Results for "Vang+Vieng+|+8+>+189"
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Visa d'entrée pour la Thaïlande depuis le Cambodge English translation pending
Bonjour,
Une info que je viens d'apprendre par un ami qui vient de franchir la frontière depuis Poï-Pet (Cambodge) vers la Thaïlande :Le visa d'entrée tamponné sur le passeport par les douaniers Thaïs n'est valable que pour 15 jours de séjour...Donc, si vous aviez prévus de rester plus longtemps en Thaïlande il faut songer à une extension de visa...Cette mesure serai en place depuis novembre 2008Qui confirme ? Qui dément ? A +
Une info que je viens d'apprendre par un ami qui vient de franchir la frontière depuis Poï-Pet (Cambodge) vers la Thaïlande :Le visa d'entrée tamponné sur le passeport par les douaniers Thaïs n'est valable que pour 15 jours de séjour...Donc, si vous aviez prévus de rester plus longtemps en Thaïlande il faut songer à une extension de visa...Cette mesure serai en place depuis novembre 2008Qui confirme ? Qui dément ? A +
Hôtel sur plage à Phu Quoc et Vung Tau English translation pending
Bonjour
Je vais partir au Vietnam de mi janvier a mi février 2019. Mon épouse et moi même nous aimons les plages de sable, la baignade, le soleil ... relax ! Pour l'instant, nous nous orientons vers Phu-Quoc et Vang Tau, mais nous pouvons changer. Si vous avez d'autres station balnéaire a nous conseiller au Vietnam, elle seront les biens venues. Nous souhaitons un hôtels sur la plage, n'hésité pas a nous donner des conseilles ! Merci et a bientôt
K&C
Je vais partir au Vietnam de mi janvier a mi février 2019. Mon épouse et moi même nous aimons les plages de sable, la baignade, le soleil ... relax ! Pour l'instant, nous nous orientons vers Phu-Quoc et Vang Tau, mais nous pouvons changer. Si vous avez d'autres station balnéaire a nous conseiller au Vietnam, elle seront les biens venues. Nous souhaitons un hôtels sur la plage, n'hésité pas a nous donner des conseilles ! Merci et a bientôt
K&C
Passage de la frontière Laos (sud) - Cambodge (nord) English translation pending
Nouvelles toutes fraiches du passage de la frontiere LAOS SUD et CAMBODGE NORD, c''est a dire de PAKSE LAOS a KRATI CAMBODGE amicalment tintina 25 11 06 samedi
1-tuktuk vient nous chercher a l"hotel pour nous conduire a la station de bus sud de PAKSE 300 baths 6euro pour 2.
2-nous prenons un mini bus pour la frontiere du laos vers le cambodge VEUNK HAM 175km et 3 heures 200 baths soit 4 euro par personne
3- Ce bus nous largue (4 touristes) dans la jungle il y a 3 baraques en bambous
4-Un jeune M.THONG se propose de nous faire passer les frontieres et de nous emmener jusqu"a KRATI au CAMBODGE environ 250 km pour 30$
on trouve ce montant un peu cher mais nous n"" avons pas le choix car de tout facon il est tout seul et notre mini bus est reparti.
5-Il y a 2 jeunes avec nous qui n''ont pas de visa et cette frontiere est reputee rock and roll. M.THONG leur dit pas de probleme je m''en occupe donne moi ton passeport et 30$
Les 2 jeunes donnent passeport et fric, quand ils ont vu M.THONG partir en moto avec fric et passeport ils n''etaient pas tres rassures
6-Quand a nous 4 on monte dans un van et nous voila sur une piste destroye pendant au moins 2km dans la jungle
7-Poste emmigration LAOS VANG LAO VEUNK HAM on se fait raqueter de 2$ par personne on va dire pour les bonnes oeuvres des douaniers
8-On remonte ds notre van environ 500m, poste emmigration CAMBODGE DONG CRORLOR STUNG TRENG on se fait encore raqueter de 2$
9-Maintenant la cerise sur le gateau, la fille des 2 jeunes ne retrouve pas ses photos ident pour le visa PA NI PROBLEME donne moi 2$ de plus et ils font le visa sans photos.
son visa lui a coute 32$ pour une frontiere rock and roll c''est plutot cool. Malika et moi avons ete prevoyante on avait fait faire notre visa a BKK il nous a coute 24 euro, quand on s''est que en france cela coute 50 euro, elle s''en sort plutot bien la minete
Surtout si elle avait ete refoulee toute seule dans la jungle pas terrible.
10-Apres la frontiere cambodgienne on change de vehicule comme nous sommes 4, c''est une voiture normale. On roule sur une route toute neuve au debut en construction par la suite, pendant environ 30 ou 40 km, une bonne heure.
11-On arrive au ferry notre chauffeur gare sa voiture et passe le ferry avec nous.
12-Il nous emmene au resto RIVERSIDE, petit casse croute.
13- Un autre chauffeur avec une autre voiture nous emmene a KRATI on a crever une fois
14-La route de STUNG TRENG a KRATI est dans l''ensemble pas trop mal, parfois tte neuve parfois en construction, nous avon mis 3h, sur une echelle de 1 a 10 je donne 5 pour cette route
15-Notre chaufeur nous a conduit jusqu''a la guesthouse
16-Moi qui avait entendu et lu bcp de post negatif sur cette frontiere, grace a M.THONG ce fut frisou, malgre que parfois on perdait un peu la confiance quand on voyait le chaudffeur se barrer, on se demandait s''il n''allait pas partir avec les bagages.
17-TU PEUX Y ALLER EN TOUTE CONFIANCE
18- M.THONG
STUNG TRENG
B.U.T. TOUR
emal : tainpour@yahoo.com
19-Si je resume 10h de voyage de PAKSE LAOS a KRATI CAMBODGE sans aucun probleme.
