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3 semaines aux USA: de L.A au Mont Rushmore, Grand Canyon, Yellowstone... English translation pending
by Jonyxdimond · 2016-12-26 · 65 replies
Bonjour à tous; Après des mois à éplucher chaque site internet parlant des États unis, à la recherche de piste et renseignements pour notre voyage, je suis tombée sur ce forum: UNE MINE D'OR Je me suis délecté de tous les récits que j'ai lus. J'ai noté chaque bon plan intéressant, chaque détail de vos récits m'a servi pour mon second voyage au pays de l'oncle Sam. C'est donc avec beaucoup de plaisir que je me permets, à mon tour de vous raconter mon voyage. Pour commencer, je me présente, Jenny, 27 ans, esthéticienne, fan de sport en salle et Britney. Petite ardéchoise, qui flippe dès qu'il faut prendre les transports en commun... Bah oui, ma voiture c'est la VIE.^^ Je suis partie pour la première fois aux États unis en février 2015 (avec mon ami et ma soeur) et le retour fut horriblement difficile, j'ai très mal vécu le retour en France, je n'avais donc qu'une OBSESSION, retourné là-bas. Après des mois et des mois de négociations intenses avec Monsieur, j'obtins ENFIN le Graal. Un bon plan sur internet et l'ultime argument fut le bon. Pas question pour Monsieur de faire un voyage de merde ( bah oui la fois d'avant fut quelque peu "ratée"). La question de base: tu veux voir quoi toi? euh Je vous passe les détails, mais après des semaines à me creuser la tête sûre comment planifiez-le parcourt en perdant le moins de temps possible. LE ROAD TRIP DE FOU



ET le copier/coller de mes notes pour le bon déroulement du périple:

GRAND CANYON: Barage hoover 1h Grand canyon *pass* point sublime PDV grand view point PDV lipan point PDV > direction -> Marble Canyon passage

PAGE: Lake powell - Wahweap *pass* Big water - Paria Contact Station Horseshoe Bend (milieu de journée) 1h Alstrom Point (accessible en 4x4) pass Scenic View (fin de journée pour photos)Coordonnées GPS: 36.969066, -111.499368 LOWER ANTELOPE CANYON 40$/personne + 8$/pers passe ville 2h

MONUMENT VALLEY *20$/car* Valley drive (de 8h à 16h30) 2 à 3h de visite- The Mittens and Merrick Bute - The Three Sisters - Artist Point Visitor center Fin de journée/couché de soleil

MOAB *pass* arches: > park avanue viewpiont PDV > Park avanue trail (3.2km A/R, 1h30) Devil's garden > devils garden trail ( 6.7km A/R, 3h) CANYONLANDS island in the sky: > shafer canyon ( à coté du vistor center) PDV > green river overlook PDV > mesa arch (0.8km, à faire au lever de soleil) RAD

MONT RUSHMORE: *pass* visite 1 à 2h parking payant

YELLOWSTONE 3/4 jours de visite *pass* A ne pas manquer Le Upper et Lower geyser basin Mud Volcano Le Grand Canyon de Yellowstone, les points des vue Artist Point, Inspiration Point Les chutes Lower Falls et Tower Falls La vallée Lamar Valley Le basin Norris Geyser Basin Les sources Mammoth hot springs

idaho falls

BRYCE CANYON *pass* Fairyland Point (avant le péage) Sunrise point (lever de soleil de préférence) Sunset Point (fin de journée) Inspiration Point Bryce Point Paria View + une rando au choix (Navajo Loop Trail,

ZION CANYON *pass* Kanarra Falls Emerald Pool trail The Narrows zion Riverside walk - temple of sinawava Angels Landing trail The subway (permis, la veille)

VALLEY OF FIRE *10$* Elephant rock (0.6km, A/R, 20min)

LAS VEGAS:

DEATH VALLEY: *pass* BADWATER ROAD:Badwater basin/Mushroom Rock/Devil's Golf Course/Natural Bridge The Racetrack Dante's view/Twenty Mule Team Canyon/Zabriskie Point

GROOM LAKE: Rachel Alien burger Nevada State Route 375

LOS ANGELES: Hollywood blvd (jour) Panneau Hollywood Beverly Hills Venice beach Santa Monica Observatoire Griffith (fin de journée) Vermont Avenue
Lac Titicaca, côté bolivien English translation pending
by Pourvoir · 2016-12-14 · 23 replies
Bonjour. Je souhaite aller en Bolivie. Je suis déjà allé au lac Titicaca du côté Péruvien. Cela apporte-t-il quelque chose de nouveau et d'important d'aller au lac Titicaca côté Bolivien et à l'île du soleil ? Que pensez-vous de la vallée de la lune ? Est-ce vraiment intéressant ? Que pensez-vous de Tiwanaku ? Là aussi est-ce très intéressant alors que je suis déjà allé au Machu Piccu ? Près de Sucre, je souhaite aller au cratère de Maragua. Qu'en pensez-vous ? Combien de jours au minimum faut-il pour visiter les endroits essentiels de La Paz ? Merci pour vos réponses et vos conseils. Cordialement. Pascal.
Retour d'un premier Yacht Club MSC Fantasia English translation pending
by Poupou10 · 2016-11-01 · 342 replies
Bonjour 😎 Me voici revenue d une très belle semaine de croisière. Ce compte rendu aura pour objet de comparer les prestations du YACHT CLUB du MSC FANTASIA et l AQUACLASS de CELEBRITY. chapitre 1: introduction et avertissement A) introduction Cette croisière est la 18 ème apres - 8 croisières COSTA - 3 Croisières ROYAL CARIBBEAN - 3 croisières CELEBRITY ( dont 2 an aquaclass) - 1 croisière MSC - 1 croisière NCL - 1 croisière PRINCESS Pourquoi avoir choisi cette Croisière en yacht club ? Nous avions envie d essayer le concept et les curieux que nous sommes , se demandaient ce que valait réellement le yacht club.... De plus les prestations annoncées correspondent a ce que l on recherche : du calme , la qualité du service, un restaurant gastronomique.... Enfin le dernier facteur déterminant a été le prix ! Nous ne voulions pas payer trop cher sans savoir si cela nous plairait vraiment .... 1150 euros la semaine par personne nous a paru être un prix raisonnable. B) avertissement Le titre peut sembler très protocolaire mais comme tout le monde le sait, le yacht club est un sujet très sensible sur le forum.... 😕 Beaucoup de polémiques de railleries a la limite des insultes ... 😠 A qui s adresse donc ce compte rendu ? - a tous ceux qui aimeraient savoir.ce que vaut vraiment le yacht club - aux personnes qui se demandent s il vaut mieux choisir le yacht club ou une compagnie premium - a tous les forumeurs qui comme moi se sont toujours demande a quoi servait réellement un majordome - a toutes les personnes bien intentionnées qui aiment lire les comptes rendus et participer a des échanges constructifs.

A qui ne s adresse pas ce compte rendu ? - aux âmes sensibles qui supportent très mal les critiques négatives et comparaisons entre le yacht club et les compagnies premium - aux personnes pensant qu on n' est pas légitime d écrire un compte rendu sur le yacht club après une seule croisière - aux chasseurs de Pokemon, j ai le regret de leur annoncer qu' aucun pokemon rare n a été trouvé au yacht club - aux cruciverbistes, extra terrestres , champions olympiques.. Le sujet risque de les ennuyer .... 😄

Les choses étant clairement énoncées , libre à chacun maintenant d arrêter le lecture ici ou de poursuivre

Pour ceux qui ont choisi de poursuivre je les invite donc a se préparer pour l embarquement en yacht club a travers les thèmes suivants : - la pré croisière - les embarquements et débarquements - la cabine , les espaces privatifs , le service, le room service - les escales - la restauration et les bars - les espaces piscines et le spa - l'animation et les spectacles - conclusion
Croisière Spitzberg - Groenland Nord-Est - Islande English translation pending
by Lilevis · 2016-10-19 · 63 replies
Bonjour à toutes et à tous. Nous avons fait une superbe croisière expédition au Sptizberg - Groenland Nord-Est - Islande avec Grands Espaces du 31 Août au 15 Septembre 2016, sur l'Ortélius (ancien brise-glace) et j'avais envie de la partager avec vous.



Voici un résumé; Pour plus de détails sur cette croisière et de photos je vous invite à aller sur mon site ici

Départ Paris, arrivée à Longyearbyen et retour Reykjavik – Paris sans escale. Le passage au Spitzberg est très rapide, mais nous aurons un aperçu de celui-ci, l’essentiel de la croisière se déroule dans le Nord-Est du Groenland et le retour se fait par l’Islande en arrivant à Akureyri. Nous ferons en car le trajet Akureyri – Reykjavik ce qui nous permettra de revoir très brièvement cette partie de l’Islande.

31 Août Paris - Longyearbyen Notre rendez-vous à Roissy étant à 5 heures, nous avons donc passé la nuit à l’hôtel Ibis à Roissy qui se trouve tout près du terminal où nous devons décoller. Grands Espaces à spécialement affrété un avion de la Compagnie ASL qui nous amènera directement à Longyearbyen. Durant celui-ci je fais connaissance de visu avec Danièle (Amarante) avec qui j’ai eu de fréquents échanges sur mon forum de voyage préféré, nous sommes ravies de nous voir en vrai. Lorsque nous nous posons à Longyearbyen 78°de latitude nord, il fait 3°, les montagnes sont enneigées et il ne fait pas très beau. Nous sommes bien au Spitzberg! Des cars nous attendent à la sortie de l'aéroport pour nous emmener dans "l'Adventdalen" puis nous aurons du temps libre pour visiter la ville et le petit Musée Arctique de Norvège que j'ai bien aimée, même si je n'ai pas eu assez de temps.







Notre bateau est ancré au large, nous y allons donc en zodiac.

Jeudi 1er Septembre Glacier d’Erik (Erikbreen) et Glacier de Monaco Notre nuit a été bercée par une houle avec des vents de 20 nœuds, mais nous avons bien dormi. Nous naviguons le long des côtes de la Terre Albert 1er, nommée ainsi en l’honneur du Prince de Monaco qui a mené plusieurs expéditions scientifiques dans ce secteur entre 1898 et 1909. Nous longeons ensuite le Spitzberg par le Nord pour rejoindre le Woodfjord afin de prendre la direction du Liefdefjorden.



Nous longeons Reinsdyrflya cette immense étendue de toundra. La passerelle étant ouverte aux passagers je monte y faire un tour. Puis je ressors sur le pont admirer les magnifiques paysages enneigés qui défilent devant mes yeux.

L'après-midi nous avons le choix entre une sortie en zodiac et une sortie à terre, nous choisissons la 2ème solution. Nous allons donc voir le très beau Erikbreen. C'est un glacier qui a reculé en laissant derrière lui un lac. La marche n'etait pas toujours aisée, mais ça valait le coup de la faire; magnifique vues.

Plus tard nous avons fait une sortie en zodiac pour aller voir le superbe Glacier de Monaco. Il ne faisait pas beau, mais les couleurs étaient magnifiques.

A notre retour sur l’Ortélius, le Commandant nous offre le traditionnel cocktail de bienvenu. Le brise-glace se dirige plus au nord encore, vers le petit îlot de Moffen au delà de 80° de latitude Nord. Vers 23 h. nous passons les 80° de latitude Nord . Nous n'avons pas eu la chance de les voir trop de brouillard, le bateau devait rester à une certaine distance, c'est un de mes regrets, mais ce fût néanmoins une très belle journée ! A suivre

Liliane
Carnet d’un voyage de 15 jours dans les Cyclades (Amorgos et Folégandros) septembre 2016 English translation pending
by Jacou0109 · 2016-09-22 · 23 replies
31/08 de Bâle-Mulhouse au Pirée

Arrivée à l’aéroport d’Athènes en fin de journée, nous prenons le bus X96 pour le Pirée que nous atteignons en 1h. Nous descendons à l'arrêt près du théatre et terminons à pied (10 mn) en direction de l’hôtel réservé depuis la France : Bel hôtel tout neuf, chambre impeccable avec tout le confort. Vu l’heure, pas de recherche fastidieuse pour dénicher la perle rare, nous allons dîner sur le port chez « Souvlaki express » un fastfood spécialisé en plats grecs. Pour nous quatre ce sera des gyros et de la salade grecque (20€ avec les boissons), excellent et pas cher. Avant de retourner à l’hôtel nous allons repérer sur le port les compagnies de ferry qui desservent nos îles.

01/09 du Pirée à Amorgos

Bonne nuit mais avec clim à fond compte tenu de la chaleur moite qui règne dans les chambres. Réveil à 5h45, en 10 mn nous sommes sur le port et nous nous dirigeons vers le quai E 9 où se trouve la compagnie Seajet où nous allons acheter nos billets au kiosque. Il n'y a plus de place en classe éco et nous devons donc prendre des places en classe business (75€ au lieu de 60€). Ce n’est pas donné mais plutôt que de vouloir tenter notre chance ailleurs et prendre le risque de rester à quai nous les achetons. Les fauteuils sont identiques à la classe éco mais nous sommes installés à l'étage et la clim y est plus efficace. À 7h pile nous quittons le Pirée en direction de Siphnos, première escale. La mer va progressivement se creuser et nous allons être de plus en plus secoués en approchant de Santorin, Folegandros et Amorgos. Cette traversée ne restera pas dans les annales : Les escales durent longtemps, beaucoup de monde débarque ou embarque (surtout à Santorin) et ça bouchonne devant les racks à bagages surchargés. Les passagers qui ne débarquent pas ne sont pas autorisés à mettre le nez dehors pour profiter du soleil. Le personnel est autoritaire et acariâtre. Finalement vers 15h30 soit avec 2h de retard nous débarquons à Katapola, port principal de l'île d'Amorgos. Nous y prenons le bus local pour Aigiali, autre port de l'île où nous irons casser une petite croûte, en réalité une superbe salade grecque accompagnée de bière bien fraîche, en attendant le deuxième bus qui doit nous monter au village de Lagadha où nous avons réservé deux studios (nous sommes quatre). Vers 17h30 le bus local nous y amène en 10 mn. Là, le chauffeur, pour nous aider, demande aux gens du coin où se trouve notre logement (Amaranto room), mais le propriétaire qui attendait le bus vient à notre rencontre et nous emmène à l'appartement. Deux beaux studios avec terrasses sur le village et la mer au loin. Tout est neuf et très propre. Nous nous installons puis allons découvrir le village de Lagadha. C'est un beau village cycladique traditionnel avec ses maisons en forme de cube blanc ourlé de bleu, ses escaliers soulignés de blanc et il s’en dégage un calme, une harmonie qui nous convient parfaitement. Après avoir arpenté les ruelles en pente du village nous allons nous asseoir à la taverne de Nikos pour fêter enfin mon anniversaire après une journée fatigante et une diète forcée dans le catamaran. Nikos a été un excellent choix : après un ouzo en apéritif accompagné d'une assiette de fromages variés de l'île nous avons choisi en entrée une salade de poulpes, des aubergines puis de la chèvre au four, des calamars, des aubergines farcies.

02/09 Amorgos : balade vers Tholaria

Petit-déjeuner sur la terrasse : bel éclairage matinal, ciel bleu et soleil. Pour démarrer nous avons décidé de faire la balade qui de Lagadha va au village de Tholaria sur la montagne en face. Le chemin très agréable part du centre du village en direction de la chapelle Epanochoriani. Sur le chemin nous croisons des habitants qui reviennent apparemment de la chapelle en portant de petits sachets en plastique avec de la nourriture bénie, un muletier monté sur son âne revient également ramenant des bouteilles (vides ou pleines) : il a dû y avoir une fête dans cette chapelle. Là nous rencontrons encore quelques habitants qui terminent de nettoyer les tables de la salle commune, le pope présent nous salue. Nous visitons ces lieux redevenus calmes et sereins. La vue sur la campagne environnante est superbe. Nous reprenons notre chemin vers Tholaria que nous rejoignons au bout d'une demi-heure. Nous sommes impressionnés par les nombreuses terrasses en pierres encore en bon état qui s'étagent sur une colline très en pente près du village. Comme d'habitude le paysage est constellé de tâches blanches qui se révèlent être des chapelles qui colonisent les creux comme les sommets de la montagne. Le village de Tholaria est typiquement cycladique avec ses rues en pente, ses cubes blancs, ses églises, ses chats, ses vieux habitants, les femmes en noir, les anciens à casquette... comme c'est l'heure du déjeuner, nous nous installons à l'ombre de l'église sur la terrasse d'une petite « taberna » pour goûter aux spécialités locales : moussaka, artichauts au citron, tomates farcies et autres. Il y a peu de monde, quelques touristes, des grecs aussi très agréable moment ! Patrick et moi partons arpenter le village à la recherche de quoi satisfaire notre boulimie de photographe ! Nous retournons par le même chemin en passant cette fois-ci par le village abandonné de Stroumbos dont quelques maisons sont en train d'être réhabilitées. En fin de journée je ressors faire quelques photos du côté de la chapelle construite à flanc de montagne d'où le coucher de soleil est magnifique.

03/09 Amorgos : baignade à Aigiali Beau soleil, mais il y a toujours quelques nuages qui filent à grande vitesse vers le bout de l'île du côté d’Agios Théologos. Nous descendons à pied à Aigiali, village touristique qui s’est développé autour du port puis allons nous baigner sur la plage. L'eau est bonne et la mer calme, Patrick et moi allons ensuite découvrir la plage située un peu plus loin, celle de Levressos : c'est une petite crique ombragée de tamaris, mais la mer y est plus agitée. A Aigali, nous déjeunons au restaurant Koralli dont la terrasse donne sur la mer : très bon déjeuner de spécialités grecques. C’est ici à Aigiali que nous pouvons nous renseigner sur les tarifs des voitures de location (de 25 à 30 € par jour) et sur les billets de ferry pour Folegandros : Surprise désagréable, le prix du Seajet (le catamaran honni) d’Amorgos à Folegandros est de plus de 69€ par personne pour 2h de navigation soit plus cher que les 8h du Pirée à Amorgos dans le même « cercueil » ! Une solution alternative s’impose.

04/09 Amorgos : balade vers la chapelle de Stavros

Réveil matinal (6h45) pour qu’au moins une partie de la balade vers Stavros se fasse à la fraîche. Nous reprenons le même chemin pour la chapelle d'Epachoriani puis continuons en direction de Stavros par un sentier qui grimpe, encadré par de hauts murs de pierre sèche, résultat du travail de fourmis réalisés par des générations et des générations d'îliens. Beaucoup de dépôts de gros bidons d'eau jalonnent la campagne : ils y ont été apportés à dos de mulets pour abreuver les nombreux troupeaux de chèvres éparpillés dans la montagne. La sécheresse semble avoir durement éprouvé la nature : raquettes de figuiers de barbarie toutes fripées, minces et sèches, oliviers rachitiques sans olives, idem pour les figuiers. On se demande ce que les chèvres peuvent trouver à grignoter dans ce paysage aride. Le chemin mène d'abord à une petite chapelle blanche près d'une citerne. Un troupeau de chèvres essaie de brouter dans les environs, le berger n'est pas très loin, les chiens non plus. On voit au loin une grosse tâche blanche, c'est le monastère de Théologos. En se rapprochant on est impressionné par son aspect massif et sa blancheur immaculée. Les murs paraissent très épais et les ouvertures très exiguës. Puis le chemin longe un impressionnant mur de pierres sèches de près de 2m de haut et d'une belle épaisseur et grimpe vers un col pour bifurquer vers une falaise verticale qui se jette dans la mer tout en bas. Ce chemin accroché au bord de la falaise se dirige vers l'Est et traverse un paysage minéral vertical impressionnant, gare au vertige. On aperçoit la chapelle de Stavros après avoir passé plusieurs caps elle est construite sur un col d’où la vue s’étend vers la mer de part et d’autres de ce cap. Elle est en passe d’être réhabilitée, et pour ce faire de nombreux (plus d’une centaine) de sacs de ciment, chaux, graviers ou sable ont été montés à dos de mulet. Il y aura ici dans moins d’une semaine le pèlerinage annuel. On voit quelques marcheurs sur ces chemins, ils sont souvent français. Retour au monastère Théologos où nous nous installons dans le réduit où se trouve un four pour pique-niquer. Retour par le même chemin jusqu'à Lagadha. En fin d'après-midi nous allons faire quelques photos du coucher du soleil Patrick et moi près d'une église dont les clochers se teintent d'une belle couleur rosée sur fond de mer. Dîner chez Nikos de spécialités locales, excellent comme d'habitude.

05/09 Amorgos : déménagement pour Agios Pavlos

Après le petit-déjeuner nous descendons, Patrick et moi au village d'Aigiali pour louer une voiture chez Eudokia. (27€/jour sur 4 jours + 8 € de rachat de franchise /jour). Hier soir, après quelques recherches sur le net j’ai trouvé une alternative au Seajet qui me parait beaucoup plus agréable et de plus nettement moins chère : Prendre un ferry traditionnel sur Naxos (12€) puis un autre sur Folégandros (11€) ce qui nous permet de plus de visiter Naxos puisque nous aurons près de 5h de battement entre les deux ferries. Départ en voiture pour Agia Pavlos distant de 5 km. C'est moins qu'un hameau au bord de la mer : en fait il y a un hôtel, une plage, quelques appartements à louer, 3 maisons locales et c'est tout. Le site est superbe juste en face de l îlot rocheux de Nikouria. Nous déposons nos affaires, prenons le déjeuner sur la terrasse puis partons en direction de la ville haute de Hora. Nous nous garons sur le parking et pénétrons en ville par une petite ruelle sans beaucoup d'intérêt et avec quelques maisons ruinées. Mais un peu plus loin apparaissent de belles églises, de belles maisons et des magasins qui témoignent d'une activité touristique certaine : nous voilà dans le centre du village et les magasins succèdent aux tavernes, restaurants et cafés. Il y a des touristes qui visitent, se désaltèrent ou déjeunent. L'éclairage commence à être intéressant et Pat et moi mitraillons à tout va. Vers 19h nous grimpons vers les moulins qui occupent la crête de la montagne pour jouir du coucher de soleil. De là haut, superbe vue sur l'île, la mer et plus loin à l'horizon d'autres îles. Retour à Aga Pavlos.

06/09 Amorgos : visite du monastère Chozoviotissa, baignade sur la plage d’Ag. Anna

Nous partons en direction de Hora et du monastère Moni Chozoviotissa. Il est 8h30 et il y a peu de monde à cette heure, nous nous garons sans peine sur le petit parking situé à 15 mn à pied du monastère il faut ensuite gravir un chemin en escalier qui grimpe au flanc de la falaise en direction du monastère. En approchant le monastère se dévoile progressivement : au début on ne voit qu'un mince liseré de blanc qui se détache sur le fond gris de la falaise puis progressivement ce fin liseré s'élargit et le monastère apparaît dans toute son importance. Il est haut de 8 étages mais large de seulement 5 m ! On y pénètre par une porte basse surmontée d’un beau linteau sculpté en marbre puis un escalier très pentu et étroit coincé entre la masse rocheuse et le bâtiment mène à l'étage supérieur. On arrive ensuite dans l'église dont certaines icônes et peintures sont très anciennes. Un mince balcon de 2 à 3m de large permet de voir la mer devant soi. Encore un étage et l'on se retrouve dans une salle commune où les deux moines présents servent une liqueur, un verre d'eau et des loukoums. C'est tellement exigu que peu de visiteurs à la fois peuvent visiter ce monastère, heureusement nous étions moins de 10 personnes au moment de notre visite. Patrick et moi allons faire quelques photos depuis le haut du chemin qui continue vers Profitis Ilias mais le ciel assez couvert plombe les photos. C'est ensuite la descente en sens inverse jusqu'à la porte d'entrée. Retour au parking où nous prenons la route qui descend vers la minuscule plage d’Agia Anna tout proche. Là aussi heureusement nous n'étions que 10 baigneurs, d’ailleurs on aurait eu du mal à trouver où mettre sa serviette si nous avions été plus de 20 ! La plage est en fait une petite crique de 12m de large et 3/4m de profondeur encadrée par des rochers plats sur lesquels on peut se coucher ou se faire bronzer. L'eau est claire, à bonne température, et il y a peu de vagues. Un peu plus tard nous remontons à Hora et allons déjeuner à la taverne chez Leotrivi sur la terrasse. Excellent repas, spécialités à base de veau ou d'agneau !

07/09 Amorgos : découverte du sud de l’île

Grande ballade en voiture vers le sud de l'île. Nous dépassons Hora pour prendre la route vers Kamari et Vroutsi. Premier arrêt pour visiter le couvent de femmes de Valsaminas où il ne reste qu'une religieuse, très sympathique au demeurant et qui nous a accueillis avec le sourire en nous offrant un verre d'eau et des fruits. Le couvent est situé dans un vallon dans un très bel endroit calme et serein les dépendances du couvent sont très fleuries et la petite terrasse devant l'église propice à la méditation. Nous reprenons la route vers Vroutsi où nous nous garons près d'une taverne, en face de l'église là un chemin indique le kastro (35mn) but de notre balade le chemin descend d'abord vers une église droit devant nous vers la mer puis passe à gauche en contrebas pour continuer vers le kastro que l'on voit sur son éperon rocheux devant la mer. Le chemin longe un torrent à sec assez creusé puis remonte jusqu'au kastro. Belle vue sur la mer et retour au village où nous nous arrêtons pour déjeuner sur la terrasse de la taverne d'excellents plats de viande (porc ou agneau). Nous repartons en voiture en direction de Kalotaritissa. Arrêt devant l’épave d'un navire naufragé qui a servi de décor dans le film le « Grand bleu ». Dommage que la plage devant l'épave soit devenue un dépôt d'ordures ! Nous continuons la route jusqu'à son terminus, le bout du bout comme dirait Pat, et ici le bout du bout c'est une très belle plage en cul de sac avec une eau claire, sans aucune vague, quelques galets pour rentrer dans l'eau et puis du sable, le pied !!! Nous allons y passer quelques bons moments .

08/09 Amorgos et Katapola Voilà maintenant une semaine que nous visitons Amorgos et il ne nous reste plus qu'à explorer la ville de Katapola et ses environs immédiats ce qui sera notre programme d’aujourd'hui, mais pas avant d'avoir piqué une tête dans la mer sur « notre » plage à Agia Pavlos. À Katapola nous allons d'abord nous balader dans le quartier des pêcheurs à Ksylokératidhi, quartier agréable avec des bars et de petites tavernes sur le quai. Un peu plus loin vers l’ouest se trouve une belle église avec son cimetière marin, et après quelques plages, une chapelle construite sur une avancée de terre dans la mer offre de beaux points de vue et réjouit le photographe en mal de clichés grecs. Excellent repas de poissons (riz, sepia et friture de rougets chez Dios marina). Dernier tour du côté du port commercial et retour à A. Pavlos. Il fait encore bon à cette heure (18h) pour profiter d’un dernier bain. Vers 19h15 Pat et moi allons chercher un endroit propice pour faire quelques photos du coucher du soleil : la mer, un bosquet d'arbres et les montagnes au loin de l îlot de Nikouria.

09/09 d’Amorgos à Folégandros

Départ matinal en voiture pour le port d'Aigiali. Nous laissons la voiture sur le parking du port comme convenu et attendons la venue du Blue Star qui ponctuel arrive vers 6h55. En un peu plus de 2 h nous voilà à Naxos sous un ciel assez couvert mais laissant sa chance au soleil. Tout ici nous paraît beaucoup plus grand qu'à Amorgos : le port, la ville, les nombreux touristes qui embarquent et débarquent, la pléthore de restaurants qui se succèdent sur le front de mer. Nous laissons nos bagages chez une « yaya » (une grand-mère) qui a transformé son petit appartement en consigne à sur son promontoire puis allons nous promener dans le kastro légèrement perché au-dessus de la vieille ville. Certaines maisons tombent en ruines, d'autres mériteraient d'être rénovées mais ce quartier a beaucoup de charme. Une vieille cathédrale catholique du XIIIème en occupe le centre. Puis nous faisons quelques courses alimentaires dans de vieux magasins typiques comme le Tzimplakis emporos. Nous prenons le déjeuner chez Kozi, excellent restaurant populaire spécialisé en pitas et souvlakis dont la grande terrasse donne sur la mer derrière le port. Après ce déjeuner copieux et goûteux, nous traînons sur le port en attendant notre ferry Artemis prévu à 15h30 .Traversée agréable sur ce ferry traditionnel qui s’arrêtera à Sikinos, Ios puis Folégandros où nous arriverons avec 45mn de retard soit 19h30. Cafouillage au port où personne ne nous attend contrairement à ce qui nous avait été promis. Finalement un taxi vient nous chercher vers 21h pour nous emmener à Ano Meria. Arrivée en pleine nuit dans un endroit apparemment isolé de tout, on verra demain...

10/09 : Folégandros, découverte de notre environnement

Nous découvrons notre environnement au réveil. Notre terrasse donne d'un côté vers la côte et la mer au loin, de l'autre sur les maisons éparpillées du village d'Ano Meria. Après le petit déjeuner nous partons à la découverte du village qui s'étale sur une grande surface et qui occupe la crête d'une montagne dont les flancs tombent dans la mer de part et d'autre. Des maisons succèdent aux vieux moulins, des citernes côtoient des abreuvoirs, quelques restaurants avec terrasses, puis c'est la campagne, des maisons en ruines, d'autres en passe d'être réhabilitées, des panneaux à vendre. Des motos, des mulets, des quads, de rares camions se croisent sur cette route étroite, l’unique qui traverse l’île du Sud-est au Nord-ouest. Nous trouvons aussi un supermarché situé à 20 mn à pied de notre logement, de quoi refaire des provisions. En retournant vers chez nous nous arrêtons à un restaurant dont de beaux poulpes sèchent au soleil, invitation à laquelle nous ne pouvions résister : le plat de poulpes grillés était délicieux, ainsi que les aubergines cuisinées. En fin de journée, c’est devenu un rituel, Pat et moi partons faire quelques photos au moment du coucher du soleil.

