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Trek/méharée dans le désert marocain en novembre English translation pending
Bonjour à tous,
adepte du forum Asie du sud est, je pose mes pieds sur ce forum en preparation d'un voyage destination desert marocain en novembre.
Nous serons 2 ou 3 familles, donc au maximum 6 adultes et 8 enfants de 8 à 12 ans.
On se debrouille pour arriver sur Marrakech où on passera un peu de temps a l'aller et/ou au retour. On pense consacrer une semaine en gros pour le trek désert. Les enfants habitués a la montagne marchent bien, et puis, y'a les chameaux...
On ne connait pas encore trop le desert marocain, a savoir si il y a des paysages diversifiés (il est certain qu'on a envie de mener les enfants dans des grandes dunes), quels sont les endroits a voir, à vivre. Quitte a etre dans le desert, on a envie de se retrouver plutot seuls le soir aux bivouacs (peu importe les structures, tentes, semi-dur, dur si ca reste varié), donc eviter de se retrouver à plusieurs groupes au meme endroit le soir (je ne sais pas si ca arrive).
Bref, on attend vos conseils sur un parcours varié, interessant, beau, vivant, qui nous fasse passer une excellente semaine depaysante.
On aimerait bien sur des avis de voyageurs particuliers, et pas forcement des avis de pros qui exposent un catalogue standard. Nous recherchons pour le moment un parcours, des lieux où passer. La recherche d'une organisation se fera plus tard, on va deja essayer d'exploiter les contacts de connaissances personnelles, donc merci aux agences et rabatteurs de ne pas utiliser le mail privé pour me repondre. On est sur un forum ici ! 😉
On se debrouille pour arriver sur Marrakech où on passera un peu de temps a l'aller et/ou au retour. On pense consacrer une semaine en gros pour le trek désert. Les enfants habitués a la montagne marchent bien, et puis, y'a les chameaux...
On ne connait pas encore trop le desert marocain, a savoir si il y a des paysages diversifiés (il est certain qu'on a envie de mener les enfants dans des grandes dunes), quels sont les endroits a voir, à vivre. Quitte a etre dans le desert, on a envie de se retrouver plutot seuls le soir aux bivouacs (peu importe les structures, tentes, semi-dur, dur si ca reste varié), donc eviter de se retrouver à plusieurs groupes au meme endroit le soir (je ne sais pas si ca arrive).
Bref, on attend vos conseils sur un parcours varié, interessant, beau, vivant, qui nous fasse passer une excellente semaine depaysante.
On aimerait bien sur des avis de voyageurs particuliers, et pas forcement des avis de pros qui exposent un catalogue standard. Nous recherchons pour le moment un parcours, des lieux où passer. La recherche d'une organisation se fera plus tard, on va deja essayer d'exploiter les contacts de connaissances personnelles, donc merci aux agences et rabatteurs de ne pas utiliser le mail privé pour me repondre. On est sur un forum ici ! 😉
Retour de méharée en Tunisie English translation pending
nous revenons d'un superbe voyage d'1 semaine dans le grand erg occidental de tunisie.Nous étions 5 et sommes arrivés samedi à l'aéroport.Mohamed était là pour nous acceuillir à l'aéroport.Nous partons en 4x4 pour un trajet de 4h30 et arrivons vers 20h en plein désert.
2 chameliers et 9 chameaux nous attendent.Ambiance complètement surréaliste.Il y a pleine lune et la lumière est sublime.Un repas nous attend et c'est la tête dans les étoiles que nous entamons cette première nuit.MAGIQUE....
Nous allons ainsi vivre 6 jours de rêve , accompagné de Mohamed, Ali et Mohamed 2.
Nuits à la belle étoile, repas effectué avec amour par Mohamed, galette cuite sous la cendre et préparée par Ali, salade tunisienne tous les midis...Nous marchons plus ou moins 12 km/jour.L'après-midi est ponctuée de balade entre nous ou de sieste dans le sable chaud.
Bref, le paradis pendant cette semaine grâce à l'organisation sans faille de nos 3 amis.
A recommencer d'urgence et à conseiller sans hésitation à qui se sent le coeur de s'immerger dans la vie dans le désert.
Méharée dans le Sahara algérien en août 2009 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Depuis Théodore Monod à Charles Henneghien, de mes envies (besoins?!) de grands espaces, j'envisage plus que sérieusement une méharée dans le Sahara algérien pour ce mois d'Août 2009... Le choix du Sahara algérien car il est pour moi le symbole de ce désert-là, abritant le Hoggar et le Tassili, deux "mastodontes" qui m'attirent.
J'en viens donc à ma requête : 1/ mes recherches sur le climat à cette période pourraient être décourageantes, mon envie est quand même présente. Pour les connaisseurs, que pourriez-vous me dire à ce sujet? vraiment trop chaud? 2/ je ne parviens pas à trouver des éléments conséquents et surtout neutres sur la "situation politique" de la région...un français seul court-il des risques significatifs en s'y rendant? 3/ est-il possible de "lancer" une méharée en étant seul, ou bien faut-il (comme le proposent toutes les "compagnies touristiques") obligatoirement être minimum à deux ressortissants étrangers pour partir? 4/ quelles peuvent être les démarches administratives pour se rendre dans ces zones (je pense arriver à Tamanrasset en passant par Alger)? 5/ y a-t-il obligation d'avoir déjà contact avec une agence locale pour pouvoir entrer dans la région? ou bien peut-on arriver directement et prévoir le départ directement depuis Tamanrasset? si quelqu'un connaît des guides, agences ou autres sérieux pour prévoir cette méharée je suis preneur...(petite information : il est hors de question pour moi de prévoir en 4x4 ou autre moyen motorisé, j'ai 2 jambes et je veux faire ça en marchant avec des locaux, chameaux, etc.)
