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Voyage dans l'Ouest américain de Las Vegas à San Francisco en vingt-quatre jours English translation pending
Hello !
Je suis en train de preparer un voyage direction le gd ouest US pour Aougt 2009.
Nous avons deja nos tickets d'avion: arrivee a Las Vegas 01/08/09 retour de San Francisco le 24/08/09.
Les gdes lignes: Las Vegas - boucle trad. ds Arizona/Utah - direction LA - direction SF par la cote. N'hesitez pas a me donner vos conseils, partager votre parcours.
Comment/dans quel sens incorporer la Death Valley??
Thanks...
Les gdes lignes: Las Vegas - boucle trad. ds Arizona/Utah - direction LA - direction SF par la cote. N'hesitez pas a me donner vos conseils, partager votre parcours.
Comment/dans quel sens incorporer la Death Valley??
Thanks...
Sites de stockage illimité pour photos? English translation pending
bonjour, j ai appris que foreversafe a ete ferme et j aimerais pouvoir stocker mes photos sur internet gratuitement si possible, pouvez vous me diriger vers des sites ? je vous remercie d avance?
melinda
Cambodge-Laos: une filliale de la Bangkok Airways sur liste noire! English translation pending
Siem Reap Airways sur la liste noire de l’Union Européenne (extrait de Cambodge Soir)
La Commission européenne a publié vendredi 14 novembre la neuvième version de la liste noire des compagnies aériennes interdites d’accès aux pays de l’Union Européenne. Dans ce document figure le nom de la compagnie cambodgienne Siem Reap Airways. La Commission Européenne (CE) a imposé à Siem Reap Airways une interdiction totale d’exploitation. Dans un communiqué de presse daté du 14 novembre, la CE estime que la compagnie « ne respecte pas les réglementations relatives à l’aviation civile du Cambodge, ni les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) ». L’OACI émet également de « sérieux doutes » quant à l’aptitude des autorités cambodgiennes à « faire respecter les normes de sécurité internationales ».
Les dirigeants de Siem Reap Airways sont restés injoignables ce week-end pour commenter cette nouvelle. Du côté de l’aviation civile cambodgienne, on ne se montre guère plus loquace. Le sous-secrétaire d’Etat, ne souhaite faire « aucune déclaration » tant qu’il n’aura pas reçu confirmation officielle de cette interdiction. Son supérieur hiérarchique, le secrétaire d’Etat Mao Hassvanal se contente de déclarer qu’il y a « effectivement quelques problèmes », sans vouloir en dire plus.
Siem Reap Airways a débuté ses activités en 2000. Elle assure des liaisons quotidiennes entre la cité des temples et Phnom Penh. De Siem Reap, elle propose aussi des vols vers Luang Prabang et Paksé au Laos. Elle entretient des relations très proches avec la compagnie Bangkok Airways qui coordonne avec elle ses plannings de réservations et de vols. Ung Chansophea
La Commission européenne a publié vendredi 14 novembre la neuvième version de la liste noire des compagnies aériennes interdites d’accès aux pays de l’Union Européenne. Dans ce document figure le nom de la compagnie cambodgienne Siem Reap Airways. La Commission Européenne (CE) a imposé à Siem Reap Airways une interdiction totale d’exploitation. Dans un communiqué de presse daté du 14 novembre, la CE estime que la compagnie « ne respecte pas les réglementations relatives à l’aviation civile du Cambodge, ni les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) ». L’OACI émet également de « sérieux doutes » quant à l’aptitude des autorités cambodgiennes à « faire respecter les normes de sécurité internationales ».
Les dirigeants de Siem Reap Airways sont restés injoignables ce week-end pour commenter cette nouvelle. Du côté de l’aviation civile cambodgienne, on ne se montre guère plus loquace. Le sous-secrétaire d’Etat, ne souhaite faire « aucune déclaration » tant qu’il n’aura pas reçu confirmation officielle de cette interdiction. Son supérieur hiérarchique, le secrétaire d’Etat Mao Hassvanal se contente de déclarer qu’il y a « effectivement quelques problèmes », sans vouloir en dire plus.
Siem Reap Airways a débuté ses activités en 2000. Elle assure des liaisons quotidiennes entre la cité des temples et Phnom Penh. De Siem Reap, elle propose aussi des vols vers Luang Prabang et Paksé au Laos. Elle entretient des relations très proches avec la compagnie Bangkok Airways qui coordonne avec elle ses plannings de réservations et de vols. Ung Chansophea
Prendre un vélo dans le train Paris - Zeebruges (Belgique)? English translation pending
Salut,
Je veux aller en Ecosse l'été prochain, alors compte prendre le ferry de Zeebrugge jusqu'à Hull, et puis monter dans le pays des sauvages à vélo. Seulement, il me semble que l'on ne peut prendre un vélo dans un train (dans un TGV en tous cas) que si l'on le démonte. J'ai un Surly, je l'ai payé cher mais étant nul en mécanique, je n'ai ni l'envie, ni l'intention de le démonter.
Serai-je donc de prendre une série de TER afin de me rendre à Zeebrugge? Quelqu'un a déjà tenté ce voyage? Tous les conseils seraient les bienvenus ...
Je veux aller en Ecosse l'été prochain, alors compte prendre le ferry de Zeebrugge jusqu'à Hull, et puis monter dans le pays des sauvages à vélo. Seulement, il me semble que l'on ne peut prendre un vélo dans un train (dans un TGV en tous cas) que si l'on le démonte. J'ai un Surly, je l'ai payé cher mais étant nul en mécanique, je n'ai ni l'envie, ni l'intention de le démonter.
Serai-je donc de prendre une série de TER afin de me rendre à Zeebrugge? Quelqu'un a déjà tenté ce voyage? Tous les conseils seraient les bienvenus ...
Maroc ou Tunisie pour une petite escapade de six jours fin novembre? English translation pending
bonjours a tous
j'ai un gros dileme j'ai 6 jours (su 23 au 28 novembre) de congée et je me suis dit qu'une petite escapade ne me ferais pas de mal. 6 jour a me faire chouchouter mais ou ? Marrakech, Agadir ou djerba ?? ou ailleurs ??
qui aurais un conseil? ou me donner le nom d'un bon hotel ou d'un centre de thalasso ??
merci d'avenche
bonne journée
j'ai un gros dileme j'ai 6 jours (su 23 au 28 novembre) de congée et je me suis dit qu'une petite escapade ne me ferais pas de mal. 6 jour a me faire chouchouter mais ou ? Marrakech, Agadir ou djerba ?? ou ailleurs ??
qui aurais un conseil? ou me donner le nom d'un bon hotel ou d'un centre de thalasso ??
merci d'avenche
bonne journée
Météo pour un séjour au Vietnam en août 2009? English translation pending
bonjour
nous désirons nous rendre dans ce pays au mois d'aout 2009, mais la météo nous refroidit un peu, qu'en pensez vous?avez vous des séjours à nous conseillers. merci de vos réponses.
nous désirons nous rendre dans ce pays au mois d'aout 2009, mais la météo nous refroidit un peu, qu'en pensez vous?avez vous des séjours à nous conseillers. merci de vos réponses.
Retour de croisière sur le Costa Victoria "Iles et terres du soleil" du 30 octobre au 10 novembre 2008 English translation pending
bonjour à tous,
Chose promise chose dûe,
petit compte rendu de notre croisiere iles et terre du soleil sur le costa victoria du 30.10 au 10.11
commandant MARIO MORETTA
SAVONE : embarquement vers 15h départ vers 16h30 (2h d'attente a palacroisiere avant embarquement) 17h abandon du navire, réunion d'info sur navire + excursions, soirée (je ne vous dévoile pas la soirée surprise.. surprise) TEMPS MAUSSADE. MER AGITEE NUIT EN MER TRES AGITEE
BARCELONE : (13h-17h30) trop court, bus touristique bleu puis rouge (66 e pour 4 pers) irection sagrada familia mais pas de temps pour le parc guell. je vous conseille donc de prendre un taxi (30 e our 4 1h00 environ) d'aller directement au parc guell et de descendre a pied à la sagrada familia. TEMPS POURRI PLUIE PLUIE ET PLUIE. Puis nous sommes descendus a pieds sous des trombes d'eau par la rambla nous n'avons guère pu apprécié car nous avons courru tout le long.MER AGITEE
CASABLANCA : excursion costa CASA + RABAT LA MOSQUEE D'HASSAN II (décu par casa) (10h) PLUIE PLUIE ET PLUIE, casablanca sale la seule chose a voir c'est la mosquée magnifique, palais royal, garde, palais de justice, mausolée de Mohammed V repas dans resto sur RABAT buffet pas trés bon, dessert français alors que nous nous attendions à des desserts typiques l'après midi RABAT sympathique avec ses maisons bleues et blanches (un peu comme en grèce) dégustation thé + petits gâteaux divers petits achats (toujours au pas de course pour la modique somme de 400 e a 4) Je pense que l'excursion n'est pas nécessaire étant donné le prix d'un taxi (35 e pour 6h à 4 pers)
AGADIR : (13h30 - 19h) Nous avons pris un taxi (25 e pour 4h à 4 très bon rapport qualité prix) visite panoramique d'agadir moins désastreux que casa puis medina trés chouette visite d'un souk avec notre chauffeur, achat epices, tenue locale etc..., ruines de l'ancienne kasba qui surplombe l'océan, arrêt patisserie dégustation avec notre chauffeur said tres sympa, arrêt boutiques etc.... BEAU TEMPS MER CALME 24 ° env
ARRECIFE - LANZAROTE : (9h - 17h30) La plus belle escale a nos yeux. Le matin excursion costa le sous marin génial pour nos enfants. l'aprés midi taxi parc timanfaya, bus + chameaux (20 e à 4) (taxi 70 e à 4 pour 4h bon rapport qualité prix) paysage lunaire magnifique + visite panoramique de lanzarote arrêt photo (chauffeur trés sympa) BEAU TEMPS MER CALME 24 ° env.
TENERIFE : (8h-16h30) visite par nous même a pied parc trés beau beaucoup de fleurs fontaine, boutiques, marché local, dejeuner sur le pouce au marché nous avons apprécié prendre notre temps. BEAU TEMPS MER CALME 22° env.
Pour la suite je lance une autre discution car dossier plein A + Isabelle
SAVONE : embarquement vers 15h départ vers 16h30 (2h d'attente a palacroisiere avant embarquement) 17h abandon du navire, réunion d'info sur navire + excursions, soirée (je ne vous dévoile pas la soirée surprise.. surprise) TEMPS MAUSSADE. MER AGITEE NUIT EN MER TRES AGITEE
BARCELONE : (13h-17h30) trop court, bus touristique bleu puis rouge (66 e pour 4 pers) irection sagrada familia mais pas de temps pour le parc guell. je vous conseille donc de prendre un taxi (30 e our 4 1h00 environ) d'aller directement au parc guell et de descendre a pied à la sagrada familia. TEMPS POURRI PLUIE PLUIE ET PLUIE. Puis nous sommes descendus a pieds sous des trombes d'eau par la rambla nous n'avons guère pu apprécié car nous avons courru tout le long.MER AGITEE
CASABLANCA : excursion costa CASA + RABAT LA MOSQUEE D'HASSAN II (décu par casa) (10h) PLUIE PLUIE ET PLUIE, casablanca sale la seule chose a voir c'est la mosquée magnifique, palais royal, garde, palais de justice, mausolée de Mohammed V repas dans resto sur RABAT buffet pas trés bon, dessert français alors que nous nous attendions à des desserts typiques l'après midi RABAT sympathique avec ses maisons bleues et blanches (un peu comme en grèce) dégustation thé + petits gâteaux divers petits achats (toujours au pas de course pour la modique somme de 400 e a 4) Je pense que l'excursion n'est pas nécessaire étant donné le prix d'un taxi (35 e pour 6h à 4 pers)
AGADIR : (13h30 - 19h) Nous avons pris un taxi (25 e pour 4h à 4 très bon rapport qualité prix) visite panoramique d'agadir moins désastreux que casa puis medina trés chouette visite d'un souk avec notre chauffeur, achat epices, tenue locale etc..., ruines de l'ancienne kasba qui surplombe l'océan, arrêt patisserie dégustation avec notre chauffeur said tres sympa, arrêt boutiques etc.... BEAU TEMPS MER CALME 24 ° env
ARRECIFE - LANZAROTE : (9h - 17h30) La plus belle escale a nos yeux. Le matin excursion costa le sous marin génial pour nos enfants. l'aprés midi taxi parc timanfaya, bus + chameaux (20 e à 4) (taxi 70 e à 4 pour 4h bon rapport qualité prix) paysage lunaire magnifique + visite panoramique de lanzarote arrêt photo (chauffeur trés sympa) BEAU TEMPS MER CALME 24 ° env.
