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12 jours au Maroc sans voiture English translation pending
Bonjour,
Je suis allée au Maroc avec une amie il y a 5 ans, nous logions à Marrakech pour 6 nuits et ce fut fantastique. Outre la visite de la ville - notamment la merveilleuse Medersa ben Youssef - nous avions réussi à voir pas mal de chose en peu de temps, en prenant les transports en commun (bus, grands taxis) pour voir Essaouira et Imlil, et en prenant un tour operator pour aller passer une nuit aux portes du désert vers Zagora, en passant par Ouarzazate et des routes qui m'ont littéralement scotchée, émerveillée, envoûtée ; l'Atlas et ses gorges incroyables, puis le chemin entre désert, palmeraies et oasis, qui m'avait donné l'impression de vivre un rêve éveillé. Ce voyage avait dépassé toutes mes espérances - et je ne parle même pas du plaisir des papilles...
J'aimerais faire découvrir ce pays à mon compagnon - qui est bien moins baroudeur que moi. Depuis qu'il a validé la destination, je suis 24h/24h sur les forums et les guides de voyage, je me suis concocté un itinéraire qui semblait tenir la route, afin de revoir ce qui m'avait le plus séduite, tout en découvrant de nouvelles choses. Le voici :
J1 Tanger J2 Tanger, départ pour Chefchaouen J3 Chefchaouen J4 Départ pour Volubilis, visite, départ pour Fès J5 Fès J6 Trajet vers Merzouga avec arrêt à Midelt J6 Idem et nuit à Merzouga dans le désert J7 Trajet vers Ouarzazate J8 Ouarzazate et Ait Benhaddou J9 Trajet vers Ouzoud J10 Ouzoud J11 Route vers Marrakech J12 Marrakech + retour
Sauf que, patatra, mon compagnon ne souhaite pas louer de voiture et conduire sur place (il craint l'état des routes, la conduite dangereuse et les contrôles de police abusifs...) (j'ai essayé de le rassuré sur ces points mais n'ayant pas mon permis moi même je suis mal placée pour insister...)
De fait, en transport en commun, mon itinéraire ne tient plus du tout la route. Il faut faire des choix, voir opter pour d'autres étapes. Je souhaite garder - une nuit dans le désert de sable (j'étais allée à Zagora, Merzouga est-elle différente ?) - la visite de Fès - une nuit aux pieds des cascades d'Ouzoud - une nuit face au ksar d'Ait Benhaddou Je souhaite également voir un maximum de choses différentes (même si pour le coup ce sera râpé pour la mer, je devrais sûrement retirer Tanger, et c'est à regret car cette ville m'attire beaucoup... Pour une autre fois avec la visite de Chefchaouen...) Nous pouvons envisager de louer une voiture lors de l'une des étapes et rayonner à partir de là, quelle étape serait selon vous la meilleure ? Je pensais à la région de Ouarzazate, pour la visite de la vallée des roses, des gorges du Dadès etc.
Bon voilà, ma question est trèèèès longue mais je suis un peu perdue, nous souhaitons partir du 28/04 au 11/05, cela approche ! Nous n'avons toujours pas les billets d'avion, donc avons encore la possibilité de prendre une arrivée pour une ville (Fès ?) et un départ d'une autre ( Marrakech?) (ou l'inverse !)
Un grand merci par avance à tout ceux qui auront pris le temps de me lire, et un encore plus grand merci à ceux qui prendront celui de me répondre :)
Tania
Je suis allée au Maroc avec une amie il y a 5 ans, nous logions à Marrakech pour 6 nuits et ce fut fantastique. Outre la visite de la ville - notamment la merveilleuse Medersa ben Youssef - nous avions réussi à voir pas mal de chose en peu de temps, en prenant les transports en commun (bus, grands taxis) pour voir Essaouira et Imlil, et en prenant un tour operator pour aller passer une nuit aux portes du désert vers Zagora, en passant par Ouarzazate et des routes qui m'ont littéralement scotchée, émerveillée, envoûtée ; l'Atlas et ses gorges incroyables, puis le chemin entre désert, palmeraies et oasis, qui m'avait donné l'impression de vivre un rêve éveillé. Ce voyage avait dépassé toutes mes espérances - et je ne parle même pas du plaisir des papilles...
J'aimerais faire découvrir ce pays à mon compagnon - qui est bien moins baroudeur que moi. Depuis qu'il a validé la destination, je suis 24h/24h sur les forums et les guides de voyage, je me suis concocté un itinéraire qui semblait tenir la route, afin de revoir ce qui m'avait le plus séduite, tout en découvrant de nouvelles choses. Le voici :
J1 Tanger J2 Tanger, départ pour Chefchaouen J3 Chefchaouen J4 Départ pour Volubilis, visite, départ pour Fès J5 Fès J6 Trajet vers Merzouga avec arrêt à Midelt J6 Idem et nuit à Merzouga dans le désert J7 Trajet vers Ouarzazate J8 Ouarzazate et Ait Benhaddou J9 Trajet vers Ouzoud J10 Ouzoud J11 Route vers Marrakech J12 Marrakech + retour
Sauf que, patatra, mon compagnon ne souhaite pas louer de voiture et conduire sur place (il craint l'état des routes, la conduite dangereuse et les contrôles de police abusifs...) (j'ai essayé de le rassuré sur ces points mais n'ayant pas mon permis moi même je suis mal placée pour insister...)
De fait, en transport en commun, mon itinéraire ne tient plus du tout la route. Il faut faire des choix, voir opter pour d'autres étapes. Je souhaite garder - une nuit dans le désert de sable (j'étais allée à Zagora, Merzouga est-elle différente ?) - la visite de Fès - une nuit aux pieds des cascades d'Ouzoud - une nuit face au ksar d'Ait Benhaddou Je souhaite également voir un maximum de choses différentes (même si pour le coup ce sera râpé pour la mer, je devrais sûrement retirer Tanger, et c'est à regret car cette ville m'attire beaucoup... Pour une autre fois avec la visite de Chefchaouen...) Nous pouvons envisager de louer une voiture lors de l'une des étapes et rayonner à partir de là, quelle étape serait selon vous la meilleure ? Je pensais à la région de Ouarzazate, pour la visite de la vallée des roses, des gorges du Dadès etc.
Bon voilà, ma question est trèèèès longue mais je suis un peu perdue, nous souhaitons partir du 28/04 au 11/05, cela approche ! Nous n'avons toujours pas les billets d'avion, donc avons encore la possibilité de prendre une arrivée pour une ville (Fès ?) et un départ d'une autre ( Marrakech?) (ou l'inverse !)
Un grand merci par avance à tout ceux qui auront pris le temps de me lire, et un encore plus grand merci à ceux qui prendront celui de me répondre :)
Tania
13 jours en Islande: itinéraire (4x4) English translation pending
Bonjour,
Nous partons en couple pour la 1ère fois en Islande pour 13 jours en Juin (arrivée sur place le 10 Juin). Nos hébergements sont réservés mais modifiables et nous avons loué un 4x4 pour emprunter des pistes.
Je souhaiterai avoir votre avis sur nos journées. Sont-elles trop chargées (en Km ou en visite) ? Serait-il plus réaliste de supprimer la journée à Snaeffelness pour la rajouter ailleurs ?
Jour 1 : Arrivée très tôt. Pas de réservation d'hôtel. Départ pour le cercle d'or, Kerid, Hverargerdi puis nuit à Reykjavik
Jour 2 : Hverargerdi (si on n'a pas eu le temps la veille) ou randonnée à la cascade de Glymur ou Kerlingarfjoll (mais semble difficile de faire dans la journée) Soirée et nuit à Reykjavik
Jour 3 : Route pour Snafellness Ytri tunga, Randonnée Anarstapi - Hellnar, gorges de Raudfeldsgsja Nuit à Grundafjordur
Jour 4 : Route pour Akureyri (arrêt éventuel à Glaumber) Baleines à Hauganes (j'ai vu que la dernière sortie en mer était à 18h) Nuit à Akureyri
Jour 5 : Route pour lac de Myvatn. Arrêt à Godafoss puis Hverfall, Dimmuborgir, bains Nuit à Reykjalid
Jour 6 : Sellfoss, Detifoss, cratère Viti, Namafjall et éventuellement canyon d'Asbyrgi Nuit à Reykjalid
Jour 7 : Route vers Seydisfjordur Détour par Borgarfjordur pour randonnée Nuit à Seydisfjordur
Jour 8 : Route vers Hofn Mjoifjordur (éventuellement) Cascade Hengifoss Nuit dans les environs Hofn
Jour 9 : Route vers Klaustur Arrêt à Jokulsarlon et Fjallsarlon Skaftafell (randonnée) Nuit dans les environs de Klaustur
Jour 10 : si la piste est ouverte, nous souhaiterions aller au Laki Arrêt gorges Fjadrargljufur Nuit dans les environs de Klaustur
Jour 11 : Départ vers Hella Visite de Vik, Dyrholey, plage de Reynisfjara, cascade de Skogafoss et Seljalandsfoss Nuit à Hella
Jour 12 : Landmannalaugar (si la piste est ouverte) Nuit à Hella
Jour 13 : Péninsule de Reykjanes et retour le soir
Merci pour votre aide et vos conseils.
Je souhaiterai avoir votre avis sur nos journées. Sont-elles trop chargées (en Km ou en visite) ? Serait-il plus réaliste de supprimer la journée à Snaeffelness pour la rajouter ailleurs ?
Jour 1 : Arrivée très tôt. Pas de réservation d'hôtel. Départ pour le cercle d'or, Kerid, Hverargerdi puis nuit à Reykjavik
Jour 2 : Hverargerdi (si on n'a pas eu le temps la veille) ou randonnée à la cascade de Glymur ou Kerlingarfjoll (mais semble difficile de faire dans la journée) Soirée et nuit à Reykjavik
Jour 3 : Route pour Snafellness Ytri tunga, Randonnée Anarstapi - Hellnar, gorges de Raudfeldsgsja Nuit à Grundafjordur
Jour 4 : Route pour Akureyri (arrêt éventuel à Glaumber) Baleines à Hauganes (j'ai vu que la dernière sortie en mer était à 18h) Nuit à Akureyri
Jour 5 : Route pour lac de Myvatn. Arrêt à Godafoss puis Hverfall, Dimmuborgir, bains Nuit à Reykjalid
Jour 6 : Sellfoss, Detifoss, cratère Viti, Namafjall et éventuellement canyon d'Asbyrgi Nuit à Reykjalid
Jour 7 : Route vers Seydisfjordur Détour par Borgarfjordur pour randonnée Nuit à Seydisfjordur
Jour 8 : Route vers Hofn Mjoifjordur (éventuellement) Cascade Hengifoss Nuit dans les environs Hofn
Jour 9 : Route vers Klaustur Arrêt à Jokulsarlon et Fjallsarlon Skaftafell (randonnée) Nuit dans les environs de Klaustur
Jour 10 : si la piste est ouverte, nous souhaiterions aller au Laki Arrêt gorges Fjadrargljufur Nuit dans les environs de Klaustur
Jour 11 : Départ vers Hella Visite de Vik, Dyrholey, plage de Reynisfjara, cascade de Skogafoss et Seljalandsfoss Nuit à Hella
Jour 12 : Landmannalaugar (si la piste est ouverte) Nuit à Hella
Jour 13 : Péninsule de Reykjanes et retour le soir
Merci pour votre aide et vos conseils.
Des idées en France / Corse pour cet été? English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche des idées pour les vacances de ma petite famille cet été. Bien sur, pas idéal, nous pouvons partir en août (mais jusqu'à début septembre, ce qui n'est pas mal quand même !). Nous sommes un couple et un enfant qui aura presque 2 ans cet été.
On aime les baignades, bien entendus, et pas trop la foule, forcément !! La campagne, les petits villages, des vacances de repos, de soleil et de randonnées. Aussi, nous sommes en tente, question de goût et de budget !
A priori, on aimerait vraiment aller en Corse, mais je dois avouer que la foule me fait peur. J'ai d'excellents souvenirs de la Corse en plein été, mais qui date de 2009 puis 2012. Depuis ce temps, je ne sais pas si il est toujours possible de trouver des coins plutôt tranquilles ?
Sinon, quels endroits pourriez-vous nous conseiller ? Nous pensons aussi au Verdon, mais j'ai tout aussi peur du monde qu'il peut y avoir !
(Cet été nous avons fait les gorges du Tarn et la Lozère et les gorges d'Héric dans l'Hérault. A part l'enfer qu'on a eu les 2 premiers jours aux gorges du Tarn à cause de la foule, le reste a été parfait. Nous ne sommes pas si sauvages finalement !).
Merci d'avance !!
Je cherche des idées pour les vacances de ma petite famille cet été. Bien sur, pas idéal, nous pouvons partir en août (mais jusqu'à début septembre, ce qui n'est pas mal quand même !). Nous sommes un couple et un enfant qui aura presque 2 ans cet été.
On aime les baignades, bien entendus, et pas trop la foule, forcément !! La campagne, les petits villages, des vacances de repos, de soleil et de randonnées. Aussi, nous sommes en tente, question de goût et de budget !
A priori, on aimerait vraiment aller en Corse, mais je dois avouer que la foule me fait peur. J'ai d'excellents souvenirs de la Corse en plein été, mais qui date de 2009 puis 2012. Depuis ce temps, je ne sais pas si il est toujours possible de trouver des coins plutôt tranquilles ?
Sinon, quels endroits pourriez-vous nous conseiller ? Nous pensons aussi au Verdon, mais j'ai tout aussi peur du monde qu'il peut y avoir !
(Cet été nous avons fait les gorges du Tarn et la Lozère et les gorges d'Héric dans l'Hérault. A part l'enfer qu'on a eu les 2 premiers jours aux gorges du Tarn à cause de la foule, le reste a été parfait. Nous ne sommes pas si sauvages finalement !).
Merci d'avance !!
Le Maroc et le bonheur d'être accueillie! English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.

Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.


Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
Itinéraire dans la région du Tohoku (Japon) English translation pending
Bonjour,
Toujours à la recherche d'idées pour mon itinéraire en octobre prochain je me penche à présent sur la région du Tohoku dont on ne parle pas beaucoup sur le forum,
Suite à mon étape à kyoto j'aimerai éventuellement faire un petit bout de chemin dans ce secteur,
Je pense relier en train le nord du Tohoku et descendre en voiture vers Tokyo sur 13 nuits environ,
Avez-vous des suggestions à me donner pour les connaisseurs du coin je consulte le lonely mais difficile de faire des choix ...
Merci pour votre aide,
Nathalie
Retour de séjour au Maroc English translation pending
Bonjour à tous, je voulais vous faire part de notre expérience du 9 au 23 février au Maroc; merci à tous pour vos conseils bien avisés sur ce forum et notamment notre halte à Skoura 3 nuits chez Mohamed et Ghizlaine et leurs enfants; quelle sympathique famille et quel accueil;
nous avons aimé la tajine, le temps passé avec Mohamed qui nous parle du Maroc, les soirées au coins du feu, Ghizlaine qui m'a accueilli dans sa cuisine pour faire le couscous, la terrasse avec vue sur la palmeraie et les montagnes enneigées, son jardin et sa tranquillité, ses conseils au souk ; merci merci sans vous nous n'aurions pas connu cette famille
voilà notre séjour : 2 nuits à Marrakech (riad fabiola dans la médina) 3 nuits à skoura chez mohamed 1 nuits dans les gorges de Todra chez Valentine (accueil très sympa et vue sur les gorges magnifique) 3 nuits à Merzouga dont 1 dans le désert sous tente berbère 2 nuits à Tamoungalt 1 nuit Ait Benaddou 2 nuits Marrakech au total 2 semaines riches
nous avons surtout aimé l'accueil des marocains, leur hospitalité et les paysages plus beaux et différents les uns des autres; les amandiers étaient en fleur;
on garde de superbes souvenirs de skoura surtout pour mohamed et sa famille pas trop de ouarzazate sans véritable charme et les studios de ciné sont vraiment à rénover Merzouga : bien faire attention de choisir riad face dunes car dans les guides sur les plans ils sont tous face au dune mais finalement à plusieurs centaines de mètres avec routes devant donc pas d'intérêt; avoir choisi son hébergement avant car sinon vous êtes assaillis à l'arrivée à merzouga, des rabbateurs n'hésitent pas à se mettre au milieu de la route pour que vous vous arrêtiez;
pour l'hébergement je conseillerai à ait benaddou d'être dans la kasbah petite maison d'hôte plein de charme kasbah tebi Tamoungalt il y a un écolodge Bab el oued magnifique et accueil extra
vous pouvez retirer sur place que 200€ max dans les guichets au change à l'aéroport de marrakech, vous pouvez changer d'euros en dirrham autant que vous voulez; la location de voiture a été prise depuis la france le réservations aux riads au coup par coup car basse période météo : fraicheur parfois journée et nuit très fraîche surtout désert mais on avait sac couchage; froid à telouet; neige col de tichka pour aller vers ouarzazate; en journée souvent 18°; pluie à marrakech au retour; globalement c'est un peu comme un début de printemps chez nous mais méfiance le soir il fait frais; n'hésitez pas à me contacter pour plus d'infos, je serai ravie ! n'hésitez pas à aller au maroc et ramener des plantes, du thé berbère, du ras el out et manger à bientôt
voilà notre séjour : 2 nuits à Marrakech (riad fabiola dans la médina) 3 nuits à skoura chez mohamed 1 nuits dans les gorges de Todra chez Valentine (accueil très sympa et vue sur les gorges magnifique) 3 nuits à Merzouga dont 1 dans le désert sous tente berbère 2 nuits à Tamoungalt 1 nuit Ait Benaddou 2 nuits Marrakech au total 2 semaines riches
nous avons surtout aimé l'accueil des marocains, leur hospitalité et les paysages plus beaux et différents les uns des autres; les amandiers étaient en fleur;
on garde de superbes souvenirs de skoura surtout pour mohamed et sa famille pas trop de ouarzazate sans véritable charme et les studios de ciné sont vraiment à rénover Merzouga : bien faire attention de choisir riad face dunes car dans les guides sur les plans ils sont tous face au dune mais finalement à plusieurs centaines de mètres avec routes devant donc pas d'intérêt; avoir choisi son hébergement avant car sinon vous êtes assaillis à l'arrivée à merzouga, des rabbateurs n'hésitent pas à se mettre au milieu de la route pour que vous vous arrêtiez;
pour l'hébergement je conseillerai à ait benaddou d'être dans la kasbah petite maison d'hôte plein de charme kasbah tebi Tamoungalt il y a un écolodge Bab el oued magnifique et accueil extra
vous pouvez retirer sur place que 200€ max dans les guichets au change à l'aéroport de marrakech, vous pouvez changer d'euros en dirrham autant que vous voulez; la location de voiture a été prise depuis la france le réservations aux riads au coup par coup car basse période météo : fraicheur parfois journée et nuit très fraîche surtout désert mais on avait sac couchage; froid à telouet; neige col de tichka pour aller vers ouarzazate; en journée souvent 18°; pluie à marrakech au retour; globalement c'est un peu comme un début de printemps chez nous mais méfiance le soir il fait frais; n'hésitez pas à me contacter pour plus d'infos, je serai ravie ! n'hésitez pas à aller au maroc et ramener des plantes, du thé berbère, du ras el out et manger à bientôt
Itinéraire 1 semaine au Maroc du 16 au 23 avril English translation pending
Bonsoir,
pensez-vous qu'un itineraire Fès-imilchil-Tineghir-todgha-dades-roses-skoura-ouarzazate-Marrakech soit jouable ?
On atterrit à 13h10 le 16/04 et on decolle à 7h40 le 23. J'envisage 2 jours Atlas / 2 jours Marrakech / 2 jours Fès.
J'envisage de faire Fès-imilchil dans l'après-midi du 16 et Marrakech-Fes de nuit puisque c'est de l'autoroute.
Puis 17 et 18 gorges/skoura/vallee roses/ksar etc
18 soir nuit à Marrakech, deux jours complets à Marrakech
puis départ 20 en fin d'aprem pour Fes
2 jours
Voiture de location à l'aéroport, réservée avec le vol.
Je suis prête à supprimer Marrakech (et donc gagner 2 jours) mais par où faire la route retour du coup ? En passant de toute façon par Marrakech pour y prendre l'autoroute ?
Merci !
Merci !
Routes de Portland à Sisters en Oregon: laquelle? English translation pending
Bonjour à tous, je prépare en ce moment un road-trip en Oregon pour cet été. Nous arrivons à Portland et notre 1ere étape se situe à Sisters.
(en détail: arrivée à Portland le 17 Aout, dodo là - le 18 Aout, courses sur Portland le matin, puis on prends la route vers Sisters où nous avons réservé un camping).
Pour le moment j'ai prévu de suivre la route n°5 puis 22 passant près du mont Jeferson avec une halte à hauteur de Sublimity pour aller marcher un peu du côté du SilverFalls State Park (juste au dessus de Lyons sur la carte).
Mais je me demandais si niveau paysages grandioses etc on ne rate pas qqc du côté de la route 26 qui passe au pied du Mt Hood et via la reserve de Warm Spring puis via Madras. Je penses qu'il y a aussi de belles petites randos à faire en chemin (courtes histoire de faire la route dans la journée et d'arriver au camping dans le début de soirée).
Qu'en pensez vous? Connaissez vous ces 2 routes et laquelle vaut le plus le détour pour des amoureuses de la nature, de grands espaces, d'animaux etc ?
Note: nous avons volontairement zappé les Gorges de la Columbia près de Portland pour les garder pour la fin si nous avons le temps en revenant sur Portland. Donc si nous prenons la route 26 nous ne nous arrêterons pas trop à ce niveau.
Merci