J'en reste là pour les questions, si quelqu'un peut me répondre je prendrai toutes les infos avec plaisir, merci d'avance,
Amicalement,
Depuis Théodore Monod à Charles Henneghien, de mes envies (besoins?!) de grands espaces, j'envisage plus que sérieusement une méharée dans le Sahara algérien pour ce mois d'Août 2009... Le choix du Sahara algérien car il est pour moi le symbole de ce désert-là, abritant le Hoggar et le Tassili, deux "mastodontes" qui m'attirent.
J'en viens donc à ma requête : 1/ mes recherches sur le climat à cette période pourraient être décourageantes, mon envie est quand même présente. Pour les connaisseurs, que pourriez-vous me dire à ce sujet? vraiment trop chaud? 2/ je ne parviens pas à trouver des éléments conséquents et surtout neutres sur la "situation politique" de la région...un français seul court-il des risques significatifs en s'y rendant? 3/ est-il possible de "lancer" une méharée en étant seul, ou bien faut-il (comme le proposent toutes les "compagnies touristiques") obligatoirement être minimum à deux ressortissants étrangers pour partir? 4/ quelles peuvent être les démarches administratives pour se rendre dans ces zones (je pense arriver à Tamanrasset en passant par Alger)? 5/ y a-t-il obligation d'avoir déjà contact avec une agence locale pour pouvoir entrer dans la région? ou bien peut-on arriver directement et prévoir le départ directement depuis Tamanrasset? si quelqu'un connaît des guides, agences ou autres sérieux pour prévoir cette méharée je suis preneur...(petite information : il est hors de question pour moi de prévoir en 4x4 ou autre moyen motorisé, j'ai 2 jambes et je veux faire ça en marchant avec des locaux, chameaux, etc.)
J'en reste là pour les questions, si quelqu'un peut me répondre je prendrai toutes les infos avec plaisir, merci d'avance,
Amicalement,
Méharée (sud du Maroc) English translation pending
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
* *******************
Méharée à Douz en Tunisie English translation pending
Bonjour,
Début avril je pars avec un copain faire le tour de la Tunisie. Lorsque nous seront à Douz, nous aimerions faire une petite méharée de 2 jours / 1 nuit. Si vous avez des conseils sur le choix d'un guide, on est interessé! :-) Bien que le lieu soit déjà envoutant (entre-aperçu lors d'un précédent voyage), rien de tel qu'un bon narrateur au coin du feu pour nous faire découvrir l'histoire et la philosophie bedouine. Si vous pouviez aussi nous donner une idée des prix... ça serait sympa... afin qu'on sache si un guide pour 2 est dans nos moyens ou si nous devons nous insérer dans un petit groupe...
Merci pour vos réponses!!!
Début avril je pars avec un copain faire le tour de la Tunisie. Lorsque nous seront à Douz, nous aimerions faire une petite méharée de 2 jours / 1 nuit. Si vous avez des conseils sur le choix d'un guide, on est interessé! :-) Bien que le lieu soit déjà envoutant (entre-aperçu lors d'un précédent voyage), rien de tel qu'un bon narrateur au coin du feu pour nous faire découvrir l'histoire et la philosophie bedouine. Si vous pouviez aussi nous donner une idée des prix... ça serait sympa... afin qu'on sache si un guide pour 2 est dans nos moyens ou si nous devons nous insérer dans un petit groupe...
Merci pour vos réponses!!!
Visiter Cheggi ou Chegaga? (Maroc) English translation pending
Bonjour
si on ne doit visiter qu'un seul des 2 ergs, lequel faut-il preferer et pourquoi ?
pensez-vous que 2 nuits c'est trop long ?
Merci de partager vos impressions ou souvenirs avec moi.....
Rocha
Merci de partager vos impressions ou souvenirs avec moi.....
Rocha
Soirée Trek à Grenoble le mercredi 13 décembre 2017: Méharée sur la Route du Sel en Mongolie English translation pending
Les Soirées Trek de Grenoble continuent, rendez-vous le mercredi 13 décembre 2017.
Michel nous présentera son Méharée sur la Route du Sel en Mongolie !Les rencontres les Soirées Trek sont un rendez-vous pour se retrouver entre marcheurs et futur-marcheurs autour d'un verre, d'un repas. Randonneurs, trekkeurs, mule ou mulet, que ce soit en solo, en groupe ou par agence, tous les marcheurs sont les bienvenus pour venir partager leurs expériences, découvrir de nouvelles destinations, échanger des informations, trouver des équipiers... Ou tout simplement passer une bonne soirée.
Ce rendez-vous mensuel, animé par des amoureux de la marche, vous est proposé gratuitement. Néanmoins, nous vous demandons la consommation d'un repas au bar-restaurant qui nous accueille (Prix moyen d'une soirée : 15 €). Le bar vous proposera ses planches de fromages et charcuterie ainsi qu'une sélection des vins.
