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Paris: 10 décembre 2004 pour les photographes English translation pending
Allé je me lance à tous les photographes débutants comme moi ou bien chevronnés et à tous ceux qui sont passionnés par la photo je vous propose un pot sur Paris en décembre pour présenter discuter de photographies voila j'attend vos réponse impatiamment!!!😉
a+++Emilie
a+++Emilie
Iles Turks et Caïcos English translation pending
Bonjour à tous les amateurs de petites îles!
Voilà, j'ai découvert l'autre jour sur un site internet les îles de Turks and caicos situées près des bahamas. Ca a vraiment l'air paradisiaque...
Est-ce que l'un de vous pourrait me donner plus d'infos?
Merci d'avance!
Camille
Voilà, j'ai découvert l'autre jour sur un site internet les îles de Turks and caicos situées près des bahamas. Ca a vraiment l'air paradisiaque...
Est-ce que l'un de vous pourrait me donner plus d'infos?
Merci d'avance!
Camille
Rando raquettes VF / Pyrennées - 18 février 2005 English translation pending
UNE GRANGE A LUZ SAINT- SAUVEUR... ( 1300 mètres)
UN PAYSAGE MAGNIFIQUE...
DES RAQUETTES...
UN PETIT FEU DE CHEMINEE...
DES VFISTES SYMPAS.
VOUS ETES PARTANT POUR UN WE EN JANVIER, FEVRIER OU MARS 2005?
JIBI LE GO
PS: ce post fait suite au post RANDO VF SUD OUEST🙂 qui a fait un malheur sur le forum!
UN PAYSAGE MAGNIFIQUE...
DES RAQUETTES...
UN PETIT FEU DE CHEMINEE...
DES VFISTES SYMPAS.
VOUS ETES PARTANT POUR UN WE EN JANVIER, FEVRIER OU MARS 2005?
JIBI LE GO
PS: ce post fait suite au post RANDO VF SUD OUEST🙂 qui a fait un malheur sur le forum!
Terre de la Teranga (Sénégal 10.04) English translation pending
Je réalise ce carnet de manière un peu différente de ceux que j’ai posté précédemment. Je ne suis restée qu’une semaine (bien trop court j’avoue) mais il y a tant de choses à dire que je le scinderais par journée, au risque de me et de vous étourdir avec un texte continu. Je le ponctuerais de photos également …L’apprentissage du numérique ayant ravivé nos (à JP et moi) ardeurs pour cette autre passion qui est la photo.
Depuis mon enfance jusqu’à ce jour j’ai eu la chance de vivre en Afrique centrale, de flâner dans les plaines herbeuses de l’Afrique de l’Est, d’effleurer l’Afrique Australe avec la péninsule africaine (South Africa) avant de plonger mon regard sur la terre Ocre de l’Afrique de l’Ouest …
Mon « Out of Africa à moi » se décline donc de manière transversale et le Sénégal est bien la terre de la Teranga (l’accueil en Wolof)
Je ne reprendrais pas ici les péripéties « made in Sénégal Airways » 😉 …Le départ chaotique et le retour épique sont déjà plus qu’illustrés dans le Forum sur les Compagnies aériennes …
L’essentiel pour moi était de partir …et rien que poser mes pieds sur le tarmac de Dakar à suffit à effacer ces longues heures d’attente …
Acte 1,
Une première paupière s’ouvre après 4 heures de sommeil …il est 8h00 du mat (heure locale, 2 h de moins qu’en Europe), je sens déjà le soleil percer au travers de la moustiquaire, j’entends le chant des oiseaux … j’ouvre la seconde, pressée de sortir du bungalow, ne fut ce que pour palper de plus près le bleu du ciel, sentir ce 1er contact qui se caractérise par une chaleur oppressante … la multiplicité des couleurs revêt les plus beaux atours des fleurs exotiques (hibiscus, bougainvilliers …), quelques agames grimpent sur le mur, j’entends le fracassement des vagues de l’océan Atlantique …
Salamaleikum … Aleikum Salam, j’y suis ! 😊
Cette journée se déclinera sous les signes du farniente (c’est que le voyage de la veille fut plus long qu’un Cape Town-Paris, alors que le Sénégal n’est qu’à 5h30 de vol de la France ) et de la découverte des premiers alentours …
Au dehors, première rencontre avec une villageoise de Saly : Jacqueline. Les gens ici sont d’une gentillesse incroyable, se saluer est tout naturel (Mon Dieu qu’on est bien loin de l’Europe et du pincement aux lèvres 🤪 de ceux qui ont peur de louper leur métro dans la course au temps. Nous autre occidentaux avons une montre dans le ventre, mais ici le temps n’a pas de prise … Et c’est pour cela que je l’aime tant ce continent de latérite), bras dessus, bras dessous elle m’entraîne à l’entrée du village, sort de ses vieux sachets, son artisanat local qu’elle étale à grands coups de rire à même le sol 😏 Elle déplie son boubou et on prend place pour la première tractation de la bonne vieille technique du marchandage ….J’ai, un peu perdu la main (moi qui connaît pourtant ces petits rouages) .Je me retrouve donc rapidement avec une multitude de bracelets et colliers en mains (aux couleurs du pays (vert, jaune, rouge) ou arborant le Kori (coquillage, première monnaie du Sénégal et super Gri-gri), sans pouvoir m’en défaire. De bonne grâce et toujours avec le sourire, je lui prends plus de choses que ce dont j’ai réellement besoin mais finalement qu’importe, puisque cela servira à une bonne cause : l’achat du riz pour le repas familial de ce soir. C’est qu’une majeure partie de la population Sénégalaise est musulmane et que le Ramadan a débuté le 15 de ce mois.
Deuxième et fabuleuse rencontre : Andala 😊😊 (originaire de Dakar, il vit actuellement à Saly). Grand et d’une élégance rare … Cet homme deviendra notre ami tant il est plaisant d’être en sa compagnie. Il dégage une telle simplicité et générosité.
Absorber ses paroles c’est comme boire un bon jus de Bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus).😛 Humble et bien aux fait des réalités du terrain, c’est lui qui le premier nous fera découvrir son pays sous un regard différent (il nous parlera des conditions sanitaires (il est le représentant local de l’Association humanitaire ANTA (qui porte le nom de sa fille), de la vie du village, des travers de la station trop touristique de Saly Portugal …).
Comme bien des habitants de la petite côte, il vit principalement du tourisme (sacré guide local et vente d’artisanat).
Il nous entraîne au cœur du village, la nuit est tombée et chaussée de mes éternelles tongs, je sens la terre ocre (qui a pris toute la chaleur du soleil de la journée), pénétrer entre mes orteils … Je n’y vois pas grand chose, le village est à peine éclairé mais cette sensation physique du contact avec le sol m’apaise.
Andala s’arrête près d’un Baobab (véritable symbole du Sénégal) et nous explique qu’avant la construction du dispensaire, les femmes accouchaient entre les énormes racines de ce géant, un pagne recouvrant le corps pour permettre un minimum d’intimité, le ventre couvert de beurre de Karité pour atténuer les douleurs afin de mettre au monde une petite frimousse couleur ébène.
Après avoir déambulé dans les diverses ruelles du village, on s’assied sur "le banc du bonheur" (comme ils l’appellent ici) au cœur de sa petite boutique. Au dessus de la porte moult Gri-gri (quoiqu’il en porte autant sur lui 😉 : aux doigts, au cou, au bras, à la ceinture … Véritable empreintes locales pour se protéger des mauvais sorts et pour rencontrer la chance et l’amour). C’est que les Marabouts (appelés aussi Serigne) sont légion au Sénégal. Il ne s’agit pas ici, comme vous vous en doutez du grand oiseau des marais d’Afrique, mais de ces hommes que les villageois consultent régulièrement pour se protéger des influences maléfiques ! A ne pas confondre avec les « Mara – bout – de ficelle » 😛, pseudo sorciers et petits escros !
Pour ma part, je suis parée, j’ai un Kori autour du cou !🙂
On rencontre, plein de gens qui voyant « de nouveaux toubabs » (les tout blancs !) arrivent en masse pour faire connaissance. Bien que nous ne soyons pas français, la France est un sujet régulièrement évoqué lors des discussions (histoire oblige). "Quand la France à un rhume, c’est le Sénégal qui tousse !" nous dit un homme … A méditer !
L’artisanat d’Andala est magnifique et je craque complètement pour les 7 masques de la semaine (hé Phil ! Y aura même des croquis si si !!! 😄), il nous en explique les significations qui caractérisent bien la vie, comme elle se déroule au cœur de ses villages. Les masques Passeports sont superbes aussi (mais la bourse n’est pas extensible 😐).Ils permettaient jadis de passer d’un pays à l’autre (Gambie, Sénégal, Mali etc …). De l’achat que l’on fera, une partie de la somme sera reversée directement dans la caisse de la communauté du village et servira à la scolarité des enfants et à l’équipement du dispensaire (bel exemple de solidarité !).
Le retour se fera par l’autre bord du village qui donne sur la plage, les pirogues des pêcheurs sont là, elles dorment paisiblement sous les lueurs de la pleine lune.
Un bon repas pour terminer cette première journée et surtout la découverte du Groupe musical de Xalaat (la pensée en Wolof – voir le post dans le Forum Musique du Monde)
Aaahhhh la reprise de Dibi Dibi Rek d’ Ismaël Lô quel régal …😊😊😊 Je peux refermer mes paupières et rêver déjà à demain ...
