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Obtenir un visa pakistanais English translation pending
salut à tous
au mois d'août je pars de France en direction de l'Inde, par la terre (principalement en auto-stop) je ne sais pas du tout le temps que je vais mettre à faire le trajet, et je ne souhaite le prévoir cela me pose quelques problèmes pour les visas
apparemment le visa iranien peut assez facilement être obtenu en turquie, et le visa indien au pakistan
en revanche, pour le visa pakistanais, ça a l'air beaucoup plus compliqué...
pour le prendre en France à Paris, est-il vrai qu'il faut le visa indien ? (c'est ce qu'ils m'ont dit quand je leur ai téléphoné) cela me pose problème étant donné que je ne souhaite pas prendre le visa indien à l'avance car sa validité risque d'être écoulée avant que j'arrive là bas (et je ne veux pas avoir à le payer deux fois)
n'y a-t-il vraiment aucun autre moyen de le prendre sur la route, par exemple en grèce ou en turquie ?
je suis désolé de poser à nouveau cette question qui l'a déjà été tellement de fois, mais j'aimerai avoir des infos fraîches
merci d'avance léo
au mois d'août je pars de France en direction de l'Inde, par la terre (principalement en auto-stop) je ne sais pas du tout le temps que je vais mettre à faire le trajet, et je ne souhaite le prévoir cela me pose quelques problèmes pour les visas
apparemment le visa iranien peut assez facilement être obtenu en turquie, et le visa indien au pakistan
en revanche, pour le visa pakistanais, ça a l'air beaucoup plus compliqué...
pour le prendre en France à Paris, est-il vrai qu'il faut le visa indien ? (c'est ce qu'ils m'ont dit quand je leur ai téléphoné) cela me pose problème étant donné que je ne souhaite pas prendre le visa indien à l'avance car sa validité risque d'être écoulée avant que j'arrive là bas (et je ne veux pas avoir à le payer deux fois)
n'y a-t-il vraiment aucun autre moyen de le prendre sur la route, par exemple en grèce ou en turquie ?
je suis désolé de poser à nouveau cette question qui l'a déjà été tellement de fois, mais j'aimerai avoir des infos fraîches
merci d'avance léo
Ouest des États-Unis, Amérique du Sud, Groenland, Islande, Afrique du Sud, Scandinavie, Égypte, Népal... English translation pending
Bonjour à tous,
L'adresse de mon site a changé : si belle la terre
Ouest USA, Amérique du sud, Groenland, Norvège, Suède, irlande, Egypte, Népal, Afrique du sud, Lesotho, Islande...
et bientôt d'autres voyages... Bonne lecture! Marie
Ouest USA, Amérique du sud, Groenland, Norvège, Suède, irlande, Egypte, Népal, Afrique du sud, Lesotho, Islande...
et bientôt d'autres voyages... Bonne lecture! Marie
Voyager c'est savoir regarder, apprendre et partager English translation pending
j'arrive a montréal le 31 juillet et je compte faire tout le continent américain en passant par la terre de feu ;
je serai seul avec mon sac et ma volonté d'y arriver;
je fais ce long périple pour me remettre en question sur la vie que je mène actuellement , dans cette société ou les gens oublient de se parler de prendre le temps de vivre et d'apprécier!
j'ai pris unan de conges sabbatique et je me laisse 8 mois limitte longue pour réaliser ce projet;
j'èspère que ce périple m'apprendra beaucoup sur moi meme et les autres.si quelqu'un est déjà parti en quette de lui meme comme je m'aprette à le faire qu'il me livre son ressenti j'en serais ravi;
vivons nos reves ne revons pas notre vie!
Japon: JR Pass pour vingt et un jours English translation pending
Bonjour !
L'été prochain, je pars pour le Japon pour un voyage de 26 jours. Ce sera mon premier voyage en terre asiastique. J'ai déjà pris beaucoup d'information, mais j'ai quelques questions.
1. Nous allons nous procurer la JR Pass pour 21 jours (nous comptons partir tôt le matin pour visiter un maximum de région). Notre hôtel sera à Tokyo même, dans le district de Asakusa (à côté du Senso-Ji temple). J'ai vu qu'il y avait une ligne, la JR Yamanote Line, de la JR East. Je désirais savoir si, avec ma pass JR, je pouvais prendre le train de la JR East ? Et si effectivement je peux, cela veut donc dire qu'à chaque fois que je vois JR quelque chose, je peux prendre ce train sans frais supplémentaires ?
2. Est-ce que la ligne Yamanote arrête complètement à 1h30 le matin, ou bien elle passe aux heures ou à un intervalle quelconque ?
Voilà pour l'instant mes questions, en continuant la préparation je vais surement en avoir d'autres, donc merci à l'avance pour vos réponses !
Merci, et bonne journée,
Haly
L'été prochain, je pars pour le Japon pour un voyage de 26 jours. Ce sera mon premier voyage en terre asiastique. J'ai déjà pris beaucoup d'information, mais j'ai quelques questions.
1. Nous allons nous procurer la JR Pass pour 21 jours (nous comptons partir tôt le matin pour visiter un maximum de région). Notre hôtel sera à Tokyo même, dans le district de Asakusa (à côté du Senso-Ji temple). J'ai vu qu'il y avait une ligne, la JR Yamanote Line, de la JR East. Je désirais savoir si, avec ma pass JR, je pouvais prendre le train de la JR East ? Et si effectivement je peux, cela veut donc dire qu'à chaque fois que je vois JR quelque chose, je peux prendre ce train sans frais supplémentaires ?
