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Voyage au Chili en famille en 4x4 (avril 2010) English translation pending
by Liink · 2009-12-25 · 5 replies
Bonjour,

J’organise un 1er voyage au Chili pour ma petite famille : moi, mon épouse, une petite fille de 3ans et un petit gars de 8ans. J’ai une très bonne expérience du « baroudage » en 4x4. Avec mon 4x4 j’ai visité de long en large le Maroc et la Tunisie et maintenant je suis tenté par les Amérique du sud. Nous allons partir 2 semaines pendant les vacances du mois d’Avril. Du coup je sollicite l’aide des connaisseurs du Chili.

J’aimerais louer un 4x4 (costaud de préférence) et faire un tour de 2 semaines pour en mettre plein la vu à mes enfants (et moi-même).

Ou acheter les billets d'avion?

Quel itinéraire choisir ? (en sachant que je vais y retourner certainement, si ca nous plait)

Ou louer un 4x4 ?

Ou dormir en règle générale ?

Que faire et ne pas faire ?

(J’en ai plein d’autres ^^ mais c’est pour plus tard.)

Merci pour votre participation.
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas English translation pending
by Lucbertrand · 2009-12-22 · 1 reply
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007

Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.

Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.

Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.

L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.

Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.

Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.

Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.

Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.

Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.

Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.

Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.

Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.

Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.

L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.

Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.

Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.

Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?

Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.

Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.

Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.

L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.

Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.

Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.

Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.

Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.

Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.

Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.

Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.

Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.

Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.

Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.

Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.

Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.

De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.

Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?

Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.

La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!

Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.

Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.

La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.

La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.

Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !

La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.

Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?

Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.

D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.

Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.

L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.

La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
De retour de Nouvelle-Zélande... English translation pending
by CaroletDavid · 2009-12-15 · 27 replies
Bonjour,

Je viens de rentrer de Nouvelle Zélande où j'ai passé un mois. J'ai visité les deux îles et fait pas mal de randonnées. Personnellement, je n'ai pas été charmée par les paysages néo-zélandais, trop proches de ceux que nous avons en Europe. C'est un pays très agréable où les gens sont accueillants, sympathiques et où règnent calme et sérénité mais je n'ai pas été dépaysée.

J'habite en Nouvelle Calédonie donc le voyage est vite fait (2h30 de vol), le billet peu onéreux (490 euros l'aller/retour) et le décalage horaire moindre (+ 2hs) ; par contre, pour ceux qui viennent de France, je trouve que cette destination n'en vaut pas la chandelle. Au départ de France, d'autres pays comme le Pérou ou le Mexique, sont, selon moi, bien plus passionnants, moins chers et vraiment dépaysants !!!

Petits conseils pour ceux qui partent en Nouvelle Zélande :

- le loueur APEX est très sérieux. A recommander.

- les cabines dans les hôtels TOP 10 sont d'un mauvais rapport qualité/prix. Elles sont souvent au même prix que les motels mais beaucoup plus "vieillottes"

- pour ceux qui sont en couple, les auberges de jeunesse avec chambre et salle de bain privée sont également d'un très mauvais rapport qualité/prix. Les motels sont bien mieux.

- ne pas hésiter à négocier le prix des chambres (en pleine saison, cela ne fonctionne peut être pas)

