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Retour de trois semaines en Thaïlande English translation pending
by Kalliste69 · 2008-12-09 · 23 replies
bonjour à tous

voilà nous sommes rentrés de 3 semaines en thailande et c'était un pur bonheur alors à mon tour si vous avez besoin de renseignements que je peux vous aider n'hésitez pas !

A BIENTOT !!😛
Quand la rivière scintille de milles feux (Cambodge) English translation pending
by Marigeri · 2008-12-02 · 1 reply
pour oum touk, la fete des eaux Siem reap et les bords de la riviere se tarnsforme en parc d'attraction. tous les alentours de siem reap, dom dek pou district... se rendent par milliers a siem reap. on s agglutine au bord de la riviere, les petites filles s'habillent comme des princesses, on pique nique en famille...les pirogues decorees de mille et un dragons font la course sur le petit bout de riviere de la ville. on monte sur les arbres sur les sculptures elephant pour assister au spectacle. Autour des milliers de passants se promenent, achetent des ballons blanche neige ou de la belle et le clochard, les vendeurs de rue prepare des nouilles sautées, des brochettes... une mini fete forraine propose de faire des tours de maneges, des carcasses de motos ou viennent se balancer les amoureux, les play boys.... Une mini grande roue ou s entasse les familles... il y a des jeux un peu partout pour les petits et les grands. la fete des eaux c est une kermesse geante... Le soir alors que des guirlandes decorent la riviere, on vient poser ses prothit sur l'eau on allume des bougies sur des petites embarcations en cartons ornées de dorure ou de fleurs et l on fait un voeu. la riviere brille de partout.
Station de ski Carroz-d'Arâches: enneigement, aire pour camping-car...? English translation pending
by Zonoisst · 2008-11-19 · 1 reply
Bonjour,

Nous partons cet hiver ds les alpes a Carroz-d'Arâches en camping-car rejoindre des copains. Quelqu'un connait il cette station ? Quel est l'ennEigment en général ? L'aire est t il bien pour les cc ? Est il loin des pistes ? ....

Merci par avance de vos infos
Des photos, encore et toujours! (jeu) English translation pending
by Lilie82 · 2008-11-16 · 514 replies
C'est reparti pour les photos!

😎

C'est ou?

Lilie
Deux petites aventures à tester à Bangkok English translation pending
by Nouette · 2008-11-14 · 13 replies
Une idée pour votre voyage. J'ai testé pour vous. Si vous souhaitez vous évader l'espace d'une journée de Bangkok, je vous conseille 2 excursions à vélo :

1/ Voir site internet : www.absoluteexplorer.com Orathai, une jeune femme thaï a monté il y a 2 ou 3 ans sa petite entreprise. Elle vous donne rendez-vous dans un hôtel du centre ville et vous prend totalement en charge à partir de là. Vous prendrez pendant une heure un train typique dans lequel vous rencontrerez des locaux et partirez pour une journée d'aventure (soft) à vélo le long d'une promenade bucolique à la rencontre de villageois, écoliers (arrêt dans leur classe), repas chez le maire du village, visite d'une ferme de crevettes, ......Un vrai bol d'air !

2/ Promenade à KO KRET. Petite île sur la rivière Chao Phraya de Bangkok. L'accès n'est pas simple pour les touristes car la balade est assez peu connue des étrangers. Cette île est un lieu de balade très prisé par les thaï. C'est un autre monde. on se croirait à la campagne en plein centre de la trépidente capitale. Un bateau qui traverse la rivière d'une rive à l'autre qui vous y conduira. Vous pouvez louer des vélos et faire le tour de l'île. Beaucoup de marchands de nourriture. A faire en week-end malgrè la fréquentation qui augmente car en semaine, risque de voir toutes les petites échoppes fermées.

PS : Nous avons fait cela avec notre fille de 7 ans 1/2 donc, accessible à tous.

profitez bien!
Retour de croisière "Iles et terres du Soleil" sur Costa Classica en octobre 2008 English translation pending
by Bbarche · 2008-11-09 · 5 replies
Nous voici de retour de notre croisière « Iles et terres du Soleil » sur le Costa Classica.

Je vais essayer d’etre le plus objectif possible, bien sûr, ces commentaires sont toujours très personnels. Nous etions 3 personnes (2 adultes et 1 garçon de 13 ans)

Le Navire : Navire un peu ancien (1991) mais en très bon etat et très bien entretenu. Sa conception n’est plus d’actualité et on est un peu deçu lorsque l’on monte à bord, surtout si ce n’est pas la première croisière, on compare toujours avec un autre. Pour nous c’etait le moins beau de ceux qu’on connaît. Une decoration très « métalique » et froide. Pas d’endroit où se mettre a calme pour discuter entre amis le soir. Un salon est bien prevu à cet effet, il n’y a pas d’animation mais les chanteurs chantent tellement fort !! Bref, un bateau très bruyant. Egalement beaucoup trop de coins fumeurs. Nous avions une cabine interieure au pont 6 (avant dernier pont), grande et confortable, toujours bien nettoyée. C’est la première fois que nous prenons une cabine interieure, je crois aussi la dernière ! On y passe effectivement très peu de temps mais il manque cette lumière matinale etc… Les repas sont toujours de qualité malgré une certaine baisse de diversité depuis 6 ans que nous faisons des croisières. Le personnel est très bien et attentifs au moindre besoin. Le Costa Classica merite 3 etoiles mais pas plus. Nous etions 600 Français, 300 Italiens, 300 Allemands et 300 d’autres nationalités.