Pour le moment j'ai prévu de suivre la route n°5 puis 22 passant près du mont Jeferson avec une halte à hauteur de Sublimity pour aller marcher un peu du côté du SilverFalls State Park (juste au dessus de Lyons sur la carte).
Mais je me demandais si niveau paysages grandioses etc on ne rate pas qqc du côté de la route 26 qui passe au pied du Mt Hood et via la reserve de Warm Spring puis via Madras. Je penses qu'il y a aussi de belles petites randos à faire en chemin (courtes histoire de faire la route dans la journée et d'arriver au camping dans le début de soirée).
Qu'en pensez vous? Connaissez vous ces 2 routes et laquelle vaut le plus le détour pour des amoureuses de la nature, de grands espaces, d'animaux etc ?
Note: nous avons volontairement zappé les Gorges de la Columbia près de Portland pour les garder pour la fin si nous avons le temps en revenant sur Portland. Donc si nous prenons la route 26 nous ne nous arrêterons pas trop à ce niveau.
Merci

Itinéraire de Serres (05) à Nyons (26) à vélo English translation pending
Salut, je cherche le bon parcours pour relier Serres dans le 05 à Nyons dans le 26.
J'imagine qu'il vaut mieux éviter la route classique D994 pou D94, qui doit bien circuler...
Je cherche un parcours par des petites routes et pistes, avec de beaux paysages... mais sans déniveler de fous, ni poussage interminables... je sais je suis exigeant 😛
Je repéré la D949, puis D425 et 116, par Tréscléoux, Chanousse, Montjay, St André de Rosans, puis Verclause. Et Petites routes parallèles à l'Aygues jusqu'à Nyons
Ou
Par Orpierre et Vellebois les Pins, avec la D30, D130, D116, Verclause, puis petites routes parallèles à l'Aygues jusqu'à Nyons.
C'est quoi le plus beau, le plus tranquille?
Ou une autre idée de parcours?
Merci 🙂
Je cherche un parcours par des petites routes et pistes, avec de beaux paysages... mais sans déniveler de fous, ni poussage interminables... je sais je suis exigeant 😛
Je repéré la D949, puis D425 et 116, par Tréscléoux, Chanousse, Montjay, St André de Rosans, puis Verclause. Et Petites routes parallèles à l'Aygues jusqu'à Nyons
Ou
Par Orpierre et Vellebois les Pins, avec la D30, D130, D116, Verclause, puis petites routes parallèles à l'Aygues jusqu'à Nyons.
C'est quoi le plus beau, le plus tranquille?
Ou une autre idée de parcours?
Merci 🙂
Mahmid ou Merzouga (avec adolescents) English translation pending
Je n arrive pas à me décider pour une découverte du désert entre les dunes de Mahmid et celles de Merzouga sachant que je préfère etre tranquile loin des groupes de voyage organisés....merci pour vos conseils...j ai 2 ados qui sont très branchés nature et rando ...
Premier road trip breton English translation pending
Bonjour !
Je prévois cet été de faire un petit road-trip en Bretagne d'environ deux semaines. Etant novice (on ne peut pas compter une colo d'ados comme une réelle expérience de voyage 😉), j'ai besoin d'avis objectifs (et non chauvins) sur mon projet.
Nous partons à deux en van aménagé, beaucoup de camping donc et quelques hôtels histoires de profiter d'un peu de confort de temps en temps...
Les lieux en gras sont les villes où nous dormirons, donc parfois plusieurs nuits de suite.
J1 – Chez nous → étape à Cheverny (ou alentours)
J2 – Cheverny → Paimpont J3 – Brocéliande, Centre de l'imaginaire Arthurien, Les landes et les menhirs de Monteneuf
J4 – Paimpont → Dinan J5 – Saint-Malo J6 – Dinan – Léhon J7 – Cancale – Pointe du Grouin – rochers sculptés de Rothéneuf – Ebihens
J8 – Dinan → Paimpol J9 – Ile de Bréhat – sillon de Talbert
J10 – Paimpol → Plougrescant → Perros Guirec J11 – Perros Guirec – Ploumanac'h (sentier des douaniers) – Saint-Guirec – Trégastel (presqu'île Renote)
J12 – Perros Guirec → Les Monts d'Arrée → Huelgoat Huelgoat– Vallée des saints J13 – Les gorges du Corong
J14 – Huelgoat → Saint-Cado → Carnac J15 – Carnac – Kerzhero
J16 – Carnac → Tours (ou alentours)
J17 – Tours → chez nous
N'hésitez pas, je suis à votre écoute. Et merci de votre aide !
Je prévois cet été de faire un petit road-trip en Bretagne d'environ deux semaines. Etant novice (on ne peut pas compter une colo d'ados comme une réelle expérience de voyage 😉), j'ai besoin d'avis objectifs (et non chauvins) sur mon projet.
Nous partons à deux en van aménagé, beaucoup de camping donc et quelques hôtels histoires de profiter d'un peu de confort de temps en temps...
Les lieux en gras sont les villes où nous dormirons, donc parfois plusieurs nuits de suite.
J1 – Chez nous → étape à Cheverny (ou alentours)
J2 – Cheverny → Paimpont J3 – Brocéliande, Centre de l'imaginaire Arthurien, Les landes et les menhirs de Monteneuf
J4 – Paimpont → Dinan J5 – Saint-Malo J6 – Dinan – Léhon J7 – Cancale – Pointe du Grouin – rochers sculptés de Rothéneuf – Ebihens
J8 – Dinan → Paimpol J9 – Ile de Bréhat – sillon de Talbert
J10 – Paimpol → Plougrescant → Perros Guirec J11 – Perros Guirec – Ploumanac'h (sentier des douaniers) – Saint-Guirec – Trégastel (presqu'île Renote)
J12 – Perros Guirec → Les Monts d'Arrée → Huelgoat Huelgoat– Vallée des saints J13 – Les gorges du Corong
J14 – Huelgoat → Saint-Cado → Carnac J15 – Carnac – Kerzhero
J16 – Carnac → Tours (ou alentours)
J17 – Tours → chez nous
N'hésitez pas, je suis à votre écoute. Et merci de votre aide !
Séjour à Agadir avec escapade à Tafraout English translation pending
Bonjour,
Voici le récit de notre escapade de 4 jours durant notre séjour de 7 jours sur AGADIR, Vendredi 20 arrivée, installation à l’hôtel, repos, samedi 21 ballade au souk, sur esplanade et repos. Dimanche 22, prise de notre véhicule de location et route pour IMOUSANE, joli petit port, Nous y avons déjeuné de poissons frais cuit au barbecue, Endroit prisé des surfeurs. Nous avons remarqué de grands changements dans le secteur de TAGHAZOUT, beaucoup de constructions, déviation, Retour à l'hôtel en soirée.
Lundi 23, départ pour TAFRAOUT en passant par TIZNIT, nous apprécions un y arrêter, Arrivée dans l'APM à l'hôtel les arganiers des Ammelns, Sur les conseils d'Hamed, très agréable et serviable, nous avons fait la boucle des villages de la vallée via HAD TAHALA et passage aux Rochers bleus, Nous avons eu quelques difficultés à trouver la piste.
Mardi 24, petit tour au souk, ils ne sont pas encore tous ouverts et départ pour les gorges d'AIT MANSOUR, route sinueuse mais magnifique, retour en sens inverse, Comme nous avons un peu de temps avant la tombée de la nuit, nous poussons jusqu'au très beau village d'OUMESNAT, Nous posons notre voiture à l'entrée et continuons à pieds puis pose sur la terrasse de l'hôtel qui surplombe la vallée, très reposant.
Mercredi 24, retour à AGADIR par AIT BAHA, En trois ans la route a bien changée, plus large, Arrêt et visite de la KASBAH et maison d'hôte TIZOURGANE, joli travail de rénovation, mais tout n'est pas terminé ce qui donne un certain charme, Jolie vue de la vallée sur la terrasse, Par contre nous n'avons pas pu visiter le grenier d'IMCHGUIGUILNE car le gardien était absent, vraiment dommage.
Nous avons beaucoup apprécié notre séjour à TAFRAOUT mais nous sommes bien conscients qu'il était trop court et nos visites trop rapides pour savourer tous ces moments, Janvier n'est pas la meilleure période non plus, journées courtes, fraîches malgré le soleil mais , ,, ,
Nous y reviendrons en faisant notre propre voyage, l'heure de la retraite approche et nous nous sommes rendus compte que cela est aisé bien que l'on passe du temps sur les routes.
Merci à tous pour vos récits qui nous nous beaucoup aidés à organiser le nôtre. Je vais essayer un peu plus tard de mettre des photos, je ne l'ai encore jamais fait.
Marie
Voici le récit de notre escapade de 4 jours durant notre séjour de 7 jours sur AGADIR, Vendredi 20 arrivée, installation à l’hôtel, repos, samedi 21 ballade au souk, sur esplanade et repos. Dimanche 22, prise de notre véhicule de location et route pour IMOUSANE, joli petit port, Nous y avons déjeuné de poissons frais cuit au barbecue, Endroit prisé des surfeurs. Nous avons remarqué de grands changements dans le secteur de TAGHAZOUT, beaucoup de constructions, déviation, Retour à l'hôtel en soirée.
Lundi 23, départ pour TAFRAOUT en passant par TIZNIT, nous apprécions un y arrêter, Arrivée dans l'APM à l'hôtel les arganiers des Ammelns, Sur les conseils d'Hamed, très agréable et serviable, nous avons fait la boucle des villages de la vallée via HAD TAHALA et passage aux Rochers bleus, Nous avons eu quelques difficultés à trouver la piste.
Mardi 24, petit tour au souk, ils ne sont pas encore tous ouverts et départ pour les gorges d'AIT MANSOUR, route sinueuse mais magnifique, retour en sens inverse, Comme nous avons un peu de temps avant la tombée de la nuit, nous poussons jusqu'au très beau village d'OUMESNAT, Nous posons notre voiture à l'entrée et continuons à pieds puis pose sur la terrasse de l'hôtel qui surplombe la vallée, très reposant.
Mercredi 24, retour à AGADIR par AIT BAHA, En trois ans la route a bien changée, plus large, Arrêt et visite de la KASBAH et maison d'hôte TIZOURGANE, joli travail de rénovation, mais tout n'est pas terminé ce qui donne un certain charme, Jolie vue de la vallée sur la terrasse, Par contre nous n'avons pas pu visiter le grenier d'IMCHGUIGUILNE car le gardien était absent, vraiment dommage.
Nous avons beaucoup apprécié notre séjour à TAFRAOUT mais nous sommes bien conscients qu'il était trop court et nos visites trop rapides pour savourer tous ces moments, Janvier n'est pas la meilleure période non plus, journées courtes, fraîches malgré le soleil mais , ,, ,
Nous y reviendrons en faisant notre propre voyage, l'heure de la retraite approche et nous nous sommes rendus compte que cela est aisé bien que l'on passe du temps sur les routes.
Merci à tous pour vos récits qui nous nous beaucoup aidés à organiser le nôtre. Je vais essayer un peu plus tard de mettre des photos, je ne l'ai encore jamais fait.
Marie
Météo pour la région de Taroudant mi-mars English translation pending
bonjour a tous
pour une semaine apres la mi mars question meteo region taroudant ou skoura ?
merci de vos reponses
kenavo
A méditer... (Maroc) English translation pending
Fin août, début d’après-midi, grosse cagna, un abri sous roche dans la falaise à quelques mètres de la rivière, les jambes commençaient à sentir les efforts sans entraînement de ce troisième jour de rando, j’en avais encore environ pour trois heures avant d’arriver à bon port.

