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Deux mois en Inde du Nord avec un enfant de 4 ans? (janvier-février) English translation pending
bonjour,
malgré toutes ces précieuses infos que je chine à droite à gauche sur le forum, j'ai besoin de votre avis, histoire peut être (sans doute même) de me rassurer 😛
plus tôt que prévu, nous partons, moi, mon ami et Hima (4ans fin janvier), en inde pour deux mois (janvier, février) et 2 mois au népal (mars, avril). connaissant un peu le népal, je ne me pose pas trop de questions, j'ai compris à l'époque ce qu'il fallait faire ou ne PAS faire . mais l'inde, l'inde, m'effraie un peu.forcément l'inconnu fait peur.... on prévoit l'inde du nord, en fait le rajasthan en large en travers en 2 mois donc.(je sais pour l'avoir lu que le sud est plus zen, mais on est attirés pour le moment par le nord) l'important pour nous est de prendre notre temps, de vivre calmement.est-ce possible en inde?? lol niveau nourriture, ma foi on avisera pour Hima, ça ne me tracasse pas trop. niveau hygiene, je considère qu'on peut en avoir une bonne en faisant attention. en fait, je poste ici, peut etre juste pour que vous me disiez "oui ça va le faire".😉 étant préparée à des réflexions + ou - cool, je viens d'entendre que mon enfant est trop jeune pour un tel périple, car j'ai téléphoné au centre de vaccination, histoire d'avoir plusieurs avis.🤪 heureusement son pédiatre est super enjoué de notre projet!! j'ai confiance, nous ne sommes pas inconscients, mais j'avoue avoir quelques apréhensions.... étant maman, j'ai bien sur envie du meilleur pour mon enfant, mais le traitement contre le palu est -il indispensable à cette saison, si on prend nos précautions (répulsifs, vetements long etc?)?? pour les vaccins, on hésite pour la rage ? (pas pour nous) pour le népal on prévoit d'y entrer par sunauli et de remonter vers pokhara .de faire quelques balades autour puis d'aller vers la vallée de kathmandu, ensuite un petit tour dans le langtang... je voudrais savoir aussi, si les enfants paient le train en inde??
bref, je vous lis avec passion "passionnés de l'inde", vous qui racontez si bien ce pays ....
plus tôt que prévu, nous partons, moi, mon ami et Hima (4ans fin janvier), en inde pour deux mois (janvier, février) et 2 mois au népal (mars, avril). connaissant un peu le népal, je ne me pose pas trop de questions, j'ai compris à l'époque ce qu'il fallait faire ou ne PAS faire . mais l'inde, l'inde, m'effraie un peu.forcément l'inconnu fait peur.... on prévoit l'inde du nord, en fait le rajasthan en large en travers en 2 mois donc.(je sais pour l'avoir lu que le sud est plus zen, mais on est attirés pour le moment par le nord) l'important pour nous est de prendre notre temps, de vivre calmement.est-ce possible en inde?? lol niveau nourriture, ma foi on avisera pour Hima, ça ne me tracasse pas trop. niveau hygiene, je considère qu'on peut en avoir une bonne en faisant attention. en fait, je poste ici, peut etre juste pour que vous me disiez "oui ça va le faire".😉 étant préparée à des réflexions + ou - cool, je viens d'entendre que mon enfant est trop jeune pour un tel périple, car j'ai téléphoné au centre de vaccination, histoire d'avoir plusieurs avis.🤪 heureusement son pédiatre est super enjoué de notre projet!! j'ai confiance, nous ne sommes pas inconscients, mais j'avoue avoir quelques apréhensions.... étant maman, j'ai bien sur envie du meilleur pour mon enfant, mais le traitement contre le palu est -il indispensable à cette saison, si on prend nos précautions (répulsifs, vetements long etc?)?? pour les vaccins, on hésite pour la rage ? (pas pour nous) pour le népal on prévoit d'y entrer par sunauli et de remonter vers pokhara .de faire quelques balades autour puis d'aller vers la vallée de kathmandu, ensuite un petit tour dans le langtang... je voudrais savoir aussi, si les enfants paient le train en inde??
bref, je vous lis avec passion "passionnés de l'inde", vous qui racontez si bien ce pays ....
Guest house à Pondichéry et Gingee en Inde du Sud? English translation pending
Bonjour
Nous préparons un voyage en Inde du Sud pour la fin de l'année et en cherchant sur le net j'ai repéré la guesthouse "Lumière" qui a l'air bien sympa et l'hôtel de Pondichery.
Impossible de trouver un site internet pour cette guesthouse - est-ce que vous pourriez nous aider ? est-ce que quelqu'un aurait au moins des photos qu'on voie de quoi elle a l'air ? et quelqu'un pourrait-il aussi nous donner son avis sur l'hotel de pondichery et nous dire s'il est bien situé dans le quartier français.
Enfin, on voudrait aller visiter Gingee mais il n'y a pas grand chose concernant les hotels sur le GDR - est-ce qu'il vaut mieux prévoir de faire l'A/R dans la journée ( notre idée, au départ, était de louer une voiture à Pondi, de partir très tôt et, après Gingee, de se faire accompagner à Mamabalipuram mais un copain nous a conseillé de revenir le soir sur Pondi et de partir le lendemain matin vers le nord- qu'en pensez-vous ?
D'avance un grand merci pour tous vos tuyaux
Amicalement
Marie
Cent jours en Inde: avis sur itinéraire English translation pending
Bonjour à tous, 🙂
Nous partons en couple en Inde le 30/10 pour 3mois et demi environ, puis 3mois et demi de plus en Asie du sud est (Malaisie, Thaïlande, Vietnam). Nous avons 22 et 23ans. Fan de voyages et de découvertes, nous avons envie d'en voir le maximum sans faire pour autant un marathon 😛. Nous avons longuement épluché le forum avant de nous décider à poster, mais nous avons quand même besoin de quelques précisions et avis d'experts!
Notre intinéraire sera à peu près le suivant: Arrivée à Delhi pour 3, 4jours Ascension vers l'Himachal Pradesh mais est-ce vraiment la bonne saison... nous voudrions pouvoir faire de la randonnée, mais j'ai entendu dire que beaucoup de site seront fermés à parir du 01/11. Est-ce exact? Que pourons nous faire exactement dans cette région à cette période pour une dizaine jours? Ensuite nous souhaitons redescendre vers Delhi en passant par l'immanquable Taj Mahal, puis piquer vers le sud ouest en traversant le Rajasthan vers Bombay. (15jours ou plus)
Que pensez vous déjà de ce début de séjour? Nous souhaitons voir aussi quelques réserves naturelles, lesquelles ne devons nous pas manquer? Enfin, nous souhaitons absolument voir l'Himalaya d'assez près, si l'Himachal Pradesh n'est pas pratiquable, pouvez vous nous conseiller une autre région qui serait aussi riche en temple boudhiste?
D'avance merci pour vos réponses à nos multiples questions😏🙂
Baptiste et Marie
Nous partons en couple en Inde le 30/10 pour 3mois et demi environ, puis 3mois et demi de plus en Asie du sud est (Malaisie, Thaïlande, Vietnam). Nous avons 22 et 23ans. Fan de voyages et de découvertes, nous avons envie d'en voir le maximum sans faire pour autant un marathon 😛. Nous avons longuement épluché le forum avant de nous décider à poster, mais nous avons quand même besoin de quelques précisions et avis d'experts!
Notre intinéraire sera à peu près le suivant: Arrivée à Delhi pour 3, 4jours Ascension vers l'Himachal Pradesh mais est-ce vraiment la bonne saison... nous voudrions pouvoir faire de la randonnée, mais j'ai entendu dire que beaucoup de site seront fermés à parir du 01/11. Est-ce exact? Que pourons nous faire exactement dans cette région à cette période pour une dizaine jours? Ensuite nous souhaitons redescendre vers Delhi en passant par l'immanquable Taj Mahal, puis piquer vers le sud ouest en traversant le Rajasthan vers Bombay. (15jours ou plus)
Que pensez vous déjà de ce début de séjour? Nous souhaitons voir aussi quelques réserves naturelles, lesquelles ne devons nous pas manquer? Enfin, nous souhaitons absolument voir l'Himalaya d'assez près, si l'Himachal Pradesh n'est pas pratiquable, pouvez vous nous conseiller une autre région qui serait aussi riche en temple boudhiste?
D'avance merci pour vos réponses à nos multiples questions😏🙂
Baptiste et Marie
Jeu: trouver la photo! English translation pending
je reponds à la demande de Ben, je remets une photo en jeu, facile, et commence une nouvelle discussion au titre clair ...
Dans quelle ville a été prise cette photo ?
Région de l'Orissa en Inde: transport, hébergement? English translation pending
bonsoir à tous
je retente ma chance sur ce forum pour avoir des infos concernant l'Orissa. Y at-il des voyageurs qui connaitraient un peu cette région?
Nous partons à 2 fin octobre 2008 et en dehors des quelques pages du Routard, de celles un peu plus nombreuses du Lonely Planet et de celles du département du tourisme de l'Orissa, je n'ai trouvé que peu de témoignages sur des forums de voyages, sur google. Peut-être que je ne cherche pas où il faut.
Nous avons prévu un itinéraire en nous basant sur une carte détaillée, choisissant plusieurs petites villes au hasard (en plus de celles touristiques toujours citées)avec l'espoir de pouvoir nous y arrêter. Nous n'irons pas "visiter" les villages tribaux avec un guide.
Qui pourrait nous faire partager ses coups de coeur, ses déceptions? nous donner quelques "bonnes adresses".
transport? hebergement?
Nous sommes déjà allés en Inde plusieurs fois mais jamais dans cette région qu'il nous tarde de découvrir.
Avec l'espoir d'une réponse, merci++ par avance.
Ahmedabad - Delhi par le Rajasthan en quatorze jours English translation pending
Bonjour a tous,
Ca y est on a nos billets arrivee le 4 oct a Ahmedabad, retour le 18 de Delhi.
Pour le moment rien de prevu, et donc besoin de conseils: La voiture avec chauffeur est-elle vraiment le top? je voulais peut-etre prendre aussi le train peut-etre pour l'experience (par ex au moins pour aller de Ahmedabad a Udaipur)? quelles sont les prob sans la voiture? Comment trouver cette voiture pour un trajet a sens Vaut-il mieux reserver tous les hotels d'avance ( et donc rendre le voyage moins flexible )..? Bien sur pour ce qui ont des convictions quel itineraire pourrait etre le meilleur?
Merci d'avance a tout le monde !!!
Guillaume
Pour le moment rien de prevu, et donc besoin de conseils: La voiture avec chauffeur est-elle vraiment le top? je voulais peut-etre prendre aussi le train peut-etre pour l'experience (par ex au moins pour aller de Ahmedabad a Udaipur)? quelles sont les prob sans la voiture? Comment trouver cette voiture pour un trajet a sens Vaut-il mieux reserver tous les hotels d'avance ( et donc rendre le voyage moins flexible )..? Bien sur pour ce qui ont des convictions quel itineraire pourrait etre le meilleur?
Merci d'avance a tout le monde !!!
Guillaume
Retour d'un voyage au Rajasthan en famille du 4 au 22 août English translation pending
Ayant beaucoup profité des forums pour préparer notre voyage, voilà un résumé qui j'espère pourra intéresser quelques personnes.
Préparatifs : billets d'avions : trouvé en février à 550 euros par personne sur Go voyage, avec un départ de Bruxelles sur Delhi. L'aéroport de Bruxelles est très facile d'accès, nous avons laissé notre voiture au parking P3 pour un tarif de 120 euros. agence : des nombreuses agences consultées nous avons retenus Athiti Voyages de Delhi pour leur prix bien sûr (520 euros par personne, base chambre triple, hotels plutôt haut de gamme et type héritage (forts et palais pour la plupart, chambres plus basique à Delhi et Agra ); mais aussi pour leur rapidité à répondre à nos très nombreuses questions et à nos aussi nombreux changements (notre programme initial comprenait Varanasi), pour leurs conseils et surtout pour le fait qu'ils ont acceptés nos choix d'hotels et notre itinéraire. Etait offerts lles balades en chameaux à Khuri, le tour en bateau à Udaipur, un safari vishnoïs, une montée à Amber en jeep et un repas à Delhi le dernier soir. visas : nous sommes passés par homevisas, ainsi pas de soucis pour la demande et surtout tarifs plus intéressants à 6 que directement, par contre le délai d'obtention des visas a été très long, presque deux mois.
Les vacances : Athiti voyages : pas de problèmes, tout s'est passé comme prévu pour les hotels et le parcours. Subod notre chauffeur, un brahmane de 45 ans qui fait ce métier depuis 20 ans était très professionnel, tout à fait correct, il nous a fait partager ses connaissances sur l'Inde, sur sa religion... Parle un bon anglais. Il nous a bien sûr proposé des "visites" de boutique, nous avons refusé ou accepté sans faire d'achat (sauf un tapis durries chez les vishnoïs) ce qui n'a jamais posé de problèmes. Il conduisait très bien, ce qui est une qualité essentielle en Inde, pour six nous avions comme véhicule un tempo traveller (qui peut acceuillir jusqu'a neuf personnes). la mousson : même si la mousson est bonne cette année (tant mieux pour le Rajasthan), cela n'a rien de comparable avec ce qui se passe dans d'autres états indiens, nous avons eu cinq jours de pluie sur dix huit et cela n'a empéché en rien le déroulement du programme. Certaines villes comme Jaipur et Udaipur n'ont quasiment pas eu de pluie cette année. l'époque : aout n'est pas encore la haute saison touristique, nous avons pu visiter tout les sites sans foule (même le Taj Mahal), nous étions très peu nombreux dans certain hotels, la chaleur même si elle est là ne nous a pas trop dérangé, les jours de pluie, l'avantage est que l'on n'a pas chaud l'acceuil : aucun incident, les indiens sont très gentils, ils aiment les familles, celà a occassionné plein de rencontres, de discussions, de questions. Nous avons trois filles (19; 17 et 15 ans) et un fils de 10 ans, les indiens nous interrogaient sur le mariage, la dot...., ils sont curieux et souvent très directs dans leurs questions. Itinéraire et hotels : * delhi : arrivée tardive, hotel Singh sons, nos chambres juste derrière la réception étaient spacieuses, propre et calmes, * 5 aout : visite très rapide de new delhi le matin : indian gate, parlement... et Qutb Minar puis route sous la pluie pour le Shekawati, nuit au Piramal Haveli à Bagar, ils n'avaient pas eu de pluie digne de ce nom depuis six ans. Acceuil très sympa dans cette ancienne haveli ou nous étions les seuls clients, très bon repas. * 6 aout : route pour Bikaner, visite de Mandawa sur la route (très sympa, sans touristes), visite du fort de Bikaner qui est superbe et de Deshnoke le fameux temple des rats. Nuit au Gajner Palace dans une ancienne réserve de chasse à 30 km de Bikaner, hotel splendide, très confortable avec un acceuil très sympa. * 7 aout : Jaisalmer en route visite de Pokaran ou l'intérêt consistait surtout à rencontrer les nombreux pélerins indiens (hindous et musulmans) en route pour Ramdevra, grand pélérinage qui draine des milliers de pélerins au mois d'aout. Ces pélerins ont un peu été le fil rouge du voyage : nous les avons retrouvés sur toutes les routes (ils se déplacent parfois par village entier sur des centaines de kilomètres à pied, en vélo, en se prosternant, en roulant sur eux mêmes, en tracteur, en bus, en camion ....) . Ils nous ont très souvent sollicités pour nous prendre en photos (hé oui les indiens adorent prendre les touristes en photos, et nous avec nos quatre enfants dont trois filles nous avons souvent attiré la curiosité.) Le soir balade en chameaux sur les dunes de Khuri, bonne surprise moins de touristes, moins de sollicitation, moins de déchets que décrits dans les guides, nous n'étions pas seuls au monde mais c'était sympa. Nuit au Deoki niwas, hotel tout juste rénové, personnel acceuillant, petite piscine apprécié de tous, restaurant sur le toit avec très bonne cuisine et juste en face d'une des portes de la ville basse, on peut donc tout visiter à pied. * 8 aout : Jaisalmer, visite de la ville très agréable, tout se fait à pied, pas trop de monde, pas trop de sollicitation. Le soir nous sommes allés au coucher du soleil à Gadi sagar, petit lac artificiel très fréquenté par les indiens, le réservoir est plein de gros poissons qui viennent réclamer leur nourriture... très impressionnant.
Voilà le début de nos aventures, je continue dès que possible mon récit si celà vous intéresse.
Les vacances : Athiti voyages : pas de problèmes, tout s'est passé comme prévu pour les hotels et le parcours. Subod notre chauffeur, un brahmane de 45 ans qui fait ce métier depuis 20 ans était très professionnel, tout à fait correct, il nous a fait partager ses connaissances sur l'Inde, sur sa religion... Parle un bon anglais. Il nous a bien sûr proposé des "visites" de boutique, nous avons refusé ou accepté sans faire d'achat (sauf un tapis durries chez les vishnoïs) ce qui n'a jamais posé de problèmes. Il conduisait très bien, ce qui est une qualité essentielle en Inde, pour six nous avions comme véhicule un tempo traveller (qui peut acceuillir jusqu'a neuf personnes). la mousson : même si la mousson est bonne cette année (tant mieux pour le Rajasthan), cela n'a rien de comparable avec ce qui se passe dans d'autres états indiens, nous avons eu cinq jours de pluie sur dix huit et cela n'a empéché en rien le déroulement du programme. Certaines villes comme Jaipur et Udaipur n'ont quasiment pas eu de pluie cette année. l'époque : aout n'est pas encore la haute saison touristique, nous avons pu visiter tout les sites sans foule (même le Taj Mahal), nous étions très peu nombreux dans certain hotels, la chaleur même si elle est là ne nous a pas trop dérangé, les jours de pluie, l'avantage est que l'on n'a pas chaud l'acceuil : aucun incident, les indiens sont très gentils, ils aiment les familles, celà a occassionné plein de rencontres, de discussions, de questions. Nous avons trois filles (19; 17 et 15 ans) et un fils de 10 ans, les indiens nous interrogaient sur le mariage, la dot...., ils sont curieux et souvent très directs dans leurs questions. Itinéraire et hotels : * delhi : arrivée tardive, hotel Singh sons, nos chambres juste derrière la réception étaient spacieuses, propre et calmes, * 5 aout : visite très rapide de new delhi le matin : indian gate, parlement... et Qutb Minar puis route sous la pluie pour le Shekawati, nuit au Piramal Haveli à Bagar, ils n'avaient pas eu de pluie digne de ce nom depuis six ans. Acceuil très sympa dans cette ancienne haveli ou nous étions les seuls clients, très bon repas. * 6 aout : route pour Bikaner, visite de Mandawa sur la route (très sympa, sans touristes), visite du fort de Bikaner qui est superbe et de Deshnoke le fameux temple des rats. Nuit au Gajner Palace dans une ancienne réserve de chasse à 30 km de Bikaner, hotel splendide, très confortable avec un acceuil très sympa. * 7 aout : Jaisalmer en route visite de Pokaran ou l'intérêt consistait surtout à rencontrer les nombreux pélerins indiens (hindous et musulmans) en route pour Ramdevra, grand pélérinage qui draine des milliers de pélerins au mois d'aout. Ces pélerins ont un peu été le fil rouge du voyage : nous les avons retrouvés sur toutes les routes (ils se déplacent parfois par village entier sur des centaines de kilomètres à pied, en vélo, en se prosternant, en roulant sur eux mêmes, en tracteur, en bus, en camion ....) . Ils nous ont très souvent sollicités pour nous prendre en photos (hé oui les indiens adorent prendre les touristes en photos, et nous avec nos quatre enfants dont trois filles nous avons souvent attiré la curiosité.) Le soir balade en chameaux sur les dunes de Khuri, bonne surprise moins de touristes, moins de sollicitation, moins de déchets que décrits dans les guides, nous n'étions pas seuls au monde mais c'était sympa. Nuit au Deoki niwas, hotel tout juste rénové, personnel acceuillant, petite piscine apprécié de tous, restaurant sur le toit avec très bonne cuisine et juste en face d'une des portes de la ville basse, on peut donc tout visiter à pied. * 8 aout : Jaisalmer, visite de la ville très agréable, tout se fait à pied, pas trop de monde, pas trop de sollicitation. Le soir nous sommes allés au coucher du soleil à Gadi sagar, petit lac artificiel très fréquenté par les indiens, le réservoir est plein de gros poissons qui viennent réclamer leur nourriture... très impressionnant.
Voilà le début de nos aventures, je continue dès que possible mon récit si celà vous intéresse.
Retour sur un itinéraire en Inde du Nord (2 au 22 août 2008) English translation pending
Bonjour à tous
Ayant usé et abusé du forum pour preparer mon voyage, je me sens un peu redevable et souhaite à mon tour apporter ma pierre à ce grand édifice qu'est l'entraide entre voyageurs. Ce message s'adresse plutôt aux voyageurs à petits budget qui compte se deplacer surtout en bus et train. Nous sommes partis du 2 au 22 aout et je dois dire que tout s'est super bien passé. Notre itineraire était le suivant:
Arrivée Delhi 23h 1nuit au Vivek Hotel (350rps) Faire attention à cet hotel qui a l'air de faire du surbooking, des italiens arrivés juste apres nous et qui avaient reservé se sont retrouvés sans chambre à 1h du mat'.Chambre pas top peut être parce que c'etait la derniere
Jour1:Matinée Delhi Train sleeper en debut d'apres midi vers Agra
Jour2: Agra 1 nuit à l'hotel Sheela (500 rps) J'avais reservé avant de partir une chambre à 400 mais ils ne m'ont pas donné le choix soit disant qu'il n'y en avait plus de libre, j'ai cedé du fait que l'hotel est super bien placé si on veut arriver tôt au Taj.Chambre pas mal, petit resto au calme au milieu du jardin tres agreable Allez manger chez Joney's Place, dans sa kitchenette il fait de supers plats tres bon marché
Visite avec un rick shaw pris pour la journée (200 rps) Bus local en fin d'apres midi
Jour3: Fathepur Sikri 1 nuit hotel Ajay Palace (200 rps) je vous conseille d'aller à FS et surtout d'y dormir.Ca permet de visiter le matin lorsque les bus de touristes ne sont pas encore là et c'est superbe La GH est bien son resto sur le toit tres agreable en fin de journée Visite le matin Bus l'apres midi
Jour4&5:Jaipur 2 nuits Hotel Keilan (600 rps) Hotel bien, mais pour manger allez plutôt au resto en terrasse de l'hotel en face, tres bien Bus le matin du j5 direction Bundi
Jour6&7:Bundi 2 nuits Lake View GH (400 rps) GH familiale tres acceuillante, on a eu droit à une visite guidée des portraits de famille tres interessante et instructive.Mefiez vous des singes, ils ont failli nous reduire notre lonely en charpie.Au palace laissez vous guider par Billou si il vient vous proposer ses services moyennant finance bien sûr, il est tres sympathique et vous emmenera peut être chez lui boire un lassi Depart en train le matin du j7 pour Chittogarh Visite de Chittor en rick shaw Pas difficile à trouver le rick shaw, ils vous sautent dessus dès la sortie de la gare, comme partout d'ailleurs.Mais pour la visite de Chittogarh ils sont indispensables, le site est trop grand Puis bus jusqu'à Udaipur
Jour8&9:Udaipur 2 nuits Shores blue GH (200 rps) Cette GH de 2 chambres est tenue par Sumita une veuve avec 2 enfants dont le rêve est d'avoir un toit sur sa terrasse afin d'ouvrir un restaurant, alors si vous voulez rendre quelqu'un heureux, en plus elle est aux petits soins pour vous et cuisine tres bien, sa Gh est tres bien placée au bord du lac (à sec).Joli vue du balcon de la chambre tres propre, la sdb est commune aux 2 chambres mais lorsque nous y etions nous etions seuls.Si vous y allez en rick shaw, evitez de vous faire deposer devant sinon ils prennent une com', demandez leur plutôt de vous deposer à Gangaur ghat et faite le reste à pied, c'est à côté Bus l'apres midi du j9 pour Ranakpur
Jour10:Ranakpur 1 nuit Hotel Shilvi (700 rps) Alors si vous avez aimé le film Shining avec Jack Nicholson vous aimerez cet hotel, c'est, comment dire... lugubre, mais quand on est à pied et qu'il pleut, on fait avec, en plus il est juste à côté du temple jain.En plus n'esperez pas discuter le prix c'est soit 400 soit 700 et pi c'est tout..L'avantage de dormir à Ranakpur c'est que vous pouvez assister à la ceremonie du soir au temple à 19h30, l'ambiance y est tout autre que lors de la visite en plein jour avec les tourites. Bus l'apres midi pour Jodphur
Jour11/12&13 3 nuits Hill view GH (300 rps) Notre hotel preferé de part l'ambiance qui y regne, dirigé par Zafran et managé par Raja on s'y sent comme chez soi.Les chambres sont tres propres.Le jour de notre depart elle n'avait toujours pas fait la note, du coup c'est moi qui lui est dit ce que je lui devais et elle a acquiessé sans chercher plus loin, si c'est pas de la confiance ça. La nourriture est bonne et la vue sur Jodphur et ses cerfs volants superbe.Si vous y allez dite lui bonjour de la part des francais qui lui ont donné le dictionnaire francais hindi. Depart le matin du j13 en taxi pour Pushkar Le seul luxe de notre voyage taxi aller retour sur 2 jours 2700 rps
Jour14:Pushkar 1 nuit Mayur GH (300 rps) Hotel simple, propre et correcte, pas de resto mais apparemment, ils servent les p'tit dej, nous nous sommes allés le prendre au Honey&Spice, tres bon gateau au chocolat et yahourt Retour sur Jodphur toujour en taxi dans la journée Le soir train de nuit pour Jaisalmer en 3AC, nickel
Jour15:Jaisalmer 1 nuit Hotel Renuka (350 rps) A l'exterieur du fort, belle vue sur le fort, nourriture bien, chambre propre.Nous nous sommes egalement adressés à eux pour le Camel Safari (1000 rps par pers) et pour la reservation de nos tickets de train(com' de 80 rps par pers)
Jour16:Nuit dans le desert à la belle etoile Alors si vous etes un peu maso, vous aimerez le Camel Safari. Depart le matin en jeep puis 2h de dromadaire, repas (vegetable noodles chapati et chapata), sieste 2h, re-dromadaire 2h30 voir 3 pour arriver à LA dune, repas (riz, patatoes, dal, chapati et sable tout ça agrementé d'eau chaude, histoire de pas s'etouffer) Déjà, là, je ne sais pas comment je vais pouvoir remonter sur ce foutu animal le lendemain matin, nuit courte, p'tit dej eeeetttttt DROMADAIRE!! j'en peux plus, je ne sais plus quelle position prendre pour ne plus souffrir, disons qu'à ce moment là, les paysages je m'en contre fou, tout ce que je veux c'est en finir et c'est chose faite 2h00 apres OUF!Heureusement la douche du retour est incluse dans le prix. Mais sinon....c'est pas mal. On profite de l'apres midi qui nous reste à Jaisalmer pour se faire faire un massage ayurvedic...LE PIED !!!
Jour17:Nuit dans le train qui nous ramene à Delhi en 3AC On dort super bien, tu m'etonnes on est creuvé de la veille
Jour18:Delhi 1 nuit Namaskar Hotel (350 rps) Trop confiant, on a perdu nos bonnes habitudes du début et on ne verifie pas la douche avant de prendre la chambre...grave erreur, celle ci malgré la presence d'une poire ne delivre que trois minces filets d'eau tous bien decidés à ne pas vouloir nous mouiller... Resto Malhotra sympa ainsi que le resto situé sur la terrasse de l'anoop hotel tres agreable apres les achats dans Panhar Ganj
Jour19:Nous quittons Delhi, le vol retour est prevu à 1h du mat...
Voilà, j'espere que ces renseignements vous seront utiles. Nous avons aimé ce voyage et son rythme. En tout, sur place nous avons depensé 820 euros souvenirs compris pour 3 semaines à 2. Je n'ai pas detaillé les visites vu que nous faisons tous à peu près les mêmes mais si vous voulez des renseignements supplémentaires, n'hesitez pas.Je suis dispo. C'etait pour nous un beau voyage et je vous le souhaite tout aussi agréable... Namasté
Ayant usé et abusé du forum pour preparer mon voyage, je me sens un peu redevable et souhaite à mon tour apporter ma pierre à ce grand édifice qu'est l'entraide entre voyageurs. Ce message s'adresse plutôt aux voyageurs à petits budget qui compte se deplacer surtout en bus et train. Nous sommes partis du 2 au 22 aout et je dois dire que tout s'est super bien passé. Notre itineraire était le suivant:
Arrivée Delhi 23h 1nuit au Vivek Hotel (350rps) Faire attention à cet hotel qui a l'air de faire du surbooking, des italiens arrivés juste apres nous et qui avaient reservé se sont retrouvés sans chambre à 1h du mat'.Chambre pas top peut être parce que c'etait la derniere
Jour1:Matinée Delhi Train sleeper en debut d'apres midi vers Agra
Jour2: Agra 1 nuit à l'hotel Sheela (500 rps) J'avais reservé avant de partir une chambre à 400 mais ils ne m'ont pas donné le choix soit disant qu'il n'y en avait plus de libre, j'ai cedé du fait que l'hotel est super bien placé si on veut arriver tôt au Taj.Chambre pas mal, petit resto au calme au milieu du jardin tres agreable Allez manger chez Joney's Place, dans sa kitchenette il fait de supers plats tres bon marché
Visite avec un rick shaw pris pour la journée (200 rps) Bus local en fin d'apres midi
Jour3: Fathepur Sikri 1 nuit hotel Ajay Palace (200 rps) je vous conseille d'aller à FS et surtout d'y dormir.Ca permet de visiter le matin lorsque les bus de touristes ne sont pas encore là et c'est superbe La GH est bien son resto sur le toit tres agreable en fin de journée Visite le matin Bus l'apres midi
Jour4&5:Jaipur 2 nuits Hotel Keilan (600 rps) Hotel bien, mais pour manger allez plutôt au resto en terrasse de l'hotel en face, tres bien Bus le matin du j5 direction Bundi
Jour6&7:Bundi 2 nuits Lake View GH (400 rps) GH familiale tres acceuillante, on a eu droit à une visite guidée des portraits de famille tres interessante et instructive.Mefiez vous des singes, ils ont failli nous reduire notre lonely en charpie.Au palace laissez vous guider par Billou si il vient vous proposer ses services moyennant finance bien sûr, il est tres sympathique et vous emmenera peut être chez lui boire un lassi Depart en train le matin du j7 pour Chittogarh Visite de Chittor en rick shaw Pas difficile à trouver le rick shaw, ils vous sautent dessus dès la sortie de la gare, comme partout d'ailleurs.Mais pour la visite de Chittogarh ils sont indispensables, le site est trop grand Puis bus jusqu'à Udaipur
Jour8&9:Udaipur 2 nuits Shores blue GH (200 rps) Cette GH de 2 chambres est tenue par Sumita une veuve avec 2 enfants dont le rêve est d'avoir un toit sur sa terrasse afin d'ouvrir un restaurant, alors si vous voulez rendre quelqu'un heureux, en plus elle est aux petits soins pour vous et cuisine tres bien, sa Gh est tres bien placée au bord du lac (à sec).Joli vue du balcon de la chambre tres propre, la sdb est commune aux 2 chambres mais lorsque nous y etions nous etions seuls.Si vous y allez en rick shaw, evitez de vous faire deposer devant sinon ils prennent une com', demandez leur plutôt de vous deposer à Gangaur ghat et faite le reste à pied, c'est à côté Bus l'apres midi du j9 pour Ranakpur
Jour10:Ranakpur 1 nuit Hotel Shilvi (700 rps) Alors si vous avez aimé le film Shining avec Jack Nicholson vous aimerez cet hotel, c'est, comment dire... lugubre, mais quand on est à pied et qu'il pleut, on fait avec, en plus il est juste à côté du temple jain.En plus n'esperez pas discuter le prix c'est soit 400 soit 700 et pi c'est tout..L'avantage de dormir à Ranakpur c'est que vous pouvez assister à la ceremonie du soir au temple à 19h30, l'ambiance y est tout autre que lors de la visite en plein jour avec les tourites. Bus l'apres midi pour Jodphur
Jour11/12&13 3 nuits Hill view GH (300 rps) Notre hotel preferé de part l'ambiance qui y regne, dirigé par Zafran et managé par Raja on s'y sent comme chez soi.Les chambres sont tres propres.Le jour de notre depart elle n'avait toujours pas fait la note, du coup c'est moi qui lui est dit ce que je lui devais et elle a acquiessé sans chercher plus loin, si c'est pas de la confiance ça. La nourriture est bonne et la vue sur Jodphur et ses cerfs volants superbe.Si vous y allez dite lui bonjour de la part des francais qui lui ont donné le dictionnaire francais hindi. Depart le matin du j13 en taxi pour Pushkar Le seul luxe de notre voyage taxi aller retour sur 2 jours 2700 rps
Jour14:Pushkar 1 nuit Mayur GH (300 rps) Hotel simple, propre et correcte, pas de resto mais apparemment, ils servent les p'tit dej, nous nous sommes allés le prendre au Honey&Spice, tres bon gateau au chocolat et yahourt Retour sur Jodphur toujour en taxi dans la journée Le soir train de nuit pour Jaisalmer en 3AC, nickel
Jour15:Jaisalmer 1 nuit Hotel Renuka (350 rps) A l'exterieur du fort, belle vue sur le fort, nourriture bien, chambre propre.Nous nous sommes egalement adressés à eux pour le Camel Safari (1000 rps par pers) et pour la reservation de nos tickets de train(com' de 80 rps par pers)
Jour16:Nuit dans le desert à la belle etoile Alors si vous etes un peu maso, vous aimerez le Camel Safari. Depart le matin en jeep puis 2h de dromadaire, repas (vegetable noodles chapati et chapata), sieste 2h, re-dromadaire 2h30 voir 3 pour arriver à LA dune, repas (riz, patatoes, dal, chapati et sable tout ça agrementé d'eau chaude, histoire de pas s'etouffer) Déjà, là, je ne sais pas comment je vais pouvoir remonter sur ce foutu animal le lendemain matin, nuit courte, p'tit dej eeeetttttt DROMADAIRE!! j'en peux plus, je ne sais plus quelle position prendre pour ne plus souffrir, disons qu'à ce moment là, les paysages je m'en contre fou, tout ce que je veux c'est en finir et c'est chose faite 2h00 apres OUF!Heureusement la douche du retour est incluse dans le prix. Mais sinon....c'est pas mal. On profite de l'apres midi qui nous reste à Jaisalmer pour se faire faire un massage ayurvedic...LE PIED !!!
