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Retour sur 10 jours en Jordanie-Israël English translation pending
by Ellobo · 2012-11-09 · 43 replies
Salut, pour une fois j'ai fait un voyage organisé accompagnant ma chère et tendre qui voulait faire un pélerinage en Terre Sainte. Donc deux choses complètement incongrues pour moi, voyage organisé et pélerinage, mais bon, c'est une expérience. Donc d'abord le carnet de bord puis mes petits commentaires.... Bon courage! Bien entendu, sur mon site, c'est plus complet, y'a plus de photos, de commentaires, de coups de cœur, de coups de gueule !!!, c'est ici

Lundi 29 octobre

Décollage à 12h25 en direction d'Istanbul, par un vol de Turkish Airlines. Très bon repas à bord fidèle aux bons souvenirs que nous avaient laissé la cuisine turque. Arrivée comme prévu à Istanbul, 3h d'escale et redécollage vers Amman à 19h55 toujours avec Turkish Airlines. Encore un bon repas, mais par contre, le vol dure plus longtemps que prévu, car initialement il devait passer par Beyrouth et pour une raison inconnue (!) il passe par le Sinaï, Aqaba et remontée vers Amman. En effet, il semblerait que pour des vols n'allant pas en Israël, le survol du territoire est alors interdit (pas d'infos là dessus, mais je cherche). Arrivée plus tardive que prévue à Amman(environ 23h à l'heure d'Istanbul ce qui fait 0h en Jordanie car il y a 2 h de décalage avec la France.

Là commence maintenant la joie du voyage en groupe !!! Tout d'abord le visa. En individuel, cela se passe relativement bien, mais en groupe, il faut un visa groupe. Environ ¾ h d'attente donc pour enfin sortir de l'aéroport, 1/4 h d'attente du bus et enfin route vers Petra. J'avais tablé sur un dodo à 4h du matin, beaucoup avaient ri et finalement dodo à 4h ; Dur, dur, dur. M'enfin, on le savait un petit peu avant de partir.

Mardi 30 Octobre

Réveil poussif, petit dej de qualité moyenne et comme l'hôtel est près du site, petite marche vers l'entrée. Là, notre guide commence son numéro. Tout d'abord il fait la pub des calèches et autres chevaux, puis nous installe dans un coin, bien avant le siq pour nous répéter ce que nous savions déjà, puisque tout avait lu au moins 3 trucs su Petra. Enfin la traversée du Siq, splendide, il faut vraiment prendre son temps, laisser passer les gnous (euh ! Les groupes de touristes pressés) Lorsqu'on débouche sur le trésor, et malgré le monde, un choc se produit, c'est splendide .La visite du site de Petra n'est pas que le trésor, mais plein de belles choses différentes, toutes taillées dans le rocher. 1- Le trésor

L'enthousiasme est maxi, et là notre guide se refait remarquer en invitant à boire l'apéro( invitation à payer bien sur). Je préfère aller faire quelques images et quand je reviens, tout le groupe est assez agité, puisque le personnage annonce le tarif à payer. Le prix vu ensuite partout augmenté de 1 euro ( sa commission??). Un petit tour à la chapelle des mosaïques et l'arrivée sur la ville basse. Vient ensuite le sacro-saint repas de midi. Là encore, nous pensions être attendus, mais rien n'a été réservé. Ou là laà !! je m'énerve, car je vois passer le temps et pour un bout de viande, je risque de ne pas avoir le temps de voir tout ce que je veux voir. Hop une décision et on saute le repas.

Il est 13h et je décide de monter au monastère. 25 minutes plus tard (on marche bien) c'est une superbe vision qui apparaît devant nous. Ce bâtiment est magnifique, un peu plus haut se trouve « the top of the view in the world », malheureusement une légère brume nous empêche de l'admirer. 2 - Le monastère

Cette promenade n'est pas difficile, chacun son rythme, elle est à 80% à l'ombre l'après midi mais par contre le résultat en vaut la chandelle. Un petit repos là haut en buvant un coup et descente vers la suite, les tombeaux royaux. Ils ont de la gueule aussi bien de loin que de près. C 'est très facile comme promenade même si c'est bien au soleil. Enfin mon dernier objectif est le site du haut lieu du sacrifice, une montée assez rude (c'est aussi la dernière de la journée), des marches très irrégulières, mais le résultat est sympa aussi : une belle vue en plongée sur les tombeaux et la ville basse et surtout un silence apaisant. Une dernière descente, encore un moment de contemplation devant le trésor puis le siq et il est temps de rentrer à l'hôtel. C'est là que l'on voit l'avantage d'avoir un hôtel proche du site, car la fermeture est assez tardive.

Diner et dodo.

Mercredi 31 Octobre

HOTEL : Petra Palace Hôtel : A éviter, pas de pression dans les douches, obligé de se laver avec un très mince filet d'eau, des murs en papier cigarette, un accueil peu courtois.

Même topo que hier pour le petit déjeuner, et départ par la route des rois, direction Wadi Rum. En quittant Petra, un joli point de vue sur le Siq, surtout son entrée et quelques km plus loin, (5 ou 6), il faut s'arrêter pour voir le site de Petra d'une vue perpendiculaire au Siq, on y devine le trésor. 3 - Faut le trouver, le Siq !

Route vers Wadi Rum et le « camping dans le désert » Comme prévu, un truc à touristes, avec excursion en 4*4. Une nouvelle fois le guide entourloupe tout le monde en proposant moyennant supplément un tour plus long. Seul à ne pas vouloir, je cède car notre groupe est hyper sympa. On prend les véhicules et manque de bol, lorsqu'on est assis dans notre 4*4, on ne voit rien !!! Je ferai toute l'excursion debout !! Le lieu est sympa, me rappelant le Naukluft en Namibie, des arches, des dunes, un feu avec du thé en attendant le coucher du soleil, tout cela nous ferait bien oublier les affres du début si notre cher ( très très cher!) guide ne nous avait pas arrété en plein milieu du désert, pour un thé qu'il nous présente comme super et qu'il veut encore nous faire payer . Devant la levée de boucliers, il « prend » sur ses deniers personnels la dépense ( Mort de rire) 4 - Une arche du Wadi Rum

Retour au campement, diner et dodo.

Jeudi 1 Novembre :

Le campement dont je ne me souviens pas le nom : Si on oublie, les lumières de la ville de Rum à 1km, le train qui est passé dans la nuit (2km), l'avion qui a survolé le camp, les chiens qui ont aboyé, le groupe électrogène, on se croirait vraiment dans le désert. Truc à touristes à éviter !

Départ matinal car ce soir on dort au lac de Tibériade. Route longue et difficile jusqu'à Madaba. L'église St Joseph possède une fantastique mosaïque représentant une carte de la Terre Sainte.

5 - L'église St Joseph

A voir ! Ensuite direction le Mont Nébo, et normalement une vue sur la « Terre Promise », mais encore une fois pas de bol. Descente vers Béthanie, le lieu où Jésus a été baptisé (hum, hum, hum, ...) Endroit malgré tout curieux, car Israël est tout proche (3m : la largeur du Jourdain à cet endroit) et de chaque côté du fleuve, il y a des cérémonies de baptêmes ( on trempe tout le corps dans l'eau).

6- Béthanie

Enfin arrêt au traditionnel magasin que le guide connait bien et qu'il nous recommande et route vers le poste frontière le plus près du lac de Tibériade. Ah le passage de frontière !

Tout d'abord un militaire monte dans le bus pour vérifier les passeports, 100m plus loin deuxième vérification, 100m encore et il faut descendre les valises, les faire passer dans la grosse machine, pour les récupérer et les remettre dans le bus qui est 5 m plus loin, puis on roule encore 100m et on descend pour aller faire vérifier notre passeport. On n'a pas encore quitté la Jordanie. Mais là un grand moment d'émotion, l'adieu au guide, ….un peu froid comme départ:curieux !!!

Un dernier contrôle où ils ne nous vérifient pas les passeports (mais apparemment ils auraient pu) et le bus nous dépose devant la douane israélienne . Un premier contrôle de passeports, une vérification de valises et une deuxième vérification avec des questions. J'y suis resté dix minutes. On m'a demandé mon nom, prénom date et lieu de naissance, les pays que j'avais visité et plein de questions. Comme j'ai beaucoup de visas de pays arabes, ils m'ont demandé lesquels je connaissais, et si j'avais visité le Liban, la Syrie, le Pakistan, l'Afghanistan, le Yémen soit de super lieux de villégiatures actuellement ! Un grand coup de tampon sur mon passeport alors que j'avais donné une feuille blanche pour le faire dessus. Allant souvent au Maroc, je suis un peu inquiet pour l'avenir. Inch 'allah, on verra bien. Un dernier contrôle de passeport, et on fait connaissance avec notre nouveau guide. A noter que toutes les vérifications de passeports se sont faites sur 20m maxi.

Arrivée à notre logement, diner et dodo.

Vendredi 2 Novembre

Beaucoup de trucs religieux durant cette journée, normal dans un sens !

Dans l'ordre, l'église des Béatitudes, avec une super vue sur le lac de Tibériade,

7 - L'église de la multiplication des pains une balade en bateau sur le lac de Tibériade, la primauté de Pierre et Capharnaüm. Déjeuner au bord du lac et direction Nazareth. On voit une énorme différence entre les cultures israéliennes et jordaniennes. De même avec de nombreuses choses. On a le luxe d'un côté du Jourdain et la misère de l'autre côté. Visite du vieux village de Nazareth. Un puy du fou version mini, où des figurants essaient de montrer comment était la vie du temps de Jésus. Pas indispensable, mais bon.

8 - Le spectacle

Ensuite visite de l'église de l'annonciation. Spéciale de l'extérieur, elle est splendide de l'intérieur. Un très joli édifice.

Retour vers le logement

Diner et dodo

Samedi 3 novembre

Réveil très, très tôt, à cause d'une foutue course de vélo qui entraîne la fermeture des routes autour du lac de Tibériade à 6h, il faut donc passer avant. Route vers St Jean d'Acre, ville des croisés, mais à cause des vélos, on y arrive et tout est fermé. Petit tour sur les remparts, visite de la citadelle, trouvée il y a peu de temps sous la vieille ville, promenade le long des quais et visite des souterrains. 9 - St Jean d'Acre



Matinée très intéressante qui se poursuit au sommet du Mont Carmel, d'où l'on a une très belle vue sur le pays. A noter sur la route un tombeau comme il y avait il y a 2000 ans avec une pierre qui roule pour le fermer. Apparemment il en resterait moins d'une dizaine en Israël.

10 - Une statue au Mont Carmel



Ensuite déjeuner dans un Kibboutz, qui nous fait penser (même si on ne l'a pas connu)à une cantine soviétique du temps de Staline. Grande salle impersonnelle et une notion de collectivisme impressionnant. Une sacrée leçon !!

Route vers Césarée Maritime, lieu créé par Hérode. Un bon petit film au début montre grâce à des images de synthèses comment c'était avant..... Ce site au bord de l'eau a un charme particulier. Continuation vers l'aqueduc, qui ne mérite pas vraiment le détour, car même s'il est long, il n'est pas mis en valeur. Route vers Jérusalem.

Diner, petit tour dans le quartier et dodo.

Dimanche 4 novembre

Lever plus tard et départ pour la vieille ville. Entrée par une porte au niveau de la place du mur des lamentations et l'accès au dôme du rocher. C'est ce dernier que l'on veut voir et là à 8h30, il y a une file d'attente pour deux heures au moins. Il y a un contrôle de sécurité, style aéroport, mais qui n'ouvre pas à toutes les heures. Au vu de la file , décision est prise de chambouler le programme. Il faut savoir que les horaires de ce chechk point sont draconniens. Bon après un petit tour au mur des lamentations, les hommes avec kippa d'un côté, les femmes de l'autre.

11 - Le mur des lamentations

Direction la Basilique Ste Anne et la piscine de Bethsada, puis la Basilique de l'Ecce Homo et le Lithostrothos. Des lieux symboliques au niveau religieux, mais pas spectaculaires au niveau architectural. Après un rapide déjeuner au restaurant Nafoura (le meilleur repas du séjour), route vers Ein Karem et l'église de la visitation. Beaucoup plus calme comme lieu, mais une nouvelle fois, plus symbolique qu'exceptionnel. Ensuite on peut aller sur le dôme du rocher et on s'en prive pas, car c'est vraiment, vraiment magnifique.

12 - Le dôme du Rocher

Route vers Bethléem et après un arrêt aux Champs des Bergers, coup dur car la Grotte de la Nativité ferme à 17h et il est 16H45. Donc route vers le traditionnel magasin que le guide connait, mais celui-là il est mieux que les autres car tenu par un palestinien qui fait travailler son peuple et partage ses gains. Quand on voit le bonhomme, sa tenue, sa voiture, .. son peuple doit être aussi très riche, mais eux ils doivent cacher leurs richesses !!!!

Diner et dodo

Lundi 5 novembre

Lever très matinal, il faut rattraper la visite manquée de la veille. Départ à pied de l'hôtel (seul avantage de celui-ci), marche sur la via dolorosa et les stations du chemin de croix. Arrivée au St Sépulcre. Cette église immense renferme et le rocher sur lequel Jésus aurait été crucifié et son tombeau. Une vingtaine de mètres les sépare. Une foule immense fait la queue pour le tombeau, il faudra attendre plus d'une heure au milieu de guides russes qui ne cessent de parler. On dirait qu'ils sont payés au mot, alors qu'il semblerait que beaucoup de personnes aimeraient avoir le silence. A noter que quand des religieux veulent prier dans le tombeau, ils passent devant tout le monde, s'installent dans le lieu, prient, ce qui fait augmenter le temps d'attente. Pour des gens qui n'ont que ça à faire, ce n'est pas correct. Pour ceux qui sont venus avec un certains nombre d'images sur ce moment de la religion, il y a une très grande déception car ce lieu est plutôt Disney qu'un lieu de culte.