La soirée aura lieu à partir de 19h30 au bar-restaurant : Le Plateau, 20 quai de France à Grenoble (ce mois-ci, nous serons dans la salle au sous-sol)
Les inscriptions sont ouvertes 🙂
A bientôt, les Soirées Trek www.lessoireestrek.org
Rencontre limitée à 25 personnes. Merci à ceux qui ne pourraient plus venir une fois inscrit de nous prévenir afin de libérer votre place.
Randonnée au Maroc: le Toubkal ou le M'goun? English translation pending
tout d'abord merci a tous pour vos propositions
je serai au maroc entre la 2 et 3 semaine de septembre pas encore de date précise.En fouinant j'ai lut tellement d'iténéraire que je suis hésitante " le toubkal ou le ngoun " qui peut conseillé une novice et m'indiquer la marche a suivre pour un solo
Merci
Mais où vont-ils? English translation pending
En lisant le post d'ALAN, je me suis mis a penser(ca m'arrive) a que sera devenus dans 50 ou 100 ans l'industrie du voyage.Je parle aussi bien pour le voyage "tout inclus" que pour le "routard".Quelle seront les changements majeurs, les destinations phares?
Y auras t'il de nouveaux spots qui seront sorti de terre???
Ben j'ai bien une petite idée mais je laisse la main !
Différences entre erg d'admer et erg occidental pour méharée English translation pending
Bonjour,
Quelle différence y'a t'il entre l'erg d'admer et l'erg occidental pour faire une méharée ? Est ce que les dunes d'admer sont plus belles que celle de l'erg occidental ( couleur, hauteur des dunes )? Enfin 7 jours est il suffisant pour traverser l'erg d'admer ?
Merci.
Quelle différence y'a t'il entre l'erg d'admer et l'erg occidental pour faire une méharée ? Est ce que les dunes d'admer sont plus belles que celle de l'erg occidental ( couleur, hauteur des dunes )? Enfin 7 jours est il suffisant pour traverser l'erg d'admer ?
Merci.
Seule avec ou sans chauffeur en Inde du Nord? English translation pending
Bonjour,
Je pars seule en Inde du nord pour 4 semaines (ou 5) mi-octobre 2011. Le programme que j'ai pré-établie est assez simple (il me semble) : arrivée à Delhi ensuite: Bikaner / Jaisalmer / Jodhpur / Udaipur / Pushkar / Jaipur / Agra /Varanasi et le tout en 3 semaines car je me laisse 1 semaine dans un Ashram au Rajasthan (des suggestions?). Retour en France depuis Delhi. Je pensais pour le retour du circuit faire Varanasi / Delhi en avion. J'ai déja voyagée seule et également accompagnée, mais pour cette nouvelle destination, seule, j'avais pensé voiture avec chauffeur, pour le côté facile(!) pdt les 3 semaines. J'ai évidemment plusieurs questions!
Est-il possible de faire quelques destinations avec chauffeur et d'autres sans et de retrouver un chauffeur aprés ? (ou s'adresser: sur place? ou peut-on faire ça depuis son ordi en France?) L'itinéraire vous parait-il faisable ? Comment se passe réellement le voyage avec un chauffeur ? As t'on quand même quelque moment seule ou étais-ce vraiment tout le temps avec le chauffeur ? Auriez-vous une adresse mail pr un chauffeur ? j'ai déja demandé à India Car Tour et Highlight tour, à voir... Vaut-il mieux réserver les chambres d'hôtel soi-même ou pour qq roupies de plus laisser faire l'agence ? J'ai vu sur plusieurs post qu'il valait mieux éviter de sortir la nuit, on peux quand même sortir d'un resto, quand il fait nuit, pour rentrer à son hotel à pied... ou pas? J'aurais sûrement d'autres questions à poser mais ces réponses m'aiderais déja beaucoup! Merci, Anne.
Je pars seule en Inde du nord pour 4 semaines (ou 5) mi-octobre 2011. Le programme que j'ai pré-établie est assez simple (il me semble) : arrivée à Delhi ensuite: Bikaner / Jaisalmer / Jodhpur / Udaipur / Pushkar / Jaipur / Agra /Varanasi et le tout en 3 semaines car je me laisse 1 semaine dans un Ashram au Rajasthan (des suggestions?). Retour en France depuis Delhi. Je pensais pour le retour du circuit faire Varanasi / Delhi en avion. J'ai déja voyagée seule et également accompagnée, mais pour cette nouvelle destination, seule, j'avais pensé voiture avec chauffeur, pour le côté facile(!) pdt les 3 semaines. J'ai évidemment plusieurs questions!
Est-il possible de faire quelques destinations avec chauffeur et d'autres sans et de retrouver un chauffeur aprés ? (ou s'adresser: sur place? ou peut-on faire ça depuis son ordi en France?) L'itinéraire vous parait-il faisable ? Comment se passe réellement le voyage avec un chauffeur ? As t'on quand même quelque moment seule ou étais-ce vraiment tout le temps avec le chauffeur ? Auriez-vous une adresse mail pr un chauffeur ? j'ai déja demandé à India Car Tour et Highlight tour, à voir... Vaut-il mieux réserver les chambres d'hôtel soi-même ou pour qq roupies de plus laisser faire l'agence ? J'ai vu sur plusieurs post qu'il valait mieux éviter de sortir la nuit, on peux quand même sortir d'un resto, quand il fait nuit, pour rentrer à son hotel à pied... ou pas? J'aurais sûrement d'autres questions à poser mais ces réponses m'aiderais déja beaucoup! Merci, Anne.
