Results for "Chobe+|+101+>+40"
147793 results found.
Rivière Nayarit: aventure en ville? English translation pending
Bonjour
On se cherche une destination que nous pouvons faire autre chose que de la plage!!
Croyez vous qu on peut visiter des belles places si nous sommes au Decameron Complex?? Terrasse Bar café???
Merci
On se cherche une destination que nous pouvons faire autre chose que de la plage!!
Croyez vous qu on peut visiter des belles places si nous sommes au Decameron Complex?? Terrasse Bar café???
Merci
Voir l'Inde en une semaine (New Delhi et campagne) English translation pending
Bonjour chers voyageurs,
J'ai l'occasion de partir pour pas grand chose, pendant une semaine, en Inde. Une semaine c'est très court. Je souhaiterai faire 2/3 jours la "ville" (donc New Delhi) puis 2/3 jours la campagne. Où me conseillez vous d'aller ? Comment se déplacer ? Quoi à éviter ?
Et SURTOUT, je voudrais savoir combien il faut prévoir pour vivre une semaine là-bas ? Je cherche sur les forums et divers sites depuis quelques jours, mais les informations ne cessent d'être différentes les unes des autres.
Merci beaucoup, bonne journée. 🙂
J'ai l'occasion de partir pour pas grand chose, pendant une semaine, en Inde. Une semaine c'est très court. Je souhaiterai faire 2/3 jours la "ville" (donc New Delhi) puis 2/3 jours la campagne. Où me conseillez vous d'aller ? Comment se déplacer ? Quoi à éviter ?
Et SURTOUT, je voudrais savoir combien il faut prévoir pour vivre une semaine là-bas ? Je cherche sur les forums et divers sites depuis quelques jours, mais les informations ne cessent d'être différentes les unes des autres.
Merci beaucoup, bonne journée. 🙂
Mauvaise expérience avec Caribe Sol à l'hôtel Club Amigo Guardalavaca English translation pending
Comme il n'y a que le web pour tenter de faire avancer les chose, j'espère que cette tentative ne sera pas en vain...
Voici à nouveau un copie de la lettre écrite à Caribe Sol et qui demeure à ce jour sans réponse... en espérant toujours recevoir un remboursement. Parce que franchement, toute situation se règle toujours mieux en évitant les voies légales. No. de référence: 7110636 Objet: Demande de remboursement Pièces jointes: Photos Brownsburg-Chatham, le 18 août 2015 Madame, Monsieur, nous avons effectué un séjour à l’hôtel Club Amigo Atlantico Guardalavaca du 9 au 16 août 2015. Cet hôtel est classé 3 étoiles. Selon votre description un hôtel 3 étoiles est: Hébergement intermédiaire offrant des aménagements et services de base. Le Club Amigo Atlantico Guardalavaca n’est pas à la hauteur de ce que propose vos brochures et site web. Je crois qu’il mériterait plutôt 2 étoiles si je me rapporte, encore une fois à votre description de classement: Hébergement confortable et économique offrant des prestations hôtelières et services très limités. Sans le confort dans notre cas. Cet hôtel n’est clairement pas à la hauteur de la cote 3 étoiles, tel que vous le décrivez. Lors de notre arrivée à l’hôtel, nous avons dû patienter 2 heures dans le lobby pour avoir notre chambre. Notre chambre (en villa, chambre 8209) était très sale, tel que vous pourrez le constater sur les photos jointes à cet envoi. Plancher encrassé et trop répugnant pour y marcher pieds nus. Matelas défoncé par un ressort qui dépasse d’environ 1 cm. Crachat sec dans la porte. Toilette avec le sceau attestant du nettoyage complèté mais encore tachée du café des locataires précédents. Robinets complètement encrassés et plein de vert-de-gris. Moisissures sur les murs dans la salle de bain. Dès que nous avons constaté l’état de la chambre, nous avons tenté de téléphoner à la réception mais le téléphone de la chambre n’était pas fonctionnel. Nous sommes retournés à la réception pour demander un changement de chambre. On nous a répondu qu’aucune n’était disponible. Nous sommes donc retournés à la chambre 8209 et la première heure de notre séjour a été consacrée au nettoyage avec des lingettes de type ‘’Wet Ones’’. Dès le lendemain, lundi le 10 août, nous sommes de nouveau retournés à la réception pour un changement de chambre. Même réponse, aucune chambre n’est disponible. Idem pour notre 3e demande, mercredi le 12 août. Les aires communes étaient aussi très sales, je dirais même repoussantes. Autour des piscines, beaucoup de mégots de cigarettes, restants de nourritures, verres, pailles, assiettes etc… que personne ne semblait ramasser car même tôt le matin, les déchets de la veille trainaient encore. Idem pour les plages, avec morceaux de verre cassé en prime. Une des deux piscines près du restaurant Benny More a été fermée durant 3 jours car l’eau était verte, et dans la 2e piscine l’eau était toujours brouillée, on ne se voyait pas les pieds lorsque nous étions debout dans l’eau. Quand nous avons demandé des explications, on nous a dit que c’était à cause de la chaleur. Pourtant au Brisas, l’hôtel voisin, la piscine était impeccable et l’eau très claire… Il a aussi été très difficile de profiter des plages, celles-ci étant trop bondées. Il semblait y avoir 4x plus de gens que de clients de l’hôtel, même sur les 2 petites plages de Club Amigo. Pourtant, selon les employés de l’hôtel, il n’y a que la grande plage qui soit publique. Au snack-bar 24 heures, il y avait de l’attente pouvant aller jusqu’à 45 minutes pour pouvoir commander sa nourriture. Certaines personnes commandant jusqu’à 25-30 hamburgers et hot-dogs pour ensuite les mettrent en sac et les apporter à la plage. Bref, à la lumière de tout ceci, je considère que nous avons eus une perte de jouissance et avons été dans l’impossibilité de profiter de nos vacances au Club Amigo Atlantico Guardalavaca. Je demande donc un remboursement. Un délai de 14 jours suivant la réception de cette lettre vous est accordé pour donner suite à notre demande de remboursement, sans quoi des procédures légales seront entamées.
