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Sequoia National Park et Moro Rock la même journée? English translation pending
Bonjour, j'aimerais savoir si visiter la forêt de Séquoia et Moro rock dans la même journée est possible en considérant que je dors la veille à Three Rivers à l'entrée du parc ?
Merci de votre aide.
Merci de votre aide.
Parc national Forillon et la côte Gaspé English translation pending
Bonjour,
Je projette de partir en rando en gaspésie pour une durée entre 6 et 15 jours. Rien n'est encore établi mais je me base sur les sentiers International des Appalaches au Québec et je me dis que je commencerais bien par le parc national Forillon et la côte Gaspé. Est-ce que des gens l'ont deja fait ? Ou sont tenté par le faire ?
Je projette de partir en rando en gaspésie pour une durée entre 6 et 15 jours. Rien n'est encore établi mais je me base sur les sentiers International des Appalaches au Québec et je me dis que je commencerais bien par le parc national Forillon et la côte Gaspé. Est-ce que des gens l'ont deja fait ? Ou sont tenté par le faire ?
Parc national de Mochima en famille (Vénézuela) English translation pending
merci a fdb pour m avoir repondu fin novembre
donc nous partons en famille au venezuela fin janvier pour trois semaines je voudrais savoir si quelqu un a de bonnes adresses a nous recommander pour le parc national de mochima merci d avance
donc nous partons en famille au venezuela fin janvier pour trois semaines je voudrais savoir si quelqu un a de bonnes adresses a nous recommander pour le parc national de mochima merci d avance
Parc national de Tram Chim (Vietnam) English translation pending
bonjour
Je compte aller voir le parc national de Tram Chim (J'ai déjà dis que j'étais une amoureuse des oiseaux et surtout des plantes aquatiques , lotus nénuphars etc..)
Mais comment y aller ?
Sommes nous obligé se prendre un guide ?
Nous partons de HCM
Merci pour réponses
Aya
Parc national de Simien (Ethiopie) English translation pending
Le parc national du Simien.
Pour réaliser une randonnée intéressante dans le Simien, il faut bien en comprendre la géographie. Le centre du parc, du sud au nord est constitué d’un grand plateau vallonné qui se termine à l’ouest et au nord par un escarpement très impressionnant, profond de quelques 1500 m. Le bord de cette falaise est découpé et parcouru de gorges fort belles. Le paysage s’ouvre vers Mulit et Mekarebia avec des pitons rocheux, restes de vieux volcans ainsi que des vallées très découpées quelques 1000 à 2000 m plus bas. La plus belle partie de cette falaise va de au-dessus de Geech jusqu’à Chennek avec les points forts à Saha, Imet Gogo et Inatye. Les « sommets » de 4000m et quelques ne sont pas de francs sommets mais des plateaux en pentes douces qui se terminent par la falaise. Bwahit est le seul vrai sommet. Il donne en outre une vue vers l'escarpement et une autre vers la vallée où se trouve Ambikwa et le Ras Dashen. Cette vallée est beaucoup moins belle et on n'y retrouve plus ni escarpements ni pitons volcaniques. Dans le Bwahit on a également la possibilité de croiser des Walia Ibex et des babouins gelada. Le Ras Dashen est aussi à peine plus haut que le Bwahit. Continuer vers Ambikwa et le Ras Dashen n'est donc pas intéressant; il vaut beaucoup mieux descendre vers Sona après avoir passé le Bwahit et son col. Les paysages près de Mekarebia, Mulit et Adiarkay sont beaucoup plus beaux. Près de Mulit il y a une belle promenade à faire autour des trois pitons volcaniques qui se trouvent juste à coté de ce beau village. Les villages d'altitude et ceux de la vallée sont fort différents, la ville d'Adiarkay est un bijou en son genre et ce tour permet d'en découvrir l'ensemble. La route d'Adiarkay à Gondar est impressionnante et plus belle que celle de Debark à Gondar. De plus, en réalisant ce tour, on fait une boucle sans aller et retour. Enfin, le du tour commence sur les hauts plateaux où il fait froid et se termine dans la vallée beaucoup plus chaude avec des rivières en bassin où on peut passer du temps et se baigner. L'escarpement est beau d'en haut mais également très impressionnant d'en bas. C'est donc l'escarpement d'Imet Gogo et la vallée de Mekarebia qui valent le détour, le reste est assez banal. Idéalement, il faut commencer la randonnée en partant très tôt le matin de Gondar et en demandant aux muletiers d'attendre sur la route entre Debark et Chennek à hauteur de Geech. Laisser les muletiers se rendre à Geech avec vos bagages. Partez directement faire la boucle assez facile de Imet Gogo, Saha, Kadadit Amba pour dormir à Geech le soir. Le trajet à pieds de Debark à Geech est assez banal et est ainsi évité. Il faut savoir qu'il y a une route qui se rend de Debark à Geech, Chennek, col de Bwahit, Ambikwa et Ras Dashen...Ils sont en train de construire une nouvelle route dans la vallée d'Ambikwa (octobre 2012). Il faut passer par les crêtes et la vallée de Mekarebia pour éviter cette catastrophe de route. Dans la vallée, la route s'arrête à Adiarkay et le reste de la vallée est encore exclusivement pédestre. La traversée de la rivière, sans pont, ferme l'accès de la vallée. Mais à quand la route...? Donc: J1 Gondar, Imet Gogo, Saha, Kadadit Amba, Geech J2Inatye, Chennek par la crète J3Bwahit, Sona J4Sona, Mekarebia J5Mekarebia, Mulit J6Le tour des pitons de Mulit, Adiarkay J7Adiarkay Gondar, Bahir Dar ou Axum
Si nécessaire, mais c'est dommage, on peut faire Sona – Adiarkay en un jour sans difficultés, tout est en descente, mais ce n'est plus de la promenade. Il vaut mieux profiter de l'endroit, des villages et des rivières. Il vaut mieux réaliser le tour dans ce sens car on va en descendant.
Pour réaliser une randonnée intéressante dans le Simien, il faut bien en comprendre la géographie. Le centre du parc, du sud au nord est constitué d’un grand plateau vallonné qui se termine à l’ouest et au nord par un escarpement très impressionnant, profond de quelques 1500 m. Le bord de cette falaise est découpé et parcouru de gorges fort belles. Le paysage s’ouvre vers Mulit et Mekarebia avec des pitons rocheux, restes de vieux volcans ainsi que des vallées très découpées quelques 1000 à 2000 m plus bas. La plus belle partie de cette falaise va de au-dessus de Geech jusqu’à Chennek avec les points forts à Saha, Imet Gogo et Inatye. Les « sommets » de 4000m et quelques ne sont pas de francs sommets mais des plateaux en pentes douces qui se terminent par la falaise. Bwahit est le seul vrai sommet. Il donne en outre une vue vers l'escarpement et une autre vers la vallée où se trouve Ambikwa et le Ras Dashen. Cette vallée est beaucoup moins belle et on n'y retrouve plus ni escarpements ni pitons volcaniques. Dans le Bwahit on a également la possibilité de croiser des Walia Ibex et des babouins gelada. Le Ras Dashen est aussi à peine plus haut que le Bwahit. Continuer vers Ambikwa et le Ras Dashen n'est donc pas intéressant; il vaut beaucoup mieux descendre vers Sona après avoir passé le Bwahit et son col. Les paysages près de Mekarebia, Mulit et Adiarkay sont beaucoup plus beaux. Près de Mulit il y a une belle promenade à faire autour des trois pitons volcaniques qui se trouvent juste à coté de ce beau village. Les villages d'altitude et ceux de la vallée sont fort différents, la ville d'Adiarkay est un bijou en son genre et ce tour permet d'en découvrir l'ensemble. La route d'Adiarkay à Gondar est impressionnante et plus belle que celle de Debark à Gondar. De plus, en réalisant ce tour, on fait une boucle sans aller et retour. Enfin, le du tour commence sur les hauts plateaux où il fait froid et se termine dans la vallée beaucoup plus chaude avec des rivières en bassin où on peut passer du temps et se baigner. L'escarpement est beau d'en haut mais également très impressionnant d'en bas. C'est donc l'escarpement d'Imet Gogo et la vallée de Mekarebia qui valent le détour, le reste est assez banal. Idéalement, il faut commencer la randonnée en partant très tôt le matin de Gondar et en demandant aux muletiers d'attendre sur la route entre Debark et Chennek à hauteur de Geech. Laisser les muletiers se rendre à Geech avec vos bagages. Partez directement faire la boucle assez facile de Imet Gogo, Saha, Kadadit Amba pour dormir à Geech le soir. Le trajet à pieds de Debark à Geech est assez banal et est ainsi évité. Il faut savoir qu'il y a une route qui se rend de Debark à Geech, Chennek, col de Bwahit, Ambikwa et Ras Dashen...Ils sont en train de construire une nouvelle route dans la vallée d'Ambikwa (octobre 2012). Il faut passer par les crêtes et la vallée de Mekarebia pour éviter cette catastrophe de route. Dans la vallée, la route s'arrête à Adiarkay et le reste de la vallée est encore exclusivement pédestre. La traversée de la rivière, sans pont, ferme l'accès de la vallée. Mais à quand la route...? Donc: J1 Gondar, Imet Gogo, Saha, Kadadit Amba, Geech J2Inatye, Chennek par la crète J3Bwahit, Sona J4Sona, Mekarebia J5Mekarebia, Mulit J6Le tour des pitons de Mulit, Adiarkay J7Adiarkay Gondar, Bahir Dar ou Axum
Si nécessaire, mais c'est dommage, on peut faire Sona – Adiarkay en un jour sans difficultés, tout est en descente, mais ce n'est plus de la promenade. Il vaut mieux profiter de l'endroit, des villages et des rivières. Il vaut mieux réaliser le tour dans ce sens car on va en descendant.
Parc National Kempff Mercado (Bolivie) English translation pending
Bonjour,
Actuellement, j'habite en Argentine et depuis mi-décembre jusqu'à début février, j'en profiterai pour voyager entre Bolivie et Pérou. D'avance, je vous remercie pour vos conseils, qui m'ont toujours été très pratiques lors de mes voyages précédents.
Je vous soumets ci-dessous mon voyage dans les grandes lignes :
- Prendre le train de Villazon à Oruro
- Oruro, visite du parc Sajama, environ 3 jours
- Oruro, direction Cochabamba et Santa Cruz
- Santa Cruz, que me conseillerez-vous afin de me rendre au Parc Mercado Kempff ? Je compte environ 7 jours afin de visiter le parc, les alentours et comme j'ai lu, si on se rend avec une agence organisée, c'est le temps maximum du parcours. D'oú me conseillez-vous de contracter le tour avec l'agence, quel village ?
- Retour sur Santa Cruz et selon les tarifs, prendre l'avion pour La Paz
- La Paz, 1,5 jours
- Ensuite, traverser en direction du Pérou par Puno.
- Me rendre jusqu'à la Cordillère Blanche et ensuite, direction Mancora ou du moins les plages péruviennes du Pacifique afin de me reposer, profiter du soleil, de la baignade durant 5 jours.
- Retour sur Lima afin de prendre l'avion.
MERCI pour vos conseils et meilleures salutations.
Ludyvin
MERCI pour vos conseils et meilleures salutations.
Ludyvin
Parc National de Chiricahua - Arizona English translation pending
Je sais qu'il y a déjà eu une discussion sur le sujet mais comme elle a légérement "dévié" je n'ai pas la réponse à mes question.
L'été prochain nous envisageons le sud de l'ouest pour notre 4ème voyage aux USA.
Aussi comme le temps est compté dans un circuit, j'exclue de le perdre... 😐
Qui est déjà allé à CHIRICAHUA NP ? Pourriez-vous me donenr un sentiment sincère sur ce parc ? (intérêt par rapport à d'autres sites)
Je n'envisage pas d'y passer plus d'une matinée avant de filer sur Las Cruces.
D'après la carte sur le site de nps.gov il me semble que ce soit la BONITA DRIVE la partie la plus interessante. - Combien de temps faut-il entre le visitor center et MASSAI POINT en voiture ? - Est-ce que déjà de ce point, on a une bonne vue sur Heart of the rocks ?
A partir de là il y a pas mal de trails. - Si nous devions n'en faire qu'un seul, lequel choisir ? Ed Riggs ? Hailstone ? Mushroom rock ?
Les distances sont indiquées mais j'ai du mal à imaginer les temps car j'ignore la difficulté des trails. J'avoue que jusqu'à présent un site comme ouestusa m'a beaucoup aidé à apprécié les distances et durées et donc à faire des choix, mais Chiricahua n'y est pas. 🙁Y a t-il quelqu'un qui peux raconter son experience ?
L'été prochain nous envisageons le sud de l'ouest pour notre 4ème voyage aux USA.
Aussi comme le temps est compté dans un circuit, j'exclue de le perdre... 😐
Qui est déjà allé à CHIRICAHUA NP ? Pourriez-vous me donenr un sentiment sincère sur ce parc ? (intérêt par rapport à d'autres sites)
Je n'envisage pas d'y passer plus d'une matinée avant de filer sur Las Cruces.
D'après la carte sur le site de nps.gov il me semble que ce soit la BONITA DRIVE la partie la plus interessante. - Combien de temps faut-il entre le visitor center et MASSAI POINT en voiture ? - Est-ce que déjà de ce point, on a une bonne vue sur Heart of the rocks ?
A partir de là il y a pas mal de trails. - Si nous devions n'en faire qu'un seul, lequel choisir ? Ed Riggs ? Hailstone ? Mushroom rock ?
Les distances sont indiquées mais j'ai du mal à imaginer les temps car j'ignore la difficulté des trails. J'avoue que jusqu'à présent un site comme ouestusa m'a beaucoup aidé à apprécié les distances et durées et donc à faire des choix, mais Chiricahua n'y est pas. 🙁Y a t-il quelqu'un qui peux raconter son experience ?
Parc national dans le Nord Ouest de la Thaïlande pour camping / marche à pied? English translation pending
Pouvez vous mle recommender un parc national dans le Nord Ouest de la Thailande, accessible par les transports publics, pour du camping et des sentiers suffisamment longs de marche a pied ?
Parc National Corbett, hébergements? (Inde) English translation pending
Bonjour,
je dois me rendre sur le Parc National de Corbett et suis à la recherche d'infos sur les possibilités d'hébergements sur place (secteur Dikhala) ou sur la ville voisine de Ramnagar.
Si quelqu'un y a trainé .....
Parc National à Madagascar à ne pas manquer? English translation pending
À votre avis...quels sont les parcs nationals a ne pas manquer? On doit choisir 3-4
Merci beaucoup
Francesc
Merci beaucoup
Francesc
Parc national du Dormitor: déplacements et facilités? English translation pending
Salut les copains.
Montenegro fin aout 10 jours :D
Concernant les transports, notamment pour se rendre au parc du Durmitor à partir de Budva ... Y a t'il des bus/car qui partent tous les jours et plusieurs fois par jour de Budva ?? Et quel peut être leur prix ?? Et surtout le temps du trajet.
A oui !!! Et une fois arrivé à Zabjak, le meilleur moyen de se déplacer vers les lieux d'intérêts ?? Vélo nous sommes d'accord ?? Pour aller faire du rafting entre autre. Dernière questions connaissez vous la grotte de glace (Ledena Pecina) ?? Cette randonné est t'elle facile d'accès de Zabjak ?? Des guides sont t'ils présent de Zabjak ??
Merci, je vous aime.
;)
Montenegro fin aout 10 jours :D
Concernant les transports, notamment pour se rendre au parc du Durmitor à partir de Budva ... Y a t'il des bus/car qui partent tous les jours et plusieurs fois par jour de Budva ?? Et quel peut être leur prix ?? Et surtout le temps du trajet.
A oui !!! Et une fois arrivé à Zabjak, le meilleur moyen de se déplacer vers les lieux d'intérêts ?? Vélo nous sommes d'accord ?? Pour aller faire du rafting entre autre. Dernière questions connaissez vous la grotte de glace (Ledena Pecina) ?? Cette randonné est t'elle facile d'accès de Zabjak ?? Des guides sont t'ils présent de Zabjak ??
Merci, je vous aime.
;)
Bus National Express de Londres vers Porthsmouth International Port English translation pending
Bonsoir à tous,
Je suis actuellement à Londres et prends le ferry le Samedi 12 Aout pour une traversée Portsmouth / Saint Malo. J'ai bien vu qu'il y avait des bus de la compagnie National Express faisant le transport Londres/Portsmouth mais les arrêts d'arrivée en bus et de départ en bateau (donc le Terminal, si je ne me trompe) sont ils semblables? J'ai peur d'avoir trop de trajet à faire entre les deux, avec deux énormes valises!
Si quelqu'un a fait le même trajet que moi, ce serait super de m'éclairer. Merci d'avance
Je suis actuellement à Londres et prends le ferry le Samedi 12 Aout pour une traversée Portsmouth / Saint Malo. J'ai bien vu qu'il y avait des bus de la compagnie National Express faisant le transport Londres/Portsmouth mais les arrêts d'arrivée en bus et de départ en bateau (donc le Terminal, si je ne me trompe) sont ils semblables? J'ai peur d'avoir trop de trajet à faire entre les deux, avec deux énormes valises!
Si quelqu'un a fait le même trajet que moi, ce serait super de m'éclairer. Merci d'avance
Yala National Park au Sri Lanka English translation pending
Bonjour à tous les contributeurs,
Petite question. Quelle est la recommandation pour visiter le Yala National Park début août ? - matin ? - après-midi ?
merci, JS
Petite question. Quelle est la recommandation pour visiter le Yala National Park début août ? - matin ? - après-midi ?
merci, JS
Glacier National Park - Calgary à vélo en une semaine? English translation pending
Bonjour les baroudeurs cyclistes,
je suis à la recherche de conseils pour rallier le Glacier National Park à Calgary en vélo :
- est-ce réalisable en 1 semaine ?
- par où passer après Waterton ?
- je ferais bien un détour par Banff mais ça semble compliqué de rejoindre Calgary (est-ce que la Trans-Canada Hwy est pratiquable en vélo?)
- y a t-il de jolies choses à voir sur le trajet le + court Waterton/Calgary (des plaines, a priori) ?
Merci d'avance à ceux qui connaissent le coin de leur éclairage! Et bonne route à tous
Merci d'avance à ceux qui connaissent le coin de leur éclairage! Et bonne route à tous
Parc national Madidi, Chalalan Ecolodge? (Bolivie) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous , départ pour le Pérou et la Bolivie dans 24 jours ( youpi!!! )
Je voudrais aller dans le parque National MADIDI plus précisément au Chalalan ecolodge , qui à l'expérience de ce lieu ?
Les conseils seront les biens bienvenus !!
Avec mes remerciements , bons voyages à tous. David
Agulhas National Park: avis sur deux itinéraires? (Afrique du Sud) English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de finaliser mon itinéraire pour l'ASF au mois d'aout. Nous serons 5 dont une personne de 70 ans (qui ne fais pas de rando).
Ma question porte sur le Agulhas National Park et l'intérêt d'y aller d'autant que la saison n'est pas favorable.
Nous avons une semaine pour la région du cap et j'hésite entre deux itinéraires : J1 : arrivée au cap à midi (nuit cap) J2 : cap de bonne espérance/cape point, boulders beach (nuit cap) J3 : le cap > hermanus. baleines , nuit hermanus J4 : Matin, plongé requin blanc gansbaii > Franschoek, nuit Franschoek J5 : Franschoek > Le cap via stellenboch, nuit le cap J6 : Le cap (visites), nuit le cap J7 : Le cap (Robben Island, Table mountain), nuit le cap J8 : Journée Le cap et vol retour à 23h
ou J1 : arrivée au cap à midi (nuit cap) J2 : cap de bonne espérance/cape point, boulders beach (nuit cap) J3 : le cap > hermanus. baleines , nuit hermanus J4 : Plongé requin blanc gansbaii > Agulhas National Park (nuit sur place) J5 :Agulhas National Park > Franschoek , nuit Franschoek J6 : Franschoek > Le cap via stellenboch, nuit le cap J7 : Le cap (Robben Island, Table mountain), nuit le cap J8 : Journée Le cap et vol retour à 23h
Qu'en pensez vous ? Merci
Je suis en train de finaliser mon itinéraire pour l'ASF au mois d'aout. Nous serons 5 dont une personne de 70 ans (qui ne fais pas de rando).
Ma question porte sur le Agulhas National Park et l'intérêt d'y aller d'autant que la saison n'est pas favorable.
Nous avons une semaine pour la région du cap et j'hésite entre deux itinéraires : J1 : arrivée au cap à midi (nuit cap) J2 : cap de bonne espérance/cape point, boulders beach (nuit cap) J3 : le cap > hermanus. baleines , nuit hermanus J4 : Matin, plongé requin blanc gansbaii > Franschoek, nuit Franschoek J5 : Franschoek > Le cap via stellenboch, nuit le cap J6 : Le cap (visites), nuit le cap J7 : Le cap (Robben Island, Table mountain), nuit le cap J8 : Journée Le cap et vol retour à 23h
ou J1 : arrivée au cap à midi (nuit cap) J2 : cap de bonne espérance/cape point, boulders beach (nuit cap) J3 : le cap > hermanus. baleines , nuit hermanus J4 : Plongé requin blanc gansbaii > Agulhas National Park (nuit sur place) J5 :Agulhas National Park > Franschoek , nuit Franschoek J6 : Franschoek > Le cap via stellenboch, nuit le cap J7 : Le cap (Robben Island, Table mountain), nuit le cap J8 : Journée Le cap et vol retour à 23h
Qu'en pensez vous ? Merci
Parc national Fundy au Nouveau-Brunswick en juin? English translation pending
J`aimerai savoir si les 2 premières semaines de juin sont un bon choix pour aller à cet endroit.Et si vous avez entendu parler du Fundy Highland Inn & chalets hébergement dans le parc. Merci de m`aider pour ce voyage.
Parc national des Calanques de Marseille, nouvelle réglementation? English translation pending
Bonjour,
J'ai en projet de me rendre en Juillet 2012 pour effectuer la randonnée de Marseille à Cassis sur deux jours . J'envisage de faire une navette de voiture, d'en laisser une dans la calanque de Morgiou ou Sormiou pour pouvoir y passer la nuit (monospace).