Les Escales : Savone : Nous y avons fait le deplacement en voiture. Arrivé à Savone au Palacrociere, tout est pris en charge. Valises et voiture. On ne s’occupe de rien. Les valises sont deposées dans la cabine. Service et organisation impeccable. Barcelone : Escale de 4H30. Sommes allés en Taxi au Parc Güell de Gaudi (27 Euros). Magnifique, à ne pas louper. Metro vers les Casa de Gaudi et descente à pied de la Ramblas. C’etait très court mais super à visiter. Ville à revoir avec un peu plus de temps. Journée en Mer : Decouverte du Costa Classica, vite fait vu la taille. Casablanca : Escale de 9h00 à 22h00. Visite par nos propres moyens. En sortant du port une quantité Impressionnante de Taxi vous attend mais Attention !!, les prix demandés sont du Vol. Premier Taxi nous demandait 120 Euros pour 3 heures !! On a fini par accepter pour 60 euros . Visite de la Mosquée Hassan 2 très belle (10 Euros d’entrée pas adulte). A voir absolument. Le taxi nous a fait le tour de la ville sous la pluie, nous n’avons donc pas vu grand-chose. Retour à midi pour déjeuner et l’après midi nous sommes retouné à pied à Casa pour visiter la vieille medina. Nous sommes tombés sur un guide, très local, qui nous a fait visité des endroits inoubiables de cette medina. Le marché des epices est surprenant pour les yeux et pour l’odorat. Un mélange d’odeur, parfois degoutante, parfois super. La aussi, mefiance, on nous a demandé 25 euros pour 150g de cannelle. On l’a finalement acheté pour 3 euros !. Pour revenir sur les 60 euros de taxi, je pense que 20 à 30 euros sont un maximum à accepter. C’est ce sentiment d’avoir été volé qui m’a le plus deçu. Agadir : Une nouvelle ville en contruction. Sommes sortis pas nos propres moyens. Là aussi, des taxis vous attendent à la descente du bateau mais cette fois ci avec des prix affichés. Nous avons choisi 3heures pour 25 euros.( C’est la que j’ai compris le sentiment de vol de la veille) Le chauffeur très sympa nous a fait le tour de la ville, Medina, pas aussi typique que Casa, magasin d’huiles d’Argan et autres produits à base d’huile d’Argan, la vieille ville fortifiée, detruite par un tremblement de terre en 1961, Mosquée, plage très belle et enorme Etc… Belle ville qui nous a laissé une bonne impression. Le tour a finalement duré prêt de 4 heures sans couter plus cher. Lanzarotte : La seule excursion que nous avons reservé chez Costa. Tour à dos de dromadaire, visite d’une region magnifique si on aime un peu la geologie. Très lunaire avec quelques experiences physiques simples sur la chaleur du souterain. On a appris par nos voisin de table que ce tour pouvait etre fait en taxi pour moins cher et plus long. Teneriffe : Taxi pour 3heures qui nous a emmener à Puerto de la Cruz 3 heures pour 90 euros. Nous avons visité sur le chemin un jardin tropical, une bananerais et la ville de Puerto de la Cruz, belle ville Balneaire. Funchal: Pluie intense qui nous a empeché d’apprecier la beauté vegetale de cette ile … Dommage. Malaga : Rien de special à dire, shopping pour ceux qui aime, balade en ville. Je reste bien sur à disposition pour d'autres questions
Danger des routes en Egypte English translation pending
by Strotche · 2008-11-03 · 32 replies
http://www.levif.be/actualite/belgique/72-56-24880/accident-de-car-en-egypte--le-tour-operateur-responsable-.html

6 touristes belges sont morts cette semaine sur la route Assouan Abou Simbel ! Ayant un peu voyagé en bus en Egypte, j'ai toujours trouvé les routes dans un bon état général sauf (hors des sentiers battus)! Mais j'ai à chaque fois eu très peur de verser dans les bas-côtés surtout à cause de la conduite rapide & chaotique des chauffeurs de bus ! à croire qu'il font tous une course de formule 1 ! Les camions jouent le même jeu & cela dans les deux sens de circulation, je ne vous dis!! pas lorsque 2 chauffards se croisent ! En plus une grande partie de la flotte roulante est dans un état proche du minerai d'origine ! je ne sais pas s'il on un contrôle technique périodique comme chez nous mais au vu de ce que j'ai vu .... j'ai des doutes!

J'ai peur en avion mais c'est rien à côté d'un bus égyptien !

