Cette année, nous avons donc décidé de retourner en Namibie, 8 ans après notre premier séjour en 2008. Ce voyage s’est décidé en très peu de temps, début janvier, quand j’ai réactivé auprès de Tourmaline un projet qui était tombé à l’eau l’année précédente, ayant finalement choisi d’aller à Madagascar. Je voulais absolument visiter certains sites que nous n’avions pas pu faire la première fois : Namib Rand, Spitzkoppe, Purros et Epupa, ce qui nécessitait de faire un peu de camping, une grande découverte pour nous. Coup de chance, début janvier il reste encore une disponibilité pour 4 personnes sur le Tok Tokkie Trail en juillet-août, juste à une date compatible avec notre trajet envisagé. Rapidement, on finalise donc le projet et on réserve notre vol Air Namibia via Francfort. Malheureusement, quelques jours plus tard, nous avons la mauvaise surprise de devoir changer un certain nombre d’hébergements ( alors que Tourmaline m’avait dit qu’en réservant rapidement, les hébergements devraient être disponibles ) : 1 nuit sur 2 au Sossus Dune Lodge, 2 nuits au Stiltz à Swakopmund, 1 nuit au Camp Kipwe, 2 nuits à Grootberg, 1 nuit à Mushara et peut être 1 nuit à Hobatere ( liste d’attente pour 1 des 2 chambres ). Le plus ennuyeux est le Sossus Dune Lodge car nous voulions absolument faire Sossusvlei au lever de soleil, et Grootberg qui est un must pour le rhino tracking. Un peu furax, on se rabat donc sur d’autres hébergements, à savoir une nuit au Little Sossus Lodge à côté de Sesriem, 2 nuits au Delight à Swakopmund, 1 nuit à Mowani ( seules la suite et la mini suite restent disponibles et ça va donc cogner pour le porte monnaie ), 2 nuits à Khowarib et 1 nuit à Mokuti, la nuit à Hobatere étant finalement confirmée. N’ayant aucune expérience du camping et aimant bien le confort des lodges, seules 3 nuits en camping ( 1 à Spitzkoppe et 2 à Purros) ont finalement été réservées. Ce sera l’occasion de vérifier si on est vraiment faits pour l’aventure. Cette année, la tribu des Blancond n’est pas au complet puisque Ben et Pierre ne seront pas de la partie seuls restent donc Anny, Juliette ( surnommée «la blonde » pendant les vacances à la suite de certaines réflexions ), Charlotte, ma copilote ( qui a découvert son intérêt pour ce rôle pendant le circuit ) et moi-même. Juste avant de partir, quelques péripéties : Charlotte se fait une nième entorse à la cheville lors d’un match de tennis, ce qui nous fait craindre pour les premiers jours au cours desquels sont prévus le Tok Tokkie Trail et les dunes de Sossusvlei. La veille du départ, on la fait strapper chez la kiné et on lui achète des bâtons de marche pour soulager sa cheville. Autre imprévu : la veille du départ, je reçois un appel de Frédéric, directeur de Tourmaline, pour me signaler qu’il y a eu une erreur de jour sur une réservation, à Okaukuejo, et qu’il nous faut renoncer à dormir là bas. Les 2 seules alternatives sont Taleni ( Etosha Village ) à 5 kms d’Anderson Gate et Halali, mais avec une solution bancale, c’est-à-dire 1 suite pour 2 et les 2 autres dormiraient dans la tente sur le toit, mais sans réservation possible, donc avec possibilité d’avoir des problèmes sur place. On choisit Taleni pour des raisons d’équilibre du parcours et Frédéric nous dédommage pour ce contretemps un peu ennuyeux mais pas dramatique.