Voici à nouveau un copie de la lettre écrite à Caribe Sol et qui demeure à ce jour sans réponse... en espérant toujours recevoir un remboursement. Parce que franchement, toute situation se règle toujours mieux en évitant les voies légales. No. de référence: 7110636 Objet: Demande de remboursement Pièces jointes: Photos Brownsburg-Chatham, le 18 août 2015 Madame, Monsieur, nous avons effectué un séjour à l’hôtel Club Amigo Atlantico Guardalavaca du 9 au 16 août 2015. Cet hôtel est classé 3 étoiles. Selon votre description un hôtel 3 étoiles est: Hébergement intermédiaire offrant des aménagements et services de base. Le Club Amigo Atlantico Guardalavaca n’est pas à la hauteur de ce que propose vos brochures et site web. Je crois qu’il mériterait plutôt 2 étoiles si je me rapporte, encore une fois à votre description de classement: Hébergement confortable et économique offrant des prestations hôtelières et services très limités. Sans le confort dans notre cas. Cet hôtel n’est clairement pas à la hauteur de la cote 3 étoiles, tel que vous le décrivez. Lors de notre arrivée à l’hôtel, nous avons dû patienter 2 heures dans le lobby pour avoir notre chambre. Notre chambre (en villa, chambre 8209) était très sale, tel que vous pourrez le constater sur les photos jointes à cet envoi. Plancher encrassé et trop répugnant pour y marcher pieds nus. Matelas défoncé par un ressort qui dépasse d’environ 1 cm. Crachat sec dans la porte. Toilette avec le sceau attestant du nettoyage complèté mais encore tachée du café des locataires précédents. Robinets complètement encrassés et plein de vert-de-gris. Moisissures sur les murs dans la salle de bain. Dès que nous avons constaté l’état de la chambre, nous avons tenté de téléphoner à la réception mais le téléphone de la chambre n’était pas fonctionnel. Nous sommes retournés à la réception pour demander un changement de chambre. On nous a répondu qu’aucune n’était disponible. Nous sommes donc retournés à la chambre 8209 et la première heure de notre séjour a été consacrée au nettoyage avec des lingettes de type ‘’Wet Ones’’. Dès le lendemain, lundi le 10 août, nous sommes de nouveau retournés à la réception pour un changement de chambre. Même réponse, aucune chambre n’est disponible. Idem pour notre 3e demande, mercredi le 12 août. Les aires communes étaient aussi très sales, je dirais même repoussantes. Autour des piscines, beaucoup de mégots de cigarettes, restants de nourritures, verres, pailles, assiettes etc… que personne ne semblait ramasser car même tôt le matin, les déchets de la veille trainaient encore. Idem pour les plages, avec morceaux de verre cassé en prime. Une des deux piscines près du restaurant Benny More a été fermée durant 3 jours car l’eau était verte, et dans la 2e piscine l’eau était toujours brouillée, on ne se voyait pas les pieds lorsque nous étions debout dans l’eau. Quand nous avons demandé des explications, on nous a dit que c’était à cause de la chaleur. Pourtant au Brisas, l’hôtel voisin, la piscine était impeccable et l’eau très claire… Il a aussi été très difficile de profiter des plages, celles-ci étant trop bondées. Il semblait y avoir 4x plus de gens que de clients de l’hôtel, même sur les 2 petites plages de Club Amigo. Pourtant, selon les employés de l’hôtel, il n’y a que la grande plage qui soit publique. Au snack-bar 24 heures, il y avait de l’attente pouvant aller jusqu’à 45 minutes pour pouvoir commander sa nourriture. Certaines personnes commandant jusqu’à 25-30 hamburgers et hot-dogs pour ensuite les mettrent en sac et les apporter à la plage. Bref, à la lumière de tout ceci, je considère que nous avons eus une perte de jouissance et avons été dans l’impossibilité de profiter de nos vacances au Club Amigo Atlantico Guardalavaca. Je demande donc un remboursement. Un délai de 14 jours suivant la réception de cette lettre vous est accordé pour donner suite à notre demande de remboursement, sans quoi des procédures légales seront entamées.
Louer un véhicule à San Francisco English translation pending
Bonjour a Tous,
Certains visiteurs sont parfois a la recherche de chose inhabituelles.
Hier en passant sur pacific j'ai vu c e loueur de vehicules.
Ce loueur se situe sur Pacific entre Polk et Larkin
Bonne journee a Tous
Alex








Samsara intérieure sur le Costa Diadema? English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant fait 5 croisières avec CDF, je souhaite désormais découvrir autre chose, et mes dates me portent vers une croisière sur le costa diadema, qui d'ailleurs me tape dans l'œil depuis sa mise en service 😎.
Je souhaite partir début janvier en méditerranée occidentale (certes, il vas faire froid, mais je n'ai que ces dates disponibles...)
En regardant le choix de cabines, costa me propose entre autre une cabine intérieure samsara.
Ma question est donc : Quels-sont les avantages du samsara, et ce pour une cabine intérieur ? (Au niveau des services en général, pas ceux de la cabine, car je me doute bien qu'il y a une différence entre une suite et une intérieur.)
Merci beaucoup d'avance pour vos réponses. 🙂
Thibaut
Ayant fait 5 croisières avec CDF, je souhaite désormais découvrir autre chose, et mes dates me portent vers une croisière sur le costa diadema, qui d'ailleurs me tape dans l'œil depuis sa mise en service 😎.
Je souhaite partir début janvier en méditerranée occidentale (certes, il vas faire froid, mais je n'ai que ces dates disponibles...)
En regardant le choix de cabines, costa me propose entre autre une cabine intérieure samsara.
Ma question est donc : Quels-sont les avantages du samsara, et ce pour une cabine intérieur ? (Au niveau des services en général, pas ceux de la cabine, car je me doute bien qu'il y a une différence entre une suite et une intérieur.)
Merci beaucoup d'avance pour vos réponses. 🙂
Thibaut
Billets revendeurs ou compagnie English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'adresse à vous car il y a quelque chose que je ne comprends pas lors de la réservation de billets d'avion. J'ai cherché partout sur Internet sans vraiment trouver de réponse exacte. Pour l'info, je cherche des billets Paris/Bangkok pour Noël, mais ma question est plutôt d'ordre général.
En cherchant des billets, avec des comparateurs (type Kayak pour n'en citer qu'un), je me retrouve pour un vol particulier avec plein de choix de revendeurs (type govoyages, etc.) et donc plein de prix différents. Jusque là ok. Mais est-ce que ces revendeurs ont acheté les billets à la compagnie, et ensuite nous les revendent ? Je pose la question car je cherche les billets pour 2 personnes, et sur un des revendeurs, il est indiqué qu'il ne reste qu'1 place. Et ceci même quand je fais direct la recherche pour 2 ; pourquoi proposer ce billet s'il n'est capable de m'en vendre qu'un seul ? En fait, je ne voudrais pas me retrouver à commander le billet, et qu'après je reçoive un mail disant que ma commande n'a pas pu être satisfaite + éventuellement augmentation du prix...
Par ailleurs, j'ai vu que directement sur le site de la compagnie, selon la compagnie regardée il y en a une où le prix est doublé (d'où l'intérêt du revendeur si les billets sont bien en sa possession et donc les prix "assurés"), et sur l'autre, il n'y a tout simplement pas de place en "Economy Saver" ! Comment ça se fait que je peux trouver des billets dans cette classe ailleurs mais pas sur le site de la compagnie ? Peut-on faire confiance à un revendeur pour acheter un billet quand ce billet n'existe plus sur le site de la compagnie ?
J'espère que vous pourrez m'éclairer un peu 😉
Je m'adresse à vous car il y a quelque chose que je ne comprends pas lors de la réservation de billets d'avion. J'ai cherché partout sur Internet sans vraiment trouver de réponse exacte. Pour l'info, je cherche des billets Paris/Bangkok pour Noël, mais ma question est plutôt d'ordre général.
En cherchant des billets, avec des comparateurs (type Kayak pour n'en citer qu'un), je me retrouve pour un vol particulier avec plein de choix de revendeurs (type govoyages, etc.) et donc plein de prix différents. Jusque là ok. Mais est-ce que ces revendeurs ont acheté les billets à la compagnie, et ensuite nous les revendent ? Je pose la question car je cherche les billets pour 2 personnes, et sur un des revendeurs, il est indiqué qu'il ne reste qu'1 place. Et ceci même quand je fais direct la recherche pour 2 ; pourquoi proposer ce billet s'il n'est capable de m'en vendre qu'un seul ? En fait, je ne voudrais pas me retrouver à commander le billet, et qu'après je reçoive un mail disant que ma commande n'a pas pu être satisfaite + éventuellement augmentation du prix...
Par ailleurs, j'ai vu que directement sur le site de la compagnie, selon la compagnie regardée il y en a une où le prix est doublé (d'où l'intérêt du revendeur si les billets sont bien en sa possession et donc les prix "assurés"), et sur l'autre, il n'y a tout simplement pas de place en "Economy Saver" ! Comment ça se fait que je peux trouver des billets dans cette classe ailleurs mais pas sur le site de la compagnie ? Peut-on faire confiance à un revendeur pour acheter un billet quand ce billet n'existe plus sur le site de la compagnie ?
J'espère que vous pourrez m'éclairer un peu 😉
Air Europa (Pérou) English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur ce forum voyage et j'aimerais savoir quelque chose.
Je vais, pour la première fois de ma vie partir loin loin loin (pas en Europe donc) ; je vais au Pérou pour trois mois.
J'ai acheté mon aller-retour avec AIR EUROPA, compagnie espagnole. Quelqu'un a déjà voyagé avec cette compagnie? Je pars de Bruxelles pour m'arrêter à Madrid pour m'arrêter à Lima pour m'arrêter à Cuzco (dur).
Je voulais donc savoir :
- Il faut un billet d'embarquement (différent du billet imprimé, celui qu'on m'a envoyé par mail quand j'ai acheté les places)? A télécharger H48 avant le vol, c'est bien ça?
