Search VoyageForum
FR
Visite de Sanaa et alentours (Yémen) English translation pending
by Gamzov1985 · 2009-06-20 · 8 replies
salut,

je compte partir à sanaa au yémen du 9 juillet au environ du 10 août avec femme et 2 enfants je voudrais visiter sanaa ( sites, jardin, musée commerce pour acheter habits qui parait pas mal ) mais aussi les alentours de sanaa si toujours est permis. ma question avez vous des préferences pour des endroits inhabituels ( hormis le kidnapping) et quels budget dois je avoir or avion et maison? vive les vacances!😄

merci a tous .
Séjour en Israël avec un détour vers Petra English translation pending
by Phperrin · 2009-06-14 · 11 replies
Nous partons cet été en Israel et envisageons de faire un détour par Petra. Nous souhaitons louer une voiture sur place pour nos déplacements. Savez vous s'il est possible de passer la frontiere à Eilat pour Petra avec une voiture personnelle ? plutôt que de prendre les taxis ?

Egalement nous envisageons de fire le parcours Jerusalem - Massada au petit matin, puis Massada Petra. Apparemment les distance sont faisable dans la journée, et resterions 2 jours à Petra. Nous reviendrions via Eilat pour remonter sur la mer Morte. Avez vous un conseil pour une nuit au bord de la mer Morte ? Quram vaut il le détour ? Nous poursuivrons notre parcours vers Tiberias, puis Nazareth Acre et Finir en villégiature à Tel Aviv, ou plutôt Jaffa.

Tout vos conseils astuces, adresse de bon hôtel pas cher seront les bienvenus. Nous partons le 25 juillet pour 15 jours....
Accès à la mer Morte depuis la Jordanie? English translation pending
by Goave · 2009-05-31 · 10 replies
bonjour,

de passage en jordanie cet été, j'aurais souhaité savoir comment me rendre à la mer morte depuis la route des rois. de précédentes discussions parlaient de descendre depuis le mont nébo, mais je voulais savoir si c'était la seule possibilité.

une autre question, autrement plus prosaïque : quelle est la tenue la plus adéquate, en tant que femme, à adopter de ce côté-ci de la mer ?

je me doute bien que le bikini est à proscrire, mais est-ce qu'un maillot bien couvrant une pièce fait l'affaire, ou mieux vaut-il encore flotter toute habillée ?

merci d'avance pour vos réponses.
Retour de douze jours en Jordanie English translation pending
by Catbob · 2009-05-27 · 8 replies
Nous rentrons de 12 jours en Jordanie . Je ne rentrerai pas dans les détails de notre voyage . L’excellent carnet de voyage de SENMOUT tout récent, précis et riche, concentre toutes les infos nécessaires .

Je me contenterai de rapporter qq impressions et expériences personnelles .

Nous avions décidé de zapper Amman, jugée dans de nb discussions comme dénuée d’intérêt. Finalement nous y avons passé notre 1° nuit et nous n’avons pas été déçus. Notre hôtel était plein centre à coté de la mosquée du roi Abdallah . Le caravan hôtel à 1/2heure à pied de la ville basse . Nous avons aimé nous promener dans ce quartier populaire et animé, nous fondre dans la population, goûter aux spécialités (douceurs et mezzes) dans les petites gargotes fréquentées par les locaux, grimpés au sommet du djebel al quala’a pour avoir une vue d’ensemble de la ville et sur le théâtre romain. Le soir, mangé au Abu Ahmad Orient restaurant, les meilleurs mezzes de tout notre séjour . Bien entendu nous nous sommes perdus, ce qui nous a permis de tester l’accueil des jordaniens . irréprochable, on nous a reconduit jusque devant notre hôtel en voiture. Bref un 1° contact vraiment chaleureux comme ce le sera tout au long de notre voyage.

Toujours en recherche de dépaysement, nous avons opté pour un accès plage publique à la mer morte . Encore une fois nous ne l’avons pas regretté. Nous étions ce jour là les seuls touristes perdus au milieu de centaines de Jordaniens, c’était le WE est la plage était bondée. Ce fut très amusant et étonnant d’assister à la baignades de familles entières . Les femmes vêtues de leurs longues robes noires se laissaient flotter ou bavardaient entre elles assises dans l’eau . Les hommes fumaient leur narguilés ou s’occupaient des grillades, qq jeunes faisaient cercle pour danser et jouer de la musique Une ambiance festive et joyeuse nous entourait, nous étions salués amicalement, invités à partager un thé et mon mari à fumer le narguilé .

Bien qu’aillant mon maillot une pièce, je ne me suis pas baignée peut-être ai-je eu tord, mais ce jour-là je n’ai pas vu une seule femme en maillot . Je sentais que je ferai tâche, d’autant plus que les douches, indispensable, se trouvent loin du bord de l’eau, il m’aurait fallu traverser la foule . Donc si vous voulez vous baigner de la plage publique prévoyez un TS qui couvre les fesses, vous attirerez moins les regards.

La réserve de Dana et le camp site de rumana très très sympa, mais les réservations ne sont pas toujours faciles, alors un peu plus loin sur la route après DANA une bonne alternative le Nawatef camp site ; Nous nous y sommes arrêtés par curiosité, l’endroit était beau. Le patron nous a invité à boire le traditionnel thé à la menthe et nous a raconté sa récente installation. Le camp à une très belle vue sur le wadi et le soir il prépare des repas traditionnel dans une atmosphère très nature . Ce devrait être un bon plan.

Kerak on n’a pas été sensible, très touristique, par contre Shobak oui pour sa situation nous avons fait la visite, nous étions seuls, on a apprécié .

Pétra, 2 jour c’est vraiment le minimum, On a aimé y être avant tout le monde c’est à dire 6h30 à l’entrée, ce qui laisse beaucoup de temps pour faire les sites directement accessibles loin de la foule. Ensuite quand le monde afflue il suffit de s’élever ou d’atteindre les endroits plus éloignés et on échappe ainsi au bain de foule. En définitive avec un minimum de stratégie on à visité et pu apprécier tout le site en étant seuls . Faire une entrée aussi par le wadi muthlim, à droite avant le siq passer sous le tunnel, un petit canyon très beau où l’eau a accompli une véritable œuvre d’art dans la roche . Très spectaculaire et ludique .

Et enfin le Wadi rum . Nous avons fait un trek de 4 jours, nous sommes passés par les services d’une française Anna . J’ai lu dans différentes discussions que qq uns avaient été mécontents de ses prestations .

En ce qui nous concerne, tout s’est très bien passé, nous dirons même que c’était parfait . C’est la 1° fois que nous passons par un prestataire, d’habitude nous nous débrouillons seuls mais là il nous fallait un guide pour la wadi rum donc…

Je suis tombées des nues quand j’ai lu les critiques . Je l’avais contactée par internet . Elle s’est chargé de réserver les chambres d’hôtel, la réserve de Dana, la location de la voiture jusqu’à Pétra, ensuite tous les transports puisque nous n’avions plus de voiture et bien sur les 4 jours de trek dans le désert . Il n’y a eu aucune mauvaise surprise . Nous n’aurions pas fait mieux seuls et d’après nos calculs pour un coût identique .

Ces 4 jours furent un véritable bonheur ; Nous étions tous les 2 avec Florian, notre guide, étudiant français qui prépare un doctorat d’histoire et connaît bien le Wadi rum + Ibrahim notre cuisinier .

Nous sommes de bons marcheurs et nous nous sommes vraiment fait plaisir .Nous avons souvent eu le sentiment d’être privilégiés en voyant au loin les 4x4 emprunter tous les mêmes pistes, alors que nous escaladions les djebels pour découvrir des panoramas à couper le souffle, explorions des canyons aux formes tarabiscotées et à la palettes de couleurs somptueuse, sans jamais croiser personne . Il est bien évident que nous sommes aussi passés par les qq sites mentionnés dans les guides et c’est là qu’on a pu réellement faire la différence avec notre expérience et celle des autres.

A chaque étape Ibrahim avait dressé notre mini camp et nous mangeions ses excellentes spécialités autour d’un petit feu de bois, dégustant notre thé à la menthe bien mérité sous un beau ciel étoilé.

Pour notre dernièr soir nous avons rendu visite à Abou Aboudaou (si ma mémoire est bonne) un des derniers bédouins . Ce vieillard de 70 ans était visiblement heureux de discuter avec Florian . Il à sorti qq verres qui auraient mérité un lavage appuyé mais son sourire édenté était tellement touchant qu’on ne pouvait refuser son thé . Nous avons passé un long moment autour du feu sous la tente familiale . Florian nous traduisant les souvenirs de son rôle de figurant dans le film de Lawrence d’Arabie . Au moment de partir, il nous a suivi pour ramener ses chameaux, les bêtes n’étaient pas très loin et rentraient doucement les pattes fortement entravées au camp pour éviter qu’elles ne s’éloignent trop dans le désert . Ce ne devait être qu’un prétexte, car sans rien dire, il nous a suivi jusqu’au camp, s’est assis parmi nous pour partager notre repas, puis sans un mot, il s’est levé et il est reparti dans la nuit noire. Une rencontre toute en simplicité et touchante. Cela me fait penser à un autre moment fort sympathique, nous roulions sur la route des rois, quand nous apercevons un vieillard qui faisait du stop au milieu de nulle part. Nous nous sommes bien sur arrêtés . Tout content il a retiré ses vieilles sandales poussiéreuses pour monter dans la voiture . C’était vraiment un personnage authentique. Il n’a pas arrêté de nous parler en arabe, visiblement cela ne le gênait si pas nous ne captions rien, il riait, nous riions, c’était l’essentiel . Puis il a crié un peu plus fort, sûrement le signe qu’il était arrivé à destination, il a remis ses sandales, nous a chaleureusement remercié et a disparu dans le no man’s land .

Pour revenir au wadi rum si vous avez le temps et un petit peu de condition physique, n’hésitez pas à partir à sa découverte à pied . L’expérience reste inoubliable mais elle se mérite.

Voilà qq moment livrés en vrac, d’un très beau pays à découvrir pour la richesse de ses sites, la beauté de la nature, la gentillesse des Jordaniens et sa cuisine tout en saveur .
Cinq jours en Jordanie English translation pending
by Domjnoun · 2009-04-28 · 19 replies
Salut à toutes et à tous.

Nous partons pour 6 mois en tour du monde en couple à partir d'octobre 2009, et nous avons prévu de passer 5 jours en jordanie: arrivée et départ d'Amman.

Quels sont les sites incontournables? faut-il louer une voiture ou les transports locaux sont-ils suffisant? Petra faut-il y rester 2 ou 3 jours?

merci d'avance...
Organiser un circuit de sept/huit jours en Jordanie? English translation pending
by Lidy · 2009-04-21 · 10 replies
bonjour,

Je souhaiterai partir en Jordanie à la mi-mai avec ma mère, j'aurai aimé lui offrir un séjour organisé mais vu les tarifs je ne peux vraiment pas 😕

Du coup j'ai pensé payer le billet d'avion, et voir sur place pour les excursions, mais au moins réserver les hôtels à partir d'ici. Vu que ma mère n'est pas du tout une baroudeuse 😛

J'aurai aimé avoir vos avis et opinions pour organiser un p'tit circuit de 7 à 8 jours sans rien raté: 4 jours à Amman pour visiter les alentours (pour le lac faut il rester sur place?) la route des Rois (peut etre passer 1 nuit quelque part sur le chemin) 3 jours à petra et si c'est possible une courte excurssion dans le désert.

Pour optimiser au mieux notre voyage j'aimerai savoir: * peut on loger à Amman et visiter tous les alentours? * combien de jours me conseillerez vous de rester dans les différentes villes * peut on organiser des "circuits-visites" sur place ou par le bias des hotels (guides, entrées aux sites, transports) sans pour autant payer une fortune? * à default de location de voiture peut on accéder facilement aux endroits à visiter. * si vous avez des hôtels à me conseiller durant notre séjour.

voili voilou j'éspère pouvoir m'en sortir 🤪 Merci encore pour vos réponses qui me seront d'une aide précieuse.
Planning de voyage en Jordanie: étapes faisables? English translation pending
by Johndoex3x · 2009-04-11 · 7 replies
bonjour, en train de mettre au point un voyage en jordanie pour fin octobre 2009 est il possible de faire en une journee les etapes suivantes:

1 jour depart amman, visite chateaux du desert, visite aljun et coucher sur place 1 jour depart aljun, visite jerash et route pour petra en debut d'apres midi avec passage par la mer morte (possible de s'y baigner fin octobre ???) 1 jour depart petra, visite petite petra, visite shobak et visite kerak, dormir à madaba ou pres de l'aeroport (connaissez vous un hotel a cote de l'aeroport a part l'alia hotel?)

depart prevu pour ces 3 jours vers 8 heures du matin Merci beaucoup Pascal
Oman: louer une voiture à Muscat et parcourir le Musandam en voiture English translation pending
by Philippebdx · 2009-04-08 · 10 replies
Bonjour,

Nous partons 12 jours à Oman (2ème voyage), et cette fois ci nous souhaitons parcourir le Mussandam Nous aimerions louer une voiture à Muscat et nous y rendre en traversant les EAU. J'ai du mal à trouver un loueur qui accepte que l'on puisse passer la frontière, même en rendant la voiture à Mascate Si quelqu'un a un tuyau..

Sinon, nous envisageons un vol Muscat/Khashab AR, mais est-il possible de louer une voiture à Kashab pour être autonome.

Merci d'avance pour vos reponses
Voyage au Liban: faire un détour en Syrie et/ou en Jordanie? English translation pending
by Miguel1982 · 2009-03-21 · 18 replies
Bonjour à tous,

Je pars prochainement au Liban, le 9 avril pour être précis. Je ne resterai que 4 jours au Liban et ensuite aimerais aller en Syrie et Jordanie. Comme mon avion de retour est le 19 avril et que le temps total du séjour est très court, j'hésite... Soit je pars en Syrie, soit je prend un avion de Beyrouth et passe 5 jours en Jordanie. J'aurais aimé faire les deux évidemment mais je sais que je n'aurai pas le temps. Je désire voir Petra, je sais que c'est assez cliché mais voilà.

Que me conseillez-vous? Syrie ou Jordanie? Ou alors passer un jour à Damas et de là, trois jours en Jordanie ne sachant pas si j'aurai le temps de descendre jusque Petra... Est-ce que le temps de voyage est long entre Beyrouth et Damas et entre Damas et Amman??? Quel est le meilleur moyen de transport, j'ai entendu parler du taxi qui irait plus vite que le bus. J'ai déjà mon billet d'avion et le visa pour le Liban mais je dois vite faire ma réservation pour la Jordanie si j'y vais.

Merci de me donner vos avis, je ne sais pas quoi faire!!!