- prévoir son itinéraire en fonction de la météo. Nous avons du modifier notre itinéraire à cause du climat : nous avons du annuler certaines randonnées, dont le Tongariro, à cause du vent.
Situation actuelle en Casamance, Sénégal? (mi-novembre 2009) English translation pending
by Softail6666 · 2009-11-16 · 11 replies
salut a tous je voulais aller en casamance a la fin novembre et je viens de voir que le club med avait été incendié donc fermé jusqua nouvel ordre . qui peut m en dire un peu plus ? la situation serait elle redevenue tres instable dans la région ? merci
Randonnées au Québec English translation pending
by Elmex · 2009-11-10 · 6 replies
J'aimerai offrir un beau voyage à ma compagne au Québec. Y faire de la rando dans une belle région avec possibilité de location ou d'hôtelerie . Le tout par une période ou la température est clémente. Tous les renseignements sont les bienvenus. Merci d'avance, Marcel
Tour du monde 2011 English translation pending
by Arnix · 2009-11-09 · 43 replies
Salut, j'ai 23 ans et j'envisage de faire un tour du monde en 2011 sur toute l'année. Je commence dès aujourd'hui l'organisation de ce TDM. Mais je me rends compte que cela serait plus sympa de partager ce séjour avec une autre personne. J'ai d'abord chercher dans mon entourage, mais personne n'est pret à quitter sa vie pour une année entière. C'est pour cela que je passe cette annonce. Evidemment cela ne va pas etre facile, il va falloir apprendre à se connaitre avant le départ. En espérant que les caractères soient compatibles.

Vous pouvez répondre sur cette discution, je vous répondrai.
Voir autrement le Québec English translation pending
by Nymeria · 2009-11-07 · 26 replies
Hello à toutes et tous

Je suis déja partie plusieurs fois au Québec, avec une préférence pour Montréal.

J'ai fait toutes les saisons sauf l'hiver lol

Cette fois ci, j'aimerai tester l'hiver, la neige etc par contre plus envie du classique vol + hotel !!!

Envie de découvrir autrement, donnez moi des idées 😛

Bon week end
Faire un parcours seule entre Essaouira et Agadir? English translation pending
by Scorpione · 2009-10-18 · 11 replies
bonjour, je vais partir seule pendant une semaine et faire un parcours entre essaouira et agadir. Je demande conseil aux femmes qui auraient déjà fait une expérience similaire.
Planification la plus adéquate pour découvrir le Japon en trois semaines? English translation pending
by Indy60 · 2009-10-08 · 5 replies
Bonjour à tous,

J'ai effectué un petit périple de 3 semaines au Japon il y a 2 ans. Périple qui m'a conduit aux endroits suivants : Tokyo Kamakura Mont Fuji Kyoto (Himeji & Arashiyama) Okayama Hiroshima (Miyajima) Kobe

L'envie d'y retourner devenant de + en + pressante :) (3 semaines à nouveau) ... je m'interroge sur le planning le plus adéquat pour découvrir de nouvelles choses.

Je pense passer à nouveau quelques jours sur Tokyo mais pour le reste tout est ouvert. J'ai lu qu'il pouvait être intéressant de découvrir les endroits suivants.

Nord : Sadogashima, Kakunodate, hirosaki, hokkaido Sud : Nara & Osaka, Shikoku, Nagasaki, Okinawa

La dernière fois j'avais opté pour le JR pass de 3 semaines. Je me demande s'il pourrait être intéressant de louer une voiture (pour une partie du séjour) afin de découvrir des endroits un peu plus typiques et pas forcément accessibles par train. Concernant l'itinéraire j'aimerais un petit cocktail ville/nature (iles ?)/aspect traditionnel&typique du Japon.

Je vous remercie par avance de tous les conseils que vous pourrez me donner et me permettre de faire à nouveau un superbe voyage. Arigato gozaimasu ! :)
Mois le plus sympathique pour l'Inde du Sud: janvier, février ou mars? English translation pending
by Toto13470 · 2009-09-27 · 13 replies
Bonjour, Je compte faire un petit voyage en inde du sud (Tamil Nadu et Kerala) pendant 4 à 5 semaines. Quel est à votre avis le meilleur mois pour ce voyage (Janvier, Février, Mars ou Avril) ? Ce que j'entend par meilleur mois correspond à la Météo, aux fétes, au tourisme, aux places dans les hotels et les trains etc... Si c'est la même chose n'hésitez pas à me le dire. De même est-il préférable de faire le parcours d'est en ouest ou inversement ?

