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Quelle île thaïlandaise choisir pour finir le voyage? English translation pending
BOnjour tout le monde
Voilà je souhaite me rendre pour la 3 eme fois en thailande et le choix d'une ile me semble importante pour finir un super voyage .J'ai déjà fait phuket que j'ai entre autre beaucoup aimé (quand je dis phuket c'est phuket et tous les alentours) alors aujourdh'ui je cherche une ile surper climat en février mars avec bonne structure hotellière et surtout une ile où l'on peut partir pour une 1/2 journée ou journée entière et rentrer le soir à l'hotel en bateau pour justement faire d'autres iles.
Alors laquelle est bien situé? Merci beaucoup pour les réponses apportées A bientôt DANNY
Voilà je souhaite me rendre pour la 3 eme fois en thailande et le choix d'une ile me semble importante pour finir un super voyage .J'ai déjà fait phuket que j'ai entre autre beaucoup aimé (quand je dis phuket c'est phuket et tous les alentours) alors aujourdh'ui je cherche une ile surper climat en février mars avec bonne structure hotellière et surtout une ile où l'on peut partir pour une 1/2 journée ou journée entière et rentrer le soir à l'hotel en bateau pour justement faire d'autres iles.
Alors laquelle est bien situé? Merci beaucoup pour les réponses apportées A bientôt DANNY
Malenge dans l'archipel des Togian? (Sulawesi, Indonésie) English translation pending
Salut,
Est ce que quelqu'un connait Malenge située dans l'archipel des Togian ?
merci .
Voyager à Bora Bora? (Polynésie-Française) English translation pending
Bonjour amis voyageurs, j'aimerais aller en polynésie francaise dans un prochain voyage.Je suis seul et j'aimerais savoir si quelqu'un est déja aller dans ces belles iles et qui peut m'informer des prix et si cela en vaut vraiment le cout.
merci beaucoup de vos réponses
vick
merci beaucoup de vos réponses
vick
Récit de voyage et conseils sur la côte est de Madagascar English translation pending
Bonjour à tous!
Je viens d'effectuer un trajet inoubliable à Madagascar: la remontée de la côte Est depuis Tamatave jusqu'à Maroantsetra. Tous les guides de voyage déconseillent ce trajet en raison de sa difficulté.
J'ai donc voulu vérifier moi même, et je n'ai pas été déçu bien au contraire!
Je souhaite donc partager mon expérience afin que d'autres puissent tenter cette aventure unique.
Cette route est l'occasion de "s'imprégner" du pays, et de découvrir des paysages intacts, car rares sont les "vazaha" qui passent, et les villages traversés sont sublimes. Avant tout, il faut être en forme, sans problèmes de santé, résistant au soleil et.. avoir du temps! c'est vraiment physique. Le trajet en lui même peut prendre de 4 a 6 jours, en fonction de la météo, des controles routiers, des périodes de récolte (litchis, girofle (bah oui ya plus ou moins de 4*4 qui passent du coup) et de l'état des passerelles en bois! Il faut savoir que l'ancienne nationale 5 qui longe la côte n'est plus qu'une piste défoncée qui escalade les montagnes ou qui passe meme sur les plages!
Je vais décrire rapidement les étapes du trajet avec quelques conseils utiles :
Le trajet Tamatave / Sonierana-Ivongo dure 3 heures en taxi brousse réservé. Je ne m'étends pas sur cette portion car elle est plutôt touristique donc assez connue. C'est d'ailleurs a Sonierana / Ivongo que la route goudronnée s'arrête et que l'aventure commence! J'ai donc commencé par faire du stop sur le quai en attendant le bac, en finissant par trouver un 4*4 transportant des sacs de girofle. Les malgaches proposent toujours de monter devant dans l’habitacle mais cest vraiment plus sympa de grimper à l’arriere (parfois bâché mais pas toujours) car on voit les paysages sublimes et ya de l’air (attention au soleil prévoir crème & chapeau). De plus, entassé comme des sardines avec les malgaches, l’ambiance est garantie ! Bref arrivée dans la soirée dans un petit village en bord de mer, à mi-chemin entre Sonierana et Mananara. nuit chez l’habitant au hasard des rencontres (mais j’ai vu aussi de petits hôtels familiaux le long de la piste).
Le lendemain, stop sur la piste direction Mananara, attention 3 ou 4 voitures par jour, alors ne pas les louper vu que certaines sont déjà pleines ! Un conseil :faire une pause ou plus au village de Sahasoa, on peut partir voir les récifs coralliens avec un guide, ainsi que la réserve Mananara Nord très peu fréquentée dont certains circuits partent de Sahasoa (se renseigner au bureau du parc pour trouver un guide).
Trajet d’une journée + moitié de la nuit à cause d’une roue crevée. A Mananara, la réserve de l’île Aye aye est assez décevante et surtout toute petite (3ha), c’est plus un zoo qu’autre chose meme si les lémuriens sont en semi-liberté.
Pour la portion Mananara / Maroantsetra, on peut prendre un bateau de pêcheurs qui met 10 heures (se pointer très tôt sur le port) mais cest réservé à ceux qui ne craignent pas le soleil.. Perso j’ai opté pour la route, et contrairement à ce que disent les guides de voyage, il ya tous les jours des 4*4, il suffit de se pointer tôt le matin sur la place centrale, on trouve toujours une place ici où là. Trajet d’une journée, certes moins impressionnant que la veille, mais avec autant de bacs a traverser dont certains encore en radeau de bambous !! Ambiance assurée
Arrivée tard a Maroantsetra, les derniers km sont vraiment pénibles avec la fatigue accumulée et les fesses douloureuses. Voila ce périple inoubliable dont certaines parties méritent d’être effectuées à pied ou meme en VTT, ça permet de plus rencontrer les habitants et surtout de s’arrêter où on veut, sur les innombrables plages vierges ou au milieu des immenses rizières..
Pour terminer, même les « stop » vous demanderont de payer, vu que le carburant est très cher. A titre d’exemple : j’ai déboursé 40000 Ar pour Sonierana / Mananara et 30000 Ar pour Mananara / Maroantsetra, mais sans négocier, alors ça peut sûrement être baissé !
Maroantsetra est, comme chacun sait, le camp de base des expéditions en forêt. (péninsule de Masoala, parc national de Marojejy, Nosy mangabe…) Un immense parc est en passe d’ouvrir officiellement ses portes : Makira qui s’étend entre Mananara et Marojejy sur 400000 hectares avec de nombreuses espèces de lémuriens, on peut déjà le visiter en se renseignant sur http://www.wcs.org/globalconservation/Africa/madagascar/makira Ou aux bureaux de l’ANGAP.
