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Concours photo du mois de novembre 2013: "Allo!" English translation pending
by Pierre · 2013-11-01 · 166 replies
Bonjour à tous 🙂

« Allo » en France, « Pronto » en Italie, « Moshi Moshi » au Japon ou « Anno » en Russie, voilà ce que l’on dit ou entend lorsque l’on décroche son téléphone. Aujourd’hui, près de 75 % des terriens possèdent un téléphone portable. Le nombre total d’abonnements dépassait 6 milliards en 2012… (
http://www.lemonde.fr/..._1734969_651865.html)

Ainsi, je vous propose de publier 3 photos pour illustrer ce thème. Le téléphone (portable ou fixe) comme outil de communication (orale ou écrite). Je ne souhaite pas élargir le concours aux autres fonctions du téléphone moderne (photographie, visionnage de film, gps ou autres…) Ainsi les cabines téléphoniques, les personnes qui téléphonent ou consultent leur téléphone pourront apparaître sur les photos et ces dernières devront nous faire voyager…

Publication des photos du vendredi 1er novembre au jeudi 21 novembre 2013 au soir (0h00 heure de Paris)

Chaque membre peut poster jusqu'à 3 photos numérotées (Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents) accompagnées d’un commentaire (lieu, prise de vue…)

Votes ouverts à tous (participants ou non) du vendredi 22 novembre au jeudi 28 novembre 2013 au soir (0h00 heure de Paris). Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt

La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense honneur d'organiser le concours du mois de décembre. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.

La discussion, c’est par ici : http://voyageforum.com/...-2013-allo-d6235229/

Le diaporama de notre ami Herikles, c’est ici :https://picasaweb.google.com/...&feat=direct...

L’ensemble des thèmes proposés depuis les débuts de ce concours, c’est par là : http://herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html

Je vous laisse, je dois répondre à un coup de fil…😉
S'évader en famille pour 1 année sabatique...mais où? English translation pending
by Guidu33 · 2013-10-28 · 25 replies
Bonjour à tous, voilà tres clairement pourquoi je suis ici, je cherche des avis eclairés sur des destinations depaysantes et ou le coup de la vie est relativement bas. Nous souhaiterions partir, ma femme, mon fils (de 2ans) et moi meme a l'etranger afin de se couper un peu du monde actuel. Nous cherchons un pays stable politiquement, sans grand danger pour la santé, de preference ensoleillé, ou la vie est calme, paisible et peu onereuse.J'ai mis 3 pays qui me semble pas mal ( CostaRica, Mada et la Thailande) mais je suis ouvert a toutes autres propositions. J'attend vos avis avec beaucoup d'impatience.Merci des reponses que vous voudrez bien me fournir.
Problèmes avec le vaccin contre la fièvre jaune English translation pending
by Pseudoisab · 2013-09-12 · 25 replies
Bonjour à tous, Suite à un vaccin contre la fièvre jaune, j'ai énormément de problèmes de santé, en particulier des problèmes psychologiques. En effet, j'ai des soucis de mémoire, je n'ai plus d'appétit, moins de concentration et d'émotions (je n'arrive plus à pleurer). J'aimerais savoir si vous ou des personnes que vous connaissez, avez rencontré le même problème. Le lot était peut être périmé ou mal conservé. Par avance merci.
Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? English translation pending
by Jcamericasur · 2013-09-02 · 192 replies
J’avais envie depuis un bon moment de pousser un coup de gueule à propos des discussions qui traitent de la dangerosité et des risques liés à certains pays. Dans la majorité des cas ils soulèvent des débats passionnels, certes pas tout le temps, fort heureusement, mais trop souvent quand même ...

Des gens posent des questions précises et dans ceux qui répondent il y a de tout. Il y en a qui sont passés une fois dans Tel-bled ou à Telle-frontière sans ennui, et souvent sans rien voir - de nuit par exemple, en autocar, et à moitié endormi - il y a 8 ans ou 8 jours, et qui n’y retourneront probablement jamais de leur vie ! Ce qui ne les empêchent pas d’avoir l’impression de connaitre le sujet. Puis il y en a d’autres qui ont un peu plus de vécu de ces pays, plus d’expérience, pour les avoir pratiqués un certain nombre de fois, voire même certains qui y vivent carrément. Très souvent l’avis des « expérimentés » a tendance à irriter ceux qui croient savoir, mais ceci n’est pas nouveau. Ajoutons à cela que nous sommes dans une époque où, en matière de délinquance, les choses changent tous les jours, et où ça ne va pas aller en s’améliorant, mais ceci serait un autre débat...

Je m’adresse donc à ceux qui ont la fâcheuse manie de dire, sous prétexte qu’ils sont passés une fois dans leur vie à un endroit précis sans incident, qu’il n’y a pas de risque, que tout est tranquille, et que ceux qui conseillent de rester vigilants sont des petits malins qui veulent se rendre intéressants.

Passer une frontière réputée à risque sans incident me parait une chose complètement normale, et à vous ? Statistiquement, le nombre des agressions constatées dans un pays réputé plus dangereux que les autres reste minime au regard du nombre de voyageurs. Moralité, en matière de risque aussi tout est relatif, quel que soit le niveau de dangerosité du pays, un touriste agressé reste une exception. Et il est complètement normal pour les autres (99,99999 % des touristes) de ne rien avoir remarqué et de penser que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Evidemment je parle des vraies agressions, pas d’un vol de pickpocket, pourquoi aller au Guatemala alors qu’on peut se faire piquer voler son portefeuille dans le métro parisien.

Que ceux qui ont eu des problèmes le signalent dans la rubrique «Arnaques à éviter en voyage», c’est très bien, car il faut que ça se sache ! Pourquoi ? Parce que lorsque quelqu’un fera une recherche sur internet sur les risques à tel endroit, avec les moteurs de recherche du Net, il tombera dessus.

Mais, de grâce, que ceux qui n’en ont pas eu d’incident (chose normale), et qui croient tout savoir car ils sont passés une fois à cet endroit-là, arrêtent une fois pour toutes d’intervenir en disant qu’il n’y a aucun problème dans tel endroit ou tel pays. J’insiste donc lourdement : - Ouvrir une discussion pour dire qu'on s'est fait voler 3 € par un cireur de chaussures devant les souks de Marrakech pollue le web et ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien. - Prendre la parole dans une discussion pour dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on est passé une fois dans sa vie à un endroit et qu’on n’en a pas eu, ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien non plus. Et puis ce n’est pas parce que quelqu’un est passé entre les mines que le terrain n’est pas miné, ni qu’il y en a quelques-unes qui trainent encore ici et là.

A l’opposé, il faudrait également que ceux qui ont eu la malchance d'être réellement agressés, arrêtent d’ameuter les foules comme si l’endroit était un vrai coupe-gorge, avec 20 mines au m2, ça n’apporte rien, une fois encore, si ce n’est de renforcer la peur des plus craintifs qui cherchent des infos parce qu’ils ont entendu dire que.... On peut par exemple raconter ce qui s’est passé, sans l’exagérer et sans dire « maintenant vous voilà prévenu, surtout n’y allez pas » De toute façon, essayer de faire passer un endroit pour plus dangereux qu’il n’est, c’est le meilleur moyen de se rendre ridicule, car aujourd’hui et avec le Net, si l'endroit était réellement dangereux, il suffit de tapoter sur son clavier pour le savoir.