Merci de vos réponses
Prendre sa retraite au Maroc ou en Tunisie? English translation pending
by Vetea13600 · 2009-09-25 · 37 replies
maroc ou tunisie pour finir ses jours?j aimerais avoir des avis sur ces 2 beaux pays...moi c est la tunisie et vous? besslama..
Que faire en décembre à Hammamet? English translation pending
by Lounaa · 2009-09-19 · 17 replies
voilà je part en tout inclu sur Hammamet au Noza Beach j'ai hésité avec Monastir mais comme je voulais absolument me raproché de Tunis car ma famille est née là bas ma mere et mes freres je suis la seule à etre née en France et c'est un reve de faire plaisir à ma mere d'aller visiter son pays elle est nee à Bizerte et mes freres Tunis et Hama Lif j'ai une frousse terrible de l'avion en plus. Donc je part sur Hammamet et je voudrais savoir quels sont les visites a faire et les loisirs à cette epoque de l'année je voudrais m'inpregner vraiment de ce pays et je sais que Hammamet est tres français moi je recherche le typique histoire de revivre un peu l'histoire de ma famille mon gd pere etait pecheur la bas si vous avez des tuyaux et comment se rendre à Tunis esce loin? et des infos sur l'hotel j'en serai ravie je part avec mon fils et mon mari à cet époque de l'année que faire? je passerai nouvel an là bas j'atends vos réponses merci
Seul à Bombay dans une semaine English translation pending
by Yomgui79 · 2009-09-08 · 15 replies
Ca y’est, le compte à rebours a sonné. Dans une semaine je décolle pour Bombay pour un voyage de 3 mois en Inde.

Si on m’avait dit ça ne serait ce qu’au mois de Février je n’y aurais pas cru. Puis en passant le cap de la trentaine cette année je me suis demandé ce que je regrettais de ne pas avoir fait dans ma vie.. et le mot « voyage » est apparu (entre autres)…. Mais pas le voyage en Espagne dans une maison avec 10 potes à boire de la sangria et faire des salto dans la piscine du voisin…ça c’est déjà fait, mais plutôt un voyage au sens authentique (mais avec une pointe de glace à la vanille quand même).

J’ai donc abandonné mon activité professionnelle actuelle, j’ai rendu mon appart, arrêté tous mes abonnements (d’ailleurs faut que j’appelle SFR pour leur dire au revoir la), j’ai pris mes ptites économies et j’ai acheté mon billet d’avion pour un nouveau départ sans savoir non plus ce que je ferai à mon retour en France (à vrai dire ça ne me préoccupe pas pour le moment).

Au niveau parcours c’est Bombay et probablement Goa mais la suite n’est pas écrite, en effet je n’ai prévu aucun itinéraire, Je n’ai pas forcement envie de visiter une multitude de temples ou de lieux précis (même si je prends mon lonely planet avec moi), je sais juste que dans un premier temps je vais rester dans le sud et je crois que j’ai simplement envie de gouter à cette forme de liberté qui est de choisir en fonction de mes envies du moment . Ensuite le nord en espérant retrouver une demoiselle qui m’est chère et qui me rejoindrai (mais ça c’est une autre histoire).

Au niveau logement, je suis passé par « couchsurfing » et j’ai trouvé quelqu’un pour m’héberger une ou deux nuits à mon arrivé à Bombay, ça me permettra d’être directement dans le bain avec un local c’est cool ! Par la suite hotel, Guest house (j’ai un budget de 15 à 20 euros/jour).

J’avoue que ce mêle en moi un mélange d’excitation et d’appréhension car je ne suis pas un routard dans l’âme, je sais que je vais me confronter à quelque chose d’extrême, c’est aussi un bon moyen d’apprendre à mieux se connaître car c’est dans ce genre de situation qu’on se révèle…

Si je post ce message c’est éventuellement pour croiser d’autres voyageurs qui seront dans le même secteur que moi, donc n’hésitez pas à me laisser un message en privé.

