Search VoyageForum
FR
Vietnam: pourquoi le visa est si cher? English translation pending
by Patimura · 2011-01-25 · 64 replies
Le prix du visa est plus de 3 fois plus cher que dans n'importe quel pays d'Asie. Quel peut en etre l'explication ?

Le Vietnam ne souhaite pas que des voyageurs puissent admirer le decollage economique du pays ? Le pays se mefie des voyageurs a petits budgets ? Peut - etre que le pays ne veut que des touristes pouvant depenser beaucoup d'argent lors de leur voyage ?

J'avoue que je suis assez deroute par les exigences de ceux qui president au developpement du tourisme dans ce pays.

Abalone ?

Un indonesien.
Tour du monde d'un mois: vos conseils? English translation pending
by Thomasmaure · 2010-12-22 · 6 replies
Bonsoir aux Habitués,

je m'adresse à vous car je souhaiterais faire un tour du monde ne dépassant pas 1 mois avec un budget tournant autour de 5000€ ( je suis seul ) Mes escales désirées : Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie , Océanie et Moyen Orient, j'ai volontairement omis l'Afrique, bien sur l'ordre n'est pas arrêté et ne connaissant pas les lignes habituelles et les différents Hubs, j'imagine qu'il y a des préférences pour relier les continents.

Je suis allé sur " connaisseur du monde " et j'attends toujours une réponse de leur part ainsi que " Skyteam "

Merci de m'aider dans mon modeste projet
Y en a marre du «vrai»! English translation pending
by Alainqc · 2010-11-16 · 394 replies
À lire les commentaires et récits de voyage, plusieurs touristes déclarent vouloir (ou avoir) visiter le « vrai (visage) » de tel pays. Cette utilisation revient plus fréquemment lorsqu'on parle des pays en voie de développement. Comme si un pays avait un vrai et un faux visage! Chaque endroit du monde possède des citoyens qui vivent dans une extrême pauvreté, dans un état de désespoir... tandis que d'autres citoyens (du même pays) nagent dans un luxe incroyable... mais tous les deux sont vrais!

Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.

Et voilà, ma montée de lait est finie!

🤪
Plateforme de croisière: AB, Webcroisière, Azur... English translation pending
by Friquette07 · 2010-04-30 · 96 replies
afin de nous aider les uns les autres, je vous propose un post ou chacun pourrait disucter des différentes plateforme de resa de croisères :

ab croisière, promovacances, croisière.net, azur croisière, planete-croisiere, webcroisière et bien d'autres que j'oublie. ainsi chacun pourra nous expliquer le fonctionnement, le pour et le contre.

fred.
Est-ce qu'on peut cuisiner dans les motels en Floride? English translation pending
by Milcao · 2010-01-30 · 25 replies
Nous optons pour le moins cher, car budget oblige, et j'ai trouvé des motels pas chers mais je ne sais pas si on peut cuisiner. Quelqu'un a déjà séjourné dans un motel? Nous arrivons le 19 février à Miami et resterons jusqu'à jeudi dans le secteur. Je n'est pas trouvé les chambres d'hôtes comme en France, existent-elles la-bas? merci de vos réponses Milcao
Déroulement d'un tour du monde en voilier? English translation pending
by Karine06 · 2009-08-22 · 30 replies
bonjour,

j'ai très envie de réaliser mon rêve : faire le tour du monde (ou une bonne partie) sur un voilier avec un équipage marin, passionné comme moi de mer et voile.

je voudrais savoir où je peux me renseigner quant aux dispositions, prix, etc...

j'ai déjà effectué des mini-croisières en méditerranée, autant vous dire que je suis "amatrice".

pourriez-vous m'aider à m'orienter, merci.

nb : petites précisions persos : pas chiante sur un bateau.🤪
Voyage à moto aux États-Unis en mai 2009 English translation pending
by Yacbo · 2008-11-11 · 13 replies
Bonjour j ai l intention de faire un voyage moto au usa en mai 2009, seul ou avec un ou deux amis, je ne peut partir que dix jours environ ( cause travail ) quelqu un peut t il me dire 1 qu elle ait la plus belle region a faire en moto 2 Est ce qu il faut mieux prendre une agence de voyage specialisee et la q elle !! 3 en gros le budget a prevoir avion loc de motos et motel 4 selon la region qu elle aeroport atterir
Espace Affaires et Espace Première sur Air France English translation pending
by Poseidon · 2006-09-09 · 714 replies
De nombreux forums sur VF traitent des salons, des sièges, des repas ou de l'accueil à bord sur Air France, mais aucun ne regroupe les quatre sur un même forum. Je propose cette page -sur le modèle de Skytrax- pour traiter des expériences, heureuses ou malheureuses en cabine l'Espace Affaires ou l'Espace Première sur Air France. En voilà quelques unes pour commencer.
Montréal-New York à petit prix English translation pending
by Jackcaro1 · 2006-04-05 · 24 replies
bonjour on est 2 filles de 25 ans on voudrait aller faire une escapade anew york pour 4-5 jours soit la premiere ou la deuxieme de juin.... on a vraiment un petit budget alors quel moyen de transport utiliser pour pas cher ????
Bureau de change en Iran? English translation pending
by Altaus · 2005-10-14 · 15 replies
salut à tous

J'ai une petite question sur l'Iran... Comment faire pour l'argent sans trop de problème... Y a-t-il un truc à par les cartes de crédit ou les chèques de voyage interdits... bureau de change ailleurs que dans la capital... Facile ou pas...

