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De la côte californienne à l'Apache Trail après un "petit" détour au Nouveau-Mexique et Sud Colorado English translation pending
Bonjour à tous,
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco
Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?
Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :

Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco

Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?

Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :


Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Alaska... Enfin! English translation pending

« Pas banal comme destination » me disait une connaissance juste avant notre départ. Et effectivement, quand je disais « Alaska », on me répondait « super … mais …. et les températures, les moustiques, la pluie, les ours…. ?? ».
Eh bien oui j’étais prête à tout ça (et heureusement !) et j’avais préparé mes troupes en conséquence (et heureusement aussi !). Mais j’étais surtout prête pour les paysages superbes, les montagnes enneigées, les rivières à saumon, les glaciers descendant dans la mer, cette nature que j’imaginais foisonnante et sauvage, cette wildlife que je pensais omniprésente.
Après avoir conçu à l’automne un séjour classique basé essentiellement sur la rando et quelques activités touristiques, j’ai cherché comment lui donner une tournure un peu différente. Il me semblait qu’il fallait autre chose pour 1 voyage en Alaska … Mais quoi ?
La rando itinérante étant exclue par nos garçons farouchement opposés à l’idée du bivouac, la solution est venue suite à notre inscription à un club de kayak en fin d’année dernière. Je tenais une idée… inclure une partie découverte par voie d’eau. Restait à la concrétiser....
Cette préparation-là m’a demandé un temps certain : déjà pour trouver le matériel adéquat. J’ai rapidement décidé d’investir dans des kayaks gonflables plutôt que de louer et ai jeté mon dévolu sur des Gumotex Twist 2, fiables, à gonflage / séchage rapide et pesant - de 10kg. Ensuite pour trouver les spots adéquats, qui ne mettent pas nos vies dans des situations que nous pourrions avoir à regretter. J’ai trouvé mon bonheur dans le livre Paddling Alaska qui recense, entre autres, des spots faciles faisables à la journée et adaptés aux débutants que nous sommes.
J’ai ensuite annulé mes 2 nuits à Fairbanks pour les remplacer par 2 nuits sur la Denali Hwy (ce qui m’en faisait 3 en tout), et ai glissé 4 paires de crampons dans nos sacs.
C’est sur ces bases que nous sommes en ce 14 juillet enfin en partance avec nos 4 énormes sacs en limite de poids autorisé et nos 2 garçons de 16 et 18 ans pas franchement emballés par ce qui les attend (les températures, les moustiques, la pluie, les ours, le kayak et …. 0 piscine !!!)
A suivre le programme et la carte du trajet mais avant, un grand merci à ceux qui m’ont aidée dans la préparation. Merci donc à Cheechako, Moruto, Willemspie, Etrefal, Olivier50, Galipote et Lilevis.
Une pensée spéciale à Mlefevre qui m’a prêté 2 paires de crampons, donné des tuyaux fort utiles sur le paddling et prêté l’excellent livre d’Ike Waits sur les randos dans le Denali.
Une autre pensée spéciale à Framboise95 qui partait aussi découvrir cette belle région presque en même temps et qui a fait aussi 1 merveilleux voyage….
Séjour en forêt tropicale (Gabon - Congo) English translation pending
Carnet de voyage en Afrique Centrale
Jeudi 16 janvier 2003
Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.
Vendredi 17
Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.
Samedi 18
À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…
Dimanche 19
Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c���est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.
Lundi 20
A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.
Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.
Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.
Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.
Mardi 21
Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.
En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.
Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.
Mercredi 22
Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.
Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.
Jeudi 23
Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.
*********
Vendredi 24
A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!
Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.
Samedi 25
0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.
Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.
De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.
Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.
Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.
Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).
*********
Dimanche 26
A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.
A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.
Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.
La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.
La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.
La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.
Lundi 27 – mardi 28
Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.
C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.
Mercredi 29
Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.
Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.
Jeudi 30 - Bomassa
Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.
Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.
Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.
Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.
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Vendredi 31
C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.
L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.
L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.
Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.
Samedi 1er février
Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.
D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.
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Dimanche 2 février
Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.
De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.
Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.
Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.
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Lundi 3
Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.
Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.
Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…
Mardi 4
Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.
Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.
John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.
A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.
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Mercredi 5
3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.
Jeudi 6
Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.
Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.
Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?
Vendredi 7
Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.
Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.
Samedi 8
Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.
Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.
Dimanche 9
A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.
De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.
Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…
L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.
Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.
Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.
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Mardi 11
Jeudi 16 janvier 2003
Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.
Vendredi 17
Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.
Samedi 18
À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…
Dimanche 19
Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c���est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.
Lundi 20
A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.
Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.
Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.
Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.
Mardi 21
Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.
En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.
Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.
Mercredi 22
Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.
Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.
Jeudi 23
Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.
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Vendredi 24
A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!
Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.
Samedi 25
0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.
Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.
De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.
Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.
Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.
Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).
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Dimanche 26
A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.
A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.
Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.
La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.
La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.
La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.
Lundi 27 – mardi 28
Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.
C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.
Mercredi 29
Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.
Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.
Jeudi 30 - Bomassa
Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.
Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.
Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.
Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.
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Vendredi 31
C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.
L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.
L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.
Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.
Samedi 1er février
Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.
D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.
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Dimanche 2 février
Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.
De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.
Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.
Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.
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Lundi 3
Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.
Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.
Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…
Mardi 4
Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.
Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.
John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.
A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.
*********
Mercredi 5
3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.
Jeudi 6
Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.
Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.
Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?
Vendredi 7
Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.
Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.
Samedi 8
Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.
Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.
Dimanche 9
A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.
De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.
Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…
L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.
Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.
Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.
*********
Mardi 11
L'avenir du tourisme en Angleterre English translation pending
Depuis 2002, l'Euro est devenue la monnaie européenne. C'est un atout pour les pays qui l'ont adopté, car cela favorise le tourisme chez eux et facilite la tâche aux voyageurs qui n'ont pas besoin de changer leurs devises à l'aller et au retour. En revanche, le Royaume Uni, qui a refusé de l'adopter, condamne le tourisme à un déclin lent mais certain sur son territoire. En effet, voici, en exclusivité pour vous ...
L'Histoire du Futur du Tourisme dans les îles Britanniques ...
2017 : l'Ecosse organise un référendum pour son indépendance. Contrairement au référendum du 18 septembre 2014, les Ecossais votent pour l'indépendance à 52 %
2018 : le Brexit entre en application. Conformément à l'article 50 de la Constitution européenne, le Royaume Uni quitte l'UE, conséquence du référendum du 23 juin 2016. Les Anglais qui tiennent des gîtes ruraux en Aquitaine ou en Bretagne ont désormais besoin d'un visa, d'un permis de séjour et d'un permis de travail, pour ne pas être considérés comme des immigrés clandestins. Idem pour les Européens qui vivent au Royaume Uni. C'est une catastrophe économique pour ce pays. La £ passe en-dessous de la barre symbolique de 1 € ... Les touristes ont besoin d'un VISA ou d'un PASSEPORT coûteux pour séjourner en Angleterre, ce qui incite les familles à envoyer leurs enfants en séjour linguistique en Irlande.
2019 : l'Ecosse obtient son indépendance, le Royaume Uni doit changer de drapeau, car l'Union Jack est la fusion des drapeaux de l'Angleterre, de l'Ecosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord.
2020 : l'Ecosse devient membre de l'Union Européenne, et dans la foulée, adopte l'Euro. Sur le côté face des pièces, on y grave le Chardon, symbole de l'Ecosse. La zone Euro s'enrichit de 5 295 000 habitants. Les touristes qui boudaient l'Angleterre se tournent à présent vers l'Ecosse.
2021 : l'Irlande du Nord (les 6 comtés de l'Ulster occupés par le Royaume Uni) organise un référendum pour son indépendance, le peuple vote pour l'indépendance à 53 %. En effet, l'évolution démographique a fait que les Catholiques sont devenus majoritaires par rapport aux Orangistes.
2022 : l'Irlande du Nord obtient son indépendance, le Royaume Uni est réduit à l'Angleterre et au Pays de Galles, il doit à nouveau changer de drapeau, sa superficie n'est plus que de 151 156 km², soit un peu plus que la Bulgarie (110 994 km²), seulement 63 % de la Roumanie (238 391 km²) et … 27 % de la France métropolitaine ! (551 500 km²)
2023 : l'Irlande du Nord rejoint l'Union Européenne, et, dans la foulée, la zone Euro, qui s'enrichit de 1 811 000 habitants. Le nombre de touristes en Irlande du Nord augmente de manière exponentielle.
2024 : l'Irlande du Nord demande son rattachement à l'EIRE (République d'Irlande). L'île d'émeraude retrouve enfin son unité, ce qui inspire confiance aux voyageurs.
L'Histoire du Futur du Tourisme dans les îles Britanniques ...
2017 : l'Ecosse organise un référendum pour son indépendance. Contrairement au référendum du 18 septembre 2014, les Ecossais votent pour l'indépendance à 52 %
2018 : le Brexit entre en application. Conformément à l'article 50 de la Constitution européenne, le Royaume Uni quitte l'UE, conséquence du référendum du 23 juin 2016. Les Anglais qui tiennent des gîtes ruraux en Aquitaine ou en Bretagne ont désormais besoin d'un visa, d'un permis de séjour et d'un permis de travail, pour ne pas être considérés comme des immigrés clandestins. Idem pour les Européens qui vivent au Royaume Uni. C'est une catastrophe économique pour ce pays. La £ passe en-dessous de la barre symbolique de 1 € ... Les touristes ont besoin d'un VISA ou d'un PASSEPORT coûteux pour séjourner en Angleterre, ce qui incite les familles à envoyer leurs enfants en séjour linguistique en Irlande.
2019 : l'Ecosse obtient son indépendance, le Royaume Uni doit changer de drapeau, car l'Union Jack est la fusion des drapeaux de l'Angleterre, de l'Ecosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord.
2020 : l'Ecosse devient membre de l'Union Européenne, et dans la foulée, adopte l'Euro. Sur le côté face des pièces, on y grave le Chardon, symbole de l'Ecosse. La zone Euro s'enrichit de 5 295 000 habitants. Les touristes qui boudaient l'Angleterre se tournent à présent vers l'Ecosse.
2021 : l'Irlande du Nord (les 6 comtés de l'Ulster occupés par le Royaume Uni) organise un référendum pour son indépendance, le peuple vote pour l'indépendance à 53 %. En effet, l'évolution démographique a fait que les Catholiques sont devenus majoritaires par rapport aux Orangistes.
2022 : l'Irlande du Nord obtient son indépendance, le Royaume Uni est réduit à l'Angleterre et au Pays de Galles, il doit à nouveau changer de drapeau, sa superficie n'est plus que de 151 156 km², soit un peu plus que la Bulgarie (110 994 km²), seulement 63 % de la Roumanie (238 391 km²) et … 27 % de la France métropolitaine ! (551 500 km²)
2023 : l'Irlande du Nord rejoint l'Union Européenne, et, dans la foulée, la zone Euro, qui s'enrichit de 1 811 000 habitants. Le nombre de touristes en Irlande du Nord augmente de manière exponentielle.
2024 : l'Irlande du Nord demande son rattachement à l'EIRE (République d'Irlande). L'île d'émeraude retrouve enfin son unité, ce qui inspire confiance aux voyageurs.
Qui loue des vrais 4x4 à Las Vegas? English translation pending
Bonjour,
Je reviens d'un voyage de 3 semaines aux Etats-Unis. Nous avons fait une boucle autour de Las Vegas. J'ai loué un SUV que je pensais 4x4, chez Budget. Sur la réservation c'était un Ford Explorer (ou similaire) et j'ai reçu un Lincoln MK T; une marque que je ne connais pas du tout.
Le comfort de la voiture était très bien, mais c'est un AWD et la garde au sol était bien trop faible pour faire des pistes. Je voulais faire la Hole In The Rock Road jusqu'à Peekaboo/Spooky... mais au visitor center on m'a déconseillé d'aller jusqu'au bout de la piste, et il aurait fallu marcher encore quelques miles supplémentaire. Du coup, avec la chaleur, et ma femme qui n'était pas très partante, je ne l'ai pas fait.
Bref, pour un prochain voyage, je cherche un loueur qui offre des vrais 4x4, avec garde au sol haute, et si possible une option "skip the counter"... car Budget m'a bien saoulé! Précisons que nous sommes une famille de 4 personnes, voyageant avec 4 valises 😉
Quelqu'un a déjà eu des bons retours de loueurs à Las Vegas?
Je reviens d'un voyage de 3 semaines aux Etats-Unis. Nous avons fait une boucle autour de Las Vegas. J'ai loué un SUV que je pensais 4x4, chez Budget. Sur la réservation c'était un Ford Explorer (ou similaire) et j'ai reçu un Lincoln MK T; une marque que je ne connais pas du tout.
Le comfort de la voiture était très bien, mais c'est un AWD et la garde au sol était bien trop faible pour faire des pistes. Je voulais faire la Hole In The Rock Road jusqu'à Peekaboo/Spooky... mais au visitor center on m'a déconseillé d'aller jusqu'au bout de la piste, et il aurait fallu marcher encore quelques miles supplémentaire. Du coup, avec la chaleur, et ma femme qui n'était pas très partante, je ne l'ai pas fait.
Bref, pour un prochain voyage, je cherche un loueur qui offre des vrais 4x4, avec garde au sol haute, et si possible une option "skip the counter"... car Budget m'a bien saoulé! Précisons que nous sommes une famille de 4 personnes, voyageant avec 4 valises 😉
Quelqu'un a déjà eu des bons retours de loueurs à Las Vegas?
Carte ViaRhôna English translation pending
"Au fil du fleuve", c'est la carte offerte par "ViaRhôna magazine" et "le Dauphiné Libéré". Je viens de la recevoir.
Préparation circuit Ouest américain mai-juin 2017 English translation pending
Bonjour à tous!🙂
Premier post sur ce forum sur lequel je suis tombé par hasard, et qui semble regorger d'information / témoignages / récits bien utiles!
En rapide présentation, ma compagne et moi avons eu 30ans cette année, et nous avons donc pour cette occasion prévu un roadtrip dans l'Ouest américain pour Mai/Juin 2017. Pour moi, ce sera le 2ème voyage aux USA (une 1ère fois à NYC , et Mystic CT), et pour ma compagne, le 1er voyage tout court: jamais mis les pieds dans un avion!
Voilà pour la brève présentation!
Pour en revenir au sujet, nous envisageons de partir du 25 Mai 2017 au 11 Juin 2017 vols inclus (dates pour le moment prévues, avec peut-être 1 jour ou 2 supplémentaire en fonction du budget!!), le but étant de partir d'un point A pour arriver jusqu'à un point B (pas une boucle quoi!) Nous n'avons pour le moment rien réservé, mais nous avons commencé à sévèrement réfléchir au sujet. Je vais vous exposer un peu nos idées et réflexions, les lieux envisagés, afin d'avoir des retours de votre part sur la faisabilité en fonction du temps (et des KM) et sur les idées (bonnes ou mauvaises). C'est parti!!
Une des 1ère choses que j'ai fait quand nous nous sommes décidés à faire ce voyage, c'est de répertorier les choses qui sont à voir / que nous voudrions voir... Et comme c'est notre 1ère fois dans l'Ouest Américain, bah ça regroupe à peu près tous les "basiques" d'un voyage dans ce coin (Las Vegas, Grand Canyon, Antelope, Zion, Monument valley, etc...) Le choix va être difficile!!
1ère chose à faire pour moi, nous nous somme mis d'accord sur les dates (à plus ou moins 1 ou 2J comme je le disais plus haut): ce sera donc du 25/05/2017 au 11/06/2017 La période définie, cela nous permet de regarder un peu les billets: les prix, les escales, les temps de trajet, etc...
Ces premières recherches nous ont permis de nous fixer sur un point: vols directs uniquement! Pourquoi? Parce que sur 18J vols compris, moins on passe de temps dans l'avion, mieux c'est!! Du coup, vol direct = Las Vegas exclu. Personnellement vu aucun Paris->LV ou LV->Paris sans escale... Donc les Aéroports choisis seront San Francisco et Los Angeles. Un premier point de réglé! Il en découle ma 1ère vrai question:Dans quel sens faire le voyage? San Francisco -> Los Angeles ou l'inverse? Cela a-t-il vraiment une importance?
Si j'inclus tous les site/parcs/visites à faire (et il en manque certainement!!), j'arrive sur un périple qui ressemble à ça:
Je suis parfaitement conscient qu'il nous sera impossible de tout faire, et c'est aussi là que je sollicite votre aide pour me dire les endroits à ne pas louper, et les choses sur lesquelles on peut éventuellement faire l'impasse!
Les questions suivantes sont plus d'ordre général pour le voyage: - Sur un voyage de 18j, faut-il privilégier un vol intérieur (LA->LV par exemple) pour gagner un peu de temps, au détriment peut-être de quelques belles routes? (Cette question est par exemple pour: arrivée à LA, 1j et demi sur place, avion pour LV, et location de voiture à partir du jour ou on quitte LV.)
- A l'heure actuelle, nous hésitons peut-être encore entre voiture et camping car (j'ai vu un site qui comparait les budget, et c'est plus ou moins équivalent), des retours d'expérience sur le voyage en camping-car?
Voilà, pour le moment nous en sommes là, d'autres questions viendrons au fur et à mesure, c'est certain!!
Merci au courageux qui ont lu mon pavé!!😄 J'attends vos retours!
Vincent
Premier post sur ce forum sur lequel je suis tombé par hasard, et qui semble regorger d'information / témoignages / récits bien utiles!
En rapide présentation, ma compagne et moi avons eu 30ans cette année, et nous avons donc pour cette occasion prévu un roadtrip dans l'Ouest américain pour Mai/Juin 2017. Pour moi, ce sera le 2ème voyage aux USA (une 1ère fois à NYC , et Mystic CT), et pour ma compagne, le 1er voyage tout court: jamais mis les pieds dans un avion!
Voilà pour la brève présentation!
Pour en revenir au sujet, nous envisageons de partir du 25 Mai 2017 au 11 Juin 2017 vols inclus (dates pour le moment prévues, avec peut-être 1 jour ou 2 supplémentaire en fonction du budget!!), le but étant de partir d'un point A pour arriver jusqu'à un point B (pas une boucle quoi!) Nous n'avons pour le moment rien réservé, mais nous avons commencé à sévèrement réfléchir au sujet. Je vais vous exposer un peu nos idées et réflexions, les lieux envisagés, afin d'avoir des retours de votre part sur la faisabilité en fonction du temps (et des KM) et sur les idées (bonnes ou mauvaises). C'est parti!!
Une des 1ère choses que j'ai fait quand nous nous sommes décidés à faire ce voyage, c'est de répertorier les choses qui sont à voir / que nous voudrions voir... Et comme c'est notre 1ère fois dans l'Ouest Américain, bah ça regroupe à peu près tous les "basiques" d'un voyage dans ce coin (Las Vegas, Grand Canyon, Antelope, Zion, Monument valley, etc...) Le choix va être difficile!!
1ère chose à faire pour moi, nous nous somme mis d'accord sur les dates (à plus ou moins 1 ou 2J comme je le disais plus haut): ce sera donc du 25/05/2017 au 11/06/2017 La période définie, cela nous permet de regarder un peu les billets: les prix, les escales, les temps de trajet, etc...
Ces premières recherches nous ont permis de nous fixer sur un point: vols directs uniquement! Pourquoi? Parce que sur 18J vols compris, moins on passe de temps dans l'avion, mieux c'est!! Du coup, vol direct = Las Vegas exclu. Personnellement vu aucun Paris->LV ou LV->Paris sans escale... Donc les Aéroports choisis seront San Francisco et Los Angeles. Un premier point de réglé! Il en découle ma 1ère vrai question:Dans quel sens faire le voyage? San Francisco -> Los Angeles ou l'inverse? Cela a-t-il vraiment une importance?
Si j'inclus tous les site/parcs/visites à faire (et il en manque certainement!!), j'arrive sur un périple qui ressemble à ça:
Je suis parfaitement conscient qu'il nous sera impossible de tout faire, et c'est aussi là que je sollicite votre aide pour me dire les endroits à ne pas louper, et les choses sur lesquelles on peut éventuellement faire l'impasse!Les questions suivantes sont plus d'ordre général pour le voyage: - Sur un voyage de 18j, faut-il privilégier un vol intérieur (LA->LV par exemple) pour gagner un peu de temps, au détriment peut-être de quelques belles routes? (Cette question est par exemple pour: arrivée à LA, 1j et demi sur place, avion pour LV, et location de voiture à partir du jour ou on quitte LV.)
- A l'heure actuelle, nous hésitons peut-être encore entre voiture et camping car (j'ai vu un site qui comparait les budget, et c'est plus ou moins équivalent), des retours d'expérience sur le voyage en camping-car?
Voilà, pour le moment nous en sommes là, d'autres questions viendrons au fur et à mesure, c'est certain!!
Merci au courageux qui ont lu mon pavé!!😄 J'attends vos retours!
Vincent
Vos titres "compte rendu" / "itinéraire" aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous. A destination de ceux qui écrivent un compte-rendu ou demandent un avis sur leur itinéraire, est-ce possible d'immédiatement indiquer dans le titre l'itinéraire? Ca évite de devoir ouvrir chaque message pour y chercher les lieux évoqués. Parce que j'en ai plus qu'assez des égoïstes qui se croient des pionniers en se rendant dans l'Ouest et mettent en avant leur "première fois", leur "3e fois", le surnom de leur groupe d'amis, le côté "inoubliable" ou demandent des "conseils pour un road trip dans l'Ouest". Ca n'intéresse pas le lecteur à la recherche d'infos pour son propre voyage. Ce que veux le lecteur, ce sont les lieux dont on il va être question. Déjà mentionner le départ et l'arrivée donne une idée de l'endroit dont on va parler. Ajouter quelques étapes clés dans le titre peut être encore plus utile, sans avoir besoin de rédiger un titre à rallonge. C'est valable pour ce site et tous les autres. Merci d'y penser.
Itinéraire d'une semaine à Paris English translation pending
Tout d'abord, je m'excuse d'avance pour le roman tellement mon post est long loll
Paris est ma première destination en Europe. Ce voyage est un cadeau à moi, de moi, avec amour pour mes 50 ans. Je pars seule, pas de chum, pas d'ados :D (Parenthèse: tout le monde me trouve courageuse (!!!) de partir à Paris toute seule. Faut-il vraiment du courage pour partir seule en voyage?). Comme ec'est ma première fois à Paris, je veux voir les classiques.
J'ai loué un studio dans le Marais, tout juste derrière l'Hôtel de ville. J'ai l'intention de préparer mes repas et de manger le plus souvent possible à l'appart le matin et le soir. Pour le diner, comme je serai en "tournée", je mangerai "sur la route" dans un café ou je trainerai mon lunch. Je ne vais pas à Paris pour être en vacances mais pour faire un voyage. J'ai acheté une ParisPass pour 5 jours. Tous les endroits que je veux visiter sont inclus dans cette passe et ça me donne egalement accès au transport public.
JOUR 1 samedi 25 juin J'ai déjà une question. J'arriverai à Roissy-CDG vers 8h30. Qu'est-ce qui est le mieux pour me rendre au studio? Une navette (y a-t-il des cies mieux que d'autres?) ou le transport public?
Donc, une fois mes bagages déposés, direction :
Le Bataclan (pour m'impregner du courage des français...) Place des Vosges Place de la Bastille Viaduc des Arts Jardin des plantes Ile St-Louis (arrêt chez Bertillon :D ) Ravitaillement dans un Monoprix, retour à l'appart, gros dodo
JOUR 2 dimanche 26 juin Très tôt, marché d'Aligre pour des produits frais, retour à l'appart. Avez-vous des commerçants en particulier à me recommander?
Je prends l'autobus et je me rends au Sacré Coeur Espace Dali Je me perds dans Montmartre Canal St-Martin Jardins Villemin Buttes Chaumont Belleville Cimetière du Père Lachaise
Il y a un concert d'orgue à Notre-Dame le dimanche à 16h30. Dépendant où je serai, il se pourrait que je prenne le métro pour y aller et retourner ensuite où j'étais rendue dans mon itinéraire.
JOUR 3 lundi 27 juin / avec le ParisPass, j'ai droit à une journée avec le Bus Tour hop on, hop off. C'est peut-être ici que je l'utiliserai.
Conciergerie Ste-Chapelle Les invalides (est-ce que c'est le musée de l'armée?) Égouts de Paris Parc Monceau Arc de triomphe (réservation?) Tour Eiffel (je ne tiens pas à y monter) Croisière de 1 heure sur la Seine en soirée, le plus tard possible pour voir Paris toute illuminée Je peux revenir à l'appart par les transports public sans danger même tard le soir? Je prendrai un autobus qui longe la Seine jusqu'à l'hotel de ville. Est-ce que je serais mieux de prendre un taxi?
JOUR 4 mardi 28 juin
Notre-Dame Opéra Garnier Rodin Et je me promène Place Vendôme, Place de la Concorde, passage Jouffroy, rue Montorgueuil, etc.
JOUR 5 mercredi 29 juin
D'Orsay Orangerie / Tuileries Louvre en soirée J'ai déjà choisi les salles que je veux voir au musée d'Orsay et au Louvre. J'ai l'intention de leur consacrer 3 heures chacun maximum.
JOUR 6 jeudi 30 juin
Versailles Est-ce que je suis mieux de réserver si je veux faire 2 visites guidées? Le site ouvre à 9h et j'y serai. Les deux visites guidées totalisent 3 heures. Il me reste 6h30 pour explorer l'endroit. Pas pire?
Au retour de Versailles, si ce n'est pas une légende urbaine, je me rendrai chez Les Trois Frères où le couscous est gratuit après 20h30.
JOUR 7 vendredi 1er juillet, dernier jour, je me ballade
Sorbonne Panthéon St-Germain-des-Prés Arène de Lutèce Rue Mouffetard Place de la contrescarpe Jardins du Luxembourg Tours Montparnasse Catacombes (seule place non incluse dans le ParisPass)
Pour souper, encore du couscous mais cette fois au Tribal Café où c'est gratuit si on boit :D semble-t-il?
Je n'ai pas inclus le Centre Pompidou, ni le Petit Palais, ni le musée Marmottan, ni les Galeries Lafayette et je ne vais pas marcher sur la Coulée verte. Devrais-je ajouter/enlever/changer certaines choses à mes journées? Je suis ouverte à toutes suggestions.
Qu'est-ce qui est de trop? Est-ce un itinéraire insensé? Suis-je folle loll?
Est-ce vrai que les bagages de plus de 40cm X 20cm X 20cm ne sont pas acceptés dans les musée? Mon sac à dos est pas mal plus grand que ça... Il y a des vestiaires pour y laisser nos choses?
J'ajouterais que je veux faire de petits arrêts à certaines églises quand je les croiserai : Église St-Germain-des-Prés, Église St-Gervais-St-Protais, Église St-Sulpice, etc. J'ai également pris en note certains cafés: Café de la Paix, Café de Flore, Les deux magots, Café de la Rotonde. En plus de certains passages couverts que je veux absolument traverser.
Sachant que j'ai un ParisPass et que je veux préparer le plus possible mes repas, est-ce que 450 euros seront suffisants pour ma semaine? Je n'ai pas l'intention de courir les magasins.
En fouillant à droite et à gauche, j'ai retenu quelques infos. J'aimerais avoir votre avis. Je vous les donne ici pêle mêle.
Est-ce que les macarons Ladurée valent vraiment le détour?
Le marché Saxe-Breteuil, j'y vais?
Devrais-je aller chez Josephine Dumont manger un boeuf bourguignon?
En plus des sorbets de chez Bertillon, semblerait que je dois absolument manger une crème brûlée.
J'ai retenu quelques noms de boulangerie/pâtisserie: Arnaud DelMontel, Au Duc de la Chapelle, Polaine, Maison Kayser
Quelques cafés: Le petit fer à cheval dans le marais, Mamie gâteaux dans St-Germain, La maison rose près du Sacré Coeur.
Sur un site que je ne nommerai pas, on recommande 3 lignes d'autobus agréables pour se faire une idée de la ville: la ligne 72 (Hôtel de ville à Parc Saint-Cloud, la ligne 29 (Porte de Montempoivre à Gare St-Lazard) et ligne 68 (Châtillon-Montrouge à Place de Clichy). J'embarque ou pas?
Voilà! Merci d'avoir tout lu! J'accepterai avec plaisir vos recommandations!
Un gros merci!
Paris est ma première destination en Europe. Ce voyage est un cadeau à moi, de moi, avec amour pour mes 50 ans. Je pars seule, pas de chum, pas d'ados :D (Parenthèse: tout le monde me trouve courageuse (!!!) de partir à Paris toute seule. Faut-il vraiment du courage pour partir seule en voyage?). Comme ec'est ma première fois à Paris, je veux voir les classiques.
J'ai loué un studio dans le Marais, tout juste derrière l'Hôtel de ville. J'ai l'intention de préparer mes repas et de manger le plus souvent possible à l'appart le matin et le soir. Pour le diner, comme je serai en "tournée", je mangerai "sur la route" dans un café ou je trainerai mon lunch. Je ne vais pas à Paris pour être en vacances mais pour faire un voyage. J'ai acheté une ParisPass pour 5 jours. Tous les endroits que je veux visiter sont inclus dans cette passe et ça me donne egalement accès au transport public.
JOUR 1 samedi 25 juin J'ai déjà une question. J'arriverai à Roissy-CDG vers 8h30. Qu'est-ce qui est le mieux pour me rendre au studio? Une navette (y a-t-il des cies mieux que d'autres?) ou le transport public?
Donc, une fois mes bagages déposés, direction :
Le Bataclan (pour m'impregner du courage des français...) Place des Vosges Place de la Bastille Viaduc des Arts Jardin des plantes Ile St-Louis (arrêt chez Bertillon :D ) Ravitaillement dans un Monoprix, retour à l'appart, gros dodo
JOUR 2 dimanche 26 juin Très tôt, marché d'Aligre pour des produits frais, retour à l'appart. Avez-vous des commerçants en particulier à me recommander?
Je prends l'autobus et je me rends au Sacré Coeur Espace Dali Je me perds dans Montmartre Canal St-Martin Jardins Villemin Buttes Chaumont Belleville Cimetière du Père Lachaise
Il y a un concert d'orgue à Notre-Dame le dimanche à 16h30. Dépendant où je serai, il se pourrait que je prenne le métro pour y aller et retourner ensuite où j'étais rendue dans mon itinéraire.
JOUR 3 lundi 27 juin / avec le ParisPass, j'ai droit à une journée avec le Bus Tour hop on, hop off. C'est peut-être ici que je l'utiliserai.
Conciergerie Ste-Chapelle Les invalides (est-ce que c'est le musée de l'armée?) Égouts de Paris Parc Monceau Arc de triomphe (réservation?) Tour Eiffel (je ne tiens pas à y monter) Croisière de 1 heure sur la Seine en soirée, le plus tard possible pour voir Paris toute illuminée Je peux revenir à l'appart par les transports public sans danger même tard le soir? Je prendrai un autobus qui longe la Seine jusqu'à l'hotel de ville. Est-ce que je serais mieux de prendre un taxi?
JOUR 4 mardi 28 juin
Notre-Dame Opéra Garnier Rodin Et je me promène Place Vendôme, Place de la Concorde, passage Jouffroy, rue Montorgueuil, etc.
JOUR 5 mercredi 29 juin
D'Orsay Orangerie / Tuileries Louvre en soirée J'ai déjà choisi les salles que je veux voir au musée d'Orsay et au Louvre. J'ai l'intention de leur consacrer 3 heures chacun maximum.
JOUR 6 jeudi 30 juin
Versailles Est-ce que je suis mieux de réserver si je veux faire 2 visites guidées? Le site ouvre à 9h et j'y serai. Les deux visites guidées totalisent 3 heures. Il me reste 6h30 pour explorer l'endroit. Pas pire?
Au retour de Versailles, si ce n'est pas une légende urbaine, je me rendrai chez Les Trois Frères où le couscous est gratuit après 20h30.
JOUR 7 vendredi 1er juillet, dernier jour, je me ballade
Sorbonne Panthéon St-Germain-des-Prés Arène de Lutèce Rue Mouffetard Place de la contrescarpe Jardins du Luxembourg Tours Montparnasse Catacombes (seule place non incluse dans le ParisPass)
Pour souper, encore du couscous mais cette fois au Tribal Café où c'est gratuit si on boit :D semble-t-il?
Je n'ai pas inclus le Centre Pompidou, ni le Petit Palais, ni le musée Marmottan, ni les Galeries Lafayette et je ne vais pas marcher sur la Coulée verte. Devrais-je ajouter/enlever/changer certaines choses à mes journées? Je suis ouverte à toutes suggestions.
Qu'est-ce qui est de trop? Est-ce un itinéraire insensé? Suis-je folle loll?
Est-ce vrai que les bagages de plus de 40cm X 20cm X 20cm ne sont pas acceptés dans les musée? Mon sac à dos est pas mal plus grand que ça... Il y a des vestiaires pour y laisser nos choses?
J'ajouterais que je veux faire de petits arrêts à certaines églises quand je les croiserai : Église St-Germain-des-Prés, Église St-Gervais-St-Protais, Église St-Sulpice, etc. J'ai également pris en note certains cafés: Café de la Paix, Café de Flore, Les deux magots, Café de la Rotonde. En plus de certains passages couverts que je veux absolument traverser.
Sachant que j'ai un ParisPass et que je veux préparer le plus possible mes repas, est-ce que 450 euros seront suffisants pour ma semaine? Je n'ai pas l'intention de courir les magasins.
En fouillant à droite et à gauche, j'ai retenu quelques infos. J'aimerais avoir votre avis. Je vous les donne ici pêle mêle.
Est-ce que les macarons Ladurée valent vraiment le détour?
Le marché Saxe-Breteuil, j'y vais?
Devrais-je aller chez Josephine Dumont manger un boeuf bourguignon?
En plus des sorbets de chez Bertillon, semblerait que je dois absolument manger une crème brûlée.
J'ai retenu quelques noms de boulangerie/pâtisserie: Arnaud DelMontel, Au Duc de la Chapelle, Polaine, Maison Kayser
Quelques cafés: Le petit fer à cheval dans le marais, Mamie gâteaux dans St-Germain, La maison rose près du Sacré Coeur.
Sur un site que je ne nommerai pas, on recommande 3 lignes d'autobus agréables pour se faire une idée de la ville: la ligne 72 (Hôtel de ville à Parc Saint-Cloud, la ligne 29 (Porte de Montempoivre à Gare St-Lazard) et ligne 68 (Châtillon-Montrouge à Place de Clichy). J'embarque ou pas?
Voilà! Merci d'avoir tout lu! J'accepterai avec plaisir vos recommandations!
Un gros merci!
Road trip de la "grosse pomme" au Mont Rushmore et autres English translation pending
arrivés dimanche 22 au soir après 2 très courtes nuit le jet lag nous assome à 16h
lundi matin 7H30 départ pour le brooklyn bridge avec en 1 ère agression la douce odeur des voitures puis les cyclistes électrifiés escaladant le pont en sprint et en danseuses et les runners que les simples touristes dérangent
des touristes il y en a: les jeunes mariés chinois
et leurs parents selfistes

ont ils eux aussi attachés des cadenas pur sceller leur amour ?
et dans 3 ans viendront ils les décrocher ?
sinon vue agréable

l agitation de manhattan nous inquiète nous retournons au boboland de brooklyn direction the mosaic house

sur les fenêtres des voisins des affiches pour bernie sanders
nous repartons direction bushwick entre morgan et jefferson changement de lieu changement de decor

croisement knickerbookers troutman c est vivant et tranquille avec même un bistrot français

nous picqueniquons au parc marie thésère c est le grand calme ça joue au basket ça courre ça promène les toutous on coin de paradis

nous remonter troutman direction jefferson street où s est créé le bushwick collective tous les murs sont peints

le streetart règne en maitre
madame a du prendre 150 photos
6 heures de marche en plein soleil nous sommes cassés retour à l hotel douche sieste et relevés 18h30 pour les Brooklyn heights

croisés 50 personnes dont 20 français !!!

pluie du soir désespoir nous rentrons nous coucher
lundi matin 7H30 départ pour le brooklyn bridge avec en 1 ère agression la douce odeur des voitures puis les cyclistes électrifiés escaladant le pont en sprint et en danseuses et les runners que les simples touristes dérangent
des touristes il y en a: les jeunes mariés chinois
et leurs parents selfistes
ont ils eux aussi attachés des cadenas pur sceller leur amour ?
et dans 3 ans viendront ils les décrocher ?sinon vue agréable

l agitation de manhattan nous inquiète nous retournons au boboland de brooklyn direction the mosaic house

sur les fenêtres des voisins des affiches pour bernie sanders
nous repartons direction bushwick entre morgan et jefferson changement de lieu changement de decor

croisement knickerbookers troutman c est vivant et tranquille avec même un bistrot français

nous picqueniquons au parc marie thésère c est le grand calme ça joue au basket ça courre ça promène les toutous on coin de paradis

nous remonter troutman direction jefferson street où s est créé le bushwick collective tous les murs sont peints

le streetart règne en maitre
madame a du prendre 150 photos6 heures de marche en plein soleil nous sommes cassés retour à l hotel douche sieste et relevés 18h30 pour les Brooklyn heights

croisés 50 personnes dont 20 français !!!

pluie du soir désespoir nous rentrons nous coucher
De New York à Montréal par la côte! English translation pending
Bonjour
Après la lecture de beaucoup de carnet de voyage , cela m'a donné envi de partager le mien avec vous
Notre dernier voyage date un petit peu , c'était en juillet 2009 , mais il n'est jamais trop tard pour bien faire 😉
nous somme donc parti 3 semaines , à 5 , avec trois enfant qui avaient à l"époque 13, 11 et 7 ans , de New York à Montréal en longeant la cote Est , avant de remonter en Gaspésie pour redescendre le long du st Laurent
Jour/1
arrivée en fin d'après midi , après une escale à Montréal et un long vol entre Montréal et New york à cause d'un gros orage
vu l'heure on c'est payé le taxi jusqu'a l'hôtel
le New Yorker sur la 8ème avenue , très sympa , mais assez cher , le plus cher de tout notre voyage 1200$ pour 3 jours pour les deux chambres
le temps d'aller manger , plus la fatigue de la journée , le décalage horaire , on a pas vraiment trainé direct au lit pour reprendre des forces pour le lendemain
jour/2
petit déjeuné typiquement américain à l'hôtel , une première pour les enfants
puis métro jusque au cartier de Wal street puis jusqu'au port historique


on a mangé sur place , un petit centre commercial avec boutiques de souvenir et petit resto , les enfant on adoré
puis métro à nouveau direction le Zoo du Bronkx

ballade sympa qui permet de voir la ville dans des cartiers moins touristiques une fois que le métro devient aérien
souvenir mitigé du Zoo , très grand , mais finalement avec assez peu d'animaux à voir mais promenade agréable quand même
retour à l'hôtel pour une petite pose et un couché de soleil vu de la chambre

Direction Time Square pour passer la soirée et essayer de faire quelques photos typiques ;)



Jour /3
comme promis aux garçons visite du port avion Intrepid



puis marche à pied à travers les rues jusqu'a Central parc pour y passer l'après midi un bon moyen de découvrir la ville un peu au hasard




direction ensuite le sud de Mahattan pour prendre le ferry vers Staten island aller retour , pour voir la statue de la liberté d'assez près

pose sur le bateau avec une belle lumière du soir , tout le monde a l'air encore en pleine forme !

Notre dernier voyage date un petit peu , c'était en juillet 2009 , mais il n'est jamais trop tard pour bien faire 😉
nous somme donc parti 3 semaines , à 5 , avec trois enfant qui avaient à l"époque 13, 11 et 7 ans , de New York à Montréal en longeant la cote Est , avant de remonter en Gaspésie pour redescendre le long du st Laurent
Jour/1
arrivée en fin d'après midi , après une escale à Montréal et un long vol entre Montréal et New york à cause d'un gros orage
vu l'heure on c'est payé le taxi jusqu'a l'hôtelle New Yorker sur la 8ème avenue , très sympa , mais assez cher , le plus cher de tout notre voyage 1200$ pour 3 jours pour les deux chambres
le temps d'aller manger , plus la fatigue de la journée , le décalage horaire , on a pas vraiment trainé direct au lit pour reprendre des forces pour le lendemain
jour/2
petit déjeuné typiquement américain à l'hôtel , une première pour les enfants

puis métro jusque au cartier de Wal street puis jusqu'au port historique

on a mangé sur place , un petit centre commercial avec boutiques de souvenir et petit resto , les enfant on adoré
puis métro à nouveau direction le Zoo du Bronkx

ballade sympa qui permet de voir la ville dans des cartiers moins touristiques une fois que le métro devient aérien
souvenir mitigé du Zoo , très grand , mais finalement avec assez peu d'animaux à voir mais promenade agréable quand même
retour à l'hôtel pour une petite pose et un couché de soleil vu de la chambre

Direction Time Square pour passer la soirée et essayer de faire quelques photos typiques ;)



Jour /3
comme promis aux garçons visite du port avion Intrepid



puis marche à pied à travers les rues jusqu'a Central parc pour y passer l'après midi un bon moyen de découvrir la ville un peu au hasard




direction ensuite le sud de Mahattan pour prendre le ferry vers Staten island aller retour , pour voir la statue de la liberté d'assez près

pose sur le bateau avec une belle lumière du soir , tout le monde a l'air encore en pleine forme !

"L'enfer des contrôles de sécurité dans les aéroports aux États-Unis" English translation pending
Bon courage pour vos vols depuis les US... par contre je ne sais pas dans quelle mesure ça impacte les transits ?
"L'enfer des contrôles de sécurité dans les aéroports aux Etats-Unis", sur le site du Monde : http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/05/17/l-enfer-des-controles-de-securite-dans-les-aeroports-aux-etats-unis_4920895_4832693.html
"L'enfer des contrôles de sécurité dans les aéroports aux Etats-Unis", sur le site du Monde : http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/05/17/l-enfer-des-controles-de-securite-dans-les-aeroports-aux-etats-unis_4920895_4832693.html
Road trip en famille du Pacifique à Monument Valley USA avril 2016 English translation pending

Hello Everybody!
Si la visite de l’ouest Américain n’a plus rien d’original, J'attendais avec impatience ces deux semaines de road trip. Ce voyage s'est effectué en famille 2 adultes et 3 enfants (11, 8 et 2 ans) pour un circuit classique. Nous étions limités par la durée des vacances scolaires. Le pays est immense, il y a tant de choses à voir, tant de villes et de parcs que nous n'avons pas pu faire. J'ai d'ailleurs organisé ce road trip avec en tête la préparation du suivant. Globalement j'ai tout aimé, les parcs, les villes et les américains sont hyper sympa, toujours prêt à rendre service. Pour le lexique au cours du voyage plusieurs superlatifs revenaient souvent : "magnifique, magique, énorme...", mais aussi "comme dans les films". Il faut dire qu'on baigne dans cette culture depuis tout petit. Le climat est très différent suivant les régions, mais généralement les journées sont chaudes en Avril. Frais le matin ou à la tombée de la nuit à certains endroits ( Bryce et Zion), on évite ainsi les très grosses chaleurs de l’été. La saison touristique y est plus calme avec le sentiment d'être seul dans les parcs.
J-1 : Paris -> Londres -> Los Angeles J-2 : LA J-3 : LA -> Williams J-4 : Williams -> Grand Canyon-> Monument Valley J-5 : Monument Valley -> Page J-6 : Page J-7 : Page-> Bryce J-8 : Bryce -> Zion J-9 : Zion -> Valley of Fire -> Las Vegas J-10 : Las Vegas J-11 : Las Vegas J-12 : Las Vegas -> Los Angeles J-13 : LA J-14 : départ LA -> Londres -> Paris
Vol avec British Airways en A380 au départ de Paris avec escale à Londres.
En avion, le siège à côté de la fenêtre, on peut jouir d'une vue merveilleuse.
L'A380 a survolé la capitale anglaise.
Elizabeth II fêtait ses 90 ans le jeudi 21 avril.
Paysage splendide que l'on contemple du Groenland.
Le Canada vue à travers le hublot.
Le lac Hudson.
Survol de l'ouest américain qui nous offre des paysages parmi les plus beaux du monde.
Square Butte dans le Montana.
Walker Lake.
Mono Lake.
Mammoth Mountain.
Bear Creek Spire dans le park du Yosemite.
Shaver Lake Marina.
Humboldt state wildlife.
Humboldt state wildlife.
Arrivée à l'aéroport de LAX avec une vue sur le quartier d'Hollywood.
Nous avons commencer notre voyage par une étape de deux jours à Los Angeles, nous sommes passés par l’agence de location Budget.
Le centre de location n'est pas à l'aéroport mais des navettes sont assurées pour s'y rendre. Au guichet, le loueur tente de nous proposer des tas d’options : assurances, GPS, surclassement, nous prenons les assurances assistance et crevaison pour 100$ supplémentaire.
Après une crevaison en sortant de l'agence de location, il est plus long de prendre possession d'un nouveau véhicule, cela nous a pris presque deux heures.
Location d'un SUV Ford escape, pour 2 semaines, idéal pour notre famille.Les pires endroits de Thaïlande English translation pending
Voici un palmarès personnel des 5 « pires » endroits de Thailande : c’est totalement subjectif mais j’essaie de donner quelques raisons objectives quant au classement. Il est vrai que je n’ai pas remis les pieds dans ces lieux depuis assez longtemps : ce que j’en lis sur VF me porte à croire que le constat est toujours d’actualité.
- Pattaya (novembre 2005) : vainqueur incontestable et historique. Pollution olfactive (ca pue) auditive et visuelle. Une plage qui a dû disparaitre (en 2005 on voyait 5 mètres de sable seulement après le rideau de parasols) et dont l’eau grise sentait mauvais. L’endroit reste un paradis pour les amateurs de bars, y conduire des motos de fortes cylindrées sans permis en infraction totale avec le code de la route, et les fans de tirs avec des armes (mais dans des lieux dédiés !). Passons sur la concentration anormale de décès dans la population européenne et une présence française importante dont la plupart des « résidents » se targue de bénéficier de la (généreuse) protection sociale de la France et essaie quand meme de vous soutirer quelques billets en faisant jouer l’instinct grégaire national. Ca n’est pas le Royaume de Siam mais celui de la grande beaufitude et de la misère sexuelle. - Ko Phi Phi (mars 2008): peut être la palme du gachis le plus effréné. L’ile a subi une catastrophe naturelle en 2004 et l’appat du gain des thais a amplifié la premiere sans aucune notion de protection écologique. Ca pue (là aussi) et on a construit des hotels près de la déchetterie (ou avec vue dessus), la population thaie très marginale se bat les flancs des touristes qui arrivent de toute façon par milliers tous les jours. Il suffit de monter au Point de Vue pour prendre conscience de ce désastre. Rajoutez un tour sur Maya Bay vers 11h le matin et vous reviendrez du coin avec une immense déception. Un exemple de post récent : l’auteure avait été prévenue sur VF mais assume pleinement (respect !). - Chaweng : constat très similaire à Pattaya, c’est-à-dire que ca pue des égouts (j’ai conscience de me répéter) et d’ailleurs, le bord de mer est introuvable (privatisation quasi-totale) soupoudré d’anarchie immobiliere (dans toute l’ile de Samui en fait), d’une circulation affolante et d’une présence thaie très faible. J’avoue ne pas être un grand fan de Samui non plus. Bref du grand glauque !!! - Patong beach : une vérue commerciale et sexuelle du plus mauvais gout. A l’image des précédents : puanteur, pollution, circulation effrénée, bars à filles ultra voyants et bruyants, mafia des transports (pour toute l’ile). L’endroit est tellement emblématique de l’Occident que la présence des thais musulmans devient très pressante… Ce lieu n’est cependant pas représentatif de la presqu’ile. - Ko Tao : elle suit les traces de Phi Phi : Sairee beach au petit matin est une véritable poubelle, aucune source potable (l’eau arrive par bateau) mais il y a des piscines (hyper chlorée), des déchetteries à ciel ouvert, des fonds marin dévastés par la sur-population des apprentis plongeurs, anarchie immobilière de mauvais gout en surface, les arnaques commerciales récurrentes, une très faible présence thaie et une épidémie de "morts non naturelles » depuis 2 ans. Bref, tous les ingrédients pour monter au classement !!! - Les accessits pourraient être Haad Rin (full Moon) et Soi Cow Boy (ou Patpong) à Bangkok mais je ne fais pas partie d’une ligue américaine moraliste…. 😛
Ce post est enfin un « coup de gueule » pour ce qui s’apparente à un énorme gâchis et un triste constat après quelques années de recul. Je rappelle enfin que la quasi-totalité de ces lieux est très accidentogène dans un pays qui l’est déjà beaucoup (2eme rang mondial) et que le légendaire sourire thai y est absent depuis longtemps…
- Pattaya (novembre 2005) : vainqueur incontestable et historique. Pollution olfactive (ca pue) auditive et visuelle. Une plage qui a dû disparaitre (en 2005 on voyait 5 mètres de sable seulement après le rideau de parasols) et dont l’eau grise sentait mauvais. L’endroit reste un paradis pour les amateurs de bars, y conduire des motos de fortes cylindrées sans permis en infraction totale avec le code de la route, et les fans de tirs avec des armes (mais dans des lieux dédiés !). Passons sur la concentration anormale de décès dans la population européenne et une présence française importante dont la plupart des « résidents » se targue de bénéficier de la (généreuse) protection sociale de la France et essaie quand meme de vous soutirer quelques billets en faisant jouer l’instinct grégaire national. Ca n’est pas le Royaume de Siam mais celui de la grande beaufitude et de la misère sexuelle. - Ko Phi Phi (mars 2008): peut être la palme du gachis le plus effréné. L’ile a subi une catastrophe naturelle en 2004 et l’appat du gain des thais a amplifié la premiere sans aucune notion de protection écologique. Ca pue (là aussi) et on a construit des hotels près de la déchetterie (ou avec vue dessus), la population thaie très marginale se bat les flancs des touristes qui arrivent de toute façon par milliers tous les jours. Il suffit de monter au Point de Vue pour prendre conscience de ce désastre. Rajoutez un tour sur Maya Bay vers 11h le matin et vous reviendrez du coin avec une immense déception. Un exemple de post récent : l’auteure avait été prévenue sur VF mais assume pleinement (respect !). - Chaweng : constat très similaire à Pattaya, c’est-à-dire que ca pue des égouts (j’ai conscience de me répéter) et d’ailleurs, le bord de mer est introuvable (privatisation quasi-totale) soupoudré d’anarchie immobiliere (dans toute l’ile de Samui en fait), d’une circulation affolante et d’une présence thaie très faible. J’avoue ne pas être un grand fan de Samui non plus. Bref du grand glauque !!! - Patong beach : une vérue commerciale et sexuelle du plus mauvais gout. A l’image des précédents : puanteur, pollution, circulation effrénée, bars à filles ultra voyants et bruyants, mafia des transports (pour toute l’ile). L’endroit est tellement emblématique de l’Occident que la présence des thais musulmans devient très pressante… Ce lieu n’est cependant pas représentatif de la presqu’ile. - Ko Tao : elle suit les traces de Phi Phi : Sairee beach au petit matin est une véritable poubelle, aucune source potable (l’eau arrive par bateau) mais il y a des piscines (hyper chlorée), des déchetteries à ciel ouvert, des fonds marin dévastés par la sur-population des apprentis plongeurs, anarchie immobilière de mauvais gout en surface, les arnaques commerciales récurrentes, une très faible présence thaie et une épidémie de "morts non naturelles » depuis 2 ans. Bref, tous les ingrédients pour monter au classement !!! - Les accessits pourraient être Haad Rin (full Moon) et Soi Cow Boy (ou Patpong) à Bangkok mais je ne fais pas partie d’une ligue américaine moraliste…. 😛
Ce post est enfin un « coup de gueule » pour ce qui s’apparente à un énorme gâchis et un triste constat après quelques années de recul. Je rappelle enfin que la quasi-totalité de ces lieux est très accidentogène dans un pays qui l’est déjà beaucoup (2eme rang mondial) et que le légendaire sourire thai y est absent depuis longtemps…
Cash ou carte bancaire aux États-Unis? English translation pending
Bonjour a tous , on part pour notre road trip le 24 mai dans l'ouest americain pour 15 jours , et on est en train de se demander combien de cash on doit emporter la bas .
En fait , pour qu'on ai une idée de ce que l'on doit emporter , on voudrait savoir ce que l'on peut payer en carte bancaire ( hôtels , station services , resto ect .. ) et le montant des frais si on paye en carte bancaire.
Est-ce que vous pouvez nous rappeller un peu le fonctionnement pour les pourboires : par exemple , au resto, si c'est mieux de payer en carte avec le pourboire inclus ou tout payer en cash ?
Dans l'ouest americain , est-ce qu'on trouve facilement des distributeurs de billets ?
Pour mettre l'essence , est-ce qu'il est préferable de payer en cash ? Si oui , faut-il aller payer avant ?
Puis il nous du cash pour faire des courses aussi ( bouteilles d'eau ect.... )
Merci a tous d'avance 😉
Est-ce que vous pouvez nous rappeller un peu le fonctionnement pour les pourboires : par exemple , au resto, si c'est mieux de payer en carte avec le pourboire inclus ou tout payer en cash ?
Dans l'ouest americain , est-ce qu'on trouve facilement des distributeurs de billets ?
Pour mettre l'essence , est-ce qu'il est préferable de payer en cash ? Si oui , faut-il aller payer avant ?
Puis il nous du cash pour faire des courses aussi ( bouteilles d'eau ect.... )
Merci a tous d'avance 😉
Climat de Hanoï: quel mois pour voyager English translation pending
Salut à tous, bienvenue à mon premier article.
La météo est le facteur primordial sur laquelle les touristes se réfèrent pour décider de voyager ou pas. Or, j’aimerais vous présenter maintenant la météo par mois de Hanoi, ma ville natale, de manière brève et précise ainsi que les conseils sur le choix d’arriver à Hanoi.
1. Le climat de Hanoi en Janvier Généralement, il s’agit du plus froid mois de l’année. La température varie normalement de 14 à 21 degrés, cependant, pendant quelques semaines, les moussons du Nord-Est venus de la Chine arrivent en descendant la température et en apportant du vent et des crachins . Durant les premiers jours, il peut descendre à 6 degrés, le ciel est tout à fait nuageux sans aucun ensoleillement. Emportez de la parapluie pour éviter d’être interrompus à tout moment et portez des vêtements qui vous rechauffent à savoir calecon long, écharpes, pull. C’est par ailleurs le mois où le tourisme bat son plein à Hanoi. 2. Le climat de Hanoi en Février On ne constate pas de grands changements en matière de la météorologie en Février excepté plus de brumes et de crachins, il fait toujours assez froid et humide, de 15 à 22 degrés en général et parfois descend à 8 degrés, vous ne trouvez même pas de soleil. N’oubliez pas alors les vêtements gardant la température corporelle et les imperméable, parapluie. Le Février témoigne ainsi la plus spéciale et importante fête des Vietnamiens – le Têt. La décoration et le rythme exceptionnel: très tumultueux avant le Têt et totalement calme pendant le Têt. C’est une bonne occasion pour admirer de magnifiques visages de Hanoi. 3. Le climat de Hanoi en Mars Hanoi témoigne toujours un faible ensoleillement, une haute intensité de crachins, il fait légèrement plus chaud: de 18 à 24 degrés avec grande humidité. Par contre, c’est superbe de visiter Hanoi en printemps pendant ce passage saisonier puisque les belles fleurs s’épanouissent, surtout les alstonias blancs et odorants, la ville s’anime clairement après de longues mois hivernaux. Le climat de Hanoien Mars ne vous exige pas de porter d’énormes couches vestimentaires mais emportez toujours une parapluie ou un imperméable. Plusieurs festivaux ont lieu en avril. 4. Le climat de Hanoi en Avril En Avril, Hanoi bénifice d’une douce température ni froide ni chaude, la météo varie de 22 à 27 degrés, l’humidité reste élevée . Il s’agit du plus beau mois printanier, le soleil légère apparait et embellit tous les paysages. C’est totalement merveilleux de visiter Hanoi en ce mois avant que la saison pluviale arrive. 5. Le climat de Hanoi en Mai Au mois de Mai, le passage saisonnier entre le printemps et l’été, les précipitations s’intensifient, la météo est déséquilibrée, varie de 24 à 33 degrés. Il fait quasiment ensoleillé toute la journée, les visiteurs seront surpris par les pluies qui peuvent survenir à tout moment du jour avec intensité instable, tantôt fort tantôt faible. Or, pour faciliter la visite, il vous convient de préparer les parapluie et imperméable legers. 6. Le climat de Hanoi en Juin Bienvenue à l’été en canicule un peu gênante où il fait toujours entre 28 et 38 degrés, la chaleur infernale monte au pic à midi. Evitez alors de sortir sous le soleil intensif. Il existe peu de pluie mais les averses surviennent éventuellement. Le juin débute ainsi la période touristique de haute saison à Hanoi. 7. Le climat de Hanoi en Juillet Le juillet se caractérise par une série incessante des jours ensoleillés les plus intensifs de l’année. Il fait 27 degrés la nuit et plus de 36 degrés au jour, ce type météorologique se combine parfois avec la haute humidité en provoquant les grandes averses. Vous pouvez déguster la glace de Trang Tien ou le thé glacé pour vous rafraichir, portez des vêtements légers et évitez surtout de marcher longtemps sous le soleil. 8. Le climat de Hanoi en Aout Même s’il fait un peu moins chaud qu’en juillet, le soleil chauffe toujours la capitale, il existe heureusement plus de vents frais qui radoucissent la température, il fait normalement de 29 à 35 degrés. En particulier, c’est le mois le plus pluvial de l’année, les longues averses arrivent fréquemment, préprarez les vêtements contre les pluies. Par contre, au jour sans pluie, c’est aussi magnifique de se balader dans les rues ou diner à la terrasse. 9. Le climat de Hanoi en Septembre Ce passage saisonnier apporte une idéale météo pour arriver à Hanoi. Les pluies diminuent clairement, le temps fait doux: entre 26 – 34 degrés, le soleil brille moins fort. Baladez-vous sous les rangées d’arbres et dans les rues de Hanoi pour plonger dans une nouvelle ambiance de la capitale grâce à la fête Nationale 2 Septembre et la fête de mi-automne. N’hésistez pas de vous rendre à Hanoi en ce mois pour admirer les rues décorées, participer aux activités festives animées. Notez que les pluies peuvent aussi arriver sans prévu. 10. Le climat de Hanoi en Octobre Il fait généralement de 23 à 30 degrés avec moins de pluie. Il s’agit du plus beau mois de l’année où la température n’est ni froide ni chaude, beaucoup de fleurs se fleurissent, les feuilles jaunes rouges tombent sur le trottoirs en rendant Hanoi beaucoup plus romantique. 11. Le climat de Hanoi en Novembre Le Novembre marque le début de l’hiver par les vents forts et la manque de soleil et de pluie, il fait légèrement froid. La température moyenne varie de 19 à 25 degrés, très confortable pour les visiteurs. En revanche, faites attention aux moussons qui causent souvent des rhumes. Un jacket sera indispensable. 12. Le climat de Hanoi en Décembre C’est le plus sec mois de l’année, il fait très froid du aux moussons du Sud-Est venant de la Chine, entre 15 et 23 degrés. Ce type saisonnier est caractérisé par courte journée et longue nuit. Portez de chauds vêtements avant de sortir afin d’être atteint des maladies. Le petit conseil pour le voyage à Hanoi Les mois d’Octobre, de Novembre, de Décembre, d’Avril et de Mai sont les meilleurs moments pour partir à Hanoi , la capitale millénaire du Vietnam, où vous aurez surement des souvenirs inoubliables.
La météo est le facteur primordial sur laquelle les touristes se réfèrent pour décider de voyager ou pas. Or, j’aimerais vous présenter maintenant la météo par mois de Hanoi, ma ville natale, de manière brève et précise ainsi que les conseils sur le choix d’arriver à Hanoi.
1. Le climat de Hanoi en Janvier Généralement, il s’agit du plus froid mois de l’année. La température varie normalement de 14 à 21 degrés, cependant, pendant quelques semaines, les moussons du Nord-Est venus de la Chine arrivent en descendant la température et en apportant du vent et des crachins . Durant les premiers jours, il peut descendre à 6 degrés, le ciel est tout à fait nuageux sans aucun ensoleillement. Emportez de la parapluie pour éviter d’être interrompus à tout moment et portez des vêtements qui vous rechauffent à savoir calecon long, écharpes, pull. C’est par ailleurs le mois où le tourisme bat son plein à Hanoi. 2. Le climat de Hanoi en Février On ne constate pas de grands changements en matière de la météorologie en Février excepté plus de brumes et de crachins, il fait toujours assez froid et humide, de 15 à 22 degrés en général et parfois descend à 8 degrés, vous ne trouvez même pas de soleil. N’oubliez pas alors les vêtements gardant la température corporelle et les imperméable, parapluie. Le Février témoigne ainsi la plus spéciale et importante fête des Vietnamiens – le Têt. La décoration et le rythme exceptionnel: très tumultueux avant le Têt et totalement calme pendant le Têt. C’est une bonne occasion pour admirer de magnifiques visages de Hanoi. 3. Le climat de Hanoi en Mars Hanoi témoigne toujours un faible ensoleillement, une haute intensité de crachins, il fait légèrement plus chaud: de 18 à 24 degrés avec grande humidité. Par contre, c’est superbe de visiter Hanoi en printemps pendant ce passage saisonier puisque les belles fleurs s’épanouissent, surtout les alstonias blancs et odorants, la ville s’anime clairement après de longues mois hivernaux. Le climat de Hanoien Mars ne vous exige pas de porter d’énormes couches vestimentaires mais emportez toujours une parapluie ou un imperméable. Plusieurs festivaux ont lieu en avril. 4. Le climat de Hanoi en Avril En Avril, Hanoi bénifice d’une douce température ni froide ni chaude, la météo varie de 22 à 27 degrés, l’humidité reste élevée . Il s’agit du plus beau mois printanier, le soleil légère apparait et embellit tous les paysages. C’est totalement merveilleux de visiter Hanoi en ce mois avant que la saison pluviale arrive. 5. Le climat de Hanoi en Mai Au mois de Mai, le passage saisonnier entre le printemps et l’été, les précipitations s’intensifient, la météo est déséquilibrée, varie de 24 à 33 degrés. Il fait quasiment ensoleillé toute la journée, les visiteurs seront surpris par les pluies qui peuvent survenir à tout moment du jour avec intensité instable, tantôt fort tantôt faible. Or, pour faciliter la visite, il vous convient de préparer les parapluie et imperméable legers. 6. Le climat de Hanoi en Juin Bienvenue à l’été en canicule un peu gênante où il fait toujours entre 28 et 38 degrés, la chaleur infernale monte au pic à midi. Evitez alors de sortir sous le soleil intensif. Il existe peu de pluie mais les averses surviennent éventuellement. Le juin débute ainsi la période touristique de haute saison à Hanoi. 7. Le climat de Hanoi en Juillet Le juillet se caractérise par une série incessante des jours ensoleillés les plus intensifs de l’année. Il fait 27 degrés la nuit et plus de 36 degrés au jour, ce type météorologique se combine parfois avec la haute humidité en provoquant les grandes averses. Vous pouvez déguster la glace de Trang Tien ou le thé glacé pour vous rafraichir, portez des vêtements légers et évitez surtout de marcher longtemps sous le soleil. 8. Le climat de Hanoi en Aout Même s’il fait un peu moins chaud qu’en juillet, le soleil chauffe toujours la capitale, il existe heureusement plus de vents frais qui radoucissent la température, il fait normalement de 29 à 35 degrés. En particulier, c’est le mois le plus pluvial de l’année, les longues averses arrivent fréquemment, préprarez les vêtements contre les pluies. Par contre, au jour sans pluie, c’est aussi magnifique de se balader dans les rues ou diner à la terrasse. 9. Le climat de Hanoi en Septembre Ce passage saisonnier apporte une idéale météo pour arriver à Hanoi. Les pluies diminuent clairement, le temps fait doux: entre 26 – 34 degrés, le soleil brille moins fort. Baladez-vous sous les rangées d’arbres et dans les rues de Hanoi pour plonger dans une nouvelle ambiance de la capitale grâce à la fête Nationale 2 Septembre et la fête de mi-automne. N’hésistez pas de vous rendre à Hanoi en ce mois pour admirer les rues décorées, participer aux activités festives animées. Notez que les pluies peuvent aussi arriver sans prévu. 10. Le climat de Hanoi en Octobre Il fait généralement de 23 à 30 degrés avec moins de pluie. Il s’agit du plus beau mois de l’année où la température n’est ni froide ni chaude, beaucoup de fleurs se fleurissent, les feuilles jaunes rouges tombent sur le trottoirs en rendant Hanoi beaucoup plus romantique. 11. Le climat de Hanoi en Novembre Le Novembre marque le début de l’hiver par les vents forts et la manque de soleil et de pluie, il fait légèrement froid. La température moyenne varie de 19 à 25 degrés, très confortable pour les visiteurs. En revanche, faites attention aux moussons qui causent souvent des rhumes. Un jacket sera indispensable. 12. Le climat de Hanoi en Décembre C’est le plus sec mois de l’année, il fait très froid du aux moussons du Sud-Est venant de la Chine, entre 15 et 23 degrés. Ce type saisonnier est caractérisé par courte journée et longue nuit. Portez de chauds vêtements avant de sortir afin d’être atteint des maladies. Le petit conseil pour le voyage à Hanoi Les mois d’Octobre, de Novembre, de Décembre, d’Avril et de Mai sont les meilleurs moments pour partir à Hanoi , la capitale millénaire du Vietnam, où vous aurez surement des souvenirs inoubliables.
Tour du monde 2018 sur le Costa Luminosa English translation pending
Jacques et Nicole NIJA qui ont effectués le TDM "austral" en 2015 sur le Costa Deliziosa ont l'intention de réaliser le TDM "des grands canaux" en 2018 sur le Costa Luminosa.
Ils voudraient entrer en contact avec ceux qui sont intéressés et qui ont déjà fait au moins un TDM !
Boeing 777-300ER Air France / Emirates, vol Nice - Bangkok English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement à la recherche d'un bon prix d'avion pour le mois de Juillet pour faire un Nice-Bangkok. (pas facile !)
Après avoir lu sur plusieurs forums, que les 777-300er d'Air france n'étaient pas confortable, je me pose la question, pourquoi le confort serait il mieux chez emirates, alors que c'est le même avion ?
Merci de m'éclairer 😉
Je suis actuellement à la recherche d'un bon prix d'avion pour le mois de Juillet pour faire un Nice-Bangkok. (pas facile !)
Après avoir lu sur plusieurs forums, que les 777-300er d'Air france n'étaient pas confortable, je me pose la question, pourquoi le confort serait il mieux chez emirates, alors que c'est le même avion ?
Merci de m'éclairer 😉
Namibie: le dernier voyage English translation pending
Dernier voyage peut-être, dernier en date en tout cas. 😛
Pour ce troisième épisode, nous avions décidé de louer un seul 4x4 avec une remorque (je rappelle que nous voyageons à six avec nos quatre enfants et que notre premier voyage s'était déroulé en camping-car, le second avec deux 4x4 et tentes de toit). C'était un choix un peu par dépit, pour six il n'y a pas beaucoup de possibilités...
Le 24 septembre 2015 Notre troisième voyage en Namibie a débuté par une journée à Johannesburg car notre vol de la Réunion arrivait à 10h du matin et nous repartions pour Windhoek le lendemain matin très tôt. Nous nous sommes installés à notre désormais habituel Emerald Guest House puis nous avons pris la navette pour un mall, un grand centre commercial où nous avons déjeuner dans un Spur, une sorte de resto à l'Américaine mais qui offre aussi sur sa carte des salades et des plats de légumes. Le programme pour l'après-midi avait été décidé depuis longtemps, ce serait patinoire. Par contre, j'étais persuadée que c'était une patinoire synthétique, nous étions donc partis sans pull. Et en fait c'est une vraie patinoire en glace, nous avons fait un saut dans le magasin Woolworth d'à côté et les garçons ont acheté des pulls d'uniforme d'écolier...


