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15 jours en Ligurie et Toscane English translation pending
Bonjour,
Bon allez je me lance, je vais faire un petit compte-rendu de nos 2 semaines en Italie en Juillet 2013. En gros :GènesPortofinoCinque TerreLucques - Prato - Pistoia5 jours à Florence ( notre déclencheur de ce voyage )SienneLes Crete SenesiPise ... sur le retourVenant de Bordeaux, et désireux de rester mobiles, on prend la tuture pour y aller. Après 1 jour de route avec 1 nuit à Nice, nous arrivons le lendemain à Gènes à 11h30.
On va se débarrasser de suite du fameux ZTL qui enflamme les forums à chaque fois 😛 Ces "Zona Traffico Limitato" sont en place dans à peu près toutes les villes ou villages touristiques ... ou pas. Le centre-ville est donc interdit aux véhicules non autorisés avec un joli PV à la clé puisque tout ceci est surveillé automatiquement par des caméras qui se feront un plaisir de t'envoyer, à ton retour, la douloureuse. Et ça marche très bien aussi avec les voitures de location, pas de souci 😎
Une fois qu'on est au courant, il ne reste plus qu'à gérer le bidule et bien regarder où on roule, en sachant que ce n'est pas très compliqué non plus. C'est clairement indiqué et on sait que le centre-ville est concerné à chaque fois. Pour Gènes par exemple, j'avais pris soin de charger la carte sur Internet avant.

J'ai ainsi pu réserver un hôtel juste à la limite de la zone ... et on fera ainsi pour tout le circuit. Le gagnant est le Bristol Palace à 100€ pour 2 avec PDJ ... Genre vieux palace grand style mais rénové et bien entretenu

L'escalier est magnifique et la chambre iMMMMMMMMMMense !

Alors nous sommes Dimanche ... et à Gènes, on le sent bien : tout est fermé, y compris les restos 🤪 Déjeuner dans un truc indien, pas typique mais ouvert !
Galerie Mazzini :

Via Garibaldi :

Palazzo Reale :

On passe par le port mais on ne fera pas l'aquarium, l'attraction du coin avec la goélette qui a servi au film de Polanski :

La Galleria di Palazzo Spinola

Ce qui est le plus sympa à Gènes, ce sont toutes ces ruelles étroites qui contrastent avec le côté industriel du port et de ses centaines de ferries ou paquebots.

Très sympa pour prendre l'apéro, la Piazza delle Erbe où il est difficile de choper une table à partir de 18h00 :

Porte Soprana pas loin :

Piazza de Ferrari près de l'hôtel :

Retour vers le port pour dîner en passant par la cathédrale et de jolies églises ...



Nous dînons au Eataly, une immense épicerie au 1er étage du bâtiment donnant sur le port. Hormis ces achats, on peut y manger avec des dizaines de plats, fromages, pâtes ou pizzas. Très bien fait et pratique.

Par contre, un peu triste le port le soir. Un malheureux glacier ouvert et peu de monde sur les quais.

Bon allez je me lance, je vais faire un petit compte-rendu de nos 2 semaines en Italie en Juillet 2013. En gros :GènesPortofinoCinque TerreLucques - Prato - Pistoia5 jours à Florence ( notre déclencheur de ce voyage )SienneLes Crete SenesiPise ... sur le retourVenant de Bordeaux, et désireux de rester mobiles, on prend la tuture pour y aller. Après 1 jour de route avec 1 nuit à Nice, nous arrivons le lendemain à Gènes à 11h30.
On va se débarrasser de suite du fameux ZTL qui enflamme les forums à chaque fois 😛 Ces "Zona Traffico Limitato" sont en place dans à peu près toutes les villes ou villages touristiques ... ou pas. Le centre-ville est donc interdit aux véhicules non autorisés avec un joli PV à la clé puisque tout ceci est surveillé automatiquement par des caméras qui se feront un plaisir de t'envoyer, à ton retour, la douloureuse. Et ça marche très bien aussi avec les voitures de location, pas de souci 😎
Une fois qu'on est au courant, il ne reste plus qu'à gérer le bidule et bien regarder où on roule, en sachant que ce n'est pas très compliqué non plus. C'est clairement indiqué et on sait que le centre-ville est concerné à chaque fois. Pour Gènes par exemple, j'avais pris soin de charger la carte sur Internet avant.

J'ai ainsi pu réserver un hôtel juste à la limite de la zone ... et on fera ainsi pour tout le circuit. Le gagnant est le Bristol Palace à 100€ pour 2 avec PDJ ... Genre vieux palace grand style mais rénové et bien entretenu

L'escalier est magnifique et la chambre iMMMMMMMMMMense !

Alors nous sommes Dimanche ... et à Gènes, on le sent bien : tout est fermé, y compris les restos 🤪 Déjeuner dans un truc indien, pas typique mais ouvert !
Galerie Mazzini :

Via Garibaldi :

Palazzo Reale :

On passe par le port mais on ne fera pas l'aquarium, l'attraction du coin avec la goélette qui a servi au film de Polanski :

La Galleria di Palazzo Spinola

Ce qui est le plus sympa à Gènes, ce sont toutes ces ruelles étroites qui contrastent avec le côté industriel du port et de ses centaines de ferries ou paquebots.

Très sympa pour prendre l'apéro, la Piazza delle Erbe où il est difficile de choper une table à partir de 18h00 :

Porte Soprana pas loin :

Piazza de Ferrari près de l'hôtel :

Retour vers le port pour dîner en passant par la cathédrale et de jolies églises ...



Nous dînons au Eataly, une immense épicerie au 1er étage du bâtiment donnant sur le port. Hormis ces achats, on peut y manger avec des dizaines de plats, fromages, pâtes ou pizzas. Très bien fait et pratique.

Par contre, un peu triste le port le soir. Un malheureux glacier ouvert et peu de monde sur les quais.

Floride, Géorgie et Caroline du Sud. 3500 km en 3 semaines English translation pending
Bon, c'est parti.
Cela fait un moment que je dois écrire ce carnet, j'ai un peu de temps alors j'y vais.
Nous sommes partis à quatre cet été : Lucas 7 ans, Flavie 11 ans, Corinne X ans et moi, Christophe X ans. Nous avions très envie de retourner aux Etats-Unis depuis notre voyage il y a 2 ans en Floride. Nous étions rentrés avec comme un goût d'inachevé.
Cet été, sur les conseils d'amis, nous avions prévu d'aller en Caroline du Sud. Seulement, pour des soucis d'organisation et de budget nous avons décidé d'y réintégrer la Floride. Les billets A/R à destination de Miami sont tout de même plus avantageux.
C'est donc parti pour trois semaines de Miami à Charleston en passant par Savannah, Hilton Head, et Orlando puis un retour à Miami !

Cela fait un moment que je dois écrire ce carnet, j'ai un peu de temps alors j'y vais.
Nous sommes partis à quatre cet été : Lucas 7 ans, Flavie 11 ans, Corinne X ans et moi, Christophe X ans. Nous avions très envie de retourner aux Etats-Unis depuis notre voyage il y a 2 ans en Floride. Nous étions rentrés avec comme un goût d'inachevé.
Cet été, sur les conseils d'amis, nous avions prévu d'aller en Caroline du Sud. Seulement, pour des soucis d'organisation et de budget nous avons décidé d'y réintégrer la Floride. Les billets A/R à destination de Miami sont tout de même plus avantageux.
C'est donc parti pour trois semaines de Miami à Charleston en passant par Savannah, Hilton Head, et Orlando puis un retour à Miami !

Au gré des escales... en Méditerranée et en Adriatique English translation pending
Il paraît qu’il existe deux principales catégories de croisiéristes, ceux qui veulent profiter au maximum de l’ambiance et des activités proposées sur le bateau et les autres qui tout au long du voyage privilégient les visites lors des escales. Je crois que j’appartiens à un troisième type de voyageurs, ceux qui apprécient tout autant les moments de détente sur le bateau que les visites à terre …
Tant de souvenirs de cette croisière se bousculent dans ma mémoire qu’il paraît difficile, voire prétentieux, d’en faire un récit complet. Aussi, je n’évoquerai ici que quelques bons moments vécus durant les escales de ce périple en Méditerranée.
--
Comme les navires marchands qui quittaient autrefois le port de Venise pour commercer dans toute la méditerranée (et au-delà …) notre navire, à son tour, lève l’ancre. Au programme du périple, aucun échange commercial mais une croisière découverte : Bari, Katakolon, Athènes, Santorin, Corfou et Dubrovnik …. des noms de ports qui déjà nous font rêver. On s’éloigne avec un peu de regret de la Sérénissime Venise, mais le panorama de la ville vue depuis le bateau est captivant et puis, nous savons que nous aurons l’occasion à nouveau d’admirer cette ville unique au retour de notre voyage.

-- Notre croisière en Méditerranée débute en fait par une navigation … en mer Adriatique. Mais nous ne quittons pas pour autant les eaux italiennes. Après une nuit et une matinée à longer la côte en direction du Sud, un phare se profile à l’horizon, le port de Bari est en vue.

L’excursion à terre sera l’occasion de découvrir l’intérieur du pays et les originales « trulli ». C’est dans le village d’Alberobello qu’elles sont les plus nombreuses ces fameuses trulli, je veux évoquer ici ces étonnantes maisons circulaires aux murs blancs et à la toiture conique faites de pierres. De l’extérieur ces habitations évoqueraient presque des cases africaines … en pierres ! Bon, nous sommes loin de l’Afrique, mais juste en plein cœur de la région des Pouilles où cet habitat est une tradition.


Lors de notre déambulation parmi les ruelles de la petite ville, une famille, au demeurant très accueillante, nous propose de visiter l’intérieur de son « trullo ». Entrons ! L’appartement est coquet, joliment décoré, et possède tout l’indispensable confort ; l’aménagement intérieur a un aspect qui mêle celui d’une habitation troglodyte (ou d’une caverne …) au logement de « Monsieur tout le monde » …

En rejoignant le port de Bari où le bateau nous attend, nous empruntons un trajet différent qu’à l’aller. Chemin faisant nous traversons la campagne et ses fermes-trulli puis un parcours qui sinue entre montagnes, champs d’oliviers parsemés de coquelicots laissant apercevoir par moments de fantastiques vues plongeantes sur la mer.

Tous les passagers sont maintenant à bord, le navire de croisière peut quitter le port de Bari … et l’Italie. --

Une nuit à croiser en mer et nous atteignons maintenant la côte grecque. Katakolon, la première escale en Grèce, se présente comme un petit port tout simple avec ses tavernes et ses quelques bateaux de pêcheurs … avouons le, là n’est pas l’intérêt de cette destination. Il faut en fait se rendre à moins de 20 kilomètres pour découvrir un haut lieu de la Grèce antique et par là même de l’histoire du sport. Le but de la balade du jour est de visiter le berceau de l’olympisme … ça y est, nous arrivons à présent sur le site des ruines d’Olympie. Comme lors de toutes visites de ruines, les explications sont indispensables pour faire revivre le site, les colonnes encore debout et les amas de pierres alignées au sol. Notre guide saura nous raconter l’histoire des premiers jeux olympiques qui se sont déroulés, ici dans cette plaine arborée, il y a déjà bien longtemps … c’était en 776 avant J.C.

A l’aide d’images superposant sur les ruines actuelles l’aspect des constructions d’origine, notre accompagnateur nous a parfaitement « plongé» dans l’ambiance antique, de l’histoire des divinités à celle des athlètes. Justement, parlons sport avec la visite de l’endroit le plus symbolique du site, le stadium olympique, le premier du genre. Il apparaît comme un simple terrain de terre battue entouré de pelouses en guise de gradins. C’est ici que les athlètes courraient en ligne et non en faisant le tour du stade comme les épreuves de courses à pied actuelles …

Je ne sais si c’est à cause de la célèbre devise du Baron Pierre de Coubertin qui me trotte dans la tête (l’essentiel et de participer …) ou alors est-ce l’excitation de la vue du mythique stade ? Mais voilà que j’ai des fourmis dans les jambes. Finalement, je ne serai pas le seul à courir sur ce sol où l’olympisme est naît. Plusieurs visiteurs s’élanceront également pour quelques foulées … banales, mais qui laissent un souvenir inoubliable à tout amateur de sport. C’est sur ce site chargé d’histoire qu’a lieu à chaque olympiade, la cérémonie d’allumage de la symbolique flamme … selon le rituel ancien : une flamme obtenue par concentration du rayonnement solaire sur un miroir parabolique (une immense reproduction témoigne de cette cérémonie).

--

L’escale du troisième jour de notre croisière se fait à Athènes ou plus précisément dans le grand port de la capitale grecque, Le Pirée.

J’aime observer ces arrivées matinales où le gigantesque paquebot suit le sillage du bateau pilote du port, toujours une minuscule embarcation comparée à la taille de notre bateau. Accoudé au bastingage du pont supérieur, à l’avant du bateau, on bénéficie toujours d’une belle vue d’ensemble. Là, devant nous, les quais du port de commerce animés par des grues en mouvement déchargeant les portes containers un peu plus loin, les ferries desservant les îles font un va et vient incessant. Les manœuvres d’amarrage terminées, il temps de se préparer pour notre découverte du jour : un tour de la ville d’Athènes puis une escapade jusqu’au Cap Sounion, un programme séduisant !
Le premier arrêt dans le centre de la ville est consacré à la relève de la garde devant le Parlement, Place Syntagma. Amusant ballet très synchronisé pendant lequel les Evzones (les gardes), le regard fixe et l’esprit concentré sur leur chorégraphie maintes fois répétées font l’admiration des badauds (dont je suis évidemment …). Quel étonnant costume traditionnel pour ces hommes ! Jupe plissée et chaussures évoquant presque des pantoufles à pompons …

La visite principale sera bien sûr toute entière dédiée à l’Acropole d’Athènes. Au pied de la fameuse colline, nous ne sommes pas les seuls ce matin à vouloir découvrir le célèbre Parthénon. Les touristes sont en nombre aujourd’hui à vouloir gravir les sentiers qui mènent à ce monument impressionnant. Il symbolise à lui seul, la Grèce et ses ruines antiques. Edifié de -449 à - 438 avant J.C., ce temple était un hommage à la déesse Athéna, protectrice de la cité et déesse de la sagesse. Notre guide nous conte l’histoire et la mythologie de ce lieu et nous fait observer d’intéressants détails architecturaux de ce temple dorique détails qu’il serait difficile de voir avec un simple coup d’œil rapide. En effet, les architectes de l‘époque ont fait preuve de beaucoup d’ingéniosité, un système de correction optique précis donne l’illusion parfaite de verticalité et d’horizontalité du monument … alors que les lignes sont légèrement incurvées et certaines colonnes légèrement inclinées. Des options de construction réalisées par soucis d’esthétique mais aussi pour des raisons techniques.

Le Parthénon est toujours en travaux de rénovation, des échafaudages quadrillent les colonnes d’une de ses façades … le monument a subi les outrages des temps, des assauts guerriers et des tremblements de terre ! Du haut du promontoire que constitue l’Acropole, le regard s’attarde sur la fantastique vue panoramique, elle s’étend sur l’ensemble de la capitale grecque, magnifique !

L’après- midi, nous quittons la capitale et ses embouteillages pour longer la côte, entre plage de sable, stations balnéaires et rochers escarpés. Le plus spectaculaire s’avérant être le but de la balade : le Cap Sounion.


Outre le superbe panorama dont on jouit depuis ce promontoire qui domine la mer d’une soixantaine de mètres, la visite a également un intérêt culturel. En ce lieu a été édifié vers 700 avant J.C. un temple dont il reste les ruines. Les blocs de pierre au sol et les quelques colonnes permettent d’avoir une idée de l’aspect originel de ce temple dédié à Poséidon, dieu de la mer et des océans dans la mythologie grecque.
--
Petit matin en Mer Egée, à l’horizon et par intermittence des éclats lumineux déchirent la pénombre. Ces rayons lumineux sont ceux du phare de Santorin, l’île volcan de l’archipel des Cyclades. Nous allons y débarquer en tout début de matinée.

Le temps de progresser vers les côtes sombres de l’île, la lumière du phare cède sa place à celle du soleil qui joue à cache-cache avec quelques petits nuages. En orientant le regard vers les hautes falaises de l’île, de véritables murailles de roches et d’éboulis, l’esprit balance entre une contemplation admirative et une impression dérangeante due à l’austérité de ce chaos minéral.

La suite du périple ( ... Santorin, 2 ème partie ; Corfou; Dubrovnik ...) à lire et à voir dans le message suivant ...
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Comme les navires marchands qui quittaient autrefois le port de Venise pour commercer dans toute la méditerranée (et au-delà …) notre navire, à son tour, lève l’ancre. Au programme du périple, aucun échange commercial mais une croisière découverte : Bari, Katakolon, Athènes, Santorin, Corfou et Dubrovnik …. des noms de ports qui déjà nous font rêver. On s’éloigne avec un peu de regret de la Sérénissime Venise, mais le panorama de la ville vue depuis le bateau est captivant et puis, nous savons que nous aurons l’occasion à nouveau d’admirer cette ville unique au retour de notre voyage.

-- Notre croisière en Méditerranée débute en fait par une navigation … en mer Adriatique. Mais nous ne quittons pas pour autant les eaux italiennes. Après une nuit et une matinée à longer la côte en direction du Sud, un phare se profile à l’horizon, le port de Bari est en vue.

L’excursion à terre sera l’occasion de découvrir l’intérieur du pays et les originales « trulli ». C’est dans le village d’Alberobello qu’elles sont les plus nombreuses ces fameuses trulli, je veux évoquer ici ces étonnantes maisons circulaires aux murs blancs et à la toiture conique faites de pierres. De l’extérieur ces habitations évoqueraient presque des cases africaines … en pierres ! Bon, nous sommes loin de l’Afrique, mais juste en plein cœur de la région des Pouilles où cet habitat est une tradition.


Lors de notre déambulation parmi les ruelles de la petite ville, une famille, au demeurant très accueillante, nous propose de visiter l’intérieur de son « trullo ». Entrons ! L’appartement est coquet, joliment décoré, et possède tout l’indispensable confort ; l’aménagement intérieur a un aspect qui mêle celui d’une habitation troglodyte (ou d’une caverne …) au logement de « Monsieur tout le monde » …

En rejoignant le port de Bari où le bateau nous attend, nous empruntons un trajet différent qu’à l’aller. Chemin faisant nous traversons la campagne et ses fermes-trulli puis un parcours qui sinue entre montagnes, champs d’oliviers parsemés de coquelicots laissant apercevoir par moments de fantastiques vues plongeantes sur la mer.

Tous les passagers sont maintenant à bord, le navire de croisière peut quitter le port de Bari … et l’Italie. --

Une nuit à croiser en mer et nous atteignons maintenant la côte grecque. Katakolon, la première escale en Grèce, se présente comme un petit port tout simple avec ses tavernes et ses quelques bateaux de pêcheurs … avouons le, là n’est pas l’intérêt de cette destination. Il faut en fait se rendre à moins de 20 kilomètres pour découvrir un haut lieu de la Grèce antique et par là même de l’histoire du sport. Le but de la balade du jour est de visiter le berceau de l’olympisme … ça y est, nous arrivons à présent sur le site des ruines d’Olympie. Comme lors de toutes visites de ruines, les explications sont indispensables pour faire revivre le site, les colonnes encore debout et les amas de pierres alignées au sol. Notre guide saura nous raconter l’histoire des premiers jeux olympiques qui se sont déroulés, ici dans cette plaine arborée, il y a déjà bien longtemps … c’était en 776 avant J.C.

A l’aide d’images superposant sur les ruines actuelles l’aspect des constructions d’origine, notre accompagnateur nous a parfaitement « plongé» dans l’ambiance antique, de l’histoire des divinités à celle des athlètes. Justement, parlons sport avec la visite de l’endroit le plus symbolique du site, le stadium olympique, le premier du genre. Il apparaît comme un simple terrain de terre battue entouré de pelouses en guise de gradins. C’est ici que les athlètes courraient en ligne et non en faisant le tour du stade comme les épreuves de courses à pied actuelles …

Je ne sais si c’est à cause de la célèbre devise du Baron Pierre de Coubertin qui me trotte dans la tête (l’essentiel et de participer …) ou alors est-ce l’excitation de la vue du mythique stade ? Mais voilà que j’ai des fourmis dans les jambes. Finalement, je ne serai pas le seul à courir sur ce sol où l’olympisme est naît. Plusieurs visiteurs s’élanceront également pour quelques foulées … banales, mais qui laissent un souvenir inoubliable à tout amateur de sport. C’est sur ce site chargé d’histoire qu’a lieu à chaque olympiade, la cérémonie d’allumage de la symbolique flamme … selon le rituel ancien : une flamme obtenue par concentration du rayonnement solaire sur un miroir parabolique (une immense reproduction témoigne de cette cérémonie).

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L’escale du troisième jour de notre croisière se fait à Athènes ou plus précisément dans le grand port de la capitale grecque, Le Pirée.

J’aime observer ces arrivées matinales où le gigantesque paquebot suit le sillage du bateau pilote du port, toujours une minuscule embarcation comparée à la taille de notre bateau. Accoudé au bastingage du pont supérieur, à l’avant du bateau, on bénéficie toujours d’une belle vue d’ensemble. Là, devant nous, les quais du port de commerce animés par des grues en mouvement déchargeant les portes containers un peu plus loin, les ferries desservant les îles font un va et vient incessant. Les manœuvres d’amarrage terminées, il temps de se préparer pour notre découverte du jour : un tour de la ville d’Athènes puis une escapade jusqu’au Cap Sounion, un programme séduisant !
Le premier arrêt dans le centre de la ville est consacré à la relève de la garde devant le Parlement, Place Syntagma. Amusant ballet très synchronisé pendant lequel les Evzones (les gardes), le regard fixe et l’esprit concentré sur leur chorégraphie maintes fois répétées font l’admiration des badauds (dont je suis évidemment …). Quel étonnant costume traditionnel pour ces hommes ! Jupe plissée et chaussures évoquant presque des pantoufles à pompons …

La visite principale sera bien sûr toute entière dédiée à l’Acropole d’Athènes. Au pied de la fameuse colline, nous ne sommes pas les seuls ce matin à vouloir découvrir le célèbre Parthénon. Les touristes sont en nombre aujourd’hui à vouloir gravir les sentiers qui mènent à ce monument impressionnant. Il symbolise à lui seul, la Grèce et ses ruines antiques. Edifié de -449 à - 438 avant J.C., ce temple était un hommage à la déesse Athéna, protectrice de la cité et déesse de la sagesse. Notre guide nous conte l’histoire et la mythologie de ce lieu et nous fait observer d’intéressants détails architecturaux de ce temple dorique détails qu’il serait difficile de voir avec un simple coup d’œil rapide. En effet, les architectes de l‘époque ont fait preuve de beaucoup d’ingéniosité, un système de correction optique précis donne l’illusion parfaite de verticalité et d’horizontalité du monument … alors que les lignes sont légèrement incurvées et certaines colonnes légèrement inclinées. Des options de construction réalisées par soucis d’esthétique mais aussi pour des raisons techniques.

Le Parthénon est toujours en travaux de rénovation, des échafaudages quadrillent les colonnes d’une de ses façades … le monument a subi les outrages des temps, des assauts guerriers et des tremblements de terre ! Du haut du promontoire que constitue l’Acropole, le regard s’attarde sur la fantastique vue panoramique, elle s’étend sur l’ensemble de la capitale grecque, magnifique !

L’après- midi, nous quittons la capitale et ses embouteillages pour longer la côte, entre plage de sable, stations balnéaires et rochers escarpés. Le plus spectaculaire s’avérant être le but de la balade : le Cap Sounion.


Outre le superbe panorama dont on jouit depuis ce promontoire qui domine la mer d’une soixantaine de mètres, la visite a également un intérêt culturel. En ce lieu a été édifié vers 700 avant J.C. un temple dont il reste les ruines. Les blocs de pierre au sol et les quelques colonnes permettent d’avoir une idée de l’aspect originel de ce temple dédié à Poséidon, dieu de la mer et des océans dans la mythologie grecque.
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Petit matin en Mer Egée, à l’horizon et par intermittence des éclats lumineux déchirent la pénombre. Ces rayons lumineux sont ceux du phare de Santorin, l’île volcan de l’archipel des Cyclades. Nous allons y débarquer en tout début de matinée.

Le temps de progresser vers les côtes sombres de l’île, la lumière du phare cède sa place à celle du soleil qui joue à cache-cache avec quelques petits nuages. En orientant le regard vers les hautes falaises de l’île, de véritables murailles de roches et d’éboulis, l’esprit balance entre une contemplation admirative et une impression dérangeante due à l’austérité de ce chaos minéral.