L’abri ne fait guère plus d’un mètre de profondeur sur quatre ou cinq de long. Il y en a plusieurs de la sorte dans ce secteur tout le long de la falaise qui borde la rivière. Je décide de marquer une pause à l’ombre du surplomb. Je pose mon sac contre la paroi du fond, balaye le tapis de crottes séchées des biquettes qui doivent y trouver refuge par mauvais temps avec le berger, car il y a aussi un emplacement de foyer, et je sombre dans un sommeil profond.
Jusque là rien d’exceptionnel me direz vous ; c’est vrai, mais j’essaye de planter le décor. Un roumi solitaire crevé et endormi au bord d’une rivière dans des gorges impressionnantes au cœur des montagnes de l’Atlas. Une proie facile pour un indélicat...
Je me réveille en sursaut, moite de sueur, constatant avec soulagement que la crue qui m’isolait dans cette falaise, et qui ne manquerait pas de me noyer en montant… n’était qu’un cauchemar. Je me lève pour me rafraîchir à la rivière avant de repartir d’un bon pied, tend la main pour empoigner mon sac à dos et… ce n’est plus un cauchemar, ce n’est même pas un rêve, c’est la réalité : sur le sac à dos toujours appuyé contre la paroi, une main attentionnée a posé une belle grappe de raisin et trois petites pêches.
Alors que j’aurais pu me faire dépouiller de toutes mes affaires durant mon sommeil, un passant, je suppose un de ces bergers qui habitent les grottes de ces falaises durant la belle saison, a dû penser que ces quelques fruits sauvages cueillis le long de la rivière donneraient les forces qui semblent manquer au roumi pour atteindre la vallée avant la tombée de la nuit.
Beau geste non ? Mais surtout geste naturel pour beaucoup de berbères, et qui donne encore plus de sens à la dénomination sous laquelle ils se reconnaissent: Amazigh, noble ou homme libre. Geste d’autant plus noble que rien n’est attendu en retour ; pas même un merci, car selon eux c’est à Dieu seul que je dois rendre grâce d’avoir mis sur mon chemin ce discret et généreux homme libre… Geste noble, ni rare ni isolé dans ces montagnes où la solidarité et l’entraide ne sont pas de vains mots. J’avais déjà vécu des plaisirs identiques lors de ma première randonnée dans l’Atlas et ne cesse depuis de m’émerveiller de cette générosité. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih, leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces pour continuer leur chemin. Alors on se doit de partager son toit et sa pitance, aussi maigre qu’elle soit.
Ainsi je n’ai jamais croisé un berger ou un voyageur sur ces sentiers sans qu’il me propose de partager le fond de son bidon de petit lait, son quignon de pain ou les quelques dattes prévues pour la journée.
Combien de nuits partagées dans des bergeries, sur des nattes à même le sol ou de vieux tapis qui ménagent plus la dignité que les os fatigués ; et ce moment émouvant : le thé improvisé un jour au passage du Tizi n’Ouanergui avec mon pote Jacky et un berger de la vallée qui m’avait reconnu au passage. Il était assoiffé, nous avions encore de l’eau dans un bidon et lui le morceau de sucre, la théière et la poignée de thé sans lesquels ils n’entreprennent aucun déplacement.
Nous échangeâmes peu de mots, salutations, provenance et destinations respectives, mais tout était dit dans ce partage.
A méditer.
Passerelles traditionnelles permettant aux hommes et troupeaux de traverser
quand le passage à gué n’est pas possible.

Celle-ci permet aussi la traversée des mulets.


