nous avons vu plein d'animaux, avec l'aide d'un
mail que René (Casa Moabi) nous avait envoyé pour nous guider dans le parc. Hérons, Vautours, Aigle, fourmis, crabes, serpent liane, singe hurleur, capucin, coati, vipère de shleggel, paresseu, oiseau en tout genre. Nous avons mis une demi journée pour visiter la moitié du parc. Il vaut mieux rentrer par l'entrée du village qui est tenue par des locaux. C'est moins cher car vous pouvez payer ce que vous voullez (nous avons donné 10 $ pour 2). Si vous entrez par l'autre entrée avant le village en venant de Manzanillo vous devez payer 10$/ pers. Fin d'après-midi dans les hamacs. Repas au même resto que la veille.
Jour 4: Puerto Viejo - Punta Uva météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
Visite le matin du Sloth Rescue center (http://www.slothrescue.org/) Nous avons choisi l'option petit déjeuner sur place (5$) + visite (25 $). La visite commence à 7h00 apr un tout en barque sur les canaux derrière le centre. Nous avons vu plein d'oiseaux des crabes et un Basilic. Ensuite vous prenez votre petit déjeuner entourré des petits paresseux pensionnaire du centre. La visite continue par un film de 15 min sur le paresseux. Vous terminer la visite par les installations du centre avec plein d'explications sur ces charmants animaux. Nous sommes resté 4h sur place. l'après midi nous nous sommes promené sur la plage en direction de Punta Uva (direction Manzanillo en venant de Play Cocles). Les plages sont superbes et vous pourrez observer plein d'oiseaux. Au retour nous avons visité l'iguana sanctuary sur la route entre punta Uva et Plaja Cocles (5$/pers). Ca n'en vaut pas la peine. En fait nous nous sommes très vite rendu compte durant notre séjour qu'il y avait plein d'iguanes partout en liberté. Le soir nous avons mangé dans un resto qui sert des sp��cialités de poissons (Marisceira ...) à droite juste en sortant de Puerto Viejo (direction Manzanillo). Très bonne cuisine, bon marché (32 $ pour 2 pers avec entrée, plat, dessert, et cocktails). Nous vous conseillons le Ceviche de poissons (poissons froid, mariné dans du jus de citron avec du coriandre).
Jour 5: Puerto viejo - Tortuguero via La Pavona météo: beau temps
Départ le matin à 5h30 pour La Pavona où nous devons prendre le bateau taxi public à 3$/pers pour Tortuguero. 177 km de route en 3h45 via Guapiles - Carriari - La Pavona Il faut compter une petite heure de route et piste entre Carriari et La Pavona. Nous arrivons à 9h45 au l'embarcadère juste un peu trop tard pour le bateau du matin. Horaire: 9h30 - 13h30 - 15h30 Sur place vous laissez votre voiture au parking gardé pour 10$/nuit. Il y a d'abord un parking 1km avant d'arriver à l'embarcadère. Là on nous a proposé un transfert privé pour 70$ (il sont fou ces ticos). Ensuite à l'embarcadère vous avez un nouveau parking lui aussi à 10$. Ne vous laissez pas intimider par le gardien du parking qui essaye de vous vendre un ticket de bateau à l'avance, après il va essayer de vous vendre des tours etc... Vous pouvez acheter le ticket sur le bateau. La compagnie la plus sympa est Clic Clic. Nous avons mis 1h30 pour arriver à Tortuguero car le bateau était chargé. Nous arrivons au Bed & Breakfast Casa Marbella http://casamarbella.tripod.com/ (40$/nuit taxe incluses petit dej compris). Ballade dans le village et repas chez Miss Myriam (pas cher mais petit problème de digestion par la suite). Tour en canoë (prêt gratuit par le B&B) sur le canal. Coucher de soleil magnifique depuis le ponton du Bed & Breakfast.
Jour 6: Tortuguero météo: beau temps
Excursion le matin de 6h00 à 9h avec Norton (excursion proposée par le B&B pour 20$ /pers + 10$ entrée parc) en bateau à moteur sur les canaux du parc. Norton connais très bien tous les oiseaux du parc et nous en verrons beaucoup. Nous avons aussi vu des Caïmans, signes hurleurs, singes capucins, singes araignées et une loutre. Nous étions 4 sur le bateau. A 9h15, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse (fruits, toast, œufs). Ensuite promenade aux alentours. Nous prenons notre déjeuner au Buddha Bar (très bonnes pizza et crêpes salées (compter une dizaines de dollar /pers avec boissons). L'après-midi nous repartons avec Norton pour une nouvelle excursion de 3h sur d'autres canaux . Nous apercevrons nos premiers Toucans. Cette fois-ci nous étions seul avec Norton (20 $ /pers). Norton connais très bien la faune et la flore de sa région et n'est pas avare en explications. Le soir nous n'avons pas pris l'excursion sur la plage opour voir les tortues car nous étions là juste avant la saison de la ponte. Ce fut une très mauvaise idée car un couple qui l'a fait a vu tout un groupe de bébé tortue prendre la direction de la mer (20 $ /pers).
Jour 7: Tortuguero - Arenal (El Castillo) météo: beau temps (nuageux sur la route en matinée)
Nous prenons le bateau de 6h (clic-clic 3$ par pers) en direction de La Pavona (1h de trajet). Nous récupérons notre voiture et prenons un couple de Canadiens très sympa avec nous jusqu'à Carriari.(bonjour à Maggy & Guillaume s'ils passent par ce site). Petit dej à Carriari et ensuite route vers Arenal. Un peu avant notre arrivée à hauteur de La Fortuna, les nuages qui cachent le volcan se dégagent. Nous aurons une vue magnifique sans nuages sur la volcans jusqu'au lendemain en fin de matinée. Apparemment nous sommes très chanceux sur ce point. Arrivée vers 12h au Butterfly Conservatory de El Castillo. Ce n'est vraiment pas super du tout (4 sortes de papillons à voir). A éviter. Nous logerons au Butterfly Conservatory suites avec vue sur le volcan (malheureusement réservé à l'avance la veille) (80$/nuit). Il y a moyen de loger juste en face aux Cabinas El Castillo www.arenal.net/cabinas-el-castillo.htm (prix entre 50 et 70$ petit dej compris). La vue est même meilleure sur le volcan. Nous passons l'après-midi et la soirée aux Arenal Observatory lodge pour admirer le volcan et ses multiples éruptions pyroclastiques. Le soir nous profitons d'un magnifique couché de soleil sur le lac Arenal et des roche en fusion que nous voyons dévaller les pentes du volcan. Le spectacle est magnifique. Si vous avez la possibilité de loger à l'observatoire (www.arenalobservatorylodge.com/FR/ ) ça en vaut vraiment la peine pour la vue s'il fait beau. Entrée à l'observatoire: 2000 colonnes/pers
Jour 8: Arenal (El Castillo) météo: beau temps matin puis pluie
Reveil à 5h et petit déjeuner un peu plus tard en face au Cabinas El Castillo. Nous partons ensuite vers 7h45 pour faire la "Tucan trail" (juste avant l'entrée de l'observatoire. Heureusement, les guides ne sont pas encore là et nous ne devons donc rien payer. En effet, il annonce que c'est la plus belle ballade pour voir le volcan et qu'elle dure 1h30. Il n'en est rien, nous l'avons fait en 40 min et la ballade ne vaut même pas 1$. Nous avons tout de même eu la chance de voir un Pecari. Ce matin le ciel commence à se couvrir et le volcan comence à être caché. Nous décidons d'aller à nouveau à l'observatoire et de faire la ballade vers la rivière. Enuite nous faisons la ballade vers la cascade et la nous nous prenons une pluie tropicale sur le tête. Même nos K-Way n'ont pas résisté. Nous sommes trempés. Retour à El Castillo pour préparer le reste de notre voyage car il n'arrête pas de pleuvoir. Nous allons diner au resto des Cabinas El Castillo.
Jour 9: Arenal (El Castillo) - Monteverde météo: beau temps
Debout tôt pour partir à Monteverde et profiter du lever du soleil sur le volcan Arenal. Nous prenons la route à 5h00 en longeant le lac Arenal par la droite. Les vues sont magnifiques et la route est nickel jusqu'à Tilaran (toute neuve). A partir de là, la route n'est plus faite que de cailloux. Les vallées sont très belles et les vues avec les nuages accrochés au arbres magnifiques. Nous arrivons à Monteverde (juste un peu avant l'entrée du parc) et nous déjeunons à notre Bed & Breakfast Mariposa. La famille qui tien le bed & breakfast est super sympa. C'est vraiment un très chouette endroit pour loger (55$ petit déj inclus). Les chambres sont simple et sympa avec une petite terrasse qui donne sur la forêt. Nous prenons la navette vers le parc Selvatura (dans la réserve de Santa Elena) pour une ballade au dessus de la canopée avec des ponts suspendus. Très grosse erreur, les prix sont très élevés (3$ pers pour pont + reptilarium (bof bof) et jardin avec colibri). Nous aurions vu beaucoup plus pour moins cher en nous baladant dans un parc comme le Bosque Eterno de los niños Le soir nous faisons le Ficus Night Trail. C'est une ballade dans la forêt le soir. Nous avons payé 25$ pour ne rien voir comme animaux à par un gros phasme.
Jour 10: Monteverde - Carara météo: beau temps - pluie entre 12h et 14h
Après le petit déjeuner nous prenons la route vers Carara (à côté du Rio Tarcoles. Nous partons vers 9h et arrivons vers 11h30. La première partie de la route est magnifique. très beaux paysages avec en toile de fond l'océan pacifique et la péninsule de Nicoya. Sur la route nous nous arrêtons sur le pont qui enjambe le Rio Tarcoles pour regarder une dizaine de crocodile en train de prendre un bain de soleil. Nous voyons aussi quelques spatules roses. Le Rio Tarocoles est un fleuve qui passe par San José. Celui-ci est malheureusement pollué avec pas mal de déchet qui jonches les berges. Par contre la faune qui y vit est impressionnante (oiseaux, croco, iguanes, basilic, ...) A Carara nous nous installons à l'hôtel Carara www.hotelcarara.com (55$/nuit petit dej inclus / vue sur mer). C'est le seul hôtel du village. Le village est connu pour les Aras rouges qui viennent se percher et manger dans les amandiers en face de l'hôtel. Demander une chambre avec vue sur la mer pour profiter des Aras le matin et le soir depuis votre balcon. Carara et Corcovado sont les deux seuls endroits au Costa Rica ou vous verrez ces perroquets. A 12h nous faisons le Crocodile Mn Tour sur le Rio Tarcoles (30$/pers). C'est le meilleur tour pour voir les crocos sur le Rio Tarcoles. Cette compagnie est 100% tico. Apparemment, les autres sont tenues par des colombiens et coutes le même prix. Nous passons donc 2 heures sur un bateau sur le Rio Tarcoles. Nous voyons beaucoup d'oiseaux des iguanes et surtout des gros crocos. Durant le tour le capitaine du bateau ira nourrir plusieurs fois les crocos avec des pattes de poulets... impressionnant. Nous verrons aussi une maman croco entourée de tout ses bébé. Nous terminerons la journée en nous baladant sur la plage de Carara pour admirer les aras et le autres oiseaux (ibis, pélicans, échassiers, frégates, ...). Nous passons aussi un peu de temps dans le piscine de l'hôtel.
Jour 11: Carara - Manuel Antonio météo: beau temps
Après le petit déjeuner, nous partons vers 8h pour Manual Antonio. Nous resterons bloqué sur un pont durant 30 minutes car quelques planches de la fin du pont ont été cassée par un autre véhicule et doivent être remplacée. Les ouvriers qui travaille sur un nouveau pont à côté s'en charge. Nous arrivons à Manuel Antonio vers 9h30. Là nous recherchons un hôtel et nous nous arrêtons au boutique hôtel "The falls at manuel Antonio" près du bar resto El Avion www.fallsresortcr.com/ManuelAntonio.html. Nous nous installons et profitons sur la terrasse de la chambre de la première connexion wifi de notre séjour. La vue sur le jardin de l'hôtel est magnifique. Un nouvel hôtel est en construction à côté, cela génère du bruit en journée. L'avantage c'est que les prix par nuit ont été revu à la baisse à cause de cela (80$/ nuit petit déj compris). De toute façon nous ne sommes pas là pour rester à l'hôtel toute la journée. Nous partons pour le parc manuel Antonio vers midi. En arrivant au parc ne vous arrêter pas si des gens qui ressemble à des policier essaye de vous arrêter. Ce sont en fait des rabatteurs qui essaye de vous vendre des tours. Vous pouvez garer votre voiture tout près du parc (2000 colones par jour). Il est possible qu'un garde essaye de vous vendre une des places en vous disant que ce sont les dernières. Apparemment ce serait des places déjà utilisée et récupérée. Nous payons notre ticket à l'entrée du parc (10$/pers) et nous voilà parti pour 4h de marche dans le parc (plusieurs parcours possibles). Les plages sont très belles mais sont aussi remplies de touristes et locaux. Durant notre ballade, nous avons vu des paresseux, agoutis, singes hurleurs et capucins, iguanes, lézard, papillons et crabes. En fin de journée, petit rafraichissement à la piscine de l'hôtel. Le soir nous mangeons au "El Avion". C'est un bar resto construit autour d'une carcasse d'un ancien avion de la CIA. La vue depuis les terrasses est magnifique et le couché de soleil fabuleux. Attention les plats de ce resto sont gargantuesque. j'avais assez avec mon entrée (nachos). Leurs cocktails sont très bons.
Jour 12: Manuel Antonio -Uvita (parque Balena) météo: beau temps
Nous nous levons à 5h30 pour arriver à l'ouverture du parc Manuel Antonio (deuxième visite). Nous pensions que le parc ouvrait à 7h. En fait il est ouvert à partir de 8h jusqu'à 16h. Le but de cette visite très matinale était de voir beaucoup d'animaux et peu de touriste. En fait nous remarquerons que les animaux de ce parc sont habitués aux touristes et ceux-ci se montrent en masse (par exemple pour les singes capucins) quand les groupes arrivent vers 9H30-10h. Nous avons tout de même eu la chance de voir un fourmilier (Tamandua) en train de manger en haut d'un arbre, des agoutis, une chauve-souris et des capucins. Nous partons du parc vers 9h pour prendre notre petit déjeuner à l'hôtel. Vers 11h nous prenons la route en direction de Uvita. Un peu après Manuel Antonio, la route n'est plus pavée. Celle-ci est en construction et nous traversons donc les différents chantier en direction de Uvita via Dominical. Vitesse sur la piste: 80 km/h, nous arrivons à Uvita à 12h. La nous partons à la recherche d'un superbe hôtel (Oxygen Jungle Villa www.oxygenjunglevillas.com) que nous avions trouvé le matin sur internet. Normalement, il faut réserver (impossible de le faire le jour même de l'arrivée), mais nous tentons notre chance (aucun soucis, vu le peu de touriste à cette saison). Le plan d'accès est normalement donné après la réservation. En demandant notre chemin, nous atterrissons à l'office du tourisme de Uvita (en face de la banque BCR) où nous recevons le "roadbook" pour arriver à l'hôtel (4x4 obligé). Il y a 10-15 min de route depuis l'office du tourisme. Ca grimpe assez fort et la route est plutôt cabossée. Au bout du chemin, l'hôtel est magnifique, 12 villas tout en verre de style Balinaise, une piscine à horizon infini, un jardin magnifique. Les propriétaires (hollandais) sont super sympa. Nous décidons de rester là 4 nuits (139$ + taxe/nuit, c'est un super prix pour un endroit pareil 169$ + taxe en saison haute). Nous passons le reste de la journée à nous reposer au bord et dans la piscine. Nous avons tout l'hôtel rien que pour nous... le pied. Le soir nous mangeons sur place. Ils proposent un menu surprise 4 services digne d'un très grand restaurant et tout cela pour 25$ + taxe + service. De nouveau un super prix vu la qualité.
Bon à savoir: les enfants ne sont pas admis dans cet hôtel
Jour 13: Uvita - Isla del Cano météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Debout à 5h30, nous descendons au centre de Uvita pour être emmené avec d'autres personne à La Sierpe (1h de route de Uvita). De là nous partons en bateau vers Isla Del Cano pour faire du snorkeling (105$/pers). Le trajet en bateau comporte une heure sur la rivière et un passage par la mangrove (très chouette). Nous voyons pas mal d'oiseaux et deux crocos. Ensuite une grosse heure en mer pour arriver à l'île (mer assez agitée). Nous faisons 1h30 de snorkeling et voyons pas mal de poissons et des beaux récifs de corail. Nous avons même la chance de pouvoir nager avec 2 tortues olivâtres. Ensuite nous prenons le repas de midi sur une plage de l'île. L'après-midi retour dans l'eau pour 1h de snorkeling. Nous essayons de trouver des requins avec notre guide, nous n'en verrons pas. Par contre nous nagerons avec une 3ème tortue. Retour vers 15h30 à la Sierpe, depuis le bareau nous verrons encore pas mal d'oiseaux et des singes hurleurs et capucins. Retour à l'hôtel, le soir nous nous délectons à nouveau d'un sublime repas surpise.
Jour 14: Uvita météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Aujourd'hui, nous décidons de rester à l'hôtel pour en profiter et pour nous reposer. Nous passons la journée au bord de la piscine. En fin d'après-midi, nous descendont vers la plage (Parc Marino Ballena). Malheureusement, nous y arrivons en même temps que la pluie. Nous faisons juste une saut sur la plage histoire de ne pas être descendu pour rien et d'être un peu mouillé avec une chaleur de plus de 30°. Repas 4 services surprise à l'hôtel (toujours aussi divin).
Jour 15: Uvita - Reserve Hacienda Baru - Dominical météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Aujourd'hui nous avons réservé le "vol du toucan" (35$/pers) à l'Hacienda Baru www.haciendabaru.com/fr/ (une grosse demi-heure de route depuis Uvita). Il s'agit de 8 câbles à passer en tyrolliene. Il y a un peu de hiking entre chaque étape. Nos guides (2 Ticos et 1 stagiaire français) sont super et nous sommes seul avec eux. Nous voyons pleins de paresseux, des chauves-souris, un coati et plein d'oiseaux. L'excurion dur plus ou moins 2h. Vu que l'entrée pour les ballades de la réserve est comprise dans le prix de l'excursions, nous partons partons sur le "chemin des coatis" après avoir visiter le petit jardin de papillon et notre déjeuner sur place (mauvaise idée de manger des spaghettis quand il fait chaud... c'était super bon mais assez difficile à digérer avec cette chaleur). Le "chemin des coatis" (2km) est infesté de moustiques. Durant notre promenade, nous croisons un groupe d'un 30ène de coatis (avec bébés). C'est très amusant de voir toute l'organisation de cette joyeuse petite bande. On se demande qui observe qui? Sur la route du retour vers Uvita, nous nous arretons un petit peu à Dominical pour prendre quelques photos des surfeurs qui prennent leur pied sur les magnifiques vagues. Repas 4 services surprise à l'hôtel (c'est vraiment trop beau et trop bon).
Jour 16: Uvita - Baja Drake (Corcovado) météo: beau temps - pluie en milieu d'après-midi.
Lever à 7h30 et dernier petit déjeuner à "Oxygen"... dommage c'est temment bien ici! Nous disons au revoir à Edwin et Flora (les propriétaire de l'hôtel). C'est bizarre de partir d'un hotel et d'être un peu triste comme quand on quittte des amis. A 10h nous prennons la direction de La Sierpe (1h en voiture) pour retrouver le bateau qui nous emmenera à Poor Man Paradise à Baja Drake www.mypoormansparadise.com (55$/pers/nuit repas compris + 40$/pers bateau A/R). Le bateau part à 12h et nous arrivons à 12h30 sur la plage. Pour débarquer sur la plage, nous devons changer de bateau en mer. Ensuite on attend de trouver le bon moment entre deux vagues pour foncer à tout allure vers la plage ou nous attérissons sur le sable. Nous découvrons notre chambre (pas de vitre juste des moustiquaires, pas de ventillo, electricité entre 17h et 22h, pas d'eau chaude et des cafards). On nous avais prévenu que c'était sparciate (après coup ça fait tout de même un peu mal de payer presque aussi cher que pour l'hôtel précédent pour un endroit pareil). Nous découvrons sur notre balcon une petite chauve-souris.... je lui ai donné un petit nom... "Igor" (le lendemain nous retrouverons "Igor" avec sa petite copine "Olga"). ici il fais très chaud... on dégoulines. Nous faisons un tour sur la plage où nous appercevons des singes capucins, des aras et plein d'autres oiseaux. Nous nous faisons rincés en plein milieu de notre ballade. Nous passerons la fin de la journée dans notre chambre en visonnant les vidéos que nous avons filmé les jours précédent. Repas du soir bof bof.
Jour 17: Baja Drake - Parc de Corcovado (San Pedrillo station) météo: beau temps
Ce matin, nous partons pour une journée d'excursion dans le parc Corcovado (65$/pers). Notre guide vient nous chercher sur la plage et nous partons en bateau vers la station de San Pedrillo. Nous serons les seuls visisteurs de la journée à cette station. Le trek dans le parc est très chouette. Nous avons un super guide (oublié de prendre ses coordonées... désolé). Le trek commence dans la forêt, nous voyons pleins d'oiseaux, des fourmis, légionnaires, des dendrobates (notre guide est vraiment doué pour trouver ces toutes petites bestiolles). Le clou de la matinée sera le fait d'voir croisé un serpent fer de lance (mortel). C'était un jeune, cache dans le creux d'une racine en Y au milieu du chemin. Si nous n'avions pas eu de guide nous ne l'aurions pas vu (très bon comouflage) et cella aurait pu être fatal pour un de nous deux. Le retour se fare par la plage ou nous verrons un magnifique escargo d'eau à marée basse. Nous croisons aussi un coati. repas de midi à la station (inclus dans l'excursion). L'après-midi, nous reopartons dans la forêt pour voir une magnifique cascade. Nous croiserons deux caïmans, des basilics qui traverse la rivière en marchant sur l'eau, pas mal d'oiseaux ainsi qu'un poissons de mer (poisson coffre) qui avait remonté le courant de la rivière à marée basse. Retour à l'hôtel vers 15h. Nous y dégustons des bières en regardant les singes capucins jouer dans les arbres aux alentours. repas du soir de nouveau bof bof.
Jour 18: Baja Drake - Volcan Turrialba météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Ce matin nous partons à 7h en bateau pour récupérer note voiture à La Sierpe. Le départ en bateau de la plage, avec les grosses vagues qui cassent sur le sable, est toute une aventure. Tout est question de timing et cette fois-ci le conducteur du bateau a mal calculer son coup. Nous prenons deux bonne vague en plein de face dans le bateau... nous sommes trempés. Nous arrivons à la Sierpe 1h30 plus tard. Le temps de se changer, il est 9h et nous prenons la route en direction du Volcan Turialba. Nous prenons la direction de Dominical et tournous juste avant d'y arriver vers la droite pour rouler a travers la cordillère de Talamance (+ de 3000m d'altitude) en direction du Volcan. Nous arrivons au Volcan Turrialba Lodge vers 15h www.volcanturrialbalodge.com (55$/pers 2 repas compris). L'endroit n'est pas facile à trouver et un 4x4 est plus que nécessaire. L'hôtel est pile en face du volcan qui crache des gerbes de fumée (gaz nocifs) dans le ciel. Le spectacle est tout à fait différent de celui d'Arenal. Nous nous installons dans notre chambre et démarrons un feu dans le poêle à bois (il fait 13°C dehors... et pas beaucoup plus dedans). Nous profitons de la vue et des colibris qui butinent dans les mangeoires devant la chambre. Nous mangeons notre souper au lodge. Pas terrible du tout.
Remarques: le lodge propose 3 tarifs/pers: 45$ avec petit-dej, 55$ avec petit-dej et diner, 65$ avec petit-dej, dej et diner. Nous avions réservé un quelques jours à l'avance pour avec 2 repas. Sur place nous avons payé le forfait et ensuite (quelques minutes plus tard) avons décidé de prendre trois repas. Nous avons proposé de payer les 10$ de plus par personne de suite. On nous a répondu que l'on paierais le lendemain. Le lendemain nous n'avons pas fait attention et nous avons en fait payé plus du double de ce qu'aurait couté le repas avec le forfait. En gros, attention aux arnaques. Après le repas, nous rechargeons le poêle une dernière fois pour la nuit et ensuite dodo.