Les accidents de ce type, c’est simplement un problème de hasard, de probabilité. Un peu comme les attentats, il ne fallait pas se trouver là au mauvais moment, c’est tout ! Ceux qui sont passés une minute avant ou après n’ont rien vu... Pays plus dangereux que d’autres ou pas, la délinquance n’est pas omniprésente 24h sur 24. Au contraire, elle est presque toujours ponctuelle, et elle frappe au hasard.
Salar de Tara en solo (Chili) English translation pending
by Mexique40 · 2013-08-28 · 59 replies
Bonjour,

nous voudrions aller voir fin novembre les cathédrales de Tara en solo avec un 4X4, mais nous ne trouvons pas d'infos ou beaucoup mais en tour organisé. Impossible d'installer Google Earth sur mon PC car ma carte graphique n'en veut pas. Donc, je serais intéressée par vos conseils, coordonnées GPS ... Peut-on faire le tour du Salar ou est-ce déconseillé ? Merci pour toutes les infos que vous pourrez me communiquer.
Coupe du Monde 2014 au Brésil English translation pending
by KingZL · 2013-08-18 · 46 replies
Bonjour à toutes et à tous !

Comme le titre l'indique je souhaite me rendre au brésil pour la coupe du monde et je me demandais si d'autres membres y allaient aussi et pourquoi pas échanger nos bons plans et nos infos ici

Pour l'instant je n'ai rien réservé mais j'ai deja taté le terrain pour des locations d'apparts ou encore les billets de vol j'ai meme calculé mon budget..etc

Pour les billets il faudra passer par la fifa

Si d'autres personnes ont pour projet d'y aller n'hésitez pas à faire signe qu'on puisse partager ensemble notre projet et nous entraider :)
Se sortir d'une expatriation complètement ratée... English translation pending
by Pluvialis · 2013-07-30 · 43 replies
Bonjour à tous

C'est mon premier message sur ce forum, j'espère ne pas vous importuner avec quelque chose qui a dû revenir déjà un paquet de fois. Il y a plusieurs rubriques qui pourraient correspondre, je poste ici par défaut parce qu'apparemment les messages de cette rubrique sont longs et moins orientés sur des problèmes pratiques. J'aimerais vraiment avoir vos expériences, idées, conseils, n'importe quoi...

Je travaille depuis septembre 2012 dans une université au Danemark (Arhus), et mon contrat court jusqu'en septembre 2014. En théorie, c'est une situation d'expatriation idéale: pays européen, possible de rentrer voir ma copine en France une fois par mois sur au moins le week end, salaire double de ce que je gagnerais en France à protection sociale proche, projets professionnels très flexibles, avec des collègues motivés et un chef compréhensif, peu d'exigences...

Seulement voilà, ça ne le fait pas. Depuis le jour de mon arrivée, je suis complètement dépassé par le simple fait de vivre à l'étranger. J'ai pourtant fait pas mal de voyages en Europe et ailleurs (compte tenu de mon âge, 27 ans), je m'y éclate toujours, mais c'était pour quelques semaines et avec des proches. Là, depuis un an, c'est un véritable cauchemard. Je n'ai pas vécu l'euphorie de l'arrivée dans un pays étranger: dès le passage de la frontière, j'ai ressenti ce "choc culturel" avant même d'avoir parlé à un seul danois: isolement, peur panique, sentiment d'insécurité. Tout l'automne 2012, j'ai oscillé entre crises de panique, parano, crises de nerfs, chaque jour, malgré un contexte professionnel très conciliant. Pendant l'hiver, j'ai sombré dans une sorte de léthargie, fatigué physiquement, incapable de voir l'avenir, me réfugiant dans les quelques week ends en France, en les allongeant autant que possible par des rendez-vous avec mes collaborateurs français. Au printemps, parano et panique sont revenues, parfois violemment - incapable de bosser certains jours, crises de nerfs le soir, besoin d'être tout le temps connecté à ma copine et à quelques proches. En juin et jusqu'à mes vacances mi juillet, j'ai été pris de panique hypocondriaque au point d'aller voir 3 médecins, sans réussir à me raisonner. Je rentre juste de vacances et sens que je replonge déjà...

J'étais un peu prévenu du "choc culturel", et ça contribue sans doute à la situation: je ne comprends pas (n'aime pas) la mentalité danoise, la bureaucratie me semble insurmontable, je sens que je n'ai rien à partager avec les danois qui m'entourent. En fait, j'évite toutes relations sociales autant que je peux: à chaque fois que j'ai tenté d'accompagner des collègues au resto ou au bistrot le soir, je suis rentré le plus tôt possible, et me suis rué sur skype, anéanti par un sentiment d'isolement complet malgré des discussions riches. Le moindre échange de 10 minutes avec mes colocs (pourtant sympa et discrets) me donne l'impression irrationnelle d'une éternité pendant laquelle je suis en danger, coupé de mes proches.

Bref, je n'ai rien à reprocher aux danois ni au Danemark, mais m'y sens complètement vulnérable, coupé de mes proches (qui pourtant me manifestent l'exact contraire) et de ma copine (qui pourtant fait tout pour moi malgré une situation professionnelle difficile en France de son côté). J'ai essayé, plusieurs fois, de m'ouvrir un peu à la culture, aux gens: échec. Ca ne colle pas. Je suis français, j'ai besoin de la France et de mes attaches. Chaque rencontre au Danemark me donne l'impression (stupide j'en conviens) de trahir mes origines et mes proches. Je n'arrive plus à aucun raisonnement rationnel, du genre: laisser venir, attendre le prochain week end à la maison, plus qu'un an à tirer. En fait, j'ai un peu perdu la notion du temps, incapable de réaliser qu'un mois n'est pas le bout du monde et qu'il ne me reste qu'un an à faire: mais un an comme ça, et avec l'hiver danois que j'ai eu tant de mal à supporter cette année??

Il y a beaucoup d'irrationnel là dedans. Sans doute aussi pas assez de réflexion a priori: je suis parti par peur d'échouer professionnellement en France, parce que dans mon domaine il "faut" que le cv mentionne une expérience à l'étranger (a posteriori, pas tant que ça), et pas par envie d'aller chercher autre chose ailleurs. Je ne crois plus que l'expatriation est universellement enrichissante: elle me détruit chaque jour un peu plus et je n'en tire rien de bon - ou alors, peut être cela viendra-t-il plus tard, mais à quel prix dans l'immédiat... Un peu de culpabilité enfin: de trahir un peu par cette faiblesse la confiance que mon chef m'a accordée en me recrutant il y a un an; de ne pas réussir à vivre dans des conditions que beaucoup d'expats (voire de français en France) m'envieraient.

Bref, c'est un peu le récit d'un gugus sans doute un peu fragile psychologiquement qui vit très mal une expatriation volontaire, mais pas voulue. Vu ma situation matérielle, je ne suis pas à plaindre, sans doute beaucoup plus à juger - sur le manque de recul, de réflexion, d'adaptation, etc... J'ai l'impression de gâcher 2 ans de ma vie, et je ne sais plus quoi faire: rentrer, vite, à n'importe quel prix, afin de limiter la casse, retrouver proches, copine, France, quelqu'en soit le prix? Mais les futurs employeurs français pourraient-ils me reprocher ce ratage? Dans mon secteur, la recherche académique, tout le monde se connait, à échelle internationale: impossible de cacher ce qui serait pris pour un échec et une faiblesse manifeste (malgré une production somme toute dans les clous des exigences du projet). Rester encore l'année qui reste, encaisser, essayer de tenir en multipliant les séjours en France autant que les finances le permettent, finir totalement anéanti, probablement dégouté de mon travail, mais finir, au moins ? Qu'est ce qui est réellement possible à ce point? Qu'est ce que vous avez vécu?