Quant-à savoir si les TO sont responsables ?! en partie oui pour ne pas; soit prévenir leurs clients du danger qu'il y a de monter dans un bus ! soit de ne pas calmer l'ardeur des chauffeurs qu'ils utilisent ! mais encore faudrait-il que toute la profession s'y mette !

Enfin aux futurs pasager de bus en Egypte ....(y pas qu'en Egypte mais ici ils font très fort !) ....BONNE CHANCE. prévoyez une bonne assurance vie !
Avertissement: faux prepaid taxis à l'aéroport international de Delhi (octobre 2008) English translation pending
by Manikamkali · 2008-10-31 · 14 replies
Informations recueillies dans la presse Octobre 2008. Times of India et The hindu Des faux prepaid taxis opèrent à l'aéroport international de delhi. Un voyageur sans doute impatient, est monté dans un taxi non répértorié prepaid. Son corps a été retrouvé 20kms plus loin

La police de Delhi recommande vivement aux voyageurs (étrangers surtout) de prendre impérativement un ticket prepaid et vérifier avant d'y monter que le numéro inscrit correspond bien à la plaque d'immatriculation du vehicule; PS meme s'il y une longue file d'attente au guichet prepaid, attendez, prenez donc un prepaid officiel (environ 350 roupies pour le centre de Delhi)
Australie: quatre jours sur Fraser Island et la barrière de corail English translation pending
by Mel34 · 2008-10-05 · 3 replies
Bonjour,

Pendant notre séjour en Australie, nous avons prévu quelques jours autour d'Hervey Bay au mois de mars. Nous pensions faire Fraser Island + Bundaberg pour voir les tortues + barrière de corail pour faire du snorkeling et/ou plongée.

Nous sommes contraints par nos billets d'avion: arrivée le 13/03/09 à 12h20 à Hervey Bay et vol de retour d'Hervey Bay pour Sydney le 17/03/09 à 12h55.

Nous sommes 4 donc nous pensions de toutes façon louer une grosse voiture ou un 4x4.

Pensez-vous que le programme est réalisable? Combien de jours consacrer à chaque?

Je vous remercie par avance

Mélanie
10 jours en Israël (+ Pétra) English translation pending
by Sokomano · 2008-09-16 · 3 replies
Voici un petit retour sur notre séjour en Israël du 5 au 15 juin 2008, nous en avons également profité pour faire « un saut » jusqu’à Pétra. Voici le lien vers le site où nous décrivons notre séjour : http://sokolowski.free.fr/

Vol : Nous avons pris un vol Cors’air : vol direct Paris – Tel Aviv. C’était vraiment le tarif le plus intéressant, en ne s’y prenant pas trop tard nous en avons eu pour environ 320€/pers. (avec assurance).

Logement : Ayant un couple d’amis sur Tel-Aviv nous y avons été hébergés pour la plupart des nuits. Sinon nous avons passé 2 nuits à Eilat et 1 à Ein Gedi, en auberges de jeunesse. Celle d’Eilat est grande, aux nationalités variées, et assez bien placée. Celle d’Ein Gedi est beaucoup plus calme, les bâtiments sont tous récents, notre chambre avait un balcon avec vue sur la mer Morte.

Séjour : 1er jour : vol Paris-Tel Aviv

2ème jour : Saint-Jean d’Acre et Césarée (nous avons vraiment été emballés par la ville de Saint-Jean d’Acre et son histoire)

3ème jour : Lac de Tibériade et plateau du Golan

4ème jour : Journée baignade à Tel-Aviv

5ème jour : Jérusalem, visite des différents lieux saints des 3 religions qui se partagent cette ville (attention à l’esplanade des mosquées dont l’accès est restreint à certaines plages horaires, d’autant plus restreint les jours saints, personnellement nous avons eu à peine 10min d’attente mais ce temps peut être bien plus long, en plein soleil).

6ème jour : Départ vers Eilat en longeant la mer morte, arrêt à Massada (ascension et visite de la forteresse), traversée du Néguev, arrivée le soir à Eilat

7ème jour : Départ tôt le matin pour Pétra (en taxi à partir du poste frontière d’Yitzhak Rabin), visite du site et retour le soir à Eilat. Ce site mérite vraiment plus d’une journée, mais en sortant du « parcours touristique » on peut pleinement profité de la grandeur du lieu (pendant 2 heures nous n’avons croisé que 4-5 touristes et 2 ou 3 bédouins, tout en étant au milieu d’un magnifique paysage) ! Pour l’aller-retour en taxi, à 4, nous en avons eu pour 25€/pers (sans négocier, peut être que c’est possible de payer moins).

8ème jour : journée plage à Eilat, Coral Beach : 3€ la location de transat avec parasol (indispensable pour notre peau d’européen, et pour bénéficier d’un peu de fraîcheur) et en bonus observation des coraux et poissons multicolores (très facilement accessible depuis la plage, juste penser au masque et tuba). Retour le soir vers la mer morte, nuit à Ein Gedi (avec repas dans le Mc Do le plus bas du monde -400m, à Ein Bokek J)

9ème jour : journée plage au bord de la mer Morte (il ne faut vraiment pas passer à côté d’une baignade dans cette mer, ça vaut vraiment le coup !). Retour le soir à Tel-Aviv.