Les garçons faisaient leurs premiers pas sur la glace, l'ambiance était mixte et très conviviale, nous avons passé un très bon moment.Nous avons ensuite acheté de quoi manger puis sommes rentrés par la navette et avons déjeuné dans notre appartement.
Le 25 septembre 2015 Nous nous sommes levés très tôt car nous prenions l'avion à 8h. Nous avons petit-déjeuner dans le hall de l'aéroport, notre hôtel nous fournissait un petit dèj à emporter.
Après un vol rapide et sans encombre, nous avons récupéré notre véhicule à l'aéroport de Windhoek. Il manquait des duvets et le 7ème siège qui aurait dû être enlevé pour nous faire de la place était toujours dans la voiture. Nous avons attendu longtemps sur le parking d'un centre commercial que des gars apportent les duvets. Pour le siège à enlever, nous avons abandonné... Nous avons aussi laissé tomber pour les bouteilles de gaz qui nous semblaient plutôt vides. (nous le regretterons). En attendant, j'ai fait un gros plein de courses et acheté de quoi manger pour le midi.
Puis nous avons pris la route pour notre première étape, Spreetshoogte Pass. C'est à 17km de l'arrivée que nous avons découvert un panneau qui annonçait que la route abîmée était interdite aux remorques, camions et caravanes. Nous avons donc abandonné l'étape et décidé de retourner (comme trois ans auparavant) dormir au camping de Solitaire. C'est en chemin que nous avons croisé le premier varan de nos quatre voyages en Afrique Australe.


Nous avons même traversé une flaque d'eau, incroyable en cette saison !

Arrivés à Solitaire, nous avons fait notre premier déballage de tente pendant le coucher de soleil.

C'est en voulant préparer le repas que nous avons découvert qu'une de nos deux bouteilles de gaz était bien vide et que les deux brûleurs étaient foutus... Nous avons été aidés par le tenancier du camping qui malheureusement ne pouvait pas grand chose pour nous, bien qu'il ait tenté de nettoyer les brûleurs, sans résultat. Le 26 septembre La matinée a été en partie consacrée à cette histoire de gaz, à tenter de régler le problème au téléphone avec le loueur de voiture, aidés de nouveau par le type du camping. Nous avons rendez-vous pour un changement de bouteilles de gaz dans deux jours à Sesriem. En attendant nous cuisinerons au bois...
Pendant la matinée, nous avons le spectacle du petit hélico qui atterrit et vient faire le plein à la station, c'est assez incroyable...

Dernier regard sur Solitaire, sa boutique et son tableau indiquant la faible pluviométrie.

Notre équipage :

Promis, on essaiera de ne pas mourir trop vite... 😏

Nous prenons la route du sud et nous nous arrêtons sur la route au niveau de Sesriem où nous ne trouvons pas de gaz mais un nouveau brûleur. Et nous croisons un hôtel spa de luxe, installé au milieu de nulle part.

Nous augmentons notre collection de panneaux animaliers.



Nous arrivons au Namibrand family Hideout où nous allons passer deux nuits. Nous nous sommes reçus par Titus, l'homme à tout faire des lieux, qui nous aide à détacher la remorque après nous avoir indiqué notre emplacement et nous expliquer le tracé de la piste dans le domaine.

Nous avons un emplacement pour nous seuls avec sanitaires et coin évier et de l'ombre pour le déjeuner. Il y a deux emplacements en tout, très loin l'un de l'autre... On est bien !

Une fois le campement installé, nous partons profiter du coucher de soleil dans les dunes, juste derrière "chez nous".


Le 24 septembre 2015 Notre troisième voyage en Namibie a débuté par une journée à Johannesburg car notre vol de la Réunion arrivait à 10h du matin et nous repartions pour Windhoek le lendemain matin très tôt. Nous nous sommes installés à notre désormais habituel Emerald Guest House puis nous avons pris la navette pour un mall, un grand centre commercial où nous avons déjeuner dans un Spur, une sorte de resto à l'Américaine mais qui offre aussi sur sa carte des salades et des plats de légumes. Le programme pour l'après-midi avait été décidé depuis longtemps, ce serait patinoire. Par contre, j'étais persuadée que c'était une patinoire synthétique, nous étions donc partis sans pull. Et en fait c'est une vraie patinoire en glace, nous avons fait un saut dans le magasin Woolworth d'à côté et les garçons ont acheté des pulls d'uniforme d'écolier...


Les garçons faisaient leurs premiers pas sur la glace, l'ambiance était mixte et très conviviale, nous avons passé un très bon moment.Nous avons ensuite acheté de quoi manger puis sommes rentrés par la navette et avons déjeuné dans notre appartement.
Le 25 septembre 2015 Nous nous sommes levés très tôt car nous prenions l'avion à 8h. Nous avons petit-déjeuner dans le hall de l'aéroport, notre hôtel nous fournissait un petit dèj à emporter.
Après un vol rapide et sans encombre, nous avons récupéré notre véhicule à l'aéroport de Windhoek. Il manquait des duvets et le 7ème siège qui aurait dû être enlevé pour nous faire de la place était toujours dans la voiture. Nous avons attendu longtemps sur le parking d'un centre commercial que des gars apportent les duvets. Pour le siège à enlever, nous avons abandonné... Nous avons aussi laissé tomber pour les bouteilles de gaz qui nous semblaient plutôt vides. (nous le regretterons). En attendant, j'ai fait un gros plein de courses et acheté de quoi manger pour le midi.
Puis nous avons pris la route pour notre première étape, Spreetshoogte Pass. C'est à 17km de l'arrivée que nous avons découvert un panneau qui annonçait que la route abîmée était interdite aux remorques, camions et caravanes. Nous avons donc abandonné l'étape et décidé de retourner (comme trois ans auparavant) dormir au camping de Solitaire. C'est en chemin que nous avons croisé le premier varan de nos quatre voyages en Afrique Australe.


Nous avons même traversé une flaque d'eau, incroyable en cette saison !

Arrivés à Solitaire, nous avons fait notre premier déballage de tente pendant le coucher de soleil.

C'est en voulant préparer le repas que nous avons découvert qu'une de nos deux bouteilles de gaz était bien vide et que les deux brûleurs étaient foutus... Nous avons été aidés par le tenancier du camping qui malheureusement ne pouvait pas grand chose pour nous, bien qu'il ait tenté de nettoyer les brûleurs, sans résultat. Le 26 septembre La matinée a été en partie consacrée à cette histoire de gaz, à tenter de régler le problème au téléphone avec le loueur de voiture, aidés de nouveau par le type du camping. Nous avons rendez-vous pour un changement de bouteilles de gaz dans deux jours à Sesriem. En attendant nous cuisinerons au bois...

Pendant la matinée, nous avons le spectacle du petit hélico qui atterrit et vient faire le plein à la station, c'est assez incroyable...

Dernier regard sur Solitaire, sa boutique et son tableau indiquant la faible pluviométrie.


Notre équipage :

Promis, on essaiera de ne pas mourir trop vite... 😏

Nous prenons la route du sud et nous nous arrêtons sur la route au niveau de Sesriem où nous ne trouvons pas de gaz mais un nouveau brûleur. Et nous croisons un hôtel spa de luxe, installé au milieu de nulle part.

Nous augmentons notre collection de panneaux animaliers.



Nous arrivons au Namibrand family Hideout où nous allons passer deux nuits. Nous nous sommes reçus par Titus, l'homme à tout faire des lieux, qui nous aide à détacher la remorque après nous avoir indiqué notre emplacement et nous expliquer le tracé de la piste dans le domaine.

Nous avons un emplacement pour nous seuls avec sanitaires et coin évier et de l'ombre pour le déjeuner. Il y a deux emplacements en tout, très loin l'un de l'autre... On est bien !

Une fois le campement installé, nous partons profiter du coucher de soleil dans les dunes, juste derrière "chez nous".


2016: livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne, nouvelle version English translation pending
Bonjour
Le 11/12/2013 j'ai mis le post suivant : "Livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne". http://voyageforum.com/discussion/livres-temples-angkor-histoire-angkorienne-d6305399/ Divers sujets ont été abordés dans cette discussion, voici une nouvelle version avec les livres cités initialement ainsi que d'autres ouvrages.
Livres qui ne sont plus édités :
- La BNF réédite des ouvrages qui sont maintenant dans "le domaine public" (En France, 70 ans après la mort de l'auteur). On peut trouver des versions numérisées sur le site "Gallica – Bibliothèque Nationale de France": http://gallica.bnf.fr/
- Sur le site de l'AEFEK (Association d'échanges et de formation pour les études khmères) on trouve divers livres en "pdf" : http://aefek.free.fr/bibliothequeDocuments000105e4.html
Pour l'achat de livres rares voici deux sites :
- Livre rare book : http://www.livre-rare-book.com/ ou http://www.livre-rare-book.com/search/current.seam
- Librairie le trait d'union : http://www.erudition.fr/?language=fr
Le site "Persée" :
- Pour les "BEFEO"(Bulletins de l'Ecole Française d'Extrême-Orient) : http://www.persee.fr/collection/befeo
- Pour les "Arts asiatiques" : http://www.persee.fr/collection/arasi
DESCRIPTION DES TEMPLES
- "Guide aux ruines d'Angkor" de Jean Commaille (*), (membre de l'EFEO de1900 à 1916) : éditions Hachette 1910. Son livre est le premier guide pour la visite des temples d'Angkor.Mon avis : il ne s'agit pas d'un guide pratique pour visiter les temples, manque de détails précis… En 1910 on ignore encore beaucoup de choses sur les temples, l'auteur émet des faits qui seront précisés par la suite avec la découverte de diverses épigraphes. (*) C'est en se rendant sur les chantiers avec la paye de ses ouvriers qu'il est assassiné le 29 avril 1916. Il est inhumé à proximité du Bayon,
- "Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.Bien qu'édité en 1944, ce livre est encore une référence. Ce livre été réédité à plusieurs reprises.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
- "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman (photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973. Epigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929.Mon avis : très bon livre pour la description des temples.
- "Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité.
- "Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi. Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux… Inconvénients : la description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
- "LE GUIDE DES TEMPLES D'ANGKOR" deMichel Petrotchenko.
Merci à Véro (Veroeddy) et Fabrice (FabGreg) qui ont parlé et fait connaitre "Focusing on the Angkor Temples the guidebook" ainsi que Marc (Cankon38) qui a précisé que ce livre était maintenant disponible en français. Voir le site suivant : www.leguidedestemplesdangkor.com/ En France on peut trouver ce livre à la bibliothèque du Musée Guimet à Paris, on peut également l'acheter chez "Amazon". Il semblerait qu'en France on ne le trouve pas en librairie. A Siem Reap on peut trouver ce livre (23 $) dans les librairies suivantes : "Siem Reap Book Center" près du Old Market : Sreet 2 Thou, à côté de la pâtisserie "The Blue Pumkin" et "Monumemt Books", également près du Old Market le long de la rivière. J'ai utilisé ce livre pour la première fois en Novembre-Décembre 2014. J'ai découvert des particularités que je n'avais jamais vues auparavant, et cela dans 80 à 90% des temples visités… La première partie : histoire, religions… est très bien faite et détaillée. La seconde partie décrit les divers temples du site d'Angkor et quelques temples extérieurs : Banteay Chhmar, Koh Ker…
Les particularités de ce livre par rapport aux autres sont les nombreux plans avec indication des endroits originaux que l'on peut alors trouver facilement en particulier pour la description des bas-reliefs d'Angkor Vat et du Bayon.
Auparavant je recommandais le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" mais maintenant je recommande en tout premier "Le guide des temples d'Angkor" que je trouve excellent. Pour des détails de ce livre voir mon post du 25/10/2014 : http://voyageforum.com/v.f?post=6768958#6768958
- "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Cet ouvrage est très détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je pense qu'actuellement c'est le seul livre en français avec une description détaillée de ce temple (*). A Siem Reap dans les librairies suivantes : "Monumemt Books" et "Siem Reap Book Center".
(*) C. Jacques parle du Prasat Preah Vihear dans son livre : "L'empire khmer cités et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" (voir plus bas), mais il n'y a que des généralités qui sont quand même intéressantes.
Description des bas-reliefs d'Angkor Vat et du Bayon :
- "Des dieux, rois, hommes" : texte d'Albert Le Bonheur (*), photographies de Jaroslav Poncar (et son équipe) – Editions Olizane 1995. Les photographies ont été prises avec la technique de "slit-scan" : un appareil photographique qui prend des photos au travers d'une fente, et qui est monté sur un système qui se déplace très doucement sur des rails, ce qui permet de prendre un nombre considérable de vues dans le but d'en faire des photographies panoramiques.
J'ai été un peu déçu par la description de ces bas-reliefs d'Albert Le Bonheur (moins détaillée que celles de M. Glaize, C. Jacques et M. Petrotchenko). (*) Albert le Bonheur(1938-1996) voir l'article de P. Filliozat : Arts Asiatiques, année 1996, tome 51, page 141 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arasi_0004-3958_1996_num_51_1_1393
HISTOIRE - "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau (1918-2005). Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. Madeleine Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut retrouver sur le site Persée. Remarques : La période angkorienne commence en 802. Jayavarman II (802 – 850) est le premier roi, ses différentes capitales se situent au Phnom Kulen et à Roluos. Le second roi est Jayavarman III (850 – 877), le troisième roi est Indravarman 1er (877 – 889), leurs capitales se situent à Roluos. En 889 le roi Yaçovarman 1er (889 – 910) établira sa capitale sur le site d'Angkor au Phnom Bakheng Madeleine Giteau commence l'histoire angkorienne à partir de 889 lorsque Yaçovarman 1er s'est installé sur le site d'Angkor. Elle ne parle pas des rois précédents.
- "La cité perdue des rois khmers : il ne s'agit pas d'un livre mais d'un site internet angkor.wat.online.fr/ Pour l'histoire voir "L'épopée khmère"
MUSEES Musée de Phnom Penh : - "L'art du Cambodge ancien : Les collections du musée national de Phnom Penh" de Nadine Dalsheimer: historienne de l'art khmer, spécialiste de la statuaire khmère. Chercheur et responsable de la photothèque de l'École française d'Extrême-Orient (en 2001). Voir : www.editions-magellan.com/...t-du-cambodge-ancien On trouve ce livre sur Amazon (et peut-être en librairie) : 45 €.
Musée Guimet : http://www.guimet.fr - "L'Art khmer dans les collections du musée Guimet. Rédigé par Pierre Baptiste, conservateur du patrimoine, en charge de la section Asie du Sud-Est et par Thierry Zéphir, ingénieur d'études au musée Guimet. Editeur : Réunion des musées nationaux – Grand Palais. 2008. 82 €. Ce livre présente 300 objets, 132 d'entre eux sont décrits avec beaucoup de détails. Mon avis : je trouve ce livre excellent. Les objets présentés sont classés chronologiquement d'après les différents styles préangkoriens et angkoriens. Description très détaillée des divers objets, les photos sont d'une grande qualité. Je recommande vivement cet ouvrage aux passionnés d'art khmer (*). Voir le site : www.boutiquesdemusees.fr/...see-guimet/11... Je donne des détails sur ce livre dans mon post du 13/09/2014 : http://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899 (*) Pour ceux qui sont intéressés par les différents styles préangkoriens et angkoriens voir le site angkor.wat.online.fr/ dans la partie " Les arts khmers".
Exposition au Musée Guimet : D'Octobre 2013 à Janvier 2014 il y a eu au Musée Guimet l'exposition suivante : "Angkor naissance d'un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge" Lors de cette exposition le livre "Angkor naissance d'un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge" (sous ladirection dePierre Baptiste et de Thierry Zéphir) a été édité (49 €) Divers spécialistes ont participé à la rédaction de cet ouvrage, consacré principalement à Louis Delaporte. Lors de l'exposition on a pu voir divers moulages en plâtre de Delaporte ainsi que de nombreuses photographies d'Emile Gsellqui a participé à l'expédition de Doudard de Lagrée. Contrairement à ce que pensent certaines personnes Emile Gsell n'était pas le premier à prendre des photos des temples d'Angkor mais un écossais John Thomson (1837-1921) en 1865 avant l'expédition Doudard de Lagrée Lors de ses expéditions Louis Delaporte a rapporté de nombreuses sculptures des temples angkoriens que l'on peut voir au Musée Guimet. J'ai beaucoup appris sur Louis Delaporte et c'est suite à cela que j'ai acheté son livre "Voyage au Cambodge – l'architecture khmer" (voir plus bas).
LIVRES ECRITS AVANT LA CREATION DE L'EFEO
- Mémoires sur les coutumes du Cambodge de Tcheou Ta-Kouan" : Tcheou Ta-Kouan appelé aussi Zhou Daguan, était l'un des accompagnateurs d'une ambassade chinoise de la dynastie des Yuan. Il passa près d'une année au Cambodge et visita Angkor en 1296. Son journal, intitulé "Mémoires sur les coutumes du Cambodge" qui attendra 1902 pour être correctement traduit par Paul Pelliot, reste l'écrit fondamental et le plus riche pour la compréhension des us et coutumes de l'époque. On peut retrouver la première partie de ce livre sur le site internet suivant : "Mémoires sur les coutumes du Cambodge".
- Diego do COUTO (1542-1616) était est un écrivain et historien portugais. Il est l'auteur d'une description précise d'Angkor Vat écrite vers 1550. Charles Boxer (historien) étudie les manuscrits de Diogo do Couto en 1947-1948. Ce texte manuscrit sera transcrit en français par Bernard-Philippe Groslier et édité en 1958 sous le titre "Angkor et le Cambodge au XVIème siècle d'après les sources portugaises et espagnoles". Disponible sur Amazon ou "Livres rares" (80 €) Voir également un article dans "Persée" : http://www.persee.fr/doc/hispa_0007-4640_1958_num_60_3_3593_t1_0417_0000_1
- Charles-Emile BOUILLEVAUX (1823 - 1913). C'était un missionnaire, il fit partie de la mission du Cambodge qui venait d'être érigée en vicariat apostolique. Il résida à Ponhéalu (Pinhalu) et à Kampot. Au mois de décembre 1850, il visita les ruines d'Angkor, qu'il signala à l'attention du monde savant.
Il a écrit "Voyage en Indo-Chine, 1848 – 1856", édité en 1858, ce livre n'a pas eu un grand succès Cet ouvrage a été réédité en 2012 aux éditions "Hachette – Livre BNF". (16 €). Dans son livre, Charles-Emile Bouillevaux parle très peu des temples d'Angkor… Un peu décevant. Je ne recommande pas cet ouvrage.
Henri MOUHOT (1826 – 1861) : naturaliste et explorateur français, en mission pour la British Royal Géographique Society. En Janvier 1860, Il arriva à Angkor Vat. Il fut le premier occidental à vanter auprès du grand public les merveilles d'Angkor (1861). Ses descriptions publiées en France dans le journal le "Tour du Monde" et la "Bibliothèque Rose" après sa mort au Laos firent sensation.
Ses écrits ont été rassemblés par Patrick Salès et publiés après sa mort en 1868 sous le titre "Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos et autres parties centrales de l'Indochine, 1858-1861". Réédité à plusieurs reprises, on trouve cet ouvrage en librairie pour 20,50 €. Egalement disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1025086s.r=henri%20mouhot Mon avis : Livre agréable à lire et passionnant. Voir "Laos – Henri Mouhot, ce méconnu"… http://www.souvenir-francais-asie.com/2009/12/04/laos-henri-mouhot-ce-meconnu/
- Jean MOURA, lieutenant de vaisseau, il fut le troisième "Représentant du gouvernement français" au Cambodge. Il y vécu à trois reprises, de 1868 à 1870, de 1871 à 1876 et de 1876 à 1879. Jean Moura a été le premier à tenter une reconstitution des lignées royales du Cambodge. Ses travaux sont encore incontournables.
Il a écrit "Le Royaume du Cambodge" (Editions Ernest Leroux, 1883 ; 2 volumes. Illustrations, cartes, plans). Ce livre a été réédité en 2015 (environ 52 €), également disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8577456
- Etienne François AYMONIER (1844 – 1929): il était officier et administrateur colonial français, spécialiste des cultures khmères et cham. Il est l'auteur d'une étude en trois volumes sur le Cambodge qui donne pour la première fois les traductions des inscriptions trouvées sur le site.
Il joue aussi un rôle en 1899 dans la fondation de l'EFEO. Il prendra en charge en 1908 la Conservation du site d'Angkor. Pour plus de détails voir sa bibliographie par George Coedès, "Étienne-François Aymonier". BEFEO, 1929, XXIX. Œuvres : "I - Le Cambodge. Le royaume actuel" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF (24,80 €). Disponible sur "Gallica": http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k84130s.r=cambodge.langEN "II - Le Cambodge. Les provinces siamoises" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904) Réédité en 2014 par la BNF (23,90 €). Disponible sur "Gallica": http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k841314.r=cambodge.langEN "III - Le Cambodge. Le groupe d'Angkor et l'histoire, (Editions Leroux, Paris, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF (34,10 €). Disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k84132g.r=cambodge.langEN
La mission Doudart de Lagrée - Garnier (1866-1868) : "L'expédition scientifique sur le Mékong(1865-1868), dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart de Lagrée(capitaine de frégate). Cette expédition avait pour butd'effectuer des études géographiques et naturalistes et de trouver un accès vers la Chine qui ne passe pas par les ports habituels.
Doudard de Lagrée était accompagné du le lieutenant Francis Garnier (adjoint), le botaniste Clovis Thorel, Louis de Carné participa en tant qu'attaché au Ministère des affaires étrangères, l'anthropologue Lucien Joubert, le photographe Emile Gsell etdu dessinateurle lieutenant Louis Delaporte
Ecrits : - Francis Garnier (avec la participation de Louis Delaporte) : "Voyage d'exploration en Indo-chine, effectué pendant les années 1866, 1867 et 1868", Paris, Hachette, 1873 (réédition. La Découverte, 1985) Disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58356827.r=Voyage%20d%27exploration%20en%20Indo-chine%2C%20effectu%C3%A9%20pendant%20les%20ann%C3%A9es%201866%2C%201867%20et%201868%2C
- Louis de Carné : "Voyage en Indo-Chine et dans l'empire chinois", Éd. originale, Paris, E. Dentu, 1872 réimpression : Genève, Olizane, 2003. Disponible sur internet (et peut-être en librairie ?) : 26 €.
- Louis Delaporte : divers ouvrages dont"Voyage au Cambodge – l'architecture khmer", Paris 1880. Ce livre a été réédité en 1999 par les éditions Maisonneuve et Larose (30 €), également aux éditions Hachette, livre BNF. On peut également consulter la version numérisée sur le site "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6204681f.r J'ai trouvé ce livre très intéressant, l'auteur a visité beaucoup de temples et a rapporté de nombreuses pièces qui ont été déposées au Musée Guimet. Louis Delaporte a également joué un rôle en 1899 dans la fondation de l'EFEO. Je donne des détails sur Louis Delaporte et sur diverses personnes citées auparavant, dans mon post du 13/09/2014 : http://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899
LIVRES EDITES APRES LA CREATION DE l'EFEO Le 15/12/1898, Paul Doumer (Gouverneur général de l'Indochine) signe un arrêté portant création d'une Mission Archéologique d'Indo-Chine à Saigon Le 20/01/1900, Paul Doumer signe un arrêté changeant la dénomination de la Mission Archéologique d'Indo-Chine à Saigon qui devient l'Ecole Française d'Extrême-Orient. A partir de ce moment divers membres de l'EFEO vont faire des recherches et des restaurations de temples angkoriens. Ces chercheurs écrivent dans les BEFEO (Bulletins de l'Ecole Française d'Extrême-Orient) les résultats de leurs travaux.
- "Pour mieux comprendre Angkor" de George Cœdès (1886 – 1969), membre de l'EFEO de 1911 à 1929, directeur de 1929 à 1947. Son livre a été édité en 1947, c'est une excellente base pour l'étude des temples d'Angkor. Très enrichissant. Je conseille ce livre mais malheureusement il n'est plus édité. Je l'ai cherché longtemps et je l'ai trouvé sur "Livres rares", j'ai un exemplaire original que j'ai eu à très bon prix (43 €). Ne voulant pas l'abimer je l'ai donc scanné pour mon usage personnel.
George Cœdès est probablement le plus grand épigraphiste pour le Cambodge. Il a traduit un très grand nombre de stèle et de piédroits, que l'on retrouve dans divers BEFEO sous le titre "Etudes cambodgiennes" La plupart de ses traductions ont été rassemblées dans un ouvrage intitulé "Inscriptions du Cambodge", composé de 8 volumes que l'on peut consulter à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Claude Jacques lui a succédé pour la traduction de diverses stèles et piédroits.
– Deux BEFEO de George Cœdès relatifs à son livre au livre "Pour mieux comprendre Angkor" 1°) BEFEO 1940 – volume 40, N° 40-2, pp. 315-349 : "La destination funéraire des grands monuments khmers" http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1940_num_40_2_4797
2°) BEFEO 1933, volume 33, N° 33, pp. 303-309 : "Angkor Vat, temple ou tombeau ? "
http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1933_num_33_1_4621
- "Les Monuments khmers du style du Bayon et Jayavarman VII par Philippe Stern" (*), ancien conservateur en chef du Musée Guimet. Livre édité aux PUF en 1965, ce livre n'a pas été réédité et il est très difficile à trouver. Je l'ai acheté à la librairie "Le trait d'union" (45 €). Livre très intéressant à lire, avec des explications claires, des plans et de nombreuses photos. Pour les passionnés de l'art khmer. Voir le compte rendu de ce livre par Mireille Bénisti : BEFEO année 1967, volume 53-2 pp. 732-737 http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1967_num_53_2_5068 (*) La chronologie des temples a été faite par l'épigraphie (dates de construction des temples que l'on trouve sur les stèles de fondation) et les différents styles. Philippe Stern et Gilberte de Coral-Rémusat ont fait une étude importante de classification des monuments, basée sur le groupement par styles au moyen de l'étude analytique des thèmes de décoration.
- "Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). On trouve ce livre en France (environ 55 €). Avantages : très bel ouvrage, plus précis que "Angkor cité khmère" pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. De très belles photographies de Michael Freeman. Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent du même auteur : "Angkor cité khmère".
- L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004). Comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne : Sambor Prei Kuk, Koh Ker, Preah Khan de Kompoin Svay… Pour le Preah Vihear j'e m'attendais à une description détaillée mais il n'y a que des généralités qui sont quand même intéressantes.
- "Un siècle d'histoire – l'Ecole Française d'Extrême-Orient et le Cambodge. Ouvrage collectif (Editions Magellan) avec une importante bibliographie. Ce livre retrace les actions de l'EFEO au Cambodge : restauration de Bayon, un chapitre est consacré à Koh Ker… Là encore j'ai trouvé ce livre très intéressant.
- "Angkor : La Forêt de pierre" deBruno Dagens (membre de l'EFEO de 1969 à 1986) On trouve ce livre en librairie pour environ 15 €. J'ai trouvé ce livre très intéressant.
- "Les Khmers" de Bruno Dagens, éditeur : Les belles lettres (17,50 €). Livre comprenant divers sujets : histoire, religions, l'organisation politique et sociale, la vie économique… Des sujets très intéressants que l'on trouve rarement dans d'autres ouvrages.
Voir d'autres publications de Bruno Dagens sur le site : http://www.efeo.fr/biographies/notices/dagens.htm
Jacques
Le 11/12/2013 j'ai mis le post suivant : "Livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne". http://voyageforum.com/discussion/livres-temples-angkor-histoire-angkorienne-d6305399/ Divers sujets ont été abordés dans cette discussion, voici une nouvelle version avec les livres cités initialement ainsi que d'autres ouvrages.
Livres qui ne sont plus édités :
- La BNF réédite des ouvrages qui sont maintenant dans "le domaine public" (En France, 70 ans après la mort de l'auteur). On peut trouver des versions numérisées sur le site "Gallica – Bibliothèque Nationale de France": http://gallica.bnf.fr/
- Sur le site de l'AEFEK (Association d'échanges et de formation pour les études khmères) on trouve divers livres en "pdf" : http://aefek.free.fr/bibliothequeDocuments000105e4.html
Pour l'achat de livres rares voici deux sites :
- Livre rare book : http://www.livre-rare-book.com/ ou http://www.livre-rare-book.com/search/current.seam
- Librairie le trait d'union : http://www.erudition.fr/?language=fr
Le site "Persée" :
- Pour les "BEFEO"(Bulletins de l'Ecole Française d'Extrême-Orient) : http://www.persee.fr/collection/befeo
- Pour les "Arts asiatiques" : http://www.persee.fr/collection/arasi
DESCRIPTION DES TEMPLES
- "Guide aux ruines d'Angkor" de Jean Commaille (*), (membre de l'EFEO de1900 à 1916) : éditions Hachette 1910. Son livre est le premier guide pour la visite des temples d'Angkor.Mon avis : il ne s'agit pas d'un guide pratique pour visiter les temples, manque de détails précis… En 1910 on ignore encore beaucoup de choses sur les temples, l'auteur émet des faits qui seront précisés par la suite avec la découverte de diverses épigraphes. (*) C'est en se rendant sur les chantiers avec la paye de ses ouvriers qu'il est assassiné le 29 avril 1916. Il est inhumé à proximité du Bayon,
- "Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.Bien qu'édité en 1944, ce livre est encore une référence. Ce livre été réédité à plusieurs reprises.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
- "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman (photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973. Epigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929.Mon avis : très bon livre pour la description des temples.
- "Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité.
- "Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi. Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux… Inconvénients : la description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
- "LE GUIDE DES TEMPLES D'ANGKOR" deMichel Petrotchenko.
Merci à Véro (Veroeddy) et Fabrice (FabGreg) qui ont parlé et fait connaitre "Focusing on the Angkor Temples the guidebook" ainsi que Marc (Cankon38) qui a précisé que ce livre était maintenant disponible en français. Voir le site suivant : www.leguidedestemplesdangkor.com/ En France on peut trouver ce livre à la bibliothèque du Musée Guimet à Paris, on peut également l'acheter chez "Amazon". Il semblerait qu'en France on ne le trouve pas en librairie. A Siem Reap on peut trouver ce livre (23 $) dans les librairies suivantes : "Siem Reap Book Center" près du Old Market : Sreet 2 Thou, à côté de la pâtisserie "The Blue Pumkin" et "Monumemt Books", également près du Old Market le long de la rivière. J'ai utilisé ce livre pour la première fois en Novembre-Décembre 2014. J'ai découvert des particularités que je n'avais jamais vues auparavant, et cela dans 80 à 90% des temples visités… La première partie : histoire, religions… est très bien faite et détaillée. La seconde partie décrit les divers temples du site d'Angkor et quelques temples extérieurs : Banteay Chhmar, Koh Ker…
Les particularités de ce livre par rapport aux autres sont les nombreux plans avec indication des endroits originaux que l'on peut alors trouver facilement en particulier pour la description des bas-reliefs d'Angkor Vat et du Bayon.
Auparavant je recommandais le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" mais maintenant je recommande en tout premier "Le guide des temples d'Angkor" que je trouve excellent. Pour des détails de ce livre voir mon post du 25/10/2014 : http://voyageforum.com/v.f?post=6768958#6768958
- "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Cet ouvrage est très détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je pense qu'actuellement c'est le seul livre en français avec une description détaillée de ce temple (*). A Siem Reap dans les librairies suivantes : "Monumemt Books" et "Siem Reap Book Center".
(*) C. Jacques parle du Prasat Preah Vihear dans son livre : "L'empire khmer cités et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" (voir plus bas), mais il n'y a que des généralités qui sont quand même intéressantes.
Description des bas-reliefs d'Angkor Vat et du Bayon :
- "Des dieux, rois, hommes" : texte d'Albert Le Bonheur (*), photographies de Jaroslav Poncar (et son équipe) – Editions Olizane 1995. Les photographies ont été prises avec la technique de "slit-scan" : un appareil photographique qui prend des photos au travers d'une fente, et qui est monté sur un système qui se déplace très doucement sur des rails, ce qui permet de prendre un nombre considérable de vues dans le but d'en faire des photographies panoramiques.
J'ai été un peu déçu par la description de ces bas-reliefs d'Albert Le Bonheur (moins détaillée que celles de M. Glaize, C. Jacques et M. Petrotchenko). (*) Albert le Bonheur(1938-1996) voir l'article de P. Filliozat : Arts Asiatiques, année 1996, tome 51, page 141 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arasi_0004-3958_1996_num_51_1_1393
HISTOIRE - "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau (1918-2005). Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. Madeleine Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut retrouver sur le site Persée. Remarques : La période angkorienne commence en 802. Jayavarman II (802 – 850) est le premier roi, ses différentes capitales se situent au Phnom Kulen et à Roluos. Le second roi est Jayavarman III (850 – 877), le troisième roi est Indravarman 1er (877 – 889), leurs capitales se situent à Roluos. En 889 le roi Yaçovarman 1er (889 – 910) établira sa capitale sur le site d'Angkor au Phnom Bakheng Madeleine Giteau commence l'histoire angkorienne à partir de 889 lorsque Yaçovarman 1er s'est installé sur le site d'Angkor. Elle ne parle pas des rois précédents.
- "La cité perdue des rois khmers : il ne s'agit pas d'un livre mais d'un site internet angkor.wat.online.fr/ Pour l'histoire voir "L'épopée khmère"
MUSEES Musée de Phnom Penh : - "L'art du Cambodge ancien : Les collections du musée national de Phnom Penh" de Nadine Dalsheimer: historienne de l'art khmer, spécialiste de la statuaire khmère. Chercheur et responsable de la photothèque de l'École française d'Extrême-Orient (en 2001). Voir : www.editions-magellan.com/...t-du-cambodge-ancien On trouve ce livre sur Amazon (et peut-être en librairie) : 45 €.
Musée Guimet : http://www.guimet.fr - "L'Art khmer dans les collections du musée Guimet. Rédigé par Pierre Baptiste, conservateur du patrimoine, en charge de la section Asie du Sud-Est et par Thierry Zéphir, ingénieur d'études au musée Guimet. Editeur : Réunion des musées nationaux – Grand Palais. 2008. 82 €. Ce livre présente 300 objets, 132 d'entre eux sont décrits avec beaucoup de détails. Mon avis : je trouve ce livre excellent. Les objets présentés sont classés chronologiquement d'après les différents styles préangkoriens et angkoriens. Description très détaillée des divers objets, les photos sont d'une grande qualité. Je recommande vivement cet ouvrage aux passionnés d'art khmer (*). Voir le site : www.boutiquesdemusees.fr/...see-guimet/11... Je donne des détails sur ce livre dans mon post du 13/09/2014 : http://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899 (*) Pour ceux qui sont intéressés par les différents styles préangkoriens et angkoriens voir le site angkor.wat.online.fr/ dans la partie " Les arts khmers".
Exposition au Musée Guimet : D'Octobre 2013 à Janvier 2014 il y a eu au Musée Guimet l'exposition suivante : "Angkor naissance d'un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge" Lors de cette exposition le livre "Angkor naissance d'un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge" (sous ladirection dePierre Baptiste et de Thierry Zéphir) a été édité (49 €) Divers spécialistes ont participé à la rédaction de cet ouvrage, consacré principalement à Louis Delaporte. Lors de l'exposition on a pu voir divers moulages en plâtre de Delaporte ainsi que de nombreuses photographies d'Emile Gsellqui a participé à l'expédition de Doudard de Lagrée. Contrairement à ce que pensent certaines personnes Emile Gsell n'était pas le premier à prendre des photos des temples d'Angkor mais un écossais John Thomson (1837-1921) en 1865 avant l'expédition Doudard de Lagrée Lors de ses expéditions Louis Delaporte a rapporté de nombreuses sculptures des temples angkoriens que l'on peut voir au Musée Guimet. J'ai beaucoup appris sur Louis Delaporte et c'est suite à cela que j'ai acheté son livre "Voyage au Cambodge – l'architecture khmer" (voir plus bas).
LIVRES ECRITS AVANT LA CREATION DE L'EFEO
- Mémoires sur les coutumes du Cambodge de Tcheou Ta-Kouan" : Tcheou Ta-Kouan appelé aussi Zhou Daguan, était l'un des accompagnateurs d'une ambassade chinoise de la dynastie des Yuan. Il passa près d'une année au Cambodge et visita Angkor en 1296. Son journal, intitulé "Mémoires sur les coutumes du Cambodge" qui attendra 1902 pour être correctement traduit par Paul Pelliot, reste l'écrit fondamental et le plus riche pour la compréhension des us et coutumes de l'époque. On peut retrouver la première partie de ce livre sur le site internet suivant : "Mémoires sur les coutumes du Cambodge".
- Diego do COUTO (1542-1616) était est un écrivain et historien portugais. Il est l'auteur d'une description précise d'Angkor Vat écrite vers 1550. Charles Boxer (historien) étudie les manuscrits de Diogo do Couto en 1947-1948. Ce texte manuscrit sera transcrit en français par Bernard-Philippe Groslier et édité en 1958 sous le titre "Angkor et le Cambodge au XVIème siècle d'après les sources portugaises et espagnoles". Disponible sur Amazon ou "Livres rares" (80 €) Voir également un article dans "Persée" : http://www.persee.fr/doc/hispa_0007-4640_1958_num_60_3_3593_t1_0417_0000_1
- Charles-Emile BOUILLEVAUX (1823 - 1913). C'était un missionnaire, il fit partie de la mission du Cambodge qui venait d'être érigée en vicariat apostolique. Il résida à Ponhéalu (Pinhalu) et à Kampot. Au mois de décembre 1850, il visita les ruines d'Angkor, qu'il signala à l'attention du monde savant.
Il a écrit "Voyage en Indo-Chine, 1848 – 1856", édité en 1858, ce livre n'a pas eu un grand succès Cet ouvrage a été réédité en 2012 aux éditions "Hachette – Livre BNF". (16 €). Dans son livre, Charles-Emile Bouillevaux parle très peu des temples d'Angkor… Un peu décevant. Je ne recommande pas cet ouvrage.
Henri MOUHOT (1826 – 1861) : naturaliste et explorateur français, en mission pour la British Royal Géographique Society. En Janvier 1860, Il arriva à Angkor Vat. Il fut le premier occidental à vanter auprès du grand public les merveilles d'Angkor (1861). Ses descriptions publiées en France dans le journal le "Tour du Monde" et la "Bibliothèque Rose" après sa mort au Laos firent sensation.
Ses écrits ont été rassemblés par Patrick Salès et publiés après sa mort en 1868 sous le titre "Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos et autres parties centrales de l'Indochine, 1858-1861". Réédité à plusieurs reprises, on trouve cet ouvrage en librairie pour 20,50 €. Egalement disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1025086s.r=henri%20mouhot Mon avis : Livre agréable à lire et passionnant. Voir "Laos – Henri Mouhot, ce méconnu"… http://www.souvenir-francais-asie.com/2009/12/04/laos-henri-mouhot-ce-meconnu/
- Jean MOURA, lieutenant de vaisseau, il fut le troisième "Représentant du gouvernement français" au Cambodge. Il y vécu à trois reprises, de 1868 à 1870, de 1871 à 1876 et de 1876 à 1879. Jean Moura a été le premier à tenter une reconstitution des lignées royales du Cambodge. Ses travaux sont encore incontournables.
Il a écrit "Le Royaume du Cambodge" (Editions Ernest Leroux, 1883 ; 2 volumes. Illustrations, cartes, plans). Ce livre a été réédité en 2015 (environ 52 €), également disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8577456
- Etienne François AYMONIER (1844 – 1929): il était officier et administrateur colonial français, spécialiste des cultures khmères et cham. Il est l'auteur d'une étude en trois volumes sur le Cambodge qui donne pour la première fois les traductions des inscriptions trouvées sur le site.
Il joue aussi un rôle en 1899 dans la fondation de l'EFEO. Il prendra en charge en 1908 la Conservation du site d'Angkor. Pour plus de détails voir sa bibliographie par George Coedès, "Étienne-François Aymonier". BEFEO, 1929, XXIX. Œuvres : "I - Le Cambodge. Le royaume actuel" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF (24,80 €). Disponible sur "Gallica": http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k84130s.r=cambodge.langEN "II - Le Cambodge. Les provinces siamoises" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904) Réédité en 2014 par la BNF (23,90 €). Disponible sur "Gallica": http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k841314.r=cambodge.langEN "III - Le Cambodge. Le groupe d'Angkor et l'histoire, (Editions Leroux, Paris, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF (34,10 €). Disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k84132g.r=cambodge.langEN
La mission Doudart de Lagrée - Garnier (1866-1868) : "L'expédition scientifique sur le Mékong(1865-1868), dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart de Lagrée(capitaine de frégate). Cette expédition avait pour butd'effectuer des études géographiques et naturalistes et de trouver un accès vers la Chine qui ne passe pas par les ports habituels.
Doudard de Lagrée était accompagné du le lieutenant Francis Garnier (adjoint), le botaniste Clovis Thorel, Louis de Carné participa en tant qu'attaché au Ministère des affaires étrangères, l'anthropologue Lucien Joubert, le photographe Emile Gsell etdu dessinateurle lieutenant Louis Delaporte
Ecrits : - Francis Garnier (avec la participation de Louis Delaporte) : "Voyage d'exploration en Indo-chine, effectué pendant les années 1866, 1867 et 1868", Paris, Hachette, 1873 (réédition. La Découverte, 1985) Disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58356827.r=Voyage%20d%27exploration%20en%20Indo-chine%2C%20effectu%C3%A9%20pendant%20les%20ann%C3%A9es%201866%2C%201867%20et%201868%2C
- Louis de Carné : "Voyage en Indo-Chine et dans l'empire chinois", Éd. originale, Paris, E. Dentu, 1872 réimpression : Genève, Olizane, 2003. Disponible sur internet (et peut-être en librairie ?) : 26 €.
- Louis Delaporte : divers ouvrages dont"Voyage au Cambodge – l'architecture khmer", Paris 1880. Ce livre a été réédité en 1999 par les éditions Maisonneuve et Larose (30 €), également aux éditions Hachette, livre BNF. On peut également consulter la version numérisée sur le site "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6204681f.r J'ai trouvé ce livre très intéressant, l'auteur a visité beaucoup de temples et a rapporté de nombreuses pièces qui ont été déposées au Musée Guimet. Louis Delaporte a également joué un rôle en 1899 dans la fondation de l'EFEO. Je donne des détails sur Louis Delaporte et sur diverses personnes citées auparavant, dans mon post du 13/09/2014 : http://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899
LIVRES EDITES APRES LA CREATION DE l'EFEO Le 15/12/1898, Paul Doumer (Gouverneur général de l'Indochine) signe un arrêté portant création d'une Mission Archéologique d'Indo-Chine à Saigon Le 20/01/1900, Paul Doumer signe un arrêté changeant la dénomination de la Mission Archéologique d'Indo-Chine à Saigon qui devient l'Ecole Française d'Extrême-Orient. A partir de ce moment divers membres de l'EFEO vont faire des recherches et des restaurations de temples angkoriens. Ces chercheurs écrivent dans les BEFEO (Bulletins de l'Ecole Française d'Extrême-Orient) les résultats de leurs travaux.
- "Pour mieux comprendre Angkor" de George Cœdès (1886 – 1969), membre de l'EFEO de 1911 à 1929, directeur de 1929 à 1947. Son livre a été édité en 1947, c'est une excellente base pour l'étude des temples d'Angkor. Très enrichissant. Je conseille ce livre mais malheureusement il n'est plus édité. Je l'ai cherché longtemps et je l'ai trouvé sur "Livres rares", j'ai un exemplaire original que j'ai eu à très bon prix (43 €). Ne voulant pas l'abimer je l'ai donc scanné pour mon usage personnel.
George Cœdès est probablement le plus grand épigraphiste pour le Cambodge. Il a traduit un très grand nombre de stèle et de piédroits, que l'on retrouve dans divers BEFEO sous le titre "Etudes cambodgiennes" La plupart de ses traductions ont été rassemblées dans un ouvrage intitulé "Inscriptions du Cambodge", composé de 8 volumes que l'on peut consulter à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Claude Jacques lui a succédé pour la traduction de diverses stèles et piédroits.
– Deux BEFEO de George Cœdès relatifs à son livre au livre "Pour mieux comprendre Angkor" 1°) BEFEO 1940 – volume 40, N° 40-2, pp. 315-349 : "La destination funéraire des grands monuments khmers" http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1940_num_40_2_4797
2°) BEFEO 1933, volume 33, N° 33, pp. 303-309 : "Angkor Vat, temple ou tombeau ? "
http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1933_num_33_1_4621
- "Les Monuments khmers du style du Bayon et Jayavarman VII par Philippe Stern" (*), ancien conservateur en chef du Musée Guimet. Livre édité aux PUF en 1965, ce livre n'a pas été réédité et il est très difficile à trouver. Je l'ai acheté à la librairie "Le trait d'union" (45 €). Livre très intéressant à lire, avec des explications claires, des plans et de nombreuses photos. Pour les passionnés de l'art khmer. Voir le compte rendu de ce livre par Mireille Bénisti : BEFEO année 1967, volume 53-2 pp. 732-737 http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1967_num_53_2_5068 (*) La chronologie des temples a été faite par l'épigraphie (dates de construction des temples que l'on trouve sur les stèles de fondation) et les différents styles. Philippe Stern et Gilberte de Coral-Rémusat ont fait une étude importante de classification des monuments, basée sur le groupement par styles au moyen de l'étude analytique des thèmes de décoration.
- "Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). On trouve ce livre en France (environ 55 €). Avantages : très bel ouvrage, plus précis que "Angkor cité khmère" pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. De très belles photographies de Michael Freeman. Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent du même auteur : "Angkor cité khmère".
- L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004). Comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne : Sambor Prei Kuk, Koh Ker, Preah Khan de Kompoin Svay… Pour le Preah Vihear j'e m'attendais à une description détaillée mais il n'y a que des généralités qui sont quand même intéressantes.
- "Un siècle d'histoire – l'Ecole Française d'Extrême-Orient et le Cambodge. Ouvrage collectif (Editions Magellan) avec une importante bibliographie. Ce livre retrace les actions de l'EFEO au Cambodge : restauration de Bayon, un chapitre est consacré à Koh Ker… Là encore j'ai trouvé ce livre très intéressant.
- "Angkor : La Forêt de pierre" deBruno Dagens (membre de l'EFEO de 1969 à 1986) On trouve ce livre en librairie pour environ 15 €. J'ai trouvé ce livre très intéressant.
- "Les Khmers" de Bruno Dagens, éditeur : Les belles lettres (17,50 €). Livre comprenant divers sujets : histoire, religions, l'organisation politique et sociale, la vie économique… Des sujets très intéressants que l'on trouve rarement dans d'autres ouvrages.
Voir d'autres publications de Bruno Dagens sur le site : http://www.efeo.fr/biographies/notices/dagens.htm
Jacques
Belles couleurs du Québec/Pow wow en Ontario/septembre-octobre 2014 English translation pending
Bonjour à tous !
C'est avec beaucoup de retard que je commence ce carnet (automne 2014 quand même !).
Je ne saurais citer tous ceux qui m'ont aidée à construire ce beau voyage, car j'aurais peur d'en oublier. Vous vous reconnaîtrez si vous me lisez.... Merci à vous tous !
Cette fois, c'est à quatre que nous voyagerons, puisqu'une de mes amies rêvait de découvrir le Québec, mais n'osait s'aventurer en "free lance". Et c'est ainsi que nous avons embarqué nos amis pour un magnifique road trip de 28 jours.
- Ce voyage s'est articulé autour de 3 impératifs :
1) Les Belles Couleurs d'automne au Québec (et plus particulièrement en Gaspésie),
2) Un pow wow en Ontario,
3) Les Chutes du Niagara.
Pari gagné, puisque tout était au rendez-vous... Encore que, les Chutes, elles ne risquaient pas de manquer le rendez-vous !😉
- Avion. La traversée de l'Atlantique s'est faite sur Air Canada, qui présentait à l'époque le meilleur tarif, et nous avons pu vérifier que leur classement de "Meilleure Compagnie d'Amérique" l'année précédente n'était pas usurpé.
- Logement. Le choix de l'hébergement s'est porté essentiellement sur des B&B.... Nous dirons ici "Couette et Café" pour rester dans l'ambiance. J'adore cette expression : pas vous ?
-Voiture. Il nous fallait une grande voiture pour tous nos bagages : ce sera une Town and Country flambant neuf louée via Authentic Canada (prix très intéressant) pour le compte de l’agence Avis.
Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Grand concours de photo – mars 2016 « Mon Village / Ma Ville / Ma Région » English translation pending
Mon Village / Ma Ville / Ma Région
Comptez sur un mec qui marche déjà la tête à l’envers pour venir avec l’idée de prendre l’essence de ce concours… à l’envers ! Cette fois, il ne s’agit pas de proposer des clichés de voyages à l’étranger avec un thème précis mais plutôt de nous faire découvrir votre propre environnement, celui que vous côtoyez la plus grande partie de l’année, celui que l’on finit presque par oublier qu’il existe, celui auquel on souhaite parfois même échapper en partant découvrir d’autres horizons.
Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir les lieux proches de chez vous et de nous les faire découvrir afin de nous donner l’envie de venir les voir de plus près. Je vous nomme ambassadeurs/ambassadrices de votre village, de votre ville, de votre région (province/canton/état). Carrément ! A vous de nous le ou les présenter au travers de votre regard.
Deux cas de figure : Le Village/ la Ville/ la Région de votre naissance, Le Village/ la Ville/ la Région où vous résidez actuellement.
Aucun de ces deux cas de figure n’est exclusif, c’est-à-dire que vous pouvez proposer une, deux ou trois photos pour l’un ou/et l’autre de ces deux cas de figure. Limpide non !
Cerise sur le gâteau : Zéro restriction sur le thème de la photo, aucun hors sujet en ce qui me concerne. (une éventuelle censure n’est pas de mon ressort mais de celui du webmaster) Le clocher de l’église, la devanture de la boulangerie, le visage de la charcutière, un monument, une terrasse de café, un arbre, des champs, une chaine de montagnes, une station de métro, un musée, un mur, un château, une fanfare, une fête, un artiste de rue, un détail, une vue panoramique, le banc de votre premier baiser… la liste est infinie.
Cadeau empoisonné : Cette liberté totale risque d’être enivrante mais aussi d’être paralysante puisque tous les thèmes sont permis et qu’il n’y a pas de garde-fou. Je vous lâche dans le grand bain et sans bouée par-dessus le marché !
Mes souhaits : Le premier est celui de vous faire sortir de la maison et d’arpenter les rues de votre village/ville ou les chemins de votre région avec votre appareil photo en bandoulière. Prenez l’air, humez le Printemps qui arrive (enfin ça c’est pour certains !), posez un nouveau regard à ce qui vous entoure. Vaste programme et surtout aucune excuse possible ! Et puis, il est également temps de donner une chance à ceux qui ne partent pas (pour diverses raisons) vers des destinations lointaines.
Le deuxième souhait est que vous vous révéliez… un peu, beaucoup, passionnément. D’en connaitre un peu plus sur qui se cache derrière les pseudos. De savoir d’où vous venez, pourquoi vous habitez à tel endroit et qu’est-ce qui fait que vous aimez un lieu en particulier. J’espère que vous serez nombreux à partager vos photos et tout aussi nombreux à me rejoindre sur le fil de la discussion et surtout qu’il y aura plein de bavardes et de bavards.
« Mais c’est un véritable détournement du concours cette histoire ! » diront les puristes de ce concours de photos. Peut-être, surement même ! Mais en ce me concerne, les photos ne seront ce mois-ci qu’une excuse pour découvrir d’autres regards sur le monde qui nous entoure. Je n’ai pas ni le don ni la passion photographique, j’aime prendre des photos ici et là juste pour me faire des souvenirs, tant mieux quand elles sont réussies. Je l’avoue, mon intérêt cette fois est d’en profiter pour connaitre un peu mieux ceux et celles… derrière l’objectif. Mais rassurez-vous, les discrets et les timides pourront le rester en toute quiétude et pourront se concentrer sur leurs talents photographiques pour que nous puissions tous admirer et envier le résultat de leur travail.
« Ah ouais mais ceux qui habitent à l’étranger ont un avantage, c’est pas juste ça ! » Taratata, tous les expatriés n’habitent pas dans des paradis exotiques, votre village/ville/région contient aussi des merveilleux endroits, des perles cachées… à vous de les découvrir et de donner ainsi le mal du pays à ces expatriés.
Le dernier souhait est que ce concours ne s’essouffle pas, bien au contraire qu’il rassemble davantage de participants. J’espère donc que le sujet de ce mois-ci va permettre de ratisser large, de faire revenir ceux qui se seraient égarés et peut-être même de faire changer d’avis ceux qui auraient des envies de s’égarer !!! Je compte sur vous pour rameuter les autres et je compte également sur le webmaster pour donner plus de proéminence à ce concours en le rendant plus visible sur le site.
La mission du mois : Prouver que le Voyage, l’Aventure et la Découverte commencent bien au coin de la rue et nous donner l’envie de venir… chez vous ! Bonnes balades donc et bonne chance.
Les modalités du concours : Attention, à titre exceptionnel, je me permets deux petites modifications et j’espère que Lahaut (l’investigateur de ces magnifiques concours) ne m’en voudra pas de trop.
La première concerne les heures de fermeture du concours et du vote. Ras-le-bol d’avoir comme référence l’heure de Paris. Cette fois, ce sera l’heure de… Pyongyang, (eh oui j’ose !) Quand il est midi à Londres (GMT – Greenwich Mean Time), il est 13h à Paris (GMT+1h), il est seulement 07h à Montréal (GMT-5h) mais il est déjà 20h30 (GMT+8.30) à Pyongyang (depuis que le Grand Leader en a décidé ainsi en Aout 2015 !). Voilà bien un truc qui va vous faire travailler les méninges.
La seconde modification celle-ci me tient à cœur depuis mes premières participations à ce concours de photos. N’ayant pas lu les instructions concernant l’attribution des points (eh oui j’suis comme ça !), j’avais donné un ½ point (un demi-point) à chacune des deux photos que je n’arrivais pas à départager pour la troisième place. Gros froncements de sourcils de la part de quelques-uns ! C’est qui cet inconnu qui crée l’embrouille ? Je suis donc rentré dans les rangs en me promettant que si un jour je gagnais ce concours, je modifierais cette règle car combien de fois j’ai (nous avons) agonisé au moment du vote et éliminer un participant pour un petit rien. Je remarque que c’était également le cas pour Masterpo cette fois-ci !
Eh bien en Mars je fais ce qui me plait (mon anniversaire étant le 21 Mars). Donc exceptionnellement, si vous hésitez entre deux photos pour la troisième place du podium (et uniquement pour la troisième place), je vous autorise à attribuer deux fois un ½ point (un demi-point) (tiens, je me découvre un coté rebelle, un peu Grand Leader sur les bords !).
Je récapitule vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes les explications concernant ces photos sont plus que bienvenues.
Vous avez jusqu'au Vendredi 25 Mars 2016, 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)) pour présenter vos œuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le Jeudi 30 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)).
Vous voterez pour trois (ou quatre) photos maximum (et minimum), en indiquant clairement le nom du participant choisi suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Toutefois, il vous sera possible de placer deux exæquos pour la troisième place. Auquel cas, les deux photos placées à la troisième place se verront attribuer un ½ point (un demi-point) chacune.
Les votes comportant plus de quatre photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours d’Avril 2016 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, puis à compter du Vendredi 25 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)), uniquement les votes.
Un fil de discussions autour de ce concours est ouvert ici : voyageforum.com/...-ma-region-d7387900/
Photorama: photos.google.com/...d3EzSlNVYjJlck5KN2lB
Comptez sur un mec qui marche déjà la tête à l’envers pour venir avec l’idée de prendre l’essence de ce concours… à l’envers ! Cette fois, il ne s’agit pas de proposer des clichés de voyages à l’étranger avec un thème précis mais plutôt de nous faire découvrir votre propre environnement, celui que vous côtoyez la plus grande partie de l’année, celui que l’on finit presque par oublier qu’il existe, celui auquel on souhaite parfois même échapper en partant découvrir d’autres horizons.
Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir les lieux proches de chez vous et de nous les faire découvrir afin de nous donner l’envie de venir les voir de plus près. Je vous nomme ambassadeurs/ambassadrices de votre village, de votre ville, de votre région (province/canton/état). Carrément ! A vous de nous le ou les présenter au travers de votre regard.
Deux cas de figure : Le Village/ la Ville/ la Région de votre naissance, Le Village/ la Ville/ la Région où vous résidez actuellement.
Aucun de ces deux cas de figure n’est exclusif, c’est-à-dire que vous pouvez proposer une, deux ou trois photos pour l’un ou/et l’autre de ces deux cas de figure. Limpide non !
Cerise sur le gâteau : Zéro restriction sur le thème de la photo, aucun hors sujet en ce qui me concerne. (une éventuelle censure n’est pas de mon ressort mais de celui du webmaster) Le clocher de l’église, la devanture de la boulangerie, le visage de la charcutière, un monument, une terrasse de café, un arbre, des champs, une chaine de montagnes, une station de métro, un musée, un mur, un château, une fanfare, une fête, un artiste de rue, un détail, une vue panoramique, le banc de votre premier baiser… la liste est infinie.
Cadeau empoisonné : Cette liberté totale risque d’être enivrante mais aussi d’être paralysante puisque tous les thèmes sont permis et qu’il n’y a pas de garde-fou. Je vous lâche dans le grand bain et sans bouée par-dessus le marché !
Mes souhaits : Le premier est celui de vous faire sortir de la maison et d’arpenter les rues de votre village/ville ou les chemins de votre région avec votre appareil photo en bandoulière. Prenez l’air, humez le Printemps qui arrive (enfin ça c’est pour certains !), posez un nouveau regard à ce qui vous entoure. Vaste programme et surtout aucune excuse possible ! Et puis, il est également temps de donner une chance à ceux qui ne partent pas (pour diverses raisons) vers des destinations lointaines.
Le deuxième souhait est que vous vous révéliez… un peu, beaucoup, passionnément. D’en connaitre un peu plus sur qui se cache derrière les pseudos. De savoir d’où vous venez, pourquoi vous habitez à tel endroit et qu’est-ce qui fait que vous aimez un lieu en particulier. J’espère que vous serez nombreux à partager vos photos et tout aussi nombreux à me rejoindre sur le fil de la discussion et surtout qu’il y aura plein de bavardes et de bavards.
« Mais c’est un véritable détournement du concours cette histoire ! » diront les puristes de ce concours de photos. Peut-être, surement même ! Mais en ce me concerne, les photos ne seront ce mois-ci qu’une excuse pour découvrir d’autres regards sur le monde qui nous entoure. Je n’ai pas ni le don ni la passion photographique, j’aime prendre des photos ici et là juste pour me faire des souvenirs, tant mieux quand elles sont réussies. Je l’avoue, mon intérêt cette fois est d’en profiter pour connaitre un peu mieux ceux et celles… derrière l’objectif. Mais rassurez-vous, les discrets et les timides pourront le rester en toute quiétude et pourront se concentrer sur leurs talents photographiques pour que nous puissions tous admirer et envier le résultat de leur travail.
« Ah ouais mais ceux qui habitent à l’étranger ont un avantage, c’est pas juste ça ! » Taratata, tous les expatriés n’habitent pas dans des paradis exotiques, votre village/ville/région contient aussi des merveilleux endroits, des perles cachées… à vous de les découvrir et de donner ainsi le mal du pays à ces expatriés.
Le dernier souhait est que ce concours ne s’essouffle pas, bien au contraire qu’il rassemble davantage de participants. J’espère donc que le sujet de ce mois-ci va permettre de ratisser large, de faire revenir ceux qui se seraient égarés et peut-être même de faire changer d’avis ceux qui auraient des envies de s’égarer !!! Je compte sur vous pour rameuter les autres et je compte également sur le webmaster pour donner plus de proéminence à ce concours en le rendant plus visible sur le site.
La mission du mois : Prouver que le Voyage, l’Aventure et la Découverte commencent bien au coin de la rue et nous donner l’envie de venir… chez vous ! Bonnes balades donc et bonne chance.
Les modalités du concours : Attention, à titre exceptionnel, je me permets deux petites modifications et j’espère que Lahaut (l’investigateur de ces magnifiques concours) ne m’en voudra pas de trop.
La première concerne les heures de fermeture du concours et du vote. Ras-le-bol d’avoir comme référence l’heure de Paris. Cette fois, ce sera l’heure de… Pyongyang, (eh oui j’ose !) Quand il est midi à Londres (GMT – Greenwich Mean Time), il est 13h à Paris (GMT+1h), il est seulement 07h à Montréal (GMT-5h) mais il est déjà 20h30 (GMT+8.30) à Pyongyang (depuis que le Grand Leader en a décidé ainsi en Aout 2015 !). Voilà bien un truc qui va vous faire travailler les méninges.
La seconde modification celle-ci me tient à cœur depuis mes premières participations à ce concours de photos. N’ayant pas lu les instructions concernant l’attribution des points (eh oui j’suis comme ça !), j’avais donné un ½ point (un demi-point) à chacune des deux photos que je n’arrivais pas à départager pour la troisième place. Gros froncements de sourcils de la part de quelques-uns ! C’est qui cet inconnu qui crée l’embrouille ? Je suis donc rentré dans les rangs en me promettant que si un jour je gagnais ce concours, je modifierais cette règle car combien de fois j’ai (nous avons) agonisé au moment du vote et éliminer un participant pour un petit rien. Je remarque que c’était également le cas pour Masterpo cette fois-ci !
Eh bien en Mars je fais ce qui me plait (mon anniversaire étant le 21 Mars). Donc exceptionnellement, si vous hésitez entre deux photos pour la troisième place du podium (et uniquement pour la troisième place), je vous autorise à attribuer deux fois un ½ point (un demi-point) (tiens, je me découvre un coté rebelle, un peu Grand Leader sur les bords !).
Je récapitule vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes les explications concernant ces photos sont plus que bienvenues.
Vous avez jusqu'au Vendredi 25 Mars 2016, 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)) pour présenter vos œuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le Jeudi 30 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)).
Vous voterez pour trois (ou quatre) photos maximum (et minimum), en indiquant clairement le nom du participant choisi suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Toutefois, il vous sera possible de placer deux exæquos pour la troisième place. Auquel cas, les deux photos placées à la troisième place se verront attribuer un ½ point (un demi-point) chacune.
Les votes comportant plus de quatre photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours d’Avril 2016 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, puis à compter du Vendredi 25 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)), uniquement les votes.
Un fil de discussions autour de ce concours est ouvert ici : voyageforum.com/...-ma-region-d7387900/
Photorama: photos.google.com/...d3EzSlNVYjJlck5KN2lB
USA: Qu'est ce qui peut justifier une telle différence de prix? English translation pending
Bonjour tous,
La simple curiosité m'a amené à regarder le prix d'une chambre à l'Hotel Hyatt aéroport de Denver. En juin 2013, j'avais payé 74 € TTC auprès d'Expédia. Simulation pour la même date en juin 2016 : 202 € ! même site de réservation, même chambre, mêmes conditions et prestations. Il doit en être de même pour bien des hôtels...
Qu'est ce qui, en dehors de la parité actuelle euro / US dollar peut justifier une telle différence ?
Bonne journée à tous.
La simple curiosité m'a amené à regarder le prix d'une chambre à l'Hotel Hyatt aéroport de Denver. En juin 2013, j'avais payé 74 € TTC auprès d'Expédia. Simulation pour la même date en juin 2016 : 202 € ! même site de réservation, même chambre, mêmes conditions et prestations. Il doit en être de même pour bien des hôtels...
Qu'est ce qui, en dehors de la parité actuelle euro / US dollar peut justifier une telle différence ?
Bonne journée à tous.
Circuit Madagascar juillet 2015 English translation pending
Bonjour,
Voici le récit de notre magnifique périple à Madagascar en juillet dernier.
Il est possible de le retrouver avec les photos sur le site : http://lesblancond.pagesperso-orange.fr/
Bonne lecture
Les Blancond à Mada
Circuit du 11 juillet au 2 août 2015
Après nos périples en Namibie (2008), USA (2010), Brésil (2013), notre choix s’est porté cette année sur Madagascar, une destination dans nos têtes depuis longtemps mais que nous avions jusqu’à présent repoussée à une date ultérieure pour plusieurs raisons ( traitement antipaludéen pour les enfants et problèmes d’insécurité chronique relatés, le dernier en date à Nosy Be ayant été particulièrement violent avec le lynchage de 2 français ).
Le choix de la destination s’est fait en début d’année, Madagascar ayant été mis en concurrence avec la Namibie (déjà effectué en 2008) et l’Indonésie, plus particulièrement Florès. C’est Mada qui s’est imposé assez naturellement et à l’unanimité.
Après avoir consulté plusieurs agences locales, c’est Malagasy Tours qui nous a proposé le circuit qui convenait le mieux à nos souhaits, à la fois en terme de programme et de budget : un circuit mixte RN7 et Nord du pays avec 3 vols intérieurs ( Tuléar-Antananarivo, Antananarivo-Diego Suarez et Nosy Be-Antananarivo ) les 3 vols intérieurs ont été réservés par l’agence ( on ne sait jamais, en cas de problème, ce sera plus facile de se faire rembourser ) alors que le vol international a été réservé par internet ( vol Air France, l’autre compagnie assurant des vols directs étant Air Madagascar, compagnie n’assurant pas toutes les garanties en terme de fiabilité à tous les niveaux , sécurité et ponctualité ).
J’ai donc échangé assez longuement avec Seheno, de Malagasy Tours, pour finaliser le circuit et trouver un bon compromis entre une découverte en profondeur du pays tout en se ménageant un peu de temps de repos, en particulier 4 jours de farniente en fin de séjour, sur l’île de Nosy Komba.
Courant juin, en regardant les forums, j’apprends qu’une grève du personnel de la compagnie est en cours, la raison officielle étant le détournement des cotisations maladie et retraite du personnel de la compagnie par la direction, et par ailleurs des investissements hasardeux en avions que conteste le personnel, qui réclame la démission de l’équipe dirigeante.
Après quelques jours, voyant que la situation est bloquée, j’interroge l’agence sur les éventuelles conséquences pour notre circuit : pas de panique pour le moment, en 15 jours ça devrait évoluer.
Mais malheureusement, le 6 juillet, soit 5 jours avant le départ, je reçois un mail de Seheno m’informant que, le mouvement de grève étant toujours en cours, nous allons devoir renoncer aux vols intérieurs et construire un nouveau circuit tenant compte de cette contrainte.
Coup de massue et sueurs froides en perspectives !!!! On procède donc par éliminations : on commence par renoncer à la partie Nord, Tuléar-Nosy Be par la route étant complètement délirant en 4 jours puis on élimine une remontée de Tuléar par l’Ouest, là aussi les temps de route nous paraissant rédhibitoires. Le moins mauvais compromis nous paraît être finalement de remonter par la même route qu’à l’aller, trouver une étape balnéaire de 4 nuits et quelques étapes en chemin au retour pour éviter la monotonie. J’ai aussi demandé à prévoir quelques hôtels assez haut de gamme pour faire passer la pilule des longues heures de route inévitables à certaines étapes.
Vendredi 10 en fin de journée, soit la veille du départ et après 4 jours de réflexions et de nuits agitées, je valide un circuit avec une étape à Anakao en milieu de séjour, un arrêt à Ranomafana (non prévu au départ car peu intéressant d’après le routard), et 3 jours pour finir à Andasibe.
Quelle semaine, à jongler entre le boulot, les échanges avec Seheno et ceux entre nous pour valider les changements !!! On s’en souviendra…
Pour couronner le tout, les filles sont revenues de leur tournée de tennis à La Baule vendredi soir à 22h et j’ai dû retourner en catastrophe au labo jusqu’à 23h pour scanner des documents hyper urgents. On a souvent eu des départs mouvementés, mais celui-là bat tous les records !
Samedi 11 juillet. A 3h45, réveil en fanfare et c’est le grand départ pour l’aéroport de Guipavas ou nous retrouvons Ben. Nous décollons pour Roissy à 6h35 et arrivons sans encombre à 7h45, où toute l’équipe se retrouve au complet puisque Pierrot est arrivé la veille et a logé à l’Ibis. Nous décollons à 11h30, donc à l’heure, de Roissy et arrivons à 23h10 à Antananarivo après un vol sans histoires. Le plus dur est fait, se dit on et dans une heure nous devrions être couchés….illusion !! Nous sommes d’emblée confrontés à l’efficacité malgache dans toute sa splendeur : d’une part les démarches d’entrée dans le pays prennent un temps fou ( il faut passer à 2 postes où la rapidité est inversement proportionnelle au personnel dédié ) et surtout les bagages arrivent Mora Mora, tellement d’ailleurs que seulement 3 bagages sur les 6 sont arrivés ( ils manquent la valise de Ben et 2 de nos bagages, les vêtements étant par chance dans les 2 autres sacs ). Comme nous ne sommes pas les seuls, loin de là, c’est aussi un vaste foutoir au bureau de réclamation des bagages. Ce n’est donc que vers 2h30 que nous quittons l’aéroport avec notre guide Hery et notre chauffeur Feno qui nous attendent depuis plusieurs heures. Le temps de faire du change, de donner un pourboire misérable aux porteurs de bagages ( on n’a pas encore trop la notion de la valeur des ariarys et honnêtement il ne faut pas nous demander grand-chose à cette heure avancée et après ces émotions), Hery nous fait un topo rapide tout en nous offrant un plateau garni de nems, samoussas, beignets de poulets…., délicieux mais à cette heure on pense plus à notre lit qu’à notre estomac. Nous arrivons en quelques minutes à notre hôtel, « Le Bois Vert », où la température est très fraîche et où nous passons une première nuit courte mais oh combien réparatrice.
Dimanche 12 juillet : Antananarivo-Antsirabe. Vus les événements de la veille, le top départ de ce matin n’a été fixé qu’à 10h nous nous levons donc à 9h et, après le petit déjeuner, nous laissons à l’hôtel des photocopies de nos passeports et les clés et codes de nos bagages, pour qu’une personne de l’agence puisse aller à l’aéroport les récupérer. A 10h, c’est parti pour l’aventure dans notre minibus Mercedes Sprint vert flashy. La traversée de la capitale nous donne une idée de la pauvreté entrevue la veille lors de l’aéroport à l’hôtel. Après être passé devant des femmes qui lavent leur linge, devant un hôpital vide ( construit par le gouvernement de la transition, un mot qu’on entendra beaucoup durant le séjour, toujours pour parler de choses inutiles réalisées ou utiles qui n’ont pas été faites ), nous quittons progressivement Antanarivo petit à petit apparaît le paysage des hautes terres, avec son relief montagneux, sa terre rouge et ses rizières et autres cultures. La foule le long de la route est impressionnante et les arrêts nombreux : boutique pour faire le plein d’eau ( où nous entendons la chanson de Françoise Hardy « tous les garçons et les filles », probablement le tube du moment …), petit marché au bord de la route pour acheter des fraises locales ( où je me fais arnaquer car je donne le prix demandé de 10 000 ariarys pendant qu’Hery le négocie à la baisse ), vendeurs divers et variés ( artisanat local, objets en raphia, chapeaux, petites voitures….à des prix défiant toute concurrence ). Nous nous arrêtons le midi dans la ville du foie gras, Behenjy, dans un restaurant un peu kitsch, « le coin du foie gras », situé sur la hauteur, où les notables des environs ont manifestement l’habitude de déjeuner les dimanche midi. Le foie gras n’est pas mauvais du tout (nature ou parfumé à la vanille, au poivre ou au raisin ), et on déguste pour la première fois un filet de zébu et Ben et Pierre la bière vedette de Mada, la THB. Hery et Feno mangent sur une autre table. J’avais signalé à l’agence avant notre séjour que nous souhaitions prendre nos repas « seuls » car c’est toujours compliqué, et même parfois pénible, d’être constamment avec le guide, sans possibilité de se lâcher vraiment. Le fait de le prévoir avant le départ permet de ne pas froisser le guide qui pourrait le prendre comme un jugement personnel. Nous continuons notre périple en direction d’Antsirabe, en nous arrêtant régulièrement pour des photos de paysages ou des scènes de la vie quotidienne. Partout où nous nous arrêtons, alors qu’on pense être dans des coins déserts, c’est systématiquement une nuée d’enfants qui sortent de partout et nous entourent en criant « bonbons vazahas !!!! » On s’y attendait un peu mais parfois ça tourne à l’émeute. Après avoir dû renoncer ( pour mieux la faire au retour ) à la visite de la fabrique de marmites en aluminium à Ambatolampy, nous arrivons vers 17h à Antsirabe, alors que la nuit n’est pas loin. Nous effectuons la visite très intéressante de l’atelier de Mamy qui fabrique des vélos, voitures…avec du matériel de récupération. Derrière cette boutique se situe celle de la femme de Mamy qui vend de la broderie. Nous y achetons une grande nappe et Ben nous gratifie d’un striptease lors de l’essayage d’un teeshirt, qui déclenche l’hilarité dans toute l’assistance, notamment d’une vendeuse qui lui dit qu’elle a vu les horreurs de la guerre et n’est donc plus à ça prêt. Nous terminons la journée par la visite d’un artisan qui fabrique des objets en corne de zébu la démonstration de la fabrication est très instructive et bien sûr, comme il se doit, la visite se termine par un petit passage à la boutique où la fièvre acheteuse bat son plein. Nous arrivons à l’hôtel, « Couleur Café », vers 18h tenu par un breton des Côtes d’Armor, c’est un établissement très agréable, fait de plusieurs petites maisons, chaque chambre ayant sa cheminée, ce qui n’est pas du luxe compte tenu de la température sibérienne qui y règne à cette période de l’année ( c’est la ville la plus froide du pays ). Rendez-vous est donné par Hery à 19h pour le briefing du voyage et de notre guide du lendemain. Nos bouteilles d’apéritif ainsi que celles de Ben étant entre la France et Mada dans nos bagages « perdus », Pierre heureusement a les siennes et nous sauve d’une déshydratation majeure. On apprécie bien ce premier apéritif au coin du feu, tout en commentant cette première journée assez riche. Nous retrouvons notre guide comme convenu au restaurant où un petit rhum arrangé de bienvenue nous est offert par l’agence et où le carnet de voyage nous est remis. Notre guide local du lendemain, Arsène, vient nous expliquer le programme de la journée : balade de plusieurs heures dans les paysages de rizières des environs du village de Betafo. Il pratique un tourisme écoresponsable en faisant participer les villageois à la venue des touristes dans leurs villages reculés et en les rétribuant un peu pour cela. Nos chaussures de marche sont dans la valise «évaporée » mais d’après Arsène nos chaussures en toile devraient suffire. Après cette explication, Arsène nous quitte en nous donnant rendez-vous pour le lendemain. Hery termine ses explications sur l’ensemble du circuit et nous quitte à son tour. Ce soir, c’est dodo tout habillés ( Ben n’ayant pas ses bagages garde ses vêtements 24h sur 24 ) car le feu de cheminée est éteint et la chambre est glaciale malgré le petit digestif pris au retour du restaurant.
Lundi 13 juillet : randonnée dans les hautes terres. Ce matin, Arsène nous a donné rendez-vous à 9h, le temps pour lui d’acheter le nécessaire pour le pique-nique de midi. Il est accompagné de son frère qui se destine aussi au métier de guide. Nous prenons le minibus en direction de Betafo et nous nous arrêtons quelques kilomètres avant le village. C’est aujourd’hui lundi, jour du marché hebdomadaire, et toute la population se dirige en masse vers Betafo pour y vendre toutes sortes de produits. Nous entamons notre marche par la montée d’une colline assez raide qui nous donne un avant-goût du programme de la journée. Arsène est un excellent guide, très instruit, qui nous donne énormément d’informations sur les plantes, les us et coutumes. Arrivés au sommet d’une seconde colline, nous surplombons le village de Betafo plusieurs dizaines de mètres plus bas. La vue est grandiose, avec notamment les paysages de rizières en terrasses. D’en haut, Arsène aperçoit un regroupement de personnes d’après lui, il est probable que ce soit une cérémonie de retournement des morts, coutume locale qui se déroule à cette période de l’année. Nous continuons notre marche et finissons par arriver dans la vallée à un petit village où nous sommes accueillis par une joyeuse bande d’enfants. Ici, pas de « bonbons vazahas », les habitants n’ont pas encore été pervertis par le tourisme. Arsène leur a apporté des photos prises par des touristes venus précédemment dans le village c’est la franche rigolade. A notre tour, nous commençons à les mitrailler lors d’une séance photo, les enfants imitant Jackie Chan en prenant le pose. Les arrêts sont nombreux pour photographier des scènes de la vie quotidienne et nous commençons à maitriser 2 mots malgaches qu’on utilise toutes les 30 secondes, salam (a, é ou o , ce qui veut dire bonjour, qui se dit également d’une autre façon, manao ahoana) et velom ( a et é qui signifie au revoir ). Nous visitons une petite maison assez misérable, où toute la famille vit dans 2 pièces, une cuisine dont les murs sont dégoulinants de suie ( mais pourquoi les maisons n’ont-elles pas de cheminées ? On aura à peu près autant d’explications différentes que de fois où on a posé la question : pour garder la chaleur, pour protéger des termites ou des moustiques….en tout cas, ce n’est certainement pas pour préserver la santé des pauvres malgaches) et une mini-chambre commune à toute la famille. Ils vivent à l’étage, le rez de chaussée étant réservé pour les bêtes en particulier.

