Ciao a tutti.e (tentative d'écriture inclusive adaptée à l'italien 😎)
Un tel sujet n'a semble-t-il pas été abordé dans la rubrique "bavardages et chamailleries".
Il est venu comme cela... "ma copine est partie en voyage sans moi", un glissement en bas de page et j'ai appris que Page2008, que je ne connaissais pas, était elle aussi partie, définitivement. De là je suis passée un instant déposer une pensée affectueuse sur ces édifices de mots érigés ici en mémoire de Patrick Yangguizi, de Jean-Pierre Lepiaf ou de Marcel DeCléricy.
L'esprit vagabonde dans des lieux funéraires...
Je déteste les cimetières où sont enterrés mes proches français. Ces monuments de granit luisant qui écrasent le visiteur, dont la masse imposante et gelée étouffe les plus éclatantes des chrysanthèmes aussi grosses soient-elles, rigoureusement alignés de part et d'autres des allées, me glacent. J'y passe en apnée et fuis rapidement, incapable d'invoquer dans un tel cadre l'image d'un être cher. Ce sont des iles désolées et hostiles à la vie.
En Italie, dans la plupart des communes (toutes ?), il existe une norme fixant à maximum un mètre de hauteur les monuments tombaux placés dans le sol. Les vivants qui y déambulent sont plus grands que les tombes. D'ailleurs on s'y voit et s'y interpelle volontiers, et une fois évoqués les défunts, on y devise de choses et d'autres qui les concernent assez peu. Lieux ordinaires où l'on se rend sans appréhension.
Je me souviens, en Roumanie, avoir avec surprise vu des piques-niques organisés au milieu des tombes, ou ailleurs des noms assortis de dates de naissance et de photos attendant que soit gravé, le plus tard possible sans doute, la date du décès. Memento mori plus simples, plus humbles, que les cranes des tableaux baroques.
A Eyup, et plus encore à Sarajevo, on traverse un parc avant de se rendre compte que la pelouse est parsemée de pierres verticales dont certaines sont surmontées de turban. On n'y interrompt pas son activité du jour sauf si on arrive plus loin, que les tombes se densifient et que l'espèce de pyramide métallique placée en son centre nous assène des centaines, peut-être des milliers, de fois, les mêmes dates. 1992-1992-1993-1992--1993-1992-1992-1992-1993-
-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1992-
1992-1992-1993-1992--1993-1992-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1993-1993-1992-1993
-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1992- Je ne peux pas remplir la page de détresse, n'est-ce pas. Alors, j’arrête.
A Bitola c'est pareil, des centaines de croix blanches, mais avec cette fois des petits drapeaux français, des croix basses et muettes. Il n'y a que l'énorme sarcophage en pierre du fond qui cause : A la gloire des armées françaises d'Orient, gueule-t-il. Ce simple cri n'est peut-être pas plus mal, à la réflexion, que ces insupportables "presente" répétés à l'infini qui envahissent la montagne de Re di Puglia.
Non, du calme. Songe à la merveilleuse sérénité d'Ithaque...
Et vous, quels sont vos cimetières ? 🙂
Catherine
PS : le titre original de la discussion était tout simplement un très sobre "cimetières". Autant je comprends le souci d'explicitation du modérateur, autant je déplore cette question qui, placée en préalable, est très lourde et intrusive à mon sens.
By this, and this only, we have existed. Which is not to be found in our obituaries. (T.S. Eliot)
Et bien… Je ne vais pas forcément m'y rendre pour penser à mes proches, je trouve un peu triste ces endroits , je préfèrerais les cimetières anglo-saxons avec pelouse et arbres aussi, mais bon, chaque pays ses coutumes, ou au gré des influences passées . Toutefois il y a parfois des "choses" intéressantes , des monuments , de belles statues, des personnalités plus ou moins connues ou que l'on découvre, et des tranches d'histoire (s).
Certains en effet ont vue sur mer, des croix ou pas du tout , des croix celtiques, en granit ou en marbre, parfois avec des gravillons, entretenues, délabrées, etc …
Certains en effet peuvent avoir vue sur mer:
www.landrucimetieres.fr/...spip.php?article4780
D'autres un peu moins:
www.landrucimetieres.fr/...spip.php?article3003
Je n'ai pas vraiment idée d'aller visiter ces lieux non plus à vrai dire:
Sauf un peu par hasard à Pointe-Noire j'avais visité le cimetière chinois , abandonné ...lieu un peu étrange entre le chemin de fer et le bord de la route où il y a des vendeurs d'artisanat et de souvenirs, c'est l'un d'eux d'ailleurs qui m'a dit que c'était un cimetière chinois qu'il y avait là et qui date de la construction du chemin de fer Congo-Océan. Je pense qu'on pourrait la nuit y prendre des prises de vue pour un film d'horreur ou de revenants! Dommage je n'ai pas de photos n'ayant pas de téléphone avec appareil photo.
Tranche d'histoire donc:
voyage-congo.over-blog.com/...hinois-39193420.html
Le cimetière des pensées disparues et des réflexions réduites au miroir des touristes qui se pensent voyageurs.
Les cimetières marins dans les pays qui laissent reposer en paix les bateaux lassés des corps-morts.
Ceux de villages des rivages baltes de Suède ou de Cornouaille anglaise, là où les pensées sauvages sont de meilleures compagnes que le pomponné chrysanthème.
Et aussi, ceux des townships sud-africains dans les régions semi-désertiques, fatras de modestes éminences de sable et de pierres, égayés toute l'année de fleurs en plastique, de fanions et de bouteilles multicolores.
P.S. Le cimeterre de la modération ne modifie pas le sens de votre propos. Récemment, le Zobar de l'été titrait simplement « Pourquoi cette condescendance? » dans le contexte d'une rubrique agitée par la chasse aux présumés intellos condescendants. Il est heureux que la modération ait ajouté « … vis-à-vis de Singapour ». D'autant que cette condescendance est un pur produit de son imagination, ou qu'à tout le moins le terme est impropre (contrairement à la ville prétexte).
PS : le titre original de la discussion était tout simplement un très sobre "cimetières". Autant je comprends le souci d'explicitation du modérateur, autant je déplore cette question qui, placée en préalable, est très lourde et intrusive à mon sens.
"Quels sont vos cimetières ?" La question m'a effectivement semblé bizarrement formulée, comme s'il manquait une partie de phrase, ou un mot... le mot "favoris", employé généralement.
Mais peut-on réellement parler de "favoris", c'est-à-dire aimer les cimetières ?
Sans doute que pour certaines personnes, il est plus facile de les apprivoiser que pour d'autres, d'y déambuler sereinement, et même d'y trouver une certaine quiétude...
Autres civilisations, autres croyances, autres individus ?
Je n'en fais pas partie... Ceux de mon village et des alentours me paraissent laids et austères, sans âme... un comble pour des cimetières.
Ta question m'a rappelé un post dans la rubrique "Photo" de 2009 : https://voyageforum.com/discussion/quietude-cimetieres-d3087145/
A l'époque, le sujet et l'intérêt de ce post m'avait déjà étonnée...
J'avais pourtant visité celui du "Père-Lachaise" à Paris il y a longtemps, comme on visite un lieu d'intérêt, un site, un musée...et avais apprécié.
Et puis, vinrent les voyages... les tombes colorées je ne sais plus où... les tombes à damiers de Guadeloupe si particulières.
- Le Mexique et la fête des morts à Todos Santos, petit village dans la montagne au Guatemala où les familles pique-niquent entre les tombes.
- Le Maroc où j'ai pris mes premières photos : Le joli petit cimetière marin d'Asilah et ses tombes de mosaïques comme des tapis colorés le long des remparts où domine un marabout blanc.
- Fès et le petit cimetière sur la colline, sous les oliviers... si paisible.
- Et puis Cuba : Celui de La Havane, celui de Santiago majestueux, avec ses allées de marbres blanc, ses palmiers... ses célébrités, de José Marti à Compay Segundo.
