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Retour des Marquises... mais pas que... English translation pending
Hello tous,
Profitant de cette trêve de fin d'année, j'ai écrit le carnet de notre dernier voyage en Polynésie Française.
La version avec photos etoutetout estici 😎
Genèse Une envie de faire un voyage différent de ceux qu’on a l’habitude de faire, plus contemplatif, plus des vacances/voyage, dépaysant tout de même aussi bien sur le plan humain que paysages. Avec de la plongée sous-marine et un peu de randonnée. Bref vous aurez compris qu’il n’y a qu’une île qui puisse correspondre à de tels critères. Naturellement c’est la Polynésie mythique qui m’est venue en premier à l’esprit. Mais avant de me décider j’ai tout de même sillonné « virtuellement » une bonne partie du pacifique. La Nouvelle Calédonie m’a aussi attiré, donc je mets de côté pour un prochain voyage. Lors de ces recherches ce sont les Marquises et les Tuamotu qui m’ont attiré le plus, pour le côté « bout du monde », hors normes.
Comment se déplacer En avion bien sûr ! ... si on compte les vol internationaux et les escales, nous atterrirons et décollerons 11 fois !.
Vol internationaux avec Air Tahiti Nui et vols internes avec Air Tahiti "tout court". En fait ce sont 2 compagnies différentes. Air Tahiti propose des "pass", nous prendrons celui des Marquises.
Entre Papeete et Moorea ce sera un ferry.
Sur les îles: Ua Pou: nous serons pris en charge par la pension. Nuku Hiva: nous louerons un petit Suzuki Jimmy. Hiva Oa: là aussi ce sera un véhicule, un Suzuki Vitara. Moorea: toujours un véhicule, une Twingo. Fakarave: en partie pris en charge par les locaux (pension, snack, club de plongée) et en partie en vélo.
Bref on aura utilisé, avec grand plaisir, à peu près tous les moyens de transports possibles afin de garder une certaine "indépendance".
Tout a été réservé directement par mail.
Les logements C'est les pensions de famille qui nous ont paru être le meilleur moyen de découvrir la Polynésie et les Polynésiens. C'est donc vers elles que nous nous sommes tournés à chaque fois que possible, pour notre plus grand plaisir. Je les ai réservé directement par mail.
Ravitaillement Pour une fois ce n'est pas d'essence que je vais parler, mais de gastronomie. Nous nous sommes régalés, pour ne pas dire "gavé" de poisson cru, du poisson au lait de coco, de mahi mahi, de fruits, que de la nourriture qu'on adore. Le tout arrosé d'une bonne Hinano.
On n'a pas eu de problème pour retirer des Francs Pacifiques sur les îles, en plus les euros sont acceptés quasiment partout, les Polynésiens pouvant sans problème déposer des euros sur leur compte.
L'itinéraire En Polynésie le premier « sport » de tout voyageur est d’essayer de combiner de façon optimale les vols inter îles … et il y a de quoi y passer un bon moment.
Je suis donc parti sur un parcours : Tahiti (Papeete) Marquises avec Ua Pou, Nuku Hiva et Hiva Oa Comme il faut repasser par Papeete, autant rajouter une escale rapide à Mooréa Pour finir par Fakarava dans les Tuamotu.
Les MARQUISES UA POU : 3 nuits NUKU HIVA : 3 nuits HIVA OA : 2 nuits
Iles Sur le VENT MOOREA : 1 nuit PAPEETE : 1 nuit
Les TUAMOTU FAKARAVA : 3 nuits
Profitant de cette trêve de fin d'année, j'ai écrit le carnet de notre dernier voyage en Polynésie Française.
La version avec photos etoutetout estici 😎
Genèse Une envie de faire un voyage différent de ceux qu’on a l’habitude de faire, plus contemplatif, plus des vacances/voyage, dépaysant tout de même aussi bien sur le plan humain que paysages. Avec de la plongée sous-marine et un peu de randonnée. Bref vous aurez compris qu’il n’y a qu’une île qui puisse correspondre à de tels critères. Naturellement c’est la Polynésie mythique qui m’est venue en premier à l’esprit. Mais avant de me décider j’ai tout de même sillonné « virtuellement » une bonne partie du pacifique. La Nouvelle Calédonie m’a aussi attiré, donc je mets de côté pour un prochain voyage. Lors de ces recherches ce sont les Marquises et les Tuamotu qui m’ont attiré le plus, pour le côté « bout du monde », hors normes.
Comment se déplacer En avion bien sûr ! ... si on compte les vol internationaux et les escales, nous atterrirons et décollerons 11 fois !.
Vol internationaux avec Air Tahiti Nui et vols internes avec Air Tahiti "tout court". En fait ce sont 2 compagnies différentes. Air Tahiti propose des "pass", nous prendrons celui des Marquises.
Entre Papeete et Moorea ce sera un ferry.
Sur les îles: Ua Pou: nous serons pris en charge par la pension. Nuku Hiva: nous louerons un petit Suzuki Jimmy. Hiva Oa: là aussi ce sera un véhicule, un Suzuki Vitara. Moorea: toujours un véhicule, une Twingo. Fakarave: en partie pris en charge par les locaux (pension, snack, club de plongée) et en partie en vélo.
Bref on aura utilisé, avec grand plaisir, à peu près tous les moyens de transports possibles afin de garder une certaine "indépendance".
Tout a été réservé directement par mail.
Les logements C'est les pensions de famille qui nous ont paru être le meilleur moyen de découvrir la Polynésie et les Polynésiens. C'est donc vers elles que nous nous sommes tournés à chaque fois que possible, pour notre plus grand plaisir. Je les ai réservé directement par mail.
Ravitaillement Pour une fois ce n'est pas d'essence que je vais parler, mais de gastronomie. Nous nous sommes régalés, pour ne pas dire "gavé" de poisson cru, du poisson au lait de coco, de mahi mahi, de fruits, que de la nourriture qu'on adore. Le tout arrosé d'une bonne Hinano.
On n'a pas eu de problème pour retirer des Francs Pacifiques sur les îles, en plus les euros sont acceptés quasiment partout, les Polynésiens pouvant sans problème déposer des euros sur leur compte.
L'itinéraire En Polynésie le premier « sport » de tout voyageur est d’essayer de combiner de façon optimale les vols inter îles … et il y a de quoi y passer un bon moment.
Je suis donc parti sur un parcours : Tahiti (Papeete) Marquises avec Ua Pou, Nuku Hiva et Hiva Oa Comme il faut repasser par Papeete, autant rajouter une escale rapide à Mooréa Pour finir par Fakarava dans les Tuamotu.
Les MARQUISES UA POU : 3 nuits NUKU HIVA : 3 nuits HIVA OA : 2 nuits
Iles Sur le VENT MOOREA : 1 nuit PAPEETE : 1 nuit
Les TUAMOTU FAKARAVA : 3 nuits
Carnet de voyage de 22 jours au Vietnam English translation pending
Bonjour a tous,
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Nous vous souhaitons un agréable voyage en notre compagnie English translation pending
Compagnie aérienne ? Carnet de voyage ? Pensée et réflexions ? Allez... compagnie aérienne, et aéroport.
Il est huit heures. Le vol est prévu à 13h50. L'app affirme que je peux faire le check-in online jusqu'à deux heures avant le départ, mais autant m'en débarrasser tout de suite. Ça bloque et il s'affiche un message d'erreur m'annonçant que je dois demander une assistance au comptoir de l'aéroport. Zut ! Cochonnerie de dysfonctionnement de site, je vais être obligée d'abréger le temps rare, précieux, qui me reste à passer avec ma centenaire grand-mère pour me farcir la queue des voyageurs à valises.
11h30. Comptoir d'enregistrement. Pas grand monde ne voyage avec une valise finalement, j'aurais pu arriver plus tard. Je pose ingénument souriante le smartphone avec le code de résa et la carte d'identité sur le comptoir et signale le dysfonctionnement du site à l’hôtesse. - Mais ? vous avez un siège ? m'entends-je dire. - Non, puisque je n'ai pas pu faire l'enregistrement, mais j'ai le billet. - Le vol est complet, madame. - Si le vol est complet sans que j'aie un siège, c'est que votre compagnie a vendu plus de places qu'il n'y en a dans l'avion. - Toutes les compagnies le font. Respire ma fille, et reste calme. - Bien... Et concrètement ? - Je vous fais une carte d'accès à la porte d'embarquement, vous vous y rendez à l'heure donnée, et on verra s'il reste des places. Sinon vous aurez un dédommagement de 500 € et on vous transfère sur le vol suivant. - Quand ? - Vendredi après-midi. On vous paie l’hôtel. Vous êtes 4ème sur liste d'attente. .....
48 h après. N'importe quoi ! Vite, trouver des solutions alternatives. Un vol AF à 18 heures avec escale à Lyon et arrivée en soirée. 800 €. Les avions demain, arrivée à Orly, départ de CDG, des heures de transit... Le train, départ demain à 6h49, changement à Paris, arrivée 13 heures plus tard. 250€. La voiture, ah zut, pas de location avec passage de frontière, donc la laisser à Nice et prendre le premier train le lendemain matin. Je gagne six bonnes heures par rapport au train, voilà la solution ! Sauf que mon cher et tendre consulté par téléphone m'interdit de conduire dans la région méditerranéenne où sont en cours des pluies diluviennes, que j'avais oubliées. Rien, rien de rien de vivable... me résoudre à souhaiter par téléphone un bon appétit aux êtres chers que j'avais promis d'accueillir le lendemain, annuler tous les rv de vendredi et profiter de ma centenaire grand-mère alors. Ceci dit, faut quand même que j'aille poireauter à la porte d'embarquement 51 inscrite sur ma carte jusqu'à l'heure du départ de l'avion. Avec beaucoup de chance, quatre enregistrés auront eu des pépins les empêchant de prendre leur vol.
Je franchis la large bande jaune au sol qui indique la limite interdite aux accompagnateurs, scanne la carte de non embarquement qui commande l'ouverture des portes automatiques, fais les cinq kilomètres de slalom, présente la carte à l'un des trois vigiles qui la scannérise à nouveau. - file 2 ! Ok, file 2. - place 5 ! Ok, place 5. C'est un box. Les bacs défilent dessous. On se croirait à la pêche aux canards : vous êtes chargés d'en attraper un avant qu'il glisse sous le box quatre, qui lui-même le fauchera s'il est réactif au box trois, pour le placer dans votre espace fixe de déshabillage, le remplir de vos effets, avant de le replacer dans le tapis roulant à l'arrière pour le contrôle aux rayons machins. Il y a dans le box de l'espace pour deux bacs. Je sors l'ordi et les produits cosmétiques, moins de 100 ml dans une pochette transparente de moins d'un litre, entasse tout dans un bac avec la ceinture, la montre, la doudoune, le foulard. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi- questa morte che ci accompagna dal mattino alla sera, insonne, - Madame, sortez l'ordinateur de sa housse et mettez-le dans un bac à part avec les cosmétiques. sorda, come un vecchio rimorso o un vizio assurdo. I tuoi occhi saranno una vana parola, un grido taciuto, un silenzio. - Madame, vous ne pouvez pas poser votre valise directement sur le tapis, tout doit être dans un bac. Cosìli vedi ogni mattina quando su te sola ti pieghi nello specchio. O cara speranza, - Enlevez votre gilet, s'il vous plait. quel giorno sapremo anche noi che sei la vita e sei il nulla - Madame mettez votre pied droit sur l’empreinte. Per tutti la morte ha uno sguardo. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi. Sarà come smettere un vizio, - Le pied gauche s'il vous plait. come vedere nello specchio riemergere un viso morto, come ascoltare un labbro chiuso. - Faites le tour s'il vous plait. Scenderemo nel gorgo muti. - A qui sont ces affaires ? La publicité orange de la compagnie de merde occulte le ciel que je devrais voir par l'immense baie vitrée. Et le poème est fini. Plonger dans un autre, ou m'incarner dans ce que je suis en train de vivre ? - A moi, Monsieur. Le type fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur mon gilet, mon foulard et ma housse d'ordinateur et le flanque avec le plus grand sérieux dans la fente d'un appareil. - Vous pouvez reprendre vos affaires, Madame. - Bien... Monsieur. - A qui est cette valise ? - Mais encore à moi... Monsieur. - Veuillez l'ouvrir s'il vous plait. Je l'ouvre. Il fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur les foulards, les pulls et les chaussettes sales à l'intérieur de la valise. - La France est devenue un pays incroyablement ridicule avec ces contrôles d'une méticulosité ostentatoire. - Vous ne savez même pas ce que je fais. - Je sais que j'ai passé à l'aller les contrôles à Milan et que l'on y épargne aux passagers ce genre de mascarade. - Milan, c'est pas sérieux. (il doit pas avoir la télé celui-là, ça fait deux jours que je vois la tronche de Salvini à toutes les infos qui annoncent que je vis dans un pays fasciste populiste, la trouille totale, l'orée du totalitarisme.) Il flanque son papelard dans sa boite. - Disons surtout qu'on y sait que le cirque grotesque dans lequel vous vous complaisez ici avec autant de sévérité ne sert à rien. - Vous verrez quand il y aura un attentat ! Ah voilà, l'attentat ! Formule gri-gri magique justifiant manifestement toute cette comédie à ses yeux. Je ferme la valise et me contente de lui sourire. Vaut mieux après tout que ce pauvre gars n'aie pas trop conscience de l'inutilité de ce qu'il fait quotidiennement.
Porte 51. Je m'adonne à des exercices respiratoires. Pense à des choses agréables. Et si j'allais manger avec une amie à Bordeaux ? L'oreille capte soudain ma chantante langue familière qui retentit dans le hall, le vol pour Milan en porte 55 est complet et les passagers sont priés de laisser leur valise pour un transport en soute. Porte 55 ?
Porte 55 à 60 c'est les vols extra nationaux, ce monde hostile qui entoure les Gaulois et pour lequel il faut forcément présenter patte blanche, y compris en sortie, au cas où vous auriez commis quelques méfaits pendant votre séjour.
Y a pas foule et le policier pianote sur son smartphone. Sans doute, vu le vent qui souffle dans l'hexagone, demande-t-il à sa douce si elle va le dénoncer pour harcèlement sexuel s'il a l'audace de lui poser le petit doigt sur la cuisse. Pfff ça dure... il doit lui demander de lui signer une autorisation écrite... je reprends ma carte d'identité et me dirige vers une file voisine. - Madame, venez ici ! Madame !!! Ah... Monsieur a fini, ou a été envoyé paitre.
La foule des passagers embarque. Ils semblent innombrables.
L'un d'entre eux n'avait pas sa carte d'identité. Je monte dans le vol pour Milan.
Il est huit heures. Le vol est prévu à 13h50. L'app affirme que je peux faire le check-in online jusqu'à deux heures avant le départ, mais autant m'en débarrasser tout de suite. Ça bloque et il s'affiche un message d'erreur m'annonçant que je dois demander une assistance au comptoir de l'aéroport. Zut ! Cochonnerie de dysfonctionnement de site, je vais être obligée d'abréger le temps rare, précieux, qui me reste à passer avec ma centenaire grand-mère pour me farcir la queue des voyageurs à valises.
11h30. Comptoir d'enregistrement. Pas grand monde ne voyage avec une valise finalement, j'aurais pu arriver plus tard. Je pose ingénument souriante le smartphone avec le code de résa et la carte d'identité sur le comptoir et signale le dysfonctionnement du site à l’hôtesse. - Mais ? vous avez un siège ? m'entends-je dire. - Non, puisque je n'ai pas pu faire l'enregistrement, mais j'ai le billet. - Le vol est complet, madame. - Si le vol est complet sans que j'aie un siège, c'est que votre compagnie a vendu plus de places qu'il n'y en a dans l'avion. - Toutes les compagnies le font. Respire ma fille, et reste calme. - Bien... Et concrètement ? - Je vous fais une carte d'accès à la porte d'embarquement, vous vous y rendez à l'heure donnée, et on verra s'il reste des places. Sinon vous aurez un dédommagement de 500 € et on vous transfère sur le vol suivant. - Quand ? - Vendredi après-midi. On vous paie l’hôtel. Vous êtes 4ème sur liste d'attente. .....
48 h après. N'importe quoi ! Vite, trouver des solutions alternatives. Un vol AF à 18 heures avec escale à Lyon et arrivée en soirée. 800 €. Les avions demain, arrivée à Orly, départ de CDG, des heures de transit... Le train, départ demain à 6h49, changement à Paris, arrivée 13 heures plus tard. 250€. La voiture, ah zut, pas de location avec passage de frontière, donc la laisser à Nice et prendre le premier train le lendemain matin. Je gagne six bonnes heures par rapport au train, voilà la solution ! Sauf que mon cher et tendre consulté par téléphone m'interdit de conduire dans la région méditerranéenne où sont en cours des pluies diluviennes, que j'avais oubliées. Rien, rien de rien de vivable... me résoudre à souhaiter par téléphone un bon appétit aux êtres chers que j'avais promis d'accueillir le lendemain, annuler tous les rv de vendredi et profiter de ma centenaire grand-mère alors. Ceci dit, faut quand même que j'aille poireauter à la porte d'embarquement 51 inscrite sur ma carte jusqu'à l'heure du départ de l'avion. Avec beaucoup de chance, quatre enregistrés auront eu des pépins les empêchant de prendre leur vol.
Je franchis la large bande jaune au sol qui indique la limite interdite aux accompagnateurs, scanne la carte de non embarquement qui commande l'ouverture des portes automatiques, fais les cinq kilomètres de slalom, présente la carte à l'un des trois vigiles qui la scannérise à nouveau. - file 2 ! Ok, file 2. - place 5 ! Ok, place 5. C'est un box. Les bacs défilent dessous. On se croirait à la pêche aux canards : vous êtes chargés d'en attraper un avant qu'il glisse sous le box quatre, qui lui-même le fauchera s'il est réactif au box trois, pour le placer dans votre espace fixe de déshabillage, le remplir de vos effets, avant de le replacer dans le tapis roulant à l'arrière pour le contrôle aux rayons machins. Il y a dans le box de l'espace pour deux bacs. Je sors l'ordi et les produits cosmétiques, moins de 100 ml dans une pochette transparente de moins d'un litre, entasse tout dans un bac avec la ceinture, la montre, la doudoune, le foulard. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi- questa morte che ci accompagna dal mattino alla sera, insonne, - Madame, sortez l'ordinateur de sa housse et mettez-le dans un bac à part avec les cosmétiques. sorda, come un vecchio rimorso o un vizio assurdo. I tuoi occhi saranno una vana parola, un grido taciuto, un silenzio. - Madame, vous ne pouvez pas poser votre valise directement sur le tapis, tout doit être dans un bac. Cosìli vedi ogni mattina quando su te sola ti pieghi nello specchio. O cara speranza, - Enlevez votre gilet, s'il vous plait. quel giorno sapremo anche noi che sei la vita e sei il nulla - Madame mettez votre pied droit sur l’empreinte. Per tutti la morte ha uno sguardo. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi. Sarà come smettere un vizio, - Le pied gauche s'il vous plait. come vedere nello specchio riemergere un viso morto, come ascoltare un labbro chiuso. - Faites le tour s'il vous plait. Scenderemo nel gorgo muti. - A qui sont ces affaires ? La publicité orange de la compagnie de merde occulte le ciel que je devrais voir par l'immense baie vitrée. Et le poème est fini. Plonger dans un autre, ou m'incarner dans ce que je suis en train de vivre ? - A moi, Monsieur. Le type fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur mon gilet, mon foulard et ma housse d'ordinateur et le flanque avec le plus grand sérieux dans la fente d'un appareil. - Vous pouvez reprendre vos affaires, Madame. - Bien... Monsieur. - A qui est cette valise ? - Mais encore à moi... Monsieur. - Veuillez l'ouvrir s'il vous plait. Je l'ouvre. Il fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur les foulards, les pulls et les chaussettes sales à l'intérieur de la valise. - La France est devenue un pays incroyablement ridicule avec ces contrôles d'une méticulosité ostentatoire. - Vous ne savez même pas ce que je fais. - Je sais que j'ai passé à l'aller les contrôles à Milan et que l'on y épargne aux passagers ce genre de mascarade. - Milan, c'est pas sérieux. (il doit pas avoir la télé celui-là, ça fait deux jours que je vois la tronche de Salvini à toutes les infos qui annoncent que je vis dans un pays fasciste populiste, la trouille totale, l'orée du totalitarisme.) Il flanque son papelard dans sa boite. - Disons surtout qu'on y sait que le cirque grotesque dans lequel vous vous complaisez ici avec autant de sévérité ne sert à rien. - Vous verrez quand il y aura un attentat ! Ah voilà, l'attentat ! Formule gri-gri magique justifiant manifestement toute cette comédie à ses yeux. Je ferme la valise et me contente de lui sourire. Vaut mieux après tout que ce pauvre gars n'aie pas trop conscience de l'inutilité de ce qu'il fait quotidiennement.
Porte 51. Je m'adonne à des exercices respiratoires. Pense à des choses agréables. Et si j'allais manger avec une amie à Bordeaux ? L'oreille capte soudain ma chantante langue familière qui retentit dans le hall, le vol pour Milan en porte 55 est complet et les passagers sont priés de laisser leur valise pour un transport en soute. Porte 55 ?
Porte 55 à 60 c'est les vols extra nationaux, ce monde hostile qui entoure les Gaulois et pour lequel il faut forcément présenter patte blanche, y compris en sortie, au cas où vous auriez commis quelques méfaits pendant votre séjour.
Y a pas foule et le policier pianote sur son smartphone. Sans doute, vu le vent qui souffle dans l'hexagone, demande-t-il à sa douce si elle va le dénoncer pour harcèlement sexuel s'il a l'audace de lui poser le petit doigt sur la cuisse. Pfff ça dure... il doit lui demander de lui signer une autorisation écrite... je reprends ma carte d'identité et me dirige vers une file voisine. - Madame, venez ici ! Madame !!! Ah... Monsieur a fini, ou a été envoyé paitre.
La foule des passagers embarque. Ils semblent innombrables.
L'un d'entre eux n'avait pas sa carte d'identité. Je monte dans le vol pour Milan.
Trois semaines d'été dans les Dolomites et en Slovénie (+ Bonus Venise) English translation pending
Bonjour à tous,
Rentrée depuis quelques semaines, je m’attelle à la rédaction d’un petit carnet sur un road trip de 3 semaines dans les Dolomites et en Slovénie au mois d’août 2018.
Au programme, des spritz, quelques plongeons, mais surtout beaucoup de marche dans des paysages spectaculaires.
Nous voyagions à deux (couple de trentenaires) avec une voiture louée à l’aéroport de Venise.
Nous avons réservé nos vols et tous nos logements (hôtels et B&B) en juillet, un peu moins d’un mois avant le départ. C’est faisable mais trop tard : nous avons payé nos A/R Paris-Venise assez cher et nous dormions parfois un peu loin du point de départ des randonnées.
Notre itinéraire :
Jour 1 : Arrivée à Venise –> Nuit Trente Jour 2 : Dolomites de Brenta –> Nuit Trente Jour 3 : Trente -> Lago Di Tovel –> Nuit Chiusa Jour 4 : Seceda / Puez-Odle –> Nuit Chiusa Jour 5 : Adolf Munkel Trail –> Santa Maddalena -> Nuit Bolzano Jour 6 : Bolzano –> Spa Miramonti -> Merano -> Nuit Bolzano Jour 7 : Route des Dolomites -> Lago di Carezza -> Nuit Arabba Jour 8 : Cinque Torri et Nuvolau -> Nuit Arabba Jour 9 : Alpe di Fanes -> Nuit Arabba Jour 10 : Lago di Sorapis -> Cortina d'Ampezzo -> Nuit Villabassa Jour 11 : Bressanone -> Route des vins du Sud-Tyrol -> Nuit Villabassa Jour 12 : Lago di Braies -> Tre Cime di Lavaredo -> Nuit Kranjska Gora Jour 13 : Parc national du Triglav -> Nuit Kranjska Gora Jour 14 : Vallée de la Soca -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 15 : Lac de Bohinj -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 16 : Gorges de Vintgar -> Lac de Bled -> Radovljika -> Nuit Logarska Dolina Jour 17 : Logarska Dolina -> Nuit Logarska Dolina Jour 18 : Velika Planina -> Nuit Ljubljana Jour 19 : Ljubljana -> Nuit Ljubljana Jour 20 : Retour voiture Venise -> Torcello -> Burano -> Nuit Burano Jour 21 : Venise -> Nuit Burano Jour 22 : Murano -> Vol aéroport Venise
Cela faisait plusieurs années que les paysages des Dolomites nous faisaient rêver mais nous avons tendance à partir un peu plus loin l’été, pour optimiser nos 3 semaines.
Cette année, nous penchions pour l’Ouest canadien, mais nous nous y sommes pris trop tard. Nous avons donc opté (sans regret) pour les Dolomites, en décidant d’y ajouter la Slovénie et quelques jours à Venise (que nous connaissions déjà).
Pour planifier nos randonnées, nous avons principalement eu recours au site 10Hikes.com et au Guide « Shorter Walks in the Dolomites » (Editions Cicerone).
Je précise que j’adore marcher mais que je suis loin d’être une grande sportive : je galère un peu en montée et j’ai un genou fragile. Nous avons donc visé des randonnées abordables en termes de dénivelé.
A bientôt pour le récit jour par jour !

Rentrée depuis quelques semaines, je m’attelle à la rédaction d’un petit carnet sur un road trip de 3 semaines dans les Dolomites et en Slovénie au mois d’août 2018.
Au programme, des spritz, quelques plongeons, mais surtout beaucoup de marche dans des paysages spectaculaires.
Nous voyagions à deux (couple de trentenaires) avec une voiture louée à l’aéroport de Venise.
Nous avons réservé nos vols et tous nos logements (hôtels et B&B) en juillet, un peu moins d’un mois avant le départ. C’est faisable mais trop tard : nous avons payé nos A/R Paris-Venise assez cher et nous dormions parfois un peu loin du point de départ des randonnées.
Notre itinéraire :
Jour 1 : Arrivée à Venise –> Nuit Trente Jour 2 : Dolomites de Brenta –> Nuit Trente Jour 3 : Trente -> Lago Di Tovel –> Nuit Chiusa Jour 4 : Seceda / Puez-Odle –> Nuit Chiusa Jour 5 : Adolf Munkel Trail –> Santa Maddalena -> Nuit Bolzano Jour 6 : Bolzano –> Spa Miramonti -> Merano -> Nuit Bolzano Jour 7 : Route des Dolomites -> Lago di Carezza -> Nuit Arabba Jour 8 : Cinque Torri et Nuvolau -> Nuit Arabba Jour 9 : Alpe di Fanes -> Nuit Arabba Jour 10 : Lago di Sorapis -> Cortina d'Ampezzo -> Nuit Villabassa Jour 11 : Bressanone -> Route des vins du Sud-Tyrol -> Nuit Villabassa Jour 12 : Lago di Braies -> Tre Cime di Lavaredo -> Nuit Kranjska Gora Jour 13 : Parc national du Triglav -> Nuit Kranjska Gora Jour 14 : Vallée de la Soca -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 15 : Lac de Bohinj -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 16 : Gorges de Vintgar -> Lac de Bled -> Radovljika -> Nuit Logarska Dolina Jour 17 : Logarska Dolina -> Nuit Logarska Dolina Jour 18 : Velika Planina -> Nuit Ljubljana Jour 19 : Ljubljana -> Nuit Ljubljana Jour 20 : Retour voiture Venise -> Torcello -> Burano -> Nuit Burano Jour 21 : Venise -> Nuit Burano Jour 22 : Murano -> Vol aéroport Venise
Cela faisait plusieurs années que les paysages des Dolomites nous faisaient rêver mais nous avons tendance à partir un peu plus loin l’été, pour optimiser nos 3 semaines.
Cette année, nous penchions pour l’Ouest canadien, mais nous nous y sommes pris trop tard. Nous avons donc opté (sans regret) pour les Dolomites, en décidant d’y ajouter la Slovénie et quelques jours à Venise (que nous connaissions déjà).
Pour planifier nos randonnées, nous avons principalement eu recours au site 10Hikes.com et au Guide « Shorter Walks in the Dolomites » (Editions Cicerone).
Je précise que j’adore marcher mais que je suis loin d’être une grande sportive : je galère un peu en montée et j’ai un genou fragile. Nous avons donc visé des randonnées abordables en termes de dénivelé.
A bientôt pour le récit jour par jour !