- Au niveau des sièges, j'ai lu quelque chose qui m'a un peu inquiété. J'aimerais savoir si je peux bien réserver mes sièges H48 avant ou si c'était mieux de payer plus pour réserver à l'avance
http://aea.aireuropa.com/waeam/be/estaticos/guia_pasajero/condiciones_billete.html "Passagers non admis dans l’embarquement Dû aux processus de réserve et de control des places en ligne régulière, peuvent se produire circonstanciellement des situations où, dû au manque de sièges pour le vol réservé, le passager n’a pas été admis même s’il est le titulaire d’un billet avec une place confirmée. Le règlement du conseil (CEE) nº295/91 du 4 février 1911, établi des normes communes à un système de dédommagement par dénégation d’embarquement dans le transport aérien régulier dès un aéroport de l’Union Européenne."
Merci d'avance et pardon si ces questions vous semblent un peu naze. Je m'inquiète pas mal et je voudrais vraiment que tout se passe pour le mieux : S
Hasta luego Alice
Je suis nouvelle sur ce forum voyage et j'aimerais savoir quelque chose.
Je vais, pour la première fois de ma vie partir loin loin loin (pas en Europe donc) ; je vais au Pérou pour trois mois.
J'ai acheté mon aller-retour avec AIR EUROPA, compagnie espagnole. Quelqu'un a déjà voyagé avec cette compagnie? Je pars de Bruxelles pour m'arrêter à Madrid pour m'arrêter à Lima pour m'arrêter à Cuzco (dur).
Je voulais donc savoir :
- Il faut un billet d'embarquement (différent du billet imprimé, celui qu'on m'a envoyé par mail quand j'ai acheté les places)? A télécharger H48 avant le vol, c'est bien ça?
- Au niveau des sièges, j'ai lu quelque chose qui m'a un peu inquiété. J'aimerais savoir si je peux bien réserver mes sièges H48 avant ou si c'était mieux de payer plus pour réserver à l'avance
http://aea.aireuropa.com/waeam/be/estaticos/guia_pasajero/condiciones_billete.html "Passagers non admis dans l’embarquement Dû aux processus de réserve et de control des places en ligne régulière, peuvent se produire circonstanciellement des situations où, dû au manque de sièges pour le vol réservé, le passager n’a pas été admis même s’il est le titulaire d’un billet avec une place confirmée. Le règlement du conseil (CEE) nº295/91 du 4 février 1911, établi des normes communes à un système de dédommagement par dénégation d’embarquement dans le transport aérien régulier dès un aéroport de l’Union Européenne."
Merci d'avance et pardon si ces questions vous semblent un peu naze. Je m'inquiète pas mal et je voudrais vraiment que tout se passe pour le mieux : S
Hasta luego Alice
Conseils pour un premier voyage hors d'Europe! English translation pending
Bonjours à toutes et à tous,
C’est la première fois que je post quelque chose ici alors j’espère que c’est dans la bonne catégorie et que je ne vais pas me faire taper sur les doigts haha :)
Pour vous expliquer brièvement ma situation : Mes parents n’ont jamais été de grands voyageurs donc je n’ai que très rarement voyagé en dehors de la France (Belgique, Suisse). J’ai donc décidé il y a deux ans qu’il fallait ce bouger un peu et essayer d’apprendre l’anglais (parce qu’à 25 ans il était temps). Je suis alors allé en 2014/15 pour 1 an en Erasmus aux Pays-Bas ou j’y ai effectivement appris la langue anglaise en un temps record. Vivre à l’étranger et côtoyer des nationalités de tout pays ma alors donné envie de bouger dans le monde et d’essayer de le découvrir un peu plus par mes yeux et non pas la tv. J’ai pus cette année avec ma classe de master 2, visiter un peu le Portugal, et je me suis réuni avec mes anciens collègue en Pologne et ça ma conforté dans mon idée d’aller à l’aventure, et peut être même tenter le PVT par la suite (même si je commence à pas être jeune alors il va falloir accélérer la chose haha).
Tout cela pour dire que je ne suis jamais parti hors d’Europe. Fin septembre ce fini mon master 2 et avant de rentrer pleinement dans la vie active et lancer des projets pour aller travailler à l’étranger, je voudrai me faire un gros voyage histoire de fêter toutes ces années de dur labeur. A la base je devais aller au Brésil pendant 2 mois car mon ancien colocataire Brésilien devais m’héberger etc et j’avais donc pris mes billets Air France dans ce sens. Cependant maintenant ça sent le sapin comme qui dirais et je vais devoir changer mes billets et j’hésite fortement à soit réduire le temps au Brésil et aller autre part en Amérique du Sud voir Caraïbes (Cuba m’attire fortement), soit à envisager d’autres destinations et parcours comme aller en Asie ou les Iles. Bref, j’étudie ce qui est faisable et un plan B.
Ce que je souhaiterais : j’aimerai beaucoup partir cet hiver la ou il y a du soleil, pas forcément l’été à 40° mais un peu de chaleur quand même et avec pas loin de belles plages avec de l’eau qui soit bleue et transparente (j’adore la mer, mais pas vraiment celle de La Rochelle quoi). Avec de la civilisation (j’adore l’architecture qui change un de ce que l’on voit) mais aussi beaucoup d’espaces naturelles (j’adore la nature comme les forets, pas trop la montagne) histoire de ce reposer et de pouvoir méditer et réfléchir tranquillement (hé oui j’ai pas mal de chose à réfléchir aussi pendant ce voyage). Bref, beaucoup de dépaysement, de rencontres culturels dans des espaces naturels mais aussi un peu de ville. Un endroit où on sera compris aussi en Anglais, et où si possible ce ne soit pas trop dangereux haha. C’est pour cela qu’à la base j’avais pensé à l’Asie, Amérique du Sud et Caraïbes. Vu que c’est plutôt pour de la découverte, avoir du dépaysement et surtout prendre le temps de me poser et réfléchir je vais de fait partir seul. Je me suis commander un accessoire de Work-Out et je vais bientôt commencer un entrainement spécial de remise en forme pour Backpackers donc une forte mobilité est possible que ce soit à pied ou autre. Après je cherche aussi à partir le plus de temps possible, 1 mois minimum, maximum 2 mois.
Budget : si c’est avant décembre dans les 2000€, si c’est après décembre dans les 3000€.
Du coup je ne sais pas trop ce qui est possible ou pas selon mon budget et ce que je souhaite et je suis un peu perdu dans ces recherches, c’est pourquoi si certains d’entre vous qui avez probablement voyagés vers ces destinations peuvent m’aider et donner certains conseils, je suis preneur !
Merci d’avance et bonne journée à vous !
Pour vous expliquer brièvement ma situation : Mes parents n’ont jamais été de grands voyageurs donc je n’ai que très rarement voyagé en dehors de la France (Belgique, Suisse). J’ai donc décidé il y a deux ans qu’il fallait ce bouger un peu et essayer d’apprendre l’anglais (parce qu’à 25 ans il était temps). Je suis alors allé en 2014/15 pour 1 an en Erasmus aux Pays-Bas ou j’y ai effectivement appris la langue anglaise en un temps record. Vivre à l’étranger et côtoyer des nationalités de tout pays ma alors donné envie de bouger dans le monde et d’essayer de le découvrir un peu plus par mes yeux et non pas la tv. J’ai pus cette année avec ma classe de master 2, visiter un peu le Portugal, et je me suis réuni avec mes anciens collègue en Pologne et ça ma conforté dans mon idée d’aller à l’aventure, et peut être même tenter le PVT par la suite (même si je commence à pas être jeune alors il va falloir accélérer la chose haha).
Tout cela pour dire que je ne suis jamais parti hors d’Europe. Fin septembre ce fini mon master 2 et avant de rentrer pleinement dans la vie active et lancer des projets pour aller travailler à l’étranger, je voudrai me faire un gros voyage histoire de fêter toutes ces années de dur labeur. A la base je devais aller au Brésil pendant 2 mois car mon ancien colocataire Brésilien devais m’héberger etc et j’avais donc pris mes billets Air France dans ce sens. Cependant maintenant ça sent le sapin comme qui dirais et je vais devoir changer mes billets et j’hésite fortement à soit réduire le temps au Brésil et aller autre part en Amérique du Sud voir Caraïbes (Cuba m’attire fortement), soit à envisager d’autres destinations et parcours comme aller en Asie ou les Iles. Bref, j’étudie ce qui est faisable et un plan B.