Sud de l'Algérie pour Noël et le Nouvel An: Tam ou Djanet? English translation pending
slt tt lmd,
Voulons nous rendre au sud de l'algerie pour un noel et nouvel, ma femme et moi ne savons pas quelle destination prendre pour mieux en profiter, pour ce noel et nouvel an.
Nous prevoyons partir environ 20/12/08 pour faire un circuit de visite touristique et joindre l'utile à l'agréable et passer la noel (si il y a celebration) et en meme temps le nouvel an.
Quelle destination prendre pour une grande ambiance surtout et meilleures visites.
TAM ou DJANET. Merci
Mali: Kayes, Gao, où aller? English translation pending
Je vais rester 24 jours au Mali de mi-juillet à début août avec un copain.
Pensez-vous qu'il est préférable de monter à Tombouctou voire Gao, ou alors de rester plus longtemps au pays Dogon?
Nous avons du mal à visualiser le temps que nous mettrons entre les différentes villes, ainsi que les moyens de locomotion les plus appropriés (le Niger sera-t-il navigable fin juillet?).
Pouvez-vous nous aider dans nos démarche et nous conseiller, si possible, sur les chose à faire au Mali. Par exemple, le coin de Kayes et le parc naturel de la Boucle (Baoule) n'apparaisse que très rarement sur les choses à voir dans le pays. Qu'en est-il?
Merci pour tout.
Blog de voyage en Inde English translation pending
Bonjour!
Nous sommes en Inde depuis 2 mois et nous faisons un blog de voyage avec photos et ou l'on raconte notre parcours. enroutepourlaventure.travelblog.fr
A+ Jean & Lolita
Nous sommes en Inde depuis 2 mois et nous faisons un blog de voyage avec photos et ou l'on raconte notre parcours. enroutepourlaventure.travelblog.fr
A+ Jean & Lolita
Sud maroc en aout des conseils svp English translation pending
Bonjour,
Je compte partir du 10 au 31 aout au maroc et j'envisage entre autre une méharée entre 6 et 10 jours dans le sud. Plus précisément j'aimerais rejoindre Foum Zguid depuis mhamid en passant par l'oasis d'oum laalag.
Avec 50° pensez vous que c'est suicidaire ou faisable?🤪
Vaut il mieux monter sur le dromadaire ou marcher à coté? Quest ce qui va le plus vite? (faire dans ce cas la méharée en 3-4 jours)
Connaissez vous une agence sérieuse avec un prix raisonable? Pas plus de 30€ par jour et par personne?
Enfin si les températures extremes interdisent ce trek saharien, que me conseillez vous comme itinéraire de remplacement et quelle agence?
Je compte partir du 10 au 31 aout au maroc et j'envisage entre autre une méharée entre 6 et 10 jours dans le sud. Plus précisément j'aimerais rejoindre Foum Zguid depuis mhamid en passant par l'oasis d'oum laalag.
Avec 50° pensez vous que c'est suicidaire ou faisable?🤪
Vaut il mieux monter sur le dromadaire ou marcher à coté? Quest ce qui va le plus vite? (faire dans ce cas la méharée en 3-4 jours)
Connaissez vous une agence sérieuse avec un prix raisonable? Pas plus de 30€ par jour et par personne?
Enfin si les températures extremes interdisent ce trek saharien, que me conseillez vous comme itinéraire de remplacement et quelle agence?
Traversée intégrale à pied erg Chebbi et erg Chegaga (Maroc) English translation pending
Bonsoir,
Quelqu'un a t'il déjà fait la traversée intégrale nord-sud , à pieds , de l'erg chebbi qui fait à peu pres 20 kms de long à vol d'oiseau. Est ce faisable en une journée de marche avec 3 litres d'eau ou prévoir plutot deux journées tranquilles avec un bivouac ? Même question pour la traversée de l'erg chegaga, qui est plus grand, avec départ de Mhamid et arrivée à Foum Zguid ? Combien de jours faut il pour cette traversée à pieds ? prendre 10 litres d'eau est il suffisant ? ou y'a t'il des points d'eau durant le parcours qui permettrait de prendre moins d'eau avec soi ? Je veux bien la localisation des points d'eau/sources/villages intermédiaires pour s'approvisionner en eau et toutes sortes de conseils pour ces traversées. Je précise que je souhaite faire ces traversées en autonomie et pas en meharée avec portage chameaux.
Quelqu'un a t'il déjà fait la traversée intégrale nord-sud , à pieds , de l'erg chebbi qui fait à peu pres 20 kms de long à vol d'oiseau. Est ce faisable en une journée de marche avec 3 litres d'eau ou prévoir plutot deux journées tranquilles avec un bivouac ? Même question pour la traversée de l'erg chegaga, qui est plus grand, avec départ de Mhamid et arrivée à Foum Zguid ? Combien de jours faut il pour cette traversée à pieds ? prendre 10 litres d'eau est il suffisant ? ou y'a t'il des points d'eau durant le parcours qui permettrait de prendre moins d'eau avec soi ? Je veux bien la localisation des points d'eau/sources/villages intermédiaires pour s'approvisionner en eau et toutes sortes de conseils pour ces traversées. Je précise que je souhaite faire ces traversées en autonomie et pas en meharée avec portage chameaux.