Jour 19: Volcan Turrialba - Vallée d'Orosi météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Après notre petit déjeuner (pas bon du tout), nous partons à 8h00 pour une promenade à cheval de 4h avec notre guide en direction du sommet du volcan (35$/pers). Ce matin le volcan est tout dégagé, les éruptions de gaz sont assez conséquentes et nous voyons pas mal de fumerolles dans la forêt à gauche du cratère. Le chemin est très sympa et les vue sur le volcan magnifique. Nous allons nous retrouver à plus de 3200m d'altitude. Au sommet du volcan, nous ne pouvons rester que 20 minutes (il faut signé un papier à l'entrée du parc). En effet, les gaz rejetés par le volcan sont toxiques (tous les arbres au alentours sont mort). Quand nous arrivons au sommet du deuxième cratère principale (le plus grand n'est pas accessible car trop dangereux), on ne voit pas à 10m à cause des nuages. Nous 20 minutes s'écoule et nous avons la chance d'apercevoir le très grand cratère durant quelques secondes avant notre départ. En redescendant le volcan, nous apercevons quelques fumerolles. Après le repas de midi, nous reprenons la voiture vers 13h30 en direction de la vallée d'Orosi ou nous arrivons vers 16h. Ce soir nous logeons chez des français très sympa qui propose plusieurs magnifiques chalet superbement équipés et décorés. Ce sont les chalets Orosi www.chaletorosi.com/FrPr.html (85$/nuit petit dej inclus). Vu que nous disposons d'une cuisine dans le chalet, nous mangeons sur place une bon petit repas maison. C'est vraiment un endroit à conseiller pour se loger dans la région. Les propriétaires sont super sympa.
Jour 20: Volcan Irazu - Vallée d'Orosi -Poas météo: beau temps
Après notre petit-déjeuner fournis la veille par les propriétaires, nous partons de bonnes heure (7h30) pour le volcan Irazu. Nous arrivons sur place une heure plus tard et profitons durant une heure d'une vue magnifique sur le volcan et son cratère contenant un lac avec une eau vert turquoise (entrée: 10$/pers). Un conseil valable pour tous les volcans: allez y le plus tôt possible le matin (la plupart sont ouvert à 8h) pour éviter au maximum les nuages qui ne tardent pas à gâcher les vues magnifiques. Ne reprenons ensuite la route pour faire une tour de la vallée d'Orosi. Nous découvrons superbes plantations de cafés avec les feuilles argentées qui reflètent les rayons du soleil, le barrage qui crache des torrents d'eau et la campagne bucolique. Itinéraire: Paraiso, Ujurras, Cachi et enfin Orosi (durée du parcours 1h30 sans trop s'arrêter). Nous mangeons au chalet et prenons ensuite la route pour le volcan Poas en début d'après-midi. Nous partons à 13h et arrivons à 16h (en passant par Alajuella) au Poas Volcano Lodge www.poasvolcanolodge.com (96$/nuit petit dej inclus). Le lodge a été fortement touché par le tremblement de terre de janvier. Il ne reste actuellement que 4 chambres qui sont réouverte. Nous terminons notre journée par une petite ballade sur un sentier de la propriété (campagne ressemblant à l'écosse avec des plantes exotiques par-ci par là) avec le chien de la maison. Nous mangeons dans une petit resto tenu par des argentins à la sortie de Poasito. Durant notre repas nous sentirons un léger mais déjà impressionnant tremblement de terre.
Jour 21: Poas - Alajuela météo: beau temps
Après notre petit déjeuner, nous partons vers le volcan Poas (10$/pers) pour être sur place vers 8h (heure d'ouverture). Depuis le parking, il faut marcher 1km avant d'arriver au bord du cratère. La vue est sublime. Il n'y a pas un nuage. Nous contemplons le cratère avec en son centre un lac de couleur blanche d'où sort une épaisse fumée blanche. tout cela avec un bruit à moitié entre une autoroute à grand débit et un réacteur d'avion. Le spectacle est impressionnant. Quand le vent souffle vers nous nous sentons un odeur de souffre. Le cratère est énorme. Pour retourner au parking nous montons vers un lac qui a rempli un ancien cratère du volcan. Là nous nous amusons avec une petit écureuil qui s'amuse en tournant autours de nous. De là nous prenons le chemin "du chant des oiseaux" sur lequel nous apercevrons encore pas mal d'oiseaux. Nous mangeons à midi au restaurent Colbert (restaurant français près du lodge). Nous mangeons un très bon repas accompagnés de bon vins pour fêter la fin d'un voyage plus qui nous a comblé. Avant de retourner vers Alajuela, nous décidons d'emprunter un petit peu la route vers les cascades de la paz qui vient d'être réouverte (elle avait été fermée suite aux importants dégâts du tremblement de terre. Les cascades étaient apparemment aussi réouverte au public. Le vision de cette route complètement dévastée fait froid dans le dos. Le tremblement de terre a été d'une extrême violence. Nous n'irons pas jusqu'au source car la route ne nous a pas semblé assez sure. Le soir nous arrivons à Alajuela à notre premier bed & breakfast Robledal. Nous profitons une peu de la piscine avant d'aller manger un petit bout et de rendre la voiture de location.
Jour 22: retour à 8h00 du matin vers Bruxelles en passant par Newark
Abums photos des cabines de paquebots English translation pending
Bonjour,
Lorsqu'on fait un choix de croisière, on choisit soit la compagnie, le navire et l'itinéraire ou des fois l'inverse. Pour ce faire, il y a une question qui revient souvent hormi l'aspect restauration et la découverte du bateau, c'est le type de cabine que l'on va occuper !
Bien entendu, me direz-vous, il faut consulter les catalogues !!! Exact, mais je pense que vous avez dû remarquer que la plus part des photos sont petites et donc certains détails n'apparaissent pas.
Aussi, je vous propose que ceux qui en disposent, suite à leur croisière, qu'ils viennent les poster dans cette discussion car je suis sûr que va intéresser beaucoup de monde. Il n'y a pas de différence sur le type de cabine et je suis persuadé que des couples avec des enfants pourront voir là, un aspect qui n'était visible de suite sur le choix souhaité.
Je possède quleques vues du Melody (MSC), du Club Med II (qui vient d'être relouqué dernièrement), j'ai trouvé les photos sur le site MER et MARINE.
Lors de notre dernière croisière (en septembre 2008 sur le Costa Victoria), j'ai eu l'occasion de prendre notre cabine, puis celles que j'ai trouvé sur le net qui vont nous permettre d'apprécier la surface ce celle-ci, sa disposition et son colorie.
J'espère que cela vous conviendra et surtout n'hésitez pas à apporter vos témoignages ou vos photos sur ce qui a été votre choix durant la ou les croisières.
Voici les dernières du Club Med II, relouqué dernièrement. Je vais ensuite vous apporter d'autres vues des autres paquebots que je possède.
Bonne journée à tous.
JC
Lorsqu'on fait un choix de croisière, on choisit soit la compagnie, le navire et l'itinéraire ou des fois l'inverse. Pour ce faire, il y a une question qui revient souvent hormi l'aspect restauration et la découverte du bateau, c'est le type de cabine que l'on va occuper !
Bien entendu, me direz-vous, il faut consulter les catalogues !!! Exact, mais je pense que vous avez dû remarquer que la plus part des photos sont petites et donc certains détails n'apparaissent pas.
Aussi, je vous propose que ceux qui en disposent, suite à leur croisière, qu'ils viennent les poster dans cette discussion car je suis sûr que va intéresser beaucoup de monde. Il n'y a pas de différence sur le type de cabine et je suis persuadé que des couples avec des enfants pourront voir là, un aspect qui n'était visible de suite sur le choix souhaité.
Je possède quleques vues du Melody (MSC), du Club Med II (qui vient d'être relouqué dernièrement), j'ai trouvé les photos sur le site MER et MARINE.
Lors de notre dernière croisière (en septembre 2008 sur le Costa Victoria), j'ai eu l'occasion de prendre notre cabine, puis celles que j'ai trouvé sur le net qui vont nous permettre d'apprécier la surface ce celle-ci, sa disposition et son colorie.
J'espère que cela vous conviendra et surtout n'hésitez pas à apporter vos témoignages ou vos photos sur ce qui a été votre choix durant la ou les croisières.
Voici les dernières du Club Med II, relouqué dernièrement. Je vais ensuite vous apporter d'autres vues des autres paquebots que je possède.
Bonne journée à tous.
JC
Projet d'itinéraire dans l'Ouest canadien en septembre 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons comme projet pour septembre 2009 un voyage dans les Rocheuses Canadiennes + Ile de Vancouver pendant 4 semaines, arrivée à Calgary, départ de Vancouver ........et nous voudrions faire le périple en camping-car....en n'oubliant pas de randonner, bien sûr !
Pour le moment, rien n'est arrêté, ni vol, ni camping-car.
Dans un premier temps et avant d'aller plus loin dans nos recherches, voici le premier jet de notre projet que je soumets à votre lecture :
J1 : arrivée à Calgary J2 : Calgary – Glacier NP MT USA (372kms/5H30) J3 : Glacier NP J4 : Glacier NP J5 : Glacier NP J6 : Glacier – Waterton Lakes NP (125 kms/2H) J7 : Waterton Lakes J8 : Waterton Lakes – Canmore (377kms/5H30) J9 : Canmore J10 : Canmore-Lake Loiuse (82KMS/1H) J11 : Lake Louise J12 : Yoho (26kms/20mn) J13 : Yoho J14 : Yoho – Banff – Jasper par Icefield Parkway (355kms/1j de découverte, nbreux stops)) J15 : Jasper J16 : Jasper J17 : Jasper – Wells Gray (318kms/4H) J18 : Wells Gray J19 : Wells Gray – Squamish (540kms/7H) J20 : Squamish- Powell River (194kms/5h30 dt 2 ferries) J21 : Journée sur Savary Island ou dans Desolation Sound MP J22 : Powell River – Comox- Gold River (153kms/3h) J23 : Journée dans Nootka Sound ou Strathcona Park. Retour Campbell River J24 : Campbell River – Port Alberni (Cathedral Grove) – Tofino (170kms/4H30) J25 : Tofino (Pacific Rim Park) J26 : Tofino – Nanaimo (200kms/4h) – Vancouver J27 : Vancouver J28 : Vancouver – Paris.
Nous vous remercions d'avance pour les commentaires que cet itinéraire vous inspirent. Cordialement
Christine & Hervé.
Nous avons comme projet pour septembre 2009 un voyage dans les Rocheuses Canadiennes + Ile de Vancouver pendant 4 semaines, arrivée à Calgary, départ de Vancouver ........et nous voudrions faire le périple en camping-car....en n'oubliant pas de randonner, bien sûr !
Pour le moment, rien n'est arrêté, ni vol, ni camping-car.
Dans un premier temps et avant d'aller plus loin dans nos recherches, voici le premier jet de notre projet que je soumets à votre lecture :
J1 : arrivée à Calgary J2 : Calgary – Glacier NP MT USA (372kms/5H30) J3 : Glacier NP J4 : Glacier NP J5 : Glacier NP J6 : Glacier – Waterton Lakes NP (125 kms/2H) J7 : Waterton Lakes J8 : Waterton Lakes – Canmore (377kms/5H30) J9 : Canmore J10 : Canmore-Lake Loiuse (82KMS/1H) J11 : Lake Louise J12 : Yoho (26kms/20mn) J13 : Yoho J14 : Yoho – Banff – Jasper par Icefield Parkway (355kms/1j de découverte, nbreux stops)) J15 : Jasper J16 : Jasper J17 : Jasper – Wells Gray (318kms/4H) J18 : Wells Gray J19 : Wells Gray – Squamish (540kms/7H) J20 : Squamish- Powell River (194kms/5h30 dt 2 ferries) J21 : Journée sur Savary Island ou dans Desolation Sound MP J22 : Powell River – Comox- Gold River (153kms/3h) J23 : Journée dans Nootka Sound ou Strathcona Park. Retour Campbell River J24 : Campbell River – Port Alberni (Cathedral Grove) – Tofino (170kms/4H30) J25 : Tofino (Pacific Rim Park) J26 : Tofino – Nanaimo (200kms/4h) – Vancouver J27 : Vancouver J28 : Vancouver – Paris.
Nous vous remercions d'avance pour les commentaires que cet itinéraire vous inspirent. Cordialement
Christine & Hervé.
Endroits à visiter en Suisse? English translation pending
bonjour, j, aimerais avoir des infos sur la suisse, les endroits a visiter, la langue parlée.
Bons plans pour une semaine à Marrakech en octobre? English translation pending
Bonjour,
je suis nouvelle sur ce forumet je voudrai avoir quelques renseignements.
D'abord je voudrai partir une semaine à Marrakech au mois d'octobre (vacances de la toussaint)
je voudrai savoir:
il y a t-il de quoi s'occuper à Marrakech pour une semaine ?
est ce la bonne saison ?
J'ai repéré un sejour chez royal tours, est ce une bonne agence ? c'est seulement par internet royal tours ?
j'ai repéré un hotel: le tichka salam, quelqu'un connait ? est ce bien ?
merci :)
Grèce en juillet en fourgon aménagé camping-car: ferry, itinéraires, conseils English translation pending
Bonjour,
Nous (couple avec bébé) envisageons un voyage en Grèce, 3 semaines à partir de mi-juillet ; nous partirions avec notre fourgon aménagé camping car. Nous ne connaissons pas du tout ce pays. J'imagine qu'il faut pas trop trainer pour réserver le ferry... et j'ai pas mal de questions...
Le tourisme en Grèce : il y a vraiment beaucoup de monde en été ?
La côte est-elle beaucoup construite ? Peut-on trouver des petites criques désertes ?
On aime la nature, marcher, les visites culturelles, les lieux authentiques et préservés, on déteste les plages fréquentées, et on supporte pas les grandes villes et la pollution. Où peut-on trouver notre bonheur, sachant que même si on va bouger, on compte pas rouler énormément ? Si on séjournait sur une/plusieurs iles ?
La chaleur : il fait beaucoup plus chaud que dans le sud de la France ?
Les ferry : les compagnies les moins chères ? Pour les îles, peut-on réserver au dernier moment ? (avec véhicule) Existe t-il des compagnies de ferry qui permettent d'embarquer le véhicule sur le pont, de manière à pouvoir y dormir dedans ?
Sinon, c'est une bonne idée d'aller en Grèce en été ?
Si vous avez d'autres conseils ou suggestions ! Je vous remercie d'avance !
Nous (couple avec bébé) envisageons un voyage en Grèce, 3 semaines à partir de mi-juillet ; nous partirions avec notre fourgon aménagé camping car. Nous ne connaissons pas du tout ce pays. J'imagine qu'il faut pas trop trainer pour réserver le ferry... et j'ai pas mal de questions...
Le tourisme en Grèce : il y a vraiment beaucoup de monde en été ?
La côte est-elle beaucoup construite ? Peut-on trouver des petites criques désertes ?
On aime la nature, marcher, les visites culturelles, les lieux authentiques et préservés, on déteste les plages fréquentées, et on supporte pas les grandes villes et la pollution. Où peut-on trouver notre bonheur, sachant que même si on va bouger, on compte pas rouler énormément ? Si on séjournait sur une/plusieurs iles ?
La chaleur : il fait beaucoup plus chaud que dans le sud de la France ?
Les ferry : les compagnies les moins chères ? Pour les îles, peut-on réserver au dernier moment ? (avec véhicule) Existe t-il des compagnies de ferry qui permettent d'embarquer le véhicule sur le pont, de manière à pouvoir y dormir dedans ?
Sinon, c'est une bonne idée d'aller en Grèce en été ?
Si vous avez d'autres conseils ou suggestions ! Je vous remercie d'avance !
Ras le bol des péages sur les autoroutes en France English translation pending
Bonjour, je suis révolté par le prix des peages sur les autoroutes en france pour les camping car, etre assimilé à des utilitaires alors la c'est vraiment trop, je voyage à l'etranger il n'y a pratiquement que en france ou le tarif est majoré de 50 %.
Quoi faire, si vous avez des idées???
Que font les clubs et associations de camping car ????
Qui peut nous defendre ???
merci si vous avez des idées je suis preneur
un exemple d'idées: rouler sur l'autoroute a 60 kmh à plusieurs camping car ou rester coincés dans les peages a plusieur pour bloquer l' entrée .
vous avez mon adresse mail sur mon site ( si vous m'envoyez un mail mettre bien l'objet sinon je n'ouvre pas merci)
Quoi faire, si vous avez des idées???
Que font les clubs et associations de camping car ????
Qui peut nous defendre ???
merci si vous avez des idées je suis preneur
un exemple d'idées: rouler sur l'autoroute a 60 kmh à plusieurs camping car ou rester coincés dans les peages a plusieur pour bloquer l' entrée .
vous avez mon adresse mail sur mon site ( si vous m'envoyez un mail mettre bien l'objet sinon je n'ouvre pas merci)
Quel hôtel choisir à Punta Cana? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai besoin de vous !!!
Mon séjour dans l'hôtel où je devais aller via mon CE a finalement été annulé, et je me retrouve sans hôtel 😕
J'en ai trouvé d'autres sur un site, mais je ne sais pas ce qu'ils valent. Quelqu'un peut-il m'aider ? Je vous mets ci-dessous la liste de ceux que j'ai trouvés : Grand Paradise Bavaro - an Amhsa Marina Resort Barcelo Bavaro Beach Barcelo Bavaro Casino Barcelo Bavaro Golf Barcelo Bavaro Caribe Beach Catalonia Bavaro
Comment sont-ils question nourriture, propreté de la chambre et de l'hôtel en général, confort, animation, etc.
J'ai déjà mes billets d'avion, et ça m'embêterait de devoir tout annuler. Alors si je peux trouver un autre hôtel super sympa dans mes prix, je décolle le 10 novembre !
Merci à tous et à vos claviers !!!!! 😉
J'ai besoin de vous !!!
Mon séjour dans l'hôtel où je devais aller via mon CE a finalement été annulé, et je me retrouve sans hôtel 😕
J'en ai trouvé d'autres sur un site, mais je ne sais pas ce qu'ils valent. Quelqu'un peut-il m'aider ? Je vous mets ci-dessous la liste de ceux que j'ai trouvés : Grand Paradise Bavaro - an Amhsa Marina Resort Barcelo Bavaro Beach Barcelo Bavaro Casino Barcelo Bavaro Golf Barcelo Bavaro Caribe Beach Catalonia Bavaro
Comment sont-ils question nourriture, propreté de la chambre et de l'hôtel en général, confort, animation, etc.
J'ai déjà mes billets d'avion, et ça m'embêterait de devoir tout annuler. Alors si je peux trouver un autre hôtel super sympa dans mes prix, je décolle le 10 novembre !
Merci à tous et à vos claviers !!!!! 😉
Avis sur notre itinéraire à Bali English translation pending
Bonjour,
Nous partons deux semaines à Bali fin Septembre. Nous ne voulons pas planifier réellement notre séjour, mais avons essayé de trouver nos points de chute : 6 nuits à Ubud 4 nuits à Amed 4 nuits à Jimbaran
Qu'en pensez-vous ? Pourrons-nous à partir de ces trois villes silloner dans l'Est de l'île. (l'Ouest ca sera au cours d'un prochain voyage certainement) Devons-nous préférer Sanur, Kuta, Seminyak ou Legian à Jimbaran (Notre objectif étant de nous reposer les derniers jours et de découvrir la péninsule de Bukit)
Merci d'avance
Pitchoun'
Nous partons deux semaines à Bali fin Septembre. Nous ne voulons pas planifier réellement notre séjour, mais avons essayé de trouver nos points de chute : 6 nuits à Ubud 4 nuits à Amed 4 nuits à Jimbaran
Qu'en pensez-vous ? Pourrons-nous à partir de ces trois villes silloner dans l'Est de l'île. (l'Ouest ca sera au cours d'un prochain voyage certainement) Devons-nous préférer Sanur, Kuta, Seminyak ou Legian à Jimbaran (Notre objectif étant de nous reposer les derniers jours et de découvrir la péninsule de Bukit)
Merci d'avance
Pitchoun'
La plus belle plage de Phuket? English translation pending
Ce post tient lieu de sondage.
Selon vous, quel est la plus belle plage de Phuket ?
Selon vous, quel est la plus belle plage de Phuket ?
Hôtel Melia Las Americas à Varadero English translation pending
Un peu désespérée.... personne pour me donner ces informations concernant ce resort situé sur le terrain de golf de Varadero ?😕
__ Je planifie présentement des vacances à Varadero en avril prochain. Je suis familière avec la région car je suis allée en avril dernier au Barcelo Solymar. Cette année, je désire essayer un autre resort soit le Melia Las Americas situé sur le terrain de golf. J'aimerais avoir des commentaires de gens qui y sont allés récemment à savoir, la propreté des chambres, le meilleur emplacement d'une chambre; la nourriture est-elle bien où comme partout ailleurs à Cuba; l'animation, est-ce qu'il y a des spectacles en soirée et une discothèque; un bureau de change à l'hôtel; des boutiques de souvenirs; beaucoup de taxis à la porte pour se déplacer en ville, est-ce que la moyenne d'âge est jeune ou dans la 30-40e, il y a-t-il seulement des couples ou aussi des célibataires ? Et enfin le plus important.... est-ce que la plage est belle et assez grande pour ne pas se sentir cordée trop près un de l'autre et assez de parasols sans avoir à se lever aux petites heures pour réserver une chaise. J'attends donc de vos nouvelles car je dois réserver bientôt et je veux ne pas me tromper sur mon choix. Merci 😎
__ Je planifie présentement des vacances à Varadero en avril prochain. Je suis familière avec la région car je suis allée en avril dernier au Barcelo Solymar. Cette année, je désire essayer un autre resort soit le Melia Las Americas situé sur le terrain de golf. J'aimerais avoir des commentaires de gens qui y sont allés récemment à savoir, la propreté des chambres, le meilleur emplacement d'une chambre; la nourriture est-elle bien où comme partout ailleurs à Cuba; l'animation, est-ce qu'il y a des spectacles en soirée et une discothèque; un bureau de change à l'hôtel; des boutiques de souvenirs; beaucoup de taxis à la porte pour se déplacer en ville, est-ce que la moyenne d'âge est jeune ou dans la 30-40e, il y a-t-il seulement des couples ou aussi des célibataires ? Et enfin le plus important.... est-ce que la plage est belle et assez grande pour ne pas se sentir cordée trop près un de l'autre et assez de parasols sans avoir à se lever aux petites heures pour réserver une chaise. J'attends donc de vos nouvelles car je dois réserver bientôt et je veux ne pas me tromper sur mon choix. Merci 😎
Voyager ou partir en vacances? English translation pending
quelle est pour vous la difference??
preferez vous voyager ou partir en vacances?
preferez vous voyager ou partir en vacances?
Travel Journal - 28 Days in China in August 2025
Hi everyone! I’m sharing a modest travel journal from my trip to China in August 2025.
There wasn’t much room for improvisation on this trip—everything was planned in advance. Since August is peak season, I decided to book train tickets early, and once that was set, I reserved all the accommodations too. I got everything on Trip.com.
I bought the flight tickets back in March from Hainan Airlines. They were super expensive, but with these travel dates, I couldn’t exactly dream of a bargain!
I picked up e-SIMs valid for a month from Free just before departure: 10 € for the e-SIM + 19.90 € for a one-month plan with 35 GB of data abroad.
No need for a VPN with these e-SIMs, but D. still got one—a multi-device plan for 5 € with a discount from Let’s VPN, valid for a month. It was for evenings at the hotel on Wi-Fi to avoid burning through the 35 GB with video.
I downloaded Alipay, WeChat, Amap (Baidu Maps), and Trip.com. We also have Google Translate and Maps.me—absolute must-haves.
We’re ready to go!
I’ve been waiting for this day for nearly 15 years!! I travel a lot, but this one—this is MY TRIP 🙂 It’s been postponed so many times: because I wanted to do it with the right person, because I have a Turkish stamp in my passport and heard they don’t issue visas with that, because of COVID... and then China introduced a 30-day visa exemption, and that was the green light! Ugh, they forced us to take our vacation in August this year—far from ideal—but no more delays. Saturday, August 2, 2025: it’s finally the big day!
Days 1 and 2: We got dropped off at Charles de Gaulle at 9:30 AM. I supposedly checked in online, but only for the first flight and without getting the boarding pass... Might as well scrap online check-in in that case. So, we spent over an hour in line at the counter to get them. We didn’t have any checked luggage—just our backpacks as carry-ons—so this was a step we’d never had to deal with before, but whatever, it’s done. No wait at passport control, 5 minutes through security, a quick walk around the terminal, 10 minutes in the boarding area, and it was already time to board. Departure around 12:45 PM, arrival in Chongqing at 4:50 AM. We had a few hours of layover before our next flight. Went through immigration, connecting flight control, and security. Pro tip: check your next flight’s boarding gate right after immigration. We never saw it displayed again anywhere in the terminal.
The Free e-SIMs work—phew!
Took off at 9:30 AM, arrived in Guangzhou (Canton) at 11:20 AM in the rain. I love how Chongqing is translated as "Tchoung King" on the screens in the plane—very French!