Jour17:Nuit dans le train qui nous ramene à Delhi en 3AC On dort super bien, tu m'etonnes on est creuvé de la veille
Jour18:Delhi 1 nuit Namaskar Hotel (350 rps) Trop confiant, on a perdu nos bonnes habitudes du début et on ne verifie pas la douche avant de prendre la chambre...grave erreur, celle ci malgré la presence d'une poire ne delivre que trois minces filets d'eau tous bien decidés à ne pas vouloir nous mouiller... Resto Malhotra sympa ainsi que le resto situé sur la terrasse de l'anoop hotel tres agreable apres les achats dans Panhar Ganj
Jour19:Nous quittons Delhi, le vol retour est prevu à 1h du mat...
Voilà, j'espere que ces renseignements vous seront utiles. Nous avons aimé ce voyage et son rythme. En tout, sur place nous avons depensé 820 euros souvenirs compris pour 3 semaines à 2. Je n'ai pas detaillé les visites vu que nous faisons tous à peu près les mêmes mais si vous voulez des renseignements supplémentaires, n'hesitez pas.Je suis dispo. C'etait pour nous un beau voyage et je vous le souhaite tout aussi agréable... Namasté
Agences pour un voyage avec chauffeur et voiture au Rajasthan? English translation pending
pouvez vous m'indiquer une agence de voyage sympas et fiable pour un voyage avec chauffeur et voiture au rajastan et benares
merci
merci
Notre séjour en Inde du Nord (partie 1) English translation pending
Séjour du 22 juillet au 12 aout
Voyage sur Finnair (Paris Helsinski Dehli). L’aéroport d’Helsinki est petit moderne et très propre. La Compagnie Finnair est sérieuse, sans fioriture. Les avions à l’aller sont pleins ; il faut dire que faire l’aller retour pour 440 euros c’est presque donné. On profite du temps dont nous disposons pour se faire faire une carte provisoire de fidélité à One World : on ne sait jamais ! L’avenir nous donnera raison. Notre séjour en Inde a été préparé à l’aide d’un TO local (Monuments India Tours) qui s’avèrera très professionnel, pas cher et de bon conseil. 21 jours en hôtel moyen et/ou haut de gamme, une voiture, un chauffeur, les hôtels, les guides francophones à presque toutes les étapes, (et quelques plus : Camel safari, 2 promenades en bateau sur le Gange et canotage sur le lac Pichola à Udaipur la montée en éléphant au fort d’Amber, et 2 vols intérieur Khajurâho-Vârânasî et Vârânasî-Dehli) et mise à disposition d’un téléphone portable pour passer quelques appels en France (sans exagération). Le tout pour 3x740 euros par personne pour 3 adultes. Difficile de faire mieux pour un service d’aussi bonne qualité et avec de telles prestations !! Au total nous sommes plus que satisfaits des services de ce TO (Manu Gaur). A l’arrivée à Delhi à 23h 40, le 22 juillet, nous sommes attendus par Manu Gaur et son chauffeur qui nous conduisent (en ambassador) à l’hôtel Amarya Havelli où nous séjournerons deux jours : havre de paix dans Dehli. Nous y sommes très bien reçus par le couple de propriétaires et un personnel dévoué et aux petits soins. La chambre est jolie et très propre (beaux meubles, décoration soignée), les petits déjeuners copieux (adresse recommandable) et le bruit de la ville est bien loin. 23/07/08 : Un chauffeur et un guide francophone (jeune étudiant qui refusera le pourboire qu’on voulait lui donner et ce sera le seul qui aura un tel comportement durant tout notre séjour) nous font visiter la ville : le Qutub Minar, Dehli Gate, le mausolée de Gandhi, la mosquée Jama Masjid, le parlement et le palais présidentiel. Nous avons un premier aperçu de la circulation et de la conduite en Inde et ce ne sera pas le pire ! Dehli est en plein travaux : aéroport international, métro en vue des jeux du Commonwealth prévus en 2010. Nous changeons 500 euros au tau de 66.5 rs. En raison de la chaleur et de la fatigue du voyage, nous renonçons au fort Rouge (sachant que nous visiterons celui d’Agra).
23/07/08 : départ pour MANDAWA. Le chauffeur s’extirpe de la circulation de Delhi, s’engage sur une autoroute avant de prendre une route « normale » pour ici ! Des ornières, des crevasses (jusqu’à 2 m), nos premières vaches, chiens et cochons qu’il faut éviter et la conduite démentielle de tout ce qui roule (le pire étant les autocars surchargés qui s’octroient tous les droits). Les klaxons hurlent pour se frayer un passage et les piétons restent impassibles, sans aucun mouvement de mauvaise humeur, presque fatalistes. On comprend pourquoi un parcours se mesure en heures et non en kms. La saleté est omniprésente, ce n’est même pas imaginable, les animaux se disputent les ordures. Arrivée à l’hôtel Heritage Mandawa, sorte de haveli (peintures récentes), le personnel est accueillant et aimable. Chambre propre et très correcte, diner (assez bon) et PDJ dans l’hôtel. On visite les anciens Haveli de la ville qui nous déçoivent du fait du manque d’entretien ; dommage cela a du être très beau. Un petit tour dans la rue principale où on découvre la vie dans une petite ville de province, le nombre incroyable d’échoppes. Notre chauffeur constate qu’à la station où il s’est ravitaillé on lui a refilé de l’essence frelatée ou sale ; il est contraint de rentrer à Jaipur et dans la nuit notre TO nous dépêche un nouveau chauffeur et une nouvelle voiture ; ce sera une tata indigo plus neuve mais sans beaucoup de reprise. Le chauffeur est jeune, il conduit très bien, est très poli et toujours ponctuel. Cependant, on constatera à la longue qu’il est bien moins expérimenté que le précédent (recherche de route, des localisations de certains hôtels et il découvrira les villes que nous visiterons dans les trois derniers jours Agra, Gwalior, Khajurâho). De plus son anglais est difficilement compréhensible mais on arrivera toujours à nous comprendre.
24/07/08 : en route pour BIKANER. Au passage on fait un détour vers Fatehpur pour visiter un haveli entièrement restauré par Nadine Le Prince (artiste française -peinture et sculpture- vivant entre la France et Fatehpur). C’est beaucoup plus joli que ceux vu à Mandawa et il s’avère que cette bourgade compte de nombreux havelis peints qui mériteraient un meilleur sort. La route s’avèrera « bonne » jusqu’à Jaisalmer. La verdure disparaît au profit d’un paysage qui hésite entre désert et maigre pâturage sans jamais vouloir choisir. Partout des troupeaux de chèvres gardées par des enfants ou des femmes dont on se demande où ils vivent. Ces femmes étonnent par leur beaux et chatoyants saris (par quel miracle sont-ils toujours propres et aussi seyants). La chaleur devient accablante. Arrivée à Bîkaner, ville sans dessus dessous où pas une rue n’est intacte ; en effet une personnalité est attendue courant août et on refait une beauté à la ville : les routes sont toutes en cours de réfection mais aucune n’est finie ! Comme partout en Inde, les travaux semblent faits de façon anarchique et on commence tout sans rien finir (on aura beaucoup d’autres occasions de le constater) et ce qui devait arrivait arrive, on crève et on change une roue sous 40°C. Un guide francophone nous attend pour une visite de la ville : le Junagart Fort (beau et très intéressant), d’un premier beau temple Jain et une ballade dans la vieille ville et de ses « souks » (épices, légumes variés) en rickshaw avec au passage la découverte des Havelis sculptés qui sont bien conservés. Diner (bon et pas cher) sur la terrasse et nuit au Harasar Haveli. Les chambres sont propres et honnêtes sans plus. En résumé cette ville vaut la visite.
25/07/08 : départ pour JAISALMER. Même type de route que précedement (bonne) et même paysage. On renonce à visiter le temple des rats à Desnoke, on fait un petit détour vers Ramdeora qui possède un temple réputé ; on tombe en plein marché très couleur locale et authentique car le coin n’est pas touristique. Arrivée à Jaisalmer, la ville dorée. Choc visuel que cette ville fortifiée de toute beauté. On sera logé au Killa Bhawan, hôtel situé dans quatre tours de la citadelle en surplomb de l’entrée de la forteresse et qui sera notre coup de cœur du séjour (petite chambre très confortable, vue magnifique sur le fort et la ville, personnel au petit soin, petit déjeuner top pris sur la terrasse, bref que du bonheur). On dinera en ville et au little Tibet dans la forteresse (pas top).
Un guide nous montre des havelis sculptés somptueux, on découvre le Gadi Sagar tank (lac artificiel presque vide plein de poissons chats et d’oiseaux) puis nous assistons au coucher du soleil près des cénotaphes de Bada Bagh. Le second jour nous visiterons la citadelle, ses vieilles rues et ses temples jains ; les Indiens francophones la compare à Carcassonne ! C’est beaucoup plus grand (99 tours) mais moins bien conservé. Dans l’après midi une petite escapade vers Amar Sagar (décevant) et Lodruva où l’on trouve un joli temple Jain. Départ le soir pour un Camel safari. On trouve la première dune à plus de 40 kms de la ville, des chameaux conduits par des enfants nous y mênent. Malheureusement le sable n’est pas beau comme dans le sud Marocain et l’on se retrouve au sommet avec environ 200 personnes, 100 chameaux et les vendeurs qui nous attendent. Seul le soleil n’est pas vraiment au rendez vous. Bref un attrape touriste ! Retour vers le village où nous assistons à des danses folkloriques, spectacle agréable et au moment où on commence à nous servir le repas les premières gouttes de pluie (le guide m’avait, peu de temps auparavant, affirmé qu’il n’avait pas plu depuis 12 mois !) ; C’est un comble ! On doit évacuer dans la bonne humeur sous un préau. Cela ne dure pas et on peut regagner la cour et finir notre repas. Au retour vers la ville on constate que d’autres endroits ont été bien arrosés. On n’y prête pas plus d’attention, mais nous avons tort car cela marque le signe d’un changement de temps qui nous accompagnera jusqu’à la fin de notre séjour.
Voyage sur Finnair (Paris Helsinski Dehli). L’aéroport d’Helsinki est petit moderne et très propre. La Compagnie Finnair est sérieuse, sans fioriture. Les avions à l’aller sont pleins ; il faut dire que faire l’aller retour pour 440 euros c’est presque donné. On profite du temps dont nous disposons pour se faire faire une carte provisoire de fidélité à One World : on ne sait jamais ! L’avenir nous donnera raison. Notre séjour en Inde a été préparé à l’aide d’un TO local (Monuments India Tours) qui s’avèrera très professionnel, pas cher et de bon conseil. 21 jours en hôtel moyen et/ou haut de gamme, une voiture, un chauffeur, les hôtels, les guides francophones à presque toutes les étapes, (et quelques plus : Camel safari, 2 promenades en bateau sur le Gange et canotage sur le lac Pichola à Udaipur la montée en éléphant au fort d’Amber, et 2 vols intérieur Khajurâho-Vârânasî et Vârânasî-Dehli) et mise à disposition d’un téléphone portable pour passer quelques appels en France (sans exagération). Le tout pour 3x740 euros par personne pour 3 adultes. Difficile de faire mieux pour un service d’aussi bonne qualité et avec de telles prestations !! Au total nous sommes plus que satisfaits des services de ce TO (Manu Gaur). A l’arrivée à Delhi à 23h 40, le 22 juillet, nous sommes attendus par Manu Gaur et son chauffeur qui nous conduisent (en ambassador) à l’hôtel Amarya Havelli où nous séjournerons deux jours : havre de paix dans Dehli. Nous y sommes très bien reçus par le couple de propriétaires et un personnel dévoué et aux petits soins. La chambre est jolie et très propre (beaux meubles, décoration soignée), les petits déjeuners copieux (adresse recommandable) et le bruit de la ville est bien loin. 23/07/08 : Un chauffeur et un guide francophone (jeune étudiant qui refusera le pourboire qu’on voulait lui donner et ce sera le seul qui aura un tel comportement durant tout notre séjour) nous font visiter la ville : le Qutub Minar, Dehli Gate, le mausolée de Gandhi, la mosquée Jama Masjid, le parlement et le palais présidentiel. Nous avons un premier aperçu de la circulation et de la conduite en Inde et ce ne sera pas le pire ! Dehli est en plein travaux : aéroport international, métro en vue des jeux du Commonwealth prévus en 2010. Nous changeons 500 euros au tau de 66.5 rs. En raison de la chaleur et de la fatigue du voyage, nous renonçons au fort Rouge (sachant que nous visiterons celui d’Agra).
23/07/08 : départ pour MANDAWA. Le chauffeur s’extirpe de la circulation de Delhi, s’engage sur une autoroute avant de prendre une route « normale » pour ici ! Des ornières, des crevasses (jusqu’à 2 m), nos premières vaches, chiens et cochons qu’il faut éviter et la conduite démentielle de tout ce qui roule (le pire étant les autocars surchargés qui s’octroient tous les droits). Les klaxons hurlent pour se frayer un passage et les piétons restent impassibles, sans aucun mouvement de mauvaise humeur, presque fatalistes. On comprend pourquoi un parcours se mesure en heures et non en kms. La saleté est omniprésente, ce n’est même pas imaginable, les animaux se disputent les ordures. Arrivée à l’hôtel Heritage Mandawa, sorte de haveli (peintures récentes), le personnel est accueillant et aimable. Chambre propre et très correcte, diner (assez bon) et PDJ dans l’hôtel. On visite les anciens Haveli de la ville qui nous déçoivent du fait du manque d’entretien ; dommage cela a du être très beau. Un petit tour dans la rue principale où on découvre la vie dans une petite ville de province, le nombre incroyable d’échoppes. Notre chauffeur constate qu’à la station où il s’est ravitaillé on lui a refilé de l’essence frelatée ou sale ; il est contraint de rentrer à Jaipur et dans la nuit notre TO nous dépêche un nouveau chauffeur et une nouvelle voiture ; ce sera une tata indigo plus neuve mais sans beaucoup de reprise. Le chauffeur est jeune, il conduit très bien, est très poli et toujours ponctuel. Cependant, on constatera à la longue qu’il est bien moins expérimenté que le précédent (recherche de route, des localisations de certains hôtels et il découvrira les villes que nous visiterons dans les trois derniers jours Agra, Gwalior, Khajurâho). De plus son anglais est difficilement compréhensible mais on arrivera toujours à nous comprendre.
24/07/08 : en route pour BIKANER. Au passage on fait un détour vers Fatehpur pour visiter un haveli entièrement restauré par Nadine Le Prince (artiste française -peinture et sculpture- vivant entre la France et Fatehpur). C’est beaucoup plus joli que ceux vu à Mandawa et il s’avère que cette bourgade compte de nombreux havelis peints qui mériteraient un meilleur sort. La route s’avèrera « bonne » jusqu’à Jaisalmer. La verdure disparaît au profit d’un paysage qui hésite entre désert et maigre pâturage sans jamais vouloir choisir. Partout des troupeaux de chèvres gardées par des enfants ou des femmes dont on se demande où ils vivent. Ces femmes étonnent par leur beaux et chatoyants saris (par quel miracle sont-ils toujours propres et aussi seyants). La chaleur devient accablante. Arrivée à Bîkaner, ville sans dessus dessous où pas une rue n’est intacte ; en effet une personnalité est attendue courant août et on refait une beauté à la ville : les routes sont toutes en cours de réfection mais aucune n’est finie ! Comme partout en Inde, les travaux semblent faits de façon anarchique et on commence tout sans rien finir (on aura beaucoup d’autres occasions de le constater) et ce qui devait arrivait arrive, on crève et on change une roue sous 40°C. Un guide francophone nous attend pour une visite de la ville : le Junagart Fort (beau et très intéressant), d’un premier beau temple Jain et une ballade dans la vieille ville et de ses « souks » (épices, légumes variés) en rickshaw avec au passage la découverte des Havelis sculptés qui sont bien conservés. Diner (bon et pas cher) sur la terrasse et nuit au Harasar Haveli. Les chambres sont propres et honnêtes sans plus. En résumé cette ville vaut la visite.
25/07/08 : départ pour JAISALMER. Même type de route que précedement (bonne) et même paysage. On renonce à visiter le temple des rats à Desnoke, on fait un petit détour vers Ramdeora qui possède un temple réputé ; on tombe en plein marché très couleur locale et authentique car le coin n’est pas touristique. Arrivée à Jaisalmer, la ville dorée. Choc visuel que cette ville fortifiée de toute beauté. On sera logé au Killa Bhawan, hôtel situé dans quatre tours de la citadelle en surplomb de l’entrée de la forteresse et qui sera notre coup de cœur du séjour (petite chambre très confortable, vue magnifique sur le fort et la ville, personnel au petit soin, petit déjeuner top pris sur la terrasse, bref que du bonheur). On dinera en ville et au little Tibet dans la forteresse (pas top).
Un guide nous montre des havelis sculptés somptueux, on découvre le Gadi Sagar tank (lac artificiel presque vide plein de poissons chats et d’oiseaux) puis nous assistons au coucher du soleil près des cénotaphes de Bada Bagh. Le second jour nous visiterons la citadelle, ses vieilles rues et ses temples jains ; les Indiens francophones la compare à Carcassonne ! C’est beaucoup plus grand (99 tours) mais moins bien conservé. Dans l’après midi une petite escapade vers Amar Sagar (décevant) et Lodruva où l’on trouve un joli temple Jain. Départ le soir pour un Camel safari. On trouve la première dune à plus de 40 kms de la ville, des chameaux conduits par des enfants nous y mênent. Malheureusement le sable n’est pas beau comme dans le sud Marocain et l’on se retrouve au sommet avec environ 200 personnes, 100 chameaux et les vendeurs qui nous attendent. Seul le soleil n’est pas vraiment au rendez vous. Bref un attrape touriste ! Retour vers le village où nous assistons à des danses folkloriques, spectacle agréable et au moment où on commence à nous servir le repas les premières gouttes de pluie (le guide m’avait, peu de temps auparavant, affirmé qu’il n’avait pas plu depuis 12 mois !) ; C’est un comble ! On doit évacuer dans la bonne humeur sous un préau. Cela ne dure pas et on peut regagner la cour et finir notre repas. Au retour vers la ville on constate que d’autres endroits ont été bien arrosés. On n’y prête pas plus d’attention, mais nous avons tort car cela marque le signe d’un changement de temps qui nous accompagnera jusqu’à la fin de notre séjour.
Mise en garde pour un premier voyage en Inde English translation pending
Bonjour à tous, Ce message s'adresse à tous les futurs voyageurs pour l'Inde qui ont hâte de découvrir le pays de Gandhi et de la spiritualité, de la part d'une jeune femme française qui vit là-bas depuis deux ans. J'ai vécu des trucs extraordinaires mais aussi des choses que j'aurais préféré éviter, alors je me permets de donner modestement qq conseils éclairés aux futurs touristes en Inde🙂. L'Inde est un grand pays, avec plus d'un milliard d'habitants tous différents les uns des autres, et comme en France, il ya des gens adorables, des pédophiles, des illuminés, des gens généreux, des gens cupides, des grands âmes..et des idiots. Comme en France, donc! Mais en tant que touristes, vous allez attirer les gens essentiellement mal attentionnés et attirés par vous car vous représentez un fantasme. Ce n'est pas à vous, Jérôme, Marie ou Nicolas qu'ils s'intéressent, mais à l'individu blanc fantasmé, plein d'argent et naïf, assoiffé de rencontres supposées idylliques avec "des vrais gens du pays si généreux alors qu'ils n'ont presque rien". Et ces gens seront souriants, prévenants, auront parfois les traits d'une jeune fille toute mimi, d'une maman généreuse ou d'un sage à la robe safran... En France, vos parents vous ont sans doute répété: "n'accepte pas de chocolats d'un inconnu, ne bois pas une boisson offerte par un inconnu, ne prête pas d'argent à un inconnu..." Mais arrivés en Inde, vous allez boire un chaï chez le premier venu, donnez 100 roupies à des inconnus ("oh, deux euros"), suivez le premier type qui vous dit que "non, le guichet n'est pas ici, mais là-bas" alors que c'est écrit là devant vous "international tourists office".. POURQUOI? En donnant 50 ou 100 roupies, vous pensez être généreux et aider qq, en fait, vous affichez ainsi votre mépris de la valeur de l'argent et du salaire que gagne difficilement beaucoup de gens en Inde . Vous lancez un message: "Je suis riche à un point où me délester de 100 roupies ne me fait rien". 100 roupies, c'est comme 10€ de pouvoir d'achat de base en Inde. Que penseriez-vous d'un étranger qui vous balancerait un billet de 10 euros avec un sourire, au millieu d'une promenade sur les Champs-Elysées? En décembre dernier, un jeune français a disparu à Bombay et n'a jamais été retrouvé, après avoir retiré de l'argent au DAB, alors qu'il avait traversé le moyen-orient à vélo. Des touristes ont été détroussé mille fois après avoir été empoisonnés par des gens si gentils d'offrir un thé. Des touristes sont morts mystérieusement à Goa, au Rajasthan, des jeunes japonaises, allemandes et autres anglaises ont été violées au Rajasthan... Et moi-même qui vit en Inde, avec un ami indien, il m'est arrivé mille trucs horribles toute prévenue que je suis et en parlant le hindi. Surtout au Rajasthan! ALORS ATTENTION! L'Inde est un pays fascinant, mais cela ne doit pas vous faire oublier les règles de bases de précaution, et ne tombez pas dans une fascination béate ni un complexe néocolonialiste. Les Indiens se fichent pas mal de ce complexe: vous avez en face de vous des êtres humains et vous pouvez leur dire "non" ou les éconduire poliment mais sèchement sans être un horrible colon blanc raciste. Il faut savoir que certains Indiens vous considèrent comme des intouchables, des personnes impures dégoutantes qui mangent de la viande de porc et ne vous donneraient pas leur fille/fils à épouser pour tout l'or du monde! De plus, sachez que beaucoup d'Indiens gagnent bien plus d'argent que vous. L'Inde est un pays encore pauvre, mais il y a beaucoup de riches, très riches aussi, ne l'oubliez pas. En venant en touriste naïf assoiffé de rencontres "vraies avec des gens authentiques comme Gandhi et qui sont purs" vous êtes aussi ridicules aux yeux des Indiens que le sont les Japonaises hystériques de leurs sacs Vuitton en France. Vous êtes même une caricature. L'Inde est un pays extraordinaire car complexe, par une réserve naturelle pittoresque pour Occidentaux en mal d'exotisme. Soyez aussi prudent qu'en France, voire plus, car vous êtes un aimant voyant à arnaqueurs ;-) Enfin, une bonne fois pour toutes, pour les filles: mettez des manches courtes, oui, s'il fait chaud, mais cachez vos épaules, votre poitrine sous un foulard et vos jambes. Ca ne vous épargnera pas d'être attouchée: au Rajasthan, on vous attrapera la poitrine avec les mains en pleine rue et ça fait rire tout le monde sauf vous, même avec la dupatta :-( . Ca ne vous arrivera pas forcément, mais moi, j'ai vécu un an là-bas, et en dépit de ma "modestie", cela m'est arrivée X fois, et à mes amies européennes: c'est horrible! Soyez prudentes dans la foule, et surtout la nuit tombée. Enfin, porter des vêtements "sexy" ou courts parce qu'il fait chaud n'est en rien un acte féministe ou d'émancipation là-bas, ailleurs que dans les boites branchées des capitales: c'est plutot comme porter une pancarte "je suis une fille facile, je suis à vous". Evitez de sourire aux hommes, même si ça part d'un bon sentiment de votre part, cela sera perçu comme une invitation. Vous êtes prévenues! J'espère ne plus lire de messages ni entendre d'histoires d'arnaques minables en Inde 😕, c'est tellement regrettable: oublions le cliché de l'Inde généreuse, un pays où il est facile de voyager pour une femme seule. J'aime l'Inde comme j'aime la France, mais je ne fais pas confiance à tous les Français que je croise dans la rue. Et vous? Bon voyage bien éclairé! Shakti PS: Ne donnez rien aux personnes qui mendient avec un bébé: le bébé n'est généralement pas le leur, et pas une roupie n'ira au ébé, soyez- en sûr. Le bébé est un outil d'apitoiement et le credo de ces gens est "apitoyer plus pour gagner plus", quitte à mutiler le bébé si nécessaire, ou bien le laisser mourir de faim. Avez-vous remarqué que ces bébés ne pleurent jamais? Offrez plutôt un samosa ou des biscuits aux enfants errants, ou bien de la monnaie aux personnes âgées qui mendient. J'offre quelquefois un plat de nouille ou un chai aux enfants errant ou travaillant pour un salaire de misère sur les marchés de Delhi, et ils acceptent modestement et vont manger avidement sans cérémonie deux pas plus loin. Ils en ont vraiment besoin et vous leur ferez plaisir (même s'ils ne le montrent pas, ils ont leur fierté comme nous), une petite lumière dans leur vie bien difficile, et ça, personne ne leur volera.
Itinéraire pour un tour de l'Inde en deux mois? English translation pending
Je désire partir à la découverte de l'Inde ( cela fait partie des endroits qui me font rêver comme la russie et l'Amérique du Sud ).
Je compte partir pour deux mois à la fin de l'année, et voudrais faire le tour de l'Inde, quitte à revenir lors d'un autre voyage passer plus de temps dans une région plus précise.
Avec votre connaissance de l'Inde, pouvez vous me donner un avis sur cet itineraire pour 60 jours.
Arrivée à New Delhi - Agra - Udaipur ( voir Jaipur également ) - Bombay - Goa - la région de Badami et Pattadakal - Les Backwaters au Kerala - Madras - Calcutta - Benares - La Source du Gange - Amritsar - Dharamsala - Delhi
Pour les trajets entre chaque, je compte profiter des trains de nuits ( en prenant quelquefois certains de jour pour profiter du paysage ). J'aurais 600 euros par mois.
Pour ceux qui connaissent si ils peuvent me donner des conseils sur le parcours, sur les moyens de transport. Je suis preneur pour toutes infos. Merci d'avance Michael
Pour les trajets entre chaque, je compte profiter des trains de nuits ( en prenant quelquefois certains de jour pour profiter du paysage ). J'aurais 600 euros par mois.
Pour ceux qui connaissent si ils peuvent me donner des conseils sur le parcours, sur les moyens de transport. Je suis preneur pour toutes infos. Merci d'avance Michael
Retour de trois semaine au Rajasthan (29 juin au 19 juillet) English translation pending
Bonjour a tous,
Nous voila rentré d'inde !!!! Et oui il y a une fin a tous.....avant de partir ce forum ma beaucoup aidé donc c'est à mon tour de vous aider dans vos questions ou autres....bon voyage !!
Le 29 juin arrivée à DELHI a 00h : Quel bonheur quand vous vous dites que votre rêve se réalise enfin!!!!
Hôtel grand Godwin, franchement génial, très bien tenu et très serviable. Bon c'est sur le prix est un peu cher mais nous avions pris par Internet vu a l'heure ou nous arrivions, et puis pour une première nuit mieux vos prendre un peu cher et être bien... prix de la nuit environ 1000 roupies nous y avons passés 2 nuits.
Sur ce coup la, nous n'avons pas eu beaucoup de chance, le lundi tous les monuments sont fermés!!!!! Donc promenade dans la ville.....Pour une première en inde j'ai trouvé Delhi trop agressif, je me suis demandé ce que je faisais-la!!!! mais rassurez vous on s'y habitue vite
Nous avons fait un restaurant qui s'appel le parikrama, super restaurant, c'est en haut d'une tour et la particularité c'est qu'elle tourne donc pour une visite de Delhi express c'est nickel...
le 1 juillet Arrivé à AGRA : Nous avons pris le train de 6h15 a la gare de new Delhi, durée 4h. De l'hôtel vous y allez à pied, c'est à 10 min même pas, toujours tout droit.
Hôtel kamal, bon hôtel, bon se n'étais pu le même luxe mais sa va, de toute façon ne jamais s'attendre à avoir une chambre nickel en catégorie moyenne, en tous cas c'est ce qui nous est arrivé... les draps, la salle de bain... mais bon c'est pas la mort !! Il y a une très belle vue du taj mahal sur le toit de l'hôtel. Prix 700 roupies la nuit
Notre meilleure visite bien entendue à Agra se fut le taj mahal, hoooo le taj mahal comme le d'écrire, magnifique vraiment, tu a beau te dire que tu es enfin en face de lui tu te croit toujours devant une carte postal... pleins d'émotions vraiment!!! Nous y sommes restés toute la matinée, la petite promenade dans les jardins est aussi très agréable. La ville en elle-même est sympa a pied, après Delhi une bonne bouffée d'air frais lol!!!
Le 2 juillet arrivé à JAIPUR avec 4h de retard!!!!:
Le train a 6h15 de la gare de Agra cantonment, haaaaaaaaaaa il nous annonce 4h de retard, pétage de plomb!!!! a la fin on s’est résolu à faire comme tout le monde, par terre on en rigole tellement maintenant...
Hôtel pearl palace, trop top !!!! Les chambres super colorés, très bien entretenu....il y a une super terrasse en haut ou il y a une vue splendide sur tous Jaipur, le soir il y a une bonne ambiance avec musique....prix 700 roupies, nous y sommes rester deux nuits.
La meilleure visite se fut la city palace qui est vraiment bien, même si tu es sous une chaleur étouffante c’est agréable et impressionnant par sa grandeur…..Le hawa mahal aussi est impressionnant quand tu es devant, c’est la chose que je voulais le plus voir en inde: d
J’ai adoré Jaipur, c’est une grande ville mais pas étouffante du tout et pleins de choses superbes a voir !!!! Un de mes meilleurs souvenirs. Petit bémol nous ne pouvions pas trop rester dehors, bon pas de danger non pu, n’exagérons rien mai il y a eu grève politique le jour ou nous y sommes aller donc TOUT fermer boutique resto !!! et notre chauffeur de rickshaw nous avais dit que trois musulmans venaient de se faire tirer dessus, donc voilà nous ne sommes pas restées longtemps trop tard dehors
Nous avons mangé au méditeraneos, cher !!!! Mais tellement bon !!! je vous conseille les pizzas, elle sont terribles …
Le 4 juillet départ Pushkar :
Nous avons pris la direction de pushkar en bus, environs 4 heure. Je n’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie, la conduite la bas faut si habituer !!! Nous avons passé les montagnes et plusieurs fois j’ai cru qu’on y passait !!! Mais bon c’est sa l’aventure.
Hôtel Bharatpur palace. Très calme, terrasse avec vue sur le lac, très beau. Vraiment sympa….Prix 600 roupies, nous y sommes restées 1 nuit mais je pense que vous pouvez avoir une chambre moins cher pour la même chose que nous avions, sur ce coup la nous nous sommes fait arnaquer…mais bon en inde qui ne se fait pas arnaquer au moins une fois.
Nous avons fait deux supers restaurants. Le rainbow ou la vue est magnifique et super relaxant et l’autre le baba restaurant en plein centre, ou l’on peut regarder la foule se promener…mais surtout ou tu bois le meilleur lassis banane que je n’ai jamais bu !!!! On y mange vraiment bien, mon meilleur restaurant.