Merci!

Altaus
Itinéraire Machu Picchu et vallée sacrée au Pérou English translation pending
by Isanail · 2005-08-17 · 40 replies
j'ai un peu de mal à établir (avec le routard ou le lonely ) mon programme dans la vallée sacrée, Quand pensez vous ?

-jour 1: la ville de cuzco + sacsahuaman/kenko/puca pucar et tambomachay/nuit à cuzcojour 2 :pissac/urubamba (las salinas)/nuit à cuzco -jour 3 : chinchero /ollantaytambo (y a til une consigne à la gare pour se ballader tranquile) et train pour agua callientes+ nuit à agua et bain à la source d'eau chaude -jour 4 : MP dès l'aube + retour sur cuzco pour départ sur puno.

merci pour vos commentaires et conseils

isa
Tour du monde sur le Queen Victoria English translation pending
by Arrawak · 2009-05-05 · 289 replies
😉Magnifique voyage, même si on reste sur sa faim pour certaines destinations où on aimerait rester plus longtemps.

Périple sur 3 mois et 20 jours:

Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.

1O janvier New York ...............

13 Janvier Fort Lauderdale Floride

16 Janvier Williamstad Curaçao.

18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).

21..........Puerto Quetzal Guatémala

24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie

1er Février............Honolulu Oahu Hawaï

6...............Apia Samoa Occidentales

7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.

9................Nuku'Alofa Tonga

12..................Aukland Nlle Zélande

14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande

17..................Hobart Tasmanie

19 et 20..........Sydney

23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie

26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.

Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne

5...........................Nagazaki Japon

6.......................Pusan Corée du Sud

8........................Shanghaï Chine

11........................Hong Kong, Chine

13..........................Nha Trang Vietnam

14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon

16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande

19............................Singapour

21..............................Phuket Thaïlande

25...............................Mormugao (Goa ) en Inde

26.............................Mumbaï en Inde

29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.

Quatre Avril..................Aqaba Jordanie

6.................................Navigation dans le canal de Suez

7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte

9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie

10................................Istanbul Turquie

10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce

12...............................;Civitavecchia Italie

14................................Barcelone Espagne

20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.

Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.

J'aimerais assez l'Australie.

Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.

A bientôt, bonne journée à tous.
Delta du Mékong English translation pending
by Sebnicou · 2019-04-24 · 7 replies
Bonjour, Voilà, mes billets d’avion sont pris pour février 2020! Je suis longtemps d’avance... Mon itinéraire est de plus en plus clair, grâce aux bons conseils de ce forum J’arrive avec mon conjoint et ma fille de 10 ans qui est née à Ben Tre. Nous arriverons à l’aéroport vers 13h30 et j’aurais aimé joindre Ben Tre ou les alentours directement , sans passer par Ho Chi Minh. Le lendemain, nous voulions visiter les environs de Ben Tre , une brève visite à l’orphelinat de ma fille puis route vers An Binh. Le jour suivant, visite de Anh Binh, Cai Be puis Can Tho. Le surlendemain, visite marché flottant et autour , puis vol de Can Tho vers Danang en fin d’après-midi. Total 3 jours et demi , ce qui est bref je l’avoue. Nous avons demandé des devis à des agences , pour avoir une voiture avec chauffeur. On nous offre des excursions organisées et hébergements chez l’habitant, alors que nous pouvons tout à fait réserver nous mêmes les mêmes endroits sur internet. Le prix pour nous 3 pour ces 3 jours et demi tourne autour de $1200 US soit 1075 euros. Je trouve cela très cher, et j’ai demandé à 3 agences différentes.

Est-ce normal? Je reviens d’un mois en Indonésie où nous avons eu un chauffeur guide avec voiture confortable pour toute la durée du voyage pour $50 US / jour...

Des suggestions pour diminuer considérablement ce budget? Je voudrais éviter de perdre trop de temps dans les autobus et divers transferts.

Merci

Monique
Circuit en Namibie: vos conseils, remarques et suggestions English translation pending
by Atila · 2016-09-30 · 61 replies
Bonsoir à tou(te)s,

Me trotte dans la tête l'idée d'un circuit en Namibie pour la fin de l'hiver prochain.

Pour des questions budgétaires, le voyage se ferait en 4x4 avec tente sur le toit ou au sol.

Voici le trajet :

-Arrivée WDH, prise en charge du véhicule et route vers Camp Gecko (ou Barchan dune retreat) 2 nuits

-Route à travers le Namib Naukluft Np puis 2 nuits à Swakopmund ou Walvis bay. (Idées de logement en dur ???)

-1 nuit Spitzkoppe

-1 nuit Mowani

-2 nuits Palmwag (ou Hoada ?)