13 - Le tombeau du Christ

Ensuite visite sur le deuxième tombeau du Christ (et oui c'est comme les sources de la Loire!), il y a l'endroit vénéré par les protestants. Là c'est beaucoup plus calme, plus proche des images que les gens ont. Route ensuite vers Bethléem, pour la basilique de la nativité et sa grotte. Bilan deux heures d'attentes où tout le monde essaie de passer devant les autres, avec bousculade, pour pas grand chose. Une nouvelle fois des religieuses sont passées devant et ont monopolisé les lieux 25 minutes. Il va s'en dire que le retard a été énorme dans les prévisions.

14 - Église de Bethléem

Route ensuite vers Qumran, au bord de la Mer Morte, en traversant Jérusalem et les différents check points entre Palestine et Israël. Petit film dans une salle climatisée à fond (15°C) alors que dehors il fait 30 °C, puis tour rapide des fouilles archéologiques. Repas immonde dans une cafétéria et un très bon moment arrive : la baignade dans la Mer Morte. Des vestiaires sont là, des douches d'eau claire aussi. Le bain est vraiment sympa, le sol est gluant, c'est un sable-boue, on glisse, il y a des trous mais une fois trempé, la sensation est vraiment cool. C'est une grande partie de rigolade. Après un passage rapide à Jéricho, ville la plus vieille du monde c'est un retour à l'hôtel après un détour au Mont Scopus pour voir Jérusalem illuminé.

Mardi 6 novembre

Départ au Mont des Oliviers où la vue sur la ville est splendide ; 15 - Vue sur Jérusalem

Visite à la suite du Pater Noster, Dominus Flevit, Gethsémani. Ces visites se font dans le sens de la descente et font voir Jérusalem de façon différente à chaque étape.

16 - Pater Noster

Continuation vers Saint Pierre en Galicante où un nouveau point de vue fait voir Jérusalem d'une autre façon.

17 - Saint Pierre en Galicante

Et comme c'est le dernier jour, après le repas c'est le temps libre consacré aux achats. Sympa, classique dans le pays du Moyen Orient, on se laisse prendre au jeu du marchandage et à la fin de la journée tout le monde est content.

Retour à pied à l'hôtel, diner et dodo

Mercredi 7 novembre

Réveil à 1h du matin, départ à 1h50, arrivée à l'aéroport Ben Gourion à Tel Aviv à 2h45 et début des formalités. Comme on est un groupe, les fonctionnaires israéliens choisissent une personne, parlant anglais de préférence et lui pose des tas de questions sur le voyage, le groupe, ce que l'on a fait, etc..

Ensuite le chef choisit une autre personne du groupe, en l'occurrence, c'est pour ma pomme et me pose des questions similaires au premier. Le chef fait le lien entre nos réponses et s'il n'y a pas une grosse différence, le groupe peut commencer les formalités. La grosse crainte est que quelqu'un nous ait donné, et non vendu, quelque chose à emporter. Les valises pour la soute peuvent être fouillées (9/23). Malgré tout cela ne prend pas un temps terrible, par contre une fois débarrassés de nos bagages soutes, les contrôles pour les bagages à main sont vraiment minimes, on a pu passer de l'eau sans soucis contrairement à tout ce qui se fait dans les autres aéroport du monde !!

Vol sans soucis vers Istanbul, escale rapide, puis vol vers Lyon avec ½ h de retard.

ALORS ?

Au niveau du voyage organisé, je dois dire que j'ai été agréablement surpris. Le groupe était super sympa, pas de retard, beaucoup d'unité, peu de contraintes liées au groupe, si ce n'est que dans les lieux touristiques, l'arrivée d'un groupe déclenche une frénésie parmi les autochtones et ceux-ci cherchent vraiment à faire du fric, chose que l'on ressent moins en individuel.

Au niveau pélerinage, aucun commentaire puisque je me suis mis de côté du groupe durant tous les moments propres au pélerinage, ce qui m'a donné l'occasion de bien discuter avec des personnes, notamment un syrien dont les parents sont sur Alep et qui m'a parlé de son pays d'une façon que je n'ai jamais entendu dans les médias. Les longues discussions que j'ai eu avec le guide juif, ont été très fortes, car j'ai essayé de le pousser dans ses retranchements par rapport à la situation politique.

Au niveau lieux touristiques, la Jordanie est vraiment magnifique et Petra sublime, quant à Israël, tous les lieux que nous avons visité étaient en lien avec le pélerinage et donc sans grand intérêt autre que spirituel. Ex le St Sépulcre qui le haut lieu du christianisme, n'est pas la plus belle église que j'ai vu, loin s'en faut. Se démarque un peu, le dôme du rocher, la baignade en Mer Morte, la vue depuis le Mont des Oliviers et l'intérieur de la Basilique de l'Annonciation à Nazareth.

Au niveau hôtel, une catastrophe (voyage organsié bas de gamme ??? pourtant le prix ne l'était pas ). PETRA : Petra Palace : Murs en papier cigarette, lorsqu'on se parlait on ne savait si c'était entre nous ou avec les voisins.

WADI RUM : Captain Wadi Rum Camp: Tout près de la ville avec les bruits de voitures, train, avion et aboiements. Rien à voir avec le désert!!!

TIBERIADE : Kibboutz Karei Deshe : Peut être le mieux, chambres ultra simples mais fonctionnelles (douche, une vraie!, wc et 6 lits !!!)

JERUSALEM : Hôtel Méridian: Seul intérêt, proche de la vieille ville (10 minutes à pied)

Voilà, ça c'est fait. Je suis très content de l'avoir fait, et je pense que la Terre Sainte doit se faire en pélerinage (ou avec quelqu'un qui le fasse comme cela ) car je ne suis pas certain qu'en simple touriste on y trouve son compte.

a+
Pouvons-nous visiter la Birmanie sans guide? English translation pending
by Bayon69690 · 2012-11-07 · 2 replies
Bonjour....Nous avons besoin de votre ressenti vous qui avez déjà voyagé en Birmanie. Cela fait plusieurs année que nous souhaitons allés en Birmanie...et c'est prévu pour cet été. Nous voyageons esentiellement en Asie, et en individuel.... Cependant après des recherches, des demandes de devis...quelle surprise en voyant les tarifs qui sont exorbithant de 4500 à 5000 dollars pour 15 nuits avec le guide, les hôtels, les 2 vols intérieurs, et les moyens de déplacement à cela n'est pas compris le vol inter, les entrées des sites, les repas.... Donc pour diminuer la facture nous nous demandions si la Birmanie était un pays facile et si on pouvait réserver uniquement nos hôtels, nos vols int, notre voiture et se débrouiller sur les sites.... Nous ne parlons pas trés bien l'anglais. Nous attendons donc vos conseils, et si vous avez des bons plans pour les hôtels, les agences.... Merci à vous tous 😉
Quoi voir en dix jours au départ de Montréal? English translation pending
by Cannellemaya · 2012-11-06 · 5 replies
Bonjour, Nouvelle sur ce forum, je remercie d'avance ceux et celles qui prendront le temps de me répondre. Mon mari et moi avons trés envie de partir tous les deux au Canada en septembre 2013 mais nous ne voulons pas de voyage organisé. Nous aurons 10 à 12 jours maximum et souhaiterions prendre le temps de visiter. C'est la première fois que nous aurons à organiser notre voyage... Auriez vous la gentillesse de me conseiller un petit circuit au départ de Montréal (retour Montréal) ? si vous avez également quelques adresses sympathiques et chaleureuses, pour se loger. Nous pensons louer une voiture. Qu'en pensez-vous ? Merci encore......
Louer une moto ou un scooter en Birmanie? English translation pending
by Bima23 · 2012-11-05 · 15 replies
Bonsoir,

Je pars en Birmanie du 5 au 23 décembre. Je souhatais sur certaines destinations louer une moto ou un scooter pr pouvoir rayonner aux alentours. On m'a dit que les étrangers n'étaient pas autorisés à en louer? Ou tt du moins que l'assurance ne couvrirait aucun accident, Qq en sait il un peu plus? Merci d'avance!!!
Temps de trajets à Oman? English translation pending
by 3écureuils · 2012-10-29 · 32 replies
Bonjour, Nous sommes en train d'organiser nos étapes pour un tout prochain voyage à Oman. Nous aurons un 4 x 4. Quelqu'un pourrait-il me donner à titre indicatif le temps de trajet pour relier Nizwa à Barka en passant par le Wadi Bani Awf. Est-ce une piste très fréquentée, étroite, dangereuse... ? j'ai du mal à évaluer Si nous devons choisir entre le Jabal Shams et le wadi bani Awf, avez vous des conseils à donner ? De même connaissez vous le temps approximatif de trajet entre le Wadi Bani Khalid et le 1000 Nights camp ? Cordialement
Conseil pour un séjour de trois à quatre nuits sur une île de Thaïlande English translation pending
by Joe10 · 2012-10-21 · 58 replies
Bonsoir,

Nous partons (couple) en Thailande pour la première fois pendant 2 semaines fin janvier. Nous souhaitons la 2ème semaine de ce séjour passer quelques nuits sur une ile. La première semaine sera consacré à Bangkok et au Nord

Après des heures de lecture sur ce forum, je vous sollicite pour nous conseiller sur le choix de l'île car il y a beaucoup d'offres et j'ai lu tellement de commentaires et d'avis (qui parfois peuvent être contradictoires), pris quelques notes, mais sans arriver à isoler une destination

Nos critères sont une belle plage, pas trop de touristes, des restaurants authentiques de cuisine locale (fruits de mers) pour varier les repas. L'objectif est la baignade, le farniente et le calme. Je sais que Janvier n'est la période la plus propice à cela, mais il s'agit de congés plus ou moins imposés.

Notre budget peut aller jusqu'à 3000 - 3500 THB la nuit. On aimerait un bungalow ou une chambre les pieds dans l'eau et la présence d'un piscine

Suite à la lecture de nombreux sujets, il semble que c'est dans le sud-ouest qu'on trouve les plus beaux coins. J'ai retenu Ko Lanta plage de Klong Nin. Qu'en pensez-vous ? L'accès semble relativement aisé avec l'avion jusqu'à Krabi, puis ensuite le bus et le bateau. Mais quid d'une plage/endroit pas bondé fin janvier ? Est-ce qu'il sera possible de faire l'excursion à la baie de Phang Nga depuis Ko Lanta ? Selon vous, y-a t'il autre chose qui correspondrait mieux à nos critères par rapport à ce que vous avez déjà visité ?

Sinon plus proche de Bangkok, est-ce que Ko Samet peut faire l'affaire en semaine ?

Je suppose que vu la période, je dois tout booker (avion + hôtel) à l'avance pour les îles. Mais pensez-vous que cela est également nécessaire pour les visites dans le nord ?

Merci !
Que me conseillez-vous pour un voyage combiné Guadeloupe-Martinique? English translation pending
by Babar29 · 2012-10-19 · 18 replies
Bonjour à Tous, J'aimerai quelques conseils concernant un voyage combiné GUADELOUPE-MARTINIQUE. En effet, nous comptons nous rendre à 4 (2 couples) vers cette destination l'année prochaine pour la première fois. Est-ce que parmi vous, des personnes ont pu réalisé ce voyage. Dans l'affirmative, avec quelle agence êtes-vous parti et en avez-vous été content ? Merci
Passage à l'immigration américaine English translation pending
by Bastinou13 · 2012-10-18 · 17 replies
Bonjour,

Nous partons aux états-unis en Novembre cet année avec ma copine. Nous sommes juste concubin ! Est-il possible de passé l'immigration ensemble ??

Merci d'avance pour vos réponses
Mes prochaines croisières avec Celebrity English translation pending
by Sylviannefd · 2012-10-17 · 13 replies
Nous aurions du faire notre première croisière celebrity au mois d'août, les aléas de la vie en ont décidé autrement😕. Nous testerons donc cette compagnie en février 2013 sur le celebrity Infinity dans l'Antartique de Buenos-Aires à Buenos-Aires.🙂 C'était notre dernière croisière réservée, la réduction supplémentaire durant ces 3 jours m'a incitée à faire des recherches et j'ai trouvé des destinations nouvelles qui nous faisaient envie😉. Nous avons donc réservé : encore sur le Celebrity Infinity du 26 juillet au 5 août les fjords norvégiens et à la suite du 5 au 16 août les îles britaniques ensuite nous irons passer quelques jours chez notre fille avant de rentrer chez nous d'où les vacanciers seront partis😛 Et puis pour mars 2014 nous avons des choses à fêter🙂😊: cette fois ci sur le Celebrity Solstice du 22 mars au 3 avril : la Nouvelle Zélande, départ Auckland arrivée Sydney, et la encore à la suite du 3 avril au 11 avril de sydney à sydney la Nouvelle Calédonie, ensuite quelques jours sur place et nous rentrerons.... Maintenant il me reste à regarder pour août 2014😉
Hésitation entre les hôtels Marazul et San Luis à San Andres English translation pending
by Gui1lou · 2012-10-17 · 10 replies
Bonjour à vous, malgré tout ce que j'ai lu j'hésite encore entre ces 2 hotels car la différence de prix est de 160 $ par personne ( plus cher le Marazul) Toutefois je le trouve + central et surtout il donne accès au ponton pour l'île Haynes Cay. Help S.V.P. ???
Ce que m'a apporté VF English translation pending
by Lucbertrand · 2012-10-12 · 1 reply
Voyage Forum quel a été son impact sur ma vie ?

J’ai pris ma retraite, cela fait déjà sept ans, Aïe ! Mes vies professionnelle et sportive étaient déjà bien remplies. Mais quand subitement, jeune on bascule dans une vie de retraité après avoir eu une activité trépidante avec de nombreux déplacements en France et à l’étranger, il faut un petit temps d’adaptation. Pour ma part, je m’étais préparé psychologiquement (comme on dit). Mais malgré tout, par moments je me posais des questions sur les dangers possibles du manque d’activités. A ces moments pour combler le vide et ne pas laisser l’angoisse trop monter je me plongeais (maladie bien actuelle) dans les recherches sur le net. Le mot voyage était l’un des tags de mes recherches, et c’est ainsi que je suis tombé sur VF. Tout de suite j’ai été intéressé par ce foisonnement de récits et de demandes tous azimuts. J’ai vu qu’une réunion « VFiste » était organisée à Lyon, j’y suis allé et j’ai découvert des gens très différents dans leurs attentes et leur manière de voyager, mais on a bien rigolé toute une soirée. Et depuis on a recommencé régulièrement. J'ai en particulier fait la connaissance et gardé le contact avec un maître du grand voyage, Mekong.