Depuis mon enfance jusqu’à ce jour j’ai eu la chance de vivre en Afrique centrale, de flâner dans les plaines herbeuses de l’Afrique de l’Est, d’effleurer l’Afrique Australe avec la péninsule africaine (South Africa) avant de plonger mon regard sur la terre Ocre de l’Afrique de l’Ouest …
Mon « Out of Africa à moi » se décline donc de manière transversale et le Sénégal est bien la terre de la Teranga (l’accueil en Wolof)
Je ne reprendrais pas ici les péripéties « made in Sénégal Airways » 😉 …Le départ chaotique et le retour épique sont déjà plus qu’illustrés dans le Forum sur les Compagnies aériennes …
L’essentiel pour moi était de partir …et rien que poser mes pieds sur le tarmac de Dakar à suffit à effacer ces longues heures d’attente …
Acte 1,
Une première paupière s’ouvre après 4 heures de sommeil …il est 8h00 du mat (heure locale, 2 h de moins qu’en Europe), je sens déjà le soleil percer au travers de la moustiquaire, j’entends le chant des oiseaux … j’ouvre la seconde, pressée de sortir du bungalow, ne fut ce que pour palper de plus près le bleu du ciel, sentir ce 1er contact qui se caractérise par une chaleur oppressante … la multiplicité des couleurs revêt les plus beaux atours des fleurs exotiques (hibiscus, bougainvilliers …), quelques agames grimpent sur le mur, j’entends le fracassement des vagues de l’océan Atlantique …
Salamaleikum … Aleikum Salam, j’y suis ! 😊
Cette journée se déclinera sous les signes du farniente (c’est que le voyage de la veille fut plus long qu’un Cape Town-Paris, alors que le Sénégal n’est qu’à 5h30 de vol de la France ) et de la découverte des premiers alentours …
Au dehors, première rencontre avec une villageoise de Saly : Jacqueline. Les gens ici sont d’une gentillesse incroyable, se saluer est tout naturel (Mon Dieu qu’on est bien loin de l’Europe et du pincement aux lèvres 🤪 de ceux qui ont peur de louper leur métro dans la course au temps. Nous autre occidentaux avons une montre dans le ventre, mais ici le temps n’a pas de prise … Et c’est pour cela que je l’aime tant ce continent de latérite), bras dessus, bras dessous elle m’entraîne à l’entrée du village, sort de ses vieux sachets, son artisanat local qu’elle étale à grands coups de rire à même le sol 😏 Elle déplie son boubou et on prend place pour la première tractation de la bonne vieille technique du marchandage ….J’ai, un peu perdu la main (moi qui connaît pourtant ces petits rouages) .Je me retrouve donc rapidement avec une multitude de bracelets et colliers en mains (aux couleurs du pays (vert, jaune, rouge) ou arborant le Kori (coquillage, première monnaie du Sénégal et super Gri-gri), sans pouvoir m’en défaire. De bonne grâce et toujours avec le sourire, je lui prends plus de choses que ce dont j’ai réellement besoin mais finalement qu’importe, puisque cela servira à une bonne cause : l’achat du riz pour le repas familial de ce soir. C’est qu’une majeure partie de la population Sénégalaise est musulmane et que le Ramadan a débuté le 15 de ce mois.
Deuxième et fabuleuse rencontre : Andala 😊😊 (originaire de Dakar, il vit actuellement à Saly). Grand et d’une élégance rare … Cet homme deviendra notre ami tant il est plaisant d’être en sa compagnie. Il dégage une telle simplicité et générosité.
Absorber ses paroles c’est comme boire un bon jus de Bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus).😛 Humble et bien aux fait des réalités du terrain, c’est lui qui le premier nous fera découvrir son pays sous un regard différent (il nous parlera des conditions sanitaires (il est le représentant local de l’Association humanitaire ANTA (qui porte le nom de sa fille), de la vie du village, des travers de la station trop touristique de Saly Portugal …).
Comme bien des habitants de la petite côte, il vit principalement du tourisme (sacré guide local et vente d’artisanat).
Il nous entraîne au cœur du village, la nuit est tombée et chaussée de mes éternelles tongs, je sens la terre ocre (qui a pris toute la chaleur du soleil de la journée), pénétrer entre mes orteils … Je n’y vois pas grand chose, le village est à peine éclairé mais cette sensation physique du contact avec le sol m’apaise.
Andala s’arrête près d’un Baobab (véritable symbole du Sénégal) et nous explique qu’avant la construction du dispensaire, les femmes accouchaient entre les énormes racines de ce géant, un pagne recouvrant le corps pour permettre un minimum d’intimité, le ventre couvert de beurre de Karité pour atténuer les douleurs afin de mettre au monde une petite frimousse couleur ébène.
Après avoir déambulé dans les diverses ruelles du village, on s’assied sur "le banc du bonheur" (comme ils l’appellent ici) au cœur de sa petite boutique. Au dessus de la porte moult Gri-gri (quoiqu’il en porte autant sur lui 😉 : aux doigts, au cou, au bras, à la ceinture … Véritable empreintes locales pour se protéger des mauvais sorts et pour rencontrer la chance et l’amour). C’est que les Marabouts (appelés aussi Serigne) sont légion au Sénégal. Il ne s’agit pas ici, comme vous vous en doutez du grand oiseau des marais d’Afrique, mais de ces hommes que les villageois consultent régulièrement pour se protéger des influences maléfiques ! A ne pas confondre avec les « Mara – bout – de ficelle » 😛, pseudo sorciers et petits escros !
Pour ma part, je suis parée, j’ai un Kori autour du cou !🙂
On rencontre, plein de gens qui voyant « de nouveaux toubabs » (les tout blancs !) arrivent en masse pour faire connaissance. Bien que nous ne soyons pas français, la France est un sujet régulièrement évoqué lors des discussions (histoire oblige). "Quand la France à un rhume, c’est le Sénégal qui tousse !" nous dit un homme … A méditer !
L’artisanat d’Andala est magnifique et je craque complètement pour les 7 masques de la semaine (hé Phil ! Y aura même des croquis si si !!! 😄), il nous en explique les significations qui caractérisent bien la vie, comme elle se déroule au cœur de ses villages. Les masques Passeports sont superbes aussi (mais la bourse n’est pas extensible 😐).Ils permettaient jadis de passer d’un pays à l’autre (Gambie, Sénégal, Mali etc …). De l’achat que l’on fera, une partie de la somme sera reversée directement dans la caisse de la communauté du village et servira à la scolarité des enfants et à l’équipement du dispensaire (bel exemple de solidarité !).
Le retour se fera par l’autre bord du village qui donne sur la plage, les pirogues des pêcheurs sont là, elles dorment paisiblement sous les lueurs de la pleine lune.
Un bon repas pour terminer cette première journée et surtout la découverte du Groupe musical de Xalaat (la pensée en Wolof – voir le post dans le Forum Musique du Monde)
Aaahhhh la reprise de Dibi Dibi Rek d’ Ismaël Lô quel régal …😊😊😊 Je peux refermer mes paupières et rêver déjà à demain ...
Vos meilleurs sites de plongée? English translation pending
Bonjour !
Nous avons decouvert la plongee recemment mais nous sommes mordus. Notre prochain voyage sera tres certainement acces sur la plongee... Oui, mais ou ?
Quels sont les plus beaux endroits dans lesquels vous avez plonge ?
Nous avons decouvert la plongee recemment mais nous sommes mordus. Notre prochain voyage sera tres certainement acces sur la plongee... Oui, mais ou ?
Quels sont les plus beaux endroits dans lesquels vous avez plonge ?
Akumal Beach resort English translation pending
Bonjour
Je désires partir le 26 janvier, 2 semaines, pour le Akumal Beach resort et j'aimerais avoir des infos:
Ta temperature à ce temps-la et pour entrer dans la mer, est-ce qu'il y a beaucoup de coraux, est-ce preferable de porter des souliers de plage.
La nourriture et les chambres en superieure est-ce bien
Merci à l'avance de vos réponses qui vont surement m'aider dans mon choix.
GinetteV
Je désires partir le 26 janvier, 2 semaines, pour le Akumal Beach resort et j'aimerais avoir des infos:
Ta temperature à ce temps-la et pour entrer dans la mer, est-ce qu'il y a beaucoup de coraux, est-ce preferable de porter des souliers de plage.
La nourriture et les chambres en superieure est-ce bien
Merci à l'avance de vos réponses qui vont surement m'aider dans mon choix.
GinetteV
Mariage à Playa Pesquero English translation pending
bonjour à tous
Ma conjointe et moi nous avons décidé de nous marié à playa pesquero en janvier 2005
on se demandait s'il y a du monde qui peuvent nous informer sur les forfait de mariage à cet hotel ???
Est -ce que c'est bien organisé ?? C'est koi qu'on devrait se renseigner ou demander à l'hôtel??
Merci de toutes vos réponses🙂
Ma conjointe et moi nous avons décidé de nous marié à playa pesquero en janvier 2005
on se demandait s'il y a du monde qui peuvent nous informer sur les forfait de mariage à cet hotel ???
Est -ce que c'est bien organisé ?? C'est koi qu'on devrait se renseigner ou demander à l'hôtel??
Merci de toutes vos réponses🙂
Hôtel Coco Palm English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars pour les maldives le 10 janvier 2005 et nous avons reservé pour notre voyage de noces à l'hôtel coco palm. Pouvez vous me donner un max de renseignement. Notre chambre est une villa plage car sur pilotis bcp bcp ncp trop chère et nous avons pris la pension complète et vol direct.
Merci d'avance pour vos infos
Je pars pour les maldives le 10 janvier 2005 et nous avons reservé pour notre voyage de noces à l'hôtel coco palm. Pouvez vous me donner un max de renseignement. Notre chambre est une villa plage car sur pilotis bcp bcp ncp trop chère et nous avons pris la pension complète et vol direct.
Merci d'avance pour vos infos
L'Afrique en bus? English translation pending
salam halekum! la ves?🙂
Nous avons passer deux mois l'an dernier a traver le maroc dans un 508 aménagé... Aujourd'hui, nous nous sommes agrandi..... et nous vivons dans un bus!! (S53)
Nous avons croisé sur notre route, nombre de voyageur qui remonter du Burkina Sénégal, Mali et Mauritanie... Et nous sommens repartie avec le projet (déjà!) de repartir pour plus longtemps et plus au sud....! Forcement ca donne envie....😐
Donc ma question : As tous ceux qui sont descendu en afrique noir, que pensez vous de partir en bus? La traversé de la Mauritanie est -elle possible? la garde au sol étant assez basse.... Qu'en est-il des routes au delà? est-ce jouable ou totalement irresponsable? Evidement je ne veux pas laisser le bus là-bas! Il faudrait qu'il remonte aprés!!
Et plus d'infos si vous avez et si le coeur vous en dit!!!!
Merci d'avance! (attention au bronzage de tete!!)
Xavier et céline!