Miguel
Chaleur à Oman en juin-juillet? English translation pending
by Bonobo41 · 2009-03-18 · 4 replies
est il possible, au niveau du climat, d'aller a oman pour visiter et plonger de la mi juin à la mi juillet?

j'ai peur qu'il n'y fasse trop chaud et que ce soit insupportable..

merci pour vos réponses.
Prochaines visites en Israël? English translation pending
by Mathilde137 · 2009-03-13 · 9 replies
Bonjour, Cela fait un peu plus de quatre mois que je vis à Jérusalem, ce qui est peu, et j'ai l'impression d'avoir déjà visité beaucoup de choses. Je manque d'idées pour les prochaines visites, donc si vous avez des conseils à me donner n'hésitez pas! Des lieux dont vous pensez qu'ils valent la peine, des endroits peu connus, ou des visites qui ne sont pas dans cette liste:Le Néguev, visité (pas Beer Sheba, mais est-ce que ça en vaut la peine?)Haifa, Césarée, Tel Aviv, Jaffa, visitésLa Mer morte, Massada, Ein Gedi, visitésPassage par Eilat (🙁)La Cisjordanie, visitée (Bethlehem, Jéricho, Hébron, Naplouse, Ramallah, +quelques villages. Des suggestions?)La Galilée, visitée (Nazareth, Tibériade...)

Il me manque le Golan (et la bande de Gaza mais bon...); ça vaut le coup? Des idées, conseils?

Merci d'avance à tous!
De retour d'une croisière sur le Nil avec un tour opérateur English translation pending
by Mojito · 2009-03-07 · 18 replies
Nous avons décollé de l’aéroport de Zaventem à 15h10 pour un voyage de 13 jours en Egypte et sommes arrives à Louxor à 20h40 heure locale (+ 1h). Nous avons fait un excellent vol avec la compagnie Egypt air. Après être passés chercher nos visas à la douane que nous avons payés sur le bateau, nous avons rejoint le MISS EGYPT (Arthema) vers 22h pour prendre notre repas, le restaurant attendait les passagers. Quelle surprise en entrant dans ce bateau magnifique et quel service à notre arrivée ! Nous nous sommes levés à 6h pour être sur le site de Karnak à 7h30 notre guide Mohammed (privé, car nous étions partis à 11 personnes) était parfaitement Francophone, super sympa et très pro ! Ce qui nous a permis de découvrir l’histoire de l’Egypte plus en détail. Nous avons ensuite visité le temple de Luxor puis sommes revenus déjeuner au bateau pour repartir en bus à 60 KM visiter le temple de Danderah. Le lendemain, nous nous sommes levés à 5h pour partir à 6h visiter la Vallée des rois, des reines et le temple d’Hatchepsout. Le matin il fait un peu frais au mois de février mais la chaleur et le soleil sont vite au rendez-vous. La visite des tombeaux magnifiquement bien conservés est superbe. Il est important d’y aller de bonne heure car passé 9h la foule s’amasse à l’entrée des tombeaux alors cela devient vite impossible. A 12h30 le Bateau commence à naviguer sur le Nil direction l’écluse de Esna, de magnifiques paysages s’offrent à nous, nuit passée à bord en navigation pour arriver le lendemain matin à Edfou. Visite du temple de Edfou, reprise de la Navigation pour arriver à Kom Ombo et visite du temple en soirée. Le lendemain matin, arrivée à Assouan et promena de en felouque sur le Nil. Après le repas, visite de l’obélisque inachevée, les barrages et le temple de Philae. Le service sur notre bateau (68 chambres) était irréprochable tant au niveau de l’accueil qu’au niveau de la propreté de la chambre ainsi que de la restauration. Le personnel y était aimable et souriant, pas de soucis pour trouver ce qu’il vous manque. Après chaque visite et retour sur le bateau, à l’accueil une personne vous tend une serviette légèrement parfumée et rafraîchissante ainsi qu’un verre d’eau citronnée. La restauration était peut-être un peu répétitive au niveau des entrées mais la qualité et le choix des plats y étaient. La chambre était de tout confort avec une grande baie vitrée, la salle de bain comportait une douche avec jets massants, des WC ainsi qu’ un lavabo. Le service de chambre se faisait en deux parties, une fois le matin pour refaire le lit, remplacer les serviettes et le soir pour à nouveau remplacer les serviettes et ouvrir les draps. Au niveau des activités, sur le pont supérieur une table de ping pong ainsi que des appareils de musculation étaient mis à disposition gracieusement. Toujours sur le pont supérieur la piscine était froide, les bains de soleil étaient limités mais il y avait toujours des fauteuils confortables en remplacement. Le cinquième jour nous avons été transférés sur l’île Elephantine à l’hôtel Mövenpick. Cet hôtel luxueux propose des chambres de toute beauté sans compter le service irréprochable et la restauration qui va avec. Une navette (bateau) gratuite vous emmène toutes les dix minutes vers l’embarcadère d’Assouan pour aller visiter les souks. Ne pas hésiter à monter tout en haut de la tour pour une formidable vue panoramique. Le septième jour, transfert sur le lac Nasser vers le bateau KASR IBRIM (55 chambres) dont le style fait un peu penser aux années 20, les colonnes aux motifs Egyptiens du salon étaient en bois ainsi que le mobilier. Nos chambres étaient revêtues aussi de bois dans le style de la belle époque. Le service était là aussi irréprochable, la nourriture y était très bonne. L’après-midi visite du temple de Kalabsha en compagnie de notre nouveau guide Naguib qui était incollable sur la partie Nubienne de notre séjour. A 17h retour sur le bateau pour le tea time. Le huitième jour, navigation toute la journée sur le lac Nasser, le paysage est désertique, passage du tropique du cancer à 11H 30 avec un petit cocktail. Le soleil est au rendez-vous mais un vent assez fort nous oblige à garder un pull depuis Assouan. Le déjeuner se fait sur le pont supérieur, le repas est comme d’habitude excellent. Aucune activité n’est proposée, il faut s’occuper comme l’on peut. Attention à la tourista qui ne prévient pas, il faut prévoir les médicaments adéquats. Le neuvième jour, nous avons visités trois temples (Wadi Es Seboua, Dakka et Mcharakka) qui ont été sauvés de la montée des eaux du lac Nasser et reconstruits sur des hauteurs. Le paysage est désertique et superbe à la fois. La température est environ de 20 degrés à 8h du matin. Selon notre guide, la température à l’été est de 50° à L’ombre. Nous repartons après la visite à 65 km visiter deux temples (Amada, Derr) puis la tombe de Peinout. Le dixième jour, nous avons navigué jusque Abou Simbel en passant par les ruines de Kasr ibrim. Arrivés devant cette splendeur sauvée des eaux, nous avons déjeuné sur le pont supérieur face aux statues de Ramsès II. L’après midi fut consacrée à la visite des deux temples et le soir, spectacle sons et lumières (on aime ou on n’aime pas !). Le onzième jour départ à 6h du matin pour un vol de Abou Simbel à Assouan, changement d’avion pour un vol jusqu’au Caire via Louxor. Il faut savoir que l’aéroport du Caire se trouve à 35 km (1h) de l’hôtel Méridien où nous étions attendus . Celui-ci situé face aux pyramides est très luxueux. Les chambres sont très belles et le service est irréprochable. Le prix des repas est onéreux, la connection internet très chère (env 3, 5 euros le quart d’heure et 25 euros la journée). La piscine était inaccessible car en réfection et des extensions sont en train de se construire tout autour. Nous n’avons pas été prévenus par le tour opérator et aurions aimé nous rafraîchir un peu. L’hôtel proposait gracieusement une voiture pour nous emmener à l’hôtel Oberoi situé à 5 minutes. Au niveau des repas, Nous avons trouvé face aux pyramides un restaurant tout à fait abordable à 200 m (le Felfela) dans lequel on y mange la cuisine Egyptienne mais aussi des pâtes etc… ce n’est pas de la grande gastronomie mais pour le prix !!!! Le matin du douzième jour, nous sommes allés visiter le plateau de Guizeh (les pyramides et le sphinx) en compagnie de Nasser, un guide que nous avions déjà rencontré à Assouan. Visite ensuite de la nécropole de Saqqara et de la pyramide à degrés. Déjeuner sur le Nil dans un bateau « Maxim » pour un repas rapide avant de visiter le Musée du Caire (à visiter absolument ). Bon à savoir, l’entrée au musée coûte 80 livres Egyptiennes.Pendant votre visite si vous souhaitez voir les momies, il vous en coûtera 100 livres de plus (c’est le comble !). Le retour à notre hôtel a été plutôt laborieux, Le Caire est une immense ville de 20 millions d’habitants, Nous avons mis 1h30 pour faire 20 km du Musée à notre hôtel en minibus. Des bouchons immenses et interminables ainsi que les innombrables coups de klaxons finissent par vous faire perdre patience… Paris c’est la campagne à côté « lol » !!!!!. Le degré de pollution est tel que le soir une brume couvre la ville. J’ai trouvé cette ville dans un état d’hygiène pitoyable, des détritus quasiment partout, une ville qui avance et qui se construit jusqu ‘aux pieds des pyramides. Partout où vous allez, sollicitations par les vendeurs à la sauvette, bakchich, bakchich et bakchich !!!!! Bref ! En conclusion, notre voyage avec le T.O ARTHEMA s’est très bien déroulé, Nous avons été pris en charge par des représentants des agences locales très pros et sympas dans chaque ville et aéroport . Nous garderons un excellent souvenir de ce pays plein de passé ainsi que de richesses culturelles, de la gentillesse et l’amabilité du personnel qui nous a accueillis si chaleureusement sur nos lieux de villégiature. si vous souhaitez des renseignements n'hésitez pas !!!😉
Conduire en Jordanie English translation pending
by Jackfack · 2009-03-03 · 8 replies
Bonjour l'un d'entre vous a déjà conduit en Jordanie ? C'est une bonne expérience ? Quelles difficultés ? Quelle agence ? Merci...
Aqaba, ou en route vers l'Egypte English translation pending
by Simplybrice · 2009-03-01 · 0 replies
La Jordanie, j'en vois presque déjà le bout. Tout le pays, déjà pas très grand, est enclavé au coeur du désert, ça limite les possibilités, ça va de soi.

Le minibus m'amène somnolent vers Aqaba. Aqaba est la ville la plus au sud (septentrionale?) du pays. Elle borde la mer rouge en son point le plus au nord. La mer s'arrête ici, pas moi. A 10 km au sud d'Aqaba, c'est l'Arabie Saoudite. J'y mets pas les pieds, pas question de cautionner un pays où les femmes n'ont pas ou alors depuis très très peu de temps (1an tout au plus mais c'est même pas sûr) le droit de conduire. Aussi simple que ça. A 2 km à l'ouest d'Aqaba, c'est Israël et la ville balnéaire d'Eilat. J'y mets pas les pieds pour des raisons de temps (je pourrais toujours y revenir), et aussi pour des raisons administratives. Si par malheur, tu te retrouve avec un tampon israëlien dans ton passeport, tu peux dire adieu à la Malaysie et à l'Indonésie. Certains pourront dire qu'on peut toujours demander à la douane israëlienne de mettre leur tampon sur une feuille supplémentaire, on est jamais sûr du résultat final comme dirait un canadien rencontré qui ne voulait absolument pas le tampon et pourtant... Enfin, à 10 km au sud-ouest d'Eilat, toujours sur la côte de la Mer Rouge, c'est l'Egypte, ma destination suivante. Nous sommes mercredi et il me reste 27 jours avant le prochain avion pour Paris le 2/12 puis Katmandou le 5/12.

Si tu as compris toutes les informations contenues dans le paragraphe précédent, tu auras compris qu'il n'est pas possible par la route d'aller de Jordanie en Egypte, à moins de passer par Israël. Une solution existe alors : le bateau.

Le bateau n'est qu'à quelques encablures mais pour l'instant, nous sommes dans le minibus qui m'amène depuis le Wadi Rum. Le minibus me descend jusqu'à la gare routière d'Aqaba. De là, il ne me reste plus que 5 JD (jordanian dinars) soit environ 6 euros pour trouver un taxi qui voudra bien m'emmener vers le terminal à bateaux. Sachant également que je garderais bien 1JD comme souvenir ou plus important encore pour acheter une bouteille d'eau pour la journée qui s'annonce longue et chaude, c'est pas gagné... A la gare routière, ces chacals me demandent tous 10JD, j'ai beau leur montrer que j'ai pas plus, 10JD. En sortant de la gare routière, la mafia des taxis (comme partout) s'est donnée le mot, personne ne veut descendre sous les 10JD. Je sors en 15 minutes environ 10 cartons jaunes. Ca ne m'avance pour une fois pas plus loin. Alors, que je commence à voir le tunnel se refermer sur moi, une voiture s'arrête à ma hauteur, c'est aussi un taxi mais attendez un peu... Le type rigole quand je lui dis que tous ces collègues demandent 10. Lui ne demande que 5JD ce qui est mieux que rien. Plus étonnant encore, quand je lui mîme que je garderais bien 1JD pour de l'eau, il me fait signe : c'est pas un problème mon gars, suis-moi. Je suis mon bienfaiteur jusqu'à une petite épicerie et le vois sortir une pièce de sa poche. Il m'attrape une grande bouteille d'eau à 50 cents. C'est à moi de lui dire un grand Merci mon gars!!! On monte en voiture, le terminal n'est qu'à 5 minutes de route, 10JD (12euros) c'était vraiment de l'extorsion de fonds!!! Il est peu avant 8h quand je quitte mon taxi sympa, j'ai à priori deux options en ce qui concerne le bateau. Un rapide partant à midi pour la somme exorbitante de 60 euros pour 1h30 de navigation. Un lent partant dans la soirée vers 23h s'il part pour la somme exorbitante de 45 euros pour une durée indéterminée. Bon gré mal gré, je décide de prendre le rapide, la décision se sera faîte sur le temps d'attente. Le terminal des bateaux est ce que j'ai vu de plus moche depuis bien longtemps, pas question de s'éterniser ici. La procédure de départ de Jordanie veut que comme en Syrie, lorsqu'on quitte le pays, on s'acquitte d'une taxe de départ. J'ai toujours pas compris pourquoi mais soit, 5 euros, c'est pas la mer à boire. Seulement, pas moyen de payer en euros, il faut que je change des euros pour ravoir des dinars pour payer la taxe puis le bateau. Je vais finir pas les avoirs mes billets souvenirs!!! Ensuite, achat du billet, rien à déclarer sinon que ça fait mal au portefeuille. Enfin, passage à la douane pour avoir le tampon permettant la sortie du territoire. C'est pas dommage, j'ai fini par tout boucler, il est 9h30 quand je pose mes fesses sur un banc et apprend la victoire d'Obama dont je n'ai pas été prévenu dans le désert. Quant aux bébés Rousseau, c'est encore un mystère obsédant.