Itinéraire d'une semaine au Guatemala English translation pending
Nous partons à 3, pour 1 semaine au Guatemala. Arrivée et départ de l'aéroport de Guatemala city. 1er et court séjour dans ce pays et évidemment nous aimerions en voir le plus possible. Quelqu'un peut m'aider à faire un itinéraire ?
Merci
Trois semaines Singapour et Malaisie English translation pending
Bonjour à toutes et à tous. Peut être m'avez-vous déjà lu dans de précédents carnets, je vais essayer de vous raconter ce que nous avons vu, entendu, ressenti durant ce voyage. Maladroitement, ce récit ne représentera que peu ce que nous avons vécu. Les mots glissent et s'échappent avec les souvenirs non piégés par les photos, mais une bonne partie sera là.
Nous voyageons comme les années précédents, en famille. Romane, notre fille (qui nous sert maintenant d'interprète en anglais), ma femme Magali et moi, Thomas. Depuis cet hiver nous préparons ce voyage. Petit à petit. Magali est très forte pour trouver les lieux des étapes et les choses à voir autour. Les quelques jours avant le départ, nous avons fait nos sacs. Pas trop chargés pour l'aller, s'il nous manque des choses nous pourrons les acheter sur place, mais l’essentiel tout de même.
Pour le reste, je vous laisse lire.
Nous voyageons comme les années précédents, en famille. Romane, notre fille (qui nous sert maintenant d'interprète en anglais), ma femme Magali et moi, Thomas. Depuis cet hiver nous préparons ce voyage. Petit à petit. Magali est très forte pour trouver les lieux des étapes et les choses à voir autour. Les quelques jours avant le départ, nous avons fait nos sacs. Pas trop chargés pour l'aller, s'il nous manque des choses nous pourrons les acheter sur place, mais l’essentiel tout de même.
Pour le reste, je vous laisse lire.
Magique Jérusalem English translation pending
J’ai scindé mon séjour deux parties pour ne pas décourager certains
Arrivée à Jérusalem
Nous arrivons tôt , très tôt , ce mardi 24 octobre à l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv ...
Cinq heures et des poussières , le temps de récupérer nos bagages , nous nous installons pour prendre un café avant de trouver un taxi collectif , direction la ville sainte ... Nous ne sommes attendues que vers 13 h mais nous décidons de nous y rendre plus tôt que prévu ..on verra bien à l’arrivée ... Déjà , dehors le ciel est bleu et la vue sur le désert et les palmiers bordant l’aéroport , nous enchante ...Enfin !!!!nous sommes arrivées dans ce petit pays chargé d’histoire au bord de la Méditerranée.....bientôt la capitale de toutes les religions ...celle qui fait rêver malgré tout ce que l’on peut raconter dans les journaux ..nous allons enfin pouvoir juger par nous mêmes ... Le Shuttle nous embarque et nous laisse un peu trop loin de l’hôtel pour nous y rendre à pied ...nous devons prendre un autre taxi ....
Notre hôtel , Addar hôtel , ancien hôtel de luxe réservé aux diplomates d’après ce que j’ai pu lire ... Kitsch à souhait , l’hôtel a été rénové en 2009 ...
Il se trouve dans Jérusalem Est quartier musulman de la ville , à un peu plus d’un Kilomètre de la plus belle porte de la vieille ville , la porte de Damas donnant elle même au coeur du quartier musulman ... Accueil très agréable ..il est huit heures et nous avons la chance de pouvoir bénéficier immédiatement d’une chambre au rez de chaussée dont la baie vitrée s’ouvre sur la terrasse et le jardin ...
nous la garderons donc pendant tout le séjour même si mon lit semble être un lit pour enfant !!!!
Un petit somme et nous partons de pied ferme à la découverte de cette ville tellement mystérieuse, fascinante , chargée de l’histoire du christ pour nous chrétiens et dans laquelle les différentes religions cohabitent plus ou moins aisément selon les époques et les dires .....
Le quartier est calme ...nous passons devant une église anglicane , st George ´s cathedral en retrait dans une grande cour sur le côté de laquelle se trouve une guest’house d’un abord très accueillant...
Sur la droite , on peut apercevoir une tour dédiée à Édouard VII . Elle est le siège de deux paroisses , une anglophone et une , arabophone. Notre visite commence ..l’église est sobre , sur le côté , une chapelle , « la chapelle St Michel et de tous les anges « me rappelle que mes parents y sont reliés pour l’éternité ( Georges et Micheline ) et de plus .... protégés par les Anges !!!!! Des fonds baptismaux en marbre dans lesquels un homme peut y descendre et s’y tremper ...offerts par la reine Victoria .
Elle conserve les armoiries royales provenant de la résidence du gouverneur de Palestine. Dans un recoin , une niche où sont suspendues des grues multicolores en papier, symbole de la paix sur terre , enfilées sur des cordelettes et alignées les unes à côté des autres à la façon des rideaux de perles du midi .... L’origine de ce symbole se trouve au Japon à Hiroshima ...une petite fille irradiée à l’âge de deux ans , Sadako Sasaki a développé une leucémie dix ans plus tard ...pendant ses longs mois d’hospitalisation, elle occupait son temps à faire des grues en papier , oiseau symbole de longévité et de prospérité ..... la légende veut que 1000 grues en papier exaucent un vœu ...à sa mort elle en avait fait 644 , qui l’ont accompagné dans son cercueil et depuis , cet origami est devenu symbole de paix pour les enfants victimes de la bombe ...tous les enfants des écoles japonaise et maintenant du monde entier en font. Elles sont envoyées à Hiroshima au pied de la statue de Sadako et l’excédent , dans un temple bouddhiste Daisho-in de l’ile de Miyajima . Une fois par an , des sacs entiers y sont brûlés en présence de moines récitant des prières , devant un mémorial dédié aux enfants d’Hiroshima . Étonnant de revoir ces oiseaux à des milliers de km du parc de la paix d’Hiroshima et du temple de Miyanima où j’ai eu l’opportunité d’assister à la cérémonie .
Nous arrivons à la porte de Damas ... une splendeur ...la plus belle , à mon goût , de toutes les portes de Jérusalem ...en arabe c’est la porte de la colonne car c’est là que se trouvait érigée la colonne de l’empereur Hadrien.... C’est un passage dans les fortifications qui s’ouvre dans la vieille ville entre le quartier musulman à gauche cad au nord- est et le quartier chrétien au nord - Ouest . La vieille ville étant divisée en quatre quartiers , les quartiers juif au sud - est et arménien au sud - Ouest , la complète. C’est le centre historique , protégé par les remparts .
Une rue pentue El -Wad Rd avec des marches descend entre les étals de fruits et de légumes et serpente à travers le souk arabe Khan es-Zeit pour aboutir au check- point du mur des lamentations .Rapidement , une bifurcation à droite traversant le souk chrétien . Une bifurcation à gauche , c’est la Via Dolorosa au bout de laquelle débute le chemin de croix du christ . A l’embranchement, une église arménienne où nous nous arrêtons dans la cour au calme pour déguster un falafel , le premier d’une longue série !!!! arrose d’une bonne bière ....plus rare .....
Nous descendons la via Dolorosa puis la lion’s gate road jusqu’à la porte des Lions car c’est dans le quartier musulman que commence le chemin de croix de la tradition chrétienne . Sur la gauche , l’église St Anne des pères blancs , grec - catholique , belle basilique , une des mieux conservée de la période des croisés , construite en 1130 sur les ruines d’une église byzantine er épargnée par Soliman le Magnifique : à cause de son acoustique exceptionnelle , il l’avait transformé en école coranique .
Sa crypte serait le lieu de naissance de Marie. A l’intérieur un beau jardin fleuri et ombragé où il fait bon se reposer
La porte des Lions porte ce nom car sur les côtés sont sculptés des lions en bas relief .
Pour les chrétiens elle était la porte de St Étienne car ils croyaient qu’il y avait été lapidé et pour les arabes , la porte de la Vierge Marie , au regard de la proximité de la demeure de ses parents . C’est par cette porte qu’entrèrent les troupes israéliennes le 7 juin 1967 . De là, un point de vue splendide sur le mont des oliviers et l’immense cimetière juif .
Nous avons trouvé un guide qui nous a expliqué comment longer la muraille Est , au milieu de laquelle se trouve la plus ancienne ouverture pratiquée dans les remparts , la Porte Dorée ( golden gate) ou porte de la Miséricorde ou porte de la Vie Éternelle et fermée depuis 1541 sur les ordres de Solinan le magnifique car selon la tradition juive , c’est par ici qu’entrera le Messie . Dans la tradition chrétienne , ce serait par cette porte que Jésus serait passé le dimanche des Rameaux . Le long de cette muraille s’étend le cimetière musulman. En face , le mont des oliviers , haut lieu de la chrétienté et où se situe le plus grand cimetière juif du monde , faisant face au mont Sion sur lequel est bâtie une partie de Jérusalem ( noyau originel et le plus ancien de la ville ) , les deux étant séparés par la vallée du Cedron . Au milieu de la verdure , on peut apercevoir l’église de Toutes les Nations ou Basilique de l’Agonie et l’église russe orthodoxe de Marie Madeleine .
Nous décidons de rentrer dans Jérusalem par la porte des Lions et de suivre la via Dolorosa et son chemin de croix . Elle traverse le quartier musulman le long du mont du temple et aboutit à l’église du St sépulcre située dans le quartier chrétien. En remontant à droite, une petite grotte « la prison de Jésus Christ « .
Ce serait le chemin qu’aurait emprunté le Christ avec sa croix avant sa crucifixion . Il est fréquent de rencontrer des groupes de chrétiens refaisant le chemin , s’arrêtant aux stations , chantant et portant une volumineuse croix . Ce que l’on peut voir en France le jour du vendredi saint . Il comprend quatorze stations
Un Il démarre à La Chapelle de la Flagellation où Jésus fut interrogé par Ponce Pilate , fouetté et condamné à mort .
Deux Dans l’église franciscaine de la Condamnation , il est chargé de sa croix .
Trois Au croisement avec la Al-Wad road , une petite chapelle où il tombe pour la première fois
Quatre Gravée sur le portail de l’église Arménienne , il rencontre Marie , sa mère . La crypte est un lieu de recueillement.
Cinq Simon de Cyrène aide Jesus à porter sa croix .
Six Ste Véronique essuie le visage de Jesus . Ici la porte de la maison de Véronique.
Sept Il tombe pour le deuxième fois . Au croisement du souk arabe .
Huit Une petite croix sur le couvent des Johannites rappelle qu’il console les femmes . Neuf Il tombe pour la troisième fois , à proximité du monastère de l’église copte éthiopienne .
Dix à quatorze A l’intérieur de l’église du St Sépulcre donc , au vu de la foule , difficilement accessible sauf les deux dernières . Nous allons donc terminer cette journée en beauté !!! L’église du saint sépulcre , l’aboutissement pour tous les chrétiens, le centre du christianisme... Église bâtie sur le lieu présumé de son tombeau et de sa crucifixion. Première basilique construite en 326 sur l’orde de Constantin , à l’endroit d’un sanctuaire romain , Incendiée par les Perses en 614 , endommagée par un tremblement de terre en 808 , démolie en 1009 par le calife fatimide El- Hakem , reconstruite en partie en 1048 par l’empereur byzantin Constantin Monomaque puis par les croisés au XIIeme siècle . Elle est immense et ressemble à un labyrinthe . Nous ne verrons pas tout le premier jour , tellement la foule est dense .....une certaine ferveur se dégage mais est parasitée par la curiosité touristique immanquable....Il est difficile de se recueillir et on en sort agacé par le non respect de beaucoup qui confonde monument et lieu de culte . Dans l’atrium de la basilique, on trouve la pierre de l’onction ou pierre de l’embaumement où selon la tradition chrétienne , le corps de Jésus fut lavé et enveloppé dans le saint suaire par Joseph d’Arimarhie et Nicodème avant la mise au tombeau . Elle est vénérée par de nombreux fidèles en particulier les orthodoxes qui se couchent et l’embrassent avec dévotion . Au dessus une rangée de lampes et en face sur la cloison , une mosaïque illustrant l’épisode. C’est la 13 eme station .
En avançant vers l’ouest, on arrive à la Rotonde ou Anastasis, le monument circulaire coiffé d’une coupole, au centre duquel se dresse la chapelle avec le tombeau du Seigneur. C’est ici la dernière station .
Nous rentrons épuisée non sans avoir dégusté un falafel dans le restaurant musulman face à l’église arménienne ...le falafel est bon mais à l’eau ...chez les musulmans pas de bière ..... Cette première journée a été riche , dense , surprenante ... En remontant la via Dolorosa , on lève la tête et on peut voir et les croix des églises et des croissants des mosquées et les drapeaux israéliens frappés de la croix de David ...c’est étonnant cette mosaïque de religions qui s’imbriquent sans heurt ....même les groupes de soldats à la porte de Damas ou près de l’église arménienne , ne nous paraissent pas vindicatifs ... Malheureusement cela risque de ne pas durer et nous apprécions d’avoir choisi le bon moment pour décider notre visite .
2ème jour mercredi 25 octobre Nous nous levons tôt car le programme est chargé !!!!après un petit déjeuner oriental c’est à dire avec de l’houmous , ( c’est ça ou rien !!!!) nous décidons de visiter le célèbre Mont des Oliviers ( 808 mètres ) .Renseignement pris , nous prenons un bus dont l’arrêt se trouve vers la porte de Damas , pour le pittoresque !!!!et au lieu de le monter nous le descendrons . Le bus 275 s’élance dans la montée après avoir traversé la vallée du Cédron et nous le voyons petit à petit s’éloigner de notre but ..nous descendons à une distance qui nous paraît acceptable et rejoignons à pied le sommet tant désiré . Nous atteignons l’église de l’Ascension devenue une mosquée ...
Bâtie à l’endroit où Jésus serait monté au paradis , elle date de l’époque byzantine et a été reconstruite par les croisés au XII e . Elle fut convertie en mosquée durant l’époque ottomane et pour ce faire on a rajouté un minaret .A l’intérieur, on peut distinguer la trace d’un pas de Jésus avant de monter au paradis . Après un moment de recueillement, nous entamons notre descente ....en admirant le somptueux panorama qui s’offre à nous .... Nous atteignons l’église du Notre Père ou Pater Noster ou Eleona. Elle fut construite une première fois par Hélène , mère de Constantin en 334 ( on peut y voir des mosaïques byzantines ) ( église des Disciples ) puis incendiée par les perses en 614 puis rasée par les musulmans en 638 , relevée de ses ruines par des bénédictins puis à nouveau rasée en 1009 , en partie reconstruite par les croisés en 1106 puis enfin totalement reconstruite en 1152 par l’évêque de Viborg . Elle est située sur le troisième emplacement mystique du christianisme (après Bethlehem et le St sépulcre ) , à l’endroit où Jésus a enseigné la prière Notre père « à ses disciples . C’est la crypte ou grotte du Credo . Elle fut retrouvée par la princesse de la tour d’Auvergne en 1868. Dont on peut y voir le gisant ... Elle y fonda un couvent de carmélites contemplatives , le Carmel du Pater en 1872 . Deux ans plus tard , elle donna une partie du terrain aux pères blancs et offrit le monastère à la France . C’est un des quatre territoires français de Jérusalem . On peut lire sur les murs du cloître le « Notre Père « en plus de 170 langues et dialectes offrit le monastère à la France . C’est un des quatre territoires français de Jérusalem . On peut lire sur les murs du cloître le « Notre Père « en plus de 170 langues et dialectes . D’autant plus impressionnant et émouvant quand on connaît l’histoire de ce lieu . Nous continuons notre descente et arrivons à une grotte funéraire rupestre , appartenant à l’église orthodoxe russe , où seraient enterrés les prophètes Zacharie , Aggée et Malachie . Le chemin à pic dégage une vue panoramique sur le cimetière juif qui doit sa blancheur à ses 150 000 tombes et le mont du temple . Le dôme du Rocher se découvre dans sa splendeur dorée et semble nous dire « alors , pour quand votre visite ? » Plus bas sur la droite , l’église de Dominus Flevit construite en 1956 et dont la forme évoquerait une larme de Jésus. Puis nous passons devant l’église russe , couvent de Marie Madeleine , fermée mais dont nous avions pu admirer ses magnifiques dômes dorés en forme de bulbes d’oignons , quand nous étions à la porte des Lions . Enfin nous découvrons l’église de toutes les Nations . Nous entrons dans le jardin de Gethsemani et longeons la partie droite de la basilique où des pèlerins se recueillent et se couchent sur une pierre devant la représentation de Jésus en train de prier , avec une ferveur religieuse proche de l’exaltation que nous aurons l’occasion de revoir à plusieurs reprises notamment lors des chemins de croix de la voie Dolorosa ou au St Sépulcre . La basilique Gethsemani a été construite en 1924 et doit son nom aux nombreuses nations qui ont financé sa construction . A l’origine , une église byzantine bâtie en 380 et détruite par un tremblement de terre , sur les ruines de laquelle les croisés reconstruisent en 1200 une église détruite elle aussi ....le sort de nombreux édifices religieux dans de nombreux pays et à toutes les époques ..... Elle renferme le Rocher auprès duquel Jésus pria la veille de son arrestation ... dans le jardin , huit oliviers datant de l’époque du Christ , y sont conservés religieusement.... Sur le fronton extérieur soutenu par quatre colonnes corinthiennes , une mosaïque moderne très colorée représente Jésus Christ entre Dieu et les hommes . A l’intérieur une nef et deux bas côtés séparés par de minces colonnes ...les plafonds sont bleu foncé , ornés de dorures et on peut voir les blasons des pays donateurs . De nombreuses scènes de la vie du Christ sont représentées.. Les vitraux ornés de croix violette conservent une pénombre propice au recueillement des chrétiens des différentes confessions .... Devant l’autel , la pierre où le christ a prié et où les fidèles viennent s’agenouiller et l’embrasser... L’architecte de cette basilique , à l’allure nettement byzantine , est italien , Antonio Barluzzi . Elle est gérée et entretenue par la Custodie franciscaine de Terre Sainte . Affamées et pressées de regagner la vieille ville , nous ratons le tombeau de la Vierge Marie ...nous reviendrons .... Nous hélons un taxi pour regagner la porte des Lions afin de déjeuner à l’ombre et au calme de l’église arménienne où une bonne bière et un falafel nous redonnerons les forces nécessaires pour notre visite de l’après midi , le mur des lamentations ..... Le mur des lamentations ou mur occidental ( western wall ) , Hakotel en hébreu , environ une centaine de mètres de long est le reste de la muraille occidentale du deuxième temple construit par Hérode et détruit en 70 par Titus et ses troupes . Les fondations de la partie occidentale du temple se trouve aujourd’hui sous le Dôme du Rocher , lieu saint musulman par excellence . A l’origine il mesurait 500 m pour une hauteur de 60 m dont 20 m sont enfouis dans le sol et la partie supérieure détruite . Au bout de El Wad road , le contrôle passé, nous arrivons face au mur . Pendant la période ottomane , les juifs venaient pleurer la destruction du temple et l’exil du peuple juif . Maintenant , bien que le mur ait gardé ce nom , les gens viennent y prier à toutes heures du jour et de la nuit . Selon la tradition biblique le temple ne pourra être reconstruit qu’après la venue du messie . Des plans sont en attente dans les milieux juifs extrémistes mais la construction de ce troisième temple nécessiterait la destruction du Dôme du Rocher !!!!!!! Impensable !!!!! C’est le lieu le plus sacré pour les Juifs du monde entier . Lors de l’occupation jordanienne , de 1948 à 1967 , l’accès du mur leur était interdite ... A gauche , les hommes , à droite , les femmes ....je me suis fait vertement tancé pour avoir oser me diriger sur la gauche !!! Là aussi , beaucoup de ferveur ...côté femmes , des chaises où elles s’assoient , prient et discutent ...en s’approchant , on peut voir dans les interstices, de nombreux petits papiers blancs pliés ...où les croyants inscrivent des prières ou des vœux qui seront ainsi plus vite réalisés . Nous avons évidemment sacrifié à la tradition en inscrivant notre souhait le plus cher et en le calant dans un espace encore libre ... Que deviennent ils ? Deux fois par an ils sont ramassés sous la protection du grand Rabbin et enterrés dans le cimetière juif du Mont des Oliviers . Les lundi et jeudi matin , on peut assister à des communions juives ou bar mitzvah , et le vendredi soir , au début du shabbat, on peut voir converger vers le mur , les religieux dans leur tenues traditionnelles . Après le mur, une visite dans le quartier juif s’impose ....contrairement au quartier musulman sombre et animé , tout est calme , propre et blanc car , rasé en 1948 , il a été reconstruit en 1967 . Nous visitons la plus grande synagogues de Jérusalem , Hurva . Haut lieu du culte juif en Palestine , elle a été détruite par les jordaniens en 1948 , reconstruite sur le modèle exact de l’ancienne et réouverte en 2010 après sept années de travaux et quelques 15 millions d’euros !!!! Après avoir réglé un droit d’entrée, un ascenseur nous conduit à la terrasse où un escalier en fer nous amène au sommet ...Magique ...devant nous , les toits de la ville , nos premiers toits , s’étendent à perte de vue ...l’appel à la prière de la mosquée voisine résonne en même temps que sonnent les cloches de l’église la plus proche ...quelle émotion ....à cet instant je suis au cœur des trois religions monothéistes et cela sans ressentir la moindre tension ..... Nous redescendons pour nous assoir dans une salle dominant la grande salle de 24 mètre de hauteur.....elle est éclairée par douze fenêtres placées à la base de la coupole ..... Impressionnant ... Des lustres descendent du plafond ..au milieu du mur oriental , l’armoire , le Aron Hakodech où sont gardés les textes sacrés . De chaque côté , des gravures sur bois , des dorures , des inscriptions et à droite le pupitre du Hazan . De jeunes garçons étudient et discutent . Un endroit serein .... En sortant nous nous perdons dans le quartier juif . Des fouilles de l’époque romaine sont à découvert et nous pénétrons au cœur du quartier commerçant juif par le Cardio , ancienne voie romaine puis byzantine nord sud en partie souterraine et qui se continue jusqu’à la porte de Damas dans le quartier musulman, en longeant sur la gauche le quartier arménien puis le quartier chrétien . Nous passons sur « jewish quarter road « et en levant la tête ...un minaret et son croissant ... Quelques emplettes dans les boutiques plutôt luxueuses du Cardo , nous remontons jusqu’à la porte de Damas , traversant les souks du quartier chrétien jusqu’à l’embranchement de El Wad rd . Je décide de longer les remparts à l’extérieur jusqu’à la porte de Jaffa , ouvrant sur le quartier ouest juif de Jérusalem...moins belle , elle offre néanmoins une jolie vue sur le sud et sud ouest de la ville et ses clochers arméniens et se trouve au milieu d’un quartier reconstruit et plus aéré .. Nous dînons dans un bar repéré sur Nablus Road...des fauteuils en cuir autour de tables basses , un houmous délicieux , voilà une journée bien remplie .... Demain départ pour Massada ....
3ème jour 26 octobre Massada La veille , nous avions décidé de passer la journée à Massada ... Impossible de venir dans ce pays sans aller voir le symbole de l’héroïsme et de la résistance du peuple juif . Nous voilà embarquées dans un car en compagnie d’une majorité d’anglophones , d’un couple d’allemands et de sud américaines . Il faudra vraiment que j’améliore mon anglais pour saisir toutes les explications des guides....
Massada est située dans le désert de Judée sur une colline de granit isolée de la falaise à une vingtaine de km au sud de l’oasis Ein Gedi , lui même à une heure de Jérusalem . Massada est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2001 et est devenue un lieu de pèlerinage pour les israéliens . La partie orientale domine la mer morte de ses 450 m de hauteur tandis que la partie occidentale surplombe la plaine d’une centaine de mètres . On y accède côté occidental , soit à l’aide d’un téléphérique , soit par un sentier serpentant à flanc de falaise , le Snake path , qu’il vaut mieux éviter aux heures les plus chaudes ...ou du côté oriental par la rampe des romains , plus court . La forteresse se trouve sur un plateau triangulaire de 600 m par 300 m . Elle était cernée de remparts de plus de 5 mètres de haut et quatre mètres de large , flanquée de trente sept tours de vingt deux mètres de haut chacune . Au départ c’était une simple forteresse , puis elle a été améliorée en vu d’éventuelles soulèvements intérieurs ou de possibles invasions égyptiennes . Le palais se situe du côté ouest .Il a été construit entre 37 et 15 avant J C par Hérode le grand roi de Judée . Les renseignements sont donnés par un historien de l’époque , Flavius Josèphe . Sur le côté ouest , le palais lui-même sur trois niveaux , aussi flanqué de quatre tours .. Dans les appartements , des restes de mosaïque colorée , des sols pavés , des pierres de cristal laissant passer la lumière ... On peut voir aussi des bains romains , des citernes de réserve d’eau . Le palais possédait même une piscine .. Des portiques , des colonnes monolithiques..... Et aussi des entrepôts , des casernes , une armurerie ... Au centre , une église byzantine avec des restes de mosaïque colorée.... Et une synagogue toujours fréquentée de nos jours ... Impressionnante construction organisée pour que la vie soit possible malgré l’environnement à risques ... Tout autour , le long des murs , on distingue un trait noir sinueux séparant la partie authentique des rajouts faits pour donner une idée plus précise de ce qu’était cette forteresse .
Massada , une forteresse symbole d’héroïsme et de sacrifice du peuple juif ...
De quelle façon? Jusqu’à il y a encore une dizaine d’années , les unités d’élite de l’armée israélienne Tsahal , les tankistes , prêtaient serment à Massada en prononçant ces mots « plus jamais Massada ne tombera «
Pourquoi ? Après la mort d’Hérode , la forteresse était occupée par une garnison romaine .Elle fut reprise par des zélotes (juifs pieux ) en 66 lors de la révolte des juifs contre les romains qui l’occupèrent jusqu’en 70 , date de la chute de Jérusalem et victoire des romains . Massada seule continua à résister et les romains mirent plus d’une année à la reprendre après avoir construit une rampe d’assaut sur le côté occidental . Quand ils parvinrent au sommet , telle ne fut pas leur surprise de ne trouver que des cadavres . Les occupants s’était tous suicidés ou ....avait été suicidés ? Mais selon Flavius Josèphe , ces zélotes étaient des sicaires , extrémistes , qui vivaient du massacre et du pillage des populations voisines ... Pas très glorieux ....un peu comme les américains et la version édulcorée du Thank giving !!!
En partant , nous avions le choix entre la visite de la réserve nationale de Ein Gedi « ou un arrêt « bain dans la mer morte « . Nous n’étions que deux à préférer le parc naturel ...nous avons donc suivi le groupe , un peu à contre cœur . J’avais eu l’occasion de m’y baigner en Jordanie et un côté ou l’autre ne devait changer grand chose ... Pas du tout , le côté jordanien était mieux organisé et plus accessible que la côte israélienne ...une marche jusqu’au lointain bord de mer , quelques photos et un transat pour attendre la fin du bain de nos compagnons de voyage . Quelques palmiers , le soleil couchant colorant de rose les montagnes environnantes , tout cela était plutôt agréable à regarder ....
De retour à Jérusalem , embouteillages aidant , le car nous a déposé près d’un arrêt de tram et avec l’aide de touristes débrouillés et connaisseurs , nous avons regagné notre hôtel en nous repérant à l’aide de la lumière verte du minaret de la mosquée voisine .. Accompagnées des deux sud -américaines nous vantant l’excellence de leur guest house de la cathédrale st Georges , nous avons regagné notre hôtel ravie de notre journée .
4 eme jour 27 octobre En sortant de notre notre hôtel et en marchand sur Nablus road en direction de la porte de Damas , il est un lieu calme et paisible où il fait bon déambuler au milieu d’un jardin à l’anglaise et ses diverses terrasses . C’est le jardin de la tombe ou « garden tomb » , aujourd’hui propriété de la « garden tomb association « qui l’entretient et gère la boutique de souvenirs attenante . De ce lieu , l’interprétation est différente selon les églises .... Pour les protestants, c’est la tombe du jardin de Joseph d’Arimarhie où , selon les Evangiles , il aurait mis Jésus après sa crucifixion avant qu’il ne ressuscite deux jours plus tard .. Du jardin on peut voir la « falaise du crâne « qui , pour certains serait le lieu de crucifixion et non le Golgotha , donc la signification est « lieu du crâne « Falaise du crâne , lieu du crâne pour le Golgotha, il est toujours question de « crâne « d’où la difficulté des interprétations.... En effet selon les textes , on peut interpréter différemment l’endroit de la crucifixion ...pour certains ce serait le Rocher maintenant à l’intérieur du St Sépulcre mais alors comment trois croix pouvaient y tenir côte à côte , pour d’autres et en particulier l’évangile selon St jean , ce serait un endroit « proche de la ville donc vraisemblablement à l’extérieur , donc pourquoi pas la falaise .... Le St Sépulcre aux catholiques, le jardin de Joseph aux protestants...si l’origine de leurs différents n’était qu’une question de lieu , ce serait un moindre mal ... En attendant les deux camps s’affrontent à coup d’articles plus théologiques que scientifiques, dans des revues spécialisées.... Dans le jardin proprement dit , sur la gauche , une grotte dans laquelle on peut voir , derrière une grille , une excavation en forme de tombe et une porte sur laquelle on peut lire ces mots « He is not here for he is risen «
Cet endroit serein est privilégié à Jérusalem car même si les touristes le visitent en masse , les gens y restent respectueux et silencieux et c’est cette sérénité reposante qui d’abord surprend puis enchante ensuite .... Nous continuons notre route et contournons les remparts sur la droite afin de pénétrer dans Jérusalem par la porte de Jaffa , entrée principale de la partie ouest de la ville De là nous arrivons à l’intersection du quartier chrétien à gauche et du quartier arménien à droite . Nous passons devant la citadelle avec la tour de David , forteresse du XIIe s élevée sur l’emplacement des trois tours d’Herode . Bel édifice bien restauré , aujourd’hui il renferme le « Musée de l’histoire de Jérusalem « En longeant la rue descendante , nous entrons dans le quartier arménien . Datant de l’époque des croisés , c’est le plus petit des quatre quartiers , il représente un sixième de la superficie de la ville et 500 arméniens y vivent , essentiellement des séminaristes . C’est un quartier calme , clair , propre et résidentiel situé sur le site du couvent St jacques , où les commerces et édifices publics sont rares et discrets . De grandes portes à double battants s’ouvrent sur de vastes propriétés privées , interdites du public ..
Nous nous y promenons pendant un moment avant d’arriver à la cathédrale apostolique arménienne St jacques , but de notre visite . C’est la seule église à n’avoir jamais été détruite ni récupérée par d’autres religions . Elle se trouve dans l‘enceinte du monastère st Jacques qui occupe à lui tout seul , les deux tiers du quartier et est le siège du patriarcat arménien de Jérusalem . Elle est dédiée à st Jacques le juste , frère de Jésus et premier évêque de Jérusalem qui serait enterré sous l’autel et à Jacques le majeur , apôtre martyr , décapité par Hérode , dont la tête y serait conservée .....D’où son nom .... Elle date du XI e siècle , construite par les géorgiens puis restaurée au XII e par les arméniens . C’est la seule église à n’avoir jamais été détruite . La cathédrale n’ouvre que l’après midi aussi nous en profitons pour photographier l’extérieur ... La façade ne donne pas sur la rue mais il fait pénétrer sous un vaste porche et au fond d’un couloir , une ouverture donne sur la cour devant la cathédrale. Elle se mérite !!!! Une grille de fer forgé , ornée de la croix arménienne ferme l’entrée ...une porte en bois très sculptée , devant laquelle est enroulée une pièce de tissu épaisse et matelassée qui, lors de l’ouverture , sera déroulée et laissera passer les prêtres et les fidèles . Ainsi l’intérieur de l’église ne sera jamais visible ... La cour extérieure est à la fois sobre et merveilleusement décorée , les bâtiments sont en belles pierres , un portrait de la Vierge en céramique sur un mur , la croix arménienne sculptée sur un autre rappelant celle de la grille , diverses sculptures en terre cuite , tout n’est que beauté er sérénité et laisse augurer des richesses que nous découvrirons à l’intérieur . Nous repartons nous perdre dans les ruelles du quartier juif attenant où des bougainvilliers sur des placettes ou à des coins de rue , nous surprennent et nous ravissent , car inattendu.... pour arriver sur une place aérée derrière la synagogue Hurva où nous nous installons à une terrasse tenue par un parisien , tellement séduit par Jérusalem qu’il y est resté .... 15 h , nous sommes à la porte de la cathédrale ....pour assister à l’office journalier des séminaristes qui tolèrent les touristes à condition de conserver une tenue respectueuse. Une stèle , deux dates , 1895 , prémices du génocides , 1949 , convention de l’Onu contre le genocide L’intérieur ne nous déçoit pas ...les lampes à huile suspendues , les tapis d’orient colorés , les icônes , tout n’est que sculptures , dorures , gravures , des murs recouverts de faïence bleue et blanche du XVIII e siècle , des icônes au cadre d’argent martelé , la chaire en bois doré entièrement sculpté , un réduit très décoré fermé par une porte en argent ciselé ....sans doute l’endroit où est conservée la tête du saint décapité....
Tout n’est que luxe et beauté enveloppés par l’odeur de l’encens qui brûle en permanence ...autour , des sièges en bois où les fidèles assistent à l’office ...sans croiser les jambes !!!!! Nous repartons , émues d’avoir pu pénétrer dans le sanctuaire de ce peuple si durement éprouvé et cependant à la foi sans faille ...
Direction le mur des lamentations...nous sommes vendredi , jour de shabbat ..pas question en étant à Jérusalem de ne pas vivre ce moment de ferveur , de liesse et de tradition.. Une heure avant le coucher du soleil , le shofar ou corne retentit ..c’est le début du shabbat . On peut voir alors , à partir de toutes les portes , converger le long des rues , les religieux ou « hassidim « dans leur costume noir traditionnel , certains portent une toque en fourrure ou « schtreimel » originaire d’Europe centrale ...tous se dirigent , papillotes au vent , d’un pas décidé , vers le mur occidental ... La foule est compacte et très masculine. Tous les hommes doivent porter des kippas . Nous sommes parqués derrière les grillages , nous ne pouvons monter sur les chaises qui sont enlevées ...malgré tout j’ai réussi à prendre des photos et à filmer ce spectacle si particulier et inoubliable..... Tout devant contre le mur , les hassidim ou très religieux que l’on reconnaît de loin à leur toque ou leur feutre noir , à l’arrière , des tables sont dépliées , des manuscrits sont ouverts et des jeunes lisent , psalmodient ou chantent .... Et au milieu , c’est la surprise..!!!! Je m’attendais à un spectacle silencieux et un grand moment de prières et de recueillement généralisé ...eh bien pas du tout ...des chants , des danses , à la queue leu leu, ils font la farandole !! Certains montent sur les épaules de leur voisin , on peut même voir ce qui pourrait être un « chauffeur de salle « !!!! c’est la joie , le bonheur , la fête ... le spectacle est surprenant , fascinant mais aussi émouvant et ...dérangeant ... Mais bon quand on a déjà assister à un mariage juif ou une bar mitzva , ce n’est pas si différent ...ce sont des gens qui savent manifester leur joie ..... Heureuse et comblée par ma journée multi- confessionnelle , je remonte la El Wad road , au passage , je fais l’emplette de pâtisseries orientales et de fruits qui seront un en cas bien apprécié , avant de redescendre dîner chez notre copain arabe en face de l’église arménienne ...il sert un houmous succulent et je peux me connecter à Internet !!!;!
Arrivée à Jérusalem
Nous arrivons tôt , très tôt , ce mardi 24 octobre à l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv ...
Cinq heures et des poussières , le temps de récupérer nos bagages , nous nous installons pour prendre un café avant de trouver un taxi collectif , direction la ville sainte ... Nous ne sommes attendues que vers 13 h mais nous décidons de nous y rendre plus tôt que prévu ..on verra bien à l’arrivée ... Déjà , dehors le ciel est bleu et la vue sur le désert et les palmiers bordant l’aéroport , nous enchante ...Enfin !!!!nous sommes arrivées dans ce petit pays chargé d’histoire au bord de la Méditerranée.....bientôt la capitale de toutes les religions ...celle qui fait rêver malgré tout ce que l’on peut raconter dans les journaux ..nous allons enfin pouvoir juger par nous mêmes ... Le Shuttle nous embarque et nous laisse un peu trop loin de l’hôtel pour nous y rendre à pied ...nous devons prendre un autre taxi ....
Notre hôtel , Addar hôtel , ancien hôtel de luxe réservé aux diplomates d’après ce que j’ai pu lire ... Kitsch à souhait , l’hôtel a été rénové en 2009 ...
Il se trouve dans Jérusalem Est quartier musulman de la ville , à un peu plus d’un Kilomètre de la plus belle porte de la vieille ville , la porte de Damas donnant elle même au coeur du quartier musulman ... Accueil très agréable ..il est huit heures et nous avons la chance de pouvoir bénéficier immédiatement d’une chambre au rez de chaussée dont la baie vitrée s’ouvre sur la terrasse et le jardin ...
nous la garderons donc pendant tout le séjour même si mon lit semble être un lit pour enfant !!!!
Un petit somme et nous partons de pied ferme à la découverte de cette ville tellement mystérieuse, fascinante , chargée de l’histoire du christ pour nous chrétiens et dans laquelle les différentes religions cohabitent plus ou moins aisément selon les époques et les dires .....
Le quartier est calme ...nous passons devant une église anglicane , st George ´s cathedral en retrait dans une grande cour sur le côté de laquelle se trouve une guest’house d’un abord très accueillant...
Sur la droite , on peut apercevoir une tour dédiée à Édouard VII . Elle est le siège de deux paroisses , une anglophone et une , arabophone. Notre visite commence ..l’église est sobre , sur le côté , une chapelle , « la chapelle St Michel et de tous les anges « me rappelle que mes parents y sont reliés pour l’éternité ( Georges et Micheline ) et de plus .... protégés par les Anges !!!!! Des fonds baptismaux en marbre dans lesquels un homme peut y descendre et s’y tremper ...offerts par la reine Victoria .
Elle conserve les armoiries royales provenant de la résidence du gouverneur de Palestine. Dans un recoin , une niche où sont suspendues des grues multicolores en papier, symbole de la paix sur terre , enfilées sur des cordelettes et alignées les unes à côté des autres à la façon des rideaux de perles du midi .... L’origine de ce symbole se trouve au Japon à Hiroshima ...une petite fille irradiée à l’âge de deux ans , Sadako Sasaki a développé une leucémie dix ans plus tard ...pendant ses longs mois d’hospitalisation, elle occupait son temps à faire des grues en papier , oiseau symbole de longévité et de prospérité ..... la légende veut que 1000 grues en papier exaucent un vœu ...à sa mort elle en avait fait 644 , qui l’ont accompagné dans son cercueil et depuis , cet origami est devenu symbole de paix pour les enfants victimes de la bombe ...tous les enfants des écoles japonaise et maintenant du monde entier en font. Elles sont envoyées à Hiroshima au pied de la statue de Sadako et l’excédent , dans un temple bouddhiste Daisho-in de l’ile de Miyajima . Une fois par an , des sacs entiers y sont brûlés en présence de moines récitant des prières , devant un mémorial dédié aux enfants d’Hiroshima . Étonnant de revoir ces oiseaux à des milliers de km du parc de la paix d’Hiroshima et du temple de Miyanima où j’ai eu l’opportunité d’assister à la cérémonie .
Nous arrivons à la porte de Damas ... une splendeur ...la plus belle , à mon goût , de toutes les portes de Jérusalem ...en arabe c’est la porte de la colonne car c’est là que se trouvait érigée la colonne de l’empereur Hadrien.... C’est un passage dans les fortifications qui s’ouvre dans la vieille ville entre le quartier musulman à gauche cad au nord- est et le quartier chrétien au nord - Ouest . La vieille ville étant divisée en quatre quartiers , les quartiers juif au sud - est et arménien au sud - Ouest , la complète. C’est le centre historique , protégé par les remparts .
Une rue pentue El -Wad Rd avec des marches descend entre les étals de fruits et de légumes et serpente à travers le souk arabe Khan es-Zeit pour aboutir au check- point du mur des lamentations .Rapidement , une bifurcation à droite traversant le souk chrétien . Une bifurcation à gauche , c’est la Via Dolorosa au bout de laquelle débute le chemin de croix du christ . A l’embranchement, une église arménienne où nous nous arrêtons dans la cour au calme pour déguster un falafel , le premier d’une longue série !!!! arrose d’une bonne bière ....plus rare .....
Nous descendons la via Dolorosa puis la lion’s gate road jusqu’à la porte des Lions car c’est dans le quartier musulman que commence le chemin de croix de la tradition chrétienne . Sur la gauche , l’église St Anne des pères blancs , grec - catholique , belle basilique , une des mieux conservée de la période des croisés , construite en 1130 sur les ruines d’une église byzantine er épargnée par Soliman le Magnifique : à cause de son acoustique exceptionnelle , il l’avait transformé en école coranique .
Sa crypte serait le lieu de naissance de Marie. A l’intérieur un beau jardin fleuri et ombragé où il fait bon se reposer
La porte des Lions porte ce nom car sur les côtés sont sculptés des lions en bas relief .
Pour les chrétiens elle était la porte de St Étienne car ils croyaient qu’il y avait été lapidé et pour les arabes , la porte de la Vierge Marie , au regard de la proximité de la demeure de ses parents . C’est par cette porte qu’entrèrent les troupes israéliennes le 7 juin 1967 . De là, un point de vue splendide sur le mont des oliviers et l’immense cimetière juif .
Nous avons trouvé un guide qui nous a expliqué comment longer la muraille Est , au milieu de laquelle se trouve la plus ancienne ouverture pratiquée dans les remparts , la Porte Dorée ( golden gate) ou porte de la Miséricorde ou porte de la Vie Éternelle et fermée depuis 1541 sur les ordres de Solinan le magnifique car selon la tradition juive , c’est par ici qu’entrera le Messie . Dans la tradition chrétienne , ce serait par cette porte que Jésus serait passé le dimanche des Rameaux . Le long de cette muraille s’étend le cimetière musulman. En face , le mont des oliviers , haut lieu de la chrétienté et où se situe le plus grand cimetière juif du monde , faisant face au mont Sion sur lequel est bâtie une partie de Jérusalem ( noyau originel et le plus ancien de la ville ) , les deux étant séparés par la vallée du Cedron . Au milieu de la verdure , on peut apercevoir l’église de Toutes les Nations ou Basilique de l’Agonie et l’église russe orthodoxe de Marie Madeleine .
Nous décidons de rentrer dans Jérusalem par la porte des Lions et de suivre la via Dolorosa et son chemin de croix . Elle traverse le quartier musulman le long du mont du temple et aboutit à l’église du St sépulcre située dans le quartier chrétien. En remontant à droite, une petite grotte « la prison de Jésus Christ « .
Ce serait le chemin qu’aurait emprunté le Christ avec sa croix avant sa crucifixion . Il est fréquent de rencontrer des groupes de chrétiens refaisant le chemin , s’arrêtant aux stations , chantant et portant une volumineuse croix . Ce que l’on peut voir en France le jour du vendredi saint . Il comprend quatorze stations
Un Il démarre à La Chapelle de la Flagellation où Jésus fut interrogé par Ponce Pilate , fouetté et condamné à mort .
Deux Dans l’église franciscaine de la Condamnation , il est chargé de sa croix .
Trois Au croisement avec la Al-Wad road , une petite chapelle où il tombe pour la première fois
Quatre Gravée sur le portail de l’église Arménienne , il rencontre Marie , sa mère . La crypte est un lieu de recueillement.
Cinq Simon de Cyrène aide Jesus à porter sa croix .
Six Ste Véronique essuie le visage de Jesus . Ici la porte de la maison de Véronique.
Sept Il tombe pour le deuxième fois . Au croisement du souk arabe .
Huit Une petite croix sur le couvent des Johannites rappelle qu’il console les femmes . Neuf Il tombe pour la troisième fois , à proximité du monastère de l’église copte éthiopienne .
Dix à quatorze A l’intérieur de l’église du St Sépulcre donc , au vu de la foule , difficilement accessible sauf les deux dernières . Nous allons donc terminer cette journée en beauté !!! L’église du saint sépulcre , l’aboutissement pour tous les chrétiens, le centre du christianisme... Église bâtie sur le lieu présumé de son tombeau et de sa crucifixion. Première basilique construite en 326 sur l’orde de Constantin , à l’endroit d’un sanctuaire romain , Incendiée par les Perses en 614 , endommagée par un tremblement de terre en 808 , démolie en 1009 par le calife fatimide El- Hakem , reconstruite en partie en 1048 par l’empereur byzantin Constantin Monomaque puis par les croisés au XIIeme siècle . Elle est immense et ressemble à un labyrinthe . Nous ne verrons pas tout le premier jour , tellement la foule est dense .....une certaine ferveur se dégage mais est parasitée par la curiosité touristique immanquable....Il est difficile de se recueillir et on en sort agacé par le non respect de beaucoup qui confonde monument et lieu de culte . Dans l’atrium de la basilique, on trouve la pierre de l’onction ou pierre de l’embaumement où selon la tradition chrétienne , le corps de Jésus fut lavé et enveloppé dans le saint suaire par Joseph d’Arimarhie et Nicodème avant la mise au tombeau . Elle est vénérée par de nombreux fidèles en particulier les orthodoxes qui se couchent et l’embrassent avec dévotion . Au dessus une rangée de lampes et en face sur la cloison , une mosaïque illustrant l’épisode. C’est la 13 eme station .
En avançant vers l’ouest, on arrive à la Rotonde ou Anastasis, le monument circulaire coiffé d’une coupole, au centre duquel se dresse la chapelle avec le tombeau du Seigneur. C’est ici la dernière station .
Nous rentrons épuisée non sans avoir dégusté un falafel dans le restaurant musulman face à l’église arménienne ...le falafel est bon mais à l’eau ...chez les musulmans pas de bière ..... Cette première journée a été riche , dense , surprenante ... En remontant la via Dolorosa , on lève la tête et on peut voir et les croix des églises et des croissants des mosquées et les drapeaux israéliens frappés de la croix de David ...c’est étonnant cette mosaïque de religions qui s’imbriquent sans heurt ....même les groupes de soldats à la porte de Damas ou près de l’église arménienne , ne nous paraissent pas vindicatifs ... Malheureusement cela risque de ne pas durer et nous apprécions d’avoir choisi le bon moment pour décider notre visite .
2ème jour mercredi 25 octobre Nous nous levons tôt car le programme est chargé !!!!après un petit déjeuner oriental c’est à dire avec de l’houmous , ( c’est ça ou rien !!!!) nous décidons de visiter le célèbre Mont des Oliviers ( 808 mètres ) .Renseignement pris , nous prenons un bus dont l’arrêt se trouve vers la porte de Damas , pour le pittoresque !!!!et au lieu de le monter nous le descendrons . Le bus 275 s’élance dans la montée après avoir traversé la vallée du Cédron et nous le voyons petit à petit s’éloigner de notre but ..nous descendons à une distance qui nous paraît acceptable et rejoignons à pied le sommet tant désiré . Nous atteignons l’église de l’Ascension devenue une mosquée ...
Bâtie à l’endroit où Jésus serait monté au paradis , elle date de l’époque byzantine et a été reconstruite par les croisés au XII e . Elle fut convertie en mosquée durant l’époque ottomane et pour ce faire on a rajouté un minaret .A l’intérieur, on peut distinguer la trace d’un pas de Jésus avant de monter au paradis . Après un moment de recueillement, nous entamons notre descente ....en admirant le somptueux panorama qui s’offre à nous .... Nous atteignons l’église du Notre Père ou Pater Noster ou Eleona. Elle fut construite une première fois par Hélène , mère de Constantin en 334 ( on peut y voir des mosaïques byzantines ) ( église des Disciples ) puis incendiée par les perses en 614 puis rasée par les musulmans en 638 , relevée de ses ruines par des bénédictins puis à nouveau rasée en 1009 , en partie reconstruite par les croisés en 1106 puis enfin totalement reconstruite en 1152 par l’évêque de Viborg . Elle est située sur le troisième emplacement mystique du christianisme (après Bethlehem et le St sépulcre ) , à l’endroit où Jésus a enseigné la prière Notre père « à ses disciples . C’est la crypte ou grotte du Credo . Elle fut retrouvée par la princesse de la tour d’Auvergne en 1868. Dont on peut y voir le gisant ... Elle y fonda un couvent de carmélites contemplatives , le Carmel du Pater en 1872 . Deux ans plus tard , elle donna une partie du terrain aux pères blancs et offrit le monastère à la France . C’est un des quatre territoires français de Jérusalem . On peut lire sur les murs du cloître le « Notre Père « en plus de 170 langues et dialectes offrit le monastère à la France . C’est un des quatre territoires français de Jérusalem . On peut lire sur les murs du cloître le « Notre Père « en plus de 170 langues et dialectes . D’autant plus impressionnant et émouvant quand on connaît l’histoire de ce lieu . Nous continuons notre descente et arrivons à une grotte funéraire rupestre , appartenant à l’église orthodoxe russe , où seraient enterrés les prophètes Zacharie , Aggée et Malachie . Le chemin à pic dégage une vue panoramique sur le cimetière juif qui doit sa blancheur à ses 150 000 tombes et le mont du temple . Le dôme du Rocher se découvre dans sa splendeur dorée et semble nous dire « alors , pour quand votre visite ? » Plus bas sur la droite , l’église de Dominus Flevit construite en 1956 et dont la forme évoquerait une larme de Jésus. Puis nous passons devant l’église russe , couvent de Marie Madeleine , fermée mais dont nous avions pu admirer ses magnifiques dômes dorés en forme de bulbes d’oignons , quand nous étions à la porte des Lions . Enfin nous découvrons l’église de toutes les Nations . Nous entrons dans le jardin de Gethsemani et longeons la partie droite de la basilique où des pèlerins se recueillent et se couchent sur une pierre devant la représentation de Jésus en train de prier , avec une ferveur religieuse proche de l’exaltation que nous aurons l’occasion de revoir à plusieurs reprises notamment lors des chemins de croix de la voie Dolorosa ou au St Sépulcre . La basilique Gethsemani a été construite en 1924 et doit son nom aux nombreuses nations qui ont financé sa construction . A l’origine , une église byzantine bâtie en 380 et détruite par un tremblement de terre , sur les ruines de laquelle les croisés reconstruisent en 1200 une église détruite elle aussi ....le sort de nombreux édifices religieux dans de nombreux pays et à toutes les époques ..... Elle renferme le Rocher auprès duquel Jésus pria la veille de son arrestation ... dans le jardin , huit oliviers datant de l’époque du Christ , y sont conservés religieusement.... Sur le fronton extérieur soutenu par quatre colonnes corinthiennes , une mosaïque moderne très colorée représente Jésus Christ entre Dieu et les hommes . A l’intérieur une nef et deux bas côtés séparés par de minces colonnes ...les plafonds sont bleu foncé , ornés de dorures et on peut voir les blasons des pays donateurs . De nombreuses scènes de la vie du Christ sont représentées.. Les vitraux ornés de croix violette conservent une pénombre propice au recueillement des chrétiens des différentes confessions .... Devant l’autel , la pierre où le christ a prié et où les fidèles viennent s’agenouiller et l’embrasser... L’architecte de cette basilique , à l’allure nettement byzantine , est italien , Antonio Barluzzi . Elle est gérée et entretenue par la Custodie franciscaine de Terre Sainte . Affamées et pressées de regagner la vieille ville , nous ratons le tombeau de la Vierge Marie ...nous reviendrons .... Nous hélons un taxi pour regagner la porte des Lions afin de déjeuner à l’ombre et au calme de l’église arménienne où une bonne bière et un falafel nous redonnerons les forces nécessaires pour notre visite de l’après midi , le mur des lamentations ..... Le mur des lamentations ou mur occidental ( western wall ) , Hakotel en hébreu , environ une centaine de mètres de long est le reste de la muraille occidentale du deuxième temple construit par Hérode et détruit en 70 par Titus et ses troupes . Les fondations de la partie occidentale du temple se trouve aujourd’hui sous le Dôme du Rocher , lieu saint musulman par excellence . A l’origine il mesurait 500 m pour une hauteur de 60 m dont 20 m sont enfouis dans le sol et la partie supérieure détruite . Au bout de El Wad road , le contrôle passé, nous arrivons face au mur . Pendant la période ottomane , les juifs venaient pleurer la destruction du temple et l’exil du peuple juif . Maintenant , bien que le mur ait gardé ce nom , les gens viennent y prier à toutes heures du jour et de la nuit . Selon la tradition biblique le temple ne pourra être reconstruit qu’après la venue du messie . Des plans sont en attente dans les milieux juifs extrémistes mais la construction de ce troisième temple nécessiterait la destruction du Dôme du Rocher !!!!!!! Impensable !!!!! C’est le lieu le plus sacré pour les Juifs du monde entier . Lors de l’occupation jordanienne , de 1948 à 1967 , l’accès du mur leur était interdite ... A gauche , les hommes , à droite , les femmes ....je me suis fait vertement tancé pour avoir oser me diriger sur la gauche !!! Là aussi , beaucoup de ferveur ...côté femmes , des chaises où elles s’assoient , prient et discutent ...en s’approchant , on peut voir dans les interstices, de nombreux petits papiers blancs pliés ...où les croyants inscrivent des prières ou des vœux qui seront ainsi plus vite réalisés . Nous avons évidemment sacrifié à la tradition en inscrivant notre souhait le plus cher et en le calant dans un espace encore libre ... Que deviennent ils ? Deux fois par an ils sont ramassés sous la protection du grand Rabbin et enterrés dans le cimetière juif du Mont des Oliviers . Les lundi et jeudi matin , on peut assister à des communions juives ou bar mitzvah , et le vendredi soir , au début du shabbat, on peut voir converger vers le mur , les religieux dans leur tenues traditionnelles . Après le mur, une visite dans le quartier juif s’impose ....contrairement au quartier musulman sombre et animé , tout est calme , propre et blanc car , rasé en 1948 , il a été reconstruit en 1967 . Nous visitons la plus grande synagogues de Jérusalem , Hurva . Haut lieu du culte juif en Palestine , elle a été détruite par les jordaniens en 1948 , reconstruite sur le modèle exact de l’ancienne et réouverte en 2010 après sept années de travaux et quelques 15 millions d’euros !!!! Après avoir réglé un droit d’entrée, un ascenseur nous conduit à la terrasse où un escalier en fer nous amène au sommet ...Magique ...devant nous , les toits de la ville , nos premiers toits , s’étendent à perte de vue ...l’appel à la prière de la mosquée voisine résonne en même temps que sonnent les cloches de l’église la plus proche ...quelle émotion ....à cet instant je suis au cœur des trois religions monothéistes et cela sans ressentir la moindre tension ..... Nous redescendons pour nous assoir dans une salle dominant la grande salle de 24 mètre de hauteur.....elle est éclairée par douze fenêtres placées à la base de la coupole ..... Impressionnant ... Des lustres descendent du plafond ..au milieu du mur oriental , l’armoire , le Aron Hakodech où sont gardés les textes sacrés . De chaque côté , des gravures sur bois , des dorures , des inscriptions et à droite le pupitre du Hazan . De jeunes garçons étudient et discutent . Un endroit serein .... En sortant nous nous perdons dans le quartier juif . Des fouilles de l’époque romaine sont à découvert et nous pénétrons au cœur du quartier commerçant juif par le Cardio , ancienne voie romaine puis byzantine nord sud en partie souterraine et qui se continue jusqu’à la porte de Damas dans le quartier musulman, en longeant sur la gauche le quartier arménien puis le quartier chrétien . Nous passons sur « jewish quarter road « et en levant la tête ...un minaret et son croissant ... Quelques emplettes dans les boutiques plutôt luxueuses du Cardo , nous remontons jusqu’à la porte de Damas , traversant les souks du quartier chrétien jusqu’à l’embranchement de El Wad rd . Je décide de longer les remparts à l’extérieur jusqu’à la porte de Jaffa , ouvrant sur le quartier ouest juif de Jérusalem...moins belle , elle offre néanmoins une jolie vue sur le sud et sud ouest de la ville et ses clochers arméniens et se trouve au milieu d’un quartier reconstruit et plus aéré .. Nous dînons dans un bar repéré sur Nablus Road...des fauteuils en cuir autour de tables basses , un houmous délicieux , voilà une journée bien remplie .... Demain départ pour Massada ....
3ème jour 26 octobre Massada La veille , nous avions décidé de passer la journée à Massada ... Impossible de venir dans ce pays sans aller voir le symbole de l’héroïsme et de la résistance du peuple juif . Nous voilà embarquées dans un car en compagnie d’une majorité d’anglophones , d’un couple d’allemands et de sud américaines . Il faudra vraiment que j’améliore mon anglais pour saisir toutes les explications des guides....
Massada est située dans le désert de Judée sur une colline de granit isolée de la falaise à une vingtaine de km au sud de l’oasis Ein Gedi , lui même à une heure de Jérusalem . Massada est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2001 et est devenue un lieu de pèlerinage pour les israéliens . La partie orientale domine la mer morte de ses 450 m de hauteur tandis que la partie occidentale surplombe la plaine d’une centaine de mètres . On y accède côté occidental , soit à l’aide d’un téléphérique , soit par un sentier serpentant à flanc de falaise , le Snake path , qu’il vaut mieux éviter aux heures les plus chaudes ...ou du côté oriental par la rampe des romains , plus court . La forteresse se trouve sur un plateau triangulaire de 600 m par 300 m . Elle était cernée de remparts de plus de 5 mètres de haut et quatre mètres de large , flanquée de trente sept tours de vingt deux mètres de haut chacune . Au départ c’était une simple forteresse , puis elle a été améliorée en vu d’éventuelles soulèvements intérieurs ou de possibles invasions égyptiennes . Le palais se situe du côté ouest .Il a été construit entre 37 et 15 avant J C par Hérode le grand roi de Judée . Les renseignements sont donnés par un historien de l’époque , Flavius Josèphe . Sur le côté ouest , le palais lui-même sur trois niveaux , aussi flanqué de quatre tours .. Dans les appartements , des restes de mosaïque colorée , des sols pavés , des pierres de cristal laissant passer la lumière ... On peut voir aussi des bains romains , des citernes de réserve d’eau . Le palais possédait même une piscine .. Des portiques , des colonnes monolithiques..... Et aussi des entrepôts , des casernes , une armurerie ... Au centre , une église byzantine avec des restes de mosaïque colorée.... Et une synagogue toujours fréquentée de nos jours ... Impressionnante construction organisée pour que la vie soit possible malgré l’environnement à risques ... Tout autour , le long des murs , on distingue un trait noir sinueux séparant la partie authentique des rajouts faits pour donner une idée plus précise de ce qu’était cette forteresse .
Massada , une forteresse symbole d’héroïsme et de sacrifice du peuple juif ...
De quelle façon? Jusqu’à il y a encore une dizaine d’années , les unités d’élite de l’armée israélienne Tsahal , les tankistes , prêtaient serment à Massada en prononçant ces mots « plus jamais Massada ne tombera «
Pourquoi ? Après la mort d’Hérode , la forteresse était occupée par une garnison romaine .Elle fut reprise par des zélotes (juifs pieux ) en 66 lors de la révolte des juifs contre les romains qui l’occupèrent jusqu’en 70 , date de la chute de Jérusalem et victoire des romains . Massada seule continua à résister et les romains mirent plus d’une année à la reprendre après avoir construit une rampe d’assaut sur le côté occidental . Quand ils parvinrent au sommet , telle ne fut pas leur surprise de ne trouver que des cadavres . Les occupants s’était tous suicidés ou ....avait été suicidés ? Mais selon Flavius Josèphe , ces zélotes étaient des sicaires , extrémistes , qui vivaient du massacre et du pillage des populations voisines ... Pas très glorieux ....un peu comme les américains et la version édulcorée du Thank giving !!!
En partant , nous avions le choix entre la visite de la réserve nationale de Ein Gedi « ou un arrêt « bain dans la mer morte « . Nous n’étions que deux à préférer le parc naturel ...nous avons donc suivi le groupe , un peu à contre cœur . J’avais eu l’occasion de m’y baigner en Jordanie et un côté ou l’autre ne devait changer grand chose ... Pas du tout , le côté jordanien était mieux organisé et plus accessible que la côte israélienne ...une marche jusqu’au lointain bord de mer , quelques photos et un transat pour attendre la fin du bain de nos compagnons de voyage . Quelques palmiers , le soleil couchant colorant de rose les montagnes environnantes , tout cela était plutôt agréable à regarder ....
De retour à Jérusalem , embouteillages aidant , le car nous a déposé près d’un arrêt de tram et avec l’aide de touristes débrouillés et connaisseurs , nous avons regagné notre hôtel en nous repérant à l’aide de la lumière verte du minaret de la mosquée voisine .. Accompagnées des deux sud -américaines nous vantant l’excellence de leur guest house de la cathédrale st Georges , nous avons regagné notre hôtel ravie de notre journée .
4 eme jour 27 octobre En sortant de notre notre hôtel et en marchand sur Nablus road en direction de la porte de Damas , il est un lieu calme et paisible où il fait bon déambuler au milieu d’un jardin à l’anglaise et ses diverses terrasses . C’est le jardin de la tombe ou « garden tomb » , aujourd’hui propriété de la « garden tomb association « qui l’entretient et gère la boutique de souvenirs attenante . De ce lieu , l’interprétation est différente selon les églises .... Pour les protestants, c’est la tombe du jardin de Joseph d’Arimarhie où , selon les Evangiles , il aurait mis Jésus après sa crucifixion avant qu’il ne ressuscite deux jours plus tard .. Du jardin on peut voir la « falaise du crâne « qui , pour certains serait le lieu de crucifixion et non le Golgotha , donc la signification est « lieu du crâne « Falaise du crâne , lieu du crâne pour le Golgotha, il est toujours question de « crâne « d’où la difficulté des interprétations.... En effet selon les textes , on peut interpréter différemment l’endroit de la crucifixion ...pour certains ce serait le Rocher maintenant à l’intérieur du St Sépulcre mais alors comment trois croix pouvaient y tenir côte à côte , pour d’autres et en particulier l’évangile selon St jean , ce serait un endroit « proche de la ville donc vraisemblablement à l’extérieur , donc pourquoi pas la falaise .... Le St Sépulcre aux catholiques, le jardin de Joseph aux protestants...si l’origine de leurs différents n’était qu’une question de lieu , ce serait un moindre mal ... En attendant les deux camps s’affrontent à coup d’articles plus théologiques que scientifiques, dans des revues spécialisées.... Dans le jardin proprement dit , sur la gauche , une grotte dans laquelle on peut voir , derrière une grille , une excavation en forme de tombe et une porte sur laquelle on peut lire ces mots « He is not here for he is risen «
Cet endroit serein est privilégié à Jérusalem car même si les touristes le visitent en masse , les gens y restent respectueux et silencieux et c’est cette sérénité reposante qui d’abord surprend puis enchante ensuite .... Nous continuons notre route et contournons les remparts sur la droite afin de pénétrer dans Jérusalem par la porte de Jaffa , entrée principale de la partie ouest de la ville De là nous arrivons à l’intersection du quartier chrétien à gauche et du quartier arménien à droite . Nous passons devant la citadelle avec la tour de David , forteresse du XIIe s élevée sur l’emplacement des trois tours d’Herode . Bel édifice bien restauré , aujourd’hui il renferme le « Musée de l’histoire de Jérusalem « En longeant la rue descendante , nous entrons dans le quartier arménien . Datant de l’époque des croisés , c’est le plus petit des quatre quartiers , il représente un sixième de la superficie de la ville et 500 arméniens y vivent , essentiellement des séminaristes . C’est un quartier calme , clair , propre et résidentiel situé sur le site du couvent St jacques , où les commerces et édifices publics sont rares et discrets . De grandes portes à double battants s’ouvrent sur de vastes propriétés privées , interdites du public ..
Nous nous y promenons pendant un moment avant d’arriver à la cathédrale apostolique arménienne St jacques , but de notre visite . C’est la seule église à n’avoir jamais été détruite ni récupérée par d’autres religions . Elle se trouve dans l‘enceinte du monastère st Jacques qui occupe à lui tout seul , les deux tiers du quartier et est le siège du patriarcat arménien de Jérusalem . Elle est dédiée à st Jacques le juste , frère de Jésus et premier évêque de Jérusalem qui serait enterré sous l’autel et à Jacques le majeur , apôtre martyr , décapité par Hérode , dont la tête y serait conservée .....D’où son nom .... Elle date du XI e siècle , construite par les géorgiens puis restaurée au XII e par les arméniens . C’est la seule église à n’avoir jamais été détruite . La cathédrale n’ouvre que l’après midi aussi nous en profitons pour photographier l’extérieur ... La façade ne donne pas sur la rue mais il fait pénétrer sous un vaste porche et au fond d’un couloir , une ouverture donne sur la cour devant la cathédrale. Elle se mérite !!!! Une grille de fer forgé , ornée de la croix arménienne ferme l’entrée ...une porte en bois très sculptée , devant laquelle est enroulée une pièce de tissu épaisse et matelassée qui, lors de l’ouverture , sera déroulée et laissera passer les prêtres et les fidèles . Ainsi l’intérieur de l’église ne sera jamais visible ... La cour extérieure est à la fois sobre et merveilleusement décorée , les bâtiments sont en belles pierres , un portrait de la Vierge en céramique sur un mur , la croix arménienne sculptée sur un autre rappelant celle de la grille , diverses sculptures en terre cuite , tout n’est que beauté er sérénité et laisse augurer des richesses que nous découvrirons à l’intérieur . Nous repartons nous perdre dans les ruelles du quartier juif attenant où des bougainvilliers sur des placettes ou à des coins de rue , nous surprennent et nous ravissent , car inattendu.... pour arriver sur une place aérée derrière la synagogue Hurva où nous nous installons à une terrasse tenue par un parisien , tellement séduit par Jérusalem qu’il y est resté .... 15 h , nous sommes à la porte de la cathédrale ....pour assister à l’office journalier des séminaristes qui tolèrent les touristes à condition de conserver une tenue respectueuse. Une stèle , deux dates , 1895 , prémices du génocides , 1949 , convention de l’Onu contre le genocide L’intérieur ne nous déçoit pas ...les lampes à huile suspendues , les tapis d’orient colorés , les icônes , tout n’est que sculptures , dorures , gravures , des murs recouverts de faïence bleue et blanche du XVIII e siècle , des icônes au cadre d’argent martelé , la chaire en bois doré entièrement sculpté , un réduit très décoré fermé par une porte en argent ciselé ....sans doute l’endroit où est conservée la tête du saint décapité....
Tout n’est que luxe et beauté enveloppés par l’odeur de l’encens qui brûle en permanence ...autour , des sièges en bois où les fidèles assistent à l’office ...sans croiser les jambes !!!!! Nous repartons , émues d’avoir pu pénétrer dans le sanctuaire de ce peuple si durement éprouvé et cependant à la foi sans faille ...
Direction le mur des lamentations...nous sommes vendredi , jour de shabbat ..pas question en étant à Jérusalem de ne pas vivre ce moment de ferveur , de liesse et de tradition.. Une heure avant le coucher du soleil , le shofar ou corne retentit ..c’est le début du shabbat . On peut voir alors , à partir de toutes les portes , converger le long des rues , les religieux ou « hassidim « dans leur costume noir traditionnel , certains portent une toque en fourrure ou « schtreimel » originaire d’Europe centrale ...tous se dirigent , papillotes au vent , d’un pas décidé , vers le mur occidental ... La foule est compacte et très masculine. Tous les hommes doivent porter des kippas . Nous sommes parqués derrière les grillages , nous ne pouvons monter sur les chaises qui sont enlevées ...malgré tout j’ai réussi à prendre des photos et à filmer ce spectacle si particulier et inoubliable..... Tout devant contre le mur , les hassidim ou très religieux que l’on reconnaît de loin à leur toque ou leur feutre noir , à l’arrière , des tables sont dépliées , des manuscrits sont ouverts et des jeunes lisent , psalmodient ou chantent .... Et au milieu , c’est la surprise..!!!! Je m’attendais à un spectacle silencieux et un grand moment de prières et de recueillement généralisé ...eh bien pas du tout ...des chants , des danses , à la queue leu leu, ils font la farandole !! Certains montent sur les épaules de leur voisin , on peut même voir ce qui pourrait être un « chauffeur de salle « !!!! c’est la joie , le bonheur , la fête ... le spectacle est surprenant , fascinant mais aussi émouvant et ...dérangeant ... Mais bon quand on a déjà assister à un mariage juif ou une bar mitzva , ce n’est pas si différent ...ce sont des gens qui savent manifester leur joie ..... Heureuse et comblée par ma journée multi- confessionnelle , je remonte la El Wad road , au passage , je fais l’emplette de pâtisseries orientales et de fruits qui seront un en cas bien apprécié , avant de redescendre dîner chez notre copain arabe en face de l’église arménienne ...il sert un houmous succulent et je peux me connecter à Internet !!!;!
Retour d'un voyage cauchemar à Madagascar English translation pending
JE RENTRE D'UN VOYAGE CAUCHEMAR A MADAGASCAR;
Tout d'abourd, sachez que je voyage depuis 14 ans en mode routard, une quarantaine de voyages et toujours sans souci reel, uniquement quelques petites péripéties. Je me suis toujours régalé. Mais là j'ai fait un pays d'une dangerosité que je soupconnait même pas. Avant de partir j'avais pu lire le commentaire dur mais réaliste d'un membre des dicusions de ce forum. il disait en parlant d'une personne qui posait des questions sur les sites a visiter, "ils veulent voir le meilleur, ils vont découvrir le pire". Ils se tromper pas.
Tout d'abord j'ai fais la pirogue sur la riviere et les tsingys. avec une soit disante agence de voyage, dont le responsable s'appelle
"Rakotonomena Justin junior "
Il faut savoir que cette personne n'a pas d'adresse sur place, je l'ain contacté par l'intermédiaire de 2 français qui m'en avait dit du bien. Je les soupsonne d'être amis avec Jusitin Rakotonomena et non précedent client. Il faut savoir que nous étions 8 personnes dans le groupe au départ Antsirabé et il y a eu 8 prix différants pour ce trip de 7 jours. Personne a payer le même tarif. Afin de maximiser leur profit, ils nous ont proposé une qualité de service et des prestations minables. on devait passer 6 nuits en hotel et 2 jours de camping, en fait c'est le contraire qui c'est passé. sur la rivière, il y avait 4 pirogues. une a coulé dés le prmier jour. Les portables, Appareils photos, tablettes des touristes qui avaient leur affaires personnelles sur cette pirogue ont tout perdu, et les sacs a dos ont pris l'eau, et donc les effets personnels. il faut savoir que les attaques des bandits sont fréquentes sur la rivieres. des pirogues, et bateaux a moteurs ont été attaqués, et les bandits ont tout pris (objets de valeurs aux touristes présent). Justin, nous avez mis en relation pour ce tour (Pirogues et Tsingys) avec louvain, notre guide, qui nous a avoué qu'Il payait les bandits pour qu'ils n'attaquent pas son groupe. La veille des tsingys ont a dormi dans un Hotel minable "Maman'..... je me rappelle pas la suite" Cet hotel minable de bekopaka n'a aucune sécurité. et le soir aprés le repas, je me sentais pas trés bien et je suis allé me coucher. Dans le courant de la nuit, des gars (le guide louvain pense que c'est les membres du personnel de l'hotel) sont rentrés dans mon bungalow ont tout fouillés et m'ont dérobé tout mon budget de vacances. Je me suis rendu compte de rien, car j'étais trés probablement drogué. Ils ont visités également des tentes présentent sur le site de l'hotel Maman..... et ont pillés une tente. La Gendarmerie c'est rendu sur les lieux, mais ça sert strictement a rien, car ils en ont rien a foutre. Un peu plus tard ont est allé porter plainte au commissariat du village, mais le Commandant de police de ce village était tellement bourré, qu'il a pas pu nous recevoir. Ce n'est que le lendemain, que son adjoint nous a reçu et a pris nos dépositions. Il devait nous les transmettrent par mail, on a toujours rien reçu a ce jour. et a mon avis on recevra rien. la police dans ce pays en a rien a foutre des wazas (les touristes) en lors de problèmes, elle n'intervient jamais. Mad est une destination trés dangereuse actuellement. Sur la dizaine de touristes, que j'ai pu rencontrer sur place 90% ont été volés ou ont été victimes d'abus de confiance.j'ai pu interrogés des policiers sur ce qu'il c'est passé, et ils m'ont répondu que si j'avais réagi a l'agression, ils m'auraient certainement bléssé ou tué. Le voyage était terminé dans ma tête, mais j'ai pu continuer un petit peu et visiter sur Antsirabé avec un résident qui fait du social, Les quariers pauvres. là, les gens sont gentils et content de nous voir, pourtant, ils vievent dans des conditions inimaginables. Ils forcent le respect. Ils ne voient jamais un centime de l'argent que nous dépensons dans le pays. Seul ce qui sont soit disant dans le tourisme profitent de nous. La corruption est trés grande.Un seul conseil, ne prenez pas le risque de vous rendre dans ce pays, qui a de cependant de jolis paysages. mais des jolis paysages, il y en aussi dans la majorité des autres pays plus sécurent. Le dernier jour a Tana, un picpoket a ouvert mon sac (que j'avais pourtant devant) et a essayé de me voler ma pochette contenant mon passeport et ma carte de crédit. J'ai pu m'en rendre compte et intervenir. Il a jeter ma pochette au sol. je l'ai insulté et poursuivi, mais là encore on m'avait prévenu de ne pas m'en prendre physiquement a bandit malgache, car ils sont soit armé, soit la polution prend leur défense et peut vous lyncher ou vous jeter de l'essence dessus et vous transforme en torche vivante. C'est un pays au bord de l'asphyxie, il n'y a plus d'ordre sur place, ce qui explique le danger réel que nous courrons.
J'espère que cette note pourra sensibiliser le plus grand nombre. Je me tiens a votre disposition pour toutes infos supplémentaires,
Chris.
"Rakotonomena Justin junior "
Il faut savoir que cette personne n'a pas d'adresse sur place, je l'ain contacté par l'intermédiaire de 2 français qui m'en avait dit du bien. Je les soupsonne d'être amis avec Jusitin Rakotonomena et non précedent client. Il faut savoir que nous étions 8 personnes dans le groupe au départ Antsirabé et il y a eu 8 prix différants pour ce trip de 7 jours. Personne a payer le même tarif. Afin de maximiser leur profit, ils nous ont proposé une qualité de service et des prestations minables. on devait passer 6 nuits en hotel et 2 jours de camping, en fait c'est le contraire qui c'est passé. sur la rivière, il y avait 4 pirogues. une a coulé dés le prmier jour. Les portables, Appareils photos, tablettes des touristes qui avaient leur affaires personnelles sur cette pirogue ont tout perdu, et les sacs a dos ont pris l'eau, et donc les effets personnels. il faut savoir que les attaques des bandits sont fréquentes sur la rivieres. des pirogues, et bateaux a moteurs ont été attaqués, et les bandits ont tout pris (objets de valeurs aux touristes présent). Justin, nous avez mis en relation pour ce tour (Pirogues et Tsingys) avec louvain, notre guide, qui nous a avoué qu'Il payait les bandits pour qu'ils n'attaquent pas son groupe. La veille des tsingys ont a dormi dans un Hotel minable "Maman'..... je me rappelle pas la suite" Cet hotel minable de bekopaka n'a aucune sécurité. et le soir aprés le repas, je me sentais pas trés bien et je suis allé me coucher. Dans le courant de la nuit, des gars (le guide louvain pense que c'est les membres du personnel de l'hotel) sont rentrés dans mon bungalow ont tout fouillés et m'ont dérobé tout mon budget de vacances. Je me suis rendu compte de rien, car j'étais trés probablement drogué. Ils ont visités également des tentes présentent sur le site de l'hotel Maman..... et ont pillés une tente. La Gendarmerie c'est rendu sur les lieux, mais ça sert strictement a rien, car ils en ont rien a foutre. Un peu plus tard ont est allé porter plainte au commissariat du village, mais le Commandant de police de ce village était tellement bourré, qu'il a pas pu nous recevoir. Ce n'est que le lendemain, que son adjoint nous a reçu et a pris nos dépositions. Il devait nous les transmettrent par mail, on a toujours rien reçu a ce jour. et a mon avis on recevra rien. la police dans ce pays en a rien a foutre des wazas (les touristes) en lors de problèmes, elle n'intervient jamais. Mad est une destination trés dangereuse actuellement. Sur la dizaine de touristes, que j'ai pu rencontrer sur place 90% ont été volés ou ont été victimes d'abus de confiance.j'ai pu interrogés des policiers sur ce qu'il c'est passé, et ils m'ont répondu que si j'avais réagi a l'agression, ils m'auraient certainement bléssé ou tué. Le voyage était terminé dans ma tête, mais j'ai pu continuer un petit peu et visiter sur Antsirabé avec un résident qui fait du social, Les quariers pauvres. là, les gens sont gentils et content de nous voir, pourtant, ils vievent dans des conditions inimaginables. Ils forcent le respect. Ils ne voient jamais un centime de l'argent que nous dépensons dans le pays. Seul ce qui sont soit disant dans le tourisme profitent de nous. La corruption est trés grande.Un seul conseil, ne prenez pas le risque de vous rendre dans ce pays, qui a de cependant de jolis paysages. mais des jolis paysages, il y en aussi dans la majorité des autres pays plus sécurent. Le dernier jour a Tana, un picpoket a ouvert mon sac (que j'avais pourtant devant) et a essayé de me voler ma pochette contenant mon passeport et ma carte de crédit. J'ai pu m'en rendre compte et intervenir. Il a jeter ma pochette au sol. je l'ai insulté et poursuivi, mais là encore on m'avait prévenu de ne pas m'en prendre physiquement a bandit malgache, car ils sont soit armé, soit la polution prend leur défense et peut vous lyncher ou vous jeter de l'essence dessus et vous transforme en torche vivante. C'est un pays au bord de l'asphyxie, il n'y a plus d'ordre sur place, ce qui explique le danger réel que nous courrons.
J'espère que cette note pourra sensibiliser le plus grand nombre. Je me tiens a votre disposition pour toutes infos supplémentaires,
Chris.
L'Arménie en mai 2018 English translation pending
MAI 2018 : Notre voyage en Arménie
Samedi, le 19 mai à 3h30 du matin : départ vers l'aéroport de Zaventem
Les photos du 1er jour
Notre fille nous conduit sans encombres jusqu'au drop-off. Les files commencent de suite, pour entrer à l'aéroport, pour l'enregistrement des bagages, à la douane, au contrôle de sécurité. Nous sommes en retard pour l'embarquement, il n'y a plus personne, donc cela passe comme une flèche, ainsi que pour prendre notre place à bord. A Kiev, nous n'avons que le temps de rejoindre la porte pour la correspondance.A l'aéroport de Zvarnots, nous sommes attendus par Nara notre guide, avec un couple de Court-Saint-Etienne. Le troisième couple arrivera par un vol tard dans la soirée. Première découverte de Erevan. Nara nous montre au passage l'Ambassade des Etats-Unis, qui vu l'étendue du site doit abriter pas mal d'espions. Puis la route franchit le pont de la Victoire, qui enjambe des gorges. De chaque côté, les deux distilleries de brandy arménien : "Ararat" en impose ! Après un arrêt pour changer nos euros en drahms, nous arrivons rapidement à l'hôtel, bien situé, près du ‘Vernissage', marché local artisanal. Il fait beau. Directement un vendeur veut nous vendre un disque de Charles Aznavour, artiste français d'origine arménienne mondialement connu. Ici on vend de tout : livres, fleurs, couteaux, flutes, outils de menuiserie, broderies, bijoux, jeux d'échecs, … Nous faisons quelques achats, pour des cadeaux et pour nous. Il est 18h et l'orage menace. Nous faisons halte dans un café-resto pour nous désaltérer. Repérage pour trouver le resto conseillé par Nara. A notre arrivée au resto nous retrouvons Monique et Michel, nos compagnons de voyage et nous sympathisons. Notre hôtel, très récent, le Messier 53 nous assure tout le confort pour les 2 premières nuits.
Les photos du 1er jour
Dimanche 20 mai : dimanche de Pentecôte
Les photos du 2e jour
Par whatsApp, nous apprenons que Sandrine est allée aux urgences et en est sortie avec un plâtre, un problème aux tendons, le même pied qu'il y a quelques mois. Stress, mais on ne peut rien y faire.Au petit dèj, nous rencontrons le 3e couple, de Louvain-la-Neuve : c'est donc le Brabant Wallon qui se retrouve en force en Arménie. Chouette. Il n'y a pas de café, c'est du nescafé. Le pain n'est pas terrible. Une dame derrière une vitre :-) prépare une espèce de gigantesque pâte à pizza et nous fait signe. On nous l'apporte à table. C'est croquant et sans goût. Je constate des personnes à une autre table qui découpent des petits bouts et y fourrent de la confiture ou un morceau de tomate. En fait pendant le dîner, la guide nous expliquera que c'est du lavash, leur pain sans levain, traditionnel, qui ne fait pas grossir :-) elle ne mange que ça ! Nous démarrons sous une fine pluie, avec un minibus d'environ 20 places pour nous six, et notre chauffeur Artak. Premier mot appris en Arménien : bonjour = Bari luys (le matin, et barev en général – luys signifie lumière). Traversée d'Erevan et départ vers le plateau qui surmonte les alentours de la capitale, comparable à Bruxelles en nombre d'habitants. Immeubles tours à la soviétique, assez délabrés, mais rues propres. Conduite assez calme et trafic fluide. La route s'élève. Nara nous fait l'historique de l'Arménie depuis des temps ancestraux. Nous passons devant la statue de Haïk, l'ancêtre de tous les arméniens. Histoire sanglante pour l'Arménie dont le territoire s'est réduit de guerre en guerre jusqu'au génocide turc de 1915, les concessions de Staline en 1933 avec la perte du Mont emblématique, et les conflits plus récents avec l'Azerbaïdjan pour le Haut-Karabagh. Bonne ambiance dans le bus. Nous arrivons au Temple de Garni, unique temple d'influence grecque encore en place, bien que reconstruit suite à un tremblement de terre. Son emplacement en surplomb de la vallée du cours d'eau tempétueux Goght : un lieu stratégique. Le site est visité par un groupe d'ados, qui terminent déjà l'année scolaire cette semaine : ils ont 3 mois de vacances d'été. Nous visitons les anciens thermes romains, avec des mosaïques assez bien conservées, et une phrase mystérieuse qui dit ‘nous n'avons pas été payés' ! Revendication syndicale à l'époque romaine ?? Nara semble ne pas être convaincue que nous sommes aptes à faire la promenade prévue au programme et demande plusieurs fois si tout le monde sera capable de descendre la pente raide et de remonter le chemin abrupt à la fin. Je crois qu'elle espère qu'il pleuve à nouveau. Mais nous voulons absolument le faire et un guide local nous accompagne qui nous aidera à passer les endroits les plus glissants. La pente est effectivement glissante et la main tendue est bienvenue. Les coquelicots ici sont plus beaux que chez nous, la corolle est agrémentée de noir. J'adore. Les roses sauvages sont également en fleur. Il ne pleut plus et nous arrivons sur un chemin à plat le long de la rivière, mais interdit de photographier malgré les splendides orgues basaltiques : c'est un endroit stratégique ! Nara nous rassure : arrivés à une clôture, nous sortons de la zone stratégique et le paysage devient encore plus fabuleux. C'est plus beau et plus grand qu'en Islande ! Incroyable. C'est aussi le refuge de nombreux nids d'hirondelles. Nous sommes déjà dans la remontée. La belle vue atténue la difficulté. Nous allons dîner chez l'habitant. Le jardin de nos hôtes est magnifiquement arrangé : amphores, balancelles, lit recouvert d'un tapis, pour la sieste. La situation en promontoire de la vallée avec vue sur la rivière que nous venons de longer à pied. Nara dit que nos hôtes ont suivi notre progression en bas ! La table est dressée : au moins une dizaine de plats de salades diverses, taboulé, et le lavash comme à l'hôtel. C'est délicieux et ce n'est que l'entrée. J'avais remarqué que le ‘boss' préparait un bbq. C'est de la truite saumonée. Elles sont bien plus grosses que chez nous. Elles sont découpées en 4 parts. Nara préfère la tête, elle se régale. Dessert et café pour terminer : cerises, bananes et pommes avec une grosse part de gâteau à l'orange : bonjour le bénéfice du lavash ! J'ai prévu une boîte de chocolats pour nos hôtes. La jeune femme ouvre la boîte mais nous refusons d'en prendre. Les toilettes sont situées sous les ruches ! Spécial ! Pas le temps de faire la sieste. Nous quittons ce bel endroit et ces gens accueillants pour notre prochaine visite. En route vers le monastère de Géghard, monastère de la lance sacrée. Pour y accéder, belle route qui traverse le plateau supérieur au-dessus de la vallée. Au détour d'un virage nous croisons un troupeau de moutons. Par endroits la colline s'affaisse et des pans de murs sont par terre. Les poteaux d'électricité semblent rafistolés avec un socle en béton et le poteau en bois attaché avec du fil au béton. Le monastère est accolé à la montagne, en partie construit et en partie creusé dans la roche, avec des cavités pour loger les moines. Quelques commerçants vendent des grands gâteaux, des barres de fruits secs ou des couronnes de fleurs. Il y a du monde et en ce jour de Pentecôte, un baptême se prépare : 2 jeunes filles et un petit garçon de 2 ans. Visite de l'église et nous assistons au baptême traditionnel et confirmation dans la foulée. Le prêtre principal est un colosse impressionnant coiffé d'une calotte noire. On amène l'eau dans un grand seau. Le bébé pleure et les jeunes filles s'aspergent copieusement y compris sur les jambes et dans le cou. Les khatchkars, monuments aux morts, pierres sculptées de croix ornent les murs un peu partout. Il y a aussi une source miraculeuse vénérée par les fidèles, qui laissent des mouchoirs attachés à des arbres à voeux, derrière le petit pont. Retour à Erevan avec un petit arrêt pour admirer un point de vue sur la ‘plaine' (plaine volcanique très chahutée, et la statue en l'honneur du poète Yeghishe Charents persécuté par les soviétiques et qu'on voit sur les billets de 1000 drahms. Retour à l'hôtel et court moment de repos. Il drache. Nous avons accepté d'aller à pied au resto (20 min) pour que Artak puisse bichonner le minibus avant la longue route de demain. Nous démarrons plein d'entrain vers le resto Mezzo où nous entendrons du Jazz live. A peine partis la pluie recommence à tomber. Tout le monde est équipé sauf Daniel et Nara. Nara propose plusieurs fois de prendre un taxi ce que nous refusons. Mais après 20 min de marche forcée, il en reste encore 10 ! Va pour le taxi alors ! Le mien a 4 grandes fissures dans le pare-brise et refuse de démarrer. Le chauffeur chipote sous le capot. On se croirait à Pekin-Express. Daniel a un véhicule plus moderne avec conduite à droite et gps en japonais. Ils achètent ces voitures sur internet, moins cher ! Le resto a de l'allure : un bar en forme de piano. Nous dégustons une soupe au fromage, onctueuse, délicieuse. Le plat de viande est copieux. Mais point de jazz. Nara appelle des taxis et bien sûr, au moment de notre départ, la musique démarre mais il est trop tard pour nous. Dommage.
Les photos du 2e jour
Lundi 21 mai :
Les photos du 3e jour
Il est déjà temps de quitter notre bel hôtel d'Erevan ! Nous partons sous la pluie. Traversée rapide d'Erevan avec vue de quelques monuments, depuis la voiture : l'opéra, 2 églises reconstruites après le départ des soviets, quelques statues de poètes et d'hommes politiques.On aperçoit de nouveau au loin les Monts Ararat, petit et grand, dans les nuages. Bonne ambiance dans le bus. Nara est enrhumée. Premier arrêt à Aktarak pour visiter une minuscule église construite sur le modèle orthodoxe, avec une coupole aplatie. Au loin on aperçoit une église arménienne, avec le toit pointu et conique. L'église Sainte Mère de Dieu est très belle. Nara explique toutes les différences et les similitudes entre nos versions respectives de religions chrétiennes, ainsi que les symboles et les règles de construction de toutes leurs églises : le nartex carré soutenu par 4 colonnes et le trou en haut au milieu. Les fidèles et surtout les catéchumènes restent dans le nartex pour suivre les offices. Le transept est beaucoup plus petit que dans nos églises avec l'autel plus haut que chez nous et construit, où seul le prêtre et ses acolytes montent pour officier, et en pantoufles. Un grand rideau se ferme pendant la préparation de l'office. Il n'y a qu'un étendard et 2 ‘pelles à pizza' avec des clochettes. Peu de statues et de décorations, une seule fenêtre minuscule dans le choeur.
Puis la route monte vers le monastère des Psaumes, Sarmossavank et les gorges Kasagh. Un matenadaran (bibliothèque) est adossé à l'église. Les moines y reproduisaient les livres saints, d'où le nom du monastère.Vue sur les gorges voisines : attention, ne pas s'approcher du bord, un guide y étant tombé il y a quelques années ! Les gorges sont vraiment impressionnantes. Nous avons bien choisi notre voyage, tout est largement au-delà de nos attentes. A midi, repas avec Master Class, chez l'habitant, à Ush. A nouveau, multitude de plats de légumes, et de l'oseille en entrée. Des pâtes grillées puis bouillies avec du veau, agrémenté de carottes en roulades. C'est très bon. La Master Class : ce sont nos hommes qui s'y collent : Daniel et Jacques nouent le tablier et on va faire un gâteau pour le dessert. Avec un gros rouleau, Daniel étale la pâte. Il fait des manoeuvres savantes, comme en voiture, pour arrondir la pâte. C'est très drôle, je filme. Au milieu de la pâte on a placé une pièce, qui portera bonheur celui ou celle qui la découvrira dans sa part à la dégustation. Le gâteau est placé dans un four traditionnel, dans un trou soutenu en haut par un pneu ! Le second plat, est la fabrication des fameuses pâtes du dîner : cette pâte est plus sèche et difficile à étaler, et il faut faire un ovale. Jacques s'applique. Ensuite on passe au découpage et on pend les pâtes sur le fil à sècher. Surprise, c'est moi qui découvre ‘la fève' ! Nous recevons des magnets, sympa ! et Daniel offre les colliers hawaiens aux couleurs de la Belgique à nos hôtesses ravies qui promettent de placer ces photos sur FB ! A la sortie de Ush, en direction de Aparan et Vanadzor se dresse le monument à l'alphabet arménien. Nous faisons maintenant route vers le nord, vers notre destination de ce soir. La route traverse un plateau avec vue sur les monts Aragadz (4090m) et le mont Arei à 2375m de l'autre côté. Le mont Ara ressemble à un homme couché, le roi Ara dont la reine Semiramis d'Assyrie était si amoureuse qu'elle lui fit la guerre mais ne récupéra que son cadavre. Nous traversons un village Yézidi (adorateurs du diable) avec un temple dédié à une divinité païenne. Arrêt technique à Aparam dans un centre commercial animé, sorte de boulangerie semi-industrielle. Puis nous passons par Araks avec son monument dédié à la victoire contre les turcs de 1918, qui a conduit à la création de la première république arménienne. Puis la ville de Spitak, épicentre du séisme de 1988 qui a détruit complètement la ville et où l'aide internationale a permis de reconstruire chaque quartier. Stepanavan est également une ville martyr, avec ses quartiers de hlm ouzbecks particulièrement sinistres. Arrivée au site fortifié de Lori Berd, en pleine campagne au bout d'un chemin de terre chaotique, site en restauration au bord de nouvelles gorges magnifiques sous le ciel menaçant. La route vers Dzoraged et notre nouvel hôtel est difficile. Les voitures évitent les trous en roulant carrément à gauche. Je crois chaque fois que nous courons à la collision, mais c'est comme des pas de danse : chacun sait comment ça va ! L'hôtel est au bord d'une rivière torrentueuse que nous longeons assez longtemps. Le chemin de fer passe par là également et la montagne est super belle. Il s'agit d'une liaison commerciale importante vers la Géorgie, la mer noire et le reste du monde. L'hôtel est moins confortable qu'à Yerevan, mais le bar est sympa. Va pour une caïpirinha, 30 ans après le Brésil. Les serveurs nous mettent Charles Aznavour et nos compagnons de voyage nous rejoignent pour l'apéro. Le souper est délicieux encore cette fois et l'ambiance est au top. Jacques est un bon amuseur, et un amateur de trains, on aura l'occasion d'en reparler.
Les photos du 3e jour
Mardi 22 mai
Les photos du 4e jour
Notre hôtel appartient à un riche investisseur, Tufenkian qui construit et restaure des établissements dans les régions reculées du pays dans le but de donner du travail aux jeunes locaux. But louable !Ce matin, nous démarrons vers le monastère de Hagbat, inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Le site est très grand : une église, une bibliothèque dans laquelle on a retrouvé des livres pétrifiés (que nous verrons à Yerevan), des tombes, une chapelle musicale à l'acoustique remarquable, où Jacques entonne quelques notes : c'est beau et apaisant : encore un beau moment ! Une petite promenade dans le village, vers une fontaine-lavoir, avec le système-D de raccordement de tuyau d'arrosage. L'eau est une des richesses du pays. Nous voyons aussi de plus près les canalisations de gaz qui circulent plus ou moins en hauteur entre les maisons : spécial et potentiellement dangereux, mais ici tout le monde a accès au gaz de ville, même dans les villages reculés ! Nous faisons route le long de la rivière torrentueuse qui longe notre hôtel. La route est par endroit en très mauvais état : mêmes prouesses pour notre chauffeur pour éviter les trous et les véhicules qui arrivent dans l'autre sens, qu'hier soir. Il doit être fatigué, notre ami Artack. Une nouvelle route est en construction pour désenclaver cette région frontalière de la Géorgie. Des usines de cuivre en activité réduite, ou à l'arrêt sont accolées à la montagne et gâchent un peu le paysage. Elles sont le témoin de la période soviétique qui assurait le plein emploi et exploitait les ressources locales. Mais l'exploitation du cuivre dans la région date de bien plus longtemps. Le père de Charles de Gaulle aurait dirigé une mine d'extraction en 1880, mine qui a fourni 225 tonnes de cuivre pour construire la Statue de la Liberté offerte à New-York par la France. Plus loin, les paysages sont de plus en plus fabuleux. Le temps s'éclaircit. Nous faisons halte au monastère-forteresse de Akhtala. Le repas de midi se passe dans un centre culturel. Un bbq se prépare. Il fait beau maintenant. L'entrée, délicieuse, est constituée des plats habituels et aussi d'herbes, petits oignons radis, … Le plat principal est une grillade de porc, très gras. Ici le porc coûte plus cher que le bœuf. Les pommes de terres au four ont un goût très fin, meilleur que la viande. Nous avons vue sur une usine d'extraction de cuivre toujours en activité. Visite du monastère-forteresse qui se caractérise par des fresques magnifiquement conservée, qui ornent l'église entière. Construite sur un piton rocheux au bord des gorges (Xe s). La coupole et le tambour se sont effondrés et n'ont pas été reconstruits. Certaines fresques sont des reproductions mais les originales restent saisissantes. On remarquera les fresques des 40 martyrs de Sébaste. L'église est de type géorgienne ce qui explique la présence d'autant de fresques. Lors d'une invasion mongole (Tamerlan), les paroissiens se sont cachés dans l'église. Les assaillants, ne les trouvant pas mais entendant pleurer un bébé, un canon a tiré dans le choeur atteignant exactement la tête de la Vierge Marie qui porte Jésus et montre le chemin. Le trou béant est également exactement au centre de la croix visible à l'extérieur. Miracle ou habileté des artificiers ? Dans le jardin, une sculpture circulaire attire notre attention : il s'agit de 2 gigantesques anneaux surmontés de la grenade, fruit emblématique de l'Arménie. Au pied de la statue, un serpent est dessiné, signe de la tentation au sein des couples ? Nous reprenons la route d'Alaverdi pour visiter le vieux pont qui enjambe la rivière Debed en centre ville. A nouveau, vue sur les friches et l'usine de cuivre en activité. Tout près, une cabine de téléphérique est restée à l'arrêt sur son fil tendu au-dessus du canyon. Vue également sur le funiculaire qui transporte les ouvriers en haut de la colline d'où s'échappent les vapeurs polluantes de l'activité industrielle. Arrêt suivant spécialement demandé par Jacques, amateur de trains, à la gare d'Alaverdi. La gare est située sur la ligne unique vers la Géorgie. Un train de marchandises attend en direction de la Suisse via Bakou et Géorgie. Le personnel de la gare se met en 4 pour nous recevoir. Séance photo avec le chef de gare et ses casquettes : l'actuelle et celle de l'époque soviétique, mais il ne retrouve pas son uniforme de service ! Je suis intéressée par le fonctionnement des aiguillages : visite de la salle de contrôle où on manipule pour nous les aiguillages de cette gare et même d'une gare plus loin. Je crains un peu que tout ne soit pas remis en ordre (mon esprit de testeur revenant subitement à la surface). Ce n'est pas Infrabel qui nous recevrait ainsi ! A voir les peintures de type soviétique dans la salle des pas perdus et le monument près des voies, au Général Mikoyan, natif de la région et constructeur des Mig-31 soviétiques. Retour à l'hôtel. Visite du jardin, le long de la rivière. Photos et selfies des belles fleurs, sous la pluie ! Nous faisons le tour de l'hôtel : piscine et salle de sport au sous-sol, plateforme sur le toit, belle vue sur la montagne. Repas et dodo.
Les photos du 4e jour
Mercredi 23 mai :
Les photos du 5e jour
Aujourd'hui nous devons nous lever plus tôt, boucler les valises et déjeuner à 8h.Daniel remarque une ancêtre Volga dont le bouton d'ouverture du coffre est un robinet douche énorme. La route nous mène à nouveau vers Alaverdi, d'où nous prenons la direction de Odzun en haut du canyon. Visite de la belle église de Odzun. Une grande stèle funéraire attire notre attention dans le jardin. A l'entrée de la ville, on aperçoit la statue monumentale du catholicos Jean d'Odzun. L'église date du 5e/6e siècle et se trouve dans un parc parsemé de tombes. Le curé attend les visiteurs, équipé d'une scie à main. Il dirige les travaux de jardinage. Très belle église avec des représentations de la Vierge, qui montre le chemin, à travers son Fils. Le prêtre a une grande conversation avec Nara. Très sympathique, il nous confie qu'il est marié et père de 4 enfants. Son père participe aux besoins du ménage. Il est particulièrement fier de son église et du parc, et nous confie ‘Le ministère de la culture a placé la montagne derrière mon l'église pour la mettre en valeur'. Il a de l'humour. D'Odzun la route longe la falaise du fleuve Débed jusque Stepanavan que nous avions déjà traversé en partie il y a 2 jours. Dans le bus, Nara nous décrit la vie quotidienne des Arméniens. Service militaire de 2 ans pour les garçons, à 18 ans, juste après l'école secondaire et avant les études supérieures. A l'école il y a un cours de ‘jeu d'échec'. La couverture sociale en Arménie est faible, ne couvrant pas la perte d'emploi, mais bien la maladie et la pension. Le coût de la vie nous semble très élevé par rapport au niveau des salaires. La viande de porc est plus chère que celle de boeuf. Après le passage d'un long tunnel, nous traversons une belle région habitée par le Molokans, secte protestante comparable aux Amish de Pennsylvanie. Ils sont aussi appelés, les buveurs de lait, ne pratiquant pas le jeûne. Puis traversée de la ville sinistrée de Vanadzor. La ville n'est que friches industrielles d'usines diverses mises à l'arrêt avec le départ des soviétiques. Pas d'argent pour nettoyer. C'est triste ! Plus loin le paysage change du tout au tout et nous découvrons le Parc National de Tavush, comparable à une ‘petite Suisse'. Arrivée à Dilidjan pour prendre le repas dans un agréable restaurant très design. J'en profite pour acheter quelques souvenirs qui feront plaisir aux enfants. Le repas est cette fois encore, vraiment délicieux. Nara nous amène dans le quartier reconstruit d'habitat traditionnel, mais où il n'y a pas âme qui vive. Dommage. Ensuite route vers le Lac Sevan. Le paysage change encore au passage d'un long tunnel. De ‘La Petite Suisse', nous passons aux ‘Steppes d'Asie Centrale'. Arrivée au Lac Sevan, le plus petit des 3 lacs de la Grande Arménie : le lac de Van est maintenant en Turquie et le plus grand : Ourmia est en Iran. Le lac Sevan est le 2e lac d'eau douce plus élevé en altitude du monde, après le Titicaca au Pérou. Réserve d'eau potable alimentée par 28 rivières. En 1933, Staline décide d'exploiter la réserve d'eau et de faire baisser le niveau de 45m. Les travaux achevés en 1949, l'eau continue de baisser. Avec la mort de Staline, l'exploitation hydro-électrique avait été abandonnée. De nouveaux travaux déviant le cours de la rivière Arpa dans le lac permettent une remontée des eaux depuis 2003. Petite grimpette de 249 marches vers les 2 églises en haut de la presqu'île : le monastère de Sevanavank avec l'église des Saints Apôtres et l'église Sainte-Mère de Dieu, qui abrite un khatchkar de style naïf ainsi que la Crucifixion en figure centrale, des scènes de la Nativité et du Jugement Dernier. A l'extrémité de la presqu'île, les pieds dans le lac, une mer on peut dire, on aperçoit la résidence du président ! Nous poursuivons notre route en longeant le lac Sevan, 70 km de long : autre chose que le lac de Genval !! Arrivée dans le village de Noratus et visite du cimetière de katchkars. Notre guide nous explique qu'un cimetière semblable a été détruit par les Azeri de l'autre côté de la frontière. Triste ! Des dames nous attendent pour vendre quelques produits d'artisanat (tricot). Nara nous explique les différents styles de katchkars et leur signification et symbolique. Sur une tombe nous remarquons des tessons de bouteilles. Lors des visites des familles les lendemains de jours religieux (Noël, .., Pentecôte = hier) les personnes apportent des victuailles et des boissons, qui restent après leur passage pour les pauvres du village. Puis nous visitons la partie moderne du cimetière avec une nuée de corbeaux qui survolent les tombes. Impressionnant ! Mais déjà il faut repartir. Une des dames vues à l'entrée se fait guide improvisé et nous montre que là un enfant est enterré, là une famille riche, là c'est un paysan qui est représenté sur la tombe, et là un artisan. Petite dringuelle bien méritée. Encore un de ces moments de temps suspendu. Continuation par le Col de Selim en empruntant la Route de la Soie. On est près de la frontière iranienne, et nous croisons des camions iraniens transportant des marchandises ? Au col de Selim, visite du caravansérail, abri pour les marchands de l'époque en voyage ainsi que pour leurs chevaux. Le gardien des lieux, ami de Nara et ayant appris le français à l'école de son village, nous offre un verre d'alcool de pommes de sa fabrication. C'est fort, et bon, ça me rappelle la goutte du Moni Fauss ! Il en verse dans une bouteille d'eau de 50 cl, et la donne à Nara. Arrivée tardive à l'hôtel à Jermuk, ville thermale dont les sources ressemblent à celles de Vichy. L'alcool ramené par Nara est le bienvenu pour clôturer cette longue et belle journée.
Les photos du 5e jour
Jeudi 24 mai :
Les photos du 6e jour
Départ pour une longue journée à nouveau. Le petit déjeuner est ralenti car un groupe de français très disciplinés font la file et ne semblent pas pressés. Nous faisons au plus vite. Les valises sont devant la porte de la chambre. Il n'y a qu'un ascenseur et les français s'impatientent comme nous de la lenteur du processus, mais cela s'arrange et nous sommes prêts à partir. Nous constatons que l'hôtel est situé juste à côté de l'usine d'embouteillage : souvenirs du début de ma carrière à Vittel !Nous reprenons la route d'hier. Très beau temps. Arrêt au col à plus de 2400 m. Venteux. Direction Tatev, The wings of Tatev, le nom donné au tout nouveau téléphérique installé par les Suisses, le plus long du monde, 5550 m. Panorama saisissant, grandiose et sensation forte au moment du changement d'inclinaison à chaque mât. Nouveau moment d'émerveillement : tout est vert, la route en lacets, en bas semble très scabreuse. L'arrivée après 12 minutes, c'est bien trop vite !! Visite du monastère. Un prêtre à l'air très zen et très gentil nous accueille avant la visite. Outre l'église de St Pierre et St Paul, il y a aussi une huilerie et dans la cour, un poteau construit sur un mécanisme en V avec des vis, qui oscillait à l'arrivée d'un danger tel que des soldats attaquants qui martelaient le sol, ou un séisme débutant. Cela ne fonctionne plus aujourd'hui, car après démontage pour comprendre le mécanisme, mystère non élucidé au demeurant, il n'a pas été possible de lui redonner sa fonction : il est à présent immobile. Le bâtiment du monastère est en restauration du côté du dortoir. Le repas de midi est servi sous une tonnelle à l'abri du soleil et avec une vue imprenable sur le monastère. Tous les types de salades, dont du choux-fleur rose, des épinards au fromage, puis de la viande de boeuf bouillie accompagnée de pommes de terre grillées, et un dessert, tout est délicieux. Nous voilà sur la route vers Erevan, destination le monastère de Novarank isolé dans un cirque montagneux aux falaises abruptes rouges (oxyde de fer) à couper le souffle. Je ne sais où donner de la tête. J'espère que mes photos seront à la hauteur de la beauté des lieux. Nara raconte les fêtes religieuses et profanes de l'Arménie. Nouvel An, puis le 6 janvier, Noël, épiphanie et baptême de Jésus. Le 8 mars, congé, à l'occasion de la Journée Internationale des femmes, suivie d'une semaine entière pour les femmes ! Pâques est à la même date que chez nous. Le lendemain de ces jours de fêtes religieuses, on honore les morts. Le jour des Droits de l'Enfant, les petits Arméniens sont gâtés, comme à notre St-Nicolas. Le premier septembre est également une journée très festive en Arménie pour célébrer la rentrée des classes. A l'entrée du canyon Amaghu, nous embarquons deux jeunes auto-stoppeuses dont une australienne qui a visité l'Ukraine, la Géorgie, la Turquie, l'Azerbaïjan et se débrouille en stop. Nara demande de ne pas monter les escaliers vers l'église. Nous comprenons pourquoi en découvrant les lieux. Mais bien sûr notre jeune amie n'a cure des conseils et entreprend immédiatement l'ascension, puis la descente scabreuse. Ah les jeunes ! Le cadre est extraordinaire, à 360° des katchkars taillés comme de la dentelle, … La route m'enchante toujours autant au retour. Je voudrais que le temps s'arrête. A la sortie du canyon, nous visitons la grotte ‘aux oiseaux', des hirondelles innombrables nichant sur la falaise, et des chauve-souris ayant investi l'intérieur. La grotte est quadrillée et fait l'objet de fouilles et d'analyses archéologiques et scientifiques depuis 2007. Plusieurs couches appartenant à la culture matérielle des époques différentes de l'Âge de la Pierre et du Cuivre. D'après les données obtenues par l'analyse radiocarbonique des objets et des fossiles (restes des ossements, carbone, tissus, semences et d'autres substances organiques), ces couches appartiendraient aux limites chronologiques de la fin de 5ème et le début du 4ème millénaires avant J.C. Un complexe de constructions en terre cuite de différentes formes a été trouvé. A en juger par la présence des récipients, flacons, tonneaux et pots destinés à la conservation des aliments et le pressoir destiné à la viticulture, le complexe avait un rôle producteur. Les résidus végétaux merveilleusement conservés, trouvés pendant les fouilles, les arcades, les tiges, les semences de la prune, de l'abricot, du blé, de l'avoine et d'autres céréales, cultivées ou sauvages, en sont le témoignage. La grotte, grâce à son microclimat singulier et constant, était un lieu idéal pour la production, conservation et stockage des aliments, ce qui est prouvé par les semences encore en excellent état. De plus, une chaussure en cuir a été découverte dans cette grotte, que nous verrons au musée d'histoire demain. C'est la plus ancienne chaussure au monde : elle a 5500 ans ! Nous reprenons la route vers le Mont Ararat. Nara raconte la légende de Noé et les batailles avec les turcs qui ont annexé le Mont, sacré pour les arméniens, et qui est juste le point culminant pour la Turquie : une question de hauteur pour les uns, et de profondeur pour les autres. Malheureusement le mont est caché par les nuages et la brume. Pas sûr d'avoir une photo correcte. Nous visitons encore le monastère de Khor Virap, le premier lieu saint de l'Arménie, où se trouve la fosse où a été torturé St-Grégoire l'Illuminateur par le roi Tiridate IV. Il survécut miraculeusement durant treize ans (par ailleurs, ce monastère est surnommé Prison de saint Grégoire Khor Virap signifie « puits profond »). Lorsque le roi, après avoir martyrisé Gayané, Hripsimé et leurs compagnes, tomba malade, Grégoire Loussavoritch apparut comme seul capable de le soigner. Il guérit le roi et le convertit au christianisme. L'Arménie devient alors le premier pays chrétien. Là nous nous trouvons à quelques km seulement de la Turquie et du Mont Ararat. On distingue les miradors à la frontière. Quelle tristesse. Nous reprenons l'autoroute vers Erevan. Ma boîte de chocolats Galler consolera le groupe de la pluie qui tombe bien maintenant. Le souper aura lieu à l'hôtel, et non dans un restaurant en ville, à la satisfaction de tous. Encore une journée riche en découvertes qui se termine très bien.
Les photos du 6e jour
Vendredi 25 mai :
Les photos du 7e jour
Nous sommes à nouveau à l'hôtel Messier 53, même chambre qu'au début du voyage : nous passons une excellente nuit et nous nous levons en pleine forme pour le dernier jour en compagnie de Nara, pour des visites dans et autour de Erevan.J'ai réussi à me connecter à mon compte FB et à trouver sa page. Premier lien cliqué : Charles Aznavour chante un Ave Maria au Mémorial du Génocide, que nous visiterons aujourd'hui : émotion très forte pour moi, je suis bouleversée. Nous démarrons la visite d'Erevan par le quartier des Cascades, conçu par Tamanian près du musée d'Art Moderne. Des escaliers en cascade mènent vers des oeuvres d'art et des statues. Les fontaines sont en panne et l'oeuvre n'est pas terminée, mais c'est quand même impressionnant et cela me plait beaucoup. La place Tamanyan, située devant l'entrée du centre, abrite un jardin de sculptures où sont notamment exposés des oeuvres de Fernando Botero, Barry Flanagan, Lynn Chadwick et Jaume Pensa, reconnaissable par les lapins. Certaines oeuvres sont des cadeaux du Royaume-Uni, ou d'autres pays du monde entier. Beau début de journée ! Ensuite nous quittons Erevan pour 3 visites d'églises dont le ‘Vatican' de l'église de tous les Arméniens du monde (à distinguer des Arméniens de Silicie). C'est une grande journée ici : Le jour de la dernière cloche' : le dernier jour avant les vacances d'été. Tous les élèves, les profs et les parents sont dans la rue. Les voitures sont décorées de ballons et klaxonnent. Les jeunes sont en uniforme, une fleur ou un noeud à la boutonnière, les mamans sont sur leur trente-et-un. La première église de Zvarnots, du 7e s, en ruine mais très belle, grâce à l'environnement, les coquelicots, le calme parfait. Nous sommes seuls ici. Quel privilège. La seconde église est celle de Ste Hripsimé, martyre et vierge, sous Dioclétien et Thiridate, le roi sanglier, tombé amoureux de sa beauté. Un prêtre sympa nous accueille. Il surveille les ouvriers qui remplacent le grand rideau de l'autel, en préparation de la fête de la Sainte, ce dimanche. Les rosiers en fleur, dans l'allée sont magnifiques. Le ‘Vatican' est très animé. Les groupes de jeunes affluent. L'église d'Etchmiadzine elle-même est en très gros travaux de restauration, hyper bruyants. Une grande esplanade permet d'accueillir les foules lors des grands évènements, comme la visite de Jean-Paul II qui a ramené en Arménie les reliques de St-Grégoire l'Illuminateur. Nous faisons des photos avec des jeunes qui terminent leurs étude et nous voilà déjà partis pour le repas de midi dans un centre culturel très vivant et intéressant : des souliers partout, un accueil chaleureux, une déco amusante, une boutique, … L'après-midi sera empreinte de plus d'émotion avec la visite au mémorial du Génocide : le parc avec tous les sapins plantés par les grands de ce monde venus se recueillir et montrer leur soutien au peuple arménien si souvent attaqué et maltraité. Des tombes et un mur long de cent mètres porte les inscriptions des villages arméniens de l'Empire ottoman dans lesquels ont eu lieu les massacres. Une pointe de granite de 44 mètres de haut représente la renaissance de la nation arménienne. Cette pointe est divisée en deux parties, l'une couvrant l'autre, qui symbolisent les deux Arménies orientale et occidentale. Puis nous arrivons dans le mémorial, douze stèles de granite disposées en cercle, et qui abrite la flamme éternelle. Des visiteurs déposent des roses blanches et des oeuillets tout autour. Un musée circulaire souterrain. On y trouve des clichés de photographes allemands (l'Allemagne était l'alliée de la Turquie pendant la Première Guerre mondiale) et plusieurs publications relatant les événements de l'époque. Après ce moment de recueillement nous sommes un peu sonnés. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Nous allons cependant encore nous promener au Vernissage, faire quelques photos et le soir, nous soupons dans un resto branché, genre que nos filles apprécieraient :-) Nous préférons rentrer à pied en passant par la Place de la République où un spectacle son et lumière se produit sur les fontaines de la place, surtout en ce soir de fête dans la ville. Nous marchons dans une rue très animée, piétonne et où les boutiques sont ouvertes. Il y a de la musique partout et des gens dansent les danses arméniennes au son de l'accordéon et du duduk. Quelle chance nous avons d'assister à cela et de ne pas avoir pris le taxi. Nous arrivons sur une place avec un chapiteau et de la musique electro. Ce n'est pas la place de la république. Vite il faut faire demi-tour, sinon nous raterons de justesse la fin du son et lumière. Nous avons de la chance et nous apprécions le spectacle. Retour par le Vernissage, vide à cette heure. Nous sommes déjà presqu'à l'hôtel quand les premières explosions de fusées nous parviennent du feu d'artifice. Mais nous sommes fatigués et contents de rentrer au Messier 53.
Les photos du 7e jour
Samedi 26 mai :
Les photos du 8e jour
Marine, la nouvelle guide, nous attend. Elle parle un français encore plus parfait que Nara. Le programme de la journée nous est communiqué heure par heure : nouveau style ! Nous comprenons qu'il s'agit de rendez-vous successifs que nous devons respecter le mieux possible, chez le Maître du duduk et avec les guides des musées.Aujourd'hui on distingue un peu mieux le sommet du Mont Ararat et nous demandons un arrêt-photo. Artak fait un détour et s'arrête sur un rond-point, sur un grand pont, où on ne peut bien sûr pas s'arrêter. Nous faisons vite. Karen Hakobayan, maître du duduk et son épouse nous accueillent dans leur maison, un havre de paix superbement aménagé, avec une table de fruits, gâteaux, boissons à notre intention. Il y a un piano rouge, ancien, provenant de Belgique-France, qui avait été offert à la reine des belges au siècle passé. Et bien sûr une collection de duduks, soprano, baryton, … Karen nous en fait découvrir plusieurs types en exécutant de beaux morceaux de musique pour nous : musique liturgique de Komitas, Charles Aznavour, … Madame accompagne au piano pour un morceau de jazz génial. Blague de notre chauffeur, Artak : Je peux le faire aussi : c'est comme les pédales de la voiture … Ensuite vient une sorte de cornemuse en peau de chèvre, dont le morceau s'achève alors que Karen ne souffle plus dans l'instrument … Beaucoup d'émotion, moment magique. Temps suspendu. Puis arrive la visite de l'atelier. Le bois d'abricotier est coupé en carré, à la bonne longueur, séché pendant 2 ans, trempé dans l'huile de chanvre et des huiles essentielles. Le trou central est foré à la main, et les trous des notes sont tous différents. 3 jours de travail pour fabriquer un duduk. Karen a également inventé des instruments pour produire des sons bien particuliers. Il joue dans un orchestre connu ainsi que dans plusieurs musiques de films comme Gladiator. Nous achetons son CD. Etape suivante : le musée d'histoire où il est interdit de photographier. La guide du musée réexplique toute l'histoire de l'Arménie devant la carte. Ce n'est pas inutile pour moi ! Nous passons dans la salle de l'âge de la pierre. Les explications sont trop détaillées. De même pour l'âge du bronze. Ah, nous voyons la chaussure la plus ancienne du monde, découverte dans la grotte aux oiseaux, visitée il y a 2 jours. Nadia, puis Daniel, puis moi, quittons le groupe pour visiter plus rapidement plus de salles : les costumes, le génocide, … Le repas de midi est dans une taverne, où nous sommes servis par une armée de serveurs en tenue typique. Salades et fromages, puis un plat de poulet avec légumes grillés et le traditionnel gâteau : tout est très bon. Le second musée, celui des manuscrits : Matenadavan, avec une charmante guide qui nous explique le Livre des Lamentations, vénéré par les Arméniens, le livre le plus grand, sauvé par une femme au cours du génocide, et le plus petit. Les enluminures très fines et représentant des scènes et des personnages connus. C'est plus qu'intéressant, mais mes yeux se ferment, je n'en peux plus ! Jacques veux acheter des graines et nous ajoutons la visite du marché couvert qui n'était pas au programme. Les marchands de fruits secs et autres épices dans le premier hall n‘ont pas de succès. Dans le second bâtiment, les fruits, fraises, cerises, …, les légumes, poissons, … C'est la foule. Je fais plein de photos. J'ai récupéré de l'énergie. Ouf ! Retour à l'hôtel, repos, douche, un gros orage éclate. Ouf, nous n'avons pas entrepris de nouvelle balade en ville ! A 19h30, Marine nous attend avec Artak qui a l'air pas du tout en forme. D'ailleurs il ne soupera pas avec nous. Nous rentrerons en taxi. L'agence offre le vin pour ce repas d'adieu avec Marine. Avec Nadia j'entreprends de lui expliquer le paysage institutionnel compliqué de la Belgique : nous passons une belle soirée.
Les photos du 8e jour
Dimanche 27 mai :
Les photos du 9e jour
Le jour du retour est arrivé. Il reste quand même une matinée de temps libre. Nous prenons un taxi vers le croisement de l'avenue Abovyan et de l'avenue Moscovyan.L'avenue Abovyan est très large et arborée. Il fait beau et très calme. Les boutiques sont fermées. Photos au milieu d'un groupe de statues de joueurs de duduk. Nous suivons une partie de l'office dominical dans l'église Saint Astvatsatsin (Sainte Mère de Dieu). L'assemblée est surtout constituée de dames âgées, un voile cachant la chevelure. Plusieurs prêtres se succèdent en psalmodiant. Des diacres et des enfants de choeur circulent, chantent, récitent, encensent à tout va, tiennent des cierges et accompagnent le prêtre qui lit l'évangile. Les fidèles se lèvent, s'assoient, se signent, partent à reculons, font des offrandes à une table dans le fond de l'église. Je suggère à Daniel de faire don de nos dernières pièces. Je reçois en échange 4 bougies que je vais allumer dans la chapelle attenante. Nous poursuivons la rue Abovyan. Une librairie ouverte nous tend les bras. Daniel achète un livre d'histoire de l'Arménie en anglais. Sur la place Abovyan, l'affiche de Charles Aznavour, une grande fontaine entourée des signes du zodiaque arménien, ainsi qu'une immense araignée et un ours en boulons et autres ferrailles. Daniel déplace un pion du gigantesque jeu d'échec. Nous arrivons à la place de la République. Les drapeaux flottent : le drapeau arménien, rouge, bleu, orange, ainsi que celui du centième anniversaire de la 1e république que l'on fête le lendemain. Encore quelques photos des affiches du musée d'histoire : la départ de Noé du Mont Ararat, la consécration du poète Sayat Nova. Arrivés au Vernissage, j'achète un bracelet d'allure moderne à un jeune artisan, pour remplacer mon bracelet cassé, en attendant sa réparation. Il est presque midi et nous cherchons un endroit pour nous restaurer avant le départ vers l'aéroport. Repas assez décevant dans une sorte de fast-food. Arrivés à l'hôtel, notre clé est déjà désactivée , mais le problème est vite corrigé et les valises sont descendues à temps pour le départ vers l'aéroport. Artak n'a pas belle allure, il est malade. Les adieux sont brefs mais chaleureux.
Les photos du 9e jour BYE BYE ARMENIA ! WE WILL NEVER FORGET ! WE LOVE YOU !
Les photos du 2 juin Bonus : Samedi 2 juin, Place de la Monnaie à Bruxelles
La communauté arménienne de Belgique fête le centenaire de leur 1e République. Nous sommes là. L'ambiance est bon enfant. Les gens dansent sur des musiques arméniennes. Je remarque une famille dont tous arborent le t-shirt à l'effigie de Nikol Pachinian, le nouveau premier ministre, qui vient d'accéder à ce poste suite à la Révolution de Velours menée par les jeunes à Erevan peu de temps avant le début de notre voyage. Je demande si le mot écrit dans l'alphabet arménien est le nom du premier ministre. Non, c'est le mot COURAGE ! Après quelques mots seulement, je me rends compte que cette famille vient de Court Saint-Etienne, comme Monique et Michel et qu'ils ont visité le Musée de LLN et parlé à Nadia. Cette fois, LE MONDE EST UN VILLAGE, et pas seulement pour la génération de nos enfants ! Quel bonheur. Nous applaudissons et nous assistons encore à quelques danses plus traditionnelles et à des chansons qui rencontrent un beau succès. Le dimanche nous ne serons pas présents, mais Nara partage sur facebook la célébration à l'occasion du nouveau costume de Mannekenpis : le costume arménien traditionnel.
Nous souhaitons de tout coeur au courageux peuple arménien, un nouvel avenir, le meilleur possible pour eux-mêmes et pour leur beau pays.
Mes autres voyages sont à découvrir sur http://www.wagnerdenise.net
Samedi, le 19 mai à 3h30 du matin : départ vers l'aéroport de Zaventem
Les photos du 1er jour
Notre fille nous conduit sans encombres jusqu'au drop-off. Les files commencent de suite, pour entrer à l'aéroport, pour l'enregistrement des bagages, à la douane, au contrôle de sécurité. Nous sommes en retard pour l'embarquement, il n'y a plus personne, donc cela passe comme une flèche, ainsi que pour prendre notre place à bord. A Kiev, nous n'avons que le temps de rejoindre la porte pour la correspondance.A l'aéroport de Zvarnots, nous sommes attendus par Nara notre guide, avec un couple de Court-Saint-Etienne. Le troisième couple arrivera par un vol tard dans la soirée. Première découverte de Erevan. Nara nous montre au passage l'Ambassade des Etats-Unis, qui vu l'étendue du site doit abriter pas mal d'espions. Puis la route franchit le pont de la Victoire, qui enjambe des gorges. De chaque côté, les deux distilleries de brandy arménien : "Ararat" en impose ! Après un arrêt pour changer nos euros en drahms, nous arrivons rapidement à l'hôtel, bien situé, près du ‘Vernissage', marché local artisanal. Il fait beau. Directement un vendeur veut nous vendre un disque de Charles Aznavour, artiste français d'origine arménienne mondialement connu. Ici on vend de tout : livres, fleurs, couteaux, flutes, outils de menuiserie, broderies, bijoux, jeux d'échecs, … Nous faisons quelques achats, pour des cadeaux et pour nous. Il est 18h et l'orage menace. Nous faisons halte dans un café-resto pour nous désaltérer. Repérage pour trouver le resto conseillé par Nara. A notre arrivée au resto nous retrouvons Monique et Michel, nos compagnons de voyage et nous sympathisons. Notre hôtel, très récent, le Messier 53 nous assure tout le confort pour les 2 premières nuits.
Les photos du 1er jour
Dimanche 20 mai : dimanche de Pentecôte
Les photos du 2e jour
Par whatsApp, nous apprenons que Sandrine est allée aux urgences et en est sortie avec un plâtre, un problème aux tendons, le même pied qu'il y a quelques mois. Stress, mais on ne peut rien y faire.Au petit dèj, nous rencontrons le 3e couple, de Louvain-la-Neuve : c'est donc le Brabant Wallon qui se retrouve en force en Arménie. Chouette. Il n'y a pas de café, c'est du nescafé. Le pain n'est pas terrible. Une dame derrière une vitre :-) prépare une espèce de gigantesque pâte à pizza et nous fait signe. On nous l'apporte à table. C'est croquant et sans goût. Je constate des personnes à une autre table qui découpent des petits bouts et y fourrent de la confiture ou un morceau de tomate. En fait pendant le dîner, la guide nous expliquera que c'est du lavash, leur pain sans levain, traditionnel, qui ne fait pas grossir :-) elle ne mange que ça ! Nous démarrons sous une fine pluie, avec un minibus d'environ 20 places pour nous six, et notre chauffeur Artak. Premier mot appris en Arménien : bonjour = Bari luys (le matin, et barev en général – luys signifie lumière). Traversée d'Erevan et départ vers le plateau qui surmonte les alentours de la capitale, comparable à Bruxelles en nombre d'habitants. Immeubles tours à la soviétique, assez délabrés, mais rues propres. Conduite assez calme et trafic fluide. La route s'élève. Nara nous fait l'historique de l'Arménie depuis des temps ancestraux. Nous passons devant la statue de Haïk, l'ancêtre de tous les arméniens. Histoire sanglante pour l'Arménie dont le territoire s'est réduit de guerre en guerre jusqu'au génocide turc de 1915, les concessions de Staline en 1933 avec la perte du Mont emblématique, et les conflits plus récents avec l'Azerbaïdjan pour le Haut-Karabagh. Bonne ambiance dans le bus. Nous arrivons au Temple de Garni, unique temple d'influence grecque encore en place, bien que reconstruit suite à un tremblement de terre. Son emplacement en surplomb de la vallée du cours d'eau tempétueux Goght : un lieu stratégique. Le site est visité par un groupe d'ados, qui terminent déjà l'année scolaire cette semaine : ils ont 3 mois de vacances d'été. Nous visitons les anciens thermes romains, avec des mosaïques assez bien conservées, et une phrase mystérieuse qui dit ‘nous n'avons pas été payés' ! Revendication syndicale à l'époque romaine ?? Nara semble ne pas être convaincue que nous sommes aptes à faire la promenade prévue au programme et demande plusieurs fois si tout le monde sera capable de descendre la pente raide et de remonter le chemin abrupt à la fin. Je crois qu'elle espère qu'il pleuve à nouveau. Mais nous voulons absolument le faire et un guide local nous accompagne qui nous aidera à passer les endroits les plus glissants. La pente est effectivement glissante et la main tendue est bienvenue. Les coquelicots ici sont plus beaux que chez nous, la corolle est agrémentée de noir. J'adore. Les roses sauvages sont également en fleur. Il ne pleut plus et nous arrivons sur un chemin à plat le long de la rivière, mais interdit de photographier malgré les splendides orgues basaltiques : c'est un endroit stratégique ! Nara nous rassure : arrivés à une clôture, nous sortons de la zone stratégique et le paysage devient encore plus fabuleux. C'est plus beau et plus grand qu'en Islande ! Incroyable. C'est aussi le refuge de nombreux nids d'hirondelles. Nous sommes déjà dans la remontée. La belle vue atténue la difficulté. Nous allons dîner chez l'habitant. Le jardin de nos hôtes est magnifiquement arrangé : amphores, balancelles, lit recouvert d'un tapis, pour la sieste. La situation en promontoire de la vallée avec vue sur la rivière que nous venons de longer à pied. Nara dit que nos hôtes ont suivi notre progression en bas ! La table est dressée : au moins une dizaine de plats de salades diverses, taboulé, et le lavash comme à l'hôtel. C'est délicieux et ce n'est que l'entrée. J'avais remarqué que le ‘boss' préparait un bbq. C'est de la truite saumonée. Elles sont bien plus grosses que chez nous. Elles sont découpées en 4 parts. Nara préfère la tête, elle se régale. Dessert et café pour terminer : cerises, bananes et pommes avec une grosse part de gâteau à l'orange : bonjour le bénéfice du lavash ! J'ai prévu une boîte de chocolats pour nos hôtes. La jeune femme ouvre la boîte mais nous refusons d'en prendre. Les toilettes sont situées sous les ruches ! Spécial ! Pas le temps de faire la sieste. Nous quittons ce bel endroit et ces gens accueillants pour notre prochaine visite. En route vers le monastère de Géghard, monastère de la lance sacrée. Pour y accéder, belle route qui traverse le plateau supérieur au-dessus de la vallée. Au détour d'un virage nous croisons un troupeau de moutons. Par endroits la colline s'affaisse et des pans de murs sont par terre. Les poteaux d'électricité semblent rafistolés avec un socle en béton et le poteau en bois attaché avec du fil au béton. Le monastère est accolé à la montagne, en partie construit et en partie creusé dans la roche, avec des cavités pour loger les moines. Quelques commerçants vendent des grands gâteaux, des barres de fruits secs ou des couronnes de fleurs. Il y a du monde et en ce jour de Pentecôte, un baptême se prépare : 2 jeunes filles et un petit garçon de 2 ans. Visite de l'église et nous assistons au baptême traditionnel et confirmation dans la foulée. Le prêtre principal est un colosse impressionnant coiffé d'une calotte noire. On amène l'eau dans un grand seau. Le bébé pleure et les jeunes filles s'aspergent copieusement y compris sur les jambes et dans le cou. Les khatchkars, monuments aux morts, pierres sculptées de croix ornent les murs un peu partout. Il y a aussi une source miraculeuse vénérée par les fidèles, qui laissent des mouchoirs attachés à des arbres à voeux, derrière le petit pont. Retour à Erevan avec un petit arrêt pour admirer un point de vue sur la ‘plaine' (plaine volcanique très chahutée, et la statue en l'honneur du poète Yeghishe Charents persécuté par les soviétiques et qu'on voit sur les billets de 1000 drahms. Retour à l'hôtel et court moment de repos. Il drache. Nous avons accepté d'aller à pied au resto (20 min) pour que Artak puisse bichonner le minibus avant la longue route de demain. Nous démarrons plein d'entrain vers le resto Mezzo où nous entendrons du Jazz live. A peine partis la pluie recommence à tomber. Tout le monde est équipé sauf Daniel et Nara. Nara propose plusieurs fois de prendre un taxi ce que nous refusons. Mais après 20 min de marche forcée, il en reste encore 10 ! Va pour le taxi alors ! Le mien a 4 grandes fissures dans le pare-brise et refuse de démarrer. Le chauffeur chipote sous le capot. On se croirait à Pekin-Express. Daniel a un véhicule plus moderne avec conduite à droite et gps en japonais. Ils achètent ces voitures sur internet, moins cher ! Le resto a de l'allure : un bar en forme de piano. Nous dégustons une soupe au fromage, onctueuse, délicieuse. Le plat de viande est copieux. Mais point de jazz. Nara appelle des taxis et bien sûr, au moment de notre départ, la musique démarre mais il est trop tard pour nous. Dommage.
Les photos du 2e jour
Lundi 21 mai :
Les photos du 3e jour
Il est déjà temps de quitter notre bel hôtel d'Erevan ! Nous partons sous la pluie. Traversée rapide d'Erevan avec vue de quelques monuments, depuis la voiture : l'opéra, 2 églises reconstruites après le départ des soviets, quelques statues de poètes et d'hommes politiques.On aperçoit de nouveau au loin les Monts Ararat, petit et grand, dans les nuages. Bonne ambiance dans le bus. Nara est enrhumée. Premier arrêt à Aktarak pour visiter une minuscule église construite sur le modèle orthodoxe, avec une coupole aplatie. Au loin on aperçoit une église arménienne, avec le toit pointu et conique. L'église Sainte Mère de Dieu est très belle. Nara explique toutes les différences et les similitudes entre nos versions respectives de religions chrétiennes, ainsi que les symboles et les règles de construction de toutes leurs églises : le nartex carré soutenu par 4 colonnes et le trou en haut au milieu. Les fidèles et surtout les catéchumènes restent dans le nartex pour suivre les offices. Le transept est beaucoup plus petit que dans nos églises avec l'autel plus haut que chez nous et construit, où seul le prêtre et ses acolytes montent pour officier, et en pantoufles. Un grand rideau se ferme pendant la préparation de l'office. Il n'y a qu'un étendard et 2 ‘pelles à pizza' avec des clochettes. Peu de statues et de décorations, une seule fenêtre minuscule dans le choeur.
Puis la route monte vers le monastère des Psaumes, Sarmossavank et les gorges Kasagh. Un matenadaran (bibliothèque) est adossé à l'église. Les moines y reproduisaient les livres saints, d'où le nom du monastère.Vue sur les gorges voisines : attention, ne pas s'approcher du bord, un guide y étant tombé il y a quelques années ! Les gorges sont vraiment impressionnantes. Nous avons bien choisi notre voyage, tout est largement au-delà de nos attentes. A midi, repas avec Master Class, chez l'habitant, à Ush. A nouveau, multitude de plats de légumes, et de l'oseille en entrée. Des pâtes grillées puis bouillies avec du veau, agrémenté de carottes en roulades. C'est très bon. La Master Class : ce sont nos hommes qui s'y collent : Daniel et Jacques nouent le tablier et on va faire un gâteau pour le dessert. Avec un gros rouleau, Daniel étale la pâte. Il fait des manoeuvres savantes, comme en voiture, pour arrondir la pâte. C'est très drôle, je filme. Au milieu de la pâte on a placé une pièce, qui portera bonheur celui ou celle qui la découvrira dans sa part à la dégustation. Le gâteau est placé dans un four traditionnel, dans un trou soutenu en haut par un pneu ! Le second plat, est la fabrication des fameuses pâtes du dîner : cette pâte est plus sèche et difficile à étaler, et il faut faire un ovale. Jacques s'applique. Ensuite on passe au découpage et on pend les pâtes sur le fil à sècher. Surprise, c'est moi qui découvre ‘la fève' ! Nous recevons des magnets, sympa ! et Daniel offre les colliers hawaiens aux couleurs de la Belgique à nos hôtesses ravies qui promettent de placer ces photos sur FB ! A la sortie de Ush, en direction de Aparan et Vanadzor se dresse le monument à l'alphabet arménien. Nous faisons maintenant route vers le nord, vers notre destination de ce soir. La route traverse un plateau avec vue sur les monts Aragadz (4090m) et le mont Arei à 2375m de l'autre côté. Le mont Ara ressemble à un homme couché, le roi Ara dont la reine Semiramis d'Assyrie était si amoureuse qu'elle lui fit la guerre mais ne récupéra que son cadavre. Nous traversons un village Yézidi (adorateurs du diable) avec un temple dédié à une divinité païenne. Arrêt technique à Aparam dans un centre commercial animé, sorte de boulangerie semi-industrielle. Puis nous passons par Araks avec son monument dédié à la victoire contre les turcs de 1918, qui a conduit à la création de la première république arménienne. Puis la ville de Spitak, épicentre du séisme de 1988 qui a détruit complètement la ville et où l'aide internationale a permis de reconstruire chaque quartier. Stepanavan est également une ville martyr, avec ses quartiers de hlm ouzbecks particulièrement sinistres. Arrivée au site fortifié de Lori Berd, en pleine campagne au bout d'un chemin de terre chaotique, site en restauration au bord de nouvelles gorges magnifiques sous le ciel menaçant. La route vers Dzoraged et notre nouvel hôtel est difficile. Les voitures évitent les trous en roulant carrément à gauche. Je crois chaque fois que nous courons à la collision, mais c'est comme des pas de danse : chacun sait comment ça va ! L'hôtel est au bord d'une rivière torrentueuse que nous longeons assez longtemps. Le chemin de fer passe par là également et la montagne est super belle. Il s'agit d'une liaison commerciale importante vers la Géorgie, la mer noire et le reste du monde. L'hôtel est moins confortable qu'à Yerevan, mais le bar est sympa. Va pour une caïpirinha, 30 ans après le Brésil. Les serveurs nous mettent Charles Aznavour et nos compagnons de voyage nous rejoignent pour l'apéro. Le souper est délicieux encore cette fois et l'ambiance est au top. Jacques est un bon amuseur, et un amateur de trains, on aura l'occasion d'en reparler.
Les photos du 3e jour
Mardi 22 mai
Les photos du 4e jour
Notre hôtel appartient à un riche investisseur, Tufenkian qui construit et restaure des établissements dans les régions reculées du pays dans le but de donner du travail aux jeunes locaux. But louable !Ce matin, nous démarrons vers le monastère de Hagbat, inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Le site est très grand : une église, une bibliothèque dans laquelle on a retrouvé des livres pétrifiés (que nous verrons à Yerevan), des tombes, une chapelle musicale à l'acoustique remarquable, où Jacques entonne quelques notes : c'est beau et apaisant : encore un beau moment ! Une petite promenade dans le village, vers une fontaine-lavoir, avec le système-D de raccordement de tuyau d'arrosage. L'eau est une des richesses du pays. Nous voyons aussi de plus près les canalisations de gaz qui circulent plus ou moins en hauteur entre les maisons : spécial et potentiellement dangereux, mais ici tout le monde a accès au gaz de ville, même dans les villages reculés ! Nous faisons route le long de la rivière torrentueuse qui longe notre hôtel. La route est par endroit en très mauvais état : mêmes prouesses pour notre chauffeur pour éviter les trous et les véhicules qui arrivent dans l'autre sens, qu'hier soir. Il doit être fatigué, notre ami Artack. Une nouvelle route est en construction pour désenclaver cette région frontalière de la Géorgie. Des usines de cuivre en activité réduite, ou à l'arrêt sont accolées à la montagne et gâchent un peu le paysage. Elles sont le témoin de la période soviétique qui assurait le plein emploi et exploitait les ressources locales. Mais l'exploitation du cuivre dans la région date de bien plus longtemps. Le père de Charles de Gaulle aurait dirigé une mine d'extraction en 1880, mine qui a fourni 225 tonnes de cuivre pour construire la Statue de la Liberté offerte à New-York par la France. Plus loin, les paysages sont de plus en plus fabuleux. Le temps s'éclaircit. Nous faisons halte au monastère-forteresse de Akhtala. Le repas de midi se passe dans un centre culturel. Un bbq se prépare. Il fait beau maintenant. L'entrée, délicieuse, est constituée des plats habituels et aussi d'herbes, petits oignons radis, … Le plat principal est une grillade de porc, très gras. Ici le porc coûte plus cher que le bœuf. Les pommes de terres au four ont un goût très fin, meilleur que la viande. Nous avons vue sur une usine d'extraction de cuivre toujours en activité. Visite du monastère-forteresse qui se caractérise par des fresques magnifiquement conservée, qui ornent l'église entière. Construite sur un piton rocheux au bord des gorges (Xe s). La coupole et le tambour se sont effondrés et n'ont pas été reconstruits. Certaines fresques sont des reproductions mais les originales restent saisissantes. On remarquera les fresques des 40 martyrs de Sébaste. L'église est de type géorgienne ce qui explique la présence d'autant de fresques. Lors d'une invasion mongole (Tamerlan), les paroissiens se sont cachés dans l'église. Les assaillants, ne les trouvant pas mais entendant pleurer un bébé, un canon a tiré dans le choeur atteignant exactement la tête de la Vierge Marie qui porte Jésus et montre le chemin. Le trou béant est également exactement au centre de la croix visible à l'extérieur. Miracle ou habileté des artificiers ? Dans le jardin, une sculpture circulaire attire notre attention : il s'agit de 2 gigantesques anneaux surmontés de la grenade, fruit emblématique de l'Arménie. Au pied de la statue, un serpent est dessiné, signe de la tentation au sein des couples ? Nous reprenons la route d'Alaverdi pour visiter le vieux pont qui enjambe la rivière Debed en centre ville. A nouveau, vue sur les friches et l'usine de cuivre en activité. Tout près, une cabine de téléphérique est restée à l'arrêt sur son fil tendu au-dessus du canyon. Vue également sur le funiculaire qui transporte les ouvriers en haut de la colline d'où s'échappent les vapeurs polluantes de l'activité industrielle. Arrêt suivant spécialement demandé par Jacques, amateur de trains, à la gare d'Alaverdi. La gare est située sur la ligne unique vers la Géorgie. Un train de marchandises attend en direction de la Suisse via Bakou et Géorgie. Le personnel de la gare se met en 4 pour nous recevoir. Séance photo avec le chef de gare et ses casquettes : l'actuelle et celle de l'époque soviétique, mais il ne retrouve pas son uniforme de service ! Je suis intéressée par le fonctionnement des aiguillages : visite de la salle de contrôle où on manipule pour nous les aiguillages de cette gare et même d'une gare plus loin. Je crains un peu que tout ne soit pas remis en ordre (mon esprit de testeur revenant subitement à la surface). Ce n'est pas Infrabel qui nous recevrait ainsi ! A voir les peintures de type soviétique dans la salle des pas perdus et le monument près des voies, au Général Mikoyan, natif de la région et constructeur des Mig-31 soviétiques. Retour à l'hôtel. Visite du jardin, le long de la rivière. Photos et selfies des belles fleurs, sous la pluie ! Nous faisons le tour de l'hôtel : piscine et salle de sport au sous-sol, plateforme sur le toit, belle vue sur la montagne. Repas et dodo.
Les photos du 4e jour
Mercredi 23 mai :
Les photos du 5e jour
Aujourd'hui nous devons nous lever plus tôt, boucler les valises et déjeuner à 8h.Daniel remarque une ancêtre Volga dont le bouton d'ouverture du coffre est un robinet douche énorme. La route nous mène à nouveau vers Alaverdi, d'où nous prenons la direction de Odzun en haut du canyon. Visite de la belle église de Odzun. Une grande stèle funéraire attire notre attention dans le jardin. A l'entrée de la ville, on aperçoit la statue monumentale du catholicos Jean d'Odzun. L'église date du 5e/6e siècle et se trouve dans un parc parsemé de tombes. Le curé attend les visiteurs, équipé d'une scie à main. Il dirige les travaux de jardinage. Très belle église avec des représentations de la Vierge, qui montre le chemin, à travers son Fils. Le prêtre a une grande conversation avec Nara. Très sympathique, il nous confie qu'il est marié et père de 4 enfants. Son père participe aux besoins du ménage. Il est particulièrement fier de son église et du parc, et nous confie ‘Le ministère de la culture a placé la montagne derrière mon l'église pour la mettre en valeur'. Il a de l'humour. D'Odzun la route longe la falaise du fleuve Débed jusque Stepanavan que nous avions déjà traversé en partie il y a 2 jours. Dans le bus, Nara nous décrit la vie quotidienne des Arméniens. Service militaire de 2 ans pour les garçons, à 18 ans, juste après l'école secondaire et avant les études supérieures. A l'école il y a un cours de ‘jeu d'échec'. La couverture sociale en Arménie est faible, ne couvrant pas la perte d'emploi, mais bien la maladie et la pension. Le coût de la vie nous semble très élevé par rapport au niveau des salaires. La viande de porc est plus chère que celle de boeuf. Après le passage d'un long tunnel, nous traversons une belle région habitée par le Molokans, secte protestante comparable aux Amish de Pennsylvanie. Ils sont aussi appelés, les buveurs de lait, ne pratiquant pas le jeûne. Puis traversée de la ville sinistrée de Vanadzor. La ville n'est que friches industrielles d'usines diverses mises à l'arrêt avec le départ des soviétiques. Pas d'argent pour nettoyer. C'est triste ! Plus loin le paysage change du tout au tout et nous découvrons le Parc National de Tavush, comparable à une ‘petite Suisse'. Arrivée à Dilidjan pour prendre le repas dans un agréable restaurant très design. J'en profite pour acheter quelques souvenirs qui feront plaisir aux enfants. Le repas est cette fois encore, vraiment délicieux. Nara nous amène dans le quartier reconstruit d'habitat traditionnel, mais où il n'y a pas âme qui vive. Dommage. Ensuite route vers le Lac Sevan. Le paysage change encore au passage d'un long tunnel. De ‘La Petite Suisse', nous passons aux ‘Steppes d'Asie Centrale'. Arrivée au Lac Sevan, le plus petit des 3 lacs de la Grande Arménie : le lac de Van est maintenant en Turquie et le plus grand : Ourmia est en Iran. Le lac Sevan est le 2e lac d'eau douce plus élevé en altitude du monde, après le Titicaca au Pérou. Réserve d'eau potable alimentée par 28 rivières. En 1933, Staline décide d'exploiter la réserve d'eau et de faire baisser le niveau de 45m. Les travaux achevés en 1949, l'eau continue de baisser. Avec la mort de Staline, l'exploitation hydro-électrique avait été abandonnée. De nouveaux travaux déviant le cours de la rivière Arpa dans le lac permettent une remontée des eaux depuis 2003. Petite grimpette de 249 marches vers les 2 églises en haut de la presqu'île : le monastère de Sevanavank avec l'église des Saints Apôtres et l'église Sainte-Mère de Dieu, qui abrite un khatchkar de style naïf ainsi que la Crucifixion en figure centrale, des scènes de la Nativité et du Jugement Dernier. A l'extrémité de la presqu'île, les pieds dans le lac, une mer on peut dire, on aperçoit la résidence du président ! Nous poursuivons notre route en longeant le lac Sevan, 70 km de long : autre chose que le lac de Genval !! Arrivée dans le village de Noratus et visite du cimetière de katchkars. Notre guide nous explique qu'un cimetière semblable a été détruit par les Azeri de l'autre côté de la frontière. Triste ! Des dames nous attendent pour vendre quelques produits d'artisanat (tricot). Nara nous explique les différents styles de katchkars et leur signification et symbolique. Sur une tombe nous remarquons des tessons de bouteilles. Lors des visites des familles les lendemains de jours religieux (Noël, .., Pentecôte = hier) les personnes apportent des victuailles et des boissons, qui restent après leur passage pour les pauvres du village. Puis nous visitons la partie moderne du cimetière avec une nuée de corbeaux qui survolent les tombes. Impressionnant ! Mais déjà il faut repartir. Une des dames vues à l'entrée se fait guide improvisé et nous montre que là un enfant est enterré, là une famille riche, là c'est un paysan qui est représenté sur la tombe, et là un artisan. Petite dringuelle bien méritée. Encore un de ces moments de temps suspendu. Continuation par le Col de Selim en empruntant la Route de la Soie. On est près de la frontière iranienne, et nous croisons des camions iraniens transportant des marchandises ? Au col de Selim, visite du caravansérail, abri pour les marchands de l'époque en voyage ainsi que pour leurs chevaux. Le gardien des lieux, ami de Nara et ayant appris le français à l'école de son village, nous offre un verre d'alcool de pommes de sa fabrication. C'est fort, et bon, ça me rappelle la goutte du Moni Fauss ! Il en verse dans une bouteille d'eau de 50 cl, et la donne à Nara. Arrivée tardive à l'hôtel à Jermuk, ville thermale dont les sources ressemblent à celles de Vichy. L'alcool ramené par Nara est le bienvenu pour clôturer cette longue et belle journée.
Les photos du 5e jour
Jeudi 24 mai :
Les photos du 6e jour
Départ pour une longue journée à nouveau. Le petit déjeuner est ralenti car un groupe de français très disciplinés font la file et ne semblent pas pressés. Nous faisons au plus vite. Les valises sont devant la porte de la chambre. Il n'y a qu'un ascenseur et les français s'impatientent comme nous de la lenteur du processus, mais cela s'arrange et nous sommes prêts à partir. Nous constatons que l'hôtel est situé juste à côté de l'usine d'embouteillage : souvenirs du début de ma carrière à Vittel !Nous reprenons la route d'hier. Très beau temps. Arrêt au col à plus de 2400 m. Venteux. Direction Tatev, The wings of Tatev, le nom donné au tout nouveau téléphérique installé par les Suisses, le plus long du monde, 5550 m. Panorama saisissant, grandiose et sensation forte au moment du changement d'inclinaison à chaque mât. Nouveau moment d'émerveillement : tout est vert, la route en lacets, en bas semble très scabreuse. L'arrivée après 12 minutes, c'est bien trop vite !! Visite du monastère. Un prêtre à l'air très zen et très gentil nous accueille avant la visite. Outre l'église de St Pierre et St Paul, il y a aussi une huilerie et dans la cour, un poteau construit sur un mécanisme en V avec des vis, qui oscillait à l'arrivée d'un danger tel que des soldats attaquants qui martelaient le sol, ou un séisme débutant. Cela ne fonctionne plus aujourd'hui, car après démontage pour comprendre le mécanisme, mystère non élucidé au demeurant, il n'a pas été possible de lui redonner sa fonction : il est à présent immobile. Le bâtiment du monastère est en restauration du côté du dortoir. Le repas de midi est servi sous une tonnelle à l'abri du soleil et avec une vue imprenable sur le monastère. Tous les types de salades, dont du choux-fleur rose, des épinards au fromage, puis de la viande de boeuf bouillie accompagnée de pommes de terre grillées, et un dessert, tout est délicieux. Nous voilà sur la route vers Erevan, destination le monastère de Novarank isolé dans un cirque montagneux aux falaises abruptes rouges (oxyde de fer) à couper le souffle. Je ne sais où donner de la tête. J'espère que mes photos seront à la hauteur de la beauté des lieux. Nara raconte les fêtes religieuses et profanes de l'Arménie. Nouvel An, puis le 6 janvier, Noël, épiphanie et baptême de Jésus. Le 8 mars, congé, à l'occasion de la Journée Internationale des femmes, suivie d'une semaine entière pour les femmes ! Pâques est à la même date que chez nous. Le lendemain de ces jours de fêtes religieuses, on honore les morts. Le jour des Droits de l'Enfant, les petits Arméniens sont gâtés, comme à notre St-Nicolas. Le premier septembre est également une journée très festive en Arménie pour célébrer la rentrée des classes. A l'entrée du canyon Amaghu, nous embarquons deux jeunes auto-stoppeuses dont une australienne qui a visité l'Ukraine, la Géorgie, la Turquie, l'Azerbaïjan et se débrouille en stop. Nara demande de ne pas monter les escaliers vers l'église. Nous comprenons pourquoi en découvrant les lieux. Mais bien sûr notre jeune amie n'a cure des conseils et entreprend immédiatement l'ascension, puis la descente scabreuse. Ah les jeunes ! Le cadre est extraordinaire, à 360° des katchkars taillés comme de la dentelle, … La route m'enchante toujours autant au retour. Je voudrais que le temps s'arrête. A la sortie du canyon, nous visitons la grotte ‘aux oiseaux', des hirondelles innombrables nichant sur la falaise, et des chauve-souris ayant investi l'intérieur. La grotte est quadrillée et fait l'objet de fouilles et d'analyses archéologiques et scientifiques depuis 2007. Plusieurs couches appartenant à la culture matérielle des époques différentes de l'Âge de la Pierre et du Cuivre. D'après les données obtenues par l'analyse radiocarbonique des objets et des fossiles (restes des ossements, carbone, tissus, semences et d'autres substances organiques), ces couches appartiendraient aux limites chronologiques de la fin de 5ème et le début du 4ème millénaires avant J.C. Un complexe de constructions en terre cuite de différentes formes a été trouvé. A en juger par la présence des récipients, flacons, tonneaux et pots destinés à la conservation des aliments et le pressoir destiné à la viticulture, le complexe avait un rôle producteur. Les résidus végétaux merveilleusement conservés, trouvés pendant les fouilles, les arcades, les tiges, les semences de la prune, de l'abricot, du blé, de l'avoine et d'autres céréales, cultivées ou sauvages, en sont le témoignage. La grotte, grâce à son microclimat singulier et constant, était un lieu idéal pour la production, conservation et stockage des aliments, ce qui est prouvé par les semences encore en excellent état. De plus, une chaussure en cuir a été découverte dans cette grotte, que nous verrons au musée d'histoire demain. C'est la plus ancienne chaussure au monde : elle a 5500 ans ! Nous reprenons la route vers le Mont Ararat. Nara raconte la légende de Noé et les batailles avec les turcs qui ont annexé le Mont, sacré pour les arméniens, et qui est juste le point culminant pour la Turquie : une question de hauteur pour les uns, et de profondeur pour les autres. Malheureusement le mont est caché par les nuages et la brume. Pas sûr d'avoir une photo correcte. Nous visitons encore le monastère de Khor Virap, le premier lieu saint de l'Arménie, où se trouve la fosse où a été torturé St-Grégoire l'Illuminateur par le roi Tiridate IV. Il survécut miraculeusement durant treize ans (par ailleurs, ce monastère est surnommé Prison de saint Grégoire Khor Virap signifie « puits profond »). Lorsque le roi, après avoir martyrisé Gayané, Hripsimé et leurs compagnes, tomba malade, Grégoire Loussavoritch apparut comme seul capable de le soigner. Il guérit le roi et le convertit au christianisme. L'Arménie devient alors le premier pays chrétien. Là nous nous trouvons à quelques km seulement de la Turquie et du Mont Ararat. On distingue les miradors à la frontière. Quelle tristesse. Nous reprenons l'autoroute vers Erevan. Ma boîte de chocolats Galler consolera le groupe de la pluie qui tombe bien maintenant. Le souper aura lieu à l'hôtel, et non dans un restaurant en ville, à la satisfaction de tous. Encore une journée riche en découvertes qui se termine très bien.
Les photos du 6e jour
Vendredi 25 mai :
Les photos du 7e jour
Nous sommes à nouveau à l'hôtel Messier 53, même chambre qu'au début du voyage : nous passons une excellente nuit et nous nous levons en pleine forme pour le dernier jour en compagnie de Nara, pour des visites dans et autour de Erevan.J'ai réussi à me connecter à mon compte FB et à trouver sa page. Premier lien cliqué : Charles Aznavour chante un Ave Maria au Mémorial du Génocide, que nous visiterons aujourd'hui : émotion très forte pour moi, je suis bouleversée. Nous démarrons la visite d'Erevan par le quartier des Cascades, conçu par Tamanian près du musée d'Art Moderne. Des escaliers en cascade mènent vers des oeuvres d'art et des statues. Les fontaines sont en panne et l'oeuvre n'est pas terminée, mais c'est quand même impressionnant et cela me plait beaucoup. La place Tamanyan, située devant l'entrée du centre, abrite un jardin de sculptures où sont notamment exposés des oeuvres de Fernando Botero, Barry Flanagan, Lynn Chadwick et Jaume Pensa, reconnaissable par les lapins. Certaines oeuvres sont des cadeaux du Royaume-Uni, ou d'autres pays du monde entier. Beau début de journée ! Ensuite nous quittons Erevan pour 3 visites d'églises dont le ‘Vatican' de l'église de tous les Arméniens du monde (à distinguer des Arméniens de Silicie). C'est une grande journée ici : Le jour de la dernière cloche' : le dernier jour avant les vacances d'été. Tous les élèves, les profs et les parents sont dans la rue. Les voitures sont décorées de ballons et klaxonnent. Les jeunes sont en uniforme, une fleur ou un noeud à la boutonnière, les mamans sont sur leur trente-et-un. La première église de Zvarnots, du 7e s, en ruine mais très belle, grâce à l'environnement, les coquelicots, le calme parfait. Nous sommes seuls ici. Quel privilège. La seconde église est celle de Ste Hripsimé, martyre et vierge, sous Dioclétien et Thiridate, le roi sanglier, tombé amoureux de sa beauté. Un prêtre sympa nous accueille. Il surveille les ouvriers qui remplacent le grand rideau de l'autel, en préparation de la fête de la Sainte, ce dimanche. Les rosiers en fleur, dans l'allée sont magnifiques. Le ‘Vatican' est très animé. Les groupes de jeunes affluent. L'église d'Etchmiadzine elle-même est en très gros travaux de restauration, hyper bruyants. Une grande esplanade permet d'accueillir les foules lors des grands évènements, comme la visite de Jean-Paul II qui a ramené en Arménie les reliques de St-Grégoire l'Illuminateur. Nous faisons des photos avec des jeunes qui terminent leurs étude et nous voilà déjà partis pour le repas de midi dans un centre culturel très vivant et intéressant : des souliers partout, un accueil chaleureux, une déco amusante, une boutique, … L'après-midi sera empreinte de plus d'émotion avec la visite au mémorial du Génocide : le parc avec tous les sapins plantés par les grands de ce monde venus se recueillir et montrer leur soutien au peuple arménien si souvent attaqué et maltraité. Des tombes et un mur long de cent mètres porte les inscriptions des villages arméniens de l'Empire ottoman dans lesquels ont eu lieu les massacres. Une pointe de granite de 44 mètres de haut représente la renaissance de la nation arménienne. Cette pointe est divisée en deux parties, l'une couvrant l'autre, qui symbolisent les deux Arménies orientale et occidentale. Puis nous arrivons dans le mémorial, douze stèles de granite disposées en cercle, et qui abrite la flamme éternelle. Des visiteurs déposent des roses blanches et des oeuillets tout autour. Un musée circulaire souterrain. On y trouve des clichés de photographes allemands (l'Allemagne était l'alliée de la Turquie pendant la Première Guerre mondiale) et plusieurs publications relatant les événements de l'époque. Après ce moment de recueillement nous sommes un peu sonnés. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Nous allons cependant encore nous promener au Vernissage, faire quelques photos et le soir, nous soupons dans un resto branché, genre que nos filles apprécieraient :-) Nous préférons rentrer à pied en passant par la Place de la République où un spectacle son et lumière se produit sur les fontaines de la place, surtout en ce soir de fête dans la ville. Nous marchons dans une rue très animée, piétonne et où les boutiques sont ouvertes. Il y a de la musique partout et des gens dansent les danses arméniennes au son de l'accordéon et du duduk. Quelle chance nous avons d'assister à cela et de ne pas avoir pris le taxi. Nous arrivons sur une place avec un chapiteau et de la musique electro. Ce n'est pas la place de la république. Vite il faut faire demi-tour, sinon nous raterons de justesse la fin du son et lumière. Nous avons de la chance et nous apprécions le spectacle. Retour par le Vernissage, vide à cette heure. Nous sommes déjà presqu'à l'hôtel quand les premières explosions de fusées nous parviennent du feu d'artifice. Mais nous sommes fatigués et contents de rentrer au Messier 53.
Les photos du 7e jour
Samedi 26 mai :
Les photos du 8e jour
Marine, la nouvelle guide, nous attend. Elle parle un français encore plus parfait que Nara. Le programme de la journée nous est communiqué heure par heure : nouveau style ! Nous comprenons qu'il s'agit de rendez-vous successifs que nous devons respecter le mieux possible, chez le Maître du duduk et avec les guides des musées.Aujourd'hui on distingue un peu mieux le sommet du Mont Ararat et nous demandons un arrêt-photo. Artak fait un détour et s'arrête sur un rond-point, sur un grand pont, où on ne peut bien sûr pas s'arrêter. Nous faisons vite. Karen Hakobayan, maître du duduk et son épouse nous accueillent dans leur maison, un havre de paix superbement aménagé, avec une table de fruits, gâteaux, boissons à notre intention. Il y a un piano rouge, ancien, provenant de Belgique-France, qui avait été offert à la reine des belges au siècle passé. Et bien sûr une collection de duduks, soprano, baryton, … Karen nous en fait découvrir plusieurs types en exécutant de beaux morceaux de musique pour nous : musique liturgique de Komitas, Charles Aznavour, … Madame accompagne au piano pour un morceau de jazz génial. Blague de notre chauffeur, Artak : Je peux le faire aussi : c'est comme les pédales de la voiture … Ensuite vient une sorte de cornemuse en peau de chèvre, dont le morceau s'achève alors que Karen ne souffle plus dans l'instrument … Beaucoup d'émotion, moment magique. Temps suspendu. Puis arrive la visite de l'atelier. Le bois d'abricotier est coupé en carré, à la bonne longueur, séché pendant 2 ans, trempé dans l'huile de chanvre et des huiles essentielles. Le trou central est foré à la main, et les trous des notes sont tous différents. 3 jours de travail pour fabriquer un duduk. Karen a également inventé des instruments pour produire des sons bien particuliers. Il joue dans un orchestre connu ainsi que dans plusieurs musiques de films comme Gladiator. Nous achetons son CD. Etape suivante : le musée d'histoire où il est interdit de photographier. La guide du musée réexplique toute l'histoire de l'Arménie devant la carte. Ce n'est pas inutile pour moi ! Nous passons dans la salle de l'âge de la pierre. Les explications sont trop détaillées. De même pour l'âge du bronze. Ah, nous voyons la chaussure la plus ancienne du monde, découverte dans la grotte aux oiseaux, visitée il y a 2 jours. Nadia, puis Daniel, puis moi, quittons le groupe pour visiter plus rapidement plus de salles : les costumes, le génocide, … Le repas de midi est dans une taverne, où nous sommes servis par une armée de serveurs en tenue typique. Salades et fromages, puis un plat de poulet avec légumes grillés et le traditionnel gâteau : tout est très bon. Le second musée, celui des manuscrits : Matenadavan, avec une charmante guide qui nous explique le Livre des Lamentations, vénéré par les Arméniens, le livre le plus grand, sauvé par une femme au cours du génocide, et le plus petit. Les enluminures très fines et représentant des scènes et des personnages connus. C'est plus qu'intéressant, mais mes yeux se ferment, je n'en peux plus ! Jacques veux acheter des graines et nous ajoutons la visite du marché couvert qui n'était pas au programme. Les marchands de fruits secs et autres épices dans le premier hall n‘ont pas de succès. Dans le second bâtiment, les fruits, fraises, cerises, …, les légumes, poissons, … C'est la foule. Je fais plein de photos. J'ai récupéré de l'énergie. Ouf ! Retour à l'hôtel, repos, douche, un gros orage éclate. Ouf, nous n'avons pas entrepris de nouvelle balade en ville ! A 19h30, Marine nous attend avec Artak qui a l'air pas du tout en forme. D'ailleurs il ne soupera pas avec nous. Nous rentrerons en taxi. L'agence offre le vin pour ce repas d'adieu avec Marine. Avec Nadia j'entreprends de lui expliquer le paysage institutionnel compliqué de la Belgique : nous passons une belle soirée.
Les photos du 8e jour
Dimanche 27 mai :
Les photos du 9e jour
Le jour du retour est arrivé. Il reste quand même une matinée de temps libre. Nous prenons un taxi vers le croisement de l'avenue Abovyan et de l'avenue Moscovyan.L'avenue Abovyan est très large et arborée. Il fait beau et très calme. Les boutiques sont fermées. Photos au milieu d'un groupe de statues de joueurs de duduk. Nous suivons une partie de l'office dominical dans l'église Saint Astvatsatsin (Sainte Mère de Dieu). L'assemblée est surtout constituée de dames âgées, un voile cachant la chevelure. Plusieurs prêtres se succèdent en psalmodiant. Des diacres et des enfants de choeur circulent, chantent, récitent, encensent à tout va, tiennent des cierges et accompagnent le prêtre qui lit l'évangile. Les fidèles se lèvent, s'assoient, se signent, partent à reculons, font des offrandes à une table dans le fond de l'église. Je suggère à Daniel de faire don de nos dernières pièces. Je reçois en échange 4 bougies que je vais allumer dans la chapelle attenante. Nous poursuivons la rue Abovyan. Une librairie ouverte nous tend les bras. Daniel achète un livre d'histoire de l'Arménie en anglais. Sur la place Abovyan, l'affiche de Charles Aznavour, une grande fontaine entourée des signes du zodiaque arménien, ainsi qu'une immense araignée et un ours en boulons et autres ferrailles. Daniel déplace un pion du gigantesque jeu d'échec. Nous arrivons à la place de la République. Les drapeaux flottent : le drapeau arménien, rouge, bleu, orange, ainsi que celui du centième anniversaire de la 1e république que l'on fête le lendemain. Encore quelques photos des affiches du musée d'histoire : la départ de Noé du Mont Ararat, la consécration du poète Sayat Nova. Arrivés au Vernissage, j'achète un bracelet d'allure moderne à un jeune artisan, pour remplacer mon bracelet cassé, en attendant sa réparation. Il est presque midi et nous cherchons un endroit pour nous restaurer avant le départ vers l'aéroport. Repas assez décevant dans une sorte de fast-food. Arrivés à l'hôtel, notre clé est déjà désactivée , mais le problème est vite corrigé et les valises sont descendues à temps pour le départ vers l'aéroport. Artak n'a pas belle allure, il est malade. Les adieux sont brefs mais chaleureux.
Les photos du 9e jour BYE BYE ARMENIA ! WE WILL NEVER FORGET ! WE LOVE YOU !
Les photos du 2 juin Bonus : Samedi 2 juin, Place de la Monnaie à Bruxelles
La communauté arménienne de Belgique fête le centenaire de leur 1e République. Nous sommes là. L'ambiance est bon enfant. Les gens dansent sur des musiques arméniennes. Je remarque une famille dont tous arborent le t-shirt à l'effigie de Nikol Pachinian, le nouveau premier ministre, qui vient d'accéder à ce poste suite à la Révolution de Velours menée par les jeunes à Erevan peu de temps avant le début de notre voyage. Je demande si le mot écrit dans l'alphabet arménien est le nom du premier ministre. Non, c'est le mot COURAGE ! Après quelques mots seulement, je me rends compte que cette famille vient de Court Saint-Etienne, comme Monique et Michel et qu'ils ont visité le Musée de LLN et parlé à Nadia. Cette fois, LE MONDE EST UN VILLAGE, et pas seulement pour la génération de nos enfants ! Quel bonheur. Nous applaudissons et nous assistons encore à quelques danses plus traditionnelles et à des chansons qui rencontrent un beau succès. Le dimanche nous ne serons pas présents, mais Nara partage sur facebook la célébration à l'occasion du nouveau costume de Mannekenpis : le costume arménien traditionnel.
Nous souhaitons de tout coeur au courageux peuple arménien, un nouvel avenir, le meilleur possible pour eux-mêmes et pour leur beau pays.
Mes autres voyages sont à découvrir sur http://www.wagnerdenise.net
Backpacking dans des lieux confidentiels du Southwest English translation pending
Le 30 mai 2016 nous avions prévu avec Lysiane de partir en backpacking à reflection canyon malgré 30° annoncés. Nous étions partis à environ 12H du parking après avoir mangé et moi chargé d’environ 20kg pour ne pas manquer d’eau. Au final, je n’ai pas bu assez, nous avons mis 6H pour arriver au point de vue et j’ai eu un début de déshydratation avec beaucoup de crampes, vertiges et incapable de manger. Le retour fut un calvaire le lendemain matin et j’ai tenu grâce en partie au soutien moral de lysiane. Je n’ai pas digéré cet échec et depuis ce temps je pensais à prendre ma revanche. Pour cela il fallait prévoir un voyage plutôt en avril pour avoir des températures acceptables et un niveau du lac au plus bas dans l’année. Lysiane ne pouvant pas partir en avril pour raisons professionnelles il me fallait trouver un partenaire de voyage ayant les mêmes centres d’intérêt. Ayant expliqué mon intention à Olivier celui-ci s’est peu à peu intéressé à la chose et à réussi à convaincre sa compagne et à se convaincre lui-même de laisser sa petite fille pendant une dizaine car le deal était là : ne pas dépasser une dizaine de jour. Ce serait donc un trip axé sur le backpacking sur 8 jours pleins avec au programme
1/ Horse canyon avec ses arches variées, panels de pictogrammes et ruines indiennes sur 2 jours. J’avais voulu faire ce backpacking avec lysiane en septembre dernier mais j’avais du annuler car il faisait trop chaud (39°) et vu qu’il n’y a pas de cours d’eau au delà de Peekaboo , impossible de faire du backpacking par forte chaleur sauf à emporter une quantité d’eau démesurée
2/ Bullet et Sheik canyon dans Grand gulch avec ses ruines et panels de pictogrammes sur 2 jours
3/ The Gulch et lamatine arch sur 2 jours
4/ Reflection canyon sur 2 jours
Pour optimiser le temps sur place, nous avons pris le vol direct paris – salt lake city pour arriver tôt et se rapprocher de Moab au maximum, faire les courses le soir et préparer les sacs pour le premier backpacking car bien entendu ce type de randonnée demande plus de préparatif qu’une randonnée à la journée. Première étape récupérer la voiture chez Hertz et force est de constater qu’il n’y a pas grand-chose sur le parking. Ils me proposent une sante fe que je refuse et une infiniti ix80, un tank 4WD mais qui ne me tente pas du tout. C’est là que des clients arrivent pour rendre une 4 runner et là je saute dessus et indique à l’employé que c’est celle-ci que je veux. Le temps de la laver et elle est à nous. A l’exception de véhicules spécifiques que le rubicon, le 4 runner est sans doute celui avec la meilleure garde au sol, débattement de suspension et de bons angles d’attaque et de fuite. Pour le premier trajet, plutôt que d’aller directement à Moab (4H de route) nous avons coupé la poire en 2 et fait halte à Price.
jour 1: Le premier jour nous sommes partis avant 6H car l’objectif était de démarrer la randonnée vers 10/11H après avoir récupérer le permis au visitor center des Needles. Sur la route halte à Looking glass arch qu’Olivier ne connaissait pas. Impossible d’utiliser mon drone pour cause de vent trop fort. Arrivés au trailhead force est de constater que le vent est fort et glacial donc pas évident de faire les bons choix de vêtement donc il faut prévoir le plus large possible = polaire, coupe vent gore tex et bonnet car la nuit prochaine c’est -6 degré qu’il est prévu !!!!