Maroc: excursion au désert? English translation pending
Bonjour,
Voilà, j'accumule pas mal d'info sur ce forum .... vous êtes génial !!!!
Alors que me conseillez-vous ? 4 jours et 3 nuits dans le désert ou 2 jours et une nuit dans le désert ce qui me permettrais de faire au moins une autre excursion genre Imlil ou Ouzoud....
Merci
Voilà, j'accumule pas mal d'info sur ce forum .... vous êtes génial !!!!
Alors que me conseillez-vous ? 4 jours et 3 nuits dans le désert ou 2 jours et une nuit dans le désert ce qui me permettrais de faire au moins une autre excursion genre Imlil ou Ouzoud....
Merci
Méharées de quatre jours: est-ce possible? English translation pending
allo,
j'aimerais savoir si quelqu'un a déja fait un circuit dans le désert a dos de dromadaire et en 4x4(drom seul ou les 2 ensemble) car ce que je vois sur les sites d'excursions c'est des circuits de 8 jours et nous trouvons cela un peu long.
si oui quels trajets avez-vous fait
merci
juevoyage😉
si oui quels trajets avez-vous fait
merci
juevoyage😉
Excursions au départ de Tozeur English translation pending
Nous séjournons une semaine à Tozeur et nous souhaitons faire des excursions vers les oasis de montagne, Tamerza, Mides, le train le lézard rouge.... Me conseillez-vous de prendre des excursions ou louer une voiture et faire nos itinéraires. Nous aimerions faire des visites ou balades à dos de de chameaux dans des lieux "paradisiaques". Nous sommes à l' hotel Ramla et nous avons 2 enfants (10 et 5 ans).
Merci d'avance de vos conseils et idées.
Excursion au Maroc avec agence English translation pending
Nous avons repéré une excursion avec Ideal Tours de 2 jours "Ouarzazate-Merzouga aller/retour en 4X4 et promenade en chameaux avec nuit en bivouac" pour le mois de mai. Est-ce une bonne excursion ou existe-t-il mieux ? L'avez vous déjà faite? si oui merci de nous faire part de vos commentaires.
Itinéraire et budget pour trois mois au Maroc, Mauritanie, Mali, Niger et en Égypte? English translation pending
Bonjour! content d'avoir trouvé ce site, ca semble etre actif a souhait
Donc en gros je veux partir de Mai a Aout (avec possibilité d'extension si le budget est au rendez-vous, ou travail sur place?) pour le Maroc, passé par le sud en Mauritanie et Mali puis Niger pour prendre l'avion jusqu'en Egypte. Nous serions 2 a pied, avec sac a dos et pas plus d'argent qu'il faut!
Je ne recherche absolument pas le luxe, le but est de visité des modes de vie différents, particulierement les cultures nomades que l'on pourrait avoir la chance de cotoyé. J'espere aussi pouvoir faire des méharé a chameau de bonne durée
Pour le matériel j'emmene tente/matelat/filtre a eau/poele bref tout le kit pour faire du camping économiquement si l'ocasion le permet, soit dans le désert ou pour coucher chez une conaissance faite en cour de route...Autrement l'hébergement serait dans de petit hotel bon marché
Côté nourriture nous ne sommes pas difficile non plus, donc ce qu'on peut trouvé d'abordable et qui semble bon a nos yeux d'américain;P
Donc pour les questions;
1- Côté budget comme mentionné plus haut c'est plutot serré, une fois l'avion, vaccins, passport et visas recu, il nous restera environ 4500$ can, soit 3240 E. ce qui donne un petit 36 E par jours pour les deux, est-ce fesable? Selon les différents exemple de prix trouvé partout sur internet, ca semble etre correct, sans plus.
2- Sécurité, personellement j'ai pas de craintes mais ma copine a plus de questions a ce sujet. En dehors des zones non recommandés, est-ce qu'il y a un danger réel de se faire voler ou pire? l'ittinéraire est encore a faire (quoique perso je préfere y aller au jour le jour rendu la bas..) J'ai souvent entendu dire de pas porté de belle montre pour pas tenté certains, est-ce que mon sac a dos d'escalade orange peut etre problématique? j'opterais bien pour acheté un plus sobre mais...$$!
3- Température...je sais que ce sera pénible pour mon corp de québecois qui aime l'hiver, mais c'est quand même vivable?
4- On entend souvent parlé de guides, a quel point est-ce nécéssaire? j'aimerais mieux parlé au gens rencontré et faire les distances en bus, taxi-brousse, pinasse sur le Niger, etc et ne pas etre guidé
Pour l'instant c'est environ ca, j'espere bien trouvé réponse a ces incertitudes! si vous préféré parlé en privé par email : sir_guillaumecote@hotmail.com, si vous préféré au tel ca me ferais plaisir de vous parler!
Merci Guillaume Côté Québec
Donc en gros je veux partir de Mai a Aout (avec possibilité d'extension si le budget est au rendez-vous, ou travail sur place?) pour le Maroc, passé par le sud en Mauritanie et Mali puis Niger pour prendre l'avion jusqu'en Egypte. Nous serions 2 a pied, avec sac a dos et pas plus d'argent qu'il faut!