Bonne route à tous

Guillaume (de Grenoble)

Ps : Si vous avez des questions n’hésitez pas
France: aides financières du Conseil Général pour voyager? English translation pending
by Kazadvic · 2009-09-01 · 31 replies
Bonsoir,

Je suis étudiant sur Lille, et j'aimerai effectuer un voyage en Hongrie (Budapest) d'une semaine au mois d'octobre. Hier j'ai vu lors d'un reportage que des jeunes avaient reçu une aide du Conseil Général de leur région pour voyager, ça m'a donc évidemment intéressé ! Mais malgré mes recherches je n'ai trouvé aucune informations là-dessus, je ne sais donc pas où m'adresser pour savoir si je peux recevoir une quelconque aide de la part du Conseil Régional. Peut-être pourriez-vous m'aider ?

D'avance, merci ;) Victor
Tunisie: sortir de l'aéroport puis de Tunis en voiture? English translation pending
by Porthos · 2009-08-18 · 10 replies
Bonjour, et pardon pour cette redondance, je souhaite simplement que mon message apparaise dans la page Tunisie...

Au mois de septembre, j'arriverai à Tunis Cartahge où je prendrai possession d'une voiture de location pour rejoindre Tabarka.

Mon souci est: comment sortir de l'aéroport puis de la ville de Tunis, faut-il s'y engager, la traverser ou la contourner par le Nord, quelle rue ou avenue empruntrer, ect ?

Quel itinéraire ensuite vers Tabarka, Par P5, P8, P9? Autoroute par Bizerte ou Béja?

Vous voyez, j'ai déja quelques notions et je suis déja allé souvent en Tunise mais jamais au Nord ni à Tunis, j'attends donc de votre connaissance des lieux un avis éclairé.

Merci d'avance, Porthos
Itinéraire de neuf jours en Corse au mois de septembre English translation pending
by Pilam3869 · 2009-08-18 · 5 replies
Nous partons bientôt en Corse le 8 septembre pour en revenir le 17 . Nous ferons du camping et du `décamping` à tous les jours. Nous prevoyons nous lever tôt, voyager tôt et nous coucher tôt ( en tout cas, on va essayer ). Notre but : faire un peu de plage, de randonnée et de voir les plus belles villes et de pleins de paysages .

Voici notre itinéraire:

jour 1 ) arrivée Bastia, viste de la ville , et coucher à St-Florent jour 2 ) Plage du Lodu en bateau ( peut-etre une pointe à pied jusqu'à Seleccia ), ensuite on s'en va à l'île Rousse, on prends un camping, et on va visiter la ville. jour 3 ) On va visiter San Antonino, Pigna , et on se rends à Calvi, on prends un camping et on viste la ville. jour 4 ) Fin de la visite de Calvi, on s'en va vers Porto vers midi, on va visiter la Reserve de Scandola en bateau, ensuite on se prend un camping, et on va voir le coucher de soleil à Piana. jour 5 ) On s'en va à Corte, on se prend un camping, et on va dans la Restonica. On finit la journée en visitant Corte. jour 6 ) On termine la visite de Corte, et on s'en va vers Zonza , on visite les aiguilles de Bavella, et on campe dans le coin. jour 7 ) On s'en va à Bonifacio, on se prend un camping. On va aux Iles Lavezzi en bateau, au retour , on visite Bonifacio. jour 8 ) On va à Sartene , et on s'en va camper à Campomoro ou Portiglio ( un peu de plage ). jour 9 ) Visite de Filitosa, on se prend un camping près d'Ajaccio , on va voir aux Iles Sanguinaires , et on visite la ville. jour 10 ) On reprend notre souffle et l'avion pour revenir d'Ajaccio.

Nous n'avons fait aucune réservation, on pourra donc réagir plus facilement si on décide de s'attarder à certains endroits ou de passer plus rapidement à d'autres.