L’abri ne fait guère plus d’un mètre de profondeur sur quatre ou cinq de long. Il y en a plusieurs de la sorte dans ce secteur tout le long de la falaise qui borde la rivière. Je décide de marquer une pause à l’ombre du surplomb. Je pose mon sac contre la paroi du fond, balaye le tapis de crottes séchées des biquettes qui doivent y trouver refuge par mauvais temps avec le berger, car il y a aussi un emplacement de foyer, et je sombre dans un sommeil profond.
Jusque là rien d’exceptionnel me direz vous ; c’est vrai, mais j’essaye de planter le décor. Un roumi solitaire crevé et endormi au bord d’une rivière dans des gorges impressionnantes au cœur des montagnes de l’Atlas. Une proie facile pour un indélicat...
Je me réveille en sursaut, moite de sueur, constatant avec soulagement que la crue qui m’isolait dans cette falaise, et qui ne manquerait pas de me noyer en montant… n’était qu’un cauchemar. Je me lève pour me rafraîchir à la rivière avant de repartir d’un bon pied, tend la main pour empoigner mon sac à dos et… ce n’est plus un cauchemar, ce n’est même pas un rêve, c’est la réalité : sur le sac à dos toujours appuyé contre la paroi, une main attentionnée a posé une belle grappe de raisin et trois petites pêches.
Alors que j’aurais pu me faire dépouiller de toutes mes affaires durant mon sommeil, un passant, je suppose un de ces bergers qui habitent les grottes de ces falaises durant la belle saison, a dû penser que ces quelques fruits sauvages cueillis le long de la rivière donneraient les forces qui semblent manquer au roumi pour atteindre la vallée avant la tombée de la nuit.
Beau geste non ? Mais surtout geste naturel pour beaucoup de berbères, et qui donne encore plus de sens à la dénomination sous laquelle ils se reconnaissent: Amazigh, noble ou homme libre. Geste d’autant plus noble que rien n’est attendu en retour ; pas même un merci, car selon eux c’est à Dieu seul que je dois rendre grâce d’avoir mis sur mon chemin ce discret et généreux homme libre… Geste noble, ni rare ni isolé dans ces montagnes où la solidarité et l’entraide ne sont pas de vains mots. J’avais déjà vécu des plaisirs identiques lors de ma première randonnée dans l’Atlas et ne cesse depuis de m’émerveiller de cette générosité. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih, leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces pour continuer leur chemin. Alors on se doit de partager son toit et sa pitance, aussi maigre qu’elle soit.
Ainsi je n’ai jamais croisé un berger ou un voyageur sur ces sentiers sans qu’il me propose de partager le fond de son bidon de petit lait, son quignon de pain ou les quelques dattes prévues pour la journée.
Combien de nuits partagées dans des bergeries, sur des nattes à même le sol ou de vieux tapis qui ménagent plus la dignité que les os fatigués ; et ce moment émouvant : le thé improvisé un jour au passage du Tizi n’Ouanergui avec mon pote Jacky et un berger de la vallée qui m’avait reconnu au passage. Il était assoiffé, nous avions encore de l’eau dans un bidon et lui le morceau de sucre, la théière et la poignée de thé sans lesquels ils n’entreprennent aucun déplacement.
Nous échangeâmes peu de mots, salutations, provenance et destinations respectives, mais tout était dit dans ce partage.
A méditer.
Passerelles traditionnelles permettant aux hommes et troupeaux de traverser
quand le passage à gué n’est pas possible.
Celle-ci permet aussi la traversée des mulets.
Hébergement Baie-Saint-Paul ou La-Malbaie English translation pending
Bonjour
Nous allons découvrir Québec au mois de juin et ayant bouclé les premiers nuits à Montréal et Québec City nous souhaitons séjourner 3 jours dans le Charlevoix mais je n'arrive pas me décider entre la Malbaie et Baie Saint Paul.Quel est le lieu d'hébergement le plus approprié pour visiter au mieux cette région ? Vos conseils avisés seront les bienvenus Merci pour vos retour Cordialement
Nous allons découvrir Québec au mois de juin et ayant bouclé les premiers nuits à Montréal et Québec City nous souhaitons séjourner 3 jours dans le Charlevoix mais je n'arrive pas me décider entre la Malbaie et Baie Saint Paul.Quel est le lieu d'hébergement le plus approprié pour visiter au mieux cette région ? Vos conseils avisés seront les bienvenus Merci pour vos retour Cordialement
Activités inter-saisons dans le Haut-Var English translation pending
Bonjour
Je vais me rendre en Vacances dans le Haut-Var au cours du printemps. Quelles activités me conseillez-vous en cette période de l'année qui précède les hautes températures ?
Existes-t-il des lieux de promenades, des massifs à visiter ?
Nous allons séjourner à une trentaine de kilomètres au nord est d'Aix en Provence.
Merci !
Je vais me rendre en Vacances dans le Haut-Var au cours du printemps. Quelles activités me conseillez-vous en cette période de l'année qui précède les hautes températures ?
Existes-t-il des lieux de promenades, des massifs à visiter ?
Nous allons séjourner à une trentaine de kilomètres au nord est d'Aix en Provence.
Merci !
Point de chute pour visiter le golfe de Porto: Evisa ou Piana English translation pending
Bonjour à tous,
Cette année, c'est décidé, nous partirons passer les vacances d'été en Corse ! Nous avons déjà "bouclé" (si l'on peut dire !) la seconde partie (6 nuits) du séjour, avec un point de chute à Sant'Antonino pour pouvoir rayonner vers Calvi, Forêt et cirque de Bonifato et sa rivière la Figarella, Vallée du fango / Galeria, région du Ghjunsani.
Pour la première partie de notre séjour (ça sera la première fois), nous souhaitons visiter la région du Golfe de Porto, avec notamment les fameuses calanques de Piana + réserve de Scandola + éventuellement capo rosso, mais aussi la forêt d'Aïtone et gorges de la spelunca.
Nous n'arrivons pas à nous décider pour notre point de chute : Piana ou Evisa ? La plupart des hébergements n'étant plus disponibles, il faut nous dépêcher de réserver (c'est que la Corse est très prisée !). D'un côté, Evisa a l'air charmant, et la porte d'entrée idéale apparemment pour la forêt d'Aïtone, mais d'un autre côté, j'avoue que la vue et la proximité des calanques (notamment pour pouvoir bénéficier des couchers de soleil) nous tente également. Nous ne savons pas trop quoi penser de toutes les infos lues sur les forums ou blogs, disant que la route de Piana est très encombrée en août, et que cela pourrait être "pénible" (je mets des guillemets car je ne trouve pas d'autres mots) de rentrer tous les jours "à la maison". Y a t-il un choix "évident" entre loger à Piana ou Evisa ? Avez-vous un avis à nous donner ?
Je ne sais pas si l'info est importante ou non, mais nous voyagerons avec notre choupinou, qui aura 19 mois en août.
Si vous pouvez nous aider... ce serait très chouette :) Par avance, merci à vous ! Bonne journée,
Cette année, c'est décidé, nous partirons passer les vacances d'été en Corse ! Nous avons déjà "bouclé" (si l'on peut dire !) la seconde partie (6 nuits) du séjour, avec un point de chute à Sant'Antonino pour pouvoir rayonner vers Calvi, Forêt et cirque de Bonifato et sa rivière la Figarella, Vallée du fango / Galeria, région du Ghjunsani.
Pour la première partie de notre séjour (ça sera la première fois), nous souhaitons visiter la région du Golfe de Porto, avec notamment les fameuses calanques de Piana + réserve de Scandola + éventuellement capo rosso, mais aussi la forêt d'Aïtone et gorges de la spelunca.
Nous n'arrivons pas à nous décider pour notre point de chute : Piana ou Evisa ? La plupart des hébergements n'étant plus disponibles, il faut nous dépêcher de réserver (c'est que la Corse est très prisée !). D'un côté, Evisa a l'air charmant, et la porte d'entrée idéale apparemment pour la forêt d'Aïtone, mais d'un autre côté, j'avoue que la vue et la proximité des calanques (notamment pour pouvoir bénéficier des couchers de soleil) nous tente également. Nous ne savons pas trop quoi penser de toutes les infos lues sur les forums ou blogs, disant que la route de Piana est très encombrée en août, et que cela pourrait être "pénible" (je mets des guillemets car je ne trouve pas d'autres mots) de rentrer tous les jours "à la maison". Y a t-il un choix "évident" entre loger à Piana ou Evisa ? Avez-vous un avis à nous donner ?
Je ne sais pas si l'info est importante ou non, mais nous voyagerons avec notre choupinou, qui aura 19 mois en août.
Si vous pouvez nous aider... ce serait très chouette :) Par avance, merci à vous ! Bonne journée,
Trek dans les dunes de Merzouga et la palmeraie de Skoura au Maroc English translation pending
Aux portes du désert du Sahara se trouvent les dunes de Merzouga. C'est l'un des deux plus grands ergs du Maroc avec celui de Chegaga mais c'est ici qu'on trouve les plus hautes dunes de sable du pays puisque certaines atteignent les 150 m de dénivelé positif. L'endroit est parfait pour y réaliser un trek permettant de découvrir la vie dans le désert.
Et puis, il y a les chameliers accompagnés de leurs dromadaires qui transportent les bagages, le cuisinier qui prépare d'excellents plats, le thé désaltérant à chaque étape, la tente nomade sous laquelle le groupe se réunit, parfois le feu de bois pour préparer le "mela", sorte de pain cuit sous la braise, pour parfaire le dépaysement.
J'ai réalisé cette randonnée de 8 jours avec un voyagiste connu sur le marché français. Avant le retour à Ouarzazate, il y a une étape dans la palmeraie de Skoura. En fonction de la météo, on marche au fond des gorges du Dadès ou dans la palmeraie pour y découvrir de très nombreuses kasbahs (maisons fortifiées).
Difficulté : aucune si on apprécie la marche dans le sable et la vie « rustique » dans le désert. Attention, les nuits sont froides en novembre, décembre, janvier et février. Prévoir un bon duvet pour dormir à la belle étoile ou sous la tente …. Par contre, il peut faire très chaud la journée à partir de la fin avril.
Marche : environ 60 km dans les dunes de Merzouga et 10 km dans la palmeraie de Skoura.
1er jour : départ de France
Voyage Paris Orly - Ouarzazate en 3h00 pour une distance de 2 130 km.

2ème jour : Ouarzazate - erg Znaigui Trajet de plus de 380 km effectué en minibus sur une durée de 6h00 environ puis marche de 1h15 pour arrivée au bivouac.

3ème jour : erg Znaigui- djebel Begâa Temps de parcours = 4h30 de marche Traversée de l'erg Znaigui avec de belles dunes à franchir.

4ème jour : Djebel Begâa - erg Chebbi Temps de parcours = 6h30 de marche Traversée d'un immense plateau pour atteindre l'erg Chebbi plus communément appelé "dunes de Merzouga". Bivouac au lieu dit "Hassi Merdani".


5ème jour : erg Chebbi Temps de parcours = 5h00 de marche La randonnée démarre avec l'ascension d'une des plus hautes dunes de l'erg Chebbi (dénivelé positif de 140 m).



6ème jour : erg Chebbi - route Temps de parcours = 2h00 de marche Comme la veille, le parcours se fait dans le sable jusqu'à la route où nous attendent les minibus pour effectuer un trajet de plus de 306 km effectué sur une durée de 5h00 environ.

7ème jour : palmeraie de Skoura puis retour à Ouarzazate Temps de parcours = 4h00 de marche dans la palmeraie de Skoura au milieu des "mille" kasbahs et des champs d'oliviers (récolte fin novembre - début décembre). Après le pique-nique, retour à Ouarzazate. Fin de journée libre.


8ème jour : dernier jour et retour en France
Comme l’avion ne décolle qu’en fin d’après midi, il y a suffisamment de temps libre pour visiter la kasbah de Taourirt ainsi que la médina.

Pour voir plus de photos et avoir plus d'informations sur ce trek, voici l'article que j'ai écrit sur mon blog :
http://www.hunza.pro/2016/12/trek-dans-les-dunes-de-merzouga-et-la-palmeraie-de-skoura-au-maroc.html
Bon voyage
Difficulté : aucune si on apprécie la marche dans le sable et la vie « rustique » dans le désert. Attention, les nuits sont froides en novembre, décembre, janvier et février. Prévoir un bon duvet pour dormir à la belle étoile ou sous la tente …. Par contre, il peut faire très chaud la journée à partir de la fin avril.
Marche : environ 60 km dans les dunes de Merzouga et 10 km dans la palmeraie de Skoura.
1er jour : départ de France
Voyage Paris Orly - Ouarzazate en 3h00 pour une distance de 2 130 km.

2ème jour : Ouarzazate - erg Znaigui Trajet de plus de 380 km effectué en minibus sur une durée de 6h00 environ puis marche de 1h15 pour arrivée au bivouac.

3ème jour : erg Znaigui- djebel Begâa Temps de parcours = 4h30 de marche Traversée de l'erg Znaigui avec de belles dunes à franchir.

4ème jour : Djebel Begâa - erg Chebbi Temps de parcours = 6h30 de marche Traversée d'un immense plateau pour atteindre l'erg Chebbi plus communément appelé "dunes de Merzouga". Bivouac au lieu dit "Hassi Merdani".


5ème jour : erg Chebbi Temps de parcours = 5h00 de marche La randonnée démarre avec l'ascension d'une des plus hautes dunes de l'erg Chebbi (dénivelé positif de 140 m).



6ème jour : erg Chebbi - route Temps de parcours = 2h00 de marche Comme la veille, le parcours se fait dans le sable jusqu'à la route où nous attendent les minibus pour effectuer un trajet de plus de 306 km effectué sur une durée de 5h00 environ.

7ème jour : palmeraie de Skoura puis retour à Ouarzazate Temps de parcours = 4h00 de marche dans la palmeraie de Skoura au milieu des "mille" kasbahs et des champs d'oliviers (récolte fin novembre - début décembre). Après le pique-nique, retour à Ouarzazate. Fin de journée libre.


8ème jour : dernier jour et retour en France
Comme l’avion ne décolle qu’en fin d’après midi, il y a suffisamment de temps libre pour visiter la kasbah de Taourirt ainsi que la médina.