11/09 Folégandros : balade vers la plage d’Ag. Georgios

Départ à la fraîche (8h) pour la descente vers la plage d’Ag. Georgios. C’est un beau chemin qui plonge vers la mer et passe à côté de la chapelle d’Ag. Sostis toute blanche sur son promontoire. La descente continue avec un beau chemin dallé de « marbre » en forte pente néanmoins. Le ciel est bleu et malgré une petite bise le soleil se fait déjà sentir. Au bout de 50 mn nous voilà sur la petite plage de galets d 'Ag. Georgios. L'eau est d'huile et super agréable. Nous accrochons nos vêtements sur le tronc d'un tamaris et profitons du soleil et de la nature. Quelques cabanes en dur abritent des bateaux, nous sommes seuls. Au bout d'une heure commencent à arriver d'autres touristes, soit à pied mais le plus souvent motorisés, quant à nous c'est l'heure de la remontée sous un soleil qui tape dur et comme la montée est sévère c'est d'autant plus fatigant. Au bout d'une heure et demie nous voilà rendu chez nous, déjeuner sur place avec des « tiropitas » feuilletés au fromage local achetés au fournil du village.

12/09 Folégandros : Balade vers la plage de Livadaki

A 7h nous descendons en direction de la plage de Livadaki que nous atteignons en 50 mn par un chemin un peu plus chaotique qu'hier. Le paysage est très beau et sauvage. A cette heure la plage est encore à l'ombre. On se croirait dans une ria, en effet la plage est bordée d'un côté par une haute falaise verticale et de l'autre par une plus petite falaise de marbre. Nous nous baignons dans une eau agréable, nous sommes seuls, peu de temps avant de partir arrive un couple de Français déjà vu ailleurs comme souvent sur cette île. Nous quittons la plage en empruntant un autre sentier qui passe tout près d'un ancien phare. Nous allons ensuite déjeuner au « Sunset » de plats de pâtes « Matsata » au porc ou au lapin, c’est bon en dépit d’un service exécrable ! Dans l'après-midi, ayant raté le bus censé partir à 15h30 (mais qui n’existait pas à cette heure, malgré les horaires affichés), c'est par une belle ballade à pied de1h et demi par la route de crête que nous avons rejoint la ville haute de Chora : cette route qui domine le paysage offre de belles échappées sur la mer de chaque côté et sur le village de Chora en point de mire. De nombreuses placettes ombragées toutes occupées par des tavernes ou des bars animent la ville. C'est quand même très touristique avec toutes ces boutiques d'artisanat, et ces hôtels plutôt haut de gamme.

13/09 Folégandros : Balade du côté de Karavostasis

Ce matin un vent froid souffle en rafales sur l’île. À 8h nous prenons le bus (2€) pour Chora où nous allons passer quelques heures à visiter le kastro (le vieux village fortifié, refermé sur lui-même et dont les maisons servaient de remparts), à monter à la Panagia pour bénéficier d'un autre éclairage qu'hier soir, encore qu'avec les nuages nombreux qui circulent là haut il faut être patient et ne pas rater les quelques secondes où le soleil met en valeur le paysage. Arrêt café sur l'une des adorables places du village puis nous reprenons le bus pour descendre au port (1,80€). Première halte baignade sur la plage de Vardia, à l'environnement très minéral, pourtant l'eau est très bonne mais il y a quelques rouleaux. Nous allons ensuite nous baigner près du port sur une large plage de sable et galets. Pat et moi allons découvrir les autres criques vers l'ouest ainsi que la grande plage de Livadi. A Chora , déjeuner au restaurant To Spitiko où Patrick rencontre un ancien collègue amoureux de longue date de Folégandros..

14/09 Folégandros : Balade vers les plages d’Ag Nikolaos et d’Angali

Encore un réveil matinal pour éviter la chaleur fatigante quand on crapahute sur des chemins sans aucune ombre ce qui est toujours le cas ici vu qu'il n'y a aucun arbre sous lequel s'abriter ! Départ de la balade à 8h en direction de la plage d'Ag. Nikolaos par des monopatias ( sentiers) en escaliers. On a démarré le chemin à la hauteur des deux moulins ruinés sur le bord de la route qui mène à Chora, ce qui nous a permis de cheminer en partie sur une piste carrossable, ensuite le chemin est plus chaotique mais avec toujours de belles échappées ver la côte et la plage d'Ag. Nikolaos. Nous y arrivons au bout de 2h. Nous sommes presque seuls à l'exception de deux « beaux mâles » à poil ! L'eau est excellente, pas de vagues, beau décor, deux tavernes, une au bord de la plage, l'autre perchée sur la falaise et rien d'autres. De temps en temps quelques bateaux ramènent deux ou trois baigneurs, d'autres arrivent à pied par le sentier depuis Angali. Nous quittons la plage vers midi et demi et continuons le chemin vers la plage d'Angali un peu plus grande et avec quelques bâtiments en plus. De là nous remontons par un autre chemin qui débouche après une rude montée à la hauteur du musée folklorique fermé, et nous allons déjeuner chez Maria au bord de la route des crêtes tout près de notre studio : déjeuner de boulettes de favas (fèves) de salade d'aubergines grillées et de matsata.

15/09 de Folégandros au Pirée

Beau temps (que c’est banal !) dernier petit-déjeuner au studio Marianthi, à 9h pile notre logeuse nous emmène en voiture jusqu'à Karavostasis où nous attendons l'Adamanthis Korais des Zante ferries qui, ponctuel, lèvera l'ancre à 10h10. Très belle traversée sous un ciel uniformément bleu, à zigzaguer entre les îles des Cyclades : Kimolos, Milos, Siphnos, Sérifos et enfin Kythnos pour arriver après le coucher de soleil au Pirée vers 20h. Notre bateau nous laisse à deux pas de notre « fast-souvlaki » et donc de notre hôtel Faros I.

16/09 du Pirée à Bâle/Mulhouse

A 4h du matin un taxi nous emmène tous les quatre en 30 mn à l'aéroport pour 65€. Fin du voyage après deux vols sans histoire et une escale à Munich.

Budget total pour 2 personnes : 2005 € Soit : - Avion AR Bâle-Munich-Athènes (Lufthansa) : 362 € - Logement (16 nuits) : 689 € - Transport (auto, bus, ferry, essence, parking Bâle): 469 € - Nourriture/restaurants: 485 €

En conclusion

Comme je l’ai dit par ailleurs nous avions oublié combien les Cyclades pouvaient être arides, ayant ces dernières années, découvert des îles grecques beaucoup plus vertes : Céphalonie, Chios, Samos, ou Lesbos. Nous en avons d’autant plus admiré le travail de titan qui a été nécessaire pour extraire ces milliers de tonnes de cailloux, pour étayer les terrasses ou pour monter des murs empêchant le bétail de s’échapper . Le manque d’eau se fait partout ressentir, il suffit de voir l’état de la végétation, les nombreux bidons entreposés un peu partout dans la campagne et les mulets qui en sont chargés. La Grèce traverse une profonde crise économique et sociale mais il est difficile d’en voir concrètement les traces dans ces îles qui vivent du tourisme. Elles ne paraissent pas très différentes de ce que nous voyions il y a plus de dix ans. Il n’empêche que les prix de l’alimentation dans les petits supermarchés sont à minima au même prix qu’en France et qu’avec un smic grec moitié moindre que le nôtre, s’alimenter doit revenir très cher ! Quant à ces deux îles nous les avons aimées l’une autant que l’autre. Elles se ressemblent par leur côté montagneux, aride et sauvage. Folégandros est une île paradoxale : très touristique à Chora où abondent beaucoup d’hôtels (plus de 30 dans ce petit village) dont certains haut de gamme alors que le reste de l’île est beaucoup plus sauvage et isolé. Nous n’avons rencontré que très peu de marcheurs durant nos randos quotidiennes, et comme je le disais les plages étaient désertes le matin et un peu plus fréquentées après 11h.

L’album de photos est visible sur google photos en cliquant sur ce lien :

https://goo.gl/photos/uURwpmGSWi6C65Cu8

NB : en mode diaporama (accessible en cliquant sur 3 point verticaux) vous ne verrez pas les légendes, par contre si vous visionnez l’album, photo par photo, (en mode diaporama cliquez sur l’icône en forme de croix à gauche en bas de la photo) vous verrez les légendes sous les photos comme d’habitude.
Road trip de 10 jours en Irlande avec mon fils de 5 ans en août 2016 English translation pending
by Elis · 2016-09-05 · 17 replies
Bonjour,

Voici le récit de mon voyage que j’ai préparé un peu à la dernière minute. J’ai réservé à l’avance tous les hébergements (dont le dernier la veille du départ J) Les choix de visite ont été très difficiles à faire, c’est pourquoi j’ai décidé de faire un road trip en changeant d’hébergement tous les 2 jours pour voir un peu de tout; nous avons parcouru l’Irlande du Nord et une partie de la côte ouest jusqu'à Galway. J’ai voulu éviter les sites trop touristiques.

Bonne lecture ! 😉

Jour 1 : envol vers Dublin et première nuit à Dundalk.

Départ à 16h15 avec Ryanair depuis Nantes jusqu’à Dublin. Aucun souci. Enfin presque… A l’arrivée à l’aéroport à Dublin, on me demande au niveau contrôle des passeports le livret de famille car mon fils ne porte pas le même nom que le mien. Ceci pour prouver qu’il est bien mon fils. Je ne l’ai pas. Ils me laissent passer. Ouf….Mais un conseil : il vaut mieux voyager avec le livret de famille…On doit ensuite prendre un bus pour aller vers le point de location de la voiture (Car Rentals). J’avais réservé une voiture sur le site BSP AUTO www.bsp-auto.com/ . Je suis déjà passée par eux et j’en suis contente. Leur site est très simple d’utilisation. A l’aéroport de Dublin, la plupart des prestataires de location ne se trouvent pas dans l’enceinte même de l’aéroport. Il faut prendre un bus (en l’occurrence Hertz pour moi) qui se trouve juste en face, en sortant de l’aéroport, pour se rendre au comptoir Hertz. Peu d’attente. Le trajet en bus dure 5-10 minutes. Aucun souci non plus au comptoir Hertz. Il faut savoir que les loueurs de voiture « réservent » (mais ne prélèvent pas) sur votre compte une franchise remboursable d’un montant non négligeable (1600 euros pour moi) que vous ne pouvez donc utiliser tout au long de votre voyage. Il faut donc approvisionner votre compte bancaire avant de partir ! Si vous rendez votre voiture en « bonne forme », bien sûr pas de prélèvement sur la franchise…Pour ma part, j’avais pris une assurance de remboursement de la franchise avec BSP AUTO au cas où…5 euros par jour. Ah oui un conseil aussi lors de l’état des lieux de la voiture, prenez vous-même quelques photos de la voiture…C’est ce que j’avais fait, suite à un conseil d’un internaute. Je récupère une 208, j’ai ramené de France le réhausseur de siège auto pour mon fils (transport gratuit sur Ryanair en cabine) et un GPS (très très utile !). Sinon, on pouvait les louer en même temps que la voiture mais bon c’est assez cher : chez BSP Auto, réhausseur : 25 euros et GPS : 75 euros. Chez d’autres loueurs, c’est bien plus cher. La conduite à droite peut commencer ! Direction Dundalk, à mi-chemin entre Dublin Airport et Belfast. Nuit dans un B&B très irish ! Joliment fleuri à l’extérieur. Très propre. Les lits sont moelleux et confortables. Le petit-déjeuner irlandais est excellent. La route passe à côté, c’est un peu bruyant mais rien de bien méchant.
Man: de quelle minorité s'agit-il? English translation pending
by Larsay · 2016-09-05 · 16 replies
Dans tous les livres sur la guerre d'Indochine, on parle de la minorité des MAN. Hors, aucun livre sur les minorités ne mentionne ce nom, et aucune info sur Internet; Comme les Tho du nord-est, elle a du changer de nom. Vous savez de quelle minorité il s'agissait (pas des hmong, car les livres disent "méo et man") ?

D'après un livre, les man se référaient à la légende du chien Pan Hou ; or, la seule légende de chien que je connaisse est celle des hmong. La légende raconte que l'empereur de Chine ayant promis sa fille et la moitíe de ses terres à qui lui apporterait la tete de son plus mortel ennemi, le chien Pan Hou a relevé le défi et épousé la fille, dont les enfants sont les Man. Comme il ne voulait pas donner la moitíe de son royaume à un chien, l'empereur a eu l'idée de le diviser en deux horizontalement et de donner les cimes au chien.
Récit d'un voyage en Namibie du 23 juillet au 14 août 2016 English translation pending
by Blancond · 2016-09-04 · 128 replies
Bonjour Nous sommes revenus il y a 3 semaines d'un merveilleux voyage en Namibie; comme d'autres voyageurs, nous souhaitons faire partager nos aventures avec les membres du forum qui nous ont bien aidé pour finaliser notre parcours. Bonne lecture !

Cette année, nous avons donc décidé de retourner en Namibie, 8 ans après notre premier séjour en 2008. Ce voyage s’est décidé en très peu de temps, début janvier, quand j’ai réactivé auprès de Tourmaline un projet qui était tombé à l’eau l’année précédente, ayant finalement choisi d’aller à Madagascar. Je voulais absolument visiter certains sites que nous n’avions pas pu faire la première fois : Namib Rand, Spitzkoppe, Purros et Epupa, ce qui nécessitait de faire un peu de camping, une grande découverte pour nous. Coup de chance, début janvier il reste encore une disponibilité pour 4 personnes sur le Tok Tokkie Trail en juillet-août, juste à une date compatible avec notre trajet envisagé. Rapidement, on finalise donc le projet et on réserve notre vol Air Namibia via Francfort. Malheureusement, quelques jours plus tard, nous avons la mauvaise surprise de devoir changer un certain nombre d’hébergements ( alors que Tourmaline m’avait dit qu’en réservant rapidement, les hébergements devraient être disponibles ) : 1 nuit sur 2 au Sossus Dune Lodge, 2 nuits au Stiltz à Swakopmund, 1 nuit au Camp Kipwe, 2 nuits à Grootberg, 1 nuit à Mushara et peut être 1 nuit à Hobatere ( liste d’attente pour 1 des 2 chambres ). Le plus ennuyeux est le Sossus Dune Lodge car nous voulions absolument faire Sossusvlei au lever de soleil, et Grootberg qui est un must pour le rhino tracking. Un peu furax, on se rabat donc sur d’autres hébergements, à savoir une nuit au Little Sossus Lodge à côté de Sesriem, 2 nuits au Delight à Swakopmund, 1 nuit à Mowani ( seules la suite et la mini suite restent disponibles et ça va donc cogner pour le porte monnaie ), 2 nuits à Khowarib et 1 nuit à Mokuti, la nuit à Hobatere étant finalement confirmée. N’ayant aucune expérience du camping et aimant bien le confort des lodges, seules 3 nuits en camping ( 1 à Spitzkoppe et 2 à Purros) ont finalement été réservées. Ce sera l’occasion de vérifier si on est vraiment faits pour l’aventure. Cette année, la tribu des Blancond n’est pas au complet puisque Ben et Pierre ne seront pas de la partie seuls restent donc Anny, Juliette ( surnommée «la blonde » pendant les vacances à la suite de certaines réflexions ), Charlotte, ma copilote ( qui a découvert son intérêt pour ce rôle pendant le circuit ) et moi-même. Juste avant de partir, quelques péripéties : Charlotte se fait une nième entorse à la cheville lors d’un match de tennis, ce qui nous fait craindre pour les premiers jours au cours desquels sont prévus le Tok Tokkie Trail et les dunes de Sossusvlei. La veille du départ, on la fait strapper chez la kiné et on lui achète des bâtons de marche pour soulager sa cheville. Autre imprévu : la veille du départ, je reçois un appel de Frédéric, directeur de Tourmaline, pour me signaler qu’il y a eu une erreur de jour sur une réservation, à Okaukuejo, et qu’il nous faut renoncer à dormir là bas. Les 2 seules alternatives sont Taleni ( Etosha Village ) à 5 kms d’Anderson Gate et Halali, mais avec une solution bancale, c’est-à-dire 1 suite pour 2 et les 2 autres dormiraient dans la tente sur le toit, mais sans réservation possible, donc avec possibilité d’avoir des problèmes sur place. On choisit Taleni pour des raisons d’équilibre du parcours et Frédéric nous dédommage pour ce contretemps un peu ennuyeux mais pas dramatique.

Samedi 23 juillet C’est le jour J tant attendu. A 6h30, nous nous réveillons pour être à l’aéroport de Quimper pour 7h30. Le vol prévu à 8h30 décolle avec 20 mn de retard et nous arrivons sans encombre à Orly où nous prenons le Bus Air France qui nous conduit en 40 mn au Terminal 1 de Roissy. Lors de l’enregistrement du vol Lufthansa à destination de Francfort, nous apprenons que les vols du matin ont été annulés à cause de gros orages sur Francfort. Le nôtre, prévu à 14h30, est annoncé avec 25 mn de retard et nous prenons finalement place dans l’avion avec 45 mn de retard. Quelques minutes plus tard, on nous annonce que les conditions climatiques sont très mauvaises sur Francfort et qu’on ne peut pas décoller avant 40 mn dans le meilleur des cas. Ca commence à faire beaucoup et on se demande si le vol ne va pas tout simplement être annulé, d’autant que l’annonce du stewart laisse craindre le pire. Et comme par enchantement, 10 mn à peine après cette annonce, l’avion se met en marche et nous décollons finalement avec 1 heure de retard sur l’horaire prévu et arrivons sur Francfort en 45 mn le temps est effectivement très menaçant sur place. Après avoir changé de terminal, nous allons au guichet Air Namibia pour récupérer nos cartes d’embarquement du vol de 20h. Nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement , et après 1 h, nous sommes finalement dirigés vers une autre porte et nous embarquons avec 1 heure de retard. Un bon gin tonic pour commencer les vacances, un repas correct accompagné d’un pinotage sud africain, ça commence à sentir bon les vacances….On va faire de beaux rêves cette nuit dans l’avion…

Dimanche 24 juillet. Nous arrivons en Namibie à 5h45, quasiment à l’horaire prévu. Une fois les formalités d’entrée dans le pays faites et après avoir fait du change, nous partons vers Windhoek avec le chauffeur d’Asco venu nous chercher. La température est glaciale ce matin (1°C ) nous nous en doutions car nous avions regardé la météo avant de partir les températures ont chuté très nettement depuis 2 jours, ce qui nous fait craindre pour les prochains jours. A 7h30, nous arrivons à l’agence Asco de Windhoek. Laurent, un suisse, qui travaille pour Tourmaline, nous attend sur place pour nous faire un briefing du circuit et du véhicule, un Toyota Hilux avec 2 tentes sur le toit. Les formalités durent un bon moment ( ce n’est pas du luxe compte tenu de notre manque de connaissance du camping ). C’est un peu long, mais sans doute pas inutile, notamment les recommandations sur les routes , si on se fie au « musée des horreurs » qu’ils ont affiché chez Asco avec des épaves de voitures avec les explications sur les causes de l’accident et sur la prise en charge ou pas par l’assurance. A 10h30, nous sommes enfin prêts à partir. Le temps de passer au Spar le plus proche pour quelques courses de première nécessité ( eau, boissons, charcuterie, pain…), il est 11h30 quand nous prenons enfin la route B1 en direction de Rehoboth. C’est le début de l’aventure ! La fatigue du voyage et la conduite à gauche rendent cette première partie du trajet assez pénible, malgré une route impeccable qui permet de bien rouler. A 13h, nous faisons notre pause pique-nique. Au menu, sandwiches avec de la charcuterie achetée le matin. Nous avons emmené dans nos bagages un peu de nourriture ( gâteaux apéro, barres de céréales, salades de thon, le sacro saint pâté et saucisson Hénaff, du gin et 1 bouteille de vin pour les premiers apéritifs car arrivée un dimanche à Windhoek ) mais tout est dans les bagages et nous attendrons notre première étape pour organiser un peu le stockage de la nourriture. Après plus de 2 heures d’une route assez monotone, nous finissons par emprunter notre première gravel road au menu : tôle ondulée, sable, cailloux…ça nous ramène 8 ans en arrière mais c’est quand même moins inconfortable avec un 4x4 qu’avec le minibus 2x4 de 2008. Sur les conseils de Laurent, à chaque fois que nous croisons un véhicule sur piste, pour éviter un bris de pare brise pour lequel nous ne sommes pas assurés, nous tenons la vitre, ce que les gens prennent parfois pour un salut . On commence à voir quelques animaux au bord de la piste ( springboks, oryx….) mais on ne s’attarde pas trop car la fatigue fait qu’on est pressés d’arriver. Peu après 15h, nous arrivons enfin au Bagatelle Kalahari Lodge qui nous avait laissé un excellent souvenir lors de notre séjour précédent. Nous sommes trop tard pour faire un game drive mais nous espérons participer au repas des guépards suivi d’un gin tonic au coucher de soleil, histoire de commencer sur des bonnes bases. Malheureusement, toutes les activités de l’après-midi sont complètes et nous devrons donc nous contenter de faire une petite marche dans la réserve. Nous passons un moment avec un groupe de suricates qui prennent des poses vraiment craquantes et en fin d’après-midi nous allons sur les dunes pour le coucher de soleil.









Les 4x4 du lodge, pleins à craquer, ne nous font pas regretter les activités organisées par le lodge.



La température est glaciale en fin de journée et, si la chambre est chauffée, la salle de bain ne l’est pas et la douche du soir est une épreuve, d’autant que le courant n’arrête pas de sauter. Le dîner ( soupe, steak de kudu, lasagnes de kudu…) est excellent, accompagné par un bon vin sud africain le cocktail fatigue-excitation du voyage et alcool est assez détonnant et on est bien énervés à la fin du repas Anny oublie même qu’il y a des mini marches à l’accueil et se rétablit miraculeusement à 2 reprises…..

A 21h, tout le monde est couché pour une bonne nuit réparatrice.
On part en vadrouille en Birmanie! English translation pending
by Bibouns51 · 2016-08-22 · 85 replies
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !

Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »

Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !

« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !

Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »

La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)...
http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
Évaluation des distances en Nouvelle-Zélande pour un séjour de 3 semaines English translation pending
by FloetCyril · 2016-08-16 · 28 replies
Bonjour à tous !

Ca y est, après des semaines à écumer les discussions de ce forum, les blogs, les carnets de voyage, les guides touristiques et que sais-je encore, mon compagnon et moi commençons à avoir une idée un peu plus précise de ce dont nous souhaiterions profiter en NZ et de l'itinéraire qui serait le nôtre. Malgré tout, nous aurions besoin d'un petit coup d'œil et de pouce pour savoir si nos souhaits sont réalisables ! Et c'est là qu'on vous appelle à l'aide ... !

Pour vous aider : Nous sommes un couple de trentenaires en bonne forme physique, habitué des longs trajets en voiture et qui privilégie la randonnée en pleine nature à la ville et la foule (même si la notion de foule en NZ doit être toute relative ... !). Nos vols sont bookés (1 semaine à Sydney du 02 au 09/11 puis arrivée à Xch le 10/11 et départ d'Auckland le 01/12), la location du campervan aussi (du 10/11 au 30/11).

Nos souhaits : profiter de la diversité des paysages de NZ et notamment : Aoraki/Mt Cook, Fiordland, Malborough Sounds pour le Sud ; Tongariro, Rotorua, Bay of Islands pour le Nord C'est plutôt l'itinéraire et la faisabilité de la chose qui nous pose problème, même si nous sommes conscients que le facteur météo peut tout changer. Je fais donc appel à toutes les bonnes âmes de ce forum pour nous aider ! Et je les remercie d'ors et déjà pour leurs fréquentes apparitions dans d'autres discussions, qui nous ont beaucoup aidées (je pense notamment à Fantail, Eze et Sheepie et Evergrin pour son retour d'expérience, ainsi qu'à tous les autres !).

J1 (je 10/11) : Arrivée Xch 1:10 pm (Temps pour récupérer le véhicule et faire quelques courses) Selon temps restant, direction Péninsule de Banks (Xch – Akaroa : 92km, 1h35 ?) ou route pour Aoraki/Mt Cook (Xch – Géraldine : 150km, 2h ?). Nous aurons déjà "subi" le décalage horaire en Australie donc on devrait pouvoir assumer la route !

Nuit à Akaroa ou entre Chch et Tekapo (environs de Geraldine ?)

J2 (ve 11/11) : Lake Tekapo/Lake Pukaki/Aoraki-Mt Cook Selon le lieu de repos, route jusqu’à Lake Tekapo et Lake Pukaki (Akaroa-Tekapo 276km, 3h30 // Geraldine-Tekapo 87km, 1h10) Balade autour des lacs à voir (des idées ? je n'ai pas trouvé beaucoup d'échos de randos dans cette région ...) et si il reste du temps, route vers Aoraki/Mt Cook (Tekapo-Aoraki 106km, 1h15) Si temps restant, Kea Point Track.

Nuit à Tekapo ou à Aoraki/Mt Cook

J3 (sa 12/11) : Selon ce qui aura été fait la veille, rando Aoraki/Mt Cook Très tentée par la Mueller Hut Route. Quel niveau ? On entend parfois que l’arrivée vaut le coup mais que la route en elle-même n’est pas exceptionnelle. D’autres avis ? Sinon Hooker Valley Track. Joli ? Pensez-vous qu’il risque d’y avoir plus de monde du fait que ce soit un samedi ?

Nuit à Aoraki/Mt Cook

J4 (di 13/11) : route vers Te Anau sur la journée entière. Temps difficile à estimer (423km, 7h ??), mais on fera des pauses régulières pour profiter un peu du paysage. Et nous serons 2 conducteurs habitués des longs trajets (même si pas habitués à la conduite à gauche).

Nuit à Te Anau

J5 (lu 14/11) : Levé aux aurores pour faire route jusqu’à Milfrod Sound. Dans l’idéal, croisière sur le premier bateau avec arrêt à l’observatoire marin. Sur la route du retour, prendre le temps de faire des randos : Routeburn Key Summit vaut-il le coup ? D’autres idées ? (J’ai entendu parler de Mirror Lakes et de Lake Marian, des avis ?)

Nuit à Te Anau ou entre Te Anau et Fortrose (202km, 2h20)

J6 (ma 15/11) : route des Catlins sur la journée pour pouvoir s’arrêter régulièrement entre Fortrose et Balclutha. Si temps restant suffisant, route vers Wanaka (227km, 2h45)

Nuit à Wanaka si possible, sinon entre Balclutha et Wanaka ?

J7 (me 16/11) : Wanaka : randos autour de Wanaka : Rob Roy ? Mount Iron Track ? Si temps restant, route vers Haast avec arrêt aux Blue Pools

Nuit à Wanaka ou si possible à Haast

J8 (je 17/11) Haast : rando Ship Creek Route jusqu’à Fox Glacier et dans l’idéal on voulait faire Copland Track to Welcome Flat Hot Pools. Est-ce envisageable de la faire sur une grosse après-midi ou faut-il vraiment la journée ? Nous ne sommes pas particulièrement attirés par la région de Fox Glacier et Franz Joseph Glacier en dehors de cette rando. Cela vaut-il le coup d’y consacrer deux journées ? Ou vaut-il mieux que de Haast nous filions directement plus au Nord ? J’aimais assez l’idée de faire une pause bain chaud après plusieurs jours de route. Je pense au final que comme pour toutes les autres étapes, c’est la météo qui va nous guider. Mais si des gens parmi vous ont une expérience de cette rando ou des propositions d’autres choses à faire dans la région, nous sommes preneurs. J’ai beau explorer le site du DOC, pas toujours évident de se faire un avis.

Nuit à Welcome Flat Hot Pools ou sur la route entre Fox Glacier et Greymouth ?!

J9 (ve 18/11) Redescendre de la rando, Route vers Greymouth ou Westport si possible (Fox - Greymouth : 196km, 2h35 ; Greymouth - Westport : 101km, 1h30). J’ai entendu beaucoup de choses contradictoires à propos de la West Coast : très belle mais très pluvieuse, à faire absolument ou ne vaut pas un tel détour, etc. Je ne sais plus trop quoi penser … Si on la fait en campervan en prenant le temps d’admirer les paysages, combien de temps ? Il nous faut remonter vers le Nord après, et même si la région d’Aoraki/Mt Cook est la région qui me semble la plus belle et celle que je veux faire en priorité, je ne suis pas sûre de vouloir y passer deux fois, alors que nous avons peu de temps et que j’aimerais profiter de la diversité de paysages qu’offre la NZ. Je pensais donc remonter par la West Coast. Bonne ou mauvaise idée ?

Nuit à Westport ?