L'attente théorique pour le bateau est de 2h30. En cours d'ennui, je suis rejoint par un vieux japonais tout bizarre déjà vu en Syrie, puis par deux australiennes plus disposées à la conversation. Les heures passent, l'attente se poursuit. A midi, toujours rien. A 13h, on voit un bateau s'amarrer, c'est le nôtre. On va sans doute rapidement venir nous chercher. A 14h, rien. Six heures de présence sur les lieux, ça commence à faire... A 15h, enfin un bus nous klaxonne, c'est lui qui nous transporte vers le ferry. Tout le monde se réjouit et se voit très bientôt en Egypte. Seulement à 16h, on est toujours à quai... A 16h15 enfin², on lève l'ancre, c'est pas dommage...

A bord, nous sommes cantonnés à l'arrière du bateau sur des bancs en plastique du style de ceux qu'on trouve dans les fast-food avec les autres occidentaux. D'ailleurs, au milieu trône une quasi-cantine où le cheesebuger à la viande indéterminée se vend au prix d'un rein. Les jordaniens et les égyptiens qui eux bénéficient déjà d'un moitié-prix par rapport à nous, sont assis à l'avant du bateau dans des sièges confortables avec accoudoirs. Au moins eux aussi ont droit à leur cantine qui ressemble en tous points à la notre. A bord, j'ai des fourmis dans les jambes et dans les cheveux. Pas envie de rester à l'intérieur, il doit bien y avoir une issue vers le pont supérieur comme il est indiqué sur le plan du navire. Je demande à un membre d'équipage, il ne sais pas. Je demande à un deuxième membre d'équipage, pas moyen de me faire comprendre malgré le fait que je mîme hyper bien le pont supérieur. Je ne me laisse pas abattre et demande à un troisième membre d'équipage, il me répond approximativement qu'il faut que j'aille voir un 4ème membre d'équipage.

"Un membre d'équipage, ça use, ça use; un membre d'équipage ça use les souliers. Deux membres d'équipage..."

Le 4ème me dit que le capitaine a donné l'ordre à tous les passagers de rester à l'intérieur car ceci est le bateau rapide et les gens risqueraient de s'envoler du pont supérieur tant la vitesse est grande. WHAOUUUU, je l'avais pas vue venir celle-là!!!! J'insiste auprès du type, insiste et insiste encore, jusqu'à ce qu'il me dise qu'il va aller voir le capitaine et essayer de faire pencher le bateau en ma faveur. On va trop vite, j'te jure des fois, c'qui faut pas entendre... 10 minutes plus tard, je retrouve mon bonhomme, qui n'a pas l'air d'avoir bouger ses galons de là où je l'avais vu la première fois. Il me répète la même chose : la capitaine a dit ( NDLR : version moderne de Jacques-a-dit en nettement moins amusante ). Tous mes efforts n'ont abouti qu'à me renfrogner. Après 8h d'attente, j'avais bien besoin de ça... Est-ce que je peux en griller une au moins? Non, le capitaine a dit... Durant mes allers et venues auprès du personnel de bord, je note qu'une fois de plus, je suis le seul de tout le bateau à me sentir laisé du fait de ne pas pouvoir aller à l'extérieur, je ne comprends pas, on est pourtant pas dans un train!!!!

Dernière chance, je sors ma botte secrète. A bord du bateau circulent 3 policiers en uniforme. Je vais à leur rencontre et leur tiens à peu près ce language : "Messieurs, s'il vous plait, c'est grave. Il faut arrêter le capitaine!! Il a commis le crime de ne pas me laisser monter sur le pont supérieur!! Passez lui les menottes, nom d'un chien!! Cet homme est fou à lier!!!" Que croyez-vous qu'ils répondirent? Le capitaine a dit... Aaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!

Le soleil se couche sur la mer rouge, le spectacle de 4 pays en 20 kilomètres de côte, l'air pur de la mer pas respiré depuis la Turquie, tout ça c'est pour personne d'autre que les mouettes et j'arrive pas à m'en remettre. Surtout à 60 euros les 90 minutes de bateau!!! Le client est roi, une autre fois peut-être...

A presque 18h, il fait nuit noire, la côte Egyptienne se rapproche, ç'en est fini de la Jordanie.

Je te fais un rapide bilan comme d'habitude et surement plus rapide que d'habitude, parce que me rappeler les émotions négatives du ferry me donne furieusement envie de m'interrompre pour aller allumer une clope. La Jordanie, j'y ai passé une semaine. C'est bien peu. Surtout si on considère le fait qu'en Jordanie, on trouve des sites uniques au monde (la mer morte, Petra), des paysages à couper le souffle (Wadi Rum). Cela dit, la capitale Amman n'est pas une ville millénaire comme peuvent l'être Istanbul, Damas ou Le Caire à venir. Le pays, long de 350km est un grand désert où il n'est, à l'exception du Wadi Rum, pas facile de s'aventurer. Quand on a déjà traversé la Turquie et la Syrie, on a un peu envie de changer de culture, d'architecture voire de paresser au bord de la mer rouge pour être tout à fait honnète. J'aurais pû donc rester plus longtemps si je connaissais une formule pour ralentir le cours du temps, mais c'est pas le cas. J'ai déjà pas trouvé de tapis volant dans les souks alors une formule de ralentissement temporelle...

Je vous embrasse de profil car je suis maintenant chez les égyptiens, mets-toi de côté et tourne la page!
Départ le 16 mars pour la Jordanie: climat, vêtements, sécurité? English translation pending
by Mb94 · 2009-02-20 · 23 replies
Ns partons en Jordanie mi mars pour 9 jours .Quelle température approximative fait il à cette saison ?Que doit on apporter comme vêtements ?N'y a t il pas de risque avec les évènements qui ont eu lieu dernièrement dans la bande de Gaza ?Peut on apporter des objets ou tee shirt à offrir aux enfants ? Merci d'avance
Préparation d'un voyage en Syrie et en Jordanie, à la rencontre des bédouins English translation pending
by Môôôd · 2009-02-16 · 6 replies
Bonjour ! J’ai 20 ans et je prépare actuellement un projet de voyage que je souhaite réaliser dans le cadre fixé par l’association Zellidja. Cette dernière accorde des bourses à des jeunes partant seuls dans le pays de leur choix afin d’y étudier un thème particulier, qui servira de fil conducteur à leur voyage. Je suis partie l’année dernière en Ouzbékistan et ce que j’ai vécu là-bas a été tellement extraordinaire que, quand j’ai appris que je pouvais présenter un second projet, je n’ai pas hésité une seconde. Cette année, direction la Syrie et la Jordanie avec l’envie de m’intéresser à l’identité bédouine. J’envisage de partir au moins 3 mois (de juin à septembre) afin de prendre vraiment le temps de découvrir ces deux pays et d’aller à la rencontre des gens. Je voyagerai seule, avec un très petit budget et au maximum hors des sentiers battus. Je suis donc à la recherche de contacts (bédouins, ce serait l’idéal, mais ce n’est pas non plus une exigence) qui pourraient m’aider dans la réalisation de cette nouvelle aventure ! J’ai lu quelque part qu’il était assez facile d’aller à la rencontre des Bédouins, en s’arrêtant au hasard des campements. Est-ce toujours d’actualité ? Certains ont-ils des témoignages à ce sujet ? Je suis également toute ouïe pour des conseils en tout genre concernant ces deux pays. Merci d’avance pour votre aide, Maud
Location d'un véhicule en Jordanie English translation pending
by Steph254 · 2009-01-20 · 18 replies
Bonjour, voulant aller en jordanie vers mi-mars je voudrais louer un vh pour environ 13/14 jours pour pouvoir être plus libre de visiter tous les coins du pays sans dépendre et perdre de temps à attendre les transports en commun. De plus cela pourrait permettre d'embarquer une réserve d'eau conséquente si l'on s'enfonce un peu dans les terres pour aller visiter les chateaux du désert. Ma question est : * Est ce qu'il est dangeureux de conduire la bas? * j'ai lu qu'il y a avait beaucoup de radars!! * La police n'est elle pas corrompu? (donner des amendes aux touristes pour récupérer un petit backchiche pour l'annuler....) * Y a t'il beaucoup de vol? peut on craindre facilement une effraction au vh lors d'une visite, rando, etc...

Merçi de vos réponses.
Visiter Oman début avril English translation pending
by Sosoph2 · 2009-01-19 · 31 replies
Bonjour. Je souhaite partir avec mon mari début avril en OMAN. Que me conseillez-vous de visiter? Combien de temps? Les distances sont-elles grandes pour traverser le pays? Faut-il se concentrer sur une partie plus qu'une autre? Est-ce dandereux de voyager à 2 (ns avons 32ans)? Y a t'il des risques à circuler "alone" dans le pays? Y a t'il des coins interdits aux touristes? Quelle température à début avril?

D'avance, merci pr les infos!
Une semaine à Dubai/Oman début mars English translation pending
by Marmottekine · 2009-01-03 · 11 replies
Bonjour, nous souhaiterions mon ami et moi partir 1 semaine à dubai ou oman début mars. Quelle destination nous conseiller vous?

Nous voulons sourtout nous reposer, faire une journée de quad dans le desert et pourquoi pas faire un parc aquatique ou du ski!

J'ai 23 ans et je suis blonde au yeux bleus, mon ami s'inquiète un peu!! Faut il que je porte le voile ou pas. Puis je allée faire les boutiques toute seule ou non?

Merci d'avance!😛

et si vous avez des hotels à nous conseiller ça sera avec plaisir!! (avec piscine, spa... !)
Voyage de rêve en décembre 2008 en Jordanie English translation pending
by Nabps · 2009-01-03 · 3 replies
Nous revenons mon épouse et moi-même de Jordanie (nationalités algériennes) où nous avons passé 12 jours intenses et très enrichissants. Nous avons profité de billets d'avions discountés à 500€ (NR/NE) et somme partis "à l'aventure" sans réservation d'hôtel au préalable. Arrivés le soir, c'est donc un jeune chauffeur de taxi qui nous a servi de guide pour rechercher un hôtel pas cher et une voiture de location. Tout cela à 18h00 un Dimanche !! Parler l'arabe nous a bien aidé, mais beaucoup de jordaniens parlent aussi très bien l'anglais globish. Le lendemain, direction la mer morte et son panoramic complex avec musée et restaurant. Y passer la nuit se révéla inintéressant pour la saison et l'ambiance (nuageux, mouches ...). on décida de partir le soir même à Kerak. C'est l'hôtel REStHouse avec ses fenêtre sans vis-à-vis (c'est peu de le dire vu qu'elles donnent sur un précipice...) accolé à la citadelle du krak qui a retenu notre attention : pas cher -35 DJ- avec PDJ et taxes inclus, et accueil chaleureux d'un jeune copte très pro. On a pu ainsi visiter la ville de Kerak le soir et dîner dans un nouveau restaurant accolé lui aussi à la citadelle qui nous fit goûter pour pas cher le plat local traditionnel à base d'agneau cuit dans du petit lait (Mansaf). Le lendemain, visite de la citadelle avec guide et des salles annexes fermées en général aux groupes de touristes où l'on y tourne des séries de films historique arabes (syriens surtout). La vue imprenable sur les collines environnantes y est splendide. Attention au vent en cette saison qui peut être dangereux sur certains points des remparts de la citadelle. 14heures, démarrage vers Pétra sur la route des rois. Attention, déviation à Gharandal, prendre la rue à droite juste avant le dernier ralentisseur à la sortie du village (sinon, vous retombez sur El-Tafila ou l’autoroute du sud après une belle traversée du désert de 30 km). Petite pause sur Dana avec très belle vue sur la gorge avant El-Qaddissya. L’arrivé sur Petra fut accompagné par un jordanien à qui nous avions demandé la route et qui nous a conseillé un hôtel pas cher mais très correct (équivalent d’un 3 étoiles en France) à 50DJ, le Amra Palace Hotel dont le propriétaire, Ali, vous fera un accueil remarquable. Préférez un hôtel à Wadi Musa, à 500 m de Pétra plutôt que les hôtel inutilement cher situés à l’entrée du site de Pétra. Le soir même, visite de little Petra (gratuit). Seul souci en cette saison, les jours sont très courts, d’où des visites raccourcies par rapport à tout ce qu’il y a à voir. Le lendemain, visite de Petra et de ses sites environnants (sacrifice, etc.). Le plus beau site jamais visité pour ma part. Souvenirs rose et ocre, venteux, parfois chauds, souvent froids (décembre…), embaumé par l’air pur en hauteur et le fumier des bourricots ou des crottins de cheval en contrebas. En effet, les rabatteurs bédouins des lieux, jeunes et voraces cassent sous la besogne acharnée et incessante leurs bêtes même blessées. C’est le seul spectacle désolant, mais on peut le fuir à défaut de la changer (ils vous renvoient à votre « business » dès que vous les critiquez) en se baladant hors des sentiers battus. A ce titre Wadi Siyyagh est à faire ; au moins jusqu’au promontoire qui donne une vue sublime sur le désert (2 heures de marche parfois accompagnée par un troupeau très sympathique de chèvres qui vous prennent pour le berger), le tout au rythme de l’écoulement d’une rafraichissante rivière qui coule au fond de la gorge. Vous aimerez le Dyiar et les habitations troglodytes, le khezneh et la gorge qui y mène avec ses canalisations sculptées dans la roche à portée de main, les oiseaux roses de Jordanie, les faucons qui y vivent, les panoramas de fin du monde splendides et j’en passe et des meilleurs… Bref, vous aimerez l’archéologie et la nature, les parcours et les jeux de couleurs que la lumière du jour changeante de l‘hiver vous proposerons. Surtout ne prenez (si vous le pouvez) ni chameau ni baudet. Car le temps est surtout précieux non pour arriver vite mais pour être surpris après un chemin parfois long de la découverte d’une des plus belles architectures de l’antiquité en des lieux improbables (la fatigue y est en effet un atout précieux…). Après deux jours à Pétra, départ pour Wadi Ram (ou wadi el-Qamar, la vallée de la lune, car on y voit clair de nuit lors de la pleine lune). Le séjour la nuit nous a été déconseillé par Sami, un bédouin très pro et très sympathique. Nous avons donc passé après 4 heures en 4x4 (prendre Toyota, c’est fiable) avec une jeune guide qui nous a même sorti des entiers battus et nous a proposé un coucher de soleil très bien placé à l’emplacement d’un campement bédouin. Le soir même, départ pour Aqabah. Déçus de l’hôtel Crystal, pas cher mais pas très propre avec PDJ très basique mais suffisant. Le tout est de pouvoir visiter la ville de nuit car les magasins sont –dans cette zone franche où on doit passer par une douane – ouverts jusque … minuit. Une ville frénétique et très active donc, qui vaut le détour surtout si on veut faire quelques emplettes. Le lendemain, départ pour South beach d’Aqabah et repos au Radisson SAS pendant 3 jours avec plage d’eau pas froide mais permettant de nager, bronzette, snorkeling, jakuszzi, sauna, piscine, buffet à volonté (cher pour le prix), et massage indien (vendu cher au vu de ce que l’on paie les masseurs venus spécialement du Kerala). Les deux jours restant furent occupés à visiter les ksours (quasr Amra surtout à ne pas rater coûte que coûte mais évitez Zarqua’, trop de camions et donc de pollution) et Amman (jabal Qalaa et son musée). Pas de visite des sites archéologiques de Jerash ou de Madaba, les sites roains n’étaient pas notre priorité. Visitez le downtown (Wast el-balad) et mangez-y traditionnel, c’est sympa et pas cher. A Amman, prenez le Ammon Hôtel (ex-Century Park Hôtel), c’est un équivalent d’un hôtel Mercure en France. Sinon le Dove Hôtel est correct aussi mais beaucoup moins cher. Au final, le séjour peut se résumer en beaucoup de rencontres (on parle arabe, ça facilitait un peu les choses même si on avait du mal vu nos arabes différents), beaucoup de surprises (sites et routes, panoramas à couper le souffle) et énormément de plaisir à être accueillis chaque fois avec le sourire par des gens serviables et très tolérants (le musulman côtoie le chrétien, le juif et le bouddhiste dans une harmonie étonnante malgré la proximité de la guerre à l’est comme à l’ouest…).
Hausse des prix en Jordanie English translation pending
by Moesz · 2008-12-18 · 22 replies
selon les forum (en general), j ai l impression que les prix des hotels et prestations (guides...) ont beaucoup augmente ces derniers mois... pouvez vous me dire la moyenne actuelle d un hotel (confort moyen) car si il faut compter aussi cher qu en france, on envisagerait peut etre une autre destination pour nos prochaines vacances (fin mars) je pense que la nourriture reste bon marche quand meme... merci d avance
Circuit trek en Jordanie avec une agence English translation pending
by Anais8 · 2008-12-14 · 6 replies
J’envisage d’organiser un circuit trek en Jordanie avec un groupe d’amis, nous sommes en contact avec l’agence Tirawa, quelqu’un à déjà utiliser leurs services ? Merci
Guide LP Yémen: réflexions sur un guide papier "ancien" English translation pending
by Mvbergen · 2008-11-26 · 1 reply
Etant revenu du Yémen il y a peu et ayant envoyé, à ATM, un feed-back sur les guides papiers qui m’ont « aidé » pour mon projet, je me permets de vous faire part de quelques réflexions qui, si elles concernent ce pays, sont valables pour tous les autres.