2. Est-ce que la ligne Yamanote arrête complètement à 1h30 le matin, ou bien elle passe aux heures ou à un intervalle quelconque ?
Voilà pour l'instant mes questions, en continuant la préparation je vais surement en avoir d'autres, donc merci à l'avance pour vos réponses !
Merci, et bonne journée,
Haly
Logement pour passer une nuit à Poum? (Nouvelle-Calédonie) English translation pending
Bonjour,
Je cherche un endroit ou passer la nuit à Poum à l'extrême nord de la grande terre.
J'ai vu sur le Net, le relais de Poingam.
Quelqu'un connait ?
Merci
Je cherche un endroit ou passer la nuit à Poum à l'extrême nord de la grande terre.
J'ai vu sur le Net, le relais de Poingam.
Quelqu'un connait ?
Merci
Enseigner en France English translation pending
bon voila, je suis marocaine, professeur aggregee de l enseignement secondaire, specialite sciences de le vie et la terre, j ai 15 ans d anciennete.
je souhaite enseigner en France a Toulouse, comment trouver un poste convenable merci....
je souhaite enseigner en France a Toulouse, comment trouver un poste convenable merci....
Quoi ne pas manquer au Burkina Faso? English translation pending
Bonjour à tous! Je suis étudiant en commercialisation de voyages et grand passioné de la terre des hommes intègres, le Burkina Faso. J'ai eu la chance d'y séjourner quelques mois en 2005 et 2006. Je prévois y retourner dès la fin de ma formation, c'est à dire début 2010. J'aimerais bien, lors de mon prochain passage, visiter un peu plus les attraits un peu plus touristiques du pays et ceux également méconnus. Bien que mes connaissances sont déja assez bonnes je crois sur ce pays j'aimerais soliciter les membres du forum qui ont déja visiter le pays. J'aimerais savoir selon vous quels sont les lieux et activités a ne pas manquer au Burkina. Qu'est-ce que vous avez préférer de votre séjour? Quel site touristique? Quelle ville? Quel village? Vos bonnes adresses et autres. Je suis à l'écoute et en tant que futur employé dans l'industrie du voyage j'aimerais développer éventuellement des circuits, des itinéraires, des groupes...
Répondez en grand nombre je compte sur votre participation!
Un merci énorme!
Michel
Répondez en grand nombre je compte sur votre participation!
Un merci énorme!
Michel
Marche en Islande: choisir un long trek ou plusieurs treks plus courts? English translation pending
Bonjour,
Je vais partir en Islande du 24 juillet au 24 août prochain. Je souhaite passer ce mois à vagabonder sur cette terre (ou lune ? …). Ma question est la suivante :
Je souhaite marcher sur environ 700km (grosso modo, ma capacité de marche sur plusieurs semaines est d'environ 25 km/jour), et j’ai déjà une certaine expérience de la marche en autonomie (notamment en Mongolie). Par goût, je préfèrerai effectuer une seule longue marche, plutôt que de scinder mon voyage en 2 ou 3 treck.
J’avais donc d’abord penser suivre la route n°1 sur 700km, mais à la lecture des différents post de ce forum, je pense que ça serait finalement clairement du gâchis que de ne pas aller à l’intérieur des terres…
Une chose est sûre en tout cas, c’est que je passerai à un moment ou un autre par l’itinéraire Landmanalaugar- Skogar. Je pense d'ailleurs cela se fera à la fin de ma marche, histoire de finir en beauté…
Pensez-vous qu’il y ait un itinéraire qui puisse me permettre de marcher sur environ 700 km en une seule traite (et si oui, lequel ?) ou est-il préférable que je scinde mon voyage en plusieurs treck ?
D’avance merci pour vos réponses
Je vais partir en Islande du 24 juillet au 24 août prochain. Je souhaite passer ce mois à vagabonder sur cette terre (ou lune ? …). Ma question est la suivante :
Je souhaite marcher sur environ 700km (grosso modo, ma capacité de marche sur plusieurs semaines est d'environ 25 km/jour), et j’ai déjà une certaine expérience de la marche en autonomie (notamment en Mongolie). Par goût, je préfèrerai effectuer une seule longue marche, plutôt que de scinder mon voyage en 2 ou 3 treck.
J’avais donc d’abord penser suivre la route n°1 sur 700km, mais à la lecture des différents post de ce forum, je pense que ça serait finalement clairement du gâchis que de ne pas aller à l’intérieur des terres…
Une chose est sûre en tout cas, c’est que je passerai à un moment ou un autre par l’itinéraire Landmanalaugar- Skogar. Je pense d'ailleurs cela se fera à la fin de ma marche, histoire de finir en beauté…
Pensez-vous qu’il y ait un itinéraire qui puisse me permettre de marcher sur environ 700 km en une seule traite (et si oui, lequel ?) ou est-il préférable que je scinde mon voyage en plusieurs treck ?
D’avance merci pour vos réponses
Acheter des lentilles de contact aux Philippines? English translation pending
Bonjour à tous,
Désolée d’interrompre vos rêves de rizières verdoyantes et plages de sable blanc pour une question aussi terre à terre… Mais la facture de mon opticien me ramène durement à la réalité 🏴☠️!
J’avais fais le plein de lentilles de contact en Thaïlande l’année passée ; est-ce les lentilles sont en vente libre aux Phils également ? Si oui, savez-vous si les tarifs sont intéressants ?