nous nous chargeons modérément en eau car la températures est autour de 10 / 15 degrés max prévue mais nous ne pouvons pas à priori compter sur une source d’eau sauf à avoir de la chance avec des pools stagnantes
Durant la première partie de sable profond et sables mouvants nous sommes doublés par un pickup avec une caravane sur la benne et quelques centaines de mètres plus loin il sont englués dans les sables mouvants et impossible de sortir de là seuls. Nous avions envisagé de faire les 2,5 premiers miles jusqu’à peekaboo avec le 4 runner mais finalement nous avons pris la bonne décision. Avec le vent et l’alternance de soleil et nuages la températures ressentie varie beaucoup et je ne vais pas arrêter d’enlever et remettre le polaire pour finalement le ranger définitivement dans le sac. En 2014 j’étais allé avec Lysiane jusqu’à Tower ruins (12 miles A/R) mais en day hike il n’était pas possible d’aller jusqu’au bout du canyon. La marche se fait quasi intégralement dans le sable plus ou moins profond donc fatigant et éprouvant pour les chevilles et les tendons.


Après avoir passés les 2 premères arches, skull arch

et paul bunyans potty

aisni qu'une jolie ruine

, nous observons à distance Anchor et gothic arch qui ne sont pas très photogéniques

Le 2ème objectif de la journée est d’aller voir les 2 panels de 11 faces et 13 faces. Le premier se trouve dans trail canyon et j’avais estimé l’endroit d’après les explications de M.Kelsey dans son livre sur canyonlands. Une fois sur place la recherche n’est pas si évidente car ce recoin sur canyon est assez vaste. Nous nous élevons et j’arrive finalement à repérer le panel grâce au 600mm de mon sony RX10M3. Ce panel est très en hauteur et semble très difficile d’accès (pente raide d’éboulis entre autre). Nous nous contenterons donc de vue au zoom qui sert de jumelles

Peu après nous trouvons un raccourci et là nous tombons sur une pool assez imposante qui nous permet de faire le plein en eau. Nous arrivons peu après à un champ de cottonwood qui fera un camp de fortune car les spots ne sont pas légions ( pas de spot de camping officiels comme dans salt creek) .
Direction ensuite le side canyon qui abrite les 13 faces. Là j’ai les coordonnées GPS mais nous mettrons un bon quart d’heure à trouver comment se frayer un chemin dans la végétation en s’éraflant de partout pour accéder au panel qui est bien caché et très bien conservé.

Après 12 miles dans le sable on est un peu fatigué et on se décide à monter le camp sous les cottonwood non loin de là, à l’embouchure de ce side canyon et du canyon principal qui mène à castle et Fortress arch. Il y a pas mal de vent et comme le sol meuble avec le sable il nous faut aller chercher des pierres, rares dans le coin, pour stabiliser les sardines de la tente autoportante que nous allons inaugurer (Big agnes fly creek HV UL3).


Le temps de monter le camp la température baisse vite et on supporte le bonnet et le polaire. Même si le risque de croiser un ours est faible j’accroche tout de même la nourriture en hauteur à un arbre. Heureusement avec la tombée de la nuit , le vente tombe (indiqué par les prev météo) et nous passerons une nuit calme mais glaciale sans beaucoup dormir. Olivier a un duvet donné pour confort à -12° mais malgré cela il a froid. De mon côté j’ai un duvet donné pour -1° confort. J’ai mis un sous vêtement mérinos sur le dessus , un collant pour les jambes , chaussettes grand froid point 6 et bonnet mais au fur et à mesure de l’avancée de la nuit j’aurais de plus en plus froid et je me refuse à mettre le polaire en plus dans le duvet car quand je sortirais je n’aurais plus d’autre couche à ajouter et vais avoir encore plus froid….. en se levant tous les 2 vers 1H le matin pour aller pisser on mesure bien le froid extérieur. Quand on se remet dans le duvet on a la sensation d’avoir chaud mais cela ne dure pas !!!! je vais dormir un peu sur le matin et du coup rater le lever pour aller à castle arch pour le lever de soleil. Tant pis, nous aurons tout de même une belle lumière et pas de vent ce matin là. Cette arche est magnifique mais fragile comme en témoignent les rochers au sol tombés de la partie horizontale. Je ne serais pas surpris qu’elle s’écroule dans quelques années.





Pour fortress arch l’accès est plus facile et très jolie également bien que très différente de castle arch.



Au retour nous passerons par le panel des 9 faces qui est nettement moins bien que les 2 autres.

Cette escapade matinale nous a pris quasiment 5 miles avant retour au camp de base pour remballer et nous mettre en route pour faire le chemin inverse qui fera 13 miles au total donc 25 miles en tout assez fatiguants car je pense qu’entre le poids des sacs (on d’enfonce encore plus dans le sable !!!) et le sable mou cela doit bien rajouter une dizaine de km par rapport à une marche sur terrain dur sans sac lourd.
2/ Bullet et Sheik canyon dans Grand gulch avec ses ruines et panels de pictogrammes sur 2 jours
3/ The Gulch et lamatine arch sur 2 jours
4/ Reflection canyon sur 2 jours
Pour optimiser le temps sur place, nous avons pris le vol direct paris – salt lake city pour arriver tôt et se rapprocher de Moab au maximum, faire les courses le soir et préparer les sacs pour le premier backpacking car bien entendu ce type de randonnée demande plus de préparatif qu’une randonnée à la journée. Première étape récupérer la voiture chez Hertz et force est de constater qu’il n’y a pas grand-chose sur le parking. Ils me proposent une sante fe que je refuse et une infiniti ix80, un tank 4WD mais qui ne me tente pas du tout. C’est là que des clients arrivent pour rendre une 4 runner et là je saute dessus et indique à l’employé que c’est celle-ci que je veux. Le temps de la laver et elle est à nous. A l’exception de véhicules spécifiques que le rubicon, le 4 runner est sans doute celui avec la meilleure garde au sol, débattement de suspension et de bons angles d’attaque et de fuite. Pour le premier trajet, plutôt que d’aller directement à Moab (4H de route) nous avons coupé la poire en 2 et fait halte à Price.
jour 1: Le premier jour nous sommes partis avant 6H car l’objectif était de démarrer la randonnée vers 10/11H après avoir récupérer le permis au visitor center des Needles. Sur la route halte à Looking glass arch qu’Olivier ne connaissait pas. Impossible d’utiliser mon drone pour cause de vent trop fort. Arrivés au trailhead force est de constater que le vent est fort et glacial donc pas évident de faire les bons choix de vêtement donc il faut prévoir le plus large possible = polaire, coupe vent gore tex et bonnet car la nuit prochaine c’est -6 degré qu’il est prévu !!!!

nous nous chargeons modérément en eau car la températures est autour de 10 / 15 degrés max prévue mais nous ne pouvons pas à priori compter sur une source d’eau sauf à avoir de la chance avec des pools stagnantes
Durant la première partie de sable profond et sables mouvants nous sommes doublés par un pickup avec une caravane sur la benne et quelques centaines de mètres plus loin il sont englués dans les sables mouvants et impossible de sortir de là seuls. Nous avions envisagé de faire les 2,5 premiers miles jusqu’à peekaboo avec le 4 runner mais finalement nous avons pris la bonne décision. Avec le vent et l’alternance de soleil et nuages la températures ressentie varie beaucoup et je ne vais pas arrêter d’enlever et remettre le polaire pour finalement le ranger définitivement dans le sac. En 2014 j’étais allé avec Lysiane jusqu’à Tower ruins (12 miles A/R) mais en day hike il n’était pas possible d’aller jusqu’au bout du canyon. La marche se fait quasi intégralement dans le sable plus ou moins profond donc fatigant et éprouvant pour les chevilles et les tendons.


Après avoir passés les 2 premères arches, skull arch

et paul bunyans potty

aisni qu'une jolie ruine

, nous observons à distance Anchor et gothic arch qui ne sont pas très photogéniques

Le 2ème objectif de la journée est d’aller voir les 2 panels de 11 faces et 13 faces. Le premier se trouve dans trail canyon et j’avais estimé l’endroit d’après les explications de M.Kelsey dans son livre sur canyonlands. Une fois sur place la recherche n’est pas si évidente car ce recoin sur canyon est assez vaste. Nous nous élevons et j’arrive finalement à repérer le panel grâce au 600mm de mon sony RX10M3. Ce panel est très en hauteur et semble très difficile d’accès (pente raide d’éboulis entre autre). Nous nous contenterons donc de vue au zoom qui sert de jumelles

Peu après nous trouvons un raccourci et là nous tombons sur une pool assez imposante qui nous permet de faire le plein en eau. Nous arrivons peu après à un champ de cottonwood qui fera un camp de fortune car les spots ne sont pas légions ( pas de spot de camping officiels comme dans salt creek) .
Direction ensuite le side canyon qui abrite les 13 faces. Là j’ai les coordonnées GPS mais nous mettrons un bon quart d’heure à trouver comment se frayer un chemin dans la végétation en s’éraflant de partout pour accéder au panel qui est bien caché et très bien conservé.

Après 12 miles dans le sable on est un peu fatigué et on se décide à monter le camp sous les cottonwood non loin de là, à l’embouchure de ce side canyon et du canyon principal qui mène à castle et Fortress arch. Il y a pas mal de vent et comme le sol meuble avec le sable il nous faut aller chercher des pierres, rares dans le coin, pour stabiliser les sardines de la tente autoportante que nous allons inaugurer (Big agnes fly creek HV UL3).


Le temps de monter le camp la température baisse vite et on supporte le bonnet et le polaire. Même si le risque de croiser un ours est faible j’accroche tout de même la nourriture en hauteur à un arbre. Heureusement avec la tombée de la nuit , le vente tombe (indiqué par les prev météo) et nous passerons une nuit calme mais glaciale sans beaucoup dormir. Olivier a un duvet donné pour confort à -12° mais malgré cela il a froid. De mon côté j’ai un duvet donné pour -1° confort. J’ai mis un sous vêtement mérinos sur le dessus , un collant pour les jambes , chaussettes grand froid point 6 et bonnet mais au fur et à mesure de l’avancée de la nuit j’aurais de plus en plus froid et je me refuse à mettre le polaire en plus dans le duvet car quand je sortirais je n’aurais plus d’autre couche à ajouter et vais avoir encore plus froid….. en se levant tous les 2 vers 1H le matin pour aller pisser on mesure bien le froid extérieur. Quand on se remet dans le duvet on a la sensation d’avoir chaud mais cela ne dure pas !!!! je vais dormir un peu sur le matin et du coup rater le lever pour aller à castle arch pour le lever de soleil. Tant pis, nous aurons tout de même une belle lumière et pas de vent ce matin là. Cette arche est magnifique mais fragile comme en témoignent les rochers au sol tombés de la partie horizontale. Je ne serais pas surpris qu’elle s’écroule dans quelques années.





Pour fortress arch l’accès est plus facile et très jolie également bien que très différente de castle arch.



Au retour nous passerons par le panel des 9 faces qui est nettement moins bien que les 2 autres.

Cette escapade matinale nous a pris quasiment 5 miles avant retour au camp de base pour remballer et nous mettre en route pour faire le chemin inverse qui fera 13 miles au total donc 25 miles en tout assez fatiguants car je pense qu’entre le poids des sacs (on d’enfonce encore plus dans le sable !!!) et le sable mou cela doit bien rajouter une dizaine de km par rapport à une marche sur terrain dur sans sac lourd.
Retour Symphony of the Seas du 14 au 21 avril 2018 English translation pending
Bonsoir,
Nous avions découvert l’Allure of the seas en 2015, nous avons adoré et avions très envie de le faire découvrir à nos fils, un bateau était inauguré cette année, c’était l’occasion rêvée !
A l’automne, RCI nous a fait savoir que trois nouvelles dates étaient rajoutées car la construction du paquebot avançait plus vite que prévu, bravo à STX 🙂😎 et leur savoir faire, les prix du coup étaient plus abordables, on s’est décidé au moment du black friday avec 100$ de crédit à bord par personne.
Nous avons pu réserver 3 cabines balcons bien placées et pratiquement à côté.
Le jour du départ arrive enfin, le temps était notre seul souci, en effet c’est sous la pluie que nous faisons là trajet jusqu’à Barcelone. Mon mari et mon fils nous posent au terminal et vont garer les véhicules au parking du WTC 75€ la semaine.
Contrairement à d’habitude, et malgré l’enregistrement en ligne avec photo sur le site, choix de l’heure d’embarquement, nous avons fait la queue 45 mn 🙁
Un petit changement, on ne nous donne plus les cartes à l’enregistrement, on le retrouvera devant la cabine dans une fente prévue pour le courrier.
Nous prenons la traditionnelle photo, le bateau apparaît enfin de près, les jeunes sont impressionnés !
Nous arrivons par la promenade et montons à nos cabines, il est 14 h, elles sont prêtes 😎
Cette fois nous avons là canapé devant la fenêtre du balcon, c’est une cabine sur deux.
Il y a un peu moins de rangement par rapport à l’allure, mais suffisamment, le placard est en deux partie de chaque côté du lit, un pour monsieur, un pour madame, plus une commode.
Découverte de l’intérieur du bateau, il pleut toujours 😠, repas à la cafèt, puis central park ou des grands parapluies sont disponibles, puis le boardwalk, le pont piscine... les jeunes ( nos fils et leurs copines) dont c’est la première croisière sont ébahis par autant de luxe
Les nouveautés sur ce bateau : un restaurant de fruits de mer, un restaurant mexicain, un bar des sports, le solarium est amélioré ainsi que le solarium bistrot qui est une cafèt mais plus petite qui sert une cuisine méditerranéenne très bonne, c’est sympa, on peut y prendre le petit déjeuner, il y a moins de monde qu’au windjammer, le soir c’est ouvert sur réservation.
La pluie ayant cessée, une fête a lieu sur le pont pour le départ, l’ambiance est top 😎
Nous avons pris le ANYTIME DINING et avions choisi les heures de nos repas en fonction des spectacles et cette fois ci aucune attente, ce sera parfait toute la semaine, un bon point, par contre les repas ont parfois été un peu longs, ce n’est que la 3 eme croisière après des mini pour le personnel de STX et des journalistes.
Nous avons bien mangé, peut être une petite baisse, mais rien de méchant, par contre la purée en accompagnement de beaucoup de plats tous les jours...
Notre spectacle a l’aquatheatre est annulé à cause du mauvais temps, en effet le bateau bouge ( un peu ), c’est la première fois 😉
Sur la promenade à minuit, une fête de départ est organisée à nouveau avec un lâcher de ballons, beaucoup d’ambiance, notre premier jour s’achève, demain Palma



Bar robot
Bar des sports
Restau mexicain
Solarium à partir de 16 ans


Solarium bistrot


Nous avons pu réserver 3 cabines balcons bien placées et pratiquement à côté.
Le jour du départ arrive enfin, le temps était notre seul souci, en effet c’est sous la pluie que nous faisons là trajet jusqu’à Barcelone. Mon mari et mon fils nous posent au terminal et vont garer les véhicules au parking du WTC 75€ la semaine.
Contrairement à d’habitude, et malgré l’enregistrement en ligne avec photo sur le site, choix de l’heure d’embarquement, nous avons fait la queue 45 mn 🙁
Un petit changement, on ne nous donne plus les cartes à l’enregistrement, on le retrouvera devant la cabine dans une fente prévue pour le courrier.
Nous prenons la traditionnelle photo, le bateau apparaît enfin de près, les jeunes sont impressionnés !
Nous arrivons par la promenade et montons à nos cabines, il est 14 h, elles sont prêtes 😎
Cette fois nous avons là canapé devant la fenêtre du balcon, c’est une cabine sur deux.
Il y a un peu moins de rangement par rapport à l’allure, mais suffisamment, le placard est en deux partie de chaque côté du lit, un pour monsieur, un pour madame, plus une commode.
Découverte de l’intérieur du bateau, il pleut toujours 😠, repas à la cafèt, puis central park ou des grands parapluies sont disponibles, puis le boardwalk, le pont piscine... les jeunes ( nos fils et leurs copines) dont c’est la première croisière sont ébahis par autant de luxe
Les nouveautés sur ce bateau : un restaurant de fruits de mer, un restaurant mexicain, un bar des sports, le solarium est amélioré ainsi que le solarium bistrot qui est une cafèt mais plus petite qui sert une cuisine méditerranéenne très bonne, c’est sympa, on peut y prendre le petit déjeuner, il y a moins de monde qu’au windjammer, le soir c’est ouvert sur réservation.
La pluie ayant cessée, une fête a lieu sur le pont pour le départ, l’ambiance est top 😎
Nous avons pris le ANYTIME DINING et avions choisi les heures de nos repas en fonction des spectacles et cette fois ci aucune attente, ce sera parfait toute la semaine, un bon point, par contre les repas ont parfois été un peu longs, ce n’est que la 3 eme croisière après des mini pour le personnel de STX et des journalistes.
Nous avons bien mangé, peut être une petite baisse, mais rien de méchant, par contre la purée en accompagnement de beaucoup de plats tous les jours...
Notre spectacle a l’aquatheatre est annulé à cause du mauvais temps, en effet le bateau bouge ( un peu ), c’est la première fois 😉
Sur la promenade à minuit, une fête de départ est organisée à nouveau avec un lâcher de ballons, beaucoup d’ambiance, notre premier jour s’achève, demain Palma



Bar robot
Bar des sports
Restau mexicain
Solarium à partir de 16 ans

Solarium bistrot

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières English translation pending
Bonjour,
Voici un carnet de voyage qui retrace nos 28 jours en Birmanie. Nous avons choisi de visiter ce pays lors de notre tour du monde qui a démarré le 1er Mars 2017.
Qui sommes nous ? Daïnah et Clément, un couple mixte français qui voyage pendant 1 an et demi sur 4 continents Quand ? Nous sommes partis en Birmanie en Juillet 2017 Comment ? Nous avons passé la frontière Mae Sot / Myawaddy car nous venions de Thaïlande et nous avons franchi la même frontière pour sortir du pays.
Notre itinéraire:
Hpa-An (4 jours - 2 jours à l'aller et 2 jours au retour) Yangon (4 jours) Bagan (5 jours) Mandalay (5 jours) Hsipaw (3 jours) Kalaw (2 jours) Lac Inle (4 jours) et retour à Hpa-An pour repasser la frontière
Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre voyage en vidéo, c'est par ici: https://www.facebook.com/unevireeadeux/videos/341638799577722/
Nous sommes arrivés à Hpa-An après avoir passé la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie, il a beaucoup plu à Hpa-An à notre arrivée mais nous avons quand même pu visiter la ville et ses alentours.
Hpa-An, premiers pas en Birmanie
Hpa-an, notre toute première ville en Birmanie ! On préfère ne pas compter Myawaddy comme la première ville car la ville frontalière n’a rien d’accueillant et nous y sommes à peine passés. Nous voilà donc à Hpa-An pour 2 jours environ. Le temps n’est pas du tout favorable, il pleut non-stop et on décide de sortir tout l’attirail pour affronter la pluie et louer un scooter (la mousson on adore!).
Avant de vous parler des visites on va vous dire quelques mots sur l’hôtel où nous étions. Nous avons pris une chambre au Galaxy Motel, hôtel tenu par une famille birmane. Ils sont accueillants et adorables, la gérante parle un peu français et a toujours le sourire. Notre séjour fut juste parfait dans cet hôtel où nous avons mangé le meilleur petit déjeuner du séjour. Avant de les quitter, ils nous ont mêmes offerts des petits cadeaux ! Si un jour vous passez à Hpa-An, vous l’avez compris, c’est l’adresse à ne pas louper.
Concernant la ville en elle-même, on va essayer de vous détailler au mieux ce que nous avons ressenti en arrivant. La ville de Hpa-an est pauvre, c’est un fait. On décide de découvrir la ville à pied avant de nous aventurer aux alentours en scooter. Les hommes portent tous le longyi, un tissu qu’ils scindent autour de leur taille.
Nous avons immédiatement été saisi par l‘élégance et la beauté des birmanes. Vêtues de longs sarongs souvent assortis avec leur haut, elles traversent la ville avec leurs parapluies à la main en nous fixant. Ok, c’est peut être pas tous les jours qu’elles croisent une métisse et un blanc arpenter les rues de Hpa-an. On essaye de leur sourire mais nous sommes tellement curieux et ébahis de ce changement de décor qu’on doit avoir l’air de débarqués et de ne pas du tout être à notre place. Parce que oui, notre arrivée en Birmanie a été assez déconcertante car le Myanmar ne ressemble à aucun autre pays du sud de l’Asie.
On passe par un petit centre commercial qui nous permet d’avoir une idée des prix. C’est toujours utile et ça nous permet d’éviter les arnaques dans les plus petites supérettes. On se dirige ensuite vers le lac de la ville, un endroit sympathique pour se balader et où les birmans viennent entre amis, en famille ou en couple. On continue notre balade au bord de la rivière et on assiste à un match improvisé de volley-ball. On nous regarde du coin de l’oeil, les joueurs donnent le meilleur d’eux-mêmes et la foule est attentive.
Les alentours de Hpa-An
La grotte de Saddan
Malheureusement, la pluie n’a pas cessé et on doit donc s’armer de courage pour sortir. On part sous la flotte avec le scooter en espérant qu’en chemin la pluie ne sera qu’un lointain souvenir. On commence par la visite située la plus loin, la grotte de Saddan. Les paysages que nous traversons sont très jolis, il y a des rizières à perte de vue. Il y a beaucoup d’agriculteurs dans les champs, qui travaillent leur terre. Nous parcourons quelques kilomètres et nous arrivons à destination. Une fois arrivés à la grotte, nous laissons nos chaussures à l’entrée (oh la grosse erreur – nous allons vite le regretter).
Une famille birmane est déjà à l’intérieur de la grotte et elle prie devant l’image de Bouddha. En effet, à l’intérieur de cette grotte il y a un temple et une rangée de Bouddhas sur un des côtés. La grotte est vaste et il faut la traverser entièrement pour arriver ensuite à un endroit où on prend une barque pour revenir à notre point de départ. Rappelez-vous que nous avons laissé nos chaussures à l’entrée. Nous devons traverser toute la grotte à pied, dans le noir presque complet (on a quand même la lampe du téléphone) sachant qu’à certains endroits l’eau est montée.
On est pas super à l’aise, Daïnah est même même très anxieuse à l’idée de ne pas savoir où elle pose son pied dans l’obscurité. On traverse certaines parties de la grotte où les chauves-souris se font fait plaisir et on préfère se dire qu’on a évité toutes les crottes qui jonchaient le sol. Parcourir la grotte prend du temps, on monte, on descend, on traverse des flaques, des escaliers puis enfin on aperçoit la lumière, un fin filet, au loin. On sort de la grotte. Fin du traumatisme. A l’extérieur, notre regard est rapidement attiré par une grande photo d’Aung San Suu Kyi, dire qu’il y a 6 ans à peine, cela aurait été impossible de la voir afficher ici…
La famille birmane que nous avons croisé un peu plus tôt sort à son tour de la grotte. Pour eux, la traversée du retour est gratuite mais pour nous ce n’est pas le cas. On essaye de négocier mais personne ne parle vraiment anglais. On convient d’un prix fixe: 2000 kyats pour 2. La balade est très sympathique même si la pluie continue de tomber. Nous sommes à bord d’un petit bateau avec l’homme de la famille. Le batelier à l’arrière chantonne et mise à part le bruit de la pluie et le batelier, c’est le calme absolu. La traversée se passe bien, on doit juste bien se baisser en passant dans une grotte car l’eau est bien montée.