J10 (sa 19/11) Route de Greymouth ou Westport vers Abel Tasman NP. Détour par Karamea pour rapides randos autour de Opapara Basin et Heaphy Track (Westport – Karamea : 97km, 1h30) ? Passage par St Arnaud et la rivière Buller ? (Westport – St Arnaud : 155km, 2h St Arnaud – Marahau : 117km, 1h45 St Arnaud – Takaka : 159km, 2h30). Rando jusqu'au Cape Farewell puise redescendre vers Abel Tasman NP (Motueka - Puponga : 107km, 1h50 ?) ?

Nuit dans les environs d’Abel Tasman. Est-il possible d’accéder à Totaranui en campervan ? J’en ai entendu parler mais sans certitude.

J11 (di 20/11) Abel Tasman NP : water-taxi, kayak de mer, randonnée.

Nuit à Abel Tasmen NP

J12 (lu 21/11) Route vers Malborough Sounds (Takaka – Picton : 245km, 3h35 ?) Balade dans les Malborough Sounds : Queen Charlotte Drive ? Faire des portions de la Queen Charlotte Track avec le bateau ? sinon le Snout Track est-il intéressant ?

Nuit aux Malborough sounds

J13 (ma 22/11) Kaikoura le matin. Dégustation à Blenheim l’après-midi.

Nuit à Blenheim

J14 (me 23/11) Ferry le matin, visite de Wellington l’après-midi (Te papa)

Nuit aux environs de Wellington ?

J15 (je 24/11) Région de Wellington : région de Martinborough ? vaut-elle le coup (Wellington- Martinborough : 79km, 1h10) ? route vers le départ de Tongariro (Martinborough – Ohakune : 288km, 3h35 Martinborough – Turangi : 323km, 4h).

Nuit au départ (est-il possible de la faire en sens inverse ? Y a-t-il des navettes dans l’autre sens ?)

J16 (ve 25/11) Tongariro Alpine Crossing.

Nuit vers Taupo

J17 (sa 26/11) Route de Taupo vers Rotorua avec Huka Falls, forêt de Redwood, lacs bleu et vert, Wai-o-tapu. Rotorua. Route vers Matamata (66km, 50min). Est-il envisageable de faire tout ça sur la journée ?

Nuit à Rotorua ou nuit à Matamata ?

J18 (di 27/11) Hobbiton et route vers Raglan (Matamata – Raglan : 108km, 1h30).

Nuit à Raglan

J19 (lu 28/11) route de Raglan vers Waipoua Forest (405km, 5h15). Route vers Bay of Islands (94km, 1h20).

Nuit à Paihia

J20 (ma 29/11) croisière sur Bay of Islands et route vers Cape Reinga (215km, 2h55). Retour vers Auckland. (451km, 7h ?)

Nuit sur la route entre Bay of Islands et Auckland ?

J21 (me 30/11) route retour vers Auckland. Rendre le campervan Visite de Auckland : se balader en ville ou dans les environs. J’ai repéré la Coast to Coast Walk et Rangitoto. Que privilégier en fonction de ce que nous aurons fait avant ?

Nuit à Auckland

J22 (je 01/12) : Départ Auckland 8:00 am

Je crains que tout cela ne fasse beaucoup (trop ?) de route (et de texte ?!) et ne laisse pas assez le temps de profiter. Nous lever tôt ne nous gêne pas, mais je ne veux pas non plus suivre le modèle d'un tour-operator japonais ... En espérant que vous pourrez nous aider à affiner tout ça !

Florine
Compte rendu Serenade of the Seas fjords de Norvège du 6 au 13 août 2016 English translation pending
by Barriaux · 2016-08-15 · 94 replies
Bonsoir à tous 😉

En préambule, les fjords me tentaient depuis longtemps, nous avons chois RCI car la croisière similaire sur MSC s'effectuait sur le musica que nous connaissions déjà et que nous aimons bien découvrir de nouveaux paquebots à chaque nouvelle croisière, le second bateau était trop petit à notre goût. Après notre découverte de l' Allure et de RCI en octobre nous avons été conquis par cette compagnie et avons donc réitéré

Après avoir réservé une cabine balcon garantie chez un prestataire allemand connu ici, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder les prix ailleurs par la suite et banco !! Un mois après, elle était a moitié prix sur le site de RCL, j'ai pu annuler ( je n'ai perdu que 296€ ) et réserver du coup une mini suite 😏

Départ jeudi soir en TGV Nimes Roissy, nuit au Novotel, pas de vue sur les avions dommage ! Lever très matinal car nous avions choisi un vol très tôt pour pouvoir visiter Copenhague dans la journée. La grève d'Air France s'est arrêtée juste à temps pour nous 😏

Vol sans encombre, taxi jusqu'à l'hôtel dans le quartier de la gare où nous posons nos bagages et nous voilà partis à la découverte de Copenhague, très sympa, nous avons tout fait à pied ( entre 10 et 15 km ). Beaucoup de beaux monuments assez imposants, des vélos partout, une ville où il doit faire bon vivre, malgré le temps pluvieux et changeant









Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons un taxi pour nous rendre au port.

RCI nous avait envoyé un mail il y a quelques jours pour organiser l'embarquement, une heure était dédiée à chaque pont et comme nous étions au pont 10, celui des suites, nous étions convoqués à 10h30, SUPER !!

Après avoir rempli le questionnaire de santé, nous avons été dirigés vers une ligne réservée aux suites, de toute façon pas grand monde aux guichets, en 20 mn nous étions sur le bateau ! On me tend le journal de bord en anglais 🤪

Pas de verre de bienvenue, nous montons directement au pont 10 ou l'accès aux cabines est fermé, une affiche indique qu'elles seront prêtes à 13h 00.

À plus tard pour la découverte du bateau 😛
Retour de 4 semaines à Cuba de début juillet à début août 2016 English translation pending
by Pat75fr · 2016-08-11 · 7 replies
Bonjour, Ayant beaucoup utilisé les commentaires et contributions des membres de ce forum, j'apporte aussi mon retour d'expérience sur ces 4 semaines passées à Cuba.Désolé si ça fait un peu fourre-tout... Nous sommes partis à 2 couples d'amis pour le trajet suivant: La Havane: 3 nuits, Vinales: 5 nuits, Cienfuegos:4 nuits, Trinidad: 5 nuits, Camagüey: 3 nuits, Varadero: 5 nuits et retour à La Havane pour 3 nuits. L'hébergement: A part Varadero, nous avons séjourné en casa particular, que nous avionspréalablement réservées via l'association Cuba Linda. L'avantage de la formule est de ne pas avoir à prospecter par soi-même pour trouver sa chambre, l'inconvénient c'est qu'on ne choisit pas la casa où on sera hébergé. En arrivant dans la ville on va chez le correspondant Cuba Linda, qui est toujours un propriétaire de casa, mais on n'est pas sûr de dormir chez lui. Sur les 5 étapes, on est très bien tombés 3 fois et moins bien les deux autres. Les casa sont plutôt propres (à part une où s'était chasse aux cafards dans la salle de bain). J’ai été un peu déçu par l’absence d’attention de nos hôtes cubains. C’est clairement un business et les rapports sont d’avantage ceux d’un hôtelier que d’un habitant qui vous accueille chez lui. A part tenter de nous vendre le dîner à la casa et les excursions, nos rapports avec nos logeurs ont été très faibles. Les prix des casa allaient de 25 à 35 CUC/nuit. Les transports: Après réflexion, nous avons renoncé à louer une voiture et à l'expérience, nous avons bien fait. Les routes sont mauvaises, surtout vers Vinales, et pleines de trous, de nids de poule. Même les autoroutes sont en mauvais état. Et surtout, tout et n'importe quoi déambule et circule sur la route; animaux, piétons, vélos, cavaliers, carrioles à cheval, à boeufs, tracteurs, autostoppeurs. Il faut donc être attentif en permanence. De plus, la signalisation en ville est limitée à sa plus simple expression et trouver son chemin est difficile, sans compter les problèmes de parking. A noter qu'il existe un GPS qui fonctionne sans connexion internet (ne me demandez pas comment ça marche...) et qui s'est avéré très utiles pour guider nos chauffeurs jusqu’à la casa. Ça s'appelle OsmAnd et c'est disponible gratuitement sur le Playstore Android. Nous avons donc opté pour des déplacements en taxi, réservés soit auprès de la casa, soit directement auprès des bureaux de Cuba Taxi, ce qui nous a permis d'avoir des voitures plus confortables et des prix plus objectifs (entre 0,5 et 0,6 CUCpar kilomètre). Au final ce mode de transport nous a coûté, pour 4 personnes: La Havane - Vinales: 140 CUC Vinales- Cienfuegos: 230 CUC Cienfuegos - Trinidad: 45 CUC Trinidad - Camagüey: 60 CUC Camagüey– Varadero: 300 CUC Varadero– La Havane: 140 CUC Soit beaucoup moins cher qu’une voiture de location de même capacité. Les communications : Nos smartphones se connectent facilement au réseau cubain, on reçoit et envoie facilement des sms. Pour Internet. Comme tout le monde l’indique sur le forum, il est nécessaire d’acheter une carte wifi pour accéder à internet. Ces cartes s’achètent dans les bureaux ETECSA. Il faut produire son passeport pour procéder à l’achat. Une carte de 1 heure coûte 2 CUC. Comme tout le monde le signale également, les files d’attente sont souvent longues. Cependant, à La Havane il y a en bas de HabanaVieja, dans le marché artisanal San José (principal lieu d’achat de souvenirs), un bureau ETECSA où je n’ai pas vu de file d’attente les deux fois où je m’y suis rendu. De même je n’ai pas attendu au bureau de Vinales. Sur la carte figurent un login et un mot de passe à gratter. Il suffit ensuite de trouver une zone wifi, sur les principales places, là où vous voyez une foule de gens consulter leurs smartphones ou leurs tablettes, ou devant les grands hôtels. A partir de là, c’est aléatoire. J’ai pu me connecter sans aucun problème avec mon Sony Xperia, mais mon amie n’a jamais réussi avec son Samsung un peu ancien. Ma femme a pu se connecter sans difficultés avec le sien, plus récent. Pas de problème non plus avec l’iPad. What’App ne marche pas, quant à Gmail, nous avons pu envoyer des mails vers des adresses Gmail, mais aucun vers des adresses autres, type sfr, orange ou free. J’avais lu sur le forum qu’une alternative à What’App était très utilisée par les cubains; IMO. Je l’ai fait télécharger par mes proches et effectivement, ça marche super bien. Messagerie instantanée, envoi de photos ou de vidéos fonctionnent parfaitement depuis et vers la France. Une fois votre session terminée, il faut se déconnecter. Là, d’après mon expérience, il y a deux cas de figure. Si on s'est connecté dans la rue, il suffit de se déconnecter du wifi pour arrêter la session. Mais si on s’est connecté via le réseau d’un hôtel, ça ne suffit pas et le crédit sur la carte continu à être consommé. Il faut aller sur la page http://1.1.1.1pour accéder à un onglet de déconnexion – cerrar – Argent et budget : On ne peut rien payer par carte bancaire, nous avons donc choisi de partir avec un maximum de cash. Nous en avons changé la quasi-totalité au bureau de change de l’aéroport (très longue attente), sachant que les taux de change sont les mêmes partout et que nous étions prévenus pour les files d’attentes interminables devant les banques et les bureaux de change (CADECA). Pour les prix : un mojito (commençons par le plus important) coûte entre 2,5 et 3 cuc, une grande bouteille d’eau 2 cuc, une bière Cristal 2cuc. Un plat genre poulet ou porc accompagné de riz et légumes entre 5 et 7 CUC. La langouste, pas à moins de 15 cuc. Une course en taxi coûte entre 8 et 10 cuc à La havane Nourriture : Honnêtement, je n’ai pas trouvé grand-chose d’enthousiasmant dans la nourriture qui nous a été proposée. Il faut dire aussi que la disponibilité et la qualité des produits semblent aléatoires. Le plus décevant étant la langouste et plus globalement les produits de la mer. On n’est pas en Guadeloupe ou en Martinique; la langouste fraiche sortie vivante du casier et grillée devant vous, on a trouvé ça nulle part à Cuba. On nous a toujours servi des queues de langouste calibrées et manifestement toujours décongelées, parfois sans garantie du respect de la chaîne du froid. Moyennant quoi, nous en avons renvoyé une qui sentait vraiment mauvais dans un restaurant de Vinales, et nous avons eu tour à tour quelques désordres intestinaux après en avoir mangé. Même chose pour les camarones, les crevettes roses. Enfin, pas ou peu de poisson, sauf des filets également surgelés. En dehors de ça, du poulet, du porc, grillés, en brochettes ou au four, parfois de l’agneau, du riz, des haricots noirs et des légumes plutôt bons (patate douce, patate blanche, manioc, bananes). La cuisine cubaine n’est pas du tout épicée. Ah si, les meilleures mangues que j’ai jamais mangées! Enormes, mures à poin;, on s’est gorgé de mangues et de jus de mangue frais. Il y a des restaurants vraiment partout aussi nous n’avons pas éprouvé le besoin de dîner dans nos casa. Les adresses qui nous ont plus : A la Havane : La Marina, dans Habana Vieja, surtout pour son guarapo : jus de canne fraichement pressé + citron vert + rhum un vrai délice, et de bonnes brochettes. La Imprenta, également dans Habana Vieja. El Idilio, dans le Vedado, près de l’hôtelPresident, pour ses parilladas. Nous n’avons pas pu avoir de table au Dona Eutimia, près de la cathédrale et dont tout le monde parle. Il faut réserver au moins 3 jours à l’avance... A Vinales : El Campesino, un peu à l’écart du centre un de nos meilleurs repas à Cuba. Belle vue sur les mogotes, bon mojitos , plats copieux et bons, produits de la ferme. Eviter La Colonial produits pas frais, langouste non consommable et service indigent. A Cienfuegos : Finca del Mar. En dehors du centre, restaurant assez chic, où la langouste est bonne, idéal pour une occasion (un anniversaire de mariage par ex….), Las Mamparas, un endroit très sympa sur l’avenue principale, au rapport qualité-prix incroyable (réservation indispensable). A Trinidad : Museo 1514. Un endroit extraordinaire où tout est raffiné, d’une élégance folle et délicieux (évidemment, les prix s’en ressentent, mais ça reste abordable pour des portefeuilles européens, autour d’une quinzaine de cuc le plat), La Redaccion où on mange une excellente cuisine dans un cadre très agréable. A Camagüey : Restaurante 1800, superbe salle et bonne nourriture, La Isabela, bon restaurant italien. Points d’intérêt : Je n’insiste pas sur La Havane. Habana Vieja est superbement restaurée, dans les rues circulent de vieilles américaines toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Il faut se promener au hasard dans les rues au-delà du centre historique touristique pour saisir des imagesd’une vie quotidienne qui a l’air bien difficile, les immeubles autrefoismagnifiques et aujourd’hui totalement délabrés, le spectacle de la rue. Cuba fait partie des endroits les plus photogéniques que j’ai visités, et la lumière y est magnifique. J’ai lu plusieurs fois sur le forum que des voyageurs se plaignaient d’être constamment harcelés par les solliciteurs, les jineteros. Je n’ai rien ressenti de tel. Bien sûr, comme dans la plupart des pays pauvres, quand un cubain nous abordait, nous savions qu’au final il avait toujours quelque chose à proposer, surtout des cigares ou bien un restaurant, un concert, mais ils ne sont jamais ni harcelant, ni insistant. J’ai trouvé les cubains souriants et plutôt agréables avec les touristes. Vinales : Le point principal d’intérêt de Vinales, c’est sa vallée et les mogotes. Casa et agence de voyage proposent toutes des balades à cheval ou à pied dans la vallée, avec visite d’exploitations agricoles, séchoirs à tabac et dégustation-vente de cigares, café et rhum. Les circuits sont assez stéréotypés et durent entre 3 et 4 heures. En cette saison, privilégier le matin car l’orage éclate tous les après-midi. Nous avions réservé la promenade à cheval via la casa ça a été décevant. Chevaux et guide étaient en mode automatique sur un parcours peu intéressant. Déçus, de n’avoir pas vraiment vu la vallée, nous sommes allés à l’agence Paradiso, où nous avons pu monter une balade à pied avec un guide francophone (Dany) au cœur des mogotes et là, c’était vraiment magnifique. Depuis Vinales, nous sommes allés une journée à la plage à Cayo Jutias à une heure de route (15 cuc par personne par Cuba Taxi). Le trajet en voiture est agréable et une plage de rêve, pour moi la plus belle de notre séjour. Nous sommes également allés à Cayo Levisas, et on a trouvé ça très attrape touristes. C’est cher (15 cuc de taxi, plus 35 cuc de bateau par personne incluant un déjeuner pas très bon) et la plage est beaucoup moins belle qu’à Jutias et envahie d’algues. Cienfuegos : Ville très plaisante, colorée, avec un beau centre colonial (aller boire un verre à la terrasse du Palatino) et une agréable promenade le long de la baie conduisant à un splendide palais mauresque, le palacio del valle. Nous n’y avons pas mangé, mais bu une excellente pina colada au bar en terrasse. On peut faire cette balade en vélo taxi. Depuis Cienfuegos, nous sommes partis pour la journée à Santa Clara pour la visite du musée mémorial du Che, du musée du train blindé et du centre-ville. Santa Clara ne nous semblait pas assez attrayante pour y passer la nuit, notre visite a confirmé cette impression. Depuis Cienfuegos, nous avons égalementpassé une journée à la plage Rancho Luna, à une vingtaine de kilomètres. C’est une des plages les plus sales que j’ai vues depuis longtemps. Les cubains à la plage ont une manie curieuse c’est de boire en se baignant, ou de se baigner en buvant. Ils sont tous dans l’eau avec une bouteille ou une canette de bière, un gobelet de rhum, voire la bouteille d’havana club. Et quand ils ont terminé, ils les jettent tout simplement dans l���eau ou sur le sable. Même chose pour les papiers gras... Et comme, sur cette plage, essentiellement fréquentée par les cubains, personne ne procède au nettoyage, je vous laisse imaginer l'état! Evitez donc la déception de la plage de Cienfuegos. Trinidad : C’est à l’évidence la perle de l’architecture coloniale à Cuba, en dehors de La Havane. Maisons colorées encagées dans leur ferronnerie, palais, églises, places, petites rues pavées et pentues entre les collines et la mer Pour qui ne connait pas les villes coloniales d’Amérique latine, c’est un émerveillement. Il faut donc prendre son temps et flâner dans les rues. A Trinidad, la musique est partout et le soir tout le monde se retrouve du côté de la Casa de la musica! Depuis Trinidad, nous sommes allés à playa Ancon, à quelques kilomètres de la ville. Très jolie plage de sable blanc. Nous avons également visité la valle de los ingenios, d’abord en taxi, puis en train. Le taxi nous a permis de découvrir des sites auxquels le train n’accède pas, le panorama et une plantation, avec une interssante visite guidée autour de la fabrication du sucre. Le train, hélas plus à vapeur (et à mon avis c’est définitif compte tenu de l’état des locomotives), mais diésel est aussi très sympa avec son côté rétro, surtout pour le trajet au milieu de la campagne. Il fait deux arrêts un peu long, le premier où l’on peut grimper au sommet d’une tour surveillant toute la vallée (vue superbe) et le deuxième dans une hacienda restaurant, juste à l’heure du déjeuner… Heureusement, on y mange plutôt bien et les produits viennent de l’exploitation. Camagüey : C’est la déception du voyage, et je ne comprends pas les guides vantant « le charme colonial de la cité et de ses jolies ruelles étroites », le tout inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est une grande ville un peu triste et sans charme, hormis quelques églises entourées d’une charmante place et de quelques maisons coloniales. Autant dire qu’en une journée on en a fait le tour et que notre séjour y a été un peu trop long. Malgré cela, Camagüey nous a permis d’observer la vie quotidienne dans une ville ordinaire, la troisième du pays, et peu fréquentée par les touristes, le transport hippomobile présent partout, les magasins vide et mornes , le marché, présenté comme l’un des plus beaux de Cuba, aux étals clairsemés et tristes présentant quelques fruits et légumes abimés, les logements sombres et vétustes… et la musique, et les gens joyeux le soir prenant le frais sur le pas de leur porte. Varadero : 6h30 de route pour rejoindre Varadero depuis Camagüey et le Royalton Hicacos pour 5 nuits en all inclusive. La plage est superbe, mais bien sûr ça n’est plus vraiment Cuba. Voilà, j’ai sans doute oublié plein de choses. N’hésitez pas si vous avez des questions, je m’efforcerai d’y répondre. Bon voyage !
Itinéraire en Nouvelle-Zélande du 18 novembre au 9 décembre English translation pending
by Thebigblue · 2016-08-10 · 11 replies
Bonjour, Je souhaiterai si possible votre avis sur mon projet de voyage. Les billets d'avions pour l'international sont déja achetés.

Vols avion depuis Auckland Arrivée vendredi 18 nov 12h05 // Fin vendredi 9 dec 14h50

Je voyage seul (pour l'instant), type backpackers, (auberge, couchsurfing parfois....).

J'hésite entre louer une voiture (j'en ai trouvé chez Jucy ou Ace pour 340 euros les 20 jours + essence 2500km = 300 euros ? + 100 euros pour la voiture sur le ferry = un budget de 750 euros environ, d'autres frais à prévoir ?) ou bien me deplacer avec les bus ou autostop (mais comme je bouge beaucoup en peu de temps, je pense que cela va etre complexe, même si je pourrai économiser je pense au moins 500 euros si je ne loue pas une voiture). Peut etre je peux ne prendre la voiture que sur l'ile du Nord et me debrouiller en bus dans le sud ?? vos conseils sont les bienvenues à ce sujet.

Idée itineraire

Ile du Nord 18 nov = arrivée Auckland 12h05, recup voiture de loc, route vers coromandel et visite en fin de journée (à repartir entre le 19 matin aussi = hot water beach, hahei, cathedral cove) 19 nov = suite et fin de la visite puis route vers waitomo caves (conseillez vous un stop à matamata sur la route ou inutile) 20 nov = visite/activités waitomo caves puis route vers rotorua et visite 21 nov = suite visite et depart vers taupo/tongariro park 22 nov = tongariro park, trek de 8h 23 nov = route vers wellington (j'enchainerai peut etre avec le ferry afin de gagner du temps de parcours, et ne pas m'attarder sur cette ville, par manque de temps)

ile du sud 23 ou 24 = route vers abel tasman 24-25 = abel tasman (kayak...) 26 nov = suite et fin abel tasman et route vers punakaiki 27 nov = route vers fox glacier 28 nov = route vers wanaka 29 nov = route vers queenstown et visite/activités 30 nov = queenstown 1 dec = depart vers kepler track et debut treck 2-3- 4 = suite et fin trek / nuit à te anau 5 = route vers twizel 6 = route vers christchurch 7 ??? 8 = vol de christchurch vers auckland, visite d'auckland 9 dec = visite auckland, et vol retour vers france à 14h50

Le trek de 4 jours Milford Sud étant deja complet, je pense me rabattre sur le Kepler track, qu'en pensez vous ?

J'ai un jour de marge (7 dec), je peux donc rester un jour de plus quelque part dans mon parcours, tous vos conseils sont donc les bienvenus (et surtout concernant location voiture, bus, auto stop). SI je peux économiser sans me compliquer trop la vie, je prefere ))

un grand merci
Norvège, Finlande, Suède... au nord du cercle polaire English translation pending
by Krikri6792 · 2016-08-09 · 138 replies
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.

Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/

Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/

Et celui de 2016 est ici :

sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !



============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.

Présentation

En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !

Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.

Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.

A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.

Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.

Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.

Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !

Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.

En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)

Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen

J1 : Jeudi 9 juin 2016

En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.

Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.

Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.

J2 : Vendredi 10 juin 2016

A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.

Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.

Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.

Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.

Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.

Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.

Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(

Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.

Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.

Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.

Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.

Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.

Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.

Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.

La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.

C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.

Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.

Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.

En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.

Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.

Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.

Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.

Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.

Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.

Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.

Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.

En attendant il ne reste plus qu'�� trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.

Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)

J3 : Samedi 11 juin 2016

Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !

Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.

Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.

Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.

Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !

Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.

Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.

Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.

Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.

Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.

Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.

Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.

Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !

A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.

Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !

Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.

A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.

Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.

Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.

Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.

Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.

Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.

Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.

Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.

Vallée de Steindalen J4 : Dimanche 12 juin 2016

Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.

Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.

Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.

Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.

Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.

Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.

L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.

Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.

9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.

Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.

A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.

Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.

La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.

Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !

La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.

Fin de la randonnée vers 12 h 30.

Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.

Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.

En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.

A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)

Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.

Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.

Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.

Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.

Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.

C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !

Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)

J5 : Lundi 13 juin 2016

A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.

Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.

Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.

Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.

Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.

A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.

Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.

Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.

Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.

Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.

Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.

C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?

C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.

C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.

C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.

Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.

Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !

Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.

En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.

En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)

A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.

Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.

Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016

Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.

Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.

Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.

Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.

Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.

Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.

Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.

La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.

Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.

Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.

La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.

En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.

Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.

Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.

Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.

Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !

Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.

En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.

Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !

Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres

Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables

J7 : Mercredi 15 juin 2016

Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !

Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !

Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.

Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.

Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?

Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.

Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.

Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.

D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.

Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard

Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.

Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.

L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.

Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !

Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.

Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.

En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)

Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.

Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.

Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.

Ils ont plutôt une bonne bouille !

Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.

C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.

Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.

Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.

Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.

Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.

Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !

Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.

Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.

En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !

En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.

Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres

Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger

J8 : Jeudi 16 juin 2016

Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !

Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.

Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.

Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?

Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).

Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.

Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.

Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.

Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.

En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.

Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.

Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.

Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.

A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.

Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.

Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.

Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.

Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.

A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.

Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.

Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.

Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.

A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !

Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.

Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.

Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !

Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !

Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.

Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.

Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.

Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016

Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.

Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.

Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.

Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !

Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…

Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.

Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)

Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.

Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.

A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.

Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.

Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…

Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.

Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.

Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.

Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.

La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.

Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)

Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.

Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !

A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.

Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !

Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.

Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale

J10 : Samedi 18 juin 2016

Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !

Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.

Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.

L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.

Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !

La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.

Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.

Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!

Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !

Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !

Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.

Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)

Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)

Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !

Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !

A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.

Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.

Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.

Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.

La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.

Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.

Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.

Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.

Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.

En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !

Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !

Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.

Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.

Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.

C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.

Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !

Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !

Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.

Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari

J11 : Dimanche 19 juin 2016

Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.

A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?

Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.

Ben… allons-y !

Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.

A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?

Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.

Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !

Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !

A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !

Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.

A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.

A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.

Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.

D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.

Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.

Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.

A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.

C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.

A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)

Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.

Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !

Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.

Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !

Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)

Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !

Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés

Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres

Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016

La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !

Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.

Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.

A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.

Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.

Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos

Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)

A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.

Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.

Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.

Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.

D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.

Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.

Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.

Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !

Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.

A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.

Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.

Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac

J13 : Mardi 21 juin 2015

Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.

A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.

Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.

La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !

Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.

Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.

Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.

Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.

Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.

De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.

Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)

L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.

Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.

Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.

En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.

Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.

Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.

L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.

Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.

Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.

Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.

Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.

Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.

Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.

A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.

Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.

Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.

Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.

Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.

Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !

Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.

Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !

Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).

Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.

Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.

Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.

Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero

J14 : Mercredi 22 juin 2016

Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.

C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)

Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.

Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?

Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.

Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.

Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !

… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !

Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !

… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.

Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.

Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…

Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.

Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.

La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.

Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.

Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.

Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.

Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.

Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.

Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.

A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)

Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016

Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.

Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.

En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.

Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.

Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.

L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.

Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.

C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.

Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.

La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.

A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.

Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.

Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.

Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.

L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.

A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !

Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !

En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".

Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.

Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.

Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.

La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.

Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.

Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.

Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.

Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.

Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)

Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres

Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak

J16 : Vendredi 24 juin 2016

Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.

Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.

Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.

Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.

La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)

Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.

A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.

A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.

Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.

Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.

Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.

Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.

Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.

Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.

Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?

Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !

Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !

Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.

Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.

Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.

Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.

Hum, on voulait du piquant ?

Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.

Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)

Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.

En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.

Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !

Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.

Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.

Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta

J17 : Samedi 25 juin 2016

Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.

Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.

Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.

Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.

Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".

Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.

De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.

Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.

Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.

Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.

Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.

Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.

Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.

Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.

Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.

Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.

Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.

Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.

Voilà qui fait notre affaire !

Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.

Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.

Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.

Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.

Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.

A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.

Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.

L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.

Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !

Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.

Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.

Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !

Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).

De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.

Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.

A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.

Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.

Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.

L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.

Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.

Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko

J18 : Dimanche 26 juin 2016

Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.

C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.

Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.

C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.

Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)

Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !

Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?

10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.

Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.

Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !

Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.

Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !

Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.

Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.

Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.

En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.

Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.

Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.

Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.

A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".

Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.

La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)

Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.

Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.

Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !

A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.

Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !

La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !

Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.

Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön

J19 : Lundi 27 juin 2016

Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !

Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.

Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.

Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.

A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.

Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.

Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.

A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.

Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !

Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.

Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.

Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !

Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.

En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.

Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.

l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande

Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.

Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.

Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.

Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.

Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.

Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.

Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.

Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.

Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.

Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.

L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)

Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.

Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Chemins et détours en Afrique du Sud English translation pending
by Michel85200 · 2016-08-08 · 83 replies
Bonjour,

Etant en attente de départ pour l'Afrique Australe et mon pays préféré, l'AFS...

Constatant que de nombreuses questions portent toujours sur les trajets et les routes en AFS...

Je me suis dit qu'un petit road-book qui donnerait quelques chemins et routes pour visiter ce pays ne serait pas inutile. Je m'en vais essayer de faire un peu le tour.

Bien évidemment, mon opinion ne fait pas (et de loin) force de loi...c'est juste pour donner des idées...

Ce sont des routes que j'ai prises...

Un exemple de Nationale, 4 voies (aux alentours de Joburg), attention aux radars.



Un exemple de grande route:



De moins grande route

Et un exemple de route de campagne



Et la taille en dessous



La bande jaune...

Ce n'est pas la voie d'arrêt d'urgence comme en France. C'est une voie sur laquelle on roule pour faciliter le passage de celui qui veut vous dépasser.

Certains véhicules, comme les autocars, n'ont pas le droit de chevaucher cet espace.