Peu après le village, nous progressons dans les rizières en marchant sur les « diguettes » Charlotte, qui est handicapée par une douleur au genou, met malencontreusement le pied dans l’eau. C’est le drame car ses Stan Smith neuves sont fichues et Charlotte est en pleurs, s’en voulant de ne pas avoir pris soin de ses chaussures neuves. Nous nous arrêtons pour le pique-nique dans un coin tranquille à l’abri du vent. Au menu : avocats délicieux avec une vinaigrette à l’oignon, samousas et fruits pour le dessert. Hery nous apprend que la valise de Ben est arrivée à bon port, contrairement aux nôtres dont on est toujours sans nouvelles ( alors qu’on a reçu dans la nuit un mail d’Air France nous signifiant que les bagages étaient en chemin ). C’est une bonne nouvelle pour Ben par contre, pour nous, les chaussures de marches, les vêtements à laisser à Madagascar, les bouteilles d’apéritif et plus grave, la Malarone et tous les médicaments attendront. Durant le repas, Arsène nous raconte l’histoire du Maki qui parle : c’est quoi ça ? « Une banane » répond le maki. « Merci Maki ». C’est quoi ça ? « un ananas » « merci maki » puis on lui montre le fruit qui ressemble à une grosse orange.. Anny et Ben tombent tous les 2 dans le panneau en répondant « un pamplemousse » auquel Arsène répond par un « merci Maki »…. Après le déjeuner, nous continuons à progresser vers Betafo Arsène nous confirme que le rassemblement de personnes sur la colline correspond bien à une cérémonie de retournement des morts et nous demande si on souhaite y assister, ce que nous acceptons, très curieux de connaître cette tradition qui ne se déroule que dans une partie du pays. Appelée Famadihana, cette coutume funéraire en particulier des hautes terres a lieu de juin à septembre de villages en villages, les tombeaux sont ouverts et les vivants font danser leurs morts lors de grandes fêtes cela donne lieu à 2-3 jours de festins où tous les membres de la famille et les amis sont invités. Après les avoir sortis du tombeau, la foule des parents et des amis s’empare des corps et les emportent dans une danse très rapide. Cette cérémonie a lieu tous les 3, 5 ou 7 ans et à cette occasion, les linceuls recouvrant les restes mortuaires sont renouvelés. Arrivés sur le lieu de la cérémonie, nous nous faisons toucher et même agripper par plusieurs personnes manifestement bien alcoolisées, ce qui met certains d’entre nous un peu mal à l’aise, ayant du mal à savoir s’ils sont honorés ( ce qui est a priori le cas ) ou si on les dérange. Ben est invité à visiter l’intérieur du tombeau. Puis c’est le moment des chants : certains dansent, d’autres portent les corps dans leur linceul tout en tournant 7 fois autour du tombeau un moment impressionnant et vraiment unique ! A la fin de la cérémonie, ils entonnent l’hymne malgache, avant de se disséminer petit à petit dans la campagne. Nous poursuivons ensuite notre descente vers Betafo où nous attend Feno. Il est plus de 16h et le marché est désormais terminé dommage car la concentration de personnes est vraiment impressionnante à cette heure avancée et cela devait être vraiment grouillant quand le marché battait son plein au cours de la journée. Sur le chemin du retour, nous demandons à nos guides de nous arrêter en ville à Antsirabe pour acheter des chaussures pour les filles, celles de Juliette lui faisant mal et les Stan Smith de Charlotte ….. Nous en trouvons d’occasion dans la rue, correctes et à un prix dérisoire. Par contre, quel contraste entre l’ambiance un peu glauque en ville et celle hyper chaleureuse dans les villages traversés tout au long de la journée. Une bien belle journée en tout cas, avec un guide cultivé et hyper intéressant, qui contraste avec Hery qui, bien que très attentionné et plein d’humour, manque de connaissances profondes. A l’arrivée à l’hôtel, la valise de Ben est là ! Plus que 2 bagages et nous serons au complet…
Mardi 14 juillet : Antsirabe – Antoetra. Ce matin, faute d’être certains de récupérer nos bagages, nous décidons de rationner la Malarone et de ne pas en prendre dans ces régions fraîches où les moustiques font manifestement grève eux aussi. Nous partons ce matin à 9h en direction d’Ambositra. Nous commençons par une petite balade en pousse pousse dans Antsirabe qui nous mène à la gare, la rue de l’Indépendance ( toutes les villes ont une rue et une place de l’Indépendance à Mada), l’hôtel des Thermes, et pour finir le centre-ville où nous nous arrêtons dans une boutique de pierres précieuses, chez Joseph. Difficile de trouver plus visqueux, gluant et mielleux que le dénommé Joseph qui a d’ailleurs transmis son « savoir-faire » dans le domaine à son personnel. On déteste ce genre d’ambiance où tout est exagéré ( le summum étant atteint avec 4 tortues radiées qui ont manifestement été mises au « garde à vous » pour notre arrivée ), mais on finit quand même par acheter quelques pierres semi-précieuses. Sur la route vers Ambositra, comme dans le reste du pays, 2 choses frappantes : les « arrêts flics » toutes les 30 mn au bord des routes ( on se demande à quoi ils servent à part racketter dès que possible ) et les taxis brousses et autres ORNI ( objets roulants non identifiés ), chargés à bloc à l’intérieur et sur le toit. On se demande comment ils peuvent rouler avec de tels chargements. D’ailleurs, très régulièrement on voit sur les routes des véhicules en panne, en cours de dépannage, avec une branche ou un feuillage 100 m avant pour signaler ( c’est leur triangle à eux ). Nous arrivons à Ambositra pour le déjeuner, au restaurant « chez Jonathan », un lieu d’anthologie grâce au chanteur qui y officie : Johny Gasy. A priori c’est un habitué des lieux et tout est réuni pour passer un moment mémorable : le look ( avec guitare ), la façon de chanter ( bouche semi-ouverte ), le répertoire ( Aline de Christophe, J’entends siffler le train, Que sera sera, chants tyroliens, Beatles, Capri c’est fini….) et pour clôturer le tout la voix ( nasillarde à souhait ). Notamment la version d’Aline nous provoque un énorme fou rire général. Un grand moment. Ça va d’ailleurs devenir la chanson de nos vacances ( et j’ai crié, crié….). En sortant du restaurant, nous nous faisons agripper par des vendeuses d’écharpes en soie. C’est la foire d’empoigne entre elles et c’est pénible d’acheter dans ces conditions. Dans la foulée nous allons visiter un atelier de marqueterie. Les objets en vente dans la boutique ( couvertures d’albums de Tintin notamment ) vont du laid au quelconque et pour la première fois nous quittons une boutique sans rien acheter. Quelques kilomètres après Ambositra, nous prenons l’embranchement et la piste en direction d’Antoetra, notre hôtel « Sous le Soleil de Mada » étant situé à mi-chemin. C’est le début du pays Betsileo les hommes arborent une tenue très typique, avec un couvre-chef et en guise de vêtement une longue étoffe drappée sur l’épaule rappelant les masais des hauts plateaux tanzaniens. Nous nous arrêtons en cours de piste pour voir travailler des chercheurs d’or l’une des femmes qu’on prend en photo fait le spectacle en se tortillant dans tous les sens. A chaque fois qu’on s’arrête en bord de route, il se passe quelque chose et les gens sont vraiment spontanés. Après 1 h de piste, nous arrivons à l’écolodge, tenu par Brigitte et Marc, vers 16h. C’est un ensemble de petites maisonnettes, construites selon le style zafimaniry ( nous sommes dans la région ). Après avoir pris possession de nos bungalows, nous partons faire une petite marche aux alentours de l’hôtel à la rencontre des villageois. C’est grâce à Brigitte et Marc que les enfants sont maintenant scolarisés. Ils les sensibilisent aussi au respect de l’environnement en faisant planter à chaque enfant un arbre par an.

Après une petite partie de pétanque, à partir de 18h c’est la discussion autour du feu de camp, où on regarde les étoiles et où Brigitte nous explique son analyse de la situation à Madagascar, très intéressante car venant de quelqu’un qui connaît le terrain tout en ayant un œil « extérieur ». Elle nous fait part de sa déception sur l’évolution du tourisme à Madagascar, le nombre de voyageurs annuels étant passés de 450 000 en 2009 à 200 000 actuellement, avec probablement une dégradation liée à la grève d’Air Madagascar. La raison principale est l’insécurité, qu’elle trouve excessivement mise en avant par les sites diplomatiques par rapport à la réalité sur place. Comme d’autres, elle nous dit aussi ( et nous avions eu la même réflexion ) que finalement c’est une bonne dictature qu’il faudrait pour remettre le pays dans le droit chemin. A 19h, les choses sérieuses commencent puisque c’est l’apéritif au rhum arrangé. C’est Marc qui tient le bar ( c’est d’ailleurs plutôt l’inverse car le pauvre a des problèmes de santé ) : grande gueule, il m’apostrophe d’emblée en me prenant pour un chinois je suis d’après lui le sosie (confirmé par Brigitte ) avec 20 ans de moins d’Assoun, un chinois d’Ambositra. Il joue un peu la provoc, ce qui peut surprendre voire déplaire à certains, mais on voit qu’il a le cœur sur la main. En tant que bretons ( lui est auvergnat ) nous avons notre réputation de piliers de bar à tenir et nous dégustons avec plaisir , accompagnés par des cacas pigeons ( gâteau apéro locaux ) plusieurs rhums arrangés ( cardamone, poivre, gingembre-cumbavas, pok pok….), les meilleurs de notre séjour haut la main. Marc et Brigitte nous racontent qu’ils sont partis il y a plus de 10 ans pour un tour du monde dont la première étape était Madagascar et ils n’y sont jamais repartis, conquis par l’accueil et la gentillesse malgaches. Le repas se passe dans la convivialité, autour d’une grande table d’hôtes, et nous sommes accompagnés par 2 nantaises et 3 couples de suisses très sympas. Une excellente soirée. La nuit est glaciale ( 4°C au réveil ! ) et la literie pas terrible mais on s’endort sans mal….
Mercredi 15 juillet : randonnée dans les villages zafimaniry. Au lever vers 7h, de la buée sort denotre bouche à l’intérieur du bungalow, ce qui donne une idée de la température les plus courageux passent à la douche ( n’est-ce pas Ben ?), mais je décide comme la plupart de passer mon tour. Si le froid devait durer tout le voyage, on en reparlera mais ce matin ce n’est vraiment pas le moment… Par ailleurs, contrairement à la veille, les nuages sont de la partie ( on est dans une région très humide souvent sujette à des nuages et de la pluie ) et nous accompagneront malheureusement toute la journée. A 8h, départ pour Antoetra pour une balade dans le pays Zafimaniry, connu pour son artisanat du bois, en particulier ses maisons assemblées sans le moindre clou ni la moindre vis, aux portes et aux volets finement sculptées. Nous avons rendez-vous avec notre guide Johny et arrivons sur place à 9h. Les présentations se font rapidement avec Johny, qui n’est pas du genre causant, contrairement à une nuée de jeunes qui s’accrochent à nous en nous demandant de leur acheter des souvenirs à notre retour du village d’Ifasina, but de notre balade. Comme toujours, il y en a qui sont plus dégourdis que les autres et arrivent à se « placer ». Chacun d’entre nous a son « camarade », en gros le premier enfant à avoir lié connaissance avec nous ( Frédéric pour Anny, Jean Marc pour Pierre, Pascal et Stanislas pour Ben, Emmanuel et Eric pour moi ). Ce sont tous des petits malins et ils parlent plutôt bien le français pour un coin aussi reculé. Aujourd’hui, c’est le jour du marché, mais entre les camarades qui nous collent et Johny qui a le feu aux fesses, on n’en profite presque pas et la visite est baclée. Nous entamons notre marche en direction d’Ifasina, village le plus proche, distant de 4 kilomètres par un chemin en montagnes russes en chemin, nous croisons des villageois qui se rendent au marché en nombre. Malheureusement le temps maussade ne nous fait pas apprécier cette randonnée à sa juste mesure, les couleurs des paysages étant un peu fades. A cause du temps, les caméléons ne sont pas non plus de sortie. Charlotte souffre de nouveau de son genou et Anny ne se sent pas très à l’aise sur ces chemins escarpés et glissants. En cours de route, nous somme rejoints par Stanislas, sourd et muet, qui va nous accompagner tout au long de la journée. Après 2 h de marche, nous arrivons enfin à Ifasina où une nouvelle fois nous sommes accueillis par une horde d’enfants ( Jean Marcel, Brigitte….). Toutes les maisons, contrairement à Antoetra, sont ici en bois et nous sommes invités à visiter la case du chef du village qui se dit honoré de notre visite et nous explique le fonctionnement de sa maison ( avec les 4 coins qui ont une signification particulière) où vivent également canards et cochons. Nous le quittons après quelques minutes, non sans lui avoir versé le droit d’entrée qui est de rigueur. A côté de la case ont été disposés différents objets en bois vendus à un prix modéré après nos achats, nous continuons la visite du village et alors qu’on repasse devant la case du chef 5 mn plus tard, tout l’artisanat a déjà été rangé !!
Nous faisons notre halte pique-nique peu après le village, pique-nique que nous partageons avec Stanislas qui n’en demandait pas tant. A mi-chemin, nos camarades arrivent avec des objets en bois qu’ils veulent nous vendre sur le chemin, soit disant pour éviter les problèmes au village nous décidons d’attendre avant d’acheter, mais une fois arrivés à Antoetra, entre les 2 boutiques d’artisanat et les camarades, c’est la foire d’empoigne et c’est même tout près de mal tourner tellement on sent une pression énorme. Juliette et Anny n’en peuvent plus et nous menaçons de partir sans rien acheter si les esprits ne se calment pas finalement on achète à nos camarades, après quoi on quitte le village avec un arrière-goût tellement la fin a été pénible pour tout le monde. Si ça continue, les touristes vont se détourner de cette destination pourtant potentiellement intéressante. On en parle à notre retour à Brigitte qui regrette que personne au village ne soit capable d’organiser la vente de cet artisanat dans un seul et même lieu où tout serait réuni, ce qui éviterait les pugilats. Avant le feu de camp, Charlotte, Juliette et Pierre font une partie de pétanque avec un jeune malgache, Jean Baptiste. Pendant ce temps, nous achetons des écharpes en soie à Brigitte au moins ici on peut prendre le temps de les choisir sans être assailli. A 18h, lors de notre discussion autour du feu, Hery nous informe que nous devons partir à 8h le lendemain car nous devons récupérer au 1er village sur la RN7 nos 2 derniers bagages enfin arrivés à bon port. Nous voilà enfin rassurés, notamment pour la Malarone qu’on va pouvoir reprendre à partir de demain. A 19h, nouvel apéritif au rhum arrangé, avec Marc qui nous raconte ses problèmes de santé opéré il y a quelques mois à la Réunion, il a l’air mal en point et ne paraît pas très optimiste sur l’avenir. On espère en tout cas qu’il ira mieux et pourra mener à bien ses projets au sein du village. Ce soir, nous devions être seuls pour le repas mais finalement 2 couples de belges se sont invités et un couple de réunionnais ( déjà venu l’an passé ) arrive à l’improviste, ce qui oblige Brigitte à leur trouver de la nourriture pour le diner. Au menu ce soir : un plat d’écrevisses, délicieuses dont on se régale tous. Pendant le repas, le fils des Réunionnais, Simon, nous joue des airs d’accordéon dans une très bonne ambiance comme la veille sa mère nous raconte avec moult détails leur périple en train entre Fianarantsoa et Manakara ( plus de 20 h ), avec notamment une scène hilarante où un français, harassé, est tombé du train en marche et où des passagers ont eu le temps d’aller le rechercher et le charger dans le train sans que quiconque ne se soit rendu compte et sans que le train n’ait eu besoin de ralentir. Pour finir la soirée, Marc nous invite encore à un dernier rhum arrangé on se souviendra de ce lieu hors du temps où nous avons rencontré dans gens formidables ! Jusqu’à la fin du séjour Ben se fera d’ailleurs chambrer régulièrement car pas une journée ne se passera sans qu’il évoque Brigitte dans la conversation.
Jeudi 16 juillet : Sous le Soleil de Mada-Fianarantsoa. A 8h, comme convenu, nous faisons nos adieux à Brigitte et Marc, après cette parenthèse inoubliable de 2 nuits après une heure de piste, nous arrivons au village d’Ivato où c’est le marché hebdomadaire et où nos bagages nous attendent. C’est un guide Malagasy Tours qui a fait la route en taxi brousse depuis Antananarivo et qui repart aussitôt dans l’autre sens, une fois sa mission effectuée. Nous déambulons quelques minutes dans les allées du marché et nous dégustons des sauterelles, franchement pas terribles. Alors que nous regagnons notre minibus, nous avons la surprise de voir arriver Brigitte avec sa dégaine improbable, dans sa 4L hors d’âge qui fait aussi taxi brousse puisqu’elle a pris des malgaches et des canards. Quelques mètres plus loin, on se dit que la 4L de Brigitte n’est finalement pas si mal puisqu’une autre 4L sur le bord de la route, dont on se demande comment elle peut encore rouler, a son réservoir d’essence réduit à un simple bidon au niveau du siège du passager….encore un exemple du sens de la débrouille des malgaches. Nous reprenons notre route vers le Sud, les nuages de la veille étant encore bien présents ( le ciel ne se dégagera que peu de temps avant Fianarantsoa ) malgré cela, les paysages sont magnifiques. Alors que nous roulons depuis moins d’1 heure sur la RN7, Hery reçoit un coup de téléphone : le guide a oublié de nous rendre la clé pour ouvrir le cadenas de notre sac tant pis, on trouvera bien un moyen de défoncer notre cadenas à l’hôtel ce soir…. Quelques kilomètres avant Fianarantsoa, nous nous arrêtons de nouveau à un marché Juliette et Charlotte décident de rester dans la voiture, pas très à l’aise dans ces ambiances de marché pourtant toujours très pittoresques, où elles subissent le regard insistant de certains, voire parfois des mains un peu baladeuses. Sur la route, nous assistons régulièrement à des scènes cocasses et nous suivons pendant de longues minutes un taxi brousse avec sur son toit plusieurs canards dans un grand panier, leur propriétaire allant même, alors que le véhicule roule toujours, remettre de l’ordre dans le panier. Les 30 derniers kilomètres avant Fiana sont épouvantables et la route est tellement défoncée qu’on avance au pas, un 4x4 étant ici indispensable pour rouler à vitesse correcte. Feno conduit très prudemment mais malgré tout nous sommes pas mal secoués et c’est assez éprouvant. Manifestement, le gouvernement de la transition et celui qui a suivi n’ont pas investi beaucoup d’argent dans la rénovation des routes pourtant indispensable au développement du pays. Les malgaches paraissent d’ailleurs nostalgiques du président Ravalomanana, renversé en 2009, qui lui avait compris la nécessité d’avoir des enfants scolarisés et un réseau routier digne de ce nom. Après 4h de route, nous arrivons à Fiana et nous arrêtons dans un restaurant pour le déjeuner. Là nous sommes immédiatement sollicités par un rasta malgache qui veut nous vendre des pierres précieuses, soit-disant recommandé par le Petit Futé ( pas le dernier en tout cas..) nous lui signifions que nous ne sommes pas intéressés mais il insiste pour nous les montrer, et c’est alors le début d’une séance interminable de déballage et remballage ( puisque nous ne lui achetons rien comme prévu ), sa mini-sacoche se révélant un puit sans fond. Dans l’après-midi, nous allons visiter la haute ville, avec une certaine appréhension, Hery nous ayant prévenu qu’on risquait d’être harcelés comme à Antoetra. La guide locale s’appelle Pauline, c’est une jeune orpheline qui a été recueillie par l’association du Père Pédro aujourd’hui elle vole de ses propres ailes et se destine à une carrière d’avocat. Finalement on n’est pas trop sollicités par les enfants et c’est plutôt une bonne surprise on est juste accueillis par un « Bienvenue chez les Chtis » suivi d’un « Salut Biloute » qui nous fait hurler de rire tellement c’est décalé par rapport au contexte. La visite est agréable et l’ensemble de cette ville nous laisse une impression très agréable, contrairement à d’autres grandes villes un peu glauques. Nous finissons la journée en allant chez Pierrot Men, photographe bien connu, chez qui nous achetons des cartes postales et des photos à encadrer. Dans la rue, c’est l’effervescence car les élections communales se préparent et c’est la propagande, c’est-à-dire des rassemblements et des défilés un peu partout, des gens habillés aux couleurs du parti du candidat, à grand renfort de sonos poussées à fond et de « fidio » ( en malgache « votez ») + le nom du candidat ( Léon Cu nous a marqué à Fiana ). Jusqu’à la fin du séjour, ces scènes de liesse seront quasiment incessantes et iront crescendo. En fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel, la Villa Sylvestre situé en plein centre-ville, on a l’impression de rentrer dans un bunker, tout étant hyper sécurisé. Par contre, l’intérieur est très agréable avec un style colonial de bon goût et une grande terrasse. Notre premier objectif de la fin de journée est de détruire le cadenas de notre sac, ce que nous arrivons à faire, non sans peine, avec l’aide du gérant de l’hôtel, très sympa. A l’apéritif, on s’épanche un peu sur notre guide Hery, qui nous énerve un peu par son manque de culture et sa tendance à tout prendre à la légère au briefing de la journée du lendemain avec Hery, celui-ci nous demande s’il y a des choses à améliorer dans le voyage. Hasard ou nous a t-il entendu quand on discutait à l’apéritif sur la terrasse ? Toujours est-il qu’on lui dit que tout va bien, l’organisation du circuit nous convenant et les carences qu’on lui trouve n’étant de toute façon pas améliorables. Au repas du soir, au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls clients. Ce soir c’est Pierre qui en prend pour son grade puisque le gérant de l’hôtel lui trouve une ressemblance frappante avec Albert de Monaco. Ce n’est pas la première fois qu’on trouve cette ressemblance et c’est vrai qu’en y regardant de plus près…. En tout cas, entre Assoun et Albert, Pierre et moi sommes habillés pour le voyage. Le repas est correct sans plus il manque une part de poulet, l’hôtel ayant cru qu’un de nous était végétarien. C’est Anny qui se dévoue pour prendre du poisson et en l’occurrence c’est un vrai sacrifice dans le cas présent. Quand on demande de quel poisson il s’agit, la serveuse, très gentille au demeurant, nous dit « du thon ». On voit tout de suite qu’il ne s’agit pas de thon mais d’un filet de poisson blanc, dur comme une semelle jamais nous n’avons vu un poisson aussi dur. Chacun se dévoue pour en manger un peu mais c’est pire que les yeux de barracuda dans Koh Lanta et on finit tous par cacher un morceau sous nos os de poulet.
Vendredi 17 juillet : Fiana-Tsaranoro. Nous partons vers 8h00 ce matin, ayant des timbres à acheter et de l’argent à tirer à la banque. Par ailleurs, nous avons convenu avec Hery la veille d’aller à l’orphelinat du Père Pedro pour faire des dons de vêtements que nous avons ramenés de France ( et récupérés la veille dans nos bagages retardés ) il ne connaît pas le chemin mais nous avons repéré le bâtiment la veille depuis la ville haute. Malheureusement, impossible de trouver l’orphelinat, le comble étant que manifestement personne dans le quartier où on cherche ne le connaît alors que le bâtiment vu la veille est immense. On est un peu furax de cet échec, d’autant qu’on a de gros doutes sur la volonté d’Hery de trouver vraiment cet orphelinat. Nous repartons rapidement en direction d’Ambalavao, dans des paysages grandioses. Nous nous arrêtons en chemin chez des petits artisans qui fabriquent des objets avec de la fibre de sisal. Arrivés à Ambalavao, nous visitons une fabrique de vers à soie ( intéressante ) et la fabrique de papier antaimoro, très recommandée dans les guides, mais que nous trouvons trop touristique et les articles vendus sont la plupart très laids à notre goût. Il est déjà l’heure du déjeuner ( le temps passe vite ! ) et nous nous arrêtons dans un restaurant où nous rencontrons encore les personnes déjà vues lors d’arrêts précédents pour le repas de midi. Manifestement très peu de restaurants conviennent aux vazahas qui se retrouvent tous au même endroit, ce qui permet aussi aux guides de se retrouver. Après avoir passé commande du repas, et en attendant d’être servis, nous allons faire un tour au marché du village, haut en couleur comme d’habitude, et nous en profitons pour acheter un stock de stylos pour distribuer aux enfants lors de notre périple. En début d’après-midi, nous quittons Ambalavao et arrivons quelques minutes plus tard à la réserve villageoise d’Anja où nous devrions voir nos premiers lémuriens tant attendus. Notre guide, Jean Baptiste est accompagné par un rabatteur qui va chercher les lémuriens ( encore qu’ici ça ne se justifie pas vraiment, le territoire étant restreint ). Nous découvrons enfin les lémuriens ( Lemur Catta dans cette réserve ), en nombre et facilement accessibles car très habitués aux humains on ne se lasse pas de les observer ( quelle agilité ! ) et de les photographier sous toutes les coutures. On a également l’occasion de voir un crocodile en pleine sieste sur un rocher au milieu de l’étang, et des caméléons d’un magnifique vert fluo. La balade, très agréable, se poursuit jusqu’au sommet d’une colline, la fin de l’escalade se faisant à l’aide de cordes. D’en haut la vue est splendide. Charlotte, déjà en petite forme depuis ce matin, paraît avoir de la fièvre et n’est vraiment pas fringante mais elle suit courageusement le mouvement. Nous redescendons dans la vallée en empruntant un autre chemin qui nous permet de voir des tombeaux et de circuler dans des grottes ayant servi il y a bien longtemps de refuges aux guerriers Betsileo ( la tribu de la région ) en guerre contre les Bara.

Vers 16h, nous entamons la dernière partie de notre journée, qui doit nous conduire à la vallée du Tsaranoro, plus précisément au Camp Catta. Les 20 derniers kilomètres, de la piste défoncée, sont terribles et pas du tout adaptés à notre véhicule et il nous faut 2 heures pour parvenir à destination. La piste est superbe, surtout en cette fin de journée où le soleil couchant donne à la montagne et au ciel des teintes oranges-rouges. Notre arrivée au Camp Catta se fait de nuit et nous prenons possession de nos bungalows, un familial supérieur pour nous et un standard pour Ben et Pierre qui ont bien du mal à ouvrir leurs bagages tellement la pièce est microscopique. Comme nous le craignions, Charlotte à 39.4°C de fièvre et à peine arrivée au bungalow elle est prise d’une diarrhée soudaine sans avoir eu le temps d’arriver aux toilettes autant dire qu’elle passe à la case douche immédiatement après quoi on lui fait avaler un petit cocktail doliprane-tyorfan et 2 comprimés d’ofloxacine qui devraient la requinquer. Au cours du repas du soir, Jean Paul, le guide du camp vient nous voir pour le programme du lendemain compte tenu de l’état de Charlotte, nous préférons renoncer à la balade du Caméléon, qui dure 6 h et est assez escarpée, et plutôt faire une balade dans la forêt, jusqu’à la piscine puis au village, ce qui devrait être plus en accord avec ses capacités du moment. Charlotte étant fatiguée, je la reconduis au bungalow avant la fin du repas. Je remarque alors un feu assez important que j’identifie comme un feu de camp important le temps que nous finissions notre repas, la situation a évolué puisqu’il n’y a plus de doute désormais : il s’agit d’un incendie de forêt. Nous retrouvons Charlotte qui panique car elle a été alertée par les cris et le crépitement du feu. Pierre, Juliette et moi montons en haut du camp pour évaluer la situation : personne ne panique mais il y a 4 départs de feu ( l’incendie est criminel ) et la situation est suffisamment sérieuse pour qu’on envisage de sortir nos bagages. Sur le retour on croise la directrice du camp, manifestement hyper stressée, qui dit « c’est la merde, c’est la merde ». Juste après, un couple nous dit qu’il est préférable de sortir les bagages et les porter jusqu’au parking. Dans le même temps, on croise Ben, Anny et Charlotte qui sortent les valises n’ayant rien perdu de ma lucidité, je prends le temps d’emporter la bouteille de whisky qu’ils ont négligé de prendre et nous allons au parking où nous attend Feno. Il y a là également un autre guide qui d’emblée nous agace, à dire que c’est une tradition de faire du feu de broussaille à Madagascar et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, et que de toute façon si la situation devenait critique on quitterait le camp en caravane en n’abandonnant personne. Petit à petit tous les résidents du camp arrivent il y a notamment un groupe de jeunes suisses qui font de l’escalade dans le massif depuis une semaine, une espagnole et sa fille qui ont perdu leur guide ( qu’elle retrouveront dans la soirée ), quelques couples, notamment 2 couples de français hyper antipathiques qui, pris de panique quittent immédiatement le camp avec leur guide pour partir je ne sais où. La situation semble se stabiliser, le vent étant quasiment absent, et même si d’où on est on ne peut avoir une vision précise de l’évolution du feu. Le fameux guide, si calme il y a 1 h, commence à s’impatienter et klaxonne à tout va, probablement pour rameuter les autres guides, plus courageux que lui, qui sont en train d’aider les gens de l’hôtel et du village qui se battent contre l’incendie avec de malheureux seaux d’eau. Après 1h30 environ sur le parking, Hery arrive en nous disant que le feu s’éloigne, confirmant notre impression à distance. Soudain, dans la même minute, le guide klaxonneur nous dit : « on part en caravane, on va à Ambalavao où on va chercher un hôtel sur place qui a un véhicule ? Ceux qui ont un véhicule vont à tel endroit et les autres vont à un autre endroit ». Voyant que ça ne va pas assez vite à son goût, il se met à trépigner sur place en disant « de la discipline, il faut de la discipline !!!! » Les autres guides, dont Hery qui nous a pourtant dit 2 mn avant que la situation était sous contrôle, ne pipent pas mot. Notre analyse ( en quelque secondes ) est la suivante : on voit un feu qui s’éloigne, il existe d’autres hébergements dans la vallée, et aller à Ambalavao avec notre véhicule est de l’inconscience, sachant qu’on a déjà mis 2 h de jour à effectuer les 20 kms de piste, qu’en plus on va devoir transporter 3 personnes supplémentaires qui sont d’ailleurs déjà installées dans notre minibus. D’autant qu’Ambalavao n’est pas sur notre route puisqu’on en vient et que de toute façon, si on y arrive, ce sera en milieu de la nuit, donc pour le sommeil, perdu pour perdu, autant rester dans les environs. Ce qui devait arriver arrive : Anny pète un plomb et je lui emboîte aussitôt le pas : « Il est hors de question de partir à Ambalavao, on préfère dormir dans la voiture ou dans un des autres hébergements de la vallée…. » On se fait aussitôt rabrouer par les clients du guide meneur qui nous traitent d’inconscients tout en mentionnant que les locaux connaissent mieux ce genre de situation que nous. Malgré tout, notre intervention a fait son petit effet puisque Hery nous annonce qu’ils vont faire un conseil entre guides pour reconsidérer la situation…Juliette et Charlotte sont elles « vénères » car leurs 2 parents leur ont mis la honte de leur vie…Hery revient quelques minutes plus tard en disant qu’on va aller au Tsara Camp un peu plus loin et qu’un fois sur place on négociera le logement pour la nuit. Heureusement, l’intervention de la directrice de l’hôtel décoince la situation : elle nous assure que le feu est sous contrôle, qu’il existe une barrière coupe-feu autour de l’hôtel qui a joué son rôle, et que de toute façon tout le personnel du camp va veiller toute la nuit et préviendra en cas de soucis. Nous voilà donc rassurés et c’est aussi un discours qui est plus en rapport avec ce qu’on observe. Il est 23h30 et nous allons pouvoir retourner nous coucher. Dans l’euphorie, Ben fait la bise à tout le monde, même à Hery qui reste un peu interloqué. Par contre, nous préférons laisser les bagages qui ont été chargés sur le toit par Feno on les récupèrera demain ( on apprendra le lendemain que Hery et Feno sont restés dormir dans le véhicule pour garder les bagages ). Dernière difficulté avant d’aller nous coucher : convaincre Charlotte de quitter le minibus et de retourner se coucher rien n’y fait, Anny et moi essayons tous les arguments mais elle est braquée. Heureusement, Pierre, le sauveur, qui n’a pas fait d’esclandre lui, arrive à lui faire entendre raison et la convainc de venir dormir dans leur bungalow, tout proche du parking. Elle aura un mal fou à s’endormir et ce n’est qu’en milieu de nuit que le sommeil aura raison d’elle. Chez nous, Juliette a descendu son matelas au rez de chaussée ( leur chambre est en mezzanine ) pour être rassurée. Personnellement, ces émotions ne m’empêchent pas d’être zen puisque je m’endors dans les 5mn j’ai juste été réveillé en pleine nuit par Anny, inquiète du bruit du feu et ayant l’impression qu’il se rapprochait. Dans un état second, je me suis levé, ai regardé de la salle de bain, et ai grommelé « c’est bon » en regagnant mon lit avant de retrouver immédiatement le sommeil. Quelle soirée en tout cas ! On se demande bien ce qui peut bien nous arriver encore après ces événements de ces derniers jours et le Camp Catta porte bien son nom…
Samedi 18 juillet – balade dans la vallée du Tsaranoro. Ce matin au réveil, tout le monde n’est pas en pleine forme faute de sommeil, mais vu ce qu’on a évité de peu (la caravane ), on fait tous bonne figure, d’autant que l’incendie s’est fortement calmé, de même que les intestins de Charlotte, qui est en bien meilleure forme ce matin, sa fièvre ayant disparu. Nous sommes accueillis à la sortie du bungalow par des lémuriens catta qui, comme à Anja, sont habitués à l’homme et peuvent être approchés assez facilement. Au petit déjeuner, nous avons la surprise de voir les 2 couples antipathiques partis en catastrophe hier au début de l’incendie finalement eux aussi sont semble t-il revenus à la raison…. On arrive un peu en retard pour le début de la balade, 8h30 au lieu de 8h00, mais nous avons des circonstances atténuantes Jean Paul n’est pas franchement fringant ce matin, c’est le moins qu’on puisse dire, ayant dû veiller une bonne partie de la nuit. Par ailleurs, il est dépité par l’inconscience des pyromanes qui ont détruit une partie de la forêt, avec les risques pour les animaux qui y vivent. Nous entamons notre marche dans la forêt puis continuons à cheminer le long des sentiers jusqu’à une piscine naturelle qui ne nous donne pas envie de nous baigner ; les animaux ( lémuriens, caméléons, criquets ) sont de la partie et la promenade agréable et sans difficultés. Arrivés à bonne distance de notre hôtel, nous nous arrêtons pour prendre un rafraîchissement dans un autre camp de la vallée de là nous voyons que l’incendie est en train de remonter au sommet de la falaise, le risque étant que les flammes retombent dans la vallée et enflamment une autre partie de la forêt. Lors de cette pause, Hery nous apprend que le fameux guide d’hier soir avait un peu forcé sur la bouteille, ce qui explique son attitude incohérente, et ce qui rend encore plus incompréhensible le mutisme des autres guides….ça nous conforte aussi un peu plus dans notre réaction.

Poursuivant notre parcours, nous parvenons à un petit village voisin où nous regardons travailler le forgeron, puis nous nous rendons au dispensaire où nous espérons cette fois pouvoir laisser nos habits. Malheureusement, le dispensaire est fermé le samedi après-midi mais par chance l’instituteur du village est en train de travailler sur l’ordinateur et il nous fait visiter le dispensaire. Après avoir discuté un peu avec lui, nous lui proposons de revenir un peu plus tard pour déposer nos vêtements, le camp étant distant d’une vingtaine de minutes. Nous laissons les filles au bord de la piscine du Camp Catta et revenons rapidement au dispensaire où l’instituteur nous reçoit et nous remercie pour les 2 sacs d’habits laissés alors que nous repartons, nous rencontrons l’infirmière avec qui nous discutons un moment. Elle tient le dispensaire avec une sage-femme les 2 sont payées par l’intermédiaire de l’association St Jérôme, une association basée à Marseille. Les moyens dont elles disposent sont assez limités mais il est difficile de recueillir suffisamment de dons et les dons ne sont pas toujours utilisés à bon escient. Après cette belle rencontre, nous revenons au camp et certains vont à la piscine ( où nous rencontrons ceux qui nous ont rabroués hier soir, qui nous font là un grand sourire..), pendant que les autres vont photographier les lémuriens avant l’apéritif ( le nôtre, pas celui des lémuriens ). La nuit étant revenue, le feu est beaucoup plus impressionnant, d’autant qu’il est retombé de la falaise par ailleurs, un autre feu a démarré en face sans qu’on arrive à savoir si c’est un simple feu de broussaille. Du coup, Charlotte est hyper stressée et ne tient pas en place, passant sans cesse de la chambre à la salle de bain pour regarder à la fenêtre. Au fur et à mesure, les flammes commençant à s’atténuer, elle finit par se calmer et revenir à la raison. Le repas de ce soir ne restera pas dans les mémoires ( c’est l’hôtel où on a le moins bien mangé jusqu’à pr��sent ), en particulier les crêpes flambées pour ceux qui ont eu le malheur d’en commander, qui baignent dans un jus immonde. Ce soir, le manque de sommeil de la veille se fait sentir et même Ben se couche à 21h30, fatigué par son séjour au Camp Catta.
Dimanche 19 juillet : Tsaranoro – Isalo. Nous quittons ce matin le camp à 8h, la route jusqu’à Ranohira étant longue et pénible ( sur les 2 premières heures jusqu’à la RN7). Sur la piste nous croisons beaucoup d’éleveurs de zébus qui promènent leur troupeau c’est dimanche et beaucoup de villageois se sont mis sur leur 31 pour se rendre à la messe. On est désormais dans le pays Bara et le paysage se fait de plus en plus aride et plat, ce qui tranche complètement avec les paysages des hautes terres rencontrés jusqu’alors. Sur la RN7, nous nous arrêtons dans un village où la messe est malheureusement finie mais nous demandons à visiter l’église ainsi que l’école où nous rencontrons l’apprenti pasteur ainsi que le pasteur ( on sent bien chez ce dernier sa position dominante par rapport à l’apprenti qui est muet quand le pasteur est là ). Anny fait cadeau à une petite fille, Véronique, d’un bracelet, la voyant le regarder avec insistance autour de son bras. Arrivés à Ihosy, et après avoir fait le plein d’essence, nous nous mettons en quête d’un hotely, c’est-à-dire d’un restaurant « local », pour le repas de midi. On veut tenter l’expérience mais pas facile d’en trouver un le dimanche midi. Après 2 aller-retour dans la rue principale, on jette notre dévolu sur « Tina » (c’est le nom de l’hotely ). La première impression donne le ton : des déjections de poulet sur les tables à l’extérieur, des toilettes sordides au fond du jardin on veut du local, on va en avoir….Le repas est aussi dans le ton : j’essaie un poulet gingembre et les autres un poulet grillé avec du riz blanc. Le poulet n’a que la peau et les os ( ils appellent ça du poulet bicyclette, ce qui est assez parlant ) la seule chose qui donne envie ce sont les carottes rapées. Seuls Ben et Charlotte ( moi je n’en ai pas ) refusent de les manger, craignant pour leurs intestins. Pour ce frugal repas, il nous en coûte 35 000 ariarys ( avec une grande THB et une bouteille d’eau ), soit un peu plus de 10 euros. On ne peut pas parler de bon rapport qualité prix dans le cas présent ( on ne sait pas très bien comment classer ce repas sur l’échelle de la qualité… ) mais en tout cas on ne s’est pas ruinés. La route d’Ihosy jusqu’à Ranohira est plutôt monotone nous arrivons après une longue montée sur l’Horombe, un immense plateau qui permet de voir à perte de vue à des dizaines de kilomètres à la ronde. C’est finalement assez tôt, vers 15h30, que nous arrivons à notre hôtel, « le Jardin du Roy », un établissement de grande classe situé dans un cadre magnifique par contre, très étonnant compte tenu du standing et de l’affluence touristique de l’Isalo, l’hôtel est quasiment désert ( et ce n’est pas le premier ), ce qui confirme vraiment les propos tenus par Hery concernant les nombreuses annulations de séjours ( a priori plus de 50% ) suite à la grève d’Air Madagascar ( ou plutôt Air Maty comme l’appelle Hery, c’est-à-dire Air Mort, ce qui en dit long sur l’espérance de vie de la Compagnie). Pendant que les filles restent à la piscine, nous partons explorer les environs de l’hôtel qui sont très étonnants parce qu’on ne s’attend pas à trouver une végétation aussi luxuriante ( pandanus, palmiers…) dans un endroit a priori sec et minéral. Nous nous promenons jusqu’au coucher du soleil, à l’heure où la roche prend une teinte rouge superbe. Le restaurant est à la hauteur du standing de l’hôtel et ça fait du bien de manger de la bonne nourriture après l’hotely de ce midi. Ce soir, Ben va enfin assouvir son fantasme : goûter à un vin malgache. Pourtant, les avis récoltés jusqu’à présent sont unanimes : c’est une picrate infecte, Marc du Soleil de Mada ayant été jusqu’à nous dire que le pire vinaigre est meilleur que le meilleur vin malgache. Personne n’est trop chaud, mais Ben voulant absolument tester cette expérience ultime, nous commandons une petite bouteille d’un rouge malgache en plus de notre habituelle bouteille de vin sud africain. Ben étant désigné d’office pour le goûter, le résultat ne se fait pas attendre : c’est aussi imbuvable que prévu, et même en faisant de gros efforts nous ne parvenons pas à finir la bouteille loin s’en faut. A la fin du repas, nous nous laissons tenter par une citronnelle ainsi que par des rhums arrangés offerts par la maison et que nous dégustons au bar. Ils souffrent un peu de la comparaison avec ceux de « Sous le Soleil de Mada » ( encore une bonne raison pour parler de Brigitte, n’est ce pas Ben ?). Nous finissons la soirée sur la terrasse de la chambre, à observer les chauve souris qui logent dans un arbre à proximité.
Lundi 20 juillet : canyon des makis et canyon des rats dans l’Isalo. A 8h, après un petit déjeuner hyper copieux, nous partons pour Ranohira où nous rejoignent notre guide local Alphonse et Olga, une jeune malgache qui a préparé nos repas et doit nous rejoindre sur le lieu du pique-nique pendant la marche. Alphonse a un rire impayable et comme il rit pour un rien ( en nous parlant du supermarché fou fou fou à l’entrée de Ranohira, ou quand on le compare au receveur dans les taxis brousse par exemple ), son rire finit par être communicatif et Charlotte ne résiste pas à la tentation de l’enregistrer sur son IPod. L’accès au canyon des makis et au canyon des rats n’est une fois de plus pas une mince affaire avec notre véhicule, et il nous faut 1h15 pour effectuer la piste de 17 kms jusqu’au départ de la randonnée du jour. Arrivés au vieux village de Ranohira, alors qu’on pense être seuls ( on ne verra d’ailleurs pas un touriste de la journée dans ce lieu soit disant touristique ), une nouvelle meute d’enfants arrive en essayant de nous vendre des petits objets en terre, représentant des zébus, crocodiles ou caméléons. Franchement, c’est assez laid et il y a des limites à acheter à tout le monde d’autant que si on fait plaisir à l’un d’eux, on va décevoir les autres. On se contente donc de distribuer des bonbons, et pour éviter l’anarchie, on met tout le monde en rang et chacun son tour pour la distribution.

Nous commençons la balade pour le canyon des makis nous rencontrons un couple qui fabrique du rhum local, nous traversons un ruisseau en passant sur un tronc d’arbre, ce qui donne lieu à des émotions à ceux qui ont un équilibre précaire. Petit à petit les enfants nous abandonnent et nous finissons par nous retrouver tranquilles. Dans la forêt à l’entrée du canyon des makis, nous apercevons très furtivement 2 variétés de lémuriens, des roux et des cattas. Puis nous nous engageons dans le canyon que nous parcourons pendant un bon moment, tout en passant sur des roches faciles à escalader. Ayant terminé d’explorer ce canyon, nous nous dirigeons vers le départ du canyon des rats. C’est en chemin, au bord d’un cours d’eau et dans un cadre verdoyant que nous attend Olga qui a dressé la nappe pour le pique-nique. Au menu : salade de pâtes, boulettes de zébu et salade de fruits. On se régale après cette matinée de marche qui a creusé les estomacs. Les enfants sont de retour comme par magie avec leurs objets à vendre l’une d’entre eux a un sacré caractère et donne du fil à retordre à Ben. « On verra tout à l’heure » lui dit-il. Pendant ce temps, alors qu’elle est en train de satisfaire un besoin naturel avec Anny, Charlotte se fait piquer à plusieurs reprises à l’arrière du genou, à travers sa genouillère. C’est très douloureux et déjà que la marche était laborieuse avec sa douleur au genou, ça devient quasi impossible. Elle finit d’ailleurs par renoncer au début du canyon des rats Anny décide de rester avec elle pour l’accompagner elle-même aurait probablement eu des difficultés à certains endroits assez escarpés du canyon. La hauteur des parois est ici plus impressionnante que dans le précédent. Là encore nous marchons jusqu’au bout du canyon où une piscine donne lieu à une bataille d’eau entre Juliette et Ben. Sur le chemin du retour nous observons sur la paroi des falaises des tombeaux provisoires et définitifs Alphonse nous explique qu’il n’y a ici qu’une seule cérémonie de retournement des morts et que c’est lors de cette fête que les corps sont amenés du tombeau provisoire au tombeau définitif, situé encore plus haut sur la falaise, et alors que les personnes qui les transportent sont souvent très éméchés par les festivités en cours. A cette occasion nous remarquons une chose : alors qu’on est persuadés depuis le début du séjour qu’il ne faut pas montrer du doigt ( notamment des tombeaux ) avec le doigt tendu mais plié, on remarque que ceci ne s’applique qu’à nous car les malgaches n’ont pas l’air d’y prêter attention autant dire qu’à partir de ce jour on ne s’astreint plus à cette précaution… Sur le chemin du retour, Charlotte a enfin accepté d’enlever sa genouillère, ce qui soulage la douleur au niveau des piqûres de guêpes. Arrivés à proximité du village, nous apercevons au loin la bande d’enfants, sagement assis à proximité d’une petite butte sur laquelle ils ont soigneusement alignés leurs objets en terre pour les mettre en valeur. Malgré cela, nous ne nous décidons pas à acheter quoi que ce soit. Alors que nous passons à nouveau sur le tronc d’arbre pour traverser le cours d’eau déjà emprunté à l’aller, Alphonse attire notre attention sur une masse de l’autre côté du cours d’eau : un énorme caméléon de plus de 50 cm que nous n’avions même pas aperçu nous le prenons en photo pendant quelques minutes, après quoi nous regagnons le minibus distant de quelques dizaines de mètres. Une nouvelle distribution de bonbons et nous voilà repartis sur la piste de 17 kms. A Ranohira, après un petit arrêt photo pour immortaliser le supermarché « fou fou fou », nous prenons congé d’Alphonse et nous lui donnons rendez-vous pour le lendemain où est prévue la balade à la piscine naturelle. Au restaurant de l’hôtel, le pavé de zébu restera dans les mémoires. Après le repas, comme la veille, nous buvons une citronnelle puis un rhum arrangé au bar. Ils passent une musique malgache sympa et rythmée, du groupe Jaojoby. Ben, qui a pour habitude de toujours ramener un CD des pays qu’il visite , va se mettre en quête d’un album de ce groupe.
Mardi 21 juillet : Isalo-Tulear. La veille au soir, j’ai eu le malheur de dire que les craintes qu’on avait sur les troubles digestifs à Mada étaient exagérées…Ce matin la moitié du groupe est sur le flanc : Juliette a été prise de diarrhées une bonne partie de la nuit, Pierre est malade au réveil ( diarrhées et vomissements ) et Anny a des douleurs gastro intestinales qui ne présagent rien de bon. Le cocktail tyorfan-ofloxacine s’impose. Après réflexion, on se dit que ce sont les crudités de l’hotely qui sont certainement responsables de cette gastro. Le petit déjeuner est prévu à 7h mais le moral des troupes est un peu morose, ce qui n’empêche pas Ben de cracher son thé à la figure de Charlotte, pris d’un fou rire en repensant à Johny Gasy et son « et j’ai crié, crié é… » A 7h30, nous partons pour Ranohira où nous retrouvons Alphonse qui n’a pas perdu sa bonne humeur. Avant de partir pour la balade, nous allons passer commande au restaurant de ce midi, « le Zébu grillé », pour éviter d’avoir à attendre, notre route vers Tulear étant longue. Autant dire que dans le contexte, c’est sans enthousiasme que se fait cette commande, Pierre et Juliette préférant commander du riz blanc. La balade vers la piscine naturelle est agréable, facile mais un peu fréquentée à notre goût ( c’est la première fois qu’on rencontre des touristes depuis le début des vacances lors de nos marches ). Nous avons l’occasion de voir un petit scorpion sur le chemin. Arrivés à la piscine naturelle, malheureusement prise d’assaut, Charlotte se baigne alors que je n’ai le courage de me mouiller que jusqu’à la taille. Malgré l’état de délabrement des troupes, tout le monde aura fait l’ensemble de la balade sans encombre, ce qui était loin d’être gagné d’avance ce matin au réveil. A 12h, nous voilà de retour au « Zébu grillé » où nous aurions pu nous abstenir de passer commande, étant les seuls clients. L’ambiance est un peu mortelle et nous expédions nos plats, pressés de quitter ce restaurant sans âme. Nous nous dirigeons ensuite vers Tulear par une route très monotone et les candidats à la sieste sont nombreux. Les 2 seuls lieux qui retiennent notre attention sont la traversée de la ville d’Ilakaka (ancien petit village tranquille devenu une ville grouillante et un peu malsaine suite à la découverte de gisements de saphir, des milliers de personne ayant tout quitté pour y faire fortune) et celle de la plaine des baobabs nous nous arrêtons quelques minutes pour photographier 2 beaux spécimens au bord de la route et nous en profitons pour donner 2 tee shirts à 2 jeunes qui passaient par là. Dans cette partie du pays se dressent le long des routes des tombeaux mahafaly érigés ça et là, parfois gigantesques, certains étant même plus beaux et richement décorés que les maisons habituelles de vivants des cornes de zébus ornent ces tombes, leur nombre étant proportionnel au nombre de bêtes tuées en l’honneur du défunt. Nous arrivons à Tuléar en fin d’après-midi et avons juste le temps de visiter le marché local comme nous l’avons constaté en traversant des villages, la misère paraît ici encore plus importante qu’ailleurs et nous sommes harcelés par des mendiants et des handicapés qui font la manche. C’est une ville grouillante où circulent par centaines pousse pousse et cyclo pousse. Lors de notre visite du marché, Charlotte tape dans l’œil d’un jeune malgache qui fait un signe à Pierre qui ne laisse pas d’ambiguité sur ses intentions. Elle décline l’offre…. Nous arrivons à la nuit tombée à notre hôtel « Villa Moringa », superbe établissement ( nous avons une suite familiale ). Avant le dîner, nous retrouvons Hery et Feno pour le briefing du lendemain eux ont eu les plus grandes difficultés à trouver un hôtel, la propagande battant son plein, avec notamment sur Tulear le Général, ancien premier ministre de la transition, qui se présente. Le repas du soir, excellent par ailleurs, se déroule dans une ambiance bizarre, étant seuls dans une grande pièce qui sonne un peu creux, avec des employés plus nombreux que nous. Une fois de plus on se demande où sont les touristes. Après le rhum arrangé offert par la maison, Anny dont les douleurs gastro-intestinales s’amplifient, et Pierre épuisé par sa gastro, vont se coucher. Charlotte, Juliette et moi allons faire un billard pendant que Ben envoie des mails pour donner de ses nouvelles, et la soirée se termine sur la terrasse autour d’un petit digestif.
Mercredi 22 juillet : Tulear-Anakao. Ce matin, c’est à mon tour d’être fébrile et dérangé au niveau gastro intestinal j’aurais peut-être dû éviter les cacahuètes d’hier soir servis à table… Nous avons tous été réveillés aux aurores par la trompette militaire nous sommes juste en face d’une caserne, ce qui nous donne l’occasion d’assister de notre terrasse à un spectacle gratuit qui vaut tous les films comiques et qui déclenche chez nous l’hilarité générale : les militaires se livrent à divers exercices avec leur arme, tout cela entrecoupé par des moments de franche rigolade en parallèle, l’un d’entre eux, dont on se demande s’il a été puni, avance puis recule à 4 pattes en faisant le canard tout en étant suivi par un instructeur. La scène la plus cocasse est l’arrivée d’un groupe en tenue de footing, certains d’entre eux avec un casque immense sur la tête rappelant celui de De Funès dans « la Grande Vadrouille ». Elle est belle l’armée malgache ! Hery nous apprend qu’il s’agit d’exercices pour une passation de pouvoir qui va avoir lieu dans la matinée. Aujourd’hui, c’est le départ pour Anakao où nous devons faire une parenthèse balnéaire de 4 jours. Nous allons donc nous ravitailler a minima avant de partir en allant chercher du pain, des bananes (comme d’habitude la vendeuse n’a pas de monnaie à nous rendre ) et de l’eau ( chez des indiens aimables comme une porte de prison ). Nous nous dirigeons ensuite vers l’embarcadère où le rendez-vous avec l’Anakao express est prévu à 9h30 à 9h45, le bateau arrive, déjà bien chargé, aucune brassière n’étant plus disponible pour nous. Il y a là des personnes de plusieurs nationalités, un travesti italien, des français de Guyane qui viennent faire du kite surf et qui, voyant le tee shirt de Ben acheté à Jericoacoara, nous demandent si on connaît Jeri, eux même étant des habitués. La mer est calme et la traversée jusqu’à Anakao, longue d’une heure, se passe sans encombre c’est la saison des baleines mais nous n’aurons pas la chance d’en voir. Le bateau dépose les touristes les uns après les autres devant leur hôtel ( chez Solange, Andrea…..) notre hôtel, l’Anakao Ocean Lodge est situé de l’autre côté de la baie et nous sommes les derniers à arriver à bon port. A notre arrivée, ce sont 20 personnes qui se tiennent au garde à vous sur la plage pour nous accueillir on n’en demandait pas tant ! Après les diverses explications sur le fonctionnement de l’hôtel, nous prenons possession de nos bungalows ( 1 pour Charlotte et Juliette, un pour Pierre et Ben, un pour Anny et moi ), superbes et joliment décorés. Nous repérons notamment des sculptures accrochées au mur, qu’on verrait bien chez nous… Assez rapidement, nous allons à la plage devant l’hôtel, impatients de nous baigner dans l’Océan Indien l’eau est plutôt fraîche ( pas plus de 22-23°C d’après nos estimations ) mais le bain très agréable. Ce midi, nous ne mangeons pas au restaurant mais pique niquons sur la plage pour faire honneur à la boîte de pâté Hénaff que Ben a emporté dans ses bagages un délice ! Après cela, me sentant un peu fébrile, je reste avachi sur ma serviette, ne tardant pas à m’endormir et même à ronfler selon certains, ce dont je doute.. Ben et Pierre partent courir sur la plage et reviennent après 30 mn, des ampoules sous les pieds et dégoulinants de transpiration. De mon côté, je finis par prendre mon courage à 2 mains et je pars faire une petite marche avec Anny, constatant qu’à proximité de l’hôtel on n’est pas très sollicités par les enfants. En fin d’après-midi, la fraîcheur arrivant rapidement, nous avons réservé un massage pour Juliette et Charlotte après une heure, elles en reviennent enchantées. De notre côté nous allons voir les objets d’art ( statues pour la plupart ) en vente à l’accueil certaines statues sont vraiment superbes ( elles sont fabriquées par un artiste malgache qui a son atelier à Antananarivo ) mais, n’arrivant pas à choisir ( il paraît que ma statue ressemble à un phallus géant !) nous remettons notre achat au lendemain. Il est 19h30, l’heure du repas du soir. Notre serveur arrive pour nous présenter le menu de ce soir faisant penser à un boxeur sur un ring, sautillant d’un pied sur l’autre, il commence sa présentation : « alors en entrée on a……, alors l’entrée c’est….. » Gros trou noir, il a oublié son texte, ça commence bien. Du coup, il commence par le plat et avec notre aide ( nous avions lu le menu à l’entrée ) il finit par s’en sortir. Le repas est lui excellent ( comme tous les plats dégustés pendant notre séjour à Anakao ), avec une cuisine de la mer, fine et pas trop copieuse. A la sortie, la cuisine étant ouverte sur la salle, nous passons féliciter les cuisiniers.
Jeudi 23 juillet : Anakao – Nosy Ve. Nous avons réservé la veille une excursion à la demi-journée vars Nosy Ve, île la plus connue des environs. A 8h30, nous partons en pirogue à voile en compagnie de nos « skippers », Bongo et Théo, qui ne parlent pas 2 mots de français. Ce matin, c’est pétole sur le plan d’eau et il nous faut 1 h pour atteindre péniblement Nosy Ve.