Je voudrai savoir si la règlementation à changé depuis le passage en Parc National. Est-il toujours possible d'effectuer de la rando comme avant ?
Quelles sont les horaires d'ouverture et de fermeture des barrières en haut des calanques de Sormiou et de Morgiou ? Est-il possible de passer une nuit en toute discrétion dans un véhicule sur un parking des calanques de Morgiou et Sormiou ?
Merci d'avance pour tous les renseignements précieux que vous pourrez m'apporter.
Colorado National Monument: quelles randonnées? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons encore besoin de vos conseils 😄 Nous prévoyons de passer 1 journée entière dans le parc du Colorado National Monument. Est ce trop long car j'ai lu sur le forum que 5h suffisait ?
Est-il préférable de partir du visitor center ou prendre la route dans l'autre sens ?
Nous voulons faire tous les points de vue + quelques randonnées : - une partie de Monument Canyon Trail au moins jusqu'à Kissing couple. Mais est ce que ça vaut le coup de continuer cette randonnée, jusqu'où ?
Quelles autres randonnées conseilleriez-vous ? quelles sont les plus belles ? - Canyon Rim trail - window Rock trail - Otto's Trail - Coke ovens trail - Devil Kitchen trail - Ute canyon trail (une partie de la randonnée ?) - Liberty Cap trail (une partie de la randonnée ?) - ou autres ?
Merci beaucoup ! Virginie
Nous avons encore besoin de vos conseils 😄 Nous prévoyons de passer 1 journée entière dans le parc du Colorado National Monument. Est ce trop long car j'ai lu sur le forum que 5h suffisait ?
Est-il préférable de partir du visitor center ou prendre la route dans l'autre sens ?
Nous voulons faire tous les points de vue + quelques randonnées : - une partie de Monument Canyon Trail au moins jusqu'à Kissing couple. Mais est ce que ça vaut le coup de continuer cette randonnée, jusqu'où ?
Quelles autres randonnées conseilleriez-vous ? quelles sont les plus belles ? - Canyon Rim trail - window Rock trail - Otto's Trail - Coke ovens trail - Devil Kitchen trail - Ute canyon trail (une partie de la randonnée ?) - Liberty Cap trail (une partie de la randonnée ?) - ou autres ?
Merci beaucoup ! Virginie
Parc national de Darién: est-ce sûr? (Panama) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je serai au Panama en avril, et je voudrais savoir s'il est relativement sûr de se déplacer dans la région du Darien en ce moment.
Quelles sont les endroits les plus conseillés et les plus intéressants? Bien entendu je souhaiterai rencontrer les Emberás. Connaissez-vous des guides? Et quel genre de budget devrais-je prévoir?
Le guide Lonely Planet semble prétendre, malgré des avertissements préliminaires, que cette région ne pose aucun problème de sécurité à condition de ne pas trop s'approcher de la frontière colombienne.
Merci!
Je serai au Panama en avril, et je voudrais savoir s'il est relativement sûr de se déplacer dans la région du Darien en ce moment.
Quelles sont les endroits les plus conseillés et les plus intéressants? Bien entendu je souhaiterai rencontrer les Emberás. Connaissez-vous des guides? Et quel genre de budget devrais-je prévoir?
Le guide Lonely Planet semble prétendre, malgré des avertissements préliminaires, que cette région ne pose aucun problème de sécurité à condition de ne pas trop s'approcher de la frontière colombienne.
Merci!
Parc national de Suthep-Pui près de Chiang Mai (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
Je suis a Chiang Mai( pas d accent sur les claviers thai!), je voulais m aerer dans un coin de verdure et pensais au parc pour 2/3 jours, dans un des bungalows a 400 bath.
Est ce que quelqu un peu m en dire plus, ou une autre suggestion pour passer quelques jours dans la nature, tranquille?
Merci
Hymne national du Mali (en bozo-tieyaxo) English translation pending
HYMNE NATIONAL DU MALI
« Rép. du Mali : Un peuple - Un but - Une foi (Mali jamana : jamaa kwòn - syen kwòn - nganiya kwòn) »
Dédié à un cher ami bozo, Mama Komani Nientao (Kouakourou, Cercle de Djenné), qui m’a hébergé magnifiquement dans sa cour lors de ma marche à pied le long du fleuve de Mopti à Koulikoro.
A l’origine de l'hymne national du Mali, se trouve la loi n° 62-72 du 9 août 1962, dont l’unique article stipule qu’« il est crée un hymne national de la République du Mali dont le texte intitulé LE MALI (Mali jamana) est annexé à la présente loi ». Son auteur est le grand écrivain malien, le Docteur Seydou Badian Kouyaté.
Les Bozo sont une population de pêcheurs caractéristique de la moyenne vallée du fleuve Niger, au Delta Central. Le terme de "bozo" (boso) est une désignation étrange (mot bambara), non utilisée par eux-mêmes : boso < bò-so "bambou-maison", à comprendre donc au figuré de "ceux qui habitent les maisons en bambou". Ceux-ci se désignent des termes de Sorogo, Tié, Xan/Hain, etc. Leur langue qui n’a jamais connu d’organisation politique centralisée, se présente de l’avis même de ses locuteurs comme un ensemble de parlers très diversifiés, entre lesquels il n’y a pas toujours intercompréhension. Il n’existe pas de variété véhiculaire du bozo, et d’une région à l’autre les Bozo utilisent comme lingua franca le bambara, le fulfuldé ou le sonraï.
Pour ce qui est des apparentements linguistiques, il est admis que le bozo appartient aux langues mandé-ouest (< soninké-samogo < soninké-bobo < soninké-bozo < bozo). La famille mandé-ouest elle-même fait partie d’un ensemble plus large, communément appelé ‘langues mandé’. Cette famille a été classée comme un des sous-groupes principaux de la meta-famille Niger-Congo. Selon la classification de la branche mandé-ouest (en haut), il est évident que le bozo présente une relation relativement étroite avec le soninké.
Comme je viens de le dire, le bozo est une langue à multiples variétés (dialectales) dont les plus importantes sont en allant sur le fleuve Niger de l’amont vers l’aval : 1. le hainyaxo ou kelinga, parlé de l’arrondissement de Dioro à celui de Ké-Macina, 2. le tieyaxo, parlé principalement de Koa à Miérou le long du fleuve Niger et de Diafarabé à Sendédaga sur le Diaka, 3. le sorogaama ou jènaama forme une chaîne dialectale qui couvre une aire géographique entre le Niger et le Bani (parlers pondori-sud et pondori-nord ), la région entre le Diaka et le Niger dans l’arrondissement de Sossobé (parler kotya ainsi que la région comprise entre Mopti et le lac Débo le long du fleuve Niger (parlers korondougou et débo ), et enfin 4. le tiema cèwè, parlé le long du fleuve entre Aka et Attara, surtout dans les villages de Enghem, Aka et Aoré. Sa zone est la plus petite parmi toutes les variétés citées.
En ce qui est la composition de tyeyaxo (tieyaxo), ce nom de langues est à analyser comme suit : tieyaxo < tie-ya-xo "tie-ABS-langue", donc la "langue du monde tié".
Aujourd’hui, le bozo compte parmi les langues nationales de la République du Mali …
a. Texte et traduction
Organisation du texte // 1 ère ligne : texte officiel en bozo-tieyaxo (en gras/italique), 2e ligne : morphèmes (en italique), 3e ligne : gloses, 4e ligne : traduction littérale (en guillemets), et 5e ligne : texte officiel de l’hymne en français.
Mali tòòxeni sele Mali – tòò-xe-ni – sele Mali – nom-appeler-CAUS – chant « Hymne de louange au Mali » Hymne national du Mali
(1 er couplet)
Mali na in xaan baari Mali – na – in – xaan – baari Mali – COND – LOG – voix – faire_sortir « Si le Mali hausse le ton » A ton appel Mali
In na be a jiidini in – na be – a – jiidi-ni 1p – FUT – 3s – augmenter-CAUS « nous allons l’aider à obtenir » Pour ta prospérité
A tègètaa i a – tègè-taa – i 3s – front-côté – PP « du progrès » Fidèle à ton destin
In syèn xa be bòlò kun in – syèn – xa be – bòlò – kun 1p – tous – FUT – autre – prendre « Nous tous allons nous saisir : » Nous serons tous unis :
Jamaankwòn, syennkwòn, nganiyankwòn jamaa-n-kwòn – syen-n-kwòn – nganiya-n-kwòn peuple-EPT-un – chemin-EPT-un – volonté-EPT-un « un! peuple - un! but - une! foi! » Un Peuple un But une Foi
Be Afiriki kabuni be – Afiriki – kabu-ni conj – Afrique – réunir-CAUS « pour réunir l’Afrique. » Pour une Afrique Unie.
Ye xònde na in muun baari ye – xònde – na – in – muun – baari si – ennemi – COND – LOG – nez – faire_sortir « Si l’ennemi fait sortir son nez » Si l’ennemi découvre son front
Xò i wala pèdè pa xò – i – wala – pèdè – pa intérieur – dans – ou – vaste_espace – PP « au dedans ou au dehors » Au dedans ou au dehors
Be in tòyi xaraaye pa be – in –tòyi – xaraa-ye – pa conj – 1p – savoir – étudier-PL – PP « pour nos études du savoir » Debout sur les remparts
In xa kale leebila te in – xa – kale – lee – bila – te 1p – INAC – mort – prendre – vie – PP « Nous prenons la mort pour la vie » Nous sommes résolus de mourir.
(Refrain)
Afiriki yee in kaxò Mali Afiriki – yee – in – ka-xò – Mali Afrique – et – 1p – père-maison – Mali « L’Afrique et notre patrie, le Mali » Pour l’Afrique et pour toi Mali
In jònjòn gu wo xòròòya rò in – jònjòn – gu – wo – xòròò-ya - rò 1p – drapeau – DEF – dire – noble-ABST – FOC « Notre drapeau veut dire ‘Liberté’ » Notre drapeau sera liberté
Afiriki yee in kaxò Mali Afiriki – yee – in – ka-xò – Mali Afrique – et – 1p – père-maison – Mali « L’Afrique et notre patrie, le Mali » Pour l’Afrique et pour toi Mali
In sòn gu wo kyèmè rò in – sòn – gu – wo – kyèmè – rò 1p – combat – DEF – dire – unité – FOC « Ce combat veut dire ‘Unité’. » Notre combat sera unité.
O Mali wayi kuu gu o – Mali – wayi – kuu – gu INT – Mali – aujourd’hui – jour – DEF « O, Mali d’aujourd’hui » O Mali d’aujourd’hui
O Mali nyyènu kuu gu o – Mali – nyyènu – kuu – gu INT – Mali – demain – jour – DEF « O, Mali de demain » O Mali de demain
Tye guye ng’e sindi fugila taare ! tye – gu-ye – nga – e – sindi – fugila – taare champ – DEF-PL – PFF – 3p – commencer – fleurir ?? – INTJ « Les champs ont commencé à rendre bien. » Les champs fleurissent d’espérance
Boojwòn guye sayi be muna tèn – tèn ! boo-jwòn – gu-ye – sayi – be – muna – tèn – tèn camarade-fils – DEF-PL – desirer – CONJ – décider – ID – ID « L’envie des jeunes décide tout à fait. » Les cœurs vibrent de confiance.
b. Vocabulaire bozo-tieyaxo :
Abréviations utilisées à la fois dans les gloses (en haut) et dans le vocabulaire : ?? = confus ; 3s/1p/3p = pronoms personnels de la 3e personne du singulier, de la 1ère et 3e personne du pluriel ; adv = adverbe ; ar = origine arabe ; CAUS = causatif ; COND = conditionnel ; CONJ/conj = conjonction ; DEF = article défini ; EPT = épenthèse ; FOC = focalisation ; FUT = futur immédiat ; ID = idéophone ; INAC = inaccompli ; INTJ = interjection ; litt = littéralement ; LOG = pronom logophorique ; n = nom(inal) ; num = numéral ; PFF = perfectif ; pi = pronom indéfini ; PP = postposition ; qu = quantificateur ; syn = synonyme ; vi/vt = verbe intransitif/transitif ; vrf = verbe réfléchi.
a : 3s Afiriki : n. Afrique baari : n. action de faire sortir ; vt. faire sortir be : conj. 1 (final) ; 2. (adverbial) pour bila : n. vie ; vi/vt. vivre boojwòn : n. jeunesse, les jeunes, jeune génération – boo : (variante de bòlò ??) – jwòn : n. fils, fille bòlò : n. camarade, compagnon, prochain ; pi. 1. autre (récriproque, collectif) e : 3p fugila : vi. fleurir, rendre bien ?? gu : DEF (singulier) – guye (< gu-ye) : DEF (pluriel) – -ye : (voir en bas) i : PP (local) dans, en in (1) : 1p (exclusif) in (2) : LOG jamaa < ar. dschamaa’a > : n. peuple jiidini (< jiidi-ni) : vt. accroître, multiplier – jiidi < ar. dschahada > : vi. augmenter, se multiplier, proliférer – -ni : (voir en bas) jònjòn : n. drapeau kabuni : vt. rassembler – kabu : n. réunion, société, association ; vi. s’associer, se réunir – -ni : (voir en bas) kale : n. mort ; vi. mourir kaxò (< ka-xò) : n. 1. famille ; 2. patrie ; litt. "maison du père" – ka : n. père – xò : (voir en bas) kun : vt. prendre, saisir kuu : n. jour kwòn : pi./num. un kyèmè : n. 1. association, réunion ; 2. unité ; vi. s’associer, s’unir lee : n. prise ; vt. prendre Mali : n. Mali muna : n. décision ; vt. décider muun : n. nez - n- : EPT na : COND na be : FUT (immédiat) ; syn. xa be - ni : CAUS nga : PFF nganiya : n. 1. volonté ; 2. foie ; 3. intention, résolution nyyèni : n. jour de demain ; adv. demain pa : PP (adessif, comitatif) par, contre, avec pèdè : n. grande place, vaste espace – pèdè pa : au dehors rò : FOC sayi : n. 1. joie, plaisir ; 2. action de parler ; vi. avoir de la joie, désirer sele : n. chant ; vi. chanter sindi : n. commencement ; vrf. commencer sòn : n. bataille, querelle, combat ; vi. se battre, se quereller syen : n. 1. départ ; 2. chemin, voie syèn : qu. tous taare : INTJ te : PP (récipient) à, avec, pour tègèta (< tègè-taa) : n. progrès – tègè : n. – taa : n. côté tèn : ID tieyaxo (< tie-ya-xo) : n. langue des Tié (langue bozo) – Tie : n. 1. groupe bozo de ce nom ; 2. bozo appartenant à ce groupe – -ya : (voir en bas) – xo : n. langue tòòxeni (< tòò-xe-ni) : n. louange ?? – tòò : n. nom – xe : vt. appeler – -ni : (voir en haut) tòyi : n. savoir, connaissance ; vi. savoir, connaître tyeye (< tye-ye) : n. champs – tye : n. champ – ye : (voir en bas) wala : conj. (disjonctif) ou wayi : n. jour présent ; adv. aujourd’hui wo : vi. dire, signifier xa : INAC xa be : (voir na be) xaan : n. voix xaraaye (< xaraa-ye) : n. études – xaraa : n. 1. lecture, étude ; vt. lire, étudier – ye : (voir en bas) xò : n. 1. maison ; 2. intérieur xònde : n. ennemi xòròòya (< xòròò-ya) : n. noblesse, liberté, authenticité – xòròò : n. 1. noble ; 2. homme libre (opposé à l’esclave : gongo) – -ya : ABST ye : conj. (conditionnel) au cas où, si - ye : PL yee : conj. (coordinatif) et
VIVE LE MALI !!! VIVE LES BOZO !!!
H.
« Rép. du Mali : Un peuple - Un but - Une foi (Mali jamana : jamaa kwòn - syen kwòn - nganiya kwòn) »
Dédié à un cher ami bozo, Mama Komani Nientao (Kouakourou, Cercle de Djenné), qui m’a hébergé magnifiquement dans sa cour lors de ma marche à pied le long du fleuve de Mopti à Koulikoro.
A l’origine de l'hymne national du Mali, se trouve la loi n° 62-72 du 9 août 1962, dont l’unique article stipule qu’« il est crée un hymne national de la République du Mali dont le texte intitulé LE MALI (Mali jamana) est annexé à la présente loi ». Son auteur est le grand écrivain malien, le Docteur Seydou Badian Kouyaté.
Les Bozo sont une population de pêcheurs caractéristique de la moyenne vallée du fleuve Niger, au Delta Central. Le terme de "bozo" (boso) est une désignation étrange (mot bambara), non utilisée par eux-mêmes : boso < bò-so "bambou-maison", à comprendre donc au figuré de "ceux qui habitent les maisons en bambou". Ceux-ci se désignent des termes de Sorogo, Tié, Xan/Hain, etc. Leur langue qui n’a jamais connu d’organisation politique centralisée, se présente de l’avis même de ses locuteurs comme un ensemble de parlers très diversifiés, entre lesquels il n’y a pas toujours intercompréhension. Il n’existe pas de variété véhiculaire du bozo, et d’une région à l’autre les Bozo utilisent comme lingua franca le bambara, le fulfuldé ou le sonraï.
Pour ce qui est des apparentements linguistiques, il est admis que le bozo appartient aux langues mandé-ouest (< soninké-samogo < soninké-bobo < soninké-bozo < bozo). La famille mandé-ouest elle-même fait partie d’un ensemble plus large, communément appelé ‘langues mandé’. Cette famille a été classée comme un des sous-groupes principaux de la meta-famille Niger-Congo. Selon la classification de la branche mandé-ouest (en haut), il est évident que le bozo présente une relation relativement étroite avec le soninké.
Comme je viens de le dire, le bozo est une langue à multiples variétés (dialectales) dont les plus importantes sont en allant sur le fleuve Niger de l’amont vers l’aval : 1. le hainyaxo ou kelinga, parlé de l’arrondissement de Dioro à celui de Ké-Macina, 2. le tieyaxo, parlé principalement de Koa à Miérou le long du fleuve Niger et de Diafarabé à Sendédaga sur le Diaka, 3. le sorogaama ou jènaama forme une chaîne dialectale qui couvre une aire géographique entre le Niger et le Bani (parlers pondori-sud et pondori-nord ), la région entre le Diaka et le Niger dans l’arrondissement de Sossobé (parler kotya ainsi que la région comprise entre Mopti et le lac Débo le long du fleuve Niger (parlers korondougou et débo ), et enfin 4. le tiema cèwè, parlé le long du fleuve entre Aka et Attara, surtout dans les villages de Enghem, Aka et Aoré. Sa zone est la plus petite parmi toutes les variétés citées.
En ce qui est la composition de tyeyaxo (tieyaxo), ce nom de langues est à analyser comme suit : tieyaxo < tie-ya-xo "tie-ABS-langue", donc la "langue du monde tié".
Aujourd’hui, le bozo compte parmi les langues nationales de la République du Mali …
a. Texte et traduction
Organisation du texte // 1 ère ligne : texte officiel en bozo-tieyaxo (en gras/italique), 2e ligne : morphèmes (en italique), 3e ligne : gloses, 4e ligne : traduction littérale (en guillemets), et 5e ligne : texte officiel de l’hymne en français.
Mali tòòxeni sele Mali – tòò-xe-ni – sele Mali – nom-appeler-CAUS – chant « Hymne de louange au Mali » Hymne national du Mali
(1 er couplet)
Mali na in xaan baari Mali – na – in – xaan – baari Mali – COND – LOG – voix – faire_sortir « Si le Mali hausse le ton » A ton appel Mali
In na be a jiidini in – na be – a – jiidi-ni 1p – FUT – 3s – augmenter-CAUS « nous allons l’aider à obtenir » Pour ta prospérité
A tègètaa i a – tègè-taa – i 3s – front-côté – PP « du progrès » Fidèle à ton destin
In syèn xa be bòlò kun in – syèn – xa be – bòlò – kun 1p – tous – FUT – autre – prendre « Nous tous allons nous saisir : » Nous serons tous unis :
Jamaankwòn, syennkwòn, nganiyankwòn jamaa-n-kwòn – syen-n-kwòn – nganiya-n-kwòn peuple-EPT-un – chemin-EPT-un – volonté-EPT-un « un! peuple - un! but - une! foi! » Un Peuple un But une Foi
Be Afiriki kabuni be – Afiriki – kabu-ni conj – Afrique – réunir-CAUS « pour réunir l’Afrique. » Pour une Afrique Unie.
Ye xònde na in muun baari ye – xònde – na – in – muun – baari si – ennemi – COND – LOG – nez – faire_sortir « Si l’ennemi fait sortir son nez » Si l’ennemi découvre son front
Xò i wala pèdè pa xò – i – wala – pèdè – pa intérieur – dans – ou – vaste_espace – PP « au dedans ou au dehors » Au dedans ou au dehors
Be in tòyi xaraaye pa be – in –tòyi – xaraa-ye – pa conj – 1p – savoir – étudier-PL – PP « pour nos études du savoir » Debout sur les remparts
In xa kale leebila te in – xa – kale – lee – bila – te 1p – INAC – mort – prendre – vie – PP « Nous prenons la mort pour la vie » Nous sommes résolus de mourir.
(Refrain)
Afiriki yee in kaxò Mali Afiriki – yee – in – ka-xò – Mali Afrique – et – 1p – père-maison – Mali « L’Afrique et notre patrie, le Mali » Pour l’Afrique et pour toi Mali
In jònjòn gu wo xòròòya rò in – jònjòn – gu – wo – xòròò-ya - rò 1p – drapeau – DEF – dire – noble-ABST – FOC « Notre drapeau veut dire ‘Liberté’ » Notre drapeau sera liberté
Afiriki yee in kaxò Mali Afiriki – yee – in – ka-xò – Mali Afrique – et – 1p – père-maison – Mali « L’Afrique et notre patrie, le Mali » Pour l’Afrique et pour toi Mali
In sòn gu wo kyèmè rò in – sòn – gu – wo – kyèmè – rò 1p – combat – DEF – dire – unité – FOC « Ce combat veut dire ‘Unité’. » Notre combat sera unité.
O Mali wayi kuu gu o – Mali – wayi – kuu – gu INT – Mali – aujourd’hui – jour – DEF « O, Mali d’aujourd’hui » O Mali d’aujourd’hui
O Mali nyyènu kuu gu o – Mali – nyyènu – kuu – gu INT – Mali – demain – jour – DEF « O, Mali de demain » O Mali de demain
Tye guye ng’e sindi fugila taare ! tye – gu-ye – nga – e – sindi – fugila – taare champ – DEF-PL – PFF – 3p – commencer – fleurir ?? – INTJ « Les champs ont commencé à rendre bien. » Les champs fleurissent d’espérance
Boojwòn guye sayi be muna tèn – tèn ! boo-jwòn – gu-ye – sayi – be – muna – tèn – tèn camarade-fils – DEF-PL – desirer – CONJ – décider – ID – ID « L’envie des jeunes décide tout à fait. » Les cœurs vibrent de confiance.
b. Vocabulaire bozo-tieyaxo :
Abréviations utilisées à la fois dans les gloses (en haut) et dans le vocabulaire : ?? = confus ; 3s/1p/3p = pronoms personnels de la 3e personne du singulier, de la 1ère et 3e personne du pluriel ; adv = adverbe ; ar = origine arabe ; CAUS = causatif ; COND = conditionnel ; CONJ/conj = conjonction ; DEF = article défini ; EPT = épenthèse ; FOC = focalisation ; FUT = futur immédiat ; ID = idéophone ; INAC = inaccompli ; INTJ = interjection ; litt = littéralement ; LOG = pronom logophorique ; n = nom(inal) ; num = numéral ; PFF = perfectif ; pi = pronom indéfini ; PP = postposition ; qu = quantificateur ; syn = synonyme ; vi/vt = verbe intransitif/transitif ; vrf = verbe réfléchi.