Un véhicule lent, ou plus lent que vous va donc se ranger sur cette voie. Vous dépassez et vous remerciez en mettant vos warnings quelques secondes.

Si des forumeurs veulent y contribuer, ce serait avec grand plaisir.

De Tambo (l'aéroprt d'arrivée) la route emmène souvent les voyageurs vers le Krüger (et / les réserves privées adjacentes).

2 points principaux, au sud Nelspruit. C'est une ville qui n'a pas beaucoup d'intérêt, c'est surtout un lieu de passage, soit comme porte d'entrée soit pour remonter vers le Nord. A noter l'aéroport de Nelspruit, le Mpumalunga international airport, qui peut relier ce coin à Cape Town.

OR Tambo / Nelspruit . C'est de la grande route.

www.google.fr/...694163!2d-25.4752984

L'autre point, plus au Nord, Hoedspruit. Petite bourgade, aux portes de Timbavati et du Krüger. Là c'est au sud que l'on retrouvera la Blyde River. La route passe par Dulstroom qui peut faire l'objet d'un arrêt dicté par la fatigue ou par son estomac. Dulstroom, c'est plutôt frisquet en hiver. Son intérêt en plus de la pause...la pêche à la truite.

OR Tambo / Hoedspruit . La route est bien moins fréquentée et plus "campagnarde", Les paysages changent et valent le coup. A priori on passe par la Long Tom Pass.

www.google.fr/...9732917!2d-24.346139

Une petite carte pour visualiser les routes du petit Drakensberg et...ses Falls, les Bourkes Potholes, la Blyde, les Three Rondavels, God's windows. Il faut quelquefois avoir un peu de chance avec la météo...il peut y avoir des nuages et...des nuages. Beaucoup, beaucoup de haltes possibles dans ce coin...Des pauses à Sabie, White River, Hazyview, Graskop pour la nuit.

Un exemple de route de Hoedspruit vers le petit Drakensberg.



Pour ma part, Pilgrim's rest est une "attraction" peu intéressante.



De ces points, on trouve plusieurs portes d'entrées pour le Krüger. Krüger gate, Numbi gate, Orpen gate. Les portes d'entrées des réserves de Sabie et de Timbavati également.
Compte-rendu de 6 semaines en Bolivie - Chili - Argentine English translation pending
by Gilber3869 · 2016-08-05 · 0 replies
J'ai fait un voyage de 6 semaines en Bolivie-Chili-Argentine fin 2012 après avoir fait 1 mois de bénévolat dans une association française qui s'occupe d'enfants défavorisés au Pérou et j'y ai suivi 2 semaines de cours d'espagnol afin de pouvoir comprendre et me faire comprendre des enfants qui sont dans cette association et aussi pour être plus à l'aise afin de pouvoir visiter ensuite la Bolivie, le Chili et l'Argentine. J'ai créé un blog dans la foulée pour raconter ce voyage en solitaire. Vous y trouverez plein de tuyaux comme j'ai pu en trouver sur ce site et d’autres avant mon départ. J’avais oublié de mettre mon compte-rendu sur ce site voilà qui est fait avec beaucoup de retard…mais certains ont déjà pu le voir sur mon blog avec des photos : gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar

COPACABANA Vendredi 12 octobre 2012 : Arrivée à Copacabana vers 12h. A la descente du bus se trouve « Hostal Colonial » (Av.6 de Agosto, tel 591-2-862-2270 mail : titicacabolivia@yahoo.com.ar site : www.TiticacaBolivia.com ) dans lequel on me propose une chambre pour 1 personne à 45Bs avec petit déjeuner, douche privée avec eau chaude et WIFI. Super chambre spacieuse avec 2 grands lits. Je vais manger au restaurant « Puerta del Sol » menu à 18Bs (entrée, plat, dessert) av. 6 de Agusto : très bon. Ensuite, je parcours les agences pour aller à l'île du soleil samedi et trouver un bus pour La Paz le dimanche. Ici, tout est encore moins cher qu'au Pérou ; 1 bouteille de 2l d'eau est à 6Bs. Climat identique. COPACABANA – ISLA DEL SOL Samedi 13 octobre 2012 : Départ à 8h30 en bateau pour l'île du soleil. Je laisse mon gros sac à dos à l'hôtel et ne prend que ma petite valise. Arrivé vers 11h au nord de l'île pour une balade de 2h ; je laisse ma valise dans le bateau que je reprendrai à 14h pour aller au port sud car je ne veux pas faire le trajet supplémentaire de 3h à pied pour rejoindre le sud de l'île avec mes bagages ! En 2h A/R, il est possible d'aller voir les ruines de Chinkana mais à 4000m je suis obligé de faire de nombreux arrêts pour reprendre ma respiration. A 15h, arrivée au port sud et il faut monter le grand escalier Inca pour chercher un hôtel car il n' y a pas de construction en bordure de plage ! Je me laisse guider par 2 enfants qui me conduisent vers un hôtel de leur connaissance. 30mn pour monter l'escalier et le chemin qui mène au village (à travers les jardins de Yumani), avec de nombreux arrêts dûs à l'altitude et avec ma valise sur l'épaule (je ne mettrai que 10mn pour redescendre le lendemain !). Ils m'indiquent la maison de leur tante « Las Cabanas » qui tient 4 chambres d'hôtes. 60Bs pour une chambre simple avec petit déjeuner, plus cher qu'à Copacabana mais je n'irai pas plus haut pour ce soir... Après avoir déposé mon bagage, je vais faire une balade jusqu'au Temple du Soleil ; je croise de nombreux touristes chargés qui cherchent un hôtel ; il y a aussi beaucoup d'ânes et de lamas dans les terrains en terrasses de cette partie de l'île : ils pourraient les utiliser pour le transport des bagages des touristes mais apparemment ce n'est pas encore d'actualité ! Je me perds au retour pour retrouver l'hôtel (que personne ne connait car cette dame vient d'ouvrir ses chambres d'hôtes depuis quelques mois seulement). Après une rapide visite du centre du village et de ses boutiques, je m'arrête dans un hôtel-restaurant « Hosteria Las Islas » qui propose un très bon menu à 35Bs (soupe, escaloppe de poulet milanese + riz, courgettes, tomates et 1 banane sauce chocolat en dessert). Pour retourner à ma chambre, la lampe de poche est nécessaire car les rues ne sont pas éclairées. ISLA DEL SOL - COPACABANA - LA PAZ Dimanche 14 octobre 2012 : Après une nuit très calme (aucun bruit), je me lève pour regarder le lever de soleil et les superbes paysages à cette altitude, petit déjeuner et redescente vers le port pour attendre le bateau de 10h30 qui arrive à Copacabana à 12h30, ce qui me laisse 40mn pour déjeuner au même restaurant qu'hier midi (je retrouve d'ailleurs le même groupe de 6 français avec leur guide qu'hier midi et aussi le soir au restaurant sur l'île). Je prends le bus pour La Paz à 13h15. Il me déposera en plein centre à 17h et non au terminal de bus comme certaines compagnies. Je cherche un hôtel proche « Hostal Cactus » indiqué sur le routard mais vraiment très sommaire (40Bs sans petit déj). Je changerai d'ailleurs le lendemain matin. Je vois avec une agence (« Viacha Tours » rue Sagarnaga) pour mes prochains déplacements en avion mais vu l'heure tardive (il est 19h et ils vont fermer), ils me disent de revenir le lendemain matin 9h pour pouvoir réserver ce que je souhaite. LA PAZ – VALLEE DE LA LUNE Lundi 15 octobre 2012 : Je prends une chambre au « Maya Inn » au 339 rue Sagarnaga (1 chambre pour 1 personne = 90Bs avec SDB privée, WIFI et petit déjeuner inclus ; il y a en plus ascenseur et service de laverie à l'intérieur), en attendant l'ouverture de l'agence vue hier soir et qui se trouve à 10m plus bas. Mais à 9h30, l'agence est toujours fermée!? Je décide donc d'en voir une autre (« Nuevo Continente » au 348 en face de l'hotel en liaison avec « Fortaleza Tours » pour les billets d'avion). Bon accueil et bons services pour réserver 2 billets d'avion « La Paz-Rurrenabaque » et « La Paz-Sucre » ainsi que 2 tours « Vallée de la lune + Centre-Ville» pour cet après-midi et « Tiwanaku » pour demain. Je paye tout en liquide car il y aurait des frais importants avec la carte bancaire. J'ai des difficultés à trouver un distributeur approvisionné ce lundi matin dans la rue ; je vais donc dans la grande avenue lllampu en haut de Sagarnaga et je peux faire 2 retraits de 800Bs dans 2 distributeurs afin de pouvoir payer l'agence. J'ai un peu de temps pour faire un tour en ville, voir un marché, acheter une montre à 60Bs (la mienne ne fonctionne plus) et manger un sandwiche avant de prendre un taxi pour aller au départ du bus à 13h30 sur la place « Isabel La Catolica ». Le tour pour la Vallée de la lune à 60Bs (www.lapazcitytour.net) est vraiment bien de même que la visite du centre ville commenté par casque en plusieurs langues. De retour vers 17h à l'hôtel, je vais ensuite faire quelques achats (entre autre une veste polaire en prévision du Salar où il fait très froid). Je la mettrai d'ailleurs ce soir car malgré plusieurs couches de vêtements, je n'ai pas très chaud (on est quand même à 3800m ici !). LA PAZ – TIWANAKU Mardi 16 octobre 2012 : Excursion à Tiwanaku assez décevant pour moi car il y a beaucoup de pierres par terre, aucun semblant de temple, mais ils sont en train de tout refaire : il y a du boulot ! Suis un peu enrhumé comme beaucoup de touristes ici, aussi après avoir été faire un tour sur le marché des sorcières (mercado de las brujas), je vais dans une des nombreuses pharmacies dans ce pays pour demander un médicament qu'on me délivre à l'unité. On devrait prendre modèle pour éviter les gaspillages de chez nous... J'achète aussi des bonbons au miel à l'unité (1Bs les 3) dans une des nombreuses boutiques dans la rue. Je dîne chez « Martinni » (c/lllampu 738) où j'hésite entre une pizza et des spaghettis à la carbonara ; je penche pour ces derniers (22Bs l'assiette), je mangerai une pizza la prochaine fois (il y en a à partir de 21Bs). Les autres pizzérias proposent des pâtes entre 35 et 45Bs. LA PAZ – RURRENABAQUE Mercredi 17 octobre 2012 : Ce matin, je part à l'aéroport pour Rurrenabaque. Je prend un taxi pour 50Bs. Il lui faut 30mn de trajet. Il fait 5°C en dehors de la ville et 12°C au centre. Taxe d'aéroport de 15Bs à payer après l'enregistrement des bagages ; j'enregistre mes 2 bagages car on ne peut pas mettre de valise cabine dans ce petit avion. Les 2 font juste 20kg (limite autorisée). L'avion est annoncé avec 50mn de retard apparemment à cause des pluies qui ont endommagées la piste d'atterrisage de RUR. Mais une fois dans l'avion, on nous signae que l'avion ne pourra pas atterrir à RUR mais à Reijes à 1h de taxi qui sera à notre charge (14Bs) ! A l'arrivée, piste en herbe sur laquelle attendent 3 taxis pour emmener les 17 personnes de l'avion. Les bagages sont installés sur le toit. On les récupèrera bien sales en arrivant (beaucoup de poussière, de boue avec un peu de pluie en cours de piste). A l'arrivée à RUR, notre chauffeur nous demande 20Bs (au lieu des 14 anoncés dans l'avion). Nous refusons tous de payer ce supplément et nous arrivons à avoir gain de cause. Mais d'autres compagnies auraient pris en charge ce supplément imprévu ! Je fais 2 agences pour prendre un tour « Pampa » 2J/1N avec « Bala Tours Ecolodges » car il reste 1 place et le départ est immédiat. (je suis un peu coincé car je dois repartir le 19 pour La Paz afin de pouvoir être à Tarabucco pour le marché du dimanche). On repart sur Reijes pour récupérer 2 personnes qui doivent arriver par avion vers 13h. Après 30mn d'attente, personne !? Je pars donc seul comme touriste en taxi pour 2h de piste avec le mauvais temps (pluie fine pendant tout le trajet). On prend 2 locaux en cours de route pour 1h de trajet. On s'est arrêté déjeuner dans un petit restaurant très local à la sortie de Reijes. Arrivée à 15h à l'hôtel de plein air en pleine brousse : chaleur humide mais il ne pleut plus. J'ai une grande chambre à 2 lits avec moustiquaire pour moi seul. Les toilettes et douches froides sont dans un bâtiment extérieur. Vers 16h30, un autre touriste qui était sur place depuis hier souhaitait aller pêcher les piranhas ; nous allons donc en barque avec le guide : pas de canne à pêche, juste une bobine de fil avec un gros hameçon et des morceaux de viande comme appât. Nous en prenons 4 gros que le guide a gardé pour manger et 6 ou 7 petits que nous rejetons à l'eau. Le long du parcours, nous voyons des hérons, caïmans et autres oiseaux et animaux divers. Retour vers 18h pour une douche. Dîner vers 19h30. Coucher vers 21h : l'électricité est fournit par un groupe qui ne tourne que le soir. RURRENABAQUE Jeudi 18 octobre 2012 : Grand tour en barque de 8h à 13h30 : très jolies choses à découvrir (oiseaux, caïmans, cochon d'inde, tortues, singes, toucans, dauphins roses, ...). Retour pour déjeuner vers 14h. Douche et départ en taxi vers 15h pour rejoindre RUR à 3h de piste. Je prends une chambre à l'hotel « Santa Anna » très petite et sommaire mais pour 1 nuit ... A partir de maintenant, une longue histoire avec « Amaszonas » va commencer : En allant pour faire la confirmation de mon vol retour du vendredi 19oct à 15h35, après 1h d'attente, on me dit qu'il n'y a plus de place ou pas d'avion avant samedi (je ne comprends pas trop bien et ils ne font rien pour m'expliquer correctement). Je leur dit que ce n'est pas possible pour moi, que je dois prendre un autre avion sur la même compagnie le 20 à 10h à La Paz. Après vérifications qui me paraissent interminables, ils me disent qu'il y aurait peut-être une place pour le 19 à 17h50 sinon samedi 7h15 (un peu juste pour la correspondance de 10h pour Sucre mais possible s'il n'y a pas de retard). Je dois repasser les voir demain matin. RURRENABAQUE - LA PAZ Vendredi 19 octobre 2012 : Je retourne à l'agence dès l'ouverture ; ce serait bon pour ce soir à 17h50, s'il fait beau sur RUR ! Je fais un tour de ville, achète un petit sac à dos plus grand que le mien pour mettre plus de chose en bagage cabine. (70Bs le sac qui va faire pour le mois de voyage qui me reste mais pas plus !). Déjeuner à « The Angel » un osso buco dans un menu à 15Bs : super bon. Je retourne voir si l'avion est toujours maintenu ce soir même heure : ok. Je monte au mirador en moto taxi négocié à 10Bs puis retour à l'hôtel à 14h30 où j'ai laissé mes bagages (la consigne est payante, de même que la douche que je veux prendre avant de partir vers 15h !). Je parts pour l'agence Amaszonas à 5mn de marche vers 16h pour y prendre une navette qui nous emmène à l'aéroport de RUR. Enregistrement des bagages, paiement de 2 taxes de 7Bs (1 pour l'aéroport + 1 pour le gouvernement local). L'avion fait l'aller retour LPZ-RUR et arrive avec 30mn de retard. La piste est en terre battue et il y a beaucoup de poussière lors de l'atterrissage (dès qu'il pleut, ce doit être effectivement impossible d'atterrir !). Arrivée 19h à La Paz. Je prends un minibus marqué « Aéroport » pour 13,5Bs (ils sont stationnés vers les taxis : pas besoin de sortir 400m plus bas comme indiqué sur le Routard). Je retrouve le froid d'altitude ; il faut remettre la polaire. Arrivée 20h à l'hôtel Alem où je prend 1 chambre simple à 45Bs avec SDB partagée mais petit déjeuner inclus et WIFI (je profite pour envoyer des nouvelles à la famille car dans la brousse, il n'y avait rien). Je retourne chez « Martinni Pizza » pour cette fois prendre une super bonne pizza après 30mn d'attente sur le trottoir pendant laquelle je fait connaissance de 3 jeunes très sympathiques (1 espagnol, 1 bolivienne et 1 israélienne). LA PAZ – SUCRE Samedi 20 octobre 2012 : Levé 6h pour aller prendre le minibus pour l'aéroport un peu plus bas que l'église San Francisco. Il ne faut que 20mn de trajet à cette heure du matin (au lieu de 40 hier soir à 19h). Mais le vol pour sucre de 10h avec « Amaszonas » est repoussé à 13h cause mauvais temps à Sucre !? Sur le tableau d'affichage, je peux voir que le vol de Rurrenabaque de 8h est également repoussé à 11h20 avec « Amaszonas » alors que les autres compagnies (Aerocon, TAM et BoA) pour ces mêmes destinations partent à l'heure !?. Je vais donc aux renseignements et je pense avoir une réponse : les avions de « Amaszonas » ne sont pas équipés d'atterrissage tous temps, ce qui fait qu'au moindre changement météo, ils repoussent ou annulent leurs vols. Arrivé à 14h à l'aéroport de Sucre où le temps est beau mais peut-être un peu de vent de travers... (heureusement que j'avais un jour d'avance pour le marché du dimanche !). Je trouve un touriste pour partager un taxi pour le centre ville (20Bs). Pris 1 chambre à « Hostal Charcas » en face le marché couvert : très bon accueil par la patronne. Je prend un microbus pour aller au mirador de la Recoleta et je redescendrai à pied pour une visite de la ville et de la « Casa de la Libertad ». SUCRE – TARABUCO – SUCRE - POTOSI Dimanche 21 octobre 2012 : Départ à 8h30 pour Tarabuco avec la navette devant l'hôtel. 2H de trajet et 2h1/2 sur place pour arpenter les ruelles autour de la place du marché et voir un défilé en musique de personnes déguisées et des danses locales un peu partout. Retour à Sucre dans l'après midi. A 15h, je pars vers le terminal de bus pour Potosi : plus de place avant 19h après avoir contacté plusieurs agences. La seule compagnie ayant un départ ce soir avec de la place « ALONZO DE IBAÑEZ » ; c'est celle qui propose le plus de départ de Sucre vers Potosi (4h30 de trajet pour 17Bs). Je vais faire un tour en ville en attendant 19h (je peux laisser mes bagages dans la pièce du guichet de la compagnie). Le bus est plein ; il y a même des personnes qui sont debout ou assises par terre ! Le bus se traîne pendant le trajet, ce qui fait qu'on arrivera que vers minuit. Heureusement, j'avais fait réserver par la patronne à Sucre l'« Hostal San Marcos » avec lequel elle est en relation et qui est situé sur les hauteurs dans une rue très calme : chambre pour 1 pers à 60Bs avec SDB, WIFI et petit déjeuner. J'ai pu marchander à 50 Bs en faisant valoir une réduction pour retraité (Jubilado) mais ça ne marche pas toujours ! POTOSI - UYUNI Lundi 22 octobre 2012 : J'avais fait réserver par la patronne de San Marco la visite des mines (80Bs) de 9h à 14h avec l'agence « Turismo Claudia » avec laquelle elle est en relation. Cette agence m'a déçu ainsi que d'autres touristes français à qui on avait promis une guide française... Claudia était avec un groupe dans le Salar d'Uyuni ! Mais ce qui m'a déplu chez eux, c'est qu'on nous a fait visiter une mine pratiquement déserte, ça ne paraissait pas réel : très peu de mineurs à l'intérieur et personne à l'extérieur ; on pourrait penser qu'elle ne fonctionne que pour les touristes..., bref, très différent de ce que j'avais pu lire dans les forums sur ces mines. Je veux faire réserver un bus pour le lendemain mardi pour UYUNI mais j'apprends qu'il y a grève des bus mardi. Je décide donc, puisque j'ai fait ce que j'avais prévu ici, de partir ce soir si possibilité d'avoir une place dans un bus. La réception de l'hôtel me dit que ce n'est pas possible de faire la réservation par téléphone ! Je décide donc de faire un aller-retour au terminal de bus en taxi. Je trouve une place pour 19h30 avec la compagnie « Quijaro » (30Bs) qui me déposera à 23h30 devant un hôtel qui est complet. Un homme me propose une chambre à «Residencial La CABANA » pour 60Bs avec douche, WC et petit déjeuner et m'y emmène en voiture. UYUNI - SALAR Mardi 23 octobre 2012 : Après un petit déjeuner très léger, je vais chercher une agence pour faire le Salar et le sud Lipez. J'en trouve une qui a de la place pour un départ à 11h ce matin « Olivos Tours » 750 Bs pour 3J/2N avec Filiberto (de l'agence CRISTAL) comme très bon chauffeur, très prudent ; ce qui n'est pas le cas de chauffeurs de l'agence « RIPLEY Tours » qui nous ont doublé à vive allure plusieurs fois. Nous avons également très bien mangé pendant 3 jours et avons été logé correctement. Comme je dois passer au Chili à la fin du tour, je vais au bureau de l'émigration faire tamponner mon passeport (sortie datée au 25 oct) et payer 15 Bs. Après un arrêt visite du cimetière de trains à la sortie de la ville, nous partons pour le Salar (nous sommes 6 touristes dans le 4X4). Arrêt déjeuner (très bon) dans un petit restaurant et achat de souvenirs pour ceux qui le souhaitent. On continue en début d'après midi dans le Salar, visite de « Isla Incahuasi » l'île aux cactus (30Bs l'entrée) puis arrivée vers 17h à notre hôtel de sel où on nous offre une tasse de thé. Les chambres sont à 1, 2, 5 ou 7 lits. J'ai la chance d'en avoir une pour moi seul. On marche dans du gros sel partout (gros grains de 5 à 10mm) ! On peut prendre une douche chaude pour 10Bs ! Le dîner sera servi à20h. J'ai donc le temps d'aller faire un petit tour dans le village en contre bas de l'hôtel : je ne rencontre personne, il semble désert (comme le Salar !). Il y a pourtant un terrain de foot et une école ! Pas d'électricité dans ce village. NB: Un groupe électrogène fonctionne de 19h à 21h à l'hôtel : il est donc conseillé de mettre en charge ses appareils pendant ce laps de temps. Nous sommes environ 20 personnes dans cet hôtel (3 groupes différents). Coucher vers 21h30 avant qu'on nous coupe la lumière, mais à 22h c'est toujours éclairé dans la chambre et comme il n'y a pas d'interrupteur, je mets un bandeau sur les yeux pour essayer de dormir avec 2 couvertures car il fait froid. SALAR d'UYUNI – Sud LIPEZ Mercredi 24 octobre 2012 : Départ 7h pour le Sud Lipez : super payasages, lagunes et flamands roses, vigognes, rochers de toutes formes (arbre de pierre dans la pampa de siloli), volcans de 6000m au loin, ... . Nous déjeunons dehors (le repas a été préparé par la dame de l'hôtel ce matin bonne heure. C'est très bon et copieux avec boissons froides et chaudes offertes. Le soir, arrêt à « Hostal Las Rocas ». Vent très froid. Cette fois nous couchons tous dans la même chambre (6 personnes pour 7 lits). Un monsieur australien de notre groupe est malade depuis 2 jours : je lui donne des médicaments que j'ai en trop car jusqu'à présent les siens n'ont pas faits effet. Sud LIPEZ – SAN PEDRO DE ATACAMA Jeudi 25 octobre 2012 : Levé 4h30. Petit déjeuner copieux à 5h. Départ 5h30 pour les geysers et sources thermales. Certains touristes se baignent dans cette eau chaude à 37°C. On passe à des altitudes comprises entre 3500 et 4500m. Il fait très froid, le sol est gelé, mais bien habillé, je supporte. Nous arrivons à 9h à la frontière du Chili. Le 4X4 dépose les touristes qui ne repartent pas sur Uyuni et nous attendons le bus qui va à San Pedro de Atacama à 10h. Attention! Ceux qui ont acheté des fruits ou de la viande doivent les laisser ici car il est interdit de les passer à la frontière du Chili !

CHILI :

La monnaie est le peso chilien ($Ch) - fin 2012, 1€ = environ 620$Ch

Indicatif téléphonique : 56

Décalage horaire : - 4h / France

Pas besoin de visa pour un séjour de moins de 3 mois

Compter environ 30 à 40€/j de repas+hôtel pour ce pays.

SAN PEDRO DE ATACAMA – Vallée de la lune et de la Mort

Jeudi 25 octobre 2012 : Environ 15mn pour aller à la frontière chilienne (depuis le sud Lipez de Bolivie). Passage des bagages aux rayons. Le douanier me fait déballer mon petit sac à dos car il a un doute. Il me restait des sucettes que j'avais acheté en Bolivie pour donner aux enfants et c'est ce qui l'a intrigué mais il me les laisse. Il faut 1h de bonne route de la frontière bolivienne à SPA. Je cherche un hôtel. Il fait très chaud ici (on est pourtant à 2400m) en cherchant à travers les ruelles en terre ; j'ai du poser tous les pulls pour me mettre en tee shirt. Je trouve l'hôtel « La Florida » à un prix pratiqué couramment dans ce pays (18 000$CLP avec WC commun et sans petit déjeuner) après en avoir éliminé 3 ou 4 qui n'étaient pas dans mon budget. Les tarifs n'ont rien à voir avec la Bolivie (3 à 6 fois + cher). Je mange dans un espèce de salon de thé sur la place qui propose également un menu à 3 500$Ch. Ensuite, je vais faire du change et cherche une agence pour voir ce qu'elles proposent comme visites. Un français rencontré dans la rue m'en indique une avec laquelle il a traité : « Maxim Tour experience » qui a l'avantage d'avoir une gérante française. Après présentation des tours, en fonction des prix et vu ce que j'ai déjà fait côté Bolivie (beaucoup de ressemblance), il y en a un à 16h que je prendrai pour faire les vallées de la lune et de la mort (7 000$Ch). Au retour vers 19h30, je trouve une autre agence « COLQUE Tours » qui propose un tour assez complet (Salar de Atacama, plusieurs laguna dont Miscanti, Miñiques et Chaxa, villages de Toconao et Socaire pour 20 000$Ch) pour le lendemain de 7h à 14h avec petit déjeuner inclu. Les autres visites que je pensais faire comme : « Observation des étoiles » est fermée pour cause de peine lune ! Le village de Chiu-Chiu ne peut se visiter pour cause de grafittis sur les pierres !

SAN PEDRO DE ATACAMA – CALAMA

Vendredi 26 octobre 2012 : Ramassage à 7h devant mon hôtel, petit déjeuner copieux dans un hôtel tout neuf à la sortie de la ville puis route vers de superbes paysages un peu identiques à ceux déjà vu au sud de la Bolivie (mais c'est tout proche d'ici!). Le guide est très sympathique et parle un peu français (et italien puiqu'il est italien). Au loin à 5000m d'altitude, on aperçoit le grand observatoire de radioastronomie en construction regroupant plusieurs nationalités. Au retour, arrêt au village de Toconao.

Après un rapide déjeunerà SPA, je récupère mes bagages laissés à l'hôtel et je vais voir s'il y a une place dans un des bus pour Calama (passage obligé pour prendre un avion pour Santiago). Je fais 3 compagnies avant de trouver un départ chez« Intertrans » pour 15h à 2 500$Ch (les autres n'avaient pas de place avant 18h).

Arrivé à 16h30 au centre de Calama. Beaucoup d'hôtel bon marché sont complets. Je trouve « Residencial Toño » à 8000$Ch sans petit déj ni SDB mais chambre correcte avec WIFI. Vers 17h, je vais voir pour mes trajets avion prévus au Chili et Argentine chez LAN et SKY Airlines mais ils ne peuvent réserver que pour les vols au Chili. On me conseille de voir avec l'agence de voyage « Turismo Parina » au 1984 Sotomayor que je cherche et trouve avec beaucoup de difficulté (ce n'est pas comme à SPA où il y en avait plusieurs dizaines mais sans possibilité de réserver des vols avion !) Je souhaitais visiter les mines de Chuquicamata, mais elles sont fermées le week-end. Je ne resterai donc pas plusieurs jours ici et planifie tous mes vols (5 au total) à partir du lendemain. Je reste environ 3h pour tout régler avec les personnes charmantes de cette agence. Je paye avec ma carte bancaire en dollars car ça revient moins cher (1692$ qui bloqueront mon plafond de retrait par la suite; il faut savoir qu'on peut demander une augmentation de la limite à sa banque avant de partir en voyage, chose que je ne savais pas avant). A 21h, j'ai enfin terminé et vais manger à la cafétaria « Bavaria » dans la même rue à 2 pas de l'agence. Repas correct.