During my first two trips to China, we paid for everything in cash, but this time, we’re going all-in on Alipay and WeChat. I still brought the leftover change from previous trips—it might come in handy. At the metro station, they showed us a QR code to buy tickets via WeChat. There were probably machines and even a ticket counter, but we didn’t see them, and buying via WeChat was pretty simple. 8 yuan to Changshu Lu, which is 22 stops. So far, so good. Then, we had to find the hotel, which wasn’t on Google Maps, Maps.me, or Amap... Easy 😎! We found it without too much hassle, though. Dropped off our stuff and went out to eat. 55 yuan for two claypots with fish/eel, rice, cabbage, and purple eggplant. When we left, it was pouring. We grabbed our umbrellas and set off to explore the neighborhood: Enning Road (we’ll come back later to check out a specific spot), Shangxiajiu (the pedestrian shopping street), Baohua Road... The area is pretty diverse—one street to the next, it’s like stepping into a different world.


There weren’t many people around, probably because of the rain. We grabbed a quick street food dinner and went to bed—we were exhausted. We struggled to stay awake until 11 PM to adjust to the time change as quickly as possible. There’s a 6-hour time difference.
There wasn’t much room for improvisation on this trip—everything was planned in advance. Since August is peak season, I decided to book train tickets early, and once that was set, I reserved all the accommodations too. I got everything on Trip.com.
I bought the flight tickets back in March from Hainan Airlines. They were super expensive, but with these travel dates, I couldn’t exactly dream of a bargain!
I picked up e-SIMs valid for a month from Free just before departure: 10 € for the e-SIM + 19.90 € for a one-month plan with 35 GB of data abroad.
No need for a VPN with these e-SIMs, but D. still got one—a multi-device plan for 5 € with a discount from Let’s VPN, valid for a month. It was for evenings at the hotel on Wi-Fi to avoid burning through the 35 GB with video.
I downloaded Alipay, WeChat, Amap (Baidu Maps), and Trip.com. We also have Google Translate and Maps.me—absolute must-haves.
We’re ready to go!
I’ve been waiting for this day for nearly 15 years!! I travel a lot, but this one—this is MY TRIP 🙂 It’s been postponed so many times: because I wanted to do it with the right person, because I have a Turkish stamp in my passport and heard they don’t issue visas with that, because of COVID... and then China introduced a 30-day visa exemption, and that was the green light! Ugh, they forced us to take our vacation in August this year—far from ideal—but no more delays. Saturday, August 2, 2025: it’s finally the big day!
Days 1 and 2: We got dropped off at Charles de Gaulle at 9:30 AM. I supposedly checked in online, but only for the first flight and without getting the boarding pass... Might as well scrap online check-in in that case. So, we spent over an hour in line at the counter to get them. We didn’t have any checked luggage—just our backpacks as carry-ons—so this was a step we’d never had to deal with before, but whatever, it’s done. No wait at passport control, 5 minutes through security, a quick walk around the terminal, 10 minutes in the boarding area, and it was already time to board. Departure around 12:45 PM, arrival in Chongqing at 4:50 AM. We had a few hours of layover before our next flight. Went through immigration, connecting flight control, and security. Pro tip: check your next flight’s boarding gate right after immigration. We never saw it displayed again anywhere in the terminal.
The Free e-SIMs work—phew!
Took off at 9:30 AM, arrived in Guangzhou (Canton) at 11:20 AM in the rain. I love how Chongqing is translated as "Tchoung King" on the screens in the plane—very French!