Nous avons passer deux mois l'an dernier a traver le maroc dans un 508 aménagé... Aujourd'hui, nous nous sommes agrandi..... et nous vivons dans un bus!! (S53)
Nous avons croisé sur notre route, nombre de voyageur qui remonter du Burkina Sénégal, Mali et Mauritanie... Et nous sommens repartie avec le projet (déjà!) de repartir pour plus longtemps et plus au sud....! Forcement ca donne envie....😐
Donc ma question : As tous ceux qui sont descendu en afrique noir, que pensez vous de partir en bus? La traversé de la Mauritanie est -elle possible? la garde au sol étant assez basse.... Qu'en est-il des routes au delà? est-ce jouable ou totalement irresponsable? Evidement je ne veux pas laisser le bus là-bas! Il faudrait qu'il remonte aprés!!
Et plus d'infos si vous avez et si le coeur vous en dit!!!!
Merci d'avance! (attention au bronzage de tete!!)
Xavier et céline!
Playa Coco English translation pending
Bonjour
Est-ce que quelqu'un a des commentaires sur le nouvel hôtel de Cayo Coco, soit le Playa Coco?
Merci à l'avance.
Est-ce que quelqu'un a des commentaires sur le nouvel hôtel de Cayo Coco, soit le Playa Coco?
Merci à l'avance.
Plongée en apnée dans les Antilles English translation pending
Bonjour à tous, 🙂
je cherche une place pour faire surtout de la plongée en apnée, je n'aimerais pas beaucoup me déplacer, si possible en avant de mon hôtel ou tout près.
Cuba ou le mexique serait l'endroit idéal, y a t'il un endroit et un hôtel que vous me conseillez.
Je vous remercie à l'avance.
Hélène
je cherche une place pour faire surtout de la plongée en apnée, je n'aimerais pas beaucoup me déplacer, si possible en avant de mon hôtel ou tout près.
Cuba ou le mexique serait l'endroit idéal, y a t'il un endroit et un hôtel que vous me conseillez.
Je vous remercie à l'avance.

Hélène
Votre avis sur itinéraire au Québec English translation pending
Bonjour
je pars au Quebec dans 3 semaines(nous sommes 2 et avons loué une voiture).
Nous avons un itinéraire tres modulable et aimerions savoir ce que vous en pensez et avoir qq conseils.
Arrivée à Montréal, puis les Cantons de l'Est(on hésite encore), Mauricie, Lac Saint Jean, Québec, Charlevoix?et Gaspésie.Hébergement motel et café -couette.Ou faut il privilégier les rando à la journée ou sur 2 jours(sans camper)?Merci d'avance
Retour du Reina Cumayasa English translation pending
Nous revenons ce jour même (11 juillet 2004) d'un séjour de 14 jours en République Dominicaine à l'hôtel Reina Cumayasa par l'intermédiaire du tour operator Switch... J'ai lu beaucoup de reproches sur les hôtels dominicains en général et sur celui-ci en particulier... Aussi, pour une fois, je tiens à y mettre mon grain de sel !
En ce qui concerne le Tour Operator, pas de problème particulier hormis la bizarrerie de demander de disposer d'un fax pour recevoir la convocation à l'aéroport, surtout pour un TO ne travaillant que par Internet (pas de mail...). Sinon nous sommes partis ( à 2 couples) de Roissy sur Air France pour Punta Cana.... On connaît le service Air France... Ce n'est pas Singapore Airlines mais il y a pire...
Arrivés à Punta Cana, accueil sans problème par Jordy, le sympathique représentant de Switch... Deux heures de bus pour atteindre l'hôtel (dur dur après le voyage...). Interminable aussi, la route (mal entretenue) de l'hôtel (7 kms).
Accueil classique avec le cocktail de bienvenue (sans alcool celui-là et tant mieux). Les bagages suivent bien et on les retrouvera devant nos chambres respectives. Nous avions réservés des chambres simples puisqu'elles ne servent qu'à se laver et dormir mais suite à une erreur du réceptionniste, nous avons pu dormir dans des suites Presidente une nuit. Elles sont immenses et équipées d'une cuisine dont je cherche encore l'utilité dans un hôtel "all inclusive" !
Une fois dans notre "vraie" chambre standard, tout semble bien. La salle de bain est équipée d'une vaste douche, de deux lavabos et d'un wc. et tout fonctionne. L'eau chaude met un certain temps à arriver mais elle arrive et nous n'avons jamais été à cours. L'eau est salée comme l'eau de la piscine mais ce n'est pas de l'eau de mer.
Notre chambre est exposée côté jardin, celle de nos amis sur la piscine. La nôtre est certes assez sombre mais cela lui procure une fraîcheur qui permet de dormir la nuit sans la climatisation assez bruyante et donnant directement sur le lit. On se dépêche de prendre un coffre sur les conseils d' "anciens" qui relatent quelques vols dans les chambres. Aucun vol à déplorer pendant notre séjour parmi tous nos co-résidents, nous y compris.
Avant de continuer la critique, je tiens à préciser qu'il faut avoir constamment à l'esprit que nous sommes en République Dominicaine, qui souffre d'une inflation de 300 % depuis le début de l'année et d'une grave crise énergétique suite à des divergences avec un de leurs principaux fournisseurs de pétrole, le Vénézuéla.
Le restaurant avec son fameux buffet. OUI, il peut sembler toujours pareil ! Mais en y regardant bien, chaque jour, il y a quelques changements, et je salue le chef qui a l'art d'accommoder les restes de la veille sans qu'on s'en aperçoive vraiment. Donc si on admet un léger manque de variétés (surtout en entrées et desserts), il n'en reste pas moins que la qualité et la fraîcheur est là, même si les fruits sont parfois envahis de moucherons (et non de moustiques comme j'ai lu ici).
Pour notre part, nous n'avons eu que la veille de notre départ comme soirée sur la plage, les autres ayant été annulées pour cause de pluies tropicales. Le repas "langoustes" à la Paillote à 20 US$ par personne est un peu cher mais la langouste est fraîche, cuite au barbecue; elle mériterait d'être accompagnée d'une sauce et d'être éclairée suffisamment pour savoir ce que l'on mange (les photophores sont un peu justes).
Bon...si je dois me plaindre, il y a trois choses qui m'ont un tantinet embêté.
Primo, les petites bêtes qui piquent; je ne dis pas les moustiques car je n'en ai jamais identifié un seul et encore moins tué. Mais la journée, des mini-taons très agressifs et dans les chambres des puces, oui des puces, pas très grosses mais affamées.
Secundo, la piscine, quotidiennement entretenue par un jeune assez lymphatique qui ne finit jamais avant dix heures alors que la piscine ouvre à neuf. Et il passe une sorte d'aspirateur sur le fond, ça semble fonctionner, seulement, il oublie régulièrement les marches qui deviennent dangereusement glissantes et le banc aquatique autour de l'île de la piscine qui est plutôt sale. Le jacuzzi géant est totalement inefficace à cause du manque de puissance des jets.
Et tertio, la MUSIQUE !!!!!!!!!! Aïe, aïe, aïe !!! Pas d'enfants, hôtel tranquille mais pas pour la musique. Musique partout et plutôt fortissimo !! Au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner et aussi toute la matinée à la piscine (stretching, aqua-gym, etc...), au bar du lounge et même sur le catamaran et dans les bus et camions des excursions.
Mais là je pense que c'est la force vive du pays qui est en jeu et c'est impossible d'améliorer cela! Les serveurs, les femmes de chambres dansent, tout le personnel dansent dès qu'ils ont un moment de libre. Ca c'est sympa à voir !
La plage.... heu !! nous ne l'avons utilisée que pour monter sur l'annexe du catamaran... Ah oui, une cliente s'y est faite piquer par une petite raie; ça fait mal mais ce n'est pas grave. Mais la possibilité d'aller sur l'île de Catalina avec ce magnifique catamaran de 25 mètres 6 jours par semaine, c'est vraiment un luxe rare...
Côté excursions, nous en avons fait pas mal en "privés" surtout Saint-Domingue et Bayahibe. Mais deux remarques tout de même. La demi-journée de quad est superbe !!! On a réellement un esprit d'aventure et on a beaucoup aimé. Par contre le "safari", c'est beaucoup de kilomètres pour peu de choses, heureusement que l'ambiance dans la "bétaillère" était au top ! D'après des gens l'ayant fait, le rafting est valable mais il faut avoir l'envie de quatre heures de route aller et autant en retour pour le faire !
Nous sommes repartis toujours de Punta Cana mais sur Corsair et destination Orly Sud. Corsair c'est au moins aussi bien qu'Air France.
Bilan: Très agréable séjour avec des Dominicains très gentils, serviables même s'ils sont parfois intéressés. Dehors, ils viennent vers vous mais n'insistent pas trop si vous dites : "Gracias, nada !". Pas mal de pluies tropicales en ce mois de juillet 2004 mais ça ne dure pas trop longtemps mais ça donne un taux d'humidité important. Je n'y reviendrais pas de sitôt car j'ai encore beaucoup d'endroit à voir mais je le recommanderais sans problème à celle ou celui qui chercherait une destination exotique, pas trop chère et sympathique.
Merci de m'avoir lu....
Quel circuit pour 7 jours au Mexique (Cancun) English translation pending
Bonjour,
J'ai un vol sec pour Cancun (Mexique) et je serai QUE 7 jours et 7 nuits sur place.
Mon vol arrive vers 18h à Cancun, je compte aussitôt (si possible) partir jusqu'a Playa Del Carmen ou Chitchenitza passer la première nuit. Qu'en pensez-vous. Je souhaiterai me poser 2 ou 3 fois 2 à 4 jours. Je pense à Tulum, l'île Mujeres, Chitchenitza.
Mon objectif est, plage, snorkeling, visite de quelques sites archéologique, balade en forêt. Quel endroit me conseillez-vous ?
Concernant les hebergements, je désire ne pas dépenser plus que 30 USD / chambre / nuit. Qu'en pensez-vous ?
Pour le déplacement, je ne sais pas encore, bus, stop, ...
Merci, mon départ est prévu pour le 9 juillet 2004. Vite... Merci.
Gilles (PartirOu.com)
J'ai un vol sec pour Cancun (Mexique) et je serai QUE 7 jours et 7 nuits sur place.
Mon vol arrive vers 18h à Cancun, je compte aussitôt (si possible) partir jusqu'a Playa Del Carmen ou Chitchenitza passer la première nuit. Qu'en pensez-vous. Je souhaiterai me poser 2 ou 3 fois 2 à 4 jours. Je pense à Tulum, l'île Mujeres, Chitchenitza.
Mon objectif est, plage, snorkeling, visite de quelques sites archéologique, balade en forêt. Quel endroit me conseillez-vous ?
