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Mon coin de paradis English translation pending
De temps à autres, un forumeur diffuse la photo d'une plage, le plus souvent déserte, mais avec des cocotiers, histoire de montrer qu'il n'y a de paradis que sous les tropiques, comme le précise le commentaire qui suit, en général toujours identique : " voiçi mon coin de paradis, je ne vous dirai pas où il se trouve, je n'aimerai pas que l'on vienne pollluer ce magnifique endroit sous les tropiques -(sympa pour les forumeurs qui ne connaissent pas, ah les malheureux!, traités préventivement de pollueurs de paradis)-, ceux qui connaissent, prière de ne rien dire, ou alors en m.p."
Ainsi, pour beaucoup d'entre nous, la plage reste donc cette image d'Epinal du bonheur. Je laisse le soin aux experts l'analyse du pourquoi du comment de la chose - j'ai ma petite idée-, mais je me dois de réagir contre cette aspiration des masses salariales à ce bonheur de club de vacances car, chers forumeurs, nous avons beau nous moquer de ces braves gens qui vont en vacances, au bord de la mer, en pension complète, la géographie de notre paradis supposé est la même, sauf, sauf que ce paradis, nous le voulons rien que pour nous !!! Nos aspirations sont bien mesquines, bien bourgeoises, non ?
Pour ma part, il n'y a pas plus bel endroit que le désert au cours d'une méharée : on expérimente la vie simple, frugale, on s'adapte aux tempêtes de sable, on marche, on monte sur le dromadaire, et ceux qui sont passionnés aiment à faire baraquer leur monture sans l'aide du chamelier ; le soir, au bivouac, on mange des légumes avec un peu de semoule, on boit du thé à la menthe, on devise sur tout, sur rien, puis, tout le monde se disperse pour rejoindre, l'endroit choisi avec soin, où on s'allongera sous la voute céleste, attendre le sommeil et faire un voeu en suivant les étoiles filantes.
Tant pis, je vais faire comme tout le monde, je vous montre, en bas, la photo du Grand Erg Oriental. Une croix désigne ma dune préférée
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C'est là !--x
Grand erg oriental, sous la pleine lune __
Avouez, c'est beau, non ? Je ne vous dirai pas où elle se trouve, et Scourtoi est prié de ne pas divulguer cet endroit magique, ou alors en m.p. Je ne voudrais que l'on vienne polluer ce lieu paradisiaque !!!!
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C'est là !--x
Grand erg oriental, sous la pleine lune __
Avouez, c'est beau, non ? Je ne vous dirai pas où elle se trouve, et Scourtoi est prié de ne pas divulguer cet endroit magique, ou alors en m.p. Je ne voudrais que l'on vienne polluer ce lieu paradisiaque !!!!
Agadez (Niger) - Tamanrasset (Algérie) à vélo English translation pending
Bonjour a vous tous,
Apres une premiere traversee a velo, l'hiver dernier, du maroc jusqu'a Ouagadougou en passant par la traditionnelle route par la Mauritanie, Senegal et Mali, l'envie me vient aujourd'hui de repartir de Ouaga et de remonter vers la France, cette fois-ci en passant par le Niger et l'Algerie.
La seule portion qui m'inquiete un peu est celle entre Agadez et Tamarasset. J'ai lu plein de trucs sur le web, et je me demande en ce moment quelles sont les dernieres conditions de la route.
De plus j'ai quelques questions: Connaissez vous l'emplacement des potentiels points de ravitaillement en eau sur cette portion du trajet? Dans quelle direction est le vent dominant? Quelle periode de l'annee serait la moins chaude? fevrier? Puis-je acheter le visa algerien a Niamey?
Merci de votre aide. Toute information sur cet itineraire serait grandement apprecie.
Jean-Baptiste
Apres une premiere traversee a velo, l'hiver dernier, du maroc jusqu'a Ouagadougou en passant par la traditionnelle route par la Mauritanie, Senegal et Mali, l'envie me vient aujourd'hui de repartir de Ouaga et de remonter vers la France, cette fois-ci en passant par le Niger et l'Algerie.
La seule portion qui m'inquiete un peu est celle entre Agadez et Tamarasset. J'ai lu plein de trucs sur le web, et je me demande en ce moment quelles sont les dernieres conditions de la route.
De plus j'ai quelques questions: Connaissez vous l'emplacement des potentiels points de ravitaillement en eau sur cette portion du trajet? Dans quelle direction est le vent dominant? Quelle periode de l'annee serait la moins chaude? fevrier? Puis-je acheter le visa algerien a Niamey?
Merci de votre aide. Toute information sur cet itineraire serait grandement apprecie.