During my first two trips to China, we paid for everything in cash, but this time, we’re going all-in on Alipay and WeChat. I still brought the leftover change from previous trips—it might come in handy. At the metro station, they showed us a QR code to buy tickets via WeChat. There were probably machines and even a ticket counter, but we didn’t see them, and buying via WeChat was pretty simple. 8 yuan to Changshu Lu, which is 22 stops. So far, so good. Then, we had to find the hotel, which wasn’t on Google Maps, Maps.me, or Amap... Easy 😎! We found it without too much hassle, though. Dropped off our stuff and went out to eat. 55 yuan for two claypots with fish/eel, rice, cabbage, and purple eggplant. When we left, it was pouring. We grabbed our umbrellas and set off to explore the neighborhood: Enning Road (we’ll come back later to check out a specific spot), Shangxiajiu (the pedestrian shopping street), Baohua Road... The area is pretty diverse—one street to the next, it’s like stepping into a different world.


There weren’t many people around, probably because of the rain. We grabbed a quick street food dinner and went to bed—we were exhausted. We struggled to stay awake until 11 PM to adjust to the time change as quickly as possible. There’s a 6-hour time difference.
Southwest Part 2: 55 Days in Colorado, New Mexico, Arizona, Nevada, and Utah
This travel journal is the second part of the trip whose first part you can find here: 1st part...
Sunday, August 7: the day we discover a magical place... Edmaier's Secret...
We got up at 8:00 AM, had breakfast on the terrace of our tiny house, and then set off again toward yesterday’s trail. This time, we stopped after 4.5 miles on House Rock Valley Road at the Buckskin Gulch Trail parking lot. We weren’t interested in that trail today—the slot canyon is muddy anyway after the recent storms...
Instead, we explored a lesser-known area that became our playground. And what a playground it was, folks—an out-of-this-world spot, THE highlight of our trip!!! 😏
Just imagine being in the middle of these landscapes, and the cherry on top... no one else around!!!!! Well, we did meet a couple who were coming back—it was 9:30 AM 😮. Did they camp there? Did they turn back? 🙁
After paying the entry permit online, we set off with plenty of water (6L for the four of us) plus a gallon we hid along the way for the return trip. 😉 After a one-hour approach hike along a wash, we reached the sea of sand.

We had to cross it to reach our goal: a strip about 2 km long and 1 km wide that you can explore freely since there’s no marked trail... We entered a few GPS points into our Garmin Etrex, and off we went!!! 😎 It was... magical, enchanting, a true love-at-first-sight moment!

Brain Rock, waves, fine and brittle rock, colors—it goes up, it goes down.



Just thinking about it gives me chills... I remember sitting still for two minutes, taking in these wonders with such emotion that I teared up...





Sunday, August 7: the day we discover a magical place... Edmaier's Secret...
We got up at 8:00 AM, had breakfast on the terrace of our tiny house, and then set off again toward yesterday’s trail. This time, we stopped after 4.5 miles on House Rock Valley Road at the Buckskin Gulch Trail parking lot. We weren’t interested in that trail today—the slot canyon is muddy anyway after the recent storms...
Instead, we explored a lesser-known area that became our playground. And what a playground it was, folks—an out-of-this-world spot, THE highlight of our trip!!! 😏
Just imagine being in the middle of these landscapes, and the cherry on top... no one else around!!!!! Well, we did meet a couple who were coming back—it was 9:30 AM 😮. Did they camp there? Did they turn back? 🙁
After paying the entry permit online, we set off with plenty of water (6L for the four of us) plus a gallon we hid along the way for the return trip. 😉 After a one-hour approach hike along a wash, we reached the sea of sand.

We had to cross it to reach our goal: a strip about 2 km long and 1 km wide that you can explore freely since there’s no marked trail... We entered a few GPS points into our Garmin Etrex, and off we went!!! 😎 It was... magical, enchanting, a true love-at-first-sight moment!

Brain Rock, waves, fine and brittle rock, colors—it goes up, it goes down.



Just thinking about it gives me chills... I remember sitting still for two minutes, taking in these wonders with such emotion that I teared up...





Review of a magnificent cruise in the Pacific Islands with the Royal Princess
Great to see VF back in action! However, is it normal that we can’t upload more than 10 photos per post? If so, that’s a real shame!
Looks like I’m the first to post a review, but I’m sure others will follow to keep this forum—our forum—alive. Once again, a BIG thank you for bringing it back!
I got home yesterday but still can’t sleep, so I’d rather share this amazing cruise I just took on the Royal Princess.
Last year, I did almost the same itinerary on the Ovation OTS (Royal Caribbean), and it was mixed at best—let’s just say it was disappointing.
The itinerary: - Los Angeles - 5 days at sea - Honolulu - Hilo (replaced by Kona) - 5 days at sea - Papeete - Papeete - Moorea - 3 days at sea - Pago Pago (Samoa Islands) = canceled - 1 day at sea - International Date Line crossing - 1 day at sea - Tauranga - Tauranga - Auckland
I booked this cruise over a year in advance through the Logitravel agency. I chose a Balcony Category D cabin because the Cat B cabins on this ship class don’t have a sofa. I like having a couch in the cabin so I don’t have to sit directly on the bed when I come in.
My last cruise with Princess was years ago, and after last year’s disappointment with Royal Caribbean (Ovation OTS), I decided to give Princess another try. Not only did I love the itinerary, but the cruise was longer, and there was a new port for me—Pago Pago—which unfortunately got canceled.
Honestly, I can tell you I didn’t regret my choice for a second—this cruise will stay with me forever. Everything, or almost everything, was PERFECT!
After Oceania, I’d rank Princess in second place, and I think their service is a notch above Celebrity. You’ll see why as you read this review.
From what I remember, Catherine Isa and others have already tried this ship class and loved it.
Here we go! Day 1: Departure from Roissy to Los Angeles on an Air France flight.


Last year, I flew Air Tahiti Nui (ATN) for the same route, and I can tell you it was WAY better than AF in terms of comfort and service. Unfortunately, ATN now flies very few routes to Los Angeles, preferring to transit through Seattle to get to Papeete. So, I had to go with AF. Back in 2018, I did a Paris/Papeete flight with AF and was a bit disappointed with the 24-hour journey. Anyway!
During this flight, we had one meal and a snack before landing in LA. Drinks were available throughout the flight. We arrived on time in LA.
Before taking off from Roissy, I downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app—a mobile app for travelers with an ESTA to save time at customs (only for those returning to the U.S. at least a second time). It lets eligible travelers skip the long lines at customs when arriving in the U.S. After filling out a form and answering a few questions about your trip in advance, you get a ticket that lets you access a special line with shorter wait times. Unfortunately, I didn’t get the ticket, so I had to wait in the regular line. Thirty minutes later, I got the ticket, but it was too late—I was already in the visitor line. It took us 1.5 hours to get through immigration.
Since I’m traveling again in January next year, I’ll try MPC again to see if it works.
After leaving the airport, I took a taxi to my hotel on Hollywood Blvd, but the driver tried to scam me to make more money. Last year, the same ride cost $50, but this time, he took a long detour to run up the meter. When I saw it hit $80, I told him that last year the same trip cost $50, and we weren’t even there yet. He said, “You’re going to a hotel on Hollywood Blvd, and you’re quibbling over a few dollars?” I told him I wouldn’t pay that much because I saw he took a longer route (via Google Maps), and if needed, I’d call the police. Then he said, “Let’s work something out.” I told him I’d pay $50, just like last year—not a cent more. When we arrived, he said, “Give me $60, and we’ll call it even.” So, I gave him $60. If I hadn’t said anything, he would’ve charged me over $100. Oh well!
Our hotel (Lowes Hotel) is on Hollywood Blvd. It’s a really nice hotel with a rooftop pool. That said, it’s not worth 330 € per night plus 30 € per person for breakfast. But since we’re on Hollywood Blvd, everything’s overpriced.






We checked into our room with a view of the Hollywood Sign (as requested). We dropped off our things, then relaxed by the pool with a drink before taking a stroll down Hollywood Blvd.


That evening, we went to dinner at the Roosevelt Hotel, just 100 meters from our hotel—a legendary Hollywood hotel where Marilyn Monroe used to stay regularly. In fact, her suite still bears her name. Honestly, the hotel is really old, and I didn’t think much of it—or the dinner. We headed back to our hotel for a good night’s sleep because tomorrow we had a tour booked to see the stars’ houses and Beverly Hills.
To be continued: Beverly Hills/Hollywood tour and embarkation.
Looks like I’m the first to post a review, but I’m sure others will follow to keep this forum—our forum—alive. Once again, a BIG thank you for bringing it back!
I got home yesterday but still can’t sleep, so I’d rather share this amazing cruise I just took on the Royal Princess.
Last year, I did almost the same itinerary on the Ovation OTS (Royal Caribbean), and it was mixed at best—let’s just say it was disappointing.
The itinerary: - Los Angeles - 5 days at sea - Honolulu - Hilo (replaced by Kona) - 5 days at sea - Papeete - Papeete - Moorea - 3 days at sea - Pago Pago (Samoa Islands) = canceled - 1 day at sea - International Date Line crossing - 1 day at sea - Tauranga - Tauranga - Auckland
I booked this cruise over a year in advance through the Logitravel agency. I chose a Balcony Category D cabin because the Cat B cabins on this ship class don’t have a sofa. I like having a couch in the cabin so I don’t have to sit directly on the bed when I come in.
My last cruise with Princess was years ago, and after last year’s disappointment with Royal Caribbean (Ovation OTS), I decided to give Princess another try. Not only did I love the itinerary, but the cruise was longer, and there was a new port for me—Pago Pago—which unfortunately got canceled.
Honestly, I can tell you I didn’t regret my choice for a second—this cruise will stay with me forever. Everything, or almost everything, was PERFECT!
After Oceania, I’d rank Princess in second place, and I think their service is a notch above Celebrity. You’ll see why as you read this review.
From what I remember, Catherine Isa and others have already tried this ship class and loved it.
Here we go! Day 1: Departure from Roissy to Los Angeles on an Air France flight.