Finalement, les cimetières que je redoute, que je fuis chez-moi pour ce qu'ils représentent, peuvent être des lieux paisibles, des lieux à l'ambiance particulière, où l'oeil s'attarde sur la pierre, sur les statues et autres, des lieux émouvants, vivants, lumineux...
Je n'ai pas vraiment idée d'aller visiter ces lieux non plus à vrai dire:
Si je passe à proximité lors de mes errances je m'y arrête volontiers, la nécropole appartient à la cité. Elles murmurent sur un lieu et ses habitants. A Milan, par exemple, le Monumentale est un véritable musée de la sculpture à ciel ouvert, raffiné et souvent pompeux, bien à l'image de la ville. Parfois cela m'a permis de découvrir un refuge : je pense à celui d'Athènes, très arboré, très fleuri de buissons autour des tombes, bruissant d'oiseaux, dans lequel je m'échappe quand je n'en peux plus du chaos de la ville.
Tu as raison sur l'histoire. Je n'aurai rien su de la Première Guerre Mondiale dans les Balkans si nous n'étions pas tombés complètement par hasard sur ce cimetière militaire de Bitola.
Catherine
By this, and this only, we have existed. Which is not to be found in our obituaries. (T.S. Eliot)
Ta question m'a rappelé un post dans la rubrique "Photo" de 2009 : voyageforum.com/...cimetieres-d3087145/
Ah merci, c'est une rubrique dans laquelle je ne vais jamais.
Je suis passée au Père Lachaise. L'image que j'en garde est celle de foules armées d'un guide qui viennent faire un pèlerinage sur des tombes de célébrités. Si je me souviens bien, il est un peu organisé ainsi, avec plan pour arriver à la tombe d'Orson Welles, à celle de Jim Morrison... Il ne m'avait pas du tout touchée ce cimetière.
Catherine
By this, and this only, we have existed. Which is not to be found in our obituaries. (T.S. Eliot)
Je ne sais pas si par là vous entendez "vos cimetières favoris".
Pour ma part j'aime bien aller dans les cimetières, bon pas tous, mais certains cimetières m'ont marquée : ceux de Barcelone, le Campo Verano à Rome, celui de la colline du château �� Nice, celui de Vienne, le cimetière Lychakiv à Lviv, le grand cimetière de Budapest, globalement les cimetières juifs que j'ai pu voir... Et bien sûr les différentes cimetières de Paris, surtout le Père Lachaise mais aussi celui de Montmartre.
J'aime bien ces lieux, je ne les trouve pas morbides du tout, je les trouve reposants, loin de l'agitation de la ville, propices à la méditation, au recueillement, voire inspirants. Bref si lors d'un voyage je peux aller voir un "beau" cimetière, je ne m'en prive pas.
Je préfère les cimetières d'Europe centrale/et de l'est, que je trouve plus en harmonie avec la nature. Un peu comme si les âmes humaines se confondaient avec elle, un retour à la terre en quelque sorte.
Je trouve les cimetières juifs très émouvants, souvent laissés à l'abandon, la nature reprend vraiment ses droits.
J'aime bien aussi les monuments funéraires qui sont parfois de véritables oeuvres d'art.
Ce n'est peut-être pas un hasard mais à un moment j'ai failli travailler aux pompes funèbres 😮
Bref pour moi tout cet univers n'a rien de glauque donc, ça fait partie de la vie, du monde.
Par contre à titre personnel je ne vais pas me recueillir sur les tombes de qui que ce soit.
Je suis passée au Père Lachaise. L'image que j'en garde est celle de foules armées d'un guide qui viennent faire un pèlerinage sur des tombes de célébrités.
Le week-end, c'est sûr. C'est beaucoup moins vrai en semaine.
Si je me souviens bien, il est un peu organisé ainsi, avec plan pour arriver à la tombe d'Orson Welles
Tu ne te souviens pas bien 😛
Oscar Wilde plutôt (mêmes initiales, je te le concède), les cendres d'Orson Welles ont été dispersées, semble-t-il, au large de l'Andalousie...
Ils ont d'ailleurs complètement dénaturé sa sépulture en rajoutant des vitres grotesques et ridicules.
Une des tombes les plus visitées du cimetière est une tombe fascinante (en partie grâce à ceux qui la fréquentent), celle d'Allan Kardec. Le PL, on pourrait y passer des jours. Mais Montparnasse et Montmartre valent également le détour.
Je ne suis pas très cimetière, mais il en est un que j'affectionne, celui de San Michele à Venise, hors de la ville, entouré d'eau.
voyageforum.com/...cimetieres-d3087145/
Ah merci, c'est une rubrique dans laquelle je ne vais jamais.
Pourtant, ce sont ces photos qui font la vraie richesse de VF, loin des écrits futiles de ceux qui pensent bien écrire parce qu'ils écrivent trop...
Au passage, deux photos de et depuis San Michele, prises à Noël 2014 :
Je ne sais pas si par là vous entendez "vos cimetières favoris".
Oui et non. C'est vrai que, dans l'air tremblant de l'été et à l'heure de la sieste, je n'ai pas été attentive au titre de la discussion.
Ce que j'interroge c'est un rapport aux nécropoles au sein du voyage. L'approche d'une part : exclues, recherchées et pour quels motifs (recueillement, calme, approche ethnologique, art, que sais-je ?...), fruit du hasard ? Les réactions qu'elles engendrent d'autre part, leur influence sur l'esprit.
Pour reprendre un peu mon message initial d'une façon plus explicite, je viens d'une famille, et cette attitude peut sans doute être étendue à un pays, où la présence de la mort est cantonnée dans des lieux clos, hermétiques au flux de la vie, qui induisent par leur structure même (matériaux des tombes, architecture et urbanisme funéraire ordinaire, absence de végétation durable si ce n'est quelques cyprès éthiques, etc) une attitude solennelle et compassée, pour moi très éprouvante. Le corollaire est que j'ai donc naturellement tendance à exclure la mort de mon existence. C'est beaucoup moins le cas ici en Italie. Et cela n'a rien à voir avec l'affection que j'ai pu porter au défunt. Il y a ici des hommes et des femmes avec lesquels j'ai beaucoup partagé. Mais il y a quelque chose qui fait que la séparation est moins drastique qu'elle ne l'est, me semble-t-il, en France. Je ne sais pas comment le formuler, peut-être que la sacralité n'est pas aussi figée. A l’extrême, la goguenardise ambiante n'exclut pas les cimetières :
(désolée mais je n'ai pas trouvé la version française. Il fait une blague au veuf éploré en se faisant passer, avec beaucoup de componction, pour l'amant, forcément torride, de sa femme).
J'ai aimé cette idée, croisée en Roumanie, d'avoir déjà sa tombe prête dans un joli cimetière chaotique et fouillis ombragé par des chênes somptueux. Si je me destinais à un ensevelissement dans un lieu déjà connu, c'est quelque chose que j'aimerais faire. Avoir la possibilité, dans la matérialité d'un lieu plaisant, d'aller un peu trier le bordel de la vie à l'aune d'une promesse de la mort.
Dans un autre registre, un lieu comme Redipuglia alimente et amplifie mon exécration de tout patriotisme, nationalisme. Cette exaltation du sacrifice martial au nom d’intérêts supérieurs auxquels on accorde une noblesse tonitruante me hérisse. Je m'y balade les points serrés et les écraserais volontiers en sortant sur la figure du premier électeur convaincu de la Ligue que je croise. A l'opposé, il y a ce cimetière de Sarajevo, gardé par un lion monumental, je crois, qui est le seul où je sois vraiment entrée pour me recueillir, luttant cette fois contre les larmes.
Ce sont quelques-unes de mes pistes, elles ne sont pas universelles, je vous demande, curieuse que je suis 😊, quelles sont les vôtres.
Catherine
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Bonjour Monsieur, (je vais pas écrire Maitre, parce que faut pas exagérer hein !)