Samedi 23 juillet C’est le jour J tant attendu. A 6h30, nous nous réveillons pour être à l’aéroport de Quimper pour 7h30. Le vol prévu à 8h30 décolle avec 20 mn de retard et nous arrivons sans encombre à Orly où nous prenons le Bus Air France qui nous conduit en 40 mn au Terminal 1 de Roissy. Lors de l’enregistrement du vol Lufthansa à destination de Francfort, nous apprenons que les vols du matin ont été annulés à cause de gros orages sur Francfort. Le nôtre, prévu à 14h30, est annoncé avec 25 mn de retard et nous prenons finalement place dans l’avion avec 45 mn de retard. Quelques minutes plus tard, on nous annonce que les conditions climatiques sont très mauvaises sur Francfort et qu’on ne peut pas décoller avant 40 mn dans le meilleur des cas. Ca commence à faire beaucoup et on se demande si le vol ne va pas tout simplement être annulé, d’autant que l’annonce du stewart laisse craindre le pire. Et comme par enchantement, 10 mn à peine après cette annonce, l’avion se met en marche et nous décollons finalement avec 1 heure de retard sur l’horaire prévu et arrivons sur Francfort en 45 mn le temps est effectivement très menaçant sur place. Après avoir changé de terminal, nous allons au guichet Air Namibia pour récupérer nos cartes d’embarquement du vol de 20h. Nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement , et après 1 h, nous sommes finalement dirigés vers une autre porte et nous embarquons avec 1 heure de retard. Un bon gin tonic pour commencer les vacances, un repas correct accompagné d’un pinotage sud africain, ça commence à sentir bon les vacances….On va faire de beaux rêves cette nuit dans l’avion…
Dimanche 24 juillet. Nous arrivons en Namibie à 5h45, quasiment à l’horaire prévu. Une fois les formalités d’entrée dans le pays faites et après avoir fait du change, nous partons vers Windhoek avec le chauffeur d’Asco venu nous chercher. La température est glaciale ce matin (1°C ) nous nous en doutions car nous avions regardé la météo avant de partir les températures ont chuté très nettement depuis 2 jours, ce qui nous fait craindre pour les prochains jours. A 7h30, nous arrivons à l’agence Asco de Windhoek. Laurent, un suisse, qui travaille pour Tourmaline, nous attend sur place pour nous faire un briefing du circuit et du véhicule, un Toyota Hilux avec 2 tentes sur le toit. Les formalités durent un bon moment ( ce n’est pas du luxe compte tenu de notre manque de connaissance du camping ). C’est un peu long, mais sans doute pas inutile, notamment les recommandations sur les routes , si on se fie au « musée des horreurs » qu’ils ont affiché chez Asco avec des épaves de voitures avec les explications sur les causes de l’accident et sur la prise en charge ou pas par l’assurance. A 10h30, nous sommes enfin prêts à partir. Le temps de passer au Spar le plus proche pour quelques courses de première nécessité ( eau, boissons, charcuterie, pain…), il est 11h30 quand nous prenons enfin la route B1 en direction de Rehoboth. C’est le début de l’aventure ! La fatigue du voyage et la conduite à gauche rendent cette première partie du trajet assez pénible, malgré une route impeccable qui permet de bien rouler. A 13h, nous faisons notre pause pique-nique. Au menu, sandwiches avec de la charcuterie achetée le matin. Nous avons emmené dans nos bagages un peu de nourriture ( gâteaux apéro, barres de céréales, salades de thon, le sacro saint pâté et saucisson Hénaff, du gin et 1 bouteille de vin pour les premiers apéritifs car arrivée un dimanche à Windhoek ) mais tout est dans les bagages et nous attendrons notre première étape pour organiser un peu le stockage de la nourriture. Après plus de 2 heures d’une route assez monotone, nous finissons par emprunter notre première gravel road au menu : tôle ondulée, sable, cailloux…ça nous ramène 8 ans en arrière mais c’est quand même moins inconfortable avec un 4x4 qu’avec le minibus 2x4 de 2008. Sur les conseils de Laurent, à chaque fois que nous croisons un véhicule sur piste, pour éviter un bris de pare brise pour lequel nous ne sommes pas assurés, nous tenons la vitre, ce que les gens prennent parfois pour un salut . On commence à voir quelques animaux au bord de la piste ( springboks, oryx….) mais on ne s’attarde pas trop car la fatigue fait qu’on est pressés d’arriver. Peu après 15h, nous arrivons enfin au Bagatelle Kalahari Lodge qui nous avait laissé un excellent souvenir lors de notre séjour précédent. Nous sommes trop tard pour faire un game drive mais nous espérons participer au repas des guépards suivi d’un gin tonic au coucher de soleil, histoire de commencer sur des bonnes bases. Malheureusement, toutes les activités de l’après-midi sont complètes et nous devrons donc nous contenter de faire une petite marche dans la réserve. Nous passons un moment avec un groupe de suricates qui prennent des poses vraiment craquantes et en fin d’après-midi nous allons sur les dunes pour le coucher de soleil.




Les 4x4 du lodge, pleins à craquer, ne nous font pas regretter les activités organisées par le lodge.

La température est glaciale en fin de journée et, si la chambre est chauffée, la salle de bain ne l’est pas et la douche du soir est une épreuve, d’autant que le courant n’arrête pas de sauter. Le dîner ( soupe, steak de kudu, lasagnes de kudu…) est excellent, accompagné par un bon vin sud africain le cocktail fatigue-excitation du voyage et alcool est assez détonnant et on est bien énervés à la fin du repas Anny oublie même qu’il y a des mini marches à l’accueil et se rétablit miraculeusement à 2 reprises…..
A 21h, tout le monde est couché pour une bonne nuit réparatrice.