Concernant les hebergements, je désire ne pas dépenser plus que 30 USD / chambre / nuit. Qu'en pensez-vous ?
Pour le déplacement, je ne sais pas encore, bus, stop, ...
Merci, mon départ est prévu pour le 9 juillet 2004. Vite... Merci.
Gilles (PartirOu.com)
Retour du Grand Playa Turquesa English translation pending
Bonjour à tous 😉
De retour du Grand Playa Turquesa 11 avril dernier. Plein de chose à vous raconter.
Si vous avez des questions je suis là pour vous répondre.
J'attend de vos nouvelles. 🙂
Tidoux (Bronzé)
ps: Je vous reviens avec plus de détails sur mon séjour
De retour du Grand Playa Turquesa 11 avril dernier. Plein de chose à vous raconter.
Si vous avez des questions je suis là pour vous répondre.
J'attend de vos nouvelles. 🙂
Tidoux (Bronzé)
ps: Je vous reviens avec plus de détails sur mon séjour
Stockholm, la "Venise de Scandinavie" English translation pending
Octobre 2003: étudiante en Finlande (Erasmus-cf l'Auberge Espagnole), plus précisément à Rovaniemi, sur le cercle polaire arctique (si si !!), nous avons fin octobre 2003 une semaine de vacances comme en France.
mercredi:
Avec ma colocataire russe, nous décidons d'aller à Stockholm, en Suède: rapide passage par l'Office de Tourisme de Rovaniemi pour avoir infos sur tarifs de trains et ferry,
jeudi: on regarde sur internet les auberges de jeunesse à Stockholm...bingo y'en a 4 au moins...toutefois un peu inquiète je conseille à ma coloc de réserver, mais elle me dit "mais non regarde il reste plein de places, ça changera pas d'ici 2 jours"...hmhmhm
vendredi aprem: je décide de me limiter à mon fidèle sac à dos Quechua pour ces 5/6 jours prévus, en + bien sur de mon sac photo !! je bourre donc dedans qqs fringues, produits hygiéniques, bouffe que je veux pas laisser au frigo pendant mon abasence.
je prends mes 2 app-photos, et les 5 pellicules qui me restent, damned !! moi qui aodre la photo, dans une ville comme Stockholm ça risque d'e^tre juste !!
vendredi soir: filons à la gare à pied (1/2 heure), faisons faire rapidement une carte pour avoir les tarifs étudiants (comme la 12/25 de la SNCF, sauf que là ca coute que 2€, pas 44 !!), puis prenons le billet Rovaniemi-Turku via Tampere, pour 33 € (50% de réduc, et pas de chichi genre "ah mais c période machin dc c que 25%, ou "y(a plus de places a 50%: non ! on est étudiantes donc on a le tarif étudiants, point ! à méditer pour la SNCF !!): 18H, montons dans le train et départ 2 minutes après, on a failli le rater...
samedi: 03H45: arrivée à Tampere, changement de train, le suivant pour Turku est à 06H ! et nous devons rester dans le couloir sombre, la gare n'étant pas encore ouverte...un type complétement bourré erre dans le couloir, titubant, on va donc s'enfermer dans les toilettes pour femmes, on a beau être en Finlande, pas de risques inutiles !
lumière bleue étrange dans les toilettes, jamais vu ça ailleurs, paraît que c'est pour empêcher les gens de se shooter !
05H:la gare ouvre; 06H: montons dans le train pour Turku; 07h50: arrivée; re-cgangement de train, pour aller jusqu'au port: 08h00: arrivée au port, acaht du billet de ferry (pas de cabine, juste un siège sur le pont, 11€, ça va c pas cher la traversée...) et embarquement quasi direct sur le ferry de la compagnie "Viking Line" ! on est bien en Scandinavie, pas de doute !!
08h30: départ
20h00 (heure suédoise, 1h de moins que la finlande donc la même qu'en France): arrivée à Stochholm illuminée, enfin ! + de 24h de voyage, on est crevées...
débarquement du ferry puis, plan de la ville en main, on se dirige vers le centre ville; on a du mal à trouver le chemin alors on demande à un groupe de jeunes, qui nous expliquent tout, en anglais bien sûr mais no problem pour comprendre.
arrivée devant la 1è AJ où nous trouvons...porte close et cette affiche redoutée: "sorry we are full-booked" !! Damned !! c bien parti ! il en va de même avec les autres AJ...on décide, routardes que nous sommes, de dormir sur un banc à la gare...que nenni ! après douche et toilettes dans la gare (hyper propre et pas cher, serviettes et savon fournis), on s'installe sur un banc et une demi heure + tard a 00h30, on se fait éjecter avec d'autres gens ayant apparamment le même problème que nous ! l'avenue sur laquelle se situe cette CentraleStation est pleine d'hôtels tous + chers les uns que les autres, et en + pas de chambre libre, oups...
le dernier hôtel auquel nous demandons, a, miracle !! quelques chambres libres mais vu le prix on en prend qu'une (1000 couronnes soit 150 €...les économies réalisées sur le transport passent là dedans !!): re-damned !!
nuit réparatrice et p'tit déj extra à la scandinave, inclus, le lendemain matin.
dimanche 12h: devons libérer la chambre; on libère, on paye et on file à l'AJ la + proche réserver pour les 4 nuits suivantes, ouf, 20€ la nuit c mieux ! je préfère ça...
et là, c parti pour 4 jours extra à la découverte de la capitale suédoise ! à pied, avec juste mon sac photo et mon pic-nic de la journée... jeudi matin, 05h30: mes bagages prêts de la veille, douchée de la veille également je me lève silenceiusement pour pas réveiller les autres dans le dortoir...ma coloc russe a décidé de rester 3 jours de +, apprenant le suédois depuis 1 an en Russie...
je file à la cuisine récupérer ma bouffe;
06h00: je file à la gare pour prendre le bus qui va m'amener jusqu'au port;
06h30: je suis au port, je prends mon billet, et j'embarque sur le ferry.
07h15: départ pour Turku avec escale à Mariehamn dans l'archipel d'Aland entre les 2 pays.
20h15: arrivée en Finlande à Turku (heure Finlandaise)
21h00: départ du train pour Tampere, rencontre avec une jeune finalndaise bossant à Stockholm, allant en Finlande pour les vacances.
23h: arrivée à Tampere, changement de train
01h20: départ du train pour Rovaniemi
0600: je me réveille en sursaut, la porte du compartiment a claqué violemment...n'ayant dormi que 5h en plus de 24h, je vous laisse imaginer dans quel état j'étais ! impossible de me rendormir...
le jour se lève un peu plus tard, et à travers la fenêtre tout est blanc, de la neige partout !
10h00/10h30 : arrivée à Rovaniemi: il fait sacrément froid, ça pince quand je sors...
trop fatiguée pour rentrer à pied, et surtout grosse flemme (1/2 heure dans la naige à marcher avec mon gros sac à dos + un autre sac (que j'avais emporté au cas où en prévoyant les achats de souvenirs) plein de souvenirs, + mon sac photo, en étant fatiguée, bref je saute dans un taxi et 15 min + tard je suis de retour dans mon "dormitory", tout ça pour 7 euros !!
11h00: après avoir défait rapidement mes bagages, c à dire à l'arrache, fourgué la bouffe au frigo, et laissé le linge tel quel dans mon sac, la lessaive peut bien attendre le lendemain... je saute dans la douche (pur bonheur après + de 38h...
je me jette ensuite sous ma couette et dors jusqu'à 16h !
je me lève, prend mon repas de "midi"; le soir pas faim, je me recouche à 22h après avoir lézardé sur le canapé devant la TV depuis que je suis levée...et je redos jusqu'à 11h le lendemain matin !!!
bref, un voyage extra en Suède, mais petites moralités: 1) prendre moins de bagages (je parles des fringues, mesdemoiselles et mesdames, on le dit jamais assez, les femmes ne voyagent pas léger !) 2) réserver les AJ avant de partir sous peine de devoir se partager le 1er soir une chambre d'hotel a 150€ ! 3) ne pas acheter trop de souvenirs sur place...je sais c'est dur.... allez bon voyage à Stockholm !!!!!!!!
bref, un voyage extra en Suède, mais petites moralités: 1) prendre moins de bagages (je parles des fringues, mesdemoiselles et mesdames, on le dit jamais assez, les femmes ne voyagent pas léger !) 2) réserver les AJ avant de partir sous peine de devoir se partager le 1er soir une chambre d'hotel a 150€ ! 3) ne pas acheter trop de souvenirs sur place...je sais c'est dur.... allez bon voyage à Stockholm !!!!!!!!
Retour du Canoa Coral de Bayahibe English translation pending
Bonjour à tous,
Pour ceux qui sont interressés de savoir. Je reviens il y a 2 jours du Canoa Coral de Bayahibe. C'est un endroit que je recommande, le site est très très beau, la nourriture est bonne et variée, le personnel est super gentil, souriant tout le temps, très accueillant. La plage n'est pas trop grande mais ni trop petite et la mer est sublime. L'animation est super aussi. Enfin je recommande cet endroit à tous ceux qui ont envie de se reposer au soleil et à la mer. 😎
Pour ceux qui sont interressés de savoir. Je reviens il y a 2 jours du Canoa Coral de Bayahibe. C'est un endroit que je recommande, le site est très très beau, la nourriture est bonne et variée, le personnel est super gentil, souriant tout le temps, très accueillant. La plage n'est pas trop grande mais ni trop petite et la mer est sublime. L'animation est super aussi. Enfin je recommande cet endroit à tous ceux qui ont envie de se reposer au soleil et à la mer. 😎
Le grand bleu australien... English translation pending
Le « Rum Runner » est un splendide voilier aux voiles blanches déployées, comme les ailes d’un superbe oiseau prêt à prendre son envol.
L'équipage se présente, Peter, l'instructeur de plongée, Kévin, le capitaine, Sam, le cuisinier, et Guy, le matelot. 16 heures, nous quittons Cairns, le petit port et les nombreux bateaux presque aussi beaux les uns que les autres, et nous dirigeons vers l'horizon de la mer…
Les collines verdoyantes de chaque côté, nous apercevons un vol de cacatoès hurlant leurs cris perçants, quelques pélicans, et l'on observe le soleil couchant...
Cairns est déjà loin. Les couleurs du ciel sont magnifiques, hallucinantes...../...