CALAMA – SANTIAGO

Samedi 27octobre 2012 : Lever à 7h pour chercher à petit déjeuner aux environs de l'hôtel mais rien d'ouvert avant 8h30 ou 9h ! Je trouve tout de même quelque chose en attendant le taxi que m'a réservé l'agence d'hier pour 10h10, mais il ne viendra pas ! Je suis obligé de passer par l'hôtel pour en faire venir un autre qui m'emmènera à l'aéroport pour 5 000$Ch. Arrivé à 10h50 pour l'enregistrement de mes bagages (13kg pour mon gros sac à dos et 8 pour la valise cabine que j'enregistre aussi : la limite des 20kg autorisés est dépassée mais ça passe sans supplément). Décollage à 11h25 (heure prévue avec SKY Airlines). Arrivé à 14h20 à Santiago (après une escale de 45mn à Copiago sans descendre de l'avion). Je prnds le bus « Centropuerto » qui me dépose au centre ville pour 1600$Ch. Je trouve avec difficulté un hôtel bon marché dans le quartier de Los Heroes. « Hostelling internatonal » me proposera une chambre à 20 000$Ch sans SDB mais avec petit déj et WIFI. Promenade dans le centre ville de 16h à 21h et réservation d'un autre hôtel « Residencial Londres » (au 54 Londres, tel 56-2-6339192, www.londres.cl) pour lundi 29 à 15 000$Ch (payé 25$US en liquide). Je retire du liquide avec ma 2ème carte bancaire car l'autre a dépassé le plafond autorisé. Plusieurs distributeurs sont vides (le week end, c'est courant !). La limite d'un retrait est 40 000$Ch ; je fais 2 retraits l'un derrière l'autre. Je passe devant le Palais de la Moneda puis visite des parcs Santa Lucia et San Cristobal avec tout le quartier « Bellavista » très animé le soir ; beaucoup de restaurants mais assez chers. Je prend le métro pour revenir au centre ville (610$Ch le billet) et dîner vers la « Plaza de Armas » chez « Nuria » : 1 escaloppe/frites + 2 oeufs au plat et 1 verre de bière pour 5100$Ch et pas bon. Les rues grouillent de monde. Retour à l'hôtel vers 21h. SANTIAGO - VALPARAISO

Dimanche 28 octobre 2012 : Beaucoup de bruit cette nuit à l'hôtel : des jeunes avaient fait la fête et ont été malades... Levé à 6h30 : envoi de mail à la famille. Petit déjeuner à 8h20 et rien n'est prêt (pourtant annoncé à partir de 8h), je suis seul, tout le monde dort encore ! Je pars vers 9h prendre le bus pour Valparaiso à la station Alameda (Métro « Universidad de Santiago »). Billet à 2 500$Ch en promotion chez « Tur Bus » au lieu de 3 900 (4 300$Ch chez Pullman). De plus, leurs bus sont très confortables. Aller-retour pour 4 800$Ch. Départ à 9h30, arrivée 11h à Valparaiso. Le long du trajet, paysages très verts, pesage du bus sur l'autoroute. Je trouve une chambre chez « B&B Patricia » à environ 100m du terminal de bus (10 000$Ch avec TV, WIFI et petit déj et SDB commune). Accueil charmant avec quelques mots de français et explications pour visite de la ville. Je vais déjeuner au 1ie étage du marché couvert au milieu des locaux. L'après midi, visite des collines et promenade le long du port.Le soir, difficile de trouver un restaurant ouvert. VALPARAISO - SANTIAGO

Lundi 29 octobre 2012 : Le matin, je retourne me promener dans quelques collines (parmi les 42 autour de la ville). Attention si vous voulez prendre un téléphérique pour y monter, il y en a qui ne sot plus opérationnel ! Je mange dans un restaurant en redescendant, récupère mes bagages laissés à l'hôtel puis prends le bus de 14h pour Santiago. Après une bonne douche en arrivant à l'hôtel (il fait 28°C dehors), je retourne me promener dans le quartier « Bellavista » qui m'avait bien plu avant hier et je mangerai 1 hot dog italien dans un snack (c'est une saucisse dans une baguette de pain avec du guacamol, tomates en morceaux, mayonnaise et frites) ; avec 1 coca, j'en ai pour 2 200$Ch. Je rentre à pied à l'hôtel (1h de marche). SANTIAGO – PUNTA ARENAS

Mardi 30 octobre 2012 : Lever 5h. Comme il n'y a pas de métro avant 6h, je demande à la réception si un taxi peut venir me chercher devant l'hôtel pour aller prendre le bus à la station Los Heroes afin de gagner du temps et de la fatigue dans cette rue toute en pavés, mais après plusieurs coup de téléphone à diverses compagnies, aucun n'est intéressé pour une petite course. Je pars donc à pied jusqu'à l'avenue O'Higgins et hèle un taxi. Le 1ier veut m'emmener à l'aéroport car la course est trop courte pour lui ; le 2ème accepte et 5mn plus tard, je monte dans le bus « Centropuerto » pour l'aéroport. 30mn plus tard, je bois un chocolat chaud (le premier depuis que je suis parti car je ne prend jamais de café) avec un gâteau et une banane acheté hier en guise de petit déjeuner. Enregistement des bagages et l'avion décole à 8h heure prévue. Après 1 arrêt sans descendre, on fait escale à Puerto Montt (1h) et arrivée à Punta Arenas (presque à la pointe sud du Chili) à 13h40. Transfert au centre ville en bus (3 000$Ch). Je cherche un hotel et trouve « Hostal Dany Bastian » 1419 Av España (tel 61-226214) qui est en fait une maison particulière qui dispose de quelques chambres d'hôtes. J'ai une chambre à 2 lits pour 15 000$Ch avec petit déjeuner et WIFI (SDB sur le palier). Je pars en ville pour trouver une agence et voir les visites à faire dans les environs ainsi que réserver un bus pour Puerto Natales le 31. Je vais visiter le cimetière (monument de l'indien inconnu) et monte au mirador pour la belle vue sur la ville. Il fait un vent très froid et je mets le bonnet et les gants en plus des 2 pulls et veste polaire sur le dos. PUNTA ARENAS – PUERTO NATALES

Mercredi 31 octobre 2012 : Lever 5h30. Le petit déjeuner est prêt sur la table de la salle à manger. Je rejoins l'agence « Solo Expediciones » au 1255 José Nogueira (www.soloexpediciones.com) qui est la seule à proposer à cette époque la visite de « La Pingüinera de Isla Magdalena » ; départ prévu vers 6h30 (42 000$Ch). Transfert en mini bus jusqu'au port d'embarquement. Une petite heure de bateau, 1 heure sur l'île sur laquelle on peut voir des milliers de manchots (en fait 150 000) puis 20mn de bateau pour s'approcher (sans descendre) de l'ile Marta où l'on peut observer et entendre depuis le bateau une colonie de lions de mer. Retour en ville vers 11h. Déjeuner puis récupération de mes bagages laissés à l'hôtel et départ pour la station de bus qui est à 15h pour Puerto Natales (4000$Ch avec les Bus Sur). Arrivée 18h15. Je vais directement à « Hospedaje Maria » indiquée sur le guide du routard (10 000$Ch pour une chambre avec petit déjeuner, WIFI et SDB commune mais comme je suis le seul client...). Je pars à la recherche d'une agence pour faire des visites le lendemain ainsi que réserver mon billet de bus pour El Calafate en Argentine. Renseignements pris auprès de plusieurs agences, je prends un tour pour « Torres del Paine » à 20 000$Ch (+18 000 et 4 000 de droit d'entrée sur les sites). L'excursion aux glaciers Balmaceda et Serrano est trop chère (70 000$Ch); j'en ferai une côté argentin (il paraît qu'elles sont moins chères!). Cette agence propose aussi des billets de bus pour El Calafate. Pour le 1/11, seuls les bus « Cootra » font le trajet (12 000$Ch). Je ressort vers 21h de l'agence et vais mangé une pizza dans un des restaurants encore ouvert. Je rencontre 2 couples de français avec leur fille. Nous échangeons des tuyaux sur nos visites. Après une douche chaude, je me couche vers minuit. PUERTO NATALES

Jeudi 1ier novembre 2012 : Lever et super petit déjeuner à 7h (pain de mie à volonté avec grille pain à disposition, 2 sortes de confiture, beurre, yaourt, fruits, barre de céréales et thé ou chocolat chaud). Le minibus de l'agence « Carfran Patagonia » passe me chercher à l'hôtel à 7h30. Il a beaucoup plu pendant la nuit mais ce matin, c'est terminé, mais il y a toujours beaucoup de vent dans le parc (on a vu un pare-brise de voiture s 'envoler !); on ne peut donc pas s'arrêter n'importe où pour prendre des photos. Notre guide et chauffeur José (dit Pépé) est très bien. Après un premier arrêt à la grotte du Milodon (4000$Ch l'entrée), nous parcourons le parc dans lequel se succèdent les steppes, montagnes (parfois cachées dans les nuages bas), lacs, cascades ...Retour vers 17h. Sur les conseils de mon hébergeur, je vais dîner à « La Picada de Carlito » 2500$Ch pour 2 grosses côtes de porc (chuleta de cerdo) accompagnées d'un grand verre de vin rouge excellent à 1 500$Ch. Retour dans ma chambre chauffée à 20h30. PUERTO NATALES – EL CALAFATE

Vendredi 2 novembre 2012 :Je pars à pied à 7h00 pour le nouveau terminal de bus qui est à environ 1km de l'hôtel tout droit en montant la rue. Il a encore plu cette nuit, mais soleil ce matin. Le bus est complet. Il nous faut presque 1h pour passer les 2 frontières ! Vers 12h30, arrêt de 15mn dans un restaurant pour ceux qui veulent manger + toilettes. Arrivée à 14h30.

ARGENTINE :

La monnaie est le peso argentin ($Ar) - fin 2012, 1€ = de 6 à 7$Ar

Indicatif téléphonique : 54

Décalage horaire : - 4h / France

Pas besoin de visa pour un séjour de moins de 3 mois

Compter environ 30 à 40€/j de repas+hôtel pour ce pays.

Pour voir les photos, aller sur mon blog : gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar

EL CALAFATE

Vendredi 2 novembre 2012 : Le bus (en provenance de Puerto Natales -Chili) nous laisse au terminal dans le haut de la ville. Il y a des démarcheurs proposant des hôtels. Je vais en voir, mais il n'y a plus de chambre simple ; les autres sont trop chers pour moi (>200$Ar), même ceux du Routard 2012 dans la catégorie « Bon marché » dépassent les prix indiqués. Après en avoir consulté 4 ou 5, un hôtelier m'indique « Hostel Nakel Yenu» Calle Pto. San Julián nº 244, tel (02902) 493711, site : www.posadanakelyenu.com.ar , accueil super sympa avec quelques mots de français et anglais et qui me propose une chambre à 130$Ar (avec 2 lits simples), SDB commune, WIFI et petit déjeuner inclus. Il y a aussi possibilité d'acheter des excursions et réserver la navette pour l'aéroport directement avec eux. Je vais faire du change en ville ; les bureaux de change sont fermés le week end ; je trouve un magasin qui change 1€ pour 6,30$Ar (au lieu de 6 ou 6,10). Je change tout ce qui me reste : 300€ pour payer ma chambre (3 nuits) ainsi que les excursions. Après avoir consulté plusieurs agences en cette fin d'après midi, je prendrai tout à l'hôtel car c'est moins cher : 1-« Todos Glaciares » de 7h à 17h30 pour 620$Ar (journée entière sur le lac Argentino à bord d'un catamaran, approche des glaciers Spegazzini, Upsala et Perito Moreno côté nord) 2- « Glaciar Perito Moreno » de 8h à 16h30 pour 220$Ar avec guide (le même tour sans guide avec le bus local revient à 140$Ar) 3- « Shuttle » pour aller à l'aéroport (35$Ar) Je vais acheter des sandwiches + bananes au super marché (ouvert jusqu'à 22h) pour ces 2 excursions. Je vais manger dans un petit restaurant en face de l'hôtel car « Don Pichon » que des touristes m'ont conseillé est complet (on est vendredi et le week end, il faut réserver dans ce grand restaurant). Je rentre dans ma chambre dans laquelle il fait très chaud (on ne peut régler le chauffage qui est à fond). Je n'aurais pas besoin de couverture les nuits qui viennent ! EL CALAFATE – Les glaciers

Samedi 3 novembre 2012 : Le bus fait le ramassage à 7h20 devant mon hôtel. A 8h, on sort de la ville. A 9h embarquement à Punta Bandera, après avoir payé le droit d'entrée du parc national des glaciers (100$Ar). Tout le long du trajet en bateau nous aurons une pluie fine mais les vues restent tout de même superbes et beaucoup de monde sur le pont extérieur pour prendre des photos (+ de 100) de ces glaciers de couleur bleu et blanc. Retour vers 17h à l'hôtel. Dîner à « Estilo Campo » buffet à volonté, viande au grill excellente. Retour dans ma chambre à 21h où je fais un tri de toutes les photos et films pris aujourd'hui. J'en envoie quelques-unes par mail à toute la famille. EL CALAFATE – Glacier Perito Moreno

Dimanche 4 novembre 2012 : Départ à 8h de l'hôtel pour aller au Perito Moreno. Un 1ier arrêt pour une balade facultative en bateau à 90$Ar. On approche le côté sud du glacier, mais j'ai préféré l'approche d'hier. On doit payer l'entrée du parc (100$Ar) avant de se balader sur les kilomètres de passerelles pendant 3heures ; il y a 3 parcours à faire, tous les 3 magnifiques ! Encore + de 100 photos et films aujourd'hui. NB : Le bus local pour cette excursion est suffisant car le guide ici n'est pas utilisé vu les 3 heures de temps libre pour la balade qui se fait très bien seul. Retour à 6h à l'hôtel. Dîner dans un restaurant : bon menu à 64$Ar (6 côtes d'agneau/purée)+ 10$Ar de couvert + 19$Ar pour un verre de vin). En dessert, je vais déguster une glace à 12$Ar dans un des nombreux magasins de glace de la rue (malgré le froid, ça se mange bien). Retour à 21h dans ma chambre.

EL CALAFATE – SALTA

Lundi 5 novembre 2012 : Départ à 8h10 avec le shuttle pour l'aéroport. Arrivée à 8h30. On paye la navette (35$Ar) à l'arrivée dans un comptoir de l'aéroport. Enregistrement des bagages, paiement de la taxe d'aéroport (38$Ar). L'avion (compagnie Aerolineas Argentinas) décole avec 20mn de retard. Après 3h de vol, escale de 3h à BUENOS AIRES (on est passé de 7°C ce matin à EL CALAFATE à 30°C ici à 13h. Arrivée à SALTA à 17h40 ; je prends un taxi avec 3 autres touristes français (45$Ar pour 4) pour le centre ville. A titre indicatif, le bus coute 18$Ar/pers. Un couple de français avait réservé un hôtel assez chic. Je continue avec un jeune touriste basque pour chercher un hôtel bon marché. Après en avoir visité 3, nous choisissons « Hostal Condor Pass » Urquiza 675, tel 387-4221050 qui a plusieurs chambres (de 150 à 200$Ar) mais aussi des dortoirs de 4 lits à 50$Ar/pers. Le gérant qui parle un peu français nous assure qu'il ne mettra personne avec nous si on prend un dortoir, car il en a un autre de libre et il n'y a actuellement qu'un seul client dans cet hôtel ! Il peut aussi réserver des excursions aux alentours à des prix tout à fait corrects. Je prends 2 excursions pour les 3 jours à venir. La première « Salinas-Humahuaca » en promotion à 435$Ar sur 2 jours et la seconde « Cafayate » à 175$Ar. A savoir : je retire 1000$Ar (somme maximale) avec ma carte Master Card et le distributeur me signale qu'il y aura 19,12$Ar de frais avec cette carte (aucun frais avec la carte VISA). Nous allons dîner au restaurant que nous a conseillé le patron « Jovi Dos »à l'angle de Balcarce 601 et Rivadavia au bout de la place 9 de Julio. On y mange très bien (1 portion de pizza + 1 gros biffe de chorizo pour 60$Ar). La nuit, la cathédrale est éclairée. SALTA – Salinas Grandes et PURMAMARCA

Mardi 6 novembre 2012 : Départ à 7h30 en bus « La Posada » devant l'hôtel. Très jolis paysages pendant toute l'excursion. Nous passons un col à 4170m d'altitude en allant à la saline, mais il ne fait pas froid et je ne suis pas trop essoufflé contrairement en Bolivie à la même altitude ! Déjeuner vers 14h, balade dans la montagne derrière le village de Purmamarca, puis je couche dans un petit hôtel. Le bus me reprendra demain matin pour continuer ce tour. Superbes couleurs des montagnes environnantes. PURMAMARCA – TILCARA – UMAHUACA - SALTA

Mercredi 7 novembre 2012 : Après une balade matinale dans les montagnes (la montagne aux 7 couleurs) que je n'ai pas faites hier soir, le bus me reprend vers 10h30 et nous continuons vers Tilcara pour la visite de la Pucara sur la colline, puis déjeuner à Humahuaca et temps libre pour visite de la ville avant retour sur Salta. SALTA – CAFAYATE

Jeudi 8 novembre 2012 : Départ 7h30 de l'hôtel pour la Quebrada de Las Conchas. Encore de superbes paysages de Salta à Cafayate : Garganta del Diablo, Anfitreatro, El Obelisco... mais la ville par ell-même n'a rien d'extraordinaire. Nous visitons une cave avec dégustation de vins mais d'après d'autres touristes, il y en a une autre ou le vin est bien meilleur. Retour à 19h30. Je vais à l'agence Aerolineas pour confirmer mes 2 vols d'avion à venir. Je retourne dîner chez Jovi Dos. Je croise une manifestation anti-gouvernementale. SALTA – PUERTO IGUAZU

Vendredi 9 novembre 2012 : Visite de Salta le matin : téléphérique du mont San Bernardo (35$Ar) puis balade en ville. Le musée MAAM est fermé cause de travaux. Toujours avec mon équipier de chambrée de Salta, nous passons par le marché artisanal vers San Martin puis allons déjeuner parmi les locaux au marché central à côté de notre hôtel : beaucoup de bruit et grosse chaleur sous ce marché couvert mais il faut le faire ! A 15h20, nous prenons le bus local 8A qui nous dépose à 300m de l'aéroport pour 2$Ar seulement. A 16h, nous enregistrons nos bagages. L'avion décolera avec 15mn de retard (17h35). Arrivée à Puerto Iguazu 19h30. Plusieurs bus pour nous emmener en centre-ville suivant les hôtels pour 35$Ar. Vers 20h, nous cherchons un hôtel : beaucoup sont complets pour ce soir ou trop chers. Nous trouvons chez l'habitant « Alojamiento José Gorgues » une chambre très correcte pour 2 à 140$Ar avec SDB mais sans petit déjeuner. Mon coéquipier ne prendra qu'une nuit ici et ira au « Marcopolo Inn » en dortoir les jours suivants pour le même prix (70$ la nuit) mais avec piscine et petit déjeuner. Pour moi, la charmante propriétaire me fera la même chambre à 80$Ar pour le lendemain. Nous allons dîner dans un restaurant ouvert à 22h (« Sabores » en face de Marco Polo Inn pour 65$Ar bière comprise). Des enfants passent à toutes les tables pour vendre des objets sans intérêt. Je leur demande pourquoi ils ne sont pas couchés à cette heure tardive ; le plus grand (11 ans environ) me dit qu'il ira vers 22h30. Les 2 ou 3 plus jeunes (entre 6 et 9 ans) traîneront encore dans la rue vers minuit ! J'ai su par la suite que c'était des familles indiennes qui séjournaient dans la ville et je les croiserais tous les soirs dans les rues. Les agences de voyages ainsi que les guichets de bus sont encore ouverts à cette heure tardive. Nous nous renseignons sur les prix et horaires pour la visite des chutes côté argentin et brésilien ainsi que pour aller faire des achats au Paraguay (il paraît que les prix sont intéressants). PUERTO IGUAZU – Chutes côté argentin le matin puis brésilien l'aprèsmidi

Samedi 10 novembre 2012 : Lever 6h pour aller prendre le bus (50$Ar A/R) pour les chutes vers 7h. Il y en a toutes les 20mn ; je prends le 1ier (compagnie « Rio Uruguay », mais j'arrive à 7h30 alors que le parc n'ouvre qu'à 8h ! Je serais donc le premier au guichet (entrée=137$Ar) avant la cohue des groupes de touristes qui arrivent en masse à 8h. J'ai largement le temps de tout visiter en 4h. A midi, je reprend le bus pour Puerto Iguazu où on est obligé de repasser pour prendre un autre bus pour les chutes côté brésil (bus direct sans passer par Foz avec la compagnie « Crucero del Norte »). Le passage à la frontière est très rapide à l'aller comme au retour. L'entrée du parc est à 41,10Rls payable aussi en pesos argentins soit environ 100$Ar. Il faut bien 3 à 4h (contrairement à ce qui est dit dans le guide du Routard) pour faire ce côté qui m'a beaucoup impressionné. Retour par le bus de 17h, douche froide pour me raffraichir et dîner dans un des nombreux restaurants de la rue Cordoba qui proposent des menus à prix identiques (entre 60 et 70$Ar). J'ai rempli ma carte d'appareil photo avec plus de 30 petits films et 100 photos sur la journée.Je la vide sur mon ordi portable. PUERTO IGUAZU – PARAGUAY - BUENOS AIRES

Dimanche 11 novembre 2012 : Lever 5h20. Petit déjeuner en face la station de bus avant d' aller à « La Ciutad del Este » au Paraguay pour voir s'il y a des achats intéressants à faire comme on me l'a dit. Je prend le 1ier bus à 6h50 ; passage par la frontière brésilienne (comme hier très rapide pour tamponner le passeport) et passage libre au Paraguay sans formalités. Il faut environ 50mn depuis Puerto Iguazu. On trouve des maillots de foot (originaux et copies) de tous les pays de la planète. J'en achète pour mon petit fils à moitié prix par rapport à celui vu à El Calafate ou Salta. Les appareils électroniques sont sensiblement au même prix qu'en France mais beaucoup moins chers qu'au Brésil. Les gens sont très sympathiques et discutent bien avec moi. Il est 9h20 et mon bus n'est qu'à 9h50 ce qui me fera arriver à Puerto Iguazu vers 11h et je risque de manquer le bus pour l'aéroport qui doit passer entre 10h30 et 11h devant l'hôtel. Je me renseigne donc avec mon vendeur de maillots pour un taxi. Un de ses amis propose de m'emmener jusqu'à Foz (à la frontière brésilienne) pour 5$US et de là je devrais trouver des bus pour Puerto Iguazu. A la frontière, je vois des « motos-taxi international » ; je discute avec eux pour savoir le prix et le temps pour aller à Puerto Iguazu. A 10h10, comme je ne vois toujours pas de bus, je rentre donc en moto-taxi (pour 100$Ar en 30mn avec le passage à la frontière brésilienne). Il me dépose à mon hôtel ; le bus pour l'aéroport n'est pas encore passé : le temps de sortir mes bagages et le bus arrive. Il me dépose à l'aéroport à 11h30 (35$Ar). Un taxi était à 130$Ar. Je mange un sandwiche et une pomme qui me restaient d'hier ; j'enregistre mes bagages et je passe sans problème au détecteur avec une petite bouteille d'eau dans mon petit sac à dos. L'avion décolle avec 15mn d'avance ! Arrivé à BA (Aeroparque) à 14h20. Je prends le bus N°33 pour le centre-ville (2$Ar en pièces). Il ne faut que 30mn et je commence à chercher un hôtel. Le 1ier : complet. Le 2ème « Hostel Colonial » me propose une chambre en dortoir mais je serais seul pour les 4 nuits. Je change 50 € dans la rue à 7,38 (au lieu de 6 en moyenne). Je vais me promener en ville (Plaza de Mayo, Casa Rosada et marché artisanal du dimanche dans les rues adjacentes), puis j'irai jusqu'au port avant de dîner dans un snack pour 36$Ar. BUENOS AIRES

Lundi 12 novembre 2012 : Petit déjeuner léger à 8h (croissant + thé). Je vais voir la relève de la garde à la maison rose, ensuite direction agence IBERIA (avenue 9 de Julio) pour confirmer mon vol retour vers la france, puis grande balade en ville : Recoleta, le cimetière, Plaza Pellegrini, et Francia puis San Nicolas. BUENOS AIRES – TIGRE - BUENOS AIRES

Mardi 13 novembre 2012 : Départ à 9h pour la gare de Retiro. Train pour Tigre (1h de trajet et 4$Ar A/R). Je prends une excursion en bateau-bus en bois qui coûte 34,50 $Ar (pour le circuit « Tres Bocas » avec la compagnie Interisleñar ; 30mn de balade avec arrêt possible pour déjeuner dans un resto au bord du canal). Retour avec un autre bateau de la compagnie toutes les 40 mn. Les autres tours ne permettent pas d'arrêt en cours de balade : le « grand tour » dure 3h pour 80 $Ar et un autre est à 50 $Ar.Dépaysement total par rapport à BA ; on se croirait au Cambodge ou Laos avec tous ces canaux ! Retour en centre ville de Tigre vers 16h30. Le marché aux fruits vers le port est pratiquement tout fermé en semaine à cette heure. Je reprends le train à 17h. Retour BA 18h. Je vais diner au centre ville à « El Palacio de la Papa Frita » : les assiettes sont très copieuses (en frites seulement) ; pour la viande, c'est moins copieux que dans tous les autres restaurants ! Il y a 5 menus proposés en plus de la carte : 65, 68, 70, 90 et 120 $Ar. BUENOS AIRES

Mercredi 14 novembre 2012 : Départ à 9h pour « la Boca » en bus N°152. Peu de monde dans les rues : 2 heures de visite à pied dans ce quartier dit dangereux mais le matin, je n'ai pas eu de problèmes. Devant les grilles du stade, une foule de gamins attendent d'apercevoir des joueurs à l'entraînement. Retour à pied par San Telmo et déjeuner au restaurant « El Desnivel » (Defensa 855) pour 68$Ar (1 empanada, 400g de boeuf grillé et 1 verre de vin). Ensuite promenade dans « Puerto Madero », visite de la frégate Sarmiento pour 2$Ar puis retour dans le centre et visite du musée de la Casa Rosada. Retour à l'hôtel vers 18h pour un douche. Je termine des achats pour liquider mes pesos. BUENOS AIRES

Jeudi 15 novembre 2012 : Je fais mes bagages pour la dernière fois et les laisse à l'hôtel jusqu'en fin d'après midi. Vais me promener dans « Palermo Viejo», « Palermo Hollywood», puis vers le parc botanic autour de la Plaza Italia et retour en métro pour déjeuner au restaurant « Suipacha » au 425 Suipacha c asi esq.Av.Corrientes qui propose beaucoup de choix à moins de 60 $Ar à la carte et un très bon menu à 58 $Ar avec entrée (courgettes + aubergines cuites en vinaigrette), ½ biffe de chorizo+légumes, dessert + 1 boisson. Retour à l'hôtel, douche et je vais prendre le bus N°8 sur l'avenue de Mayo pour un trajet d'environ 2h30 vers l'aéroport Ezeiza où j'ai mon vol retour pour la France (Lyon) via Madrid à 22h25. J'ai 3h30 d'attente et dépense mes dernières pièces de monnaie (3,50$Ar qui me donnent droit à un paquet de chewing gum à 4$Ar : dans ce pays, ils arrondissent sans problème au prix inférieur si on n'a pas la monnaie !). Avec mes 10$US restants, je voulais aussi acheter un pot de confiture de lait (Dulce de letche qui est bien meilleure ici que partout ailleurs) mais le vendeur me dit qu'à Madrid, ça ne passera pas à la douane car c'est considéré comme du liquide ! Il aurait pu me proposer de le mettre sous sac plastic scellé ! L'avion est retardé de 15mn mais une fois à bord, on décolle à l'heure prévue. Je prend un petit somnifère (stilnox) et m'endors très rapidement juste après avoir terminé le repas servi à bord. Je ne me souviens pas avoir été débarassé de mon plateau ! Arrivée à Madrid à 14h avec 30mn d'avance. Pas besoin de changer de terminal et j'ai 3h d'attente. Il fait chaud mais ciel couvert à l'extérieur. Arrivée à Lyon à 20h avec 30mn de retard. Le décalage horaire fera que je n'aurais pas sommeil avant 2h du matin pendant les 3 ou 4 jours qui suivront.
Discussion autour du thème du mois d'août 2016 "Le cadre dans le cadre" English translation pending
by Maevita · 2016-08-01 · 237 replies
Le thème du mois d’août 2016 est lancé !

Pour les commentaires, débats, partages de photos et autres c'est ici...

Bon concours à tous!
Quatre semaines magnifiques, de la Namibie aux chutes Victoria English translation pending
by Ticapi · 2016-07-28 · 359 replies
Bonjour à tous,

De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.

La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.

Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.

Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?

Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.

Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.

Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.

Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.

Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.

Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.

Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.

Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.

Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.

Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.

Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉















Balade cycladique, entre ciel et mer, entre bleu et blanc English translation pending
by Stef2Mars · 2016-07-22 · 63 replies
Mon escapade dans les îles grecques vient de prendre fin. Un très beau voyage de 18 jours (29 juin- 16 juillet) pour découvrir et admirer quelques perles des Cyclades. Je remercie d’ores et déjà les personnes qui ont répondu à mes questions avant et pendant le voyage, et j’espère que ce retour de ma part sera utile aux futurs voyageurs.

Préparation

J’avais emporté avec moi 3 guides papier sur les Cyclades, dont un Routard de 2011 que je m’étais fait prêté. Ajouté à cela le « Cartoville » et le « Grand week-end à » sur Athènes. Quelques posts sur VF et pas mal de surf sur le web, autant vous dire que j’étais particulièrement équipé.