Il est 13 heures quand nous arrivons à la ferme du Tok Tokkie où nous avons réservé un lunch avant le départ de la randonnée. Nous faisons connaissance avec notre guide Sebastian et avec nos compagnons de marche, une famille de belges francophones, qui terminent leur séjour de 3 semaines et arrivent de la concession de Wolvedans.
Après un lunch très agréable ( salade, pizzas accompagnées d’un ice tea maison ), nous partons à 14h45 pour la visite du centre NADEET, centre d’éducation environnementale qui enseigne aux participants un mode de vie durable, la biodiversité et l’équilibre entre l’homme et l’environnement. Nous avons notamment droit à une démonstration des vertus de l’énergie solaire dans la vie de tous les jours.


c’est vers 17h15 que nous arrivons à notre camp du jour. La cheville de Charlotte a tenu pour cette première journée et, même si elle a mal, c’est plutôt rassurant pour la suite. Le soleil va bientôt se coucher et personne ne trouve le courage de prendre une douche, la température chutant à grande vitesse. Le camp se situe au centre du « horseshoe », une ligne de montagne ayant la forme d’un fer à cheval . Il est merveilleusement installé sur une petite dune qui permet d’avoir une vue superbe sur la vallée. Les lits de camp paraissent très confortables et suffisamment éloignés les uns des autres.
Pour la soirée qui arrive, il est indispensable de prévoir les vêtements chauds : chaussettes de ski, gants, bonnets, double polaire et pour clôturer le tout le poncho qui est mis à notre disposition et qui ne sera pas de trop au cours de la soirée.
Dur le réveil
Paysage matinal
Dans le lit, ça allait à peu près mais une fois arrivés au petit déjeuner, le froid nous saisit vraiment, notamment au niveau des extrémités, et, malgré les gants et les chaussettes chaudes, impossible d’arriver à nous réchauffer.
Nous partons vers 8 heures pour une longue journée de marche, dans un paysage d’abord dunaire
et même un steenbok qu’on dérange dans sa sieste.
Au cours de la montée, Sebastian, à l’aide d’un mouchoir et d’un aimant, extrait du sable de la poudre de magnétite noire qu’il utilise pour noter la date du jour sur la dune.

Arrivés au sommet de la montagne, nous faisons une pause gâteaux-boissons chaudes bien appréciée; la température est maintenant agréable et nous nous débarrassons des couches de vêtements superflues.
Nous descendons ensuite dans la plaine que nous traversons pendant un long moment avant d’arriver après 4 heures de marche au lieu de la pause du midi. Sous un gros arbre a été installée une grande tente sous laquelle nous nous installons pour le repas de midi.
L’organisation est vraiment impeccable. Sebastian travaille ici depuis 7 ans et il était auparavant guide à Bagatelle et il l’était notamment en 2008 quand nous y sommes allés. Il se donne encore a priori 1 an au Tok Tokkie et pense ensuite se reconvertir dans un autre métier.
Après le repas, c’est temps libre pendant 2 heures, avec au choix sieste au soleil, lecture, jeux de cartes pour les jeunes et chasse à l’oryx pour le photographe ( moi ).
Nous prenons ensuite le chemin du second camp où nous devrions arriver d’ici 2 heures. Le paysage est encore différent et nous alternons entre des plaines avec fairy circles
et des petites dunes rouges, avec des montagnes en toile de fond.
La marche est agréable, sans aucune difficulté.
A 16h30, nous arrivons au second camp, niché au milieu des dunes, aussi fabuleux que le premier.
Cette fois, ne serait ce que pour le fun ( et pour ne pas importuner les voisins après 2 jours sans toilette….), pas question de rater la douche. Anny et Juliette se dégonflent mais avec Charlotte on ne veut surtout pas rater ça il s’agit d’une douche de bush, ouverte sur l’immensité du désert, et avec un grand seau rempli d’eau chaude à la demande.
Cette douche chaude nous fait un bien fou, d’autant que rapidement les températures chutent comme la veille. Par ailleurs, pour rajouter un peu de piment, le vent s’est invité et rajoute encore à l’impression de froid. Avant le repas, nous déplaçons la table à manger pour nous mettre à l’abri du vent. On sent que nos compagnons ( du moins la mère ), commencent à souffrir de plus en plus de ces conditions d’hébergement et même si le sourire est encore là, on sent qu’il est temps que ça se termine pour eux. Ce soir, 2 gin tonic ne sont pas de trop pour affronter les éléments. Le repas est encore une fois bon ( notamment la soupe, même s’il est très difficile de la maintenir à température, contrairement au gin tonic…. ) mais le goulash de kudu est quand même un peu dur car certainement pas assez mijoté. Nous prenons ce soir le temps d’observer les étoiles le ciel est fabuleux et Sebastian nous fait un premier cours succinct car cela pourrait durer des heures.