D’avance merci
Chambre d'hôtes près de la mer à Monterosso? (Italie) English translation pending
bonjour,
nous souhaiterions partir cet ete, au mois d'aout a monterosso, dans les cinq terre.
malgre nos recherches et des mails envoyes, nous sommes a la recherche d'une chambre d'hote, pres de la mer, si possible. nous savons qu il est impossible de circuler en voiture a cette endroit, site protegé, et que les prix sont relativement elevé.
si quelqu'un a des informations ou des renseignements a nous communiquer.
Merci beaucoup.
Iran: dans quel état est Bam aujourd'hui? (24 mars 2009) English translation pending
Je me souviens d'avoir lu ici quelques posts sur le sujet, disant qu'après le tremblement
de terre il valait mieux éviter d'aller à Bam, la ville nouvelle étant trop dévastée pour
accueillir des touristes, et la citadelle en trop mauvais état pour encore être visitée.
Et puis la détresse des habitants était telle qu'il valait mieux éviter de les troubler avec
nos visites. Qu'en est il aujourd'hui ? La ville a-t'elle repris vie ? Les plaies du tremblement
de terre sont pansées, ou encore béantes ? Et la citadelle ? Réparée, en partie ? Y aller
ou pas ? Quelqu'un y est passé récemment ?
Merci d'avance,
Merci d'avance,
Passer huit nuits à Bruxelles (centre-ville) en alternant des visites à Bruges en juillet 2009 English translation pending
Bonjour,
J'aimerais bien savoir si l'idée de passer huit nuits à Bruxelles centre-ville (pied à terre) en alternant des visites d'une journée à Bruges, une autre à Amsterdam, l'autre à Anvers (avec une passe de train) est réaliste et pas trop exténuante. Nous sommes un couple dans la quarantaine, aimons musée, photo, musique et dépaysement.Qu'en pensez-vous? Avez des incontournables à nous signaler?
Merci de votre générosité!🙂
Martine
J'aimerais bien savoir si l'idée de passer huit nuits à Bruxelles centre-ville (pied à terre) en alternant des visites d'une journée à Bruges, une autre à Amsterdam, l'autre à Anvers (avec une passe de train) est réaliste et pas trop exténuante. Nous sommes un couple dans la quarantaine, aimons musée, photo, musique et dépaysement.Qu'en pensez-vous? Avez des incontournables à nous signaler?
Merci de votre générosité!🙂
Martine
Meilleure façon de se rendre à Matam à partir de Dakar? (Sénégal) English translation pending
Bonjour,
Actuellement sur Paris, je pars mi-Mars à Matam pour participer et me former aux constructions de terre crue et voûtes nubiennes. Ne connaissant pas cette région, si quelqu'un peut m'éclairer sur la meilleue façon de m'y rendre, ce serait sympa. Je compte rester une à 2 semaines et je dois également me loger pour cette période
Merci 😉
Merci 😉
Accès à Melilla en venant du Maroc par les transports en commun English translation pending
Bonjour,
Je compte effectuer un voyage seule au Maroc pendant deux semaines en Mars, et je souhaite rentrer en France par la terre, en passant par l'Espagne.
Je voudrais prendre un ferry de Melilla, cette enclave espagnole sur la côte nord est du Maroc, mais je n'arrive pas à savoir comment y accéder quand on est déjà sur le sol marocain. Seules infos trouvées: y accéder par la mer quand on est en Espagne, ou par l'air... est-il possible d'y accéder par train, bus ou taxi-brousse, étant donné que cette ville semble être ultra protégée et être une plaque tournante de trafics en tout genre?
Merci de vos réponses!
Pratiquer le bateau-stop dans les canaux de la Patagonie? English translation pending
salut,
quelqu'un a t il dejà pratiquer le bateau stop dans les canaux de patagonie? je vais en terre de feu et au sud du chili- argentine dans peu de temps, j'aimerai beaucoup faire un petit bout de chemin en voilier, même deux jours, quelqu'un a t il des bons plans, des conseils (genre : à quel endroit stratégique tendre son pouce? est ce envisageable ou bien même pas la peine que des charters où il faut payer?)
merci bien charlotte
quelqu'un a t il dejà pratiquer le bateau stop dans les canaux de patagonie? je vais en terre de feu et au sud du chili- argentine dans peu de temps, j'aimerai beaucoup faire un petit bout de chemin en voilier, même deux jours, quelqu'un a t il des bons plans, des conseils (genre : à quel endroit stratégique tendre son pouce? est ce envisageable ou bien même pas la peine que des charters où il faut payer?)
merci bien charlotte
Cherche à vivre dans un paradis English translation pending
Bonjour à tous
Je suis retraité depuis huit ans et je cherche un petit paradis sur terre pour vivre. J'ai 45 ans et je n'ai pas besoin de grand chose car mon style de vie est très modeste. La seule chose importante pour moi est d'avoir un accès internet haute vitesse 24 heures par jour pour garder un oeil sur mes investissements. Je me suis toujours vu assis devant mon ordinateur avec la vue sur la plage.
Quelle île me conseillez-vous d'habiter et quel sont les prix de location d'appartment pour le long terme avec vue sur la mer? (le prix que les locaux paie à l'extérieur du marché touristique)
Je fait aussi les recherches de mon côté alors si vous avez des sites web à me recommander.
Alain
Je suis retraité depuis huit ans et je cherche un petit paradis sur terre pour vivre. J'ai 45 ans et je n'ai pas besoin de grand chose car mon style de vie est très modeste. La seule chose importante pour moi est d'avoir un accès internet haute vitesse 24 heures par jour pour garder un oeil sur mes investissements. Je me suis toujours vu assis devant mon ordinateur avec la vue sur la plage.