Ben, j'ai exactement le même problème avec San Michele qu'avec le Père Lachaise. Dans ma perception, il flotte l'idée dominante que ce sont des lieux de sépulture de célébrités. Alors, j'ai beau choisir des célébrités qui me sont chères, la Callas à Paris ou Stravinsky à Venise, je me retrouve plantée comme une couillonne devant leur plaque tombale murale ou dans le sol, dont j'apprécie la sobriété dans les deux cas, mais je me demande quand même beaucoup ce que je fais là. Ça n'a pas, pour moi, de sens. Mais ne pouvant me dégager de cet a priori que la halte de la "tombe de ..." est un passage obligé, la balade sans but dans le lieu est complètement pervertie.
Merci pour ces magnifiques photos de Venise.
Catherine
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C'est vrai que ce titres est un peu ridicule et prouve que le modérateur n'avait pas lu ton post...
Ceci dit, Il est des cimetières joyeux comme celui de Sapanta en Roumanie où les croix peintes en bleue s'ornent d'un petit tableau représentant le défunt et d'un hommage tourné de façon humoristique, reprenant les principaux épisodes de sa vie passée. Du coup, on présume que la vie dans ce village est elle aussi joyeuse ou en tous cas très conviviale.
Des cimetières prétentieux comme celui de Piguë province de Buenos Aires en Argentine. Qui laissent présumer que seule l'apparence compte alors que s'il est une chose certaine c'est que justement devant la mort nous sommes tous égaux....Vanité quand tu nous tiens !
Des cimetières vraiment très, très beaux comme Shar-y-zinda à Samarcande.
Des, qui te sifflotent un petit air de Sergio Léone comme ici, perdu au milieu de nulle part sur l'Altiplano Bolivien, même nom de famille et même date de décès.
Et d'autres surprenants comme ce cimetière musulman au cœur de la très catholique Pologne qui t'obligent à faire des recherches pour en trouver l'explication et qui ce faisant te donne une explication sur le mystère de la favorite Polonaise du Khan Tatar de Baktchisaraï en Crimée qui m'avait bien intriguée lors de la visite du palais des Khan.
Bref, les cimetières sont de mon point de vue les témoins de la vie, d'ailleurs ce n'est principalement que par l'étude des nécropoles que nous connaissons la vie et la cultures des anciens et, le fait d'honnorer la mémoires des morts est la signature de l'hominisation.Non ?
Stèle à la mémoire de la favorite Polonaise du dernier Khan de Baktchisaraï, où il faisait porter un bouquet de roses jaunes tous les matin.
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
je vais pas écrire Maitre, parce que faut pas exagérer hein !
Ben non, surtout pas.
En fait, comme j'ai pour nom de plume Maître Po (le moine aveugle de la série Kung Fu), quand on me demande Prénom et Nom, j'indique Maître et Po. Ce n'est nullement de l'exagération.
Et paf, VF met en exergue le prénom, ce qui est une double punition, pour celui qui répond, que cela peut irriter et pour moi, qui n'en demande pas tant...
Mais bon, la vie continue malgré tout 😛
Le "cimetière joyeux" de Sapanta m'avait étonnée par le contraste de couleurs avec l'architecture locale elle aussi de bois mais brut. Je m'étais alors demandé s'il était le reflet de l'intérieur des maisons, que je n'ai pas vu, ou si ces couleurs vives étaient le propre des tombes. Cela reste une énigme. Mais c'est vrai qu'en s'y promenant on a l'impression de se trouver dans un écho d'une vie villageoise industrieuse que la mort ne doit pas interrompre.
Ce sont des Italiens qui sont enterrés en Argentine ?
L'architecture, et tes considérations, m'évoquent le cimetière de Crespi d'Adda. C'est un lieu particulièrement parlant pour ceux qui s’intéressent à l'histoire. En effet la ville est un projet global de la famille des Crespi, des industriels textiles fin XIX° début XX°, qui ont reproduit dans la nécropole l'organisation de la ville. Le mausolée original et gigantesque de la famille surmonte, ou veille sur, les tombes des ouvriers minuscules et toutes identiques alors que latéralement se placent les tombes des contremaitres et dirigeants, plus grandes et individualisées. Dans la cité qui précède le cimetière, le château énorme de la famille surmonte, ou veille sur, les pavillons des ouvriers, tous identiques, alors qu'un peu plus loin s'élèvent les villas des contremaitres et dirigeants, plus vastes et individualisées (plus le statut dans l'entreprise est élevé plus tu as une maison grande et personnalisée). Pour abandonner l'histoire et revenir aujourd'hui : les guides te font une présentation très sérieuse et valorisante de ces bons industriels paternalistes pourvoyant avec rigueur et organisation aux besoins de leurs employés.
As-tu rêvé d’être une favorite polonaise d'un Khan ? (je me mêle de ce qui ne me regarde pas là ! 😉🙂)
***
A part ça, j'ai lu la discussion signalée par Catherine Ming. Beaucoup de photos postées sont inexplicablement non visibles. Certaines sont très esthétiques et l'on éprouve un indéniable plaisir de la vue, mais nombre d'entre elles, en particulier toutes les asiatiques, sont muettes (prière de s'abstenir du jeu de mot habituel !😛 les tombes sont tout sauf muettes, elles parlent juste une langue que je ne connais pas) pour l'européenne encroutée que je suis. Qu'y voient leurs photographes ? Juste de la quiétude ?
Catherine
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Donc ciao Po ?
Pourquoi pas, mais en écrivant cela je ne cause nullement �� un moine aveugle de série kung fu, je m'adresse à un fleuve lent dont l'étiage assez bas à cette saison laisse apparaitre de larges bancs de sables, que je peux au mieux allégoriser en vieil homme barbu et musculeux porteur d'une jarre jaillissante posée entre des joncs. Je vais faire un effort sur le kung fu.
Catherine
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J'ai mis un peu de temps à ensevelir votre post-scriptum 😉
Les cimetières marins dans les pays qui laissent reposer en paix les bateaux lassés des corps-morts.
Vous parlez des cimetières de bateaux ?
(je sais bien que la question nuit à la poésie de l'expression, mais comme vous avez une façon souvent assez alambiquée, pour mes capacités de comprenette, de vous exprimer, j'ai un doute sur ce à quoi vous faites référence)
Catherine
PS aux passants sur ce fil : je me tais désormais (ça m’intéresse moyen de bavarder comme je le fais en fait), et vous lis. 🙂
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Trois cimetières me sont chers, et un autre pittoresque et un invisible:
Le cimetière Skogskyrkogarden de Stockholm qui est inscrit à l'inventaire de l'Unesco. C'est un endroit très paisible, il tient presque plus de la forêt /prairie tant les tombes sont espacées et presque invisibles. En plein hiver je suis tombé par hasard sur la "Divine" sous la neige. J'étais moins gêné que toi, face à une personnalité. J'ai même échangé quelques pensées avec Greta Garbo. M'as t elle entendu?
Le cimetière de Piskarevskoïe à St Petersbourg. J'aime aller sur les lieux d'Histoire mais ce jour là J'ai ressenti dans ce lieu une souffrance profonde. 1/2 millions d'êtres humains ont été inhumés là, décédés suite au "programme scientifique" Hitlérien devant Léningrad et la faire tomber comme un fruit mûr et sans combat. Heureusement qu'il y a des scientifiques à la gomme et des peuples indomptables.
Le cimetière comprend près de 200 bosses, et dans chaque bosse reposent 25000 corps.
Une grosse urne en verre au Musée d'Auschwitz d'un mètre de haut, pleine de cendres. Elle doit contenir autant qu'un cimetière. Encore des civils qui ont payé, des civils ciblés, juifs et tziganes. Planté devant, accablé par la monstruosité, j'imaginais qu'elle contenait les restes d'un violoniste de la Rue des Rosiers, d'un Rabin de Varsovie, d'une paysanne Hongroise, d'un Tanneur de peau de Riga, et puis d'Irène Némorovsky pour l'Ukraine.
Pour le pittoresque je recommande le cimetière des VIP russes au monastère Novodievitchiny à Moscou: On y voit la tombe de l'inventeur des orgues de Staline avec pour illustration un camion et des fusées, la tombe d'un mathématicien avec la démonstration d'un de ses théorèmes sans doute. Eltsine reposait sous un faisceau de branches de sapin. Et Kroutchev...