-1 nuit Opuwo

-2 nuits Epupa

-1 nuit Hobatere

- 4 nuits Etosha (quel endroit est le plus propice pour 2 nuits consécutives ?)

- 1 nuit Okonjima et retour

Je ne voudrais pas faire de trop longues étapes. Le programme est-il adapté à cette demande ?

Je ne voudrais pas non plus aborder des passages trop délicats en 4x4. Pas de soucis sur ce trajet ?

Merci pour toutes vos suggestions. 🙂

Agnès
Dépêchez-vous de changer vos Euros et même Dollars en pesos! English translation pending
by VivArgentina · 2015-03-12 · 41 replies
Un conseil aux touristes arrivés en Argentine: dépêchez-vous de changer vos Euros et même vos Dollars en pesos argentins!

Pour deux raisons:

1- La chute continue et effrayante de l'Euro 😠, qui plonge tous les jours face à presque toutes les autres devises mondiales. Il vaut donc mieux changer vos euros aujourd'hui que demain, avec un euro qui perd 1% ou 2 par semaine...

2- Même le dollar américain chute (un peu) face au peso argentin "informel", blue, "au taux de change de rue"... Et ça c'est dur à comprendre! Le peso argentin gagne du terrain face à l'Euro qui part en quenouille, ça on le comprend - hélas, mais... gagner du terrain face au dollar US??😮

La raison première est la suivante : une baisse de 54% des achats immobiliers (en cash et en dollars pour partie) sur Buenos Aires... donc moins de demande pour des dollars cash frais... et à l'arrivée le dollar blue (change de rue) qui passe de 13 à moins de 12,5 (et encore, en sachant se débrouiller, pas facile!) pesos en quelques jours. Quant au taux de change de l'euro, il vaut mieux ne même plus le regarder, c'est la dégringolade.

Sérieusement, les gens qui bossent avec des touristes européens sont mal : avec la chute totale de l'euro (environ -20% face au dollar en 6 mois, et maintenant le peso argentin qui remonte...), quels touristes européens pourront encore se permettre de voyager? et avec un budget réduit!?... Déjà, on note moins de touristes français ici, seuls les Suisses et Américains peuvent se permettre de voyager... ben merci l'Euro!!🤪
Un mois à circuler seule en Iran English translation pending
by Rose086 · 2014-05-21 · 55 replies
Je rentre tout juste d’un mois passé seule à circuler en Iran (sans réservation de transport ou d’hôtel). Plutôt que de raconter mon expérience qui n’intéressera que modérément les uns ou les autres, je prefère me tenir à votre disposition pour répondre à telle ou telle question que vous vous poseriez sur mon expérience des hôtels, de l’argent, des rencontres, des tenues vestimentaires, du statut de femme seule, etc.
Tour du Bénin English translation pending
by Clodie06 · 2014-01-18 · 9 replies
Bonjour Nous sommes deux copines (46,56 ans) nous voulons faire un voyage au Bénin en février ou mars. Nous aurions besoin d'une voiture avec chauffeur. Connaissez vous quelqu'un de sur ? d'autre part pour dormir faut-il réserver ou aller sur place et trouver au hasard du voyage ?
Pratique: En route lors d'un tour du monde English translation pending
by VoyageForum · 2013-11-13 · 2 replies
Nombre de personnes souhaitent partir longtemps trotter autour du monde, que ce soit dans le cadre d'un tour du monde complet ou, "simplement", de la découverte d'une partie de notre planète. Beaucoup en rêvent, certains hésitent, d'autres le font. Mais de façon générale partir plusieurs mois ne s'improvise pas.

En cinq articles nous vous proposons quelques pistes et conseils pour préparer et vivre au mieux un tour du monde :But et motivationPréparatifs d'avant départItinéraire, durée et transportsBillets Tour du monde>> En route1- Planning d'avant départ

Pour une idée des choses à faire ou à voir avant de partir, voici d'abord un petit récapitulatif:

1 - Si pendant le voyage vous devez avoir une activité physique (trek, plongée...), voire technique (bateau, mécanique...), prévoyez un petit entraînement ou quelques "révisions". Idem au niveau des langues, notamment bien sûr de l'anglais sans qui votre voyage risque parfois de se compliquer.

2 - Faites faire un bilan de santé avant de partir. Allez chez le dentiste, prévoyez des lunettes ou lentilles de rechange, faîtes votre pharmacie en fonction des pays traversés et le cas échéant de vos traitements en cours (renseignez-vous pour savoir ce que vous pourrez trouver en route et à quel prix).

3 - Choisissez l'assurance-assistance la mieux adaptée à votre voyage longue durée et pensez à vos vaccins ainsi qu'à leurs renouvellements.

4 - Éventuellement apprenez quelques notions de secourisme et surtout les choses à faire ou ne pas faire pour limiter ou lutter contre les problèmes habituels que l'on rencontre en voyage (décalage horaire, tourista, etc...). Ayez également une idée des risques sanitaires selon les pays à visiter.

5 - Recueillez toutes les infos et témoignages nécessaires à la préparation du voyage, y compris et surtout sur le plan pratique, et élaborez la trame de votre itinéraire.