Quelle île me conseillez-vous d'habiter et quel sont les prix de location d'appartment pour le long terme avec vue sur la mer? (le prix que les locaux paie à l'extérieur du marché touristique)
Je fait aussi les recherches de mon côté alors si vous avez des sites web à me recommander.
Alain
Hôtel Kanaoa ou Paradis Saintois aux Saintes English translation pending
Bonjour...
Nous partons en famille aux Antilles en juillet (2 enfants de 8 et 10 ans)...
Nous voulons séjourner à Terre de Haut 5 jours, on nous recommande l'Hotel Kanaoa ou le Paradis Saintois....
les deux semblent être sympathique mais beaucoup de contradiction sur les forums....
Alors qui a séjourné dernierement au Kanaoa ou au Paradis Saintois et qui peut nous renseigner ????
Situation...confort... ect....
merci à tous
Voyage au coeur de cette France qui dépayse English translation pending
Photos en fin de texte
Nul besoin d'aller très loin pour voyager.
Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.
Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.
Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.
Mais tout le monde n'aime pas.
Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.
Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.
A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !
Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !
Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.
Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…
"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…
La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.
Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.
Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…
Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.
Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…
Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.
Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.
Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…
Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?
Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?
Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!
J'écoute.
Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.
Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.
Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.
Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.
Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.
Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.
On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.
J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.
En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.
De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.
Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…
Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.
Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.
Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…
Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.

Nul besoin d'aller très loin pour voyager.
Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.
Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.
Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.
Mais tout le monde n'aime pas.
Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.
Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.
A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !
Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !
Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.
Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…
"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…
La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.
Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.
Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…
Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.
Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…
Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.
Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.
Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…
Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?
Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?
Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!
J'écoute.
Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.
Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.
Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.
Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.
Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.
Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.
On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.
J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.
En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.
De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.
Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…
Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.
Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.
Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…
Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.

Avis sur trek au Maroc en février English translation pending
Bonjour tout le monde et bonne année
j'ai prévu de partir en février 8 jour pour un trek à pieds avec terre d'aventure...voilà le programme : c'est mon premier trek et s'il y a des connaisseurs, merci pour leur avis sur le circuit et le climat à cette époque. tout le monde me dit que je vais me geler...la nuit. tous les conseils seront le bienvenus merci d'avance J1 : Vol Paris/Ouarzazate. Transfert à l´hôtel. J2 : Départ pour la vallée du Drâa et son long ruban de palmiers qui s´étire sur 200 km. Passant par Agdz, Zagora et Taggounit, nous arrivons à Ouled Driss dans la palmeraie de M´Hamid. Chargement de nos chameaux de bât et début de la randonnée entre cultures et palmiers. Bivouac après M´Hamid El Rhozlane. 3h de Marche. J3 : Les falaises de la hamada du Drâa au sud, nous progressons au rythme de nos chameaux en direction du premier erg d´Aït Oumir. Quelques tamaris nous procurent un peu d'ombre avant le bivouac… 6h de marche. J4 : Toujours en rive gauche de l´oued asséché du Drâa, nous prenons les hautes dunes de l´erg Zaher pour repère. Bivouac au pied des dunes. 5h30 de marche. J5 : Plein nord, pour traverser le lit du Drâa et déjeuner à l´ombre de l'arbre de Sidi Taïb. Bivouac entre les ergs de Sedrar et Smar. 5h de marche. J6 : Les reliefs de la hamada du Drâa s´estompent dans les brumes de chaleur, tandis que la barrière noire du djebel Bani se précise. Laissant l´oued El Attach (la rivière de la soif), nous rejoignons notre dernier bivouac à l´erg Bouguern. 5h30 de marche. J7 : Après 1h de marche, c´est le point de rendez–vous avec les véhicules tout–terrain. Déjeuner pique–nique à Zagora. Continuation sur Ouarzazate que nous atteignons en fin d´après–midi. Dîner et nuit à l´hôtel. J8 : Transfert à l´aéroport et vol pour Paris.
j'ai prévu de partir en février 8 jour pour un trek à pieds avec terre d'aventure...voilà le programme : c'est mon premier trek et s'il y a des connaisseurs, merci pour leur avis sur le circuit et le climat à cette époque. tout le monde me dit que je vais me geler...la nuit. tous les conseils seront le bienvenus merci d'avance J1 : Vol Paris/Ouarzazate. Transfert à l´hôtel. J2 : Départ pour la vallée du Drâa et son long ruban de palmiers qui s´étire sur 200 km. Passant par Agdz, Zagora et Taggounit, nous arrivons à Ouled Driss dans la palmeraie de M´Hamid. Chargement de nos chameaux de bât et début de la randonnée entre cultures et palmiers. Bivouac après M´Hamid El Rhozlane. 3h de Marche. J3 : Les falaises de la hamada du Drâa au sud, nous progressons au rythme de nos chameaux en direction du premier erg d´Aït Oumir. Quelques tamaris nous procurent un peu d'ombre avant le bivouac… 6h de marche. J4 : Toujours en rive gauche de l´oued asséché du Drâa, nous prenons les hautes dunes de l´erg Zaher pour repère. Bivouac au pied des dunes. 5h30 de marche. J5 : Plein nord, pour traverser le lit du Drâa et déjeuner à l´ombre de l'arbre de Sidi Taïb. Bivouac entre les ergs de Sedrar et Smar. 5h de marche. J6 : Les reliefs de la hamada du Drâa s´estompent dans les brumes de chaleur, tandis que la barrière noire du djebel Bani se précise. Laissant l´oued El Attach (la rivière de la soif), nous rejoignons notre dernier bivouac à l´erg Bouguern. 5h30 de marche. J7 : Après 1h de marche, c´est le point de rendez–vous avec les véhicules tout–terrain. Déjeuner pique–nique à Zagora. Continuation sur Ouarzazate que nous atteignons en fin d´après–midi. Dîner et nuit à l´hôtel. J8 : Transfert à l´aéroport et vol pour Paris.
