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Humanitaire pour découvrir Madagascar English translation pending
by Valiyon · 2006-11-05 · 3 replies
Bonjour à tous et à toutes ! Etant novice du voyage, j'ai eu la chance de rencontrer il y'a un an mon ami qui a relancé mon goût pour ceux-ci. Maintenant, je souhaiterait entamer mes bourlingues par des séjours à caractère humanitaire et notamment à Madagascar où il est si souvent allé et qu'il adore. Nous n'avons tous les deux aucune formation dans les domaines de l'éducation ni de la santé mais seulement nos mains et notre coeur pour partager d'enrichissantes expériences .... Merci à tous pour vos conseils ......😊
Croisière sur le Norwegian Spirit en février/mars 2007 (urgent) English translation pending
by Catherine21 · 2006-10-25 · 17 replies
Bonjour.

J'ai l'intention de faire une croisière au mois de février ou mars 2007 sur le norwegian spirit. Itinéraire:New-york, St-thomas, Tortola, Samana, New-york. Qu'en pensez-vous?? Êtes-vous déjà allé à ces endroits??Sa va être ma première fois sur un bateau de croisière et je trouve le prix très abordable.(1089$ pour une cabine intérieure avec le transport de montréal-new york inclus) Me conseillez-vous une cabine intérieur ou une vue sur la mer(c'est un peu plus cher). Pouvez-vous me donner vos commentaires sur le bateau et avons nous le temps de tout visiter lors de l'arret sur les villes (tortola, samana et st-thomas) J'ai peur de ne pas avoir le temps de tout faire. Une dernière question: Lorsque nous arrêtons aux villes, pour le diner et le souper, retournons-nous sur le bateau ou nous mangeons dans la ville??

Merci catherine
Tourisme sexuel au féminin English translation pending
by Naps · 2006-10-23 · 349 replies
ben oui, on parle toujours sur ce forum du tourisme sexuel masculin et on ne se gene pas pour le descendre en flammes, ce qui ma foi est comprehensible. mais qu en est il du tourisme sexuel au feminin? mmmmh? parce qu en fait, arretez moi si je me trompe, mais il me semble qu en fait il y a plus de tourisme sexuel feminin que masculin, en partie parce que les femmes peuvent se chercher un partenaire dans n importe quel pays, ce qui n est pas le cas des hommes(parce que c est par exemple pas demain la veille que les mecs iront faire ce type de tourisme en pays musulman). petit tour du monde: l afrique noire, une valeur sure, avec en tete le senegal et le kenya, mais aussi le malawi, la tanzanie etc... les pays arabes, notamment le maroc, la tunisie et l egypte, a tel point que les blanches seules s y font sacrement harceler et que meme les couples n y echappent pas car les locaux pensent que toute occidentale est venue dans son beau pays pour gouter la "cuisine" locale vu le nombre impressionnant de celles qui y sont venu chercher l aventure. la turquie evidemment, ce n est un secret pour personne. l amerique latine(j y suis en ce moment)et entres autres cuba et ses cheums. l inde ou ca n a pas atteint le niveau des pays arabes cites plus haut mais ou ca y va aussi pas mal. et meme jusqu a l indonesie dont les gigolos de bali(et dans une moindre mesure ceux de sumatra et sulawesi)ont acquis une notoriete internationale. et bien sur j englobe dans tout ca le tourisme sexuel direct ou on paye pour ce type de services et le tourisme sexuel indirect ou on paye seulement pour les repas, l hotel, les boissons etc...c est a dire le cas ou on entretient la personne. je distinguerai par contre ceux ou celles qui viennent(un peu naivement quand meme me semble t il)chercher l amour et ceux qui viennent uniquement chercher des aventures avec des partenaires multiples. notez quand meme que je ne fais partie d aucune ligue de morale et que honnetement je m en fous mais je trouvais normal qu on parle de ca vu qu on parle tout le temps des hommes que certaines se regalent a traiter de porcs etc... faut pas faire deux poids deux mesures, y a des porcs mais y a des truies aussi quoi... maintenant le moderateur c est a toi de jouer, si tu veux eviter le debat et user une fois de plus de ton droit de censure va s y...
Visas pour un détour au Canada depuis les États-Unis? English translation pending
by Cromag · 2006-10-17 · 4 replies
Bonjour a toutes et a tous! Je suis aux USA, dans le Wisconsin. J'envisage d'aller quelques jours au Canada (10 jours max et entree par l'Etat de New York) et de revenir aux USA par un autre Etat (Vermont). D'abord, je voudrais savoir si c'est possible? Ai-je besoin d'un visa touristique pour le Canada? Il y a-t-il pas des problemes particuliers pour revenir aux USA ensuite? MOn ami a un visa touristique, mais pas moi car mon passeport est d'avant oct 2005. Merci d'avance pour vos reponses. Nicolas nicokenherve@hotmail.com
Safari individuel au Kenya English translation pending
by LeTigre · 2006-10-04 · 78 replies
Bonjour à tous, je vous livre le récit de mon récent safari de 10 jours au Kenya, j'espère qu'il vous plaira ...

Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)

Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »

Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.

Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)

Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !

Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !

Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !

Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara

(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)

Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !

Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !

Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !

Vendredi 15/ Jour 0

Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.

Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !

Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.

Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !

L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !

La chambre et la vue sur la rue :





Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1

C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !

Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.

Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !

En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !

On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …

La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …

On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !

Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…

Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !

Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...



Vélo endommagé sur vol Ryanair English translation pending
by Schoukette · 2006-09-28 · 22 replies
salut a tous, voila je reviens d'un voyage d'un mois en irlande a vélo. Il s'agissait de mon premier voyage en tant que cyclotouriste, et j'ai adoré!!!!pas facile quand meme les routes irlandaises mais bon avec un soleil magnifique et oui je dis bien magnifique, tout roule. En tout cas, pour le retour nous avons pris l'avion ( compagnie Ryanair) et notre velo a ete endommagé ( le pedalier tout tordu ), ayant pris l'assurance celle-ci ne veut pas nous rembourser, bref tout ca pour dire que si vous avez le temps je vous conseille le bateau de Cherbourg, surtout pour y aller:) a bientot
Installation de l'eau dans un village du Sénégal English translation pending
by Mercure610 · 2006-09-23 · 9 replies
Bonjour, Notre asso est impliqée dans la réalisation d'installation d'eau dans un village du Sénégal (près de Mbour) Le dilemme : quoi installer ? un petit chateau d'eau, c'est trop cher pour nous ; un bassin en béton ? pourquoi pas, mais on en a déjà financé un qui s'est écroulé en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Aussi avons nous pensé aux réservoirs souples qui sont hyper solides, (durée de vie au moins 15 à 20 ans, ce qui donne le temps de mettre autre chose ne place) conviennent pour l'eau réservée à l'alimentation car étanche, peu onéreux (c'est important) et dont la contenance peut être adaptée aux besoins du village (prévoir l'arrosage du verger/potager) Le seul problème, le transport. Avec mes 20 kg d'octobre octroyés généreusement par IBERIA, je ne vais pas loin (j'ai raté de 2 jours le billet pas cher avec 100kg de sénégalaisement 😕) aussi est ce que l'idéal serait de trouver ce matériel sur place, quelqu'un peut il me dire si cela se vend sur Dakar ? et s'il en connait le coût. En france une 15.000 litres est proposée à 1178 euros ttc, si je rajoute le prix du transport et la fatigue qu'implique de se trimballer avec un carton d'environ 1m3 et 70 kgs, j'accepterai de payer un peu plus cher là bas !