La suite du périple ( ... Santorin, 2 ème partie ; Corfou; Dubrovnik ...) à lire et à voir dans le message suivant ...
Chroniques d'un été en Chine (2013) English translation pending
Avant-propos :
Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours.
Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois.
J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment).
J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Préparatifs croisière MSC Lirica - Méditerranée orientale English translation pending
Bonjour,
Nous repartons avec le MSC LIRICA le 7 juillet pour le tour méditerranée orientale (Nice-Gênes, Rome, Messine, Rhodes, Limassol, Haifa, Zante, Gênes-Nice).
Je suis en train de finaliser mes carnets de voyage.
Comme beaucoup recherche des infos sur cette croisière (avec parfois une différence d'escale), je vais vous mettre ci-après, par escale, les infos que j'ai récolté sur VF ou d'autres forums à toute fin utile.
Catherine
Nous repartons avec le MSC LIRICA le 7 juillet pour le tour méditerranée orientale (Nice-Gênes, Rome, Messine, Rhodes, Limassol, Haifa, Zante, Gênes-Nice).
Je suis en train de finaliser mes carnets de voyage.
Comme beaucoup recherche des infos sur cette croisière (avec parfois une différence d'escale), je vais vous mettre ci-après, par escale, les infos que j'ai récolté sur VF ou d'autres forums à toute fin utile.
Catherine
Croisière Costa Pacifica le 15 septembre 2013 Italie-Grèce-Turquie English translation pending
Bonjour, le 15 septembre 2013 nous partons en croisiére avec le Costa Pacifica , je voulais demander si quelqu'un pourrait nous donner des conseils pour visiter Istanbul par nos propres moyens nous y restons 2 jours . Nous voudrons savoir si d'autres personnes sont de ce voyage pour pouvoir partager des infos sur cette croisiére . Merci d'avance .
Croisière Norwegian Jade dans les îles grecques le 4 mai 2013 English translation pending
bonjour à tous!
Pour notre mariage, nous partons en famille 13 personnes de 9ans a 69 ans(nous sommes pas superstitieux😕 enfin presque pas!!) sur le norwegian jade direction les iles grecques😎 connaissez vous le bateau? et surtout avez vous des conseils, des bons plans sur les escales, a 13 les excursions du bateau reviennent très chères visite a ne pas manquer info sur les bus, taxis fiable, ou les trouver, les tarifs voici nos escales Corfou de 8h à 15h30 Mykonos de 8h à18h Katakolon de 9h à 18h
nous faisons une escale à Santorin où notre mariage est prévu a l'hotel Filotera xenones par l' agence JOSS TRAVEL Nicolas Amidis connaissez vous cet hotel ou l'agence? avez vous des infos?
merci à tous
Pour notre mariage, nous partons en famille 13 personnes de 9ans a 69 ans(nous sommes pas superstitieux😕 enfin presque pas!!) sur le norwegian jade direction les iles grecques😎 connaissez vous le bateau? et surtout avez vous des conseils, des bons plans sur les escales, a 13 les excursions du bateau reviennent très chères visite a ne pas manquer info sur les bus, taxis fiable, ou les trouver, les tarifs voici nos escales Corfou de 8h à 15h30 Mykonos de 8h à18h Katakolon de 9h à 18h
nous faisons une escale à Santorin où notre mariage est prévu a l'hotel Filotera xenones par l' agence JOSS TRAVEL Nicolas Amidis connaissez vous cet hotel ou l'agence? avez vous des infos?
merci à tous
Compte-rendu de croisière MSC Splendida du 27 janvier 2013 - Barcelone, Tunis, Palerme, Rome, Gênes English translation pending
La croisière est terminée, nous voilà de retour dans le quotidien.
Personnellement j’aime prendre le temps du retour écrit, ça me permet de prolonger les vacances et d’ancrer durablement les souvenirs. Nous étions plusieurs membres du forum sur la même croisière, avec sans doute autant d’expériences différentes sur le bateau et sur les escales. Je me permets donc de démarrer… D’abord l’embarquement et le bateau, puis je posterai à la suite ce que nous avons fait sur les escales.
Jour 1 – 27 janvier 2013 – Embarquement à Marseille et tour d’horizon du bateau
Monsieur Glacerine et moi-même (je continue à utiliser les identifiants du forum) arrivons à Marseille la veille par le train, les horaires SNCF ne nous permettant pas d’arriver le jour-même. À Cherbourg nous n’avons pas de TGV, il faut plus de temps pour faire Cherbourg-Paris (3h30) que pour Paris-Marseille (3h00), sans compter la correspondance à Paris… Le trajet est long, mais on est motivé !
L’expérience du déroutage au retour sur St Tropez (au lieu de Marseille pour cause d’intempéries) me confirme qu’il reste sage d’arriver plusieurs heures avant le démarrage de l’embarquement, pour garder une marge confortable en cas d’imprévus (pannes et retards sur la route, changement de dernière minute du port d’embarquement, etc.).
Pour éviter de multiplier les déplacements avec les valises, nous avons dormi à l’hôtel à proximité immédiate de la gare St Charles. À 11 heures nous libérons la chambre et nous décidons de rejoindre directement le terminal de croisière en taxi. La course nous coûte 27 euros en juin dernier pour le même trajet effectué un samedi nous avions payé 22 euros, mais là nous sommes dimanche et nous devons payer un supplément.
Nous arrivons au terminal de croisière un peu avant 11h30. Il fait beau mais assez froid, et nous prenons un café à l’intérieur du terminal pour nous réchauffer. La procédure d’embarquement, prévue à 13h30, démarre à 13h00. Les passagers ayant effectué le pré-enregistrement sur le site Internet de MSC sont appelés en premier nous sommes beaucoup moins nombreux à embarquer à Marseille qu’en juin dernier (ce dimanche 27 janvier nous sommes environ 400 à embarquer) et la procédure est très rapide. À 13h30, nous sommes arrivés dans notre cabine.
Nous avons réservé une cabine balcon au pont 12. C’est la copie conforme de celle que nous avions sur le Fantasia en juin dernier, jusque dans les couleurs. La cabine est belle, confortable, spacieuse bien que légèrement plus petite que celle que nous avions en juin ; mais ça se joue vraiment à pas grand-chose. Et le balcon est tellement agréable…
Sur le Fantasia notre cabine avait une porte interne (fermée à clé) communiquant avec la cabine adjacente. Tous les sons passaient par cette porte : quand nos voisins parlaient (même à voix basse) on les entendait, quand ils déplaçaient un verre ou un objet, on entendait aussi… Ils avaient fait attention, nous aussi, alors ça s’était bien passé mais ça reste un sérieux inconvénient.
Pour notre séjour sur le Splendida, pas de porte communicante dans la cabine… et ça fait vraiment toute la différence. Pas un son ne filtre d’une cabine à l’autre nous savons que nous avons des voisins de chaque côté, mais à aucun moment nous ne les entendrons de toute la semaine. Les cabines sont parfaitement insonorisées… à condition de ne pas tomber sur une cabine communicante. C’est bon à savoir.
Sur le lit nous trouvons le programme (et les indications) du jour. Deny, notre cabinier, vient se présenter à notre arrivée. Comme la plupart de ses collègues, il ne parle pas français mais avec quelques mots d’anglais et par gestes, on arrive toujours à se comprendre. Les personnels d’étage sont extrêmement disponibles, souriants, et très réactifs lorsque nous leur signalons le moindre réapprovisionnement à effectuer. Le service est vraiment excellent.
Nous montons ensuite au pont 14 pour déjeuner à la cafétéria, c’est d’ailleurs la seule fois où nous y déjeunerons le midi. La nourriture y est abondante et variée, mais il faut souvent jouer des coudes pour trouver une place assise, et la foule autour des buffets est assez compacte. Comme toujours il faut aller vers le fond pour trouver un peu de calme. Beaucoup de passagers mangent le midi à la cafétéria, ce que je peux comprendre : l’ambiance est décontractée, l’amplitude horaire y est plus importante, et il est toujours possible d’y manger un morceau quelle que soit l’heure de retour des escales. Les boissons (eau, jus de fruit, café) sont gratuites (ce qui n’est pas le cas au restaurant) et en accès libre toute la journée. Le jus de fruit et le café de la cafétéria ne sont franchement pas terribles, mais ça dépanne.
En ce qui nous concerne, nous préférons le restaurant, y compris le midi. Personnellement je n’aime pas trop manger dans des assiettes en plastique, et quitte à payer mes boissons je préfère profiter du service à table. D’autant que la qualité des plats est nettement meilleure au restaurant qu’à la cafétéria.
À 16h30, munis de nos gilets de sauvetage, conformément aux indications du programme du jour trouvé sur notre lit, nous nous rendons au théâtre pour le briefing de sécurité. Une carte rouge nominative nous a été remise à l’embarquement, que nous devons remettre au personnel de bord pour le pointage. Je ne sais pas ce qui est mis en place pour les réfractaires au briefing, mais ils sont forcément identifiés. Après essai des gilets, nous sommes ensuite escortés jusqu’au point de regroupement qui nous est assigné en cas d’alerte.
En juin dernier sur le Fantasia, il n’y avait pas eu de pointage, mais nous avions eu deux réunions de sécurité : le premier briefing à chaque embarquement (comme ici à Marseille), et un deuxième exercice général pour tous les passagers, avec prise de photos dans chaque point de regroupement de chaque passager avec son gilet.
Sur le Splendida en janvier, nous n’avons eu qu’un seul briefing de sécurité l’exercice général (avec les photographes) est réservé aux seuls passagers ayant embarqué à Gênes, qui est le plus gros port d’embarquement sur ce trajet. Manifestement les choses ont été réorganisées et optimisées, le pointage permettant de vérifier que tous les passagers ont été briefés.
Le briefing de sécurité est suivi d’une réunion d’information générale sur la croisière, mais nous n’y assistons pas. Il s’agit avant tout d’une réunion commerciale de présentation des excursions et des services vendus à bord cela ne nous intéresse pas vraiment. Nous préférons explorer le bateau.
À 19h15 nous nous rendons au théâtre pour le spectacle. En juin dernier sur le Fantasia, nous avions pleinement apprécié les spectacles, différents chaque soir. Ce premier soir sur le Splendida, nous y allons donc avec l’assurance de passer un excellent moment, et nous ne sommes franchement pas déçus. De manière générale, les spectacles sont même un cran au-dessus par rapport à ceux que nous avons eu sur le Fantasia : les décors sont plus jolis et plus élaborés, nous avons moins de chanteurs de variété au profit de numéros plus variés. Danseurs, chanteurs, illusionniste, contorsionnistes, numéros de jonglage, aériens et de portés… les spectacles sont courts (30 minutes) mais de qualité.
Nous avions demandé le 1er service de restauration, mais nous sommes affectés au 2ème service, au restaurant Villa Verde. Nous aurions préféré manger plus tôt, mais après tout il faut tenter l’expérience... Aussi nous ne demandons pas à changer.
Nous sommes affectés à une table de 6 personnes, avec deux couples qui voyagent ensemble. Dans ce cas de figure c’est toujours un peu plus compliqué pour s’intégrer car ils se connaissent déjà très bien, et à bord ils passent déjà leurs journées ensemble : forcément cela joue sur la conversation. Mais tout le monde joue le jeu et nous passons des soirées fort agréables. Ce premier soir nous voyons des passagers manifester bruyamment leur mécontentement et quitter le restaurant car ils auraient préféré dîner seuls à table. En ce qui nous concerne, nous préférons toujours partager notre table. Chaque soir nous dînons au même endroit avec les mêmes passagers : nous apprécions ces moments, cela permet de lier connaissance, d’agrémenter encore un peu plus nos journées, et même de s’organiser sur les escales.
Au restaurant, pour chaque table nous avons plusieurs serveurs de multiples nationalités (plutôt indonésiens et philippins). Jamais de femmes (elles sont affectées aux bars, on ne les voit jamais aux restaurants, je ne sais pas pourquoi), toujours des hommes, toujours dans une tenue impeccable.
Sur cette croisière, à notre table nous avons pour serveur principal un des rares serveurs italiens. Il fait honneur à sa nationalité : toujours très gai, volubile, exubérant, indiscipliné, il joue et blague avec les passagers, prenant même beaucoup de libertés avec le matériel… ce qui nous a fortement surpris. Le deuxième soir, il a commencé à écrire sur les nappes avec son stylo, et il continuera ainsi qu’à la fin du séjour. Un soir où il était particulièrement déchaîné, il a déchiré toutes les cartes des menus après que nous ayons commandé (Ollé !), il a jeté des verres par-dessus son épaule à la manière russe, et il a décollé une des volutes en métal doré appliqu��e sur les piliers pour en faire un porte-manteau. Notre table étant située près de l’entrée, son responsable était posté à deux mètres de lui on aurait pu penser qu’il allait réagir, mais pas du tout : chaque soir il l’observait sans broncher dégrader un peu plus le matériel. Nous étions assez estomaqués. Notre serveur était sympathique et familier chaque soir il a assuré le show à table, il nous a fait beaucoup rire et il a eu un énorme succès auprès des passagers dont il avait la charge malgré tout il faut admettre qu’il était assez ingérable et honnêtement… je n’aurais pas aimé l’avoir dans mon équipe. Cela dit, il était (fort heureusement pour le bateau) une exception, et pour le reste le service était extrêmement stylé et feutré.
Nous avons très bien mangé sur le Splendida. On ne peut pas qualifier la nourriture de gastronomique, mais les plats étaient bons, souvent excellents, bien meilleurs que sur le Fantasia en juin dernier où l’équipe devait être différente.
Le point noir du 2ème service, c’est l’horaire du repas à 21h00 (et même 21h30 à Rome). Le repas du midi est parti loin (et encore, sur les escales bien souvent nous n’avons pas mangé le midi), et ça incite à grignoter dans l’après-midi. Le soir, le temps que tout le monde s’installe et de prendre les commandes, avec la durée du service (les serveurs sont moins pressés qu’au 1er service), on ne sort pas de table avant 22h45, plutôt 23h00. À moins de danser jusque tard dans la nuit, cela ne laisse pas le temps de digérer avant de se coucher ; il n’y a rien de pire pour la ligne, surtout quand les repas sont copieux. La prochaine fois, nous demanderons à changer de service.
L’an dernier sur le Fantasia, avec le 1er service nous avions réussi à mieux gérer nos repas et comme nous marchions beaucoup sur le bateau (mine de rien !) et sur les escales, nous avions même perdu un peu de poids.
Cette année sur le Splendida, en marchant pourtant plus sur les escales (7 à 8 km sur les plus courtes, et entre 12 et 15 km à Palerme), et en faisant pourtant attention à ce que nous mangions (nos voisins de tables plaisantaient même de nous voir si raisonnables) : j’ai pris tout de même un kilo. Dérisoire et rien de dramatique, mais si je n'avais pas fait attention…
Ça peut faire sourire mais pour moi ce n’est pas une simple question de coquetterie : depuis deux ans et demie, j’ai réussi à modifier durablement mon alimentation, ce qui m’a permis de perdre progressivement 25 kilos, une moyenne de 5 kilos tous les 6 mois, je suis assez contente du résultat. Avec 110 kilos mon IMC était celui d'une obésité massive ; aujourd’hui avec 84 kilos (enfin… 85 depuis le retour !) je ne suis plus qu'en surpoids excessif (dixit encore une fois l'IMC). Cette question était donc loin d’être anodine pour moi, et sur le bateau je n'étais sans doute pas la seule à m'en inquiéter.
Cela dit, je ne suis pas au régime sec (cela serait impossible à tenir sur la durée) et j’ai vraiment très bien mangé sur le Splendida. En prévention nous nous étions donné 3 règles simples, que nous avons réussi à respecter tout au long de la croisière : D'abord, à table jamais plus qu’une entrée, un plat et un dessert (ce qui est déjà plus que ce que je mange habituellement le soir). Ceux qui ont fait une croisière savent combien on peut être tenté de manger plus que de raison à table, au restaurant comme à la cafétéria ; à la cafétéria c'est même pire : on croit qu'on va pouvoir contrôler ce qu'on met dans son assiette, mais au final les assiettes (pourtant très grandes) débordent, et en plus on peut y retourner à volonté... Deuxième règle : on prend ce qui nous plait sur la carte SAUF les plats de riz et de pâtes, seuls vrais interdits que nous nous sommes imposés. Dernière règle que nous nous étions fixée, et que nous avons également réussi à tenir : collation à bord uniquement si on a pas mangé le midi durant l'escale, et uniquement des fruits frais, on ne touche pas aux pâtisseries proposées à la cafétéria l'après-midi (sinon c'est la débandade).
La carte était chaque jour suffisamment goûteuse et variée pour respecter sans frustration les règles que nous nous étions fixées. Nous avons vraiment bien mangé. Les poissons grillés et les fritures de légumes étaient même excellentes. Les desserts le soir étaient un peu moins bons, mais je n'aime pas le sucré ; ce n'est donc pas très objectif.
Pour terminer la soirée, nous passons dans les bars et à la discothèque. En juin la clientèle était très variée, très populaire, avec beaucoup d’enfants et d’ados. Le soir en juin, les bars étaient bondés, malgré la foule qui faisait la fête à l’extérieur sur l’Aquapark.
En janvier, les animations extérieures sont rapatriées à l’intérieur. Le bateau étant annoncé comme complet avant le départ, je m’attendais donc à une foule compacte sur les ponts intérieurs. Eh bien, pas du tout. Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une place assise dans les bars le soir, et passé 11h30 les ponts étant même plutôt désertiques. Je pense que le bateau n’était finalement pas complet, mais il faut aussi reconnaître que sur cette croisière de janvier, la moyenne d’âge est un peu plus élevée.
Du fait de cette moyenne d’âge un peu plus élevée (par rapport à juin où ça grouillait d’enfants et d'ados), la musique en discothèque nous convenait davantage, et nous espérions pouvoir en profiter.
Ce sera notre seule vraie déception de la croisière : il s’avère littéralement impossible de danser librement en discothèque. Les animateurs sont omniprésents et la totalité de la piste est occupée par la danse en ligne… et la danse en ligne c’est absolument pas notre truc, nous détestons ça autant l’un que l’autre. Les animateurs font leur job, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont la pêche et de l’endurance. À chaque fois c’est le même rythme : ils assurent la danse en ligne durant 30 minutes, courte pause de 10 minutes au cours de laquelle on peut enfin danser un peu (mais durant cette pause, la musique est différente et nous convient beaucoup moins), puis c’est reparti pour 30 minutes de danse en ligne en occupant toute la piste. Arrrgghhh...
Le seul moyen d’échapper à la danse en ligne c’est la Piazetta ou certains salons ; les chanteurs y sont bons mais l’espace de danse y est nettement plus restreint, occupé par des couples sur de la danse de salon... Mais la danse de salon, nous ne savons pas faire. Notre frustration est d’ailleurs partagée par nos voisins de table, qui ont fait les mêmes constats et qui ont été confrontés aux mêmes difficultés, c’est un peu dommage. Pour les fans de Zumba c’est super, les autres n’ont plus qu’à faire tapisserie et à ramasser les miettes (bon d’accord, sur ce coup-là c’est un jugement un peu négatif… mais j’étais vraiment déçue, et Monsieur Glacerine l'était encore plus que moi).
Le seul soir où nos voisins de table ont réussi à danser correctement en discothèque, c’est le soir de l’escale à Rome, précisément le soir où nous avons jeté l’éponge et où n’avons même pas cherché à y retourner. Mais bon, ce n’était sans doute pas notre jour : gros coup de stress au retour de Rome, puis nous avons loupé le spectacle à cause des horaires qui avaient changé ce jour-là, et pour finir nous ne sommes pas allés à la seule soirée où nous aurions pu danser librement… Il y a des jours comme ça...
Voilà pour l’embarquement et nos impressions générales du bateau. Demain je posterai l’escale de Barcelone !
Personnellement j’aime prendre le temps du retour écrit, ça me permet de prolonger les vacances et d’ancrer durablement les souvenirs. Nous étions plusieurs membres du forum sur la même croisière, avec sans doute autant d’expériences différentes sur le bateau et sur les escales. Je me permets donc de démarrer… D’abord l’embarquement et le bateau, puis je posterai à la suite ce que nous avons fait sur les escales.
Jour 1 – 27 janvier 2013 – Embarquement à Marseille et tour d’horizon du bateau
Monsieur Glacerine et moi-même (je continue à utiliser les identifiants du forum) arrivons à Marseille la veille par le train, les horaires SNCF ne nous permettant pas d’arriver le jour-même. À Cherbourg nous n’avons pas de TGV, il faut plus de temps pour faire Cherbourg-Paris (3h30) que pour Paris-Marseille (3h00), sans compter la correspondance à Paris… Le trajet est long, mais on est motivé !
L’expérience du déroutage au retour sur St Tropez (au lieu de Marseille pour cause d’intempéries) me confirme qu’il reste sage d’arriver plusieurs heures avant le démarrage de l’embarquement, pour garder une marge confortable en cas d’imprévus (pannes et retards sur la route, changement de dernière minute du port d’embarquement, etc.).
Pour éviter de multiplier les déplacements avec les valises, nous avons dormi à l’hôtel à proximité immédiate de la gare St Charles. À 11 heures nous libérons la chambre et nous décidons de rejoindre directement le terminal de croisière en taxi. La course nous coûte 27 euros en juin dernier pour le même trajet effectué un samedi nous avions payé 22 euros, mais là nous sommes dimanche et nous devons payer un supplément.
Nous arrivons au terminal de croisière un peu avant 11h30. Il fait beau mais assez froid, et nous prenons un café à l’intérieur du terminal pour nous réchauffer. La procédure d’embarquement, prévue à 13h30, démarre à 13h00. Les passagers ayant effectué le pré-enregistrement sur le site Internet de MSC sont appelés en premier nous sommes beaucoup moins nombreux à embarquer à Marseille qu’en juin dernier (ce dimanche 27 janvier nous sommes environ 400 à embarquer) et la procédure est très rapide. À 13h30, nous sommes arrivés dans notre cabine.
Nous avons réservé une cabine balcon au pont 12. C’est la copie conforme de celle que nous avions sur le Fantasia en juin dernier, jusque dans les couleurs. La cabine est belle, confortable, spacieuse bien que légèrement plus petite que celle que nous avions en juin ; mais ça se joue vraiment à pas grand-chose. Et le balcon est tellement agréable…
Sur le Fantasia notre cabine avait une porte interne (fermée à clé) communiquant avec la cabine adjacente. Tous les sons passaient par cette porte : quand nos voisins parlaient (même à voix basse) on les entendait, quand ils déplaçaient un verre ou un objet, on entendait aussi… Ils avaient fait attention, nous aussi, alors ça s’était bien passé mais ça reste un sérieux inconvénient.
Pour notre séjour sur le Splendida, pas de porte communicante dans la cabine… et ça fait vraiment toute la différence. Pas un son ne filtre d’une cabine à l’autre nous savons que nous avons des voisins de chaque côté, mais à aucun moment nous ne les entendrons de toute la semaine. Les cabines sont parfaitement insonorisées… à condition de ne pas tomber sur une cabine communicante. C’est bon à savoir.
Sur le lit nous trouvons le programme (et les indications) du jour. Deny, notre cabinier, vient se présenter à notre arrivée. Comme la plupart de ses collègues, il ne parle pas français mais avec quelques mots d’anglais et par gestes, on arrive toujours à se comprendre. Les personnels d’étage sont extrêmement disponibles, souriants, et très réactifs lorsque nous leur signalons le moindre réapprovisionnement à effectuer. Le service est vraiment excellent.
Nous montons ensuite au pont 14 pour déjeuner à la cafétéria, c’est d’ailleurs la seule fois où nous y déjeunerons le midi. La nourriture y est abondante et variée, mais il faut souvent jouer des coudes pour trouver une place assise, et la foule autour des buffets est assez compacte. Comme toujours il faut aller vers le fond pour trouver un peu de calme. Beaucoup de passagers mangent le midi à la cafétéria, ce que je peux comprendre : l’ambiance est décontractée, l’amplitude horaire y est plus importante, et il est toujours possible d’y manger un morceau quelle que soit l’heure de retour des escales. Les boissons (eau, jus de fruit, café) sont gratuites (ce qui n’est pas le cas au restaurant) et en accès libre toute la journée. Le jus de fruit et le café de la cafétéria ne sont franchement pas terribles, mais ça dépanne.
En ce qui nous concerne, nous préférons le restaurant, y compris le midi. Personnellement je n’aime pas trop manger dans des assiettes en plastique, et quitte à payer mes boissons je préfère profiter du service à table. D’autant que la qualité des plats est nettement meilleure au restaurant qu’à la cafétéria.
À 16h30, munis de nos gilets de sauvetage, conformément aux indications du programme du jour trouvé sur notre lit, nous nous rendons au théâtre pour le briefing de sécurité. Une carte rouge nominative nous a été remise à l’embarquement, que nous devons remettre au personnel de bord pour le pointage. Je ne sais pas ce qui est mis en place pour les réfractaires au briefing, mais ils sont forcément identifiés. Après essai des gilets, nous sommes ensuite escortés jusqu’au point de regroupement qui nous est assigné en cas d’alerte.
En juin dernier sur le Fantasia, il n’y avait pas eu de pointage, mais nous avions eu deux réunions de sécurité : le premier briefing à chaque embarquement (comme ici à Marseille), et un deuxième exercice général pour tous les passagers, avec prise de photos dans chaque point de regroupement de chaque passager avec son gilet.
Sur le Splendida en janvier, nous n’avons eu qu’un seul briefing de sécurité l’exercice général (avec les photographes) est réservé aux seuls passagers ayant embarqué à Gênes, qui est le plus gros port d’embarquement sur ce trajet. Manifestement les choses ont été réorganisées et optimisées, le pointage permettant de vérifier que tous les passagers ont été briefés.
Le briefing de sécurité est suivi d’une réunion d’information générale sur la croisière, mais nous n’y assistons pas. Il s’agit avant tout d’une réunion commerciale de présentation des excursions et des services vendus à bord cela ne nous intéresse pas vraiment. Nous préférons explorer le bateau.
À 19h15 nous nous rendons au théâtre pour le spectacle. En juin dernier sur le Fantasia, nous avions pleinement apprécié les spectacles, différents chaque soir. Ce premier soir sur le Splendida, nous y allons donc avec l’assurance de passer un excellent moment, et nous ne sommes franchement pas déçus. De manière générale, les spectacles sont même un cran au-dessus par rapport à ceux que nous avons eu sur le Fantasia : les décors sont plus jolis et plus élaborés, nous avons moins de chanteurs de variété au profit de numéros plus variés. Danseurs, chanteurs, illusionniste, contorsionnistes, numéros de jonglage, aériens et de portés… les spectacles sont courts (30 minutes) mais de qualité.
Nous avions demandé le 1er service de restauration, mais nous sommes affectés au 2ème service, au restaurant Villa Verde. Nous aurions préféré manger plus tôt, mais après tout il faut tenter l’expérience... Aussi nous ne demandons pas à changer.
Nous sommes affectés à une table de 6 personnes, avec deux couples qui voyagent ensemble. Dans ce cas de figure c’est toujours un peu plus compliqué pour s’intégrer car ils se connaissent déjà très bien, et à bord ils passent déjà leurs journées ensemble : forcément cela joue sur la conversation. Mais tout le monde joue le jeu et nous passons des soirées fort agréables. Ce premier soir nous voyons des passagers manifester bruyamment leur mécontentement et quitter le restaurant car ils auraient préféré dîner seuls à table. En ce qui nous concerne, nous préférons toujours partager notre table. Chaque soir nous dînons au même endroit avec les mêmes passagers : nous apprécions ces moments, cela permet de lier connaissance, d’agrémenter encore un peu plus nos journées, et même de s’organiser sur les escales.
Au restaurant, pour chaque table nous avons plusieurs serveurs de multiples nationalités (plutôt indonésiens et philippins). Jamais de femmes (elles sont affectées aux bars, on ne les voit jamais aux restaurants, je ne sais pas pourquoi), toujours des hommes, toujours dans une tenue impeccable.
Sur cette croisière, à notre table nous avons pour serveur principal un des rares serveurs italiens. Il fait honneur à sa nationalité : toujours très gai, volubile, exubérant, indiscipliné, il joue et blague avec les passagers, prenant même beaucoup de libertés avec le matériel… ce qui nous a fortement surpris. Le deuxième soir, il a commencé à écrire sur les nappes avec son stylo, et il continuera ainsi qu’à la fin du séjour. Un soir où il était particulièrement déchaîné, il a déchiré toutes les cartes des menus après que nous ayons commandé (Ollé !), il a jeté des verres par-dessus son épaule à la manière russe, et il a décollé une des volutes en métal doré appliqu��e sur les piliers pour en faire un porte-manteau. Notre table étant située près de l’entrée, son responsable était posté à deux mètres de lui on aurait pu penser qu’il allait réagir, mais pas du tout : chaque soir il l’observait sans broncher dégrader un peu plus le matériel. Nous étions assez estomaqués. Notre serveur était sympathique et familier chaque soir il a assuré le show à table, il nous a fait beaucoup rire et il a eu un énorme succès auprès des passagers dont il avait la charge malgré tout il faut admettre qu’il était assez ingérable et honnêtement… je n’aurais pas aimé l’avoir dans mon équipe. Cela dit, il était (fort heureusement pour le bateau) une exception, et pour le reste le service était extrêmement stylé et feutré.
Nous avons très bien mangé sur le Splendida. On ne peut pas qualifier la nourriture de gastronomique, mais les plats étaient bons, souvent excellents, bien meilleurs que sur le Fantasia en juin dernier où l’équipe devait être différente.
Le point noir du 2ème service, c’est l’horaire du repas à 21h00 (et même 21h30 à Rome). Le repas du midi est parti loin (et encore, sur les escales bien souvent nous n’avons pas mangé le midi), et ça incite à grignoter dans l’après-midi. Le soir, le temps que tout le monde s’installe et de prendre les commandes, avec la durée du service (les serveurs sont moins pressés qu’au 1er service), on ne sort pas de table avant 22h45, plutôt 23h00. À moins de danser jusque tard dans la nuit, cela ne laisse pas le temps de digérer avant de se coucher ; il n’y a rien de pire pour la ligne, surtout quand les repas sont copieux. La prochaine fois, nous demanderons à changer de service.
L’an dernier sur le Fantasia, avec le 1er service nous avions réussi à mieux gérer nos repas et comme nous marchions beaucoup sur le bateau (mine de rien !) et sur les escales, nous avions même perdu un peu de poids.
Cette année sur le Splendida, en marchant pourtant plus sur les escales (7 à 8 km sur les plus courtes, et entre 12 et 15 km à Palerme), et en faisant pourtant attention à ce que nous mangions (nos voisins de tables plaisantaient même de nous voir si raisonnables) : j’ai pris tout de même un kilo. Dérisoire et rien de dramatique, mais si je n'avais pas fait attention…
Ça peut faire sourire mais pour moi ce n’est pas une simple question de coquetterie : depuis deux ans et demie, j’ai réussi à modifier durablement mon alimentation, ce qui m’a permis de perdre progressivement 25 kilos, une moyenne de 5 kilos tous les 6 mois, je suis assez contente du résultat. Avec 110 kilos mon IMC était celui d'une obésité massive ; aujourd’hui avec 84 kilos (enfin… 85 depuis le retour !) je ne suis plus qu'en surpoids excessif (dixit encore une fois l'IMC). Cette question était donc loin d’être anodine pour moi, et sur le bateau je n'étais sans doute pas la seule à m'en inquiéter.
Cela dit, je ne suis pas au régime sec (cela serait impossible à tenir sur la durée) et j’ai vraiment très bien mangé sur le Splendida. En prévention nous nous étions donné 3 règles simples, que nous avons réussi à respecter tout au long de la croisière : D'abord, à table jamais plus qu’une entrée, un plat et un dessert (ce qui est déjà plus que ce que je mange habituellement le soir). Ceux qui ont fait une croisière savent combien on peut être tenté de manger plus que de raison à table, au restaurant comme à la cafétéria ; à la cafétéria c'est même pire : on croit qu'on va pouvoir contrôler ce qu'on met dans son assiette, mais au final les assiettes (pourtant très grandes) débordent, et en plus on peut y retourner à volonté... Deuxième règle : on prend ce qui nous plait sur la carte SAUF les plats de riz et de pâtes, seuls vrais interdits que nous nous sommes imposés. Dernière règle que nous nous étions fixée, et que nous avons également réussi à tenir : collation à bord uniquement si on a pas mangé le midi durant l'escale, et uniquement des fruits frais, on ne touche pas aux pâtisseries proposées à la cafétéria l'après-midi (sinon c'est la débandade).
La carte était chaque jour suffisamment goûteuse et variée pour respecter sans frustration les règles que nous nous étions fixées. Nous avons vraiment bien mangé. Les poissons grillés et les fritures de légumes étaient même excellentes. Les desserts le soir étaient un peu moins bons, mais je n'aime pas le sucré ; ce n'est donc pas très objectif.
Pour terminer la soirée, nous passons dans les bars et à la discothèque. En juin la clientèle était très variée, très populaire, avec beaucoup d’enfants et d’ados. Le soir en juin, les bars étaient bondés, malgré la foule qui faisait la fête à l’extérieur sur l’Aquapark.
En janvier, les animations extérieures sont rapatriées à l’intérieur. Le bateau étant annoncé comme complet avant le départ, je m’attendais donc à une foule compacte sur les ponts intérieurs. Eh bien, pas du tout. Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une place assise dans les bars le soir, et passé 11h30 les ponts étant même plutôt désertiques. Je pense que le bateau n’était finalement pas complet, mais il faut aussi reconnaître que sur cette croisière de janvier, la moyenne d’âge est un peu plus élevée.
Du fait de cette moyenne d’âge un peu plus élevée (par rapport à juin où ça grouillait d’enfants et d'ados), la musique en discothèque nous convenait davantage, et nous espérions pouvoir en profiter.
Ce sera notre seule vraie déception de la croisière : il s’avère littéralement impossible de danser librement en discothèque. Les animateurs sont omniprésents et la totalité de la piste est occupée par la danse en ligne… et la danse en ligne c’est absolument pas notre truc, nous détestons ça autant l’un que l’autre. Les animateurs font leur job, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont la pêche et de l’endurance. À chaque fois c’est le même rythme : ils assurent la danse en ligne durant 30 minutes, courte pause de 10 minutes au cours de laquelle on peut enfin danser un peu (mais durant cette pause, la musique est différente et nous convient beaucoup moins), puis c’est reparti pour 30 minutes de danse en ligne en occupant toute la piste. Arrrgghhh...
Le seul moyen d’échapper à la danse en ligne c’est la Piazetta ou certains salons ; les chanteurs y sont bons mais l’espace de danse y est nettement plus restreint, occupé par des couples sur de la danse de salon... Mais la danse de salon, nous ne savons pas faire. Notre frustration est d’ailleurs partagée par nos voisins de table, qui ont fait les mêmes constats et qui ont été confrontés aux mêmes difficultés, c’est un peu dommage. Pour les fans de Zumba c’est super, les autres n’ont plus qu’à faire tapisserie et à ramasser les miettes (bon d’accord, sur ce coup-là c’est un jugement un peu négatif… mais j’étais vraiment déçue, et Monsieur Glacerine l'était encore plus que moi).
Le seul soir où nos voisins de table ont réussi à danser correctement en discothèque, c’est le soir de l’escale à Rome, précisément le soir où nous avons jeté l’éponge et où n’avons même pas cherché à y retourner. Mais bon, ce n’était sans doute pas notre jour : gros coup de stress au retour de Rome, puis nous avons loupé le spectacle à cause des horaires qui avaient changé ce jour-là, et pour finir nous ne sommes pas allés à la seule soirée où nous aurions pu danser librement… Il y a des jours comme ça...
Voilà pour l’embarquement et nos impressions générales du bateau. Demain je posterai l’escale de Barcelone !
Compte rendu de notre croisière sur le Carnival Breeze du 19 septembre au 1er octobre 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le CARNIVAL BREEZE du 19 septembre au 1er octobre 2012. J’espère qu’elle vous apportera un maximum d’informations et de conseils.
Nous avions réservé cette croisière il y a plusieurs mois, puis nous avions été obligé de l’annuler pour raison professionnelle, pour finalement réserver à nouveau une cabine au dernier moment. La date de mon obligation professionnelle s’étant finalement décalée en dehors de la période de la croisière…
Nous pensions dans un premier temps faire une croisière de 8 jours au départ et à l’arrivée de Venise avec un petit séjour de 2 à 3 jours dans cette ville pour pouvoir la visiter avant de faire la croisière. Le problème est que les hôtels à Venise sont très chers. Il fallait de plus rajouter les prix des billets d’avions de Toulouse à Venise aller et retour. Tout ceci nous faisait exploser notre budget vacances.
C’est alors que j’ai eu l’idée de trouver une croisière avec Venise comme escale. Pas d’hôtel ou de repas à payer pour visiter Venise, tout est compris dans la croisière !
Bizarrement, aussi bien COSTA que MSC ne propose Venise comme escale. Uniquement en port d’embarquement et de débarquement. J’ai trouvé Venise en escale chez des compagnies américaines notamment chez NORVEGIAN et CARNIVAL. La croisière chez NORVEGIAN était plus chère que celle de CARNIVAL. L’escale à Venise ne durait qu’un jour alors que c’était 1 jour ½ chez CARNIVAL. De plus, celle de CARNIVAL est au départ et à l’arrivée de Barcelone à seulement 4 heures ½ de route de Montauban ! Le choix a été vite fait …
Le trajet de cette croisière de 13 jours est le suivant : Barcelone / Monaco / Livourne / Civitavecchia / Olbia / en mer / Dubrovnick / Venise / Venise / en mer / Messine / en mer / Barcelone.
Nous avons déjà fait l’année dernière une croisière avec CARNIVAL :
http://voyageforum.com/forum/canada_compte_rendu_croisiere_aux_etats-unis_au_canada_carnival_glory_D4828421/
Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le CARNIVAL BREEZE du 19 septembre au 1er octobre 2012. J’espère qu’elle vous apportera un maximum d’informations et de conseils.
Nous avions réservé cette croisière il y a plusieurs mois, puis nous avions été obligé de l’annuler pour raison professionnelle, pour finalement réserver à nouveau une cabine au dernier moment. La date de mon obligation professionnelle s’étant finalement décalée en dehors de la période de la croisière…
Nous pensions dans un premier temps faire une croisière de 8 jours au départ et à l’arrivée de Venise avec un petit séjour de 2 à 3 jours dans cette ville pour pouvoir la visiter avant de faire la croisière. Le problème est que les hôtels à Venise sont très chers. Il fallait de plus rajouter les prix des billets d’avions de Toulouse à Venise aller et retour. Tout ceci nous faisait exploser notre budget vacances.
C’est alors que j’ai eu l’idée de trouver une croisière avec Venise comme escale. Pas d’hôtel ou de repas à payer pour visiter Venise, tout est compris dans la croisière !
Bizarrement, aussi bien COSTA que MSC ne propose Venise comme escale. Uniquement en port d’embarquement et de débarquement. J’ai trouvé Venise en escale chez des compagnies américaines notamment chez NORVEGIAN et CARNIVAL. La croisière chez NORVEGIAN était plus chère que celle de CARNIVAL. L’escale à Venise ne durait qu’un jour alors que c’était 1 jour ½ chez CARNIVAL. De plus, celle de CARNIVAL est au départ et à l’arrivée de Barcelone à seulement 4 heures ½ de route de Montauban ! Le choix a été vite fait …
Le trajet de cette croisière de 13 jours est le suivant : Barcelone / Monaco / Livourne / Civitavecchia / Olbia / en mer / Dubrovnick / Venise / Venise / en mer / Messine / en mer / Barcelone.
Nous avons déjà fait l’année dernière une croisière avec CARNIVAL :
http://voyageforum.com/forum/canada_compte_rendu_croisiere_aux_etats-unis_au_canada_carnival_glory_D4828421/
Aide à la construction d'un parcours au Vietnam English translation pending
Bonjour,
après avoir lu quelques centaines de vos messages, notre projet prend un peu forme. Cependant, nous aurions besoin de vos conseils avisés afin de nous aider à faire un peu de tri et à paufiner notre parcours.
Présentation et contexte : nous sommes un couple (33 et 35 ans) et voyageons sac-à-dos, transport en commun, sans réserver d'avance (sauf si nécessaire) les logements ou autre. Nous arrivons à Hanoï le 30/09/2012 et repartons d'Hanoï le 23/10/2012. Nous souhaitons visiter le nord et le centre (si le climat nous le permet). Nous sommes intéressés par la rencontre avec les gens, comprendre les cultures et coutumes différentes, la nature, les paysages, l'histoire. Nous souhaitons faire quelques lieux touristiques (qui nous attirent ou nous semblent inratables) mais surtout éviter les foules si possible. Voilà. Notre désir serait donc de trouver le juste milieu entre passer des heures de route pour aller là où on ne verra pas un touriste et suivre la masse. Un peu compliqué, je le conçois.
Nous avons relevé sur ce site des lieux qui pourraient être intéressants à faire. Nous souhaiterions savoir : - cela vaut-il le coup ? - combien de temps rester ? - cela est-il accessible en transport en commun ? (bon, ça, c'est du surplus parce qu'on pourra le chercher par la suite). - si vous avez des bons plans autre ou sur certains lieux à nous proposer, toutes suggestions est bonne à prendre
Voici donc : - Hanoï - Ban Lac - Mai Chau (mais est-ce bien le Mai Chau qui n'est pas touristique, celui dont parle Abalone ?) il parait qu'il vaut mieux dormir à Ban Lac. - Hang Kia (trekkings mais est-ce le meilleur lieu pour en faire ?) - Moc Chau - Son La (mais on n'a pas l'impression que cela vaille vraiment le coup) OU - Tram Tau (Cela vaut-il le coup pour le détour qu'il faut faire ?) - Mu Cang Chai (il parait que pas touristique et très beau) - Dien Bien Phu (ça, c'est incontournable, mon mari veut y aller !) - Phong Tho / Paso (Cela vaut-il le coup ?) - Sa Pa : je sais que c'est controversé comme lieu alors je ne pose pas de questions dessus. Il y a eu suffisament de réponse que je peux lire ailleurs. Merci par avance. - Lao Caï (marché de Coc Ly) - Lung Khau Nhin (marché) - Bac Ha (marché et paysages) - Coc Pai (marché) - Hoang Su Phi (je n'ai pas trouvé beaucoup d'info mais il semble que cela soit un site à voir. Des détails ?) - Xin Man (idem. Je n'ai même pas su le situer sur la carte. Je suis preneuse d'infos) - Ha Giang - Dong Van (château du roi des H'mongs, fort français, marché, paysages, trekking...) - Yen Minh (des infos ?) - Pho Bang (minorité Hans) - Meo Vac (col du Ma Pi Leng, marché de l'amour) - Bao Lac (minorité Loslos) - Cao Bang (il semblerait que la ville n'ait pas grand intéret mais que les environs soient magnifiques ) - Ban Gioc waterfall (mais cela en vaut-il la peine vu ce que l'on dit de la route ?) - Ba Be (connu) - Pac Ngoi (village Thai) - Lang Son (cela vaut-il le coup de faire ce détour ?) - Bai Tu Long Bay (cela peut il remplacer la baie d'Halong ou est-ce complémentaire ?) - Ha Long (connu) - Nin Binh / Tam Coc : super non ? - Phat Diem : il y a quelque chose à faire ici ?
et, soit au début, soit à la fin : - Hué - Danang - Hoi An (et Dong Hoi si on peut et que cela vaut le coup)
Bon, j'abuse encore mais vous n'êtes pas obligés de répondre à tout : J'ai lu également des noms de villages qui ont l'air sympa mais que je ne situe pas : - Muang Tho (ancienne capitale de Deo Van Anh) - Pu Luong - But Thap
Questions subsidiaires : - peut-on louer des scooters légalement ? - où vaut-il le mieux en louer ?
Merci merci merci !
Ouff ! Trop impatiente maintenant !!
Nadia
après avoir lu quelques centaines de vos messages, notre projet prend un peu forme. Cependant, nous aurions besoin de vos conseils avisés afin de nous aider à faire un peu de tri et à paufiner notre parcours.