a : 3s Afiriki : n. Afrique baari : n. action de faire sortir ; vt. faire sortir be : conj. 1 (final) ; 2. (adverbial) pour bila : n. vie ; vi/vt. vivre boojwòn : n. jeunesse, les jeunes, jeune génération – boo : (variante de bòlò ??) – jwòn : n. fils, fille bòlò : n. camarade, compagnon, prochain ; pi. 1. autre (récriproque, collectif) e : 3p fugila : vi. fleurir, rendre bien ?? gu : DEF (singulier) – guye (< gu-ye) : DEF (pluriel) – -ye : (voir en bas) i : PP (local) dans, en in (1) : 1p (exclusif) in (2) : LOG jamaa < ar. dschamaa’a > : n. peuple jiidini (< jiidi-ni) : vt. accroître, multiplier – jiidi < ar. dschahada > : vi. augmenter, se multiplier, proliférer – -ni : (voir en bas) jònjòn : n. drapeau kabuni : vt. rassembler – kabu : n. réunion, société, association ; vi. s’associer, se réunir – -ni : (voir en bas) kale : n. mort ; vi. mourir kaxò (< ka-xò) : n. 1. famille ; 2. patrie ; litt. "maison du père" – ka : n. père – xò : (voir en bas) kun : vt. prendre, saisir kuu : n. jour kwòn : pi./num. un kyèmè : n. 1. association, réunion ; 2. unité ; vi. s’associer, s’unir lee : n. prise ; vt. prendre Mali : n. Mali muna : n. décision ; vt. décider muun : n. nez - n- : EPT na : COND na be : FUT (immédiat) ; syn. xa be - ni : CAUS nga : PFF nganiya : n. 1. volonté ; 2. foie ; 3. intention, résolution nyyèni : n. jour de demain ; adv. demain pa : PP (adessif, comitatif) par, contre, avec pèdè : n. grande place, vaste espace – pèdè pa : au dehors rò : FOC sayi : n. 1. joie, plaisir ; 2. action de parler ; vi. avoir de la joie, désirer sele : n. chant ; vi. chanter sindi : n. commencement ; vrf. commencer sòn : n. bataille, querelle, combat ; vi. se battre, se quereller syen : n. 1. départ ; 2. chemin, voie syèn : qu. tous taare : INTJ te : PP (récipient) à, avec, pour tègèta (< tègè-taa) : n. progrès – tègè : n. – taa : n. côté tèn : ID tieyaxo (< tie-ya-xo) : n. langue des Tié (langue bozo) – Tie : n. 1. groupe bozo de ce nom ; 2. bozo appartenant à ce groupe – -ya : (voir en bas) – xo : n. langue tòòxeni (< tòò-xe-ni) : n. louange ?? – tòò : n. nom – xe : vt. appeler – -ni : (voir en haut) tòyi : n. savoir, connaissance ; vi. savoir, connaître tyeye (< tye-ye) : n. champs – tye : n. champ – ye : (voir en bas) wala : conj. (disjonctif) ou wayi : n. jour présent ; adv. aujourd’hui wo : vi. dire, signifier xa : INAC xa be : (voir na be) xaan : n. voix xaraaye (< xaraa-ye) : n. études – xaraa : n. 1. lecture, étude ; vt. lire, étudier – ye : (voir en bas) xò : n. 1. maison ; 2. intérieur xònde : n. ennemi xòròòya (< xòròò-ya) : n. noblesse, liberté, authenticité – xòròò : n. 1. noble ; 2. homme libre (opposé à l’esclave : gongo) – -ya : ABST ye : conj. (conditionnel) au cas où, si - ye : PL yee : conj. (coordinatif) et
VIVE LE MALI !!! VIVE LES BOZO !!!
H.
Parc national du Niokolo-Koba en 4x4 (Sénégal) English translation pending
Qui a une trace et quelques WP notamment pour les gués ou autres endroits à ne pas manquer dans le parc. Je compte rentrer dans le parc en venant de Tambacounda, au niveau de Dar Salam pour rejoindre Kédougou. Peut on aussi, à partir de Kéniéba, rejoindre Bamako ou Kita sans remonter jusqu'à Bafoulabé. Départ fin mars, j'aime pas les moustiques, je préfère la chaleur !
Merci pour les réponses.
Hymne national du Mali (en bambara) English translation pending
HYMNE NATIONAL DU MALI (Mali fasa)
« Rép. du Mali : Un peuple - Un but - Une foi (Mali jamana : jama kelen - kuntilenna kelen - nganiya kelen) »
En l’honneur de mon professeur bambara hors pair, sa femme Mariam & les enfants (1)
A l’origine de l'hymne national du Mali, se trouve la loi n° 62-72 du 9 août 1962, dont l’unique article stipule qu’« il est crée un hymne national de la République du Mali dont le texte intitulé LE MALI (Mali jamana) est annexé à la présente loi ». Son auteur est le grand écrivain malien, le Docteur Seydou Badian Kouyaté.
Traditionnellement exécuté dans les cérémonies solennelles par la fanfare de la Garde Républicaine, l’hymne national (comportant 4 couplets et 1 refrain) a fait l’objet de quelques adaptations par des artistes maliens, tant traditionnels que modernes. C’est au Mouvement Pionnier du Mali que l’on doit la traduction de l’hymne national en langue nationale la plus parlée du pays, le bambara (bamanankan) ; jusqu’ici, la version bambara en pdf (2) ne se compose que du 1er couplet et du refrain.
Appel à la défense de la patrie (faso), au travail pour sa prospérité (nyètaa), témoignage de l’attachement à l’unité de l’Afrique entière (Farafinna kelenya), fierté d’un peuple ayant recouvré sa dignité (bonya) et proclamant son espérance (jigiya) et sa foi (nganiya) en un avenir radieux, dans un pays enfin libre et dans une Afrique « qui se lève enfin », pour marcher vers son unité (kelenya) et sa dignité, l’hymne national malien (Mali fasa) est un vibrant appel au peuple malien pour le « rendez-vous de l’honneur », celui de la construction nationale et de la libération de l’Afrique. Le texte a l’air un peu poussiéreux, et en fait, l’hymne est marqué par les toutes premières années de l’indépendance du Mali (Mali yèrèmahòrònya).
a. TEXTE ET TRADUCTION (sèbèn ani bamanankan bayèlèmali tubabukan na) :
Organisation générale : à chaque ligne en bambara (texte officiel) s’ajoutent 4 autres dont les fonctions sont : la 2e ligne est la ligne morphologique (lexèmes, morphèmes grammaticaux, etc.), la 3e ligne donne la traduction de tout mot resp. la fonction des morphèmes grammaticaux (dérivatifs nominaux et verbaux, marques prédicatives, pronoms, autres catégories grammaticales), la 4e ligne a pour but de livrer une traduction littérale la plus possible, en guillemets (par moi), et la ligne la plus basse présente le texte officiel de l’hymne national en français (à part le gros titre).
Mali fasa dònni n’a bonyali (3) Mali – fasa – dòn-ni – ni – a – bon-ya-li Mali – hymne – savoir-ACT – CONN – 3s – grand-ABST-ACT « La connaissance de l’hymne du Mali et rendre l’honneur à lui » Faire la connaissance de l’hymne national du Mali et son rendez-vous de l’honneur
(1 er couplet)
Mali man’a kan bò Mali – mana – a – kan – bò Mali – HYP – 3s – voix – faire_sortir « Si le Mali pousse sa voix » A ton appel Mali
Nyètaa kèlèba don nyè-taa – kèlè-ba – don devant-aller – combat-AUG – relever « pour relever le grand combat en faveur du progrès » Pour ta prospérité
An bèè b’an cèsiri an – bèè – bè – an – cè-siri 1p – tous – INAC – 1p – taille-attacher « nous nous mettons tous avec ardeur au travail » Fidèle à ton destin
Ka lahidu tiimè ka – lahidu – tiimè CONV – promesse – accomplir « pour accomplir la promesse : » Nous serons tous unis :
So, haju, nganiya kelen so – haju – nganiya – kelen maison – occupation – foi – un « un! peuple, un! but, une! foi! » Un Peuple un But une Foi
Farafinna kelenya fara-fin-na – kelen-ya peau-noir-LOC – unique-ABST « pour l’unité africaine. » Pour une Afrique Unie.
Jugu man’a kun bò jugu – mana – a – kun – bò ennemi – HYP – 3s – tête – faire_sortir « Si l’ennemi enlève sa tête » Si l’ennemi découvre son front
Kònòna o kènèma kònò-na – o – kènè-ma intérieur-LOC – CONN – surface-QLF « au dedans ou au dehors » Au dedans ou au dehors
Bèè ka wuli k’i jò bèè – ka – wuli – ka – i – jò tous – INJ – se_lever – CONV – 2s – bâtir « que tous se lèvent pour te (= le Mali) construire » Debout sur les remparts
Saya ka fisa malo ye sa-ya – ka – fisa – malo – ye mourir-ABST – DESC – meilleur – honte – PP « Mourir vaut mieux que la honte. » Nous sommes résolus de mourir.
(Refrain)
Farafinna n’an faso Mali fara-fin-na – ni – an – fa-so – Mali peau-noir-LOC – CONN – 1p – père-maison – Mali « L’Afrique et notre patrie, le Mali » Pour l’Afrique et pour toi Mali
Jònjòn in ko : hòrònya bèrè jònjòn – in – ko – hòròn-ya – bèrè drapeau – DEM – dire – homme_libre-ABST – beaucoup « Ce drapeau veut dire ‘grande liberté’ » Notre drapeau sera liberté
Farafinna n’an faso Mali fara-fin-na – ni – an – fa-so – Mali peau-noir-LOC – CONN – 1p – père-maison – Mali « L’Afrique et notre patrie, le Mali » Pour l’Afrique et pour toi Mali
Kèlè in ko : Kelenya kèlè kèlè – in – ko – kelen-ya – kèlè combat – DEM – dire – unique-ABST – combat « Ce combat veut dire ‘combat pour l’unité’. » Notre combat sera unité.
Un ! Mali tile bè bi un – Mali – tile – bè – bi INT – Mali – ère – SIT – aujourd’hui « O, l’ère du Mali est aujourd’hui » O Mali d’aujourd’hui
Un ! Mali tile bè sini un – Mali – tile – bè – sini INT – Mali – ère – SIT – demain « O, l’ère du Mali sera demain » O Mali de demain
Jigiya forow funtira kayira jigi-ya – foro-w – funti-ra – kayira espérer-ABST – champ-PL – s’épanouir-AC – paix « Les champs pleins d’espérance s’épanouissent en bonne harmonie » Les champs fleurissent d’espérance
Denw hakili latigèra pewu pewu ! den-w – hakili – la-tigè-ra – pewu – pewu enfant-PL – esprit – PREF-couper-AC – ID – ID « L’esprit des jeunes décide tout à fait. » Les cœurs vibrent de confiance.
b. VOCABULAIRE (kumadengafe) :
Le vocabulaire comprend tout « mot » dans ce texte, et même dans ce message. Tout. L’ordre des mots dans le vocabulaire est alphabétique. En ce qui concerne les caractères spéciaux, je les ai intégrés dans l’alphabet après leurs pendants ‘normaux’ ; ainsi, après la nasale alvéolaire /n/ figure la nasale vélaire, suivie de la nasale palatale. Quant à la représentation des caractères spéciaux, ils sont écrits selon l’ancienne orthographe bambara : le e semi-ouvert (antérieur) est écrit /è/ (au lieu d’un epsilon), le o semi-ouvert (postérieur) est écrit /ò/ (au lieu d’un c inversé), les nasales vélaire et palatale sont écrites /ng/ et /ny/. Tous ces phonèmes ne peuvent être réalisés sur ce forum selon l’actuelle orthographe bambara.
L’ordre alphabétique est donc : a, b, c, d, e, è, f, g, h, i, j, k, l, m, n, ng, ny, o, ò, p, r, s, t, u, w, y, z.
Les entrées bambara sont en gras, les significations principales sont soulignées. Entre parenthèses figure la composition d’un mot complexe séparée en ses morphèmes par un trait d’union, entre crochets figure l’origine du mot s’il n’est pas d’origine bambara. Toute entrée est indiquée par la catégorie de mot en forme abrégée (voir les abréviations), placée entre l’entrée bambara et son équivalent français resp. devant l’équivalent français :
– Abréviations …
1p = pronom personnel de la 1ère personne du pluriel 2s = pronom personnel de la 2e personne du singulier 3s = pronom personnel de la 3e personne du singulier ABST = suffixe d’abstraction, étant apte à s’agréger à une base nominale, verbale et adjectivale AC = marque de prédication de l’accompli ACT = suffixe verbal fournissant des noms d’action adj = adjectif adv = adverbe ar = (origine) arabe AUG = suffixe nominal à valeur augmentative CONN/conn = connectif entre nominaux CONV = connectif entre verbaux DEM/dém = démonstratif postposé DESC = marque de prédication non-verbale (descriptif) HYP = marque de prédication de l’hypothétique ID/id = idéophone INAC = marque de prédication de l’inaccompli INJ = marque de prédication de l’injonctif INT = interjection litt = littéralement LOC = suffixe nominal à valeur locative n = nom np = nom propre num = numéral PL = marque de pluriel PP/pp = postposition PREF = préfixe verbal (souvent à valeur factitive/causative) QLF = suffixe nominal à valeur qualificative SIT = marque de prédication non-verbale (situatif) syn = synonyme vd = verbe défectif vi = verbe intransitif vréf = verbe réfléchi vst = verbe statif (~ adjectif prédicatif) vt = verbe transitif
– Bambara - français (bamanankan - tubabukan) …
a : 3s an : 1p ani : conn. et bamanankan (< bamanan-kan) : n. langue bambara, le bambara – bamanan : n. 1. bambara (groupe ethnique) ; 2. fétichiste (au sens de : non-musulman, à l’époque) – kan : n. 1. cou, gorge ; 2. voix, parole ; 3. langue ; 4. son, bruit bayèlèmali (< ba-yèlèma-li) : n. traduction – ba : n. 1. mère ; 2. l’essentiel, importance – yèlèma : vt. 1. changer, tourner ; 2. transformer ; 3. traduire – -li (< -ni) : ACT bè : INAC bèè : n./adj. tous, tout, le tout ; chaque, chacun bèrè : n. 1. important, grand, vrai ; 2. beaucoup, assez ; adv. beaucoup bi : n. aujourd’hui bò : vt. 1. faire sortir ; 2. ôter, enlever bonyali (< bon-ya-li) : n. respect, déférence, action de rendre l’honneur – bon : vst. 1. gros ; 2. grand, puissant, important – -ya : ABST – bonya : n. 1. respect ; 2. dignité ; 3. honneur ; vt. 1. respecter ; 2. honorer – -li (< -ni) : voir bayèlèmali cèsiri (< cè-siri) : n. ardeur (au travail), ferveur ; vréf. se concentrer, se mettre avec ardeur au travail – cè : n. taille, ceinture, milieu du corps – siri : vt. attacher, lier, nouer den : n. 1. fruit ; 2. enfant ; 3. fructification ; 4. Filiation ; 5. le petit de – denw : n. fruits ; enfants don : vt. 1. faire entrer, enfiler, mettre ; 2. relever, s’occuper ; 3. fabriquer dònni (< dòn-ni < dòn-li) : n. 1. connaissance(s), savoir ; 2. science – dòn : vt. connaître, savoir – -ni : voir bayèlèmali Farafinna (< fara-fin-na < fara-fin-la) : n. Afrique (litt. : là où sont ceux à une peau noire) – fara : n. 1. peau, épiderme ; 2. écorce ; 3. écaille – fin : n. noirceur, obscurité ; vst. noir, sombre – -na (< -la) : LOC faransikan (< faransi-kan) : n. langue française, le français (syn. : tubabukan) – Faransi : n. France – kan : voir bamanankan fasa : n. 1. louange ; 2. hymne faso (< fa-so) : n. 1. patrie, lieu d’origine (litt. : maison de père) ; 2. Etat – fa : n. 1. père ; 2. oncle paternel – so : n. maison (voir aussi so en bas) fisa : vst. meilleur foro : n. champ – forow : n. champs funti : vi. sortir brusquement ; s’épanouir haju < ar. haadscha > : n. 1. affaires, choses nécessaires; 2. (pré)occupations hakili < ar. ’aql> : n. 1. esprit ; 2. conscience ; 3. intelligence ; 4. réflexion, idée ; 5. mémoire hèrè : n. paix, bonheur (syn. : kayira) hòrònya (< hòròn-ya) : n. 1. liberté ; 2. noblesse ; 3. honnêteté – hòròn : n. 1. homme libre ; 2. noble ; 3. personne honnête, polie, loyale – -ya : voir bonyali i : 2s in : dém. ce, cette jama < ar. dschamaa’a > : n. foule, peuple, population, public jamana : n. 1. pays, région ; 2. république jigiya (< jigi-ya) : n. espoir ; vt. donner de l’espoir – jigi : n. 1. espoir, espérance ; 2. personne sur laquelle on compte, ami ; vt. espérer – -ya : voir bonyali jò : vt. 1. bâtir, construire ; 2. mettre debout jònjòn : n. drapeau jugu : n. ennemi ka (1) : DESC ka (2) : CONV ka (3) : INJ kayira < ar. qayra > : n. paix, bonheur, prospérité (syn. : hèrè) kelenya (< kelen-ya) : n. 1. unité, unicité, union ; 2. solitude ; vt. laisser seul – kelen : num. un, un seul, unique ; même, pareil – -ya : voir bonyali kèlèba (< kèlè-ba) : n. grande bataille – kèlè : n. guerre, bataille, combat – -ba : AUG kènèma (< kènè-ma) : n. ?/adv. dehors, à l’extérieur – kènè : n. 1. aire, surface ; 2. clarté – -ma : QLF ko : vd. dire (prédication de parole, mot d’introduction) kònòna (< kònò-na) : n. 1. ventre ; 2. interieur, dedans ; 3. durée – kònò : n. 1. ventre ; 2. foetus ; . intérieur ; pp. dans, à l’intérieur de – -na : voir Farafinna kumadengafe (< kuma-den-gafe) : n. dictionnaire – kuma : n. parole, mot – den : voir den en haut – gafe : n. livre, livret kuntilenna (< kun-tilen-na) : n. 1. sens, direction ; 2. sens, signification ; 3. but, objectif – kun : n. 1. tête ; 2. bout, extrémité ; 3. raison, motif, objectif – tilen : vt. 1. diriger ; 2. mettre droit – -na : voir Farafinna lahidu < ar. wa’ada / ya’idu > : n. promesse, alliance, engagement latigè (< la-tigè) : vt. 1. faire passer ; 2. distinguer, préciser ; 3. décider – la- : PREF – tigè : vt. 1. couper ; 2. trancher ; 3. traverser Mali : n. Mali malo : n. 1. honte ; 2. modestie, timidité mana : HYP na (< la) : PP – bamanankan na : en bambara nansara < ar. nasa:ra: > : n. 1. Blanc, Européen ; 2. Français (syn. : tubabu) ni : conn. et nganiya : n. 1. volonté, foi ; 2. intention ; 3. décision ; 4. resolution nyètaa (< nyè-taa) : n. progrès (litt. : l’aller devant) ; ici : prospérité – nyè : n. 1. oeil ; 2. vue, regard ; 3. face, surface, devant ; pp. devant – taa : vi. aller o : conn. ou pewu : id. tout à fait, complètement – -ra : AC saya (< sa-ya) : n. mort – sa : vi. mourir – -ya : voir bonyali sèbèn : n. 1. écrit, texte, lettre ; 2. papier ; vt. écrire sini : n. 1. demain ; 2. avenir so : n. 1. maison ; 2. village (rare !) ; ici : le village « Mali » (au sens de : peuple) tiimè : vt. accomplir tile : n. 1. soleil ; 2. jour, journée ; 3. époque, ère tubabukan (< tubabu-kan) : n. langue française, le français (syn. : faransikan) – tubabu < ar. tabi:b > : n. 1. Blanc, Européen ; 2. Français (syn. : nansara) – kan : voir bamanankan un : INT -w : PL wuli : vi. 1. se lever, se réveiller ; 2. grandir ; 3. démarrer ; 4. s’envoler ye : PP yèrèmahòrònya (< yèrè-ma-hòròn-ya) : n. indépendance – yèrè : adj. même ; n. légitime – -ma : voir kènèma – hòrònya : voir hòrònya
VIVE LE MALI !!! VIVE LE BAMBARA !!!
Bonne lecture !
(1) Les photos ont été prises par moi lors de ma première visite chez Mohammed, mon professeur et Ségovien convaincu, et sa famille, à Bamako-Falajè, en 1995. (2) Sur demande, Gérard Dumestre (INALCO et LLACAN, Paris) me l’a confirmé par mail. Etat de fait, à peine croyable, mais vrai. Evidemment ! (3) Selon le papier en pdf (voir en haut), le nominal bonyani figure dans le gros titre. Avec une faute d’orthographe, incontestablement. Il faut écrire bonyali. La forme de base de ce suffixe est -li, qui se nasalise après une nasale et est écrit alors -ni (allomorphie due à la phonologie). Cependant, dans ce cas-ci, il ne s’agit pas d’une nasale qui précède le suffixe -li mais de l’approximante palatale /y/. Donc, pas de raison d’écrire bonyani. C’est bien bonyali. Voir aussi ce lexique (> entrée bon, page 23, à gauche : mwt bonyali 1 ka kè belebele ye. 2 ka kè mògòba ye) ! …
« Rép. du Mali : Un peuple - Un but - Une foi (Mali jamana : jama kelen - kuntilenna kelen - nganiya kelen) »
En l’honneur de mon professeur bambara hors pair, sa femme Mariam & les enfants (1)
A l’origine de l'hymne national du Mali, se trouve la loi n° 62-72 du 9 août 1962, dont l’unique article stipule qu’« il est crée un hymne national de la République du Mali dont le texte intitulé LE MALI (Mali jamana) est annexé à la présente loi ». Son auteur est le grand écrivain malien, le Docteur Seydou Badian Kouyaté.
Traditionnellement exécuté dans les cérémonies solennelles par la fanfare de la Garde Républicaine, l’hymne national (comportant 4 couplets et 1 refrain) a fait l’objet de quelques adaptations par des artistes maliens, tant traditionnels que modernes. C’est au Mouvement Pionnier du Mali que l’on doit la traduction de l’hymne national en langue nationale la plus parlée du pays, le bambara (bamanankan) ; jusqu’ici, la version bambara en pdf (2) ne se compose que du 1er couplet et du refrain.
Appel à la défense de la patrie (faso), au travail pour sa prospérité (nyètaa), témoignage de l’attachement à l’unité de l’Afrique entière (Farafinna kelenya), fierté d’un peuple ayant recouvré sa dignité (bonya) et proclamant son espérance (jigiya) et sa foi (nganiya) en un avenir radieux, dans un pays enfin libre et dans une Afrique « qui se lève enfin », pour marcher vers son unité (kelenya) et sa dignité, l’hymne national malien (Mali fasa) est un vibrant appel au peuple malien pour le « rendez-vous de l’honneur », celui de la construction nationale et de la libération de l’Afrique. Le texte a l’air un peu poussiéreux, et en fait, l’hymne est marqué par les toutes premières années de l’indépendance du Mali (Mali yèrèmahòrònya).
a. TEXTE ET TRADUCTION (sèbèn ani bamanankan bayèlèmali tubabukan na) :
Organisation générale : à chaque ligne en bambara (texte officiel) s’ajoutent 4 autres dont les fonctions sont : la 2e ligne est la ligne morphologique (lexèmes, morphèmes grammaticaux, etc.), la 3e ligne donne la traduction de tout mot resp. la fonction des morphèmes grammaticaux (dérivatifs nominaux et verbaux, marques prédicatives, pronoms, autres catégories grammaticales), la 4e ligne a pour but de livrer une traduction littérale la plus possible, en guillemets (par moi), et la ligne la plus basse présente le texte officiel de l’hymne national en français (à part le gros titre).
Mali fasa dònni n’a bonyali (3) Mali – fasa – dòn-ni – ni – a – bon-ya-li Mali – hymne – savoir-ACT – CONN – 3s – grand-ABST-ACT « La connaissance de l’hymne du Mali et rendre l’honneur à lui » Faire la connaissance de l’hymne national du Mali et son rendez-vous de l’honneur
(1 er couplet)
Mali man’a kan bò Mali – mana – a – kan – bò Mali – HYP – 3s – voix – faire_sortir « Si le Mali pousse sa voix » A ton appel Mali
Nyètaa kèlèba don nyè-taa – kèlè-ba – don devant-aller – combat-AUG – relever « pour relever le grand combat en faveur du progrès » Pour ta prospérité
An bèè b’an cèsiri an – bèè – bè – an – cè-siri 1p – tous – INAC – 1p – taille-attacher « nous nous mettons tous avec ardeur au travail » Fidèle à ton destin
Ka lahidu tiimè ka – lahidu – tiimè CONV – promesse – accomplir « pour accomplir la promesse : » Nous serons tous unis :
So, haju, nganiya kelen so – haju – nganiya – kelen maison – occupation – foi – un « un! peuple, un! but, une! foi! » Un Peuple un But une Foi
Farafinna kelenya fara-fin-na – kelen-ya peau-noir-LOC – unique-ABST « pour l’unité africaine. » Pour une Afrique Unie.
Jugu man’a kun bò jugu – mana – a – kun – bò ennemi – HYP – 3s – tête – faire_sortir « Si l’ennemi enlève sa tête » Si l’ennemi découvre son front