Nous n’avons rien visité en particulier, nous avons visité la ville en elle mme, c’est tout petit mais tellement agréable, pushkar est mon meilleur souvenir…. Les marchands sont agréables, il ne te Soule pas et beaucoup connaisse des mots français, c’est marrant. Ha oui vous ne seraient pas dépaysé, des touristes français il y en a en pagaille lol. A ne surtout pas louper !!!!
Le 6 juillet départ pour jaisalmer :
10h de bus de nuit haaaaaaaa !!! En couchette mais rien a faire, impossible de dormir lol mais c’est sa l’aventure !!!
Nous n’avons rien fait en ville, je trouve que se n’est que ruine, c’est tellement dommage, la ville couleur or….. Nous, nous étions surtout la pour le safari !!!! Nous avons fait 1 nuit et 2 jours dans le désert…quelle souvenir !!! Génial !!!! Je pensais pas vivre cette expérience un jour, surtout, surtout a faire impérativement si vous passer par la !!! Dormir à la belle étoile avec le chamelier qui vous chante des chansons avec son tam tam, les promenades en chameaux….. Que de souvenirs !!!
Le 9 juillet départ pour Jodhpur :
En train de nuit, il y a 7h donc couchette et tout mais cette fois ci très très bien dormie lol.
Hôtel govind hôtel un des meilleurs !! Chambres spacieuses, propres, calme…vraiment bien, je le conseille. Prix 700 roupies la nuit, nous y sommes restées deux nuits.
Alors malheureusement mon chéri est tombé malade donc pas beaucoup sortie de la chambre pendant deux jours. Pour le peu que nous avons vu, nous sommes allées faire un tour au grand marché près de la grande horloge, mais aussi le fort de Jodhpur, visite super en plus une vue magnifique sur la ville….La ville en elle-même ne m’a pas plus du tout, un peu comme Delhi, trop étouffante mais en plus graaaaave polluée !!! Pas de restaurant, mon chéri n’a pu boire que de la soupe pendant deux jour…
Le 11 juillet départ pour Udaipur :
En bus encore lol environ 5h départ le matin donc en plein jour, sa rassure plus !!
La ville romantique…Nous n’avons pas eu de chance, le lac été sec !!! Pas d’eau donc pas de petite ballade en barque…ville très mignonne, on s’y ai beaucoup baladé. C’est une des villes les plus propres qu’on a fait. A ne pas manquer pour les amoureux 🙂
Nous avons mangé dans un petit restaurant super sympa, le lotus café, c’est marrant, tu as des jeu de sociétés en attendant les plats, sa te permet de patienter…..Le serveur est gentil comme tout !!
Voilà notre dernier jour au Rajasthan snif, un petit coup de nostalgie, sa sentais la fin du voyage, on été triste….
Le 13 juillet partie pour une semaine a Mumbai !!!
12h de bus !! Mais cette fois ci beaucoup mieux passé, déjà on fini par s’habituer mais surtout la clim et super banquette, donc la nuit a été entière même si tu ne dors pas sur t’es deux oreilles comme même ….
HAAAA MUMBAI LA VILLE DE BOLLYWOOD !!! A mon grannnnd regret je n’ai vu personne 😕 juste visites des maisons des personnes célèbres….étant une grande fan, j’ai pas mal été déçue…
Sinon Mumbai est génial, j’ai vraiment adoré, c’est la ville moderne c’est sur mais je m’y suis vraiment plus, je n’ai entendu, durant le voyage, que des choses négatifs « mais pourquoi vous y resté 1 semaines, il n’y a rien a faire la bas… » ba écoutez justement il y a pleins de choses a faire et a voir !!!! Pas spécialement de monument mais la ville en elle-même est tellement grande !!! Je n’ai pas senti la semaine passer.
Biensurs étant dans une grande ville, nous avons pas pu nous empêcher de manger mC do !! hooo j’ai honte mais bon j’assume !! Est puis pour ma défense se ne sont pas du tout les mêmes que chez nous.
Hôtel oasis, il n’est pas spécialement cher et bien entretenu, se n’est que des jeunes qui le tienne. Prix 7000 roupies la semaine, peut être excessif mais a mumbai ne vous attendez pas a avoir beaucoup moins cher pour une bonne qualité.
Voilà notre voyage se termine le 19 juillet, départ pour paris !!! Tellement triste de rentrer mais en même temps ravis de retrouver son chez soi, c’est dans ses moments la que tu te rends compte du luxe que tu as ici en France, plus d’une personne devrait partir la bas pour savoir ce qui ont ici au lieu de se plaindre !!!
Une aventure extraordinaire, très belle aventure humaine, on en rencontre des gens tellement gentils, ils n’ont rien mais pourtant t’apporte tellement…. Surtout ne vous cachez pas dans des hôtels hauts gammes ou transport en grande pompe, rien de tel que de se mélanger dans la foule, et de vivre l’aventure indienne !!!
J’espère que sa pourra vous aider un ti peu… Si vous avez la moindres questions…n’hésitez pas !!!
Nous voila rentré d'inde !!!! Et oui il y a une fin a tous.....avant de partir ce forum ma beaucoup aidé donc c'est à mon tour de vous aider dans vos questions ou autres....bon voyage !!
Le 29 juin arrivée à DELHI a 00h : Quel bonheur quand vous vous dites que votre rêve se réalise enfin!!!!
Hôtel grand Godwin, franchement génial, très bien tenu et très serviable. Bon c'est sur le prix est un peu cher mais nous avions pris par Internet vu a l'heure ou nous arrivions, et puis pour une première nuit mieux vos prendre un peu cher et être bien... prix de la nuit environ 1000 roupies nous y avons passés 2 nuits.
Sur ce coup la, nous n'avons pas eu beaucoup de chance, le lundi tous les monuments sont fermés!!!!! Donc promenade dans la ville.....Pour une première en inde j'ai trouvé Delhi trop agressif, je me suis demandé ce que je faisais-la!!!! mais rassurez vous on s'y habitue vite
Nous avons fait un restaurant qui s'appel le parikrama, super restaurant, c'est en haut d'une tour et la particularité c'est qu'elle tourne donc pour une visite de Delhi express c'est nickel...
le 1 juillet Arrivé à AGRA : Nous avons pris le train de 6h15 a la gare de new Delhi, durée 4h. De l'hôtel vous y allez à pied, c'est à 10 min même pas, toujours tout droit.
Hôtel kamal, bon hôtel, bon se n'étais pu le même luxe mais sa va, de toute façon ne jamais s'attendre à avoir une chambre nickel en catégorie moyenne, en tous cas c'est ce qui nous est arrivé... les draps, la salle de bain... mais bon c'est pas la mort !! Il y a une très belle vue du taj mahal sur le toit de l'hôtel. Prix 700 roupies la nuit
Notre meilleure visite bien entendue à Agra se fut le taj mahal, hoooo le taj mahal comme le d'écrire, magnifique vraiment, tu a beau te dire que tu es enfin en face de lui tu te croit toujours devant une carte postal... pleins d'émotions vraiment!!! Nous y sommes restés toute la matinée, la petite promenade dans les jardins est aussi très agréable. La ville en elle-même est sympa a pied, après Delhi une bonne bouffée d'air frais lol!!!
Le 2 juillet arrivé à JAIPUR avec 4h de retard!!!!:
Le train a 6h15 de la gare de Agra cantonment, haaaaaaaaaaa il nous annonce 4h de retard, pétage de plomb!!!! a la fin on s’est résolu à faire comme tout le monde, par terre on en rigole tellement maintenant...
Hôtel pearl palace, trop top !!!! Les chambres super colorés, très bien entretenu....il y a une super terrasse en haut ou il y a une vue splendide sur tous Jaipur, le soir il y a une bonne ambiance avec musique....prix 700 roupies, nous y sommes rester deux nuits.
La meilleure visite se fut la city palace qui est vraiment bien, même si tu es sous une chaleur étouffante c’est agréable et impressionnant par sa grandeur…..Le hawa mahal aussi est impressionnant quand tu es devant, c’est la chose que je voulais le plus voir en inde: d
J’ai adoré Jaipur, c’est une grande ville mais pas étouffante du tout et pleins de choses superbes a voir !!!! Un de mes meilleurs souvenirs. Petit bémol nous ne pouvions pas trop rester dehors, bon pas de danger non pu, n’exagérons rien mai il y a eu grève politique le jour ou nous y sommes aller donc TOUT fermer boutique resto !!! et notre chauffeur de rickshaw nous avais dit que trois musulmans venaient de se faire tirer dessus, donc voilà nous ne sommes pas restées longtemps trop tard dehors
Nous avons mangé au méditeraneos, cher !!!! Mais tellement bon !!! je vous conseille les pizzas, elle sont terribles …
Le 4 juillet départ Pushkar :
Nous avons pris la direction de pushkar en bus, environs 4 heure. Je n’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie, la conduite la bas faut si habituer !!! Nous avons passé les montagnes et plusieurs fois j’ai cru qu’on y passait !!! Mais bon c’est sa l’aventure.
Hôtel Bharatpur palace. Très calme, terrasse avec vue sur le lac, très beau. Vraiment sympa….Prix 600 roupies, nous y sommes restées 1 nuit mais je pense que vous pouvez avoir une chambre moins cher pour la même chose que nous avions, sur ce coup la nous nous sommes fait arnaquer…mais bon en inde qui ne se fait pas arnaquer au moins une fois.
Nous avons fait deux supers restaurants. Le rainbow ou la vue est magnifique et super relaxant et l’autre le baba restaurant en plein centre, ou l’on peut regarder la foule se promener…mais surtout ou tu bois le meilleur lassis banane que je n’ai jamais bu !!!! On y mange vraiment bien, mon meilleur restaurant.
Nous n’avons rien visité en particulier, nous avons visité la ville en elle mme, c’est tout petit mais tellement agréable, pushkar est mon meilleur souvenir…. Les marchands sont agréables, il ne te Soule pas et beaucoup connaisse des mots français, c’est marrant. Ha oui vous ne seraient pas dépaysé, des touristes français il y en a en pagaille lol. A ne surtout pas louper !!!!
Le 6 juillet départ pour jaisalmer :
10h de bus de nuit haaaaaaaa !!! En couchette mais rien a faire, impossible de dormir lol mais c’est sa l’aventure !!!
Nous n’avons rien fait en ville, je trouve que se n’est que ruine, c’est tellement dommage, la ville couleur or….. Nous, nous étions surtout la pour le safari !!!! Nous avons fait 1 nuit et 2 jours dans le désert…quelle souvenir !!! Génial !!!! Je pensais pas vivre cette expérience un jour, surtout, surtout a faire impérativement si vous passer par la !!! Dormir à la belle étoile avec le chamelier qui vous chante des chansons avec son tam tam, les promenades en chameaux….. Que de souvenirs !!!
Le 9 juillet départ pour Jodhpur :
En train de nuit, il y a 7h donc couchette et tout mais cette fois ci très très bien dormie lol.
Hôtel govind hôtel un des meilleurs !! Chambres spacieuses, propres, calme…vraiment bien, je le conseille. Prix 700 roupies la nuit, nous y sommes restées deux nuits.
Alors malheureusement mon chéri est tombé malade donc pas beaucoup sortie de la chambre pendant deux jours. Pour le peu que nous avons vu, nous sommes allées faire un tour au grand marché près de la grande horloge, mais aussi le fort de Jodhpur, visite super en plus une vue magnifique sur la ville….La ville en elle-même ne m’a pas plus du tout, un peu comme Delhi, trop étouffante mais en plus graaaaave polluée !!! Pas de restaurant, mon chéri n’a pu boire que de la soupe pendant deux jour…
Le 11 juillet départ pour Udaipur :
En bus encore lol environ 5h départ le matin donc en plein jour, sa rassure plus !!
La ville romantique…Nous n’avons pas eu de chance, le lac été sec !!! Pas d’eau donc pas de petite ballade en barque…ville très mignonne, on s’y ai beaucoup baladé. C’est une des villes les plus propres qu’on a fait. A ne pas manquer pour les amoureux 🙂
Nous avons mangé dans un petit restaurant super sympa, le lotus café, c’est marrant, tu as des jeu de sociétés en attendant les plats, sa te permet de patienter…..Le serveur est gentil comme tout !!
Voilà notre dernier jour au Rajasthan snif, un petit coup de nostalgie, sa sentais la fin du voyage, on été triste….
Le 13 juillet partie pour une semaine a Mumbai !!!
12h de bus !! Mais cette fois ci beaucoup mieux passé, déjà on fini par s’habituer mais surtout la clim et super banquette, donc la nuit a été entière même si tu ne dors pas sur t’es deux oreilles comme même ….
HAAAA MUMBAI LA VILLE DE BOLLYWOOD !!! A mon grannnnd regret je n’ai vu personne 😕 juste visites des maisons des personnes célèbres….étant une grande fan, j’ai pas mal été déçue…
Sinon Mumbai est génial, j’ai vraiment adoré, c’est la ville moderne c’est sur mais je m’y suis vraiment plus, je n’ai entendu, durant le voyage, que des choses négatifs « mais pourquoi vous y resté 1 semaines, il n’y a rien a faire la bas… » ba écoutez justement il y a pleins de choses a faire et a voir !!!! Pas spécialement de monument mais la ville en elle-même est tellement grande !!! Je n’ai pas senti la semaine passer.
Biensurs étant dans une grande ville, nous avons pas pu nous empêcher de manger mC do !! hooo j’ai honte mais bon j’assume !! Est puis pour ma défense se ne sont pas du tout les mêmes que chez nous.
Hôtel oasis, il n’est pas spécialement cher et bien entretenu, se n’est que des jeunes qui le tienne. Prix 7000 roupies la semaine, peut être excessif mais a mumbai ne vous attendez pas a avoir beaucoup moins cher pour une bonne qualité.
Voilà notre voyage se termine le 19 juillet, départ pour paris !!! Tellement triste de rentrer mais en même temps ravis de retrouver son chez soi, c’est dans ses moments la que tu te rends compte du luxe que tu as ici en France, plus d’une personne devrait partir la bas pour savoir ce qui ont ici au lieu de se plaindre !!!
Une aventure extraordinaire, très belle aventure humaine, on en rencontre des gens tellement gentils, ils n’ont rien mais pourtant t’apporte tellement…. Surtout ne vous cachez pas dans des hôtels hauts gammes ou transport en grande pompe, rien de tel que de se mélanger dans la foule, et de vivre l’aventure indienne !!!
J’espère que sa pourra vous aider un ti peu… Si vous avez la moindres questions…n’hésitez pas !!!
Retour de quatre semaines en Inde Nord et du Sud! English translation pending
Salut à vous
Je viens de rentrer de 4 semaines d'Inde et quel voyage incroyable!!!
Une ambiance hallucinante...auquel il faut etre pret...
j'ai fait un parcours hallucinant, changeant tous les jours le programme que j'avais prévu et qu'aucune personne sur les forums ne me recomanderais, c'est vrai que peut etre c'etait un peu speed mais j'ai tout de meme bien profite de ce pays...Il faut comprendre en arrivant là bas que tout ce que tu avais prévu est modifiable et c'est pas grave...Apres tout tu es là dejà et c'est bien..Un pays qui ne se visite pas mais qui se vie... Mon parcours etait :(3 vols d'avions quand meme) donc pas le meilleur exemple mais ce qui m'a permis d'avoir un bon appercu du pays.. Delhi/Agra/Delhi/Bangalore/Mysore/Ootie/Cochin/Kerala/Madras/Pondicheri/Auroville/Madras/Kolkata/Varanesi/Delhi
en fait je devais visiter le Rajasthan, mais quand je suis arrive il ya eu un attentat à Jaipur, donc nous avons décider de changer l'itineraire pour rejoindre le sud...J'étais DEGOUTE, cela faisait plus de 6 mois que je preparais mon parcours et regroupais toutes les infos sur le Rajasthan et tout finissais à la poubelle..Et le pire c'est que mon guide ne présentait que l'inde du Nord, nous sommes donc partit au Sud où on peut le dire j'etais vierge de toutes informations, pas facile mais apres tout c'est l'aventure...et ça l'a été avec son lot de risques, de découvertes et de tensions... Tout ca pour dire qu'il ne faut pas trop apprehender. effectivement l'ambiance du Nord et du Sud sont litteralement opposés, et c'est surement mieux de commencer par le sud pour s'acclimater.. je lisais beaucoup avant de partir qu'on ne peux pas faire le nord et le sud, et bien si on peut, a condition bien sur de prendre des vols d'avions( pas le plus économiques, mais tres pratiques, et pas trop chers, 50euros par personnes..) et de ne pas zaper les longs voyages en trains car c'est là qu'on decouvre les meilleurs ambiances.. C'est tres bizarre quan dje suis arrivé le Nord me paraissais trop bruyant, avec trop d'oppressions et ensuite le sud trop calme...Quel paradoxe!Si bien que j'etais ravi ensuite de remonter dans le Nord (en avion!!) kolkata que j'apprehendais s'est révelé une ville hallucinante, mon coup de coeur des grandes villes..puis bien sur Varanesi, j'y suis resté 5 jours sur 4 semaines ... En fait il faut savoir ce qu'on recherche en partant la bas, quel ambiance on désire mais qu'on ne le sauras qu'en arrivant... Tout ça est peut etre un peu brouillon en tout cas si vous voulez des infos n'hesitez pas...
Tchuus🙂
j'ai fait un parcours hallucinant, changeant tous les jours le programme que j'avais prévu et qu'aucune personne sur les forums ne me recomanderais, c'est vrai que peut etre c'etait un peu speed mais j'ai tout de meme bien profite de ce pays...Il faut comprendre en arrivant là bas que tout ce que tu avais prévu est modifiable et c'est pas grave...Apres tout tu es là dejà et c'est bien..Un pays qui ne se visite pas mais qui se vie... Mon parcours etait :(3 vols d'avions quand meme) donc pas le meilleur exemple mais ce qui m'a permis d'avoir un bon appercu du pays.. Delhi/Agra/Delhi/Bangalore/Mysore/Ootie/Cochin/Kerala/Madras/Pondicheri/Auroville/Madras/Kolkata/Varanesi/Delhi
en fait je devais visiter le Rajasthan, mais quand je suis arrive il ya eu un attentat à Jaipur, donc nous avons décider de changer l'itineraire pour rejoindre le sud...J'étais DEGOUTE, cela faisait plus de 6 mois que je preparais mon parcours et regroupais toutes les infos sur le Rajasthan et tout finissais à la poubelle..Et le pire c'est que mon guide ne présentait que l'inde du Nord, nous sommes donc partit au Sud où on peut le dire j'etais vierge de toutes informations, pas facile mais apres tout c'est l'aventure...et ça l'a été avec son lot de risques, de découvertes et de tensions... Tout ca pour dire qu'il ne faut pas trop apprehender. effectivement l'ambiance du Nord et du Sud sont litteralement opposés, et c'est surement mieux de commencer par le sud pour s'acclimater.. je lisais beaucoup avant de partir qu'on ne peux pas faire le nord et le sud, et bien si on peut, a condition bien sur de prendre des vols d'avions( pas le plus économiques, mais tres pratiques, et pas trop chers, 50euros par personnes..) et de ne pas zaper les longs voyages en trains car c'est là qu'on decouvre les meilleurs ambiances.. C'est tres bizarre quan dje suis arrivé le Nord me paraissais trop bruyant, avec trop d'oppressions et ensuite le sud trop calme...Quel paradoxe!Si bien que j'etais ravi ensuite de remonter dans le Nord (en avion!!) kolkata que j'apprehendais s'est révelé une ville hallucinante, mon coup de coeur des grandes villes..puis bien sur Varanesi, j'y suis resté 5 jours sur 4 semaines ... En fait il faut savoir ce qu'on recherche en partant la bas, quel ambiance on désire mais qu'on ne le sauras qu'en arrivant... Tout ça est peut etre un peu brouillon en tout cas si vous voulez des infos n'hesitez pas...
Tchuus🙂
Petit sondage tour du monde English translation pending
Bonjour,
je viens vous poser quelques questions sur l'organisation de votre tour du monde, futur, passé, rêvé... J'ai aussi ce projet pour dans 3 ans avec mon fils. J'ai déjà posté sur VF à plusieurs reprises en tant que demandeuse et conseillère (si je peux dire ! 😛). Donc si vous voulez prendre deux minutes et me répondre ce serait vraiment sympa, c'est dans le cadre d'un autre projet et si vous participez activement alors je pourrai vous le présenter bientôt ! Merci beaucoup beaucoup beaucoup à tous et à VF !
1- Pour quand votre TDM ? Ou, c'était quand ? 2- Vos transports ? type des transports prévus/empruntés/réservés à l'avance 3- Vos hébergements ? type des hébergements, même si vous avez dormi dans votre voiture de loc ou au fond d'une grotte ! Avez vous réservé à l'avance/au fil de l'eau... 4- Le nombre de personnes qui ont voyagé ? et le type de personnes, âges... 5- Accordez vous une grande importance aux rencontres ? Quelles types de rencontres aimeriez vous faire ? 6- Combien de temps à l'avance avez vous préparé votre voyage ? 7- Si vous aviez à le refaire (pour ceux qui sont déjà partis évidemment 😄), que changeriez vous, que referiez vous ? (itinéraire, hébergements, transports, durée...) 8- Avez vous créé des liens dans les pays à visiter avant votre départ ? 9- Avez vous fait appel à des professionnels sur place (excursion, autres...) 10- Il n'y aura pas de 10ème question, je pense que ça suffira pour cette fois, je vous ai déjà assez pris de temps et vous remercie très sincèrement de m'aider dans ma démarche, je vous assure que vous verrez les fruits de ce dur labeur !
A bientôt, et bon TDM
je viens vous poser quelques questions sur l'organisation de votre tour du monde, futur, passé, rêvé... J'ai aussi ce projet pour dans 3 ans avec mon fils. J'ai déjà posté sur VF à plusieurs reprises en tant que demandeuse et conseillère (si je peux dire ! 😛). Donc si vous voulez prendre deux minutes et me répondre ce serait vraiment sympa, c'est dans le cadre d'un autre projet et si vous participez activement alors je pourrai vous le présenter bientôt ! Merci beaucoup beaucoup beaucoup à tous et à VF !
1- Pour quand votre TDM ? Ou, c'était quand ? 2- Vos transports ? type des transports prévus/empruntés/réservés à l'avance 3- Vos hébergements ? type des hébergements, même si vous avez dormi dans votre voiture de loc ou au fond d'une grotte ! Avez vous réservé à l'avance/au fil de l'eau... 4- Le nombre de personnes qui ont voyagé ? et le type de personnes, âges... 5- Accordez vous une grande importance aux rencontres ? Quelles types de rencontres aimeriez vous faire ? 6- Combien de temps à l'avance avez vous préparé votre voyage ? 7- Si vous aviez à le refaire (pour ceux qui sont déjà partis évidemment 😄), que changeriez vous, que referiez vous ? (itinéraire, hébergements, transports, durée...) 8- Avez vous créé des liens dans les pays à visiter avant votre départ ? 9- Avez vous fait appel à des professionnels sur place (excursion, autres...) 10- Il n'y aura pas de 10ème question, je pense que ça suffira pour cette fois, je vous ai déjà assez pris de temps et vous remercie très sincèrement de m'aider dans ma démarche, je vous assure que vous verrez les fruits de ce dur labeur !
A bientôt, et bon TDM
Premier voyage en Inde en août English translation pending
Bonjour,
Je vais enfin aller découvrir l'Inde qui me fascine depuis des années cet été, au mois d'aout avec des amis. Nous serons 6, les 2premieres semaines puis 4 jusqu'à la fin du mois. J'ai quelques apréhensions au niveau du climat et des précautions a prendre en terme de santé. Nous partons en inde du nord et j'aurais quelques questions à vous poser et je vous remercie à l'avance de m'apporter votre aide.
Tout d'abords au niveau des vaccins, lesquels sont vraiment nécessaires? Je compte prendre un traitement anti palu mais qu'en est il des autres risques?
Nous pensons commencer par le rajasthan et il y a tellement de choses a voir que j'aimerai que vous disiez les immanquables, ce qu'il faut absolument voir ou faire.
De plus pensez vous que en un mois nous auront le temps d'allez faire un tour dans le ladakh?
Question transport on se pose encore la question de savoir si on prend un guide ou d'utiliser les transports locaux. Pour le rajasthan, c'est à dire au moins les 15premiers jours on pense prendre un guide, vaut il mieux en reserver un à l'avance (si vous en connaissez un bon disponible merci ^^) ou attendre d'etre sur place?
J'ai déja le lonely mais auriez vous des ouvrages à me conseiller pour m'imprenier un peu plus de la culture indienne?
Voilà je crois que c'est tout, j'aurai surement d'autres questions à vous soumettre, merci de vos réponses.
Je vais enfin aller découvrir l'Inde qui me fascine depuis des années cet été, au mois d'aout avec des amis. Nous serons 6, les 2premieres semaines puis 4 jusqu'à la fin du mois. J'ai quelques apréhensions au niveau du climat et des précautions a prendre en terme de santé. Nous partons en inde du nord et j'aurais quelques questions à vous poser et je vous remercie à l'avance de m'apporter votre aide.
Tout d'abords au niveau des vaccins, lesquels sont vraiment nécessaires? Je compte prendre un traitement anti palu mais qu'en est il des autres risques?
Nous pensons commencer par le rajasthan et il y a tellement de choses a voir que j'aimerai que vous disiez les immanquables, ce qu'il faut absolument voir ou faire.
De plus pensez vous que en un mois nous auront le temps d'allez faire un tour dans le ladakh?
Question transport on se pose encore la question de savoir si on prend un guide ou d'utiliser les transports locaux. Pour le rajasthan, c'est à dire au moins les 15premiers jours on pense prendre un guide, vaut il mieux en reserver un à l'avance (si vous en connaissez un bon disponible merci ^^) ou attendre d'etre sur place?
J'ai déja le lonely mais auriez vous des ouvrages à me conseiller pour m'imprenier un peu plus de la culture indienne?
Voilà je crois que c'est tout, j'aurai surement d'autres questions à vous soumettre, merci de vos réponses.
Se poster des colis depuis l'Inde English translation pending
Bonjour, je compte me poster des colis au fur et à mesure de mon circuit/séjour en Inde, afin de ne pas m'encombrer ni alourdir ma valise (ou mon sac) avec les achats que j'aurai effectués au fur et à mesure de mon parcours.
Quelqu'un l'a-t-il fait ? Si oui quel a été le résultat ? Colis arrivé ? Avion ? Bateau ? Recommandé ? De quelle(s) ville(s) ? Quel prix ? Quel(s) article(s) ?
Merci
Voyage solo en Inde à l'été 2008 English translation pending
Bonjour! Je prépare un voyage en solo pour la première fois de ma vie et je désire ardemment allez voir l'Inde. Je partirais vers la mi-juillet pour un périple de trois semaines... Alors j'aimerais avoir des conseils, les villes à visiter. Comme 3 semaines c'est assez court, je préfère prendre mon temps pour visiter peu et sentir le poul plutôt que de faire un sprint de visites.
Voici quelques questions :Température à cette période?Quels budget pour la nourriture et logis?Quelle villes et choses à visiter pour ma première visite en sol indien?Dans quelle ville est-il préférable d'attérir?Est-ce qu'il est possible de pouvoir louer des scooters ou des vélos?
Je ne suis pas le genre à passer mes journées dans les musées ou autres, j'aime mieux sentir les odeurs et le pouls de la ville, marcher, marcher et marcher! Je recherche surtout un dépaysement total, un genre de voyage introspectif...
Toutes suggestions est la bienvenue - Merci!!!!
Christian
Voici quelques questions :Température à cette période?Quels budget pour la nourriture et logis?Quelle villes et choses à visiter pour ma première visite en sol indien?Dans quelle ville est-il préférable d'attérir?Est-ce qu'il est possible de pouvoir louer des scooters ou des vélos?
Je ne suis pas le genre à passer mes journées dans les musées ou autres, j'aime mieux sentir les odeurs et le pouls de la ville, marcher, marcher et marcher! Je recherche surtout un dépaysement total, un genre de voyage introspectif...
Toutes suggestions est la bienvenue - Merci!!!!
Christian
Déplacements en Inde du Nord English translation pending
Salut
Je prévois de voyager seul en Inde et au népal 2 mois ( juillet aout9.
J'ai lu plusieurs posts sur ce forum, et il me semble que bcp de gens on voyager en INde avec une voiture et chauffeur. J'aimerais bien savoir si il est facile de voyager en Inde du nord avec les transport en commun etc..??? rapide peu cher ? Sinon est-ce qu'il est facile et rapide de rejoindre le népal depuis le nord de l'inde ??
Sinon je pense passer 5 semaine en Inde, est-ce ce laps de temps me permet de visiter Le nord et une partie du SUD ?? ou est-ce que c'est vraiment trop sport. Je n'ai pas envie non plus de faire que du BUS: :)
SInon je suis preneur de toute petites infos intéressantes sur l'inde du nord et népal pour un voyageur seul. Budget ??
merci bcp
Je prévois de voyager seul en Inde et au népal 2 mois ( juillet aout9.
J'ai lu plusieurs posts sur ce forum, et il me semble que bcp de gens on voyager en INde avec une voiture et chauffeur. J'aimerais bien savoir si il est facile de voyager en Inde du nord avec les transport en commun etc..??? rapide peu cher ? Sinon est-ce qu'il est facile et rapide de rejoindre le népal depuis le nord de l'inde ??
Sinon je pense passer 5 semaine en Inde, est-ce ce laps de temps me permet de visiter Le nord et une partie du SUD ?? ou est-ce que c'est vraiment trop sport. Je n'ai pas envie non plus de faire que du BUS: :)
SInon je suis preneur de toute petites infos intéressantes sur l'inde du nord et népal pour un voyageur seul. Budget ??
merci bcp
Risques à voyager en Inde tout seul? English translation pending
Je souhaite partir en Inde tout seul, je voudrai savoir s'il y a des risques importants a voyager seul...excusez ma naiveté😎 mais je ne connais absolument pas ce pays au quotidien. Je souhaitais aussi avoir des adresses ou des info pour des missions humanitaires dans ce pays (si possible dans le domaine de la protection de l'environnement)...j attends avec beaucoup d'impatience vos précieuses informations et merci d'avance.
P.S. Si certains d'entre vous comptent voyager seul en inde n'hesitez pas à me contacter😉
Se balader avec de l'argent en Inde? English translation pending
Je vais au Rajasthan avec ma fi-fille le 11 Avril.
Comment ça se passe au niveau de l'argent ?
Ma carte bleue peut-elle suffire ? Dois-je prévoir des Américan express ? dois-je partir avec des liasses d'Euros sur moi ?🤪🤪🤪
Merci de me dire (😉😉 😉😉😉en prime pour une bonne réponse, je vous donne un chiffre d'une ancienne carte bleue que j'ai eu il y a 100 ans !!)😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉
Ilplilpli
Taux de change en Inde et des euros ou des dollars? English translation pending
Salut à tous,
Je pars en Inde ce dimanche. Est-il mieux d'emmener des euros ou des dollars? Est-ce que le taux de change est différent selon les endroits. Des bons conseils pour changer? Merci 😉
Carnet de route au Rajasthan (Inde) English translation pending
Nous, Sandrine et Franck, avons réalisé un voyage en Inde de deux semaines en mars 2007... Comme introduction à cet immense pays, la région du Rajashtan semblait parfaite. Vous trouverez ainsi ci-dessous notre modeste carnet de route en espérant qu'il permettra de vous replonger dans cette ambiance si particulière ou de vous donner envie, à vous aussi, d'aller y faire un petit tour...
Mercredi 21 mars 2007 Pendant le vol à destination de Delhi, nous avons droit à notre premier repas indien et à la diffusion d’un bollywood ; film typique de l’industrie du cinéma indien. Sur un fond d’histoire à l’eau de rose, un jeune homme, Krish, et de jeunes demoiselles s’adonnent en musique à des déhanchements qui frôlent le ridicule. Je crois qu’il est temps de m’assoupir… Il est presque minuit lorsque notre avion touche le sol indien et il fait encore environ 24°C ! Après avoir passé les formalités douanières qui s’avèrent moins éprouvantes que prévues, nous changeons quelques euros contre les roupies nationales. Le cours y est très intéressant et sans commission. Il est alors temps de retrouver notre guide qui va nous accompagner tout au long de notre périple. Il s’appelle Mishra et parle un français correct bien que teinté d’un fort accent. Le trajet vers l’hôtel Ashok Country Resort, en périphérie de Delhi, nous plonge immédiatement dans l’ambiance. Il fait nuit noire mais il nous est possible de distinguer quelques bidonvilles, quelques vaches errant dans les rues et, plus nombreux que les vaches sacrées, les rickshaws ! Ces petits véhicules, appelés Tuk Tuk dans d’autres pays, servent de moyens de transport aux indiens et quelques touristes le jour et de chambres à leurs propriétaires la nuit.