Bongo nous fait faire le tour de l’île qui est une réserve et un des rares lieux de nidification du paille en queue à queue rouge, magnifique oiseau. Le temps passe très vite et il est déjà 11h quand nous arrivons à notre point de départ c’est l’heure de la baignade tant attendue dans une eau turquoise. Pour le snorkeling, par contre, c’est quasiment le néant, d’autant que le courant puissant nous empêche de progresser comme on le souhaiterait. Après un peu plus d’1 heure à profiter de l’eau et de la plage, nous prenons le chemin du retour, avec un vent toujours aussi peu soutenu. Bongo, jusqu’alors plus que discret, commence à se lâcher un peu et se met à chanter et à pousser des cris bestiaux. Je ne sais pas pourquoi, mais le nom de Bongo nous rappelle soudain le Banga, une boisson de triste mémoire de notre jeunesse, et surtout la pub de l’époque « dans Bongo ya des fruits, juste c qu’il faut, dans Bongo ya de l’eau oui mais pas trop ya des fruiits, ya de l’eau o, c’est Bongo o ». C’est débile mais il en faut peu pour nous amuser. Arrivés vers 13h15, nous passons immédiatement à table pour un plat de poisson délicieux comme d’habitude. Walter, le directeur italien de l’hôtel est aux petits soins, très prévenant et c’est vraiment agréable de se sentir bichonnés. L’après-midi est consacrée à la plage que c’est agréable de ne rien faire parfois et de se prélasser. Seul Ben a encore le courage d’aller courir. Pour l’apéritif de ce soir, ayant du rhum mais pas de jus, nous allons commander au bar des jus d’ananas pour se faire un petit punch : délicieux et ça va devenir une habitude les soirs suivants. Pour le repas du soir, nouveau serveur et nouveau trou de mémoire au moment de nous présenter le menu, en l’occurrence un tartare de carangue et un filet de capitaine.
Vendredi 24 juillet : Anakao. Ce matin, Anny se lève énervée : apparemment j’ai ronflé comme jamais cette nuit, impossible à arrêter, d’où un sommeil écourté pour elle je n’ai pourtant pas fait plus d’abus que d’habitude hier soir, mais je fais profil bas en ce début de matinée… Pour se changer les idées, nous nous décidons à aller acheter nos statues, le groupe d’anglais arrivés hier ayant commencé à dévaliser le magasin. J’ai fait une croix sur « mon phallus » ( à force d’en parler on ne voit effectivement plus que ça ) et nous nous rabattons donc sur une autre sculpture avec 2 têtes, très sympa également. La matinée à la plage se déroule tranquillement, avec une sortie en pirogue pour Charlotte et moi, et un nouveau footing de 50 mn pour Ben, décidément acharné. Le midi, nous rencontrons les français de Guyane aperçus lors de notre transfert en bateau le vent n’est pas favorable au kite depuis l’arrivée mais ils espèrent une amélioration dans les prochains jours nous nous donnons rende-vous pour le lendemain sur Nosy Satrana où nous avons l’intention de passer la journée. Un peu avant 16h, nous avons décidé d’aller nous promener jusqu’au village d’Anakao. Les filles ne souhaitent pas nous accompagner et restent bronzer sur la plage. Sur les conseils de Walter, nous entamons notre marche par l’intérieur des terres. C’est très rapidement l’enfer car nous sommes harcelés par des enfants et même quelques adultes : bonbons vahazas, cadeaux vazahas, lunettes, montres, tongs, casquettes….tout y passe et malgré nos refus ils sont très insistants et ne nous lâchent qu’après avoir insisté lourdement. La promenade est franchement pénible ( est-ce l’habitude des touristes des hôtels voisins ?), d’autant que le village est très sale la plage n’est pas en reste, puisque nous assistons tour à tour à des gens qui font leurs besoins sur le sable après avoir creusé un petit trou, à une femme qui jette ses déchets de poulet au bord de l’eau et pour finir à un gros cochon rose qui se délecte de toute cette nourriture facile et déambule au bord de l’eau en mangeant tout ce qu’il peut trouver. Pas mécontents de quitter ce village de pêcheurs, nous revenons vers notre hôtel par le bord de mer. En chemin, nous distribuons les quelques vêtements qui nous restent à un couple de pêcheurs, et à 3 jeunes enfants. Avant le repas, nous allons réserver notre excursion du lendemain les touristes des derniers jours n’ayant vu des baleines que de loin, nous préférons choisir l’excursion à la journée vers Nosy Satrana en pirogue à voile. Comme tous les soirs, notre serveur-boxeur est présent pour le dîner, toujours aussi speed il commence à nous connaître et aime de plus en plus plaisanter. Ce soir, c’est du capitaine grillé qui est servi Anny et Ben craignent le pire car il nous est servi entier, mais j’arrive à leur préparer des morceaux sans arêtes et tout le monde se régale une nouvelle fois.
Samedi 25 juillet : Anakao-Nosy Satrana. Cette nuit, pas de ronflements intempestifs à signaler par contre, j’ai fait un cauchemar ( j’étais attaqué par une bête sauvage ) et me suis mis à crier au milieu de la nuit, rapidement calmé par Anny. A 8h45, nous retrouvons Bongo, un nouveau matelot et une femme qui s’occupe de l’intendance pour le pique-nique de ce midi. Une petite brise souffle ce matin, ce qui nous permet d’arriver en 30 mn à Nosy Satrana en traversant un lagon magnifique rappelant la Polynésie. Nous entamons le tour de l’île, en nous arrêtant de temps en temps pour une baignade rafraîchissante. L’île est déserte des tombeaux couronnent son sommet est. Walter nous a dit la veille que par marée basse, les troupeaux de zébu pouvaient passer de la grande terre à l’île mais en cette fin de matinée, la mer n’est pas assez reculée pour le permettre. Le temps passe vite à ne rien faire et l’île est assez étendue, et il est déjà 13h quand nous arrivons à notre point de départ. La table a été dressée sous « le » grand tamarinier, le seul arbre digne de ce nom sur Nosy Satrana. Bongo et ses 2 acolytes ont bien fait les choses puisqu’ils ont mis une nappe, des sièges « zafimaniry », et ils sont en train de nous faire griller des langoustes et des brochettes de capitaine accompagnées de pommes de terre. On est vraiment reçus comme des rois et la vue et l’odeur de ces grillades nous donnent l’eau à la bouche. Le goût est à la hauteur et on se régale de notre repas, en suçant bien tous les morceaux de carapaces pour ne rien perdre. On ne sait pas si c’est un trop plein de bonheur, mais Anny se lâche complètement et se met à dire sur un mode rap « pas taper, pas taper ». Pas la peine d’expliquer le pourquoi du comment, il faut y être pour le comprendre ( et même en y étant…)Après ce festin, nous allons profiter de la plage voisine où nous rencontrons de nouveau les Guyanais. Pour le kite ce n’est pas encore le jour ! Ils ont été ce matin à la recherche des baleines mais n’en ont pas aperçu, se contentant d’un banc de dauphins. Ils travaillent tous les 2 (ils sont accompagnés de leur fils ) dans l’enseignement et passent 2 mois à Mada ( ils ont fait le Mozambique l’an passé ), ce qui leur laisse le temps d’utiliser les moyens de transport locaux. Ils ont fait tout le nord en taxi brousse, avec bien entendu des arrêts pannes qui ont grandement rallongé le trajet. Ils doivent ensuite continuer jusqu’à Fort Dauphin en passant par la côte, ce qui sera probablement une nouvelle aventure. Nous échangeons sur nos impressions au sujet de Madagascar et nous sommes tous d’accord sur le fait que c’est incompréhensible que ce pays soit si pauvre et si arriéré alors qu’il dispose de ressources naturelles énormes, mais inexploitées. Une rencontre très sympa. Nous finissons l’après-midi sur la plage par une partie de volley et avant de reprendre la pirogue vers 16h15, Pierre et moi inventons une petite chorégraphie ridicule qui fait le plaisir de l’assistance, c’est-à-dire les 4 autres. Sur le trajet du retour, Ben et moi nous nous essayons à la voile, en équilibre plus ou moins instable tout en poussant des cris « bongoesques ». Après cette journée très sympa, le séjour à Anakao se termine déjà et nous regrettons de ne pas avoir passé une journée supplémentaire. Le départ de demain est prévu à 7h30 et il va falloir nous lever à 6h45. Nous dégustons notre dernier repas, accompagné comme toujours d’un vin sud-africain, persuadés qu’on ne retrouvera plus la même qualité de nourriture durant le reste du séjour. Ce soir, il n’y a plus grand monde, une famille de français avec 2 enfants, déjà vus au Jardin du Roy, un français seul que la famille a invité à sa table pour la soirée, et un dernier petit groupe d’étrangers demain l’hôtel sera presque vide, la grève d’Air Madagascar, bien que terminée, n’ayant pas permis de rétablir les vols aux jours et horaires prévus. En fin de soirée, autour d’un petit ti punch, nous refaisons un peu le monde et ne pouvons-nous empêcher de nous remémorer les vieux souvenirs de Tahiti de 1992 (est-ce le paysage de lagon vu aujourd’hui qui nous a rappelé le bon vieux temps, possible ). Même Pierre qui n’y était pas connaît ces histoires par cœur et doit commencer à trouver qu’on radote.
Dimanche 26 juillet : Anakao – Isalo. Ben et moi on se réveille un peu avec la gueule de bois, non pas qu’on ait abusé hier soir ( encore que quand on commence à parler de Tahiti, c’est qu’on n’en est pas loin…) mais on a été réveillés en pleine nuit par des hurlements à 4h une voix de femme criait très distinctement et sans accent en français : «ta gueule, espèce de taré, arrête….. », et ce pendant de longues secondes entrecoupées par des chuchotements d’une autre personne. C’est hyper violent et une fois le calme revenu je me mets à analyser la situation : il ne peut s’agir que de la famille de français y aurait-il eu quelque chose avec l’autre français ? Et puis progressivement je me fais un autre film : ne serait-ce pas Charlotte et Juliette qui se seraient disputées, même si je n’ai pas reconnu leur voix ? N’auraient-elles pas été agressées dans leur bungalow ? Evidemment, avec cette idée en tête, impossible de m’endormir et à 4h30 je sors avec ma lampe frontale pour voir si tout est normal dans leur bungalow rien à signaler et je me recouche et me rendors rapidement. Au réveil, je vais quand même les voir pour être certain que tout va bien : rien à signaler, elles n’ont rien vu, rien entendu ! En sortant de leur bungalow, je croise Ben l’air soucieux : « tu as entendu les cris ? » me dit-il « atroces ». Je lui réponds par l’affirmative. « C’était vous ? » Devant ma réponse négative, il insiste : « tu me jures que ce n’était pas vous ? » Lui aussi s’est fait un film, mais différent du mien : il a cru que, à cause de mes ronflements incessants, Anny a pété un plomb et a fini par me traiter de tous les noms. Il est sorti de sa chambre à 4h, n’a plus rien entendu mais n’a pu s’enlever cela de la tête et n’a pu se rendormir. C’est donc un grand soulagement pour lui de voir que ça n’a rien à voir avec nous, ce qui accrédite la thèse de la dispute au sein de la famille française, avec ou sans l’autre français ( on imagine évidemment des scénarios autour de cette thèse…). Les autres ont manifestement dormi comme des loirs et ne se sont rendus compte de rien. Juste le temps de manger le petit déjeuner et nous prenons le bateau pour Tulear, non sans avoir eu le droit une nouvelle fois à une haie d’honneur du personnel de l’hôtel comme lors de notre arrivée. Le français seul est également sur le départ nous n’osons pas lui demander s’il a lui aussi entendu les hurlements de la nuit. Il nous explique qu’il est arrivé à Madagascar avec son père mais que celui-ci a dû être évacué d’urgence vers la Réunion le lendemain de leur arrivée, victime d’une péritonite. Il a malgré tout continué son circuit et voyage donc seul depuis cet événement. Il nous raconte avoir eu la chance la veille lors d’une balade en pirogue avec un pêcheur du village de voir juste à proximité de l’embarcation des baleines, ce qui nous laisse quelques regrets. La mer est un peu plus formée qu’à l’aller et il nous faut 1h30 pour arriver à l’embarcadère où nous attendent Hery et Feno, qu’on est contents de retrouver après cette pause de 4 jours qui a fait du bien à tout le monde. Nous allons poster nos cartes postales écrites à Anakao et nous voilà repartis pour la remontée vers la Capitale, qu’on craint un peu, en particulier les longues heures de voiture sur une route souvent défoncée. Aujourd'hui, l’étape est assez courte puisqu’il faut 4h sur une route en bon état pour retourner au Jardin du Roy. Après 70 kms, nous nous arrêtons à un marché hebdomadaire où l’animation est à son comble en dehors des stands habituels nous avons droit aujourd’hui à des combats de coqs, jeux de cartes, dés et roulette ça joue sérieux et nous ne nous sentons pas forcément les bienvenus. Nous rachetons 2 cadenas en vue du retour et des cumbavas pour les ti punchs, n’ayant plus de citrons verts depuis la veille. La propagande continue à battre son plein et dans tous les villages traversés ce sont les derniers rassemblements avant les élections qui ont lieu en fin de semaine. Dans cette partie du pays, nous apercevons régulièrement des feux de broussaille, allumés par les éleveurs de zébus, censés permettre la repousse de jeunes herbes appréciées par le bétail. A l’heure de midi, nous arrivons au Parc National de Zombitse, un parc très peu connu et quasiment pas décrit ( à part dans le Petit Futé ) dans les guides. On imagine que la visite ne sera pas mémorable mais ça va au moins permettre de couper le trajet. Avant de débuter la visite, nous dégustons le pique-nique préparé par Hery et Feno : une salade de pommes de terre accompagnée de poisson fumé et de saucisses porc-zébu.

Après ce repas copieux, nous rencontrons nos 2 guides locaux ( l’un guide, l’autre rabat ), 2 frères prénommés Lucien et Sélin. Cette visite est une des bonnes surprise du voyage parce qu’en 1 h et en marchant 2 kilomètres, nous avons la chance de voir des papillons, des oiseaux, des lémuriens ( 3 variétés, 2 nocturnes et 1 diurne, des lémuriens , blancs magnifiques ), un gros caméléon, des baobabs géants, des plantes médicinales ( on apprend à cette occasion qu’une espèce de pandanus soigne la syphilis )…..C’est vraiment un parc à conseiller, facilement accessible, permettant de voir beaucoup d’espèces en peu de temps, et avec des guides adorables, ravis de pouvoir faire partager leurs connaissances et faire découvrir les richesses de leur pays. Arrivés à l’entrée du massif de l’Isalo vers 16h, nous faisons un petit détour par la « fenêtre de l’Isalo » pour la classique photo de fin de journée. Hery nous gratifie d’une blague bien emmenée et que personne n’a vu venir : « c’est qui le président avant Sarkosy ? » « Chirac » « Jacques Chirac a inauguré beaucoup de monuments à Madagascar ». Et, alors qu’on arrive sur le site de la Fenêtre de l’Isalo, il nous dit : « il est là le président » et c’est alors que se dresse devant nous dans la roche le profil de Chirac, ou plutôt de sa marionnette des guignols. Hery nous a bien manœuvrés sur ce coup et il n’est pas peu fier de lui. Nous faisons le tour du rocher pour trouver le meilleur angle de vue pour la photo et certains d’entre nous s’adonnent à un jeu dont le but est de parvenir à lancer en 7 coups au maximum un caillou dans le petit trou de rocher à côté de la grande fenêtre. En cas de réussite, on peut faire un vœu. Ben est le seul à réussir brillamment, dès son 2ème lancer. De retour au Jardin du Roy après 1 semaine, nous sommes accueillis chaleureusement par l’ensemble de l’équipe, à l’accueil, au bar, comme au restaurant. Le serveur du restaurant n’hésite d’ailleurs plus à plaisanter avec nous. Manifestement les affaires reprennent et les touristes sont de retour puisque ce sont 75 couverts qui sont prévus ce soir. Malheureusement, le pavé de zébu mémorable de la dernière fois n’est pas au menu où sont proposés des plats un peu plus typés, à savoir de la langue de zébu et du pavé de sanglier. Nous n’avons pas perdu nos bonnes habitudes et la soirée se termine par une citronnelle suivie d’un rhum arrangé.
Lundi 27 juillet : Isalo-Ranomafana. Aujourd’hui, c’est la grande journée de route puisque 7 heures sont prévues, ce qui laisse peu de place aux arrêts et aux visites. Nous appréhendons d’autant plus cette journée que c’est le retour vers les températures plus fraîches, voire l’humidité puisque Ranomafana a une réputation de microclimat humide, c’est-à-dire qu’il y a la saison des pluies et la saison où il pleut. Nous prenons notre petit déjeuner à 7h30 pour un départ à 8h00. Nous quittons avec un pincement au cœur le Jardin du Roy, sachant que pour les 2 prochaines nuits le standing de l’hôtellerie va chuter assez brutalement et qu’on avait pris goût au confort. Nous nous arrêtons rapidement pour photographier la « tête de la reine » dans l’Isalo, mais pour le reste, les haltes sont rares. Depuis quelques jours ( ça occupe quand on roule ), nous avons pris l’habitude à tour de rôle ( Ben, Pierre et moi occupons l’un après l’autre la place de passager avant ) de prendre des photos de la vie quotidienne tout en roulant tous les jours et même plusieurs fois par jour, Ben demande à Feno de soulever la vierge accrochée à son rétroviseur intérieur et lui fait nettoyer la vitre avant pour qu’il n’y ait aucune poussière parasite. C’est à ce genre de petits détails qu’on reconnaît les pros ! Une autre façon de nous occuper c’est d’apprendre le malgache avec Hery, du moins quelques mots : en dehors de Salama et Veloma, les expressions le plus souvent utilisées pendant le séjour sont i vaovao (comment ça va) auquel on répond par tsy misy vaovao ( rien de neuf ). Quelques autres mots appris ( et souvent vite oubliés ) : misaotra (merci), manao ahoana ianao ( comment ça va), tonga soa (bienvenue ), fady (interdit ), tsia (non ), tsara (beau), firy (combien), mazotoa homana (bon appétit) , moka (moustique), fidio (voter)….Aujourd’hui l’expression du jour est « malai lai »(orthographe non garantie ) qui signifie ça gratte. Ben aime beaucoup et tous les gens qu’il rencontre aujourd’hui ont droit systématiquement à Salama, i vaovao, malai lai, veloma. Le premier arrêt digne de ce nom a lieu à Ambalavao le temps qu’Hery se ravitaille dans un restaurant pour le pique-nique, nous faisons un rapide tour du marché. Ben, comme souvent, fait son show ( on se demande s’il est shooté à la coke depuis le début des vacances ) et se fait remarquer, notamment lorsqu’en partant il lance à tue-tête un « Veloma » qui fait rire tous les malgaches qui lui répondent en cœur. Quelques kilomètres après Ambalavao, nous nous arrêtons après 4 heures de route pour manger au bord de la route. Au menu : samousas, riz cantonnais et beignets de poisson pleins d’arêtes (ce qui bloque tout net Ben dans sa dégustation ). Ce n’est pas le meilleur pique-nique du voyage, loin s’en faut….Il nous reste des tee shirts à distribuer et nous en donnons à 3 jeunes qui nous observent depuis un moment, dont 2 se mettent à faire du karaté avec Pierre dont la souplesse légendaire fait encore des merveilles à cette occasion. Arrivés à Fiana à 15h, Hery a le mauvais goût de nous rappeler en plaisantant l’épisode du Père Pedro en général il a beaucoup d’humour mais pour cette fois il aurait pu s’abstenir et il évite de peu une remarque acerbe de notre part. Nous faisons un arrêt rapide à la poste, Ben ayant besoin d’acheter un timbre et de poster une dernière carte postale pendant ce temps, dans le minibus, nous prenons l’appareil photo de Ben et en profitons pour faire des selfies tout en faisant des grimaces, ce qui fait marrer des jeunes malgaches qui ont repéré notre manège. Fianarantsoa n’échappe pas à la propagande, et après Léon Cu, c’est une autre candidate qui fait parler d’elle : d’après Hery elle est connue comme le sosie de Nana Mouskouri alors que Ben et Pierre trouvent qu’elle est le portrait craché d’Audrey Pulvar. On aime toujours autant l’atmosphère de cette ville mais il nous faut continuer notre chemin et ce qu’on apprécie beaucoup moins c’est la portion de route défoncée déjà empruntée à l’aller. Par contre, après l’embranchement vers Ranomafana, les 30 derniers kilomètres se font sur une route sinueuse mais en bon état. Hery nous gratifie encore d’une blague absurde ( une devinette cette fois ) : pourquoi le mot banane commence par un B alors que normalement ça commence par un N ? On se creuse la tête pendant ¼ d’heure sans parvenir à trouver la bonne réponse. La réponse est en fait évidente : normalement commence par un N ! Mais telle qu’il l’a présentée, on est tous tombés dans le panneau. A cette devinette, Charlotte répond par 2 blagues carambar. En fin de parcours, Hery passe un coup de téléphone et on voit que quelque chose ne tourne pas rond après avoir raccroché, il s’avère que l’hôtel Centrest ne nous attend pas, tout comme le ravitaillement de ce midi au restaurant avait été oublié. Rien de grave cependant, l’hôtel n’est pas complet ( ce serait un comble ! ) et des chambres sont disponibles. Nous arrivons à l’hôtel peu avant 17 h, épuisés, mais ce n’est pas fini car une visite est prévue au jardin de plantes exotiques, notamment d’orchidées, propriété de l’hôtel et situé à 10 kms, ce qu’on ignorait. Il fait déjà presque nuit quand nous arrivons, le guide ne parle pas français et le jardin n’a rien d’exceptionnel, d’autant que les orchidées ne sont pas en fleur. C’est vraiment une visite sans grand intérêt, dont on aurait pu se passer après cette journée éprouvante. A la sortie, nous remercions notre guide qui à notre merci répond « non merci ». Désormais, nous répondrons aux mercis par un non merci jusqu’à la fin du séjour. Il fait bien sûr nuit noire quand nous arrivons à l’hôtel. Est-ce la réservation qui avait été oubliée ? En tout cas, nous nous retrouvons tous les 4 avec une chambre pour 4 avec des lits alignés et à peine la place pour étaler les bagages sans compter la marche dans les toilettes qui risque d’en gêner plus d’un pendant la nuit. N’ayant pas le courage de préparer notre traditionnel apéritif dans cette chambre, nous préférons le prendre à table au restaurant. Pour le repas, et alors que j’ai prévenu en arrivant « ici ne mangez surtout pas de poisson, vu l’éloignement de la mer », le menu est unique et heureuse surprise, le plat est une brochette de poisson avec du riz.. Ben qui a une sainte hantise des arêtes et qui a déjà dû recracher son beignet de poisson ce midi a la malchance de tomber une nouvelle fois sur une arête qui justement ( sans jeu de mot ) l’arrête net. Le dessert, une banane flambée, est lui excellent. Après ce repas correct sans plus, nous nous couchons assez tôt, fatigués par notre longue journée de route.
Mardi 28 juillet : Ranomafana – Ambositra. La nuit a été acceptable malgré la promiscuité et nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner. Aucun d’entre nous n’a eu le courage d’aller aux thermes voisins aux aurores comme proposé par Hery. Un taxi brousse a fini son parcours pendant la nuit contre le mur en contrebas de l’hôtel et il aura du mal à avoir une seconde vie, vu son état. A 8h, notre guide local, Angelin, nous retrouve sur le parking de l’hôtel où nous prenons le minibus jusqu’à l’entrée du Parc National de Ranomafana. Les craintes concernant le mauvais temps et la pluie se sont envolées et nous laissons nos kways dans le véhicule. Angelin passe du temps à nous expliquer l’historique du parc, la forêt primaire et secondaire, et les différentes espèces présentes il est d’ailleurs un peu bavard à notre goût car, pendant qu’il nous donne ces explications, plusieurs groupes nous passent sous le nez et nous craignons de nous retrouver trop nombreux dans la forêt. Il nous informe qu’une rabatteuse, Myriam, est déjà dans la forêt à repérer les lémuriens. Myriam est apprentie guide et elle fait son baptême du feu avec nous en nous donnant des informations sur le mode de vie des lémuriens. Angelin de son côté passe auprès de chacun de nous en nous disant à voix basse de poser des questions à Myriam pour la confronter à la réalité du métier de guide. Les sentiers sont bien tracés, presque trop. Le premier animal aperçu est un mini gecko en forme de feuille, quasiment impossible à distinguer. Puis c’est au tour des lémuriens ou gidro en malgache ( encore un nouveau mot, se prononçant guidrou, le moyen mnémotechnique étant Guy Roux ). Nous commençons par des lémuriens dorés, puis c’est un groupe imposant de lémuriens à front roux qui arrivent droit sur nous, en sautant de branche en branche puis s’immobilisent à 1 m de nous pour s’abreuver dans le creux d’un arbre. Aussitôt rassasiés, ils repartent comme ils sont arrivés et disparaissent rapidement dans la forêt. Lors de la promenade, nous avons l’occasion de voir 2 autres espèces de lémuriens, 1 groupe de 2 lémuriens diurnes et 1 groupe de 3 nocturnes. La promenade en forêt est très agréable et nous traversons des bambouseraies et observons de magnifiques fougères arborescentes. Angelin se met soudain à entonner la Marseillaise qu’il connaît parfaitement, puis l’hymne malgache. Après 3h de marche, nous revenons au minibus où, comme d’habitude, Feno nous attend patiemment. Nous reprenons la route en direction d’Ambositra. A la fin de la RN25, peu de temps avant de retrouver la RN7 et sa portion défoncée, nous nous arrêtons au bord de la route, une famille étant en train de fabriquer des briques en latérite. Nous les interrogeons : ils fabriquent 1400 briques par jour et vendent chaque brique 14 ariarys. Le travail doit être très pénible et les hommes, les femmes comme les enfants mettent la main à la pâte. La maman est fière de dire que sa fille est dans les premières élèves de sa classe et nous l’encourageons à continuer et à ne surtout pas arrêter l’école. Nous leur offrons les quelques vêtements qui nous restent et repartons vers le Nord. Nous nous arrêtons peu de temps après pour le pique-nique au menu du jour : sandwiches. Comme d’habitude, des enfants ne tardent pas à s’agglutiner pas très loin de nous tout en maintenant une distance de « sécurité ». A la fin du repas, comme la veille, Feno et Hery distribuent les restes aux enfants, qui ne se font pas prier. En se rapprochant d’Ambositra, les paysages sont vraiment magnifiques, la terre rouge et les rizières donnant des contrastes de couleur étonnants. Par contre, comme à l’aller dans la même région, les nuages sont de la partie et le temps se couvre de plus en plus. Hery, qui y a pris goût, nous pose de nouveau une colle : donnez 7 noms féminins français qui se terminent par un t. Après de longues minutes de réflexion, nous arrivons à 6 : dent, nuit, jument, mort, part, forêt. Hery, décidément très joueur , plutôt que de nous donner le 7ème , nous met tranquillement sur la voie et on finit par trouver le dernier mot : dot !

Peu avant Ambositra, nous voyons enfin quelques maisons avec cheminées, un peu incongrues à Mada. Après 4 h de route, nous arrivons enfin à destination et avant d’aller à l’hôtel nous faisons une halte pour observer un four à briques au bord de la route. L’hôtel est « l’Artisan », dont le gérant n’est autre que le propriétaire de l’atelier de marqueterie que nous avions visité à l’aller. C’est un établissement assez moyen, très bruyant et d’un confort correct sans plus. Le restaurant lui-même laisse à désirer. Un groupe local joue des airs pas très entraînants sur des instruments traditionnels leur CD est en vente 20 000 ariarys. La clientèle est diverse et variée : il y a des locaux, des touristes comme nous, mais aussi un groupe de mormons en costume cravate et des coréens très bruyants qui jouent avec leurs liasses de billets et dont on apprendra le lendemain qu’ils sont là pour acheter des pierres précieuses. Le dîner est le summum de notre voyage en terme de repas pris à l’hôtel là non plus, comme la veille, nous n’avons pas le choix et, après une soupe en entrée, le plat est un mélange de spécialités malgaches accompagnées de riz et de rougail-tomate : du zébu bouilli, du porc-pois chiches, manioc-porc, brèdes-porc. L’ensemble va du potable à l’immangeable, la palme du plus mauvais allant au manioc. C’est tellement peu dans nos goûts que chacun de nous met un temps infini à avaler ne serait-ce qu’une bouchée. On a l’impression en regardant le voisin qu’il est en train de brouter de l’herbe ou de mâcher un chewing gum géant. Autant dire que les assiettes sont presque pleines quand le serveur vient débarrasser la table on a beau se justifier comme on peut et bredouiller que c’était bon mais trop copieux, il a l’air atterré et c’est vrai que c’est désolant de gaspiller autant de nourriture dans un pays aussi pauvre. Après ce repas mémorable, nous allons nous coucher.
Mercredi 29 juillet : Ambositra-Antananarivo. Ce matin, le réveil est un peu laborieux, le dos ayant souffert de la dureté du matelas de notre lit. Par ailleurs, cette satanée marche ( comme au Centrest la veille ) entre la chambre et la salle de bain nous a joué des tours en pleine nuit et le gros orteil s’en souvient encore. Au lever, Charlotte, la plus grosse consommatrice de médicaments du voyage, qui n’en est plus à un problème près, s’est tapée dans la table de nuit et a un gros hématome à la cheville. Pour le petit déjeuner, c’est l’habituelle commande : 2 cafés, 3 thés et un chocolat, accompagnés de pain ( encore un exemple de l’influence française car c’est un des rares pays où le pain est du vrai pain comme chez nous ). Partis à 8h, nous rencontrons sur la route les habituels camions THB et STAR ( les bières locales ) et toujours ces taxis brousse chargés au maximum aujourd’hui, au cours de la journée, nous voyons à plusieurs reprises des taxis brousse portant sur le toit un cercueil orné d’un drapeau malgache Hery nous explique que le côté où se situe le drapeau permet de savoir s’il s’agit d’un retour du corps dans son village pour un enterrement ou pour un retournement des morts. Après 2 heures de route, nous arrivons à Antsirabe où nous visitons la confiserie Marcel après une démonstration de la fabrication des bonbons ( c’est de l’artisanal pur et dur ! ), nous achetons chacun plusieurs sachets à différents parfums, puis reprenons notre route vers Tana. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de propagande autorisé, les élections communales ayant lieu vendredi, et c’est l’effervescence dans tous les villages traversés. A 13h, nous arrivons à Ambatolampy au restaurant « le rendez-vous des pêcheurs », qu’on devrait plutôt appeler « le rendez-vous des vazahas » car la clientèle est exclusivement composée de petits groupes de touristes accompagnés de leur guide. Après un plat (zébu pour les uns, bolognaises pour les autres ) accompagné pour Ben et Pierre par une Skol, moins bonne que la THB, nous repartons pour nous arrêter quelques centaines de mètres plus loin, à la fabrique de cocottes en aluminium. La visite, qui dure près d’une heure, est très intéressante et elle nous permet de voir toutes les étapes de la fabrication de ces fameuses cocottes qu’on retrouve partout dans l’île les ouvriers, pour certains des ados, travaillent dans des conditions épouvantables, dans la chaleur, la fumée, la poussière de métal, surveillés par une vieille pas commode. La médecine et l’inspection du travail, ils ne connaissent pas ici, et ces jeunes ne doivent pas faire de vieux os à travailler dans de telles conditions. La boutique est un peu décevante et nous nous contentons d’acheter un petit baobab pour le souvenir. La route jusqu’à la capitale se déroule sans encombre et nous arrivons à l’entrée de la ville peu avant 16h. Là nous assistons à une scène cocasse : au moment où nous arrivons à leur hauteur, 2 cortèges de propagande se croisent, des partisans de Marc Ravalomananna ( au pouvoir jusqu’à 2009 et que beaucoup voudraient voir revenir au pouvoir, c’est sa femme qui se présente à la mairie de Tana ) et ceux d’Andry Rajoelina ( le DJ comme ils l’appellent, ancien président de la transition à partir de 2009). C’est l’allégresse générale, c’est à qui va manifester de la façon la plus bruyante et nous-mêmes, dans notre minibus, nous les encourageons à en faire encore plus en levant les bras et en criant. Pensant être quasiment arrivés à notre hôtel, nous déchantons vite, Tana n’ayant rien à envier à Paris en terme de bouchons nous découvrons lors de la traversée de la ville la grande misère qui y règne, certains vivant sous des cartons, d’autres faisant un feu en pleine rue pour se réchauffer. Cette misère engendre bien sûr beaucoup d’insécurité et Hery nous conseille de bloquer nos portes, les agressions n’étant pas rares en pleine rue. Pour occuper le temps, la traversée de la ville nous paraissant interminable, nous nous mettons à photographier les voitures, notamment les taxis qui nous rappellent notre jeunesse : 2CV, 4L, Diane, 204, 404, …….tous les vieux modèles vivent ici une seconde jeunesse. Ben s’étonne qu’il n’y ait pas de feux tricolores ni de panneaux : il y en a eu à une époque mais ils ont tous été volés et le métal a été recyclé pour un autre usage… Après plus d’1 heure à avancer au pas, nous finissons par atteindre notre hôtel, le « Tamboho », un établissement luxueux situé dans une sorte de ghetto comprenant également un supermarché et de nombreuses boutiques de luxe, l’ensemble étant barricadé et surveillé. L’hôtel est situé dans un cadre superbe, au bord d’un lac en pleine ville. L’inconvénient de ce lac, ce sont les moustiques puisque dès qu’on sort de l’hôtel on est assaillis ( Charlotte et Juliette l’ont testé en allant à la piscine de l’hôtel ) en fin d’après-midi, nous allons faire quelques courses au supermarché, notamment pour les apéritifs des derniers jours ( on y trouve des « caca pigeon » comme chez Brigitte ). Les chambres du Tamboho sont vraiment très spacieuses et l’hôtel offre quelques services appréciables, notamment des boissons fraîches sont en libre-service dans les couloirs. Le restaurant lui n’est pas tout à fait à la hauteur du standing : au dîner, l’entrée et le plat sont corrects mais pas exceptionnels et c’est surtout le dessert, un ananas confit, qui fait l’unanimité contre lui : dur et hyper écoeurant.
Jeudi 30 juillet : Antananarivo-Andasibe. Contrairement au dîner de la veille, le petit déjeuner sous forme de buffet est délicieux c’est le meilleur de notre séjour. La journée étant chargée, Hery nous a donné rendez-vous à 7h30. Comme d’habitude, c’est le même rituel : avant le petit déjeuner, c’est-à-dire une trentaine de minutes avant le départ prévu, nous descendons nos bagages au minibus pour que Feno et Hery les installent sur le toit, ce qui permet de gagner du temps. Nous prenons la route du nord en direction de la colline sacrée d’Ambohimanga située à 15 kms de la capitale ; comme la veille la circulation est très dense et nous progressons lentement. En chemin, une construction attire notre attention il s’agit d’arènes immenses, aux couleurs du parti d’Andry le DJ, qui ont été construites pendant son « règne » et prévues pour des concerts. Un exemple parmi tant d’autre de la mégalomanie de ce Président de la Transition qui par contre a oublié lors de son mandat les routes et l’éducation. A 8h30, nous arrivons à Ambohimanga, la « colline bleue ». C’est sur cette colline qu’est édifiée l’ancienne cité sacrée, berceau du royaume Merina. A l’entrée du site, bien que ne comprenant pas le malgache, on voit que quelque chose ne va pas car la discussion entre la personne à l’entrée et Hery paraît agitée. Ayant vu la veille dans le Routard et le Petit Fûté que le site ouvrait à 9h, je demande si on est arrivés trop tôt. Hery répond que les horaires ont changé et qu’il nous faudra attendre 30 mn. En dehors du fait qu’on aurait pu dormir 30 mn de plus, on aurait apprécié qu’au lieu de nous raconter des bobards il nous dise qu’il s’est trompé, ce qui peut arriver à tout le monde. Cette attitude nous agace un peu. A 9h, notre guide locale Noro ( prononcer Nourou ) commence la visite d’1h, très intéressante. Il s’agit du seul site malgache classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Au sommet de la colline se trouve le Rova, enceinte fortifiée qui renferme la case où vécut le roi Andrianampoinimerina, 2 pavillons en bois avec étage ou venaient séjourner les reines Ranavalona I et II, un parc à bœufs et les bassins sacrés où se baignaient les reines. On est loin du faste des demeures de la même époque des rois et reines en France et dans d’autres pays européens. Une petite anecdote qui nous a fait rire : dans le pavillon en bois se trouvent des photos des 2 reines, l’une gentille, l’autre méchante. Alors que chaque reine a un air sérieux sur sa photo, Noro nous dit « vous voyez tout de suite sur les photos que l’une est gentille et l’autre méchante »…. Forcément, c’est plus facile quand on connaît l’histoire…On ne lui a pas demandé de dire à partir de la photo de passeport de Pierre ( où il ressemble à un terroriste ) s’il était gentil ou méchant…. Après cette visite d’un des rares sites historiques de Madagascar, il nous faut de nouveau traverser Tana pour emprunter la RN2 qui part vers l’est en direction de Tamatave pas de miracle, cette traversée est une nouvelle fois interminable, et nous ne sommes pas mécontents de nous engager sur la RN2 d’après Hery, la route est en bon état, ce qui se confirme dans les faits et nous progressons rapidement vers l’est. Les paysages sont moins intéressants que sur la RN7 et nous faisons le trajet d’une seule traite jusqu’à Moramanga, où nous arrivons à 13h30. C’est une ville où l’oncle de Ben, militaire, a vécu dans les années 50 il est d’abord venu après les événements de 1947 puis est revenu en 1958 au moment de la proclamation de l’indépendance. Nous nous arrêtons au restaurant « le Coq d’Or », un restaurant chinois. Au menu, c’est Misao pour Anny, Pierre, Juliette et Charlotte, Poulet-Coco pour Ben et canard laqué, soit disant la spécialité de la maison, pour moi. Le canard laqué n’a de laqué que le nom et il est tellement gras qu’on a bien du mal à trouver un morceau de maigre. Mauvais choix ! En sortant de table, Hery nous propose d’aller visiter le musée de la gendarmerie, ce qui ne nous enchante pas vraiment. Nous sommes accueillis par le gendarme de 1ère classe Zo ( qui ne se rappelle plus s’il est 1ère ou 2ème classe ). Le musée est composé de plusieurs sections : criminologie, histoire de la gendarmerie, véhicules de collection….C’est potentiellement intéressant mais nous ne sommes pas très motivés pour cette visite et vu le nombre de visiteurs annuels, ce musée n’attire pas grand monde. Après cette visite vraiment pas incontournable, nous continuons notre route vers Andasible où nous arrivons vers 16h. L’Andasibe Hôtel, établissement agréable, est situé en pleine forêt, à quelques centaines de mètres du parc national où nous irons demain. En cette fin d’après-midi, nous allons sans les filles nous promener à pied à Andasibe, village à l’ambiance western avec ses petites maisons en bois. Nous sommes surpris par l’indifférence des habitants qui contrairement à d’habitude ne nous saluent pas spontanément même les enfants ne nous gratifient pas de « Bonbons vazahas ». On a déjà remarqué cette attitude dans la journée quand, en traversant les villages, nous avons salué les habitants. Est-ce une certaine réserve naturelle dans cette partie du pays ou une habitude des touristes ? La visite du village est sympa et on finit quand même par distribuer quelques bonbons et crayons à des enfants.

Avant le repas du soir, nous retrouvons comme tous les soirs Hery et Feno pour le briefing du lendemain Hery nous annonce qu’après avoir rencontré notre guide local de demain, celui-ci lui a dit qu’avec notre véhicule il nous serait impossible de nous rendre à la Réserve de Mantadia, la piste pour s’y rendre étant impraticable sans 4x4. Nous nous contenterons donc de la réserve Indri Indri le matin et pour l’après-midi on trouvera une autre visite. Le dîner est correct mais nous commençons sérieusement à saturer de la nourriture locale et de ce côté-là il est temps qu’on rentre en France.
Vendredi 31 juillet : Réserve d’Andasibe. Le jour tant attendu est arrivé : c’est aujourd’hui qu’ont lieu ces fameuses élections communales dont Hery nous parle depuis plus de 15 jours et à cette occasion la journée a été décrétée fériée. Nous partons à 8h pour la visite. Ben fait la gueule ce matin car il ne retrouve plus la pierre précieuse achetée chez Joseph et cela fait déjà 2-3 jours que ça le travaille. Il est sûr de l’avoir laissée dans le minibus pendant notre escapade à Anakao et depuis il n’arrive pas à mettre la main dessus. La veille au soir, lors du briefing, il en a parlé à Feno et Hery en leur demandant s’ils pourraient regarder dans le minibus et voir si le petit paquet ne s’est pas « caché » dans un coin peu accessible. Devant leur réponse négative ce matin, il ne desserre pas les dents, persuadé de ne pas l’avoir perdu lui-même et commençant à avoir des doutes…Heureusement, il va se dérider au fur et à mesure de la matinée… Arrivés à l’entrée de la Réserve Indri Indri, nous sommes accueillis par notre guide local Patrice. Ici, pas de rabatteur, les lémuriens ayant des territoires connus des guides. Comme à Ranomafana, le temps est magnifique et la forêt humide ne l’est finalement pas tant que ça. Ça nous promet des lémuriens en pagaille ! Assez rapidement nous apercevons notre premier groupe de lémuriens, des propithèques à diadème. Nous les observons durant de longues minutes et dans d’excellentes conditions, le nombre limité de groupes de touristes ne gâchant pas le spectacle. Ce sont ensuite des lémuriens marrons ( fulvus ) et le clou du spectacle et la vedette de cette réserve est bien sûr l’Indri Indri, qu’on ne tarde pas à apercevoir après avoir entendu à plusieurs reprises ses cris perçants résonner dans la forêt ( ils peuvent s’entendre à 3 kms ). C’est le plus gros des lémuriens ( il peut peser plus de 10 kgs ) et il se distingue des autres espèces en ayant un moignon de queue. Ses grandes oreilles et son pelage noir et blanc lui donnent un aspect de grosse peluche. On ne se lasse pas de les regarder leur cri est encore plus impressionnant de près et est vraiment déchirant, ce qui explique sa portée de plusieurs kilomètres. Juliette et Ben, qui ont un gros zoom à leur appareil photo, ont réussi des clichés superbes et nous rendent un peu jaloux. Après cette longue observation des lémuriens, nous continuons notre exploration de la forêt en passant par un endroit appelé le Lac Vert. Les températures étant fraîches en cette saison, les caméléons restent cachés et ne se laissent malheureusement observer. Par contre, juste à côté du Lac Vert, nous avons la surprise de trouver un boa d’1 m de long, enroulé et en pleine sieste, légèrement en contrebas du chemin. Après cette découverte, nous poursuivons la visite dans la partie plus sauvage de la forêt où le relief est plus marqué et les sentiers moins tracés. Nous n’aurons malheureusement pas la chance d’apercevoir d’autres lémuriens lors de ce dernier tronçon. Une fois revenus au bord du Lac Vert, Patrice se met à sortir des sacs à pain et autres tissus brodés qu’il nous demande d’acheter pour aider les femmes de la communauté qui soit disant les ont tissés. On se sent un peu pris en otages car rien ne dit d’une part que cela vienne des femmes du village et d’autre part que ce ne sera pas lui qui va empocher le gain de la vente. Malgré tout, Pierre et nous lui achetons chacun un sac. Après 4h de marche et de découverte de cette magnifique réserve, nous arrivons au parking où Patrice nous montre un mini caméléon, quasiment impossible à distinguer de la branche d’arbre sur laquelle il est posé. Feno nous attend avec le pique-nique que nous mangeons sur les tables installées à cet effet à l’entrée du parking. Le menu est copieux comme d’habitude : taboulé, légumes, poulet laqué dont nous régalons. Faute de pouvoir visiter la réserve de Mantadia, nous nous rendons à 14h au Vakoma Forest Lodge distant de quelques kilomètres. Ce lodge héberge un parc privé et une réserve de lémuriens situés sur un petit ilôt privé. Nous commençons par la réserve de lémuriens que nous atteignons par un trajet de quelques mètres en canoé. A peine arrivée sur la berge, les lémuriens ( fauves et à crinière ) s’approchent de nous et sautent sur nos épaules, attirés par les morceaux de bananes qu’on a pris soin de préparer avant. Il y a là aussi des singes capucins adorables. Ça fait un peu zoo ces lémuriens semi-apprivoisés ( Ben n’apprécie pas trop ), mais ils déclenchent des éclats de rire et des cris de surprise, certains d’entre nous se sentant plus ou moins à l’aise avec 1 ou 2 lémuriens sur l’épaule. Après cette récréation, nous allons visiter la réserve privée, guidés par Feno, par le nôtre mais un guide local. Nous commençons notre parcours par l’étang aux crocodiles qui nous permet d’apercevoir de beaux spécimens allongés sur la berge. Ben a l’humeur légère en ce début d’après-midi et il fait des petits commentaires moqueurs aux explications de Feno tout en gardant un air très sérieux ( par exemple, Feno nous dit « les crocodiles font partie de la famille des reptiles » auquel Ben répond « ah bon, ce sont des reptiles ??!! »). Pierre et moi, un peu en retrait de la conversation, sommes bidonnés. Heureusement il se calme assez rapidement parce le guide aurait fini par se rendre compte. La végétation est superbe : grands eucalyptus, fougères arborescentes, plantes médicinales….Au cours de la visite du parc, nous voyons d’autres animaux en captivité, des tortues radiées, un boa que Feno met sur les épaules de Charlotte, seule volontaire du groupe, et un fosa ( on a d’abord compris « faux chat » c’est un carnivore endémique de Madagascar, prédateur des lémuriens ). Nous traversons à 2 reprises le cours d’eau sur une passerelle suspendue, en équilibre plus ou moins précaire, ce qui donne quelques émotions à ceux qui sont sujets au vertige. Au final, c’est une promenade plus agréable qu’on ne le pensait malgré le côté « aménagé » et peu sauvage du site. Nous sommes de retour à l’hôtel à 16h30 pour notre dernière soirée complète à Madagascar. Le repas du soir confirme notre saturation pour la nourriture pendant le repas, Ben va sur le site de sa pharmacie et observe son personnel tout en faisant des commentaires. Charlotte trouve cela très intéressant et comme on peut envoyer désormais des ordonnances par mail, elle prend Ben en photo avec une bouteille de vin et l’envoie à la pharmacie avec un commentaire « le bonjour de Madagascar » ça fait sérieux…. Nous nous couchons avec un petit pincement au cœur car demain c’est déjà le départ pour la France.
Samedi 1er août : Andasibe-Antananarivo. Juliette a été malade durant la nuit, ce qui ne laisse augurer rien de bon pour le voyage retour. Anny est aussi toujours dérangée depuis quelques jours. Nous quittons l’hôtel à 8h. En chemin, nous passons dans le village où habite Hery il nous montre sa maison au loin, une grande maison blanche assez proche à vol d’oiseau mais distante de 14 kms par la route depuis que le pont qui y conduisait s’est effondré. Comme par ailleurs le maire n’est pas son meilleur ami et qu’il vient d’être élu aux élections communales, les travaux risquent d’attendre longtemps…Hery nous dit que dans un futur proche il aimerait se présenter aux élections, participant déjà activement à la vie de sa commune. A Tana c’est la femme de Ravalomanana qui a été élue, ce qui est une bonne nouvelle pour Hery.

A mi-chemin, nous nous arrêtons à la réserve de Péreyras, sorte de mini zoo un peu déglingué qui a comme principal intérêt d’approcher de très près de nombreuses variétés de caméléons. Notre guide est Richard. Plusieurs espèces sont ici en captivité : boas, crocodiles, papillons, chauve-souris, lézards, grenouilles, tanrecs ( animal proche du hérisson, endémique à Madagascar et rencontré notamment à Andasibe )…Le clou du spectacle, ce sont donc les caméléons, de toutes tailles et de toutes les couleurs Ben et Charlotte en portent un dans leurs bras et sont frappés par la froideur de sa peau. Richard nourrit l’un d’entre eux de sauterelles pour qu’on puisse le prendre en photo, mais sa langue est tellement longue et sort avec une telle vitesse qu’on n’arrive jamais à trouver le cadrage qui convient. Après 1h de visite, nous reprenons la route vers Tana et nous arrivons vers 13h15 au Grill du Rova, sur la Haute Ville, sans avoir trop à subir les bouchons, la circulation étant plus fluide le samedi. La propriétaire du restaurant est la femme d’Olivier, le directeur de l’agence Malagasy Tours, qui est lui aussi présent et avec qui nous discutons un moment de choses et d’autres, les élections, la situation à Madagascar, la grève d’Air Mada, et bien entendu notre changement de circuit sur l’ensemble des clients de l’agence, c’est pour nous que les modifications ont été les plus importantes. Il nous signale aussi qu’il espère encore pouvoir négocier avec le Coco Komba à Nosy Komba qui refuse de nous rembourser la ½ pension et les transports alors que les frais n’ont pas été engagés. Pour cet avant dernier repas, nous mangeons avec Hery et Feno ça sent la fin du voyage…. Le guide local qui nous fait la visite de la haute ville se prénomme Hery John c’est un étudiant en histoire, très cultivé qui rend la visite passionnante par ses grandes connaissances. Après une visite du Palais de La Reine, détruit en 1995 par un incendie et reconstruit en partie depuis, nous déambulons dans les rues de la Haute Ville, d’où la vue sur Tana et ses environs est splendide. Lors de notre balade, nous croisons un groupe entonnant des chants pour fêter un événement, alors qu’un jeune enfant, en pleurs, ne partage pas vraiment l’allégresse générale. Il s’agit en fait d’une cérémonie de circoncision, tradition ancestrale à Madagascar. Hery John nous explique qu’elle est pratiquée désormais de plus en plus de manière moderne car moins douloureuse et plus hygiénique cependant, la méthode traditionnelle, à la maison, a encore la faveur de beaucoup, pour des raisons de coût ou de respect de la tradition. Lors de la cérémonie, après avoir été coupé par un guérisseur traditionnel, le prépuce est avalé cru par le grand père avec de la banane pour faire passer le tout… Après cette visite très instructive, nous retrouvons Feno, tranquillement installé à regarder un match de foot avec son beau-frère encore quelques heures et il sera enfin débarrassé de nous ! Nous redescendons dans la ville moyenne où la recherche d’un magasin pour acheter des pierres est un échec ( celui qu’on avait conseillé à Hery est fermé depuis plusieurs mois ) et nous arrivons enfin à la Basse Ville, grouillante même le samedi. Alors que nous passons dans une petite ruelle à la périphérie de la ville, Hery fait arrêter le minibus à Feno et en descend sans rien dire on comprend rapidement qu’on est devant son hotely et que ce sont sa femme, sa fille et son fils qui sont là. Nous les saluons de la main et Hery remonte très rapidement dans le véhicule avec le « cadeau » de Ben, c’est-à-dire un CD de Jaojoby ( et autres musiques malgaches ). C’est vraiment une attention très sympa de la part d’Hery, que l’effet de surprise a rendu encore plus agréable. Arrivés à la sortie de la ville, nous nous arrêtons quelques minutes au Marché de la Digue, marché artisanal dédié aux touristes ces derniers étant peu nombreux, nous nous faisons harceler par les vendeurs. Alors qu’Hery nous a prévenu qu’il fallait négocier à 30% de baisse les achats, nous constatons rapidement d’après certains articles déjà vus ailleurs qu’il faut plutôt diviser par 3 le prix annoncé. Ben trouve son bonheur et achète 3 masques quasi-identiques à ceux qu’on avait dans nos bungalows à Anakao, certainement réalisés par le même artiste. Quant à nous, nous nous contentons de petites 2CV. Nous avions dit à Hery que nous aimerions ramener de la vanille de bonne qualité on lui a conseillé une adresse située juste à côté du « Bois Vert », notre premier hôtel qui sera aussi le dernier puisqu’il a été réservé aujourd’hui pour un Day use. Nous nous rendons donc à la nuit tombée à la boutique, dans laquelle sont vendues des épices nous sommes accueillis avec un rhum arrangé à la vanille délicieux, puis une présentation nous est faite sur la fabrication de la vanille. Tout cela donne l’eau à la bouche et nous sommes motivés pour acheter des gousses…..malheureusement absentes…On est venus spécialement pour acheter de la vanille, pour finalement apprendre qu’ils sont en rupture de stock. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous achetons de l’extrait ou de la poudre de vanille ainsi que du poivre. Au Bois Vert, 2 chambres nous ont été réservées et nous en profitons pour nous doucher et finir l’organisation des bagages par rapport à notre arrivée 3 semaines plus tôt, la température extérieure nous paraît beaucoup plus douce et on s’est déjà fait la réflexion les jours précédents. Est-ce une réalité ou nous sommes nous habitués au climat malgache ? Nous allons prendre notre dîner plus tard que d’habitude, notre départ pour l’aéroport étant prévu pour 22h15. La nourriture est très correcte mais beaucoup trop copieuse et le service est tellement lent qu’à peine fini notre repas, il est déjà temps de rejoindre Hery et Feno. Nous arrivons à l’aéroport à 22h30, soit plus de 3h avant notre vol prévu à 1h40. Nous faisons nos adieux à Hery et Feno après leur avoir remis leur pourboire ainsi que les commentaires pour l’agence. La file d’attente est encore un grand moment de la désorganisation malgache et on vit le même sketch qu’à l’aller, mais en pire. Il y a 2 bornes d’enregistrement électronique mais l’une d’entre elles ne fonctionne pas à la seconde borne, l’employée qui est là met un temps fou à saisir les données ( 10 mn par personne, sachant qu’on ne peut apparemment pas enregistrer tous les voyageurs d’une même réservation comme en France ) et nous laisse passer sans enregistrer. Aux guichets, il y a le nombre de personnes suffisant, mais là encore on ne comprend pas pourquoi ça avance à une allure d’escargot. Il nous faut 1h30 pour arriver à l’enregistrement des bagages et la file d’attente fait quasiment toute la longueur de l’aérogare avec des gens gesticulants, agacés par tant d’inefficacité. On finit par passer en salle d’embarquement et à 1h, l’embarquement commence. Là encore, c’est du gros délire et de l’irrationnel total puisqu’après avoir contrôlé nos cartes d’embarquement, une fois arrivés sur le tarmac, billet et passeport sont de nouveau vérifiés, et, cerise sur le gâteau, au pied de l’avion des tables sont installées pour un contrôle du contenu des bagages à main et une fouille au corps…A cette heure avancée, les passagers sont à bout. Un français derrière nous se lâche : « ils ne sont pas capables de faire des routes mais pour nous casser les c…. ils sont forts ». Bien entendu, avec une telle organisation, difficile d’envisager un décollage à l’heure et c’est avec une heure de retard que nous quittons Madagascar.
Dimanche 2 août : Antananarivo-France. Nous arrivons à Paris en fin de matinée, avec un peu de retard par rapport à l’horaire prévu. Pierre, et surtout Juliette, dont l’état ne s’est pas amélioré depuis la veille, ont vécu une nuit pour le moins agitée et les allers-retours aux toilettes ont été incessants. Juliette est apathique et la journée risque d’être longue pour elle, le transfert pour Brest n’étant pas prévu avant 16h30. Une fois les formalités de retour effectuées et les bagages (en totalité !! ) récupérés, nous quittons Pierre qui a un train pour Rennes à 14h. De notre côté, nous tuons le temps en attendant notre vol, et la fin du voyage se passe sans encombre et nous arrivons à Fouesnant peu avant 19h. On ne peut pas en dire autant de Ben : seul pendant le voyage à n’avoir quasiment pas eu de troubles digestifs, ça le prend dans le taxi qui le ramène de l’aéroport ( la salade verte de la veille au soir au Bois Vert ?) et il finit par se vider devant sa porte d’appartement sans parvenir à effectuer les derniers mètres qui le séparent de ses toilettes. Quant à Pierre, il a touché le gros lot nous recevons un SMS de sa part à 19h : son train est immobilisé sur la voie quelques kilomètres avant Rennes, un tracteur tombé sur la voie ayant été percuté par un autre train, bloquant totalement le trafic ferroviaire. Nous suivons en direct l’évolution de la situation et c’est finalement en car et avec 4h30 de retard qu’il arrive à bon port. Comme quoi il n’y a pas qu’à Mada qu’on rencontre des impondérables !! Un dernier épisode à relater, en relation avec le voyage : le remboursement du Coco Komba ! Le lendemain de notre retour, j’envoie un mail au Coco Komba pour connaître les raisons du non remboursement d’au moins une partie des sommes engagées ( 1100 euros dont presque 700 pour la ½ pension et les transferts ). L’hôtel me répond qu’ils n’ont été prévenus que la veille de notre arrivée prévue, soit le 27/7, de notre annulation ferme, alors que les achats de produits frais à Nosy Be avaient été effectués. Je m’étonne de cette réponse, ayant depuis belle lurette fait une croix sur cette partie du voyage. S’engagent alors pendant plus d’une semaine des échanges incessants de mails entre la direction de l’agence, le Coco Komba et moi. Lors du changement de notre circuit le 10/7, l’agence a annulé nos nuits au Coco Komba, que ces derniers ont refusé de rembourser. Les sommes versées étant perdues, Malagasy Tours a réactivé la réservation le 20, pour d’éventuels clients de dernière minute ( sans toutefois préciser à l’hôtel qu’il ne s’agissait pas de nous ), puis, faute de clients comme c’était prévisible, l’a de nouveau annulée le 27. Coco Komba, considérant avoir engagé des frais et subir par ailleurs un préjudice du fait des consos non bues ( notre réputation nous aurait-elle précédé ??) et des excursions non effectuées( !), refuse de rembourser quoi que ce soit. Après d’âpres négociations avec Olivier de l’agence, l’hôtel accepte de partager le remboursement de la ½ pension avec l’agence, à condition que ceci se fasse sous forme d’une remise de 5% sur les prochaines réservations de l’agence au Coco Komba. Trouvant que c’est une usine à gaz ( d’autant que ça revient à ce que l’agence nous rembourse en une fois pour de son côté ne se faire payer qu’en plusieurs ), Olivier mentionne que 350 euros à rembourser en 1 fois, ce n’est pas la mer à boire. Il précise aussi que, faute d’accord à l’amiable nous mettrons un avis salé sur le site Tripadvisor. C’en est trop pour l’hôtel qui accuse Olivier de chantage et refuse d’en faire plus. C’est donc à ce stade que se termine la discussion, l’agence nous remboursant 350 euros et l’hôtel rien….C’est franchement mesquin , d’autant que vu la conclusion de cette histoire et les mails musclés échangés, l’agence décide de ne plus travailler avec cet établissement. Je mets donc mon commentaire sur Tripadvisor ( le seul parmi des commentaires dithyrambiques ) auquel l’hôtel répondra quelques semaines plus tard, après m’avoir envoyé un mail explicatif ( on a tourné la page et on n’y répondra pas ).
Bilan du voyage. Ça a été un super voyage malgré le changement de circuit de dernière minute tout le monde a plutôt bien supporté les longues heures de route et le circuit s’est déroulé dans une excellente ambiance ( même les filles ne se sont quasiment jamais disputées ), y compris avec Hery et Feno. C’est un pays qui ne peut pas laisser indifférent, très pauvre mais avec des habitants d’une grande gentillesse et joie de vivre. Les paysages sont magnifiques et variés, de même que la faune. Toutes les étapes de notre périple ( y compris Ranomafana et Andasibe qui ont été rajoutées lors du changement de programme ) nous ont plu et aucune ne nous a paru inutile. Compte tenu de nos impressions et du fait que notre circuit initial a été sérieusement amputé, ce voyage en appelle certainement un autre, les centres d’intérêt étant multiples : Allée des Baobas et Tsingys, Ste Marie, Nord du pays avec Diego et les îles…Ce ne sera pas dans l’immédiat mais on y retournera c’est certain. Quant à l’insécurité, qui nous a un peu fait hésiter à choisir cette destination, nous ne l’avons pas du tout constatée durant notre séjour bien sûr il y a une grande misère, bien sûr l’ambiance est un peu glauque dans certaines villes ( Tulear, Tana..) mais jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Il faut dire que nous n’avons pas tenté le diable en étant accompagnés par un guide, en ne sortant jamais la nuit et en évitant de montrer des signes extérieurs de richesse. Concernant l’organisation du circuit, rien à dire, l’agence Malagasy Tours est à recommander : sérieuse, très réactive ( changement de circuit, valises..) et tarifs proposés corrects. L’hôtellerie choisie était d’un excellent niveau et même parfois carrément luxueuse ( Anakao, Isalo notamment ). Un 4x4 n’aurait pas été de trop pour effectuer le parcours ( ah cette piste jusqu’au Camp Catta !! ) mais cela nous aurait obligé à avoir 2 véhicules et nous y aurions perdu en ambiance. Nos 2 accompagnateurs : Feno, le chauffeur, était très discret, peu bavard ( alors qu’il comprenait très bien le français y compris des blagues d’une haute teneur intellectuelle ), très gentil et excellent conducteur Hery, notre guide, avait toujours un bon mot pour rire, et était très disponible et prévenant par contre nous avons un peu regretté son manque de culture et de connaissances profondes de son pays, même si les guides locaux dans les parcs connaissaient eux parfaitement leur sujet.
Samedi 11 juillet. A 3h45, réveil en fanfare et c’est le grand départ pour l’aéroport de Guipavas ou nous retrouvons Ben. Nous décollons pour Roissy à 6h35 et arrivons sans encombre à 7h45, où toute l’équipe se retrouve au complet puisque Pierrot est arrivé la veille et a logé à l’Ibis. Nous décollons à 11h30, donc à l’heure, de Roissy et arrivons à 23h10 à Antananarivo après un vol sans histoires. Le plus dur est fait, se dit on et dans une heure nous devrions être couchés….illusion !! Nous sommes d’emblée confrontés à l’efficacité malgache dans toute sa splendeur : d’une part les démarches d’entrée dans le pays prennent un temps fou ( il faut passer à 2 postes où la rapidité est inversement proportionnelle au personnel dédié ) et surtout les bagages arrivent Mora Mora, tellement d’ailleurs que seulement 3 bagages sur les 6 sont arrivés ( ils manquent la valise de Ben et 2 de nos bagages, les vêtements étant par chance dans les 2 autres sacs ). Comme nous ne sommes pas les seuls, loin de là, c’est aussi un vaste foutoir au bureau de réclamation des bagages. Ce n’est donc que vers 2h30 que nous quittons l’aéroport avec notre guide Hery et notre chauffeur Feno qui nous attendent depuis plusieurs heures. Le temps de faire du change, de donner un pourboire misérable aux porteurs de bagages ( on n’a pas encore trop la notion de la valeur des ariarys et honnêtement il ne faut pas nous demander grand-chose à cette heure avancée et après ces émotions), Hery nous fait un topo rapide tout en nous offrant un plateau garni de nems, samoussas, beignets de poulets…., délicieux mais à cette heure on pense plus à notre lit qu’à notre estomac. Nous arrivons en quelques minutes à notre hôtel, « Le Bois Vert », où la température est très fraîche et où nous passons une première nuit courte mais oh combien réparatrice.
Dimanche 12 juillet : Antananarivo-Antsirabe. Vus les événements de la veille, le top départ de ce matin n’a été fixé qu’à 10h nous nous levons donc à 9h et, après le petit déjeuner, nous laissons à l’hôtel des photocopies de nos passeports et les clés et codes de nos bagages, pour qu’une personne de l’agence puisse aller à l’aéroport les récupérer. A 10h, c’est parti pour l’aventure dans notre minibus Mercedes Sprint vert flashy. La traversée de la capitale nous donne une idée de la pauvreté entrevue la veille lors de l’aéroport à l’hôtel. Après être passé devant des femmes qui lavent leur linge, devant un hôpital vide ( construit par le gouvernement de la transition, un mot qu’on entendra beaucoup durant le séjour, toujours pour parler de choses inutiles réalisées ou utiles qui n’ont pas été faites ), nous quittons progressivement Antanarivo petit à petit apparaît le paysage des hautes terres, avec son relief montagneux, sa terre rouge et ses rizières et autres cultures. La foule le long de la route est impressionnante et les arrêts nombreux : boutique pour faire le plein d’eau ( où nous entendons la chanson de Françoise Hardy « tous les garçons et les filles », probablement le tube du moment …), petit marché au bord de la route pour acheter des fraises locales ( où je me fais arnaquer car je donne le prix demandé de 10 000 ariarys pendant qu’Hery le négocie à la baisse ), vendeurs divers et variés ( artisanat local, objets en raphia, chapeaux, petites voitures….à des prix défiant toute concurrence ). Nous nous arrêtons le midi dans la ville du foie gras, Behenjy, dans un restaurant un peu kitsch, « le coin du foie gras », situé sur la hauteur, où les notables des environs ont manifestement l’habitude de déjeuner les dimanche midi. Le foie gras n’est pas mauvais du tout (nature ou parfumé à la vanille, au poivre ou au raisin ), et on déguste pour la première fois un filet de zébu et Ben et Pierre la bière vedette de Mada, la THB. Hery et Feno mangent sur une autre table. J’avais signalé à l’agence avant notre séjour que nous souhaitions prendre nos repas « seuls » car c’est toujours compliqué, et même parfois pénible, d’être constamment avec le guide, sans possibilité de se lâcher vraiment. Le fait de le prévoir avant le départ permet de ne pas froisser le guide qui pourrait le prendre comme un jugement personnel. Nous continuons notre périple en direction d’Antsirabe, en nous arrêtant régulièrement pour des photos de paysages ou des scènes de la vie quotidienne. Partout où nous nous arrêtons, alors qu’on pense être dans des coins déserts, c’est systématiquement une nuée d’enfants qui sortent de partout et nous entourent en criant « bonbons vazahas !!!! » On s’y attendait un peu mais parfois ça tourne à l’émeute. Après avoir dû renoncer ( pour mieux la faire au retour ) à la visite de la fabrique de marmites en aluminium à Ambatolampy, nous arrivons vers 17h à Antsirabe, alors que la nuit n’est pas loin. Nous effectuons la visite très intéressante de l’atelier de Mamy qui fabrique des vélos, voitures…avec du matériel de récupération. Derrière cette boutique se situe celle de la femme de Mamy qui vend de la broderie. Nous y achetons une grande nappe et Ben nous gratifie d’un striptease lors de l’essayage d’un teeshirt, qui déclenche l’hilarité dans toute l’assistance, notamment d’une vendeuse qui lui dit qu’elle a vu les horreurs de la guerre et n’est donc plus à ça prêt. Nous terminons la journée par la visite d’un artisan qui fabrique des objets en corne de zébu la démonstration de la fabrication est très instructive et bien sûr, comme il se doit, la visite se termine par un petit passage à la boutique où la fièvre acheteuse bat son plein. Nous arrivons à l’hôtel, « Couleur Café », vers 18h tenu par un breton des Côtes d’Armor, c’est un établissement très agréable, fait de plusieurs petites maisons, chaque chambre ayant sa cheminée, ce qui n’est pas du luxe compte tenu de la température sibérienne qui y règne à cette période de l’année ( c’est la ville la plus froide du pays ). Rendez-vous est donné par Hery à 19h pour le briefing du voyage et de notre guide du lendemain. Nos bouteilles d’apéritif ainsi que celles de Ben étant entre la France et Mada dans nos bagages « perdus », Pierre heureusement a les siennes et nous sauve d’une déshydratation majeure. On apprécie bien ce premier apéritif au coin du feu, tout en commentant cette première journée assez riche. Nous retrouvons notre guide comme convenu au restaurant où un petit rhum arrangé de bienvenue nous est offert par l’agence et où le carnet de voyage nous est remis. Notre guide local du lendemain, Arsène, vient nous expliquer le programme de la journée : balade de plusieurs heures dans les paysages de rizières des environs du village de Betafo. Il pratique un tourisme écoresponsable en faisant participer les villageois à la venue des touristes dans leurs villages reculés et en les rétribuant un peu pour cela. Nos chaussures de marche sont dans la valise «évaporée » mais d’après Arsène nos chaussures en toile devraient suffire. Après cette explication, Arsène nous quitte en nous donnant rendez-vous pour le lendemain. Hery termine ses explications sur l’ensemble du circuit et nous quitte à son tour. Ce soir, c’est dodo tout habillés ( Ben n’ayant pas ses bagages garde ses vêtements 24h sur 24 ) car le feu de cheminée est éteint et la chambre est glaciale malgré le petit digestif pris au retour du restaurant.
Lundi 13 juillet : randonnée dans les hautes terres. Ce matin, Arsène nous a donné rendez-vous à 9h, le temps pour lui d’acheter le nécessaire pour le pique-nique de midi. Il est accompagné de son frère qui se destine aussi au métier de guide. Nous prenons le minibus en direction de Betafo et nous nous arrêtons quelques kilomètres avant le village. C’est aujourd’hui lundi, jour du marché hebdomadaire, et toute la population se dirige en masse vers Betafo pour y vendre toutes sortes de produits. Nous entamons notre marche par la montée d’une colline assez raide qui nous donne un avant-goût du programme de la journée. Arsène est un excellent guide, très instruit, qui nous donne énormément d’informations sur les plantes, les us et coutumes. Arrivés au sommet d’une seconde colline, nous surplombons le village de Betafo plusieurs dizaines de mètres plus bas. La vue est grandiose, avec notamment les paysages de rizières en terrasses. D’en haut, Arsène aperçoit un regroupement de personnes d’après lui, il est probable que ce soit une cérémonie de retournement des morts, coutume locale qui se déroule à cette période de l’année. Nous continuons notre marche et finissons par arriver dans la vallée à un petit village où nous sommes accueillis par une joyeuse bande d’enfants. Ici, pas de « bonbons vazahas », les habitants n’ont pas encore été pervertis par le tourisme. Arsène leur a apporté des photos prises par des touristes venus précédemment dans le village c’est la franche rigolade. A notre tour, nous commençons à les mitrailler lors d’une séance photo, les enfants imitant Jackie Chan en prenant le pose. Les arrêts sont nombreux pour photographier des scènes de la vie quotidienne et nous commençons à maitriser 2 mots malgaches qu’on utilise toutes les 30 secondes, salam (a, é ou o , ce qui veut dire bonjour, qui se dit également d’une autre façon, manao ahoana) et velom ( a et é qui signifie au revoir ). Nous visitons une petite maison assez misérable, où toute la famille vit dans 2 pièces, une cuisine dont les murs sont dégoulinants de suie ( mais pourquoi les maisons n’ont-elles pas de cheminées ? On aura à peu près autant d’explications différentes que de fois où on a posé la question : pour garder la chaleur, pour protéger des termites ou des moustiques….en tout cas, ce n’est certainement pas pour préserver la santé des pauvres malgaches) et une mini-chambre commune à toute la famille. Ils vivent à l’étage, le rez de chaussée étant réservé pour les bêtes en particulier.