Last year, I flew Air Tahiti Nui (ATN) for the same route, and I can tell you it was WAY better than AF in terms of comfort and service. Unfortunately, ATN now flies very few routes to Los Angeles, preferring to transit through Seattle to get to Papeete. So, I had to go with AF. Back in 2018, I did a Paris/Papeete flight with AF and was a bit disappointed with the 24-hour journey. Anyway!
During this flight, we had one meal and a snack before landing in LA. Drinks were available throughout the flight. We arrived on time in LA.
Before taking off from Roissy, I downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app—a mobile app for travelers with an ESTA to save time at customs (only for those returning to the U.S. at least a second time). It lets eligible travelers skip the long lines at customs when arriving in the U.S. After filling out a form and answering a few questions about your trip in advance, you get a ticket that lets you access a special line with shorter wait times. Unfortunately, I didn’t get the ticket, so I had to wait in the regular line. Thirty minutes later, I got the ticket, but it was too late—I was already in the visitor line. It took us 1.5 hours to get through immigration.
Since I’m traveling again in January next year, I’ll try MPC again to see if it works.
After leaving the airport, I took a taxi to my hotel on Hollywood Blvd, but the driver tried to scam me to make more money. Last year, the same ride cost $50, but this time, he took a long detour to run up the meter. When I saw it hit $80, I told him that last year the same trip cost $50, and we weren’t even there yet. He said, “You’re going to a hotel on Hollywood Blvd, and you’re quibbling over a few dollars?” I told him I wouldn’t pay that much because I saw he took a longer route (via Google Maps), and if needed, I’d call the police. Then he said, “Let’s work something out.” I told him I’d pay $50, just like last year—not a cent more. When we arrived, he said, “Give me $60, and we’ll call it even.” So, I gave him $60. If I hadn’t said anything, he would’ve charged me over $100. Oh well!
Our hotel (Lowes Hotel) is on Hollywood Blvd. It’s a really nice hotel with a rooftop pool. That said, it’s not worth 330 € per night plus 30 € per person for breakfast. But since we’re on Hollywood Blvd, everything’s overpriced.






We checked into our room with a view of the Hollywood Sign (as requested). We dropped off our things, then relaxed by the pool with a drink before taking a stroll down Hollywood Blvd.


That evening, we went to dinner at the Roosevelt Hotel, just 100 meters from our hotel—a legendary Hollywood hotel where Marilyn Monroe used to stay regularly. In fact, her suite still bears her name. Honestly, the hotel is really old, and I didn’t think much of it—or the dinner. We headed back to our hotel for a good night’s sleep because tomorrow we had a tour booked to see the stars’ houses and Beverly Hills.
To be continued: Beverly Hills/Hollywood tour and embarkation.
La Bolivie, un voyage riche en émotions! English translation pending
Bonjour à tous,
Ce carnet, je ne pensais pas le rédiger, à mon retour de Bolivie. Certains d’entre vous le savent d’ailleurs. Trop amère, trop choquée.
Et puis heureusement, le temps fait son affaire et estompe les mauvais souvenirs pour laisser principalement les bons. Rédiger ce carnet m’aide aussi je pense à tourner la page sur certains (très) mauvais moments, quand bien même ils datent déjà de huit mois. Certains épisodes auront été riches en émotions….
La Bolivie, j’en rêvais depuis plusieurs années. Envie de grands espaces, de nature, de kaléidoscope coloré. Envie de voir des lamas, des viscaches, des vigognes, des condors. Envie de voir les lagunes, LE salar, les couleurs du désert de Dali. Envie de découvrir l’Amérique du Sud et ce pays encore peu prisé des touristes. Envie de réaliser ce voyage tel que nous le pouvons sans nos enfants : peu de réservations d’hôtels, du camping sauvage et un itinéraire décidé pour les grandes étapes mais ajusté au jour le jour selon nos coups de cœur.
Les carnets lus au fil des mois confirmaient que le Sud Lipez reste accessible en individuel et autonome, même s’il est évidemment préférable de voyager à deux voitures. Mes beaux-parents acceptant de venir garder nos fils quelques jours avant le début des vacances scolaires de la Toussaint, je commence à organiser dès le mois de mai un périple de 16 jours entiers sur place. Depuis plusieurs mois, je m’étais forgé un début d’itinéraire selon ces différents critères :
J’exclus La Paz. Nous visiterons la capitale lors d’un futur voyage au Pérou où nous ajouterons quelques étapes nord-boliviennes. Je choisis d’atterrir à Santa Cruz de la Sierra avant de reprendre dans la foulée un avion pour Sucre. En effet, notre loueur de voiture, Biz Rent a Car, est situé à Sucre et a bonne réputation sur forum, notamment grâce à l’une des employées, Alejandra et sa maîtrise du français. Je prévois la majorité de notre temps dans le Sud Lipez afin de pouvoir admirer notamment les lagunes et le salar. Le carnet d’AirOne me donne envie de découvrir Tajira, région viticole et par conséquent plus verdoyante que le Sud Lipez désertique. Je réserve auprès de Vicente deux nuits dans sa ferme-auberge à Rosillas et un trek d’une journée permettant d’observer les condors Difficultés d’acclimatation liées à l’altitude : ne pas atterrir à La Paz permet déjà d’éviter une mise dans le bain d’entrée à 3600 mètres. Il sera plus aisé d’atterrir à Santa Cruz (416 mètres) et même Sucre (2750 mètres), d’autant que nous prévoyons de partir rapidement sur la région de Tajira (1900 mètres).
L’Amérique du Sud offrant plusieurs pays nous attirant depuis quelques années, mon mari a commencé à apprendre l’espagnol deux ans auparavant. Heureusement, car nous n’avons rencontré que très peu de Boliviens parlant (un peu) l’anglais. Comme beaucoup de voyageurs, nous avions téléchargé des cartes sous Maps.me qui une fois stockées sur les téléphones permettent de circuler sans accès au réseau.
J’apprends dans le courant de l’été 2019 que les élections présidentielles auront lieu pendant notre séjour. Soit ! Ce ne sera pas notre premier voyage en pleine campagne présidentielle. Au départ, je n’y prête pas tellement attention. Et puis fin août, Carmen (Ticapi) m’apprend qu’il sera interdit de circuler lors du premier tour des élections, le dimanche 20 octobre. Après consultation de mon ébauche d’itinéraire, nous avions justement prévu de repartir ce jour-là de Rosillas pour rejoindre Tupiza avant d’enchaîner sur le Sud Lipez. Avec seize jours sur place, nous n’avions pas envie de « perdre » une journée à Rosillas et reporter notre départ d’une journée. Il était également difficile de prévoir le trek le dimanche 20 car Vincent nous a précisé qu’en raison des élections, les villageois ne seraient pas disponibles pour faire office de guide dans la montagne. Il nous fallait trouver un endroit où nous pourrions passer la journée entière sans utiliser la voiture. Pas si simple. Alors finalement, plutôt qu’entamer notre séjour par Rosillas, cette étape sera la dernière de notre voyage. Nous devons atterrir à Sucre le matin du mercredi 17 et je prévois d’y séjourner deux jours. Direction ensuite Tupiza puis Guadalupe et enfin la laguna Celeste où nous resterons la fameuse journée des élections présidentielles à randonner dans les environs. Ça, c’était le programme initial. Ça ne s’est pas tout à fait déroulé ainsi !
Allez, quelques photos pour, peut-être, vous donner envie de poursuivre la lecture de ce carnet 🙂





Et puis heureusement, le temps fait son affaire et estompe les mauvais souvenirs pour laisser principalement les bons. Rédiger ce carnet m’aide aussi je pense à tourner la page sur certains (très) mauvais moments, quand bien même ils datent déjà de huit mois. Certains épisodes auront été riches en émotions….
La Bolivie, j’en rêvais depuis plusieurs années. Envie de grands espaces, de nature, de kaléidoscope coloré. Envie de voir des lamas, des viscaches, des vigognes, des condors. Envie de voir les lagunes, LE salar, les couleurs du désert de Dali. Envie de découvrir l’Amérique du Sud et ce pays encore peu prisé des touristes. Envie de réaliser ce voyage tel que nous le pouvons sans nos enfants : peu de réservations d’hôtels, du camping sauvage et un itinéraire décidé pour les grandes étapes mais ajusté au jour le jour selon nos coups de cœur.
Les carnets lus au fil des mois confirmaient que le Sud Lipez reste accessible en individuel et autonome, même s’il est évidemment préférable de voyager à deux voitures. Mes beaux-parents acceptant de venir garder nos fils quelques jours avant le début des vacances scolaires de la Toussaint, je commence à organiser dès le mois de mai un périple de 16 jours entiers sur place. Depuis plusieurs mois, je m’étais forgé un début d’itinéraire selon ces différents critères :
J’exclus La Paz. Nous visiterons la capitale lors d’un futur voyage au Pérou où nous ajouterons quelques étapes nord-boliviennes. Je choisis d’atterrir à Santa Cruz de la Sierra avant de reprendre dans la foulée un avion pour Sucre. En effet, notre loueur de voiture, Biz Rent a Car, est situé à Sucre et a bonne réputation sur forum, notamment grâce à l’une des employées, Alejandra et sa maîtrise du français. Je prévois la majorité de notre temps dans le Sud Lipez afin de pouvoir admirer notamment les lagunes et le salar. Le carnet d’AirOne me donne envie de découvrir Tajira, région viticole et par conséquent plus verdoyante que le Sud Lipez désertique. Je réserve auprès de Vicente deux nuits dans sa ferme-auberge à Rosillas et un trek d’une journée permettant d’observer les condors Difficultés d’acclimatation liées à l’altitude : ne pas atterrir à La Paz permet déjà d’éviter une mise dans le bain d’entrée à 3600 mètres. Il sera plus aisé d’atterrir à Santa Cruz (416 mètres) et même Sucre (2750 mètres), d’autant que nous prévoyons de partir rapidement sur la région de Tajira (1900 mètres).
L’Amérique du Sud offrant plusieurs pays nous attirant depuis quelques années, mon mari a commencé à apprendre l’espagnol deux ans auparavant. Heureusement, car nous n’avons rencontré que très peu de Boliviens parlant (un peu) l’anglais. Comme beaucoup de voyageurs, nous avions téléchargé des cartes sous Maps.me qui une fois stockées sur les téléphones permettent de circuler sans accès au réseau.
J’apprends dans le courant de l’été 2019 que les élections présidentielles auront lieu pendant notre séjour. Soit ! Ce ne sera pas notre premier voyage en pleine campagne présidentielle. Au départ, je n’y prête pas tellement attention. Et puis fin août, Carmen (Ticapi) m’apprend qu’il sera interdit de circuler lors du premier tour des élections, le dimanche 20 octobre. Après consultation de mon ébauche d’itinéraire, nous avions justement prévu de repartir ce jour-là de Rosillas pour rejoindre Tupiza avant d’enchaîner sur le Sud Lipez. Avec seize jours sur place, nous n’avions pas envie de « perdre » une journée à Rosillas et reporter notre départ d’une journée. Il était également difficile de prévoir le trek le dimanche 20 car Vincent nous a précisé qu’en raison des élections, les villageois ne seraient pas disponibles pour faire office de guide dans la montagne. Il nous fallait trouver un endroit où nous pourrions passer la journée entière sans utiliser la voiture. Pas si simple. Alors finalement, plutôt qu’entamer notre séjour par Rosillas, cette étape sera la dernière de notre voyage. Nous devons atterrir à Sucre le matin du mercredi 17 et je prévois d’y séjourner deux jours. Direction ensuite Tupiza puis Guadalupe et enfin la laguna Celeste où nous resterons la fameuse journée des élections présidentielles à randonner dans les environs. Ça, c’était le programme initial. Ça ne s’est pas tout à fait déroulé ainsi !
Allez, quelques photos pour, peut-être, vous donner envie de poursuivre la lecture de ce carnet 🙂