Joyeuses Fêtes et bonne année! English translation pending
Aux amis connus et inconnus de ce forum,
Aux amoureux, ou curieux, de l'Espagne qui est ma terre d'élection,
Dans quelques heures j'aurai le plaisir d'être en Andalousie (si vous voulez savoir "ou", suivez le lien : http://almunecar.blog4ever.com ) pour célébrer l'arrivée de l'année 2009, alors je vous dis à tous et à toutes ....
Felices fiestas y feliz año nuevo !!
Zorionak eta urte berri on !!
Joyeuse fête et bonne année !!
Je vous souhaite beaucoup de projets de voyages, beaucoup de voyages, plein de rencontres et comme disent les espagnols : "A vivir ! Que la vida son dos dias"
Hasta luego 😎
Aux amoureux, ou curieux, de l'Espagne qui est ma terre d'élection,
Dans quelques heures j'aurai le plaisir d'être en Andalousie (si vous voulez savoir "ou", suivez le lien : http://almunecar.blog4ever.com ) pour célébrer l'arrivée de l'année 2009, alors je vous dis à tous et à toutes ....
Felices fiestas y feliz año nuevo !!
Zorionak eta urte berri on !!
Joyeuse fête et bonne année !!
Je vous souhaite beaucoup de projets de voyages, beaucoup de voyages, plein de rencontres et comme disent les espagnols : "A vivir ! Que la vida son dos dias"
Hasta luego 😎
Cherche symboles polynésiens pour un tatouage English translation pending
bonjours a tous je cherche le ou les symbols du feu de l air de l eau et de la terre en polynesien en vue d un tatouage merci 😐
Prague à l'improviste (août 2003, souvenirs...) English translation pending
Prague… Tout d'abord c'est une ville vraiment très propre, pas de papier par terre, pas de mauvaises odeurs, vraiment très agréable ! Par contre les voitures roulent comme des fous, et c'est parfois un peu dangereux d'être un piéton, heureusement que la circulation est limitée dans le centre.
Notre hôtel était bien situé (à environ 10 minutes de la place Venceslas, et à un quart d'heure à pieds du centre de la vielle ville). Du coup, on a vraiment pu profiter de notre séjour en visitant la ville en long en large et en travers ! Il nous a juste manqué du temps pour faire plus de concerts…
On a commencé par visiter la Vielle Ville, célèbre pour son Horloge Astronomique, qui, en plus d'indiquer l'heure, indique le mois, la position du soleil dans le zodiaque, et qui s'anime toute les heures : les 12 apôtres défilent devant les yeux des touristes et un coq doré fait retentir son cocorico !
En continuant notre route, on est arrivé au Pont Charles, pont piétonnier bordé de statues de saints (mais qui il y quelques siècle pouvait supporter 4 chariots passant de front). Quelques musiciens des rues (dont un homme qui jouait de la cithare au son cristallin) égayaient notre passage…
Le quartier Juif est aussi très intéressant à visiter, aussi bien au niveau culturel que pour l'architecture (les bâtiments de Prague sont très imposants, et très travaillés, on pouvait passer notre temps le nez en l'air !). Même si le temps des visites des synagogues et du cimetière juif était limité à 20 minutes (pour éviter la cohue des touristes), on a eu le temps de tout visiter. La synagogue espagnole m'a particulièrement plut : l'intérieur est richement décoré, dans les couleurs rouge sombre, sauf le fond du cœur qui est bleu nuit étoilée d'or, et cela donne une impression de calme et de bien-être…
Le Château était très chouette, mais bondé de touristes. Du coup on n'a pas tout visité car il y avait vraiment trop de monde. Nous avons seullement visité la Ruelle d'Or et la cathédrale Saint Guy qui est vraiment à voir. Par contre le parc du château était très calme et agréable, après la cohue du matin ! La vue des hauteurs sur les toits de Prague était vraiment chouette.
Niveau parcs, Prague est bien servi : le parc de Visehrad en particulier est très agréable, aussi bien pour ce poser au soleil ou pour admirer la Vltava qui traverse Prague depuis les hauteurs du parc.
Je ne peux pas parler de Prague sans parler de musique : des groupes de jazz jouaient tous les soirs (et écouter du jazz le soir à la terrasse d'un café en dégustant un "czech honey pie" avec un cocktail est vraiment agréable !), des concerts de musiques classiques ont lieu tous les jours (et on s'est initié à Dvorak en visitant le musée qui lui est consacré (je lui piquerai bien son piano d'ailleurs !)). A propos de musée, on a visité la galerie d'art national de Prague, sur 4 étages, avec tous les styles de peintures, et pas un seul touriste !
Et pour bien terminer, un petit tour de la gastronomie pragoise ! Pas beaucoup de fruits et légumes, le seul restaurant végétarien qu'on a trouvé proposait des plats à bases de poulet ou de canard …. Par contre une cuisine qui tient au corps, avec des assiettes remplies de saucisses, bœuf style bourguignon, tranche de rôti de proc, knedliky, le tout dans une bonne sauce ! Niveau dessert, toujours des knedliky (boulettes de pâte garnies de fruits ou de confiture), et des gâteaux style cheesecake. Sinon, beaucoup de restaurants italiens (pizza et pâtes). Niveau alcool locaux (il faut bien en parler), il y a déjà la Pilsner, bière blonde assez sympa. Sinon dans les alcools plus fort, on peut trouver de l'absinthe (et oui !), de la vodka aux graines de canabis, de la Slivovice (alcool de prune), de la Becherkova (à base de plante)... Les 2 derniers valent le coup d'être gouté !