6 - Vérifiez ou modifiez l'état de votre matériel, du sac à l'appareil photos. Changez-en si nécessaire afin de partir dans les meilleures conditions. Et choisissez un équipement judicieux et léger tout en sachant que vous pourrez acheter/vendre certaines choses en cours de route.

7 - Établissez assez clairement votre budget tour du monde et la forme de vos devises, le coût du voyage mais également les dépenses (et éventuellement entrées) générées chez-vous pendant votre absence. Utile de savoir aussi où et comment se faire envoyer de l'argent à l'étranger et d'avoir quelqu'un de confiance qui puisse effectuer ce type d'opération (lui expliquer comment faire). Prévenez votre banque de votre projet.

8 - Sur le plan pratique et financier, prévoyez tout ce qu'il peut se passer pendant votre absence et les conséquences (factures, échéances, etc...). Si c'est envisagé, n'attendez pas le dernier moment pour louer votre logement, vendre votre véhicule ou tout autre bien.

9 - Faites refaire ou vérifiez la validité de vos documents (passeport, permis de conduire international, carte de crédit...). N'oubliez pas qu'il sera toujours plus difficile de les renouveler en cours de route. Si cela semble utile, prenez une carte d'étudiant, d'auberge de jeunesse, etc.

10 - Le problème des visas et de leurs validités devant théoriquement se poser, agissez judicieusement. Prenez depuis chez-vous ceux qui à ce niveau ne posent pas de problèmes et ayez une idée sur les lieux d'obtention et les coûts pour ceux que vous prendrez ensuite. Même chose d'une certaine façon pour ce qui concerne le transport aérien.

11 - Si vous pensez travailler en route, pensez aux documents dont vous aurez besoin (ne serait-ce souvent qu'un CV en anglais et des cartes de visite) et ayez une première idée de ce que vous voulez faire, et où. Vous pouvez aussi commencer à chercher avant le départ.

12 - En cas de projet sponsorisé, ou si vous souhaitez écrire un bouquin, etc, ne laissez rien au hasard sur les actions à mener avant, pendant et après le voyage.

13 - Même si vous n'êtes pas un accro de l'Internet, prenez bien sûr une adresse e-mail qui vous permettra de récupérer facilement partout dans le monde votre courrier. Communiquez-là, et éventuellement faites vous aussi une liste des cyber-cafés que vous pourrez trouver en route.

14 - Important, cherchez quelqu'un de confiance qui puisse vous servir de relais en France et gérer certaines choses pendant votre absence. Si la personne est de plus internaute, les contacts via e-mail faciliteront d'autant les choses et elle pourra servir d'intermédiaire avec l'entourage non connecté.

15 - Si vous souhaitez faciliter votre retour, prévenez vos proches assez longtemps à l'avance et pensez ensuite à garder contacts avec eux (indiquez-leur aussi comment vous joindre). Rendez une petite visite à certains avant de partir ou mieux organisez une fête d'avant départ.

16 - Si vous travaillez avant et après le voyage, ménagez-vous un peu de répits. Évitez de partir le lendemain de la cessation de votre activité pour rentrer la veille de la reprise.

17 - Si besoin est, cherchez longtemps à l'avance vos coéquipiers.

18 - Enfin envisagez déjà un peu ce que vous allez faire au retour.

2- En route

2.1- Psychologie et voyage

Si l'aspect pratique du voyage (gestion du budget, transports, etc) est évidemment important pour la réussite d'un tour du monde, la spécificité d'un tel voyage nécessite aussi de prendre en compte la "composante psychologique" des participants. Plusieurs considérations sont ainsi à retenir: le rythme, le stress et le choc culturel des lieux visités, l'ennui et/ou la tension entre voyageurs, le contact avec les proches. Bref, autant être serein si on veut faire un bon et beau voyage...

2.2- Le bon rythme

Prendre son temps

Essentiel lors d'un voyage longue durée, surtout solitaire, que de trouver son propre rythme afin d'éviter au mieux fatigues, problèmes de santé, voire "coups de blues". Première chose, n'oubliez pas que vous avez le temps. Donc, pas de précipitations ni de stress inutiles dans votre programme. Rester souvent de 2 à 5 jours dans un même lieu permet de se ménager au cours d'un long périple. De plus, en prenant votre temps, vous apprécierez et découvrirez mieux les choses et les gens. Et si vous vous plaisez quelque part, prolongez y votre séjour. D'ailleurs, pour un long voyage, il n'est pas recommandé de rester trop longtemps dans un lieu ou un pays dans lequel on n'est pas bien; la perception négative de l'environnement pouvant se propager à la suite du trajet.

Se ménager

Contrairement aux voyages de quelques jours où l'on sait que l'on pourra se refaire une santé sous peu, en longue durée il faut rester vigilant au niveau justement de la santé en se soignant au plus vite, de sa forme en se ménageant des périodes de répits, de son confort matériel et psychologique en choisissant de temps à autres le bon hôtel, le bon resto et l'endroit (ou le pays) "confortable" dans lequel on dispose de repères et où on se sent bien.