A signaler également une belle forêt en bord de mer récemment protégée très proche de Maroantsetra (1h de pirogue, bon compromis pour ceux qui n’ont pas bcp de temps). La forêt de Farankaraina : se renseigner auprès de l’ONG Antongil Conservation (au centre ville). En plus les guides sont super sympa..
Voilà si mon expérience peut aider certains, tant mieux !! Veloma ! Emeric
Cette route est l'occasion de "s'imprégner" du pays, et de découvrir des paysages intacts, car rares sont les "vazaha" qui passent, et les villages traversés sont sublimes. Avant tout, il faut être en forme, sans problèmes de santé, résistant au soleil et.. avoir du temps! c'est vraiment physique. Le trajet en lui même peut prendre de 4 a 6 jours, en fonction de la météo, des controles routiers, des périodes de récolte (litchis, girofle (bah oui ya plus ou moins de 4*4 qui passent du coup) et de l'état des passerelles en bois! Il faut savoir que l'ancienne nationale 5 qui longe la côte n'est plus qu'une piste défoncée qui escalade les montagnes ou qui passe meme sur les plages!
Je vais décrire rapidement les étapes du trajet avec quelques conseils utiles :
Le trajet Tamatave / Sonierana-Ivongo dure 3 heures en taxi brousse réservé. Je ne m'étends pas sur cette portion car elle est plutôt touristique donc assez connue. C'est d'ailleurs a Sonierana / Ivongo que la route goudronnée s'arrête et que l'aventure commence! J'ai donc commencé par faire du stop sur le quai en attendant le bac, en finissant par trouver un 4*4 transportant des sacs de girofle. Les malgaches proposent toujours de monter devant dans l’habitacle mais cest vraiment plus sympa de grimper à l’arriere (parfois bâché mais pas toujours) car on voit les paysages sublimes et ya de l’air (attention au soleil prévoir crème & chapeau). De plus, entassé comme des sardines avec les malgaches, l’ambiance est garantie ! Bref arrivée dans la soirée dans un petit village en bord de mer, à mi-chemin entre Sonierana et Mananara. nuit chez l’habitant au hasard des rencontres (mais j’ai vu aussi de petits hôtels familiaux le long de la piste).
Le lendemain, stop sur la piste direction Mananara, attention 3 ou 4 voitures par jour, alors ne pas les louper vu que certaines sont déjà pleines ! Un conseil :faire une pause ou plus au village de Sahasoa, on peut partir voir les récifs coralliens avec un guide, ainsi que la réserve Mananara Nord très peu fréquentée dont certains circuits partent de Sahasoa (se renseigner au bureau du parc pour trouver un guide).
Trajet d’une journée + moitié de la nuit à cause d’une roue crevée. A Mananara, la réserve de l’île Aye aye est assez décevante et surtout toute petite (3ha), c’est plus un zoo qu’autre chose meme si les lémuriens sont en semi-liberté.
Pour la portion Mananara / Maroantsetra, on peut prendre un bateau de pêcheurs qui met 10 heures (se pointer très tôt sur le port) mais cest réservé à ceux qui ne craignent pas le soleil.. Perso j’ai opté pour la route, et contrairement à ce que disent les guides de voyage, il ya tous les jours des 4*4, il suffit de se pointer tôt le matin sur la place centrale, on trouve toujours une place ici où là. Trajet d’une journée, certes moins impressionnant que la veille, mais avec autant de bacs a traverser dont certains encore en radeau de bambous !! Ambiance assurée
Arrivée tard a Maroantsetra, les derniers km sont vraiment pénibles avec la fatigue accumulée et les fesses douloureuses. Voila ce périple inoubliable dont certaines parties méritent d’être effectuées à pied ou meme en VTT, ça permet de plus rencontrer les habitants et surtout de s’arrêter où on veut, sur les innombrables plages vierges ou au milieu des immenses rizières..
Pour terminer, même les « stop » vous demanderont de payer, vu que le carburant est très cher. A titre d’exemple : j’ai déboursé 40000 Ar pour Sonierana / Mananara et 30000 Ar pour Mananara / Maroantsetra, mais sans négocier, alors ça peut sûrement être baissé !
Maroantsetra est, comme chacun sait, le camp de base des expéditions en forêt. (péninsule de Masoala, parc national de Marojejy, Nosy mangabe…) Un immense parc est en passe d’ouvrir officiellement ses portes : Makira qui s’étend entre Mananara et Marojejy sur 400000 hectares avec de nombreuses espèces de lémuriens, on peut déjà le visiter en se renseignant sur http://www.wcs.org/globalconservation/Africa/madagascar/makira Ou aux bureaux de l’ANGAP.
A signaler également une belle forêt en bord de mer récemment protégée très proche de Maroantsetra (1h de pirogue, bon compromis pour ceux qui n’ont pas bcp de temps). La forêt de Farankaraina : se renseigner auprès de l’ONG Antongil Conservation (au centre ville). En plus les guides sont super sympa..
Voilà si mon expérience peut aider certains, tant mieux !! Veloma ! Emeric
Aimez-vous la photo animalière? English translation pending
j'aime la photo - surtout en voyage - mais sans aller loin de chez moi je vois le jardin avec mésanges bleues ou charbonnières, verdiers, chardonnerets, sitelles, pinsons, merles et moineaux etc je les connais tous, je les prends en photos (ils sont attirés par les graines que je dépose) - j'aime aussi photographier dans les zoo, comme cet été au zoo de la Palmyre - je vous joins une mésange - Vous aussi aimez vous les photos animalières ? Gold
Vos coups de coeur sur le Honduras et le Nicaragua? English translation pending
Bonjour à tous,
Je lance un appel à tout ceux et celle qui ont visité le Nicaragua et le Honduras et qui ont envie de partager leurs coups de cœur avec moi. Voilà, je planifie un voyage pour cet été dans cette région d'Amérique centrale. Je suis sensé partir avec une amie et nous prévoyons y aller pendant 2 mois. Je suis déjà au courant pour les trucs comme Copan, les Corn Islands ou les Bay Islands. Je trouve qu'il est souvent plus intéressant de sortir des sentiers battues et d'aller voir ce qui se passe ailleurs. Les plus beaux endroits sont parfois des endroits très peu touristiques, mon expérience de voyage me l'a souvent confirmé!