Sud du Laos pendant dix jours English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi voyageons a travers le Vietnam, Laos et Cambodge jusqu'a decembre. pour le moment nous sommes a Hanoi et nous avons pris notre visa pour le Laos. nous comptons y aller vers le 7 nov. par Lao Bao jusqu'a Savannaketh et ensuite descendre jusqu'au Cambodge. Est ce que quelqu'un a des conseils sur cette region du Laos et sur la descente du Mekong au niveau de Pakse jusqu'aux iles? nous sommes ouverts a toutes propositions et surtout nous sommes en sac a dos et cherchons des endroits sympas et authentiques.
merci d'avance Nayla
merci d'avance Nayla
Obtention du visa lao à la frontière Cambodge-Laos English translation pending
Bonjour,
Nous partons au Vietnam, Cambodge et Laos pendant 2 mois 1/2 et nous aimerions juste savoir s'il est possible d'obtenir le visa Lao a la frontiere au niveau de Stung Trang au Cambodge et l'Ile de Khong au Laos? Nous pensons entrer au Laos par le sud et faire des vas et viens d'en Tahilande pour rejoindre Savannaketh, Thakhet ensuite Udon Thani et Vientiane avant de monter vers Luang Prabang. Nous finirons notre voyage a Chiang Rai avant de reprendre le train vers Bangkok. Est ce que cela semble faisable?
Merci d'avance Nayla
Nous partons au Vietnam, Cambodge et Laos pendant 2 mois 1/2 et nous aimerions juste savoir s'il est possible d'obtenir le visa Lao a la frontiere au niveau de Stung Trang au Cambodge et l'Ile de Khong au Laos? Nous pensons entrer au Laos par le sud et faire des vas et viens d'en Tahilande pour rejoindre Savannaketh, Thakhet ensuite Udon Thani et Vientiane avant de monter vers Luang Prabang. Nous finirons notre voyage a Chiang Rai avant de reprendre le train vers Bangkok. Est ce que cela semble faisable?
Merci d'avance Nayla
Restrictions du visa à l'arrivée pour le Laos English translation pending
Les visas à l’arrivée ne seront bientôt plus possibles à neuf points de contrôles avec la Thaïlande et le Viêtnam.
Le Laos annonce de prochaines restrictions portant sur les «Visa on arrival». En effet, neuf postes frontières vers la Thaïlande et le Viêtnam ne délivreront plus de tels visa dès l’an prochain. C’est ce qu’indique le ministère allemand des affaires étrangères sur son site web.
Les visa à l’arrivée seront émis jusqu’au 31 décembre 2019 à Pang Hok et Nam Soy (frontière avec le Viêtnam), ainsi qu’à Nam Ngeun (frontière avec la Thaïlande). Les postes de Nam Kanh (frontière avec le Viêtnam), de l’aéroport international de Savannakhet et de Nam Heugang (frontière avec la Thaïlande) fourniront le visa à l’arrivée jusqu’au 31 mars 2020. Enfin les postes de Nam Phao, Na Pao et Phoukeua (frontière avec le Viêtnam) établiront des visas à l’arrivée jusqu’au 30 juin 2020.
Les conditions pour obtenir un visa à l’arrivée sont d’avoir un passeport valable au moins encore six mois, 30 dollars et deux photos. Les voyageurs doivent en outre disposer de fonds suffisants. Il peut être obtenu pour un séjour allant jusqu’à 30 jours.
Les autres options pour obtenir un visa restent celle d’une demande avant le voyage auprès de l’ambassade à Berne ou la demande du visa électronique (e-visa). (TI)
Circuit de quinze jours au Vietnam en avril en famille English translation pending
Bonjour, je souhaite partir du 18 avril au 2 mai, en couple avec 3 enfants (10,12,14ans), ci-dessous, une proposition de circuit, qu'en pensez-vous?.Comme beaucoup, nous y allons dans un esprit de découverte des paysages et du mode de vie des vietnamiens.
Je suis ouvert à toutes les propositions, suggestions...
V18: Vol Paris-Hanoï S19:Arrivée à Hanoï, Nuit à Hanoï. D20: Départ pour la Baie d'Halong. Nuit à Halong. L:21 Visite Halong, aprés midi route vers Ning Ving, Nuit à Ning Bing. M22: Visite, Nuit à Ninh Binh M23:Visite, puis direction Hanoï et vol Hanoï-Hué, Nuit Hué. J24: Visite Hué, nuit Hué. V25: Hué Hoi-an, Nuit Hoi-An S26: Route vers Danang, Vol Danang-Hanoi+train de nuit vers Lao Cai puis Bac Ha. D27: Bac Ha visite marché et Nuit à Bac Ha L28: Bac Ha-Sapa (1h35)Nuit à Sapa. M29 Sapa- Mu Can Chai(2h15), Nuit à Mu Can Chai. M30: Mu Can Chai-Hanoï (4h19), Nuit à Hanoi. J1: Hanoi V2: Hanoi, vol Hanoi-Paris
Je suis ouvert à toutes les propositions, suggestions...
V18: Vol Paris-Hanoï S19:Arrivée à Hanoï, Nuit à Hanoï. D20: Départ pour la Baie d'Halong. Nuit à Halong. L:21 Visite Halong, aprés midi route vers Ning Ving, Nuit à Ning Bing. M22: Visite, Nuit à Ninh Binh M23:Visite, puis direction Hanoï et vol Hanoï-Hué, Nuit Hué. J24: Visite Hué, nuit Hué. V25: Hué Hoi-an, Nuit Hoi-An S26: Route vers Danang, Vol Danang-Hanoi+train de nuit vers Lao Cai puis Bac Ha. D27: Bac Ha visite marché et Nuit à Bac Ha L28: Bac Ha-Sapa (1h35)Nuit à Sapa. M29 Sapa- Mu Can Chai(2h15), Nuit à Mu Can Chai. M30: Mu Can Chai-Hanoï (4h19), Nuit à Hanoi. J1: Hanoi V2: Hanoi, vol Hanoi-Paris
Partir tôt le matin de Paksé pour se rendre à Bangkok avant 21h00? English translation pending
Bonjour,
Afin d'ajuster mon itineraire, j'aurai besoin de renseignements.
samedi 17 avril : dernier jour de mon voyage laotien. Mon vol est à 21h ce jour là à .... Bangkok !