Pour nos camarades belges, la nuit froide et le vent matinal sont vraiment la goutte d’eau qui fait déborder le vase ils souhaitent ne pas faire la dernière marche de ce matin et être raccompagnés en voiture jusqu’au Tok Tokkie. De notre côté, même si les conditions sont assez rudes, nous voulons profiter au maximum, d’autant qu’avec le soleil les températures seront plus supportables. Le petit déjeuner est donc un peu gâché car c’est vraiment dommage que l’aventure s’arrête de cette façon avec un groupe scindé en deux.
A 8h15, nous nous séparons donc, nous partant pour notre marche du matin, eux prenant le 4x4 avant de partir pour leur dernière étape à Bagatelle. Nous croisons pas mal d’oryxs au cours de notre marche, magnifiques dans cette lumière matinale.

La marche est une nouvelle fois facile, sur un terrain relativement plat et nous arrivons à 10h30 à la ferme de Tok Tokkie où nous attend un petit remontant.
Cette randonnée de 2 jours restera une aventure extraordinaire, par les paysages traversés, les rencontres effectuées, les conditions d’hébergements au milieu de nulle part et cette sensation de solitude rarement vécue auparavant.
Il nous faut désormais reprendre notre véhicule et partir pour 2 heures de route en direction de Sesriem. Les paysages sur la route sont vraiment superbes et petit à petit les dunes typiques du Namib Rand laissent la place à celles de la région de Sossusvlei, moins rouges et plus hautes.
Après un arrêt pique-nique, nous arrivons vers 14 h au Little Sossus Lodge, situé à 30 mn de Sesriem. C’est un lodge sans prétention mais très correct et avec un accueil sympa.
A 15h15, il est temps de prendre la direction de Sesriem pour monter la dune Elim en fin de journée. Le fait de ne pas avoir pu avoir 2 nuits au Sossus Dune Lodge a modifié mes plans d’organisation des 2 jours dans le parc au lieu de faire une journée complète dans le parc avec départ avant le lever du jour, nous avons donc prévu d’aller demain à Sossusvlei sans y aller dès l’ouverture et d’y retourner le lendemain en partant très tôt mais en y restant peu de temps.
Après avoir rempli les formalités d’entrée dans le parc pour 2 jours et effectué quelques courses, nous partons donc en direction de la Dune Elim distante de 4 ou 5 kms.


Contrairement à ce qu’on peut voir dans les guides, ce n’est pas au coucher du soleil qu’il faut venir, mais bien avant car à partir de 17 heures tout est à l’ombre et pas moyen de faire une photo correcte on a vu des personnes arrivant quand on partait et franchement ils n’ont pas dû apprécier. Quant à nous, nous sommes dans le bon timing et on prend le temps de grimper la dune, sans pour autant aller tout en haut car on ne sait jamais quand ça s’arrête.
Ce premier contact avec les dunes nous a mis en appétit pour les 2 jours à venir en effet, cette année, nous avons prévu de prendre notre temps et de vraiment profiter du site de Sossusvlei car en 2008 nous avions eu un goût de trop peu.
A 18h, nous sommes de retour au lodge et, après une bonne douche le repas est servi à 18h30 pour tout le monde. Une soupe, un bon steak de bœuf accompagné d’un shiraz sud-africain, encore un excellent repas.
Arrivés avant la dernière portion de sable de 5 kms, nous prenons notre petit déjeuner et dégonflons les pneus à 1.6 bares ( au lieu de 2.1 ). Bizarre, un des pneus est à 1.3, ce qui ne laisse rien augurer de bon… Après le petit déjeuner, c’est le baptême du feu pour la conduite dans le sable je me suis renseigné auparavant pour savoir comment conduire sur ce genre de terrain et je me lance, relativement confiant au vu des récits sur les forums et malgré les recommandations de Tourmaline.
Comme espéré, le trajet se passe sans encombre même si une portion de sable bien profond nous donne quelques sueurs froides. Nous ne nous arrêtons pas au parking du Dead Vlei, prévu demain et continuons jusqu’à celui de Sossusvlei.
Nous avons prévu d’escalader Big Mama.
La montée est plutôt douce et pas trop difficile mais Anny est rattrapée par ses problèmes de vertige et ne peut continuer jusqu’au sommet. Nous poursuivons la montée avec les filles et arrivons assez rapidement en haut de la dune. Nous retrouvons les paysages grandioses que nous avions gardés en souvenir depuis 2008.
Après avoir exploré pendant un moment le site, nous décidons, plutôt que de faire le Hidden Vlei comme envisagé, d’aller au Dead Vlei, même si nous devons le refaire le lendemain. En effet, Charlotte a mal à la cheville et la marche dans le sable devient de plus en plus pénible. Le Dead Vlei est certainement le site le plus connu de Namibie et le plus fréquenté aussi à cette heure assez avancée, c’est un peu l’embouteillage et il perd un peu de son charme même s’il reste toujours magnifique. Par ailleurs, pour les photos, la lumière est un peu trop vive et on attendra demain pour avoir de meilleures conditions.