Alors que proposez-vous comme activités, itinéraires, petits hotels charmants, villages typiques, plages de rêves, forêts, montagnes etc.etc?
Nous sommes vraiment ouverts à toutes les propositions. On aime la mer, le pleine air, la culture, les gens, la nature! Bref, on veut vraiment aller dans ces deux pays et les découvrir à fond, même si on dispose de 2 mois!
Bon alors j'attends de vos nouvelles!
Merci beaucoup
Étienne
Étienne
Cambodge: du pédalo dans les rizières! English translation pending
Lors de mon dernier voyage au Cambodge, en période de hautes eaux, j'ai été très surpris de voir une nouvelle activité sur la presqu'ile de Chrouy Changvar...celle de location de pédalos, équipés de parasol, permettant des ballades en autonomie dans les rizières...Dans un premier temps, j'ai trouvé celà absurde mais à y réflechir, c'est peut etre intérressant...Qu'en pensez vous ? ...Moyen d'approcher faune et flore, gadget? Certains l'ont il déjà pratiqué...? PS: C'est pas un gag !
Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002 English translation pending
Bienvenue au pays du sourire !
13/01/2002
Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain.
Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
Bons plans pas chers pour Madagascar du 18 novembre au 9 décembre? English translation pending
🙂 SLT A TOUS
On part à Mada à 2 du 18/11 au 09/12, nous n'avons que les billets en poche et le traitement anti-palu 😕!!
🤪En fait je ne sais pas trop par ou commencer, je me rends compte que Mada est très grand et j'ai du mal à me faire une idée d'ou aller, par ou commencer...
😇Si vous avez des bons plans pour des sites à ne pas manquer, des chambres chez l'habitant, des tuyaux pour les modes de transport, je laisse tomber la voiture avec chauffeur et pense plutot train et taxi brousse !
Je pense avoir un budget de 20 Euros par jour (des fois plus des fois moins suivant le programme !)
Je vais commencer à bucher sur cette destination alors merci pour tous vos conseils !
🙂
On part à Mada à 2 du 18/11 au 09/12, nous n'avons que les billets en poche et le traitement anti-palu 😕!!
🤪En fait je ne sais pas trop par ou commencer, je me rends compte que Mada est très grand et j'ai du mal à me faire une idée d'ou aller, par ou commencer...
😇Si vous avez des bons plans pour des sites à ne pas manquer, des chambres chez l'habitant, des tuyaux pour les modes de transport, je laisse tomber la voiture avec chauffeur et pense plutot train et taxi brousse !
Je pense avoir un budget de 20 Euros par jour (des fois plus des fois moins suivant le programme !)
Je vais commencer à bucher sur cette destination alors merci pour tous vos conseils !
🙂
Que faire pendant quatre jours à Chiang Mai? English translation pending
Je compte rester 4 jours a chiang mai .quelles sont les possibilites d'excurtions ? Est il possible d aller dans le triangle d or en si peu de temps? MCI
Programme de trois semaines en Polynésie-Française English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai déjà posté des messages pour notre voyage de noces (juillet 2009), et avec tout ce qu'on a lu on commence à avoir une idée de notre périple !
On voudrait loger en pension de famille 16 à 17 nuits puis 2 ou 3 nuits sur pilotis pour la fin du séjour !
Ca nous parait un bon compromis entre découverte de la culture et le côté "voyage de noces romantique" !
Pour le budget c'est pas mal aussi (maxi 4000€ par personne)!
Voici une 1ère idée :
TAHITI : 1 nuit : ?
MOOREA : 4 nuits Tipaniers ou Hibiscus.
HUAHINE : 3 nuits pension Mauarii
MAUPITI : 4 nuits poe iti (1 journée à BORA)
FAKAVARA : motu aito paradise 3 nuits
ou TIKEKAU : ?
ou MATAIVA : Ariihee Vai ?
TAHITI : 1 nuit : ?
Je ne sais pas si cet enchainement est judicieux ... A très bientôt j'espère !!!😉
Je ne sais pas si cet enchainement est judicieux ... A très bientôt j'espère !!!😉
Madagascar: rallier Mahanoro aux chemins de traversées? English translation pending
Bonjour à tous les éclairés, amoureux de Mada
Je pars dans un mois pour trois mois dans l'est et le sud de Mada, et une nouvelle question sur le début de mon itinéraire :
Je vais me diriger vers l'incontournable canal et me demande s'il me serait possible et par quels "moyens" de rallier mahanoro par les pistes inscrite sur ma carte via Moramanga - anosibe an'ala
Longozabe - marolambo Ambinanindrano et mahanoro... aucune info sur ces villages sur le forum . Je compte descendre le canal à partir de mahanoro, jusqu'à Mananjary ou manakar et aimerais éviter le départ à partir de tamatave que je n'ai pas trop aimé pour profiter des chemins moins fréquentés. Je serais seule et prête à marcher et profiter du temps que j'ai pour être ûn peu dans les terres. Alors si quelqu'un a des infos sur cette petite partie merci de m'aider;
Avis sur programme au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons au Vietnam en février 2009 avec nos deux ados. Nous ferons un détour par le Cambodge. Voici ce que notre réceptif nous propose :
Jour 1 : Arrivee a Phnom Penh par speed boat depuis Chau Doc qui part a 07h30 et qui arrive a Phnom Penh a 13h . Dejeuner a l'hotel Juliana . Dans l'apres midi, visite le Palais Royal . la pagode d'Argent, le musee National. 1ere nuit a l'hotel Juliana Jour 2 : Visite le Musee Toul Sleng ; le musee Cheung Ek . Dans l'a- pres midi visite le marche Toul Tompong ( bien connu marche Russe ) . Excursion en bateau sur le fleuve . 2eme nuit a PPenh Jour 3 : Transfert a l'aeroport pour le vol en destination Siem Reap .Je vous propose l'hotel Apsara Holiday . Visite dans l'apres midi le temple de Prei Rup, Tason, Neak Poan, Prah Khann Jour 4 : Visite de la porte Sud d'Angkor Thom, Bayon, Terrasse des Elephants, du Roi Lepreux . Dejeuner en ville . Visite le temple Angkor Wat, coucher du soleil au sommet de la colline Phnom Bakheng .Diner spectacle en ville . 2eme nuit a Siem Reap Jour 5 : Visite le temple de Banteay Srei ( citadelle des Femmes ) Temps libre au centre de la ville Siem Reap . 3eme nuit a Siem Reap Jour 6 : Transfert a l'aeroport pour le retour au VN Que pensez-vous de ce programme ? Je sais c'est court mais nous avons beaucoup de choses encore à faire auVN. On m'a parlé du Tonlé Sap évidemment mais aussi de la forêt inondée. De quoi s'agit-il et cela est-il compatible avec ce programme ? Dernière question si possible : notre réceptif nous propose l'hôtel Juliana à Phnom Penh et l'Apsara holiday à Siem Reap. Quelqu'un connait-il ces hôtels et qu'en pensez-vous ? Merci d'avance de vos réponses. Nous connaissons bien le VN mais pas du tout le Cambodge.