Le cimetière invisible: C'était à l'Ile Solovsky en Mer Blanche. Ce fut un lieu de déportation sous Lénine/Staline. Quelqu'un de la Nomenklatura a dit de Solovsky: "C'est loin on ne les entendra pas gueuler".
J'étais muni d'une carte et je cherchais sans succès le cimetière des déportés. Je marchais sur une très grande de béton, et là dans un coin il y avait une toute petite plaque de commémoration. Le cimetière était sous mes pieds! J'ai observé plusieurs fois la propension des Russes à occulter leur Histoire et faire disparaître les traces. C'est ainsi qu'à Stalingrad on ne voit que très peu de tombes.
Mes cimetières préférés (c'est curieux ce terme finalement, peut on avoir vraiment des préférences pour des lieux de "repos éternels") sont ceux qui jouxtent les mosquées de Sultan à Istanbul, envahis de verdures parfois de livres (je me souviens d'un petit cimetière où s'était installé un bouquiniste), ceux qui me semblent d'une tristesse infinie, ces alignements de croix blanches sans fin, se détachant sur la verdure des cimetières des plages du débarquement, tant de vies fauchées à cause de la folie meurtrière des hommes.
j'aime beaucoup le Père Lachaise, pas le coin des célébrités mais les coins où on peut encore se perdre loin de la foule...
Oui. J'ai l'impression qu'en Bretagne, un cimetière marin désigne d'abord un lieu où gisent des bateaux.
Celui de Douarnenez est remarquable et dans celui de Lanester, où reposent les thoniers de Groix, on donne les soirs d'été des pièces de théâtre.
mais comme vous avez une façon souvent assez alambiquée, pour mes capacités de comprenette, de vous exprimer
Voyez-vous, c'est culturel chez nous, le lambig. Et nous préparons le Spritz avec du cidre. C'est ainsi que nous peuplons les cimetières de korrigans facétieux.
@Zorba
Le cimetière (de Piskarevskoe) comprend près de 200 bosses, et dans chaque bosse reposent 25000 corps.
2500, plutôt, et c'est déjà beaucoup trop (moi, c'est la bosse des maths 😇)
Du coup je pense avoir répondu à vos interrogations, en citant à la fois les cimetières que j'ai bien aimé, et mon rapport aux cimetières tout court !
Catherine, le cimetière joyeux en Roumanie et j'en entendu parler et j'aimerais bien le voir. J'avais aussi vu une émission je crois que c'était au Mexique, mais peut-être aussi en Argentine, avec les tombes colorées et plutôt "joyeuses".
J'avais vu qu'en Russie il était commun de manger sur la tombe du défunt, en lui apportant un petit quelque chose et un shot de vodka !
Autant de traditions qui diffèrent d'un lieu à l'autre et qui sont intéressantes, car oui, l'étude des grandes civilisations passées s'est surtout faite à partir des nécropoles ou tombeaux qui nous sont parvenus.
Ce que l'on peut dire c'est que les rituels funéraires sont propres à l'être humain, se retrouvent dans toutes les cultures et civilisations, avec autant de variantes que de points communs !
As-tu rêvé d’être une favorite polonaise d'un Khan ? (je me mêle de ce qui ne me regarde pas là ! 😉🙂)
***
😏 Non, non, très peu pour moi le sérail ! Pour ma prochaine vie, la demande est déjà faite et expédiée en recommandé à qui de droit ( 😉 ) je veux être saxophoniste 😏 Mais je m'étais inventé tout un scénario à base de chevauchées et d'enlèvement dans un style Stendhalien de préférence....Enfin tu vois ....😉
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
Un cimetière depuis longtemps délaissé, des tombes grises aux pierres descellées rongées de mousse, qui laissaient entrevoir un vide sombre, inquiétant, mystérieux.
Qu’y avait-il dedans, dessous, pour susciter encore après tant d’années, une émotion furtive dans les yeux des adultes perdus dans les souvenirs d’un temps où Essaouira se nommait Mogador... et fasciner l’enfant embarquée dans le pèlerinage rituel qui se penchait (mais pas trop) sur le vestibule du néant.
Une fosse creusée à même la terre, qui accueillit un corps vêtu de son seul linceul, corps préalablement extrait de son cercueil, petite caisse en bois simple et simplement utilitaire, moyen de transport commun entre le lit et le cimetière.
Autre temps, autre endroit.
Et tu retourneras à la poussière au lieu de pourrir entre quatre planches…
L’eau profonde d’un lac qui reçut dans un crissement de pluie les cendres et ensuite l’urne qui les contenait.
Et tu retournas dans l’eau dont tu fus extraite, gluante et fripée, tant d’années auparavant.
L’eau froide à laquelle tu offrais ton corps et son glissement gracieux les jours d’été lorsqu’elle n’était pas trop froide...
Il est en Crète sur le bord des routes de minuscules édifices, modestes ou somptueux, qui contiennent parfois de menus objets, une photo, un texte, des fleurs artificielles ou un bouquet desséché.
Au détour d’un virage ou à l’aplomb d’un vertigineux contrebas, elles se dressent pour rappeler qu’à cet endroit précis quelqu’un perdit la vie.
C’est ce qu’on nous a dit... mais peut-être que ces petites maisonnettes de la dernière demeure, mausolées de la vie privée, de la mort particulière, appartiennent à d’irréductibles solitaires qui, de vie comme de mort, redoutaient la perspective d’être alignés avec leurs semblables.
/°\*/°\
Les os blanchis et décharnés s'éparpillent dans les fonds jusqu'à oublier la forme, la vie, qui les assemblait.
Les mots, comme les osselets que l'on lance, retombent et s'éparpillent, décomposent, recomposent...
Les cimetières marins dans les pays qui laissent reposer en paix les bateaux lassés des corps-morts.
Les cimetières marins où reposent les bateaux et les milliers de corps morts, lassés d’avoir espéré atteindre un pays en paix.
Sympas tes photos-mini temples sur bord de route, ca me rappelle ceux que j ai croisé en voyage à velo en grèce, y compris sur les îles, souvent bleus et blancs là bas forcement.
Par contre ton texte, ok bien écrit , mais un peu déprimant.
De la gaité nom de dieu! ( ou zeus) Bon, je suis pas croyant cela dit, je suis mon propre dieu, au moins je risque pas de tomber dans des sectes diverses et je suis éternel, au moins en théorie ;)
Detendez toi michael
pour moi ce sont du 04 🙂
C'est à dire entre Barrême et La Palud/Verdon en passant par Majastres.
C'est un recoin de France totalement vide de population
Je mets aussi une photo d'un hameau abandonné à proximité de Annot.
La première photo c'est la chapelle de la Melle au-dessus de Barrême le cimetière est atenant à la Chapelle
Est-ce qu'il y reste encore des croix ou gerbes en petites perles dans ces cimetières, j'adorais ça enfant lorsque j'y allais avec ma mère, en vélo (ça c'est pour l'écolo Palladin), et plus tard dans les Alpes, j'allais dans les cimetières pour en voir, et une à Ceillac que je n'oublierai jamais, une petite croix toute blanche.
@ Unamilanese : pour Milan il y a de quoi, mais alors celui de "La Cène".
..
"Oui. J'ai l'impression qu'en Bretagne, un cimetière marin désigne d'abord un lieu où gisent des bateaux."
J'ai toujours entendu "cimetière des bateaux", et "cimetière marin" pour celui de Tréboul par exemple où les trépassés humains ainsi que leurs visiteurs ont vue sur mer.
Au sujet du cimetière des bateaux, ce n'est pas tous qui ont l'honneur d'y finir, car en effet, ce n'est plus comme autrefois et il faut en demander autorisation, au Conservatoire du Littoral il me semble. C'est ainsi que celui de Douarnenez avait quasiment disparu et c'est avec la création du Port Musée qu'il a pu renaître de l'oubli , et de l'effacement… La loi et la protection de l'environnement et des promeneurs (parfois idiots) exigent plutôt qu'ils finissent à la casse.