Jean-Baptiste
Libye: déplacements sur place English translation pending
Salut à tous,
nous sommes un groupe de trois et aimerions nous rendre durant l'été 2007 en Libye, louer une bagnole sur place à l'aéroport et nous ballader dans le pays durant 2 semaines, comme on l'a fait en Jordanie en Syrie ou ailleurs ; mais il semblerait que la présence d'un flic soit obligatoire dans la caisse avec nous 😕, ce qui ne nous enchante guère... et qu'en outre le tourisme individuel soit plus ou moins interdit en Libye. Certains ont-ils pu cependant louer une voiture sur place et voyager seuls librement ? Enfin, dernière question : on nous a dit que tous les panneaux routiers étaient en arabe, ce qui rend l'orientation un peu dure quand on ne maîtrise pas parfaitement l'alphabet ; certains confirment ou non ? Mais on est super motivés, super bourlingueurs 😛 ; donc si on nous laisse louer la caisse (le char pour les Québécois !), on ira quand même 😏 !!
Merci infiniment par avance pour vos réponses et votre aide en général.
Marrucin.
nous sommes un groupe de trois et aimerions nous rendre durant l'été 2007 en Libye, louer une bagnole sur place à l'aéroport et nous ballader dans le pays durant 2 semaines, comme on l'a fait en Jordanie en Syrie ou ailleurs ; mais il semblerait que la présence d'un flic soit obligatoire dans la caisse avec nous 😕, ce qui ne nous enchante guère... et qu'en outre le tourisme individuel soit plus ou moins interdit en Libye. Certains ont-ils pu cependant louer une voiture sur place et voyager seuls librement ? Enfin, dernière question : on nous a dit que tous les panneaux routiers étaient en arabe, ce qui rend l'orientation un peu dure quand on ne maîtrise pas parfaitement l'alphabet ; certains confirment ou non ? Mais on est super motivés, super bourlingueurs 😛 ; donc si on nous laisse louer la caisse (le char pour les Québécois !), on ira quand même 😏 !!
Merci infiniment par avance pour vos réponses et votre aide en général.
Marrucin.
Etat de la piste Tataouine-Ksar Ghilane par Douirat? (Tunisie) English translation pending
j'aimerais connaître l'état de la piste de tataouine à ksar ghilane par douirat, mauvais ai-je lu, mais, sable ou caillasse? merci!
Vivre le désert du Sahara de manière authentique English translation pending
bonjour à tous,
savez-vous s'il est possible de suivre une caravane dans le desert pendant pas mal de temps (mois) ?(vivre le desert de manière authentique même si j'imagine que c'est parfois dur)
dans quels pays ce projet vous parait concretisable?
merci pour vos precisions à+
Etienne
merci pour vos precisions à+
Etienne
Où faire du cheval en Algérie? English translation pending
Salut à tous!
je pars la semaine prochaine en Algérie dans la région d'ALGER . C'est la première fois que j y vais, et j'aimerais monter à cheval une ou deux fois ! Avez-vous des adresses à me conseiller car je ne trouve rien sur internet!!!
Merci !
je pars la semaine prochaine en Algérie dans la région d'ALGER . C'est la première fois que j y vais, et j'aimerais monter à cheval une ou deux fois ! Avez-vous des adresses à me conseiller car je ne trouve rien sur internet!!!
Merci !
Algérie: quoi visiter et devises English translation pending
l'Algerie:
je voudrais savoir?les endroits a voirsles risques (ou)
mais surtout, comment dégoter de la monaie algerienne...
mais surtout, comment dégoter de la monaie algerienne...
Désert de dunes en Afrique English translation pending
Salut a tous,
j'aimerai connaitre vos experience sur ou trouver la meilleur mer de sable.
La question n'est pas innocente car je compte emmener ma mere dans le desert pour ses 60 ans. Elle a deja vu pas mal de desert (principalement au Maroc et en Tunisie) mais voudrait maintenant voir de grandes dunes. C'est quelqu'un d'assez aventureux qui ne rechignera pas a un peu d'inconfort.
On m'a beaucoup parle de la Namibie mais helas vu le prix de l'avion c'est un peu en dehors de mon budget.
Merci de partager vos experiences avec moi. Barbara
j'aimerai connaitre vos experience sur ou trouver la meilleur mer de sable.
La question n'est pas innocente car je compte emmener ma mere dans le desert pour ses 60 ans. Elle a deja vu pas mal de desert (principalement au Maroc et en Tunisie) mais voudrait maintenant voir de grandes dunes. C'est quelqu'un d'assez aventureux qui ne rechignera pas a un peu d'inconfort.