TENERIFE : (8h-16h30) visite par nous même a pied parc trés beau beaucoup de fleurs fontaine, boutiques, marché local, dejeuner sur le pouce au marché nous avons apprécié prendre notre temps. BEAU TEMPS MER CALME 22° env.
Pour la suite je lance une autre discution car dossier plein A + Isabelle
Voyage du 17 décembre au 11 janvier à Miami avec les enfants: trajet en voiture à partir du Québec? English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour Miami du 17 décembre au 11 janvier en voiture avec nos 2 garçons (4 et 5 ans). Est-ce qu'il y en a qui ont déjà fait le trajet en voiture? Comment c'est avec de jeunes enfants? Avez-vous des trucs ou des places à visiter en descendant pour ne pas qu'ils trouvent le temps trop long? Nous allons principalement voyager de nuit pour que ça ne soit pas trop long pour eux et nous partons avec notre fifthwheel étant donné qu'on part en camping au TY Park à Hollywood. Comment est la température et l'eau de la mer à cette période de l'année? Je sais, je pose beaucoup de questions, mais toutes les suggestions d'idées sont les bienvenues. J'aime avoir les commentaires des voyageurs!
Merci de votre aide!
Nous partons pour Miami du 17 décembre au 11 janvier en voiture avec nos 2 garçons (4 et 5 ans). Est-ce qu'il y en a qui ont déjà fait le trajet en voiture? Comment c'est avec de jeunes enfants? Avez-vous des trucs ou des places à visiter en descendant pour ne pas qu'ils trouvent le temps trop long? Nous allons principalement voyager de nuit pour que ça ne soit pas trop long pour eux et nous partons avec notre fifthwheel étant donné qu'on part en camping au TY Park à Hollywood. Comment est la température et l'eau de la mer à cette période de l'année? Je sais, je pose beaucoup de questions, mais toutes les suggestions d'idées sont les bienvenues. J'aime avoir les commentaires des voyageurs!
Merci de votre aide!
Deux mois au Pérou avec deux enfants (7 et 10 ans) English translation pending
Bonjour,
L'été prochain, on part 2 mois. C'est un compromis entre "maman" qui voudrait partir bien plus longtemps et "papa" qui trouve que 3 semaines c'est déjà pas mal (mais qui dit toujours en rentrant qu'il aurait bien pris 1 semaine de plus !).
L'idée générale est qu'on va prendre notre temps et profiter des lieux, des gens, se poser de temps en temps, un peu plus que ce qu'on fait d'habitude en tous cas...
Partant de là 2 approches possibles : 1) seulement le Pérou, du nord au sud, ou l'inverse 2) Pérou-sud et un peu de Chili/Bolivie (notamment salar d'Uyuni, désert d'Atacama)
En vrac toutes les questions qu'on se pose :
Amazonie si on va côté Amazonie (Iquitos, Puerto Madonaldo, ou autre), est-ce que ça craint pour le palu ? Il semble que oui. Peut-on vraiment se protéger efficacement contre les moustiques ? Il faut savoir que si nous avons notre anti-moustique personnel, alias Marine, 10 ans, elle n'a aucun anti-moustique et généralement, elle charge ! J'ai vu que les enfants peuvent prendre du malarone : quels sont les effets secondaires ? J'ai cru voir un oedème de Quincke... 😕 Peut-on les tester avant de partir pour savoir s'ils réagiront bien à la malarone ? Qu'en est-il des recherches sur l'Artemisia annua ? Cette plante guérit apparement le paludisme mais n'est pas utilisée en Europe (lobby pharmaceutique ???). mon mari étant anti-compagnie aérienne locale, quel est l'endroit le plus facilement accessible en bus/bateau ? Iquitos, ça me tentait bien, mais ça fait long en bateau, j'hésite...
Trek de l'Inca qui l'a fait avec des enfants ? De quel âge ? Comment ça s'est passé ? En gardent-ils un bon souvenir ou un souvenir désagréable de "marche forcée" ? On envisage de le faire avec un porteur de plus pour porter leurs affaires (et peut-être un peu des notres 😉) le chemin est-il vertigineux ? y a-t-il des ponts de corde à traverser ? Est-ce très en hauteur ? Si quelqu'un a des photos à m'envoyer, je prends ! C'est pour mon mari qui est facilement sujet au vertige. Y a-t-il des passages qui vous ont paru particulièrement dangereux ? Aura-t-on besoin d'encorder les enfants par endroits ?
Nourriture Moi ça va je mange tout 😛 mais les enfants, comment ont-ils trouvé la nourriture ? Ont-ils mangé correctement ou bien est-ce que ça a été la galère pour les faire manger ?
Transport Les transports locaux... quelle est la durée max supportée par les petits voyageurs ? Les prendre me fait pas peur, mais c'est plutôt pour estimer les distances max qu'on fera dans une journée...
Trucs pour les préparer avant le voyage je prévois de prendre des cours d'espagnol avec ma grande fille (elle est toujours frustrée de pas pouvoir parler avec les enfants quand on est à l'étranger) et aussi de revoir toute la série "les cités d'or" avec les documentaires pour préparer le parcours en détail avec eux, qu'ils voient qu'on va marcher dans les traces d'Esteban, Tao et Zia (en partie). d'autres idées ?
Merci, merci !
Pascale
PS: je cherche le guide "Pérou" de Vincent Geus aux éditions La Boussole, apparement en rupture de stock. Si quelqu'un veut bien me le prêter, je rembourse les frais d'envoi, merciiiii !
L'été prochain, on part 2 mois. C'est un compromis entre "maman" qui voudrait partir bien plus longtemps et "papa" qui trouve que 3 semaines c'est déjà pas mal (mais qui dit toujours en rentrant qu'il aurait bien pris 1 semaine de plus !).
L'idée générale est qu'on va prendre notre temps et profiter des lieux, des gens, se poser de temps en temps, un peu plus que ce qu'on fait d'habitude en tous cas...
Partant de là 2 approches possibles : 1) seulement le Pérou, du nord au sud, ou l'inverse 2) Pérou-sud et un peu de Chili/Bolivie (notamment salar d'Uyuni, désert d'Atacama)
En vrac toutes les questions qu'on se pose :
Amazonie si on va côté Amazonie (Iquitos, Puerto Madonaldo, ou autre), est-ce que ça craint pour le palu ? Il semble que oui. Peut-on vraiment se protéger efficacement contre les moustiques ? Il faut savoir que si nous avons notre anti-moustique personnel, alias Marine, 10 ans, elle n'a aucun anti-moustique et généralement, elle charge ! J'ai vu que les enfants peuvent prendre du malarone : quels sont les effets secondaires ? J'ai cru voir un oedème de Quincke... 😕 Peut-on les tester avant de partir pour savoir s'ils réagiront bien à la malarone ? Qu'en est-il des recherches sur l'Artemisia annua ? Cette plante guérit apparement le paludisme mais n'est pas utilisée en Europe (lobby pharmaceutique ???). mon mari étant anti-compagnie aérienne locale, quel est l'endroit le plus facilement accessible en bus/bateau ? Iquitos, ça me tentait bien, mais ça fait long en bateau, j'hésite...
Trek de l'Inca qui l'a fait avec des enfants ? De quel âge ? Comment ça s'est passé ? En gardent-ils un bon souvenir ou un souvenir désagréable de "marche forcée" ? On envisage de le faire avec un porteur de plus pour porter leurs affaires (et peut-être un peu des notres 😉) le chemin est-il vertigineux ? y a-t-il des ponts de corde à traverser ? Est-ce très en hauteur ? Si quelqu'un a des photos à m'envoyer, je prends ! C'est pour mon mari qui est facilement sujet au vertige. Y a-t-il des passages qui vous ont paru particulièrement dangereux ? Aura-t-on besoin d'encorder les enfants par endroits ?
Nourriture Moi ça va je mange tout 😛 mais les enfants, comment ont-ils trouvé la nourriture ? Ont-ils mangé correctement ou bien est-ce que ça a été la galère pour les faire manger ?
Transport Les transports locaux... quelle est la durée max supportée par les petits voyageurs ? Les prendre me fait pas peur, mais c'est plutôt pour estimer les distances max qu'on fera dans une journée...
Trucs pour les préparer avant le voyage je prévois de prendre des cours d'espagnol avec ma grande fille (elle est toujours frustrée de pas pouvoir parler avec les enfants quand on est à l'étranger) et aussi de revoir toute la série "les cités d'or" avec les documentaires pour préparer le parcours en détail avec eux, qu'ils voient qu'on va marcher dans les traces d'Esteban, Tao et Zia (en partie). d'autres idées ?
Merci, merci !
Pascale
PS: je cherche le guide "Pérou" de Vincent Geus aux éditions La Boussole, apparement en rupture de stock. Si quelqu'un veut bien me le prêter, je rembourse les frais d'envoi, merciiiii !
Séjour de trois semaines dans le Sud vietnamien et détour par le Cambodge English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir 3 semaines en janvier dans le sud du vietnam et faire une mixe entre les stations balnéaires et les rives du delta du mékong... mais nous sommes tentés aussi de passer la frontière pour aller au cambodge quelques jours... Est ce que cela vaut le détour ou pas ?
Merci pour vos réponses selon vos expériences !
Travailler à Salzbourg English translation pending
Bonjour la communauté VoyageForumesque !
J'ai 32 ans et je travaille dans le conseil aux entreprises à Paris depuis environ 7 ans.
Un ange 😇 venu d'Autriche a volé mon coeur et je compte aller le récupérer là bas, à Salzbourg. En fait, j'envisage de m'installer avec elle dans les environs de la ville natale de Mozart, mais bien entendu, je dois trouver un emploi, ce qui ne semble guère facile dans ce coin. J'ai une pratique scolaire de l'allemand, et je parle couramment anglais, fruit d'une longue expérience de travail à l'étranger (Turquie, Afrique noire).
Y'a t'il des personnes qui ont fait ce choix de partir pour cette contrée? Quel(s) type(s) de jobs peut-on trouver sur place et pour quel(s) niveau(x) de rémunération ? Existe t'il des sites indiquant les possibilités d'embauche sur place pour des français ?
Merci pour vos réponses ! William
J'ai 32 ans et je travaille dans le conseil aux entreprises à Paris depuis environ 7 ans.
Un ange 😇 venu d'Autriche a volé mon coeur et je compte aller le récupérer là bas, à Salzbourg. En fait, j'envisage de m'installer avec elle dans les environs de la ville natale de Mozart, mais bien entendu, je dois trouver un emploi, ce qui ne semble guère facile dans ce coin. J'ai une pratique scolaire de l'allemand, et je parle couramment anglais, fruit d'une longue expérience de travail à l'étranger (Turquie, Afrique noire).
Y'a t'il des personnes qui ont fait ce choix de partir pour cette contrée? Quel(s) type(s) de jobs peut-on trouver sur place et pour quel(s) niveau(x) de rémunération ? Existe t'il des sites indiquant les possibilités d'embauche sur place pour des français ?