Je souhaiterai savoir si en partant tot le matin de Pakse, jaurai le temps de prendre mon avion le soir meme à bangkok ? (liaisons en bus)
Voici une petite serie de questions : 1/ il me semble que le bus est plus rapide que le train. VRAI ou FAUX ?
2/ Combien de temps pour le trajet Pakse-- Vang tao/ Chong mek + prix ?
3/ combien de temps pour le trajet Chong mek-- Ubon Ratchathani + prix ?
4/ Combien de temps pour le trajet Ubon Ratchathani-- Bangkok + prix ?
Je vous remercie pour votre aide et vos conseils
Aurélie
Afin d'ajuster mon itineraire, j'aurai besoin de renseignements.
samedi 17 avril : dernier jour de mon voyage laotien. Mon vol est à 21h ce jour là à .... Bangkok !
Je souhaiterai savoir si en partant tot le matin de Pakse, jaurai le temps de prendre mon avion le soir meme à bangkok ? (liaisons en bus)
Voici une petite serie de questions : 1/ il me semble que le bus est plus rapide que le train. VRAI ou FAUX ?
2/ Combien de temps pour le trajet Pakse-- Vang tao/ Chong mek + prix ?
3/ combien de temps pour le trajet Chong mek-- Ubon Ratchathani + prix ?
4/ Combien de temps pour le trajet Ubon Ratchathani-- Bangkok + prix ?
Je vous remercie pour votre aide et vos conseils
Aurélie
Luang Prabang-Ventiane-Cambodge English translation pending
Bonjour tous,
je recherche actuellement des renseignements surs les moyens de joindre le laos et le cambodge.
Je vous situe le comtexte:
je fais un voyages de 4 semaines en Asie du SE. la ca fait a peu pret une semaine que je suis arrive de bangkok (escales rapide phistanulok et sukhotai) je suis a chiang mai je pars demain pour 3 jours de trek ensuite je rejoins luang prabang par bus + bateau ensuite je compte rejoindre ventiane.
au cambodge je souhaite voir siam reapp et phnom penn (peu importe l ordre)
Pour finir je fais la route avec un ami.
Merci pour votre aide
je recherche actuellement des renseignements surs les moyens de joindre le laos et le cambodge.
Je vous situe le comtexte:
je fais un voyages de 4 semaines en Asie du SE. la ca fait a peu pret une semaine que je suis arrive de bangkok (escales rapide phistanulok et sukhotai) je suis a chiang mai je pars demain pour 3 jours de trek ensuite je rejoins luang prabang par bus + bateau ensuite je compte rejoindre ventiane.
au cambodge je souhaite voir siam reapp et phnom penn (peu importe l ordre)
Pour finir je fais la route avec un ami.
Merci pour votre aide
Adresses de restaurants au Vietnam? English translation pending
Ho Chi Minh:Cantho: Dalat: Nha Trang:Hue:HoiAn:
Je pars dans quelques mois passer 15 jours dans le sud et centre vietnam.
Quelqu'un a t il de bonnes adresses de restaurants typiques de chaque ville citée ci-dessus. Merci d'avance GAUTIER
Je pars dans quelques mois passer 15 jours dans le sud et centre vietnam.
Quelqu'un a t il de bonnes adresses de restaurants typiques de chaque ville citée ci-dessus. Merci d'avance GAUTIER
Laos vers le Cambodge par le Nord-Est English translation pending
Bonjour,
Pour venir DU Laos VERS Cambodge a la frontiére nord (veunkham) Quelle est la solution la plus simple et rapide pour :Passer lafrontiére jusqu'à Stung Treng🙂Les liaisons Avion de Stung Treng a Phnom penh ou Siem Rap sont elles rétablies ?Si oui ou se renseigner pour les horaires.Si non la route Stung T est elle refaite et y a t'il des Bus jusqu' PPenh ? ou un autre moyen.
Merci par avance ...
Pour venir DU Laos VERS Cambodge a la frontiére nord (veunkham) Quelle est la solution la plus simple et rapide pour :Passer lafrontiére jusqu'à Stung Treng🙂Les liaisons Avion de Stung Treng a Phnom penh ou Siem Rap sont elles rétablies ?Si oui ou se renseigner pour les horaires.Si non la route Stung T est elle refaite et y a t'il des Bus jusqu' PPenh ? ou un autre moyen.
Merci par avance ...
Frontière Cambodgienne-Laos et visa (urgent) English translation pending
Bonjour !!!!!!
Je suis actuellement au Cambodge a PP depuis hier. Je voyage depuis environ 1 mois en asie du sud est. Au cours de mon voyage, beaucoup de personnes nous ont recommande de passer par le laos. Donc voila nous avons envie d y aller lol.
Donc je regarde dans mon guide et je mapercois que a la frontiere cambodge-Laos, il ne delivre pas de Visa. il faut passer par lambassade de PP. Et a PP, je peux pas lavoir avant lundi.
Donc question, mon guide datant de1 ou 2 an, est il desormais possible davoir son visa a la frontiere si oui a combien ? Comment se passe la frontiere a cet endroit ? Est il preferable de passer par la thailande ou la je pourrais avoir mon visa a la frontiere. Jespere avoir des reponses assez rapidement :)
Ha oui, autre question, j ai achete mon billet davion via last minut.com, la compagnie est Gulf air, savez vous si il est possible de modifier la date retour, et si ou a quel prix ?
Donc je regarde dans mon guide et je mapercois que a la frontiere cambodge-Laos, il ne delivre pas de Visa. il faut passer par lambassade de PP. Et a PP, je peux pas lavoir avant lundi.
Donc question, mon guide datant de1 ou 2 an, est il desormais possible davoir son visa a la frontiere si oui a combien ? Comment se passe la frontiere a cet endroit ? Est il preferable de passer par la thailande ou la je pourrais avoir mon visa a la frontiere. Jespere avoir des reponses assez rapidement :)
Ha oui, autre question, j ai achete mon billet davion via last minut.com, la compagnie est Gulf air, savez vous si il est possible de modifier la date retour, et si ou a quel prix ?