Quand les derniers bateaux de pêche en bois auront finit de mourir dans ces cimetières, disparus dans la vase, il n'est pas sûr que ceux plus jeunes et en ferraille y soient acceptés, à part ceux du fond de l'anse de Landévennec bien sûr qui bénéficient d'un sursis mais qui eux sont mouillés en corps mort. Mais contre l'oubli de ces bateaux , il n'y a pas que les cimetières, il y en a qui les font revivre en vrai en les reconstruisant, dans les Ateliers de l'Enfer même (et qui n'est pas froid cet enfer là). Pour les humains, il faudra encore attendre bien que certains s'y préparent en y croyant et en se faisant cryogéniser... ah ma doué.
Pas très loin de Sapanta, toujours dans le Maramures, à Dieseti, nous avons pu visiter une adorable petite église en bois, entièrement décorée à l’intérieur de toiles de lin peintes par les femmes du village au XVII° siècle en teintures naturelles , représentant des scènes biblique et là , nous avons été invités par un homme à une cérémonie en l'honneur de sa mère, pour célébrer la fin du deuil. Toute la communauté était réunie autour de la tombe pour chanter à cappella des chants populaires puis chacun, toujours sur le mode humoristique comme à Sapanta a raconté des anecdotes de la vie de la défunte ensuite on a mangé du gâteau aux noix puis bu un alcool de prune après en avoir versé quelques gouttes sur le sol en récitant une formule spéciale. C'était à la fois impressionnant ( ces gens ont des voix magnifiques ) et très joyeux .
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
@ Zorba qui mono(dia ?)logue avec la Divine, je ne suis pas sure qu'on puisse qualifier de gêne mon empotement devant des tombes de célébrité. Si j'essaye de formuler une raison c'est sans doute que ce qui compte c'est que leur œuvre, qui demeure, alimente le paradis terrestre. Leur tombe n'a donc pas plus d'attrait que celle d'un quidam.
Une urne dans un musée... (je n'irai jamais à Auschwitz, insurmontable terreur)
@ Sylvie et Obeo, existe-t-il des cimetières militaires dans lesquels on n'a pas éprouvé le besoin d'accompagner cette désolation, pourtant criante, de quelque(s) phrase(s) bien ronflante (s) sur la grandeur du sacrifice de ces hommes ?
@ Kola, oui, sur ta dernière phrase, j'avais un instant cru que je devais donner cette interprétation à l'allusion de Voyajou (j'ai entre-temps vu des photos aériennes du site de Kerhervy, c'est somptueux ce noir mat des coques brisées rompant l'éblouissement du sable) . Je songeais qu'il y avait, dans tous les cimetières marins, la fosse commune de la mer pour horizon.
@à tous, merci de vos témoignages. 🙂
Catherine
By this, and this only, we have existed. Which is not to be found in our obituaries. (T.S. Eliot)
Obeo, existe-t-il des cimetières militaires dans lesquels on n'a pas éprouvé le besoin d'accompagner cette désolation,
pourtant criante, de quelque (s) phrase (s) bien ronflante (s) sur la grandeur du sacrifice de ces hommes ?
Non, jamais eu de pensées sur la grandeur du sacrifice de ces hommes, de la compassion et de la reconnaissance, oui, enormement
Plus léger,
chez nous en Thaïlande, il existe un cimetière un peu particulier consacré aux éléphants
La story ICI
Je n'y avais pas pensé, mais tu m'y amène… Oui la mer est aussi un cimetière, et à Ouessant il y avait jusque dans les années soixante une cérémonie particulière pour les disparus en mer à qui l'ont donnait des obsèques et un retour fictif en terre. Cela s'appelait la Proëlla (qui désigne la cérémonie et les croix en cire qui symbolisent les péris en mer, dont on peut voir l'urne où elles sont déposées au cimetière du bourg de Lampaul près de l'église) .
Explications:
crocduloup.com/...des-noyes-a-ouessant
fresques.ina.fr/...elle-d-ouessant.html
Photo 1: Ex-voto du bateau disparu corps et âmes que l'on entourait des bougies de la Proëlla.
Photo 2: Costume féminin du deuil et la croix de cire symbolisant le défunt disparu en mer.
Ma question portait cette fois davantage sur la conception du cimetière par ceux qui l'ont créé que sur l'approche individuelle de ceux qui y vont.
Les deux que j'avais moi-même évoqués sont des cimetières de la Première Guerre mondiale, et dans le cas de Redipuglia, conçu en plein fascisme : on exalte le sacrifice des soldats morts avant d'envoyer de pleines cohortes de jeunes gens casser leur pipe. Je me demandais si d'autres cimetières militaires, d'autres temps, ou dans d'autres lieux, ont ... la décence (?) de laisser le passant, le visiteur, le pèlerin, le descendant... aborder comme il le souhaite, ou le peut, cette foule de tombes. On ne peut pas chuchoter, mouvant à peine les lèvres, les mots de Prévert en pensant à toutes les Barbara du monde dans les cimetières auxquels je faisais allusion, la rhétorique officielle y est trop polluante.
Merci pour le cimetière des éléphants. (c'est une apparition nocturne qui change de la Madone !😄)
Catherine
By this, and this only, we have existed. Which is not to be found in our obituaries. (T.S. Eliot)
Je déteste les cimetières où sont enterrés mes proches français. Ces monuments de granit luisant qui écrasent le visiteur, dont la masse imposante et gelée étouffe les plus éclatantes des chrysanthèmes aussi grosses soient-elles, rigoureusement alignés de part et d'autres des allées, me glacent. J'y passe en apnée et fuis rapidement, incapable d'invoquer dans un tel cadre l'image d'un être cher. Ce sont des iles désolées et hostiles à la vie.
Il y a tout de même de très beaux cimetières en France. Croquignolets dans les villages, ou majestueux comme mon préféré celui de Menton avec ses statues de princesses dominant la baie.
Merci à toutes les religions de nous avoir légué ces lieux reposants, fleuris et ombrés, romantiques, parfois curieux, inattendus ... Pour le voyageur, la vraie différence se situe là où les croyances en l'au-delà ont disparu. Les crématoriums, funérariums de nos sociétés athées qui remplacent de plus en plus les cimetières sont les véritables iles de la désolation. La mort y est vite gommée, une vie sans laisser de trace, rien à visiter pour les générations futures.
J'ai toujours entendu "cimetière des bateaux", et "cimetière marin" pour celui de Tréboul par exemple où les trépassés humains ainsi que leurs visiteurs ont vue sur mer.
Il se trouve que cette semaine une douzaine de pirates, tous Bretons de Nantes à Quimper, squattent ma cambuse. Un à un je les ai soumis à la question ce matin (avant que les cadavres de lambig ne prennent une allure de cimetière):
« Si je vous dis cimetière marin, à quoi pensez-vous? ». Tous ont répondu Kerhervy, Douarnenez, Audierne, des cimetières de bateaux donc, en bon français. Les voix sont multiples.
En breton, les vocables sont-ils différents?
Quand les derniers bateaux de pêche en bois auront finit de mourir dans ces cimetières
Tu as raison, ces pratiques sont celles d'un autre âge. Avec l'avènement de l'économie circulaire c'en est fini de ces rites primitifs.
D'autres chantiers que ceux de l'Enfer remettent à flot de vieilles coques dont le Rigolo, misainier à tape-cul (Doëlan), ou le Biche, dernier thonier à voile de la flotte de Groix qui en compta trois cent. Pour mourir, ne dit-on pas mettre les voiles?
Oui la mer est aussi un cimetière
En particulier, depuis quelques années, la Méditerrannée.
Là où blanchiront les os des Noirs .
Un peu de musique pas funèbre:
www.youtube.com/watch?v=dRbjG6I-1No
@UnaMilanese
Kerhervy, c'est somptueux ce noir mat des coques brisées rompant l'éblouissement du sable
Comment ça un mât noir? (S'cusez mes capacités de comprenette)
Un cimetière qui gronde pour prévenir de l'imminence d'une catastrophe ... Un cimetière qui confère à celles et ceux qu'il protège le pouvoir de se rendre invisible ... Un cimetière dans lequel, malgré tout, il ne fait pas bon passer du temps à cause de la chaleur et des moustiques ... Le cimetière des trois frères, sur l'île de Bornéo, en Indonésie :..