Merci pour vos réponses ! William
L'Afrique aurait-elle le syndrome de Stockholm? English translation pending
Bonsoir à tous,
A lire certains postes sur la culture africaine, la mondialisation, la perte des valeurs traditionnelles sur le continent... à lire aussi ceux qui accusent les colons d'avoir tout saccager.... je me demande pourquoi, d'un coté de nombreux africains rejetent, voire méprisent et accusent l'occident alors qu'en meme temps ils en revent jour et nuit ?
cela me fait penser au syndrome de stockolm (amour et dépendance à l'égard du preneur d'otage)
j'ai l'impression que les liens liés entre l'occident et l'afrique y ressemblent beaucoup. meme libre, l'otage reste attaché émotionellement à celui qui l'a mal traité, exploité, humilié.
qu'en pensez vous? connaissez vous ce syndrome (comment ce guérit il, symptomes...)
merci
A lire certains postes sur la culture africaine, la mondialisation, la perte des valeurs traditionnelles sur le continent... à lire aussi ceux qui accusent les colons d'avoir tout saccager.... je me demande pourquoi, d'un coté de nombreux africains rejetent, voire méprisent et accusent l'occident alors qu'en meme temps ils en revent jour et nuit ?
cela me fait penser au syndrome de stockolm (amour et dépendance à l'égard du preneur d'otage)
j'ai l'impression que les liens liés entre l'occident et l'afrique y ressemblent beaucoup. meme libre, l'otage reste attaché émotionellement à celui qui l'a mal traité, exploité, humilié.
qu'en pensez vous? connaissez vous ce syndrome (comment ce guérit il, symptomes...)
merci
Travailler comme serveur en Angleterre: salaire? English translation pending
salut a tous,
je pense aller ameliorer mon anglais et travailer comme serveur(je pense que c'est ce qu'il a de plus simple),
savez vous combien ca gagne avec les tips?
quels sont les villes les plus interessante pour ce faire de l'argent, parceque londres c bien mais le loyer, meme en coloc je crois que c cher quand meme, liverpool peut etre ?? ou l'irlande l'ecosse
en fait il faudrai pour moi que je puisse economiser pas mal tout en ameliorant moi anglais
je vous remercie d'avance et attend vos reponses
bye
bye
Nos vacances au Portugal en mai/juin 2009 English translation pending
Bonjour,
je prépare nos vacances 2009 au Portugal, sans doute quelque chose comme 15/05 au 15/06 environ, avec 2 semaines à Lisbonnes, 2 semaines environ du coté de PORTO! Nous partons avec notre voiture et louons chez l'habitant! Il faut donc trouver à loger la voiture aussi, et ne pas s'embarquer au centre ville de PORTO ou LISBONNES! Nous aimons surtout les vieilles pierres et la mer ne nous verra guère en train de "rotir face sud puis face nord"!
Pour LISBONNE j'ai vu où louer du coté des stations en bord de mer à l'Ouest de Lisbonne !
Pour PORTO je me pose quelques questions: le maximum de visites est à PORTO proprement dit (4 jours de prévus au moins) au nord et à l'est de la ville ... une ou deux ballades dans le sud seront sans doute un max; ai je un peu juste? dans ces conditions loger près d'un transport en commun allant à Porto serait plus que judicieux; mais je vois qu'il existe aussi pas mal de 2X2 voies qui contourne PORTO; ces voies sont elles bien bouchées le matin ou le soir, ou la journée entière, ce qui demanderait à éviter toute la banlieue sud, et ouest proche (y a des locations rive droite du DOURO, et je me demande s'il sera facile de rejoindre le nord ou l'est de PORTO; avez vous d'autres remarques ou conseils?
Merci par avance pour vos réponses éventuelles.
je prépare nos vacances 2009 au Portugal, sans doute quelque chose comme 15/05 au 15/06 environ, avec 2 semaines à Lisbonnes, 2 semaines environ du coté de PORTO! Nous partons avec notre voiture et louons chez l'habitant! Il faut donc trouver à loger la voiture aussi, et ne pas s'embarquer au centre ville de PORTO ou LISBONNES! Nous aimons surtout les vieilles pierres et la mer ne nous verra guère en train de "rotir face sud puis face nord"!
Pour LISBONNE j'ai vu où louer du coté des stations en bord de mer à l'Ouest de Lisbonne !
Pour PORTO je me pose quelques questions: le maximum de visites est à PORTO proprement dit (4 jours de prévus au moins) au nord et à l'est de la ville ... une ou deux ballades dans le sud seront sans doute un max; ai je un peu juste? dans ces conditions loger près d'un transport en commun allant à Porto serait plus que judicieux; mais je vois qu'il existe aussi pas mal de 2X2 voies qui contourne PORTO; ces voies sont elles bien bouchées le matin ou le soir, ou la journée entière, ce qui demanderait à éviter toute la banlieue sud, et ouest proche (y a des locations rive droite du DOURO, et je me demande s'il sera facile de rejoindre le nord ou l'est de PORTO; avez vous d'autres remarques ou conseils?
Merci par avance pour vos réponses éventuelles.
Mon voyage à Venise et à Rome (août 2008) English translation pending
Voyage Italie du 9 au 21 août 2008
J’ai voulu vous donner quelques informations sur un petit voyage que j’ai effectué avec deux amis en Italie. Successivement à Venise et à Rome, deux destinations touristiques valant vraiment le déplacement.
I/ Transport
Nous avons choisi la compagnie Myair (http://www.myair.com/docs/cust/fr/index.shtml). A la lecture de divers posts, l’idée de partir sur cette compagnie ne nous enchantait guère. Retards ou annulations de vol semblaient en effet fréquents. Nous sommes partis de Bordeaux pour rejoindre Venise en deux heures environ. L’aller comme le retour s’est très bien passé. Rien à redire. Personnel sympathique et prestations de qualité. Notre expérience positive nuance donc profondément ces critiques. Notez bien que les prix affichés sur le site ne comprennent ni les taxes d’aéroport, ni les taxes de bagages, ni les frais de paiement par CB. A titre d’exemple, mon vol A/R Bordeaux Venise était affiché à 89, 98 euros. J’ai dû rajouter 55, 95 euros de taxes. 18 euros de bagages (soit 9 euros par voyage) et 10 euros de frais de CB (soit 5 euros par voyage). Le total m’est revenu à 173, 93 euros. Soit environ le double. Pensez donc à cela pour calculer votre budget transport.
II/ Venise
1.L’aéroport de Venise
Nous sommes arrivés à l’aéroport Marco Polo (c’est le seul aéroport à Venise) à 22 heures. Dans le hall d’accueil vous pouvez acheter vos billets de bus au stand ATVO et ACTV (pour cette dernière compagnie, le stand est celui de l’information touristique) ainsi que les fameuses Venice Card, dont je vous reparlerai plus tard. Plusieurs lignes de bus desservent Venise. Je ne connais que la ligne 5. Pour les horaires vous pouvez vous renseigner directement sur le site d’ACTV (http://www.actv.it/english/home.php) ou ATVO (http://www.atvo.it/index.php?lang=en). Les lignes ACTV me semble être les lignes les plus répandues. Les vaporetto étant gérés par cette compagnie.
Vous pouvez aussi vous rendre à Venise par l’eau (l’aéroport a les pieds dans la lagune). Pour ce faire, vous pouvez utiliser la compagnie Alilaguna (http://www.alilaguna.it/). Il s’agit d’une compagnie privée ne proposant pas bien sûr les mêmes tarifs (une quinzaine d’euros je crois), pour un service identique.
Les arrêts de bus de l’aéroport se trouvent juste devant l’aéroport. Ils vous tendront les bras.
L’aéroport est très propre, fonctionnel, les indications sont claires. L’inflation touristique de la Venise doit en être pour quelque chose.
Vous mettrez environ une demi-heure pour rejoindre la Piazzale Roma, terminus de toutes les lignes de bus se rendant à Venise. L’embarcadère pour les Vaparetto se trouve à 20 mètres. Vous ne pourrez, là aussi, pas le manquer.
Si vous arrivez par le train, c’est encore plus simple. Une fois sortit de la gare, les vaporetto, les ponts, les canaux, les gondoles, la vie vénitienne s’offriront à vos yeux ébahis. La vue de la gare est magique. Prenez le train rien que pour cela. Le quartier de la gare est très animé et sympathique (rien à voir avec le quartier des gares françaises, souvent glauque et peu fréquentable la nuit).
D’ailleurs, question sécurité vous ne risquerez rien à Venise. Bien entendu, comme dans toute ville, faites attention à vos biens personnels et aux mains baladeuses.
2.Les transports à Venise
La première chose à faire avant de partir à Venise est de se procurer un plan de la ville et un plan des transports en commun. Pour ce dernier aller voir sur le site hellovenezia. (http://www.hellovenezia.com/jspvenezia/htmlincludes/pdf/muoversi.pdf). A Venise nous n’avons pu trouver de cartes de transport aussi bien aux guichets qu’au bureau d’information touristique. Essayez donc de réunir les infos avant votre départ. Les guides touristiques sont aussi très utiles de ce point de vue là.
En revanche une carte de Venise (et une mini carte des transports) vous est fourni avec votre Venice Card.
Nous avons choisi cette possibilité car comme nous restions 6 jours à Venise et devions prendre le bateau chaque jour jusqu’à Punta Sabioni. Cette « précieuse » vous permet de plus de snober discrètement l’interminable queue du palais des doges. Un régal. Deux cartes sont disponibles (orange et bleu), avec ou sans option toilette. La carte orange donne accès au transport et à certains musées. La carte bleue ne donne quant à elle droit qu’au transport.
Vous pouvez acheter cette carte dans le hall de l’aéroport (le stand ferme à 22 heures 45), à l’office de tourisme, ou pour notre part, à l’accueil de notre camping. Chose intéressante, vous pouvez l’acheter en ligne moyennant une intéressante réduction de quelques 25 % et retirer ensuite votre carte dans un office de tourisme, me semble-t-il, une fois à Venise. Pour plus d’infos, retour sur http://www.hellovenezia.com/jsp/en/venicecard/index.jsp
Vu le prix du billet à l’unité pour le vaporetto (6, 50 euros le billet d’une heure), il va sans dire qu’un abonnement vaut tout de suite le coup si vous comptez prendre le bateau.
Des billets de 12 heures à 48 heures sont ainsi disponibles dans les stations ACTV (peut-être aussi aux offices de tourisme…) 12 heures : 14 euros 24 heures : 16 euros 36 heures : 21 euros 48 heures : 26 euros 72 heures : 31 euros
Si vous logez sur Venise, cette option n’est pas forcément nécessaire, tout dépendra de votre forme physique. Utiliser le vaporetto est tout de même une expérience peu commune. Cela permet de se reposer, prendre l’air, faire un tour complet de Venise et visiter les autres îles telles que Murano, Burano et Torcello. Cela fait du bien après quelques heures de marche.
Ne vous fiez pas au guichet d’ACTV affichant le tarif vaporetto et non celui du bus. Ce prix est en effet un rien dissuasif si vous souhaitez vous rendre seulement à Mestre. Nous avons ainsi payé 1 euro 10 par personne pour nous rendre en bus de Piazzale Roma à l’aéroport…Un petit conseil, à Piazzale Roma (le terminus des bus), plusieurs guichets se trouvent à l’intérieur d’un bâtiment, devant l’unique guichet extérieur. Allez-y, cela vous évitera de faire la queue.
3. Le logement à Venise
Nous n’avons pas pris le temps de comparer les tarifs offerts par les hôteliers vénitiens. Ceux-ci nous paraissant éloignés de notre budget. Les divers avis recueillis de ci-de là nous ont poussés vers l’option camping. Nous avons ainsi choisi de loger à Punta Sabbioni, cette presqu’île située au Nord de Venise. En bateau de la place St Marc il vous en faudra 45 minutes. Vous trouverez un départ toutes les demi-heures jusqu’à 20 heures 15, puis un départ par heure jusqu’à minuit 28. A votre arrivée à Punta Sabbionni, les lignes de bus ATVO prennent le relais pour vous emmener sur la route (Via Fausta) donnant accès aux nombreux campings du « litorale del cavalino », cette bande de sable de la mer Adriatique. Le timing entre le ferry et les bus est parfait. Même si vous prenez votre bateau de la place St Marc à 23 heures, un bus vous attendra à 23 heures 45 à Punta Sabbioni pour vous emmener à votre camping.
Nous avons choisi le Camping Miramare (http://www.camping-miramare.it/index-fr.htm), , un camping deux étoiles situé à 700 mètres de l’embarcadère, soit 10 minutes à pied. Des navettes gratuites vous emmènent jusqu’au camping ou jusqu’à l’embarcadère 10 minutes avant le départ (ou après l’arrivée), sauf la nuit. La navette se prend devant le camping. Le camping ne donnant pas sur la mer, ce même bus vous y emmène en 2 minutes, dans l’autre sens.