Vols

Aller et retour avec la compagnie Aegean. Achetés mi-avril enligne sur www.aegean.com

Ferries

3 trajets opérés par Blue Star Ferries (Santorin-Naxos, Naxos-Paros et Paros-Le Pirée), réservés dès février sur le site www.directferries.com

Hébergements

Nous avons eu recours à 5 locations, dénichées sur www.booking.com. Elles nous ont toutes donné satisfaction. J’ai d’ailleurs posté un commentaire plus que positif pour chacune d’entre elles dès mon retour (voir Stéphane, France).

- Marina’s Studios, Perivolos (Santorin) du 29 juin au 2 juillet, soit 3 nuits

- Sweet Home, Karterados (Santorin) du 2 au 4 juillet, soit 2 nuits

- Panormos Hotel (Naxos) du 4 au 9 juillet, soit 5 nuits

- Meletis Studios (Paros) du 9 au 13 juillet, soit 4 nuits

- Hotel Cosmos (Athènes) du 13 au 16 juillet, soit 3 nuits

Concernant Santorin, j’avais opté dès le départ pour une seule location (Sweet Home à Karterados) car parfaitement située pour des visites en étoile sur toute l’île. Mais par manque de disponibilités à nos dates, on a fait un compromis avec une deuxième location sur la côte sud.

Transports

Avec 2 enfants en bas âge et une envie de découvrir les moindres coins et recoins de chacune des îles, la location de voiture s’est finalement imposée comme une évidence. Les 3 agences sollicitées, avec des avis mitigés pour 2 d’entre elles, j’y reviendrai un peu plus loin.

- Santorini Car Hire (Santorin) www.santorinicarhire.com

- Autotour (Naxos) www.naxosrentacar.com

- Chaniotis (Paros) www.parosrentals.gr

Cuisine

La référence tarifaire pour un resto, c’est la salade grecque. Jusqu’à 6,50 € vous mangerez pour un prix raisonnable. Au-delà de 8 €, attendez-vous à une addition salée. Au fur et à mesure du voyage c’est devenu notre repère pour choisir une table.

D’ailleurs, des salades grecques, on a testé pas mal, avec plus ou moins de réussite. On peut faire un repas juste avec ce plat, tellement c’est copieux. Nous avons pris l’habitude, au fil de notre séjour, de commander avec prudence. A plusieurs reprises nous sommes repartis avec des doggy bag.

Contact avec les Grecs

Impression mitigée, je m’explique. Que ce soit avec les commerçants, les restaurateurs ou nos hôtes, les rapports ont globalement été excellents. Sur la route en revanche, c’est la soupe à la grimace. Jamais un remerciement quand vous laissez passer quelqu’un… Le bitume appartient aux locaux et ils ne se privent pas de le faire savoir aux touristes. Après, peut-être que c’est lié à une certaine mentalité insulaire, je ne sais pas… N’ayant pas conduit à Athènes, la comparaison avec le continent est difficile.

Déroulement du séjour

Voici le programme qui fut le notre, je le détaillerai par la suite

- Jour 1 : Vol Marseille-Santorin avec escale d’une heure à Athènes

- Jours 2, 3, 4 et 5 : Visite de Santorin

- Jour 6 : Ferry Santorin-Naxos

- Jours 7, 8, 9 et 10 : Visite de Naxos

- Jour 11 : Ferry Naxos-Paros

- Jours 12 et 13 : Visite de Paros

- Jour 14 : Visite d’Antiparos

- Jour 15 : Ferry Paros-Le Pirée

- Jours 16 et 17 : Visite d’Athènes

- Jour 18 : Vol Athènes-Marseille

Budget

- Chèque e-parking aéroport Marignane : 47 €

- Vols AR : 1755 €

- Excédent bagages : 45 €

- Ferries : 170 €

- Hébergements (17 nuitées) : 915 €

- Locations voiture : 400 €

- Essence : 100 €

- Courses et repas : 965 €

- Pressing : 20 €

- Excursions et visites : 57 €

- Transports Athènes : 86 €

- Total : 4560 € soit 1140 € par personne

Conclusion et conseils

De très beaux coins et paysages sur chacune des 3 îles visitées. Tourisme de masse sur Santorin, ce n’est pas une surprise, mais cela ne nous a pas empêché d’apprécier cette île hors du commun. Et encore, nous c'était une période encore pas trop chargée, sûrement le calme avant la tempête estivale... Ce doit être sûrement plus plaisant de s’y rendre avant ou après l’été, pour profiter des lieux et des plages sans trop de foule.

Sur le bitume, la prudence est de mise. Les routes ne sont pas toujours très larges et la conduite insulaire à la « pousse-toi de là que je passe » vous fera redoubler de vigilance. Au niveau de la signalisation, il est parfois compliqué de trouver la bonne route, surtout à Santorin. Heureusement qu’il n’y en a pas 500.000… Sur Paros, vous pouvez en quelques secondes passer d’une route classique à un chemin de terre. Bien vous renseigner avant de vous y engager, vous pouvez rapidement vous retrouver au fin fond de la montagne… C’est du vécu !!!

N’hésitez pas à questionner les locaux, ils sont assez serviables. Avec un minimum d’anglais et quelques bribes de grec (kalimera, kalispera, efcharisto et palakalo), vous vous en sortirez toujours.

PS : Le voyage plus en détail et les photos suivront…(faudrait déjà qu'elles soit triées 😄)

Stef
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1800 km en Croatie et Monténégro en juin 2016 English translation pending
by Jacou0109 · 2016-07-18 · 7 replies
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1800 km en Croatie et Monténégro en juin 2016 : Split, Trogir, parcs de Plitvice, de Paklenica, de Krka, Zadar, îles de Hvar, Korcula, Mljet, Dubrovnik, Kotor.

06/06 : Mulhouse/Bâle-Split Arrivée à Split au coucher du soleil, température agréable à cette heure. La navette nous amène en 35 mn à la station centrale de Split (30 kn pp) juste en face du port des passagers. Nous remontons à pied du port en direction du théâtre en passant devant le palais de Dioclétien. Les terrasses sont bondées, les autochtones et les touristes profitent de cette belle soirée. Cette première vision de Split nous convient parfaitement et laisse bien augurer de la suite de ce voyage. Notre appartement est distant d'à peine 10 mn à pied du centre, il est très propre et moderne avec tout le confort possible, lave linge, lave-vaisselle, cuisine complète, tv dans chaque chambre etc. Nous disposons également d'une petite terrasse qui donne sur un jardin, de plus ce quartier proche du parc de Marjan est très calme.

07/06 : Split Beau ciel bleu immaculé ce matin. Nous partons à pied en direction de la vieille ville médiévale et commençons la visite par le marché aux poissons puis la place Narodni Trg riche de monuments divers dont une curiosité : une boite aux lettres de l’époque française ! Nous entrons enfin dans l'enceinte de l’ancien palais de Dioclétien, énorme quadrilatère qui a été occupé, aménagé, transformé, depuis au moins 2000 ans ! Cela donne un résultat très original mais harmonieux quand même. Par la technique du réemploi des pierres anciennes, les murs des maisons ressemblent à des patchworks : On voit ainsi dans ces murs des pierres portant des frises romaines, des bouts de chapiteaux corinthiens et autres. Le péristyle et le mausolée de Dioclétien transformé en cathédrale forment le centre stratégique du palais de Dioclétien. Dans le mausolée nous avons pu admirer de belles chapelles romanes ou renaissance, les superbes vantaux en chêne sculptés de la porte principale ainsi que de très belles stalles dans le chœur.

L’ascension à près de 60 m dans la tour du clocher offre une vue magnifique sur la ville, le port et la mer. Nous allons ensuite faire quelques achats alimentaires au marché bien achalandé à l'est du palais de Dioclétien. Dans l’après-midi nous repartons à pied en direction du belvédère de la colline Marjan. Superbe balade durant 3h sur le chemin des chapelles (St Nicolas, Bethlehem et St-Jérôme), avec des vues exceptionnelles sur Split, la mer et les iles au loin. Cette balade en terrain plat sur un chemin aménagé permet de visiter plusieurs chapelles mais c’est surtout la dernière, accrochée sur la falaise qui est la plus impressionnante. Retour au belvédère, bel endroit pour faire une halte boissons au bar, et descente par Varos, le quartier des pêcheurs jusqu’en ville. Dîner au restaurant Sperun de plats à base de poissons : bon et pas très cher.

08/06 : de Split à Plitvice Après le petit-déjeuner pris sur la terrasse comme nous en avons l'habitude, nous partons à pied vers le port en face des ferries Jadrolinja récupérer la voiture réservée en France. En passant nous allons voir le côté Nord du palais de Dioclétien avec la porte d'or et la statue de Grégoire de Nin, sculpture moderne de Mestrovic. Départ pour Trogir sous un beau soleil. Nous nous garons au parking payant près du pont (30kn) et partons visiter la ville à pied. Le temps est magnifique et Trogir nous apparaît d'emblée charmante pour son site lacustre : la petite ville est bâtie sur un ilot séparé du continent par deux ponts, on pénètre dans la ville en passant sous une porte fortifiée. Toute la ville st construite avec cette pierre blanche si caractéristique de la Croatie. La ville est très touristique mais malgré le monde et les nombreux restaurants et boutiques elle reste agréable à visiter. La cathédrale est magnifique, surtout son porche entièrement sculpté. À l'intérieur la chaire octogonale, les stalles sculptées en chêne et la chapelle renaissance de St-Laurent en sont les pièces maîtresses. Nous montons tout en haut de la tour pour profiter de la vue sur la vieille cité. Il est midi et nous attendons un peu que le vacarme des cloches carillonnant à toute volée se soit apaisé. De retour sur le plancher des vaches nous continuons notre balade, admirant les sympathiques petites cours intérieurs occupées par de nombreux restaurants. Pique-nique dans un parc public avec des böreks (feuilletés). Nous reprenons la voiture et partons en direction de Sibenik et le parc de Plitvice. Le paysage a changé, nous sommes maintenant en montagne, la route longe de grandes étendues plates bordées de montagnes, il fait plus frais et la végétation est beaucoup plus verte que le long de la côte. En approchant de Plitvice, les hôtels, pensions et appartements à louer se multiplient. Notre appartement se trouve au 1er étage d'une maison située dans un hameau près de la route n° 1. La maîtresse de maison nous accueille avec un grand sourire, nous fait visiter l'appartement, nickel propre avec tout le confort et nous invite à boire un apéritif de bienvenue : bière, jus d'orange, liqueur de cerise ou de noix, eau de vie, café, biscuits. Nous allons ensuite faire quelques courses au supermarché le plus proche et dînons sur la terrasse (avec un pull car le soleil est couché et nous sommes en altitude).

09/06 : Plitvice Réveil à 7h, temps couvert mais pas menaçant. Nous partons en voiture pour l'entrée principale du parc à 10mn. Nous nous garons au parking payant, achetons nos billets et pénétrons dans le parc en passant par une passerelle qui surplombe la route n° 1. Ensuite il faut marcher un peu pour rejoindre les bords du lac où sont amarrés les bateaux qui font la navette. Nous commençons notre balade (Guide Rother n°8) en longeant les bords du lac en direction du nord. Il n'y a personne sur le chemin, pour l’instant et c'est très agréable. Au bout de 45 mn, nous arrivons dans la partie commune où se rejoignent les chemins qui proviennent de la station de bateaux : il y a évidemment beaucoup plus de monde et nombre d’asiatiques reconnaissables entre autres par leurs chapeaux « particuliers ». Le chemin, en fait, est une longue passerelle de bois, assez étroite, et on est obligé de faire la queue et d’attendre que chacun ait fait ses selfies et dieu sait que ça n'arrête pas...le chemin va longer ainsi de nombreuses cascades. Nous faisons, Chritian et moi, une tentative pour emprunter un itinéraire bis en remontant au travers d'une grotte mais un peu plus loin le chemin qui devait nous ramener à Veliki Slap est fermé pour travaux il nous faut donc retraverser la grotte par un escalier assez casse-gueule où de nombreux touristes pas bien équipés retardent tout le monde. Nous rejoignons les filles dans ce coin superbe. Christian et moi continuons le chemin en remontant la falaise pour revenir vers la station de bateaux par le haut : De nombreux miradors aménagés permettent de beaux points de vue sur le lac et les cascades. Peu de temps avant d'arriver à la station P3 des bateaux, il commence à pleuvoir et nous sortons nos pèlerines pour la 1ère fois. Nous nous installons sous les abris de pique-nique pour déjeuner au sec. Nous ne sommes pas seuls, il y a des groupes de touristes, des scolaires surtout qui mettent une chaude ambiance. La pluie cesse assez rapidement après avoir bu nos bières (2x15kn) et nos cafés, nous allons faire la queue pour prendre le bateau vers la station P2. Arrivés à la station P2 nous empruntons le chemin qui parcourt les cascades des lacs supérieurs. Le temps s'est bien amélioré mais il y a toujours foule ! Cette promenade parmi ces nombreuses cascades est superbe, on est environné d'eau partout, le vert des forêts ou des plantes aquatiques lacustres se marie bien avec les nuances de bleu ou de vert des eaux du lac. Retour vers le parking bien après15h un peu fourbus tout de même.

10/06 : de Plitvice à Paklenica et Zadar Temps gris, nuages bas, température fraiche (14°), nous reprenons l'autoroute et le temps s'éclaircit en approchant du parc de Paklenica. Nous nous garons (parking payant) dans le parc et partons randonner sous un ciel clairsemé mais laissant le soleil s'exprimer ! Christian et moi remontons la gorge jusqu'au refuge de Lugarnica où nous pique-niquons de sandwiches et d'une bonne bière fraiche. Retour par le même chemin : C’est une balade agréable avec peu de dénivelé, le départ du chemin dans la gorge calcaire est impressionnant avec ses à-pics vertigineux auxquels s'affrontent les alpinistes. Ensuite le paysage s'élargit et on voit mieux les montagnes calcaires qui encadrent cette vallée : temps agréable, chaud mais pas trop, quelques nuages rafraichissent l'atmosphère. Zadar est vite rejoint depuis le PN de Paklenica. Nous trouvons assez rapidement notre logement dans le centre de Zadar. Le propriétaire très affable nous attendait : bel appartement tout neuf et moderne dans le vieux centre de Zadar. Balade et visite des églises St-Michel, Saint Donat, de l’orgue maritime avec sa mélodie lancinante et étrange et du forum romain. Excellent dîner au restaurant « gourmet Kalelarga » (salades de poulpes, steak de poissons blancs aux blettes, le tout arrosé avec un malvoisie blanc. Dernière promenade nocturne vers la place de l'hôtel de ville et les cinq puits. Nuit un peu bruyante du fait de l’activité nocturne des bars et restos situés juste en bas de l'appartement, mais le double vitrage a été efficace.

11/06 : Zadar, Nin et Sibenik Se promener dans une ville dès le lever du soleil est toujours un moment magique, surtout pour un photographe qui attend cet éclairage rasant et peu contrasté Comme je devais me lever tôt pour actualiser le parcmètre pour la voiture, j’en ai profité pour faire cette balade matinale. En effet dans plusieurs villes touristiques de Croatie, les parcmètres fonctionnent 24h/24h. Ce matin les orgues marines sont bien sonores, ceci est dû au fait qu’il n’y a pas de bruit à cette heure en ville. Je continue ma promenade vers le marché avant de revenir à l'appartement pour le petit-déjeuner. Départ vers 10h en direction de Nin, visite de ce petit village agréablement situé en bord de mer et de salines qui ont fait la réputation de Nin. On y a visité une vieille église romane, des ruines romaines, et on s’est baladé sur le « lungomare ». Départ pour Sibenik, distant de 80 km environ. Ciel un peu voilé, belle route longeant la mer et quelques stations balnéaires. Grâce à l'appli gps de Christian nous trouvons rapidement notre « apartman » à Bilice dans les environs proches de Sibenik : bel appartement en rdc avec grande terrasse et transats deux chambres à coucher, cuisine salle à manger complète et tout le confort, mais dans le détail le ménage à été fait très superficiellement, le gaz ne fonctionne pas et les poêles datent de Mathusalem. Nous prenons notre déjeuner sur la terrasse puis allons découvrir Sibenik : C'est une petite ville perchée sur son rocher face à la mer. Il y a une très belle cathédrale mélangeant plusieurs styles, la plupart des maisons de la ville haute sont d'anciens palais d'époque vénitienne. Mais dans le détail c'est quand même bien défraîchi ! Il manque apparemment des moyens financiers pour entretenir tout ça. Les ruelles sont très étroites le soleil y pénètre difficilement et la pierre grise ou noire ne contribue pas à les éclairer. Après avoir arpenté la vieille ville et croisé plusieurs attroupements d'invités à des mariages trinquant joyeusement devant leurs restaurants, nous sommes allés dîner dans un konoba typique près du port et de la gare, difficile à trouver sans l'aide du guide du routard. Excellent et bon marché (270 kn pour 4 avec 2 entrées, 4 plats et 1 litre de vin blanc).

12/06 : de Sibenik à Krka Temps mitigé mais acceptable. Nous partons vers 9h en direction de la ville de Skradin, une des portes d’entrée du parc de Krka, toute proche à moins de 10 km. Nous nous garons à l'entrée du village (40kn) et partons à pied par le chemin qui longe la rivière Krka en direction des chutes de Skradin buk : cela nous permet de ne pas attendre le départ du bateau à l'heure pile (il n'est que 9h15) et de nous mettre en jambe pour la journée. Au bout de 45 mn nous arrivons à l'entrée du parc (entrée 110kn/pp). Nous partons sur le chemin, plus souvent un ponton de bois, en direction des chutes que nous entendons gronder : très beau spectacle, le ponton zigzague entre les bras de la rivière ménageant de beaux points de vue sur les chutes. On est en plein milieu de l'élément liquide et on ne sait où regarder ! C'est vraiment impressionnant et superbe. On va ainsi se balader pendant plus de 3h dans cet entrelacs de rivières, de lacs et de chutes . Pique-nique sur les bancs des nombreuses gargotes installées près de l'entrée. En passant on a visité les différents sites de l'écomusée (moulin, forge, tissage). Retour en bateau jusqu'à Skradin, visite du village (église et château). Nous reprenons la voiture jusqu'à l'embarcadère du monastère de Visova. Nous prenons la navette pour aller sur l'île (50kn/pp) et visitons le petit musée (incunables, firman du sultan Mehmet), l'église et le petit cloître, rien d’exceptionnel. Nous repartons vers les chutes de Rosti Slap. C'est vraiment moins impressionnant que celles de Skradin Buk d'autant que la passerelle qui permettrait d’y accéder est fermée

13/06 : de Sibenik à l’île de Hvar Temps très gris mais température agréable (22°). Nous prenons la route pour Split que nous atteignons vers 11h et allons sur le port nous garer et acheter nos billets de ferry chez Jadrolineja. En attendant le départ de 14h30 nous allons nous promener dans la vieille ville et dans la partie nord du palais de Dioclétien que nous n’avions pas bien vue. Un peu de pluie s'invite au programme puis c’est l’heure du départ pour 2h de navigation calme entre soleil et pluie d'orage. En arrivant à Stari Grad c'est le déluge, nous partons à la recherche de notre appartement à Rudina près de Stari Grad finalement nous le trouverons mais avec l'aide des propriétaires que nous avions contactés. C'est une superbe maison neuve que le propriétaire « Supermario » a construite de ses propres mains. Sa femme Anita est adorable. En arrivant nous avons eu droit à l'apéritif maison puis elle nous a fait visiter l'appartement tout neuf et tout confort avec un grand balcon qui fait le tour de l'appartement. Nous allons ensuite faire quelques courses à Stari Grad tout proche (4km) et visiter la vieille ville, le soleil est vite revenu. Stari Grad est une petite ville agréable avec son port, sa vieille ville, ses maisons de pierre blanche, ses ruelles étroites et ses églises anciennes.

14/06 : île de Hvar Beau soleil et quelques nuages. Nous prenons la route de montagne vers Hvar. Très belle route qui offre de beaux points de vue sur les deux côtes. Premier arrêt devant une curiosité, à savoir un four à chaux du siècle dernier, deuxième arrêt dans un col où l’on peut admirer des abris en pierre destinés aux bergers. Puis on traverse des champs de lavande vers Grablje et Brusje, et c'est la descente vers Hvar. C'est une très belle ville bâtie autour d'une petite crique qui lui sert de port. Elle s'étage aussi sur les différentes collines qui ferment le paysage, sur la plus haute une grande forteresse construite pas les Espagnols domine tout le paysage. Hvar s’organise autour d’une belle place (St Etienne) sur laquelle donnent l'église , l'arsenal et plusieurs palais au cachet vénitien certain. Nous allons nous balader dans la vieille ville, le long de la côte, là où sont installés les hôtels de luxe fréquents dans cette St-Tropez croate. Christian et moi grimpons jusqu’au château espagnol impressionnant avec ses imposantes murailles, très belle vue sur la ville depuis là-haut. Nous quittons Hvar pour Stari Grad. Balade en ville et dîner au restaurant Antica (690kn) d'entrées variées (langoustines à la Buzara, janjetina d'agneau (ragoût cuit à l'étouffé sous une cloche), tout était très bon, arrosé d'un vin blanc du pays.

15/06 : île de Hvar Beau soleil ce matin, nous allons à Vrboska, station balnéaire toute proche. Superbe petit port pittoresque avec ses trois ponts sur la rivière, ses maisons qui s'étagent sur la colline, la surprenante église fortifiée qui domine le port et sa superbe plage de Soline ombragée par de beaux pins et accessible par un sentier partant de Vrboska. On doit être une dizaine de personnes à se partager cette plage familiale. Nous reprenons la voiture et partons vers le village de montagne de Pitve et ses belles maisons de pierre, c'est ensuite le tunnel à sens unique vers la côte sud et les villages de Ivan Dolac et Sv Nedjelja. La côte sud est très montagneuse avec des falaises qui tombent dans la mer de façon vertigineuse. Le vignoble le plus réputé de Hvar se trouve ici, accroché entre falaises et mer. En passant nous faisons un tour à SV Nedjelja pour admirer le vignoble. Arrêt rafraîchissements sur le port de Zavala, petite station balnéaire sympa. Puis retour à Stari Grad.

16/06 : de Hvar à l’île de Korcula Levé matinal, réveil à 6h15, départ pour Sucuraj tout au bout de l'île vers l’Est à 58 km par une route tout en lacets, il nous faudra 1h15 avant d'y arriver. Là nous allons devoir attendre le ferry qui ne part qu’à 9h45 ce que nous faisons en nous baladant dans cette petite station agréable. Le temps est couvert. 1/2h de traversée plus tard nous voilà sur le continent à Drvenik. Nous prenons la route vers l'Est jusqu'à Ploce, port industriel d'où nous repartons en ferry pour Trpanj (1h) par un vent fort, un ciel couvert mais pas de pluie. De Trpanj (péninsule de Peljesac) nous reprenons la route pour Orebic (22 km) d'où nous attend notre 3me ferry de la journée pour l'île de Korcula (1/4h). Nous débarquons à Domice. Il nous faut encore 15 mn pour rejoindre Lumbarda, lieu de notre nouveau gîte. Nous avons un superbe appartement avec une terrasse donnant sur la ville et son vignoble réputé. Après avoir pris un en-cas sur la terrasse nous allons nous promener à Lumbarda, petite ville qui s'éparpille en plusieurs quartiers répartis autour de criques en bord de mer. Nous allons également repérer les restaurants et choisissons le Zudica pour ses plats de poissons et sa terrasse en bord de mer : c'est enfin l'occasion de goûter au fameux brodet de poissons, un ragoût de poissons blancs à la sauce tomate et au vin, c'est délicieux.

17/06 : île de Korcula Ce matin nous allons visiter la petite ville de Korcula enserrée dans ses murailles. Le site est superbe au bord de l'Adriatique, dans les venelles la plupart des maisons et des palais sont de style vénitien. Nous allons arpenter la ville dans tous les sens, admirant en particulier la cathédrale St-Marc. Belle vue depuis le sommet du clocher. Nous reprenons la voiture en direction de Zrnovo et ses maisons aux toits de lauze. Puis c'est une baignade à Pupnatska luka, petite plage coincée dans une ria profonde accessible uniquement par une route à voie étroite. L'eau est bonne mais pas trop chaude, il y a peu de monde heureusement. Nous repartons vers Pupnat, Kneze et le sympathique petit port de Racisce. Retour par la route du bord de mer avec de splendides points de vue sur la ville de Korcula.

18/06 : de Korcula à Dubrovnik Il fait déjà bien chaud à 8h. Les vignerons s'activent depuis quelque temps déjà. Nous quittons Lumbarda vers 9h30 et rejoignons le port de Domice tout proche. Nous embarquons dans le traversier avec l'incontournable bus d'asiatiques (souvent chinois) repérable à leurs couvre-chefs exotiques et aux incessants selfies. Peu de temps après nous débarquons à Orebic et partons vers l'est en direction de Ston. Nous traversons des paysages sauvages, puis des zones consacrées à la viticulture, importante activité économique étant donné le nombre de buvettes et de caves ouvertes au bord de la route. Les feux de forêts ont fait des ravages ici, des troncs calcinés se dressent de part et d'autre de la route. Arrêt à Ston et sa fameuse muraille impressionnante qui partant de la ville grimpe tout en haut de la montagne pour rejoindre la ville de Mali Ston un peu plus loin. La visite de la ville nous ayant donné soif et un peu faim nous faisons un arrêt apéro + en-cas au restaurant Maestral : excellent antipasti à base de poissons et coquillages, le tout arrosé par un Posip, vin blanc bien sec et parfait pour accompagner nos plats. Nous repartons pour Dubrovnik que nous atteignons au bout de 50 mn. Nous nous installons dans notre nouvel appartement. En fin d'après-midi, nous allons nous promener dans notre quartier de Lapad, d'abord le long du port de plaisance puis de l'autre côté où une grande allée piétonne bordée de bars, restaurants et hôtels descend vers la mer. On retrouve ici le schéma habituel des villes balnéaires tournées vers les activités touristiques. Un peu plus loin se trouvent les grands hôtels de luxe aux appellations originales comme Royal Princess !!! La clientèle est internationale évidemment et les tenues de soirée sont au diapason.

19/06 : Dubrovnik Pour être à Dubrovnik avant la foule, nous prenons le bus n° 6 vers 8h15 et arrivons à la porte Pile vers 8h30. Nous commençons par le circuit des remparts, il y a heureusement peu de monde, le temps est incertain et les nuages dominent. Nous faisons notre tour dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. La ville est entièrement enceinte d'une haute muraille ponctuée par de grosses tours fortifiées qu'il faut escalader en empruntant des escaliers plutôt raides. La vue sur la ville est très belle. Au bout de presque 2h nous en avons fait le tour. Nous allons ensuite découvrir la vieille ville, ses palais, ses églises et ses places. Retour à l’appartement. Nous ressortons vers 20h, il a cessé de pleuvoir. Bel éclairage de coucher de soleil, la grande foule s'est un peu clairsemée, on respire un peu mieux, très bon dîner tout près du palais Sponza au Dundo Maroje (moules à la buzara, plateau de poissons et fritures).

20/06 : de Dubrovnik à Kotor Super ciel bleu, le temps change tous les jours et heureusement le ciel gris est rare et la pluie de courte durée. Départ pour le Sud. Arrêt photos depuis la route qui domine la ville de Dubrovnik, nous roulons ensuite jusqu'à Cavtat, belle station balnéaire nichée au bord d'une baie abritée. Quelques points d’intérêt : Le palais du Recteur, une ou deux églises, un beau cimetière marin qui donne sur la mer, le mausolée de la famille Racic réalisé par le sculpteur Ivan Mestrovic et un beau sentier côtier qui long des plages et une pinède. Un peu plus loin nous passons la frontière du Monténégro et longeons maintenant les bouches de Kotor. En réalité on se croirait au bord des lacs en Suisse ou en Italie du Nord du fait de ce relief vigoureux qui tombe directement dans la mer. Trouver notre logement n’a pas été, une fois de plus très simple et il a fallu faire appel à nos logeurs pour le trouver. Très souvent le nom des rues n’apparait pas et les GPS couvrent encore très mal ces régions.

Nous logeons dans un bel appartement avec une terrasse qui donne sur un beau jardin, les jeunes femmes qui s'en occupent Anna et Nada sont très organisées. Ana nous explique avec force détails le fonctionnement de l’appartement et nous informe, en bon guide de tout ce qu'il y a à voir à Kotor et dans les environs. Un gros paquebot de croisière est amarré au quai ce qui promet du monde dans les ruelles de Kotor. C’est le problème de ces petits ports fortifiés très touristiques quand un ou plusieurs paquebots de croisières viennent y déverser leurs milliers de passagers qui vont très vite engorger les ruelles, les places et les magasins. Kotor apparaît moins léché que Dubrovnik et plus authentique, il y a moins de restaurants et d'échoppes de souvenirs, et dans certaines ruelles les maisons apparaissent aussi plus décaties. Mais c'est vraiment une ville en tout point intéressante avec son passé médiéval et ses remparts exceptionnels qui grimpent très haut dans la montagne et qui totalisent plus de 4,5 km de long. Monter là haut à cette heure n'a pas beaucoup d'intérêt compte tenu de la chaleur et de l'éclairage défavorable en contre-jour. Nous nous installons pour boire une bière et regarder les estivants, surtout des croisiéristes qui déambulent en ville.

