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Cimetières English translation pending
by UnaMilanese · 2018-07-11 · 84 replies
Ciao a tutti.e (tentative d'écriture inclusive adaptée à l'italien 😎)

Un tel sujet n'a semble-t-il pas été abordé dans la rubrique "bavardages et chamailleries".

Il est venu comme cela... "ma copine est partie en voyage sans moi", un glissement en bas de page et j'ai appris que Page2008, que je ne connaissais pas, était elle aussi partie, définitivement. De là je suis passée un instant déposer une pensée affectueuse sur ces édifices de mots érigés ici en mémoire de Patrick Yangguizi, de Jean-Pierre Lepiaf ou de Marcel DeCléricy.

L'esprit vagabonde dans des lieux funéraires...

Je déteste les cimetières où sont enterrés mes proches français. Ces monuments de granit luisant qui écrasent le visiteur, dont la masse imposante et gelée étouffe les plus éclatantes des chrysanthèmes aussi grosses soient-elles, rigoureusement alignés de part et d'autres des allées, me glacent. J'y passe en apnée et fuis rapidement, incapable d'invoquer dans un tel cadre l'image d'un être cher. Ce sont des iles désolées et hostiles à la vie.

En Italie, dans la plupart des communes (toutes ?), il existe une norme fixant à maximum un mètre de hauteur les monuments tombaux placés dans le sol. Les vivants qui y déambulent sont plus grands que les tombes. D'ailleurs on s'y voit et s'y interpelle volontiers, et une fois évoqués les défunts, on y devise de choses et d'autres qui les concernent assez peu. Lieux ordinaires où l'on se rend sans appréhension.

Je me souviens, en Roumanie, avoir avec surprise vu des piques-niques organisés au milieu des tombes, ou ailleurs des noms assortis de dates de naissance et de photos attendant que soit gravé, le plus tard possible sans doute, la date du décès. Memento mori plus simples, plus humbles, que les cranes des tableaux baroques.

A Eyup, et plus encore à Sarajevo, on traverse un parc avant de se rendre compte que la pelouse est parsemée de pierres verticales dont certaines sont surmontées de turban. On n'y interrompt pas son activité du jour sauf si on arrive plus loin, que les tombes se densifient et que l'espèce de pyramide métallique placée en son centre nous assène des centaines, peut-être des milliers, de fois, les mêmes dates. 1992-1992-1993-1992--1993-1992-1992-1992-1993- -1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1992- 1992-1992-1993-1992--1993-1992-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1993-1993-1992-1993 -1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1992- Je ne peux pas remplir la page de détresse, n'est-ce pas. Alors, j’arrête.

A Bitola c'est pareil, des centaines de croix blanches, mais avec cette fois des petits drapeaux français, des croix basses et muettes. Il n'y a que l'énorme sarcophage en pierre du fond qui cause : A la gloire des armées françaises d'Orient, gueule-t-il. Ce simple cri n'est peut-être pas plus mal, à la réflexion, que ces insupportables "presente" répétés à l'infini qui envahissent la montagne de Re di Puglia.

Non, du calme. Songe à la merveilleuse sérénité d'Ithaque...



Et vous, quels sont vos cimetières ? 🙂

Catherine

PS : le titre original de la discussion était tout simplement un très sobre "cimetières". Autant je comprends le souci d'explicitation du modérateur, autant je déplore cette question qui, placée en préalable, est très lourde et intrusive à mon sens.
Circuit Canada est avec enfants English translation pending
by Naky · 2018-06-19 · 20 replies
Bonjour,

Tout d'abord merci à tous ceux qui m'apportent leur aide, cela m'a permis d'avancer énormément. Et tout naturellement, je reviens sur le site pour vous proposer mes circuits et avoir vos avis et précieux conseils 😊

Nous arrivons à Toronto le 5 juillet en fin de journée et le départ s'effectue de Toronto le 24 juillet en fin de journée, j'ai déjà pris mes billets, je n'ai pu malheureusement prendre un départ ailleurs car l'aller retour Paris Toronto était très avantageux, impossible de trouver pareil ( différence de 900 euros quand même !)

Alors on attaque le vif du sujet, nous sommes 2 adultes, et 2 enfants 14 et 11 ans. Nos points d’intérêts sont les suivants : nature, visite des villes, histoire et culture, . En ce qui concerne les activités plein air, j'élimine le canoë kayak 🤪 (très mauvaise nageuse) , en revanche tout ce qui est ballade en bateau, randonnées pas trop physiques, je dis oui.. Ma fille s'intéresse à la culture amérindienne, on est prêt à faire un petit détour pour cela. Et en tout dernier un peu de shopping (vêtements), si cela vaut le coup par rapport à la France.

Bon j'ai 3 circuits :

1 er circuit :

- 1 er jour arrivée Toronto fin de journée - 2 éme jour Toronto - 3 éme jour Toronto

-4 éme jour départ à Niagara Falls et Niagara on the lake , je ne sais pas si je loue une voiture à ce moment là et si je dors le soir à proximité, où si je dors à la prochaine destination c'est à dire vers les mille iles, Kingston ou Gananogue. Activités ce jour là croisière hornblower ou" journey behind the falls" (tour de bateau prés des chutes).

- 5 éme jour soit départ de Niagara falls si on a passé la nuit la- bas ou alors départ de kingston ou Gananogue pour les mille iles. On voudrait faire la croisière sur le saint laurent, est ce que cela vaut le coup ? puis direction Montréal nuit à Montréal

- 6 éme et 7 éme , 2 jours pour Montréal ?ou partir le 7 éme jour en direction de Quebec en soirée

- 7 éme ou 8 éme jour arrivée Quebec visite ville combien de jours ? voir chutes montmorency ? où se trouve le site traditionnel huron onhova ?

- 10 éme jour départ tadoussac pour ballade en mer pour voir les baleines est ce que une demi journée suffit, dans ce cas direction vers le fjord saguenay pour y passer la nuit? En sachant que je recherche des logements pas trop chers sans être trop isolés.

- 11 jour fjord saguenay que faire comme activités, j'aimerai passer aussi par des vues panoramiques si c'est possible, que visiter là bas ?

- 12 éme jour lac saint jean ? zoo st félicien ? village de la nouvelle france ? Nuit sur place

- 13 jour direction vers la haute mauricie et la mauricie, que visiter sur place ?

- 14 jour départ vers Ottawa, on reste 2 jours ? que visiter autour ?

- 15 jour ottawa

- 16 jour retour vers toronto , que visiter sur le retour ?

En fait dans ce circuit, il me reste 2 jours à caser car j'aimerais rester que 1 jour et demi pour Toronto pour le départ (ballade, shopping)

2 éme circuit :

- incorporer visite de Charlevoix entre le fjord saguenay et le parc de mauricie parc omega ? dans ce cas éliminer le zoo de st félicien village upper canada ?

3 éme circuit :

Toronto Niagara falls mille iles montréal quebec bas st laurent parc du bic tadoussac saguenay ottawa toronto

Je me pose des questions pour les hébergements et la location de voiture où la louer pour que cela soit le plus logique à cause des visites des grandes villes, alterner les transports train bus et la voiture ? ou prendre la voiture de toronto et la redeposer à mon retour ?

Je remercie tous ceux qui liront ce gros pavé, je me suis trop étendue, je suis ouverte à toutes vos remarques , suggestions...
Votre pire voyage? English translation pending
by MirandaMouse · 2018-05-11 · 178 replies
Bonjour,

J'ai fait un sujet sur votre meilleur voyage, alors pourquoi pas sur le pire 😛

J'imagine qu'il doit y avoir pas mal d'anecdotes à raconter !

Pour le coup, je ne sais pas trop, je n'ai eu aucun voyage horrible ou de grosses mésaventures... mes pires voyages sont surtout dûs à la météo, ça gâche un voyage quand il fait vraiment moche, mais bon de là à parler de "pire voyage", pas vraiment...
Roadtrip: Toujours plus dans l'Ouest English translation pending
by Globetrekkie · 2018-05-07 · 57 replies
Il est plus que temps pour moi de publier le carnet… de notre périple de l’été dernier… Gloups, j’avoue, sur ce coup-là, j’ai pris un peu de retard…

Essayons de gommer ce retard, c’est parti !

Voilà notre itinéraire en résumé :

10/06/17 : Paris SLC 11/06/17 : SLC et Bear River Migratory Refuge, nuit à Thayne 12/06/17 : Grand Teton, nuit à Jackson 13/06/17 : Grand Teton, Yellowstone, nuit à West Yellowstone 14 et 15/06 : Yellowstone, nuits à Gardiner 16 et 17/06 : Buffalo Bill Center of the West et Pow Wow, nuits à Cody 18/06/17 : Devil’s Canyon et Devil’s Tower, nuit à Hulett 19/06/17 : Spearfish Canyon, Deadwood, nuit à Sturgis 20/06/17 : Sturgis et Rapid City, nuit à Rapid City 21/06/17 : Badlands NP, nuit à Keystone 22/06/17 : Mt Rushmore NM, Custer SP, nuit à Custer 23/06/17 : Jewel Cave NM, Fort Laramie, nuit à Cheyenne 24/06/17 : Museum of Transportation à Denver, Outlets, nuit à Lakewood 25/06/17 : Georgetown Co, Silverthorne, Vail, nuit à Redstone Co 26/06/17 : Rando de Crystal Mill, nuit à Rifle 27/06/17 : Dinosaur NM, nuit à Vernal 28/06/17 : Fantasy Canyon, Flaming Gorge, nuit à Little America 29/06/17 : Lake Mary Trail, nuit à SLC 30/06/17 / SLC-Paris

A savoir également, on a procédé exactement comme d’habitude : c’est moi (GG) qui me suis collée à la définition de l’itinéraire en fonction de nos intérêts (randos moyennes, un peu de ville, un peu d’outlets), qui ai tout réservé en avance (hôtels, voiture via Alamo) et qui ai préparé le Roadbook qui nous permet d’être tranquilles une fois arrivés. Sur place, Steph est le seul conducteur, et je suis le copilote.

Voilà le programme tel qu’il était prévu, passons à la réalité !
D'Erevan à Téhéran: récit d'un voyage entre Caucase et Moyen-Orient English translation pending
by Lumpyoli · 2018-04-28 · 26 replies
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...

Arménie - Iran : récit de voyage

Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.

Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.

L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.

Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.

Dimanche 1er octobre :

Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.

Marché couvert de Erevan

Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.

Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.

Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.

Gare de Erevan

Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine

Lundi 2 octobre :

Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.

Monastère de Khor VIrap

Champs aux alentours de Khor Virap

On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.

Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni

Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.

Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.

C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.

Pêcheur à Eghegnazor

Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.

Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.

Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.

Mardi 3 octobre :

Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.



Noravank

Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.

Arates

Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.

Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…

Mercredi 4 octobre:

Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.

Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris

La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.

Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.

Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.

Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.

Jeudi 5 octobre:

La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.

Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.

Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant

Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.

Transhumance

Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.

D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.

Sur la route

Monastère de Vorotnavank

Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian

Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.

Tatev

Vendredi 6 octobre:

La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.

Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.

J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.

A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.

En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan

Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.

A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.

Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.

Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.

La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.

Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.

Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.

Un homme transporte du fourrage sur son âne

Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.

C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.

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Groenland, côte est: ski pulka à Tasiilaq English translation pending
by Pierresd · 2018-04-23 · 16 replies
Toujours les mêmes questions qui reviennent dès le mois d’octobre : où partir randonner en ski en mars et surtout avec qui… Le groupe se monte au fil des demandes et des propositions : ce sera avec une ancienne camarade de promo qui fera sa première rando en ski/pulka. A la salle d’escalade de Gap je rencontre un second partenaire qui a déjà de l’expérience dans ce genre de voyage. Eux ne se connaissent pas, ils se verront le temps d’un repas avant le départ. Reste le choix de la destination, on est tous d’accord pour le Groenland et notamment pour un tour sur la presqu’île de Nugssuaq au sud d’Uummanaq. Mais mi-janvier 2018 le fjord d’Uummanaq n’est pas pris par la banquise et suite à des échanges avec des locaux ceux-ci confirment que la situation n’est pas terrible mais qu’en mars la banquise sera probablement là …sauf si. Nous commençons à douter : on n’aimerait pas se retrouver sur la petite île d’Uummanaq avec une banquise trop fine pour le ski mais trop épaisse pour un éventuel transfert en bateau. Fin janvier, il faut se décider et nous laissons tomber Uummanaq pour finalement choisir la côte Est : Kulusuk ou Ittoqqortoormiit. La seconde destination est un peu plus dure à atteindre, outre 2 correspondances en Islande les vols ne sont que le mardi et le jeudi ce qui rend difficile d’optimiser la pose des congés. Ce sera donc Kulusuk. Pour moi qui ai déjà visité la région plus jeune en mars 2007, ce sera l’occasion de tester ma mémoire. Nous achetons les billets fin janvier Paris-Reykjavik avec IcelandAir et Reykavik-Kulusuk avec Air Iceland. Reste l’itinéraire, les grands glaciers des montagnes juste au nord du village de Kuummiut (à 50 km au nord de Kulusuk) semblent un beau terrain de jeu. Reste aussi à organiser le transfert jusqu’à Kuummiut, les agences contactées nous répondent que nous verrons sur place le jour même si quelqu’un a un bateau à l’eau. Nous dessinons alors les grandes lignes du périple : 2,5 semaines pour relier Kuummiut à Tasiilaq. Pour ce qui est des ours, ils sont apparemment plutôt rares dans le coin mais plusieurs récits sur internet mentionnent des observations et même des contacts (visite de campement…) dans toute la région. En effet, des plantigrades dérivent du nord avec les plaques de banquises, on nous conseille d’ailleurs de prendre un fusil sur place.