On arrive ensuite à notre point d’arrivée. Et là, ça se gâte, le prix vient de doubler. Ce n’est plus 2000 kyats pour 2 mais par tête. Clément est furieux et s’énerve. Notre problème c’est que nous n’avons pas de monnaie et que nous sommes obligés de donner un billet de 5000 kyats. On galère d’ailleurs pour avoir nos 1000 kyats en retour. Heureusement, l’homme qui était avec nous dans la barque nous défend et récupère notre billet.
Nous allons récupérer nos chaussures à l’entrée de la grotte et nous récupérons le scooter. La pluie est de plus en plus intense et on s’arrête rapidement au Mont Zwegabin. A une époque, il était possible de grimper jusqu’au sommet pour y dormir. Depuis la mort d’un touriste, il n’est plus possible de le faire. Nous ne tentons pas l’ascension car il est déjà tard et nous n’aurions pas le temps de faire l’aller-retour.
Nous nous arrêtons seulement au pied de la montagne où il y a un jardin. Ici, il y a près de 1000 statues de bouddhas alignées. Nous prenons quelques photos mais la pluie est bien trop forte et nous rebroussons chemin jusqu’à notre hôtel à contre coeur.
Le lendemain il est déjà temps de partir. Nous quittons le Galaxy Motel en leur promettant de revenir d’ici 3 semaines. Nous avons décidé de faire une boucle et de repasser par Myawaddy pour revenir en Thaïlande. Nous embarquons dans un bus pour l’ancienne capitale du pays, Yangon. Ce voyage ne sera pas de tout repos et on en sortira pas indemne.
La suite du carnet très bientôt...
Voici un carnet de voyage qui retrace nos 28 jours en Birmanie. Nous avons choisi de visiter ce pays lors de notre tour du monde qui a démarré le 1er Mars 2017.
Qui sommes nous ? Daïnah et Clément, un couple mixte français qui voyage pendant 1 an et demi sur 4 continents Quand ? Nous sommes partis en Birmanie en Juillet 2017 Comment ? Nous avons passé la frontière Mae Sot / Myawaddy car nous venions de Thaïlande et nous avons franchi la même frontière pour sortir du pays.
Notre itinéraire:
Hpa-An (4 jours - 2 jours à l'aller et 2 jours au retour) Yangon (4 jours) Bagan (5 jours) Mandalay (5 jours) Hsipaw (3 jours) Kalaw (2 jours) Lac Inle (4 jours) et retour à Hpa-An pour repasser la frontière
Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre voyage en vidéo, c'est par ici: https://www.facebook.com/unevireeadeux/videos/341638799577722/
Nous sommes arrivés à Hpa-An après avoir passé la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie, il a beaucoup plu à Hpa-An à notre arrivée mais nous avons quand même pu visiter la ville et ses alentours.
Hpa-An, premiers pas en Birmanie
Hpa-an, notre toute première ville en Birmanie ! On préfère ne pas compter Myawaddy comme la première ville car la ville frontalière n’a rien d’accueillant et nous y sommes à peine passés. Nous voilà donc à Hpa-An pour 2 jours environ. Le temps n’est pas du tout favorable, il pleut non-stop et on décide de sortir tout l’attirail pour affronter la pluie et louer un scooter (la mousson on adore!).
Avant de vous parler des visites on va vous dire quelques mots sur l’hôtel où nous étions. Nous avons pris une chambre au Galaxy Motel, hôtel tenu par une famille birmane. Ils sont accueillants et adorables, la gérante parle un peu français et a toujours le sourire. Notre séjour fut juste parfait dans cet hôtel où nous avons mangé le meilleur petit déjeuner du séjour. Avant de les quitter, ils nous ont mêmes offerts des petits cadeaux ! Si un jour vous passez à Hpa-An, vous l’avez compris, c’est l’adresse à ne pas louper.
Concernant la ville en elle-même, on va essayer de vous détailler au mieux ce que nous avons ressenti en arrivant. La ville de Hpa-an est pauvre, c’est un fait. On décide de découvrir la ville à pied avant de nous aventurer aux alentours en scooter. Les hommes portent tous le longyi, un tissu qu’ils scindent autour de leur taille.
Nous avons immédiatement été saisi par l‘élégance et la beauté des birmanes. Vêtues de longs sarongs souvent assortis avec leur haut, elles traversent la ville avec leurs parapluies à la main en nous fixant. Ok, c’est peut être pas tous les jours qu’elles croisent une métisse et un blanc arpenter les rues de Hpa-an. On essaye de leur sourire mais nous sommes tellement curieux et ébahis de ce changement de décor qu’on doit avoir l’air de débarqués et de ne pas du tout être à notre place. Parce que oui, notre arrivée en Birmanie a été assez déconcertante car le Myanmar ne ressemble à aucun autre pays du sud de l’Asie.
On passe par un petit centre commercial qui nous permet d’avoir une idée des prix. C’est toujours utile et ça nous permet d’éviter les arnaques dans les plus petites supérettes. On se dirige ensuite vers le lac de la ville, un endroit sympathique pour se balader et où les birmans viennent entre amis, en famille ou en couple. On continue notre balade au bord de la rivière et on assiste à un match improvisé de volley-ball. On nous regarde du coin de l’oeil, les joueurs donnent le meilleur d’eux-mêmes et la foule est attentive.
Les alentours de Hpa-An
La grotte de Saddan
Malheureusement, la pluie n’a pas cessé et on doit donc s’armer de courage pour sortir. On part sous la flotte avec le scooter en espérant qu’en chemin la pluie ne sera qu’un lointain souvenir. On commence par la visite située la plus loin, la grotte de Saddan. Les paysages que nous traversons sont très jolis, il y a des rizières à perte de vue. Il y a beaucoup d’agriculteurs dans les champs, qui travaillent leur terre. Nous parcourons quelques kilomètres et nous arrivons à destination. Une fois arrivés à la grotte, nous laissons nos chaussures à l’entrée (oh la grosse erreur – nous allons vite le regretter).
Une famille birmane est déjà à l’intérieur de la grotte et elle prie devant l’image de Bouddha. En effet, à l’intérieur de cette grotte il y a un temple et une rangée de Bouddhas sur un des côtés. La grotte est vaste et il faut la traverser entièrement pour arriver ensuite à un endroit où on prend une barque pour revenir à notre point de départ. Rappelez-vous que nous avons laissé nos chaussures à l’entrée. Nous devons traverser toute la grotte à pied, dans le noir presque complet (on a quand même la lampe du téléphone) sachant qu’à certains endroits l’eau est montée.
On est pas super à l’aise, Daïnah est même même très anxieuse à l’idée de ne pas savoir où elle pose son pied dans l’obscurité. On traverse certaines parties de la grotte où les chauves-souris se font fait plaisir et on préfère se dire qu’on a évité toutes les crottes qui jonchaient le sol. Parcourir la grotte prend du temps, on monte, on descend, on traverse des flaques, des escaliers puis enfin on aperçoit la lumière, un fin filet, au loin. On sort de la grotte. Fin du traumatisme. A l’extérieur, notre regard est rapidement attiré par une grande photo d’Aung San Suu Kyi, dire qu’il y a 6 ans à peine, cela aurait été impossible de la voir afficher ici…
La famille birmane que nous avons croisé un peu plus tôt sort à son tour de la grotte. Pour eux, la traversée du retour est gratuite mais pour nous ce n’est pas le cas. On essaye de négocier mais personne ne parle vraiment anglais. On convient d’un prix fixe: 2000 kyats pour 2. La balade est très sympathique même si la pluie continue de tomber. Nous sommes à bord d’un petit bateau avec l’homme de la famille. Le batelier à l’arrière chantonne et mise à part le bruit de la pluie et le batelier, c’est le calme absolu. La traversée se passe bien, on doit juste bien se baisser en passant dans une grotte car l’eau est bien montée.

On arrive ensuite à notre point d’arrivée. Et là, ça se gâte, le prix vient de doubler. Ce n’est plus 2000 kyats pour 2 mais par tête. Clément est furieux et s’énerve. Notre problème c’est que nous n’avons pas de monnaie et que nous sommes obligés de donner un billet de 5000 kyats. On galère d’ailleurs pour avoir nos 1000 kyats en retour. Heureusement, l’homme qui était avec nous dans la barque nous défend et récupère notre billet.
Nous allons récupérer nos chaussures à l’entrée de la grotte et nous récupérons le scooter. La pluie est de plus en plus intense et on s’arrête rapidement au Mont Zwegabin. A une époque, il était possible de grimper jusqu’au sommet pour y dormir. Depuis la mort d’un touriste, il n’est plus possible de le faire. Nous ne tentons pas l’ascension car il est déjà tard et nous n’aurions pas le temps de faire l’aller-retour.
Nous nous arrêtons seulement au pied de la montagne où il y a un jardin. Ici, il y a près de 1000 statues de bouddhas alignées. Nous prenons quelques photos mais la pluie est bien trop forte et nous rebroussons chemin jusqu’à notre hôtel à contre coeur.
Le lendemain il est déjà temps de partir. Nous quittons le Galaxy Motel en leur promettant de revenir d’ici 3 semaines. Nous avons décidé de faire une boucle et de repasser par Myawaddy pour revenir en Thaïlande. Nous embarquons dans un bus pour l’ancienne capitale du pays, Yangon. Ce voyage ne sera pas de tout repos et on en sortira pas indemne.
La suite du carnet très bientôt...
New York et Washington 2018 English translation pending
Hello à toutes et tous !
Après 2016 et le grand Sud des USA, notre choix s'est porté cette année sur New York et Washington.
Pourquoi ces deux villes ?
NYC est emblématique du rêve américain avec Ellis Island par exemple et Washington possède, entre autre, la plus grande bibliothèque du monde et reste le siège du pouvoir certainement le plus puissant du monde. Ben oui, Rockfeller est américain non ? 😎
Nous voici donc, un couple dans la soixante passée😕, plutôt jeunes dans la tête et les jambes. Au retour, le compteur de l'application dénombrera 252 kilomètres de promenade en 15 jours jours. pas mal non ?
La préparation :
Pour des raisons de sécurité, je passe par Thomas Cook Voyage, place de la Comédie sur Montpellier. La suite me convaincra que j'avais vu juste dans ce choix.
Nous partirons le 30 Mars pour revenir le 13 au matin. Le tout par AF, Montpellier/CDG/NYC. Vol Delta entre NYC et WAS DC, et retour WAS DC/CDG/Montpellier.
Sauf que nos camarades d'AF nous font péter la gréve ! A laaaaaaaa grééééééééééééve !!!
Du coup, je suppute que le vol d'acheminement sera sur la liste des suppressions. Je ne me tromperai pas. Appel vers AF qui ne sait rien. Thomas Cook me suggère d'avancer mon vol au 29.
Bon. Mon épouse au boulot se débat dans des problèmes de dernière minute, j'annule des RDV avec clientèle qui me font perdre un peu de revenus....Tant pis. Et nous partons le 29 mars. Et le 30, vol annulé. Ouf !! Le tout réglé par mon agence de voyage.
2 heures de transfert sur CDG, mon épouse qui perd sa carte de boarding, moi qui oublie que j'ai tout dans le cellphone (Toutes les connexions de la boite crânienne ne sont pas opérationnelles), la queue aux contrôles police, le B....., Tout va bien. Evita Bella !!!
Nous embarquons dans les derniers sur un A380 AF. Places réservées et payées au fond du fond de l'étage. Places confortables, nourriture à niveau, hôtesses cool.... Au dessus de l'Amérique du Nord, nous subissons de violentes turbulences. La tension monte dans l'avion. Quand je dis violentes, c'était du violent. J'ai été secoué dans différents avions ou hélicos dans mon ancien boulot, mais là....
Donc après la sieste, nous sommes en approche de JFK avec 30 minutes d'avance et les problèmes vont commencer.




Après 2016 et le grand Sud des USA, notre choix s'est porté cette année sur New York et Washington.
Pourquoi ces deux villes ?
NYC est emblématique du rêve américain avec Ellis Island par exemple et Washington possède, entre autre, la plus grande bibliothèque du monde et reste le siège du pouvoir certainement le plus puissant du monde. Ben oui, Rockfeller est américain non ? 😎
Nous voici donc, un couple dans la soixante passée😕, plutôt jeunes dans la tête et les jambes. Au retour, le compteur de l'application dénombrera 252 kilomètres de promenade en 15 jours jours. pas mal non ?
La préparation :
Pour des raisons de sécurité, je passe par Thomas Cook Voyage, place de la Comédie sur Montpellier. La suite me convaincra que j'avais vu juste dans ce choix.
Nous partirons le 30 Mars pour revenir le 13 au matin. Le tout par AF, Montpellier/CDG/NYC. Vol Delta entre NYC et WAS DC, et retour WAS DC/CDG/Montpellier.
Sauf que nos camarades d'AF nous font péter la gréve ! A laaaaaaaa grééééééééééééve !!!
Du coup, je suppute que le vol d'acheminement sera sur la liste des suppressions. Je ne me tromperai pas. Appel vers AF qui ne sait rien. Thomas Cook me suggère d'avancer mon vol au 29.
Bon. Mon épouse au boulot se débat dans des problèmes de dernière minute, j'annule des RDV avec clientèle qui me font perdre un peu de revenus....Tant pis. Et nous partons le 29 mars. Et le 30, vol annulé. Ouf !! Le tout réglé par mon agence de voyage.
2 heures de transfert sur CDG, mon épouse qui perd sa carte de boarding, moi qui oublie que j'ai tout dans le cellphone (Toutes les connexions de la boite crânienne ne sont pas opérationnelles), la queue aux contrôles police, le B....., Tout va bien. Evita Bella !!!
Nous embarquons dans les derniers sur un A380 AF. Places réservées et payées au fond du fond de l'étage. Places confortables, nourriture à niveau, hôtesses cool.... Au dessus de l'Amérique du Nord, nous subissons de violentes turbulences. La tension monte dans l'avion. Quand je dis violentes, c'était du violent. J'ai été secoué dans différents avions ou hélicos dans mon ancien boulot, mais là....
Donc après la sieste, nous sommes en approche de JFK avec 30 minutes d'avance et les problèmes vont commencer.




Retour sur 15 jours au Cap Vert: Sao Vicente, Santo Antao et Sal English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis rentrée hier du Cap Vert et souhaitais vous livrer un peu à chaud mes impressions et ressentis. Un carnet de voyage complet verra le jour plus tard... avec photos et infos pratiques (traces gpx notamment)
Tout d'abord, grand merci aux membres actifs du forum (Ptitortue, Snoopy et Willempsie notamment) qui m'ont permis de monter ce voyage de bout en bout, qui ont tous un avis personnel et parfois divergent sur le pays, nous présentant les différentes facettes de celui-ci. A chacun ensuite de trouver ce qui lui correspond. J'aime cette idée du partage. Merci à vous !
Itinéraire : J1-2 : Sao Vicente J3-11 : Santo Antao J12 : Mindelo bis J13-15 : Sal
Le coeur de notre voyage était la rando sur S Antao. S Vicente était une étape incontournable pour se rendre à S Antao. Sal n'avait pour but que de nous offrir des horaires de vol plus confortables pour notre retour en province, et un peu de repos après la rando. Nous n'en attendions rien de précis.
Au global nous avons beaucoup aimé ces 3 iles, habitants, paysages, accueil, gastronomie.
Sao Vicente Elle offre finalement assez peu au visiteur et 2 jours sont suffisants pour la découvrir. Nous y avons passé 2.5j, nous aurions pu supprimer une journée. 1/2j à notre arrivée et 1j au retour de Santo Antao pour découvrir Mindelo. C'était un samedi aprèm, pas grande activité, mais peu de monde pour prendre les photos c'est bien aussi. Heureusement qu'on avait une autre journée au retour pour apprécier l'animation en semaine. Passage à Laginha Beach en fin de journée. 1j pour Salamansa, Baia das Gatas, avec sentier côtier entre les 2. Retour anticipé de Baia pour cause de nuages et fraicheur, annulant toute envie de baignade et pas très photogénique de ce fait. C'était un dimanche, pas grande animation même si j'avais lu que les Capverdiens ont plaisir à s'y retrouver le WE. On a aimé les couleurs des bâtiments sur le front de mer, la simplicité de la ville. En y allant 2 fois on avait l'impression de rentrer chez soi.
Logement : Basic Hotel. Très bon rapport qualité prix. Un peu excentré (10' à pied de Laginha beach / 10' du ferry ou du centre-ville) mais très calme.
Transport depuis / vers l'aéroport : en arrivant nous avons cherché à prendre l'aluguer au rond-point de l'aéroport mais un taxi nous a proposé un tarif sur sa course (600 cve le taxi, contre 1000 tarif officiel), on n'a donc pas hésité. Déposé directement à l'hotel. En partant, aluguer depuis la Praça Estrela (100 cve/p).
Santo Antao Exceptionnelle selon nous ! 9 jours de rando en itinérant, sac au dos mais logements réservés en pension, hotel ou chez l'habitant. Préparation de toutes les randos en amont avec carte et tracés GPX (merci Snoopy !) Les temps de marche comprennent la pause repas de 30' environ.
j1-Morro de Campo > Cha de Morte : Dépose à Morro de Campo par Nelson qui nous a récupéré à l'arrivée du ferry (résa depuis la France pour assurer le coup, et ne pas attendre l'aluguer de 11h depuis Porto Novo) Chouette rando, pas évidente en repérage pour rejoindre la Bordeira de Norte, grosse descente (attention genoux !). 6h de marche. Nous l'avons faite sous une chaleur écrasante et avons bien souffert de celle-ci. Je me demande comment on peut randonner en plein été.... Logement : Residencial Pinto (Nelson et Suzeth). Très bien, propre, spacieux, confortable et bonne table. Nelson ns a vraiment rendu service que ce soit pour nous réserver les logements à venir ou nous déposer à Morro de Campo (moyennant frais).
j2-Cha de Morte > Alto Mira III Petite rando, mais belle montée au col. Vue extra sur Alto Mira pour la descente. 3h de marche. Logement : Amadeu Ramo. Excellent. Nouveau logement super propre et confortable. Vue extra sur les montagnes. Très bon repas. Espace extérieur pour prendre un thé ou se reposer. A recommander
j3-Alto Mira III > Figueira de Baixa par le Salto Preto C'est la rando que j'appréhendais vu les commentaires sur le Salto Preto. En fait, il n'y a que cette montée qui est difficile sur la journée. En démarrant à 8h30 nous sommes restés dans l'ombre pour presque toute la montée, confortable. L'effort est intense mais pas si long que ça, environ 2h30 depuis Alto M. Le reste est très facile jusque Figueira. Nelson nous avait réservé le logement à Figueira de Baixa, mais m'avait confirmé qu'il était à Figueira de Cima... ça nous a juste un peu rallongé la balade... 17 km sur la journée. Logement : Joanna y Miguel. Logement chez l'habitant, très basique, mais chaleureux dans l'accueil. Pas d'eau chaude. Excellent repas. Très peu de possibilités sur le secteur, on était contents de nous trouver chez Joanna !
j4-Figueira de Baixa > Cha de Igreja Très beaux points de vue car la rando ne fait que monter et descendre pour passer d'une vallée à l'autre. Assez fatigante pour moi. Le passage de la plage de galets est effectivement stressant. Bien évaluer le risque en fonction de la montée des vagues et des marées. 6h de marche Logement : Mite e Banana. Très bon rapport qualité-prix. Propre, confortable, bons repas. Accueille les groupes, il est donc bon de réserver !
j5-Cha de Igreja > Ponta do Sol Sentier côtier "classique". Temps mitigé lors de notre passage, les petits villages n'ont pas eu les couleurs que nous espérions. Sentier surtout intéressant dans la partie finale, à partir de Forminguinhas. 6h. Logement : Miranda e Miranda. Super mais même s'il est tenu par des Capverdiens les chambres et le resto n'ont pas de touche capverdienne, ce que j'ai regretté. C'était malgré tout parfait, tant pour la propreté que la qualité des équipements ou les petits déjeuners.
j6-PdS > Cha de Mato > Rba Grande > PdS ce devait étre une journée de repos, mais nous n'avons pas résisté et sommes partis en balade au départ de PDS. Nous avons donc gouté aux joies de la rando sans sac à dos ;-) Aluguer pour Ribeira Grande puis pour Cha de Mato. C'était un samedi, pas d'aluguer sur la route de la Corde avant 11h... nous avons donc patienté... à la capverdienne :-) Magnifique rando malgré le temps très brumeux. Je recommande. Facile et variée. Retour sur PdS par aluguer
j7-PdS > Cova de Paul > Vila das Pombas Aluguer privatisé avec un autre couple pour monter à la Cova, dimanche oblige. Descente par la 101 puis 102 via le Pico de Antonio. Superbe. Un classique mais un Must ! 6h de marche. Logement : Misurino. Situé juste avant le pont pour Vila das Pombas. Très bon rapport qualité prix. Simple, avec SDB partagée mais très propre avec très bon petit déj. Tenue par un Italien.
j8-Vila das Pombas > Pico da Cruz via Sta Isabel Dur, très dur pour moi ! Effort constant, à la différence du Salto Preto où l'effort ne dure "que" 2h. Mais... quels paysages ! Epoustouflant, surtout dans la partie entre Sta Isabel et le Pico. Très frisquet là-haut, prévoir de quoi se couvrir ! 6h de marche Logement : Manuela. Chez l'habitant donc simple sans eau chaude, mais chaleureux, propre avec de très bons repas. Elle fait aussi épicerie pour le ravitaillement.
j9-Pico da Cruz > Janela par la 106 Conditions ensoleillées au départ mais ensuite brume et grosse humidité, le tout avec un vent fort. On a eu bien du mal à profiter et apprécier le paysage ! Mieux en fin de descente. La végétation semble être très variée sur ce secteur, on regrette un peu d'avoir joué de malchance, c'est ainsi. 4h de marche (sans pause lunch). Retour sur Porto Novo par l'aluguer puis ferry pour Mindelo.
Sal 3 jours de farniente au programme, mais on ne se refait pas, on a marché ! j1- Balade sur la plage entre Santa Maria et Ponta Preta. Très joli, venté au possible, avec de très belles vagues... parfait pour le photographe. j2- Aluguer pour Espargos (25') puis marche jusque Pedra Lume, tour des Salines sur la crête. Meilleure vue que depuis le bas, car on aperçoit toutes les nuances de couleurs du sel, et c'est gratuit ! Retour sur Espargos (15 km). Aluguer pour Palmeira (10'). Très joli petit port de pêche. Retour Sta Maria en aluguer j3- Salines derrière Santa Maria. Accès à pied en 10' puis balade jusque la plage des Kite Surfs sur la côte est, et retour Sta Maria. Aprèm plage... quand même !
Sal n'a pour moi rien du Cap Vert. C'est une ile très belle, mais tellement touristique qu'on a eu bien du mal a retrouver l'esprit de Santo Antao ou de Mindelo. Heureusement que nous logions chez un Capverdien, dans le quartier plus "local" de Sta Maria. Aller à Sal et dire "je suis allée au Cap Vert" me semble juste inconcevable. Juste mon avis. J'ai apprécié m'y poser, mais c'était presque comme si j'avais changé de pays.
Excellent logement chez Casa Pau, dans le secteur habitation de Santa Maria, à l'opposé des Resorts. Calme et accueil parfait. très bons petits dej, on recommande !
Transport depuis / vers l'aéroport : Arrivés à 18h30 nous avons tenté de prendre un aluguer en se postant sur la route principale. Peu de passage et surtout, aluguer plein venant d'Espargos. Un taxi s'est arrêté et nous a proposé 400 cve (contre 10€ px officiel), c'était parti ! Pour nous déposer à la guesthouse, il a prix 100 cve de plus. Correct. A savoir, un taxi pour se déplacer dans Sta Maria c'est 200 cve la course. Pour repartir, nous n'avons eu aucun mal à trouver un aluguer à 20h30 pour nous amener à l'aéroport. 100 cve/p.
Ceci est un 1er retour, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos.
Je suis rentrée hier du Cap Vert et souhaitais vous livrer un peu à chaud mes impressions et ressentis. Un carnet de voyage complet verra le jour plus tard... avec photos et infos pratiques (traces gpx notamment)
Tout d'abord, grand merci aux membres actifs du forum (Ptitortue, Snoopy et Willempsie notamment) qui m'ont permis de monter ce voyage de bout en bout, qui ont tous un avis personnel et parfois divergent sur le pays, nous présentant les différentes facettes de celui-ci. A chacun ensuite de trouver ce qui lui correspond. J'aime cette idée du partage. Merci à vous !
Itinéraire : J1-2 : Sao Vicente J3-11 : Santo Antao J12 : Mindelo bis J13-15 : Sal
Le coeur de notre voyage était la rando sur S Antao. S Vicente était une étape incontournable pour se rendre à S Antao. Sal n'avait pour but que de nous offrir des horaires de vol plus confortables pour notre retour en province, et un peu de repos après la rando. Nous n'en attendions rien de précis.
Au global nous avons beaucoup aimé ces 3 iles, habitants, paysages, accueil, gastronomie.
Sao Vicente Elle offre finalement assez peu au visiteur et 2 jours sont suffisants pour la découvrir. Nous y avons passé 2.5j, nous aurions pu supprimer une journée. 1/2j à notre arrivée et 1j au retour de Santo Antao pour découvrir Mindelo. C'était un samedi aprèm, pas grande activité, mais peu de monde pour prendre les photos c'est bien aussi. Heureusement qu'on avait une autre journée au retour pour apprécier l'animation en semaine. Passage à Laginha Beach en fin de journée. 1j pour Salamansa, Baia das Gatas, avec sentier côtier entre les 2. Retour anticipé de Baia pour cause de nuages et fraicheur, annulant toute envie de baignade et pas très photogénique de ce fait. C'était un dimanche, pas grande animation même si j'avais lu que les Capverdiens ont plaisir à s'y retrouver le WE. On a aimé les couleurs des bâtiments sur le front de mer, la simplicité de la ville. En y allant 2 fois on avait l'impression de rentrer chez soi.
Logement : Basic Hotel. Très bon rapport qualité prix. Un peu excentré (10' à pied de Laginha beach / 10' du ferry ou du centre-ville) mais très calme.
Transport depuis / vers l'aéroport : en arrivant nous avons cherché à prendre l'aluguer au rond-point de l'aéroport mais un taxi nous a proposé un tarif sur sa course (600 cve le taxi, contre 1000 tarif officiel), on n'a donc pas hésité. Déposé directement à l'hotel. En partant, aluguer depuis la Praça Estrela (100 cve/p).
Santo Antao Exceptionnelle selon nous ! 9 jours de rando en itinérant, sac au dos mais logements réservés en pension, hotel ou chez l'habitant. Préparation de toutes les randos en amont avec carte et tracés GPX (merci Snoopy !) Les temps de marche comprennent la pause repas de 30' environ.
j1-Morro de Campo > Cha de Morte : Dépose à Morro de Campo par Nelson qui nous a récupéré à l'arrivée du ferry (résa depuis la France pour assurer le coup, et ne pas attendre l'aluguer de 11h depuis Porto Novo) Chouette rando, pas évidente en repérage pour rejoindre la Bordeira de Norte, grosse descente (attention genoux !). 6h de marche. Nous l'avons faite sous une chaleur écrasante et avons bien souffert de celle-ci. Je me demande comment on peut randonner en plein été.... Logement : Residencial Pinto (Nelson et Suzeth). Très bien, propre, spacieux, confortable et bonne table. Nelson ns a vraiment rendu service que ce soit pour nous réserver les logements à venir ou nous déposer à Morro de Campo (moyennant frais).
j2-Cha de Morte > Alto Mira III Petite rando, mais belle montée au col. Vue extra sur Alto Mira pour la descente. 3h de marche. Logement : Amadeu Ramo. Excellent. Nouveau logement super propre et confortable. Vue extra sur les montagnes. Très bon repas. Espace extérieur pour prendre un thé ou se reposer. A recommander
j3-Alto Mira III > Figueira de Baixa par le Salto Preto C'est la rando que j'appréhendais vu les commentaires sur le Salto Preto. En fait, il n'y a que cette montée qui est difficile sur la journée. En démarrant à 8h30 nous sommes restés dans l'ombre pour presque toute la montée, confortable. L'effort est intense mais pas si long que ça, environ 2h30 depuis Alto M. Le reste est très facile jusque Figueira. Nelson nous avait réservé le logement à Figueira de Baixa, mais m'avait confirmé qu'il était à Figueira de Cima... ça nous a juste un peu rallongé la balade... 17 km sur la journée. Logement : Joanna y Miguel. Logement chez l'habitant, très basique, mais chaleureux dans l'accueil. Pas d'eau chaude. Excellent repas. Très peu de possibilités sur le secteur, on était contents de nous trouver chez Joanna !
j4-Figueira de Baixa > Cha de Igreja Très beaux points de vue car la rando ne fait que monter et descendre pour passer d'une vallée à l'autre. Assez fatigante pour moi. Le passage de la plage de galets est effectivement stressant. Bien évaluer le risque en fonction de la montée des vagues et des marées. 6h de marche Logement : Mite e Banana. Très bon rapport qualité-prix. Propre, confortable, bons repas. Accueille les groupes, il est donc bon de réserver !
j5-Cha de Igreja > Ponta do Sol Sentier côtier "classique". Temps mitigé lors de notre passage, les petits villages n'ont pas eu les couleurs que nous espérions. Sentier surtout intéressant dans la partie finale, à partir de Forminguinhas. 6h. Logement : Miranda e Miranda. Super mais même s'il est tenu par des Capverdiens les chambres et le resto n'ont pas de touche capverdienne, ce que j'ai regretté. C'était malgré tout parfait, tant pour la propreté que la qualité des équipements ou les petits déjeuners.
j6-PdS > Cha de Mato > Rba Grande > PdS ce devait étre une journée de repos, mais nous n'avons pas résisté et sommes partis en balade au départ de PDS. Nous avons donc gouté aux joies de la rando sans sac à dos ;-) Aluguer pour Ribeira Grande puis pour Cha de Mato. C'était un samedi, pas d'aluguer sur la route de la Corde avant 11h... nous avons donc patienté... à la capverdienne :-) Magnifique rando malgré le temps très brumeux. Je recommande. Facile et variée. Retour sur PdS par aluguer
j7-PdS > Cova de Paul > Vila das Pombas Aluguer privatisé avec un autre couple pour monter à la Cova, dimanche oblige. Descente par la 101 puis 102 via le Pico de Antonio. Superbe. Un classique mais un Must ! 6h de marche. Logement : Misurino. Situé juste avant le pont pour Vila das Pombas. Très bon rapport qualité prix. Simple, avec SDB partagée mais très propre avec très bon petit déj. Tenue par un Italien.
j8-Vila das Pombas > Pico da Cruz via Sta Isabel Dur, très dur pour moi ! Effort constant, à la différence du Salto Preto où l'effort ne dure "que" 2h. Mais... quels paysages ! Epoustouflant, surtout dans la partie entre Sta Isabel et le Pico. Très frisquet là-haut, prévoir de quoi se couvrir ! 6h de marche Logement : Manuela. Chez l'habitant donc simple sans eau chaude, mais chaleureux, propre avec de très bons repas. Elle fait aussi épicerie pour le ravitaillement.
j9-Pico da Cruz > Janela par la 106 Conditions ensoleillées au départ mais ensuite brume et grosse humidité, le tout avec un vent fort. On a eu bien du mal à profiter et apprécier le paysage ! Mieux en fin de descente. La végétation semble être très variée sur ce secteur, on regrette un peu d'avoir joué de malchance, c'est ainsi. 4h de marche (sans pause lunch). Retour sur Porto Novo par l'aluguer puis ferry pour Mindelo.
Sal 3 jours de farniente au programme, mais on ne se refait pas, on a marché ! j1- Balade sur la plage entre Santa Maria et Ponta Preta. Très joli, venté au possible, avec de très belles vagues... parfait pour le photographe. j2- Aluguer pour Espargos (25') puis marche jusque Pedra Lume, tour des Salines sur la crête. Meilleure vue que depuis le bas, car on aperçoit toutes les nuances de couleurs du sel, et c'est gratuit ! Retour sur Espargos (15 km). Aluguer pour Palmeira (10'). Très joli petit port de pêche. Retour Sta Maria en aluguer j3- Salines derrière Santa Maria. Accès à pied en 10' puis balade jusque la plage des Kite Surfs sur la côte est, et retour Sta Maria. Aprèm plage... quand même !
Sal n'a pour moi rien du Cap Vert. C'est une ile très belle, mais tellement touristique qu'on a eu bien du mal a retrouver l'esprit de Santo Antao ou de Mindelo. Heureusement que nous logions chez un Capverdien, dans le quartier plus "local" de Sta Maria. Aller à Sal et dire "je suis allée au Cap Vert" me semble juste inconcevable. Juste mon avis. J'ai apprécié m'y poser, mais c'était presque comme si j'avais changé de pays.
Excellent logement chez Casa Pau, dans le secteur habitation de Santa Maria, à l'opposé des Resorts. Calme et accueil parfait. très bons petits dej, on recommande !
Transport depuis / vers l'aéroport : Arrivés à 18h30 nous avons tenté de prendre un aluguer en se postant sur la route principale. Peu de passage et surtout, aluguer plein venant d'Espargos. Un taxi s'est arrêté et nous a proposé 400 cve (contre 10€ px officiel), c'était parti ! Pour nous déposer à la guesthouse, il a prix 100 cve de plus. Correct. A savoir, un taxi pour se déplacer dans Sta Maria c'est 200 cve la course. Pour repartir, nous n'avons eu aucun mal à trouver un aluguer à 20h30 pour nous amener à l'aéroport. 100 cve/p.
Ceci est un 1er retour, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos.
Japon: entre villes et montagne English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
Habituellement j’organise nos voyages moi-même, mais ayant une allergie alimentaire, allant manger tous les jours au restaurant, ne parlant pas Japonais, et mon anglais n’étant pas top, le leur non plus d'ailleurs, nous avons préféré assurer de ce côté-là et partir en voyage accompagné. Nous sommes partis du 27 Octobre au 18 <novembre 2017, 8 personnes dans le groupe les 2 premières semaines, nous n’étions plus que 4 la dernière semaine. C'est la première fois que nous allons au Japon et même en Asie.
Notre circuit : tokyo –Hakone – Kyoto – Himeji – Nara – Ise – Shingu – Mont Koya – Osaka – Kanazawa – Shirakagawago – Takayama – Kiso – Magome – Matsumoto - Osaka
27 Octobre - Paris Tokyo Ca y est c’est le grand jour, nous partons enfin au Japon ! Notre avion est prévu à 17 h 20, nous partons largement en avance afin de ne pas stresser. Le trafic est fluide, c’est donc bien en avance que nous arrivons à l’aéroport. Nous sommes déjà enregistrés pour ce vol, l’hôtesse d’Air France nous dirige directement vers le dépose bagage, il y a du monde mais ça va assez vite, puis nous passons à l’immigration, là aussi on n’attend pas trop longtemps. Comme nous avons du temps avant le départ nous allons manger un petit quelque chose. Nous dirigeons vers notre porte d’embarquement, notre avion est prévu à l’heure. Pendant que nous attendons, nous rencontrons 2 de nos compagnons de voyage dont nous avions fait connaissance lors de la réunion d’information du voyage à l’agence..
Samedi 28 Octobre Tokyo
Avant l’atterrissage nous remplissons les formulaires pour l’immigration et la douane. Le vol s’est bien déroulé. Nous atterrissons à Haneda à 12 h 15. Il y a du monde mais il y a beaucoup de guichets pour passer l’immigration c’est rapide. Lorsque nous arrivons à Tokyo il tombe des trombes d’eau, c’est la queue du typhon.

Le temps de nous repérer un peu dans cet aéroport, nous nous dirigeons vers le bureau des limousines pour récupérer les tickets de transferts en navette jusqu’au Métropolitain Hotel Tokyo où nous résiderons demain soir avec les autres voyageurs. En effet nous arrivons un jour plutôt que la date prévue car nous n’aurions pu être à l’heure du rendez-vous à Tokyo. Il faut attendre une heure pour la navette, nous attendons donc dans le hall de l’aéroport. Il est l’heure de se diriger vers l’arrêt des limousines.

Nous n’avons pu avoir de chambre pour cette nuit supplémentaire au Métropolitan hôtel l’agence nous en a donc réserver une au Apa Hotel qui se trouve à un quart d’heure à pieds. Néanmoins nous pouvons déposer nos bagages au Métropolitan celui-ci possédant un local pour les garder. Munis du plan que j’avais imprimé avant notre départ, nous partons à pieds et sous la pluie pour l’APA Hôtel. Tout est bien sûr écrit en Japonais, il n’y a pratiquement pas de nom de rue, sauf sur les grands axes, nous avons un peu de mal à nous repérer, dès que je regarde le plan, des Japonais nous proposent leur aide. A un moment donné, je ne vois plus grand chose sur mon plan qui est trempé, à l’aide de l’adresse de l’hôtel (en Japonais) que j’avais imprimé, je demande à une passante (il n’y a pratiquement personne dans la rue à ce moment là), si nous sommes sur le bon chemin. Elle sort sont smartphone, regarde sur Google maps, et nous fait signe de la suivre, elle nous emmène jusqu’à notre hôtel qui était à quelques minutes de là, nous la remercions chaleureusement.
Bon accueil. La chambre est très petite, le lit est confortable et nous découvrons les fameux WC japonais. Nous n’avons pas le courage de ressortir, il pleut vraiment trop et nous sommes fatigués, nous grignotons quelques biscuits que j’avais dans la valise. Nous envoyons quelques mails à notre famille puis nous nous couchons.
Nous appréhendions de faire le parcours à pieds, mais finalement avec l’aide des différents passants, cela c’est bien passé.
Dimanche 29 Octobre
C’est cette après-midi que commencera réellement notre circuit. Nous avons rendez-vous à 14 h 00 au Metropolitan Hôtel avec notre Accompagnateur. Ce matin encore il pleut énormément, nous ne nous pressons pas.
Nous allons prendre notre petit déjeuner au restaurant de l’ APA hôtel. Nous découvrons notre premier petit déjeuner japonais, il y a aussi le petit déjeuner américain, avec thé et café, le tout est sous forme de buffet. Je prendrais un petit déjeuner américain, ne sachant pas ce qu’il y a dans les plats (Je ne tiens pas à commencer mon voyage aux urgences !)
Après nous être bien restaurés pour partons au Metropolitan hôtel, comme il pleut toujours, j’achète un parapluie dans le premier combini que je rencontre et nous voilà partis pour le quartier Ikebukuro.
Le Métropolitain Hôtel est un très bel hôtel situé à proximité du Tokyo Métropolitain Théâtre et de la station Ikebukuro. Très bon accueil. Nous récupérons nos bagages que nous avions laissés hier puis attendons dans le grand hall. Nous sommes en avance pour notre rendez-vous, je profite de cette attente pour visiter l’hôtel.
Peu à peu nos compagnons de voyage arrivent. A 14 h 00 notre Accompagnateur arrive aussi, il se prénomme Oscar et demande à chacun de se présenter. Il nous fait un rapide topo sur ce qui est prévu de voir et faire cette après-midi. Afin de ne pas perdre de temps il propose que nous déposions vite fait nos bagages dans les chambres et que commencions tout de suite la visite, nous verrons à notre retour pour les détails. Etant donné qu’il pleut toujours Oscar propose que nous changions le programme prévu et que nous commencions par la visite du Musée National de Tokyo, tout le monde est d’accord.
Nous prenons le métro à Ikebukuro station, qui se trouve tout près de l’hôtel. La station Ikebukuro est très grande, c’est beau, propre, il y a un peu de monde mais certainement encore plus aux heures de pointe. Oscar nous donne le pass qui nous permettra de prendre le métro sans avoir à acheter un ticket à chaque passage.
Nous prenons le métro jusqu’à la station Tokyo National Muséum où se trouve le musée.

Il y a aussi des stands de toute sortes, les vendeurs/vendeuses proposent leurs produits en parlant très fort, ce qui donne un joyeux brouhaha. Ah oui pour monter dans le wagon, les Japonais se mettent sur une file de chaque côté de la porte, ils attendent que tout le monde soit descendu et montent à leur tour. Il y a des sièges de chaque côté du wagon, ce qui laisse de la place au milieu pour accueillir beaucoup de passagers. Ceux qui sont assis regardent pratiquement tous leur smartphones, certains somnolent ou lisent, comme à Paris en somme, les autres comme moi se cramponnent aux poignées.
Musée national 東京国立博物館 Oscar nous donne des explications puis nous laisse du temps libre pour visiter Honkan (Galerie du Japon) comme cela chacun ira voir ce qui l’attire le plus, ça nous convient très bien. A travers les vitres du bâtiment nous apercevons le jardin, qui n’est pas ouvert au public, dommage car nous aurions bien aimé nous balader dans le jardin.

Pour signaler la fermeture du musée à 17 heures, nous sommes surpris d'entendre l'air de la chanson de "ce n'est qu'un au revoir". Lorsque nous ressortons il fait nuit. Le bâtiment est illuminé, c'est très joli.

Nous traversons le parc dont l’allée des cerisiers est illuminée de guirlandes roses rappelant les cerisiers en fleurs.
Ameya Yokochô アメヤ横丁 Nous nous dirigeons ensuite à Ameya Yokocho, le marché est situé près du Parc Ueno. Il pleut plus ou moins mais nous souhaitons néanmoins déambuler dans celui-ci et ses ruelles qui ont été préservées des métamorphoses de la cité.

Nous allons dîner, dans ce restaurant les tables sont séparées les unes des autres par des cloisons et des petits rideaux, que l'on peut baisser si l'on veut pour avoir de l'intimité, j'aime bien cet endroit, d'autant plus que c'était bon.
Nous rentrons ensuite à notre hôtel. Les chambres sont grandes, nous sommes au 8ème étage, nous avons vue sur la ville illuminée.
Récit plus complet avec photos ici
A suivre,
Habituellement j’organise nos voyages moi-même, mais ayant une allergie alimentaire, allant manger tous les jours au restaurant, ne parlant pas Japonais, et mon anglais n’étant pas top, le leur non plus d'ailleurs, nous avons préféré assurer de ce côté-là et partir en voyage accompagné. Nous sommes partis du 27 Octobre au 18 <novembre 2017, 8 personnes dans le groupe les 2 premières semaines, nous n’étions plus que 4 la dernière semaine. C'est la première fois que nous allons au Japon et même en Asie.
Notre circuit : tokyo –Hakone – Kyoto – Himeji – Nara – Ise – Shingu – Mont Koya – Osaka – Kanazawa – Shirakagawago – Takayama – Kiso – Magome – Matsumoto - Osaka
27 Octobre - Paris Tokyo Ca y est c’est le grand jour, nous partons enfin au Japon ! Notre avion est prévu à 17 h 20, nous partons largement en avance afin de ne pas stresser. Le trafic est fluide, c’est donc bien en avance que nous arrivons à l’aéroport. Nous sommes déjà enregistrés pour ce vol, l’hôtesse d’Air France nous dirige directement vers le dépose bagage, il y a du monde mais ça va assez vite, puis nous passons à l’immigration, là aussi on n’attend pas trop longtemps. Comme nous avons du temps avant le départ nous allons manger un petit quelque chose. Nous dirigeons vers notre porte d’embarquement, notre avion est prévu à l’heure. Pendant que nous attendons, nous rencontrons 2 de nos compagnons de voyage dont nous avions fait connaissance lors de la réunion d’information du voyage à l’agence..
Samedi 28 Octobre Tokyo
Avant l’atterrissage nous remplissons les formulaires pour l’immigration et la douane. Le vol s’est bien déroulé. Nous atterrissons à Haneda à 12 h 15. Il y a du monde mais il y a beaucoup de guichets pour passer l’immigration c’est rapide. Lorsque nous arrivons à Tokyo il tombe des trombes d’eau, c’est la queue du typhon.

Le temps de nous repérer un peu dans cet aéroport, nous nous dirigeons vers le bureau des limousines pour récupérer les tickets de transferts en navette jusqu’au Métropolitain Hotel Tokyo où nous résiderons demain soir avec les autres voyageurs. En effet nous arrivons un jour plutôt que la date prévue car nous n’aurions pu être à l’heure du rendez-vous à Tokyo. Il faut attendre une heure pour la navette, nous attendons donc dans le hall de l’aéroport. Il est l’heure de se diriger vers l’arrêt des limousines.

Nous n’avons pu avoir de chambre pour cette nuit supplémentaire au Métropolitan hôtel l’agence nous en a donc réserver une au Apa Hotel qui se trouve à un quart d’heure à pieds. Néanmoins nous pouvons déposer nos bagages au Métropolitan celui-ci possédant un local pour les garder. Munis du plan que j’avais imprimé avant notre départ, nous partons à pieds et sous la pluie pour l’APA Hôtel. Tout est bien sûr écrit en Japonais, il n’y a pratiquement pas de nom de rue, sauf sur les grands axes, nous avons un peu de mal à nous repérer, dès que je regarde le plan, des Japonais nous proposent leur aide. A un moment donné, je ne vois plus grand chose sur mon plan qui est trempé, à l’aide de l’adresse de l’hôtel (en Japonais) que j’avais imprimé, je demande à une passante (il n’y a pratiquement personne dans la rue à ce moment là), si nous sommes sur le bon chemin. Elle sort sont smartphone, regarde sur Google maps, et nous fait signe de la suivre, elle nous emmène jusqu’à notre hôtel qui était à quelques minutes de là, nous la remercions chaleureusement.
Bon accueil. La chambre est très petite, le lit est confortable et nous découvrons les fameux WC japonais. Nous n’avons pas le courage de ressortir, il pleut vraiment trop et nous sommes fatigués, nous grignotons quelques biscuits que j’avais dans la valise. Nous envoyons quelques mails à notre famille puis nous nous couchons.
Nous appréhendions de faire le parcours à pieds, mais finalement avec l’aide des différents passants, cela c’est bien passé.
Dimanche 29 Octobre
C’est cette après-midi que commencera réellement notre circuit. Nous avons rendez-vous à 14 h 00 au Metropolitan Hôtel avec notre Accompagnateur. Ce matin encore il pleut énormément, nous ne nous pressons pas.
Nous allons prendre notre petit déjeuner au restaurant de l’ APA hôtel. Nous découvrons notre premier petit déjeuner japonais, il y a aussi le petit déjeuner américain, avec thé et café, le tout est sous forme de buffet. Je prendrais un petit déjeuner américain, ne sachant pas ce qu’il y a dans les plats (Je ne tiens pas à commencer mon voyage aux urgences !)
Après nous être bien restaurés pour partons au Metropolitan hôtel, comme il pleut toujours, j’achète un parapluie dans le premier combini que je rencontre et nous voilà partis pour le quartier Ikebukuro.
Le Métropolitain Hôtel est un très bel hôtel situé à proximité du Tokyo Métropolitain Théâtre et de la station Ikebukuro. Très bon accueil. Nous récupérons nos bagages que nous avions laissés hier puis attendons dans le grand hall. Nous sommes en avance pour notre rendez-vous, je profite de cette attente pour visiter l’hôtel.
Peu à peu nos compagnons de voyage arrivent. A 14 h 00 notre Accompagnateur arrive aussi, il se prénomme Oscar et demande à chacun de se présenter. Il nous fait un rapide topo sur ce qui est prévu de voir et faire cette après-midi. Afin de ne pas perdre de temps il propose que nous déposions vite fait nos bagages dans les chambres et que commencions tout de suite la visite, nous verrons à notre retour pour les détails. Etant donné qu’il pleut toujours Oscar propose que nous changions le programme prévu et que nous commencions par la visite du Musée National de Tokyo, tout le monde est d’accord.
Nous prenons le métro à Ikebukuro station, qui se trouve tout près de l’hôtel. La station Ikebukuro est très grande, c’est beau, propre, il y a un peu de monde mais certainement encore plus aux heures de pointe. Oscar nous donne le pass qui nous permettra de prendre le métro sans avoir à acheter un ticket à chaque passage.
Nous prenons le métro jusqu’à la station Tokyo National Muséum où se trouve le musée.

Il y a aussi des stands de toute sortes, les vendeurs/vendeuses proposent leurs produits en parlant très fort, ce qui donne un joyeux brouhaha. Ah oui pour monter dans le wagon, les Japonais se mettent sur une file de chaque côté de la porte, ils attendent que tout le monde soit descendu et montent à leur tour. Il y a des sièges de chaque côté du wagon, ce qui laisse de la place au milieu pour accueillir beaucoup de passagers. Ceux qui sont assis regardent pratiquement tous leur smartphones, certains somnolent ou lisent, comme à Paris en somme, les autres comme moi se cramponnent aux poignées.
Musée national 東京国立博物館 Oscar nous donne des explications puis nous laisse du temps libre pour visiter Honkan (Galerie du Japon) comme cela chacun ira voir ce qui l’attire le plus, ça nous convient très bien. A travers les vitres du bâtiment nous apercevons le jardin, qui n’est pas ouvert au public, dommage car nous aurions bien aimé nous balader dans le jardin.

Pour signaler la fermeture du musée à 17 heures, nous sommes surpris d'entendre l'air de la chanson de "ce n'est qu'un au revoir". Lorsque nous ressortons il fait nuit. Le bâtiment est illuminé, c'est très joli.

Nous traversons le parc dont l’allée des cerisiers est illuminée de guirlandes roses rappelant les cerisiers en fleurs.
Ameya Yokochô アメヤ横丁 Nous nous dirigeons ensuite à Ameya Yokocho, le marché est situé près du Parc Ueno. Il pleut plus ou moins mais nous souhaitons néanmoins déambuler dans celui-ci et ses ruelles qui ont été préservées des métamorphoses de la cité.