Même si je sais que certains d’entre nous proposent de brûler les guides et de faire sans, j’ai toujours maintenu d’en employer un lorsque je voyage. Etant donné le peu de titres exclusivement consacré au Yémen, j’ai trouvé à Bruxelles, en fouinant chez un libraire, un vieux Lonely (neuf) de 1999 dont j’ai complété la lecture par le nouveau (et premier) titre paru chez Bradt.

Je sais qu’il existe un guide paru à La Manufacture mais ne l’ai jamais recherché et encore moins lu et que le « futé » (…) en publie également un...

En lisant le « vieux » LP (et au moins celui-là ne parle pas de l’Arabia Felix…), j’ai trouvé un guide qui donne beaucoup d’explications, qui couvre absolument toutes les régions et possède une bonne cartographie. Il est d’ailleurs mieux ficelé que le Bradt (collection que j’estime pourtant beaucoup) même si on peut lui trouver l’un ou l’autre défaut (comme l’absence de l’une ou l’autre carte régionale et le manque de quelques localités qui valent amplement le détour)

Après tout, infos et cartes sont l’essentiel dans un guide et ce quel que soit l’éditeur, le pays couvert et la date de parution !

J’imagine sans peine que l’on va me rétorquer qu’un guide doit être le plus à jour possible pour les adresses et autres détails pratiques mais, à nouveau, deux neurones et un poil de débrouille sont amplement suffisant pour se trouver un toit et un repas…

Je ne suis jamais resté en rade même si je ne parle pas arabe et que l’on rencontre peu d’anglophones. Se déplacer, se loger et les autres aspects pratiques ne demandent pas un guide paru dans l’année. Loin de là !

Un guide donnant des explications et possédant une cartographie adéquate va permettre aussi d’aller « en dehors » de ce même guide…

Raisons pour lesquels, hormis vous encourager à visiter le Yémen (même si on vous dit que vous courrez des risques insensés et blablabla…), je vous encourage à ne pas vous focaliser sur l’année de parution mais sur le contenu du guide.

Nous avons tous en tête un guide (que l’on n’a pas brûlé…) que l’on a trouvé pertinent mais qui n’a qu’un « défaut », son « âge »…

Le cas échéant, vous devriez (selon moi) renseigner même des ouvrages qui ont plusieurs années… car de toute façon, si vous lisez ceci, c’est bien la preuve que vous ne vous contentez pas d’un guide papier mais que vous allez sur la toile pour y trouver un complément d’infos.

Pour les aspects pratiques, pour un peu que des internautes les mentionnent, ils sont toujours bien plus à jour qu’une version papier qui l’a été un temps mais qui ne l’est peut-être (ou plutôt surement) plus au moment où vous lisez son contenu !

Bonnes lectures mais surtout … bons voyages…

Michel
Les déplacements et les check-points au Yémen English translation pending
by Mvbergen · 2008-11-26 · 5 replies
Bien qu’arabophone, très couleur locale et un peu désorganisé (…), il n’y strictement rien de sorcier à voyager au Yémen avec les transports collectifs.

Du debad (minibus) au bus, du taxi partagé (les vielles Peugeot 404, 504 et 505 break) au Hilux (pick-up Toyota), il y a moyen d’aller presque partout bien que pour certains coins, il faille de la patience…

Hormis le car (des autocars type Eurolines) que je n’ai jamais pris (pour un apriori un peu stupide de devoir me lever à une heure « antisociale » alors que je connais même pas leurs horaires !), j’ai pratiqué toutes les formes de transport y compris la moto, le véhicule de flics et la carriole tirée par un âne.

Il n’est absolument pas vrai que l’on « perds du temps » (notion déjà en soi stupide quand on voyage en indépendant. Si on sait que les troupeaux sont déjà en retard avant même d’être parti, l’indépendant considère les trajets comme étant partie intégrante du voyage) en pratiquant de la sorte et comme de très nombreux yéménites ne possèdent pas de véhicules, il y a de très nombreux transports collectifs.

Le temps d’attente pouvant varier de zéro (vous êtes le dernier passager que l’on attendait avant de partir ou le véhicule arrive juste à l’instant) à grand maximum une heure (pour un peu que vous soyez le premier à monter dans le debab ou dans la « pijou » et qu’il faille attendre les autres passagers (à moins que l’on paie les places des « manquants »)

Pour un peu que vous connaissiez l’endroit de départ des véhicules (en demandant « furzat » + le nom de la localité où vous allez) ou en vous rendant aux différents points de départ, il est aisé de circuler.

D’une manière générale, vous payez (sauf rares exceptions) le prix normal et vous pouvez toujours demander à vos voisins combien coûte la course.

Avec quelques gestes, un ou deux mots en arabe, le tour est joué !

La conduite des chauffeurs de debabs et des « pijoux » est particulière. Si vous avez déjà expérimenté la conduite dans la plaine de la Bekaa, en Algérie, dans la péninsule d’Absheron ou encore à Téhéran, les yéménites sont dans la droite ligne des chauffeurs moyen-orientaux.

Ils ne sont pas suicidaires mais ils sont lunatiques. Très calmes, posés et prudents par moments, ils peuvent passer du tout au tout dans l’instant qui suit. Tourner le volant avec les jambes alors que l’on se contemple les doigts des mains, avoir la jambe gauche sur le siège ou être affalé comme vous pouvez l’être le dimanche après-midi dans le fauteuil du salon (mais eux c’est au volant), dépasser dans les côtes, rouler à gauche, sortir très très large des virages et autres joyeusetés sont possibles. Il me semble bien qu’au Yémen, en ce qui concerne la conduite, tout est possible…

Dites vous qu’Allah est tout puissant, grand et miséricordieux. Il n’y a plus qu’à espérer qu’il le reste pendant tout le temps pendant lequel vous êtes sur la route…

Les Peugeot (même les vieilles) ont une très bonne tenue de route et il n’y a quand même pas que des tournants en épingle…

Heureusement… car ils ne sont pas que calmes, posés et prudents…

Si vous avez été retiré le permis à la police touristique, c’est parce que vous allez passer de nombreux check-points qui quadrillent le pays. De ce que je sais et ai vu, les check-points sont fixes. Pour la plupart, ils sont constitués d’un toit en tôle (protection contre le soleil) et d’un ou l’autre « cabanon » en dur. Un peu à l’image des péages autoroutiers mais version yéménite…

Ils sont tenus par les militaires et quelque fois par des policiers.

L’énergie mise à contrôler et à « chasser » le « blanc-bec » est très variable.

Dans la Tihama, sans abri, les militaires sont peu motivés (…) et ne regardent pas grand-chose…

Ailleurs, ils donnent parfois l’impression d’avoir découvert l’ennemi public numéro 1 alors que vous-même tendez la copie du permis car vous êtes visible…

Il va de soi que faire sans le permis n’est pas du tout pertinent !

Il n’est jamais demandé l’original de votre permis (car à force de faire des copies de copies…) ni le document « mère » (le document qui reprend les villes et dates de vos visites que vous avez du remplir à la police touristique)

J’ai seulement du présenter une seule fois mon passeport et n’ai jamais été sorti du véhicule ou importuné (hormis que certains sont pointilleux et plus que tatillons)

Les check-points vers Rada et celui vers Shibam-Kawkaban sont les plus tatillons de tous (du moins de tous ceux que j’ai passé)

N’étant pas allé dans l’Hadramwat (à cause des conséquences des intempéries), je ne sais rien dire des contrôles à l’est d’Aden, en direction de Sayun ni d’un éventuel retour via Marib (confer intervention d’eversmile)

Par sécurité, faites plusieurs copies du permis. Photocopies que vous referez au fur et à mesure que vous les distribuez aux check-points (tjs un permis par check-point)

Pour info :

Sana’a-Manakah : 2 check-points Manakah-Al Hudayda : 2 Al Hudayda – Bayt El Faqih: 1 Pas de check-points entre Bayt El Faqih et Zabid Zabid-Ta’izz : 4 (2 entre Zabid et la route pour Mokha et 2 après) Ta’izz-Aden : 3 Aden - Lahij : 1 Ta’izz - Ibb : 2 Ibb-Yarim: 1 Yarim – Hammam Damt : il me semble qu’il y en a peut-être un ! C’est tout aussi flou à l’aller qu’au retour ! Yarim-Dhamar : 1 Dhamar-Rada : 3 Dhamar-Sana’a : 1 Sana’a-Shibam : 2 Shibam-Thilla : 1 (par la route), O si de pied via Hababa At Tawila-Shibam : 0 Sana’a-Wadi Dhahr : 0

Je n’ai subi qu’un seul contrôle hors check-point, sur le pont de …Jibla ! Un militaire zélé s’est empressé de me demander mon permis lorsque je franchissais le pont (pédestre) qui mène à Jibla !

Un seul chauffeur de « pijou » a exigé de voir mon permis avant de m’autoriser à prendre place dans son véhicule C’était à Matbah pour me rendre à Shibam-Kawkaban. Les militaires du premier check-point sont réellement pointilleux et très « pénibles »

En me rendant à Rada, j’ai eu droit à un flic armé et imposé au second check-point ainsi qu’à un retour sur Dhamar (55 bornes de Rada) dans un véhicule de flics avec AK47 et qat… Ils roulent encore plus mal que les civils mais … Inch’Allah… Ah oui, ils aiment les sirènes et les haut-parleurs… Je n’ai pas très bien compris le pourquoi de tout ce toutim mais Rada est très sympa et la vieille mosquée est « à tomber par terre »… Par contre, j’imagine que vouloir y loger va « crisper » nos amis en uniformes…

Ils sont tous corrects, courtois et agréables et ne réclament pas de billets… Ils ne sont pas agressifs mais font leur boulot, parfois avec beaucoup de zèle…

Michel
Randonnée équestre en Patagonie English translation pending
by LilyPomme · 2008-11-25 · 19 replies
Bonjour,

Nous souhaitons partir avec une amie en Patagonie au mois de Juin 2009 pendant 3 semaines ou plus et nous voudrions parcourir cette région de l'Argentine à cheval. Le but étant de ne pas faire partie d'un groupe trop important tout en étant avec une équipe sérieuse, avoir un minimum de liberté... Nous avons parcouru quelques sites mais auriez-vous des contacts intéressants, des parcours types, des agences sympas?

Merci.
Yémen: le permis de la police touristique à Hassaba English translation pending
by Mvbergen · 2008-11-20 · 4 replies
Voici un petit complément d’info au billet déjà bien complet d’eversmile. Il concerne l’obtention du permis de la police touristique à Sana’a.

Comme il a déjà été indiqué, il s’obtient dans le bureau de la police touristique qui se trouve dans l’enceinte du ministère du tourisme à Hassaba.

Il est gratuit et s’obtient en une dizaine de minutes maxi.

Le plus simple pour vous y rendre est de prendre un debab (minibus de 9 à 12 places) depuis la « gare routière » située le long de Ta’izz Street (rue qui part plein sud depuis Bab El Yemen). C’est la zone située derrière le Taj Sanaa Hotel ou vous verrez une foultitude de transports collectifs.

Lorsque vous demandez Hassaba, ils vont spontanément vous montrer le debab numéro 18. Il vous en coûte 40 YR pour la course.

Il y a d’autres véhicules qui passent par là (vous le constaterez une fois arrivé) mais à priori, le 18, est LE debab spécifique à Hassaba.

Logiquement, vous devriez être débarqué au niveau d’une pompe à essence Fuchs. En face de cette pompe, de l’autre côté de la rue (perpendiculaire à la votre), vous verrez un bâtiment officiel en briques rouges. Vous devez emprunter cette rue. Le ministère du tourisme est après le bâtiment rouge sur le même côté de cette rue perpendiculaire à celle où vous êtes descendu du véhicule.

Au pire, demandez « Shourta Siyahé » et ils vont vous indiquer la direction.

Il y a une indication « Ministry of Tourism » (bien visible) sur le fronton du ministère et un garde armé (souriant…) à l’entrée de l’enceinte. Vous êtes presque arrivé.

Vous devez rentrer dans l’enceinte et contourner le bâtiment central mais ne pas rentrer dans celui-ci.

Au fond de l’enceinte, vous tombez face à un bâtiment en dur d’un seul niveau (un réez) avec une porte en bois (claire) et vernissée. Ouvrez-là et rentrez dans le couloir puis prenez à gauche au bout (3-4 mètres après l’entrée) et allez jusqu’au fond du couloir, vous êtes arrivé.