Nous partons au Vietnam en février 2009 avec nos deux ados. Nous ferons un détour par le Cambodge. Voici ce que notre réceptif nous propose :
Jour 1 : Arrivee a Phnom Penh par speed boat depuis Chau Doc qui part a 07h30 et qui arrive a Phnom Penh a 13h . Dejeuner a l'hotel Juliana . Dans l'apres midi, visite le Palais Royal . la pagode d'Argent, le musee National. 1ere nuit a l'hotel Juliana Jour 2 : Visite le Musee Toul Sleng ; le musee Cheung Ek . Dans l'a- pres midi visite le marche Toul Tompong ( bien connu marche Russe ) . Excursion en bateau sur le fleuve . 2eme nuit a PPenh Jour 3 : Transfert a l'aeroport pour le vol en destination Siem Reap .Je vous propose l'hotel Apsara Holiday . Visite dans l'apres midi le temple de Prei Rup, Tason, Neak Poan, Prah Khann Jour 4 : Visite de la porte Sud d'Angkor Thom, Bayon, Terrasse des Elephants, du Roi Lepreux . Dejeuner en ville . Visite le temple Angkor Wat, coucher du soleil au sommet de la colline Phnom Bakheng .Diner spectacle en ville . 2eme nuit a Siem Reap Jour 5 : Visite le temple de Banteay Srei ( citadelle des Femmes ) Temps libre au centre de la ville Siem Reap . 3eme nuit a Siem Reap Jour 6 : Transfert a l'aeroport pour le retour au VN Que pensez-vous de ce programme ? Je sais c'est court mais nous avons beaucoup de choses encore à faire auVN. On m'a parlé du Tonlé Sap évidemment mais aussi de la forêt inondée. De quoi s'agit-il et cela est-il compatible avec ce programme ? Dernière question si possible : notre réceptif nous propose l'hôtel Juliana à Phnom Penh et l'Apsara holiday à Siem Reap. Quelqu'un connait-il ces hôtels et qu'en pensez-vous ? Merci d'avance de vos réponses. Nous connaissons bien le VN mais pas du tout le Cambodge.
État de la piste entre Néma (Mauritanie) et Nara (Mali) et obtenir le visa à la frontière? English translation pending
J'envisage de faire la piste d'Atar à Néma et continuer ensuite sur le Mali, fin novembre en 4x4.
J'aimerais donc emprunter la piste allant de Néma à Ségou par Nara et Niono, mais je manque de renseignements:dans quel état est cette piste ?quelles sont les conditions de sécurité dans ce secteur:coupeurs de piste, banditisme...?peut-on obtenir un visa (simple) pour le Mali à Nara ?
Tous les renseignements sont bon à prendre
Merci aux vieux baroudeurs.
Itinéraire de trois semaines et demi dans l'ouest de Madagascar en novembre English translation pending
Bonjour
Je pars avec une amie pour 3 semaines et demies à madagascar (2 longues années qu'on attendait ça !!) entre le 26 octobre et le 21 novembre; après avoir longuement lu les discussions sur le sujet, on a bien intégré le fait de prendre son temps, de ne pas courir, et ça tombe bien on a pas envie de ça, plutôt envie de rencontrer des gens et de s'imprégner du pays (avec un petit budget: plutot taxi brousse et petits hotels...)
on aimerait d'abord faire la descente de la manambolo et les tsingys et morondava, j'ai contacté mad cameleon qui nous a proposé un circuit, mais j'aimerais savoir si c'est possible de l'organiser avec un guide indépendant, donc si vous avez des contacts et des conseils, je suis preneuse ( ça nous permettrait peut-être d'avoir plus de libertés et un budget moins important )
est-ce raisonnable de compter une dizaine de jours pour ça ? Ce qui nous laisserait 2 semaines pour continuer le périple jusqu'à Tulear puisque nous avons un vol interieur qui nous ramène à Tana le 20 novembre
De morondava, on hésite à descendre par la côte en faisant des haltes, ou rejoindre la fameuse RN7 et descendre tranquillement jusqu'à Tulear en incluant randonnées ( d'ailleurs, quels parcs conseillez nous?)
merci de vos réponses !
on aimerait d'abord faire la descente de la manambolo et les tsingys et morondava, j'ai contacté mad cameleon qui nous a proposé un circuit, mais j'aimerais savoir si c'est possible de l'organiser avec un guide indépendant, donc si vous avez des contacts et des conseils, je suis preneuse ( ça nous permettrait peut-être d'avoir plus de libertés et un budget moins important )
est-ce raisonnable de compter une dizaine de jours pour ça ? Ce qui nous laisserait 2 semaines pour continuer le périple jusqu'à Tulear puisque nous avons un vol interieur qui nous ramène à Tana le 20 novembre
De morondava, on hésite à descendre par la côte en faisant des haltes, ou rejoindre la fameuse RN7 et descendre tranquillement jusqu'à Tulear en incluant randonnées ( d'ailleurs, quels parcs conseillez nous?)
merci de vos réponses !
Temps de liaison entre Chiang Rai (Thaïlande) et Houei Xay (Laos)? English translation pending
Bonjour
Pour l organisation et Timing du suivi de mon circuit Nord-->sud Laos et jour de réservation (descente du Mékong et Hotel à Houei Xay )il me serait agréable de savoir :
Mon avion arrive le 5 novembre a Chiang Rai a 14h45 ..+ temps de débarquement et prise de bus !!!
Faut il rester a CHiang Rai et attendre le lendemain ou possibilité de joindre Chiang Khong et Houei Xay dans la même journée merci cordialement
Un mois à Madagascar en octobre: Diego, Majunga, Tananarive, Ste Marie, Tamatave English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à Madagascar dans 2 semaines et avons prévu le trajet suivant : vol st denis (RUN) - diego le 6 oct. vol tana - Ste Marie le 28 oct. vol Tamatave - St denis le 5 nov.