Nous sommes arrivés au récif d’Holmes. Le site de plongée se nomme « Amazing » (stupéfiant) . C’est ici que l’on viendra assister au fameux « Sharks Feeding » après demain.
En attendant, nous hallucinons à chaque plongée sur une tortue que l’on voit de temps à autre, un requin endormi, des poissons « sweet lips », jaunes à pois noirs, ou d’autres papillons plus colorés les uns que les autres…
Enfin aujourd’hui est le grand jour…
Peter, notre instructeur de plongée, vient de finir le briefing sur la prochaine plongée que nous attendons tous avec impatience… Kévin, notre skipper, a une longue perche en main, une carcasse de poisson est attachée au bout de la perche, terminée par un crochet. «Alors, vous venez ? Le sharks feeding, c'est ici que ça se passe ! » On va tous à l'avant gauche du bateau, et nous regardons l'eau tumultueuse... Il y a de grosses bêtes là-dessous.. WAAAAAAAAOUH... Une dizaine de requins se battent à la surface pour attraper leur dîner.... Je prends une photo, au moment où un gros requin à pointe blanche, a la tête hors de l'eau, et se bat pour arracher la grosse carcasse au crochet. Nous restons là ébahis, avec la peur de tomber à la flotte. Avec tout le monde du même côté, le bateau penche vers les requins... « Bon, on s'équipe... et on y va, pour la plongée de votre vie!!! » 🤪(mais non, il rigole, là, on va pas aller plonger dans le banc de requins quand même ??? C't'une blague... ? Mais ça n'en a pas l'air...) 🤪 Tout le monde s'équipe en silence, on se regarde, 😮 et nous nous apprêtons pour peut-être la dernière plongée de notre vie!!! 🏴☠️😉😎Peter saute à l'eau le premier... « Ohé, j'vous attends » ! Bon, ben euh, allons-y... 🤪 Je suis une des dernières à sauter, dans le banc de requins! On est fou, complètement fou !!! Il n'y en a pas 10, ni 20 de requins, ni même trente, mais une cinquantaine ! ! ! Où sont mes coéquipiers ? Ah, je les vois assis sur le fond sableux, à 10 mètres de profondeur. Je les rejoins, le plus vite possible, et m'installe à genoux sur le sable. Cette fois-ci, un grand triangle, accroché par une corde au bateau, est rempli de carcasses de poissons, et les requins se battent presque pour pouvoir se remplir la panse. Le triangle vide, il remonte au bateau, Kévin, le remplit, et le renvoie sous l'eau. Le courant est relativement fort. Le triangle et les carcasses viennent plus près de nous, les requins suivent.. Il y en a partout ! A pointes blanches pour la plupart, mais aussi à pointes grises, quelques requins tigres, un nurse, etc... Je chuchote dans mon détendeur « Mamaaaan ! Je vis mais pour combien de temps encore ??? .. » Quelques pointes blanches sont couchés sur le sable à trois mètres de moi maximum. Quand ils vous regardent, c'est droit dans les yeux... Il y en a un justement, passant à ma gauche, son aileron à 20 cm de moi, les yeux dans les yeux, je ne le quitte pas du regard, oooh, je sens un autre qui frôle mes cheveux, juste au-dessus... Peter, sa caméra sous-marine en main, filme nos têtes apeurées.. Ma voisine, une française de 23 ans, plongeuse, oui, mais débutante, s'accroche à ma main... Comme pour se rassurer, mais je suis autant rassurée qu’elle... Nous restons là bien 35 minutes, 35 très longues minutes !!! Et déjà, Peter nous fait signe de remonter. En état de choc, nous nous déséquipons, et allons à notre tour nous régaler du festin que Sam, le cuisinier hollandais nous a préparé. Il nous a fallu plusieurs jours pour encaisser la montée d'adrénaline que nous avons eue…
Vivement que j'y retourne!!! 😎
Peter, notre instructeur de plongée, vient de finir le briefing sur la prochaine plongée que nous attendons tous avec impatience… Kévin, notre skipper, a une longue perche en main, une carcasse de poisson est attachée au bout de la perche, terminée par un crochet. «Alors, vous venez ? Le sharks feeding, c'est ici que ça se passe ! » On va tous à l'avant gauche du bateau, et nous regardons l'eau tumultueuse... Il y a de grosses bêtes là-dessous.. WAAAAAAAAOUH... Une dizaine de requins se battent à la surface pour attraper leur dîner.... Je prends une photo, au moment où un gros requin à pointe blanche, a la tête hors de l'eau, et se bat pour arracher la grosse carcasse au crochet. Nous restons là ébahis, avec la peur de tomber à la flotte. Avec tout le monde du même côté, le bateau penche vers les requins... « Bon, on s'équipe... et on y va, pour la plongée de votre vie!!! » 🤪(mais non, il rigole, là, on va pas aller plonger dans le banc de requins quand même ??? C't'une blague... ? Mais ça n'en a pas l'air...) 🤪 Tout le monde s'équipe en silence, on se regarde, 😮 et nous nous apprêtons pour peut-être la dernière plongée de notre vie!!! 🏴☠️😉😎Peter saute à l'eau le premier... « Ohé, j'vous attends » ! Bon, ben euh, allons-y... 🤪 Je suis une des dernières à sauter, dans le banc de requins! On est fou, complètement fou !!! Il n'y en a pas 10, ni 20 de requins, ni même trente, mais une cinquantaine ! ! ! Où sont mes coéquipiers ? Ah, je les vois assis sur le fond sableux, à 10 mètres de profondeur. Je les rejoins, le plus vite possible, et m'installe à genoux sur le sable. Cette fois-ci, un grand triangle, accroché par une corde au bateau, est rempli de carcasses de poissons, et les requins se battent presque pour pouvoir se remplir la panse. Le triangle vide, il remonte au bateau, Kévin, le remplit, et le renvoie sous l'eau. Le courant est relativement fort. Le triangle et les carcasses viennent plus près de nous, les requins suivent.. Il y en a partout ! A pointes blanches pour la plupart, mais aussi à pointes grises, quelques requins tigres, un nurse, etc... Je chuchote dans mon détendeur « Mamaaaan ! Je vis mais pour combien de temps encore ??? .. » Quelques pointes blanches sont couchés sur le sable à trois mètres de moi maximum. Quand ils vous regardent, c'est droit dans les yeux... Il y en a un justement, passant à ma gauche, son aileron à 20 cm de moi, les yeux dans les yeux, je ne le quitte pas du regard, oooh, je sens un autre qui frôle mes cheveux, juste au-dessus... Peter, sa caméra sous-marine en main, filme nos têtes apeurées.. Ma voisine, une française de 23 ans, plongeuse, oui, mais débutante, s'accroche à ma main... Comme pour se rassurer, mais je suis autant rassurée qu’elle... Nous restons là bien 35 minutes, 35 très longues minutes !!! Et déjà, Peter nous fait signe de remonter. En état de choc, nous nous déséquipons, et allons à notre tour nous régaler du festin que Sam, le cuisinier hollandais nous a préparé. Il nous a fallu plusieurs jours pour encaisser la montée d'adrénaline que nous avons eue…
Vivement que j'y retourne!!! 😎
Location de mobylettes au Sol Sirenas Cora à Varadero English translation pending
😇 Bonjour,
Je pars pour le Sol Sirenas Coral à Varadéro le 31 janvier et j'aimerais savoir combien il en coûte pour louer une mobylette. Aussi si les tarifs sont à l'heure où à la journée. Doit-on détenir un permis de conduire avec une classe spéciale ?
Merci.
Cubajo
Je pars pour le Sol Sirenas Coral à Varadéro le 31 janvier et j'aimerais savoir combien il en coûte pour louer une mobylette. Aussi si les tarifs sont à l'heure où à la journée. Doit-on détenir un permis de conduire avec une classe spéciale ?
Merci.
Cubajo
Hôtel Akumal Beach Resort English translation pending
Bonjour à tous,
Je recherche des informations sur l'hotel Akumal Beach resort au Mexique ??Est ce quelqu'un ai deja aller ou bien aurai des infos sur cet hotel ?
Merci
Je recherche des informations sur l'hotel Akumal Beach resort au Mexique ??Est ce quelqu'un ai deja aller ou bien aurai des infos sur cet hotel ?
Merci
Hôtel Bahia Principe (Tulum) English translation pending
j'aimerais avoir des renseignements sur cette hotel tel que la bouffe la boisson pui la plage etc... merci a l'avance
Partance pour une destination inconnue... Jordanie English translation pending
" Aller je me lance pile je reste en Syrie destination homs, face je me fais une petite virée sur petra et sa magie!!!"
Je la lance, elle tourne tourne........ "FACE"
8h00: Je fais en vitesse mon sac, je me lave meme pas, de toute façon la salle de bain et bien trop crade pour que j'y mette un pied dedans, je ne suis pas difficile mais il y a quand meme des limites!!
9h00: Dans la rue, je prend un taxi ou non? tant pis j'y vais pas pied cela me fera un peu de sport, j'ai bien cru que j'allais mourir en paix sur le bord du trotoir, un sac de 30kg cassé avec une temperature de 30° j'arrive a la gare routiere avec comme odeur le nouveau parfum de chez "aisselle "... Des cris fusent de tous bords: "beyrouth", "alep", "baalb'eck", "amman", je prend ce dernier au vol et me voici parti pour 5 heures de route pour 10 euros. Le taxi est une grosse dodge des année 70 avec son 20 litres/100 et nous sept a l'interieur. 11h00: la frontiere jordano-syrienne laisse place aux portraits de mon pote hassad à mon ami abdullah, je paie 10 dinnars de visa et on me fouille patiement mon sac au cas ou je transporterais de la drogue, ou des armes...Je rencontre un Free lancer frenchie il va aussi sur Petra ou je le retrouverais sur place. 15h00: "C'est ça Amman, c'est vraiment laid", je ne conseil a personne de j'arreter a plus de 2 jours sur Amman, je file directement la la gare Abdalie station et malheureusement pour moi il n'y pas de bus l'apres midi, bon ben le choix du taxi j'impose, apres une rude négocition je paie 30 dinnars, c'est cher mais bon tant pis, et je repars pour 3 heures de voitures, ou je m'endors....