10ème jour : Dernier jour, visite de Jaffa (ancienne ville de Tel-Aviv) et dernière baignade. Retour le soir vers Paris.

Documentation : nous nous sommes basés sur le Lonely Planet et je le conseillerais vraiment. Quand nous l’avons acheté il n’était pas encore disponible en français mais je crois que c’est le cas depuis. Conseils pertinents, pas remarqué d’adresses qui n’existent plus, prix cohérents et aucune mauvaise surprise parmi les adresses testées. A retenir 3 restaurants qui y sont cités : Saint Jean d’Acre, « Hummus Said » : pas le choix de menu, ici on ne sert que de l’humus mais à un prix plus qu’abordable (environ 4€/pers), c’est l’occasion de goûter à un plat typiqueJérusalem, « Armenian Tavern » (dans le quartier arménien de la vieille ville) : décor typiquement arménien, en sous-bassement (ce qui permet de bénéficier de fraîcheur), plat autour de 8-10€Eilat, « Spring Onions » : plats principalement végétariens mais vraiment délicieux (au cœur de la station balnéaire, près de l’office de tourisme).Conclusion : enchantés par ce séjour dans un pays chargé d’histoire, Pétra mériterait néanmoins plus d’une journée (mais ce sera peut-être l’occasion d’un autre voyage).

Pour plus de détails sur le séjour (et des photos) : http://sokolowski.free.fr/
Est-ce dangereux de voyager en Thaïlande en ce moment? English translation pending
by Missgranola · 2008-09-09 · 24 replies
Bonjour a tous et a toutes!!!

C'est la premiere fois que j'utilise ce site et les quelques messages que j'ai lus m'ont plu beaucoup et assez pour que je m'y mette moi aussi!!! En Théorie, je part pour la Thaillande dans pres d'un mois. Ce que j'aimerais beaucoup savoir, c'est: Est-ce dangereux d'y aller en ce moment??? J'ai navigé sur le site Internet de CAA et les conseils aux voyageurs ne sont pas tres positifs en ce qui concerne entre autre la sécurité et le climat. Si jamais des gens se trouvent en ce moment en Thaillande, j'aimerais beaucoup avoir votre avis. Pour un premier voyage sac a dos, devrais-je peut-être penser a aller visiter un autre endroit???

Merci d'avance pour tous ceux qui me feront par de leurs conseils!!!

Bonne journée et bon trip a tout le monde!!!
Restaurant du musée de l'instrument de musique à Bruxelles English translation pending
by Laptitmarie · 2008-09-04 · 3 replies
Ce n'est pas à proprement parler d'une arnaque mais bien d'un attrape-toutou.

Ayant une invitée indienne, nous avons sillonné les rues de Bruxelles pendant 2 jours. Pour donner un autre aperçu du quartier du palais du roi, nous avons eu l'idée de monter au restaurant du musée de l'instrument de musique (qui n'est pas géré par le musée) oú il y a une belle et grande terrasse sur le toit.

Vu les prix pratiqués et l'endroit chic, nous nous attendions à arriver dans un lieu à l'image de l'accueil des belges.

Ayant travaillé dans l'horeca pendant de longues années, je peux vous dire que le service à la clientèle est plus que déplorable....🤪

Nous avons attendu 20 minutes afin de pouvoir passer notre commande et 20 autres minutes pour obtenir 3 boissons que l'on vous "tape" littéralement sur la table sans même un mot. Vous recevez un petit bâton en guise de cuillère pour le café et même pas quelques biscuits salés avec votre bière spéciale, ce qui fait que vous payez fort cher pour ce que vous recevez.

Les personnes aux tables voisines (hollandais, américains, japonais et belges) avec qui nous avions engagé la convestation, étaient également toutes choquées de la manière de recevoir les clients.

Je vous conseille donc bien de monter (on peut monter gratuitement en disant à l'entrée qu'on monte manger au restaurant et on reçoit un ticket) pour profiter de la belle architecture art nouveau du bâtiment et la vue de la terrasse mais ne restez surtout pas prendre un verre ou manger.

Par contre, profitez à fond du musée qui a une superbe collection d'instrument du monde.
Exposition de photos "Inde, couleurs de vie" à Lille du 2 au 27 septembre 2008 English translation pending
by Amelotour · 2008-08-29 · 3 replies
JE vous invite à découvrir une nouvelle exposition photo sur le thème de l'Inde!

« Inde, Couleurs de vie »

Au retour de mon cinquième voyage en Inde, je vous en propose un œil multicolore. En 20 photographies, plongez dans les couleurs indiennes ! Murs bleus, drapés rouges, fleurs d’or, les couleurs se mettent à chattoyer dans l’animation du quotidien. Bien plus qu’une nature morte, les couleurs vivent, et c’est une nouvelle invitation au voyage, aux rencontres et aux regards qui vous est présentée.