Nous allons dîner, dans ce restaurant les tables sont séparées les unes des autres par des cloisons et des petits rideaux, que l'on peut baisser si l'on veut pour avoir de l'intimité, j'aime bien cet endroit, d'autant plus que c'était bon.
Nous rentrons ensuite à notre hôtel. Les chambres sont grandes, nous sommes au 8ème étage, nous avons vue sur la ville illuminée.
Récit plus complet avec photos ici
A suivre,
Bella Napoli: deuxième séjour à Naples English translation pending
Je reviens d'une nouvelle semaine dans cette ville fascinante qu'est Naples !
J'avais déjà eu l'occasion de découvrir cette ville, ainsi que Pompéi et Herculanum, en avril dernier, et j'avais très envie d'y retourner pour approfondir un peu.
Vous trouverez mon premier carnet ici :
voyageforum.com/...herculanum-d8093050/
Et des articles plus détaillés sur mon blog, avec plus de photos :
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/naples/
Pour résumer, l'an dernier nous avions parcouru un peu la vieille ville et quelques églises, le bord de mer à Chiaia et Mergellina, avions visité la Chartreuse et son musée, le musée archéologique, la via Toledo et les quartiers espagnols.
À la base nous voulions y retourner à la même période, en avril, mais les billets d'avion étant très chers à cette période (Pâques et vacances scolaires...) nous avons donc du changer nos plans, et trouvé un AR à 60€ avec Easy jet pour tout début mars. Vu la saison, nous avons un peu hésité, mais au final on s'est dit que connaissant déjà la ville, s'il ne faisait pas toujours beau, ce ne serait pas très grave et il y avait de quoi s'occuper.
Bon, au final, on a vraiment joué de malchance car nous n'avons eu qu'un seul jour de beau temps sur les 6 🤪 Et deux journées vraiment gâchées par la pluie...
J'aurais aimé visiter la Reggia di Caserta et voir l'île de Procida, mais par ce temps, ce n'était pas vraiment possible 😕 Séjour donc un peu gâché, mais pas de regrets pour autant, nous avons tout de même vu des choses intéressantes, et on a bien mangé, ça compense 😛 Il nous faudra de toute façon revenir tant il y a à voir dans la région...
En ce qui concerne l'hébergement, nous avions trouvé un petit studio dans le quartier assez chic de Chiaia, vers le bord de mer, et à 10 mn à pied de la Piazza Amedeo et la ligne 2 du "métro" (plutôt un RER en fait). L'année d'avant nous étions à 15 mn de la gare principale, dans un quartier très populaire, on va dire que le cadre changeait vraiment, cela nous a permis de découvrir différents aspects de la ville. Pour 215€/semaine, cela valait le coup !
Vous trouverez mon premier carnet ici :
voyageforum.com/...herculanum-d8093050/
Et des articles plus détaillés sur mon blog, avec plus de photos :
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/naples/
Pour résumer, l'an dernier nous avions parcouru un peu la vieille ville et quelques églises, le bord de mer à Chiaia et Mergellina, avions visité la Chartreuse et son musée, le musée archéologique, la via Toledo et les quartiers espagnols.
À la base nous voulions y retourner à la même période, en avril, mais les billets d'avion étant très chers à cette période (Pâques et vacances scolaires...) nous avons donc du changer nos plans, et trouvé un AR à 60€ avec Easy jet pour tout début mars. Vu la saison, nous avons un peu hésité, mais au final on s'est dit que connaissant déjà la ville, s'il ne faisait pas toujours beau, ce ne serait pas très grave et il y avait de quoi s'occuper.
Bon, au final, on a vraiment joué de malchance car nous n'avons eu qu'un seul jour de beau temps sur les 6 🤪 Et deux journées vraiment gâchées par la pluie...
J'aurais aimé visiter la Reggia di Caserta et voir l'île de Procida, mais par ce temps, ce n'était pas vraiment possible 😕 Séjour donc un peu gâché, mais pas de regrets pour autant, nous avons tout de même vu des choses intéressantes, et on a bien mangé, ça compense 😛 Il nous faudra de toute façon revenir tant il y a à voir dans la région...
En ce qui concerne l'hébergement, nous avions trouvé un petit studio dans le quartier assez chic de Chiaia, vers le bord de mer, et à 10 mn à pied de la Piazza Amedeo et la ligne 2 du "métro" (plutôt un RER en fait). L'année d'avant nous étions à 15 mn de la gare principale, dans un quartier très populaire, on va dire que le cadre changeait vraiment, cela nous a permis de découvrir différents aspects de la ville. Pour 215€/semaine, cela valait le coup !
Road trip de 32 jours en Ecosse English translation pending
Trente-deux jours de road trip sur les routes d’Ecosse en novembre - décembre.
Bonjour à tous, comme à chaque retour de trip, voici le carnet de route pour remercier ceux qui nous ont aidé dans la préparation et aidé à notre tour. Vous pouvez voir les photos de ce carnet (le même avec les photos) sur notre blog en cliquant le lien suivant : http://www.1destination2voyages.com/road-trip-en-ecosse
L’Ecosse… C’est Corinne qui a choisi cette destination si chère aux fans d’Outlander. Quant à moi, je dois bien l’avouer, j’étais assez sceptique sur le côté dépaysement de ce voyage, d’autant plus que la période choisie, novembre-décembre, devait, d’après les commentaires lus sur les différents forums de voyage, nous faire vivre, au mieux un mois de pluie, au pire un enfer glacé… Trente-deux jours et 5200 km plus tard, je ne vois plus l’Ecosse du même œil, et avant que vous commenciez la lecture de ce carnet de route, je voudrais soumettre au test « vrai/faux », d’après notre expérience, les affirmations courantes que l’on peut lire, ici et là, sur ce pays.
En Ecosse :
- Il pleut tous les jours : faux, 2 jours de pluie sur 32, une dizaine de jours d’un temps mitigé qui alterne bruine, neige et soleil, et du ciel bleu pour les autres jours et nous étions en novembre/ décembre... - Il y a des mecs bourrés partout et pas seulement dans les pubs : faux, nous n’en avons vu aucun, pubs compris, mais surtout ça ne rigole pas avec l’ivresse dans le pays. - Il n’y a que des rousses : encore faux, il y a beaucoup de brunes, mais surtout des blondes. - La vie est chère, y passer un mois est hors de prix : vrai et faux, il suffit de bien préparer son voyage et de bien le gérer pour ne pas exploser le budget. - Il y fait très froid : pas plus qu’à Paris en hiver. - Les fantômes, c’est du pipeau : peut-être, mais une fois sur place, on voit les choses différemment. - Les écossais sont froids et renfermés : faux, ils sont sympas. - La conduite à gauche c’est galère : faux, ce n’est pas tant la conduite à gauche qui nous a gênés que la sophistication de la voiture de location. De plus les écossais sont très cools et tolérants sur la route. - On y mange mal : mieux en tout cas que dans certains pays, nous n’en avons pas souffert, et puis leur saumon est l’un des meilleurs du monde. - Il n’y a pas de dépaysement, c’est comme chez nous : faux, c’est différent et la route 500 est l’une des dix plus belles du monde, ça ressemble plus à l’Amérique du nord qu’à l’Europe. - Dix jours suffisent pour tout voir dans ce petit pays : faux, 32 n’ont pas suffi…
Préparation du trip :
Vols : réservés sur le site Air-France KLM. Voiture de location : réservée en ligne sur le site Rentalcar, loueur Trhifty. Hébergements : hôtels et B&B, réservés sur les sites Booking.com et Expédia.fr
Jour 1 : Nice Edimbourg via Amsterdam avec KLM. Départ de Nice à 12h20 arrivée à Edimbourg à 16h20 locale (1h00 de moins que la France). Récupération rapide des bagages, l’aéroport d’Edimbourg est de taille humaine et très bien organisé. Peu de monde, nous sortons de l’aérogare pour rejoindre l’emplacement des taxis situé au rez-de-chaussée du parking en face du terminal. Nous sommes seuls, d’autres passagers attendent le passage bus Air Link. Nous avons choisi le taxi, malgré son prix, 25 £ pour rejoindre le centre-ville, car nous avions hâte d’arriver mais surtout pas envie de trimballer nos sacs dans des bus, pour une fois que nous voyageons en Europe. Il fait frais, 6°, et la nuit tombe, il fera nuit à 17h00. Le taxi nous dépose à la guesthouse que nous avons réservé sur le site Expédia, 143 £ pour 4 nuits, en petit déjeuner. Le Braveheart, 26 Gilmore street. Assez rustique, mais très bien placé à une quinzaine de minutes à pied du centre historique et bien desservi par les bus. 18h00, chambre récupérée, nous sortons pour notre première soirée écossaise. Premier arrêt au pub « Bennett », l’un des pubs les plus réputé d’Edimbourg, qui se trouve à une centaine de mètres du Braveheart. Le pub est plein car l’équipe d’Ecosse de rugby joue ce soir à Murray Field contre les iles Samoa, et la rencontre est retransmise à la télé. Nous prendrons quand même le temps de boire notre première bière du voyage dans ce magnifique endroit, ambiance chaleureuse. Petit tour dans le quartier, il commence à faire froid et nous décidons d’aller dîner, il est 19h00 et tous les restos sont déjà pleins. Nous choisirons un restaurant bar charcuterie, pas très loin du Bennett. Repas de tapas pour 35£ à deux avec nos deux premiers whisky écossais. Retour à la guesthouse et repos bien mérité.
Jour 2 : Levés à 8 heures et départ, à pied, après le petit déjeuner, pour le château d’Edimbourg. Il fait beau, pas un nuage ne viendra gâcher notre journée, mais nous nous sommes bien couverts car le vent est froid. Visite du château, entrée 17£, une belle visite de deux heures avec en prime, à notre arrivée, un défilé militaire pour les commémorations de la première guerre mondiale, kilts et cornemuses, nous sommes bien en Écosse. Un peu de shopping sur Royal mile suivra la fin de la visite avant une pause déjeuner au World’s End, 4High Street, un beau pub où nous gouterons à nos premiers Haggis et Fish and chips. 33£ pour deux, Corinne en profitera pour m’acheter le tee-shirt du pub. Visite ensuite de la cathédrale Saint Gilles sur Royal Mile, très bel édifice, qui me fera penser au roman «Les piliers de la terre ». 15h00, tour de la ville en bus panoramique de la société City Hop, bus rouges à impériale, billets réservés en ligne sur le site Viator, 12£/pax, valables 24 heures à partir de la première utilisation. Belle balade qui permet d’avoir un aperçu de la ville sans se fatiguer, plusieurs arrêts possibles pour visiter les différents monuments. Retour sur Royal Mile vers 17h00 et visite du Musée de l’illusion, entrée 15£. Drôle et intéressant, nous conseillons ce musée qui se trouve à une centaine de mètres de l’esplanade du château. Retour ensuite vers le secteur de Gilmore avec en route une pause whisky dans un pub où des irlandais venus soutenir leur équipe nationale de foot qui joue un match capital contre la Suisse, mettent l’ambiance. Nous finirons la soirée au TUK TUK, un restaurant indien situé à l’angle de Gilmore street et de Levens street. 20£. Nous nous apercevons que les Ecossais dînent tôt, souvent dès 17 heures 30 et qu’il est ensuite difficile de trouver une place dans un pub ou un restaurant. Retour au Braveheart pour une nuit de repos bien méritée.
Jour 3 : Départ après le petit déjeuner pour la Vieille ville où nous prendrons un bus City Hop pour Holyroodhouse, résidence d’été de la reine d’Angleterre lorsqu’elle vient en Ecosse. Entrée : 12,5 £. Un bel endroit qui se visite comme un château. 13 heures, nous reprenons un bus City Hop pour rejoindre le musée National Galery, entrée gratuite, un régal. Magnifiques tableaux dont ceux de Monnet, Gauguin et bien d’autres. 15 heures, nous rejoignons, à pied, le Musée National d’Ecosse. Entrée gratuite, un magnifique musée qui ravira parents et enfants. N’ayant pas eu le temps de déjeuner, nous prendrons une collation au premier étage du musée. Un petit snack qui sert de très bonnes pâtisseries et de merveilleux chocolats chauds. 11 £ pur deux. Nous retournerons ensuite sur Royal Mile où Corinne a réservé un tour « City of dead » dont le départ a lieu le long de la cathédrale St Gilles à 19h00. Nous ferons passer le temps en faisant les pubs dont le Brodie celui-là même ou Stevenson a écrit … Départ du tour à l’heure en compagnie d’une quinzaine de personnes et d’un guide déjanté. Balade qui nous conduira dans les sous-sols d’Edimbourg pour finir dans la crypte d’un cimetière. Pas mal, mais exclusivement en anglais, 14£ / pax, réservé sur Viator. Nous irons ensuite dîner au restaurant du Brodie, 35£ pour deux. Retour à la guesthouse pour une nuit de repos bien méritée…
Jour 4 : on traine un peu après le petit déjeuner, le contrecoup du froid et des efforts de la veille, puis départ pour Océan Terminal où se trouve le Britania, dernier yacht de la reine d’Angleterre, maintenant transformé en musée flottant. Transport en bus, N°11, depuis Gilmore place. 1,60 £ / pax, prévoir l’appoint car le chauffeur ne rend pas la monnaie. Vingt minutes de trajet et nous voilà arrivés. Un endroit assez triste pour un bateau de cette classe, mais impressionnant pat la taille des navires à quai dans le port. Une visite intéressante, entrée 15,50 £, possibilité de restauration sur place ou au centre commercial Océan Terminal. Deux heures de visite en tout puis nous retournons, en bus, sur Gilmore place pour permettre à Corinne de prendre deux heures de repos car la soirée va être longue. Mais avant, arrêt déjeuner au Bennett, où nous mangerons de délicieux hamburgers / bière, 29£ pour deux. 18 heures départ en bus pour la nouvelle ville où nous descendons à Prince street avec au programme shopping et pub en attendant 22h00, l’heure à laquelle nous avons réservés nos places pour le spectacle, Spirit of Ecosse, réservées sur Viator pour 30 £ / personne. Nous avions réservé pour 22 heures, mais étant en ville, nous sommes passés à 18h30 repérer les lieux et là on nous propose d’assister au spectacle de 20h00, on accepte, et on fera bien car on s’apercevra en sortant qu’il n’y a pas de spectacle à 22h00, léger, léger Viator…
Jour 5 : On quitte le Braveheart à 10h00, pour rejoindre, en taxi -7.5 £ - Haymarket Terrace où se trouve l’agence de location Thrifty où nous devons récupérer notre voiture de location. Nous avions réservé un Ford Fiesta et on se retrouve avec une VW Golf TDI 2.0 flambante neuve avec 65 KM au compteur. Nous craignions la conduite à gauche et le volant à droite, mais tout ira bien, je prendrai rapidement en mains cette superbe voiture et à part quelques soucis de synchronisation des vitesses, aucun problème ne viendra perturber notre premier jour de road trip. Nous prenons la route pour Rosslin où se trouve la Rosslin Chapelle, un bel édifice plein de mystère à une quinzaine de kilomètres d’Edimbourg. Entrée 9£. Petite restauration possible sur place. Départ ensuite pour Forth Bridge et son fameux pont rouge que les Ecossais nomment leur Golden Gate…, faut dire qu’il a la même couleur. Deux autres ponts dont un superbe ouvrage à haubans, enjambent également le bras de mer à cet endroit. Pause photos, balade, nous reprenons ensuite la route pour Stirling, célèbre pour les faits de guerre qui s’y sont déroulés, en empruntant la route touristique ouest qui passe par Cullos où nous ferons une petite pause. La nuit tombe déjà, il est 16 heures, et il est temps de se mettre en route pour Stirling et le « Broomhall Castle » où nous allons passer nos trois prochaines nuits. Réservé sur Booking.com, 267 euros en petit déjeuner. Nous arrivons à 18 heures, soirée bar et dîner au restaurant du château et chambre fantôme…
Jour 6 : Petit déjeuner typiquement écossais et nous prenons la route pour le mémorial de Wallace, le héros du film Braveheart joué par Mel Gibson, il fait beau, le ciel est d’un bleu limpide et aucun nuage ne vient gâcher notre plaisir. Nous délaissons la navette gratuite pour monter au sommet de la colline où se trouve la tour érigée à la mémoire du héros highlander. Entrée 9 £ mais 5 aujourd’hui, nous n’avons pas vraiment compris pourquoi. Petite balade à pieds sur un sentier qui grimpe à travers la forêt jusqu’au monument. Magnifique, est le seul mot qui me vient à l’esprit en voyant la tour qui pointe vers le ciel. Il faut absolument monter tout en haut de l’édifice où une vue à couper le souffle s’offre à vous. Pensez à bien vous couvrir, le vent est violent et froid au sommet. Départ ensuite pour le château de Stirling, porte d’entrée des Highlands. Parking au pied du château, 4 £ la journée, et entrée du château 15 £. Un très beau château que j’ai préféré à celui d’Edimbourg, très bien entretenu. Il y a peu de monde, on se régale. Nous passerons près de deux heures et demie à arpenter le monument. Le ciel est toujours aussi bleu, mais le vent s’est renforcé, il est … glacial. Nous quittons le château pour aller déjeuner dans la vielle ville de Stirling au Darnley Coffee house, 18 Bow street, où nous nous déjeunerons pour moins de 20 £ à deux, de sandwichs, gâteau et chocolat chaud. Pour la petite histoire cette maison fut la résidence de lord Damley, époux de Marie Stuart. 16 heures, nous regagnons la voiture en passant par le cimetière, où sous le soleil couchant nous avons bien cru apercevoir des fantômes… Nous rentrons ensuite au Broomhall Castle pour récupérer un peu de la fatigue du froid et profiter de notre chambre. Dîner sur place.
Jour 7 : Route pour Linlithgow où se trouve le palais du même nom. Un château bien conservé qui appartenait aux Stuart et où séjourna la reine Marie Stuart. Situé à environ 36 kilomètres de Stirling au bord d’un loch. Entrée 15 £, parking gratuit. Une belle visite qui vous donnera un aperçu de la vie à l’époque de Marie Stuart. Nous nous sommes régalés et avons doublé la visite avec l’église paroissiale qui se trouve face au château et qui est donnée pour être une des plus exceptionnelles d’Ecosse. Nous ferons également une balade à pieds dans le parc du château au bord du loch ce qui nous permettra d’apprécier les couleurs de l’automne. Nous décidons de rejoindre ensuite le Blackness Castel, un beau château au bord de mer face au Forth Bridge et ses deux successeurs. Les lieux ont servi de décor à certain épisodes de la série Outlander, notamment en servant de quartier général à Black Jack Randall, mais aussi où ont été tournées les scènes déchirantes de l’incarcération de Jamie Frazer. Malheureusement pour nous, le château est fermé tous les jeudis et vendredis. Nous devons donc nous contenter de le voir de l’extérieur. Malgré le ciel bleu et le soleil, le vent froid est mordant et nous décidons d’aller visiter un autre château, celui de Doune, à une quinzaine de kilomètres de Stirling. Un château qui a également servi de décor à la série Outlander, et pas des moindres puisqu’il incarne le château fictif de Leoch, là où vivent Colum Mc Kenzie et son clan. Mais aussi lors d’une scène où Claire et Franck visitent le château en ruines au XX siècle. Bref, un château pour les amateurs de la série. Entrée 6£, parking gratuit sur place. Nous finirons la journée par une visite de la vieille ville de Stirling où nous dînerons, assez tôt car affamés, au N°2 Baker Street, un pub chaleureux au possible. 18 £ livres pour deux menus burgers maisons et bières. Retour au Broomhall Castle pour la nuit.
Jour 8 : Nous quittons Broomhall Castel après une dernière nuit, la prochaine nous la passerons à Perth, début de notre trip dans le nord. Mais avant de rejoindre l’ancienne capitale de l’Ecosse nous nous dirigeons sur le Loch Lomond, pour faire une randonnée dans le parc national des Trossachs. La chance est avec nous et le ciel bleu nous accompagne toujours. 35 km entre Stirling et le Loch Lomond où nous remontons la rive orientale jusqu’à la petite ville de Balmaha, point de départ de la randonnée du jour, l’ascension de Conic Hill, qui du haut de ses 362 mètres offre une superbe vue sur le loch et la région environnante. Un peu de monde en ce samedi, les écossais sont en balade. Deux heures vingt plus tard, nous voilà revenus mais pas suffisamment épuisés pour nous arrêter, nous enchainerons par la seconde balade proposée, Millennium Forest, une agréable marche de moins d’une heure, d’abord en forêt puis au bord du loch ensuite. Les couleurs automnales dont se sont parés les arbres font penser à celles de l’été indien. Il est temps de rejoindre Perth, à 70 Km de là, où nous avons réservé une chambre pour trois nuits au Skye lodge Perth, une sorte de motel situé parmi les installations de l’aérodrome local… 45£ la nuit en petit déjeuner, réservé sur booking.com. Une belle surprise en définitive, avec une chambre agréable et bien équipée. Le temps de nous retaper un peu et nous voilà repartis pour aller dîner à Perth à 4 km de là. C’est samedi soir, la ville est envahie par une foule immense qui déambule dans les zones piétonnes, mais aussi sur les quais de la rivière où un concert est donné par plusieurs artistes et est retransmis sur écrans géants. Les manèges forains ont envahis les rues et le marché de noël ajoute à la fête. Il y aura même un superbe feu d’artifices tiré depuis la rivière. Mais nous avons faim, nos estomacs au régime sec depuis le petit déjeuner, crient famine et nous nous mettons à la recherche d’un pub où dîner. Notre choix se portera sur « La Taverne », un pub comme nous les aimons, animé et agréable. Dîner pour 28£ pour deux avec entrée et plat principal. Nous quittons La Taverne apaisés, et regagnons le parking pour récupérer notre voiture, non sans faire quelques arrêts devant des concerts donnés à différents endroits de la vieille ville.
Jour 9 : Nouveau réveil avec le soleil, nous décidons d’en profiter, d’autant plus que la pluie est annoncée pour le lendemain, et de faire route pour Saint Andrews, en bord de mer, où se trouve West Sand, la plus grande plage d’Ecosse. Située à environ 40 km de Perth, c’est une ville balnéaire, chic et riche, où le golf fût inventé. On y trouve d’ailleurs le musée du golf. Nous arrivons à 10 heures trente et commençons par une balade sur la plage de West Sand. Sous le soleil et malgré le vent frais, la balade prend des airs de sortie du dimanche. C’est agréable et vivifiant. Nous rejoignons ensuite le sentier piétonnier qui démarre de la plage et rejoint l’ancienne cathédrale en passant par l’aquarium et le château, trois lieux que nous voulons visiter. Nous commençons par la cathédrale, billet jumelé avec celui du château 9£. Une visite impressionnante au milieu des ruines de l’ancienne cathédrale, détruite par les protestants. Ruines qui se trouvent elles-mêmes entourées d’un cimetière, mystère et ambiance… Nous monterons au sommet de la tour pour profiter de la vue panoramique sur la région proche. Une grimpette qui nous laissera sans souffle, tant elle est haute et les escaliers raides… Direction ensuite le Saint Andrews Castle, lui aussi en ruine, mais superbement implanté sur les falaises du bord de mer. La marche et le froid ont creusé nos estomacs qui commencent à crier famine, on se met donc à la recherche d’un pub, notre choix se portera sur le Green King situé sur la rue principale, où nous nous régalerons de Fish and chips. 30£ pour deux, bière et whisky compris. On poursuivra la journée par la visite de l’aquarium, entrée 11£, un petit aquarium public sympa et bien entretenu. 16h00, le jour diminue et le froid se fait plus vif, 3.5 °C, nous reprenons la route pour Perth pour une nouvelle soirée en ville où nous retournons au pub La Taverne qui avait bien plu la veille. Malheureusement, nous arrivons à 19h40 et le pub ferme à 20h00 le dimanche… Nous serons donc obligés de nous rabattre sur un Pizza Hut, 20£ à deux, car tout est fermé, ce n’est plus la ville vivante que nous avons découvert 24 heures plus tôt… Nous rentrons au Skye Lodge rapidement car il fait très froid et la pluie menace.
Jour 10 : La pluie a fini par faire son apparition, en fait une simple bruine, très fine, qui va nous accompagner toute la journée. Nous décidons de commencer par Scone Palace, un château réputé, qui se trouve à moins de trois kilomètres du lodge. Mais la chance n’est pas avec nous, nous trouvons grilles closes pour cause de fermeture de novembre à mars. Peu importe, nous mettons à profit cette mini déception pour prendre la route en direction de Pitlochry, une jolie, très jolie même, bourgade qui se trouve sur la route d’Inverness. Nous comptons y voir une échelle à saumons installée sur le barrage de la rivière d’où s’écoulent les eaux du loch Falkaly. Nous souhaitons également y visiter la distillerie Edradour, la plus petite et une des plus anciennes du pays. Le ciel est bas, les nuages semblent comme posés sur les collines environnantes au sommet desquelles la neige a fait son apparition. Les couleurs de l’automne dans les Highlands qui se rajoutent au décor nous offrent un spectacle de toute beauté. Nous passons Pitlochry sans apercevoir la signalisation indiquant l’échelle à saumons, pourtant indiquée à l’entrée de la ville. Tant pis, nous continuons à rouler jusqu’à un pont qui enjambe une rivière et sur lequel passe une route qui s’enfonce dans la forêt. On la suit, même émerveillement devant les couleurs qui nous nous entourent de toutes parts, et on arrive au Loch Tummel, où nous nous arrêtons au Queen’s view, qui offre un point de vue sur ce très bel endroit. Les nuages bas, le Loch, les couleurs, il ne manque rien… Nous repartirons ensuite pour Pitlochry où nous finirons par trouver la fameuse échelle à saumons que nous rejoignons à pieds après une balade d’une dizaine de minutes où l’on traverse la rivière en empruntant un joli pont suspendu. Nous verrons l’échelle mais pas les saumons qui doivent nager au fond des eaux noires et tourbillonnantes… Midi, il est l’heure de se mettre en quête du Moulin Inn and Brevery, un pub déniché sur le Routard et le Lonely, qui tiendra toutes ses promesses par la qualité de ses bières, brassées sur place et de ses plats, sans parler du décor, conforme à ce que l’on peut attendre d’un pub des Highlands. 42£ pour deux, plats, desserts et bières. La distillerie Edradour ne se trouve qu’à deux kilomètres de là et c’est tout naturellement que nous nous y rendons. Visite du magasin de vente où sont proposés de nombreux whiskys à tous les prix, puis visite de la distillerie, 10£ / personne, avec un charmant monsieur en kilt qui répond au nom d’Edward. La visite débute par la dégustation de divers whiskys, trois, et la projection d’un film, sous-titré en français pour nous ! Charmante visite que nous avons appréciée. La nuit est maintenant tombée et nous regagnons Pitlochry pour une balade pédestre dans la rue principale avant de reprendre la route pour Perth à 35 km de là. Nous finirons la journée par un repas au pub The Bothy, un très bel établissement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble victorien. 28£ pour deux. Retour et nuit au Skye Lodge.
Jour 11 : La pluie est toujours présente ce matin, mais elle s’est en plus drapée d’un manteau blanc, une brume qui enveloppe le paysage et qui ne se lèvera pas de la journée, rendant les Highlands encore plus mystérieux. Nous quittons le Skye Lodge pour le château de Glamis qui, comme la veille celui de Scone Palace, est fermé en novembre. Tant pis ou tant mieux, l’occasion est belle de foncer vers la vallée de Glen Clova, réputée pour ses paysages, à 30 km de là. Au passage, nous ferons une halte à Kirriemuir, ville natale de l’auteur de Peter Pan, le dessin animé de Walt Disney dont on peut voir une statue de bronze à l’entrée de la ville. La route de la vallée de Glen Clova est une route étroite d’une vingtaine de kilomètres qui finit en cul de sac. Tout le long du trajet qui serpente entre les collines, vous pourrez apercevoir vaches et moutons, mais surtout des dizaines de faisans qui n’hésitent pas à se balader le long de la route. Nous irons jusqu’au bout, endroit d’où démarrent les randonnées, mais le temps ne s’y prête vraiment pas et nous ferons demi-tour non sans nous arrêter au Glen Clova Hôtel, pour nous restaurer. Une superbe salle de restaurant dans un pub comme on imagine en trouver dans les Highlands. 35£ pour deux. Reprise du trip en direction de Stonehaven pas loin d’Aberdeen où nous avons réservé une chambre pour la nuit à l’hôtel Belvédère, 61£ en petit déjeuner sur booking.com. La pluie et le brouillard se font plus intenses, le ciel semble s’être couché sur la terre… A quelques kilomètres de Stonehaven, se trouve le magnifique et irréel château de Dunnottar bâtit sur éperon rocher au bord de mer. Impressionnant, surtout sous le brouillard et le jour qui commence à baisser. Nous nous y arrêterons pour prendre quelques photos car il est trop tard pour visiter et reviendrons demain. Nous terminerons la soirée par un dîner au restaurant pub The Ship Inn, sur le port, dont nous avons trouvé l’adresse dans le Routard, mais d’un rapport qualité prix nettement supérieur à ce qui est décrit dans le guide. Un très bon resto que nous conseillons. 48£ pour deux, entrée, bière et whisky compris.
Jour 12 : Ciel bas mais pas de pluie ce matin. Tant mieux puisque nous avons programmé la visite du château de Dunnottar. Il y a peu de monde et l’endroit, sans le brouillard de la veille est impressionnant, un des plus beaux châteaux que nous avons visité en Ecosse. L’ensemble nature et ruines est mystérieux, il y a absolument tout ce qu’il faut pour faire travailler mon imagination d’auteur de romans… Entrée 6£, nous terminerons la visite par une descente jusqu’au bord de mer, découvert à marée basse. La baie est majestueuse, phoques, dauphins et même des baleines peuvent y être aperçus par les plus chanceux. Midi, départ pour Aberdeen à 22km de là. Nous garons la voiture au parking du muséum maritime, premier objectif de notre passage en ville. Un très beau musée, sur le port face aux cargos et autres remorqueurs à quais. Entrée gratuite, petite restauration sur place. Nous poursuivrons ensuite par une balade à pieds en ville et un passage au marché de noël doublé d’une fête foraine. Visite, également gratuite du musée de l’ancienne prison de la ville, The Tolbooth Museum, un petit musée où il faut grimper des escaliers en colimaçons pour atteindre les anciennes cellules, pas réjouissant mais intéressant. Nous récupérons ensuite la voiture pour rejoindre la cathédrale de Saint Machar, qui n’est autre que la cathédrale en granit, excusez du peu, la plus vieille du monde ! Nous arrivons 3 minutes avant la fermeture. Le bâtiment qui se trouve entouré d’un ancien cimetière où, comme dans la chanson, les croix sont penchées, est intéressant et bien entretenu et nous profiterons du son puissant de l’orgue sur lequel un instrumentaliste fait des répétitions. Il fait sombre lorsque nous quittons la cathédrale et les ombres dansent autour des tombes… Je sais, j’ai beaucoup d’imagination, mais je vais bien finir par apercevoir un fantôme, j’y crois, nous sommes en Ecosse ! Départ pour le Mercure Aberdeen Ardoe Hotel & SPA où nous avons réservé pour 2 nuits. Un très beau complexe dont le bâtiment principal est un ancien château et qui offre tout le confort de la chaine, piscine comprise. 161£ pour deux nuits avec petits déjeuners, réservé sur Booking.com. Soirée sur place : pub, resto, dodo…
Jour 13 : La neige est tombée pendant la nuit et a recouvert d’un joli tapis blanc les pelouses de l’hôtel. Mais le ciel qui a retrouvé sa couleur bleu fait de nouveau mentir les mauvaises langues qui prétendent que le mauvais temps règne en maitre sur l’Ecosse. Une biche et ses trois petits nous feront le plaisir de passer devant notre fenêtre, paisibles, comme si de rien n’était… Nous prenons la route pour Braemar, à 90 km de là, où nous nous voulons visiter le château. En route, nous ferons un stop à Ballater, une jolie petite bourgade où nous ferons un peu de shopping, soldes du black Friday qui approche oblige, boirons un cappuccino en mangeant des bonbons au whisky et ferons quelques photos. Le tapis de neige est de plus en plus épais à mesure que nous approchons de Braemar. Tout est blanc et c‘est magnifique. Le château apparait enfin. En bord de route, au milieu d’un champ surplombant la rivière. Petit mais très esthétique, il dresse fièrement ses tours vers l’azur du ciel. La neige, tout autour, rend l’endroit magique et nous nous régalons. Nous sommes seuls, le château est fermé en novembre, mais peu importe, ce que l’on voit de l’extérieur nous suffit amplement. Nous regagnons ensuite la ville de Braemar à 500 m de là. Une jolie petite ville qui sent le lieu de villégiature de gens aisés. Comme à Ballater, nous en ferons le tour en balade. Je remarquerai que des bus font le trajet pour Aberdeen pour 3,50£ l’aller simple, aller-retour possible dans la journée, environ 2 heures de trajet. L’après-midi commence à bien avancer et nous décidons d’aller voir le pont « Linn of Dee », cité dans le Routard, qui se trouve à environ 8 km de Braemar et que l’on rejoint en empruntant une petite route qui démarre à la sortie de la ville et s’enfonce dans la forêt en longeant la rivière, jusqu’à un cul de sac. Beaucoup de neige sur et autour de la route mais nous circulons quand même très bien. Le Pont est joli mais c’est surtout la rivière qui passe dessous en s’engouffrant dans une gorge étroite qui vaut le détour. Le jour baisse et les températures deviennent négatives, il est temps de retourner vers Aberdeen. Repas au pub du Mercure Aberdeen Ardoe, 51£, et une nuit de repos bien méritée, demain nous continuons à monter vers le nord…
Jour 14 : Le soleil est de nouveau au rendez-vous ce matin, froid mais beau. Nous commençons la journée par un passage au Frazer Castle, situé à une quinzaine de kilomètres de l’hôtel. Le château est fermé en hiver mais on peut en faire le tour à pieds et visiter les jardins et le parc. Un beau château, en très bon état, mais il fait trop froid pour trainer longtemps et nous reprenons la voiture pour rallier la ville de Tomintoul où démarre la « Highland Tourist Route » aussi nommée « Malt Whisky Trail » car de nombreux distilleries se trouvent le long de son tracé. Une route magnifique et bucolique qui chemine entre vallons et montagnes, longe la Spey, une rivière à eau claire qui alimente les distilleries, forêts et champs agricoles. Le tout recouvert d’un joli manteau de neige sous un ciel d’un bleu éclatant. La route monte jusqu’à la station de sports d’hiver de Moray avant de redescendre vers Glenlivet. Nous décidons de nous arrêter à la distillerie de Glenlivet mais cette dernière est fermée du 10 novembre au 12 mars. Nous nous rabattons alors sur celle de Glenfiddich, à une quinzaine de km de là, et arrivons juste avant la dernière visite à 16h00. Visite d’une heure trente, tarif : 10£ avec dégustation de whisky, sauf pour celui qui conduit à qui on remettra une mignonette à consommer plus tard… Un vrai régal que cette visite, rien que pour nous deux, avec Lucy notre jeune et sympathique guide. Une belle distillerie et une visite que nous conseillons vraiment de faire. D’autres sont également proposées de 2h30 et 4h30 aux tarifs de 50 et 95£. La nuit est maintenant tombée et nous reprenons la route pour Lossiemouth, en bord de mer, à 30 km de là, où nous avons réservé une chambre pour deux nuits au B&B Jomarnic, 140£ pour deux nuits en petit déjeuner. Après un accueil des plus charmants de Maureen, nous allons dîner sur le front de mer au 1639, un restaurant de fruits de mer. 51£ pour deux avec boissons. Nuit au Jomarnic.
Jour 15 : Ciel mitigé ce matin, et c’est peu de le dire ! Bleu, gris, blanc, venteux, ensoleillé, nuageux, pluvieux, neige…, une météo capricieuse qui va nous accompagner toute la journée. Une journée que nous débutons par un passage à Lossiemouth pour voir le petit port de pêche mais surtout l’immense plage de sable qui apparaît à marée basse face à Clifton street et que l’on rejoint par un petit pont en bois. Départ pour Fraserburgh à environ 70 km de là. Nous suivrons en partie la route A 98 et un peu, grâce au GPS qui perd les pédales dans ces contrées, une petite route côtière. Aucune des deux ne nous laissera un souvenir impérissable malgré le soleil et parfois la neige… Les deux traversent des paysages de terres agricoles et des bourgs qui nous ont semblés plus tristes et rudes que ceux de toutes les régions traversées jusqu’à présent. Le temps a tourné et nous arriverons à Fraserburgh à 12 heures 40. Corinne nous a déniché un musée original à visiter, celui des Lighthouses, les phares maritimes. Un beau musée, entrée 7.90 £, petite restauration possible sur place. Le point fort du musée est la visite du phare, toujours en activité, bâtit dans un ancien château de la famille Frazer, que nous effectuons avec un guide et un autre couple. Plus que le phare, par ailleurs très beau, c’est la violence du vent qui nous épatera ! Un vent glacial, si puissant qu’il vous empêche d’avancer, et les cents mètres à franchir à pieds, qui séparent le musée du phare, prennent des allures d’aventures ! Je ne vous raconte pas la puissance du vent au sommet du phare… Il est d’ailleurs écrit dans l’ancienne chambre des gardiens que les rafales peuvent atteindre 140 miles à l’heure, ou 69 m / seconde, sur le site du phare. Un vent qui souffle pratiquement tous les jours. Face à la mer, les éléments déchainés nous donnerons un aperçu de la difficulté du métier de marin. Nous rentrons, glacés / frigorifiés, au musée et prendrons une petite collation au snack (soupe chaude / sandwich, 15 £ pour deux). On décide de stopper les frais, il fait trop froid maintenant pour continuer à explorer le coin et nous retournons sur Elgin à 70 bornes de là pour visiter la cathédrale, en ruine, de cette ancienne ville médiévale. Il est 16 h 00 lorsque nous arrivons, sous un mélange de pluie et de neige. Il fait déjà nuit et nous ne verrons que l’extérieur de la cathédrale. Le vent nous a lessivé, et nous décidons de rejoindre le B&B à 4 km de là pour récupérer un peu avant de ressortir dîner en ville à Lossiemouth, au Guidi’s sur Clifton street, très agréable, 45 £ pour deux avec desserts, cafés et bien sûr whiskys…
Jour 16 : Nous quittons le B&B Jomarnic pour prendre la route d’Inverness, nous ferons au passage une halte à Elgin pour voir la cathédrale que nous n’avions pas pu voir la veille pour cause de pluie et d’obscurité. Nous profitons du grand soleil de ce matin pour faire quelques photos du site. Les ruines de la cathédrale du XIII siècle sont imposantes et l’ensemble prend une connotation particulière sous le soleil. Le temps de faire le plein et nous reprenons la route pour Inverness. Nous nous arrêterons au château de Brodie, normalement fermé en cette saison, mais dans lequel est organisé un marché de noël. Nous en profiterons pour allier visite du marché et du château plus vin chaud et petits gâteaux… Reprise du parcours avec un arrêt à Culloden pour visiter le site de la bataille du même nom qui opposa les soldats anglais aux Jacobites écossais. La visite, entrée 11£, permet de voir le site où la bataille a eu lieu et de visiter le musée qui s’y rapporte. L’accès au site de la bataille, sans le musée, est gratuit. Nous avons apprécié cette visite qui nous a replongés dans les films Braveheart et la série Outlander. Nous reprenons la route pour Inverness où nous arrivons vers 15h30. Visite de la cathédrale St Andrews et balade dans la ville sont au programme. Après un peu de shoping dont un arrêt à la boutique Frazer, nous finirons notre journée dans un pub qui retransmet les matchs de foot dans une belle ambiance. Nous avons apprécié Inverness, une jolie ville, avec des rues piétonnes où la plupart des boutiques sont ouvertes même en ce jour de dimanche. La nuit est tombée et nous rejoignons Dingwall à 20 km de là où nous avons réservé deux nuits, 90 £ la nuit avec le petit déjeuner, au château Tulloch réputé pour être hanté… Dîner et nuit sur place. Jour 17 : Temps nuageux ce matin pour notre journée « monstre du Loch Ness ». Nous prenons la route pour Drumnadrochit où se trouve le « Loch Ness Exhibition Centre », notre première étape sur les traces de Nessie. Entrée 7.5 £, une exhibition en images qui explique module après module, ce que peut être le monstre si monstre il y a… Sympa et très bien documenté. L’ensemble est jumelé avec des magasins de souvenirs dédiés à Nessie où vous pourrez parfaire votre panoplie de fan ! Nous passons ensuite aux choses sérieuses : le Urquhart Castle, situé à 3 km de Drumnadrochit. Un superbe site en bordure du Loch Ness où se trouvent les ruines, bien restaurées et entretenues du château Urquhart. Entrée 9 £, restauration sur place plus boutiques. Nous avons apprécié le site, peu fréquenté en cette saison. C’est très beau et ni le froid, les quelques gouttes pluies ou le plafond bas des nuages n’ont pu gâcher notre plaisir. Au contraire, l’ensemble donne un aspect encore plus mystérieux à l’endroit… Nous poursuivons par la rive Est jusqu’à Fort Augustus où se trouvent cinq belles écluses (but de notre visite) qui relient le Loch Lochi au Loch Ness par le Caledonian canal. C’est très beau, et le soleil qui commence à pointer de nouveau rajoute au plaisir. Malgré l’heure avancée (15h00…) nous choisissons de rentrer sur Inverness via Pean Bridge et Aviemore, en contournant le Loch Ness. Un parcours d’environ 90 km qui nous offrira de sublimes points de vue sur les Highlands qui resplendissent sous les derniers rayons du soleil, et ravira le photographe qui sommeille en Corinne. Au fur et à mesure de notre progression vers Inverness, nous rencontrerons de fortes chutes de neige sur une partie du trajet. Neige, nuit et circulation… Nous avons hâte d’arriver à Inverness, nous y serons deux heures plus tard et finirons la journée au pub Hootananny sur Church Street, 36 £ pour deux. Retour et nuit au Tulloch Castle.
Jour 18 : Corinne prend le volant ce matin pour rejoindre le Fort Georges à une vingtaine de km d’Inverness que nous rejoignons depuis Dingwall. Le soleil est au rendez-vous, le vent glacé aussi… Peu de monde au Fort Georges, une enceinte militaire de toute beauté donnée pour être l’un des plus beaux forts d’Europe. Parfaitement entretenu, le fort est encore occupé par un régiment des Highlanders qui partagent maintenant les lieux avec des régiments de touristes… Entrée : 9 £, comprend l’accès au très beau musée des Highlanders. Restauration possible sur place. Une visite que nous avons beaucoup aimée et qui durera trois heures. Départ ensuite pour Tain où nous avons réservé une nuit au Mansfield Castle, 65£ avec le petit déjeuner, un magnifique château, tant de l’extérieur que de l’intérieur. Top classe. Arrivés à 15 heures à Tain, nous ferons une balade à pieds dans cette petite ville puis nous rentrerons avant la nuit au château pour récupérer de froid et profiter de notre nouvelle soirée de chatelains… Repas et nuit au Mansfield Castle.
Jour 19 : Road trip. Nous entamons au départ de Tain, notre road trip sur la North Coast 500, décrite comme l’une une des dix plus belles routes du monde. Nous avons prié les dieux du whisky la veille pour avoir encore du beau temps et ils nous ont entendu, plein soleil ce matin. Départ pour Dornoch, via Portmahomack et Lairg, où nous voulons visiter la cathédrale. Mais cette dernière est fermée et nous n’en ferons que le tour pour prendre quelques photos. Golspie ensuite, où nous nous arrêtons pour visiter le château Dunrobin, qui est fermé mais dont les jardins à la française et les terrasses sont ouvertes au public gratuitement. Un château magnifique de conte de fées avec une superbe vue sur la baie. Le château est fermé mais la salle de restauration est ouverte, nous nous y arrêterons le temps de boire un cappuccino devant la cheminée. On reprend la route en direction de Wick, traversant tout au long des petites bourgades, et multipliant les pauses photos pour immortaliser ces paysages qui nous en mettent plein la vue. Nous ferons un arrêt après Helmsdale, pour faire une mini randonnée qui nous conduira jusqu’au village fantôme, du moins ce qu’il en reste, de Brabear. Le vent s’est levé, il fait très froid face à la mer et le sol est recouvert de quelques centimètres de neige. Peu importe, nous irons jusqu’au bout et reviendrons glacés… Nous n’avons pas dû prier assez longtemps hier soir, ou pas bu assez de whisky, ce qui revient au même, car le temps se dégrade et semble avoir perdu les pédales. En l’espace d’une heure, nous aurons droit à du soleil, de la neige, de la pluie, de la grêle, du vent, froid et chaud (enfin presque…). Nous arriverons à Wick sous une véritable tempête de neige et poursuivrons sans nous y arrêter pour retrouver le ciel bleu… à la sortie de la ville. On continue sur John O’Groats, surnommé ainsi car c’est la fin de la route avant les iles Shetland. Nous y ferons un stop dans un vent puissant et glacial qui nous obligera après quelques photos à nous rabattre sur un coffee shop pour nous réchauffer. Reprise de la route pour Armadale via Thurso où nous avons réservé pour deux nuits dans un B&B, l’Armadale House. 70 £ la nuit en petit déjeuner. Il n’est que 15 heures mais il fait déjà beaucoup trop sombre pour faire de belles photos et remettons à demain l’exploration de cette portion de la route. Nous ferons donc encore quelques arrêts puis rejoindrons notre B&B, avant d’aller dîner dans un petit bourg au Strathy Inn à quelques kilomètres de là. 35 £ pour deux. Nuit à l’Armadale House.
Jour 20 : Poursuite de notre trip sur la North Coast 500, entre Armadale et Tongue. Une route magnifique dont les paysages changent au rythme d’une lumière qui varie de tons et d’intensité toutes les dix minutes… Mis à part le vent, toujours constant en puissance et fraicheur, le temps change tout le temps, nuages, neige et soleil, se battent pour occuper le ciel de l’Ecosse. Notre balade sur cette portion de route, l’A 836, nous conduira à Farr Point, Torrisdale Bay, à Skerray et sa magnifique baie où se trouve un petit port de pêche, puis enfin à la baie de Tongue et à la ville du même nom, qui offre une superbe vue sur la baie de Kyle of Tongue et les sommets du mont Ben Hope. Nous déjeunerons à l’Hotel Tongue, un superbe ancien relais de chasse. 35 £ pour deux. 14 heures 30, le temps se couvre et la neige pointe son nez. Nous décidons de retourner sur Armadale en faisant une boucle par la vallée de la Strhathnaver. Une route en « Single track », c’est-à-dire étroite qui n’autorise pas le croisement de deux véhicules. Il faut donc anticiper et se garer sur les emplacements prévus, passing place, lorsque l’on n’aperçoit un véhicule qui arrive en face. Heureusement pour nous nous n’en croiserons que trois tout au long des 53 km du parcours. Je dis heureusement car la plus grande partie est recouverte d’une petite couche de neige qui s’est accumulée au cours de la journée. Cette route, la B 873 puis B 871, débute à Altnatharra et finit par rejoindre l’A 836, à hauteur de Bettyhill. Elle chemine entre des basses montagnes enneigées et longe le loch Naver et la rivière du même nom. Le tout dans de somptueux paysages propices à la photographie. Nous apercevrons des cerfs et des biches, paisibles au bord de la route. Retour sur Armadale et, comme la veille, repas au Strathy Inn, 41 £, notre seule possibilité de dîner car tout est fermé dans les environs. Nuit à l’Armadale House.
Jour 21 : C’est reparti sur la North Coast 500, en direction de Durness. La route version road trip à l’américaine, de grands espaces, des paysages à couper le souffle, et un ruban d’asphalte qui s’étire à l’infini, alternant double voie et single track. Peu, très peu de circulation, par certains de ses côtés, la 500 nous rappellera ses célèbres consœurs américaines… Le ciel est égal à lui-même, alternant bruine, brume et plafond bas de gros nuages que percent de temps à autres les rayons du soleil, une ambiance qui donnent du mystère aux landes de bruyères, aux plages, falaises et autres lochs, sur lesquels souffle le vent. Un paysage, le paysage, que l’on souhaitait trouver en Ecosse, sinon nous serions venus en juillet… Tout est dépeuplé, aussi loin que se porte la vue, les seuls « vivants » que nous apercevons sont les moutons. Seuls au monde, la North 500 remplit sa mission. Nous multiplions les pauses photos et ferons un arrêt à Durness, petit hameau aux maisons dispersées, au Cacao Mountain, à un mille du centre en direction du golf, une petite fabrique de chocolat qui fait également bar où vous pourrez boire de merveilleux chocolats chauds et acheter ou manger la production locale. Nous poursuivons la route en direction de Lochinver, où nous avons réservé pour la nuit au B&B Park House, 60 £ la nuit avec petit déjeuner. Nous ferons des passages à Kinlochbervie, où se trouve la plus belle plage de sable du Royaume-Uni, mais que nous ne pourrons pas voir par faute de temps. Nous pensions pouvoir la rejoindre en voiture mais en fait il faut marcher environ 6.5 km et bien qu’il ne soit que 14 heures 30, la luminosité commence à baisser. Nous ferons donc l’impasse et repartons en direction de Scourie puis Kylesku, avant de poursuivre sur Lochinver. La nuit qui tombe rajoute à l’ambiance. Nous arrivons vers 17 heures au B&B. Dîner en ville et nuit au Park House.
Jour 22 : Reprise du road trip en direction d’Ullapool, sur les rives du loch Broom, à une soixantaine de km de Lochinver. Comme la veille nous explorerons les recoins de la North 500, mais la pluie a fait son apparition aujourd’hui sous forme d’une bruine fine et continue accompagnée d’une brume qui enveloppe le paysage côté mer. Nous décidons donc de filer direct sur Ullapool et de nous rabattre sur une randonnée à l’intérieur des terres. Après une pause-café au Seaforth, un grand pub sur le front de mer face au port de pêche et au terminal des ferrys pour l’ile de Lewis et Harris, nous reprenons la route jusqu’au Lael forest garden à Inbhir Làthail à quelques kilomètres d’Ullapool en direction d’Inverness. Nous y ferons une randonnée de deux heures trente dans la forêt en suivant un sentier qui démarre au pied d’une cascade et se prolonge en forêt. Nombreuses petites cascades et vert à profusion nous ferons le plus grand bien malgré la pluie, mais nous sommes bien équipés. N’oubliez pas vos bottes en caoutchouc ! Retour en ville pour un peu de shopping dans les boutiques de souvenirs et direction le Morefield Motel où nous avons réservé une chambre pour la nuit, 60 £ avec petit déjeuner. Un motel à l’américaine avec la voiture garée devant la chambre, toute petite mais très propre et équipée. Une soirée rock roll y est prévue mais nous préférons en ce samedi soir retourner au Seaforth pour dîner car on nous a dit que c’était le pub le plus fréquenté de la ville. Soirée au Morefield Motel. Jour 23 : Soleil. Journée road trip sur la North 500 au programme dont une portion comprise entre Torridon et Applecross considérée comme la plus belle partie de la Route 500. Et nous n’allons pas être déçus. Une portion de route autant spectaculaire pour les paysages et panoramas qu’elle offre que par le ruban de bitume lui-même. Côté nature, on en prend plein les yeux, c’est superbe, les mots me manquent pour le décrire. Côté route, une single track qui monte et descend façon montagnes russes, qui se rétrécit par endroit au point d’être à peine plus large que la voiture, qui monte vers des sommets enneigés et redescend en deux tours de roues vers la mer. Une route, très peu fréquentée, moins de dix véhicules croisés en 2 heures trente et plus de 120 bornes. Une route qui effraie parfois, surtout le passager, par les ravins sans protections qu’elle oblige à frôler. Des Montagnes et des vallées qui m’ont fait penser à un épisode du Seigneur des anneaux. Des baies abritées où les bateaux de pêche ont trouvé abris. Des maisons blanches où nous ne verrons jamais personne… Des moutons, des cerfs, des biches, des faucons, mais aussi la vache des Highlands que nous voulions voir depuis longtemps. Le temps a passé trop vite et la lumière commence à décliner. Nous aurons droit à un superbe coucher de soleil qui embrase l’horizon. Nous rejoignons Kinlochewe où nous avons réservé une chambre pour la nuit au Kinlochewe Hotel, 80 £ avec petits déjeuners. Dîner sur place, nous n’avons d’ailleurs pas le choix car tout est fermé dans les environs. Un bel hôtel à l’ancienne, avec un beau bar où nous dînerons, seuls, car nous sommes les seuls clients. Un bon repas et surtout du whisky pour fêter l’anniversaire de Corinne.
Jour 24 : départ pour l’ile de Skye et comme il fait beau, nous en profitons pour aller voir le château le plus photographié d’Ecosse à Dornie, pas très loin du pont qui relie l’ile de Skye à la côte ouest de l’Ecosse. Un très beau château, que tout le monde a vu en photo sur les prospectus des agences de voyages ou autres blogs… Le plus photographié, certes, mais avantage du hors saison, nous sommes presque seuls, à nous les photos. Très beau, nous reviendrons dans deux jours visiter l’intérieur car fermé ce jour. Dix minutes et un pont plus tard, nous voilà sur l’ile de Skye roulant en direction de Portree. Nous y arriverons à midi avec l’espoir de pouvoir, enfin, manger des fruits de mer, puisque plusieurs restos sont cités dans les guides. Ben non ! Tout est fermé et les quelques touristes que nous rencontrerons devront se rabattre sur des restos indiens… Pas nous, tant pis, un passage sur le port et ses fameuses maisons de couleur et un autre dans une boulangerie et reprise de la route. Portree : bof, une mini déception il faut le dire. Une ville de cette taille (3200 habitants), sans restauration possible à midi… Tout le reste n’est que boutique à touristes et même le port ne tient pas ses promesses. Nous reprenons la route direction la région de Trotternich avec un premier arrêt à Old Man of Storr, le fameux rocher que l’on rejoint en 45 mn de randonnée. Mais la brume a envahi les montagnes et la visibilité trop réduite empêche la randonnée. Nous poursuivons donc la route vers les Waterfalls Kilt, à une dizaine de km de là, où se trouve la plus haute chute d’eau du Royaume Uni, c’est le Routard qui l’affirme. Une belle cascade et un panorama sublime sur les falaises Kilt Rocks. Nous poursuivons ensuite en direction de Dunvegan, où nous avons réservé pour la nuit dans un B&B, en faisant le tour complet de la route nord de Portree. Comme la veille, nous serons enchantés par les paysages sublimes tout au long du parcours. Nous multiplierons les arrêts photos et auront de nouveau droit à un coucher de soleil. 15 heures 30, nous arrivons à Dunvegan et décidons de pousser jusqu’à la seule distillerie de l’ile, la Talisker à Carbost à 25 bornes de là. Nous y arriverons juste à temps pour visiter la boutique mais pas la distillerie, dernière visite à 16 heures. La nuit est tombée et nous regagnons notre B&B, l’Argyll House à Dunvegan, 60 £ la nuit en petit déjeuner. Un peu de repos et départ pour Edinbane à 17 minutes de route (16 km) où se trouve l’Edinbane Inn, l’un des deux seuls restos, de la région, ouverts…, 49 £ pour deux. Nuit à l’Argyll House.
Jour 25 : Le temps se gâte sur l’ile de Skye. D’après nos hôtes, la pluie devrait faire son apparition vers 14 heures. Nous décidons d’aller voir Neist Point, la pointe la plus à l’ouest de l’ile dans le secteur de Glendale à une dizaine de km de Dunvegan. On y accède par une petite route single track qui se termine sur un minuscule parking après avoir traversé de beaux paysages et quelques bourgs tranquilles. Nous sommes seuls, heureusement, vu la taille du parking et la route, on imagine ce que ça doit être en pleine saison avec voitures et campings cars… Le vent est violent, du genre à refermer la portière à votre place où à vous pousser hors du sentier. Mais il ne fait pas froid, c’est même la journée la plus chaude de notre trip avec 10 °C. Nous empruntons le sentier qui doit nous mener au phare après 30 mn de marche. Dès le départ, le paysage est somptueux, falaises et océan se disputent la palme. C’est impressionnant de puissance. Le vent se calme lorsque nous arrivons au bout de la première partie, une pente raide qui nous débouche sur un pâturage où les moutons nous regardent passer. Puis ça remonte et le vent reprend de plus belle sitôt le sommet franchi avec le phare qui se trouve à moins de deux cents mètres de là, au bord de l’eau. Nous ne pouvons-nous attarder davantage, ça castagne trop. Il est temps de remonter… Nous croiserons trois jeunes filles qui, comme nous, se sont lancées à l’assaut de Neist Point, et c’est tout. L’aller-retour plus le trajet en voiture nous aura pris deux heures. Le ciel se charge davantage maintenant et nous reprenons la route pour Sligachan pour admirer Cullin Hill, des sommets qui pointent vers le ciel en partant de la mer. Nous y arrivons vers 13 heures et faisons une pause au Sligachan Hotel, pour nous régaler d’une bonne soupe du jour, aux marrons, au restaurant, le seul ouvert dans le secteur. 10 £ pour deux. Nous reprenons la route, mais les éléments se déchainent, pluie et vent joignent leurs efforts pour nous rendre la vie difficile, de plus il n’est que 14 heures 30, mais il fait sombre comme en début de soirée. Nous décidons de rentrer à l’Argyll House pour un après-midi détente cosy devant la cheminée. Corinne en profitera pour se reposer et moi pour me remettre à l’écriture qui me démange les doigts… Dîner au Stein Inn, 45 £ pour deux, à 20km de là, le seul ouvert ce soir et nuit à l’Argyll House.
Jour 26 : Je viens d’apprendre la disparition, pendant la nuit, de Johnny, c’est un peu comme si une partie de ma vie disparaissait avec lui, tant ses chansons m’ont accompagnées dans ma vie et mes voyages. Le blues est là, à moi de repartir… Et comme pour accompagner mon blues, la tempête se déchaine à l’extérieur. Nos hôtes nous apprennent que les liaisons par ferry sont coupées et que le pont de l’ile de Skye risque d’être fermé à cause du vent trop violent. Nous avons prévu de rejoindre Fort William aujourd’hui, à plus de 150 km de là et nous nous dépêchons pour ne pas rester bloqués sur Skye. Skye qui restera pour nous une petite déception, nous en attendions beaucoup, trop peut-être, et même si nous sommes hors saison, même si le temps n’est pas des plus cléments, nous n’avons pas ressenti sur l’ile la magie du reste de l’Ecosse et de la route 500 en particulier. C’est donc sans regrets que nous quittons l’ile par l’A87 en direction de Spean Bridge, où nous avons réservé pour 2 nuits au Tirindish House B&B, 70 £ la nuit avec petits déjeuners. Puis de Spean Bridge, nous prenons l’A82 pour rejoindre Fort William. La route depuis Skye est superbe et nous offre de magnifiques vues jusqu’à celle sur le Ben Nevis, couronné de nuages. Fort William, nous arrivons à 13 heures, et faisons une petite balade en ville, le temps de boire un chocolat chaud dans un pub et allons visiter le Highland West Museum, entrée gratuite, au cœur de la ville. Un joli musée qui raconte aussi bien l’histoire locale que la préhistoire… éclectique. Nous visitons aussi l’église St Andrews qui est superbe avant de nous rendre à la gare des trains car contrairement à ce que nous avons toujours lu depuis que nous préparons ce trip, nous avons appris que le train à vapeur « Le Jacobite », celui de Harry Potter- oui, oui, c’est bien celui-là, circule tous les jours entre Fort William et Mallaig, départ à 10h15, retour 16h00. 35 £ la place en A.R, cher, car 4 trains normaux par jours font le même parcours pour la moitié du prix, mais nous voulons celui-ci et rien d’autre. Nous décidons donc de prendre celui du lendemain et reprenons la route pour Glenfinnan où se trouve le fameux viaduc sur lequel on voit passer le train dans le film. Nous arrivons 5 mn avant le passage du Jacobite. Il pleut mais la magie opère et une petite poignée de fans sont présents pour assister au spectacle. Pour le voir il faut emprunter un petit sentier derrière le Visitor center de Glenfinnan et on y accède en 5 mn de marche. La nuit tombe, nous regagnons le B&B. Dîner dans un village proche, 48 £ pour deux, car tout est fermé ici, et nuit au Tirindish.
Jour 27 : Départ à 9h00 pour la gare de Fort William où nous allons prendre le train à vapeur pour Mallaig. Le train crache déjà toute sa vapeur lors de notre arrivée à la gare 45 mn avant le départ. Parking à proximité, gratuit en cette saison, avec accès direct aux quais. Le billet s’achète directement à bord du train, en cash seulement, 35 £ en seconde et 59 £ en première. Restauration possible à bord. Notre wagon est vide, mais le reste du train est bien rempli. Départ à 10h15 et arrivée à Mallaig à 12h25 avec un stop de 25 mn à la gare de Glenfinnan juste après le viaduc, pour pouvoir visiter le mini musée ou autre. Retour : départ de Mallaig à 14h10 et arrivée à Fort William à 16h. Une pause que nous mettrons à profit pour nous balader un peu en ville et aller déjeuner au Steam Inn, 32 £ pour deux. Il y a d’autres restos ouverts en ville. La balade en train est sympa et agréable et nous fait découvrir de beaux paysages à travers les vitres embuées du tortillard… Nous redevenons des enfants le temps du trajet, l’ombre d’Harry Potter plane sur le train. De retour à Fort William, nous ferons un peu de shopping en ville avant de rentrer au B&B pour nous préparer pour le dîner. Nuit au Tirindish.
Jour 28 : Manteau blanc sur Spean Bridge ce matin, la neige est tombée cette nuit. C’est prudemment que nous prenons la route pour le Nevis Range où nous espérons pouvoir prendre le téléphérique ouvert toute l’année. Pas de bol. Ce dernier est en maintenant pour une semaine encore. Tant pis nous prenons la route pour Glencoe à 40 km de là où nous voulons faire une randonnée. Route magnifique avec de beaux paysages enneigés. C’est sous une tempête de neige que nous arrivons au Visitor Center de Glencoe où se trouvent un shop, un café et un petit musée local, entrée 6,5 £. Nous récupérons les infos nécessaires à notre rando et rejoignons le village de Glencoe d’où partent les trois randonnées qui nous intéressent depuis la forêt du Lochan Trails. La chance est de nouveau avec nous, le soleil refait son apparition, neige et soleil… Nous partons pour une randonnée d’une heure trente, paisible et accessible à tous, le tout dans un décor de noël. 13 heures, nous faisons un stop au Glencoe Café dans la rue principale du village pour déjeuner. Très bien, cool et sympa, bon et pas cher surtout. 10 £ pour deux. Nous reprenons la route pour Oban où nous allons passer la nuit au Lochnell Arms Hotel, 65 £ la nuit en petit déjeuner. Mais d’abord, une petite balade dans cette petite ville charmante où se trouve la seul distillerie de la région, mais aussi la seule du pays à se trouver en ville, la distillerie Oban. Entrée 10 £ avec dégustation, visite et verre cadeau. Une visite sympa pour amateur de whisky. Nuit et dîner au Lochnell Arms.
Jour 29 : Départ pour Balloch à 90 bornes de là. Nous prenons la 85 puis la 82, deux très belles routes qui nous ferons une nouvelle fois traverser de très beaux paysages enneigés jusqu’au loch Lomond, mais un parcours sous un ciel bleu et un soleil magnifique. Nous ferons un arrêt pour visiter la jolie ville de Luss sur les rives du loch Lomond. Une halte plaisante et agréable. Arrivée à Balloch à 13 heures, et là nous apprenons que contrairement à tout ce que nous avons lu pendant la préparation du trip, il est possible de faire une balade en bateau sur le loch. Deux départs par jour en cette saison, 11h30 et 13h30, prix 10,50 £. Une belle balade sous le soleil dans un beau bateau avec moquette, cuir rouge et bien sûr un bar… De retour à 14h30, nous nous rendront au Bird of Frey Centre, à côté de l’aquarium public, où nous pourrons voir toutes sortes d’oiseaux du monde entier. Un petit parc intéressant, à découvrir. Entrée 8 £. Nuit et repas au Queen of Loch à Balloch où nous avons réservé une chambre pour la nuit, 61 £ en petit déjeuner.
Jour 30 : Levés tôt, nous prenons la route pour Glasgow où nous allons rendre la voiture et passer les deux derniers jours du voyage avant le retour à la maison. Il fait froid, la route est verglacée et un brouillard épais réduit la visibilité à quelques dizaines de mètres. Seulement une vingtaine de km séparent l’aéroport de Balloch, mais il nous faudra presqu’une heure pour les parcourir dans ces conditions. Nous finissons par arriver et rendons la voiture à notre loueur Thrifty. Nous avons parcouru pas moins de 4184 km en 26 jours… Nous prenons un taxi, 20 £, pour rejoindre l’hôtel Ibis Budget où nous avons réservé pour deux nuits, 45 £ la nuit en petit déjeuners. C’est à pieds que nous rejoignons le Glasgow bridge où nous remontons la rivière jusqu’au Riverside muséum, 30 mn de marche, entrée gratuite, un très beau musée. La ville comme la campagne est enveloppée par le brouillard, il fait très froid et après la visite nous prenons un taxi, 12 £, pour regagner le centre-ville, où nous allons déjeuner au Café Gandolfi, 38 £ pour deux avec boissons. Nous finirons la journée par une balade dans le centre-ville envahi par une foule dense. Le matin se déroulait en ville la course des pères Noël à laquelle plusieurs milliers de personnes, toutes vêtues comme le vieux barbu, participaient. Nuit à l’Ibis Budget et dîner à proximité.
Jour 31 : Glasgow. Ciel bleu ce matin sur la ville et la campagne environnante. Mais le froid est là, tout est blanc et givré. Nous partons en taxi, 12£, pour voir The Burrel Collection à l’extérieur de la ville. Sur place nous sommes informés que le site est fermé pour travaux… Et le taxi est parti nous laissant seuls au milieu d’un paysage de campagne, blanc et pétrifié… Tant pis, on se rabat sur la Pollok House, un beau manoir au milieu d’un immense jardin, entrée 6,50 £, c’est très beau, surtout l’extérieur où coule une rivière. Re-taxi, 15 £, cette fois pour le musée Kelvingrove Art Gallery, mais avant nous allons déjeuner dans un resto sympa sur Argyll Street, le Kelvingrove Café, 29 £ pour deux. Visite du musée, entrée gratuite, mais fermeture exceptionnelle à 15h30 aujourd’hui, il est 14 heures, nous ferons la visite en une heure trente. Départ à pied pour le centre-ville que nous rejoignons après 45 minutes de marche en mode balade. Un centre toujours aussi animé puis nous rentrerons à l’hôtel, en taxi, après une pause chocolat chaud, pour préparer nos bagages. Dîner dans un restaurant indien du quartier où se trouve l’hôtel Ibis.
Jour 32 : Bye-Bye l’Ecosse, levés tôt car notre vol retour via Amsterdam est prévu à 9h05. Journée de voyage, arrivée à Nice à 16h35.
Merci de m’avoir lu. Ericoco.
Bonjour à tous, comme à chaque retour de trip, voici le carnet de route pour remercier ceux qui nous ont aidé dans la préparation et aidé à notre tour. Vous pouvez voir les photos de ce carnet (le même avec les photos) sur notre blog en cliquant le lien suivant : http://www.1destination2voyages.com/road-trip-en-ecosse
L’Ecosse… C’est Corinne qui a choisi cette destination si chère aux fans d’Outlander. Quant à moi, je dois bien l’avouer, j’étais assez sceptique sur le côté dépaysement de ce voyage, d’autant plus que la période choisie, novembre-décembre, devait, d’après les commentaires lus sur les différents forums de voyage, nous faire vivre, au mieux un mois de pluie, au pire un enfer glacé… Trente-deux jours et 5200 km plus tard, je ne vois plus l’Ecosse du même œil, et avant que vous commenciez la lecture de ce carnet de route, je voudrais soumettre au test « vrai/faux », d’après notre expérience, les affirmations courantes que l’on peut lire, ici et là, sur ce pays.
En Ecosse :
- Il pleut tous les jours : faux, 2 jours de pluie sur 32, une dizaine de jours d’un temps mitigé qui alterne bruine, neige et soleil, et du ciel bleu pour les autres jours et nous étions en novembre/ décembre... - Il y a des mecs bourrés partout et pas seulement dans les pubs : faux, nous n’en avons vu aucun, pubs compris, mais surtout ça ne rigole pas avec l’ivresse dans le pays. - Il n’y a que des rousses : encore faux, il y a beaucoup de brunes, mais surtout des blondes. - La vie est chère, y passer un mois est hors de prix : vrai et faux, il suffit de bien préparer son voyage et de bien le gérer pour ne pas exploser le budget. - Il y fait très froid : pas plus qu’à Paris en hiver. - Les fantômes, c’est du pipeau : peut-être, mais une fois sur place, on voit les choses différemment. - Les écossais sont froids et renfermés : faux, ils sont sympas. - La conduite à gauche c’est galère : faux, ce n’est pas tant la conduite à gauche qui nous a gênés que la sophistication de la voiture de location. De plus les écossais sont très cools et tolérants sur la route. - On y mange mal : mieux en tout cas que dans certains pays, nous n’en avons pas souffert, et puis leur saumon est l’un des meilleurs du monde. - Il n’y a pas de dépaysement, c’est comme chez nous : faux, c’est différent et la route 500 est l’une des dix plus belles du monde, ça ressemble plus à l’Amérique du nord qu’à l’Europe. - Dix jours suffisent pour tout voir dans ce petit pays : faux, 32 n’ont pas suffi…
Préparation du trip :
Vols : réservés sur le site Air-France KLM. Voiture de location : réservée en ligne sur le site Rentalcar, loueur Trhifty. Hébergements : hôtels et B&B, réservés sur les sites Booking.com et Expédia.fr
Jour 1 : Nice Edimbourg via Amsterdam avec KLM. Départ de Nice à 12h20 arrivée à Edimbourg à 16h20 locale (1h00 de moins que la France). Récupération rapide des bagages, l’aéroport d’Edimbourg est de taille humaine et très bien organisé. Peu de monde, nous sortons de l’aérogare pour rejoindre l’emplacement des taxis situé au rez-de-chaussée du parking en face du terminal. Nous sommes seuls, d’autres passagers attendent le passage bus Air Link. Nous avons choisi le taxi, malgré son prix, 25 £ pour rejoindre le centre-ville, car nous avions hâte d’arriver mais surtout pas envie de trimballer nos sacs dans des bus, pour une fois que nous voyageons en Europe. Il fait frais, 6°, et la nuit tombe, il fera nuit à 17h00. Le taxi nous dépose à la guesthouse que nous avons réservé sur le site Expédia, 143 £ pour 4 nuits, en petit déjeuner. Le Braveheart, 26 Gilmore street. Assez rustique, mais très bien placé à une quinzaine de minutes à pied du centre historique et bien desservi par les bus. 18h00, chambre récupérée, nous sortons pour notre première soirée écossaise. Premier arrêt au pub « Bennett », l’un des pubs les plus réputé d’Edimbourg, qui se trouve à une centaine de mètres du Braveheart. Le pub est plein car l’équipe d’Ecosse de rugby joue ce soir à Murray Field contre les iles Samoa, et la rencontre est retransmise à la télé. Nous prendrons quand même le temps de boire notre première bière du voyage dans ce magnifique endroit, ambiance chaleureuse. Petit tour dans le quartier, il commence à faire froid et nous décidons d’aller dîner, il est 19h00 et tous les restos sont déjà pleins. Nous choisirons un restaurant bar charcuterie, pas très loin du Bennett. Repas de tapas pour 35£ à deux avec nos deux premiers whisky écossais. Retour à la guesthouse et repos bien mérité.
Jour 2 : Levés à 8 heures et départ, à pied, après le petit déjeuner, pour le château d’Edimbourg. Il fait beau, pas un nuage ne viendra gâcher notre journée, mais nous nous sommes bien couverts car le vent est froid. Visite du château, entrée 17£, une belle visite de deux heures avec en prime, à notre arrivée, un défilé militaire pour les commémorations de la première guerre mondiale, kilts et cornemuses, nous sommes bien en Écosse. Un peu de shopping sur Royal mile suivra la fin de la visite avant une pause déjeuner au World’s End, 4High Street, un beau pub où nous gouterons à nos premiers Haggis et Fish and chips. 33£ pour deux, Corinne en profitera pour m’acheter le tee-shirt du pub. Visite ensuite de la cathédrale Saint Gilles sur Royal Mile, très bel édifice, qui me fera penser au roman «Les piliers de la terre ». 15h00, tour de la ville en bus panoramique de la société City Hop, bus rouges à impériale, billets réservés en ligne sur le site Viator, 12£/pax, valables 24 heures à partir de la première utilisation. Belle balade qui permet d’avoir un aperçu de la ville sans se fatiguer, plusieurs arrêts possibles pour visiter les différents monuments. Retour sur Royal Mile vers 17h00 et visite du Musée de l’illusion, entrée 15£. Drôle et intéressant, nous conseillons ce musée qui se trouve à une centaine de mètres de l’esplanade du château. Retour ensuite vers le secteur de Gilmore avec en route une pause whisky dans un pub où des irlandais venus soutenir leur équipe nationale de foot qui joue un match capital contre la Suisse, mettent l’ambiance. Nous finirons la soirée au TUK TUK, un restaurant indien situé à l’angle de Gilmore street et de Levens street. 20£. Nous nous apercevons que les Ecossais dînent tôt, souvent dès 17 heures 30 et qu’il est ensuite difficile de trouver une place dans un pub ou un restaurant. Retour au Braveheart pour une nuit de repos bien méritée.
Jour 3 : Départ après le petit déjeuner pour la Vieille ville où nous prendrons un bus City Hop pour Holyroodhouse, résidence d’été de la reine d’Angleterre lorsqu’elle vient en Ecosse. Entrée : 12,5 £. Un bel endroit qui se visite comme un château. 13 heures, nous reprenons un bus City Hop pour rejoindre le musée National Galery, entrée gratuite, un régal. Magnifiques tableaux dont ceux de Monnet, Gauguin et bien d’autres. 15 heures, nous rejoignons, à pied, le Musée National d’Ecosse. Entrée gratuite, un magnifique musée qui ravira parents et enfants. N’ayant pas eu le temps de déjeuner, nous prendrons une collation au premier étage du musée. Un petit snack qui sert de très bonnes pâtisseries et de merveilleux chocolats chauds. 11 £ pur deux. Nous retournerons ensuite sur Royal Mile où Corinne a réservé un tour « City of dead » dont le départ a lieu le long de la cathédrale St Gilles à 19h00. Nous ferons passer le temps en faisant les pubs dont le Brodie celui-là même ou Stevenson a écrit … Départ du tour à l’heure en compagnie d’une quinzaine de personnes et d’un guide déjanté. Balade qui nous conduira dans les sous-sols d’Edimbourg pour finir dans la crypte d’un cimetière. Pas mal, mais exclusivement en anglais, 14£ / pax, réservé sur Viator. Nous irons ensuite dîner au restaurant du Brodie, 35£ pour deux. Retour à la guesthouse pour une nuit de repos bien méritée…
Jour 4 : on traine un peu après le petit déjeuner, le contrecoup du froid et des efforts de la veille, puis départ pour Océan Terminal où se trouve le Britania, dernier yacht de la reine d’Angleterre, maintenant transformé en musée flottant. Transport en bus, N°11, depuis Gilmore place. 1,60 £ / pax, prévoir l’appoint car le chauffeur ne rend pas la monnaie. Vingt minutes de trajet et nous voilà arrivés. Un endroit assez triste pour un bateau de cette classe, mais impressionnant pat la taille des navires à quai dans le port. Une visite intéressante, entrée 15,50 £, possibilité de restauration sur place ou au centre commercial Océan Terminal. Deux heures de visite en tout puis nous retournons, en bus, sur Gilmore place pour permettre à Corinne de prendre deux heures de repos car la soirée va être longue. Mais avant, arrêt déjeuner au Bennett, où nous mangerons de délicieux hamburgers / bière, 29£ pour deux. 18 heures départ en bus pour la nouvelle ville où nous descendons à Prince street avec au programme shopping et pub en attendant 22h00, l’heure à laquelle nous avons réservés nos places pour le spectacle, Spirit of Ecosse, réservées sur Viator pour 30 £ / personne. Nous avions réservé pour 22 heures, mais étant en ville, nous sommes passés à 18h30 repérer les lieux et là on nous propose d’assister au spectacle de 20h00, on accepte, et on fera bien car on s’apercevra en sortant qu’il n’y a pas de spectacle à 22h00, léger, léger Viator…
Jour 5 : On quitte le Braveheart à 10h00, pour rejoindre, en taxi -7.5 £ - Haymarket Terrace où se trouve l’agence de location Thrifty où nous devons récupérer notre voiture de location. Nous avions réservé un Ford Fiesta et on se retrouve avec une VW Golf TDI 2.0 flambante neuve avec 65 KM au compteur. Nous craignions la conduite à gauche et le volant à droite, mais tout ira bien, je prendrai rapidement en mains cette superbe voiture et à part quelques soucis de synchronisation des vitesses, aucun problème ne viendra perturber notre premier jour de road trip. Nous prenons la route pour Rosslin où se trouve la Rosslin Chapelle, un bel édifice plein de mystère à une quinzaine de kilomètres d’Edimbourg. Entrée 9£. Petite restauration possible sur place. Départ ensuite pour Forth Bridge et son fameux pont rouge que les Ecossais nomment leur Golden Gate…, faut dire qu’il a la même couleur. Deux autres ponts dont un superbe ouvrage à haubans, enjambent également le bras de mer à cet endroit. Pause photos, balade, nous reprenons ensuite la route pour Stirling, célèbre pour les faits de guerre qui s’y sont déroulés, en empruntant la route touristique ouest qui passe par Cullos où nous ferons une petite pause. La nuit tombe déjà, il est 16 heures, et il est temps de se mettre en route pour Stirling et le « Broomhall Castle » où nous allons passer nos trois prochaines nuits. Réservé sur Booking.com, 267 euros en petit déjeuner. Nous arrivons à 18 heures, soirée bar et dîner au restaurant du château et chambre fantôme…
Jour 6 : Petit déjeuner typiquement écossais et nous prenons la route pour le mémorial de Wallace, le héros du film Braveheart joué par Mel Gibson, il fait beau, le ciel est d’un bleu limpide et aucun nuage ne vient gâcher notre plaisir. Nous délaissons la navette gratuite pour monter au sommet de la colline où se trouve la tour érigée à la mémoire du héros highlander. Entrée 9 £ mais 5 aujourd’hui, nous n’avons pas vraiment compris pourquoi. Petite balade à pieds sur un sentier qui grimpe à travers la forêt jusqu’au monument. Magnifique, est le seul mot qui me vient à l’esprit en voyant la tour qui pointe vers le ciel. Il faut absolument monter tout en haut de l’édifice où une vue à couper le souffle s’offre à vous. Pensez à bien vous couvrir, le vent est violent et froid au sommet. Départ ensuite pour le château de Stirling, porte d’entrée des Highlands. Parking au pied du château, 4 £ la journée, et entrée du château 15 £. Un très beau château que j’ai préféré à celui d’Edimbourg, très bien entretenu. Il y a peu de monde, on se régale. Nous passerons près de deux heures et demie à arpenter le monument. Le ciel est toujours aussi bleu, mais le vent s’est renforcé, il est … glacial. Nous quittons le château pour aller déjeuner dans la vielle ville de Stirling au Darnley Coffee house, 18 Bow street, où nous nous déjeunerons pour moins de 20 £ à deux, de sandwichs, gâteau et chocolat chaud. Pour la petite histoire cette maison fut la résidence de lord Damley, époux de Marie Stuart. 16 heures, nous regagnons la voiture en passant par le cimetière, où sous le soleil couchant nous avons bien cru apercevoir des fantômes… Nous rentrons ensuite au Broomhall Castle pour récupérer un peu de la fatigue du froid et profiter de notre chambre. Dîner sur place.
Jour 7 : Route pour Linlithgow où se trouve le palais du même nom. Un château bien conservé qui appartenait aux Stuart et où séjourna la reine Marie Stuart. Situé à environ 36 kilomètres de Stirling au bord d’un loch. Entrée 15 £, parking gratuit. Une belle visite qui vous donnera un aperçu de la vie à l’époque de Marie Stuart. Nous nous sommes régalés et avons doublé la visite avec l’église paroissiale qui se trouve face au château et qui est donnée pour être une des plus exceptionnelles d’Ecosse. Nous ferons également une balade à pieds dans le parc du château au bord du loch ce qui nous permettra d’apprécier les couleurs de l’automne. Nous décidons de rejoindre ensuite le Blackness Castel, un beau château au bord de mer face au Forth Bridge et ses deux successeurs. Les lieux ont servi de décor à certain épisodes de la série Outlander, notamment en servant de quartier général à Black Jack Randall, mais aussi où ont été tournées les scènes déchirantes de l’incarcération de Jamie Frazer. Malheureusement pour nous, le château est fermé tous les jeudis et vendredis. Nous devons donc nous contenter de le voir de l’extérieur. Malgré le ciel bleu et le soleil, le vent froid est mordant et nous décidons d’aller visiter un autre château, celui de Doune, à une quinzaine de kilomètres de Stirling. Un château qui a également servi de décor à la série Outlander, et pas des moindres puisqu’il incarne le château fictif de Leoch, là où vivent Colum Mc Kenzie et son clan. Mais aussi lors d’une scène où Claire et Franck visitent le château en ruines au XX siècle. Bref, un château pour les amateurs de la série. Entrée 6£, parking gratuit sur place. Nous finirons la journée par une visite de la vieille ville de Stirling où nous dînerons, assez tôt car affamés, au N°2 Baker Street, un pub chaleureux au possible. 18 £ livres pour deux menus burgers maisons et bières. Retour au Broomhall Castle pour la nuit.
Jour 8 : Nous quittons Broomhall Castel après une dernière nuit, la prochaine nous la passerons à Perth, début de notre trip dans le nord. Mais avant de rejoindre l’ancienne capitale de l’Ecosse nous nous dirigeons sur le Loch Lomond, pour faire une randonnée dans le parc national des Trossachs. La chance est avec nous et le ciel bleu nous accompagne toujours. 35 km entre Stirling et le Loch Lomond où nous remontons la rive orientale jusqu’à la petite ville de Balmaha, point de départ de la randonnée du jour, l’ascension de Conic Hill, qui du haut de ses 362 mètres offre une superbe vue sur le loch et la région environnante. Un peu de monde en ce samedi, les écossais sont en balade. Deux heures vingt plus tard, nous voilà revenus mais pas suffisamment épuisés pour nous arrêter, nous enchainerons par la seconde balade proposée, Millennium Forest, une agréable marche de moins d’une heure, d’abord en forêt puis au bord du loch ensuite. Les couleurs automnales dont se sont parés les arbres font penser à celles de l’été indien. Il est temps de rejoindre Perth, à 70 Km de là, où nous avons réservé une chambre pour trois nuits au Skye lodge Perth, une sorte de motel situé parmi les installations de l’aérodrome local… 45£ la nuit en petit déjeuner, réservé sur booking.com. Une belle surprise en définitive, avec une chambre agréable et bien équipée. Le temps de nous retaper un peu et nous voilà repartis pour aller dîner à Perth à 4 km de là. C’est samedi soir, la ville est envahie par une foule immense qui déambule dans les zones piétonnes, mais aussi sur les quais de la rivière où un concert est donné par plusieurs artistes et est retransmis sur écrans géants. Les manèges forains ont envahis les rues et le marché de noël ajoute à la fête. Il y aura même un superbe feu d’artifices tiré depuis la rivière. Mais nous avons faim, nos estomacs au régime sec depuis le petit déjeuner, crient famine et nous nous mettons à la recherche d’un pub où dîner. Notre choix se portera sur « La Taverne », un pub comme nous les aimons, animé et agréable. Dîner pour 28£ pour deux avec entrée et plat principal. Nous quittons La Taverne apaisés, et regagnons le parking pour récupérer notre voiture, non sans faire quelques arrêts devant des concerts donnés à différents endroits de la vieille ville.
Jour 9 : Nouveau réveil avec le soleil, nous décidons d’en profiter, d’autant plus que la pluie est annoncée pour le lendemain, et de faire route pour Saint Andrews, en bord de mer, où se trouve West Sand, la plus grande plage d’Ecosse. Située à environ 40 km de Perth, c’est une ville balnéaire, chic et riche, où le golf fût inventé. On y trouve d’ailleurs le musée du golf. Nous arrivons à 10 heures trente et commençons par une balade sur la plage de West Sand. Sous le soleil et malgré le vent frais, la balade prend des airs de sortie du dimanche. C’est agréable et vivifiant. Nous rejoignons ensuite le sentier piétonnier qui démarre de la plage et rejoint l’ancienne cathédrale en passant par l’aquarium et le château, trois lieux que nous voulons visiter. Nous commençons par la cathédrale, billet jumelé avec celui du château 9£. Une visite impressionnante au milieu des ruines de l’ancienne cathédrale, détruite par les protestants. Ruines qui se trouvent elles-mêmes entourées d’un cimetière, mystère et ambiance… Nous monterons au sommet de la tour pour profiter de la vue panoramique sur la région proche. Une grimpette qui nous laissera sans souffle, tant elle est haute et les escaliers raides… Direction ensuite le Saint Andrews Castle, lui aussi en ruine, mais superbement implanté sur les falaises du bord de mer. La marche et le froid ont creusé nos estomacs qui commencent à crier famine, on se met donc à la recherche d’un pub, notre choix se portera sur le Green King situé sur la rue principale, où nous nous régalerons de Fish and chips. 30£ pour deux, bière et whisky compris. On poursuivra la journée par la visite de l’aquarium, entrée 11£, un petit aquarium public sympa et bien entretenu. 16h00, le jour diminue et le froid se fait plus vif, 3.5 °C, nous reprenons la route pour Perth pour une nouvelle soirée en ville où nous retournons au pub La Taverne qui avait bien plu la veille. Malheureusement, nous arrivons à 19h40 et le pub ferme à 20h00 le dimanche… Nous serons donc obligés de nous rabattre sur un Pizza Hut, 20£ à deux, car tout est fermé, ce n’est plus la ville vivante que nous avons découvert 24 heures plus tôt… Nous rentrons au Skye Lodge rapidement car il fait très froid et la pluie menace.
Jour 10 : La pluie a fini par faire son apparition, en fait une simple bruine, très fine, qui va nous accompagner toute la journée. Nous décidons de commencer par Scone Palace, un château réputé, qui se trouve à moins de trois kilomètres du lodge. Mais la chance n’est pas avec nous, nous trouvons grilles closes pour cause de fermeture de novembre à mars. Peu importe, nous mettons à profit cette mini déception pour prendre la route en direction de Pitlochry, une jolie, très jolie même, bourgade qui se trouve sur la route d’Inverness. Nous comptons y voir une échelle à saumons installée sur le barrage de la rivière d’où s’écoulent les eaux du loch Falkaly. Nous souhaitons également y visiter la distillerie Edradour, la plus petite et une des plus anciennes du pays. Le ciel est bas, les nuages semblent comme posés sur les collines environnantes au sommet desquelles la neige a fait son apparition. Les couleurs de l’automne dans les Highlands qui se rajoutent au décor nous offrent un spectacle de toute beauté. Nous passons Pitlochry sans apercevoir la signalisation indiquant l’échelle à saumons, pourtant indiquée à l’entrée de la ville. Tant pis, nous continuons à rouler jusqu’à un pont qui enjambe une rivière et sur lequel passe une route qui s’enfonce dans la forêt. On la suit, même émerveillement devant les couleurs qui nous nous entourent de toutes parts, et on arrive au Loch Tummel, où nous nous arrêtons au Queen’s view, qui offre un point de vue sur ce très bel endroit. Les nuages bas, le Loch, les couleurs, il ne manque rien… Nous repartirons ensuite pour Pitlochry où nous finirons par trouver la fameuse échelle à saumons que nous rejoignons à pieds après une balade d’une dizaine de minutes où l’on traverse la rivière en empruntant un joli pont suspendu. Nous verrons l’échelle mais pas les saumons qui doivent nager au fond des eaux noires et tourbillonnantes… Midi, il est l’heure de se mettre en quête du Moulin Inn and Brevery, un pub déniché sur le Routard et le Lonely, qui tiendra toutes ses promesses par la qualité de ses bières, brassées sur place et de ses plats, sans parler du décor, conforme à ce que l’on peut attendre d’un pub des Highlands. 42£ pour deux, plats, desserts et bières. La distillerie Edradour ne se trouve qu’à deux kilomètres de là et c’est tout naturellement que nous nous y rendons. Visite du magasin de vente où sont proposés de nombreux whiskys à tous les prix, puis visite de la distillerie, 10£ / personne, avec un charmant monsieur en kilt qui répond au nom d’Edward. La visite débute par la dégustation de divers whiskys, trois, et la projection d’un film, sous-titré en français pour nous ! Charmante visite que nous avons appréciée. La nuit est maintenant tombée et nous regagnons Pitlochry pour une balade pédestre dans la rue principale avant de reprendre la route pour Perth à 35 km de là. Nous finirons la journée par un repas au pub The Bothy, un très bel établissement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble victorien. 28£ pour deux. Retour et nuit au Skye Lodge.
Jour 11 : La pluie est toujours présente ce matin, mais elle s’est en plus drapée d’un manteau blanc, une brume qui enveloppe le paysage et qui ne se lèvera pas de la journée, rendant les Highlands encore plus mystérieux. Nous quittons le Skye Lodge pour le château de Glamis qui, comme la veille celui de Scone Palace, est fermé en novembre. Tant pis ou tant mieux, l’occasion est belle de foncer vers la vallée de Glen Clova, réputée pour ses paysages, à 30 km de là. Au passage, nous ferons une halte à Kirriemuir, ville natale de l’auteur de Peter Pan, le dessin animé de Walt Disney dont on peut voir une statue de bronze à l’entrée de la ville. La route de la vallée de Glen Clova est une route étroite d’une vingtaine de kilomètres qui finit en cul de sac. Tout le long du trajet qui serpente entre les collines, vous pourrez apercevoir vaches et moutons, mais surtout des dizaines de faisans qui n’hésitent pas à se balader le long de la route. Nous irons jusqu’au bout, endroit d’où démarrent les randonnées, mais le temps ne s’y prête vraiment pas et nous ferons demi-tour non sans nous arrêter au Glen Clova Hôtel, pour nous restaurer. Une superbe salle de restaurant dans un pub comme on imagine en trouver dans les Highlands. 35£ pour deux. Reprise du trip en direction de Stonehaven pas loin d’Aberdeen où nous avons réservé une chambre pour la nuit à l’hôtel Belvédère, 61£ en petit déjeuner sur booking.com. La pluie et le brouillard se font plus intenses, le ciel semble s’être couché sur la terre… A quelques kilomètres de Stonehaven, se trouve le magnifique et irréel château de Dunnottar bâtit sur éperon rocher au bord de mer. Impressionnant, surtout sous le brouillard et le jour qui commence à baisser. Nous nous y arrêterons pour prendre quelques photos car il est trop tard pour visiter et reviendrons demain. Nous terminerons la soirée par un dîner au restaurant pub The Ship Inn, sur le port, dont nous avons trouvé l’adresse dans le Routard, mais d’un rapport qualité prix nettement supérieur à ce qui est décrit dans le guide. Un très bon resto que nous conseillons. 48£ pour deux, entrée, bière et whisky compris.
Jour 12 : Ciel bas mais pas de pluie ce matin. Tant mieux puisque nous avons programmé la visite du château de Dunnottar. Il y a peu de monde et l’endroit, sans le brouillard de la veille est impressionnant, un des plus beaux châteaux que nous avons visité en Ecosse. L’ensemble nature et ruines est mystérieux, il y a absolument tout ce qu’il faut pour faire travailler mon imagination d’auteur de romans… Entrée 6£, nous terminerons la visite par une descente jusqu’au bord de mer, découvert à marée basse. La baie est majestueuse, phoques, dauphins et même des baleines peuvent y être aperçus par les plus chanceux. Midi, départ pour Aberdeen à 22km de là. Nous garons la voiture au parking du muséum maritime, premier objectif de notre passage en ville. Un très beau musée, sur le port face aux cargos et autres remorqueurs à quais. Entrée gratuite, petite restauration sur place. Nous poursuivrons ensuite par une balade à pieds en ville et un passage au marché de noël doublé d’une fête foraine. Visite, également gratuite du musée de l’ancienne prison de la ville, The Tolbooth Museum, un petit musée où il faut grimper des escaliers en colimaçons pour atteindre les anciennes cellules, pas réjouissant mais intéressant. Nous récupérons ensuite la voiture pour rejoindre la cathédrale de Saint Machar, qui n’est autre que la cathédrale en granit, excusez du peu, la plus vieille du monde ! Nous arrivons 3 minutes avant la fermeture. Le bâtiment qui se trouve entouré d’un ancien cimetière où, comme dans la chanson, les croix sont penchées, est intéressant et bien entretenu et nous profiterons du son puissant de l’orgue sur lequel un instrumentaliste fait des répétitions. Il fait sombre lorsque nous quittons la cathédrale et les ombres dansent autour des tombes… Je sais, j’ai beaucoup d’imagination, mais je vais bien finir par apercevoir un fantôme, j’y crois, nous sommes en Ecosse ! Départ pour le Mercure Aberdeen Ardoe Hotel & SPA où nous avons réservé pour 2 nuits. Un très beau complexe dont le bâtiment principal est un ancien château et qui offre tout le confort de la chaine, piscine comprise. 161£ pour deux nuits avec petits déjeuners, réservé sur Booking.com. Soirée sur place : pub, resto, dodo…
Jour 13 : La neige est tombée pendant la nuit et a recouvert d’un joli tapis blanc les pelouses de l’hôtel. Mais le ciel qui a retrouvé sa couleur bleu fait de nouveau mentir les mauvaises langues qui prétendent que le mauvais temps règne en maitre sur l’Ecosse. Une biche et ses trois petits nous feront le plaisir de passer devant notre fenêtre, paisibles, comme si de rien n’était… Nous prenons la route pour Braemar, à 90 km de là, où nous nous voulons visiter le château. En route, nous ferons un stop à Ballater, une jolie petite bourgade où nous ferons un peu de shopping, soldes du black Friday qui approche oblige, boirons un cappuccino en mangeant des bonbons au whisky et ferons quelques photos. Le tapis de neige est de plus en plus épais à mesure que nous approchons de Braemar. Tout est blanc et c‘est magnifique. Le château apparait enfin. En bord de route, au milieu d’un champ surplombant la rivière. Petit mais très esthétique, il dresse fièrement ses tours vers l’azur du ciel. La neige, tout autour, rend l’endroit magique et nous nous régalons. Nous sommes seuls, le château est fermé en novembre, mais peu importe, ce que l’on voit de l’extérieur nous suffit amplement. Nous regagnons ensuite la ville de Braemar à 500 m de là. Une jolie petite ville qui sent le lieu de villégiature de gens aisés. Comme à Ballater, nous en ferons le tour en balade. Je remarquerai que des bus font le trajet pour Aberdeen pour 3,50£ l’aller simple, aller-retour possible dans la journée, environ 2 heures de trajet. L’après-midi commence à bien avancer et nous décidons d’aller voir le pont « Linn of Dee », cité dans le Routard, qui se trouve à environ 8 km de Braemar et que l’on rejoint en empruntant une petite route qui démarre à la sortie de la ville et s’enfonce dans la forêt en longeant la rivière, jusqu’à un cul de sac. Beaucoup de neige sur et autour de la route mais nous circulons quand même très bien. Le Pont est joli mais c’est surtout la rivière qui passe dessous en s’engouffrant dans une gorge étroite qui vaut le détour. Le jour baisse et les températures deviennent négatives, il est temps de retourner vers Aberdeen. Repas au pub du Mercure Aberdeen Ardoe, 51£, et une nuit de repos bien méritée, demain nous continuons à monter vers le nord…
Jour 14 : Le soleil est de nouveau au rendez-vous ce matin, froid mais beau. Nous commençons la journée par un passage au Frazer Castle, situé à une quinzaine de kilomètres de l’hôtel. Le château est fermé en hiver mais on peut en faire le tour à pieds et visiter les jardins et le parc. Un beau château, en très bon état, mais il fait trop froid pour trainer longtemps et nous reprenons la voiture pour rallier la ville de Tomintoul où démarre la « Highland Tourist Route » aussi nommée « Malt Whisky Trail » car de nombreux distilleries se trouvent le long de son tracé. Une route magnifique et bucolique qui chemine entre vallons et montagnes, longe la Spey, une rivière à eau claire qui alimente les distilleries, forêts et champs agricoles. Le tout recouvert d’un joli manteau de neige sous un ciel d’un bleu éclatant. La route monte jusqu’à la station de sports d’hiver de Moray avant de redescendre vers Glenlivet. Nous décidons de nous arrêter à la distillerie de Glenlivet mais cette dernière est fermée du 10 novembre au 12 mars. Nous nous rabattons alors sur celle de Glenfiddich, à une quinzaine de km de là, et arrivons juste avant la dernière visite à 16h00. Visite d’une heure trente, tarif : 10£ avec dégustation de whisky, sauf pour celui qui conduit à qui on remettra une mignonette à consommer plus tard… Un vrai régal que cette visite, rien que pour nous deux, avec Lucy notre jeune et sympathique guide. Une belle distillerie et une visite que nous conseillons vraiment de faire. D’autres sont également proposées de 2h30 et 4h30 aux tarifs de 50 et 95£. La nuit est maintenant tombée et nous reprenons la route pour Lossiemouth, en bord de mer, à 30 km de là, où nous avons réservé une chambre pour deux nuits au B&B Jomarnic, 140£ pour deux nuits en petit déjeuner. Après un accueil des plus charmants de Maureen, nous allons dîner sur le front de mer au 1639, un restaurant de fruits de mer. 51£ pour deux avec boissons. Nuit au Jomarnic.
Jour 15 : Ciel mitigé ce matin, et c’est peu de le dire ! Bleu, gris, blanc, venteux, ensoleillé, nuageux, pluvieux, neige…, une météo capricieuse qui va nous accompagner toute la journée. Une journée que nous débutons par un passage à Lossiemouth pour voir le petit port de pêche mais surtout l’immense plage de sable qui apparaît à marée basse face à Clifton street et que l’on rejoint par un petit pont en bois. Départ pour Fraserburgh à environ 70 km de là. Nous suivrons en partie la route A 98 et un peu, grâce au GPS qui perd les pédales dans ces contrées, une petite route côtière. Aucune des deux ne nous laissera un souvenir impérissable malgré le soleil et parfois la neige… Les deux traversent des paysages de terres agricoles et des bourgs qui nous ont semblés plus tristes et rudes que ceux de toutes les régions traversées jusqu’à présent. Le temps a tourné et nous arriverons à Fraserburgh à 12 heures 40. Corinne nous a déniché un musée original à visiter, celui des Lighthouses, les phares maritimes. Un beau musée, entrée 7.90 £, petite restauration possible sur place. Le point fort du musée est la visite du phare, toujours en activité, bâtit dans un ancien château de la famille Frazer, que nous effectuons avec un guide et un autre couple. Plus que le phare, par ailleurs très beau, c’est la violence du vent qui nous épatera ! Un vent glacial, si puissant qu’il vous empêche d’avancer, et les cents mètres à franchir à pieds, qui séparent le musée du phare, prennent des allures d’aventures ! Je ne vous raconte pas la puissance du vent au sommet du phare… Il est d’ailleurs écrit dans l’ancienne chambre des gardiens que les rafales peuvent atteindre 140 miles à l’heure, ou 69 m / seconde, sur le site du phare. Un vent qui souffle pratiquement tous les jours. Face à la mer, les éléments déchainés nous donnerons un aperçu de la difficulté du métier de marin. Nous rentrons, glacés / frigorifiés, au musée et prendrons une petite collation au snack (soupe chaude / sandwich, 15 £ pour deux). On décide de stopper les frais, il fait trop froid maintenant pour continuer à explorer le coin et nous retournons sur Elgin à 70 bornes de là pour visiter la cathédrale, en ruine, de cette ancienne ville médiévale. Il est 16 h 00 lorsque nous arrivons, sous un mélange de pluie et de neige. Il fait déjà nuit et nous ne verrons que l’extérieur de la cathédrale. Le vent nous a lessivé, et nous décidons de rejoindre le B&B à 4 km de là pour récupérer un peu avant de ressortir dîner en ville à Lossiemouth, au Guidi’s sur Clifton street, très agréable, 45 £ pour deux avec desserts, cafés et bien sûr whiskys…
Jour 16 : Nous quittons le B&B Jomarnic pour prendre la route d’Inverness, nous ferons au passage une halte à Elgin pour voir la cathédrale que nous n’avions pas pu voir la veille pour cause de pluie et d’obscurité. Nous profitons du grand soleil de ce matin pour faire quelques photos du site. Les ruines de la cathédrale du XIII siècle sont imposantes et l’ensemble prend une connotation particulière sous le soleil. Le temps de faire le plein et nous reprenons la route pour Inverness. Nous nous arrêterons au château de Brodie, normalement fermé en cette saison, mais dans lequel est organisé un marché de noël. Nous en profiterons pour allier visite du marché et du château plus vin chaud et petits gâteaux… Reprise du parcours avec un arrêt à Culloden pour visiter le site de la bataille du même nom qui opposa les soldats anglais aux Jacobites écossais. La visite, entrée 11£, permet de voir le site où la bataille a eu lieu et de visiter le musée qui s’y rapporte. L’accès au site de la bataille, sans le musée, est gratuit. Nous avons apprécié cette visite qui nous a replongés dans les films Braveheart et la série Outlander. Nous reprenons la route pour Inverness où nous arrivons vers 15h30. Visite de la cathédrale St Andrews et balade dans la ville sont au programme. Après un peu de shoping dont un arrêt à la boutique Frazer, nous finirons notre journée dans un pub qui retransmet les matchs de foot dans une belle ambiance. Nous avons apprécié Inverness, une jolie ville, avec des rues piétonnes où la plupart des boutiques sont ouvertes même en ce jour de dimanche. La nuit est tombée et nous rejoignons Dingwall à 20 km de là où nous avons réservé deux nuits, 90 £ la nuit avec le petit déjeuner, au château Tulloch réputé pour être hanté… Dîner et nuit sur place. Jour 17 : Temps nuageux ce matin pour notre journée « monstre du Loch Ness ». Nous prenons la route pour Drumnadrochit où se trouve le « Loch Ness Exhibition Centre », notre première étape sur les traces de Nessie. Entrée 7.5 £, une exhibition en images qui explique module après module, ce que peut être le monstre si monstre il y a… Sympa et très bien documenté. L’ensemble est jumelé avec des magasins de souvenirs dédiés à Nessie où vous pourrez parfaire votre panoplie de fan ! Nous passons ensuite aux choses sérieuses : le Urquhart Castle, situé à 3 km de Drumnadrochit. Un superbe site en bordure du Loch Ness où se trouvent les ruines, bien restaurées et entretenues du château Urquhart. Entrée 9 £, restauration sur place plus boutiques. Nous avons apprécié le site, peu fréquenté en cette saison. C’est très beau et ni le froid, les quelques gouttes pluies ou le plafond bas des nuages n’ont pu gâcher notre plaisir. Au contraire, l’ensemble donne un aspect encore plus mystérieux à l’endroit… Nous poursuivons par la rive Est jusqu’à Fort Augustus où se trouvent cinq belles écluses (but de notre visite) qui relient le Loch Lochi au Loch Ness par le Caledonian canal. C’est très beau, et le soleil qui commence à pointer de nouveau rajoute au plaisir. Malgré l’heure avancée (15h00…) nous choisissons de rentrer sur Inverness via Pean Bridge et Aviemore, en contournant le Loch Ness. Un parcours d’environ 90 km qui nous offrira de sublimes points de vue sur les Highlands qui resplendissent sous les derniers rayons du soleil, et ravira le photographe qui sommeille en Corinne. Au fur et à mesure de notre progression vers Inverness, nous rencontrerons de fortes chutes de neige sur une partie du trajet. Neige, nuit et circulation… Nous avons hâte d’arriver à Inverness, nous y serons deux heures plus tard et finirons la journée au pub Hootananny sur Church Street, 36 £ pour deux. Retour et nuit au Tulloch Castle.
Jour 18 : Corinne prend le volant ce matin pour rejoindre le Fort Georges à une vingtaine de km d’Inverness que nous rejoignons depuis Dingwall. Le soleil est au rendez-vous, le vent glacé aussi… Peu de monde au Fort Georges, une enceinte militaire de toute beauté donnée pour être l’un des plus beaux forts d’Europe. Parfaitement entretenu, le fort est encore occupé par un régiment des Highlanders qui partagent maintenant les lieux avec des régiments de touristes… Entrée : 9 £, comprend l’accès au très beau musée des Highlanders. Restauration possible sur place. Une visite que nous avons beaucoup aimée et qui durera trois heures. Départ ensuite pour Tain où nous avons réservé une nuit au Mansfield Castle, 65£ avec le petit déjeuner, un magnifique château, tant de l’extérieur que de l’intérieur. Top classe. Arrivés à 15 heures à Tain, nous ferons une balade à pieds dans cette petite ville puis nous rentrerons avant la nuit au château pour récupérer de froid et profiter de notre nouvelle soirée de chatelains… Repas et nuit au Mansfield Castle.
Jour 19 : Road trip. Nous entamons au départ de Tain, notre road trip sur la North Coast 500, décrite comme l’une une des dix plus belles routes du monde. Nous avons prié les dieux du whisky la veille pour avoir encore du beau temps et ils nous ont entendu, plein soleil ce matin. Départ pour Dornoch, via Portmahomack et Lairg, où nous voulons visiter la cathédrale. Mais cette dernière est fermée et nous n’en ferons que le tour pour prendre quelques photos. Golspie ensuite, où nous nous arrêtons pour visiter le château Dunrobin, qui est fermé mais dont les jardins à la française et les terrasses sont ouvertes au public gratuitement. Un château magnifique de conte de fées avec une superbe vue sur la baie. Le château est fermé mais la salle de restauration est ouverte, nous nous y arrêterons le temps de boire un cappuccino devant la cheminée. On reprend la route en direction de Wick, traversant tout au long des petites bourgades, et multipliant les pauses photos pour immortaliser ces paysages qui nous en mettent plein la vue. Nous ferons un arrêt après Helmsdale, pour faire une mini randonnée qui nous conduira jusqu’au village fantôme, du moins ce qu’il en reste, de Brabear. Le vent s’est levé, il fait très froid face à la mer et le sol est recouvert de quelques centimètres de neige. Peu importe, nous irons jusqu’au bout et reviendrons glacés… Nous n’avons pas dû prier assez longtemps hier soir, ou pas bu assez de whisky, ce qui revient au même, car le temps se dégrade et semble avoir perdu les pédales. En l’espace d’une heure, nous aurons droit à du soleil, de la neige, de la pluie, de la grêle, du vent, froid et chaud (enfin presque…). Nous arriverons à Wick sous une véritable tempête de neige et poursuivrons sans nous y arrêter pour retrouver le ciel bleu… à la sortie de la ville. On continue sur John O’Groats, surnommé ainsi car c’est la fin de la route avant les iles Shetland. Nous y ferons un stop dans un vent puissant et glacial qui nous obligera après quelques photos à nous rabattre sur un coffee shop pour nous réchauffer. Reprise de la route pour Armadale via Thurso où nous avons réservé pour deux nuits dans un B&B, l’Armadale House. 70 £ la nuit en petit déjeuner. Il n’est que 15 heures mais il fait déjà beaucoup trop sombre pour faire de belles photos et remettons à demain l’exploration de cette portion de la route. Nous ferons donc encore quelques arrêts puis rejoindrons notre B&B, avant d’aller dîner dans un petit bourg au Strathy Inn à quelques kilomètres de là. 35 £ pour deux. Nuit à l’Armadale House.
Jour 20 : Poursuite de notre trip sur la North Coast 500, entre Armadale et Tongue. Une route magnifique dont les paysages changent au rythme d’une lumière qui varie de tons et d’intensité toutes les dix minutes… Mis à part le vent, toujours constant en puissance et fraicheur, le temps change tout le temps, nuages, neige et soleil, se battent pour occuper le ciel de l’Ecosse. Notre balade sur cette portion de route, l’A 836, nous conduira à Farr Point, Torrisdale Bay, à Skerray et sa magnifique baie où se trouve un petit port de pêche, puis enfin à la baie de Tongue et à la ville du même nom, qui offre une superbe vue sur la baie de Kyle of Tongue et les sommets du mont Ben Hope. Nous déjeunerons à l’Hotel Tongue, un superbe ancien relais de chasse. 35 £ pour deux. 14 heures 30, le temps se couvre et la neige pointe son nez. Nous décidons de retourner sur Armadale en faisant une boucle par la vallée de la Strhathnaver. Une route en « Single track », c’est-à-dire étroite qui n’autorise pas le croisement de deux véhicules. Il faut donc anticiper et se garer sur les emplacements prévus, passing place, lorsque l’on n’aperçoit un véhicule qui arrive en face. Heureusement pour nous nous n’en croiserons que trois tout au long des 53 km du parcours. Je dis heureusement car la plus grande partie est recouverte d’une petite couche de neige qui s’est accumulée au cours de la journée. Cette route, la B 873 puis B 871, débute à Altnatharra et finit par rejoindre l’A 836, à hauteur de Bettyhill. Elle chemine entre des basses montagnes enneigées et longe le loch Naver et la rivière du même nom. Le tout dans de somptueux paysages propices à la photographie. Nous apercevrons des cerfs et des biches, paisibles au bord de la route. Retour sur Armadale et, comme la veille, repas au Strathy Inn, 41 £, notre seule possibilité de dîner car tout est fermé dans les environs. Nuit à l’Armadale House.
Jour 21 : C’est reparti sur la North Coast 500, en direction de Durness. La route version road trip à l’américaine, de grands espaces, des paysages à couper le souffle, et un ruban d’asphalte qui s’étire à l’infini, alternant double voie et single track. Peu, très peu de circulation, par certains de ses côtés, la 500 nous rappellera ses célèbres consœurs américaines… Le ciel est égal à lui-même, alternant bruine, brume et plafond bas de gros nuages que percent de temps à autres les rayons du soleil, une ambiance qui donnent du mystère aux landes de bruyères, aux plages, falaises et autres lochs, sur lesquels souffle le vent. Un paysage, le paysage, que l’on souhaitait trouver en Ecosse, sinon nous serions venus en juillet… Tout est dépeuplé, aussi loin que se porte la vue, les seuls « vivants » que nous apercevons sont les moutons. Seuls au monde, la North 500 remplit sa mission. Nous multiplions les pauses photos et ferons un arrêt à Durness, petit hameau aux maisons dispersées, au Cacao Mountain, à un mille du centre en direction du golf, une petite fabrique de chocolat qui fait également bar où vous pourrez boire de merveilleux chocolats chauds et acheter ou manger la production locale. Nous poursuivons la route en direction de Lochinver, où nous avons réservé pour la nuit au B&B Park House, 60 £ la nuit avec petit déjeuner. Nous ferons des passages à Kinlochbervie, où se trouve la plus belle plage de sable du Royaume-Uni, mais que nous ne pourrons pas voir par faute de temps. Nous pensions pouvoir la rejoindre en voiture mais en fait il faut marcher environ 6.5 km et bien qu’il ne soit que 14 heures 30, la luminosité commence à baisser. Nous ferons donc l’impasse et repartons en direction de Scourie puis Kylesku, avant de poursuivre sur Lochinver. La nuit qui tombe rajoute à l’ambiance. Nous arrivons vers 17 heures au B&B. Dîner en ville et nuit au Park House.
Jour 22 : Reprise du road trip en direction d’Ullapool, sur les rives du loch Broom, à une soixantaine de km de Lochinver. Comme la veille nous explorerons les recoins de la North 500, mais la pluie a fait son apparition aujourd’hui sous forme d’une bruine fine et continue accompagnée d’une brume qui enveloppe le paysage côté mer. Nous décidons donc de filer direct sur Ullapool et de nous rabattre sur une randonnée à l’intérieur des terres. Après une pause-café au Seaforth, un grand pub sur le front de mer face au port de pêche et au terminal des ferrys pour l’ile de Lewis et Harris, nous reprenons la route jusqu’au Lael forest garden à Inbhir Làthail à quelques kilomètres d’Ullapool en direction d’Inverness. Nous y ferons une randonnée de deux heures trente dans la forêt en suivant un sentier qui démarre au pied d’une cascade et se prolonge en forêt. Nombreuses petites cascades et vert à profusion nous ferons le plus grand bien malgré la pluie, mais nous sommes bien équipés. N’oubliez pas vos bottes en caoutchouc ! Retour en ville pour un peu de shopping dans les boutiques de souvenirs et direction le Morefield Motel où nous avons réservé une chambre pour la nuit, 60 £ avec petit déjeuner. Un motel à l’américaine avec la voiture garée devant la chambre, toute petite mais très propre et équipée. Une soirée rock roll y est prévue mais nous préférons en ce samedi soir retourner au Seaforth pour dîner car on nous a dit que c’était le pub le plus fréquenté de la ville. Soirée au Morefield Motel. Jour 23 : Soleil. Journée road trip sur la North 500 au programme dont une portion comprise entre Torridon et Applecross considérée comme la plus belle partie de la Route 500. Et nous n’allons pas être déçus. Une portion de route autant spectaculaire pour les paysages et panoramas qu’elle offre que par le ruban de bitume lui-même. Côté nature, on en prend plein les yeux, c’est superbe, les mots me manquent pour le décrire. Côté route, une single track qui monte et descend façon montagnes russes, qui se rétrécit par endroit au point d’être à peine plus large que la voiture, qui monte vers des sommets enneigés et redescend en deux tours de roues vers la mer. Une route, très peu fréquentée, moins de dix véhicules croisés en 2 heures trente et plus de 120 bornes. Une route qui effraie parfois, surtout le passager, par les ravins sans protections qu’elle oblige à frôler. Des Montagnes et des vallées qui m’ont fait penser à un épisode du Seigneur des anneaux. Des baies abritées où les bateaux de pêche ont trouvé abris. Des maisons blanches où nous ne verrons jamais personne… Des moutons, des cerfs, des biches, des faucons, mais aussi la vache des Highlands que nous voulions voir depuis longtemps. Le temps a passé trop vite et la lumière commence à décliner. Nous aurons droit à un superbe coucher de soleil qui embrase l’horizon. Nous rejoignons Kinlochewe où nous avons réservé une chambre pour la nuit au Kinlochewe Hotel, 80 £ avec petits déjeuners. Dîner sur place, nous n’avons d’ailleurs pas le choix car tout est fermé dans les environs. Un bel hôtel à l’ancienne, avec un beau bar où nous dînerons, seuls, car nous sommes les seuls clients. Un bon repas et surtout du whisky pour fêter l’anniversaire de Corinne.
Jour 24 : départ pour l’ile de Skye et comme il fait beau, nous en profitons pour aller voir le château le plus photographié d’Ecosse à Dornie, pas très loin du pont qui relie l’ile de Skye à la côte ouest de l’Ecosse. Un très beau château, que tout le monde a vu en photo sur les prospectus des agences de voyages ou autres blogs… Le plus photographié, certes, mais avantage du hors saison, nous sommes presque seuls, à nous les photos. Très beau, nous reviendrons dans deux jours visiter l’intérieur car fermé ce jour. Dix minutes et un pont plus tard, nous voilà sur l’ile de Skye roulant en direction de Portree. Nous y arriverons à midi avec l’espoir de pouvoir, enfin, manger des fruits de mer, puisque plusieurs restos sont cités dans les guides. Ben non ! Tout est fermé et les quelques touristes que nous rencontrerons devront se rabattre sur des restos indiens… Pas nous, tant pis, un passage sur le port et ses fameuses maisons de couleur et un autre dans une boulangerie et reprise de la route. Portree : bof, une mini déception il faut le dire. Une ville de cette taille (3200 habitants), sans restauration possible à midi… Tout le reste n’est que boutique à touristes et même le port ne tient pas ses promesses. Nous reprenons la route direction la région de Trotternich avec un premier arrêt à Old Man of Storr, le fameux rocher que l’on rejoint en 45 mn de randonnée. Mais la brume a envahi les montagnes et la visibilité trop réduite empêche la randonnée. Nous poursuivons donc la route vers les Waterfalls Kilt, à une dizaine de km de là, où se trouve la plus haute chute d’eau du Royaume Uni, c’est le Routard qui l’affirme. Une belle cascade et un panorama sublime sur les falaises Kilt Rocks. Nous poursuivons ensuite en direction de Dunvegan, où nous avons réservé pour la nuit dans un B&B, en faisant le tour complet de la route nord de Portree. Comme la veille, nous serons enchantés par les paysages sublimes tout au long du parcours. Nous multiplierons les arrêts photos et auront de nouveau droit à un coucher de soleil. 15 heures 30, nous arrivons à Dunvegan et décidons de pousser jusqu’à la seule distillerie de l’ile, la Talisker à Carbost à 25 bornes de là. Nous y arriverons juste à temps pour visiter la boutique mais pas la distillerie, dernière visite à 16 heures. La nuit est tombée et nous regagnons notre B&B, l’Argyll House à Dunvegan, 60 £ la nuit en petit déjeuner. Un peu de repos et départ pour Edinbane à 17 minutes de route (16 km) où se trouve l’Edinbane Inn, l’un des deux seuls restos, de la région, ouverts…, 49 £ pour deux. Nuit à l’Argyll House.
Jour 25 : Le temps se gâte sur l’ile de Skye. D’après nos hôtes, la pluie devrait faire son apparition vers 14 heures. Nous décidons d’aller voir Neist Point, la pointe la plus à l’ouest de l’ile dans le secteur de Glendale à une dizaine de km de Dunvegan. On y accède par une petite route single track qui se termine sur un minuscule parking après avoir traversé de beaux paysages et quelques bourgs tranquilles. Nous sommes seuls, heureusement, vu la taille du parking et la route, on imagine ce que ça doit être en pleine saison avec voitures et campings cars… Le vent est violent, du genre à refermer la portière à votre place où à vous pousser hors du sentier. Mais il ne fait pas froid, c’est même la journée la plus chaude de notre trip avec 10 °C. Nous empruntons le sentier qui doit nous mener au phare après 30 mn de marche. Dès le départ, le paysage est somptueux, falaises et océan se disputent la palme. C’est impressionnant de puissance. Le vent se calme lorsque nous arrivons au bout de la première partie, une pente raide qui nous débouche sur un pâturage où les moutons nous regardent passer. Puis ça remonte et le vent reprend de plus belle sitôt le sommet franchi avec le phare qui se trouve à moins de deux cents mètres de là, au bord de l’eau. Nous ne pouvons-nous attarder davantage, ça castagne trop. Il est temps de remonter… Nous croiserons trois jeunes filles qui, comme nous, se sont lancées à l’assaut de Neist Point, et c’est tout. L’aller-retour plus le trajet en voiture nous aura pris deux heures. Le ciel se charge davantage maintenant et nous reprenons la route pour Sligachan pour admirer Cullin Hill, des sommets qui pointent vers le ciel en partant de la mer. Nous y arrivons vers 13 heures et faisons une pause au Sligachan Hotel, pour nous régaler d’une bonne soupe du jour, aux marrons, au restaurant, le seul ouvert dans le secteur. 10 £ pour deux. Nous reprenons la route, mais les éléments se déchainent, pluie et vent joignent leurs efforts pour nous rendre la vie difficile, de plus il n’est que 14 heures 30, mais il fait sombre comme en début de soirée. Nous décidons de rentrer à l’Argyll House pour un après-midi détente cosy devant la cheminée. Corinne en profitera pour se reposer et moi pour me remettre à l’écriture qui me démange les doigts… Dîner au Stein Inn, 45 £ pour deux, à 20km de là, le seul ouvert ce soir et nuit à l’Argyll House.
Jour 26 : Je viens d’apprendre la disparition, pendant la nuit, de Johnny, c’est un peu comme si une partie de ma vie disparaissait avec lui, tant ses chansons m’ont accompagnées dans ma vie et mes voyages. Le blues est là, à moi de repartir… Et comme pour accompagner mon blues, la tempête se déchaine à l’extérieur. Nos hôtes nous apprennent que les liaisons par ferry sont coupées et que le pont de l’ile de Skye risque d’être fermé à cause du vent trop violent. Nous avons prévu de rejoindre Fort William aujourd’hui, à plus de 150 km de là et nous nous dépêchons pour ne pas rester bloqués sur Skye. Skye qui restera pour nous une petite déception, nous en attendions beaucoup, trop peut-être, et même si nous sommes hors saison, même si le temps n’est pas des plus cléments, nous n’avons pas ressenti sur l’ile la magie du reste de l’Ecosse et de la route 500 en particulier. C’est donc sans regrets que nous quittons l’ile par l’A87 en direction de Spean Bridge, où nous avons réservé pour 2 nuits au Tirindish House B&B, 70 £ la nuit avec petits déjeuners. Puis de Spean Bridge, nous prenons l’A82 pour rejoindre Fort William. La route depuis Skye est superbe et nous offre de magnifiques vues jusqu’à celle sur le Ben Nevis, couronné de nuages. Fort William, nous arrivons à 13 heures, et faisons une petite balade en ville, le temps de boire un chocolat chaud dans un pub et allons visiter le Highland West Museum, entrée gratuite, au cœur de la ville. Un joli musée qui raconte aussi bien l’histoire locale que la préhistoire… éclectique. Nous visitons aussi l’église St Andrews qui est superbe avant de nous rendre à la gare des trains car contrairement à ce que nous avons toujours lu depuis que nous préparons ce trip, nous avons appris que le train à vapeur « Le Jacobite », celui de Harry Potter- oui, oui, c’est bien celui-là, circule tous les jours entre Fort William et Mallaig, départ à 10h15, retour 16h00. 35 £ la place en A.R, cher, car 4 trains normaux par jours font le même parcours pour la moitié du prix, mais nous voulons celui-ci et rien d’autre. Nous décidons donc de prendre celui du lendemain et reprenons la route pour Glenfinnan où se trouve le fameux viaduc sur lequel on voit passer le train dans le film. Nous arrivons 5 mn avant le passage du Jacobite. Il pleut mais la magie opère et une petite poignée de fans sont présents pour assister au spectacle. Pour le voir il faut emprunter un petit sentier derrière le Visitor center de Glenfinnan et on y accède en 5 mn de marche. La nuit tombe, nous regagnons le B&B. Dîner dans un village proche, 48 £ pour deux, car tout est fermé ici, et nuit au Tirindish.
Jour 27 : Départ à 9h00 pour la gare de Fort William où nous allons prendre le train à vapeur pour Mallaig. Le train crache déjà toute sa vapeur lors de notre arrivée à la gare 45 mn avant le départ. Parking à proximité, gratuit en cette saison, avec accès direct aux quais. Le billet s’achète directement à bord du train, en cash seulement, 35 £ en seconde et 59 £ en première. Restauration possible à bord. Notre wagon est vide, mais le reste du train est bien rempli. Départ à 10h15 et arrivée à Mallaig à 12h25 avec un stop de 25 mn à la gare de Glenfinnan juste après le viaduc, pour pouvoir visiter le mini musée ou autre. Retour : départ de Mallaig à 14h10 et arrivée à Fort William à 16h. Une pause que nous mettrons à profit pour nous balader un peu en ville et aller déjeuner au Steam Inn, 32 £ pour deux. Il y a d’autres restos ouverts en ville. La balade en train est sympa et agréable et nous fait découvrir de beaux paysages à travers les vitres embuées du tortillard… Nous redevenons des enfants le temps du trajet, l’ombre d’Harry Potter plane sur le train. De retour à Fort William, nous ferons un peu de shopping en ville avant de rentrer au B&B pour nous préparer pour le dîner. Nuit au Tirindish.
Jour 28 : Manteau blanc sur Spean Bridge ce matin, la neige est tombée cette nuit. C’est prudemment que nous prenons la route pour le Nevis Range où nous espérons pouvoir prendre le téléphérique ouvert toute l’année. Pas de bol. Ce dernier est en maintenant pour une semaine encore. Tant pis nous prenons la route pour Glencoe à 40 km de là où nous voulons faire une randonnée. Route magnifique avec de beaux paysages enneigés. C’est sous une tempête de neige que nous arrivons au Visitor Center de Glencoe où se trouvent un shop, un café et un petit musée local, entrée 6,5 £. Nous récupérons les infos nécessaires à notre rando et rejoignons le village de Glencoe d’où partent les trois randonnées qui nous intéressent depuis la forêt du Lochan Trails. La chance est de nouveau avec nous, le soleil refait son apparition, neige et soleil… Nous partons pour une randonnée d’une heure trente, paisible et accessible à tous, le tout dans un décor de noël. 13 heures, nous faisons un stop au Glencoe Café dans la rue principale du village pour déjeuner. Très bien, cool et sympa, bon et pas cher surtout. 10 £ pour deux. Nous reprenons la route pour Oban où nous allons passer la nuit au Lochnell Arms Hotel, 65 £ la nuit en petit déjeuner. Mais d’abord, une petite balade dans cette petite ville charmante où se trouve la seul distillerie de la région, mais aussi la seule du pays à se trouver en ville, la distillerie Oban. Entrée 10 £ avec dégustation, visite et verre cadeau. Une visite sympa pour amateur de whisky. Nuit et dîner au Lochnell Arms.
Jour 29 : Départ pour Balloch à 90 bornes de là. Nous prenons la 85 puis la 82, deux très belles routes qui nous ferons une nouvelle fois traverser de très beaux paysages enneigés jusqu’au loch Lomond, mais un parcours sous un ciel bleu et un soleil magnifique. Nous ferons un arrêt pour visiter la jolie ville de Luss sur les rives du loch Lomond. Une halte plaisante et agréable. Arrivée à Balloch à 13 heures, et là nous apprenons que contrairement à tout ce que nous avons lu pendant la préparation du trip, il est possible de faire une balade en bateau sur le loch. Deux départs par jour en cette saison, 11h30 et 13h30, prix 10,50 £. Une belle balade sous le soleil dans un beau bateau avec moquette, cuir rouge et bien sûr un bar… De retour à 14h30, nous nous rendront au Bird of Frey Centre, à côté de l’aquarium public, où nous pourrons voir toutes sortes d’oiseaux du monde entier. Un petit parc intéressant, à découvrir. Entrée 8 £. Nuit et repas au Queen of Loch à Balloch où nous avons réservé une chambre pour la nuit, 61 £ en petit déjeuner.
Jour 30 : Levés tôt, nous prenons la route pour Glasgow où nous allons rendre la voiture et passer les deux derniers jours du voyage avant le retour à la maison. Il fait froid, la route est verglacée et un brouillard épais réduit la visibilité à quelques dizaines de mètres. Seulement une vingtaine de km séparent l’aéroport de Balloch, mais il nous faudra presqu’une heure pour les parcourir dans ces conditions. Nous finissons par arriver et rendons la voiture à notre loueur Thrifty. Nous avons parcouru pas moins de 4184 km en 26 jours… Nous prenons un taxi, 20 £, pour rejoindre l’hôtel Ibis Budget où nous avons réservé pour deux nuits, 45 £ la nuit en petit déjeuners. C’est à pieds que nous rejoignons le Glasgow bridge où nous remontons la rivière jusqu’au Riverside muséum, 30 mn de marche, entrée gratuite, un très beau musée. La ville comme la campagne est enveloppée par le brouillard, il fait très froid et après la visite nous prenons un taxi, 12 £, pour regagner le centre-ville, où nous allons déjeuner au Café Gandolfi, 38 £ pour deux avec boissons. Nous finirons la journée par une balade dans le centre-ville envahi par une foule dense. Le matin se déroulait en ville la course des pères Noël à laquelle plusieurs milliers de personnes, toutes vêtues comme le vieux barbu, participaient. Nuit à l’Ibis Budget et dîner à proximité.
Jour 31 : Glasgow. Ciel bleu ce matin sur la ville et la campagne environnante. Mais le froid est là, tout est blanc et givré. Nous partons en taxi, 12£, pour voir The Burrel Collection à l’extérieur de la ville. Sur place nous sommes informés que le site est fermé pour travaux… Et le taxi est parti nous laissant seuls au milieu d’un paysage de campagne, blanc et pétrifié… Tant pis, on se rabat sur la Pollok House, un beau manoir au milieu d’un immense jardin, entrée 6,50 £, c’est très beau, surtout l’extérieur où coule une rivière. Re-taxi, 15 £, cette fois pour le musée Kelvingrove Art Gallery, mais avant nous allons déjeuner dans un resto sympa sur Argyll Street, le Kelvingrove Café, 29 £ pour deux. Visite du musée, entrée gratuite, mais fermeture exceptionnelle à 15h30 aujourd’hui, il est 14 heures, nous ferons la visite en une heure trente. Départ à pied pour le centre-ville que nous rejoignons après 45 minutes de marche en mode balade. Un centre toujours aussi animé puis nous rentrerons à l’hôtel, en taxi, après une pause chocolat chaud, pour préparer nos bagages. Dîner dans un restaurant indien du quartier où se trouve l’hôtel Ibis.
Jour 32 : Bye-Bye l’Ecosse, levés tôt car notre vol retour via Amsterdam est prévu à 9h05. Journée de voyage, arrivée à Nice à 16h35.
Merci de m’avoir lu. Ericoco.
Conseils pour 3 semaines sur la côte est des États-Unis English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'aimerai quelques petits conseils pour l'organisation de mon voyage aux USA en juin 2018. Du 25 mai au 16 juin plus exactement, sur la partie est des Etats-Unis.
Mon périple commence obligatoirement à Chicago, car je serais en stage aux alentours de Chicago (Milwaukee exactement) depuis le mois de février, pas possible donc de modifier le point de départ. 2 amis de France me rejoignent à Chicago le 25 mai.
Ce que j'aimerai voir absolument (le reste est négociable): - Chicago. - Niagara Falls côté USA - Boston - New York - Washington
Planning plus détaillé ci-dessous :
(le programme du jour est pas encore fixe non plus, c'est qu'une première idée encore)
3 jours à Chicago. Matin du 4ème, départ pour Niagara Falls pour voir les chutes de nuit. Matin + début de journée du 5ème, Niagara Falls (bateau en bas des chutes). Départ pour arrivée de soir à Boston. 6/7/8èmes jours à Boston. 9/10/11/12/13èmes : New-York 14ème à Phili 15ème dans le pays Amish 16/17 à Washington Reste 3/4 jours à finir de programmer.
J'ai plusieurs interrogations sur ce programme : - Les durées dans chacune des villes sont elles suffisantes pour voir l'essentiel ? - Sachant que j'aurais déjà fait Chicago, Boston et New York en grosses villes, est-il utile de faire Philadelphie ? Surtout juste après New-York, j'ai peur d'être déçu en passant de New-York à Philadelphie. - La région Amish vaut-elle vraiment le coup ? Est-ce utile de "perdre" une journée pour ça ?
- Y a t-il d'autres choses à voir auour des grand lacs autre que Chicago ? C'est une région que mes amis aimeraient beaucoup découvrir, peut être rajouter une journée aux alentours. Je pense pas que Detroit vaille le coup après avoir fait Chicago, je me trompe ? Comme on peut le voir, il reste 3-4 jours à programmer, je ne sais pas trop encore quoi faire, que me conseillez-vous ? Je précise que je ne pourrait pas traverser la frontière Canadienne pour faire un crochet Toronto par exemple, car la date de mon visa J1 sera finie (je serai en Grace Period, donc toute sortie du territoire américain est définitive)
Autre grosse interrogation, le transport entre chacune des villes : entre Boston et Washington, la voiture n'est pas forcément utile (voir même déconseillée à New-York), et le transport par Amtrak/Greyhound/busbud est sûrement mieux que louer une voiture. Le problème est la partie entre Chicago/Niagara Falls puis Niagara Falls/Boston. Je me suis renseigné pour l'avion, aucun n'est direct depuis Chicago, il faut donc compter 15 à 20h de trajet pour l'avion (avec les temps de changement d'avion). Même chose en bus, plus de 15h, ce qui gâche complètement une journée... Reste la voiture, qui mettrait 8-9h environ. Comment faire pour ces 2 trajets ? J'ai vu plusieurs possibilités, mais je sais pas ce qui est le mieux : - Louer une voiture dès qu'on part de Chicago, le 29 mai, et la garder tout le long du périple. Problème à New-York, je sais pas trop quoi faire de la voiture, payer 30$/jours pour la garer m'enchante pas vraiment. Ca implique aussi pas mal de temps sur la route, notamment après Washington pour rejoindre Chicago (ça peut aussi être l'occasion de compléter les 3 jours restants et rentrer tranquille à Chicago en voyant du pays après 2 semaines dans les grosses villes) - Changer un peu le programme, faire Chicago-Boston en avion, puis louer une voiture à Boston pour aller aux Niagara Falls, puis la ramener 2 jours après à Boston. Comme ça pas de problème de voiture pour le reste du voyage. - Louer la voiture à Chicago, pas changer le programme, mais laisser la voiture à Boston. Problème, ça coute environ 300$ pour la laisser dans une autre ville...
Bref l'étape Niagara Falls fait un peu chier, je sais pas trop comment l'organiser vis à vis du transport...
Désolé pour le long pavé, j'espère que vous pourrez m'aider pour organiser tout ça, merci ! :)
J'aimerai quelques petits conseils pour l'organisation de mon voyage aux USA en juin 2018. Du 25 mai au 16 juin plus exactement, sur la partie est des Etats-Unis.
Mon périple commence obligatoirement à Chicago, car je serais en stage aux alentours de Chicago (Milwaukee exactement) depuis le mois de février, pas possible donc de modifier le point de départ. 2 amis de France me rejoignent à Chicago le 25 mai.
Ce que j'aimerai voir absolument (le reste est négociable): - Chicago. - Niagara Falls côté USA - Boston - New York - Washington
Planning plus détaillé ci-dessous :
(le programme du jour est pas encore fixe non plus, c'est qu'une première idée encore)3 jours à Chicago. Matin du 4ème, départ pour Niagara Falls pour voir les chutes de nuit. Matin + début de journée du 5ème, Niagara Falls (bateau en bas des chutes). Départ pour arrivée de soir à Boston. 6/7/8èmes jours à Boston. 9/10/11/12/13èmes : New-York 14ème à Phili 15ème dans le pays Amish 16/17 à Washington Reste 3/4 jours à finir de programmer.
J'ai plusieurs interrogations sur ce programme : - Les durées dans chacune des villes sont elles suffisantes pour voir l'essentiel ? - Sachant que j'aurais déjà fait Chicago, Boston et New York en grosses villes, est-il utile de faire Philadelphie ? Surtout juste après New-York, j'ai peur d'être déçu en passant de New-York à Philadelphie. - La région Amish vaut-elle vraiment le coup ? Est-ce utile de "perdre" une journée pour ça ?
- Y a t-il d'autres choses à voir auour des grand lacs autre que Chicago ? C'est une région que mes amis aimeraient beaucoup découvrir, peut être rajouter une journée aux alentours. Je pense pas que Detroit vaille le coup après avoir fait Chicago, je me trompe ? Comme on peut le voir, il reste 3-4 jours à programmer, je ne sais pas trop encore quoi faire, que me conseillez-vous ? Je précise que je ne pourrait pas traverser la frontière Canadienne pour faire un crochet Toronto par exemple, car la date de mon visa J1 sera finie (je serai en Grace Period, donc toute sortie du territoire américain est définitive)
Autre grosse interrogation, le transport entre chacune des villes : entre Boston et Washington, la voiture n'est pas forcément utile (voir même déconseillée à New-York), et le transport par Amtrak/Greyhound/busbud est sûrement mieux que louer une voiture. Le problème est la partie entre Chicago/Niagara Falls puis Niagara Falls/Boston. Je me suis renseigné pour l'avion, aucun n'est direct depuis Chicago, il faut donc compter 15 à 20h de trajet pour l'avion (avec les temps de changement d'avion). Même chose en bus, plus de 15h, ce qui gâche complètement une journée... Reste la voiture, qui mettrait 8-9h environ. Comment faire pour ces 2 trajets ? J'ai vu plusieurs possibilités, mais je sais pas ce qui est le mieux : - Louer une voiture dès qu'on part de Chicago, le 29 mai, et la garder tout le long du périple. Problème à New-York, je sais pas trop quoi faire de la voiture, payer 30$/jours pour la garer m'enchante pas vraiment. Ca implique aussi pas mal de temps sur la route, notamment après Washington pour rejoindre Chicago (ça peut aussi être l'occasion de compléter les 3 jours restants et rentrer tranquille à Chicago en voyant du pays après 2 semaines dans les grosses villes) - Changer un peu le programme, faire Chicago-Boston en avion, puis louer une voiture à Boston pour aller aux Niagara Falls, puis la ramener 2 jours après à Boston. Comme ça pas de problème de voiture pour le reste du voyage. - Louer la voiture à Chicago, pas changer le programme, mais laisser la voiture à Boston. Problème, ça coute environ 300$ pour la laisser dans une autre ville...
Bref l'étape Niagara Falls fait un peu chier, je sais pas trop comment l'organiser vis à vis du transport...
Désolé pour le long pavé, j'espère que vous pourrez m'aider pour organiser tout ça, merci ! :)
Première découverte du nord Vietnam, un très beau voyage mais... English translation pending
Voilà bientôt deux mois que nous sommes rentrés (voyage du 21/9 au 6/10), les impressions se sont un peu décantées, le tri des photos est en bonne voie et la rédaction du récit avance (doucement mais ça avance 😇). Il est donc grand temps que je commence ce carnet.
GENÈSE DU VOYAGE
Pourquoi le Vietnam ?
Depuis quelques années, nous avons l'habitude de partir systématiquement vers l'ouest qui nous a largement comblés. Cette fois-ci, une envie "d'autre chose" nous pousse à regarder vers l'Est. Pourquoi pas l'Asie ? Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre. C'est une idée de mon homme, en ce qui me concerne, l'orient n'a pas encore réussi à faire naître, dans mes jambes et dans ma tête, ce fourmillement qui déclenche un voyage mais j'adopte volontiers l'idée, curieuse, comme toujours.
Je me colle au sujet, écluse la toile, les guides touristiques. D'emblée la Thaïlande et l'Inde seront écartés. J'en ai trop entendu parlé. La Chine me tente mais c'est si grand que je m'y perds avant même d'y poser un pied. J'ai envie d'authenticité, de beaux paysages, pas d'un parcours formaté. Je veux construire notre voyage.
Mon regard glisse sur la carte, cherche dans toutes les magnifiques photos postées par d'autres voyageurs, s'envole en parcourant des récits, des expériences, des impressions diverses et finit par s'arrêter sur le Vietnam. Pourquoi là ? Peut-être le vague souvenir de quelques cours d'histoire, la sensation d'un passé commun, d'un bout de chemin, prometteur et douloureux parcouru ensemble. Mettre une réalité, un présent sur le passé et faire basculer tous ces clichés un peu surannés dans le XXIème siècle.
Était-ce un bon choix pour une première découverte de l'Asie ?
Je n'ai pas de réponse juste une question qui s'impose à notre retour. Pour l'authenticité et le dépaysement, sans conteste oui. Pour la beauté des paysages, j'attendais sans doute plus que je n'ai trouvé. Un très beau pays mais pas de waouh, pas d'évidence, aucun de ces moments où l'on reste juste scotché. Mais c'est peut-être affaire de circonstances. je vous laisse juger au fil de mon récit, forcément subjectif, forcément engagé, comment pourrait-il en être autrement.
Ce sera le Nord, en automne
Très vite, la silhouette de dragon de ce pays qui s'étire du nord au sud et barbotte dans la Mer de Chine me met face à une évidence : les distances, les différences de climat, le peu de temps dont nous disposons, à peine 15 jours, ont vite fait d'opérer une saine sélection. Pas question, pour nous, de courir de train en avion. Ce sera donc le nord et juste le nord. Hanoi et Ha Long sont d'autorité sur la wish list. S'y rajouteront, au fil de mes recherches la baie d'Halong terrestre, facile à explorer en solo et le nord avec ses rizières que j'aimerais découvrir au moment des récoltes. On hésitera un peu avant d'inclure au programme, en prime, les montagnes et paysages minéraux de l'extrême nord-est.
L'automne, c'est théoriquement l'époque où la période des pluies s'achève dans le nord. J'ai la naïveté de croire ou de vouloir croire que c'est une saison propice. Mais la météo n'est pas une évidence, ni ici, ni ailleurs. Au final, nous ne nous en sommes pas trop mal sorti du moins dans la première partie de notre périple. Pour la fin, c'est une autre histoire ! Et ne croyez pas qu'une pluie de mousson dure juste 5' ou même 1h. Elle peut durer toute une journée, plusieurs journées même en reprenant à peine son souffle. Nous avons donc découvert le sens exact de l'expression "être trempé jusqu'aux os" 😏. Et en suivant les actualités climatiques après notre retour, je me suis dit que finalement, on s'en était bien tiré. Plus de détails dans le récit journalier si ça vous dit ...
Quelle formule ?
Nous avons pris l'habitude, ces dernières années de voyager en totale liberté, location de voiture, arrêts où on le souhaite, quand on le souhaite, aussi longtemps qu'on le souhaite et balades à pied sur le même mode.
Mais ici, impossible de louer et de conduire soi même une voiture. Les transports en commun me paraissent un mode de transport un peu rigide, surtout pour une durée de séjour courte. On n'est pas des adeptes de la moto. Donc il nous reste la solution de la voiture avec chauffeur et guide puisque généralement les chauffeurs ne font office ... que de chauffeur 😛
C'est une formule que nous appréhendions un peu et ce voyage confirmera nos craintes. Si cette solution comporte des avantages, elle a aussi un certain nombre d'inconvénients non négligeables. Pas l'idéal en ce qui nous concerne et je ne pense pas qu'on retentera un jour une telle expérience. Affaire à suivre ...
L'agence
Plusieurs mois avant le départ, j'ai demandé des devis à 3 agences locales parmi les mieux notées ou du moins, parmi celles le plus souvent citées, en précisant nos desideratas ainsi que l'itinéraire que nous souhaitions suivre, celui-ci ayant été affiné avec l'aide de gentils forumeurs 🙂
Les trois propositions reçues ont été sensiblement équivalentes au niveau du prix cependant, une des agences s'est montré assez peu réactive tandis que la deuxième a cherché dans un premier temps à nous "coller" un circuit tout fait puis dans un second temps à adhérer à toutes nos demandes sans le moindre conseil et enfin à nous inonder de publicités et de rappels. La troisième agence a été très pro du début à la fin, prompte dans ses réponses, à l'écoute de nos demandes, suggérant certaines modifications sans jamais de relance intempestive. C'est donc avec eux que nous avons signé pour 8 jours de circuit guidé dans le nord, la réservation d'une croisière plus quelques transferts programmés. Tout s'est parfaitement déroulé du début à la fin et nous n'avons regretté qu'une seule chose, que l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur, GP travel 😕
Remerciements
Avant de commencer le récit à proprement parlé (enfin 😊!) Je tiens à remercier tous les "piliers" du forum Vietnam (et les autres aussi) qui, au-delà des chamailleries qui émaillent parfois certaines discussions, m'ont beaucoup aidée à construire ce voyage, directement ou indirectement. Je ne citerai personne en particulier de peur d'en oublier mais je suis certaine qu'ils se reconnaîtront 😉
Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de faire, ici ou ailleurs des retours ou des carnets, des blogs, des sites, de partager des photos ou des impressions. Au-delà du simple plaisir de les lire, ils sont une source d'inspiration et une aide considérable.
S'il ne fallait mentionner qu'un site à consulter, je citerais celui de Hanh, une jeune vietnamienne, que j'ai trouvé particulièrement remarquable et bien construit. Merci à elle pour le partage !
GENÈSE DU VOYAGE
Pourquoi le Vietnam ?
Depuis quelques années, nous avons l'habitude de partir systématiquement vers l'ouest qui nous a largement comblés. Cette fois-ci, une envie "d'autre chose" nous pousse à regarder vers l'Est. Pourquoi pas l'Asie ? Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre. C'est une idée de mon homme, en ce qui me concerne, l'orient n'a pas encore réussi à faire naître, dans mes jambes et dans ma tête, ce fourmillement qui déclenche un voyage mais j'adopte volontiers l'idée, curieuse, comme toujours.
Je me colle au sujet, écluse la toile, les guides touristiques. D'emblée la Thaïlande et l'Inde seront écartés. J'en ai trop entendu parlé. La Chine me tente mais c'est si grand que je m'y perds avant même d'y poser un pied. J'ai envie d'authenticité, de beaux paysages, pas d'un parcours formaté. Je veux construire notre voyage.
Mon regard glisse sur la carte, cherche dans toutes les magnifiques photos postées par d'autres voyageurs, s'envole en parcourant des récits, des expériences, des impressions diverses et finit par s'arrêter sur le Vietnam. Pourquoi là ? Peut-être le vague souvenir de quelques cours d'histoire, la sensation d'un passé commun, d'un bout de chemin, prometteur et douloureux parcouru ensemble. Mettre une réalité, un présent sur le passé et faire basculer tous ces clichés un peu surannés dans le XXIème siècle.
Était-ce un bon choix pour une première découverte de l'Asie ?
Je n'ai pas de réponse juste une question qui s'impose à notre retour. Pour l'authenticité et le dépaysement, sans conteste oui. Pour la beauté des paysages, j'attendais sans doute plus que je n'ai trouvé. Un très beau pays mais pas de waouh, pas d'évidence, aucun de ces moments où l'on reste juste scotché. Mais c'est peut-être affaire de circonstances. je vous laisse juger au fil de mon récit, forcément subjectif, forcément engagé, comment pourrait-il en être autrement.
Ce sera le Nord, en automne
Très vite, la silhouette de dragon de ce pays qui s'étire du nord au sud et barbotte dans la Mer de Chine me met face à une évidence : les distances, les différences de climat, le peu de temps dont nous disposons, à peine 15 jours, ont vite fait d'opérer une saine sélection. Pas question, pour nous, de courir de train en avion. Ce sera donc le nord et juste le nord. Hanoi et Ha Long sont d'autorité sur la wish list. S'y rajouteront, au fil de mes recherches la baie d'Halong terrestre, facile à explorer en solo et le nord avec ses rizières que j'aimerais découvrir au moment des récoltes. On hésitera un peu avant d'inclure au programme, en prime, les montagnes et paysages minéraux de l'extrême nord-est.
L'automne, c'est théoriquement l'époque où la période des pluies s'achève dans le nord. J'ai la naïveté de croire ou de vouloir croire que c'est une saison propice. Mais la météo n'est pas une évidence, ni ici, ni ailleurs. Au final, nous ne nous en sommes pas trop mal sorti du moins dans la première partie de notre périple. Pour la fin, c'est une autre histoire ! Et ne croyez pas qu'une pluie de mousson dure juste 5' ou même 1h. Elle peut durer toute une journée, plusieurs journées même en reprenant à peine son souffle. Nous avons donc découvert le sens exact de l'expression "être trempé jusqu'aux os" 😏. Et en suivant les actualités climatiques après notre retour, je me suis dit que finalement, on s'en était bien tiré. Plus de détails dans le récit journalier si ça vous dit ...
Quelle formule ?
Nous avons pris l'habitude, ces dernières années de voyager en totale liberté, location de voiture, arrêts où on le souhaite, quand on le souhaite, aussi longtemps qu'on le souhaite et balades à pied sur le même mode.
Mais ici, impossible de louer et de conduire soi même une voiture. Les transports en commun me paraissent un mode de transport un peu rigide, surtout pour une durée de séjour courte. On n'est pas des adeptes de la moto. Donc il nous reste la solution de la voiture avec chauffeur et guide puisque généralement les chauffeurs ne font office ... que de chauffeur 😛
C'est une formule que nous appréhendions un peu et ce voyage confirmera nos craintes. Si cette solution comporte des avantages, elle a aussi un certain nombre d'inconvénients non négligeables. Pas l'idéal en ce qui nous concerne et je ne pense pas qu'on retentera un jour une telle expérience. Affaire à suivre ...
L'agence
Plusieurs mois avant le départ, j'ai demandé des devis à 3 agences locales parmi les mieux notées ou du moins, parmi celles le plus souvent citées, en précisant nos desideratas ainsi que l'itinéraire que nous souhaitions suivre, celui-ci ayant été affiné avec l'aide de gentils forumeurs 🙂
Les trois propositions reçues ont été sensiblement équivalentes au niveau du prix cependant, une des agences s'est montré assez peu réactive tandis que la deuxième a cherché dans un premier temps à nous "coller" un circuit tout fait puis dans un second temps à adhérer à toutes nos demandes sans le moindre conseil et enfin à nous inonder de publicités et de rappels. La troisième agence a été très pro du début à la fin, prompte dans ses réponses, à l'écoute de nos demandes, suggérant certaines modifications sans jamais de relance intempestive. C'est donc avec eux que nous avons signé pour 8 jours de circuit guidé dans le nord, la réservation d'une croisière plus quelques transferts programmés. Tout s'est parfaitement déroulé du début à la fin et nous n'avons regretté qu'une seule chose, que l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur, GP travel 😕
Remerciements
Avant de commencer le récit à proprement parlé (enfin 😊!) Je tiens à remercier tous les "piliers" du forum Vietnam (et les autres aussi) qui, au-delà des chamailleries qui émaillent parfois certaines discussions, m'ont beaucoup aidée à construire ce voyage, directement ou indirectement. Je ne citerai personne en particulier de peur d'en oublier mais je suis certaine qu'ils se reconnaîtront 😉
Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de faire, ici ou ailleurs des retours ou des carnets, des blogs, des sites, de partager des photos ou des impressions. Au-delà du simple plaisir de les lire, ils sont une source d'inspiration et une aide considérable.
S'il ne fallait mentionner qu'un site à consulter, je citerais celui de Hanh, une jeune vietnamienne, que j'ai trouvé particulièrement remarquable et bien construit. Merci à elle pour le partage !
Retour de Birmanie (25 jours) English translation pending
Bonsoir,
Comme je me suis beaucoup inspirée de ce forum pour préparer notre voyage, il me semble normal de faire un retour sur ce merveilleux voyage. Nous sommes un couple de retraités et nous aimons prendre notre temps, regarder vivre les locaux, sur les marchés, dans les transports en commun, les lieux de culte etc... Notre parcours a été très classique: Mandalay, Bagan, Kalaw, Lac Inlee, Taungoo, Bago, et Rangon, le tout en 25 jours.
Nous sommes partis de Paris avec Oman air avec une escale à Muscat et une arrivée à Bangkok. Compagnie correcte, vol sans problème, nous avons payé 500 euros le vol aller-retour. Après 2 nuits à Bangkok, nous avons pris un vol Airasia pour Mandalay pour 50 euros. Arrivés à Mandalay, nous avons pris un taxi ( 80000 kyats) pour nous rendre à notre hôtel au centre ville, le Royal Yadarnabon, réservé sur Booking.com. La première chambre que l'on nous a donnée avait une fenêtre borne, la seconde avait une fenêtre qui donnait sur un mur...donc le personnel nous a proposé une 3eme chambre qui nous convenait avec 2 grandes fenêtres...Du coup, c'était un peu bruyant car elle donnait sur la rue...mais on s'y habitue vite. Cet hôtel était une bonne affaire, puisque pour 4 nuits, nous avons payé 65 dollars! Petit déjeuner correct compris, vèlos gratuits, climatisation, belle grande chambre.Ce fut notre hôtel le moins cher de Birmanie. Installation dans notre chambre, première sortie à pieds jusqu'à la forteresse du Palais Royal.Les rues sont bruyantes et grouillantes de monde, klaxons et musique à fond. Nous sommes attirés par un lieu où de nombreux indiens affluent...en habits de fête...On s'approche des groupes et un monsieur nous invite à entrer dans une grande salle où on nous sert à manger...nous sommes invités à cette fête! Bon, il faut s'assoir par terre et manger avec les doigts...Nous sommes l'attraction de la soirée , tout le monde veut nous prendre en photo et se faire prendre en photo avec nous....Nous remercions nos hôtes et nous rentrons à l'hôtel...Dans la rue c'est encore la folie. On est samedi soir, des camionnette pleines de jeunes, la musique à fond, sillonnent les rues, ça chante, ça crie, ça klaxonne. Bienvenue à Mandalay! La suite viendra très prochainement...
Nous sommes partis de Paris avec Oman air avec une escale à Muscat et une arrivée à Bangkok. Compagnie correcte, vol sans problème, nous avons payé 500 euros le vol aller-retour. Après 2 nuits à Bangkok, nous avons pris un vol Airasia pour Mandalay pour 50 euros. Arrivés à Mandalay, nous avons pris un taxi ( 80000 kyats) pour nous rendre à notre hôtel au centre ville, le Royal Yadarnabon, réservé sur Booking.com. La première chambre que l'on nous a donnée avait une fenêtre borne, la seconde avait une fenêtre qui donnait sur un mur...donc le personnel nous a proposé une 3eme chambre qui nous convenait avec 2 grandes fenêtres...Du coup, c'était un peu bruyant car elle donnait sur la rue...mais on s'y habitue vite. Cet hôtel était une bonne affaire, puisque pour 4 nuits, nous avons payé 65 dollars! Petit déjeuner correct compris, vèlos gratuits, climatisation, belle grande chambre.Ce fut notre hôtel le moins cher de Birmanie. Installation dans notre chambre, première sortie à pieds jusqu'à la forteresse du Palais Royal.Les rues sont bruyantes et grouillantes de monde, klaxons et musique à fond. Nous sommes attirés par un lieu où de nombreux indiens affluent...en habits de fête...On s'approche des groupes et un monsieur nous invite à entrer dans une grande salle où on nous sert à manger...nous sommes invités à cette fête! Bon, il faut s'assoir par terre et manger avec les doigts...Nous sommes l'attraction de la soirée , tout le monde veut nous prendre en photo et se faire prendre en photo avec nous....Nous remercions nos hôtes et nous rentrons à l'hôtel...Dans la rue c'est encore la folie. On est samedi soir, des camionnette pleines de jeunes, la musique à fond, sillonnent les rues, ça chante, ça crie, ça klaxonne. Bienvenue à Mandalay! La suite viendra très prochainement...
Come discover Ireland with us
IRELAND - INTRODUCTION
We planned our 15-day trip to Ireland several months in advance to create an itinerary that would let us see a multitude of tourist attractions across various regions of the Republic of Ireland and Northern Ireland.
We researched the main attractions in each region and noted their GPS coordinates.
After that, we used Google Maps to create a packed but realistic daily route. We printed all the itineraries, and they proved extremely useful since some attractions weren’t listed on the GPS a friend lent us, and some roads aren’t clearly marked.
This way, we were able to stick to our daily schedule.
Three months before our departure, we rented a car directly from Autoescape’s website for 136.44 € over 14 days. The rental was with BUDGET, and the car we got was a ŠKODA Citigo.
This rate includes unlimited mileage, collision damage waiver (CDW), theft protection (TP) with a 1,500 € excess, and unlimited third-party liability coverage.
Some roads in Ireland are very narrow, so a compact car is much appreciated. Don’t forget that driving is on the left, and there are plenty of roundabouts.
Luckily, my partner finds driving this way easy, and our travels went smoothly.
It’s worth mentioning how courteous and patient Irish drivers are—it’s truly phenomenal.
Two weeks before our trip, we booked our accommodations at various places like B&Bs, hotels, and university campuses through Hotels.com. We’ll talk more about each of them later.
When we arrived at Dublin Airport, going through customs was quite tedious. There are two lines: one for EU citizens and another for other foreigners. The wait for non-EU travelers is significantly longer.
The car rental isn’t directly at the terminal. You have to take a shuttle to the rental center. Once there, a company representative finalizes the contract and hands over the keys to our rental car.
And off we went on our adventure!
It’s also important to note that some roads have tolls. For most of them, you pay directly at a toll booth, and the fees are usually under 2 €.
However, the M50 motorway around Dublin works differently—it’s a prepaid toll. You’re charged when you drive between Junction 6 (N3 Blanchardstown) and Junction 7 (N4 Lucan). A large purple sign warns you as you approach one of these junctions.
Cameras automatically record your license plate, and fees are applied based on your vehicle category. For a standard car, the fee is 3.10 €.
You have until 8:00 PM the next day to pay at an authorized retailer or online at https://www.eflow.ie/.
We prepaid these fees directly on the site mentioned above.
If you don’t pay within the required time, you’ll be charged substantial penalties.
For dining, most grocery stores and gas stations offer a great selection of hot and cold meals at very reasonable prices. That’s why we mostly bought our food at places like SuperValu, Lidl, Spar, and Centra.
We invite you to keep reading about our adventure in the next section.
We planned our 15-day trip to Ireland several months in advance to create an itinerary that would let us see a multitude of tourist attractions across various regions of the Republic of Ireland and Northern Ireland.
We researched the main attractions in each region and noted their GPS coordinates.
After that, we used Google Maps to create a packed but realistic daily route. We printed all the itineraries, and they proved extremely useful since some attractions weren’t listed on the GPS a friend lent us, and some roads aren’t clearly marked.
This way, we were able to stick to our daily schedule.
Three months before our departure, we rented a car directly from Autoescape’s website for 136.44 € over 14 days. The rental was with BUDGET, and the car we got was a ŠKODA Citigo.
This rate includes unlimited mileage, collision damage waiver (CDW), theft protection (TP) with a 1,500 € excess, and unlimited third-party liability coverage.
Some roads in Ireland are very narrow, so a compact car is much appreciated. Don’t forget that driving is on the left, and there are plenty of roundabouts.
Luckily, my partner finds driving this way easy, and our travels went smoothly.
It’s worth mentioning how courteous and patient Irish drivers are—it’s truly phenomenal.
Two weeks before our trip, we booked our accommodations at various places like B&Bs, hotels, and university campuses through Hotels.com. We’ll talk more about each of them later.
When we arrived at Dublin Airport, going through customs was quite tedious. There are two lines: one for EU citizens and another for other foreigners. The wait for non-EU travelers is significantly longer.
The car rental isn’t directly at the terminal. You have to take a shuttle to the rental center. Once there, a company representative finalizes the contract and hands over the keys to our rental car.
And off we went on our adventure!
It’s also important to note that some roads have tolls. For most of them, you pay directly at a toll booth, and the fees are usually under 2 €.
However, the M50 motorway around Dublin works differently—it’s a prepaid toll. You’re charged when you drive between Junction 6 (N3 Blanchardstown) and Junction 7 (N4 Lucan). A large purple sign warns you as you approach one of these junctions.
Cameras automatically record your license plate, and fees are applied based on your vehicle category. For a standard car, the fee is 3.10 €.
You have until 8:00 PM the next day to pay at an authorized retailer or online at https://www.eflow.ie/.
We prepaid these fees directly on the site mentioned above.
If you don’t pay within the required time, you’ll be charged substantial penalties.
For dining, most grocery stores and gas stations offer a great selection of hot and cold meals at very reasonable prices. That’s why we mostly bought our food at places like SuperValu, Lidl, Spar, and Centra.
We invite you to keep reading about our adventure in the next section.
Une souris 3 semaines en Russie (Saint-Pétersbourg et Moscou) English translation pending
Me voilà rentrée de 3 semaines dans le plus grand pays du monde... dont je n'ai vu qu'une petite partie, puisque je me suis contentée de rester à Saint-Pétersbourg (11 jours pleins) et Moscou (6 jours pleins), avec deux journées de "transit" entre l'aller puis le retour de Moscou.
Cela peut paraître beaucoup mais nous aimons prendre le temps de flâner dans une ville, n'aimons pas vraiment les séjours "marathon" ni passer notre séjour à bouger dans trop de villes différentes.
Ceux qui me lisent depuis un certain temps savent que c'était un "rêve" que de découvrir la Russie, et après l'Ukraine l'an dernier c'était la suite logique. Je rêvais surtout de voir la belle Saint-Pétersbourg, mais comme ce n'est pas représentatif de la Russie, je voulais également voir autre chose, notamment des églises à bulbes, comme je les affectionne tant.
Pour ceux qui voudraient plus de photos (des milliers...), de détails pratiques et de balades illustrées, c'est sur mon blog !
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/saint-petersbourg/
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/moscou/
Moscou paraissait logique, à seulement 4h de train, capitale de la Russie, avec des lieux emblématiques qui me faisaient fantasmer (Place Rouge et Saint-Basile, le Kremlin, les églises et monastères...).
Vu le prix pour entrer dans le pays (pas de vols low-cost, et visa) nous avons choisi de lisser les frais sur 3 semaines pour bien en profiter !
Nous avons donc passé d'abord une semaine (enfin 6 jours pleins) à Saint-Pétersbourg, dans un studio Airbnb très bien mais un peu loin à pied des attractions touristiques. Nous avons ensuite pris le Sapsan pour Moscou, où nous avions trouvé un très authentique petit appartement resté dans son jus, à quelques stations de métro du centre, pour 6 jours plein également, avant de repartir 5 jours plein à Saint-Pétersbourg, plus près du centre cette fois.
Pourquoi avoir fractionné ainsi le séjour ? Et bien parce que repartir en avion de Moscou coutait bien plus cher... l'option la plus économique était donc un vol AR Paris-SP et le train AR entre les deux (environ 18€ par personne et par sens, pourquoi se priver ?)
Avant d'entrer dans les détails je livre d'abord quelques impressions !
SAINT-PÉTERSBOURG :
J'en rêvais, je ne fus pas déçue ! Aussi belle que je l'imaginais, un vrai décor destiné à en mettre plein la vue ! Moins dépaysante il est vrai... Ce n'est pas forcément les monuments qui m'ont le plus plu, mais l'architecture globale des rues, les bâtiments colorés, bien sûr les canaux, si romantiques, et plus tranquilles que les grandes artères... Pour moi la ville sans fausse note, où tout est beau, un régal pour mes yeux d'esthète. J'aime beaucoup les "villes sur l'eau" donc entre la Néva et les canaux ce fut un plaisir.
Mais Saint-Pétersbourg n'est pas qu'une ville-musée, c'est une ville vivante, qui "grouille" de monde, surtout dans les quartiers plus populaires que nous avons explorés. On y trouve tout de même "l'âme russe", j, ai aimé me mêler aux locaux dans leurs petites cantines, les cafés, voir les marchés, les regarder vivre, aller et venir, découvrir les transports en commun, sortir des quartiers très touristiques.
Car c'est aussi une ville touristique, oui... Pour cela que nous avons préféré y aller en septembre plutôt qu'en plein été ou pire pendant les nuits blanches. On rencontre surtout des troupeaux de Chinois... Je n'ai rien contre eux mais quand on les voit débarquer en masse, je ne vais pas mentir, ça soule...
Bien sûr les Russes visitent aussi leur ancienne capitale, mais ils se fondent plus dans la masse.
En 11 jours plein nous avons surtout marché, marché, et encore marché... la ville se découvre surtout ainsi, et si on ne se rend pas de suite compte, elle est GRANDE. Les distances le sont également, on se dit "on va voir ça puis on va là" et on marche des kms. Je crois que je n'ai autant marché dans ma vie en voyage, sauf peut-être à Rome (je ne fais pas de randonnées donc je compare avec mon rythme de petite souris 😛)
Nous avons donc surtout découvert les extérieurs, l'ambiance de la ville, ses différents quartiers, son architecture, ses canaux... et il y a à faire !
Petit tour en bateau finalement (avec des Russes, commentaires en russe, hum), certes c'est cliché mais j, aime bien le bateau...
Point noir de la ville pour moi : trop de voitures, pas assez de rues piétonnes. Ils roulent vite et l'essence utilisée pue, ce n'est pas agréable. Bien sûr il y a des coins plus tranquilles, notamment le long de certains canaux, mais ne pas s'attendre au petit centre historique mignon comme Prague par ex. C'est une grande métropole, avec des rues plutôt droites, et le paradis des voitures...
Bien sûr nous avons été voir l'intérieur de quelques églises, dont deux payantes : Saint-Sauveur-sur-le-sang-versé, la plus typique, et Saint-Isaac, la plus grande ! Nous sommes également grimpés au sommet de cette dernière, pour admirer la vue. La ville étant plate (pour le coup, tant mieux pour mes pattes) il n'est pas aisé de trouver des points de vue en hauteur.
Niveau musées et palais, j'ai beau être une amatrice du jour, quand je découvre une ville, je la découvre avant tout par les extérieurs, surtout quand il y a en beaucoup. Nous nous sommes donc contentés de 3h à l'Ermitage (en nocturne... on était les derniers à sortir, on était tranquilles dans les salles) et du musée Fabergé.
Petite excursion à Peterhof et ses fontaines, un super moment !
L'idée c'est de retourner là-bas en hiver, et de profiter des musées et palais. Oui, aller l'hiver en Russie, c'est mon côté maso...
Quelques photos, sans doute un peu clichés : (en attendant les autres...)