Nous n'avons aucun autre impératif que ces dates d'avion et le voyage se définira au gré des rencontres. On aimerait vraiment profiter de notre séjour sans être speed, prendre le temps de regarder, d'apprendre et échanger, bref profite des vacances
J'ai plusieurs questions : On n'a réservé aucun hôtel chambre etc., pensez-vous qu'il est préférable de le faire avant de partir ou peut-on, comme nous l'espérons, décider au jour le jour ?
Avez-vous des adresses ou des "bons plans" (pour dormir, manger, sortir, visiter) dans les villes que nous traverserons (cf titre)
En 3 semaines, pensez vous qu'on puisse passer par Mahjunga avant de rejoindre tana de Diego. Il paraît que Mahjunga vaut vraiment le détour. Je crois que la route mahjunga Tana est bonne et se fait en 1 journée mais j'aimerais des avis d'experts !
avez-vous des conseils à nous prodiguer, sécurité, argent, taxis brousse, guides éventuels (on n'en a pas prévu. En a-t-on besoin pour visiter la Montagne d'Ambre ?)
On a prévu d'apporter des vêtements, médicaments à donner, vaut-il mieux les donner à un dispensaire, orphelinat (les medicaments c sur) ou dans les villages. Que peut-on apporter pour les enfants? des stylos ?
Merci d'avance pour vos réponses.
A très bientôt peut-être. 🙂
Carole
Nous partons à Madagascar dans 2 semaines et avons prévu le trajet suivant : vol st denis (RUN) - diego le 6 oct. vol tana - Ste Marie le 28 oct. vol Tamatave - St denis le 5 nov.
Nous n'avons aucun autre impératif que ces dates d'avion et le voyage se définira au gré des rencontres. On aimerait vraiment profiter de notre séjour sans être speed, prendre le temps de regarder, d'apprendre et échanger, bref profite des vacances
J'ai plusieurs questions : On n'a réservé aucun hôtel chambre etc., pensez-vous qu'il est préférable de le faire avant de partir ou peut-on, comme nous l'espérons, décider au jour le jour ?
Avez-vous des adresses ou des "bons plans" (pour dormir, manger, sortir, visiter) dans les villes que nous traverserons (cf titre)
En 3 semaines, pensez vous qu'on puisse passer par Mahjunga avant de rejoindre tana de Diego. Il paraît que Mahjunga vaut vraiment le détour. Je crois que la route mahjunga Tana est bonne et se fait en 1 journée mais j'aimerais des avis d'experts !
avez-vous des conseils à nous prodiguer, sécurité, argent, taxis brousse, guides éventuels (on n'en a pas prévu. En a-t-on besoin pour visiter la Montagne d'Ambre ?)
On a prévu d'apporter des vêtements, médicaments à donner, vaut-il mieux les donner à un dispensaire, orphelinat (les medicaments c sur) ou dans les villages. Que peut-on apporter pour les enfants? des stylos ?
Merci d'avance pour vos réponses.
A très bientôt peut-être. 🙂
Carole
Chaussures basses pour randonnée et trek au Pérou: dangereux? English translation pending
Bonjour à tous
Voila j'ai à faire à un cruel dilemne, je vais au pérou notamment pr marcher et j'hésite entre garder mes chaussures basses type garmont (semelle bien rigide kan même) car agréable de marcher avec et puis c'est surtout léger par contre risque de se tordre la cheville; ou bien racheter une paire de chaussure montante car plus de sécurité pr les chevilles... mais plus lourd et contraignant pour marcher..
Je demande donc avis aux personnes ayant déja fait pas mal de trek à l'étanger, que me conseiler vous;
A noter que je suis quand même un bon marcheur (tour du beauforatin, du mont blanc en autonomie...) ce qui n'empêche en rien le fait de se fair mal!!!
De plus l'achat d'une paire de chaussure n'est jamais un achat anodin (surtout pr un étudiant!!pas bcp d'€ ds les poches!)
Merci par avance Sam
A noter que je suis quand même un bon marcheur (tour du beauforatin, du mont blanc en autonomie...) ce qui n'empêche en rien le fait de se fair mal!!!
De plus l'achat d'une paire de chaussure n'est jamais un achat anodin (surtout pr un étudiant!!pas bcp d'€ ds les poches!)
Merci par avance Sam
Voyage d'un mois à Madagascar avec un budget réduit: hôtel, transport et randonnée? English translation pending
Bonjour
je pars du 29 septembre au 2 novembre à Mada. Je voyage seule. J'ai commencé à regarder les guides et ai pensé à un trajet mais j'ai l'impression que je suis un peu ambitieuse alors je voulais savoir ce que vous en pensiez, si c'était faisable et si vous aviez des bons plans.
De Tana je souhaiterais aller jusqu'à Miandrivazo en taxi-brousse (où les trouve-t-on à Tana ? est-ce qu'il y en a tous les jours ? doit-on réserver la veille, si oui comment ?) pour trouver sur place un départ de descente de la Tsiribihina en pirogue : est-ce que vous connaissez quelqu'un ? et une rando dans la réserve de Kirindy pour voir aussi des Tsingy et randonner tout simplement jusqu'à Morondova. Est-ce que vous avez des contacts ? C'est quoi le budget moyen, logement et guide inclus ?
Après je compte retourner de Morondova à Antsirabe en taxi-brousse Est-ce que c'est facile de trouver des logements sur place ou est-ce que les hôtels ferment tôt et sont souvent pleins ? Est-ce que c'est mieux d'acheter une carte téléphonique et d'appeler ?
Après je souhaiterais rester à Fianrantsoa et me balader. Est-ce que la balade en train jusqu'à Manakara vaut le détour ?
Puis en route vers Ranohira et le parc de l'Isalo où j'aimerais rester quelques jours pour randonner. Est-ce que c'est facile de trouver une guide et un logement, c'est quoi le budget ?
Puis direction Tuléar enfin plutôt la plage, quelle plage me conseillez-vous pour faire du snorkelling Ifaty ou Anakao ?
Et puis après j'hésite (mais j'imagine que je verrai sur place) entre retour en avion ou en taxi-brousse direct sachant que les billets d'avion de air mada sont environ de 200 euros juste pour le retour !!!
Voilou, j'espère que vous aurez le courage de lire mon message et que vous n'hésiterez pas à me donner votre avis et des bons plans.