S'organiser

Mieux vaut faire aussi les activités les plus difficiles (certains treks par exemple) en début de voyage lorsque l'on est au top de sa forme ou après une période de repos. De même, autant faire ou visiter les choses qui tiennent le plus à coeur en arrivant dans un endroit ou un pays, cela évitera toujours les regrets si pour une raison ou une autre on doit changer son planning par la suite.

Stress, choc culturel, ennui et tensions

Un mauvais rythme peut engendrer à terme une forme de stress. Mais le fait de se retrouver dans certains endroits à un moment donné du voyage peut avoir aussi le même effet. De même, si la nouveauté et l'aspect pratique du voyage peuvent être sources de problèmes, on oublie souvent que l'ennui ou les tensions entre personnes voyageant ensemble représentent généralement la première source de désagrément, surtout dans le cadre d'un périple au long-cours.

2.3- Garder le contact

Dernière chose qui facilitera aussi souvent un voyage au long-cours: garder le contact avec ses proches. Grâce à Internet et aux nouvelles technologies, c'est maintenant très simple et économique que d'être en relation avec sa famille ou ses amis lors d'un voyage. Finis les courriers en Poste Restante ou aux hôtels, les fax et même le téléphone hors de prix qui a du mal à passer. Le mail, les "messengers" avec ou sans vidéo, le téléphone par Internet (voire pour certains via son portable), la multiplication des lieux de connections à petits prix, font que le contact n'est plus du tout compliqué.

Alors profitez-en, sans pour autant vous sentir obligés d'avoir un lien quotidien parce que c'est facile et pas cher. Et puis bien sûr faites profiter vos proches de votre voyage, un petit blog et des photos numériques à faire passer feront toujours le plus grand plaisir...

3- Quelques questions pratiques

Plusieurs situations - ou questions - assez courantes rencontrées par le voyageur longue durée.

3.1- Billet de continuation

Certains pays peuvent poser problèmes si l'on ne dispose pas d'un titre de transport pour sortir du pays, cela aussi bien lors de la demande d'un visa qu'à la frontière. Parfois, si vous montrez que vous disposez d'assez d'argent et expliquez que vous continuez vers un autre pays, les choses peuvent s'arranger.

Toutefois, s'il y a refus, la solution reste d'acheter un billet d'avion plein tarif pour une destination proche... qu'au final vous n'utiliserez pas (puisqu'il s'agit juste pour vous de pouvoir entrer dans le pays grâce à lui). En cas de non utilisation, celui-ci vous sera en effet remboursé sur votre compte bancaire sans pénalités (l'une des caractéristiques principales des pleins tarifs), avec juste quelques frais de dossier. Seul inconvénient, cela peut parfois prendre du certain temps et donc immobiliser une certaine somme. Autre possibilité, souvent plus simple, acheter un billet de train ou de bus pour le pays voisin.

3.2- Obtention de visas en route

De la même façon que pour les billets d'avion, l'obtention des visas est une question qui revient souvent chez les voyageurs aux longs-court. En clair: "dois-je les prendre avant de partir ou en cours de route ?".

Se renseigner avant

Selon son périple, déjà bien se renseigner avant sur les nécessités et les possibilités d'obtention sur place. Sur l'ensemble les visas concernent surtout l'Asie, le Moyen-Orient et une large partie de l'Afrique. Mais comme toujours mieux vaut faire simple et prendre le plus de visas possibles avant son départ.

A prendre en route

Toutefois, vous ne pourrez le plus souvent prévoir vos visas que pour les pays à visiter sous trois mois (sous peine que ceux-ci deviennent alors périmés); au delà il faudra donc les prendre en route.

Par rapport à cela, sachez déjà que peu de pays disposent de représentations dans tous les pays du monde; donc informez-vous, le long de votre trajet, sur l'existence des consulats des pays à visiter. A signaler que ce n'est pas parce ce que deux pays sont voisins qu'ils disposent forcément de représentations diplomatiques (exemple: Liban et Israël). Dès lors, si vous n'êtes qu'à quelques semaines d'entrer dans un pays, demandez son visa à la première représentation que vous trouverez. Sachez toutefois que, comme en France, cela peut prendre un certain temps; d'où l'intérêt d'effectuer les démarches dans une région où l'on compte séjourner plusieurs jours. C'est ainsi que concrètement de nombreux voyageurs prennent leurs visas pour le reste de l'Asie à Bangkok. Et en dernier recours, si vous êtes un peu perdu essayez de passer via une agence de voyages locale qui, moyennant finances, pourra le plus souvent vous aider. Mais dans tous les cas, n'attendez jamais le dernier moment...

3.3- Passages de frontières

A priori assez nombreuses pour celui qui part longtemps que le nombre de frontières qu'il devra franchir au cours de son périple. Si en Europe et quelques autres pays cela ne demeure souvent qu'une simple formalité, c'est loin dans être le cas partout ailleurs...

3.4- Envoi d'argent, vols et pertes

Règle évidente, n'attendez pas le dernier moment pour vous faire envoyer des sous. La carte bancaire reste l'idéal pour se faire dépanner. Le transfert s'effectuant directement sur votre compte vous n'aurez pas à chercher une banque ou un organisme local pour réceptionner le virement. A éviter par contre dans tous les cas l'envoie de cash par courrier (très nombreux risques) et les mandats postaux (pas toujours sûrs d'arriver).