On commence quand même à en avoir plein les jambes et on décide donc de retourner sur Sesriem pour revenir en fin de journée à la Dune 45. Nous pique niquons après les 5 kms de sable : au menu sandwich au pâté Hénaff !
De retour à Sesriem, je passe faire le plein à la station ( plus de 100 l ) et je fais regonfler les pneus à 1.8, ce qui devrait suffire pour le sable du lendemain.
Nous arrivons au Sossus Dune Lodge vers 14 h; l’accès à partir du parking est un peu compliqué mais le site est magnifique et l’accueil étonnamment chaleureux au vu des différents commentaires lus sur Trip Advisor sur cet hébergement. Les bungalows sont hyper spacieux et nous choisissons, plutôt que de retourner faire des dunes en fin de journée, de rester au lodge toute l’après-midi pour nous reposer, le rythme depuis le début du séjour ayant été assez soutenu et la journée de demain promettant d’être bien chargée. La piscine est vraiment trop froide mais nous profitons de notre terrasse tout en regardant les springboks passer à quelques mètres.
Après le traditionnel gin tonic sur notre terrasse, le repas est très correct. Nous nous couchons à 20h45, le lever étant prévu à 4h30 demain.
Escalader cette énorme dune en étant les premiers ( les traces de la veille ont été effacées par le vent ) et avec cette impression d’être seuls au monde, on a du mal à y croire, c’est exceptionnel !
Il nous faut 55 mn pour atteindre le sommet où nous arrivons à 7h30. Anny a dû abandonner aux 2/3 de la montée, handicapée par ses problèmes de vertige, et elle descend donc avant nous dans le Dead Vlei. Tous les 3, seuls au sommet, on apprécie ce moment unique et on en profite pour faire un selfie pour immortaliser l’instant; petit à petit le soleil illumine le Dead Vlei mais nous n’attendons pas qu’il soit complètement éclairé pour redescendre dans la cuvette.
La descente se fait au pas de course et en 10 mn on est arrivés en bas. La lumière, contrairement à la veille est superbe et on passe un peu de temps à prendre des photos du Dead Vlei que nous quittons un peu avant 9 h quand tout le monde arrive.


Arrivés au parking, nous prenons notre petit déjeuner avant de partir pour une longue journée de route en direction de Swakopmund. Nous faisons juste 2 mini arrêts photos aux dunes 45 et 40, dunes que nous n’avions pas eu le courage de faire la veille au coucher du soleil.
Je fais regonfler mes pneus à 2.1 à la station de Sesriem ( mon pneu arrière gauche s’est encore dégonflé depuis hier…) et à 10h30 nous quittons Sesriem pour un trajet de 350 kms.
La première partie du trajet est assez « cassante » mais les paysages sont superbes, en particulier du côté de Rostock Ritz les animaux sont aussi assez nombreux ( oryxs, troupeaux de zèbres ) et le temps passe plutôt vite. La seconde partie, hyper roulante, est elle par contre très monotone mais permet au moins d’avancer plus vite qu’on ne l’espérait, si bien qu’à 15h20 nous arrivons à Swakopmund, au Delight, hôtel récent et agréable situé en centre-ville.
Nous repartons aussitôt pour faire des courses en ville car c’est aujourd’hui vendredi, c’est-à-dire le dernier jour pour acheter de l’alcool avant de quitter la ville et également le dernier jour pour acheter des souvenirs, notre journée de demain étant en grande partie consacrée à Sandwich Harbour. Nous faisons donc le plein de bouteilles de vin pour la suite du périple et achetons quelques objets d’artisanat, notamment au magasin Kirikara où on trouve des choses sympas.
A l’apéritif, nous avons décidé de changer de notre habituel gin tonic et ouvrons une bouteille de chardonnay bien frais qu’on prend dans notre chambre.
Pour le dîner, j’avais réservé depuis la France une table au restaurant le Tug, situé en bord de mer, qui a plutôt bonne réputation et est souvent pris d’assaut le week end quand nous arrivons à 19h30, il est effectivement plein à craquer et assez bruyant. Notre table est située un peu à l’écart et relativement au calme. Au menu : soupe, calamars et poisson accompagnés d’un excellent sauvignon, ce qui nous change des plats de viande habituels en Namibie. On apprécie vraiment cette petite parenthèse océanique et on demande même à réserver pour le lendemain soir à la même heure, malheureusement sans succès, le restaurant affichant déjà complet.
Après ce frugal repas, nous rentrons à notre hôtel pour nous coucher après cette très longue journée riche en émotions. La brume semble arriver de l’océan, ce qui nous fait craindre pour le lendemain.