On m'a beaucoup parle de la Namibie mais helas vu le prix de l'avion c'est un peu en dehors de mon budget.
Merci de partager vos experiences avec moi. Barbara
Désert algérien le 31 décembre English translation pending
🙂bonjour je voudrais faire un circuit dans le sahara algerien pour la fin de l annee ce serai une bonne idee de feter le nouvel an labas pouvez vous alors me conseiller des agences bon marche surtout a cette periode et quelle partie du sahara pour un premier voyage merci
Algérie avril 2004: morceaux choisis English translation pending
Bonjour,
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Sécurité hors agence dans le Sud tunisien English translation pending
Bonjour,
Concernant la sécurité au Sud Tunisien - voyageant en couple hors agence - y a t il un risque, en louant un véhicule de se rendre dans le secteur du "chott el jerid" , vers la corbeille de Nefta et
Metlaoui (pour le train "lézard rouge")
Ou est il préférable d'aller dans ce secteur avec une agence locale a partir de Djerba.
Ou pas du tout.
Merçi pour les infos que vous pourriez me communiquer
Quel tour à Monument Valley? English translation pending
Bonjour !
Lors de notre passage à Monument Valley on souhaiterai faire un tour à Monument Valley. On ne se sent pas de faire la piste avec la voiture (question d'assurance etc..) enfin là n'est pas ma question!
J'ai repéré Navajo Spirit Tour et MV Safari sur Tripad.... Mais il y a tellement de tours prévus... Lequel conseillez vous? Monument Valley? Mystery Valley? Teardrop arch?
Merci de vos conseils
Lors de notre passage à Monument Valley on souhaiterai faire un tour à Monument Valley. On ne se sent pas de faire la piste avec la voiture (question d'assurance etc..) enfin là n'est pas ma question!
J'ai repéré Navajo Spirit Tour et MV Safari sur Tripad.... Mais il y a tellement de tours prévus... Lequel conseillez vous? Monument Valley? Mystery Valley? Teardrop arch?
Merci de vos conseils
Premier voyage au Japon English translation pending
Bonjour à tous!
J'envisage de partir au Japon (d'ici 1 an ou 2).. la date reste à déterminer! Ce serait pour un voyage d'une dizaine de jours (entre 10 et 15). J'aimerai vraiment pouvoir visiter un maximum de choses sans non plus être crevée dès le 3ème jour. Je me pose un tas de questions et c'est pour cela que je m'y prends tôt!
Quels sont les lieux incontournables pour un premier voyage d'après vous? Où loger pour être au cœur de la culture japonaise? Ne connaissant pas du tout ce pays, est-ce mieux de programmer son voyage seul ou de payer un circuit "préparé" avec guide. Un circuit préparé ne me tente pas plus que ça mais je me dis que pour un premier voyage ça pourrait être une possibilité J'aurai tellement peur de me perdre ^^
J'attends vos avis 😉 Merci d'avance!
J'envisage de partir au Japon (d'ici 1 an ou 2).. la date reste à déterminer! Ce serait pour un voyage d'une dizaine de jours (entre 10 et 15). J'aimerai vraiment pouvoir visiter un maximum de choses sans non plus être crevée dès le 3ème jour. Je me pose un tas de questions et c'est pour cela que je m'y prends tôt!
Quels sont les lieux incontournables pour un premier voyage d'après vous? Où loger pour être au cœur de la culture japonaise? Ne connaissant pas du tout ce pays, est-ce mieux de programmer son voyage seul ou de payer un circuit "préparé" avec guide. Un circuit préparé ne me tente pas plus que ça mais je me dis que pour un premier voyage ça pourrait être une possibilité J'aurai tellement peur de me perdre ^^
J'attends vos avis 😉 Merci d'avance!
Nos plus belles photos 2014 English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Autorisation pour se rendre à Remada (Tunisie) English translation pending
Bonjour,
devant me rendre dans la région de Remada pour des recherches scientifiques, je voudrais connaître la situation administrative dans la région.
Faut-il demander une autorisation à Tataouine et auprès de qui ? Est-ce que l'un d'entre vous s'est rendu récemment dans la région de Remada ?
Merci pour vos conseils,
Pierre
Faut-il demander une autorisation à Tataouine et auprès de qui ? Est-ce que l'un d'entre vous s'est rendu récemment dans la région de Remada ?
Merci pour vos conseils,
Pierre
Voyage dans le Sud algérien en autonome fin 2012 English translation pending
peut-on effectuer un voyage en individuel dans le sud algerien, actuellement ( fin 2012 )a partir de tamanrasset et djanet .?
si c'est possible quelles agences locales sont recommendables ?