Puis un voyageur au long cours à vélo a posé des questions sur l’Albanie. Pays que je connais bien pour y avoir habité trois ans. Je lui ai fourni un certain nombre de renseignements, de contacts humains et de topos d’escalade. Pour ne pas le nommer il s’agit de Vivlevelo. Il est parti faire son tour de l’Adriatique de Nice à Nice, en quelques deux mois et demi. A son retour, il m’a contacté pour me remercier et nous avons continué à communiquer. L’année suivante il a décidé de partir faire le tour de Turquie à vélo. Pour ma part je me rendais en Albanie en voiture et je lui ai proposé de faire route ensemble jusqu'au sud de l'Albanie. Ce que nous avons fait de Lyon à la frontière albano-grecque, son vélo dans le coffre de ma voiture. Durant notre voyage motorisé à petite vitesse il m’a beaucoup parlé de sa passion du périple à vélo, comme de plus il est alpiniste, grosse expérience des Pyrénées et moi des Alpes nous avons eu tout au long de notre traversée de l’Italie, la Slovénie, la Croatie, le Monténégro et l’Albanie des conversations acharnées concernant nos souvenirs respectifs concernant nos expériences d’alpinisme. Il est plutôt glace et moi rocher. Mais il m’a aussi beaucoup parlé de voyage à vélo.

Lorsque nous nous sommes séparés à la frontière grecque, manifestement il m’a laissé avec un gros point d’interrogation sur cette manière de voyager. J'étais très intrigué et très curieux, une grosse envie d'essayer ce type d'errance. J’ai repris mon chemin en voiture à travers les Balkans, myriade de petits pays au charme extraordinaire. Trois mois plus tard lorsqu’il est rentré dans ses Pyrénées, il m’a contacté et m’a dit que son voyage à travers la Turquie l’avait une fois de plus émerveillé. L’année suivante il projetait une traversée de l’Europe toujours à vélo. Je lui ai fait part de mon intention d’en acheter un et de l’accompagner de Mulhouse à Tallinn.

Un premier round de chauffe pour voir si ça collait, tour de Corse et Sardaigne, un mois et 2000 kilomètres d’émerveillement. Puis deux mois plus tard 4000km à travers l’Europe. Une grande amitié est née. Il m’a fait connaître d’autres fous de la pédale, en particulier Evelyne, Colombe387 avec qui j’ai aussi beaucoup voyagé à vélo. Je crois déjà six ou sept fois, et des projets plein la tête. Et puis avec Vivlevelo un magnifique voyage effectué en 2009, traversée des Andes de Quito à Uyuni en trois mois. Et aussi toujours grâce à VF, j’ai rencontré Gérard, un compagnon merveilleux pour une chevauchée de Venise à Thonon, 1050 km et 15 cols, effectuée en juin de cette année.

Voilà en quelques mots après une superbe récolte de cèpes dans les forêts du Pilat près de Saint-Etienne ce que m’inspirent les 10 ans de VF. Luc
Région de Sittwe et Mrauk-U fermée aux touristes? (Myanmar) English translation pending
by CMarc · 2012-10-12 · 14 replies
Bonjour,

je pars pour le Myanmar à la fin du mois. Je planifie de visiter Sittwe et Mrauk-U mais il semblerait que cette région est présentement fermée aux touristes suite aux événements du printemps dernier. Est-ce que quelqu'un possède plus d'information sur l'accès à cette région?

Merci,

Christian
Visite de la mosquée Hassan II à Casablanca English translation pending
by Lacambuse31 · 2012-10-10 · 18 replies
Bonjour, J'organise un circuit pour un couple d'amis et nous, pour la 3ème année au Maroc.(hé oui, on peut plus s'en passer !). Les 2 années précédentes, ce forum m'a bien aidé à tout planifier, minuter...et donc, me revoilà, à la pèche aux infos ! Cette année , nous atterrirons à Casablanca ( le jeudi juste après Noel) vers 11h15 normalement. Normalement toujours, une voiture de loc devrait nous attendre. Pensez-vous que nous puissions etre à 14h pour la visite de la Mosquée Hassan II ? Compte tenu du trafic, de l'horaire , du temps pour trouver ... Parce-que je n'envisage pas de rester la nuit à Casa. Je voudrais que nous filions après la visite de la mosquée, jusqu'à El Jadida, pour passer notre 1ère nuit là-bas. merci d'avance de votre aide.
Projet de voyage de quinze jours en Norvège, été 2013 English translation pending
by Syl08 · 2012-10-08 · 8 replies
Bonsoir,

Nous sommes deux et projetons de partir 15 jours en norvège durant l'été 2013. Nous comptons louer un véhicule durant notre périple, et rayonner entre Stavenger et Geiranger via Bergen. Nous sommes des randonneurs et voulons profiter des paysages.

Aussi, nous projetons de faire: - Stavanger - le Lysefjord (randos de Preikestolen et du Jeragbolten) - le Geirangerfjord - le Hardengerfjord - la route de Ryfylke : RV 13 et RV 520 =>reliant Stavenger à Bergen en passant par Sandnes-Lauvik-Oanes (via le ferry)-Ardal-Hjelmeland-Sand-Sauda-Odda-Tyssedal-Lofthus-Kinsarvik (vallée de Husedel: randos)- Eidfjord-Ulvik- Granvin => de Granvin 2 choix: - RV 13 via Voss pour rejoindre bergen (de Bergen au Siognefjord) - Rv 7 via Norheimsund -Steindalfoss- pour rejoindre Bergen - Bergen

Pensez-vous qu'en 15 jours nous pourrons faire ce périple? Quel itinéraire nous conseillez-vous pour rejoindre Bergen au départ de Granvin (RV 13 ou RV7)?

Quelles randonnées ou sites à voir absolument, nous conseillez vous dans les secteurs indiqués? Y a t-il des étapes qui valent le détour et des lieux nécéssitant au moins d'y rester 2 ou 3 nuits? Y a t-il des routes panoramiques à faire autres que celles indiquées?

Merci d'avance pour vos réponses qui nous seront très précieuses comme bases de préparation de notre voyage.

Bonne soirée Syl
Avis sur circuit en Jordanie? English translation pending
by Blacjp · 2012-10-03 · 4 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes 2 couples de retraités et nous avons utilisé le site pour préparer un voyage au USA en 2008. Grâce aux conseils des participants nous avons fait un voyage fantastique. Je souhaite connaitre vos avis sur un circuit en Jordanie début 2013. J'ai déjà parcouru le forum afin de lire vos compte-rendus et vos retours d'expérience, mais j'aimerais avoir des précisions sur quelques points. Tout d'abord quel mois : avril, mai ou juin ? Critères : minimum de touristes et températures acceptables. Ensuite faisabilité du circuit : 1er jour : Lyon/Amman, nuit à Madaba 2ème jour : Madaba, châteaux du désert, nuit à Jérash 3ème jour : Jérash, Irbid, Umm Qyas, Ajloun, nuit à Madaba 4éme jour : Madaba, Mt Nebo, Bethanie, Mer Morte, palace of Machaerus, nuit à Madaba 5ème jour : Madaba, Wadi Mujib, FayFa, nuit à Dana 6eme jour : randos dans la réserve de Dana, nuit à Dana 7ème jour : Dana, Shawbak castle, Little Petra, nuit à Wadi Musa 8ème jour : visite de Petra 9ème jour : visite de Petra 10ème jour : visite de Petra, nuit à Rum ou Al-Disa 11ème jour : visite du Wadi Rum 12ème jour : visite du Wadi Rum 13ème jour : Wadi Rum, nuit à Aqaba 14ème jour : Aqaba, nuit à Al Karak 15ème jour : Al Karak, Wadi ibn Hamad, nuit à Madaba 16ème jour : visite d'Amann 17ème jour : Amman/Lyon

j'ai des incertitudes sur le 10ème jour et surtout sur les 13 et 14ème jour : sachant que nous ne ferons pas de plongée dans la mer Rouge, y a-t-il des sites à voir entre Aqaba et Al Karak ou bien alors faire Rum/Aqaba/Al Karak dans la même journée ?

Merci d'avance de vos propositions.
Tour de la Gaspésie en 10 jours en bus depuis Montréal? English translation pending
by Oratika · 2012-09-14 · 14 replies
Bonjour à tous, je suis à la recherche de quelques conseils concernant mon itinéraire. Je souhaite partir fin septembre une 10zaine de jours pour découvrir la Gaspésie avant qu'il ne fasse trop froid! Je voyagerai en bus au départ de Québec et retour sur Montréal.

Est-il facile de faire le tour de la Gaspésie en bus? A quels endroits de la Gaspésie je dois absolument m'arrêter? J'ai entendu parler de Ste Anne des Monts, Furillon, Percé. Connaissez vous des auberges de jeunesses où je pourrai aller, et tant qu'à faire non loin des arrêts de bus car je serai à pied...!

Merci pour votre aide!
Un bon guide et des adresses pour visiter le Myanmar? English translation pending
by Leon84160 · 2012-09-13 · 53 replies
Nous partons à 2 pour le Myanmar le 10 Novembre prochain pour 28jours (délai du visa). En demande d'adresses pour un bon guide (si possible parlant Français) un bon circuit style "Routard" hors sentiers battus, des guest house sympa.... Merci d'avance.
Oisans sauvage, passion d'une vie English translation pending
by Lucbertrand · 2012-09-10 · 5 replies
Oisans Sauvage Passion d’une vie

Le massif de l’Oisans restera pour moi cette région montagneuse privilégiée, que j’ai appris à connaître dès mon plus jeune âge, grâce à mon père, qui nourrissait une passion pour cette terre sauvage du Haut Dauphiné. Cependant, cette préférence ne tient pas à cette précocité de ma découverte, mais bien aux caractéristiques extraordinaires de ce territoire. Sans vouloir les énumérer, je me contenterai de laisser courir l’écriture au fil des émotions, que fait naître cette région chez l’amoureux de la nature, de la montagne et des grands espaces.

Sa diversité liée à son immensité, en fait un massif aux multiples visages, du nord au sud, forts différents. Pour s’en convaincre deux points d’observation, l’un au nord le plateau d’Emparis, et l’autre au sud à partir de Champoléon, vous révèlent deux aspects opposés. Du premier endroit, le regard embrasse les extraordinaires faces nord de la Meije et du Râteau, parois sombres, auréolées de neige même au cœur de l’été, s’élevant majestueusement par delà de vastes glaciers chaotiques, bardés d’impressionnantes crevasses. Du sud, au contraire vous découvrez une immense vallée sèche qui vient buter sur le Sirac et son interminable crête en dents de scie qui approche les 3500 mètres d’altitude. Là, au cœur de l’été tout n’est que roches arides, écrasées de chaleur. On pourrait s’imaginer dans un désert, bien loin de nos régions tempérées. Ces deux caractères d’une même région m’ont toujours fasciné. Le long de la Durance qui borde ces montagnes à l’est on est déjà dans le midi, presque en Provence. Le thym et d’autres herbes aromatiques embaument les chemins et les pierriers. Par contre, lorsque vous descendez du col du Lautaret, les prairies et les austères parois vous rappellent que vous êtes dans les Alpes du nord, où règne une climatologie différente. Pourtant, il s’agit d’une même et unique région montagneuse, le massif des Ecrins ou de l’Oisans. Deux noms pour un même espace. Les Ecrins, car il s’agit du sommet culminant, et qui de plus dépasse les 4000 mètres. On l’appelait aussi, il y a fort longtemps le massif du Pelvoux, à l’époque on pensait, à tort, que ce sommet plus visible que les Ecrins était le point culminant. L’origine du nom Oisans, quant à lui, se réfère à la peuplade qui vivait dans ces contrées avant la conquête romaine. Deux dénominations pour une même région aux deux visages, rien de plus naturel !

Après avoir regardé ces montagnes de leur périphérie, rentrons en leur cœur. Deux vallées grandioses nous conduisent au centre de ce sanctuaire. D’un côté la vallée de la Bérarde et de l’autre celle de Vallouise. Tout en cheminant le long de chacune de ces routes remontant ces vallées, lentement les points de vue s’affinent et les grands sommets deviennent toujours plus imposants. Pêle-mêle, apparaissent la Meije, la Barre des Ecrins, l’Ailefroide, le Pelvoux, et de nombreuses autres éminences rocheuses ou neigeuses. Ces deux axes d’entrée sont en été très fréquentés. Mais, dès que vous vous éloignez des routes, des chemins et des rares escalades à la mode vous vous retrouvez seuls ou presque face à ces immensités de roche et de glace.

En matière d’escalade les usages et les pratiques ont évolué. Avec le développement d’une multitude de voies de varappe à proximité des routes en fond de vallée aussi bien à la Bérarde qu’à Vallouise, les grimpeurs désertent les grandes voies d’alpinisme. En effet, le jeu n’est pas le même. D’un côté un excellent rocher avec de très courtes marches d’approche, de l’autre de grandes parois austères aux approches interminables, souvent défendues par des glaciers particulièrement hostiles en été, lorsque la glace dure et dénudée de toute trace de neige barre l’accès au rocher. Pour se confronter aux premières, un lever tardif suffit, par contre pour aller à la rencontre des secondes, un réveil très matinal s’impose, suivi d’une gigantesque marche que l’on commence de nuit dans la caillasse. Ce départ aux aurores constitue un préalable indispensable, car l’expédition sera longue. Dans le premier cas, on est plus à la recherche du joli parcours technique, et dans le second plus à la quête d’une confrontation à la nature sauvage, par définition hostile à l’homme. Là, un jugement sûr et le sens de la lecture du rocher sont indispensables, afin de mettre de son côté de bonnes chances de réussite. Mais, il n’est pas question de juger une pratique à l’aune de l’autre. Cela me rappelle un débat sur le classement des sociétés humaines. La grand question étant : y-a-t-il des sociétés supérieures à d’autres ? Par définition la question est stupide, car chaque société se juge, et par conséquent classe les autres, en fonction de ses propres critères. On se mord très vite la queue dans ce genre de débat. Bien évidemment, la confrontation entre les sociétés et leurs modes de vie différents crée des mésententes voire des ruptures, mais je ne vais pas aborder ce sujet qui nous emmènerait très loin des montagnes.