Peu après le village, nous progressons dans les rizières en marchant sur les « diguettes » Charlotte, qui est handicapée par une douleur au genou, met malencontreusement le pied dans l’eau. C’est le drame car ses Stan Smith neuves sont fichues et Charlotte est en pleurs, s’en voulant de ne pas avoir pris soin de ses chaussures neuves. Nous nous arrêtons pour le pique-nique dans un coin tranquille à l’abri du vent. Au menu : avocats délicieux avec une vinaigrette à l’oignon, samousas et fruits pour le dessert. Hery nous apprend que la valise de Ben est arrivée à bon port, contrairement aux nôtres dont on est toujours sans nouvelles ( alors qu’on a reçu dans la nuit un mail d’Air France nous signifiant que les bagages étaient en chemin ). C’est une bonne nouvelle pour Ben par contre, pour nous, les chaussures de marches, les vêtements à laisser à Madagascar, les bouteilles d’apéritif et plus grave, la Malarone et tous les médicaments attendront. Durant le repas, Arsène nous raconte l’histoire du Maki qui parle : c’est quoi ça ? « Une banane » répond le maki. « Merci Maki ». C’est quoi ça ? « un ananas » « merci maki » puis on lui montre le fruit qui ressemble à une grosse orange.. Anny et Ben tombent tous les 2 dans le panneau en répondant « un pamplemousse » auquel Arsène répond par un « merci Maki »…. Après le déjeuner, nous continuons à progresser vers Betafo Arsène nous confirme que le rassemblement de personnes sur la colline correspond bien à une cérémonie de retournement des morts et nous demande si on souhaite y assister, ce que nous acceptons, très curieux de connaître cette tradition qui ne se déroule que dans une partie du pays. Appelée Famadihana, cette coutume funéraire en particulier des hautes terres a lieu de juin à septembre de villages en villages, les tombeaux sont ouverts et les vivants font danser leurs morts lors de grandes fêtes cela donne lieu à 2-3 jours de festins où tous les membres de la famille et les amis sont invités. Après les avoir sortis du tombeau, la foule des parents et des amis s’empare des corps et les emportent dans une danse très rapide. Cette cérémonie a lieu tous les 3, 5 ou 7 ans et à cette occasion, les linceuls recouvrant les restes mortuaires sont renouvelés. Arrivés sur le lieu de la cérémonie, nous nous faisons toucher et même agripper par plusieurs personnes manifestement bien alcoolisées, ce qui met certains d’entre nous un peu mal à l’aise, ayant du mal à savoir s’ils sont honorés ( ce qui est a priori le cas ) ou si on les dérange. Ben est invité à visiter l’intérieur du tombeau. Puis c’est le moment des chants : certains dansent, d’autres portent les corps dans leur linceul tout en tournant 7 fois autour du tombeau un moment impressionnant et vraiment unique ! A la fin de la cérémonie, ils entonnent l’hymne malgache, avant de se disséminer petit à petit dans la campagne. Nous poursuivons ensuite notre descente vers Betafo où nous attend Feno. Il est plus de 16h et le marché est désormais terminé dommage car la concentration de personnes est vraiment impressionnante à cette heure avancée et cela devait être vraiment grouillant quand le marché battait son plein au cours de la journée. Sur le chemin du retour, nous demandons à nos guides de nous arrêter en ville à Antsirabe pour acheter des chaussures pour les filles, celles de Juliette lui faisant mal et les Stan Smith de Charlotte ….. Nous en trouvons d’occasion dans la rue, correctes et à un prix dérisoire. Par contre, quel contraste entre l’ambiance un peu glauque en ville et celle hyper chaleureuse dans les villages traversés tout au long de la journée. Une bien belle journée en tout cas, avec un guide cultivé et hyper intéressant, qui contraste avec Hery qui, bien que très attentionné et plein d’humour, manque de connaissances profondes. A l’arrivée à l’hôtel, la valise de Ben est là ! Plus que 2 bagages et nous serons au complet…
Mardi 14 juillet : Antsirabe – Antoetra. Ce matin, faute d’être certains de récupérer nos bagages, nous décidons de rationner la Malarone et de ne pas en prendre dans ces régions fraîches où les moustiques font manifestement grève eux aussi. Nous partons ce matin à 9h en direction d’Ambositra. Nous commençons par une petite balade en pousse pousse dans Antsirabe qui nous mène à la gare, la rue de l’Indépendance ( toutes les villes ont une rue et une place de l’Indépendance à Mada), l’hôtel des Thermes, et pour finir le centre-ville où nous nous arrêtons dans une boutique de pierres précieuses, chez Joseph. Difficile de trouver plus visqueux, gluant et mielleux que le dénommé Joseph qui a d’ailleurs transmis son « savoir-faire » dans le domaine à son personnel. On déteste ce genre d’ambiance où tout est exagéré ( le summum étant atteint avec 4 tortues radiées qui ont manifestement été mises au « garde à vous » pour notre arrivée ), mais on finit quand même par acheter quelques pierres semi-précieuses. Sur la route vers Ambositra, comme dans le reste du pays, 2 choses frappantes : les « arrêts flics » toutes les 30 mn au bord des routes ( on se demande à quoi ils servent à part racketter dès que possible ) et les taxis brousses et autres ORNI ( objets roulants non identifiés ), chargés à bloc à l’intérieur et sur le toit. On se demande comment ils peuvent rouler avec de tels chargements. D’ailleurs, très régulièrement on voit sur les routes des véhicules en panne, en cours de dépannage, avec une branche ou un feuillage 100 m avant pour signaler ( c’est leur triangle à eux ). Nous arrivons à Ambositra pour le déjeuner, au restaurant « chez Jonathan », un lieu d’anthologie grâce au chanteur qui y officie : Johny Gasy. A priori c’est un habitué des lieux et tout est réuni pour passer un moment mémorable : le look ( avec guitare ), la façon de chanter ( bouche semi-ouverte ), le répertoire ( Aline de Christophe, J’entends siffler le train, Que sera sera, chants tyroliens, Beatles, Capri c’est fini….) et pour clôturer le tout la voix ( nasillarde à souhait ). Notamment la version d’Aline nous provoque un énorme fou rire général. Un grand moment. Ça va d’ailleurs devenir la chanson de nos vacances ( et j’ai crié, crié….). En sortant du restaurant, nous nous faisons agripper par des vendeuses d’écharpes en soie. C’est la foire d’empoigne entre elles et c’est pénible d’acheter dans ces conditions. Dans la foulée nous allons visiter un atelier de marqueterie. Les objets en vente dans la boutique ( couvertures d’albums de Tintin notamment ) vont du laid au quelconque et pour la première fois nous quittons une boutique sans rien acheter. Quelques kilomètres après Ambositra, nous prenons l’embranchement et la piste en direction d’Antoetra, notre hôtel « Sous le Soleil de Mada » étant situé à mi-chemin. C’est le début du pays Betsileo les hommes arborent une tenue très typique, avec un couvre-chef et en guise de vêtement une longue étoffe drappée sur l’épaule rappelant les masais des hauts plateaux tanzaniens. Nous nous arrêtons en cours de piste pour voir travailler des chercheurs d’or l’une des femmes qu’on prend en photo fait le spectacle en se tortillant dans tous les sens. A chaque fois qu’on s’arrête en bord de route, il se passe quelque chose et les gens sont vraiment spontanés. Après 1 h de piste, nous arrivons à l’écolodge, tenu par Brigitte et Marc, vers 16h. C’est un ensemble de petites maisonnettes, construites selon le style zafimaniry ( nous sommes dans la région ). Après avoir pris possession de nos bungalows, nous partons faire une petite marche aux alentours de l’hôtel à la rencontre des villageois. C’est grâce à Brigitte et Marc que les enfants sont maintenant scolarisés. Ils les sensibilisent aussi au respect de l’environnement en faisant planter à chaque enfant un arbre par an.

Après une petite partie de pétanque, à partir de 18h c’est la discussion autour du feu de camp, où on regarde les étoiles et où Brigitte nous explique son analyse de la situation à Madagascar, très intéressante car venant de quelqu’un qui connaît le terrain tout en ayant un œil « extérieur ». Elle nous fait part de sa déception sur l’évolution du tourisme à Madagascar, le nombre de voyageurs annuels étant passés de 450 000 en 2009 à 200 000 actuellement, avec probablement une dégradation liée à la grève d’Air Madagascar. La raison principale est l’insécurité, qu’elle trouve excessivement mise en avant par les sites diplomatiques par rapport à la réalité sur place. Comme d’autres, elle nous dit aussi ( et nous avions eu la même réflexion ) que finalement c’est une bonne dictature qu’il faudrait pour remettre le pays dans le droit chemin. A 19h, les choses sérieuses commencent puisque c’est l’apéritif au rhum arrangé. C’est Marc qui tient le bar ( c’est d’ailleurs plutôt l’inverse car le pauvre a des problèmes de santé ) : grande gueule, il m’apostrophe d’emblée en me prenant pour un chinois je suis d’après lui le sosie (confirmé par Brigitte ) avec 20 ans de moins d’Assoun, un chinois d’Ambositra. Il joue un peu la provoc, ce qui peut surprendre voire déplaire à certains, mais on voit qu’il a le cœur sur la main. En tant que bretons ( lui est auvergnat ) nous avons notre réputation de piliers de bar à tenir et nous dégustons avec plaisir , accompagnés par des cacas pigeons ( gâteau apéro locaux ) plusieurs rhums arrangés ( cardamone, poivre, gingembre-cumbavas, pok pok….), les meilleurs de notre séjour haut la main. Marc et Brigitte nous racontent qu’ils sont partis il y a plus de 10 ans pour un tour du monde dont la première étape était Madagascar et ils n’y sont jamais repartis, conquis par l’accueil et la gentillesse malgaches. Le repas se passe dans la convivialité, autour d’une grande table d’hôtes, et nous sommes accompagnés par 2 nantaises et 3 couples de suisses très sympas. Une excellente soirée. La nuit est glaciale ( 4°C au réveil ! ) et la literie pas terrible mais on s’endort sans mal….
Mercredi 15 juillet : randonnée dans les villages zafimaniry. Au lever vers 7h, de la buée sort denotre bouche à l’intérieur du bungalow, ce qui donne une idée de la température les plus courageux passent à la douche ( n’est-ce pas Ben ?), mais je décide comme la plupart de passer mon tour. Si le froid devait durer tout le voyage, on en reparlera mais ce matin ce n’est vraiment pas le moment… Par ailleurs, contrairement à la veille, les nuages sont de la partie ( on est dans une région très humide souvent sujette à des nuages et de la pluie ) et nous accompagneront malheureusement toute la journée. A 8h, départ pour Antoetra pour une balade dans le pays Zafimaniry, connu pour son artisanat du bois, en particulier ses maisons assemblées sans le moindre clou ni la moindre vis, aux portes et aux volets finement sculptées. Nous avons rendez-vous avec notre guide Johny et arrivons sur place à 9h. Les présentations se font rapidement avec Johny, qui n’est pas du genre causant, contrairement à une nuée de jeunes qui s’accrochent à nous en nous demandant de leur acheter des souvenirs à notre retour du village d’Ifasina, but de notre balade. Comme toujours, il y en a qui sont plus dégourdis que les autres et arrivent à se « placer ». Chacun d’entre nous a son « camarade », en gros le premier enfant à avoir lié connaissance avec nous ( Frédéric pour Anny, Jean Marc pour Pierre, Pascal et Stanislas pour Ben, Emmanuel et Eric pour moi ). Ce sont tous des petits malins et ils parlent plutôt bien le français pour un coin aussi reculé. Aujourd’hui, c’est le jour du marché, mais entre les camarades qui nous collent et Johny qui a le feu aux fesses, on n’en profite presque pas et la visite est baclée. Nous entamons notre marche en direction d’Ifasina, village le plus proche, distant de 4 kilomètres par un chemin en montagnes russes en chemin, nous croisons des villageois qui se rendent au marché en nombre. Malheureusement le temps maussade ne nous fait pas apprécier cette randonnée à sa juste mesure, les couleurs des paysages étant un peu fades. A cause du temps, les caméléons ne sont pas non plus de sortie. Charlotte souffre de nouveau de son genou et Anny ne se sent pas très à l’aise sur ces chemins escarpés et glissants. En cours de route, nous somme rejoints par Stanislas, sourd et muet, qui va nous accompagner tout au long de la journée. Après 2 h de marche, nous arrivons enfin à Ifasina où une nouvelle fois nous sommes accueillis par une horde d’enfants ( Jean Marcel, Brigitte….). Toutes les maisons, contrairement à Antoetra, sont ici en bois et nous sommes invités à visiter la case du chef du village qui se dit honoré de notre visite et nous explique le fonctionnement de sa maison ( avec les 4 coins qui ont une signification particulière) où vivent également canards et cochons. Nous le quittons après quelques minutes, non sans lui avoir versé le droit d’entrée qui est de rigueur. A côté de la case ont été disposés différents objets en bois vendus à un prix modéré après nos achats, nous continuons la visite du village et alors qu’on repasse devant la case du chef 5 mn plus tard, tout l’artisanat a déjà été rangé !!

Nous faisons notre halte pique-nique peu après le village, pique-nique que nous partageons avec Stanislas qui n’en demandait pas tant. A mi-chemin, nos camarades arrivent avec des objets en bois qu’ils veulent nous vendre sur le chemin, soit disant pour éviter les problèmes au village nous décidons d’attendre avant d’acheter, mais une fois arrivés à Antoetra, entre les 2 boutiques d’artisanat et les camarades, c’est la foire d’empoigne et c’est même tout près de mal tourner tellement on sent une pression énorme. Juliette et Anny n’en peuvent plus et nous menaçons de partir sans rien acheter si les esprits ne se calment pas finalement on achète à nos camarades, après quoi on quitte le village avec un arrière-goût tellement la fin a été pénible pour tout le monde. Si ça continue, les touristes vont se détourner de cette destination pourtant potentiellement intéressante. On en parle à notre retour à Brigitte qui regrette que personne au village ne soit capable d’organiser la vente de cet artisanat dans un seul et même lieu où tout serait réuni, ce qui éviterait les pugilats. Avant le feu de camp, Charlotte, Juliette et Pierre font une partie de pétanque avec un jeune malgache, Jean Baptiste. Pendant ce temps, nous achetons des écharpes en soie à Brigitte au moins ici on peut prendre le temps de les choisir sans être assailli. A 18h, lors de notre discussion autour du feu, Hery nous informe que nous devons partir à 8h le lendemain car nous devons récupérer au 1er village sur la RN7 nos 2 derniers bagages enfin arrivés à bon port. Nous voilà enfin rassurés, notamment pour la Malarone qu’on va pouvoir reprendre à partir de demain. A 19h, nouvel apéritif au rhum arrangé, avec Marc qui nous raconte ses problèmes de santé opéré il y a quelques mois à la Réunion, il a l’air mal en point et ne paraît pas très optimiste sur l’avenir. On espère en tout cas qu’il ira mieux et pourra mener à bien ses projets au sein du village. Ce soir, nous devions être seuls pour le repas mais finalement 2 couples de belges se sont invités et un couple de réunionnais ( déjà venu l’an passé ) arrive à l’improviste, ce qui oblige Brigitte à leur trouver de la nourriture pour le diner. Au menu ce soir : un plat d’écrevisses, délicieuses dont on se régale tous. Pendant le repas, le fils des Réunionnais, Simon, nous joue des airs d’accordéon dans une très bonne ambiance comme la veille sa mère nous raconte avec moult détails leur périple en train entre Fianarantsoa et Manakara ( plus de 20 h ), avec notamment une scène hilarante où un français, harassé, est tombé du train en marche et où des passagers ont eu le temps d’aller le rechercher et le charger dans le train sans que quiconque ne se soit rendu compte et sans que le train n’ait eu besoin de ralentir. Pour finir la soirée, Marc nous invite encore à un dernier rhum arrangé on se souviendra de ce lieu hors du temps où nous avons rencontré dans gens formidables ! Jusqu’à la fin du séjour Ben se fera d’ailleurs chambrer régulièrement car pas une journée ne se passera sans qu’il évoque Brigitte dans la conversation.
Jeudi 16 juillet : Sous le Soleil de Mada-Fianarantsoa. A 8h, comme convenu, nous faisons nos adieux à Brigitte et Marc, après cette parenthèse inoubliable de 2 nuits après une heure de piste, nous arrivons au village d’Ivato où c’est le marché hebdomadaire et où nos bagages nous attendent. C’est un guide Malagasy Tours qui a fait la route en taxi brousse depuis Antananarivo et qui repart aussitôt dans l’autre sens, une fois sa mission effectuée. Nous déambulons quelques minutes dans les allées du marché et nous dégustons des sauterelles, franchement pas terribles. Alors que nous regagnons notre minibus, nous avons la surprise de voir arriver Brigitte avec sa dégaine improbable, dans sa 4L hors d’âge qui fait aussi taxi brousse puisqu’elle a pris des malgaches et des canards. Quelques mètres plus loin, on se dit que la 4L de Brigitte n’est finalement pas si mal puisqu’une autre 4L sur le bord de la route, dont on se demande comment elle peut encore rouler, a son réservoir d’essence réduit à un simple bidon au niveau du siège du passager….encore un exemple du sens de la débrouille des malgaches. Nous reprenons notre route vers le Sud, les nuages de la veille étant encore bien présents ( le ciel ne se dégagera que peu de temps avant Fianarantsoa ) malgré cela, les paysages sont magnifiques. Alors que nous roulons depuis moins d’1 heure sur la RN7, Hery reçoit un coup de téléphone : le guide a oublié de nous rendre la clé pour ouvrir le cadenas de notre sac tant pis, on trouvera bien un moyen de défoncer notre cadenas à l’hôtel ce soir…. Quelques kilomètres avant Fianarantsoa, nous nous arrêtons de nouveau à un marché Juliette et Charlotte décident de rester dans la voiture, pas très à l’aise dans ces ambiances de marché pourtant toujours très pittoresques, où elles subissent le regard insistant de certains, voire parfois des mains un peu baladeuses. Sur la route, nous assistons régulièrement à des scènes cocasses et nous suivons pendant de longues minutes un taxi brousse avec sur son toit plusieurs canards dans un grand panier, leur propriétaire allant même, alors que le véhicule roule toujours, remettre de l’ordre dans le panier. Les 30 derniers kilomètres avant Fiana sont épouvantables et la route est tellement défoncée qu’on avance au pas, un 4x4 étant ici indispensable pour rouler à vitesse correcte. Feno conduit très prudemment mais malgré tout nous sommes pas mal secoués et c’est assez éprouvant. Manifestement, le gouvernement de la transition et celui qui a suivi n’ont pas investi beaucoup d’argent dans la rénovation des routes pourtant indispensable au développement du pays. Les malgaches paraissent d’ailleurs nostalgiques du président Ravalomanana, renversé en 2009, qui lui avait compris la nécessité d’avoir des enfants scolarisés et un réseau routier digne de ce nom. Après 4h de route, nous arrivons à Fiana et nous arrêtons dans un restaurant pour le déjeuner. Là nous sommes immédiatement sollicités par un rasta malgache qui veut nous vendre des pierres précieuses, soit-disant recommandé par le Petit Futé ( pas le dernier en tout cas..) nous lui signifions que nous ne sommes pas intéressés mais il insiste pour nous les montrer, et c’est alors le début d’une séance interminable de déballage et remballage ( puisque nous ne lui achetons rien comme prévu ), sa mini-sacoche se révélant un puit sans fond. Dans l’après-midi, nous allons visiter la haute ville, avec une certaine appréhension, Hery nous ayant prévenu qu’on risquait d’être harcelés comme à Antoetra. La guide locale s’appelle Pauline, c’est une jeune orpheline qui a été recueillie par l’association du Père Pédro aujourd’hui elle vole de ses propres ailes et se destine à une carrière d’avocat. Finalement on n’est pas trop sollicités par les enfants et c’est plutôt une bonne surprise on est juste accueillis par un « Bienvenue chez les Chtis » suivi d’un « Salut Biloute » qui nous fait hurler de rire tellement c’est décalé par rapport au contexte. La visite est agréable et l’ensemble de cette ville nous laisse une impression très agréable, contrairement à d’autres grandes villes un peu glauques. Nous finissons la journée en allant chez Pierrot Men, photographe bien connu, chez qui nous achetons des cartes postales et des photos à encadrer. Dans la rue, c’est l’effervescence car les élections communales se préparent et c’est la propagande, c’est-à-dire des rassemblements et des défilés un peu partout, des gens habillés aux couleurs du parti du candidat, à grand renfort de sonos poussées à fond et de « fidio » ( en malgache « votez ») + le nom du candidat ( Léon Cu nous a marqué à Fiana ). Jusqu’à la fin du séjour, ces scènes de liesse seront quasiment incessantes et iront crescendo. En fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel, la Villa Sylvestre situé en plein centre-ville, on a l’impression de rentrer dans un bunker, tout étant hyper sécurisé. Par contre, l’intérieur est très agréable avec un style colonial de bon goût et une grande terrasse. Notre premier objectif de la fin de journée est de détruire le cadenas de notre sac, ce que nous arrivons à faire, non sans peine, avec l’aide du gérant de l’hôtel, très sympa. A l’apéritif, on s’épanche un peu sur notre guide Hery, qui nous énerve un peu par son manque de culture et sa tendance à tout prendre à la légère au briefing de la journée du lendemain avec Hery, celui-ci nous demande s’il y a des choses à améliorer dans le voyage. Hasard ou nous a t-il entendu quand on discutait à l’apéritif sur la terrasse ? Toujours est-il qu’on lui dit que tout va bien, l’organisation du circuit nous convenant et les carences qu’on lui trouve n’étant de toute façon pas améliorables. Au repas du soir, au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls clients. Ce soir c’est Pierre qui en prend pour son grade puisque le gérant de l’hôtel lui trouve une ressemblance frappante avec Albert de Monaco. Ce n’est pas la première fois qu’on trouve cette ressemblance et c’est vrai qu’en y regardant de plus près…. En tout cas, entre Assoun et Albert, Pierre et moi sommes habillés pour le voyage. Le repas est correct sans plus il manque une part de poulet, l’hôtel ayant cru qu’un de nous était végétarien. C’est Anny qui se dévoue pour prendre du poisson et en l’occurrence c’est un vrai sacrifice dans le cas présent. Quand on demande de quel poisson il s’agit, la serveuse, très gentille au demeurant, nous dit « du thon ». On voit tout de suite qu’il ne s’agit pas de thon mais d’un filet de poisson blanc, dur comme une semelle jamais nous n’avons vu un poisson aussi dur. Chacun se dévoue pour en manger un peu mais c’est pire que les yeux de barracuda dans Koh Lanta et on finit tous par cacher un morceau sous nos os de poulet.
Vendredi 17 juillet : Fiana-Tsaranoro. Nous partons vers 8h00 ce matin, ayant des timbres à acheter et de l’argent à tirer à la banque. Par ailleurs, nous avons convenu avec Hery la veille d’aller à l’orphelinat du Père Pedro pour faire des dons de vêtements que nous avons ramenés de France ( et récupérés la veille dans nos bagages retardés ) il ne connaît pas le chemin mais nous avons repéré le bâtiment la veille depuis la ville haute. Malheureusement, impossible de trouver l’orphelinat, le comble étant que manifestement personne dans le quartier où on cherche ne le connaît alors que le bâtiment vu la veille est immense. On est un peu furax de cet échec, d’autant qu’on a de gros doutes sur la volonté d’Hery de trouver vraiment cet orphelinat. Nous repartons rapidement en direction d’Ambalavao, dans des paysages grandioses. Nous nous arrêtons en chemin chez des petits artisans qui fabriquent des objets avec de la fibre de sisal. Arrivés à Ambalavao, nous visitons une fabrique de vers à soie ( intéressante ) et la fabrique de papier antaimoro, très recommandée dans les guides, mais que nous trouvons trop touristique et les articles vendus sont la plupart très laids à notre goût. Il est déjà l’heure du déjeuner ( le temps passe vite ! ) et nous nous arrêtons dans un restaurant où nous rencontrons encore les personnes déjà vues lors d’arrêts précédents pour le repas de midi. Manifestement très peu de restaurants conviennent aux vazahas qui se retrouvent tous au même endroit, ce qui permet aussi aux guides de se retrouver. Après avoir passé commande du repas, et en attendant d’être servis, nous allons faire un tour au marché du village, haut en couleur comme d’habitude, et nous en profitons pour acheter un stock de stylos pour distribuer aux enfants lors de notre périple. En début d’après-midi, nous quittons Ambalavao et arrivons quelques minutes plus tard à la réserve villageoise d’Anja où nous devrions voir nos premiers lémuriens tant attendus. Notre guide, Jean Baptiste est accompagné par un rabatteur qui va chercher les lémuriens ( encore qu’ici ça ne se justifie pas vraiment, le territoire étant restreint ). Nous découvrons enfin les lémuriens ( Lemur Catta dans cette réserve ), en nombre et facilement accessibles car très habitués aux humains on ne se lasse pas de les observer ( quelle agilité ! ) et de les photographier sous toutes les coutures. On a également l’occasion de voir un crocodile en pleine sieste sur un rocher au milieu de l’étang, et des caméléons d’un magnifique vert fluo. La balade, très agréable, se poursuit jusqu’au sommet d’une colline, la fin de l’escalade se faisant à l’aide de cordes. D’en haut la vue est splendide. Charlotte, déjà en petite forme depuis ce matin, paraît avoir de la fièvre et n’est vraiment pas fringante mais elle suit courageusement le mouvement. Nous redescendons dans la vallée en empruntant un autre chemin qui nous permet de voir des tombeaux et de circuler dans des grottes ayant servi il y a bien longtemps de refuges aux guerriers Betsileo ( la tribu de la région ) en guerre contre les Bara.

Vers 16h, nous entamons la dernière partie de notre journée, qui doit nous conduire à la vallée du Tsaranoro, plus précisément au Camp Catta. Les 20 derniers kilomètres, de la piste défoncée, sont terribles et pas du tout adaptés à notre véhicule et il nous faut 2 heures pour parvenir à destination. La piste est superbe, surtout en cette fin de journée où le soleil couchant donne à la montagne et au ciel des teintes oranges-rouges. Notre arrivée au Camp Catta se fait de nuit et nous prenons possession de nos bungalows, un familial supérieur pour nous et un standard pour Ben et Pierre qui ont bien du mal à ouvrir leurs bagages tellement la pièce est microscopique. Comme nous le craignions, Charlotte à 39.4°C de fièvre et à peine arrivée au bungalow elle est prise d’une diarrhée soudaine sans avoir eu le temps d’arriver aux toilettes autant dire qu’elle passe à la case douche immédiatement après quoi on lui fait avaler un petit cocktail doliprane-tyorfan et 2 comprimés d’ofloxacine qui devraient la requinquer. Au cours du repas du soir, Jean Paul, le guide du camp vient nous voir pour le programme du lendemain compte tenu de l’état de Charlotte, nous préférons renoncer à la balade du Caméléon, qui dure 6 h et est assez escarpée, et plutôt faire une balade dans la forêt, jusqu’à la piscine puis au village, ce qui devrait être plus en accord avec ses capacités du moment. Charlotte étant fatiguée, je la reconduis au bungalow avant la fin du repas. Je remarque alors un feu assez important que j’identifie comme un feu de camp important le temps que nous finissions notre repas, la situation a évolué puisqu’il n’y a plus de doute désormais : il s’agit d’un incendie de forêt. Nous retrouvons Charlotte qui panique car elle a été alertée par les cris et le crépitement du feu. Pierre, Juliette et moi montons en haut du camp pour évaluer la situation : personne ne panique mais il y a 4 départs de feu ( l’incendie est criminel ) et la situation est suffisamment sérieuse pour qu’on envisage de sortir nos bagages. Sur le retour on croise la directrice du camp, manifestement hyper stressée, qui dit « c’est la merde, c’est la merde ». Juste après, un couple nous dit qu’il est préférable de sortir les bagages et les porter jusqu’au parking. Dans le même temps, on croise Ben, Anny et Charlotte qui sortent les valises n’ayant rien perdu de ma lucidité, je prends le temps d’emporter la bouteille de whisky qu’ils ont négligé de prendre et nous allons au parking où nous attend Feno. Il y a là également un autre guide qui d’emblée nous agace, à dire que c’est une tradition de faire du feu de broussaille à Madagascar et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, et que de toute façon si la situation devenait critique on quitterait le camp en caravane en n’abandonnant personne. Petit à petit tous les résidents du camp arrivent il y a notamment un groupe de jeunes suisses qui font de l’escalade dans le massif depuis une semaine, une espagnole et sa fille qui ont perdu leur guide ( qu’elle retrouveront dans la soirée ), quelques couples, notamment 2 couples de français hyper antipathiques qui, pris de panique quittent immédiatement le camp avec leur guide pour partir je ne sais où. La situation semble se stabiliser, le vent étant quasiment absent, et même si d’où on est on ne peut avoir une vision précise de l’évolution du feu. Le fameux guide, si calme il y a 1 h, commence à s’impatienter et klaxonne à tout va, probablement pour rameuter les autres guides, plus courageux que lui, qui sont en train d’aider les gens de l’hôtel et du village qui se battent contre l’incendie avec de malheureux seaux d’eau. Après 1h30 environ sur le parking, Hery arrive en nous disant que le feu s’éloigne, confirmant notre impression à distance. Soudain, dans la même minute, le guide klaxonneur nous dit : « on part en caravane, on va à Ambalavao où on va chercher un hôtel sur place qui a un véhicule ? Ceux qui ont un véhicule vont à tel endroit et les autres vont à un autre endroit ». Voyant que ça ne va pas assez vite à son goût, il se met à trépigner sur place en disant « de la discipline, il faut de la discipline !!!! » Les autres guides, dont Hery qui nous a pourtant dit 2 mn avant que la situation était sous contrôle, ne pipent pas mot. Notre analyse ( en quelque secondes ) est la suivante : on voit un feu qui s’éloigne, il existe d’autres hébergements dans la vallée, et aller à Ambalavao avec notre véhicule est de l’inconscience, sachant qu’on a déjà mis 2 h de jour à effectuer les 20 kms de piste, qu’en plus on va devoir transporter 3 personnes supplémentaires qui sont d’ailleurs déjà installées dans notre minibus. D’autant qu’Ambalavao n’est pas sur notre route puisqu’on en vient et que de toute façon, si on y arrive, ce sera en milieu de la nuit, donc pour le sommeil, perdu pour perdu, autant rester dans les environs. Ce qui devait arriver arrive : Anny pète un plomb et je lui emboîte aussitôt le pas : « Il est hors de question de partir à Ambalavao, on préfère dormir dans la voiture ou dans un des autres hébergements de la vallée…. » On se fait aussitôt rabrouer par les clients du guide meneur qui nous traitent d’inconscients tout en mentionnant que les locaux connaissent mieux ce genre de situation que nous. Malgré tout, notre intervention a fait son petit effet puisque Hery nous annonce qu’ils vont faire un conseil entre guides pour reconsidérer la situation…Juliette et Charlotte sont elles « vénères » car leurs 2 parents leur ont mis la honte de leur vie…Hery revient quelques minutes plus tard en disant qu’on va aller au Tsara Camp un peu plus loin et qu’un fois sur place on négociera le logement pour la nuit. Heureusement, l’intervention de la directrice de l’hôtel décoince la situation : elle nous assure que le feu est sous contrôle, qu’il existe une barrière coupe-feu autour de l’hôtel qui a joué son rôle, et que de toute façon tout le personnel du camp va veiller toute la nuit et préviendra en cas de soucis. Nous voilà donc rassurés et c’est aussi un discours qui est plus en rapport avec ce qu’on observe. Il est 23h30 et nous allons pouvoir retourner nous coucher. Dans l’euphorie, Ben fait la bise à tout le monde, même à Hery qui reste un peu interloqué. Par contre, nous préférons laisser les bagages qui ont été chargés sur le toit par Feno on les récupèrera demain ( on apprendra le lendemain que Hery et Feno sont restés dormir dans le véhicule pour garder les bagages ). Dernière difficulté avant d’aller nous coucher : convaincre Charlotte de quitter le minibus et de retourner se coucher rien n’y fait, Anny et moi essayons tous les arguments mais elle est braquée. Heureusement, Pierre, le sauveur, qui n’a pas fait d’esclandre lui, arrive à lui faire entendre raison et la convainc de venir dormir dans leur bungalow, tout proche du parking. Elle aura un mal fou à s’endormir et ce n’est qu’en milieu de nuit que le sommeil aura raison d’elle. Chez nous, Juliette a descendu son matelas au rez de chaussée ( leur chambre est en mezzanine ) pour être rassurée. Personnellement, ces émotions ne m’empêchent pas d’être zen puisque je m’endors dans les 5mn j’ai juste été réveillé en pleine nuit par Anny, inquiète du bruit du feu et ayant l’impression qu’il se rapprochait. Dans un état second, je me suis levé, ai regardé de la salle de bain, et ai grommelé « c’est bon » en regagnant mon lit avant de retrouver immédiatement le sommeil. Quelle soirée en tout cas ! On se demande bien ce qui peut bien nous arriver encore après ces événements de ces derniers jours et le Camp Catta porte bien son nom…
Samedi 18 juillet – balade dans la vallée du Tsaranoro. Ce matin au réveil, tout le monde n’est pas en pleine forme faute de sommeil, mais vu ce qu’on a évité de peu (la caravane ), on fait tous bonne figure, d’autant que l’incendie s’est fortement calmé, de même que les intestins de Charlotte, qui est en bien meilleure forme ce matin, sa fièvre ayant disparu. Nous sommes accueillis à la sortie du bungalow par des lémuriens catta qui, comme à Anja, sont habitués à l’homme et peuvent être approchés assez facilement. Au petit déjeuner, nous avons la surprise de voir les 2 couples antipathiques partis en catastrophe hier au début de l’incendie finalement eux aussi sont semble t-il revenus à la raison…. On arrive un peu en retard pour le début de la balade, 8h30 au lieu de 8h00, mais nous avons des circonstances atténuantes Jean Paul n’est pas franchement fringant ce matin, c’est le moins qu’on puisse dire, ayant dû veiller une bonne partie de la nuit. Par ailleurs, il est dépité par l’inconscience des pyromanes qui ont détruit une partie de la forêt, avec les risques pour les animaux qui y vivent. Nous entamons notre marche dans la forêt puis continuons à cheminer le long des sentiers jusqu’à une piscine naturelle qui ne nous donne pas envie de nous baigner ; les animaux ( lémuriens, caméléons, criquets ) sont de la partie et la promenade agréable et sans difficultés. Arrivés à bonne distance de notre hôtel, nous nous arrêtons pour prendre un rafraîchissement dans un autre camp de la vallée de là nous voyons que l’incendie est en train de remonter au sommet de la falaise, le risque étant que les flammes retombent dans la vallée et enflamment une autre partie de la forêt. Lors de cette pause, Hery nous apprend que le fameux guide d’hier soir avait un peu forcé sur la bouteille, ce qui explique son attitude incohérente, et ce qui rend encore plus incompréhensible le mutisme des autres guides….ça nous conforte aussi un peu plus dans notre réaction.

Poursuivant notre parcours, nous parvenons à un petit village voisin où nous regardons travailler le forgeron, puis nous nous rendons au dispensaire où nous espérons cette fois pouvoir laisser nos habits. Malheureusement, le dispensaire est fermé le samedi après-midi mais par chance l’instituteur du village est en train de travailler sur l’ordinateur et il nous fait visiter le dispensaire. Après avoir discuté un peu avec lui, nous lui proposons de revenir un peu plus tard pour déposer nos vêtements, le camp étant distant d’une vingtaine de minutes. Nous laissons les filles au bord de la piscine du Camp Catta et revenons rapidement au dispensaire où l’instituteur nous reçoit et nous remercie pour les 2 sacs d’habits laissés alors que nous repartons, nous rencontrons l’infirmière avec qui nous discutons un moment. Elle tient le dispensaire avec une sage-femme les 2 sont payées par l’intermédiaire de l’association St Jérôme, une association basée à Marseille. Les moyens dont elles disposent sont assez limités mais il est difficile de recueillir suffisamment de dons et les dons ne sont pas toujours utilisés à bon escient. Après cette belle rencontre, nous revenons au camp et certains vont à la piscine ( où nous rencontrons ceux qui nous ont rabroués hier soir, qui nous font là un grand sourire..), pendant que les autres vont photographier les lémuriens avant l’apéritif ( le nôtre, pas celui des lémuriens ). La nuit étant revenue, le feu est beaucoup plus impressionnant, d’autant qu’il est retombé de la falaise par ailleurs, un autre feu a démarré en face sans qu’on arrive à savoir si c’est un simple feu de broussaille. Du coup, Charlotte est hyper stressée et ne tient pas en place, passant sans cesse de la chambre à la salle de bain pour regarder à la fenêtre. Au fur et à mesure, les flammes commençant à s’atténuer, elle finit par se calmer et revenir à la raison. Le repas de ce soir ne restera pas dans les mémoires ( c’est l’hôtel où on a le moins bien mangé jusqu’à pr��sent ), en particulier les crêpes flambées pour ceux qui ont eu le malheur d’en commander, qui baignent dans un jus immonde. Ce soir, le manque de sommeil de la veille se fait sentir et même Ben se couche à 21h30, fatigué par son séjour au Camp Catta.
Dimanche 19 juillet : Tsaranoro – Isalo. Nous quittons ce matin le camp à 8h, la route jusqu’à Ranohira étant longue et pénible ( sur les 2 premières heures jusqu’à la RN7). Sur la piste nous croisons beaucoup d’éleveurs de zébus qui promènent leur troupeau c’est dimanche et beaucoup de villageois se sont mis sur leur 31 pour se rendre à la messe. On est désormais dans le pays Bara et le paysage se fait de plus en plus aride et plat, ce qui tranche complètement avec les paysages des hautes terres rencontrés jusqu’alors. Sur la RN7, nous nous arrêtons dans un village où la messe est malheureusement finie mais nous demandons à visiter l’église ainsi que l’école où nous rencontrons l’apprenti pasteur ainsi que le pasteur ( on sent bien chez ce dernier sa position dominante par rapport à l’apprenti qui est muet quand le pasteur est là ). Anny fait cadeau à une petite fille, Véronique, d’un bracelet, la voyant le regarder avec insistance autour de son bras. Arrivés à Ihosy, et après avoir fait le plein d’essence, nous nous mettons en quête d’un hotely, c’est-à-dire d’un restaurant « local », pour le repas de midi. On veut tenter l’expérience mais pas facile d’en trouver un le dimanche midi. Après 2 aller-retour dans la rue principale, on jette notre dévolu sur « Tina » (c’est le nom de l’hotely ). La première impression donne le ton : des déjections de poulet sur les tables à l’extérieur, des toilettes sordides au fond du jardin on veut du local, on va en avoir….Le repas est aussi dans le ton : j’essaie un poulet gingembre et les autres un poulet grillé avec du riz blanc. Le poulet n’a que la peau et les os ( ils appellent ça du poulet bicyclette, ce qui est assez parlant ) la seule chose qui donne envie ce sont les carottes rapées. Seuls Ben et Charlotte ( moi je n’en ai pas ) refusent de les manger, craignant pour leurs intestins. Pour ce frugal repas, il nous en coûte 35 000 ariarys ( avec une grande THB et une bouteille d’eau ), soit un peu plus de 10 euros. On ne peut pas parler de bon rapport qualité prix dans le cas présent ( on ne sait pas très bien comment classer ce repas sur l’échelle de la qualité… ) mais en tout cas on ne s’est pas ruinés. La route d’Ihosy jusqu’à Ranohira est plutôt monotone nous arrivons après une longue montée sur l’Horombe, un immense plateau qui permet de voir à perte de vue à des dizaines de kilomètres à la ronde. C’est finalement assez tôt, vers 15h30, que nous arrivons à notre hôtel, « le Jardin du Roy », un établissement de grande classe situé dans un cadre magnifique par contre, très étonnant compte tenu du standing et de l’affluence touristique de l’Isalo, l’hôtel est quasiment désert ( et ce n’est pas le premier ), ce qui confirme vraiment les propos tenus par Hery concernant les nombreuses annulations de séjours ( a priori plus de 50% ) suite à la grève d’Air Madagascar ( ou plutôt Air Maty comme l’appelle Hery, c’est-à-dire Air Mort, ce qui en dit long sur l’espérance de vie de la Compagnie). Pendant que les filles restent à la piscine, nous partons explorer les environs de l’hôtel qui sont très étonnants parce qu’on ne s’attend pas à trouver une végétation aussi luxuriante ( pandanus, palmiers…) dans un endroit a priori sec et minéral. Nous nous promenons jusqu’au coucher du soleil, à l’heure où la roche prend une teinte rouge superbe. Le restaurant est à la hauteur du standing de l’hôtel et ça fait du bien de manger de la bonne nourriture après l’hotely de ce midi. Ce soir, Ben va enfin assouvir son fantasme : goûter à un vin malgache. Pourtant, les avis récoltés jusqu’à présent sont unanimes : c’est une picrate infecte, Marc du Soleil de Mada ayant été jusqu’à nous dire que le pire vinaigre est meilleur que le meilleur vin malgache. Personne n’est trop chaud, mais Ben voulant absolument tester cette expérience ultime, nous commandons une petite bouteille d’un rouge malgache en plus de notre habituelle bouteille de vin sud africain. Ben étant désigné d’office pour le goûter, le résultat ne se fait pas attendre : c’est aussi imbuvable que prévu, et même en faisant de gros efforts nous ne parvenons pas à finir la bouteille loin s’en faut. A la fin du repas, nous nous laissons tenter par une citronnelle ainsi que par des rhums arrangés offerts par la maison et que nous dégustons au bar. Ils souffrent un peu de la comparaison avec ceux de « Sous le Soleil de Mada » ( encore une bonne raison pour parler de Brigitte, n’est ce pas Ben ?). Nous finissons la soirée sur la terrasse de la chambre, à observer les chauve souris qui logent dans un arbre à proximité.
Lundi 20 juillet : canyon des makis et canyon des rats dans l’Isalo. A 8h, après un petit déjeuner hyper copieux, nous partons pour Ranohira où nous rejoignent notre guide local Alphonse et Olga, une jeune malgache qui a préparé nos repas et doit nous rejoindre sur le lieu du pique-nique pendant la marche. Alphonse a un rire impayable et comme il rit pour un rien ( en nous parlant du supermarché fou fou fou à l’entrée de Ranohira, ou quand on le compare au receveur dans les taxis brousse par exemple ), son rire finit par être communicatif et Charlotte ne résiste pas à la tentation de l’enregistrer sur son IPod. L’accès au canyon des makis et au canyon des rats n’est une fois de plus pas une mince affaire avec notre véhicule, et il nous faut 1h15 pour effectuer la piste de 17 kms jusqu’au départ de la randonnée du jour. Arrivés au vieux village de Ranohira, alors qu’on pense être seuls ( on ne verra d’ailleurs pas un touriste de la journée dans ce lieu soit disant touristique ), une nouvelle meute d’enfants arrive en essayant de nous vendre des petits objets en terre, représentant des zébus, crocodiles ou caméléons. Franchement, c’est assez laid et il y a des limites à acheter à tout le monde d’autant que si on fait plaisir à l’un d’eux, on va décevoir les autres. On se contente donc de distribuer des bonbons, et pour éviter l’anarchie, on met tout le monde en rang et chacun son tour pour la distribution.

Nous commençons la balade pour le canyon des makis nous rencontrons un couple qui fabrique du rhum local, nous traversons un ruisseau en passant sur un tronc d’arbre, ce qui donne lieu à des émotions à ceux qui ont un équilibre précaire. Petit à petit les enfants nous abandonnent et nous finissons par nous retrouver tranquilles. Dans la forêt à l’entrée du canyon des makis, nous apercevons très furtivement 2 variétés de lémuriens, des roux et des cattas. Puis nous nous engageons dans le canyon que nous parcourons pendant un bon moment, tout en passant sur des roches faciles à escalader. Ayant terminé d’explorer ce canyon, nous nous dirigeons vers le départ du canyon des rats. C’est en chemin, au bord d’un cours d’eau et dans un cadre verdoyant que nous attend Olga qui a dressé la nappe pour le pique-nique. Au menu : salade de pâtes, boulettes de zébu et salade de fruits. On se régale après cette matinée de marche qui a creusé les estomacs. Les enfants sont de retour comme par magie avec leurs objets à vendre l’une d’entre eux a un sacré caractère et donne du fil à retordre à Ben. « On verra tout à l’heure » lui dit-il. Pendant ce temps, alors qu’elle est en train de satisfaire un besoin naturel avec Anny, Charlotte se fait piquer à plusieurs reprises à l’arrière du genou, à travers sa genouillère. C’est très douloureux et déjà que la marche était laborieuse avec sa douleur au genou, ça devient quasi impossible. Elle finit d’ailleurs par renoncer au début du canyon des rats Anny décide de rester avec elle pour l’accompagner elle-même aurait probablement eu des difficultés à certains endroits assez escarpés du canyon. La hauteur des parois est ici plus impressionnante que dans le précédent. Là encore nous marchons jusqu’au bout du canyon où une piscine donne lieu à une bataille d’eau entre Juliette et Ben. Sur le chemin du retour nous observons sur la paroi des falaises des tombeaux provisoires et définitifs Alphonse nous explique qu’il n’y a ici qu’une seule cérémonie de retournement des morts et que c’est lors de cette fête que les corps sont amenés du tombeau provisoire au tombeau définitif, situé encore plus haut sur la falaise, et alors que les personnes qui les transportent sont souvent très éméchés par les festivités en cours. A cette occasion nous remarquons une chose : alors qu’on est persuadés depuis le début du séjour qu’il ne faut pas montrer du doigt ( notamment des tombeaux ) avec le doigt tendu mais plié, on remarque que ceci ne s’applique qu’à nous car les malgaches n’ont pas l’air d’y prêter attention autant dire qu’à partir de ce jour on ne s’astreint plus à cette précaution… Sur le chemin du retour, Charlotte a enfin accepté d’enlever sa genouillère, ce qui soulage la douleur au niveau des piqûres de guêpes. Arrivés à proximité du village, nous apercevons au loin la bande d’enfants, sagement assis à proximité d’une petite butte sur laquelle ils ont soigneusement alignés leurs objets en terre pour les mettre en valeur. Malgré cela, nous ne nous décidons pas à acheter quoi que ce soit. Alors que nous passons à nouveau sur le tronc d’arbre pour traverser le cours d’eau déjà emprunté à l’aller, Alphonse attire notre attention sur une masse de l’autre côté du cours d’eau : un énorme caméléon de plus de 50 cm que nous n’avions même pas aperçu nous le prenons en photo pendant quelques minutes, après quoi nous regagnons le minibus distant de quelques dizaines de mètres. Une nouvelle distribution de bonbons et nous voilà repartis sur la piste de 17 kms. A Ranohira, après un petit arrêt photo pour immortaliser le supermarché « fou fou fou », nous prenons congé d’Alphonse et nous lui donnons rendez-vous pour le lendemain où est prévue la balade à la piscine naturelle. Au restaurant de l’hôtel, le pavé de zébu restera dans les mémoires. Après le repas, comme la veille, nous buvons une citronnelle puis un rhum arrangé au bar. Ils passent une musique malgache sympa et rythmée, du groupe Jaojoby. Ben, qui a pour habitude de toujours ramener un CD des pays qu’il visite , va se mettre en quête d’un album de ce groupe.
Mardi 21 juillet : Isalo-Tulear. La veille au soir, j’ai eu le malheur de dire que les craintes qu’on avait sur les troubles digestifs à Mada étaient exagérées…Ce matin la moitié du groupe est sur le flanc : Juliette a été prise de diarrhées une bonne partie de la nuit, Pierre est malade au réveil ( diarrhées et vomissements ) et Anny a des douleurs gastro intestinales qui ne présagent rien de bon. Le cocktail tyorfan-ofloxacine s’impose. Après réflexion, on se dit que ce sont les crudités de l’hotely qui sont certainement responsables de cette gastro. Le petit déjeuner est prévu à 7h mais le moral des troupes est un peu morose, ce qui n’empêche pas Ben de cracher son thé à la figure de Charlotte, pris d’un fou rire en repensant à Johny Gasy et son « et j’ai crié, crié é… » A 7h30, nous partons pour Ranohira où nous retrouvons Alphonse qui n’a pas perdu sa bonne humeur. Avant de partir pour la balade, nous allons passer commande au restaurant de ce midi, « le Zébu grillé », pour éviter d’avoir à attendre, notre route vers Tulear étant longue. Autant dire que dans le contexte, c’est sans enthousiasme que se fait cette commande, Pierre et Juliette préférant commander du riz blanc. La balade vers la piscine naturelle est agréable, facile mais un peu fréquentée à notre goût ( c’est la première fois qu’on rencontre des touristes depuis le début des vacances lors de nos marches ). Nous avons l’occasion de voir un petit scorpion sur le chemin. Arrivés à la piscine naturelle, malheureusement prise d’assaut, Charlotte se baigne alors que je n’ai le courage de me mouiller que jusqu’à la taille. Malgré l’état de délabrement des troupes, tout le monde aura fait l’ensemble de la balade sans encombre, ce qui était loin d’être gagné d’avance ce matin au réveil. A 12h, nous voilà de retour au « Zébu grillé » où nous aurions pu nous abstenir de passer commande, étant les seuls clients. L’ambiance est un peu mortelle et nous expédions nos plats, pressés de quitter ce restaurant sans âme. Nous nous dirigeons ensuite vers Tulear par une route très monotone et les candidats à la sieste sont nombreux. Les 2 seuls lieux qui retiennent notre attention sont la traversée de la ville d’Ilakaka (ancien petit village tranquille devenu une ville grouillante et un peu malsaine suite à la découverte de gisements de saphir, des milliers de personne ayant tout quitté pour y faire fortune) et celle de la plaine des baobabs nous nous arrêtons quelques minutes pour photographier 2 beaux spécimens au bord de la route et nous en profitons pour donner 2 tee shirts à 2 jeunes qui passaient par là. Dans cette partie du pays se dressent le long des routes des tombeaux mahafaly érigés ça et là, parfois gigantesques, certains étant même plus beaux et richement décorés que les maisons habituelles de vivants des cornes de zébus ornent ces tombes, leur nombre étant proportionnel au nombre de bêtes tuées en l’honneur du défunt. Nous arrivons à Tuléar en fin d’après-midi et avons juste le temps de visiter le marché local comme nous l’avons constaté en traversant des villages, la misère paraît ici encore plus importante qu’ailleurs et nous sommes harcelés par des mendiants et des handicapés qui font la manche. C’est une ville grouillante où circulent par centaines pousse pousse et cyclo pousse. Lors de notre visite du marché, Charlotte tape dans l’œil d’un jeune malgache qui fait un signe à Pierre qui ne laisse pas d’ambiguité sur ses intentions. Elle décline l’offre…. Nous arrivons à la nuit tombée à notre hôtel « Villa Moringa », superbe établissement ( nous avons une suite familiale ). Avant le dîner, nous retrouvons Hery et Feno pour le briefing du lendemain eux ont eu les plus grandes difficultés à trouver un hôtel, la propagande battant son plein, avec notamment sur Tulear le Général, ancien premier ministre de la transition, qui se présente. Le repas du soir, excellent par ailleurs, se déroule dans une ambiance bizarre, étant seuls dans une grande pièce qui sonne un peu creux, avec des employés plus nombreux que nous. Une fois de plus on se demande où sont les touristes. Après le rhum arrangé offert par la maison, Anny dont les douleurs gastro-intestinales s’amplifient, et Pierre épuisé par sa gastro, vont se coucher. Charlotte, Juliette et moi allons faire un billard pendant que Ben envoie des mails pour donner de ses nouvelles, et la soirée se termine sur la terrasse autour d’un petit digestif.
Mercredi 22 juillet : Tulear-Anakao. Ce matin, c’est à mon tour d’être fébrile et dérangé au niveau gastro intestinal j’aurais peut-être dû éviter les cacahuètes d’hier soir servis à table… Nous avons tous été réveillés aux aurores par la trompette militaire nous sommes juste en face d’une caserne, ce qui nous donne l’occasion d’assister de notre terrasse à un spectacle gratuit qui vaut tous les films comiques et qui déclenche chez nous l’hilarité générale : les militaires se livrent à divers exercices avec leur arme, tout cela entrecoupé par des moments de franche rigolade en parallèle, l’un d’entre eux, dont on se demande s’il a été puni, avance puis recule à 4 pattes en faisant le canard tout en étant suivi par un instructeur. La scène la plus cocasse est l’arrivée d’un groupe en tenue de footing, certains d’entre eux avec un casque immense sur la tête rappelant celui de De Funès dans « la Grande Vadrouille ». Elle est belle l’armée malgache ! Hery nous apprend qu’il s’agit d’exercices pour une passation de pouvoir qui va avoir lieu dans la matinée. Aujourd’hui, c’est le départ pour Anakao où nous devons faire une parenthèse balnéaire de 4 jours. Nous allons donc nous ravitailler a minima avant de partir en allant chercher du pain, des bananes (comme d’habitude la vendeuse n’a pas de monnaie à nous rendre ) et de l’eau ( chez des indiens aimables comme une porte de prison ). Nous nous dirigeons ensuite vers l’embarcadère où le rendez-vous avec l’Anakao express est prévu à 9h30 à 9h45, le bateau arrive, déjà bien chargé, aucune brassière n’étant plus disponible pour nous. Il y a là des personnes de plusieurs nationalités, un travesti italien, des français de Guyane qui viennent faire du kite surf et qui, voyant le tee shirt de Ben acheté à Jericoacoara, nous demandent si on connaît Jeri, eux même étant des habitués. La mer est calme et la traversée jusqu’à Anakao, longue d’une heure, se passe sans encombre c’est la saison des baleines mais nous n’aurons pas la chance d’en voir. Le bateau dépose les touristes les uns après les autres devant leur hôtel ( chez Solange, Andrea…..) notre hôtel, l’Anakao Ocean Lodge est situé de l’autre côté de la baie et nous sommes les derniers à arriver à bon port. A notre arrivée, ce sont 20 personnes qui se tiennent au garde à vous sur la plage pour nous accueillir on n’en demandait pas tant ! Après les diverses explications sur le fonctionnement de l’hôtel, nous prenons possession de nos bungalows ( 1 pour Charlotte et Juliette, un pour Pierre et Ben, un pour Anny et moi ), superbes et joliment décorés. Nous repérons notamment des sculptures accrochées au mur, qu’on verrait bien chez nous… Assez rapidement, nous allons à la plage devant l’hôtel, impatients de nous baigner dans l’Océan Indien l’eau est plutôt fraîche ( pas plus de 22-23°C d’après nos estimations ) mais le bain très agréable. Ce midi, nous ne mangeons pas au restaurant mais pique niquons sur la plage pour faire honneur à la boîte de pâté Hénaff que Ben a emporté dans ses bagages un délice ! Après cela, me sentant un peu fébrile, je reste avachi sur ma serviette, ne tardant pas à m’endormir et même à ronfler selon certains, ce dont je doute.. Ben et Pierre partent courir sur la plage et reviennent après 30 mn, des ampoules sous les pieds et dégoulinants de transpiration. De mon côté, je finis par prendre mon courage à 2 mains et je pars faire une petite marche avec Anny, constatant qu’à proximité de l’hôtel on n’est pas très sollicités par les enfants. En fin d’après-midi, la fraîcheur arrivant rapidement, nous avons réservé un massage pour Juliette et Charlotte après une heure, elles en reviennent enchantées. De notre côté nous allons voir les objets d’art ( statues pour la plupart ) en vente à l’accueil certaines statues sont vraiment superbes ( elles sont fabriquées par un artiste malgache qui a son atelier à Antananarivo ) mais, n’arrivant pas à choisir ( il paraît que ma statue ressemble à un phallus géant !) nous remettons notre achat au lendemain. Il est 19h30, l’heure du repas du soir. Notre serveur arrive pour nous présenter le menu de ce soir faisant penser à un boxeur sur un ring, sautillant d’un pied sur l’autre, il commence sa présentation : « alors en entrée on a……, alors l’entrée c’est….. » Gros trou noir, il a oublié son texte, ça commence bien. Du coup, il commence par le plat et avec notre aide ( nous avions lu le menu à l’entrée ) il finit par s’en sortir. Le repas est lui excellent ( comme tous les plats dégustés pendant notre séjour à Anakao ), avec une cuisine de la mer, fine et pas trop copieuse. A la sortie, la cuisine étant ouverte sur la salle, nous passons féliciter les cuisiniers.
Jeudi 23 juillet : Anakao – Nosy Ve. Nous avons réservé la veille une excursion à la demi-journée vars Nosy Ve, île la plus connue des environs. A 8h30, nous partons en pirogue à voile en compagnie de nos « skippers », Bongo et Théo, qui ne parlent pas 2 mots de français. Ce matin, c’est pétole sur le plan d’eau et il nous faut 1 h pour atteindre péniblement Nosy Ve.