Notre guide nous annonce un temps de transport de 15 minutes jusqu’à notre hôtel. La circulation, encore à cette heure, fera que cela se transformera en 45 minutes. On est de toute manière prévenu : Ici, il ne faut pas s’impatienter sur la route… Après une courte nuit (6 heures de sommeil) et un bon petit déjeuner, nous découvrons la vie grouillante typique de l’Inde et encaissons le brouhaha des klaxons, des cris et bien sûr les odeurs… Il faut dire que la première chose que nous constatons après quelques kilomètres, ce sont les ordures disséminées un peu partout. Nous étions au courant mais cela surprend tout de même un peu ! Et sur la route, c’est l’anarchie ! Se côtoient pêle-mêle vaches, piétons (même sur l’autoroute), cyclistes, rickshaws, attelages de toutes sortes et divers engins motorisés. A noter que sur une trois voies, personne ici ne s’offusque de rouler à cinq ou six voitures de front… Autre chose m’ayant interpellé : Il s’agit des travaux dans les périphéries de la ville. Les ouvriers dorment à priori sur place dans des bric-à-brac où nous n’oserions même pas y parquer des poules ! Notre premier déplacement riche en couleurs nous emmène à la Jama Masjid, plus grande mosquée de l‘Inde (jusqu’à 25000 fidèles) située en plein cœur d’Old Delhi, anciennement connu sous le nom de Shajahanamabad. Petite précision, la mosquée est tournée vers l’ouest (vers la Mecque), à la différence des autres pays musulmans que nous avons déjà visités.

Après nous être affranchi des droits photos (200 rps) et avoir ôté nos chaussures, nous pénétrons dans cette immense enceinte constituée en majeure partie de grès rouge. L’impressionnante mosquée surmontée de coupoles surplombe une cour où est situé un bassin aux ablutions. Des gamins s’amusent à faire s’envoler les pigeons… Quant à nous, en chaussettes, nous tentons d’éviter leurs déjections… Le premier réel contact que nous avons avec les indiens est une demande de photo d’un groupe de gosses. S’ensuit bien évidemment une demande de récompense que nous nous refuser d’attribuer. Des gamins indiens seraient littéralement jetés à la rue par des bandes organisées afin de quémander de l’argent. Et en donnant, on encouragerait cette pratique. Ce n’est toutefois pas le cas de tous et il ne faut bien évidemment pas tomber dans la psychose, sachant que ce point de vue n’engage que nous… Au final, pour une première approche, la visite de la mosquée fut sympa mais le spectacle offert ne vaut bien évidemment pas les mosquées visitées à Istanbul ! Après ça, direction le marché Chandni Chowk que nous parcourons à pied, tout proche de la mosquée. En chemin, nous croisons un cortège mortuaire. Le mort, recouvert d’un drap et de fleurs, est transporté à bout de bras sur une civière par quatre indiens traversant le quartier. Drôle de rencontre… Le marché est un véritable capharnaüm ! On lutte pour se frayer un passage parmi les chèvres, les vaches, les rickshaws, les charrettes, … Cela sent mauvais… En suivant les mouches, on comprend pourquoi en voyant la boucherie.

Enfin, ce qu'ils appellent la boucherie ! Les maisons sont délabrées, des centaines de câbles électriques surplombent la rue, les hommes tapent sur des bouts de ferraille à même le sol, des mendiants nous accostent, des pièces de voitures jonchent le sol, … Du grand n’importe quoi ! Mais j’adore ces moments où on va à la rencontre d’une population, voir réellement comment les gens vivent au jour le jour ; et ce, loin des endroits touristiques…
Des centaines de câbles électriques surplombent la rue...

Sur la route du restaurant, nous passons devant la porte de l’Inde et la résidence du président. Rien de spécial à y voir… Sinon, au menu de ce midi, poulet curry et agneau épicé ; le tout bien évidemment accompagné de riz. Je goûte également à la bière locale : King Fisher, légère et correcte… A la sortie du restaurant, anecdote révélatrice de l’état d’esprit local : une femme emmène des briques sur sa tête jusqu’en haut d’un immeuble : Cinq hommes sont là pour « superviser » son travail ! Nous reprenons ensuite la route vers la tombe d’Humayun. Erigé en 1565 sur ordre de la veuve de l’empereur Moghol pour son mari défunt, le mausolée a certainement inspiré la construction du célébrissime Taj Mahal que nous visiterons en fin de circuit.

Tout autour, agréables jardins avec bassins où Sandrine s’est d’ailleurs installée pour dessiner un autre mausolée : celui d’Isa Khan, nabab fidèle à l’empereur Sher Sha. Le site est vraiment magnifique… Quel plaisir de flâner dans ce havre de verdure et de calme accompagnés de mainates et de petits écureuils, loin du fracas de la ville ! Même les indiens et indiennes viennent ici pour passer un moment au calme…
Après avoir effectué le tour de cet admirable édifice de grès rouge, retour au bus pour nous rendre au Qutb Minar. En route, toujours ce spectacle dépaysant : Vaches mangeant les ordures, barbiers exerçant dans la rue, femmes lépreuses, jeunes enfants nus et crasseux… Et ces femmes habillées de magnifiques saris aux couleurs éclatantes… Comment font-elles pour évoluer dans tant de saleté ? Après avoir essuyé une petite averse sur la route, nous arrivons donc sur le site du Qutb Minar, minaret haut de 72 mètres édifié par les musulmans en 1199 comme une tour de victoire.
La tour est richement sculptée d’inscriptions coraniques mais on ne peut plus y monter depuis qu’une bousculade a fait une quarantaine de morts en 1981 (source : Guide du Routard). Après cette visite, retour à l’hôtel pour un copieux repas : Dal épicé (lentilles en sauce), poulet, bananes caramélisées, … Un vrai festin ! Prions pour que l’estomac tienne le choc ! Seul bémol, je me suis essayé au vin indien. Cela ressemblait plutôt à du jus de raisin mélangé à de la terre. On ne m’y reprendra pas !
Jeudi 22 mars 2007 Après un petit déjeuner américain pris à notre hôtel, nous reprenons la route pour quitter Delhi, la capitale, pour nous rendre à la campagne, dans la région du Shekawati. Cette région semi désertique située à environ 250 km à l’ouest de Delhi est surtout célèbre pour ses havelis, demeures d’anciens riches marchands de l’époque de la route de la soie et des épices dont la particularité est d’être entièrement couvertes de fresques peintes à la main. Mais pour y parvenir nous attendent plusieurs heures de route à travers les états de l’Haryana et du Rajasthan. Avant de nous lancer, nous nous arrêtons quelques minutes en périphérie de Delhi pour prendre en photo une énorme statue de cuivre du dieu Shiva…
Je suis juste à côté, tout petit... Après ça, la route est à nous ! Enfin, presque, car il y a, comme on pourrait dire, un petit peu de circulation ! On compte même jusqu’à dix files de voitures roulant côte à côte !
Sinon, comment qualifier ce trajet ?... Un véritable émerveillement que ces routes indiennes ! On nous avait dit que les meilleurs moments d’un circuit en Inde étaient les déplacements ; et bien je commence sincèrement à le croire. Chaque regard fournit un moment d’étonnement, de ravissement, de surprise ou d’effroi (avec le style de conduite des indiens). Cela ne dérange par exemple personne de doubler un troupeau de chèvre accompagné de son berger sur l’autoroute ! Il nous faut également nous acquitter de péages pour emprunter une route défoncée ! Tout ceci ne correspondant pas à notre perception des déplacements sur route, le dépaysement n’en est que plus grand ! En chemin, nous traversons de petits villages de campagne où il nous est possible de voir des scènes de la vie indienne. Un barbier s’occupe de ses clients dans la rue ; un dentiste en fait de même, … Et plus on avance, plus la végétation s’éclaircit. On commence d’ailleurs à doubler de plus en plus de charrettes tirées par des dromadaires. Le désert ne doit pas être très loin ! Dans les champs, beaucoup de femmes en saris sont à l’ouvrage. On en croise d’ailleurs un grand nombre portant de gros ballots de fourrage sur la tête. Mais que font les hommes ?? A noter qu’ici, toutes les tâches agricoles s’effectuent à la main. Quant aux enfants, ils arborent tous de larges sourires et nous saluent de la main à notre passage. J’en viens donc à penser que les gens paraissent ici moins exposés et intéressés par le tourisme qu’à Delhi. Après le repas pris en plein air dans un restaurant « à touristes », je m’évade pour aller m’approcher d’un groupe de jeunes indiennes travaillant dans les champs. Elles portent de magnifiques saris multicolores sous un soleil de plomb. J’essaie d’engager la conversation mais elles ne parlent ni le français, ni l’anglais. Tant pis, la photo prise à ce moment me permettra tout de même de conserver ce souvenir… La route est longue et il fait très chaud… Sandrine dort… Arrivés au Shekawati vers 16 heures, notre première visite nous emmène dans le village de Nawalgarh. Abstraction faite de l’extrême ruralité de la ville et de la poussière qui vole, les quelques demeures qui nous sont présentées arborent fragilement de nombreuses fresques murales représentant des scènes religieuses ou de la vie quotidienne réalisées entre le 17 et 20ème siècle. Le but de ces ornements était de mettre en évidence la puissance de leurs propriétaires enrichis grâce aux taxes de passage des caravanes en provenance de l’Asie centrale.
Malheureusement, la construction du chemin de fer par les anglais et donc la disparition des caravanes fit tomber en désuétude ces villes de transit. De ce fait, les havelis, très peu entretenus ne sont plus en très bon état. Les pouvoirs publics et l’Unesco ne peuvent malheureusement pas intervenir dans la mesure où ces trésors sont la propriété de particuliers. C’est vraiment dommage, on risque de voir disparaître ce patrimoine progressivement si rien n’est entrepris très rapidement. Pendant tout le temps de la visite, nous sommes entourés de jeunes indiens tentant de nous vendre cartes postales et autres babioles. Ils insistent tellement qu’on en entend même plus les explications de notre guide… L’étape suivante nous emmène à quelques kilomètres dans le village de Mandawa. Au programme, visite d’havelis qui se sont avérés être, à mon avis, en meilleur état de conservation.
Malheureusement, la nuit commence déjà à tomber (vers 19 heures) et nous ne pouvons profiter pleinement de la visite qui aurait mérité un peu plus de temps. Il est temps pour nous de gagner notre hôtel, le Desert Resort Mandawa fabriqué en terre selon l’architecture locale. Et quelle surprise lorsque s’est ouverte la porte de notre suite ? Un immense bungalow recouvert de roseaux et de bambous au milieu duquel se trouve un arbre ! Et oui, le tronc d’un arbre est en plein milieu de la pièce et traverse le toit de notre chambre : le grand luxe qui contraste vraiment avec la pauvreté extérieure… En guise de repas, nous avons droit à un buffet en plein air de spécialités indiennes agrémenté d’un spectacle de marionnettes du cru, de musique et de danses râjasthânis. Un bon moment avant une bonne nuit de sommeil. Toutes ces heures de bus et le décalage horaire se font en effet rapidement sentir… Vendredi 23 mars 2007 Le réveil sonne. Il est 5h45. Il nous faut partir tôt pour rallier la région de Bikaner, ville du nord du Rajasthan, plantée au cœur du désert du Thar. La ville, de 600 000 habitant est fortifiée et protégée par une énorme forteresse. Mais avant de la découvrir, nous prenons notre petit déjeuner et profitons encore un peu de notre hôtel qui nous offre une magnifique vue sur la campagne semi désertique des alentours. La route est très difficile puisque très chaotique. Notre guide en profite pour nous expliquer le système des castes en Inde. Officiellement, les castes sont interdites. Mais officieusement, le système est toujours en place, surtout à la campagne. Comme nous l’avons déjà dit, l’Inde est le pays des contrastes et des paradoxes… Et bien figurez-vous que l’état ne veut plus entendre parler de castes mais qu’une aide sociale n’est attribuée qu’aux personnes affichant leur appartenance à une caste inférieure. Et ici, cela se matérialise avec l’identité. En effet, l’identité d’une personne est composée d’un prénom, d’un nom et de la caste. Par exemple, notre guide nous a dit qu’il s’appelait Mishra… Et bien cela correspond à une sous caste des brahmanes, la caste la plus élevée hiérarchiquement en Inde ! En fait, il existe quatre grandes catégories de castes : les brahmanes, les rajpoutes, les commerçants et les intouchables… sachant qu’il y a une multitude de sous castes. Pendant ce temps, nous traversons le désert du Thar parsemé d’une multitude d’arbres : des pizras qui ressemblent aux arbres du parc de Joshua Tree aux Etats-Unis. Le paysage est sympathique… Ce désert a beau être celui ayant la plus forte densité humaine au monde, on ne croise désormais quasiment personne… Avant d’arriver à Bikaner, nous faisons une halte dans la petite ville de Desnoke surtout réputée pour la visite de son temple Karni Mata plus communément appelé « Temple des rats ». Ici, les habitants vénèrent les rats présents dans ce temple dans la mesure où ils croient qu’ils sont la réincarnation des enfants de la région qui sont décédés… Des indiens passent leurs journées entières dans ce temple…
L’ambiance dans ce temple est vraiment étrange, mystique, … Les fidèles font la queue pour donner des sucreries, des graines et autres fruits aux petites bestioles qui courent et se faufilent parmi les pieds nus des visiteurs ; le tout, agrémenté d’une forte odeur d’encens sur ton de prière. En contournant le temple, nous y avons même vu des personnes en train d’embrasser le mur du temple. Bien qu’intéressant, je m’attendais à y voir plus de rats sachant que je n’y ai bien évidemment pas vu de rat blanc. La légende précise que si on entrevoit un rat blanc dans ce temple, cela nous portera bonheur. A l’extérieur du temple, il y a comme une fête locale où beaucoup de stands vendent des aliments à donner aux petites bestioles. Pour l’occasion, même les enfants sont parés de vêtements multicolores et de maquillage…
Il nous reste désormais une quarantaine de kilomètres pour rejoindre Bikaner, c’est-à-dire environ une heure de route : c’est la moyenne ! Mais avant cela, nous prenons notre déjeuner dans un ancien palais de maharadjas reconverti en restaurant végétarien. Une fois repartis, nous sommes désormais bloqués quelques minutes sur la route par une vache sacrée sacrément têtue. Personne n’ose la faire bouger. Après quelques coups de klaxon, c’est bon, madame daigne quitter les lieux ! Arrivés en périphérie de la ville, nous visitons les cénotaphes des maharadjas de Bikaner, c’est-à-dire le lieu où sont dressés plusieurs mausolées mortuaires en l’honneur des souverains de la région.
Les cénotaphes sont toujours situés à l’endroit où la dépouille a été brûlée. Le site est agréable et les cénotaphes tout de marbre blanc sont magnifiques. Nous y rencontrons sur place deux jeunes indiens tout mignons qui, pour une fois, ne nous demandent rien. J’essaie d’entamer la conversation avec Dactes et Devila mais ils ne parlent pas un mot d’anglais. Après une photo prise en leur compagnie, nous leur offrons de petits flacons de gel douche ramassés dans nos différents hôtels. La traversée de la ville de Bikaner ne vaut pas le détour dans la mesure où nous y longeons des canaux d’eau croupie couverte de détritus dans laquelle se jettent les égouts de la ville. L’assainissement est à revoir… Imaginez les odeurs…Par contre, à la vue de la forteresse, nous ne regrettons pas cette étape. Les imposantes murailles de grès rouge du fort de Junagarh construit au 15ème siècle sont en effet magnifiques. En fait, ce fort est constitué de plusieurs palais construits successivement par les différents maharadjas de Bikaner. Plusieurs styles se côtoient ; et ce, dans une parfaite harmonie. La visite effectuée par notre guide est intéressante. Les cours richement travaillées s’enchaînent les unes derrière les autres. On en prend plein les yeux !
Après ça est prévu la visite d’une ferme à dromadaires de Bikaner. Pas grand’chose à en dire, la visite s’avérant sans intérêt : Des dromadaires, et encore des dromadaires, dans des enclos, sans explication ni information… La journée avançant, nous consacrons la fin d’après-midi à une promenade dans le marché local de la ville, haut en couleur et typiquement indien. Etant pratiquement les seuls touristes, nous nous faisons régulièrement accoster par des indiens curieux de nous voir ainsi déambuler parmi les étales de fruits et de légumes.
J’essaie d’ailleurs d’entamer une conversation avec un jeune indien, mais son anglais encore plus approximatif que le mien et le tabac qu’il est en train de chiquer font qu’on ne comprend pas un mot du message qu’il essaie de me faire passer ; tout cela se passant dans une ambiance bon enfant ! Après ça, direction notre hôtel situé à Gajner : le Gajner Palace, un ancien palais de maharadjas reconverti en hôtel de luxe. Après un apéritif pris en cours de route et offert par notre guide, nous arrivons dans cet établissement très luxueux. Imaginez un magnifique palais au milieu d’un jardin verdoyant au bord d’un lac en plein désert ! Quant à la soirée, elle est magique. Après un très bon repas (dal, riz, agneau relevé, …), nous assistons dans les jardins du palais à un spectacle de danses et de chants du Rajasthan, le tout agrémenté d’un très bon tchaï, thé traditionnel de l’Inde. Que rêver de mieux… Peut-être une bonne nuit dans notre lit XXL… Demain, ce sera Jaisalmer ! Samedi 24 mars 2007 Ce matin, nous faisons une grasse matinée : Levés à 8 heures car le guide a prévu de prendre la route pour Jaisalmer en début d’après-midi. Pour passer la matinée, nous faisons donc un « safari » photo en jeep 4x4 dans le désert avoisinant. En tout cas, toujours pas de tourista à l’horizon ! Tant mieux, pourvu que ça dure ! Il est vrai que nous prenons toutes les précautions possibles : Nous ne buvons pas l’eau du robinet, nous nous brossons les dents avec de l’eau minérale et nous essayons de ne pas manger trop épicé… Après le petit déjeuner, nous montons donc dans notre 4x4 pour aller nous promener dans le désert. Il est vrai que ce safari n’a safari que le nom. Pas de tigre ou d’éléphant en vue. Dans la région, il n’est possible d’apercevoir que des phacochères, des gazelles, antilopes ou autres chacals… Mais bon, la promenade est tout de même sympa…
Le chauffeur du véhicule, quant à lui, l’est un peu moins : Tous les 100 mètres, il nous demande un pourboire ! Il attrape une pauvre petite chèvre pour nous la montrer : Pourboire ! Il aperçoit en premier un chacal sous les arbres : Pourboire ! Il est vrai que ce rapport constant avec l’argent est un peu pesant. Au final, il n’aura que les 50 roupies que nous avions prévu de lui donner. Le désert du Thar dans lequel nous nous trouvons ne ressemble en aucun cas (au moins pour l’instant) au Sahara. Ici, il y a tout de même un peu de végétation… Cela ressemble d’ailleurs un peu plus à la steppe… Mais bon, le paysage reste tout de même agréable… De retour à notre hôtel, nous préparons nos valises pour le départ qui se rapproche. Et avant le déjeuner, nous nous installons dans le grand parc arboré situé sur les bords du lac afin de profiter de quelques instants de calme. Sandrine en profite pour dessiner la façade de notre hôtel. Quant à moi, je commence à écrire le carnet de route de cette journée… Le repas, très bon et très copieux, a lieu dans la grande salle à manger où trônent des trophées de chasse : tigres, têtes d’éléphants, … le tout dans une ambiance très coloniale. Après cela, c’est le départ pour 7 heures de route à travers le désert où les véhicules se font de plus en plus rares… En route, notre guide nous explique les différentes influences religieuses du pays. Bien qu’intéressant, je ne peux résister à l’appel de la sieste post repas. Je suis réveillé par notre quotidienne escale « toilettes » bizarrement toujours situés près d’une boutique pratiquant des prix prohibitifs… Cela n’empêche toutefois pas les quelques européens présents d’acheter et de tomber dans le panneau. Les prix pratiqués dans ces boutiques « à touristes » sont en effet deux à trois fois plus élevés que dans les bazars et autres échoppes des villes où nous nous sommes pour l’instant arrêté ! En plus, ici, la marge de négociation est très faible… Quelques kilomètres plus tard, notre guide nous arrête en plein désert afin d’aller à la rencontre de nomades du désert. Cette étape nous fait prendre conscience de notre chance d’être européens. Ces gens vivent en effet dans le dénuement le plus total. Leur habitation n’est qu’un tas de branches et de tôles rouillées, leurs vêtements sont déchirés, … Une femme pleure… Notre guide entame une conversation avec elle. Apparemment, elle est malade… Toutefois, ces personnes n’ont pas l’air malheureuses. Notre guide nous affirme d’ailleurs que ces gens ne sont pas pauvres ; cela correspond tout simplement à leur mode de vie. A y regarder de plus près, j’en doute un peu…
Nous leur offrons ainsi quelques plaquettes de médicaments que nous avons sur nous (en espérant que nous n’en aurons pas besoin…), ainsi que quelques friandises… Les enfants sont aux anges ! En quittant les lieux, nous nous apercevons que la femme qui sanglotait nous regarde partir en rigolant. Comment devons-nous interpréter ceci ? La route nous amenant à Jaisalmer nous rapproche également du Pakistan. C’est pour cette raison que nous croisons de plus en plus de véhicules militaires ; les relations entre les deux pays n’ayant jamais été très cordiales. Notre route traverse d’ailleurs la petite ville de Pokaran où les indiens ont expérimenté l’arme nucléaire. Le dernier essai datant de 1998, nous ne nous attardons pas trop longtemps ici ! Et finalement, alors que le jour commence tout doucement à tomber, nous apercevons enfin la forteresse au bout de l’interminable ligne droite nous menant à La Carcassonne du désert. Telle un mirage posé sur le désert, la ville jaune est enfin à notre portée. Avant de prendre possession de notre chambre d’hôtel, nous faisons halte quelques minutes en périphérie de ville pour visiter une fabrique de bijoux en argent. A peine un pied posé dans la rue et nous nous faisons alpaguer par les enfants mendiants. Quelques stylos et savons distribués déclenchent alors une bousculade générale. Stop ! Nous n’avons plus rien ! En ce qui concerne la visite, les bijoux restent malgré la pauvreté des lieux très chers et fantaisistes. Nous ne ferons donc aucun achat. Arrivés au Gorbandh Palace, nous passons à nouveau la frontière entre la pauvreté des rues et l’opulence des hôtels. Mais malgré la richesse des lieux, quelle est notre surprise d’apercevoir pendant le repas un rat se promener sur la corniche du mur du restaurant de notre hôtel. Bizarrement, celui-ci n’a pas l’air affamé… La fin de soirée, nous la passons au bar de l’hôtel à siroter lentement un cocktail. Demain, Jaisalmer sera à nous… Dimanche 25 mars 2007 Le réveil à 7 heures est très difficile. Certainement à cause de la fatigue mais également parce que nous détectons l’un est l’autre un début de tourista. Rien de grave pour l’instant mais après avoir pris un médicament, nous espérons que nos intestins tiendront le coup ! Après un petit déjeuner très très light, nous nous rendons au lac Godisar, immense bassin à proximité de la ville où il est possible de voir des indiens s’y laver ou des bergers faisant boire leurs troupeaux de chèvres. Cette première visite s’avère être vraiment sympathique… Un homme jette du pain dans le lac où d’énormes silures apparaissent en surface. Des gamins, en voyant que nous sommes français nous chantent « Frères Jacques », ce qui nous rappelle notre journée à Assouan, en Egypte. Un vieux bonhomme joue de la cithare sur les berges du lac… Tout ceci au petit matin sur fond de cénotaphes et autres temples de couleur ocre. Il règne ici une ambiance vraiment agréable…
Après ceci, nous nous rendons enfin à la fabuleuse forteresse de Jaisalmer ; ce pourquoi il me tardait de venir au Rajasthan. Ce fort se dresse fièrement au cœur du désert du Thar. Bâti à l’âge d’or des caravanes au XIIème siècle, la citadelle dorée n’a rien perdu de sa splendeur.
Passés les remparts et leurs portes successives, on peut lire toute la richesse d’antan de la cité sur les façades ocres des havelis et temples la composant. La « Carcassonne du désert » vaut largement sa réputation ! Au début, on se fait un peu harceler par les pseudo guides et marchands en tout genre, mais après s’être habitué à ces nuisances, on peut dire que l’endroit est réellement magique. Pour ma part, un véritable coup de cœur…
Nous ne savons où donner de la tête, chaque coin de rue valant le coup d’œil et sa photo.
Tout en nous promenant, nous nous dirigeons vers les temples jaïns de Rhishabder. Les jaïns appartiennent à une secte ultra orthodoxe de l’hindouisme qui a pour particularité d’avoir un respect quasi maladif pour toute forme de vie. C’est pourquoi nous sommes accueillis dans un des temples par un prêtre dont la bouche est couverte par un linge au cas où il avalerait par mégarde un insecte. Les jaïns balaient également devant eux afin d’éviter d’écraser toute forme de vie… Concernant les temples, ils sont richement travaillés et ornés de nombreuses sculptures représentant les multiples prophètes de la secte (24) ; le tout dans la pierre jaune typique de la région de Jaisalmer…
En sortant et après quelques négociations, nous faisons l’acquisition d’un album photo en cuir à l’effigie du dieu Ganesh. Notre carnet de route vient de se trouver un support… Après ça, nous redescendons trop rapidement à notre goût vers la sortie, notre guide ne cessant de nous presser. A-t-il une idée derrière la tête ? Nous en profitons toutefois pour contempler l’inextricable dédale de ruelles habitées par des vaches sacrées errant parmi les enfants à pieds nus… Direction la ville basse et ses havelis… Sur le chemin, nous croisons un homme ayant plus d’un mètres d’envergure au niveau de ses moustaches : photo souvenir !
Contrairement aux havelis peints du Shekawati, ceux-ci sont finement sculptés dans le grès jaune local. Le travail accompli est inimaginable.
Du haut du Patwa haveli, le panorama sur le fort est magnifique : A ne pas manquer ! Mais une fois de plus, nous sommes pressés par le guide. Arrivés au rez-de-chaussée, nous comprenons pourquoi… Il veut nous faire acheter des pashminas et autres patchworks hors de prix sur lesquels il doit toucher une juteuse commission ! Rien à faire, nous ne cédons pas et je profite même d’un instant d’inattention pour me glisser dans l’escalier afin de retourner quelques minutes sur la terrasse ; et ce, afin d’y contempler à nouveau le panorama.
De retour à l’hôtel, nous prenons un repas très light, les maux de ventre, bien que supportables, n’étant pas disparus. Et comme le guide nous laisse le début de l’après-midi, nous en profitons pour aller nous rafraîchir au bord de la piscine de notre hôtel. Température extérieure, 40° à l’ombre, eau à 28°… on la trouve même un peu fraîche en y entrant ! Cela nous coûtera toutefois un petit pourboire pour le jeune indien qui accourut dès notre arrivée pour nous placer notre parasol ! Pourboire pour les porteurs, les danseurs, les chauffeurs, les photos, les musiciens, … Ici, c’est une institution ! Comme il nous reste du temps, nous décidons de retourner à la citadelle qui mérite, il est vrai, plus de temps de découverte. Pour y aller, ne voyant pas de rickshaw, je fais un petit signe à un paysan au volant de son petit camion-benne. Celui-ci s’arrête aussitôt et nous propose le transport pour 10 roupies par personne (15 centimes d’euro). A ce prix-là, même pas la peine de négocier ! Quant à cette promenade en solo dans la vieille ville, un régal ! Nous parcourons à notre rythme les petites rues à la rencontre d’endroits insolites et de personnes sympathiques.
Il ne nous faut en fait que quelques minutes pour entamer une conversation avec une femme et ses enfants… Les prenant en photo, la mère nous demande même de noter son adresse afin de lui envoyer les clichés. J’offre à sa petite fille des flacons de gel douche récupérés à l’hôtel et lui mime le geste « chut ». Celle-ci adorable, grand sourire m’imite aussitôt… Un moment vraiment à retenir !
Nous profitons également de ce temps libre pour acheter un chemin de table façon patchwork, spécialité de la ville. Nous téléphonons en France afin d’avoir des nouvelles de notre petite grenouille Anna qui vient d’avoir 9 mois et qui nous manque beaucoup. On apprend par ma mère qu’une deuxième dent vient de faire son apparition. On a hâte de voir ça ! Concernant le retour à l’hôtel, cela restera également comme un grand moment de ce voyage. Nous prenons un rickshaw motorisé… Après quelques minutes, le chauffeur me laisse le guidon et c’est moi qui ai ramené tout le monde à l’hôtel… Il est en effet temps de rejoindre le guide pour aller aux dunes de Sam afin d’assister là-bas au coucher du soleil. En route, nous nous arrêtons au temple jaïn d’Amarsagar situé à 8 km de Jaisalmer. Nous le trouvons moins beau que ceux visités ce matin. Sandrine s’y est toutefois fait apposer de l’huile de bois de santal sur le front par le prêtre, signe de bienvenue. Ensuite, après quelques kilomètres de route à travers le désert, nous nous arrêtons et rencontrons un groupe de chameliers. Nous allons en effet nous rendre aux dunes de Sam à dos de dromadaires.
Sandrine et moi sommes sur le dos de Mickaël Jackson ! Il fait chaud mais l’air est respirable… Arrivés sur place, en attendant le coucher du soleil, j’en profite pour galoper un peu et écoutons ensuite quelques groupes de musique et de danse locale, moyennant bien sûr quelques roupies !
Sandrine me demande ensuite de photographier une jeune indienne et son bébé (encore un pourboire). J’en profite pour lui montrer une photo de notre petite Anna que nous avons continuellement sur nous.
Le soleil est maintenant couché. Il est temps de remonter sur nos dromadaires pour regagner la route (et encore un pourboire pour le chamelier). Bien que rôdée et hyper touristique, cette balade fut bien sympathique. A l’hôtel, encore un repas léger… Sur ce, je pose ma plume pour tenter de me reposer un peu… Lundi 26 mars 2007 Au programme de la matinée, route, route et route. L’objectif est la ville de Jodhpur, surnommée la ville bleue. Les photos du bleu de la ville que j’ai vues avant le départ étaient saisissantes. J’ai hâte de voir ça sur place... Plus on s’approche de Jodhpur, plus on rencontre de personnes et de vie sur le bord des routes. Nous nous éloignons petit à petit de la zone désertique et arrivons dans une zone un peu plus vallonnée. Juste avant la ville, nous traversons d’ailleurs sur des dizaines de kilomètres des carrières de pierres aux dimensions impressionnantes… A ce rythme-là, il n’y aura bientôt plus de montagne à cet endroit… L’heure du déjeuner approche, plus de tourista en vue… Tout va bien, sauf que je commence un peu à me lasser de la nourriture indienne. Tout est très bon mais les senteurs et les goûts sont souvent les mêmes : notre bon vieux steak frites mayonnaise me manquerait-il ? Arrêtons de nous plaindre : Nous sommes en Inde et il faut profiter de chaque instant ! Nous nous arrêtons pour le déjeuner dans un palais de maharadjah où il est possible de manger dans les jardins, ou… dans les anciennes écuries transformées en salle de restaurant. Après s’être bien rassasié (je n’énumère pas ce qu’on a mangé, c’est souvent la même chose), une petite sieste s’impose près de la piscine du palais. Après ça, plus que quelques kilomètres à parcourir avant d’arriver à Jodhpur la bleue. Sur place, la ville paraît immense, très polluée et comme d’habitude, la circulation semble être anarchique… Mais bon, j’essaie à chaque coin de rue d’entrevoir le fort Mehrangarh, objet de notre visite du jour… Et là, je ne suis pas déçu. Ce fort, construit en haut d’un haut promontoire au centre de la ville paraît tout droit sorti de Tolkien.
La hauteur des murs de l’enceinte est impressionnante.