En dernier recours, sachez que vous pouvez toujours faire appel aux représentations consulaires de votre pays qui, uniquement après accord et virement d'un proche, vous aideront en servant d'intermédiaires.

3.5- Renouvellement de passeport

En cas de perte, de fin de validité ou même de renouvellement lorsqu'il est plein, les consulats français à l'étranger ne délivrent plus désormais de passeport d'une validité supérieur à 6 mois aux Français de passage. Et cela suite à une loi entrée en vigueur en 2002. D'où maintenant l'intérêt si l'on part longtemps de prévoir en conséquence. Mais cela dit, avec la validité désormais de 10 ans d'un passeport, hormis en cas de vol, la question ne se pose plus vraiment.

3.6- Surplus de bagages

A la longue votre sac risque fort de déborder de souvenirs et autres achats effectués en route, sans parler des affaires dont on n'a plus besoin au fil du temps. Dans ce dernier cas, on peut essayer la revente; des fringues aux guides de voyages, tout peut trouver acquéreur. Au delà des boutiques et autres marchés, vous pouvez passer des annonces dans vos hôtels.

Reste aussi la possibilité de réexpédier chez soi son surplus, soit par la poste (privilégiez comme pour le courrier les pays où les prix sont intéressants), par voie maritime (pour du volume) et à l'occasion par avion (cher). Vous pouvez aussi confier vos affaires en sus à un compagnon de route sur le départ ou mieux à vos proches si ceux-ci viennent vous voir pendant le voyage. A l'inverse n'espérez pas trop qu'un inconnu se charge de vos bagages dans un aéroport (à éviter de votre côté également pour des raisons de sécurité).

3.7- Photos et diapos

Avec le développement du numérique, la question ne se pose plus désormais pour nombre de voyageurs. Il faudra juste de se connecter de temps à autres à Internet pour mettre ses photos en ligne ou les envoyer par mail à leurs proches. Sans parler des possibilités de stockages qu'offrent en plus les clés USB ou les cartes mémoires.

Quant aux autres, doit-on faire développer en route ou attendre le retour ? De façon générale, autant éviter les laboratoires de nombreux pays pas toujours au top en matière de qualité (reste quand même les autres et les bonnes adresses). Sans oublier qu'il faudra ensuite les garder avec soi ou les retourner chez soi. Donc, le mieux reste souvent de renvoyer les films à quelqu'un qui s'occupera du développement et pourra vous donner de plus son avis sur le rendu.

4- Au retour d'un tour du monde

Un autre monde ! Aux dires de beaucoup, après un tour du monde, une réadaptation est souvent nécessaire. Ne serait déjà que parce que si l'on a vécu plein de choses, on a souvent l'impression que pendant son absence, chez-soi et dans son entourage, "rien n'a vraiment changé". On est de plus déconnecté de ce monde que l'on a quitté plusieurs mois auparavant et que l'on doit apprendre à se réapproprier petit à petit.

On peut bien sûr reprendre son travail ou chercher du boulot, mais avant de se remettre dans le bain il faudra souvent bien compter un ou deux mois. D'ailleurs il peut être utile de prendre encore quelques jours de vacances chez soi avant de réattaquer. Et puis avoir encore un peu d'argent au retour facilitera d'autant la "réintégration".

En attendant, nombre de voyageurs au long-cours disent qu'une telle expérience vous change. Ou en tous cas change la perception que l'on peut avoir sur le monde qui nous entoure et permet de relativiser sur bien des points. Bref, si l'on a découvert le monde on s'est aussi souvent (re)découvert soi-même...

- © VoyageForum -
L'Ouest américain et 1 semaine en Californie, en un mois English translation pending
by Burdi33 · 2013-11-10 · 229 replies
Bonjour à tous,

Nous souhaitons découvrir l'Ouest Américain en juillet ou août 2014, en famille avec nos 2 enfants de 17 et 19 ans.

Avant d'étudier plus en avant le programme, nous désirons savoir si l'on peut raisonnablement envisager d'effectuer un périple de 3 semaines et finir par une semaine de détente au bord du pacifique dans un coin tranquille et sympa avec une eau de baignade supérieur à 22°C.

Nous avez sélectionné ces quelques sites : pour le moment dans le désordre Yellowstone, Las Vegas, Grand Canyon, Vallée de la mort, Monument Vallée, Bryce Canyon, San Francisco, Los Angeles.

Par ailleurs, j'ai lu qu'il était très recommandé de réserver un an à l'avance les places au camping pour Yellowstone, qu'en pensez-vous?