Pour voir plus de photos et avoir plus d'informations sur ce trek, voici l'article que j'ai écrit sur mon blog :
http://www.hunza.pro/2016/12/trek-dans-les-dunes-de-merzouga-et-la-palmeraie-de-skoura-au-maroc.html
Bon voyage
Nombre de jours dans les parcs nationaux du Québec English translation pending
Bonjour à tous,
En septembre prochain (du 12 au 30) mon mari et moi partons pour visiter le Canada (Quebec et Ontario). Nous avons déjà une idée de ce que nous souhaitons voir et avons prévu de passer au parc de la Jacques Cartier, au Fjord de Saguenay et au Parc de la Mauricie. Pour chacun nous avons prévu 1 journée pleine + la journée d'arrivée + celle du départ. Après avoir fait notre itinéraire il nous reste un jour de "rab" à placer, donc on peut rajouter une journée entière sur un de ces parcs là.
Selon vous, lequel mérite 1 journée de plus ? (Dans l'idéal on aimerait avoir 15 jours de plus dans chaque mais on va faire avec !)
Sachant que nous aimons randonnée, le kayak, les grands espaces (avec des animaux dedans c'est encore mieux) et qu'on va tenter l'expérience chalet dans une pourvoirie mais on ne sait pas encore où.
Merci d'avance !
En septembre prochain (du 12 au 30) mon mari et moi partons pour visiter le Canada (Quebec et Ontario). Nous avons déjà une idée de ce que nous souhaitons voir et avons prévu de passer au parc de la Jacques Cartier, au Fjord de Saguenay et au Parc de la Mauricie. Pour chacun nous avons prévu 1 journée pleine + la journée d'arrivée + celle du départ. Après avoir fait notre itinéraire il nous reste un jour de "rab" à placer, donc on peut rajouter une journée entière sur un de ces parcs là.
Selon vous, lequel mérite 1 journée de plus ? (Dans l'idéal on aimerait avoir 15 jours de plus dans chaque mais on va faire avec !)
Sachant que nous aimons randonnée, le kayak, les grands espaces (avec des animaux dedans c'est encore mieux) et qu'on va tenter l'expérience chalet dans une pourvoirie mais on ne sait pas encore où.
Merci d'avance !
Itinéraire de 13 jours dans le Centre Rouge et le Nord australien English translation pending
Bonjour à tous. Pour notre voyage en Australie cet été nous avons louer pour 13 jours un camping car à Alice springs que nous restituerons à Darwin. Vu les km, auriez vous des idées d'itinéraire pour rentabiliser au mieux ces 13 jours. Un grand merci à tous et bonne année
10 jours en Slovénie et Croatie English translation pending
*
Namaste,
J'aimerai partir en Slovénie 10 jours, en Mars, et j'avais pensé aller jusqu'en Croatie,
Que me conseillez-vous?
Merci d'avance,
*
Namaste,
J'aimerai partir en Slovénie 10 jours, en Mars, et j'avais pensé aller jusqu'en Croatie,
Que me conseillez-vous?
Merci d'avance,
*
Ligne ferroviaire de Clermont-Ferrand à Nîmes English translation pending
Bonjour,
La pérennité de la ligne de chemin de fer Clermont - Nîmes n'est pas évidente et est remise régulièrement en cause. C'est vrai qu'elle est déficitaire et le gestionnaire de l'infrastructure voudrait bien cesser de l'entretenir. Ce n'est pas les 6 trains qui roulent quotidiennement dans les 2 sens qui peuvent fournir les recettes suffisantes. Néanmoins, les régions Occitanie et Auvergne-Rhone-Alpes viennent récemment d'assurer la survie de cette ligne, mais cela reste précaire. Aussi j'invite tous les amoureux de la Haute-Auvergne, des gorges de l'Allier et des Cévennes, à promouvoir, dans leur entourage, la pérennité de cette ligne. Aller de Clermont à Nimes en passant par Langeac, Langogne, La Bastide, Genolac, etc, c'est prendre le temps de vivre et d'admirer la nature sauvage de cette partie de la France profonde. Les étrangers empruntent souvent le fameux train "Le Cévenol". A croire qu'ils sont bien informés!!! Sauvons la ligne du Cévenol. A+
Marie Paule
La pérennité de la ligne de chemin de fer Clermont - Nîmes n'est pas évidente et est remise régulièrement en cause. C'est vrai qu'elle est déficitaire et le gestionnaire de l'infrastructure voudrait bien cesser de l'entretenir. Ce n'est pas les 6 trains qui roulent quotidiennement dans les 2 sens qui peuvent fournir les recettes suffisantes. Néanmoins, les régions Occitanie et Auvergne-Rhone-Alpes viennent récemment d'assurer la survie de cette ligne, mais cela reste précaire. Aussi j'invite tous les amoureux de la Haute-Auvergne, des gorges de l'Allier et des Cévennes, à promouvoir, dans leur entourage, la pérennité de cette ligne. Aller de Clermont à Nimes en passant par Langeac, Langogne, La Bastide, Genolac, etc, c'est prendre le temps de vivre et d'admirer la nature sauvage de cette partie de la France profonde. Les étrangers empruntent souvent le fameux train "Le Cévenol". A croire qu'ils sont bien informés!!! Sauvons la ligne du Cévenol. A+
Marie Paule
Sierras, canyons et déserts du nord de l'Espagne (mais pas seulement!) English translation pending
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins
De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella
Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto
Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar
Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero
Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun
De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei
Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales
Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas
Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye
Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin
FIN
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
===============================================================================Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin

FIN
Taïwan: station thermale, ponts suspendus, etc English translation pending
Bonjour,
Je pars bientôt pour Taïwan. J'ai déjà lu pas mal de choses sur le forum mais je me pose encore quelques questions :
- je souhaiterais aller dans une station thermale : j'ai vu qu'il y a des bains à différents endroits : Zhiben, Beitou, Jiaoxi et même Zhaori Salt springs (sources chaudes d'eau de mer) sur l'île de Ludao. Quel endroit privilégier ?
- avez-vous des endroits avec de beaux ponts suspendus sans devoir faire 9h de marche pour y arriver ?
- Y a-t-il un intérêt à faire le tour de l'île dans le sens des aiguilles d'une montre ou pas ? Je pense démarrer par les gorges de Taroko, puis l'île de Ludao puis la région de Maolin (est-ce une bonne période en janvier pour voir des papillons ?). Ensuite, la côte ouest en remontant vers Alishan, sun moon et Lukang. Je laisse la région de Taïpei pour mes derniers jours.
- J'arrive en fin de journée. Le trajet entre Taipei et Hualien en train est-il joli ? Sinon, j'envisage de le faire en soirée dès mon arrivée.
- j'ai vu qu'il y a des love motels, que j'ai découverts en Corée. C'était un excellent rapport qualité-prix. Est-ce également à conseiller à Taïwan ?
Bon, d'accord, c'est un peu en vrac et j'aurai certainement encore d'autres questions pour peut-être une réponse de Marathon, MrBruno... ou d'autres. Merci d'avance.
Je pars bientôt pour Taïwan. J'ai déjà lu pas mal de choses sur le forum mais je me pose encore quelques questions :
- je souhaiterais aller dans une station thermale : j'ai vu qu'il y a des bains à différents endroits : Zhiben, Beitou, Jiaoxi et même Zhaori Salt springs (sources chaudes d'eau de mer) sur l'île de Ludao. Quel endroit privilégier ?
- avez-vous des endroits avec de beaux ponts suspendus sans devoir faire 9h de marche pour y arriver ?
- Y a-t-il un intérêt à faire le tour de l'île dans le sens des aiguilles d'une montre ou pas ? Je pense démarrer par les gorges de Taroko, puis l'île de Ludao puis la région de Maolin (est-ce une bonne période en janvier pour voir des papillons ?). Ensuite, la côte ouest en remontant vers Alishan, sun moon et Lukang. Je laisse la région de Taïpei pour mes derniers jours.
- J'arrive en fin de journée. Le trajet entre Taipei et Hualien en train est-il joli ? Sinon, j'envisage de le faire en soirée dès mon arrivée.
- j'ai vu qu'il y a des love motels, que j'ai découverts en Corée. C'était un excellent rapport qualité-prix. Est-ce également à conseiller à Taïwan ?
Bon, d'accord, c'est un peu en vrac et j'aurai certainement encore d'autres questions pour peut-être une réponse de Marathon, MrBruno... ou d'autres. Merci d'avance.
Maroc à moto: pistes faciles, roulantes et dures English translation pending
Bonjour à tous,
Avec quelques amis motards, nous avons le projet d’aller rouler au Maroc du 3 au 17 mai 2017.😎 Nos motos sont des maxi-trails avoisinant les 300kgs et comme leur pilote, elles connaissent plus le bitume que la piste. Hors du goudron, nous cherchons à emprunter des pistes faciles, roulantes et dures (sable rédhibitoire avec nos machines) du style de celle entre Agoudal et M’Semrir (R704) que je connais pour l’avoir déjà faite cette année avec ma 1200GSA+2valises+Topcase+Sac à dos+sacoche de réservoir😕
Voici l’itinéraire que nous avons prévu. Si vous pouviez nous conseiller sur la faisabilité en fonction des critères de pistes ci-dessus nous vous en saurions grandement reconnaissant. Si vous connaissez des hébergements bon marché et sympa sur ce trajet, cela peut aussi nous intéresser.
03/05 Tanger Med à Tétouan par la N16 (petite étape car nous arrivons vers 17h-18h à Tanger) 04/05 Tétouan à Taounate par Chefchaouen puis : soit par le sud du barrage Al Wahda (P4103 : Moqrisset, Zoumi, etc.) soit par le nord du barrage Al Wahda (R419 : Ouad Malha, Souk Tnine Tabouda, Kissane, etc) 05/05 Taounate à Bab Boudir par Oued Amlil, Bouchfaa (P5420 : Parc National Tazekka) 06/05 Bab Boudir à Midelt par Imouzzer Mamoucha (R507 et P5115) ou par Ighzrane (R504, P5016, P5049) puis R502 et R503 07/05 Midelt à Imilchil par le cirque de Jaffar mais sans passer dans les gorges (P7318) ou par Aït Oumghar, Aït Sidi Amar (P7314 et P7323) pour rejoindre la P7318 après le cirque de Jaffar. Ensuite Tagoudit et la P7319 jusqu’à l’embranchement de la R317 08/05 Imilchil à Kalaat M’Gouna Par Agoudal (R703) et M’Semrir (R704). Vallée des Roses par P1502 jusqu’à Bou Thrarar. Question, Après Bou Thrarar peut-on continuer pour redescendre sur la N10 ou doit-on faire demi-tour et refaire la P1502 dans l’autre sens ? 09/05 Kalaat M’Gouna à N’Kob Par le Tizi N’Tazazert (P1504 et P1521) ou par la piste H2. Je ne sais pas quelle serait la plus facile pour nous. 10/05 N4kob à M’Hamid par Aït Lachen (P1518), Zagora (N9) 11/05 M’Hamid Journée de repos 12/05 M’Hamid à Aït Ben Haddou par la vallée du Draa ou par Foum Zguid et Taznakht (plus long mais peut-être moins ennuyeux) 13/05 Aït Ben Haddou à Demnate par Ouarzazate et la R307 14/05 Demnate à Gite de la Cathédrale par la R302 15/05 Gite de la Cathédrale à Khenifra par Ouaouizaght (R306), Naour (R317), Aghbala (P3214), Sidi Yahya Ou Saad (R503) et N8 16/05 Khenifra à Meknes par le Parc national de Khenifra (P7306, ), Oum Rabia (P7311), Azrou (P7217 & N13), Meknes 17/05 Meknes à Tanger Med par Souk El Arba Du Gharb (R413), Ksar El Kebir, Asilah (R415), Tanger (N1), Tanger MED (N16) Par avance merci, PK
Avec quelques amis motards, nous avons le projet d’aller rouler au Maroc du 3 au 17 mai 2017.😎 Nos motos sont des maxi-trails avoisinant les 300kgs et comme leur pilote, elles connaissent plus le bitume que la piste. Hors du goudron, nous cherchons à emprunter des pistes faciles, roulantes et dures (sable rédhibitoire avec nos machines) du style de celle entre Agoudal et M’Semrir (R704) que je connais pour l’avoir déjà faite cette année avec ma 1200GSA+2valises+Topcase+Sac à dos+sacoche de réservoir😕
Voici l’itinéraire que nous avons prévu. Si vous pouviez nous conseiller sur la faisabilité en fonction des critères de pistes ci-dessus nous vous en saurions grandement reconnaissant. Si vous connaissez des hébergements bon marché et sympa sur ce trajet, cela peut aussi nous intéresser.
03/05 Tanger Med à Tétouan par la N16 (petite étape car nous arrivons vers 17h-18h à Tanger) 04/05 Tétouan à Taounate par Chefchaouen puis : soit par le sud du barrage Al Wahda (P4103 : Moqrisset, Zoumi, etc.) soit par le nord du barrage Al Wahda (R419 : Ouad Malha, Souk Tnine Tabouda, Kissane, etc) 05/05 Taounate à Bab Boudir par Oued Amlil, Bouchfaa (P5420 : Parc National Tazekka) 06/05 Bab Boudir à Midelt par Imouzzer Mamoucha (R507 et P5115) ou par Ighzrane (R504, P5016, P5049) puis R502 et R503 07/05 Midelt à Imilchil par le cirque de Jaffar mais sans passer dans les gorges (P7318) ou par Aït Oumghar, Aït Sidi Amar (P7314 et P7323) pour rejoindre la P7318 après le cirque de Jaffar. Ensuite Tagoudit et la P7319 jusqu’à l’embranchement de la R317 08/05 Imilchil à Kalaat M’Gouna Par Agoudal (R703) et M’Semrir (R704). Vallée des Roses par P1502 jusqu’à Bou Thrarar. Question, Après Bou Thrarar peut-on continuer pour redescendre sur la N10 ou doit-on faire demi-tour et refaire la P1502 dans l’autre sens ? 09/05 Kalaat M’Gouna à N’Kob Par le Tizi N’Tazazert (P1504 et P1521) ou par la piste H2. Je ne sais pas quelle serait la plus facile pour nous. 10/05 N4kob à M’Hamid par Aït Lachen (P1518), Zagora (N9) 11/05 M’Hamid Journée de repos 12/05 M’Hamid à Aït Ben Haddou par la vallée du Draa ou par Foum Zguid et Taznakht (plus long mais peut-être moins ennuyeux) 13/05 Aït Ben Haddou à Demnate par Ouarzazate et la R307 14/05 Demnate à Gite de la Cathédrale par la R302 15/05 Gite de la Cathédrale à Khenifra par Ouaouizaght (R306), Naour (R317), Aghbala (P3214), Sidi Yahya Ou Saad (R503) et N8 16/05 Khenifra à Meknes par le Parc national de Khenifra (P7306, ), Oum Rabia (P7311), Azrou (P7217 & N13), Meknes 17/05 Meknes à Tanger Med par Souk El Arba Du Gharb (R413), Ksar El Kebir, Asilah (R415), Tanger (N1), Tanger MED (N16) Par avance merci, PK
Visite de la Crète English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 6 voyageurs qui visiterons la crête du 08 au 14 juillet 2017. Nous souhaitons prendre une semaine afin de prendre notre temps pour bien visiter cette île. Nous allons réserver une résidence par RBNB et aurons une camionnette pour nos déplacements... Ma question: est-il mieux de louer deux résidences aux extrémités de l'île et se sauver de faire de la route? Ou encore de s'installer au centre de l'île? Avez-vous des propositions d'endroits ou il serait bien de loger? (Villages ou régions tranquilles à proximité des endroits à visiter)
Merci beaucoup!
François
La veillée du Nouvel An à Paris English translation pending
Bonjour,
je serai à Paris pour le Nouvel an avec quelques amis. Nous cherchons des bons plans pour la soirée du 31 décembre.... Nous sommes tous au début de la trentaine, tout ce que je voit ce sont des grosses soirée trop chère pour nos moyens.
Avez-vous des suggestions ?
Merci
MrSax
je serai à Paris pour le Nouvel an avec quelques amis. Nous cherchons des bons plans pour la soirée du 31 décembre.... Nous sommes tous au début de la trentaine, tout ce que je voit ce sont des grosses soirée trop chère pour nos moyens.
Avez-vous des suggestions ?
Merci
MrSax
Itinéraire Québec et Ontario English translation pending
Bonjour
Après avoir songé à intégrer New- York lors de notre prochain périple de 3 semaines au Canada et à Québec et donc posté sur VF un itinéraire malheureusement resté sans réponse 😕 Suite aux différents conseils recueillis sur d'autres sites j'ai finalement abandonné ce projet. Voici mon itinéraire modifié en conséquence. N'hésitez pas si vous pensez que dans tel ou tel endroit le nombre de jours passés n'est pas cohérent, ou si j'ai oublié des sites incontournables. Je suis preneur de toutes les bonnes infos
Vol Nantes Montréal Arrivée 14h25
prise en charge du véhicule à l'aéroport MONTREAL (2 Nuits ) 1 et 2 juin Visite de la ville Montréal Trois Rivières par le chemin du Roy -Grondines - Deschambaul - Porneuf Québec (283 km) QUEBEC (3 nuits) 3 4 et 5 juin Visite de la ville, Réserve amérindienne de Wendake , Parc National Jacques Cartier Québec Chutes-Montmorency, par la route 138 et la 362 -Baie de St Paul –Eboulements - Sainte Irénée–La Malbaie Région de Charlevoix (142 km ) LA MALBAIE Région de Charlevoix (2 nuits) 6 et 7 juin Visite de la Région, Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, Saint Aimé des Lacs, Le parc des Grands Jardins, Ile Aux Coudres La Malbaie Saint Siméon -Tadoussac Par la route 138 (74 km) TADOUSSAC ou LES ESCOUMINS (2 nuits) 8 et 9 juin Visite du village, découverte des baleines, visite de Les Bergeronnes Tadoussac - Saint – Rose -du -Nord- Saguenay Par la 172 (136 km)
SAGUENAY ( 3 nuits) 10 et 11 et 12 juin Visite de Chicoutoumi , l'Anse St Jean, Petit Saguenay, Parc du Fjord Du Saguenay, Croisière sur le Fjord Saguenay, Lac St Jean , Val -JalbertPar la 170 – Grandes Piles- Parc de la Mauriciepar la 155 (340 km ) GRANDE PILES (2 nuits) 13 et 14 juin Découverte du Parc de la Mauricie Grandes Piles- Ottawa (359 km) OTTAWA (2 nuits) 15 et 16 juin Visite de la ville Ottawa -Chutes du Niagara(538km ) Question : ne serait t'il pas plus judicieux de faire une halte à Toronto ? CHUTES DU NIAGARA (1 nuit ) 17 juin Découverte des Chutes Chutes du Niagara -Gananoque - (414 km ) GANANOQUE (2 nuits ) 18 et 19 juin Balade des Mille Iles Gananoque – Upper Canada Village - Montréal ( 258km ) Question ? N'est ce pas trop 2 jours pour découvrir les Mille Iles MONTREAL (1 nuit) 20 juin Visite de la ville Vol Montréal -Nantes 23h 21 juin 2017