Ce que je souhaiterais : j’aimerai beaucoup partir cet hiver la ou il y a du soleil, pas forcément l’été à 40° mais un peu de chaleur quand même et avec pas loin de belles plages avec de l’eau qui soit bleue et transparente (j’adore la mer, mais pas vraiment celle de La Rochelle quoi). Avec de la civilisation (j’adore l’architecture qui change un de ce que l’on voit) mais aussi beaucoup d’espaces naturelles (j’adore la nature comme les forets, pas trop la montagne) histoire de ce reposer et de pouvoir méditer et réfléchir tranquillement (hé oui j’ai pas mal de chose à réfléchir aussi pendant ce voyage). Bref, beaucoup de dépaysement, de rencontres culturels dans des espaces naturels mais aussi un peu de ville. Un endroit où on sera compris aussi en Anglais, et où si possible ce ne soit pas trop dangereux haha. C’est pour cela qu’à la base j’avais pensé à l’Asie, Amérique du Sud et Caraïbes. Vu que c’est plutôt pour de la découverte, avoir du dépaysement et surtout prendre le temps de me poser et réfléchir je vais de fait partir seul. Je me suis commander un accessoire de Work-Out et je vais bientôt commencer un entrainement spécial de remise en forme pour Backpackers donc une forte mobilité est possible que ce soit à pied ou autre. Après je cherche aussi à partir le plus de temps possible, 1 mois minimum, maximum 2 mois.
Budget : si c’est avant décembre dans les 2000€, si c’est après décembre dans les 3000€.
Du coup je ne sais pas trop ce qui est possible ou pas selon mon budget et ce que je souhaite et je suis un peu perdu dans ces recherches, c’est pourquoi si certains d’entre vous qui avez probablement voyagés vers ces destinations peuvent m’aider et donner certains conseils, je suis preneur !
Merci d’avance et bonne journée à vous !
À visiter dans la province de Buenos Aires English translation pending
Bonjour à tous !
Quelques idées de circuits pour ceux qui veulent voir autre chose que les « 8 fanions » (Bariloche, Salta, Iguazu, Ushuaia, Valdes, Mendoza, El Calafate, Buenos Aires) en Argentine. Oui, je vais peut être en étonner plus d’un mais l’Argentine ne se résume (heureusement) pas à 8 punaises plantées sur une carte d’un pays aussi vaste que 5 fois la France. Entre chaque « punaise » distant chacune de plusieurs centaines de km, vous pouvez bien imaginer qu’il y en a des villages, des parcs, des montagnes et des vallées avec des curiosités à découvrir !
Donc pour ceux qui viennent en Argentine (pour 3 ou 4 semaines) uniquement pour faire le « bip bip » sur des vols intérieurs et se retrouver sur chaque « punaise » pour « faire » le « circuit nord » et le « circuit sud » en 3 jours, il y a en effet le guide du routard ou le Petit Futé qui donnent d’excellents conseils. Pour les autres voyageurs qui veulent découvrir autre chose en Argentine, les guides étrangers sont assez limités, et il faut profiter alors de son passage à Buenos Aires pour « faire » les librairies et s’armer de guides argentins et de cartes routières centrés sur une province en particulier. Lors de votre voyage (qu’il soit le premier ou non) vous allez atterrir à Ezeiza, qui se trouve dans la province de Buenos Aires (Capitale La Plata). A ne pas confondre avec la ville de Buenos Aires indépendante de la province. Or, il n’existe presque rien dans les guides étrangers sur cette province (qui en passant s’étend sur une surface plus grande que celle de l’Italie). On nous rabâche Tigre et à la rigueur San Antonio de Areco, mais le reste de la province est considérée comme « Terra incognita ». Une sorte d’espace tout blanc sur les cartes des guides français !
Ce post a donc pour but de vous montrer que la « grosse tache blanche » est peuplée par des centaines de villages et de petites villes qui valent le détour, des parcs naturels, des massifs montagneux, des lacs, une cote atlantique, et des vallées qui n’attendent que vous ! Quelques idées donc de balades pour ceux qui ont dans l’idée de passer au moins 1 semaine dans la province. Le mieux (comme toujours en Argentine) est de louer une voiture et de faire une boucle pour la rendre bien sur au même endroit. Comptez dans les 2.000 km pour une semaine ou 3.000 km pour 2 semaines.
Pour le sud de la Province, j’ai repéré pour le moment 3 premières destinations intéressantes qui sont :
Chacomus:

C’est est une petite ville de 30.000 habitants de la province de Buenos Aires située à 130 km au sud de la ville de Buenos Aires extrêmement bien desservie puisque sur la route entre la capitale argentine et la ville de Mar del Plata. Elle est devenue en quelques années à la mode pour les porteños y passant quelques jours par exemple lors d’un weekend long. On a donc l’avantage en 1 heure et demi de voiture de se retrouver en pleine campagne, proche de très nombreux lacs dans une ambiance dépaysante surtout quand on vient de la grande ville ! Si vous y passez en semaine, c’est encore plus tranquille ! Une bonne étape donc si vous vous dirigez vers le sud ! … et surtout totalement ignorée du tourisme de masse. De nombreux restaurants, des hôtels pour tous les prix, et des lagunes ….. La lagune de Chascomus bien sur, vous pouvez faire le tour en voiture ou en vélo (30km), mais aussi d’autres bien plus sauvages et presque sans aucun construction comme celles de Vitel, Mananciales, Salada, Chis Chis, del Burro, etc…. Cerise sur le gâteau, c’est le rendez vous des ornithologues, par exemple pour voir les flamands roses (El Flamenco Austral) « Phoenicopterus chilensis ». Donc nature et oiseaux sont au rendez vous et cela à une heure et demi de la Plaza de Mayo ! Article plus complet sur Chascomus.
Balcarce :

Un endroit spécial pour faire changer d’idée ceux qui pensent que la province de Buenos Aires n’est qu’une succession de pampa plate et monotone. En effet, la ville de Balcarce se trouve en plein dans le massif dit du « système de Tandilia ». Sachez que celui-ci a plus de 2,5 milliards d’années, ce qui en fait un des plus anciens au Monde. Une chaine de 340 km de long sur 60 km de large. Le plus haut sommet est à 524 m. C’est aussi dans cette chaine, qu’on a trouvé les restes les plus anciens de l’homme en Amérique. En effet si jusqu’á présent on a toujours prétendu que l’homme était arrivé en Amérique par le détroit de Béring il y a 14.000 ans, voila que quelques découvertes au Brésil et en Argentine (dont dans cette sierra) remet tout en doute. Nous y avons trouvé des traces de l’homme d’il y a 60.000 ans ! 2 à 3 journées sont suffisantes à Balcarce en y joignant des randonnées, ou alors vous êtes un mordu des sierras qui l’entourent et dans ca cas la, alterner aussi parapente et randonnées un peu plus ardues avec visites de quelques grottes. Randonnées à cheval ou tour en barque sur les lacs environnants. Vous êtes plongés à fond dans la campagne et surtout totalement hors des sentiers battus. L’élément le plus connu reste tout de même l’excellent Musée Fangio au centre ville. Article plus complet sur Balcarce.