Quelques adresses :
Penzion Balbin Balbinova, 26 www.balbin.cz
Restaurant Tri Gracie Pour manger des salades juste à côté du pont Charles avec vue sur la Vltava
Restaurant - Cafe Svatého Vaclava Vaclavske nam. 39 Pour un bon diner qui tient au corps
CAFE EBEL Týn 2, Prague 1 http://ebelcoffee.cz/ebel_en.htm Pour écouter du jazz en buvant un bon coktail !
Juste à côté du Café Ebel, sur la petite place, il y a un très bon restaurant style italien, avec des knedliky aux prunes en dessert !
Prix des visites : Couvent Strahov : 130 Kc pour 2 (en 2003) pour tout voir (la salle théologique avec les magniques globes et la salle philosophique avec les magnifiques fresques) Galerie d'art : 50 Kc par personne (en 2003)
En complément : Dans ce message, une réponse de Kedor qui commente mon carnet de voyage, et qui apporte plein d'infos (merci !)
Notre hôtel était bien situé (à environ 10 minutes de la place Venceslas, et à un quart d'heure à pieds du centre de la vielle ville). Du coup, on a vraiment pu profiter de notre séjour en visitant la ville en long en large et en travers ! Il nous a juste manqué du temps pour faire plus de concerts…
On a commencé par visiter la Vielle Ville, célèbre pour son Horloge Astronomique, qui, en plus d'indiquer l'heure, indique le mois, la position du soleil dans le zodiaque, et qui s'anime toute les heures : les 12 apôtres défilent devant les yeux des touristes et un coq doré fait retentir son cocorico !
En continuant notre route, on est arrivé au Pont Charles, pont piétonnier bordé de statues de saints (mais qui il y quelques siècle pouvait supporter 4 chariots passant de front). Quelques musiciens des rues (dont un homme qui jouait de la cithare au son cristallin) égayaient notre passage…
Le quartier Juif est aussi très intéressant à visiter, aussi bien au niveau culturel que pour l'architecture (les bâtiments de Prague sont très imposants, et très travaillés, on pouvait passer notre temps le nez en l'air !). Même si le temps des visites des synagogues et du cimetière juif était limité à 20 minutes (pour éviter la cohue des touristes), on a eu le temps de tout visiter. La synagogue espagnole m'a particulièrement plut : l'intérieur est richement décoré, dans les couleurs rouge sombre, sauf le fond du cœur qui est bleu nuit étoilée d'or, et cela donne une impression de calme et de bien-être…
Le Château était très chouette, mais bondé de touristes. Du coup on n'a pas tout visité car il y avait vraiment trop de monde. Nous avons seullement visité la Ruelle d'Or et la cathédrale Saint Guy qui est vraiment à voir. Par contre le parc du château était très calme et agréable, après la cohue du matin ! La vue des hauteurs sur les toits de Prague était vraiment chouette.
Niveau parcs, Prague est bien servi : le parc de Visehrad en particulier est très agréable, aussi bien pour ce poser au soleil ou pour admirer la Vltava qui traverse Prague depuis les hauteurs du parc.
Je ne peux pas parler de Prague sans parler de musique : des groupes de jazz jouaient tous les soirs (et écouter du jazz le soir à la terrasse d'un café en dégustant un "czech honey pie" avec un cocktail est vraiment agréable !), des concerts de musiques classiques ont lieu tous les jours (et on s'est initié à Dvorak en visitant le musée qui lui est consacré (je lui piquerai bien son piano d'ailleurs !)). A propos de musée, on a visité la galerie d'art national de Prague, sur 4 étages, avec tous les styles de peintures, et pas un seul touriste !
Et pour bien terminer, un petit tour de la gastronomie pragoise ! Pas beaucoup de fruits et légumes, le seul restaurant végétarien qu'on a trouvé proposait des plats à bases de poulet ou de canard …. Par contre une cuisine qui tient au corps, avec des assiettes remplies de saucisses, bœuf style bourguignon, tranche de rôti de proc, knedliky, le tout dans une bonne sauce ! Niveau dessert, toujours des knedliky (boulettes de pâte garnies de fruits ou de confiture), et des gâteaux style cheesecake. Sinon, beaucoup de restaurants italiens (pizza et pâtes). Niveau alcool locaux (il faut bien en parler), il y a déjà la Pilsner, bière blonde assez sympa. Sinon dans les alcools plus fort, on peut trouver de l'absinthe (et oui !), de la vodka aux graines de canabis, de la Slivovice (alcool de prune), de la Becherkova (à base de plante)... Les 2 derniers valent le coup d'être gouté !
Quelques adresses :
Penzion Balbin Balbinova, 26 www.balbin.cz
Restaurant Tri Gracie Pour manger des salades juste à côté du pont Charles avec vue sur la Vltava
Restaurant - Cafe Svatého Vaclava Vaclavske nam. 39 Pour un bon diner qui tient au corps
CAFE EBEL Týn 2, Prague 1 http://ebelcoffee.cz/ebel_en.htm Pour écouter du jazz en buvant un bon coktail !
Juste à côté du Café Ebel, sur la petite place, il y a un très bon restaurant style italien, avec des knedliky aux prunes en dessert !