Je reviens au cœur du massif de l’Oisans et tout particulièrement vers un groupe de montagnes que j’ai regardé depuis ma plus tendre enfance et dont je n’avais gravi jusqu’à ce jour aucun des sommets. Il s’agit de cette immense arête qui s’étire sur plusieurs kilomètres, dont les pointements frisent les 4000 mètres sans toutefois les atteindre. Tout au long de cette dentelle de pierre, on égrène des noms qui font rêver : Pelvoux avec ses deux cimes, Puiseux et Durand, le Pic Sans Nom (qui a quand même un nom !), le Coup de Sabre et la longue arête des Ailfroides avec leur terrible et sombre face nord-ouest, qui s’élève d’un jet sur 1,2 kilomètre de roche à pic. Cette immense vague de pierre domine le glacier noir, ainsi nommé car en été il est entièrement recouvert de débris morainiques, qui lui donnent cette couleur noire. Je l’ai à plusieurs reprises remonté les yeux levés vers ces pics acérés, presque inaccessibles, en songeant aux récits épiques des alpinistes qui les premiers se sont lancés à l’assaut de ces faces.

Sur l’autre bord de ce glacier j’avais, il a déjà longtemps, gravi deux montagnes célèbres, tout d’abord le pilier sud des Ecrins, jaillissement de pierre de plus de mille mètres de haut culminant à 4102 mètres, et le Pic Coolidge plus modeste avec ses 3775 mètres, mais qui constitue un belvédère de tout premier plan pour admirer les grands sommets qui l’entourent. Cela m’avait laissé, au cours de longues marches, tout le loisir de contempler ce décor extraordinaire.

Cet été, Christophe me propose d’aller escalader la face sud du pic du Coup de Sabre. Cela fait déjà très longtemps que je n’ai pas fait une voie de cette ampleur en haute montagne. Certes, au cours de ces dernières années nous avons gravi ensemble des voies techniquement aussi difficiles, mais qui ne nécessitaient pas une telle marche d’approche de plus de 1700 mètres et qui atteignaient une altitude plus modeste. Je me suis empressé d’accepter la proposition, et voilà comment nous nous retrouvons au village d’Ailefroide en partance pour le refuge du Sélé, lieu d’où nous partirons demain matin pour notre ascension.

Tout au long de ce parcours sur sentier en ce début d’après-midi de chaleur, des souvenirs anciens me reviennent en mémoire au fur et à mesure de notre progression. Je me souviens d’une magnifique course à ski de randonnée en direction de la pointe des Bœufs Rouges, par des conditions de neige fabuleuses, qui nous permettaient une progression rapide. Je me remémore aussi l’ascension du très étroit couloir du Pelas-Vernet, qui se cache au fond d’une faille profonde. Tout cela remonte à plus de trente ans, cependant les souvenirs sont très présents et précis. Certaines expériences vous marquent de façon indélébile au-delà des jours qui s’écoulent. Une vie est balisée un peu à la manière d’une côte dans le brouillard, ponctuée de phares afin de permettre la poursuite de sa route vers un futur peuplé d’incertitudes. Le temps passe vite !

Voilà aussi ce que je viens chercher en acceptant la proposition de mon guide. Je suis à la recherche du souvenir, faisant revivre des sensations fortes éprouvées dans ce massif montagneux, il y a déjà bien longtemps. Tout à ma réflexion, nous avançons rapidement et en deux heures et demie nous atteignons le refuge du Sélé. C’est la première fois que je m’y rends. Ces dernières années, je ne fréquentais plus trop les refuges, de peur de la surpopulation, entraînant des nuits très inconfortables, dans la chaleur des dortoirs et dans le bruit des ronfleurs. Mais les modifications des habitudes des randonneurs et des grimpeurs, ainsi que des conditions d’enneigement ont amené à une fréquentation beaucoup moins importante de nombre de refuges de haute montagne. Cela n’est pas pour me déplaire, bien que ce soit fort triste pour les gardiens de ces refuges, qui exercent ce métier avec conviction, un peu à la manière d’un sacerdoce.

Ce soir, nous sommes une petite dizaine, ce qui est très peu en pleine saison estivale. Une cordée part pour la traversée du col du Sélé. Etant donné le faible enneigement et la longue distance sur glace vive cette randonnée représente à mon sens un véritable calvaire. Très logiquement les candidats ne se bousculent pas. Deux grimpeurs envisagent une escalade dans la face sud de Sialouze, réputée pour son rocher de grande qualité, ce qui est tout à fait remarquable pour l’Oisans, dont la réputation est plutôt liée au rocher incertain. Un guide et son client ont jeté leur dévolu sur la voie normale d’Ailefroide. Avec ces derniers, à cinq heures du matin nous partirons ensemble, nos chemins étant communs les premières heures. Cela ne fait pas grand monde pour cette bâtisse à large capacité. Demain soir, au grand désespoir du gardien, ils ne seront que trois, alors que nous sommes presque au week-end du 15 août, traditionnellement l’un des plus fréquentés.

Le repas du soir sera animé, discussion intéressante sur la montagne et autres sujets à connotation plus professionnelle. Nous aurons droit à du chamois en sauce, je ne sais pas s’il a été braconné dans le coin ? A la fin du repas le gardien, fort sympathique, nous fera un sérieux appel pour nous offrir un génépi maison. Mais nous résisterons et ignorerons son invitation. En effet, il détient une fameuse réputation, dont certains grimpeurs ne se sont pas relevés, étant redescendus du refuge avec une sérieuse gueule de bois, en oubliant jusqu’à la paroi pour laquelle ils étaient venus !

4heures30 lever, petit déjeuner sans entrain avec du pain pour le moins plus très frais, agrémenté d’un peu de beurre et d’une minuscule portion de confiture. A ces moments très matinaux, la faim n’est pour le moins pas très forte. Je me force donc à engloutir quelques tranches de pain. Dans le refuge nous nous équipons de nos baudriers dans un léger cliquetis métallique, dû aux mousquetons qui s’entrechoquent.

Nous attaquons la marche d’approche de nuit. Très vite le chemin conduit dans de petites barres rocheuses. Seul le halo de la lampe frontale permet de discerner les quelques mètres qui nous entourent. Ces marches sur terrain raide de nuit, alors que l’on vient juste de se réveiller, que les muscles sont encore froids et les mouvements mal assurés, sont impressionnantes et pas toujours très agréables. Dans une nuit opaque on s’imagine se promener au-dessus de vides abyssaux, toujours un peu tendu à l’idée de faire un faux pas, qui vous précipiterait vers une mort probable. Il n’en faut pas plus pour que le cerveau se réveille franchement et que la vigilance devienne extrême, à la recherche de prises de pied et de main au milieu des ténèbres. Cependant ces marches de nuit, un peu à tâtons, entouré d’immenses parois dont on ne distingue que les gigantesques silhouettes noir d’encre, qui se dessinent sur les étoiles, font partie intégrante des émotions que l’on vient chercher dans ces quêtes de sommets de haute montagne. On avance dans sa minuscule bulle de lumière, un peu à l’aveugle au milieu de ce décor d’immenses parois peuplées d’à-pics que l’on côtoie, à la manière d’un funambule qui ne distinguerait pas toujours très bien le filin sur lequel il est en équilibre. Ces absences de références précises, au milieu d’ombres qui migrent et se modifient au fil de vos pas font naître des illusions qui peuvent procurer de vrais vertiges, les informations fournies par les yeux et celles fournies par l’oreille interne pouvant différer. Voilà ce que représentent pour moi ces départs nocturnes, sur ce qui n’est plus des chemins et pas encore de l’escalade à proprement parler.

Heureusement, le jour ne tarde pas à se lever et cela rend la progression plus agréable. Les montagnes révèlent enfin leurs formes véritables. Éperons, faces et étendues glaciaires se différencient lentement dans une pénombre de moins en moins intense. Le ciel passe du noir profond au bleu, et enfin une teinte rouge sombre prend le dessus. Ce rouge devient de plus en plus vif, et cède à son tour devant le jaune, annonce imminente de l’apparition du soleil. Les faces rocheuses, par leurs teintes, en commençant par le sommet et avec un certain décalage dans le temps, suivent l’éclairement amorcé dans le ciel. De noires, elles virent au gris puis le rouge à son tour passe par tous les dégradés, pour enfin déboucher sur la véritable couleur de ce gneiss de l’Oisans, qui révèle une multitude de couleurs de l’ocre au vert pâle dû à certains lichens, sans oublier le rouge couleur rouille généré par certains oxydes de fer. Les glaciers dévoilent leurs véritables conditions. Ayant pris de l’altitude nous pouvons les observer du haut. Très nettement les parties de glace vive tranchent par leur froide couleur métallique bleutée sur les parties enneigées, plus blanches, quoique saupoudrées de débris de poussière dus à l’érosion très active dans ces zones de fortes amplitudes thermiques.

Après avoir contourné un vaste éperon, nous dépassons l’ancien refuge. Cette apparition d’une époque révolue nous plonge une centaine d’années dans le passé. Nous nous attendrions presque à voir sortir quelques alpinistes à chapeau, chaussés de chaussures à clous et portant des cordes en chanvre. Mais non, rien ne bouge, seuls peut-être les esprits des premiers ascensionnistes de ces cimes de l’Oisans se cachent encore parmi ce décor fantastique ? Un vaste vallon se découvre, et devant nous se dressent l’Ailefroide, le Coup de Sabre, le Pic sans Nom et son avant-poste l’aiguille de Sialouze. Le lieu est étrangement calme, Alors que 1500 mètres plus bas la vallée grouille de touristes, nous sommes seuls à contempler ce spectacle de la montagne qu’incendie le soleil. Il fait bon, pas un brin d’air. D’un pas alerte nous franchissons les quelques centaines de mètres qui nous séparent du glacier. Lorsque nous l’atteignons, nous chaussons les crampons pour parcourir une glace dure mais heureusement peu raide. Rapidement elle cède la place à la neige, ce qui rend notre progression plus confortable. Plus nous approchons du pied de la paroi, plus elle nous semble immense du haut de ses 400 mètres. La neige se redresse en finale, alors que nous touchons au rocher.

Le départ de notre escalade n’est pas évident à trouver. En effet, on recherche toujours le premier piton qui indique le démarrage. Dans le cas présent il se situe à une quinzaine de mètres du sol et ne se distingue pas très bien. Christophe l’identifie cependant assez rapidement, après quelques tâtonnements dans une pente de neige raide. Nous soufflons, car le gardien nous a dit que la veille une cordée d’Anglais n’avait pas réussi à localiser le départ.

Nous enlevons nos crampons et nos chaussures de montagne, et enfilons nos chaussons d’escalade L’opération est assez aisée, car la neige fait un replat juste avant le rocher. Ce n’est pas toujours le cas, et parfois il faut faire tout un tas d’acrobaties dans une pente raide, en faisant attention de ne pas tomber et de ne pas laisser filer crampons ou chaussures dans la pente ou pire dans une crevasse. Rien de tel aujourd’hui, et c’est sans stress particulier que je me prépare.

Christophe attaque la première longueur et arrive à bout de corde sans avoir trouvé de vrai relais pour me faire venir. Assuré sur un seul piton il me demande de démarrer. Dans cette première longueur le rocher est constitué d’un granit sans grain assez glissant. La sensation est désagréable aux pieds, car justement ces derniers manquent d’adhérence. Mais l’escalade n’est pas trop difficile et le passage n’oppose pas de vraies difficultés. Après une vingtaine de mètres, je marque l’arrêt à mon tour, pour que Christophe reprenne sa progression à la recherche d’un véritable relais. Après une longue dalle à faible inclinaison, il trouve enfin ce qu’il cherche. Et tout au long de notre escalade, nous n’aurons plus de mauvaise surprise et les points d’arrêts sécurisés par au moins deux pitons se succéderont régulièrement. Après les cent premiers mètres, le granit glissant laisse soudainement la place à un joli gneiss coloré, au gros grain sur lequel les chaussons d’escalade font merveille.

La paroi est toujours très raide, pas très loin de la verticale, même par petites sections surplombante. L’itinéraire reste bien balisé par les pitons en place. Cependant ce rocher demande de la recherche dans le positionnement, car les prises bien souvent ne sont pas directes. Il faut alors recourir à des tractions en opposition sur des fissures que l’on prend latéralement ou par en dessous. Cela demande des efforts importants dans les doigts et les avant-bras. Pour moi qui n’ai pas un gros entraînement cela va virer dans la onzième et dernière longueur à la « bagarre de rue» et c’est à la limite des crampes dans les doigts que je vais me hisser sur ce sommet qui frôle les 3700 mètres d’altitude à un mètre près.

La vue y est saisissante de toutes parts. Là-bas au nord dans le lointain le Mont Blanc affiche sa silhouette, toute de blancheur, si caractéristique. Juste à nos pieds l’immense glacier noir déroule sa surface de cailloux. Juste en face la gigantesque face sud des Ecrins nous domine de plus de 400 mètres. Nous sommes encadrés le long de notre arête, d’un côté par le Pic sans Nom et de l’autre par l’Ailefroide. Loin au sud, le Sirac déploie sa grande crête, telle un râteau aux dents émoussées, si particulière. Je suis tout content de me trouver perché en ce lieu aérien. La fatigue fait son effet. J’ai du mal à m’alimenter. Cependant, je dois me forcer à ingurgiter quelques aliments énergétiques, comme des fruits secs, car une longue descente en rappel nous attend. Bien souvent, les accidents arrivent au cours de ces manœuvres du fait du relâchement de la vigilance due à la fatigue.