Il y a une indication (Toursit Police) reprise sur une feuille A4 et collée sur la fenêtre mais elle en grande partie masquée par un grillage…

Que vous est-il demandé ?

Impérativement de remplir (en anglais) un document qui va reprendre les destinations et les dates de vos visites.

Etant donné qu’il (l’original) sera agrafé à la photocopie de votre première page de votre passeport (et gardé comme archive), il est IMPOSIBLE de rendre une feuille vierge.

Je sais très bien que (tout comme moi) vous ne savez pas avec certitude quand et où vous irez, inscrivez juste le nom des endroits où vous souhaitez aller et une date « à pouf »

Vous recevrez une copie de cette feuille mais elle ne vous sera jamais demandé une fois quitté ce bureau…

Le permis proprement dit est un autre document (exclusivement en arabe qui ne reprend ni les noms ni les dates) qui vous est rdonné après avoir rempli ce premier document.

Il vous est bien précisé que vous devrez garder l’original et faire des copies que vous donnerez aux check-points.

Ce n’est pas plus compliqué que cela.

Michel
Retour du Yémen English translation pending
by Mamsissi · 2008-11-18 · 59 replies
Quelques infos pratiques au retour du Yemen.Tout d'abord superbe pays et des gens vraiment accueillants aucun sentiment d'insécurité voyageant seules (il ni a plus de goupe de français) en taxi ou voiture avec chauffeur. Avec la Turkish airlines on vous demandera le visa à Istambul, si vous ne l'avez pas voir le site timaticweb.com, sésame pour arrêter toute palabre, à l'arrivée le prix du visa à changé 11500 rials environ 44 euros. L'Hadramout est accessible par avion depuis Sana'a ou par route depuis Mukalla, bien que j'ai rencontré un voyageur qui a fait le retour de Seiyun par bus vers Sana'a. Reste à dispo pour +d'infos. Salam .
Oman, au rythme du soleil English translation pending
by Genevois · 2008-11-16 · 12 replies
Récit d’un voyage effectué à deux couples (Laurent/Dominique et Fabrice/Michèle) du 29 octobre au 9 novembre.

Mercredi 29 octobre

Lever tôt, vers les 05h00. Petit-déj’ rapide et à 05h45, Fabrice est là pour nous emmener à l’aéroport. Nous enregistrons nos sacs sans souci et nous embarquons dans un 737 de la Lufthansa qui va nous conduire à Francfort, où notre connexion pour Doha et finalement Muscat décolle. 2h30 de transit plus tard dans cet aéroport gigantesque aux contrôles poussés, nous nous présentons à la porte pour le vol suivant. Premier couac au moment de monter dans l’avion pour Doha sur un vol Qatarairways, le système informatique ne reconnaît pas nos billets électroniques. 2o minutes d’énervement pour le personnel au guichet, un peu de stress pour nous quand même, et nous sommes les derniers à monter dans l‘A330. Avion neuf, écran perso avec grand choix de films sur chaque siège, personnel aimable, le vol de 5h45 sera sans histoire. A Doha, l’escale est courte, à peine une heure. Juste le temps de constater que l’aéroport est moderne, bien mieux que celui d’Amman où nous avions transité pour aller en Thaïlande cet été. Une autre A330 nous amène à Muscat en 1h10, il est à moitié vide. Nous posons à l’heure, vers 23h00, et la température est bien agréable (env. 28 °). Vu que nous avions obtenu notre visa au consulat omanais à Genève, nous n’avons pas besoin de faire la longue queue des passagers qui débarquent sans ce tampon dans leur passeport. Nous passons donc rapidement les contrôles douaniers et récupérons nos sacs. A la sortie, taxi. Nous récupérerons notre véhicule de location demain. Il y a un comptoir où vous annoncez votre destination, vous payez et recevez un reçu et le préposé appelle un chauffeur. Les prix sont fixes. Pas de compteur, pas de négociation, pas d’arnaque. Pour 10 RO (tarif de nuit, le jour c’est 7 RO), on nous conduit au Al-Bahjah Hotel, à 20 minutes environ de l’aéroport dans la petite ville de Seeb. C’est un des hôtels les plus proches de l’aéroport à un prix qui nous convenait (30 RO la nuit avec le petit-déj’). Nous étions attendus, vu que j’avais réservé 2 chambres depuis la Suisse afin d’être sûr de pouvoir être logés la première nuit. Un camion qui livre du fuel en pleine nuit juste sous notre fenêtre, de même que l’appel à la première prière vers 04h30 fera que la nuit sera un peu perturbée…

Jeudi 30 octobre

Lever vers les 07h00 et après le petit-dèj’, nous reprenons un taxi direction l’aéroport pour prendre possession de notre voiture de location réservée via le site internet de Qatarairways. Nous effectuons les formalités d’usage et nous touchons une Toyota Landcruiser avec quelque 220'000 km au compteur. Elle sera parfaite tout au long du voyage. Les premiers instants de conduite seront en direction du centre commercial Carrefour, à quelques km de l’aéroport sur l’autoroute qui longe la côte en direction du Nord. On y fait les courses, on achète le matériel de camping dont nous avons besoin (réchaud, jerrycan, grill, charbon, bonbonnes de gaz, etc..). Enfin, le voyage peut commencer ! Direction Nakhal par d’excellentes routes. Nos inquiétudes s’évaporent, il est facile de conduire à Oman. Bon, nous n’avons pas encore testé les pistes … Une fois dans cette ville, nous visitons le splendide fort et nous poussons encore aux sources chaudes de Towarah. Le site n’est pas extraordinaire, mais reste tout de même à voir pour les gens du coin qui le fréquentent. Ils viennent y pique-niquer et s’y baigner dans un petit bassin spécialement aménagé à la sortie de la source. L’eau est chaude et claire, mais il faudrait remonter le cours de ce Wadi pour se retrouver un peu seul. Départ ensuite direction Ar Rustaq pour notre premier Wadi. En chemin, nous prenons notre premier repas dans un restaurant indo-pakistanais à Al Awabi, en face de la station service. Au menu, salade de crudités (ce sera toujours le cas par la suite), poulet frit et riz pour 3, 60 RO pour les 4 ! Comme nous le constaterons par la suite, la quasi-totalité des restaurants dans le Sultanat sont tenus soit par des Indiens, soit par des Pakistanais. Cela tombe bien, nous aimons cette cuisine, faite d’épices ! Continuation pour le Wadi As Sahta. On sort des routes goudronnées pour goûter à nos premières pistes. L’entrée du Wadi est magnifique et le 4x4 n’est pas encore vraiment indispensable. C’est juste plus pratique et plus prudent vu que la piste est faite de gros gravier qui gicle si on roule un peu vite. La nuit tombant rapidement, vers 17h30, il nous faut trouver un coin pour notre première nuit en camping. C’est là que notre guide « Oman Off-Road » va être très utile. Grâce aux indications qui y figurent, on découvre un endroit bien plat, avec le sol souple pour planter nos sardines, sur la route qui monte vers Al Hob, en contrebas sur la gauche, bien après l’école et le terrain de foot. On monte donc le camp, on ramasse du bois pour faire un feu. Ce soir, ce sera grillades d’agneau et tomates, avec du pain omanais (qui ressemble au pain libanais). L’endroit est évidemment calme, vu son isolement, avec ciel étoilé magnifique. Vers 21h00, tout le monde se couche, la journée a été longue. Il fait assez chaud pour dormir hors du sac et pour ne mettre que la première « couche » de notre tente.

Vendredi 31 octobre

Le réveil se fera avec l’arrivée du jour et le lever du soleil, vers les 06h00. Les couleurs de l’imposante paroi rocheuse qui nous fait face sont splendides, d’abord dans les tons roses puis orangés. On met le thé à chauffer, puis on prend le premier repas de la journée fait de pain et de miel, avant de replier le camp. Départ direction Yasab, par une route incroyable. Si la piste est assez conventionnelle au départ, elle prend assez vite une déclinaison impressionnante. Là, pas le choix, la montée se fera en première et avec le 4x4 enclenché. La route n’est pas large, on ne croiserait pas un autre véhicule. Près de la fin de la montée, la piste longe une falaise verticale de plusieurs centaines de mètres (côté montagne, pas côté vallée pour ceux qui auraient un peu peur de conduire dans ces conditions). Il n’y a pas de barrière protectrice côté vallée, juste un petit rebord de terre. Après un col depuis lequel le point de vue est saisissant, la route redescend vers le village de Yasab, tout au bout d’un canyon. Quelques maisons, les habitants dans des cultures, c’est la vie d’un autre temps. On part faire un tour à pied et quelques ados nous rejoignent vêtus de maillots de foot de Barcelone ! Le foot est une deuxième religion dans ce pays, surtout les clubs espagnols, Real Madrid et Barcelone, ou anglais avec Chelsea. Vive la télévision par satellite ! En redescendant, la déclinaison est encore plus impressionnante et il convient d’être prudent au volant. Je ne me rappelle pas avoir déjà parcouru une telle route, et pourtant nous habitons près des Alpes ! Nous prenons la direction d’un autre Wadi, le Bani Awf. La piste principale est bien indiquée, mais quelques embranchements sans indication nous font douter. Finalement, nous ne perdons pas notre chemin. Le Oman Off-Road est très précis avec le kilométrage. Il faut donc souvent remettre le compteur journalier à zéro pour pouvoir se repérer. Avec cette technique, nous n’avons jamais perdu notre chemin. En arrivant sur l‘embranchement avec le Ban Awf, nous constatons que l’essence est au quart. Pas question de partir dans les Wadis sans le plein. Il y a une station à Al Awabi, à 15 km. Nous faisons ce détour pour assurer. L��essence est vraiment bon marché, à 0.120 RO le litre. Heureusement, car le 4x4 consomme tout de même pas mal. Hasard, nous mangeons au même resto que la veille, vu que nous avions été satisfaits. Puis retour dans le Wadi. On remonte la gorge et en fonction des « Highlights » fournis par notre guide (papier, pas humain), nous nous arrêtons devant l’entrée du Little Snake Canyon. Nous partons à pied dans la gorge et nous devons escalader des roches pour descendre le long du ruisseau. Il y a là quelques mares, mais sans suffisamment d’eau pour se baigner. Dans l’une d’elles, Fabrice voit 2 serpents nager, il arrive même à les prendre en photos ! Après 45 min. de marche, la gorge se resserre et là, il y a un peu plus d’eau, jusqu’à la taille. La gorge se prolonge encore, mais on ne voit pas si il y a de l’eau ou non. Fabrice et moi partons explorer cette partie du canyon. Nous aurons bien fait, car peu après, il y a une énorme gouille, toute en longueur, avec du fond. Nous nageons entre les parois de la gorge dans une eau fraîche et propre. Magique ! Au retour vers la voiture, Dominique se retrouve tout près d’un autre serpent. A son arrivée, il part se cacher sous un caillou que je soulève. Je trouve là visiblement une vipère, vu sa tête triangulaire. Apparemment, le nom de ce canyon n’a pas été choisi au hasard ! Nous reprenons la piste qui devient étroite et pentue, vers le Snake Canyon (un autre, pas le LITTLE Snake). Nous ignorons la bifurcation pour le village de Balat Sayt et nous continuons encore un petit bout. Sur notre droite, nous trouvons l’entrée d’une étroite gorge qui mène justement à ce village, à pied. Il y a là quelques terrasses au milieu des palmiers. Ce sera parfait pour la nuit. Nous commençons à monter le camp, lorsque 4 ados nous rejoignent. Ils nous aident à monter les tentes et finalement mis en confiance par ce geste, nous ne voyons pas qu’ils nous volent 2 lampes de poche… Il y a assez de bois ici et nous préparons un bon feu. Au menu ce soir, poivrons grillés, pâtes et melon pour le dessert. Le thé sera de rigueur, comme toujours. Bizarrement on ne trouve que du thé en sachet (principalement du Lipton) et non pas du thé comme en Turquie. Quant à l’alcool, Oman étant un pays musulman pratiquant, il est interdit dans tout le pays. Seuls quelques hôtels accueillant des visiteurs étrangers ont le droit d’en vendre ou d’en servir. Le ciel s’est couvert, nous avons presque eu peur de la pluie. Peur sans fondement, le ciel s’est rapidement dégagé pour laisser la place à un magnifique ciel étoilé.

Samedi 1er novembre

Réveil habituel avec le jour et le soleil au lever. Rangement du camp, préparation du thé, brin de toilettes avec des serviettes humides. Nous voilà prêts, on charge la voiture. Avant de reprendre la route, visite du village de Balad Sayt. Nous empruntons l’étroite gorge par un petit chemin sur la droite. Il y a des marches qui ne se voient pas bien au début et qui mènent jusqu’au village. Aucune difficulté majeure donc malgré que la gorge reste assez impressionnante, étroite et verticale. Il y a eu de l’eau ici. En 15-20 minutes, nous arrivons au bas du village, à la hauteur des cultures en terrasse. Une tour domine les habitations et nous y parvenons en parcourant les ruelles. Depuis là-haut, la vue s’offre sur 360 ° sur tous les alentours. Nous voyons des villageois qui nous font des signes de la main. Aucun signe de rejet ou d’agressivité, l’hospitalité musulmane … En redescendant vers la palmeraie, nous nous dirigeons vers un groupe de femmes qui font la lessive à la main, avant le rinçage dans le falaj (canal d’irrigation) qui se fait en piétinant le linge. Puis nous traversons les cultures en marchant sur les bordures qui séparent les parcelles pour reprendre la gorge et finalement rejoindre notre voiture. La montée du Wadi bani Awf direction Al Hamra sera rude et il faut de nouveau mettre le 4x4 et rouler en première. La route est loin d’être plate, cela secoue pas mal. Mais aucun danger. On prend vite de l’altitude et la vue sur les montagnes et vallées environnantes devient splendide. Au bout de la montée, un col, une route goudronnée et neuve. L’air est frais. Le versant descendant est plus doux et la conduite sur l’asphalte plus confortable. Nous prenons la direction de Nizwa, par de grandes routes larges. Nous avons appelé la Majan GH et 2 chambres nous sont réservées. Arrivant de Al Amra, nous traversons la ville de Nizwa et après 5 km direction Muscat, nous trouvons l’hôtel sur la gauche. Grandes chambres, propres et surtout une douche ! Au tarif de 25 RO la nuit. Après un lavage à fond, nous allons visiter Nizwa et sa magnifique mosquée au cœur de la ville. Nous trouvons notre traditionnel resto indo-pakistanais pour le repas de midi. Curry de mouton, poulet masala, galettes de pain. Les prix sont inversement doux par rapport à la force des épices ! On peut manger avec les doigts, chaque resto et pourvu d’un coin spécial pour se laver les mains après le repas. Nous visitons ensuite le splendide fort, qui jouxte la mosquée. En attendant que les souks s’animent (ils ouvrent dans tout le pays à 16h30 pour l’après-midi, sinon le matin), je vais chez le barbier, une tradition lorsque je voyage dans les pays musulmans. Je ne réussis pas à convaincre Fab d’en faire autant. Rasage, massage de la tête et de la nuque, craquement des doigts et de la nuque, 30 minutes de plaisir pour 1.5 RO. Retour aux souks, mais peu de stands sont ouverts. Il y a néanmoins un souk aux poissons, dont des thons et des espadons de taille plus que respectable. Nous nous posons ensuite sur la terrasse d’un resto turc entre la ville et la GH pour d’abord quelques parties de cartes et ensuite notre repas du soir (4.8 RO pour les 4). Retour à l’hôtel pour une nuit calme et réparatrice.