Algérie en 4x4, visa, guide? English translation pending
salut à tous
je rentre de Mauritanie. (pour l'historique mais aussi pour ceux qui voudraient des infos) et je pense au prochain voyage ! bien sûr !
Est-ce que quelqu'un a des vrais infos sur l'algérie. Par ou rentrer ? conditions (visa et voiture ? ) et surtout quelles sont les zones ou on peut se balader seul ? quels sont les secteurs ou on peut se balader avec un guide ? et les zones vraiment rouges s'il y a ..
toute autre info sera la bien venue
je propose d'ouvrir cette discussion pour partager des infos à tous ceux et celles qui sont en train de préparer cette destination
à bientôt marc
je rentre de Mauritanie. (pour l'historique mais aussi pour ceux qui voudraient des infos) et je pense au prochain voyage ! bien sûr !
Est-ce que quelqu'un a des vrais infos sur l'algérie. Par ou rentrer ? conditions (visa et voiture ? ) et surtout quelles sont les zones ou on peut se balader seul ? quels sont les secteurs ou on peut se balader avec un guide ? et les zones vraiment rouges s'il y a ..
toute autre info sera la bien venue
je propose d'ouvrir cette discussion pour partager des infos à tous ceux et celles qui sont en train de préparer cette destination
à bientôt marc
Au Sahara, encore tant de zones méconnues à découvrir! English translation pending
Bonjour
Malgré une situation plutôt compliquée dans l'extrême sud du Sahara (zones frontalières avec le Niger et le Mali), je tiens à attirer l'attention des amoureux et passionnés du Sahara, que tant de régions souvent très méconnues, restent à découvrir en Algérie ! Des sites magnifiques, des paysages grandioses, une population très accueillante, des traditions sauvegardées, ..... Ces destinations s'inscrivent parfaitement dans l'esprit du du tourisme alternatif ! Pour y vivre une partie de l'année en alternance, et connaissant bien la plupart de ces régions, voici la liste pour titiller votre curiosité :
1) Adrar et les environs (Tamentit, Zaouiet Kounta, Oufrane, ...) 2) Timimoun et ses ksours dont certains ne sont jamais visités ! 3) Ghardaia & la vallée du M'Zab (une région très vaste à découvrir) 4) El Golea et les environs 5) El Bayadh et les environs (Albiodh Sidi Cheikh, Brezina, ....) 6) Naâma et les environs (Ain Safra, etc...)
Si vous avez des questions, besoin de photos, des suggestions, des conseils.... n'hésitez pas et contactez moi, je vous répondrez avc plaisir ! Les personnes ayant des souvenirs d'une époque de ces régions, parlez-en !
LILI
Malgré une situation plutôt compliquée dans l'extrême sud du Sahara (zones frontalières avec le Niger et le Mali), je tiens à attirer l'attention des amoureux et passionnés du Sahara, que tant de régions souvent très méconnues, restent à découvrir en Algérie ! Des sites magnifiques, des paysages grandioses, une population très accueillante, des traditions sauvegardées, ..... Ces destinations s'inscrivent parfaitement dans l'esprit du du tourisme alternatif ! Pour y vivre une partie de l'année en alternance, et connaissant bien la plupart de ces régions, voici la liste pour titiller votre curiosité :
1) Adrar et les environs (Tamentit, Zaouiet Kounta, Oufrane, ...) 2) Timimoun et ses ksours dont certains ne sont jamais visités ! 3) Ghardaia & la vallée du M'Zab (une région très vaste à découvrir) 4) El Golea et les environs 5) El Bayadh et les environs (Albiodh Sidi Cheikh, Brezina, ....) 6) Naâma et les environs (Ain Safra, etc...)
Si vous avez des questions, besoin de photos, des suggestions, des conseils.... n'hésitez pas et contactez moi, je vous répondrez avc plaisir ! Les personnes ayant des souvenirs d'une époque de ces régions, parlez-en !
LILI
Sud algérien, destination "interdite" English translation pending
😊Chaque fois qu'il se passe quelque chose au Niger, en Mauritanie ou au Mali, le Quai d'Orsay et lesjournalistes dans leur articles incluent l'Algérie comme estination "interdite". Jusqu'à aujourd'hui aucun enlèvement, pas plus d'attentats (plutôt moins) se sont passés en Algérie.
Ces déclarations ont pour but d'anéantir tous les trcks dans les Tassilis, et par extansion dans tout le désert autour de Tamanrasset. Je peux comprendre que la proximité de la Lybie et du Niger soient à criandr si l'on veut aller à Djanet, mais pour le reste, nous nous trouvons à 500 voire 600 ou 700 km des frontières des pays incriminés.
