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Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2012-04-29 · 84 replies
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)

Seconde partie

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

Correspondance à l'aéroport de Bangkok English translation pending
by Astrapate · 2012-04-27 · 25 replies
Bonjour,

Tout d abord merci pour ceux qui ont répondu à mes questions lors de mon précédent message pour préparer mcircuit cet été en Thaïlande. Les idées s'organisent et je reviendrai vers vous quand je serai plus précise sur notre parcours. La j ai besoin de conseils sur notre arrivée à Bkk. Nous arrivons à 6h à l aéroport et j envisage prendre un vol avec Orient Thaï à 8h45 pour Chiang Mai. Pensez vous que cela soit jouable sachant que nous devons passer l immigration et récupérer nos bagages avant de retourner nous enregistrer pour la correspondance? Merci pour votre aide
Budget pour boucle de six mois Etats Unis/Canada en passant par l'Alaska? English translation pending
by Breakborder · 2012-04-18 · 13 replies
Bonjour à tous!

Je suis en voyage depuis 18 mois en Amérique Latine (actuellement au Nicaragua), et j'envisage faire le grand 8 complet de ce bout de terre en me rendant jusqu'en Alaska. L'itinéraire (en très gros) serait : - Côte ouest Etats Unis/Canada - Puis boucle en Alaska - Retour sur la côte Ouest Canada puis traversée jusque la côte Est/Quebec. - Descente de la côte est des Etats Unis jusque Miami

Pour voir la faisabilité d'un tel voyage( la préparation est encore à ses prémices comme vous pouvez le voir 😄), j'aimerai avoir votre avis sur le budget à prévoir avec les caractéristiques suivantes : - Durée du voyage : environ 6 mois - Aucun logement à payer (je ne dormirai que chez l'habitant gratuitement) - Manger le plus économiquement possible (cuisiner moi même donc) - Me déplacer seulement avec les moyens de transport les plus économiques (le bus donc) ou peut être même faire de l'autostop au Canada. - Ne pas faire beaucoup d'activités payantes (seulement aller dans quelques grands parc)

> Pensez vous que je peux m'en sortir pour 450€ par mois? > Je voyagerai entre mi juillet et mi janvier dans les deux pays. Les conditions climatiques ne sont pas trop rudes? > L'Alaska est il praticable en octobre ou novembre? > Est il seulement possible de rester 90 jours aux Etats unis (avec l'Alaska) par an ou les compteurs seront remis à 0 après mon passage au Canada?

Je vous remercie d'avance pour vos précieuses réponses. Bien sûr, si vous souhaitez des infos sur l'Amérique Latine, je serais heureux de vous aider.
Billet TGVair à Orly pour Massy English translation pending
by Bmw335 · 2012-04-17 · 4 replies
Bonjour, y aurait-il quelqu'un qui saurait où se situe le comptoir TGVair à Orly pour se procurer notre billet pour la navette et notre billet de train; aussi à quelle porte ou bien où est situé le bus de corsair qui attend pour emmener les passagers à Massy? Merci d'avance.
Ouvrir un compte de banque à Patong? English translation pending
by Mandarine8 · 2012-04-17 · 1 reply
Bonjour nous somme en ce moment a patong et kata je recherche quelqun qui pourais nous aider a ouvrir un compte en banque car nous ne parlont pas anglais. Merci d avance
Croisère sur le Fantasia du 7 au 14 avril 2012: le retour English translation pending
by Claudie30 · 2012-04-14 · 4 replies
nous avons debarque ce matin , la croisiere s'est bien passee ;le navire est impressionnant, le décors un peu charge a mon gout mais pas vilain Le positif, cabine agreable , cabinier qui avait du laisse son sourire lors d'une escale;je precise que tout le reste du personnel rencontre sur le bateau etait tres souriant et agreable; un bel effort pour offrir des spectacles de qualite et une organisation assez bonne au niveau de l'embarquement a Marseille et du debarquement sauf une grosse critique :devoir liberer sa cabine avant sept heure pour etre debarque a 10! Des deceptions legeres mais qui compteront pour le choix d'une autre croisiere:j'ai decouvert ce matin que le cabinier avait deplace le gilet de sauvetage enfant du placard a dessous le bureau; j'imagine le reveil en pleine nuit , une enfant de trois ans a reveiller et plus de gilet!il avait aussi remis en place des l'apres midi d'hier les differents documents que j'avait eloignes des petites mains , recupere les peignirs de bain, cela donne l'impression de n'etre deja plus chez soi dans la cabine j'ai deplore l'ascence de chocolat pour le petit déjeuné a la cafetaria (alors qu'on en a sans probleme en cabine ou au restaurant) ainsi que de serviettes toujours au petit dejeune , quand on veut vendre du luxe cela fait un peu mesquin Le premier service a 18h30! pas a 19 et apres 45 impossible de rentrer meme si votre table n'est pas servie (cela m'est arrive le premier soir ayant reçu le contenu d'un verre j'ai du aller me changer ainsi que mon puceron , predues dans le dedale les couloirs nous sommes revenue a 50 et j'ai du batailler ferme avec le majordome qui ne voulait rien entendre sur le fait que j'atais arrivee au restaurant des 18h25 Paques vous avez dit paques?pas vu diner de galas ? deux !oui on s'habille et le repas est quelque peu plus solanenne mais rien de bien particulier ; ah si il faut eloigner les photographes qui tournent autour des tables bon c'est un premier retour rapide; je serais surement plus impartiale apres quelques heures de repos
Arnaques en Asie English translation pending
by Jysuisjyrest · 2012-04-14 · 90 replies
Voilà un moment que je n’étais pas venue et a la lecture des diverses arnaques décrites, j’ai eu envie d’apporter un peu de mon expérience.