Après s’être doté d’audio guides en français (vraiment très bien fait), nous débutons la visite. Pour commencer, il faut arpenter les quelques rues menant à l’entrée du fort. Beaucoup d’indiens et d’indiennes en saris multicolores se promènent. C’est cool de pouvoir se promener à notre rythme avec ces audio guides. Cela nous change des visites effectuées avec notre guide qui ne raconte pas toujours des choses très intéressantes… Comme dans les autres forts déjà visités, nous voyons des trônes, des palanquins, une salle d’armes, … Mais le plus intéressant (enfin, en ce qui me concerne), c’est que nous avons vue sur la ville bleue en contrebas du fort. Les maisons sont belles et bien bleues. Il ne s’agit pas là d’une légère teinte bleutée ; cette perspective est vraiment originale…
Il paraît que les habitants peignent leurs maisons en bleu car cette couleur repousse les moskitos du coin. Je reste à long moment à contempler la ville, m’évadant dans mes pensées… En tout cas, j’espère que ces quelques lignes et mes photos retranscrirons cette vue irréaliste… Après cette visite, notre guide insiste pour nous faire visiter une manufacture de miniatures. Il s’agit là de la spécialité de la ville de Jodhpur. Ce sont des peintures effectuées à l’aide de pinceaux très fins afin d’effectuer des fresques très détaillées. Un rapide tour pour s’apercevoir que notre guide nous a à nouveau emmené dans un attrape touriste. Les dessins sont certes magnifiques (bien qu’un peu kitch à mon goût) mais les prix y sont exorbitants. Et toujours les traditionnels : « C’est ici qu’on trouve la meilleur qualité ; n’achetez pas les dessins des vendeurs dans la rue ; etc »… Nous allons ensuite nous promener dans le quartier commerçant nommé Sardar Bazar. Nous revoilà dans l’Inde grouillante des grandes villes… Dans ce quartier on peut voir plein d’échoppes vendant des saris, des miniatures, … des roulements, des pièces usagées de moteurs, … ici, rien ne se perd. Quant à la propreté dans certaines « boulangeries », cela laisse à désirer…
Chaque objet y trouve une nouvelle vie. Par contre, les odeurs sont très fortes, la ville est très polluée, les ordures jonchent les trottoirs : Les éboueurs sont-ils en grève ? Les vaches sacrées y fouinent pour trouver à manger : une chaussure usagée, des papiers gras, …
En plus, le climat n’arrange rien. Il fait très lourd et très humide… L’air devient irrespirable… Certains touristes se promènent même en mettant un mouchoir sur leur bouche…
Arrive alors un enfant mendiant dans la rue, habillé de guenilles. Il me tient par la main afin de me soutirer quelques roupies. Celui-ci a toutefois du mal à marcher et à me suivre. Que lui arrive-t-il ? Après un rapide regard, je m’aperçois qu’il a le pied droit rongé par la lèpre : Que faire pour l’aider ?... la vie n’est vraiment pas rose pour tout le monde. Après cette vision de la réalité, il nous faut gagner notre hôtel Rohetgarh établi en pleine campagne dans un ancien palais de maharadjahs. Après avoir côtoyé la misère et la maladie la journée, j’ai un peu honte de décrire l’hôtel luxueux dans lequel nous avons mangé et passé la nuit… Mardi 27 mars 2007 Le réveil sonne à 6h30 dan la mesure où nous avons beaucoup de choses de prévues pour aujourd’hui. Après un petit déjeuner qui ne restera pas comme étant le meilleur du séjour, nous partons en 4x4 visiter les tribus bishnoïs. Les bishnoïs sont une ethnie du Rajasthan accordant une importance primordiale à l’environnement. En effet, isolés de tout, cette communauté strictement végétarienne applique une non violence totale envers tous les êtres vivants, y compris les végétaux. Ainsi, un village entier a été rayé de la carte pour s’être opposé à l’abattage de quelques arbres par les hommes du maharadjah de Jodhpur. Les femmes, quant à elles, recueillent même les faons orphelins afin de les nourrir au sein… Sur la piste nous y conduisant, nous apercevons gazelles et autres antilopes qu’il nous est possible d’approcher. Arrivés au village, nous sommes accueillis par son chef ; vieil homme d’environ 80 ans, enturbanné, tout de blanc vêtu. Mal à l’aise au premier abord dans la mesure où nous débarquons dans une communauté sans connaître leur possible réaction, nous sommes rapidement rassurés par l’atmosphère hyper « zen » régnant dans le village.
Ils vivent de façon très rudimentaire dans des huttes construites en bois et bouses de vaches séchées. Et contrairement à ce que nous avons pu voir jusqu’à présent en Inde, ici, tout est très propre ! Au détour d’une petite habitation, nous apercevons une mère et son bébé ne devant pas être plus âgé que 3 mois. Sandrine, toujours nostalgique de notre petite Anna, lui demande alors s’il lui est possible d’entrer pour lui montrer quelques photos de notre grenouille. Echanges de grands sourires et quelques photos immortalisent ce moment… Dans un autre village moins authentique, nous sommes accueillis par un geste d’hospitalité : l’offrande de l’opium ! Ici, les hommes ont pour coutume de consommer cette drogue et d’en faire profiter les visiteurs. La potion consiste à mélanger du sucre, de l’eau et de l’opium. Après avoir filtré le tout, le chef du village en fait couler dans le creux de sa main qu’il convient de humer pour profiter du breuvage… Rassurez-vous, cela n’a eu aucun effet dans la mesure où je n’en ai que très peu consommé ; juste un petit goût âcre dans la bouche… Sandrine, quant à elle, n’a pas voulu tenter l’expérience… De retour à l’hôtel de Rohetgarh, nous reprenons notre bus pour 4 heures de route à destination de Ranakpur ; non sans avoir versé le traditionnel pourboire au chauffeur de 4x4. La route traverse l’immense plaine du Rajasthan. Le spectacle proposé étant un peu monotone et la fatigue aidant, une petite sieste s’impose… En me réveillant, j’ai la surprise de me retrouver en basse montagne. Le paysage est ici très boisé et très vert, totalement différent de ce que nous avons pu voir jusqu’à présent… Le désert paraît bien loin… A notre arrivée à Ranakpur, nous faisons une première halte au Maharani Bag Orchad Retreat, restaurant sous forme de buffet où nous avons à nouveau pu manger des spécialités locales dans un magnifique jardin verdoyant au son relaxant d’une cithare. Quelle chaleur ! Il me semble qu’aujourd’hui est la journée la plus chaude depuis notre arrivée : environ 40° à l’ombre… Ensuite, direction le temple jaïn qui constitue pour moi une grande attente dans ce voyage. Le temple d’Adineth tient ses promesses. Magnifique vue sur l’architecture extérieure présentant des similitudes avec les temples khmère d’Angkor… L’intérieur est une véritable forêt de marbre incroyablement ciselé…
En entrant, on prend une claque ! Bien que vu en photo, mon impression dépasse mes espérances. C’est littéralement une forêt de piliers dressés selon un plan assez complexe supportant des coupoles, le tout finement ouvragé et recouvert de motifs floraux et géométriques, des personnages, des animaux, des dieux, des démons, … C’est hallucinant car l’ensemble est sculpté dans du marbre blanc !
Je déambule ainsi parmi ces « tronc pétrifiés » au nombre de 1444 ! Je ne sais plus où donner de la tête… Avant le départ, nous sortons du temple pour profiter de la vue extérieure. En nous éloignant un peu, nous profitons également du spectacle des singes accrochés aux branches des arbres environnants. Nous parvenons même à nous en approcher de très près pour les photographier…
Nous restons cependant prudent, un touriste aurait été dévoré par un tigre, ici, il y a quelques années… Nous empruntons ensuite un chemin montant vers un petit sanctuaire d’où la vue doit valoir le coup. Effectivement, la vue sur le temple est superbe ; le blanc de ses murs contrastant avec les collines des alentours. Telle une cathédrale en pleine nature, le temple se dresse en effet au milieu des collines boisées. Cette situation exceptionnelle ajoute à la grandeur du monument.
J’ai vraiment eu, comme vous l’avez certainement compris, un coup de cœur pour cette visite, bien trop courte à mon goût… Et oui, il faut déjà reprendre la route pour Deogarh. Sur la route, nous traversons le marché de Ranakpur où de nombreuses femmes en saris multicolores paradent… Nous faisons également un petit arrêt en cours de chemin en pleine campagne. Comme à l’accoutumée, plusieurs gosses apparaissent comme par miracle d’on ne sait où… Plus étonnant encore, un marchand de glaces mobile est là, au milieu de nulle part. Je m’essaie alors à un petit pot de crème glacée à l’aspect douteux… La glace, achetée 3 roupies (5 centimes d’euro), est plutôt bonne mais je ne garantis pas le résultat intestinal de demain… On verra bien… Ce qui m’a interpellé, c’est une fois que le pot fut terminé, je rendis le pot vide au marchand, n’ayant pas de poubelle sous la main. Celui-ci s’empressa de le jeter à terre… Toute une éducation à refaire ! J’ai donc ramassé le pot vide en attendant de trouver une poubelle : tâche très difficile en Inde ! Arrivés à Deogarh, nous prenons possession de nos appartements dans le palace du maharadjah du coin ; le Deogarh Mahal, magnifique bâtisse de couleur jaune où notre chambre est digne des 1001 nuits… Quant au repas, nous l’avons pris sur le toit terrasse de l’hôtel avec une vue magnifique sur le palais… Que de luxe dans ce pays si pauvre. L’inde est vraiment le pays des paradoxes… Mercredi 28 mars 2007 Nous nous réveillons assez tôt, comme d’habitude et avalons notre petit déjeuner dans la grande salle à manger de l’hôtel. Au programme de cette matinée, beaucoup de route pour rejoindre Pushkar… D’ailleurs, après quelques kilomètres, je ne peux céder à l’appel de la fatigue qui commence à s’accumuler. Avant d’arriver sur le site, notre guide commence à nous évoquer des histoires de faux prêtres basés à Pushkar. Ceux-ci, dans le but d’arnaquer les touristes, obligent ceux-ci à suivre un rituel permettant l’accès au lac sacré. Bien évidemment, ce rituel est payant. La question est de savoir ce qu’il se passe si on refuse de payer ce charlatan. L’histoire dit que le faux prêtre peut par exemple attraper votre appareil photo et le jeter dans le lac… Mais que fait la police ? Notre guide, qui visiblement n’a pas l’air à l’aise sur le sujet nous conseille tout simplement de payer. Soit, je le soupçonne surtout ne pas vouloir avoir d’ennui avec ces prétendus prêtres… Sinon, la ville en elle-même est un lieu sacré de l’hindouisme. La légende dit que le dieu Brahma laissa tomber une fleur de lotus, qui, lorsqu’elle toucha le sol, se transforma en lac autour duquel fut construit Pushkar. Arrivés sur place, nous visitons donc le temple dédié au fameux Brahmâ qui est le seul temple du pays lui étant consacré.
A l’entrée, nous apercevons un sâdhu lisant les lignes d’un livre sacré. Celui-ci paraît de type européen… Notre guide nous expliquera un peu plus tard que ce s��dhu est à cet endroit depuis neuf ans et qu’il lit toujours ce même livre à voix haute… Ah, quand on a la foie…
Le temple par lui-même est très kitch ! C’est en effet le premier temple multicolore que nous visitons. Par contre, il y règne vraiment une ambiance spéciale. Les hindous sont massés devant une statuette à l’effigie du dieu barbu à trois têtes et il est difficile de s’en approcher… De plus, comme celui-ci est en plein soleil, qu’il y règne une température avoisinant les 50°C au soleil et que l’on ne peut marcher sur les dallages qu’à pieds nus… et bien ça brûle ! Nous dirigeant ensuite vers le lac sacré, arriva ce qui dû arriver : Nous sommes interceptés par un homme se disant prêtre et désirant nous conduire au lac. Notre guide prend alors la parole et commence à négocier pour nous ce que nous allons devoir lui donner ! Mais où sommes-nous ? Finalement, nous devons nous acquitter de 50 roupies (environ 1 euro) si nous ne voulons pas avoir d’ennuis (termes employé par notre guide). Il est vrai que la somme est dérisoire mais sur le principe, je ne cautionne bien évidemment pas ce principe. Après ça, la mascarade commence : Faux sermons, jet bidon d’une fleur dans le lac pour avoir la bénédiction du prêtre. Je n’ai d’ailleurs pas encore parlé de sa tenue ! Jean, chemise Lacoste et montre en or : Ca rapporte d’être prêtre à Pushkar !!! Il nous laisse enfin seul profiter du lac (on a tout de même perdu une heure !). Le lac est entouré de ghâts, ces escaliers permettant d’accéder à l’eau. Des indiens et indiennes sont là, effectuant leurs ablutions. Et surprise, il me semble voir un groupe d’indienne aux seins nus effectuant leurs ablutions. Je ne m’attendais pas du tout à assister à une telle scène ; les indiennes paraissant jusqu’à présent très réservées et pudiques…
Un autre groupe d’indiens se jette littéralement dans l’eau afin d’y faire quelques brasses… Personnellement, malgré la chaleur, l’eau ne me donne pas du tout envie… Avant, les morts était brûlés sur les ghâts et étaient jetés dans les eaux du lac, comme c’est encore le cas à Bénarès dans le Gange. Mais ici, c’est terminé ; et ce, pour des raisons sanitaires évidentes, l’eau étant stagnante… La ville, quant à elle, est propice à la promenade dans une ambiance « hippie ».
De petites boutiques, quelques sâdhus et… des vaches à 5 pattes, emblème de Brahmâ ! On y voit également quelques dromadaires… Il faut savoir qu’au mois de novembre se tient ici la plus grande foire aux chameaux du monde… La suite de la journée, nous la passons en partie à nouveau sur la route en direction de Jaipur la rose. En effet, après Jodhpur la bleue, voici Jaipur la rose… Après avoir laissé traverser une vache sacrée sur l’autoroute, nous arrivons donc dans cette grande ville de plus de quatre millions d’habitants connue pour ses multiples forts et palais. Nos bagages déposés à l’hôtel, à nous Jaipur, à pied ! De premier abord, les rues sont larges et rectilignes. Il faut dire que la ville et relativement récente (18ème siècle). Les bâtiments sont bel et bien peint en rose ; et ce, depuis la venue du Prince de Galles au début du 19ème siècle. Nous commençons par arpenter la rue principale, rue où se trouve le Hawa Mahal, c’est-à-dire le palais des vents. Nous en profitons également pour faire quelques emplettes dans la mesure où nous n’en avons pas encore eu beaucoup le temps. Des négociations s’ensuivent pour des sacs de tissus brodés, des saris, … Après avoir conclu notre deal, nous entamons une conversation avec le vendeur qui nous demande de le prendre en photo avec nous et de lui transmettre ensuite le cliché. Pour cela, il nous donne sa carte où figure son adresse. Les gens ont vraiment l’air très sympa par ici ! Notre soirée, nous avons prévu de la passer au cinéma « Raj Mandir ». En effet, le cinéma de Jaipur est réputé pour sa beauté et sa taille. De plus, voir un bollywood en Inde constitue une expérience vraiment à part. Nous ne voulons donc surtout pas manquer ça. Avant cela, un petit détour dans le McDo du coin. Certains d’entre vous vont peut-être crier au scandale mais je voulais voir ce qu’ils proposaient comme sandwichs en Inde : que des hamburger au poulet ou totalement végétariens. Le film, quant à lui, s’appelle Viva ; et comme tout bollywood qui se respecte, il y a des chants, de la danse, de l’amour, … mais jamais de bisou ! Et les gens regardent ça par 10°C (la clim tourne à fond !) en mangeant, en discutant d’affaires et autres avec leur voisin, … Mais bon, trois heures et demi pour un film en indien, c’est un peu long… Et puis finalement, je m’attendais à beaucoup plus d’ambiance que ça… Toutefois, en sortant, quel contraste avec ce que nous avons vu dans le film ! C’est vraiment une autre Inde que nous avons devant nous… Nous regagnons donc notre hôtel en rickshaw… C’était sans compter sur notre chauffeur qui ne connaissait visiblement pas notre hôtel… ni Jaipur ! Bref, après un petit détour et de multiples arrêts pour demander sa route, il nous a déposé devant notre Holiday Inn où nous avons passé une bonne nuit… Jeudi 29 mars 2007 Encore une journée bien remplie que ce jeudi 29 mars. Après un déjeuner agrémenté de bonnes pâtisseries, nous débutons la visite de Jaipur en nous rendant à la forteresse d’Amber située à quelques huit kilomètres de la ville accessible via une petite route à lacets traversant une forêt. Au détour d’un virage, nous avons enfin vue sur cette impressionnante forteresse se dressant fièrement sur une crête surplombant un lac. Au dessus, plus haut dans les montagnes, on aperçoit le fort de Jaigarh que nous ne visiterons pas. Pour monter au fort, il est possible d’emprunter des jeeps ou de se laisser porter par un éléphant. Nous choisissons la seconde solution, plus exotique, bien que devant attendre notre tour pendant une demie heure en plein soleil. Il n’est en effet que 9 heures mais il commence déjà à faire très chaud. Dans la queue, beaucoup de vendeurs à la sauvette tentent de nous vendre chapeaux et autres babioles. Après une longue négociation, nous achetons un chapeau « d’aventurier » qui me permettra de me protéger du soleil pendant l’attente. On est passé de 200 roupies à 50. Plus tard, en ville, je m’apercevrai que j’aurais pu l’avoir encore moins cher… La montée est agréable bien que très chaotique ; plusieurs photographes nous prennent en photo sur le dos de notre pachyderme décoré et peint.
Et pendant la montée, nous croisons d’autres éléphants descendant la colline afin d’aller chercher d’autres touristes.
Nous visitons le fort et sa monumentale porte couverte de fresques, le palais des miroirs, la salle des audiences, le quartier des femmes (beaucoup plus triste et sinistre que le quartier des hommes…) et montons sur la terrasse en haut de laquelle nous avons une magnifique vue sur la vallée. Sandrine choisit alors ce lieu pour s’installer et commencer à dessiner… En redescendant à pied, nous en profitons pour acheter la photo de nous sur notre éléphant… Sur le chemin du retour à Jaipur, nous faisons un bref arrêt photos devant le Jal Mahal, palais abandonné au beau milieu d’un lac… à sec. Et ensuite, même rituel avec notre guide qui nous emmène dans une fabrique de tapis. C’en est trop et nous décidons de le laisser faire la visite sans nous et allons nous promener dans les rues de Jaipur. Là, nous achetons quelques poteries à une femme en bord de route… qui s’avèreront très fragiles puisque aucune n’a survécu !
Après le repas du midi, nous allons visiter le City Palace, lieu où habite encore l’actuel maharadjah de Jaipur. Seule une petite partie du bâtiment n’est donc accessible. Après avoir passé quelques instants à contempler un charmeur de serpents, nous passons la porte d’entrée et débouchons sur une immense cour.
En son centre, un petit bâtiment abrite deux énormes jarres en argents gardées par des hommes en tenue traditionnelle. Ces jarres sont les plus grosses pièces du monde dans ce métal. Elles auraient servi en 1902 à transporter l’eau sacrée du Gange en Angleterre pour que le maharadjah de l’époque puisse effectuer ses ablutions (9000 litres)… Seul inconvénient, aussitôt que nous prenons une photo de ces jarres, nous sommes alpagués par les gardes nous réclamant quelques roupies. Ils se font leur petit business en plus de leur salaire ! C’est pour cette raison qu’ils n’auront rien de ma part ! Finalement, bien qu’intéressante, cette visite ne constituera pas le meilleur souvenir de mon voyage…
Après la visite de l’observatoire astrologique « Jantar Mantar » qui ne présente à mon avis que très peu d’intérêt, nous parcourons la ville de Jaipur durant une heure à bord d’un rickshaw vélo. Le jeune indien qui nous transporte à coups de pédales est en sueur au bout de quelques minutes. Et lorsqu’il s’arrête quelques instants, c’est pour courir aller nous acheter un collier de fleurs qu’il nous passe autour du cou. Il est vrai que hier, nous avions remarqué beaucoup de vendeurs de colliers faits de fleurs fraîches dans les rues de Jaipur... La journée nous offrant encore quelques heures de lumière, nous en profitons pour désormais arpenter les rues de la ville à pied. Cela nous permet d’observer cette cohue, d’écouter ce vacarme, … Dans les rues de cette mégalopole, on peut y voir des éléphants, des dromadaires, des vaches, … des singes… Mieux qu’au zoo !
On y croise également quelques sâdhus arborant de beaux costumes et de belles peintures sur le visage…
En soirée, nous rejoignons notre guide qui nous offre l’apéritif et s’ensuit une interminable discussion sur différents points ; nous abordons par exemple la croissance de l’homosexualité en Inde due à une grande proportion d’hommes par rapport aux femmes ; sujet de diverses émissions diffusées récemment en France. Pour résumer, selon notre guide, les émissions diffusées sur nos chaînes en France ne sont que des mensonges… Nous n’en saurons pas plus avant d’aller nous coucher… Vendredi 30 mars 2007 Ce matin, réveil aux aurores car c’est un programme des plus chargés qui nous attend aujourd’hui. En fait, beaucoup de route de prévue…Nous prenons donc notre petit déjeuner (bof) et repartons sur les routes de l’Inde… Les paysages désertiques sont désormais très loin, remplacés par des cultures. Beaucoup d’indiens dans les champs, … surtout des femmes qui accomplissent toutes leurs tâches à la main. En effet, ici, rares sont les machines agricoles. D’après le guide, ce n’est pas par manque de moyens mais simplement pour employer le plus de monde possible ! J’en doute tout de même… Travailler en plein soleil dans ces conditions, ce ne doit pas être la fête tous les jours… Le trajet est long et pénible jusqu’à Fathepur Sikri. Avant de nous rendre sur le site, nous faisons une pause afin de prendre notre déjeuner. Et aux alentours de 14 heures, nous voyons se dresser à l’horizon, les murs de grès rouge de la « ville de la victoire », construite par l’empereur Akbar en l’honneur de la naissance de son fils, le futur Jahengir. En fait, ne parvenant pas à avoir de descendance, il alla consulter un saint soufi qui lui prédit la naissance d’un fils s’il construisait un palais à cet endroit. Aussitôt dit, aussitôt fait… et la prédiction se réalisa. Akbar prit alors la décision de s’installer définitivement ici et déplaça ainsi la capitale. Toutefois, la ville ne fut réellement habitée que pendant 16 ans. En effet, le nombre d’habitants grandissant, ils rencontrèrent des difficultés pour alimenter la ville en eau… Une épidémie de peste au 17ème siècle finit de vider la place de ses derniers habitants… En descendant du bus sur le site de Fathepur Sikri, nous sommes écrasés par une chaleur étouffante… Je crois que plus on avance dans notre séjour, plus il fait chaud ! Mais bon, se promener dans cette cité fantôme (désormais occupée par les touristes) qui n’a pas bougé depuis 400 ans vaut tout de même quelques efforts et un peu de sueur ! En entrant dans la ville, nous sommes interpellés par un indien au bord de l’ancien bassin d’eau potable, désormais verte et croupie… Celui-ci y exécute un plongeon d’une quinzaine de mètres de haut… Tout ça pour un pourboire qu’il n’aura pas… ; nous ne lui avions rien demandé ! La visite est une découverte de palais, de cours et autres édifices tout de grès rouge, aux façades ornées de motifs géométriques taillés dans la pierre. Mais bon, bien qu’intéressante, je ne trouve pas le site exceptionnel en comparaison des autres lieux déjà visiter. Je m’attendais à beaucoup mieux, surtout suite à la lecture de la description qu’en faisait le Guide du Routard ! Mais bon, peut-être qu’en début de séjour, Fathepur Sikri nous aurait parue grandiose ! En plus, durant une partie de la visite un pseudo étudiant-guide « admiratif de la culture française » me colle aux baskets et tente dans un français très approximatif de me faire faire une visite guidée. Il aura fallu dix minutes d’ignorance totale pour qu’il daigne enfin me laisser tranquille… Après cela, un peu de fraîcheur climatisée… et remise en marche vers Agra, ville essentiellement connue pour le Taj Mahal, où nous arrivons vers 16h30 ! Ici encore, beaucoup de pauvreté et de saleté. De premier abord, la ville n’est pas très belle. Arrivés sur place, nous slalomons entre les racoleurs en tout genre pour accéder à l’entrée du Fort Rouge, autre merveille d’Agra qui fut longtemps la capitale de l’empire moghol.
Bâti le long de la rivière Yamuna dont le niveau est très bas, il est une succession de palais de marbre, de mosquées et de jardins somptueux. Et en approchant du point le plus élevé du fort, sur la terrasse supérieure, … ça y est, nous apercevons enfin le fameux Taj Mahal ! Sur fond de brume (il commence à être tard), le monument trône sur les bords de la rivière Yamuna.
Vivement la visite de demain ! En attendant, nous faisons des photos de familles indiennes venues ici pour poser devant la vue imprenable qu’offre cette terrasse… Les autochtones viennent ensuite voir les photos sur l’écran de l’appareil et visiblement, ils y prennent du plaisir !
Sur cette même terrasse, deux singes se promènent en toute liberté… Essayant d’en prendre un des deux en photo de tout près, l’autre en profite pour me chercher des noises en me montrant ses dents… Ne faisant pas le fier, je m’éloigne… Nous nous attardons également quelques minutes à la prison de Sha Jahan, enfermé dans l’enceinte du Fort Rouge par son fils Arangzeb avec vue sur le mausolée de sa femme, le Taj Mahal. Pas très sympa le fiston, mais la vue aurait pu être pire ! La prison aussi, d’ailleurs : cellule de plus de 100 m², murs en marbre blanc, terrasse, … Le fameux Arangzeb, avide de pouvoir, tua ses trois frères aînés et emprisonna son père afin de pouvoir monter sur le trône… On peut dire qu’il n’avait pas le sens de la famille… La nuit commence désormais à tomber. Il nous faut maintenant rejoindre notre hôtel situé en ville. Là, nous nous reposons après avoir pris notre repas « à l’européenne », c’est-à-dire que je ne mange plus les plats me paraissant épicés. Mon corps est en effet en train de m’indiquer qu’il sature ! Sur ce, une bonne petite nuit va nous faire le plus grand bien en attendant le clou de ce voyage : la visite du Taj Mahal que nous allons entreprendre dès demain matin, aux premières heures du jour… Samedi 31 mars 2007 Afin d’éviter l’a forte affluence des touristes, nous nous rendons aux portes de l’entrée du Taj Mahal assez tôt, vers 8h… Les voitures n’ayant pas la possibilité de s’approcher du monument pour cause de pollution, nous nous y rendons en transport écologique : en bus électrique. Le mausolée est encore nappé d’une légère brume. Toutefois, le ciel est vierge de nuage, les photos devraient être sympas ! Après une fouille sommaire, je passe la porte et… ça y est, le Taj Mahal est devant moi. Je reste béatement en haut des escaliers qui permettent l’accès à l’allée principale menant au mausolée. J’essaie d’en profiter au maximum !
C’est parti, je veux le contempler sous toutes les coutures : du côté droit, vue de dessous, de derrière, vue de la gauche, … Sandrine n’arrive plus à me suivre et me laisse déambuler dans le parc, les yeux toujours rivés sur cette « nouvelle merveille du monde ». L’appareil photo est en surchauffe… Plus je m’approche du monument, plus je suis impressionné par le travail du marbre et des pierres semi précieuses incrustées dans les murs. Quelque soit l’angle sous lequel je le visualise, c’est un véritable joyau.
Nous visitons l’intérieur qui me paraît très sobre comparé à l’architecture extérieure du bâtiment. Deux tombeaux y sont installés ; celui de Shah Jahan, et celui de son épouse, Mumtaz Mahal pour qui l’empereur a fait construire ce mausolée à sa mort. Sandrine me demande si j’en ferais autant pour elle… Il faut savoir que l’empereur a commandé un mausolée pour sa défunte épouse à son meilleur architecte ; et ce, à la hauteur de l’amour qu’il lui vouait. Après quelques mois de travaux, non satisfait de la tournure des événements, l’empereur fit assassiner la femme de l’architecte pour qu’il comprenne combien il était triste et ce qu’il voulait lui faire accomplir. On ne plaisante pas avec un empereur triste ! En tout cas, cela a fonctionné. Le résultat est magnifique ! Comme pour toute visite de monuments mondialement connus et reconnus, je craignais un peu d’être déçu… mais ce ne fut pas le cas ! Après ça, je retrouve Sandrine tranquillement installée sur un banc, crayon à la main, esquissant les formes arrondies et harmonieuses de l’édifice se dressant face à nous. Quelques minutes passent et je m’aperçois que plusieurs indiens sont derrière notre bancs en train de regarder le croquis que Sandrine est en train de réaliser… Moment sympa… Puis, il faut bien se résigner à partir. Un dernier regard et hop, c’est reparti pour la visite d’Agra. De retour en ville, nous faisons une visite d’un atelier de travail du marbre, spécialité de la région. Les incrustations de pierres dans le marbre sont magnifiques mais comme d’habitude, nous n’imaginons pas ça du tout chez nous. De plus, les prix sont exorbitants ! La journée avance très vite et il faut se rendre à l’évidence, notre voyage touche à sa fin… Un repas rapide pris à notre hôtel, une dernière douche et c’est reparti pour quelques heures de route pour rejoindre Delhi. Après quelques dizaines de kilomètres, nous faisons toutefois halte au site de Sikandra afin d’y visiter le mausolée d’Akbar. Le site est sympathique et trône au milieu d’un immense parc où se promènent de nombreux chevreuils. J’avais lu que le parc était également peuplé de nombreux singes mais rien à l’horizon : il fait peut-être trop chaud ! Dans le mausolée, après s’être déchaussé, nous parcourons un long couloir dans le noir pour parvenir au tombeau. Là, un vieil indien nous tend une fleur afin de la déposer sur le marbre du tombeau. Certainement encore un qui en veut à notre porte monnaie… Après ça, il se met à crier le nom d’Akbar pour nous faire entendre la résonance du lieu. Tous les moyens sont bons pour récolter quelques roupies… Il est mal tombé avec nous… La route qui permet de rejoindre Delhi est longue (environ 5 heures) et il fait déjà noir lorsque nous parvenons dans la capitale indienne. Avant d’aller à l’aéroport, nous prenons notre dernier repas indien, un poulet tandoori qui ne restera pas comme le meilleur des repas ingurgités en Inde. Nous disons adieu à notre guide Mishra qui, lui non plus, ne restera pas comme ayant été un guide exceptionnel. Et malgré un pourboire plus que généreux (2500 roupies), il ne nous remerciera même pas ! Soit, le voyage a été magnifique. Il nous en restera des souvenirs à jamais gravés : des rencontres improbables, de merveilleux sites visités, une population souriantes, des odeurs (pas toutes très bonnes), des couleurs, … et l’envie de revenir dans ce pays pour y voir et y visiter d’autres contrées (le sud, Bénarès, …). Pour conclure… Par quoi commencer… Avant de partir, quelques personnes nous avaient demandé pourquoi nous voulions aller dans ce pays et y voir la misère. La misère, c’est vrai, il y en a. Mais les indiens la côtoient quotidiennement et vivent avec, presque indifféremment ; et après quelques jours, nous y étions également habitués. De là à y être indifférent, je n’irai pas jusque là. Mais nous n’allions pas là-bas pour y voir la pauvreté : plutôt y trouver d’importantes richesses, tant au niveau humain qu’en terme de dépaysement ! Et de ce point de vue, nous n’avons pas été déçu ! Ce qu’on a adoré :
Franck : Jaisalmer, le temple jaïn de Ranakpur, le Taj Mahal, …
Sandrine : Jaisalmer, le fort Mehrangarh… Ce qu’on a moins aimé :
Le Shekawati, les boutiques à touristes
Mercredi 21 mars 2007 Pendant le vol à destination de Delhi, nous avons droit à notre premier repas indien et à la diffusion d’un bollywood ; film typique de l’industrie du cinéma indien. Sur un fond d’histoire à l’eau de rose, un jeune homme, Krish, et de jeunes demoiselles s’adonnent en musique à des déhanchements qui frôlent le ridicule. Je crois qu’il est temps de m’assoupir… Il est presque minuit lorsque notre avion touche le sol indien et il fait encore environ 24°C ! Après avoir passé les formalités douanières qui s’avèrent moins éprouvantes que prévues, nous changeons quelques euros contre les roupies nationales. Le cours y est très intéressant et sans commission. Il est alors temps de retrouver notre guide qui va nous accompagner tout au long de notre périple. Il s’appelle Mishra et parle un français correct bien que teinté d’un fort accent. Le trajet vers l’hôtel Ashok Country Resort, en périphérie de Delhi, nous plonge immédiatement dans l’ambiance. Il fait nuit noire mais il nous est possible de distinguer quelques bidonvilles, quelques vaches errant dans les rues et, plus nombreux que les vaches sacrées, les rickshaws ! Ces petits véhicules, appelés Tuk Tuk dans d’autres pays, servent de moyens de transport aux indiens et quelques touristes le jour et de chambres à leurs propriétaires la nuit.

Notre guide nous annonce un temps de transport de 15 minutes jusqu’à notre hôtel. La circulation, encore à cette heure, fera que cela se transformera en 45 minutes. On est de toute manière prévenu : Ici, il ne faut pas s’impatienter sur la route… Après une courte nuit (6 heures de sommeil) et un bon petit déjeuner, nous découvrons la vie grouillante typique de l’Inde et encaissons le brouhaha des klaxons, des cris et bien sûr les odeurs… Il faut dire que la première chose que nous constatons après quelques kilomètres, ce sont les ordures disséminées un peu partout. Nous étions au courant mais cela surprend tout de même un peu ! Et sur la route, c’est l’anarchie ! Se côtoient pêle-mêle vaches, piétons (même sur l’autoroute), cyclistes, rickshaws, attelages de toutes sortes et divers engins motorisés. A noter que sur une trois voies, personne ici ne s’offusque de rouler à cinq ou six voitures de front… Autre chose m’ayant interpellé : Il s’agit des travaux dans les périphéries de la ville. Les ouvriers dorment à priori sur place dans des bric-à-brac où nous n’oserions même pas y parquer des poules ! Notre premier déplacement riche en couleurs nous emmène à la Jama Masjid, plus grande mosquée de l‘Inde (jusqu’à 25000 fidèles) située en plein cœur d’Old Delhi, anciennement connu sous le nom de Shajahanamabad. Petite précision, la mosquée est tournée vers l’ouest (vers la Mecque), à la différence des autres pays musulmans que nous avons déjà visités.