Christophe se lance dans le premier rappel, puis vient mon tour. Un dernier regard circulaire du haut de ce pic et je me laisse glisser le long de la corde. Ces opérations de descente sur un vide de plusieurs centaines de mètres sont toujours impressionnantes, bien que généralement techniquement faciles. D’où l’importance de ne pas se laisser gagner par la routine qui peut conduire à l’erreur, que l’on croirait impossible, et qui malheureusement se produit, même au détriment des plus forts. Et c’est ainsi que l’on se retrouve précipité dans le vide pour un dernier grand vol. Nos onze rappels se passent sans incident, si ce n’est une corde bloquée au cours du premier, et une petite manœuvre à quinze mètres du glacier, du fait de notre corde trop courte de cinquante centimètres pour rejoindre le dernier piton, ce qui a impliqué un petit pas d’équilibriste sans assurance.

Enfin nous voilà de retour sur la neige. Durant notre escalade la glace sous-jacente a bougé, et l’une de mes chaussures posée à même le sol s’est déplacée, enfoncée dans une petite dépression. Il n’aurait pas fallu grand-chose pour qu’elle soit précipitée dans la rimaye, profonde crevasse à la séparation de la glace et du rocher. Je n’ose imaginer comment j’aurais pu redescendre ce glacier avec une seule chaussure de montagne, les chaussons d’escalade, n’étant pas du tout, mais alors pas du tout prévus à cet effet. Mais la montagne s’est montrée encore une fois clémente à mon égard.

Il ne nous reste plus qu’à nous lancer dans une immense descente de 1700 mètres de dénivelé, en passant par le refuge, afin de retrouver la voiture tout en bas dans la vallée. A 19 heures nous atteignons le refuge. Plus que 1000mètres de dénivelé à descendre. Ils vont me sembler très longs. La montagne a été désertée par les randonneurs, montés pour la journée au refuge. Les chamois ont repris possession des lieux et ils ne sont pas farouches du tout. Nous les approchons à quelques dizaines de mètres et ils continuent sans trop d’inquiétude à brouter herbe et feuillage. Une mère et son petit, juchés sur une légère crête juste au-dessus du chemin nous regardent passer avec curiosité. La nuit nous surprend dans la descente, que nous finissons par trouver interminable. Dans les passages en forêt, la pénombre se fait bien réelle. Enfin, entre les troncs d’arbres, nous voyons apparaître les lumières du camping. Ça y est nous en avons fini, la voiture nous attend bien sagement. Il est 21heure30. Depuis cinq heures du matin, nous ne nous sommes pratiquement pas arrêtés et c’est avec plaisir que je m’assois dans mon véhicule. Il ne nous reste plus qu’à retourner à Gap qui est distante de 80 kilomètres. La nuit est particulièrement limpide et nous sommes le 11 août, période des pluies d’étoiles filantes. J’en vois une belle zébrer le ciel au-dessus du lac de Serre-Ponçon, alors que je conduis. Dernier petit clin d’œil de la nature au cours de cette journée bien remplie.

Je suis rentré chez moi depuis deux jours, je prends le (vieux) guide du massif des Ecrins de Lucien Devies et Maurice Laloue. Pour moi ce livre de couleur rouge, édité en 1946, représente une véritable bible du massif. A le lire, c’est toute l’histoire de la découverte de ces montagnes que l’on suit. Les dessins des parois à l’encre sont très précis. Page 61, sur une demi-feuille le Pic Sans Nom, entouré de la Pointe Puiseux et du Pic du Coup de Sabre, affiche sa grandiose face nord. Le Pic du Coup de Sabre est dénommé Petit Pic Sans Nom. Une correction à l’encre bleue rectifie cette erreur d’appellation. Je reconnais cette écriture, c’est celle de mon père qui avait acheté ce livre en 1956. Je sais que son esprit est encore là-haut. Il m’avait demandé d’aller répandre ses cendres sur un sommet de la région. Il avait finalement changé d’avis, de peur que je prenne des risques en accomplissant ses dernières volontés. Cette rectification à l’encre bleue, d’une écriture ferme et droite, est la preuve, qu’au cours de cette plongée de ces deux derniers jours au cœur de ce sanctuaire qu’il aimait tant, il était là, et qu’il participait à mon plaisir, bien que ma pratique de l’escalade difficile ait toujours provoqué chez lui une certaine crainte pour mon intégrité physique.
Recherche d'itinéraire pour la France et l'Italie English translation pending
by Elyanestonge · 2012-09-09 · 36 replies
Bonjour !

Je suis une québécoise de 20 ans désireuse de partir en Europe avec une amie pour découvrir les beautés de la France et l'Italie. Comme je n'ai jamais voyagé en Europe, j'aurai besoin de conseils pour réaliser ce voyage de 3 semaines.

Nous désirons partir au mois d'octobre, et avons prévu un budget de 4000 dollars maximum pour les 3 semaines. Nous voulons entre autre se meler a la culture et connaitre les traditions, voir des paysages à couper le souffle, visiter des musés et monuments historiques et rencontrer des gens de là-bas. Mon amie et moi avons prévu séjourner dans les auberges jeunesse pour économiser le plus possible, et nous avons également pensé à utiliser le TGV de nuits entre certaines destinations dans ce même but.

Ceci étant dit, j'ai élaboré un itinéraire possible en me fiant aux commentaires de mon entourages et aux endroits que j'aimerais visiter. J'aimerais que vous m'aidiez en me recommandant ou non certains endroits !

Voici l'itinéraire auquel je pensais:

FRANCE

1. Arrivée à Paris (4-5 jours) Nous avons des amis qui nous hébergeraient pour une durée de 4 ou 5 jours ( Q: Est-ce que 4 ou 5 jours suffisent pour visiter cette belle ville?)

2. Lyon (2 jours) Nous désirons prendre un TGV pour se rendre vers Lyon. Nous prévoyons y rester 2 jours pour y visiter entre autre la colline de Fourvière et le quartier de la Croix rousse (Q: D'autres choses à ne pas manquer à Lyon?)

3. Arlès (1 jour) Nous nous arrêterons par la suite dans la petite ville D'Arlès, qui nous a été fortemement conseillé. Cependant, je n'en connais pas beaucoup sur elle, alors j'ignore quoi visiter, et combien de jour y rester?

4. Marseille (2 jours) Notre quatrième arrêt serait à Marseille. Par contre, nous nous demandions si un arrêt à Avignon avant cette destinantion en voudrait la peine? À Marseille, nous voulons visiter Notre-Dame de la Garde, le Chateau d'IF et les Calanques.

5. Nice (2 jours) Notre cinquième destination serait Nice, Monaco. (Q: Cependant, la côte d'Azur nous a été déconseillé, car c'est trop touristique et très cher. Qu'en pensez-vous? Est-ce que cela vaut la peine, même au mois d'Octobre?)

6. Arrêt à Menton?

ITALIE

7. Cinq-Terre (1 ou 2 jours) Cette destination nous a été fortement conseillé. Je ne connais pas vraiment cet endroit, alors j'ignore quoi ne pas manquer ?

8. Florence (2 ou 3 jours) Nous prévoyons nous arrêter à la belle ville de Florence. Cette ville est composée de magnifiques monuments, alors nous ne savons pas par où commencer? Nous voulons du moins visiter le Duomo et les Jardin de Boboli. Comme nous disposons de 3 jours, nous devons pensez à un itinéraire logique qui nous permettrait d'en voir le plus possible. Des suggestions?

9. Venise (2 ou 3 jours) Notre avant-dernière destinantion serait Venise. Même si elle n'est pas complètement dans notre chemin, je pense qu'elle vaut le détour. Nous désirons visiter la place st-marc, la basilique et le palais des Doges, entre autre.

10. Rome (4 ou 5 jours) Quoi de mieux que Rome pour terminer de merveilleux périple

Alors voilà. Désolée si le message est un peu long et peu précis, mais j'ai voulu écrire via ce site pour me faire éclaircir et conseiller. Cet itinéraire n'est aucunement formel, il peu y avoir place à beaucoup de changements.

Merci d'avance pour vos judicieux conseils
Sittwe et Mrwak u interdits? (Birmanie) English translation pending
by Zyrte · 2012-08-31 · 8 replies
bonjour

je vais voyager en birmanie en janvier et mon correspondant birman me signale que sittwe et mrwak u sont jusqu'a nouvel ordre interdits

pour quelle raison? et y a t il 1 chance que cela soit débloqué d'ici mon voyage

merci a ceux qui pourraient me renseigner
Première visite de la Corse dernière semaine Octobre English translation pending
by Brico46 · 2012-08-31 · 11 replies
Bonsoir à toutes & à tous,

Nous allons visiter, pour la première fois, la Corse pendant la dernière semaine d'Octobre.

Nous allons arrivé à Bastia Poretta vers les Midi et prendre une voiture de location pour la semaine.

La seule réservation que nous avons faite se situe à Calvi pour les deux dernières nuits de notre séjour.

Pour les autres 5 nuitées j'ai pensé prendre des chambres d'hôtes avec repas du soir afin d'avoir l'occasion de parler un peu avec les gens du pays, etc. et avoir une petite idée des plats locaux. Peut-être suis-je un peu optimiste ?

Avez-vous tenté une telle expérience et si oui quand avez-vous retenu ?

Je pense que le plus de cette saison c'est la fluidité du trafic et une température moins excessive qu'en été. Avec un peu de chance j'ai cru comprendre qu'on pourrait même se baigner, SGDG !

J'ai conscience qu'il n'est pas possible de visité l'île en détail en 1 semaine. Notre but serait de faire des balades en voiture pour voir les paysages remarquables. J'ai regardé une carte indiquant les distances avec temps de trajet. Elles paraissent faibles.

A partir de Calvi, il me semblerait raisonnable de passer 1 jour pour faire la Ballagne & le désert des Agriates, et 1 autre jour pour faire Porto & Piana. Est-ce une approche ambitieuse ou trop conservatrice ?

Il resterait à créer un itinéraire pour les 4,5 premiers jours. j'ai effectué une tentative de planning. J'imagine que la première demi journée pourrait me permettre d'aller jusqu'à Porto-Vecchio. Il semblerait que la côte est puisse se faire assez rapidement. La deuxième journée Porto-Vecchio, Bonifacio, Propriano.

Après on pourrait dire que ça se "corse" !

En admettant que la première partie du trajet soit réaliste, quel itinéraire (3 nuitées) proposeriez-vous pour pouvoir visiter les Gorges de la Rastonica/Corté et allier la visite de la côte ouest jusqu'à Calvi ?

Merci d'avance pour vos réponses.
Kungsleden - Laponie - 110 km à pied de Abisko à Nikkaluokta avec 2 enfants English translation pending
by Johnwillame · 2012-08-27 · 15 replies
Nous venons de terminer la section Abisko – Nikkaluokta de la très célèbre randonnée Kungsleden en Suede. Il s’agissait de parcourir +/- 110 km d’Abisko a Nikkualakta. Nous nous étions donne 7 jours, nous l’avons fait en 6 jours. Nous avons campe la plupart du temps, sauf une nuit nous avons passe la nuit en dortoir (ce qui n’était pas désagréable)

Mon fils Dylan a 9 ans. Il portait un sac de 5 kg Son ami Simon a 12 ans. Il portait un sac de 10kg L’auteur de ces lignes, 37 ans, je portais un sac de 17 kg

Premier jour, nous sortons du train de nuit en provenance de Stockholm ou nous avons passons une excellent nuit dans un compartiment 3 places (chacun son lit). Après 15 heures de train, nous sommes enfin a Abisko Turisttation , point de départ de notre rando. Il est 12.30. Nous commençons notre rando de 15km qui doit nous mener a Abiskojaure.

Première constatation : il y a du moustiques en grosse quantité, ils apparaissent principalement lors de nos arrêts. Nous sommes munis de nos moustiquaires que nous enfilons sur nos têtes..La présence de ces moustiques s’expliquent sûrement par la présence de nombreuse rivières et de la foret environante…On se dit que ça ira mieux quand on sera a une altitude plus élevée …Pas du tout 

Deuxième constatation : pas de réseau, donc impossibilité d’envoye un sms ou un émail a sa dulcinée. On est en milieu naturel loin de tout.

Derniere constatation: l'eau est pure, nous pouvons en boire dans la plupart des rivieres.

Nous arrivons a Abiskojaure après 6 heures de marche. Juste le temps de planter notre tente et d’aller piquer un somme car demain sera une grosse étape.

Pour info, le camp de Abiskojaure est muni d’un dortoir, d’une cuisine commune, d’un petit magasin .

Deuxième jour, nous nous levons a 6h du mat, un brin frisquet (nous sommes au dessus du cercle polaire après tout …), les moustiques et autre campeurs dorment encore. Nous remballons nos affaires et commençons ce qui sera une de nos plus grosse journée : 22 km a couvrir. Les enfants sont en formes. On prend un rapide petit déjeuner a base de craquottes wasa, chocolat, pin d’epices et de thé et nous voila partis, il est 7h00. Durant une bonne partie de la matinée, nous croisons pas mal de randonneur de la fjall raven (qui font le trajet inverse : a savoir Nikkaluakta – Abisko). Le terrain s’eleve, finis la foret, bonjour les grandes pleines a perte de vue. Nous faisons des pauses a intervalles régulier, nous trouvons petit a petit notre cadence. Le soleil par moment tape dure…

Vers le 17eme ou 18eme km, nous percevons au loin Alesjaure, notre étape de la soirée. Nous avançons mais le campement ne semble pas se rapprocher. Les 3 dernier km sont assez difficile mentalement, tout le monde en a un peu marre. Simon commence a tracer et arrivera au campement en courant. Dylan et moi-même mettrons un peu plus du temps a arriver. Il est 18h. Nous avons marche 11h (pauses incluses). Nous laissons les sac a l’entree du petit café de Alesjaure et nous profitons d’une boisson bien méritée. Nous nous sentons tellement bien dans ce café que nous y resterons une bonne partie de la soirée. Nous profitons également de nous re-approvisionner. Nous dînons sur place. Nous passerons le reste de la soirée a monter notre tente et a grimper sur un rocher qui nous donne un aperçu de notre prochaine étape mais aussi un fantastique couche de soleil .. a 23heures ..J’en profite pour faire quelque photos de nuit ..