Depuis quatre ans maintenant je vis au Vietnam, j’ai la cinquantaine, je me déplace avec une valise et des chaussures en cuir, je suis seule, donc la cible idéale pour les arnaques de tout poil : grosso modo pour un Vietnamien, je suis une femme occidentale aisée et sans défense.

J’ai voyagé au Vietnam, au Laos, au Cambodge – très, très cher Cambodge -, en Malaisie, en Thaïlande, en bus, en train, en avion, en moto, et… rien. Je n’ai jamais été victime d’une de ces innombrables arnaques décrites.

Si, au début de mon séjour, j’avais raconté ici une agression par un taxi, mais je m’en étais voulue de la désinvolture qui m’avais poussée à prendre un taxi visiblement minable et d’avoir exposé mon portefeuille au moment de payer. Depuis, je choisis soigneusement mon taxi à Saïgon, il y en a assez partout pour pouvoir le faire, et je n’ai jamais plus eu un problème.

Mais il y a assez de posts sur les taxis, la question semble universelle, je ne reviendrai pas là-dessus.

A la banque, on m’a toujours remis au millième de billet près ce qu’on devait me remettre. Dois-je considérer comme une arnaque le fait qu’au supermarché, on me donne un bonbon au lieu de 200 Dongs parce qu’il n’existe quasiment plus de ces billets ? Je vis à l’hôtel et la porte de ma chambre n’est jamais fermée, quand je veux mettre de l’argent au coffre, c’est la manager – en qui j’ai entièrement confiance – qui insiste pour me remettre un reçu où tout est scrupuleusement noté.

Je me suis posé la question : suis-je plus maligne que les autres ? Pas du tout. J’aurais même sûrement donné aussi à la fameuse Française de Thaïlande qui fait l’objet d’un interminable post.

C’est justement cette histoire qui m’a fait réagir, assez différemment du ton général, d’ailleurs. J’ai trouvé encourageante la réaction de si nombreuses personnes qui donnent à une femme qui semble démunie. Pour une fois, il n’est pas question de haine, de vengeance, de fracture entre les personnes, simplement d’entraide…

J’ai beaucoup voyagé dans ma vie mais mon statut de résidente étrangère a changé la donne. On croit avoir tout prévu et pourtant on se trouve face à des problèmes imprevisibles. Je n’ai bien sûr jamais rien demandé dans la rue, mais j’ai été contente à l’époque que de nouveaux amis aient été là pour m’aider, financièrement ou administrativement…

J’ai aidé beaucoup aussi, en France comme ici, sûrement qu’on a certaines fois ri derrière mon dos, mais je m’en fous : dans le doute, je préfère avoir été grugée plutôt que de n’avoir pas aidé quelqu’un au bord du précipice.

Je ne m’expose pas non plus. Je ne prends pas des cuites à tomber dans les bars interlopes de Saïgon - je sors pourtqnt bequcoup . Je ne suis pas un homme de quatre-vingts ans qui se transforme en George Clooney quand il descend de l’avion. Je ne porte pas de jugement. Je sais simplement par bon sens qu’une fille de vingt ans vetue d'un short au ras des fesses, perchée sur des talons de 25 cm n’est pas éblouie par votre sex-appeal, messieurs. Il y a de fortes chances pour qu’elle soit attirée par votre banane… enfin pas celle à laquelle vous pensez.