Je suis conscient que la fin du parcours comporte beaucoup de km mais nous tenons absolument à découvrir les chutes du Niagara. Je précise également qu'il m'est impossible de modifier les vols pour une question de tarif Dernière info nous plébiscitons plutôt les randonnées, la découverte des grands espaces, ou la rencontre avec les populations
Merci d'avance
Vol Nantes Montréal Arrivée 14h25
prise en charge du véhicule à l'aéroport MONTREAL (2 Nuits ) 1 et 2 juin Visite de la ville Montréal Trois Rivières par le chemin du Roy -Grondines - Deschambaul - Porneuf Québec (283 km) QUEBEC (3 nuits) 3 4 et 5 juin Visite de la ville, Réserve amérindienne de Wendake , Parc National Jacques Cartier Québec Chutes-Montmorency, par la route 138 et la 362 -Baie de St Paul –Eboulements - Sainte Irénée–La Malbaie Région de Charlevoix (142 km ) LA MALBAIE Région de Charlevoix (2 nuits) 6 et 7 juin Visite de la Région, Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, Saint Aimé des Lacs, Le parc des Grands Jardins, Ile Aux Coudres La Malbaie Saint Siméon -Tadoussac Par la route 138 (74 km) TADOUSSAC ou LES ESCOUMINS (2 nuits) 8 et 9 juin Visite du village, découverte des baleines, visite de Les Bergeronnes Tadoussac - Saint – Rose -du -Nord- Saguenay Par la 172 (136 km)
SAGUENAY ( 3 nuits) 10 et 11 et 12 juin Visite de Chicoutoumi , l'Anse St Jean, Petit Saguenay, Parc du Fjord Du Saguenay, Croisière sur le Fjord Saguenay, Lac St Jean , Val -JalbertPar la 170 – Grandes Piles- Parc de la Mauriciepar la 155 (340 km ) GRANDE PILES (2 nuits) 13 et 14 juin Découverte du Parc de la Mauricie Grandes Piles- Ottawa (359 km) OTTAWA (2 nuits) 15 et 16 juin Visite de la ville Ottawa -Chutes du Niagara(538km ) Question : ne serait t'il pas plus judicieux de faire une halte à Toronto ? CHUTES DU NIAGARA (1 nuit ) 17 juin Découverte des Chutes Chutes du Niagara -Gananoque - (414 km ) GANANOQUE (2 nuits ) 18 et 19 juin Balade des Mille Iles Gananoque – Upper Canada Village - Montréal ( 258km ) Question ? N'est ce pas trop 2 jours pour découvrir les Mille Iles MONTREAL (1 nuit) 20 juin Visite de la ville Vol Montréal -Nantes 23h 21 juin 2017
Je suis conscient que la fin du parcours comporte beaucoup de km mais nous tenons absolument à découvrir les chutes du Niagara. Je précise également qu'il m'est impossible de modifier les vols pour une question de tarif Dernière info nous plébiscitons plutôt les randonnées, la découverte des grands espaces, ou la rencontre avec les populations
Merci d'avance
12 jours dans le Yunnan English translation pending
Bonjour,
mon 4ème voyage en Chine... Cette fois, je n'ai que 12 jours à Pâques, contraintes de vacances universitaires oblige.
Je me disai : et pourquoi pas un petit trip au Yunnan : vol direct pour Kunming, visite de Dali et ed Lijiang et la foret de pierre de Shilin. C'est mi avril cette année.
Qu'en pensez-vous ? Des suggestions, toujours les bienvenues ?
PS : je retrouve des têtes connues après tant d'années, salut à tous !
mon 4ème voyage en Chine... Cette fois, je n'ai que 12 jours à Pâques, contraintes de vacances universitaires oblige.
Je me disai : et pourquoi pas un petit trip au Yunnan : vol direct pour Kunming, visite de Dali et ed Lijiang et la foret de pierre de Shilin. C'est mi avril cette année.
Qu'en pensez-vous ? Des suggestions, toujours les bienvenues ?
PS : je retrouve des têtes connues après tant d'années, salut à tous !
Périple de 15 jours en Tanzanie - Zanzibar English translation pending
De retour d’un superbe voyage de 15 jours en Tanzanie ( 8 nuits dans les parcs et 6 nuits à Zanzibar ) organisée par Annie de Faune et Flore . Nous étions 8 personnes , nous sommes arrivés par le vol Ethyopian Airlines ( compagnie correcte en rapport qualité/prix , 700 E ) de 12h30 à Kilimandjaro ce qui nous a permis de partir directement vers le Parc Manyara avec nos 4X4 et nos guides chauffeurs Joseph et Emmanuel très professionnels , sympas et toujours à l’écoute de nos demandes . Voici notre programme :
Jour 1 Route 3h30 et nuit au Kirurumu Tent Lodge , excellent lodge dans la nature avec une vue sur le Manyara
Jour 2 Safari dans le parc Manyara , foret d’acacias et ses antilopes , babouins , éléphants , girafes … , son lac vec les pélicans , flamants roses .. nuit au Bougainvillea safari lodge , un hotel plus classique avec une belle piscine
Jour 3 Route et piste vers Ndutu ( porte du Sérengeti ) . Nous avons visité un village Maïsai , c’est un peu le piège à touristes , très buisness ( 50 Epar 4X4 !!! ) , ensuite Olduvaï , des gorges fouillées par les archéologues et le musée . En arrivant sur Ndutu , région superbe , safari et nuit au Ndutu Safari lodge . Excellent avec sa charpente en bois et ses genettes .
Jour 4 En route pour le Serengeti , 2 jours et 2 nuits de safari . Des plaines immenses avec toute la faune Africaine , guépards , léopards , lions en pagaille …, hyenes , chacals , éléphants , hippos Joseph et Emmanuel ont été supers pour nous trouver des endroits en dehors des sentiers classiques Nuit au Katikati tent camp , au milieu du Serengeti , un endroit magique avec un service impeccable par des Tanzaniens adorables . Notre meilleur souvenir de la semaine de safari .
Jour 5 Serengeti et nuit au Katikati camp
Jour 6 Départ pour le cratère du Ngorongoro , 600 m de dénivelé, forte concentration d’ animaux : gnous , buffles , hippos , lions chacals , hyènes , phacochères , outardes , serpentaires …. Nuit au Rhino lodge , belle stucture mais du brouillard , besoin d’une polaire et pas vraiment proche du cratère . Le moins bien de tout notre voyage .
Jour 7 Départ vers le Tarengire en s’ arretant dans un village Tanzanien : Mto wa mbu , visite des rizières , fabrication locale de bière , travail du bois , peintures typiques , et déjeuner près d’une bananeraie avec des produits locaux . Matinée intéressante . Route vers le Tarengire avec safari le soir . Nuit au Tarengire Safari Lodge , superbe endroit au milieu du parc avec une vue magnifique
Jour 8 Safari dans ce parc traversée par une rivière , gigantesques baobabs , acacias . Beaucoup de lions , éléphants , gazelles , élands , girafes …. Nuit au Roika Tent Lodge qui se situe en bordure du parc , dans la nature avec des éléphants qui passaient devant les tentes , belle piscine un acceuil extra .
Jour 9 Fin du safari et route vers le petit aéroport d’ Arusha . Vol à 13h30 en petit avion de 13 places , arrivée 15h30 à Stone Town , ballade dans la vieille ville et bon restau . Nuit au Hiliki House , très bien situé / centre , une batisse typique de Zanzibar
Jour 10 Visite le matin de Stone Town , musée des esclaves , vieilles rues pour les achats , déjeuner sur le port et transfert l’ après midi ( 1h ) sur la cote sud-est à Jambiani Nuit à Nur Hotel , un endroit magique tenu par couple de jeune Français , 10 bungalows vue sur une mer turquoise à 30 degrés , belle piscine . Nous avons pris la demi-pension , une cuisine extra et j’oublie pas les apéros le soir en contemplant les boutres des pecheurs Possibilité de kite-surf , masque tuba à la barrière de corail toute proche
Jours 11 , 12 , 13 : Jambiani au Nur Hotel . Visite du jardin des épices au centre de l’ ile Baignades , ballades dans le village , sur la plage et dégustation de cigales de mer dans des petits restaus le midi les pieds dans l’eau !!
Jour 14 Jambiani et transfert aéroport de Stone Town en début d’ après midi Vol retour via Addis abéba , arrivée Paris le lendemain à 7 h
En conclusion , Tanzanie -Zanzibar dans le top 3 de tous nos voyages à travers les continents et encore merci à Annie , Joseph et Emmanuel de Faune et Flore pour l’ organisation . Nous avons construit ce périple ensemble .
Jour 1 Route 3h30 et nuit au Kirurumu Tent Lodge , excellent lodge dans la nature avec une vue sur le Manyara
Jour 2 Safari dans le parc Manyara , foret d’acacias et ses antilopes , babouins , éléphants , girafes … , son lac vec les pélicans , flamants roses .. nuit au Bougainvillea safari lodge , un hotel plus classique avec une belle piscine
Jour 3 Route et piste vers Ndutu ( porte du Sérengeti ) . Nous avons visité un village Maïsai , c’est un peu le piège à touristes , très buisness ( 50 Epar 4X4 !!! ) , ensuite Olduvaï , des gorges fouillées par les archéologues et le musée . En arrivant sur Ndutu , région superbe , safari et nuit au Ndutu Safari lodge . Excellent avec sa charpente en bois et ses genettes .
Jour 4 En route pour le Serengeti , 2 jours et 2 nuits de safari . Des plaines immenses avec toute la faune Africaine , guépards , léopards , lions en pagaille …, hyenes , chacals , éléphants , hippos Joseph et Emmanuel ont été supers pour nous trouver des endroits en dehors des sentiers classiques Nuit au Katikati tent camp , au milieu du Serengeti , un endroit magique avec un service impeccable par des Tanzaniens adorables . Notre meilleur souvenir de la semaine de safari .
Jour 5 Serengeti et nuit au Katikati camp
Jour 6 Départ pour le cratère du Ngorongoro , 600 m de dénivelé, forte concentration d’ animaux : gnous , buffles , hippos , lions chacals , hyènes , phacochères , outardes , serpentaires …. Nuit au Rhino lodge , belle stucture mais du brouillard , besoin d’une polaire et pas vraiment proche du cratère . Le moins bien de tout notre voyage .
Jour 7 Départ vers le Tarengire en s’ arretant dans un village Tanzanien : Mto wa mbu , visite des rizières , fabrication locale de bière , travail du bois , peintures typiques , et déjeuner près d’une bananeraie avec des produits locaux . Matinée intéressante . Route vers le Tarengire avec safari le soir . Nuit au Tarengire Safari Lodge , superbe endroit au milieu du parc avec une vue magnifique
Jour 8 Safari dans ce parc traversée par une rivière , gigantesques baobabs , acacias . Beaucoup de lions , éléphants , gazelles , élands , girafes …. Nuit au Roika Tent Lodge qui se situe en bordure du parc , dans la nature avec des éléphants qui passaient devant les tentes , belle piscine un acceuil extra .
Jour 9 Fin du safari et route vers le petit aéroport d’ Arusha . Vol à 13h30 en petit avion de 13 places , arrivée 15h30 à Stone Town , ballade dans la vieille ville et bon restau . Nuit au Hiliki House , très bien situé / centre , une batisse typique de Zanzibar
Jour 10 Visite le matin de Stone Town , musée des esclaves , vieilles rues pour les achats , déjeuner sur le port et transfert l’ après midi ( 1h ) sur la cote sud-est à Jambiani Nuit à Nur Hotel , un endroit magique tenu par couple de jeune Français , 10 bungalows vue sur une mer turquoise à 30 degrés , belle piscine . Nous avons pris la demi-pension , une cuisine extra et j’oublie pas les apéros le soir en contemplant les boutres des pecheurs Possibilité de kite-surf , masque tuba à la barrière de corail toute proche
Jours 11 , 12 , 13 : Jambiani au Nur Hotel . Visite du jardin des épices au centre de l’ ile Baignades , ballades dans le village , sur la plage et dégustation de cigales de mer dans des petits restaus le midi les pieds dans l’eau !!
Jour 14 Jambiani et transfert aéroport de Stone Town en début d’ après midi Vol retour via Addis abéba , arrivée Paris le lendemain à 7 h
En conclusion , Tanzanie -Zanzibar dans le top 3 de tous nos voyages à travers les continents et encore merci à Annie , Joseph et Emmanuel de Faune et Flore pour l’ organisation . Nous avons construit ce périple ensemble .