21/06 : Kotor Levés à 7h nous partons Christian et moi gravir les remparts de Kotor à savoir 1300 marches en positif et autant en négatif. Vers 8h30 il ne fait pas encore trop chaud et nous atteignons en 10 mn la petite chapelle puis c'est la grimpette jusque tout en haut en 45 mn nous y sommes. Belle vue sur les bouches de Kotor et sur la vieille ville. Nous ne sommes pas seuls mais il n'y a pas foule non plus,

Nous reprenons la voiture pour aller faire la fameuse route serpentine aux 27 épingles à cheveux qui en quelques km nous mène tout en haut de la montagne qui domine les bouches de Kotor à Njegusi à près de 1000m d’altitude : la route est effectivement très étroite, s'y croiser n'est pas évident surtout quand il s'agit d'un bus ! Mais la vue de si haut est à couper le souffle. Après avoir fait un tour en voiture dans le parc de Lovcen (station montagnarde de maisons construites en grosses pierres blanches) nous redescendons par la même route. Nous continuons ensuite en direction de la petite ville de Perast d'où nous prendrons une barque (4€ pp) pour aller visiter sur un îlot, l’église Notre Dame du Récif. Beaucoup de monde sur cet îlot gros comme un mouchoir de poche, évidemment nous retrouvons nos croisiéristes de Kotor ! Le soir nous allons dîner en ville sur la place St Tryphon, par chance c'est la fête de la musique et les artistes locaux, essentiellement des choristes, animent la place de leurs chants. Balade nocturne très agréable dans Kotor by night.

22/06 : de Kotor à l’île de Mljet Nous repartons de Kotor en continuant sur l'autre rive du lac avec la ville de Prtrcanj puis c'est le ferry de Lepetane pour l'autre rive des bouches de Kotor et le passage de la frontière. Nous passons devant Dubrovnik, puis après un arrêt- déjeuner à Ston nous allons nous baigner sur la plage de Prapratno en attendant le ferry qui doit nous emmener sur l'île de Mljet. Après 40 mn de traversée (260kn 4pax+auto) nous voilà au port de Sobra. De là une route sinueuse se faufile parmi les collines et les montagnes jusqu’à Kozarica le minuscule port où nous avons réservé notre logement. Bien que notre appartement soit tout petit il y a tout ce qui faut : une cuisine, une chambre et un salon avec canapé convertible et une petite terrasse.

23/06 : île de Mljet Ciel bleu et soleil, il fait déjà très chaud. Nous reprenons la petite route sinueuse et prenons l'embranchement qui permet de rejoindre le parc naturel de Mljet. En arrivant nous allons nous garer à Pristaniste une des entrées du parc qui a l’avantage de n’être qu’à 10 mn à pied du grand lac. Très agréable balade ombragée autour des deux lacs avec de nombreuses possibilités de baignade.

24/06 : de Mljet à Trogir Dernier jour entier en Croatie nous reprenons le ferry pour quitter Mljet en direction de Prapratno. Re-baignade sur la belle plage de sable devant le camping puis départ en direction de Split et de Trogir par l'autoroute. Nous logeons à quelques km de Trogir sur les hauteurs de la ville d’Arbanija. Promenade le soir et excellent dîner dans la vieille ville de Trogir où il y a beaucoup de monde.

25/06 : de Split à Bâle/Mulhouse Retour en France, fin du voyage

En résumé : nos appréciations

Split *** (vieille ville+colline Marjan) Trogir*** Parc de Plitvice*** Parc de Paklenica** Zadar*** Sibenik** Parc de Krka*** Ile de Hvar*** (Hvar***, Stari grad*, Vrboska**, côte sud-Ouest** Ile de Korcula*** (Korcula***, Lumbarda *, Racisce*) Ston** Dubrovnik*** Cavtat** Kotor*** Ile de Mljet***

Budget pour 4 personnes et 18 jours sur place: 4152 €

Avion : 241 € Auto, essence, parking, ferry : 485 € Entrées visites: 343 € Logement : 1161 € soit 61€ par nuit pour 4 Restos nourriture : 1922 €

En guise de conclusion

La Croatie possède un patrimoine exceptionnel tant du point de vue paysage que du point de vue culturel ce qui explique bien sûr le succès qu’elle rencontre auprès des touristes du monde entier.

Pour nous qui étions habitués aux pays méditerranéens traditionnels (Grèce, Italie, Espagne, Maghreb) cela a été une découverte originale : se trouver dans un milieu géographique connu mais avec des spécificités différentes : une langue « bizarre » et des toponymes imprononçables, des maisons aux toits à quatre pans dont les murs sont faits avec de grosses pierres calcaires blanches, des clochers construits tous sur le même modèle, une gastronomie qui emprunte aux traditions ottomanes, d’Europe centrale de la Méditerranée. Ce qui est étonnant c’est la disproportion entre le faible nombre d’hôtels et l’offre abondante d’appartements. A une exception près nous avons toujours été très satisfaits des appartements loués : excellent rapport qualité-prix, équipements complets et neufs, propreté impeccable, logeurs dévoués et sympathiques. Les visites : comme tout pays dépendant des rentrées financières du tourisme, la Croatie en profite pour faire payer de façon systématique les parkings, les entrées des principaux monuments et des parcs nationaux. Le coût en est élevé si on veut visiter les principales attractions du pays. Si les nuitées sont abordables, la restauration par contre est plus onéreuse avec des prix se rapprochant de ceux pratiqués en Europe occidentale.

La Croatie a la réputation d’être un pays sûr et à ce sujet nous n’avons jamais vu de représentants des forces de l’ordre du moins en uniforme.

L’album photos est visible en cliquant sur ce lien : Pour voir les légendes, cliquez sur l'icône i en haut à droite du bandeau noir encadrant les photos. Le diaporama peut être activée en cliquant sur l'icône tout à droite "3 points verticaux". goo.gl/...os/mweiaV1XocUdskWZ6
Une semaine aux îles Féroé English translation pending
by Marcelica · 2016-06-29 · 53 replies
Bonjour à tous,

Je n'ai pas l'habitude de ce genre de post mais je reviens enchanté d'un voyage d'une semaine aux îles Féroé. Ceci ne sera pas vraiment un compte rendu, mais je voulais partager quelques infos et photos.

Nous sommes partis à deux en avion avec une escale à Edimbourg où nous sommes restés 3 jours avant le départ pour les Féroé. Il n'y a d'ailleurs qu'une seule compagnie qui dessert les îles à savoir Atlantic Airways.

La météo était avec nous durant toute la semaine. A vrai dire, cela faisait déjà 3 semaines qu'il n'y avait pas eu une goutte d'eau là bas et ça a donc duré pendant notre séjour avec seulement 3 gouttes lors du dernier jour. D'ailleurs, la cascade Fossá près de Tjørnuvík était complètement asséchée, du jamais vu !! A part un ciel gris le jour du départ, le temps a donc été au beau fixe.

Bien que les transports en communs soient relativement bien développés, nous avons choisi de louer une voiture afin d'être libre de nos déplacements. On a envie de s'arrêter tous les 100 mètres pour faire des photos tellement que c'est beau.

Nous avons donc visiter les îles de Vagar, Eysturoy, Streymoy, Kunoy, Kalsoy, Bordoy, Vidoy et Mykines. En Juin la haute saison n'a pas encore commencé mais il est nécessaire de réserver en avance le bateau pour Mykines qui est assez petit et il n'y a que deux départs par jour il me semble. Kalsoy est également accessible par ferry depuis Klaksvík (piétons ET voitures) mais impossible de réserver en avance ! Si on effectue la traversée avec sa voiture, le site internet qui indique les horaires conseillait d'être là 15 minutes avant le départ, mais ça ne suffit pas parfois ! Même avec 30 minutes d'avance nous n'avons pas pu embarquer sur le ferry par manque de place.

Bref, les îles Féroé c'est surtout beaucoup de balades et/ou randonnées. Je ne vais pas vous les compter mais plutôt vous montrer quelques clichés en espérant donner envie aux autres ! N'hésitez surtout pas si vous avez des questions, je serais ravi d'y répondre.



Île de Mykines

Gjógv

Slættaratindur

Oyndarfjørður

Viðareiði



Saksun

Klaksvík

Île de Kunoy

Île de Kalsoy



Tórshavn

Leitisvatn

Gásadalur

Falaises de Vestmanna

Phare de Kallur (île de Kalsoy)
Croisière aux Caraïbes avec le MSC Poesia en 2017 English translation pending
by Filou30 · 2016-06-01 · 344 replies
🙂Bonjour à tous,

Nous voici repartis pour la préparation d'une nouvelle croisière... Yessss ! 😛 Cela fait déjà chaud au cœur, rien que de penser aux excursions dans les escales.😎

Ah les voyages... Qu'est ce que c'est bien !😮

La dernière était avec COSTA, cette fois ci ce sera avec MSC (avec le Poésia).

Notre croisière sera de 15 jours dans les CARAIBES (avec un départ le 04/02/2017).

Voici le programme :

Jour 1 🙂 sam, 04 févr 2017 - Fort de France, Martinique..................... / 23:00 Jour2 🙂 dim, 05 févr 2017 - Pointe-à-Pitre, Guadeloupe...................... 08:00 21:00 Jour 3 🙂 lun, 06 févr 2017 - Castries, Ste. Lucie......................................08:00 18:00 Jour 4 🙂 mar, 07 févr 2017 - Bridgetown, Barbades...............................08:00 20:00 Jour 5 🙂 mer, 08 févr 2017 - Port of Spain...............................................09:00 18:00 Jour 6 🙂 jeu, 09 févr 2017 - Saint George's, Grenade.............................09:00 18:00 Jour 7 🙂 ven, 10 févr 2017 - Roseau, Dominique....................................10:00 18:00 Jour 8 🙂 sam, 11 févr 2017 - Fort de France, Martinique.......................08:00 23:00 Jour 9 🙂 dim, 12 févr 2017 - Pointe-à-Pitre, Guadeloupe.......................08:00 21:00 Jour 10 🙂 lun, 13 févr 2017 - Philipsburg, St. Maarten............................12:00 23:00 Jour 11 🙂 mar, 14 févr 2017 - Roadtown, Iles Vierges.............................08:00 14:00 Jour 12 🙂 mer, 15 févr 2017 - La Romana, République Dominicaine....09:00 17:00 Jour 13 🙂 jeu, 16 févr 2017 - Basseterre, St. Kitts & Nevis......................13:00 19:00 Jour 14 🙂 ven, 17 févr 2017 - St. John's, Antigua & Barbuda..................08:00 18:00 Jour 15 🙂 sam, 18 févr 2017 - Fort de France, Martinique.....................08:00 /

La réservation est faite ...😉

APPEL à toutes les personnes qui vont faire cette croisière sur la même date ou avant ou après !

Je suis preneur aussi de l'expérience de chacun sur les escales citées ci dessus.🙂

A bientôt... Filou 😎
Retour du MSC Splendida en yacht club, Ecosse, Irlande, Angleterre English translation pending
by Vsylvie · 2016-05-09 · 359 replies
Bonjour à tous ! me voilà revenue (enfin pas tout à fait, je suis bloquée depuis hier à l'aéroport d'Hambourg😠) de ma 1ere croisière en yc sur le splendida ! je vais donc faire un retour sur le parcours, et ensuite un bilan de cette première en yc

mardi 26 avril nous avons décidé de partir la veille pour essayer d'embarquer le plus tôt possible et profiter un max du yc donc départ de la maison direction saint exupéry 1er vol à 8H55 sur eurowing direction dusseldorf à l'heure le 2eme sera en retard j'avais réservé au léonardo in en face de l'aéroport car ils proposaient une navette gratuite .... impossible de trouver ladite navette et grosses difficulté à se faire comprendre ... après bcp de recherche nous finissons par la trouver.... aller au 1er ET se placer entre le terminal 1 ET LE 2 la navette est noire hotel correct, mais attention pas d'ascenseur !!! bonjour les 2 étages à pieds sans ascenseur et avec les valises !! nous posons les bagages et retournons à pieds à l'aéroport (env 1 km ) pour prendre le "métro" S1 nous descendons à la gare centrale, mangeons au kfc, car il est tard et n'avons toujours pas mangé...(attention ne prend pas la cb) nous allons ensuite nous promener, mais la pluie finie par avoir raison de nous et après avoir acheté à manger dans les nombreux magasin style boulangerie pâtisseries, nous rentrons à l'hôtel trempés ... soirée calme nous nous couchons de bonne heure

mercredi 27 Après le petit dej, nous reprenons la navette vers l'aéroport, et prenons un taxi nous arrivons au port vers 11H le taxi nous dépose au milieu d'une foule immense! ça grouille de tout les cotés ! il faut dire que le bateau rentre de sa transat du brésil, et que tous les passagers et une bonne partie du personnel débarquent aujourd hui !! par le plus grand des hasards, le taxi nous dépose pas très loin d'un tente "yc" je m'approche un gars me regarde de la tête aux pieds, puis son regard se porte sur mon étiquette valise ou le numéro de la cabine le fait changer d'expression !! il appelle son collègue "yacht club yacht club !!!" le temps que le gars arrive, un allemand arrive passe devant moi et demande qu'on lui prenne ses bagages grands luxe assorties .... bon ok ... j'attends patiemment ... on étiquette les nôtres, puis une personne nous emmène à l'intérieur du terminal, il y a déjà foule tous les sièges sont occupés ... au milieu délimité par des "coupe fils" un espace pour le yc devant un comptoir et contre le mur, un e table avec petits fours et boissons nous attendent .... bon on peu s'assoir, mais entourée de toute cette foule et séparé par les cordons, je me sens observée comme des animaux dans un zoo ... surtout que le hall se rempli de plus en plus, et qu'il reste des sièges libres en yc ... régulièrement une personne vient nous harceler pour nous vendre un package all exclusive !! au bout de 3 passages les gens perdent un peu patience ... je pensais que nous allions être épargnés ... L'attente commence, personne ne nous tient au courant ni n'est la pour nous renseigner ... à un moment nous voyons un groupe se faire enregistrer, contente je me dis ça y est !! ben non... le groupe disparait, ainsi que la personne au comptoir 😠😠 en les croisant plus tard sur le bateau, nous comprenons que cela devait être des agences en visite... à midi passé, l'enregistrement commence enfin !!!!!!!!😐 enfin pour le yacht club... le reste du hall est bondé, et la file pour y rentrer s'étend à l'extérieur... Homme râle d'entré, car si moi je récupère une carte black, lui non !! il retourne de suite la réclamer au comptoir, nous faisant rater ainsi 2 tours de départ sur le bateau 😠 surtout que je sais qu'il ne pourra pas l'avoir en bas, mais seulement sur le bateau!! au passage il rencontre minoquide allias jc venu sans sa moitié ! et qui rencontre le même pb que lui ! nous montons ensemble sur le bateau, et jc habitué du yc s'improvise guide ! sitôt arrivés, les 2 hommes réclament leur carte, et comme les cabines ne sont pas prêtes, nous déposons nos bagages à main à la conciergerie, et jc nous emmène au resto pour notre 1 er repas nous faisons connaissance, puis nous retournons au yc... les bagages ne sont pas la, du coup nous nous retrouvons au tsl papotage papotage, à 17H15 pas de bagages... Cela va être l'heure de l'exercice de sauvetage tandis que jc décide de le sécher planqué dans sa suite, nous descendons faire un tour dans le bateau.... C'est le même que le préziosa mais je trouve en plus sombre... de passage au spa, nous demandons à voir la suite réservée au yc, et la surprise, non non il n'y a rien pour le yc !! et après avoir épluché tous les papiers en cabine, nous ne trouverons rien à son sujet 😠😠😠 ça commence bien !! d'autant que le spa est vraiment nul !! j'y reviendrai plus tard ... l'exercice commence ... nous sommes en train de nous promener et nous voyons une personne scanner les cartes, mine de rien l'homme présente la sienne, on nous dit que nous ne sommes pas au bon endroit, et comme 'est sur notre chemin, nous y allons, scandons la carte (nous n'avons pas de gilets avec nous ) traversons le salon, et ressortons de l'autre coté comme si de rien n'était ... BON A PLUS J'embarque !!!
Islande (juillet semaine 4 - août semaines 1 à 3) en couple English translation pending
by Joel9734 · 2016-05-05 · 12 replies
Bonjour tout le monde j'ai vu qu'il y avait quelques discussions sur le sujet mais j'ai besoin de conseils et/où de votre aide!

Nous partons à deux pour 1 mois, cet été avec ma femme. En version sac à dos, tente, bref en mode aventure.

En dehors des deux premières nuits réservées via AirBnBà Reykjavik, nous comptons faire de la randonnée et profiter du temps sur place pour pouvoir admirer les paysages sans avoir à courir comme des fous. (Montagnes, Nature, Geyser, Volcans?)

- Premier problème : Le moyen de transport. Bus ou Voiture? Sachant que nous n'aurons pas le budget pour un 4x4 et que nous tenons à tout prix à faire le Landmanalaugar ainsi que tous les "treks" à faire. J'ai appris pour les routes F etc. J'ai aussi lu deux versions. Ceux qui disent : "roulez cool, ça passe" Ceux qui disent: "on a photographié mon véhicule stationné là où il ne devait pas être et j'ai pris 1000 euros d'amende..." En ce qui concerne les pass pour bus. Il me semble qu'aucun de dessert les fjords du Nord-Ouest... Le bus est il agréable et pratique?

- Deuxième problème: le logement. J'ai vu qu'il existait une CAMPING CARD, mais j'ai aussi vu que sur la liste des campings offerts, il n'y a pas de sites dans le Sud-Est près des glaciers. Comment faire?

- Troisième problème: le ravitaillement. Est-il facile de trouver de la nourriture ainsi que le moyen de cuisiner (gaz...) lorsque l'on part en mode camping?

Enfin, si quelqu'un a des conseils d'itinéraires pour un mois. Je suis preneur.

Merci d'avance pour les motivés. Ce coup-ci j'ai vraiment besoin d'aide!!!!
Circuit Afrique du Sud 15 jours fin octobre English translation pending
by Fefe78 · 2016-05-03 · 71 replies
Bonsoir,

Après des jours de lecture sur le forum, je me lance dans la création d'un post car j'ai du mal à organiser notre séjour idéal dans ce magnifique pays :-)

on a plus l'habitude de voyager aux Etats Unis et Canada (fait 4 fois et 3 fois) mais la j'ai du mal à optimiser au mieux

alors tout d'abors on pars entre frères et soeurs, on sera 3. à ce stade les vols ont été réservés, ça donne départ le 26/10/2016 de lyon pour Johannesburg, via Londres avec British Airways arrivée le 27/10 à 7h05 et retour le 09/11 Le Cap Lyon, via Londres toujours, départ 20h20 arrivée le lendemain dans la matinée à Lyon.

en terme de circuit, nous hésitons entre 2 options, la 1ère arrivée Joburg le 26/10, visite de Soweto en vélo surement et Musée de l'Apartheid, nuit à Joburg ou Dullstroom si c'est faisable en terme de distance et de fatigue? le lendemain selon l'endroit ou on aura dormi, on continuerait vers le Blyde River Canyon vers Graskop pour voir les classiques God's Window, Bourke Luck Potholes et Three Rondavels, sachant que les cascades (MacMacfalls, Berlin etc..) ont l'air classique non? on dormitait 1 ou 2 nuits dans le coin..Gaskop, ou ailleurs?

ensuite on partirait vers le Kruger bien sûr pour 3 nuits je pense mais c'est la déja que je bloque sur comment organiser le circuit dans le parc, où dormir? est ce que les self drive suffisent? ou faut il en faire tôt le matin ou le soir? quel ordre de prix faut il compter?

ensuite on continuerait direction le Swaziland pour 1 nuit, histoire de couper la route mais je sais pas trop quoi y faire et ou s'y arrêter. au niveau formalités j'ai cru comprendre qu'il fallait payer un droit d'entrée, est ce vrai et si oui c'est combien?

ensuite on filerai vers Durban où nous prendrions un vol pour Port Elizabeth pour faire principalement le Parc des Elephants Addo, est ce qu'il vaut le détour? ensuite direction Knysna pour 1 nuit ensuite 1 nuit dans la zone de Gansbaai ou Hermanus pour l'observation des baleines et peut être plonger avec les requins à cette époque la est ce qu'on aura des chances de voir des baleines? et les requins c'est impressionnant ou pas?

on continuerait notre périple vers Stellenbosch pour les vins puis 3 nuits au Cap avec les classiques Table Mountain, Cap de Bonne Espérance, Boulders Beach, l'ile ou Mandela a été emprisonné (j'ai oublié le nom) ou dormir dans l'idéal?

la 2ème option consisterait à faire une boucle Joburg Blyde Canyon Kruger Joburg puis vol vers Port Elizabeth et la suite serait la même dans quel sens faire les choses si on choisit cette option et aussi pour le Kruger afin de pas passer dans la mesure du possible par le même parcours

voila voila pour la foule de quetions je vous remercie par avance pour l'aide que vous pourrez m'apporter l'objectif étant de réserver vite pour le Kruger avant qu'on est plus de dispo

@ suivre désolé pour ce très long post
Une semaine printanière en Andalousie: Cadix, Séville, Pueblos Blancos, les plages... English translation pending
by Euphroozine · 2016-04-29 · 38 replies
Bonjour à tous,

le printemps est là (enfin pas tous les jours !), les vacances scolaires arrivent, une opportunité de logement à moindre coût, il n'en fallait pas plus pour se décider à aller passer une semaine en Andalousie. Nous sommes donc partis en famille (nous 2 et notre petite de bientôt 5 ans) en direction du sud de l'Espagne, et plus particulièrement El Puerto de Santa Maria à côté de Cadiz, tout en bas, du 15 au 24 avril.

Les vols étant horriblement chers, nous choisissons donc la voiture, pas moins de 12h de route pour aller jusque là bas, ça n'était pas un cadeau pour notre fille mais elle a finalement bien supporté le voyage et bravo pour sa patience !!

Nous sommes donc parti le vendredi, et après quelques avaries mécaniques (ou plutôt pneumatiques...), nous arrivons à Salamanque, lieu de notre étape du jour. Pas de chance avec la météo, le temps est très couvert, limite pluvieux. Nous allons quand même nous dégourdir les jambes dans la ville, toujours agréable à visiter.



Le lendemain nous poursuivons notre descente. Et plus nous avançons, plus le temps est médiocre, à tel point que nous finissons par ne plus rien voir malgré la vitesse maximale des essuis glaces !



Nous finissons par arriver, le temps est très couvert, on est bien loin du climat andalous pour cette première journée ! Heureusement, même s'il a parfois fallu jouer à cache cache avec le soleil, on s'en est plutôt bien sorti...

A noter également que nous étions là bas en saison creuse, voire désertique ! Nous avons été agréablement surpris par le peu de monde. Pourtant le climat est idéal pour visiter sans crever de chaud. Les plages étaient désertiques, les villages aussi, beaucoup de bar tapas, restos, glaciers, etc... étaient fermés... Nous qui étions là pour du repos et du calme, nous étions servis !

El Puerto de Santa Maria

Nous logeons donc à El Puerto de Santa Maria, citée balnéaire à l'espagnole, des tonnes d'immeubles, de maisons collées, front de mer assez bétonnée, bref pas le plus bel endroit à notre avis. La côte est largement plus belle entre Cadiz et Gibraltar.

Nous logieons à proximité immédiate de la base navale de Rota, avec vu sur le port des bateaux de guerre, assez spécial comme ambiance.



Les plages alentours étaient agréable mais pas très sauvage, on s'en contentera et on sera satisfait de la proximité.





Vers le centre de la ville, le front de mer est très large avec quelques "oasis" sur la plage.



A l'arrière, une pinède et une promenade sur le front de mer





Cadiz

Nous ne pouvions pas ne pas aller voir cette ville, que nous connaissions surtout pour la chanson de Luiz Mariano.



Ce fut fort agréable, nous avons visité la cathédrale, d'où nous avons une magnifique vue depuis le sommet. Attention, les cloches sonnent toutes les 15 minutes, et ça fait bizarre quand on est là haut !!!









Nous poursuivons la visite en nous "perdant" au gré des rues, à voir de jolis patios...



. à humer les orangers



Et c'est ainsi que nous arrivons dans un parc tout au sud de la ville, magnifique jardin aménagé, en bord de mer.





Et le top, des bancs et une aire de jeu ! Parfait pour prendre le gouter et se relaxer !

Nous terminons la visite de Cadiz par une petite visite de la plage



On a bien mérité de se tremper les pieds après avoir bien marché !

Road trip printanier en Nouvelle-Zélande (novembre - décembre 2015) English translation pending
by Evergrin · 2016-04-08 · 9 replies
Voilà maintenant plus de 4 mois que nous sommes revenus de Nouvelle-Zélande. Le forum nous a bien aidé pour préparer notre voyage, à nous maintenant de vous faire part du notre.

Qui sommes-nous ? Couple de jeunes trentenaires habitués aux grands voyages. On commence à s’embourgeoiser, donc les voyages type routard en auberge de jeunesse ne sont plus trop notre style. On aime bien visiter et marcher ne nous fait par peur mais surtout nous avons une passion pour les restaurants

Préparation : nous avions prévu de tout réserver par nous même. Finalement pour plus de sécurité nous avons préféré passer par agence (Australie autrement). Nous avions regardé par des agences près de chez nous, mais finalement elles sous traitent à ce genre d’agence= marges à chaque intermédiaire. Nous avons réserver avec eux les vols secs, les hôtels , le ferry et la voiture : 7425€ pour 21nuits A postériori je pense pas que ce soit indispensable de passer par une agence.

Valise : pas facile à faire car il faut combiner les vêtements chauds et les vêtements d’été. Clairement ne pas faire l’impasse sur les vêtements de pluie (coupe-vent, pantalon et chaussures étanches) et ce même si vous ne comptez pas randonner. De même, un sac à dos étanche ne sera pas du luxe (le notre ne l’était pas=guide et autres papiers détrempés)

Guides papiers et autres applications: même si on trouve bien plus d'informations sur internet que sur un simple guide, je ne peux jamais m'empêcher d'en acheter. On m'avait prêté le petit futé et j'ai acheté le lonely planet. J'ai vraiment préféré le lonely planet et on s'en est finalement pas mal servi même sur place (surtout qu'en on change un peu les plans du circuit et qu'on cherche une adresse pour aller manger ou visiter quelque chose). Quand j'ai visité New York cet été, je m'étais servie d'une super application smartphone NYC mtrip. L'application des frogs in NZ avait l'air d'être construite sur le même plan, mais en fait elle s'est avérée complétement naze, peu fournie, ne parlant quasiment que des activités payante. Le gps ne fonctionnait pas...bref on ne s'en est pas servi.

Vol : nous avons opté pour la singapour airlines malgré le prix plus élévé que ses concurrents car aux horaires que l’on souhaitait c’était le moins « long » àparis auckland ; chrischurch paris

14 au 17 novembre : Auckland

*Lors de la première journée, nous nous sommes baladés à pied dans le centre sans but précis. Même si le voyage m’a paru moins pire que ce que je m’attendais, je pense qu’il ne faut pas charger cette première journée et y aller au feeling. C’est que nous avons fait skytower, l’albert parc et l’université puis nous sommes redescendus vers le port. Les attendats du Bataclan ont eu lieu durant notre voyage et nous avons pu voir à plusieurs endroits des bougies.



Nous avons pris notre premier repas au restaurant Ortolana qui se trouve pres du port. Restaurant très sympa avec des produits frais et de saison. On est rassuré, on pensait « mal » manger durant ces vacances..et vous verrez que ca n’a pas été le cas du tout.

Finalement comme on a encore la peche, on décide de prendre le bateau direction Devonport. C’est le trajet le plus court pour aller sur les iles avoisinnantes. Il y a quasiment un départ toutes les heures. La traversée est rapide et cela permet d’avoir une belle vue de la skyline….même si le temps est nuageux (et oui on a pas vraiment été chanceux sur les premiers jours du voyage).

Le soir, nous avons mangé au Clooney. Un chouia excentré mais faisable à pied sans probleme. Au retour nous avons pu voir la skytower aux couleurs de la France.

*pour la deuxième journée, nous avions prévu de faire le mont Eden…chose que nous avons faite mais sous une pluie battante. Résultat aucune visibilité et pas super agréable non plus. C’est là que j’ai réalisé que j’avais bien fait d’acheter un pantalon imperméable. L’après midi nous voulions faire une autre ile, mais il a fallu se rendre à l’évidence une activité intérieure était bien plus appropriée. Nous avons donc fait le musée du mémorial de guerre. Je n’ai pas été super emballée. Je pense que comme on l’a fait par obligation on a pas été super réceptif. Deuxième journée un peu décevante, nous nous sommes encore rattrapés le soir au restaurant The Grove.

Une journée particulière dans les falaises d'Akhachane (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2016-04-06 · 1 reply
Dolma avait dit ici un jour que mes textes étaient intemporels... C'est certainement vrai. Comme je ne suis pas de ceux qui tiennent quotidiennement un journal - c’est une contrainte que je ne n’arrive pas à m’imposer - mon écriture n’est dictée que par une anecdote, la modeste inspiration d’un instant face à un événement, une scène, un paysage, ou tout simplement pour occuper le temps, qui parfois s’écoule lentement. J'entasse les feuilles volantes, des carnets usé ou déchirés où s'entremêlent adresses, descriptions de balades, fulgurances, n° de téléphone, incidents, événements, maximes locales ... J'ai décidé il y a quelques années de ne plus rien dater pour ne pas regretter le temps qui passe, et parfois m'y perdre à l'image de ce qui peut parfois m'arriver sur les sentiers, mais toujours sans conséquence. Voici un autre récit suggéré par Marsu il y a fort longtemps.