Vacances écourtées aux Maldives en période de covid-19 English translation pending
Récit de nos vacances écourtées aux Maldives en période de covid-19...
Fin février : Beaucoup beaucoup de boulot au bureau. Les nuits sont agitées, l'excès de travail trotte dans la tête, et me réveille souvent en pleine nuit. Vivement les proches vacances prévues aux Maldives, pour faire un vrai break de 15 jours afin de recharger les batteries. Parallèlement les médias commencent à beaucoup parler du Coronavirus, c'est plutôt inquiétant se qui se passe en Chine et ailleurs.
Début mars : De pire en pire le boulot, mais il ne faut pas craquer, les vacances sont proches. Ouh là là, c'est quoi ce bordel en Italie ? Et dans le Haut-Rhin ? Faudrait surtout pas que cela vienne perturber notre départ pour les Maldives. Coup de téléphone à l'agence de voyage allemande : pas de souci, aucun contre-ordre, nous pouvons partir tranquilles. Seuls les chinois et italiens ont des problèmes pour voyager. Quelques recherches sur Internet concernant les Maldives : il y aura sans doute des contrôles à l'entrée, mais rien de problèmatique si on n'est pas malade. Aucun restriction d'entrée pour les français ou les allemands (puisque nous voyageons avec les allemands au départ de Frankfort). Néanmoins nous restons vigilants, en suivant les infos au jour le jour jusqu'au jour du départ, en prenant notre température, et JP nous inscrit sur le site Arianne au cas où... Pourvu que notre départ pour les Maldives puisse se faire sans encombres. Nous voulons vraiment partir en vacances. Bon, on prévoit quand même d'emmener des Doliprane, le thermomètre, et du gel hydroalcoolique...
11 mars : Départ à 13h00 en direction de la gare d'Offenbourg (Merci Michel de nous y conduire, et on te rappelera au retour le 26 pour nous rechercher dans la soirée). Puis train vers Frankfort. Peu de monde dans le train, c'est cool. Arrivée à l'aéroport : drôle d'ambiance, c'est super silencieux par rapport à d'habitude, très peu de voyageurs sont présents. Cool, l'enregistrement se fait très rapidement. Contrôle de police : idem, c'est super rapide, il y a peu de monde. C'est cool. On pense à se nettoyer les mains avec du gel de temps en temps. On retrouve un plus grand nombre de voyageurs à proximité de la porte d'embarquement, y compris quelques rares cas de personnes portant un masque. Le vol est quasi complet, et se passe bien.
12 mars : Arrivée à l'aéroport de Male à l'heure. Il fait très beau et chaud à la sortie de l'avion : on est bien aux Maldives. Des caméras thermiques contrôlent l'arrivée des voyageurs. Le passage de police est un peu long, mais c'est habituel à Male. Nos bagages arrivent rapidement. Une maldivienne nous accueille avec une pancarte PalmBeach, notre hôtel. Elle nous parle en anglais, normal (d'ailleurs l'anglais sera la seule langue parlée pendant toutes nos vacances), elle nous accompagne pour l'enregistrement des bagages pour la suite du voyage et nous guide vers le minibus avec lequel nous nous rendons au terminal des hydravions. Pas le temps d'aller dans le salon d'attente VIP de l'hôtel, car notre transfert en hydravion va avoir lieu dans la foulée. Tant pis, on ne se changera pas, et la pause pipi devra attendre l'arrivée à l'hôtel, on n'observera pas non plus le ballet des départs-arrivées des hydravions. Pas grave, on connaît déjà, et au moins on ne va pas poireauter à attendre notre transfert. Départ de notre hydravion en direction du PalmBeach. Le temps est dégagé, le ciel bleu azur, et le survol des lagons est plus beau que jamais, les couleurs sont magnifiques, les îles ressemblent à des gouttes turquoises disséminées dans l'océan. J'en profite pour faire de belles photos. Arrivée sans encombres au PalmBeach Resort 45 minutes plus tard. L'accueil est masculin et maldivien, et se fait en anglais. Dommage toutefois que la sympathique Bruna qui nous avait accueilli en français en 2017 ne soit plus là, mais il est vrai qu'il y a eu en changement de management, je savais déjà qu'entretemps l'hôtel est géré par des maldiviens. Cocktail de bienvenue, gel pour laver les mains, spray pour désinfecter les chaussures et hop nous voilà dans un buggy qui nous amène à notre bungalow. Ce sera le 625, et non le 812 comme demandé, mais il s'avèrera plus tard que c'est une bonne chose car le réchauffement climatique est passé par là, il y a beaucoup d'érosion, et la plage est désormais beaucoup moins belle devant le bungalow 812, alors qu'elle est magnifique devant le 625. Consignes à l'arrivée au bungalow : laisser les chaussures dehors au soleil pour détruire les éventuels bactéries résiduelles, et mettre tous les vêtements et sous-vêtements portés dans le sac à linge pour nettoyage et repassage, c'est un service gratuit de l'hôtel à l'arrivée par mesure de sécurité en raison du coronavirus. Cool ! Nos vêtements nous seront rendus le lendemain tout propres et repassés. Là débutent nos vacances sur la magnifique île que nous avons grand plaisir à retrouver. Notre bungalow est entouré de végétation formant un jardin privé et un peu caché devant la grande terrasse où nous attendent deux chaises longues avec matelas et serviettes, alors que 2 bains de soleil flottants sont posés près de l'arche formée par la végétation qui donne un accès direct à la plage. Qu'est ce qu'on est contents d'avoir pu venir ici !
Les jours suivants : Il y a beaucoup moins de monde sur l'île qu'en 2017. Plus que jamais on a l'impression de vivre un rêve éveillé presque seuls au monde. Nos ballades sur la plage, nos baignades, les petits poissons... Tout est parfait, tel que nous l'avons connu en 2017, mais avec encore beaucoup moins de monde. La plage nous appartient, on ne croise presque personne, sauf près des transats du bout de l'île où se regroupent habituellement plusieurs familles de vacanciers, essentiellement des italiens. Côté restaurants, vu qu'il y a peu de monde, seul le restaurant principal est ouvert, et on y prend même le petit déjeuner, le coffeshop étant fermé. Pas grave, les buffets y sont excellents et très variés, il y a beaucoup de personnel très gentil, dont certains sont les mêmes qu'en 2017, il y en a même qui se rappellent de nous (et oui, les cheveux blancs de JP ne passent pas inaperçus...). En plus des buffets, il y a des planchas de poissons ou de viandes, cuits en direct comme on veut, il suffit de demander. Pareil pour les omelettes, les pâtes, les crêpes, les gaufres, etc... Beaucoup de personnel comparé au nombre de clients, et ils sont là à nous attendre et exaucer nos voeux. Il faut dire que les touristes sont rares, et il y en aura de moins en moins au fil des jours, de 60 clients les premiers jours on tombera à une dizaine d'adultes les derniers jours. Même la famille autrichienne que nous avions pris l'habitude de croiser aux heures de repas quittera l'hôtel le 2ième dimanche, réduisant les clients résiduels à un couple de Suisse (qui comme nous ont prévu un retour le 26, mais via Dubai = rassurant nous ne serons pas les seuls clients à la fin de notre séjour...) , ainsi que 3 familles italiennes, un couple d'origine inconnue et nous 2. Malgré tout, la nourriture restera excellente et très variée tout au long de nos vacances, même s'il est vrai que la préparation de carpacio de thon en direct qui nous est plusieurs fois proposé la première semaine va cesser la deuxième semaine. Nous serons souvent la seule table occupée du restaurant en début de repas et defois ce sera le cas pendant presque tout le repas. Nous avons l'impression d'être des Robinsons de luxe abandonnés sur une magnifique île quasi déserte, mais avec tout le confort. La vie est belle, j'ai envie de chanter: "the sky is blue, the clouds are white, and I say to myself what a wonderful world..." Aux heures de repas, nous profitons du wifi, pour donner des nouvelles aux proches, transmettre des photos, et... ...suivre les actualités venant de France... et là on quitte très vite le petit nuage. La rapide évolution de la situation nous laisse perplexe, c'est ahurissant, confinement, fermeture des frontières, de plus en plus de morts ? Cela paraît irréel ? C'est quoi ce bordel ? Un mauvais rêve ou quoi ? Jamais de la vie on imaginait que cela pourrait évoluer ainsi. Après quelques jours on commence à se poser des questions pour notre retour. Mais un échange d'email avec l'agence de voyage allemande se veut rassurant, on nous conseille de profiter pleinement de nos vacances, qu'en cas de problème l'agence s'en occupait et nous tiendrait informés. Nous surveillons néanmoins au quotidien sur Internet les vols de Condor entre Male et Frankfort : visiblement sans souci, les avions vollent 3 fois par semaine, comme si de rien n'était. Mais au fil du temps, si nos journées restent paradisiaques, nos nuits commencent à être agitées, on dort moins, on cogite, les nouvelles semblent très inquiétantes, est-ce qu'on pourra vraiment rentrer en Allemagne avec le vol de Condor ? Et rentrer en France ensuite ??? Nous surveillons aussi l'application MeineTui sur le téléphone : elle prévoit toujours encore que notre retour se fera le 26 via le vol DE2321... Parallèlement j'ai téléchargé l'attestation permettant de se déplacer en France pendant le confinement, et la fait imprimer par la réception de l'hôtel : on ne sait jamais, on pourrait en avoir besoin au retour. On alterne ainsi des journées de rêve avec des nuits de plus en plus agitées et anxieuses.
Soirée du dimanche 22 mars : Vers 21 heures, alors que nous dînons tranquillement au restaurant pour clôturer une superbe journée, le responsable du restaurant me tend un téléphone et me dit que la réception veut nous parler de notre retour. Ils ont eu un message de TUI Maldives comme quoi on partirait le lendemain. Mais ils n'arrivent pas à joindre TUI pour avoir plus d'informations, et cela posait problèmes pour organiser le transfert vers Male... De notre côté on n'a eu aucune information de TUI... J'envoie sms et email à TUI germany, mais je n'obtiens pas de réponse ( j'en aurai 5 jours plus tard...). Impossible de contacter l'agence de voyage allemande, on est dimanche... L'hôtel n'arrive pas non plus à joindre TUI Maldives, mais ils continuent à essayer de les appeler pendant que nous restons au bar. Vers 22h00, on nous dit que de toutes façons sans information complémentaire ils n'ont pas pu organiser notre transfert en hydravion, et que par conséquent nous ne pouvions pas partir le lendemain. En général l'hôtel a besoin d'être informé au minimum un jour avant les départs pour organiser le transfert. Il vaut mieux dormir, on se verra le lendemain après le petit déjeuner pour faire un point de situation. Nous décidons d'aller dans la chambre et de commencer à ranger et plier les affaires pour pouvoir préparer les valises rapidement au cas où. Puis on se couche, anxieux après ces derniers événements. Peu après, à 23h00, le téléphone sonne. Revirement de situation : l'hôtel a réussi à joindre TUI, le vol retour du lendemain est confirmé, il faut absolument le prendre, c'est le dernier vol qui nous permettra de rentrer, sauf à nous débrouiller par nous mêmes. Pour l'hydravion, ils vont voir et essayer de nous organiser un transfert en urgence. On ne doit pas s'inquiéter, ils nous réveilleront le lendemain à 6h50, les valises seront cherchées à 7h05, puis petit déjeuner et formalités de départ à la réception, et départ de l'île à 8h00... Ouh là là tout se précipite avec un retour anticipé de 3 jours, qui est ainsi programmé en urgence pour le lendemain matin aux aurores. Nous finalisons rapidement les bagages, avant de se recoucher pour passer notre dernière nuit dans le bungalow 625.
Lundi 23 mars : Le téléphone nous réveille à 6h30, gros problème, il n'y a pas de place pour nous pour le transfert en hydravion... Ils essayent de trouver une solution et vont nous rappeller... Aïe aïe aïe ça se complique. Le téléphone sonne de nouveau 20 minutes plus tard. Ils ont trouvé une solution, nous devrons prendre un speedboat pour aller sur une autre île d'où nous pourrons prendre un hydravion où il reste 2 places. Ils viennent prendre nos bagages dans 10 mn, et il faut aller au plus vite au restaurant et à la réception, car le bateau partira à 7h30. Heureusement qu'on était prêt à partir. C'est ainsi que nous quittons l'île sur un speedboat à 7h30 (= heure de l'île, soit 2h30 heure française) avec un accompagnateur de l'hôtel qui nous remet une lettre de TUI Maldives précisant notre rapatriement avec les références du vol de remplacement. Pas le temps de dire au revoir à quiconque, tant pis. Le bateau tape sur les vagues, JP n'est pas rassuré, mais nous arrivons sans encombres à destination 20 minutes plus tard. Un homme nous attend sur le ponton et nous prend la température (tout va bien), il nous fait nous assoir sur un banc sur le ponton, en nous demandant d'attendre là avec nos valises. L'hydravion arrive 10 minutes plus tard, et on nous permet de monter à bord avec d'autres passagers. Nous ferons différents autres stops sur diverses îles pour prendre d'autres passagers, et ce n'est que 2 heures plus tard que nous arrivons à Male où nous sommes pris en charge. Une femme travaillant pour l'hôtel nous accueille, elle nous amène au terminal principal et vérifie avec TUI que même sans billet en notre possession nous sommes bien inscrits sur le vol de rapatriement de Condor, et nous dirige vers les guichets où nous pouvons nous enregistrer et obtenir nos cartes d'embarquement. Le vol est prévu à 11h35 pour une arrivée à 18h35. Mais nous décollons presque une heure plus tard. Pas grave, ouf on y est, l'avion va nous ramener à Frankfort, et comme c'est le dernier vol il était primordial de ne pas le rater. Gros soulagement d'avoir réussi à le prendre. A peine nous avons décollé, voilà JP qui prépare sa petite monnaie pour le whisky, sekt, vin rouge etc... qu'il compte acheter pour accompagner notre déjeuner. C'est là qu'on entend une annonce qui précise qu'il n'y aura aucune vente à bord en raison des risques de contact liés au coronavirus, on nous distribura simplement des bouteilles d'eau (à volonté), des sachets avec des sandwichs, et une barquette de pâtes bolognaises en guise de plat chaud, il n'y aura aucun autre service à bord. Tant pis, faudra faire avec. D'ailleurs JP pourra aussi grignoter les paquets de noix de cajou qu'on a emmenés avec nous ( ce qu'il fera en boudant les sandwichs de Condor). Entretemps on constate sur nos écrans que l'arrivée n'est prévue que dans 12h15 soit plus de 2 heures de vol en plus que prévu... Et c'est effectivement ce qui va se passer, le vol paraît interminable. Un peu avant l'atterrissage le pilote nous explique l'allongement de la durée du vol par un itinéraire modifié ainsi qu'un problème de direction imposant une vitesse de vol réduite. Ce n'est donc que vers 20h30 que nous atterrissons à Frankfort, température extérieure 5 degrés, brrrr, ça change des Maldives. Mais nous sommes néanmoins contents d'être arrivés en Europe, c'est déjà rassurant. Le contrôle de police est un peu plus intrusif que d'habitude, je dois expliquer que nous voulons prendre le train de l'aéroport jusque vers Kehl, comme le permettent nos billets TUI, ensuite on traversera la frontière pour rentrer chez nous : c'est validé, ok. Récupération des bagages, et hop direction le terminal Fernbahnhof de l'aéroport. Chouette, le guichet d'information Dbahn est ouvert : on nous y précise qu'il n'y a pas de train pour aller à Strasbourg (aucun train ne passe plus la frontière), mais on peut prendre un train pour Offenbourg à 2h15 puis changement de train pour aller à Kehl. Après il faudra effectivement se débrouiller pour passer la frontière et rentrer... Il reste donc plus de 5heures à attendre notre train : ça va être long ! Le terminal est presque désert, les voyageurs sont peu nombreux, et il est demandé partout de respecter une distance de sécurité. Mais surtout il fait froid. Sur conseil d'un agent de sécurité, nous nous installons sur des banquettes en cuir dans un endroit du terminal au premier étage un peu en retrait où il fait moins froid (devant l'entrée de l'hôtel Hilton airport). Je profite de tout ce temps d'attente pour donner des nouvelles aux proches pour les avertir que nous avons quitté les Maldives en urgence et atterri à Frankfort, puisque jusque là nous n'avons pas eu l'occasion d'informer quiconque de notre départ précipité. Cela fait passer la première heure. On enchaîne avec une partie de cartes skipbo pour tuer le temps. On prépare également nos attestations pour le déplacement en France, je choisis le motif familial et ajoute manuellement "Retour de vacances aux Maldives vers notre domicile", vu qu'aucun motif n'est prévu sur l'attestation pour notre cas. Mais l'attente est très longue, et entretemps le froid s'est accentué, je vérifie la météo via internet sur mon téléphone : 0 degrés (pas étonnant qu'on sente le froid), et ça va descendre à -3 au courant de la nuit... Brrrr !!! ça on ne l'avait pas prévu. Ouverture des valises : on sort pulls et teeshirts supplémentaires qu'on enfile en superposition pour avoir moins froid... Je vérifie aussi sur mon téléphone si notre train sera à l'heure : mauvaise surprise, retard de 15 minutes, et c'est un retard qui au fur et à mesure augmentera jusqu'à 30 minutes.
Mardi 24 mars : A 2h45 nous sommes tout seuls sur le quai où le froid nous glace, et montons dans notre train en direction de Offenbourg. Ouf, ça c'est fait, on s'installe, il y a très peu de voyageurs, de la place partout. Rassurés, on va être au chaud pendant 2 heures. Arrivés à Offenbourg, nous repérons le quai 7 d'où partira notre prochain train pour Kehl dans 35 mn, mais il y fait très froid. On va tenter de se réchauffer à l'intérieur de la gare, mais cela ne s'avère pas possible, en y arrivant on voit qu'elle est fermée jusqu'à 7h00. Y'a pas le choix, nous retournons sur le quai 7 pour y attendre l'arrivée du train pour Kehl. Quelques travailleurs matinaux se pressent sur les quais pour se rendre au travail en train. Ils ne portent pas de masque. Enfin notre train arrive, et c'est parti vers Kehl. Chouette on se rapproche de chez nous. Terminus à Kehl à 5h53. Les trains ne franchissent plus la frontière depuis quelques jours. Il faudra y aller à pied. Nous quittons la gare, attestation dans la poche, pour longer les voies de tram. Mais le chemin est fermé, interdiction de le prendre, il faut traverser la route et prendre l'ancien pont, où on peut observer des policiers allemands qui contrôlent les conducteurs automobiles. Les policiers nous ignorent. Il est presque 6heures du matin et c'est donc parti pour une traversée mémorable du pont de Kehl, à pied, nos valises à la main, l'attestation en poche, dans un froid glacial. Comme au cinéma, dans les films de guerre, ou la traversée de Paris... Cela dit nous ne sommes pas seuls, 2 autres individus suivent le même trajet, comme nous, en direction de la première station de tram strasbourgeoise. Nous ne sommes pas contrôlés, et pouvons attraper de justesse le tram qui part aussitôt que nous sommes montés dedans. Peu de personnes sont dans le tram, certaines portent un masque. Changement de tram à Homme de Fer, et là aussi le tram démarre aussitôt que nous sommes montés, il n'y a aucune attente, tant mieux, car avec les trains on a suffisamment attendu. Les rues de Strasbourg semblent très vides, mais ce n'est pas choquant au vue de l'heure très matinale. Nous arrivons à Lingolsheim, terminus Tiergartel, on est à moins de 10 mn de la maison, on arrive donc à la fin de ce long périple. JP décide de s'arrêter à la boulangerie pour acheter du pain avant de rentrer, malheureusement la boulangerie n'ouvre qu'à 7h00, c'est dans 7minutes... Il fait très froid, je ne vais pas attendre, je rentre directement à la maison, lui va attendre et acheter du pain, cela évitera de refaire une attestation de sortie plus tard. A 7h15, nous sommes enfin tous les 2 à la maison, avec nos valises et du pain frais. Chouette ! Cela fait plaisir d'avoir pu rentrer. Y'a plus qu'à prendre un bon petit déjeuner puis se mettre au lit pour dormir.
Bye bye les Maldives, bienvenus à la maison, et bonjour le confinement...
Jeudi 26 mars : C'est aujourd'hui qu'on aurait du quitter les Maldives. Tient un SMS est arrivé tôt ce matin de la part de TUI : réponse à mon message de dimanche, confirmation de notre vol retour du jour DE2321 !!!! Rapide vérification sur Internet : c'est une blague ? Ce vol n'est plus programmé... Réception d'un deuxième SMS de la part de TUI Germany un peu plus tard dans la matinée : notre rapatriement devra peut être attendre... ??? Visiblement c'est un vrai chaos, et les informations ont du mal à circuler même entre TUI Maldives et TUI Germany, ces derniers ne savent pas qui est rentré ou non... Heureusement, on est à la maison, confinés soit, mais contents d'avoir pu rentrer.
Fin février : Beaucoup beaucoup de boulot au bureau. Les nuits sont agitées, l'excès de travail trotte dans la tête, et me réveille souvent en pleine nuit. Vivement les proches vacances prévues aux Maldives, pour faire un vrai break de 15 jours afin de recharger les batteries. Parallèlement les médias commencent à beaucoup parler du Coronavirus, c'est plutôt inquiétant se qui se passe en Chine et ailleurs.
Début mars : De pire en pire le boulot, mais il ne faut pas craquer, les vacances sont proches. Ouh là là, c'est quoi ce bordel en Italie ? Et dans le Haut-Rhin ? Faudrait surtout pas que cela vienne perturber notre départ pour les Maldives. Coup de téléphone à l'agence de voyage allemande : pas de souci, aucun contre-ordre, nous pouvons partir tranquilles. Seuls les chinois et italiens ont des problèmes pour voyager. Quelques recherches sur Internet concernant les Maldives : il y aura sans doute des contrôles à l'entrée, mais rien de problèmatique si on n'est pas malade. Aucun restriction d'entrée pour les français ou les allemands (puisque nous voyageons avec les allemands au départ de Frankfort). Néanmoins nous restons vigilants, en suivant les infos au jour le jour jusqu'au jour du départ, en prenant notre température, et JP nous inscrit sur le site Arianne au cas où... Pourvu que notre départ pour les Maldives puisse se faire sans encombres. Nous voulons vraiment partir en vacances. Bon, on prévoit quand même d'emmener des Doliprane, le thermomètre, et du gel hydroalcoolique...
11 mars : Départ à 13h00 en direction de la gare d'Offenbourg (Merci Michel de nous y conduire, et on te rappelera au retour le 26 pour nous rechercher dans la soirée). Puis train vers Frankfort. Peu de monde dans le train, c'est cool. Arrivée à l'aéroport : drôle d'ambiance, c'est super silencieux par rapport à d'habitude, très peu de voyageurs sont présents. Cool, l'enregistrement se fait très rapidement. Contrôle de police : idem, c'est super rapide, il y a peu de monde. C'est cool. On pense à se nettoyer les mains avec du gel de temps en temps. On retrouve un plus grand nombre de voyageurs à proximité de la porte d'embarquement, y compris quelques rares cas de personnes portant un masque. Le vol est quasi complet, et se passe bien.