Voilà, il y avait moyen de faire beaucoup plus court mais j'avais envie de détailler un peu, c'est à prendre comme vous voulez. Il y a un petit côté témoignage qui fait qu'à l'avenir je ne conseillerai jamais à qui que ce soit de partir à tout prix "pour le cv", comme on me l'a plus que conseillé. Il y a sans doute un peu un côté pathétique (risible?) du type qui découvre que vivre à l'étranger n'est pas comme y partir en vacances, et qui ne sait plus comment faire pour s'en tirer sans trop de dégâts. Après, si au delà des jugements (que j'accepte - je n'ai pas d'excuses), d'autres ont envie de partager des expériences similaires ou différentes, ça pourrait m'aider à savoir comment conclure tout ça: rentrer ou faire le forcing pour rester quoiqu'il en coûte... Peut être même (j'en doute mais bon) que ça peut servir à d'autres de lire cette expérience d'une expatriation totalement foirée alors qu'il y avait tout pour réussir (sauf peut être l'acteur principal)...

à plus, et merci à ceux qui ont lu et contribueront (même si c'est pour m'enfoncer!).

Pluvialis
Jeu de mots, le 3ème... English translation pending
by Kola · 2013-06-22 · 999 replies
Ce n'est pas un rébus, ni une charade... et il faut trouver un lieu. 🙂

.........
Voyage seule en Bolivie: conseillé? English translation pending
by MarieBgl · 2013-06-13 · 15 replies
Bonjour,

Je m'appelle Marie, j'ai 21 ans, et je pars ce dimanche 16 en Bolivie. Suite à un petit contretemps je partirai finalement seule. Du coup, je me demande si je ne devrais pas décaler mon billet (Je commence un stage humanitaire le 1 er juillet à Potosi), car j'entends depuis quelques temps que la Bolivie n'est pas très sûre - pour une fille toute seule- en particulier dans les grandes villes. Est-ce le cas?

Je ne comptais que rester deux jours à la Paz pour ensuite me diriger vers le lac Titicaca, puis Cuzco et le Canon Del Colca. Avez-vous des suggestions d'itinéraires?

Enfin s'il s'avère que je pars ce dimanche, je voyagerais volontier avec quelqu'un d'autre pour découvrir le pays.
Coût de la vie à Barcelone? English translation pending
by Pampita · 2013-06-11 · 29 replies
Hola !

Ma question est assez simple. Est-ce qu'un salaire de 1300 euros net permet de vivre à deux à Barcelone? Je lis des informations très contradictoires sur le net...

Muchas gracias compañeros !
Compte rendu de la transat Brésil Europe en mars 2013 du Costa Fortuna English translation pending
by Rcoucou · 2013-04-13 · 90 replies
bonjour à tous

ci dessous mon compte rendu sur cette très bonne croisière de 20 jours passée avec mes amis et une sympathique équipe de membres de VF 😉

le mercredi 13/03/2013

Transfert à la gare de Lille avec 1H d'avance suite aux intempéries de la veille, la Sncf nous recommandait d'anticiper notre départ, ce que nous avons fait en prenant le TGV précédant, qui était en retard de 20mn, et ce qui nous a permis de rejoindre l'aéroport ChDG à temps pour le Vol sur la compagnie brésilienne TAM. (avec cependant un supplèment de 77€ par personne pour emprunter cette compagnie, que Costa nous a facturé 1 semaine avant le départ)🤪😠🏴‍☠️ (Ceci fera l'objet d'un autre post bientôt )

Nous étions déjà une douzaine à nous retrouver en pays de connaissance pour un enregistrement sans problème avec au préalable la pose des étiquettes Costa sur les bagages de soute.

Une valise de 23kg chacun maximum , quoique nous pouvions en avoir deux sur ce vol de ligne, ce qui aurait posé problème avec les vols intérieurs au retour qui n'autorisent qu'une valise en soute. Avec en plus une valise cabine (attention dimensions réglementées) poids maxi de 5KG avec les objets précieux et électroniques et un sac à mains ou sacoche d'ordinateur portable.

Un vol sans problème car nous avions pu réserver nos places au 42A & C avant le départ dans l'airbus A330 , un 1er repas nous a été servi à bord accompagné de vin blanc ou rouge , que j'ai terminé par un copieux Whisky glace, notre charmante hotesse n'ayant pas pu nous fournir notre 1ère Capairinhia.😉😛

Incohérences et péripéties du forfait "All In" de Costa Croisières English translation pending
by Rcoucou · 2013-04-11 · 39 replies
Incohérences et Péripéties du forfait ALL IN Costa

sur la carte de bar ALL Inclusive 2013 est indiqué

La formule all inclusive boissons vous accompagne tout au long de votre croisière

Dans la détente la plus absolue, vous pourrez savourer un cocktail ou un verre de vin à toute heure de la journée.

suit une liste de cocktails et

wines by Glass

DOC White Wines

DOC Red Wines

et sur la même page

une variété des vins suivants au verre est valable durant les repas au restaurant

Un menu spécial sera valable à votre discrétion .

White Wines

Chardonay

Pinot Grigio

Olivieto Classico

Red Wines

Cabernet Sauvignon

Chianti

Nero D'Avola le mercredi 14/03/2013 Santos Après avoir tous récupéré notre carte Costa dans la cabine, nous nous sommes rendus immédiatement au bar pour prendre le forfait Extra All In

Arrivé le 1er au bar, le barman m'a offert une consommation en attendant d'avoir accés au serveur qui était indisponible et à proposé a mes amis qui souhaitaient également prendre ce forfait de les servir avec un ticket de bar manuel signé à Zéro 😎

Forfait qui sera disponible que vers 13H30 seulement au bar princial pont 3 et que nous ferons valider à la réception dans la foulée.

Un de nos amis amateur de vin je j'appellerai X... a pu sans problème avoir du vin blanc pendant que nous dégustions notre première Caparinhia à bord du Fortuna.😛 le vendredi 15/03/2013 RIO retour pour manger une pizza au self le soir à l'apéro Impossible d'avoir un verre de vin au grand bar Conte de savoie, pas de blanc pas de rouge, on nous dit d'aller au bar à vins, comme nous étions tous installés autour de la piste de ce bar , mon ami X laisse tomber 🤪😠 en me faisant remarquer que lors de notre croisière avec MSC, nous avions le choix et satisfaction dans tous les bars. le samedi 16/03/2013 EN Mer Ce midi jour en mer nous avons le temps, et nous décidons d'aller avec nos amis manger au restaurant , nous sommes placés à une table de 6 avec 2 voisins allemands. Le repas se passe agréablement et nous échangeons quelques mots en anglais avec nos voisins de table. Nous buvons moi et ma femme un rosé pour accompagner le repas et quand vient le fromage j'apprécie alors un bon verre de vin rouge, je demande donc à la sommelière un verre de "vine red" , elle me répond c'est impossible🤪

je lui présente ma carte "perle extra" mais non , me répond à nouveau c'est impossible de servir dans ce verre un autre vin, 🤪 qui ma foi n'était pas tout à fait vide.

Je lui demande alors un autre verre, mais ce sera la même réponse, "pas possible"🤪😠

je traverse donc le restaurant et demande le responsable qui est parti dans l'autre resto, tiens mais je l'aperçois justement qui arrive ( l'ayant déjà rencontré 2 fois sur des bateaux précédents)

Je lui explique le problème et nous rejoingons notre table, et là ma femme explique que tout est arrangé, le rosé a été transvasé par l'allemande dans mon verre à eau, et un verre de vin rouge m'a été versé.

Je constate d'ailleurs que l'allemande à également un fond de rosé dans son verre à eau, merci elle à trouvé la solution.😉

Conclusion : si vous voulez boire 2 vins différents à table sur un bateau Costa, prenez soin d'emporter avec vous un 2ème verre🤪, sinon vous avez interêt à le finir complètement, où peut être le vider discrètement dans le verre du voisin ou au pire sur la moquette.😊

Le soir nous décidons de prendre l'apéro au bar à Vins, avec mon ami X grand amateur de Cabernet sauvignon , mais pas possibilité d'en avoir un vers 20H sans payer la bouteille, alors que celui ci fait partie du choix proposé dans le forfait ALL IN, et que le restaurant est ouvert.