Après nous être affranchi des droits photos (200 rps) et avoir ôté nos chaussures, nous pénétrons dans cette immense enceinte constituée en majeure partie de grès rouge. L’impressionnante mosquée surmontée de coupoles surplombe une cour où est situé un bassin aux ablutions. Des gamins s’amusent à faire s’envoler les pigeons… Quant à nous, en chaussettes, nous tentons d’éviter leurs déjections… Le premier réel contact que nous avons avec les indiens est une demande de photo d’un groupe de gosses. S’ensuit bien évidemment une demande de récompense que nous nous refuser d’attribuer. Des gamins indiens seraient littéralement jetés à la rue par des bandes organisées afin de quémander de l’argent. Et en donnant, on encouragerait cette pratique. Ce n’est toutefois pas le cas de tous et il ne faut bien évidemment pas tomber dans la psychose, sachant que ce point de vue n’engage que nous… Au final, pour une première approche, la visite de la mosquée fut sympa mais le spectacle offert ne vaut bien évidemment pas les mosquées visitées à Istanbul ! Après ça, direction le marché Chandni Chowk que nous parcourons à pied, tout proche de la mosquée. En chemin, nous croisons un cortège mortuaire. Le mort, recouvert d’un drap et de fleurs, est transporté à bout de bras sur une civière par quatre indiens traversant le quartier. Drôle de rencontre… Le marché est un véritable capharnaüm ! On lutte pour se frayer un passage parmi les chèvres, les vaches, les rickshaws, les charrettes, … Cela sent mauvais… En suivant les mouches, on comprend pourquoi en voyant la boucherie.

Enfin, ce qu'ils appellent la boucherie ! Les maisons sont délabrées, des centaines de câbles électriques surplombent la rue, les hommes tapent sur des bouts de ferraille à même le sol, des mendiants nous accostent, des pièces de voitures jonchent le sol, … Du grand n’importe quoi ! Mais j’adore ces moments où on va à la rencontre d’une population, voir réellement comment les gens vivent au jour le jour ; et ce, loin des endroits touristiques…

Des centaines de câbles électriques surplombent la rue...

Sur la route du restaurant, nous passons devant la porte de l’Inde et la résidence du président. Rien de spécial à y voir… Sinon, au menu de ce midi, poulet curry et agneau épicé ; le tout bien évidemment accompagné de riz. Je goûte également à la bière locale : King Fisher, légère et correcte… A la sortie du restaurant, anecdote révélatrice de l’état d’esprit local : une femme emmène des briques sur sa tête jusqu’en haut d’un immeuble : Cinq hommes sont là pour « superviser » son travail ! Nous reprenons ensuite la route vers la tombe d’Humayun. Erigé en 1565 sur ordre de la veuve de l’empereur Moghol pour son mari défunt, le mausolée a certainement inspiré la construction du célébrissime Taj Mahal que nous visiterons en fin de circuit.

Tout autour, agréables jardins avec bassins où Sandrine s’est d’ailleurs installée pour dessiner un autre mausolée : celui d’Isa Khan, nabab fidèle à l’empereur Sher Sha. Le site est vraiment magnifique… Quel plaisir de flâner dans ce havre de verdure et de calme accompagnés de mainates et de petits écureuils, loin du fracas de la ville ! Même les indiens et indiennes viennent ici pour passer un moment au calme…
Après avoir effectué le tour de cet admirable édifice de grès rouge, retour au bus pour nous rendre au Qutb Minar. En route, toujours ce spectacle dépaysant : Vaches mangeant les ordures, barbiers exerçant dans la rue, femmes lépreuses, jeunes enfants nus et crasseux… Et ces femmes habillées de magnifiques saris aux couleurs éclatantes… Comment font-elles pour évoluer dans tant de saleté ? Après avoir essuyé une petite averse sur la route, nous arrivons donc sur le site du Qutb Minar, minaret haut de 72 mètres édifié par les musulmans en 1199 comme une tour de victoire.
La tour est richement sculptée d’inscriptions coraniques mais on ne peut plus y monter depuis qu’une bousculade a fait une quarantaine de morts en 1981 (source : Guide du Routard). Après cette visite, retour à l’hôtel pour un copieux repas : Dal épicé (lentilles en sauce), poulet, bananes caramélisées, … Un vrai festin ! Prions pour que l’estomac tienne le choc ! Seul bémol, je me suis essayé au vin indien. Cela ressemblait plutôt à du jus de raisin mélangé à de la terre. On ne m’y reprendra pas !Jeudi 22 mars 2007 Après un petit déjeuner américain pris à notre hôtel, nous reprenons la route pour quitter Delhi, la capitale, pour nous rendre à la campagne, dans la région du Shekawati. Cette région semi désertique située à environ 250 km à l’ouest de Delhi est surtout célèbre pour ses havelis, demeures d’anciens riches marchands de l’époque de la route de la soie et des épices dont la particularité est d’être entièrement couvertes de fresques peintes à la main. Mais pour y parvenir nous attendent plusieurs heures de route à travers les états de l’Haryana et du Rajasthan. Avant de nous lancer, nous nous arrêtons quelques minutes en périphérie de Delhi pour prendre en photo une énorme statue de cuivre du dieu Shiva…
Je suis juste à côté, tout petit... Après ça, la route est à nous ! Enfin, presque, car il y a, comme on pourrait dire, un petit peu de circulation ! On compte même jusqu’à dix files de voitures roulant côte à côte !
Sinon, comment qualifier ce trajet ?... Un véritable émerveillement que ces routes indiennes ! On nous avait dit que les meilleurs moments d’un circuit en Inde étaient les déplacements ; et bien je commence sincèrement à le croire. Chaque regard fournit un moment d’étonnement, de ravissement, de surprise ou d’effroi (avec le style de conduite des indiens). Cela ne dérange par exemple personne de doubler un troupeau de chèvre accompagné de son berger sur l’autoroute ! Il nous faut également nous acquitter de péages pour emprunter une route défoncée ! Tout ceci ne correspondant pas à notre perception des déplacements sur route, le dépaysement n’en est que plus grand ! En chemin, nous traversons de petits villages de campagne où il nous est possible de voir des scènes de la vie indienne. Un barbier s’occupe de ses clients dans la rue ; un dentiste en fait de même, … Et plus on avance, plus la végétation s’éclaircit. On commence d’ailleurs à doubler de plus en plus de charrettes tirées par des dromadaires. Le désert ne doit pas être très loin ! Dans les champs, beaucoup de femmes en saris sont à l’ouvrage. On en croise d’ailleurs un grand nombre portant de gros ballots de fourrage sur la tête. Mais que font les hommes ?? A noter qu’ici, toutes les tâches agricoles s’effectuent à la main. Quant aux enfants, ils arborent tous de larges sourires et nous saluent de la main à notre passage. J’en viens donc à penser que les gens paraissent ici moins exposés et intéressés par le tourisme qu’à Delhi. Après le repas pris en plein air dans un restaurant « à touristes », je m’évade pour aller m’approcher d’un groupe de jeunes indiennes travaillant dans les champs. Elles portent de magnifiques saris multicolores sous un soleil de plomb. J’essaie d’engager la conversation mais elles ne parlent ni le français, ni l’anglais. Tant pis, la photo prise à ce moment me permettra tout de même de conserver ce souvenir… La route est longue et il fait très chaud… Sandrine dort… Arrivés au Shekawati vers 16 heures, notre première visite nous emmène dans le village de Nawalgarh. Abstraction faite de l’extrême ruralité de la ville et de la poussière qui vole, les quelques demeures qui nous sont présentées arborent fragilement de nombreuses fresques murales représentant des scènes religieuses ou de la vie quotidienne réalisées entre le 17 et 20ème siècle. Le but de ces ornements était de mettre en évidence la puissance de leurs propriétaires enrichis grâce aux taxes de passage des caravanes en provenance de l’Asie centrale.
Malheureusement, la construction du chemin de fer par les anglais et donc la disparition des caravanes fit tomber en désuétude ces villes de transit. De ce fait, les havelis, très peu entretenus ne sont plus en très bon état. Les pouvoirs publics et l’Unesco ne peuvent malheureusement pas intervenir dans la mesure où ces trésors sont la propriété de particuliers. C’est vraiment dommage, on risque de voir disparaître ce patrimoine progressivement si rien n’est entrepris très rapidement. Pendant tout le temps de la visite, nous sommes entourés de jeunes indiens tentant de nous vendre cartes postales et autres babioles. Ils insistent tellement qu’on en entend même plus les explications de notre guide… L’étape suivante nous emmène à quelques kilomètres dans le village de Mandawa. Au programme, visite d’havelis qui se sont avérés être, à mon avis, en meilleur état de conservation.
Malheureusement, la nuit commence déjà à tomber (vers 19 heures) et nous ne pouvons profiter pleinement de la visite qui aurait mérité un peu plus de temps. Il est temps pour nous de gagner notre hôtel, le Desert Resort Mandawa fabriqué en terre selon l’architecture locale. Et quelle surprise lorsque s’est ouverte la porte de notre suite ? Un immense bungalow recouvert de roseaux et de bambous au milieu duquel se trouve un arbre ! Et oui, le tronc d’un arbre est en plein milieu de la pièce et traverse le toit de notre chambre : le grand luxe qui contraste vraiment avec la pauvreté extérieure… En guise de repas, nous avons droit à un buffet en plein air de spécialités indiennes agrémenté d’un spectacle de marionnettes du cru, de musique et de danses râjasthânis. Un bon moment avant une bonne nuit de sommeil. Toutes ces heures de bus et le décalage horaire se font en effet rapidement sentir… Vendredi 23 mars 2007 Le réveil sonne. Il est 5h45. Il nous faut partir tôt pour rallier la région de Bikaner, ville du nord du Rajasthan, plantée au cœur du désert du Thar. La ville, de 600 000 habitant est fortifiée et protégée par une énorme forteresse. Mais avant de la découvrir, nous prenons notre petit déjeuner et profitons encore un peu de notre hôtel qui nous offre une magnifique vue sur la campagne semi désertique des alentours. La route est très difficile puisque très chaotique. Notre guide en profite pour nous expliquer le système des castes en Inde. Officiellement, les castes sont interdites. Mais officieusement, le système est toujours en place, surtout à la campagne. Comme nous l’avons déjà dit, l’Inde est le pays des contrastes et des paradoxes… Et bien figurez-vous que l’état ne veut plus entendre parler de castes mais qu’une aide sociale n’est attribuée qu’aux personnes affichant leur appartenance à une caste inférieure. Et ici, cela se matérialise avec l’identité. En effet, l’identité d’une personne est composée d’un prénom, d’un nom et de la caste. Par exemple, notre guide nous a dit qu’il s’appelait Mishra… Et bien cela correspond à une sous caste des brahmanes, la caste la plus élevée hiérarchiquement en Inde ! En fait, il existe quatre grandes catégories de castes : les brahmanes, les rajpoutes, les commerçants et les intouchables… sachant qu’il y a une multitude de sous castes. Pendant ce temps, nous traversons le désert du Thar parsemé d’une multitude d’arbres : des pizras qui ressemblent aux arbres du parc de Joshua Tree aux Etats-Unis. Le paysage est sympathique… Ce désert a beau être celui ayant la plus forte densité humaine au monde, on ne croise désormais quasiment personne… Avant d’arriver à Bikaner, nous faisons une halte dans la petite ville de Desnoke surtout réputée pour la visite de son temple Karni Mata plus communément appelé « Temple des rats ». Ici, les habitants vénèrent les rats présents dans ce temple dans la mesure où ils croient qu’ils sont la réincarnation des enfants de la région qui sont décédés… Des indiens passent leurs journées entières dans ce temple…
L’ambiance dans ce temple est vraiment étrange, mystique, … Les fidèles font la queue pour donner des sucreries, des graines et autres fruits aux petites bestioles qui courent et se faufilent parmi les pieds nus des visiteurs ; le tout, agrémenté d’une forte odeur d’encens sur ton de prière. En contournant le temple, nous y avons même vu des personnes en train d’embrasser le mur du temple. Bien qu’intéressant, je m’attendais à y voir plus de rats sachant que je n’y ai bien évidemment pas vu de rat blanc. La légende précise que si on entrevoit un rat blanc dans ce temple, cela nous portera bonheur. A l’extérieur du temple, il y a comme une fête locale où beaucoup de stands vendent des aliments à donner aux petites bestioles. Pour l’occasion, même les enfants sont parés de vêtements multicolores et de maquillage…
Il nous reste désormais une quarantaine de kilomètres pour rejoindre Bikaner, c’est-à-dire environ une heure de route : c’est la moyenne ! Mais avant cela, nous prenons notre déjeuner dans un ancien palais de maharadjas reconverti en restaurant végétarien. Une fois repartis, nous sommes désormais bloqués quelques minutes sur la route par une vache sacrée sacrément têtue. Personne n’ose la faire bouger. Après quelques coups de klaxon, c’est bon, madame daigne quitter les lieux ! Arrivés en périphérie de la ville, nous visitons les cénotaphes des maharadjas de Bikaner, c’est-à-dire le lieu où sont dressés plusieurs mausolées mortuaires en l’honneur des souverains de la région.
Les cénotaphes sont toujours situés à l’endroit où la dépouille a été brûlée. Le site est agréable et les cénotaphes tout de marbre blanc sont magnifiques. Nous y rencontrons sur place deux jeunes indiens tout mignons qui, pour une fois, ne nous demandent rien. J’essaie d’entamer la conversation avec Dactes et Devila mais ils ne parlent pas un mot d’anglais. Après une photo prise en leur compagnie, nous leur offrons de petits flacons de gel douche ramassés dans nos différents hôtels. La traversée de la ville de Bikaner ne vaut pas le détour dans la mesure où nous y longeons des canaux d’eau croupie couverte de détritus dans laquelle se jettent les égouts de la ville. L’assainissement est à revoir… Imaginez les odeurs…Par contre, à la vue de la forteresse, nous ne regrettons pas cette étape. Les imposantes murailles de grès rouge du fort de Junagarh construit au 15ème siècle sont en effet magnifiques. En fait, ce fort est constitué de plusieurs palais construits successivement par les différents maharadjas de Bikaner. Plusieurs styles se côtoient ; et ce, dans une parfaite harmonie. La visite effectuée par notre guide est intéressante. Les cours richement travaillées s’enchaînent les unes derrière les autres. On en prend plein les yeux !
Après ça est prévu la visite d’une ferme à dromadaires de Bikaner. Pas grand’chose à en dire, la visite s’avérant sans intérêt : Des dromadaires, et encore des dromadaires, dans des enclos, sans explication ni information… La journée avançant, nous consacrons la fin d’après-midi à une promenade dans le marché local de la ville, haut en couleur et typiquement indien. Etant pratiquement les seuls touristes, nous nous faisons régulièrement accoster par des indiens curieux de nous voir ainsi déambuler parmi les étales de fruits et de légumes.
J’essaie d’ailleurs d’entamer une conversation avec un jeune indien, mais son anglais encore plus approximatif que le mien et le tabac qu’il est en train de chiquer font qu’on ne comprend pas un mot du message qu’il essaie de me faire passer ; tout cela se passant dans une ambiance bon enfant ! Après ça, direction notre hôtel situé à Gajner : le Gajner Palace, un ancien palais de maharadjas reconverti en hôtel de luxe. Après un apéritif pris en cours de route et offert par notre guide, nous arrivons dans cet établissement très luxueux. Imaginez un magnifique palais au milieu d’un jardin verdoyant au bord d’un lac en plein désert ! Quant à la soirée, elle est magique. Après un très bon repas (dal, riz, agneau relevé, …), nous assistons dans les jardins du palais à un spectacle de danses et de chants du Rajasthan, le tout agrémenté d’un très bon tchaï, thé traditionnel de l’Inde. Que rêver de mieux… Peut-être une bonne nuit dans notre lit XXL… Demain, ce sera Jaisalmer ! Samedi 24 mars 2007 Ce matin, nous faisons une grasse matinée : Levés à 8 heures car le guide a prévu de prendre la route pour Jaisalmer en début d’après-midi. Pour passer la matinée, nous faisons donc un « safari » photo en jeep 4x4 dans le désert avoisinant. En tout cas, toujours pas de tourista à l’horizon ! Tant mieux, pourvu que ça dure ! Il est vrai que nous prenons toutes les précautions possibles : Nous ne buvons pas l’eau du robinet, nous nous brossons les dents avec de l’eau minérale et nous essayons de ne pas manger trop épicé… Après le petit déjeuner, nous montons donc dans notre 4x4 pour aller nous promener dans le désert. Il est vrai que ce safari n’a safari que le nom. Pas de tigre ou d’éléphant en vue. Dans la région, il n’est possible d’apercevoir que des phacochères, des gazelles, antilopes ou autres chacals… Mais bon, la promenade est tout de même sympa…
Le chauffeur du véhicule, quant à lui, l’est un peu moins : Tous les 100 mètres, il nous demande un pourboire ! Il attrape une pauvre petite chèvre pour nous la montrer : Pourboire ! Il aperçoit en premier un chacal sous les arbres : Pourboire ! Il est vrai que ce rapport constant avec l’argent est un peu pesant. Au final, il n’aura que les 50 roupies que nous avions prévu de lui donner. Le désert du Thar dans lequel nous nous trouvons ne ressemble en aucun cas (au moins pour l’instant) au Sahara. Ici, il y a tout de même un peu de végétation… Cela ressemble d’ailleurs un peu plus à la steppe… Mais bon, le paysage reste tout de même agréable… De retour à notre hôtel, nous préparons nos valises pour le départ qui se rapproche. Et avant le déjeuner, nous nous installons dans le grand parc arboré situé sur les bords du lac afin de profiter de quelques instants de calme. Sandrine en profite pour dessiner la façade de notre hôtel. Quant à moi, je commence à écrire le carnet de route de cette journée… Le repas, très bon et très copieux, a lieu dans la grande salle à manger où trônent des trophées de chasse : tigres, têtes d’éléphants, … le tout dans une ambiance très coloniale. Après cela, c’est le départ pour 7 heures de route à travers le désert où les véhicules se font de plus en plus rares… En route, notre guide nous explique les différentes influences religieuses du pays. Bien qu’intéressant, je ne peux résister à l’appel de la sieste post repas. Je suis réveillé par notre quotidienne escale « toilettes » bizarrement toujours situés près d’une boutique pratiquant des prix prohibitifs… Cela n’empêche toutefois pas les quelques européens présents d’acheter et de tomber dans le panneau. Les prix pratiqués dans ces boutiques « à touristes » sont en effet deux à trois fois plus élevés que dans les bazars et autres échoppes des villes où nous nous sommes pour l’instant arrêté ! En plus, ici, la marge de négociation est très faible… Quelques kilomètres plus tard, notre guide nous arrête en plein désert afin d’aller à la rencontre de nomades du désert. Cette étape nous fait prendre conscience de notre chance d’être européens. Ces gens vivent en effet dans le dénuement le plus total. Leur habitation n’est qu’un tas de branches et de tôles rouillées, leurs vêtements sont déchirés, … Une femme pleure… Notre guide entame une conversation avec elle. Apparemment, elle est malade… Toutefois, ces personnes n’ont pas l’air malheureuses. Notre guide nous affirme d’ailleurs que ces gens ne sont pas pauvres ; cela correspond tout simplement à leur mode de vie. A y regarder de plus près, j’en doute un peu…
Nous leur offrons ainsi quelques plaquettes de médicaments que nous avons sur nous (en espérant que nous n’en aurons pas besoin…), ainsi que quelques friandises… Les enfants sont aux anges ! En quittant les lieux, nous nous apercevons que la femme qui sanglotait nous regarde partir en rigolant. Comment devons-nous interpréter ceci ? La route nous amenant à Jaisalmer nous rapproche également du Pakistan. C’est pour cette raison que nous croisons de plus en plus de véhicules militaires ; les relations entre les deux pays n’ayant jamais été très cordiales. Notre route traverse d’ailleurs la petite ville de Pokaran où les indiens ont expérimenté l’arme nucléaire. Le dernier essai datant de 1998, nous ne nous attardons pas trop longtemps ici ! Et finalement, alors que le jour commence tout doucement à tomber, nous apercevons enfin la forteresse au bout de l’interminable ligne droite nous menant à La Carcassonne du désert. Telle un mirage posé sur le désert, la ville jaune est enfin à notre portée. Avant de prendre possession de notre chambre d’hôtel, nous faisons halte quelques minutes en périphérie de ville pour visiter une fabrique de bijoux en argent. A peine un pied posé dans la rue et nous nous faisons alpaguer par les enfants mendiants. Quelques stylos et savons distribués déclenchent alors une bousculade générale. Stop ! Nous n’avons plus rien ! En ce qui concerne la visite, les bijoux restent malgré la pauvreté des lieux très chers et fantaisistes. Nous ne ferons donc aucun achat. Arrivés au Gorbandh Palace, nous passons à nouveau la frontière entre la pauvreté des rues et l’opulence des hôtels. Mais malgré la richesse des lieux, quelle est notre surprise d’apercevoir pendant le repas un rat se promener sur la corniche du mur du restaurant de notre hôtel. Bizarrement, celui-ci n’a pas l’air affamé… La fin de soirée, nous la passons au bar de l’hôtel à siroter lentement un cocktail. Demain, Jaisalmer sera à nous… Dimanche 25 mars 2007 Le réveil à 7 heures est très difficile. Certainement à cause de la fatigue mais également parce que nous détectons l’un est l’autre un début de tourista. Rien de grave pour l’instant mais après avoir pris un médicament, nous espérons que nos intestins tiendront le coup ! Après un petit déjeuner très très light, nous nous rendons au lac Godisar, immense bassin à proximité de la ville où il est possible de voir des indiens s’y laver ou des bergers faisant boire leurs troupeaux de chèvres. Cette première visite s’avère être vraiment sympathique… Un homme jette du pain dans le lac où d’énormes silures apparaissent en surface. Des gamins, en voyant que nous sommes français nous chantent « Frères Jacques », ce qui nous rappelle notre journée à Assouan, en Egypte. Un vieux bonhomme joue de la cithare sur les berges du lac… Tout ceci au petit matin sur fond de cénotaphes et autres temples de couleur ocre. Il règne ici une ambiance vraiment agréable…
Après ceci, nous nous rendons enfin à la fabuleuse forteresse de Jaisalmer ; ce pourquoi il me tardait de venir au Rajasthan. Ce fort se dresse fièrement au cœur du désert du Thar. Bâti à l’âge d’or des caravanes au XIIème siècle, la citadelle dorée n’a rien perdu de sa splendeur.
Passés les remparts et leurs portes successives, on peut lire toute la richesse d’antan de la cité sur les façades ocres des havelis et temples la composant. La « Carcassonne du désert » vaut largement sa réputation ! Au début, on se fait un peu harceler par les pseudo guides et marchands en tout genre, mais après s’être habitué à ces nuisances, on peut dire que l’endroit est réellement magique. Pour ma part, un véritable coup de cœur…
Nous ne savons où donner de la tête, chaque coin de rue valant le coup d’œil et sa photo.
Tout en nous promenant, nous nous dirigeons vers les temples jaïns de Rhishabder. Les jaïns appartiennent à une secte ultra orthodoxe de l’hindouisme qui a pour particularité d’avoir un respect quasi maladif pour toute forme de vie. C’est pourquoi nous sommes accueillis dans un des temples par un prêtre dont la bouche est couverte par un linge au cas où il avalerait par mégarde un insecte. Les jaïns balaient également devant eux afin d’éviter d’écraser toute forme de vie… Concernant les temples, ils sont richement travaillés et ornés de nombreuses sculptures représentant les multiples prophètes de la secte (24) ; le tout dans la pierre jaune typique de la région de Jaisalmer…
En sortant et après quelques négociations, nous faisons l’acquisition d’un album photo en cuir à l’effigie du dieu Ganesh. Notre carnet de route vient de se trouver un support… Après ça, nous redescendons trop rapidement à notre goût vers la sortie, notre guide ne cessant de nous presser. A-t-il une idée derrière la tête ? Nous en profitons toutefois pour contempler l’inextricable dédale de ruelles habitées par des vaches sacrées errant parmi les enfants à pieds nus… Direction la ville basse et ses havelis… Sur le chemin, nous croisons un homme ayant plus d’un mètres d’envergure au niveau de ses moustaches : photo souvenir !
Contrairement aux havelis peints du Shekawati, ceux-ci sont finement sculptés dans le grès jaune local. Le travail accompli est inimaginable.
Du haut du Patwa haveli, le panorama sur le fort est magnifique : A ne pas manquer ! Mais une fois de plus, nous sommes pressés par le guide. Arrivés au rez-de-chaussée, nous comprenons pourquoi… Il veut nous faire acheter des pashminas et autres patchworks hors de prix sur lesquels il doit toucher une juteuse commission ! Rien à faire, nous ne cédons pas et je profite même d’un instant d’inattention pour me glisser dans l’escalier afin de retourner quelques minutes sur la terrasse ; et ce, afin d’y contempler à nouveau le panorama.
De retour à l’hôtel, nous prenons un repas très light, les maux de ventre, bien que supportables, n’étant pas disparus. Et comme le guide nous laisse le début de l’après-midi, nous en profitons pour aller nous rafraîchir au bord de la piscine de notre hôtel. Température extérieure, 40° à l’ombre, eau à 28°… on la trouve même un peu fraîche en y entrant ! Cela nous coûtera toutefois un petit pourboire pour le jeune indien qui accourut dès notre arrivée pour nous placer notre parasol ! Pourboire pour les porteurs, les danseurs, les chauffeurs, les photos, les musiciens, … Ici, c’est une institution ! Comme il nous reste du temps, nous décidons de retourner à la citadelle qui mérite, il est vrai, plus de temps de découverte. Pour y aller, ne voyant pas de rickshaw, je fais un petit signe à un paysan au volant de son petit camion-benne. Celui-ci s’arrête aussitôt et nous propose le transport pour 10 roupies par personne (15 centimes d’euro). A ce prix-là, même pas la peine de négocier ! Quant à cette promenade en solo dans la vieille ville, un régal ! Nous parcourons à notre rythme les petites rues à la rencontre d’endroits insolites et de personnes sympathiques.
Il ne nous faut en fait que quelques minutes pour entamer une conversation avec une femme et ses enfants… Les prenant en photo, la mère nous demande même de noter son adresse afin de lui envoyer les clichés. J’offre à sa petite fille des flacons de gel douche récupérés à l’hôtel et lui mime le geste « chut ». Celle-ci adorable, grand sourire m’imite aussitôt… Un moment vraiment à retenir !
Nous profitons également de ce temps libre pour acheter un chemin de table façon patchwork, spécialité de la ville. Nous téléphonons en France afin d’avoir des nouvelles de notre petite grenouille Anna qui vient d’avoir 9 mois et qui nous manque beaucoup. On apprend par ma mère qu’une deuxième dent vient de faire son apparition. On a hâte de voir ça ! Concernant le retour à l’hôtel, cela restera également comme un grand moment de ce voyage. Nous prenons un rickshaw motorisé… Après quelques minutes, le chauffeur me laisse le guidon et c’est moi qui ai ramené tout le monde à l’hôtel… Il est en effet temps de rejoindre le guide pour aller aux dunes de Sam afin d’assister là-bas au coucher du soleil. En route, nous nous arrêtons au temple jaïn d’Amarsagar situé à 8 km de Jaisalmer. Nous le trouvons moins beau que ceux visités ce matin. Sandrine s’y est toutefois fait apposer de l’huile de bois de santal sur le front par le prêtre, signe de bienvenue. Ensuite, après quelques kilomètres de route à travers le désert, nous nous arrêtons et rencontrons un groupe de chameliers. Nous allons en effet nous rendre aux dunes de Sam à dos de dromadaires.
Sandrine et moi sommes sur le dos de Mickaël Jackson ! Il fait chaud mais l’air est respirable… Arrivés sur place, en attendant le coucher du soleil, j’en profite pour galoper un peu et écoutons ensuite quelques groupes de musique et de danse locale, moyennant bien sûr quelques roupies !
Sandrine me demande ensuite de photographier une jeune indienne et son bébé (encore un pourboire). J’en profite pour lui montrer une photo de notre petite Anna que nous avons continuellement sur nous.
Le soleil est maintenant couché. Il est temps de remonter sur nos dromadaires pour regagner la route (et encore un pourboire pour le chamelier). Bien que rôdée et hyper touristique, cette balade fut bien sympathique. A l’hôtel, encore un repas léger… Sur ce, je pose ma plume pour tenter de me reposer un peu… Lundi 26 mars 2007 Au programme de la matinée, route, route et route. L’objectif est la ville de Jodhpur, surnommée la ville bleue. Les photos du bleu de la ville que j’ai vues avant le départ étaient saisissantes. J’ai hâte de voir ça sur place... Plus on s’approche de Jodhpur, plus on rencontre de personnes et de vie sur le bord des routes. Nous nous éloignons petit à petit de la zone désertique et arrivons dans une zone un peu plus vallonnée. Juste avant la ville, nous traversons d’ailleurs sur des dizaines de kilomètres des carrières de pierres aux dimensions impressionnantes… A ce rythme-là, il n’y aura bientôt plus de montagne à cet endroit… L’heure du déjeuner approche, plus de tourista en vue… Tout va bien, sauf que je commence un peu à me lasser de la nourriture indienne. Tout est très bon mais les senteurs et les goûts sont souvent les mêmes : notre bon vieux steak frites mayonnaise me manquerait-il ? Arrêtons de nous plaindre : Nous sommes en Inde et il faut profiter de chaque instant ! Nous nous arrêtons pour le déjeuner dans un palais de maharadjah où il est possible de manger dans les jardins, ou… dans les anciennes écuries transformées en salle de restaurant. Après s’être bien rassasié (je n’énumère pas ce qu’on a mangé, c’est souvent la même chose), une petite sieste s’impose près de la piscine du palais. Après ça, plus que quelques kilomètres à parcourir avant d’arriver à Jodhpur la bleue. Sur place, la ville paraît immense, très polluée et comme d’habitude, la circulation semble être anarchique… Mais bon, j’essaie à chaque coin de rue d’entrevoir le fort Mehrangarh, objet de notre visite du jour… Et là, je ne suis pas déçu. Ce fort, construit en haut d’un haut promontoire au centre de la ville paraît tout droit sorti de Tolkien.
La hauteur des murs de l’enceinte est impressionnante.