Kònòna o kènèma kònò-na – o – kènè-ma intérieur-LOC – CONN – surface-QLF « au dedans ou au dehors » Au dedans ou au dehors
Bèè ka wuli k’i jò bèè – ka – wuli – ka – i – jò tous – INJ – se_lever – CONV – 2s – bâtir « que tous se lèvent pour te (= le Mali) construire » Debout sur les remparts
Saya ka fisa malo ye sa-ya – ka – fisa – malo – ye mourir-ABST – DESC – meilleur – honte – PP « Mourir vaut mieux que la honte. » Nous sommes résolus de mourir.
(Refrain)
Farafinna n’an faso Mali fara-fin-na – ni – an – fa-so – Mali peau-noir-LOC – CONN – 1p – père-maison – Mali « L’Afrique et notre patrie, le Mali » Pour l’Afrique et pour toi Mali
Jònjòn in ko : hòrònya bèrè jònjòn – in – ko – hòròn-ya – bèrè drapeau – DEM – dire – homme_libre-ABST – beaucoup « Ce drapeau veut dire ‘grande liberté’ » Notre drapeau sera liberté
Farafinna n’an faso Mali fara-fin-na – ni – an – fa-so – Mali peau-noir-LOC – CONN – 1p – père-maison – Mali « L’Afrique et notre patrie, le Mali » Pour l’Afrique et pour toi Mali
Kèlè in ko : Kelenya kèlè kèlè – in – ko – kelen-ya – kèlè combat – DEM – dire – unique-ABST – combat « Ce combat veut dire ‘combat pour l’unité’. » Notre combat sera unité.
Un ! Mali tile bè bi un – Mali – tile – bè – bi INT – Mali – ère – SIT – aujourd’hui « O, l’ère du Mali est aujourd’hui » O Mali d’aujourd’hui
Un ! Mali tile bè sini un – Mali – tile – bè – sini INT – Mali – ère – SIT – demain « O, l’ère du Mali sera demain » O Mali de demain
Jigiya forow funtira kayira jigi-ya – foro-w – funti-ra – kayira espérer-ABST – champ-PL – s’épanouir-AC – paix « Les champs pleins d’espérance s’épanouissent en bonne harmonie » Les champs fleurissent d’espérance
Denw hakili latigèra pewu pewu ! den-w – hakili – la-tigè-ra – pewu – pewu enfant-PL – esprit – PREF-couper-AC – ID – ID « L’esprit des jeunes décide tout à fait. » Les cœurs vibrent de confiance.
b. VOCABULAIRE (kumadengafe) :
Le vocabulaire comprend tout « mot » dans ce texte, et même dans ce message. Tout. L’ordre des mots dans le vocabulaire est alphabétique. En ce qui concerne les caractères spéciaux, je les ai intégrés dans l’alphabet après leurs pendants ‘normaux’ ; ainsi, après la nasale alvéolaire /n/ figure la nasale vélaire, suivie de la nasale palatale. Quant à la représentation des caractères spéciaux, ils sont écrits selon l’ancienne orthographe bambara : le e semi-ouvert (antérieur) est écrit /è/ (au lieu d’un epsilon), le o semi-ouvert (postérieur) est écrit /ò/ (au lieu d’un c inversé), les nasales vélaire et palatale sont écrites /ng/ et /ny/. Tous ces phonèmes ne peuvent être réalisés sur ce forum selon l’actuelle orthographe bambara.
L’ordre alphabétique est donc : a, b, c, d, e, è, f, g, h, i, j, k, l, m, n, ng, ny, o, ò, p, r, s, t, u, w, y, z.
Les entrées bambara sont en gras, les significations principales sont soulignées. Entre parenthèses figure la composition d’un mot complexe séparée en ses morphèmes par un trait d’union, entre crochets figure l’origine du mot s’il n’est pas d’origine bambara. Toute entrée est indiquée par la catégorie de mot en forme abrégée (voir les abréviations), placée entre l’entrée bambara et son équivalent français resp. devant l’équivalent français :
– Abréviations …
1p = pronom personnel de la 1ère personne du pluriel 2s = pronom personnel de la 2e personne du singulier 3s = pronom personnel de la 3e personne du singulier ABST = suffixe d’abstraction, étant apte à s’agréger à une base nominale, verbale et adjectivale AC = marque de prédication de l’accompli ACT = suffixe verbal fournissant des noms d’action adj = adjectif adv = adverbe ar = (origine) arabe AUG = suffixe nominal à valeur augmentative CONN/conn = connectif entre nominaux CONV = connectif entre verbaux DEM/dém = démonstratif postposé DESC = marque de prédication non-verbale (descriptif) HYP = marque de prédication de l’hypothétique ID/id = idéophone INAC = marque de prédication de l’inaccompli INJ = marque de prédication de l’injonctif INT = interjection litt = littéralement LOC = suffixe nominal à valeur locative n = nom np = nom propre num = numéral PL = marque de pluriel PP/pp = postposition PREF = préfixe verbal (souvent à valeur factitive/causative) QLF = suffixe nominal à valeur qualificative SIT = marque de prédication non-verbale (situatif) syn = synonyme vd = verbe défectif vi = verbe intransitif vréf = verbe réfléchi vst = verbe statif (~ adjectif prédicatif) vt = verbe transitif
– Bambara - français (bamanankan - tubabukan) …
a : 3s an : 1p ani : conn. et bamanankan (< bamanan-kan) : n. langue bambara, le bambara – bamanan : n. 1. bambara (groupe ethnique) ; 2. fétichiste (au sens de : non-musulman, à l’époque) – kan : n. 1. cou, gorge ; 2. voix, parole ; 3. langue ; 4. son, bruit bayèlèmali (< ba-yèlèma-li) : n. traduction – ba : n. 1. mère ; 2. l’essentiel, importance – yèlèma : vt. 1. changer, tourner ; 2. transformer ; 3. traduire – -li (< -ni) : ACT bè : INAC bèè : n./adj. tous, tout, le tout ; chaque, chacun bèrè : n. 1. important, grand, vrai ; 2. beaucoup, assez ; adv. beaucoup bi : n. aujourd’hui bò : vt. 1. faire sortir ; 2. ôter, enlever bonyali (< bon-ya-li) : n. respect, déférence, action de rendre l’honneur – bon : vst. 1. gros ; 2. grand, puissant, important – -ya : ABST – bonya : n. 1. respect ; 2. dignité ; 3. honneur ; vt. 1. respecter ; 2. honorer – -li (< -ni) : voir bayèlèmali cèsiri (< cè-siri) : n. ardeur (au travail), ferveur ; vréf. se concentrer, se mettre avec ardeur au travail – cè : n. taille, ceinture, milieu du corps – siri : vt. attacher, lier, nouer den : n. 1. fruit ; 2. enfant ; 3. fructification ; 4. Filiation ; 5. le petit de – denw : n. fruits ; enfants don : vt. 1. faire entrer, enfiler, mettre ; 2. relever, s’occuper ; 3. fabriquer dònni (< dòn-ni < dòn-li) : n. 1. connaissance(s), savoir ; 2. science – dòn : vt. connaître, savoir – -ni : voir bayèlèmali Farafinna (< fara-fin-na < fara-fin-la) : n. Afrique (litt. : là où sont ceux à une peau noire) – fara : n. 1. peau, épiderme ; 2. écorce ; 3. écaille – fin : n. noirceur, obscurité ; vst. noir, sombre – -na (< -la) : LOC faransikan (< faransi-kan) : n. langue française, le français (syn. : tubabukan) – Faransi : n. France – kan : voir bamanankan fasa : n. 1. louange ; 2. hymne faso (< fa-so) : n. 1. patrie, lieu d’origine (litt. : maison de père) ; 2. Etat – fa : n. 1. père ; 2. oncle paternel – so : n. maison (voir aussi so en bas) fisa : vst. meilleur foro : n. champ – forow : n. champs funti : vi. sortir brusquement ; s’épanouir haju < ar. haadscha > : n. 1. affaires, choses nécessaires; 2. (pré)occupations hakili < ar. ’aql> : n. 1. esprit ; 2. conscience ; 3. intelligence ; 4. réflexion, idée ; 5. mémoire hèrè : n. paix, bonheur (syn. : kayira) hòrònya (< hòròn-ya) : n. 1. liberté ; 2. noblesse ; 3. honnêteté – hòròn : n. 1. homme libre ; 2. noble ; 3. personne honnête, polie, loyale – -ya : voir bonyali i : 2s in : dém. ce, cette jama < ar. dschamaa’a > : n. foule, peuple, population, public jamana : n. 1. pays, région ; 2. république jigiya (< jigi-ya) : n. espoir ; vt. donner de l’espoir – jigi : n. 1. espoir, espérance ; 2. personne sur laquelle on compte, ami ; vt. espérer – -ya : voir bonyali jò : vt. 1. bâtir, construire ; 2. mettre debout jònjòn : n. drapeau jugu : n. ennemi ka (1) : DESC ka (2) : CONV ka (3) : INJ kayira < ar. qayra > : n. paix, bonheur, prospérité (syn. : hèrè) kelenya (< kelen-ya) : n. 1. unité, unicité, union ; 2. solitude ; vt. laisser seul – kelen : num. un, un seul, unique ; même, pareil – -ya : voir bonyali kèlèba (< kèlè-ba) : n. grande bataille – kèlè : n. guerre, bataille, combat – -ba : AUG kènèma (< kènè-ma) : n. ?/adv. dehors, à l’extérieur – kènè : n. 1. aire, surface ; 2. clarté – -ma : QLF ko : vd. dire (prédication de parole, mot d’introduction) kònòna (< kònò-na) : n. 1. ventre ; 2. interieur, dedans ; 3. durée – kònò : n. 1. ventre ; 2. foetus ; . intérieur ; pp. dans, à l’intérieur de – -na : voir Farafinna kumadengafe (< kuma-den-gafe) : n. dictionnaire – kuma : n. parole, mot – den : voir den en haut – gafe : n. livre, livret kuntilenna (< kun-tilen-na) : n. 1. sens, direction ; 2. sens, signification ; 3. but, objectif – kun : n. 1. tête ; 2. bout, extrémité ; 3. raison, motif, objectif – tilen : vt. 1. diriger ; 2. mettre droit – -na : voir Farafinna lahidu < ar. wa’ada / ya’idu > : n. promesse, alliance, engagement latigè (< la-tigè) : vt. 1. faire passer ; 2. distinguer, préciser ; 3. décider – la- : PREF – tigè : vt. 1. couper ; 2. trancher ; 3. traverser Mali : n. Mali malo : n. 1. honte ; 2. modestie, timidité mana : HYP na (< la) : PP – bamanankan na : en bambara nansara < ar. nasa:ra: > : n. 1. Blanc, Européen ; 2. Français (syn. : tubabu) ni : conn. et nganiya : n. 1. volonté, foi ; 2. intention ; 3. décision ; 4. resolution nyètaa (< nyè-taa) : n. progrès (litt. : l’aller devant) ; ici : prospérité – nyè : n. 1. oeil ; 2. vue, regard ; 3. face, surface, devant ; pp. devant – taa : vi. aller o : conn. ou pewu : id. tout à fait, complètement – -ra : AC saya (< sa-ya) : n. mort – sa : vi. mourir – -ya : voir bonyali sèbèn : n. 1. écrit, texte, lettre ; 2. papier ; vt. écrire sini : n. 1. demain ; 2. avenir so : n. 1. maison ; 2. village (rare !) ; ici : le village « Mali » (au sens de : peuple) tiimè : vt. accomplir tile : n. 1. soleil ; 2. jour, journée ; 3. époque, ère tubabukan (< tubabu-kan) : n. langue française, le français (syn. : faransikan) – tubabu < ar. tabi:b > : n. 1. Blanc, Européen ; 2. Français (syn. : nansara) – kan : voir bamanankan un : INT -w : PL wuli : vi. 1. se lever, se réveiller ; 2. grandir ; 3. démarrer ; 4. s’envoler ye : PP yèrèmahòrònya (< yèrè-ma-hòròn-ya) : n. indépendance – yèrè : adj. même ; n. légitime – -ma : voir kènèma – hòrònya : voir hòrònya
VIVE LE MALI !!! VIVE LE BAMBARA !!!
Bonne lecture !
(1) Les photos ont été prises par moi lors de ma première visite chez Mohammed, mon professeur et Ségovien convaincu, et sa famille, à Bamako-Falajè, en 1995. (2) Sur demande, Gérard Dumestre (INALCO et LLACAN, Paris) me l’a confirmé par mail. Etat de fait, à peine croyable, mais vrai. Evidemment ! (3) Selon le papier en pdf (voir en haut), le nominal bonyani figure dans le gros titre. Avec une faute d’orthographe, incontestablement. Il faut écrire bonyali. La forme de base de ce suffixe est -li, qui se nasalise après une nasale et est écrit alors -ni (allomorphie due à la phonologie). Cependant, dans ce cas-ci, il ne s’agit pas d’une nasale qui précède le suffixe -li mais de l’approximante palatale /y/. Donc, pas de raison d’écrire bonyani. C’est bien bonyali. Voir aussi ce lexique (> entrée bon, page 23, à gauche : mwt bonyali 1 ka kè belebele ye. 2 ka kè mògòba ye) ! …
Parc national de la Macarena, Colombie (informations) English translation pending
Hello,
Pour ceux que ca interesse et n'ayant pas facilement trouve des infos sur la visite de ce parc naturel colombien, voila un petit trip report...
Le parc a rouvert ses portes au public "recemment" (a peu pres 3 ans si j'ai bien compris), meme si seulement une toute petite partie est pour l'instant accessible, a savoir les fameux Canos cristales. L'armee colombienne patrouille et est etablie de facon permanente sur cette zone du parc, dans le reste du parc la surveillance est plus limitee et il faudra surement attendre quelques annes pour acceder a l'ensemble des sites.
Du fait du peu d'infos sur le parc et sur les canos en particulier (dur de trouver des photos de bonne qualites sur le net...), je ne savais pas trop a quoi m'attendre. A posteriori je suis tres content d'y etre alle, mais on est tres loin de la "septieme merveille du monde" dont parlent certains guides locaux (bon ils en font toujours trop, et c'est bien normal ! Alors a ceux qui sont tentes, je pense que le voyage vaut le coup autant pour les canos cristales que pour le trip en lui meme...et la possibilite de se baigner dans les rios et cascades avec quasiment personne d'autre.
2 choix pour y aller : - via un tour operator : Vinatur ou de Una par exemple. Les prix a partir de Villavicencio : environ 900k par personnes pour 3 jours, tout compris. Cela vaut le coup pour les voyageurs individuels je pense, par contre en groupe de 2-3-4, autant organiser ca tout seul
- Sans agence de voyage : Arrivee a La Macarena : - Prendre un vol soit de Bogota ou Vvcencio. Beaucoup de petits charters en avion de 4 places, ou sur des DC3 (qui doivent avoir pres de 70 ans maintenant....). Pas d'idees sur les prix, mais il y a de la competition. Sinon Satena fait un vol hebdo le samedi au depart de BOG. - On peut egalement arriver par San Jose del Guaviare : 2/3 heures de lancha pour arriver a La Macarena (mais conditions de securite a verifier...)
Une fois sur place, il y a 3-4 hotels simple a La Macarena (sur la place centrale). Pour la visite des canos, un guide est obligatoire (dans les 80K par jour). Il y a une organisation centrale, juste en face de la sortie de l'aerodrome. Reste a negocier le transport entre la ville et les canos, a savoir 15 mins de lancha et 20 mins de 4*4, on va dire 50/75K pour l'aller retour.
2 jours suffisent pour parcourir une grande partie des sites : a savoir petites rivieres, cascades etc, avec baignades a gogo.
Quelques conseils : - La periode qui vaut le coup va de mi aout a novembre. Septembre/Octobre c le mieux. - Eviter le week-end ou il y a plus de monde. - L'annee derniere le nb de visiteurs etait de 800...cette annee, ils en attendent 3,000. Je pense que le site ne survivra pas a beaucoup de monde sur le long terme. Ou alors il faudra interdire la baignade. auquel cas l'interet sera moindre.
En repartant, un petit survol du reste du parc donne envie...esperons que la situation continue de s'ameliorer.....
Ciao
Pour ceux que ca interesse et n'ayant pas facilement trouve des infos sur la visite de ce parc naturel colombien, voila un petit trip report...
Le parc a rouvert ses portes au public "recemment" (a peu pres 3 ans si j'ai bien compris), meme si seulement une toute petite partie est pour l'instant accessible, a savoir les fameux Canos cristales. L'armee colombienne patrouille et est etablie de facon permanente sur cette zone du parc, dans le reste du parc la surveillance est plus limitee et il faudra surement attendre quelques annes pour acceder a l'ensemble des sites.
Du fait du peu d'infos sur le parc et sur les canos en particulier (dur de trouver des photos de bonne qualites sur le net...), je ne savais pas trop a quoi m'attendre. A posteriori je suis tres content d'y etre alle, mais on est tres loin de la "septieme merveille du monde" dont parlent certains guides locaux (bon ils en font toujours trop, et c'est bien normal ! Alors a ceux qui sont tentes, je pense que le voyage vaut le coup autant pour les canos cristales que pour le trip en lui meme...et la possibilite de se baigner dans les rios et cascades avec quasiment personne d'autre.
2 choix pour y aller : - via un tour operator : Vinatur ou de Una par exemple. Les prix a partir de Villavicencio : environ 900k par personnes pour 3 jours, tout compris. Cela vaut le coup pour les voyageurs individuels je pense, par contre en groupe de 2-3-4, autant organiser ca tout seul
- Sans agence de voyage : Arrivee a La Macarena : - Prendre un vol soit de Bogota ou Vvcencio. Beaucoup de petits charters en avion de 4 places, ou sur des DC3 (qui doivent avoir pres de 70 ans maintenant....). Pas d'idees sur les prix, mais il y a de la competition. Sinon Satena fait un vol hebdo le samedi au depart de BOG. - On peut egalement arriver par San Jose del Guaviare : 2/3 heures de lancha pour arriver a La Macarena (mais conditions de securite a verifier...)
Une fois sur place, il y a 3-4 hotels simple a La Macarena (sur la place centrale). Pour la visite des canos, un guide est obligatoire (dans les 80K par jour). Il y a une organisation centrale, juste en face de la sortie de l'aerodrome. Reste a negocier le transport entre la ville et les canos, a savoir 15 mins de lancha et 20 mins de 4*4, on va dire 50/75K pour l'aller retour.
2 jours suffisent pour parcourir une grande partie des sites : a savoir petites rivieres, cascades etc, avec baignades a gogo.
Quelques conseils : - La periode qui vaut le coup va de mi aout a novembre. Septembre/Octobre c le mieux. - Eviter le week-end ou il y a plus de monde. - L'annee derniere le nb de visiteurs etait de 800...cette annee, ils en attendent 3,000. Je pense que le site ne survivra pas a beaucoup de monde sur le long terme. Ou alors il faudra interdire la baignade. auquel cas l'interet sera moindre.
En repartant, un petit survol du reste du parc donne envie...esperons que la situation continue de s'ameliorer.....
Ciao
Parc national Corcovado au Costa Rica: bateau de Drake vers Sirena? English translation pending
Bonjour à tous,
malgré des dizaines de posts sur le sujet je n'arrive pas à trouver réponse à toutes mes questions sur le sujet. Alors si quelqu'un pouvait m'aider, je lui en serai reconnaissant:
- est ce que les bateaux pour aller à Sirena à partir de Drake sont des embarcations privées, que l'on réserve donc sur place? - le coût (j'entends généralement parler de 150 à 200$- à confirmer si quelqu'un a fait le trajet récemment) est il pour le bateau (donc à diviser si on est plusieurs) ou par personne? - est il possible de convenir d'un prix Aller/Retour (en sachant que je ne compte pas faire le retour par la route cotière, trop chronophage)? - en bref n'est il vraiment pas trop compliqué de partir de Bahia Drake (est ce que la ville et ses alentours est une étape incontournable) par rapport à Puerto Jimenez par exemple?
En fait je compte aller à Bahia Drake parce que la navigation à partir de Sierpe me parait "à faire". Mais en sachant que je vais à Tortugero est ce que Sierpe est indispensable (cela n'a peut être rien à voir, pardon d'avance à ceux qui connaissent la région)
Merci de votre aide Pierre
- est ce que les bateaux pour aller à Sirena à partir de Drake sont des embarcations privées, que l'on réserve donc sur place? - le coût (j'entends généralement parler de 150 à 200$- à confirmer si quelqu'un a fait le trajet récemment) est il pour le bateau (donc à diviser si on est plusieurs) ou par personne? - est il possible de convenir d'un prix Aller/Retour (en sachant que je ne compte pas faire le retour par la route cotière, trop chronophage)? - en bref n'est il vraiment pas trop compliqué de partir de Bahia Drake (est ce que la ville et ses alentours est une étape incontournable) par rapport à Puerto Jimenez par exemple?
En fait je compte aller à Bahia Drake parce que la navigation à partir de Sierpe me parait "à faire". Mais en sachant que je vais à Tortugero est ce que Sierpe est indispensable (cela n'a peut être rien à voir, pardon d'avance à ceux qui connaissent la région)
Merci de votre aide Pierre
Parc National de Cat Tien (septembre) English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant rencontré des difficultés à trouver des informations, je souhaite par ce post faire un retour sur mon séjour dans le parc national de Cat Tien, le weekend dernier. Ma copine et moi avons opté pour un départ d'Ho Chi Minh le vendredi matin et un retour le dimanche soir. Nous avons voyagé avec la compagnie de bus The Sinh Tourist (ancien Sinh Café) qui nous a vendu des billets pour Dalat et nous a déposé à Nam Cat Tien (à 25 km de l'entrée du parc). Les tarifs de bus étaient doublés par rapport aux prix habituels (250.000 VND aller simple / pers.) en raison des dates qui nous étaient imposées (fête de l'indépendance, le vendredi 2 sept => weekend prolongé). Je vous conseille vivement de prendre une grande compagnie au logo qui se démarque : au retour, il vous faudra guetter le bus depuis la grande route et l'arrêter (étape d'ailleurs très fastidieuse - 2h d'attente à se demander si chaque bus qui passe est le bon ^^). Arrivés à Nam Cat Tien, nous avons pris 2 Xe Om Motorbike que nous avons peiné à négocier correctement (bon courage pour avoir un prix inférieur à 100.000 VND / pers). Puis, une fois les droits d'entrée dans le parc payés (50.000 VND par personne), un petit bateau vous fait traverser une rivière et vous y voilà enfin. Durée approximative du voyage : 5 heures (dont environ 4 heures de bus). Dans le parc, il n'y a que deux endroits où dormir : - le premier se situe juste à l'entrée du parc et propose un nombre de logements raisonnable ; - le second se situe plus à l'intérieur du parc, au bord du "Crocodile Lake".
Pour effectuer des réservations (ce que nous n'avions pas fait), passez un coup de fil au Cat Tien National Park Tourism Centre 0613669228 (depuis l'étranger je crois qu'il faut enlever le 0 et faire +84) Sinon, s'adresser directement à l'accueil du parc qui se trouve juste de l'autre côté de la rivière pour tous les hébergements et les tours organisés (balade nocturne, moyens de locomotion, guides...).
Voici quelques photos des cartes du parc et des itinéraires qu'il propose :