MOSCOU :
Bon, sans mentir, impression globale plus mitigée. Je me doutais que j'aimerais moins, pour ça qu'on y est resté moins également.
De belles choses, mais surtout, comme j'en rêvais, la place Rouge et Saint-Basile, les rues autour dans le quartier du Kitaï Gorod (donc pas mal de rues piétonnes, ce qui tranche avec le reste de la ville) et autour du Bolschoï, le Kremlin est à voir bien sûr ! J'ai aimé les églises, monastères... Beaucoup de choses en travaux en ville, notamment le monastère de Novodievitchi...
Le reste de la ville... bah, beaucoup d'artères à voiture, ça roule vite, on ne peut pas traverser, il faut trouver un passage souterrain (pas si fréquent) c'est moche et c'est mastoc.
Pas de charme particulier dès qu'on sort de l'hyper-centre. Et dans ce dernier, c'est mignon et tout propret, mais ça manque d'âme selon moi : que des boutiques de luxe avec des madames en talons maquillées comme des camions volés qui font leurs emplettes, que des chaînes pour s'arrêter boire un café ou manger un gâteau (je suis devenue allergique à la chocolaterie qu'on a vu tous les 500 m et même hors du centre... hum, je me demande à quel oligarque cela appartient), bref ça sent le fric et l'envie de faire "international".
Le paradoxe pour moi... Saint-Pétersbourg n'arbore pas une architecture russe mais semble plus authentique, au niveau de l'ambiance et des gens. Moscou c'est une "vraie" ville russe, avec plein de bulbes, mais elle a perdu de son âme je trouve.
Mon copain qui y avait été il y a 17 ans trouve que cela n'a pas changé en bien. Ils semblent avoir démoli des bâtiments anciens pour construire des merdes en béton.
Attention, cela ne veut pas dire que je n'ai pas aimé du tout. On y trouve des choses très intéressantes et de jolis endroits.
Pas le temps pour les musées (idem ce sera en hiver), nous avons néanmoins pu voir la maison de Gorki, de style Art nouveau (j'aime ce style) et celle de Tolstoï, en bois.
Et même si la voiture domine, on trouve encore des coins paisibles et sympathiques.
Je souhaite retourner pour approfondir, je pense que cette ville ne se dévoile pas si facilement.
Mais la place Rouge et le Kremlin étaient un rêve, très contente de l'avoir réalisé... Beaucoup beaucoup d'émotions en découvrant cette place mythique en fin de journée, de voir l'étonnante Saint-Basile illuminée. Un vrai décor de contes de fées, mais bien réel !
Coup de coeur pour le métro aussi, à ce qu'il parait, le plus beau du monde, et je veux bien le croire... et d'une propreté exemplaire (comme les rues en fait)











Niveau météo, ce fut très mitigé...
La première semaine à Saint-Pétersbourg nous avons eu un temps franchement pas terrible, grisaille, grisaille, pluie... L'idée était de visiter d'abord les extérieurs, sachant qu'il faisait nuit plus tard, et au retour, visiter plus de musées. Mais finalement c'est au retour, fin septembre, que nous avons eu du soleil ! Nous avons donc préféré continuer à nous balader, quitte à repasser dans des endroits déjà vus, refaire des photos au soleil, et simplement profiter de la ville... Tant pis, c'est ainsi, nous aurons au moins vu cette ville avec du soleil !
À Moscou ce fut plus mitigé : du soleil et de la pluie. Une journée entière sous la pluie fine (qui m'a valu une crève, mais passons), une autre au soleil (bien pour la visite du Kremlin), une autre mi-soleil mi-averse, et une journée froide et grise mais sans pluie.
Les premiers jours à Saint-Pétersbourg nous avons eu très froid (vive la doudoune !) puis cela s'est radoucit. Il faisait moins froid à Moscou sauf le dernier jour.
Et en revenant à Saint-Pétersbourg il faisait encore moins froid !
Bref, météo imprévisible, il faut bien prévoir un peu de tout dans sa valise ! Des manches courtes des manches longues des gilets... je suis même partie avec un manteau mi-saison et une doudoune !
En ce qui concerne les Russes, on lit souvent qu'ils sont froids et peu aimables. Certes ils ne sont pas d'une grande chaleur quand on ne les connait pas, mais ne sont pas antipathiques, et seront prêts à vous aider en cas de soucis.
Nous avons trouvé les villes très très propres (jamais vu autant d'endroits être nettoyés) et très sûres. La police est globalement assez présente, même en civil (j'aurai une anecdote à raconter plus tard)
Nous avons également plutôt bien mangé, alternant les "cantines" (stolovaya) à Saint-Pétersbourg, et les restaurants de cuisine du Caucase, pour des prix plus que corrects : entre 6 et 10€ À DEUX dans les cantines, 20-25€ à deux dans les restaurants. Bon nous ne sommes pas de gros mangeurs non plus.
Peu de cantines à Moscou, tout est plus cher, mais surtout les boissons... En moyenne 4€ un cappuccino et autant pour de la bière ! Deux fois plus cher qu'à Saint-Pétersbourg. Pour la nourriture la différence est moins flagrante.
Voilà, petit résumé et impressions, le reste viendra au fur et à me sure, j'ai 5000 photos à trier, des souvenirs plein la tête, je dois organiser tout ça !
En attendant n'hésitez pas si vous avez des questions !
Cela peut paraître beaucoup mais nous aimons prendre le temps de flâner dans une ville, n'aimons pas vraiment les séjours "marathon" ni passer notre séjour à bouger dans trop de villes différentes.
Ceux qui me lisent depuis un certain temps savent que c'était un "rêve" que de découvrir la Russie, et après l'Ukraine l'an dernier c'était la suite logique. Je rêvais surtout de voir la belle Saint-Pétersbourg, mais comme ce n'est pas représentatif de la Russie, je voulais également voir autre chose, notamment des églises à bulbes, comme je les affectionne tant.
Pour ceux qui voudraient plus de photos (des milliers...), de détails pratiques et de balades illustrées, c'est sur mon blog !
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/saint-petersbourg/
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/moscou/
Moscou paraissait logique, à seulement 4h de train, capitale de la Russie, avec des lieux emblématiques qui me faisaient fantasmer (Place Rouge et Saint-Basile, le Kremlin, les églises et monastères...).
Vu le prix pour entrer dans le pays (pas de vols low-cost, et visa) nous avons choisi de lisser les frais sur 3 semaines pour bien en profiter !
Nous avons donc passé d'abord une semaine (enfin 6 jours pleins) à Saint-Pétersbourg, dans un studio Airbnb très bien mais un peu loin à pied des attractions touristiques. Nous avons ensuite pris le Sapsan pour Moscou, où nous avions trouvé un très authentique petit appartement resté dans son jus, à quelques stations de métro du centre, pour 6 jours plein également, avant de repartir 5 jours plein à Saint-Pétersbourg, plus près du centre cette fois.
Pourquoi avoir fractionné ainsi le séjour ? Et bien parce que repartir en avion de Moscou coutait bien plus cher... l'option la plus économique était donc un vol AR Paris-SP et le train AR entre les deux (environ 18€ par personne et par sens, pourquoi se priver ?)
Avant d'entrer dans les détails je livre d'abord quelques impressions !
SAINT-PÉTERSBOURG :
J'en rêvais, je ne fus pas déçue ! Aussi belle que je l'imaginais, un vrai décor destiné à en mettre plein la vue ! Moins dépaysante il est vrai... Ce n'est pas forcément les monuments qui m'ont le plus plu, mais l'architecture globale des rues, les bâtiments colorés, bien sûr les canaux, si romantiques, et plus tranquilles que les grandes artères... Pour moi la ville sans fausse note, où tout est beau, un régal pour mes yeux d'esthète. J'aime beaucoup les "villes sur l'eau" donc entre la Néva et les canaux ce fut un plaisir.
Mais Saint-Pétersbourg n'est pas qu'une ville-musée, c'est une ville vivante, qui "grouille" de monde, surtout dans les quartiers plus populaires que nous avons explorés. On y trouve tout de même "l'âme russe", j, ai aimé me mêler aux locaux dans leurs petites cantines, les cafés, voir les marchés, les regarder vivre, aller et venir, découvrir les transports en commun, sortir des quartiers très touristiques.
Car c'est aussi une ville touristique, oui... Pour cela que nous avons préféré y aller en septembre plutôt qu'en plein été ou pire pendant les nuits blanches. On rencontre surtout des troupeaux de Chinois... Je n'ai rien contre eux mais quand on les voit débarquer en masse, je ne vais pas mentir, ça soule...
Bien sûr les Russes visitent aussi leur ancienne capitale, mais ils se fondent plus dans la masse.
En 11 jours plein nous avons surtout marché, marché, et encore marché... la ville se découvre surtout ainsi, et si on ne se rend pas de suite compte, elle est GRANDE. Les distances le sont également, on se dit "on va voir ça puis on va là" et on marche des kms. Je crois que je n'ai autant marché dans ma vie en voyage, sauf peut-être à Rome (je ne fais pas de randonnées donc je compare avec mon rythme de petite souris 😛)
Nous avons donc surtout découvert les extérieurs, l'ambiance de la ville, ses différents quartiers, son architecture, ses canaux... et il y a à faire !
Petit tour en bateau finalement (avec des Russes, commentaires en russe, hum), certes c'est cliché mais j, aime bien le bateau...
Point noir de la ville pour moi : trop de voitures, pas assez de rues piétonnes. Ils roulent vite et l'essence utilisée pue, ce n'est pas agréable. Bien sûr il y a des coins plus tranquilles, notamment le long de certains canaux, mais ne pas s'attendre au petit centre historique mignon comme Prague par ex. C'est une grande métropole, avec des rues plutôt droites, et le paradis des voitures...
Bien sûr nous avons été voir l'intérieur de quelques églises, dont deux payantes : Saint-Sauveur-sur-le-sang-versé, la plus typique, et Saint-Isaac, la plus grande ! Nous sommes également grimpés au sommet de cette dernière, pour admirer la vue. La ville étant plate (pour le coup, tant mieux pour mes pattes) il n'est pas aisé de trouver des points de vue en hauteur.
Niveau musées et palais, j'ai beau être une amatrice du jour, quand je découvre une ville, je la découvre avant tout par les extérieurs, surtout quand il y a en beaucoup. Nous nous sommes donc contentés de 3h à l'Ermitage (en nocturne... on était les derniers à sortir, on était tranquilles dans les salles) et du musée Fabergé.
Petite excursion à Peterhof et ses fontaines, un super moment !
L'idée c'est de retourner là-bas en hiver, et de profiter des musées et palais. Oui, aller l'hiver en Russie, c'est mon côté maso...
Quelques photos, sans doute un peu clichés : (en attendant les autres...)