Cette situation a pour conséquense la mort des agences de tourisme et l'installation de la pauvreté dans toute cette région, qui ne vit que par la venue des étrangers.😕
Voilà, je me suis exprimée. Qu'en pensez-vous?
Bonsoir
Randonner dans quel désert du Sahara? English translation pending
bonjour,
Nous pensons à faire découvrir à nos enfants (4 et 5 ans) le désert avec un dromadaire.
Nous avons déjà été (sans les enfants) faire une rando avec un dromadaire et un guide d'une durée de 7 jours au départ de M'hamid.
Pour s'initier au désert, cela nous semblai parfait, on pensait aller découvrir le sud algérien plus tard malheureusement la donne géopolitique à été bouleversée dernièrement.
Pourriez-vous me dire quelles sont les zones du sahara qui restent "ouvert" ou plutôt sécurisée pour y réaliser une randonnée d'une semaine à 10 jours avec un chamelier et un dromadaire puis nos 2 enfants?
Nous ne voulons absolument pas partir avec une agence qui règle tout de France. nous souhaitons trouver sur place une petite agence locale qui nous fournira un chamelier, un dromadaire..
Merci de votre aide.
PS : nous voulons partir en février prochain.
Pourriez-vous me dire quelles sont les zones du sahara qui restent "ouvert" ou plutôt sécurisée pour y réaliser une randonnée d'une semaine à 10 jours avec un chamelier et un dromadaire puis nos 2 enfants?
Nous ne voulons absolument pas partir avec une agence qui règle tout de France. nous souhaitons trouver sur place une petite agence locale qui nous fournira un chamelier, un dromadaire..
Merci de votre aide.
PS : nous voulons partir en février prochain.
Parcours en Algérie pour voyage du 28 mai au 12/13 juin 2011? English translation pending
Bonjour,
Souhaitant depuis longtemps me rendre en Algérie, je pense y aller du 28 mai au 12/13 juin environ, avec mon ami. J'ai besoin d'aide pour structurer mon parcours et ainsi pouvoir réserver les vols (promo air algérie jusqu'au 15 avril). Tout d'abord, je suis passionné par le désert, donc je voudrais savoir s'il est envisageable de se rendre à Tamanrasset à cette date. Etant étudiant, je ne dispose de vacances que l'été, donc c'est la seule période où nous pouvons nous y rendre. J'ai lu que Tamanrasset, grâce à l'altitude, était protégé des chaleurs caniculaires ; est-ce vrai, et peut-on imaginer faire une randonnée dans le Hoggar en juin ? Par ailleurs, par quelle agence passer pour cela et quel budget approximatif faut-il compter pour plusieurs jours de randonnée (4-5 jours ?). Je pensais arriver à Annaba ou Constantine en avion, visiter l'est puis alger pendant qques jours, et enfin descendre, avec des étapes, d'Alger à Tam en bus. Est-ce envisageable ? Retour Tam-Alger-Lyon en avion. Le cout du billet total avoisine les 283 €, ce qui reste correct.
Ayant lu qu'aller dans le désert à cette période n'est pas recommandé (lonely planet), j'ai ensuite élaboré un autre circuit, d'Oran à Annaba, puis imaginé éventuellement une randonnée en Kabylie ; est-ce possible, y a-t-il des agences, des guides ?
Enfin, je vous pose la question ; pour quelqu'un qui ne connait pas l'Algérie, quelles villes doivent être impérativement vues ? C'est un grand pays, je suis conscient qu'en 15 jours je ne pourrai pas tout faire, surtout si nous décidons d'aller jusqu'à Tam, mais je sollicite toutefois vos conseils.
D'avance, merci pour vos réponses !
Souhaitant depuis longtemps me rendre en Algérie, je pense y aller du 28 mai au 12/13 juin environ, avec mon ami. J'ai besoin d'aide pour structurer mon parcours et ainsi pouvoir réserver les vols (promo air algérie jusqu'au 15 avril). Tout d'abord, je suis passionné par le désert, donc je voudrais savoir s'il est envisageable de se rendre à Tamanrasset à cette date. Etant étudiant, je ne dispose de vacances que l'été, donc c'est la seule période où nous pouvons nous y rendre. J'ai lu que Tamanrasset, grâce à l'altitude, était protégé des chaleurs caniculaires ; est-ce vrai, et peut-on imaginer faire une randonnée dans le Hoggar en juin ? Par ailleurs, par quelle agence passer pour cela et quel budget approximatif faut-il compter pour plusieurs jours de randonnée (4-5 jours ?). Je pensais arriver à Annaba ou Constantine en avion, visiter l'est puis alger pendant qques jours, et enfin descendre, avec des étapes, d'Alger à Tam en bus. Est-ce envisageable ? Retour Tam-Alger-Lyon en avion. Le cout du billet total avoisine les 283 €, ce qui reste correct.