La brume matinale se lève petit à petit et laisse la place à un soleil radieux.
La balade se poursuit dans le delta de la rivière Kuiseb, avant de revenir le long de la plage. Nous observons des cormorans, différents oiseaux côtiers, et des otaries qui surfent sur les vagues.
En discutant avec Reagan, nous apprenons que, 8 ans plus tôt, quand nous sommes passés au Desert Homestead près de Sesriem, il y travaillait comme guide ; c’est aujourd’hui son avant dernier jour dans le secteur car il part dans 2 jours au lodge de luxe Serra Cafema au Nord du pays. Il ne paraît pas très sûr de lui, à la fois dans sa conduite et également dans son choix du chemin à emprunter on finit même par s’embourber assez violemment. Reagan réussit à se sortir de ce mauvais pas mais quelques minutes plus tard il doit s’y reprendre à 2 fois pour escalader une mini dune.
« You booked for adventure ! » s’écrie t-il, ce qui nous fait rire un peu jaune.
Arrivés à quelques kilomètres de Sandwich Harbour, la marée est trop haute pour continuer à longer le bord de mer ; on a un peu de mal à comprendre que notre guide ( et il n’est pas le seul car un autre 4x4 nous suit de près ) essaie d’accéder à Sandwich Harbour à ce moment de la journée. En effet, la marée était haute à 11h avec un gros coefficient de marée ( j’avais regardé le calendrier des marées en partant de France ), donc essayer d’accéder à 12h30 est un échec assuré alors qu’il serait si simple de manger plus tôt et d’accéder à Sandwich Harbour en début d’après-midi.
C’est d’autant plus décevant que Reagan est moyennement à l’aise dans les dunes ( et peut être que son véhicule manque de puissance ) et ne monte pas les plus grandes dunes, ce qui nous limite franchement dans notre exploration du site par rapport à d’autres groupes qu’on voit au loin.
Nous nous arrêtons dans le creux d’une dune pour le déjeuner au menu : beignets de poisson et de viande, nems, et huitres accompagnés d’un délicieux sauvignon pétillant.
Après le repas, Reagan trace son nom en lettres géantes dans le sable et nous faisons de même.
Après ce petit intermède, nous poursuivons notre parcours dans les dunes, parfois impressionnantes, avant de terminer par un trajet côtier.
Je commence à avoir des problèmes de mise au point avec mon appareil photo ; a priori c’est un problème d’objectif, n’ayant pas de souci avec mon zoom 150-600 mm mais avec le 18-250 mm. Il faut dire que la poussière, le sable et le matériel photo ne sont pas franchement bons amis. En tout cas, ça va me poser problème de manière récurrente jusqu’à la fin du voyage avec un fonctionnement aléatoire de l’autofocus.
A 15h45, nous sommes de retour à la marina ; alors que nous devions aller à la rencontre d’une communauté Topnaar, nous ne l’avons finalement pas fait, sans explications de la part de Reagan. Cette journée nous laisse vraiment un gros sentiment d’inachevé par rapport à celle que nous avions faite en 2008 avec Mola Mola, qui nous avait enchantés. On a vraiment l’impression que le guide a fait le strict minimum pour son avant dernière journée et que ses compétences sont limites pour ce genre de parcours. C’était quand même pas mal mais, vu la beauté du site, on espérait nettement mieux, d’autant qu’avec toutes les merveilles vues depuis le départ, on devient difficiles.
En cette fin d’après-midi, nous retournons voir les flamands roses qu’on a vus rapidement ce matin ; avec les couleurs à ce moment de la journée, le spectacle est superbe et on passe un moment à prendre des photos.


Juste avant de partir, Anny et Charlotte voient une forme dans l’eau, qu’elles prennent d’abord pour un dauphin mais vu la taille, il est possible que ce soit plutôt un orque.
Sur le chemin du retour en direction de Walvis Bay, nous nous arrêtons en bord de mer pour assister à un magnifique coucher de soleil.
En rentrant à l’hôtel, nous récupérons notre linge mis à laver la veille au soir, mais nous constatons qu’une partie des vêtements ne sont pas les nôtres ; a priori ceux qu’on a déposés sont au complet et on fait un heureux en ramenant à l’accueil ceux qui ne nous appartiennent pas.
Pour le dîner, j’ai réservé par mail ce matin au Kuckies Pub et fait confirmer la réservation par la réception du Delight ; à 19h30, nous arrivons donc au restaurant, archi bondé. Notre serveur au look de rugbyman a un petit rire qui nous amuse ; il se démène comme un beau diable pour assurer son service. La nourriture est correcte et le café de fin de repas n’est pas servi dans une choppe de 500 ml mais presque.
Notre emplacement n°8
Vu d'en haut.