Merci pour vos conseils.
Pass inter-îles en Polynésie? English translation pending
by Gallo83 · 2012-08-27 · 21 replies
Bonjour Nous partons en Polynésie au moi de mars 2013 Faut il prendre des pass inter îles ou prendre les vols surplace ? Avez vous des conseils itinéraire , îles à faire, hôtel ou pension de famille Merci pour vos conseils Christine
Circuit pour faire l'essentiel de l'Ouest américain? English translation pending
by Vador23 · 2012-07-08 · 90 replies
Salut tout le monde, j'hésite en ce moment entre partir à ny tout seul, (même si je suis déjà aller) ou faire un circuit pour découvrir l'essentiel de l'ouest américain. ( los angeles, grand canyon, las vegas, san fransisco ect)

J'ai 19 ans. Est- ce qu'il existe des moyen d'intégrer un groupe qui part là bas ? J'ai 19 ans. Je cherche le budget le plus bas , tout frais compris.

Si vous avez les meilleurs lien à me proposer si ca existe n'hésitez pas , merco.
Pourboires en Thaïlande? English translation pending
by Sixkiller · 2011-07-21 · 112 replies
Bonjour, J'aimerais savoir combien faut donner en TIP en thailande, sans passer pour un radin ni se faire arnaquer. Perso je Tip en gros chaque jours 20bath pour la femme de menage ( 50 ou 100 ) si la piaule est vraiment degueu. pour la bill dans un bar je lache entre 20 et 50bath, et au resto pareil de 20 a 50 suivant la note. pour un massage a 300 bath je lache 100 voire 200 si c'etait super Bon defois c'est vrai que j'me dis que sa fait vraiment pas grand chose vu leur salaire ce que je donne, mais bon en fin de sejour ca fait quand meme un petit budget. Par contre en france je lache rien mais ca pas dans la mentalité aussi. Allez bonne journée Amazing thailande ! !! !
Bons plans pour passer cinq jours à Prague? English translation pending
by Barthmania · 2011-02-22 · 9 replies
Bonjour,

J'envisage de faire un court séjour de 5 jours à Prague avec trois amis.

Nous recherchons donc quelques conseils afin de ne pas gâcher notre temps, et de voir tout ce qu'il y a d'important.

Tout d'abord, Prague est apparemment divisé en districts, j'ai regardé un peu les appartements à louer, mais du coup je ne sais pas à quel endroit en prendre un ? Pour être dans le centre, près de toutes les attractions touristiques, et un endroit accessible facilement depuis l'aéroport...

Ensuite, la monnaie est apparemment la couronne tchèque, nos euros sont-ils facilement changeables sur place ?

D'après vous, quel budget faut-il prévoir pour 5 jours (sans compter l'avion) ?

Merci d'avance, désolé pour toutes ces questions.
Location de voiture: montant des taxes à l'aéroport de Los Angeles? English translation pending
by Melon666 · 2010-08-11 · 37 replies
Bonjour à tous,

Je voudrais réserver une voiture (sur Autoescape, Autoeurope, eLocationdevoitures ou autre) pour une semaine en octobre pour faire San Francisco Midtown - Los Angeles Airport. Je me demandais à combien s'élevaient les taxes d'aéroport que font payer les loueurs quand l'agence est située dans l'aéroport (j'ai un mauvais souvenir de l'agence Avis de l'aéroport de Dublin où j'avais du payer une somme exorbitante).

Merci de vos lumières ;)
Comment et quoi visiter en Birmanie? English translation pending
by Flo006 · 2010-07-31 · 25 replies
Nous partons pour la birmanie le 29/12 prochain jusqu'au 17/1 date de départ. Nous souhaitons un voyage petit budget mais en voir le maximum en utilisant un guide + voiture si besoin est pour ne pas trop en louper. On sait qu'on ne verra pas tout mais justement, sur quoi devons nous, nous concentrer avec notre timing et pour certains tronçons de voyage, comment savoir si le bus ou un taxi sera le mieux ?? Y a-t-il des fêtes pendant ce laps de temps à ne pas rater et où ?? On est pas contre un guide car c'est toujours intéressant de partager du temps avec quelqu'un du pays, on l'avait fait en mongolie et on avait adoré mais il parait que là bas, ça n'a rien à voir ... car il oriente aussi ton voyage ...

On a dans l'idée de faire en sorte de laisser le moins d'argent possible à la junte et donc le plus aux locaux, mais on nous a dit que c'était impossible puisqu'ils contrôlent tout et de facto, tout leur revient d'une façon ou d'une autre ...

Des conseils, des retours d'expériences ??

Merci !!
Myanmar et thai baht English translation pending
by Lul · 2009-12-24 · 15 replies
Bonjour, je reviens du myanmar et la monnaie qui permet le meilleur taux de change est actuellement l'euro. Le dollar est plus pratique pour les changes dans la rue, le thai baht offre un taux de change mediocre, mieux vaut les changer en euros ou doll a Bangkok. Comme la plupart des autres voyageurs, je reviens enchante de mon sejour, j'ai hate d'y retourner Luc
Circuit dans l'ouest des Etats-Unis en mai 2010: faisable? English translation pending
by Deline17 · 2009-08-01 · 22 replies
Bonjour, Nous sommes 4 amies qui souhaitons s'offrir le rêve d'aller découvrir les Etats-Unis. Nous avons d'abord pensé à un circuit en groupe chez une agence de voyage, mais en fait on se dit que c'est peut-être plus sympa d'organiser ça nous-même de façon à aller où on a envie, rester le temps qu'on veut aux endroits qui nous plaisent etc... Nous envisageons partir 10 à 12 jours fin mai 2010 (avion inclus) et se faire l'ouest. Nous pensons arriver à Los Angeles pour finir à San Francisco (une de nous 4 en rêve), en faisant notre trajet à l'avance et en réservant les hôtels à l'avance + en louant une voiture. Mais... 1/ Aucune de nous ne connait le pays 2/ Nous nous débrouillons mais notre maitrise de la langue est loin d'être parfaite. 3/ Notre budget est relativement limité (entre 1500 et 2000 euros chacune avion inclus, on a vu des tarifs qui sont grossièrement à 700€ A/R).