Ce camping fut une agréable surprise. Nous l’avons choisi au hasard après avoir essayé de réserver au camping Rialto et au camping Venezia, tous les deux à Mestre.
Petit aparté. Nous déconseillons fortement le camping Rialto. Nous avons en effet logé dans ce camping pour notre dernière nuit à Venise et pour des questions pratiques, le camping se trouvant sur la ligne de bus menant à l’aéroport. Tout d’abord, leur principe de réservation est quelque peu obsolète. Il vous faut en effet envoyer un fax avec vos dates de réservation. Une réponse vous est donnée dans les 48 heures par fax également. Si vous n’avez pas de fax, cela complique donc l’affaire. Nous avons essayé de les joindre au téléphone, téléphone et fax partageant la même ligne, des interférences nous obligeaient à interrompre la conversation pour la reprendre plus tard et rappeler à nos frais. De plus, seul le patron parle le français, ce qui complique encore plus l’affaire. Concernant le camping en lui-même, les sanitaires sont minables (cafards, évier bouché...), l’ambiance inexistante, le bruit de la route menant à l’aéroport est gênant, la propreté des draps et du mobil-home en général laissant fortement à désirer.
Bref, de ce côté de Mestre, je crois que le camping Venezia offre une meilleure alternative, même si nous n’y pas sommes allés. En tout cas, çà ne peut pas être pire. Seul point positif à tous les deux, ils se trouvent à 10 minutes de la Piazzale Roma.
Mestre est la grande ville à la sortie de Venise. Vous y trouverez aussi de nombreux hôtels. Mais je n’ai aucune information sur le sujet.
Le camping Miramare est certes plus éloigné mais le trajet en bateau est dépaysant (arrêt au Lido, arrivée sur Venise) et relaxant. Le camping Miramare propose divers bungalows avec ou sans sanitaires. Nous avons choisi le Legno 4 places avec cuisine, sanitaires extérieurs, terrasse, coins rangements, et 2 lits superposés. Ce bungalow est avant tout fonctionnel (cuisine, frigo et ustensiles) mais n’invite pas à y passer des heures tant sa surface est réduite.
Les sanitaires extérieurs (avec sonorisation musicale je vous pris) sont très propres. L’accueil est remarquable : plusieurs langues parlées, informations touristiques remises aux vacanciers, petit supermarché (quoique cher), babyfoot, jeux vidéos, tennis de table, plusieurs restaurants à côté de l’embarcadère et deux près du camping Miramare… Que du bonheur !
Nous ne pouvons que recommander ce camping aux vacanciers que vous êtes.
Les ferry vous menant à Punta Sabbioni sont gérés par ACTV. Il est donc nécessaire d’acheter un pass ou la Venice Card si vous souhaitez séjourner à Punta Sabbioni. Si vous arrivez à l’aéroport en fin de soirée (22 heures), il vous faudra prendre un bus ATVO pour rejoindre Punta Sabbioni (Il s’agit de la ligne 3 « linee per il mare », dont le dernier bus part à 23 heures 12 pour Punta Sabbioni et met 1 heures 30 avec un changement au Lido di Jesolo).
Nous nous sommes également promenés sur l’île de Guidecca. Sans grand intérêt selon moi, à part sa localisation privilégiée par rapport à Venise. L’auberge de jeunesse se trouve sur cette île, au bord de la lagune, en face de Venise. Vous serez en 10 minutes à Venise par la liaison ACTV. Un avantage très intéressant.
Concernant le fameux camping Fusina (http://www.camping-fusina.com/), dont les avis sont partagés, je ne peux qu’apporter ma vision extérieure du site, vu de l’eau. Ce camping est situé sur une zone industrielle. Pas très romantique tout çà. Les cheminées des usines vous serviront d’arbres, du moins en imagination.
4. A Venise
Que dire de Venise à part ceci : Allez y ! Je ne pensais pas tomber autant sous le charme de cette ville surprenante, sans commune mesure. De l’eau, des canaux, des petits ponts, des places. Le calme.
Car du calme il y en a, si vous décidez de quitter la place St Marc. Des rues désertes même au mois d’août, et ceci pendant des heures.
Venise demande du temps. Avant d’y aller je croyais que trois jours seraient suffisants. Je me trompais. Il existe en effet plusieurs quartiers aux architectures différentes. J’ai particulièrement aimé le « Cannaregio », avec son quartier juif (le ghetto), mais aussi le « San Polo ». Deux quartiers dont vous pouvez commencer l’exploration à la sortie de la gare. J’ai aimé me perdre, revenir sur mes pas, flâner, me laisser surprendre par cette ruelle, ce cul de sac, à divers moments de la journée.
Venise est une ville que l’on découvre plus que l’on visite (nous le verrons plus tard, Rome m’a laissé le sentiment contraire). Cette découverte a été tellement permanente que nous avons même « oublié » de nous servir de notre Venice Card pour visiter les monuments. Ce sera certainement pour une prochaine fois. Surtout, allez voir Burano et ses maisons colorées ainsi que Murano, beaucoup plus commerçante et étendue. Il suffit pourtant, comme partout ailleurs d’ailleurs, de vous éloigner des boutiques vendant le fameux verre de Murano, pour découvrir nombre de richesses architecturales.
III/ Trajet Venise Rome
Nous avons pris le train de Venise à Rome via la compagnie de chemin de fer italien : http://www.ferroviedellostato.it/cms/v/index.jsp?vgnextoid=3fdbe14114bc9110VgnVCM10000080a3e90aRCRD
A Venise, vous pouvez soit acheter le billet au guichet ou bien auprès des automates de la gare.
Il nous en a coûté 106, 20 euros pour un aller-retour. A noter bien sûr qu’en vous prenant le plus tôt possible des réductions sont possibles. Le tarif Amica est intéressant puisqu’il vous offre quelques 20 % de réduction sur votre billet. Ce tarif est accordé sur un nombre limité de places. Les billets sont échangeables et remboursables avant le départ moyennant une taxe à hauteur de 20 % du prix de votre billet. Vous pouvez sélectionner ce tarif sur les bornes automatiques. Pour plus d’informations sur le tarif Amica : http://www.trenitalia.com/cms/v/index.jsp?vgnextoid=515ccb21e370b110VgnVCM1000003f16f90aRCRD#6
Nous avons effectué notre voyage dans un Eurostar italien (et non pas anglais) de très grand confort. Une voiture bar/restaurant est disponible. Vous rencontrerez des paysages montagneux et notamment en Toscane. Votre train s’arrête à Florence, situé à mi-chemin environ.
A Rome, vous arriverez à la gare Termini, où vous pourrez prendre les billets de métro au sous-sol ou bien le bus en sortant de la gare.
IV/ ROME
L’arrivée sur Rome est un peu moins glamour que celle de Venise. Des bus est des métros plutôt que des Vaporetto, çà change.
Nous avons été surpris des faibles distances séparant les principaux sites touristiques de Rome, ne nécessitant pas dès lors, et contrairement à Venise, un pass transport. Il faut dire aussi que le réseau de transport public est faiblement développé. Seules deux lignes de métro en effet, quelques lignes de tramway et des autobus bien sûr.
Nous avons tout de même acheté un Rome Pass à 20 euros pour 3 jours, donnant accès à certains monuments ainsi qu’aux transports en commun (peu utile comme je l’ai déjà dit). Pour plus d’infos : http://www.romapass.it/?l=en
Vous pourrez également louez des « Velib’ » romain, mais beaucoup moins développés qu’en France.
Nous logions dans le quartier Trastevere. Pour un bon marcheur et sous réserve d’une bonne planification de vos déplacements la marche à pied se révèle être le meilleur pour découvrir Rome, ou plutôt les sites centraux.
Je ne peux en effet pas croire que le Panthéon, la fontaine de Trevi (magnifique !), la place St Marc, Le Castel Sant’ Angelo, la Piazza Navona, la Piazza del Popolo, la villa medicis, la villa Borghese, le forum, le colisée et le mont palatin, soient les uniques centres d’intérêt.
Ou bien alors, Rome a construit sa renommée sur un passé qui n’existe plus, sur des pierres qui n’ont aucun sens. Du moins pour moi.
Il est vrai qu’au mois d’août, la ville est calme, Paris tout autant d’ailleurs. Les romains s’en étant allés au bord de mer, j’y ai trouvé une ville endormie, remplie de touristes, où les pierres parlaient à la place des vivants. Où est l’Italie que j’attendais, grouillante, vivante. Où sont les agapes fraternelles sur des tables trop étroites ? Rome, ville ouverte ou ville musée ?
Saison touristique, lieux touristiques, souvenirs vénitiens contrastant avec la ville…la partie était mal engagée. Je reviendrai à Rome c’est sûr. Pas au mois d’Août c’est sûr également.
Côté Vatican et surtout basilique St Pierre, pensez à porter des vêtements vous couvrant l’essentiel du corps (bermudas longs autorisés pour les hommes). Des vigils vérifient la conformité de votre tenue au regard des normes instaurées par le St-Père. Pourquoi tant de simulacre alors que la basilique ou le musée regorge de corps à moitié nus ? Une belle hypocrisie.
Côté Colisée, deux files d’attente : l’une pour les personnes munis de tickets. Une file interminable. Et les autres. Nous vous conseillons vivement de commencer votre visite par le mont Palatin. En effet, le ticket d’entrée inclut trois sites : le mont Palatin, le forum romain (dans la même enceinte) et le colisée (il faut ressortir). La file d’attente au mont Palatin est beaucoup moins importante qu’au Colisée, vous gagnerez alors un temps précieux.
Le mont Palatin fait partie du site archéologique du Forum Romain. Je vous conseille vivement de vous munir d’un guide audio (ou un vrai guide si vous le pouvez) afin d’y comprendre quelque chose dans toutes ses pierres. Il n’y a en effet que très peu d’indications, ce qui m’a laissé un sentiment de vide tant j’avais l’impression de passé à côté de l’Histoire.
Côté Panthéon . Entrée gratuite. A voir.
Côté églises. Même si vous n’êtes pas croyant, de nombreuses églises regorgent d’œuvre d’art (à Venise aussi d’ailleurs). Franchissez la porte. C’est aussi un bon moyen pour s’asseoir et méditer.
Côté Parc de la Villa borghese (http://www.romabeniculturali.it/villeparchi/239/343/351/schedabase.asp). De nombreux palais, musées vous invitent à la découverte. Sur les hauteurs de Rome, au pied de la piazza del Popolo (où vous pouvez d’ailleurs loué le fameux Segway de la série Arrested Development), les grands espaces verts s’offrent à vous pour un dimanche après-midi de farniente.
1. Logement à Rome
De nombreux hôtels pour voyageurs à petits budgets se sont installés non loin de la gare centrale de Termini. Nous avons préféré sortir de ce quartier et nous rendre dans le quartier du Trastevere. Un quartier autrefois populaire sentant bon la récupération commerciale faussement authentique.
Je vous recommande de surfer sur le site rome30 (http://www.rome30.com/fr/) proposant des solutions d’hébergement sur Rome.
Par hasard nous avons choisi la formule B&B avec la Casavacanze Mite. http://www.rome30.com/fr/rome-bed-and-breakfast-2854-bb-casavacanze-mite.html
Un appartement de 200 m2. Un immense salon. Un accès gratuit à internet. Une très belle cuisine collective où vous pouvez stocker votre nourriture. Salle de bain. Chambre. Le tout d’une propreté irréprochable. Mauro et Tadeusz ont monté cette affaire il y a peu et se donnent corps et âmes pour vous faciliter votre séjour à Rome. Mauro parle parfaitement l’anglais et avec volubilité. Son sens de l’accueil, son dynamisme nous a conquis. Bravo Mauro et Tadeusz ! Une équipe qui gagne.
De l’appartement vous serez à quelques centaines de mètres du Trastevere, quartier très animé le soir, mais selon moi, en voie de récupération par l’élite Bobo. Je n’y ai pas trouvé l’authenticité que j’étais venu y chercher. Mais peut-être m’y suis-je mal pris.