photos dispo en meilleur qualité ici : http://youpiyoupiyoupi.free.fr/img/CIMG2797.JPG http://youpiyoupiyoupi.free.fr/img/CIMG2798.JPG http://youpiyoupiyoupi.free.fr/img/CIMG2799.JPG
L'hébergement à l'entrée du parc n'a rien de fabuleux mais permet tout de même de partir se promener seul dans la forêt en suivant des petits chemins qui ont étés tracés à cet effet. C'est magnifique, très préservé, et les animaux ne manquent pas (écureuils volants, singes, biches/cerfs, serpents... et SANGSUES, inévitables - prévoir donc grandes chaussettes et chaussures fermées + pantalons - !). Comptez entre 500.000 VND et 700.000 VND suivant les chambres disponibles.
Nous avons eu un réel coup de coeur pour le second hébergement (plus à l'intérieur du parc, à côté du lac aux crocodiles) où l'on a vraiment l'impression d'être seuls, tranquilles, et au calme. Pour s'y rendre il faut se faire déposer à l'entrée de la forêt par un véhicule, puis ensuite marcher sur 5km (une petite heure). Il n'y a que 3 logements de disponibles sur ce second site donc veillez à vous assurer de la disponibilité pour la date qui vous intéresse (je pense vraiment qu'on a eu de la chance d'y trouver de la place au dernier moment). Ici, comptez 500.000 VND par personne pour dormir dans un bungalow sur pilotis au bord de l'eau. A ces frais, ajoutez 400.000 VND pour que le 4x4 vous dépose au début du chemin qui mène au site, quelques centaines de milliers de dongs pour le guide et 130.000 VND pour emprunter une barque et se promener sur le lac pendant que les crocodiles dorment paisiblement.
Bref, pas mal de petits frais par ci par là que l'on peut négocier, mais quand on aime la faune et la flore, on ne compte pas. Et en la matière, je pense que vous ne serez pas déçus... Il y a même des possibilités pour voir des éléphants ou autres gros mammifères si l'on a plus que 2 nuits à y consacrer.
Pour conclure un week end vraiment super, loin des circuits touristiques classiques que nous recommandons chaudement aux amoureux de la nature. Surtout ne vous laissez pas rebuter par l'apparente difficulté d'organisation du trajet retour.
Ayant rencontré des difficultés à trouver des informations, je souhaite par ce post faire un retour sur mon séjour dans le parc national de Cat Tien, le weekend dernier. Ma copine et moi avons opté pour un départ d'Ho Chi Minh le vendredi matin et un retour le dimanche soir. Nous avons voyagé avec la compagnie de bus The Sinh Tourist (ancien Sinh Café) qui nous a vendu des billets pour Dalat et nous a déposé à Nam Cat Tien (à 25 km de l'entrée du parc). Les tarifs de bus étaient doublés par rapport aux prix habituels (250.000 VND aller simple / pers.) en raison des dates qui nous étaient imposées (fête de l'indépendance, le vendredi 2 sept => weekend prolongé). Je vous conseille vivement de prendre une grande compagnie au logo qui se démarque : au retour, il vous faudra guetter le bus depuis la grande route et l'arrêter (étape d'ailleurs très fastidieuse - 2h d'attente à se demander si chaque bus qui passe est le bon ^^). Arrivés à Nam Cat Tien, nous avons pris 2 Xe Om Motorbike que nous avons peiné à négocier correctement (bon courage pour avoir un prix inférieur à 100.000 VND / pers). Puis, une fois les droits d'entrée dans le parc payés (50.000 VND par personne), un petit bateau vous fait traverser une rivière et vous y voilà enfin. Durée approximative du voyage : 5 heures (dont environ 4 heures de bus). Dans le parc, il n'y a que deux endroits où dormir : - le premier se situe juste à l'entrée du parc et propose un nombre de logements raisonnable ; - le second se situe plus à l'intérieur du parc, au bord du "Crocodile Lake".
Pour effectuer des réservations (ce que nous n'avions pas fait), passez un coup de fil au Cat Tien National Park Tourism Centre 0613669228 (depuis l'étranger je crois qu'il faut enlever le 0 et faire +84) Sinon, s'adresser directement à l'accueil du parc qui se trouve juste de l'autre côté de la rivière pour tous les hébergements et les tours organisés (balade nocturne, moyens de locomotion, guides...).
Voici quelques photos des cartes du parc et des itinéraires qu'il propose :