Lundi 19 mars (J-1) La météo se précise pour la fin de semaine où nous serons sur place : grosse tempête pendant au moins 3 jours avec vents moyens à 20 m/s. Petit moment de doute, est-il raisonnable d’aller à Kuummiut sachant que de là il y aura 180 km obligatoires à parcourir pour revenir en ville. Nous préférons jouer la prudence et nous réservons au dernier moment la navette hélicoptère entre Kulusuk et Tasiilaq. Sur place, dans la grosse ville du coin nous pourrons mieux aviser sur notre destination : boucle au départ de Tasiilaq si la mauvaise météo se confirme ou transfert en bateau à Kuummiut si le temps s’améliore.

Mardi 20 mars, mercredi 21 mars, jeudi 22 mars C’est parti pour le grand voyage : Chorges-Lyon en voiture le mardi soir. Mercredi Lyon-Roissy en TGV, Roissy CDG-Keflavik en avion, nuit d’auberge en Islande. Longue marche jusqu’à l’aéroport de Reykjavik. On n’est pas trop de trois pour porter les 3 pulkas, les skis et tout le matériel y compris glaciaire (cordes, crampons, baudrier…). L’avion décolle pour Kulusuk sous le soleil islandais et à peine 1h30 plus tard nous voici enfin sur place à 10 h heure locale. Le temps est très couvert.



L’hélico est à 15h on refait les bagages pour équilibrer les poids et profiter de l’absence de contrôle de sécurité pour mettre les choses lourdes en bagages à mains (crampons, hache…).



A Tasiilaq nous donnons rendez-vous à Rasmus, contacté avant le départ qui gère l’agence Greenland Vacation et qui doit nous louer un fusil, un chien et peut être nous transférer à Kuummiut. Il confirme nos craintes, dans deux jours la tempête arrive, il nous propose cependant un plan : nous emmener en motoneige jusqu’au front de banquise de l’île de Qernertivartivit et de là un ami à lui nous emmènera en bateau à Kuummiut. Nous n’hésitons pas longtemps. Vu la météo nous allons nous retrouver coincés plusieurs jours sous la tente juste après le départ. Nous décidons de partir pour une boucle au départ de Tasiilaq. Nous attaquons les courses au Pilersuisoq qui ferme dans 45 min… Evidemment, vu la quantité de choses à acheter nous ne finalisons pas tous nos achats et nous partons vers l’extrémité nord de la ville pour monter le camp à l’écart. Rasmus nous rejoint au campement pour nous emmener le chien et le fusil. Nous rencontrons donc le 4ème compagnon : Storm un chien groenlandais plutôt massif mais très calme.



Rasmus nous explique comment l’attacher, lui mettre son harnais, ses sacoches de portage remplies de croquettes et nous montre comment charger le fusil. Il commence à se faire tard, Rasmus nous laisse et Storm commence alors à pleurer et toute la nuit ses hurlements nous empêchent de dormir. Nous découvrirons plus tard qu’il suffisait de sortir avec une pelle en criant « Storm ».

Vendredi 23 mars Debout à 6h, nous finissons les courses manquantes, le choix est assez limité dans les deux Pilersuisoq. Pas de pates chinoises, une seule sorte de pain, de muesli et de fromage. Nous ferons avec. Nous achetons des pates cuisson normale pour compléter les cuissons rapides et la semoule emportées de France. Nous trouvons dans les deux magasins du benzine pour nos deux réchauds à essence et des cartouches de gaz (un de nos réchauds est multi combustibles) A midi nous partons enfin, plein nord dans le golfe de Tasiilaq qui est bien gelé. Nous découvrons la randonnée avec le chien. Heureusement son tempérament calme se confirme, en traversant le chenil tous les chiens lui hurlent dessus mais il reste complètement indifférent et se contente de trottiner sur la piste de motoneige sans toutefois trop tirer sur son trait ! Rasmus nous a fourni un harnais de cani-cross mais il est aussi possible d’accrocher la laisse au harnais de la pulka ou à la ceinture ventrale du sac.

Bivouac à l’extrémité nord du grand lac de Qorlortoq So.



Nous installons les 4 détecteurs de mouvements à pile emmenés de France à chaque angle de la tente. Autour du repas, nous allumons la centrale et 2 min après la sirène sonne. Nous pensons bien sûr à un faux positif mais nous sortons quand même vérifier. Et non ! Un chien errant tourne autour de la tente, il traine à son harnais 20 m de corde qui s’emmêle dans les ficelles de la tente... A force de cris et de menaces de pelle, il finit par fuir. Si les détecteurs ont bien marché, Storm lui n’a pas bronché….

Samedi 24 mars Réveil à 5h45, ciel couvert, nous reprenons la « route », à savoir une grosse trace de motoneige qui relie Tasiilaq à Tiniteqilaq. 2h plus tard nous arrivons au lieu-dit du « Coffee Bar » : 3 cabanes privées et fermées pour les touristes et une autre ouverte mais assez rudimentaire : 4 planches, un toit, une porte, pas de fenêtre, des jours au niveau de la porte….



Mais tout de même, une grande banquette et une table. La tempête est prévue pour ce soir, il n’est que 10h mais on ne va pas se priver d’avoir un abri contre les vents annoncés. En attendant nous allons profiter des éclaircies pour monter sans les pulkas sur un contrefort du glacier Mittivakkat. Au sommet, nous distinguons le fjord Sermilik, mais le vent nous empêche de profiter de la vue. Nous découvrons aussi la descente avec un chien de traineau, outre la difficulté de tourner avec des skis de randonnée nordique, il faut rajouter les grands coups de reins du chien qui court et tire tant qu’il peut ! Soirée dans la cabane, le vent se lève et siffle entre les planches, et nous calfeutrons le jour de la porte avec une bâche. Alors que le sommeil nous gagne, le vent ouvre la porte dans un grand fracas, neige et vent pénètrent dans la cabane le temps de vite nous barricader à nouveau dans notre abri.

Dimanche 25 mars Tempête, vents, neige pas de visibilité nous n’essayons même pas de sortir. Nous faisons quand même le plein d’eau dans une portion de rivière non gelée.



Entre deux parties de cartes un bruit étrange de bâche qu’on froisse attire notre attention. Nous nous précipitons dehors, Storm a réussi à attraper une pulka et s’est emparé d’un sac de fromage. Nous récupérons notre bien à l’aide d’une pelle et nous éloignons les 3 pulkas de la bête. Nous découvrons aussi pourquoi il est utile de lui enlever son harnais chaque soir : il en a coupé une sangle pendant la nuit. L’aiguille et le fil vont servir ! A midi un autre événement inattendu se produit : quelqu’un ouvre la porte. Débarque alors un Groenlandais, Mickael, couvert de neige qui tremble de tout son corps, il a l’air épuisé. Il parle bien anglais et nous en apprend un peu plus sur sa situation, il est tombé en panne de motoneige la veille vers le glacier qui permet de rejoindre Tiniteqilaq. Il a passé la nuit dehors, dans un trou creusé avec la visière de son casque et s’est mis en route ce matin vers les cabanes. Il a pour tout équipement un sac en plastique et une canette de coca vide qui lui a permis de boire dans les trous d’eau. Il espère être pris en « stop » prochainement. On lui offre le thé, le repas du midi, encore du thé et pour finir un duvet dans lequel il se glisse et s’endort presque immédiatement. On le réveille au soir pour le repas chaud mais l’appétit l’a quitté et il se rendort. La nuit arrive, on se partage donc les deux duvets restants pour trois en dormant avec nos grosses doudounes.

Dehors, il vente et il neige et la hauteur de poudreuse au sol commence à être impressionnante…

Lundi 26 mars. Neige et vent, toujours personne n’est passé sur cette portion pourtant très parcourue. Nous partageons donc notre quotidien avec notre compagnon d’infortune avec qui nous pouvons discuter il est plombier, il a passé 20 ans au Danemark où il a appris l’anglais. Nous décidons de faire une tentative à pulka pour rejoindre Tiniteqilaq et alerter quelqu’un que Mickael est ici et attend de l’aide. 2h plus tard et 500 m plus loin il faut se rendre à l’évidence, il y a trop de neige fraiche, nous n’atteindrons jamais le village et personne ne viendra chercher Mickael. Nous le retrouvons dans la cabane pour un nouveau repas et nous nous préparons pour le partage de duvets nocturne. Il fait entre -5 et 0°C à l’intérieur.

23h. Alors que nous dormons un grand vacarme nous réveille, la porte est presque enfoncée et un assourdissant « Greenland Police here » raisonne dans la cabane. Un géant Danois couvert de neige entre. Tout de suite il est apaisant et nous explique qu’ils sont à la recherche de Mickael. Rasmus fait parti des secouristes et nous donne la météo : encore un jour à tenir et le beau temps arrive. Mickael nous quitte, très reconnaissant. On apprendra au retour que l’opération était sérieuse, un avion avait été même dépêché sur la zone et attendait un créneau météo. Il aura fallu aux secouristes un convoi de 30 motoneiges pour ouvrir la piste. ! Un article de journal lu retour confirme la violence de la tempête à Tasiilaq : les vents ont dépassé les 35 m/s en rafale et les enfants n’avaient pas le droit de quitter l’école sans leur parents…

Nous revoilà seuls dans la cabane mais cette fois avec un duvet par personne !

Mardi 27 mars

Le vent est un peu tombé mais la visibilité est nulle et il neige et il tombe d’énormes flocons. Tout est recouvert de neige, les pulkas, les cabanes à touristes, la rivière… C’est impressionnant. Nous ressortons les cartes pour une nouvelle journée d’attente

Mercredi 28 mars 6h du matin, nous ouvrons la porte et voyons le ciel bleu. Le paysage est sublime, le soleil éclaire les sommets, tout est noyé dans une belle neige blanche.



Nulles traces de passage où que l’on regarde, la vallée est à nous.



Nous décollons avec les pulkas direction Tiniteqilaq. La joie est de courte durée, 30 min plus tard nous avons parcouru quelque chose comme 200 m. Le chien dépasse à peine du sillon creusé par les pulkas. Continuer n’a aucun intérêt tant l’effort est intense. Si on veut bouger dans ces conditions ce sera sans les traineaux. Nous partons donc en skis pour une journée en étoile depuis la cabane. Nous visons un contrefort côté 636m sur la carte qui surplombe le Sermilik. Les relais se succèdent pour faire la trace.



La tempête a gommé toutes traces humaines sur l’axe Tasiilaq-Tiniteqilaq on a l’impression d’être seul au monde.



Il nous faudra quand même plus de 6h pour faire les 8 km qui nous séparent du sommet ! Pour la première fois du séjour, presque une semaine après notre arrivée nous voyons enfin le potentiel de la région : des montagnes aux faces impressionnantes de tous les côtés, des glaciers aux surfaces lisses, la calotte et surtout le Sermilik avec ses icebergs et sa banquise partielle qui contraste avec le bleu du fjord.



Le retour se fait sans encombre, mais à la cabane nous retrouvons le chien errant du premier jour. Nous nous félicitons du petit débat du matin à savoir s’il fallait rentrer ou non les pulkas dans la cabane nous les avions rentrées et c’était la bonne décision ! Nous essayons tant bien que mal de lui faire peur, mais pour la nuit pas question de remettre les pulkas dehors. C’est un joyeux bazar dans cette petite cabane à trois avec trois traineaux sur la petite banquette.

Jeudi 29 mars. La piste semble ouverte : des motoneiges ont effectivement tracé la montée vers Tiniteqilaq. Il fait nuageux Cette fois nous nous élançons avec nos pulkas, bien décidés à avancer. Nous sommes à 10 km de Tasiilaq 6 jours après le départ ! Nous avons bien fait de ne pas aller à Kuummiut. Nous montons une bute avant de redescendre dans la vallée où l’on doit rejoindre le glacier. Mauvaise surprise la trace s’arrête, il va falloir la faire nous-mêmes. Nous rejoignons tant bien que mal le fond de la vallée et nous nous attaquons à la montée du glacier. C’est horrible ! La neige fait basculer les pulkas sur la tranche. Nous sommes obligés de faire des relais avec un skieur sans sa pulka devant qui ouvre la trace avant de repartir chercher son traineau. Mais c’est à peine mieux. Storm s’enfonce jusqu’à la taille… 1h30 plus tard, on a à peine avancé et Storm refuse de continuer. Couché sur nos skis rien ne le fait lever. Mais voilà des motoneiges qui arrivent. Le bruit et les vapeurs d’essence qu’on cherchait à éviter nous ravissent. Nous rejoignons leur trace non sans peine notamment à cause de Storm qu’il faut tirer voire même porter. La situation change subitement, nous avançons désormais plutôt bien, le soleil perce enfin les nuages, nous arrivons au sommet du glacier sous un soleil radieux sans vent avec une vue imprenable juste à l’heure du pique nique. Nous attaquons la descente sur le Sermilik et nous trouvons un super emplacement de bivouac 200 m au dessus du fjord. Nous apercevons au loin le village de Tiniteqilaq. Le soleil se couche, la lune se lève, le froid s’installe. Quelle joie après ce début de séjour compliqué.