Tandil :

C’est une petite ville de 120.000 habitants située à 375 km au sud ouest de Buenos Aires, a essentiellement une activité agricole et d’élevage, mais a pu au fil du temps se développer touristiquement grâce notamment à la Sierra (chaine de montagnes basses). Les principales attractions de la région sont Le « cerro Centinela », le « Parque Independencia », le « Calvario », la « Piedra Movediza », et le « Lago del Fuerte ». Tandil est peuplé essentiellement de descendants d’italiens, de Basques Français et d’Espagnols arrivés vers 1865-1895, mais il est à noter une particularité qui est l’installation de la première colonie danoise du pays en 1847. Il existe toujours des descendants Danois luthériens à Tandil. Une chose aussi a découvrir est le “Chemin mystérieux” (Camino misterioso) ainsi baptisé car très énigmatique. En effet une petite rue se termine en sentier dans les collines, et bien qu’il semble que ca soit une descente, il s’agit d’une montée. La population des lieux l’attribut a une sorte de magnétisme. Il paraitrait plutôt qu’il s’agisse d’une illusion optique. Vous êtes dans la nature, mêler la découverte au sport, c’est aussi dans cette ville que vous pouvez faire des balades à vélo, à cheval, de l’escalade, varappe, descente en rappel. Toujours plein de plans d’eau c’est aussi le moyen de faire de la voile, canoë, etc…(Je pense plus particulièrement aux étudiants et stagiaires français basés à Buenos Aires !). Article plus complet sur Tandil. Article plus complet sur Tandil.
Voila, c’est déjà un premier jet ! Vous imaginez bien qu’’il y a encore plein d’autres destinations très proches de Buenos Aires (par la route) dans un rayon de 150 à 400 km. Je compte sur vous pour ajouter votre grain de sel par d’autres posts ci-dessous !
A bientôt ! Et bonne route !
Herge ! www.petitherge.com
Quelques idées de circuits pour ceux qui veulent voir autre chose que les « 8 fanions » (Bariloche, Salta, Iguazu, Ushuaia, Valdes, Mendoza, El Calafate, Buenos Aires) en Argentine. Oui, je vais peut être en étonner plus d’un mais l’Argentine ne se résume (heureusement) pas à 8 punaises plantées sur une carte d’un pays aussi vaste que 5 fois la France. Entre chaque « punaise » distant chacune de plusieurs centaines de km, vous pouvez bien imaginer qu’il y en a des villages, des parcs, des montagnes et des vallées avec des curiosités à découvrir !
Donc pour ceux qui viennent en Argentine (pour 3 ou 4 semaines) uniquement pour faire le « bip bip » sur des vols intérieurs et se retrouver sur chaque « punaise » pour « faire » le « circuit nord » et le « circuit sud » en 3 jours, il y a en effet le guide du routard ou le Petit Futé qui donnent d’excellents conseils. Pour les autres voyageurs qui veulent découvrir autre chose en Argentine, les guides étrangers sont assez limités, et il faut profiter alors de son passage à Buenos Aires pour « faire » les librairies et s’armer de guides argentins et de cartes routières centrés sur une province en particulier. Lors de votre voyage (qu’il soit le premier ou non) vous allez atterrir à Ezeiza, qui se trouve dans la province de Buenos Aires (Capitale La Plata). A ne pas confondre avec la ville de Buenos Aires indépendante de la province. Or, il n’existe presque rien dans les guides étrangers sur cette province (qui en passant s’étend sur une surface plus grande que celle de l’Italie). On nous rabâche Tigre et à la rigueur San Antonio de Areco, mais le reste de la province est considérée comme « Terra incognita ». Une sorte d’espace tout blanc sur les cartes des guides français !
Ce post a donc pour but de vous montrer que la « grosse tache blanche » est peuplée par des centaines de villages et de petites villes qui valent le détour, des parcs naturels, des massifs montagneux, des lacs, une cote atlantique, et des vallées qui n’attendent que vous ! Quelques idées donc de balades pour ceux qui ont dans l’idée de passer au moins 1 semaine dans la province. Le mieux (comme toujours en Argentine) est de louer une voiture et de faire une boucle pour la rendre bien sur au même endroit. Comptez dans les 2.000 km pour une semaine ou 3.000 km pour 2 semaines.
Pour le sud de la Province, j’ai repéré pour le moment 3 premières destinations intéressantes qui sont :
Chacomus:

C’est est une petite ville de 30.000 habitants de la province de Buenos Aires située à 130 km au sud de la ville de Buenos Aires extrêmement bien desservie puisque sur la route entre la capitale argentine et la ville de Mar del Plata. Elle est devenue en quelques années à la mode pour les porteños y passant quelques jours par exemple lors d’un weekend long. On a donc l’avantage en 1 heure et demi de voiture de se retrouver en pleine campagne, proche de très nombreux lacs dans une ambiance dépaysante surtout quand on vient de la grande ville ! Si vous y passez en semaine, c’est encore plus tranquille ! Une bonne étape donc si vous vous dirigez vers le sud ! … et surtout totalement ignorée du tourisme de masse. De nombreux restaurants, des hôtels pour tous les prix, et des lagunes ….. La lagune de Chascomus bien sur, vous pouvez faire le tour en voiture ou en vélo (30km), mais aussi d’autres bien plus sauvages et presque sans aucun construction comme celles de Vitel, Mananciales, Salada, Chis Chis, del Burro, etc…. Cerise sur le gâteau, c’est le rendez vous des ornithologues, par exemple pour voir les flamands roses (El Flamenco Austral) « Phoenicopterus chilensis ». Donc nature et oiseaux sont au rendez vous et cela à une heure et demi de la Plaza de Mayo ! Article plus complet sur Chascomus.
Balcarce :

Un endroit spécial pour faire changer d’idée ceux qui pensent que la province de Buenos Aires n’est qu’une succession de pampa plate et monotone. En effet, la ville de Balcarce se trouve en plein dans le massif dit du « système de Tandilia ». Sachez que celui-ci a plus de 2,5 milliards d’années, ce qui en fait un des plus anciens au Monde. Une chaine de 340 km de long sur 60 km de large. Le plus haut sommet est à 524 m. C’est aussi dans cette chaine, qu’on a trouvé les restes les plus anciens de l’homme en Amérique. En effet si jusqu’á présent on a toujours prétendu que l’homme était arrivé en Amérique par le détroit de Béring il y a 14.000 ans, voila que quelques découvertes au Brésil et en Argentine (dont dans cette sierra) remet tout en doute. Nous y avons trouvé des traces de l’homme d’il y a 60.000 ans ! 2 à 3 journées sont suffisantes à Balcarce en y joignant des randonnées, ou alors vous êtes un mordu des sierras qui l’entourent et dans ca cas la, alterner aussi parapente et randonnées un peu plus ardues avec visites de quelques grottes. Randonnées à cheval ou tour en barque sur les lacs environnants. Vous êtes plongés à fond dans la campagne et surtout totalement hors des sentiers battus. L’élément le plus connu reste tout de même l’excellent Musée Fangio au centre ville. Article plus complet sur Balcarce.
Tandil :

C’est une petite ville de 120.000 habitants située à 375 km au sud ouest de Buenos Aires, a essentiellement une activité agricole et d’élevage, mais a pu au fil du temps se développer touristiquement grâce notamment à la Sierra (chaine de montagnes basses). Les principales attractions de la région sont Le « cerro Centinela », le « Parque Independencia », le « Calvario », la « Piedra Movediza », et le « Lago del Fuerte ». Tandil est peuplé essentiellement de descendants d’italiens, de Basques Français et d’Espagnols arrivés vers 1865-1895, mais il est à noter une particularité qui est l’installation de la première colonie danoise du pays en 1847. Il existe toujours des descendants Danois luthériens à Tandil. Une chose aussi a découvrir est le “Chemin mystérieux” (Camino misterioso) ainsi baptisé car très énigmatique. En effet une petite rue se termine en sentier dans les collines, et bien qu’il semble que ca soit une descente, il s’agit d’une montée. La population des lieux l’attribut a une sorte de magnétisme. Il paraitrait plutôt qu’il s’agisse d’une illusion optique. Vous êtes dans la nature, mêler la découverte au sport, c’est aussi dans cette ville que vous pouvez faire des balades à vélo, à cheval, de l’escalade, varappe, descente en rappel. Toujours plein de plans d’eau c’est aussi le moyen de faire de la voile, canoë, etc…(Je pense plus particulièrement aux étudiants et stagiaires français basés à Buenos Aires !). Article plus complet sur Tandil. Article plus complet sur Tandil.