Constatation : beaucoup moins de monde qu’a Abiskojaure. Beaucoup plus tranquille, on adore !

Troisième jour : au menu de ce jour : 12 km jusque le camp de Tjaktja, situe juste avant le col……a 1100 mètres d'altitude. Nous nous levons de bonne heure, et c’est avec regret que nous quittons Alesjaure ou nous sentions si bien. Nous arrivons sur les coups de 13 heures. Nous apercevons les premières neiges..la température diminue. Le temps est nuageux. Nous nous réfugions dans la cuisine collective du camp de Tjaktja. Nous préparons une bonne soupe de nouille et une boite de maquereau avec comme dessert un morceaux de chocolat. Les enfants se reposent (enfin c’est un bien grand mots car ils courent dans tout le camp ….). Après un dernier thé chaud, nous décidons de franchir le col et de nous reposer dans la vallée suivante dans les environs de Salka. Il est 16h, nous commençons notre ascension. Il commence a pleuvoir. Pas possible de retourner en arrière, on se donne comme objectif le refuge au sommet. Nous y arrivons 2 heures plus tard complètement trempe, les chaussures font floch floch …La hutte est pleine quand nous y arrivons. Nous nous y faisons une petite place. Juste le temps de changer mon fils et Simon de se sécher …entre temps une équipe de suédois quitte la hutte (nous les retrouverons tout au long de notre periple) et nous trouvons nos aises.

Nous pensons dormir dans la hutte pour la nuit. Les enfants se reposent quelques heures. La pluie s’arrete. On se concerte. Que fait on ? On reste ou on continue ….Les enfants sont d’avis de continuer quelque heures, histoire de descendre la vallée et de se rapprocher de Salka.

Il est 19.00, nous nous remettons en route. Nous nous sentons assez bien. C’est comme si cette petite pause nous avait fait le plus grand bien. La descente est un jeux d’enfants. Attention tout de même au pierres glissantes. Certaines rivières ont gonfle avec la pluie, ils nous faut un peut plus de temps pour les traverser ….

Nous savons que Salka est toute proche mais nous ne voyons pas le camp …..Vers 22h, il faut toujours aussi clair, nous décidons de bivouaquer. Nous plantons la tente avec une vallée qui s’etend a l’infini et avec de nombreuses cascades sur le flanc des montagnes avoisinantes. Nous sommes tout simplement ébahi par tant de beauté.

Nous pensons avoir fait 22km, en fait nous étions a 26km.

Quatrième jour :

Le lendemain, nous faisons une grâce matinée, nous nous réveillons a 8h00. Nous savons qu’a partir de maintenant, le terrain sera plus facile et les étapes plus courtes …. Nous décidons de petit déjeuner a Salka. Nous recommençons notre route, a peine 15 min plus tard, nous sommes a Salka..nous n’en croyons pas nos yeux. Si proche ….Salka est en fait un camp cache par une petite colline, et le camps ne se dévoile qu’au dernier moment !

A peine arrive a Salka, nous allons prendre un bon thé chaud au “mini café » qui jouxte le magasin. La tenancière du magasin et son mari (qui gère le camp) se prend d’affection pour Dylan et Simon. Les 2 vauriens commencent a se goinfrer de saucisses séchées suédoises (sorte de bi-fi) ….la gérante de l’etablissement nous parle de son amour pour la région ou elle va souvent randonnée quelque soit la saison. Elle nous décrira la première fois ou elle a vu un bébé aigle et sa maman ..Elle en a les larmes aux yeux.

Dans le camps, nous rencontrons de plus en plus de gens que nous connaissons. Normal a force de se croiser et de se re-croiser, des liens s’etablissent !

10h du mat, nous repartons. Notre destination du jour est Singi qui est a 14km. Le moral est au beau fixe, mais les jambes ont un peu souffert la veille et on se sent un peu rouille. Nous mettrons 6 heures pour arriver a Singi. Nous arrivons sous des cordes et un vent puissant. Nous sommes de nouveau trempe. Cette fois, nous ne dormirons pas en tente mais passerons la nuit dans les lits du dortoirs et profiterons pleinement d’une fin d’apres midi tranquille ou la seule activité sera de se restaurer et de se relaxer …Je paye 75 euros nuit (pour mon lit) les enfants ne payent pas. Les enfants jubilent d’avance de dormir dans un bon lit ce soir. Des 20h, nous sombrons tous dans les bras de morphees …

Cinquième jour :

Grande étape, non pas sur le plan des km parcourus mais sur le plan symbolique. Nous allons arrive a la station de montagne Kebnekaise ce qui signifie presque la fin de notre parcours. Vus les conditions climatiques assez incertaines, nous ne tenterons pas le sommet. Le parcours entre SIngi et Kebnekaise est splendide, très alpin (on passe d’une vallée a une autre) et toujours ces vallées infinies ..Nous avons 14km a parcourir. Nous savons que la civilisation est toute proche. Nous parcourons ces 14 km avec une étonnante facilites, certes les organismes ont un peu souffert (courbature aux dos et aux épaules, piqûres de moustiques etc etc ..) mais le moral n’a jamais été aussi fort que durant cette randonnée.

Nous allons mettre 6 heures pour arriver a Kebnekaise. Il s’agit du plus gros camp de notre rando. En effet ce camp a une capacité de 180 lits. L’electricite est partout. Nous nous réfugions dans un salon très confortable et nous nous y reposons quelques heures. Nous apprenons que dans le bâtiment a cote, ils vendent un double hamburgers …nos babines salivent…nous courons vers le graal ! Ce met « si anodin » mais oh combien luxueux pour nos estomacs en furie aura eut le mérite de nous satisfaire ….mais a quel prix : 20 euros l’hamburger ……Oui c est la Suède …y a pas a dire ! Des regrets ? Non pas vraiment ! Bref nous sommes repus. Les forces reviennent ! On discute sur la suite de l’itineraire. D’un commun accord, on veux marcher encore quelque heures afin d’avoir une étape la plus relaxe possible le lendemain. Pas bêtes les enfants !

Il est 19h, on reprend les sacs, et on commence a descendre dans la vallée. (nous ne verrons jamais le Kebnekaise dut a la brume constante …)..Nous marchons 8km en 3 heures et en chantant. Il est 22h, nous nous arrêtons dans un cabanon et décidons d’y passer notre dernière nuit. Chacun est dans son sac de couchage couches sur les bancs du cabanon. Nous passons une douce nuit et nous réveillons dans un froid polaire (L’hiver n’est pas loin), les températures sont passes en dessous de zéro durant la nuit.

Sixième jour :

Dernier jour, ils nous restent 12 km a faire sur une piste caillouteuse mais plate. Le temps est pluvieux. Nous effectuons nos derniers pas dans un ciel nuageux mais ou commencent a percer le soleil. Cette portion est assez facile, pas de surprise, la foret est de retour. Nous quittons notre bivouac a 8h et nous arrivons vers 13h a notre destination finale Nikkaluakta. Tout le monde exulte de joie. 20 min arrive après ce groupe de suédois que nous avons croise a nombreuse reprise qui viennent nous féliciter (surtout les enfants), une personne un peu plus agee arrive en boitillant, nous la connaissons bien pour avoir discuter de nombreuse fois durant le parcourt et félicité les 2 garçons avec un certain cérémonial !

Nous avons réussi notre randonnée pédestre de 110km en 6 jours sans incidents et dans une très bonne humeur.

Le soir même nous serons dans le train de nuit qui nous emmènera a Stokholm. Nous avons passe une excellente nuit dans le train (nous avons tous dormi 12 heures d’affillees). A peine arrivée a Stokholm, nous sautons dans le premier bus pour l’aeroport, direction Amsterdam. Arrivée a Amsterdam, Simon et Dylan se retournent vers moi et me demandent : bon alors c’est quand la prochaine 

Je voudrais terminer ce récit par quelque notes supplémentaire. Je voudrais insister que voyager avec des enfants n’est pas une sinécure comme certain le pensent. Ce n’est pas la première fois que je voyage avec mon fiston. Âgé de quelque mois, je l’emmenais au japon, en Coree, ou en Malaysie …donc oui le voyage ça le connaît. Par contre partir en randonnée avec des enfants est un peu plus complexe. Je crois que la meilleure approche a avoir c’est de discuter ouvertement avec les enfants, leur exposer le projet dans les grandes lignes. C’est aussi être la durant la rando, les rassurer, les écouter, les motiver quand le moral est en berne, c est aussi les rendre responsables en leur assignant quelques taches. La rando (pour ma part) est aussi le meilleure endroits pour discuter avec ses enfants  …en retour vous verrez chez certains enfants une transformation qui risque de bien vous surprendre.

Pour les photos, voici le lien:
http://www.nomadcitizen.com/blog/bon-voyage/kungsleden

Ciao
Russie: S... comme Sibérie, B... comme Baïkal English translation pending
by Jemaflor · 2012-08-24 · 37 replies
S … comme Sibérie et S … comme le tracé de la ligne du rivage de cette partie du lac.



Parfois, il y a des lectures qui vous replongent dans vos souvenirs de voyage, le récit de Colin Thubron : « En Sibérie »* en est un, il m’a donné l’envie de refaire, virtuellement et en partie, mon périple en baïkalie estivale, c’était il y a quelques années. Le cabotage sur le lac m’avait enthousiasmé et de revoir quelques unes de mes photos a fait émergé de ma mémoire bons nombres de souvenirs … Pourquoi ne pas les partager sur ce Forum d’amateurs de voyages en déclinant quelques aspects de cette région ? De l’idée … à la présentation, c’est à suivre ici, en images et en textes. Bienvenue en Baïkalie !

B … comme Baïkal « J’escaladais un promontoire qui surplombait le lac … Le Baïkal à mes pieds prit des allures d’océan. Les caps se multipliaient … tandis qu’autour de moi les eaux bleu roi étiraient vers le nord une longue courbe … » Colin Thubron. *



Le Baïkal : une mer ou un lac ? On pourrait presque se poser la question lorsqu'on navigue au milieu d'une telle étendue d'eau, ses dimensions sont impressionnantes : sa superficie avoisine celle de la Belgique, 636 kilomètres de long pour une largeur comprise entre 30 et 80 km selon les lieux, sa profondeur abyssale en fait même la réserve d'eau douce la plus profonde de la planète. Des fosses lacustres atteignent même 1637 m, 363 cours d’eau s’y jette … et un seul s’en écoule : l’Angara. Depuis le sommet de ces rochers, on bénéficie avec ce point de vu plongeant d’un panorama sur l’immensité de cette « mer » située au cœur du sud de la Sibérie.

L … comme Lena « Cela tient à la clarté tout à fait spéciale du Baïkal. A mesure que son eau transparente et légèrement alcaline devient plus profonde, elle filtre les autres couleurs qui disparaissent de son spectre lumineux, jusqu’à ce que ne reste que la plus absorbante : le bleu. » C.T.*



Escale sur les rives au Cap Pokoïnik. Les eaux lisses du Baïkal se transforment ici en un parfait miroir. La Lena est le nom d’un des plus longs fleuves de Sibérie (4400 kms), il prend sa source dans les environs, parmi les montagnes qui bordent le lac. Lena est également le nom donné à cette réserve naturelle où l’on ne peut accéder que par bateau, un accès réglementé pour un lieu isolé où règne la taïga sibérienne … Un garde forestier nous attend pour débuter la randonnée en forêt parmi les mélèzes. J'imaginais que le sol de la taïga était un milieu frais et humide où la terre mêlée aux cailloux s'avérerait boueuse ... pas du tout ! Au contraire, ici tout est sec : les pas soulèvent la poussière, les brindilles et les branches mortes craquent sous les chaussures et il fait cet après-midi , sous un soleil généreux, une chaleur méditerranéenne.

F … Comme fleurs La Sibérie est connue pour son climat extrêmement rigoureux en hiver mais on sait moins que les températures estivales permettent l'éclosion d'une végétation foisonnante. Dans les landes qui bordent le Lac Baïkal, le sol est couvert par endroits d'un véritable tapis de fleurs aux couleurs éclatantes. Seule ombre à la composition florale … les nombreux moustiques et vilains taons qui harcèlent le photographe ou le promeneur lorsqu’il fait une pause (manches longues, répulsif et chapeau moustiquaire sont conseillés pour les balades estivales).



Des fleurs qui enchantent également les rivages où elles poussent entre les gros galets.

M … comme Mares

Mares, à la fois village de maisons de bois, port d’embarquement pour naviguer sur le Baïkal et … station balnéaire à la baïkalienne ! Une plage de sable où l’on côtoie, des barques abandonnées, un marécage, une vache et j’y ai même vu un cochon … et aussi quelques téméraires baigneurs, l’eau du lac est aux environs de 14/15°C en été !