Présentation et contexte : nous sommes un couple (33 et 35 ans) et voyageons sac-à-dos, transport en commun, sans réserver d'avance (sauf si nécessaire) les logements ou autre. Nous arrivons à Hanoï le 30/09/2012 et repartons d'Hanoï le 23/10/2012. Nous souhaitons visiter le nord et le centre (si le climat nous le permet). Nous sommes intéressés par la rencontre avec les gens, comprendre les cultures et coutumes différentes, la nature, les paysages, l'histoire. Nous souhaitons faire quelques lieux touristiques (qui nous attirent ou nous semblent inratables) mais surtout éviter les foules si possible. Voilà. Notre désir serait donc de trouver le juste milieu entre passer des heures de route pour aller là où on ne verra pas un touriste et suivre la masse. Un peu compliqué, je le conçois.
Nous avons relevé sur ce site des lieux qui pourraient être intéressants à faire. Nous souhaiterions savoir : - cela vaut-il le coup ? - combien de temps rester ? - cela est-il accessible en transport en commun ? (bon, ça, c'est du surplus parce qu'on pourra le chercher par la suite). - si vous avez des bons plans autre ou sur certains lieux à nous proposer, toutes suggestions est bonne à prendre
Voici donc : - Hanoï - Ban Lac - Mai Chau (mais est-ce bien le Mai Chau qui n'est pas touristique, celui dont parle Abalone ?) il parait qu'il vaut mieux dormir à Ban Lac. - Hang Kia (trekkings mais est-ce le meilleur lieu pour en faire ?) - Moc Chau - Son La (mais on n'a pas l'impression que cela vaille vraiment le coup) OU - Tram Tau (Cela vaut-il le coup pour le détour qu'il faut faire ?) - Mu Cang Chai (il parait que pas touristique et très beau) - Dien Bien Phu (ça, c'est incontournable, mon mari veut y aller !) - Phong Tho / Paso (Cela vaut-il le coup ?) - Sa Pa : je sais que c'est controversé comme lieu alors je ne pose pas de questions dessus. Il y a eu suffisament de réponse que je peux lire ailleurs. Merci par avance. - Lao Caï (marché de Coc Ly) - Lung Khau Nhin (marché) - Bac Ha (marché et paysages) - Coc Pai (marché) - Hoang Su Phi (je n'ai pas trouvé beaucoup d'info mais il semble que cela soit un site à voir. Des détails ?) - Xin Man (idem. Je n'ai même pas su le situer sur la carte. Je suis preneuse d'infos) - Ha Giang - Dong Van (château du roi des H'mongs, fort français, marché, paysages, trekking...) - Yen Minh (des infos ?) - Pho Bang (minorité Hans) - Meo Vac (col du Ma Pi Leng, marché de l'amour) - Bao Lac (minorité Loslos) - Cao Bang (il semblerait que la ville n'ait pas grand intéret mais que les environs soient magnifiques ) - Ban Gioc waterfall (mais cela en vaut-il la peine vu ce que l'on dit de la route ?) - Ba Be (connu) - Pac Ngoi (village Thai) - Lang Son (cela vaut-il le coup de faire ce détour ?) - Bai Tu Long Bay (cela peut il remplacer la baie d'Halong ou est-ce complémentaire ?) - Ha Long (connu) - Nin Binh / Tam Coc : super non ? - Phat Diem : il y a quelque chose à faire ici ?
et, soit au début, soit à la fin : - Hué - Danang - Hoi An (et Dong Hoi si on peut et que cela vaut le coup)
Bon, j'abuse encore mais vous n'êtes pas obligés de répondre à tout : J'ai lu également des noms de villages qui ont l'air sympa mais que je ne situe pas : - Muang Tho (ancienne capitale de Deo Van Anh) - Pu Luong - But Thap
Questions subsidiaires : - peut-on louer des scooters légalement ? - où vaut-il le mieux en louer ?
Merci merci merci !
Ouff ! Trop impatiente maintenant !!
Nadia
En direct d'une croisière sur le Celebrity Solstice English translation pending
PROLOGUE
Oui, oui, je vais faire bref, car ce prologue, tout le monde s’en fiche… Mais bon, toute rédaction doit avoir une intro, hein… 😉
Lundi 21 mai, 15 heures… Ca y est ! J’ai bouclé les dernières valises relevant de ma responsabilité… La maison est en mode « vacances »… Volets fermés, télésurveillance informée du départ imminent, simulateurs de présence installés et opérationnels, alarmes testées, poissons rouges mis au congélateur 😮(non, je rassure les âmes sensibles, y a pas de poissons rouges !)… Manque plus que Mme PAP qui arrive comme promis à 16 heures… Fin des valises avec placement des vestes (super-important, les vestes !😉), chargement de la voiture : Une routine bien réglée, chacune de nos valises trouve sa place habituelle dans la voiture, et départ à 17 heures pétantes… Trajet Poitiers-Bordeaux sans encombres, mais beaucoup plus pluvieux que d’habitude… Ajouter à cela que TOMTOM n’a toujours pas rectifié la position GPS du Novotel Mérignac, et nous ballade dans tout Mérignac… Pffff…😠Et ce, paraît-il, malgré des demandes réitérées du Novotel… Transfert des valises en chambre, sortie des vestes (super-important, les vestes !), repas, dodo (bref, non ? d’aucuns auraient détaillé le menu…)
Mardi 22 mai, remise des vestes en valises ((super-important, les vestes !😉), des valises en voiture, check-list, et autoroute de routine, mais un ciel de cochon (mais sec) Bordeaux Narbonne… Mais à Narbonne, grande innovation : au lieu de tourner à gauche comme d’habitude, on tourne à droite… Du coup il se met à pleuvoir, mais on n’est pas sûr de la relation de cause à effet…🤪 Heureusement, tel le nuage de Tchernobyl, notre nuage de pluie n’a pas passé la frontière, et nous passons en Espagne sous un ciel mitigé, mais à nouveau sec. Arrivée vers 16 heures à Barcelone…
C’est pas le Sofitel Marseille de l’an dernier, mais l’hôtel "EuroStars Grand Marina", dans le World Trade Center, n’est pas mal non plus, dans le genre… Le temps de sortir les vestes ((super-important, les vestes !😉), et on pourra, de la terrasse du 8ème étage, apercevoir au loin le Costa Magica et le NCL Spirit, qui paressent le long des quais, en attendant de repartir vers d’autre cieux dans la soirée. Repas gastronomique (très bon, mais c’est pas le ** Michelin de l’an dernier), et puis il est temps de rejoindre notre chambre… L’aventure commence demain…
Mercredi 23 mai : Barcelone
C’est marrant comme les jours à forte valeur loisirs ajoutée, on est content de se lever… Le réveil sonne à 7 heures, et nous allons goûter au superbe buffet du Grand Marina… Un petit passage à la terrasse pour voir que le Solstice est bien là, avec devant lui le Liberty of the Seas, et encore devant, au Palacrocieros, le Costa neoRomantica… Euh… il fait petit, à côté des deux autres…😮
Retour en chambre pour, une dernière fois, remettre les vestes en valises (super-important, les vestes😉)… Décoration de nos valises, qui arborent maintenant chacune 4 étiquettes « SOLSTICE 1114 », lisible de tous les côtés, on règle la note (ouille !😮), on récupère la voiture et nous voilà partis, direction le port… Un peu tôt, et comme on trouve du premier coup, à 9h 45, on abandonne nos 4 « grosses » valises au terminal A, qui est affecté aujourd’hui à Celebrity, le Celebrity-man prend 4 étiquettes sur un rouleau, gribouille « 1114 » dessus et les colle autour de nos poignées de valises… Rapide, pas angoissé, le gars, on voit nos valises partir sur un chariot déjà bien rempli… Bon, ça c’est fait…
Nous reprenons notre voiture pour faire 200 mètres jusqu’au terminal B où nous attend le voiturier de « Valet-Parking », à 10h, on la lui laisse avec 169 euros pour les 12 jours et un lavage la veille du retour, on prend nos bagages à main, et on retourne au terminal B, où il nous faut attendre jusqu’à 10h 30 pour le check-in… Heureusement, d’ailleurs, car le voiturier essoufflé nous appelle… on a oublié (hum… j’ai oublié…😊😊) de lui laisser la clé (enfin la carte) de la voiture… Le temps de réparer cet oubli, et on nous appelle pour le check-in…
Spectaculaire, 😮 le truc… Chez Costa, à l’arrivée, y a un guichet, parfois deux, où on vous donne juste une carte numérotée qui est censée définir la priorité, et tout le contrôle police et bagages à main se fait à l’embarquement… Quant à la carte Costa, on la trouve sur son lit en cabine, et ce n’est que dans les jours suivants qu’on enregistre la carte bancaire. Là, ça commence par le contrôle des bagages qui passent au scanner et le reste (ben nous, quoi) sous le portique, et on entre dans un hall immense, avec, je rigole pas, 44 guichets !!! Alors certes le 1 à 5 sont réservés au suites, le 6 à 10 aux cartes de fidélité Captain Club, le 11 à 15 aux aquaspa, le 16 à 20 aux concierge class, etc, la gars qui est arrivé en même temps que nous et qui a une intérieure au pont 3, il va tout simplement au guichet 44, et il n’attend pratiquement pas… Et là, tout est fait en même temps : contrôle des passeports, contrôle du billet et du papier du check-in fait quelques jours avant sur Internet, enregistrement de la carte bancaire qui avait été déjà déclaré (juste par ses 4 derniers chiffres), prises des photos numériques, et remise des cartes « SeaPass »… 😛🙂
Plus qu’à embarquer on se dit qu’avant 11 heures, on sera déjà à bord… Mais gloups !😕 on nous dit d’attendre sur les nombreux sièges de la salle, l’embarquement est marqué « 12h 30 »… Alors on va devoir attendre… mais moins que prévu, 🙂 à 11h 45, ils appellent les Penthouses (y en a que 2) et les suites (pour Celebrity, c’est pas la « Penthouse Suite », comme sur le site, la « Penthouse », c’est *au dessus* de la suite)… Et à midi, nous pénétrons dans le Solstice par le pont 5 (avec un système de « couloir » qui nous aurait permis de ne pas être mouillé un jour de pluie, mais qui là a dû nous permettre de perdre au moins 500 grammes de transpiration… ).
On nous dit que les cabines ne sont pas prêtes, mais nous, on applique immédiatement la procédure habituelle, … et on se casse le nez 😠, les portes coupe-feu sont fermées, mais surtout le trajet est barré par d’énormes chariots… pas moyen d’aller jusqu’à la cabine… On va donc aller "sagement" manger au buffet du pont 14… Chouette, le buffet… bon, c’est vrai qu’on n’est pas fana de ce genre de restau, mais pas non plus exigeants, alors notre jugement vaut ce qu’il vaut… Mais c’est bien présenté, par petit « patés » de mets de type variés (il y a le pâté « pâtes », le pâté « salades », etc… et je repère le pâté « glaces », bien sympathique, avec ses quelque 15 parfums 😛😛…). Certes, on est dans les premiers, donc tout est beau et propre… Chacun se sert, sauf pour les viandes à la découpe. MAis c'est marrant, les gens se servent dans l'ensemble *proprement* ! On se trouve une table en bordure de bateau (vitré du sol au plafond), on case tant bien que mal les quelque 30 kg de bagages à main qu’on trimbale... 🤪 Un peu de vin pour agrémenter tout ça… Note pour plus tard : ne pas acheter de « demi-bouteilles », elles valent presque aussi cher que les grandes… 😕 Il est courant sur ce bateau d’acheter une bouteille entière, d’en boire un verre, et de ramener la bouteille à sa cabine… On voit en effet plein de gens qui se baladent une bouteille à la main, mais personne n’est en état d’ébriété (c’est d’ailleurs contraire à la charte de « bonne conduite du croisiériste Celebrity » qui "sanctionne" l'état d'ivresse).
Le repas terminé, des annonces régulières annoncent (en anglais et parfois en espagnol, sur des hauts-parleurs qui saturent, ce qui les rend inaudibles) que les cabines ne sont pas encore prêtes…😠 Il est 14 heures, ça commence à faire long, on a visité tout le bateau avec notre chargement, je craque 😏😠😠 et on retourne vers notre cabine… On ouvre la porte coupe-feu, on pousse le chariot et on passe dans le couloir…
Personne… la porte 1114 est là, à trois mètres devant nous…
On y va…
Ca y est, il est 14h 05, on est dans notre suite… sans doute les premiers passagers… Elle est totalement prête et terminée, et on pose enfin nos bagages… Les grosses valises ne sont pas encore arrivées… à 14h 15, et pour une livraison « prioritaire », on ne trouve pas ça performant, 🙁Costa a *toujours* fait mieux sur nos 16 croisières… Mais bon, après quelques instants sur notre balcon, on ressort enfin les mains libres, on croise notre majordome qui nous dit qu’on devrait pas être là, mais bon, comme on comprend pas l’anglais (et encore moins que d’habitude !), on le salue, ou lui dit qu’on est français, et avec un petit billet en plus 😇😛, c’est presque lui qui se demande ce qu’il fait là…😎 Du coup, il se présente, nous demande encore un tout petit peu de temps pour repasser l’aspirateur dans une chambre apparemment parfaitement propre, et on retourne donc faire un tour de bateau, les mains dans les poches… que c’est bon !
15h 30, le « feu vert cabines » est enfin donné… Du coup, ruée sur les ascenseurs, on attend donc un peu en allant visiter chacun des restaurants de spécialités, tous très attirants, avec des menus à faire « baver »…sauf pour nous le restaurant asiatique, ça, c’est pas trop notre truc…
16 heures, retour à la cabine, l’exercice d’alerte a lieu dans ¼ d’heure, on a repéré sur notre porte de cabine notre « munster station », la E2, la façon de descendre jusqu’au pont 4, par le chemin direct et le chemin alternatif… 😇 On prend notre gilet, on le met correctement, bien attaché, l’alarme retentit, on est presque arrivés à notre sortie, mais là, on constate que personne n’a de gilet, même pas l’équipage, et des Celebrity-men nous convient simplement à aller nous asseoir dans le restaurant, pour entendre un speech en anglais auquel on ne comprend bien sûr rien, doublé heureusement d’un petit diaporama avec les textes écrits de ce qui se dit… ça, déjà on comprend mieux… Et 10 minutes après, c’est fini… Alors certes on nous dit que ce speech passera dans toutes les langues sur les écrans de télé des cabines, mais je ne peux m’empêcher de penser à ces angoissantes questions : à la minute présente, combien de celebrity-primo-croisiéristes savent où se trouve exactement dans leur cabine les gilets de sauvetage (dans le petit diaporama, le personnage le prend sous son lit), et combien de primo-croisiéristes sont capables d’enfiler correctement en moins de 10 secondes un gilet de sauvetage… Bref, ça donne l’impression que cette compagnie applique les textes internationaux a minima, avec la certitude très américaine qu’un bateau américain ne peut de toutes façons pas sombrer… 🤪
Retour à la cabine, on range les gilets sur leur étagère, et on assiste de notre balcon (et sur le grand écran 55 pouces de notre cabine qui nous donne une vue avant) au départ du Liberty of the Seas, et ¼ d’heure plus tard, vers 17 heures presque 30, au départ du Solstice… Echange de sirènes habituel « 3311 » avec le neoRomantica, et nous voilà en mer…🙂
On constate aussi en lisant les divers courriers qui nous sont adressés, que dans la mesure où nous sommes en Celebrity, Royale, ou Penthouse Suites, nous avons droit à une carte Captain-Club Elite 🙂🙂, avec tous les avantages, *sans aucune exception*, liés à ce statut… Ca, c’est bien sympathique, Costa considère certes ses passagers de grande suite, panorama suite et suite comme des « VIP », avec certains avantzages, mais ne leur a jamais donné pour autant *tous* les avantages des Gold-Pearl…
Mme PAP qui rongeait son frein en attendant les valises a soudain le plaisir de les voir arriver… Contre-perf sur la « livraison prioritaire des bagages en suites », 🏴☠️ mais vu leurs étiquettes, sans le moindre signe distinctif, avec un numéro de cabine écrit au stylo bille illisible à 2 mètres, il ne pouvait guère en être autrement…😐
Et sourire hilare du livreur qui nous montre la valise noire en nous disant : vous avez vu, l’étiquette de cette valise a été arrachée, vous aviez bien fait de coller dessus des étiquettes avec le numéro de cabine… Bon, tout est bien qui finit bien, mais Mme PAP (n’oubliez pas que le transport de produits précieux dans des temps chronométrés, c’est son job) persiste à trouver toute cette logistique bagages bien « légère »…🤪
Et à une heure où sur *toutes* nos croisières antérieures, sans *aucune* exception, tout était rangé et fini, on commence à déballer les valises… 😕 D'abord bien sûr les vestes, qui sont comme neuves, pas du tout froissées...🙂 On reparlera dans nos comparatifs de cabines de la place de rangement, mais disons tout de suite que Mme PAP a dû faire preuve de presque autant d’ingéniosité que dans la suite YC3 du Fantasia, il y a un an, même si la cabine est bien mieux « fichue » qu’une YC3 (on en reparlera).
Il est presque 20 heures quand nous avons fini… L’heure d’aller écouter Rachel, notre hôtesse internationale, en fait allemande, qui va nous présenter en quelques mots le bateau et répondre à nos questions. Très sympathique, et on aimerait bien parler anglais, ou allemand, comme elle parle français… Même si des esprits chagrins diraient qu’elle ne parle pas parfaitement le français… Elle est accompagnée de Mathieu, un animateur *français* qui parle, lui, un français très correct… 😉
Nous sommes 80 francophones à bord… A la réunion, une trentaine de gens sont là, ce qui prouve que les autres connaissent à fond tous les problèmes que peut poser le bateau…🤪
Nous avons fait la connaissance de ELJ et Monsieur, primocroisiéristes pas du tout « perdus » et qui semblent très contents de leur première journée, et de 4yne et Monsieur, qui en sont à leur nième croisière et leur 4ème Celebrity… On se donne rendez-vous pour l’apéro demain soir… Et chacun rejoint sa table au restaurant…
On nous a attribué une table pour deux dans un coin agréable et pas trop bruyant de ce merveilleux restaurant, beau, blanc, sobre, où les autofocus pourront faire leur boulot de mise au point sans s’affoler à cause de trucs qui brillent dans tous les sens… On aura l’occasion de reparler des menus, disons juste là que nous avons fait un excellent repas…
Après le repas, bagarre avec l’informatique de bord… pas moyen d’ouvrir un compte WiFi pour la connexion à Internet (le process est beaucoup plus « compliqué » que chez Costa ou MSC) et cerise sur le gâteau, l’informatique de bord refuse de nous inscrire sur ces fameuses excursions que nous n’avions jamais pu faire sur le site Celebrity sur Internet, à croire que cette informatique Celebrity a juré de me faire craquer… Il n’en sera rien, mais c’est tout de même très éprouvant pour les nerfs…😠😠😠
Alors on décide d’aller se coucher, non sans avoir acheté la fameuse « photo d’embarquement »… Tout ça se résoudra demain, et que le lecteur ne s’y trompe pas…
Même si certaines choses, aujourd’hui, nous ont surpris, ou même parfois un peu déçus, il n’en est pas moins vrai que nous sommes sur un très beau bateau, dans une cabine très plaisante par nombre de ses aspects… et que nous avons passé une journée globalement très agréable, où les « choses bien » l’ont largement emporté sur les « moins bien »… Bref, ça commence bien !!!
Ma seule tristesse est de penser au désespoir de milliers de lecteurs de VF (ah ? pas tant ? vous croyez ? ) qui pensaient avoir dès ce soir de nos nouvelles… Mais j’espère bien que demain ils auront double dose…
Oui, oui, je vais faire bref, car ce prologue, tout le monde s’en fiche… Mais bon, toute rédaction doit avoir une intro, hein… 😉
Lundi 21 mai, 15 heures… Ca y est ! J’ai bouclé les dernières valises relevant de ma responsabilité… La maison est en mode « vacances »… Volets fermés, télésurveillance informée du départ imminent, simulateurs de présence installés et opérationnels, alarmes testées, poissons rouges mis au congélateur 😮(non, je rassure les âmes sensibles, y a pas de poissons rouges !)… Manque plus que Mme PAP qui arrive comme promis à 16 heures… Fin des valises avec placement des vestes (super-important, les vestes !😉), chargement de la voiture : Une routine bien réglée, chacune de nos valises trouve sa place habituelle dans la voiture, et départ à 17 heures pétantes… Trajet Poitiers-Bordeaux sans encombres, mais beaucoup plus pluvieux que d’habitude… Ajouter à cela que TOMTOM n’a toujours pas rectifié la position GPS du Novotel Mérignac, et nous ballade dans tout Mérignac… Pffff…😠Et ce, paraît-il, malgré des demandes réitérées du Novotel… Transfert des valises en chambre, sortie des vestes (super-important, les vestes !), repas, dodo (bref, non ? d’aucuns auraient détaillé le menu…)
Mardi 22 mai, remise des vestes en valises ((super-important, les vestes !😉), des valises en voiture, check-list, et autoroute de routine, mais un ciel de cochon (mais sec) Bordeaux Narbonne… Mais à Narbonne, grande innovation : au lieu de tourner à gauche comme d’habitude, on tourne à droite… Du coup il se met à pleuvoir, mais on n’est pas sûr de la relation de cause à effet…🤪 Heureusement, tel le nuage de Tchernobyl, notre nuage de pluie n’a pas passé la frontière, et nous passons en Espagne sous un ciel mitigé, mais à nouveau sec. Arrivée vers 16 heures à Barcelone…
C’est pas le Sofitel Marseille de l’an dernier, mais l’hôtel "EuroStars Grand Marina", dans le World Trade Center, n’est pas mal non plus, dans le genre… Le temps de sortir les vestes ((super-important, les vestes !😉), et on pourra, de la terrasse du 8ème étage, apercevoir au loin le Costa Magica et le NCL Spirit, qui paressent le long des quais, en attendant de repartir vers d’autre cieux dans la soirée. Repas gastronomique (très bon, mais c’est pas le ** Michelin de l’an dernier), et puis il est temps de rejoindre notre chambre… L’aventure commence demain…
Mercredi 23 mai : Barcelone
C’est marrant comme les jours à forte valeur loisirs ajoutée, on est content de se lever… Le réveil sonne à 7 heures, et nous allons goûter au superbe buffet du Grand Marina… Un petit passage à la terrasse pour voir que le Solstice est bien là, avec devant lui le Liberty of the Seas, et encore devant, au Palacrocieros, le Costa neoRomantica… Euh… il fait petit, à côté des deux autres…😮
Retour en chambre pour, une dernière fois, remettre les vestes en valises (super-important, les vestes😉)… Décoration de nos valises, qui arborent maintenant chacune 4 étiquettes « SOLSTICE 1114 », lisible de tous les côtés, on règle la note (ouille !😮), on récupère la voiture et nous voilà partis, direction le port… Un peu tôt, et comme on trouve du premier coup, à 9h 45, on abandonne nos 4 « grosses » valises au terminal A, qui est affecté aujourd’hui à Celebrity, le Celebrity-man prend 4 étiquettes sur un rouleau, gribouille « 1114 » dessus et les colle autour de nos poignées de valises… Rapide, pas angoissé, le gars, on voit nos valises partir sur un chariot déjà bien rempli… Bon, ça c’est fait…
Nous reprenons notre voiture pour faire 200 mètres jusqu’au terminal B où nous attend le voiturier de « Valet-Parking », à 10h, on la lui laisse avec 169 euros pour les 12 jours et un lavage la veille du retour, on prend nos bagages à main, et on retourne au terminal B, où il nous faut attendre jusqu’à 10h 30 pour le check-in… Heureusement, d’ailleurs, car le voiturier essoufflé nous appelle… on a oublié (hum… j’ai oublié…😊😊) de lui laisser la clé (enfin la carte) de la voiture… Le temps de réparer cet oubli, et on nous appelle pour le check-in…
Spectaculaire, 😮 le truc… Chez Costa, à l’arrivée, y a un guichet, parfois deux, où on vous donne juste une carte numérotée qui est censée définir la priorité, et tout le contrôle police et bagages à main se fait à l’embarquement… Quant à la carte Costa, on la trouve sur son lit en cabine, et ce n’est que dans les jours suivants qu’on enregistre la carte bancaire. Là, ça commence par le contrôle des bagages qui passent au scanner et le reste (ben nous, quoi) sous le portique, et on entre dans un hall immense, avec, je rigole pas, 44 guichets !!! Alors certes le 1 à 5 sont réservés au suites, le 6 à 10 aux cartes de fidélité Captain Club, le 11 à 15 aux aquaspa, le 16 à 20 aux concierge class, etc, la gars qui est arrivé en même temps que nous et qui a une intérieure au pont 3, il va tout simplement au guichet 44, et il n’attend pratiquement pas… Et là, tout est fait en même temps : contrôle des passeports, contrôle du billet et du papier du check-in fait quelques jours avant sur Internet, enregistrement de la carte bancaire qui avait été déjà déclaré (juste par ses 4 derniers chiffres), prises des photos numériques, et remise des cartes « SeaPass »… 😛🙂
Plus qu’à embarquer on se dit qu’avant 11 heures, on sera déjà à bord… Mais gloups !😕 on nous dit d’attendre sur les nombreux sièges de la salle, l’embarquement est marqué « 12h 30 »… Alors on va devoir attendre… mais moins que prévu, 🙂 à 11h 45, ils appellent les Penthouses (y en a que 2) et les suites (pour Celebrity, c’est pas la « Penthouse Suite », comme sur le site, la « Penthouse », c’est *au dessus* de la suite)… Et à midi, nous pénétrons dans le Solstice par le pont 5 (avec un système de « couloir » qui nous aurait permis de ne pas être mouillé un jour de pluie, mais qui là a dû nous permettre de perdre au moins 500 grammes de transpiration… ).
On nous dit que les cabines ne sont pas prêtes, mais nous, on applique immédiatement la procédure habituelle, … et on se casse le nez 😠, les portes coupe-feu sont fermées, mais surtout le trajet est barré par d’énormes chariots… pas moyen d’aller jusqu’à la cabine… On va donc aller "sagement" manger au buffet du pont 14… Chouette, le buffet… bon, c’est vrai qu’on n’est pas fana de ce genre de restau, mais pas non plus exigeants, alors notre jugement vaut ce qu’il vaut… Mais c’est bien présenté, par petit « patés » de mets de type variés (il y a le pâté « pâtes », le pâté « salades », etc… et je repère le pâté « glaces », bien sympathique, avec ses quelque 15 parfums 😛😛…). Certes, on est dans les premiers, donc tout est beau et propre… Chacun se sert, sauf pour les viandes à la découpe. MAis c'est marrant, les gens se servent dans l'ensemble *proprement* ! On se trouve une table en bordure de bateau (vitré du sol au plafond), on case tant bien que mal les quelque 30 kg de bagages à main qu’on trimbale... 🤪 Un peu de vin pour agrémenter tout ça… Note pour plus tard : ne pas acheter de « demi-bouteilles », elles valent presque aussi cher que les grandes… 😕 Il est courant sur ce bateau d’acheter une bouteille entière, d’en boire un verre, et de ramener la bouteille à sa cabine… On voit en effet plein de gens qui se baladent une bouteille à la main, mais personne n’est en état d’ébriété (c’est d’ailleurs contraire à la charte de « bonne conduite du croisiériste Celebrity » qui "sanctionne" l'état d'ivresse).
Le repas terminé, des annonces régulières annoncent (en anglais et parfois en espagnol, sur des hauts-parleurs qui saturent, ce qui les rend inaudibles) que les cabines ne sont pas encore prêtes…😠 Il est 14 heures, ça commence à faire long, on a visité tout le bateau avec notre chargement, je craque 😏😠😠 et on retourne vers notre cabine… On ouvre la porte coupe-feu, on pousse le chariot et on passe dans le couloir…
Personne… la porte 1114 est là, à trois mètres devant nous…
On y va…
Ca y est, il est 14h 05, on est dans notre suite… sans doute les premiers passagers… Elle est totalement prête et terminée, et on pose enfin nos bagages… Les grosses valises ne sont pas encore arrivées… à 14h 15, et pour une livraison « prioritaire », on ne trouve pas ça performant, 🙁Costa a *toujours* fait mieux sur nos 16 croisières… Mais bon, après quelques instants sur notre balcon, on ressort enfin les mains libres, on croise notre majordome qui nous dit qu’on devrait pas être là, mais bon, comme on comprend pas l’anglais (et encore moins que d’habitude !), on le salue, ou lui dit qu’on est français, et avec un petit billet en plus 😇😛, c’est presque lui qui se demande ce qu’il fait là…😎 Du coup, il se présente, nous demande encore un tout petit peu de temps pour repasser l’aspirateur dans une chambre apparemment parfaitement propre, et on retourne donc faire un tour de bateau, les mains dans les poches… que c’est bon !
15h 30, le « feu vert cabines » est enfin donné… Du coup, ruée sur les ascenseurs, on attend donc un peu en allant visiter chacun des restaurants de spécialités, tous très attirants, avec des menus à faire « baver »…sauf pour nous le restaurant asiatique, ça, c’est pas trop notre truc…
16 heures, retour à la cabine, l’exercice d’alerte a lieu dans ¼ d’heure, on a repéré sur notre porte de cabine notre « munster station », la E2, la façon de descendre jusqu’au pont 4, par le chemin direct et le chemin alternatif… 😇 On prend notre gilet, on le met correctement, bien attaché, l’alarme retentit, on est presque arrivés à notre sortie, mais là, on constate que personne n’a de gilet, même pas l’équipage, et des Celebrity-men nous convient simplement à aller nous asseoir dans le restaurant, pour entendre un speech en anglais auquel on ne comprend bien sûr rien, doublé heureusement d’un petit diaporama avec les textes écrits de ce qui se dit… ça, déjà on comprend mieux… Et 10 minutes après, c’est fini… Alors certes on nous dit que ce speech passera dans toutes les langues sur les écrans de télé des cabines, mais je ne peux m’empêcher de penser à ces angoissantes questions : à la minute présente, combien de celebrity-primo-croisiéristes savent où se trouve exactement dans leur cabine les gilets de sauvetage (dans le petit diaporama, le personnage le prend sous son lit), et combien de primo-croisiéristes sont capables d’enfiler correctement en moins de 10 secondes un gilet de sauvetage… Bref, ça donne l’impression que cette compagnie applique les textes internationaux a minima, avec la certitude très américaine qu’un bateau américain ne peut de toutes façons pas sombrer… 🤪
Retour à la cabine, on range les gilets sur leur étagère, et on assiste de notre balcon (et sur le grand écran 55 pouces de notre cabine qui nous donne une vue avant) au départ du Liberty of the Seas, et ¼ d’heure plus tard, vers 17 heures presque 30, au départ du Solstice… Echange de sirènes habituel « 3311 » avec le neoRomantica, et nous voilà en mer…🙂
On constate aussi en lisant les divers courriers qui nous sont adressés, que dans la mesure où nous sommes en Celebrity, Royale, ou Penthouse Suites, nous avons droit à une carte Captain-Club Elite 🙂🙂, avec tous les avantages, *sans aucune exception*, liés à ce statut… Ca, c’est bien sympathique, Costa considère certes ses passagers de grande suite, panorama suite et suite comme des « VIP », avec certains avantzages, mais ne leur a jamais donné pour autant *tous* les avantages des Gold-Pearl…
Mme PAP qui rongeait son frein en attendant les valises a soudain le plaisir de les voir arriver… Contre-perf sur la « livraison prioritaire des bagages en suites », 🏴☠️ mais vu leurs étiquettes, sans le moindre signe distinctif, avec un numéro de cabine écrit au stylo bille illisible à 2 mètres, il ne pouvait guère en être autrement…😐
Et sourire hilare du livreur qui nous montre la valise noire en nous disant : vous avez vu, l’étiquette de cette valise a été arrachée, vous aviez bien fait de coller dessus des étiquettes avec le numéro de cabine… Bon, tout est bien qui finit bien, mais Mme PAP (n’oubliez pas que le transport de produits précieux dans des temps chronométrés, c’est son job) persiste à trouver toute cette logistique bagages bien « légère »…🤪
Et à une heure où sur *toutes* nos croisières antérieures, sans *aucune* exception, tout était rangé et fini, on commence à déballer les valises… 😕 D'abord bien sûr les vestes, qui sont comme neuves, pas du tout froissées...🙂 On reparlera dans nos comparatifs de cabines de la place de rangement, mais disons tout de suite que Mme PAP a dû faire preuve de presque autant d’ingéniosité que dans la suite YC3 du Fantasia, il y a un an, même si la cabine est bien mieux « fichue » qu’une YC3 (on en reparlera).
Il est presque 20 heures quand nous avons fini… L’heure d’aller écouter Rachel, notre hôtesse internationale, en fait allemande, qui va nous présenter en quelques mots le bateau et répondre à nos questions. Très sympathique, et on aimerait bien parler anglais, ou allemand, comme elle parle français… Même si des esprits chagrins diraient qu’elle ne parle pas parfaitement le français… Elle est accompagnée de Mathieu, un animateur *français* qui parle, lui, un français très correct… 😉
Nous sommes 80 francophones à bord… A la réunion, une trentaine de gens sont là, ce qui prouve que les autres connaissent à fond tous les problèmes que peut poser le bateau…🤪
Nous avons fait la connaissance de ELJ et Monsieur, primocroisiéristes pas du tout « perdus » et qui semblent très contents de leur première journée, et de 4yne et Monsieur, qui en sont à leur nième croisière et leur 4ème Celebrity… On se donne rendez-vous pour l’apéro demain soir… Et chacun rejoint sa table au restaurant…
On nous a attribué une table pour deux dans un coin agréable et pas trop bruyant de ce merveilleux restaurant, beau, blanc, sobre, où les autofocus pourront faire leur boulot de mise au point sans s’affoler à cause de trucs qui brillent dans tous les sens… On aura l’occasion de reparler des menus, disons juste là que nous avons fait un excellent repas…
Après le repas, bagarre avec l’informatique de bord… pas moyen d’ouvrir un compte WiFi pour la connexion à Internet (le process est beaucoup plus « compliqué » que chez Costa ou MSC) et cerise sur le gâteau, l’informatique de bord refuse de nous inscrire sur ces fameuses excursions que nous n’avions jamais pu faire sur le site Celebrity sur Internet, à croire que cette informatique Celebrity a juré de me faire craquer… Il n’en sera rien, mais c’est tout de même très éprouvant pour les nerfs…😠😠😠
Alors on décide d’aller se coucher, non sans avoir acheté la fameuse « photo d’embarquement »… Tout ça se résoudra demain, et que le lecteur ne s’y trompe pas…
Même si certaines choses, aujourd’hui, nous ont surpris, ou même parfois un peu déçus, il n’en est pas moins vrai que nous sommes sur un très beau bateau, dans une cabine très plaisante par nombre de ses aspects… et que nous avons passé une journée globalement très agréable, où les « choses bien » l’ont largement emporté sur les « moins bien »… Bref, ça commence bien !!!
Ma seule tristesse est de penser au désespoir de milliers de lecteurs de VF (ah ? pas tant ? vous croyez ? ) qui pensaient avoir dès ce soir de nos nouvelles… Mais j’espère bien que demain ils auront double dose…
Croisière "Les rivages du soleil" sur le Costa Serena le 28 juillet 2012 English translation pending
Bonjour
Nous partons pour notre 1° croisière en famille départ Marseille le 28/07/2012.
Qui connait le COSTA SERENA et a fait le parcours "Les Rivages du Soleil"?
Quels st les bons conseils pour les "débutants"?
Merci d'avance
Catherine
Compte rendu "Vers les Iles Grecques" - Costa Fortuna - avril 2012 English translation pending
C/R Costa Fortuna - Vers les Iles Grecques - avril 12
Lundi 09 avril 12 - VENISE -Italie
Après un vol "Bruxelles-Venise " sans histoire avec une "Commandante", nous sommes accueillis dès la sortie par une Costawoman qui nous dirige vers un guichet Costa. Là, on nous donne un ticket pour le transfert (Vol et transfert Costa) et le départ se fait à 09h00. A 09h30, nous sommes au port et distribution de notre ticket d'embarquement, le n° 5. Les bagages confiés aux Costamen, nous partons, à pied jusqu'à la Piazzale Roma (+/- 15min) et nous voilà au début du Grand Canal. Il y a moyen de prendre un tramway Moever (1€) qui va du port à la Piazzale Roma. On part le long du Canal et de sa vie grouillante, on observe ravis, 🙂 gondoles, bateaux de police, poubelles, de chantiers, ambulances...Nous sommes déjà venus à Venise Zhom' et moi, mais c'est toujours un plaisir d'arpenter ruelles, courettes, ponts . Nous traînerons nos guêtres dans les quartiers de Santa Croce et San Simeon Piccolo, San Giacomo dell'Orio, Fondation deï Turchi, Stan Stae, Ca Pesaro, Ca d'Oro, Fabbriche Nuove, le Marché aux Poissons, San Polo, Santa Maria dei Frari et j'en passe...
Nos yeux sont émerveillés, il fait nuageux , 12-13° mais en gens du nord, cela n'a pas d'influence sur notre bonne humeur...Et puis cela donnera de bonnes photos....😎😉
On retourne vers l'entrepôt n° 107, 1° étage, et là, une foule impatiente de monter sur le Fortuna. Et....et voilà que c'est l'embarquement des n° 5, c'est nouuuussss....😉.Passage de douane, vérifications des documents d'embarquement, photo, puis ça y est en un rien de temps, nous sommes guidés par des Costamen jusqu'au Christophe Colomb, le self-service où nous pouvons manger un pti bout. Bon, y a du monde....et il faut se battre pour avoir une table. 🤪Donc, il y en a un qui doit garder la table et l'autre aller faire la file. Ca, ça ne nous plaît pas de trop...Ensuite, allons à la découverte de notre cabine, grande, une terrasse, biennnn....
Nos valises sont arrivées en 2X, nous partons à la découverte de ce "monstre" des mers, ponts, et différents salons avant la foule, puis enregistrement de la carte bancaire.
Exercice de sauvetage à 16h15....on arrive avec nos bouées sur le pont 4 au point C comme indiqué, et là, là, comment dire, le boxon total, la désorganisation, une pagaille sans nom, des va-et-vient, des sans gilets...Ca a duré 1 heure!!!!, le personnel inorganisé ne disait rien devant ces gens se promenant...le temps passe, le bateau doit appareiller à 17h!!!!! 🤪😠😠
A 17h15, on est "libérés", vite les gilets dans la cabine et viiite sur les ponts supérieurs pour admirer le départ de Venise.... Quelle merveille, quelle splendeur sous un pti soleil....à ne pas manquer....Heureusement que le Fortuna est un peu en retard sur son planning....🙂
Mais, il y a un mais.....En même temps, il y a la réunion des francophones au Théâtre Rex avec Gaëlle....🤪 Le choix est vite fait : le départ de Venise.... et sans regrets...
Après, on va à la réunion de Gaëlle (multi média en panne) on reste 3 minutes, puis il est temps d'aller souper (enfin, dîner). J'avais RV avec Pifounette, mais parmi les 1000 francophones et cette réunion en plein départ, je l'ai loupée....😕par après, j'ai essayé de la repérée mais sur un tel bateau....
Nous sommes au 1° service (ah?!) et comme d'habitude nous avons demandé une table francophone et comme d'hab, nous nous sommes retrouvés à une table....avec plein de Hollandais....Nous avions une table au Michelangelo près des fenêtres arrières, très joli...
Mais, après le repas, on va demander un changement de table....au 2° service et sur le côté.... Au retour dans la cabine, nos tickets d'excursions réservées par le Net nous attendent....Ainsi que le Today...
Debout depuis 3h00 du matin, on s'écroule sur notre lit..
RRrrrrZZzzzzzzz
Marine
Help, je n'arrive pas à insérer des photos...😕
Lundi 09 avril 12 - VENISE -Italie
Après un vol "Bruxelles-Venise " sans histoire avec une "Commandante", nous sommes accueillis dès la sortie par une Costawoman qui nous dirige vers un guichet Costa. Là, on nous donne un ticket pour le transfert (Vol et transfert Costa) et le départ se fait à 09h00. A 09h30, nous sommes au port et distribution de notre ticket d'embarquement, le n° 5. Les bagages confiés aux Costamen, nous partons, à pied jusqu'à la Piazzale Roma (+/- 15min) et nous voilà au début du Grand Canal. Il y a moyen de prendre un tramway Moever (1€) qui va du port à la Piazzale Roma. On part le long du Canal et de sa vie grouillante, on observe ravis, 🙂 gondoles, bateaux de police, poubelles, de chantiers, ambulances...Nous sommes déjà venus à Venise Zhom' et moi, mais c'est toujours un plaisir d'arpenter ruelles, courettes, ponts . Nous traînerons nos guêtres dans les quartiers de Santa Croce et San Simeon Piccolo, San Giacomo dell'Orio, Fondation deï Turchi, Stan Stae, Ca Pesaro, Ca d'Oro, Fabbriche Nuove, le Marché aux Poissons, San Polo, Santa Maria dei Frari et j'en passe...
Nos yeux sont émerveillés, il fait nuageux , 12-13° mais en gens du nord, cela n'a pas d'influence sur notre bonne humeur...Et puis cela donnera de bonnes photos....😎😉
On retourne vers l'entrepôt n° 107, 1° étage, et là, une foule impatiente de monter sur le Fortuna. Et....et voilà que c'est l'embarquement des n° 5, c'est nouuuussss....😉.Passage de douane, vérifications des documents d'embarquement, photo, puis ça y est en un rien de temps, nous sommes guidés par des Costamen jusqu'au Christophe Colomb, le self-service où nous pouvons manger un pti bout. Bon, y a du monde....et il faut se battre pour avoir une table. 🤪Donc, il y en a un qui doit garder la table et l'autre aller faire la file. Ca, ça ne nous plaît pas de trop...Ensuite, allons à la découverte de notre cabine, grande, une terrasse, biennnn....
Nos valises sont arrivées en 2X, nous partons à la découverte de ce "monstre" des mers, ponts, et différents salons avant la foule, puis enregistrement de la carte bancaire.
Exercice de sauvetage à 16h15....on arrive avec nos bouées sur le pont 4 au point C comme indiqué, et là, là, comment dire, le boxon total, la désorganisation, une pagaille sans nom, des va-et-vient, des sans gilets...Ca a duré 1 heure!!!!, le personnel inorganisé ne disait rien devant ces gens se promenant...le temps passe, le bateau doit appareiller à 17h!!!!! 🤪😠😠
A 17h15, on est "libérés", vite les gilets dans la cabine et viiite sur les ponts supérieurs pour admirer le départ de Venise.... Quelle merveille, quelle splendeur sous un pti soleil....à ne pas manquer....Heureusement que le Fortuna est un peu en retard sur son planning....🙂
Mais, il y a un mais.....En même temps, il y a la réunion des francophones au Théâtre Rex avec Gaëlle....🤪 Le choix est vite fait : le départ de Venise.... et sans regrets...
Après, on va à la réunion de Gaëlle (multi média en panne) on reste 3 minutes, puis il est temps d'aller souper (enfin, dîner). J'avais RV avec Pifounette, mais parmi les 1000 francophones et cette réunion en plein départ, je l'ai loupée....😕par après, j'ai essayé de la repérée mais sur un tel bateau....
Nous sommes au 1° service (ah?!) et comme d'habitude nous avons demandé une table francophone et comme d'hab, nous nous sommes retrouvés à une table....avec plein de Hollandais....Nous avions une table au Michelangelo près des fenêtres arrières, très joli...
Mais, après le repas, on va demander un changement de table....au 2° service et sur le côté.... Au retour dans la cabine, nos tickets d'excursions réservées par le Net nous attendent....Ainsi que le Today...
Debout depuis 3h00 du matin, on s'écroule sur notre lit..
RRrrrrZZzzzzzzz
Marine
Help, je n'arrive pas à insérer des photos...😕
Concours photo VF février 2012: "La couleur jaune" English translation pending
Forumeuses, Forumeurs... Bonsoir ! 🙂
Et de 20 ! déjà, depuis l'initiation des concours photos VF par Lahaut.
Le 20e concours photos de
est donc ouvert.
La couleur bleue, proposée comme thème par ChristianG, remonte à août 2010. Je vous propose aujourd'hui
Nulle couleur n'est plus joyeuse que le jaune. Couleur du soleil, de la fête et de la joie, elle permet d'égayer un univers et de le faire rayonner. Il est vrai que le jaune est une couleur chaleureuse et stimulante. Tout comme le soleil qui diffuse ses rassurants rayons porteurs de vie sur terre, le jaune est la couleur de la vie et du mouvement. Pourtant, derrière cet aspect joyeux, le jaune peut parfois se révéler négatif. Associé aux traîtres, à l'adultère et au mensonge, le jaune est une couleur qui mêle les contrastes. Le jaune pâle contrairement au jaune vif s'écarte de ce chemin régénérateur pour plutôt pointer la maladie, la morosité et la tristesse. Le jaune est également associé à la puissance, au pouvoir et à l'ego (c'était la couleur de l'Empereur de Chine). On retiendra avant tout que le jaune est la couleur de l'ouverture et du contact social : on l'associe à l'amitié et la fraternité ainsi qu'au savoir. A prendre ou à laisser: 🤪 on a vu que le jaune pâle (paille) pouvait être signe de bonne santé.
Donc, jaune citron, jaune canari, jaune primaire, jaune d'or, jaune paille, jaune c..., ocre jaune, le jaune doit dominer l'image. Pas tant en surface (en cm2), mais dans l'atmosphère qui s'en dégage. Evitez les dérives trop marquées vers l'orange, qui pourra faire l'objet d'un futur concours, ou vers le rouge ou le vert. Daltoniens s'abstenir, ou se faire aider par un œil aguerri. 😄
Tout participant est le bienvenu. Forum de voyage, lieu de détente, de rencontre, de partage, de convivialité... ne vous prenez pas la tête. 😉 Bon, si la qualité y est, c'est pas plus mal. 😄 Mais le mot d'ordre (de souhait) est de laisser parler votre cœur. Si l'endroit où fût prise votre photo vous a marqué(e), si le sujet vous a ému(e)... ou s'il y a du jaune tout simplement, faites-nous en profiter. 😏 La notion de voyage est bien sûr primordiale et doit ressortir des clichés présentés.
3 photos maxi par membre VF, de préférence dans des messages séparés, en indiquant leur numéro (photo 1, photo 2 et photo 3). Si vous étiez lucide à la prise de vue, renseignez-nous sur son lieu, et n'hésitez pas à en faire tout commentaire qui vous plaira.
Février sera court (mais sera bon). Dépôt des images jusqu'au lundi 20 au soir. Votes (ouvert à tous) du 21 au 26 février à midi (5 1/2 jours, c'est bien. C'est 2 x 1 j. pour une présidentielle). 😄 Le règlement actuel est très bien comme ça et ne nécessite pas de réforme hâtive: 😏 - photo 1 = 3 pts - photo 2 = 2 pts - photo 3 = 1 pt Publication des résultats le 26 février dans l'après-midi.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Son heureux auteur s'occupera du concours de mars. 😎 En cas d'égalité, fraternité 😄 (le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places).
Ici, que des photos, puis plus tard les votes. Les jacasseries, c'est ici. Le photorama, c'est par là.
Fini de rire (jaune ). A vos photos.
🙂🙂🙂
Et de 20 ! déjà, depuis l'initiation des concours photos VF par Lahaut.
Le 20e concours photos de
est donc ouvert.La couleur bleue, proposée comme thème par ChristianG, remonte à août 2010. Je vous propose aujourd'hui