MOSCOU :
Bon, sans mentir, impression globale plus mitigée. Je me doutais que j'aimerais moins, pour ça qu'on y est resté moins également.
De belles choses, mais surtout, comme j'en rêvais, la place Rouge et Saint-Basile, les rues autour dans le quartier du Kitaï Gorod (donc pas mal de rues piétonnes, ce qui tranche avec le reste de la ville) et autour du Bolschoï, le Kremlin est à voir bien sûr ! J'ai aimé les églises, monastères... Beaucoup de choses en travaux en ville, notamment le monastère de Novodievitchi...
Le reste de la ville... bah, beaucoup d'artères à voiture, ça roule vite, on ne peut pas traverser, il faut trouver un passage souterrain (pas si fréquent) c'est moche et c'est mastoc.
Pas de charme particulier dès qu'on sort de l'hyper-centre. Et dans ce dernier, c'est mignon et tout propret, mais ça manque d'âme selon moi : que des boutiques de luxe avec des madames en talons maquillées comme des camions volés qui font leurs emplettes, que des chaînes pour s'arrêter boire un café ou manger un gâteau (je suis devenue allergique à la chocolaterie qu'on a vu tous les 500 m et même hors du centre... hum, je me demande à quel oligarque cela appartient), bref ça sent le fric et l'envie de faire "international".
Le paradoxe pour moi... Saint-Pétersbourg n'arbore pas une architecture russe mais semble plus authentique, au niveau de l'ambiance et des gens. Moscou c'est une "vraie" ville russe, avec plein de bulbes, mais elle a perdu de son âme je trouve.
Mon copain qui y avait été il y a 17 ans trouve que cela n'a pas changé en bien. Ils semblent avoir démoli des bâtiments anciens pour construire des merdes en béton.
Attention, cela ne veut pas dire que je n'ai pas aimé du tout. On y trouve des choses très intéressantes et de jolis endroits.
Pas le temps pour les musées (idem ce sera en hiver), nous avons néanmoins pu voir la maison de Gorki, de style Art nouveau (j'aime ce style) et celle de Tolstoï, en bois.
Et même si la voiture domine, on trouve encore des coins paisibles et sympathiques.
Je souhaite retourner pour approfondir, je pense que cette ville ne se dévoile pas si facilement.
Mais la place Rouge et le Kremlin étaient un rêve, très contente de l'avoir réalisé... Beaucoup beaucoup d'émotions en découvrant cette place mythique en fin de journée, de voir l'étonnante Saint-Basile illuminée. Un vrai décor de contes de fées, mais bien réel !
Coup de coeur pour le métro aussi, à ce qu'il parait, le plus beau du monde, et je veux bien le croire... et d'une propreté exemplaire (comme les rues en fait)











Niveau météo, ce fut très mitigé...
La première semaine à Saint-Pétersbourg nous avons eu un temps franchement pas terrible, grisaille, grisaille, pluie... L'idée était de visiter d'abord les extérieurs, sachant qu'il faisait nuit plus tard, et au retour, visiter plus de musées. Mais finalement c'est au retour, fin septembre, que nous avons eu du soleil ! Nous avons donc préféré continuer à nous balader, quitte à repasser dans des endroits déjà vus, refaire des photos au soleil, et simplement profiter de la ville... Tant pis, c'est ainsi, nous aurons au moins vu cette ville avec du soleil !
À Moscou ce fut plus mitigé : du soleil et de la pluie. Une journée entière sous la pluie fine (qui m'a valu une crève, mais passons), une autre au soleil (bien pour la visite du Kremlin), une autre mi-soleil mi-averse, et une journée froide et grise mais sans pluie.
Les premiers jours à Saint-Pétersbourg nous avons eu très froid (vive la doudoune !) puis cela s'est radoucit. Il faisait moins froid à Moscou sauf le dernier jour.
Et en revenant à Saint-Pétersbourg il faisait encore moins froid !
Bref, météo imprévisible, il faut bien prévoir un peu de tout dans sa valise ! Des manches courtes des manches longues des gilets... je suis même partie avec un manteau mi-saison et une doudoune !
En ce qui concerne les Russes, on lit souvent qu'ils sont froids et peu aimables. Certes ils ne sont pas d'une grande chaleur quand on ne les connait pas, mais ne sont pas antipathiques, et seront prêts à vous aider en cas de soucis.
Nous avons trouvé les villes très très propres (jamais vu autant d'endroits être nettoyés) et très sûres. La police est globalement assez présente, même en civil (j'aurai une anecdote à raconter plus tard)
Nous avons également plutôt bien mangé, alternant les "cantines" (stolovaya) à Saint-Pétersbourg, et les restaurants de cuisine du Caucase, pour des prix plus que corrects : entre 6 et 10€ À DEUX dans les cantines, 20-25€ à deux dans les restaurants. Bon nous ne sommes pas de gros mangeurs non plus.
Peu de cantines à Moscou, tout est plus cher, mais surtout les boissons... En moyenne 4€ un cappuccino et autant pour de la bière ! Deux fois plus cher qu'à Saint-Pétersbourg. Pour la nourriture la différence est moins flagrante.
Voilà, petit résumé et impressions, le reste viendra au fur et à me sure, j'ai 5000 photos à trier, des souvenirs plein la tête, je dois organiser tout ça !
En attendant n'hésitez pas si vous avez des questions !
Préparation d'un voyage en Polynésie-Française octobre 2018 English translation pending
Bonjour,
Je commence à préparer un voyage en Polynésie. Celui ci aura lieu fin octobre 2018 pour une durée comprise entre 15 et 18 nuits sur place. Je serais avec mon épouse. Je suis plongeur, mais pas elle. Elle préfère les randonnées. Nous aimons tous les deux le snorkeling et le farniente aussi. Il s'agit donc de préparer un itinéraire qui nous permettra d'équilibrer nos loisirs.
Voici à ce jour, et après avoir consulté quelques guides et forum, l'itinéraire auquel j'ai pensé (16 nuits sur place) :
arrivée Tahiti en soirée et nuit sur place, puis 4 nuits Moorea 4 nuits Raiatea (avec une journée excursion sur Tahaa) 3 nuits Bora Bora 4 nuits Fakavara retour Tahiti et métropole.
Que pensez vous de cet itineraire ? Est-il bien équilibré ? Avez vous d'autres suggestions ?
merci
Jeff
Je commence à préparer un voyage en Polynésie. Celui ci aura lieu fin octobre 2018 pour une durée comprise entre 15 et 18 nuits sur place. Je serais avec mon épouse. Je suis plongeur, mais pas elle. Elle préfère les randonnées. Nous aimons tous les deux le snorkeling et le farniente aussi. Il s'agit donc de préparer un itinéraire qui nous permettra d'équilibrer nos loisirs.
Voici à ce jour, et après avoir consulté quelques guides et forum, l'itinéraire auquel j'ai pensé (16 nuits sur place) :
arrivée Tahiti en soirée et nuit sur place, puis 4 nuits Moorea 4 nuits Raiatea (avec une journée excursion sur Tahaa) 3 nuits Bora Bora 4 nuits Fakavara retour Tahiti et métropole.
Que pensez vous de cet itineraire ? Est-il bien équilibré ? Avez vous d'autres suggestions ?
merci
Jeff
Notre fabuleux voyage dans la péninsule du Yucatan (août 2017) English translation pending
Voilà un article qui pourrait être utile à ceux qui préparent leur voyage et qui cherchent des idées d’itinéraires dans le Yucatán… enfin, la péninsule du Yucatán plus exactement, péninsule qui comprend l’Etat du même nom mais aussi celui de Campeche et de Quintana Roo.
Le MEXIQUE, ce pays est une combinaison de passion et de joie de vivre, ouvert sur le monde mais aussi secret et empreint de mysticisme. Le Mexique possède de longues plages de sable, d’anciens temples mayas et des villes les unes plus typiques que les autres sans oublier une excellente cuisine. Le Mexique adore ses traditions tout en étant très moderne. Accompagnez-moi dans notre escapade à travers un pays magnifique et laissez-vous tenter pour votre prochain voyage.
Le Yucatan : On y découvre une diversité et une richesse de paysage : entre plage de sable blanc et mer turquoise des Caraîbes, barrière de corail, dauphins, tortues et autres merveilles sous-marines, jungle très dense parsemée de Cénotes et de sites archéologiques majestueux, la péninsule du Yucatan nous invite au dépaysement.
Mais procédons par ordre :
Qui sommes-nous ? Nella, Rina et Raf. Belges d'origine italienne. Moi, 40 ans, je travaille dans le tourisme, je crée des voyages sur mesure depuis 20 ans à Bruxelles, créer et voyager c'est ma passion. Rina, 37 ans, banquier et passionné par l'histoire et les civilisations. Raf, 11 ans, déjà grand voyageur, c'est lui qui nous motive à continuer à marcher, escalader, foncer :-) une petite pile électrique qui s'intéresse à tout.

Dates de notre voyage : Raf terminant sa 6ème primaire, il était difficile de partir hors congés scolaires voire impossible. Nous avons fixé un départ le 13 aout et un retour le 2 septembre 2017 Nom des hôtels et nombre de nuits :
Partie Farniente (ou presque) :
AkumalAkumal Bay Beach Resort7N13-20 août
Circuit : Merida Fiesta Americana Merida 3N 20-23 août Campeche Socaire Hotel 2N 23-25 août Celestun Xixim Eco-Hotel 2N 25-27 août Chicen Itza Mayaland Hotel 1N 27-28 août Valladolid Hotel Meson de Marqués 2N 28-30 août Playa del Carmen Family Concierge La Esmeralda 2N 30 août - 1 sept
Ce que nous avons emporté dans nos valises: *trop de vêtements *un anti-moustique super puissant au butane (mais les moustiques sont encore plus puissants) * Crème solaire/après soleil/stick apaisant moustique (SUPER UTILE) *une grosse pharmacie de garde (anti-tout 😉) dont nous n'avons absolument pas eu besoin 😐 grâce à Dieu !! *un set de snorkeling avec masque, tuba, lunettes de plongée (2), chaussures ou chaussettes de plage (utile aussi dans les cénotes surtout) *3 essuies pliables Decathlon *nos gsm pour les photos *une camera sport, anti-choc et étanche (super utile) avec un baton stick pour les selfies ou pour plonger la camera dans l'eau. *2 guides (le Routard et le petit futé) *un carnet vide et un bic (pour nos notes voyages) *un pèse valise *une carte de la péninsule du Yucatan (étanche et indéchirable) et nous avions téléchargé l'application maps.me avec la carte de la péninsule du Yucatan (TRES pratique) *une housse thermique pour bouteille (très utile pour garder l'eau froide plus longtemps) *un kit de couture mini
Ce que nous aurions du avoir dans nos valises en plus : *des ponchos pluie (achetés sur place) : certes ils ne nous auront servi qu'1 seule fois à Uxmal, lors de la grosse pluie pendant la visite car nous avons vraiment eu un temps ensoleillé pendant tout le séjour mais ils se sont révélés bien utiles quand même pendant cette grosse heure de pluie. *des chapeaux pour se protéger du soleil (achetés sur place) *une crème pour l'après-piqure de moustique - achetée sur place - (nous avions un mini-stick apaisant mais il n'a pas suffit à nous 3) *un bon appareil photo pour immortaliser nos magnifiques souvenirs (un gsm ne remplacera jamais la qualité des bons appareils)
Précautions et préparation voyage : *passeports en ordre et valable au moins 6 mois après le retour *permis de conduire (pour la location de voiture) *pas de vaccins obligatoires mais nous avons tout de même fait le vaccin TYPHUS (vu le nombre de piqures de moustiques, je ne regrette pas de l'avoir fait) *une bonne préparation de la destination (lectures, forum, Tripadvisor, itinéraire de voyage, ..) *la réservation anticipée des hôtels : pas indispensable mais cela évite de perdre du temps à courir après une connexion internet, etc.... sachez qu'il est toujours possible d'annuler sans frais sous certaines conditions de réservation. La majorité de nos réservations ont été faites sur le site www.booking.com qui s'avérait souvent moins cher que les prix dont je pouvais bénéficier en travaillant dans le tourisme. seul hôtel où mon job m'a permis d'avoir un superbe prix (1/5 du prix booking !!!! c'est l'hôtel à Playa pour les 2 dernières nuits que j'ai contacté directement et qui m'a donné un prix Agent de voyage).
(à suivre......)
Le MEXIQUE, ce pays est une combinaison de passion et de joie de vivre, ouvert sur le monde mais aussi secret et empreint de mysticisme. Le Mexique possède de longues plages de sable, d’anciens temples mayas et des villes les unes plus typiques que les autres sans oublier une excellente cuisine. Le Mexique adore ses traditions tout en étant très moderne. Accompagnez-moi dans notre escapade à travers un pays magnifique et laissez-vous tenter pour votre prochain voyage.
Le Yucatan : On y découvre une diversité et une richesse de paysage : entre plage de sable blanc et mer turquoise des Caraîbes, barrière de corail, dauphins, tortues et autres merveilles sous-marines, jungle très dense parsemée de Cénotes et de sites archéologiques majestueux, la péninsule du Yucatan nous invite au dépaysement.
Mais procédons par ordre :Qui sommes-nous ? Nella, Rina et Raf. Belges d'origine italienne. Moi, 40 ans, je travaille dans le tourisme, je crée des voyages sur mesure depuis 20 ans à Bruxelles, créer et voyager c'est ma passion. Rina, 37 ans, banquier et passionné par l'histoire et les civilisations. Raf, 11 ans, déjà grand voyageur, c'est lui qui nous motive à continuer à marcher, escalader, foncer :-) une petite pile électrique qui s'intéresse à tout.

Dates de notre voyage : Raf terminant sa 6ème primaire, il était difficile de partir hors congés scolaires voire impossible. Nous avons fixé un départ le 13 aout et un retour le 2 septembre 2017 Nom des hôtels et nombre de nuits :
Partie Farniente (ou presque) :
AkumalAkumal Bay Beach Resort7N13-20 août
Circuit : Merida Fiesta Americana Merida 3N 20-23 août Campeche Socaire Hotel 2N 23-25 août Celestun Xixim Eco-Hotel 2N 25-27 août Chicen Itza Mayaland Hotel 1N 27-28 août Valladolid Hotel Meson de Marqués 2N 28-30 août Playa del Carmen Family Concierge La Esmeralda 2N 30 août - 1 sept
Ce que nous avons emporté dans nos valises: *trop de vêtements *un anti-moustique super puissant au butane (mais les moustiques sont encore plus puissants) * Crème solaire/après soleil/stick apaisant moustique (SUPER UTILE) *une grosse pharmacie de garde (anti-tout 😉) dont nous n'avons absolument pas eu besoin 😐 grâce à Dieu !! *un set de snorkeling avec masque, tuba, lunettes de plongée (2), chaussures ou chaussettes de plage (utile aussi dans les cénotes surtout) *3 essuies pliables Decathlon *nos gsm pour les photos *une camera sport, anti-choc et étanche (super utile) avec un baton stick pour les selfies ou pour plonger la camera dans l'eau. *2 guides (le Routard et le petit futé) *un carnet vide et un bic (pour nos notes voyages) *un pèse valise *une carte de la péninsule du Yucatan (étanche et indéchirable) et nous avions téléchargé l'application maps.me avec la carte de la péninsule du Yucatan (TRES pratique) *une housse thermique pour bouteille (très utile pour garder l'eau froide plus longtemps) *un kit de couture mini
Ce que nous aurions du avoir dans nos valises en plus : *des ponchos pluie (achetés sur place) : certes ils ne nous auront servi qu'1 seule fois à Uxmal, lors de la grosse pluie pendant la visite car nous avons vraiment eu un temps ensoleillé pendant tout le séjour mais ils se sont révélés bien utiles quand même pendant cette grosse heure de pluie. *des chapeaux pour se protéger du soleil (achetés sur place) *une crème pour l'après-piqure de moustique - achetée sur place - (nous avions un mini-stick apaisant mais il n'a pas suffit à nous 3) *un bon appareil photo pour immortaliser nos magnifiques souvenirs (un gsm ne remplacera jamais la qualité des bons appareils)
Précautions et préparation voyage : *passeports en ordre et valable au moins 6 mois après le retour *permis de conduire (pour la location de voiture) *pas de vaccins obligatoires mais nous avons tout de même fait le vaccin TYPHUS (vu le nombre de piqures de moustiques, je ne regrette pas de l'avoir fait) *une bonne préparation de la destination (lectures, forum, Tripadvisor, itinéraire de voyage, ..) *la réservation anticipée des hôtels : pas indispensable mais cela évite de perdre du temps à courir après une connexion internet, etc.... sachez qu'il est toujours possible d'annuler sans frais sous certaines conditions de réservation. La majorité de nos réservations ont été faites sur le site www.booking.com qui s'avérait souvent moins cher que les prix dont je pouvais bénéficier en travaillant dans le tourisme. seul hôtel où mon job m'a permis d'avoir un superbe prix (1/5 du prix booking !!!! c'est l'hôtel à Playa pour les 2 dernières nuits que j'ai contacté directement et qui m'a donné un prix Agent de voyage).

(à suivre......)
Ecosse: de l'île de May à l'île de Skye en 7 jours English translation pending
Bonjour à toutes et tous !!
Il y a quelques mois maintenant, j'ai eu la chance de réaliser l'un de mes rêves, découvrir ce pays riche en histoire, en légendes et véritable petit paradis du photographe de paysages : l'Ecosse.
Jour 1 & 2 : De l'île de May à Glencoe
Mai 2017 Ça y est, le jour du départ est enfin arrivé. Décollage de Bordeaux, cette fois, avec la compagnie Ryanair, direction Edimbourg en un peu moins de 2h de vol. A notre arrivée sur le parking de l’aéroport bordelais, il fait plus de 30°C, la chaleur est écrasante. On s’attend à un gros choc thermique à la sortie de l’avion, outre Manche, mais il n’en sera rien. Il fait beau, et la température tourne autour des 16 degrés. Rien à voir avec les prévisions alarmantes des copains quand ils apprenaient notre prochaine destination (tu vas voir, l’Ecosse, c’est pluie pluie pluie .. et froid en plus ! ^^).
Nous récupérons donc nos bagages, la voiture de location (via l'agence locale Arnold Clark, que je recommande, surtout pour les parents, car la location de sièges enfants est proposée à tarif imbattable !), à qui nous prévoyons de mettre quelques miles dans le compteur (oui, des miles … des miles par heure (mph), des livres sterling £, et surtout .. surtout, ce volant à droite ! Pas de doute, on a bien franchi la Manche ..) On reprend vite ses marques, après les premières dizaines de minutes un peu difficiles). Sur ce, nous voila parti direction nord, vers Kirkcaldy, notre première étape pour la première nuit.
Nous arrivons donc à Kirkcaldy, où nous avions réservé une chambre au dessus d’un pub. Très grande, très confortable, c’était surtout un point de chute pour nos plans du lendemain.
Réveil assez tôt, petit déjeûner pris sur le pouce, le temps est compté, parce qu’aujourd’hui, je vais très certainement réaliser un de mes rêves : voir des macareux (à l’état sauvage). Pour l’occasion, j’avais réservé quelques semaines à l’avance une excursion en bateau pour l’île de May, au départ matinal depuis Anstruther. Avec le risque qu’elle soit annulée en cas de mauvais temps (et c’est très fréquent à ce que j’ai compris).
Mais aujourd’hui, temps dégagé, 15°C prévus, et surtout, une mer calme, pas un brin de vent. En résumé, l’excursion est évidemment maintenue ! J’ai déjà des étoiles dans les yeux à l’approche du port où notre bateau, le May Princess nous attend à quai avec à son bord toute l’équipe très sympa ! Départ prévu à 9.30, nous prenons la mer, c’est le calme plat, aucune raison d’être malade. La distribution des sacs reste très limitée, et finalement le trajet se passera bien pour tout le monde ! En chemin, nous apercevons des fous de Bassan, un phoque qui montre le bout de son nez, et déjà quelques jolis macareux qui barbotent en pleine mer. Après 1h de navigation, incluant le tour de l’île, nous accostons et les gardiens de la réserve nous briefent à notre arrivée. De là, nous voila libres de déambuler sur les chemins balisés pendant 3h. Nous longeons donc la côte, sous un brouhaha de piaillements, quelques Eider nichent au bord du chemin. Puis ça y est, au loin, posés sur des rochers jaunis par le lichen – mes premiers macareux.

Bien qu’un peu loin, je suis déjà aux anges. Et puis d’autres, et des guillemots, un phoque, des pingouins, des sternes, .. Puis nous traversons l’île, et nous installons sur un site propice à l’observation. Le calme aidant, les oiseaux reviennent petit à petit, les macareux nous charment, y compris les dizaines d’entre eux qui nous survolent à toute vitesse, avec leur vol très caractéristique. J’ai le sourire jusqu’aux oreilles, ces oiseaux sont trop mignons, et les admirer en vrai est un moment magique. Il est vrai que j’aurais aimé les approcher, sur terre, d’un peu plus près, mais leur prudence rend le moment encore plus précieux.

14.30 Nous revoila sur la terre ferme. Nous prenons alors la route direction Glencoe, à presque 3h de là, via Perth, et quasiment que du réseau secondaire, où d’ailleurs je peine toujours à comprendre les limitations de vitesse (oui, j'avoue, j'avais pas révisé ...). J’ai hâte d’entrer dans la vallée de Glencoe, mais la route est longue, et il est déjà tard. Petit à petit, le relief devient de plus en plus prononcé, les couleurs tirent sur le jaune, le rouge, l’orange. Moi qui avais peur d’y trouver que du vert printanier, bien flashy par les pluies abondantes, que nenni.
En arrivant près du Glencoe Resort (le petit domaine skiable du coin), la pluie s’invite. Nous continuons la route, et arrivons face aux impressionnantes Three Sisters. Avec ce temps, offrant somme toute des lumières incroyables sur la vallée, nous décidons de remettre notre visite du coin à plus tard (enfin, je fais quand même quelques images ... on ne se refait pas (ci-dessous)) Là, nous allons à Duror pour découvrir notre chambre pour la nuit, dans un chaleureux B&B en bord de loch, tenu par Angela, une hôte tout simplement adorable ! 
La chambre est incroyablement grande, confortable et parfaitement équipée (y’a même des mitigeurs^^). Sur les conseils de notre hôte, nous partons dîner au Creagan Inn, au menu, Fish & Chips certifié « Local et provenant directement de la mer », en tout cas très bon. Au retour, petit arrêt au Stalker Castle (ci-dessous) pour le coucher qui sera somptueux. Ce sera aussi la rencontre avec les premiers midges aussi .. ils ont vite vu en moi leur festin du soir, me poussant à écourter ma pause photographique ! Retour au B&B, une douche et au lit, cette première journée aura été riche en émotion .. et ce n’est que le début !

Il y a quelques mois maintenant, j'ai eu la chance de réaliser l'un de mes rêves, découvrir ce pays riche en histoire, en légendes et véritable petit paradis du photographe de paysages : l'Ecosse.
Jour 1 & 2 : De l'île de May à Glencoe
Mai 2017 Ça y est, le jour du départ est enfin arrivé. Décollage de Bordeaux, cette fois, avec la compagnie Ryanair, direction Edimbourg en un peu moins de 2h de vol. A notre arrivée sur le parking de l’aéroport bordelais, il fait plus de 30°C, la chaleur est écrasante. On s’attend à un gros choc thermique à la sortie de l’avion, outre Manche, mais il n’en sera rien. Il fait beau, et la température tourne autour des 16 degrés. Rien à voir avec les prévisions alarmantes des copains quand ils apprenaient notre prochaine destination (tu vas voir, l’Ecosse, c’est pluie pluie pluie .. et froid en plus ! ^^).
Nous récupérons donc nos bagages, la voiture de location (via l'agence locale Arnold Clark, que je recommande, surtout pour les parents, car la location de sièges enfants est proposée à tarif imbattable !), à qui nous prévoyons de mettre quelques miles dans le compteur (oui, des miles … des miles par heure (mph), des livres sterling £, et surtout .. surtout, ce volant à droite ! Pas de doute, on a bien franchi la Manche ..) On reprend vite ses marques, après les premières dizaines de minutes un peu difficiles). Sur ce, nous voila parti direction nord, vers Kirkcaldy, notre première étape pour la première nuit.
Nous arrivons donc à Kirkcaldy, où nous avions réservé une chambre au dessus d’un pub. Très grande, très confortable, c’était surtout un point de chute pour nos plans du lendemain.
Réveil assez tôt, petit déjeûner pris sur le pouce, le temps est compté, parce qu’aujourd’hui, je vais très certainement réaliser un de mes rêves : voir des macareux (à l’état sauvage). Pour l’occasion, j’avais réservé quelques semaines à l’avance une excursion en bateau pour l’île de May, au départ matinal depuis Anstruther. Avec le risque qu’elle soit annulée en cas de mauvais temps (et c’est très fréquent à ce que j’ai compris).
Mais aujourd’hui, temps dégagé, 15°C prévus, et surtout, une mer calme, pas un brin de vent. En résumé, l’excursion est évidemment maintenue ! J’ai déjà des étoiles dans les yeux à l’approche du port où notre bateau, le May Princess nous attend à quai avec à son bord toute l’équipe très sympa ! Départ prévu à 9.30, nous prenons la mer, c’est le calme plat, aucune raison d’être malade. La distribution des sacs reste très limitée, et finalement le trajet se passera bien pour tout le monde ! En chemin, nous apercevons des fous de Bassan, un phoque qui montre le bout de son nez, et déjà quelques jolis macareux qui barbotent en pleine mer. Après 1h de navigation, incluant le tour de l’île, nous accostons et les gardiens de la réserve nous briefent à notre arrivée. De là, nous voila libres de déambuler sur les chemins balisés pendant 3h. Nous longeons donc la côte, sous un brouhaha de piaillements, quelques Eider nichent au bord du chemin. Puis ça y est, au loin, posés sur des rochers jaunis par le lichen – mes premiers macareux.

Bien qu’un peu loin, je suis déjà aux anges. Et puis d’autres, et des guillemots, un phoque, des pingouins, des sternes, .. Puis nous traversons l’île, et nous installons sur un site propice à l’observation. Le calme aidant, les oiseaux reviennent petit à petit, les macareux nous charment, y compris les dizaines d’entre eux qui nous survolent à toute vitesse, avec leur vol très caractéristique. J’ai le sourire jusqu’aux oreilles, ces oiseaux sont trop mignons, et les admirer en vrai est un moment magique. Il est vrai que j’aurais aimé les approcher, sur terre, d’un peu plus près, mais leur prudence rend le moment encore plus précieux.

14.30 Nous revoila sur la terre ferme. Nous prenons alors la route direction Glencoe, à presque 3h de là, via Perth, et quasiment que du réseau secondaire, où d’ailleurs je peine toujours à comprendre les limitations de vitesse (oui, j'avoue, j'avais pas révisé ...). J’ai hâte d’entrer dans la vallée de Glencoe, mais la route est longue, et il est déjà tard. Petit à petit, le relief devient de plus en plus prononcé, les couleurs tirent sur le jaune, le rouge, l’orange. Moi qui avais peur d’y trouver que du vert printanier, bien flashy par les pluies abondantes, que nenni.
En arrivant près du Glencoe Resort (le petit domaine skiable du coin), la pluie s’invite. Nous continuons la route, et arrivons face aux impressionnantes Three Sisters. Avec ce temps, offrant somme toute des lumières incroyables sur la vallée, nous décidons de remettre notre visite du coin à plus tard (enfin, je fais quand même quelques images ... on ne se refait pas (ci-dessous)) Là, nous allons à Duror pour découvrir notre chambre pour la nuit, dans un chaleureux B&B en bord de loch, tenu par Angela, une hôte tout simplement adorable !

La chambre est incroyablement grande, confortable et parfaitement équipée (y’a même des mitigeurs^^). Sur les conseils de notre hôte, nous partons dîner au Creagan Inn, au menu, Fish & Chips certifié « Local et provenant directement de la mer », en tout cas très bon. Au retour, petit arrêt au Stalker Castle (ci-dessous) pour le coucher qui sera somptueux. Ce sera aussi la rencontre avec les premiers midges aussi .. ils ont vite vu en moi leur festin du soir, me poussant à écourter ma pause photographique ! Retour au B&B, une douche et au lit, cette première journée aura été riche en émotion .. et ce n’est que le début !