Dimanche 2 novembre

On prend le rythme : réveil à 06h15. On fait les sacs avant le premier repas du jour. Puis, on retourne aux souks, guère plus animés que la veille. On achète tout de même des dattes et quelque chose d’inconnu pour nous, du sirop de dattes. C’est excellent avec un yaourt. Vient ensuite l’épisode ravitaillement. Nous n’avons rien à manger pour ce soir et nous devons trouver un supermarché. De plus, nous voulons acheter de quoi nous asseoir, car manger par terre dans la poussière, ce n’est pas vraiment le top. On trouvera facilement 2 tapis de sol et 4 petits tabourets en plastique. Mais par contre, pour trouver de la viande, rien, sauf du congelé. On fera Nizwa de long en large, rien, rien, rien ! Finalement, on se rabat sur un resto et on achète des poulets grillés à l’emporter. Le serveur nous rajoute encore des crudités, pour un total de 3 RO. En fait, tous les restos pratiquent la vente à l’emporter. La destination du jour est le plateau de Sayq. Nous descendons donc jusqu’à Birkat al Mawz où la bifurcation pour la montée se prend. Après quelques km, il y a un check-point policier où il faut montrer son permis de conduire. Toute la vallée est utilisée par l’armée, cela doit être la raison de ce contrôle. Le policier note le nombre de personnes qui montent, le type de véhicule en s’assurant que nous avons un 4x4. Les autres types de voiture n’ont pas d’accès. Bizarre, car la route est goudronnée et pas si pentue que cela, en tous les cas bien moins que ce que nous avons déjà vu. Les paysages sont à nouveau splendides. Tout d’un coup, on aperçoit une petite ville, au milieu de nulle part, dans la montagne. Nous nous rendons au Diana Viewpoint à Sayh Qutnah où nous avons l’intention de camper. Il y a là quelques endroits parfaits pour planter sa tente. Le site est sur le bord d’une falaise rocheuse qui offre une vue spectaculaire et exceptionnelle sur les environs. Il est encore tôt dans l’après-midi et nous partons faire une balade à pied sur le chemin mentionné W18A. Il s’agit d’un sentier qui relie des villages entre eux, à flancs de coteaux et longeant ou traversant les cultures en terrasse. Des systèmes d’irrigation (falaj) assurent l’arrivée d’eau. Nous croisons un paysan qui plante à la main des gousses d’ail. Quel travail de titan d’avoir construit toutes ces terrasses avec des pierres, le long d’une pente importante. Nous traversons 2 villages, mais Dominique a mal au genou, les montées et descentes d’escaliers la font souffrir et nous rejoignons la route principale qui surplombe le sentier pour retourner à notre point de départ. Nous aurons tout de même vu quelques touristes qui ont un peu triché en suivant un falaj, et donc en évitant de descendre dans les cultures pour remonter plus loin. La balade aura duré 2 bonnes heures. Nous partons ensuite monter notre camp, à l’extrême gauche du site, tout en mettant de l’eau à bouillir pour le traditionnel thé. Nous sommes pile à l’heure pour assister au coucher de soleil sur les montagnes. Les couleurs du ciel sont splendides et nous prenons de nombreuses photos. Exceptionnels paysages … De nombreux buissons secs nous fourniront du bois pour le feu du soir qui nous réchauffera. Il faut dire que nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude et que l’air est frais. Nous avions pris une polaire, ce sera le seul soir où nous la sortirons. Ce soir, nous dormirons dans nos sacs ! Avant d’aller se coucher, nous rangerons comme d’habitude le camp, en rentrant poubelle et nourriture dans la voiture afin d’éviter que des animaux viennent se servir pendant notre sommeil.

Lundi 3 novembre

La nuit a été fraîche. Le lever du soleil vers 06h15 est également très beau, offrant une luminosité et des couleurs splendides. Thé, petit-déjeuner, puis rangement du camp. Dès que le soleil monte dans le ciel, la température prend l’ascenseur et redevient agréable. Aujourd’hui, direction la mer ! On redescend en plaine, pas de contrôle policier à la sortie. Une belle autoroute gratuite nous ramène vers Muscat et l’aéroport. Nous retraversons toute la ville avec des autoroutes. Les directions sont bien indiquées, par quartier. Muscat est une ville très étendue, divisée en quartiers. Il faut dire que la partie ouest de la ville est construite au milieu de collines et chaque espace permettant de construire est utilisé. C’est le cas à Ruwi, Muttrah et Muscat. Selon les indications du Oman Off-Road, nous trouvons presque du premier coup la route pour nous rendre à Yiti, plage distante d’une 15 de km où nous avons l’intention de nous poser pour la nuit. Il y a là un petit village de pêcheurs et une longue plage déserte, mis à part quelques locaux. L’eau est chaude et limpide. Malheureusement, ce site ne va pas rester intact. Un grand chantier est en cours et le bal des camions est impressionnant. Une marina est en train de se construire et la suite sera des hôtels de luxe, un golf, des spa, bref tout pour le tourisme aisé. Le village de pêcheurs va sans doute disparaître … A la fin de la route goudronnée, il ne faut pas hésiter à partir dans le sable en suivant les traces existantes. On peut aller jusqu’au bout de la plage. On peut facilement planter sa tente ici. L’endroit est trouvé, mais nous réalisons que nous n’avons pas de quoi manger ce soir. Alors retour sur Muscat, au magasin Carrefour City Center le long de l’autoroute avant d’arriver sur Ruwi. Une fois le plein de victuailles fait, on reprend le chemin de Yiti. Baignade, soleil, on passe le reste de l’après-midi à la plage. Le coucher de soleil ne se fera pas dans la mer, mais les couleurs du ciel sont toujours magnifiques. Des pêcheurs ramènent des petits poissons qu’ils font immédiatement cuire après les avoir épicés d’une poudre qui décoiffe ! Vu qu’on leur avait fourni des allumettes, ils nous offrent quelques-unes de leurs prises. C’est bon, mais les lèvres brûlent un peu ! Il faut dire que ces pêcheurs, comme beaucoup de gens vivant de métiers peu rémunérés, sont de souche indienne. D’autres gens du coin improvisent des parties de foot sur le sable dur vu la marée descendante. Le foot est une institution dans ce pays, il y a partout des terrains, des fois même en gravier grossier. Il ne doit faire bon d’être gardien de but … Finalement, nous sortons notre grill pour les saucisses achetées chez Carrefour. A un moment donné, en allant chercher quelque chose à la voiture, ma lampe de poche éclaire deux yeux dans la nuit. Un fennec ! L’animal nous observe à une trentaine de mètres, sans aucun doute attiré par la nourriture. Nous le verrons souvent grâce à nos lampes qui font briller ses yeux. Il sera même rejoint par un complice. La tente est montée dans le sable face à la plage, un peu au vent ce qui la fera bien bouger. Fabrice a assurée en se mettant un peu en retrait, plus à l’abri. Il fait chaud, on pourra dormir hors du sac.

Mardi 4 novembre

Le vent s’est levé pendant la nuit et la tente a été sacrément secouée. Au réveil, surprise : les chaussures que nous avions laissées devant notre petit 4 * ont disparu ! On voit clairement des traces de chat (ou de fennec…) venir jusque devant la tente, en faire le tour. Une petite recherche dans les environs nous permettra de retrouver nos godillons éparpillés dans les environs. Un des nu-pieds de Dominique a par contre été suffisamment rongé pour qu’elle puisse en racheter d’autres … Après ces péripéties, on profite encore un peu de l’ombre pour prendre le thé du matin et plier le camp. Dès que le soleil pointe, la température grimpe immédiatement. Nous retournons au Carrefour de Muscat faire le plein de courses. Sur place, il y a un ou deux vrai coffee shop et on ne résiste pas à l’appel d’un véritable Espresso. Mais avec le prix de 4 Espresso, on prend un repas dans une de nos échoppes indo-pakistanaises… Le but du jour sera le Wadi Dayqah et le Wadi As Sawayh. Nous prenons donc la direction de Qurayat, juste après le Carrefour en revenant vers Ruwi. Avec les indications toujours aussi précises du Oman Off-Road, nous trouvons facilement notre chemin. Première déception : il n’est désormais plus possible de remonter le Wadi Dayqah, un barrage est en cours de construction (et bientôt terminé apparemment) et bloque l’accès à la vallée. Nous nous rabattons donc sur le As Suwayh. Quelques dizaines de mètres avant le village, il y a une grande piscine naturelle, entourée de rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau (env. 10-12 mètres de haut). Mais avant d’y piquer une tête, nous décidons de remonter le Wadi à pied pour une belle balade. En regardant le village, il y a deux falaj qui amènent de l’eau, un sur la droite, l’autre sur la gauche des versants. Celui de droite (en regardant le fond de la vallée) est bien plus pratique, car il va plus loin. Ainsi, on marche à plat sans devoir escalader les rochers. Nous ne l’aurons remarqué qu’au retour … puisqu’on remonte le Wadi par la gauche ! Bref, deuxième déception, il n’y a que peu d’eau et donc pas de piscine pour se baigner. Après 2 bonnes heures de promenade dans un cadre grandiose, entouré de montagnes sauvages, on revient donc à l’entrée du village. Et là, baignade dans une eau chaude et douce. Des gens du village viennent nous voir, petites discussions. L’un d’entre eux nous amène dans sa maison pour un café omanais (parfumé à la cardamome) et des dattes. Son père, aveugle et apparemment bien usé par la vie, est là. Il nous explique qu’il devrait l’emmener chez le docteur, mais que cela coûte cher, etc.. Apparemment, il sollicite de l’argent mais sans le dire vraiment. Un peu plus tard, de retour vers notre voiture, nous ferons un don discret. L’endroit sera parfait pour camper cette nuit, donc nous montons les tentes, juste avant la tombée de la nuit. Nous avons acheté une nouvelle lampe à gaz ce matin, elle nous éclaire pour nos parties de carte dans cet endroit de bout du monde.

Mercredi 5 novembre

Y a-t-il encore besoin de le dire, nous nous levons avec le soleil vers 06h15. Avant de prendre le thé du matin, une petite douche naturelle dans la rivière. Il y a un petit bassin avec de l’eau jusqu’à mi-cuisses qui fait bien l’affaire. Trempette, un peu de savon, re-trempette et voilà ! Petit-déjeuner, paquetage et nous voilà prêts pour le départ, en direction du sud. Nous rejoignons la côte vers Dibbha où la route redevient goudronnée. Pour une fois, nous manquons un site : le Sinkhole (un trou dans le sol avec de l’infiltration d’eau de mer dans lequel on peut se baigner). Nous nous en rendons compte trop loin pour faire demi-tour et nous continuons donc notre route. Un petit stop à White Beach, une large plage au sable blanc. Aucune ombre, quelques déchets sur la plage, l’endroit est beau, mais pourrait être mieux conservé. Il y a bien des poubelles, mais les détritus sont surtout à côté … Apparemment, le Sultan Qaboos développe son pays à la vitesse grand V, amenant des routes, de l’électricité, des écoles, dans les coins les plus reculés. Mais il a encore du boulot avec la propreté et l’environnement. La route du bord de mer est en réfection et nous n’avançons pas vite. Une nouvelle autoroute s’est construite un peu plus haut, nous prenons une piste qui nous y conduit et là on pourra rouler sur du velours … avant de se rendre compte que nous avançons à 100 km/h sur une portion en construction et fermée à la circulation ! Arrivée finalement à Sur, ville côtière. Nous baladons sur la Corniche, d’où on peut admirer le splendide phare. Les bleus du ciel et de l’eau sont magnifiques. Dommage, là-aussi les détritus sont nombreux au bas du muret qui délimite la plage. Nous prenons notre repas, un excellent Fish mix grill, au Sur Beach Restaurant, puis départ vers Jas-al-Jinz où nous espérons planter nos tentes sur les plages où les tortues viennent pondre. A la réserve où les tortues sont visibles la nuit, il n’est désormais plus possible de camper. Une sorte de complexe a été construit, avec chambres, restaurant, etc… au prix de 120 RO la nuit !!!!! Oman va concurrencer Dubaï avec ces prix-là. Nous repartons donc chercher un autre endroit et nous constatons qu’il est difficile de camper dans cette région. En plus, il faudrait laisser le campement pour aller voir les tortues. Bref, ce soir ce sera hôtel. Nous trouvons le Turtle Beach Resort (suivre les indications au rond-point à l’entrée de Jas-al-Hadd). Très bien, avec une belle plage de sable et une eau limpide. Nous logeons dans de petites huttes, les toilettes et douches, propres, sont communes. Le prix : 42 RO pour une chambre double, le repas du soir et celui du matin (formule buffet). La réserve aux tortues n’est qu’à 15 minutes en voiture. Pas d’hésitation, on reste. Après-midi de plage, de parties de carte, avant le repas du soir. Vers 21h00, nous sommes à la réserve où nous payons notre droit d’entrée de 3 RO par personne. Il y a bien une centaines de personnes, mais répartie en plusieurs groupes d’environ quinze. Chaque groupe a 2 guides qui délivrent des informations très intéressantes sur les tortues. Nous aurions bien voulu les voir de manière plus individuelle, mais ce n’est plus possible. Départ donc pour la plage, avec des lampes de poche à lumière douce et rouge. Les photos sont interdites, surtout les flash. La plage est parsemée de cratères, apparemment l’endroit est vraiment fréquenté. Très rapidement, nous trouverons 3 tortues. Leur taille est impressionnante. La première est en train de recouvrir le trou dans lequel elle vient de pondre, avec ses pattes. En se tenant juste derrière (il ne faut pas aller devant elle pour ne pas la stresser), on se prend des giclées de sable. Quelle vigueur dans le geste ! La deuxième que nous verrons a fini son labeur et retourne tranquillement à la mer. Et là, la chance passe par ce coin et nous découvrons une tortue en train de pondre. Elle a creusé son trou et elle dépose au fond une bonne centaine d’œufs, souples et blancs. Spectacle de la vie et de la conservation de l’espèce. Cette tortue a dû faire des milliers de km pour trouver cette plage, et nous sommes là à contempler ce moment simple, pas spectaculaire, mais tellement émouvant. Nous sommes de retour à notre resort vers les 23h00. La nuit est étoilée comme d’habitude et il y a un petit vent du bord de mer qui nous fera passer une bonne nuit.