Vers 15h45, quand les couleurs commencent à être bonnes pour la photo, nous partons pour une marche de 5 kms AR vers l’arche située près du campsite 5. Il y a à cet endroit énormément de monde et nous ne regrettons pas notre emplacement situé au milieu de nulle part. La vue depuis l’arche est magnifique et nous profitons d’un peu de calme avant qu’un grand groupe n’arrive et ne casse un peu le charme de l’endroit.
ça nous rappelle les USA
Nous rentrons à notre camp un peu avant le coucher du soleil ; les couleurs deviennent incroyables et la roche prend une teinte quasiment rouge.


Les damans de rocher sont de sortie et on aperçoit 2 oréotragues.
Il est temps pour Charlotte d’arriver car elle commence à vraiment souffrir de son entorse; heureusement pour elle, la partie la plus sportive du voyage touche à sa fin.
Le soir, nous allumons le traditionnel braai avec au menu saucisses, un steak d’oryx ( pas terrible ), des pommes de terre cuites dans la braise ( pas toujours bien d’ailleurs car certaines sont encore dures et d’autres presque carbonisées) et des bananes au nutella, accompagnés d’un merlot. Pour un baptême du feu, c’est plutôt pas mal et nous restons discuter près du feu et regarder les étoiles jusqu’à 21h, heure à laquelle nous allons tester notre couchage, avec les bouillottes remplies d’eau bouillie. Finalement, la bouillotte se révèlera superflue car les duvets sont très épais et suffisent amplement, d’autant que la vague de froid de la semaine précédente s’est éloignée.
Après le petit déjeuner, il nous faut remonter les tentes, ce qui n’est pas si simple que ça ; en effet, en laissant les couettes et les oreillers à l’intérieur, impossible de boucler la fermeture de la toile qui recouvre la tente. Après 2-3 tentatives, on déplie le tout et on enlève les oreillers, tout en faisant le nécessaire pour limiter les surépaisseurs. Cette fois c’est bon et la seconde tente est pliée dans la foulée sans difficulté.
Avant de reprendre la route, nous allons grimper sur la montagne en face de notre emplacement, jusqu’à un kokerboom.
La descente est un peu piégeuse et je me retrouve les 4 fers en l’air après avoir glissé, sans trop de mal heureusement.
Vers 10h, nous quittons le site et prenons la piste pour Uis, assez cassante au début, plus roulante par la suite. Dans la dernière partie du parcours, nous arrivons dans une région où nous sommes susceptibles de rencontrer des éléphants du désert. Nous n’aurons pas cette chance. Par contre, nous rencontrons nos premières girafes, que nous observons pendant de longues minutes, émerveillés, alors que les véhicules que nous croisons, sans doute blasés après un passage à Etosha, ne prennent même pas la peine de ralentir.
Nous nous arrêtons pour le pique-nique mais, envahis par une nuée de mouches, nous ne nous attardons pas. Nous arrivons à Mowani à 14h. Ayant réservé ( faute d’avoir d’autres chambres disponibles ) la suite et la mini-suite, hyper spacieuses, nous profitons une partie de l’après-midi de notre logement mais là aussi nous sommes rapidement envahis par des mouches.
Au bord de la piscine, dont l’eau est glaciale, c’est un peu plus supportable mais au bout d’un moment, ayant perdu l’habitude de ne rien faire, nous décidons avec Anny d’aller faire un tour dans les environs à pied.
Pour le coucher du soleil, nous allons sur le rocher où tout le monde se réunit autour d’un cocktail ; j’étais persuadé que ça ne nous plairait pas et en effet c’est un peu surfait, d’autant que le coucher de soleil est complètement fade et sans intérêt.
Au lieu d’une douche, je décide de tenter le bain sur la terrasse de notre suite que je vais d’autant plus apprécier qu’on sort d’une nuit sans douche au Spitzkoppe. Le débit est très faible et je décide de m’occuper en attendant que la baignoire ne se remplisse. Revenu quelques minutes plus tard, je constate qu’il n’y a plus d’eau chaude et que l’eau de mon bain au ¾ vide est à peine tiède. Pas la peine d’insister, au lieu d’un bon bain bien chaud je me rabats sur une douche froide ! Le lendemain, l’eau sera encore froide, ce qui est quand même un peu moyen compte tenu du standing du lodge et du prix de la nuit.
Quand je passe avant le repas voir si tout se passe bien avec les filles, Charlotte est «vénère»: un employé du lodge, venu faire une réparation dans leur mini-suite, l’aurait vu dans son plus simple appareil sous la douche, et mademoiselle a du mal à s’en remettre…
Après le premier apéritif raté et notre mini bar étant à volonté, nous décidons d’en prendre un second, très réussi celui-là…
Pour le repas du soir, pour la première fois on sent une certaine douceur dans l’atmosphère et les manches courtes sont très supportables. Le repas est correct, le pinotage excellent, mais l’ambiance un peu guindée ( Charlotte et Juliette sont choquées que le serveur nous installe la serviette sur les genoux avant le début du repas ).