V/ Pratique Nous n’avons pas vraiment souffert de la chaleur. Avec 30 degrés de moyenne, il est sûr qu’une sieste s’imposait entre midi et 15 heures. La période entre 11 heures et 16 heures et particulièrement chaude et limite les longs déplacements. A Venise, je vous conseille de vous étendre sur les longues pelouses parsemées de pin à l’arrêt Giardini et situé à seulement trois arrêts de la place St Marc. L’endroit donne sur l’eau, il y a des bancs et surtout de l’ombre et du calme pour piquer un petit somme. Vous avez soif. No problemo. A Venise, des fontaines d’eau potable fraîches abondent aux coins des rues. Je vous conseille de vous munir d’une gourde d’un litre et de la remplir progressivement au fur et à mesure de vos besoins et déplacements. Qu’il est bon de savourer une, deux ou trois boules de glace, assis sur les bords de l’eau. Ne vous gênez pas car cette gourmandise vous en coûtera plus à votre ventre qu’à votre tirelire. 1 euro la glace simple, même en temps de crise, çà va ! Mais attention, les glaces ne sont pas servies à la boule, comme en France, mais à la tranche. En clair, vous aurez de quoi faire. Je ne peux que vous recommander, si ce n’est vous ordonner de goûter aux glaces « Giolitti ». Un glacier sur la place depuis plus d’un siècle, entre le Panthéon et la fontaine de Trevi et dont les glaces sont ir-ré-sis-ti-bles ! Pour vous en convaincre, lancez la vidéo sur http://www.giolitti.it/english/home.html On ne peut pas dire que Venise soit adaptée aux personnes à mobilité réduite ni aux enfants en poussette. Quelques ponts pourtant bénéficient d’une rampe d’accès automatisée prévue à cet effet, mais ils ne sont pas nombreux. Peut-être existe-t-il une carte recensant ces fameux ponts. Je n’en sais pas plus. Vous avez la possibilité de vous restaurer au musée du Vatican soit en emportant votre propre nourriture, soit en consommant dans l’un des restaurants/snacks du musée. La chapelle Sixtine se trouve à la fin du parcours religieux du musée du Vatican. Soyez donc, très, très patient, si de plus, comme moi, la vue de milliers d’anges et de vierges vous laissent pantois. Côté restauration, les pizzas sont aux alentours de 7 euros. Rajoutez 2 euros à l’addition pour chaque couvert (le coperto). Notez que les plats italiens (en tout cas dans les endroits touristiques) sont peu copieux. Pour faire un vrai repas, vous devrez consommer plusieurs « piatti ». Sur Rome, je vous conseille une petite pizzeria qui ne paye pas de mine, dans le quartier du Trastevere, rue « vicolo del bologna ». Il s’agit de « Dar Poeta » . Les tables sont simples, les plats aussi. La qualité est très bonne. La file d’attente de Romains connaissant l’endroit au dehors en témoigne. Si vous souhaitez loger à Murano. Un petit hôtel non loin de l’embarcadère le Faro m’a l’air bien sympathique : hôtel « Al Soffiador », Viale Bressagio, 11, Murano. (info@venicehotel.it ou www.venicehotel.it) A Venise, si vous souhaitez faire souffrir votre pire ennemi, donnez lui rendez- vous au restaurant « La Rivetta », San Polo, 1479. Un cadre sympathique pour une nourriture immonde et chère. Je n’ai jamais mangé une pizza aussi sèche. En somme, du Picard, en mille fois pire.
En espérant que ces infos vous donnent l’envie de découvrir ce magnifique pays. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez d’autres informations pratiques, je ne manquerai pas de vous répondre.
Arrivederci !!!😉
J’ai voulu vous donner quelques informations sur un petit voyage que j’ai effectué avec deux amis en Italie. Successivement à Venise et à Rome, deux destinations touristiques valant vraiment le déplacement.
I/ Transport
Nous avons choisi la compagnie Myair (http://www.myair.com/docs/cust/fr/index.shtml). A la lecture de divers posts, l’idée de partir sur cette compagnie ne nous enchantait guère. Retards ou annulations de vol semblaient en effet fréquents. Nous sommes partis de Bordeaux pour rejoindre Venise en deux heures environ. L’aller comme le retour s’est très bien passé. Rien à redire. Personnel sympathique et prestations de qualité. Notre expérience positive nuance donc profondément ces critiques. Notez bien que les prix affichés sur le site ne comprennent ni les taxes d’aéroport, ni les taxes de bagages, ni les frais de paiement par CB. A titre d’exemple, mon vol A/R Bordeaux Venise était affiché à 89, 98 euros. J’ai dû rajouter 55, 95 euros de taxes. 18 euros de bagages (soit 9 euros par voyage) et 10 euros de frais de CB (soit 5 euros par voyage). Le total m’est revenu à 173, 93 euros. Soit environ le double. Pensez donc à cela pour calculer votre budget transport.
II/ Venise
1.L’aéroport de Venise
Nous sommes arrivés à l’aéroport Marco Polo (c’est le seul aéroport à Venise) à 22 heures. Dans le hall d’accueil vous pouvez acheter vos billets de bus au stand ATVO et ACTV (pour cette dernière compagnie, le stand est celui de l’information touristique) ainsi que les fameuses Venice Card, dont je vous reparlerai plus tard. Plusieurs lignes de bus desservent Venise. Je ne connais que la ligne 5. Pour les horaires vous pouvez vous renseigner directement sur le site d’ACTV (http://www.actv.it/english/home.php) ou ATVO (http://www.atvo.it/index.php?lang=en). Les lignes ACTV me semble être les lignes les plus répandues. Les vaporetto étant gérés par cette compagnie.
Vous pouvez aussi vous rendre à Venise par l’eau (l’aéroport a les pieds dans la lagune). Pour ce faire, vous pouvez utiliser la compagnie Alilaguna (http://www.alilaguna.it/). Il s’agit d’une compagnie privée ne proposant pas bien sûr les mêmes tarifs (une quinzaine d’euros je crois), pour un service identique.
Les arrêts de bus de l’aéroport se trouvent juste devant l’aéroport. Ils vous tendront les bras.
L’aéroport est très propre, fonctionnel, les indications sont claires. L’inflation touristique de la Venise doit en être pour quelque chose.
Vous mettrez environ une demi-heure pour rejoindre la Piazzale Roma, terminus de toutes les lignes de bus se rendant à Venise. L’embarcadère pour les Vaparetto se trouve à 20 mètres. Vous ne pourrez, là aussi, pas le manquer.
Si vous arrivez par le train, c’est encore plus simple. Une fois sortit de la gare, les vaporetto, les ponts, les canaux, les gondoles, la vie vénitienne s’offriront à vos yeux ébahis. La vue de la gare est magique. Prenez le train rien que pour cela. Le quartier de la gare est très animé et sympathique (rien à voir avec le quartier des gares françaises, souvent glauque et peu fréquentable la nuit).
D’ailleurs, question sécurité vous ne risquerez rien à Venise. Bien entendu, comme dans toute ville, faites attention à vos biens personnels et aux mains baladeuses.
2.Les transports à Venise
La première chose à faire avant de partir à Venise est de se procurer un plan de la ville et un plan des transports en commun. Pour ce dernier aller voir sur le site hellovenezia. (http://www.hellovenezia.com/jspvenezia/htmlincludes/pdf/muoversi.pdf). A Venise nous n’avons pu trouver de cartes de transport aussi bien aux guichets qu’au bureau d’information touristique. Essayez donc de réunir les infos avant votre départ. Les guides touristiques sont aussi très utiles de ce point de vue là.
En revanche une carte de Venise (et une mini carte des transports) vous est fourni avec votre Venice Card.
Nous avons choisi cette possibilité car comme nous restions 6 jours à Venise et devions prendre le bateau chaque jour jusqu’à Punta Sabioni. Cette « précieuse » vous permet de plus de snober discrètement l’interminable queue du palais des doges. Un régal. Deux cartes sont disponibles (orange et bleu), avec ou sans option toilette. La carte orange donne accès au transport et à certains musées. La carte bleue ne donne quant à elle droit qu’au transport.
Vous pouvez acheter cette carte dans le hall de l’aéroport (le stand ferme à 22 heures 45), à l’office de tourisme, ou pour notre part, à l’accueil de notre camping. Chose intéressante, vous pouvez l’acheter en ligne moyennant une intéressante réduction de quelques 25 % et retirer ensuite votre carte dans un office de tourisme, me semble-t-il, une fois à Venise. Pour plus d’infos, retour sur http://www.hellovenezia.com/jsp/en/venicecard/index.jsp
Vu le prix du billet à l’unité pour le vaporetto (6, 50 euros le billet d’une heure), il va sans dire qu’un abonnement vaut tout de suite le coup si vous comptez prendre le bateau.
Des billets de 12 heures à 48 heures sont ainsi disponibles dans les stations ACTV (peut-être aussi aux offices de tourisme…) 12 heures : 14 euros 24 heures : 16 euros 36 heures : 21 euros 48 heures : 26 euros 72 heures : 31 euros
Si vous logez sur Venise, cette option n’est pas forcément nécessaire, tout dépendra de votre forme physique. Utiliser le vaporetto est tout de même une expérience peu commune. Cela permet de se reposer, prendre l’air, faire un tour complet de Venise et visiter les autres îles telles que Murano, Burano et Torcello. Cela fait du bien après quelques heures de marche.
Ne vous fiez pas au guichet d’ACTV affichant le tarif vaporetto et non celui du bus. Ce prix est en effet un rien dissuasif si vous souhaitez vous rendre seulement à Mestre. Nous avons ainsi payé 1 euro 10 par personne pour nous rendre en bus de Piazzale Roma à l’aéroport…Un petit conseil, à Piazzale Roma (le terminus des bus), plusieurs guichets se trouvent à l’intérieur d’un bâtiment, devant l’unique guichet extérieur. Allez-y, cela vous évitera de faire la queue.
3. Le logement à Venise
Nous n’avons pas pris le temps de comparer les tarifs offerts par les hôteliers vénitiens. Ceux-ci nous paraissant éloignés de notre budget. Les divers avis recueillis de ci-de là nous ont poussés vers l’option camping. Nous avons ainsi choisi de loger à Punta Sabbioni, cette presqu’île située au Nord de Venise. En bateau de la place St Marc il vous en faudra 45 minutes. Vous trouverez un départ toutes les demi-heures jusqu’à 20 heures 15, puis un départ par heure jusqu’à minuit 28. A votre arrivée à Punta Sabbionni, les lignes de bus ATVO prennent le relais pour vous emmener sur la route (Via Fausta) donnant accès aux nombreux campings du « litorale del cavalino », cette bande de sable de la mer Adriatique. Le timing entre le ferry et les bus est parfait. Même si vous prenez votre bateau de la place St Marc à 23 heures, un bus vous attendra à 23 heures 45 à Punta Sabbioni pour vous emmener à votre camping.
Nous avons choisi le Camping Miramare (http://www.camping-miramare.it/index-fr.htm), , un camping deux étoiles situé à 700 mètres de l’embarcadère, soit 10 minutes à pied. Des navettes gratuites vous emmènent jusqu’au camping ou jusqu’à l’embarcadère 10 minutes avant le départ (ou après l’arrivée), sauf la nuit. La navette se prend devant le camping. Le camping ne donnant pas sur la mer, ce même bus vous y emmène en 2 minutes, dans l’autre sens.
Ce camping fut une agréable surprise. Nous l’avons choisi au hasard après avoir essayé de réserver au camping Rialto et au camping Venezia, tous les deux à Mestre.
Petit aparté. Nous déconseillons fortement le camping Rialto. Nous avons en effet logé dans ce camping pour notre dernière nuit à Venise et pour des questions pratiques, le camping se trouvant sur la ligne de bus menant à l’aéroport. Tout d’abord, leur principe de réservation est quelque peu obsolète. Il vous faut en effet envoyer un fax avec vos dates de réservation. Une réponse vous est donnée dans les 48 heures par fax également. Si vous n’avez pas de fax, cela complique donc l’affaire. Nous avons essayé de les joindre au téléphone, téléphone et fax partageant la même ligne, des interférences nous obligeaient à interrompre la conversation pour la reprendre plus tard et rappeler à nos frais. De plus, seul le patron parle le français, ce qui complique encore plus l’affaire. Concernant le camping en lui-même, les sanitaires sont minables (cafards, évier bouché...), l’ambiance inexistante, le bruit de la route menant à l’aéroport est gênant, la propreté des draps et du mobil-home en général laissant fortement à désirer.