Est-ce que mon trajet est trop ambitieux... Merci pour vos commentaires

Pilam
Qui est allé en Crète et aux Cyclades en 2008-2009? English translation pending
by Gomgraph · 2009-08-14 · 20 replies
Quelqu'un est-il aller en Crète en 2008-2009 ? Je trouve peu de discussions récentes ? Merci à tous,
Observation des baleines à Tadoussac, Bergeronnes ou les Escoumins? (Québec) English translation pending
by Oulouloulou · 2009-08-10 · 12 replies
Bonjour,

pourriez vous me dire si il y a une heure de la journée plus propice pour observer les baleines? Et le quel de Tadoussac, Bergeronnes ou les Escoumins est le plus sympa? (sachant que je pense prendre un zodiac...)

Merci pour votre aide! 😉
Madagascar, Diego, Ankafy, Andasibe, Ste-Marie English translation pending
by Levantin13 · 2009-07-14 · 10 replies
Bonjour à tous, Voila, le jour J approche, je vous fais un ptit topo de mon séjour à Mada, si queque chose vous fait tiquer, n'hésiter pas à m'écrire. Départ le 6 août pour Diego, 5 jours à la Case en Falafy à Ramena (chez Bruno), le Cap d'Ambre, la Mer d'Emeraude, les 3 baies, etc... Direction la réserve d'Ankarana avec 1 nuit chez Goulam ou chez Laurent, puis Ankify 3 jours à l'Hotel Le Dauphin, balade sur l'Ile Tanikely, les mangroves, les fonds marins...Voila pour la région Nord-Ouest. On attaque l'Est avec Andasibe 2 nuits à Vakona Forest Lodge, sa réserve, le Parc Mantadia et un ptit tour à Mad'arbres. Ensuite, nous espérons prendre le train en direction de Tamatave (et avoir le plaisir d'écrire à J-Marc qu'il fonctionne très bien pour qu'il puisse en profiter en novembre😉). Arrêt à Andranokoditra puis pirogue jusqu'au Palmarium pour 2 nuits. Viens ensuite le transfert en navette jusqu'à la gare fluviale de Tamatave puis le taxi pour Mahambo à l'Hotel La Pirogue (1 nuit). Et pour finir le transfert jusqu'à Soanierana-Ivongo pour prendre le bateau pour Sainte-Marie, 6 jours aux bungalows de Vohilava; la messe, les baleines, l'Ile aux Nattes... Le 27, ça va être dur de rentrer😕 Voila, je voulais tous vous remercier parce-que ce parcours est monté de toute pièce grace à vos renseignements (un peu les guides aussi), à mon retour je ferai un ptit spitch pour vous dire si tout c'est bien passé ( hotels, trajets, réserves, ambiance, etc). Bonne fin de week à tous
Trajet Antalaha - Diego Suarez? (Madagascar) English translation pending
by Duffortf · 2009-07-05 · 11 replies
bonjour,

j ai besoin de vos conseils. On sera mon amie et moi a antalaha du 18 Juillet au juillet pour une mission dans un centre de lecture. Puis il nous reste une semaine pour remonter a Diego suarez ou on reprend l avion ve tana puis via Paris. J ai pu lire certain qui relatent d un voyage assez eprouvant entre vohemar et ambilobe. Est ce un peu risqué que de prevoir ce voyage en 1 semaine. En fait on aimerai arrivé rapidement a Diego pour profitter de cet endroit. L avion on y a penser mais i faut attendre le mercredi de sambava pour diego il nous restera que 1 jours complet pour visiter diego et les alentours. Merci de me conseiller pour cex qui ont effectué ce periple les bons plans et autres... merci
Combien de jours pour faire le tour de l'île Maurice? English translation pending
by Matana0984 · 2009-06-08 · 19 replies
Bonjour, je vais à la reunion fin aout entre 7 à 10 jours et je vouldrais à allez faire un tour à l'ile maurice!! j'aimerais savoir si 4 à 5 jours suffisent pour faire le tour de l'ile et voir le principal !!! merci a bientot
Comment organiser un premier voyage à Diego Suarez? (Madagascar) English translation pending
by Laraando · 2009-04-19 · 14 replies
Bonjour,