Ayant lu qu'aller dans le désert à cette période n'est pas recommandé (lonely planet), j'ai ensuite élaboré un autre circuit, d'Oran à Annaba, puis imaginé éventuellement une randonnée en Kabylie ; est-ce possible, y a-t-il des agences, des guides ?
Enfin, je vous pose la question ; pour quelqu'un qui ne connait pas l'Algérie, quelles villes doivent être impérativement vues ? C'est un grand pays, je suis conscient qu'en 15 jours je ne pourrai pas tout faire, surtout si nous décidons d'aller jusqu'à Tam, mais je sollicite toutefois vos conseils.
D'avance, merci pour vos réponses !
Plateau du Tademaït en 4x4? (Algérie) English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut il me dire si il est possible de rouler en 4*4 sur le plateau du tademait pour une traversée est-ouest ? Est ce que c'est tout plat ou pas ?
Quelqu'un peut il me dire si il est possible de rouler en 4*4 sur le plateau du tademait pour une traversée est-ouest ? Est ce que c'est tout plat ou pas ?
Sud algérien fin octobre: Tassili du Hoggar ou Tadrart? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes !
Mon épouse, un couple d' amis et moi nous souhaiterions faire un circuit dans le sud Algérien fin octobre. Il s'agit d'une première pour nous et nous hésitons entre le Tassili du Hoggar et la Tadrart ....si certains peuvent nous donner des avis ils seront les bienvenus. Par ailleurs le mieux est-il de traiter avec une agence Française ou une agence locale ? Dans ce dernier cas si quelqu' un parmi vous à des coordonées nous sommes preneurs !! Bien cordialement à vous !
Mon épouse, un couple d' amis et moi nous souhaiterions faire un circuit dans le sud Algérien fin octobre. Il s'agit d'une première pour nous et nous hésitons entre le Tassili du Hoggar et la Tadrart ....si certains peuvent nous donner des avis ils seront les bienvenus. Par ailleurs le mieux est-il de traiter avec une agence Française ou une agence locale ? Dans ce dernier cas si quelqu' un parmi vous à des coordonées nous sommes preneurs !! Bien cordialement à vous !
Ville d'Algérie qui vous a marqué? English translation pending
Bonjour à tous !
Pour ceux qui ont visité ne serait-ce qu'une toute petite partie de l'Algérie, j'aimerai savoir quelle est la ville, le site ou tout simplement le lieu qui vous a le plus marqué ?
Que ça soit par sa beauté, son originalité, ses gens ou autres...
Au plaisir de lire de vos posts, merci 🙂
Voyage en Algérie pour quinze jours à moto English translation pending
Bonjour,
nous sommes 5 à 6 motards (Transalp) et sommes partis 15 jours au Maroc en 2007, 15 jours en Tunisie en 2008. Cette année nous souhaiterions partir en Algérie fin avril début mai 2009 pour aussi 15 jours au total. Notre souhait est de faire si possible des étapes dans des dunes et de découvrir le plus possible de beaux paysages au sud du pays. Nous ne souhaitons pas dépendre d'une agence de voyage.
1ère question et non la moindre! y a-t-il actuellement des risques d'insécurité dans le pays et si oui qu'elles sont les régions est à éviter.
2ème question: connaissez-vous un circuit sympa à faire en moto sur 15 jours (y compris le délai aller/retour)?, quels sont les incontournables à voir?
3ème question: peut-on partir seul sans voyagistes dans le sud?
L'autre alternative (pour gagner du temps et aussi passer plus facilement les dunes) serait de partir en avion et de louer sur place des motos légères type KTM ou autre, connaissez vous des loueurs fiables sur place?
Merci pour touts vos réponses
L'autre alternative (pour gagner du temps et aussi passer plus facilement les dunes) serait de partir en avion et de louer sur place des motos légères type KTM ou autre, connaissez vous des loueurs fiables sur place?
Merci pour touts vos réponses
Architectures et habitations du monde English translation pending
Bonjours !!!😉!!!
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc
🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Quels pneus pour l'Afrique (Burkina Faso - Mauritanie - Mali) en 4x4 en été? English translation pending
Bonjour,
Je dois me rendre au burkina faso, été 2009, via la mauritanie et le mali.
Je possède un nissan patrol Y61.
Je me demande quels pneus je dois monter sachant qu'à cette époque (juillet-aout) là-bas, c'est l'hivernage : saison des pluies.
Quelqu'un a-t-il une expérience en ce domaine ? les pistes sont-elles transformées en lac ? se retrouve-t-on dans 50 cm de boue ? à quoi bon des pneus sable ?