Bref, de ce côté de Mestre, je crois que le camping Venezia offre une meilleure alternative, même si nous n’y pas sommes allés. En tout cas, çà ne peut pas être pire. Seul point positif à tous les deux, ils se trouvent à 10 minutes de la Piazzale Roma.
Mestre est la grande ville à la sortie de Venise. Vous y trouverez aussi de nombreux hôtels. Mais je n’ai aucune information sur le sujet.
Le camping Miramare est certes plus éloigné mais le trajet en bateau est dépaysant (arrêt au Lido, arrivée sur Venise) et relaxant. Le camping Miramare propose divers bungalows avec ou sans sanitaires. Nous avons choisi le Legno 4 places avec cuisine, sanitaires extérieurs, terrasse, coins rangements, et 2 lits superposés. Ce bungalow est avant tout fonctionnel (cuisine, frigo et ustensiles) mais n’invite pas à y passer des heures tant sa surface est réduite.
Les sanitaires extérieurs (avec sonorisation musicale je vous pris) sont très propres. L’accueil est remarquable : plusieurs langues parlées, informations touristiques remises aux vacanciers, petit supermarché (quoique cher), babyfoot, jeux vidéos, tennis de table, plusieurs restaurants à côté de l’embarcadère et deux près du camping Miramare… Que du bonheur !
Nous ne pouvons que recommander ce camping aux vacanciers que vous êtes.
Les ferry vous menant à Punta Sabbioni sont gérés par ACTV. Il est donc nécessaire d’acheter un pass ou la Venice Card si vous souhaitez séjourner à Punta Sabbioni. Si vous arrivez à l’aéroport en fin de soirée (22 heures), il vous faudra prendre un bus ATVO pour rejoindre Punta Sabbioni (Il s’agit de la ligne 3 « linee per il mare », dont le dernier bus part à 23 heures 12 pour Punta Sabbioni et met 1 heures 30 avec un changement au Lido di Jesolo).
Nous nous sommes également promenés sur l’île de Guidecca. Sans grand intérêt selon moi, à part sa localisation privilégiée par rapport à Venise. L’auberge de jeunesse se trouve sur cette île, au bord de la lagune, en face de Venise. Vous serez en 10 minutes à Venise par la liaison ACTV. Un avantage très intéressant.
Concernant le fameux camping Fusina (http://www.camping-fusina.com/), dont les avis sont partagés, je ne peux qu’apporter ma vision extérieure du site, vu de l’eau. Ce camping est situé sur une zone industrielle. Pas très romantique tout çà. Les cheminées des usines vous serviront d’arbres, du moins en imagination.
4. A Venise
Que dire de Venise à part ceci : Allez y ! Je ne pensais pas tomber autant sous le charme de cette ville surprenante, sans commune mesure. De l’eau, des canaux, des petits ponts, des places. Le calme.
Car du calme il y en a, si vous décidez de quitter la place St Marc. Des rues désertes même au mois d’août, et ceci pendant des heures.
Venise demande du temps. Avant d’y aller je croyais que trois jours seraient suffisants. Je me trompais. Il existe en effet plusieurs quartiers aux architectures différentes. J’ai particulièrement aimé le « Cannaregio », avec son quartier juif (le ghetto), mais aussi le « San Polo ». Deux quartiers dont vous pouvez commencer l’exploration à la sortie de la gare. J’ai aimé me perdre, revenir sur mes pas, flâner, me laisser surprendre par cette ruelle, ce cul de sac, à divers moments de la journée.
Venise est une ville que l’on découvre plus que l’on visite (nous le verrons plus tard, Rome m’a laissé le sentiment contraire). Cette découverte a été tellement permanente que nous avons même « oublié » de nous servir de notre Venice Card pour visiter les monuments. Ce sera certainement pour une prochaine fois. Surtout, allez voir Burano et ses maisons colorées ainsi que Murano, beaucoup plus commerçante et étendue. Il suffit pourtant, comme partout ailleurs d’ailleurs, de vous éloigner des boutiques vendant le fameux verre de Murano, pour découvrir nombre de richesses architecturales.
III/ Trajet Venise Rome
Nous avons pris le train de Venise à Rome via la compagnie de chemin de fer italien : http://www.ferroviedellostato.it/cms/v/index.jsp?vgnextoid=3fdbe14114bc9110VgnVCM10000080a3e90aRCRD
A Venise, vous pouvez soit acheter le billet au guichet ou bien auprès des automates de la gare.
Il nous en a coûté 106, 20 euros pour un aller-retour. A noter bien sûr qu’en vous prenant le plus tôt possible des réductions sont possibles. Le tarif Amica est intéressant puisqu’il vous offre quelques 20 % de réduction sur votre billet. Ce tarif est accordé sur un nombre limité de places. Les billets sont échangeables et remboursables avant le départ moyennant une taxe à hauteur de 20 % du prix de votre billet. Vous pouvez sélectionner ce tarif sur les bornes automatiques. Pour plus d’informations sur le tarif Amica : http://www.trenitalia.com/cms/v/index.jsp?vgnextoid=515ccb21e370b110VgnVCM1000003f16f90aRCRD#6
Nous avons effectué notre voyage dans un Eurostar italien (et non pas anglais) de très grand confort. Une voiture bar/restaurant est disponible. Vous rencontrerez des paysages montagneux et notamment en Toscane. Votre train s’arrête à Florence, situé à mi-chemin environ.
A Rome, vous arriverez à la gare Termini, où vous pourrez prendre les billets de métro au sous-sol ou bien le bus en sortant de la gare.
IV/ ROME
L’arrivée sur Rome est un peu moins glamour que celle de Venise. Des bus est des métros plutôt que des Vaporetto, çà change.
Nous avons été surpris des faibles distances séparant les principaux sites touristiques de Rome, ne nécessitant pas dès lors, et contrairement à Venise, un pass transport. Il faut dire aussi que le réseau de transport public est faiblement développé. Seules deux lignes de métro en effet, quelques lignes de tramway et des autobus bien sûr.
Nous avons tout de même acheté un Rome Pass à 20 euros pour 3 jours, donnant accès à certains monuments ainsi qu’aux transports en commun (peu utile comme je l’ai déjà dit). Pour plus d’infos : http://www.romapass.it/?l=en
Vous pourrez également louez des « Velib’ » romain, mais beaucoup moins développés qu’en France.
Nous logions dans le quartier Trastevere. Pour un bon marcheur et sous réserve d’une bonne planification de vos déplacements la marche à pied se révèle être le meilleur pour découvrir Rome, ou plutôt les sites centraux.
Je ne peux en effet pas croire que le Panthéon, la fontaine de Trevi (magnifique !), la place St Marc, Le Castel Sant’ Angelo, la Piazza Navona, la Piazza del Popolo, la villa medicis, la villa Borghese, le forum, le colisée et le mont palatin, soient les uniques centres d’intérêt.
Ou bien alors, Rome a construit sa renommée sur un passé qui n’existe plus, sur des pierres qui n’ont aucun sens. Du moins pour moi.
Il est vrai qu’au mois d’août, la ville est calme, Paris tout autant d’ailleurs. Les romains s’en étant allés au bord de mer, j’y ai trouvé une ville endormie, remplie de touristes, où les pierres parlaient à la place des vivants. Où est l’Italie que j’attendais, grouillante, vivante. Où sont les agapes fraternelles sur des tables trop étroites ? Rome, ville ouverte ou ville musée ?
Saison touristique, lieux touristiques, souvenirs vénitiens contrastant avec la ville…la partie était mal engagée. Je reviendrai à Rome c’est sûr. Pas au mois d’Août c’est sûr également.
Côté Vatican et surtout basilique St Pierre, pensez à porter des vêtements vous couvrant l’essentiel du corps (bermudas longs autorisés pour les hommes). Des vigils vérifient la conformité de votre tenue au regard des normes instaurées par le St-Père. Pourquoi tant de simulacre alors que la basilique ou le musée regorge de corps à moitié nus ? Une belle hypocrisie.
Côté Colisée, deux files d’attente : l’une pour les personnes munis de tickets. Une file interminable. Et les autres. Nous vous conseillons vivement de commencer votre visite par le mont Palatin. En effet, le ticket d’entrée inclut trois sites : le mont Palatin, le forum romain (dans la même enceinte) et le colisée (il faut ressortir). La file d’attente au mont Palatin est beaucoup moins importante qu’au Colisée, vous gagnerez alors un temps précieux.
Le mont Palatin fait partie du site archéologique du Forum Romain. Je vous conseille vivement de vous munir d’un guide audio (ou un vrai guide si vous le pouvez) afin d’y comprendre quelque chose dans toutes ses pierres. Il n’y a en effet que très peu d’indications, ce qui m’a laissé un sentiment de vide tant j’avais l’impression de passé à côté de l’Histoire.
Côté Panthéon . Entrée gratuite. A voir.
Côté églises. Même si vous n’êtes pas croyant, de nombreuses églises regorgent d’œuvre d’art (à Venise aussi d’ailleurs). Franchissez la porte. C’est aussi un bon moyen pour s’asseoir et méditer.
Côté Parc de la Villa borghese (http://www.romabeniculturali.it/villeparchi/239/343/351/schedabase.asp). De nombreux palais, musées vous invitent à la découverte. Sur les hauteurs de Rome, au pied de la piazza del Popolo (où vous pouvez d’ailleurs loué le fameux Segway de la série Arrested Development), les grands espaces verts s’offrent à vous pour un dimanche après-midi de farniente.
1. Logement à Rome
De nombreux hôtels pour voyageurs à petits budgets se sont installés non loin de la gare centrale de Termini. Nous avons préféré sortir de ce quartier et nous rendre dans le quartier du Trastevere. Un quartier autrefois populaire sentant bon la récupération commerciale faussement authentique.
Je vous recommande de surfer sur le site rome30 (http://www.rome30.com/fr/) proposant des solutions d’hébergement sur Rome.
Par hasard nous avons choisi la formule B&B avec la Casavacanze Mite. http://www.rome30.com/fr/rome-bed-and-breakfast-2854-bb-casavacanze-mite.html
Un appartement de 200 m2. Un immense salon. Un accès gratuit à internet. Une très belle cuisine collective où vous pouvez stocker votre nourriture. Salle de bain. Chambre. Le tout d’une propreté irréprochable. Mauro et Tadeusz ont monté cette affaire il y a peu et se donnent corps et âmes pour vous faciliter votre séjour à Rome. Mauro parle parfaitement l’anglais et avec volubilité. Son sens de l’accueil, son dynamisme nous a conquis. Bravo Mauro et Tadeusz ! Une équipe qui gagne.
De l’appartement vous serez à quelques centaines de mètres du Trastevere, quartier très animé le soir, mais selon moi, en voie de récupération par l’élite Bobo. Je n’y ai pas trouvé l’authenticité que j’étais venu y chercher. Mais peut-être m’y suis-je mal pris.