Je suis jeune étudiante et je prépare mon premier voyage probablement accompagnée d'une amie. JE voudrais découvrir la région de diego suarez ou mon père a passé une partie de son enfance ( bien que je n'ai aucune origine malgache). C'est donc un voyage qui me tiens a coeur. JE ne sais par ou m'y prendre... quel hôtel? une location d'appartement? quels transports pour s'y rendre? le prix de la vie là bas?

Je n'ai aucune expérience en la matière, j'espere donc recevoir une aide de votre part. MERCI d'avance a tous !!!!
Circuits touristiques Marseille - Nice English translation pending
by Pierjan · 2009-04-17 · 14 replies
Nous prévoyons mon épouse et moi, en septembre, un séjour de 2 semaines pour découvrir la Provence Côte d’Azur. Est-ce que vous pouvez nous recommander ou nous faire parvenir un circuit touristique de Marseille à Nice qui indiquerait les sites à visiter ainsi que la durée en jour par endroit .. Merci
Camping sauvage en Norvège English translation pending
by DAklejhz · 2009-04-08 · 3 replies
Bonjour,

Depuis un petit moment déjà je pense à faire un voyage en Norvège. J'ai déjà fais la Finlande & la Suède mais dans la "civilisation". À cela, j'aimerai faire du camping sauvage d'une durée de dix jours environ dans le nord de la Norvège, aux alentours de Sognefjord, Geirangefjord, où carrément plus au nord, je ne sais pas encore. À ce point là de mon projet, il me manque encore pas mal d'infos. Je vais appeler l'Office du Tourisme de Norvège à Paris mais je préfère demander ici avant :) Donc voila mes principales questions :

1) Quelle(s) région(s) me conseillez vous pour ce genre d'aventure? 2) Je sais que le camping sauvage est légal & courant mais est il difficile de faire du camping dans ces régions? 3) Quel budget prévoir, avec ou sans les billets d'avion, pour 2 personnes sachant que nous n'allons sans doute pas acheter grand chose mais que nous n'allons quand même pas faire à la "Into The Wild"? Un budget au plus près de la nature en somme, cela va rester du camping. Il faut aussi noter que l'on va rester dans une région & ne pas beaucoup bouger à part pour des randonnées ou pour voir des Parcs Naturels! 4) Que prévoir globalement pour ce genre de voyage, du moins les choses à prévoir pour du camping "en Norvège".

Je vous remercie d'avance pour vos réponses. Si certains ont des récits de voyages en Norvège, je les lirai avec le plus grand des plaisir :) Bonne journée à tous.

P.S : Je m'excuse d'avance pour mes questions un peu floues au vu de l'avancée de mon projet pour le moment, je m'aperçois que c'est quand même difficile de répondre, je manque de détails ^^
Retour de Tunisie: voyager dans les environs d'Hammamet English translation pending
by Alain53 · 2009-04-07 · 9 replies
Voyager dans les environs d'Hammamet, ?😏 Bonjour à vous qui révez de la tunisie . Nous étions à Hammamet début Avril 2009 Pour voyager dans les environs de Hammamet : car je n'ai pas vu de discutions récentes sur le nord tunisien Nous avons séjourné 1 semaine à l' hôtel PLUS HAMMAMET Un bonne prestation dans l'ensemble ( Hôtel rénové recent) ancien hôtel KILMA Point négatif nous sommes arrivé tres en retard -2 heures l'avion est parti plus tard ! Arrivés au restaurant de l 'hôtel 21 heures pas de repas si ce n' est qu' une assiette de cruditées et 2 rondelles de cervelas et la premiére chambres qui était en panne de courant Une autre nous à été attribuée 1/²heure apres, mais la nouvelle chambre était spacieuse et en tres bon état! Point positif service des personnels hôtel et restaurant Le personnel était ennuyé de notre déboire en particulier le garçon d' étage qui a fait appel à un électricien aussitot Cette chambre était de 2 lits 1 personne accolés et 1 autre lit de 1 personne sur le coté avec une porte-fenêtre qui donnait sur un petit balcon. Télévision ;réfrigérateur ;douche bain; Wc ;eau :froide et chaude, serviettes et draps de bain savons Unefemme de chambre passait tous les jours et même nous a apporté un tabouret pour faire les cartes postales! Après une première nuit Le matin petit dèj et ensuite réunion d' information avec la correspondante de promovacances Déjeuner puis Visite offerte de la médina de Hammamet ballade dans la médina et à l' extérieur en libre temps!