Afrique du Sud et Swaziland de parc en parc English translation pending
Bonjour,
Nous voici de retour de 4 semaines d'un voyage extraordinaire. Nous tenions tout d'abord à remercier les personnes de ce forum grâce à qui nous avons pu préparer notre itinéraire : Attila, Bof, Voyajou, Michel 85200, Rouquine 38. Vos conseils nous ont été très utiles et c'est en partie grâce à vous que nous avons pu aborder ce voyage sereinement.
Quelques chiffres tout d'abord :
Budget alimentation dépensé : R7430 = 476,28 euros environ (2 personnes) Budget hébergement : 1600 euros environ (hébergements en dur à chaque fois) Budget essence dépensé : R3400 = 218 euros Nombre de kilomètres parcourus : 4800 Voiture : Toyota Etios louée 538 euros pour 1 mois auprès de Bidvest rentals (en passant par Carigami). Aucun souci avec Bidvest, la voiture était en excellent état.
Jour 1 : Arrivés à l'aéroport OR Tambo de Johannesburg, nous attendons nos bagages non sans appréhension. En effet, ces dernières années mon sac a pris la fâcheuse habitude de voyager sans moi et l'an dernier j'ai dû l'attendre 5 jours.. KLM me l'avait perdu (Il contenait une partie de mon matériel de plongée grr).
Bref, heureusement nous récupérons nos bagages sans encombres et filons vite fait chez Bidvest, l'agence qui nous loue notre véhicule. Lors de la réservation j'avais pris soi de prendre l'option "fast chek in" ce qui nous a permis de récupérer nos documents (lettre d'autorisation pour le passage de frontière AdS/Swaziland) en un temps record.
On saute dans la voiture, la carte routière en main (Tracks 4 Africa) : direction Nelspruit afin de faire des courses puis notre hébergement. Premières difficultés pour Gégé, ni l'un ni l'autre n'avons jamais conduit de voiture à gauche et les Sud Africains conduisent d'une façon très "sportive" on va dire...
Nous comprenons assez rapidement qu'ici, il faut faire très attention sur la route. La conduite peut s'avérer dangereuse et nous verrons un motard se faire percuter puis écraser par plusieurs véhicules roulant comme des fous. Sa moto est en pièces détachées...Nous sommes choqués.
Nous arrivons à Nelspruit une demi heure plus tard dans l'intention de faire des achats (glacière, aliments...) car nous rentrons dans le parc Kruger à la première heure demain matin. Manque de chance nous sommes dimanche et les magasins ferment à 15h dans le grand centre commercial... Et il est 15h30...La loose... On se dit qu'un peu de diète ne nous fera pas de mal...
Nous reprenons la direction de Kaapmuiden car nous passons la première nuit à Grasslands Guesthouse, qui se situe dans le Crocodile bridge park. Sam, la personne qui nous accueille, nous a préparé un feu de bois (c'est qu'il fait frais à la tombée du soleil) et par chance, les hôtes précédents ont laissé des aliments, on va pouvoir manger ! Nous faisons la connaissance de chevaux de la maison, il y a des singes, des vaches, des impalas, des kudus, des zèbres. Bref un super début ! Et la maison est vraiment top, ce qui ne gâche rien.
Jour 2 :
Au réveil nous profitons de la vue sur Kaapmuiden et sur le parc, que nous avons depuis la terrasse de notre chambre. Le paysage est magnifique. Sam a dû avoir pitié de nous car il nous a préparé un super petit déj', nous prenons le café ensemble et il nous explique un peu d'où il vient, il est du Malawi et a dû quitter les siens pour venir travailler ici. il arrive à rentrer plusieurs fois par an chez lui pour voir ses enfants et petits enfants. C'est une belle personne. Il nous explique que ce n'est pas la peine que nous retournions à Nelspruit pour faire les courses car nous trouverons tout ce qu'il nous faut à Malelane (ville qui se trouve à environ 5/6 km du Kruger). Nous voilà soulagés.
Départ : les zèbres de la maison viennent nous saluer. Il y en a deux qui ont été sauvés par la propriétaire quand ils étaient poulains et ils s'approchent de nous pour un câlin. On est aux anges ! Clic clac, premières photos. Nous regrettons de ne pouvoir passer plus de temps ici car le coin a l'air vraiment magnifique et tellement paisible.. Une balade à cheval m'aurait bien tentée moi !
Nous voici de retour de 4 semaines d'un voyage extraordinaire. Nous tenions tout d'abord à remercier les personnes de ce forum grâce à qui nous avons pu préparer notre itinéraire : Attila, Bof, Voyajou, Michel 85200, Rouquine 38. Vos conseils nous ont été très utiles et c'est en partie grâce à vous que nous avons pu aborder ce voyage sereinement.
Quelques chiffres tout d'abord :
Budget alimentation dépensé : R7430 = 476,28 euros environ (2 personnes) Budget hébergement : 1600 euros environ (hébergements en dur à chaque fois) Budget essence dépensé : R3400 = 218 euros Nombre de kilomètres parcourus : 4800 Voiture : Toyota Etios louée 538 euros pour 1 mois auprès de Bidvest rentals (en passant par Carigami). Aucun souci avec Bidvest, la voiture était en excellent état.
Jour 1 : Arrivés à l'aéroport OR Tambo de Johannesburg, nous attendons nos bagages non sans appréhension. En effet, ces dernières années mon sac a pris la fâcheuse habitude de voyager sans moi et l'an dernier j'ai dû l'attendre 5 jours.. KLM me l'avait perdu (Il contenait une partie de mon matériel de plongée grr).
Bref, heureusement nous récupérons nos bagages sans encombres et filons vite fait chez Bidvest, l'agence qui nous loue notre véhicule. Lors de la réservation j'avais pris soi de prendre l'option "fast chek in" ce qui nous a permis de récupérer nos documents (lettre d'autorisation pour le passage de frontière AdS/Swaziland) en un temps record.
On saute dans la voiture, la carte routière en main (Tracks 4 Africa) : direction Nelspruit afin de faire des courses puis notre hébergement. Premières difficultés pour Gégé, ni l'un ni l'autre n'avons jamais conduit de voiture à gauche et les Sud Africains conduisent d'une façon très "sportive" on va dire...
Nous comprenons assez rapidement qu'ici, il faut faire très attention sur la route. La conduite peut s'avérer dangereuse et nous verrons un motard se faire percuter puis écraser par plusieurs véhicules roulant comme des fous. Sa moto est en pièces détachées...Nous sommes choqués.
Nous arrivons à Nelspruit une demi heure plus tard dans l'intention de faire des achats (glacière, aliments...) car nous rentrons dans le parc Kruger à la première heure demain matin. Manque de chance nous sommes dimanche et les magasins ferment à 15h dans le grand centre commercial... Et il est 15h30...La loose... On se dit qu'un peu de diète ne nous fera pas de mal...
Nous reprenons la direction de Kaapmuiden car nous passons la première nuit à Grasslands Guesthouse, qui se situe dans le Crocodile bridge park. Sam, la personne qui nous accueille, nous a préparé un feu de bois (c'est qu'il fait frais à la tombée du soleil) et par chance, les hôtes précédents ont laissé des aliments, on va pouvoir manger ! Nous faisons la connaissance de chevaux de la maison, il y a des singes, des vaches, des impalas, des kudus, des zèbres. Bref un super début ! Et la maison est vraiment top, ce qui ne gâche rien.
Jour 2 :
Au réveil nous profitons de la vue sur Kaapmuiden et sur le parc, que nous avons depuis la terrasse de notre chambre. Le paysage est magnifique. Sam a dû avoir pitié de nous car il nous a préparé un super petit déj', nous prenons le café ensemble et il nous explique un peu d'où il vient, il est du Malawi et a dû quitter les siens pour venir travailler ici. il arrive à rentrer plusieurs fois par an chez lui pour voir ses enfants et petits enfants. C'est une belle personne. Il nous explique que ce n'est pas la peine que nous retournions à Nelspruit pour faire les courses car nous trouverons tout ce qu'il nous faut à Malelane (ville qui se trouve à environ 5/6 km du Kruger). Nous voilà soulagés.
Départ : les zèbres de la maison viennent nous saluer. Il y en a deux qui ont été sauvés par la propriétaire quand ils étaient poulains et ils s'approchent de nous pour un câlin. On est aux anges ! Clic clac, premières photos. Nous regrettons de ne pouvoir passer plus de temps ici car le coin a l'air vraiment magnifique et tellement paisible.. Une balade à cheval m'aurait bien tentée moi !
Voyageurs longue durée / expatriés: que faites-vous dans la vie? English translation pending
Bonjour à tous,
J'espère que je n'ai pas posté mon message au mauvais endroit, je ne savais pas quelle rubrique serait la plus appropriée.
Je me permets de parler de ma situation pour donner du contexte a ma question: je suis une femme de 27 ans, fille d'expatriés (mon père travaille dans l'hôtellerie et nous avons habités dans plusieurs pays jusqu' à mes 15 ans). Après mes études en France je suis partie habiter/travailler deux ans à Singapour et j'habite et travaille depuis deux ans à Londres.
J’ai beaucoup aimé vivre à Singapour pour de nombreuses raisons – dont la possibilité de partir en weekend facilement dans les pays autour (Thailande, Indonesie, Malaisie, Vietnam…). Cependant, j’ai eu du mal à supporter la distance avec ma famille restée en France. Etant en contrat local, j’avais seulement 14 jours de vacances par an – donc tous les pays en Asie que j’ai visité, je les visité lors de weekends prolongés, car je gardais mes vacances pour rentrer en France. Même si j’ai adoré ces deux années à Singapour, j’ai été frustrée de ne pas pouvoir partir en vacances plus longtemps dans les magnifiques pays d’Asie du Sud Est. Ne vous méprenez pas, malgré ce constat, je suis vraiment heureuse et reconnaissante d’avoir pu voir un peu de ces pays.
Aujourd’hui en Angleterre j’ai 4 semaines de vacances par an (je ne peux poser que 2 semaines d’affilée), que je peux vraiment prendre pour partir visiter de nouveaux pays, puisque je peux facilement voir ma famille lors de weekend en France. L’année dernière je suis partie 2 semaines au Japon/Corée du Sud, et 2 semaines au Costa Rica, et j’ai vraiment aimé pouvoir prendre le temps et me sentir en vacances – même si c’était trop court pour véritablement découvrir ces pays en profondeur.
La vie dans un pays plus exotique que l’Angleterre ou la France me manque et m’attire, et en même je suis contente de pouvoir être facilement en France pour Noel, pour les mariages, ou tout simplement en weekend. Apres avoir pesé le pour et le contre, je pense que je serai plus épanouie en habitant proche de ma famille mais en pouvant partir lors de longues vacances pour découvrir un pays – plutôt que l’inverse.
J’en viens à ma question. Vous qui partez 4 semaines voire 2 ou 3 mois en vacances, que faites-vous dans la vie ? Quelle profession vous permet de partir si longtemps ?
Ou alors, y-a-t’il des expatriés ayant assez de vacances pour visiter de nouveaux endroit ET rentrer voir la famille ?
Merci de m’avoir lue jusqu'à là et bonne journée,
J'espère que je n'ai pas posté mon message au mauvais endroit, je ne savais pas quelle rubrique serait la plus appropriée.
Je me permets de parler de ma situation pour donner du contexte a ma question: je suis une femme de 27 ans, fille d'expatriés (mon père travaille dans l'hôtellerie et nous avons habités dans plusieurs pays jusqu' à mes 15 ans). Après mes études en France je suis partie habiter/travailler deux ans à Singapour et j'habite et travaille depuis deux ans à Londres.
J’ai beaucoup aimé vivre à Singapour pour de nombreuses raisons – dont la possibilité de partir en weekend facilement dans les pays autour (Thailande, Indonesie, Malaisie, Vietnam…). Cependant, j’ai eu du mal à supporter la distance avec ma famille restée en France. Etant en contrat local, j’avais seulement 14 jours de vacances par an – donc tous les pays en Asie que j’ai visité, je les visité lors de weekends prolongés, car je gardais mes vacances pour rentrer en France. Même si j’ai adoré ces deux années à Singapour, j’ai été frustrée de ne pas pouvoir partir en vacances plus longtemps dans les magnifiques pays d’Asie du Sud Est. Ne vous méprenez pas, malgré ce constat, je suis vraiment heureuse et reconnaissante d’avoir pu voir un peu de ces pays.
Aujourd’hui en Angleterre j’ai 4 semaines de vacances par an (je ne peux poser que 2 semaines d’affilée), que je peux vraiment prendre pour partir visiter de nouveaux pays, puisque je peux facilement voir ma famille lors de weekend en France. L’année dernière je suis partie 2 semaines au Japon/Corée du Sud, et 2 semaines au Costa Rica, et j’ai vraiment aimé pouvoir prendre le temps et me sentir en vacances – même si c’était trop court pour véritablement découvrir ces pays en profondeur.
La vie dans un pays plus exotique que l’Angleterre ou la France me manque et m’attire, et en même je suis contente de pouvoir être facilement en France pour Noel, pour les mariages, ou tout simplement en weekend. Apres avoir pesé le pour et le contre, je pense que je serai plus épanouie en habitant proche de ma famille mais en pouvant partir lors de longues vacances pour découvrir un pays – plutôt que l’inverse.
J’en viens à ma question. Vous qui partez 4 semaines voire 2 ou 3 mois en vacances, que faites-vous dans la vie ? Quelle profession vous permet de partir si longtemps ?
Ou alors, y-a-t’il des expatriés ayant assez de vacances pour visiter de nouveaux endroit ET rentrer voir la famille ?
Merci de m’avoir lue jusqu'à là et bonne journée,
Cuba, un autre monde English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs.
Me voilà repartie dans l’écriture d’un nouveau carnet. Bien que cela prenne beaucoup de temps, je me lance car j’ai moi-même puisé beaucoup d’informations dans les carnets des autres. Je ne suis pas une championne avec les mots mais je vais essayer de vous raconter notre voyage en y incluant des détails pratiques qui pourraient servir à ceux qui préparent le même genre de voyage. Je vais tenter de vous faire vivre ce voyage comme nous l’avons ressenti avec ce que l’on a aimé et ce que l’on a moins aimé. Je tiens tout d’abord à remercier ceux qui m’ont aidée dans la préparation de ce voyage en répondant à mes questions, en me donnant aussi de bons conseils, tous ceux qui ont écrit un carnet sur leur voyage dans ce pays et desquels j’ai tiré pas mal d’informations. Merci aussi à voyage forum d’exister. Ce site est une mine d’infos.
Après cette petite introduction, passons maintenant au voyage. C’est notre premier voyage à Cuba. Cette année nous partons à deux. Cela nous change après 26 années de voyage en famille. Nous disposons de trois semaines pour visiter le pays mais nous souhaitons le faire sur un rythme cool, donc après hésitation nous prenons la décision de ne pas visiter l’Oriente. Notre périple sera donc des plus classiques c’est-à-dire une boucle depuis La Havane, en passant par Las Terrazas , Vinales, Playa Larga, Cienfuegos, Trinidad, Santa Clara, Varadero et retour à La Havane. Nous avions aussi hésité quant à le faire en bus Viazul ou en voiture de location. Nous avons finalement opté pour la voiture de location afin d’avoir plus de liberté. Il faut savoir que louer une voiture à Cuba coute cher et que ce n’est pas toujours simple de s’y retrouver sur les routes cubaines. Il y a des panneaux de signalisation mais vraiment très peu. Nous avions téléchargé une application Maps me qui fonctionne hors connexion et qui nous a été très utile et nous avions aussi imprimé une carte routière de l’agence NovelaCuba. Equipés ainsi nous nous sommes très peu perdus. J’avais aussi quelques appréhensions concernant la sécurité de la voiture surtout la nuit mais nous avons chaque fois trouvé pour la garer en toute sécurité, mais avec quand même une petite inquiétude à Santa Clara. Pour les logements nous avons passés 15 nuits en casas particulares et 5 nuits en hôtel. Le logement en casas particulares fut pour nous une nouvelle expérience. Dans nos précédents voyages, nous n’avions pris que des hôtels d’où là aussi un peu d’inquiétude. J’ai vraiment eu tort de me tracasser. Ce fut génial. Nous avons rencontré des gens supers. La propreté et le confort étaient au rendez-vous. Rien ne manquait à ces chambres simples mais joliment décorées. Nous avions tout réservé à l’avance sur le site Airbnb. Je sais que je vais en faire crier certains qui conseillent de ne pas réserver avant le voyage mais moi ça me rassurait. Maintenant pour celui qui souhaite partir sans réservation, je confirme que c’est tout à fait possible car il y a tellement de casas que c’est impossible de ne pas trouver.
Il y avait encore d’autres petits détails qui me tracassaient, (Euh oui, je sais, je suis une anxieuse) comme la chaleur en juillet, les moustiques aussi, ou bien les fameux jineteros. (Rabatteurs et harceleurs de touristes) En ce qui concerne la chaleur, oui en juillet il fait chaud, oui il fait très humide et c’est parfois difficile à supporter. C’est pourquoi il faut prendre le temps de vivre, de profiter du moment sans trop se presser. Quant aux jineteros, ils sont bien présents et plutôt très actifs mais jamais agressifs ou même collants. Un simple refus et vous avez la paix. Certains les trouvent pénibles, nous pas. On était prévenu et donc on a fait avec.
J’avais aussi lu qu’il y avait à Cuba toutes sortes d’arnaques. Et nous avons eu notre part, notamment lors d’une crevaison de pneu (j’y reviendrai plus tard dans mon récit) mais rien de bien grave. Nous sommes toutefois restés vigilants car vous le lirez aussi plus tard dans le récit nous avons observé des comportements étranges. Par contre dans les restaurants, cafés ou magasins on nous a toujours rendu la monnaie exacte. J’avais lu qu’il fallait faire attention à cela aussi mais aucun problème à ce niveau. Assez de blablas, je passe au récit que je documenterai de photos.
Me voilà repartie dans l’écriture d’un nouveau carnet. Bien que cela prenne beaucoup de temps, je me lance car j’ai moi-même puisé beaucoup d’informations dans les carnets des autres. Je ne suis pas une championne avec les mots mais je vais essayer de vous raconter notre voyage en y incluant des détails pratiques qui pourraient servir à ceux qui préparent le même genre de voyage. Je vais tenter de vous faire vivre ce voyage comme nous l’avons ressenti avec ce que l’on a aimé et ce que l’on a moins aimé. Je tiens tout d’abord à remercier ceux qui m’ont aidée dans la préparation de ce voyage en répondant à mes questions, en me donnant aussi de bons conseils, tous ceux qui ont écrit un carnet sur leur voyage dans ce pays et desquels j’ai tiré pas mal d’informations. Merci aussi à voyage forum d’exister. Ce site est une mine d’infos.
Après cette petite introduction, passons maintenant au voyage. C’est notre premier voyage à Cuba. Cette année nous partons à deux. Cela nous change après 26 années de voyage en famille. Nous disposons de trois semaines pour visiter le pays mais nous souhaitons le faire sur un rythme cool, donc après hésitation nous prenons la décision de ne pas visiter l’Oriente. Notre périple sera donc des plus classiques c’est-à-dire une boucle depuis La Havane, en passant par Las Terrazas , Vinales, Playa Larga, Cienfuegos, Trinidad, Santa Clara, Varadero et retour à La Havane. Nous avions aussi hésité quant à le faire en bus Viazul ou en voiture de location. Nous avons finalement opté pour la voiture de location afin d’avoir plus de liberté. Il faut savoir que louer une voiture à Cuba coute cher et que ce n’est pas toujours simple de s’y retrouver sur les routes cubaines. Il y a des panneaux de signalisation mais vraiment très peu. Nous avions téléchargé une application Maps me qui fonctionne hors connexion et qui nous a été très utile et nous avions aussi imprimé une carte routière de l’agence NovelaCuba. Equipés ainsi nous nous sommes très peu perdus. J’avais aussi quelques appréhensions concernant la sécurité de la voiture surtout la nuit mais nous avons chaque fois trouvé pour la garer en toute sécurité, mais avec quand même une petite inquiétude à Santa Clara. Pour les logements nous avons passés 15 nuits en casas particulares et 5 nuits en hôtel. Le logement en casas particulares fut pour nous une nouvelle expérience. Dans nos précédents voyages, nous n’avions pris que des hôtels d’où là aussi un peu d’inquiétude. J’ai vraiment eu tort de me tracasser. Ce fut génial. Nous avons rencontré des gens supers. La propreté et le confort étaient au rendez-vous. Rien ne manquait à ces chambres simples mais joliment décorées. Nous avions tout réservé à l’avance sur le site Airbnb. Je sais que je vais en faire crier certains qui conseillent de ne pas réserver avant le voyage mais moi ça me rassurait. Maintenant pour celui qui souhaite partir sans réservation, je confirme que c’est tout à fait possible car il y a tellement de casas que c’est impossible de ne pas trouver.
Il y avait encore d’autres petits détails qui me tracassaient, (Euh oui, je sais, je suis une anxieuse) comme la chaleur en juillet, les moustiques aussi, ou bien les fameux jineteros. (Rabatteurs et harceleurs de touristes) En ce qui concerne la chaleur, oui en juillet il fait chaud, oui il fait très humide et c’est parfois difficile à supporter. C’est pourquoi il faut prendre le temps de vivre, de profiter du moment sans trop se presser. Quant aux jineteros, ils sont bien présents et plutôt très actifs mais jamais agressifs ou même collants. Un simple refus et vous avez la paix. Certains les trouvent pénibles, nous pas. On était prévenu et donc on a fait avec.
J’avais aussi lu qu’il y avait à Cuba toutes sortes d’arnaques. Et nous avons eu notre part, notamment lors d’une crevaison de pneu (j’y reviendrai plus tard dans mon récit) mais rien de bien grave. Nous sommes toutefois restés vigilants car vous le lirez aussi plus tard dans le récit nous avons observé des comportements étranges. Par contre dans les restaurants, cafés ou magasins on nous a toujours rendu la monnaie exacte. J’avais lu qu’il fallait faire attention à cela aussi mais aucun problème à ce niveau. Assez de blablas, je passe au récit que je documenterai de photos.
Traversée du GR 34 English translation pending
Un soir ensoleillé de Mai, après une journée de travail harassante, je me décide à flâner dans la ville de Vitré, et me laisser guider par mes pas au hasard des rues, d'humeur rêveuse et contemplatrice, histoire d'oublier les tracas de la journée. J'arpente les ruelles de la vieille ville, tutoyant les maisons à colombages. Je remonte vers le Nord, puis bifurque sur la Promenade du Val. A mi-chemin, j'avise une petite allée pentue donnant sur des jardins. Un petit panneau GR34 l'introduit. N'ayant pas de but précis, je longe l'allée, puis traverse le dernier pâté de maison qui forme la ville, enjambe la Vilaine. Quelques poignées de minutes et me voilà en zone champêtre, à la limite de la ville. L'allée se mue en sentier...je traverse un champ, puis un deuxième...à ce moment précis, l'idée de continuer me prend à coeur. Cette petite ballade, si futile soit-elle, m'a permis de m'évader, corps et esprit, des vicissitudes de la vie professionnelle. Le crépuscule s'annonce, je dois revenir sur mes pas, mais je me promets à moi-même de revenir sur ce sentier, dont les simples premiers kilomètres ont déjà été bénéfiques. Je reviendrai dès que possible, pour épancher mes envies d'évasion, d'exploration et de découverte.
Ce soir-là, j'ignore que c'est le début d'un long périple...
Ce soir-là, j'ignore que c'est le début d'un long périple...
Le Laos: pays d'enchantement English translation pending
Arrivée Pakse lundi 20 février fin d'après midi
Départ de Paris à midi trente , arrivée le lendemain 16h50 ....cad 10 h 50 heure paris.... 22 heures de voyage !!!!!! ( il faut préciser que nous avons dû faire une escale de 7 h à Bangkok , étant donné la fréquence des vols pour Pakse !!!!) Première partie sur A380 pour arriver dans un petit aéroport du sud du Laos , style colonial ......dans un avion à hélice et sur une piste en bordure du Mékong ....dépaysant à souhait ..... On se croirait à Disneyland !!!! Après une escale d'une heure à Savannakhet ...même aéroport mais dont le nom fleure bon Marguerite Duras et sa mendiante ...
La ville est la capitale de la Province de champassak et la troisième ville du Laos .Elle fut fondée par les français en 1905 . Son nom signifie " embouchure de la rivière " . Elle est située au confluent du Mékong et de la rivière Done ( sé Done ) . Deux ponts sur la rivière Done et un pont sur le Mékong , permettant de rejoindre la Thaïlande située à quelques dizaines de kms ( 43 exactement ) , lui donne toute son importance .
De plus , la ville est située sur la route no 13 qui traverse le Laos du nord au sud et qui relie la Chine et le Cambodge .C'est la seule route importante du pays qui ne possède pas de lignes de chemin de fer . Les transports sont essentiellement routiers malgré la présence du Mékong qui le traverse du nord au sud mais difficilement navigable sur toute sa longueur.Le transport aérien est très développé à l'intérieur du pays . C'est un petit pays sans accès à la mer , constitué à 70 % de montagnes et de hauts plateaux , essentiellement agricole et le troisième producteur d'opium ( dans le triangle d'or au nord du pays ) C'est un état socialiste dirigé par un parti unique PRPL , d'obédience marxiste léniniste. C'est un pays de démocratie populaire composé d'un peuple pluri ethnique . C'est un pays très en retard sur le plan humain et économique. Un quart de la population est analphabète. C'est un pays très pauvre mais où les gens ne meurent pas de faim . La langue officielle est le laotien , proche du thaï.
Nous ne sommes pas encore installés à l'hôtel, que notre guide , Sathiene , nous propose une visite du marché, histoire de nous mettre dans l'ambiance ...
C'est un marché mis couvert , dont les très nombreux étals de poissons ( certains sont encore vivants et sautent , toutes branchies ouvertes à la recherche de ce qui sera leur dernière respiration...) nous informent sur la richesse des eaux du Mékong au bord duquel la ville s'allonge et respire ...
On y trouve aussi de nombreux étals de fruits et légumes bien rangés , des volailles , de la viande de bœuf ( ou vache ou buffle? ) , plus tout ce que l'on peut trouver dans un marché asiatique ...on a même vu des cotons tiges voisiner avec les légumes ...pas de souci , tout le monde fait bon ménage ... Certaines marchandes portent le chapeau " chinois" pointu à large bord et noué sous le menton , des étals de chemises sous cellophane , une autre propose de la couenne de bœuf séchée et enroulée comme de gros lacets , pour parfumer la cuisine .. une autre , des noix d'arec ou noix de bétel ainsi que des écorces , à chiquer et qui donne cette coloration orange si particulière aux dents et à la salive de ceux et celles qui la mâchouille et dont le succès est dû aux propriétés stimulantes et coupe faim mais provoquent une véritable addiction .
En face une jeune femme présentait des petits tas de grains blancs faisant penser à du riz mais qui , après renseignement , étaient en réalité ....des larves !!!!
Détail amusant (?!?!) des tapettes à mouches agitées continuellement les empêchent de se poser là où elles aimeraient !!!!
Au milieu des étals alimentaires , des objets en plastique multicolore , peignes , brosses " à tout" , boites ...bref tout ce que le plastique est susceptible de donner comme objets utilitaires et peu chers ...
De grands parasols rouges protègent du soleil , les parties à ciel ouvert ...Il faut dire que le soleil tape dur, même en cette heure avancée de l'après midi ... Un marché somme toute mais asiatique qui plus est ....c'est à dire encore plus bruyant , animé , varié , grouillant , vivant et surprenant que tout ce que l'on peut voir chez nous .....
Nous arrivons enfin à l'hôtel....une bonne douche avant un " vrai " repas sur la terrasse de l'hôtel dominant la ville ....mais le Mékong n'est pas visible ....déception ...il faudra attendre demain pour le saluer .....enfin ...
C'est lui , quand même qui a été à l'origine de cette envie soudaine d'Asie du Sud est .... Le Mékong , près de 4500 kms ( cela varie de 4350 à 4900 ils selon les sources !?!?!) des sommets de l'Himalaya au delta de la mer de Chine , Il traverse six pays et n'est pas , loin s'en faut , un long fleuve tranquille ....
1er jour De Pakse plateau des boliviens pakse 21 02 1er jour mardi 21 février Le plateau des Bolovens
Le plateau des Bolovens ( patrie des lavens ) est situé à une cinquantaine de kms à l'est de Pakse , troisième ville du Laos et capitale de la province de Champassak .
Son altitude plafonne à environ 1000m et il est recouvert d'une végétation somptueuse et de nombreuses chutes d'eau spectaculaires en font une région agréable à visiter et pas trop encore abîmée par le tourisme de masse . Il est habité par des minorités Laven , Alak , Tahoy et Katu , animistes c'est à dire croyant ds la présence d'un esprit ds tout ce qui les entoure ....êtres vivants , objets et éléments naturels comme les pierres et le vent qu'ils considèrent comme des " génies protecteurs " .c'est le chaman qui prend les décisions importantes , a qui on demande conseil et qui soigne ... Une partie du plateau a été deforestré par les français pour y planter des caféiers très réputés ( robuste et arabica ) des hévéas pour le caoutchouc et des bananiers ...son sol fertile permet aussi de nombreuses cultures manioc , du mais , thé , poivre , kapoc....
Sur la route nous nous arrêtons dans un village de forgerons , Houayhe...nous les voyons travailler les hommes au feu pour fabriquer les lames avec un obus rescapé de la guerre comme support , les femmes au meulage des lames et à la fabrication des manches en bois et des étuis protecteurs en bois aussi et joliment verni .... De jeunes enfants jouent , des coqs enfermés dans leur cage en osier en attendant le prochain combat ... Une petite cabane sur le côté expose toutes sortes d'outils ( couteaux coutelas ... proposes à la vente .... J'en ai choisi un avec un très bel étui , considérant qu'il est bon d'encourager l'artisanat direct du producteur au consommateur....je pourrai presque dire que je l'ai vu fabriquer sous les yeux ...
Un peu plus loin une petite marche ds la forêt nous conduit à un pont en osier que se balance au gre du vent et de nos pas pour nous conduire jusqu'à une jolie chute d'eau ...la chute de tat Pasuam où nous avons eu la chance d'être seuls ... Avant de retomber en cascade , l'eau circule sur un dédale de pierres plus ou moins plates arrondies et creusées et qui ressemblent à des centaines de petits bassins ...du plus joli effet ...
Un petit temple et ses offrandes toutes plus étonnantes les unes que les autres ( canettes , bouteille de jus de fruit ???? A moins que ce ne soit une façon de s'en débarrasser ??? ) nous surprend au milieu de la forêt ....
Le retour se fait par un pont métallique plus sûr où les lanternes artisanales sont assez étonnantes , directement suspendues à une branche .... La prochaine étape de la boucle sud du plateau est un village de tisserands reconstitué pour les touristes ...village de Ban Lao Ngam .... Les maisons modèles en paille , la cabane en hauteur pour les nouveaux mariés , un joli petit musée au centre du village ...tout estvevidemm très joli et fait le bobpnheur des cars de touristes ....un peu aseptisé à mon goût ....les tisserandes " travaillent devant bous et exposent leur ouevtec....un coupon tissé main et une nouvelle jupe en rentrant à Paris .... des vanieres tressent de jolis objets colorés
La prochaine étape est la plantation de Mr Vieng "mr Vieng organic homestay " La encore une étape indispensable sur le chemin du circuit touristique !!!!
Mais le lieu en vaut la peine car nous y dégustons un de ces excellents cafés qui fait la réputation du plateau , servi par la charmante femme Noï de mr vieng Mr Vieng n'a repris cette exploitation vieille de 25 ans , que depuis trois ans ...maintenant il travaille seul sans revendeur et est libre de fixer ses prix ...
La maison laotienne traditionnelle sur pilotis ....en bambou les bow Windows en paille tressée , le tout protégé de la pluie par un large toit en bambou ...on vit au dessous et les tables et chaises en bois rustique ainsi que les bals sur en font un endroit très convivial
C'est une plantation de 1 ha ...1000 arbres ...le tout cultivé de façon biologique Deux variétés ...le corse robusta et un intermédiaire le Liberica...la troisième variété , le corse robusta ne pousse qu'à partir de 800 m donc pas ici ... Mr Vieng nous accompagne pour nous faire visitée s plantation ...d'abord le café Comme le caféier est un arbuste qui a besoin d'ombres ils sont plantés au milieu d'arbres à kapok, de jaquiers de bananiers ... Grâce aux fortes pluies , les fleurs qui donnent les fruits d'abord verts puis rouges .. La cueillette se fait à la main et tous les jours au fur et à mesure de la maturation des grains ....Une révolte par an de novembre à avril ...ce qui laisse du temps pour s'occuper des autres plantations ça cacahouètes , manioc ... La première peau enlevée à l'aide d'un système qui ressemble à gros mortier - La séparation des peaux et des graines se fait par "tamisage". Apparaît alors une graine blanche dont on enlève la peau en la faisant tremper puis que l'on fait sécher sur une grande palette pendant dix jours . La deuxième peau enlevée apparaît un petit grain de café , tout blanc qu'il faut encore débarrasser de sa troisième peau. Le grain de café sera alors griller pendant 30 mn environ ...c'est la torréfaction ...
Nous continuons notre visite de la propriété ...
Il nous montre les énormes cosses de kapok issu du kapokier ou fromager , arbre géant dont les gousses fournissent une fibre naturelle imputrescible, proche du coton .....On les l'utilise aussi pour leurs propriétés médicinales .... antiseptique , anti-inflammatoire, antispasmodique et analgésique...Utilisés en particulier pour tous les problèmes buccaux mais peu connu en Europe Partout de grosses fourmis rouges qui ne mangent que les feuilles pas les graines ...en plus elles sont comestibles et sont riches en protéines .... Seuls les plants de cacahuètes sont protégés car des prédateurs viennent déterrer les plants ... Puis nous goûtons a la pulpe des gousses de tamarinier acidulée et fruitée utilisée pour la cuisine pour sa saveur aigre douce et bien connues pour ses vêtus laxatives douces .... Puis la découverte d'un fruit surprenant et pour le moins inhabituel "egg fruit " entre la pomme et la tomate , fruit du canistel ... A l'intérieur des noyaux et une pulpe très jaune douce et savoureuse dont la texture fait penser au jaune d'œuf ... Nous repartons et marchons à travers la forêt .... Nous traversons de nouveaux villages " pas pour les touristes " , pas apprêtés , dans leur jus cad leur pauvreté leur quotidien difficile ....des enfants sales et nus , peut être trop jeunes por être scolarisés nous suivent des yeux d'abord puis s'enhardissent . , espérant peut être quelques bonbons .... Des singes nous surveillent du coin de l'œil espérant quelques chose à voler peut être Des cochons noirs et roses , des poules vaquent à leurs occupations sous les pilotis ... Nous descendons le cours de la rivière pour retrouver les chutes " Tadlo" dans les quelles on peut se baigner durant la saison sèche ..
Nous déjeunons "laotien " au " tadlo lodge" En repartant nous remarquons deux éléphants attendant les touristes intéressés par une promenade en forêt Nous traversons un autre village , désert celui ci ou des maisons plus modernes et colorées voisines avec les maisons traditionnelles en bois sur pilotis ...les mêmes cochons les mêmes poules et coqs le bâtiment central pour la fête
Nous reprenons le bus qui va nous déposer près d'une nouvelle chute d'eau ...impressionnante celles ci , dévalant sur une hauteur de 100 m "Nam Tok Katamtok " Voilà notre circuit terminé ...il est temps de retrouver notre hôtel et sa terrasse si agréable ... Cette visite me rend perplexe ....toute cette nature encore sauvage , peu domestiquée par les hommes , ces villages authentiques tellement différents de ceux " vendus aux touristes " .....on peut les comprendre.... le Laos , petit pays communistes dont une grande partie des habitants vivent sous le seuil de pauvreté , ont besoin des devises étrangères .....depuis qu'il s'est ouvert en 1990 , le tourisme progresse de 20 % par an Donc il faut en profiter avant qu'il ne soit envahi par le tourisme de masse ... Le site du plateau des Bolovens est un des sites les plus réputés du sud , avec le temple Vat Phou que nous allons visiter demain . Tant mieux pour eux même s'ils y laissent leur âme , tant pis pour nous ...
2eme jour Pakse Vat Phou Champassak Mercredi 22 02 Mercredi 22 février 2 eme jour Vat phou et champassak
Nous quittons Pakse , direction le temple de Vat phou ... Nous commençons notre visite par un premier contact avec le grand " attendu " le Mékong ... Le Mékong est l'épine dorsale du Laos , qu'il traverse du nord au sud depuis les monts du triangle d'or jusqu'à la frontière cambodgienne .Il est appelé "la mère des eaux " . Il est source d'eau donc de vie ......c'est la voie de circulation privilégiée et ses rives sont des lieux de peuplement où l'on y pêche et où son eau permet de nombreuses cultures , (notamment celle du riz) irriguant le pays grâce à ses nombreux affluents . Pakse est situé sur la rive gauche du Mékong au confluent avec le riviere Done (Sé Done ). Sa largeur est impressionnante et son cours lent et majestueux , donne cette impression de calme , de nonchalance voire de torpeur presque de léthargie que l'on ressent qd on lit les écrits racontant le Mékong de cette région . Direction le Wat Phu ... Sur la route nous nous arrêtons pour admirer les rizières d'un vert joyeux presque criard ....le riz est l'aliment principal et pas un repas sans riz ...au Laos un seul cycle de culture par an ...pendant la saison des pluies , de mai juin à novembre . Il n'est pas exporté car utilisé pour la consommation locale . Un peu avant d'arriver , nous nous arrêtons et continuons à pied à travers la campagne . Nous traversons un petit village où les habitants sont tous réunis pour fêter un mariage ...une jeune femme en tenue de fête , nous reçoit et nous noue un bracelet de laine blanche autour du poignet en nous expliquant qu'il faut le garder jusqu'à qu'il tombe de lui même ....des enfants intrigués nous observe du coin de l'œil ... Nous reprenons notre chemin , cette fois ci à travers champ et accompagné d'un guide villageois ... Les ruines d'un premier temple ...Des bornes datant de l'époque pré angkorienne jalonnent notre chemin à certains endroits .. Un autre petit temple , le Nang Sida temple , en cours de restauration par une équipe coréenne est une halte culturelle bien agréable ....Un autel et ses offrandes ..... Nous finissons par atteindre notre but ...nous arrivons au pied du Vat Phou ou Wat Phu en laotien . Depuis 2001 , il est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Il se dresse sur la rive ouest du Mékong au pied de la montagne sacrée Phu Kao . Trace de la civilisation pré angkorienne et berceau de l'empire khmer, la capitale khmer fut fondée bien avant Angkor . Le site archéologique est situé à flanc de montagne et s'étage sur trois niveaux pour aboutir au sanctuaire où coule une source sacrée . L'ensemble du site est orienté est ouest , l'entrée étant située à l'est . Le temple de la montagne sacrée est dédié au dieu Shiva donc de culte hindouiste qui fut le culte clé des khmers .Shiva est le dieu de la destruction mais aussi de la création . La forme de la montagne fait penser à un linga naturel , c'est pour cela qu'il y construisirent un sanctuaire . Le linga est le symbole de fertilité attribué au dieu Shiva , très souvent accompagné du symbole féminin , le Yoni où il est souvent placé en son centre ... La ville date du V ou VI eme siècle et le temple fut construit au XI et XII eme siècles Une route reliait la ville à celle Angkor . Les matériaux utilisés sont le grès pour les sculptures, la laterite et les briques . Nous arrivons directement au niveau intermédiaire où se dressent deux grandsbâtiments rectangulaires appelés " palais ". Si nous nous tournons vers le niveau inférieur , une allée ponctuée de poteaux en forme de bourgeons de lotus mène à un grand réservoir ou " baray ". De chaque côté deux bassins partiellement asséchés qui peuvent se remplir d'eau à la saison des pluies . Les palais nord et sud sont en laterite ( pierre rougeâtre ) avec des sculptures en grès De nombreuses ouvertures grillagées par des colonnettes sculptées . Des porches en avancée dont les frontons sont finement sculptés . Des fausses portes aux encadrements merveilleusement sculptés .
Nous nous contentons d'en faire le tour car pour des raisons de sécurité nous ne pouvons y pénétrer . Nous avons vu les ouvriers des équipes de restauration à œuvre et leur difficulté à soulever les pierres allongées sur le sol en attente de replacement , même avec des engins mécaniques ..... Derrière le pavillon sud , un petit pavillon , le pavillon de Nandi ( Nandi étant le taureau qui servait de monture à Shiva ) Une allée aboutissant à une volée de marches bordée de frangiipaniers centenaires nous mène au niveau supérieur . En sortant du chemin , une petite esplanade où reposent deux statues étêtées couchées dont on peut encore voir les socles avec les pieds , sans doute des gardiens ou "dvarapala" Un yoni symbole cosmique du sexe féminin , une sculpture de naja...tout des symboles de l'hindouisme ... Sur la droite une imposante sentinelle " dvarapala" près des vestiges d'un gopura .Il est vêtu d'une robe blanche et est protégé par une ombrelle blanche . Un escalier naga bordeé de frangipaniers sur les pierres duquel on peut voir les trous nécessaires à leur transport . Nous arrivons au niveau supérieur avec le sanctuaire qui renfermait le lingam de Shiva . Le Wat Phu ayant été transformé en temple bouddhique , on peut y voir aujourd'hui des statues de bouddha sur un autel . Sur la gauche , la grotte où coule la source sacrée . Un peu plus haut sur la droite , une pierre à sacrifice ( ressemblant à un crocodile ) où on peut voir la forme d'un corps humain , avec , ultime raffinement , un canal pour évacuer le sang ...C'était là que de jeunes vierges se dévouaient pour être sacrifiées !!! En face des marches sculptées dans la pierre ...l'escalier qui menait directement au paradis !!!!c'était le moins que l'on pouvait leur promettre!!!! Dans le rocher derrière le sanctuaire une sculpture représentant un " trimurti" c'est à dire la trinité hindoue " Shiva , Vishnu et Brahma . Un gros éléphant directement sculpté dans le rocher , impressionnant par sa taille .. Une dernière vue , notre regard embrasse l'ensemble du panorama , majestueux, somptueux et si chargé d'histoire .. Un petit tour au musée avant d'aller déjeuner et de reprendre la route pour savourer l'atmosphère quelque peu surannée et endormie de Champassak .... Le trajet se fait par la route car sinon nous devrions remonter le cours du fleuve .... De jolies vues cependant nous permettent d'apprécier cette presque fin d'après midi ... Quelle chance nous arrivons à l'hôtel Inthira ...les dieux m'ont entendu et nous avons une chambre dont les fenêtres s'ouvrent sur .....le Mékong ....
Une bonne douche , une longue marche dans la ville un peu somnolente ...pourtant le soleil est presque couché et le plus gros de la chaleur est tombé .....une longue , très longue rue ...peu d'accès sur le Mékong à part les bâtiments publics qui me permettent de savourer la vue et le coucher de soleil... Des vaches qui sortent d'une grille ouvragée ...étonnant car cela paraît normal .... Des maisons coloniales voisinent avec les maisons traditionnelles en bois ...
Une place avec un drôle de lampadaire qui paraît sortir d'une fleur de lotus ....
Le Mékong , calme et serein ...peu d'embarcations ... Le temple et son lieu de prières entouré de nombreux stupas sculptés et bariolés , dépositaires des urnes funéraires......
Champassak la belle endormie , petite cité paisible , bien loin de la cité qui aurait connu l'âge d'or au V eme siècle , dégage un charme indéniable qui vous saisit délicatement , par petites touches laissant une trace indélébile mais donnant un goût de trop peu et de "revenez-y " .....
3 eme jour Champassak île Daeng'jeudi 23 février
Nous quittons l'hôtel Inthira et notre chambre avec vue sur le Mékong ....Une barque à " queue longue "nous attend au pied de l'hôtel ....Rouge et verte , elle est ornée de rideaux roses et d'un volant rouge du plus joli effet ...nous longeons la ville de Champassak où les rives sont recouvertes d'une végétation luxuriante ..... A ce niveau , le Mékong est large d'environ deux kilomètres ....des habitations s'échelonnent sur la rive ....le fleuve continue sa course nonchalante et peu d'embarcations l'empruntent ...
Après quelques kilomètres en direction du sud nous accostons pour une bonne heure de marche le long du rivage ..
Un bouddha en pierre brune nous accueille assis au milieu d'un décor " kitch "avec branchages , fausses feuilles, fleurettes et animaux , le tout peint de couleurs vives .
Puis nous empruntons un chemin longeant le fleuve ...Sur la droite , un petit temple très coloré et ses balustrades "dragon " ...
Un peu plus loin , nous trouvons une école jaune et verte , tenue per des sœurs ...l'école est ouverte à tous les enfants , quelque soit leur religion mais aujourd'hui elle est fermée pour cause de décès d'un élève ....Ses couleurs pimpantes sont dues à sa restauration en partenariat avec la France ..A sa gauche une église rose , dans le jardin , des tombes roses et bleues et un petit sanctuaire rose , lui aussi , dédié à la vierge Marie , complètent cet endroit "chrétien au pays des bouddhistes " Les maisons sont en bois , de style traditionnel , sur pilotis ...à la partie supérieure, la maison proprement dite et en dessous , entre les piliers de soutien , un endroit à vivre où les mamans vaquent à leurs occupations , pendant que les enfants jouent , à l'abri de la chaleur ...Des nacelles y sont suspendus ainsi que des hamacs ... Des coqs , des poules , des canards , un dindon , se promènent , la plupart du temps en liberté ...un cochon noir et sa laisse .....une vache et son nouveau né ....de petites échoppes jalonnent le chemin et vendent quelques bricoles aux rares passants qui s'y égarent....même un " club de billard où des gamins d'une dizaine d'années avec des queues plus hautes qu'eux , s'entraînent ....Il n'y a pas d'école aujourd'hui .. Un autre temple , son portail et sa grille très ouvragés , surmontés d'un bouddha jaune , avec ses stupas ou thats contenant les urnes funéraires disséminées dans un parc ..
Des enfants à l'œil coquin nous crie " sabadee" en agitant la main ...plus ils sont jeunes , plus leur spontanéité est grande ...les ados nous répondent le plus souvent " hello " Un petit stand qui vend du carburant pour les deux roues ...comme chez nous il y a quelques dizaines d'années .... Nous arrivons au temple "Vat Puthawanaram", temple bouddhique appelé encore "Vat Muang Kang " , situé à cinq kilomètres au sud de la ville et le plus ancien temple en activité de Champassak . Il date du 19 eme siècle .
La tour avec la cloche et le gong sur deux niveaux pour l'appel à la prière ...
Quatre bouddhas assis habillés de dorures accompagnés d'une dizaine de petits bouddhas semblent être le centre d'intérêt du temple. Un bâtiment cerné de colonnes ( architecture coloniale française ) , Haw. " dont le somptueux toit à trois niveaux à ses extrémités décorées de mosaïque colorée ...Il contient les textes sacrés bouddhiques...
Un autre bâtiment dont l'entrée est gardée par deux déesses se lavant les cheveux et dont le geste est le symbole de redonner l'eau à la terre .
Le toit est surmonté d'un petit clocheton de style plutôt occidental et qui semble incongru au milieu de ce décor laotien. Un autre bâtiment en bois reçoit les moines novices venus passer un ou plusieurs mois comme c'est la coutume ...une musique qui n'a rien à voir avec l'idée que l'on se fait des musiques bouddhistes , atteste que les jeunes novices reprendrons bientôt le cours de leur vie .... Toutes ces influences architecturales , laotienne, coloniale française et aussi birmane et chinoise se mêlent harmonieusement et font de cet endroit un lieu où il est agréable de s'attarder .
Notre vedette nous attend pour la suite de la visite.... le temple Tomo , Uo moung . Un temple , toujours très coloré , une échoppe vendant de la viande séchée ressemblant à des saussissons , une école... Quelques centaines de mètres plus loin nous nous enfonçons dans les bois pour découvrir le temple ou plutôt ses ruines . Dans les bois , d'immenses fromagers reconnaissables à la blancheur de leur bois , des bayans dont un a poussé en entourant un fromager . Le temple a été vraisemblablement bâti par les khmers à la fin du IX eme sur l'emplacement d'un temple bâti auparavant par les " cham's" et détruit . Il se trouve sur les bords d'un petit affluent du Mékong et est orienté vers la montagne sacrée de Phu Pasak . Une chaussée limitée par des bornes , des linteaux encore visibles à terre au milieu des feuilles délimitent l'accès . Un bâtiment central très en ruines domine la rivière avec des bornes disséminées autour ... Au centre du site dans un petit bâtiment , on peut admirer un bouddha blanc de style "sukhothai " Notre embarcation est là pour nous emmener sur l'île de Daeng . Après un déjeuner typiquement laotien , nous enfourchons les vélos pour effectuer le tour de l'île ...après 17 kms de pédalage sur des pistes ensablées , baignade sur une immense plage de sable fin qui n'a rien à envier à celle des Caraïbes et autres lieux idylliques ...et cerise sur le gâteau ....coucher de soleil sur le Mékong ...clic clac les appareils crépitent et nous nous en mettons plein la vue...
Retour ...nous prenons possession de notre dortoir chez l'habitant ...plutôt spartiate !!!!
Trois matelas recouverts d'une moustiquaire cachée par un drap fleuri fleurs nous attendent ..
Je traîne trois couvertures et mon oreiller sous une fenêtre et m'installe plus au frais sur le carrelage ..... Dîner chez un autre villageois qui fait restaurant à l'occasion ... Dommage malgré cette installation chez l'habitant , nous n'avons eu aucun contact ..même cette impression un peu désagréable que nous les dérangions un peu en traversant la "salle de télévision - chambre d'enfant "( deux nattes et deux oreillers ) pour gagner la " salle de bain -wc " ( dans un coin surélevé , un WC à la turque , à droite , un baquet d'eau et un récipient qui servait à la fois de chasse d'eau et de douche pour se rincer ...en étant en équilibre au dessus des WC , le trou étant le seul système d'évacuation de l'eau !!!! Périlleux !!! À côté à un seau pour recueillir les papiers !!!! À voir , à expérimenter ...une fois seulement !!!!! Je pense que la barrière de la langue n'y était pour rien , mais que le fait de loger des touristes leur faisait un " petit " appoint pour mettre du beurre ds les épinards et continuer la construction de la maison ...au Laos , pas de crédit , tout est payable comptant ....Ils sont donc pardonnables car les laotiens de la campagne ont peu de source de revenus autres que la culture et la pêche ...
4 eme jour lÎle de Deng Ile de Khone les 4000 îles vendredi 24
Lever matinal , 6 heures pour aller au temple , donner leur nourriture aux moines ... La restauratrice nous prépare un bol contenant un panier à riz gluant , un œuf dur et un sachet de dexux gâteaux secs ...Nous ceignons une écharpe en travers du torse ... Nous arrivons au temple où un moine très âgé se trouve au centre d'une estrade...
Trois grands bouddhas assis se trouve derrière ainsi qu'une multitude de petits , des décorations en papier doré ...c'est très brillant , scintillant , clinquant ..sur la droite un lit en fer à baldaquin et son matelas encore sous housse , un monceau de couvertures multicolores ...renseignements pris, Il s'agit d'offrandes pour les moines !!! Gâtés ... . Ils sont !!!! Nous passons à tour de rôle , à genou , les mains jointes donner notre offrandes que nous portons d'abord au front avant de la déposer devant le vieux moine . Quelques villageois sont là et font de même ... Puis le moine récite quelques prières ( cette bénédiction nous apportera la prospérité )et nous quittons les lieux ...pour rejoindre l'embarcadère et poursuivre notre route vers le sud et les quatre mille îles ... Des troupeaux de vaches paissent paisiblement sur le rivage ...une barque double arrive ...un pont en bois les relie et des fauteuils en osier nous installent comme des rois ... Nous nous étions alléger et le gros des bagages était resté à terre...
Nous rejoignions la rive , récupérons minibus et bagages et nous nous dirigeons vers le mont Phou Asa....Sur la route nous nous arrêtons dans un petit village où nous distribuons cahiers et crayons , achetés à Paksé , aux instituteurs de la petite école du village ...quatre classes des plus petits aux plus grands .....dans la classe de maternelle , un hamac en tissu ....c'est pour le fils de la maîtresse , petit bout de chou de deux ans qui accompagne sa maman sur son lieu de travail ...voici qui résout le problème de la crèche !!!!
Nous continuons et pénétrons dans le village , constitué d'une minorité venue du plateau des Bolovens , les Taoy , arrivée en 1969 et constitué de sept ou huit familles tous catholiques . Ils travaillent le bois , fabriquent différents objets , commandes de décoration d'hôtels ou destinés aux touristes . Ces objets sont fabriqués avec du bois de fromager , puis teintés à la cendre qui a pour but de leur donner une jolie couleur noire et de les protéger des parasites . Puis une fabrique de plateaux pour présenter la nourriture , en bois de fromager dont nous pouvons suivre toute les étapes de la fabrication ....
Nous reprenons le chemin du mont Phou Asa et atteignons le village de Khiet ngong Pour cela nous allons effectuer la montée à dos d'éléphant ...deux par deux nous montons l'escalier de la tourelle nous permettant d'être à la hauteur de nos majestueuses montures ...les nacelles sont en osier , un coussin est sensé amortir l'écrasement de notre dos ....on est balancé , on se laisse aller ...la montée est rude ce n'est facile ni pour eux , ni pour nous ...les cornacs , par des petits bruits et des coups de talons derrière les oreilles les maintiennent en file indienne .... Arrivés en haut , une tourelle identique , nous descendons et attaquons la montée aride et pierreuse du flanc de la montagne .... Au bout de quelques minutes , nousarrivons aux ruines de la forteresse ...celle d'un roi attapeu ??? Mégalithes rituel ???En tour cas étrange !!! Un donjon en pierres plates posées les unes sur les autres et tout autour des colonnes identiques de deux mètres de haut formant une enceinte ...étrange ....de ce site on a un panorama superbe sur la vallée verdoyante en contrebas .... La pierre est volcanique et aurait probablement servie à la construction du temple de Vat Phou
Les villageois utilisent habituellement les éléphants pour le transport du bois ...
Nous reprenons la route et nous nous arrêtons pour visiter le temple Wat Phou King Keo Kongmany Temple moderne construit par les chinois en dans les années 60 , si je me souvient bien ...un escalier de 128 marches dont les rambardes sont une succession de dragons ...Au démarrage , de chaque côté 7 têtes hurlantes nous accueille ...il leur manque les flammes !!! Les corps sont verts et jaunes et recouverts de coquillages collés et peints ..Quel travail de patience !!!!
Différents bâtiments sont rassemblés sur une surface assez réduite ...bâtiments pour la prière , pour l'étude, pour la cuisine ..... Un premier bâtiment avec des bouddhas dorés assis ...un grand central entouré de plusieurs petits , de teintes et matières différentes ..les mêmes offrandes ...des tapis multicolores recouvrent le sol ....des colonnes blanches dont la base est cerclée d'or ...
La partie supérieure des murs est recouverte de fresques représentant la vie de Bouddha ...la porte est sculptée et peinte en rouge et or ....
Deux gongs majestueux dans leur cadre en bois rouge , trônent sur de tapis d'orient et attendent d'être sollicités ... À peine plus loin deux niches aux toits sculptées et colorés de style laotien ...dans l'une , un bouddha assis , dans l'autre , un bouddha couché et un debout ...
Que de couleurs , que de sculpture , que d'ostentation même , avec tous ces rouges et ors qui ressortent d'autant mieux que les murs d'une blancheur immaculée ..le tout est vif et coloré et rien que de les regarder , on se sent joyeux .... Je demande à Sathiene pourquoi l'absence de banian , arbre à Bouddha que l'on trouve dans tous les temples Srilankais par ex ....parce que le Boudhisme laotien est le bouddhisme du petit véhicule ".. ..
Une petite marche à pied en plein cagnard et nous embarquons pour l'île de Khone ...la plus grande et la plus calme des deux plus grandes des "4000" îles ... Nous descendons le Mékong pendant une bonne heure ....c'est serein , dolent reposant , le soleil baisse à l'horizon et , ajouté à l'air , non pas marin mais "mekongien" !!!! , le voyage est fort agréable et nous pouvons observer la petite activité du fleuve ... Des lignes et nasses ( que l'on repère à des bouteilles en plastique à la surface de l'eau ) attendent d'être relevées ... Des barques pointues , le moteur à l'arrière sillonnent le fleuve ...des gamins jouent et se baignent le long de la rive ... Une femme , deux seaux à chaque extrémité d'un balancier vient chercher de l'eau ... Nous longeons l'île de don Det où des jeunes font du kayak .... La végétation le long des rives est très variée ....palmiers , cocotiers , fromagers ...se succèdent sans discontinuer .. De temps en temps une barque transportant des touristes ... Nous passons devant les chenaux en béton de l'époque française , sorte de gros blocs de béton sortant d'une bonne cinquantaine de centimètres. Nous arrivons à l'île Don Khon ...qui a la réputation d'être plus tranquille que sa voisine ...nous sommes ravis ..notre guest house donne sur le Mékong , le jardine est joliment arboré, les bungalows sont ravissants et confortables ... Les jours se suivent et ne se ressemblent pas !!!!!
5 eme jour. S Ile Khone samedi 25 Samedi 25 février 5 eme jour Île de khone
Belle journée en perspective ....grande balade à vélo autour de l'île de Khone ...
Nous commençons par aller admirer les vestiges de la ligne de chemin ce fer qui traversait l'île du nord au sud .
En effet aucun moyen de transport par voie fluviale n'existait et ne pouvait exister entre les deux biefs du Mékong , au dessus et en dessous de l'île de Khone . A ce niveau de nombreux rochers encombrent son lit et forment des rapides difficiles à franchir .C'est la région des 4000 îles " Si Phan Done " .
L'administration coloniale à créer une voie de chemin de fer dès 1893 pour le transbordement des canonnières en vue de défendre la frontière entre le Siam ( Thaïlande) et le Laos .
Dans un premier temps , la ligne traversait l'île de don Khone du nord au sud .Les marchandises étaient donc transportées par voie terrestre c'est à dire par chemin de fer , inauguré en 1897 par Paul Doumer , alors gouverneur général de l'Indochine .Dans un deuxième temps la ligne fut prolongée au Nord , sur l'île de don Det et parcourait ainsi 14 Kms .
Cela a nécessité la construction d'un pont en béton à treize arches encore utilisé à l'heure actuelle par les vélos et les piétons .
La ligne a été abandonnée au cours de la deuxième guerre mondiale , les rails démontées progressivement et remplacée par une route longeant la rive gauche du Mékong ( 1949 ) , la route no 13 qui va de la frontière chinoise à la frontière cambodgienne .
Nous poursuivons notre chemin et admirons au passage les vieux bâtiments coloniaux ( gendarmerie ....) intégrés dans les bâtiments villageois .
Nous contournons l'île par le NE et traversons un village ...une scène nous interpelle ...Un homme tient un coq sur ses genoux et parait le caresser ...
En réalité il le soigne car son champion vient de participer à un combat ...Les laotiens sont friands de ce genre de loisirs , organisés le WE et lors de certaines fêtes religieuses , même s'ils sont officiellement interdits depuis 1993 .....c'est aussi l'occasion de paris , eux aussi interdits . Très souvent nous avons pu observer les coqs isolés dans une cage en osier , en attente de combat .
Nous continuons sur un chemin terreux qui s'enfonce dans la forêt et arrivons sur les rives d'un rapide ...des installations en osier essaient de barrer leur cours.....des nasses en osier sont la pour arrêter les poissons et cela a porté préjudice aux dauphins qui se sont pris dans ces pièges et a concouru à leur extermination .
Repos , baignade sur une rive plus calme ....l'eau est peu profonde et cela relève plutôt de la trempette....mais bon il fait très chaud et se rafraîchir est bien agréable ...
Retour à l'hôtel .., déjeuner avant de r enfourcher nos vélos ....nous traversons le pont français pour aller faire le tour de la jolie voisine moins calme et envahie par les fêtards....
Nous croisons de " tristes sires " décorés de dreadlocks , piercings nombreux et variés et tatouages tout aussi nombreux et variés si ce n'est plus !!!!
Le point de rencontre des jeunes au sud Laos ...
De nombreuses échoppes bordent les rues des villages , des hamacs se balancent langoureusement en attendant un amateur quand par hasard ils sont vides ...des plages de sable où nous nous arrêtons pour un véritable bain cette fois ...
Un appel au " farniente " .....
Retour sur la "grande île " et direction , les impressionnantes chutes Li Phi ...
Une masse d'eau fantastique et impétueuse , non par leur hauteur mais par leur largeur avec des arrivées à des dizaines d'endroits ...
Une simple barrière de bois nous protège ...et une promenade le long de la rive avec le spectacle renouvelé à chaque instant , au milieu d'immenses arbres aux essences variées , nous conduit à une aire de repos où nous dégustons un smoothy en regardant les cataractes d'eau s'écouler sans interruption ...
Retour pour descendre au sud de l'île près de l'embarcadère où nous sommes attendus pour la soirée chez l'habitant et assister à une cérémonie du Baci" .
La traversée de l'île nous paraît un peu longue ...le soleil se couche et nous arrivons à l'embarcadère sud à la nuit tombée ..
Une sorte de halle centrale au milieu du village où nous attendent les responsables pour nous répartir dans les différents familles .
Terrasse extérieure sur pilotis ...même tanière carrée composée d'une moustiquaire et fermée par le même rideau à fleurs ...
Les douches et WC se trouvent sous la halle près des cuisines !!!
Succinct ...un WC et la douche derrière la porte . Des clous pour accrocher les vêtements ....
La cérémonie du Baci est la cérémonie lao par excellence . C'est la cérémonie du " rappel des âmes " ou " khouanes " ( force vitale douée d'une vie ou d'une volonté propre donc la traduction par " âme " est approximative )
Nous retrouvons une partie des villageois ...nous sommes invités à nous asseoir en cercle sur des tapis de rotin à la lueur de bougies ....une décoration centrale , le " makbeng'" faite de fleurs , de morceaux de coton blanc , rose et jaune ., deux bougies allumées au sommet .....
Les participants joignent les mains l'un après l'autre ...L'officiant ou " mophone " , ici le chamane est là et récite des textes rituels en pali puis mêlé de sanskrit ....
Ce sont de bonnes paroles pour souhaiter bonne santé , prospérité , longévité aux personnes présentes puis à tour de rôle les participants Laos viennent vers nous , récitent à leur tour leurs textes et nous nouent différents bracelets de coton blanc , rose et jaune autour des poignets .
Nous devons boire un petit verre d'alcool cul sec sous les applaudissements des laotiens ...les bracelets doivent être garder au moins trois jours avant d'être enlevés.
Tout cela est bon enfant et c'est un honneur d'être reçu ainsi .
La fête se poursuit par un repas composé de plats typiquement laotien comme le " amok " ou "Mawk" au Laos , préparation à base de poisson ( ou poulet ...)de citronnelle , de galanga ( sorte de gingembre ) , de lait de coco cuit à la vapeur dans une feuille de bananier et servi avec du riz gluant , succulent , mon plat préféré , des nems de délicieux légumes et les traditionnels fruits en dessert ....
Fin de la fête ....chacun rejoint sa famille ...c'était notre dernière soirée laotienne ....cet accueil compense largement la rusticité des lieux et c'est avec beaucoup d'émotion que je me souviendrai de ce moment passé dans ce village ..( même s'ils sont payés pour nous recevoir) ...nous avons vécu des instants de vrai partage et ça ne s'oublie pas .... 6 eme jour Ike de Khone cambodge dimanche 26 02.Dimanche 26 février transfert au Cambodge
Aujourd'hui petite journée en ce qui concerne les visites mais grande journée pour sa signification. En effet nous quittons mon cher Laos pour découvrir le Cambodge...Nous saluons nos hôtes après le petit déjeuner sous la Halle, pour nous diriger vers le débarcadère des français ...nous sommes à la pointe sud de l'île à l'endroit où étaient transférées les marchandises pour dépasser par voie terrestre cette partie du Mékong trop tumultueuse où les nombreux rochers et chutes d'eau rendaient le fleuve impropre à la navigation . La vue est belle , l'eau scintille sous le soleil matinal et en face nous pouvons distinguer le Cambodge . Un homme débarque et remonte avec son chargement ...son filet sur le dos suspendu au bout d'un bâton et dans lequel ce qui ressemble à des sardines , frétille encore . Nous descendons vers le quai où deux doubles barques nous attendent pour aller à la rencontre des dauphins d'eau douce de l'Irriwady , à la limite des eaux territoriales du Cambodge . Ce sont des zones protégées afin d'éviter l'extermination de ces espèces en danger . Il faut s'armer de beaucoup de patience pour caresser l'espoir d'apercevoir leurs nageoires frôlant la surface de l'eau au cours de leur respiration . Il en reste peu , une soixantaine dans cette région , et ils se déplacent par petits groupes ( six à dix ) . Leur couleur est gris bleuté et leur taille d'environ deux à trois mètres . Ils ont une petite bosse avant leur aileron et un museau aplati . Leurs pires ennemis sont les filets des pêcheurs , en voie d'être interdits , et qui ont été la cause de leur destruction massive . La tradition veut qu'ils soient considérés comme la réincarnation d'humains d'où leur importance ... La navigation est calme , reposante voire même apaisante ...le soleil n'est pas encore à son zénith et même si nous n'apercevons pas " ces chers désirés " , cette promenade matinale sur ce fleuve mythique , me laissera un souvenir ému en repensant à cette sereine immensité . Nous arrivons sur le lieu le plus propice à leur rencontre ....les barques sont arrimées à un arbuste dépassant de la berge ........nous sommes là, silencieux , attentifs immobiles , stoïques , écarquillant nos yeux.... et soudain , une forme allongée apparaît , l'aileron dépasse .....puis une autre et encore une autre...nous voyons ce qui peut ressembler à un ballet ...ils sont un peu loin certes mais impossible d'approcher au risque de les effrayer ....un autre groupe arrive et ils continuent à apparaître et disparaître sous nos yeux émerveillés et nos" oh , ah " et nous offrir ainsi un spectacle émouvant et spontané ...nous essayons de capturer des images ...pas facile ...en regardant bien et en agrandissant , je peux distinguer un aileron sur l'une de mes photos ...pas mal quand même !!!!
Nous devons repartir afin de rejoindre la frontière où nous allons quittons notre cher Tadieme pour rencontrer celui qui va nous faire , à son tour , découvrir et aimer son pays .... Quelques dernières photos à la frontière laotienne , des adieux émouvants à ce pays qui su nous laisser entrevoir son âme , nous charmer et nous donner l'envie ( en tout cas pour moi ) de revenir découvrir toutes les richesses culturelles que je n'ai fait qu'entrapercevoir ....et cette végétation fascinante , envoûtante au sein de laquelle bat le cœur du Laos , à savoir son fleuve nourricier , le Mékong .....
Départ de Paris à midi trente , arrivée le lendemain 16h50 ....cad 10 h 50 heure paris.... 22 heures de voyage !!!!!! ( il faut préciser que nous avons dû faire une escale de 7 h à Bangkok , étant donné la fréquence des vols pour Pakse !!!!) Première partie sur A380 pour arriver dans un petit aéroport du sud du Laos , style colonial ......dans un avion à hélice et sur une piste en bordure du Mékong ....dépaysant à souhait ..... On se croirait à Disneyland !!!! Après une escale d'une heure à Savannakhet ...même aéroport mais dont le nom fleure bon Marguerite Duras et sa mendiante ...
La ville est la capitale de la Province de champassak et la troisième ville du Laos .Elle fut fondée par les français en 1905 . Son nom signifie " embouchure de la rivière " . Elle est située au confluent du Mékong et de la rivière Done ( sé Done ) . Deux ponts sur la rivière Done et un pont sur le Mékong , permettant de rejoindre la Thaïlande située à quelques dizaines de kms ( 43 exactement ) , lui donne toute son importance .
De plus , la ville est située sur la route no 13 qui traverse le Laos du nord au sud et qui relie la Chine et le Cambodge .C'est la seule route importante du pays qui ne possède pas de lignes de chemin de fer . Les transports sont essentiellement routiers malgré la présence du Mékong qui le traverse du nord au sud mais difficilement navigable sur toute sa longueur.Le transport aérien est très développé à l'intérieur du pays . C'est un petit pays sans accès à la mer , constitué à 70 % de montagnes et de hauts plateaux , essentiellement agricole et le troisième producteur d'opium ( dans le triangle d'or au nord du pays ) C'est un état socialiste dirigé par un parti unique PRPL , d'obédience marxiste léniniste. C'est un pays de démocratie populaire composé d'un peuple pluri ethnique . C'est un pays très en retard sur le plan humain et économique. Un quart de la population est analphabète. C'est un pays très pauvre mais où les gens ne meurent pas de faim . La langue officielle est le laotien , proche du thaï.
Nous ne sommes pas encore installés à l'hôtel, que notre guide , Sathiene , nous propose une visite du marché, histoire de nous mettre dans l'ambiance ...
C'est un marché mis couvert , dont les très nombreux étals de poissons ( certains sont encore vivants et sautent , toutes branchies ouvertes à la recherche de ce qui sera leur dernière respiration...) nous informent sur la richesse des eaux du Mékong au bord duquel la ville s'allonge et respire ...
On y trouve aussi de nombreux étals de fruits et légumes bien rangés , des volailles , de la viande de bœuf ( ou vache ou buffle? ) , plus tout ce que l'on peut trouver dans un marché asiatique ...on a même vu des cotons tiges voisiner avec les légumes ...pas de souci , tout le monde fait bon ménage ... Certaines marchandes portent le chapeau " chinois" pointu à large bord et noué sous le menton , des étals de chemises sous cellophane , une autre propose de la couenne de bœuf séchée et enroulée comme de gros lacets , pour parfumer la cuisine .. une autre , des noix d'arec ou noix de bétel ainsi que des écorces , à chiquer et qui donne cette coloration orange si particulière aux dents et à la salive de ceux et celles qui la mâchouille et dont le succès est dû aux propriétés stimulantes et coupe faim mais provoquent une véritable addiction .
En face une jeune femme présentait des petits tas de grains blancs faisant penser à du riz mais qui , après renseignement , étaient en réalité ....des larves !!!!
Détail amusant (?!?!) des tapettes à mouches agitées continuellement les empêchent de se poser là où elles aimeraient !!!!
Au milieu des étals alimentaires , des objets en plastique multicolore , peignes , brosses " à tout" , boites ...bref tout ce que le plastique est susceptible de donner comme objets utilitaires et peu chers ...
De grands parasols rouges protègent du soleil , les parties à ciel ouvert ...Il faut dire que le soleil tape dur, même en cette heure avancée de l'après midi ... Un marché somme toute mais asiatique qui plus est ....c'est à dire encore plus bruyant , animé , varié , grouillant , vivant et surprenant que tout ce que l'on peut voir chez nous .....
Nous arrivons enfin à l'hôtel....une bonne douche avant un " vrai " repas sur la terrasse de l'hôtel dominant la ville ....mais le Mékong n'est pas visible ....déception ...il faudra attendre demain pour le saluer .....enfin ...
C'est lui , quand même qui a été à l'origine de cette envie soudaine d'Asie du Sud est .... Le Mékong , près de 4500 kms ( cela varie de 4350 à 4900 ils selon les sources !?!?!) des sommets de l'Himalaya au delta de la mer de Chine , Il traverse six pays et n'est pas , loin s'en faut , un long fleuve tranquille ....
1er jour De Pakse plateau des boliviens pakse 21 02 1er jour mardi 21 février Le plateau des Bolovens
Le plateau des Bolovens ( patrie des lavens ) est situé à une cinquantaine de kms à l'est de Pakse , troisième ville du Laos et capitale de la province de Champassak .
Son altitude plafonne à environ 1000m et il est recouvert d'une végétation somptueuse et de nombreuses chutes d'eau spectaculaires en font une région agréable à visiter et pas trop encore abîmée par le tourisme de masse . Il est habité par des minorités Laven , Alak , Tahoy et Katu , animistes c'est à dire croyant ds la présence d'un esprit ds tout ce qui les entoure ....êtres vivants , objets et éléments naturels comme les pierres et le vent qu'ils considèrent comme des " génies protecteurs " .c'est le chaman qui prend les décisions importantes , a qui on demande conseil et qui soigne ... Une partie du plateau a été deforestré par les français pour y planter des caféiers très réputés ( robuste et arabica ) des hévéas pour le caoutchouc et des bananiers ...son sol fertile permet aussi de nombreuses cultures manioc , du mais , thé , poivre , kapoc....
Sur la route nous nous arrêtons dans un village de forgerons , Houayhe...nous les voyons travailler les hommes au feu pour fabriquer les lames avec un obus rescapé de la guerre comme support , les femmes au meulage des lames et à la fabrication des manches en bois et des étuis protecteurs en bois aussi et joliment verni .... De jeunes enfants jouent , des coqs enfermés dans leur cage en osier en attendant le prochain combat ... Une petite cabane sur le côté expose toutes sortes d'outils ( couteaux coutelas ... proposes à la vente .... J'en ai choisi un avec un très bel étui , considérant qu'il est bon d'encourager l'artisanat direct du producteur au consommateur....je pourrai presque dire que je l'ai vu fabriquer sous les yeux ...
Un peu plus loin une petite marche ds la forêt nous conduit à un pont en osier que se balance au gre du vent et de nos pas pour nous conduire jusqu'à une jolie chute d'eau ...la chute de tat Pasuam où nous avons eu la chance d'être seuls ... Avant de retomber en cascade , l'eau circule sur un dédale de pierres plus ou moins plates arrondies et creusées et qui ressemblent à des centaines de petits bassins ...du plus joli effet ...
Un petit temple et ses offrandes toutes plus étonnantes les unes que les autres ( canettes , bouteille de jus de fruit ???? A moins que ce ne soit une façon de s'en débarrasser ??? ) nous surprend au milieu de la forêt ....
Le retour se fait par un pont métallique plus sûr où les lanternes artisanales sont assez étonnantes , directement suspendues à une branche .... La prochaine étape de la boucle sud du plateau est un village de tisserands reconstitué pour les touristes ...village de Ban Lao Ngam .... Les maisons modèles en paille , la cabane en hauteur pour les nouveaux mariés , un joli petit musée au centre du village ...tout estvevidemm très joli et fait le bobpnheur des cars de touristes ....un peu aseptisé à mon goût ....les tisserandes " travaillent devant bous et exposent leur ouevtec....un coupon tissé main et une nouvelle jupe en rentrant à Paris .... des vanieres tressent de jolis objets colorés
La prochaine étape est la plantation de Mr Vieng "mr Vieng organic homestay " La encore une étape indispensable sur le chemin du circuit touristique !!!!
Mais le lieu en vaut la peine car nous y dégustons un de ces excellents cafés qui fait la réputation du plateau , servi par la charmante femme Noï de mr vieng Mr Vieng n'a repris cette exploitation vieille de 25 ans , que depuis trois ans ...maintenant il travaille seul sans revendeur et est libre de fixer ses prix ...
La maison laotienne traditionnelle sur pilotis ....en bambou les bow Windows en paille tressée , le tout protégé de la pluie par un large toit en bambou ...on vit au dessous et les tables et chaises en bois rustique ainsi que les bals sur en font un endroit très convivial
C'est une plantation de 1 ha ...1000 arbres ...le tout cultivé de façon biologique Deux variétés ...le corse robusta et un intermédiaire le Liberica...la troisième variété , le corse robusta ne pousse qu'à partir de 800 m donc pas ici ... Mr Vieng nous accompagne pour nous faire visitée s plantation ...d'abord le café Comme le caféier est un arbuste qui a besoin d'ombres ils sont plantés au milieu d'arbres à kapok, de jaquiers de bananiers ... Grâce aux fortes pluies , les fleurs qui donnent les fruits d'abord verts puis rouges .. La cueillette se fait à la main et tous les jours au fur et à mesure de la maturation des grains ....Une révolte par an de novembre à avril ...ce qui laisse du temps pour s'occuper des autres plantations ça cacahouètes , manioc ... La première peau enlevée à l'aide d'un système qui ressemble à gros mortier - La séparation des peaux et des graines se fait par "tamisage". Apparaît alors une graine blanche dont on enlève la peau en la faisant tremper puis que l'on fait sécher sur une grande palette pendant dix jours . La deuxième peau enlevée apparaît un petit grain de café , tout blanc qu'il faut encore débarrasser de sa troisième peau. Le grain de café sera alors griller pendant 30 mn environ ...c'est la torréfaction ...
Nous continuons notre visite de la propriété ...
Il nous montre les énormes cosses de kapok issu du kapokier ou fromager , arbre géant dont les gousses fournissent une fibre naturelle imputrescible, proche du coton .....On les l'utilise aussi pour leurs propriétés médicinales .... antiseptique , anti-inflammatoire, antispasmodique et analgésique...Utilisés en particulier pour tous les problèmes buccaux mais peu connu en Europe Partout de grosses fourmis rouges qui ne mangent que les feuilles pas les graines ...en plus elles sont comestibles et sont riches en protéines .... Seuls les plants de cacahuètes sont protégés car des prédateurs viennent déterrer les plants ... Puis nous goûtons a la pulpe des gousses de tamarinier acidulée et fruitée utilisée pour la cuisine pour sa saveur aigre douce et bien connues pour ses vêtus laxatives douces .... Puis la découverte d'un fruit surprenant et pour le moins inhabituel "egg fruit " entre la pomme et la tomate , fruit du canistel ... A l'intérieur des noyaux et une pulpe très jaune douce et savoureuse dont la texture fait penser au jaune d'œuf ... Nous repartons et marchons à travers la forêt .... Nous traversons de nouveaux villages " pas pour les touristes " , pas apprêtés , dans leur jus cad leur pauvreté leur quotidien difficile ....des enfants sales et nus , peut être trop jeunes por être scolarisés nous suivent des yeux d'abord puis s'enhardissent . , espérant peut être quelques bonbons .... Des singes nous surveillent du coin de l'œil espérant quelques chose à voler peut être Des cochons noirs et roses , des poules vaquent à leurs occupations sous les pilotis ... Nous descendons le cours de la rivière pour retrouver les chutes " Tadlo" dans les quelles on peut se baigner durant la saison sèche ..
Nous déjeunons "laotien " au " tadlo lodge" En repartant nous remarquons deux éléphants attendant les touristes intéressés par une promenade en forêt Nous traversons un autre village , désert celui ci ou des maisons plus modernes et colorées voisines avec les maisons traditionnelles en bois sur pilotis ...les mêmes cochons les mêmes poules et coqs le bâtiment central pour la fête
Nous reprenons le bus qui va nous déposer près d'une nouvelle chute d'eau ...impressionnante celles ci , dévalant sur une hauteur de 100 m "Nam Tok Katamtok " Voilà notre circuit terminé ...il est temps de retrouver notre hôtel et sa terrasse si agréable ... Cette visite me rend perplexe ....toute cette nature encore sauvage , peu domestiquée par les hommes , ces villages authentiques tellement différents de ceux " vendus aux touristes " .....on peut les comprendre.... le Laos , petit pays communistes dont une grande partie des habitants vivent sous le seuil de pauvreté , ont besoin des devises étrangères .....depuis qu'il s'est ouvert en 1990 , le tourisme progresse de 20 % par an Donc il faut en profiter avant qu'il ne soit envahi par le tourisme de masse ... Le site du plateau des Bolovens est un des sites les plus réputés du sud , avec le temple Vat Phou que nous allons visiter demain . Tant mieux pour eux même s'ils y laissent leur âme , tant pis pour nous ...
2eme jour Pakse Vat Phou Champassak Mercredi 22 02 Mercredi 22 février 2 eme jour Vat phou et champassak
Nous quittons Pakse , direction le temple de Vat phou ... Nous commençons notre visite par un premier contact avec le grand " attendu " le Mékong ... Le Mékong est l'épine dorsale du Laos , qu'il traverse du nord au sud depuis les monts du triangle d'or jusqu'à la frontière cambodgienne .Il est appelé "la mère des eaux " . Il est source d'eau donc de vie ......c'est la voie de circulation privilégiée et ses rives sont des lieux de peuplement où l'on y pêche et où son eau permet de nombreuses cultures , (notamment celle du riz) irriguant le pays grâce à ses nombreux affluents . Pakse est situé sur la rive gauche du Mékong au confluent avec le riviere Done (Sé Done ). Sa largeur est impressionnante et son cours lent et majestueux , donne cette impression de calme , de nonchalance voire de torpeur presque de léthargie que l'on ressent qd on lit les écrits racontant le Mékong de cette région . Direction le Wat Phu ... Sur la route nous nous arrêtons pour admirer les rizières d'un vert joyeux presque criard ....le riz est l'aliment principal et pas un repas sans riz ...au Laos un seul cycle de culture par an ...pendant la saison des pluies , de mai juin à novembre . Il n'est pas exporté car utilisé pour la consommation locale . Un peu avant d'arriver , nous nous arrêtons et continuons à pied à travers la campagne . Nous traversons un petit village où les habitants sont tous réunis pour fêter un mariage ...une jeune femme en tenue de fête , nous reçoit et nous noue un bracelet de laine blanche autour du poignet en nous expliquant qu'il faut le garder jusqu'à qu'il tombe de lui même ....des enfants intrigués nous observe du coin de l'œil ... Nous reprenons notre chemin , cette fois ci à travers champ et accompagné d'un guide villageois ... Les ruines d'un premier temple ...Des bornes datant de l'époque pré angkorienne jalonnent notre chemin à certains endroits .. Un autre petit temple , le Nang Sida temple , en cours de restauration par une équipe coréenne est une halte culturelle bien agréable ....Un autel et ses offrandes ..... Nous finissons par atteindre notre but ...nous arrivons au pied du Vat Phou ou Wat Phu en laotien . Depuis 2001 , il est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Il se dresse sur la rive ouest du Mékong au pied de la montagne sacrée Phu Kao . Trace de la civilisation pré angkorienne et berceau de l'empire khmer, la capitale khmer fut fondée bien avant Angkor . Le site archéologique est situé à flanc de montagne et s'étage sur trois niveaux pour aboutir au sanctuaire où coule une source sacrée . L'ensemble du site est orienté est ouest , l'entrée étant située à l'est . Le temple de la montagne sacrée est dédié au dieu Shiva donc de culte hindouiste qui fut le culte clé des khmers .Shiva est le dieu de la destruction mais aussi de la création . La forme de la montagne fait penser à un linga naturel , c'est pour cela qu'il y construisirent un sanctuaire . Le linga est le symbole de fertilité attribué au dieu Shiva , très souvent accompagné du symbole féminin , le Yoni où il est souvent placé en son centre ... La ville date du V ou VI eme siècle et le temple fut construit au XI et XII eme siècles Une route reliait la ville à celle Angkor . Les matériaux utilisés sont le grès pour les sculptures, la laterite et les briques . Nous arrivons directement au niveau intermédiaire où se dressent deux grandsbâtiments rectangulaires appelés " palais ". Si nous nous tournons vers le niveau inférieur , une allée ponctuée de poteaux en forme de bourgeons de lotus mène à un grand réservoir ou " baray ". De chaque côté deux bassins partiellement asséchés qui peuvent se remplir d'eau à la saison des pluies . Les palais nord et sud sont en laterite ( pierre rougeâtre ) avec des sculptures en grès De nombreuses ouvertures grillagées par des colonnettes sculptées . Des porches en avancée dont les frontons sont finement sculptés . Des fausses portes aux encadrements merveilleusement sculptés .
Nous nous contentons d'en faire le tour car pour des raisons de sécurité nous ne pouvons y pénétrer . Nous avons vu les ouvriers des équipes de restauration à œuvre et leur difficulté à soulever les pierres allongées sur le sol en attente de replacement , même avec des engins mécaniques ..... Derrière le pavillon sud , un petit pavillon , le pavillon de Nandi ( Nandi étant le taureau qui servait de monture à Shiva ) Une allée aboutissant à une volée de marches bordée de frangiipaniers centenaires nous mène au niveau supérieur . En sortant du chemin , une petite esplanade où reposent deux statues étêtées couchées dont on peut encore voir les socles avec les pieds , sans doute des gardiens ou "dvarapala" Un yoni symbole cosmique du sexe féminin , une sculpture de naja...tout des symboles de l'hindouisme ... Sur la droite une imposante sentinelle " dvarapala" près des vestiges d'un gopura .Il est vêtu d'une robe blanche et est protégé par une ombrelle blanche . Un escalier naga bordeé de frangipaniers sur les pierres duquel on peut voir les trous nécessaires à leur transport . Nous arrivons au niveau supérieur avec le sanctuaire qui renfermait le lingam de Shiva . Le Wat Phu ayant été transformé en temple bouddhique , on peut y voir aujourd'hui des statues de bouddha sur un autel . Sur la gauche , la grotte où coule la source sacrée . Un peu plus haut sur la droite , une pierre à sacrifice ( ressemblant à un crocodile ) où on peut voir la forme d'un corps humain , avec , ultime raffinement , un canal pour évacuer le sang ...C'était là que de jeunes vierges se dévouaient pour être sacrifiées !!! En face des marches sculptées dans la pierre ...l'escalier qui menait directement au paradis !!!!c'était le moins que l'on pouvait leur promettre!!!! Dans le rocher derrière le sanctuaire une sculpture représentant un " trimurti" c'est à dire la trinité hindoue " Shiva , Vishnu et Brahma . Un gros éléphant directement sculpté dans le rocher , impressionnant par sa taille .. Une dernière vue , notre regard embrasse l'ensemble du panorama , majestueux, somptueux et si chargé d'histoire .. Un petit tour au musée avant d'aller déjeuner et de reprendre la route pour savourer l'atmosphère quelque peu surannée et endormie de Champassak .... Le trajet se fait par la route car sinon nous devrions remonter le cours du fleuve .... De jolies vues cependant nous permettent d'apprécier cette presque fin d'après midi ... Quelle chance nous arrivons à l'hôtel Inthira ...les dieux m'ont entendu et nous avons une chambre dont les fenêtres s'ouvrent sur .....le Mékong ....
Une bonne douche , une longue marche dans la ville un peu somnolente ...pourtant le soleil est presque couché et le plus gros de la chaleur est tombé .....une longue , très longue rue ...peu d'accès sur le Mékong à part les bâtiments publics qui me permettent de savourer la vue et le coucher de soleil... Des vaches qui sortent d'une grille ouvragée ...étonnant car cela paraît normal .... Des maisons coloniales voisinent avec les maisons traditionnelles en bois ...
Une place avec un drôle de lampadaire qui paraît sortir d'une fleur de lotus ....
Le Mékong , calme et serein ...peu d'embarcations ... Le temple et son lieu de prières entouré de nombreux stupas sculptés et bariolés , dépositaires des urnes funéraires......
Champassak la belle endormie , petite cité paisible , bien loin de la cité qui aurait connu l'âge d'or au V eme siècle , dégage un charme indéniable qui vous saisit délicatement , par petites touches laissant une trace indélébile mais donnant un goût de trop peu et de "revenez-y " .....
3 eme jour Champassak île Daeng'jeudi 23 février
Nous quittons l'hôtel Inthira et notre chambre avec vue sur le Mékong ....Une barque à " queue longue "nous attend au pied de l'hôtel ....Rouge et verte , elle est ornée de rideaux roses et d'un volant rouge du plus joli effet ...nous longeons la ville de Champassak où les rives sont recouvertes d'une végétation luxuriante ..... A ce niveau , le Mékong est large d'environ deux kilomètres ....des habitations s'échelonnent sur la rive ....le fleuve continue sa course nonchalante et peu d'embarcations l'empruntent ...
Après quelques kilomètres en direction du sud nous accostons pour une bonne heure de marche le long du rivage ..
Un bouddha en pierre brune nous accueille assis au milieu d'un décor " kitch "avec branchages , fausses feuilles, fleurettes et animaux , le tout peint de couleurs vives .
Puis nous empruntons un chemin longeant le fleuve ...Sur la droite , un petit temple très coloré et ses balustrades "dragon " ...
Un peu plus loin , nous trouvons une école jaune et verte , tenue per des sœurs ...l'école est ouverte à tous les enfants , quelque soit leur religion mais aujourd'hui elle est fermée pour cause de décès d'un élève ....Ses couleurs pimpantes sont dues à sa restauration en partenariat avec la France ..A sa gauche une église rose , dans le jardin , des tombes roses et bleues et un petit sanctuaire rose , lui aussi , dédié à la vierge Marie , complètent cet endroit "chrétien au pays des bouddhistes " Les maisons sont en bois , de style traditionnel , sur pilotis ...à la partie supérieure, la maison proprement dite et en dessous , entre les piliers de soutien , un endroit à vivre où les mamans vaquent à leurs occupations , pendant que les enfants jouent , à l'abri de la chaleur ...Des nacelles y sont suspendus ainsi que des hamacs ... Des coqs , des poules , des canards , un dindon , se promènent , la plupart du temps en liberté ...un cochon noir et sa laisse .....une vache et son nouveau né ....de petites échoppes jalonnent le chemin et vendent quelques bricoles aux rares passants qui s'y égarent....même un " club de billard où des gamins d'une dizaine d'années avec des queues plus hautes qu'eux , s'entraînent ....Il n'y a pas d'école aujourd'hui .. Un autre temple , son portail et sa grille très ouvragés , surmontés d'un bouddha jaune , avec ses stupas ou thats contenant les urnes funéraires disséminées dans un parc ..
Des enfants à l'œil coquin nous crie " sabadee" en agitant la main ...plus ils sont jeunes , plus leur spontanéité est grande ...les ados nous répondent le plus souvent " hello " Un petit stand qui vend du carburant pour les deux roues ...comme chez nous il y a quelques dizaines d'années .... Nous arrivons au temple "Vat Puthawanaram", temple bouddhique appelé encore "Vat Muang Kang " , situé à cinq kilomètres au sud de la ville et le plus ancien temple en activité de Champassak . Il date du 19 eme siècle .
La tour avec la cloche et le gong sur deux niveaux pour l'appel à la prière ...
Quatre bouddhas assis habillés de dorures accompagnés d'une dizaine de petits bouddhas semblent être le centre d'intérêt du temple. Un bâtiment cerné de colonnes ( architecture coloniale française ) , Haw. " dont le somptueux toit à trois niveaux à ses extrémités décorées de mosaïque colorée ...Il contient les textes sacrés bouddhiques...
Un autre bâtiment dont l'entrée est gardée par deux déesses se lavant les cheveux et dont le geste est le symbole de redonner l'eau à la terre .
Le toit est surmonté d'un petit clocheton de style plutôt occidental et qui semble incongru au milieu de ce décor laotien. Un autre bâtiment en bois reçoit les moines novices venus passer un ou plusieurs mois comme c'est la coutume ...une musique qui n'a rien à voir avec l'idée que l'on se fait des musiques bouddhistes , atteste que les jeunes novices reprendrons bientôt le cours de leur vie .... Toutes ces influences architecturales , laotienne, coloniale française et aussi birmane et chinoise se mêlent harmonieusement et font de cet endroit un lieu où il est agréable de s'attarder .
Notre vedette nous attend pour la suite de la visite.... le temple Tomo , Uo moung . Un temple , toujours très coloré , une échoppe vendant de la viande séchée ressemblant à des saussissons , une école... Quelques centaines de mètres plus loin nous nous enfonçons dans les bois pour découvrir le temple ou plutôt ses ruines . Dans les bois , d'immenses fromagers reconnaissables à la blancheur de leur bois , des bayans dont un a poussé en entourant un fromager . Le temple a été vraisemblablement bâti par les khmers à la fin du IX eme sur l'emplacement d'un temple bâti auparavant par les " cham's" et détruit . Il se trouve sur les bords d'un petit affluent du Mékong et est orienté vers la montagne sacrée de Phu Pasak . Une chaussée limitée par des bornes , des linteaux encore visibles à terre au milieu des feuilles délimitent l'accès . Un bâtiment central très en ruines domine la rivière avec des bornes disséminées autour ... Au centre du site dans un petit bâtiment , on peut admirer un bouddha blanc de style "sukhothai " Notre embarcation est là pour nous emmener sur l'île de Daeng . Après un déjeuner typiquement laotien , nous enfourchons les vélos pour effectuer le tour de l'île ...après 17 kms de pédalage sur des pistes ensablées , baignade sur une immense plage de sable fin qui n'a rien à envier à celle des Caraïbes et autres lieux idylliques ...et cerise sur le gâteau ....coucher de soleil sur le Mékong ...clic clac les appareils crépitent et nous nous en mettons plein la vue...
Retour ...nous prenons possession de notre dortoir chez l'habitant ...plutôt spartiate !!!!
Trois matelas recouverts d'une moustiquaire cachée par un drap fleuri fleurs nous attendent ..
Je traîne trois couvertures et mon oreiller sous une fenêtre et m'installe plus au frais sur le carrelage ..... Dîner chez un autre villageois qui fait restaurant à l'occasion ... Dommage malgré cette installation chez l'habitant , nous n'avons eu aucun contact ..même cette impression un peu désagréable que nous les dérangions un peu en traversant la "salle de télévision - chambre d'enfant "( deux nattes et deux oreillers ) pour gagner la " salle de bain -wc " ( dans un coin surélevé , un WC à la turque , à droite , un baquet d'eau et un récipient qui servait à la fois de chasse d'eau et de douche pour se rincer ...en étant en équilibre au dessus des WC , le trou étant le seul système d'évacuation de l'eau !!!! Périlleux !!! À côté à un seau pour recueillir les papiers !!!! À voir , à expérimenter ...une fois seulement !!!!! Je pense que la barrière de la langue n'y était pour rien , mais que le fait de loger des touristes leur faisait un " petit " appoint pour mettre du beurre ds les épinards et continuer la construction de la maison ...au Laos , pas de crédit , tout est payable comptant ....Ils sont donc pardonnables car les laotiens de la campagne ont peu de source de revenus autres que la culture et la pêche ...
4 eme jour lÎle de Deng Ile de Khone les 4000 îles vendredi 24
Lever matinal , 6 heures pour aller au temple , donner leur nourriture aux moines ... La restauratrice nous prépare un bol contenant un panier à riz gluant , un œuf dur et un sachet de dexux gâteaux secs ...Nous ceignons une écharpe en travers du torse ... Nous arrivons au temple où un moine très âgé se trouve au centre d'une estrade...
Trois grands bouddhas assis se trouve derrière ainsi qu'une multitude de petits , des décorations en papier doré ...c'est très brillant , scintillant , clinquant ..sur la droite un lit en fer à baldaquin et son matelas encore sous housse , un monceau de couvertures multicolores ...renseignements pris, Il s'agit d'offrandes pour les moines !!! Gâtés ... . Ils sont !!!! Nous passons à tour de rôle , à genou , les mains jointes donner notre offrandes que nous portons d'abord au front avant de la déposer devant le vieux moine . Quelques villageois sont là et font de même ... Puis le moine récite quelques prières ( cette bénédiction nous apportera la prospérité )et nous quittons les lieux ...pour rejoindre l'embarcadère et poursuivre notre route vers le sud et les quatre mille îles ... Des troupeaux de vaches paissent paisiblement sur le rivage ...une barque double arrive ...un pont en bois les relie et des fauteuils en osier nous installent comme des rois ... Nous nous étions alléger et le gros des bagages était resté à terre...
Nous rejoignions la rive , récupérons minibus et bagages et nous nous dirigeons vers le mont Phou Asa....Sur la route nous nous arrêtons dans un petit village où nous distribuons cahiers et crayons , achetés à Paksé , aux instituteurs de la petite école du village ...quatre classes des plus petits aux plus grands .....dans la classe de maternelle , un hamac en tissu ....c'est pour le fils de la maîtresse , petit bout de chou de deux ans qui accompagne sa maman sur son lieu de travail ...voici qui résout le problème de la crèche !!!!
Nous continuons et pénétrons dans le village , constitué d'une minorité venue du plateau des Bolovens , les Taoy , arrivée en 1969 et constitué de sept ou huit familles tous catholiques . Ils travaillent le bois , fabriquent différents objets , commandes de décoration d'hôtels ou destinés aux touristes . Ces objets sont fabriqués avec du bois de fromager , puis teintés à la cendre qui a pour but de leur donner une jolie couleur noire et de les protéger des parasites . Puis une fabrique de plateaux pour présenter la nourriture , en bois de fromager dont nous pouvons suivre toute les étapes de la fabrication ....
Nous reprenons le chemin du mont Phou Asa et atteignons le village de Khiet ngong Pour cela nous allons effectuer la montée à dos d'éléphant ...deux par deux nous montons l'escalier de la tourelle nous permettant d'être à la hauteur de nos majestueuses montures ...les nacelles sont en osier , un coussin est sensé amortir l'écrasement de notre dos ....on est balancé , on se laisse aller ...la montée est rude ce n'est facile ni pour eux , ni pour nous ...les cornacs , par des petits bruits et des coups de talons derrière les oreilles les maintiennent en file indienne .... Arrivés en haut , une tourelle identique , nous descendons et attaquons la montée aride et pierreuse du flanc de la montagne .... Au bout de quelques minutes , nousarrivons aux ruines de la forteresse ...celle d'un roi attapeu ??? Mégalithes rituel ???En tour cas étrange !!! Un donjon en pierres plates posées les unes sur les autres et tout autour des colonnes identiques de deux mètres de haut formant une enceinte ...étrange ....de ce site on a un panorama superbe sur la vallée verdoyante en contrebas .... La pierre est volcanique et aurait probablement servie à la construction du temple de Vat Phou
Les villageois utilisent habituellement les éléphants pour le transport du bois ...
Nous reprenons la route et nous nous arrêtons pour visiter le temple Wat Phou King Keo Kongmany Temple moderne construit par les chinois en dans les années 60 , si je me souvient bien ...un escalier de 128 marches dont les rambardes sont une succession de dragons ...Au démarrage , de chaque côté 7 têtes hurlantes nous accueille ...il leur manque les flammes !!! Les corps sont verts et jaunes et recouverts de coquillages collés et peints ..Quel travail de patience !!!!
Différents bâtiments sont rassemblés sur une surface assez réduite ...bâtiments pour la prière , pour l'étude, pour la cuisine ..... Un premier bâtiment avec des bouddhas dorés assis ...un grand central entouré de plusieurs petits , de teintes et matières différentes ..les mêmes offrandes ...des tapis multicolores recouvrent le sol ....des colonnes blanches dont la base est cerclée d'or ...
La partie supérieure des murs est recouverte de fresques représentant la vie de Bouddha ...la porte est sculptée et peinte en rouge et or ....
Deux gongs majestueux dans leur cadre en bois rouge , trônent sur de tapis d'orient et attendent d'être sollicités ... À peine plus loin deux niches aux toits sculptées et colorés de style laotien ...dans l'une , un bouddha assis , dans l'autre , un bouddha couché et un debout ...
Que de couleurs , que de sculpture , que d'ostentation même , avec tous ces rouges et ors qui ressortent d'autant mieux que les murs d'une blancheur immaculée ..le tout est vif et coloré et rien que de les regarder , on se sent joyeux .... Je demande à Sathiene pourquoi l'absence de banian , arbre à Bouddha que l'on trouve dans tous les temples Srilankais par ex ....parce que le Boudhisme laotien est le bouddhisme du petit véhicule ".. ..
Une petite marche à pied en plein cagnard et nous embarquons pour l'île de Khone ...la plus grande et la plus calme des deux plus grandes des "4000" îles ... Nous descendons le Mékong pendant une bonne heure ....c'est serein , dolent reposant , le soleil baisse à l'horizon et , ajouté à l'air , non pas marin mais "mekongien" !!!! , le voyage est fort agréable et nous pouvons observer la petite activité du fleuve ... Des lignes et nasses ( que l'on repère à des bouteilles en plastique à la surface de l'eau ) attendent d'être relevées ... Des barques pointues , le moteur à l'arrière sillonnent le fleuve ...des gamins jouent et se baignent le long de la rive ... Une femme , deux seaux à chaque extrémité d'un balancier vient chercher de l'eau ... Nous longeons l'île de don Det où des jeunes font du kayak .... La végétation le long des rives est très variée ....palmiers , cocotiers , fromagers ...se succèdent sans discontinuer .. De temps en temps une barque transportant des touristes ... Nous passons devant les chenaux en béton de l'époque française , sorte de gros blocs de béton sortant d'une bonne cinquantaine de centimètres. Nous arrivons à l'île Don Khon ...qui a la réputation d'être plus tranquille que sa voisine ...nous sommes ravis ..notre guest house donne sur le Mékong , le jardine est joliment arboré, les bungalows sont ravissants et confortables ... Les jours se suivent et ne se ressemblent pas !!!!!
5 eme jour. S Ile Khone samedi 25 Samedi 25 février 5 eme jour Île de khone
Belle journée en perspective ....grande balade à vélo autour de l'île de Khone ...
Nous commençons par aller admirer les vestiges de la ligne de chemin ce fer qui traversait l'île du nord au sud .
En effet aucun moyen de transport par voie fluviale n'existait et ne pouvait exister entre les deux biefs du Mékong , au dessus et en dessous de l'île de Khone . A ce niveau de nombreux rochers encombrent son lit et forment des rapides difficiles à franchir .C'est la région des 4000 îles " Si Phan Done " .
L'administration coloniale à créer une voie de chemin de fer dès 1893 pour le transbordement des canonnières en vue de défendre la frontière entre le Siam ( Thaïlande) et le Laos .
Dans un premier temps , la ligne traversait l'île de don Khone du nord au sud .Les marchandises étaient donc transportées par voie terrestre c'est à dire par chemin de fer , inauguré en 1897 par Paul Doumer , alors gouverneur général de l'Indochine .Dans un deuxième temps la ligne fut prolongée au Nord , sur l'île de don Det et parcourait ainsi 14 Kms .
Cela a nécessité la construction d'un pont en béton à treize arches encore utilisé à l'heure actuelle par les vélos et les piétons .
La ligne a été abandonnée au cours de la deuxième guerre mondiale , les rails démontées progressivement et remplacée par une route longeant la rive gauche du Mékong ( 1949 ) , la route no 13 qui va de la frontière chinoise à la frontière cambodgienne .
Nous poursuivons notre chemin et admirons au passage les vieux bâtiments coloniaux ( gendarmerie ....) intégrés dans les bâtiments villageois .
Nous contournons l'île par le NE et traversons un village ...une scène nous interpelle ...Un homme tient un coq sur ses genoux et parait le caresser ...
En réalité il le soigne car son champion vient de participer à un combat ...Les laotiens sont friands de ce genre de loisirs , organisés le WE et lors de certaines fêtes religieuses , même s'ils sont officiellement interdits depuis 1993 .....c'est aussi l'occasion de paris , eux aussi interdits . Très souvent nous avons pu observer les coqs isolés dans une cage en osier , en attente de combat .
Nous continuons sur un chemin terreux qui s'enfonce dans la forêt et arrivons sur les rives d'un rapide ...des installations en osier essaient de barrer leur cours.....des nasses en osier sont la pour arrêter les poissons et cela a porté préjudice aux dauphins qui se sont pris dans ces pièges et a concouru à leur extermination .
Repos , baignade sur une rive plus calme ....l'eau est peu profonde et cela relève plutôt de la trempette....mais bon il fait très chaud et se rafraîchir est bien agréable ...
Retour à l'hôtel .., déjeuner avant de r enfourcher nos vélos ....nous traversons le pont français pour aller faire le tour de la jolie voisine moins calme et envahie par les fêtards....
Nous croisons de " tristes sires " décorés de dreadlocks , piercings nombreux et variés et tatouages tout aussi nombreux et variés si ce n'est plus !!!!
Le point de rencontre des jeunes au sud Laos ...
De nombreuses échoppes bordent les rues des villages , des hamacs se balancent langoureusement en attendant un amateur quand par hasard ils sont vides ...des plages de sable où nous nous arrêtons pour un véritable bain cette fois ...
Un appel au " farniente " .....
Retour sur la "grande île " et direction , les impressionnantes chutes Li Phi ...
Une masse d'eau fantastique et impétueuse , non par leur hauteur mais par leur largeur avec des arrivées à des dizaines d'endroits ...
Une simple barrière de bois nous protège ...et une promenade le long de la rive avec le spectacle renouvelé à chaque instant , au milieu d'immenses arbres aux essences variées , nous conduit à une aire de repos où nous dégustons un smoothy en regardant les cataractes d'eau s'écouler sans interruption ...
Retour pour descendre au sud de l'île près de l'embarcadère où nous sommes attendus pour la soirée chez l'habitant et assister à une cérémonie du Baci" .
La traversée de l'île nous paraît un peu longue ...le soleil se couche et nous arrivons à l'embarcadère sud à la nuit tombée ..
Une sorte de halle centrale au milieu du village où nous attendent les responsables pour nous répartir dans les différents familles .
Terrasse extérieure sur pilotis ...même tanière carrée composée d'une moustiquaire et fermée par le même rideau à fleurs ...
Les douches et WC se trouvent sous la halle près des cuisines !!!
Succinct ...un WC et la douche derrière la porte . Des clous pour accrocher les vêtements ....
La cérémonie du Baci est la cérémonie lao par excellence . C'est la cérémonie du " rappel des âmes " ou " khouanes " ( force vitale douée d'une vie ou d'une volonté propre donc la traduction par " âme " est approximative )
Nous retrouvons une partie des villageois ...nous sommes invités à nous asseoir en cercle sur des tapis de rotin à la lueur de bougies ....une décoration centrale , le " makbeng'" faite de fleurs , de morceaux de coton blanc , rose et jaune ., deux bougies allumées au sommet .....
Les participants joignent les mains l'un après l'autre ...L'officiant ou " mophone " , ici le chamane est là et récite des textes rituels en pali puis mêlé de sanskrit ....
Ce sont de bonnes paroles pour souhaiter bonne santé , prospérité , longévité aux personnes présentes puis à tour de rôle les participants Laos viennent vers nous , récitent à leur tour leurs textes et nous nouent différents bracelets de coton blanc , rose et jaune autour des poignets .
Nous devons boire un petit verre d'alcool cul sec sous les applaudissements des laotiens ...les bracelets doivent être garder au moins trois jours avant d'être enlevés.
Tout cela est bon enfant et c'est un honneur d'être reçu ainsi .
La fête se poursuit par un repas composé de plats typiquement laotien comme le " amok " ou "Mawk" au Laos , préparation à base de poisson ( ou poulet ...)de citronnelle , de galanga ( sorte de gingembre ) , de lait de coco cuit à la vapeur dans une feuille de bananier et servi avec du riz gluant , succulent , mon plat préféré , des nems de délicieux légumes et les traditionnels fruits en dessert ....
Fin de la fête ....chacun rejoint sa famille ...c'était notre dernière soirée laotienne ....cet accueil compense largement la rusticité des lieux et c'est avec beaucoup d'émotion que je me souviendrai de ce moment passé dans ce village ..( même s'ils sont payés pour nous recevoir) ...nous avons vécu des instants de vrai partage et ça ne s'oublie pas .... 6 eme jour Ike de Khone cambodge dimanche 26 02.Dimanche 26 février transfert au Cambodge
Aujourd'hui petite journée en ce qui concerne les visites mais grande journée pour sa signification. En effet nous quittons mon cher Laos pour découvrir le Cambodge...Nous saluons nos hôtes après le petit déjeuner sous la Halle, pour nous diriger vers le débarcadère des français ...nous sommes à la pointe sud de l'île à l'endroit où étaient transférées les marchandises pour dépasser par voie terrestre cette partie du Mékong trop tumultueuse où les nombreux rochers et chutes d'eau rendaient le fleuve impropre à la navigation . La vue est belle , l'eau scintille sous le soleil matinal et en face nous pouvons distinguer le Cambodge . Un homme débarque et remonte avec son chargement ...son filet sur le dos suspendu au bout d'un bâton et dans lequel ce qui ressemble à des sardines , frétille encore . Nous descendons vers le quai où deux doubles barques nous attendent pour aller à la rencontre des dauphins d'eau douce de l'Irriwady , à la limite des eaux territoriales du Cambodge . Ce sont des zones protégées afin d'éviter l'extermination de ces espèces en danger . Il faut s'armer de beaucoup de patience pour caresser l'espoir d'apercevoir leurs nageoires frôlant la surface de l'eau au cours de leur respiration . Il en reste peu , une soixantaine dans cette région , et ils se déplacent par petits groupes ( six à dix ) . Leur couleur est gris bleuté et leur taille d'environ deux à trois mètres . Ils ont une petite bosse avant leur aileron et un museau aplati . Leurs pires ennemis sont les filets des pêcheurs , en voie d'être interdits , et qui ont été la cause de leur destruction massive . La tradition veut qu'ils soient considérés comme la réincarnation d'humains d'où leur importance ... La navigation est calme , reposante voire même apaisante ...le soleil n'est pas encore à son zénith et même si nous n'apercevons pas " ces chers désirés " , cette promenade matinale sur ce fleuve mythique , me laissera un souvenir ému en repensant à cette sereine immensité . Nous arrivons sur le lieu le plus propice à leur rencontre ....les barques sont arrimées à un arbuste dépassant de la berge ........nous sommes là, silencieux , attentifs immobiles , stoïques , écarquillant nos yeux.... et soudain , une forme allongée apparaît , l'aileron dépasse .....puis une autre et encore une autre...nous voyons ce qui peut ressembler à un ballet ...ils sont un peu loin certes mais impossible d'approcher au risque de les effrayer ....un autre groupe arrive et ils continuent à apparaître et disparaître sous nos yeux émerveillés et nos" oh , ah " et nous offrir ainsi un spectacle émouvant et spontané ...nous essayons de capturer des images ...pas facile ...en regardant bien et en agrandissant , je peux distinguer un aileron sur l'une de mes photos ...pas mal quand même !!!!
Nous devons repartir afin de rejoindre la frontière où nous allons quittons notre cher Tadieme pour rencontrer celui qui va nous faire , à son tour , découvrir et aimer son pays .... Quelques dernières photos à la frontière laotienne , des adieux émouvants à ce pays qui su nous laisser entrevoir son âme , nous charmer et nous donner l'envie ( en tout cas pour moi ) de revenir découvrir toutes les richesses culturelles que je n'ai fait qu'entrapercevoir ....et cette végétation fascinante , envoûtante au sein de laquelle bat le cœur du Laos , à savoir son fleuve nourricier , le Mékong .....