Après s’être doté d’audio guides en français (vraiment très bien fait), nous débutons la visite. Pour commencer, il faut arpenter les quelques rues menant à l’entrée du fort. Beaucoup d’indiens et d’indiennes en saris multicolores se promènent. C’est cool de pouvoir se promener à notre rythme avec ces audio guides. Cela nous change des visites effectuées avec notre guide qui ne raconte pas toujours des choses très intéressantes… Comme dans les autres forts déjà visités, nous voyons des trônes, des palanquins, une salle d’armes, … Mais le plus intéressant (enfin, en ce qui me concerne), c’est que nous avons vue sur la ville bleue en contrebas du fort. Les maisons sont belles et bien bleues. Il ne s’agit pas là d’une légère teinte bleutée ; cette perspective est vraiment originale…
Il paraît que les habitants peignent leurs maisons en bleu car cette couleur repousse les moskitos du coin. Je reste à long moment à contempler la ville, m’évadant dans mes pensées… En tout cas, j’espère que ces quelques lignes et mes photos retranscrirons cette vue irréaliste… Après cette visite, notre guide insiste pour nous faire visiter une manufacture de miniatures. Il s’agit là de la spécialité de la ville de Jodhpur. Ce sont des peintures effectuées à l’aide de pinceaux très fins afin d’effectuer des fresques très détaillées. Un rapide tour pour s’apercevoir que notre guide nous a à nouveau emmené dans un attrape touriste. Les dessins sont certes magnifiques (bien qu’un peu kitch à mon goût) mais les prix y sont exorbitants. Et toujours les traditionnels : « C’est ici qu’on trouve la meilleur qualité ; n’achetez pas les dessins des vendeurs dans la rue ; etc »… Nous allons ensuite nous promener dans le quartier commerçant nommé Sardar Bazar. Nous revoilà dans l’Inde grouillante des grandes villes… Dans ce quartier on peut voir plein d’échoppes vendant des saris, des miniatures, … des roulements, des pièces usagées de moteurs, … ici, rien ne se perd. Quant à la propreté dans certaines « boulangeries », cela laisse à désirer…
Chaque objet y trouve une nouvelle vie. Par contre, les odeurs sont très fortes, la ville est très polluée, les ordures jonchent les trottoirs : Les éboueurs sont-ils en grève ? Les vaches sacrées y fouinent pour trouver à manger : une chaussure usagée, des papiers gras, …
En plus, le climat n’arrange rien. Il fait très lourd et très humide… L’air devient irrespirable… Certains touristes se promènent même en mettant un mouchoir sur leur bouche…
Arrive alors un enfant mendiant dans la rue, habillé de guenilles. Il me tient par la main afin de me soutirer quelques roupies. Celui-ci a toutefois du mal à marcher et à me suivre. Que lui arrive-t-il ? Après un rapide regard, je m’aperçois qu’il a le pied droit rongé par la lèpre : Que faire pour l’aider ?... la vie n’est vraiment pas rose pour tout le monde. Après cette vision de la réalité, il nous faut gagner notre hôtel Rohetgarh établi en pleine campagne dans un ancien palais de maharadjahs. Après avoir côtoyé la misère et la maladie la journée, j’ai un peu honte de décrire l’hôtel luxueux dans lequel nous avons mangé et passé la nuit… Mardi 27 mars 2007 Le réveil sonne à 6h30 dan la mesure où nous avons beaucoup de choses de prévues pour aujourd’hui. Après un petit déjeuner qui ne restera pas comme étant le meilleur du séjour, nous partons en 4x4 visiter les tribus bishnoïs. Les bishnoïs sont une ethnie du Rajasthan accordant une importance primordiale à l’environnement. En effet, isolés de tout, cette communauté strictement végétarienne applique une non violence totale envers tous les êtres vivants, y compris les végétaux. Ainsi, un village entier a été rayé de la carte pour s’être opposé à l’abattage de quelques arbres par les hommes du maharadjah de Jodhpur. Les femmes, quant à elles, recueillent même les faons orphelins afin de les nourrir au sein… Sur la piste nous y conduisant, nous apercevons gazelles et autres antilopes qu’il nous est possible d’approcher. Arrivés au village, nous sommes accueillis par son chef ; vieil homme d’environ 80 ans, enturbanné, tout de blanc vêtu. Mal à l’aise au premier abord dans la mesure où nous débarquons dans une communauté sans connaître leur possible réaction, nous sommes rapidement rassurés par l’atmosphère hyper « zen » régnant dans le village.
Ils vivent de façon très rudimentaire dans des huttes construites en bois et bouses de vaches séchées. Et contrairement à ce que nous avons pu voir jusqu’à présent en Inde, ici, tout est très propre ! Au détour d’une petite habitation, nous apercevons une mère et son bébé ne devant pas être plus âgé que 3 mois. Sandrine, toujours nostalgique de notre petite Anna, lui demande alors s’il lui est possible d’entrer pour lui montrer quelques photos de notre grenouille. Echanges de grands sourires et quelques photos immortalisent ce moment… Dans un autre village moins authentique, nous sommes accueillis par un geste d’hospitalité : l’offrande de l’opium ! Ici, les hommes ont pour coutume de consommer cette drogue et d’en faire profiter les visiteurs. La potion consiste à mélanger du sucre, de l’eau et de l’opium. Après avoir filtré le tout, le chef du village en fait couler dans le creux de sa main qu’il convient de humer pour profiter du breuvage… Rassurez-vous, cela n’a eu aucun effet dans la mesure où je n’en ai que très peu consommé ; juste un petit goût âcre dans la bouche… Sandrine, quant à elle, n’a pas voulu tenter l’expérience… De retour à l’hôtel de Rohetgarh, nous reprenons notre bus pour 4 heures de route à destination de Ranakpur ; non sans avoir versé le traditionnel pourboire au chauffeur de 4x4. La route traverse l’immense plaine du Rajasthan. Le spectacle proposé étant un peu monotone et la fatigue aidant, une petite sieste s’impose… En me réveillant, j’ai la surprise de me retrouver en basse montagne. Le paysage est ici très boisé et très vert, totalement différent de ce que nous avons pu voir jusqu’à présent… Le désert paraît bien loin… A notre arrivée à Ranakpur, nous faisons une première halte au Maharani Bag Orchad Retreat, restaurant sous forme de buffet où nous avons à nouveau pu manger des spécialités locales dans un magnifique jardin verdoyant au son relaxant d’une cithare. Quelle chaleur ! Il me semble qu’aujourd’hui est la journée la plus chaude depuis notre arrivée : environ 40° à l’ombre… Ensuite, direction le temple jaïn qui constitue pour moi une grande attente dans ce voyage. Le temple d’Adineth tient ses promesses. Magnifique vue sur l’architecture extérieure présentant des similitudes avec les temples khmère d’Angkor… L’intérieur est une véritable forêt de marbre incroyablement ciselé…
En entrant, on prend une claque ! Bien que vu en photo, mon impression dépasse mes espérances. C’est littéralement une forêt de piliers dressés selon un plan assez complexe supportant des coupoles, le tout finement ouvragé et recouvert de motifs floraux et géométriques, des personnages, des animaux, des dieux, des démons, … C’est hallucinant car l’ensemble est sculpté dans du marbre blanc !
Je déambule ainsi parmi ces « tronc pétrifiés » au nombre de 1444 ! Je ne sais plus où donner de la tête… Avant le départ, nous sortons du temple pour profiter de la vue extérieure. En nous éloignant un peu, nous profitons également du spectacle des singes accrochés aux branches des arbres environnants. Nous parvenons même à nous en approcher de très près pour les photographier…
Nous restons cependant prudent, un touriste aurait été dévoré par un tigre, ici, il y a quelques années… Nous empruntons ensuite un chemin montant vers un petit sanctuaire d’où la vue doit valoir le coup. Effectivement, la vue sur le temple est superbe ; le blanc de ses murs contrastant avec les collines des alentours. Telle une cathédrale en pleine nature, le temple se dresse en effet au milieu des collines boisées. Cette situation exceptionnelle ajoute à la grandeur du monument.
J’ai vraiment eu, comme vous l’avez certainement compris, un coup de cœur pour cette visite, bien trop courte à mon goût… Et oui, il faut déjà reprendre la route pour Deogarh. Sur la route, nous traversons le marché de Ranakpur où de nombreuses femmes en saris multicolores paradent… Nous faisons également un petit arrêt en cours de chemin en pleine campagne. Comme à l’accoutumée, plusieurs gosses apparaissent comme par miracle d’on ne sait où… Plus étonnant encore, un marchand de glaces mobile est là, au milieu de nulle part. Je m’essaie alors à un petit pot de crème glacée à l’aspect douteux… La glace, achetée 3 roupies (5 centimes d’euro), est plutôt bonne mais je ne garantis pas le résultat intestinal de demain… On verra bien… Ce qui m’a interpellé, c’est une fois que le pot fut terminé, je rendis le pot vide au marchand, n’ayant pas de poubelle sous la main. Celui-ci s’empressa de le jeter à terre… Toute une éducation à refaire ! J’ai donc ramassé le pot vide en attendant de trouver une poubelle : tâche très difficile en Inde ! Arrivés à Deogarh, nous prenons possession de nos appartements dans le palace du maharadjah du coin ; le Deogarh Mahal, magnifique bâtisse de couleur jaune où notre chambre est digne des 1001 nuits… Quant au repas, nous l’avons pris sur le toit terrasse de l’hôtel avec une vue magnifique sur le palais… Que de luxe dans ce pays si pauvre. L’inde est vraiment le pays des paradoxes… Mercredi 28 mars 2007 Nous nous réveillons assez tôt, comme d’habitude et avalons notre petit déjeuner dans la grande salle à manger de l’hôtel. Au programme de cette matinée, beaucoup de route pour rejoindre Pushkar… D’ailleurs, après quelques kilomètres, je ne peux céder à l’appel de la fatigue qui commence à s’accumuler. Avant d’arriver sur le site, notre guide commence à nous évoquer des histoires de faux prêtres basés à Pushkar. Ceux-ci, dans le but d’arnaquer les touristes, obligent ceux-ci à suivre un rituel permettant l’accès au lac sacré. Bien évidemment, ce rituel est payant. La question est de savoir ce qu’il se passe si on refuse de payer ce charlatan. L’histoire dit que le faux prêtre peut par exemple attraper votre appareil photo et le jeter dans le lac… Mais que fait la police ? Notre guide, qui visiblement n’a pas l’air à l’aise sur le sujet nous conseille tout simplement de payer. Soit, je le soupçonne surtout ne pas vouloir avoir d’ennui avec ces prétendus prêtres… Sinon, la ville en elle-même est un lieu sacré de l’hindouisme. La légende dit que le dieu Brahma laissa tomber une fleur de lotus, qui, lorsqu’elle toucha le sol, se transforma en lac autour duquel fut construit Pushkar. Arrivés sur place, nous visitons donc le temple dédié au fameux Brahmâ qui est le seul temple du pays lui étant consacré.
A l’entrée, nous apercevons un sâdhu lisant les lignes d’un livre sacré. Celui-ci paraît de type européen… Notre guide nous expliquera un peu plus tard que ce s��dhu est à cet endroit depuis neuf ans et qu’il lit toujours ce même livre à voix haute… Ah, quand on a la foie…
Le temple par lui-même est très kitch ! C’est en effet le premier temple multicolore que nous visitons. Par contre, il y règne vraiment une ambiance spéciale. Les hindous sont massés devant une statuette à l’effigie du dieu barbu à trois têtes et il est difficile de s’en approcher… De plus, comme celui-ci est en plein soleil, qu’il y règne une température avoisinant les 50°C au soleil et que l’on ne peut marcher sur les dallages qu’à pieds nus… et bien ça brûle ! Nous dirigeant ensuite vers le lac sacré, arriva ce qui dû arriver : Nous sommes interceptés par un homme se disant prêtre et désirant nous conduire au lac. Notre guide prend alors la parole et commence à négocier pour nous ce que nous allons devoir lui donner ! Mais où sommes-nous ? Finalement, nous devons nous acquitter de 50 roupies (environ 1 euro) si nous ne voulons pas avoir d’ennuis (termes employé par notre guide). Il est vrai que la somme est dérisoire mais sur le principe, je ne cautionne bien évidemment pas ce principe. Après ça, la mascarade commence : Faux sermons, jet bidon d’une fleur dans le lac pour avoir la bénédiction du prêtre. Je n’ai d’ailleurs pas encore parlé de sa tenue ! Jean, chemise Lacoste et montre en or : Ca rapporte d’être prêtre à Pushkar !!! Il nous laisse enfin seul profiter du lac (on a tout de même perdu une heure !). Le lac est entouré de ghâts, ces escaliers permettant d’accéder à l’eau. Des indiens et indiennes sont là, effectuant leurs ablutions. Et surprise, il me semble voir un groupe d’indienne aux seins nus effectuant leurs ablutions. Je ne m’attendais pas du tout à assister à une telle scène ; les indiennes paraissant jusqu’à présent très réservées et pudiques…
Un autre groupe d’indiens se jette littéralement dans l’eau afin d’y faire quelques brasses… Personnellement, malgré la chaleur, l’eau ne me donne pas du tout envie… Avant, les morts était brûlés sur les ghâts et étaient jetés dans les eaux du lac, comme c’est encore le cas à Bénarès dans le Gange. Mais ici, c’est terminé ; et ce, pour des raisons sanitaires évidentes, l’eau étant stagnante… La ville, quant à elle, est propice à la promenade dans une ambiance « hippie ».
De petites boutiques, quelques sâdhus et… des vaches à 5 pattes, emblème de Brahmâ ! On y voit également quelques dromadaires… Il faut savoir qu’au mois de novembre se tient ici la plus grande foire aux chameaux du monde… La suite de la journée, nous la passons en partie à nouveau sur la route en direction de Jaipur la rose. En effet, après Jodhpur la bleue, voici Jaipur la rose… Après avoir laissé traverser une vache sacrée sur l’autoroute, nous arrivons donc dans cette grande ville de plus de quatre millions d’habitants connue pour ses multiples forts et palais. Nos bagages déposés à l’hôtel, à nous Jaipur, à pied ! De premier abord, les rues sont larges et rectilignes. Il faut dire que la ville et relativement récente (18ème siècle). Les bâtiments sont bel et bien peint en rose ; et ce, depuis la venue du Prince de Galles au début du 19ème siècle. Nous commençons par arpenter la rue principale, rue où se trouve le Hawa Mahal, c’est-à-dire le palais des vents. Nous en profitons également pour faire quelques emplettes dans la mesure où nous n’en avons pas encore eu beaucoup le temps. Des négociations s’ensuivent pour des sacs de tissus brodés, des saris, … Après avoir conclu notre deal, nous entamons une conversation avec le vendeur qui nous demande de le prendre en photo avec nous et de lui transmettre ensuite le cliché. Pour cela, il nous donne sa carte où figure son adresse. Les gens ont vraiment l’air très sympa par ici ! Notre soirée, nous avons prévu de la passer au cinéma « Raj Mandir ». En effet, le cinéma de Jaipur est réputé pour sa beauté et sa taille. De plus, voir un bollywood en Inde constitue une expérience vraiment à part. Nous ne voulons donc surtout pas manquer ça. Avant cela, un petit détour dans le McDo du coin. Certains d’entre vous vont peut-être crier au scandale mais je voulais voir ce qu’ils proposaient comme sandwichs en Inde : que des hamburger au poulet ou totalement végétariens. Le film, quant à lui, s’appelle Viva ; et comme tout bollywood qui se respecte, il y a des chants, de la danse, de l’amour, … mais jamais de bisou ! Et les gens regardent ça par 10°C (la clim tourne à fond !) en mangeant, en discutant d’affaires et autres avec leur voisin, … Mais bon, trois heures et demi pour un film en indien, c’est un peu long… Et puis finalement, je m’attendais à beaucoup plus d’ambiance que ça… Toutefois, en sortant, quel contraste avec ce que nous avons vu dans le film ! C’est vraiment une autre Inde que nous avons devant nous… Nous regagnons donc notre hôtel en rickshaw… C’était sans compter sur notre chauffeur qui ne connaissait visiblement pas notre hôtel… ni Jaipur ! Bref, après un petit détour et de multiples arrêts pour demander sa route, il nous a déposé devant notre Holiday Inn où nous avons passé une bonne nuit… Jeudi 29 mars 2007 Encore une journée bien remplie que ce jeudi 29 mars. Après un déjeuner agrémenté de bonnes pâtisseries, nous débutons la visite de Jaipur en nous rendant à la forteresse d’Amber située à quelques huit kilomètres de la ville accessible via une petite route à lacets traversant une forêt. Au détour d’un virage, nous avons enfin vue sur cette impressionnante forteresse se dressant fièrement sur une crête surplombant un lac. Au dessus, plus haut dans les montagnes, on aperçoit le fort de Jaigarh que nous ne visiterons pas. Pour monter au fort, il est possible d’emprunter des jeeps ou de se laisser porter par un éléphant. Nous choisissons la seconde solution, plus exotique, bien que devant attendre notre tour pendant une demie heure en plein soleil. Il n’est en effet que 9 heures mais il commence déjà à faire très chaud. Dans la queue, beaucoup de vendeurs à la sauvette tentent de nous vendre chapeaux et autres babioles. Après une longue négociation, nous achetons un chapeau « d’aventurier » qui me permettra de me protéger du soleil pendant l’attente. On est passé de 200 roupies à 50. Plus tard, en ville, je m’apercevrai que j’aurais pu l’avoir encore moins cher… La montée est agréable bien que très chaotique ; plusieurs photographes nous prennent en photo sur le dos de notre pachyderme décoré et peint.
Et pendant la montée, nous croisons d’autres éléphants descendant la colline afin d’aller chercher d’autres touristes.
Nous visitons le fort et sa monumentale porte couverte de fresques, le palais des miroirs, la salle des audiences, le quartier des femmes (beaucoup plus triste et sinistre que le quartier des hommes…) et montons sur la terrasse en haut de laquelle nous avons une magnifique vue sur la vallée. Sandrine choisit alors ce lieu pour s’installer et commencer à dessiner… En redescendant à pied, nous en profitons pour acheter la photo de nous sur notre éléphant… Sur le chemin du retour à Jaipur, nous faisons un bref arrêt photos devant le Jal Mahal, palais abandonné au beau milieu d’un lac… à sec. Et ensuite, même rituel avec notre guide qui nous emmène dans une fabrique de tapis. C’en est trop et nous décidons de le laisser faire la visite sans nous et allons nous promener dans les rues de Jaipur. Là, nous achetons quelques poteries à une femme en bord de route… qui s’avèreront très fragiles puisque aucune n’a survécu !
Après le repas du midi, nous allons visiter le City Palace, lieu où habite encore l’actuel maharadjah de Jaipur. Seule une petite partie du bâtiment n’est donc accessible. Après avoir passé quelques instants à contempler un charmeur de serpents, nous passons la porte d’entrée et débouchons sur une immense cour.
En son centre, un petit bâtiment abrite deux énormes jarres en argents gardées par des hommes en tenue traditionnelle. Ces jarres sont les plus grosses pièces du monde dans ce métal. Elles auraient servi en 1902 à transporter l’eau sacrée du Gange en Angleterre pour que le maharadjah de l’époque puisse effectuer ses ablutions (9000 litres)… Seul inconvénient, aussitôt que nous prenons une photo de ces jarres, nous sommes alpagués par les gardes nous réclamant quelques roupies. Ils se font leur petit business en plus de leur salaire ! C’est pour cette raison qu’ils n’auront rien de ma part ! Finalement, bien qu’intéressante, cette visite ne constituera pas le meilleur souvenir de mon voyage…
Après la visite de l’observatoire astrologique « Jantar Mantar » qui ne présente à mon avis que très peu d’intérêt, nous parcourons la ville de Jaipur durant une heure à bord d’un rickshaw vélo. Le jeune indien qui nous transporte à coups de pédales est en sueur au bout de quelques minutes. Et lorsqu’il s’arrête quelques instants, c’est pour courir aller nous acheter un collier de fleurs qu’il nous passe autour du cou. Il est vrai que hier, nous avions remarqué beaucoup de vendeurs de colliers faits de fleurs fraîches dans les rues de Jaipur... La journée nous offrant encore quelques heures de lumière, nous en profitons pour désormais arpenter les rues de la ville à pied. Cela nous permet d’observer cette cohue, d’écouter ce vacarme, … Dans les rues de cette mégalopole, on peut y voir des éléphants, des dromadaires, des vaches, … des singes… Mieux qu’au zoo !
On y croise également quelques sâdhus arborant de beaux costumes et de belles peintures sur le visage…
En soirée, nous rejoignons notre guide qui nous offre l’apéritif et s’ensuit une interminable discussion sur différents points ; nous abordons par exemple la croissance de l’homosexualité en Inde due à une grande proportion d’hommes par rapport aux femmes ; sujet de diverses émissions diffusées récemment en France. Pour résumer, selon notre guide, les émissions diffusées sur nos chaînes en France ne sont que des mensonges… Nous n’en saurons pas plus avant d’aller nous coucher… Vendredi 30 mars 2007 Ce matin, réveil aux aurores car c’est un programme des plus chargés qui nous attend aujourd’hui. En fait, beaucoup de route de prévue…Nous prenons donc notre petit déjeuner (bof) et repartons sur les routes de l’Inde… Les paysages désertiques sont désormais très loin, remplacés par des cultures. Beaucoup d’indiens dans les champs, … surtout des femmes qui accomplissent toutes leurs tâches à la main. En effet, ici, rares sont les machines agricoles. D’après le guide, ce n’est pas par manque de moyens mais simplement pour employer le plus de monde possible ! J’en doute tout de même… Travailler en plein soleil dans ces conditions, ce ne doit pas être la fête tous les jours… Le trajet est long et pénible jusqu’à Fathepur Sikri. Avant de nous rendre sur le site, nous faisons une pause afin de prendre notre déjeuner. Et aux alentours de 14 heures, nous voyons se dresser à l’horizon, les murs de grès rouge de la « ville de la victoire », construite par l’empereur Akbar en l’honneur de la naissance de son fils, le futur Jahengir. En fait, ne parvenant pas à avoir de descendance, il alla consulter un saint soufi qui lui prédit la naissance d’un fils s’il construisait un palais à cet endroit. Aussitôt dit, aussitôt fait… et la prédiction se réalisa. Akbar prit alors la décision de s’installer définitivement ici et déplaça ainsi la capitale. Toutefois, la ville ne fut réellement habitée que pendant 16 ans. En effet, le nombre d’habitants grandissant, ils rencontrèrent des difficultés pour alimenter la ville en eau… Une épidémie de peste au 17ème siècle finit de vider la place de ses derniers habitants… En descendant du bus sur le site de Fathepur Sikri, nous sommes écrasés par une chaleur étouffante… Je crois que plus on avance dans notre séjour, plus il fait chaud ! Mais bon, se promener dans cette cité fantôme (désormais occupée par les touristes) qui n’a pas bougé depuis 400 ans vaut tout de même quelques efforts et un peu de sueur ! En entrant dans la ville, nous sommes interpellés par un indien au bord de l’ancien bassin d’eau potable, désormais verte et croupie… Celui-ci y exécute un plongeon d’une quinzaine de mètres de haut… Tout ça pour un pourboire qu’il n’aura pas… ; nous ne lui avions rien demandé ! La visite est une découverte de palais, de cours et autres édifices tout de grès rouge, aux façades ornées de motifs géométriques taillés dans la pierre. Mais bon, bien qu’intéressante, je ne trouve pas le site exceptionnel en comparaison des autres lieux déjà visiter. Je m’attendais à beaucoup mieux, surtout suite à la lecture de la description qu’en faisait le Guide du Routard ! Mais bon, peut-être qu’en début de séjour, Fathepur Sikri nous aurait parue grandiose ! En plus, durant une partie de la visite un pseudo étudiant-guide « admiratif de la culture française » me colle aux baskets et tente dans un français très approximatif de me faire faire une visite guidée. Il aura fallu dix minutes d’ignorance totale pour qu’il daigne enfin me laisser tranquille… Après cela, un peu de fraîcheur climatisée… et remise en marche vers Agra, ville essentiellement connue pour le Taj Mahal, où nous arrivons vers 16h30 ! Ici encore, beaucoup de pauvreté et de saleté. De premier abord, la ville n’est pas très belle. Arrivés sur place, nous slalomons entre les racoleurs en tout genre pour accéder à l’entrée du Fort Rouge, autre merveille d’Agra qui fut longtemps la capitale de l’empire moghol.
Bâti le long de la rivière Yamuna dont le niveau est très bas, il est une succession de palais de marbre, de mosquées et de jardins somptueux. Et en approchant du point le plus élevé du fort, sur la terrasse supérieure, … ça y est, nous apercevons enfin le fameux Taj Mahal ! Sur fond de brume (il commence à être tard), le monument trône sur les bords de la rivière Yamuna.
Vivement la visite de demain ! En attendant, nous faisons des photos de familles indiennes venues ici pour poser devant la vue imprenable qu’offre cette terrasse… Les autochtones viennent ensuite voir les photos sur l’écran de l’appareil et visiblement, ils y prennent du plaisir !
Sur cette même terrasse, deux singes se promènent en toute liberté… Essayant d’en prendre un des deux en photo de tout près, l’autre en profite pour me chercher des noises en me montrant ses dents… Ne faisant pas le fier, je m’éloigne… Nous nous attardons également quelques minutes à la prison de Sha Jahan, enfermé dans l’enceinte du Fort Rouge par son fils Arangzeb avec vue sur le mausolée de sa femme, le Taj Mahal. Pas très sympa le fiston, mais la vue aurait pu être pire ! La prison aussi, d’ailleurs : cellule de plus de 100 m², murs en marbre blanc, terrasse, … Le fameux Arangzeb, avide de pouvoir, tua ses trois frères aînés et emprisonna son père afin de pouvoir monter sur le trône… On peut dire qu’il n’avait pas le sens de la famille… La nuit commence désormais à tomber. Il nous faut maintenant rejoindre notre hôtel situé en ville. Là, nous nous reposons après avoir pris notre repas « à l’européenne », c’est-à-dire que je ne mange plus les plats me paraissant épicés. Mon corps est en effet en train de m’indiquer qu’il sature ! Sur ce, une bonne petite nuit va nous faire le plus grand bien en attendant le clou de ce voyage : la visite du Taj Mahal que nous allons entreprendre dès demain matin, aux premières heures du jour… Samedi 31 mars 2007 Afin d’éviter l’a forte affluence des touristes, nous nous rendons aux portes de l’entrée du Taj Mahal assez tôt, vers 8h… Les voitures n’ayant pas la possibilité de s’approcher du monument pour cause de pollution, nous nous y rendons en transport écologique : en bus électrique. Le mausolée est encore nappé d’une légère brume. Toutefois, le ciel est vierge de nuage, les photos devraient être sympas ! Après une fouille sommaire, je passe la porte et… ça y est, le Taj Mahal est devant moi. Je reste béatement en haut des escaliers qui permettent l’accès à l’allée principale menant au mausolée. J’essaie d’en profiter au maximum !
C’est parti, je veux le contempler sous toutes les coutures : du côté droit, vue de dessous, de derrière, vue de la gauche, … Sandrine n’arrive plus à me suivre et me laisse déambuler dans le parc, les yeux toujours rivés sur cette « nouvelle merveille du monde ». L’appareil photo est en surchauffe… Plus je m’approche du monument, plus je suis impressionné par le travail du marbre et des pierres semi précieuses incrustées dans les murs. Quelque soit l’angle sous lequel je le visualise, c’est un véritable joyau.
Nous visitons l’intérieur qui me paraît très sobre comparé à l’architecture extérieure du bâtiment. Deux tombeaux y sont installés ; celui de Shah Jahan, et celui de son épouse, Mumtaz Mahal pour qui l’empereur a fait construire ce mausolée à sa mort. Sandrine me demande si j’en ferais autant pour elle… Il faut savoir que l’empereur a commandé un mausolée pour sa défunte épouse à son meilleur architecte ; et ce, à la hauteur de l’amour qu’il lui vouait. Après quelques mois de travaux, non satisfait de la tournure des événements, l’empereur fit assassiner la femme de l’architecte pour qu’il comprenne combien il était triste et ce qu’il voulait lui faire accomplir. On ne plaisante pas avec un empereur triste ! En tout cas, cela a fonctionné. Le résultat est magnifique ! Comme pour toute visite de monuments mondialement connus et reconnus, je craignais un peu d’être déçu… mais ce ne fut pas le cas ! Après ça, je retrouve Sandrine tranquillement installée sur un banc, crayon à la main, esquissant les formes arrondies et harmonieuses de l’édifice se dressant face à nous. Quelques minutes passent et je m’aperçois que plusieurs indiens sont derrière notre bancs en train de regarder le croquis que Sandrine est en train de réaliser… Moment sympa… Puis, il faut bien se résigner à partir. Un dernier regard et hop, c’est reparti pour la visite d’Agra. De retour en ville, nous faisons une visite d’un atelier de travail du marbre, spécialité de la région. Les incrustations de pierres dans le marbre sont magnifiques mais comme d’habitude, nous n’imaginons pas ça du tout chez nous. De plus, les prix sont exorbitants ! La journée avance très vite et il faut se rendre à l’évidence, notre voyage touche à sa fin… Un repas rapide pris à notre hôtel, une dernière douche et c’est reparti pour quelques heures de route pour rejoindre Delhi. Après quelques dizaines de kilomètres, nous faisons toutefois halte au site de Sikandra afin d’y visiter le mausolée d’Akbar. Le site est sympathique et trône au milieu d’un immense parc où se promènent de nombreux chevreuils. J’avais lu que le parc était également peuplé de nombreux singes mais rien à l’horizon : il fait peut-être trop chaud ! Dans le mausolée, après s’être déchaussé, nous parcourons un long couloir dans le noir pour parvenir au tombeau. Là, un vieil indien nous tend une fleur afin de la déposer sur le marbre du tombeau. Certainement encore un qui en veut à notre porte monnaie… Après ça, il se met à crier le nom d’Akbar pour nous faire entendre la résonance du lieu. Tous les moyens sont bons pour récolter quelques roupies… Il est mal tombé avec nous… La route qui permet de rejoindre Delhi est longue (environ 5 heures) et il fait déjà noir lorsque nous parvenons dans la capitale indienne. Avant d’aller à l’aéroport, nous prenons notre dernier repas indien, un poulet tandoori qui ne restera pas comme le meilleur des repas ingurgités en Inde. Nous disons adieu à notre guide Mishra qui, lui non plus, ne restera pas comme ayant été un guide exceptionnel. Et malgré un pourboire plus que généreux (2500 roupies), il ne nous remerciera même pas ! Soit, le voyage a été magnifique. Il nous en restera des souvenirs à jamais gravés : des rencontres improbables, de merveilleux sites visités, une population souriantes, des odeurs (pas toutes très bonnes), des couleurs, … et l’envie de revenir dans ce pays pour y voir et y visiter d’autres contrées (le sud, Bénarès, …). Pour conclure… Par quoi commencer… Avant de partir, quelques personnes nous avaient demandé pourquoi nous voulions aller dans ce pays et y voir la misère. La misère, c’est vrai, il y en a. Mais les indiens la côtoient quotidiennement et vivent avec, presque indifféremment ; et après quelques jours, nous y étions également habitués. De là à y être indifférent, je n’irai pas jusque là. Mais nous n’allions pas là-bas pour y voir la pauvreté : plutôt y trouver d’importantes richesses, tant au niveau humain qu’en terme de dépaysement ! Et de ce point de vue, nous n’avons pas été déçu ! Ce qu’on a adoré :
Franck : Jaisalmer, le temple jaïn de Ranakpur, le Taj Mahal, …
Sandrine : Jaisalmer, le fort Mehrangarh… Ce qu’on a moins aimé :
Le Shekawati, les boutiques à touristesVos coups de coeur au Gujarat English translation pending
bonjour à tous je me suis inscrite aujourd'hui sur ce forum dont le ton m'a toujours plu, cet été je vais pouvoir retourner en Inde, pays chéri ou je ne suis pas allée depuis longtemps si entre autre je connais bien le Radjasthan proche j'ai toujours voulu aller au Gujarat, je recherche des amoureux ou connaisseurs de cette region pour me parler de leurs coups de coeur et bons plans en tous genres.
Inde: prix des transports, repas et hébergements English translation pending
Bonjour,
Après plusieurs recherche un peu partout, voici ce que j'en conclu pour un minimum :
* Pour le train = 1 rps par kms en "general class" (classe populaire) * Pour le bus = 0.50 rps par kms * Pour le ricksaw = 10 rps + 5 rps par km * Pour une chambre double (2 personnes) = 100 rps (pour quelque chose de tres simple) * Pour 1 repas = 50 rps
Qu'en pensez vous ?
Si vous avez d'autres informations n'hésitez pas à les ajouter !
Amicalement,
Après plusieurs recherche un peu partout, voici ce que j'en conclu pour un minimum :
* Pour le train = 1 rps par kms en "general class" (classe populaire) * Pour le bus = 0.50 rps par kms * Pour le ricksaw = 10 rps + 5 rps par km * Pour une chambre double (2 personnes) = 100 rps (pour quelque chose de tres simple) * Pour 1 repas = 50 rps
Qu'en pensez vous ?
Si vous avez d'autres informations n'hésitez pas à les ajouter !
Amicalement,
Shanti India... Bombay, Jaisalmer, Benares... English translation pending
Mercredi 5 septembre: Jour J!!! Toutoubidou!!!!!!
Enfin il est arrivé ce fameux jour J...
Je monte dans l'avion, un tout nouveau boeing 777 avec télé privée et service nickel. Vol sans escale (jet airways Bruxelles Bombay et Delhi Bruxelles = 530€) 2h du mat', je sors rapidement de l'aéroport de Bombay... Je cherche Padmini des yeux, je connais Padmini via un site web: couchsurfing.com, elle m'accueille chez elle deux nuits gracieusement. Une jeune femme arrive, là voilà! Elle est accompagnée d'un ami ayant une voiture, et nous traversons la banlieue pour arriver chez elle, un joli appartement avec ses deux chats. On papote gaiement, je lui offre les pralines belges et je m'endors comme un bébé, reçue comme si j'étais une amie de longue date!!! C'est quand même incroyable de venir chercher à 2h du mat' à l'aéroport, qqun qu'on ne connait que d'un site web!
Jeudi 6/9 Je sors et vais me balader, faire qques courses, regarder la rue, les gens, j'en prends plein les sens... Je visite le vieux Shitala temple tout près de chez elle, et je rentre. On papote beaucoup, on se raconte, on s'apprecie
Vendredi 7/9 J'ai quitté Padmini le coeur lourd, son accueil fut formidable... En passant devant un net café j'imprime qques photos que j'ai faites hier au temple d'une femme et de sa fille, et vais les lui donner. Qu'est ce qu'elle est heureuse! Moi aussi!