Aussi que faire pour allier au mieux des ballades ?

Nous avons loué une clio pour 4 jours chez CAMEL CAR soit au total 100€ ttc livrée à l' hôtel à 9 heures puis nous sommes partis sur Korbous voir la sortie de la source chaude qui se jette ensuite dans la mer ensuite direction du cap bon : un exellent restaurant spécialité de poisson à El Haouiria près du CapBon, visite du fort de Kébilia superbe vue sur les alentours (la mer ; les champs d'oliviers, citronniers, orangers, legumes divers fenouil oignons blanc ) puis direction Nabeul et retour Hammamet Le landemain matin Thallaso à l ' hôtel (compris dans le séjour) ensuite l' apres midi Zaghouan : visite du temple des eaux qui sont ammenées depuis la source par un acqueduc en pièrres ( romain ) vers Carthage (Tunis). Et un simple achat de l' eau de nisry ( parfum de fleur d' églantier ) pas de visite de distillerie ( hors saison) Le troisième jour visite de Enfidha puis Sousse (ville à touristes sans + d' intéret ) ensuite direction Kairouan superbes Mosquées visite des tapis de grande renommée montés noeud à noeud par les femmes qui peuvent passer 3 mois pour 1 tapis ( 3mx2m) Et repas dans une pizzéria près de la porte des fortifications sans oublier de faire une provision de makroud (patisserie traditionnelle) de Kairouan! Le quatrième jour visite du marché de Nabeul ( très grand marché de poterie et tous autre objets et épices ) puis apres midi Grombalia et Kélidia ( partie de l'acqueduc de Zaghouan) Puis en fin de journée j' ai rendu la voiture après 835 kms sans encombres Le prestataire Camel Car était revenu à l' hotel reprise de la clée sans aucune difficultée vraiment sympa la découverte! Reste pour la fin de séjour une sortie en car avec la prestation visite de Sidi Bousaïd ( viste d'une demeure bourgeoise) visite de Carthage ( ruines du temple d' anthonyn) déjeuner et ensuite visite du musée du Bardo et le souk de Tunis Une belle réception au restaurant de l 'hotêl avec les tables fleuries les danseuse et les musiciens pour la fête du départ le landemain à 7h45 pour destination l'aéroport Aussi vos idées de découverte nous ont été précieuses! comme promis je vous donne mes impressions au retour! 😏 Alain53
Neuf jours pour visiter l'île du Nord en Nouvelle-Zélande English translation pending
by Kisei · 2009-03-30 · 9 replies
Bonjour,

Je prévois de partir rejoindre une amie à Auckland pour 9 jours (départ le 30 april, jusqu'au 10 Mai inclus). J'ai bien conscience que ça fait peu pour ce pays, mais je ne peux pas me libérer plus de temps. C'est pourquoi je pensais me restreindre à l'île du Nord, et revenir dans quelques années pour faire le reste.