photos dispo en meilleur qualité ici : http://youpiyoupiyoupi.free.fr/img/CIMG2797.JPG http://youpiyoupiyoupi.free.fr/img/CIMG2798.JPG http://youpiyoupiyoupi.free.fr/img/CIMG2799.JPG
L'hébergement à l'entrée du parc n'a rien de fabuleux mais permet tout de même de partir se promener seul dans la forêt en suivant des petits chemins qui ont étés tracés à cet effet. C'est magnifique, très préservé, et les animaux ne manquent pas (écureuils volants, singes, biches/cerfs, serpents... et SANGSUES, inévitables - prévoir donc grandes chaussettes et chaussures fermées + pantalons - !). Comptez entre 500.000 VND et 700.000 VND suivant les chambres disponibles.
Nous avons eu un réel coup de coeur pour le second hébergement (plus à l'intérieur du parc, à côté du lac aux crocodiles) où l'on a vraiment l'impression d'être seuls, tranquilles, et au calme. Pour s'y rendre il faut se faire déposer à l'entrée de la forêt par un véhicule, puis ensuite marcher sur 5km (une petite heure). Il n'y a que 3 logements de disponibles sur ce second site donc veillez à vous assurer de la disponibilité pour la date qui vous intéresse (je pense vraiment qu'on a eu de la chance d'y trouver de la place au dernier moment). Ici, comptez 500.000 VND par personne pour dormir dans un bungalow sur pilotis au bord de l'eau. A ces frais, ajoutez 400.000 VND pour que le 4x4 vous dépose au début du chemin qui mène au site, quelques centaines de milliers de dongs pour le guide et 130.000 VND pour emprunter une barque et se promener sur le lac pendant que les crocodiles dorment paisiblement.
Bref, pas mal de petits frais par ci par là que l'on peut négocier, mais quand on aime la faune et la flore, on ne compte pas. Et en la matière, je pense que vous ne serez pas déçus... Il y a même des possibilités pour voir des éléphants ou autres gros mammifères si l'on a plus que 2 nuits à y consacrer.
Pour conclure un week end vraiment super, loin des circuits touristiques classiques que nous recommandons chaudement aux amoureux de la nature. Surtout ne vous laissez pas rebuter par l'apparente difficulté d'organisation du trajet retour.
Sequoia National Park - Death Valley - Las Vegas mi-septembre English translation pending
Bonjour,
J'ai cherché pas mal sur le forum sans vraiment trouver une réponse à ma question :
Nous comptons arriver en septembre sur Sequoia NP un jeudi vers le début d'aprem depuis SF, trouver un camping pour tente la bas à l'arrache, repartir le vendredi à la mi-journée/début aprèm vers DeathValley => Objectif : être à Las Vegas le samedi soir tard après la visite de Death Valley le samedi.
Ma question est : que me conseillez pour pour dormir le vendredi soir sans se ruiner ? - Ridgecrest ? - encore plus près de DV ? => ou? - dans DV ? N'est ce pas booké/trop cher (j'aimerai bien mettre env. 50dollars pour la nuit...) - autre idée?
Pour la visite de DV, est ce possible de visiter la journée avec la chaleur à cette période?
Merci beaucoup!
J'ai cherché pas mal sur le forum sans vraiment trouver une réponse à ma question :
Nous comptons arriver en septembre sur Sequoia NP un jeudi vers le début d'aprem depuis SF, trouver un camping pour tente la bas à l'arrache, repartir le vendredi à la mi-journée/début aprèm vers DeathValley => Objectif : être à Las Vegas le samedi soir tard après la visite de Death Valley le samedi.
Ma question est : que me conseillez pour pour dormir le vendredi soir sans se ruiner ? - Ridgecrest ? - encore plus près de DV ? => ou? - dans DV ? N'est ce pas booké/trop cher (j'aimerai bien mettre env. 50dollars pour la nuit...) - autre idée?
Pour la visite de DV, est ce possible de visiter la journée avec la chaleur à cette période?
Merci beaucoup!
Parc national de Tortuguero: vos coups de coeur? (Costa Rica) English translation pending
Bonjour à tous,
Le site internet tortuguerovillage.com mentionne un parking sécurisé à La Pavona (10$/nuit). Quelqu'un peut-il me confirmer l'existence de ce parking sécurisé ? Est-il réellement sûr ? Est-il facile à trouver ? A qui faut-il s'adresser ?
Concernant la traversée en bateau de La Pavona à Tortuguero, faut-il réserver à l'avance (pour les mois de décembre-janvier) ? Si oui, comment faire ?
Que ne faut-il pas manquer au parc de Tortuguero ? Si vous avez des infos, des coups de coeur, ... concernant ce parc, je suis preneur.
Merci à tous et bonne journée.
Jean Michel.
Le site internet tortuguerovillage.com mentionne un parking sécurisé à La Pavona (10$/nuit). Quelqu'un peut-il me confirmer l'existence de ce parking sécurisé ? Est-il réellement sûr ? Est-il facile à trouver ? A qui faut-il s'adresser ?
Concernant la traversée en bateau de La Pavona à Tortuguero, faut-il réserver à l'avance (pour les mois de décembre-janvier) ? Si oui, comment faire ?
Que ne faut-il pas manquer au parc de Tortuguero ? Si vous avez des infos, des coups de coeur, ... concernant ce parc, je suis preneur.
Merci à tous et bonne journée.
Jean Michel.
Kakadu National Park (Australie) English translation pending
( Il existe une terre magique, au nord de l'Australie, où vécu la plus vieille des sociétés humaine, le carbone quatorze ayant daté des traces aborigènes vieilles de 50000 ans. Selon la légende, ce paysage aurait été sculpté par une déesse reptile, The Rainbow Snake, qui se faufilant dans cette contrée , créa un habitat où une multitude d'êtres vivants ont évolué.
Kakadu est un espace protégé, qui s'étend sur près de 30000 kilomètres carrés, fait de massifs montagneux, de bilabongs ( trous d'eau ) marécageux, de forêts, de rivières, d'une bio diversité unique, où l'héritage tribale des Binings et des Mungguys, symbolisé par des peintures sur roche, témoigne d' une culture, d' un savoir ancestral emprunt de spiritualité et de respect pour l'environnement .
Et dire que l'homme blanc a détruit et perverti une grande partie de ce peuple. Quand je vois le visage d'un aborigène, j'ai l'impression de voir celui que j'avais, des milliers d'années plus tôt, avant que ma peau blanchisse, avant que mes yeux s'éclaircissent à force d'affronter des hivers rugueux, avant que mes ancêtres se soient décidés à quitter l' Afrique pour trouver d'autres terres.
Quand vous entrez dans Kakadu, vous faites un voyage motorisé dans le temps, c'est tellement bon de rouler sur ces routes d'asphalte, d'éviter ( ou pas ) un serpent qui traverse la route, de camper dans le bush, de grimper en haut d'énormes rochers, d'essayer de distinguer un crocodile qui pourrait se cacher au milieu des nénuphars, d'entendre un oiseau aux ailes turquoises rire comme un singe, d'admirer ces feux naturels qui soignent la nature avec une précision déconcertante, de voir l'horizon qui n'en fini pas, d'être allongé sous sa moustiquaire et de s'endormir face à des milliards d'étoiles, la voie lactée vous sautant à la gueule.
Wouaw... On a la sensation d'être seul au monde, loin de la civilisation, à l'état sauvage... )
Quand Hélène, Thomas et Octave m'ont proposé de les accompagner à Kakadu, dans un premier temps, j'ai refusé l'invitation. Je voulais avoir la conscience tranquille, je venais de travailler quelques jours chez Bill et je tenais à conserver cette dynamique, je me disais qu'il fallait absolument que je trouve un autre job. Absolument, absolument, absolument... Quand Hélène m'a dit « Si tu ne viens pas avec nous, il faudra que tu te trouves d'autres amis qui ont une voiture pour aller à Kakadu. Tu ne peux pas louper çà, autant que tu le fasses avec nous ! » , tout est devenu clair dans ma tête, elle avait raison, autant y aller avec eux ! Je les ai rencontré au Frogs Hollow. Il me semble que la première fois que nous nous sommes parlés, c'était à table, Hélène était face à Octave, ils sont tous les deux français, je me suis assis à coté d'eux et nous avons commencé à discuter, naturellement. Puis se sont enchainés quelques autres repas, nos visages se sont familiarisés, j'étais stupéfait par le rire indescriptible de cette fille, charmé par leur gentillesse. Au début elle n'arrêtait pas de me parler de Thomas, sont petit copain allemand, elle me disait qu'il était le plus beau, le plus gentil, le plus intelligent. Je ne l'ai rencontré que quelques jours plus tard, et dans le fond, elle n'avait pas tout à fait tord en me décrivant son chéri, un chic type. Ils sont ensemble depuis quelques années, se sont rencontrés lors d'un premier voyage en Australie, trois jours avant qu'elle rentre en France. Après deux semaines passées à la maison, elle a refait ses valises et décolla pour la Nouvelle Zélande pour ne pas louper sa « perle rare ». Ils ne se sont pas lâchés depuis, ils ont continué à vivre au Canada, en Amérique Latine, au Japon... Il y à deux mois, ils ont adopté Octave. Il a la vingtaine, passe son temps à travailler et à gratter les cordes en nylon de sa guitare classique, il a une attitude nonchalante qui me rappelle quelqu'un au même age...
Nous nous décidons à partir, nous sommes lundi, il est 22 heure. Thomas a emprunté un van rouge a un de ses potes, avec Octave, nous venons juste de rentrer des courses, il n'y a plus qu'à... ! Nous avons trois heures de route, roulons à 90 kilomètres heure, Octave fait le DJ, il nous passe du reggae, nous fait écouter le groupe dans lequel il jouait, enchaine avec La Rue Kétanou, Noir Désir, Cat Empire, nous chantons Bohemian Rhapsody comme dans Wayne's World...
Nous faisons quelques pauses pour admirer des feux naturels nettoyer la forêt, je lève la tête au ciel, je n'ai jamais vu autant d'étoiles, je réalise que l'espace n'est pas si loin que çà.