Bus pour Kon Tum (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
quelqu'un a-t-il récemment effectué le trajet Da Nang - Kon Tum en bus ?
Avis ? Conseils ?
Merci de me lire,
Nouvelles de Hué English translation pending
J’aime beaucoup Hue : cadre charmant, magnifiques monuments historiques, excellente gastronomie, très beaux sites environnants et… très belles dames (on dit que 30% de la population sont des descendants légitimes ou non des empereurs Nguyen, chiffre possible vu que le seul Gia Long avait 50 concubines et 31 enfants et Minh Mang 300 femmes et une centaine d’enfants). J’ai posté en un long rapport sur Hue le 15 février 2011 https://voyageforum.com/v.f?post=4081830 Pas grand-chose de changé.
Côté hôtels, La GH Impression s’appelle maintenant Hue Garden, complètement refaite et toujours la grande piscine, donc impec (30 et 35$). La maison d’hôtes Villa Bella Garden est fermée. Par contre, en voilà une extra : la maison d’hôtes Vu Tri Vien, ouverte en plein milieu de la cité impériale par un ancien guide francophone. 6 chambres dont 2 au 3e étage avec salle de bain commune et terrasse, parfaite pour une famille. Si vous restez deux nuits, vous avez un diner gratuit. Location de vélos et motos. 0235 352 74 14 – 09 03 59 83 92 maisonvutrivien@gmail.com
Et puis, il y a le remarquable Tam Tin Vien(Le Jardin du cœur tranquille) 0234 398 47 57 Portable 17 67 36 56 garcia.vietnam@yahoo.com.vn. L’extraordinaire Français Jean et sa femme vietnamienne Thuy ont développé un orphelinat qui accueille actuellement 500 enfants, pour lesquels ils ont construit un village. Pour ceux que ça intéresse, il prend régulièrement de jeunes Français volontaires, logés et nourris, qui enseignent notre langue aux orphelins. Il a ouvert dans le complexe de l’orphelinat un petit hôtel bien sympa au milieu d’un jardin 4 maisonnettes avec deux lits doubles, deux en duplex et deux de plein- pied. On peut diner en salle sur demande ou gratuitement avec les enfants. Compter 40$ pour deux pt déj inclus. Noter qu’il y a un ponton sur la rivière, où les fameux « bateaux-dragons » viennent vous chercher sur demande pour la visite des monuments historiques de Hue le long de la rivière. Pour y aller, vous suivez la rivière côté Cité impériale et Thien Mu sur une vingtaine de kilomètres, jusqu’au village de Long Ho Ha, et tourner sur une petite route à droite au milieu du village (panneau pas très visible souvent caché par les motos des clients de la gargotte qui fait le coin).
Enfin, un autre complexe remarquable, le Beach Bar Hue et la Villa Louise. Ensemble exceptionnel sur une très belle plage et dans de beaux jardins, réalisé par Michel, grand hotelier-restaurateur de Corton. D’un coté, le Beach Bar Hué inclue un excellent restaurant en paillotte (avec service sur plage), des maisonnettes-dortoirs (9-12$) et privées (36$ en double). De l’autre, un complexe 4 étoiles, la Villa Louise, incluant un superbe grand batiment avec 3 piscines et 16 chambres (95-168$). Autour, de grandes villas de 100 m² avec murs en pisé pouvant loger jusqu’à 4 personnes (260$ la double). Pour 100 000 dong déductibles des consommations, on peut profiter des piscines sans loger.
Côté restaurants, ils se sont multipliés. Mon préféré est toujours le Y Thao Garden, dans la cité Impériale on ne peut pas faire mieux pour un diner rormantique dans les beaux jardins ou les maisonnettes en bois climatisées. Le franco-vietnamien La Carambole a déménagé au 8 Vu Thi Su derrière la rue Phan Ngu Lao et s’appelle maintenant Le Bistro La Carambole. On y mange toujours aussi bien, que ce soit vietnamien ou international. Le propriétaire a également ouvert Les Jardins de la Carambole dans la Cité (32 Dong Tran Con). Noter que le somptueux Ancient Hue est fermé jusqu’en décembre 2018 pour travaux (piscine et 4 chambres en 2 maisonnettes)
Côté balades extérieures, deux remarquables organisées par l’excellente agence Hue Tourist Vietnam : un trekking de 2 jourschez les Co Tudes Hauts Plateaux à la frontière laotienne, avec visite de la fameuse (et sanglante pour les Marines) Hamburger Hill. Elle propose également une excursion exceptionnelle d’une demi-journée dans un site étonnant, la Lagune de Tam Giang, au nord de la plage de Thuan Than. 2300 km² avec les montagnes à l’horizon, quadrillés de poteaux en bambou et filets de pêche, chaque grand quadrilatère appartenant à une famille. 400 000 personnes y vivent de la pisciculture et de la pêche. Au milieu, une petite ile sur laquelle le propriétaire francophone de Hue Tourist a ouvert un restaurant où l’on se régale. Excursion le matin avec déjeuner inclus ou l’après-midi avec diner vers 18h30. 30$ par personne tt compris. C’est vraiment à faire si vous avez le temps.
Dans mon permier poste, j’avais oublié de signaler à propos du superbe pont couvert Than Toan l’existence juste à côté d’un bien intéressant musée d’instruments agricoles. Signalons également que, oh miracle, aucun béton n’a été encore coulé dans les environs. J’ai eu une très belle journée en allant au pont, puis en prenant de petites routes très sympas à travers les rizières (en sortant du site du pont, demander juste "Thuan Tan" en accentuant sur le TA et on vs pointera la direction du doigt ; demander à chaque croisement, mais la direction générale est nord-ouest) et le long de canaux bordés de petits temples et pagodes, jusqu’à la plage de Than Thuan.