L'exposition sera visible du 2 au 27 septembre 2008, à la librairie de voyage "Autour du monde", 15 rue St Jacques à Lille (face au rectorat)

Vous êtes invités au vernissage, le jeudi 4 à partir de 19h!!

Amélie
Voyage dans le nord du Kenya: difficile de s'y rendre? English translation pending
by Grésivaudan · 2008-08-28 · 15 replies
Bonjour,

J'aimerai me rendre dans le Nord Kenya : Lac Turkana, désert de Chalbi, Marsabit.. Mais c'est une destination peu prisée des touristes et il est difficile (et cher) de s'y rendre. Je recherche donc toute information à ce sujet

merci
Itinéraire de deux semaines pour le Brésil? English translation pending
by Teasy · 2008-08-20 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je suis une fille de 23 ans et souhaiterais me rendre seule au Brézil pour le carnaval, d'une part mais aussi pour découvrir le Brézil sous tous ses aspects. Connaitriez-vous le meilleur moyen de découvrir ce pays sous les aspects suivants: festif: (meilleur endroit pour le carnaval et les discothèque), en sachant que l'on m'a dit que Rio est dangereux et que l'Opirata est la plus grande boîte du monde à Fortaleza. naturel (faune et flore):Plus belles chutes, plages et les bons sites pour faire du snorkelling Culturel: Monuments, musée historique, marchés artisanaux

Je sais que ce que je demande est impossible mais pourriez me dire au moins si je peux me rapprocher le plus de cet idéal, au nord? sud? est? ou ouest? et vu le peu de temps que j'ai est-ce que ca vaut vraiment le coup? (en sachant qu'il faut au moins que je vive le carnaval une fois).

Merci de vos réponses
Randonnée/trek facile au Pérou? English translation pending
by Andro2 · 2008-08-05 · 2 replies
Bonjour,

Bon je suis en train de préparer notre séjour de 3 semaines au pérou pour 2009. Au départ je voulais faire la bolivie pour voir le salar d'uyuni, mais je crois que nous allons faire l'impasse dessus si nous voulons profiter correctement du pérou.

donc, je voudrais savoir quelles sont les randonnées faciles/treks faciles que l'on pourrait envisager. Je m'explique, je ne suis pas une grande sportive, même pas sportive du tout, mais nous aimons bien marcher. Au népal nous avions planifier des petits treks dans la valleé de kathmandu, et nous souhaiterions faire de même au Pérou

Que me recommander vous? Quelles agences peuvent me le proposer

Le chemin de l'incas est il difficile?

SArah
Citations et philosophies du monde et de ses habitants English translation pending
by Jcender · 2008-08-01 · 194 replies
Bonjour a tous,

je vois et lis plein de citations pleine de bon sens sur ce forum. Beaucoup sont utilisées en tant que signature. J'aimerais utiliser ce sujet pour que chacun mette une réflexion, une citation ou une discussion qui lui tiens a coeur. Une ou plusieurs c'est mieux encore 🙂

L'idée m'est venue en lisant cette discussion du Dalai Lama, on lui a demande :

"qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanité?", il a répondu: "Les hommes....parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils en oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par non vivre ni le présent ni le futur.

Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir.....Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu."
Trois à cinq jours pour faire un peu de plage au Chili English translation pending
by Hft0 · 2008-07-29 · 18 replies
Bonjour à tous,

A presque 2 mois du départ pour Santiago et 6 mois en Amérique du sud les choses se précisent un peu, le stress monte un peu aussi 😛. Nous décollons pour le Chili le 4/10/08 et remonterons vers le Pérou avant de revenir vers la Patagonie vers Décembre ...

Pour le début nous aimerions nous poser 3-4-5 jours au Chili en bord de mer pour nous remettre du vol et que Madame se prépare mieux au reste du périple (méchante langue que je suis hihihihihihi) ... Au départ nous pensions à Valparaiso et/ou Viña del mare juste à côté. Plus j'avance plus j'ai l'impression de tomber dans un gros machin blindé de monde où en fait nous ne serons pas si relaxe que ça ... J'entends parler de La Serena ou autres ...

Je vous demande donc quel coin vous pourriez nous conseiller en remontant vers le nord du Chili comme coin de plage. Je sais que nous ne trouverons pas une plage cocotiers hein 😛 Mais si vous aviez une petite ville sympa en bord de plage, assez cool et pas hors de prix (on a notre tente au cas où !), sans cohue avec des coins de plages où on peut ne fût-ce que s'étendre un peu (nager mais si un peu froide n'est pas de refus pour moi mais pas une obligation), et se détendre un peu avant de prendre la route pour plusieurs semaines ... Ca pourrait se situer jusque 4-5h de bus de Santiago ... pas envie de me taper d'entré de jeu 20h de bus 😎. Après nous attaquerons San Pedro de attacama, le Parc Lauca, Ariqua, Cusco, ... la Bolivie ...

D'avance merci !