Merci de vos réponses. Cordialement. mercure610
Pérou: réservation du billet d'avion retour et ouverture de compte bancaire English translation pending
by Nanouvet · 2006-09-20 · 3 replies
Bonjour, J'aimerai partir pendant 2-3 mois au pérou (et peut-être plus si affinité...), et voilà, il y a certains points où je pèche un peu: comme je ne connais pas ma date de retour, est-ce que vous savez s'il faut mieux avoir une réservation pour le billet de retour (un billet qui serait échangeable, et pour lequel il faudrait se présenter à l'agence qq jours avant pour préciser la date du retour), ou s'il faut mieux l'acheter directement là-bas (ms ds ce cas le délai serait-il trop long)? pour l'argent, comme je risque de partir pendant qq mois, est ce que je dois ouvrir un compte ds une agence internationale, et si oui, connaissez vous des agences qui sont au pérou? voilà, si vous avez qq tuyaux, quelques pistes pour répondre à mes questions, merci
Envoi postal d'un colis au Maroc? English translation pending
by Jéjé58 · 2006-09-12 · 19 replies
Bonsoir tout le monde. Je vous expose ma petite inquietude 😕 Voila je dois bientot envoyer un petit colis ( dans une grande enveloppe bulle format 20x27, 5) a ma petite amie au Maroc. Cette lettre contiendra une chaine avec un pendentif d'une valeur d'environ 50 euros une lettre et quelques photos. Ma question est : comment sa se passe pour les douanes dois je ne rien déclarer ( comme je l'ai fais une fois pour un bracelet mais bon c'était + petit donc + facile a planquer) ou dois je remplir un formulaire type cn 22 et dans ce cas combien cela coute t il?

En vous remerciant d'avance 🙂

a+
Hébergement à Yaoundé (Cameroun) English translation pending
by Chryss · 2006-08-26 · 24 replies
bonjour, nous devons partir le 8 septembre à yaoundé pour une adoption. qui a des tuyaux pour des hébergements en hôtel là bas, ou appartement meublé ? (tarifs, lieu...), sachant que j'aurais souhaité me trouver près du quartier "emombo". qui peut me dire où trouver une carte précise avec le nom des rues de yaoundé ? pour pouvoir situer ce quartier... qui peut me donner des tuyaux sur la mentalité des camerounais (comment nous considèrent ils ?)...
Vivre au Pérou English translation pending
by Alex41 · 2006-08-23 · 25 replies
salut à tous!!! je m'appelle alexa et mon mari et moi aimerions vivre au perou mais nous aimerions savoir le niveau de vie et quelques exemples ( resto, loisirs achat maison, voiture, salaires moyens, etc ....). Si quelqu'un peut nous aider alors HELP !!! merci d'avance
Ramener des orchidées de Thaïlande English translation pending
by Ericb · 2006-08-16 · 27 replies
nous sommes actuellement en thailande avec retour prevu a bangkok dans une semaine pour la fin de 3 semaines de voyage magnifique .questions ;ou acheter a bangkok pour les ramener en france des orchidees en pot -pas des fleurs coupees - come celles que l on voit par exemple ds les khlongsest ce que cela voyage correctement en aviony a til un moyen de s en faire expedier depuis la thailande directement vu le prix derisoire de l achat merci d avance pour les reponses rapides
Alcool et aliments à emmener au Vietnam English translation pending
by Magyar38 · 2006-07-30 · 20 replies
je voulais savoir combien de litre ou de bouteille peut t on emmener au vietnam est ce qu il st severe contre l alcool

je compte emmener une bouteille de vin, rosé, champagne, et pastis

et a manger mais avec le trajet de l avion ca craint 🤪

jai penser a la moutarde saucisson nougat fromage et bonbon biensur

et encore une chose je voulais savoir ce que les vietnamien raffole et qu il ne trouve pas chez eu

merci
Démarches pour le transport de vélo en avion? English translation pending
by Sunpax · 2006-07-20 · 5 replies
Bonjour :)

Qu'elles sont les démarches a suivre pour emporter son vélo en avion ? faut il quelque chose de spécial ? est ce considéré comme bagage supplémentaire ? a quel prix ?

Merci d'avance de votre aide

Toute bonne journée
L'ancienne carte nationale d'identité française est valable en Tunisie English translation pending
by Alexia123 · 2006-07-18 · 1 reply
Pour info, si vous partez en Tunisie et que vous avez encore une ancienne carte identité cartonnée encore valide, vous n'aurez aucun problème pour y aller. J'en reviens avec mon mari qui est Français et qui avait encore une ancienne CNI. On nous a rien demandé.
Itinéraire réaliste pour seulement onze-douze jours en Inde du Sud? English translation pending
by Sosocola · 2006-07-14 · 8 replies
bonjour à tous!