Est-ce jouable ? Avez-vous des conseils pour nous ? Merci d'avance !
Voyager au Vénézuela du 15 août au 12 septembre? English translation pending
by Mathé · 2009-02-16 · 8 replies
Bonjour,

Je compte partir avec une amie au Vénézuéla du 15 août au 12 septembre prochain. Etes-vous déjà parti pendant cette période ? qu'en est-il au niveau de la saison ? Quelles régions faut-il privilégier ? Est-il préférable de partir avec des dollars ou des euros ? Merci Mathé
Circuit familial de trois semaines en Turquie en août 2008 English translation pending
by Edwindebxl · 2008-09-13 · 20 replies
Quelles vacances en famille sans s'ennuyer 3 semaines autour d'une piscine ou sur une plage ?

1. Concept général

Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.

Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.

Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :

· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient

Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.

Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.

Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :



L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.

Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.

Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.

En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.

2. La préparation

Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.

A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...

Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...

Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.

Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...

Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.

Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:

· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)

Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".

Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !

Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.

Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.

Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.

Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...

3. Bon à savoir…

3.1. L'accueil en Turquie

Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.

Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.

Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.

Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.

Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.

La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.

Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.

Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.

Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….

3.2 La voiture

Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!),
http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.

Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.

Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé

De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.

La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…

Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…

3.3 En auto en Turquie

Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.

Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.

Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...

Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.

Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !

Pour le reste, pas de problème.

3.4. L'avion

Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.

3.5. Le budget

Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.

Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !

En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.

Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :

Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR

Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.

Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:

1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.

A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.

Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…

Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.

Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.

4. Le circuit

4.1. Plan de route

· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul

· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul

· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale

· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.

· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.

· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye

· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye

· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan

· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan

· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat

· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat

· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya

· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme

· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme

· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)

· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles

3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul

Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.

Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.

Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…

Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.

Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.

Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...

4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul

Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.



La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :



Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.

Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.

Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :



Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...

Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.

Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.

Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :



Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…

Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.

Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…

Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :



Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…

La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :



La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :



Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine

Du haut de la tour Galata la vue est superbe.

Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:



Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :



Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :



Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :



Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.

Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.

Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :



4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite

Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :





Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :



Partout de remarquables mozaïques :



L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…

L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.

N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.

Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…

4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale

Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.

La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.

Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :



En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…

Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.

Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :

L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.

L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…

Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.

Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :





4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)

Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.

Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.

Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.

Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.

Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.

Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.

Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.

4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.

Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.

Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :



Aujourd'hui la mer est à 20 km...

En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.

Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :



Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.

Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.

4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)

Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :



Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.

L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.



4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)

Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !



Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.

4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)

Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.

La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.

L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :



La vue depuis notre chambre :



Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :



La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».

Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…

En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….

Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…



La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….

4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara

Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.

Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…

Nous voulions revoir cela.

Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.

De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.

A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.





Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…

4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)

Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.

Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.

La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.



Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.

La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…



Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.

Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….

Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.

Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…

Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.

Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.

Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.

Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.

4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club

L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !

La piscine :



Nous suivons un joli chemin :



pour attendre une grande plage



avec des chaises longues et des paillottes

Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones. Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.

Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…

« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.

Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !

Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.

Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.

Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.

Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.

Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.

Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...

Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :







4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)

Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...

Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.

La ville nous servira d’étape pour la nuit.

Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :



Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.

Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :

· Marchands ambulants de fruits:





· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :



Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :



4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)

Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.







Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :



Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :



La recette est très simple :

· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale

Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !

Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.

On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…

Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.



On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :



On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :



Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :

Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).



Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :



Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :



Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:



Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.

4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.

Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :



Un église de plus :







Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.

Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :



Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.



Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :





Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :



Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.

En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…



Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…

Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.

Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…



4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)

Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :

De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.

A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :



Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...

Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.

Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.

Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :



Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…

Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :



Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.

Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…

4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)

Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.

Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.

Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :



Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.

5. Si c'était à refaire

5.1. Concept

Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…

Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.

Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.

Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).

5.2. Circuit

Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.

Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.

Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.

5.3. Préparation

Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…

Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.

Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.

Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
Organisation d'une dizaine de jours en safari au Kenya et en Tanzanie English translation pending
by Jujusteph · 2008-07-28 · 20 replies
Bonjour,

Nous voulons partir en septembre prochain une dizaine de jours en safari au Kenya ou en Tanzanie.

Nous avons constatés qu'il était quasi-obligatoire de faire appel à un guide et chauffeur pour la visite des parcs. De plus, les visites en groupes réduisent les frais.

Donc, est-ce une bonne idée de choisir une formule vol+hôtel depuis la Suisse puis de faire appel à des agences locales pour les safaris et autres excursions? De quelle manière organisez-vous vos voyages dans ces pays?

D'avance merci pour vos réponses.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display