Bon sens, là est la question. J’habite une ville touristique et je vois de plus en plus d’occidentaux se déplacer avec un sourire crispé, les bras fermés sur leur sac… Une table sur deux refuse le fruit en beignet offert à la fin du repas par mon restau favori. Forcément, il y a un coup fourré…

Moi, je dois avoir une mental de ravie de la crèche, mais j’aime bien l’idée que tant de personnes aient donné à la fameuse arnaqueuse de Thailande. Les petits combats au quotidien pour des tomates talées ou des poissons moisis au soleil me semblent bien plus fatigants.

Si nous ne restons pas ouverts et solidaires, il me semble absolument inutile de voyager…
Hôtels et activités en Floride? English translation pending
by Jmarc010 · 2012-04-10 · 3 replies
Bonjour Je pars en floride du 12 au 24 aout 2012 avec 2 couples d amis . Je cherche un hotel a kissimme pour 5 nuits et un hotel juste en dehors de miami pour 3 ou 4 nuits . ( maxi 80 e par nuit ) . un hotel deja reservé par vous et bien . Au fait ! je me pose la question de savoir s'il est nécessaire de reserver a l 'avance ? Ensuite un hotel sur key west ou juste a cote ( là je pense qu'il faudra un budget un peu plus élévé . ok ) A cette periode là qu'est ce qu'il y a de bien a faire ou voir a daytona ? Tous les bons trucs à faire a partir de miami pour une journée ( retour le soir sur mon hotel a miami ) Je voudrai nager avec les dauphins , ( key west ? ) Quoi faire le soir sur orlando / kissimmee ? Merci pour toutes vos adresses , conseils et tuyaux
Compte-rendu du Sol Pelicano (4 au 11 mars 2012) English translation pending
by Mfhamelin · 2012-03-24 · 11 replies
2e séjour au paradis, notre coup de cœur…

Sol Pelicano Cayo Largo (4 au 11 mars 2012)

Le vol à l’aller

Nous sommes partis de Montréal le 4 mars en fin d’après-midi, sur Air Transat, avec une heure de retard. Bon service à bord, champagne en partout, 2 choix de repas chauds.

Le vol au retour

Ouf, …On devait partir de l’hôtel à 18h pour un vol à 21h. On a su vers 16h que le vol était retardé et qu’on venait nous chercher à minuit pour vol remis à 3h30 du matin. Finalement on a niaisé au moins 1 heure de plus, couchés parterre à l’aéroport car l’avion a décollé à 4h30 du matin. Tout le monde était pas mal fatigué.

Arrivée à Cayo Largo

C’est l’fun, car comme c’est un petit aéroport, on sort de l’avion et hop, la chaleur nous accueille; il pleuvait un tout petit peu, mais pas grand-chose, mais beaucoup de vent.

Douanes : très rapides et le douanier très gentil.

Les valises arrivent rapidement, sauf 1, ce qui m’a fait stresser un petit peu. Avec ce délai, il a fallu attendre le 2e autobus pour se rendre à l’hôtel et il était environ 22h. C’est merveilleux, l’hôtel Sol Pelicano n’est qu’à 5 minutes de l’aéroport. À noter qu’aucun des hôtels n’est loin, Cayo Largo étant tout petit. Le check inn est quand même rapide et heureusement, notre chambre est juste à côté de celle de notre fille et son amie…fiou, la maman est soulagée.

Chambre du Sol Pelicano

On est tous au 1er étage, et dans le même bloc qu’en 2009, le Framboyan, juste à côté du lobby. Comme c’est un hôtel de seulement un peu plus de 300 chambres, toutes les chambres sont bien situées. Rien n’est loin.

Les chambres sont propres, fonctionnelles, frigo, séchoir (mais ça prend de la patience pour se sécher les cheveux). À la 4e journée, la chambre de notre fille a eu des problèmes de senteur dans la chambre de bain; malgré quelques interventions, pas facile de régler le problème au complet.

Une grosse bouteille d’eau est fournie à tous les jours.

Lobby et lobby bar

Le lobby n’est pas très grand, mais ce n’est pas grave, car il est presque toujours vide, sauf quand on attend pour partir en excursion et/ou au retour d’une excursion. C’est également là qu’il y a le bureau de change, le bureau pour les réservations des restos à la carte, ainsi que le local des 3 ordis pour l’internet (10 cuc pour 1 heure, très lent).

C’est au lobby bar que ça bouge plus, après l’heure du souper principalement. On y prend un verre ou un bon café. Il y a quelques tables en dedans et la grande terrasse adjacente à l’extérieur. C’est le lobby bar qui se transforme parfois en discothèque le soir venu.