Vue de notre terrasse au petit matin....
Après le petit déjeuner, nous faisons quelques achats à la boutique, bien achalandée, puis nous partons pour une balade aux abords du lodge. Une fois revenus, nous récupérons les lunch packs que nous avons demandé de préparer ( on commence à saturer franchement des sandwiches, même au pâté Hénaff ) et quittons le lodge. Au moment du départ, nous rencontrons une famille de français avec 3 jeunes enfants partis pour un tour du monde de 14 mois ; ils viennent d’Afrique du Sud et leur prochaine étape sera la Tanzanie. Compte tenu des hébergements dans lesquels ils logent ( Mowani, Wolvedans…), leur budget doit être très conséquent..
Au départ de Mowani, nous n’avons pas prévu au programme les sites aux alentours, soit parce qu’on les a déjà faits ( Twyfelfontein, forêt pétrifiée ), soit parce qu’ils ne semblent pas être d’un intérêt majeur ( Montagne brûlée, Orgues pétrifiées ) ; le programme est donc de rejoindre directement Khowarib, en s’arrêtant en fonction des points d’intérêt sur le trajet. Les 50 premiers kilomètres après Mowani sont probablement les pires du voyage : la piste est hyper cassante et on traverse de très longues portions de tôle ondulée qui fatiguent les organismes. Heureusement, les paysages dans cette région sont magnifiques et variés. Avant Palmwag, la piste redevient bien roulante et on avale les kilomètres à bonne vitesse.
Les éléphants du désert sont aux abonnés absents, mais par contre nous rencontrons à plusieurs reprises des girafes, en particulier, peu avant Palmwag, un groupe de 10 qui traverse la piste à quelques mètres devant nous.





Lors de la dernière heure de route, nous avons encore l’occasion de voir des girafes ainsi que des zèbres de Hartmann.
Nous arrivons au Khowarib Lodge à 14h30 ; nous sommes accueillis chaleureusement par Chantal qui, après le traditionnel jus de bienvenue, nous explique les formalités de fonctionnement et nous confirme le Rhino tracking du lendemain. Par contre, elle nous laisse peu d’espoir ( 10% de chances ) d’en voir… Nous logeons dans des tentes très sympas, dont la terrasse surplombe la rivière et dont la douche et les toilettes sont en plein air.
Nous sommes accueillis par des babouins qui passent dans le lit de la rivière, ce qui rappelle de bons souvenirs ( Waterberg 2008 ) à Juliette qui a depuis une sainte horreur de ces singes.
Pendant que les filles se prélassent au bord de la piscine, nous allons faire une promenade le long de la rivière. C’est le premier cours d’eau qui ne soit pas à sec depuis le début et le paysage environnant est vraiment superbe avec notamment de beaux palmiers.
Avant le repas du soir, nous avons la bonne idée d’aller autour du feu ; le vent soufflant fort et dans notre direction, nous nous retrouvons rapidement sentant la fumée à plein nez. Les tables du repas sont installées dehors mais le vent ayant rafraichi nettement l’atmosphère, la plupart des convives demandent à manger sous le boma. Ayant vécu le pire au Tok Tokkie, ça ne nous fait pas peur et nous restons avec une autre table de courageux à l’extérieur.
L’un des serveurs nous amuse, hyper timide, avec son col de chemise à moitié à l’intérieur du pull et l’autre moitié à l’extérieur ; il restera tout le repas sans s’en rendre compte.
Au coucher, les grenouilles qui déjà étaient bruyantes avant le repas, ont redoublé d’entrain et les boules Quies s’imposent si on veut espérer passer une nuit reposante. Quelques minutes après nous être couchés, il se passe manifestement quelque chose dans la tente des filles. Elles ont vu une énorme araignée poilue et veulent absolument la retrouver avant de dormir ; après un examen rapide, je ne la retrouve pas et je leur dis qu’elles ne craignent rien et qu’elles peuvent dormir sereinement. Je regagne donc ma tente et me recouche ; autant je n’entends presque plus les grenouilles avec mes boules Quies, autant j’entends le branle bas de combat dans la tente des filles où manifestement elles ont décidé de tout déplacer ; après 20 mn sans trouver le sommeil, je craque et je vais pousser une gueulante ( autant dire que tout le monde a dû entendre….) en ordonnant méchamment à Charlotte d’aller dormir avec Anny. Je reste donc avec Juliette et tout le monde s’endort sans histoire….








A little sneak peek?




























Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:


















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.