Star valle hotel ne paie vraiment pas de mine, mais bon je descend pour voir les chambres, le directeur Atta est un ange, il parle bien anglais, mais voila l'erreur a ne jamais faire: laisser son sac a l'interieur de la voiture, resultat le chauffeur de taxi est parti et mon sac aussi, heureusement pour moi il m'a laissé mon petit sac que j'avais mis a l'avant avec passeport et argent sur le trotoir.18h00 Atta prend la premier voiture qui lui passe sous la main et s'en va a tombeau ouvert sur les petites routes, je m'agripe la ou je peux. "Atta there isn't road" VRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR mes doigts incrustés dans le fauteuil je regarde autour de moi, c'est bon je suis vivant!! Premiere nuit au poste de police, et apres avoir bu 8 litres de thé, un régale, je vais enfin me coucher, toujours pas lavé car pas de sac...1h00
Le lendemain levé 7h00 petante, enroute pour Pétra ou j'y retrouve le Free lancer ainsi que deux Française, il connait bien Pétra et donc on part dans ce qu'on appele le petit siq qui deboule sur les tombeaux a la "péripherie" du grand petra, 41°. Personne a l'horizon, de toute façon on retrouvera la mase touristique sur le chemin habituel se fesant transporter par des chamaux ou des anes. Au detour d'un pli de montagne une porte, magnifiquement bien conservée, je commence a m'y approcher en courant et op je saute a l'interieur sur un ane mort... J'en ai presque vomit... On contemple le Gazneth (ou le Trésor) du haut du sommet d'en face et on termine la journée sous une tente de bédouin a boire un café.
17h00 "hello everybody" entrée en fanfare au poste de police, il m'indique qu'ils ont retrouvé mon sac, il est sur Amman, au poste de police centrale, et me demande ce qu'il s'y trouve a l'interieur: une camera numerique, 11 cassettes dv, 5 pelicules usagéés, 4 pelicules non usagées. Ils me diront demain si tout y est.
22h00 En passant le pas de la porte j'entends parler italien, tiens enfin des touristes? O des jeunes filles, pas si jeunes puisque elles ont 29 mais je ne le serais qu'apres!!!, je les avais deja croisé sur Damas, je leur demande du savon et de la lessive pour pouvoir me débarbouiller, le coeur😛!!! Toute la soirée Atta raconte plein d'anecdotes tres drole, je passe une bonne soirée.
7h00 devant les grilles de pétra, je suis avec les Italiennes, direction le monastere et ces 300 marches, personne et une bonne temprature 35°..., le monastere est tres beau aussi beau que le indiana jones!!!(le trésor). Je continue par le Haut du Sacrifice et je termine sous la tente bédouine avec mon pote photographe. Je rentre et me couche tout c'était mon dernier jour a Pétra, c'est vraiment trop court mais bon les 3/4 des gens y restent 4heures donc je ne vais pas me plaindre.
6h00 C'est reparti direction alep, en Syrie, à coté de la frontiere turc, donc une grosse journée m'attend, en plus c'est vendredi...J'arrive sur Amman
9h00, poste de police pour recuperer mon sac, vu que mon sac a ete fouillé et vu ma description pour savoir si rien n'a ete volé, j'ai le droit a un interrogatoire pour savoir si je ne suis pas un journaliste clandestin.
12h00 situation insolite, tout le monde est arreté pour la priere du vendredi, et le plus marquant c'est la priere sur le trotoir en face de chez MC DO... quelques 100ene de gens sont agenoullés devant le symbole américain. J'attends a la gare des taxis collectifs, mais le prochain est prevu a 14h00 tant pis je me cale sur un banc et je dors. 14h00 BIPPPPPPPPPPPPPPPPPP " merde la taxi vite vite cela doit etre le seul du début d'apres midi si je le loupe je suis mort". Et c'est reparti pour 5 heures de route. 19h00 Gare Harasta, je me depêche le prochain bus pour alep est dans 10 min, avec mon sac cassé je me jette sur le comptoir, jette 3 euros et cours dans le bus, ouf limite, aller 5 heures de bus et je serai arrivé a bon port. Dans le car l'hotesse d'acceuil me pique mon baladeur et ecoute en boucle Benni bennassi: satisfaction pendant que moi je pique un bon somme.
1h00 "Enfin alep j'en rêvais depuis ce matin" et apres m'etre fait anarqué par le chauffeur de taxi mais j'avais pas envie de parlementer avec lui, et 15 heures de route je m'endors paissiblement...
La magie du moyen orient n'est pas une légend, c'est la vérité!!!!!🙂
a+ et bon voyage
Je la lance, elle tourne tourne........ "FACE"
8h00: Je fais en vitesse mon sac, je me lave meme pas, de toute façon la salle de bain et bien trop crade pour que j'y mette un pied dedans, je ne suis pas difficile mais il y a quand meme des limites!!
9h00: Dans la rue, je prend un taxi ou non? tant pis j'y vais pas pied cela me fera un peu de sport, j'ai bien cru que j'allais mourir en paix sur le bord du trotoir, un sac de 30kg cassé avec une temperature de 30° j'arrive a la gare routiere avec comme odeur le nouveau parfum de chez "aisselle "... Des cris fusent de tous bords: "beyrouth", "alep", "baalb'eck", "amman", je prend ce dernier au vol et me voici parti pour 5 heures de route pour 10 euros. Le taxi est une grosse dodge des année 70 avec son 20 litres/100 et nous sept a l'interieur. 11h00: la frontiere jordano-syrienne laisse place aux portraits de mon pote hassad à mon ami abdullah, je paie 10 dinnars de visa et on me fouille patiement mon sac au cas ou je transporterais de la drogue, ou des armes...Je rencontre un Free lancer frenchie il va aussi sur Petra ou je le retrouverais sur place. 15h00: "C'est ça Amman, c'est vraiment laid", je ne conseil a personne de j'arreter a plus de 2 jours sur Amman, je file directement la la gare Abdalie station et malheureusement pour moi il n'y pas de bus l'apres midi, bon ben le choix du taxi j'impose, apres une rude négocition je paie 30 dinnars, c'est cher mais bon tant pis, et je repars pour 3 heures de voitures, ou je m'endors....
Star valle hotel ne paie vraiment pas de mine, mais bon je descend pour voir les chambres, le directeur Atta est un ange, il parle bien anglais, mais voila l'erreur a ne jamais faire: laisser son sac a l'interieur de la voiture, resultat le chauffeur de taxi est parti et mon sac aussi, heureusement pour moi il m'a laissé mon petit sac que j'avais mis a l'avant avec passeport et argent sur le trotoir.18h00 Atta prend la premier voiture qui lui passe sous la main et s'en va a tombeau ouvert sur les petites routes, je m'agripe la ou je peux. "Atta there isn't road" VRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR mes doigts incrustés dans le fauteuil je regarde autour de moi, c'est bon je suis vivant!! Premiere nuit au poste de police, et apres avoir bu 8 litres de thé, un régale, je vais enfin me coucher, toujours pas lavé car pas de sac...1h00
Le lendemain levé 7h00 petante, enroute pour Pétra ou j'y retrouve le Free lancer ainsi que deux Française, il connait bien Pétra et donc on part dans ce qu'on appele le petit siq qui deboule sur les tombeaux a la "péripherie" du grand petra, 41°. Personne a l'horizon, de toute façon on retrouvera la mase touristique sur le chemin habituel se fesant transporter par des chamaux ou des anes. Au detour d'un pli de montagne une porte, magnifiquement bien conservée, je commence a m'y approcher en courant et op je saute a l'interieur sur un ane mort... J'en ai presque vomit... On contemple le Gazneth (ou le Trésor) du haut du sommet d'en face et on termine la journée sous une tente de bédouin a boire un café.
17h00 "hello everybody" entrée en fanfare au poste de police, il m'indique qu'ils ont retrouvé mon sac, il est sur Amman, au poste de police centrale, et me demande ce qu'il s'y trouve a l'interieur: une camera numerique, 11 cassettes dv, 5 pelicules usagéés, 4 pelicules non usagées. Ils me diront demain si tout y est.
22h00 En passant le pas de la porte j'entends parler italien, tiens enfin des touristes? O des jeunes filles, pas si jeunes puisque elles ont 29 mais je ne le serais qu'apres!!!, je les avais deja croisé sur Damas, je leur demande du savon et de la lessive pour pouvoir me débarbouiller, le coeur😛!!! Toute la soirée Atta raconte plein d'anecdotes tres drole, je passe une bonne soirée.
7h00 devant les grilles de pétra, je suis avec les Italiennes, direction le monastere et ces 300 marches, personne et une bonne temprature 35°..., le monastere est tres beau aussi beau que le indiana jones!!!(le trésor). Je continue par le Haut du Sacrifice et je termine sous la tente bédouine avec mon pote photographe. Je rentre et me couche tout c'était mon dernier jour a Pétra, c'est vraiment trop court mais bon les 3/4 des gens y restent 4heures donc je ne vais pas me plaindre.
6h00 C'est reparti direction alep, en Syrie, à coté de la frontiere turc, donc une grosse journée m'attend, en plus c'est vendredi...J'arrive sur Amman
9h00, poste de police pour recuperer mon sac, vu que mon sac a ete fouillé et vu ma description pour savoir si rien n'a ete volé, j'ai le droit a un interrogatoire pour savoir si je ne suis pas un journaliste clandestin.
12h00 situation insolite, tout le monde est arreté pour la priere du vendredi, et le plus marquant c'est la priere sur le trotoir en face de chez MC DO... quelques 100ene de gens sont agenoullés devant le symbole américain. J'attends a la gare des taxis collectifs, mais le prochain est prevu a 14h00 tant pis je me cale sur un banc et je dors. 14h00 BIPPPPPPPPPPPPPPPPPP " merde la taxi vite vite cela doit etre le seul du début d'apres midi si je le loupe je suis mort". Et c'est reparti pour 5 heures de route. 19h00 Gare Harasta, je me depêche le prochain bus pour alep est dans 10 min, avec mon sac cassé je me jette sur le comptoir, jette 3 euros et cours dans le bus, ouf limite, aller 5 heures de bus et je serai arrivé a bon port. Dans le car l'hotesse d'acceuil me pique mon baladeur et ecoute en boucle Benni bennassi: satisfaction pendant que moi je pique un bon somme.
1h00 "Enfin alep j'en rêvais depuis ce matin" et apres m'etre fait anarqué par le chauffeur de taxi mais j'avais pas envie de parlementer avec lui, et 15 heures de route je m'endors paissiblement...