Voila, c’est déjà un premier jet ! Vous imaginez bien qu’’il y a encore plein d’autres destinations très proches de Buenos Aires (par la route) dans un rayon de 150 à 400 km. Je compte sur vous pour ajouter votre grain de sel par d’autres posts ci-dessous !
A bientôt ! Et bonne route !
Herge ! www.petitherge.com
Anti-moustiques partout ou seulement à Chitwan? (Népal) English translation pending
Bonsoir à tous,
Désolée car j'ai l'impression d'avoir déjà lu quelque chose sur le sujet mais je n'arrive plus à retrouver le post.
J'ai compris que les anti moustiques n'étaient nécessaires que pour Chitwan et non dans la vallée de Katmandou ni à Pokhara. Pouvez-vous confirmer ou infirmer cette affirmation svp ?
Merci beaucoup d 'avance Bonne fin de week-end
Merci beaucoup d 'avance Bonne fin de week-end
Vol direct Bordeaux-Sevilla English translation pending
Hola 😉
Je suis tombé tout à fait par hasard hier dessus en cherchant autre chose mais cela peut servir peut-être à certain(e)s membres du forum Espagne-Andalousie.
Des vols directs existent entre Bordeaux et Sevilla à moins de 100€, celui que j'ai trouvé est -par exemple- pour septembre à environ 75€
Je suis tombé tout à fait par hasard hier dessus en cherchant autre chose mais cela peut servir peut-être à certain(e)s membres du forum Espagne-Andalousie.
Des vols directs existent entre Bordeaux et Sevilla à moins de 100€, celui que j'ai trouvé est -par exemple- pour septembre à environ 75€
Visiter le sud de Palawan English translation pending
Bonjour
Nous souhaiterions visiter le sud de palawan mais ne trouvons pas grand chose dans les guides; quelqu'un connaît il? Avez vous des reçois de destinations et d'hébergement ?
Merci!
Séjour en Ontario en septembre 2015 English translation pending
Bonjour , je suis en train de réfléchir à mon voyage de septembre 2015.Une chose de sur pour l'instant je vais faire une boucle au départ de Montréal.
Etant déjà rester 5 jours à Montréal en 2012 je ne pense y rester qu'une journée sur place. Apres je voulais savoir si c'était mieux de faire une boucle comme ça
J1 vol vers Montreal
J2 Montreal
J3 Kingston
J4 Kingston
J5 Toronto
J6 Toronto
J7 Niagara on the lake
J8 Niagara on the lake pour visiter les chutes
Je ne veux pas revenir par Kingston pour rejoindre Ottawa , je ne sais pas ou m'arrêter j'ai pensé à ça
J9 Hunstville ou Peterborough via Georgina ou J10 Ottawa J11 Ottawa J12 Montréal
Si je passe par hunstville je reste un jour de plus pour visiter le parc mais ça fait beaucoup de route pour rejoindre Ottawa. Je ne sais pas par ou passer pour rejoindre Ottawa depuis Niagara on the lake sans passer par la même route.
L'autre option est de commencer par Ottawa descendre vers Toronto soit via Hunstville soit Peterborough ou autre , faire Niagara on the Lake et revenir à Montréal par Kingston.
Lequel des circuits et le mieux , en sachant que je compte prendre 15 jours donc il y aurait 3 jours pour m'aider à faire des liaisons ou à rester sur un coin pour approfondir.
Merci pour votre aide
Je ne veux pas revenir par Kingston pour rejoindre Ottawa , je ne sais pas ou m'arrêter j'ai pensé à ça
J9 Hunstville ou Peterborough via Georgina ou J10 Ottawa J11 Ottawa J12 Montréal
Si je passe par hunstville je reste un jour de plus pour visiter le parc mais ça fait beaucoup de route pour rejoindre Ottawa. Je ne sais pas par ou passer pour rejoindre Ottawa depuis Niagara on the lake sans passer par la même route.
L'autre option est de commencer par Ottawa descendre vers Toronto soit via Hunstville soit Peterborough ou autre , faire Niagara on the Lake et revenir à Montréal par Kingston.
Lequel des circuits et le mieux , en sachant que je compte prendre 15 jours donc il y aurait 3 jours pour m'aider à faire des liaisons ou à rester sur un coin pour approfondir.
Merci pour votre aide
Deux jours à Paris English translation pending
Besoin d'aide pour visiter Paris et voir le plus de chose en 2jours
Du samedi a 17:00 au Lundi 12:00 en octobre.
Merci
Autoroute 91 entre Stanstead et Chicopee English translation pending
Bonjour
J'aimerais savoir, est ce qu'il y a quelque chose intéressant a voir sur la 91 entre stanstead et Chicopee (90) ?
Merci
Merci
Location 4x4 et écouter de la musique English translation pending
bonjour
nous allons louer un SUV chez ALAMO : est ce qu'il y a autre chose qu'un lecteur CD pour écouter de la musique ? est ce qu'il y a une prise USB pas ex et dans ce cas est ce qu'ils lisent les fichiers autre que mp3 tels que les fichiers FLAC ou EAC ?
et chez ALAMO : qu'est ce qu'on trouve comme marque de SUV en ce moment ? est ce qu'ils ont encore des jeep liberty ?
merci pour votre aide
cloode
nous allons louer un SUV chez ALAMO : est ce qu'il y a autre chose qu'un lecteur CD pour écouter de la musique ? est ce qu'il y a une prise USB pas ex et dans ce cas est ce qu'ils lisent les fichiers autre que mp3 tels que les fichiers FLAC ou EAC ?
et chez ALAMO : qu'est ce qu'on trouve comme marque de SUV en ce moment ? est ce qu'ils ont encore des jeep liberty ?
merci pour votre aide
cloode
Côte balte polonaise à vélo English translation pending
Bonjour,
J’envisage de faire cet été en vélo la cote Balte polonaise (quelque chose du style Berlin – Elbag), malgré beaucoup de renseignements trouvés sur ce Forum, j’aimerai d’autres renseignements.
- Y a-t-il de petits campings calme ? ceux dont j’ai vu et/ou entendu des commentaires semblent bruyants et très rapidement bondés - Début août est très fréquenté ? - Concernant les routes, les plus petites en bords de mer sont t-elles aussi très bouchonnée, y a-t-il des alternatives plus calme en longeant la mer - Le vent est t’il important et souffle t’il majoritairement dans le sens de la baltique vers la mer du nord ?
Tous les "bons plans" et vis sont les bienvenus. Merci d’avance pour vos réponses :)
J’envisage de faire cet été en vélo la cote Balte polonaise (quelque chose du style Berlin – Elbag), malgré beaucoup de renseignements trouvés sur ce Forum, j’aimerai d’autres renseignements.
- Y a-t-il de petits campings calme ? ceux dont j’ai vu et/ou entendu des commentaires semblent bruyants et très rapidement bondés - Début août est très fréquenté ? - Concernant les routes, les plus petites en bords de mer sont t-elles aussi très bouchonnée, y a-t-il des alternatives plus calme en longeant la mer - Le vent est t’il important et souffle t’il majoritairement dans le sens de la baltique vers la mer du nord ?
Tous les "bons plans" et vis sont les bienvenus. Merci d’avance pour vos réponses :)
Royal Decameron Montego Beach? English translation pending
Bonsoir
Je fais des recherches pour cette hôtel mais je ne trouve pas grand chose malheureusement 🤪
J'aimerais avoir des infos sur l'hôtel en général. Chambre, restos, plage ect
Jamais été en Jamaique.
Merci de bien vouloir nous aider.
Bonne soirée Miso
Fête nationale en Suède English translation pending
Bonjour,
La fête nationale tombe le 6 juin en Suède. Apparemment c'est quelque chose d'assez recent dans le pays. Est ce que les musées et les boutiques sont ouverts ce jour là?
Merci pour vos réponses
La fête nationale tombe le 6 juin en Suède. Apparemment c'est quelque chose d'assez recent dans le pays. Est ce que les musées et les boutiques sont ouverts ce jour là?