Je ne recherche absolument pas le luxe, le but est de visité des modes de vie différents, particulierement les cultures nomades que l'on pourrait avoir la chance de cotoyé. J'espere aussi pouvoir faire des méharé a chameau de bonne durée
Pour le matériel j'emmene tente/matelat/filtre a eau/poele bref tout le kit pour faire du camping économiquement si l'ocasion le permet, soit dans le désert ou pour coucher chez une conaissance faite en cour de route...Autrement l'hébergement serait dans de petit hotel bon marché
Côté nourriture nous ne sommes pas difficile non plus, donc ce qu'on peut trouvé d'abordable et qui semble bon a nos yeux d'américain;P
Donc pour les questions;
1- Côté budget comme mentionné plus haut c'est plutot serré, une fois l'avion, vaccins, passport et visas recu, il nous restera environ 4500$ can, soit 3240 E. ce qui donne un petit 36 E par jours pour les deux, est-ce fesable? Selon les différents exemple de prix trouvé partout sur internet, ca semble etre correct, sans plus.
2- Sécurité, personellement j'ai pas de craintes mais ma copine a plus de questions a ce sujet. En dehors des zones non recommandés, est-ce qu'il y a un danger réel de se faire voler ou pire? l'ittinéraire est encore a faire (quoique perso je préfere y aller au jour le jour rendu la bas..) J'ai souvent entendu dire de pas porté de belle montre pour pas tenté certains, est-ce que mon sac a dos d'escalade orange peut etre problématique? j'opterais bien pour acheté un plus sobre mais...$$!
3- Température...je sais que ce sera pénible pour mon corp de québecois qui aime l'hiver, mais c'est quand même vivable?
4- On entend souvent parlé de guides, a quel point est-ce nécéssaire? j'aimerais mieux parlé au gens rencontré et faire les distances en bus, taxi-brousse, pinasse sur le Niger, etc et ne pas etre guidé
Pour l'instant c'est environ ca, j'espere bien trouvé réponse a ces incertitudes! si vous préféré parlé en privé par email : sir_guillaumecote@hotmail.com, si vous préféré au tel ca me ferais plaisir de vous parler!
Merci Guillaume Côté Québec
Trek dans le desert marocain English translation pending
😉 Bonjour,
J'aimerai (aussi) faire un treck de 8 à 10 jours dans le desert marocain. Plusieurs formules existent: avec les méharistes.. Je pense que c'est le top.
En 4X4, pourquoi pas, mais aussi en quad... Si certaines personnes connaissent ou sont interressés, et bien j'attends vos propositions.
Période suivant ma dispo entre avril et aôut 2005.
Merci... 😎
J'aimerai (aussi) faire un treck de 8 à 10 jours dans le desert marocain. Plusieurs formules existent: avec les méharistes.. Je pense que c'est le top.
En 4X4, pourquoi pas, mais aussi en quad... Si certaines personnes connaissent ou sont interressés, et bien j'attends vos propositions.
Période suivant ma dispo entre avril et aôut 2005.
Merci... 😎
Peut-il y avoir un tourisme « intelligent » dans les pays pauvres? English translation pending
Beaucoup de touristes donnent des chewing-gums bonbons ou autres sucreries aux enfants or ils n’ont pas de brosse à dents, de plus cela les transforme en mendiants.
En mars 2003, lors de ma 2ème mission humanitaire en Mauritanie c’est dans un village sur le passage des touristes se rendant à Tergit que j’ai vu le plus d’enfants avec des caries, 2 à 3 fois plus que dans les oasis isolées ! C’est là aussi qu’on a vu le plus de mains tendues… Personne n’y a voulu de nos cours de jardinage ni de ceux d’hygiène, par contre ils voulaient bien se faire soigner par les 2 dentistes et les 2 infirmières, ou que nous leur donnions de l’argent ce que l’on ne fait JAMAIS.
Autre problème lié aux touristes : les stylos, ce sont des bouts de plastique qui finiront dans le désert ! A la rigueur des crayons à papier ou de couleur (bois= biodégradable), mais remettez les à un enseignant qui les donnera aux élèves les plus nécessiteux, tjs pour ne pas les inciter à mendier.
Donner du savon c’est une bonne idée, mais il faut se limiter au savon type « de Marseille », afin de ne pas créer un besoin inutile avec des savonnettes parfumées… On peut en acheter sur place, et garder la place en fret pour des médicaments... que l’on pourra remettre sur place à un dispensaire.
Pensez-vous qu’un jour nous puissions passer dans des lieux pauvres et touristiques sans être suivi par des enfants répétant « cadeaux, bonbons, stylos » ? Votre expérience m’intéresse.
Anne l’Ardéchoise webmestre de l’association «Liberté par les Chamelles ».
Autre problème lié aux touristes : les stylos, ce sont des bouts de plastique qui finiront dans le désert ! A la rigueur des crayons à papier ou de couleur (bois= biodégradable), mais remettez les à un enseignant qui les donnera aux élèves les plus nécessiteux, tjs pour ne pas les inciter à mendier.
Donner du savon c’est une bonne idée, mais il faut se limiter au savon type « de Marseille », afin de ne pas créer un besoin inutile avec des savonnettes parfumées… On peut en acheter sur place, et garder la place en fret pour des médicaments... que l’on pourra remettre sur place à un dispensaire.