V/ Pratique Nous n’avons pas vraiment souffert de la chaleur. Avec 30 degrés de moyenne, il est sûr qu’une sieste s’imposait entre midi et 15 heures. La période entre 11 heures et 16 heures et particulièrement chaude et limite les longs déplacements. A Venise, je vous conseille de vous étendre sur les longues pelouses parsemées de pin à l’arrêt Giardini et situé à seulement trois arrêts de la place St Marc. L’endroit donne sur l’eau, il y a des bancs et surtout de l’ombre et du calme pour piquer un petit somme. Vous avez soif. No problemo. A Venise, des fontaines d’eau potable fraîches abondent aux coins des rues. Je vous conseille de vous munir d’une gourde d’un litre et de la remplir progressivement au fur et à mesure de vos besoins et déplacements. Qu’il est bon de savourer une, deux ou trois boules de glace, assis sur les bords de l’eau. Ne vous gênez pas car cette gourmandise vous en coûtera plus à votre ventre qu’à votre tirelire. 1 euro la glace simple, même en temps de crise, çà va ! Mais attention, les glaces ne sont pas servies à la boule, comme en France, mais à la tranche. En clair, vous aurez de quoi faire. Je ne peux que vous recommander, si ce n’est vous ordonner de goûter aux glaces « Giolitti ». Un glacier sur la place depuis plus d’un siècle, entre le Panthéon et la fontaine de Trevi et dont les glaces sont ir-ré-sis-ti-bles ! Pour vous en convaincre, lancez la vidéo sur http://www.giolitti.it/english/home.html On ne peut pas dire que Venise soit adaptée aux personnes à mobilité réduite ni aux enfants en poussette. Quelques ponts pourtant bénéficient d’une rampe d’accès automatisée prévue à cet effet, mais ils ne sont pas nombreux. Peut-être existe-t-il une carte recensant ces fameux ponts. Je n’en sais pas plus. Vous avez la possibilité de vous restaurer au musée du Vatican soit en emportant votre propre nourriture, soit en consommant dans l’un des restaurants/snacks du musée. La chapelle Sixtine se trouve à la fin du parcours religieux du musée du Vatican. Soyez donc, très, très patient, si de plus, comme moi, la vue de milliers d’anges et de vierges vous laissent pantois. Côté restauration, les pizzas sont aux alentours de 7 euros. Rajoutez 2 euros à l’addition pour chaque couvert (le coperto). Notez que les plats italiens (en tout cas dans les endroits touristiques) sont peu copieux. Pour faire un vrai repas, vous devrez consommer plusieurs « piatti ». Sur Rome, je vous conseille une petite pizzeria qui ne paye pas de mine, dans le quartier du Trastevere, rue « vicolo del bologna ». Il s’agit de « Dar Poeta » . Les tables sont simples, les plats aussi. La qualité est très bonne. La file d’attente de Romains connaissant l’endroit au dehors en témoigne. Si vous souhaitez loger à Murano. Un petit hôtel non loin de l’embarcadère le Faro m’a l’air bien sympathique : hôtel « Al Soffiador », Viale Bressagio, 11, Murano. (info@venicehotel.it ou www.venicehotel.it) A Venise, si vous souhaitez faire souffrir votre pire ennemi, donnez lui rendez- vous au restaurant « La Rivetta », San Polo, 1479. Un cadre sympathique pour une nourriture immonde et chère. Je n’ai jamais mangé une pizza aussi sèche. En somme, du Picard, en mille fois pire.
En espérant que ces infos vous donnent l’envie de découvrir ce magnifique pays. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez d’autres informations pratiques, je ne manquerai pas de vous répondre.
Arrivederci !!!😉
Circuit pour le sud du Pérou l'été prochain English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois de partir l'été prochain (2009) en circuit pour le Sud du Pérou (du genre 23/07-18/08).
J'aimerais avoir des renseignements sur l'avion, le circuit...
1) Je vois actuellement des billets à 1150€ via Madrid (Lan). Question : Est-ce que je peux espérer trouver moins cher?? So oui à quelle période (Décembre, janvier, Avril?) J'ai cru comprendre qu'au mieux ce serait 1000€ pour cette période...
2) Après beaucoup de lectures, nous prévoyons un itinéraire assez classique: Lima (visite de ville) Paracas et îles Ballestas Pisco (Atelier, distilleries?) puis Nasca (cimetière de Chauchillas) Arequipa (visite de ville) Canyon de la Colca (Altiplano, Aguada Blanca?, Chivay) Puno (site de Pukara, viracocha, Andahuaylilas, lac Titicaca Taquile Uros?) Cusco (visite de ville, Tambomachay, Puka Pukara, vallée des incas Pisaq Ollantaytambo, Machu Picchu) Le lien Cusco-Machu Picchu via la vallée sacrée est à décider. L'économique bus+5h de marche paraît fatiguant en AR... mais le tout train est cher et ne m'inspire guère... Peut-être Puerto Maldonado... Retour vers Lima par avion
Questions : 3 semaines et demi sont-elles suffisantes? trop longues? (dans ce cas, est-ce que ça vaut le coup d'aller en Bolivie?) Puerto Maldonado vaut-il le coup? Il semble qu'Iquitos soit + sympa mais aussi plus loin et donc trop court sur la durée du séjour? Je me suis basé sur un circuit de Pérou insolite. Ils proposent un circuit de base 15j (sans l'amazonie) transport-logement seuls à 550€ environ et un autre à 1400€ de 20j (le même plus amazonie avec toutes les excursions comprises). Ca me paraît de bonne qualité mais plutôt cher pour nous. J'ai également vu des chose sur Arvel voyages, Adeo, Nomades mais c'est du pareil au même (2600€ avec avion).
Est-il envisageable de se débrouiller seuls? Trouve-t-on des hôtels facilement? Les transports sont-ils bien organisés (gare simples à trouver, horaires pas trop tordus)? Est-il possible de trouver sur place des excursions style canyon du Colca? Tout ça en plein été (Français bien sûr). Faut-il réserver avant de partir l'avion (Lima Cusco) ou ce n'est pas nécessaire? L'objectif n'est pas d'être en galère et de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut par manque de réservertion/organisation préalable.
Désolé pour la longueur et les questions qui recouvrent certaines déjà posées. Merci d'avance pour tous vos renseignements/réponses/avis.
Adrien
1) Je vois actuellement des billets à 1150€ via Madrid (Lan). Question : Est-ce que je peux espérer trouver moins cher?? So oui à quelle période (Décembre, janvier, Avril?) J'ai cru comprendre qu'au mieux ce serait 1000€ pour cette période...
2) Après beaucoup de lectures, nous prévoyons un itinéraire assez classique: Lima (visite de ville) Paracas et îles Ballestas Pisco (Atelier, distilleries?) puis Nasca (cimetière de Chauchillas) Arequipa (visite de ville) Canyon de la Colca (Altiplano, Aguada Blanca?, Chivay) Puno (site de Pukara, viracocha, Andahuaylilas, lac Titicaca Taquile Uros?) Cusco (visite de ville, Tambomachay, Puka Pukara, vallée des incas Pisaq Ollantaytambo, Machu Picchu) Le lien Cusco-Machu Picchu via la vallée sacrée est à décider. L'économique bus+5h de marche paraît fatiguant en AR... mais le tout train est cher et ne m'inspire guère... Peut-être Puerto Maldonado... Retour vers Lima par avion
Questions : 3 semaines et demi sont-elles suffisantes? trop longues? (dans ce cas, est-ce que ça vaut le coup d'aller en Bolivie?) Puerto Maldonado vaut-il le coup? Il semble qu'Iquitos soit + sympa mais aussi plus loin et donc trop court sur la durée du séjour? Je me suis basé sur un circuit de Pérou insolite. Ils proposent un circuit de base 15j (sans l'amazonie) transport-logement seuls à 550€ environ et un autre à 1400€ de 20j (le même plus amazonie avec toutes les excursions comprises). Ca me paraît de bonne qualité mais plutôt cher pour nous. J'ai également vu des chose sur Arvel voyages, Adeo, Nomades mais c'est du pareil au même (2600€ avec avion).
Est-il envisageable de se débrouiller seuls? Trouve-t-on des hôtels facilement? Les transports sont-ils bien organisés (gare simples à trouver, horaires pas trop tordus)? Est-il possible de trouver sur place des excursions style canyon du Colca? Tout ça en plein été (Français bien sûr). Faut-il réserver avant de partir l'avion (Lima Cusco) ou ce n'est pas nécessaire? L'objectif n'est pas d'être en galère et de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut par manque de réservertion/organisation préalable.
Désolé pour la longueur et les questions qui recouvrent certaines déjà posées. Merci d'avance pour tous vos renseignements/réponses/avis.
Adrien
Climat aux îles Canaries en décembre? English translation pending
bonsoir,
je pense aller aux canaries pour mon prochain voyage, savez vous quel est le climat au mois de décembre, ou faut il attendre les beaux jours pour avoir chaleur et eau chaude?
merci d'avance pour vos réponses
je pense aller aux canaries pour mon prochain voyage, savez vous quel est le climat au mois de décembre, ou faut il attendre les beaux jours pour avoir chaleur et eau chaude?
merci d'avance pour vos réponses
Retour d'un voyage de quatre semaines au Cambodge en septembre-octobre English translation pending
quelques infos en retour voyage de 4 semaines septembre-octobre
l'inflation etant officiellement de 22%, le cout de la vie est difficile pour pas mal de cambodgiens. un petit de viande revient vite a 2-3 $.
pour les touristes l'incidence est faible . un dollard de plus sur des prestations ne grevent pas le budget.
l'essence redescend doucement et se trouve a 4800 riels dans les grandes stations. le prix des mototop n'a guere varier.
les bus on augmenté d'un dollard en moyenne : pp-sr : 7-12 $, pp-kampot ou shv : 7$, battambang- pp : 6$, et apres avoir augmenté plus, resdescendent
pour les bateaux, l'augmentation serait beaucoup plus importante, on parle de 35$ pour pp-siem reap (a verifier), sr- battambang : 20$, pour shv -koh kong, maddy devrait en parler
kep : ouverture de la nouvelle gh de la sary rega. tres bien, toute neuve, beau jardin interieur, chambre a partir de 7$, cuisine tres correcte, c'est une equipe jeune et sympa qui va gerer sous le regard des anciens excursion sur ile aux lapins pour 8 $ avec un guide, bateau, le casse croute, et une natte pour se mettre sous les cocotiers, sur l'ile des petites gargottes pour manger et possibilites de passer une nuit dans petites cases pour 5$ l'annee prochaine, devrait voir le debuts des constructions et reconstructions et le kep fantome que l'on connait devrait disparaitre. tous les terrains sont racheté.
siem reap : ca construit a tour de bras, le batiment se porte bien, merci pour eux... attention a l'eau, de moins en moins bonne, meme pourt les dents, eaux minerale. je sais pas comment ils vont faire, car plus de touristes = plus d'eau bonne adresse pharmacie : angkor tom pharmacy, la pharmacienne parle français et connait son sujet
battambang : somnole toujours, bonne adresse hotel, le groupe royal hotel et star hotel (deja 3 sejours), c'est neuf, clean, de 10-15$ (clim)
ile de la soie : environ 3-4$ pour pp-embarcadere, puis 1-2$ pour rejoindre la gh ( en motodop)
coté bus, evitez si possible compagnie sorya, il y a d'autres compagnies un peu moins delabrées. cote meteo, fin septembre est finalement tres jouable, encore quelques orages et des pistes pas toujours evidentes, mais ca le fait. cote sante, si probleme, medecin de l'ambassade de france, il a sa clinique privée, et evitez les "bouchers-charcutiers" qui se disent medecin
kep : ouverture de la nouvelle gh de la sary rega. tres bien, toute neuve, beau jardin interieur, chambre a partir de 7$, cuisine tres correcte, c'est une equipe jeune et sympa qui va gerer sous le regard des anciens excursion sur ile aux lapins pour 8 $ avec un guide, bateau, le casse croute, et une natte pour se mettre sous les cocotiers, sur l'ile des petites gargottes pour manger et possibilites de passer une nuit dans petites cases pour 5$ l'annee prochaine, devrait voir le debuts des constructions et reconstructions et le kep fantome que l'on connait devrait disparaitre. tous les terrains sont racheté.
siem reap : ca construit a tour de bras, le batiment se porte bien, merci pour eux... attention a l'eau, de moins en moins bonne, meme pourt les dents, eaux minerale. je sais pas comment ils vont faire, car plus de touristes = plus d'eau bonne adresse pharmacie : angkor tom pharmacy, la pharmacienne parle français et connait son sujet
battambang : somnole toujours, bonne adresse hotel, le groupe royal hotel et star hotel (deja 3 sejours), c'est neuf, clean, de 10-15$ (clim)
ile de la soie : environ 3-4$ pour pp-embarcadere, puis 1-2$ pour rejoindre la gh ( en motodop)
coté bus, evitez si possible compagnie sorya, il y a d'autres compagnies un peu moins delabrées. cote meteo, fin septembre est finalement tres jouable, encore quelques orages et des pistes pas toujours evidentes, mais ca le fait. cote sante, si probleme, medecin de l'ambassade de france, il a sa clinique privée, et evitez les "bouchers-charcutiers" qui se disent medecin
Promotions chez Singapore Airlines pour ses vols vers l'Asie English translation pending
Jusqu'au 31 octobre 2008, Singapore fait des promos pour les vols vers l'Asie départ entre le 9/11/08 et le 16/12/08, alors pour ceux qui n'ont pas de billet, pas d'hésitation!!