12 mars : Arrivée à l'aéroport de Male à l'heure. Il fait très beau et chaud à la sortie de l'avion : on est bien aux Maldives. Des caméras thermiques contrôlent l'arrivée des voyageurs. Le passage de police est un peu long, mais c'est habituel à Male. Nos bagages arrivent rapidement. Une maldivienne nous accueille avec une pancarte PalmBeach, notre hôtel. Elle nous parle en anglais, normal (d'ailleurs l'anglais sera la seule langue parlée pendant toutes nos vacances), elle nous accompagne pour l'enregistrement des bagages pour la suite du voyage et nous guide vers le minibus avec lequel nous nous rendons au terminal des hydravions. Pas le temps d'aller dans le salon d'attente VIP de l'hôtel, car notre transfert en hydravion va avoir lieu dans la foulée. Tant pis, on ne se changera pas, et la pause pipi devra attendre l'arrivée à l'hôtel, on n'observera pas non plus le ballet des départs-arrivées des hydravions. Pas grave, on connaît déjà, et au moins on ne va pas poireauter à attendre notre transfert. Départ de notre hydravion en direction du PalmBeach. Le temps est dégagé, le ciel bleu azur, et le survol des lagons est plus beau que jamais, les couleurs sont magnifiques, les îles ressemblent à des gouttes turquoises disséminées dans l'océan. J'en profite pour faire de belles photos. Arrivée sans encombres au PalmBeach Resort 45 minutes plus tard. L'accueil est masculin et maldivien, et se fait en anglais. Dommage toutefois que la sympathique Bruna qui nous avait accueilli en français en 2017 ne soit plus là, mais il est vrai qu'il y a eu en changement de management, je savais déjà qu'entretemps l'hôtel est géré par des maldiviens. Cocktail de bienvenue, gel pour laver les mains, spray pour désinfecter les chaussures et hop nous voilà dans un buggy qui nous amène à notre bungalow. Ce sera le 625, et non le 812 comme demandé, mais il s'avèrera plus tard que c'est une bonne chose car le réchauffement climatique est passé par là, il y a beaucoup d'érosion, et la plage est désormais beaucoup moins belle devant le bungalow 812, alors qu'elle est magnifique devant le 625. Consignes à l'arrivée au bungalow : laisser les chaussures dehors au soleil pour détruire les éventuels bactéries résiduelles, et mettre tous les vêtements et sous-vêtements portés dans le sac à linge pour nettoyage et repassage, c'est un service gratuit de l'hôtel à l'arrivée par mesure de sécurité en raison du coronavirus. Cool ! Nos vêtements nous seront rendus le lendemain tout propres et repassés. Là débutent nos vacances sur la magnifique île que nous avons grand plaisir à retrouver. Notre bungalow est entouré de végétation formant un jardin privé et un peu caché devant la grande terrasse où nous attendent deux chaises longues avec matelas et serviettes, alors que 2 bains de soleil flottants sont posés près de l'arche formée par la végétation qui donne un accès direct à la plage. Qu'est ce qu'on est contents d'avoir pu venir ici !
Les jours suivants : Il y a beaucoup moins de monde sur l'île qu'en 2017. Plus que jamais on a l'impression de vivre un rêve éveillé presque seuls au monde. Nos ballades sur la plage, nos baignades, les petits poissons... Tout est parfait, tel que nous l'avons connu en 2017, mais avec encore beaucoup moins de monde. La plage nous appartient, on ne croise presque personne, sauf près des transats du bout de l'île où se regroupent habituellement plusieurs familles de vacanciers, essentiellement des italiens. Côté restaurants, vu qu'il y a peu de monde, seul le restaurant principal est ouvert, et on y prend même le petit déjeuner, le coffeshop étant fermé. Pas grave, les buffets y sont excellents et très variés, il y a beaucoup de personnel très gentil, dont certains sont les mêmes qu'en 2017, il y en a même qui se rappellent de nous (et oui, les cheveux blancs de JP ne passent pas inaperçus...). En plus des buffets, il y a des planchas de poissons ou de viandes, cuits en direct comme on veut, il suffit de demander. Pareil pour les omelettes, les pâtes, les crêpes, les gaufres, etc... Beaucoup de personnel comparé au nombre de clients, et ils sont là à nous attendre et exaucer nos voeux. Il faut dire que les touristes sont rares, et il y en aura de moins en moins au fil des jours, de 60 clients les premiers jours on tombera à une dizaine d'adultes les derniers jours. Même la famille autrichienne que nous avions pris l'habitude de croiser aux heures de repas quittera l'hôtel le 2ième dimanche, réduisant les clients résiduels à un couple de Suisse (qui comme nous ont prévu un retour le 26, mais via Dubai = rassurant nous ne serons pas les seuls clients à la fin de notre séjour...) , ainsi que 3 familles italiennes, un couple d'origine inconnue et nous 2. Malgré tout, la nourriture restera excellente et très variée tout au long de nos vacances, même s'il est vrai que la préparation de carpacio de thon en direct qui nous est plusieurs fois proposé la première semaine va cesser la deuxième semaine. Nous serons souvent la seule table occupée du restaurant en début de repas et defois ce sera le cas pendant presque tout le repas. Nous avons l'impression d'être des Robinsons de luxe abandonnés sur une magnifique île quasi déserte, mais avec tout le confort. La vie est belle, j'ai envie de chanter: "the sky is blue, the clouds are white, and I say to myself what a wonderful world..." Aux heures de repas, nous profitons du wifi, pour donner des nouvelles aux proches, transmettre des photos, et... ...suivre les actualités venant de France... et là on quitte très vite le petit nuage. La rapide évolution de la situation nous laisse perplexe, c'est ahurissant, confinement, fermeture des frontières, de plus en plus de morts ? Cela paraît irréel ? C'est quoi ce bordel ? Un mauvais rêve ou quoi ? Jamais de la vie on imaginait que cela pourrait évoluer ainsi. Après quelques jours on commence à se poser des questions pour notre retour. Mais un échange d'email avec l'agence de voyage allemande se veut rassurant, on nous conseille de profiter pleinement de nos vacances, qu'en cas de problème l'agence s'en occupait et nous tiendrait informés. Nous surveillons néanmoins au quotidien sur Internet les vols de Condor entre Male et Frankfort : visiblement sans souci, les avions vollent 3 fois par semaine, comme si de rien n'était. Mais au fil du temps, si nos journées restent paradisiaques, nos nuits commencent à être agitées, on dort moins, on cogite, les nouvelles semblent très inquiétantes, est-ce qu'on pourra vraiment rentrer en Allemagne avec le vol de Condor ? Et rentrer en France ensuite ??? Nous surveillons aussi l'application MeineTui sur le téléphone : elle prévoit toujours encore que notre retour se fera le 26 via le vol DE2321... Parallèlement j'ai téléchargé l'attestation permettant de se déplacer en France pendant le confinement, et la fait imprimer par la réception de l'hôtel : on ne sait jamais, on pourrait en avoir besoin au retour. On alterne ainsi des journées de rêve avec des nuits de plus en plus agitées et anxieuses.
Soirée du dimanche 22 mars : Vers 21 heures, alors que nous dînons tranquillement au restaurant pour clôturer une superbe journée, le responsable du restaurant me tend un téléphone et me dit que la réception veut nous parler de notre retour. Ils ont eu un message de TUI Maldives comme quoi on partirait le lendemain. Mais ils n'arrivent pas à joindre TUI pour avoir plus d'informations, et cela posait problèmes pour organiser le transfert vers Male... De notre côté on n'a eu aucune information de TUI... J'envoie sms et email à TUI germany, mais je n'obtiens pas de réponse ( j'en aurai 5 jours plus tard...). Impossible de contacter l'agence de voyage allemande, on est dimanche... L'hôtel n'arrive pas non plus à joindre TUI Maldives, mais ils continuent à essayer de les appeler pendant que nous restons au bar. Vers 22h00, on nous dit que de toutes façons sans information complémentaire ils n'ont pas pu organiser notre transfert en hydravion, et que par conséquent nous ne pouvions pas partir le lendemain. En général l'hôtel a besoin d'être informé au minimum un jour avant les départs pour organiser le transfert. Il vaut mieux dormir, on se verra le lendemain après le petit déjeuner pour faire un point de situation. Nous décidons d'aller dans la chambre et de commencer à ranger et plier les affaires pour pouvoir préparer les valises rapidement au cas où. Puis on se couche, anxieux après ces derniers événements. Peu après, à 23h00, le téléphone sonne. Revirement de situation : l'hôtel a réussi à joindre TUI, le vol retour du lendemain est confirmé, il faut absolument le prendre, c'est le dernier vol qui nous permettra de rentrer, sauf à nous débrouiller par nous mêmes. Pour l'hydravion, ils vont voir et essayer de nous organiser un transfert en urgence. On ne doit pas s'inquiéter, ils nous réveilleront le lendemain à 6h50, les valises seront cherchées à 7h05, puis petit déjeuner et formalités de départ à la réception, et départ de l'île à 8h00... Ouh là là tout se précipite avec un retour anticipé de 3 jours, qui est ainsi programmé en urgence pour le lendemain matin aux aurores. Nous finalisons rapidement les bagages, avant de se recoucher pour passer notre dernière nuit dans le bungalow 625.
Lundi 23 mars : Le téléphone nous réveille à 6h30, gros problème, il n'y a pas de place pour nous pour le transfert en hydravion... Ils essayent de trouver une solution et vont nous rappeller... Aïe aïe aïe ça se complique. Le téléphone sonne de nouveau 20 minutes plus tard. Ils ont trouvé une solution, nous devrons prendre un speedboat pour aller sur une autre île d'où nous pourrons prendre un hydravion où il reste 2 places. Ils viennent prendre nos bagages dans 10 mn, et il faut aller au plus vite au restaurant et à la réception, car le bateau partira à 7h30. Heureusement qu'on était prêt à partir. C'est ainsi que nous quittons l'île sur un speedboat à 7h30 (= heure de l'île, soit 2h30 heure française) avec un accompagnateur de l'hôtel qui nous remet une lettre de TUI Maldives précisant notre rapatriement avec les références du vol de remplacement. Pas le temps de dire au revoir à quiconque, tant pis. Le bateau tape sur les vagues, JP n'est pas rassuré, mais nous arrivons sans encombres à destination 20 minutes plus tard. Un homme nous attend sur le ponton et nous prend la température (tout va bien), il nous fait nous assoir sur un banc sur le ponton, en nous demandant d'attendre là avec nos valises. L'hydravion arrive 10 minutes plus tard, et on nous permet de monter à bord avec d'autres passagers. Nous ferons différents autres stops sur diverses îles pour prendre d'autres passagers, et ce n'est que 2 heures plus tard que nous arrivons à Male où nous sommes pris en charge. Une femme travaillant pour l'hôtel nous accueille, elle nous amène au terminal principal et vérifie avec TUI que même sans billet en notre possession nous sommes bien inscrits sur le vol de rapatriement de Condor, et nous dirige vers les guichets où nous pouvons nous enregistrer et obtenir nos cartes d'embarquement. Le vol est prévu à 11h35 pour une arrivée à 18h35. Mais nous décollons presque une heure plus tard. Pas grave, ouf on y est, l'avion va nous ramener à Frankfort, et comme c'est le dernier vol il était primordial de ne pas le rater. Gros soulagement d'avoir réussi à le prendre. A peine nous avons décollé, voilà JP qui prépare sa petite monnaie pour le whisky, sekt, vin rouge etc... qu'il compte acheter pour accompagner notre déjeuner. C'est là qu'on entend une annonce qui précise qu'il n'y aura aucune vente à bord en raison des risques de contact liés au coronavirus, on nous distribura simplement des bouteilles d'eau (à volonté), des sachets avec des sandwichs, et une barquette de pâtes bolognaises en guise de plat chaud, il n'y aura aucun autre service à bord. Tant pis, faudra faire avec. D'ailleurs JP pourra aussi grignoter les paquets de noix de cajou qu'on a emmenés avec nous ( ce qu'il fera en boudant les sandwichs de Condor). Entretemps on constate sur nos écrans que l'arrivée n'est prévue que dans 12h15 soit plus de 2 heures de vol en plus que prévu... Et c'est effectivement ce qui va se passer, le vol paraît interminable. Un peu avant l'atterrissage le pilote nous explique l'allongement de la durée du vol par un itinéraire modifié ainsi qu'un problème de direction imposant une vitesse de vol réduite. Ce n'est donc que vers 20h30 que nous atterrissons à Frankfort, température extérieure 5 degrés, brrrr, ça change des Maldives. Mais nous sommes néanmoins contents d'être arrivés en Europe, c'est déjà rassurant. Le contrôle de police est un peu plus intrusif que d'habitude, je dois expliquer que nous voulons prendre le train de l'aéroport jusque vers Kehl, comme le permettent nos billets TUI, ensuite on traversera la frontière pour rentrer chez nous : c'est validé, ok. Récupération des bagages, et hop direction le terminal Fernbahnhof de l'aéroport. Chouette, le guichet d'information Dbahn est ouvert : on nous y précise qu'il n'y a pas de train pour aller à Strasbourg (aucun train ne passe plus la frontière), mais on peut prendre un train pour Offenbourg à 2h15 puis changement de train pour aller à Kehl. Après il faudra effectivement se débrouiller pour passer la frontière et rentrer... Il reste donc plus de 5heures à attendre notre train : ça va être long ! Le terminal est presque désert, les voyageurs sont peu nombreux, et il est demandé partout de respecter une distance de sécurité. Mais surtout il fait froid. Sur conseil d'un agent de sécurité, nous nous installons sur des banquettes en cuir dans un endroit du terminal au premier étage un peu en retrait où il fait moins froid (devant l'entrée de l'hôtel Hilton airport). Je profite de tout ce temps d'attente pour donner des nouvelles aux proches pour les avertir que nous avons quitté les Maldives en urgence et atterri à Frankfort, puisque jusque là nous n'avons pas eu l'occasion d'informer quiconque de notre départ précipité. Cela fait passer la première heure. On enchaîne avec une partie de cartes skipbo pour tuer le temps. On prépare également nos attestations pour le déplacement en France, je choisis le motif familial et ajoute manuellement "Retour de vacances aux Maldives vers notre domicile", vu qu'aucun motif n'est prévu sur l'attestation pour notre cas. Mais l'attente est très longue, et entretemps le froid s'est accentué, je vérifie la météo via internet sur mon téléphone : 0 degrés (pas étonnant qu'on sente le froid), et ça va descendre à -3 au courant de la nuit... Brrrr !!! ça on ne l'avait pas prévu. Ouverture des valises : on sort pulls et teeshirts supplémentaires qu'on enfile en superposition pour avoir moins froid... Je vérifie aussi sur mon téléphone si notre train sera à l'heure : mauvaise surprise, retard de 15 minutes, et c'est un retard qui au fur et à mesure augmentera jusqu'à 30 minutes.
Mardi 24 mars : A 2h45 nous sommes tout seuls sur le quai où le froid nous glace, et montons dans notre train en direction de Offenbourg. Ouf, ça c'est fait, on s'installe, il y a très peu de voyageurs, de la place partout. Rassurés, on va être au chaud pendant 2 heures. Arrivés à Offenbourg, nous repérons le quai 7 d'où partira notre prochain train pour Kehl dans 35 mn, mais il y fait très froid. On va tenter de se réchauffer à l'intérieur de la gare, mais cela ne s'avère pas possible, en y arrivant on voit qu'elle est fermée jusqu'à 7h00. Y'a pas le choix, nous retournons sur le quai 7 pour y attendre l'arrivée du train pour Kehl. Quelques travailleurs matinaux se pressent sur les quais pour se rendre au travail en train. Ils ne portent pas de masque. Enfin notre train arrive, et c'est parti vers Kehl. Chouette on se rapproche de chez nous. Terminus à Kehl à 5h53. Les trains ne franchissent plus la frontière depuis quelques jours. Il faudra y aller à pied. Nous quittons la gare, attestation dans la poche, pour longer les voies de tram. Mais le chemin est fermé, interdiction de le prendre, il faut traverser la route et prendre l'ancien pont, où on peut observer des policiers allemands qui contrôlent les conducteurs automobiles. Les policiers nous ignorent. Il est presque 6heures du matin et c'est donc parti pour une traversée mémorable du pont de Kehl, à pied, nos valises à la main, l'attestation en poche, dans un froid glacial. Comme au cinéma, dans les films de guerre, ou la traversée de Paris... Cela dit nous ne sommes pas seuls, 2 autres individus suivent le même trajet, comme nous, en direction de la première station de tram strasbourgeoise. Nous ne sommes pas contrôlés, et pouvons attraper de justesse le tram qui part aussitôt que nous sommes montés dedans. Peu de personnes sont dans le tram, certaines portent un masque. Changement de tram à Homme de Fer, et là aussi le tram démarre aussitôt que nous sommes montés, il n'y a aucune attente, tant mieux, car avec les trains on a suffisamment attendu. Les rues de Strasbourg semblent très vides, mais ce n'est pas choquant au vue de l'heure très matinale. Nous arrivons à Lingolsheim, terminus Tiergartel, on est à moins de 10 mn de la maison, on arrive donc à la fin de ce long périple. JP décide de s'arrêter à la boulangerie pour acheter du pain avant de rentrer, malheureusement la boulangerie n'ouvre qu'à 7h00, c'est dans 7minutes... Il fait très froid, je ne vais pas attendre, je rentre directement à la maison, lui va attendre et acheter du pain, cela évitera de refaire une attestation de sortie plus tard. A 7h15, nous sommes enfin tous les 2 à la maison, avec nos valises et du pain frais. Chouette ! Cela fait plaisir d'avoir pu rentrer. Y'a plus qu'à prendre un bon petit déjeuner puis se mettre au lit pour dormir.
Bye bye les Maldives, bienvenus à la maison, et bonjour le confinement...
Jeudi 26 mars : C'est aujourd'hui qu'on aurait du quitter les Maldives. Tient un SMS est arrivé tôt ce matin de la part de TUI : réponse à mon message de dimanche, confirmation de notre vol retour du jour DE2321 !!!! Rapide vérification sur Internet : c'est une blague ? Ce vol n'est plus programmé... Réception d'un deuxième SMS de la part de TUI Germany un peu plus tard dans la matinée : notre rapatriement devra peut être attendre... ??? Visiblement c'est un vrai chaos, et les informations ont du mal à circuler même entre TUI Maldives et TUI Germany, ces derniers ne savent pas qui est rentré ou non... Heureusement, on est à la maison, confinés soit, mais contents d'avoir pu rentrer.
Trois générations, 23 jours, 11 états, western happiness English translation pending
J’ai longtemps hésité à écrire ce carnet, au retour de ce merveilleux voyage, en Juillet, il m’a semblé que plusieurs autres carnets parlaient plus ou moins des mêmes lieux , et d’autres ont suivi les mois suivants, je les ai lu et continue à les lire avec beaucoup de Plaisir (encore merci bibouns51, marcalamar, marati et les autres, trop nombreux pour que je les cite tous), ils me rappellent ces endroits superbes et ces 3 semaines d’émerveillements.
Mais en décembre, mon père, le seul participant masculin à ce beau voyage, nous a quitté . Et en y réfléchissant, j’ai eu envie de raconter ce dernier road trip tous ensemble , pour moi c’est un rappel de bons souvenirs, et j’espère que pour certains ça donnera encore un autre exemple, les voyages à 3 générations n’étant pas si fréquents dans les carnets. Voyager avec les grands-parents et les enfants ados, ça force chacun à faire des concessions, à s’adapter au rythme et aux envies des uns et des autres…
C’était déjà le 6ème voyage dans l’Ouest pour moi, en une vingtaine d’année, et 3ème en trois ans:
En 2017, un trip à 9 avec un couple d’amis, ma soeur et nos 5 enfants, de San Francisco à Las Vegas en passant par les parcs les plus fréquemment visités (Grand Canyon, Bryce, …) sans passer par Los Angeles (https://voyageforum.com/v.f?post=8264822;#8264822 ).
En 2018, toute seule sans enfants, à la découverte du Yellowstone puis de Valley of fire, Cedar breaks et Snow Canyon entre autres (https://voyageforum.com/v.f?post=9100875;#9100875 )
Et 2019, l’objet de ce carnet, avec mes parents, mes deux filles de 14 et 16 ans et ma niece de 17 ans. Il y a eu plusieurs versions de l’itinéraire, j’avais fait une liste de nombreux endroits possibles et chacun a donné son classement. J’ai pris les lieux qui avaient le plus de voix de préférence et j’ai essayé de tous les mettre dans un itinéraire bien chargé mais je pense assez équilibré. Les incontournables étaient pour moi Yellowstone et Monument Valley que je voulais absolument leur faire découvrir à tous. Et pour les enfants, Universal Studios à Los Angeles et un nouveau passage à Las Vegas qu’elles avaient adoré deux ans plus tôt. Pour mes parents, le Mont Rushmore leur faisait envie. Le résultat a été un road trip de 23 jours, avec 2 vols intérieurs, 11 états traversés, 11 parcs nationaux, des lieux marqués par l’histoire indienne…on a beaucoup ri, un peu marché, et si souvent été éblouis.
Alors, après ce long préambule, comme on dit dans New-York Unité spéciale; voilà leur histoire . 😊
Comme nous avions un vol le 25 Juin au matin, un direct CDG-Los Angeles, on a décidé de rejoindre Paris en TGV le 24 au soir, pour dormir près de l’aéroport. Le 25, frais et dispos, nous voilà à l’aéroport. Pas de bagages à enregistrer, nous avons tous voyagé avec une valise cabine et un sac à dos. On monte bien à temps dans l’A380, et on attend le décollage…et on attend…et on attend…on nous parle d’un petit souci technique, on attend toujours…au bout d’un moment, on nous dit qu’on va nous faire sortir, que du personnel au sol nous prépare une salle climatisée (oui, il fait plutôt chaud ces jours-ci) pour nous recevoir en attendant de nous trouver un autre avion… Quand enfin on peut sortir, pas vraiment de salle climatisée mais du personnel qui nous traite un peu comme du bétail pour nous faire sortir au plus vite et nous dit de récupérer nos bagages (youpie, on n’en a pas à récupérer) et d’aller au comptoir air France où on va nous trouver un prochain vol. Mais c’est pas possible, on a nos places pour Universal demain nous! Au comptoir, on arrive dans les premiers, n’ayant pas de bagages à récupérer (mais ayant dû parcourir CDG de long en large) et là commence la recherche d’une solution pour nous 6. Première proposition: attendre minuit (on est 11h du matin à peu près là)pour prendre un vol ver Mexico, y attendre 8h puis avoir enfin un vol vers Los Angeles. Notre refus est clair, tant qu’à arriver demain, autant partir demain matin, au moins on aura une nuit de repos d’ici là. On finit par nous trouver un vol le lendemain matin, avec une escale à Detroit et arrivée en fin d’après-midi à Los Angeles. Bon, bein on fera avec…vous nous trouvez un hotel pour cette nuit? Euh…"on n’en trouve pas directement mais trouvez vous même et on vous remboursera…"je comprends qu’ils n’aient pas trouvé, il m’a fallu 2h pour finalement trouver des chambres à Chantilly, il n’y avait rien de libre plus près (les environs de l’aéroport étaient surbookés et on était six donc besoin de minimum 2 chambres). Franchement, la gestion de la situation par Air France ne nous a pas du tout impressionnés. Heureusement qu’ils ont fini par nous rembourser l’hotel et nous dédommager pour le vol 2 mois plus tard, une fois la plainte enregistrée et traitée sur leur site.
J’ai profité de l’après-midi et la soirée à l’hotel pour appeler Universal, et là, super service, ils ont accepté de changer la date des billets sans problème en apprenant la situation. J’ai aussi appelé pour changer la date de location de la voiture (prevue au depart pour 48h, on l’aura finalement prise juste 24h) et ça a été sans souci.
Le lendemain, 26 Juin, on retourne à l’aéroport avec une petite apprehension, mais tout se passe bien, premier vol ok, étape à Détroit rapide pour le passage à la douane et deuxième vol très bien également. A l’arrivée à Los Angeles, pour rejoindre notre hotel près de Universal, on fait un petit arrêt à Griffith Park, voir le signe Hollywood à la tombée du jour,