Théâtre

On y est allé 2 fois. La 1re fois, on est parti avant la fin et il y avait une imitation de danseuse/chanteuse que je trouvais déplacée pas mal. La 2e fois, c’était vraiment bien, musique et danse de qualité.

Excursion en jeep

On a loué un jeep une journée; 40 cuc pour 6 heures. On est allé à la marina, aux plages vierges, on a visité les 2 autres principaux hôtels. Beau moyen d’être autonome.

Excursion en catamaran

En 2009, on y avait fait une superbe excursion et on voulait refaire cela. Ca fait au moins 5 excursions en catamaran qu’on fait dans le sud, et celle de 2009 était la plus magnifique. Malheureusement le petit catamaran n’était pas disponible et on a dû partir sur un plus gros. 69 cuc par adulte. Belle température, mais encore du vent.

.visite de l’île aux iguanes, mais pas la même que celle de 2009, il y en avait moins, mais spécial quand même

.plongée dans la mer, mais avec les grosses vagues, seul mon chum y est allé; pas grand-chose à voir et pas évident avec les vagues

.piscine naturelle où on peut marcher en relaxant, le temps s’arrête…

.bon dîner avec langouste à volonté, riz, légumes, fruits et on a mangé directement sur le bateau

.arrêt à l’île aux coquillages (baptisée par moi-même), ma fille et son amie trippaient fort

Piscines

Il y a 2 piscines. Une pour le mini-club et l’autre pour tout le monde. Une belle piscine, assez grande, peu profonde, sans aquabar, à l’eau salée, et très propre.

Végétation

La végétation s’est améliorée depuis 2009. Les jardiniers entretiennent sans arrêt les fleurs, arbustes, pelouse.

Grandeur du site

Un petit site, donc on est près de tout, facile de s’y retrouver, toutes les chambres sont donc bien situées.

Plage de l’hôtel

Belle, assez large, et longue. La couleur de l’eau est fantastique, le sable est blanc. Quelques roches plates sur le sable, et comme elles sont de la même couleur que le sable, on ne les voit pas très bien, mais rien de grave. Selon la période de l’année et la marée, la plage est large ou étroite. Pendant qu’on y était, c’était large, mais variable d’une journée à l’autre. Il y avait toujours des vagues; drapeau rouge tout le temps, sauf un après-midi où il était jaune.

Du côté du Playa Blanca, presque pas de plage, beaucoup mieux au Sol Cayo Largo. Mais la plage la plus belle, au moment où on y était, était vraiment le Sol Pelicano.

On a vu des gens faire du nudisme, on n’est pas très habitué de voir cela, mais ça se fait plus loin des hôtels, et relativement discrètement.

Il y a des palapas et des chaises en grande quantité; pas de problème pour en trouver, peu importe l’heure qu’on arrivait.

Plages vierges

Une navette (petit train) nous amène gratuitement vers les plages Sirena et Paraiso. Le trajet dure environ 20 minutes. Il y a des départs dès le matin et des retours 3 fois/jour.

Nous avons pris le train 1 fois pour Sirena et on a pris le taxi pour le retour (2 cuc par personne) Sirena est d’une beauté incroyable. Et si vous marchez vers la droite, vous y verrez étoiles de mer. Tout simplement magique.

Quand on a loué le jeep, on est allé à Paraiso; plus « sauvage » que Sirena, également très belle plage, mais pas vraiment de palmiers.

Restos

Le resto buffet pour le déjeuner. 2 comptoirs pour les œufs, donc pas trop d’attente et un excellent service.

Pour le dîner, 4 choix : ranchon sur le bord de la plage (très bon), zunzun et bbq au bord de la piscine (service aux tables), le resto buffet et la pizzéria à côté du lobby bar.

Pour les restos à la carte, pas compliqué pour les réservations. On est allé 2 fois au Yana et 1 fois au Ranchon qui se transforme en resto à la carte le soir. On a aimé les 2 restos.

La nourriture s’est améliorée depuis 2009, même si on y avait également bien mangé. La viande est tendre et goûteuse. On a donc très bien mangé pendant toute notre semaine.

Partout où on mange, impossible de mourir de soif…ils reviennent nous apporter des drinks, souvent sans qu’on ait à le demander…wow!

Activités pour les enfants

Il y a un mini-club qui semble bien. Au club house, on peut louer vélo, mini planche de surf, ballon soccer et volley. On peut également jouer au tennis. Il n’y a qu’une seule table de ping-pong au club house et une seule table de billard au lobby bar. Plus d’installations de ce genre seraient très appréciées.