Merci pour vos réponses
Australie: Working Holiday Visa, cueillette de fruits/WWOOFing English translation pending
Salut les
Je suis actuellement en Thaïlande un vrai bonheur, malheureusement toute bonne chose ont une fin 😕 mon visa ce termine mi mars...
j aimerais pouvoir enchaîner sur l Australie pour faire du pick fruting woofing en gros pouvoir rester sur les routes tout en allégeant les dépenses voir aussi trouver un vanne ou un break pour tracer sur les grande ligne droite Australienne!
Si mon projet te parle que tu a l esprit plutot roots, l âme vagabonde et l humour assidu...
So see you soon!
Montréal - Québec en 1 semaine English translation pending
Bonjour à tous, malgré mes recherches je n'ai pas trouvé quelque chose qui puisse m'intéresser.
Avec mon épouse nous partons, pour la première partie de notre voyage de noce, à Montréal pour une durée d'une semaine.
Nous partons précisément du 09 avril 2014 au 16 avril 2014.
Je sais le délai est très court mais nous ne connaissons pas vraiment les lieux et désirons utiliser au mieux le temps que nous avons.
J'ai l'intention de rester plus longtemps à Montréal (car mon frère y sera à ce moment là).
J'aimerais visiter Québec aussi.
Nos centre d'intérêts : *les incontournables de la région; *Les parcs nationaux; *Québec
Ce qui ne nous intéresse pas, ce sont les randonnées.
Nous avons déjà réservé un véhicule sur place. Si vous avez des propositions d'hôtel dans les environs
Un tout grand merci à vous
Avec mon épouse nous partons, pour la première partie de notre voyage de noce, à Montréal pour une durée d'une semaine.
Nous partons précisément du 09 avril 2014 au 16 avril 2014.
Je sais le délai est très court mais nous ne connaissons pas vraiment les lieux et désirons utiliser au mieux le temps que nous avons.
J'ai l'intention de rester plus longtemps à Montréal (car mon frère y sera à ce moment là).
J'aimerais visiter Québec aussi.
Nos centre d'intérêts : *les incontournables de la région; *Les parcs nationaux; *Québec
Ce qui ne nous intéresse pas, ce sont les randonnées.
Nous avons déjà réservé un véhicule sur place. Si vous avez des propositions d'hôtel dans les environs
Un tout grand merci à vous
Quelle école pour des enfants français de 4 et 6 ans à Marrakech? English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi souhaitons partir vivre au Maroc. La seule chose qui nous empêche de sauter le pas c'est l'école pour nos 2 enfants qui rentreront en moyenne section de maternelle et au CP en septembre 2014! En effet, j'ai beau passer des heures sur internet à chercher des infos, je n'arrive pas à trouver la bonne solution pour les inscrire. J'ai cru comprendre (on souhaite vivre à Marrakech) qu'il y avait les école AEFE et OSUI pr lesquelles il fallait passer des tests concours à l'issue desquels nous n'étions même pas sûrs qu'ils soient pris (risque énorme pour mon fils qui doit apprendre la lecture à la rentrée 🤪 . Pouvez vous m'expliquer concrètement de quoi il s'agit? quelles sont les chances que mes enfants soient pris?? Sinon, il y aurait apparemment des écoles privées françaises sans test d'entrée. Mais que valent elles? et y a t'il des places suffisantes ou est-ce la guerre pr en obtenir une?! Bref je ne peux prendre de décision d'expatriation sans être fixée sur ce point qui est ESSENTIEL!
Merci pour votre aide PRECIEUSE!!!! 😉
Andréa
Mon mari et moi souhaitons partir vivre au Maroc. La seule chose qui nous empêche de sauter le pas c'est l'école pour nos 2 enfants qui rentreront en moyenne section de maternelle et au CP en septembre 2014! En effet, j'ai beau passer des heures sur internet à chercher des infos, je n'arrive pas à trouver la bonne solution pour les inscrire. J'ai cru comprendre (on souhaite vivre à Marrakech) qu'il y avait les école AEFE et OSUI pr lesquelles il fallait passer des tests concours à l'issue desquels nous n'étions même pas sûrs qu'ils soient pris (risque énorme pour mon fils qui doit apprendre la lecture à la rentrée 🤪 . Pouvez vous m'expliquer concrètement de quoi il s'agit? quelles sont les chances que mes enfants soient pris?? Sinon, il y aurait apparemment des écoles privées françaises sans test d'entrée. Mais que valent elles? et y a t'il des places suffisantes ou est-ce la guerre pr en obtenir une?! Bref je ne peux prendre de décision d'expatriation sans être fixée sur ce point qui est ESSENTIEL!
Merci pour votre aide PRECIEUSE!!!! 😉
Andréa
Premier voyage à vélo (Balkans) English translation pending
Voila bientôt 1 an et demi que je prépare mon trip en vélo, chose étrange c’est que plus la date de mon départ approche plus je doute. Je ne sais pas de quoi et je n’arrive pas à cerner le pourquoi.
C’est un voyage de 4 mois a travers l’Europe des Balkans que je pense avoir bien planifier. Il faut dire que c’est mon premier voyage d’une telle durée.
Je suis curieux de savoir quelles ont été vos impressions pour votre premier grand voyage et quelles surprises, bonnes ou mauvaises celui-ci vous a procuré
C’est un voyage de 4 mois a travers l’Europe des Balkans que je pense avoir bien planifier. Il faut dire que c’est mon premier voyage d’une telle durée.
Je suis curieux de savoir quelles ont été vos impressions pour votre premier grand voyage et quelles surprises, bonnes ou mauvaises celui-ci vous a procuré
Que faire à Budapest un dimanche matin? English translation pending
que faire 1 dimanche matin a budapest ?
quelqu'un a qlq chose a me proposer qu'il aura fait /tester ?
ce sera dimanche 19 janvier
merci abfab
merci abfab
3 semaines en Australie décembre-janvier English translation pending
Bonsoir
Je reviens vers vous, je prépare le voyage et j'hésite. La seule chose de réservée, 7 jours à Sydney jusqu'au 3 janvier. je pense àu Red Centre en priorité, pas évident de s'y retrouver, partir en avion de Sydney ou de Brisbane, rester 4/5 jours ? il doit faire chaud ! et revenir par Melbourne ( The Great Océan Road ). L'avion n'a pas l'air très cher ? mais faut il tout réserver avant de partir ? Le Red Center , peut on arriver à Alice Spring et aller en bus jusqu'aux différents parcs, dormir sur place ? nous sommes deux.
Je laisse tomber la région de Cairns.. Merci de me donner quelques ..pistes..le départ approche 25 Décembre yeahh !!
Je reviens vers vous, je prépare le voyage et j'hésite. La seule chose de réservée, 7 jours à Sydney jusqu'au 3 janvier. je pense àu Red Centre en priorité, pas évident de s'y retrouver, partir en avion de Sydney ou de Brisbane, rester 4/5 jours ? il doit faire chaud ! et revenir par Melbourne ( The Great Océan Road ). L'avion n'a pas l'air très cher ? mais faut il tout réserver avant de partir ? Le Red Center , peut on arriver à Alice Spring et aller en bus jusqu'aux différents parcs, dormir sur place ? nous sommes deux.
Je laisse tomber la région de Cairns.. Merci de me donner quelques ..pistes..le départ approche 25 Décembre yeahh !!