Nulle couleur n'est plus joyeuse que le jaune. Couleur du soleil, de la fête et de la joie, elle permet d'égayer un univers et de le faire rayonner. Il est vrai que le jaune est une couleur chaleureuse et stimulante. Tout comme le soleil qui diffuse ses rassurants rayons porteurs de vie sur terre, le jaune est la couleur de la vie et du mouvement. Pourtant, derrière cet aspect joyeux, le jaune peut parfois se révéler négatif. Associé aux traîtres, à l'adultère et au mensonge, le jaune est une couleur qui mêle les contrastes. Le jaune pâle contrairement au jaune vif s'écarte de ce chemin régénérateur pour plutôt pointer la maladie, la morosité et la tristesse. Le jaune est également associé à la puissance, au pouvoir et à l'ego (c'était la couleur de l'Empereur de Chine). On retiendra avant tout que le jaune est la couleur de l'ouverture et du contact social : on l'associe à l'amitié et la fraternité ainsi qu'au savoir. A prendre ou à laisser: 🤪 on a vu que le jaune pâle (paille) pouvait être signe de bonne santé.
Donc, jaune citron, jaune canari, jaune primaire, jaune d'or, jaune paille, jaune c..., ocre jaune, le jaune doit dominer l'image. Pas tant en surface (en cm2), mais dans l'atmosphère qui s'en dégage. Evitez les dérives trop marquées vers l'orange, qui pourra faire l'objet d'un futur concours, ou vers le rouge ou le vert. Daltoniens s'abstenir, ou se faire aider par un œil aguerri. 😄
Tout participant est le bienvenu. Forum de voyage, lieu de détente, de rencontre, de partage, de convivialité... ne vous prenez pas la tête. 😉 Bon, si la qualité y est, c'est pas plus mal. 😄 Mais le mot d'ordre (de souhait) est de laisser parler votre cœur. Si l'endroit où fût prise votre photo vous a marqué(e), si le sujet vous a ému(e)... ou s'il y a du jaune tout simplement, faites-nous en profiter. 😏 La notion de voyage est bien sûr primordiale et doit ressortir des clichés présentés.
3 photos maxi par membre VF, de préférence dans des messages séparés, en indiquant leur numéro (photo 1, photo 2 et photo 3). Si vous étiez lucide à la prise de vue, renseignez-nous sur son lieu, et n'hésitez pas à en faire tout commentaire qui vous plaira.
Février sera court (mais sera bon). Dépôt des images jusqu'au lundi 20 au soir. Votes (ouvert à tous) du 21 au 26 février à midi (5 1/2 jours, c'est bien. C'est 2 x 1 j. pour une présidentielle). 😄 Le règlement actuel est très bien comme ça et ne nécessite pas de réforme hâtive: 😏 - photo 1 = 3 pts - photo 2 = 2 pts - photo 3 = 1 pt Publication des résultats le 26 février dans l'après-midi.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Son heureux auteur s'occupera du concours de mars. 😎 En cas d'égalité, fraternité 😄 (le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places).
Ici, que des photos, puis plus tard les votes. Les jacasseries, c'est ici. Le photorama, c'est par là.
Fini de rire (jaune ). A vos photos.
🙂🙂🙂
Retour de croisière du 18 au 22 décembre 2011, sur le Costa Déliziosa English translation pending
Nous voilà de retour ! Au final bilan plutôt positif malgré un itinéraire annulé dans sa totalité pour cause de maintenance dite extraordinaire… nous ignorons toujours la raison exacte ! Beaucoup de monde s’est afféré autour du bateau pendant ces 3 jours de cale sèche et pour ma part, j’ai trouvé que cela ressemblé plus à une révision générale du bateau qu’à une réparation ciblée. Mais ceci n’est que mon avis personnel… Certains racontaient à bord que la panne venait d’une hélice voilée suite à une tempête de force 10 et à la mise en cale sèche de Cagliari…
Néanmoins, cela a été impressionnant de voir cet énorme bateau posé sur le sol et nous avons suivi un peu tous les jours les différentes interventions.
Sinon, pour résumé, tout s’est bien déroulé. La prise en charge à l’aéroport, départ du bus à 10h30. Certains découvraient que l’itinéraire était modifié… pas terrible ! De notre côté, Azur croisière nous avait averti dès le vendredi soir et je les remercie encore pour leur réactivité.
Par contre, ce qui m’a quelque peu surprise, dès l’arrivée au Palacrociere de Savone, à l’embarquement, c’est un petit courrier de Costa qui proposait d’autres offres de compensation tel qu4un départ le 23/12/11 sur le Favolosa avec un départ de Dubaï vol inclus… offre alléchante mais faire une telle offre le jour de l’embarquement, j’ai trouvé ça moyen !! 🤪
Le bateau est superbe ; la déco particulière dans le choix des couleurs, mais dépaysante ! Le personnel adorable dans l’ensemble et l’hôte francophone, Frédéric Matthieu, charmant et efficace !😊
Toutes les prestations ont effectivement été maintenues, les spectacles, la soirée de gala, la soirée italienne, les activités à bord… Costa a mis à disposition des navettes gratuites pour aller à Marseille et, a organisé une excursion gratuite chaque jour. Nous avons apprécié ces gestes de la part de Costa.
Nous avions pris le parti de profiter au maximum de cette mini croisière pour se reposer et le but a été atteint ! Finalement le fait qu’il n’y ai pas d’escale, c’est moins fatiguant… et oui, il faut relativiser, il y a toujours du bon à tirer dans le négatif ! Nous avons usé et abusé du Samsara spa… que du bonheur !
Les enfants ont été enchantés car ils ont pu faire des rencontres ; une majorité de français était à bord (1250) mais aussi parce que c’est un bateau de taille humaine.
Les repas sont de très bonne qualité avec des menus différents chaque soir. Seul les plats du buffet muscadin m’ont paru un peu répétitifs et peu variés ; mais très goûteux et de bonne qualité.
Nous avons aussi apprécié que l’eau , le café, le thé, les glaces soient à disposition quasiment tout le temps, nous avons moins eu le sentiment d’être poussé à consommer à bord ce qui n’est pas négligeable… contrairement à MSC.
La qualité des spectacles par contre est bien en dessous de MSC… je les ai trouvé même parfois ennuyeux…
Voilà pour ce soir… notre ressenti sur ce petit séjour à bord du Costa Déliziosa.
Bonnes fêtes à tous et bonne soirée.
Isabelle
Isabelle
Résumé croisière Costa Atlantica du 21 novembre au 1er décembre 2011 "Civilisations Antiques" English translation pending
Ce compte rendu est d’abord pour mes archives personnel, c’est bien entendu notre propre vécu, il peut être ressenti différemment par d’autres, lors de la croisière je prends des notes et ensuite à la maison je l’écris définitivement, en le peaufinant, sur word avec l’ordinateur, puis je fais du copier coller pour le mettre sur le forum afin d’en faire profiter tous ceux qui veulent bien le lire et éventuellement le commenter.
Préambule : Etant à l’affut sur internet nous avons flasher sur cette croisière « Les Civilisations Antiques » du 21 novembre au 1er décembre 2011 sur le Costa Atlantica (10 nuits 11 jours) parce qu’il y a quatre escales que l’on ne connaît pas : Messine, Limassol, Marmaris er surtout Santorin, de plus il y a une belle promotion : cabine balcon « garantie » B1, 1er passager tarif prima 1150€, 2ème 190€, soit au total 1340€, alors le vendredi 14 octobre on fait mettre une option par l’intermédiaire de notre agence préférée « Bleue Croisière » de Lyon, puis le lundi 17 octobre nous confirmons définitivement en réglant la totalité, en même temps on apprends que nous somme surclasser en B5 cabine 7133 (10 jours plus tard les prix on encore baissés : cabine balcon quelque soit la catégorie 632€ X 2 = 1264€ en plus on peut choisir sa cabine…on perd seulement …76€ ! la prochaine fois on attendra plus longtemps avant de commander !!!) se sera notre 3ème fois sur l’Atlantica. Le soir même je commande par internet les billets TGV A/R : 146€ pour deux et l’hôtel « Best Western Riviera ***» 61,50€ TTC pour la nuit du 20 au 21 novembre, plus tard je réserve sur le site Costa une excursion à Santorin « Le village d’Oia » 59€ X 2 = 118€, je ne veux pas rater l’endroit alors je préfère payer plus cher pour être sûr de voir ce lieu exceptionnel, parce que en individuel cela me parait aléatoire.
Dimanche 20 novembre: beau temps, quelques nuages, pas de vent, température de 10 à 18°.
Départ en TGV de Lyon part dieu à 11h07, nous déjeunerons avec les sandwichs préparés auparavant à la maison, arrivée à Nice 15h28, beaucoup de place vides dans notre compartiment, train à l’heure au départ comme à l’arrivée. Avec nos deux grosses valises à roulettes plus deux bagages à main, nous faisons les 200m à pieds qui nous sépare de l’hôtel « Best Western Riviera ***» excellent accueil, dans les 61,50€ pour la nuit sont compris un boisson de bienvenue (en l’occurrence, nous avons choisi, jus d’orage), le petit déjeuner et un panier repas de départ, la chambre 306, avec un minuscule balcon donne sur l’avenue Thiers (un peu bruyant), propre, de superficie assez petite, lit de 180, pas de coffre fort, salle de bains avec baignoire, je signale que le chauffage ne marche pas il sera mis en route lors de notre balade jusqu'à la promenade des anglais, retour par l’avenue Jean Médecin, il est 19h, nous dinons à la cafétéria « fluch » juste à côté de la gare, au menu moules frites à volonté, nous n’en prenons qu’une part 7,50€ + 1€ la boisson, excellentes je retourne en chercher, après un bonne glace, vers 20h20, nous regagnions l’hôtel et regardons un film à la télé, je mets deux étiquettes autocollantes « Costa Priority » par valises (une autour de la poignée, l’autre collée directement sur la valise), un petit bain et puis dodo,
Lundi 21 novembre : beau temps à Nice, puis plus tard couvert en Italie, il pleuvra le soir à Savone, vent faible, température de 12 à 15°, mer agitée.
Lever 8h, bains, petit déjeuner copieux excellents petits pains aux chocolats, très bon petits croissants, jambon, fromage, etc. j’ai oublié ma carte-clef de la chambre dans celle-ci, le réceptionniste m’en fait une autre sans problème, nous quittons l’hôtel, dans les paniers repas nous ne prenons que les petites bouteilles d’eau, puisque nous allons déjeuner sur le bateau.
10h devant le gare SNCF, déjà un bus complet qui part sous nos yeux, nous prendrons le second qui est commun aux passagers Concordia et Atlantica, je laisse nos valises au chauffeur qui les rangent dans la soute, il me semble reconnaître Maureen68 mais pas sûr alors je m’abstiens, le bus démarre à 10h35, direct sans arrêt, embouteillage à Savone, nous arrivons au Palacrocière vers 12h50, trois bateaux sont amarrés dans le port, le Concordia, l’Atlantica et le Méditerranéa, 2 ou 3 bus sont devant le notre, donc un peu d’attente, puis, au début du bâtiment les valises et passagers du Concordia descendent, le bus avance jusqu’au bout du bâtiment les Costamen déchargent les valises pendant qu’un assistant Costa monte pour nous souhaiter la bienvenue et distribuer le n°17 à tous les couples ainsi que les questionnaires de santé H1N1 (encore !!! comme j’ai récupérer sur d’autres croisières des photocopies vierges je les ai tranquillement remplis à la maison !!!) 13h10 lorsque l’on entre dans le Palacrocière, je me rends au service clients pour changer mon n°17 par un n°1 (avantage gold pearl), l’embarquement est déjà commencé, nous prenons la file spécifique aux n°1, personne devant, contrôle des papiers, portiques, police et 1ère photo devant l’antique barre de bateau, un bus navette nous transfert du Palacrocière jusqu’au bateau qui est amarré tribord à 150m face au parking voitures, nouveau contrôle des papiers avant de monter sur le bateau, a l’entrée de l’atrium scannage du code barre de la fiche d’embarquement qu’ils conservent, puis avec ce scanner photo qui doit correspondre au code barre de la carte Costa de bord, on monte direct à notre cabine 7133 (à l’avant tribord), elle est prête, et là… oh stupeur ! il s’agit bien d’une cabine communicante comme indiqué sur le plan du catalogue (j’espérais que non…) bien entendu la porte entre les deux est fermée à clef, on avais déjà eu la mauvaise expérience sur le MSC Poésia où l’on entendait parfaitement les voisins parler, mais heureusement là se ne sera pas le cas pendant toute la croisière silence complet, peut être meilleure isolation et des voisins italiens très calme.. ouf !!! tous les documents sont sur le lit Today du jour, invitations restaurant club, cartes rouges émergy, ticket table n°348 pour le restaurant, les pantoufles (gold pearl) etc. sur la table la bouteille de prosecco ainsi que la corbeille de fruits, il est 13h30 environ, nous déposons nos bagages à main, entreposons tous ce qui craint dans le coffre, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self-service Botticelli pont 9, déjà du monde, nous rencontrons Maureen et son mari attablé en train de se restaurés, salutation, présentation, on s’installe à une table près des baies vitrées, un serveur passe je lui commande 1 pack de 13 bouteilles d’eau 26,50€ + 15% et 1 pack de 20 boissons non alcoolisées (Boys&Girls) 42€ +15% de surcharge, (de cette manière c’est crédités immédiatement sur la carte, en les commandant par internet se ne sera, au mieux, que le soir, c’est le même prix dans les deux cas et un plus en les achetant sur le bateau je fais bénéficier le serveur d’un bonus sur son compte) pas mal de choix sur les présentoirs nourritures, on se sert nous même, pas d’attente, après ce repas et le café américain (pas trop mauvais) nous redescendons à la cabine, on s’offre une petite flûte de prosecco, les valises arrivent en « priority » (toujours avantage gold pearl) portage spécial puisqu’il n’y en a aucune autre dans la coursive, petit pourboire au livreur, on déballe chaque chose a déjà sa place attribuée étant donné que sur tous les bateaux Costa les cabines ont la même disposition, notre cabinier Karl se presente, un philippin, très souriant, il nous ouvre le frigo, je lui signale qu’un des peignoirs est trop petit pour moi (encore avantage gold pearl), que le chauffage ne fonctionne pas bien, à peine 20° dans la pièce et en sortie de ventilation 16,5° (j’ai un petit thermomètre instantané, bien pratique pour connaître avec exactitude la température extérieure parce que celle affichée sur la TV est rarement juste) je lui glisse un petit billet et le soir tout sera en ordre, il a même changer les deux peignoirs de ce fait Florence flotte dans le sien !!! bof…on fera avec, nous n’allons pas le déranger à nouveau pour si peu ! mauvaise compréhension, sans doute, il ne parle pas un mot de français et nous si peu l’anglais.
16h30 réunion d’information au théâtre Caruso avec notre hôtesse francophone Caroline Chaillou, bien sympa et très à l’aise, rien de nouveau on connaît déjà tout, si ce n’est que nous sommes majoritaire, près de 800 francophones, pour une fois plus nombreux que les italiens, à propos de nombre, plus tard, lors d’une permanence Costa Club, Manuel Calamani le « Guest Relation Manager » m’apprends que nous sommes 34 gold pearl et seulement 1800 passagers mais après Naples et Messine nous serons encore moins nombreux étant donné que beaucoup d’italiens vont quitter le bateau et qu’ il n’en monteras pas autant pour les remplacer puisque c’est le dernier tour en Méditerrané, le terminus pour ces derniers sera Savone, après l’Atlantica part en transat pour rejoindre Miami.
17h20 il fait nuit, il pleut depuis un moment, le bateau quitte le port avec 20mn de retard, je n’ai pas entendu la corne de brume, le Concordia n’est plus là, le Méditerranéa je ne sais parce qu’il se trouve de l’autre côté.
17h30 exercice d’abandon du navire : tout le monde, avec les gilets et les cartes rouges, au théâtre Caruso et au salon madama Butterfly, parmi nos nombreuses croisières c’est la 2ème fois que cela nous arrive de le faire à l’intérieur (la 1ère c’était sur le MSC Splendida en février dernier) c’est moins pénible et plus agréable, dehors il pleut, il fait nuit noire, la température est fraîche, ceci expliquant peut être cela ?
19h30 spectacle au théâtre Caruso présenté par la directrice de croisière Pétra Malin: chanteur italien « Antonio Colamoréa » un peu lassant, que des chansons classiques d’autrefois, pas terrible, on l’a déjà vu sur une autre croisière. En sortant on prend des cocktails sans alcool B&G au café Florian.
21 diner au restaurant Tiziano pont 3 donc à l’étage, normalement table 348 mais elle occupé par 6 italiens, retour vers le maître d’hôtel qui semble dépassé parce que nous ne sommes pas seul dans ce cas, il tente de nous installer à une table ronde de 10 près de son pupitre (qui semble être de réserve) mais un français y a déjà pris place et prétend attendre d’autres convives, vérification impossible il n’a pas son ticket, finalement ses amis viennent le chercher il s’était tout simplement trompé, nous voila provisoirement installés à cette grande table avec un couple de Saint Brieux Francine et Richard (la soixantaine) plus un toulonnais, seul, qui devait être à la table 7. On bavarde un peu, comme tous les 1er soirs le service est un peu long, Richard pensait que pension complète c’était avec les boissons comprises, je lui dis qu’il peut choisir tous les plats de la carte s’il le veut, il en prend trop, au cours du repas il quitte la table pour aller aux toilettes afin de rendre le superflu !!! d’autant que le bateau bouge un peu, un gamin accompagné de sa mère, n’a pas eu le temps d’arrivé aux toilettes il fera dans l’entrée du restaurant, pas très ragoutant pour l’employé appelé pour nettoyer, sortie de table tardive nous faisons un petit tour dans les boutiques juste pour regarder !
23h40 direction cabine, Karl nous a fait une petite figure avec le dessus de lit, lecture du Today de demain, plan sommaire de Naples, billets d’excursions réservés par internet, publicité pour le SPA, une feuille nous indique que pour les descentes prioritaires des gold pearl aux excursions il faut se présenter 10mn avant l’horaire au salon Paparazzi, je rempli la fiche cravate du petit déjeuner et je l’accroche à la poignée extérieure de la porte (prévu pour 8h30/ 9h). On va se faire dormir les yeux.
La suite Naples au prochain numéro !!! @+
Préambule : Etant à l’affut sur internet nous avons flasher sur cette croisière « Les Civilisations Antiques » du 21 novembre au 1er décembre 2011 sur le Costa Atlantica (10 nuits 11 jours) parce qu’il y a quatre escales que l’on ne connaît pas : Messine, Limassol, Marmaris er surtout Santorin, de plus il y a une belle promotion : cabine balcon « garantie » B1, 1er passager tarif prima 1150€, 2ème 190€, soit au total 1340€, alors le vendredi 14 octobre on fait mettre une option par l’intermédiaire de notre agence préférée « Bleue Croisière » de Lyon, puis le lundi 17 octobre nous confirmons définitivement en réglant la totalité, en même temps on apprends que nous somme surclasser en B5 cabine 7133 (10 jours plus tard les prix on encore baissés : cabine balcon quelque soit la catégorie 632€ X 2 = 1264€ en plus on peut choisir sa cabine…on perd seulement …76€ ! la prochaine fois on attendra plus longtemps avant de commander !!!) se sera notre 3ème fois sur l’Atlantica. Le soir même je commande par internet les billets TGV A/R : 146€ pour deux et l’hôtel « Best Western Riviera ***» 61,50€ TTC pour la nuit du 20 au 21 novembre, plus tard je réserve sur le site Costa une excursion à Santorin « Le village d’Oia » 59€ X 2 = 118€, je ne veux pas rater l’endroit alors je préfère payer plus cher pour être sûr de voir ce lieu exceptionnel, parce que en individuel cela me parait aléatoire.
Dimanche 20 novembre: beau temps, quelques nuages, pas de vent, température de 10 à 18°.
Départ en TGV de Lyon part dieu à 11h07, nous déjeunerons avec les sandwichs préparés auparavant à la maison, arrivée à Nice 15h28, beaucoup de place vides dans notre compartiment, train à l’heure au départ comme à l’arrivée. Avec nos deux grosses valises à roulettes plus deux bagages à main, nous faisons les 200m à pieds qui nous sépare de l’hôtel « Best Western Riviera ***» excellent accueil, dans les 61,50€ pour la nuit sont compris un boisson de bienvenue (en l’occurrence, nous avons choisi, jus d’orage), le petit déjeuner et un panier repas de départ, la chambre 306, avec un minuscule balcon donne sur l’avenue Thiers (un peu bruyant), propre, de superficie assez petite, lit de 180, pas de coffre fort, salle de bains avec baignoire, je signale que le chauffage ne marche pas il sera mis en route lors de notre balade jusqu'à la promenade des anglais, retour par l’avenue Jean Médecin, il est 19h, nous dinons à la cafétéria « fluch » juste à côté de la gare, au menu moules frites à volonté, nous n’en prenons qu’une part 7,50€ + 1€ la boisson, excellentes je retourne en chercher, après un bonne glace, vers 20h20, nous regagnions l’hôtel et regardons un film à la télé, je mets deux étiquettes autocollantes « Costa Priority » par valises (une autour de la poignée, l’autre collée directement sur la valise), un petit bain et puis dodo,
Lundi 21 novembre : beau temps à Nice, puis plus tard couvert en Italie, il pleuvra le soir à Savone, vent faible, température de 12 à 15°, mer agitée.
Lever 8h, bains, petit déjeuner copieux excellents petits pains aux chocolats, très bon petits croissants, jambon, fromage, etc. j’ai oublié ma carte-clef de la chambre dans celle-ci, le réceptionniste m’en fait une autre sans problème, nous quittons l’hôtel, dans les paniers repas nous ne prenons que les petites bouteilles d’eau, puisque nous allons déjeuner sur le bateau.
10h devant le gare SNCF, déjà un bus complet qui part sous nos yeux, nous prendrons le second qui est commun aux passagers Concordia et Atlantica, je laisse nos valises au chauffeur qui les rangent dans la soute, il me semble reconnaître Maureen68 mais pas sûr alors je m’abstiens, le bus démarre à 10h35, direct sans arrêt, embouteillage à Savone, nous arrivons au Palacrocière vers 12h50, trois bateaux sont amarrés dans le port, le Concordia, l’Atlantica et le Méditerranéa, 2 ou 3 bus sont devant le notre, donc un peu d’attente, puis, au début du bâtiment les valises et passagers du Concordia descendent, le bus avance jusqu’au bout du bâtiment les Costamen déchargent les valises pendant qu’un assistant Costa monte pour nous souhaiter la bienvenue et distribuer le n°17 à tous les couples ainsi que les questionnaires de santé H1N1 (encore !!! comme j’ai récupérer sur d’autres croisières des photocopies vierges je les ai tranquillement remplis à la maison !!!) 13h10 lorsque l’on entre dans le Palacrocière, je me rends au service clients pour changer mon n°17 par un n°1 (avantage gold pearl), l’embarquement est déjà commencé, nous prenons la file spécifique aux n°1, personne devant, contrôle des papiers, portiques, police et 1ère photo devant l’antique barre de bateau, un bus navette nous transfert du Palacrocière jusqu’au bateau qui est amarré tribord à 150m face au parking voitures, nouveau contrôle des papiers avant de monter sur le bateau, a l’entrée de l’atrium scannage du code barre de la fiche d’embarquement qu’ils conservent, puis avec ce scanner photo qui doit correspondre au code barre de la carte Costa de bord, on monte direct à notre cabine 7133 (à l’avant tribord), elle est prête, et là… oh stupeur ! il s’agit bien d’une cabine communicante comme indiqué sur le plan du catalogue (j’espérais que non…) bien entendu la porte entre les deux est fermée à clef, on avais déjà eu la mauvaise expérience sur le MSC Poésia où l’on entendait parfaitement les voisins parler, mais heureusement là se ne sera pas le cas pendant toute la croisière silence complet, peut être meilleure isolation et des voisins italiens très calme.. ouf !!! tous les documents sont sur le lit Today du jour, invitations restaurant club, cartes rouges émergy, ticket table n°348 pour le restaurant, les pantoufles (gold pearl) etc. sur la table la bouteille de prosecco ainsi que la corbeille de fruits, il est 13h30 environ, nous déposons nos bagages à main, entreposons tous ce qui craint dans le coffre, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self-service Botticelli pont 9, déjà du monde, nous rencontrons Maureen et son mari attablé en train de se restaurés, salutation, présentation, on s’installe à une table près des baies vitrées, un serveur passe je lui commande 1 pack de 13 bouteilles d’eau 26,50€ + 15% et 1 pack de 20 boissons non alcoolisées (Boys&Girls) 42€ +15% de surcharge, (de cette manière c’est crédités immédiatement sur la carte, en les commandant par internet se ne sera, au mieux, que le soir, c’est le même prix dans les deux cas et un plus en les achetant sur le bateau je fais bénéficier le serveur d’un bonus sur son compte) pas mal de choix sur les présentoirs nourritures, on se sert nous même, pas d’attente, après ce repas et le café américain (pas trop mauvais) nous redescendons à la cabine, on s’offre une petite flûte de prosecco, les valises arrivent en « priority » (toujours avantage gold pearl) portage spécial puisqu’il n’y en a aucune autre dans la coursive, petit pourboire au livreur, on déballe chaque chose a déjà sa place attribuée étant donné que sur tous les bateaux Costa les cabines ont la même disposition, notre cabinier Karl se presente, un philippin, très souriant, il nous ouvre le frigo, je lui signale qu’un des peignoirs est trop petit pour moi (encore avantage gold pearl), que le chauffage ne fonctionne pas bien, à peine 20° dans la pièce et en sortie de ventilation 16,5° (j’ai un petit thermomètre instantané, bien pratique pour connaître avec exactitude la température extérieure parce que celle affichée sur la TV est rarement juste) je lui glisse un petit billet et le soir tout sera en ordre, il a même changer les deux peignoirs de ce fait Florence flotte dans le sien !!! bof…on fera avec, nous n’allons pas le déranger à nouveau pour si peu ! mauvaise compréhension, sans doute, il ne parle pas un mot de français et nous si peu l’anglais.
16h30 réunion d’information au théâtre Caruso avec notre hôtesse francophone Caroline Chaillou, bien sympa et très à l’aise, rien de nouveau on connaît déjà tout, si ce n’est que nous sommes majoritaire, près de 800 francophones, pour une fois plus nombreux que les italiens, à propos de nombre, plus tard, lors d’une permanence Costa Club, Manuel Calamani le « Guest Relation Manager » m’apprends que nous sommes 34 gold pearl et seulement 1800 passagers mais après Naples et Messine nous serons encore moins nombreux étant donné que beaucoup d’italiens vont quitter le bateau et qu’ il n’en monteras pas autant pour les remplacer puisque c’est le dernier tour en Méditerrané, le terminus pour ces derniers sera Savone, après l’Atlantica part en transat pour rejoindre Miami.
17h20 il fait nuit, il pleut depuis un moment, le bateau quitte le port avec 20mn de retard, je n’ai pas entendu la corne de brume, le Concordia n’est plus là, le Méditerranéa je ne sais parce qu’il se trouve de l’autre côté.
17h30 exercice d’abandon du navire : tout le monde, avec les gilets et les cartes rouges, au théâtre Caruso et au salon madama Butterfly, parmi nos nombreuses croisières c’est la 2ème fois que cela nous arrive de le faire à l’intérieur (la 1ère c’était sur le MSC Splendida en février dernier) c’est moins pénible et plus agréable, dehors il pleut, il fait nuit noire, la température est fraîche, ceci expliquant peut être cela ?
19h30 spectacle au théâtre Caruso présenté par la directrice de croisière Pétra Malin: chanteur italien « Antonio Colamoréa » un peu lassant, que des chansons classiques d’autrefois, pas terrible, on l’a déjà vu sur une autre croisière. En sortant on prend des cocktails sans alcool B&G au café Florian.
21 diner au restaurant Tiziano pont 3 donc à l’étage, normalement table 348 mais elle occupé par 6 italiens, retour vers le maître d’hôtel qui semble dépassé parce que nous ne sommes pas seul dans ce cas, il tente de nous installer à une table ronde de 10 près de son pupitre (qui semble être de réserve) mais un français y a déjà pris place et prétend attendre d’autres convives, vérification impossible il n’a pas son ticket, finalement ses amis viennent le chercher il s’était tout simplement trompé, nous voila provisoirement installés à cette grande table avec un couple de Saint Brieux Francine et Richard (la soixantaine) plus un toulonnais, seul, qui devait être à la table 7. On bavarde un peu, comme tous les 1er soirs le service est un peu long, Richard pensait que pension complète c’était avec les boissons comprises, je lui dis qu’il peut choisir tous les plats de la carte s’il le veut, il en prend trop, au cours du repas il quitte la table pour aller aux toilettes afin de rendre le superflu !!! d’autant que le bateau bouge un peu, un gamin accompagné de sa mère, n’a pas eu le temps d’arrivé aux toilettes il fera dans l’entrée du restaurant, pas très ragoutant pour l’employé appelé pour nettoyer, sortie de table tardive nous faisons un petit tour dans les boutiques juste pour regarder !
23h40 direction cabine, Karl nous a fait une petite figure avec le dessus de lit, lecture du Today de demain, plan sommaire de Naples, billets d’excursions réservés par internet, publicité pour le SPA, une feuille nous indique que pour les descentes prioritaires des gold pearl aux excursions il faut se présenter 10mn avant l’horaire au salon Paparazzi, je rempli la fiche cravate du petit déjeuner et je l’accroche à la poignée extérieure de la porte (prévu pour 8h30/ 9h). On va se faire dormir les yeux.
La suite Naples au prochain numéro !!! @+
Navigation vers "Les Civilisations Antiques" à bord du Costa Atlantica du 21 novembre au 1er décembre 2011 English translation pending
Bonsoir,
Voilà Capucine qui "démarre" son récit de sa croisière sur le Costa Atlantica vers "les Civilisations Antiques".
Nous étions "un mini groupe de 6 pax". Je vais vous les présenter pour ceux qui n'auraient pas lu la préparation de cette croisière dans une autre discussion.
Christelle (Choco 67) notre fille et son mari Bernard qui arrivent d'Alsace Denise, une amie de longue date qui elle vient de Lamballe en Bretagne Janine et ses 85 printemps qui "débute" dans le ...monde de la croisière et qui habite dans mon petit village au doux nom de Chanteloup Bernard ( Mr ...Capucine !!!!) que beaucoup d'entre vous connaissent Capucine 18 ..... et bien c'est moi !!!!! dingue de voyages, pas spécialement de croisières mais de tous les "moyens" qui me permettent de faire des découvertes.
Allez c'est partie 😎😎😎😎 en espérant le soleil et des compagnons de voyage agréable .
DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011
Aujourd'hui 20 novembre, le Picasso est chargé depuis hier soir. Nous sommes "prêts à partir"!
Nous avons une passagère, non pas clandestine, notre cousine Janine pour qui ce seras sa première croisière à 85 ans ! Un petit bout de femme d'une vivacité extraordinaire.
Nous avons décidé de passer par l'A71 suite aux conseils donnés par l'ami Michel de VF. Bernard prends les commandes et en route ! Il est 7 h et le temps est correct .
Direction St Amand Montrond et l'autoroute pour Clermont Ferrand. Peu de circulation, l'autoroute est à nous. Bientôt le Puy de Dôme se dessine dans le lointain. Clermont est là, le péage puis direction l'autoroute A75 avec Issoire et plein d'autres noms d'endroits qui nous rappellent des souvenirs de voyages avec nos clients.
Fugitivement nous appercevons le Viaduc de Garabit et son tablier rouge qui enjambe la Truyère, puis c'est la Margeride qui défile sous nos yeux. Le paysage est agréable. Nous faisons un arrêt "pipi" de courte durée car le temps est frais et les WC autoroutiers très peu ...clos, juste ce qu'il faut .............
Et nous revoilà repartis. Tout vas bien et le Picasso assure !
Ah ! voilà la direction "Millau" Aire du Larzac ! Il est là tout à côté, mon pont préféré "Le Pont de Millau" ! STOP , péage, 6,40 euros pour avoir le droit d'empreinter ce superbe ouvrage . A préciser que l'autoroute est gratuite jusqu'à Montpellier.
Notre ami "Jacquot", pour tout dire le GPS, nous signale souvent les petites boites disposées le long de notre parcours ... et il y en a un bon nombre. Nous voilà au plus célébre , celui du Tunnel de l'Escalette, panneau de signalisation bien avant le Tunnel, 850 m de tunnel puis il est là avec le panneau indiquant "Rappel 70 kms /h" en pleine descente et aujourd'hui et bien ...il pleut depuis notre entrée dans le Larzac. Sacré radar, il a du en faire gagner des sous à l'Etat !!!!!!
Lodève, St Guilhem du Désert, tous les grands sites régionaux sont signalés sur l'autoroute. Midi est proche mais nous décidons de passer Montpellier et de déjeuner après avoir pris la direction Nimes, Arles, etc....
Montpellier est en vue et la pluie est terminée. La circulation est nettement plus importante. Nous apercevons le Stade de la Mosson et oui tout m'intéresse même les stades de foot !!
Nous stoppons dans un resto autoroutier flambant neuf mais pas terrible en qualité, juste de quoi se nourrir ... on fera mieux durant la semaine à venir !
Nimes, Arles, Salon de Provence, nous récupérons l'A7, "l'autoroute du Soleil" qui devient ensuite "La Provençale".
AH ! voyant orange ... Mr Picasso a soif !!!! Nous sortons de l'autoroute et à Vidhauban nous trouvons de quoi satisfaire l'appétit de notre véhicule .
Allez hop ! dernière ligne droite pour aujourd'hui, nous longeons la Grande Bleue, avec ses villes prestigieuses telles St Raphael, Cannes, Antibes et voilà le panneau Villeneuve Loubet.
J'ai réservé sur le net une chambre pour nous 3 à l'hôtel B & B, tarif WE. L'hôtel est en hauteur le long du Loup, petit fleuve côtier, qui voilà peu de temps est devenu un torrent furieux !!!!! Nature reprends tes droits !!!
L'accueil est sympathique et notre chambre avec 1 grand lit et un lit d'une personne est fonctionnelle.
Nous devons retrouver Christelle à Nice pour aller dîner. Il fait beau Nice est toujours agréable mais je ne reconnais plus le centre ville. Nous allons faire simple, une pizza dans le Vieux Nice au milieu d'Italiens en goguette nous mets en "jambes" pour la semaine !
La fatigue commence à se faire sentir et nous avons tous qu'une envie aller dormir. Rendez vous est pris pour demain, sur l'autoroute menant à Savone, à l'aire de La Turbie vers 10 h . Christelle aura pris en charge notre dernière passagère.
Bonne nuit à demain pour le grand jour !
Capucine 18
Voilà Capucine qui "démarre" son récit de sa croisière sur le Costa Atlantica vers "les Civilisations Antiques".
Nous étions "un mini groupe de 6 pax". Je vais vous les présenter pour ceux qui n'auraient pas lu la préparation de cette croisière dans une autre discussion.
Christelle (Choco 67) notre fille et son mari Bernard qui arrivent d'Alsace Denise, une amie de longue date qui elle vient de Lamballe en Bretagne Janine et ses 85 printemps qui "débute" dans le ...monde de la croisière et qui habite dans mon petit village au doux nom de Chanteloup Bernard ( Mr ...Capucine !!!!) que beaucoup d'entre vous connaissent Capucine 18 ..... et bien c'est moi !!!!! dingue de voyages, pas spécialement de croisières mais de tous les "moyens" qui me permettent de faire des découvertes.
Allez c'est partie 😎😎😎😎 en espérant le soleil et des compagnons de voyage agréable .
DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011
Aujourd'hui 20 novembre, le Picasso est chargé depuis hier soir. Nous sommes "prêts à partir"!
Nous avons une passagère, non pas clandestine, notre cousine Janine pour qui ce seras sa première croisière à 85 ans ! Un petit bout de femme d'une vivacité extraordinaire.
Nous avons décidé de passer par l'A71 suite aux conseils donnés par l'ami Michel de VF. Bernard prends les commandes et en route ! Il est 7 h et le temps est correct .
Direction St Amand Montrond et l'autoroute pour Clermont Ferrand. Peu de circulation, l'autoroute est à nous. Bientôt le Puy de Dôme se dessine dans le lointain. Clermont est là, le péage puis direction l'autoroute A75 avec Issoire et plein d'autres noms d'endroits qui nous rappellent des souvenirs de voyages avec nos clients.
Fugitivement nous appercevons le Viaduc de Garabit et son tablier rouge qui enjambe la Truyère, puis c'est la Margeride qui défile sous nos yeux. Le paysage est agréable. Nous faisons un arrêt "pipi" de courte durée car le temps est frais et les WC autoroutiers très peu ...clos, juste ce qu'il faut .............
Et nous revoilà repartis. Tout vas bien et le Picasso assure !
Ah ! voilà la direction "Millau" Aire du Larzac ! Il est là tout à côté, mon pont préféré "Le Pont de Millau" ! STOP , péage, 6,40 euros pour avoir le droit d'empreinter ce superbe ouvrage . A préciser que l'autoroute est gratuite jusqu'à Montpellier.
Notre ami "Jacquot", pour tout dire le GPS, nous signale souvent les petites boites disposées le long de notre parcours ... et il y en a un bon nombre. Nous voilà au plus célébre , celui du Tunnel de l'Escalette, panneau de signalisation bien avant le Tunnel, 850 m de tunnel puis il est là avec le panneau indiquant "Rappel 70 kms /h" en pleine descente et aujourd'hui et bien ...il pleut depuis notre entrée dans le Larzac. Sacré radar, il a du en faire gagner des sous à l'Etat !!!!!!
Lodève, St Guilhem du Désert, tous les grands sites régionaux sont signalés sur l'autoroute. Midi est proche mais nous décidons de passer Montpellier et de déjeuner après avoir pris la direction Nimes, Arles, etc....
Montpellier est en vue et la pluie est terminée. La circulation est nettement plus importante. Nous apercevons le Stade de la Mosson et oui tout m'intéresse même les stades de foot !!
Nous stoppons dans un resto autoroutier flambant neuf mais pas terrible en qualité, juste de quoi se nourrir ... on fera mieux durant la semaine à venir !
Nimes, Arles, Salon de Provence, nous récupérons l'A7, "l'autoroute du Soleil" qui devient ensuite "La Provençale".
AH ! voyant orange ... Mr Picasso a soif !!!! Nous sortons de l'autoroute et à Vidhauban nous trouvons de quoi satisfaire l'appétit de notre véhicule .
Allez hop ! dernière ligne droite pour aujourd'hui, nous longeons la Grande Bleue, avec ses villes prestigieuses telles St Raphael, Cannes, Antibes et voilà le panneau Villeneuve Loubet.
J'ai réservé sur le net une chambre pour nous 3 à l'hôtel B & B, tarif WE. L'hôtel est en hauteur le long du Loup, petit fleuve côtier, qui voilà peu de temps est devenu un torrent furieux !!!!! Nature reprends tes droits !!!
L'accueil est sympathique et notre chambre avec 1 grand lit et un lit d'une personne est fonctionnelle.
Nous devons retrouver Christelle à Nice pour aller dîner. Il fait beau Nice est toujours agréable mais je ne reconnais plus le centre ville. Nous allons faire simple, une pizza dans le Vieux Nice au milieu d'Italiens en goguette nous mets en "jambes" pour la semaine !
La fatigue commence à se faire sentir et nous avons tous qu'une envie aller dormir. Rendez vous est pris pour demain, sur l'autoroute menant à Savone, à l'aire de La Turbie vers 10 h . Christelle aura pris en charge notre dernière passagère.
Bonne nuit à demain pour le grand jour !
Capucine 18
Jeu des photos (épisode 64) English translation pending
Bon voila 3 photo d'une belle ville laquelle ?
Croisière sur le Celebrity Solstice du 23 octobre au 4 novembre: le retour English translation pending
Bonjour à tous 😉
1° étape : Par sécurité, nous avons décidé de partir un jour avant l'embarquement. Donc vol Easyjet St Exupéry-Barcelone ( une heure et des poussières), puis bus aéroport-place Catalunya (5,30€). L'hôtel réservé est à deux pas de la place, sur les Ramblas. Comme nous connaissons bien la ville, et le temps étant très clair, nous prendrons le téléphérique qui surplombe le port, de la plage Barceloneta jusqu'à Montjuic; Je signale que l'on ne peut pas le prendre à partir du pylône intermédiaire du Centre commercial, donc un bus nous emmène directement à Barceloneta. Pour la super paella aux fruits de mer, ce n'est pas l'heure, donc ce sera pour une autre fois ! La vue est magnifique sur Barcelone et le port, ou l'on aperçoit le Brilliance, le Liberty, et le Sovereign. Retour à pieds depuis le parc de Montjuic jusqu'aux Ramblas. Le samedi soir, sur les Ramblas, il y a un monde fou, un rassemblement du tout Barcelone, touristes et autres !!! A éviter ...🙁😠🏴☠️ Le dimanche matin, petite promenade dans le quartier Gotic, jusqu'à la cathédrale, toujours en travaux (comme la Sagrada). Vers 11 heures, taxi pour le port et le grand départ... Le Solstice n'est pas nouveau pour nous ( c'est notre 2° croisière)...à côté de lui l'immeuble-paquebot Epic (encore plus grand que lui)... et un peu plus loin, Grand Holiday et un Ryndam. Etiquettes et prise en charge immédiate des bagages. Il est 11h30. Salle d'embarquement très bien organisée, avec plusieurs comptoirs par pont, donc presque pas d'attente. Passage obligé par la boutique duty-free pour l'achat des 2 bouteilles (autorisées par la compagnie) pour le petit apéritif sympa dans la cabine ou sur le balcon. Nous retrouvons la même cabine qu'en 2009, où nous déposons les bagages à main, puis direction le buffet, car nous avons un petit creux ! Retour dans la cabine, les bagages sont arrivés, et sur le lit les divers documents : Journal de bord (to day) en français, invitations aux cocktails Cruise critic et Captain's club pour le lendemain, jour de navigation. Départ de Barcelone à l'heure : 17h. Nous retrouvons les autres Français au dîner du Restaurant Grand Epernay. Nous serons 6 en tout. Spectacle au grand théâtre, avec présentation de tous les artistes du Solstice. Ouf, la cabine et le lit sont les bienvenus ! La suite dans un autre post
Josiane
1° étape : Par sécurité, nous avons décidé de partir un jour avant l'embarquement. Donc vol Easyjet St Exupéry-Barcelone ( une heure et des poussières), puis bus aéroport-place Catalunya (5,30€). L'hôtel réservé est à deux pas de la place, sur les Ramblas. Comme nous connaissons bien la ville, et le temps étant très clair, nous prendrons le téléphérique qui surplombe le port, de la plage Barceloneta jusqu'à Montjuic; Je signale que l'on ne peut pas le prendre à partir du pylône intermédiaire du Centre commercial, donc un bus nous emmène directement à Barceloneta. Pour la super paella aux fruits de mer, ce n'est pas l'heure, donc ce sera pour une autre fois ! La vue est magnifique sur Barcelone et le port, ou l'on aperçoit le Brilliance, le Liberty, et le Sovereign. Retour à pieds depuis le parc de Montjuic jusqu'aux Ramblas. Le samedi soir, sur les Ramblas, il y a un monde fou, un rassemblement du tout Barcelone, touristes et autres !!! A éviter ...🙁😠🏴☠️ Le dimanche matin, petite promenade dans le quartier Gotic, jusqu'à la cathédrale, toujours en travaux (comme la Sagrada). Vers 11 heures, taxi pour le port et le grand départ... Le Solstice n'est pas nouveau pour nous ( c'est notre 2° croisière)...à côté de lui l'immeuble-paquebot Epic (encore plus grand que lui)... et un peu plus loin, Grand Holiday et un Ryndam. Etiquettes et prise en charge immédiate des bagages. Il est 11h30. Salle d'embarquement très bien organisée, avec plusieurs comptoirs par pont, donc presque pas d'attente. Passage obligé par la boutique duty-free pour l'achat des 2 bouteilles (autorisées par la compagnie) pour le petit apéritif sympa dans la cabine ou sur le balcon. Nous retrouvons la même cabine qu'en 2009, où nous déposons les bagages à main, puis direction le buffet, car nous avons un petit creux ! Retour dans la cabine, les bagages sont arrivés, et sur le lit les divers documents : Journal de bord (to day) en français, invitations aux cocktails Cruise critic et Captain's club pour le lendemain, jour de navigation. Départ de Barcelone à l'heure : 17h. Nous retrouvons les autres Français au dîner du Restaurant Grand Epernay. Nous serons 6 en tout. Spectacle au grand théâtre, avec présentation de tous les artistes du Solstice. Ouf, la cabine et le lit sont les bienvenus ! La suite dans un autre post
Josiane
Tous les à-côtés du concours photo de septembre 2011: une fenêtre sur le monde English translation pending
Le nouveau concours est lancé, et il se trouve là: http://voyageforum.com/...etre_monde_D4493963/
Il est réservé aux propositions de photos, et à partir du 19 septembre, aux votes!
Donc pour toutes les questions, les prises de têtes, les oeillades, etc.... c'est ici même!
Bon concours à tous!
Il est réservé aux propositions de photos, et à partir du 19 septembre, aux votes!
Donc pour toutes les questions, les prises de têtes, les oeillades, etc.... c'est ici même!
Bon concours à tous!
Escale de croisière à Messine (Sicile) English translation pending
Bonjour
Pour ceux qui ont fait escale à Messine par eux même : pouvez vous me donner votre avis en ayant réservé une voiture de location ou en ayant pris le train pour la visite à Taormine .
Je vous remercie
Sophie
Pour ceux qui ont fait escale à Messine par eux même : pouvez vous me donner votre avis en ayant réservé une voiture de location ou en ayant pris le train pour la visite à Taormine .
Je vous remercie
Sophie
Bolivie-Chili-Argentine: entre lagunes, salars, geysers et volcans English translation pending
Ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en mai 2011 au départ de La Paz à travers le sud-ouest de la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest de l'Argentine... en 4X4 et en self-drive !
Le récit accompagné de photos est ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/