Pensez-vous qu’un jour nous puissions passer dans des lieux pauvres et touristiques sans être suivi par des enfants répétant « cadeaux, bonbons, stylos » ? Votre expérience m’intéresse.
Anne l’Ardéchoise webmestre de l’association «Liberté par les Chamelles ».
Chamelier à M'hamid English translation pending
Bonjour.
Toujours en vue d une rando ddébut mars. Je penche pour une mehare de 8 jours au départ de m hamid (j ai déjà fait 7 jours de rando avec chameaux depuis m hamid il y a 10 ans).
Je trouve des prix très élevés sur le net et je voudrais avoir des expériences récentes.
1) combien demande par jour les agences locales de m hamid?
2) les prix réel dur place sont-ils très différents de creux fut nets
2) nous serons 4 donc il faut je pense 1chamelier et 3 dromadaires. Auriez-vous une idée du budget pour 8 jours de rando.
Merci de votre aide
Ps. Tous les liens reçus via ce forum donnent des tarifs bien trop chers
Merci de votre aide
Ps. Tous les liens reçus via ce forum donnent des tarifs bien trop chers
Trek Tamanrasset-Assekrem-Tefedest (Algérie) English translation pending
Bonjour,
Après plusieurs reports, nous nous décidons à partir du 20 décembre au 4 janvier en Algérie pour effectuer un trek. Nous souhaitant faire une randonnée (méharée) permettant de voir ce territoire dans toute sa diversité (des paysages de montagne, de sable, de roche, des oasis). Après avoir visionné de nombreuses photos sur internet, il me semble qu’un trek partant de Tamanrasset, jusqu’au Tefedest en passant par l’Assakrem peut correspondre à nos souhaits.
Quelqu’un a-t-il déjà effectué ce trek, et si oui qu’en pensez-vous ?
Est il possible de trouver une agence sur place permettant de faire ce trek ?
Avez-vous d’autres propositions de randonnée alliant sable et montagne ?
Nous sommes entre 2 et 3 personnes, si d’autres personnes souhaitent nous rejoindre pour créer un groupe, ils sont les bienvenues. Les prix, si l’on est nombreux et en prenant une agence sur place, semblent très raisonnables (à plus de 6 personnes, cela devient vraiment vraiment très intéressant !).
Est il possible de se greffer à un groupe pré-existant (pour ce trek ou autre randonnées dans le sud de l’Algérie) ?
Par avance, je vous remercie pour vos différentes réponses.
Benoît
Après plusieurs reports, nous nous décidons à partir du 20 décembre au 4 janvier en Algérie pour effectuer un trek. Nous souhaitant faire une randonnée (méharée) permettant de voir ce territoire dans toute sa diversité (des paysages de montagne, de sable, de roche, des oasis). Après avoir visionné de nombreuses photos sur internet, il me semble qu’un trek partant de Tamanrasset, jusqu’au Tefedest en passant par l’Assakrem peut correspondre à nos souhaits.
Quelqu’un a-t-il déjà effectué ce trek, et si oui qu’en pensez-vous ?
Est il possible de trouver une agence sur place permettant de faire ce trek ?
Avez-vous d’autres propositions de randonnée alliant sable et montagne ?
Nous sommes entre 2 et 3 personnes, si d’autres personnes souhaitent nous rejoindre pour créer un groupe, ils sont les bienvenues. Les prix, si l’on est nombreux et en prenant une agence sur place, semblent très raisonnables (à plus de 6 personnes, cela devient vraiment vraiment très intéressant !).
Est il possible de se greffer à un groupe pré-existant (pour ce trek ou autre randonnées dans le sud de l’Algérie) ?
Par avance, je vous remercie pour vos différentes réponses.
Benoît
Voyage du Maroc vers la Mauritanie English translation pending
Salut à vous tous, j'aimerai aller me ballader avec ma copine vers le sud marocain et tirer jusqu'à Nouakchott alors j'aurais aimer quelques conseils utiles... ce qu on voudrait, sans rien d'extravagant, c'est un truc inoubliable et hors des sentiers battus, alors on s'est dit pkoi pas s'acheter deux mehari (ou des chameaux de montes) arrivé au maroc et tracer droit direction la frontiere mauritanienne et puis continuer vers nouakchott... la question est "peut on acheter ce genre d'engin au maroc?" ou est ce qu il vaut mieu se rabattre sur deux mulets grincheux....? me parlez pas de velo on a deja donné... bon bon bon ca reste une ptite idee qui nous plait bien mais si vous avez qqch de plus fou n'hesitez pas ;) plus serieusement combien coute un chameau? est ce que vous pensez que c'est jouable? et si non est ce que vous avez une idee sympa de remplacement? juste une precision, on prefererai ne pas avoir a passer par une quelconque agence ou intermediaire (ou bien seulement de facon ponctuelle).
merci d'avance...
Dimi
Trek chez les Touaregs (grand Sud algérien) English translation pending
Bonjour. Avec quelques amis nous voulons nous rendre dans le Tassili N'Ajjer pour faire un trek de 8 jours qui nous permettra de découvrir en même temps les fabuleuses peintures et gravures rupestres de la région. Quelqu'un aurait-il quelques bons plans d'adresse d'agence locale sur Djanet? Merci d'avance. Stéphanie
Choix de tour opérateur pour une randonnée dans le désert libyen English translation pending
Bonjour,
J'envisage pour cette fin d'année une rando dans le désert Libyen, avec un TO français. Vos expériences et suggestions pour un bon choix de ce TO, et le choix du lieu (Akakus? Tadrart?...) seront appréciées! D'avance, merci!