Vendredi 30 mars Une belle journée s’annonce -15°C au réveil, il est 5h50, tout est silencieux. Nous avons hâte de profiter de notre première journée complète de beau temps froid et sec. Nous laissons le camp après avoir pris soin d’enterrer les pulkas, et nous filons direction Tiniteqilaq. Le village donne une impression de bout du monde. On se dit qu’on aurait pu limiter nos achats à Tasiilaq et s’approvisionner au Pilersuisoq local pour alléger les pulkas… Nous montons sur la crête au nord du village.

L’ambiance est magique, neige scintillante et vue superbe sur le Sermilik.



Nous poussons jusqu'à ce que l’horaire nous rappelle.



Il faut retourner à notre campement. Sur le bout de crête final, la vue porte très loin, nous repérons la vallée de Kuugarmiit Aqquitaat par laquelle nous rentrerons, les chaines de montagnes au nord de Tiniteqilaq et le fjord d’Ikaasatsivaq tout en glace qu’on hésite également à emprunter pour le retour.



Les paysages sont vraiment très alpins et la moindre montagne même à l’altitude modeste offre des versants à pics ou de grandes faces glaciaires. La descente s’effectue dans un petit canyon qui donne directement sur la banquise. Les 200 m de remontée vers notre camp sont bien longs après cette belle journée.



Comme la veille, les détecteurs se déclenchent à l’heure du coucher de soleil. Peut être sont-ils sensibles au soleil rasant… Storm qui est attaché un peu loin (10m) pleurniche, il faut sortir pour le calmer. Nous réfléchissons au planning de la semaine suivante, pousser plus au nord avec les pulkas, refaire une journée en étoile, rentrer par la vallée, rentrer par le fjord….

Samedi 31 mars Nous nous sommes décidés pour amorcer le retour sur Tasiilaq par la vallée de Kuugarmiit. Nous nous engageons sur le fjord pour gagner l’ouverture de la vallée. Elle est magnifique, longue de 15 km et large de 1 km, elle est entourée de hauts sommets très rocheux. Il n’y a pas une trace, nous sommes seuls. Nous ouvrons donc la « piste » dans une belle neige qui s’est un peu tassée mais qui reste bien physique pour le traceur !



Des avalanches qui doivent dater de la tempête ont traversé la vallée sur toute sa largeur ! La météo est au beau fixe, pas de vent, assez frais, c’est l’étape du voyage ! Il y a quand même 350 m de dénivelé à effectuer mais le décor somptueux fait oublier les ressauts à gravir.



De leur sommet nous distinguons notre trace qui fend toute la vallée en deux. Il nous faut une bonne journée pour déboucher sur le fjord opposé. Comme depuis le début nous évitons le bord de mer pour diminuer le risque de mauvaises rencontres, nous campons juste avant d’entamer la descente vers la banquise. Au cours du repas, le détecteur sonne, Storm a fait sauter son ancrage qu’il faut à nouveau recommencer.
Périple et péripéties d'un récidiviste dans l'Ouest américain English translation pending
by Deshawn · 2018-04-11 · 118 replies
Bonjour Voici le recit d'un voyage réalisé du 29 Mai au 17 Juin 2017 en solitaire à travers le Colorado l'Utah et une pointe d' Arizona . C'est un périple préparé et assumé laissant une place importante à la modification au grés du temps , des envies ou simplement malgré moi . Arrivé sans encombres à l'aeroport de Denver , je monte dans le bus en direction de mon loueur Hertz. On me propose une Kia Sorento .Je vais la voir mais de toute façon rien de mieux dans ma catégorie .Elle est presque neuve , d'un bleu profond et conviendra je l'espère à mes ambitions. Ni une mi deux je file sur l'Interstate 70 en direction du Sud Ouest. Je profite d' une pause pour acheter quelques victuailles au super marché , composé notamment de plusieurs Gallons d'eau et d'une cartouche de gaz pour mon réchaud. La fatigue et le sommeil me gagne mais je parviens quand même jusqu'au parking du VC du Colorado National Monument. Le siège coté passager fera l' affaire pour trouver les bras de Morphée. Un réveil bien matinal toute fois la forme est au rendez vous. Il faut dire que les vacances je les attend d'une année sur l'autre et lorsque je m'y trouve j'ai l 'impression que mes dents racle le sol tellement je veux en découdre . Le petit déjeuner se compose de café et de biscuits de France tout au long de mon séjour . Au programme ce matin , ce sont les arches du Rattlesnake Canyon qui me font de l' œil. C'est un membre du forum qui m'a donné l'envie de découvrir ce lieux.(Orionide) On accede a partir d'une piste dont les dernières centaines de mètres m'oblige à parquer mon véhicule sur le bas coté. Il n'est pas prudent de continuer, pour le retour la piste monte et la ce n'est plus la même histoire . Cette première mise en jambe ce fait en douceur, je découvre d'abord par le dessus les arches , puis en descendant l'une d'entre elle je peux cette fois les admirer vue d'en bas . Je rencontre seulement deux personnes à mon retour. Rainbow Arch est la seule dont je connais le mon mais l'heure de ma visite n'est pas idéale pour la photo. Deux passages sont particulièrement difficile à négocier pour mon carrosse. Les roues patines , la tension monte dans l' habitacle , mais ça finit par grimper. Je ne suis pas mécontent de retrouver le bitume et de profiter des différents point de vue du parc sans toute fois être vraiment conquis. En ce tout début d'après midi je rejoint le parc de Capitol Reef , pour une ballade improvisée. Je choisis Cassidy Arch . Le trail est sympa mais l'arche n'est pas des plus spectaculaire , je croise un couple de Français avec qui j 'echange quelques impressions . Pour la fin d'après midi je me dirige vers Cainville pour aller à Cathedral Valley. La piste est roulante et piègeuse à fois car à tout instant du bétail peut traverser. Arrivé dans la zone de Temple of the Moon , les superlatifs me manque pour décrire ces colosses .Ce n'est pas ma première venue en ces lieux , mais la magie opère plus que jamais . Cet endroit reflète mes souvenirs des western d'antan. Je déambule autour de ces monolithes et tout à coup deux Pronghorn surgisse de nulle part pour disparaître aussi vite . Une seule autre personne est présente , il s'agit d'un Américain .Il s'aprete à regagner la civilisation , il choisit de passer par la Harnet Road, avec le franchissement tout à la fin de la Fremont River. Quand a moi il est temps de profiter des dernières lueurs de la soirée pour casser la croute devant ce panorama enchanteur. Je dors une nouvelle fois dans mon carrosse sur place. Bilan Rattlesnake Cayon 12/20 Cassidy Arch 12/20 Cathedral Valley 20/20
Escapade à Taïwan, destination très confidentielle English translation pending
by Vaikeaiti · 2018-04-08 · 85 replies
Bonjour,

Pourquoi Taïwan ? D'abord pour sortir des sentiers battus, et cette île un peu oubliée des voyagistes reste une niche d'un point de vue touristique. C'est ce qui en fait le charme. On ne connait pas bien Taïwan et son histoire riche et parfois chaotique, on pense que c'est un appendice chinois de la Chine Continentale. Il est vrai que l'on y parle le mandarin mais aussi le taïwanais, dérivé du chinois mais langue à part tout de même, également l'anglais plus ou moins bien selon l'âge des personnes rencontrées ou interrogées. Ceci dit, les Taïwanais n'ont rien à voir avec le grand voisin dont les visées hégémoniques leur font peur, mais aussi les excédent et les mettent en colère. On parle chinois et / ou taïwanais à Taïwan et l'on est fier d'avoir forgé une identité insulaire unique. La taïwanité n' est pas un vain mot, elle est vécue de l'intérieur avec l'affirmation d'un patriotisme national et culturel, bâti sur des apports venus non seulement de Chine ( le Fujian au tout début, une province du sud-est de la Chine continentale) mais également de Hollande, puis de nouveau de Chine ( dynastie Qing / Han et Hakka ) puis de Mandchourie (les deux entités étant en guerre pour le contrôle stratégique et commercial de l'île ) puis du Japon dont les colons ont façonné et formaté les esprits pendant 50 ans - ne serait-ce que par l'utilisation de la langue japonaise- et modernisé les villes comme par exemple l'ancienne capitale Tainan dotée aujourd'hui de larges avenues et de parcs. C'est étonnant, mais les occupants japonais ont toléré et même protégé les traditions des peuples aborigènes malgré des spoliations voire des violences qui ont contraint les tribus côtières à battre en retraite vers les montagnes. Ils ont au final laissé plutôt un bon souvenir ! Enfin il y a l' arrivée de l' armée en déroute de Tchang Kai Tchek ( et dans son sillage d'une bourgeoisie riche et lettrée ) fuyant l'avancée communiste de Mao Tse Toung et son lot de persécutions et d'exécutions sommaires dont la mort programmée pour le rebelle. TKT établit d'abord un régime autoritaire soutenu par les Etats-Unis puis le régime se démocratise au fil des années et l' économie se développe et devient florissante. TKT a participé à l' émergence d'une identité nationale forte et ombrageuse. On lui voue un culte certain malgré des errements, des excès voire des crimes perpétrés avec cynisme. La visite de l' imposant mémorial un week-end permet - paradoxalement - de ressentir une vraie ferveur populaire dans une atmosphère bon enfant. Notre voyage a été orienté vers culture et nature, modernité et tradition, avec un interêt tout particulier pour les peuples aborigènes, et parmi tous ceux-là ( il y en a 14 en tout avec des sous-groupes ) celui des Rukai. Pourquoi ? Parce que les Rukai sont les ancêtres du peuple polynésien, ils ont un ADN identique, ont donc navigué sur les grandes pirogues royales vers les Marquises actuelles pour s'installer d'abord à Hiva Oa ( et aussi Tahuata et Fatu Iva au sud de l' archipel ). A suivi la colonisation de l' actuelle île de Pâques, puis des îles Hawaii, puis de Tahiti ( 500 ans plus tard environ ), enfin de l' actuelle Nouvelle Zélande ( ou Pays du Long Nuage Blanc ) à partir de l' île de Tubuai dans l' archipel des Australes où vivait l' élite du peuple polynésien, et du ' marae ' de Taputapuatua dans l'île de Raiatea ( Iles sous le Vent ). A noter que ce dernier a été classé au Patrimoine de l'UNESCO l'an passé, même s'il est plus récent que les ' marae ' majeurs de Tubuai. Les Rukai sont actuellement plutôt des montagnards, mais ils ont, de toute évidence, été aussi des navigateurs à une certaine époque. Il faut imaginer les mutations en termes de siècles et non d'années ou de décennies, et garder à l' esprit que les vagues successives de colonisateurs chinois, hollandais et japonais ont repoussé les populations autochtones vers les montagnes et quasiment jusqu'à la côte est. Notre motivation première est que nous avons un fils adoptif polynésien qui nous a orientés vers ce groupe tribal. Cette partie du voyage fut passionnante et émouvante aussi. La technologie moderne appliquée à la génétique fait des miracles et permet des découvertes de ce genre.

Les Taïwanais sont ouverts, sympathiques, aiment vivre, rire et chanter. Les rares touristes sont chaleureusement reçus, avec sourires et petits cadeaux. Un vrai plaisir ! C'est un pays libre et plutôt démocratique, la police est invisible même sur la route. On peut comprendre que ce peuple singulier veuille préserver les acquis de l'indépendance tout en maintenant un difficile statu quo avec le grand et puissant voisin qui considère Taïwan comme une province chinoise destinée, tôt ou tard, à réintégrer le giron originel. Les discours des officiels chinois sont toujours assez menaçants, mais ils sont reçus avec ( une fausse ) indifférence. Pékin a mis en place une politique de suffocation militaire, géographique et diplomatique. Autant dire que les choses ne sont pas simples et qu'elles peuvent se compliquer brutalement. Les rapports avec le Japon proche sont excellents, Okinawa (ou archipel RyuKyu ) gardant un rôle stratégique du fait de la présence d'une importante base militaire américaine.

Détails Pratiques Nous avons voyagé sur KLM de bout en bout au départ de Montpellier, en fin d'après-midi, et en début de soirée à Amsterdam pour un vol direct, d'une durée de 11 h 40 à l' aller et de 12 h 40 au retour. Compagnie sure, ponctuelle, organisée et méthodique et qui permet en ce moment d'éviter Air France, engluée dans des problèmes sociaux sans fin et dans des grèves insupportables. On arrive en milieu d'après-midi à Taipei. Bien sur il y a d'autres compagnies qui desservent Taipei au départ d'Europe. On peut conseiller Eva Air dont les tarifs sont compétitifs, surtout si l'on réserve son billet assez longtemps à l' avance ( autour de 800 euros AR ). Il y a aussi China Airlines, compagnie nationale qui fait partie de SkyTeam. Il y a encore Air France ou Cathay Pacific qui volent jusqu'à Hong Kong. Ensuite il faut prendre une autre compagnie pour rejoindre Taipei, China Southern par exemple. A noter que, si l' on a du temps pour une extension très originale, Taïwan est proche d'Okinawa ( ou Ryukyu ), archipel tropical au sud du Japon, à l'écart des circuits touristiques. C 'est un Japon très surprenant, couleur lagon polynésien. China Airlines dessert cette destination à prix très raisonnables.