Présentation
En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?
C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.
Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !
En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !
Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.
La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.
Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.
Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.
Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…
Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.
Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.
Alors, prêts à suivre nos aventures ?
Notre parcours

La Paz ou le mal des montagnes
J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11
Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie ça aide à supporter !
Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !
A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.
Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !
Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !
Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.
La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !
Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.
Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.
La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…
Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama
J3 : Sam 30/04/11
Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !
Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.
Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !
Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.
C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.
Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !
Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.
Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.
Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?
Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.
Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !
Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !
Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.
Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !
De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?
C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.
A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.
Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !
Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !
J4 : Dim 01/05/11
La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.
A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !
Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…
… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.
Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,
… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !
Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.
Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.
Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !
Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…
On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.
D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !
Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.
La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !
Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !
Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !
Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.
Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.
Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.
Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.
Deuxième nuit à Tomarapi !
Une journée de galère pour passer la frontière
J5 : Lun 02/05/11
Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.
La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !
Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…
Voici ce qu’on a loupé !
Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.
En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????
Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.
Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??
Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.
Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.
Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.
En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.
Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !
Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).
Zoom sur son sommet !
Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.
Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.
Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.
La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !
Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.
C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.
Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !
Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !
A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga
J6 : Mar 03/05/11
C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.
Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.
Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.
Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.
A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.
Cherchez l’animal !
En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !
En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !
Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».
Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu
Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.
Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !
Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.
Hervé en profite pour explorer le campanile.
Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !
Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.
Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !
Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.
Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !
Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !
Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.
Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.
Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.
Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.
Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.
Vigognes dans le PN Las Vicuñas

La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga
J7 : Mer 04/05/11
Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !
A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.
Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.
Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.
D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !
Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.
Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !
C’est un flamant andin !
Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.
Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !
Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.
Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».
Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !
A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.
Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.
Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !
Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en loccurrence !
Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…
Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !
Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !
Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.
Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !
Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.
La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.
"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !
Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !
Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !
Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !
Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !
J8 : Jeu 05/05/11
Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !
L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.
La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.
Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !
Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.
Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.
Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !
En passant, quelques belles fresques de street art !
A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.
Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.
Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.
Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.
Voici une des œuvres exposées !
Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !
Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !
Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.
La vue depuis notre terrasse !
La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!
J9 : Vend 06/05/11
En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !
Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !
Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !
Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !
Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.
Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.
Nous partageons la crique avec quelques condors !
La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !
Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio
J10 : Sam 07/05/11
Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.
Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !
Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.
Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.
Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.
Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !
En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.
Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.
Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.
Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.
Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !
Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.
Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.
Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.
Eglise de Chiu Chiu

J11 : Dim 08/05/11
Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.
On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.
Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !
En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.
Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !
Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.
Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.
En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.
Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !
Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.
Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !
C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.
Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !
Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !
Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !
Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.
Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.
Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.
Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.
Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.
En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.
Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.
Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.
Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.
A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.
C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !
Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers
J12 : Lun 09/05/11
A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).
Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.
Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !
Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !
Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !
Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.
Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !
Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…
… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.
Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !
Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.
La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !
La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.
En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.
Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !
Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.
On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !
Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !
Le soleil revient timidement !
Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.
Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !
Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.
Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !
Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !
Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !
Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !
La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.
Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.
Dans la Vallée de la Lune

Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel
J13 : 10/05/11
Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.
A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.
Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !
Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !
Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.
Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !
A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.
Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).
Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !
A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.
Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.
Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !
A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !
Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.
Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?
Nous nous y faufilons aussitôt.
Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !
Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…
… en nous attardant sur quelques tableaux !
Celui-ci est tout simplement fascinant !
Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?
Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !
La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !
Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres
J14 : Mer 11/05/11
Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.
Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.
En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.
Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.
Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.
Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.
La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.
Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel
Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.
Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !
La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.
C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.
Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !
Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.
Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !
Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.
Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.
En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…
J15 : Jeu 12/05/11
Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.
Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…
Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.
Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !
C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.
Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.
A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.
4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.
5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.
5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.
La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.
10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !
Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !
11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.
Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.
12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.
Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?
Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.
12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.
Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !
12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !
Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !
Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.
Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".
A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.
Un bel alignement !
Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.
Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !
La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…
A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !
Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.
Au cours de la montée du Cerro Toco
Vers l'Argentine par le désert de Tara
J16 : Ven 13/05/11
Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.
Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !
Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.
Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !
Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !
Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !
… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !
A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.
Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.
Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !
Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.
Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)
Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.
Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.
Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !
Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".
Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.
Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.
Un décor de rêve !
A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.
Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.
Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !
Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !
La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.
Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?
Monjes de la Pacana

De Susques à Salta par la Ruta 40
J17 : Sam 14/05/11
Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.
L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.
Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.
Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.
A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.
Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.
L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.
Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?
Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !
Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.
Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…
Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !
Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !
Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.
La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.
Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !
Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.
Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.
Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.
A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.
Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.
Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !
La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.
Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).
Dans le désert de Tara
Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara
J18 : Dim 15/05/11
Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.
Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).
Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.
Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.
Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.
Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !
Vue sur Purmarcara depuis le mirador.
Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !
Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.
Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).
Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.
Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.
Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,
Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.
Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.
J19 : Lun 16/05/11
Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !
Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.
Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !
En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).
Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !
Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?
Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.
Vue générale du site.
On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.
Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.
A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?
En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.
Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.
De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?
En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !
Deuxième nuit au Cerro Chico !
De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro
J20 : Mar 17/05/11
Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?
Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.
Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !
Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !
Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.
La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !
Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !
En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !
Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !
Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.
Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.
Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !
A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !
Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !
Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !
Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !
Puis des à-pics impressionnants !
Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !
Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…
Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !
Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.
Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.
J21 : Mer 18/05/11
Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.
Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !
Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.
"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !
La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !
Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !
Ça y est, le village est en vue !
Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.
Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !
Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.
Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?
De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !
Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !
Deuxième nuit au Federico III.
Cerro Hornocal
De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo
J22 : Jeu 19/05/11
A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.
Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.
Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.
Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.
Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.
Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !
Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.
Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?
Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !
Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.
Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.
Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !
Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !
Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !
Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.
Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !
Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.
Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.
Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.
En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.
Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !
Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.
Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…
La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.
Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".
Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !
Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons
J 23 : Ven 20/05/11
Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.
Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.
Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !
Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !
Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.
Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.
Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.
Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.
Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !
Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.
Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !
La cathédrale
Une "tienda de bicicletas"
Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !
Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !
A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.
J24 : Sam 21/05/11
C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.
C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.
Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !
Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !
Serait-ce lui, l'Inca ?
Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !
Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !
Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !
50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.
200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !
Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.
Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !
Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !
Et une armée de pénitents ?
A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !
La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.
Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !
Dans les canyons de Tupiza
Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas
J25 : Dim 22/05/11
Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.
Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !
Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !
Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.
Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !
La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !
Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.
J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.
Voilà le 4X4 loin devant nous !
De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !
Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !
En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.
Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !
A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !
Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.
Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.
Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?
Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !
Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.
Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !
Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.
Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.
En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !
Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.
El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.
Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !
Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.
Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !
En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.
Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.
En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.
Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.
Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.
J26 : Lun 23/05/11
J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !
Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !
Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !
L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !
Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !
Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.
Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.
Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !
Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !
Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !
Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !
4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.
Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !
Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.
Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.
Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.
En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.
Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !
Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !
Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !
L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.
Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.
Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.
Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.
Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.
Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs
J27 : Mar 24/05/11
Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.
En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.
Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.
Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.
Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !
Le bodefal voisin du village fantôme !
Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !
La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.
Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.
Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.
Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.
Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.
L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.
Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !
Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.
Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.
Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !
On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.
En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.
Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!
Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !
Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.
Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !
Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !
Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres
Colorada, la plus colorée des lagunes
J28 : Mer 25/05/11
- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.
Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.
Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.
Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.
En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !
Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !
A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !
Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !
Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.
Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !
En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.
La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.
Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.
Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !
Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !
Laguna Colorada
On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé
J29 : Jeu 26/05/11
- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !
Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.
Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.
Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.
Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.
Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.
Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).
La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !
En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.
Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L
Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.
Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.
Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !
Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.
Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.
Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.
Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.
En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.
Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !
Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.
Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.
On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.
Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.
Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.
Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !
Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.
Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.
Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.
Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !
Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.
Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.
Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.
J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.
Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.
En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !
Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !
Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.
Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.
Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.
Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.
Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.
Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.
Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.
D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?
Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.
Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.
Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".
De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.
Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.
Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.
Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.
Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.
Deuxième nuit à la Petite Porte.
Potosi la rude et Sucre la douce
J31 : Sam 28/05/11
Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.
Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.
Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.
Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !
De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.
Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.
A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.
En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !
Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !
Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !
Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !
Dim 29/05/11
Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.
Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.
La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale
Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !
La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.
Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.
Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !
Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…
Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.
Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.
Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.
En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.
Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.
Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !
J33 : Lun 30/05/11
Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.
Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.
Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.
A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.
Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.
Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.
Salar d'Uyuni inondé !
Derniers jours à La Paz
J34 : Mar 31/05/11
Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.
Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.
A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.
Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !
Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.
Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.
La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.
A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :
De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.
Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !
Et partout, des enchevêtrements de fils électriques
Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !
J35 : Mer 01/06/2011
A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.
Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.
De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.
Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.
Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.
La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.
Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.
Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.
Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !
Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.
En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.
Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.
Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.
En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.
Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.
Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !
S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !
Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !
En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".
Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.
Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !
J36 : Jeu 02/06/2011
Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.
De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.
Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.
J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale
A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !
La plaza Murillo devant la cathédrale
La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale
Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.
En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.
C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !
Marché de la Paz

En conclusion
Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !
Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !
Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.
Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.
Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.
Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)
FIN...
Cerro Hornocal... encore !
Le récit accompagné de photos est ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/

Présentation
En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?
C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.
Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !
En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !
Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.
La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.
Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.
Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.
Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…
Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.
Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.
Alors, prêts à suivre nos aventures ?
Notre parcours

La Paz ou le mal des montagnes
J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11
Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie ça aide à supporter !
Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !
A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.
Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !
Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !
Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.
La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !
Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.
Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.
La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…
Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama
J3 : Sam 30/04/11
Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !
Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.
Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !
Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.
C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.
Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !
Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.
Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.
Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?
Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.
Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !
Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !
Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.
Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !
De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?
C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.
A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.
Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !
Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !
J4 : Dim 01/05/11
La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.
A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !
Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…
… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.
Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,
… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !
Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.
Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.
Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !
Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…
On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.
D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !
Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.
La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !
Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !
Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !
Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.
Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.
Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.
Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.
Deuxième nuit à Tomarapi !
Une journée de galère pour passer la frontière
J5 : Lun 02/05/11
Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.
La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !
Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…
Voici ce qu’on a loupé !
Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.
En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????
Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.
Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??
Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.
Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.
Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.
En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.
Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !
Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).
Zoom sur son sommet !
Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.
Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.
Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.
La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !
Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.
C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.
Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !
Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !
A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga
J6 : Mar 03/05/11
C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.
Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.
Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.
Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.
A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.
Cherchez l’animal !
En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !
En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !
Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».
Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu
Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.
Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !
Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.
Hervé en profite pour explorer le campanile.
Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !
Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.
Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !
Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.
Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !
Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !
Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.
Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.
Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.
Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.
Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.
Vigognes dans le PN Las Vicuñas

La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga
J7 : Mer 04/05/11
Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !
A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.
Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.
Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.
D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !
Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.
Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !
C’est un flamant andin !
Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.
Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !
Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.
Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».
Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !
A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.
Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.
Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !
Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en loccurrence !
Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…
Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !
Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !
Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.
Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !
Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.
La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.
"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !
Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !
Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !
Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !
Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !
J8 : Jeu 05/05/11
Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !
L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.
La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.
Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !
Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.
Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.
Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !
En passant, quelques belles fresques de street art !
A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.
Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.
Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.
Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.
Voici une des œuvres exposées !
Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !
Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !
Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.
La vue depuis notre terrasse !
La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!
J9 : Vend 06/05/11
En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !
Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !
Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !
Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !
Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.
Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.
Nous partageons la crique avec quelques condors !
La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !
Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio
J10 : Sam 07/05/11
Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.
Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !
Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.
Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.
Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.
Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !
En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.
Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.
Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.
Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.
Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !
Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.
Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.
Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.
Eglise de Chiu Chiu

J11 : Dim 08/05/11
Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.
On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.
Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !
En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.
Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !
Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.
Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.
En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.
Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !
Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.
Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !
C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.
Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !
Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !
Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !
Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.
Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.
Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.
Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.
Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.
En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.
Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.
Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.
Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.
A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.
C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !
Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers
J12 : Lun 09/05/11
A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).
Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.
Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !
Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !
Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !
Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.
Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !
Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…
… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.
Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !
Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.
La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !
La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.
En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.
Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !
Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.
On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !
Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !
Le soleil revient timidement !
Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.
Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !
Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.
Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !
Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !
Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !
Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !
La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.
Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.
Dans la Vallée de la Lune

Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel
J13 : 10/05/11
Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.
A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.
Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !
Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !
Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.
Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !
A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.
Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).
Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !
A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.
Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.
Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !
A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !
Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.
Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?
Nous nous y faufilons aussitôt.
Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !
Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…
… en nous attardant sur quelques tableaux !
Celui-ci est tout simplement fascinant !
Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?
Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !
La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !
Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres
J14 : Mer 11/05/11
Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.
Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.
En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.
Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.
Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.
Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.
La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.
Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel
Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.
Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !
La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.
C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.
Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !
Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.
Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !
Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.
Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.
En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…
J15 : Jeu 12/05/11
Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.
Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…
Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.
Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !
C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.
Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.
A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.
4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.
5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.
5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.
La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.
10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !
Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !
11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.
Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.
12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.
Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?
Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.
12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.
Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !
12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !
Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !
Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.
Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".
A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.
Un bel alignement !
Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.
Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !
La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…
A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !
Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.
Au cours de la montée du Cerro Toco

Vers l'Argentine par le désert de Tara
J16 : Ven 13/05/11
Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.
Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !
Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.
Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !
Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !
Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !
… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !
A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.
Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.
Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !
Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.
Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)
Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.
Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.
Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !
Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".
Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.
Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.
Un décor de rêve !
A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.
Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.
Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !
Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !
La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.
Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?
Monjes de la Pacana

De Susques à Salta par la Ruta 40
J17 : Sam 14/05/11
Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.
L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.
Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.
Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.
A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.
Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.
L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.
Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?
Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !
Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.
Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…
Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !
Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !
Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.
La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.
Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !
Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.
Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.
Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.
A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.
Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.
Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !
La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.
Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).
Dans le désert de Tara

Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara
J18 : Dim 15/05/11
Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.
Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).
Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.
Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.
Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.
Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !
Vue sur Purmarcara depuis le mirador.
Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !
Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.
Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).
Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.
Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.
Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,
Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.
Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.
J19 : Lun 16/05/11
Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !
Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.
Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !
En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).
Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !
Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?
Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.
Vue générale du site.
On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.
Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.
A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?
En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.
Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.
De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?
En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !
Deuxième nuit au Cerro Chico !
De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro
J20 : Mar 17/05/11
Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?
Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.
Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !
Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !
Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.
La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !
Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !
En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !
Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !
Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.
Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.
Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !
A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !
Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !
Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !
Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !
Puis des à-pics impressionnants !
Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !
Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…
Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !
Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.
Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.
J21 : Mer 18/05/11
Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.
Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !
Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.
"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !
La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !
Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !
Ça y est, le village est en vue !
Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.
Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !
Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.
Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?
De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !
Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !
Deuxième nuit au Federico III.
Cerro Hornocal

De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo
J22 : Jeu 19/05/11
A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.
Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.
Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.
Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.
Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.
Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !
Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.
Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?
Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !
Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.
Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.
Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !
Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !
Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !
Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.
Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !
Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.
Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.
Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.
En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.
Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !
Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.
Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…
La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.
Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".
Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !
Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons
J 23 : Ven 20/05/11
Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.
Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.
Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !
Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !
Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.
Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.
Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.
Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.
Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !
Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.
Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !
La cathédrale
Une "tienda de bicicletas"
Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !
Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !
A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.
J24 : Sam 21/05/11
C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.
C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.
Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !
Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !
Serait-ce lui, l'Inca ?
Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !
Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !
Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !
50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.
200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !
Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.
Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !
Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !
Et une armée de pénitents ?
A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !
La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.
Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !
Dans les canyons de Tupiza

Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas
J25 : Dim 22/05/11
Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.
Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !
Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !
Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.
Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !
La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !
Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.
J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.
Voilà le 4X4 loin devant nous !
De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !
Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !
En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.
Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !
A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !
Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.
Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.
Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?
Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !
Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.
Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !
Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.
Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.
En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !
Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.
El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.
Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !
Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.
Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !
En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.
Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.
En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.
Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.
Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.
J26 : Lun 23/05/11
J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !
Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !
Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !
L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !
Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !
Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.
Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.
Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !
Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !
Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !
Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !
4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.
Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !
Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.
Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.
Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.
En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.
Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !
Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !
Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !
L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.
Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.
Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.
Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.
Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.
Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs
J27 : Mar 24/05/11
Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.
En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.
Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.
Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.
Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !
Le bodefal voisin du village fantôme !
Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !
La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.
Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.
Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.
Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.
Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.
L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.
Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !
Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.
Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.
Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !
On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.
En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.
Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!
Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !
Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.
Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !
Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !
Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres
Colorada, la plus colorée des lagunes
J28 : Mer 25/05/11
- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.
Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.
Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.
Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.
En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !
Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !
A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !
Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !
Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.
Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !
En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.
La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.
Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.
Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !
Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !
Laguna Colorada

On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé
J29 : Jeu 26/05/11
- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !
Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.
Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.
Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.
Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.
Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.
Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).
La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !
En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.
Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L
Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.
Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.
Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !
Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.
Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.
Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.
Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.
En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.
Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !
Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.
Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.
On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.
Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.
Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.
Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !
Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.
Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.
Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.
Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !
Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.
Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.
Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.
J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.
Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.
En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !
Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !
Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.
Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.
Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.
Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.
Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.
Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.
Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.
D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?
Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.
Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.
Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".
De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.
Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.
Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.
Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.
Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.
Deuxième nuit à la Petite Porte.
Potosi la rude et Sucre la douce
J31 : Sam 28/05/11
Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.
Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.
Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.
Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !
De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.
Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.
A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.
En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !
Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !
Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !
Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !
Dim 29/05/11
Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.
Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.
La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale
Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !
La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.
Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.
Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !
Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…
Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.
Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.
Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.
En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.
Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.
Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !
J33 : Lun 30/05/11
Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.
Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.
Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.
A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.
Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.
Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.
Salar d'Uyuni inondé !