La magie du moyen orient n'est pas une légend, c'est la vérité!!!!!🙂
a+ et bon voyage
Une blague en aéronautique …. Ça peut coûter cher! English translation pending
Bonjour,
Si vous en êtes à votre premier voyage en avion voici quelques points peut-être inconnus ou oubliés qui vous aideront à bien débuter vos vacances. Depuis les événements du 11/9 la loi sur l'aéronautique ((ATR) AIR TRAFIC REGULATION) est appliquée à la lettre et sans exception. Les exemples donnés se sont toutes produites et à plus d’une occasion.
La dernière chose à faire est de faire une mauvaise blague au point de sécurité. Le fait de DIRE que vous transporter une arme ou pire, l’agent de sécurité a ordre de presser l’alarme. En moins de deux vous serez placé sous arrêt, fouillé et MÊME s’il est évident que ce n’était qu’une blague vous vous retrouverez devant un juge. Dans certain pays, vous pourriez croupir longtemps en prison avant votre comparution.
Encore pire si l’idée vous venait de faire cette blague quand l’appareil est en mouvement. L’appareil sera immédiatement immobilisé, les chutes seront déployées et les passagers évacués. L’appareil sera amené à un point de sécurité sur le tablier (tarmac) et sera fouillé de fond en comble par un maître-chien et les policiers. Nul besoin de vous dire que votre blague vous fera descendre aux enfers!
Votre vol est en soirée et vous décidez de fêter le début de vos vacances! Si l’agent au comptoir d’enregistrement trouve que vous êtes en état d’ébriété, vous pouvez à ce point être refusé à bord ou il informera l’agent aux passagers à la barrière puis le directeur de vol et enfin le Commandant de bord. Ce dernier a le pouvoir de vous refuser de monter à bord et ce, même si vous êtes tranquille. Dans certain pays la loi est encore plus sévère, vous pourriez être poursuivi pour ivresse à bord d’un aéronef.
A la dernière minute il y a changement d’appareil et votre numéro de banc ne correspond plus à ce que vous aviez, déception totale, le siège hublot fait place à un siège au centre. Il ne sert à rien de vous engueuler et de menacer l’agent, ce que vous gagnerez pourrait être une escorte policière au lieu d’un banc central.
Vous êtes fumeur et le vol vous semble long, une petite poffe de cigarette dans la toilette? Pas une bonne idée ! Il y a un détecteur de fumée super sensible qui déclenchera immédiatement l’avertisseur dans la cabine de pilotage. Vous serez automatiquement poursuivi à votre arrivée!
Le personnel à bord de l’appareil vous refuse une autre bière, ne vous obstinez pas! Le fait de crier après lui et (ou) de le traiter de tous les noms, pourrait être perçu comme une atteinte à la sécurité à bord d’un aéronef. Eh oui! Une autre escorte privée !
Ne jouez pas au justicier si un passager s’engueule avec le personnel. Premièrement ils sont entraînés pour ce genre de situation, vous pourriez aussi aggraver le cas et finalement ce même passager pourrait porter plainte contre vous pour assaut simple, assaut ou pire voie de faits si vous lui avez touchez.
Il n’est plus possible de visiter la cabine de pilotage, cela ne vous sert à rien de le demander et encore moins d’aller cogner à la porte. Sur un vol de El Al par exemple, vous pourriez vous retrouver à embrasser le plancher.
Arrivez tôt, lorsque l’appareil est en recul (pushback) c’est terminé pour vous et pour vos vacances aussi. Il ne reviendra pas au quai d’embarquement, surtout pas pour un retardataire.
………Comme on dit ! Ça prendre toutes sortes de mondes pour faire un monde!!!
Bon vol et bonne vacance!
Serglo
Si vous en êtes à votre premier voyage en avion voici quelques points peut-être inconnus ou oubliés qui vous aideront à bien débuter vos vacances. Depuis les événements du 11/9 la loi sur l'aéronautique ((ATR) AIR TRAFIC REGULATION) est appliquée à la lettre et sans exception. Les exemples donnés se sont toutes produites et à plus d’une occasion.
La dernière chose à faire est de faire une mauvaise blague au point de sécurité. Le fait de DIRE que vous transporter une arme ou pire, l’agent de sécurité a ordre de presser l’alarme. En moins de deux vous serez placé sous arrêt, fouillé et MÊME s’il est évident que ce n’était qu’une blague vous vous retrouverez devant un juge. Dans certain pays, vous pourriez croupir longtemps en prison avant votre comparution.
Encore pire si l’idée vous venait de faire cette blague quand l’appareil est en mouvement. L’appareil sera immédiatement immobilisé, les chutes seront déployées et les passagers évacués. L’appareil sera amené à un point de sécurité sur le tablier (tarmac) et sera fouillé de fond en comble par un maître-chien et les policiers. Nul besoin de vous dire que votre blague vous fera descendre aux enfers!
Votre vol est en soirée et vous décidez de fêter le début de vos vacances! Si l’agent au comptoir d’enregistrement trouve que vous êtes en état d’ébriété, vous pouvez à ce point être refusé à bord ou il informera l’agent aux passagers à la barrière puis le directeur de vol et enfin le Commandant de bord. Ce dernier a le pouvoir de vous refuser de monter à bord et ce, même si vous êtes tranquille. Dans certain pays la loi est encore plus sévère, vous pourriez être poursuivi pour ivresse à bord d’un aéronef.
A la dernière minute il y a changement d’appareil et votre numéro de banc ne correspond plus à ce que vous aviez, déception totale, le siège hublot fait place à un siège au centre. Il ne sert à rien de vous engueuler et de menacer l’agent, ce que vous gagnerez pourrait être une escorte policière au lieu d’un banc central.
Vous êtes fumeur et le vol vous semble long, une petite poffe de cigarette dans la toilette? Pas une bonne idée ! Il y a un détecteur de fumée super sensible qui déclenchera immédiatement l’avertisseur dans la cabine de pilotage. Vous serez automatiquement poursuivi à votre arrivée!
Le personnel à bord de l’appareil vous refuse une autre bière, ne vous obstinez pas! Le fait de crier après lui et (ou) de le traiter de tous les noms, pourrait être perçu comme une atteinte à la sécurité à bord d’un aéronef. Eh oui! Une autre escorte privée !
Ne jouez pas au justicier si un passager s’engueule avec le personnel. Premièrement ils sont entraînés pour ce genre de situation, vous pourriez aussi aggraver le cas et finalement ce même passager pourrait porter plainte contre vous pour assaut simple, assaut ou pire voie de faits si vous lui avez touchez.
Il n’est plus possible de visiter la cabine de pilotage, cela ne vous sert à rien de le demander et encore moins d’aller cogner à la porte. Sur un vol de El Al par exemple, vous pourriez vous retrouver à embrasser le plancher.
Arrivez tôt, lorsque l’appareil est en recul (pushback) c’est terminé pour vous et pour vos vacances aussi. Il ne reviendra pas au quai d’embarquement, surtout pas pour un retardataire.
………Comme on dit ! Ça prendre toutes sortes de mondes pour faire un monde!!!
Bon vol et bonne vacance!
Serglo
Breezes Costa Verde: la semaine célibataire English translation pending
Bonjour!
Je pars au Breezes Costa Verde le 22 novembre. J'ai gagné ce voyage dans un concours pour célibataire. Je veux savoir si certaines et certains d'entre vous sont allé dans un Superclub durant ce qu'ils appellent la semaine des célibataires, et si oui, quel genre d'activités spéciales ils organisent, j'ai peur que ce soit un peu "kétaine" comme activités... Mais bon je suis du genre a M'amuser n'importe ou alors cet aspect m'inquiete moins que les suivants.
Je suis une habituée de Varadero et c'est la première fois que j'irai dans ce coin de Cuba. J'ai lu plusieurs commentaires sur les coraux qu'il faut traverser. Ma question est simple: Peut-on les traverser nu pieds sans se blesser oui ou non?
Dernière question: Je me méfie toujours des chambres niveau sol parce que j'ai eu déjà des mauvaises expériences côté insectes et demande toujours un niveau supérieur. Mais cette fois je ne peux pas faire de Requests parce que c'est le Super Club qui nous donne les chambres en cadeau. L'agent qui nous offre les billets d'avion et qui sert de lien avec Super Club n'a aucun contrôle sur les chambres. Mis à part la fille qui a dit avoir vu des grenouilles, est-ce que y'a des gens ici qui ont eu une chambre au rez-de-chaussée et qui ont eu des mauvaises expériences? genre coquerelle, lézard ou autre? Parce que j'ai une phobie de tout ce qui rampe et ça m'inquiéte un peu!!!
Merci à l'avance!!!
Geneviève
Je pars au Breezes Costa Verde le 22 novembre. J'ai gagné ce voyage dans un concours pour célibataire. Je veux savoir si certaines et certains d'entre vous sont allé dans un Superclub durant ce qu'ils appellent la semaine des célibataires, et si oui, quel genre d'activités spéciales ils organisent, j'ai peur que ce soit un peu "kétaine" comme activités... Mais bon je suis du genre a M'amuser n'importe ou alors cet aspect m'inquiete moins que les suivants.
Je suis une habituée de Varadero et c'est la première fois que j'irai dans ce coin de Cuba. J'ai lu plusieurs commentaires sur les coraux qu'il faut traverser. Ma question est simple: Peut-on les traverser nu pieds sans se blesser oui ou non?
Dernière question: Je me méfie toujours des chambres niveau sol parce que j'ai eu déjà des mauvaises expériences côté insectes et demande toujours un niveau supérieur. Mais cette fois je ne peux pas faire de Requests parce que c'est le Super Club qui nous donne les chambres en cadeau. L'agent qui nous offre les billets d'avion et qui sert de lien avec Super Club n'a aucun contrôle sur les chambres. Mis à part la fille qui a dit avoir vu des grenouilles, est-ce que y'a des gens ici qui ont eu une chambre au rez-de-chaussée et qui ont eu des mauvaises expériences? genre coquerelle, lézard ou autre? Parce que j'ai une phobie de tout ce qui rampe et ça m'inquiéte un peu!!!
Merci à l'avance!!!