Un premier conseil quand on débarque à l' aéroport international de Taipei : Acheter une carte SIM pour la durée du séjour. Environ 25 euros pour 15 jours et un accès large à Internet. Les Taïwanais sont hyper-branchés, avec deux ou trois téléphones dans la poche. C'est assez impressionnant !

Second conseil : retirer un peu d'argent à un distributeur, également dans l' aéroport. par exemple, 10000 NTD ( New Taiwanese Dollar ) pour payer un certain nombre de services cash. Les cartes de crédit sont bien sur acceptées partout mais votre banque risque de prélever à chaque utilisation de la carte, des frais qui peuvent sembler excessifs. Je le savais donc j' ai essayé de parer au problème.

Troisième conseil : Voyager avec des euros en billets pour les changer dans les banques. Pas de problème à la Banque de Taïwan où le taux de change était tout à fait correct. Attention : On ne peut pas échanger les billets de 500, 200 et 20 euros, uniquement les billets de 100, 50, 10 et 5 euros. Pourquoi ? Mystère.... Mais bon à savoir !

Nous étions donc en couple et avions pris contact avec deux agences de voyages locales entre lesquelles j' ai choisi la moins chère et la plus performante. Je donnerai des infos plus complètes en message privé à ceux qui sont intéressés. L' agence, en contact étroit avec moi, a mis au point un circuit de 6 jours avec voiture ( Toyota Prius ) et chauffeur, supposé parler anglais , mais avec qui nous avons surtout communiqué via le traducteur de Google... D'où l'interêt d'acheter une carte SIM pour se connecter fréquemment ! J' avais moi-même réservé les hôtels sur le parcours. Ce n' était pas forcément nécessaire partout. En parallèle, j' ai bénéficié des conseils et des contacts d'une étudiante taïwanaise, actuellement à Paris pour un an, qui nous a organisé la visite de Taipei avec méthode avec un taxi privé loué 8 heures par jour. Cela a un prix, mais on se consacre, sans penser à autre chose, aux visites et découvertes, et puis cette énorme ville est vraiment compliquée à parcourir, et les endroits à visiter sont très dispersés. Prix à la journée : 4000 NTD. Ceci étant, on peut aussi parfaitement visiter Taipei en MRT, le métro local, superbe, propre et climatisé. C'est moins cher, bien sur, mais il faut plus de temps... et puis il faut s'habituer à ne lire que du chinois ( un peu d'anglais quand même ) sur les panneaux. Oublier les déplacements en bus pour les raisons indiquées ci-dessus, sauf si l'on parle chinois.

En ce qui concerne le circuit, je ne le referais pas de la même façon aujourd'hui. Je vais donc vous faire profiter de mes suggestions. Côte ouest, il y a un train rapide, style Shinkansen japonais, qui passe par Taichung, Tainan et va jusqu'à Koshiung. Avec un peu d'organisation sur place ( j' expliquerai plus loin ) on peut partir en solo et faire appel ponctuellement à des guides. il vaut mieux acheter les billets de train à l' avance et réserver ses sièges. Cela peut se faire par Internet, ou alors à l' arrivée si on passe le début du séjour dans la capitale. Côte ouest, la belle côte panoramique se situe entre Taitung et Hualien. Et puis la partie grand sud-est de île vaut aussi le détour pour ses paysages marins appréciés le long d'une route vraiment côtière au plus près de la mer. Je conseillerais donc de prendre soit l' avion ( avec Uni Air ) soit le train ( plus lent ) de Taipei à Taroko, et , sur place, de louer une voiture pour redescendre par l'intérieur jusqu'à la pointe sud de l'île, puis remonter par la côte ( deux routes ) pour les points de vue et les photos. La route est tranquille et vraiment superbe. A Taroko, pour visiter les gorges on peut prendre le bus ( bien organisé dès la gare ) ou louer un scooter, ou un vélo, ou un taxi... Tout est possible. Enfin, on peut aussi prendre l' avion, vraiment pas cher à partir de Taipei. On loue alors la voiture à l' aéroport d'arrivée ( Hualien côte est, Tainan et Koshiung côte ouest ). Encore un conseil : Réserver un hôtel confortable à Taipei pour absorber au mieux la fatigue du voyage et le décalage horaire. Beaucoup d'auberges et de B & B du côté des Gorges de Taroko. Dans l'ordre, on commence par Taipei ( 3-4 jours ) ou on termine par Taipei. Si on circule en avion, on peut - et cela fait gagner du temps- transiter rapidement vers l' aéroport domestique à Taipei ( même endroit ) et prendre un avion en fin d'après-midi ou début de soirée pour Hualien ou Koshiung par exemple. Plusieurs compagnies desservent les villes principales, dont UNI Airways que je conseille pour ses prix et sa ponctualité. Billets à réserver en ligne sur le site de la compagnie. Exemple : vol idéal pour Hualien à 18 h 50. On a donc le temps de transiter. Prévoir taxi ou voiture d'hôtel à l' arrivée de nuit. Enfin, penser à acheter du thé à Taïwan, le meilleur du monde. J' ai des adresses. Vous aurez droit à la cérémonie du thé, très stylée. Nous avons eu la chance d'être dirigés vers une maison de thé fréquentée uniquement par des Taïwanais. Acheter aussi une petite théière en terre, le thé infusé ( 1 mn seulement trois fois de suite pour le Oolong Tea ) Prix assez élevés, comme pour le café ou le whisky haut de gamme.

Déroulement du voyage Départ le 22 mars de Montpellier pour Amsterdam puis vol en continuation pour Taipei. Arrivée le 23 mars à 15 h 30. Retour le 1er avril de Taipei vers Amsterdam. Départ à 23 h 55. Arrivée à 7 h 00 . Vol en continuation à 14 heures pour Montpellier. Taipei : du 23 au 27 mars Puis circuit de 6 jours 1er jour / 27 mars : Taipei-Lukang 2ème jour / 28 mars : Lukang - Tainan 3ème jour / 29 mars : Tainan - Koshiung ( via territoire tribal Rukai / Wulai ) 4ème jour / 30 mars : Koshiung - Kenting - Taitung 5ème jour / 31 mars : Taitung - Côte Est - Gorges de Taroko 6ème jour / 1er avril : Gorges de Taroko - Taipei ( en train - 2 heures 50 de trajet - puis taxi pour aéroport en début de soirée )

Je vous retrouve très vite pour le détail de ce voyage dans une suite à ce carnet

Moana
Concours Photos du mois d'avril 2018: "Le plus bel arbre du monde" English translation pending
by Rawe · 2018-03-31 · 167 replies
Je sens que l'impatience est à son comble!

Je déclare donc ouvert le 94ème (!) concours phot de VoyageForum!

Le sujet de ce mois sera:

Le plus bel arbre du monde

Les arbres sont tous beaux, on en a tous croisé des incroyables, que ce soit par leur beauté, par leur taille, par leur côté torturé par les éléments ou encore par leur persévérance à pousser dans des endroits improbables.

Le plus dur n'est donc pas de le trouver ce plus bel arbre du monde, car il y en a des milliers, voir des millions a travers le monde!

La difficulté est justement de capturer, de sublimer cette beauté sur une photo! (personnellement j'adore prendre des arbres en photo, mais je crois que je n'ai jamais réussi a faire une photo qui me satisfasse vraiment)

Vous noterez le singulier du titre, je n'ai pas envie de voir des forêts dans leur ensemble, mais bien un arbre particulier.

Il peut y avoir d'autres arbres sur la photo, mais il faut que l'un d'entre eux ressorte du lot ! Même si il ne figure pas entier sur la photo.

Bien sûr d'autres éléments peuvent rendre la photo encore meilleure, comme un personnage appuyé contre son tronc un habitant caché dans les branches, ou... surprenez-nous 😛

Qu'il soit grand:



Qu'il soit gros:



ou qu'il soit petit :



Sortez vos plus belles photos d'arbres, et postez les jusqu'au samedi 21 avril à 23h59 Les votes seront ouvert du dimanche 22 avril à 0h00 jusqu'à jeudi 26 à 23h59

On reprend le réglement du moismars (y compris le fameux alinéa😛):

On vote pour 3 photos -ni moins 🙂 ni plus- auxquelles on attribue 1, 2 ou 3 points. Pas de 1/2 point pour cette édition. Et je serai très à cheval sur le règlement... 🤪

La photo ayant obtenu le plus de points accorde à son auteur·e la charge, ou l'honneur, de choisir le thème du concours d'avril.

En cas d'ex æquo, sera désigné·e vainqueur·e celle ou celui qui n'aura jamais organisé de concours ou dont le nombre de mandats antérieurs d'organisateur sera inférieur à celui de son alter ego (il faudra se dénoncer). Et si, fort improbablement, l'égalité persiste, sera désigné·e vainqueur·e celle ou celui qui aura obtenu dans ce concours le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité tenace, l'emportera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.

Le diaporama est là (j'espère que ça va marcher, je n'en ai jamais fait avant😊) www.flickr.com/...73@N06/shares/X4023x

La discussion c'est par ici: voyageforum.com/...post=8731200;live=1;

Bonne chance à tous😎
Organisation voyage Afrique du Sud à la dernière minute English translation pending
by Nutmegx · 2018-03-31 · 10 replies
Hello à tous,

Je viens vous demander quelques conseils aujourd'hui car je n'ai pas de connexion internet en ce moment alors c'est compliqué de passer du temps à chercher des infos juste sur le téléphone!

Nous sommes partis en Namibie il y a quelques mois et avons tellement aimé que nous avons envie de repartir dans ce coin là du monde! Nous projetons de partir deux semaines en Afrique du Sud au mois de mai, donc dans un mois, si possible en 4x4 avec tente sur le toit, et toujours avec un petit budget. Je serai enceinte de 4 mois à ce moment là..ce qui nous empêche donc la visite du Kruger et l'est du pays à cause du palu.

Auriez-vous une idée d'itinéraire que nous pourrions réaliser? évidemment, l'idée n'est pas de faire 10h de voiture par jour. Nous arriverions et repartirions de Johannesbourg...

En regardant assez rapidement, j'avais pensé au parc national de Mokala, puis au KTP mais évidemment il n'y a quasiment plus de place: la seule possibilité que nous aurions serait de faire une nuit à Twee Rivieren, une nuit à Nossob, et re une nuit à Twee Rivieren. Je n'ai pas regardé les camps côté Bostwanais car je crois qu'on ne peut pas voir les dispos en ligne?

Si on ne va pas au KTP, vers quelle région se tourner? Côte Sud? plage?

Si quelqu'un peut m'aiguiller un peu sur un itinéraire facile et agréable...cela m'aiderait beaucoup à orienter mes recherches!

Merciii!
Itinéraire 12 jours au Québec en famille English translation pending
by Marco210 · 2018-03-26 · 46 replies
Bonjour,

Nous partons en famille (2 adultes et 2 enfants) au Quebec au mois d'Aout 2018.

Je souhaitais vous faire partager mon itinéraire et connaître vos éventuelles remarques et modifications à apporter ?

J1: Arrivée Montréal J2: Montréal J3: Parc Mauricie J4: Parc Mauricie J5: Lac St Jean/Val-Jalbert J6: Saguenay J7: Tadoussac J8: Hésitation entre traverser pour le Parc du Bic ou redescendre par Charlevoix J9: Quebec J10: Quebec et alentours J11: Réflexion sur le Parc Omega J12: Dernière journée Montréal

N'hésitez pas à me donner vos avis divers et variés

Merci par avance
Quinze jours au Québec avec enfant de 2 ans pendant les couleurs d'automne English translation pending
by ML85 · 2018-03-24 · 23 replies
Bonjour,

Nous réfléchissons à un voyage au Québec fin septembre car je rêve de voir les couleurs rougeoyantes d'automne et c'est donc la dernière année pour y aller si on veut éviter de faire rater l'école à notre fille seulement 15 jours après la rentrée. Elle aura tout juste 2 ans. Nous avons fait l'an dernier 1 semaine au Monténégro et tout s'est très bien passé. Mais à 1 an elle dormait dans la voiture et dans le porte-bébé, ce qui ne sera plus forcément le cas à 2... Pour la période, on pensait dernière semaine de septembre/1ère d'octobre pour maximiser les chances de voir les jolies couleurs d'après ce que j'ai lu. Qu'en pensez-vous ?

Nous avons donc plusieurs contraintes : - Les plus grosses :

un itinéraire permettant d'admirer les couleurs de l'été indien un itinéraire assez concentré pour avoir des distances raisonnables chaque jour (maximum 3h/j à essayer de caler après manger sauf éventuellement une longue étape de retour à Montréal à gérer avec des pauses). Mon mari a beaucoup de craintes sur ce point. Il a visité le Québec enfant et se souvient de temps de voiture très long. un itinéraire compatible avec une éventuelle grossesse, ce qui rejoint un peu la contrainte précédente des visites "gérables" avec un enfant et quelques activités "enfants" adaptées à 2 ans (voir des animaux par exemple)

- Et aussi :

dans l'idéal pouvoir passer quelques fois 2 nuits au même endroit pour ne pas avoir l'impression de courir tout le temps et avoir un peu de temps pour qu'elle se dépense le soir si ça n'a pas été le cas dans la journée passer par des endroits où on pourrait trouver des logements typiques comme des sortes de chalets, mais chauffés, dans la nature avec possibilité de se faire à manger (pour ne pas lui imposer un restaurant tous les soirs). Bon là j'en demande peut-être trop, mais vous voyez l'idée ?