" De chez nous, le cimetière des trois frères n'est pas très loin. On y accède grâce à une piste cimentée qui s'enfonce dans la forêt. On traverse un ruisseau, on contourne une colline, on en grimpe une autre et l'on découvre enfin, au sommet, l'endroit en question. Le cimetière est d'apparence banale : c'est une simple clairière dans laquelle se dressent quelques pierres peintes en jaune. Les plus hautes d'entre elles ne dépassent pas les trente centimètres. On en dénombre une vingtaine, pour autant de tombes. Amar, un homme pieux et bon que Lhass et moi estimons beaucoup, s'occupe du cimetière avec quelques voisins. Il l'entretient, le nettoie et transmet avec passion les récits qui s'y rapportent ... Ecoutons-le un peu : « ce n'est pas un cimetière ordinaire pour les gens comme nous. A l'origine, il n'y avait que trois frères qui étaient enterrés là : ils étaient membres de la famille royale de Mempawah. Cela remonte à l'époque des premiers sultans, à une époque à laquelle Taranga était encore la capitale du royaume de Landak. Les autres corps, eux, sont arrivés au fil du temps, seuls, suite à des événements dont nous, les mortels, n'avons pas conscience. Mais ce sont tous d'illustres personnages : des héros, des guerriers et des saints, nos ancêtres à nous les Malais d'aujourd'hui ... Observez bien les pierres qui marquent les tombes : certaines sont toutes petites, elles viennent de sortir de terre, elles sont vivantes, elles poussent ... »
Le fait est que le cimetière des trois frères est le seul vestige du passé glorieux du village. On ne dispose que de très peu d'informations à propos de cette période, et celles-ci sont essentiellement généalogiques. Amar connait parfaitement les lignées des uns et des autres mais comme tout le monde, il ignore tout du reste : il ne sait rien de l'emplacement exact des habitations, ni des activités du royaume et encore moins des raisons de sa disparition … Toutes les constructions d'époque ont disparu sans laisser de traces. Tout juste a-t-on trouvé, en cherchant de l'or dans la rivière, quelques vieilles pièces de monnaie. Pour l'écrasante majorité des habitants de Taranga, peu férus d'histoire, l'idée même de l'existence d'un sultanat est donc particulièrement abstraite. Je me souviens du commentaire d'une villageoise dayake : « un royaume à Taranga ? Alors qu'il n'y a jamais eu que de la jungle et des sales cochons puants ? Impossible ! »
Amar n'est pas d'accord pour dire que lui et ses amis veillent sur le cimetière, car il pense que c'est exactement l'inverse, que c'est au contraire le cimetière qui protège les Malais et par extension, tous les musulmans : « à Mempawah, c'est l'apparition dans la rivière d'un gigantesque crocodile blanc qui signale à la population l'imminence d'une catastrophe. A sambas, ce sont d'autres manifestations surnaturelles. A Taranga, ce sont des bruits sourds en provenance des entrailles du cimetière. Le 23 juin nous l'avons entendu gronder. Le 20 mai aussi … »
Mais c'est en février 1997 que le cimetière a prouvé toute sa puissance. Taranga venait d'être envahi par des milliers de Dayaks venus de toute la région. De nombreux Madurais avaient été capturés et tués. D'autres avaient réussi à se cacher dans les collines, au sommet des arbres ou dans les rivières, et une trentaine d'entre eux s'étaient réfugiés dans les bois qui entourent le cimetière. Leur histoire, c'est une femme qui aime la raconter. On l'appelle « La Frisée » à cause de ses longs cheveux bouclés. Agée d'une cinquantaine d'années, elle aime rire et plaisanter sans cesse. Mais l'on devine sans mal, derrière son sourire perpétuel, la force de son caractère et sa vivacité d'esprit ... Voici son récit : « les Madurais avaient pris l'habitude de venir la nuit pour nous demander à manger. Ce n'était pas sans risque mais ils n'avaient guère le choix …
Un jour, l'un d'entre eux traversa le cimetière en plein jour, sans se rendre compte que des Dayaks l'observaient. L'un d'eux épaula son fusil avant de s'apercevoir que sa cible n'était autre … que mon propre mari ! Les Dayaks ne se sont pas montrés et l'ont laissé poursuivre sa route. Puis ils sont venus chez nous, très en colère, pour me dire que mon époux était imprudent de se promener ainsi dans la jungle, car ils avaient bien failli l'abattre. Mais mon mari n'avait pas quitté la maison de toute la journée et dormait dans notre chambre, à l'arrière de la maison … Vous avez compris ? C'était le cimetière qui avait ainsi sauvé le jeune homme en lui donnant subitement une autre apparence, pour dissimuler son identité aux yeux des Dayaks ...
Un autre jour, un autre Madurais est venu chez nous en pleine journée. J'ai eu très peur : les Dayaks avaient promis qu'ils tueraient ceux qui aideraient leurs ennemis … Je lui ai tout de même donné un peu à manger. Il s'est jeté sur le riz et l'a poussé dans sa bouche. Je l'ai chassé en lui disant de ne plus commettre ce genre d'imprudence. Mais les Dayaks l'ont attrapé peu après sur le chemin du cimetière et l'ont conduit hors de la forêt, jusque devant chez nous, pour l'égorger aussitôt, sous nos yeux … En voyant des restes de nourriture mêlés au sang qui jaillissait, ils ont compris que l'un d'entre nous venait de le ravitailler et sont devenus fous de rage. Sous mon sarong, mes jambes tremblaient ! Je vous jure que j'étais terrifiée ! Heureusement, ils n'ont tué personne d'autre, mais ils ont pensé que leur victime ne devait pas être seule, et chaque jour, pendant plus d'une semaine, ils ont cherché, mais sans jamais rien trouver. Finalement, les trente purent être sauvés par l'armée ... » Grâce à la protection, La Frisée en est sûre, du cimetière des trois frères ... "
L'avantage des cimetières humains français de bord de mer est que la déclivité du terrain leur ouvre l'horizon et entrave le rigoureux maillage des allées, du coup ils sont moins étouffants que les autres. Outre celui de Menton, on peut trouver un certain charme à celui de Sète.
@ Voyajou,
Pas mât, mat ! Qui absorbe la lumière. (faut arrêter le bidulig !)
Et un merci souriant à Fred dont le beau récit emmène aux antipodes. La couleur jaune des pierres tombales a une signification ?
Catherine
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A Douarnenez et à Audierne en tout cas les gens disent bien "cimetière des bateaux" … mais bon ailleurs, même à Quimper, ça peut être différent, je ne vais pas les (ou te) contredire, vu que y a du lambig dans l'air… !
""En breton, les vocables sont-ils différents?""
-Et bien toujours est-il que l'endroit où se trouve ce cimetière de bateaux se nomme depuis des lustres : "Pors an Eostig" … mais sans doute que tu as raison et que c'est trop primitif aux yeux de certains, vu que c'est pas en "bon français", ni très marketing pour l'économie circulaire.
""Tu as raison, ces pratiques sont celles d'un autre âge. Avec l'avènement de l'économie circulaire c'en est fini de ces rites primitifs.""
-Et bien, circulaire, tu oublies l'économie touristique, puisque cela charme aussi les visiteurs, surtout si le rossignol se met à chanter en même temps, cela peut bien inspirer quelques uns à l'âme de poètes en plus, ça n'aura plus rien de primitif du coup.
""Pour mourir, ne dit-on pas mettre les voiles?""
-Oui! Et en français de Douarnenez on dit aussi : rider son parapluie ! Et si la mort est due à l'âge, tu pourrais encore entendre d'un ton franc : "Oh que voulez-vous, il était bon pour faire un mort" !
Et à Quimperlé, comment dit-on encore ? Echu tout ? Il est parti avec le chouchenn ?
Quand au cimetière méditerranéen… Ces pirates à terre ou en bateau qui les rejettent à la mer , qu'ils embarquent avec un treizour qui les mènera dans l'ifern yen. Le seul à leur convenir pour leur froideur d'âme.