Paris- Singapour 781 €TTC AR
Activités pour quatre/cinq jours à Banaue? (Philippines) English translation pending
Voila je serai à Banaue du 18/10 au matin et on compte retourner sur manille ensuite dans la nuit du 22 au 23, on resterait donc 4-5 jours sur place... que peut on faire ? est il facile de s'organiser un trek ?
également si vous avez de bonnes adresses la bas nous sommes preneurs
merci d'avance
également si vous avez de bonnes adresses la bas nous sommes preneurs
merci d'avance
Croisière "Perles de l'océan Indien" sur le Costa Europa en février 2009 English translation pending
Salut
je pars 2 semaines du 12 au 27 fevrier faire une croisière à bord du costa Europa pour faire les Perles de l'Océan Indien! (Seychelles, iles Maurice, Kenya, Madagascar, Mayotte et Reunion)
Cette croisière correspond à mes attentes seulement la période n'est pas bonne niveau climat et Costa crosiere l'effectue qu'en cette periode 🤪
c'est pour cela que j'aurais aimer avoir les impressions de ceux qui sont deja partit en cette saison faire cette croisiere ou même ceux qui on deja était en fevrier à l'un ou plusieurs des endroit que je dois visiter!
Quel est on était les conditions climatiques en cette periode pour vous j'ai vraiment peur de gacher mon voyage à cause de pluie ou de cyclones j'hésite à annuler cependant c'est vraiment cette croisiere qui m'interesse!
j'attends vos experiences avec impatience 😉 c'est URGENT si je dois annuler je dois m'y prendre rapidement 🙁
+++
je pars 2 semaines du 12 au 27 fevrier faire une croisière à bord du costa Europa pour faire les Perles de l'Océan Indien! (Seychelles, iles Maurice, Kenya, Madagascar, Mayotte et Reunion)
Cette croisière correspond à mes attentes seulement la période n'est pas bonne niveau climat et Costa crosiere l'effectue qu'en cette periode 🤪
c'est pour cela que j'aurais aimer avoir les impressions de ceux qui sont deja partit en cette saison faire cette croisiere ou même ceux qui on deja était en fevrier à l'un ou plusieurs des endroit que je dois visiter!
Quel est on était les conditions climatiques en cette periode pour vous j'ai vraiment peur de gacher mon voyage à cause de pluie ou de cyclones j'hésite à annuler cependant c'est vraiment cette croisiere qui m'interesse!
j'attends vos experiences avec impatience 😉 c'est URGENT si je dois annuler je dois m'y prendre rapidement 🙁
+++
Louer un véhicule avec chauffeur au Maroc English translation pending
Bonjour,
Je poursuis l'organisation de nos vacances en février 12 jours sur Marrakech+sud.
Et je tombe sur un os, c'est qu'aucune des agences de location contactées ne propose de véhicule 9 places sans chauffeur. Je ne sais pas si c'est un problème légal ou quoi, mais voilà...
Donc si mes recherches restent vaines de ce côté, deux solutions, prendre un chauffeur, à priori ça ne nous enthousiasme guère, on aime notre tranquillité et intimité, mais peut-être est-ce pratique/agréable/confortable (si on tombe bien...)?
Les agences vont nous proposer un devis, dans ce cas, est-ce nous qui devons gérer les repas et nuits du chauffeur en sus ?
Ou sinon, nous prenons deux véhicules, mais évidemment c'est moins convivial.
Votre expérience m'intéresse !
Ou sinon, nous prenons deux véhicules, mais évidemment c'est moins convivial.
Votre expérience m'intéresse !
Demande d'une avance pour un trek en pays Dogon: est-ce habituel? English translation pending
J'ai pris contact avec Aventures Sarakolé pour obtenir un devis pour un trek de 7 jours / 6 nuits en pays Dogon. J'ai reçu une réponse qui a priori me convient (275 €/p tout compris) mais je suis un peu ennuyée car ils me demandent de verser une avance de 100 €/p (200 € pour nous 2) via Western Union.
Est-ce l'habitude ? J'en suis un peu surprise ....
Je ne vois guère quel recours je peux avoir si au final le guide ne se présente pas le jour dit et j'aurai perdu 200 € ....
Je compte sur vos conseils ....
Passer le lac de sable au sud de Douz? English translation pending
Bonsoir
je cherche à savoir si l'un d'entre vous a déjà fait les grandes dunes au sud de la ville de Douz et arriver jusqu'au le lac d'eaux chaudes '(houidat erriched ) ??? Des amis qui veulent partir seuls, me demandent les coordonnées GPS du passage à travers les dunes qui mène à ce lac...
Avez vous déjà passé par cet endroit et noter ces coordonnées?
Merci pour vos renseignements
Ali
Voyage en voiture de Belgique en Mauritanie English translation pending
Bonjour, Je suis tombé sur ce site non par hasard car je m'explique j'ai regardé un reportage sur une chaine française avec des jeunes gens qui descendais avec des voitures pour les revendre en Mauritanie. Cela ma tout de suite plus car j'aime voyager de plus j'ai une VW polo 19cc diesel le plus simple moteur diesel et je compte de tout façons m'en séparer juin 2009. C'est pour cela que je viens ici pour avoir quelque avis et un max d'info sur le cout du voyage et l'itinéraire?? Et tout cela par des personnes qui on déjà tenté l expérience car j'envisage de vendre ma voiture une fois arrivé en Mauritanie. Mécanicien de formation je suis paré a des éventuelles panne car je sais que la route est longue et périeuse par endroits!!! je me suis déjà renseigner sur plusieurs site je sais que une fois la bas si je veux vendre ma voiture je dois avoir le quitus une fois vendue. Mais pour cela j aimerais si possible trouver déjà des contactes et pour quoi pas trouver une personne ou des personnes qui descende de Belgique ou de France jusqu' en Mauritanie pour la même occasion. Je compte tenter l'aventure soit début juin 2009 soit septembre 2009 avec ma compagne. Je remercie déjà les personnes qui vont répondre a mes questions et me fournir de bonne info.
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Bostwana et 1 zeste de Zambie: 1ère partie English translation pending
Ca y est !!!🙂
J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.
J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪
PROLOGUE AU VOYAGE
Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.
Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.
Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.
Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.
Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.
L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.
D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.
Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.
Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.
Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)
LE PERIPLE
Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...
Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.
Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom
On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...
Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.
Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...
Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.
Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.
Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.
Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.
Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.
On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)
Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La très grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectués en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.
Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....
La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...
Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.
Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...
Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.
Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.
Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.
Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.
Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.
La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.
Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.
On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.
En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.
On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.
Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....
Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.
Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.
Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.
Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.
De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.
Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.
Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.
Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.
Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!
Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».
Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.
Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.
Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.
Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.
En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.
Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.
Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?
Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.
Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...
Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.
Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.
Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.
La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.
Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »
Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….
De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.
Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.
Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.
A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.
La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.
Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.
L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place à travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.
Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.
Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.
Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.
La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.
Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.
Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.
FIN DE LA PREMIERE PARTIE
A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...
La suite est là : http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.
J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪
PROLOGUE AU VOYAGE
Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.
Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.
Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.
Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.
Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.
L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.
D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.
Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.
Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.
Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)
LE PERIPLE
Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...
Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.
Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom
On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...
Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.
Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...
Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.
Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.
Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.
Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.
Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.
On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)
Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La très grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectués en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.
Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....
La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...
Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.
Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...
Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.
Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.
Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.
Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.
Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.
La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.
Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.
On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.
En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.
On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.
Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....
Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.
Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.
Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.
Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.
De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.
Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.
Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.
Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.
Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!
Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».
Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.
Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.
Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.
Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.
En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.
Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.
Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?
Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.
Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...
Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.
Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.
Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.
La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.
Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »
Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….
De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.
Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.
Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.
A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.
La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.
Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.
L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place à travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.
Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.
Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.
Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.
La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.
Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.
Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.
FIN DE LA PREMIERE PARTIE
A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...
La suite est là : http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
Recherche carte détaillée sur le massif du Fouta Djalon en Guinée English translation pending
je suis à la recherche de cartes détaillées sur le massif du Fouta Djalon en Guinée (régions de Labé, Mamou ainsi que le nord du massif jusqu'à kédougou, pays bassari au sénégal).
Merci aux détenteurs d'infos ou de cartes ...
Merci aux détenteurs d'infos ou de cartes ...
De Don Khong (Laos) à Kompong Thom (Cambodge) dans la journée? English translation pending
Bonjour
A la fin d'un mois de voyage au Laos qui se termine dans les iles (Don Khong), je voudrais rejoindre au mieux Kompong Thom au Cambodge.
J'ai déja lu pas mal de discussions très intéressantes sur les conditions de passage de la frontière, ça c'est bien clair. Mais est-il possible de prendre un minibus qui partirait de Muang Khong pour rejoindre directement Kompong Thom dans la journée ?
J'ai lu dans des posts précédents que Mr Pon (à Muang Khong) pouvait organiser ce déplacement en minibus. Quelqu'un l'a t-il fait ? Une idée du prix et du temps de trajet total ?
Merci par avance. Philippe
A la fin d'un mois de voyage au Laos qui se termine dans les iles (Don Khong), je voudrais rejoindre au mieux Kompong Thom au Cambodge.
J'ai déja lu pas mal de discussions très intéressantes sur les conditions de passage de la frontière, ça c'est bien clair. Mais est-il possible de prendre un minibus qui partirait de Muang Khong pour rejoindre directement Kompong Thom dans la journée ?
J'ai lu dans des posts précédents que Mr Pon (à Muang Khong) pouvait organiser ce déplacement en minibus. Quelqu'un l'a t-il fait ? Une idée du prix et du temps de trajet total ?
Merci par avance. Philippe
Durée exacte de la Golden Week au Japon en 2009? English translation pending
Bonjour,
Je comptais aller au Japon du 27 Avril au 11 Mai c'est à dire pendant la golden week sans le savoir mais on m'en a découragée. J'ai donc décidé de reporter mon voyage mais jusqu'à quelles dates ?
En effet en 2009, le 29 est un mercredi et le 5 mai un mardi. Cette semaine de vacances des japonais ne risque-t-elle pas de se prolonger jusqu'au dimanche 10 ? ou bien est elle vraiment limitée aux 4 jours fériés, c'est à dire du 29 au 5 Mai réellement ?
Je pose cette question car en France on prend la plupart du temps des semaines complètes (du samedi au lundi)
A l'avance merci pour votre réponse
Photos numériques, ordinateur portable et cybercafés au Mexique English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare un voyage au Mexique en janvier-février 2009. Jusqu'à présent, je me contentais pendant mes voyages de sauvegarder mes photos sur CD-Rom et d'envoyer des mails aà mes amis et proches sans photos.
Je voudrai cette fois-ci améliorer. Donc je pense acheter un ordi ultra-portable avec disque dur (par ex. Wind de MSI). Cela me permettra de charger mes photos sur l'ordi, de les voir, de les sauvegarder et de préparer tranquilement mes mails avec photos. Puis d'aller dans un cyber-café et d'y connecter mon ordi pour envoyer ces mails.
Qui a déjà une expérience similaire au Mexique ou ailleurs ? Est-ce réaliste ? Je pense aussi utiliser le wi-fi qd ce sera possible. Merci de votre réponse, expériences, galères, ou autre.
Question technique subsidiaire : est-ce difficile de connecter un ordi dans un cyber-café ? Windows ou Linux ?
Je prépare un voyage au Mexique en janvier-février 2009. Jusqu'à présent, je me contentais pendant mes voyages de sauvegarder mes photos sur CD-Rom et d'envoyer des mails aà mes amis et proches sans photos.
Je voudrai cette fois-ci améliorer. Donc je pense acheter un ordi ultra-portable avec disque dur (par ex. Wind de MSI). Cela me permettra de charger mes photos sur l'ordi, de les voir, de les sauvegarder et de préparer tranquilement mes mails avec photos. Puis d'aller dans un cyber-café et d'y connecter mon ordi pour envoyer ces mails.
Qui a déjà une expérience similaire au Mexique ou ailleurs ? Est-ce réaliste ? Je pense aussi utiliser le wi-fi qd ce sera possible. Merci de votre réponse, expériences, galères, ou autre.
Question technique subsidiaire : est-ce difficile de connecter un ordi dans un cyber-café ? Windows ou Linux ?