Jeudi 6 novembre

Le lever du soleil est juste splendide avec des couleurs pastel. Pas de stress ce matin, pas de camp à ranger. Nous prenons le buffet du petit-déjeuner, avant de piquer une tête dans la mer chaude et limpide. Une douche et un peu de toilette plus tard, nous voilà prêts pour la suite du périple. Direction le Wadi Bani Khalid et les dunes de sable du Wahiba Sands. Nous retournons direction Sur, puis Al Kamil par d’excellentes routes goudronnées. La montée jusqu’au bout du Wadi est facile, pas de piste. En arrivant sur les lieux, nous voyons tout de suite que l’endroit est moins sauvage que d’habitude, il y a beaucoup de véhicules sur le parking. Il y a du monde, mais quasi aucun touriste. Nous ne voyons aucune femme. Les hommes pique-niquent, se baignent, discutent. Les grills fument et la viande dégage une odeur alléchante. L’endroit est splendide, avec une énorme piscine naturelle, un petit pont en fer qui enjambe l’eau, quelques constructions pour faire de l’ombre. On peut sauter dans l’eau depuis plusieurs rochers, l’eau est chaude et propre. Nos femmes restent habillées pour se baigner (t-shirts et bermudas), mais elles sont néanmoins dévisagées, pas par agressivité. Les femmes omanaises arrivent enfin, en groupe, accompagnées des enfants. Mais aucune d’entre elles n’ira dans l’eau. Nous profitons du site. Baignade en eau de mer le matin, en eau douce l’après-midi, belle journée … Pas de possibilité de camper ici, il nous faut bouger. Nous redescendons du site et nous arrêtons dans un resto … indien dans le premier village. Ce sera excellent comme d’habitude. La piste qui part dans le Wahiba Sands n’est qu’à quelques km, ce sera parfait pour y arriver avant la nuit. Dès notre entrée sur la piste, nous sommes abordés par un bédouin qui nous dit avoir un campement peu après et qu’il peut nous conduire dans les dunes. Nous hésitons car nous nous voulons rester indépendants. Nous le suivons tout de même pour voir, et à peine sortis de la piste, nous comprendrons rapidement que partir seul et inexpérimenté dans les sables peut vite devenir compliqué. En effet, la conduite dans les sables souples est difficile et le risque de rester bloquer très important. Bref, nous négocions avec ce bédouin, pour qu’il nous conduise dans les dunes, quelque part où nous serons seuls pour installer notre campement. Il prend le volant de notre Land-Cruiser après avoir bien dégonflé les pneus pour augmenter la portance. Il prend de la vitesse et grimpe une dune d’une déclivité incroyable. Le tout en riant comme un fou. Très impressionnant. Il parcourt ensuite les dunes, jouant avec le terrain, les montées, les descentes, avant de trouver un endroit assez plat, où il y a même du bois sec. Ce sera notre camp pour la nuit. Nous sommes isolés au milieu des sables, la piste principale est plusieurs centaines de mètres au-dessous de nous. Notre bédouin part à pied avec l’heure du rendez-vous pour demain matin afin qu’il nous ressorte de là. Sans lui, nous serions restés en bas, près de la circulation, sans vue, ni le sentiment d’espace que nous avons là. Après la montée des tentes, nous assistons au coucher de soleil, donnant au sable des couleurs orangées et ocre, des ombres, des variations de couleur magnifiques. Malheureusement, un vent fort se lève. Les sardines ne tiennent pas dans le sable et nous devons consolider nos tentes. Nous nous mettons à l’abri derrière un monticule de sable pour manger. Nous ramassons le bois sec et avons de quoi faire un bon feu. Le vent ne durera que 2 heures avant de se calmer et disparaître. Nous restons au clair de lune et à la lumière de notre lampe à gaz. Ce sera notre dernière nuit en camping, au milieu des sables du fond de la péninsule arabique.

Vendredi 7 novembre

Nuit très calme, sans mosquée pour nous réveiller. Nous nous levons pour assister au lever du soleil sur les dunes. Comme d’habitude, Michèle sera toujours la première à être debout et à pouvoir voir le spectacle, alors que comme d’habitude, je serai le dernier et je manque toujours la sortie de l’astre. Les couleurs sont plus douces que celles du soir, mais restent grandioses. Comme prévu, notre bédouin, accompagné d’un enfant, arrive à pied pour nous reconduire sur la piste principale. Une fois le camp plié, nous lui confions le volant et il repart dans les dunes, prenant des chemins que nous n’aurions pas osé emprunter. Il maîtrise facilement les difficultés du terrain et passe là où nous n’aurions pas pensé que cela soit possible. Nous nous arrêtons à leur campement où un café omanais nous attend, avec une purée de dattes. Une femme, portant un masque sur le visage est là et nous présente des créations faites de sa main à l’aide d’un métier à tisser. Nous achèterons quelques « babioles », telles que des bracelets, des garde-pages pour des livres, bref un peu d’artisanat local. Nous reprenons la direction de Muscat, qui se trouve à quelque 200 km. En chemin, nous nous arrêtons à Ibra, où nous ne voyons aucun touriste. Il y a un petit souk local, très typique. Nous voyons des artisans travailler le bois, avec des outils basiques, et réaliser des gravures splendides notamment sur des portes, la grande spécialité de tout le pays. Nous arrivons finalement sur Muscat du côté de l’aéroport. Nous commençons à connaître un peu les voies d’accès aux différents quartiers et nous nous retrouvons assez facilement sur la Corniche de Muttrah. Nous avions réservé par téléphone la nuit au Corniche Hôtel (30 RO), juste en face du marché aux poissons. L’établissement aurait bien besoin d’une rénovation, mais bon, pour une nuit cela ira. Après une bonne douche, nous prenons notre traditionnel repas pakistanais sur une terrasse en face du souk aux poissons. Comme d’habitude, ce sera excellent, bon marché. Personne n’aura connu de problèmes gastriques durant ce voyage. Puis, nous faisons toute la Corniche à pied, une splendide balade qui dure quelques km aller-retour. En revenant sur l’hôtel, les souks se sont animés (ils sont ouverts le matin, puis reprennent vers 16h30), et nous les visitons. Il y a surtout de l’artisanat et des habits. On y voit quelques touristes. C’est intéressant, mais cela n’a rien d’exceptionnel, rien à voir avec les souks d’autres pays. Nous avions vu dans le « Petit Futé » l’adresse d’un resto qui sert des spécialités omanaises dans le quartier de Ruwi. Plutôt que de risquer de se perdre avec notre véhicule dans le flot de la circulation, nous optons pour le taxi. Il y a devant le marché aux poissons des minibus qui font office de taxi collectif en direction du quartier de Ruwi. Démarrage quand c’est plein pour 100 Baisal par personne. C’est local, ça fonctionne, départ. Le taxi nous pose vers la gare routière qui est à environ 300 mètres du resto. Facile ! nous allons donc au Bin Ateeq Restaurant où nous mangerons dans un « salon » privé (en fait une pièce avec tapis au sol), par terre, avec des coussins pour nous caler. Il y a différents menus et nous optons pour celui à 7 RO par personne qui est composé de bien 10 plats différents. C’est bon, mais pas vraiment éloigné de ce que nous avons déjà mangé jusqu’à présent. Nous sommes donc un peu déçus, surtout vu le prix par rapport aux autres établissements. Pour rentrer sur la Corniche, on reprend un taxi collectif. Cela ne doit pas être si souvent que des touristes les empruntent, vu les regards amusés des clients et des chauffeurs. La nuit sera bonne dans un vrai lit.

Samedi 8 novembre

Après le petit-déj’, nous partons visiter le plus beau monument du pays, la mosquée Sultan Qaboos. Elle se visite du samedi au mercredi et de 08h00 à 11h00, attention donc à cet horaire. Le site est exceptionnel, à ne manquer sous aucun prétexte. L’extérieur est déjà magnifique, tout en perspective, avec une architecture islamique moderne. La salle des prières est juste incroyable, avec des lustres, des céramiques, des couleurs dans les tons verts. Il est écrit que cette salle peut accueillir jusqu’à 20'000 fidèles. Nous profitons de ces lieux solennels, avant de retourner aux marchés aux poissons de Muttrah. Autre ambiance ! Mais néanmoins à voir aussi. Il y a là de belles pièces, des thons, des espadons, de petits requins et bien d’autres encore. Des « artisans » préparent les poissons dans un coin du marché pour pouvoir les présenter ensuite sur les étals. Ils leur coupent la tête, les queues, lèvent les filets, très intéressant et parfois spectaculaire. Surtout qu’ils font cela à mains nues et avec des couteaux visiblement bien effilés. Direction ensuite le quartier de Muscat, sur la continuité de la Corniche. L’endroit est certes beau, mais il n’y a rien de vraiment spécial à notre goût. Nous partons finalement sur Seeb où nous avons réservé notre dernière nuit omanaise au Al-Bahjah Hotel. C’est le milieu de l’après-midi, la ville est morte, il n’y a personne dans les rues. Nous peinons même à trouver un restaurant d’ouvert. Finalement, nous mangerons dans un … resto pakistanais. C’est toujours aussi excellent et dépaysant car tous les clients sont des gens du crû. Nous nous régalons de curry pour un prix vraiment modique (5, 2 RO pour 4). Il nous faut maintenant penser à ramener notre 4x4 à l’aéroport. Les femmes resteront à l’hôtel pendant que Fab et moi allons faire le plein et laver la voiture. Les car-wash sont très nombreux, il y en a dans presque toutes les stations services. Un employé lave d’abord le véhicule avec un karscher, puis un autre vient le sécher avec une serviette, un troisième s’occupe de l’intérieur (chiffon et aspirateur). Ils lustrent même le bord extérieur des pneus avec un produit pour les rendre brillants. Apparemment, les Omanais sont pointilleux avec la propreté des voitures ! Tous les employés sont des Indiens, une fois de plus, le métier de laveur de voitures ne devant figurer dans les hautes couches sociales du pays. La restitution du véhicule se fera sans souci à l’aéroport et nous revenons à Seeb avec un taxi. La nuit est tombée, les trottoirs se sont remplis, il y a maintenant du monde à l’extérieur. Fab et moi allons chez le barbier nous faire raser une dernière fois avant notre rentrée en Suisse. Nous nous baladons ensuite dans les rues où les magasins de bijoux (en or) et de vêtements pour femme sont très nombreux. On y voit des robes très décolletées, des couleurs vives et aussi de la lingerie fine. Sous leur robe noire pour sortir dans la rue, les Omanaises doivent finalement être assez coquettes. Nous jouons une partie de cartes sur une terrasse et, mauvaise surprise, 2 personnes viennent nous réclamer de l’argent. C’est la 1ère fois que nous sommes confrontés à la mendicité dans ce pays. Dernier repas. Nous aurons vraiment testé la cuisine indo-pakistanaise. A la fin, nous avons abandonné le riz pour le pain, cuit au feu de bois et toujours présenté sous forme de galette. Nous nous sommes aussi habitués à manger avec les doigts (de la main droite). Retour à l’hôtel, dernière partie de cartes, paquetage des sacs, avant une courte nuit.

Dimanche 9 novembre

Lever très tôt, tiens avant le soleil pour une fois, vers 04h00. Le taxi que nous avions commandé la veille à la réception de l’hôtel est à l’heure. Incroyable hasard, alors que les taxis sont si nombreux, c’est le même chauffeur que celui de notre arrivée qui nous reconduit à l’aéroport. Tout comme à Doha pour le voyage aller, nous avons un problème avec nos e-ticket. Qatarairways ? le système informatique ? Nous ne le saurons jamais. Du coup, nous sommes les derniers à embarquer dans l’A319 qui nous ramène à Doha. L’avion est plein. A peine une heure plus tard, nous avons un court transit à Doha, juste le temps de passer au Tax Free Shop, pour foncer à l’embarquement. Cette fois, de nombreux sièges sont vides dans l’A330. A nouveau des écrans personnels, un grand choix de films, le vol sera tranquille. Nous posons à l’heure prévue à Genève, nos bagages sont là. Un retour sans histoire.
Jordanie en individuel ou circuit organisé English translation pending
by Pythie · 2008-11-11 · 19 replies
Bonjour,

J'envisage un circuit en Jordanie au printemps prochain. D'habitude j'organise de A à Z mes voyages (sauf en Russie ou je suis partie en circuit organisé avec NF). Je ne suis pas fan du tout des voyages organisés, mais je me demande si la Jordanie (que je connais assez peu) peut se pratiquer facilement en voyage individuel (couple) ? J'ai à peu prés mon circuit en tête et 8 à 10 jours de dispo (location de voiture si c'est possible) mais est-il, comme pour la Russie, recommandé de voyager en organisé: autorisations diverses, sécurité, facilité d'accés aux sites etc..? Et si oui y a t-il des formules organisées plus recommandables que d'autres ( qualité des guides locaux...) Merci de vos conseils

Pythie
Premiers pas à Pétra English translation pending
by Simplybrice · 2008-11-07 · 3 replies
J'ai laissé Amman sans avoir vu grand chose de la ville mais sans regrets tant la ville semble inaccessible au voyageur pressé et averti. Tout indiquait de tout façon que les sites dignes d'émerveillement n'y pululent pas. En plus, la perspective de gagner Petra emporte tout sur son passage.

Pour aller à petra depuis Amman, ça peut sembler un jeu d'enfants. Tous les touristes circulants en Jordanie étants pour le moins obligés de faire la liaison, on peut se dire que des armées de car transitent entre les deux localités et ce, à longueur de journée. Et bien, ce serait comme se mettre le doigt dans l'oeil. Dans les faits, rares sont les visiteurs qui font le chemin en transports publics, tous sont bien trop occupés à suivre un ou plusieurs guides à la fois, bien sagements assis dans des bus climatisés et réservés à l'avance. Pour ceux qui comme moi ne réservent rien et se risquent à de longues heures d'attentes ou à des quiproquos à rallonge, il n'y a que deux minibus par jour et tous les deux partent d'Amman entre 6h30 et 7h du matin. Il convient donc de ne pas le rater sous peine de désillusion pendant 24h.

Le rendez-vous avec Martha et Jamal est à 6h. Plus de crampes de paupières, plus de douleurs derrière les genous, même plus envie de remettre une couche de sommeil, je suis un matinal accompli! Jamal qui partage ma piaule est lui encore du genre à ne pas pouvoir mettre un pied devant l'autre avant 11h du matin, c'est donc à moi qu'il revient maintenant de mettre sa machine en route, qui l'eu cru il y a encore quelques semaines? Quand j'arrive à la réception, le veilleur de nuit dort aussi. Il me revient donc aussi de le réveiller, incroyable!! Théoriquement la mise en place du petit déjeuner de l'hotel est effective dès 6h du matin mais ce matin-là, pour ceux qui prendront le bus de bonne heure, ce sera plutôt à base de biscuits achetés dans une superette. Il est en réalité trop tôt pour tout le monde sauf pour moi.