(PS: quand tu te mets à parler, et écrire donc, avec des apostrophes pour raccourcir les mots, je trouve que ça ressemble à du parisien!)
Et un merci souriant à Fred dont le beau récit emmène aux antipodes. La couleur jaune des pierres tombales a une signification ?
Le jaune est la couleur des sultans malais ... On la retrouve sur le drapeau de la Malaisie, sur les étoffes lors des cérémonies ( mariages, rituels ) ... 🙂
Chez les bouddhistes thaïlandais, pas vraiment de cimetières
Après la crémation, les cendres et les ossements ont 2 destinations différentes
Les cendres, sont dispersées ou, conservées suivant les volontés du défunt,
Les ossements résiduels, sont déposés dans une urne
qui est conservée soit a la maison, soit abritée dans un Wat
Vous trouverez dans CE LIEN
l'article/hommage que j'avais consacré au funérailles de mon beau-père, avec l'autorisation de la famille
pour ses cendres il a choisit quelles soit enfouies au pied d'un grand arbre
(aux lecteurs, merci de ne pas diffuser les photos du blog)
Pour les funérailles et la conservation d'un moine, l'approche est différente, j'en parlerais dans un autre billet si vous le voulez bien
J'ai regardé ce qu'était un wat, un temple. Il est entouré de monuments funéraires comme nos églises ici donc.
Si je comprends bien, les défunts ont des traces à géométrie variable. Une urne à la maison et rien en cas de cendres dispersées, une urne à la maison et une sorte de stèle pour les cendres, une urne au wat et rien, une urne au wat et une stèle.
Je n'ai pas saisi si les stèles à cendres pouvaient être mises n'importe où ou si elles devaient se trouver dans un périmètre donné.
Quelle fréquentation est associée à ces deux types de vestiges d'une vie ? On va honorer la stèle à cendres comme le monument à os ? Que signifie cette dissociation entre os et chairs ?
En lisant "la volonté" du défunt, je me suis demandé s'il existait des cultures qui ne tenaient aucun compte de cet aspect. Qui considéraient que la dépouille appartenait désormais exclusivement aux vivants qui en faisaient comme ils l'entendaient.
Catherine
PS
Pour les funérailles et la conservation d'un moine, l'approche est différente, j'en parlerais dans un autre billet si vous le voulez bien
Bien sûr. J'ai ouvert le sujet pour que chacun vienne y déposer des connaissances, légendes, anecdotes, coups de blues, de cœur, et pourquoi pas de gueule à partager. 🙂
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En Thaïlande, le bouddhisme est très complexe
Autant de familles, autant de générations, autant de couches sociales, autant d’interprétations différentes
je ne me hasarderais pas a développer,
Je vous invite a une pause musicale qui vous en donnera une facette
A voir 2 fois (et jusqu'au bout)
1 fois pour le mélancolique road-movie
1 fois pour l'émotion de la justesse du titre
"Elle veut juste"C'est le titre du MV
https://youtu.be/hxuPOxFJhXI
les stèles au temple contiennent les restes d'ossements et sont honorées au moins une fois dans l'année a l'occasion du nouvel an
Je voulais te parler de momies et de leur environnement:
Ce sont des momies de Dictateurs (A part Oncle Ho) et je n'avais rien à leur dire comme pour la "Divine".
Il y a Lénine dans son Mausolée très sévère. Lénine est très artificiel, ce pourrait être une poupée de celluloïd rose. Bon c'est la plus vieille momie existante, elle part en réparation une fois par an. Elle a même quitté Moscou durablement durant l'avance allemande.
On peut juste remarquer que sur les dernières photos de leur vivant (Lénine et Mao) ce sont des hommes délabrés. Lénine a beaucoup rajeuni dans la mort.
En sortant je suis passé devant la tombe de Staline et j'avais les dents qui claquaient. Je suis très impressionnable. Heureusement Hitler n'impressionnera plus personne car il semblerait que ses cendres aient été vidées dans les égouts de Magdebourg. Les Russes ont le sens de ce qu'il convenait de faire!
Il y a Mao. Il est très présent, très imposant. Je salue le plus grand criminel de tous les temps c'est à dire celui qui a le plus grand nombre de victimes au compteur. Je l'ai vu à 10 ans d'intervalle, la ferveur du Peuple est bien tombée.
Et puis Kim Il Sung; j'ai manqué son fils Kim Jung Il a un an près. Il est très imposant, il est entouré de la ferveur de son peuple (spontanée ou pas, that is the question?) Il repose dans son château muré: Imaginez Louis XIV ayant muré Versailles, portes et fenêtres.
On accède donc au mausolée par un sous terrain, on est soigneusement nettoyés par des jets d'air en plein visage et les chaussures par des brosses automatiques. Ensuite j'ai du me prostituer 3 fois en m'inclinant 3 fois devant la dépouille; je n'ai pas été pris en traitre, c'était dans le contrat.
Kim Il Sung est entouré de tous ses jouets, dont le principal est son wagon Présidentiel. Pour l'éternité on peut voir une plaque de marbre de la ville de Montreuil avec pour dédicace: "La ville de Montreuil au grand Combattant Kim Il Sung"
Les jouets de Kim Jung Ill que je n'ai pas vus, seraient principalement son bateau de croisière; un bassin a été creusé pour le recevoir près du sarcophage.
Bonsoir Francois, (pas de cédille sur le smartphone, désolée)
Kim père et fils sont enterrés dans le même palais ?
J'ai souri de l'anecdote de la désinfection et franchement rigolé en allant lire un peu sur Wikip les histoires de famille : après les titres humains, ces messieurs ont besoin de titres immuables : le père est depuis sa mort "Président éternel de la RPC" et le fiston " Secrétaire général éternel du parti des travailleurs de Corée".
Merci pour cette balade dans le monde de la vanité inaltérable.
Catherine
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Je pense que Kim papa, et Kim fils sont exposés tous les deux au palais Kumsusan.
J'ai essayé de retrouver sur VF une description relative à Kim Jung Ill, mais je ne l'ai pas retouvée.
J'ai les clefs du Palais Kumsusan, si tu veux tu peux y faire un tour:
"Le KITC (Korean International Travel Company) regroupe aujourd’hui tous les touristes en solo pour rendre un hommage groupé « au Soleil de l’Humanité ». Nos Minibus sont tous là, à l’entrée du Palais Kumsusan.
M. Kim, notre guide senior a revêtu son plus beau costume, et nous le complimentons sur son apparence, il fait mine de ne pas relever le compliment, en se demandant si c’était du lard ou du cochon de notre part. M. Nam, notre guide junior a mis une cravate sur sa chemise fantaisie, tout comme le ferait un jeune chez nous, obligé de porter une cravate.
Nous avions prévu de mettre une cravate ; notre chauffeur M.Park en sort une de dessous de son siège, au cas où nous aurions oublié d’en apporter.
Les femmes occidentales ont mis leurs plus belles toilettes, et sont maquillées. On se croirait à l’entrée d’une garden party, d’un mariage ou d’un bal. D’ailleurs le temps s’y prêterait, le jardin du Président est très beau et accueillant. Le Journal de PyongYang pourrait même titrer en notre honneur :
« Bal tragique à PyonYang, Une momie !»
(C’est facile, je sais, mais c’est un clin d’œil à François Cavanna qui vient de mourir).
A coté de notre groupe, une centaine de Coréens se prépare à rendre hommage au « Grand Leader »; les femmes portent la grande robe coréenne, le hanbok, et forment un joli groupe multicolore. Les hommes sont soit en chemise et cravate, soit en costume brun basique, très sévère de travailleur, un peu à la manière du costume Mao.
Pour venir à Kumsusan, nous sommes sortis de Pyongyang, et nous nous sommes engagés dans une zone réservée pour enfin arriver en vue du palais du Président Kim. Nous allons maintenant y rentrer en empruntant un tapis roulant abrité par une galerie couverte. Auparavant M. Kim nous demande de nous délester de tous objets tels que briquet, appareils photos, à laisser dans le minibus. Notre petit groupe de 4 personnes s’engage dans cette longue galerie, longue d’environ 300 mètres. M. Kim est très grave et nous obéissons à ses instructions. Nous restons immobiles sur le tapis roulant malgré sa longueur désespérante ; c’est la marque d’une bonne tenue. Pourtant un groupe conduit par une Guide nous dépasse, cela apparaît totalement incongru à M. Kim qui montre sa désapprobation.