Arrivés sur le site, nous trouvons un camping à Burbulda, installons nos tentes. Nous buvons quelques bières à notre santé, grignotons des tomates et du fromage, jouons de la guitare, chantons. Thomas sort une sorte de tuyau d'aspirateur blanc en PVC, il s'en sert de didgeridoo , le son est bluffant, il se débrouille bien. Nous n'allons pas faire long feu, nous avons l'intention de nous lever tôt pour partir à l'assaut du Kakadu National Park.


Au petit matin nous nous réveillons avec la lumière du jour, une cinquantaine de petits vampires se sont amassés sur ma moustiquaire, frustrés de ne pouvoir me sucer le sang. Nous sommes à coté d'une rivière, nous déjeunons les yeux rivés sur des échassiers qui marchent au milieu des nénuphars, pas de crocodiles en vue, dommage. Nous plions bagage pour nous rendre à Nourlangie, un région célèbre pour ses peintures sur roche. Dans un premier temps nous grimpons sur une plaine montagneuse pour admirer le paysage, prendre des photos. Ça fait du bien de marcher à la recherche d'un point de vue parfait, l'horizon s'étend sur des centaines de kilomètres.



Nous allons ensuite sur Nanguluwur, le site artistique aborigène. A l'entrée, deux rangers vérifient les passes. Un passe pour Kakadu coûte 25 dollars, il est valable quelques semaines. Nous pensions passer à travers les mailles du filet, mais là, nous sommes obligés d'en acheter deux, Thomas ayant réussi à en récupérer deux autres avant de partir. Le parcours fait environ deux kilomètres, un des deux rangers nous indique le meilleur accès, nous marchons sur des passerelles en bois, fixées au bord des rochers. Des panneaux nous content un peu d'histoire, nous expliquent la signification des peintures. Elles ont été restaurées, mais certaines ont plus de 20000 ans. C'est fascinant, la conscience de l'homme ne datte pas d'hier, certes nous avons progressé scientifiquement et technologiquement, mais la façon dont fonctionnait notre cerveau n'a guère évoluée, la réflexion et l'analyse tournaient déjà à plein régime à cette époque là. La mythologie aborigène est dessinée sur ces murs de granits. Des kangourous géants, Nabulwinjbulwinj, un esprit à deux phallus, mangeur de femmes, Namarrgon, créateur de tonnerre, et sa femme Barrginj, Namarndjolg qui coucha avec sa sœur et devint plus tard Ginga, le grand crocodile des eaux salées, des danses, des rites... Nous marchons lentement, de temps en temps, nous stoppons devant des araignées majestueuses, fières sur leur grande toile. Nous finissons notre ballade à 600 mètres d'altitude, la bouche ouverte, l'œil brillant.