Je sais que c'est assez vague comme descriptif 😎
Endroits sympathiques aux alentours de Barcelone? English translation pending
by Pripri85 · 2008-07-26 · 9 replies
Bonjour,

Nous venons de décider à la dernière minute de partir pour la cote méditerranéenne espagnole. Nous allons partir en voiture et pensons à la région de Barcelone.

Ne connaissant pas du tout le coin, vous nous seriez d'une grande d'aide en nous conseillant des endroits sympathiques.

Voici ce que nous recherchons : Coin tranquille Belles plages (pas sales comme ça à l'air d'être apparemment le cas à Barcelone même) Pas trop loin de Barcelone tout de même pour aller visiter la ville Quelques hôtels bon marché

Ayant la voiture, je pense que c'est plus facile pour sortir des sentiers battus, n'hésitez donc pas à nous conseiller même vos coups de cœur les plus farfelus.

Merci d'avance,

Emilie et Julien
Norvège à vélo: quelle section par train? English translation pending
by Antoinestg · 2008-07-25 · 7 replies
Bonjour Parti depuis 3 semaines de france en velo couche, je me rends compte que j'avance moins vite que prevu. Actuelement au danemark, l'objectif est maintenant de rejoindre la suede, remonter la norvege et redescendre par la finlande, etc. Je n'aurais pas le temps (le courage ?) de me faire toutes les cotes a velo d'oslo a bergen puis aux lofoten (ca, j'y tiens) Quelqu'un a t il une suggestion a me faire pour prendre le train sur une section, peut etre le moins beau ou la ou ca monte vraiment dur. Oslo-bergen ? Bergen-Trondheim ? Trondheim-Lofoten ? Merci d'avance
De retour des bureaux de l'immigration (visa O thaïlandais) English translation pending
by ElPedro · 2008-07-25 · 5 replies
Tout d'abord merci a tous pour votre aide. Mais malgre toute votre volonte et vos precieux conseils il y a eu un, voire meme plusieurs, hics. Que ma mesaventure serve de lecon aux autres. Bon deja je me suis pointe tard car bloque dans les embouteillages apres avoir mene mes gosses a l'ecole a Bangkapi(2h30 de bouchon...la joie). Arrivee sur place 61 personnes devant moi "vous passerez vers 17 ou 18h" il etait 11h du mat'. Je decide de repartir chez moi, je recupere les gosses a la sortie de l'ecole et repart au bureau de l'immigration. Il est alors 16h devant moi plus que...30personnes. A 17h30, miracle! Ce fut enfin mon tour, apres que les employes aient joue au ping pong humain avec ma personne "allez voir le gars la bas, demandez a cette dame la, ah non, adressez vous ce jeune homme ". J'ai l'habitude mais quand meme ca fatigue. Je m'asseois et la l'angoisse monte "je suis sur qu'ils vont trouver un truc pour me faire ch..r" car j'ai vraiment le sentiment que c'est de cela qu'il s'agit chaque fois que je pointe la-bas. En grande professionelle cela ne prend pas plus d'un quart de seconde a mon interlocutrice pour me mettre des batons dans les roues. "Faute, votre photo d'identite et la meme que celle utilisee l'an dernier!" moi incredule "et!?!" "Faut aller en faire une autre". Je cours hors du bureau traverse la rue me fais tirer le portrait et repart tout en sueur rejoindre mon amie la fonctionnaire. "Et voila, c'est bon?" "Ben, vous avez paye vos impots par internet, le recu informatique et le papier de la banque confirmant que le paiement de vos taxes a bien ete effectue (donc elle set d'accord avec moi nous avons bien paye nos taxes) ne sont pas suffisants, il me faut un papier du bureau des impots" Quelqu'un peut il m'expliquer ou est l'interet de pouvoir payer vos taxes par internet puisqu'il vous faut de toute facon passer a leurs bureaux pour recuperer votre recu?!?🤪 "Allez on ferme, revenez plus tard" "Oh bonne mere!" et je repars chez moi partage entre les grosses glandes de mettre fais une fois de plus ballade et la super frustration de devoir fermer ma gueule. Prions le grand dieu de la paperasse pour que tout roule sur des rails la prochaine fois et que la liste des papiers requis n'est pas ete modifiee durant le week-end (ce qui entre nous ne m'etonnerait meme pas.)😕
Hôtel à Aguas Caliente (Machu Picchu)? English translation pending
by Jobal23 · 2008-07-09 · 4 replies
Salut, je cherche un hotel pas cher (20 USD grand max pour 2) a Aguas Caliente (Machu Picchu). Si quelqu'un a un bon plan, je suis preneur. Merci! Jobal
Hôtel Club Allegro Playa Turquesa English translation pending
by Monictrembla · 2008-07-04 · 5 replies
Bonjour j'aimerais avoir de l'information sur cette hotel car nous prévoyon y aller le 30 janvier 2009 pour 2 semaine et nous avons 3 jeunes enfants est que la plage est loin des chambres car ont devrais être du coté ou il mette les familles, et parler moi de la bouffe car avec des enfants ces plus dificille car ont en a 1 de 4 mois et un autre 15 mois et un de 7 ans. et la plage est quelle est belle pour les enfants enfin parler moi de tout.