Merci d'avance pour toutes vos contributions.
Trek en Libye: quel circuit choisir? English translation pending
bonjour,
je souhaite partir en libye fin 2008 (trek en groupe). Pouvez vous vous me conseiller sur les plus belles régions à visiter ? Ubari, Akakous, Ghat, ... ? Par ailleurs, il semblerait que l'aéroport soit fermé et les vols détournés ? Est ce que cela compromet le déroulement du séjour ?
merci d'avance pour toutes vos infos
sarah1
Itinéraire de deux semaines en Tunisie à partir du 22 mai English translation pending
Bonjour à tous! Je suis une québécoise de 20 ans qui part en voyage pour une 4 ième fois à l'extérieur du pays. Cette fois je pars en Tunisie avec une autre copine pour environ 2 semaines à partir du 22 mai 2008. Je ne connais pas encore beaucoup de choses sur ce pays alors j'aimerais me faire éclairer sur plusieurs choses....Voilà...
Nous avons acheter notre billet d'avion jusqu'à Nice mais il nous reste celui de Nice vers la Tunisie à trouver. J'ai trouvé un vol vers Tunis à 205 euro....est-ce que je pourrais trouver mieux? Si oui, quel site me conseillez-vous? Est-ce que Tunis est un bon point de départ ou si nous devrions atterrir ailleurs ?
Nos attentes pour le voyage sont: Voir de belles plages, faire une excursion dans le désert, avoir un contact avec les habitants, se reposer mais aussi avoir l'occasion de faire un peu la fête, voir du nouveau sans trop savoir à quoi s'attendre, et ce avec un budget raisonnable, rien de luxueux!
Je vous fait part de mes questions et toute réponse à une ou plusieurs de celles-ci seront très appréciée! 🙂
Les villes à ne pas manquer? Ou sont les plus belles plages? Quel type d'excursion dans le désert me conseillez vous? (nbre de jours, endroits à voir, coût, ) Endroit pas cher mais confortable ou dormir? (habitant, auberge de jeunesse?) Quel est le budget approximatif pour dormir, manger et se voyager pendant 2 semaines en Tunisie quand on se contente de pas grand chose? Y-à-t-il des endroits ou il y a plus de jeunes et ou faire la fête? Quel est le moyen le plus facile et le plus économique pour voyager d'une ville à l'autre ?
Bref tous conseils par rapport au type de voyage qu'on désire faire sera énormément apprécié! Merci de me lire et de me partager vos expériences!
Nous avons acheter notre billet d'avion jusqu'à Nice mais il nous reste celui de Nice vers la Tunisie à trouver. J'ai trouvé un vol vers Tunis à 205 euro....est-ce que je pourrais trouver mieux? Si oui, quel site me conseillez-vous? Est-ce que Tunis est un bon point de départ ou si nous devrions atterrir ailleurs ?
Nos attentes pour le voyage sont: Voir de belles plages, faire une excursion dans le désert, avoir un contact avec les habitants, se reposer mais aussi avoir l'occasion de faire un peu la fête, voir du nouveau sans trop savoir à quoi s'attendre, et ce avec un budget raisonnable, rien de luxueux!
Je vous fait part de mes questions et toute réponse à une ou plusieurs de celles-ci seront très appréciée! 🙂
Les villes à ne pas manquer? Ou sont les plus belles plages? Quel type d'excursion dans le désert me conseillez vous? (nbre de jours, endroits à voir, coût, ) Endroit pas cher mais confortable ou dormir? (habitant, auberge de jeunesse?) Quel est le budget approximatif pour dormir, manger et se voyager pendant 2 semaines en Tunisie quand on se contente de pas grand chose? Y-à-t-il des endroits ou il y a plus de jeunes et ou faire la fête? Quel est le moyen le plus facile et le plus économique pour voyager d'une ville à l'autre ?
Bref tous conseils par rapport au type de voyage qu'on désire faire sera énormément apprécié! Merci de me lire et de me partager vos expériences!
Petite colère sur l'indifférence English translation pending
Petite colère ..... car elle m'est personelle, et tant est que je n'ai pas à analyser le comportement de mes collègues voyageurs et leur degré d'émotion face aux choses de la vie, tout celà est affaire de personne .......
Mais quand même ...... !!
Un de mes amis sur ce forum est revenu d'un de ses voyages au long cours avec sa petite famille, et il a pris le soin de commencer à raconter celui ci ..... avec émotion et beaucoup de personnalité, et surtout au travers de ses lignes on lit toute l'angoisse d'un peuple à essayer de conjuguer ses traditions face à la modernité du monde et surtout face à l'égoisme d'un Etat qui n'a que faire de celui ci, on sent bien que celui ci est perdu, on ne se fait pas d'illusion sur son sort comme quantité d'autres entités ethniques à travers notre monde, mais cependant ce peuple essaye de survivre face à l'indifférence ......