Bongo nous fait faire le tour de l’île qui est une réserve et un des rares lieux de nidification du paille en queue à queue rouge, magnifique oiseau. Le temps passe très vite et il est déjà 11h quand nous arrivons à notre point de départ c’est l’heure de la baignade tant attendue dans une eau turquoise. Pour le snorkeling, par contre, c’est quasiment le néant, d’autant que le courant puissant nous empêche de progresser comme on le souhaiterait. Après un peu plus d’1 heure à profiter de l’eau et de la plage, nous prenons le chemin du retour, avec un vent toujours aussi peu soutenu. Bongo, jusqu’alors plus que discret, commence à se lâcher un peu et se met à chanter et à pousser des cris bestiaux. Je ne sais pas pourquoi, mais le nom de Bongo nous rappelle soudain le Banga, une boisson de triste mémoire de notre jeunesse, et surtout la pub de l’époque « dans Bongo ya des fruits, juste c qu’il faut, dans Bongo ya de l’eau oui mais pas trop ya des fruiits, ya de l’eau o, c’est Bongo o ». C’est débile mais il en faut peu pour nous amuser. Arrivés vers 13h15, nous passons immédiatement à table pour un plat de poisson délicieux comme d’habitude. Walter, le directeur italien de l’hôtel est aux petits soins, très prévenant et c’est vraiment agréable de se sentir bichonnés. L’après-midi est consacrée à la plage que c’est agréable de ne rien faire parfois et de se prélasser. Seul Ben a encore le courage d’aller courir. Pour l’apéritif de ce soir, ayant du rhum mais pas de jus, nous allons commander au bar des jus d’ananas pour se faire un petit punch : délicieux et ça va devenir une habitude les soirs suivants. Pour le repas du soir, nouveau serveur et nouveau trou de mémoire au moment de nous présenter le menu, en l’occurrence un tartare de carangue et un filet de capitaine.
Vendredi 24 juillet : Anakao. Ce matin, Anny se lève énervée : apparemment j’ai ronflé comme jamais cette nuit, impossible à arrêter, d’où un sommeil écourté pour elle je n’ai pourtant pas fait plus d’abus que d’habitude hier soir, mais je fais profil bas en ce début de matinée… Pour se changer les idées, nous nous décidons à aller acheter nos statues, le groupe d’anglais arrivés hier ayant commencé à dévaliser le magasin. J’ai fait une croix sur « mon phallus » ( à force d’en parler on ne voit effectivement plus que ça ) et nous nous rabattons donc sur une autre sculpture avec 2 têtes, très sympa également. La matinée à la plage se déroule tranquillement, avec une sortie en pirogue pour Charlotte et moi, et un nouveau footing de 50 mn pour Ben, décidément acharné. Le midi, nous rencontrons les français de Guyane aperçus lors de notre transfert en bateau le vent n’est pas favorable au kite depuis l’arrivée mais ils espèrent une amélioration dans les prochains jours nous nous donnons rende-vous pour le lendemain sur Nosy Satrana où nous avons l’intention de passer la journée. Un peu avant 16h, nous avons décidé d’aller nous promener jusqu’au village d’Anakao. Les filles ne souhaitent pas nous accompagner et restent bronzer sur la plage. Sur les conseils de Walter, nous entamons notre marche par l’intérieur des terres. C’est très rapidement l’enfer car nous sommes harcelés par des enfants et même quelques adultes : bonbons vahazas, cadeaux vazahas, lunettes, montres, tongs, casquettes….tout y passe et malgré nos refus ils sont très insistants et ne nous lâchent qu’après avoir insisté lourdement. La promenade est franchement pénible ( est-ce l’habitude des touristes des hôtels voisins ?), d’autant que le village est très sale la plage n’est pas en reste, puisque nous assistons tour à tour à des gens qui font leurs besoins sur le sable après avoir creusé un petit trou, à une femme qui jette ses déchets de poulet au bord de l’eau et pour finir à un gros cochon rose qui se délecte de toute cette nourriture facile et déambule au bord de l’eau en mangeant tout ce qu’il peut trouver. Pas mécontents de quitter ce village de pêcheurs, nous revenons vers notre hôtel par le bord de mer. En chemin, nous distribuons les quelques vêtements qui nous restent à un couple de pêcheurs, et à 3 jeunes enfants. Avant le repas, nous allons réserver notre excursion du lendemain les touristes des derniers jours n’ayant vu des baleines que de loin, nous préférons choisir l’excursion à la journée vers Nosy Satrana en pirogue à voile. Comme tous les soirs, notre serveur-boxeur est présent pour le dîner, toujours aussi speed il commence à nous connaître et aime de plus en plus plaisanter. Ce soir, c’est du capitaine grillé qui est servi Anny et Ben craignent le pire car il nous est servi entier, mais j’arrive à leur préparer des morceaux sans arêtes et tout le monde se régale une nouvelle fois.
Samedi 25 juillet : Anakao-Nosy Satrana. Cette nuit, pas de ronflements intempestifs à signaler par contre, j’ai fait un cauchemar ( j’étais attaqué par une bête sauvage ) et me suis mis à crier au milieu de la nuit, rapidement calmé par Anny. A 8h45, nous retrouvons Bongo, un nouveau matelot et une femme qui s’occupe de l’intendance pour le pique-nique de ce midi. Une petite brise souffle ce matin, ce qui nous permet d’arriver en 30 mn à Nosy Satrana en traversant un lagon magnifique rappelant la Polynésie. Nous entamons le tour de l’île, en nous arrêtant de temps en temps pour une baignade rafraîchissante. L’île est déserte des tombeaux couronnent son sommet est. Walter nous a dit la veille que par marée basse, les troupeaux de zébu pouvaient passer de la grande terre à l’île mais en cette fin de matinée, la mer n’est pas assez reculée pour le permettre. Le temps passe vite à ne rien faire et l’île est assez étendue, et il est déjà 13h quand nous arrivons à notre point de départ. La table a été dressée sous « le » grand tamarinier, le seul arbre digne de ce nom sur Nosy Satrana. Bongo et ses 2 acolytes ont bien fait les choses puisqu’ils ont mis une nappe, des sièges « zafimaniry », et ils sont en train de nous faire griller des langoustes et des brochettes de capitaine accompagnées de pommes de terre. On est vraiment reçus comme des rois et la vue et l’odeur de ces grillades nous donnent l’eau à la bouche. Le goût est à la hauteur et on se régale de notre repas, en suçant bien tous les morceaux de carapaces pour ne rien perdre. On ne sait pas si c’est un trop plein de bonheur, mais Anny se lâche complètement et se met à dire sur un mode rap « pas taper, pas taper ». Pas la peine d’expliquer le pourquoi du comment, il faut y être pour le comprendre ( et même en y étant…)Après ce festin, nous allons profiter de la plage voisine où nous rencontrons de nouveau les Guyanais. Pour le kite ce n’est pas encore le jour ! Ils ont été ce matin à la recherche des baleines mais n’en ont pas aperçu, se contentant d’un banc de dauphins. Ils travaillent tous les 2 (ils sont accompagnés de leur fils ) dans l’enseignement et passent 2 mois à Mada ( ils ont fait le Mozambique l’an passé ), ce qui leur laisse le temps d’utiliser les moyens de transport locaux. Ils ont fait tout le nord en taxi brousse, avec bien entendu des arrêts pannes qui ont grandement rallongé le trajet. Ils doivent ensuite continuer jusqu’à Fort Dauphin en passant par la côte, ce qui sera probablement une nouvelle aventure. Nous échangeons sur nos impressions au sujet de Madagascar et nous sommes tous d’accord sur le fait que c’est incompréhensible que ce pays soit si pauvre et si arriéré alors qu’il dispose de ressources naturelles énormes, mais inexploitées. Une rencontre très sympa. Nous finissons l’après-midi sur la plage par une partie de volley et avant de reprendre la pirogue vers 16h15, Pierre et moi inventons une petite chorégraphie ridicule qui fait le plaisir de l’assistance, c’est-à-dire les 4 autres. Sur le trajet du retour, Ben et moi nous nous essayons à la voile, en équilibre plus ou moins instable tout en poussant des cris « bongoesques ». Après cette journée très sympa, le séjour à Anakao se termine déjà et nous regrettons de ne pas avoir passé une journée supplémentaire. Le départ de demain est prévu à 7h30 et il va falloir nous lever à 6h45. Nous dégustons notre dernier repas, accompagné comme toujours d’un vin sud-africain, persuadés qu’on ne retrouvera plus la même qualité de nourriture durant le reste du séjour. Ce soir, il n’y a plus grand monde, une famille de français avec 2 enfants, déjà vus au Jardin du Roy, un français seul que la famille a invité à sa table pour la soirée, et un dernier petit groupe d’étrangers demain l’hôtel sera presque vide, la grève d’Air Madagascar, bien que terminée, n’ayant pas permis de rétablir les vols aux jours et horaires prévus. En fin de soirée, autour d’un petit ti punch, nous refaisons un peu le monde et ne pouvons-nous empêcher de nous remémorer les vieux souvenirs de Tahiti de 1992 (est-ce le paysage de lagon vu aujourd’hui qui nous a rappelé le bon vieux temps, possible ). Même Pierre qui n’y était pas connaît ces histoires par cœur et doit commencer à trouver qu’on radote.
Dimanche 26 juillet : Anakao – Isalo. Ben et moi on se réveille un peu avec la gueule de bois, non pas qu’on ait abusé hier soir ( encore que quand on commence à parler de Tahiti, c’est qu’on n’en est pas loin…) mais on a été réveillés en pleine nuit par des hurlements à 4h une voix de femme criait très distinctement et sans accent en français : «ta gueule, espèce de taré, arrête….. », et ce pendant de longues secondes entrecoupées par des chuchotements d’une autre personne. C’est hyper violent et une fois le calme revenu je me mets à analyser la situation : il ne peut s’agir que de la famille de français y aurait-il eu quelque chose avec l’autre français ? Et puis progressivement je me fais un autre film : ne serait-ce pas Charlotte et Juliette qui se seraient disputées, même si je n’ai pas reconnu leur voix ? N’auraient-elles pas été agressées dans leur bungalow ? Evidemment, avec cette idée en tête, impossible de m’endormir et à 4h30 je sors avec ma lampe frontale pour voir si tout est normal dans leur bungalow rien à signaler et je me recouche et me rendors rapidement. Au réveil, je vais quand même les voir pour être certain que tout va bien : rien à signaler, elles n’ont rien vu, rien entendu ! En sortant de leur bungalow, je croise Ben l’air soucieux : « tu as entendu les cris ? » me dit-il « atroces ». Je lui réponds par l’affirmative. « C’était vous ? » Devant ma réponse négative, il insiste : « tu me jures que ce n’était pas vous ? » Lui aussi s’est fait un film, mais différent du mien : il a cru que, à cause de mes ronflements incessants, Anny a pété un plomb et a fini par me traiter de tous les noms. Il est sorti de sa chambre à 4h, n’a plus rien entendu mais n’a pu s’enlever cela de la tête et n’a pu se rendormir. C’est donc un grand soulagement pour lui de voir que ça n’a rien à voir avec nous, ce qui accrédite la thèse de la dispute au sein de la famille française, avec ou sans l’autre français ( on imagine évidemment des scénarios autour de cette thèse…). Les autres ont manifestement dormi comme des loirs et ne se sont rendus compte de rien. Juste le temps de manger le petit déjeuner et nous prenons le bateau pour Tulear, non sans avoir eu le droit une nouvelle fois à une haie d’honneur du personnel de l’hôtel comme lors de notre arrivée. Le français seul est également sur le départ nous n’osons pas lui demander s’il a lui aussi entendu les hurlements de la nuit. Il nous explique qu’il est arrivé à Madagascar avec son père mais que celui-ci a dû être évacué d’urgence vers la Réunion le lendemain de leur arrivée, victime d’une péritonite. Il a malgré tout continué son circuit et voyage donc seul depuis cet événement. Il nous raconte avoir eu la chance la veille lors d’une balade en pirogue avec un pêcheur du village de voir juste à proximité de l’embarcation des baleines, ce qui nous laisse quelques regrets. La mer est un peu plus formée qu’à l’aller et il nous faut 1h30 pour arriver à l’embarcadère où nous attendent Hery et Feno, qu’on est contents de retrouver après cette pause de 4 jours qui a fait du bien à tout le monde. Nous allons poster nos cartes postales écrites à Anakao et nous voilà repartis pour la remontée vers la Capitale, qu’on craint un peu, en particulier les longues heures de voiture sur une route souvent défoncée. Aujourd'hui, l’étape est assez courte puisqu’il faut 4h sur une route en bon état pour retourner au Jardin du Roy. Après 70 kms, nous nous arrêtons à un marché hebdomadaire où l’animation est à son comble en dehors des stands habituels nous avons droit aujourd’hui à des combats de coqs, jeux de cartes, dés et roulette ça joue sérieux et nous ne nous sentons pas forcément les bienvenus. Nous rachetons 2 cadenas en vue du retour et des cumbavas pour les ti punchs, n’ayant plus de citrons verts depuis la veille. La propagande continue à battre son plein et dans tous les villages traversés ce sont les derniers rassemblements avant les élections qui ont lieu en fin de semaine. Dans cette partie du pays, nous apercevons régulièrement des feux de broussaille, allumés par les éleveurs de zébus, censés permettre la repousse de jeunes herbes appréciées par le bétail. A l’heure de midi, nous arrivons au Parc National de Zombitse, un parc très peu connu et quasiment pas décrit ( à part dans le Petit Futé ) dans les guides. On imagine que la visite ne sera pas mémorable mais ça va au moins permettre de couper le trajet. Avant de débuter la visite, nous dégustons le pique-nique préparé par Hery et Feno : une salade de pommes de terre accompagnée de poisson fumé et de saucisses porc-zébu.

Après ce repas copieux, nous rencontrons nos 2 guides locaux ( l’un guide, l’autre rabat ), 2 frères prénommés Lucien et Sélin. Cette visite est une des bonnes surprise du voyage parce qu’en 1 h et en marchant 2 kilomètres, nous avons la chance de voir des papillons, des oiseaux, des lémuriens ( 3 variétés, 2 nocturnes et 1 diurne, des lémuriens , blancs magnifiques ), un gros caméléon, des baobabs géants, des plantes médicinales ( on apprend à cette occasion qu’une espèce de pandanus soigne la syphilis )…..C’est vraiment un parc à conseiller, facilement accessible, permettant de voir beaucoup d’espèces en peu de temps, et avec des guides adorables, ravis de pouvoir faire partager leurs connaissances et faire découvrir les richesses de leur pays. Arrivés à l’entrée du massif de l’Isalo vers 16h, nous faisons un petit détour par la « fenêtre de l’Isalo » pour la classique photo de fin de journée. Hery nous gratifie d’une blague bien emmenée et que personne n’a vu venir : « c’est qui le président avant Sarkosy ? » « Chirac » « Jacques Chirac a inauguré beaucoup de monuments à Madagascar ». Et, alors qu’on arrive sur le site de la Fenêtre de l’Isalo, il nous dit : « il est là le président » et c’est alors que se dresse devant nous dans la roche le profil de Chirac, ou plutôt de sa marionnette des guignols. Hery nous a bien manœuvrés sur ce coup et il n’est pas peu fier de lui. Nous faisons le tour du rocher pour trouver le meilleur angle de vue pour la photo et certains d’entre nous s’adonnent à un jeu dont le but est de parvenir à lancer en 7 coups au maximum un caillou dans le petit trou de rocher à côté de la grande fenêtre. En cas de réussite, on peut faire un vœu. Ben est le seul à réussir brillamment, dès son 2ème lancer. De retour au Jardin du Roy après 1 semaine, nous sommes accueillis chaleureusement par l’ensemble de l’équipe, à l’accueil, au bar, comme au restaurant. Le serveur du restaurant n’hésite d’ailleurs plus à plaisanter avec nous. Manifestement les affaires reprennent et les touristes sont de retour puisque ce sont 75 couverts qui sont prévus ce soir. Malheureusement, le pavé de zébu mémorable de la dernière fois n’est pas au menu où sont proposés des plats un peu plus typés, à savoir de la langue de zébu et du pavé de sanglier. Nous n’avons pas perdu nos bonnes habitudes et la soirée se termine par une citronnelle suivie d’un rhum arrangé.
Lundi 27 juillet : Isalo-Ranomafana. Aujourd’hui, c’est la grande journée de route puisque 7 heures sont prévues, ce qui laisse peu de place aux arrêts et aux visites. Nous appréhendons d’autant plus cette journée que c’est le retour vers les températures plus fraîches, voire l’humidité puisque Ranomafana a une réputation de microclimat humide, c’est-à-dire qu’il y a la saison des pluies et la saison où il pleut. Nous prenons notre petit déjeuner à 7h30 pour un départ à 8h00. Nous quittons avec un pincement au cœur le Jardin du Roy, sachant que pour les 2 prochaines nuits le standing de l’hôtellerie va chuter assez brutalement et qu’on avait pris goût au confort. Nous nous arrêtons rapidement pour photographier la « tête de la reine » dans l’Isalo, mais pour le reste, les haltes sont rares. Depuis quelques jours ( ça occupe quand on roule ), nous avons pris l’habitude à tour de rôle ( Ben, Pierre et moi occupons l’un après l’autre la place de passager avant ) de prendre des photos de la vie quotidienne tout en roulant tous les jours et même plusieurs fois par jour, Ben demande à Feno de soulever la vierge accrochée à son rétroviseur intérieur et lui fait nettoyer la vitre avant pour qu’il n’y ait aucune poussière parasite. C’est à ce genre de petits détails qu’on reconnaît les pros ! Une autre façon de nous occuper c’est d’apprendre le malgache avec Hery, du moins quelques mots : en dehors de Salama et Veloma, les expressions le plus souvent utilisées pendant le séjour sont i vaovao (comment ça va) auquel on répond par tsy misy vaovao ( rien de neuf ). Quelques autres mots appris ( et souvent vite oubliés ) : misaotra (merci), manao ahoana ianao ( comment ça va), tonga soa (bienvenue ), fady (interdit ), tsia (non ), tsara (beau), firy (combien), mazotoa homana (bon appétit) , moka (moustique), fidio (voter)….Aujourd’hui l’expression du jour est « malai lai »(orthographe non garantie ) qui signifie ça gratte. Ben aime beaucoup et tous les gens qu’il rencontre aujourd’hui ont droit systématiquement à Salama, i vaovao, malai lai, veloma. Le premier arrêt digne de ce nom a lieu à Ambalavao le temps qu’Hery se ravitaille dans un restaurant pour le pique-nique, nous faisons un rapide tour du marché. Ben, comme souvent, fait son show ( on se demande s’il est shooté à la coke depuis le début des vacances ) et se fait remarquer, notamment lorsqu’en partant il lance à tue-tête un « Veloma » qui fait rire tous les malgaches qui lui répondent en cœur. Quelques kilomètres après Ambalavao, nous nous arrêtons après 4 heures de route pour manger au bord de la route. Au menu : samousas, riz cantonnais et beignets de poisson pleins d’arêtes (ce qui bloque tout net Ben dans sa dégustation ). Ce n’est pas le meilleur pique-nique du voyage, loin s’en faut….Il nous reste des tee shirts à distribuer et nous en donnons à 3 jeunes qui nous observent depuis un moment, dont 2 se mettent à faire du karaté avec Pierre dont la souplesse légendaire fait encore des merveilles à cette occasion. Arrivés à Fiana à 15h, Hery a le mauvais goût de nous rappeler en plaisantant l’épisode du Père Pedro en général il a beaucoup d’humour mais pour cette fois il aurait pu s’abstenir et il évite de peu une remarque acerbe de notre part. Nous faisons un arrêt rapide à la poste, Ben ayant besoin d’acheter un timbre et de poster une dernière carte postale pendant ce temps, dans le minibus, nous prenons l’appareil photo de Ben et en profitons pour faire des selfies tout en faisant des grimaces, ce qui fait marrer des jeunes malgaches qui ont repéré notre manège. Fianarantsoa n’échappe pas à la propagande, et après Léon Cu, c’est une autre candidate qui fait parler d’elle : d’après Hery elle est connue comme le sosie de Nana Mouskouri alors que Ben et Pierre trouvent qu’elle est le portrait craché d’Audrey Pulvar. On aime toujours autant l’atmosphère de cette ville mais il nous faut continuer notre chemin et ce qu’on apprécie beaucoup moins c’est la portion de route défoncée déjà empruntée à l’aller. Par contre, après l’embranchement vers Ranomafana, les 30 derniers kilomètres se font sur une route sinueuse mais en bon état. Hery nous gratifie encore d’une blague absurde ( une devinette cette fois ) : pourquoi le mot banane commence par un B alors que normalement ça commence par un N ? On se creuse la tête pendant ¼ d’heure sans parvenir à trouver la bonne réponse. La réponse est en fait évidente : normalement commence par un N ! Mais telle qu’il l’a présentée, on est tous tombés dans le panneau. A cette devinette, Charlotte répond par 2 blagues carambar. En fin de parcours, Hery passe un coup de téléphone et on voit que quelque chose ne tourne pas rond après avoir raccroché, il s’avère que l’hôtel Centrest ne nous attend pas, tout comme le ravitaillement de ce midi au restaurant avait été oublié. Rien de grave cependant, l’hôtel n’est pas complet ( ce serait un comble ! ) et des chambres sont disponibles. Nous arrivons à l’hôtel peu avant 17 h, épuisés, mais ce n’est pas fini car une visite est prévue au jardin de plantes exotiques, notamment d’orchidées, propriété de l’hôtel et situé à 10 kms, ce qu’on ignorait. Il fait déjà presque nuit quand nous arrivons, le guide ne parle pas français et le jardin n’a rien d’exceptionnel, d’autant que les orchidées ne sont pas en fleur. C’est vraiment une visite sans grand intérêt, dont on aurait pu se passer après cette journée éprouvante. A la sortie, nous remercions notre guide qui à notre merci répond « non merci ». Désormais, nous répondrons aux mercis par un non merci jusqu’à la fin du séjour. Il fait bien sûr nuit noire quand nous arrivons à l’hôtel. Est-ce la réservation qui avait été oubliée ? En tout cas, nous nous retrouvons tous les 4 avec une chambre pour 4 avec des lits alignés et à peine la place pour étaler les bagages sans compter la marche dans les toilettes qui risque d’en gêner plus d’un pendant la nuit. N’ayant pas le courage de préparer notre traditionnel apéritif dans cette chambre, nous préférons le prendre à table au restaurant. Pour le repas, et alors que j’ai prévenu en arrivant « ici ne mangez surtout pas de poisson, vu l’éloignement de la mer », le menu est unique et heureuse surprise, le plat est une brochette de poisson avec du riz.. Ben qui a une sainte hantise des arêtes et qui a déjà dû recracher son beignet de poisson ce midi a la malchance de tomber une nouvelle fois sur une arête qui justement ( sans jeu de mot ) l’arrête net. Le dessert, une banane flambée, est lui excellent. Après ce repas correct sans plus, nous nous couchons assez tôt, fatigués par notre longue journée de route.
Mardi 28 juillet : Ranomafana – Ambositra. La nuit a été acceptable malgré la promiscuité et nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner. Aucun d’entre nous n’a eu le courage d’aller aux thermes voisins aux aurores comme proposé par Hery. Un taxi brousse a fini son parcours pendant la nuit contre le mur en contrebas de l’hôtel et il aura du mal à avoir une seconde vie, vu son état. A 8h, notre guide local, Angelin, nous retrouve sur le parking de l’hôtel où nous prenons le minibus jusqu’à l’entrée du Parc National de Ranomafana. Les craintes concernant le mauvais temps et la pluie se sont envolées et nous laissons nos kways dans le véhicule. Angelin passe du temps à nous expliquer l’historique du parc, la forêt primaire et secondaire, et les différentes espèces présentes il est d’ailleurs un peu bavard à notre goût car, pendant qu’il nous donne ces explications, plusieurs groupes nous passent sous le nez et nous craignons de nous retrouver trop nombreux dans la forêt. Il nous informe qu’une rabatteuse, Myriam, est déjà dans la forêt à repérer les lémuriens. Myriam est apprentie guide et elle fait son baptême du feu avec nous en nous donnant des informations sur le mode de vie des lémuriens. Angelin de son côté passe auprès de chacun de nous en nous disant à voix basse de poser des questions à Myriam pour la confronter à la réalité du métier de guide. Les sentiers sont bien tracés, presque trop. Le premier animal aperçu est un mini gecko en forme de feuille, quasiment impossible à distinguer. Puis c’est au tour des lémuriens ou gidro en malgache ( encore un nouveau mot, se prononçant guidrou, le moyen mnémotechnique étant Guy Roux ). Nous commençons par des lémuriens dorés, puis c’est un groupe imposant de lémuriens à front roux qui arrivent droit sur nous, en sautant de branche en branche puis s’immobilisent à 1 m de nous pour s’abreuver dans le creux d’un arbre. Aussitôt rassasiés, ils repartent comme ils sont arrivés et disparaissent rapidement dans la forêt. Lors de la promenade, nous avons l’occasion de voir 2 autres espèces de lémuriens, 1 groupe de 2 lémuriens diurnes et 1 groupe de 3 nocturnes. La promenade en forêt est très agréable et nous traversons des bambouseraies et observons de magnifiques fougères arborescentes. Angelin se met soudain à entonner la Marseillaise qu’il connaît parfaitement, puis l’hymne malgache. Après 3h de marche, nous revenons au minibus où, comme d’habitude, Feno nous attend patiemment. Nous reprenons la route en direction d’Ambositra. A la fin de la RN25, peu de temps avant de retrouver la RN7 et sa portion défoncée, nous nous arrêtons au bord de la route, une famille étant en train de fabriquer des briques en latérite. Nous les interrogeons : ils fabriquent 1400 briques par jour et vendent chaque brique 14 ariarys. Le travail doit être très pénible et les hommes, les femmes comme les enfants mettent la main à la pâte. La maman est fière de dire que sa fille est dans les premières élèves de sa classe et nous l’encourageons à continuer et à ne surtout pas arrêter l’école. Nous leur offrons les quelques vêtements qui nous restent et repartons vers le Nord. Nous nous arrêtons peu de temps après pour le pique-nique au menu du jour : sandwiches. Comme d’habitude, des enfants ne tardent pas à s’agglutiner pas très loin de nous tout en maintenant une distance de « sécurité ». A la fin du repas, comme la veille, Feno et Hery distribuent les restes aux enfants, qui ne se font pas prier. En se rapprochant d’Ambositra, les paysages sont vraiment magnifiques, la terre rouge et les rizières donnant des contrastes de couleur étonnants. Par contre, comme à l’aller dans la même région, les nuages sont de la partie et le temps se couvre de plus en plus. Hery, qui y a pris goût, nous pose de nouveau une colle : donnez 7 noms féminins français qui se terminent par un t. Après de longues minutes de réflexion, nous arrivons à 6 : dent, nuit, jument, mort, part, forêt. Hery, décidément très joueur , plutôt que de nous donner le 7ème , nous met tranquillement sur la voie et on finit par trouver le dernier mot : dot !

Peu avant Ambositra, nous voyons enfin quelques maisons avec cheminées, un peu incongrues à Mada. Après 4 h de route, nous arrivons enfin à destination et avant d’aller à l’hôtel nous faisons une halte pour observer un four à briques au bord de la route. L’hôtel est « l’Artisan », dont le gérant n’est autre que le propriétaire de l’atelier de marqueterie que nous avions visité à l’aller. C’est un établissement assez moyen, très bruyant et d’un confort correct sans plus. Le restaurant lui-même laisse à désirer. Un groupe local joue des airs pas très entraînants sur des instruments traditionnels leur CD est en vente 20 000 ariarys. La clientèle est diverse et variée : il y a des locaux, des touristes comme nous, mais aussi un groupe de mormons en costume cravate et des coréens très bruyants qui jouent avec leurs liasses de billets et dont on apprendra le lendemain qu’ils sont là pour acheter des pierres précieuses. Le dîner est le summum de notre voyage en terme de repas pris à l’hôtel là non plus, comme la veille, nous n’avons pas le choix et, après une soupe en entrée, le plat est un mélange de spécialités malgaches accompagnées de riz et de rougail-tomate : du zébu bouilli, du porc-pois chiches, manioc-porc, brèdes-porc. L’ensemble va du potable à l’immangeable, la palme du plus mauvais allant au manioc. C’est tellement peu dans nos goûts que chacun de nous met un temps infini à avaler ne serait-ce qu’une bouchée. On a l’impression en regardant le voisin qu’il est en train de brouter de l’herbe ou de mâcher un chewing gum géant. Autant dire que les assiettes sont presque pleines quand le serveur vient débarrasser la table on a beau se justifier comme on peut et bredouiller que c’était bon mais trop copieux, il a l’air atterré et c’est vrai que c’est désolant de gaspiller autant de nourriture dans un pays aussi pauvre. Après ce repas mémorable, nous allons nous coucher.
Mercredi 29 juillet : Ambositra-Antananarivo. Ce matin, le réveil est un peu laborieux, le dos ayant souffert de la dureté du matelas de notre lit. Par ailleurs, cette satanée marche ( comme au Centrest la veille ) entre la chambre et la salle de bain nous a joué des tours en pleine nuit et le gros orteil s’en souvient encore. Au lever, Charlotte, la plus grosse consommatrice de médicaments du voyage, qui n’en est plus à un problème près, s’est tapée dans la table de nuit et a un gros hématome à la cheville. Pour le petit déjeuner, c’est l’habituelle commande : 2 cafés, 3 thés et un chocolat, accompagnés de pain ( encore un exemple de l’influence française car c’est un des rares pays où le pain est du vrai pain comme chez nous ). Partis à 8h, nous rencontrons sur la route les habituels camions THB et STAR ( les bières locales ) et toujours ces taxis brousse chargés au maximum aujourd’hui, au cours de la journée, nous voyons à plusieurs reprises des taxis brousse portant sur le toit un cercueil orné d’un drapeau malgache Hery nous explique que le côté où se situe le drapeau permet de savoir s’il s’agit d’un retour du corps dans son village pour un enterrement ou pour un retournement des morts. Après 2 heures de route, nous arrivons à Antsirabe où nous visitons la confiserie Marcel après une démonstration de la fabrication des bonbons ( c’est de l’artisanal pur et dur ! ), nous achetons chacun plusieurs sachets à différents parfums, puis reprenons notre route vers Tana. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de propagande autorisé, les élections communales ayant lieu vendredi, et c’est l’effervescence dans tous les villages traversés. A 13h, nous arrivons à Ambatolampy au restaurant « le rendez-vous des pêcheurs », qu’on devrait plutôt appeler « le rendez-vous des vazahas » car la clientèle est exclusivement composée de petits groupes de touristes accompagnés de leur guide. Après un plat (zébu pour les uns, bolognaises pour les autres ) accompagné pour Ben et Pierre par une Skol, moins bonne que la THB, nous repartons pour nous arrêter quelques centaines de mètres plus loin, à la fabrique de cocottes en aluminium. La visite, qui dure près d’une heure, est très intéressante et elle nous permet de voir toutes les étapes de la fabrication de ces fameuses cocottes qu’on retrouve partout dans l’île les ouvriers, pour certains des ados, travaillent dans des conditions épouvantables, dans la chaleur, la fumée, la poussière de métal, surveillés par une vieille pas commode. La médecine et l’inspection du travail, ils ne connaissent pas ici, et ces jeunes ne doivent pas faire de vieux os à travailler dans de telles conditions. La boutique est un peu décevante et nous nous contentons d’acheter un petit baobab pour le souvenir. La route jusqu’à la capitale se déroule sans encombre et nous arrivons à l’entrée de la ville peu avant 16h. Là nous assistons à une scène cocasse : au moment où nous arrivons à leur hauteur, 2 cortèges de propagande se croisent, des partisans de Marc Ravalomananna ( au pouvoir jusqu’à 2009 et que beaucoup voudraient voir revenir au pouvoir, c’est sa femme qui se présente à la mairie de Tana ) et ceux d’Andry Rajoelina ( le DJ comme ils l’appellent, ancien président de la transition à partir de 2009). C’est l’allégresse générale, c’est à qui va manifester de la façon la plus bruyante et nous-mêmes, dans notre minibus, nous les encourageons à en faire encore plus en levant les bras et en criant. Pensant être quasiment arrivés à notre hôtel, nous déchantons vite, Tana n’ayant rien à envier à Paris en terme de bouchons nous découvrons lors de la traversée de la ville la grande misère qui y règne, certains vivant sous des cartons, d’autres faisant un feu en pleine rue pour se réchauffer. Cette misère engendre bien sûr beaucoup d’insécurité et Hery nous conseille de bloquer nos portes, les agressions n’étant pas rares en pleine rue. Pour occuper le temps, la traversée de la ville nous paraissant interminable, nous nous mettons à photographier les voitures, notamment les taxis qui nous rappellent notre jeunesse : 2CV, 4L, Diane, 204, 404, …….tous les vieux modèles vivent ici une seconde jeunesse. Ben s’étonne qu’il n’y ait pas de feux tricolores ni de panneaux : il y en a eu à une époque mais ils ont tous été volés et le métal a été recyclé pour un autre usage… Après plus d’1 heure à avancer au pas, nous finissons par atteindre notre hôtel, le « Tamboho », un établissement luxueux situé dans une sorte de ghetto comprenant également un supermarché et de nombreuses boutiques de luxe, l’ensemble étant barricadé et surveillé. L’hôtel est situé dans un cadre superbe, au bord d’un lac en pleine ville. L’inconvénient de ce lac, ce sont les moustiques puisque dès qu’on sort de l’hôtel on est assaillis ( Charlotte et Juliette l’ont testé en allant à la piscine de l’hôtel ) en fin d’après-midi, nous allons faire quelques courses au supermarché, notamment pour les apéritifs des derniers jours ( on y trouve des « caca pigeon » comme chez Brigitte ). Les chambres du Tamboho sont vraiment très spacieuses et l’hôtel offre quelques services appréciables, notamment des boissons fraîches sont en libre-service dans les couloirs. Le restaurant lui n’est pas tout à fait à la hauteur du standing : au dîner, l’entrée et le plat sont corrects mais pas exceptionnels et c’est surtout le dessert, un ananas confit, qui fait l’unanimité contre lui : dur et hyper écoeurant.
Jeudi 30 juillet : Antananarivo-Andasibe. Contrairement au dîner de la veille, le petit déjeuner sous forme de buffet est délicieux c’est le meilleur de notre séjour. La journée étant chargée, Hery nous a donné rendez-vous à 7h30. Comme d’habitude, c’est le même rituel : avant le petit déjeuner, c’est-à-dire une trentaine de minutes avant le départ prévu, nous descendons nos bagages au minibus pour que Feno et Hery les installent sur le toit, ce qui permet de gagner du temps. Nous prenons la route du nord en direction de la colline sacrée d’Ambohimanga située à 15 kms de la capitale ; comme la veille la circulation est très dense et nous progressons lentement. En chemin, une construction attire notre attention il s’agit d’arènes immenses, aux couleurs du parti d’Andry le DJ, qui ont été construites pendant son « règne » et prévues pour des concerts. Un exemple parmi tant d’autre de la mégalomanie de ce Président de la Transition qui par contre a oublié lors de son mandat les routes et l’éducation. A 8h30, nous arrivons à Ambohimanga, la « colline bleue ». C’est sur cette colline qu’est édifiée l’ancienne cité sacrée, berceau du royaume Merina. A l’entrée du site, bien que ne comprenant pas le malgache, on voit que quelque chose ne va pas car la discussion entre la personne à l’entrée et Hery paraît agitée. Ayant vu la veille dans le Routard et le Petit Fûté que le site ouvrait à 9h, je demande si on est arrivés trop tôt. Hery répond que les horaires ont changé et qu’il nous faudra attendre 30 mn. En dehors du fait qu’on aurait pu dormir 30 mn de plus, on aurait apprécié qu’au lieu de nous raconter des bobards il nous dise qu’il s’est trompé, ce qui peut arriver à tout le monde. Cette attitude nous agace un peu. A 9h, notre guide locale Noro ( prononcer Nourou ) commence la visite d’1h, très intéressante. Il s’agit du seul site malgache classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Au sommet de la colline se trouve le Rova, enceinte fortifiée qui renferme la case où vécut le roi Andrianampoinimerina, 2 pavillons en bois avec étage ou venaient séjourner les reines Ranavalona I et II, un parc à bœufs et les bassins sacrés où se baignaient les reines. On est loin du faste des demeures de la même époque des rois et reines en France et dans d’autres pays européens. Une petite anecdote qui nous a fait rire : dans le pavillon en bois se trouvent des photos des 2 reines, l’une gentille, l’autre méchante. Alors que chaque reine a un air sérieux sur sa photo, Noro nous dit « vous voyez tout de suite sur les photos que l’une est gentille et l’autre méchante »…. Forcément, c’est plus facile quand on connaît l’histoire…On ne lui a pas demandé de dire à partir de la photo de passeport de Pierre ( où il ressemble à un terroriste ) s’il était gentil ou méchant…. Après cette visite d’un des rares sites historiques de Madagascar, il nous faut de nouveau traverser Tana pour emprunter la RN2 qui part vers l’est en direction de Tamatave pas de miracle, cette traversée est une nouvelle fois interminable, et nous ne sommes pas mécontents de nous engager sur la RN2 d’après Hery, la route est en bon état, ce qui se confirme dans les faits et nous progressons rapidement vers l’est. Les paysages sont moins intéressants que sur la RN7 et nous faisons le trajet d’une seule traite jusqu’à Moramanga, où nous arrivons à 13h30. C’est une ville où l’oncle de Ben, militaire, a vécu dans les années 50 il est d’abord venu après les événements de 1947 puis est revenu en 1958 au moment de la proclamation de l’indépendance. Nous nous arrêtons au restaurant « le Coq d’Or », un restaurant chinois. Au menu, c’est Misao pour Anny, Pierre, Juliette et Charlotte, Poulet-Coco pour Ben et canard laqué, soit disant la spécialité de la maison, pour moi. Le canard laqué n’a de laqué que le nom et il est tellement gras qu’on a bien du mal à trouver un morceau de maigre. Mauvais choix ! En sortant de table, Hery nous propose d’aller visiter le musée de la gendarmerie, ce qui ne nous enchante pas vraiment. Nous sommes accueillis par le gendarme de 1ère classe Zo ( qui ne se rappelle plus s’il est 1ère ou 2ème classe ). Le musée est composé de plusieurs sections : criminologie, histoire de la gendarmerie, véhicules de collection….C’est potentiellement intéressant mais nous ne sommes pas très motivés pour cette visite et vu le nombre de visiteurs annuels, ce musée n’attire pas grand monde. Après cette visite vraiment pas incontournable, nous continuons notre route vers Andasible où nous arrivons vers 16h. L’Andasibe Hôtel, établissement agréable, est situé en pleine forêt, à quelques centaines de mètres du parc national où nous irons demain. En cette fin d’après-midi, nous allons sans les filles nous promener à pied à Andasibe, village à l’ambiance western avec ses petites maisons en bois. Nous sommes surpris par l’indifférence des habitants qui contrairement à d’habitude ne nous saluent pas spontanément même les enfants ne nous gratifient pas de « Bonbons vazahas ». On a déjà remarqué cette attitude dans la journée quand, en traversant les villages, nous avons salué les habitants. Est-ce une certaine réserve naturelle dans cette partie du pays ou une habitude des touristes ? La visite du village est sympa et on finit quand même par distribuer quelques bonbons et crayons à des enfants.

Avant le repas du soir, nous retrouvons comme tous les soirs Hery et Feno pour le briefing du lendemain Hery nous annonce qu’après avoir rencontré notre guide local de demain, celui-ci lui a dit qu’avec notre véhicule il nous serait impossible de nous rendre à la Réserve de Mantadia, la piste pour s’y rendre étant impraticable sans 4x4. Nous nous contenterons donc de la réserve Indri Indri le matin et pour l’après-midi on trouvera une autre visite. Le dîner est correct mais nous commençons sérieusement à saturer de la nourriture locale et de ce côté-là il est temps qu’on rentre en France.
Vendredi 31 juillet : Réserve d’Andasibe. Le jour tant attendu est arrivé : c’est aujourd’hui qu’ont lieu ces fameuses élections communales dont Hery nous parle depuis plus de 15 jours et à cette occasion la journée a été décrétée fériée. Nous partons à 8h pour la visite. Ben fait la gueule ce matin car il ne retrouve plus la pierre précieuse achetée chez Joseph et cela fait déjà 2-3 jours que ça le travaille. Il est sûr de l’avoir laissée dans le minibus pendant notre escapade à Anakao et depuis il n’arrive pas à mettre la main dessus. La veille au soir, lors du briefing, il en a parlé à Feno et Hery en leur demandant s’ils pourraient regarder dans le minibus et voir si le petit paquet ne s’est pas « caché » dans un coin peu accessible. Devant leur réponse négative ce matin, il ne desserre pas les dents, persuadé de ne pas l’avoir perdu lui-même et commençant à avoir des doutes…Heureusement, il va se dérider au fur et à mesure de la matinée… Arrivés à l’entrée de la Réserve Indri Indri, nous sommes accueillis par notre guide local Patrice. Ici, pas de rabatteur, les lémuriens ayant des territoires connus des guides. Comme à Ranomafana, le temps est magnifique et la forêt humide ne l’est finalement pas tant que ça. Ça nous promet des lémuriens en pagaille ! Assez rapidement nous apercevons notre premier groupe de lémuriens, des propithèques à diadème. Nous les observons durant de longues minutes et dans d’excellentes conditions, le nombre limité de groupes de touristes ne gâchant pas le spectacle. Ce sont ensuite des lémuriens marrons ( fulvus ) et le clou du spectacle et la vedette de cette réserve est bien sûr l’Indri Indri, qu’on ne tarde pas à apercevoir après avoir entendu à plusieurs reprises ses cris perçants résonner dans la forêt ( ils peuvent s’entendre à 3 kms ). C’est le plus gros des lémuriens ( il peut peser plus de 10 kgs ) et il se distingue des autres espèces en ayant un moignon de queue. Ses grandes oreilles et son pelage noir et blanc lui donnent un aspect de grosse peluche. On ne se lasse pas de les regarder leur cri est encore plus impressionnant de près et est vraiment déchirant, ce qui explique sa portée de plusieurs kilomètres. Juliette et Ben, qui ont un gros zoom à leur appareil photo, ont réussi des clichés superbes et nous rendent un peu jaloux. Après cette longue observation des lémuriens, nous continuons notre exploration de la forêt en passant par un endroit appelé le Lac Vert. Les températures étant fraîches en cette saison, les caméléons restent cachés et ne se laissent malheureusement observer. Par contre, juste à côté du Lac Vert, nous avons la surprise de trouver un boa d’1 m de long, enroulé et en pleine sieste, légèrement en contrebas du chemin. Après cette découverte, nous poursuivons la visite dans la partie plus sauvage de la forêt où le relief est plus marqué et les sentiers moins tracés. Nous n’aurons malheureusement pas la chance d’apercevoir d’autres lémuriens lors de ce dernier tronçon. Une fois revenus au bord du Lac Vert, Patrice se met à sortir des sacs à pain et autres tissus brodés qu’il nous demande d’acheter pour aider les femmes de la communauté qui soit disant les ont tissés. On se sent un peu pris en otages car rien ne dit d’une part que cela vienne des femmes du village et d’autre part que ce ne sera pas lui qui va empocher le gain de la vente. Malgré tout, Pierre et nous lui achetons chacun un sac. Après 4h de marche et de découverte de cette magnifique réserve, nous arrivons au parking où Patrice nous montre un mini caméléon, quasiment impossible à distinguer de la branche d’arbre sur laquelle il est posé. Feno nous attend avec le pique-nique que nous mangeons sur les tables installées à cet effet à l’entrée du parking. Le menu est copieux comme d’habitude : taboulé, légumes, poulet laqué dont nous régalons. Faute de pouvoir visiter la réserve de Mantadia, nous nous rendons à 14h au Vakoma Forest Lodge distant de quelques kilomètres. Ce lodge héberge un parc privé et une réserve de lémuriens situés sur un petit ilôt privé. Nous commençons par la réserve de lémuriens que nous atteignons par un trajet de quelques mètres en canoé. A peine arrivée sur la berge, les lémuriens ( fauves et à crinière ) s’approchent de nous et sautent sur nos épaules, attirés par les morceaux de bananes qu’on a pris soin de préparer avant. Il y a là aussi des singes capucins adorables. Ça fait un peu zoo ces lémuriens semi-apprivoisés ( Ben n’apprécie pas trop ), mais ils déclenchent des éclats de rire et des cris de surprise, certains d’entre nous se sentant plus ou moins à l’aise avec 1 ou 2 lémuriens sur l’épaule. Après cette récréation, nous allons visiter la réserve privée, guidés par Feno, par le nôtre mais un guide local. Nous commençons notre parcours par l’étang aux crocodiles qui nous permet d’apercevoir de beaux spécimens allongés sur la berge. Ben a l’humeur légère en ce début d’après-midi et il fait des petits commentaires moqueurs aux explications de Feno tout en gardant un air très sérieux ( par exemple, Feno nous dit « les crocodiles font partie de la famille des reptiles » auquel Ben répond « ah bon, ce sont des reptiles ??!! »). Pierre et moi, un peu en retrait de la conversation, sommes bidonnés. Heureusement il se calme assez rapidement parce le guide aurait fini par se rendre compte. La végétation est superbe : grands eucalyptus, fougères arborescentes, plantes médicinales….Au cours de la visite du parc, nous voyons d’autres animaux en captivité, des tortues radiées, un boa que Feno met sur les épaules de Charlotte, seule volontaire du groupe, et un fosa ( on a d’abord compris « faux chat » c’est un carnivore endémique de Madagascar, prédateur des lémuriens ). Nous traversons à 2 reprises le cours d’eau sur une passerelle suspendue, en équilibre plus ou moins précaire, ce qui donne quelques émotions à ceux qui sont sujets au vertige. Au final, c’est une promenade plus agréable qu’on ne le pensait malgré le côté « aménagé » et peu sauvage du site. Nous sommes de retour à l’hôtel à 16h30 pour notre dernière soirée complète à Madagascar. Le repas du soir confirme notre saturation pour la nourriture pendant le repas, Ben va sur le site de sa pharmacie et observe son personnel tout en faisant des commentaires. Charlotte trouve cela très intéressant et comme on peut envoyer désormais des ordonnances par mail, elle prend Ben en photo avec une bouteille de vin et l’envoie à la pharmacie avec un commentaire « le bonjour de Madagascar » ça fait sérieux…. Nous nous couchons avec un petit pincement au cœur car demain c’est déjà le départ pour la France.
Samedi 1er août : Andasibe-Antananarivo. Juliette a été malade durant la nuit, ce qui ne laisse augurer rien de bon pour le voyage retour. Anny est aussi toujours dérangée depuis quelques jours. Nous quittons l’hôtel à 8h. En chemin, nous passons dans le village où habite Hery il nous montre sa maison au loin, une grande maison blanche assez proche à vol d’oiseau mais distante de 14 kms par la route depuis que le pont qui y conduisait s’est effondré. Comme par ailleurs le maire n’est pas son meilleur ami et qu’il vient d’être élu aux élections communales, les travaux risquent d’attendre longtemps…Hery nous dit que dans un futur proche il aimerait se présenter aux élections, participant déjà activement à la vie de sa commune. A Tana c’est la femme de Ravalomanana qui a été élue, ce qui est une bonne nouvelle pour Hery.

A mi-chemin, nous nous arrêtons à la réserve de Péreyras, sorte de mini zoo un peu déglingué qui a comme principal intérêt d’approcher de très près de nombreuses variétés de caméléons. Notre guide est Richard. Plusieurs espèces sont ici en captivité : boas, crocodiles, papillons, chauve-souris, lézards, grenouilles, tanrecs ( animal proche du hérisson, endémique à Madagascar et rencontré notamment à Andasibe )…Le clou du spectacle, ce sont donc les caméléons, de toutes tailles et de toutes les couleurs Ben et Charlotte en portent un dans leurs bras et sont frappés par la froideur de sa peau. Richard nourrit l’un d’entre eux de sauterelles pour qu’on puisse le prendre en photo, mais sa langue est tellement longue et sort avec une telle vitesse qu’on n’arrive jamais à trouver le cadrage qui convient. Après 1h de visite, nous reprenons la route vers Tana et nous arrivons vers 13h15 au Grill du Rova, sur la Haute Ville, sans avoir trop à subir les bouchons, la circulation étant plus fluide le samedi. La propriétaire du restaurant est la femme d’Olivier, le directeur de l’agence Malagasy Tours, qui est lui aussi présent et avec qui nous discutons un moment de choses et d’autres, les élections, la situation à Madagascar, la grève d’Air Mada, et bien entendu notre changement de circuit sur l’ensemble des clients de l’agence, c’est pour nous que les modifications ont été les plus importantes. Il nous signale aussi qu’il espère encore pouvoir négocier avec le Coco Komba à Nosy Komba qui refuse de nous rembourser la ½ pension et les transports alors que les frais n’ont pas été engagés. Pour cet avant dernier repas, nous mangeons avec Hery et Feno ça sent la fin du voyage…. Le guide local qui nous fait la visite de la haute ville se prénomme Hery John c’est un étudiant en histoire, très cultivé qui rend la visite passionnante par ses grandes connaissances. Après une visite du Palais de La Reine, détruit en 1995 par un incendie et reconstruit en partie depuis, nous déambulons dans les rues de la Haute Ville, d’où la vue sur Tana et ses environs est splendide. Lors de notre balade, nous croisons un groupe entonnant des chants pour fêter un événement, alors qu’un jeune enfant, en pleurs, ne partage pas vraiment l’allégresse générale. Il s’agit en fait d’une cérémonie de circoncision, tradition ancestrale à Madagascar. Hery John nous explique qu’elle est pratiquée désormais de plus en plus de manière moderne car moins douloureuse et plus hygiénique cependant, la méthode traditionnelle, à la maison, a encore la faveur de beaucoup, pour des raisons de coût ou de respect de la tradition. Lors de la cérémonie, après avoir été coupé par un guérisseur traditionnel, le prépuce est avalé cru par le grand père avec de la banane pour faire passer le tout… Après cette visite très instructive, nous retrouvons Feno, tranquillement installé à regarder un match de foot avec son beau-frère encore quelques heures et il sera enfin débarrassé de nous ! Nous redescendons dans la ville moyenne où la recherche d’un magasin pour acheter des pierres est un échec ( celui qu’on avait conseillé à Hery est fermé depuis plusieurs mois ) et nous arrivons enfin à la Basse Ville, grouillante même le samedi. Alors que nous passons dans une petite ruelle à la périphérie de la ville, Hery fait arrêter le minibus à Feno et en descend sans rien dire on comprend rapidement qu’on est devant son hotely et que ce sont sa femme, sa fille et son fils qui sont là. Nous les saluons de la main et Hery remonte très rapidement dans le véhicule avec le « cadeau » de Ben, c’est-à-dire un CD de Jaojoby ( et autres musiques malgaches ). C’est vraiment une attention très sympa de la part d’Hery, que l’effet de surprise a rendu encore plus agréable. Arrivés à la sortie de la ville, nous nous arrêtons quelques minutes au Marché de la Digue, marché artisanal dédié aux touristes ces derniers étant peu nombreux, nous nous faisons harceler par les vendeurs. Alors qu’Hery nous a prévenu qu’il fallait négocier à 30% de baisse les achats, nous constatons rapidement d’après certains articles déjà vus ailleurs qu’il faut plutôt diviser par 3 le prix annoncé. Ben trouve son bonheur et achète 3 masques quasi-identiques à ceux qu’on avait dans nos bungalows à Anakao, certainement réalisés par le même artiste. Quant à nous, nous nous contentons de petites 2CV. Nous avions dit à Hery que nous aimerions ramener de la vanille de bonne qualité on lui a conseillé une adresse située juste à côté du « Bois Vert », notre premier hôtel qui sera aussi le dernier puisqu’il a été réservé aujourd’hui pour un Day use. Nous nous rendons donc à la nuit tombée à la boutique, dans laquelle sont vendues des épices nous sommes accueillis avec un rhum arrangé à la vanille délicieux, puis une présentation nous est faite sur la fabrication de la vanille. Tout cela donne l’eau à la bouche et nous sommes motivés pour acheter des gousses…..malheureusement absentes…On est venus spécialement pour acheter de la vanille, pour finalement apprendre qu’ils sont en rupture de stock. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous achetons de l’extrait ou de la poudre de vanille ainsi que du poivre. Au Bois Vert, 2 chambres nous ont été réservées et nous en profitons pour nous doucher et finir l’organisation des bagages par rapport à notre arrivée 3 semaines plus tôt, la température extérieure nous paraît beaucoup plus douce et on s’est déjà fait la réflexion les jours précédents. Est-ce une réalité ou nous sommes nous habitués au climat malgache ? Nous allons prendre notre dîner plus tard que d’habitude, notre départ pour l’aéroport étant prévu pour 22h15. La nourriture est très correcte mais beaucoup trop copieuse et le service est tellement lent qu’à peine fini notre repas, il est déjà temps de rejoindre Hery et Feno. Nous arrivons à l’aéroport à 22h30, soit plus de 3h avant notre vol prévu à 1h40. Nous faisons nos adieux à Hery et Feno après leur avoir remis leur pourboire ainsi que les commentaires pour l’agence. La file d’attente est encore un grand moment de la désorganisation malgache et on vit le même sketch qu’à l’aller, mais en pire. Il y a 2 bornes d’enregistrement électronique mais l’une d’entre elles ne fonctionne pas à la seconde borne, l’employée qui est là met un temps fou à saisir les données ( 10 mn par personne, sachant qu’on ne peut apparemment pas enregistrer tous les voyageurs d’une même réservation comme en France ) et nous laisse passer sans enregistrer. Aux guichets, il y a le nombre de personnes suffisant, mais là encore on ne comprend pas pourquoi ça avance à une allure d’escargot. Il nous faut 1h30 pour arriver à l’enregistrement des bagages et la file d’attente fait quasiment toute la longueur de l’aérogare avec des gens gesticulants, agacés par tant d’inefficacité. On finit par passer en salle d’embarquement et à 1h, l’embarquement commence. Là encore, c’est du gros délire et de l’irrationnel total puisqu’après avoir contrôlé nos cartes d’embarquement, une fois arrivés sur le tarmac, billet et passeport sont de nouveau vérifiés, et, cerise sur le gâteau, au pied de l’avion des tables sont installées pour un contrôle du contenu des bagages à main et une fouille au corps…A cette heure avancée, les passagers sont à bout. Un français derrière nous se lâche : « ils ne sont pas capables de faire des routes mais pour nous casser les c…. ils sont forts ». Bien entendu, avec une telle organisation, difficile d’envisager un décollage à l’heure et c’est avec une heure de retard que nous quittons Madagascar.
Dimanche 2 août : Antananarivo-France. Nous arrivons à Paris en fin de matinée, avec un peu de retard par rapport à l’horaire prévu. Pierre, et surtout Juliette, dont l’état ne s’est pas amélioré depuis la veille, ont vécu une nuit pour le moins agitée et les allers-retours aux toilettes ont été incessants. Juliette est apathique et la journée risque d’être longue pour elle, le transfert pour Brest n’étant pas prévu avant 16h30. Une fois les formalités de retour effectuées et les bagages (en totalité !! ) récupérés, nous quittons Pierre qui a un train pour Rennes à 14h. De notre côté, nous tuons le temps en attendant notre vol, et la fin du voyage se passe sans encombre et nous arrivons à Fouesnant peu avant 19h. On ne peut pas en dire autant de Ben : seul pendant le voyage à n’avoir quasiment pas eu de troubles digestifs, ça le prend dans le taxi qui le ramène de l’aéroport ( la salade verte de la veille au soir au Bois Vert ?) et il finit par se vider devant sa porte d’appartement sans parvenir à effectuer les derniers mètres qui le séparent de ses toilettes. Quant à Pierre, il a touché le gros lot nous recevons un SMS de sa part à 19h : son train est immobilisé sur la voie quelques kilomètres avant Rennes, un tracteur tombé sur la voie ayant été percuté par un autre train, bloquant totalement le trafic ferroviaire. Nous suivons en direct l’évolution de la situation et c’est finalement en car et avec 4h30 de retard qu’il arrive à bon port. Comme quoi il n’y a pas qu’à Mada qu’on rencontre des impondérables !! Un dernier épisode à relater, en relation avec le voyage : le remboursement du Coco Komba ! Le lendemain de notre retour, j’envoie un mail au Coco Komba pour connaître les raisons du non remboursement d’au moins une partie des sommes engagées ( 1100 euros dont presque 700 pour la ½ pension et les transferts ). L’hôtel me répond qu’ils n’ont été prévenus que la veille de notre arrivée prévue, soit le 27/7, de notre annulation ferme, alors que les achats de produits frais à Nosy Be avaient été effectués. Je m’étonne de cette réponse, ayant depuis belle lurette fait une croix sur cette partie du voyage. S’engagent alors pendant plus d’une semaine des échanges incessants de mails entre la direction de l’agence, le Coco Komba et moi. Lors du changement de notre circuit le 10/7, l’agence a annulé nos nuits au Coco Komba, que ces derniers ont refusé de rembourser. Les sommes versées étant perdues, Malagasy Tours a réactivé la réservation le 20, pour d’éventuels clients de dernière minute ( sans toutefois préciser à l’hôtel qu’il ne s’agissait pas de nous ), puis, faute de clients comme c’était prévisible, l’a de nouveau annulée le 27. Coco Komba, considérant avoir engagé des frais et subir par ailleurs un préjudice du fait des consos non bues ( notre réputation nous aurait-elle précédé ??) et des excursions non effectuées( !), refuse de rembourser quoi que ce soit. Après d’âpres négociations avec Olivier de l’agence, l’hôtel accepte de partager le remboursement de la ½ pension avec l’agence, à condition que ceci se fasse sous forme d’une remise de 5% sur les prochaines réservations de l’agence au Coco Komba. Trouvant que c’est une usine à gaz ( d’autant que ça revient à ce que l’agence nous rembourse en une fois pour de son côté ne se faire payer qu’en plusieurs ), Olivier mentionne que 350 euros à rembourser en 1 fois, ce n’est pas la mer à boire. Il précise aussi que, faute d’accord à l’amiable nous mettrons un avis salé sur le site Tripadvisor. C’en est trop pour l’hôtel qui accuse Olivier de chantage et refuse d’en faire plus. C’est donc à ce stade que se termine la discussion, l’agence nous remboursant 350 euros et l’hôtel rien….C’est franchement mesquin , d’autant que vu la conclusion de cette histoire et les mails musclés échangés, l’agence décide de ne plus travailler avec cet établissement. Je mets donc mon commentaire sur Tripadvisor ( le seul parmi des commentaires dithyrambiques ) auquel l’hôtel répondra quelques semaines plus tard, après m’avoir envoyé un mail explicatif ( on a tourné la page et on n’y répondra pas ).
Bilan du voyage. Ça a été un super voyage malgré le changement de circuit de dernière minute tout le monde a plutôt bien supporté les longues heures de route et le circuit s’est déroulé dans une excellente ambiance ( même les filles ne se sont quasiment jamais disputées ), y compris avec Hery et Feno. C’est un pays qui ne peut pas laisser indifférent, très pauvre mais avec des habitants d’une grande gentillesse et joie de vivre. Les paysages sont magnifiques et variés, de même que la faune. Toutes les étapes de notre périple ( y compris Ranomafana et Andasibe qui ont été rajoutées lors du changement de programme ) nous ont plu et aucune ne nous a paru inutile. Compte tenu de nos impressions et du fait que notre circuit initial a été sérieusement amputé, ce voyage en appelle certainement un autre, les centres d’intérêt étant multiples : Allée des Baobas et Tsingys, Ste Marie, Nord du pays avec Diego et les îles…Ce ne sera pas dans l’immédiat mais on y retournera c’est certain. Quant à l’insécurité, qui nous a un peu fait hésiter à choisir cette destination, nous ne l’avons pas du tout constatée durant notre séjour bien sûr il y a une grande misère, bien sûr l’ambiance est un peu glauque dans certaines villes ( Tulear, Tana..) mais jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Il faut dire que nous n’avons pas tenté le diable en étant accompagnés par un guide, en ne sortant jamais la nuit et en évitant de montrer des signes extérieurs de richesse. Concernant l’organisation du circuit, rien à dire, l’agence Malagasy Tours est à recommander : sérieuse, très réactive ( changement de circuit, valises..) et tarifs proposés corrects. L’hôtellerie choisie était d’un excellent niveau et même parfois carrément luxueuse ( Anakao, Isalo notamment ). Un 4x4 n’aurait pas été de trop pour effectuer le parcours ( ah cette piste jusqu’au Camp Catta !! ) mais cela nous aurait obligé à avoir 2 véhicules et nous y aurions perdu en ambiance. Nos 2 accompagnateurs : Feno, le chauffeur, était très discret, peu bavard ( alors qu’il comprenait très bien le français y compris des blagues d’une haute teneur intellectuelle ), très gentil et excellent conducteur Hery, notre guide, avait toujours un bon mot pour rire, et était très disponible et prévenant par contre nous avons un peu regretté son manque de culture et de connaissances profondes de son pays, même si les guides locaux dans les parcs connaissaient eux parfaitement leur sujet.
Le Japon, une grande première English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je parcours le forum en depuis quelques temps et glane pleins d'info grâce aux superbes TR cependant j'ai tout de même besoin de votre aide.
Chaque voyage est différent j'aimerai donc que vous me disiez ce que vous pensez de mon futur itinéraire.
Commencons par le début, je suis une grande férue de la culture japonaise et surtout de tout ce qui est Kawaï, mais le japon traditionnel m'attire beaucoup aussi. Je pars avec mon homme, une amie et en principe un couple d'ami avec une petite de 3 ans (je dis en principe car après avoir un peu budgétisé la chose ils sont entrain de faire marche arrière mais bon ce n'est pas le débat).
Nous pensons partir 3 semaines soit en gros 20 jours sur place (en enlevant l'avion) au mois d'août, la période est obligatoire puisque monsieur a ses congés imposés. Nous n'avons pas encore nos billets mais ce sera certainement un vol direct, n'ayant pas trouvé de vol avec escale qui fasse vraiment économiser par rapport à un direct et pour être honnête à moins qu'il y ait 300 voir 400€ de différence, je préfère ne pas m'émbêter avec les escales n'étant pas du tout fan de l'avion.
Nous voulons voir principalement Tokyo, le mont fuji, osaka et Kyoto. J'aimerais faire un passage sur Okinawa (qui est un rêve pour moi) et j'aurais aimé faire plus mais je crois que pour un premier voyage ca sera déjà pas mal.
Je pensais donc découper ainsi :
- la première semaine voir les 10 premiers jours sur Tokyo (avec la visite des différents quartiers mais aussi Disney, je sais que ca fera criser beaucoup mais voilà je suis une inconditionnelle et je veut absolument faire le Disney Sea). Après avoir épluché les différents TR et info sur le net, je pense enlever du voyage le marché aux poissons de tsukiji, d'une part pour le risque de ne pas avoir de place pour la visite et aussi parce que je suis un peu la seule que ca branche ^^
- 1 ou 2 jour au niveau du Mont Fuji/Hakone
- 2 jours sur Osaka
- 1 journée sur Nara?
- 6 jours sur Kyoto (apparemment nous y serons au moment de la fête des âmes, avez vous des conseils pour ce moment, des choses à faire, à ne pas faire ?)
et retour sur Tokyo pour reprendre l'avion, j'aurais aimé trouver un vol Paris/tokyo, osaka/tokyo histoire de ne pas avoir à revenir mais les vols ne sont pas intéressants du tout et je ne sais pas si au japon ca vaut le coup de faire ça.
Ma première question est donc de savoir ce que vous pensez de la répartition? Est ce que vous pensez qu'ajouter Okinawa serait envisageable ou il vaut mieux le garder pour un prochain voyage?
Ensuite, concernant le JR pass, pour ma part (et selon les applications que j'ai prise sur mon smartphone) on a la possibilité d'aller aussi bien au niveau du mont fuji (après il faut le relier en bus si je ne dis pas de bêtises) qu'à Nara, Osaka ou Kyoto? La soeur d'une des nanas qui doit venir me dit que ce n'est pas inclus dans le JR pass, qui a raison? 😛
Pour le métro sur Tokyo, j'ai vu qu'il existe le SUICA et le PASMO, j'avoue être un peu perdue concernant leur utilisation, pouvez vous m'éclairer un peu. Par exemple sur new york, il y a une carte de 30$ pour la semaine et qui permet d'aller partout, c'est super pratique et facile d'utilisation, est ce que l'un des deux fonctionne comme ça? J'ai compris que le JR est utilisable sur la ligne aérienne yamanote, mais je suppose que les cartes de métro le sont aussi, par contre le JR est il utilisable pour relier les aéroports. Je pensais ne prendre le JR qu'à la fin de la semaine Tokyo pour ne prendre qu'un pass 14 jours et le reste avec le suica ou pasmo (une fois que j'aurais compris le fonctionnement de chacun)
Niveau logement on va prendre surtout des appartements, j'aimerai beaucoup un ryokan sur Kyoto. Dans Tokyo je regarde plutôt au niveau de Shibuya et Shinjuku mais j'ai lu sur le forum que cela dépend un peu des goûts pour ma part, je veut surtout un quartier sur et bien desservi.
Le mont fuji, j'hésite à y aller, je pensais surtout à Hakone mais j'ai lu que beaucoup étaient déçus, qu'en pensez vous? J'hésitais à y réserver un ryokan mais j'hésite encore.
Question nourriture, c'est bête mais nous un bol de riz avec de la viande ca nous suffit pour le midi comme le soir mais pour le matin, que nous conseillez vous?
Beaucoup de question car j'ai beau adorer voyager, j'ai aussi un peu peur de l'inconnu et surtout de la barrière de la langue (même si les TR m'ont beaucoup rassurée).
a vos avis 😏
Je parcours le forum en depuis quelques temps et glane pleins d'info grâce aux superbes TR cependant j'ai tout de même besoin de votre aide.
Chaque voyage est différent j'aimerai donc que vous me disiez ce que vous pensez de mon futur itinéraire.
Commencons par le début, je suis une grande férue de la culture japonaise et surtout de tout ce qui est Kawaï, mais le japon traditionnel m'attire beaucoup aussi. Je pars avec mon homme, une amie et en principe un couple d'ami avec une petite de 3 ans (je dis en principe car après avoir un peu budgétisé la chose ils sont entrain de faire marche arrière mais bon ce n'est pas le débat).
Nous pensons partir 3 semaines soit en gros 20 jours sur place (en enlevant l'avion) au mois d'août, la période est obligatoire puisque monsieur a ses congés imposés. Nous n'avons pas encore nos billets mais ce sera certainement un vol direct, n'ayant pas trouvé de vol avec escale qui fasse vraiment économiser par rapport à un direct et pour être honnête à moins qu'il y ait 300 voir 400€ de différence, je préfère ne pas m'émbêter avec les escales n'étant pas du tout fan de l'avion.
Nous voulons voir principalement Tokyo, le mont fuji, osaka et Kyoto. J'aimerais faire un passage sur Okinawa (qui est un rêve pour moi) et j'aurais aimé faire plus mais je crois que pour un premier voyage ca sera déjà pas mal.
Je pensais donc découper ainsi :
- la première semaine voir les 10 premiers jours sur Tokyo (avec la visite des différents quartiers mais aussi Disney, je sais que ca fera criser beaucoup mais voilà je suis une inconditionnelle et je veut absolument faire le Disney Sea). Après avoir épluché les différents TR et info sur le net, je pense enlever du voyage le marché aux poissons de tsukiji, d'une part pour le risque de ne pas avoir de place pour la visite et aussi parce que je suis un peu la seule que ca branche ^^
- 1 ou 2 jour au niveau du Mont Fuji/Hakone
- 2 jours sur Osaka
- 1 journée sur Nara?
- 6 jours sur Kyoto (apparemment nous y serons au moment de la fête des âmes, avez vous des conseils pour ce moment, des choses à faire, à ne pas faire ?)
et retour sur Tokyo pour reprendre l'avion, j'aurais aimé trouver un vol Paris/tokyo, osaka/tokyo histoire de ne pas avoir à revenir mais les vols ne sont pas intéressants du tout et je ne sais pas si au japon ca vaut le coup de faire ça.
Ma première question est donc de savoir ce que vous pensez de la répartition? Est ce que vous pensez qu'ajouter Okinawa serait envisageable ou il vaut mieux le garder pour un prochain voyage?
Ensuite, concernant le JR pass, pour ma part (et selon les applications que j'ai prise sur mon smartphone) on a la possibilité d'aller aussi bien au niveau du mont fuji (après il faut le relier en bus si je ne dis pas de bêtises) qu'à Nara, Osaka ou Kyoto? La soeur d'une des nanas qui doit venir me dit que ce n'est pas inclus dans le JR pass, qui a raison? 😛
Pour le métro sur Tokyo, j'ai vu qu'il existe le SUICA et le PASMO, j'avoue être un peu perdue concernant leur utilisation, pouvez vous m'éclairer un peu. Par exemple sur new york, il y a une carte de 30$ pour la semaine et qui permet d'aller partout, c'est super pratique et facile d'utilisation, est ce que l'un des deux fonctionne comme ça? J'ai compris que le JR est utilisable sur la ligne aérienne yamanote, mais je suppose que les cartes de métro le sont aussi, par contre le JR est il utilisable pour relier les aéroports. Je pensais ne prendre le JR qu'à la fin de la semaine Tokyo pour ne prendre qu'un pass 14 jours et le reste avec le suica ou pasmo (une fois que j'aurais compris le fonctionnement de chacun)
Niveau logement on va prendre surtout des appartements, j'aimerai beaucoup un ryokan sur Kyoto. Dans Tokyo je regarde plutôt au niveau de Shibuya et Shinjuku mais j'ai lu sur le forum que cela dépend un peu des goûts pour ma part, je veut surtout un quartier sur et bien desservi.
Le mont fuji, j'hésite à y aller, je pensais surtout à Hakone mais j'ai lu que beaucoup étaient déçus, qu'en pensez vous? J'hésitais à y réserver un ryokan mais j'hésite encore.
Question nourriture, c'est bête mais nous un bol de riz avec de la viande ca nous suffit pour le midi comme le soir mais pour le matin, que nous conseillez vous?
Beaucoup de question car j'ai beau adorer voyager, j'ai aussi un peu peur de l'inconnu et surtout de la barrière de la langue (même si les TR m'ont beaucoup rassurée).
a vos avis 😏
Retour du Québec automne 2015 English translation pending
Voyage au Québec du 29/09 au 20 /10 2015

jour 1et 2 : France Montréal Trois Rivières
Bonjour Voilà déjà deux bons mois que nous sommes rentrés du Québec, en voici un résumé: Nous avons choisi un vol direct province Montréal avec Air Transat! C'est en effet moins fatiguant: 6h de vol, un repas complet et un petit plus avant l'arrivée; Vol impeccable mais prévoir une polaire et ses écouteurs (c'est en plus)! Départ à l'heure ,6h de vol les vents sont avec nous nous gagnerons du temps mais que nous perdrons à l'arrivée (attendre une place et traverser tout l'aéroport dans un espèce de bus qui monte et descend style Star WArs En plus beaucoup d'avions en même temps mais les européens son appelés à part et finalement ça va vite! Récupérations des bagages rapides. On se dirige vers le guichet ou des distributeurs nous permettent en glissant un billet de 20$C d'avoir 2 cartes pour voyager 24h à Montréal; Nous nous dépêchons de rejoindre la navette ouf nous sommes les derniers c'est complet! Le ciel est gris; il fait très lourd et peu de temps après il tombe des cordes! Des travaux partout sur la route, mais on arrive assez vite à notre arrêt(demandé au chauffeur) Nous avons choisi le Best Western Europa pour sa proximité avec le loueur de voiture. Nous y arrivons un peu mouillé il pleut toujours pas de photos ce jour. Un ami viendra nous rejoindre pour nous apporter des documents un TOMTOM et surtout très utile un atlas routier; On arrivera à tenir jusqu'à 22h avant de se coucher afin de ne pas nous réveiller trop tôt. Nous serons quand même réveillés vers 2h du matin mais nous nous rendormirons.
A 7h nous descendons prendre le petit déjeuner chez Cora qui donne directement dans l'hôtel: très pratique il pleuvote et nous découvrirons notre premier petit déjeuner super complet thé à volonté grand bol de fruits à 2, bol de gruau tartines, confitures pour l'un et assiette œufs jambon pain etc. pour l'autre Nous sommes dés 8h au loueur de voiture(louée de France) et quelques signatures plus tard et quelques embardées, nous voici en route pour la 138 (chemin Du Roy) On nous a bien expliqué par où passer et sous le pont Jacques Cartier à gauche sauf que je crois que c'est un rond point et donc j'assure qu'il faut contourner il n'y a pas de ronds points au canada (peut-être 3 sur les 3400kms) et nous voilà embarqué le long des quais des camions partout... nous ne sommes pas pressé on suit le St Laurent il ne pleut plus et ce sera un long moment plus tard que nous apercevrons un panneau chemin du Roy! Nous longeons jusqu'à Trois Rivières, contents de profiter du paysage de découvrir les belles maisons, sans clôtures, les parcs les berges Du St Laurent, les petits villages avec leurs églises!