J'envisage pour cette fin d'année une rando dans le désert Libyen, avec un TO français. Vos expériences et suggestions pour un bon choix de ce TO, et le choix du lieu (Akakus? Tadrart?...) seront appréciées! D'avance, merci!
Mauritanie, la caravane humanitaire English translation pending
Voici la 4ème de couverture, rédigée par l'éditeur du livre "Mauritanie, la caravane humanitaire" :
L'Adrar Mauritanien est un territoire fascinant. Lysiane Pradines s'est ensablée avec délectation dans cet univers saharien où vivent encore des grands nomades. Mais elle est lucide sur la terrible difficulté de leur quotidien. Leur rusticité leur permet d'extraire leur survie de ce désert impitoyable, mais à quel prix ?
Avec une poignée de soignants et autres généreux, et dans les pas de Zaïdane lui-même nomade, elle se lance à l'assaut de la misère. Transportant tout sur les animaux de bât, les méharées totalement humanitaires sillonnent l'Adrar chaque hiver pour aller au secours des grands "oubliés" de la planète.
Celle qui oeuvre tant pour soulager leurs douleurs et leur dénuement nous livre dans ce recueil un panaché d'histoires vécues dans les campements nomades les plus reculés, au hasard des rencontres du chemin. Tout l'interpelle : les regards, la noblesse des bergers, les rides des Anciens, le courage des hommes...
Entre rires et larmes, avec un immense respect suintant dans chaque ligne, Lysiane nous emmène au-delà des pistes et des guelbs, là-bas, aux franges de l'Ouarane, sous les tentes de laine où naissent les enfants et où meurent les vieillards.
Fiévreuse et passionnée, elle a trempé sa plume dans son coeur pour nous dire avec les mots justes tout son attachement au Peuple du Désert. * **************************************************
Ce livre a été écrit par Lysiane, l'infirmière qui a créé l'asso "Liberté par les Chamelles", c'est un recueil d'histoire qu'elle a vécu dans le désert de l'Adrar depuis 1984. De plus en commandant ce livre (par une librairie, maison de la presse ou FNAC), vous participerez au financement de la bouillie de nos jardins d'enfants. Voir les pages du site (http://libertechamelles.free.fr) pour en savoir plus sur notre association, connaître le prix ou la composition de la bouillie des petits enfants... Car Lysiane reverse la totalité de ses droits d'auteur à l'asso. Editions BELLIER 41 cours Richard Vitton 69003 Lyon (18 euros – format 16x22 - 60 pages + 8 de photos couleurs)
L'Adrar Mauritanien est un territoire fascinant. Lysiane Pradines s'est ensablée avec délectation dans cet univers saharien où vivent encore des grands nomades. Mais elle est lucide sur la terrible difficulté de leur quotidien. Leur rusticité leur permet d'extraire leur survie de ce désert impitoyable, mais à quel prix ?
Avec une poignée de soignants et autres généreux, et dans les pas de Zaïdane lui-même nomade, elle se lance à l'assaut de la misère. Transportant tout sur les animaux de bât, les méharées totalement humanitaires sillonnent l'Adrar chaque hiver pour aller au secours des grands "oubliés" de la planète.
Celle qui oeuvre tant pour soulager leurs douleurs et leur dénuement nous livre dans ce recueil un panaché d'histoires vécues dans les campements nomades les plus reculés, au hasard des rencontres du chemin. Tout l'interpelle : les regards, la noblesse des bergers, les rides des Anciens, le courage des hommes...
Entre rires et larmes, avec un immense respect suintant dans chaque ligne, Lysiane nous emmène au-delà des pistes et des guelbs, là-bas, aux franges de l'Ouarane, sous les tentes de laine où naissent les enfants et où meurent les vieillards.
Fiévreuse et passionnée, elle a trempé sa plume dans son coeur pour nous dire avec les mots justes tout son attachement au Peuple du Désert. * **************************************************
Ce livre a été écrit par Lysiane, l'infirmière qui a créé l'asso "Liberté par les Chamelles", c'est un recueil d'histoire qu'elle a vécu dans le désert de l'Adrar depuis 1984. De plus en commandant ce livre (par une librairie, maison de la presse ou FNAC), vous participerez au financement de la bouillie de nos jardins d'enfants. Voir les pages du site (http://libertechamelles.free.fr) pour en savoir plus sur notre association, connaître le prix ou la composition de la bouillie des petits enfants... Car Lysiane reverse la totalité de ses droits d'auteur à l'asso. Editions BELLIER 41 cours Richard Vitton 69003 Lyon (18 euros – format 16x22 - 60 pages + 8 de photos couleurs)
Circuit à Timimoun et le désert (Algérie) English translation pending
Bonjour,
Mes parents (d"origine algérienne) souhaitent visiter timimoun et ses alentours en avril pour découvrir le désert. Avez vous des contacts pour des guides dans la région ? Ou des propositions de circuit sur 9 jours ?
Merci beaucoup,
Mes parents (d"origine algérienne) souhaitent visiter timimoun et ses alentours en avril pour découvrir le désert. Avez vous des contacts pour des guides dans la région ? Ou des propositions de circuit sur 9 jours ?
Merci beaucoup,