Enfin dernière question. Est-ce qu'on trouve facilement des DAB dans les villes que j'ai cité, ou avec combien d'argent à votre avis il faut se balader de ville en ville ?
merci beaucoup
De Tana je souhaiterais aller jusqu'à Miandrivazo en taxi-brousse (où les trouve-t-on à Tana ? est-ce qu'il y en a tous les jours ? doit-on réserver la veille, si oui comment ?) pour trouver sur place un départ de descente de la Tsiribihina en pirogue : est-ce que vous connaissez quelqu'un ? et une rando dans la réserve de Kirindy pour voir aussi des Tsingy et randonner tout simplement jusqu'à Morondova. Est-ce que vous avez des contacts ? C'est quoi le budget moyen, logement et guide inclus ?
Après je compte retourner de Morondova à Antsirabe en taxi-brousse Est-ce que c'est facile de trouver des logements sur place ou est-ce que les hôtels ferment tôt et sont souvent pleins ? Est-ce que c'est mieux d'acheter une carte téléphonique et d'appeler ?
Après je souhaiterais rester à Fianrantsoa et me balader. Est-ce que la balade en train jusqu'à Manakara vaut le détour ?
Puis en route vers Ranohira et le parc de l'Isalo où j'aimerais rester quelques jours pour randonner. Est-ce que c'est facile de trouver une guide et un logement, c'est quoi le budget ?
Puis direction Tuléar enfin plutôt la plage, quelle plage me conseillez-vous pour faire du snorkelling Ifaty ou Anakao ?
Et puis après j'hésite (mais j'imagine que je verrai sur place) entre retour en avion ou en taxi-brousse direct sachant que les billets d'avion de air mada sont environ de 200 euros juste pour le retour !!!
Voilou, j'espère que vous aurez le courage de lire mon message et que vous n'hésiterez pas à me donner votre avis et des bons plans.
Enfin dernière question. Est-ce qu'on trouve facilement des DAB dans les villes que j'ai cité, ou avec combien d'argent à votre avis il faut se balader de ville en ville ?
merci beaucoup
Itinéraire au Laos/Cambodge fin septembre English translation pending
Bonjour,
Je viens de prendre un billet pour Bangkok pour mi-septembre pour 3 semaines
Initialement j'avais prévu de monter de passer au Laos par le Nord et de redescendre vers le cambodge pour u passer quelques temps.
Ce que je recherche c'est de pouvoir, en plus point touristiques classiques, aller dans des villages un peu isolés en particulier au Laos.
Mi-septembre étant la fin de la saison des pluies, est-il possible d'accèder sans trop de difficultés à des villages isolés ?
Est-il préférable de me concentrer plutot sur le cambodge et le sud du Laos en cette saison ?
Tous vos conseils sont les bienvenus, merci d'avance,
Initialement j'avais prévu de monter de passer au Laos par le Nord et de redescendre vers le cambodge pour u passer quelques temps.
Ce que je recherche c'est de pouvoir, en plus point touristiques classiques, aller dans des villages un peu isolés en particulier au Laos.
Mi-septembre étant la fin de la saison des pluies, est-il possible d'accèder sans trop de difficultés à des villages isolés ?
Est-il préférable de me concentrer plutot sur le cambodge et le sud du Laos en cette saison ?
Tous vos conseils sont les bienvenus, merci d'avance,
Que faire en Tanzanie? English translation pending
A part les safaris hors de prix et zanzibar, que peut-on faire en tanzanie?
j'ai l'impression, depuis que j'ai décider de m'y rendre, que tout est hors de prix (ne parlons même pas des safaris), que tout est cloisonner en réserve...Je pensais y rester 1 mois avant de me rendre au Kenya et je pense qu'après un petit séjour à zanzibar (rien que le nom me fait réver) je vais très rapidement passer la frontière.
j'ai consulté le guide du routard qui n'est qu'une liste de parcs et réserve....
n'y a t-il rien d'attrayant en tanzanie.... je ne pense pas.....
il y aura bien un endroit où poser notre natte et regarder les gens vivre........
Faisabilité d'un itinéraire à Madagascar (côte Est) English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec une amie sur Mada du 23 sept au 13 octobre.
Ce sera sac à dos et taxi brousse...
La plus grande partie de notre itinéraire est prêt (Tana-Antsirabe-Fiana-Manajary-Tamatave-St Marie) mais je me pose la question sur la faisablilité de la partie:
Mananjary - Tamatave en taxi brousse le long de la côte.
Avez vous pris cette route, quel est son etat? et combien de temps/jours faut il prévoir pour faire cela ?
Merci par avance à tous ceux qui auront des conseils.
Charlotte
Je pars avec une amie sur Mada du 23 sept au 13 octobre.
Ce sera sac à dos et taxi brousse...
La plus grande partie de notre itinéraire est prêt (Tana-Antsirabe-Fiana-Manajary-Tamatave-St Marie) mais je me pose la question sur la faisablilité de la partie:
Mananjary - Tamatave en taxi brousse le long de la côte.
Avez vous pris cette route, quel est son etat? et combien de temps/jours faut il prévoir pour faire cela ?
Merci par avance à tous ceux qui auront des conseils.
Charlotte
Guide pour un trek à Saul en Guyane? English translation pending
Bonjour à tous. J'espère que vous allez pouvoir m'aider?
Nous partons à deux en septembre 2008 en Guyane et nous attendions la réponse du guide Stéphane Plaine "Guyane Randonnées"pour partir en immersion en forêt pendant 4 à 6 jours. Or je viens de recevoir un mail de leur part: "l'activité de Guyane Randonnées est en stand by en 2008" Aller à Saul est incontournable pour nous car semblerait-il ce lieu est magique pour les trecks en foret et ce guide a une excellente réputation. Nous ne savons pas à qui nous adresser. Quelqu'un qui soit très sérieux et suffisamment organisé pour que le séjour reste un plaisir. Avez-vous des suggestions? Merci de vos réponses et de vos suggestions.
Nous partons à deux en septembre 2008 en Guyane et nous attendions la réponse du guide Stéphane Plaine "Guyane Randonnées"pour partir en immersion en forêt pendant 4 à 6 jours. Or je viens de recevoir un mail de leur part: "l'activité de Guyane Randonnées est en stand by en 2008" Aller à Saul est incontournable pour nous car semblerait-il ce lieu est magique pour les trecks en foret et ce guide a une excellente réputation. Nous ne savons pas à qui nous adresser. Quelqu'un qui soit très sérieux et suffisamment organisé pour que le séjour reste un plaisir. Avez-vous des suggestions? Merci de vos réponses et de vos suggestions.