A trois Rivières on s'arrête prendre un Fish And Ships puis on se dirige par l'autoroute vers la base d'hydravion; Nous avons retenu à Hydravion aventure grâce à plusieurs reportages donnés sur ce forum. Tom Tom est là pour nous aider mais il refuse que l'on prenne la piste finalement on trouvera quelqu'un pour nous indiquer la route: il manque un panneau à la sortie de l'autoroute, et nous serons à l'heure de justesse; Ce fut une heure de découverte de l'immensité canadienne, de ses forêts pas encore très colorées de ses monts de ses lacs une très belle expérience!



Nous repartons jusqu'à Shawinigam où nous irons voir le parc de la cité électrique (musée); Nous rentons sur Trois Rivières par une petite route vallonnée très agréable. La basilique nous interpelle par son immensité, notre motel repéré est complet, mais on nous en indique un autre, petites courses au dépanneur et nous voilà au Motel Ce sera petit pique nique dans la chambre et coucher de bonne heure(décalage oblige) !

jour 1et 2 : France Montréal Trois Rivières
Bonjour Voilà déjà deux bons mois que nous sommes rentrés du Québec, en voici un résumé: Nous avons choisi un vol direct province Montréal avec Air Transat! C'est en effet moins fatiguant: 6h de vol, un repas complet et un petit plus avant l'arrivée; Vol impeccable mais prévoir une polaire et ses écouteurs (c'est en plus)! Départ à l'heure ,6h de vol les vents sont avec nous nous gagnerons du temps mais que nous perdrons à l'arrivée (attendre une place et traverser tout l'aéroport dans un espèce de bus qui monte et descend style Star WArs En plus beaucoup d'avions en même temps mais les européens son appelés à part et finalement ça va vite! Récupérations des bagages rapides. On se dirige vers le guichet ou des distributeurs nous permettent en glissant un billet de 20$C d'avoir 2 cartes pour voyager 24h à Montréal; Nous nous dépêchons de rejoindre la navette ouf nous sommes les derniers c'est complet! Le ciel est gris; il fait très lourd et peu de temps après il tombe des cordes! Des travaux partout sur la route, mais on arrive assez vite à notre arrêt(demandé au chauffeur) Nous avons choisi le Best Western Europa pour sa proximité avec le loueur de voiture. Nous y arrivons un peu mouillé il pleut toujours pas de photos ce jour. Un ami viendra nous rejoindre pour nous apporter des documents un TOMTOM et surtout très utile un atlas routier; On arrivera à tenir jusqu'à 22h avant de se coucher afin de ne pas nous réveiller trop tôt. Nous serons quand même réveillés vers 2h du matin mais nous nous rendormirons.
A 7h nous descendons prendre le petit déjeuner chez Cora qui donne directement dans l'hôtel: très pratique il pleuvote et nous découvrirons notre premier petit déjeuner super complet thé à volonté grand bol de fruits à 2, bol de gruau tartines, confitures pour l'un et assiette œufs jambon pain etc. pour l'autre Nous sommes dés 8h au loueur de voiture(louée de France) et quelques signatures plus tard et quelques embardées, nous voici en route pour la 138 (chemin Du Roy) On nous a bien expliqué par où passer et sous le pont Jacques Cartier à gauche sauf que je crois que c'est un rond point et donc j'assure qu'il faut contourner il n'y a pas de ronds points au canada (peut-être 3 sur les 3400kms) et nous voilà embarqué le long des quais des camions partout... nous ne sommes pas pressé on suit le St Laurent il ne pleut plus et ce sera un long moment plus tard que nous apercevrons un panneau chemin du Roy! Nous longeons jusqu'à Trois Rivières, contents de profiter du paysage de découvrir les belles maisons, sans clôtures, les parcs les berges Du St Laurent, les petits villages avec leurs églises!




A trois Rivières on s'arrête prendre un Fish And Ships puis on se dirige par l'autoroute vers la base d'hydravion; Nous avons retenu à Hydravion aventure grâce à plusieurs reportages donnés sur ce forum. Tom Tom est là pour nous aider mais il refuse que l'on prenne la piste finalement on trouvera quelqu'un pour nous indiquer la route: il manque un panneau à la sortie de l'autoroute, et nous serons à l'heure de justesse; Ce fut une heure de découverte de l'immensité canadienne, de ses forêts pas encore très colorées de ses monts de ses lacs une très belle expérience!



Nous repartons jusqu'à Shawinigam où nous irons voir le parc de la cité électrique (musée); Nous rentons sur Trois Rivières par une petite route vallonnée très agréable. La basilique nous interpelle par son immensité, notre motel repéré est complet, mais on nous en indique un autre, petites courses au dépanneur et nous voilà au Motel Ce sera petit pique nique dans la chambre et coucher de bonne heure(décalage oblige) !
Humour culinaire en Amérique English translation pending
bonjour et Joyeux Noel....
une note humoristique en attendant le Réveillon!
L'autre jour, tôt le matin, je me trouvais à la Gendarmerie en même temps qu'un particulier qui venait déclarer la mort nocturne par accident d'un chevreuil suite à une collision avec son van. Il savait qu'il y avait une procédure à respecter, mais laquelle… ?
Il avait donc chargé l'animal dans son van pour l'amener à la Gendarmerie…. Ce qui correspond à l'esprit mais pas tout à fait à la lettre des textes en vigueur :
Vous percutez un animal sur la route - Fédération des
Bref….
Ceci m'a ramené à l'esprit certains aspects du même sujet... aux Etats Unis
La langue anglaise a le don d'utiliser des raccourcis pour décrire en un seul mot ce pour quoi le français a souvent besoin d'une locution
c'est pourquoi alors qu'en francophonie on parle de Mortalité animale due aux véhicules —
en anglophonie on parle simplement de roadkill
c'est aussi pourquoi le français commence à utiliser le terme pour la concision entre autres raisons!
Définition > Roadkill - Futura-Sciences
En Amérique du Nord et particulièrement aux Etats Unis le sujet reçoit une attention accrue des environnementalistes, des écologistes (les premiers écrits sur le sujet remontent en fait aux années 20) , de chercheurs , d' ingénieurs etc...

et bien sûr…. de tous ceux qui sont soucieux d'utiliser les viandes récupérables pour la consommation humaine..
Good news for Montanans: Roadkill dinner is approaching
Il donne lieu à un humour débridé chez les dessinateurs :

à une exploitation humoristique par quelques restaurateurs dont le plus connu des touristes est probablement le ..
The Roadkill Cafe - Seligman, Arizona
qui sur la Route 66 qui affiche un menu haut-en-couleur sous le slogan : you kill it we grill it ..
ceux qui ont voyagé vers la fin des années 90 dans le Maine ou ailleurs en Nouvelle Angleterre ont peut-être rencontré un de ces restaurants sous une enseigne plutôt parlante ( maintenant disparue). Les serveurs y avaient pour consigne de pratiquer eux-mêmes un humour du même ton dans leurs conversations avec le client !

quelques autres subsistent çà et là à travers le pays par exemple en Alabama

mais c'est en West Virginia que l'on trouve le sens du folklore le plus poussé…

les habitants de Marlinton ont su exploiter , dans la bonne humeur, le stéréotype attaché à leurs montagnes pour concocter :
The Roadkill Cook-Off
un Roadkill Cook-Off oû l'on peut réellement goûter à des bestioles communément aplaties par les voitures même si, dans ce cas, ce ne sont pas les roues d'une voiture qui a leur a donné le statut de flat meat (écrasées)
à l'autre bout des Appalaches à Burlington, Vermont on a aussi joué sur l'exotisme du road kill mais ce diner et assez proche des banquets de chasseurs d'antan
I Ate Deer Roadkill and It Was Delicious
Récemment le roadkill a donné lieu à des développements plutôt insolites :
- ainsi la toute dernière actualité, celle d'une créatrice de mode qui lance une nouvelle ligne de fourrures d'animaux trouvés sur la route… ce qui reste sujet à polémique
Roadkill turned into high fashion
- ou la récente pub de Bosch pour vanter ses essuie-glaces
www.StopTheRoadkill.com
une note humoristique en attendant le Réveillon!
L'autre jour, tôt le matin, je me trouvais à la Gendarmerie en même temps qu'un particulier qui venait déclarer la mort nocturne par accident d'un chevreuil suite à une collision avec son van. Il savait qu'il y avait une procédure à respecter, mais laquelle… ?
Il avait donc chargé l'animal dans son van pour l'amener à la Gendarmerie…. Ce qui correspond à l'esprit mais pas tout à fait à la lettre des textes en vigueur :
Vous percutez un animal sur la route - Fédération des
Bref….
Ceci m'a ramené à l'esprit certains aspects du même sujet... aux Etats Unis
La langue anglaise a le don d'utiliser des raccourcis pour décrire en un seul mot ce pour quoi le français a souvent besoin d'une locution
c'est pourquoi alors qu'en francophonie on parle de Mortalité animale due aux véhicules —
en anglophonie on parle simplement de roadkill
c'est aussi pourquoi le français commence à utiliser le terme pour la concision entre autres raisons!
Définition > Roadkill - Futura-Sciences
En Amérique du Nord et particulièrement aux Etats Unis le sujet reçoit une attention accrue des environnementalistes, des écologistes (les premiers écrits sur le sujet remontent en fait aux années 20) , de chercheurs , d' ingénieurs etc...

et bien sûr…. de tous ceux qui sont soucieux d'utiliser les viandes récupérables pour la consommation humaine..
Good news for Montanans: Roadkill dinner is approaching
Il donne lieu à un humour débridé chez les dessinateurs :

à une exploitation humoristique par quelques restaurateurs dont le plus connu des touristes est probablement le ..
The Roadkill Cafe - Seligman, Arizona
qui sur la Route 66 qui affiche un menu haut-en-couleur sous le slogan : you kill it we grill it ..
ceux qui ont voyagé vers la fin des années 90 dans le Maine ou ailleurs en Nouvelle Angleterre ont peut-être rencontré un de ces restaurants sous une enseigne plutôt parlante ( maintenant disparue). Les serveurs y avaient pour consigne de pratiquer eux-mêmes un humour du même ton dans leurs conversations avec le client !