TALLOUSSI. UNE JOURNEE PARTICULIERE DANS LES FALAISES D’AKHACHANE. L’aube pointait sur Tizi n’Chfart. Deux petits coups discrets à la porte de ma chambre annonçaient Mohamed, le nouveau gardien du gîte et récent compagnon de route. Je devais quitter la douceur de mon duvet. Aghrom n’tafant, ce pain sans levain cuit au poêlon que j’affectionne particulièrement, une omelette baignant dans l’huile d’olive, du thé, trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, et nous étions déjà dans la pente.

La digestion se fait au pas du mulet. Il prend de l’âge Rantanplan, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D'entrée nous effectuons une demi-heure de rude montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalane. A six heures du matin on ne souffre pas de la chaleur, mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets plus haut, à l’approche des maisons d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot, mais je ne fais plus confiance à ces toutous de bergers depuis qu’un perfide, après m’avoir laissé passer sans montrer les crocs, comme si on était potes depuis toujours, m’a pris en traître et en silence, déchiré le bas du pantalon et laissé pour quinze jours deux petites traces de chicots à l’arrière d’un mollet.

Il faut poursuivre l’effort pendant plus d’une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée au village, après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de bien belles vues sur le cirque de Mourik.

A la sortie du chemin des vires, Mohamed me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je sollicite une petite pause, le temps de partager quelques fruits secs, et lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin où, à mi-pente vers l’ouest, à environ une demi-heure, nous trouverions la petite résurgence sur laquelle je comptais, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide que Rantanplan le mulet, est de la partie. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais si le trajet présente la même physionomie que celui que je connais, je n’ai pas fini de sucer mon petit caillou. C’est qu’en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune et vaillant compère.

Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique, du genre : «... dans moins d’une heure… », Mohamed part dans un obscur laïusse et lance le mulet sur l’imperceptible trace en direction du Nord. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et, pour corser le tout, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe Tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler.

J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris cent mètres d’avance ! Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.

Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et la perte d’un litre de sueur, nous arrivons en vue d’une bergerie. Je devrais plutôt dire d’un misérable abri sous roche, fermé sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohamed s’en approche malgré la présence agressive du chien gardien des lieux, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la présence du cadenas sur la porte qui ferme symboliquement l’accès. Nous n’aurons donc pas droit au thé brûlant, ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur qui s’approche de sa demeure.

Mais qui dit bergerie dit assurément source… à proximité. En espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin, je fais part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O. Aussitôt Mohamed ramasse deux beaux cailloux qu’il destine à maintenir la bête à distance respectable si toutefois il lui prenait l’envie de venir humer nos semelles de trop près, et retourne vers l’abri. Il inspecte le muret en pierres, glisse sa main entre deux d’entre-elles et, comme s’il était chez lui, sort une clé, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.

C’est finalement bien autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohamed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Akhachane comme berger pour son père et son grand frère Ba ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, « Grâce à Dieu », lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage ; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui il semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté lesquels. Peu importe, de toute façon il est temps d’y aller.

Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses, pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contrebas Akhachane, le nom local de l’assif Melloul, charrie ses flots ocre de printemps.

Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage. C’est l’ouïe qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.

J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois. Je crois rêver.

Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par des falaises de quinze à vingt mètres dominées par des grandes pentes rocailleuses, terre de pacage des éleveurs d’Askemod, un hameau perché dans un replat au pied du djebel Kroun entre Anergui et Adènedoune. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et… des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.

Là, au milieu de nulle part, entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères. A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de grosses poutres grossièrement taillées dans des branches de genévriers, des couvertures et une bâche de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile.

A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en plastique, d’épais tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes dont l’attitude et regard témoignent d’une condition disons… supérieure. Non loin, un autre homme officie, « le maître du thé ». C’est que dans ces montagnes, préparer le thé les jours de fête est une affaire d’homme. Je le connais aussi : c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.

Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Dans la réponse que Mohamed adresse à un berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots comme tassarout, zit, atey, amane, me laissant deviner qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier et s’excuser de notre léger retard alors que nous étions attendus.

- Salam! Koulchi Labess? Chibes makein ? La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes; nous ne nous approchons pas de la cuisine, seules deux jeunes filles venues porter un bidon d’eau vers le foyer ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif du plat des mains. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, ou encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ça discute, allaite, plaisante, et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.

A peine en contrebas des deux groupes les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégés tout l’hiver. Les gestes sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.

Un des deux hommes de belle allure nous invite à ses cotés. Mohamed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes aussitôt qu’un fquih en émit l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi: sourire, remercier, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.

Pour nos hôtes c’est l’heure du digestif, pour nous, celle de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à sa petite théière en tôle émaillée personnelle, sans sucre. Nous partagerons celle, sucrée à outrance, des autres convives. Le thé est aromatisé au thym citronné sauvage, les œufs sont brouillés dans leur pesant d’huile et d’épices, le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée et craquante à en séquestrer la boulangère, et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons auspices ! Merci Mohamed.

La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, prières et louanges au Tout Puissant pour cette année de pluies exceptionnelles. Ensuite la laine est partagée puis empaquetée ; la constitution de tas inégaux est emprunte de gravité et de sérieux. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque la laine des deux troupeaux a été mélangée ? C’est leur affaire, et celle-ci ne semble poser aucun problème apparent. Propriétaires, tondeurs, bergers, chacun a l’air satisfait de la part qui lui revient. Allah ighlif… Que l’événement se reproduise !

Puis les deux troupeaux sont lâchés. Le premier est conduit à grands cris par un jeune couple et leur bambin d’une demi-douzaine d’années vers les pentes qui dominent le site. Le deuxième, moins important, est dirigé à la fronde par un homme seul en direction du passage par lequel nous avons débouché tout à l’heure avec Mohamed. Quelques femmes, dont les plus âgées, aspergent les bêtes au passage avec des rameaux de je ne sais quel arbuste trempés dans un liquide blanchâtre. La pauvreté de ma Tamazight ne me permet pas de connaître aujourd’hui la signification de ce rite.

L’après midi se poursuit par le sacrifice d’un jeune bouc et d’un mouton, au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices, du thé…

Un agneau, déjà presque à taille adulte, gravement blessé dans une chute, viendra même enrichir la potée. Avec la fin du jour vient le siksou trempé de petit lait, suivi d’un petit verre de thé, avant les quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante… sauf pour le roumi à qui revient, bien sûr, le morceau choisi. Vous reprendrez bien un peu de thé ?

La lumière décroît sur Amanezzéranne. Ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « là où coule l’eau », quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu. Il est bientôt dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grotte ou bergerie avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohamed où se trouve leur abri. Il marque la surprise devant la question qu’il considère peut-être dérisoire, répond « Pas loin… » sur le ton de « Quelle importance ? » et finit son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche commencée dans la pénombre et qui finira de nuit sous la clarté lunaire. En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles.

Elles connaissent depuis leur enfance ces falaises, ces pentes, ces entailles dans la montagne ; chaque cime, combe, arête ou ravine leur est familière. Elles les ont parcourues, explorées, enjambées, franchies, sillonnées en tous sens par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison, qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés chaussures. La mère à peine remise des couches reprend ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos. Il sera à ses cotés, dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à « quatre pattes», dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre. Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. Vieille femme, elle retournera dans la vallée pour finir ses jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.

Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent -encore- du thé à la lueur des lanternes.

Quelques cailloux tombent du haut de la falaise. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la pénombre. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. Dans une esquive polie au vingt septième verre de thé (à vrai dire je ne les ai pas comptés, mais il y en a eu beaucoup... trop pour moi !), je rejoins la terrasse personnelle que l’on m’avait désignée en fin d’après midi. Deux jeunes s’étaient empressés de la tailler dès notre arrivée. Quelques coups de pioche experts et ma chambre était nivelée, nettoyée des quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit sous les étoiles inconfortable. Le sac de bât du mulet me servira de matelas, et un paquet de laine fraîchement coupée sera l’oreiller. Ils m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête : là, derrière le petit muret dressé en refuge contre la brise fraîche de la nuit.

A mesure que les bêtes débouchent dans la combe et s’y installent pour la nuit je compte une centaine de caprins et un peu moins de moutons pour ce seul troupeau. L’autre ne reviendra pas ; sans doute par manque de place aux alentours le berger aura reçu la consigne de le diriger vers sa bergerie pour la nuit. Ça fait du bruit quand les mères appellent leurs petits. Ça fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ça fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ça fait du bruit quand les roulements des bendirs, rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés saluent l’arrivée d’Ayur - la lune ronde - sur Amanezzéranne.

Les voix sauvages des femmes résonnent dans la combe, ardente réponse aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes, et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et fulgurant roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.

Chèvres et brebis se sont tues, quelques cabris affamés sont encore branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude. Une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes, récite et répète jusqu’au sommeil de son enfant une litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que l’autre fquih, le «maître de thé», un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. Une autre devient Mohamed s’approchant de «mes appartements». Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent.

Iminechi est prêt, le thé apéritif servi. Mohamed vient me l’annoncer.

Il est bientôt vingt-et-une heures. La lune rend hommage à Amanezzéranne.
Mariage dans la montagne berbère English translation pending
by Leflâneur · 2016-04-04 · 7 replies
Nous étions invités dans un hameau perché dans les falaises d’Akhachane au mariage d’un jeune voisin de Ouahouch, le papy éleveur connu par l’intermédiaire de Mohamed. Je fais régulièrement halte chez lui pour la nuit lors de mes virées atlastiques dans le secteur. --

Sept heures du matin. Le temps est maussade. Il a plu une bonne partie de la nuit. La rivière est teintée café au lait par les déversements de la terre rouge à travers la multitude de ravins et sillons creusés dans les pentes et agrandis à chaque orage par manque de couvert végétal protecteur. Je rejoins Mohamed, Zimba, le petit Nordine et Rabha dans la maison familiale en contre bas du gîte.Le petit déjeuner est copieux : thé, café au lait épicé, pain huile d’olive, beurre, œufs brouillés. C’est que nous attendent au moins cinq heures de marche et Mohamed ne pars jamais le ventre vide !

Départ sous la pluie. Zimba et Nordine sur un mulet, Rabha sur un autre, Mohamed et moi à pied dans la gadoue… Je découvre les dégâts causés par les crues de la fin d’hiver. Par endroits la rivière a complètement mangé la piste. Les akka’s forment des barrages de rochers qui détournent le cours de la rivière. A environ une demi-heure de l’entrée des gorges, Mohamed me montre la nouvelle petite passerelle suspendue construite par son frère Ba Ou Ali et lui pour donner accès à leurs bêtes aux falaises rive gauche depuis la bergerie familiale, une grotte dans les vires d’altitude, rive droite à une heure trente de marche du gîte.

Le paysage est bouleversé. Nous n’effectuons pas moins de six traversées de rivière avec de l’eau jusqu’aux genoux avant d’entamer la rude montée vers le hameau. Le souk m’avait informé de la destruction de la piste en plusieurs endroits, mais j’étais très loin d’imaginer l’ampleur des dégâts. Même la grande passerelle a été emportée. Un énorme éboulis à trois cent mètres en amont a formé un barrage et fait monter le niveau de la rivière. Quand celui-ci a lâché, la force de l’eau venue brutaliser les rives a déstabilisé les deux structures en arche de pierres et rondins sur lesquelles reposaient les troncs de traversée. Quand les bâtis ont fini par céder les troncs de dix mètres de long qui traversaient la rivière à plus de trois mètres au-dessus du niveau normal ont été emportés et sont maintenant coincés à quelques dizaines de mètres en aval dans les rochers. Cette tillouguitte, comme celle d’Adènedoune à une dizaine de kilomètres en aval, permettait aux habitants des falaises depuis quatre générations un passage plus aisé qu’abrid n’afella, le chemin des hauteurs, entre leurs hameaux et bergeries, et la vallée.

Arrivés trempés, crottés et transis nous sommes accueillis chez la famille du fiancé, les Ayt Ouilkho. Je retrouve tout le petit monde avec qui j’avais fait connaissance lors de talloussi, la cérémonie de la tonte des moutons, à Amanezéranne, une place d’estive de ces Ayt Ouilkho dans les falaises qui dominent l’assif à trois cent mètres en contre bas.

La pièce où se trouvent déjà la famille et nombreux invités, n’est autre qu’une grande étable d’environ quinze mètres de long sur huit de large à l’architecture brute de pierres, bois et pisé avec sol en terre battue récemment nettoyé, nivelé et recouvert pour l’occasion de nattes et tapis, sauf sur deux mètres carrés à l’entrée ou s’amoncellent les chaussures boueuses des invités déjà présents. Trois énormes poutres de section carrée d’une bonne quarantaine de centimètres traversent d’un seul tenant toute la longueur de la pièce. Elles sont soutenues en leur milieu par autant de gros troncs d’arbres écorcés et patinés à leur base par le frottement des bêtes et à mi-hauteur par les centaines de caresses d’hommes et de femmes y glissant leurs mains au passage. Espacés de moins d’un mètre, une bonne trentaine de madriers bruts, de section inférieure mais d’une longueur atteignant quand même les quatre mètres, reposent perpendiculairement sur les trois énormes poutres maîtresses. C’est la structure porteuse de l’ensemble. L’ossature du plafond est faite d’une double épaisseur d’éclats de genévrier d’environ un mètre cinquante posés serrés sur les madriers transversaux. Par-dessus encore, une épaisse couche de branchages plus fins retient les vingt centimètres d’épaisseur d’argile blanche, la plus efficace en absorption paraît-il, qui participe à l’étanchéité du lieu. Deux fourneaux bricolés dans des bidons en tôle de deux cent litres chauffent agréablement l’atmosphère. Contre le mur en pisé, on a improvisé pour l’occasion deux fours à pain dans des demi-tonneaux posés à même le sol. Deux femmes s’y affairent et l’odeur des pains chauds active déjà les papilles.

On nous libère des places sur les nattes et tapis au plus près du fourneau et commence la ronde des verres à thé. Je sais qu’elle durera longtemps, très longtemps, tout le temps des festivités. Devrais-je faire une analyse de diabète en rentrant à Belfort ? A proximité, trois autres femmes s’activent aussi autour de deux foyers à même le sol où cuisent dans de gros chaudrons le siksou et le berkoks qui nourriront les invités de cette première soirée ; généralement la famille et les amis les plus proches. Bien sûr l’inévitable kanoun, brasero en terre cuite, accueille une grande théière sur laquelle veille le préposé au breuvage, un honneur qui ne saurait se refuser. A coté, deux gamines lavent des verres dans un énorme plateau en cuivre avant de les disposer sur deux rangs bien en cercle sur un autre plateau au milieu duquel trône déjà une autre théière prête à servir. Avec les premiers pains chauds arrivent aussi le beurre et l’huile d’olive. Les galettes de farines mélangées d’orge et de blé dur trempées dans l’huile d’olive sont un délice. La maîtresse de maison semble fière d’annoncer le millésime 2008 de oudi, le beurre rance et épicé, contenu dans une grande jarre qu’elle présente aux invités. Une année de vieillissement dans des jarres en terre cuite en prévision d’un grand évènement. Peut-être depuis que l’arrangement entre les deux familles fût scellé par le sacrifice d’un bouc dans la maison du futur mari. Elle y plonge une longue spatule en bois et en sort de quoi remplir une petite gamelle qu’elle pose sur les braises un instant, puis elle partage la pâte fondue dans trois bols et invite ses hôtes à y tremper généreusement le pain. Il y en a suffisamment pour tout le monde et pour les trois jours que durera la cérémonie. J’y vais chichement dans la mixture épicée malgré les encouragements de mes voisins ; pourtant j’aime ça. Quatre mots de Tamazight enrichis de quelques gestes et mimiques font comprendre à l’assistance hilare que mon organisme n’a pas, en la matière, le même seuil de résistance que le leur. Deux précédentes et malheureuses expériences me l’ont clairement fait entendre!

Le berkoks sera servi après la sieste reposante des invités voyageurs. Car nous ne sommes pas les seuls « étrangers » à la famille conviés pour l’occasion : deux couples et leur marmaille ont fait le déplacement depuis Adènedoune. D’autres viennent de Timquit, tout près à vol d’oiseau mais dont ils auront bravé tout comme nous sous la pluie, une longue et pénible descente jusqu’au fond des gorges avant de remonter jusqu’ici le même dénivelé dans les pentes et falaises opposées. Trois heures de marche sur des chemins inconfortables, boueux glissants, et délités au passage des akka’s. On rêverait d’une grande tyrolienne tendue d’une rive à l’autre entre des deux hameaux. D’autres invités encore sont arrivés des bergeries éparses dans les pentes rocailleuses du Djebel Kroûn.

Après le, les thés digestifs, Mohamed me pousse à suivre quelques femmes dans la pièce d’accueil de la maison familiale. Nous patientons sous le regard curieux des femmes et des enfants déjà présents, jusqu’aux youyous et chants qui annoncent une l’arrivée du fiancé et de sa mère.

C’est la cérémonie du henné et des brins de laine. La mère lave les pieds et les mains de son fils avec du henné fortement dilué. Une autre femme prépare des brins de laine qui ont trempé dans une pâte de henné concentré. Ils seront noués par la mère autour des doigts et des orteils du fiancé resté couvert sous le capuchon de sa djellaba depuis son arrivée. Il devra les garder plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils se déchirent ou tombent d’eux-mêmes. Je ne connais pas la signification du geste et il n’y a personne qui parle français pour m’éclairer. - Imchi répond Mohamed à qui je demande: «Pourquoi la laine ?». Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Voilà qui ne suffit pas à satisfaire ma curiosité, mais je n’en saurai pas plus. La cérémonie se termine par une distribution de dattes à tous les présents, à la suite de quoi tout le monde se rassemble dans la grande pièce de réception, cette fois-ci pour le thé apéritif avant la gamelle du soir. Il n’est que 17 heures et je sais que le repas ne sera pas servi avant longtemps. Il va me falloir user de diplomatie pour décliner au moins un thé sur deux. Mais non, après un seul verre j’échappe à l’overdose sans comprendre dans un premier temps la petite agitation qui s’empare de l’assemblée. Mon ange gardien me fait comprendre que nous partons cette fois-ci chez la fiancée. Une petite troupe d’une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la maison, quelques femmes portent des balluchons, deux mulets sont chargés de sacs et colis divers, un veau est attaché à un arbre par une corde enroulée autour des cornes et un troisième mulet se voit affublé de deux petites chèvres dans les poches du chouari : la dot !

Un homme fait le tour du rassemblement. Il tient un roseau de trois mètres environ fendu en deux à une extrémité. J’ai déjà assisté à ce spectacle une fois aux Ayt Khoya pour le mariage de la sœur d’Ali. C’est le gardien et protecteur de la future épouse sur le trajet, quand elle viendra rejoindre demain sa belle-famille et son futur époux. Dans la fente du roseau quelques billets de vingt, cinquante et même cent dirhams ont déjà été glissés. Le personnage joue bien son rôle, vocifère, invective l’assemblée. Le montant récolté n’est pas encore digne d’être remis à la famille de la fiancée. C’est chouma pour nous tous ! Badins et rigolards, quelques hommes lui répondent certainement que l’on ne se rend pas chez la fille du notable local. Finalement et de bon gré plusieurs billets supplémentaires dont le mien iront compléter la garniture du roseau. Satisfait cette fois-ci, le cerbère donne le signal du départ, les chants et les youyous stridents résonnant une fois de plus tout le long du parcours jusque chez la fiancée. Nous y sommes accueillis devant la maison par les parents et la famille proche. Tout le monde est invité à se rendre dans la grande pièce à vivre parée pour la circonstance des plus beaux tapis et coussins de la maisonnée. Le thé commence très vite à couler à flots, rapidement suivi de la ronde des brochettes d’abats de mouton. Après un laïus de l’émissaire du garçon et la remise des billets aux parents, les femmes déballent et exposent les cadeaux pour la fiancée : des petits sacs de henné, des cierges contre le mauvais œil, trois gandouras aux couleurs vives, un foulard aux couleurs de la tribu pour les jours de fête, d’autres pour le quotidien, deux paires de draps, une couverture, un ballot de laine déjà cardée prête au filage, deux écheveaux de laine rouge, des pains de sucre, trois bidons de cinq litres d’huile d’olive, un sac de farine, un seau de lait, une jarre de beurre rance, du miel, une faucille et … deux soutien-gorge ! Tout cela accueilli à chaque déballage par d’interminables remerciements de la famille.

La fiancée n’est pas là. Elle ne sera présentée au garçon que demain au domicile de celui-ci lors de la soirée de mariage. Tard dans la nuit, visiblement satisfaite de l’accueil, notre délégation repart la bouche pâteuse de graisse et de sucre et le ventre chargé de brochettes d’abats, de beurre fondu, de plats de semoule et ragoût de mouton.

Le lendemain, on remet ça dès le milieu de l’après midi avec l’arrivée de la fiancée, sa famille et ses invités. «Mariage pluvieux, mariage heureux» dit-on chez nous. Si c’est vrai, ces deux là ne risquent rien ! Le plafond est bas sur Askemod et il tombe à nouveau des cordes. Il faudra attendre une accalmie pour la traditionnelle ronde de la fiancée. Montée sur un mulet et tenant un agneau dans ses bras elle fera trois fois le tour de la tente de réception accompagnée du cerbère, recevant des dates pour une future vie douce et sucrée, et des œufs et du lait pour une prompte fécondation. La fille est ensuite dévoilée sous la tente dans l’intimité des femmes et filles des deux familles et présentée au garçon qui célébrera l’évènement en l’invitant à l’ahidous traditionnel.

Puis l’ambiance devient plus festive. Des heures durant, les battements de mains, les chants, les youyous, les bendirs retentissent, s’enchaînent sans lassitude, galvanisent musiciens et danseuses, colonisent la nuit et la déclarent infinie dans les robes qui se frôlent et les corps qui balancent. Amina sublime, aérienne, illumine la nuit de ses déhanchements, virevolte, tourbillonne. D’autres derrières qui swinguent. Fesses fantasmées, univers ronds et fermes sous les caftans dans l’imaginaire des hommes troublés. La douleur du désir se lit dans certains regards. La maria cul sec dans les verres à thé, l’alcool comme accélérateur. Une grande tresse noire se libère sous le foulard. Un taadlount s’emballe pour la femme rebelle, libre puisque divorcée. Vibre aussi la peau tendue des autres percussions comme doit palpiter la poitrine du jeune homme invité à la danse. Résonnent alors plus fort les chants des femmes, y répondent ceux des hommes étonnés à mon arrivée qu’un roumi, à leurs yeux gâté par la vie, se complaise à leur coté. Mais comment devant ce spectacle pourrait-il en être autrement ? - Qu’est ce que tu fais par ici ? demande le militaire en permission. - Je me laisse éblouir - Tu veux boire ? - Non merci je ne mélange pas. Un petit sibsi me suffit. Se doute-t-il que c’est avec lui que je ne veux pas mélanger ? Je n’ai pas envie de me perdre dans une discussion ennuyeuse, avec un mec aviné et pété. J’ai déjà donné dans ces montagnes avec des fonctionnaires à la discussion parfois empestée de relents xénophobes envers leurs compatriotes berbères qu’ils doivent fréquenter par obligation.

Une accalmie. Le père du jeune marié prend la parole, remercie les invités pour leur présence et leur souhaite la baraka. Peut-être aussi les invite-t-ils à profiter pleinement et longuement de cette nuit de fête. Il demande aux joueurs de bendir de lancer un autre ahidous pour les mariés. Un rond se forme de part et d’autre des jeunes époux. Parents et beaux parents ainsi que des femmes plus âgées participent cette fois-ci. Les chants reprennent, moins frénétiques, dans une solennité presque grave, loin de la frivolité et l’enthousiasme du premier ahidous quand la mariée est sortie dévoilée de la tente. L’arrivée de la semoule interrompt la danse. Les groupes se forment autour des plats. Les boulettes sautent dans les mains. Les langues lèchent les grains restés collés entre les doigts. Les plats circulent d’un groupe à l’autre pendant que les parents du marié encouragent leurs hôtes à tout finir. Puis le thé se remet à couler et la maria de recirculer discrètement sous quelques djellabas. Impatients, les musiciens reprennent leurs bendirs... mais Amina n’est plus là ! Je l’ai vue sortir avec deux autres jeunes filles à l’arrivée des plats. Les deux filles sont revenues, pas elle... Les hommes exhortent alors d’autres femmes à la danse. Aucune ne répond. Pour les femmes mariées se serait chouma de se donner ainsi en spectacle en dehors du sacré de l’ahidous. Un homme appelle alors Fatima, l’encourage à danser. Son regard s’illumine, elle à le sourire qui dévaste, sourire d’un corps tout entier enfin dépouillé de sa pudeur quotidienne. Elle se lève et entraîne une amie dans le cercle des musiciens. Dansez pour ces hommes femmes, défilez dans l’espace, brûlez-les ; ils ont besoin de chaleur, ils sortent à peine de l’hiver.

Fatima et Amina sont des « putes » comme l’on dit ici. Amina est divorcée. Elle a choisi la liberté dans le divorce avec son premier mari qui lui manquait de respect et la rendait esclave de sa belle-famille. Peu de femmes dans ces montagnes osent cependant braver le droit coutumier et faire valoir le nouveau code de la famille qui permet à une femme de demander le divorce Alors ses parents l’ont reniée. Ainsi plus de honte pour eux, plus de pudeur pour elle. Mais qui demain se présentera pour demander sa main ? Fille seule, comme d’autres, veuves, femmes stériles ou considérées comme tel, elle n’a que ses charmes pour vivre. Ainsi rejetée, mise à l’index de la société, elle donne parfois son cul pour quelques sous les jours de souk et de fête. Les incantations des charlatans, qui ne seraient rien sans leurs herbes magiques, finiront par la débarrasser de la graine germée dans sa chair par le liquide d’un homme. Peut-être ces potions seront inefficaces si Allah veut la punir. Quel sera alors son devenir ? Celui de cet enfant bâtard rejeté de tous ? Pour Fatima c’est différent. Ses parents voulurent bien avaler leur déshonneur en acceptant son retour au foyer familial quand elle fût répudiée pour ne pas avoir donné d’enfant à l’homme qu’ils avaient choisi pour elle. Alors, éduquer les jeunes hommes avant le mariage serait plutôt faire preuve de générosité et de dévouement dans ce pays où la frustration sexuelle est élevée au rang de sport national. Amina est plus jeune que Fatima ; presque encore une adolescente, plus jolie aussi ; corps élancé, visage mince, longues jambes, yeux noirs en amande, seins durs dressés sous le caftan usagé, flottant sans aucun soutien à chaque ondulation des hanches, à chaque coup de rein limite provocateur. Le vertige se lit dans les yeux des adolescents et des hommes plus mûrs certainement lassés de leurs épouses déformées par les grossesses et les allaitements successifs, par des années de dur labeur et de soumission. Faites tourner les têtes femmes ! Donnez de l’illusion et du rêve à ces jeunes mâles écorchés vifs par des siècles de frustration. Moi je ne vous juge pas. Je vous admire même.

Vient une subite envie de fumer. Je voudrais sortir, prendre un peu l’air et quelques notes sur mon carnet, mais je crains que mon voisin me suive. Il est devenu trop gluant avec le mélange de maria et de hachich. Tant pis, il faut bien tenter. Je m’en débarrasserai dehors si besoin. Je réussis finalement à m’écarter discrètement, profitant de l’inattention du militaire invité par son voisin à une nouvelle rasade. Beaucoup de nuages ont quitté le ciel. Tous les oiseaux ne dorment pas. Sous une myriade d’étoiles comme exaltées après la pluie et par l’absence de lune, un seul veille : « Celui qui ne dort jamais la nuit » selon la légende. C’est notre rossignol. Le dos contre le mur de la maison voisine, ma frontale à sa place, réglage minimum mais suffisant, j’ajoute quelques lignes aux pages d’un carnet déjà noirci des notes du matin. Là-bas, le rythme frénétique des tambourins s’est apaisé doucement. Mon absence ne passera plus longtemps inaperçue. Je sais que Mohamed sortira à ma recherche dès qu’il aura remarqué ma disparition. Je dois revenir. ./...

Le surlendemain soir. De retour au gîte.

Reprendre et mettre en forme les notes griffonnées, les mots du vécu là où je les avais laissés et des souvenirs, qui resteront sans trace d’encre parce que manquent les mots justes. Sur le chemin j’avais trouvé Mohamed qui, comme je m’en doutais venait à ma recherche, mais nous ne retournions pas aux festivités. Il me dirigea vers la maison des parents du marié. Des femmes s’affairaient autour de la jeune fille ; la famille souhaitait des photos autour du jeune couple. Je ne me fis pas prier et pris une bonne trentaine de clichés. Parents, oncles, tantes, cousins ou amis proches, chacun voulait son souvenir auprès des mariés. Après la séance photo tout le monde retourna à la fête... sauf le jeune couple. Le lendemain matin je fus réveillé par les you-yous des femmes du clan. J’en compris le sens et me levai d’un bond car j’étais le seul à dormir encore. Dehors, groupés devant la maison des mariés, familles et invités ayant dormi sur place apprenaient que le mariage avait été dûment consommé. L’honneur des uns et des autres n’avait pas eu à en souffrir.

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