Location de voiture au Québec avec Thrifty English translation pending
Bonjour,
Je viens de faire une simulation sur Thrifty et je suis étonnée par quelque chose Je m'explique : j'ai comparé une location Toronto/Montreal et Montreal/Toronto, modèle "compacte" du 02/08 au 22/08 Pour le Toronto/Montreal j'arrive à un tarif de 741€ (incluant les frais d'abandon mais sans le conducteur supp) Pour le Montreal/Toronto j'arrive à un tarif de 573€ (incluant les frais d'abandon mais sans le conducteur supp)
Pourquoi l'écart est-il si important car ce sont les mêmes villes ! Je ne vais pas me plaindre 😛, mais j'aimerai juste comprendre pourquoi il y a autant de différence
Si quelqu'un a déjà remarqué cela, merci d'avance pour vos lumières
Je viens de faire une simulation sur Thrifty et je suis étonnée par quelque chose Je m'explique : j'ai comparé une location Toronto/Montreal et Montreal/Toronto, modèle "compacte" du 02/08 au 22/08 Pour le Toronto/Montreal j'arrive à un tarif de 741€ (incluant les frais d'abandon mais sans le conducteur supp) Pour le Montreal/Toronto j'arrive à un tarif de 573€ (incluant les frais d'abandon mais sans le conducteur supp)
Pourquoi l'écart est-il si important car ce sont les mêmes villes ! Je ne vais pas me plaindre 😛, mais j'aimerai juste comprendre pourquoi il y a autant de différence
Si quelqu'un a déjà remarqué cela, merci d'avance pour vos lumières
Bangkok - Londres avec les vélos dans l'avion? English translation pending
Pour notre Billet Tour du Monde, Travel Nation ne semble pas trouver autre chose qu'Emirates pour nous faire rentrer de Bangkok à Londres.
Hors Si Emirates offre 30 kg de bagages, le surplus troue le porte monnaie. 36£ du kilo supplémentaire.
Nos vélos pesant dans les 21kg chacun sans le carton, le surplus vas nous doubler le prix des billets pour le retour.
Quelle compagnie avez vous utilisé et combien cela vous a couté?
Compte rendu de nos 3 semaines à vélo en famille en Aquitaine English translation pending
Pour info et pour ceux qui souhaitent faire la même chose, voici un CR rapide de nos vacances. Nous sommes partis avec nos 4 enfants (13,5 - 11,5 - 7,5 et 3 ans), durant trois semaines, avec 5 vélos, et le dernier sur un siège derrière son père.
Nous sommes partis de chez nous à Biarritz pour remonter les Landes jusqu'à Seignosse environ puis bifurquer vers le canal de Garonne, le descendre presque jusqu'à Toulouse et rentrer via Tarbes et Pau.
Le fait d'avoir plusieurs phases dans notre voyage était très sympa : Les Landes avec de super pistes cyclables mais des campings chers bruyants et festifs, donc pas à notre goût. Puis la Gironde avec de très jolies pistes cyclables, voies vertes et des campings plus sympas. Le canal de Garonne au frais sous les arbres, plat, très sympa mais un peu monotone. Puis la traversée un peu montagneuse via le plateau de Lannemezan, de petites routes, les Pyrénées en toile de fond.
Nous avons eu une chance monstrueuse : de gros orages et averses la nuit mais pas une goutte de pluie en journée. Peu de problèmes (2 crevaisons, 3 chutes et quelques croûtes aux coudes et genoux donc), un matériel adapté et une bonne organisation.
En moyenne au final nous aurons fait 45 kms par jour. Les enfants ont roulé comme des champions sans quasi jamais fatiguer et l'arrivée au camping l'après-midi avec souvent piscine ping-pong ou autre était une bonne récompense. Nous n'avions pas prévu l'itinéraire précis ni les campings avant, nous sommes cassé le nez de temps en temps (d'où quelques étapes plus longues que prévues). Finalement nous avons préféré ne pas faire de camping sauvage, trop peur des incendies dans les Landes et trop besoin d'eau, le confort du camping était bien pratique.
Nous avons tous adoré, c'était notre première expérience de cyclotourisme avec les enfants et nous sommes tous pressés de recommencer.
En 3 semaines, nous avons dépensé 1870 euros tout compris, et avons mangé au restaurant très souvent le midi, bu des verres le soir, bref, ne nous sommes pas privés.
Vous trouverez ici nos étapes et les kilométrages + le prix du camping et une vague appréciation, ça peut toujours être utile.
A bientôt !
Thérèse
28/07 BIARRITZ - Seignosse 42 km. camping chevreuil 51€ ++ 29/07 seignosse - León 28 km .Camping Lou pountaou 59€ -- 30/07 León - contis 32 km. Camping Le tuc (à la ferme sympa)21€ + 31/07 Contis - ST Eulalie en born 32 km. Camping 28€ +- 01/08 ST Eulalie en born - Pissos 47 km . Camping 28€ + 02/08 Pisos - Bazas 67 km. Camping (super piscine pour enfants) 32€ ++ 03/08 Bazas - la Réole 34 km .Camping municipal 21€ + (calme mais RIEN) 04/08 la Réole - Lagruere 33km. Camping 15€ ++ (8 emplacements, bord de canal, lave-linge à dispo, très calme) 05/98 Lagruere - ST Hilaire de Lusignan 53km. Camping 46€ ++ 06/08 ST hilaire de Lusignan - Moissac 57km. Camping 36€ + 07/08 Moissac - l honor de Cos 35.5km 0€ +++ chez l'habitant 08/08 l honor de Cos - Grisolles 46km. Camping 25€ - 09/08 Grisolles - l'Isle Jourdain 44km. Camping16.6€ +- 10/08 l'Isle Jourdain - Boulogne sur Gesse 62km. Camping municipal15€ ++ 11/08 Boulogne sur gesse - Capvern 38km. Camping 25€ ++ 12/08 Capvern - Lanne 40km. Camping 39€ 13/08 Lanne - Jurançon 45km 0€ chez l'habitant +++ 14/08 jurançon - Bellocq 61 km 0€ chez l'habitant +++ 15/08 Bellocq - Urt 35 km. Camping Etche zahar 39€ ++ 16/08 urt - Biarritz 29km 0% +++
28/07 BIARRITZ - Seignosse 42 km. camping chevreuil 51€ ++ 29/07 seignosse - León 28 km .Camping Lou pountaou 59€ -- 30/07 León - contis 32 km. Camping Le tuc (à la ferme sympa)21€ + 31/07 Contis - ST Eulalie en born 32 km. Camping 28€ +- 01/08 ST Eulalie en born - Pissos 47 km . Camping 28€ + 02/08 Pisos - Bazas 67 km. Camping (super piscine pour enfants) 32€ ++ 03/08 Bazas - la Réole 34 km .Camping municipal 21€ + (calme mais RIEN) 04/08 la Réole - Lagruere 33km. Camping 15€ ++ (8 emplacements, bord de canal, lave-linge à dispo, très calme) 05/98 Lagruere - ST Hilaire de Lusignan 53km. Camping 46€ ++ 06/08 ST hilaire de Lusignan - Moissac 57km. Camping 36€ + 07/08 Moissac - l honor de Cos 35.5km 0€ +++ chez l'habitant 08/08 l honor de Cos - Grisolles 46km. Camping 25€ - 09/08 Grisolles - l'Isle Jourdain 44km. Camping16.6€ +- 10/08 l'Isle Jourdain - Boulogne sur Gesse 62km. Camping municipal15€ ++ 11/08 Boulogne sur gesse - Capvern 38km. Camping 25€ ++ 12/08 Capvern - Lanne 40km. Camping 39€ 13/08 Lanne - Jurançon 45km 0€ chez l'habitant +++ 14/08 jurançon - Bellocq 61 km 0€ chez l'habitant +++ 15/08 Bellocq - Urt 35 km. Camping Etche zahar 39€ ++ 16/08 urt - Biarritz 29km 0% +++
Cherche vélo de voyage et accessoires English translation pending
Bonjour à tous,
Après de multiples voyages "sac à dos", j'aimerai essayé autre chose.
Le voyage vélo m'attire, je le pratique un peu et pense pouvoir relever ce genre de défi (enfin, j'espère), avec des petites distances au début puis .....
Pour ce faire et après avoir pas mal lu sur internet, je chercherai un vélo de "moyen ou haut de gamme" car je n'aimerai pas changer en cours, bien m'habituer à une machine et la garder. Donc du pratique et solide.
Je cherche le vélo évidement mais aussi tous les accessoires.
Autre chose, Que faut il penser des vélos ou tricycles couchés ?
Merci d'avance Jim
Autre chose, Que faut il penser des vélos ou tricycles couchés ?
Merci d'avance Jim
Facile, Tu Montes Et Tu Descends (Papouasie 2000, Perdus Dans La Jungle) English translation pending
Un petit texte, extrait de mon blog...
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)