et après une pizza près de l’hotel, on s’effondre dans nos lits. Hotel : BLVD hotel and spa, très correct, jolie chambre, pas de petit déjeuner, bien situé (on peut aller à Universal à pieds).
Mais en décembre, mon père, le seul participant masculin à ce beau voyage, nous a quitté . Et en y réfléchissant, j’ai eu envie de raconter ce dernier road trip tous ensemble , pour moi c’est un rappel de bons souvenirs, et j’espère que pour certains ça donnera encore un autre exemple, les voyages à 3 générations n’étant pas si fréquents dans les carnets. Voyager avec les grands-parents et les enfants ados, ça force chacun à faire des concessions, à s’adapter au rythme et aux envies des uns et des autres…
C’était déjà le 6ème voyage dans l’Ouest pour moi, en une vingtaine d’année, et 3ème en trois ans:
En 2017, un trip à 9 avec un couple d’amis, ma soeur et nos 5 enfants, de San Francisco à Las Vegas en passant par les parcs les plus fréquemment visités (Grand Canyon, Bryce, …) sans passer par Los Angeles (https://voyageforum.com/v.f?post=8264822;#8264822 ).
En 2018, toute seule sans enfants, à la découverte du Yellowstone puis de Valley of fire, Cedar breaks et Snow Canyon entre autres (https://voyageforum.com/v.f?post=9100875;#9100875 )
Et 2019, l’objet de ce carnet, avec mes parents, mes deux filles de 14 et 16 ans et ma niece de 17 ans. Il y a eu plusieurs versions de l’itinéraire, j’avais fait une liste de nombreux endroits possibles et chacun a donné son classement. J’ai pris les lieux qui avaient le plus de voix de préférence et j’ai essayé de tous les mettre dans un itinéraire bien chargé mais je pense assez équilibré. Les incontournables étaient pour moi Yellowstone et Monument Valley que je voulais absolument leur faire découvrir à tous. Et pour les enfants, Universal Studios à Los Angeles et un nouveau passage à Las Vegas qu’elles avaient adoré deux ans plus tôt. Pour mes parents, le Mont Rushmore leur faisait envie. Le résultat a été un road trip de 23 jours, avec 2 vols intérieurs, 11 états traversés, 11 parcs nationaux, des lieux marqués par l’histoire indienne…on a beaucoup ri, un peu marché, et si souvent été éblouis.
Alors, après ce long préambule, comme on dit dans New-York Unité spéciale; voilà leur histoire . 😊
Comme nous avions un vol le 25 Juin au matin, un direct CDG-Los Angeles, on a décidé de rejoindre Paris en TGV le 24 au soir, pour dormir près de l’aéroport. Le 25, frais et dispos, nous voilà à l’aéroport. Pas de bagages à enregistrer, nous avons tous voyagé avec une valise cabine et un sac à dos. On monte bien à temps dans l’A380, et on attend le décollage…et on attend…et on attend…on nous parle d’un petit souci technique, on attend toujours…au bout d’un moment, on nous dit qu’on va nous faire sortir, que du personnel au sol nous prépare une salle climatisée (oui, il fait plutôt chaud ces jours-ci) pour nous recevoir en attendant de nous trouver un autre avion… Quand enfin on peut sortir, pas vraiment de salle climatisée mais du personnel qui nous traite un peu comme du bétail pour nous faire sortir au plus vite et nous dit de récupérer nos bagages (youpie, on n’en a pas à récupérer) et d’aller au comptoir air France où on va nous trouver un prochain vol. Mais c’est pas possible, on a nos places pour Universal demain nous! Au comptoir, on arrive dans les premiers, n’ayant pas de bagages à récupérer (mais ayant dû parcourir CDG de long en large) et là commence la recherche d’une solution pour nous 6. Première proposition: attendre minuit (on est 11h du matin à peu près là)pour prendre un vol ver Mexico, y attendre 8h puis avoir enfin un vol vers Los Angeles. Notre refus est clair, tant qu’à arriver demain, autant partir demain matin, au moins on aura une nuit de repos d’ici là. On finit par nous trouver un vol le lendemain matin, avec une escale à Detroit et arrivée en fin d’après-midi à Los Angeles. Bon, bein on fera avec…vous nous trouvez un hotel pour cette nuit? Euh…"on n’en trouve pas directement mais trouvez vous même et on vous remboursera…"je comprends qu’ils n’aient pas trouvé, il m’a fallu 2h pour finalement trouver des chambres à Chantilly, il n’y avait rien de libre plus près (les environs de l’aéroport étaient surbookés et on était six donc besoin de minimum 2 chambres). Franchement, la gestion de la situation par Air France ne nous a pas du tout impressionnés. Heureusement qu’ils ont fini par nous rembourser l’hotel et nous dédommager pour le vol 2 mois plus tard, une fois la plainte enregistrée et traitée sur leur site.
J’ai profité de l’après-midi et la soirée à l’hotel pour appeler Universal, et là, super service, ils ont accepté de changer la date des billets sans problème en apprenant la situation. J’ai aussi appelé pour changer la date de location de la voiture (prevue au depart pour 48h, on l’aura finalement prise juste 24h) et ça a été sans souci.
Le lendemain, 26 Juin, on retourne à l’aéroport avec une petite apprehension, mais tout se passe bien, premier vol ok, étape à Détroit rapide pour le passage à la douane et deuxième vol très bien également. A l’arrivée à Los Angeles, pour rejoindre notre hotel près de Universal, on fait un petit arrêt à Griffith Park, voir le signe Hollywood à la tombée du jour,

et après une pizza près de l’hotel, on s’effondre dans nos lits. Hotel : BLVD hotel and spa, très correct, jolie chambre, pas de petit déjeuner, bien situé (on peut aller à Universal à pieds).