Derniers jours à La Paz
J34 : Mar 31/05/11
Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.
Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.
A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.
Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !
Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.
Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.
La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.
A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :
De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.
Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !
Et partout, des enchevêtrements de fils électriques
Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !
J35 : Mer 01/06/2011
A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.
Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.
De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.
Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.
Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.
La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.
Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.
Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.
Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !
Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.
En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.
Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.
Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.
En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.
Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.
Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !
S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !
Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !
En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".
Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.
Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !
J36 : Jeu 02/06/2011
Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.
De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.
Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.
J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale
A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !
La plaza Murillo devant la cathédrale
La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale
Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.
En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.
C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !
Marché de la Paz

En conclusion
Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !
Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !
Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.
Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.
Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.
Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)
FIN...
Cerro Hornocal... encore !

Croisière Costa: escale à Katakolon et Rhodes English translation pending
Bonsoir!
Nous partonc bientot avec le fortuna.
Nous nous sommes décidés pour les autres escales mais alors pour ces deux villes!!!???
Katakolon12h18h, il y a Olympie : on est pas trop attiré par les ruines de pierre. et apparemment à Katakolon meme il n'y a rien d'extraordinaire
A Rhodes 8h 18h, j'ai vu qu'il fallait visiter Lindos.
En gros si on prend l'excursion Costa à Katakolon, il faut que k'on fasse Rhodes par nous meme, ou inversement.
Qui pourrait me donner des infos ????
Merci par avance!
Nous partonc bientot avec le fortuna.
Nous nous sommes décidés pour les autres escales mais alors pour ces deux villes!!!???
Katakolon12h18h, il y a Olympie : on est pas trop attiré par les ruines de pierre. et apparemment à Katakolon meme il n'y a rien d'extraordinaire
A Rhodes 8h 18h, j'ai vu qu'il fallait visiter Lindos.
En gros si on prend l'excursion Costa à Katakolon, il faut que k'on fasse Rhodes par nous meme, ou inversement.
Qui pourrait me donner des infos ????
Merci par avance!
Sept jours à Venise et en Vénétie English translation pending
Bonjour,
Je viens à la pêche aux conseils pour mon petit voyage du 16 au 23juin...
En effet, nous atterrirons le matin à l'aéroport Marco Polo. Je pense y louer une voiture pour les 4 premiers jours (du 16 matin -> 19 soir).
Pour ces premiers jours, les villes de la Vénétie et le Lac de Garde retiennent mon attention. Vérone (1journée nécessaire je suppose), mais aussi Vicenza, Padoue, ... d'autres? J'ai beaucoup entendu parler du Lac de Garde, toujours en bien... Nous serions plutôt intéressés par un joli parcours autour du Lac ainsi que la visite de quelques villes/villages autour (Sirmione...) au lieu d'activités nautiques.
Retour le 19 soir de la voiture de location a l'aéroport pour ensuite se rendre a Venise (plutôt par Bus que par bateau la traversée me semble longue). Il nous restera alors 3 jours complets a Venise. Nous logerons dans le Cannareggio. Est-ce suffisant? Pourrons-nous "tout" voir?
Autant cela semble simple pour Venise (guide "Voir" et "National Géographic" en poche, nous aurons suffisamment de détails), autant le programme et le temps a consacrer au premiers endroits paraît flou. Je pensais opter pour une Vérone Card et une Venice Card pour les différentes visites...
D'avance merci pour vos avis éclairés :-)
Christophe
Je viens à la pêche aux conseils pour mon petit voyage du 16 au 23juin...
En effet, nous atterrirons le matin à l'aéroport Marco Polo. Je pense y louer une voiture pour les 4 premiers jours (du 16 matin -> 19 soir).
Pour ces premiers jours, les villes de la Vénétie et le Lac de Garde retiennent mon attention. Vérone (1journée nécessaire je suppose), mais aussi Vicenza, Padoue, ... d'autres? J'ai beaucoup entendu parler du Lac de Garde, toujours en bien... Nous serions plutôt intéressés par un joli parcours autour du Lac ainsi que la visite de quelques villes/villages autour (Sirmione...) au lieu d'activités nautiques.
Retour le 19 soir de la voiture de location a l'aéroport pour ensuite se rendre a Venise (plutôt par Bus que par bateau la traversée me semble longue). Il nous restera alors 3 jours complets a Venise. Nous logerons dans le Cannareggio. Est-ce suffisant? Pourrons-nous "tout" voir?
Autant cela semble simple pour Venise (guide "Voir" et "National Géographic" en poche, nous aurons suffisamment de détails), autant le programme et le temps a consacrer au premiers endroits paraît flou. Je pensais opter pour une Vérone Card et une Venice Card pour les différentes visites...
D'avance merci pour vos avis éclairés :-)
Christophe
Rencontre VF Sud-Ouest à Bordeaux le 28 janvier 2011 English translation pending
NB: Le texte ci-dessous est une copie du message envoyé en début de semaine, mais mal "lisible" car je n'annonçais pas de date formelle.
Le Vendredi 28 Janvier 2011 est donc une date hypothétique.
Bonjour à tous,
Etes-vous partant pour une nouvelle soirée de rencontres à Bordeaux, au mois de Janvier? Si oui, merci de préciser vos attentes ou idées en réponse à ce message.
Par exemple: - Soirée informelle - auberge espagnole ... on y trouve ce que l'on y apporte OUI / NON - Soirée thématique - un pays, un continent, l'aide humanitaire, la randonnée ... OUI / NON - Le cadre - un bar? Un restaurant? Location d'une salle? CHOIX?
Répondez en message PUBLIC pour donner votre avis. Répondez moi en message PRIVE uniquement pour une question particulière, qui n'aurait pas d'intérêt sur le forum public.Merci.
Rendez-vous début Janvier 2011 pour faire la point 😉 La date sera fixée en commun (si nous sommes nombreux !!!) début Janvier 2011.
NB: ceux qui veulent bien organiser à mes côtés sont les bienvenus- liste des participants, des pays visités, des questions à poser, etc....-
A vos idées, A notre bonne volonté A notre soirée, FRED!
Bonjour à tous,
Etes-vous partant pour une nouvelle soirée de rencontres à Bordeaux, au mois de Janvier? Si oui, merci de préciser vos attentes ou idées en réponse à ce message.
Par exemple: - Soirée informelle - auberge espagnole ... on y trouve ce que l'on y apporte OUI / NON - Soirée thématique - un pays, un continent, l'aide humanitaire, la randonnée ... OUI / NON - Le cadre - un bar? Un restaurant? Location d'une salle? CHOIX?
Répondez en message PUBLIC pour donner votre avis. Répondez moi en message PRIVE uniquement pour une question particulière, qui n'aurait pas d'intérêt sur le forum public.Merci.
Rendez-vous début Janvier 2011 pour faire la point 😉 La date sera fixée en commun (si nous sommes nombreux !!!) début Janvier 2011.
NB: ceux qui veulent bien organiser à mes côtés sont les bienvenus- liste des participants, des pays visités, des questions à poser, etc....-
A vos idées, A notre bonne volonté A notre soirée, FRED!
Les bons plans à Florence? English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec mon mari pour 3 jours en amoureux à Florence. On souhaite en faire un souvenir inoubliable c'est pourquoi je suis à l'affût de toutes les bonnes adresses (restos, marchés), les endroits à ne pas manquer pour les visites au delà du musée des offices. Le guide du routard nous accompagne mais vos expériences sont les meilleurs témoignages !
Et pour ceux qui ont fait Florence - Pise, que prendre le train ou le bus ?
Merci à vous tous Sophie
Nous partons avec mon mari pour 3 jours en amoureux à Florence. On souhaite en faire un souvenir inoubliable c'est pourquoi je suis à l'affût de toutes les bonnes adresses (restos, marchés), les endroits à ne pas manquer pour les visites au delà du musée des offices. Le guide du routard nous accompagne mais vos expériences sont les meilleurs témoignages !
Et pour ceux qui ont fait Florence - Pise, que prendre le train ou le bus ?
Merci à vous tous Sophie
Quizz sur les croisières English translation pending
Bonjour à tous,
Afin de se détendre ce week-end et surtout en attendant que l'hiver disparaisse complètement, je vous propose un QUIZZ sur les croisières. Ce jeu doit permettre à tous de participer dans une bonne ambiance. Les anciens comme les débutants pourront se confronter sur tout ce qui touche les croisières.
Ce jeu doit pouvoir vous permettre, grâce à une photo présentée, de révéler le nom du navire et plus forts, la compagnie.
Que ce soit l'intérieur d'une pièce à bord, un objet de décoration, une partie du navire à l'extérieur, une vue d'escale ou un bâtiment à terre et même un port, vous devrez donner le nom du navire. Des questions aussi sur l'année de construction d'un paquebot, le nombre de navires par compagnies, le nombre de compagnie, ainsi de suite .....
Chacun pourra essayer de jouer et d'apporter un commentaire personnel.
Tous les coups sont permis.
Qu'en pensez-vous ???
Je vous propose une première photo !!! Sur quel navire se trouve cette déco ?
Bon jeu à tous.
JC
Afin de se détendre ce week-end et surtout en attendant que l'hiver disparaisse complètement, je vous propose un QUIZZ sur les croisières. Ce jeu doit permettre à tous de participer dans une bonne ambiance. Les anciens comme les débutants pourront se confronter sur tout ce qui touche les croisières.
Ce jeu doit pouvoir vous permettre, grâce à une photo présentée, de révéler le nom du navire et plus forts, la compagnie.
Que ce soit l'intérieur d'une pièce à bord, un objet de décoration, une partie du navire à l'extérieur, une vue d'escale ou un bâtiment à terre et même un port, vous devrez donner le nom du navire. Des questions aussi sur l'année de construction d'un paquebot, le nombre de navires par compagnies, le nombre de compagnie, ainsi de suite .....
Chacun pourra essayer de jouer et d'apporter un commentaire personnel.
Tous les coups sont permis.
Qu'en pensez-vous ???
Je vous propose une première photo !!! Sur quel navire se trouve cette déco ?
Bon jeu à tous.
JC
Jeu des photos ça repart English translation pending
Salut,
bon ba voila, vu que certains se plaignent de la panne du jeu😛, je me dévoue avec une petite photo facile pour s'échauffer un peu!!!
Alors ou c'est??? La ville suffira!!!

A+
bon ba voila, vu que certains se plaignent de la panne du jeu😛, je me dévoue avec une petite photo facile pour s'échauffer un peu!!!
Alors ou c'est??? La ville suffira!!!