Geneviève
Vingt jours en Haryana, Punjab, Rajasthan English translation pending
13 juillet 2003 Paris
Air India. 7h de retard, le réservoir s'est vidé sur le sol de Roissy 🙁
14 juillet 2003
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après ��change d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après ��change d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
Infos pratiques pour séjour au Québec? English translation pending
Bonjour à tous, je m'appelle nicolas, et je prépare 1 séjour prochain au QUEBEC, vers mars 2004. Merci de me donner des infos pratiques logements, loc voiture, et circuits à ne pas manquer. merci d'avance
L'île de Porquerolles: logement et bons plans en août English translation pending
Bonjour bonjour!!!
Je viens de craquer sur l'île de Porquerolles pour mes vacances en août avec mon amoureux, quelqu'un aurait des plans pour se loger pas trop trop cher, ou simplement envie de me raconter son expérience sur place?
Nous y resterions à peu près 8 jours... Y a-t-il beaucoup de monde au mois d'août?
Merci à tous ceux qui voudront partager leurs souvenirs...😉
Je viens de craquer sur l'île de Porquerolles pour mes vacances en août avec mon amoureux, quelqu'un aurait des plans pour se loger pas trop trop cher, ou simplement envie de me raconter son expérience sur place?
Nous y resterions à peu près 8 jours... Y a-t-il beaucoup de monde au mois d'août?
Merci à tous ceux qui voudront partager leurs souvenirs...😉
Pérou: sécurité lors des déplacements English translation pending
salut. je désir partir à la découverte de ce magnifique pay qui est le Pérou.
il a une chose cependant qui me fait peur. lorsqu'on ce déplace dans le pay et qu'on veux ce rendre à une autre ville, comment fait-on pour dormir lorsqu'on ce trouve à mi-chemin de son arrivé?
es-ce Sécuritaire de dormir en bordure des routes??
* Avis aux intéressé. Si tu est dans la vingtaine et que tu est aventureu(se). je part en juin juillet 2004. laisse moi un msg legaultd@videotron.ca
il a une chose cependant qui me fait peur. lorsqu'on ce déplace dans le pay et qu'on veux ce rendre à une autre ville, comment fait-on pour dormir lorsqu'on ce trouve à mi-chemin de son arrivé?
es-ce Sécuritaire de dormir en bordure des routes??
* Avis aux intéressé. Si tu est dans la vingtaine et que tu est aventureu(se). je part en juin juillet 2004. laisse moi un msg legaultd@videotron.ca
Review of our family safari in Tanzania and Zanzibar
Jambo! I organized my trip through this kind of group, so I thought I’d share my experience here. We traveled as a group of four, including two kids aged 9 and 11. After requesting around twenty quotes, I decided to book the safari portion with MAKING MEMORIES IN AFRICA. Ally responded quickly and listened to all my requests—unlike other agencies—such as having a French-speaking guide, the order of park visits (Tarangire, Manyara, Serengeti, then Ngorongoro), and a mix of budget hotels and camping to keep costs down. There were still four agencies in the running, and price was the deciding factor. Even though they were the cheapest, I felt better taken care of than with others. For example, all meals were prepared by a Maasai chef, Louis, who accompanied us throughout the trip, while some others ate meals out of cardboard boxes. Samuel, our guide, explained so many things and answered all our questions. José drove us safely the whole way. Everything was done with great cheer!
At the end of the stay, Ally came to meet us and gave us t-shirts with the agency’s logo—we loved that they took the time to hear our feedback in person. In short, I highly recommend them +++, especially since it’s a local agency that also supports a charity for women and children.
For Zanzibar, I organized everything myself. I hesitated for a long time but eventually booked all four nights at the same place. We don’t like crowds, so I initially considered Jambiani but ended up choosing EVERGREEN BUNGALOWS in Bwejuu. We took their first airport-to-hotel transfer since we arrived at night, and it felt safer. Great value for money, in our opinion. Just be aware that it’s quite isolated—perfect for relaxing and going on excursions. There were very few beach vendors, unlike what I’d read about Zanzibar. We lived with our feet in the sand from morning to night, with a small basin of water outside our room to rinse off. Such a lovely spot!
I had asked for some excursion prices before leaving but ended up booking on-site. Not at our hotel, but at a nearby restaurant that was cheaper. After some thought, since we were based in Bwejuu, I wanted to do Blue Lagoon and Pungume (both departing from the south of Zanzibar).
Blue Lagoon: About 3 hours total, with snorkeling on a small reef full of fish (coral wasn’t great) and a stop at a spot with tons of starfish, plus local snacks, fruit, and drinks.
Pungume: An amazing day with a 50% chance of seeing dolphins (we missed them), a visit to the mangroves, then snorkeling at a spot with some nice coral and, of course, fish. We ended with a fantastic grill (tuna, shrimp, squid, lobster, and fries) on a sandbank in the shade.
Finally, before heading to Stone Town, we visited Paje Cave, which is much less known than Maalum. It’s smaller, but we saw bats, went for a swim, and fed the chickens and rabbits (great for the kids). To finish, we explored Stone Town on our own and had dinner at Forodhani Market.
For flights, we flew with Turkish Airlines from Barcelona to Kilimanjaro and back from Zanzibar—no issues there. However, I don’t recommend the Kilimanjaro-Zanzibar leg with Precision Air. Our luggage didn’t arrive, and according to the hotel, this happens often. We only got it back a day and a half later.
At the end of the stay, Ally came to meet us and gave us t-shirts with the agency’s logo—we loved that they took the time to hear our feedback in person. In short, I highly recommend them +++, especially since it’s a local agency that also supports a charity for women and children.
For Zanzibar, I organized everything myself. I hesitated for a long time but eventually booked all four nights at the same place. We don’t like crowds, so I initially considered Jambiani but ended up choosing EVERGREEN BUNGALOWS in Bwejuu. We took their first airport-to-hotel transfer since we arrived at night, and it felt safer. Great value for money, in our opinion. Just be aware that it’s quite isolated—perfect for relaxing and going on excursions. There were very few beach vendors, unlike what I’d read about Zanzibar. We lived with our feet in the sand from morning to night, with a small basin of water outside our room to rinse off. Such a lovely spot!
I had asked for some excursion prices before leaving but ended up booking on-site. Not at our hotel, but at a nearby restaurant that was cheaper. After some thought, since we were based in Bwejuu, I wanted to do Blue Lagoon and Pungume (both departing from the south of Zanzibar).
Blue Lagoon: About 3 hours total, with snorkeling on a small reef full of fish (coral wasn’t great) and a stop at a spot with tons of starfish, plus local snacks, fruit, and drinks.
Pungume: An amazing day with a 50% chance of seeing dolphins (we missed them), a visit to the mangroves, then snorkeling at a spot with some nice coral and, of course, fish. We ended with a fantastic grill (tuna, shrimp, squid, lobster, and fries) on a sandbank in the shade.
Finally, before heading to Stone Town, we visited Paje Cave, which is much less known than Maalum. It’s smaller, but we saw bats, went for a swim, and fed the chickens and rabbits (great for the kids). To finish, we explored Stone Town on our own and had dinner at Forodhani Market.
For flights, we flew with Turkish Airlines from Barcelona to Kilimanjaro and back from Zanzibar—no issues there. However, I don’t recommend the Kilimanjaro-Zanzibar leg with Precision Air. Our luggage didn’t arrive, and according to the hotel, this happens often. We only got it back a day and a half later.
Second trip to Curaçao Island
Returning to Curaçao is a bit like reopening a book whose pages still smell of sun and salt.
As soon as the plane descends toward the island, the familiar colors reappear: the dazzling turquoise of the sea, the pastel facades of Willemstad, and that unique light that seems to soften everything.
For this second trip, we no longer arrive as hesitant explorers, but as confirmed lovers of this warm island.
We already know that the warm wind will welcome us as soon as we step out of the airport, that the beaches will once again offer their infinite shades of blue, and that each day will have that unhurried pace that makes you forget the rest of the world.
Yet, despite this sense of déjà vu, Curaçao always manages to surprise. A new cove to discover, a different sunset, a smile shared with a local...
The island has that rare talent for reinventing itself without ever betraying what makes it so endearing.
This second trip isn’t a repetition, then, but a reunion: a chance to rediscover Curaçao with more attentive, more connected, and perhaps even more amazed eyes.
I invite you to keep reading this travel journal and watch the videos that will help you learn a little more about the island’s different attractions.
Just click on the video image to start watching.
To go to a specific post, here are the appropriate links:
Exploring Willemstad’s colorful neighborhoods The Most Beautiful Beaches in Curaçao Hike at Boka Sint Michiel | Flamingos & panoramic views Climbing Christoffel Mountain Den Dunki & Flamingos of Jan Thiel Must-see spots in Curaçao Snorkeling at Playa Kenepa Chiki: Turquoise Water & Tropical Fish Snorkeling at Porto Mari: One of Curaçao’s Best Spots Snorkeling at Mambo Beach, the Perfect Spot Snorkeling at Daaibooi Beach, a diverse marine world
As soon as the plane descends toward the island, the familiar colors reappear: the dazzling turquoise of the sea, the pastel facades of Willemstad, and that unique light that seems to soften everything.
For this second trip, we no longer arrive as hesitant explorers, but as confirmed lovers of this warm island.
We already know that the warm wind will welcome us as soon as we step out of the airport, that the beaches will once again offer their infinite shades of blue, and that each day will have that unhurried pace that makes you forget the rest of the world.
Yet, despite this sense of déjà vu, Curaçao always manages to surprise. A new cove to discover, a different sunset, a smile shared with a local...
The island has that rare talent for reinventing itself without ever betraying what makes it so endearing.
This second trip isn’t a repetition, then, but a reunion: a chance to rediscover Curaçao with more attentive, more connected, and perhaps even more amazed eyes.
I invite you to keep reading this travel journal and watch the videos that will help you learn a little more about the island’s different attractions.
Just click on the video image to start watching.
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Exploring Willemstad’s colorful neighborhoods The Most Beautiful Beaches in Curaçao Hike at Boka Sint Michiel | Flamingos & panoramic views Climbing Christoffel Mountain Den Dunki & Flamingos of Jan Thiel Must-see spots in Curaçao Snorkeling at Playa Kenepa Chiki: Turquoise Water & Tropical Fish Snorkeling at Porto Mari: One of Curaçao’s Best Spots Snorkeling at Mambo Beach, the Perfect Spot Snorkeling at Daaibooi Beach, a diverse marine world