Le garçon nous répond que celui ci est proposé uniquement au restaurant et que si nous en voulons, il faudra prendre une bouteille qui nous sera facturée.🤪😠🏴‍☠️

La documentation étant assez ambigue, et le garçon ne parlant pas le francais, tout comme le chef de bar qui ne confirmera pas , et ne démentira pas la possibilité d'avoir un verre de vin choisi sur cette liste.🤪

Je décide d'aller à la reception demander des explications, pendant que je fais la queue j'interpelle notre représentant francophone qui passait par là en expliquant le problème, la carte ALL IN à la main. Celui ci me répond qu'il se renseignera et me dira cela demain en prenant mon numéro cabine.

Enfin après 40 minutes de patience, une hotesse du service client me confirme que j'ai bien le droit de consommer le vin qui apparait dans cette liste n'importe où, 😎

je lui demande donc d'appeler le bar pour valider cette information ce qu'elle fait sur le champ, et me dit que de toute façons, il y a un moyen infaillible de savoir si c'est compris dans le forfait , en demandant un barman de "checker" la carte , il verra de suite si la somme est à Zéro ou non.

Je retourne donc au bar voir "le garçon zélé" un peu contrarié qui avait refusé de nous servir, il est vrai que j'ai tendance à élever la voix, quand j'estime être dans mon droit, il check donc la carte, et en effet , miracle la somme est à zéro, il nous servira donc le vin béni de Costa sans sourciller. 🙂 Il nous servira le soir au même bar avec d'autres amis des digestifs et nous enterrons la hache de guerre. 😉🙂

à suivre ...... car nous en somme au 2éme jour mais les péripéties ne font que commencer

Nota : c'est une bonne formule pour ceux qui ne sont pas exigeant comme moi mais bien en deça de la prestation MSC, certe un peu plus chère.
Retour de croisière décevante dans le Pacifique du Sud, Oosterdam HAL du 3 au 16 mars 2013 English translation pending
by Alfre99410 · 2013-03-18 · 71 replies
Bonjour,

Je suis rentré hier soir d’une croisière plus que décevante sur le OSTERDAM de chez HAL dû en partie par la météo et manque d’organisation de la part de HAL.

Au départ, j’avais pris cette croisière pour le parcours, qui me paraissait super intéressant et malheureusement on a fait que 3 ports ½ au lieu de 7 initialement prevu .

1) Lifou escale annulée (soit disant trop de vent) et ce jour là la mer était très calme mais le captain nous a dit « vous avez rien perdu car il y a des cailloux dans la dans l’eau »(dédommagement $3.69 de frais de port et un verre de vin à table)

2) Nouvelle Calédonie escale supprimée pour cause de cyclone Sandra (dédommagement $5.69 de frais de port et un verre de vin à table)

3) Dravani escale a durée 3h au de 9h pas de dédommagement de la part de HAL.

Donc 2 escales ½ de supprimées pour cause de mauvais temps mais pas UNE SEULE de remplacée par une autre ile. Le captain a préféré de nous balader en mer pendant 9 jours au lieu de 6….

Apres plusieurs contestations de la part des clients, le captain a fait une réunion au théâtre pour nous expliquer les raisons pour lesquelles il a supprimé les escales. Je peux vous dire que c’était INGERABLE cette réunion. Beaucoup de mécontents même chez les anciens HAL.

Faire 22h de vol pour voir si peu de choses et faire que 3 ports, c’est vraiment frustrant….

Quel dommage !!! car HAL propose un bon service qui se rapproche de Celebrity mais on est tombé sur un mauvais capitaine et au mauvais moment.

Bref !!! je ferai un compte rendu bien détaillé dans la semaine et par la même occasion remercier tous ceux qui m’ont aidé à préparer cette croisière (spécialement Nathalie)

Cordialement

Alfred
Santiago du Chili: conseil pour éviter des mésaventures? English translation pending
by Skyfarer · 2013-02-26 · 35 replies
Bonjour!

Nous partons bientot pour l'île de paques avec une escale ( à l'allez et au retour) de plus de 20 heures à Santiago du Chili. Nous allons en profiter pour visiter cette ville que nous ne connaissons pas ( en fait, nous n'avons jamais été en Amérique latine)

Je dois confesser que nous ne sommes pas de grands voyageurs ( enfin, si, mais pas de vrais aventuriers, on voyageait surtout pour le boulot et tout été arrangé par des agents de la compagnie sur place) et nous ne savons pas à quoi nous attendre.

Donc, très humblement, je cherche conseil auprès de voyageurs qui connaissent le Chili, et plus particulièrement Santiago:

A quoi faut-il faire attention pour éviter les mésaventures et autres possibles(?) arnaques?

Nous comptons prendre le bus pour aller de l'aéroport à l'hotel et marcher en ville.

Tout conseil ( concernant n'importe quel aspect d'un voyage au Chili) est le bienvenu!
Acheter un véhicule en Alaska pour une traversée des Amériques (panaméricaine) English translation pending
by Pyerho · 2013-02-02 · 16 replies
Bonjour à tous !

Avec un ami nous avons projeté de traverser le continent Américain du Nord au Sud, c'est-à-dire de l'Alaska jusqu'au sud de l'Argentine (soit environ 25 000 kilomètres), sur à peu près un an à partir de l'année prochaine. Après avoir pas mal regardé les voyages similaires sur pas mal de (très bons) blogs, comme nous n'avons pas de véhicule adéquat nous pensons à la logistique suivante :

- Prendre un aller simple en avion jusqu'à Anchorage (Alaska), avec un visa B1/B2 nous exemptant de billet retour obligatoire - Acheter un véhicule d'occaz' sur place : le mieux serait un minivan ou un 4x4 aménagé, histoire que l'on puisse dormir/vivre un peu dedans (et faire pas mal d'économie de logement au passage) - L'assurer aux US : pour ça nous pouvons donner une adresse fixe grâce à un ami qui sera d'ici-là installé à San Francisco - Partir direction le sud !!

Vous l'aurez compris, la partie la plus délicate sera l'achat du véhicule d'occasion en Alaska, on espère avoir des offres intéressantes et surtout avoir de la chance pour tomber sur un véhicule qui ne nous lâchera pas (trop) et qu'on pourra revendre à la fin de notre voyage.

Est-ce que quelqu'un a déjà vécu cette expérience périlleuse d'acheter et assurer une voiture aux USA (surtout dans cette région plus perdue qu'est l'Alaska...) ? Je suis presque prêt à parier que les arnaques sont moins monnaie courante que chez nous. Est-ce qu'avoir une plaque américaine peut poser des problèmes par la suite pour la route en Amérique Centrale et du Sud ? Est-ce qu'il faut prévoir 14 roues de secours pour les routes du Sud qui seront, je présume, en moins bon état ?

Merci @ tous :-)

Pierrot
Retour du Divina du 8 janvier au 19 janvier 2013 English translation pending
by Desbell83 · 2013-01-20 · 80 replies
Bonjour à tous,

Nous voici de retour de cette belle croisière à bord du magnifique Divina. Soleil tout au long de la croisière retour à Gênes sous la pluie. Quelques petites différences ou changements à bord de ce Navire - pas de buffet Magnifico Grosses difficultés à l'accueil où l'on est confrontés aux barrières des langues ( ni Italien, ni Français) - En tant que cartes VIP pas de repas à la table des officiers (Capitaine) mais un simple verre de prosseco dans le cigare room une vraie cata, car des non invités y pénétraient pour fumer, nous sommes sortis ne supportant pas le tabac, d'autre part le cocktail était accompagné de canapés salés alors que nous sortions du souper ( une gros ratage de ce côté là)

A part cela nous avons bien reçu les 2 bouteilles de Moet & chandon avec fraises au choco et fruits frais dans la cabine.