En milieu d'après-midi, nous allons au Warradjan Aboriginal Cultural Centre, où se trouve un musée qui raconte les us et les coutumes des diverses tribus. Je ne suis pas un passionné de musées, je trouve qu'il y a toujours trop d'œuvres à voir, trop de lecture, je ne sais jamais quoi regarder. Une photo me marque, un homme nu, dans le désert, un serpent dans la bouche. Avec Octave nous nous asseyons face à un grand écran, on y voit des femmes cultiver des patates douces, cuisiner des tortues, nous piquons du nez. Un dernier détour, une dernière marche de 50 minutes pour regarder le coucher du soleil, et nous partons en quête d'un camping.

Nous roulons jusqu'à Malabanjbanjdju, l'espace est grand, il y a même des caravanes et des sanitaires, le grand luxe ! Un ranger a installé une toile et un rétro-projecteur, il s'apprête à partager son savoir avec les visiteurs. Nous nous asseyons près de lui, les moustiques sont oppressants. Il peine à faire fonctionner son matériel, il nous dit que ses enfants ont dû jouer avec. Résigné, il s'assoit sur une chaise et se met à nous parler de son parc :
« Vous avez pu vous apercevoir qu'une grande partie du parc n'est pas encore accessible, des endroits sont encore trop gorgés d'eau et sont donc dangereux à cause des crocodiles. Vous avez entendu parler de cette backpacker allemande ? Cela s'est passé en octobre ou novembre 2002. Il y avait un groupe qui participait à un tour organisé. Un soir alors qu'ils faisaient la fête et qu'ils étaient sérieusement entamés, ils ont voulu se baigner, ont demandé à leur guide si ils pouvaient. La nuit pour sonder s'il y a des crocodiles, c'est simple, quand vous éclairez l'eau avec votre torche, leurs yeux rouges ressortent. Le guide a regardé, il venait juste d'être embauché, il n'a pas vu de rouge, il a sauté à l'eau, montrant à la troupe ivre qu'elle pouvait le rejoindre, d' autres ont sauté, dont cette jeune femme. Au bout de quelques minutes, il est ressorti pour aller chercher d'autres personnes leur disant de venir s'amuser dans l'eau. A son retour, il manquait une personne, il a allumé sa lampe et a vu une dizaine de points... rouges. Les autres nageurs sont rapidement revenus sur les berges. Nous avons été appelés vers 22 heures, nous sommes arrivés sur place. Il nous a fallu, dans un premier temps, trouver le crocodile qui avait attaqué la fille. En général, ils n'attaquent pas automatiquement l'homme, mais celui-ci, long de quatre mètres, avait une patte en moins et était dans un état de famine. Quand nous l'avons retrouvé, il avait encore le corps entre ses deux mâchoires. Ils nous a fallu le harponner avec une sorte de javelot, en plantant trois derrière sa tête avant qu'il ne lâche le corps. Il nous a tracté pendant quelques minutes et a plongé, restant plus d'une heure à trois mètres de fond avant que nous puissions l'abattre. Il nous a fallu alors retrouver le corps de la jeune femme pour pouvoir le restituer à sa famille. Nous sommes retournés à l'endroit du premier impact, l'eau est limpide, en l'éclairant, il est aisé de voir le fond, nous avons dû l' harponner pour la récupérer. Ça faisait quatre jours qu'elle était en Australie... »

Une fois ces histoires terminées, nous changeons de camping, pour rester ici il nous faut payer 10 dollars. Nous en trouvons un autre, à quelques kilomètres de là. Nous sommes seuls, personne à l'horizon. Nous installons notre campement, près à nous faire griller de la viande hachée de kangourou, à boire de la téquila et des bières, à composer une chanson autour du feu, The Mosquito Killer Song. « Ces putains de moustiques nous rendent dingue ! ». Nous nous coucherons saouls.
Le lendemain matin nous nous réveillons tard. Le temps de ranger tout notre bazar, nous décollons vers 11 heure, direction Gubar, où nous passerons toute l'après-midi. Nous garons le van, remplissons nos sacs de provisions, d'eau, Octave se charge de porter la guitare, il joue en marchant pendant une demie heure, sur un chemin pédestre, à travers un bush orné de montagnes, d'herbe sèche, de fleurs violettes. Nous arrivons près d'une source d'eau, trouvons enfin un endroit où tremper nos pied. L'endroit est paisible, nous sommes bercées par le bruit d'une chute d'eau qui est au loin, nous nous allongeons sur des rochers plats, sur un tronc d'arbre couché, regardons des bancs de poissons-chats composés de centaines d'individus. Thomas grimpe sur des rochers pour sauter dans l'eau. Nous reprendrons la direction de notre véhicule juste avant le coucher de soleil.




Notre périple se termine, nous rentrons à la ville, le soleil vient de se coucher, dans trois heures, nous serons à Darwin ...
Quand Hélène, Thomas et Octave m'ont proposé de les accompagner à Kakadu, dans un premier temps, j'ai refusé l'invitation. Je voulais avoir la conscience tranquille, je venais de travailler quelques jours chez Bill et je tenais à conserver cette dynamique, je me disais qu'il fallait absolument que je trouve un autre job. Absolument, absolument, absolument... Quand Hélène m'a dit « Si tu ne viens pas avec nous, il faudra que tu te trouves d'autres amis qui ont une voiture pour aller à Kakadu. Tu ne peux pas louper çà, autant que tu le fasses avec nous ! » , tout est devenu clair dans ma tête, elle avait raison, autant y aller avec eux ! Je les ai rencontré au Frogs Hollow. Il me semble que la première fois que nous nous sommes parlés, c'était à table, Hélène était face à Octave, ils sont tous les deux français, je me suis assis à coté d'eux et nous avons commencé à discuter, naturellement. Puis se sont enchainés quelques autres repas, nos visages se sont familiarisés, j'étais stupéfait par le rire indescriptible de cette fille, charmé par leur gentillesse. Au début elle n'arrêtait pas de me parler de Thomas, sont petit copain allemand, elle me disait qu'il était le plus beau, le plus gentil, le plus intelligent. Je ne l'ai rencontré que quelques jours plus tard, et dans le fond, elle n'avait pas tout à fait tord en me décrivant son chéri, un chic type. Ils sont ensemble depuis quelques années, se sont rencontrés lors d'un premier voyage en Australie, trois jours avant qu'elle rentre en France. Après deux semaines passées à la maison, elle a refait ses valises et décolla pour la Nouvelle Zélande pour ne pas louper sa « perle rare ». Ils ne se sont pas lâchés depuis, ils ont continué à vivre au Canada, en Amérique Latine, au Japon... Il y à deux mois, ils ont adopté Octave. Il a la vingtaine, passe son temps à travailler et à gratter les cordes en nylon de sa guitare classique, il a une attitude nonchalante qui me rappelle quelqu'un au même age...
Nous nous décidons à partir, nous sommes lundi, il est 22 heure. Thomas a emprunté un van rouge a un de ses potes, avec Octave, nous venons juste de rentrer des courses, il n'y a plus qu'à... ! Nous avons trois heures de route, roulons à 90 kilomètres heure, Octave fait le DJ, il nous passe du reggae, nous fait écouter le groupe dans lequel il jouait, enchaine avec La Rue Kétanou, Noir Désir, Cat Empire, nous chantons Bohemian Rhapsody comme dans Wayne's World...
Nous faisons quelques pauses pour admirer des feux naturels nettoyer la forêt, je lève la tête au ciel, je n'ai jamais vu autant d'étoiles, je réalise que l'espace n'est pas si loin que çà.

Arrivés sur le site, nous trouvons un camping à Burbulda, installons nos tentes. Nous buvons quelques bières à notre santé, grignotons des tomates et du fromage, jouons de la guitare, chantons. Thomas sort une sorte de tuyau d'aspirateur blanc en PVC, il s'en sert de didgeridoo , le son est bluffant, il se débrouille bien. Nous n'allons pas faire long feu, nous avons l'intention de nous lever tôt pour partir à l'assaut du Kakadu National Park.


Au petit matin nous nous réveillons avec la lumière du jour, une cinquantaine de petits vampires se sont amassés sur ma moustiquaire, frustrés de ne pouvoir me sucer le sang. Nous sommes à coté d'une rivière, nous déjeunons les yeux rivés sur des échassiers qui marchent au milieu des nénuphars, pas de crocodiles en vue, dommage. Nous plions bagage pour nous rendre à Nourlangie, un région célèbre pour ses peintures sur roche. Dans un premier temps nous grimpons sur une plaine montagneuse pour admirer le paysage, prendre des photos. Ça fait du bien de marcher à la recherche d'un point de vue parfait, l'horizon s'étend sur des centaines de kilomètres.



Nous allons ensuite sur Nanguluwur, le site artistique aborigène. A l'entrée, deux rangers vérifient les passes. Un passe pour Kakadu coûte 25 dollars, il est valable quelques semaines. Nous pensions passer à travers les mailles du filet, mais là, nous sommes obligés d'en acheter deux, Thomas ayant réussi à en récupérer deux autres avant de partir. Le parcours fait environ deux kilomètres, un des deux rangers nous indique le meilleur accès, nous marchons sur des passerelles en bois, fixées au bord des rochers. Des panneaux nous content un peu d'histoire, nous expliquent la signification des peintures. Elles ont été restaurées, mais certaines ont plus de 20000 ans. C'est fascinant, la conscience de l'homme ne datte pas d'hier, certes nous avons progressé scientifiquement et technologiquement, mais la façon dont fonctionnait notre cerveau n'a guère évoluée, la réflexion et l'analyse tournaient déjà à plein régime à cette époque là. La mythologie aborigène est dessinée sur ces murs de granits. Des kangourous géants, Nabulwinjbulwinj, un esprit à deux phallus, mangeur de femmes, Namarrgon, créateur de tonnerre, et sa femme Barrginj, Namarndjolg qui coucha avec sa sœur et devint plus tard Ginga, le grand crocodile des eaux salées, des danses, des rites... Nous marchons lentement, de temps en temps, nous stoppons devant des araignées majestueuses, fières sur leur grande toile. Nous finissons notre ballade à 600 mètres d'altitude, la bouche ouverte, l'œil brillant.





En milieu d'après-midi, nous allons au Warradjan Aboriginal Cultural Centre, où se trouve un musée qui raconte les us et les coutumes des diverses tribus. Je ne suis pas un passionné de musées, je trouve qu'il y a toujours trop d'œuvres à voir, trop de lecture, je ne sais jamais quoi regarder. Une photo me marque, un homme nu, dans le désert, un serpent dans la bouche. Avec Octave nous nous asseyons face à un grand écran, on y voit des femmes cultiver des patates douces, cuisiner des tortues, nous piquons du nez. Un dernier détour, une dernière marche de 50 minutes pour regarder le coucher du soleil, et nous partons en quête d'un camping.

Nous roulons jusqu'à Malabanjbanjdju, l'espace est grand, il y a même des caravanes et des sanitaires, le grand luxe ! Un ranger a installé une toile et un rétro-projecteur, il s'apprête à partager son savoir avec les visiteurs. Nous nous asseyons près de lui, les moustiques sont oppressants. Il peine à faire fonctionner son matériel, il nous dit que ses enfants ont dû jouer avec. Résigné, il s'assoit sur une chaise et se met à nous parler de son parc :
« Vous avez pu vous apercevoir qu'une grande partie du parc n'est pas encore accessible, des endroits sont encore trop gorgés d'eau et sont donc dangereux à cause des crocodiles. Vous avez entendu parler de cette backpacker allemande ? Cela s'est passé en octobre ou novembre 2002. Il y avait un groupe qui participait à un tour organisé. Un soir alors qu'ils faisaient la fête et qu'ils étaient sérieusement entamés, ils ont voulu se baigner, ont demandé à leur guide si ils pouvaient. La nuit pour sonder s'il y a des crocodiles, c'est simple, quand vous éclairez l'eau avec votre torche, leurs yeux rouges ressortent. Le guide a regardé, il venait juste d'être embauché, il n'a pas vu de rouge, il a sauté à l'eau, montrant à la troupe ivre qu'elle pouvait le rejoindre, d' autres ont sauté, dont cette jeune femme. Au bout de quelques minutes, il est ressorti pour aller chercher d'autres personnes leur disant de venir s'amuser dans l'eau. A son retour, il manquait une personne, il a allumé sa lampe et a vu une dizaine de points... rouges. Les autres nageurs sont rapidement revenus sur les berges. Nous avons été appelés vers 22 heures, nous sommes arrivés sur place. Il nous a fallu, dans un premier temps, trouver le crocodile qui avait attaqué la fille. En général, ils n'attaquent pas automatiquement l'homme, mais celui-ci, long de quatre mètres, avait une patte en moins et était dans un état de famine. Quand nous l'avons retrouvé, il avait encore le corps entre ses deux mâchoires. Ils nous a fallu le harponner avec une sorte de javelot, en plantant trois derrière sa tête avant qu'il ne lâche le corps. Il nous a tracté pendant quelques minutes et a plongé, restant plus d'une heure à trois mètres de fond avant que nous puissions l'abattre. Il nous a fallu alors retrouver le corps de la jeune femme pour pouvoir le restituer à sa famille. Nous sommes retournés à l'endroit du premier impact, l'eau est limpide, en l'éclairant, il est aisé de voir le fond, nous avons dû l' harponner pour la récupérer. Ça faisait quatre jours qu'elle était en Australie... »

Une fois ces histoires terminées, nous changeons de camping, pour rester ici il nous faut payer 10 dollars. Nous en trouvons un autre, à quelques kilomètres de là. Nous sommes seuls, personne à l'horizon. Nous installons notre campement, près à nous faire griller de la viande hachée de kangourou, à boire de la téquila et des bières, à composer une chanson autour du feu, The Mosquito Killer Song. « Ces putains de moustiques nous rendent dingue ! ». Nous nous coucherons saouls.
Le lendemain matin nous nous réveillons tard. Le temps de ranger tout notre bazar, nous décollons vers 11 heure, direction Gubar, où nous passerons toute l'après-midi. Nous garons le van, remplissons nos sacs de provisions, d'eau, Octave se charge de porter la guitare, il joue en marchant pendant une demie heure, sur un chemin pédestre, à travers un bush orné de montagnes, d'herbe sèche, de fleurs violettes. Nous arrivons près d'une source d'eau, trouvons enfin un endroit où tremper nos pied. L'endroit est paisible, nous sommes bercées par le bruit d'une chute d'eau qui est au loin, nous nous allongeons sur des rochers plats, sur un tronc d'arbre couché, regardons des bancs de poissons-chats composés de centaines d'individus. Thomas grimpe sur des rochers pour sauter dans l'eau. Nous reprendrons la direction de notre véhicule juste avant le coucher de soleil.




Notre périple se termine, nous rentrons à la ville, le soleil vient de se coucher, dans trois heures, nous serons à Darwin ...