Côté hôtels, La GH Impression s’appelle maintenant Hue Garden, complètement refaite et toujours la grande piscine, donc impec (30 et 35$). La maison d’hôtes Villa Bella Garden est fermée. Par contre, en voilà une extra : la maison d’hôtes Vu Tri Vien, ouverte en plein milieu de la cité impériale par un ancien guide francophone. 6 chambres dont 2 au 3e étage avec salle de bain commune et terrasse, parfaite pour une famille. Si vous restez deux nuits, vous avez un diner gratuit. Location de vélos et motos. 0235 352 74 14 – 09 03 59 83 92 maisonvutrivien@gmail.com
Et puis, il y a le remarquable Tam Tin Vien(Le Jardin du cœur tranquille) 0234 398 47 57 Portable 17 67 36 56 garcia.vietnam@yahoo.com.vn. L’extraordinaire Français Jean et sa femme vietnamienne Thuy ont développé un orphelinat qui accueille actuellement 500 enfants, pour lesquels ils ont construit un village. Pour ceux que ça intéresse, il prend régulièrement de jeunes Français volontaires, logés et nourris, qui enseignent notre langue aux orphelins. Il a ouvert dans le complexe de l’orphelinat un petit hôtel bien sympa au milieu d’un jardin 4 maisonnettes avec deux lits doubles, deux en duplex et deux de plein- pied. On peut diner en salle sur demande ou gratuitement avec les enfants. Compter 40$ pour deux pt déj inclus. Noter qu’il y a un ponton sur la rivière, où les fameux « bateaux-dragons » viennent vous chercher sur demande pour la visite des monuments historiques de Hue le long de la rivière. Pour y aller, vous suivez la rivière côté Cité impériale et Thien Mu sur une vingtaine de kilomètres, jusqu’au village de Long Ho Ha, et tourner sur une petite route à droite au milieu du village (panneau pas très visible souvent caché par les motos des clients de la gargotte qui fait le coin).
Enfin, un autre complexe remarquable, le Beach Bar Hue et la Villa Louise. Ensemble exceptionnel sur une très belle plage et dans de beaux jardins, réalisé par Michel, grand hotelier-restaurateur de Corton. D’un coté, le Beach Bar Hué inclue un excellent restaurant en paillotte (avec service sur plage), des maisonnettes-dortoirs (9-12$) et privées (36$ en double). De l’autre, un complexe 4 étoiles, la Villa Louise, incluant un superbe grand batiment avec 3 piscines et 16 chambres (95-168$). Autour, de grandes villas de 100 m² avec murs en pisé pouvant loger jusqu’à 4 personnes (260$ la double). Pour 100 000 dong déductibles des consommations, on peut profiter des piscines sans loger.
Côté restaurants, ils se sont multipliés. Mon préféré est toujours le Y Thao Garden, dans la cité Impériale on ne peut pas faire mieux pour un diner rormantique dans les beaux jardins ou les maisonnettes en bois climatisées. Le franco-vietnamien La Carambole a déménagé au 8 Vu Thi Su derrière la rue Phan Ngu Lao et s’appelle maintenant Le Bistro La Carambole. On y mange toujours aussi bien, que ce soit vietnamien ou international. Le propriétaire a également ouvert Les Jardins de la Carambole dans la Cité (32 Dong Tran Con). Noter que le somptueux Ancient Hue est fermé jusqu’en décembre 2018 pour travaux (piscine et 4 chambres en 2 maisonnettes)
Côté balades extérieures, deux remarquables organisées par l’excellente agence Hue Tourist Vietnam : un trekking de 2 jourschez les Co Tudes Hauts Plateaux à la frontière laotienne, avec visite de la fameuse (et sanglante pour les Marines) Hamburger Hill. Elle propose également une excursion exceptionnelle d’une demi-journée dans un site étonnant, la Lagune de Tam Giang, au nord de la plage de Thuan Than. 2300 km² avec les montagnes à l’horizon, quadrillés de poteaux en bambou et filets de pêche, chaque grand quadrilatère appartenant à une famille. 400 000 personnes y vivent de la pisciculture et de la pêche. Au milieu, une petite ile sur laquelle le propriétaire francophone de Hue Tourist a ouvert un restaurant où l’on se régale. Excursion le matin avec déjeuner inclus ou l’après-midi avec diner vers 18h30. 30$ par personne tt compris. C’est vraiment à faire si vous avez le temps.
Dans mon permier poste, j’avais oublié de signaler à propos du superbe pont couvert Than Toan l’existence juste à côté d’un bien intéressant musée d’instruments agricoles. Signalons également que, oh miracle, aucun béton n’a été encore coulé dans les environs. J’ai eu une très belle journée en allant au pont, puis en prenant de petites routes très sympas à travers les rizières (en sortant du site du pont, demander juste "Thuan Tan" en accentuant sur le TA et on vs pointera la direction du doigt ; demander à chaque croisement, mais la direction générale est nord-ouest) et le long de canaux bordés de petits temples et pagodes, jusqu’à la plage de Than Thuan.
Meo Vac à Dong Van à pied English translation pending
Bonjour à tous
Si on fait le parcours Meo Vac à Dong Van à pied (22 km), savez-vous s'il est possible de faire acheminer nos gros sacs à dos par un véhicule jusqu'à une GH à Dong Van pour continuer plus tard notre circuit vers Ha Giang ? Et si oui pour quel prix environ.
Ou bien dans l'autre sens, Dong Van - Meo Vac, puisqu'on est pas encore figés sur le sens dans lequel nous ferons notre boucle du nord Vietnam.
Merci d'avance de vos réponses
Si on fait le parcours Meo Vac à Dong Van à pied (22 km), savez-vous s'il est possible de faire acheminer nos gros sacs à dos par un véhicule jusqu'à une GH à Dong Van pour continuer plus tard notre circuit vers Ha Giang ? Et si oui pour quel prix environ.
Ou bien dans l'autre sens, Dong Van - Meo Vac, puisqu'on est pas encore figés sur le sens dans lequel nous ferons notre boucle du nord Vietnam.