Animaux sur le site

Il y avait plusieurs chats sur le site, dont un tout petit bébé et sa maman. Nous sommes maniaques d’animaux, donc à tous les matins et souvent le soir, ma fille et son amie leur apportait du jambon. Elles ont même réussi à amadouer le petit bébé et après 3 jours, elles pouvaient le flatter.

Il y a également 3 chiens. Lola, le chien du gars de la plage, Flight, le chien du sauveteur et Havana, le chien du directeur. On avait prévu le coup et on avait acheté des os en plastique (jouet) pour les chiens.

Personnel de l’hôtel…un gros point positif de l’hôtel

Que de gentillesse. On a fait plusieurs voyages, mais jamais on a vu un endroit où les gens (la majorité) sont tellement gentils. Serveurs, barmans, check inn, jardiniers. Ils nous saluent sans arrêt, et ont vraiment l’air d’apprécier notre présence. On sentait une « âme » spéciale à cet endroit. Bravo à tous. Et le directeur est partout et s’assure que tout fonctionne et aide les employés.

Résumé

Eh oui, ça va demeurer notre coup de cœur. On souhaite tout simplement retourner encore au Sol Pelicano!
Thaïlande - Laos - Cambodge - Thaïlande: visas? English translation pending
by Cescableue · 2012-03-24 · 11 replies
Bonjour,

J'ai toujours un peu du mal avec les visas 😉

Je pars pour 5 semaines au Laos et Cambodge Via la Thaïlande à l'aller et au retour ( vol sur BKK)

Alors, j'arrive en Thaïlande, ok je connais, exemption de visa de 30 jours. J'entre au Laos par Huay Xai : visa sur place 30 USD . Pourquoi ne pas demander le visa avant de partir à l'ambassade à Paris ? le passage de frontière en arrivant au Laos est-il simplifié ou plus rapide si j'ai déjà pris mon visa à Paris ? Entrée au Cambodge par avion : mêmes questions, visa demandé en France avant ou bien à l'arrivée à l'aéroport de Siem Reap ? Retour en Thaïlande par voie terrestre : le compteur est il remis à zéro parce que je suis sortie de Thaïlande ou bien on court toujours sur les 30 jours du début du voyage ? Car dans ce cas, je dépasserais les 30 jours. Vous me suivez ?😏
Guichet automatique ATM au Mexique English translation pending
by Yvonmy · 2012-03-22 · 3 replies
Bonjour, je veux faire part d'une expérience que je viens de vivre au Mexique. Je me suis rendu dans une petite ville du Mexique , Bucieras, il y a quelques jours et j'avais besoin de liquidités pour faire quelques achats. Aucune banque étant présenté dans cette ville, j'ai utilisé un guichet automatique ATM avec une inscription US dollar, qui était situé sur Le trottoir près des petits commerces, un commerçant m'ayant indiqué sa présence. Je retirai 300$ US, on m'avait indiqué qu'il y avait des frais de 46$ pesos pour la transaction, ce que j'acceptai, étant donné la normalité en pareil circonstance. On me donna un reçu mentionnant le nombre de pesos échangées et le total des frais. Il faut dire que le retrait fut fait sur une carte de crédit, méthode que j'adopte depuis que je voyage, me protégeant d'éventuelles fraudes. Quelques jours plus tard, je vérifiais mon compte de carte de crédit et constata que le 300$ demandé, me coûtait 366 $ canadien , plus 5$ de frais de transaction. Le dollar canadien étant à parité avec le $US, je contacta mon institution bancaire pour les aviser de cette arnaque ou erreur. On m'indiqua qu'il n'y avait pas d'erreur puisque le propriétaire du guichet, une banque mexicaine, m'a remis l'argent en us$, ayant auparavant converti de pesos à US$ et ma banque de US$ et $canadien, faisant passer les frais de conversion à 16%, plus les frais de 2,5% appliqué par les cartes de crédits. Donc, en résumé la transaction m'a coûte 71$ canadien pour obtenir 300$ alors que le guichet n'a jamais mentionné avant la transaction les différents opérations mais seulement après sur le reçu livré. Je constate que ces guichets sont une arnaque de touristes opérés par des banques qui ont pignon sur rue. Au total, c'est près de 25% de frais de transactions diverses qui m'ont été facturés. PLUS JAMAIS CES GUICHETS ATM
Rendre une voiture de location à l'aéroport de Miami? English translation pending
by Isadu69 · 2012-03-20 · 18 replies
j'ai besoin de précision concernant l'aéroport de miami , nous avons loué une voiture en mai 2012 chez Alamo que nous prenons et rendons à l'aéroport de Miami, j'ai lu qu'il était assez compliqué de trouver l'endroit pour rendre la voiture de location et comme nous sommes parlons tres mal anglais je fais appel au voyageur qui connaisse cet aéroport, nous arriverons d'orlando .