Tananarive-Sainte Marie à Madagascar: visites sur le trajet, taxi brousse English translation pending
Hello,
Après avoir fait Diégo, l'Ambre, L'Akarana, Raména, la mer d'Emeraude etles 3 baies l'année dernière fin septembre pendant 15 jours, mon amie et moi remettons cela pour pratiquement 3 semaines cette année début Octobre pour pratiquement 3 semaines cette fois !Direction finale St Marie/ile aux Nattes ou nous pensons passer 10-12J. Pour une raison de budget et parce que nous avons un peu plus de temps, nous ne prenons pas l'avion Tana-Ste Marie. Aussi nous avons encore quelques questions :
1- le Climat : Début Octobre à Sainte Marie c'est comment à peu près? une Averse par jour chaud et beau le reste? 2- Nous pensons prendre notre temps (4 ou 5 jours) pour descendre de Tana à Sainte Marie et revenir ensuite apres notre séjour à Sainte Marie sur Tana la veille du retour, en deux jours : Quel sont les poissibilités de faire cela? Chauffeur Guide ? Quelles sont les choses à faire ou a voir sur la Route de Tana à Tamatave puis Tamatave/ Sta Marie? Ou nous conseilleriez vus de nous arreter passer les nuits en cours de route autant pour des raisons pratiques qu'intéressantes. Les taxi brousse qui font Tana Tamatave sont ils des minibus ou des TB comme à Diégo (super sympa mais fatiguant au bout de 3 heures ..)?
On arrete la les questions, apres avoir parcouru le forum, on a pas une idée très synthétique de cet itinéraire pourtant assez classique !! MERCI A VOUS
Après avoir fait Diégo, l'Ambre, L'Akarana, Raména, la mer d'Emeraude etles 3 baies l'année dernière fin septembre pendant 15 jours, mon amie et moi remettons cela pour pratiquement 3 semaines cette année début Octobre pour pratiquement 3 semaines cette fois !Direction finale St Marie/ile aux Nattes ou nous pensons passer 10-12J. Pour une raison de budget et parce que nous avons un peu plus de temps, nous ne prenons pas l'avion Tana-Ste Marie. Aussi nous avons encore quelques questions :
1- le Climat : Début Octobre à Sainte Marie c'est comment à peu près? une Averse par jour chaud et beau le reste? 2- Nous pensons prendre notre temps (4 ou 5 jours) pour descendre de Tana à Sainte Marie et revenir ensuite apres notre séjour à Sainte Marie sur Tana la veille du retour, en deux jours : Quel sont les poissibilités de faire cela? Chauffeur Guide ? Quelles sont les choses à faire ou a voir sur la Route de Tana à Tamatave puis Tamatave/ Sta Marie? Ou nous conseilleriez vus de nous arreter passer les nuits en cours de route autant pour des raisons pratiques qu'intéressantes. Les taxi brousse qui font Tana Tamatave sont ils des minibus ou des TB comme à Diégo (super sympa mais fatiguant au bout de 3 heures ..)?
On arrete la les questions, apres avoir parcouru le forum, on a pas une idée très synthétique de cet itinéraire pourtant assez classique !! MERCI A VOUS
Trajet en bus Palenque (Mexique) - Flores (Guatemala) English translation pending
on part cet été au mexique et je me demandais si il était possible de faire Palenque-Flores en bus?
Combien de temps ce trajet va t il me prendre?
Hébergement à Siem Reap au Cambodge? English translation pending
> Bonjour,
>
> Nous nous rendons (en famille à 4) à Siem Reap fin Juillet pour une semaine ou plus. Quelqu'un connaît-il un hotel sympa et pas trop cher ?
Autre question au Cambodge vaut-il mieux avoir des dollars ou des euros ?
> Merci de vos infos > > Bruno
Autre question au Cambodge vaut-il mieux avoir des dollars ou des euros ?
> Merci de vos infos > > Bruno
Itinéraire de dix-sept jours en Malaisie English translation pending
Bonjour à tous!
J'aimerais profiter de ce forum pour avoir un peu vos avis, observations et propositions concernant mon voyage, histoire de partager un peu!!!
1. Tout d'abord, je voulais vous demander ce que vous pensiez de mon itinéraire - voyage du 04 juin au 22 juin: J1 Arrivée Singapour, Bus Melacca, Nuit Melacca J2 Visitre Melacca, Nuit Melacca J3 Départ KL, visite KL, nuit KL J4 Visite KL, nuit KL J5 Départ Taman Negara, nuit TM J6 Visite TM, nuit TM J7 Visite TM, nuit TM J8 Départ pour les Péréthians, nuit Kicil ou Besar J9 Plage, nuit Perethians J10 Plage, nuit Perethians J11 Départ pour Kapas, nuit Kapas J12 Visite Kapas, nuit Kapas J13 Plage, train de nuit jusqu'à Mersing J14 Mersing / Tioman nuit Tioman J15 Tioman, nuit Tioman J16 Vol de Tioman à Singapour, visite SingapourJ17 Départ....le blues
2. Enfin j'ai quelques questions concernant l'organisation, si quelqu'un aurait des bons plans ou réponses, ce serait sympa: 1. Taman Negara: connaissez vous des guides ou des organismes qui offrent des "packages" sympas et intéressants, j'ai lu des posts pas très enjoués mais je trouve ça dommage de ne pas s'y rendre. 2. Faut-il réserver sur les Perethians mi-juin si on arrive le soir? 3. Y a-til un bus pour se rendre de Besut à Kapas? 4. Je sais qu'il existe un bus de Kota Terenguna pour aller à Mersing mais est-ce qu'il y aurait un bus de nuit allant de Marang à Mersing?
MERCI beaucoup de votre aide.....à mon tour, je pourrai apporter quelques infos dès la fin juin...et des photos! Sandrine
J'aimerais profiter de ce forum pour avoir un peu vos avis, observations et propositions concernant mon voyage, histoire de partager un peu!!!