O … comme omoul « Principal poisson du lac, l’omoul est un cousin du saumon qui possède une saveur délicate. Il pousse un cri aigu quand on le tire de l’eau. Il va pondre ses œufs en amont des rivières, mais revient en novembre, avant que le Baïkal ne gèle. »C.T.*



C’est « Le » poisson du Baïkal. Pendant très longtemps l’omoul a été la principale ressource du lac et le classique plat de résistance des habitants de la région. Afin de le capturer, il vaut mieux jeter à l’eau un filet qu’un hameçon au bout d’une simple ligne. J’ai essayé la prise à la canne à pêche, mon bouchon est resté désespérément immobile… une seule touche mais aucune prise. On ne s’improvise pas pêcheur du Baïkal ! Pour le déguster, les Russes le préparent à toutes les sauces, enfin, façon de parler … car le plus souvent, l’omoul est préféré salé, séché ou fumé. D’ailleurs, la préparation fumée est celle que j’ai le plus apprécié, très savoureuse au palais avec une chair fondante en bouche. Pour s’approvisionner, on peut en trouver sur les étalages des marchés comme celui de Lystvianka, au bord et au sud du lac. L’image est amusante avec ce poisson tenu ouvert par des petites tiges de bois, histoire d’assurer un bon séchage à l’air. Les habitants d’Irkoutsk, la capitale régionale, viennent en nombre le déguster ici à toutes heures … le regard charmé par la vue du lac et accompagné d’un verre de vodka à la main, évidemment !

C … comme chaman « Leurs longs manteaux noirs ruissellent d’une masse de petits disques et de baguettes … le chaman était le gardien de la mémoire de son peuple, de ses histoires et de ses traditions, et des secrets dont il avait hérité. » C.T. *



Sur l’île d’Olkhon, le site du rocher de Bourkhan marque le visiteur par la beauté du lieu. Imaginez un cap rocheux s’avançant dans les eaux du lac et de part et d’autre, deux baies l’une de galets et l’autre faite de sable blond. Mais pour les habitants de la région ce rocher représente bien plus qu’un joli panorama, ce lieu est sacré, la légende l’a transformé en un haut lieu du chamanisme. Des croyances entre magie et religion encore très présentes dans l’île et dans toute la région surtout parmi les populations d’origine bouriate. Ici, le rayonnement des esprits seraient si fort près du rocher que la légende déconseille aux femmes enceintes d’approcher de Bourkhan … quant aux hommes, ils n’ont rien à craindre, ils sont même nombreux à venir en pèlerinage au « rocher au Chaman ».

D … comme drapeaux

Parmi les visiteurs du jour, un homme s’avance vers un des rares arbres de la colline. Son visage arrondi et ses yeux légèrement bridés laisse penser qu’il est d’origine bouriate. Le voilà qui tend sa main et appose sa paume contre le tronc, un instant de recueillement le temps de faire sans doute un vœu, c’est la tradition en ce lieu sacré. Ensuite, en souvenir de son passage, il attache un bout de tissu qui flottera au vent comme ces dizaines d’autres laissés ici. Les bouddhistes vénèrent ce sanctuaire, les drapeaux de prières multicolores accrochés aux branches en sont les témoignages.

K … comme Khougir

Malgré un aspect de gros bourg du fin fond de la Russie, Khougir est l’agglomération principale de l’île d’Olkhon, située au cœur du Baïkal. Quelques pistes en terre sillonnent le village, de rares véhicules et side-car circulent dans ces artères poussiéreuses, zigzaguant sans cesse afin d’éviter les ornières et les vaches déambulant tranquillement devant les habitations. Des poteaux peu esthétiques bordent les rues avec leurs inévitables fils reliés aux compteurs électriques que l’on ne cache pas ici, on les dispose bien en évidence sur les façades des maisons. C’est vrai qu’ils ont longtemps été désirés … l’île n’est connectée au réseau électrique par des câbles sous lacustres que depuis l’année 2005 !

I … comme isba “Les isbas avaient des airs de pendules à coucou avec leur encadrements de fenêtres, leurs volets et leurs avant-toits aussi finement sculpté que des filigranes … Elles semblaient à la fois délicieusement anciennes et flambant neuves. » C.T. *



A l’extrémité de l’avenue principale de Khougir (île d’Olkhon), en bordure de ce qui ressemble à une place, des hommes s’activent près de billes de bois. Ils tronçonnent des troncs d’arbres pour en faire des rondins prêts à être assemblés pour construire une isba. Toutes les maisons du bourg sont en bois entourées de palissades et de barrières agrémentées parfois d’une touche de peinture verte ou bleue. Mais ici, ce sont surtout les fenêtres que l’on décore avec attention. Souvent elles sont joliment encadrées de moulures colorées. .. cela protègerait du mauvais sort ! Pour certaines habitations, le lichen est encore utilisé comme joint d’étanchéité entre les rondins et aussi disposé au bas des fenêtres entre le double vitrage. Un moyen rudimentaire pour absorber la condensation produite par les contrastes thermiques. Même si le temps est relativement doux en été, les imposants tas de bûches adossés au x maisons rappellent que l’hiver est rigoureux dans ces contrées.

T … comme tempête « Le Sarma, qui souffle de l’ouest, surgit de nulle part et soulève les eaux qu’il transforme en murs de brume sous un linceul d’obscurité. » C.T. *



La soirée se déroule dans une insouciante bonne humeur autour d’un sympathique feu de bois improvisé sur la grève de galets … Tiens ! le ciel s’assombrit alors qu’une portion d’arc en ciel se mire à la surface des eaux lisses du Baïkal … belle image ! Ensuite, tout s’enchaîne avec rapidité. Un bruissement sourd, forcissant en quelques secondes se fait entendre, et la forêt de s’agiter en tout sens … le vent vient de se lever avec une puissance et une soudaineté surprenantes annonçant ainsi une tempête. Vite, éteindre le feu afin d’éviter que des brindilles incandescentes provoquent un incendie, puis amarrer solidement le bateau … déjà les eaux calmes se sont transformées en une « mer » agitée de houles et de vagues déferlant sur le rivage ! Toute la nuit (et notre sommeil) sera entrecoupée de bruits de vent, de vagues et de chocs de la coque du bateau sur les galets. Pourtant, nous avons évité le pire … Les pêcheurs du Baïkal connaissent bien la vigueur des rafales du vent local, le sarma qui peut engendrer des vagues jusqu’à 3 mètres de hauteur, un vrai cauchemar !

E … comme éclaircie « Le monde s’est changé en brume … A midi, l’autre berge s’est évanouie dans la brume. On navigue dans de la soie … Maintenant, on n’y voit plus à deux cents mètres … Les eaux s’évanouissent dans le ciel. »C.T. *



Matin calme et atmosphère ouatée. Des bancs de brume nimbent le lac et masquent la vue des rivages. Nous sommes bien en juillet mais cette ambiance me donne une impression automnale. Très prudent, notre capitaine progresse au ralenti dans ce brouillard à couper au couteau en espérant sa dissipation … Peu à peu, les formes lointaines et estompées semblent plus contrastées alors que quelques timides rayons de soleil parviennent à se défaire de cette purée de pois … enfin une éclaircie ! et une mouette qui apparaît dans le sillage de notre bateau. Nous approchons des Ouchkany …

A … comme archipel

Un lac qui se prend pour une mer se doit d’avoir des îles … Le Baïkal possède même un archipel, celui des îles Ouchkany, une poignée d’îlots perdus au milieu du lac. Quelques isbas, une minuscule station météo et surtout une taïga touffue. Longeons maintenant le rivage entre des rochers ornés de lichens orangé et les nombreux mélèzes. Le sentier zigzague entre un tapis de mousse et une jonchée d’aiguilles de conifères. A y regarder de plus près on remarque vite les milliers de fourmis grouillant sous nos pas, d’ailleurs la vue de fourmilières géantes ne peut échapper au regard … par bonheur les fourmis locales ne piquent pas !

N … comme nerpa « A une époque préhistorique, semble-t-il, les ancêtres du nerpa, le petit phoque de Sibérie, remontaient l’Ienisseï et l’Angara leur descendant s’est égaré là pour devenir le seul représentant de l’espèce qui vive en eau douce. » C.T. *



En naviguant le long des côtes, parfois on peut apercevoir furtivement à la surface de l’eau quelques têtes noires et luisantes de nerpas … le temps de les distinguer et elles disparaissent sous l’eau, frustrant ! Pour avoir plus de chance de les observer, il faut se rendre sur un des îlots des Ouchkany transformé en réserve naturelle. Le Baïkal est en effet l’unique lieu au monde où vivent des phoques d’eau douce, aussi on comprend que ce sanctuaire soit protégé et bien gardé ! Ces phoques sauvages sont discrets et peureux … mais en les apercevant enfin, là juste devant nous à seulement une quinzaine de mètres nous restons silencieux et captivés par l’observation. Quelques uns batifolent dans les eaux translucides, d’autres, plus nombreux se prélassent au soleil étendus sur les rochers. Si les nerpas n’aiment pas être dérangés par le bruit, entre eux règne une bruyante agitation faite de grognements et d’éructations. La place manque sur le rocher tant convoité par une trentaine de prétendants … il faut voir ces phoques dodus aux mouvements un peu patauds se déplacer avec difficulté sur les aspérités de la roche. Certains n’hésitent pas à bousculer leurs congénères pour gagner une place au soleil !

R … comme rupestre

Ou cela aurait pu être GR … pour gravures rupestres. En effet, dans toute la région du Baïkal les archéologues ont découvert des indices de présence humaine comme ici sur les berges de Sagan-Zaba. Le bateau bien amarré, il nous faut emprunter la petite annexe gonflable pour approcher les hautes falaises et ainsi découvrir d’étonnantes gravures rupestres. Des dessins gravés dans la roche découverts en 1881 et qui dateraient d’après les spécialistes d’environ 4500 ans ! Mais que représentent-ils ? Décryptages : quelques scènes de chasse avec un chasseur monté sur un cheval, on y reconnait aussi les silhouettes gracieuses de cygnes et de cervidés. Et ce n’est pas tout, des chamans sont également représentés sur ces parois rocheuses, on les voit la tête couronnée dansant probablement au cours de cérémonies rituelles. Parmi toutes les fouilles archéologiques réalisées, un détail intrigue ces historiens : ils n’ont jamais trouvé de traces de présence humaine dans la région pendant un intervalle de 1000 ans : le maillon manquant dans la chronologie de l’histoire de l’Homme en Baïkalie ! Pourquoi cette absence ? Quelle est la raison de la disparition de tout signe humain durant une telle durée ? Des modifications climatiques, un cataclysme ? La question semble toujours sans réponse précise !

P … comme Peschanaya « Je contemplais un golfe bleu frangé du bronze des forêts. Au-delà, une longue série de caps : certains pointaient vers des îles semées sur une eau brillante … » C.T. *



C’est fou comme il y a de lieux sur les bords du lac que l’on vous vente comme « le plus bel endroit du Baïkal ! » … cependant, Il faut bien reconnaître que la baie de Peschanaya a beaucoup de charme. Une longue étende de sable ambré et à chaque extrémité de l’arc de cercle des collines boisées, on les appelle les « cloches ». Comme elles ne sont pas de la même dimension, il y a ici la petite et puis la grosse cloche. Peschanaya est une petite station balnéaire où à l’époque soviétique quelques privilégiés venaient y passer des vacances estivales … le lieu a conservé son charme mais les bâtiments ont quelque peu vieilli ! Un ensemble constitué de bungalows de bois sur lesquels la peinture bleue essaie de donner un peu d’éclat. Reconnaissons que le côté désuet n’empêche pas une impression de gaîté parmi les estivants russes, je pense que la bière et la vodka y son aussi pour quelque chose …



D’escale en escale, ce cabotage m’aura fait découvrir une partie seulement ce cet immense lac Baïkal si justement appelé « Perle de Sibérie ». En contemplant ce ciel embrasé par un soleil déjà couché, je repense à tous ces paysages grandioses qui restent dans ma mémoire, des souvenirs émaillés de quelques rencontres (pêcheurs, villageois, gardiens de réserve … et phoques nerpas !) histoire de donner vie à cet environnement naturel si paisible. Et dire que si souvent le nom de Sibérie est associé à une région austère, désolée et glaciale … assurément, l’été venu, la Sibérie du côté du Baïkal est tout autre !

__ *« En Sibérie » de Colin Thubron, Folio. Prix Nicolas Bouvier 2010. La Sibérie : un immense nulle part … Le célèbre écrivain-voyageur mêle le passé au présent, les paysages aux rencontres … __
Escale de vingt-trois heures à Rio de Janeiro: que faire? English translation pending
by Tombe34 · 2012-08-23 · 11 replies
Bonjour à tous!

Lors de mon vol retour de Buenos Aires en direction de Paris, j'ai une escale de 23h30 à Rio de Janeiro (aerport "Internacional"), arrivée 00h20 sur place.

Voyageant seul et ne connaissant absolument pas la ville je compte tirer partie de ce labs de temps...

J'ai donc deux questions,

1) Déja est-il possible de sortir de l'aéroport pendant la durée de l'éscale, si oui quel sont les moyens les plus simples pour rejoindre le centre ville (bus, taxi, metro ??)

2) Vu l'heure tardive de mon arrivée, je me posais certaines questions sur la sécurité de la ville. Car étant pasionné de photographie, j'hesitais entre réalisé un tour de nuit de la ville afin de faire quelques clichés (si ville suffisament sure) ou prendre un hotel et réalisés des clichés le lendemain matin.

3) Enfin quels sont les endroits qui valent le coup d'oeil, compte tenue du temps imparti...

Merci d'avance pour vos réponses!!!