et une autre petite question je compte emmener environ 2ooo dollars et j'hésite à prendre que de l'espèce ou faire la moitié en traveller chèque en dollars, je voudrais savoir si les travellers sont pris facilement dans les restaurants hotel ou magasins et s'il y a un surcout dans le pays avec ce moyen de paiement.

merci pour vos réponses
Tour de France en camping-car avec trois enfants ou autres? English translation pending
by Vivalex74 · 2012-03-18 · 2 replies
Bonjour à tous, nous sommes partis l'an passé pour la 1ére fois en camping-car avec nos 2 enfants pour 3 semaines en toscane. Nous sommes tombés amoureux de ce mode de vacances et souhaitons repartir cette année mais nous serons 5 avec un BB à naître en avril. Nous hésitons entre un grand tour de France ou un circuit Espagne et Portugal. Sachant que cette année pour des raisons exceptionnelles nous auront + de vacances ( du 19 juin au 16 août environ). Cela ne se reproduira pas et nous voulons en profiter. Si vous avez d'autres suggestions n'hésitez pas à nous en faire part car en lisant vos réits de voyage, d'autres idées nous viennent sans cesse : les pays nordiques, la Gréce, la Crête ou Chypre... Merci pour votre aide.

Alexandre
Annulation de voyage par le tour-opérateur English translation pending
by Mur · 2012-03-18 · 5 replies
Bonjour, Quelqu'un peut-il me renseigner sur les recours que j'ai ? Voila le sujet : Nous avons réservé depuis début janvier, par l'intermédiaire de Nouvelles Frontières, un séjour de 2 semaines au Kenya en tout inclus à l'hotel (Ocean Village) de Diani - soit 3 chambres doubles du 14 au 29 août 2012 ! En surfant sur le net, histoire de réver un peu, je me suis retrouvée sur la page d'acceuil de l'Ocean Village et ..... stupéfaction, l'hotel ferme ses portes, réouverture le 1er décembre 2012 !!! J'ai contacté NF , ils se renseignent ..... j'ai également contacté directement le Directeur de l'Ocean Village qui m'a confirmé la fermeture pour travaux, en me certifiant que Nouvelles Frontières est au courant ! Pour le moment toujours pas de réponse de la part de l'agence où nous avons acheté notre séjour ! Certainement que d'autres personnes sont dans le même cas que nous puisqu'au moment de notre réservation, l'Ocean Village était pratiquement plein ! J'espère vos réponses et vos conseils. D'avance merci. Cordialement
Visa à l'aéroport de Sanaa (Yémen) en partant du Maroc English translation pending
by Mdad · 2012-03-10 · 5 replies
Un proche (marocain) s'est inscrit a une universite a sanaa il a été accepté et on lui a dit que son visa serait disponible a l'aeroport de sanaa dès son arrivé. ce que je voudrais savoir c'est est ce que du Maroc il laisse passé les personnes même avec seulement un scan des visas en poche fournit par l'université qui lui seront remis a sanaa? ou bien il est imperatif que l'université les envoit à l'ambassade du yemen au Maroc pour qu'il les recupere et sois mis sur son passeport pour qu'il le laisse passer à l'aéroport? merci pour votre aide
Qui connaît le bateau Grand Voyager? English translation pending
by Kasa · 2012-03-10 · 7 replies
Bonjour

Qui a voyagé sur le grand voyager Merci de quelques renseignements sur ce bateau? confort repas etc....

KASA
Conseils pour un parcours sur Bali English translation pending
by Alexmelo94 · 2012-03-05 · 2 replies
Bonjour à toutes et à tous!Mon amie et moi partons pour Bali 8 jours fin mars.J avais l idée d un itinéraire Ubud ( 2 3 jours) , ensuite Amed (2 jours), puis partir à gili air pour le dépaysement et la tranquilité. Est ce un bon parcours?les distances ne sont elles pas trop importantes?Avez vous des bons coins à me recommander( hotels, activités etc..)??

merci par avance de votre lecture et vos réponses.🙂
Road trip de cinq mois Vietnam-Cambodge-Laos-Thaïlande English translation pending
by Chokdee45 · 2012-03-04 · 3 replies
Bonjour, Nous sommes 2 amis à partir pour 5 mois en Asie du sud-est et nous avons déjà une petite idée de notre trajet: nous voudrions commencez par le Cambodge pour évidemment faire un tour à la cité d Angkor, ensuite nous aurions aimés faire le Vietnam du sud au nord et arrivé au nord du Vietnam traversé le nord du Laos nous voulions nous arrêter 2 à 3 jours à Vang Vieng puis arriver au nord de la Thaïlande et redescendre le pays jusque au sud.nous voulons faire a peu prés deux mois en tout pour le Vietnam, Cambodge, Laos et 3mois pour la Thaïlande Donc j ai plusieurs questions pour ceux qui peuvent nous venir en aide:

1- Faut il que nous fassions tous nos visas en France? seront ils toujours valide même si j arrive deux mois après qui me l ont remis exemple pour la Thaïlande ou j' arriverai bien plus tard? Devons nous avoir obligatoirement un visa si l 'on ne reste même moins d une semaine au Laos? Nous comptions faire tous nos visas par la société action-visa est ce la meilleur solutions? 2- Nous prévoyons environ 8000euros par personne est ce suffisant? est ce moins cher de faire échanger son argent a l'aéroport ou dans le pays? 3- Je connait assez bien la Thaïlande mais pas du tout le reste , quels sont les endroits et les villes à ne pas rater au Cambodge et au Vietnam? Nous ne voulons pas trop faire de temples mais plus des sources thermales et de grands monuments ou la baie d 'Halong ( plus dans ce style là )! 4-Quels serait le moyen de transport le plus pratique? y a t' il un train qui relie le Cambodge du Vietnam? Et pareil pour le Vietnam- Laos? 5-Et dernière question: Nous recherchons 1 ou 2 locations/ selon la location et pour une semaine jusque à 1 mois /selon pays et selon la ville pour ces 4 pays! toutes propositions est la bienvenue merci a tous
Stationnement public sécurisé près de l'hôtel à Marseille? English translation pending
by Manon514 · 2012-03-02 · 4 replies
Bonjour, nous préparons notre voyage en Provence et avons l'intention de le terminer à Marseille pour 2 nuits. Nous aurons une voitures de location. J'aimerais connaitre votre opinion: Nous rapportons la voiture à la compagnie de location et entrons à Marseille en taxi ou s'il serait sécuritaire de laisser le véhicule dans le stationnement public sécurisé près de l'hotel. Nous n'avons pas l'intention d'utiliser le véhicule durant notre cours séjour à Marseille mais devons retourner à l'aéroport. La grande question voiture ou taxi. Merci pour votre aide.
Envoi d'une carte bancaire de France vers Shanghai English translation pending
by Pobklk · 2012-02-23 · 2 replies
Bonjour,

je suis actuellement à Shanghai dans le cadre de mes études. Hier, j'ai dû faire opposition sur ma carte bancaire car des transactions frauduleuses avaient été effectuées avec celle-ci. Une nouvelle CB a donc été commandé et mon père ira la chercher à mon agence en France dès qu'elle sera prête.

Toutefois je me pose une question quant à l'envoi de cette nouvelle CB. Pensez-vous qu'il est prudent de l'envoyer par simple courrier ou vaut-il mieux passer par un transporteur comme Fedex ou UPS ? Faut-il également la cacher dans un magazine par exemple pour éviter qu'on puisse la sentir à travers l'enveloppe ? L'envoi du code se fera bien entendu séparément.

Merci d'avance
Temps de trajet en bus Rio de Janeiro / Costa Verde? English translation pending
by Tejo · 2012-02-08 · 1 reply
Bonjour à tous,

je pars dans deux jours pour un circuit au Brésil que j'ai concocté: 4 jours Rio, 2 jours Iguaçu, 4 jours Paraty, puis 3 jours Ilha grande.

Je transite de Rio de janeiro vers Paraty le 17 février au soir et j'aimerais savoir s'il est nécessaire de prendre les billets de bus à l'avance ou s'il est toujours possible de prendre l'onibus à notre arrivée à la gare routière? Même question pour le bus d'Angra dos Reis vers Rio de janeiro pour mon retour prévu le 25 février...

De plus, sauriez-vous me dire combien de temps dure le trajet en bus entre Paraty et Angra dos reis afin d'organiser mon timing?