merci beaucoup😉
Bangkok: transfert de l'aéroport à Kho San Road? English translation pending
by Ploutche · 2008-06-08 · 19 replies
Bonjour!

j'arrive jeudi soir à Bkk (Suvarnabhum), 19h, ... j'ai réservé ma première nuit d'hotel, dans une guesthouse à 2 min de Khao San, ... Shambara Boutique Hostel... histoire de poser mon sac et de passer une 1ère nuit sans stress...

que me conseilleriez-vous? taxi depuis l'aéroport? ou sinon bus? ou autre?

merci!
Neuf à dix jours en Jordanie en liberté English translation pending
by Mado22 · 2008-05-27 · 4 replies
Bonjour, Ns envisageons un voyage en Jordanie 9 à 10 jours à l'automne prochain, (2 adultes) ns avons pour habitude de prendre un vol sec et d'organiser nous-m^me notre périple, suis à la recherche d'infos sur les compagnies aériennes qui desservent la jordanie, les lieux incontournables, (Petra, le désert...) les distances entre les sites, le réseau routier, la location de voiture, les hotels, et toutes les petites choses qui facilitent le voyage Merci par avance Mado
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Alléger un sac pour dix mois en trek English translation pending
by 1ng2GE · 2008-05-23 · 9 replies
Hello à ts et merci d'avance de vous attarder sur mon message

Je pars pr 10 mois autour du monde, et n'ayant pas 1gros budget pr me payer le must du sac ultralight, j'ai opté pr le Lafuma TREKIN50_GEL_08, 50l (visible sur le site : go-sport.com/fiche-technique-Randonn%E9e_2008-96-GRANDE_RANDO-2905-LAFUMA-TREKIN50_GEL_08-18980.html)

IL FAIT TT DE MEME 1, 7 kilos :-( Je sais qu'il y a des astuces pr l'alléger (par ex je n'ai pas besoin de certains accessoires style pour les piolets...) mais je ne saurais pas les reconnaitre en plus :-)

Apparamment pour le dos il ne faut pas dépasser 10% de son poids... c'est impossible naturellement 1 fois plein d'autant + que je suis plutôt mince et pas taillée nageuse de l'est ahaha (57 kilos = ce qui donne un poids total du sac plein conseillé à 5, 7kilo)

Toutes vos astuces sont bonnes à prendre

Amicalement, Ange
Tour du parc national Torres del Paine: renseignements utiles pour ceux qui préparent (Chili) English translation pending
by Jeancricri · 2008-05-22 · 7 replies
Voici un résumé que nous avions adressé à un voyageur en septembre dernier à propos de notre tour du Paine, réalisé seuls ( mon épouse et moi-même) en 9 jours avec notre propre tente.