Points positifs, très bons repas dans les restaurants nous avons été invités au Galaxy cuisine moderne, présentation digne de tableaux de Maîtres, mais pas grand chose dans les assiettes, des traits de sauce et des brindilles ne remplissent pas les estomacs. par contre avons été agréablement surpris par l'invitation au Tex Mex alors qu'à bord du Fantasia et Splendida nous y avions été deçus.

Au niveau du bâteau nous le connaissions ayant été invités à son baptême il est très élégant dommage que beaucoup de passagers ne respectent pas la même élégance et sur ces grands navires je pense qu'une YC s'impose afin d'y trouver calme et respect des autres passagers.

Le personnel est adorable que ce soit au niveau restauration ou cabine.

Nous connaissions tous les escales pour avoir fait ce trajet pour la 3eme fois sauf que jusqu'a cette dernière croisière nous n'avions pu suite aux conditions météo visiter Funchal et c'était la raison pour laquelle nous y retournions, maintenant c'est chose faite😄

Plus qu'a préparer le prochain départ pour le 8 Mars Rio-Toulon à bord de l'Orchestra.

Mais l'offre sénior n'a pas été honorée cvomme indiqué au catalogue 200€ de réduc sur la cabine mais pas de champagne malgré nos enregistrements de nos réservations à l'accueil auprès d'un personnel ne pratiquant pas du tout la langue de Molière pas plus que l'Italien.- gros problèmes sur ce Navire en raison des barrières de la langue.( courrier envoyé ce jour a siège MSC)
Voyage pédestre à la "roots" en Amérique Centrale et du Sud English translation pending
by Jean69360 · 2013-01-18 · 28 replies
bonjours j'aimerais quels renseignements utile j'ai décider de partir en amérique du sud et central a la roots sans limite dans le temps je pensé partir avec 5000 euros.deja je voudrait savoir si c'est faisable je compte partir de Guyane française et après partir ou bon me semble ce qui peuvent m'aider sa serais avec grand plaisir je compte partir dan l'année merci d'avance
Trajet San Antonio de los Cobres - Salinas Grandes en 4x4? (Argentine) English translation pending
by Benglasgow · 2013-01-08 · 45 replies
Bonjour à tous,

Je vais louer une voiture de tourisme en février pour faire les boucles nord et sud de Salta. J'avais prévu de prendre la route 51 direction San Antonio puis d’enchaîner sur Salinas Grandes dans la même journée. J'ai néanmoins un doute car les guides informent que le trajet entre les 2 doit être effectué en 4x4.

Avez-vous des infos à ce sujet?

Sinon y a t-il d'autres trajets impossible à parcourir avec une voiture de tourisme???

Merci à tous!!!
Aller au Vénézuela est-il "suicidaire"? English translation pending
by Philossophie · 2013-01-04 · 62 replies
Bonjour à tous!

Je fais exprès d'employer le mot "suicidaire" parce que d'après ce que l'on lit sur les forums, ou ce que l'on entends, on ne peux pas aller au Venezuela sans avoir un gun braqué sur nous ou être dépouillé au mieux!

Voilà une amie et moi même (24ans, 2 filles ) voulons partir 2 semaines au Venezuela rejoindre un ami. Mais j'entends partout parler de braquages, morts, séquestrations... Est-ce si général que cela? Est-ce que l'on devrait réduire notre séjour au Vénézuela à une semaine? Ce que l'on aimerait faire cest rester 2 jours à Caracas, partir 5 jours faire des visites, puis revenir 2 jours à Caracas et encore faire 5 jours de visites. Nous serons donc tout le temps 3 (2 filles / 1 garçon).

De plus nous devons par la suite rejoindre un ami en Colombie, on ferait en bus Caracas / Santa marta. Prendre ce bus est-il dangereux? Si oui il serait peut-être préferable de prendre l'avion même si c'est plus cher.

Merci d'avance de vos réponses!
De Buenos Aires au Mexique à pied English translation pending
by ClaireMZ · 2012-11-16 · 5 replies
Bonjour a tous .... Nous sommes 2 filles de 23 et 24 ans en pleine préparation de notre Road trip en départ de Buenos Aires le 7 Janvier prochain a destination des Etats Unis aucune durée très précise de notre voyage , nous avons toute l'année 2013 notre sac a dos , notre guitare et notre bonne humeur pour y parvenir 🙂 - notre budget est très limité mais nous voulons au maximum découvrir les pays et nous immerger le plus possible en dépensant peu ... WOOF , couchsurfing , bénévolat , petits jobs nous sommes ouverte a tous vos conseils , itinéraires , adresses , tous ce qui pourra nous aider a réaliser notre beau voyage est le bienvenu et si d'autres personnes ont les même désirs de voyages et de rencontres n'hésitez pas et pourquoi pas se retrouver quelque part en Amérique du Sud .... 😉 Merci a l'avance de tout vos conseils C & A
Escale de croisière à Maceio (Brésil) English translation pending
by Colina · 2012-11-14 · 43 replies
Bonjour à tous Nous faisons escale à MACEIO (BRESIL) lors d'une transat vers la FRANCE au mois de mars 2013 Est-ce qu'un membre de VF a déjà fait cette escale et pourrait nous indiquer ce qu'il y a à voir à MACEIO J'ai lu que les plages étaient paradisiaques mais très polluées... Avez-vous des renseignements sur ce qu'il faut voir ? Merci
Croisière sur le Costa Fascinosa en mars 2013 (Sao Paulo - Venise) English translation pending
by Steph59270 · 2012-11-08 · 15 replies
Bonjour,

J'ouvre cette discussion sur cette croisière où nous venons de nous inscrire. Pour l'instant, j'ai consulté les plans du navire et ne semble pas être trop mal tombé (Avant du pont 6 - Cabine Handicapé) J'ai également regardé les excursions proposés sur les différentes escales mais souhaiterai être autonome lors des visites sauf quelques unes où la présence d'un guide est primordiale. Ce sera notre première croisière et avec 3 semaines de mer, nous souhaiterions minimiser les points négatifs rencontrés au fil des pages de ce forum pour n'en garder que le meilleur. Plus habitués, aux treks engagé sur la même durée, nous serions donc intéressés pour connaître les points clés de la réussite de ce voyage ainsi que quelques tuyaux de connaisseurs. (Faut-il prendre le forfait boissons, prix des boissons à bord hors forfait, prix des communications GSM et Internet Wifi, fonctionnement des activités à bord, organisation des débarquements aux escales, ...etc.)

Et que cette discussion puisse également servir à rencontrer par avance des futurs participants à cette croisière. (Départ de CDG, le 16/03/13 via Zurich, retour de Venise à CDG le 07/04/13)

Christiane et Stéphane
Conseils pour voyage en Argentine du 16 novembre au 10 décembre 2012? English translation pending
by Coeuralouest · 2012-10-30 · 21 replies
bonjour tout le monde,

Avant de vous demandez toutes choses, je tenais à vous remercier, pour vos nombreux conseils postés sur ce forum. C'est grâce à vous que j'ai constitué un voyage que j'attends depuis plus de 10ans.

Bon voilà, le voyage approche à grands pas (vraiment hâte d'y être!!!) 😎😎😎. Je pars avec une amie du 16nov au 10déc. Nous avons choisi de nous "restreindre" aux merveilles du Nord Ouest Argentin et de ne pas nous étendre au delà des frontières argentines, comme nous voulions au départ.