Prix des visites : Couvent Strahov : 130 Kc pour 2 (en 2003) pour tout voir (la salle théologique avec les magniques globes et la salle philosophique avec les magnifiques fresques) Galerie d'art : 50 Kc par personne (en 2003)
En complément : Dans ce message, une réponse de Kedor qui commente mon carnet de voyage, et qui apporte plein d'infos (merci !)
De San Francisco à Vancouver: quel moyen de transport? English translation pending
Salut tout le monde,
Je suis en pleins préparatifs d'un tour du monde avec OneWorld. Comme tronçon par voie de terre, je projette notamment de relier San Francisco à Vancouver. Quel moyen de transport me conseillez-vous ? Le train (je crois qu'il y en a) ? Le bus ? Le stop ?
Par où me conseillez-vous de passer ? Je disposerai d'environ 2 semaines pour faire le trajet.
Je vous remercie par avance !
Tdm09
Je suis en pleins préparatifs d'un tour du monde avec OneWorld. Comme tronçon par voie de terre, je projette notamment de relier San Francisco à Vancouver. Quel moyen de transport me conseillez-vous ? Le train (je crois qu'il y en a) ? Le bus ? Le stop ?
Par où me conseillez-vous de passer ? Je disposerai d'environ 2 semaines pour faire le trajet.
Je vous remercie par avance !
Tdm09
Obtenir un visa égyptien et jordanien sur place et frontière israélienne? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en pleins préparatifs d'un tour du monde d'un an... avec, comme premier "tronçon" par voie de terre (ayant un budget limité, je voyage avec OneWorld), la liaison Le Caire - Amman (en bus notamment), en passant si possible par Israel (que cela soit depuis Amman ou, plus tôt, depuis l'Egypte).
Est-il bien juste que pour ces trois pays, aucune démarche administrative n'est à faire depuis son pays, qu'il est possible d'obtenir un visa égyptien et jordanien sur place ?
Je me pose évidemment des questions au sujet de la frontière israëlienne... Je me suis naturellement renseigné : en gros, Israël n'a de frontières ouvertes qu'avec l'Egypte et la Jordanie. Mais je voulais avoir vos conseils... est-il plus judicieux de gagner Israël depuis la Jordanie ou l'Egypte ? Je compte de toute manière joindre Amman depuis Le Caire... mais je ne sais pas encore si, depuis l'Egypte, je me rendrai en premier en Jordanie ou en Egypte.
En vous remerciant,
tdm09
Je suis en pleins préparatifs d'un tour du monde d'un an... avec, comme premier "tronçon" par voie de terre (ayant un budget limité, je voyage avec OneWorld), la liaison Le Caire - Amman (en bus notamment), en passant si possible par Israel (que cela soit depuis Amman ou, plus tôt, depuis l'Egypte).
Est-il bien juste que pour ces trois pays, aucune démarche administrative n'est à faire depuis son pays, qu'il est possible d'obtenir un visa égyptien et jordanien sur place ?
Je me pose évidemment des questions au sujet de la frontière israëlienne... Je me suis naturellement renseigné : en gros, Israël n'a de frontières ouvertes qu'avec l'Egypte et la Jordanie. Mais je voulais avoir vos conseils... est-il plus judicieux de gagner Israël depuis la Jordanie ou l'Egypte ? Je compte de toute manière joindre Amman depuis Le Caire... mais je ne sais pas encore si, depuis l'Egypte, je me rendrai en premier en Jordanie ou en Egypte.
En vous remerciant,
tdm09
Trajet terrestre Mali-Côte d'Ivoire? English translation pending
Bonjour!
Nous sommes actuellement au Mali et souhaitons nous rendre en cote d'ivoire en passant par la terre; Existe t-il des Sikasso-Abidjan directs (bus) et qu'en est t-il aujourd'hui de la situation politique dans le nord de la cote d'ivoire (beaucoup de contrôles, problèmes divers...?) peut on prendre un visa a la frontière ou vaut-il mieux le faire faire a Bamako?
Merci par avance de vos conseils et infos !
Celine et Matt
Nous sommes actuellement au Mali et souhaitons nous rendre en cote d'ivoire en passant par la terre; Existe t-il des Sikasso-Abidjan directs (bus) et qu'en est t-il aujourd'hui de la situation politique dans le nord de la cote d'ivoire (beaucoup de contrôles, problèmes divers...?) peut on prendre un visa a la frontière ou vaut-il mieux le faire faire a Bamako?
Merci par avance de vos conseils et infos !
Celine et Matt
Carnaval en Guadeloupe 2009 English translation pending
bonjour
sauf erreur, le carnaval en guadeloupe sera du 6/01/2009 AU 24/02/2009, je serai à grande terre à MOULE du 2/02 AU 16 /02, d'après ce que j'ai pu lire : qu'il ne faut pas rater d'aller à point à pitre pour voir cela !!, oui mais, quel jour serait le plus approprié pour y voir le plus (etant donné que c'est la première fois ? faut il au contraire éviter d'aller à point à pitre car trop saturé de monde, de bouchons ect, pas de place pour se garer ou autre, ou faut il privilégié une autre ville ???? que me conseillez vous ???
ensuite, je serai du 16/02/ AU 24/02 à basse terre à DESHAIES, meme question, ou faut il aller pour ne pas rater cet événement que j'espère inoubliable
MERCI A TOUS pour les petits conseils
Où loger en Guadeloupe? English translation pending
bonjour,
quelqu'un peut il me conseiller pour hébergement, hotel, gites, ect... je recherche un endroit sympa, un sur basse terre et un sur grande terre ? budget moyen .
merci de partager vos expériences bonnes ou mauvaises .
a bientot
quelqu'un peut il me conseiller pour hébergement, hotel, gites, ect... je recherche un endroit sympa, un sur basse terre et un sur grande terre ? budget moyen .
merci de partager vos expériences bonnes ou mauvaises .
a bientot
Passage de la frontière par voie terrestre Brésil (Belem) - Guyane (Cayenne)? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais obtenir des temoignages de personnes ayant recemment effectué le trajet Belem - Cayenne par voie de terre ... voire mer.