Après quelques premières recherches, j'avais pensé à un itinéraire de ce type, en essayant d'estimer les temps de trajet sur Google. Je ne connais pas du tout le Canada, et même en prenant les points d'intérêt sur le guide vert et sur le forum, le territoire est tellement vaste que c'est difficile de voir un itinéraire se dessiner ! J'ai essayé d'éviter l'écueil de vouloir tout voir en se disant que cette fois l'objectif est la beauté de l'été indien ; nous reviendrons une prochaine fois en été pour voir les autres beautés de la région. J'ai volontairement mis de côté la Gaspésie (trop de trajet et j'ai lu que c'est trop au nord pour avoir les arbres les plus beaux à l'automne).

Montréal : 2,5 j environ (ou peut-être plutôt en fin de séjour plutôt)

(en option : - Musée des civilisations à Ottawa + Parc de la Gatineau pour les arbres et couleurs --> 2j)

Cantons de l'Est (j'ai lu que c'était un des plus beaux endroits pour les couleurs, vous confirmez ?) : lieux et visites à définir, en allant peut-être vers Magog plutôt que Sherbrooke - 2j à partir d'un point ou avec 2 points d'étape ? 3 j ?

Québec Ville : 2j

Parc des chutes de Montmorency + début côte de Charlevoix : 1j

Côte de Charlevoix jusqu'à Baie Sainte Catherine : 1j (quels arrêts ?)

Croisière baleines depuis Baie Sainte Catherine (adapté avec enfants ?) + itinéraire sur la rive Sud du fjord jusqu'à Saguenay : 1j ou 1,5j

Lac Saint-jean avec zoo "sauvage" de Saint-Félicien : 1j

Là je sais un peu moins comment gérer le retour vers Montréal car les distances sont beaucoup plus longues :

Via parc de la Mauricie : 1 arrêt

Puis retour via Trois-Rivières : 1j

J'ai aussi entendu parler d'une reconstitution de village ancien avec même des enfants en costumes qui pourrait être sympa, mais je n'ai pas réussi à retrouver où c'est.

Voilà, n'hésitez pas à me donner vos avis sur cet itinéraire, sur les distances, sur le fait que ce soit ou non les lieux les plus adaptés pour voir les couleurs de l'automne, ou avec un enfant de 2 ans, ... ou à proposer un autre itinéraire qui semble plus adapté à nos contraintes d'après les connaisseurs !

Merci beaucoup !
Demander l'ESTA English translation pending
by Sourcildor · 2018-03-06 · 23 replies
BONJOUR CA Y EST MES billets sont achetés mais je vois quoi doit demander l'ESTA mais est ce nécessaire ? et je vois aussi que c'est payant ? est ce réellement payant ? dois je le faire sur le net ? j'ai tellement, t peur de me faire avoir avec les fraudes diverses? merci a vous bonne soirée
Petite semaine à Toronto (y compris Niagara) et région de Québec English translation pending
by Choupine · 2018-02-19 · 52 replies
Bonjour Je vais essayer d'aller à l'essentiel. Nous projetons un voyage (départ la dernière semaine de septembre en avion depuis Marseille d'une durée d'environ 17-18 jours) avec une petite semaine sur Toronto incluse (avec Niagara compris) .Mon interrogation se porte sur le reste du séjour et comment l'articuler . Nous avons dejà fait la Colombie Britannique en voiture mais là nous souhaitons éviter la voiture pour les villes et bien entendu en louer une afin de profiter de la nature et des paysages notamment les couleurs à cette époque de l'année. (été indien?) Nous n'avons pas encore réservé le vol en ne sachant pas d'où l'on va commencer notre voyage (au choix toronto, montreal ou quebec). Ne connaissant pas du tout cette partie du Canada disons qu'en commençant par la ville de quebec ou de montreal comment articulerez vous le circuit pour arriver à Toronto ? Nous sommes deux adultes , nous aimons marcher (pas la grande randonnée), découvrir des lieux sauvages , et en même temps des villes. Nous savons qu'au Canada il faut faire beaucoup de kilometres mais là nous souhaitons prendre un peu du temps pour apprécier pleinement les paysages et découvrir des lieux magiques sans faire de la route uniquement. Pourquoi ne pas prendre le train sur une partie de route ininteressante par exemple ? Nous attendons avec impatience vos propositions et nous sommes preneuses de tout conseil. Merci à et à bientot de vous lire. choupinette
De retour de 2 semaines au Cap Vert English translation pending
by Jl94210 · 2018-02-19 · 6 replies
Bonjour, Nous rentrons de 2 semaines de vacances au Cap Vert. Nous voulions vous faire part de notre ressenti et d'informations pratiques si cette destination en intéresse certains. Notre périple était orienté randonnée.

Généralités. - Le Cap vert est une destination facile pour les occidentaux. Nous n'avons pas eu de problème particulier même si nous avons mangé la nourriture locale (et pas toujours dans des restaurants pour occidentaux). Nous buvions de l'eau en bouteille quand même. - Les transports sont faciles. Nous avons fait un maximum d'alluguers. Attention cependant, il y en a beaucoup moins le samedi et presqu'aucun le dimanche. Sur certaines îles comme Santo Antao, ils sont très dépendants des impératifs du quotidien comme les arrivés/départ des ferrys. Les alluguers qui sont des modes de transport très peu chers et trè typiques. Vous vivrez de bonnes tranches de vie à 20 dans une fourgonnette prévue pour 10. Mais il ne faut pas être pressé, ils peuvent tourner pendant 1 heure pour faire le plein de passagers avant de partir. Profitez, c'est les vacances.😉 - De fait, la location d'une voiture est inutile. Les distances sont très faibles et les alluguers sont là. - Presque tous les cap verdiens parlent français. C'est bien moins vrai pour l'anglais. - Il faut toujours un visa (25 €) à l'entrée du pays pour un maximum de 30 jours. Et ceci au moins jusqu'au 1er mai 2018. - Pour les résa d'avion inter-iles, il faut utiliser le site
https://www.bintercanarias.com/ qui est le seul à accepter les cartes visa et sur lequel vous paierez en euro. Le site binter.cv donne l'impression d'accepter les cartes visa mais ce n'est pas le cas. - Pour les randos, nous utilisions les app mobiles comme ViewRanger, OsmAnd ou Maps.me. - Préférez de payer en ecv plutôt qu'en euro car le taux de change pratiqué est défavorable : 1€/100ecv au lieu de 1€/110 ecv officiellement. - Tout se négocie quand les prix ne sont pas affichés : taxis, achats au marché. Ceci n'est pas le cas pour les alluguers qui donnent le bon prix. On peut facilement négocier 20/30% voire 50% sur les taxis.

Notre parcours. Nous avons fait 4 îles : Sao Vicente, Santo Antao, Santiago et Fogo. Nos coups de cœur vont à Santo Antao et Fogo.

Sao Vicente. Petite île sans grand intérêt si ce n'est qu'elle est un bon point de départ pour s’acclimater à l'ambiance. Mindelo est une ville sympathique et assez calme. Il y a une belle plage vers l'aéroport. Une belle rando part de l'ouest de l'ouest de Mindelo (https://www.gpsies.com/map.do?fileId=vxtmexiogvydkebp).

Santo Antao. C'est l’Île des randonneurs. Beaux paysages. Nous étions dans la vallée de Paùl. Très belle cette vallée. https://www.gpsies.com/map.do?fileId=bdonfmywtfgufxly. Nous avons fait la descente de la Cova malheureusement dans le vent el brouillard et la pluie : https://www.gpsies.com/map.do?fileId=kokswszwlbbkezhd. Attention aux dénivelés, ils peuvent être très importants, en positif comme en négatif. Enfin, notre plus belle rando a certainement été celle au départ de Ponta do Sol : https://www.gpsies.com/map.do?fileId=kokswszwlbbkezhd. Tarrafal semble intéressant mais il faut 2 jours pour en profiter car il y a 1 alluguer par jour aller et 1 par jour au retour. Prévoir 1 nuit sur place donc. Cette île doit être géniale à faire en vtt.

Santiago. Après Santo Antao, cette île nous est apparue bien terne. Et surtout très sale...😕 Asomada est digne d’intérêt pour ses marchés (l'ancien et le nouveau). Tarrafal au nord est assez sympa et très reposante. Praia est sans réel intérêt (sale, bruyante, polluée) sauf pour reprendre l'avion. Lui préférer Cidade Velha. Belle rando : https://www.gpsies.com/map.do?fileId=fdcddnglrrhdiloj.

Fogo. Ile très sympa et calme. Sao Filipe est une jolie petite ville. Il faut évidement aller au volcan pour faire la ballade de la caldera, le petit pico et le grand pico. N'allez au grand pico que si le temps est découvert au risque de ne pas profiter du paysage après 3 heures de montée.

Nous avons bien apprécié le Cap Vert : les paysages, les gens surtout. Nous n'avons pas eu spécialement beau temps mais ce n'était pas l'essentiel.

A noter qu'on nous a dit que Maio a de gros soucis de sécheresse en ce moment.

Bons voyages à tous .............
Compte rendu croisière MSC Fantasia du 28 janvier au 11 février 2018 English translation pending
by Rcoucou · 2018-02-15 · 106 replies


Bonjour

Nous avions réservé avec mes amis cette croisière de 14 jours aux Caraïbes avec MSC en remplacement d'une transat que Costa avait délibérément reculée de 21 jours sans nous avertir. Transat remboursée complètement ainsi que les frais déjà engagés par nos soins vol et une nuit d'hôtel comprise. En effet nous préférons prendre les vols à part et profiter d'une nuit d'hôtel pour encaisser le décalage horaire.

Mais cette fois nous sommes partis le vendredi 26 janvier et nous avons réservé 2 nuits à Pointe à Pitre, car le vol XL airways le samedi était plus cher, ce qui nous permettait de profiter d'une nuit supplémentaire au Gosiers pour le même prix.🙂

Nous avons donc profité pleinement de la journée du samedi 27 janv à l'hôtel du karibéa beach clipper et de sa plage "privée" avec transat et tonnelle pour nous abriter du soleil. Nous avons même profité de son animation du samedi soir pour danser quelques slows et rocks après le repas (comptez 23 € le plat et dessert, sans boisson).



A 6 H 30 le lendemain j'ai pu apercevoir le MSC Fantasia de notre balcon se dirigeant vers le port, petite nuit mais compensée par une agréable journée sur le transat au soleil.





Le 28 janv jour de l'embarquement notre taxi Ruddy est venu nous conduire au port vers 12 heures, je pensais que nous aurions pu embarquer avant 14 heures comme avec Costa. Et malheureusement le portier du port avait reçu des consignes bien précises, pas d'ouverture des portes du port avant 14 heures.🤪

Si bien que nous avons poireauté 1 h 30 derrière cette porte d'accès où s'amassaient tous les futurs passagers du Fantasia, avec une cohue indescriptible à l'ouverture des "arènes" les derniers voulant passer les premiers, piétinant les pieds avec leurs lourdes valises à roulettes. 😠

Pourtant une fois parcourus les 100 m qui nous séparaient du hall du terminal MSC, nous avons été agréablement accueillis par le personnel MSC, pour y déposer nos lourds bagages.

Question : pourquoi ne pas autoriser les passagers à rejoindre ce grand hall d'accueil avant 14 heures et pouvoir ainsi gérer une file d'attente en bon ordre ?

Nous avons eu de la chance, il ne pleuvait pas, car là il vaut mieux venir en maillot de bains si l'on devait attendre à la porte d'accès du port.😉

Un grand couac pour l'image de MSC, mes amis n'ont d’ailleurs pas compris leur stratégie d'accueil.

Je vous conseille donc de venir vers 14 h 30 après la cohue pour renter tranquillement dans le terminal.

Pas de verre de bienvenue comme chez Costa, pas de siège pour attendre, rien de confortable pour accueillir les futurs passagers, un zéro pointé pour le 1er embarquement MSC à Pointe à Pitre.🤪

Suivra la traditionnelle photo souvenir après le rapide enregistrement déjà fait sur internet.

Enfin nous rentrons sur le bateau pour la photo d'identification pour la carte d'accès à bord. Petit problème quand même, celle-ci sera disponible dans notre future cabine que vers 17 heures.

Qu'en est-il du forfait All In réservé par l'intermédiaire de l'agence ? Heureusement nous avions le justificatif de la réservation boissons de MSC et avons pu profiter d'une bonne bière en rejoignant le self au 14 éme étage et y manger.

ci-joint les horaires d'ouverture du self Zanzibar pont 14 6 H -10H30 petit-déjeuner 10H30 -12H petit-déjeuner continental 12H - 17H déjeuner buffet 12H - 24H Pizzera (choix de plusieurs & gratuites) 12H -17H Paradis hamburger (+ frites) 17H - 18H30 fruits , bar à salade 18H30 - 21H30 dîner

Boissons 24 heures/24 heures à disposition gratuites Café, Thé , Eau , glaçons

Vous pouvez donc manger de 6H à 21H30 sans problème. Un plus par rapport à Costa qui a réduit ses prestations à bord ou les rendants payantes (pizzas)

Et boire pendant toute la journée, ce qui n'est pas le cas chez Costa, boissons gratuites seulement au petit-déjeuner.