Je prends un taxi (le sagouin qui m'arnaque...) et vais au Léopold café ou j'ai rendez vous avec Djoh, de Vf. Djoh est expat' ici, et en échange des bières blanche de Hoegaarden, il me donne mon ticket de train pour partir ce soir. Il arrive avec son pote Armand, bien sympas tous les deux. Je me bois un café glacé, et on se quitte déjà. Dans la rue les échoppes débordent sur les trottoirs, si bien qu'il est plus facile de marcher sur la rue. Les mendiants pululent dans ce quartier touristique... Je cherche à vendre un vieux argentique, je n'obtiens qu'une carte mémoire de 2GB en échange. J'ai 5Gb pour 9 semaines, ca devrait aller...
Je vais à la gare, VT station, en passant devant beaucoup de monument style anglais, dans le tumulte de la ville et de la circulation indienne, ca flashe. Dieu que j'ai chaud, mais hors de question que je me plaigne, trop heureuse d'être ici J'achète mon ticket de train pour la gare de Lokmanyatilak, d'ou part mon train pour Khandwa. Je monte dans le wagon de queue réservé aux femmes... Il y a du monde... Pas de place assise, je reste près de la porte pour avoir de l'air. (les portes des trains sont toujours ouvertes en Inde, c'est normal...) Des femmes continuent à monter... Le train démarre et je suis aussi coincée qu'une sardine dans une boite 100x trop petite... Bien sur je suis la seule touriste, on me regarde, on me sourit, je souris en retour, sachant à peine respirer au milieu de ces belles indiennes... Je les trouve vraiment toutes belles! En sari, salwar kemiz ou en jeans. Je suis d'ailleurs étonnée d'avoir vu autant de femmes habillées à l'occidentale à Bombay, bien plus que lors de mon dernier passage dans cette ville en 2003. Enfin j'arrive à Lokmanyatilak station, je parviens à sortir du wagon et je me retrouve saine et sauve sur le quai. Le trajet fut bien plus rapide que ce qu'on m'avait dit, me voilà arrivée 10x trop tôt. C'est pas grave, j'ai faim, et vais à la cantine de la gare. Je choisis un riz biryani aux légumes. Délicieux malgré plein d'épices bien hot... Une femme m'invite à sa table, elle parle bien l'anglais. Mariée (par amour, on est à Bombay, ca se fait plus qu'ailleurs) recemment, elle va dire bonjour à sa belle famille. Son gentil mari arrive, et comme nous prennons le même train, nous nous dirigeons sur le quai et continuons à papoter... Chouette, le train arrive et j'ai une couchette du dessus. J'aime celles du dessus, car ca ne me force pas à faire la conversation et je peux m'allonger de suite. Par contre j'ai les ventilo à 20 cm de ma tronche, et ils ne sont pas silencieux... J'essaie de dormir sans beaucoup de succès...
Enfin me voilà à Khandwa d'ou je vais prendre le bus pour Omkareshwar, mais d'abord, la consigne. Je dépose mon sac à dos au trois quart vide, et je prends un rickshaw pour le temple. Comment s'appelle-t-il? Dada Ji? Oki, allons au dada ji temple... 20 roupies, ca roule. (35cent)
La ville est toute petite, et si tôt le matin, toute calme, toute tranquille. Le temple n'est pas incroyable de beauté, mais il est très sacré. Je suis gentiment invitée à prier devant la tombe du saint homme. Comme je veux partir, une puja commence, (la puja est un rituel d'adoration, plus d'infos ici: http://www.elishams.org/Puja.html) Dans un gigantesque brazier, se consume des centaines de noix de coco, le prête chante, les fidèles l'accompagnent et frappent dans leurs mains aux rythmes dingues de deux gros tambours. La mantra (prière) qu'ils chantent est très belle... Quelle différence que d'écouter des mantras chez soi à la maison et dans l'ambiance d'un temple en Inde... Et comme la Parvat est très émotive, j'ai du mal à refreiner des sanglots... Les yeux mouillés de bonheur... Je suis en Inde, l'Inde profonde des villages, l'Inde que j'Aime et qui m'a tant manqué... Deux ans que je ne t'avais plus vue... Je remercie Dada Ji, Ganesh et tous ses potes, de me permettre d'être à nouveau dans ce pays adoré, et de connaître un moment de bonheur d'une telle intensité...
http://www.dailymotion.com/video/x3spg1_puja-au-dada-ji-temple_travel
En sortant, deux vieilles femmes ne me disent pas Namasté, mais "Hare Om", je leur répond de même "Hare Om" avec un grand sourire. Elles viennent vers moi, et je continue à sourire, rayonne de bonheur et elles le voient bien Malheureusement je ne parle pas hindi, alors après ces bonnes vibrations partagées, je m'en vais rejoindre le rickshaw wallah (conducteur de rickshaw) qui me ramène à la gare lentement, à travers le gros et bien tranquille village de Khandwa, vers la gare. Je reprends mon sac, et monte dans un bus pour Omkareshwar... Installée à une fenêtre (ouf) je regarde une mère dire aurevoir à son fils. Comme elle est belle... La peau marquée par l'âge et les cheveux grisonnants mais un regard tellement doux, tellement rempli d'amour... Après deux heures dans ce bus d'un autre âge, roulant sur des routes plus défoncées que ca, ca ne doit pas exister, j'arrive à ... Ah ben non, je ne suis pas à Omkareshwar, je dois encore prendre un tempo... Genre de rickshaw allongé de partout... Datant d'au moins 1950 si pas avant... 😏 Pour le faire démarrer, je vois un indien au volan, l'autre qui tire sur une corde sous le capot, pour lancer le moteur... Apparemment c'est normal, j'en vois un autre démarrer comme ca aussi
Bien serrée contre 15 autres personnes, on me regarde comme si j'avais une excroissance monumentale sur la figure... Enfin non, on me regarde normalement, je suis juste blanche aux yeux clairs... On m'offre des cacahouettes grillées, ca ne fait qu'accentuer mon impression d'être un bonobo dans une cage, mais non, c'est normal, tout le monde dans ce vieux tempo, mange des cacahouettes grillées... La route est tout aussi défoncée que tout à l'heure. On fait la conversation... Country? Belgium.... Maried? 😏 etc... Et 3/4 d'heure après, on arrive à destination: Omkareshwar.
Omkareshwar, je cherche la rue principale, n'ayant pas envie de demander à qqun ou sont les hotels... je monte une rue de terre seche bordée de petites gargottes... J'ai chaud, j'ai l'impression que mes 6 kilos de bagage en font 20... J'ai faim... Pas de pancake à l'horizon, je m'arrête et grignotte des samosas... Purée c'est hot!!!! Sont malades ces zouaves!!! Mais comment peuvent ils aimer ca??? En tout cas, ca dégage... Je me mouche dans les mains et me les lave... On me regarde en souriant comme pour dire... "C'est presque bien, encore un peu de pratique et ca ira" j'attrape mon petit sac et reprends la route... Je vois un guest house, le visite, mais quoi? 8€??? Non non non, c'est trop cher pour moi, j'veux pas l'air con, ni la télé... Plus loin je vois un panneau "Ganesh guest house", allons voir... Mon guide est vieux, donc pour les hotels, je me débrouille autrement... Il est mignon ce guest house, un autre voyageur est attablé. Je visite une chambre, assez grande, 150 roupettes, salle de bain nickel, vue sur la rivière Narmada super. En m'inscrivant dans le registre, je vois que Eli était là il y a 10 jours!!! Vivement que je la revoie!
Je m'installe, papote avec l'autre voyageur, et allons regarder le jeu qui se déroule sur la Narmada aujourd'hui... Une corde est tendue au dessus du fleuve, les candidats doivent s'accrocher et parcourir un bon 50 mètres, jusqu'a une gerbe de fleurs attachée à la corde, et ce sans utiliser leurs jambes. Le gagant recoit 2500 roupies, (45€), un mois de salaire pour beaucoup d'ouvriers. C'est marrant à voir tous ceux qui se casse la figure et qui tombe dans l'eau. Beaucoup ne savent pas nager, donc d'autres, installés dans des pneus(chambres à air plutôt) de camions, flottant sur la Narmada, regardent la scène et aident ceux qui en ont besoin.
Je ne fais pas grand chose ce pemier jour... Je pars sur l'île en forme de Om, entre la Khaderi et la Narmada, toutes deux rivières très sacrées, mais il commence à pleuvoir... Je me réfugie dans un chai chop, et reçois mes premières leçon d'hindi! Il n'y a pas grand monde qui parle l'anglais dans les environs... L'est chouette ce chai chop, et il pleut longtemps sans arrêt à fond la caisse. J'y reste donc longtemps, j'observe la tête des gens dont tout un groupe de brahmines habillés de blanc, ils rigolent a mon accent dans mes tentatives d'hindi, je rigole aussi Bien sur, j'ai toujours deux grands enfants, mariée depuis 20 ans mon mari n'aime pas l'Inde, et me laisse y aller seule régulièrement... Bien sur, si lui ou moi allons voir ailleurs, c'est le divorce, on se fait confiance. Yes
i'm a good woman!
C'est ce que je raconterai tout le long du voyage quand au pourquoi je suis seule...
Ce voyage ci m'aura fait prendre conscience d'une chose... Je prends de l'âge... Ce n'est plus des "hello sister" auxquels j'ai droit, mais des "hello mama" (vous verrez les djeunes! ca viendra + vite que vous ne le pensez héhéhé, pardon, shanti Parvat...)../...
Je monte dans l'avion, un tout nouveau boeing 777 avec télé privée et service nickel. Vol sans escale (jet airways Bruxelles Bombay et Delhi Bruxelles = 530€) 2h du mat', je sors rapidement de l'aéroport de Bombay... Je cherche Padmini des yeux, je connais Padmini via un site web: couchsurfing.com, elle m'accueille chez elle deux nuits gracieusement. Une jeune femme arrive, là voilà! Elle est accompagnée d'un ami ayant une voiture, et nous traversons la banlieue pour arriver chez elle, un joli appartement avec ses deux chats. On papote gaiement, je lui offre les pralines belges et je m'endors comme un bébé, reçue comme si j'étais une amie de longue date!!! C'est quand même incroyable de venir chercher à 2h du mat' à l'aéroport, qqun qu'on ne connait que d'un site web!
Jeudi 6/9 Je sors et vais me balader, faire qques courses, regarder la rue, les gens, j'en prends plein les sens... Je visite le vieux Shitala temple tout près de chez elle, et je rentre. On papote beaucoup, on se raconte, on s'apprecie
Vendredi 7/9 J'ai quitté Padmini le coeur lourd, son accueil fut formidable... En passant devant un net café j'imprime qques photos que j'ai faites hier au temple d'une femme et de sa fille, et vais les lui donner. Qu'est ce qu'elle est heureuse! Moi aussi!
Je prends un taxi (le sagouin qui m'arnaque...) et vais au Léopold café ou j'ai rendez vous avec Djoh, de Vf. Djoh est expat' ici, et en échange des bières blanche de Hoegaarden, il me donne mon ticket de train pour partir ce soir. Il arrive avec son pote Armand, bien sympas tous les deux. Je me bois un café glacé, et on se quitte déjà. Dans la rue les échoppes débordent sur les trottoirs, si bien qu'il est plus facile de marcher sur la rue. Les mendiants pululent dans ce quartier touristique... Je cherche à vendre un vieux argentique, je n'obtiens qu'une carte mémoire de 2GB en échange. J'ai 5Gb pour 9 semaines, ca devrait aller...
Je vais à la gare, VT station, en passant devant beaucoup de monument style anglais, dans le tumulte de la ville et de la circulation indienne, ca flashe. Dieu que j'ai chaud, mais hors de question que je me plaigne, trop heureuse d'être ici J'achète mon ticket de train pour la gare de Lokmanyatilak, d'ou part mon train pour Khandwa. Je monte dans le wagon de queue réservé aux femmes... Il y a du monde... Pas de place assise, je reste près de la porte pour avoir de l'air. (les portes des trains sont toujours ouvertes en Inde, c'est normal...) Des femmes continuent à monter... Le train démarre et je suis aussi coincée qu'une sardine dans une boite 100x trop petite... Bien sur je suis la seule touriste, on me regarde, on me sourit, je souris en retour, sachant à peine respirer au milieu de ces belles indiennes... Je les trouve vraiment toutes belles! En sari, salwar kemiz ou en jeans. Je suis d'ailleurs étonnée d'avoir vu autant de femmes habillées à l'occidentale à Bombay, bien plus que lors de mon dernier passage dans cette ville en 2003. Enfin j'arrive à Lokmanyatilak station, je parviens à sortir du wagon et je me retrouve saine et sauve sur le quai. Le trajet fut bien plus rapide que ce qu'on m'avait dit, me voilà arrivée 10x trop tôt. C'est pas grave, j'ai faim, et vais à la cantine de la gare. Je choisis un riz biryani aux légumes. Délicieux malgré plein d'épices bien hot... Une femme m'invite à sa table, elle parle bien l'anglais. Mariée (par amour, on est à Bombay, ca se fait plus qu'ailleurs) recemment, elle va dire bonjour à sa belle famille. Son gentil mari arrive, et comme nous prennons le même train, nous nous dirigeons sur le quai et continuons à papoter... Chouette, le train arrive et j'ai une couchette du dessus. J'aime celles du dessus, car ca ne me force pas à faire la conversation et je peux m'allonger de suite. Par contre j'ai les ventilo à 20 cm de ma tronche, et ils ne sont pas silencieux... J'essaie de dormir sans beaucoup de succès...
Enfin me voilà à Khandwa d'ou je vais prendre le bus pour Omkareshwar, mais d'abord, la consigne. Je dépose mon sac à dos au trois quart vide, et je prends un rickshaw pour le temple. Comment s'appelle-t-il? Dada Ji? Oki, allons au dada ji temple... 20 roupies, ca roule. (35cent)
La ville est toute petite, et si tôt le matin, toute calme, toute tranquille. Le temple n'est pas incroyable de beauté, mais il est très sacré. Je suis gentiment invitée à prier devant la tombe du saint homme. Comme je veux partir, une puja commence, (la puja est un rituel d'adoration, plus d'infos ici: http://www.elishams.org/Puja.html) Dans un gigantesque brazier, se consume des centaines de noix de coco, le prête chante, les fidèles l'accompagnent et frappent dans leurs mains aux rythmes dingues de deux gros tambours. La mantra (prière) qu'ils chantent est très belle... Quelle différence que d'écouter des mantras chez soi à la maison et dans l'ambiance d'un temple en Inde... Et comme la Parvat est très émotive, j'ai du mal à refreiner des sanglots... Les yeux mouillés de bonheur... Je suis en Inde, l'Inde profonde des villages, l'Inde que j'Aime et qui m'a tant manqué... Deux ans que je ne t'avais plus vue... Je remercie Dada Ji, Ganesh et tous ses potes, de me permettre d'être à nouveau dans ce pays adoré, et de connaître un moment de bonheur d'une telle intensité...
http://www.dailymotion.com/video/x3spg1_puja-au-dada-ji-temple_travel
En sortant, deux vieilles femmes ne me disent pas Namasté, mais "Hare Om", je leur répond de même "Hare Om" avec un grand sourire. Elles viennent vers moi, et je continue à sourire, rayonne de bonheur et elles le voient bien Malheureusement je ne parle pas hindi, alors après ces bonnes vibrations partagées, je m'en vais rejoindre le rickshaw wallah (conducteur de rickshaw) qui me ramène à la gare lentement, à travers le gros et bien tranquille village de Khandwa, vers la gare. Je reprends mon sac, et monte dans un bus pour Omkareshwar... Installée à une fenêtre (ouf) je regarde une mère dire aurevoir à son fils. Comme elle est belle... La peau marquée par l'âge et les cheveux grisonnants mais un regard tellement doux, tellement rempli d'amour... Après deux heures dans ce bus d'un autre âge, roulant sur des routes plus défoncées que ca, ca ne doit pas exister, j'arrive à ... Ah ben non, je ne suis pas à Omkareshwar, je dois encore prendre un tempo... Genre de rickshaw allongé de partout... Datant d'au moins 1950 si pas avant... 😏 Pour le faire démarrer, je vois un indien au volan, l'autre qui tire sur une corde sous le capot, pour lancer le moteur... Apparemment c'est normal, j'en vois un autre démarrer comme ca aussi
Bien serrée contre 15 autres personnes, on me regarde comme si j'avais une excroissance monumentale sur la figure... Enfin non, on me regarde normalement, je suis juste blanche aux yeux clairs... On m'offre des cacahouettes grillées, ca ne fait qu'accentuer mon impression d'être un bonobo dans une cage, mais non, c'est normal, tout le monde dans ce vieux tempo, mange des cacahouettes grillées... La route est tout aussi défoncée que tout à l'heure. On fait la conversation... Country? Belgium.... Maried? 😏 etc... Et 3/4 d'heure après, on arrive à destination: Omkareshwar.
Omkareshwar, je cherche la rue principale, n'ayant pas envie de demander à qqun ou sont les hotels... je monte une rue de terre seche bordée de petites gargottes... J'ai chaud, j'ai l'impression que mes 6 kilos de bagage en font 20... J'ai faim... Pas de pancake à l'horizon, je m'arrête et grignotte des samosas... Purée c'est hot!!!! Sont malades ces zouaves!!! Mais comment peuvent ils aimer ca??? En tout cas, ca dégage... Je me mouche dans les mains et me les lave... On me regarde en souriant comme pour dire... "C'est presque bien, encore un peu de pratique et ca ira" j'attrape mon petit sac et reprends la route... Je vois un guest house, le visite, mais quoi? 8€??? Non non non, c'est trop cher pour moi, j'veux pas l'air con, ni la télé... Plus loin je vois un panneau "Ganesh guest house", allons voir... Mon guide est vieux, donc pour les hotels, je me débrouille autrement... Il est mignon ce guest house, un autre voyageur est attablé. Je visite une chambre, assez grande, 150 roupettes, salle de bain nickel, vue sur la rivière Narmada super. En m'inscrivant dans le registre, je vois que Eli était là il y a 10 jours!!! Vivement que je la revoie!
Je m'installe, papote avec l'autre voyageur, et allons regarder le jeu qui se déroule sur la Narmada aujourd'hui... Une corde est tendue au dessus du fleuve, les candidats doivent s'accrocher et parcourir un bon 50 mètres, jusqu'a une gerbe de fleurs attachée à la corde, et ce sans utiliser leurs jambes. Le gagant recoit 2500 roupies, (45€), un mois de salaire pour beaucoup d'ouvriers. C'est marrant à voir tous ceux qui se casse la figure et qui tombe dans l'eau. Beaucoup ne savent pas nager, donc d'autres, installés dans des pneus(chambres à air plutôt) de camions, flottant sur la Narmada, regardent la scène et aident ceux qui en ont besoin.
Je ne fais pas grand chose ce pemier jour... Je pars sur l'île en forme de Om, entre la Khaderi et la Narmada, toutes deux rivières très sacrées, mais il commence à pleuvoir... Je me réfugie dans un chai chop, et reçois mes premières leçon d'hindi! Il n'y a pas grand monde qui parle l'anglais dans les environs... L'est chouette ce chai chop, et il pleut longtemps sans arrêt à fond la caisse. J'y reste donc longtemps, j'observe la tête des gens dont tout un groupe de brahmines habillés de blanc, ils rigolent a mon accent dans mes tentatives d'hindi, je rigole aussi Bien sur, j'ai toujours deux grands enfants, mariée depuis 20 ans mon mari n'aime pas l'Inde, et me laisse y aller seule régulièrement... Bien sur, si lui ou moi allons voir ailleurs, c'est le divorce, on se fait confiance. Yes
i'm a good woman!
C'est ce que je raconterai tout le long du voyage quand au pourquoi je suis seule...Ce voyage ci m'aura fait prendre conscience d'une chose... Je prends de l'âge... Ce n'est plus des "hello sister" auxquels j'ai droit, mais des "hello mama" (vous verrez les djeunes! ca viendra + vite que vous ne le pensez héhéhé, pardon, shanti Parvat...)../...
Hôtel pour arrivée tardive à Delhi? English translation pending
Bonjour à tous, et merci pour les conseils des uns et des autres : j'ai finalement pris mon billet paris dehli, et resterai une douzaine de jours en Inde. J'ai prévu qq étapes, mais pas trop, pour avoir le temps d'apprécier : Dehli -Gwalior - Orchha - Khajuraho - Bénarès, et si le temps me le permet, Bodhgaya. Puis, retour à Dehli par le train Bénarès-Dehli.
J'arrive à Dehli le soir à 23h... Angoisse... Quelqu'un a-t-il déjà testé la nuit à l'aéroport ? Ou, mieux, avez-vous une adresse fiable pour passer la nuit et se reposer avant de prendre un train matinal pour Gwalior ?
D'autre part, n'ayant pas voyagé seule depuis longtemps, je ne sais plus très bien s'il faut confirmer ou non son vol du retour... Si oui, quand doit-on le faire ? Deux jours avant ou est-ce possible dès l'arrivée en Inde (plus simple de le faire sur place à l'aéroport que par téléphone...).
Merci pour vos réponses et bon voyage à ceux qui s'apprêtent à partir !
Cécile
J'arrive à Dehli le soir à 23h... Angoisse... Quelqu'un a-t-il déjà testé la nuit à l'aéroport ? Ou, mieux, avez-vous une adresse fiable pour passer la nuit et se reposer avant de prendre un train matinal pour Gwalior ?
D'autre part, n'ayant pas voyagé seule depuis longtemps, je ne sais plus très bien s'il faut confirmer ou non son vol du retour... Si oui, quand doit-on le faire ? Deux jours avant ou est-ce possible dès l'arrivée en Inde (plus simple de le faire sur place à l'aéroport que par téléphone...).
Merci pour vos réponses et bon voyage à ceux qui s'apprêtent à partir !
Cécile
Trajet et budget pour un mois en Inde/Népal? English translation pending
Bonjour à tous, Namaste,
Voilà j'ai un mois pour faire un petit voyage sympa en février, j'ai dans l'idée de partir dans le nord de l'Inde puis le Népal ou Inde du sud puis autre? Mon projet de volontariat étant annulé!! quel trajet le plus cool serait le mieux en un mois? Et pouvez-vous me dire combien ça me coûterait plus ou moins pour un mois, en allant dans des guesthouses, train, bus, donc bon marché mais propre!!🤪 Merci beaucoup
Voilà j'ai un mois pour faire un petit voyage sympa en février, j'ai dans l'idée de partir dans le nord de l'Inde puis le Népal ou Inde du sud puis autre? Mon projet de volontariat étant annulé!! quel trajet le plus cool serait le mieux en un mois? Et pouvez-vous me dire combien ça me coûterait plus ou moins pour un mois, en allant dans des guesthouses, train, bus, donc bon marché mais propre!!🤪 Merci beaucoup
Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) English translation pending
Mon voyage a duré une quinzaine de jours, du 5 octobre au 21.
La découverte de Bombay a été particulièrement rude le premier jour. On a beau s’y attendre la vue des plus pauvres vivant au milieu des immondices est saisissante. D’autre part comme je ne savais pas m’y prendre avec les rickshaws (j’avais payé pas moins de 1000 roupies pour une course de 10min la première fois), j’avais décidé de commencer par tout faire à pieds mon mode de déplacement urbain favori en général. Mais la chaleur, les odeurs et surtout le trafic sur les routes indiennes m’ont épuisé en quelques heures. Je renverse un cycliste qui n’a pas jugé bon de détourner sa route d’un cheveu quand je me suis arrêté pour me frotter les yeux. Exposition aussi aux coutumes indiennes choquantes pour un occidental : cracher en se raclant la gorge jusqu’à l’estomac, roter sans trop de gêne non plus, se gratter les parties en public… Ne sachant pas où prendre mon billet j’ai pris le train de banlieue de Bombay sans payer et dans le wagon pour femmes sur la première station. Cela dit je n’ai jamais croisé un contrôleur dans les trains indiens. Le train de banlieue où l’on peut se pendre aux portes pour se pencher à l’extérieur, c’est assez dépaysant. Le soir dans le quartier touristique je croise de nombreux « want a city tour ? » Alors que je discute de choses et d’autres avec l’un d’entre eux en poursuivant ma promenade dans la ville, je réalise qu’il ne sait pas lire. En deux heures j’ai tenté de lui apprendre les rudiments en alphabet latin et devanagari (mais là les compétences du professeur sont assez limitées) avec un journal. Je ne sais pas ce qui lui en est resté mais j’espère qu’il fera l’effort de poursuivre. Une procession de mariage passe devant nous mais étrangement personne ne semble revêtir ses habits du dimanche.
Le lendemain les choses ont failli très mal tourner. Comme les Indiens qui vous abordent sont systématiquement intéressés je prends le parti de ne pas donner suite en général et de tenter moi-même le contact. Mais cela ne s’est pas avéré forcément plus sûr. Un instituteur m’a ainsi proposé de mieux connaître l’hindouisme en allant visiter un temple ou une cérémonie spéciale devait avoir lieu… De cérémonie point, en revanche je me suis retrouvé coincé au fond d’un crématorium par trois filous qui voulaient me délester de mon or pour leur « association » de bienfaisance. Comme ils menaçaient de me laisser moisir jusqu’au soir dans cet endroit sinistre et que je n’avais guère envie d’y créer de scandale, je me suis séparé de 60 euros. Suite de quoi mon guide m’a réclamé à son tour paiement pour la visite ! Et de commencer à me frapper comme un gamin capricieux (reste de respect envers l’occidental que j’étais ?) jusqu’à ce que je hèle un rickshaw salvateur. Cela dit je me demande si j’avais réellement dû me battre comment aurait réagi la foule ? Enfin toujours est-il que pour me consoler mon chauffeur n’a rien trouver de mieux à me proposer que d’aller voir des filles… A ce que j’ai vu la majorité de ces chauffeurs viennent des bidonvilles, ils sont dans toutes les combines pour gagner de l’argent : pendant mon voyage ils m’ont proposé x fois « pétard » (en français) alcool héroïne et autres…
Comme au bout de deux jours de mésaventures à Bombay j’avais envie de respirer, j’ai pris le bus de nuit vers Ahmedabad. Un petit souci de santé m’y a également contraint : la pollution de la ville me brûlait les yeux. Les gouttes vendues dans une « pharmacie » locale n’avaient guère d’effet pour me soulager.
Sur la route j’engageais la conversation avec les autres occupants, qui venaient du Gujarat pour travailler à Bombay. Dans un mélange approximatif d’anglais et de mon peu de hindi, j’ai pu collecter des cartes de nombeux petits businessmen très curieux. En Inde la première question qu’on vous pose dans 99% des cas c’est d’où vous venez. Puis si on s’intéresse plus à vous c’est si vous êtes marié. Et quand vous ne l’êtes pas avec une situation à 28 ans, qui plus est sans girlfriend vous devez expliquer pourquoi cette anomalie. On m’a prédit dans la lecture des lignes de ma main que j’aurais un garçon une fille, l’idéal actuel de toutes les familles indiennes.
La découverte de Bombay a été particulièrement rude le premier jour. On a beau s’y attendre la vue des plus pauvres vivant au milieu des immondices est saisissante. D’autre part comme je ne savais pas m’y prendre avec les rickshaws (j’avais payé pas moins de 1000 roupies pour une course de 10min la première fois), j’avais décidé de commencer par tout faire à pieds mon mode de déplacement urbain favori en général. Mais la chaleur, les odeurs et surtout le trafic sur les routes indiennes m’ont épuisé en quelques heures. Je renverse un cycliste qui n’a pas jugé bon de détourner sa route d’un cheveu quand je me suis arrêté pour me frotter les yeux. Exposition aussi aux coutumes indiennes choquantes pour un occidental : cracher en se raclant la gorge jusqu’à l’estomac, roter sans trop de gêne non plus, se gratter les parties en public… Ne sachant pas où prendre mon billet j’ai pris le train de banlieue de Bombay sans payer et dans le wagon pour femmes sur la première station. Cela dit je n’ai jamais croisé un contrôleur dans les trains indiens. Le train de banlieue où l’on peut se pendre aux portes pour se pencher à l’extérieur, c’est assez dépaysant. Le soir dans le quartier touristique je croise de nombreux « want a city tour ? » Alors que je discute de choses et d’autres avec l’un d’entre eux en poursuivant ma promenade dans la ville, je réalise qu’il ne sait pas lire. En deux heures j’ai tenté de lui apprendre les rudiments en alphabet latin et devanagari (mais là les compétences du professeur sont assez limitées) avec un journal. Je ne sais pas ce qui lui en est resté mais j’espère qu’il fera l’effort de poursuivre. Une procession de mariage passe devant nous mais étrangement personne ne semble revêtir ses habits du dimanche.
Le lendemain les choses ont failli très mal tourner. Comme les Indiens qui vous abordent sont systématiquement intéressés je prends le parti de ne pas donner suite en général et de tenter moi-même le contact. Mais cela ne s’est pas avéré forcément plus sûr. Un instituteur m’a ainsi proposé de mieux connaître l’hindouisme en allant visiter un temple ou une cérémonie spéciale devait avoir lieu… De cérémonie point, en revanche je me suis retrouvé coincé au fond d’un crématorium par trois filous qui voulaient me délester de mon or pour leur « association » de bienfaisance. Comme ils menaçaient de me laisser moisir jusqu’au soir dans cet endroit sinistre et que je n’avais guère envie d’y créer de scandale, je me suis séparé de 60 euros. Suite de quoi mon guide m’a réclamé à son tour paiement pour la visite ! Et de commencer à me frapper comme un gamin capricieux (reste de respect envers l’occidental que j’étais ?) jusqu’à ce que je hèle un rickshaw salvateur. Cela dit je me demande si j’avais réellement dû me battre comment aurait réagi la foule ? Enfin toujours est-il que pour me consoler mon chauffeur n’a rien trouver de mieux à me proposer que d’aller voir des filles… A ce que j’ai vu la majorité de ces chauffeurs viennent des bidonvilles, ils sont dans toutes les combines pour gagner de l’argent : pendant mon voyage ils m’ont proposé x fois « pétard » (en français) alcool héroïne et autres…
Comme au bout de deux jours de mésaventures à Bombay j’avais envie de respirer, j’ai pris le bus de nuit vers Ahmedabad. Un petit souci de santé m’y a également contraint : la pollution de la ville me brûlait les yeux. Les gouttes vendues dans une « pharmacie » locale n’avaient guère d’effet pour me soulager.
Sur la route j’engageais la conversation avec les autres occupants, qui venaient du Gujarat pour travailler à Bombay. Dans un mélange approximatif d’anglais et de mon peu de hindi, j’ai pu collecter des cartes de nombeux petits businessmen très curieux. En Inde la première question qu’on vous pose dans 99% des cas c’est d’où vous venez. Puis si on s’intéresse plus à vous c’est si vous êtes marié. Et quand vous ne l’êtes pas avec une situation à 28 ans, qui plus est sans girlfriend vous devez expliquer pourquoi cette anomalie. On m’a prédit dans la lecture des lignes de ma main que j’aurais un garçon une fille, l’idéal actuel de toutes les familles indiennes.
Location de moto à Delhi pour trajet Cachemire-Rajasthan English translation pending
Salut à tous, je pars fin novembre avec un ami pour un petit trip en moto en Inde d'un mois au départ de Delhi.
Pour l'instant le trajet n'est pas bien défini mais passerait par le Cachemire, puis par le Rajasthan, désert de Thar. Si quelqu'un a des infos sur ces régions (surtout au Cachemire) et ou d'autres trip (le Spiti?) je suis preneur.
Sinon quels prix/conditions de location d'une moto à Delhi : prix pour un mois, caution, conditions, papiers nécessaires, pour des Royal Enfield 500 et 350 (évidemment si quelqu'un d'ailleurs a de bonnes adresses de loueurs ou autres?)
Ah oui, une dernière :) quelqu'un a t-il déjà fait Delhi, Le Sikkim en moto ? (je pense que là par contre il faut en acheter une à Delhi et la revendre au Sikkim)
Merci d'avance pour vos réponses et très bonne route à tous... 😎😎😎
Pour l'instant le trajet n'est pas bien défini mais passerait par le Cachemire, puis par le Rajasthan, désert de Thar. Si quelqu'un a des infos sur ces régions (surtout au Cachemire) et ou d'autres trip (le Spiti?) je suis preneur.
Sinon quels prix/conditions de location d'une moto à Delhi : prix pour un mois, caution, conditions, papiers nécessaires, pour des Royal Enfield 500 et 350 (évidemment si quelqu'un d'ailleurs a de bonnes adresses de loueurs ou autres?)
Ah oui, une dernière :) quelqu'un a t-il déjà fait Delhi, Le Sikkim en moto ? (je pense que là par contre il faut en acheter une à Delhi et la revendre au Sikkim)
Merci d'avance pour vos réponses et très bonne route à tous... 😎😎😎