Indifférence ...... celui de l'Etat qui a pris possesion de leurs terres et de leurs coutumes, et va tenter de les parquer afin de pouvoir tirer quelque bénéfice d'un tourisme voyeur, mais aussi indifférences de nous autres voyageurs qui finalement ne nous intéressont guère au devenir de " gens " qui sont condamnés à disparaître ..... du moins avons nous ancré cette notion dans nos esprits puisqu'aucune discussion, aucun intérêt, je dirais même aucune polémique ne vient s'ajouter à la lecture du carnet de mon ami ....
Pourtant quelle chance d'avoir des voyageurs capable d'aller encore au bout du monde pour essayer de comprendre le pourquoi des choses, comprendre comment on en est arrivé là, comment des peuples peuvent ainsi disparaître subitement sans que l'on y attache la moindre importance, sans que l'on se pose la moindre question, sans que l'on est un brin de sensibilisation à ce qui leur arrive ..... mon ami n'est pas parti voyager dans un de ces lieux touristiques ou on s'en prend plein les mirettes pour pouvoir étaler ses souvenirs sur la toile, même si certes il profite aussi de l'occasion pour assouvir sa soif de découverte de terres encore quasiment inconnues, mais il profite aussi de ses voyages pour aller au devant de peuples à l'agonie et nous ramener leur douleur par son témoignage ......
Qui s'en soucie .... ? apparemment guère de voyageurs dits à l'écoute des problèmes de notre monde, et celà me désole profondément .... car alors à quoi celà sert il que des peuples à l'autre bout du monde se battent encore pour préserver leurs coutumes et leurs manières de vivre si personne n'est à l'écoute .....
Ainsi va la Terre, ainsi va le Monde qui se meurt dans une indifférence et un égoisme qui me fait peur .....
Je ne suis guère étonné, mais je voulais le dire ..... encore une fois .....
Mais quand même ...... !!
Un de mes amis sur ce forum est revenu d'un de ses voyages au long cours avec sa petite famille, et il a pris le soin de commencer à raconter celui ci ..... avec émotion et beaucoup de personnalité, et surtout au travers de ses lignes on lit toute l'angoisse d'un peuple à essayer de conjuguer ses traditions face à la modernité du monde et surtout face à l'égoisme d'un Etat qui n'a que faire de celui ci, on sent bien que celui ci est perdu, on ne se fait pas d'illusion sur son sort comme quantité d'autres entités ethniques à travers notre monde, mais cependant ce peuple essaye de survivre face à l'indifférence ......
Indifférence ...... celui de l'Etat qui a pris possesion de leurs terres et de leurs coutumes, et va tenter de les parquer afin de pouvoir tirer quelque bénéfice d'un tourisme voyeur, mais aussi indifférences de nous autres voyageurs qui finalement ne nous intéressont guère au devenir de " gens " qui sont condamnés à disparaître ..... du moins avons nous ancré cette notion dans nos esprits puisqu'aucune discussion, aucun intérêt, je dirais même aucune polémique ne vient s'ajouter à la lecture du carnet de mon ami ....
Pourtant quelle chance d'avoir des voyageurs capable d'aller encore au bout du monde pour essayer de comprendre le pourquoi des choses, comprendre comment on en est arrivé là, comment des peuples peuvent ainsi disparaître subitement sans que l'on y attache la moindre importance, sans que l'on se pose la moindre question, sans que l'on est un brin de sensibilisation à ce qui leur arrive ..... mon ami n'est pas parti voyager dans un de ces lieux touristiques ou on s'en prend plein les mirettes pour pouvoir étaler ses souvenirs sur la toile, même si certes il profite aussi de l'occasion pour assouvir sa soif de découverte de terres encore quasiment inconnues, mais il profite aussi de ses voyages pour aller au devant de peuples à l'agonie et nous ramener leur douleur par son témoignage ......
Qui s'en soucie .... ? apparemment guère de voyageurs dits à l'écoute des problèmes de notre monde, et celà me désole profondément .... car alors à quoi celà sert il que des peuples à l'autre bout du monde se battent encore pour préserver leurs coutumes et leurs manières de vivre si personne n'est à l'écoute .....
Ainsi va la Terre, ainsi va le Monde qui se meurt dans une indifférence et un égoisme qui me fait peur .....
Je ne suis guère étonné, mais je voulais le dire ..... encore une fois .....