Une signalétique par type de buffets placée en hauteur, vous aide à trouver d'un coup d'œil les types de mets que vous recherchez, fruits, pâtes, plats chauds, fromages etc...sans devoir vous pencher sur les comptoirs et sans gêner ceux qui se servent et un plan du self à l'entrée.

Nous avons aussi beaucoup apprécié le "bouton magique" placé sur chaque table le "call service", vous appuyez dessus et dans la minute qui suit vous avez un serveur du bar qui vous demande ce que vous désirez boire.😎

Incroyable mais vrai dans "la minute qui suit" deux tout au plus, ils arrivent de nulle part, et même parfois 2 serveurs, si vous avez oublié d'annuler l'appel après leur passage. Chapeau bas pour le service MSC, ils prennent les commandes des boissons, bières, vins, cafés expresso, cappuccino et même les bouteilles d'eau que vous avez gratuitement avec vos forfaits All In.

Bien que des fontaines d'eau soit toujours à disposition dans le self.

Nous rejoindrons nos cabines vers 16 h 30 pour récupérer nos cartes et constaterons que nous ne sommes pas au même service à table, le second pour moi, le premier pour mes amis qui avaient cependant fait la demande auprès de l'agence, et qui avait confirmé le changement. Nous irons donc au restaurant le Red Velvet rencontrer le maître d’hôtel qui nous attribua une table de 6 au second service.🙂



Les cabines balcons que nous avions pour une fois réservées sont joliment décorées, mais il manque d'après ma femme un peu de rangement dans les 3 placards à l'entrée, qui cachent le coffre-fort à code et toute une rangée de 6 tiroirs.

Les tables de nuit comportent aussi 2 étagères de rangement et un tiroir, certes un peu étroit.

La salle de bains avec une douche à robinet thermostatique et quelques étagères vitrées pour poser les accessoires de bain. Dessous l'évier, la corbeille et des étagères pour disposer vos affaires. Pas de miroir grossissant comme chez Costa, mais un décapsuleur de secours. Un fil déroulable pour pendre les affaires mouillées et deux distributeurs de shampoing et de gel dans la douche. Un équipement complet pour prendre sa douche avec 2 grandes et 2 petites serviettes ainsi qu'un tapis de sol en éponge.





Le lit de la cabine balcon est dans le bon sens, avec une literie confortable, avec chacun 2 oreillers et en plus 2 petits coussins sur le divan deux places convertibles. Car dans les cabines extérieures, la tête du lit est placée contre la fenêtre, très désagréable quand il y a du roulis pendant la nuit.

Une petite table vient compléter l'ameublement installé devant le bureau avec son frigo près rempli et la TV disposée en hauteur qui diffuse en boucles les consignes de sécurité. Un pouf est aussi logé dans l'alvéole du bureau.

Un téléphone vous permet d'appeler les différents services à bord et également les cabines de vos amis en composant directement leurs numéros, leurs noms s'affichent alors sur le combiné.

Une porte coulissante verrouillable permet d'accéder au balcon qui comporte deux chaises et une mini-table.

Deux serviettes de plage orange viendront compléter l'équipement et deux gilets de sauvetage que nous aurons la chance d'enfiler vers 18H30 avant l'appareillage à 19H. Exercice sommaire réalisé dans des endroits publics, bars, casino du pont 7 pas très loin des chaloupes de secours mais que nous ne verrons pas de près. Un exercice qui consiste à pointer votre carte pour valider votre présence et expliquer sommairement comment mettre le gilet de sauvetage. L'avantage c'est qu'il se déroule dans un endroit confortable mais très peu efficace en cas de problème. Tous les services à bord sont suspendus, plus d'ascenseurs de bar ouvert etc..

Je vous raconterai une anecdote plus tard à ce sujet lors de notre escale à la Martinique.😛

Ne reste plus qu'a faire connaissance avec ce beau bateau mais ce sera pour la suite à demain ... Si vous le voulez bien

A+
Pneus d'hiver au Québec English translation pending
by Normangass · 2018-01-19 · 40 replies
Bonjour suite a la discussion des pneus d'hiver sachant que c'est une obligation au Québec est-ce le conducteur ou le locateur qui devra assumé la contravention?
Séjour au Québec fin 2017 / début 2018 English translation pending
by Jaccouille · 2018-01-10 · 3 replies
Bjr . Tout d’abord je remercie Lescaribous et stratele52 pour leurs infos Avion —> Air france Location de voiture —> Carigami avec Alamo a l’aeroport de montreal Demande ford escape eu kia Sportage Lundi 25 arrive a16h a YUL Pris la navette de l’hotel ( fairfield inn suites by marriott ) Hotel sympa proche de YUL avec un Resto , personnel sympa, bonne literie, PT dej copieux sucre et sale Mardi 26 repris la navette pour aller recuperer la voiture chez Alamo Puis direction sherbrooke recuperer ma fille qui est en etudes Visite de l’universite et du mt bellevue Promenade dans la foret et des pistes de ski puis depart pour trois rivieres Arrivee au super8 de trois rivieres Personnel nous renseignant sur les endroits ou se restaurer Se sera Maman Fournier Excellent endroit tres convivial Retour super8 bonne literie, piscine int Remplie d’enfants , bonne literie, Bon Pt dej que sucre Mercredi 27 Depart pour st nicolas ou nous avons RV A 13h pour faire du chien de traineau au Chenil La Poursuite Tres bon accueil, de plus on nous prete Des vetements et des chaussures chaudes, explications pour la conduite Super et c’est parti pour 3h de randonnee dans la foret Attention c’est assez fatiguant Lorsque l’on conduit le traineau 500$ pour 4 pers avec les taxes et un tip Le soir super8 a Quebec city Idem que le super8 de la veille Avons mange dans un centre commercial proche Tuscano’s resto italien A cote du super8 il y a un resto asiatique Jeudi 28 Dep pour Les chutes De Montmorency Petit filon pour voir les chutes gratuitement Adresse GPS 2567 ave royale , ville de quebec G1C 1S3 c’est une station service Couche tard , vous vous garez a proximite et vous etes a200m a pied Du pont qui traverse la chute C’est magique avec les glaces qui entourent la cascade Puis direction quebec Ou l’on a RV au centre d’info touristique pour la visite en bus Chauffe de Quebec pas de monter ni de descente Je me gare au parking sousterrain de l'hôtel de ville ( 15$) pour une 1/2j Visite et guide tres interresantes Retour au super8 en s’arrêtant sur la route aux3 brasseurs Bonne ambiance mais different de la france au niveau resto Quelques flammekuches et choucroute Le reste des plats quebecquois Mais toujours une bonne biere Vendredi 29 Visite du marche du vieux port et ensuite direction Lewis en prenant Le ferry pour voir Quebec sous un autre angle et aussi Entendre la glace percuter les flancs du bateau Puis direction Montreal Rendre la voiture chz alamo Ave stanley puis retour a l'hôtel par la rue ste Catherine Hotel les suites labelle que je vous recommande Situe a200 m de Berri-Uqam A100m de la rue ste Catherine Et a 1,3km du vieux port de montreal Personnel tres sympa vous expliquant Les endroits a visiter, les supermarches Etc etc La chambre —> petit appart avec 2 lits queens size et une kitchenette Avec tout ce qu’il faut ( meme le produit vaisselle ainsi que torchon et aussi sel& poivre ) Pt dej copieux bref nous avons passe 5 j comme a la maison Samedi 30 Achat de pass pour les transports Ensuite direction Centre Bell pour acheter les billets pour le hockey Puis direction le mt royal Super panorama sur Montreal Puis retour a cote du centre bell Pour diner a la cage sportive Super ambiance avec dees ecrans geants Et tres bon repas Retour a l’hotel Dimanche 31 Visite du stade olympique Avons tout fait Monter en haut de la tour, le biodome, L’insectarium, jardin botanique Le soir une pizzeria pas terrible place jacques cartier ( a mon avis c’etait des pizzas surgeles) Retour a l’hotel pour se reposer Car les visites + le froid ca tue 22h direction le vieux port pour defoncer 2017 , t* -23 ressenti -33 Super ambiance, super feu d’artifice Bref geant Lundi 1 Retour sur le vieux port et ballade dans le vieux montreal , visite de la magnifique basilique et rue ste catherine Pour les achats souvenirs Mardi 2 Aller au parc drapeau Et la stupéfaction on marche sur le circuit Gilles villeneuve totalement Recouvert de neige incroyable Retour a la cage au centre bell pour dej Et aussi pour etre au chaud avant le match de hockey 18h30 Ouverture des portes Aujourd’hui Les canadiens de montreal recoivent Les sharks de san jose Nous sommes tout en haut de cette arene Nous voyons assez bien la rondelle ( le palet ) et le spectacle est Geant Meme si je n’y connais rien au hockey Je vibre Retour a la maison pardon a l’hotel Pour preparer les valises Mercredi 3 Retour en voiture sur sherbrooke Pour redeposer la miss et faire ses quelques courses puiis retour a l’aeroport de montreal Decollage prevu a 22h mais avec les conditions climatiques ( degivrage de l’avion ) nous partons avec 1h de retard Mais nous atterrissons avec un peu d’avance a CDG Voila ce petit recit merci a nous cousins Du quebec de nous avoir accueillis avec beaucoup de gentillesse J’ai deja reserve mes billets pour fin avril Ce sera niagara, toronto et aussi ramener ma fille
Quel voyage en Amérique du Nord? English translation pending
by Wolfy2004 · 2018-01-08 · 27 replies
Bonjour,

je suis en pleine réflexion sur note prochain "grand" voyage en famille (2 adultes et 2 filles qui auront 15 et 17 ans), plutôt pour août 2019. 2018 sera sûrement trop court pour organiser correctement et trouver des prix intéressants.

Donc l'idée encore très vague est de partir au mois d'aout pour environ 3/4 semaines, 3 ce serait mieux.

La destination : c'est là que je fais appel à vos connaissances et conseils. Perso je voulais faire un tour du Québec. Ma moitié est plus branchée Chicago/grands lacs.

Du coup je me demande si il est envisageable de faire un voyage Chicago/Toronto (pour les chutes du Niagara) et Québec ? En terme de budget pour le moment je ne me fixe pas vraiment de limite (enfin y en aura une mais je veux dire que pour le moment je ne souhaite pas que ça entre en ligne de compte), donc on peut très bien par exemple prendre un vol entre Chicago et Toronto, puis entre Toronto et Montréal si ça vaut le coup en terme de temps gagné.

Donc en synthèse : Est ce que c'est jouable de faire 3 ou 4 jours à chicago puis de partir vers le Québec via Toronto, ou ça risque d'être trop tendu/fatiguant en 3/4 semaines et risque de passer à côté de trop de choses ? Est ce qu'il vaut mieux se concentrer sur Québec et/ou Chicago et les grands Lacs ?

Et j'ai oublié en terme de centres d'intérêts : un peu tout sauf la plage (mais là on devrait être tranquilles) : Ballades (petites randonnées max 2/3h) Visites de ville/architecture Nature, grands espaces et tous les grands trucs de bons touristes ;-)

Bon je m'arrête là pour le moment en espérant ne pas avoir saouler tout le monde. Merci d'avance pour vos retours.

Vincent
Retour d'une croisière d'Afrique du Sud avec Oceania sur le Nautica English translation pending
by 4yne · 2018-01-02 · 248 replies
Bonjour à tous !

Très bonne et très belle année 2018 ! Je vous souhaite de tout cœur de très belles croisières et de beaux voyages !

C'est une croisière qui avait tout pour être une réussite, une bonne compagnie et une très belle destination...

Pendant la semaine de la croisière du mois d’avril je trouve une offre qui me parait intéressante de Cape Town à Cap Town sur le Nautica un petit bateau de 680 passagers.



L'Afrique et ses parcs, nombreux et magnifiques, est une destination que nous n'aurions jamais choisie pour un voyage terrestre. Nous n'avons pas l'esprit assez aventurier pour aller courir les grandes réserves, ou faire un safari, ce n'est pas notre truc.

Cet itinéraire comporte beaucoup d'escales et peu de jours de mer. La compagnie Oceania en laquelle j'ai toute confiance suite à notre première expérience très réussie me parait idéale pour cette destination dont je n'avais jamais rêvé avant. Nous voilà décidés pour cette croisière qui me parait un peu comme un menu dégustation avec à chaque escale un échantillon d'Afrique.

Pour la première fois de notre vie de croisiéristes nous réservons toutes les excursions avec le bateau pour des raisons de sécurité et de distances entre les ports et les parcs visités. Nous avons un programme varié et bien diversifié très alléchant.

Avant de partir il est nécessaire pour les ressortissants français et beaucoup d'autres d’obtenir un visa pour le Mozambique. J'ai reçu un grand nombre de messages d'Oceania pour me le rappeler. Le bateau offre de s’occuper de cette démarche pour 125 $ par personne.

En le demandant moi même directement à l’ambassade à Paris cela coûte 40 € par personne, plus les frais de photos et de recommandé, le prix de revient est de 120 € pour 2 visas ; nous l'obtenons facilement en 15 jours.