Merci d'avance de vos réponses
Centre et sud Vietnam English translation pending
nous partons 15 jours à 4 adultes et voici à peut près notre programme
arrivée à Hué et visite pendant 3 jours
transfert pour Hoi An 2 jours
avion pour Ban Me Thuot 3 jours
Dalat 2 jours
Delta du mekon 3 jours
HCMV 3 jours
Il nous reste une journée entre dalat et le Mékong. ce programme est il faisable ? Que faire et ou le jour qui nous reste ? merci à vous sylvie
Il nous reste une journée entre dalat et le Mékong. ce programme est il faisable ? Que faire et ou le jour qui nous reste ? merci à vous sylvie
Changer des euros à un bon taux à Hanoï English translation pending
Bonjour.
Nous partons à Hanoï et on aimerait savoir où changer des euros à un bon taux.
Merci.
Nous partons à Hanoï et on aimerait savoir où changer des euros à un bon taux.
Merci.
L'origine des H'mong au Vietnam! English translation pending
Bonjour a tous! pour ceux-qui sont interesses par l'ethnie H'mong, je pense que ce document ci-apres serait probablement interessant a lire!
ORIGINES ET HISTOIREL’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales, transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi » des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de 2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait, pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres, par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai puis de Yen Bai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Quang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang, Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3 lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos, un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongVan !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français, beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai » (dans la région de Dong Van – province de Ha Giang), où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent maintenant à un autre monde, celui des morts. RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong, mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong, Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua - un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets, et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
ORIGINES ET HISTOIREL’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales, transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi » des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de 2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait, pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres, par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai puis de Yen Bai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Quang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang, Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3 lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos, un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongVan !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français, beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai » (dans la région de Dong Van – province de Ha Giang), où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent maintenant à un autre monde, celui des morts. RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong, mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong, Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua - un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets, et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
Les Hmong (Vietnam) English translation pending
Il y a quelques mois, j'ai posté une discussion sur les hmongs, mais j'ai fait beaucoup de recherches depuis, y compris questionner sérieusement des hmong eux-mêmes (avec un petit problème ; il semblerait que seuls les chamans peuvent relater les vieilles traditions orales et les vieux chants, et, d'après la femme hmong d'un ami de Sapa, seuls les hommes les connaissent également, et en partie seulement. Donc, voilà le résultat de mes recherches actuelles. Vous etes cordialement invités à en rajouter !
ORIGINES ET HISTOIRE L’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à
transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales,
transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait
également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui
s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi »
des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le
rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre
pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse
saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de
2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient
de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent
au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait,
pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres,
par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux
du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme
des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que
les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais
surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de
la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Qiang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour
de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en
chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang,
Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des
habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour
du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien
qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe
Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à
côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3
lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau
appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos,
un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et
des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongV an !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent
également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes
portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français,
beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages
entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong
est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai », où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle
peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à
payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier
principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la
porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la
coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits
dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent
maintenant à un autre monde, celui des morts.
RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme
vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La
fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et
confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong,
mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong,
Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils
et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec
une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri
dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à
craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le
tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux
réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua -
un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent
entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de
cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à
accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu
depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets,
et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les
instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et
dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
ORIGINES ET HISTOIRE L’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à
transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales,
transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait
également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui
s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi »
des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le
rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre
pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse
saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de
2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient
de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent
au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait,
pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres,
par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux
du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme
des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que
les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais
surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de
la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Qiang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour
de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en
chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang,
Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des
habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour
du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien
qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe
Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à
côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3
lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau
appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos,
un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et
des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongV an !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent
également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes
portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français,
beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages
entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong
est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai », où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle
peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à
payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier
principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la
porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la
coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits
dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent
maintenant à un autre monde, celui des morts.
RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme
vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La
fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et
confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong,
mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong,
Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils
et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec
une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri
dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à
craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le
tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux
réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua -
un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent
entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de
cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à
accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu
depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets,
et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les
instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et
dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
1 mois au Laos puis 1 mois en Thaïlande: visas? English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai lu et relu des sujets de discussions sur les visas et j'avoue être perdue ... J J'ai donc besoin de votre aide ... Nous voulons prendre un billet d'avion Nice -Bangkok début décembre et revenir début février Bangkok - Nice ( Billet d'avion trop cher pour le Laos ...) Donc on voudrait en arrivant à Bangkok, partir directement au Laos. - Quelle est la frontière terrestre la plus facile en provenance de Bangkok ? - Acheter un visa sur place ou avant de partir ? Quel tarif ? - Visiter 3 semaines ou 1 mois le Laos du sud au nord ou nord au sud. Puis revenir sur Bangkok - Passer la frontière pour rester 1 mois ou plus dans tout le sud de la Thaïlande (on connait déjà le nord) - Doit on acheter un visa pour le mois restant en Thailande ? Je sais qu'on a le droit à 30 jours en arrivant par avion mais est ce qu'on les perd si on part direct au Laos ? Je sais qu'on a le droit à 15 jours en traversant la frontière terrestre du Laos, mais ce n'est pas suffisant ... Et on veut vraiment FINIR par la Thaïlande ... Quelle est votre solution ? Qu'en pensez vous ?
Merci d'avance de vos conseils ... Cordialement, 🙂
J'ai lu et relu des sujets de discussions sur les visas et j'avoue être perdue ... J J'ai donc besoin de votre aide ... Nous voulons prendre un billet d'avion Nice -Bangkok début décembre et revenir début février Bangkok - Nice ( Billet d'avion trop cher pour le Laos ...) Donc on voudrait en arrivant à Bangkok, partir directement au Laos. - Quelle est la frontière terrestre la plus facile en provenance de Bangkok ? - Acheter un visa sur place ou avant de partir ? Quel tarif ? - Visiter 3 semaines ou 1 mois le Laos du sud au nord ou nord au sud. Puis revenir sur Bangkok - Passer la frontière pour rester 1 mois ou plus dans tout le sud de la Thaïlande (on connait déjà le nord) - Doit on acheter un visa pour le mois restant en Thailande ? Je sais qu'on a le droit à 30 jours en arrivant par avion mais est ce qu'on les perd si on part direct au Laos ? Je sais qu'on a le droit à 15 jours en traversant la frontière terrestre du Laos, mais ce n'est pas suffisant ... Et on veut vraiment FINIR par la Thaïlande ... Quelle est votre solution ? Qu'en pensez vous ?