Merci milles fois pour vos réponses.
Air Madagascar: fiabilité des vols internes pour avril 2012, et correspondances? English translation pending
by Lindouille · 2012-02-08 · 9 replies
bonjour nous partons en avril à la reunion avec iar austral de là, nous allons sur madagascar avec airmad, j'ai des inquietudes pour la fiabilité des departs certains d'entre vous ayant récemment pris vols airmad internes peuvent ils me dirent s'ils ont eu beaucoup de problemes en 2011-2012? j'ai notamment une correspondance le 20/4:sainte marie tamatave8h45-9h15 tamatave-st denis meme jour 10h10-13h tout avec airmad, mais si je leur pose la question ils repondent qu'il n'est pas sur que la correspondance attende... plutot hallucinant simple precaution ou realité frequente? vaut il mieux partir de ste marie la veille(mais ce vol là meme pourrait etre annulé et quand ils disent qu'ils rapatrient sur vol le lendemain encore faut il qu'il reste de la place non? vs est il arrivé d'attendre +d'une jour d'etre remis sur un autre vol?) merci pour votre aide!!
Croisière Norwegian: temps d'attente dès l'embarquement pour l'accès à la chambre? English translation pending
by Carocia · 2012-02-02 · 4 replies
Je voulais savoir à partir du moment où nous embarquons sur le bateau cela prend combien de temps avant que l'on puisse aller à notre chambre? et comment nous fesons pour savoir que notre chambre est prête?
Problème de connexion sur le compte croisière Costa, vous aussi? English translation pending
by Alexandre867 · 2012-01-29 · 6 replies
Bonjour,

Il y a un problème de compte depuis Mycosta avec le numéro de réservation.

Je voulais vérifier si costa vraiment changer les horaires de vol pour Vienne, notre première escale au départ de Genève.

Impossible de ce connecter avec un message en rouge:

Attention : Une erreur est survenue. Si le problème persiste, veuillez nous contacter à webmaster, en nous communiquant vos nom, prénom, date de naissance, adresse électronique remis lors de l’enregistrement, numéro de réservation et nous autorisant à contrôler ou à modifier vos données.(10122)
Voyage à Taïwan: bons plans et formalités? English translation pending
by Helpmesvp · 2012-01-27 · 10 replies
Bonjour a tous

tout d'abord j'aimerais vous remercier par avance pour vos réponses. Pour celles et ceux qui sont déjà aller a Taiwan, j'ai plusieurs questions à vous poser - je voudrais savoir le coût de la vie là ba? - le climat? - les Taiwanais sont ils accueillant? - l'argent du pays? - les transports disponibles sur place?

Je voudrais savoir aussi quels genres de documents qu'il faudrait se procurer (visa, passeport, etc...) Mais aussi savoir le temps de trajet en avion et le prix du billet au départ de Paris direction Taipei, je parle que très peu le mandarin donc est-ce vraiment nécessaire de le maîtriser?

MERCI D'AVANCE VOS REPONSES ME SERONT D'UNE GRANDE AIDE
Suggestions de romans historiques dont l'action se passe au Japon? English translation pending
by Zola101 · 2012-01-25 · 8 replies
Bonsoir!

Je suis à la recherche de romans historiques dont l'action se passe au Japon. De préférence, l'époque médiévale. Mais ça pourrait être aussi pendant la 2e guerre mondiale. J'ai entendu parler du roman Pluie noire de Masuji Ibuse... Quelqu'un l'a lu peut-être?

J'ai déjà lu, pendant mon adolescence, Shogun de James Clavell et Geisha d'Arthur Golden. Je crois que ce sont ces livres qui m'ont donné l'envie de découvrir ce pays. Je pars au Japon cette année et j'ai goût de me replonger dans un bon roman historique, quelque chose d'épique! J'ai déjà La pierre et le sabre d'Eiji Yoshikawa qui traîne sur mon étagère. Avez-vous d'autres suggestions de ce type?

Merci! 🙂
Delhi: transport aéroport-gare, taxi ou métro? English translation pending
by Lacigala · 2012-01-22 · 2 replies
Nous arrivons à Delhi vendredi prochain à 1 heure du matin. Nous devons nous rendre à la gare ferroviaire pour prendre un train vers 6 heures pour Gwalior. Quel est le meilleur moyen pour se rendre de l'aéroport à la gare ? TAXI? METRO ? Où se trouve exactement le bureau des taxis prepaid à l'aéroport ? D'avance merci de votre aide !
MSC Poesia échoué aux Bahamas English translation pending
by Sylviannefd · 2012-01-10 · 15 replies
Vu sur Mer et Marine:
Location de voiture: Miami Airport ou Miami Beach? English translation pending
by Feruos · 2012-01-04 · 3 replies
Bonjour,

Nous partons bientôt pour la Floride, et après avoir passé deux jours à Miami South Beach, nous comptons louer une voiture chez Alamo. J'hésite entre: - retourner à l'aéroport pour en prendre livraison (trimballer les valises😕, mais peut-être plus grand choix de véhicules) - louer sur place à South Beach (commode, mais choix plus limité peut-être ...)

Des expériences ou suggestions ?

Merci, et bonne année à toutes et tous !

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