Je vais vous faire part, avant toute chose, de notre périple argentin:

17/18 Nov : Arrivée sur BA et visite de la ville. Bus de nuit vers Puerto Iguazu 19 Nov : Iguazu coté Argentin. 20 Nov: Matinée Iguazu coté Brezil. 14H20 depart en le Bus pour San Ignacio. Nuit à San Ignacio. 21 Nov : Matinée à San Ignacio. Aprem départ en Bus pour Salta (Nuit dans le Bus). 22 Nov : Visite de Salta 23 Nov : Location de Véhicule pour la visite de Colorados/Cardones/Cachi/Molinos/Angastaco/Cafayate. 24 Nov : Cafayate/Quilmes/Cafayete/Salta/San Juan de Jujuy 25 Nov : Purmamarca/Salinas Grandes/San Antonio de Los Cobres/ Salta (on rend la voiture) Nuit à Salta. 26/27/28 Nov : excursion pour trois jours à Tolar Grande avec Oneromworldtravel 29 Nov :laguna brava (mais je viens d'envoyer un message à runacay donc je n'ai pas encore les infos concernant le nombre de jours de cette excursion). j'aimerai aussi ajouter les deux parcs Talampaya et Ischigualasco. Et pourquoi pas passer encore un peu de temps dans cette partie de l'Argentine pour faire le trek "crater de la corona del Inca"

je passe quelques jours puisque je ne me suis pas encore organisée.

05/06 Dec : Mendoza (où je retrouve une famille que j'avais rencontré lors de mon voyage au Pérou, on avait partagé le "trek de l'Inca" 🙂 ). Trek prévu avec la famille que je connais et visite de vignoble et de caves (hummmmm du bon vin Argentin😛) 07/08/09/10 Dec : Buenos Aires avec journée visites/shopping 🙂😊 (eh oui je reste une femme et j'adore ça malgré mon coté routard).

Je voulais avoir quelques conseils concernant la préparation du sac. J'ai vu qu'apparemment, nous allons subir un traumatisme climatique avec Paris, mais pour ce qui est des températures en montagne, fait-il froid la nuit? dois-je prendre mon sac de couchage -10° ?

Pour ce qui est de l'hébergement, nous irons au maximum en auberge de jeunesse.

Est ce que mon voyage vous parait un peu trop rempli??

des conseils sur les lieux à éviter? à privilégier?

Pour les moustiques, est ce utile de traiter les vêtements? prendre des produits pour pays exotiques? (j'avais du en prendre lors de mon voyage au Pérou à Puerto Maldonado).

Merci beaucoup pour vos réponses qui me seront d'une énorme utilité. Je suis adepte de tous vos conseils!!! même si j'ai passé énormément de temps sur ce site à lire vos messages.🙂 (ce qui fut un énorme plaisir)

Mélanie
À Montréal Air Transat a confisqué mon réchaud English translation pending
by Mandolpierre · 2012-10-26 · 61 replies
Bonjour

tout est dans le titre. Air Transat, la principale compagnie d'aviation qui dessert le Quebec, a confisqué mon réchaud a essence a l'aéroport de Montréal, au pretexte qu'il avait été utilisé. perte de 150$. De plus la compagnie a refusé de me faire une attestation de confiscation.

Concrètement Air Transat a toujours été très pointilleux sur les bagages, et tous mes bagages ont été scannés, car n'ayant pas le format d'une valise ordinaire. Au scann est apparu le rechaud a essence, propre et bien emballé, sans trace d'essence. J'ai argumenté que des milliers de voyageurs transportent cet objet, que j'ai pris l'avion depuis 10 ans avec, rien a faire, juste la betise tétue digne du sckeche de Fernand Raynaud "Brassard" (
http://blogs.mediapart.fr/blog/patrick-rodel/050212/jusquou-mene-le-respect-des-procedures) et mon réchaud a été confisqué. Ok c'est légal mais totalement en dehors du réel.

J'ai alors demandé un certificat, car ce réchaud ne fonctionnant pas (j'avais fait une réclamation auprès de Au vieux Campeur) je voulais au moins pouvoir solliciter un échange auprès de ce magasin, même pas moyen d'obtenir le certificat.

Et comble de tout cela, touts ces gens étaient surpris et fachés que je sois remonté, que je dise que j'allais prévenir tous les voyageurs, via internet.

En espérant que ce message rappelera à ces gens qui croient qu'on peut faire n'importe quoi, que ça n'aura pas de conséquences.... qu'ils se trompent, qu'ils doivent le respect à leur clientèle, car elle les fait travailler.

a bientot Pierre
Out of Namibia English translation pending
by Genevois · 2012-10-17 · 27 replies
Petite intro. Imaginez un pays dont la superficie est égale à 1,5 fois la France, mais avec seulement 2 millions d’habitants recensés, soit la population du grand Lyon. Si peu de monde pour un si grand territoire. La notion de grands espaces prend tout son sens dans ce pays du sud de l’Afrique. Combien de kilomètres avons-nous parcouru sans voir la moindre présence humaine ? Combien de paysages avons-nous contemplé sans y voir la moindre intervention de l’Homme ?

Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.

On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.

La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?

Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.

Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.

Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.

Jeudi 20 et vendredi 21 septembre

Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.

L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.

Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.

A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.

Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.

Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.

Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.

Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.

Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...

Samedi 22 septembre

Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.

Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.

A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.

Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.

Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.

Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.

Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.

Dimanche 23 septembre

Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.

Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.

Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.

Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.

Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.

A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.

Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.

Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.

Lundi 24 septembre

Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.

Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.

Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.

Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.

Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.

Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.

Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.

Mardi 25 septembre

A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.

D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.

Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.

Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.

Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.

De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.

Mercredi 26 septembre

Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.

Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.

Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.

Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.

Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.

Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.

Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.

C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.

De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.

Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre

Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.

Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.

Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.

Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.

Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.

Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.

Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.

Vendredi 28 septembre

Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.

Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.

Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.

Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.

Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.

Samedi 29 septembre

Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.

Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.

A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.

Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.

Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.

Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.

Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.

Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.

Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.

Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !

Dimanche 30 septembre

Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.

Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.

Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.

Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.

Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.

Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.

Lundi 1er octobre

Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.

Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.

Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.

Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.

Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.

Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...

Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.

Mardi 2 octobre

Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.

C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.

Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.

Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.

Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.

Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...

La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.

Mercredi 3 octobre

Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.

Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.

A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?

Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.

Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.

Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.

A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.

Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.

Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.

Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.

Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.

Jeudi 4 octobre

Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.

Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.

A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.

Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.

Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.

A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.

Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...

Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.

Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.

Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.

De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.

Vendredi 5 octobre

Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.

A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.

Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.

Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.

A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.

Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...

Samedi 6 octobre

En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.

160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.

C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.

Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...

Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.

De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.

2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.

Dimanche 7 octobre

Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.

En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.

Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.

Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.

Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.

Lundi 8 octobre

Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.

En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.

Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.

Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.

Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.

Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.

Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.

La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.

Mardi 9 octobre

Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.

Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.

Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.

Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.

Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.

Mercredi 10 octobre

Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.

Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.

Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.

Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.

Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.

Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.

Jeudi 11 octobre

On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.

Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.

Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.

Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.

Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.

Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.

Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.

De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.

L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.

Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.

Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.

Exceptionnel, jouissif.

La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.

Exceptionnel, jouissif.
Destinations peu demandées English translation pending
by Ayezlabanane · 2012-10-04 · 77 replies
Bonjour à tous !

Je me présente, je suis étudiante française et étudie en Belgique. Je suis en 2ème année de communication. J' avoue, j'aime l'idée de voyage mais à par l'Italie, les Pays-Bas et la Sardaigne, on ne peut pas dire que je sois une folle voyageuse! Pourtant, je suis attirée par beaucoup de destinations peu touristique, "pas comme tout le monde" ou en tout cas, absolument pas par "les destinations tendances"... (style USA, ...). C'est pourquoi, je suis fascinée par des pays, plus reculés, comportant des communautés/tribus oubliées, des personnes, des coutumes, une philosophie de vie bien singulière, en tout cas très différente de notre société occidentale.