je pars en inde le 20 aout pour hyderabad rejoindre un ami qui y fait un stage depuis quelques mois....je suis obligée de repartir tot (le 1er septembre au soir d'hyderabad ou de bombay) parce que ma rentrée a lieu le 4 septembre. Après lectures de tous ces sujets de discussions, je suis mortifiée de ne partir qu'aussi peu de temps, j'ai peur de n'avoir le temps de ne rien faire, de ne pas pouvoir réellement m'imprégner de ce pays qui m'attire depuis toujours....je potasse différents guides et sites afin de trouver un itinéraire réaliste et approprié...quelqu'un aurait il des idées à me donner? je pensais initialement allez jusqu'à madras par la cote et revenir jusqu'à hyderabad par les terres mais je me demande si ce n'est pas trop utopique....je suis assez partagée car bien que j'ai très envie de profiter au maximum de ces quelques jours dans le pays je ne souhaite pas pour autant visiter les lieux "à l'américaine"....bref que me conseillez vous?? l'est ou l'ouest? a votre avis est-il possible de faire un beau voyage dans ce pays meme si sa durée est aussi courte? j'attends vos réponse avec impatience je vous remercie d'avance à très bientot, 😏
Sihanoukville et ses environs en septembre English translation pending
by Flipflop · 2006-07-10 · 35 replies
bonjour, tout est dans le titre, est ce qu aller passer sur Sihanoukville et les iles environnantes est interessant en septembre ? interet du coin ? saison des pluies trop dominante ? merci
Coupe du monde à Chiang Mai ce soir? English translation pending
by LeRuffian · 2006-07-09 · 6 replies
Bonjour à tous, Je suis à Chiang Mai et je me demandais où les français vont se rassembler ce soir pour regarder le match et éventuellement feter ça? 🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂
Transport d'une remorque vélo English translation pending
by Seb68 · 2006-06-26 · 4 replies
Bonjour, Je possède une remorque de vélo à l'ancienne, récupérée chez ma grand mère. Je l'ai refaite et je compte l'utilisée cet été pour partir une semaine en vélo avec ma copine. La question est : comment faire voyager la remorque? j'ai essayé d'appeler et d'aller en gare consulter la sncf, personne n'a su me répondre. Juste un sous entendu peut être la sernam... j'ai essayé la sernam, ils m'ont envoyé bouler car ils font que les petits colis et mon cas les intéresse pas. La sncf possède un service fret, mais impossible de trouver des renseignements autres que ceux du répondeur de leur n° 36 35. bref je suis un peu perdu. Merci d'avance pour votre aide. 🙂
Tandem et avion: coût du transport English translation pending
by TastedAntrom · 2006-06-26 · 1 reply
Bonjour,

Nous partons d'ici un moi en tandem, direction l'Ouzbékistan, et de Tachkent, vu qu'il sera fin octobre normalement et donc plutôt froid, nous comptions mettre le tandem dans un avion jusqu'en Inde, pour remonter direction Népal et Chine.

Savez-vous si ça se fait et pour pas trop trop cher (de transporter le tandem) ?

Merci
Petites scènes chez Khella... (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2006-06-20 · 5 replies
Le plat est énorme. Plus de soixante dix centimètres de diamètre. Taillé dans la masse d’un tronc de noyer. Trois agrafes en ferraille tenues par des clous de fer à mulet préviennent l'aggravation de la fente, témoin du grand âge de l’ustensile. Un puits creusé au milieu du pil-pil est rempli de beurre fondu épicé au piment rouge. On forme une boulette avec les doigts que l’on trempe dans le puits. Chichement en ce qui me concerne. Je connais les dégâts provoqués sur un organisme non coutumier de ce régime.

Nous sommes, la famille Berriche et moi, parmi les premiers arrivés. Huit hommes autour du plat. Quatre attendent leur tour. Le thé avant, après. Beaucoup. Le technicien de la commune, invité lui aussi, rend service, fixe et règle la parabole qui trône devant la façade de la maison. Le support est noyé dans un tonneau rempli de pierres et de ciment. Bougera plus une fois sec ! La télé fonctionne. Le lecteur DVD tout neuf posé sur son carton et protégé de la poussière par son emballage plastique dont on a découpé la façade, m’apparaît incongru dans cette habitation qui ne verra jamais l’électricité promise pour l’été sur la place du souk. Mais la plaque solaire suffit pour la lumière froide de l’ampoule basse consommation et cette liaison satellite en noir et blanc avec l’autre monde.