PALAIS MEMORIAL KUMSUSAN
Tous les autres groupes sont immobiles sur le tapis roulant dans cette lente procession. Les fenêtres sur l’extérieur défilent ; on aperçoit des dizaines de jardiniers balayant les allées, ramassant les feuilles mortes, désherbant à la main. Une armée de jardiniers entretient cet immense jardin de ce palais pour le profit d’un unique occupant : une Momie. Bientôt le tapis roulant pénètre dans cet étrange palais en sous sol: On se rend compte que les fenêtres et les portes ont été murées. L’éclairage est artificiel. Imaginez le château de Versailles aux portes et fenêtres murées et la momie de Louis XIV installée, seule dans son immense château ! Nous quittons enfin le tapis roulant pour nous enfoncer dans les sous sols du palais. A chaque nouvel espace nous tombons sur une Gardienne en honbok de deuil, qui veille ; elle salue les visiteurs d’un air triste et murmure des condoléances. (Elles n’ont pas pris le bon job, ces pleureuses : Imaginez les : Elles prennent leur petit déjeuner le matin, ensuite elles vont au travail, c’est pour y débiter des condoléances toute la journée ! A moins de penser que ce travail est moins pénible que celui de ramasser des betteraves comme les paysannes misérables, au son de hauts parleurs diffusant des chants révolutionnaires ou des slogans ?)
Soudain nous traversons un tunnel étroit équipé à la base de mini brosses en rotation qui retirent les impuretés attachées à nos chaussures ! Ensuite nous passons sous des portiques détecteurs de métaux. Des Gardiens nous passent à la poêle à frire magnétique et enfin comble du raffinement nous traversons un tunnel où un vent transversal nous fouette violemment le visage et le corps pour nous retirer toute trace d’impureté. Heureusement rien n’a été prévu pour traiter nos impuretés idéologiques, je n’aurais certainement pas été admis. Nous sommes admis en l’état dans le Saint des Saints. Nous continuons.
Le long des couloirs, en sous sol, nous sommes tous les 4 à marcher silencieusement ou presque; un groupe nous suit : On entend dans ce silence sépulcral, dans ce recueillement absolu, dans cette atmosphère de sainteté sidérale.
« Clap », ….., « Clap », …… « Clap », …….., « Clap », ……
M. Kim se retourne et jette son regard désapprobateur sur le groupe nous suivant. Le bruit sacrilège et comique vient bien de ce groupe. Est ce le fait d’un guide qui a oublié de ressemeler ses chaussures ? Et l’on entend toujours :
« Clap », ….., « Clap », …… « Clap », …….., « Clap », ……
Charlie Chaplin s’était invité en Corée du Nord !
Surtout pas de crise de fou rire nerveux, ce n’est ni l’endroit ni le moment ! Et pourtant nous n’avons pas encore tout vu !
Nous montons un escalator et enfin nous sommes introduits dans une grande salle où nous sommes accueillis par la grande statue blanche du « Grand Leader » sur fond de couleurs dégradées allant du rose clair en passant par le bleu pale puis au jaune très évanescent. Les couleurs sont très pastel. C’est le summum du kitsch. On a l’impression, nous d’être sur Terre, et lui, le Président d’être au Paradis Socialiste, nous accueillant paternellement. C’est très réussi ! On nous tend ensuite un petit magnétophone individuel : On peut entendre un message dans notre langue, dit d’un ton saccadé à la Coréenne pour marquer l’emphase ou le chagrin, sur la vie du « Grand Leader » et sur l’effroyable tristesse du peuple Coréen à sa disparition et une flopée de louanges dithyrambiques tels que la fameuse expression « Soleil de l’humanité ». On y apprend que le président Kim a écrit la constitution coréenne à l’âge de 4 ans ! Et plein d’autres accomplissements et faits d’arme contre les Japonais. Les Américains ne devaient pas être en reste dans ce texte. Ce serait tellement intéressant d’avoir une copie du texte et de pouvoir le relire. Nous recevons ces nouvelles stupéfiantes avec une impassibilité asiatique ! Du coin de l’œil j’échange un regard de connivence ou de consternation avec un touriste belge, tout juste rencontré; après ce bref instant de relâchement, nous redevenons impassibles. On est là au cœur de la Dictature ! : Des hagiographes écrivent des conneries monstrueuses, les servent au Peuple et à nous même, et nous devons rester sérieux en les écoutant! Les Coréens doivent même les apprendre par cœur, je présume.
Dans une autre salle, Touristes et Coréens sont regroupés en rangs et des Croquemorts désignent quel rang sera admis dans la pièce suivante, l’endroit le plus sacré sur Terre !
Le « Grand Leader » repose sous une verrière, habillé en costume cravate. Des soldats montent la garde aux 4 coins de la salle. Nous défilons assez rapidement et nous avons le temps de nous incliner sur trois cotés du gisant. Cette fois notre hommage va à un Dictateur patenté et non à des patriotes ayant combattu les Japonais, comme au cimetière des Martyrs Révolutionnaires que nous avions visité précédemment, Martyrs Révolutionnaires, que nous avions honorés d’un bouquet de fleurs. On boit donc notre honte en silence. Nous quittons le Saint des Saints, pour visiter une exposition relative au défunt. Nous allons y découvrir les jouets de Kim IL Sung et ses décorations. Dans une salle trône sa Mercédès, dans une autre, son wagon-salon ferroviaire sur un bout de rail. Au mur une carte montre tous ses déplacements dans le Monde. Il semble que le déplacement ferroviaire soit plus sûr que l’avion pour un Dictateur. A part la visite de Cuba par avion, le train est effectivement privilégié.
On découvre dans une autre salle tous les diplômes honoris causa d’universités étrangères et toutes les grandes capes de ces Universités, tous les trophées offerts pendant ses voyages. Ah la vanité ! Pour la France l’inévitable offrande de la ville de Montreuil (A la tour du Juché il y avait aussi une plaque offerte par cette ville) et aussi celle de Bagneux sont présentes. Ces villes sont ici immortalisées pour avoir fait citoyen d’honneur le « Grand Leader ». C’est vraiment bête pour ces donateurs, si le vent idéologique tourne, les preuves de compromission restent à jamais.
Nous quittons ce monumental sarcophage par la galerie couverte, immobiles sur le tapis roulant ; par mimétisme nous sommes devenus parfaitement asiatiques, les yeux mi clos. Peut être avons nous commencé notre adaptation idéologique ? Il est urgent de rentrer à Pékin !
M. Kim et M. Nam retrouvent M. Park ; ils retirent immédiatement leurs cravates. La tension baisse enfin et nous remercions poliment pour la visite."
J'ai les clefs du Palais Kumsusan, si tu veux tu peux y faire un tour:
Ca me tenterait bien franchement, mais je sais que je suis incapable d'imprimer le masque de la componction aussi longtemps sur mon visage. Qu'est-ce qu'il arrive au visiteur qui attrape un irrépressible fou rire dans ces murs ?
En tout cas bravo pour les talents de comédien et surtout merci pour ce très savoureux récit.
Je me demande quel est le moteur de ce culte des momies. Elles n'ont pas de pouvoir thaumaturgique comme les reliques médiévales je suppose, c'est une facon de s'inscrire dans une filiation alors ? On honore l'ancêtre fondateur dont on poursuit l'œuvre.....
Catherine
PS : tu ne pourras pas voir Chavez, ils s'y sont pris trop tard et ont dû abandonner le projet.😉
By this, and this only, we have existed. Which is not to be found in our obituaries. (T.S. Eliot)
Ce sujet est d'actualité mais je voudrais connaître les différents avis sur le tourisme qu'on appelle Tourisme du Souvenir... à savoir visite des Champs de…
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Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)