Merci d'avance de vos conseils ... Cordialement, 🙂
Cinq jours en Isan, quoi faire? English translation pending
je vais passer 5j en isan. que dois je absolument faire? je veux faire 1-2 j à khon kean? bien? et que dois je voir d'autre? merci
Delta du Mékong pendant une seule journée English translation pending
Peut-on visiter le Delta du Mékong pendant une journée? quelles sont les sites possibles? Si vous avez des infos intéressantes, je suis preneuse.
Merci par avance.
Ilots au sud de Phu Quoc: que du bonheur (Vietnam) English translation pending
Ci joint 2 photos des ilots au sud de phu quoc que du bonheur. Calme, fond marrin de tout beauté, nature préservée....
Cherche partenaire pour reprendre une guest house à Siem Reap au Cambodge English translation pending
Bonjour,
je suis a la recherche d'un ou une partenaire pour reprendre en location une guest house a siem reap au cambodge, petite ville juste a coté du fameux temple d'angkor wat.
20aine de chambres, guest house quasi neuve et loyer modéré a partager, cherche donc personne ayant soit connaissances en cuisine, hotellerie, bricolage, peu importe en fait
ai deja geré ce genre de chose au bresil et madagascar mais seul un peu compliqué
pour toutes infos et propositions
mon mail
michel_rub@hotmail.com
salutations
Michel
Circuit Thaïlande, Laos, Cambodge English translation pending
Nous partons 3 semaines au mois de mars pour un circuit Thailande, Laos, Cambodge, Thailande.
Nous arrivons à Bangkok, puis train de nuit pour le Laos, puis traversée du Laos jusque dans le Sud, passage de frontière vers le Cambodge pour rejoindre Koh Chang en Thailande.
Ma question : que faire entre le poste frontière Laos-Cambodge et celui de Cambodge-Thailande (près de Koh Chang), nous disposons d'une semaine, y a-t'il des choses intéressantes ? Est-ce plus judicieux de visiter l'Est de la Thailande sans passer par le Cambodge ? je trouve très peu de renseignements sur cette région de l'Asie, si quelqu'un peut m'en donner, ce serait vraiment sympa 🙂Merci
Frontière terrestre Laos-Cambodge English translation pending
Bonjour,
Le passage du Laos au Cambodge par voie terrestre est-il possible ?
D'après les renseignements pris auprès de l'ambassade du Laos, le passage de la frontière n'est autorisé que pour les ressortissants laotiens ou cambodgiens. Nous pensions passer la frontière à Voen Kham.
Merci pour vos infos.
Visa pour le passage du Laos vers le Cambodge? English translation pending
Bonjour,
est il toujours possible de prendre son visa a la frontiere pour aller au cambodge depuis le laos (et ne pas passer par une agence??)? Savez vous si il est possible d obtenir un visa plus court genre 15 ou 20 jours (et donc payer un peu moins cher 😉 ) Combien de photo faut il??? sont elles vraiment necessaires?
😏
Lio
est il toujours possible de prendre son visa a la frontiere pour aller au cambodge depuis le laos (et ne pas passer par une agence??)? Savez vous si il est possible d obtenir un visa plus court genre 15 ou 20 jours (et donc payer un peu moins cher 😉 ) Combien de photo faut il??? sont elles vraiment necessaires?
😏
Lio
Temple de Preah Vihear au Cambodge (urgent) English translation pending
Bonjour tout le monde !
Suis pas sûre de l'orthographe.. 😊 ! Il s'agit du fameux temple qui est à la frontière de la Thailande. Nous souhaitons à tout prix le visiter !! Nous partons demain !
Pouvez vous me dire si vous l'avez fait, le trajet que vous avez emprunté et quel mois ?
Merci beaucoup
Fabaless
Suis pas sûre de l'orthographe.. 😊 ! Il s'agit du fameux temple qui est à la frontière de la Thailande. Nous souhaitons à tout prix le visiter !! Nous partons demain !
Pouvez vous me dire si vous l'avez fait, le trajet que vous avez emprunté et quel mois ?
Merci beaucoup
Fabaless
Laos: que sont devenus les jeunes réfugiés Hmong expulsés il y a deux mois de Thaïlande? English translation pending
Il y a près de deux mois jour pour jour, 27 réfugiés Hmong –une adulte et 26 adolescents de 13 à 16 ans--, hébergés au centre d'accueil provisoire de Ban Houai Nam Khao (province de Phetchaboun, Thaïlande) ont été expulsés par les autorités thailandaises vers le Laos, selon des informations concordantes parvenues au Mouvement Lao pour les droits de l'Homme (MLDH).
Ce groupe d'adolescents –21 jeunes filles et 5 garçons—avaient été interpellés par la police thailandaise le 28 novembre 2005, alors qu'ils revenaient d'une répétition de chants, en prévision des fêtes de Noël. Transportés par autocar vers la ville frontalière de Nongkhai, ils ont été expulsés vers le Laos, début décembre, sans que leurs parents en soient informés.
Selon les médias internationaux, le sort de ces adolescents n'est pas encore connu à ce jour, en dépit des démarches multiples entreprises par les autorités de l'ONU, de l'Union Européenne, des Etats-Unis et d'Australie, tant auprès de Bangkok que de Vientiane.
Au-delà de l'imbroglio politico-diplomatique entourant cette dramatique affaire, le MLDH s'élève contre les conditions d'expulsion de ces adolescents, et appelle les autorités de la République démocratique Lao (RDPL) à donner sans tarder des nouvelles aux familles de ces mineurs, à garantir la sécurité et la santé physique et morale de ces jeunes, puisque ceux-ci se trouvent depuis près de deux mois en territoire laotien.
Pour le MLDH, il est peu vraisemblable que l'expulsion d'une trentaine de personnes, de surcroît membres de la minorité ethnique hmong, se soit faite à l'insu des autorités de la RDPL, qui reste pour les observateurs un pays sous surveillance où rien ne se passe sans le feu vert des instances du Parti-Etat.