D’autres invités arrivent. Revient le plat de tamkhchart. Les thés n’ont pas cessé. La pièce s’emplit peu à peu. Beaucoup de métisses et de noirs descendants des esclaves affranchis des Ayt Sokhmane. J’en reconnais certains, certaines. Des adolescentes aujourd’hui mariées. Mères. Des hommes rencontrés au hasard de mes virées sur leurs terres. D’autres avec lesquels j’ai voyagé. Les barbes sont plus blanches. La lueur dans les yeux et le sourire toujours présents. Arrive le fquih du quartier de la zawia et suivent ses incantations. Le technicien, chemise à carreaux de bûcheron canadien, casquette neuve, rouge, estampillé du sigle d’une certaine confédération de travailleurs, attend patiemment la fin des prières avant de zapper à tout va. Rabgha baille devant les informations d’une chaîne saoudienne. Tout le monde regarde mais peu d’hommes comprennent l’arabe classique. Aucune femme. Je suis pour le petit Saïd une plus grande curiosité que la boite à images. Il ne me quitte pas des yeux, me sourit timidement chaque fois que nos regards se croisent.

La télé m'incommode. Discrètement je quitte le tapis pour un caillou devant la maison. Les nuages anthracite qui se matin ont arrosé la vallée, bâchent Mourik, enlèvent tout relief aux falaises, mais ici à Aguerd, la lumière a la pureté et la limpidité de la lumière d’après orage. J’ose deux photos du toit de la bergerie devenu salon de causeries animées entre les femmes aux robes et foulards chamarrés.

Trois générations dans la cour. Nordine du haut de ses quatre ans commande une petite troupe de chasseurs de poules. Il court après le coq tandis que son unité cherche à encercler la volaille qui s’éparpille, caquette bruyamment, bat des ailes frénétiquement pour franchir le muret de l’enclos où elle espère trouver protection. Le sourcier, beau-père de Saïd Ou Ighlif, me salue chaleureusement. Rabgha, la vieille, la deuxième femme de « tontonkhribouch » croît toujours que je maîtrise sa langue, parle beaucoup. Trop. Je comprends que je me fais gentiment houspiller pour n’être pas encore passé chez les Oukhribouch. Passe un chat noir derrière le plateau à thé ou se sont posés les verres vides, repris des verres pleins. L’homme au bonnet vert choisit deux éclats de genévrier et ravive le feu sous le tonneau. C’est qu’il faut beaucoup d’eau pour le thé. Et des braises… car le pil-pil c’était comme notre apéro, pour faire patienter avant les plats de semoule et les tagines dont je perçois les arômes épicés qui s’échappent de la petite cuisine séparée du reste de l’habitation. La femme du forgeron est là aussi, avec sa dernière fille, métisse, grâce et beauté adolescente promise pour les mariages d’automne. Après le moussem. Après les récoltes, quand les comptes de la saison permettront de déterminer le nombre d’invités. Ses yeux noirs en amande se détournent au croisement des miens. La codification et les normes comportementales l'exigent. L’envie est forte de lever mon appareil photo en sa direction. La décence me l’interdit.