A+
Découverte de l'Ouest américain à travers quatre États, pendant vingt-cinq jours (dernière partie) English translation pending
Bonjour à tous(tes)
Je vous livre, ici, la fin de notre voyage à travers le Sud-Ouest américain qui s'est déroulé du 27/06/2009 au 21/07/2009. Il s'agit des étapes suivantes : Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco
Vous pouvez retrouver la première partie concernant les étapes: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon sur le post suivant: voyageforum.com/...ere_partie_D2800143/
Lundi 13/7 : Bryce Canyon N.P. ; Nuit Bryce Canyon N.P
Voici ce qui était prévu au planning (65 Km) Bryce Canyon N.P. (sunrise à 6h05 et sunset à 20H50)
Voici ce que nous avons fait 5H30 : Réveil matinal pour assister au lever de soleil prévu à 6H05. Brr… il fait 10°C… Le gros pull est de rigueur ! Nous sommes en altitude… (2500m.) La pénombre (ou la précipitation !) nous fait rater l’embranchement pour Sunrise Point… Demi-tour et arrivés au parking, nous voyons plusieurs personnes se presser vers le point de vue. Nous accélérons donc le pas en nous demandant combien on va être là-haut… Et bien, non, l’endroit n’est pas noir de monde… Nous sommes peu nombreux à avoir eu le courage de nous être levés si tôt, et donc on ne se bouscule pas pour être aux premières loges ! D’ici, nous dominons une sorte d’amphithéâtre. Ce parc est une vraie merveille ne ressemblant à aucun autre : des milliers de colonnes rocheuses érodées (des hoodoos, traduits très poétiquement par cheminées de fées) serrées les unes contre les autres, semblables à des soldats au garde à vous… Un émouvant chef d’œuvre de la nature : bien qu’en ayant vu de nombreuses photos avant de partir, j’en reste bouche bée ! Et le spectacle ne fait que commencer… Finalement, nous nous sommes pressés pour rien et aurions pu rester plus longtemps au lit car le soleil ne va pointer le bout de son nez qu’une demi-heure plus tard (une demi-heure pendant laquelle d’ailleurs arrive une multitude de photographes). Et alors la magie opère : toutes ces colonnes de calcaire s’éclairent peu à peu et prennent des teintes cuivrées lumineuses allant du rouge au blanc crème en passant par le jaune, l’orange, le saumon, et même le violet… Ces couleurs très photogéniques sont rehaussées par le bleu du ciel et le vert des nombreux pins disséminés parmi les hoodoos… J’imagine la beauté de ce lieu en hiver lorsqu’il est recouvert d’un blanc manteau ! Ce parc, avec tous ses dégradés de nuances, est franchement mon favori !
7H30 : Nous retournons au Ruby’s Inn, non sans avoir croisé des familles de cervidés broutant dans les prairies encore nimbées de brume et bordant la route… Ce n’est pas vraiment ce qu’il était prévu (puisque je croyais randonner dès poltron minet) mais nous devons récupérer ma fille qui a préféré faire la grasse matinée aujourd’hui… Elle ne sait pas ce qu’elle vient de rater ! Nous en profitons aussi pour déjeuner et préparer nos sacs à dos. Euh !... certains repiqueront aussi un petit roupillon !
10h00 : Nous nous remettons en route : direction cette fois-ci, Sunset point. Non pas pour déjà assister au coucher de soleil, mais pour entamer une rando qui démarre depuis cet endroit. Il s’agit de Navajo Loop Trail suivi de Queen’s Garden Trail, soit une boucle de 4, 8 Km nous permettant de descendre entre les pitons rocheux, au cœur même du gigantesque amphithéâtre.
Cette balade est impérative si on veut se rendre compte de la hauteur de ces magnifiques colonnes pouvant atteindre des dizaines de mètres ! Les pins à côté, pourtant majestueux, semblent minuscules. La descente tracée en lacets, est facile et offre de splendides panoramas. Il est dommage seulement qu’à cette heure, il y ait beaucoup de monde… Cela ressemble un peu à une procession !... ou à un chemin de croix pour certains !... En effet, nous croisons beaucoup de personnes parties plus tôt et dans l’autre sens (ou faisant simplement un aller-retour), semblant souffrir pour remonter le Navajo loop Trail assez pentu. Il est de loin préférable de remonter vers la rim en empruntant le Queen’s Garden Trail dont la pente est beaucoup plus douce. Heureusement, plus on avance et plus on se retrouve seul. Nous rencontrons des dizaines d’écureuils chapardeurs, et d’adorables chipmunks (des tamias), ces petites bêtes ayant inspiré Disney pour ses personnages de Tic et Tac… Il est difficile de résister à leur donner à manger ! Et pourtant, l’amende est sévère si un Ranger vous surprend en train de le faire…
14H00 : Nous sommes remontés sur la Rim, au Sunrise Point. Là, nous pique niquons au General Store. Puis les garçons partent, rechercher la voiture laissée à Sunset Point, en longeant la rim à pied. (La navette circulant dans le parc, n’est pas pratique : elle nous aurait obligés à faire tout le tour !)
15H00 : Retour au Ruby’s inn pour un repos bien mérité. Deux d'entre nous vont s’éclater à la piscine pendant que mon fils, lui, essaye consciencieusement de réparer l’appareil photo qui s’est malencontreusement étalé par terre et dont l’objectif reste résolument calé… Ce sera vain… Il finira à la poubelle ! Ce n’était pas un coûteux appareil ultra performant (il faisait notamment de laides photos de nuit) mais il n’était pas vieux…
17h00 : Retour au parc. Nous parcourons les 18 miles de la Scenic Drive qui permet d’accéder à de nombreux autres points de vue. Inspiration Point et Bryce Point surtout, dominant eux aussi l’amphithéâtre des hoodoos, sont sans aucun doute les plus beaux… merveilleux, magiques, gigantesques…. Dame Nature a quand même prodigieusement bien travaillé ! Les autres points de vue situés plus loin, sont nettement moins impressionnants, sauf peut-être celui de Natural Bridge qui est une arche sur une falaise et que l’on surplombe depuis le promontoire. Mais il est complètement dans l’ombre à cette heure-ci. Bizarrement, à de nombreux arrêts, rodent de grands corbeaux noirs un peu effrayants (peut-être parce qu’ils me font penser à ceux d’Hitchcock…) mais bon ils n’ont encore attaqué personne ! Sinon ça se saurait… hein !
Fin de journée, nous sommes de retour à Sunset Point pour y admirer, comme de bien entendu, le coucher de soleil. Mais le soleil nous semble encore bien haut, alors nous décidons de retourner d’abord au Ruby’s Inn pour passer la voiture au car wash. En effet, notre Dodge Durango dénote un peu sur les parkings… Il faut dire qu’il en a vu, des pistes depuis quelques jours ! La terre rouge caractéristique du Sud-Ouest américain est tellement incrustée dans la carrosserie que nous n’arrivons pas à l’en détacher en la frottant à la main ! On ne peut décemment pas le rendre dans cet état au comptoir d’Alamo (je crois que j’ai plus de scrupule qu’eux !) La tâche accomplie, nous retournons une dernière fois à Sunset Point, mais nous avons mal jugé de la course du soleil… Et quand nous y arrivons, seuls quelques derniers rayons éclairent encore les hoodoos ! Trop tard… nous sommes arrivés trop tard !... Je peste un peu !... beaucoup même !... Je le savais pourtant qu’il faut toujours arriver sur les sites bien avant l’heure prévue. Je me consolerai en allant déguster un bon repas au Bryce Canyon Pines qui est un resto situé à 6 miles de l’entrée du parc. Ne pas oublier d’y goûter en dessert, une de leurs nombreuses et réputées pies !
Mardi 14/7 : Tropic (Bryce Canyon N.P.) –Zion N.P. –Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Voici ce qui était prévu au planning (290Mi-460 Km) Arrêts à : - Red Canyon - Cedar Breaks N.M. - Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée, sunset à 20h00))
Voici ce que nous avons fait 9H00 : Départ du Ruby’s Inn et route vers Las Vegas, très attendue par les garçons! Las Vegas…pas la route! Celle-ci pourtant vaut le coup d’œil… Bien vite, nous traversons un petit parc, le Red Canyon S.P., dont les hoodoos nous donnent un arrière goût très agréable de Bryce Canyon… Les experts y recommandent la rando Pink Ledges Trail. Mais bien qu’elle soit courte, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter…
Passé Mont Carmel Jonction, nous progressons vers l’ouest en empruntant la route 9. Sur une longue ligne droite, nous longeons un élevage de bisons. Mais ceux-ci sont bien trop loin, au bout du champ, que pour être vus correctement… Il faudrait aller au Yellowstone pour en observer de vrais spécimens en liberté (mais vu son éloignement par rapport au trajet planifié, j’ai raisonnablement renoncé à visiter ce parc cette année)… ou aller au zoo pour les admirer de près, lâche ironiquement Virginie ! Euh, ce n’est pas pareil !!
A l’approche du parc de Zion, la route est goudronnée en rouge pour se fondre dans le paysage (là il n’y a rien à redire : pour le show, ils sont forts ces Américains !!), et devient même une véritable route scénique. Passé l’entrée Est de Zion, le paysage est de toute beauté avec ses roches blanches, rouges, jaunes, aux formes multiples, se détachant dans le ciel bleu azur… Certaines font penser à des "choutes" de crème glacée au goût vanille, melon, fraise ou framboise !! Malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’arrêts prévus pour photographier ces tableaux… Juste avant un long tunnel très étroit, nous prenons la seule place vacante, laissée par une voiture venant de quitter le petit parking. D’ici, démarre la rando qui suit un sentier facile d’accès, le Canyon Overlook Trail (1Mi/1H A-R). Nous longeons un canyon creusé par une rivière, puis débouchons sur un promontoire rocheux découvrant une impressionnante vue panoramique sur le canyon de Zion et ses pics découpés.
Nous remontons en voiture et devons attendre une dizaine de minutes pour pouvoir, à notre tour, traverser le long tunnel étroit (tellement étroit que le passage des voitures se fait en sens alterné, d’où l’attente !). Puis les lacets de la route 9 nous descendent vers le canyon de Zion. Nous nous garons au parking bondé du Visitor Center du parc, non sans mal (nous devrons tourner plusieurs fois pour trouver une place…). Ouf … nous ne devons pas rejoindre Springdale et reprendre une navette supplémentaire nous ramenant ici. Sinon… quelle perte de temps… et le temps, en vacances, est précieux, d’autant plus dans un périple comme celui-ci où il y a tant à voir… Nous prenons nos sacs à dos et sautons dans la navette obligatoire, empruntant la Zion Canyon Scenic Drive. Cette route en cul de sac, de 10 km, se trouve au creux d’une profonde entaille creusée par la Virgin River. Nous longeons donc cette rivière et de monumentale falaises dressées de chaque coté de la route. Le chauffeur de la navette commente régulièrement les lieux que nous traversons et annonce les différents arrêts possibles… tout cela d’un ton engourdi, pas très convaincant, le discours étant sans doute devenu trop routinier pour lui ! Le bougre, il va finir par nous emmener dans sa torpeur !! Allez hop, arrêt 4 : nous descendons pour aller diner au Lodge équipé d’un snack bar. Il est installé au milieu d’une vaste prairie baignée de soleil, invitant au farniente et profite d’un cadre magnifique. Oui, mais nous ne sommes pas là pour dormir…
Il est déjà 13H30… Les hamburgers avalés (étonnamment bons et pas trop chers), nous reprenons une navette pour cette fois aller jusqu’au terminus de la Scenic Drive, Temple of Sinawava. De là, nous suivons à pied le Riverside Walk longeant la Virgin River et nous menant au Narrows, un étroit canyon formé d’immenses parois de grès, qui va en se rétrécissant. C’est ici que nous sommes amenés à marcher dans le lit de la rivière… Nous troquons donc nos souliers de marche contre des sandales d’eau en toile caoutchoutée. En chemin, j’ai remarqué que plusieurs personnes rentrant de la balade, étaient équipées de grosses bottines spéciales en néoprène, louées pour l’occasion… J’espère que l’eau n’est pas trop froide et que nos simples sandales vont suffire ! Nous retroussons nos pantalons… et nous voilà partis… La rivière n’est absolument pas glacée. Nous sommes munis de hauts bâtons de bois ramassés quelques jours plus tôt. Ils nous servent à sonder le terrain et ainsi éviter de tomber dans un trou… En effet l’eau trouble, légèrement boueuse, empêche toute visibilité suffisante. Alors au début, nous progressons lentement, de peur de nous mouiller… Puis finalement, nous comprenons que si nous voulons dépasser la foule massée au départ, il va falloir aller plus loin, là où le niveau de l’eau est plus conséquent ! Très vite les filles finissent par avoir de l’eau jusqu’ à la taille… Les garçons étant plus grands, s’en sortent mieux. Avant qu’une catastrophe n’arrive, nous nous dépêchons de transférer toutes les affaires de nos sacs à dos dans un sac poubelle que j’avais pris soin d’emporter. Mine de rien, le courant nous déstabilise facilement. Nous n’avançons pas très vite, surtout que le lit de la rivière est constitué de gros cailloux sur lesquels viennent butter nos orteils ! Cette rando qui ne devait durer au départ qu’une demi-heure, va se prolonger bien plus que prévu ! En effet, nous trouvons cela très plaisant et très rafraîchissant ! De plus, le paysage est grandiose : les falaises nous surplombent et le canyon devient de plus en plus étroit au fur et à mesure de notre progression. Et il n’y a plus grand monde.
A 16H30, nous rebroussons chemin à regret. Nous aurions bien continué mais encore une fois, le temps nous manque : ce soir, nous dormons à Las Vegas ! Et rien qu’à cette idée, les enfants se sentent soudain pousser des ailes… Le retour se fait à la vitesse éclair, surtout que maintenant nous connaissons le terrain. Cette balade très ludique et divertissante (que de fous rires !) fut un vrai coup de cœur pour tous les quatre et restera un de nos meilleurs souvenirs. Revenus sur le Riverside Walk, nous ne trainons pas mais nous nous arrêtons quand même auprès d’un couple de cerf et biche – mulet (aux grandes oreilles). Nos pantalons sont déjà secs. La fatigue et la voix toujours aussi soporifique du conducteur de la navette nous ramenant au parking, nous emportent quelques instants dans les bras de Morphée !
Il est déjà passé 18H30 quand la navette nous dépose auprès de notre voiture. Là, je me dis que, bien que nous allons gagner 1H en rentrant sur le territoire du Nevada, nous allons louper le coucher de soleil à Valley of Fire S.P. Nous reprenons donc la route sans tarder, dans l’espoir de pouvoir quand même bénéficier des derniers rayons de lumière dans ce petit parc situé à une cinquantaine de miles avant Las Vegas. Enfin, pour dire toute la vérité, je suis bien la seule à avoir envie de découvrir cet endroit… Les enfants commencent à en avoir assez des roches rouges… Et, malgré ma description émoustillante du lieu, ils préfèrent de loin filer d’une traite vers Las Vegas… D’ailleurs, pour être en forme ce soir, mon fils qui d'habitude prend le volant décide de dormir durant les 2H30 que dure le trajet, et passe le volant à son frère qui ne demande pas mieux !! Ainsi tout le monde est content… même moi qui ne perds pas espoir de pouvoir encore les convaincre…
La route 9 dominée par les roches déchiquetées est toujours très belle. Elle traverse une succession de petits bourgs mormons. Le Trading Post de Virgin est aménagé en Fort, comme au temps des tuniques bleues de la cavalerie attaquant les tribus indiennes Apaches, Sioux ou autres… On se croirait revenu à l’époque de la ruée vers l’or… même les chariots bâchés des pionniers américains à la conquête du Far West sont encore là ! C’est très cliché mais ça vaut bien une petite photo-souvenir !
Nous ne tardons pas à monter sur l’autoroute, direction Las Vegas. Nous suivons toujours la Virgin River et sommes entourés de splendides montagnes rouges puis blanches ou grises. Le cadre est superbe… Nous arrivons à l’embranchement menant au parc de Valley of Fire… Mais là, il faut bien que je me rende à l’évidence : le soleil se couche derrière les sommets. Il est vraiment trop tard pour faire ce détour par ce parc dont les concrétions de grès rouge prennent paraît-il d’extraordinaires couleurs au coucher de soleil… Bon, ça sera pour une prochaine fois !! De toute façon, je le savais qu’il serait difficile de combiner, sur une même journée, la visite de ce parc avec celle de Zion.
Nous sommes maintenant dans l’Etat du Nevada et le décor change soudain : nous traversons des étendues désertiques pendant des kilomètres jusqu’à ce que… mon fils se réveille et décide de reprendre le volant. Il veut être aux premières loges à l’arrivée sur La s Vegas. Et soudain, un océan de lumières surgit dans la nuit noire… Las Vegas brille de mille feux. C’est impressionnant. On distingue déjà très bien la Stratosphère (haute tour de 350m) et pourtant il nous reste encore 20 miles de route à faire avant de rejoindre le cœur de cette ville qui ne dort jamais ! Les enfants sont tout excités mais l’enchantement va vite disparaître… A l’entrée de la ville, de formidables bouchons nous attendent. L’autoroute parallèle au Strip, fait que nous longeons les derrières de tous les immenses hôtels-casinos. Pour couronner le tout, nous nous trompons de sortie (seule erreur sur plus de 7000 Km, sans GPS) et finalement nous mettons 1H pour rejoindre notre hôtel, le Signature at MGM. Là, nickel… le valet prend en charge la voiture et les bagages.
Mais une deuxième déconvenue ne tarde pas à arriver. La chambre qu’on nous a attribuée n’est pas à la hauteur de nos espérances. D’abord elle n’est qu’au 8ème étage mais surtout les garçons, qui croyaient goûter à un certain faste ici, se rendent compte qu’ils vont devoir dormir sur un canapé-lit bien trop court pour leurs grandes guiboles. C’est un comble… car jusqu’ici nous avons toujours eu des chambres à deux queen-beds. Ni une ni deux, nous redescendons à la réception exposer nos doléances, mais on nous explique que même en prenant une suite à deux pièces, le 2ème lit sera aussi un canapé-lit ! En réservant avant de partir, je n’avais pas compris ce « détail » … Trop tard, la chambre a déjà été facturée depuis longtemps… il est impossible de changer d’hôtel. J’envisage alors de prendre une chambre supplémentaire mais vu le prix demandé et le peu de temps qu’on y reste, les garçons refusent cette solution. En compensation, la réceptionniste nous alloue une chambre au dernier étage (le 38ème)… Au moins, on aura une vue ! A part ça, la chambre est très grande et très luxueuse, avec un coin kitchenette ultramoderne et une salle de bain grandiose avec douche et jacuzzi 2 places séparés… De ce côté-là, rien à redire ! C’est la classe…
Finalement, il est déjà passé 22H00 quand nous rejoignons le Strip à pied. Il fait encore chaud… et tous les buffets ont déjà fermé leurs portes. On se contente d’un truc rapide, « dégeu » et pourtant cher, au Paris… Bon, ben Las Vegas jusqu’à présent… ce n’est pas trop ce qu’on avait imaginé ! Pour ne pas aller dormir là-dessus (et puis aussi parce que ma fille s’est parée de ses plus beaux atours… les étiquettes de ses nouveaux vêtements ont volé dans toute la chambre…), nous décidons d’arpenter un peu ce Strip et d’admirer tous ses hôtels-casinos aux néons clignotant et à l’architecture démente. C’est vrai… tous ces immenses complexes sont féériques et donnent un bel aperçu de la mégalomanie américaine. Le Paris, vu de l’extérieur, est plutôt réussi avec son ensemble de monuments représentant la capitale française et à l’intérieur, son casino a des allures de rues parisiennes, sous un ciel bleu en permanence qui nous fait oublier qu’il fait déjà nuit dehors. J’y vois même le Palais des Glaces de Versailles ! Pas mal… Nous poussons jusqu’au Bellagio et regardons le spectacle magistral des jets d’eaux dansant sur fond musical. L’intérieur de cet hôtel tout en marbre luisant est aussi très luxueux. Nous continuons jusqu’au Caesars Palace à l’allure de Rome antique avec ses statues et fontaines colossales, ainsi que sa galerie commerciale monumentale fermée pour l’heure. Les garçons perdent leurs premiers $ dans les « bandits manchots »du Planet Hollywood. Les salles de jeux avec leurs centaines de machines à sous, tables de poker, black jack etc.… sont immenses… à s’y perdre ! Mais que de mètres parcourus… Mes jambes n’en peuvent plus ! Je finis par marcher pieds nus… En rentrant, nous passons par le New York-New York à la façade constituée de buildings avec en plus le pont de Brooklyn, la Statue de la Liberté, le tout traversé par un immense grand-huit. Encore quelques $ de perdus… et direction le lit. Mais pour y arriver, il nous faut traverser les longs couloirs démesurés du MGM… Heureusement, quelques tapis roulants nous facilitent la tâche. Passée la porte de notre chambre, je m’écroule de fatigue sur le lit hyper moelleux… Les autres n’en mènent pas large non plus ! Normal… il est 2H00 du matin… Il me faudra beaucoup de courage pour m’en extirper et aller m’allonger dans le jacuzzi !
Mercredi 15/7 : Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Voici ce qui était prévu au planning Visite de Las Vegas
Voici ce que nous avons fait 10H45 : Nous décollons seulement de la chambre… Bizarre… pour une fois, les enfants sont prêts avant moi. Je ne les ai jamais vus aussi motivés le matin… Nous avons compris la leçon : ce Strip tout en longueur n’en finit pas… Cette fois, nous allons épargner nos pieds. Nous récupérons notre voiture et allons « butiner » les casinos en nous garant dans leurs « self parks » gratuits. Nous en voyons les principaux, chacun rivalisant d’originalité avec son voisin. L’un d’eux retient particulièrement notre attention, le Venetian. On s’y croirait à Venise ! Tout est là : les canaux, les gondoles, le Pont des Soupirs, le Campanile, le Palais des Doges, … Et à l’intérieur, tout est aussi beau avec la Place St Marc, le plafond peint couleur ciel et les canaux longeant des dizaines de boutiques… C’est d’un réalisme saisissant ! Dehors, il fait très chaud, 35 à 40°… (D’ailleurs nous n’avons jamais vu, en rue, autant de mini-jupes et de décolletés au m² !). Par contre à l’intérieur des hôtels, la clim fonctionne à fond… Les contrastes sont donc surprenants, nous passons régulièrement du four au frigo et du frigo au four ! Bonjour les sinusites ! Parfois, les garçons introduisent quelques pièces de 1 dollar dans les machines à sous… sans jamais gagner le pactole évidemment ! Ma fille, elle, vu son âge (17) ne fait que regarder de loin… Mais ces casinos sont étrangement silencieux. Je m’attendais à entendre des sonneries retentissantes annonçant les jackpots ou le cliquetis des jetons tombant après chaque gain. Mais non, il n’y a plus de pièces !! Je suis un peu déçue… Où est cette ambiance vue dans les films ?
A 13H45, nous allons diner au Spice Market Buffet du Planet Hollywood. Pour 20 dollars seulement par personne, nous pouvons goûter à volonté, aux plats de toutes sortes, aux cuisines de tous pays : viande, poissons, pâtes, plats épicés, … et les desserts offrent une immense variété de choix… Ma fille reviendra même avec une barbe à papa !
L’appareil photo ayant rendu l’âme à Bryce Canyon, nous faisons les boutiques des galeries marchandes pour en racheter un autre. Mais les prix sont plus que surfaits ! Nous allons alors à la sortie de la ville dans un immense Wal-Mart où nous trouvons un petit numérique pas cher, un Panasonic Lumix, mais pas le TZ5 que je désirais. A la tombée du jour, les lumières se mettent à nouveau à scintiller de partout. On est content de notre achat : il est possible de prendre à main levée, de splendides photos de nuit, sans jamais devoir poser l’appareil comme nous devions le faire avec le précédent. Nous assistons aux divers spectacles que les casinos proposent gratuitement, depuis les trottoirs du Strip. Tout d’abord celui du Mirage où, au milieu d’une île tropicale, un grand volcan s’éveille et se met à cracher du feu et de la fumée. Ensuite celui du Treasure Island devant lequel sont amarrés deux bateaux, grandeur nature, qui vont combattre à coups de canon… Le spectacle sexy est bien rodé, digne d’un show à l’américaine, mais il faut aimer… Moi, je trouve ça plutôt vulgaire et en plus nous sommes serrés comme des sardines, tellement il y a du monde ! Les garçons, eux, apprécient… En voiture nous traversons le Strip, direction nord, c'est-à-dire vers Downtown où l’on trouve les plus vieux casinos de Las Vegas. Ici aussi, les néons multicolores brillent, encore bien plus qu’au Time Square de New York. Ici aussi, il y a foule pour assister au spectacle son et lumière de la Fremont Street où la voûte recouvrant la rue s’illumine grâce aux 2 millions d’ampoules installées, en formant des dessins étonnants. En revenant, encore un dernier coup d’œil au spectacle des jets d’eau du Bellagio déjà vu la veille.
Minuit : Nous allons manger un burger près du MGM avant que ma fille et moi retournions sagement dormir à notre hôtel. Les garçons, eux, veulent encore s’essayer aux tables du casino du MGM. En moins de 2H00, ils perdront près de 100��… Heureusement qu’ils en resteront là !
Jeudi 16/7 : Las Vegas - Death Valley N.P .; Nuit à Furnace Creek Ranch (dans Death Valley)
Voici ce qui était prévu au planning (180 Mi-290 Km) - Arret à Red Rock Canyon S.P. ?? - Visite de Death Valley (sunset à 20H10)
Voici ce que nous avons fait Rien de ce qui était prévu !
9H45 : Ma fille et moi sommes debout pour aller voir le complexe de piscines du MGM auquel nous avons accès, du fait de loger au Signature at MGM. Il fait déjà bien chaud mais à cette heure matinale, il n’y a pas encore grand monde. Nous sautons immédiatement dans la rivière artificielle… Que c’est agréable de se laisser emporter par le courant !… Malgré leur rentrée tardive de cette nuit, les garçons nous rejoignent assez vite.
11H15 : douche, valises et check-out vers midi. Nous allons faire un tour au Showcase Mall. Ma fille, comme une enfant, reste ébahie à la boutique M&M’s. Puis nous faisons quelques achats à la nouvelle boutique du Hard Rock Café, située juste à côté. Au passage, nous admirons l’extérieur de l’Excalibur ressemblant à un château féodal, ainsi que l’immense pyramide du Luxor d’inspiration égyptienne. Las Vegas n’a de cesse de se développer… Les nombreux chantiers en construction en sont la preuve… D’autres hôtels-casinos titanesques vont bientôt voir le jour, toujours plus hauts, toujours plus grands…
Nous garons la voiture au self park du Paris pour aller dîner au buffet « Le Village » où pour 19$ par personne, nous pouvons choisir entre des dizaines de plats de chaque région de France, de l’Alsace à la Provence. Le buffet de la veille proposait un choix encore plus vaste et meilleur, mais le cadre ici, est plus original, un peu sorti tout droit du monde de Disneyland.
14H30 : D’après le planning, c’est l’heure de quitter Las Vegas au plus tard, pour rouler jusqu’à la Death Valley et avoir ainsi trois bonnes heures pour visiter, avant le coucher de soleil, cette contrée hostile où la chaleur est étouffante. Oui, mais…les enfants n’ont pas encore eu leur dose de Las Vegas et en réclament davantage… Ma fille voudrait aller aux outlets situés au nord de la ville et les garçons, aller faire un tour au casino du Wynn… C’est donc reparti pour deux bonnes heures supplémentaires… En définitive, les outlets s’avéreront décevants (articles plutôt démodés ou prix relativement chers) et les garçons seront raisonnables en ne misant que la somme reçue en échange de leur inscription comme membre.
17H30 : Nous quittons enfin Las Vegas (les enfants, eux, diraient déjà), non sans être, au préalable, passés au Wal-Mart pour faire à nouveau le plein d’essence et le plein de boissons. Ceci est vraiment indispensable avant de partir maintenant affronter un immense parc situé en plein désert, la Death Valley ou Vallée de la Mort, où la température en été, atteint en moyenne 47°C ! Cette région sèche, brûlante et inhospitalière fut baptisée ainsi au 19ème siècle, par les émigrants venus de l’Est qui la traversaient pour se rendre en Californie, au moment de la ruée vers l’or, et où plusieurs d’entre eux y périrent de soif. De Las Vegas, il faut minimum 2H pour y parvenir ; ce faisant, nous repassons maintenant en Californie. Ça sent la fin du voyage !...Hélas… le compte à rebours pour le retour est déjà enclenché… Le temps donc de faire la route jusque là, il est trop tard pour y assister à un coucher de soleil ou même y distinguer quoique ce soit. Je suis un peu déçue mais je me dis qu’on se rattrapera le lendemain, en se levant suffisamment tôt pour visiter ce parc désertique, avant les heures les plus chaudes de la journée.
C’est donc dans la nuit noire que nous nous dépêchons de faire le check in, à un des deux seuls hôtels ouverts du parc, le Furnace Creek Ranch, une oasis au milieu du désert, et d’aller se restaurer au Forty Niner Café. Mais celui-ci affiche complet. On nous affuble alors d’un badge censé clignoter dès qu’une table se libère. On a beau être au milieu du désert, on utilise ici, des moyens modernes ! Et c’est bien pratique : cela nous permet de nous éloigner un peu et d’aller jusqu’au Trading Post, situé juste à côté, (ceci expliquant peut-être cela !!) pour y faire nos derniers achats-cadeaux. Vingt cinq minutes plus tard, nous sommes attablés mais le repas s’avère être d’un piètre rapport qualité/prix (Normal puisqu’il n’y a pas de concurrence avec d’autres !)
Après être passés par la chambre pour enfiler nos maillots, nous courons jusqu’à l’immense piscine ouverte jusque 23H00 et alimentée par une eau de source à 37° ! On se croirait dans son bain ! Un vrai caldarium, comme aux temps des Romains ! Mais où est donc le frigidarium ?!! Une grosse heure plus tard, en retournant à notre chambre, nous nous extasions devant les milliers d’étoiles constellant le ciel. Dans cet endroit reculé, loin de toutes villes éclairées et de toute pollution, le ciel est suffisamment noir que pour admirer notre galaxie, de la meilleure des façons qu’il soit possible.
Vendredi 17/7 : Death Valley N.P. - Lee Vining ; Nuit à Lee Vining
Voici ce qui était prévu au planning (250 Mi-400 Km) - Visite Death Valley (sunrise à 5H45) - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) - Coucher de soleil à Mono Lake (à 20H15)
Voici ce que nous avons fait
Jour de notre plus grande frayeur !
5H30 : Comme prévu, tous (certains en bougonnant!), nous nous levons à l’aurore, pour aller admirer les premiers rayons de soleil à Zabriskie Point, situé à 7Km/10 minutes du Furnace Creek Ranch. Une fois de plus, nous n’y sommes pas nombreux ! Il donne un point de vue sur des canyons, sortes de dunes rocheuses et des formations géologiques multicolores. Il fait déjà 28°C ! Nous poussons la route qui devient très escarpée dans les derniers Km, jusqu’à Dante View, un point de vue panoramique situé sur une montagne, à plus de 1600m. D’ici, nous dominons la Vallée de la Mort. Tout en bas, nous distinguons le bassin de Badwater qui est le point le plus bas des USA (-86m). Mais le ciel est nuageux et la visibilité réduite… De plus, les deux à l’arrière de la voiture se sont rendormis !... Bon, j’ai compris… Je n’insiste pas… Retour à la chambre pour 2 -3 heures de sommeil supplémentaires !
10H30 : Nous partons visiter le Musée Borax consacré à l’exploitation minière (dont le borax) de la vallée, au 19ème siècle. Il est situé dans l’enceinte de l’hôtel. Malheureusement, il est fermé. Tant pis ! De toute façon, nous n’avons plus vraiment le temps… Après le check out, nous empruntons la route 178 vers le sud, jusqu’à Badwater qui est situé à 86 mètres en-dessous du niveau de la mer. Nous marchons quelques instants sur l’immense lit de sel laissé par l’ancien lac qui était ici, il y a 10 000 ans. Maintenant le soleil tape… Il fait 46°C ! Nous courons très vite nous réfugier dans la voiture climatisée ! Sur le retour, nous prenons la courte piste menant à Devil’s Golf Course, vaste étendue de boue séchée dans laquelle s’est cristallisé du sel, en gros blocs déchiquetés. Nous parcourons ensuite Artists Drive, une route étroite à sens unique, sinueuse et offrant de très beaux paysages, notamment au lieu dit « Artist Palette »où la roche prend de remarquables couleurs très variées (rouge, jaune, verte…) selon les différents métaux qu’elle contient. Il fait encore plus chaud : 49°C ! Après être repassés devant le Furnace Creek Ranch, nous remontons vers le nord, vers Stovepipe Wells Village où nous longeons de surprenantes dunes de sable, comme au Sahara… Il fait bien trop chaud que pour envisager de grimper au sommet de l’une d’entre elles ! Pour cela, il aurait fallu arriver dès le lever de soleil… De même que pour randonner dans Mosaic Canyon dont les parois sont, parait-il, recouvertes de marbre blanc.
13H15 : Maintenant, pour sortir du parc, nous mettons le cap sur Lone Pine. Et là, arrive ce qui sera la plus grande frayeur de tout le voyage ! En grimpant au sommet d’une colline, la voiture commence à subir une perte de puissance : on a beau pousser sur l’accélérateur, la voiture n’avance plus très vite… On s’interroge… On se dit que, vu la fournaise dehors, la voiture souffre…mais on ne s’inquiète pas encore ! Un kilomètre plus loin, on s’aperçoit que la jauge d’essence qui indiquait encore ½ plein, commence à descendre brutalement… En quelques secondes, nous sommes au bord de la réserve ! On regarde l’ordinateur de bord indiquant l’autonomie du véhicule… Au départ, nous avions 300 Km d’autonomie et là, on voit les chiffres dégringoler à une allure folle : 1Km à chaque seconde qui passe, alors que nous roulons au ralenti… Le calcul est vite fait : en raison d’une perte d’autonomie de 1Km par seconde écoulée et ayant au départ une autonomie de 300Km, il nous reste 300 secondes c.-à-d. 5 minutes pour trouver une solution ou se retrouver avec un réservoir vide! Paniqué, on s’arrête sur le côté de la route… On se penche en-dessous de la voiture pour constater une éventuelle fuite dans le réservoir… Rien ! Mais l’ordinateur de bord indique toujours une consommation effrénée de carburant… mais on ne roule même plus ! C’est à n’y rien comprendre… Oh secours !! A ce rythme-là, encore quelques secondes et nous serons à sec !! Je me remémore les différents comptes rendus lus sur VF, qui racontent les difficultés rencontrées face aux problèmes de voiture dans la Death Valley, à cause de la chaleur… S’il y a bien un endroit où il ne faut pas tomber en panne, c’est bien ici au milieu de nulle part et par 50°C à l’ombre! Et, il n’y a pas d’ombre ! On essaye de téléphoner à Alamo… Rien… pas de réseau GSM! La prochaine station essence est à plus de 30 Km ! Et pas d’autres voitures à l’horizon ! C’est un peu la panique à bord… On redémarre en se disant que tant qu’à tomber en panne de carburant, autant continuer à avancer au maximum, puisque même à l’arrêt, la voiture consomme quand même… Et ça continue… Pied à fond sur l’accélérateur, on avance à peine à du 40Km/H… Quant à l’autonomie, elle continue à baisser anormalement, toujours à raison de 1Km à chaque seconde qui passe… Tant bien que mal, nous arrivons en haut de la colline, et pour économiser l’essence restante (c.-à-d plus grand chose !), on se laisse descendre dans la vallée sans jamais accélérer. En redescendant, … et par magie, la jauge d’essence remonte, et l’ordinateur de bord fait aussi marche arrière : l’autonomie remonte alors qu’on continue à rouler ! Ouf ! Nous récupérons petit à petit ¼ de plein… On n’y comprend rien ! Mais qu’est ce qu’on est soulagé !
Explication plausible après réflexion: Vu la température extérieure élevée (50°C) au sommet de la colline, l’essence s’est vaporisée dans le réservoir qui n’était pas plein au maximum au départ, ce qui explique la perte de puissance, le manque de carburant et la chute de l’autonomie. Par contre, la température extérieure a chuté sensiblement en redescendant dans la vallée, l’essence s’est alors recondensée. Au final, nous avons quand même perdu ¼ de plein d’essence qui s’est évaporée en pleine nature !
15H00 : Nous nous arrêtons à Lone Pine pour faire le plein d’essence et manger un bout. Puis nous roulons vers Lee Vining tout en longeant la Sierra Nevada dont le point culminant est le Mont Whitney à 4400m. Je finis par m’endormir et quand je me réveille, entre Big Pine et Mammouth Lakes, le paysage est bien différent de celui du matin : nous suivons maintenant une route de montagne entre lacs et forêts de conifères. Tout compte fait, nous avons bien avancé, plus vite que prévu. Nous avons même peut-être encore le temps aujourd’hui, comme c’était prévu, de visiter Bodie, une ville-fantôme du 19ème siècle. Nous traversons donc Mammouth Lakes puis Lee Vining, sans nous y arrêter et nous filons à toute allure, vers Bodie. Mais le temps de faire la piste qui y mène, il est 18H05 quand on se présente à l’entrée de ce petit parc… Pas de chance : l’entrée ferme à 18H00 ! Et un poteau nous en barre l’accès. La voiture qui nous précède, décide de passer…par la sortie… Et après un moment d’hésitation, nous lui emboîtons le pas ! Quelle grave erreur ! Nous sommes vite rattrapés et vertement réprimandés par des Rangers patrouillant là… C’est la première fois que nous avons affaire à eux et franchement, ils ne rigolent pas ! Demi-tour forcé donc et retour à Lee Vining où nous prenons possession de notre chambre au Murphey’s Motel.
19H00 : Nous nous retrouvons dans notre chambre plus tôt que d’habitude. Le temps est couvert, il pleut même quelques gouttes… Cela compromet totalement le coucher de soleil prévu sur le lac Mono Lake et ses concrétions calcaires en forme de cheminées très photogéniques ! Que faire ? Un petit tour sur l’ordi nous apprend que les outlets de Mammouth Lakes restent ouverts aujourd’hui (vendredi) jusque 21H00. Et les garçons sont intéressés par la boutique Ralph Lauren… Nous ne sommes plus à quelques kilomètres près… Nous remontons en voiture et parcourons les 30 miles nous séparant de Mammouth Lakes où nous étions déjà passés 2H00 plus tôt, sans nous y arrêter! Il s’agit d’une grande station de ski (altitude 2300m) située dans la Sierra Nevada et très vivante, été comme hiver. Les garçons y feront de bons achats avantageux et puis nous y souperons aussi. Finalement, il sera presque 23h00 lorsque nous regagnerons notre chambre à Lee Vining !
Samedi 18/7 : Lee Vining - Yosémite N.P. ; Nuit à Oakhurst (au Sud du Yosemite N.P.)
Voici ce qui était prévu au planning (170 Mi-270 km) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point (à 20H15)
Voici ce que nous avons fait
8H30 : check out et départ de Lee Vining pour Bodie que nous atteignons 40 minutes plus tard. Bodie est une ancienne ville minière très prospère du temps de la ruée vers l’or, au 19ème siècle et qui, comme beaucoup d’autres, fut abandonnée progressivement, au 20ème siècle, quand les filons d’or se sont taris. Plus tard, cette ville-fantôme déjà désertée par beaucoup de ses habitants, fut détruite à 95%, par à un gigantesque incendie. Actuellement, cette ville a été transformée en State Historic Park. L’endroit est bien aménagé, sans être trop restauré, et nous pouvons y voir encore de nombreux bâtiments d’époque tout en bois, toujours debout malgré l’incendie et le temps qui passe, bien que certains soient tout de guingois. L’église semble toujours attendre le révérend et ses fidèles ; les bancs de l’école, les enfants Ingalls et leurs copains ; le saloon, ses filles, les cowboys et les hors-la-loi ; l’hôtel, l’arrivée des diligences et de leurs passagers… Quant à la banque pourtant construite en briques, son coffre-fort ne sera plus dynamité… Tous sont restés dans l’état où ils étaient au moment de la fuite de leurs résidents … C‘est comme si le temps était suspendu… comme si les habitants étaient partis la veille… Et cependant, en visitant cette ville, siège autrefois de bandits et de multiples règlements de comptes, nous faisons un bond en arrière de 100 ans ! C’est un véritable décor de westerns bien émouvant! En outre, l’endroit, bien que loin de tout, n’est judicieusement pas dénaturé par de quelconques restos, cafés ou boutiques-souvenirs… (Ce que beaucoup d’adultes sans doute reprochent à sa consœur, la tant décriée ville-fantôme de Calico trop bien rénovée !... mais que mes enfants regrettent n’avoir pas vue !) Bref, Bodie est un endroit authentique que moi, j’ai beaucoup apprécié, de plus sous un ciel autrement bleu que la veille!
Il est 11H30 quand nous revenons sur Lee Vining où nous faisons le plein d’essence, avant d’entamer la traversée, d’Est en Ouest, du Yosemite N.P, par la Tioga Road, une longue route de 70Mi/110Km fermée de novembre à mai (pour cause de neige). Le Yosemite N.P. est un immense parc, aux paysages alpins (altitude max. 3400 m), logé au cœur de la Sierra Nevada. Avec ses dômes et falaises de granit gris et dur, ses lacs, rivières et cascades majestueuses et ses forêts de séquoias géants, il est bien différent de tous les autres parcs vus précédemment en Utah et en Arizona où la terre et les roches sont rouges, les falaises de sandstone faites de sable fossilisé, beaucoup plus friables et les forêts souvent moins verdoyantes. Quelques miles avant l’entrée Est du parc Yosemite, nous faisons un petit détour par une route grimpant à flanc de montagne, longeant une rivière et aboutissant à un superbe lac , le Saddlebag Lake, situé à 2500m. Au vu des nombreux arbres rongés et jonchant le sol, nous supposons la présence de castors dans le coin !
Nous reprenons la Tioga Road ; les vues sur les cimes encore enneigées de la Sierra Nevada sont saisissantes à cette époque. Nous stoppons à Tuolumne Meadows qui est une vaste prairie subalpine, entourée de dômes majestueux. Nous cachons nos restes de nourriture dans une des grosses boîtes en fer disposées là, à l’abri des ours présents dans ce parc et qui sinon, alléchés par l’odeur, pourraient bien défoncer la voiture pour se servir ! Et nous partons randonner une bonne heure, le long de la rivière Tuolumne. Le sentier est facile et le cadre enchanteur est très reposant !
De retour sur la Tioga Road, nous admirons toujours le paysage montagneux. Les deux arrêts suivants sont obligatoires… le 1er, pour observer le lac Tenaya Lake et ses eaux limpides convoitées par de nombreux baigneurs peu frileux, et le 2ème, pour contempler depuis Olmsted Point, la vue grandiose sur une vallée encaissée et sur le Half Dome, un dôme de granit culminant à 2700m, à la forme de demi-sphère caractéristique, devenu emblème du parc.
15h30 : Nous arrivons aux portes de la Vallée du Yosemite c.-à-d la partie la moins sauvage, la plus aménagée du parc. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle attire énormément de monde ! Il s’agit d’une ancienne vallée glaciaire : il y a des millions d'années, un glacier colossal a trouvé son chemin et raviné cette étroite vallée, en lissant les parois des montagnes de granit. La première petite balade a pour but de découvrir une chute d’eau de 190 m, la Bridalveil Fall. Certes, elle est plus belle au printemps, quand elle est nourrie par la fonte des neiges, mais à mi-juillet, elle n’est pas encore à sec ! Il parait que l’endroit où se jette la cascade est magnifique, car auréolé de halos de brumes et d’arcs en ciel. Mais pour cela, il faut gravir de nombreux et gros rochers humides et donc hyper glissants… Ma fille et moi, voyant de nombreuses personnes s’étaler et se faire bien mal (quoique dans ce cas-là, quand tu tombes devant un rideau de touristes, tu te relèves gêné, faisant semblant de rien, mais grimaçant de douleur, une fois le dos tourné… Tout un spectacle aussi !), nous restons prudemment en bas, pendant que les garçons plus agiles et donc plus audacieux, grimpent en un rien de temps jusqu’au pied de la cascade… Leurs photos ont, de fait, un cachet que les miennes n’ont pas!
L’arrêt suivant se fait à Valley View qui donne un bel aperçu de l’ensemble de la Vallée du Yosemite. Puis, nous poursuivons la route jusqu’au bout de la Vallée en suivant la Merced River qui coule en son creux. Au Village, il y a beaucoup de trafic et de voitures qui s’entrecroisent dans les différentes directions. Nous nous arrêtons un court instant, le temps d’acheter un sandwich au general store, puis nous entamons la boucle dans l’autre sens. Très vite, nous garons la voiture, pour randonner jusqu’au bas de la chute Lower Yosemite Fall … Bof, elle est un peu asséchée, et surtout elle est dans l’ombre ! En prenant un autre chemin nous permettant un recul suffisant, et en nous retournant, nous pouvons apercevoir l’entièreté de la chute d’eau, les parties Lower(basse) et Upper(haute) ensemble, haute de 740 mètres tout de même, soit 10 fois celles du Niagara!
18h30 : A nouveau en voiture, nous quittons la Vallée et nous dirigeons maintenant vers le Sud, en empruntant la route 41. Juste avant un tunnel, nous nous arrêtons une fois de plus à un point de vue, celui de Tunnel View. D’ici, le panorama sur la Vallée entourée de falaises est impressionnant : nous distinguons très bien au fond, le Half Dome, emblème du parc, dont le glacier a raviné la moitié, et à gauche, l’El Capitan, gigantesque monolithe de granit de 1000 m de haut, mondialement connu des alpinistes chevronnés. Puis nous prenons une route de montagne trèèèès sinueuse, en cul-de-sac menant à Glacier Point. Le trajet semble trèèèès long depuis la Vallée (1H00), et assez monotone (car on longe d’immenses sapins touffus empêchant toute belle vue). Mais une fois arrivés là-haut, à 2200 m d’altitude, le panorama est époustouflant… D’ici, nous pouvons observer la Vallée et ses impressionnantes chutes d’eau qui semblent pourtant toutes petites, plus de 1000 mètres plus bas ! Et, tout autour, tous les majestueux sommets de la Sierra Nevada dont le Half Dome bien visible, rougeoient à cette heure où le soleil se couche. Pour bien faire, nous aurions dû arriver encore plus tôt. Nous profitons jusqu’au bout des derniers rayons de lumière et nous ne nous pressons pas pour nous remettre en route, ce qui va quand même se révéler être un peu fâcheux pour la suite…
20H45 : Il nous faut maintenant rejoindre Oakhurst situé à une vingtaine de Km de l’entrée Sud du parc de Yosemite… D’ici, ça nous fait alors plus de 60 Km, ce qui nous semble être dérisoire… Mais en montagne, les notions distance/temps sont trompeuses… En réalité, ces 60-70 Km vont nous paraitre interminables. En effet, la nuit tombe très vite et la route est très sinueuse, voire dangereuse si on roule trop vite. Nous aurions dû quitter Glacier Point plus vite. Nous mettons 1H15 pour enfin parvenir à destination. Il était temps car à l’arrière de la voiture, ma fille et mon fils , ballottés à chaque virage de droite à gauche et de gauche à droite, ne se sentent pas très bien…