Le Mozambique est une zone de paludisme mais pour une journée d'escale, en ville, en pleine journée nous choisissons de ne pas prendre de traitement malgré les nombreux mails de la compagnie pour nous y encourager.
En 8 semaines comment découvrir le meilleur du Sud-Est asiatique? (petit budget) English translation pending
by Ghis4269 · 2017-12-05 · 18 replies
Disposant de 8 semaines(car retraitée) mais d'un petit budget, je désire partir soit mi janvier soit février. Quels sont les pays qu'il est préférable de voir, dans quel ordre sans "manger" trop de kilomètres????
Première découverte du nord Vietnam, un très beau voyage mais... English translation pending
by Lol64 · 2017-11-28 · 425 replies
Voilà bientôt deux mois que nous sommes rentrés (voyage du 21/9 au 6/10), les impressions se sont un peu décantées, le tri des photos est en bonne voie et la rédaction du récit avance (doucement mais ça avance 😇). Il est donc grand temps que je commence ce carnet.

GENÈSE DU VOYAGE

Pourquoi le Vietnam ?

Depuis quelques années, nous avons l'habitude de partir systématiquement vers l'ouest qui nous a largement comblés. Cette fois-ci, une envie "d'autre chose" nous pousse à regarder vers l'Est. Pourquoi pas l'Asie ? Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre. C'est une idée de mon homme, en ce qui me concerne, l'orient n'a pas encore réussi à faire naître, dans mes jambes et dans ma tête, ce fourmillement qui déclenche un voyage mais j'adopte volontiers l'idée, curieuse, comme toujours.

Je me colle au sujet, écluse la toile, les guides touristiques. D'emblée la Thaïlande et l'Inde seront écartés. J'en ai trop entendu parlé. La Chine me tente mais c'est si grand que je m'y perds avant même d'y poser un pied. J'ai envie d'authenticité, de beaux paysages, pas d'un parcours formaté. Je veux construire notre voyage.

Mon regard glisse sur la carte, cherche dans toutes les magnifiques photos postées par d'autres voyageurs, s'envole en parcourant des récits, des expériences, des impressions diverses et finit par s'arrêter sur le Vietnam. Pourquoi là ? Peut-être le vague souvenir de quelques cours d'histoire, la sensation d'un passé commun, d'un bout de chemin, prometteur et douloureux parcouru ensemble. Mettre une réalité, un présent sur le passé et faire basculer tous ces clichés un peu surannés dans le XXIème siècle.

Était-ce un bon choix pour une première découverte de l'Asie ?

Je n'ai pas de réponse juste une question qui s'impose à notre retour. Pour l'authenticité et le dépaysement, sans conteste oui. Pour la beauté des paysages, j'attendais sans doute plus que je n'ai trouvé. Un très beau pays mais pas de waouh, pas d'évidence, aucun de ces moments où l'on reste juste scotché. Mais c'est peut-être affaire de circonstances. je vous laisse juger au fil de mon récit, forcément subjectif, forcément engagé, comment pourrait-il en être autrement.

Ce sera le Nord, en automne

Très vite, la silhouette de dragon de ce pays qui s'étire du nord au sud et barbotte dans la Mer de Chine me met face à une évidence : les distances, les différences de climat, le peu de temps dont nous disposons, à peine 15 jours, ont vite fait d'opérer une saine sélection. Pas question, pour nous, de courir de train en avion. Ce sera donc le nord et juste le nord. Hanoi et Ha Long sont d'autorité sur la wish list. S'y rajouteront, au fil de mes recherches la baie d'Halong terrestre, facile à explorer en solo et le nord avec ses rizières que j'aimerais découvrir au moment des récoltes. On hésitera un peu avant d'inclure au programme, en prime, les montagnes et paysages minéraux de l'extrême nord-est.

L'automne, c'est théoriquement l'époque où la période des pluies s'achève dans le nord. J'ai la naïveté de croire ou de vouloir croire que c'est une saison propice. Mais la météo n'est pas une évidence, ni ici, ni ailleurs. Au final, nous ne nous en sommes pas trop mal sorti du moins dans la première partie de notre périple. Pour la fin, c'est une autre histoire ! Et ne croyez pas qu'une pluie de mousson dure juste 5' ou même 1h. Elle peut durer toute une journée, plusieurs journées même en reprenant à peine son souffle. Nous avons donc découvert le sens exact de l'expression "être trempé jusqu'aux os" 😏. Et en suivant les actualités climatiques après notre retour, je me suis dit que finalement, on s'en était bien tiré. Plus de détails dans le récit journalier si ça vous dit ...

Quelle formule ?

Nous avons pris l'habitude, ces dernières années de voyager en totale liberté, location de voiture, arrêts où on le souhaite, quand on le souhaite, aussi longtemps qu'on le souhaite et balades à pied sur le même mode.

Mais ici, impossible de louer et de conduire soi même une voiture. Les transports en commun me paraissent un mode de transport un peu rigide, surtout pour une durée de séjour courte. On n'est pas des adeptes de la moto. Donc il nous reste la solution de la voiture avec chauffeur et guide puisque généralement les chauffeurs ne font office ... que de chauffeur 😛

C'est une formule que nous appréhendions un peu et ce voyage confirmera nos craintes. Si cette solution comporte des avantages, elle a aussi un certain nombre d'inconvénients non négligeables. Pas l'idéal en ce qui nous concerne et je ne pense pas qu'on retentera un jour une telle expérience. Affaire à suivre ...

L'agence

Plusieurs mois avant le départ, j'ai demandé des devis à 3 agences locales parmi les mieux notées ou du moins, parmi celles le plus souvent citées, en précisant nos desideratas ainsi que l'itinéraire que nous souhaitions suivre, celui-ci ayant été affiné avec l'aide de gentils forumeurs 🙂

Les trois propositions reçues ont été sensiblement équivalentes au niveau du prix cependant, une des agences s'est montré assez peu réactive tandis que la deuxième a cherché dans un premier temps à nous "coller" un circuit tout fait puis dans un second temps à adhérer à toutes nos demandes sans le moindre conseil et enfin à nous inonder de publicités et de rappels. La troisième agence a été très pro du début à la fin, prompte dans ses réponses, à l'écoute de nos demandes, suggérant certaines modifications sans jamais de relance intempestive. C'est donc avec eux que nous avons signé pour 8 jours de circuit guidé dans le nord, la réservation d'une croisière plus quelques transferts programmés. Tout s'est parfaitement déroulé du début à la fin et nous n'avons regretté qu'une seule chose, que l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur, GP travel 😕

Remerciements

Avant de commencer le récit à proprement parlé (enfin 😊!) Je tiens à remercier tous les "piliers" du forum Vietnam (et les autres aussi) qui, au-delà des chamailleries qui émaillent parfois certaines discussions, m'ont beaucoup aidée à construire ce voyage, directement ou indirectement. Je ne citerai personne en particulier de peur d'en oublier mais je suis certaine qu'ils se reconnaîtront 😉

Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de faire, ici ou ailleurs des retours ou des carnets, des blogs, des sites, de partager des photos ou des impressions. Au-delà du simple plaisir de les lire, ils sont une source d'inspiration et une aide considérable.

S'il ne fallait mentionner qu'un site à consulter, je citerais celui de Hanh, une jeune vietnamienne, que j'ai trouvé particulièrement remarquable et bien construit. Merci à elle pour le partage !
Compte rendu croisière Pacifica novembre 2017 English translation pending
by Rcoucou · 2017-11-28 · 40 replies
Bonjour à tous et à toutes

Ce compte rendu relate nos impressions vécues lors de notre croisière de Costa vendue en Promo prix par personne 370€ en cabine balcon pour 6 nuits/7 jours, départ de Marseille et retour à Savone le 26 nov, avec transfert à l'aéroport de Nice compris

le 20 nov 2017

Etant de Lille nous avons pris le train Ouigo direct vers Marseille de Tourcoing, prix 15€/pers avec +5€ car les valises en low cost sont payantes. A la sortie de la gare St Charles nous avons pris un taxi 27€ pour rejoindre le port sous un beau soleil, mais avec 10 degrés.😎

Nous avons attendu dans le terminal chauffé 13H30 pour monter à bord et valider nos réservations reçues par mail, ayant déposé préalablement nos bagages en bas du terminal vers 11H30.

Nous aurions pu faire un tour dans Marseille, mais vu notre lever à 3H30 du matin, nous avons attendu sagement au chaud un embarquement fait en ordre grâce aux numéros d'embarquement, reçus lors de la dépose de nos bagages, pour rejoindre directement le bateau avec nos amis et récupérer nos cartes sur le lit dans nos cabines respectives.

On se rend compte alors que nous ne sommes pas au bon service et à la même table 🤪 au restaurant le soir, bien que les deux réservations aient été faites simultanément à l'agence Azur croisière. Nous devrons donc nous rendre à l'entrée du restaurant à son ouverture pour corriger ce petit problème à 18H30, dès son ouverture pour 1er service.

Nous ne sommes pas les seuls hélas à demander un changement de service, petit couac récurrent dans l'organisation Costa et qui donne pas mal de boulot au maitre d'hôtel, qui pourrait être évité si le service réservation faisait son travail correctement. Nous dinerons donc le premier soir sans nos amis et au mauvais service malgré un des rares privilèges que m'accordait Costa avec ma carte Perla.

Le principal ce fut quand même de se retrouver le lendemain à la même table et à 20H45 pour le second service, merci au maitre d'hôtel qui a bien fait son travail.🙂

A l'embarquement le self au pont 9 est encore ouvert 11H30 à 15H , nous en profitons pour manger après avoir bu l'apéro au bar de la piscine arrière.😉

Nous avions pris un supplément pour le forfait Bridiamo, 25€ par jour par personne, soit le prix d'une place en croisière supplémentaire pour "modération", celui qui "boit toujours" avec nous.😛

A 16H réunion d'informations pour les excursions et vie à bord, que nous zapperons.

Enregistrement de la carte de crédit pour valider les dépenses à bord, pour les deux passagers de la cabine avec balcon n 6236, située à l'avant gauche du bateau au 6ème étage au dessus du théâtre. Là pas de bruit de transat le matin à 6H30, comme pendant une de nos croisières où nous avions été surclassé au pont 10 en Samsara.

A 16H30 réunion d'informations pour l'exercice de sécurité à bord au théâtre pont 3 pour les nouveaux embarqués francophones. Présence obligatoire, sinon on vous convoque à nouveau le lendemain matin.

Un petit changement avec que ce nous avions connu auparavant, où la réunion se tenait sur le pont 3 à l'extérieur, fagotés comme des saucisses de hot dog, à écouter les consignes de sécurité en 6 langues minimum, qui prenaient un certain temps et finissaient en pénible cacophonie des passagers, qui avaient perdu toute leur attention.

Bravo donc pour cette nouvelle et heureuse initiative, 🙂 documentée par un diaporama projeté et bien commenté cette fois uniquement en Français. Cette réunion finira quand même par un repérage à l'extérieur sur le pont 3 face aux chaloupes de secours, équipés de nos gilets et en rang par 5, soit 10mn maxi au lieu des 30 à 45mn passés à ce les geler à l'extérieur.

Le soir nous mangerons très tôt avec d'autres convives à une table de 4 autres Francais, qui ont comme nous profité de cette bonne opportunité de dernière minute.

Un bon diner sélectionné parmi un choix de 3 entrées, 2 soupes, 3 types de pâtes, 3 plats principaux, fromages et 3 desserts accompagnés pour nous de rosé et avec le fromage un vin rouge italien correct, toujours partagé avec "modération".😛

Nous déballerons les valises avant d'aller au spectacle à 21H15 (horaire 2ème service)

Nous nous installerons sur les gradins du pont 4, un peu loin de la scène pour regarder ce beau spectacle SPORT SHOW, avec les danseuses et danseurs du groupe Afro Arimba et des chanteurs.🙂

A 22H fin du spectacle, nous irons au Salon arrière Arround the clock pont 5 prendre un capuccino en écoutant mon orchestre (préféré pendant cette croisière) Cherry cool band 🙂 , avec des musiques modernes, des slows et rocks mais toujours interprétés en Anglais.

Et un petit Limoncello servi par un sympathique garçon avant d'aller au DODO,

Car demain escale à Barcelone, avec un rendez vous fixé à 8H45 avec nos amis.

à suivre .... si toutefois tous ces détails ne vous importune pas
Dollars et euros pour le Kenya English translation pending
by Fenife · 2017-11-08 · 20 replies
Est t il nécessaire de prendre des dollars ? Les Euros suffisent t ils ? L'entrée des parcs en quelle monnaie, ou CB ? Et les campings et hôtel?

Merci pour vos conseils.
De Toronto à Montréal, en passant par la Gaspésie English translation pending
by Chrisjodana · 2017-11-07 · 129 replies
Tout avait pourtant commencé par un rêve : visiter le Canada !

Ce rêve élaboré derrière un ordinateur avec google maps, s'est très vite revu « à la baisse » compte tenu de l'immensité de cette contrée lointaine d'où un nouveau titre sur ce forum : « mon rêve de Canada...revu à la baisse »

Les billets d'avion ont très vite été réservés, une fois le « gros » du trajet établi en accord avec ma cousine et son mari (que j'appellerai ici « NOS AMIS »)

En fait, ce fut même notre cadeau de Noël 2016 puisque nous les avons achetés le 24 décembre sur le site d'AirFrance.Ca (ceci grâce à une astuce communiquée Nanane25 sur VF) A ce jour, je ne sais pas si je dois la remercier d'avoir choisi cette compagnie... (si, un peu quand même puisque nous avons gagné environ 200 euros PAR PERSONNE par rapport au site d'Air France.Fr) mais je ne suis pas certaine de reprendre un jour cette compagnie pour mes longs courriers 🤪

…………..car c'est là que mon « rêve » de Canada a commencé par un CAUCHEMAR.