On m’appelle. Je m’étais éloigné. Lavage des mains avant de rentrer. Une place se fait pour moi dans un cercle en attente d’un des plats communs où d’autres convives auront déjà fait leur trou. Il arrive en glissant, tiré sur la nappe en plastique qui protège les tapis sur lesquels nous mangeons la semoule assis en tailleur. Les boulettes dansent dans le creux de la main. Les grains collent entre les doigts qu’il faut lécher longuement pour nettoyer. Chacun avale sa part. Vite. Sans parler. Les plats repartent. Les femmes et les enfants attendent dehors sur l’argile blanche du toit de la bergerie. Dans la chambre, sur les tapis, les cercles des hommes restent formés. Les tagines et le pain suivent rapidement. Bismillah. Brahim rompt ces derniers et répartit les morceaux autour du plat. Les pommes de terre brûlent les doigts teintés du jaune et rouge des épices de la sauce. Un délice que ces galettes à la farine d’orge et de blé mélangés, cuites à la braise et encore tièdes. Je repense à cette agence de trekking que j’ai vu débarquer la semaine dernière au gîte avec ses pains blancs achetés à Marrakech! Comment ces agences ne mesurent-elles pas l’absurde, le grotesque – j’essaie de rester correct ! – de telles pratiques ? Et aussi le manque de considération, à la fois envers leurs clients à qui elles donnent du mauvais pain ramolli par une journée dans un sac plastique, et aussi envers le gîte qui pourrait fournir ce pain et qu’elles privent d’une rentrée supplémentaire, et non superflue, des quelques Dirhams payés dans la boulangerie en ville. Le morceau de viande reste intact au milieu du plat jusqu’à la dernière bouchée de pommes de terre. Brahim, encore lui partage. Sept bouchées. Une chacun. La mienne est sans os, choisie pour l’étranger. Bismillah. Lave-mains, savon, prières. Les mouches visitent quelques miettes sur les tapis, défient les lois de la gravité sur la cordelette entre deux poutres. Les hommes sortent. Le repas est fini. Je retrouve la lumière de l’après midi.

L’orge est moissonné à Aguerd. Le blé finit de mûrir, attend son heure. Un mulet bande. Désir inassouvi. Une poule escalade un muret de pierres, les poussins s’essayent. Echec. Passent entre les cailloux maladroitement. Les hommes d’un coté, les femmes de l’autre. Toujours. Et les enfants qui jouent, qui courent. Un homme harnache son mulet. Des femmes empaquettent leur progéniture. Bossues, elles saluent et prennent leur chemin. Khella est heureux. Nous fêtions le baptême de son dernier enfant.

Mai 2006Vallée d’Anergui – Atlas marocain
Expédier son vélo en France? English translation pending
by Bicycletto · 2006-06-20 · 4 replies
Bonjour à tous, 😏😏

Je n'ai que vingt jours de vacances au mois d'aout pour rejoindre ma famille dans l'Aveyron, aussi je descendrais en train jusqu'à Rodez, puis, si tout va bien, en vélo jusqu'à St Affrique (pas loin de Millau).😇 Comme je vais prendre un billet sncf "pre'ms" et que je ne suis pas sûr de pouvoir transporter mon vélo dans le train😕, (ne parlons pas du SERNAM qui est une pure arnaque!...😠) Quelqu'un connaitrait-il un transporteur qui expédie les vélos pour un prix raisonnable ? Voir un particulier de confiance ? (mes dates vacances : 2 août, retour Paris 26 aôut)

Merci😉
Envoi de colis en France depuis l'Inde English translation pending
by Jenita · 2006-06-11 · 6 replies
Salut, Je pars en Inde avec un sac . Et je sais que j'ai l'intention d'acheter des souvenirs et des vetements .Je voudrais savoir combien ca coute en poids, pour les envoyer en france . Et y a t-il un site pour se renseigner ? Merci
La France en juillet English translation pending
by AnnieClaudeG · 2006-06-08 · 19 replies
Bonjour!

Mon chum Daniel et moi allons en France 3 semaines (fin juin et deux premières de juillet). Nous passons la permière semaine à Paris et avons loué une voiture pour les douze jours suivants pour parcourir la distance Paris-Toulouse. Nous comptons visiter quelques régions sur notre passage, dont les Alpes, la côte d'Azur et Carcasonne. Est-ce réaliste? Quoi devrions-nous privilégier? Avez-vous de bons conseils à nous donner? Quelles routes devrions-nous emprunter?

Nous passerons aussi la dernière fin de semaine à Paris pour la fête nationale. Où est le MEILLEUR party???

Merci chers français et voyageurs!!!