On attrape un taxi sans soucis, idem pour le minibus pour lequel nous sommes les premiers à attendre. On attrape les sacs qu'on grimpe entre le chauffeur et le siège passager et on s'assoit juste derrière. Les sacs feront un parfait appui pour nos jambes quand le sommeil se fera inévitablement sentir. Tout ce passe comme prévu, les biscuits se suivent jusque dans ma bouche, le sommeil me rattrape tout juste après avoir lancer quelques regards sur la route qui défile. A mesure que l'on descend dans le sud de la Jordanie, le paysage toujours aussi sec dévoile des dénivelés plus impressionnants. Les montagnes alentours ne sont pas forcéments hautes mais sont toutes assez escarpées pour qu'on ai l'impression d'être à 3000m d'altitude. En fait, Amman comme Petra est à environ 600m d'altitude donc on serpente entre les montagnes sans forcément monter ni descendre. Ici et là, on devine le lit d'une rivière, mais peine perdue pour elles, elles ont l'air à sec depuis la nuit des temps.

Le réveil final arrive alors que l'on est à quelques encablures de Petra. Rien autour n'a changé, c'est intriguant. Le village à côté s'appelle Wadi Musa ce qui est aussi le nom de Petra en arabe et, alors qu'on l'aperçoit pour la première fois depuis la route qui en arrivant le surplombe, on ne peut manquer le fait que la montagne prend tout à coup des formes plus alambiquées et torturées. Géologiquement parlant, la différence est frappante, nul doute qu'on est arrivé. Effectivement, quelques tours de roues plus tard, le minibus se stoppe, on est arrivé. Bienvenue à Wadi Musa! Il est 11h du matin et la journée s'annonce radieuse, le soleil brille et le thermomètre approche les 25°, température idéale pour le farniente comme pour la grimpette. Ne reste plus qu'à trouver notre hotel. Comme nous sommes trois, un taxi ne fera pas de mal sachant qu'on peut facilement partager la note. Charge au chauffeur de savoir où se trouve notre nouveau refuge, pas de problèmes pour lui, Wadi Musa est un village à taille humaine et les hotels pas chers se comptent sur les doigts de 3 mains, sachant que sans le savoir nous avons choisi le plus populaire d'entres eux. Nous choisissons la moins chère des propositions proposées à savoir partager un dortoir de 8 lits. Il y a juste assez de place pour nous, 5 lits sont déjà pris. Le temps de poser nos affaires et à l'unanimité nous choisissons d'investir le site de Petra dans la seconde. Je n'ai pas le monopole de l'impatience et ça fait plaisir à voir!!! Le temps d'acheter de quoi manger une fois sur place et de grimper dans un nouveau taxi, nous voilà partis! En 3 minutes et 1 euro, nous voilà déposés devant l'entrée principale. A nouveau 3 options "s'offrent" à nous. Le ticket pour 1 journée à 25 euros. Le ticket pour 2 jours à 30 euros. Le ticket à 35 euros pour 3 jours et plus... Est-ce utile de préciser que le choix n'est pas aussi cornélien qu'il y parait? Le ticket pour 3 jours et plus s'est imposé de lui-même... Comme une évidence...

On pénètre dans Petra par un large chemin. La gauche du chemin est dévoué aux anes, aux chevaux et aux charioles transportants les touristes à mobilité réduit et aux portes-feuilles à rallonge. D'ailleurs, en entrant, impossible de ne pas s'entendre dire "horse?", "charriot?", "I make good prize for you!", "do you understand?". Mais que nenni, quitte à découvrir, autant prendre son temps... Après avoir quittés les hordes de cavaliers, on avance vers les montagnes jusqu'à être entourés par elles. Au bout du chemin à ciel ouvert, on se retrouve face à une paroi dans laquelle émerge une ouverture large de quelques mètres, c'est le Siq. Le Siq est un canyon, une entaille de 1, 2 km de long (1, 2km, tu te rends compte!!!!!!!!?), large de 3 à une quinzaine de mètres, enserrée par 2 parois aux formes voluptueuses hautes de 40 mètres (40 mètres, je me répète mais tu te rends compte!!!!!!?). Il faut environ quinze minutes non-stop pour parcourir le Siq de part en part. Pendant ces 15 minutes, on ne sait où poser le regard tellement les perspectives sont étonnantes, parfois on ne peut apercevoir le ciel au dessus de nos têtes tant le passage est étroit et tant les parois s'inclinent l'une vers l'autre. La hauteur donne le vertige. L'étroitesse peut entraîner la claustrophobie. Chez moi, ça ne provoque que l'émerveillement et c'est déjà beaucoup. En plus, question émerveillement, ce n'est que le début. Le Siq débouche en effet sur le Trésor. Au détour des virages, une silouhette monumentale se laisse entrevoir. On devine une première colonne, une première statue, un fronton. L'image qui trottait dans ma tête depuis des années laisse la place à la réalité du lieu. Chaque pas nous rapprochant de la sortie du Siq nous dévoile un peu plus de la façade exquise. Comme un riff' de guitare qui accouche d'un solo, on quitte le Siq les yeux aimantés par le spectacle de l'entrée magnifique d'une ville 2 fois millénaire. Seul bémol, l'endroit concentre à juste titre tous les touristes que compte la Jordanie. C'est bienvenue à la Foirefouille, ça grouille, ça photographie, ça parle, ça crie sur fond de chameaux et de vendeurs de bouteilles de sables de couleurs représentant la célèbre façade sculptée. Ici les cameliers ont remplacé les cavaliers, sans doute pour des questions de concurrence, de la même façon qu'en cours de maths on apprend qu'on ne peut multiplier des choux et des carottes ou quelque chose comme ça. Il sera temps de s'émerveiller de ce monument dans les jours qui viennent en arrivant par exemple au lever du soleil vu qu'à cette heure, les touristes téléguidés attendent encore qu'un buffet leur soit servi.

On laisse le trésor sur notre gauche pour s'enfoncer encore un peu plus sur le site. De part et d'autre, de nouveaux batiments s'invitent à notre regard, tout épouse la forme des montagnes. Plus avant, un amphithéâtre est taillé d'un seul tenant dans le roc. A vue de nez, de part mon expérience théâtrale de ces dernières semaines, celui-ci doit compter environ 4000 places ce qui est loin d'être ridicule considérant qu'ici tout est creusé dans la paroi! Après avoir passé le théatre, l'espace débouche sur une large vallée. Mais pas question pour les nabatéens de se laisser aller à la paresse, à nouveau des grottes ont été creusées, de nouvelles façades apparaissent, les restes d'un temple surgissent d'une colline, et partout autour de larges montagnes se dressent. Seulement ici, les montagnes ont un profil particulier, elles ne s'articulent pas autour de flancs évasés, elles partent vers le ciel, leurs flancs presques verticaux. Pas question de s'y aventurer aujourd'hui cependant, il est déjà 13h et la route "principale" ne s'arrête pas là. Traverser la vallée prend une bonne heure et on débouche sur le musée de Petra. Pas grand chose à dire et c'est presque tant mieux. Le musée est composé de seulement deux salles qui étallent de rares étagères sur lesquelles tronent vaguement quelques objets de petite taille. C'en est presque étonnant vu la taille du sîte qu'ils n'y exposent que si peu de choses. La visite est rapidement terminée. En quittant le musée, on laisse derrière soi la vallée principale pour s'enfoncer sur une voie nettement plus abrupte. Ca devrait écrémer la masse des touristes car c'est ici un peu comme un entonoir. Seuls les plus à même de grimper peuvent poursuivre l'aventure, les autres n'ont qu'à rebrousser chemin. La voie s'enfonce dans la montagne et remonte le long de celle-ci en suivant des escaliers aux marches inégales que le sable rend glissantes. Les marches se comptent par centaines et nos conversations avec Martha et Jamal s'interrompent rapidement après avoir commencer l'ascension. On grimpe comme ça pendant 45 minutes, c'est long et assez gratifiant. Je me rend compte une nouvelle fois que j'en ai dans le coffre quand après quelques minutes d'effort j'ai déjà distancé mes compagnons d'échappée. Au terme de la montée, suant malgré tout à grosses gouttes, on arrive face à une nouvelle façade ressemblant comme deux gouttes d'eau au Trésor, c'est le Monastère. Ca a la couleur du Trésor, le gout du Trésor, mais ce n'est pas le Trésor. C'est perché tout là-haut et ça fait une énorme différence! De plus la lumière du soleil commence à décroître, exacerbant les couleurs de la montagne. Impossible de rester insensible au spectacle offert par le nabatéens et magnifié par le soleil couchant. Mais le soleil se couchant et notre aller n'étant pas tout à fait terminé, il ne nous reste plus qu'à faire quelques centaines de mètres pour profiter de ce qui s'appelle "the sacrifice point of view", pas besoin de traduire. Le chemin continue de grimper; comme à mon habitude, je ne regarde que mes pieds pour ne lever les yeux qu'une fois l'endroit rêvé atteint. Au juste moment, il est temps de récolter le fruit de mon dur labeur. Le panorama est à tomber à la renverse, sauf que si ici on tombe à la renverse, on atterrit 200 mètres plus bas, au fond d'un gouffre paraissant sans fond. De là-haut, on surplombe la vallée suivante qui n'est que à-pics, parois verticales, et autres perspectives renversantes. De plus, tous les autres grimpeurs sont déjà sur le chemin de la redescente, personne n'a eu l'idée stupide de profiter du coucher de soleil. Là où nous sommes c'est à dire tout en haut de la montagne, le point de plus éloigné de l'entrée principale, se trouve encore un vendeur de souvenirs dans sa boutique branlante. Le type s'appelle Musa, comme l'endroit où nous sommes, Wadi Musa signifiant en arabe "vallée de Musa". Musa est né dans la vallée et est un des rares vendeurs à dormir dans la montagne dans une grotte creusée voilà 2000 ans qui le protège lui et ses deux ânes "Bob Marley" et "Mickael Jackson" des intempéries. Musa nous invite à boire un thé bienvenue d'autant qu'un vent frais souffle et que la chaleur décroit. il nous propose aussi de nous raccompagner personnellement car cette nuit-là musa dort au village en contrebas. Cette proposition est évidemment accompagnée de clameurs de notre part car il devient évident qu'il va faire bientôt nuit et que la descente des marches promet d'être rock n'roll pour ne pas dire plus. On finira d'abord de regarder le coucher de soleil nous sachant dorénavant escortés jusqu'en bas. En partant, Musa attelle "Bob Marley" et nous voilà parti. Le chemin du retour nous ramène devant le Monastère. Et comme on suit Musa, pas de questions à poser. Celui-ci se met subitement à tourner en direction du monastère, on contourne la structure pour se retrouver aux pieds de gros rochers montants le long du Monastère. Ici trône un paneau "No climbing" ou "interdiction de grimper" mais comme Musa commence à grimper, on ne peut rien faire d'autre que de le suivre. De toute façon, j'ai trop envie d'en découvrir davantage pour rester planté là les bras ballants. On commence à grimper, tous en fait sauf Jamal qui ne sent pas trop ce coup-là. Mal lui en a pris. Ce petit bout d'escalade nous mène tout droit sur le toit du monastère. Le moment est privilégié et le mot n'est pas trop fort. La lumière est un peu faible pour les photos mais l'essentiel est ailleurs. Ces deux minutes passées à cet endroit d'ordinaire interdit sont plus qu'un temps fort supplémentaire, nous sommes les derniers sur le sîte et le panorama est épique. Revers de la médaille, comme nous sommes les derniers, il doit bien y avoir une raison. Il est largement temps de lever le camp où on va finir par dormir dans la montagne ce qui ne serait finalement pas pour me déplaire mais bref, on doit y aller.

Alors qu'on commence la descente, le soleil est déjà couché et la lumière approximative. Les premières marches se dévalent car on peut encore deviner là où elles sont placées mais tout le monde sait qu'on y verra bientôt plus rien. Le rythme est élevé et Jamal en retard. Heureusement pour lui, Musa possède une lampe ce qu'on avait pas prévu de prendre du fait qu'on aurait jamais imaginé rentrer après la nuit. Plus on descend et moins on distingue quoi que ce soit. A mi-parcours, on est dans le noir et le rythme s'en ressent. Et là, heuseusement encore, des collègues bédoins de Musa se trouvent encore sur le chemin avec leur âne. Tous ne sont comme nous pas équipés de vision nocturne mais en revanche pourvus de lampes-torches. Chacun d'entre-nous se fait finalement guidé dans l'obscurité par son guide personnel. L'ambiance est excellente et on est rapidement sur le plancher des chameaux (pas de vaches à l'horizon). Notre caravane transite à travers la nuit jusqu'à une sortie annexe, pas le temps de rejoindre la sortie principale, encore à plus d'une heure de marche. On retrouve la route goudronnée qui après les marches fait un bien fou. Malheureusement ou pas, la route est encore bien vallonnée et on arrivera rincés de cette journée éprouvante mais formidable dans le village bédouin vers 19h soi près de 2 heures après le crépuscule.

Musa a été pour nous un guide incroyable et lui dire au revoir sera un déchirement pour tout le monde, grâce lui soit rendu ici. Un taxi plus tard pour faire le trajet entre le village bédouin et Wadi Musa et nous voilà à l'hotel. On partagera le taxi avec une japonnaise fraichement installée au village bédouin qui nous dit qu'elle a du shopping à faire au village. Voilà qui est bien étrange, du shopping au village après 19h? En fait, elle se rend aussi dans notre hotel qui est en fait l'endroit du coin où l'alcool est le moins cher. Ceci explique cela... Mais pour moi, ce soir là, ça n'aura que peu d'incidence, je tombe de fatigue, Martha et Jamal itou. On dîne à l'hotel et bien nous en prend car on sert ici un buffet où l'on mange jusqu'à plus faim. A 19h30, une table de 5 mètres de long est garnie de plats divers et variés. Il y en a vraiment pour tous les gouts et les efforts fournis m'inciteront à remplir quatre fois mon assiette. Comme on dit, quand on aime, on ne compte pas! Pendant le repas, on échaffaude le programme du lendemain. Tout le monde est d'accord pour une tentative de lever avant l'aube pour profiter de Petra avant le flux des visiteurs très nombreux. Le réveil sonnera à 5h40, juste assez tard pour qu'on puisse dormir une huitaine d'heures. Je m'endors comme une pierre qui coule, personne ne ronfle dans le dortoir, c'est toujours ça de pris.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display