Je m'explique :

à 30 h du vol, je m'étais mis un rappel pour procéder à l'enregistrement sur le site, histoire de gagner un peu de temps à l'aéroport ; normal me direz-vous… sauf que je n'ai jamais pu le faire de cette façon. BUG !

Appel au service clients d'AF qui me confirme que « le logiciel d'enregistrement » ne reconnaît pas les AVE : damned ! « Mais que TOUT VA BIEN », puisque nous avions procédé à la réservation de nos sièges (option PAYANTE) dès la réservation du vol. Cooolllll !!

Seul bémol (me dit-elle) : il va falloir faire la queue au comptoir le lendemain pour l'enregistrement – qu'à cela ne tienne : j'ai une carte prioritaire handicapée qui me permet de « court-circuiter » cette queue et qui me donne ce petit avantage... (attention, hein : je ne l'ai pas usurpée cette carte 😉 )

Puisque « TOUT VA BIEN » (sic) nous arrivons à l'aéroport vers 10 h le mercredi 19 septembre, pour une HLE à 12 h 50.

et c'est là que le sketch commence : « vous savez que vous êtes sur liste d'attente Madame » ? « euh, non.... comment le saurais-je » ? « et bien oui, AF a surbooké le vol – vous savez que ça se fait » ? « euh oui... mais j'ai bien payé mes sièges ??? NON ???? » « oui, je vois ça, Madame – je vais voir ce que je peux faire »

Après un court instant qu'elle passe au téléphone :

« il faut aller en porte d'embarquement, BLA BLA BLA, on vous expliquera, on vous dira si vous pouvez partir sur ce vol, BLA BLA BLA, .... » Nous partons donc, penauds, en direction de la porte M47

Sur ce trajet, nous passons devant le service client AIR FRANCE et je décide de me renseigner du « comment cela se passe si effectivement nous ne devions pas faire partie du « lot » sur le départ de 13 h 50 » ?

Le sketch continue :

« ne vous inquiétez pas Madame, vous serez « mis sur un prochain vol » avec une escale, sans doute » (ben voyons!) et vous serez dédommagé par Air France pour le désagrément.... « mais je me fiche du dédommagement : je veux partir sur ce vol que j'ai réservé depuis le 24 décembre et pour lequel j'ai payé nos 4 sièges en option » « je ne peux rien vous dire de plus, Madame, (grrrrr ! Pour le Madame) – adressez-vous directement à la porte d'embarquement »

Même sketch à la porte d'embarquement : petite réflexion : ils sont vraiment bien formatés pour vous laisser dans l'expectative la plus totale....et avec le sourire en prime :-) Il paraît que l'on nous appellera pour nous dire si notre embarquement sur ce vol sera possible... nous n'avons donc pas d'autre choix que de nous exécuter (dans le sens figuré du terme) et de patienter sur nos sièges

A 45 min du décollage, nous n'avons toujours AUCUNE INFORMATION 🤪

Puis tout à coup, nous voyons nos noms défiler sur un panneau d'affichage derrière le comptoir d'embarquement : « montée dans le boeing ? Ou montée à l'échafaud ? »

« vous partez bien sur ce vol, Madame (sur ce coup-là, j'apprécie le « madame ») MAIS vous ne serez pas côte à côte avec votre famille comme vous l'aviez prévu »

Là j'ai presque envie de l'embrasser...... mais non, restons dignes !

« surtout, Madame, n'hésitez pas à vous faire rembourser les sièges que vous aviez réglés en option, auprès du service après-vente d'AF » ….....tu parles que je vais me gêner !! Fin du sketch...

je vous laisse imaginer dans quel état de stress nous avons pu être jusqu'au moment « du verdict »..
Road trip de 12 jours au Québec English translation pending
by Virginie1978 · 2017-10-28 · 25 replies
Bonjour à tous,

Certains m'ont déjà lu et aidé et m'ont conseillé d'ouvrir ici une prépa afin d'être plus vue 😉 Donc me voilà 🙂

Nous partons le 23 juin de Marseille pour Montréal. Retour le 10 juillet à 21h50 de New York. Nous partons avec nos deux enfants qui auront 14 et 8 ans 3/4 😄😄

Les billets d'avion ont été acheté fin août. Billets multidestinations donc, chez Air France au départ de Marseille pour 1980 euros pour nous quatre.

Maintenant, je me penche (ou plutôt re penche) sur l'itinéraire 😛

Nous avons finalement écarté le parc de la Mauricie car on nous a prévenu (ici 😉) qu'il y avait des travaux et que les meilleurs points de vue ne seraient pas accessibles.

Je lis beaucoup de carnets, de CR et voilà où j'en suis dans notre planning. Je viens vous le soumettre afin d'avoir vos avis et conseils 🙂🙂

Jour 1: Arrivée à Montréal à 14h55. Récupération de la voiture de loc et direction Drummondville à 110kms.

Jour 2: Visite du village québecois d'antan Puis direction Lévis pour le parc des chutes de la Chaudière

Jour 3: Québec

Jour 4 : Québec, île d'Orléans?

Jour 5 : Chutes Montmorency Ste Anne de Beaupré Canyon ste Anne Petite rivière st François

Jour 6: Parc national des grands Jardins Malbaie Baie des rochers

Jour 7: Tadoussac Centre d'observation du cap de bon désir Les bergeronnes

Jour 8: Parc national du fjord de Saguenay en passant par St Siméon (126 kms) Nuit à Saguenay

Jour 9: Parc Jacques Cartier. Arrêt à l'étape (239 kms)

Jour 10: Wendake Puis direction Montréal par le chemin du Roy

Jour 11: Montréal

Jour 12: Direction NY en train

Voilà voilà. J'attends vos avis et conseils concernant le trajet, les choses à voir, les logements etc.... 3 parcs "programmés" est ce une bonne idée??

Merci d'avance pour votre aide précieuse ! 🙂
Itinéraire à Cuba avec jeune enfant English translation pending
by Autechre · 2017-10-24 · 39 replies
Salut la communauté,

Comme chaque année, je reviens à la source, c'est à dire ici, pour préparer au mieux mon voyage. Les Guides papiers c'est bien, les avis des forumeurs c'est mieux. Bref, je pars à Cuba l'été 2018 avec ma femme et ma petite fille qui aura 2 ans 1/2. Les billets d'avion sont déjà en poche (très bon prix d'ailleurs). Il est temps de m'atteler aux préparatifs. J'ai un itinéraire à vous présenter et quelques questions en tête.

Les règles du jeu sont cependant importantes : avec ma compagne nous sommes habitués à voyager à l'étranger en mode routard mais depuis que l'on a un enfant, ça modifie nos habitudes. Autrement dit, désormais nous bougeons moins vite, on essaie de rester minimum 2 nuits dans un endroit mais le mieux c'est de miser sur 3. On évite les trop longs trajets aussi (ceux qui prennent une journée complète). D'ailleurs les trajets se feront majoritairement en bus Viazul (que je compte réserver en avance). De plus, nous avons un budget relativement restreint. Enfin, l'idée est de mixer culture et plages.

Voici l'itinéraire que j'ai en tête : J1 - Arrivée La Havane J2 - La Havane J3 - La Havane J4 - Vinales J5 - Vinales J6 - Vinales (escapade à Cayo Levisa) J7 - Playa Larga J8 - Playa Larga J9 - Trinidad J10 - Trinidad J11 - Trinidad (escapade possible à Playa Ancon) J12 - Varadero J13 - Varadero J14 - La Havane J15 - La Havane J16 - Retour France

Ca vous semble cohérent et pertinent ? Je peux clairement tout modifier puisque je n'ai pas encore effectuer de réservations de logement.

Maintenant les questions : - J'aurai idéalement voulu que l'on se pose dans un cayo pour quelques jours mais j'ai vite déchanté en voyant le prix des hôtels balnéaires. Notre seule option c'est donc Varadero et ses casas particulares malgré son tourisme de masse. A moins que vous n'ayez un lieu méconnu, accessible et aussi paradisiaque (tant qu'à faire) ? - On arrive à la Havane le 24 juillet au soir. Le lendemain c'est férié ainsi que les 2 jours suivants. Je compte arriver avec une petite somme en euros sur moi. Cependant, les banques seront fermés. Comment faire pour le change ? Est-ce que je peux retirer facilement à La Havane à la place (carte Visa) ? Et la ville est elle vivante durant ces jours fériés ? Les bus Viazul circulent-ils ? - Pour les logements, j'aimerai réserver via airbnb pour éviter des déconvenues. Est ce que l'on y trouve essentiellement des casas particulares pour Cuba ? Est-ce que airbnb est fiable pour Cuba ?

Voilà. Tout est résumé. J'attends vos suggestions, vos idées et avis. Je n'hésiterai pas à à livrer un message final qui résumera l'ensemble pour mieux aider les futurs voyageurs avec enfants sur Cuba.

Merci.
Trois semaines en Bolivie par Breizhdub English translation pending
by Breizhdub · 2017-09-26 · 92 replies
EN ROUTE... Bon bah voila, c'est parti, me voila dans le train pour Paris, de laquelle je m'envole pour la Bolivie demain matin. Voici a peu pres 6 semaines que je prépare cette aventure de trois semaines ou j'ai prévu de voir un bon bout de terre de ce pays. 3 semaines pour un pays comme celui-ci, ce n'est pas énorme, car des photos et récits que j'ai pu parcourir sur VF, les quatres coins de ce pays en valent la chandelle.

POURQUOI LA BOLIVIE? Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...

DEPART IMMINENT Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:

Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?

Exact

Et donc vous partez seul, style routard?

Exact

C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?

Je suis développeur Web

Tres bien, cela consiste en quoi?

Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.

Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?

Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.

Je travaille pour XXX.

Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?

J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...

Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?

Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne

Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.

Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!

Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:

Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??

Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...

Ok

Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
Accroissement de l'activité du mont Agung (Bali) English translation pending
by Amapola86 · 2017-09-21 · 108 replies
Bonjour,

Je pars lundi à Bali en vacances, mais l'accroissement de l'activité du Mont Agung (alerte de niveau 3) et des activités sismiques autour (+ tremblement de magnitude 5.7 dans la mer de Java) m'inquiètent un peu. J'ai lu les informations sur le site du ministère, mais ils ne donnent pas vraiment de conseils (s'il vaut mieux ne pas se rendre sur l'île, etc.). S'il y a des personnes qui s'y rendent à cette période, votre avis m'intéresse. Pensez-vous qu'il serait judicieux d'annuler ou de reporter le voyage ? Pas de panique bien sûr, mais on ne sait jamais...

Tout avis est le bienvenu !
Chasse aux couleurs d'automne: 2 semaines de la Mauricie au Saguenay English translation pending
by Desman · 2017-09-15 · 77 replies
Bonjour à tous Voilà presque un an aujourd'hui je rejoignais mon frère sur les routes du nord du Québec à la recherche de ces fameuses couleurs d'automne qui nous font rêver outre-atlantique.

Nous avons effectué un circuit assez classique mais ô combien magnifique: 12 jours sur place, du 26 septembre au 8 octobre 2016. Le programme était assez dense : 2 jours PN La Mauricie 1 jour La Tuque - Lac St Jean - Chicoutimi 2 jours PN Saguenay (côté Anse St Jean) 1 jour Tadoussac 1 jour PN Hautes gorges 1 jour PN Grands jardins 1 jour La Malbaie-Montréal 3 jours Montréal

Le trajet :
https://drive.google.com/open?id=1tV-AyXa0IM_UHX7_K2m7-VXWrng&usp=sharing



La Mauricie

Depuis notre appart de Shawinigan nous allons explorer le Parc national de la Mauricie pendant 2 jours.

Jour 1 En entrant par le secteur St Mathieu nous nous arrêtons aux nombreux belvédères le long de la route. Il y a de beaux paysages mais le temps est gris, venteux et frais, et les couleurs d'automne commencent tout juste à poindre... Nous prenons des renseignements à la location de canot sur le lac Wapizagonke pour revenir le lendemain, en espérant une météo plus clémente. Puis nous décidons de continuer la route pour aller nous attaquer au sentier des Deux-Criques, une boucle de 17km qui s'avérera plus longue (5h en forçant le pas) et difficile que ce que nous pensions. Peu de points de vue sur la première partie et une atmosphère moite dans les sous-bois. Nous observons les écureuils et cherchons les champignons. Heureusement sur la fin du parcours quelques rayons de soleil viendront embellir la forêt et nous profiterons de beaux points de vue.

Jour 2 Retour matinal à la location de canot sur le lac Wapizagonke. Il fait plus chaud que la veille et quelques éclaircies parcourent le ciel. Direction le bout du lac après 1h de pagayage pour effectuer la randonnée jusqu'aux chutes Waber. Nous faisons la boucle de 9km, sur un terrain beaucoup plus facile que la veille. Puis retour avec le canot dans l'autre sens. Cette combinaison canot+marche est très sympa à faire, on s’immerge vraiment dans la nature canadienne. A l'aller sur le canot nous passons 20 minutes dans le calme d'une matinée sans vent à observer une famille de loutres nageant le long de la rive. Un cadeau de la nature 🙂 En fin d'après-midi nous traversons tout le parc en voiture jusqu'à St Jean des Piles sans voir d'autres animaux si ce n'est des vols d'oies sauvages.

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