En conséquence, il est plus que temps pour les dirigeants de régime laotien d'arrêter de s'abriter derrière des tergiversations cyniques et des propos langue de bois, et de coopérer pleinement avec les organisations internationales pour mettre fin au calvaire de ces adolescents et permettre sans délai leur retour auprès de leurs parents en Thailande.
Le Mouvement Lao pour les droits de l'Homme réitère, à cette occasion, son appel à la communauté internationale lui demandant de venir en aide aux milliers d'hommes, de femmes et d'enfants Lao-Hmongs, pourchassés et éliminés jour après jour par les soldats de la RDPL dans la jungle de Saysomboun et de Bolikhamsay, et de faire pression sur le régime laotien afin que la liberté, la démocratie et les droits de l'Homme soient respectés dans ce pays.
Voici la liste des personnes arrêtées le 28 novembre: 1 adulte: Mme Zoua Yang - 21 jeunes filles: May Nhia, Pakou Vang, Ia Lor, Pahia Yang, Hnou Xiong, Pahoua Yang, Yangyoua Vang, Maymoua Vang, Mee Yang, Choua Vue, Pakou Vue, Yer Vue, Zong Vue, Ker Vue, Yia Vue, Kia Thao, Youa Thao, Sheng Yang, Kia Vue, Pahua Yang, Xee Yang - 7 garçons (deux n'ont pas été expulsés): Dang Vang, Chay Vang, Neng Yang, Meng Xiong, Meng Yang, Chan Thao, Pao Yang
Ce groupe d'adolescents –21 jeunes filles et 5 garçons—avaient été interpellés par la police thailandaise le 28 novembre 2005, alors qu'ils revenaient d'une répétition de chants, en prévision des fêtes de Noël. Transportés par autocar vers la ville frontalière de Nongkhai, ils ont été expulsés vers le Laos, début décembre, sans que leurs parents en soient informés.
Selon les médias internationaux, le sort de ces adolescents n'est pas encore connu à ce jour, en dépit des démarches multiples entreprises par les autorités de l'ONU, de l'Union Européenne, des Etats-Unis et d'Australie, tant auprès de Bangkok que de Vientiane.
Au-delà de l'imbroglio politico-diplomatique entourant cette dramatique affaire, le MLDH s'élève contre les conditions d'expulsion de ces adolescents, et appelle les autorités de la République démocratique Lao (RDPL) à donner sans tarder des nouvelles aux familles de ces mineurs, à garantir la sécurité et la santé physique et morale de ces jeunes, puisque ceux-ci se trouvent depuis près de deux mois en territoire laotien.
Pour le MLDH, il est peu vraisemblable que l'expulsion d'une trentaine de personnes, de surcroît membres de la minorité ethnique hmong, se soit faite à l'insu des autorités de la RDPL, qui reste pour les observateurs un pays sous surveillance où rien ne se passe sans le feu vert des instances du Parti-Etat.
En conséquence, il est plus que temps pour les dirigeants de régime laotien d'arrêter de s'abriter derrière des tergiversations cyniques et des propos langue de bois, et de coopérer pleinement avec les organisations internationales pour mettre fin au calvaire de ces adolescents et permettre sans délai leur retour auprès de leurs parents en Thailande.
Le Mouvement Lao pour les droits de l'Homme réitère, à cette occasion, son appel à la communauté internationale lui demandant de venir en aide aux milliers d'hommes, de femmes et d'enfants Lao-Hmongs, pourchassés et éliminés jour après jour par les soldats de la RDPL dans la jungle de Saysomboun et de Bolikhamsay, et de faire pression sur le régime laotien afin que la liberté, la démocratie et les droits de l'Homme soient respectés dans ce pays.
Voici la liste des personnes arrêtées le 28 novembre: 1 adulte: Mme Zoua Yang - 21 jeunes filles: May Nhia, Pakou Vang, Ia Lor, Pahia Yang, Hnou Xiong, Pahoua Yang, Yangyoua Vang, Maymoua Vang, Mee Yang, Choua Vue, Pakou Vue, Yer Vue, Zong Vue, Ker Vue, Yia Vue, Kia Thao, Youa Thao, Sheng Yang, Kia Vue, Pahua Yang, Xee Yang - 7 garçons (deux n'ont pas été expulsés): Dang Vang, Chay Vang, Neng Yang, Meng Xiong, Meng Yang, Chan Thao, Pao Yang
De Bangkok au Laos English translation pending
Bonjour
J'ai pris un vol Paris Bkk pour le 17 février et un retour 15 jours plus tard. J'aimerais visiter un pays frontalier et assez attirée par la LAOS. Je dispose que de 8 jours car je souhaite aller faire une petite semaine de plongée sur Koh Tao. Donc je pense peut être m'orienter vers le sud du Laos est ce que quelqu'un pourrait m'indiquer si cela est facile de rejoindre le Sud en Bus ? Faut il que je prenne mon visa pour le Laos avant de partir ?? J'arrive difficilement à obtenir l'info car je suis entre deux guides et comme je n'ai pas beaucoup de temps, j'aimerais anticiper..j'ai pensé à l'avion mais dans le sud peut être compromis et cela dépend du budget ?
Merci pour vos infos. Lydia
J'ai pris un vol Paris Bkk pour le 17 février et un retour 15 jours plus tard. J'aimerais visiter un pays frontalier et assez attirée par la LAOS. Je dispose que de 8 jours car je souhaite aller faire une petite semaine de plongée sur Koh Tao. Donc je pense peut être m'orienter vers le sud du Laos est ce que quelqu'un pourrait m'indiquer si cela est facile de rejoindre le Sud en Bus ? Faut il que je prenne mon visa pour le Laos avant de partir ?? J'arrive difficilement à obtenir l'info car je suis entre deux guides et comme je n'ai pas beaucoup de temps, j'aimerais anticiper..j'ai pensé à l'avion mais dans le sud peut être compromis et cela dépend du budget ?
Merci pour vos infos. Lydia