Duree du trajet, etapes, prix, securité...
Merci pour vos réponses !
Je souhaiterais obtenir des temoignages de personnes ayant recemment effectué le trajet Belem - Cayenne par voie de terre ... voire mer.
Duree du trajet, etapes, prix, securité...
Merci pour vos réponses !
Tour du monde avec mon camion 307 English translation pending
Salut à vous !!!
Ca y'est j'ai le camion qui me conduira de l'autre côté de la terre....😉 Mais c'est maintenant que commence les galères...🤪 Camion: mercedes 307 caisse de 16 m3. Pour l'aménagement, y'a t il des choses primordiales à prévoir ? (autre que le basique: lit eau chauffage wc douche...) pour le moteur: Qu' y a t il à prévoir à l'avance ? mieux vaut emmener des pièces de rechange ou est ce assez simple d'en trouver ? Le carnet de douanes ? c'est donc l'automobile club qui le délivre ? mais comment ? qu'est ce que cette histoire de caution ? Les assurance se prennent d'un pays a l'autre une fois passé le dernier pays passé inscrit sur la carte verte ? Au niveau sécurité ? (vol agression...) Pour ma petite personne : quelles sont les précautions à prendre niveau sanitaire et sécurité? (vaccins assurance ?) Budget: je suis parti sur une base de 6000€ pour un an, tout compris (hors aménagement du camion). est ce raisonnable ? Autre: Je veux voyager avec mon chien, quelles sont les conditions nécessaires à ce voeu ? et sinon j'ai 26 ans, déjà quelques voyages dans ma besace, conduite de groupe (ados) à l'étranger, mais rien de cette envergure !! A priori je partirai seul avec Kawa (le chien) Voyage: France/pays de l'est/turquie/iran/pakistan/inde/népal puis retour par pakistan/ouzbékistan/kazakhstan/russie/pays baltes..
merci !!!!!
Ca y'est j'ai le camion qui me conduira de l'autre côté de la terre....😉 Mais c'est maintenant que commence les galères...🤪 Camion: mercedes 307 caisse de 16 m3. Pour l'aménagement, y'a t il des choses primordiales à prévoir ? (autre que le basique: lit eau chauffage wc douche...) pour le moteur: Qu' y a t il à prévoir à l'avance ? mieux vaut emmener des pièces de rechange ou est ce assez simple d'en trouver ? Le carnet de douanes ? c'est donc l'automobile club qui le délivre ? mais comment ? qu'est ce que cette histoire de caution ? Les assurance se prennent d'un pays a l'autre une fois passé le dernier pays passé inscrit sur la carte verte ? Au niveau sécurité ? (vol agression...) Pour ma petite personne : quelles sont les précautions à prendre niveau sanitaire et sécurité? (vaccins assurance ?) Budget: je suis parti sur une base de 6000€ pour un an, tout compris (hors aménagement du camion). est ce raisonnable ? Autre: Je veux voyager avec mon chien, quelles sont les conditions nécessaires à ce voeu ? et sinon j'ai 26 ans, déjà quelques voyages dans ma besace, conduite de groupe (ados) à l'étranger, mais rien de cette envergure !! A priori je partirai seul avec Kawa (le chien) Voyage: France/pays de l'est/turquie/iran/pakistan/inde/népal puis retour par pakistan/ouzbékistan/kazakhstan/russie/pays baltes..
merci !!!!!
Tour du monde avec Oneworld English translation pending
Hello à tous les globetrotteurs !
Voila, un de plus à vouloir partir découvrir ce que nous réserve la Planète Terre. Je suis allé dans une agence Quantas pour avoir un devis du parcours que je souhaiterais effectuer, mais c'était il y a 2 mois, et depuis, l'itinéraire a changé et j'ai oublié de poser une question très importante
Avec OneWorld, Si j'ai bien compris, on a le droit à 4 destinations (vols) par continents mais est-ce qui si par exemple je fais par "la terre" (mes propres moyens): Indonésie, Singapour, Malaysie, Thailande etc... cela compte-t-il comme des vols ? Je ne suis pas sur d'etre clair, mais en gros, si on traverse des pays par nos propres moyens, cela ne compte pas comme étant des vols ?
J'espère avoir une réponse, Ce n'était que le premier message, d'une très probable longue série A bientot!
Voila, un de plus à vouloir partir découvrir ce que nous réserve la Planète Terre. Je suis allé dans une agence Quantas pour avoir un devis du parcours que je souhaiterais effectuer, mais c'était il y a 2 mois, et depuis, l'itinéraire a changé et j'ai oublié de poser une question très importante
Avec OneWorld, Si j'ai bien compris, on a le droit à 4 destinations (vols) par continents mais est-ce qui si par exemple je fais par "la terre" (mes propres moyens): Indonésie, Singapour, Malaysie, Thailande etc... cela compte-t-il comme des vols ? Je ne suis pas sur d'etre clair, mais en gros, si on traverse des pays par nos propres moyens, cela ne compte pas comme étant des vols ?
J'espère avoir une réponse, Ce n'était que le premier message, d'une très probable longue série A bientot!