Voila pourquoi je suis sur ce forum: j'aimerais trouver des personnes ayant vécu une expérience dans un pays comme je les aient décrit, ou qui sont attirées par ce genre d'aventure humaine, me dire pourquoi cela les intéresse-t'ils ? En quoi cette démarche est-elle différente de celle d'un touriste "de base" ? Est-ce si différent ? Pourquoi ? Qu'est ce qu'un pays touristique ? Qu'est ce qu'un pays non-touristique à vos yeux ?...

Le but (par la suite) pour moi, est de réaliser un reportage (article) sur ce thème de "voyages non-touristique"/"destinations non-touristique" qui sera publié dans un blog. J'espère que des réponses et des discutions intéressantes et enrichissantes m'attende, pour m'aider dans mes recherches et même dans ma vision fragile du voyage tout simplement.

Merci d'avance ! 🙂
Tour du monde à bicyclette English translation pending
by PezRojo · 2012-09-24 · 70 replies
Bonjour à tous !

Ayant fini mes études (si courtes) je pense que le moment est venu de réaliser mes rêves. Ras le bol du matérialisme et de cette société actuelle et soif de découverte (France 5 & Discovery c'est bien, mais mes yeux sont mieux !)

Je souhaite entreprendre un voyage autour du monde à vélo et à force de lire des ouvrages et quelques blogs, on se rassure et on pense pouvoir se lancer. J'aurais quelques questions à vous poser les globetrotters !

J'envisage de partir à deux ou plus, mais personne ne souhaite m'accompagner dans ce périple. J'ai franchement peur de partir seul, mais au fond pourquoi pas, vous en pensez quoi ?

Partir sans argent semble pour moi plus intéressant puisque dans quelques situations compliquées, on revient aux racines et on ne choisit pas le facilité de l'argent qui nous ouvrira les portes voulus en temps & en minutes (voir secondes). Donc quel serait le minimum à prévoir pour les frais avant le départ et ensuite selon vous ?

PS : s'il y a quelqu'un qui ne trouve pas de binôme comme moi actuellement, faites moi signe, je cherche un collaborateur avisé et motivé pour réaliser notre rêve.

Stop au matérialisme la conjoncture actuelle donne envie de vomir. Je veux vivre mes rêves et ne plus rêver de vivre.

Cordialement
Jeu des mots (1ère édition...) English translation pending
by Atila · 2012-09-18 · 1034 replies
Bonjour à tous.

Les célèbres productions KatettilaVojou (Faut pas vexer les bretons...) ont le plaisir (partagé, j'espère...) de vous proposer un nouveau divertissement ! 🙂

Comme le nom de ce jeu l'indique, il s'agit de faire deviner un lieu à partir de mots...

Ami(e)s du calembour, de la prose ou de l'alexandrin, à vous !😉
Bivouac au Mexique English translation pending
by Jmvadrouille · 2012-08-17 · 27 replies
Bonjour Nous devons traverser le Mexique et profiter de se passage pour visiter le pays. Nous sommes en camping car 2 adultes un enfant.

Nous cherchons des lieux pour bivouaquer en toute sécurité ou éventuellement. des familles nous permettant de garer notre cc dans leur jardin. Par avance merci période début septembre , 15 octobre 2012. christine
Trois semaines en Namibie en juillet 2012 English translation pending
by Filou2 · 2012-08-13 · 62 replies
Les membres du forum m'ont bien aidé pour ce voyage, cela mérite donc que je vous le raconte !

Le voyage a été préparé depuis octobre 2011, pour le prix des billets d'avion et également afin d'être certain de pouvoir séjourner là où on le souhaitait (comme par exemple Dolomite). Nous avons fait appel à Belafrica pour l'organisation, tout a été parfait, je recommande vivement !

Départ le 30 juin de Francfort via Air Namibia (680 € par personne, réservé très tôt)), vol direct pile à l'heure et sans encombre. Avion complet, service à bord correct. Le pilote annonce que l'avion est au maximum de son poids, le décollage prendra d'ailleurs un certain temps !

Arrivée à Windhoek à 5h, une heure pour passer le contrôle aux frontières... On récupère les bagages et on repère le représentant Asco qui nous dit qu'il faut attendre jusque 7h00 pour prendre la navette jusque Windhoek, soit... On en profite pour retirer de l'argent. Dans les grandes villes, Visa et Mastercard fonctionnent dans les banques (guichets automatiques), ailleurs, on trouve des ATM dans les stations services mais Mastercard n'est pas bien acceptée. A Etosha, les cartes sont acceptées, ailleurs, c'est souvent le cas mais cela ne fonctionne pas toujours... on gardait toujours l'équivalent de 400 € avec nous...

Sur la route vers Windhoek, babouins, girafes, ... l'aventure commence...

Prix du carburant : 1 € le litre de diesel. Nourriture : de 15 à 22 € pour un repas en lodge (quand ce n'était pas réservé). C'est moins cher au sud et à Swakopmund, plus cher au nord et à Etosha. Les repas se prennent souvent à heure fixe dans les lodges. Nous avons très bien mangé en Namibie (je n'ai pas dit que c'est gastronomique non plus). Supermarchés : très bien fournis dans les villes, plus on s'éloigne, plus le choix est restreint... il faut calculer en fonction du trajet et de la capacité du frigo de la voiture... Hygiène : eau potable partout sauf à Epupa Falls, 23 jours à huit et pas un malade et nous n'avons fait attention à rien. N'ayez donc pas peur des légumes, glaçons, ... Sécurité : pas de problème, si vous vous arrêtez dans les villes, donnez 0.5 ou 1 € pour garder votre voiture. Artisanat : si vous faites un stop à Opuwo, vous serez gentiment sollicités sans agressivité et ce n'est pas cher. Nous avons fait un stop à Okahandja au retour, il faut négocier ferme (couper le prix au moins en trois) car nous avons constaté des prix nettement moins cher à l'aéroport... Beau choix aussi à Epupa en négociant. Vêtements : les contrastes de température sont impressionnants, prendre des vêtements chauds. Une heure après le lever du soleil, on enlève tout. Matériel à ne pas oublier : sacs à viande (il fait froid la nuit), lampes frontales (ledlenser), jumelles, talkie de 5 watts pour communiquer avec l'autre véhicule (il faut laisser plusieurs km entre les voitures à cause de la poussière), multi-prises et chargeurs 12v car il y a beaucoup d'endroits sans prise de courant...

Conduite : pas de grandes difficultés, conduite majoritairement en 4x2. 4x4 à Sesriem pour le sable et à quelques endroits hors-piste (Palmwag). Avec un 4x4, on ne se pose pas de question sur les endroits à visiter. Pour la vitesse, les pistes sont très bonnes, bien signalées mais il est clair qu'au dessus de 90 km/h, ça commence à glisser et on s'est fait peur deux fois à 100 km/h dont une glissade en ligne droite. La conduite nécessite d'être très vigilant et je ralentissais et serrais à gauche lorsque je croisais quelqu'un, ce qui a permis de revenir avec un pare-brise intact. La voiture a un peu souffert à Palmwag en hors pistes mais sans griffe profonde, pas de remarque à la remise du véhicule (nous avions été prévenus que la peinture ne devait pas être mise à nu).

Les pistes sont plus caillouteuses au Nord, entre Palmwag et Epupa. Beaucoup de monde sur les pistes au nord, la prudence s'impose. Les ânes sont vraiment idiots...