Je vais tenter de répondre à vos questions, en vous précisant les conditons dans lesquelles s'est déroulé notre voyage. Nous sommes arrivés à Puerto Natales en provenance de Puerto Monte par Navimag. Un beau voyage, une croisière plutôt spartiate, qui nous convenait très bien, trois jours merveilleux dans les canaux de Patagonie. (Il est prudent de réserver.) A Puerto Natales nous avons logé chez l'habitant : Los Imigrantes. Le propriétaire, très sympathique, nous a gardé nos gros bagages et procuré les tickets de car pour le transfert vers le parc. Nous avons l'un et l'autre 65 ans ce qui situe le niveau, néanmoins nous avons une grande expérience de la randonnée, mais le tour complet des Torres del Paine ne nous a pas semblé difficile. Nous avons bénéficié d'un temps clément et cela peut-être un facteur déterminant. Personnellement nous avons opté pour le camping et avons transporté notre propre matériel, prenant les repas du soir dans les refuges ( Pour deux personnes et par jour:16000 pour les repas et 7000 pour le droit de camping) Nous avons géré nos petits déjeuners et repas de midi. Le tour complet nous a pris 9 jours, seule l'étape Campa Mento Los Perros - Alberge Grey peut-être rendue difficile, voire impossible par mauvais temps : en particulier s'il neige ou s'il pleut (descente raide sur terrain argileux glissant et deux traversées de ruisseaux délicates si l'eau est trop abondante.)Les bâtons que nous n'avions pas pris nous ont manqué. La corde peut-être utile pour la traversée des ruisseaux en basse altitude mais ce problème ne se pose pas sur le W. Le W est intéressant, paysages magnifiques mais c'est la partie la plus fréquentée et le bouclage par la partie nord est vraiment inoubliable, la découverte au col Garner de l'énorme masse glaciaire du glacier Grey est un immense instant de bonheur. Pour l'hébergement il y a des refuges partout, sauf dans la partie nord à Seron et à Los Perros. Toutefois sur ces deux sites il y a des tentes montées en permanence qui constituent en fait un refuge sous toile. On peut y louer matelas et duvet. on peut faire des achats de nourriture partout sauf sur les sites de camping gratuits; (Paso, Los guardas, Campamento italiano, Guarderia avanzada : la carte de l'entrée du parc rappelle tous ces renseignements.) Jour 1: Départ de Puerto Natales vers 7 h. Transfert en minicar à l'embarcadère du Lago Pehoe. Nous étions passés préalablement à l'entrée du parc (Droit d'entrée 30000 pour deux.) Là, nous a été remise une carte rudimentaire mais tout à fait suffisante car le balisage est parfait. ( Les horaires indiqués sont bien jugés pour mon épouse qui marche lentement.) Transfert en Catamaran assez cher (34000 pour deux aller-retour, l'aller seul est presque aussi cher.) vers le refuge de Péhoé ou nous prenons le déjeuner (16000 pour deux). Départ sous la pluie pour Campamento italiano, ou nous plantons la tente pour la nuit. Marche assez courte. Bien choisir l'endroit en cas de pluie. Camping gratuit pas de restaurant ni d'épicerie. Jour 2: Sans chargement nous remontons la vallée des Français, jusqu'au belvédère. Retour démontage et déplacement pour Los Curnos. Jour 3 : Los Cuernos- Camping Chileno. Jour 4 : Départ à la frontale, sans chargement, pour assister au levée du soleil sur les tours. Au retour récupération de la tente et déplacement à Las Torres. Jour 5 : Las Torres-Seron . Journée difficile pour nous car la pluie a été permanente. Gros problèmes pour la traversée des ruisseaux assez larges et nous regrettons les bâtons et la corde qui nous eût sécurisés. Prudence si vous rencontrez ces conditions difficiles. Jour 6 : Seron- Dickson :un sentiment de merveilleuse solitude dans une nature superbe et sauvage. Jour 7 : Dickson-Los Perros à 600m d'altitude au pied du col John Garner qui n'est qu'à 1200m. ( Le tour du Paine est une randonnée en montagne au niveau de la mer ! ) Jour 8 : Los Perros- Camping Grey (Onze heures de marche, mon épouse marche lentement mais longtemps....Elle est infatigable.) Camping merveilleux auprès du lac sur lequel flottent des icebergs. Jour 9 : Camping Grey- Pehoe. Retour le soir même à Puerto Natales.

Quelques remarques : Si vous ne faites que le W (si vous aimez la randonnée vous perdez beaucoup) il faut prévoir deux nuits à Albergo Grey pour disposer de temps pour monter le long du glacier Grey au moins jusqu'à Las Guardas et plus loin si possible . Nous avons regretté de ne pas rentrer à Puerto Natales en kayak le long du Rio Serrano. Se renseigner à Puerto Natales, auprès du logeur. Le W est une belle randonnée vraiment très facile mais très fréquentée. Mon épouse insiste sur le très facile. Jeancricri
Vol de passeport français English translation pending
by Flolac · 2008-05-16 · 10 replies
Voici mon énorme problème : Je dois partir samedi 22 mai en voyage pour l'indonésie (billet d'avion non remboursable, hotel réservé, ...), un voyage prévu de longue date que j'attendais avec grande impatience comme vous pouvez l'imaginer, mais voilà dimanche dernier on m'a volé mon sac avec mon passeport à l'intérieur. J'ai immédiatement déposé une plainte et fait une déclaration de vol, je suis allée à la préfecture de Bordeaux pour demander un passeport en urgence valable 1 an. Ils ont refusé et m'ont dit que je pouvais demander un passeport en accéléré et que je l'aurai en 8-10jours, 10 jours c'est OK, mais si c'est 11 jours je ne partirai pas...

J'essaye de suivre l'avancée de mon passeport sur le site du ministère, actuellement il est au statut "demande en cours d'instruction", est-ce que vous avez déjà suivi vous aussi au jour le jour l'avancée de votre passeport sur ce site, quels sont les autres statuts et leur durée ? est-ce que c'est vraiment fiable ? Est-ce que mon statut peut évoluer le we ? Je crois que l'imprimerie nationale de Douai travaille 7/7 jours.

Autre question : je compte retourner à la préfecture la semaine prochaine et leur redemander un passeport en urgence, peut-être en présentant une lettre de mon employeur s'il accepte, l'avez-vous déjà fait ? Que mentionnait la lettre ? Deviez-vous présenter votre contrat de travail ? Je suis en interim et mon contrat se termine fin de semaine prochaine, mais il prévoit de m'embaucher en CDD à mon retour.

Merci à tous ceux qui pourront me fournir leur témoignage ou des infos.

Florence
Le téléphone à Madagascar English translation pending
by Jumico · 2008-05-10 · 7 replies
bonjour, je voudrai connaitre la solution la moins chère pour appeler de mada . est-ce possible d'acheter une carte sim sur place? lors de mon dernier séjour il y a 2 ans je ne m'en suis pas préoccupé et ma facture de tél était monté à 150€.J'ai payé cher mon insouciance!

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