Pour le moment, ma semaine se décomposerait ainsi: Du samedi 2 Mai au lundi matin 4: libre de bouger Du lundi aprem au mardi: Auckland du mercredi au dimanche matin: libre Mon amie doit rester à Auckland en début de semaine pour suivre ses cours. Le reste du temps, elle est disponible.

En bref, quels sont les coins à voir, les endroits immanquables, les lieux insolites à ne pas manquer dans cette partie du pays ? Si vous avez quelques pistes pour un itinéraire respectant mes conditions, n'hésitez pas ! Je suis preneur de tout: ville, paysage, randos, etc.

Plus généralement, j'ai cru comprendre que Mai était un mois pluvieux en Nouvelle-Zélande. C'est vraiment marqué (i.e. il pleut vraiment tout le temps ?) ou ça reste supportable ?

Si vous avez des remarques, des points que je n'ai pas abordés mais qu'il serait bon que je sache, idem faites-m'en part !

Merci d'avance !
Itinéraire pour deux semaines en Corse fin août-début septembre English translation pending
by Audrey65 · 2009-03-29 · 6 replies
bonjour tout le monde! je suis étudiante et nous partons avec mon ami 2 semaines en Corse: la dernière semaine d'aout et la 1ère de septembre! Nous arrivons à l'ile Rousse et retour 15 jours plus tard d'Ajaccio. je précise que c'est la 1ère fois que j'y vais.

j'aimeré que quelqu'un me conseille sur un itinéraire, sachant que nous voudrions faire le tour de l'Ile si possible... Aussi de quel côté vaut il mieux partir, d'Est et Ouest ou d'Ouest et Est ? au nivea sécurité routière je veux dire, pour ne pas conduire du côté falaise...

merci d'avance pour vos réponses
Préparer mon séjour seule au Québec pour le mois d'avril English translation pending
by Korrigans56 · 2009-03-16 · 15 replies
Bonjour,

Je part au Québec au mois d'avril. Je rend visite à ma cousine qui étudie à l'université de Laval.

Je désire organiser mon séjour car la plus part du temps je serais seule.

Quelles sont les meilleurs endroits à visiter à Québec et dans ses alentours.

Merci, par avance de votre aide
Avis sur notre circuit au Québec English translation pending
by Python2000 · 2009-03-16 · 11 replies
Bonjour, nous partons cet été 22 jours avec nos 2 enfants, 7 et 10 ans. J'aimerais soumettre notre itinéraire pour avoir des avis et des bons plans (logements economiques, bonnes adresses pour manger aussi à bon prix ) et conseil. 3 nuits Montreal 3 nuits Quebec 2 nuits réserve faunique et Grands Jardins ( où dormir? ) 2 nuits St Félicien 1 nuit Parc Taillon 3 nuits secteurs Tadoussac, Bergeronnes et Escoumins 2 nuits Parc Bic ( Traversier ) Ensuite on est pas encore décider peut-être 1 nuit à Port au Persil 1 nuit à La Baie Saint-Paul ( Balcon vert), après directions Sainte-Anne de Beaupré, vers Quebec y a t-il un endoit qui vaut la peine pour passer la nuit? et pour Montreal. Est-ce que le village Wendake vaut le coup. On est en voiture. Est-ce que dans notre circuit on passe trop de temps à certains endroits ou peut-être pas assez, les endroits à voir absolument. Merci de votre aide.
De quel côté de la Bretagne chercher pour une location d'une semaine cet été? English translation pending
by Louwe · 2009-03-13 · 17 replies
Bonsoir,

Nous recherchons une location pour une semaine en Bretagne cet été. Il y a mille et cent adresses de location sympas, mais ce qui m'intéresse particulièrement, c'est de savoir de quel côté chercher. Idéalement, Bretagne encore sauvage, sentier côtier, reliefs, paysages pittoresques etc. Devons-nous chercher plutôt du côté du Morbihan, des Côtes d'Armor, du Finistère etc. ? Je ne sais par où commencer nos recherches...

Merci et bon week-end à tous !

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