Thomas.
Croisière en mer Baltique sur le Celebrity Constellation English translation pending
by Bungiel · 2012-08-23 · 3 replies
Bonjour, nous sommes arrivé il y a moins d'une semaine d'un voyage ayant comme point central une croisière en mer baltique avec les Celebrity Constellatio, au départ de Amsterdam. Nous sommes arrivé 3 jours à amsterdam avant le depart du bateau. Hotel tres bien situé. Avonsvisité les points d'interets suivants: maison Ann Franck, Rijckmuseum, tour de bateau mouche, place du Dam, maison de Rambrandt, nous avons beaucoup marché, admiré les canaux, vraiment magnifique. De notre hotel au terminal pour prendre le bateau, il y avait environ 20 minutes de marche. La premiere journée complete sur le bateau est en mer. Le lendemain, cap sur Berlin. Avons acheté seulement les billets de train et pas le tour complet. Un trajet de 2 heures 30 environ. Une fois arrivé a berlin, l'autobus nous mene a un hotel, où nous devions nous revoir 6 heures plus tard. Nous avons fait les classiques de berlin, mur, porte bradenbourg, etc. Puis retour au bateau, donc un autre 2 heures 30 de train. Je le recommane. Oui, c'est long mais ça donne un bon premier contact avec la ville. Apres une autre journée en mer, la destination est Stockholm. Il est recommandé de se lever tot. Stockholm étent dans un archipel, le paysage est magnifique. À notre arrivé, droit devant il y a le Gamla Stan. Magnifique. Nous n'avons pu vister le musé vasa, il y avait trop de monde et avons decide de nous promener à pied. Marcher du bateau au Gamla Stan prend environ 20 minutes. La vielle ville est aussi magnifique. Lendemain, direction Helsinki. Encore la, nous avons marché jusqu'au cent. La distance a ete couverte en 30 minutes. Le marché est tres intéressant. La place du senat très belle. De la nous avons marché durant 20 minutes pour aller voir l'eglise dans le rocher. Un peu decevant, mais bon. Les gens a helsinki vraiment tres gentils. Les deux jours suivants etaient à st-petersbourg. Nous avons pris les services de l'agence Denrus. Les points forts ont ete. Peterhof, ermitage, metro, pushkin et mon coup de coeur, la cathedrale du sang versé. Tres bons repas, surtout la deuxieme journée. Bravo encore à Denrus. Soyez patients, les douaniers ne sont pas très souriants. Tallin en Estonie est magnifique. Du bateau à la vieille ville, il y a 10 minutes, donc pas de navette a payer la non plus. Ca nous petmet de mieux sentir la ville si on marche. Tallinn est le coup de coeur de plusieurs sur le bateau. Apres une journee en mer nous arrivons a Copenhague. Le soir precedant notre arrivé, le bateau passe sous un pont. Mais le bateau est tellement gros qu'il semble frapper ce pont. C'est à voir. Le bateau accoste tout pres de la petite sirene. En marchant les 20 minutes separant le bateau de la ville vous passer juste a cote de la sirene et du castelet. Vous ne pouvez pas aller a Copenhague sans aller voir le Nyhavn. Que de belles images dans ma tete. Arrivé a Amsterdam apres une derniere journee en mer.

Bravo a Celebrity Constellation pour le service impeccable. Tout etait parfait. Notre serveur parlait francais, il etait de l'ile Maurice. Les spectacles excellents (Fuse, ,, ,, ,woww) Nous avons prolongé notre sejour a amsterdam pour aller voir Pollendam et les moulins. Tres beau aissi. Nous avons pris le train pour Bruxelles. Visité la ville pendant 2 jours et vu le tapis de fleurs. Sommes allé a Bruge, magnifique. Visité aussi Anvers, tres interessant et surprenant parce que je ne connaissait pas. La temperature etait tres belle, seulement 30 minutes de pluie à Tallinn. Sinon que du soleil avec environ 18-24 degré. Je dois dire cependant que la partion alle et retour en mer du nord est assez fraiche. J'espere vous avoir donné le gout.........
Escales en Israël et situation politique? English translation pending
by LilouBelgium · 2012-08-23 · 29 replies
Bonjour,

Pensez-vous qu'il y ait un risque que Costa supprime les escales en Israël comme elle l'a fait en d'autres temps pour l'Egypte et la Tunisie? Je pense qu'il y a parmi vous des forumeurs qui ont des rapports privilégiés avec la compagnie alors si quelqu'un a des infos....

Merci

Sigrid
Où aller: Cayo Coco, Largo ou Holguin? English translation pending
by Marikiya40 · 2012-08-23 · 16 replies
Salut à tous! Nous ne sommes jamais allés dans un tout inclus. Nous sommes des voyageurs sacs à dos qui aiment le confort! On se fout du luxe, des discothèques et des piscines. On veut du tranquille et simple, propre, bouffe pas dégueu(!)... Mais ce qu'on veut surtout, c'est une super plage avec du snorkelling (ou plongée en apnee)à proximité. J'ai retenu Villa Cojimar à Cayo Guillermo mais j'ai besoin de vos avis sur d'autres endroits. On se cherche du pas cher 600-750$. 3 étoiles... Aidez moi à choisir! Mes autres voyages ont été le Mexique et l'Asie du sud est. On veut être époustouflés par la plage et la plongée en apnée! Merci!!
Gaspésie et pluie: que faire? English translation pending
by Laure4459 · 2012-08-17 · 10 replies
bonjour tout le monde

j aurai besoin de vos bons plans :) je suis a gaspe en ce moment mais il pleut non stop avec un brouillard a ne pas voir a plus de 2 metres donc je cherche des solutions de replis a gaspe ou perce de chose a faire quand il pleut autant et que les balades ne sont pas vraiment possible dc si vous avez des idees ou bons plans je suis preneuse merci bcp :)
Voyage à vélo Montréal -Tadoussac English translation pending
by Abibidalbi · 2012-08-13 · 17 replies
Bonjour tout le monde,

Je souhaite partir sur les routes au depart de Montreal jusqu'a Tadoussac et je souhaitais savoir si quelqu'un pouvait me conseiller un itineraire agreable, sans trop de circulation et plutôt nature. J'ai deja lu beaucoup de message portant la dessus mais j'avoue être legerement perdue face a tous les commentaires differents que j'ai pu voir. Mon idee premiere etait de suivre la route verte numero 4 jusqu'a Trois´rivieres et d'ensuite monter jusqu'a Tadoussac en suivant le saint laurent. De la je verrais par ou je pars :). Pourriez vous m'indiquer le meilleur itineraire sachant que j'ai le temps (du 15 juin au 28 septembre)?

Merci d'avance pour vos idees!

Abi
Petit retour de mon voyage aux Philippines! English translation pending
by Babast31 · 2012-08-11 · 11 replies
Bonjour à tous et à toutes !!

Alors petit retour après mon voyages aux Philippines de 3 semaines (je vous devais bien cela avec toutes les questions, interrogations et doutes dont je vous ai fait part :-) !

Je suis parti du 13 janvier au 3 février 2012 !

J’ai passé deux jours au festival Ati Atihan dans la ville de Kalibo (île de Panay) !! J’étais dans une chambre tranquille, un peu excentré de la ville à environ 30 minutes à pieds, 20-30 pesos par tricycle, 500 pesos la nuit (pas cher pendant le festival) ! Cela se nommait Bakhawan Inn (sur le site officiel du festival) !! Le festival était sympa, animé, les gens souriant et avenant ! Un bon début de séjour ! J’ai eu l’occasion d’aller me balader dans la Mangrove juste à côté de mon hôtel et pour moi qui n’en avait jamais vu, cela m’a bien plu (entrée payante environ 40 pesos me semble t-il)!!

Après direction l’ile de Bohol pendant 3 jours !! J’ai vu les classiques : chocolate hills et tarsiers mais également sur le chemin parc et « piscine locale » au bord d’une rizière ! Sur Bohol, j’ai dormi dans un chouette petit hôtel Nut Huts (recommandé par le lonely) !! Très sympa, de bonnes rencontres, les gérants sont cools, les prix des chambres sont corrects ! Seul reproche serait les prix un peu excessifs des repas mais passons. Pas mal d’activités à faire (rando, canoé), matériel à louer par Nut Huts !! Faites gaffe le temps est assez changeant dans ce coin là de Bohol (si vous y allez en janvier). Ensuite j’ai fait une journée à Panglao, où j’ai croisé Yannick et Eva (très actifs sur ce site et que je salue chaleureusement) !! Adorables ces deux là et leur Villa Belza Resort est splendide ! Même si vous êtes plutôt routard comme moi, faites leur un coucou ! :-) Yannick m’a d’ailleurs conseillé la plage Libaong Beach (gratuite) à côté d’Amarella Hotel ! Merci du conseil, c’était une bonne plage tranquille !! La dernière nuit avant mon départ de Bohol, je l’ai passé dans un petit hôtel de Tagbilaran où j’ai fait la connaissance de 2 philippins avec qui j’ai passé la soirée dans la ville et avec lesquels j’ai fait un karaoké !! Bonne ambiance.

Direction Palawan à présent !! J’ai commencé par faire une journée à Sabang la rivière souterraine !! Obligé de passer par une agence touristique !! On part le matin en van, on mange tous ensemble sur la plage un grand buffet à volonté, on part en bangka direction l’entrée de la rivière, on visite une partie seulement (2 km seulement) cette dernière ! La visite se limite à la description des rochers (rocher de l’éléphant, de la femme nue, etc…) ! Et après on s’en va !! En définitif : je ne le recommande pas du tout ! J’ai préféré largement la randonnée dans une grotte de Sagada (Nord de Luzon) ou encore certaines grottes françaises.

Ensuite départ pour El Nido ! La plage d’El Nido n’est pas la plus jolie du coin donc je vous conseillerais seulement d’en profiter le soir en mangeant en terrasse !! En outre, je vous conseille de réserver à l’avance si vous compter venir durant le nouvel an chinois !! Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que durant cette période tout le monde est en congé et que les expatriés des pays asiatiques en profitent pour aller loin de la foule que peut provoquer ce genre de célébration dans leur pays d’expatriation !! Je me suis retrouvé obligé à prendre un hôtel certes sympa mais très cher pour le pays et en dehors d’El Nido ! Ensuite pour ce qui est des activités El Nido n’en manque pas et les établissements organisant des virés en bangkas sur les différentes iles de l’archipel de Bacuit sont nombreux. Je recommande pour les fans de snorkeling de faire le tour C et pour ceux qui veulent plus se poser le tour A !! Conseil si vous prenez votre appareil photo prévoyez un sac plastique qui se ferme complètement et pas comme moi une boite étanche qui ne l’est pas restée (Paix à l’âme de mon appareil photo) !! De même échangez vous habituels claquettes contre des sandalettes qui vont dans l’eau et qui sont fermées au niveau de la cheville !! Simplement par que vous aurez l’occasion de marché sur du corail ou des rochers très coupant pendant la sortie en snorkeling et les sandales se perdent et les coupures se font !! Comme ce fût mon cas !! J ! Mon troisième jour à El Nido m’a donné l’occasion de faire un périple avec quelques étrangers en vacances en moto vers le Nord de El Nido pour y trouver des sentiers plus paisibles menant à une cascade ou à des sources chaudes. Il y a également une magnifique plage « déserte » à y trouver à environ 1h30 de El Nido !!

Après avoir longuement hésité je suis parti sur Port Barton plus au sud de El Nido après 3 jours sur place ! L’endroit est moins touristique et de ce fait plus tranquille que El Nido. C’est un endroit où l’on peut également faire des excursions en bateau sur des îles avec les pêcheurs du coin ! Ces derniers pour quelques pesos de plus peuvent vous faire du poisson frais, grillé au barbecue sur une plage !! Super sympa !! J’ai eu l’occasion d’assister à une fête sur place associant soirée dansante, défilé de Miss locale, course de bangka et combat de coqs !! A faire si vous pouvez.

Après 2 jours de repos (les seuls vrais de ce voyage je dois le dire ), me voilà parti direction Luzon et plus exactement le nord de l’île direction les rizières en terrasse !! Attention j’ai passé ma journée dans les transports pour rejoindre Manille (bus, tricycle et Avion), avant d’attaquer le voyage vers Banaue de nuit !! Rude mais faisable si vous êtes en forme !! Le trajet de nuit a été comme le précise tous les commentaires sur le forum très… climatisé !! Prévoyez le pull car vous en aurez besoin ! J’ai demandé au chauffeur de baissé la clim mais j’ai eu juste droit à un sourire ! Tant pis c’est déjà ça !! Tant que j’y pense éviter les sièges du fond si vous ne pouvez pas vous y allonger : ils ne sont pas ou très peu inclinables !! A mon arrivée j’ai fait connaissance avec un groupe d’espagnoles avec lesquelles j’ai fait mes 4 jours sur le Nord de Luzon ! Nous sommes partis en Jeepney vers Sagada où nous y avons passé 2 jours !! Si vous avez l’occasion, faites un voyage sur le toit d’un jeepney ou d’un bus, c’est super sympa que cela soit dans les montagnes de Luzon ou le long des côtes de Palawan !! A Sagada nous avons passé deux jours avec randonnée nous menant à une belle cascade et surtout grottes souterraines !! Elles sont vraiment bien je vous les recommande ! L’office du tourisme vous organise cela avec des guides compétents et sympas ! Pas de dessins d’hommes préhistoriques ni de trésor mais une traversée souterraine d’une grotte entre l’eau et la roche magnifique !! Ensuite nous sommes revenus sur Banaue avant de partir en expédition sur Batad ! C’est physique mais vous pouvez le faire dans la journée ! Pour plus de détails contactez moi car là il y a pas mal à expliquer ! En gros nous nous sommes rendus au village de Batad qui se trouve au milieu d’un auditorium de rizière en terrasses !! Vous verrez des rizières en terrasses entre Banaue et Sagada mais celle-ci valent le détour ! Ensuite nous sommes allées vers la cascade se trouvant derrière le village !! On peut s’y baigner mais elle est pas chaude ! Enfin mon dernier jour sur Banaue (avant dernier aux Philippines) à se balader autour de Banaue (Viewpoint et autres paysages) Retour en bus de nuit vers Manille et je termine en visitant un peu les rues de Manille avant de me rendre à l’aéroport et quitter le pays !!

Conclusion du voyage : beau pays aux paysages très variés, population accueillante et très souriante, des locaux et des expatriés rencontrés avec qui j’ai partagé pleins de moments bons et parfois moins bons mais maintenant j’en rigole (et puis je voudrais pas faire mon français et tout critiquer) !! Je vous le recommande, peut-être sur un rythme moins soutenu si vous souhaitez vous reposez plus mais après c’est chacun qui voit !!

Voilà petit résumé terminé ! Si questions ou renseignements, n’hésitez pas à me contacter. Merci à ceux qui m’ont conseillé sur le site !

A bientôt !!

++

Bastien.

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