1. Tout d'abord, je voulais vous demander ce que vous pensiez de mon itinéraire - voyage du 04 juin au 22 juin: J1 Arrivée Singapour, Bus Melacca, Nuit Melacca J2 Visitre Melacca, Nuit Melacca J3 Départ KL, visite KL, nuit KL J4 Visite KL, nuit KL J5 Départ Taman Negara, nuit TM J6 Visite TM, nuit TM J7 Visite TM, nuit TM J8 Départ pour les Péréthians, nuit Kicil ou Besar J9 Plage, nuit Perethians J10 Plage, nuit Perethians J11 Départ pour Kapas, nuit Kapas J12 Visite Kapas, nuit Kapas J13 Plage, train de nuit jusqu'à Mersing J14 Mersing / Tioman nuit Tioman J15 Tioman, nuit Tioman J16 Vol de Tioman à Singapour, visite SingapourJ17 Départ....le blues
2. Enfin j'ai quelques questions concernant l'organisation, si quelqu'un aurait des bons plans ou réponses, ce serait sympa: 1. Taman Negara: connaissez vous des guides ou des organismes qui offrent des "packages" sympas et intéressants, j'ai lu des posts pas très enjoués mais je trouve ça dommage de ne pas s'y rendre. 2. Faut-il réserver sur les Perethians mi-juin si on arrive le soir? 3. Y a-til un bus pour se rendre de Besut à Kapas? 4. Je sais qu'il existe un bus de Kota Terenguna pour aller à Mersing mais est-ce qu'il y aurait un bus de nuit allant de Marang à Mersing?
MERCI beaucoup de votre aide.....à mon tour, je pourrai apporter quelques infos dès la fin juin...et des photos! Sandrine
Circuit de trois semaines en Inde du Sud en août 2008 English translation pending
Bonjour,
je pars 19 jours en août en Inde du sud. Mon programme serait plus ou moins le suivant : arrivée à Chennai, bus depuis l'aéroport pour Mahabalipuram - 1 journée Pondichéry/Auroville- 2 ou 3 jours Trichy/Tanjore - 2 ou 3 jours Ici, vaut il mieux dormir à Tanjore, et faire les visites de Trichy depuis Tanjore ? Chettinad (mais je ne sais pas trop comment m'organiser pour y aller) - 2 jours Madurai - 2 jours Munnar - 2 ou 3 jours Kochin/Allepey - 2 ou 3 jours cela vaut-il le coup de faire les backwaters toute seule ? j'ai vu sur plusieurs posts que ça donnait un peu l'impression de visiter thouary, numérique à la main, pour paparazzer les "autochtones" vivant dans la région ? Quelle serait alors l'alternative pour visiter cette région de façon plus discrète ? retour sur Chennai en train de nuit Chennai 2 jours
Ce parcours vous paraît-il cohérent ?
Une question qui me trotte dans la tête : à combien s'élèvent les donations dans les temples ? Pour ne donner ni pas assez ni trop (si tant est que l'on puisse donner trop...) idem pour les mendiants ?
Pour le code vestimentaire, que porter pour ne pas crever de chaud tout en n'étant pas offensant envers les coutumes locales ? Pas de débardeur et de jupe/short trop court à ce que j'ai compris. Qu'en est-il sur les plages, hors Goa ? Je préfère poser ces questions en amont pour ne pas commettre d'impair sur place...
merci de vos conseils
je pars 19 jours en août en Inde du sud. Mon programme serait plus ou moins le suivant : arrivée à Chennai, bus depuis l'aéroport pour Mahabalipuram - 1 journée Pondichéry/Auroville- 2 ou 3 jours Trichy/Tanjore - 2 ou 3 jours Ici, vaut il mieux dormir à Tanjore, et faire les visites de Trichy depuis Tanjore ? Chettinad (mais je ne sais pas trop comment m'organiser pour y aller) - 2 jours Madurai - 2 jours Munnar - 2 ou 3 jours Kochin/Allepey - 2 ou 3 jours cela vaut-il le coup de faire les backwaters toute seule ? j'ai vu sur plusieurs posts que ça donnait un peu l'impression de visiter thouary, numérique à la main, pour paparazzer les "autochtones" vivant dans la région ? Quelle serait alors l'alternative pour visiter cette région de façon plus discrète ? retour sur Chennai en train de nuit Chennai 2 jours
Ce parcours vous paraît-il cohérent ?
Une question qui me trotte dans la tête : à combien s'élèvent les donations dans les temples ? Pour ne donner ni pas assez ni trop (si tant est que l'on puisse donner trop...) idem pour les mendiants ?
Pour le code vestimentaire, que porter pour ne pas crever de chaud tout en n'étant pas offensant envers les coutumes locales ? Pas de débardeur et de jupe/short trop court à ce que j'ai compris. Qu'en est-il sur les plages, hors Goa ? Je préfère poser ces questions en amont pour ne pas commettre d'impair sur place...
merci de vos conseils
Pérou-Manaus-Belém en voiture? English translation pending
Bonjour
l'année prochaine je devrais être vers pérou/équateur avec mon véhicule, j'aimerai passer au brésil. Il me semble que l'on peut charger la voiture du pérou sur une barge et descendre le fleuve vers Manaus et plus,
Quelqu'un aurait il des infos un peu plus précises?
merci Fred La paz
l'année prochaine je devrais être vers pérou/équateur avec mon véhicule, j'aimerai passer au brésil. Il me semble que l'on peut charger la voiture du pérou sur une barge et descendre le fleuve vers Manaus et plus,
Quelqu'un aurait il des infos un peu plus précises?
merci Fred La paz
Les lacs de Babe au Vietnam English translation pending
BABE LAKES
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrables – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Comment y aller?
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ca m’a coute $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hotels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand interet et tres frequentee par les camions. Donc:
- A l’aller, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, a Thai Nguyen, le magnifique Musee des Minorites, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et completement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu. Nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!). Sur la droite juste avant l’embarcadere une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thai de Pac Ngoi, où les villageois vous recoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits dejeuners 15-20 000, diners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadere. Je suis reste a la maison Duy Tho, la derniere du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant qq mots anglais et francais (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisiniere émérite (et le diner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion a faire: les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journee); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallee dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un reve de photographe! On peut aussi faire les chutes a pied au depart de Po Lu, mais ca fait fait 18km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la riviere en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez deja fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, a pied, en moto (descente de la riviere Nang jusq’au lac, trekking illimité (mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait tres chaud, - d’où un jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine!
- Au retour, 3 choix: - Reprendre la mm rte qu'a l'aller - traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc national (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, rte 258 sud direction Bac Kan, ou elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi - Bien mieux si vs avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallee a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
Il y a aussi une ballade plus courte sur la riviere en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez deja fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, a pied, en moto (descente de la riviere Nang jusq’au lac, trekking illimité (mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait tres chaud, - d’où un jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine!
- Au retour, 3 choix: - Reprendre la mm rte qu'a l'aller - traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc national (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, rte 258 sud direction Bac Kan, ou elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi - Bien mieux si vs avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallee a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.