Annie-Claude (et Daniel)
Liaison de la gare Montparnasse à l'aéroport Orly? English translation pending
by Chileno · 2006-05-28 · 33 replies
Bonsoir amis Parisiens,

Je viens de ma "petite province" comme vous dites et je voudarsi avoir d infos sur l'itinéraire a prendre pour se rendre a l'aeroport d'orly en partant de la gare montparnasse, en bus metro, RER, navette... Merci bcp!!!

yoann
Cristaux anti-humidité English translation pending
by Opai · 2006-05-20 · 5 replies
Je n'arrive pas à trouver des cristaux pour lutter contre l'humidité... Où trouve-t-on cela? Merci!
Marseille ou Montpellier? English translation pending
by Tatouille · 2006-05-12 · 9 replies
Salut à tous! On pars le w-e prochain avec une copine au sud de la France. On a 4 jours pour explorer la ville, sa culture, ses marchés (un chouilla de vie nocturne) et se reposer sur les plages. Quelle ville est la plus approprié pour cela considérant que nous y allons en train? Le camping est aussi au rendez-vous. Comme vous le voyez, on opte pour le farniente et la relaxation Que nous conseilleriez-vous? Merci d'avance pour les infos!
Le rêve à vélo s'envole English translation pending
by Barbot · 2006-05-10 · 24 replies
Le rêve à vélo s'envole

A Portsmouth, le deux-roues volé après un voyage de 500 000 Km . Midi-Libre mercredi 10 mai . Quarante quatre ans à pédaler autour du monde sans faire de bruit pour connaître les beautés de la planète, la bonté des peuples pour en arriver là : se faire voler son bien, son unique trésor, le seul qui compte !

Après un voyage à vélo de 500 000 kilomètres entamé en 1962, un Allemand de 66 ans s'est fait voler sa précieuse monture . son rêve fou, devenu réalité, s'est transformé en cauchemar lundi quelques heures à peine après qu'il eut posé le pied en Grande- Bretagne, a relevé la police britannique hier .

Heinz Stucke ; parti d'allemagne à l'âge de 22 ans, il y a donc 44 ans avait jusque-là surmonté sans encombre des dizaines d'accidents plus ou moins mineurs et des centaines de crevaisons . Mais son escale à Ports-mouth, dans le sud de l'Angleterre, lui aura été fatale quelques heures à peine avoir débarqué du ferry . Le routard au long cours dormait sous sa tente, dans la nuit de dimanche à lundi, lorsque des voleurs lui ont dérobé sa bicyclette, une relique couverte de dizaines d'autocollants du monde entier .

Depuis, il est toujours à pied, à Porsmouth, dans l'attente de bonnes nouvelles des enquêteurs qui lui permettront de reprendre sa route sur deux roues . Car cet enfant sexagénaire espère bien poursuivre sa route jusqu'au bout de son rêve . Un simple deux-roues lui suffit .
Attractions/visites à faire ou à éviter sur la côte ouest des Etats-Unis English translation pending
by Maricla · 2006-05-06 · 10 replies
Bonjour à tous, nous finalisons le voyage de juillet (merci pour les avis des spécialistes qui nous ont bien aidés) et il reste quelques détails à régler pour nous départager et faire des choix.... J'ai relu le forum mais je n'arrive pas à me faire une idée sur : voir hearst castle ou non en aout avec des enfants : est-ce étonnant avec une atmosphère particulière ou est-ce que cela ressemble à un gros chateau de carton pate qui ennuira adultes et enfants. Universal, cela est-il différent des parcs d'attraction que nous connaissons à Paris ?. Enfin pour le survol du grand canyon, tout le monde sur le site parle de souvenir inoubliable, y-at-il un horaire ou la lumière est plus belle pour ce survol ? quant aux rodeo j'en entend parler sur le site vers la région des parcs mais pour tout dire je suis un peu paumé merci

j'en profite pour dire à ceux qui seront à Monterey le WE du 21 juillet qu'il y a une course nationale de moto et donc aucune chambre d'hotel...et peut-être beaucoup de monde. pour nous c'est déjà trop tard mais pour ceux qui peuvent faire autrement....
École Callan à Londres pour apprendre l'anglais? English translation pending
by Mimili257 · 2006-05-01 · 14 replies
Je pars dans le courant de mois de septembre à Londres avec ma petite fille qui aura 14 mois. Mon niveau d'anglais étant vraiment basique, je compte tout d'abord prendre des cours à l'Ecole Callan pendant un minimum de 3 mois avant de rechercher un emploi. Connaissez-vous l'institution Callan ? Q'uen pensez-vous ? Leur méthode est-elle efficace ? Pensez-vous qu'après des cours durant une période de 3 mois je pourrais me débrouiller pour parler ?

Merci pour vos réponses

A bientot

Mimili

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