quelques autres subsistent çà et là à travers le pays par exemple en Alabama

mais c'est en West Virginia que l'on trouve le sens du folklore le plus poussé…

les habitants de Marlinton ont su exploiter , dans la bonne humeur, le stéréotype attaché à leurs montagnes pour concocter :
The Roadkill Cook-Off
un Roadkill Cook-Off oû l'on peut réellement goûter à des bestioles communément aplaties par les voitures même si, dans ce cas, ce ne sont pas les roues d'une voiture qui a leur a donné le statut de flat meat (écrasées)
à l'autre bout des Appalaches à Burlington, Vermont on a aussi joué sur l'exotisme du road kill mais ce diner et assez proche des banquets de chasseurs d'antan
I Ate Deer Roadkill and It Was Delicious
Récemment le roadkill a donné lieu à des développements plutôt insolites :
- ainsi la toute dernière actualité, celle d'une créatrice de mode qui lance une nouvelle ligne de fourrures d'animaux trouvés sur la route… ce qui reste sujet à polémique
Roadkill turned into high fashion
- ou la récente pub de Bosch pour vanter ses essuie-glaces
www.StopTheRoadkill.com
15 jours dans l'Ouest américain (septembre 2016) English translation pending
Bonjour,
Maintenant que vous m'avez donné le bon sens, je m'y suis mise, pas encore jusqu'au bout mais ça avance.
Je pense donc que nous partirons le 5 Septembre.
5/9 - Paris Los Angeles.
6 /9 - j'ai repéré près de l'aéroport un motel "Confort Inn Cockatoo" près de la route 105 , il y a également un Walmart un peu plus bas (pour la glacière!). Si vous avez d'autres propositions ?
7/9 -Route pour Williams, je ne sais pas encore si nous prendrons la 66 ou l'autoroute, le but étant de passer une nuit à Williams pour "s'acclimater" , tout le monde s'accorde sur le Super 6, donc nous irons probablement là, j'ai hésité à aller directement au GC et passer deux nuits là-bas, car en fait en terme de prix c'est à peu près équivalent. 8/9 - Grand Canyon.
9/9 - Route pour Page , avec tous les arrêts prévus que je suis en train de peaufiner. J'ai vu Red Rock Motel ? et Lake Powell Motel , mais je ne trouve pas les coordonnées internet de ce dernier qui m'a l'air bien sympa, est-ce que vous connaissez?
Alors à Page, vous allez me dire si c'est de la folie douce ou pas, j'aimerais tenter la loterie de the Wave, mais bon je sais que la randonnée n'est pas une randonnée du "Dimanche" mais est-ce si difficile que nous ne puissions pas la faire si par le plus grand des hasards nous étions gagnants? Autrement je sais qu'il y a aussi l'autre loterie "South Coyotte Buttes". Je viens de lire le post que Hyacinthe a écrit pour Wlitw, dans lequel elle met toutes les coordonnées, je voudrais savoir s'il faut obligatoirement passer par l'agence Paria pour y aller.
Si nous ne faisons pas tout ça, nous sommes quand même venus et surtout pour ça, pour Antelope Canyon, le lower nous ira très bien et éventuellement une promenade en bateau ou une baignade. Donc deux nuits à Page. 10/9 - Page. 11/9 - Route pour Monument Valley , nous ferons probablement ce que Itat avait suggéré dans un post à Edouard Morel, "Mexican Hat, Valley of the gods, Moki dugway jusqu'à Muley Point et Goosenecks state park, avant de rejoindre le Visitor Center et la Scenic Drive, faut-il faire le check-in avant? nous irons au "View".
12/9 - Route pour Moab, là j'en suis encore à explorer et compiler tout ce que j'ai pris comme notes, je sais que nous resterons 3 nuits et que nous irons probablement au Inca Inn Motel. 13/9 - Moab 14/9 - Moab
Alors après c'est un peu plus flou, je ne sais pas s'il faut s'arrêter à "Green river" ou rejoindre directement Torrey, avec la visite de Goblins, de Capitol Reef ? j'aime bien ce que j'ai lu de ces deux endroits, Fruita, les "pies" et la scenic drive 24. Je suis ouverte à toutes les suggestions.
15/9 - soit Green River, soit Torrey Austin Chuck Wagon.
16/9 - Torrey (?) scenic 12, Burr Trail, est-ce que c'est là qu'il y a Mossy Cave ou Wiily Creek, (j'y perds un peu mon latin quelquefois) jusqu'à Bryce Canyon , est-ce que pour le lever du soleil ça vaut le coup de loger directement dans le parc?
17/9 - Randonnée dans Bryce, je pense que nous sommes capables de faire la boucle ou du moins une partie et surtout que moi j'en ai très envie. Puis route vers Zion. Nuit à Zion c'est à dire à Springdale.
18/9- Zion , la scenic drive et/ou le Canyon Overlook puis route vers VOF. Mon mari m'a dit qu'il ne tenait pas plus que ça à retourner à Las Vegas, donc là il y a un blanc. Ce que vous racontez sur Valley of fire me donne envie , donc nous irons là-bas et nous dormirons dans le motel dont je ne me souviens plus le nom à Overton.
19/9 - Nous ferons une longue route pour rejoindre la côte, au niveau de Cambria ou plus bas.
20/9 - Route côtière jusqu'à Salinas, nous dormirons là plutôt qu'à Monterey ou à Carmel, mon mari étant golfeur, ses enfants voudraient lui offrir un parcours dans le 17 miles, pas Pebble beach mais un autre plus abordable. 21/9 - Route jusqu'à San Francisco.
Après je n'ai pas encore décidé combien de temps nous allons rester.
Je n'ai pas parlé de voiture car nous allons étudier ça ensemble lui et moi, je ne comprends rien aux Gps, si vous voulez bien éclairer ma lanterne, je ne sais pas s'il en faut un? j'ai téléchargé Here , mais je n'ai pas encore bien regardé comment ça marche. Quand vous dites j'ai téléchargé toutes les cartes, vous faites comment et sur quoi?
Voilà ce n'est qu'un début, il faut que je m'y retrouve dans toutes les "Arches" à Moab, et que la fin de la boucle soit plus établie.
Merci de m'avoir lue jusqu'au bout et bien sûr je serai contente d'avoir vos avis et suggestions.
Maintenant que vous m'avez donné le bon sens, je m'y suis mise, pas encore jusqu'au bout mais ça avance.
Je pense donc que nous partirons le 5 Septembre.
5/9 - Paris Los Angeles.
6 /9 - j'ai repéré près de l'aéroport un motel "Confort Inn Cockatoo" près de la route 105 , il y a également un Walmart un peu plus bas (pour la glacière!). Si vous avez d'autres propositions ?
7/9 -Route pour Williams, je ne sais pas encore si nous prendrons la 66 ou l'autoroute, le but étant de passer une nuit à Williams pour "s'acclimater" , tout le monde s'accorde sur le Super 6, donc nous irons probablement là, j'ai hésité à aller directement au GC et passer deux nuits là-bas, car en fait en terme de prix c'est à peu près équivalent. 8/9 - Grand Canyon.
9/9 - Route pour Page , avec tous les arrêts prévus que je suis en train de peaufiner. J'ai vu Red Rock Motel ? et Lake Powell Motel , mais je ne trouve pas les coordonnées internet de ce dernier qui m'a l'air bien sympa, est-ce que vous connaissez?
Alors à Page, vous allez me dire si c'est de la folie douce ou pas, j'aimerais tenter la loterie de the Wave, mais bon je sais que la randonnée n'est pas une randonnée du "Dimanche" mais est-ce si difficile que nous ne puissions pas la faire si par le plus grand des hasards nous étions gagnants? Autrement je sais qu'il y a aussi l'autre loterie "South Coyotte Buttes". Je viens de lire le post que Hyacinthe a écrit pour Wlitw, dans lequel elle met toutes les coordonnées, je voudrais savoir s'il faut obligatoirement passer par l'agence Paria pour y aller.
Si nous ne faisons pas tout ça, nous sommes quand même venus et surtout pour ça, pour Antelope Canyon, le lower nous ira très bien et éventuellement une promenade en bateau ou une baignade. Donc deux nuits à Page. 10/9 - Page. 11/9 - Route pour Monument Valley , nous ferons probablement ce que Itat avait suggéré dans un post à Edouard Morel, "Mexican Hat, Valley of the gods, Moki dugway jusqu'à Muley Point et Goosenecks state park, avant de rejoindre le Visitor Center et la Scenic Drive, faut-il faire le check-in avant? nous irons au "View".
12/9 - Route pour Moab, là j'en suis encore à explorer et compiler tout ce que j'ai pris comme notes, je sais que nous resterons 3 nuits et que nous irons probablement au Inca Inn Motel. 13/9 - Moab 14/9 - Moab
Alors après c'est un peu plus flou, je ne sais pas s'il faut s'arrêter à "Green river" ou rejoindre directement Torrey, avec la visite de Goblins, de Capitol Reef ? j'aime bien ce que j'ai lu de ces deux endroits, Fruita, les "pies" et la scenic drive 24. Je suis ouverte à toutes les suggestions.
15/9 - soit Green River, soit Torrey Austin Chuck Wagon.
16/9 - Torrey (?) scenic 12, Burr Trail, est-ce que c'est là qu'il y a Mossy Cave ou Wiily Creek, (j'y perds un peu mon latin quelquefois) jusqu'à Bryce Canyon , est-ce que pour le lever du soleil ça vaut le coup de loger directement dans le parc?
17/9 - Randonnée dans Bryce, je pense que nous sommes capables de faire la boucle ou du moins une partie et surtout que moi j'en ai très envie. Puis route vers Zion. Nuit à Zion c'est à dire à Springdale.
18/9- Zion , la scenic drive et/ou le Canyon Overlook puis route vers VOF. Mon mari m'a dit qu'il ne tenait pas plus que ça à retourner à Las Vegas, donc là il y a un blanc. Ce que vous racontez sur Valley of fire me donne envie , donc nous irons là-bas et nous dormirons dans le motel dont je ne me souviens plus le nom à Overton.
19/9 - Nous ferons une longue route pour rejoindre la côte, au niveau de Cambria ou plus bas.
20/9 - Route côtière jusqu'à Salinas, nous dormirons là plutôt qu'à Monterey ou à Carmel, mon mari étant golfeur, ses enfants voudraient lui offrir un parcours dans le 17 miles, pas Pebble beach mais un autre plus abordable. 21/9 - Route jusqu'à San Francisco.
Après je n'ai pas encore décidé combien de temps nous allons rester.
Je n'ai pas parlé de voiture car nous allons étudier ça ensemble lui et moi, je ne comprends rien aux Gps, si vous voulez bien éclairer ma lanterne, je ne sais pas s'il en faut un? j'ai téléchargé Here , mais je n'ai pas encore bien regardé comment ça marche. Quand vous dites j'ai téléchargé toutes les cartes, vous faites comment et sur quoi?
Voilà ce n'est qu'un début, il faut que je m'y retrouve dans toutes les "Arches" à Moab, et que la fin de la boucle soit plus établie.
Merci de m'avoir lue jusqu'au bout et bien sûr je serai contente d'avoir vos avis et suggestions.
La bouffe de votre vie! English translation pending
La lecture de la rubrique Cuisine du Monde m'a ce midi fait saliver ! Pour en ajouter je vous demande quelle a été la (les) bouffe (s) de votre vie ? C'était quoi ? C'était où ? Ce peut être pour la qualité des plats, l'abondance, la beauté, l'atmosphère, le moment !!
Je me lance, quelques souvenirs gastronomiques :
- Au Mexique, dans un petit village de pêcheurs sur la côte Pacifique, un huachinango al mojo de ajo. Picannnnnnte !
- Une paella sur les terrasses de la Barceloneta avec quelques lampées de vino tinto !
- Un ceviche super frais, relevé et plein de coriandre dans Miraflores, Lima (Péru)
- Une crème glacée " lavender with Sonoma honey" à San Francisco
- un repas typiquement polynésien servi par des belles dames à la chevelure fleurie, sur le haut d'une montagne, au milieu de jardins somptueux
et encore ... je ne suis pas encore allée en Asie, ouhlàlà !!
Voilà ! Je pourrais continuer, mais je vous laisse la parole 🙂
Je me lance, quelques souvenirs gastronomiques :
- Au Mexique, dans un petit village de pêcheurs sur la côte Pacifique, un huachinango al mojo de ajo. Picannnnnnte !
- Une paella sur les terrasses de la Barceloneta avec quelques lampées de vino tinto !
- Un ceviche super frais, relevé et plein de coriandre dans Miraflores, Lima (Péru)
- Une crème glacée " lavender with Sonoma honey" à San Francisco
- un repas typiquement polynésien servi par des belles dames à la chevelure fleurie, sur le haut d'une montagne, au milieu de jardins somptueux
et encore ... je ne suis pas encore allée en Asie, ouhlàlà !!
Voilà ! Je pourrais continuer, mais je vous laisse la parole 🙂
10 jours à Hong Kong du 11 novembre au 21 novembre 2015 English translation pending
Lundi 10 et Mardi 11 Novembre
Nous (couple âgé de 65 ans) allons à CDG prendre l'avion d'Air France Paris-Hong Kong à 11h1/2 du soir (14476e) et nous pouvons dormir un peu; nous arrivons à l'aéroport, situé sur l'île de Lantau, à 6h local, vu le décalage horaire de 7h.
Nous changeons 100US$ (le change, ici, n'est pas bon : 7,065 HK$ pour 1 US$) et achetons les cartes de transport Octopus au bureau Airport Express (50hk de garantie et nous mettons 100 hk pour les transports dont 20 hk imposés). Ce sont les prix à partir de 65ans (c'est environ 1/3 du tarif normal).
Nous prenons le bus 21 (13hk$) et nous installons à l'étage, aux places de devant. Nous sommes émerveillés par la vue saisissante sur la forêt de gratte-ciels des banlieues de HK. Nous passons par le plus long pont suspendu du monde (40mn de trajet). Ce sera un trajet inoubliable !
Nous descendons à l'arrêt de bus Ming Lane et allons à l'hôtel Inn, à Kowloon/ Yau Ma Tei, 60 Portland St, réservé par Booking ; il est 8h du soir . Il y a du monde dans les rues et dans les restaurants. On ne traverse la rue que lorsque le signal sonore s'accélère. Les échafaudages sont en bambou.
L'accueil de l'hôtel n'est pas terrible : ici, c'est money first ! il faut payer la totalité de la chambre dès l'arrivée ; impossible de discuter ! nous demandons quand même à voir la chambre , c'est au 12° étage (vue sur un immeuble sous bâche et un immeuble apparemment habité, mais peu éclairé). Nous pensions payer en liquide mais nous n'avons pas de cash HK et devons chercher un bureau de change, on nous en indique un, mais il est fermé (de même que celui qui est en face de l'hôtel) ! Nous errons fatigués dans les rues encombrées, que nous ne connaissons pas et trouvons sur Nathan Road (582/592) un petit bureau de change ; nous repartons avec une grosse liasse de billets. Le cours est de 1euro = 8hk (9 812 HK$ pour 10 nuits, soit 60% de notre cagnotte !). Il pourra atteindre 8,1hk. (faire attention, l'euro baisse actuellement).
La chambre est petite, mais propre et bien, il y a même une bouilloire, enfin, pas si bien que ça, car nous avons voulu tirer du mur le lit double pour faire un passage, ce qui fait que je me suis cognée au pied du lit (protégé par un plastique dur) pendant la nuit ; et cela s'est aggravé les jours suivants (comme une foulure).
Mardi 12 Novembre : HK Island Nous prenons le petit déjeuner dans la chambre avec les restes du voyage et le thé au jasmin offert par l'hôtel (deux petites bouteilles d'eau offertes par jour).
Nous prenons le métro YMT (pas d'escalator ici), juste à côté de l'hôtel jusqu'à la station Tsim Sha Tsui : nous passons notre carte Octopus à l'entrée mais le prix sera prélevé et indiqué à la sortie ; en cas d'aller-retour dans la journée, le retour est moins cher ; le métro fait "do do do" quand il faut s'arrêter de monter ! les gens font la queue sur les flèches de gauche et de droite et laissent celle du milieu pour les entrée, sortie ; en général c'est respecté ; le métro est propre, pas de revêtement en tissu pour les sièges (qui glissent un peu) ; interdiction de manger ou de fumer ; une fois il y avait même un poulet barré.
Le Musée des Arts est fermé pour restauration ; nous marchons un peu jusqu'au Star Ferry (peu de monde) (que nous payons avec la carte Octopus) pour Central HK (10 minutes) (grande roue et travaux sur un grand terrain) et empruntons des passerelles interminables, mais pratiques et peu encombrées, nous apercevons Jardine House avec ces 52 étages et ses fenêtres en forme de hublots et allons jusqu'à Statue Square ; promenade du LP p.75 (le Guide du routard pour HK est très succinct).
Nous avons le droit de monter au 3° étage de la tour HSBC, par contre on ne peut plus monter au 43° étage de la banque de Chine à cause du terrorisme . Mais nous avons d'abord touché les pattes du lion qui sont devant, car cela porte bonheur !
Nous nous promenons dans le HK Park (p.109), parc aménagé paisible (plan d'eau avec poissons et tortues), ceint par d'impressionnants buildings. On visite la Flagstaff House, Musée des Arts du Thé, en présence de scolaires. Le sol de l'entrée de la cathédrale St John, repeinte en jaune, a de belles mosaïques récentes. Nous nous arrêtons chez Mark et Spencer, 28 Queen's Road Central pour acheter des sandwichs (le pack de 2 sandwichs chicken : 49, eau 750ml : 12), plus chers qu'à Paris ; Le café est hors de prix (au moins 2,50e, même dans le kiosque du HK Park ); c'est l'heure de pause et il y a foule ici ; Il y a beaucoup de voitures et de bus, ainsi que des taxis rouge, mais pas de moto.
Nous cherchons le Jardin botanique et zoologique ; cela grimpe dur ! c'est un petit parc, cerné par d'impressionnants buildings, avec des ibis rouges et différentes races de petits et très gros singes. Un vautour plane.
Nous sommes fatigués et mettons du temps à rejoindre le métro Central ( pendant la suite de notre séjour, il sera toujours difficile à atteindre ).
Nous rejoignons Kowloon jusqu'à la station Tsim Sha Tsui (le métro passe sous la mer). Nous empruntons une longue sortie souterraine dans le métro pour rejoindre l'hôtel Péninsula. Les différentes sorties possibles sont très bien indiquées par des lettres (si en rate une, on peut toujours récupérer notre erreur ) ; les escalators, nombreux, marchent bien ; Une femme se lève souvent pour me laisser sa place, mais jamais un homme, même un jeune ; ils ne respectent même pas leurs vieux parents. Les habitants de HK sont de bons marcheurs, car les couloirs d'accès ou de sortie du métro sont très longs ! il y a souvent un ascenseur.
A l'hôtel Péninsula, nous sommes étonnés de voir les gens faire la queue, qui n'avance pas vraiment, pour prendre le thé / petits gâteaux, hors de prix. Cet hôtel, en grande partie transformé en longues galeries commerciales désertes, de luxe, ne présente aucun intérêt. Nous avons visité des grands hôtels, notamment à Cuba, beaucoup plus beaux !
Nous voulons parcourir la célèbre Avenue des Stars; mais elle est fermée pour des travaux d'envergure, pendant encore trois ans, ainsi que la promenade est Tsim Cha Tsui !!
Nous trouvons une passerelle, passons devant une esplanade où se fait l'interview (d'une star ?), montons descendons et rejoignons le Musée historique (5 $HK par p pour les seniors! au lieu de 10).
C'est un musée remarquable et très tranquille. Nous visitons surtout l'admirable section des traditions populaires, sous forme de scènes vivantes reconstituées avec minutie, très bien mis en valeur et accompagnées de petites vidéos ; cérémonies de mariage, temple reconstitué, jonques, ensemble de mobiliers miniatures servant d'offrandes, dieux plus grands que nous, danse du lion, arbres aux buns : sorte de mât géant où on monte pour prendre un bun (c'est maintenant interdit, car très dangereux), marais-salants ; coutumes des ethnies. On peut s'asseoir pour se reposer. Il fait nuit, nous sommes fatigués, mais affamés et cherchons à localiser un restaurant; nous traversons le marché de nuit de Temple st ; les astrologues se sont installés .
Il est 18h30 : nous dînons au Sino-Vegetarian restaurant 131/135 Parkes St qui n'est pas que végétarien ; il faut insister pour qu'on s'occupe de nous ; les plats ont des prix semblables 72 ou 78 : nous partageons du porc frit (peu de morceaux) aux bons légumes dont champignons et bœuf (tendre) aux vermicelles transparents ; on vous impose une théière (9/p plus les 10%) de thé un peu clair. Cela fait quand même 11e/p pour un seul plat (178$hk). Nous avons apporté nos fourchettes ! Il est 19h et le restaurant est plein.
Nous trouvons un supermarché, Park n shop : depuis l'hôtel, on descend Portland St jusqu'à la station de métro YMT, on tourne à gauche et encore à gauche sur Nathan Road, le supermarché se trouve après Macdonald ; (achat de Nescafé 3 en 1 : 24 sticks : 29,90hk). Ici, les œufs sont de longue durée : trois mois !! On trouve des 7 Eleven partout et même dans le métro, mais ils sont moins intéressants qu'en Thaïlande.
Vendredi 13 Novembre : HK Island - Scheung Wan -
Après une nuit un peu difficile, nous regardons la TV, il n'y a que des chaînes chinoises . L'accueil nous prédit de la pluie jusqu'au 16 !
Nous allons prendre le petit déjeuner au Kam Wah Café ; le trajet est un peu casse-pieds, ce café est situé au Nord du métro Mongkok, à 700m de notre hôtel (il faut mieux y aller en métro). Nous discutons avec deux locaux retraités ; nous prenons un bun crispy au beurre, du café et une tartelette aux œufs, recommandée par nos voisins (moins bonne que celle de Paris 13° !) : 55hk$ ; le dessus du bun qui sort du four est croustillant à souhait.
Nous prenons le métro Mongkok jusqu'à Sheung Wan sur HK Island, quartier situé plus à l'ouest que la veille (p.91 du LP) et commençons par visiter le Western Market, près du métro. C'est un joli bâtiment de style édouardien ; ancien marché de produits frais à Hk, on y trouve maintenant des souvenirs et de nombreux tissus à l'étage ; au 2° étage, joli restaurant luxueux encore fermé.
On parcourt des boutiques vendant des nids d'oiseaux, autres bestioles séchées et champignons aphrodisiaques ; ce n'est pas très appétissant et les prix sont très chers. Une très haute tour a seulement une fenêtre en façade (à chaque étage) ! Nous faisons un tour au Hollywood Park, joli petit parc tranquille agrémenté de petits pavillons de style chinois autour d'un petit plan d'eau.
Nous cherchons les quatre temples et montons les nombreux escaliers de Pound Lane sans trouver les temples qui se situent, en fait, en bas : Pak sing Ancestral Hall : au 19° beaucoup de chinois qui cherchaient une vie meilleure sont morts en mer ; certains ne pouvaient pas payer les frais de rapatriement ; aussi les familles ont érigé 3000 tablettes pour leurs ancêtres, dans une salle derrière l'autel. Des visiteurs font des offrandes (papiers).
Le kwun yum temple a une sculpture en laiton au-dessus de la porte d'entrée.
Ces petits temples n'ont pas trop d'intérêt. Mais au moins, on n'est pas obligés de se déchausser (dans aucun des temples de HK).
Nous continuons sur Hollywood Road, avec ses stands de cercueil et ses nombreux antiquaires (défenses d'ivoire sculptés) et rejoignons le joli temple Man Mo, temple taoïste dédié au dieu de la littérature (man) et au dieu de la guerre (mo pour épée) tous deux vénérés par les étudiants qui souhaitaient réussir leur examen afin d'obtenir un poste de fonctionnaires dans la Chine impériale; le temple est enfumé par l'encens : le plafond est recouvert de spirales d'encens. C'était un lieu important de dévotion et d'arbitrage entre les chinois et les colonialistes. On verra souvent des statues noires, à barbe noire et portant une coiffe (avec des pompons et des ailettes latérales).
Nous achetons un pork bun à la boulangerie Lin heung tea house (160/164 wellington st), mais n'apprécions pas beaucoup ; pourtant nous verrons des groupes y faire la queue. Joli tag sur un mur.
Nous prenons la direction des mid-levels escalators ( ce n'est pas aussi impressionnant que je ne me l'imaginais !) jusqu'à la mosquée Jamia, verte qui offre une vue spectaculaire sur les gratte-ciels qui ont au moins 40 étages. Nous sommes invités à venir à l'intérieur (contrairement à ce que dit le LP !).
Nous cherchons à rejoindre le métro central, mais les escalators ne vont pas jusque là. Il pleut, et ce n'est pas évident de trouver le bon passage ! Retour en métro. Nous dînons à côté de l'hôtel au Beef Brisket : curry d'agneau (58 hk$ peu de viande) servi avec des nouilles et du bouillon et curry de bœuf sans nouilles (80 hk$).Tous les deux avec quelques morceaux de pomme de terre ; C'est bon, un peu épicé.
Nous sortons faire notre promenade du soir et allons voir le théâtre voisin où vont bientôt commencer des spectacles de l'Opéra de Pékin (prix : 120 ; tarif réduit : 70) puis continuons vers un marché de gros qui a fini sa journée, mais est en cours d'approvisionnement (cartons de fruits). La transition entre ce marché et les hauts immeubles est étonnante. Reclamation St est déserte . Nous allons au Prosperous Garden voisin ; ce petit coin, au pied des immeubles est très calme et reposant (au même moment Nathan Road est très agité). Il est bordé par une cinémathèque et une librairie associée au cinéma ; un festival de films français va bientôt avoir lieu : ils vont passer Le grand blond avec une chaussure noire ! Voyage en Chine. Nous parcourons toute la Shangaï St ; le restaurant de nouilles où nous irons demain est tout près du métro Jordan. A l'entrée du marché de nuit de Temple St (cad au bout de cette rue, par rapport à nous), le Canton Dim Sum Master est fermé.
Nous rentrons par Temple St : le marché de nuit, au milieu de la rue est sans intérêt ;
Il est 19h 20, nous passons chez Park shop faire les courses pour notre petit déjeuner que nous prendrons dorénavant à l'hôtel :brioche ; confiture ; 3 yaourts soit 60,70 hk$.
Nous retournons à l'hôtel lire le China Daily disponible gratuitement à l'hôtel : en Chine, le réseau ferroviaire se développe avec notamment un projet de train pour relier Chine et Laos. Un projet sera peut-être adopté pour que les femmes aient le droit d'avoir un 2°enfant ; la fécondation in vitro progresse à grands pas, mais elle coûte très cher.
Samedi 14 Novembre : Cause Bay, Wan Chai, Ladies Market, Flowers Market
Petit déjeuner dans la chambre ; la douche n'a pas de tuyau flexible.
Nous partons en métro jusqu'à Causeway Bay ; il y a beaucoup de monde dans les rues ce matin, car c'est le début du week end .
Nous visitons le temple Tin Hau, dédié à la déesse de la mer à la figure noire et des marins ; nous pensions nous trouver dans un endroit calme et espacé, mais, comme d'habitude, il est cerné par des hauts immeubles ; joli fronton représentant des petites figurines shek wan, en céramique de couleur : gens qui vont au temple ou sont devant leur maison. ; on retrouve le même genre de temple que l'on a vu hier avec les gardiens protecteurs devant l'autel et le dieu. De chaque côté du temple on voit deux portes rondes où l'on aperçoit d'un côté un tigre et de l'autre côté sûrement un dragon. Un escalier en colimaçon dans la cour du temple permet aux habitants de couper en passant par le temple.
Le jeune Mr.Lee nous fait sa propagande pour les prochaines élections électorales prévues le 22 novembre.
Nous allons voir le temple Lin Fa un peu plus loin, petit temple à la façade octogonale devant un gros rocher; le premier étage est fermé. Nous sommes pas très loin du Victoria Park qui aurait été construit en gagnant du terrain sur la mer. Nous essayons de prendre le tramway (d'abord à contresens !) pour rejoindre Wan Chai , c'était une grosse erreur : Le tramway était plein et n'avançait pas vite, on ne voyait rien, coincés entre les gens et c'était long ! au passage nous apercevons la dame qui bat dans un linge des papiers ou les figurines des gens auxquels on veut lancer un mauvais sort.
Happy valley (courses de chevaux) : les courses habituelles du mercredi soir 18 Nov n'ont pas eu lieu. Ils paraît qu'elles ont eu lieu à Sha Tin.
Nous voulons faire la promenade p.113 du LP et commençons par visiter le Southern playground : rien ne correspond à la description du LP, ce terrain est inactif, nous voyons seulement des gens assis sur les gradins.
Nous allons au temple Hung Shing, le LP est trop négatif dans ses impressions ; ensembles de statues disposées en escalier ; c'est un temple curieux construit autour des rochers (on les voit à l'intérieur du temple, derrière l'autel); là aussi des décorations en céramiques ornent le toit.
A proximité, je suis interpellée par les broderies d'une devanture et je rentre dans la boutique où nous voyons de belles broderies chinoises venant d'une région entre Nanjin Shanghaï ; un grand tableau représente de nombreux enfants entrain de jouer ainsi que des scènes agricoles et de vie .
Le Spring Garden n'a pas d'intérêt; nous passons devant la vieille poste et le marché Wan Chai.
La House of Stories, en décrépitude est fermée ; nous continuons jusqu'au joli et très riche Pak Tai temple, le plus grand de Hong Kong Island et le plus beau ; Pak Tai (taoïste) est le commandant des cieux qui a vaincu le démon king ; les céramiques chinoises du toit racontent des histoires de l'opéra cantonais ; dragons en pierre devant le temple ; dizaines de grandes statues à l'intérieur avec différentes positions des mains ; belles lanternes ; beaucoup d'abats-jour en forme de lotus ; cônes avec des petites statues ; quatre gardiens protecteurs devant l'autel ; petites scènes en relief sculptées à l'intérieur; grande statue de Pak Tai ; petit musée adjacent.
A part ce dernier temple, la promenade n'était pas vraiment intéressante. J'ai oublié de dire que les temples sont horriblement enfumés par l'encens, ce qui est contradictoire avec la politique anti-fumeurs de la ville ; on peut quand même fumer autour des poubelles rouges !
Nous reprenons le métro Wan Chai - Admiralty -YMT et nous nous reposons à l'hôtel vers 3h et je soigne ma cheville.
A 4h, nous traversons Temple St où le marché de nuit n'est pas encore installé, on entend de la musique et on jette un coup d’œil au café où jouent un petit orchestre et une chanteuse. On visite le temple Tin Hau de Kwoloon et on passe devant l'ancien commissariat de police avant de faire un bref passage au marché de Jade, car ils sont vraiment trop collants.
Puisque nous sommes au métro Jordan et que nous avons faim, nous allons chez Ho Ho Wan Noodles ( petit restaurant ) goûter des wontons et des dumplings servis avec des nouilles ; ce n'est pas très cher, enfin, si car nous savons les faire et cela coûte trois fois rien ! (32, 33 et 22 pour la grosse bière) ; un homme est entrain de les confectionner avec du porc bien gras ; heureusement, les nôtres sont aux crevettes !.
Nous prenons le métro jusqu'à la station Mongkok ; quelle foule au Ladies Market ! achat d'un bon bao au lotus (6hk) chez Tong Kee Bao Dim autour du 36 Mongkok Road, puis visite du très beau et impressionnant marché aux fleurs. Aujourd'hui, on a vu de grandes files de gens qui attendaient le bus.
Nous rentrons à l'hôtel vers 8h et achetons de l'eau (9,8hk et des yaourts au Circle Market voisin 16,9hk les deux yaourts. On reçoit un petit message de notre fils "on va bien" et on comprend vite quand on regarde les infos à la TV : il y a eu d'horribles attentats à Paris.
Dimanche 15 : temple Won Tai Sin, Chin Nunnery, jardin Nan Lian, Kowloon Park
Réveil matinal. Nous prenons le métro ( aujourd'hui, c'est gratuit pour nous, toute la journée ! ) pour aller visiter au Nord, le temple Won Tai Sin ; ce dernier était réputé pour ses dons de guérisseurs et ses nombreux miracles, il est vénéré par les malades et par ceux qui veulent éviter la maladie ; il est déjà très animé quand nous y arrivons à 8h1/2.Il faut toucher les pattes du lion, cela porte bonheur ! Des hommes s'amusent en riant à tirer maladroitement une baguette de leur pot. Les femmes, à genoux sur leurs rangées de sièges secouent aussi leur pot pour tirer leur baguette et vont la faire lire à un préposé pour obtenir la prédiction associée au numéro de la baguette qu'elles ont tirée ! c'est un cliquetis de baguettes incessant . L'autel est trop loin pour que l'on puisse voir les statues dorées, car une barrière barre le passage ; on peut voir les quatre gardiens du temple qui sont juste derrière les barrières ; 9h : les groupes arrivent et font un brève passage en offrant des bâtons d'encens qu'un homme jette régulièrement à la poubelle.
Un petit groupe de prêtres, vêtus de leurs beaux vêtements et accompagnés de musique arrive et rentre dans le temple pour accomplir une petite cérémonie que nous pouvons apercevoir de loin et surtout entendre (litanies et chants); nous prenons une petite vidéo; ils repartent par le même chemin ; un homme frappe le gong ; on voit d'autres jolis petits pavillons qui ne sont pas plus accessibles ; derrière le temple, nous nous promenons dans un beau petit jardin "Good Wish Gardens"ponctué de pavillons, petits ponts, étangs et d'une belle cascade ; 11h : nous reprenons le métro pour une station Diamond Hill pour visiter le Chin Nunnery ou couvent des sœurs ; sa direction est bien indiquée à la sortie du métro ; il est entièrement en bois assemblé sans un seul clou, mais assez froid; les photos des dieux sont interdites.
Plus intéressant, est le jardin Nan Lian qui communique avec lui ; je suis obligée de prendre une gélule anti-douleur puissante, car j'ai mal au pied. Dans le jardin, petite pagode dorée et pont orange, un peu trop flash. L'orage gronde, mais nous avons le temps de faire le tour du jardin avant la pluie.
Quand nous rentrons, nous devons patienter un peu à la sortie de la station de métro YMT, car de grosses averses tombent et nous avons été optimistes et oublié les affaires de pluie ! la météo de HK est nulle.
Nous photographions une belle mosaïque avec des oiseaux, à la sortie du métro.
M. repart chercher un journal pour avoir des nouvelles de la France, car le China daily ne paraît pas le dimanche ; il achète le Sunday Morning qui présente en 1° page la photo de l'attentat qui a fait plus de 130 morts. Les chinois déconseillent d'aller en France. Nous lisons ces mauvaises nouvelles.
La pluie a cessé et nous allons déjeuner au Food Court au 30 Canton Road, mais, pas de chance il est fermé pour rénovation ! nous nous rabattons sur Coco (Ichibanya curry house; shop 302 silvercord)), un restaurant japonais situé au 3° étage de ce grand centre commercial Silvercord ; il n'est pas terrible non plus ! enfin, le curry de bœuf était meilleur que les quelques morceaux de viande que j'avais choisi ! bonne sauce néanmoins ; restaurant un peu cher pour nous (34e) avec une salade mixte, un nan mauvais et deux cocas. détail : salade mixte : 38hk, curry porc pané : 83, poulet curry : 63; un nan : 28 et deux cocas : 36 soit 272,80Hk.
Nous allons au Kowloon Park, sur le chemin, on rencontre des stands de pub et on nous offre un nescafé au lait, une petite bouteille de cidre Carlsberg et une canette de boisson hydratante NHO gold (ginger root extract, vit A, Ca, Iron, mg, Phosphorus, Zinc).
Il y a du monde partout ; dans le parc, les familles sont sorties et l'atmosphère est bon enfant ; elles admirent les flamants roses ; tout le monde traîne son ballon en forme de vache avec des pattes et un manteau avec une croix suisse; petit cornet de glace au McDonald du jardin, spectacle de taichi et de danse du lion (ils sont meilleurs à Paris), des étudiants en fin d'études, en robe noire et chapeau carré sur la tête se font photographier, exposants naturalistes pour les enfants qui repartent avec du terreau et du matériel, une fois qu'ils ont fini de remplir leur carte de recherches. Nous cherchons les statues géantes de Bd et finissons par les trouver (le jardin est plein de recoins). la visite est agréable et on oublie un moment que l'on est entouré de gratte-ciels ! des familles de musulmans pique-niquent par terre (la mosquée est à côté).
Il fait nuit, nous passons devant les somptueuses illuminations de Noël du 1881 Héritage Hotel pour aller sur la promenade près de la mer admirer les immeubles illuminés et changeant de couleur, les bateaux et jonques qui circulent ; c'est magnifique ; nous rentrons à l'hôtel, après être passés au Mark Shop à 7h : 1,5 l eau : 6,40; cheddar ; filet 8 oranges : 14,90 ; deux yaourts pack gâteaux /crackers 21,80 et pain de mie tranché 9,60 soit 101Hk.
Nous travaillons notre itinéraire de demain, un peu compliqué, avec la météo capricieuse ! Va t-on se risquer à monter au Victoria Peak ?
Lundi 16 Novembre : Aberdeen, Stanley
La météo annonce encore de la pluie, aussi nous n'irons pas au Victoria Peak ; nous décidons d'aller explorer Aberdeen et Stanley, au sud de l’île.
Nous prenons le bus 970X pour Aberdeen ; le départ se fait à l'arrêt Dundars 520 Nathan Road au Nord de YMT; en fait il se trouve en face de Park Shop ; il contourne l'île par l'ouest et arrive au terminal des bus : nous montons au 2° étage du bus (45mn de trajet).
Nous visitons le temple Tin Hau, tout proche, mais mal indiqué sur le LP ; il ressemble aux autres temples Tin Hau ; belles petites statues colorées, dans différentes attitudes, puis, nous faisons "la promenade" du bord de mer où l'on nous propose des promenades en bateau.; joli embarcadère pour aller au Jumbo Floating Resauranr, que nous n'avons pas vu. L’île, en face , est aussi recouverte de hauts buildings. Il fait très chaud et il ne pleut pas ! il fallait plutôt emmener casquette et crème solaire !
Nous allons jusqu"au bout de la promenade voir le marché aux poissons ; c'est un vrai dépaysement de se trouver dans cette partie de l'île ! Aberdeen est un important port de pêche et l'on voit de nombreux bateaux dans la baie.
Nous prenons maintenant le bus 973 (via chung hom hok) qui offre des aperçus sur la mer, vers Stanley après être passés à Repulse Bay ; Stanley est une petite station balnéaire, très fréquentée par les occidentaux ; ici, on a oublié de construire des gratte-ciels !
Nous rentrons en prenant la route intérieure qui passe par le tunnel d'Aberdeen ; nous avons des places de choix au 2° étage et à l'avant du bus. (vue sur le cimetière de Hong Kong en terrasses). Le bus s'arrête à Central.
C'est toujours un peu compliqué de trouver où est la station de métro Central. Nous allons à Scheun Wan repérer le ferry pour aller à Macau demain, et vérifier les prix (sortie du métro D); nous pénétrons dans un énorme centre commercial, et c'est au 3° ; prix 65 ans: (149 plus 174 Hk) x 2 , nous prenons l'aller à 9h et retour à 6h 1/4 au stand turbojet, et nous changeons 10 $hk contre des $Macau (change à peu près 1/1).
Nous allons dîner au Beef Brisket (boeuf curry, très très gras : 2 x 80 plus nouilles : 18 plus bière : 30), nous prenons un minisunday chez MacDo et retournons à l'hôtel étudier Macau.
Mardi 17 Novembre : Macau
Bonne nuit, nous nous réveillons tôt et avons le temps de prendre tranquillement notre petit déjeuner avant de partir à 8h-1/4. Il faut 40 minutes pour rejoindre le ferry; nous sommes en avance, mais on nous propose de prendre le ferry d'avant (celui encore avant avait été annulé) ; on nous colle un b n° de place sur notre billet et nous avons la chance d'être près de la fenêtre ; l'énorme ferry turbojet se remplit rapidement ; il est confortable .
Nous apercevons le port de HK et les îles et les piles d'un grand pont, peut-être de celui de Hong Kong/Lantau- Zhuhai -Macau dont on parle sur Internet ( ils vont aussi créer une île artificielle ); achat d'un paquet de cigarettes salem duty free pour 21HK ; en une heure, nous voilà à Macau ; le passage de frontière est rapide. Nous avons rempli une petite carte de départ / arrivée.
Nous allons visiter le patrimoine historique portugais d'époque coloniale. Nous prenons le bus n°3 jusqu'au Largo Senado, c'est un peu difficile de se repérer surtout qu'on nous donne de mauvais renseignements. Macau nous apparaît comme une petite ville à dimension plus humaine ou plus provinciale que HK, en dehors de quelques hauts buildings, notamment le gigantesque Hôtel Lisboa ! Le Largo Senado, piétonnier (sol en mosaïques dessinant des vagues et des symboles maritimes) est orné de bâtiments de belles couleurs jaunes et blanc.(malheureusement, ils sont entrain d'installer un podium pour Noël qui gâche la vue).
Nous visitons le Leal Senado : la jolie maison du sénat a des murs décorés d'azulejos et des escaliers fleuris ; belle salle à l'étage avec les portraits de tous les sénateurs ; la bibliothèque est fermée le matin, dommage !.
Nous visitons l'ancien crédit municipal "pawn shop museum" avec ses énormes armoires sur 8 étages où les marchandises étaient stockées puis nous allons voir un petit temple voisin. Nous continuons vers le Largo de Sao Domingos, au nord-est et visitons l'église Saint Dominique, église baroque, fraîchement repeinte en jaune et blanc (musée d'art sacré); c'est ici , en 1822, que le premier journal portugais a été publié sur le sol chinois. Les églises sont surveillées.
Nous visitons une belle maison chinoise ancienne Lou Kau Mansion, riche marchand chinois : hauts-reliefs et consoles ciselées (oiseaux en bois et feuillages) ; en haut, fenêtres avec gravures d'oiseaux ; dans la salle du fond où étaient reçus les plus éminents personnages, portique en bois sculpté, vitraux et tympans en relief au-dessus des portes ; belles fenêtres en fer forgé.
Devant une boutique, étalage de rectangles de viande séchée que l'on nous fait goûter. Nous arrivons devant un vaste escalier qui monte à la façade de l'église Saint Paul : quatre niveaux horizontaux et neuf sections verticales remplis de symboles ; la façade est en parfait état, mais derrière, il n'y a plus rien ! la Calcada de Sao Paulo est très encombrée par les nombreux visiteurs, mais le reste de la ville est calme ; tout petit temple Tin Hau, à côté.
Nous montons au Fort par de nombreux escaliers (remparts avec canons) et belles vues sur la ville , nous redescendons plus à l'est pour éviter la foule, mais nous finissons par nous perdre.
Nous rejoignons le Largo de St Agostino : l'église est jaune et le théâtre voisin, vert (fermé le mardi) ; Petite halte dans le jardin de style chinois de la bibliothèque Sir Robert Ho Tung situé dans un beau bâtiment colonial avec une façade avec des arches et des colonnes ioniques ; le séminaire St Joseph voisin est fermé aujourd'hui. Le café du LP est fermé ; nous avons faim et soif. Il fait très chaud aujourd'hui : nous avons sorti chapeau et mis de la crème solaire.
Nous continuons vers le sud-ouest et achetons une brioche au coco et une au jambon / petits pois dans une petite boulangerie (22 $ de Macau), puis nous visitons la jolie petite église St Laurent : jolis vitraux, aux dessins modernes, notamment au-dessus de l'hôtel et magnifique plafond voûté en berceau de bois bleu turquoise, avec poutres dentelées blanches et or .
Nous visitons ensuite Mandarin House, maison d'un marchand et écrivain célèbre dont les écrits ont influencé les empereurs, Dr. Sun Yatsen et même Mao ! elle a été très bien restaurée et est immense : nombreuses cours et multitude de belles pièces que nous n'avons pas eu le temps de tout découvrir.
Nous passons devant les Moorish Baracks, qui devaient être beaux (architecture mauresque pour les policiers musulmans indiens de Goa), mais sont en pleine restauration et recouverts par une bâche.
Nous arrivons au temple A-Ma situé au pied de gros rochers (deux salles, photos interdites) qui existait probablement déjà avant que les portugais arrivent (structure actuelle du 16°); Aka Tin Hau, déesse de la mer, d'où vient le nom Macau "A Ma Gau" est vénérée ici. Les bougies rose en forme de lotus sont énormes.
Nous ne pouvons pas rejoindre la baie sans passer par la colline Penha, aussi nous longeons l'Avenue de la Republica, qui longe la baie et ses tours, route paisible, sans beaucoup de circulation, pour chercher le bus 28b qui permet de rejoindre le ferry ; nous en prendrons un autre indiqué sur le plan de Macau que nous avons eu à l'hôtel, mais nous sommes perdus, car quelqu'un nous dit qu'il n'y va pas et le conducteur ne comprend pas le mot ferry ! Nous discutons difficilement avec les voyageurs, qui, comme souvent ne connaissent pas un mot d'anglais, ou qui ont l'habitude de nous envoyer sur de mauvaises pistes ; nous sommes inquiets, car nous ne voulons pas manquer le ferry, et le bus continue sa route, il est plein et nous ne pouvons pas voir le nom des rues !
Un jeune homme nous fait descendre à une station, nous sommes à Gonzagua Gomes et nous mène gentiment sur le chemin du ferry, nous sommes sauvés ! (le grand prix de Macau qui a lieu ce week end est en pleine installation). L'embarquement se fait dans la foire ; une énorme queue s'est formée pour obtenir les places sur le bateau et l'attente est interminable ! M. décide d'aller voir... et il revient avec nos deux places; on ne sait pas pourquoi les gens restaient à attendre (une autre file arrivait aussi d'un autre côté).
La sortie pour la police se fait facilement, car le panneau "file pour les plus de 65 ans s'est allumé", bien qu'un surveillant essaie d'abord de nous mettre dans la queue ordinaire ! La sortie du ferry fut très difficile aussi : nous avons mis un temps fou pour trouver la station de métro Scheung Wan ; nous avons traversé des centres commerciaux climatisés ; peut-être que le ferry s'est arrêté à un endroit différent de l'aller ?. Nous posons nos sacs à l'hôtel et il faut retourner à Park Shop faire quelques courses pour le petit déjeuner. Affamés, nous allons dîner au Macdonald voisin pour un prix et une qualité record ! (38,5 / p le menu Big Mac) ; nous prenons ensuite une petite cigarette dans le jardin situé en face de l'hôtel, qui est autorisé aux fumeurs ! Nous n'avons pas eu le temps de visiter le quartier chinois situé plus au Nord des ruines de l'église St Paul.
Mercredi 18 Novembre : Victoria Peak
Bonne nuit ! le soleil est annoncé : c'est le bon moment pour monter au Victoria Peak !
Nous prenons le métro jusqu'à la station Central ; le chemin est bien indiqué pour la station de funiculaire ; il n'y a presque personne et nous passons avec la carte Octopus et nous payons beaucoup moins, avec notre âge avancé !. Cela monte raide et les tours apparaissent penchées.
Il est 8h1/2 ; le tram arrive dans un centre commercial encore fermé (il ouvre à 10h) ; nous montons dans un autre centre commercial qui possède une terrasse offrant une belle vue sur la centrale électrique Lanna Tower, les îles.de Cheung Chau et de Lantau.
Nous cherchons à repérer les chemins pour descendre ; on parcourt sur Harlech Road une partie plane de la route qui fait le tour du Victoria Peak) puis Hatton Road, et des escaliers pour rejoindre le bas de la ville : c'est une bonne petite route ombragée avec quelques panneaux botaniques, des exercices à faire (nous sommes sur le Fitness Trail) et parfois des toilettes aménagées ; quelques personnes se promènent avec leur couple de chien, d'autres, plus sportifs, sont essoufflés et suent à grosses gouttes en faisant le chemin dans le sens de la montée.
Nous arrivons sur le campus de Hong Kong université (les étudiants ont manifesté les jours derniers) et avons du mal à trouver le métro, nous devons demander de l'aide et j'ai très mal aux pieds.
Nous prenons le métro jusqu'à la station Prince Edward pour chercher la boulangerie de dim-sum que nous ne trouvons pas ; un monsieur bien aimable, nous voyant chercher, nous conduit à un restaurant qui en propose, mais ce n'est pas ce que nous voulons ; nous le laissons s'éloigner et repartons ; en fait nous cherchions trop près du Marché aux Fleurs, mais les brioches étaient brûlantes et nous les avions acheté plus loin ; après tout un périple dans les rues, nous le localisons (36 Mongkok road) : bouchée au porc rôti (6,5) et meilleure aux haricots rouges (6). Puis nous revenons au joli Marché aux Fleurs qui commence par une grande boutique fort pourvue de décorations de Noël ; nous le longeons jusqu'à atteindre le Marché des Oiseaux, fermé l'autre soir. les murs sont décorés de tableaux de mosaïque colorée représentant des oiseaux ; on entend souvent les oiseaux chanter à Hong Kong et j'ai vu l'oiseau avec la petite crête sur la tête. C'est touchant de voir les hommes se promener, une petite cage dans la main ; les cages renferment un ou deux oiseaux ; un homme prend une cage et organise une rencontre avec une autre cage. Nous entendrons souvent les oiseaux à Hong Kong.
Nous rentrons à l'hôtel (café, écriture du CR, et change de monnaie).
Il est 4h, nous repartons dîner (en métro , c'est bon marché, pratique et évite de longues marches) au King's Lodge, restaurant cher, d'un certain standing, mais aussi familial (familles avec enfant), nous partageons un demi canard laqué, découpé en morceaux (sans gras), servi avec sa peau, ses crêpes de riz (nous avons aussi mangé, au début le papier qui les séparait !) et sa bonne sauce, type sauce Hoisin. (198 plus un bol de riz 12 et la théière sur la table 2 x 11 plus 10% = 255 hk ou 16e / p). C'était délicieux, mais moins fourni que nous ne le pensions.
Nous allons voir le spectacle "symphonie de lumières" qui permet d'admirer en musique les illuminations des tours qui changent de couleur : quelques jets de lumière jaillissent ou se croisent en suivant la musique, mais cela n'a pas d'intérêt !), les jonques illuminées passent ainsi qu'un gros bateau , sûrement un bateau de croisière.
Retour en métro de TST vers YMT et passage au Park Shop pour les courses habituelles 72,50 hk.
Jeudi 19 Novembre : Ngong Ping, Po Lin, Tai Po
Lever à 7h et départ en métro à 8h pour Tung Chung ; nous avons réservé depuis Paris deux places pour le téléphérique de Ngong Ping à 10h15 qui se trouve sur l'île de Lantau ; nous arrivons à 8 h 45, et repérons la station qui n'ouvre qu'à 10h, puis nous allons voir le bord de mer, accessible par une passerelle.
Quand nous revenons à la station, une foule importante fait la queue, mais nous avons nos réservations auxquelles il faut ajouter un supplément car nous nous sommes trompés à la réservation en demandant des places pour les plus de 65 ans qui sont réservés aux Hong Kongais ! nous payons le supplément de 70hk / p., mais il n'y a pas eu de problème. Une fois les caisses ouvertes et nos tickets en main, on attend et on fait la queue pour entrer dans une cabine du téléphérique. Il y a beaucoup de monde : les jardiniers, les groupes et les "cabine cristal" au fond transparent sont servis en premier.
Superbe trajet : le téléphérique monte et descend, offre de beaux points de vue pendant ces 25 minutes de trajet. Nous voici à Ngong Ping , nous arrivons dans un centre commercial (j'essaie des Tsh mais ils ne vont pas). Le village, à l'entrée, est sans intérêt (succession de boutiques). Nous voyons de belles fleurs colorées. Le paysage est verdoyant. Nous allons d'abord voir le temple bouddhiste de Po Lin, que nous jugeons "très synthétique"; c'est un temple moderne . Le petit temple qui sert de porte d'entrée est gardée par un beau garde musicien; nous voyons d'abord un hall entièrement décoré ( peintures au plafond, lustres en fleurs de lotus ) et trois statues de bouddha dorés . l'extérieur est aussi très beau avec ses sculptures figuratives, colonne en forme de dragon .
Nous visitons ensuite le grand Hall des 10 000 bouddhas qui est très récent: bouddhas sur les murs dans des petits carreaux; grands bouddhas dorés, scènes peintes au plafond et décors géométriques mais- rien d'émouvant - L'extérieur est très coloré.
Il est 11h1/2 et le fameux restaurant végétarien est ouvert ; nous décidons de le tester, ayant entendu beaucoup de bien à son sujet ; les prix ont augmenté ; maintenant c'est 98 hk pour le menu standard et 138 pour le menu de luxe ; nous choisissons le menu standard ; nous avons les tickets, on nous conduit à notre table, belle nappe jaune et on ous apporte assez rapidement tous nos plats, un fait-tout de riz et une théière en métal : soupe aux légumes (?), tofu japonais = steamed bean curd au maïs, petits pois, carottes émincées et sauce chili, sauté mixed capsicum, celery and firm tofu, plat de chou et champignons noirs des bois, petits rouleaux de printemps frits. C'était très bon ; le thé a un goût spécial ; le restaurant se remplit et les convives sont rapidement servis ; une salle spéciale est réservée pour ceux qui ont pris le menu de luxe. observation : il n'y a jamais de serviette en papier sur les tables.
Nous continuons notre repas par une visite au stand des bons desserts : à la datte, au lotus, un entremets au riz pas très bon, et une boule au sésame remplie de sésame noir 5hk pièce soit 20 hk. Il est midi, mais toutes les places dehors sont pleines (on peut commander d'autres plats).
Nous allons maintenant monter toutes les marches - 268 -qui conduisent au grand Bouddha haut de 26,40 m plus le trône de lotus (1993)qui est assis sur un lotus en haut de la colline et que l'on aperçoit pendant le trajet en téléphérique. Belle vue sur l'île de Lantau. Il y a beaucoup de monde. En bas, un homme donne à boire à une vache : elles se promènent en liberté. Nous redescendons et empruntons le sentier de la sagesse qui reproduit en extérieur le sutra du cœur, l'une des prières les plus célèbres du monde (confucianisme, bouddhisme, taoïsme): la prière est gravée sur des colonnes en bois disposées en forme de signe de l'infini.
Nous prenons le bus 21qui nous mène à Tai Po, nous sommes assis à l'avant du bus ; le chauffeur conduit vite (30 ou 40) et il y a de sérieux tournants. A Tai Po, nous traversons d'abord un long marché ; il y a foule ; la rue est jalonnée de nombreuses échoppes de poissons séchés plus ou moins puants (il paraît que la majorité des habitants sont des tankas, les descendants des premiers occupants de HK) ; il n'y a pas de voitures ici, mais des vélos qui klaxonnent à tour de bras ; une échappée nous permet de voir les fameuses maisons sur pilotis très pauvres qui longent l'isthme et quelques bateaux stationnés. On est très déçus, après avoir vu à la maison un reportage plus attirant. On retrouve la passerelle qui conduit, de l'autre côté de l'isthme à un autre marché puis la rue bifurque vers la droite ou la gauche ; nous prenons la rue à droite et croisons deux petits temples ( le kwain tai temple qui honore le dieu de la guerre du même nom ) et un autre en travaux ; une femme fait cuire des aliments dans du sable ; les maisons en fer-blanc sont étonnantes, enfin, ce sont plutôt des cases ou des containers, très pauvres ; le bout de la route mène à la mer (aigrettes) ; il n'y a pas de touristes qui se promènent de ce côté ; nous prenons dans une maison un coca froid à 5 hk.
Nous rebroussons chemin et empruntons le côté gauche : c'est une route sans fin, bordée d'habitations très pauvres, mais qui se prolonge par de belles maisons en dur ; certaines sont bordées par des petits jardins fleuris. Nous allons jusqu'à un temple, puis jusqu'au nouvel Héritage Inn qui est caché par les arbres ; un curieux ascenseur aérien mène en haut . Ce côté gauche de la route est plus coquet. La T est de 28°.
Nous retournons à la station de bus ; une queue interminable en zigzag s'est formée pour prendre le bus 11 pour Tung Chung : nous devons laisser passer au moins deux bus ; heureusement ils ont mis des bus supplémentaires! 35 minutes d'attente, les pieds en compote ; un routard anglais goûte les célèbres boulettes de poisson, mais n'a pas l'air de les apprécier! Le bus tourne et tourne, nous mettrons 50 minutes pour atteindre Tung Chung et il faut encore prendre le métro jusqu'à l'hôtel (avec un changement); une femme me laisse gentiment sa place ; pourtant elle est plus âgée que d'autres!
Passage obligé au Park Shop minisundae à l'ovomaltine 13hk chez Macdo. Il est 8h20. dépenses : métro 2, téléphérique 230 pour 2, bus 2 bus 2 et métro 1,8 ; le bus et le métro atteignent des prix records ! et le retour en métro est souvent moins cher, s'il on fait l'aller sur la même ligne ; parfois "une" station comme YMT - Jordan coûte aussi 2hk.
Vendredi 20 Novembre : Ile de Cheung Chau
Nous prenons le métro, puis le ferry à l'embarcadère n°5 en présence de groupes scolaires ; il ne coûte que 2hk pour 3/4 h et un trajet de 10 km ; Il n'y a pas de hauts buildings sur l'île, ni de voitures, mais énormément de vélos qui stationnent sur les quais , quelques kaidos (vélos tirant une petite charrette conçue pour une personne), quelques engins de transport bruyant. Ce qui nous frappe, à notre arrivée, c'est le grand nombre de bateaux de pêche colorés du port.
Les groupes scolaires circulent, venus sans doute ici pour une excursion, comme me l'a dit ma voisine dans le ferry ; on l'a vu, à plusieurs reprises, s'amuser avec son groupe (sans accompagnateur) mais pas faire du shopping ! Nous longeons le port, sur la droite (en sortant du ferry), visitons le marché : poissons, coquillages, boucherie (surtout du poulet), quelques fruits et légumes. Il y a aussi des toilettes, notons qu'on en trouve facilement (et gratuitement), en général, très propres.
Nous longeons la route, puis passons vers l'intérieur, avec l'espoir de pouvoir passer de l'autre côté de l'île ; c'est un labyrinthe de ruelles bordées de maisons et de quelques rares échoppes; ces ruelles sans fin se terminent par des escaliers ou des pentes raides qui montent vers la colline.
Nous n'avons plus qu'une solution : trouver l'unique petite rue qui traverse l'île dans sa partie la plus étroite en cinq minutes ! Les jeunes achètent des boulettes de poisson (comme hier) : ce sont des fish balls et d'autres aliments . Nous arrivons à une belle plage de sable doré (un seul baigneur!) les groupes scolaires sont là, mais sont restés habillés ! un groupe, habillé de Tsh décoré des éléments de la classification des éléments, est pris en photo. Nous longeons la plage sur la droite, cad vers le sud, jusqu'à un petit temple , mais, en passant, nous sommes interpellés par le bruit d'un hélicoptère qui se pose pour emmener un malade.
Nous n'avons pas rencontré de serpent venimeux ! Il n'y a pas grand monde qui va voir ce temple !
Nous retraversons la fameuse rue centrale et parcourons maintenant la partie ouest, vers le nord, bordée de restaurants et recherchons la boulangerie qui vend des buns : ici, tous les ans a lieu un festival des buns, et on les trouve en porte-clé ou coussin. Nous avons du mal à la trouver ; nous tentons de communiquer avec la vendeuse, (elle est étonnée d'être dans notre guide !) mais nous avons compris à temps qu'elle nous servait des buns froids ; je vois la petite étuve et nous choisissons deux buns chou / porc (10), un bun haricots rouge (8hk)et un au lotus (8hk) (il n'y en a pas plus qu'un !); le pain de ces derniers est épais et sec et n'arrive pas à la cheville de la Pâtisserie de Choisy ou les buns surgelés de chez Tang ! celui au porc est plus tendre, mais ce n'est pas très bon! c'est une déception ! comment peuvent-ils faire un festival des buns sur cette île ?
Nous visitons le temple Pak Tai qui est à côté : le personnel et leur chien mangent, et elle aura le toupet de me demander une donation. La tête du dieu est , encore ici, toute petite et il est engoncé dans sa robe brodée ; ouvertures de chaque côté avec le tigre et des petits personnages en relief (en partie cassés), faits avec des petits morceaux de carreaux de couleur ; quelques belles lanternes et pas de dieux menaçants devant l'hôtel, bref, un temple banal.
Devant le temple, ils passent du liquide vert et puant pour faire le revêtement de sol du terrain de sports.
Nous prenons un coca (6hk) et retournons au ferry, accompagné des groupes qui ont une entrée spéciale. Aujourd'hui, le temps est très brumeux, contrairement aux prévisions et nous avons même craint la pluie ! Cela gâche un peu la promenade en bateau ; nous revenons à l'embarcadère n°5 et allons grimper au 55° étage de la tour IFC : belle vue sur les buildings et les taxis miniatures !
Retour à l'hôtel et écriture du CR ; lecture du journal : ils ont arrêté le cerveau belge - 28 ans - responsable des attentats dans le Nord de Paris, à la suite d'un raid de la police. Nous allons dîner au restaurant sino-végétarien où nous sommes déjà allés 131 Parkes St : le thé est tiède ; le porc aigre-doux est bon mais les meatballs aux légumes mélangés sont seulement accompagnés de chou presque cru (bof !)et de quelques champignons avec un petit bol de riz (10hk) soit 196hk avec les 10%.
Nous rentrons par Temple St , je vois quelques Tsh, mais pas à ma taille et plutôt moches. Demain, c'est la dernière journée avant le retour à Paris dans la soirée.
Petit passage à Park Shop On fait imprimer nos cartes d'embarquement et on nous demande 10hk : ils sont vraiment rapiats, ces chinois!
Samedi 21 Novembre : Sha Tin et HK Heritage Museum
Nous nous levons vers 7h et laissons nos bagages dans une petite salle fermée (gratuite) et prenons le métro pour aller visiter le temple des 10 000 Bouddhas de Sha Tin. Ils annoncent la pluie et nous prenons notre pépin (encore pour rien !) Nous montons un escalier bordé de nombreux bouddhas dorés, de taille humaine, aux allures différentes et parfois amusantes. Nous sommes presque les seuls à faire cette visite !
Belle salle principale, murs décorés de très nombreuses petites statuettes de bouddha avec de plus gros bouddhas dorés, dans la partie inférieure ; devant l'autel un corps exhumé, intact, est laqué et doré dans une cage de verre :c'est celui de Reverend Yuet Kai (1940-1970) philosophe et poète, qui a fondé le monastère (bouddhiste); il est un peu fou, il s'est coupé les doigts et s'est arraché un morceau de poitrine pour en faire des lampes qu'il a brûlé devant Bouddha ; derrière lui, autel avec trois bouddhas entourés par des centaines de petites statues de bouddha ; autres halls, genre vitrines avec des arhants colorés, hall avec des chapelets de pétards ! dieu ou déesse sur un lion ou un éléphant blanc ; funérarium (petites cases dorées, abonnement pour 40 ans), nous explique une femme et une belle pagode à 9 étages.
Un homme nettoie une statue de bouddha au jet d'eau.
Nous montons l'escalier derrière le temple jusqu'à différents petits autels ; temple avec un bouddha debout ; drôle de bouddha dont les bras / mains sortent des yeux ! et un autre funérarium où une femme est occupée à passer un pinceau sur les inscriptions situées, dans la petite case, sous la photo de son père ( peut-être ? ). Elle a déposé sur une petite table, son plat et sa boisson préférée, un bon gâteau et un petit bouquet de fleurs. Plus loin, nous dominons une mare où nagent de grosses tortues et, encore plus haut, nous voyons un gros bouddha couché en pierre; nous montons à son niveau et arrivons à une cascade qui sort de la falaise par un tuyau ; mare aussi, avec des poissons.
Nous quittons le temple et passons devant les quelques maisons du village de Pai Tau, le reste de la ville étant occupé par de hauts buildings. Nous longeons l'estuaire (piste cyclable) , partiellement comblé, pour gagner du terrain (alors, adieu, les plages !), nous prenons le pont piétonnier et reprenons le métro à Sha Tin pour une station : Che Kung Temple (pose gâteaux secs devant le musée).
Nous allons visiter le Hong Kong Heritage Museum : c'est un musée avec de grands couloirs vides, nous visitons la section retraçant la vie des ethnies Pautis et Aka (leurs esclaves, en quelque sorte), grand sampan en bois, M.fait une vidéo du mariage du bateau-dragon ( les femmes balancent leurs bras en avançant pour imiter le mouvement du bateau-dragon ) qui vient du musée historique que nous avons visité l'autre jour ; ce musée était beaucoup plus ludique et on pouvait s'asseoir !
Nous visitons une salle très intéressante retraçant l'évolution de Hong Kong, depuis les temps anciens (avec quelques petites maisons !), la population s'étant agrandi de façon exponentielle ! maintenant, il y a des milliers de tours ! L'aéroport de Lantau a été construit sur une île artificielle ( avant, il était à kowloon, mais c'était trop dangereux : les avions rasaient le toit des buildings ), et d'autres parties de la mer ont été comblées pour gagner de la place ; plusieurs tunnels passent sous la mer et de grands travaux sont encore prévus : des lignes de métro sont poursuivis, des lignes de train créées, c'est incroyable ; ils vont faire un autre tunnel sous la mer pour faire passer une ligne de train entre Central et le sud de l'île. Beau musée d'art chinois avec des pièces très anciennes impeccables, on se demande si elles sont d'origine.
Le temple Che Kung Temple est fermé pour rénovation.
Nous perdons un peu de temps en retournant au métro Sha Tin pour chercher un Macdonald, mais la foule est bruyante et irrespirable ! Nous rentrons dans nos quartiers et prenons un menu Alpine chez Macdonald, près de Park Shop (38 hk/p) et un friand aux pommes (5hk) ( quatre jeunes occupent une table sans consommer) et nous allons lire le journal dans un petit square du quartier. Nous lisons un reportage sur un voyage de quatre chinois en Iran : ils ont ressenti les mêmes choses que nous.
Pas de pluie, aujourd'hui : ils encore eu tout faux ! (Nous avons dépensé 150 hk plus 10,3 pris sur les 50e de caution, soit 160,3 soit 20e pour 10 jours métro et ferry par personne sauf ferry Macau) ; et encore c'est l'airport express qui est très cher ! (60hk); bus du premier jour 13hk ; on nous retient 9hk si on rend la carte dans un délai inférieur à trois mois.
En gros, nous avons dépensé 55e/jour (non compris l'avion et l'hôtel, sans souvenir) pour deux personnes , pour 10 jours. (donc avec petit déjeuner dans la chambre et un repas par jour). Si vous faites Ocean Park ou Disney, c'est beaucoup plus cher.
Nous prenons le bus 21 (13hk$) et nous installons à l'étage, aux places de devant. Nous sommes émerveillés par la vue saisissante sur la forêt de gratte-ciels des banlieues de HK. Nous passons par le plus long pont suspendu du monde (40mn de trajet). Ce sera un trajet inoubliable !
Nous descendons à l'arrêt de bus Ming Lane et allons à l'hôtel Inn, à Kowloon/ Yau Ma Tei, 60 Portland St, réservé par Booking ; il est 8h du soir . Il y a du monde dans les rues et dans les restaurants. On ne traverse la rue que lorsque le signal sonore s'accélère. Les échafaudages sont en bambou.
L'accueil de l'hôtel n'est pas terrible : ici, c'est money first ! il faut payer la totalité de la chambre dès l'arrivée ; impossible de discuter ! nous demandons quand même à voir la chambre , c'est au 12° étage (vue sur un immeuble sous bâche et un immeuble apparemment habité, mais peu éclairé). Nous pensions payer en liquide mais nous n'avons pas de cash HK et devons chercher un bureau de change, on nous en indique un, mais il est fermé (de même que celui qui est en face de l'hôtel) ! Nous errons fatigués dans les rues encombrées, que nous ne connaissons pas et trouvons sur Nathan Road (582/592) un petit bureau de change ; nous repartons avec une grosse liasse de billets. Le cours est de 1euro = 8hk (9 812 HK$ pour 10 nuits, soit 60% de notre cagnotte !). Il pourra atteindre 8,1hk. (faire attention, l'euro baisse actuellement).
La chambre est petite, mais propre et bien, il y a même une bouilloire, enfin, pas si bien que ça, car nous avons voulu tirer du mur le lit double pour faire un passage, ce qui fait que je me suis cognée au pied du lit (protégé par un plastique dur) pendant la nuit ; et cela s'est aggravé les jours suivants (comme une foulure).
Mardi 12 Novembre : HK Island Nous prenons le petit déjeuner dans la chambre avec les restes du voyage et le thé au jasmin offert par l'hôtel (deux petites bouteilles d'eau offertes par jour).
Nous prenons le métro YMT (pas d'escalator ici), juste à côté de l'hôtel jusqu'à la station Tsim Sha Tsui : nous passons notre carte Octopus à l'entrée mais le prix sera prélevé et indiqué à la sortie ; en cas d'aller-retour dans la journée, le retour est moins cher ; le métro fait "do do do" quand il faut s'arrêter de monter ! les gens font la queue sur les flèches de gauche et de droite et laissent celle du milieu pour les entrée, sortie ; en général c'est respecté ; le métro est propre, pas de revêtement en tissu pour les sièges (qui glissent un peu) ; interdiction de manger ou de fumer ; une fois il y avait même un poulet barré.
Le Musée des Arts est fermé pour restauration ; nous marchons un peu jusqu'au Star Ferry (peu de monde) (que nous payons avec la carte Octopus) pour Central HK (10 minutes) (grande roue et travaux sur un grand terrain) et empruntons des passerelles interminables, mais pratiques et peu encombrées, nous apercevons Jardine House avec ces 52 étages et ses fenêtres en forme de hublots et allons jusqu'à Statue Square ; promenade du LP p.75 (le Guide du routard pour HK est très succinct).
Nous avons le droit de monter au 3° étage de la tour HSBC, par contre on ne peut plus monter au 43° étage de la banque de Chine à cause du terrorisme . Mais nous avons d'abord touché les pattes du lion qui sont devant, car cela porte bonheur !
Nous nous promenons dans le HK Park (p.109), parc aménagé paisible (plan d'eau avec poissons et tortues), ceint par d'impressionnants buildings. On visite la Flagstaff House, Musée des Arts du Thé, en présence de scolaires. Le sol de l'entrée de la cathédrale St John, repeinte en jaune, a de belles mosaïques récentes. Nous nous arrêtons chez Mark et Spencer, 28 Queen's Road Central pour acheter des sandwichs (le pack de 2 sandwichs chicken : 49, eau 750ml : 12), plus chers qu'à Paris ; Le café est hors de prix (au moins 2,50e, même dans le kiosque du HK Park ); c'est l'heure de pause et il y a foule ici ; Il y a beaucoup de voitures et de bus, ainsi que des taxis rouge, mais pas de moto.
Nous cherchons le Jardin botanique et zoologique ; cela grimpe dur ! c'est un petit parc, cerné par d'impressionnants buildings, avec des ibis rouges et différentes races de petits et très gros singes. Un vautour plane.
Nous sommes fatigués et mettons du temps à rejoindre le métro Central ( pendant la suite de notre séjour, il sera toujours difficile à atteindre ).
Nous rejoignons Kowloon jusqu'à la station Tsim Sha Tsui (le métro passe sous la mer). Nous empruntons une longue sortie souterraine dans le métro pour rejoindre l'hôtel Péninsula. Les différentes sorties possibles sont très bien indiquées par des lettres (si en rate une, on peut toujours récupérer notre erreur ) ; les escalators, nombreux, marchent bien ; Une femme se lève souvent pour me laisser sa place, mais jamais un homme, même un jeune ; ils ne respectent même pas leurs vieux parents. Les habitants de HK sont de bons marcheurs, car les couloirs d'accès ou de sortie du métro sont très longs ! il y a souvent un ascenseur.
A l'hôtel Péninsula, nous sommes étonnés de voir les gens faire la queue, qui n'avance pas vraiment, pour prendre le thé / petits gâteaux, hors de prix. Cet hôtel, en grande partie transformé en longues galeries commerciales désertes, de luxe, ne présente aucun intérêt. Nous avons visité des grands hôtels, notamment à Cuba, beaucoup plus beaux !
Nous voulons parcourir la célèbre Avenue des Stars; mais elle est fermée pour des travaux d'envergure, pendant encore trois ans, ainsi que la promenade est Tsim Cha Tsui !!
Nous trouvons une passerelle, passons devant une esplanade où se fait l'interview (d'une star ?), montons descendons et rejoignons le Musée historique (5 $HK par p pour les seniors! au lieu de 10).
C'est un musée remarquable et très tranquille. Nous visitons surtout l'admirable section des traditions populaires, sous forme de scènes vivantes reconstituées avec minutie, très bien mis en valeur et accompagnées de petites vidéos ; cérémonies de mariage, temple reconstitué, jonques, ensemble de mobiliers miniatures servant d'offrandes, dieux plus grands que nous, danse du lion, arbres aux buns : sorte de mât géant où on monte pour prendre un bun (c'est maintenant interdit, car très dangereux), marais-salants ; coutumes des ethnies. On peut s'asseoir pour se reposer. Il fait nuit, nous sommes fatigués, mais affamés et cherchons à localiser un restaurant; nous traversons le marché de nuit de Temple st ; les astrologues se sont installés .
Il est 18h30 : nous dînons au Sino-Vegetarian restaurant 131/135 Parkes St qui n'est pas que végétarien ; il faut insister pour qu'on s'occupe de nous ; les plats ont des prix semblables 72 ou 78 : nous partageons du porc frit (peu de morceaux) aux bons légumes dont champignons et bœuf (tendre) aux vermicelles transparents ; on vous impose une théière (9/p plus les 10%) de thé un peu clair. Cela fait quand même 11e/p pour un seul plat (178$hk). Nous avons apporté nos fourchettes ! Il est 19h et le restaurant est plein.
Nous trouvons un supermarché, Park n shop : depuis l'hôtel, on descend Portland St jusqu'à la station de métro YMT, on tourne à gauche et encore à gauche sur Nathan Road, le supermarché se trouve après Macdonald ; (achat de Nescafé 3 en 1 : 24 sticks : 29,90hk). Ici, les œufs sont de longue durée : trois mois !! On trouve des 7 Eleven partout et même dans le métro, mais ils sont moins intéressants qu'en Thaïlande.
Vendredi 13 Novembre : HK Island - Scheung Wan -
Après une nuit un peu difficile, nous regardons la TV, il n'y a que des chaînes chinoises . L'accueil nous prédit de la pluie jusqu'au 16 !
Nous allons prendre le petit déjeuner au Kam Wah Café ; le trajet est un peu casse-pieds, ce café est situé au Nord du métro Mongkok, à 700m de notre hôtel (il faut mieux y aller en métro). Nous discutons avec deux locaux retraités ; nous prenons un bun crispy au beurre, du café et une tartelette aux œufs, recommandée par nos voisins (moins bonne que celle de Paris 13° !) : 55hk$ ; le dessus du bun qui sort du four est croustillant à souhait.
Nous prenons le métro Mongkok jusqu'à Sheung Wan sur HK Island, quartier situé plus à l'ouest que la veille (p.91 du LP) et commençons par visiter le Western Market, près du métro. C'est un joli bâtiment de style édouardien ; ancien marché de produits frais à Hk, on y trouve maintenant des souvenirs et de nombreux tissus à l'étage ; au 2° étage, joli restaurant luxueux encore fermé.
On parcourt des boutiques vendant des nids d'oiseaux, autres bestioles séchées et champignons aphrodisiaques ; ce n'est pas très appétissant et les prix sont très chers. Une très haute tour a seulement une fenêtre en façade (à chaque étage) ! Nous faisons un tour au Hollywood Park, joli petit parc tranquille agrémenté de petits pavillons de style chinois autour d'un petit plan d'eau.
Nous cherchons les quatre temples et montons les nombreux escaliers de Pound Lane sans trouver les temples qui se situent, en fait, en bas : Pak sing Ancestral Hall : au 19° beaucoup de chinois qui cherchaient une vie meilleure sont morts en mer ; certains ne pouvaient pas payer les frais de rapatriement ; aussi les familles ont érigé 3000 tablettes pour leurs ancêtres, dans une salle derrière l'autel. Des visiteurs font des offrandes (papiers).
Le kwun yum temple a une sculpture en laiton au-dessus de la porte d'entrée.
Ces petits temples n'ont pas trop d'intérêt. Mais au moins, on n'est pas obligés de se déchausser (dans aucun des temples de HK).
Nous continuons sur Hollywood Road, avec ses stands de cercueil et ses nombreux antiquaires (défenses d'ivoire sculptés) et rejoignons le joli temple Man Mo, temple taoïste dédié au dieu de la littérature (man) et au dieu de la guerre (mo pour épée) tous deux vénérés par les étudiants qui souhaitaient réussir leur examen afin d'obtenir un poste de fonctionnaires dans la Chine impériale; le temple est enfumé par l'encens : le plafond est recouvert de spirales d'encens. C'était un lieu important de dévotion et d'arbitrage entre les chinois et les colonialistes. On verra souvent des statues noires, à barbe noire et portant une coiffe (avec des pompons et des ailettes latérales).
Nous achetons un pork bun à la boulangerie Lin heung tea house (160/164 wellington st), mais n'apprécions pas beaucoup ; pourtant nous verrons des groupes y faire la queue. Joli tag sur un mur.
Nous prenons la direction des mid-levels escalators ( ce n'est pas aussi impressionnant que je ne me l'imaginais !) jusqu'à la mosquée Jamia, verte qui offre une vue spectaculaire sur les gratte-ciels qui ont au moins 40 étages. Nous sommes invités à venir à l'intérieur (contrairement à ce que dit le LP !).
Nous cherchons à rejoindre le métro central, mais les escalators ne vont pas jusque là. Il pleut, et ce n'est pas évident de trouver le bon passage ! Retour en métro. Nous dînons à côté de l'hôtel au Beef Brisket : curry d'agneau (58 hk$ peu de viande) servi avec des nouilles et du bouillon et curry de bœuf sans nouilles (80 hk$).Tous les deux avec quelques morceaux de pomme de terre ; C'est bon, un peu épicé.
Nous sortons faire notre promenade du soir et allons voir le théâtre voisin où vont bientôt commencer des spectacles de l'Opéra de Pékin (prix : 120 ; tarif réduit : 70) puis continuons vers un marché de gros qui a fini sa journée, mais est en cours d'approvisionnement (cartons de fruits). La transition entre ce marché et les hauts immeubles est étonnante. Reclamation St est déserte . Nous allons au Prosperous Garden voisin ; ce petit coin, au pied des immeubles est très calme et reposant (au même moment Nathan Road est très agité). Il est bordé par une cinémathèque et une librairie associée au cinéma ; un festival de films français va bientôt avoir lieu : ils vont passer Le grand blond avec une chaussure noire ! Voyage en Chine. Nous parcourons toute la Shangaï St ; le restaurant de nouilles où nous irons demain est tout près du métro Jordan. A l'entrée du marché de nuit de Temple St (cad au bout de cette rue, par rapport à nous), le Canton Dim Sum Master est fermé.
Nous rentrons par Temple St : le marché de nuit, au milieu de la rue est sans intérêt ;
Il est 19h 20, nous passons chez Park shop faire les courses pour notre petit déjeuner que nous prendrons dorénavant à l'hôtel :brioche ; confiture ; 3 yaourts soit 60,70 hk$.
Nous retournons à l'hôtel lire le China Daily disponible gratuitement à l'hôtel : en Chine, le réseau ferroviaire se développe avec notamment un projet de train pour relier Chine et Laos. Un projet sera peut-être adopté pour que les femmes aient le droit d'avoir un 2°enfant ; la fécondation in vitro progresse à grands pas, mais elle coûte très cher.
Samedi 14 Novembre : Cause Bay, Wan Chai, Ladies Market, Flowers Market
Petit déjeuner dans la chambre ; la douche n'a pas de tuyau flexible.
Nous partons en métro jusqu'à Causeway Bay ; il y a beaucoup de monde dans les rues ce matin, car c'est le début du week end .
Nous visitons le temple Tin Hau, dédié à la déesse de la mer à la figure noire et des marins ; nous pensions nous trouver dans un endroit calme et espacé, mais, comme d'habitude, il est cerné par des hauts immeubles ; joli fronton représentant des petites figurines shek wan, en céramique de couleur : gens qui vont au temple ou sont devant leur maison. ; on retrouve le même genre de temple que l'on a vu hier avec les gardiens protecteurs devant l'autel et le dieu. De chaque côté du temple on voit deux portes rondes où l'on aperçoit d'un côté un tigre et de l'autre côté sûrement un dragon. Un escalier en colimaçon dans la cour du temple permet aux habitants de couper en passant par le temple.
Le jeune Mr.Lee nous fait sa propagande pour les prochaines élections électorales prévues le 22 novembre.
Nous allons voir le temple Lin Fa un peu plus loin, petit temple à la façade octogonale devant un gros rocher; le premier étage est fermé. Nous sommes pas très loin du Victoria Park qui aurait été construit en gagnant du terrain sur la mer. Nous essayons de prendre le tramway (d'abord à contresens !) pour rejoindre Wan Chai , c'était une grosse erreur : Le tramway était plein et n'avançait pas vite, on ne voyait rien, coincés entre les gens et c'était long ! au passage nous apercevons la dame qui bat dans un linge des papiers ou les figurines des gens auxquels on veut lancer un mauvais sort.
Happy valley (courses de chevaux) : les courses habituelles du mercredi soir 18 Nov n'ont pas eu lieu. Ils paraît qu'elles ont eu lieu à Sha Tin.
Nous voulons faire la promenade p.113 du LP et commençons par visiter le Southern playground : rien ne correspond à la description du LP, ce terrain est inactif, nous voyons seulement des gens assis sur les gradins.
Nous allons au temple Hung Shing, le LP est trop négatif dans ses impressions ; ensembles de statues disposées en escalier ; c'est un temple curieux construit autour des rochers (on les voit à l'intérieur du temple, derrière l'autel); là aussi des décorations en céramiques ornent le toit.
A proximité, je suis interpellée par les broderies d'une devanture et je rentre dans la boutique où nous voyons de belles broderies chinoises venant d'une région entre Nanjin Shanghaï ; un grand tableau représente de nombreux enfants entrain de jouer ainsi que des scènes agricoles et de vie .
Le Spring Garden n'a pas d'intérêt; nous passons devant la vieille poste et le marché Wan Chai.
La House of Stories, en décrépitude est fermée ; nous continuons jusqu'au joli et très riche Pak Tai temple, le plus grand de Hong Kong Island et le plus beau ; Pak Tai (taoïste) est le commandant des cieux qui a vaincu le démon king ; les céramiques chinoises du toit racontent des histoires de l'opéra cantonais ; dragons en pierre devant le temple ; dizaines de grandes statues à l'intérieur avec différentes positions des mains ; belles lanternes ; beaucoup d'abats-jour en forme de lotus ; cônes avec des petites statues ; quatre gardiens protecteurs devant l'autel ; petites scènes en relief sculptées à l'intérieur; grande statue de Pak Tai ; petit musée adjacent.
A part ce dernier temple, la promenade n'était pas vraiment intéressante. J'ai oublié de dire que les temples sont horriblement enfumés par l'encens, ce qui est contradictoire avec la politique anti-fumeurs de la ville ; on peut quand même fumer autour des poubelles rouges !
Nous reprenons le métro Wan Chai - Admiralty -YMT et nous nous reposons à l'hôtel vers 3h et je soigne ma cheville.
A 4h, nous traversons Temple St où le marché de nuit n'est pas encore installé, on entend de la musique et on jette un coup d’œil au café où jouent un petit orchestre et une chanteuse. On visite le temple Tin Hau de Kwoloon et on passe devant l'ancien commissariat de police avant de faire un bref passage au marché de Jade, car ils sont vraiment trop collants.
Puisque nous sommes au métro Jordan et que nous avons faim, nous allons chez Ho Ho Wan Noodles ( petit restaurant ) goûter des wontons et des dumplings servis avec des nouilles ; ce n'est pas très cher, enfin, si car nous savons les faire et cela coûte trois fois rien ! (32, 33 et 22 pour la grosse bière) ; un homme est entrain de les confectionner avec du porc bien gras ; heureusement, les nôtres sont aux crevettes !.
Nous prenons le métro jusqu'à la station Mongkok ; quelle foule au Ladies Market ! achat d'un bon bao au lotus (6hk) chez Tong Kee Bao Dim autour du 36 Mongkok Road, puis visite du très beau et impressionnant marché aux fleurs. Aujourd'hui, on a vu de grandes files de gens qui attendaient le bus.
Nous rentrons à l'hôtel vers 8h et achetons de l'eau (9,8hk et des yaourts au Circle Market voisin 16,9hk les deux yaourts. On reçoit un petit message de notre fils "on va bien" et on comprend vite quand on regarde les infos à la TV : il y a eu d'horribles attentats à Paris.
Dimanche 15 : temple Won Tai Sin, Chin Nunnery, jardin Nan Lian, Kowloon Park
Réveil matinal. Nous prenons le métro ( aujourd'hui, c'est gratuit pour nous, toute la journée ! ) pour aller visiter au Nord, le temple Won Tai Sin ; ce dernier était réputé pour ses dons de guérisseurs et ses nombreux miracles, il est vénéré par les malades et par ceux qui veulent éviter la maladie ; il est déjà très animé quand nous y arrivons à 8h1/2.Il faut toucher les pattes du lion, cela porte bonheur ! Des hommes s'amusent en riant à tirer maladroitement une baguette de leur pot. Les femmes, à genoux sur leurs rangées de sièges secouent aussi leur pot pour tirer leur baguette et vont la faire lire à un préposé pour obtenir la prédiction associée au numéro de la baguette qu'elles ont tirée ! c'est un cliquetis de baguettes incessant . L'autel est trop loin pour que l'on puisse voir les statues dorées, car une barrière barre le passage ; on peut voir les quatre gardiens du temple qui sont juste derrière les barrières ; 9h : les groupes arrivent et font un brève passage en offrant des bâtons d'encens qu'un homme jette régulièrement à la poubelle.
Un petit groupe de prêtres, vêtus de leurs beaux vêtements et accompagnés de musique arrive et rentre dans le temple pour accomplir une petite cérémonie que nous pouvons apercevoir de loin et surtout entendre (litanies et chants); nous prenons une petite vidéo; ils repartent par le même chemin ; un homme frappe le gong ; on voit d'autres jolis petits pavillons qui ne sont pas plus accessibles ; derrière le temple, nous nous promenons dans un beau petit jardin "Good Wish Gardens"ponctué de pavillons, petits ponts, étangs et d'une belle cascade ; 11h : nous reprenons le métro pour une station Diamond Hill pour visiter le Chin Nunnery ou couvent des sœurs ; sa direction est bien indiquée à la sortie du métro ; il est entièrement en bois assemblé sans un seul clou, mais assez froid; les photos des dieux sont interdites.
Plus intéressant, est le jardin Nan Lian qui communique avec lui ; je suis obligée de prendre une gélule anti-douleur puissante, car j'ai mal au pied. Dans le jardin, petite pagode dorée et pont orange, un peu trop flash. L'orage gronde, mais nous avons le temps de faire le tour du jardin avant la pluie.
Quand nous rentrons, nous devons patienter un peu à la sortie de la station de métro YMT, car de grosses averses tombent et nous avons été optimistes et oublié les affaires de pluie ! la météo de HK est nulle.
Nous photographions une belle mosaïque avec des oiseaux, à la sortie du métro.
M. repart chercher un journal pour avoir des nouvelles de la France, car le China daily ne paraît pas le dimanche ; il achète le Sunday Morning qui présente en 1° page la photo de l'attentat qui a fait plus de 130 morts. Les chinois déconseillent d'aller en France. Nous lisons ces mauvaises nouvelles.
La pluie a cessé et nous allons déjeuner au Food Court au 30 Canton Road, mais, pas de chance il est fermé pour rénovation ! nous nous rabattons sur Coco (Ichibanya curry house; shop 302 silvercord)), un restaurant japonais situé au 3° étage de ce grand centre commercial Silvercord ; il n'est pas terrible non plus ! enfin, le curry de bœuf était meilleur que les quelques morceaux de viande que j'avais choisi ! bonne sauce néanmoins ; restaurant un peu cher pour nous (34e) avec une salade mixte, un nan mauvais et deux cocas. détail : salade mixte : 38hk, curry porc pané : 83, poulet curry : 63; un nan : 28 et deux cocas : 36 soit 272,80Hk.
Nous allons au Kowloon Park, sur le chemin, on rencontre des stands de pub et on nous offre un nescafé au lait, une petite bouteille de cidre Carlsberg et une canette de boisson hydratante NHO gold (ginger root extract, vit A, Ca, Iron, mg, Phosphorus, Zinc).
Il y a du monde partout ; dans le parc, les familles sont sorties et l'atmosphère est bon enfant ; elles admirent les flamants roses ; tout le monde traîne son ballon en forme de vache avec des pattes et un manteau avec une croix suisse; petit cornet de glace au McDonald du jardin, spectacle de taichi et de danse du lion (ils sont meilleurs à Paris), des étudiants en fin d'études, en robe noire et chapeau carré sur la tête se font photographier, exposants naturalistes pour les enfants qui repartent avec du terreau et du matériel, une fois qu'ils ont fini de remplir leur carte de recherches. Nous cherchons les statues géantes de Bd et finissons par les trouver (le jardin est plein de recoins). la visite est agréable et on oublie un moment que l'on est entouré de gratte-ciels ! des familles de musulmans pique-niquent par terre (la mosquée est à côté).
Il fait nuit, nous passons devant les somptueuses illuminations de Noël du 1881 Héritage Hotel pour aller sur la promenade près de la mer admirer les immeubles illuminés et changeant de couleur, les bateaux et jonques qui circulent ; c'est magnifique ; nous rentrons à l'hôtel, après être passés au Mark Shop à 7h : 1,5 l eau : 6,40; cheddar ; filet 8 oranges : 14,90 ; deux yaourts pack gâteaux /crackers 21,80 et pain de mie tranché 9,60 soit 101Hk.
Nous travaillons notre itinéraire de demain, un peu compliqué, avec la météo capricieuse ! Va t-on se risquer à monter au Victoria Peak ?
Lundi 16 Novembre : Aberdeen, Stanley
La météo annonce encore de la pluie, aussi nous n'irons pas au Victoria Peak ; nous décidons d'aller explorer Aberdeen et Stanley, au sud de l’île.
Nous prenons le bus 970X pour Aberdeen ; le départ se fait à l'arrêt Dundars 520 Nathan Road au Nord de YMT; en fait il se trouve en face de Park Shop ; il contourne l'île par l'ouest et arrive au terminal des bus : nous montons au 2° étage du bus (45mn de trajet).
Nous visitons le temple Tin Hau, tout proche, mais mal indiqué sur le LP ; il ressemble aux autres temples Tin Hau ; belles petites statues colorées, dans différentes attitudes, puis, nous faisons "la promenade" du bord de mer où l'on nous propose des promenades en bateau.; joli embarcadère pour aller au Jumbo Floating Resauranr, que nous n'avons pas vu. L’île, en face , est aussi recouverte de hauts buildings. Il fait très chaud et il ne pleut pas ! il fallait plutôt emmener casquette et crème solaire !
Nous allons jusqu"au bout de la promenade voir le marché aux poissons ; c'est un vrai dépaysement de se trouver dans cette partie de l'île ! Aberdeen est un important port de pêche et l'on voit de nombreux bateaux dans la baie.
Nous prenons maintenant le bus 973 (via chung hom hok) qui offre des aperçus sur la mer, vers Stanley après être passés à Repulse Bay ; Stanley est une petite station balnéaire, très fréquentée par les occidentaux ; ici, on a oublié de construire des gratte-ciels !
Nous rentrons en prenant la route intérieure qui passe par le tunnel d'Aberdeen ; nous avons des places de choix au 2° étage et à l'avant du bus. (vue sur le cimetière de Hong Kong en terrasses). Le bus s'arrête à Central.
C'est toujours un peu compliqué de trouver où est la station de métro Central. Nous allons à Scheun Wan repérer le ferry pour aller à Macau demain, et vérifier les prix (sortie du métro D); nous pénétrons dans un énorme centre commercial, et c'est au 3° ; prix 65 ans: (149 plus 174 Hk) x 2 , nous prenons l'aller à 9h et retour à 6h 1/4 au stand turbojet, et nous changeons 10 $hk contre des $Macau (change à peu près 1/1).
Nous allons dîner au Beef Brisket (boeuf curry, très très gras : 2 x 80 plus nouilles : 18 plus bière : 30), nous prenons un minisunday chez MacDo et retournons à l'hôtel étudier Macau.
Mardi 17 Novembre : Macau
Bonne nuit, nous nous réveillons tôt et avons le temps de prendre tranquillement notre petit déjeuner avant de partir à 8h-1/4. Il faut 40 minutes pour rejoindre le ferry; nous sommes en avance, mais on nous propose de prendre le ferry d'avant (celui encore avant avait été annulé) ; on nous colle un b n° de place sur notre billet et nous avons la chance d'être près de la fenêtre ; l'énorme ferry turbojet se remplit rapidement ; il est confortable .
Nous apercevons le port de HK et les îles et les piles d'un grand pont, peut-être de celui de Hong Kong/Lantau- Zhuhai -Macau dont on parle sur Internet ( ils vont aussi créer une île artificielle ); achat d'un paquet de cigarettes salem duty free pour 21HK ; en une heure, nous voilà à Macau ; le passage de frontière est rapide. Nous avons rempli une petite carte de départ / arrivée.
Nous allons visiter le patrimoine historique portugais d'époque coloniale. Nous prenons le bus n°3 jusqu'au Largo Senado, c'est un peu difficile de se repérer surtout qu'on nous donne de mauvais renseignements. Macau nous apparaît comme une petite ville à dimension plus humaine ou plus provinciale que HK, en dehors de quelques hauts buildings, notamment le gigantesque Hôtel Lisboa ! Le Largo Senado, piétonnier (sol en mosaïques dessinant des vagues et des symboles maritimes) est orné de bâtiments de belles couleurs jaunes et blanc.(malheureusement, ils sont entrain d'installer un podium pour Noël qui gâche la vue).
Nous visitons le Leal Senado : la jolie maison du sénat a des murs décorés d'azulejos et des escaliers fleuris ; belle salle à l'étage avec les portraits de tous les sénateurs ; la bibliothèque est fermée le matin, dommage !.
Nous visitons l'ancien crédit municipal "pawn shop museum" avec ses énormes armoires sur 8 étages où les marchandises étaient stockées puis nous allons voir un petit temple voisin. Nous continuons vers le Largo de Sao Domingos, au nord-est et visitons l'église Saint Dominique, église baroque, fraîchement repeinte en jaune et blanc (musée d'art sacré); c'est ici , en 1822, que le premier journal portugais a été publié sur le sol chinois. Les églises sont surveillées.
Nous visitons une belle maison chinoise ancienne Lou Kau Mansion, riche marchand chinois : hauts-reliefs et consoles ciselées (oiseaux en bois et feuillages) ; en haut, fenêtres avec gravures d'oiseaux ; dans la salle du fond où étaient reçus les plus éminents personnages, portique en bois sculpté, vitraux et tympans en relief au-dessus des portes ; belles fenêtres en fer forgé.
Devant une boutique, étalage de rectangles de viande séchée que l'on nous fait goûter. Nous arrivons devant un vaste escalier qui monte à la façade de l'église Saint Paul : quatre niveaux horizontaux et neuf sections verticales remplis de symboles ; la façade est en parfait état, mais derrière, il n'y a plus rien ! la Calcada de Sao Paulo est très encombrée par les nombreux visiteurs, mais le reste de la ville est calme ; tout petit temple Tin Hau, à côté.
Nous montons au Fort par de nombreux escaliers (remparts avec canons) et belles vues sur la ville , nous redescendons plus à l'est pour éviter la foule, mais nous finissons par nous perdre.
Nous rejoignons le Largo de St Agostino : l'église est jaune et le théâtre voisin, vert (fermé le mardi) ; Petite halte dans le jardin de style chinois de la bibliothèque Sir Robert Ho Tung situé dans un beau bâtiment colonial avec une façade avec des arches et des colonnes ioniques ; le séminaire St Joseph voisin est fermé aujourd'hui. Le café du LP est fermé ; nous avons faim et soif. Il fait très chaud aujourd'hui : nous avons sorti chapeau et mis de la crème solaire.
Nous continuons vers le sud-ouest et achetons une brioche au coco et une au jambon / petits pois dans une petite boulangerie (22 $ de Macau), puis nous visitons la jolie petite église St Laurent : jolis vitraux, aux dessins modernes, notamment au-dessus de l'hôtel et magnifique plafond voûté en berceau de bois bleu turquoise, avec poutres dentelées blanches et or .
Nous visitons ensuite Mandarin House, maison d'un marchand et écrivain célèbre dont les écrits ont influencé les empereurs, Dr. Sun Yatsen et même Mao ! elle a été très bien restaurée et est immense : nombreuses cours et multitude de belles pièces que nous n'avons pas eu le temps de tout découvrir.
Nous passons devant les Moorish Baracks, qui devaient être beaux (architecture mauresque pour les policiers musulmans indiens de Goa), mais sont en pleine restauration et recouverts par une bâche.
Nous arrivons au temple A-Ma situé au pied de gros rochers (deux salles, photos interdites) qui existait probablement déjà avant que les portugais arrivent (structure actuelle du 16°); Aka Tin Hau, déesse de la mer, d'où vient le nom Macau "A Ma Gau" est vénérée ici. Les bougies rose en forme de lotus sont énormes.
Nous ne pouvons pas rejoindre la baie sans passer par la colline Penha, aussi nous longeons l'Avenue de la Republica, qui longe la baie et ses tours, route paisible, sans beaucoup de circulation, pour chercher le bus 28b qui permet de rejoindre le ferry ; nous en prendrons un autre indiqué sur le plan de Macau que nous avons eu à l'hôtel, mais nous sommes perdus, car quelqu'un nous dit qu'il n'y va pas et le conducteur ne comprend pas le mot ferry ! Nous discutons difficilement avec les voyageurs, qui, comme souvent ne connaissent pas un mot d'anglais, ou qui ont l'habitude de nous envoyer sur de mauvaises pistes ; nous sommes inquiets, car nous ne voulons pas manquer le ferry, et le bus continue sa route, il est plein et nous ne pouvons pas voir le nom des rues !
Un jeune homme nous fait descendre à une station, nous sommes à Gonzagua Gomes et nous mène gentiment sur le chemin du ferry, nous sommes sauvés ! (le grand prix de Macau qui a lieu ce week end est en pleine installation). L'embarquement se fait dans la foire ; une énorme queue s'est formée pour obtenir les places sur le bateau et l'attente est interminable ! M. décide d'aller voir... et il revient avec nos deux places; on ne sait pas pourquoi les gens restaient à attendre (une autre file arrivait aussi d'un autre côté).
La sortie pour la police se fait facilement, car le panneau "file pour les plus de 65 ans s'est allumé", bien qu'un surveillant essaie d'abord de nous mettre dans la queue ordinaire ! La sortie du ferry fut très difficile aussi : nous avons mis un temps fou pour trouver la station de métro Scheung Wan ; nous avons traversé des centres commerciaux climatisés ; peut-être que le ferry s'est arrêté à un endroit différent de l'aller ?. Nous posons nos sacs à l'hôtel et il faut retourner à Park Shop faire quelques courses pour le petit déjeuner. Affamés, nous allons dîner au Macdonald voisin pour un prix et une qualité record ! (38,5 / p le menu Big Mac) ; nous prenons ensuite une petite cigarette dans le jardin situé en face de l'hôtel, qui est autorisé aux fumeurs ! Nous n'avons pas eu le temps de visiter le quartier chinois situé plus au Nord des ruines de l'église St Paul.
Mercredi 18 Novembre : Victoria Peak
Bonne nuit ! le soleil est annoncé : c'est le bon moment pour monter au Victoria Peak !
Nous prenons le métro jusqu'à la station Central ; le chemin est bien indiqué pour la station de funiculaire ; il n'y a presque personne et nous passons avec la carte Octopus et nous payons beaucoup moins, avec notre âge avancé !. Cela monte raide et les tours apparaissent penchées.
Il est 8h1/2 ; le tram arrive dans un centre commercial encore fermé (il ouvre à 10h) ; nous montons dans un autre centre commercial qui possède une terrasse offrant une belle vue sur la centrale électrique Lanna Tower, les îles.de Cheung Chau et de Lantau.
Nous cherchons à repérer les chemins pour descendre ; on parcourt sur Harlech Road une partie plane de la route qui fait le tour du Victoria Peak) puis Hatton Road, et des escaliers pour rejoindre le bas de la ville : c'est une bonne petite route ombragée avec quelques panneaux botaniques, des exercices à faire (nous sommes sur le Fitness Trail) et parfois des toilettes aménagées ; quelques personnes se promènent avec leur couple de chien, d'autres, plus sportifs, sont essoufflés et suent à grosses gouttes en faisant le chemin dans le sens de la montée.
Nous arrivons sur le campus de Hong Kong université (les étudiants ont manifesté les jours derniers) et avons du mal à trouver le métro, nous devons demander de l'aide et j'ai très mal aux pieds.
Nous prenons le métro jusqu'à la station Prince Edward pour chercher la boulangerie de dim-sum que nous ne trouvons pas ; un monsieur bien aimable, nous voyant chercher, nous conduit à un restaurant qui en propose, mais ce n'est pas ce que nous voulons ; nous le laissons s'éloigner et repartons ; en fait nous cherchions trop près du Marché aux Fleurs, mais les brioches étaient brûlantes et nous les avions acheté plus loin ; après tout un périple dans les rues, nous le localisons (36 Mongkok road) : bouchée au porc rôti (6,5) et meilleure aux haricots rouges (6). Puis nous revenons au joli Marché aux Fleurs qui commence par une grande boutique fort pourvue de décorations de Noël ; nous le longeons jusqu'à atteindre le Marché des Oiseaux, fermé l'autre soir. les murs sont décorés de tableaux de mosaïque colorée représentant des oiseaux ; on entend souvent les oiseaux chanter à Hong Kong et j'ai vu l'oiseau avec la petite crête sur la tête. C'est touchant de voir les hommes se promener, une petite cage dans la main ; les cages renferment un ou deux oiseaux ; un homme prend une cage et organise une rencontre avec une autre cage. Nous entendrons souvent les oiseaux à Hong Kong.
Nous rentrons à l'hôtel (café, écriture du CR, et change de monnaie).
Il est 4h, nous repartons dîner (en métro , c'est bon marché, pratique et évite de longues marches) au King's Lodge, restaurant cher, d'un certain standing, mais aussi familial (familles avec enfant), nous partageons un demi canard laqué, découpé en morceaux (sans gras), servi avec sa peau, ses crêpes de riz (nous avons aussi mangé, au début le papier qui les séparait !) et sa bonne sauce, type sauce Hoisin. (198 plus un bol de riz 12 et la théière sur la table 2 x 11 plus 10% = 255 hk ou 16e / p). C'était délicieux, mais moins fourni que nous ne le pensions.
Nous allons voir le spectacle "symphonie de lumières" qui permet d'admirer en musique les illuminations des tours qui changent de couleur : quelques jets de lumière jaillissent ou se croisent en suivant la musique, mais cela n'a pas d'intérêt !), les jonques illuminées passent ainsi qu'un gros bateau , sûrement un bateau de croisière.
Retour en métro de TST vers YMT et passage au Park Shop pour les courses habituelles 72,50 hk.
Jeudi 19 Novembre : Ngong Ping, Po Lin, Tai Po
Lever à 7h et départ en métro à 8h pour Tung Chung ; nous avons réservé depuis Paris deux places pour le téléphérique de Ngong Ping à 10h15 qui se trouve sur l'île de Lantau ; nous arrivons à 8 h 45, et repérons la station qui n'ouvre qu'à 10h, puis nous allons voir le bord de mer, accessible par une passerelle.
Quand nous revenons à la station, une foule importante fait la queue, mais nous avons nos réservations auxquelles il faut ajouter un supplément car nous nous sommes trompés à la réservation en demandant des places pour les plus de 65 ans qui sont réservés aux Hong Kongais ! nous payons le supplément de 70hk / p., mais il n'y a pas eu de problème. Une fois les caisses ouvertes et nos tickets en main, on attend et on fait la queue pour entrer dans une cabine du téléphérique. Il y a beaucoup de monde : les jardiniers, les groupes et les "cabine cristal" au fond transparent sont servis en premier.
Superbe trajet : le téléphérique monte et descend, offre de beaux points de vue pendant ces 25 minutes de trajet. Nous voici à Ngong Ping , nous arrivons dans un centre commercial (j'essaie des Tsh mais ils ne vont pas). Le village, à l'entrée, est sans intérêt (succession de boutiques). Nous voyons de belles fleurs colorées. Le paysage est verdoyant. Nous allons d'abord voir le temple bouddhiste de Po Lin, que nous jugeons "très synthétique"; c'est un temple moderne . Le petit temple qui sert de porte d'entrée est gardée par un beau garde musicien; nous voyons d'abord un hall entièrement décoré ( peintures au plafond, lustres en fleurs de lotus ) et trois statues de bouddha dorés . l'extérieur est aussi très beau avec ses sculptures figuratives, colonne en forme de dragon .
Nous visitons ensuite le grand Hall des 10 000 bouddhas qui est très récent: bouddhas sur les murs dans des petits carreaux; grands bouddhas dorés, scènes peintes au plafond et décors géométriques mais- rien d'émouvant - L'extérieur est très coloré.
Il est 11h1/2 et le fameux restaurant végétarien est ouvert ; nous décidons de le tester, ayant entendu beaucoup de bien à son sujet ; les prix ont augmenté ; maintenant c'est 98 hk pour le menu standard et 138 pour le menu de luxe ; nous choisissons le menu standard ; nous avons les tickets, on nous conduit à notre table, belle nappe jaune et on ous apporte assez rapidement tous nos plats, un fait-tout de riz et une théière en métal : soupe aux légumes (?), tofu japonais = steamed bean curd au maïs, petits pois, carottes émincées et sauce chili, sauté mixed capsicum, celery and firm tofu, plat de chou et champignons noirs des bois, petits rouleaux de printemps frits. C'était très bon ; le thé a un goût spécial ; le restaurant se remplit et les convives sont rapidement servis ; une salle spéciale est réservée pour ceux qui ont pris le menu de luxe. observation : il n'y a jamais de serviette en papier sur les tables.
Nous continuons notre repas par une visite au stand des bons desserts : à la datte, au lotus, un entremets au riz pas très bon, et une boule au sésame remplie de sésame noir 5hk pièce soit 20 hk. Il est midi, mais toutes les places dehors sont pleines (on peut commander d'autres plats).
Nous allons maintenant monter toutes les marches - 268 -qui conduisent au grand Bouddha haut de 26,40 m plus le trône de lotus (1993)qui est assis sur un lotus en haut de la colline et que l'on aperçoit pendant le trajet en téléphérique. Belle vue sur l'île de Lantau. Il y a beaucoup de monde. En bas, un homme donne à boire à une vache : elles se promènent en liberté. Nous redescendons et empruntons le sentier de la sagesse qui reproduit en extérieur le sutra du cœur, l'une des prières les plus célèbres du monde (confucianisme, bouddhisme, taoïsme): la prière est gravée sur des colonnes en bois disposées en forme de signe de l'infini.
Nous prenons le bus 21qui nous mène à Tai Po, nous sommes assis à l'avant du bus ; le chauffeur conduit vite (30 ou 40) et il y a de sérieux tournants. A Tai Po, nous traversons d'abord un long marché ; il y a foule ; la rue est jalonnée de nombreuses échoppes de poissons séchés plus ou moins puants (il paraît que la majorité des habitants sont des tankas, les descendants des premiers occupants de HK) ; il n'y a pas de voitures ici, mais des vélos qui klaxonnent à tour de bras ; une échappée nous permet de voir les fameuses maisons sur pilotis très pauvres qui longent l'isthme et quelques bateaux stationnés. On est très déçus, après avoir vu à la maison un reportage plus attirant. On retrouve la passerelle qui conduit, de l'autre côté de l'isthme à un autre marché puis la rue bifurque vers la droite ou la gauche ; nous prenons la rue à droite et croisons deux petits temples ( le kwain tai temple qui honore le dieu de la guerre du même nom ) et un autre en travaux ; une femme fait cuire des aliments dans du sable ; les maisons en fer-blanc sont étonnantes, enfin, ce sont plutôt des cases ou des containers, très pauvres ; le bout de la route mène à la mer (aigrettes) ; il n'y a pas de touristes qui se promènent de ce côté ; nous prenons dans une maison un coca froid à 5 hk.
Nous rebroussons chemin et empruntons le côté gauche : c'est une route sans fin, bordée d'habitations très pauvres, mais qui se prolonge par de belles maisons en dur ; certaines sont bordées par des petits jardins fleuris. Nous allons jusqu'à un temple, puis jusqu'au nouvel Héritage Inn qui est caché par les arbres ; un curieux ascenseur aérien mène en haut . Ce côté gauche de la route est plus coquet. La T est de 28°.
Nous retournons à la station de bus ; une queue interminable en zigzag s'est formée pour prendre le bus 11 pour Tung Chung : nous devons laisser passer au moins deux bus ; heureusement ils ont mis des bus supplémentaires! 35 minutes d'attente, les pieds en compote ; un routard anglais goûte les célèbres boulettes de poisson, mais n'a pas l'air de les apprécier! Le bus tourne et tourne, nous mettrons 50 minutes pour atteindre Tung Chung et il faut encore prendre le métro jusqu'à l'hôtel (avec un changement); une femme me laisse gentiment sa place ; pourtant elle est plus âgée que d'autres!
Passage obligé au Park Shop minisundae à l'ovomaltine 13hk chez Macdo. Il est 8h20. dépenses : métro 2, téléphérique 230 pour 2, bus 2 bus 2 et métro 1,8 ; le bus et le métro atteignent des prix records ! et le retour en métro est souvent moins cher, s'il on fait l'aller sur la même ligne ; parfois "une" station comme YMT - Jordan coûte aussi 2hk.
Vendredi 20 Novembre : Ile de Cheung Chau
Nous prenons le métro, puis le ferry à l'embarcadère n°5 en présence de groupes scolaires ; il ne coûte que 2hk pour 3/4 h et un trajet de 10 km ; Il n'y a pas de hauts buildings sur l'île, ni de voitures, mais énormément de vélos qui stationnent sur les quais , quelques kaidos (vélos tirant une petite charrette conçue pour une personne), quelques engins de transport bruyant. Ce qui nous frappe, à notre arrivée, c'est le grand nombre de bateaux de pêche colorés du port.
Les groupes scolaires circulent, venus sans doute ici pour une excursion, comme me l'a dit ma voisine dans le ferry ; on l'a vu, à plusieurs reprises, s'amuser avec son groupe (sans accompagnateur) mais pas faire du shopping ! Nous longeons le port, sur la droite (en sortant du ferry), visitons le marché : poissons, coquillages, boucherie (surtout du poulet), quelques fruits et légumes. Il y a aussi des toilettes, notons qu'on en trouve facilement (et gratuitement), en général, très propres.
Nous longeons la route, puis passons vers l'intérieur, avec l'espoir de pouvoir passer de l'autre côté de l'île ; c'est un labyrinthe de ruelles bordées de maisons et de quelques rares échoppes; ces ruelles sans fin se terminent par des escaliers ou des pentes raides qui montent vers la colline.
Nous n'avons plus qu'une solution : trouver l'unique petite rue qui traverse l'île dans sa partie la plus étroite en cinq minutes ! Les jeunes achètent des boulettes de poisson (comme hier) : ce sont des fish balls et d'autres aliments . Nous arrivons à une belle plage de sable doré (un seul baigneur!) les groupes scolaires sont là, mais sont restés habillés ! un groupe, habillé de Tsh décoré des éléments de la classification des éléments, est pris en photo. Nous longeons la plage sur la droite, cad vers le sud, jusqu'à un petit temple , mais, en passant, nous sommes interpellés par le bruit d'un hélicoptère qui se pose pour emmener un malade.
Nous n'avons pas rencontré de serpent venimeux ! Il n'y a pas grand monde qui va voir ce temple !
Nous retraversons la fameuse rue centrale et parcourons maintenant la partie ouest, vers le nord, bordée de restaurants et recherchons la boulangerie qui vend des buns : ici, tous les ans a lieu un festival des buns, et on les trouve en porte-clé ou coussin. Nous avons du mal à la trouver ; nous tentons de communiquer avec la vendeuse, (elle est étonnée d'être dans notre guide !) mais nous avons compris à temps qu'elle nous servait des buns froids ; je vois la petite étuve et nous choisissons deux buns chou / porc (10), un bun haricots rouge (8hk)et un au lotus (8hk) (il n'y en a pas plus qu'un !); le pain de ces derniers est épais et sec et n'arrive pas à la cheville de la Pâtisserie de Choisy ou les buns surgelés de chez Tang ! celui au porc est plus tendre, mais ce n'est pas très bon! c'est une déception ! comment peuvent-ils faire un festival des buns sur cette île ?
Nous visitons le temple Pak Tai qui est à côté : le personnel et leur chien mangent, et elle aura le toupet de me demander une donation. La tête du dieu est , encore ici, toute petite et il est engoncé dans sa robe brodée ; ouvertures de chaque côté avec le tigre et des petits personnages en relief (en partie cassés), faits avec des petits morceaux de carreaux de couleur ; quelques belles lanternes et pas de dieux menaçants devant l'hôtel, bref, un temple banal.
Devant le temple, ils passent du liquide vert et puant pour faire le revêtement de sol du terrain de sports.
Nous prenons un coca (6hk) et retournons au ferry, accompagné des groupes qui ont une entrée spéciale. Aujourd'hui, le temps est très brumeux, contrairement aux prévisions et nous avons même craint la pluie ! Cela gâche un peu la promenade en bateau ; nous revenons à l'embarcadère n°5 et allons grimper au 55° étage de la tour IFC : belle vue sur les buildings et les taxis miniatures !
Retour à l'hôtel et écriture du CR ; lecture du journal : ils ont arrêté le cerveau belge - 28 ans - responsable des attentats dans le Nord de Paris, à la suite d'un raid de la police. Nous allons dîner au restaurant sino-végétarien où nous sommes déjà allés 131 Parkes St : le thé est tiède ; le porc aigre-doux est bon mais les meatballs aux légumes mélangés sont seulement accompagnés de chou presque cru (bof !)et de quelques champignons avec un petit bol de riz (10hk) soit 196hk avec les 10%.
Nous rentrons par Temple St , je vois quelques Tsh, mais pas à ma taille et plutôt moches. Demain, c'est la dernière journée avant le retour à Paris dans la soirée.
Petit passage à Park Shop On fait imprimer nos cartes d'embarquement et on nous demande 10hk : ils sont vraiment rapiats, ces chinois!
Samedi 21 Novembre : Sha Tin et HK Heritage Museum
Nous nous levons vers 7h et laissons nos bagages dans une petite salle fermée (gratuite) et prenons le métro pour aller visiter le temple des 10 000 Bouddhas de Sha Tin. Ils annoncent la pluie et nous prenons notre pépin (encore pour rien !) Nous montons un escalier bordé de nombreux bouddhas dorés, de taille humaine, aux allures différentes et parfois amusantes. Nous sommes presque les seuls à faire cette visite !
Belle salle principale, murs décorés de très nombreuses petites statuettes de bouddha avec de plus gros bouddhas dorés, dans la partie inférieure ; devant l'autel un corps exhumé, intact, est laqué et doré dans une cage de verre :c'est celui de Reverend Yuet Kai (1940-1970) philosophe et poète, qui a fondé le monastère (bouddhiste); il est un peu fou, il s'est coupé les doigts et s'est arraché un morceau de poitrine pour en faire des lampes qu'il a brûlé devant Bouddha ; derrière lui, autel avec trois bouddhas entourés par des centaines de petites statues de bouddha ; autres halls, genre vitrines avec des arhants colorés, hall avec des chapelets de pétards ! dieu ou déesse sur un lion ou un éléphant blanc ; funérarium (petites cases dorées, abonnement pour 40 ans), nous explique une femme et une belle pagode à 9 étages.
Un homme nettoie une statue de bouddha au jet d'eau.
Nous montons l'escalier derrière le temple jusqu'à différents petits autels ; temple avec un bouddha debout ; drôle de bouddha dont les bras / mains sortent des yeux ! et un autre funérarium où une femme est occupée à passer un pinceau sur les inscriptions situées, dans la petite case, sous la photo de son père ( peut-être ? ). Elle a déposé sur une petite table, son plat et sa boisson préférée, un bon gâteau et un petit bouquet de fleurs. Plus loin, nous dominons une mare où nagent de grosses tortues et, encore plus haut, nous voyons un gros bouddha couché en pierre; nous montons à son niveau et arrivons à une cascade qui sort de la falaise par un tuyau ; mare aussi, avec des poissons.
Nous quittons le temple et passons devant les quelques maisons du village de Pai Tau, le reste de la ville étant occupé par de hauts buildings. Nous longeons l'estuaire (piste cyclable) , partiellement comblé, pour gagner du terrain (alors, adieu, les plages !), nous prenons le pont piétonnier et reprenons le métro à Sha Tin pour une station : Che Kung Temple (pose gâteaux secs devant le musée).
Nous allons visiter le Hong Kong Heritage Museum : c'est un musée avec de grands couloirs vides, nous visitons la section retraçant la vie des ethnies Pautis et Aka (leurs esclaves, en quelque sorte), grand sampan en bois, M.fait une vidéo du mariage du bateau-dragon ( les femmes balancent leurs bras en avançant pour imiter le mouvement du bateau-dragon ) qui vient du musée historique que nous avons visité l'autre jour ; ce musée était beaucoup plus ludique et on pouvait s'asseoir !
Nous visitons une salle très intéressante retraçant l'évolution de Hong Kong, depuis les temps anciens (avec quelques petites maisons !), la population s'étant agrandi de façon exponentielle ! maintenant, il y a des milliers de tours ! L'aéroport de Lantau a été construit sur une île artificielle ( avant, il était à kowloon, mais c'était trop dangereux : les avions rasaient le toit des buildings ), et d'autres parties de la mer ont été comblées pour gagner de la place ; plusieurs tunnels passent sous la mer et de grands travaux sont encore prévus : des lignes de métro sont poursuivis, des lignes de train créées, c'est incroyable ; ils vont faire un autre tunnel sous la mer pour faire passer une ligne de train entre Central et le sud de l'île. Beau musée d'art chinois avec des pièces très anciennes impeccables, on se demande si elles sont d'origine.
Le temple Che Kung Temple est fermé pour rénovation.
Nous perdons un peu de temps en retournant au métro Sha Tin pour chercher un Macdonald, mais la foule est bruyante et irrespirable ! Nous rentrons dans nos quartiers et prenons un menu Alpine chez Macdonald, près de Park Shop (38 hk/p) et un friand aux pommes (5hk) ( quatre jeunes occupent une table sans consommer) et nous allons lire le journal dans un petit square du quartier. Nous lisons un reportage sur un voyage de quatre chinois en Iran : ils ont ressenti les mêmes choses que nous.
Pas de pluie, aujourd'hui : ils encore eu tout faux ! (Nous avons dépensé 150 hk plus 10,3 pris sur les 50e de caution, soit 160,3 soit 20e pour 10 jours métro et ferry par personne sauf ferry Macau) ; et encore c'est l'airport express qui est très cher ! (60hk); bus du premier jour 13hk ; on nous retient 9hk si on rend la carte dans un délai inférieur à trois mois.
En gros, nous avons dépensé 55e/jour (non compris l'avion et l'hôtel, sans souvenir) pour deux personnes , pour 10 jours. (donc avec petit déjeuner dans la chambre et un repas par jour). Si vous faites Ocean Park ou Disney, c'est beaucoup plus cher.