Organisation : nous pensions organiser le voyage seuls mais après réflexion, nous avons fait appel à un agence. En effet, il n'est pas toujours simple de réserver à distance et il faut faire des virements internationaux, il y a des frais. Les tarifs pratiqués par Belafrica correspondent à ceux affichés sur les sites internet des lodges, loueurs de voitures, ... J'ai contacté plusieurs agences en spécifiant nos souhaits (mélange de camping et de lodges, randonnées, ...) et celle qui a le mieux répondu à nos souhaits est Belfrica (merci Vincent). Je n'avis plus fait de camping depuis très longtemps et dormir dans une tente de 1.2 m de large me faisait un peu peur. A posteriori, les soirées campings ont été plus sympas que les soirées lodges. Ceci étant, pour le confort, un mélange, c'est bien.

Nous avons loué deux Toyota Hilux avec tentes de toit (nous somme huit) et il faudra un peu de patience pour en disposer. Elles sont prêtes mais il y a un peu de monde, il faut faire des papiers, il faut remplir les véhicules avec le matériel, etc... Nous optons pour une réduction partielle de franchises, qui ne servira à rien... Nous avons choisi Asco car c'est moitié prix jusqu'au 15 juillet. Il y a des adaptateurs USB dans les voitures pour votre musique préférée.

Il y a un beau papier sur le pare-brise indiquant la présence d'un mouchard dans le véhicule... nous voilà prévenus... Les véhicules sont équipés avec tout ce qui est nécessaire pour le camping, y compris un frigo de 50 l, 50 l d'eau, 140 l de carburant, etc, ... Pour les bagages, il est important de prendre des sacs plutôt que des valises afin d'éviter de s'arracher les cheveux pour que tout rentre le matin et le soir...

Les véhicules sont quasi neufs et les pneus sont très adaptés, de type mudstar. Je n'ai pas vu beaucoup de véhicules de location avec des pneus de ce type. Nous avions deux roues de secours, une neuve et une beaucoup moins. Pas de crevaison à signaler.

Pour les tentes : nous avons beaucoup hésité entre dormir par terre ou sur le toit... conclusion : beaucoup de personnes dorment dans des tentes classiques, l'avantage est de se déplacer plus facilement car une fois les tentes de toit déployées, on ne bouge plus. Ca pose problème si on reste plusieurs jours de suite dans le même camping... Si on opte pour des tentes sur le sol, il faut toujours bien les fermer car il y a des petits chapardeurs, ratel, mangouste, singes, surtout au nord. J'ai pas vu de serpent et de scorpion mais il y en a.

Moustiques : on a pris de la malarone par prudence à Epupa et Kunene river lodge mais ce n'était pas nécessaire. Ceci étant, il ne faut pas rigoler avec la malaria et la dépense pour se prémunir n'est pas si importante par rapport au budget du voyage.

Nous quittons Asco vers 11h et direction le supermarché ouvert le dimanche jusque 13h. Nous avons suivis les conseils de Vincent : pas de journée à Windhoek et direction le sud le premier jour. C'est difficile vu la fatigue mais ce n'est pas une longue étape. Pas de regrets car après avoir traversé Windhoek deux fois, la ville n'est pas très excita, te, c'est très européen.

Direction Mariental, vers l'Anib Lodge. On fait bien évidemment trop d'arrêts, premiers animaux, pourtant on sait qu'on les verra mieux à Etosha mais soit... Arrivée vers 16h30 à l'Anib Lodge, superbe lodge et juste à temps pour un game drive (la fatigue des derniers km s'est subitement estompée). Premiers animaux et apéro sur une dune rouge au coucher du soleil, c'est magique. Ah, les couchers de soleil et les étoiles en Namibie, on en frissonne rien que d'y penser...

Repas sympa le soir et le personnel pousse ensuite la chansonnette.

Lendemain matin, balade de 5 km autour du lodge. Vraiment un bel endroit.

Départ vers Keetmanshop au Quivertree forest camp. Logement en bungalow confortable. Accueil un peu quelconque par le proprio mais l'endroit est superbe. Le coucher du soleil sur les quivertree (5 € par personne) est un must. On assiste au nourissage des guépards de la ferme (gratuit).

Repâs simple à la ferme le soir et dodo tôt.

Lever à l'aube pour assister au lever du soleil mais il fait assez bien nuageux. Petit dej et départ vers Giant Playground, petite balade sans soleil, dommage l'endroit est sympa.

Ensuite route vers Fish River Canyon. Arrêt au bord du canyon. Joli (mais nous sommes allés plusieurs fois au grand canyon) mais ici, nous regrettons de ne pas pouvoir descendre... c'est interdit à la journée.

Soirée et nuit au canyon roadhouse, superbe endroit.

Petite balade le matin dans les collines, sans trop d'intérêt.

Nous reprenons la route vers notre prochaine étape, Aus. Sur les conseils du fermier de quivertree, nous allons vers Aïs Aïs car il y aurait une route sympa le long de la rivière. Arrivès à AÏs Aïs, nous demandons où se situe cette route et on nous dit qu'elle n'existe plus... nous descendons donc vers la rivère Orange et remontons via Ros Pinah. C'est long comme détour mais c'est magnifique ! Pique nique au bord de la rivière orange. Nous arriverons à la tombée du jour (raté pour le coucher du soleil) à Klein Aus Vista. Premier montage des tentes à la lumière des lampes frontales, tout se passe bien pour cette première fois. Nous irons manger au lodge, très bon repas.

Le lendemain matin, balade derrière le camping, dans les collines. Le paysage au sommet est époustouflant.

Nous reprenons ensuite la route vers Koiimasis. Arrêt pour les chevaux du désert (bof). Nous avons pris notre temps pour la balade du matin, nous n'irons pas à Luderitz.

Le paysage (et la route pour y arriver) à Koiimasis est superbe, bel emplacement de camping. Ciel fantastique la nuit.

Le lendemain matin, nous décidons d'aller directement vers Sesriem. Nous arrivons début d'après-midi et après un pique nique, direction la dune elim. Grimper dans le sable est fatiguant mais la vue est une superbe récompense. Il y a de gros nuages avec de belles éclaircies et même deux gouttes de pluie ! On dinera ensuite au lodge, le responsable du camp est très sympa.

Petit truc, profitez du camping de Sesriem campsite pour la lessive proposée par les dames qui sont en charge des sanitaires, 10 € pour une petite valise de linge, imbattable.

Lever très tôt pour profiter de, l'ouverture du parc avant le lever du soleil. Oups, vers 4h30, je ne vois pas d'étoiles, il fait donc très nuageux. On reporte un peu mais en se tenant prêts... Il se met finalement à pleuvoir et il y a très peu de véhicules à l'entrèe du parc (visible depuis notre emplacement). On se présente une première fois peu après l'ouverture à l'entrée du parc mais il se met à pleuvoir vraiment fort( si si c'est vrai). Demi tour et petit déjeuner tranquille au lodge.

Entrée ensuite dans le parc sous la pluie mais les éclaircies arrivent et les dunes prises dans les nuages bas avec les premiers rayons du soleil, vraiment beau... Nous allons directement vers big daddy. On hésite pour le sable mais on se lance finalement en se disant que le sable est mouillé et que cela devrait être plus facile. Nous ne dégonflons même pas et ça passe sans encombre. Vitesse courte, quatrième ou cinquième.

Nous allons grimper au sommet de big daddy, dur dur mais qu'est que c'est beau las haut (et moins cher qu'un survol... 😉 ). C'est tout de m^me 300 m de dénivelé.

Descente tout droit (et en courant pour les ados) vers Dead Vlei. Superbes photos sous un ciel maintenant radieux.

Direction ensuite Sossusvlei.

Nous quittons à regret ce superbe endroit vers Camp Gecko pour ne pas rater le coucher du soleil.

A bientôt pour la suite.🙂

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