Il est donc passé 22H00 quand nous entrons dans l’hôtel Shilo Inn de Oakhurst. A notre grand étonnement, nous ne sommes pas les seuls à arriver si tard… La réception est débordée ! Plusieurs familles n’ayant pas réservé de chambre au préalable, cherchent encore, à cette heure tardive, un hébergement pour la nuit. Malheureusement pour elles, l’hôtel affiche complet… (ce qui d’ailleurs est souvent le cas depuis le début de notre voyage). Ne nous étant pas encore présentés, l’une d’elles, manifestement, attend depuis un moment, en espérant un désistement de notre part… A notre arrivée, ces gens sont bien évidemment déçus et n’ont plus d’autre choix que de repartir voir autre part… J’espère qu’ils n’ont pas été contraints de dormir dans leur voiture… Quant à nous, il nous faut à présent, trouver un resto encore ouvert à 22H30. Celui que j’avais repéré ne sert évidemment plus… C’est ainsi que nous nous retrouvons à la Pizza Hut du coin… Nous commandons 2 pizzas de taille XL… Elles sont tellement grandes que même à nous quatre, nous n’arrivons pas au bout !
Dimanche 19/7 : Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal (Ouest du Yosemite N.P.)
Voici ce qui était prévu au planning (100 Km) - rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Sentinel Dome (3, 5 Kms/2H A-R) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village : 14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall (jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou +Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)
Voici ce que nous avons fait
9h15 : Check out et départ d’Oakhurst pour Mariposa Grove, une forêt de séquoias géants située seulement à 20 Km, c.-a-d peu après l’entrée Sud du parc Yosemite. Vingt minutes plus tard, nous arrivons au péage de l’entrée qui bouchonne un peu… Nous espérons pouvoir prendre la Mariposa Grove Road pour accéder au parking situé juste à l’entrée de la forêt. Mais nous sommes arrivés trop tard : ce petit parking est déjà complet… J’avais bien dit qu’il fallait arriver plus tôt, mais les enfants ont de plus en plus de mal à se lever de bonne heure ! Du coup, on nous renvoie nous garer à Wawona situé 8 Km plus au Nord, où de là il faut prendre une navette gratuite nous ramenant à Mariposa Grove… Ce système de navette est très bien organisé, mais quelle perte de temps ! Et puis les enfants ne se réjouissent pas du tout de faire des allées et venues supplémentaires sur cette route hyper sinueuse qui les a rendus malades la veille ! Finalement, nous trouvons une place de parking juste devant la cahute du péage de l’entrée du parc, et montons dans la fameuse navette empruntant la Mariposa Grove Road nous emmenant 3Km plus loin à l’entrée de la forêt de séquoias.
10h00 : Nous voici enfin au début du sentier passant par les séquoias les plus impressionnants… de presque 100 mètres de haut et 30 mètres de circonférence… Certains de ces arbres gigantesques ont plus de 3000 ans ! Plantés chez nous, ils auraient connu les civilisations grecque et romaine !... En effet, ils peuvent vivre très longtemps du fait qu’ils sont extrêmement résistants aux maladies, aux feux et aux insectes, grâce à leur bois plein de tanins et leur écorce très épaisse (60 cm !). Nous marchons pendant plus de 3H00. Au début, il fait encore frais mais il y a un monde fou… Puis, plus on s’enfonce dans la forêt, et plus on se retrouve seul, avec des chemins de rando plus difficiles car plus pentus… mais l’heure avançant, il fait de plus en plus chaud aussi ! Nous découvrons un séquoia couché au sol depuis plus de 300 ans mais toujours entier. En fait, les racines de ces géants s’étalent plus que ce qu’elles ne s’enfoncent, ce qui fait qu’un vent puissant ou une charge trop important de neige peut les faire vaciller, les déraciner et les jeter au sol ! Mais, même à terre, grâce aux tanins qu’ils contiennent, ils pourrissent très lentement et peuvent mettre des centaines d’années pour disparaître ! Nous en voyons également beaucoup qui, malgré leur tronc brûlé, continuent dignement leur croissance. Il parait même que les Rangers boutent expressément des feux qu’ils contrôlent, pour favoriser leur reproduction. Car ces colosses ont un autre point faible : ils ont du mal à se reproduire. Les pommes de pins peuvent restées vertes, accrochées aux branches pendant 20 ans ! Mais l’air chaud des incendies provoqués, fait ouvrir les pommes de pins et libère ainsi les semences. Nous passons aussi à travers le tronc de l’un d’entre eux… A la fin du 19ème siècle, un tunnel a été creusé de manière à être traversé par les voitures de l’époque! Nous sommes à l’affût du moindre animal, et essayons de faire le moins de bruit possible pour ne pas les effrayer, mais nous n’en voyons aucun, à part les sempiternels écureuils… grosse déception tout de même! A un moment donné, nous entendons un gros boum, derrière nous… C’est juste une énorme pomme de pin qui vient sans doute de chuter de plusieurs dizaines de mètres… Au vu de sa taille démesurée, il valait mieux ne pas se trouver sur son passage ! Les narines encore toutes excitées par les fortes odeurs boisées de cette futaie étonnante, nous reprenons une navette, puis notre voiture pour rejoindre la Vallée du Parc.
14H00 : Il est normalement prévu maintenant de déposer les garçons à Glacier Point pour leur permettre de rejoindre la Vallée, à pied, en suivant Panorama Trail, un sentier magnifique passant par de nombreuses chutes d’eau. Et pendant ce temps-là, ma fille et moi , sommes censées retourner dans la Vallée en voiture, puis aller à pied, à la rencontre des garçons, en suivant la rando nous menant à la chute d’eau Vernall Fall. Oui, mais… l’après-midi est déjà bien entamée, les garçons sont fatigués et l'un d'eux ne compte plus les nombreuses ampoules qu’il a aux pieds ! Tous préfèrent aller se détendre dans la piscine de l’hôtel à El Portal. Aussitôt dit, aussitôt fait… Euh ! Il y a quand même toute cette route 41 à faire pour remonter vers le nord… Vous savez…cette route trèèèèèèèès sinueuse qui n’en finit pas et que mes enfants n’ont pas du tout appréciée la veille! Et bien, ils ne vont pas mieux l’estimer aujourd’hui…
15H00 : Le check-in fait à l’hôtel View Lodge, nous arrivons avec nos valises dans la chambre pour enfiler nos maillots. Là, une grosse déception nous attend : malgré son prix élevé, la pièce est obscure et d’une propreté douteuse…toiles d’araignées en-dessous des lits, sales cheveux plaqués dans chaque recoin de la salle de bain, … des fourmis courent même sur la kitchenette ! Mais, nous n’avons pas le courage de recharger le coffre de la voiture, de retourner nous plaindre à la réception pour ré-emménager dans une autre chambre… (un peu marre tout de même des valises qu’on fait, qu’on transporte, qu’on défait, qu’on refait, qu’on re-transporte, …après 23 jours de voyage !) De toute façon, il paraît que les hôtels du Yosemite ne sont pas terribles… Les lits sont propres, c’est l’essentiel ! Je fais donc contre mauvaise fortune, bon cœur… Mais les enfants sont étonnés de ma réaction… D’habitude, je serais allée rouspéter… Nous partons nous rafraîchir à la piscine… Comme j’aurais dû me douter, son état de propreté ne vaut pas mieux…détritus de feuilles et crème solaire nagent à la surface ! Là, c’en est trop pour moi ! Je reste sagement me reposer à l’ombre, pendant que les enfants, moins vite écœurés, se jettent à l’eau…
16H15 : Je propose aux enfants d’aller faire un tour près de la rivière Merced qui coule au pied de l’hôtel… Ben oui, j’ai quand même chaud, moi, assise près de la piscine, et j’ai bien envie d’aller y mettre les pieds !... Son eau claire m’inspire mieux que celle trouble de la piscine… Oui…mais voilà… le courant à cet endroit m’effraye un peu… Par contre, les enfants inconscients du danger, hésitent beaucoup moins et s’aventurent plus loin que moi. Ils finissent même par s’y baigner totalement, sous l’œil mi-amusé, mi-ahuri, voire désapprobateur des clients de l’hôtel, accoudés au balcon de leur chambre. Ma fille est la première à être emportée par le courant… Les deux autres suivent sous prétexte d’aider leur sœur à rejoindre la berge. Finalement, après s’être bien amusés, mais aussi s’être faits éraflés par les rochers, ils regagnent le bord et constatent leurs ecchymoses en rigolant… A posteriori, attirer les enfants ici, n’était pas du tout une bonne idée. C’était trop dangereux : ils auraient pu se cogner la tête contre un gros rocher et se noyer… J’en frémis rien qu’à l’idée ! Eux, bien évidemment disent que j’exagère et qu’à aucun moment, ils ne se sont sentis en danger, et qu’ils ont passé un très bon moment bien excitant…
17h45 : Nous reprenons la voiture, direction Curry Village situé tout au fond de la Vallée du Yosemite. Arrivés au niveau de Sentinel Beach, une plage située sur la Merced River, au cœur de la Vallée, on s’y arrête de manière à prendre quelques photos… et tout d’un coup, dans les fourrés, j’aperçois un…ours. Je crie OURS mais les enfants croient d’abord à une blague, avant de l’apercevoir. Il faut dire que notre moisson de photos concernant la faune locale est plutôt maigre : des lapins, des écureuils de tous types, des lézards, des biches et cerfs mulets, et… c’est tout ! Point de bisons près de Zion, ni de scorpions ou de serpents à sonnette à la Wave, ni de pumas dans Mariposa Grove, ni de mouflons dans Capitol Reef, ni de bip-bip à Death Valley, ni de ratons laveurs pourtant si fréquents le soir sur le parking de l’hôtel d’El Portal, pas de pélicans et peu d’éléphants de mer sur la côte pacifique, pas de coyotes, ni de chiens de prairies, ni de marmottes… A croire que nous n’avons pas randonner ! Enfin, bref… Je crie OURS… Certes, ce n’est pas une ééééénorme bête, il ressemble à un très gros ourson. Mais le temps de l’entrevoir, il s’écarte déjà et s’enfonce à l’abri des regards, dans les buissons. Il faut qu’on le poursuive un peu pour le prendre en photo. Nous sommes les seuls à l’avoir vu à cet endroit. Là, nous sommes impressionnés. C’est donc bien vrai qu’ils osent s’approcher si près du centre de la Vallée, à quelques mètres seulement de la route principale! Notre série de photos vient de s’étoffer d’un animal supplémentaire, et non des moindres : un ours en totale liberté… un peu flou tout de même !
Presque 19H00 : Après avoir garé la voiture à Curry Village, et pris une navette, nous entamons la rando (5Km/3H A-R) censée nous conduire au sommet de la chute d’eau Vernall Fall. Nous croisons beaucoup de personnes qui en reviennent. Elles doivent sûrement penser qu’il est vraiment saugrenu de commencer une promenade à pareille heure… Elles ont sans doute raison. L’avantage, c’est qu’il ne fait pas trop chaud et que bien vite, nous sommes pratiquement seuls… Nous ne devrons pas suivre un chapelet de personnes s’égrenant une à une sur les marches. Le désavantage, c’est que le soleil qui est entrain de décliner, n’atteint plus le sentier et que, par conséquent, nos photos risquent de manquer de luminosité. Quoiqu’il en soit, ma fille et moi, laissons partir en avant, les garçons qui marchent d’un pas bien plus rapide que le nôtre, en leur disant de ne pas nous attendre. Nous nous arrêterons sans doute au pont enjambant la rivière Merced, qui offre déjà un beau panorama sur la cascade. Mais arrivées à la passerelle en bois, nous ne sommes pas fatiguées et la nuit est loin de tomber. Nous poursuivons alors d’un pas alerte et atteignons la partie la plus difficile de la rando, à savoir les marches étroites et glissantes car mouillées à cause des retombées de la cascade. Finalement, nous rattrapons les garçons occupés à mitrailler l’épaisse chute d’eau de 97 mètres, tombant verticalement de la falaise, en projetant de légers embruns, dans un vacarme terriblement assourdissant. Le spectacle est de toute beauté…même sans soleil ! Nous ne sommes plus très loin du sommet, mais il est plus prudent de rebrousser chemin et de rentrer, car maintenant, le soleil est couché et la pénombre s’installe peu à peu… De fait, la nuit succède rapidement au jour, bien avant que nous n’atteignons la Vallée. Nous avançons maintenant en appréhendant une éventuelle rencontre inopinée avec un ours… Cela rajoute du piment à la marche et nous procure une dose suffisante d’adrénaline nous permettant d’avancer à toute allure sans jamais penser à la fatigue.
21H00 : Avec un autre groupe de retardataires, nous courons attraper une des navettes qui circulent encore jusque 22H00… Je viens de battre un record : j’ai fait l’aller-retour de cette rando en 2H00… C’était la dernière excursion du périple. Elle reste aussi un de nos excellents souvenirs ! A présent, il nous faut songer au souper. Les restos du parc n’étant pas bien côtés, nous nous contentons d’acheter au General Store, quatre plats surgelés que nous réchaufferons dans le micro-ondes de notre chambre. Cela nous permettra aussi de gagner du temps, car ce soir, il nous faut vider complètement la voiture et préparer toutes les valises en prévision du retour en avion… Il est nécessaire de répartir toutes nos affaires, uniformément entre nos différents sacs ! Cela nous prendra quand même 1H30 ! La connexion internet étant peu probante (un mauvais point supplémentaire pour cet hôtel à bannir résolument !), il nous sera impossible de confirmer le vol du retour…
Lundi 20/7 : Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion
Voici ce qui était prévu au planning (290 Mi-460 Km) - Tiburon et Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)
Voici ce que nous avons fait
8H45 : Après une courte nuit, nous quittons l’hôtel pour rejoindre San Francisco, par la route 140 moins sinueuse et donc beaucoup plus roulante que la route 120. Nous passons par Mariposa, une petite ville style western, de l’ex-ruée vers l’or, puis montons sur l’autoroute. Nous nous arrêtons sur le parking d’une chaîne de motels où gratuitement, nous pouvons profiter de la connexion internet. Nous validons enfin notre inscription pour le vol du retour et choisissons nos sièges dans l’avion. Etant pratiquement les derniers à nous enregistrer, nous n’avons guère d’alternative… Maintenant, ça en est fini des grands espaces vierges, des paysages grandioses, des longues routes solitaires, des voies rectilignes à l’infini… nous rencontrons du monde, de la circulation intense, des ralentissements, des feux… bref, la civilisation ! Quel dommage...nous étions bien, reculés au bout du monde ! Nous passons par le nord de San Francisco et allons admirer l’époustouflant point de vue Muir Beach Overlook dominant des falaises plongeant dans l’Océan Pacifique. Pour cela, nous sommes obligés de nous couvrir chaudement : la température atteint un petit 15°C et un vent glacial nous transperce jusqu’aux os… Nous avons retrouvé le temps typique de San Francisco noyée sous la brume… Nous empruntons une route panoramique nous élevant jusqu’à Muir Woods, une autre forêt de séquoias géants vieux de 1000 ans, encore plus hauts, mais moins larges que ceux du parc Yosemite. En redescendant, nous longeons la baie de San Francisco, du côté de Sausalito, un ancien village de pêcheurs envahi par les maisons flottantes (house boats) excentriques des hippies, dans les années soixante, et devenu à présent, le havre de nombreux milliardaires occupant de très grosses villas flottant sur l’eau.
15H00 : Il est l’heure maintenant de regagner l’aéroport, d’où notre avion pour Londres décolle à 18H50. Une dernière fois, nous passons sur le Golden Gate Bridge enveloppé d’un épais brouillard. A notre arrivée, il y a 24 jours, nous avions eu la chance de le découvrir sous un franc soleil… Le long de l’autoroute, nous croisons une voiture en feu et des pompiers à l’action pour l’éteindre ! Nous arrivons à l’aéroport bien en avance… La remise de la voiture de location chez Alamo se fait en 1 minute, le temps pour eux de scanner le code-barres collé sur le pare-brise… Nous prenons tout notre temps pour sortir nos valises du coffre et ne rien oublier dans les différentes boites de rangements… Nous jetons nos derniers déchets et abandonnons lâchement notre glacière qui, durant ce voyage à travers des contrées brûlantes, s’est révélée être très efficace pour réfrigérer boissons et pique-niques.
18H50 : L’avion décolle à l’heure. Les dix heures de vol se déroulent sans problème, le temps de souper, de somnoler et de visionner de nombreux films… Il est quand même difficile de dormir profondément !
Mardi 21/7 : Arrivée à Bruxelles, via Londres
Un petit déjeuner nous est servi à 3H00 du matin, heure californienne, qui correspond à 11H00, heure londonienne ou midi, heure belge. Nous atterrissons à Londres, comme prévu, à 13H00. Le temps de descendre de l’avion, de subir les nombreux contrôles, nous devons galoper dans les couloirs d’Heathrow pour attraper notre correspondance pour Bruxelles partant à 14H00. Une heure, c’est vraiment court !! Nous arrivons enfin à Bruxelles à 15H40, heure londonienne, c.-à-d 16H40, heure belge. Et nos bagages suivent aussi… Quel miracle! Quand je vois la course que nous, nous avons dû faire à Londres! Mais un de nos sacs est éventré ! Décidément, British Airways nous gâte ! Après inspection, nous constaterons qu’il ne manque qu’une paire de tongs ! Notre gentil voisin est déjà là pour nous ramener à la maison !
Voilà, notre long périple dans le Sud-ouest américain est déjà terminé. Ces 25 jours vécus intensément du lever au coucher de soleil, sont pourtant passés beaucoup trop vite, et nous n’avons qu’une envie : celle d’y retourner le plus vite possible… Nous avons vu tant de beaux paysages, mais nous savons aussi qu’il y en a encore tellement d’autres à découvrir… En attendant, pour me replonger dans l’ambiance du Far West, il me reste encore beaucoup de photos à visionner puis à trier… et ce carnet que j’ai pris beaucoup de plaisir à rédiger, et que plus tard, quand la mémoire me jouera des tours, je relirai sans doute avec une certaine nostalgie… La dernière étape pour rendre ce carnet plus vivant, sera l'ajout de quelques photos... Mais ce ne sera pas pour tout de suite!
Conclusion
Les randos (de min. 4 Km) les plus appréciées, très différentes les unes des autres, citées suivant l’itinéraire : Dans le Grand Canyon : South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (4, 5 Km/2-3 H) Dans CBN (Vermillon Cliffs) : The Wave (8, 4 Km/4-6 H) Dans Arches N.P. : Delicat Arch Trail (4, 8 Km/2 H30) Dans Rafael Desert : Little Wild Horse Canyon (= slot canyon) (4Km/2 H) Dans Bryce Canyon N.P. : Navajo Loop + Queen’s Garden (au milieu des hoodoos)(4, 8 Km/ 3 H) Dans Zion N.P. : The Narrows (marche dans le lit de la Virgin River) Dans Yosemite N .P. : Vernall Fall (chute d’eau) (5 Km/3 H)
Nos préférences, toutes activités confondues : Pour moi : 1. Rando the Wave 2. Bryce Canyon N.P. 3. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 4. Monument Valley 5. Rando The Narrows(Zion) / Dead Horse Point
Pour mon aîné: 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Bryce Canyon N.P. 3. Rando The Narrows(Zion) 4. San Francisco 5. Arches N.P./ Little Colorado
Pour mon autre fils : 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Rando the Wave 3. San Francisco / Las Vegas 4. Bryce Canyon N.P. 5. Rando The Narrows(Zion) / Rando South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (Grand Canyon )
Pour ma fille: 1. Rando The Narrows(Zion) 2. Alcatraz / Las Vegas / Universal Studio 3. Monument Valley / Rando the Wave/ Rando Little Wild Horse Canyon 4. Les outlets 5. Venice Beach
Les visites dont on aurait pu se passer: Santa Monica ( Venice Beach peut suffire) Route 66 ( sauf Oatman qu’il faut visiter!) Alstrom Point (trop loin, même si le point de vue est superbe !) Muley Point, sur la route 95 (semblable à Gooseneck) Valley of the Gods (à faire de préférence avant Monument Valley pour mieux l'apprécier) Onion Creek Road (près de Moab) ( moins" fun" que prévu par manque d’eau) Devil’s Garden (fort semblable à Goblin Valley) Capitol Reef (impression mitigée, mais le soleil était absent et nous avions le ventre vide !)
Vol British Airways : Impression très mitigée : un vol non enregistré, 2H de retard à l’embarquement, un sac éventré
Location de voiture avec Alamo : Aucun problème sauf le fait d’obtenir difficilement un SUV 4WD
Hôtel à proscrire : Le View Lodge, à El Portal (près du Yosemite N.P.) : cher et sale
Je vous livre, ici, la fin de notre voyage à travers le Sud-Ouest américain qui s'est déroulé du 27/06/2009 au 21/07/2009. Il s'agit des étapes suivantes : Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco
Vous pouvez retrouver la première partie concernant les étapes: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon sur le post suivant: voyageforum.com/...ere_partie_D2800143/
Lundi 13/7 : Bryce Canyon N.P. ; Nuit Bryce Canyon N.P
Voici ce qui était prévu au planning (65 Km) Bryce Canyon N.P. (sunrise à 6h05 et sunset à 20H50)
Voici ce que nous avons fait 5H30 : Réveil matinal pour assister au lever de soleil prévu à 6H05. Brr… il fait 10°C… Le gros pull est de rigueur ! Nous sommes en altitude… (2500m.) La pénombre (ou la précipitation !) nous fait rater l’embranchement pour Sunrise Point… Demi-tour et arrivés au parking, nous voyons plusieurs personnes se presser vers le point de vue. Nous accélérons donc le pas en nous demandant combien on va être là-haut… Et bien, non, l’endroit n’est pas noir de monde… Nous sommes peu nombreux à avoir eu le courage de nous être levés si tôt, et donc on ne se bouscule pas pour être aux premières loges ! D’ici, nous dominons une sorte d’amphithéâtre. Ce parc est une vraie merveille ne ressemblant à aucun autre : des milliers de colonnes rocheuses érodées (des hoodoos, traduits très poétiquement par cheminées de fées) serrées les unes contre les autres, semblables à des soldats au garde à vous… Un émouvant chef d’œuvre de la nature : bien qu’en ayant vu de nombreuses photos avant de partir, j’en reste bouche bée ! Et le spectacle ne fait que commencer… Finalement, nous nous sommes pressés pour rien et aurions pu rester plus longtemps au lit car le soleil ne va pointer le bout de son nez qu’une demi-heure plus tard (une demi-heure pendant laquelle d’ailleurs arrive une multitude de photographes). Et alors la magie opère : toutes ces colonnes de calcaire s’éclairent peu à peu et prennent des teintes cuivrées lumineuses allant du rouge au blanc crème en passant par le jaune, l’orange, le saumon, et même le violet… Ces couleurs très photogéniques sont rehaussées par le bleu du ciel et le vert des nombreux pins disséminés parmi les hoodoos… J’imagine la beauté de ce lieu en hiver lorsqu’il est recouvert d’un blanc manteau ! Ce parc, avec tous ses dégradés de nuances, est franchement mon favori !
7H30 : Nous retournons au Ruby’s Inn, non sans avoir croisé des familles de cervidés broutant dans les prairies encore nimbées de brume et bordant la route… Ce n’est pas vraiment ce qu’il était prévu (puisque je croyais randonner dès poltron minet) mais nous devons récupérer ma fille qui a préféré faire la grasse matinée aujourd’hui… Elle ne sait pas ce qu’elle vient de rater ! Nous en profitons aussi pour déjeuner et préparer nos sacs à dos. Euh !... certains repiqueront aussi un petit roupillon !
10h00 : Nous nous remettons en route : direction cette fois-ci, Sunset point. Non pas pour déjà assister au coucher de soleil, mais pour entamer une rando qui démarre depuis cet endroit. Il s’agit de Navajo Loop Trail suivi de Queen’s Garden Trail, soit une boucle de 4, 8 Km nous permettant de descendre entre les pitons rocheux, au cœur même du gigantesque amphithéâtre.
Cette balade est impérative si on veut se rendre compte de la hauteur de ces magnifiques colonnes pouvant atteindre des dizaines de mètres ! Les pins à côté, pourtant majestueux, semblent minuscules. La descente tracée en lacets, est facile et offre de splendides panoramas. Il est dommage seulement qu’à cette heure, il y ait beaucoup de monde… Cela ressemble un peu à une procession !... ou à un chemin de croix pour certains !... En effet, nous croisons beaucoup de personnes parties plus tôt et dans l’autre sens (ou faisant simplement un aller-retour), semblant souffrir pour remonter le Navajo loop Trail assez pentu. Il est de loin préférable de remonter vers la rim en empruntant le Queen’s Garden Trail dont la pente est beaucoup plus douce. Heureusement, plus on avance et plus on se retrouve seul. Nous rencontrons des dizaines d’écureuils chapardeurs, et d’adorables chipmunks (des tamias), ces petites bêtes ayant inspiré Disney pour ses personnages de Tic et Tac… Il est difficile de résister à leur donner à manger ! Et pourtant, l’amende est sévère si un Ranger vous surprend en train de le faire…
14H00 : Nous sommes remontés sur la Rim, au Sunrise Point. Là, nous pique niquons au General Store. Puis les garçons partent, rechercher la voiture laissée à Sunset Point, en longeant la rim à pied. (La navette circulant dans le parc, n’est pas pratique : elle nous aurait obligés à faire tout le tour !)
15H00 : Retour au Ruby’s inn pour un repos bien mérité. Deux d'entre nous vont s’éclater à la piscine pendant que mon fils, lui, essaye consciencieusement de réparer l’appareil photo qui s’est malencontreusement étalé par terre et dont l’objectif reste résolument calé… Ce sera vain… Il finira à la poubelle ! Ce n’était pas un coûteux appareil ultra performant (il faisait notamment de laides photos de nuit) mais il n’était pas vieux…
17h00 : Retour au parc. Nous parcourons les 18 miles de la Scenic Drive qui permet d’accéder à de nombreux autres points de vue. Inspiration Point et Bryce Point surtout, dominant eux aussi l’amphithéâtre des hoodoos, sont sans aucun doute les plus beaux… merveilleux, magiques, gigantesques…. Dame Nature a quand même prodigieusement bien travaillé ! Les autres points de vue situés plus loin, sont nettement moins impressionnants, sauf peut-être celui de Natural Bridge qui est une arche sur une falaise et que l’on surplombe depuis le promontoire. Mais il est complètement dans l’ombre à cette heure-ci. Bizarrement, à de nombreux arrêts, rodent de grands corbeaux noirs un peu effrayants (peut-être parce qu’ils me font penser à ceux d’Hitchcock…) mais bon ils n’ont encore attaqué personne ! Sinon ça se saurait… hein !
Fin de journée, nous sommes de retour à Sunset Point pour y admirer, comme de bien entendu, le coucher de soleil. Mais le soleil nous semble encore bien haut, alors nous décidons de retourner d’abord au Ruby’s Inn pour passer la voiture au car wash. En effet, notre Dodge Durango dénote un peu sur les parkings… Il faut dire qu’il en a vu, des pistes depuis quelques jours ! La terre rouge caractéristique du Sud-Ouest américain est tellement incrustée dans la carrosserie que nous n’arrivons pas à l’en détacher en la frottant à la main ! On ne peut décemment pas le rendre dans cet état au comptoir d’Alamo (je crois que j’ai plus de scrupule qu’eux !) La tâche accomplie, nous retournons une dernière fois à Sunset Point, mais nous avons mal jugé de la course du soleil… Et quand nous y arrivons, seuls quelques derniers rayons éclairent encore les hoodoos ! Trop tard… nous sommes arrivés trop tard !... Je peste un peu !... beaucoup même !... Je le savais pourtant qu’il faut toujours arriver sur les sites bien avant l’heure prévue. Je me consolerai en allant déguster un bon repas au Bryce Canyon Pines qui est un resto situé à 6 miles de l’entrée du parc. Ne pas oublier d’y goûter en dessert, une de leurs nombreuses et réputées pies !
Mardi 14/7 : Tropic (Bryce Canyon N.P.) –Zion N.P. –Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Voici ce qui était prévu au planning (290Mi-460 Km) Arrêts à : - Red Canyon - Cedar Breaks N.M. - Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée, sunset à 20h00))
Voici ce que nous avons fait 9H00 : Départ du Ruby’s Inn et route vers Las Vegas, très attendue par les garçons! Las Vegas…pas la route! Celle-ci pourtant vaut le coup d’œil… Bien vite, nous traversons un petit parc, le Red Canyon S.P., dont les hoodoos nous donnent un arrière goût très agréable de Bryce Canyon… Les experts y recommandent la rando Pink Ledges Trail. Mais bien qu’elle soit courte, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter…
Passé Mont Carmel Jonction, nous progressons vers l’ouest en empruntant la route 9. Sur une longue ligne droite, nous longeons un élevage de bisons. Mais ceux-ci sont bien trop loin, au bout du champ, que pour être vus correctement… Il faudrait aller au Yellowstone pour en observer de vrais spécimens en liberté (mais vu son éloignement par rapport au trajet planifié, j’ai raisonnablement renoncé à visiter ce parc cette année)… ou aller au zoo pour les admirer de près, lâche ironiquement Virginie ! Euh, ce n’est pas pareil !!
A l’approche du parc de Zion, la route est goudronnée en rouge pour se fondre dans le paysage (là il n’y a rien à redire : pour le show, ils sont forts ces Américains !!), et devient même une véritable route scénique. Passé l’entrée Est de Zion, le paysage est de toute beauté avec ses roches blanches, rouges, jaunes, aux formes multiples, se détachant dans le ciel bleu azur… Certaines font penser à des "choutes" de crème glacée au goût vanille, melon, fraise ou framboise !! Malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’arrêts prévus pour photographier ces tableaux… Juste avant un long tunnel très étroit, nous prenons la seule place vacante, laissée par une voiture venant de quitter le petit parking. D’ici, démarre la rando qui suit un sentier facile d’accès, le Canyon Overlook Trail (1Mi/1H A-R). Nous longeons un canyon creusé par une rivière, puis débouchons sur un promontoire rocheux découvrant une impressionnante vue panoramique sur le canyon de Zion et ses pics découpés.
Nous remontons en voiture et devons attendre une dizaine de minutes pour pouvoir, à notre tour, traverser le long tunnel étroit (tellement étroit que le passage des voitures se fait en sens alterné, d’où l’attente !). Puis les lacets de la route 9 nous descendent vers le canyon de Zion. Nous nous garons au parking bondé du Visitor Center du parc, non sans mal (nous devrons tourner plusieurs fois pour trouver une place…). Ouf … nous ne devons pas rejoindre Springdale et reprendre une navette supplémentaire nous ramenant ici. Sinon… quelle perte de temps… et le temps, en vacances, est précieux, d’autant plus dans un périple comme celui-ci où il y a tant à voir… Nous prenons nos sacs à dos et sautons dans la navette obligatoire, empruntant la Zion Canyon Scenic Drive. Cette route en cul de sac, de 10 km, se trouve au creux d’une profonde entaille creusée par la Virgin River. Nous longeons donc cette rivière et de monumentale falaises dressées de chaque coté de la route. Le chauffeur de la navette commente régulièrement les lieux que nous traversons et annonce les différents arrêts possibles… tout cela d’un ton engourdi, pas très convaincant, le discours étant sans doute devenu trop routinier pour lui ! Le bougre, il va finir par nous emmener dans sa torpeur !! Allez hop, arrêt 4 : nous descendons pour aller diner au Lodge équipé d’un snack bar. Il est installé au milieu d’une vaste prairie baignée de soleil, invitant au farniente et profite d’un cadre magnifique. Oui, mais nous ne sommes pas là pour dormir…
Il est déjà 13H30… Les hamburgers avalés (étonnamment bons et pas trop chers), nous reprenons une navette pour cette fois aller jusqu’au terminus de la Scenic Drive, Temple of Sinawava. De là, nous suivons à pied le Riverside Walk longeant la Virgin River et nous menant au Narrows, un étroit canyon formé d’immenses parois de grès, qui va en se rétrécissant. C’est ici que nous sommes amenés à marcher dans le lit de la rivière… Nous troquons donc nos souliers de marche contre des sandales d’eau en toile caoutchoutée. En chemin, j’ai remarqué que plusieurs personnes rentrant de la balade, étaient équipées de grosses bottines spéciales en néoprène, louées pour l’occasion… J’espère que l’eau n’est pas trop froide et que nos simples sandales vont suffire ! Nous retroussons nos pantalons… et nous voilà partis… La rivière n’est absolument pas glacée. Nous sommes munis de hauts bâtons de bois ramassés quelques jours plus tôt. Ils nous servent à sonder le terrain et ainsi éviter de tomber dans un trou… En effet l’eau trouble, légèrement boueuse, empêche toute visibilité suffisante. Alors au début, nous progressons lentement, de peur de nous mouiller… Puis finalement, nous comprenons que si nous voulons dépasser la foule massée au départ, il va falloir aller plus loin, là où le niveau de l’eau est plus conséquent ! Très vite les filles finissent par avoir de l’eau jusqu’ à la taille… Les garçons étant plus grands, s’en sortent mieux. Avant qu’une catastrophe n’arrive, nous nous dépêchons de transférer toutes les affaires de nos sacs à dos dans un sac poubelle que j’avais pris soin d’emporter. Mine de rien, le courant nous déstabilise facilement. Nous n’avançons pas très vite, surtout que le lit de la rivière est constitué de gros cailloux sur lesquels viennent butter nos orteils ! Cette rando qui ne devait durer au départ qu’une demi-heure, va se prolonger bien plus que prévu ! En effet, nous trouvons cela très plaisant et très rafraîchissant ! De plus, le paysage est grandiose : les falaises nous surplombent et le canyon devient de plus en plus étroit au fur et à mesure de notre progression. Et il n’y a plus grand monde.
A 16H30, nous rebroussons chemin à regret. Nous aurions bien continué mais encore une fois, le temps nous manque : ce soir, nous dormons à Las Vegas ! Et rien qu’à cette idée, les enfants se sentent soudain pousser des ailes… Le retour se fait à la vitesse éclair, surtout que maintenant nous connaissons le terrain. Cette balade très ludique et divertissante (que de fous rires !) fut un vrai coup de cœur pour tous les quatre et restera un de nos meilleurs souvenirs. Revenus sur le Riverside Walk, nous ne trainons pas mais nous nous arrêtons quand même auprès d’un couple de cerf et biche – mulet (aux grandes oreilles). Nos pantalons sont déjà secs. La fatigue et la voix toujours aussi soporifique du conducteur de la navette nous ramenant au parking, nous emportent quelques instants dans les bras de Morphée !
Il est déjà passé 18H30 quand la navette nous dépose auprès de notre voiture. Là, je me dis que, bien que nous allons gagner 1H en rentrant sur le territoire du Nevada, nous allons louper le coucher de soleil à Valley of Fire S.P. Nous reprenons donc la route sans tarder, dans l’espoir de pouvoir quand même bénéficier des derniers rayons de lumière dans ce petit parc situé à une cinquantaine de miles avant Las Vegas. Enfin, pour dire toute la vérité, je suis bien la seule à avoir envie de découvrir cet endroit… Les enfants commencent à en avoir assez des roches rouges… Et, malgré ma description émoustillante du lieu, ils préfèrent de loin filer d’une traite vers Las Vegas… D’ailleurs, pour être en forme ce soir, mon fils qui d'habitude prend le volant décide de dormir durant les 2H30 que dure le trajet, et passe le volant à son frère qui ne demande pas mieux !! Ainsi tout le monde est content… même moi qui ne perds pas espoir de pouvoir encore les convaincre…
La route 9 dominée par les roches déchiquetées est toujours très belle. Elle traverse une succession de petits bourgs mormons. Le Trading Post de Virgin est aménagé en Fort, comme au temps des tuniques bleues de la cavalerie attaquant les tribus indiennes Apaches, Sioux ou autres… On se croirait revenu à l’époque de la ruée vers l’or… même les chariots bâchés des pionniers américains à la conquête du Far West sont encore là ! C’est très cliché mais ça vaut bien une petite photo-souvenir !
Nous ne tardons pas à monter sur l’autoroute, direction Las Vegas. Nous suivons toujours la Virgin River et sommes entourés de splendides montagnes rouges puis blanches ou grises. Le cadre est superbe… Nous arrivons à l’embranchement menant au parc de Valley of Fire… Mais là, il faut bien que je me rende à l’évidence : le soleil se couche derrière les sommets. Il est vraiment trop tard pour faire ce détour par ce parc dont les concrétions de grès rouge prennent paraît-il d’extraordinaires couleurs au coucher de soleil… Bon, ça sera pour une prochaine fois !! De toute façon, je le savais qu’il serait difficile de combiner, sur une même journée, la visite de ce parc avec celle de Zion.
Nous sommes maintenant dans l’Etat du Nevada et le décor change soudain : nous traversons des étendues désertiques pendant des kilomètres jusqu’à ce que… mon fils se réveille et décide de reprendre le volant. Il veut être aux premières loges à l’arrivée sur La s Vegas. Et soudain, un océan de lumières surgit dans la nuit noire… Las Vegas brille de mille feux. C’est impressionnant. On distingue déjà très bien la Stratosphère (haute tour de 350m) et pourtant il nous reste encore 20 miles de route à faire avant de rejoindre le cœur de cette ville qui ne dort jamais ! Les enfants sont tout excités mais l’enchantement va vite disparaître… A l’entrée de la ville, de formidables bouchons nous attendent. L’autoroute parallèle au Strip, fait que nous longeons les derrières de tous les immenses hôtels-casinos. Pour couronner le tout, nous nous trompons de sortie (seule erreur sur plus de 7000 Km, sans GPS) et finalement nous mettons 1H pour rejoindre notre hôtel, le Signature at MGM. Là, nickel… le valet prend en charge la voiture et les bagages.
Mais une deuxième déconvenue ne tarde pas à arriver. La chambre qu’on nous a attribuée n’est pas à la hauteur de nos espérances. D’abord elle n’est qu’au 8ème étage mais surtout les garçons, qui croyaient goûter à un certain faste ici, se rendent compte qu’ils vont devoir dormir sur un canapé-lit bien trop court pour leurs grandes guiboles. C’est un comble… car jusqu’ici nous avons toujours eu des chambres à deux queen-beds. Ni une ni deux, nous redescendons à la réception exposer nos doléances, mais on nous explique que même en prenant une suite à deux pièces, le 2ème lit sera aussi un canapé-lit ! En réservant avant de partir, je n’avais pas compris ce « détail » … Trop tard, la chambre a déjà été facturée depuis longtemps… il est impossible de changer d’hôtel. J’envisage alors de prendre une chambre supplémentaire mais vu le prix demandé et le peu de temps qu’on y reste, les garçons refusent cette solution. En compensation, la réceptionniste nous alloue une chambre au dernier étage (le 38ème)… Au moins, on aura une vue ! A part ça, la chambre est très grande et très luxueuse, avec un coin kitchenette ultramoderne et une salle de bain grandiose avec douche et jacuzzi 2 places séparés… De ce côté-là, rien à redire ! C’est la classe…
Finalement, il est déjà passé 22H00 quand nous rejoignons le Strip à pied. Il fait encore chaud… et tous les buffets ont déjà fermé leurs portes. On se contente d’un truc rapide, « dégeu » et pourtant cher, au Paris… Bon, ben Las Vegas jusqu’à présent… ce n’est pas trop ce qu’on avait imaginé ! Pour ne pas aller dormir là-dessus (et puis aussi parce que ma fille s’est parée de ses plus beaux atours… les étiquettes de ses nouveaux vêtements ont volé dans toute la chambre…), nous décidons d’arpenter un peu ce Strip et d’admirer tous ses hôtels-casinos aux néons clignotant et à l’architecture démente. C’est vrai… tous ces immenses complexes sont féériques et donnent un bel aperçu de la mégalomanie américaine. Le Paris, vu de l’extérieur, est plutôt réussi avec son ensemble de monuments représentant la capitale française et à l’intérieur, son casino a des allures de rues parisiennes, sous un ciel bleu en permanence qui nous fait oublier qu’il fait déjà nuit dehors. J’y vois même le Palais des Glaces de Versailles ! Pas mal… Nous poussons jusqu’au Bellagio et regardons le spectacle magistral des jets d’eaux dansant sur fond musical. L’intérieur de cet hôtel tout en marbre luisant est aussi très luxueux. Nous continuons jusqu’au Caesars Palace à l’allure de Rome antique avec ses statues et fontaines colossales, ainsi que sa galerie commerciale monumentale fermée pour l’heure. Les garçons perdent leurs premiers $ dans les « bandits manchots »du Planet Hollywood. Les salles de jeux avec leurs centaines de machines à sous, tables de poker, black jack etc.… sont immenses… à s’y perdre ! Mais que de mètres parcourus… Mes jambes n’en peuvent plus ! Je finis par marcher pieds nus… En rentrant, nous passons par le New York-New York à la façade constituée de buildings avec en plus le pont de Brooklyn, la Statue de la Liberté, le tout traversé par un immense grand-huit. Encore quelques $ de perdus… et direction le lit. Mais pour y arriver, il nous faut traverser les longs couloirs démesurés du MGM… Heureusement, quelques tapis roulants nous facilitent la tâche. Passée la porte de notre chambre, je m’écroule de fatigue sur le lit hyper moelleux… Les autres n’en mènent pas large non plus ! Normal… il est 2H00 du matin… Il me faudra beaucoup de courage pour m’en extirper et aller m’allonger dans le jacuzzi !
Mercredi 15/7 : Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Voici ce qui était prévu au planning Visite de Las Vegas
Voici ce que nous avons fait 10H45 : Nous décollons seulement de la chambre… Bizarre… pour une fois, les enfants sont prêts avant moi. Je ne les ai jamais vus aussi motivés le matin… Nous avons compris la leçon : ce Strip tout en longueur n’en finit pas… Cette fois, nous allons épargner nos pieds. Nous récupérons notre voiture et allons « butiner » les casinos en nous garant dans leurs « self parks » gratuits. Nous en voyons les principaux, chacun rivalisant d’originalité avec son voisin. L’un d’eux retient particulièrement notre attention, le Venetian. On s’y croirait à Venise ! Tout est là : les canaux, les gondoles, le Pont des Soupirs, le Campanile, le Palais des Doges, … Et à l’intérieur, tout est aussi beau avec la Place St Marc, le plafond peint couleur ciel et les canaux longeant des dizaines de boutiques… C’est d’un réalisme saisissant ! Dehors, il fait très chaud, 35 à 40°… (D’ailleurs nous n’avons jamais vu, en rue, autant de mini-jupes et de décolletés au m² !). Par contre à l’intérieur des hôtels, la clim fonctionne à fond… Les contrastes sont donc surprenants, nous passons régulièrement du four au frigo et du frigo au four ! Bonjour les sinusites ! Parfois, les garçons introduisent quelques pièces de 1 dollar dans les machines à sous… sans jamais gagner le pactole évidemment ! Ma fille, elle, vu son âge (17) ne fait que regarder de loin… Mais ces casinos sont étrangement silencieux. Je m’attendais à entendre des sonneries retentissantes annonçant les jackpots ou le cliquetis des jetons tombant après chaque gain. Mais non, il n’y a plus de pièces !! Je suis un peu déçue… Où est cette ambiance vue dans les films ?
A 13H45, nous allons diner au Spice Market Buffet du Planet Hollywood. Pour 20 dollars seulement par personne, nous pouvons goûter à volonté, aux plats de toutes sortes, aux cuisines de tous pays : viande, poissons, pâtes, plats épicés, … et les desserts offrent une immense variété de choix… Ma fille reviendra même avec une barbe à papa !
L’appareil photo ayant rendu l’âme à Bryce Canyon, nous faisons les boutiques des galeries marchandes pour en racheter un autre. Mais les prix sont plus que surfaits ! Nous allons alors à la sortie de la ville dans un immense Wal-Mart où nous trouvons un petit numérique pas cher, un Panasonic Lumix, mais pas le TZ5 que je désirais. A la tombée du jour, les lumières se mettent à nouveau à scintiller de partout. On est content de notre achat : il est possible de prendre à main levée, de splendides photos de nuit, sans jamais devoir poser l’appareil comme nous devions le faire avec le précédent. Nous assistons aux divers spectacles que les casinos proposent gratuitement, depuis les trottoirs du Strip. Tout d’abord celui du Mirage où, au milieu d’une île tropicale, un grand volcan s’éveille et se met à cracher du feu et de la fumée. Ensuite celui du Treasure Island devant lequel sont amarrés deux bateaux, grandeur nature, qui vont combattre à coups de canon… Le spectacle sexy est bien rodé, digne d’un show à l’américaine, mais il faut aimer… Moi, je trouve ça plutôt vulgaire et en plus nous sommes serrés comme des sardines, tellement il y a du monde ! Les garçons, eux, apprécient… En voiture nous traversons le Strip, direction nord, c'est-à-dire vers Downtown où l’on trouve les plus vieux casinos de Las Vegas. Ici aussi, les néons multicolores brillent, encore bien plus qu’au Time Square de New York. Ici aussi, il y a foule pour assister au spectacle son et lumière de la Fremont Street où la voûte recouvrant la rue s’illumine grâce aux 2 millions d’ampoules installées, en formant des dessins étonnants. En revenant, encore un dernier coup d’œil au spectacle des jets d’eau du Bellagio déjà vu la veille.
Minuit : Nous allons manger un burger près du MGM avant que ma fille et moi retournions sagement dormir à notre hôtel. Les garçons, eux, veulent encore s’essayer aux tables du casino du MGM. En moins de 2H00, ils perdront près de 100��… Heureusement qu’ils en resteront là !
Jeudi 16/7 : Las Vegas - Death Valley N.P .; Nuit à Furnace Creek Ranch (dans Death Valley)
Voici ce qui était prévu au planning (180 Mi-290 Km) - Arret à Red Rock Canyon S.P. ?? - Visite de Death Valley (sunset à 20H10)
Voici ce que nous avons fait Rien de ce qui était prévu !
9H45 : Ma fille et moi sommes debout pour aller voir le complexe de piscines du MGM auquel nous avons accès, du fait de loger au Signature at MGM. Il fait déjà bien chaud mais à cette heure matinale, il n’y a pas encore grand monde. Nous sautons immédiatement dans la rivière artificielle… Que c’est agréable de se laisser emporter par le courant !… Malgré leur rentrée tardive de cette nuit, les garçons nous rejoignent assez vite.
11H15 : douche, valises et check-out vers midi. Nous allons faire un tour au Showcase Mall. Ma fille, comme une enfant, reste ébahie à la boutique M&M’s. Puis nous faisons quelques achats à la nouvelle boutique du Hard Rock Café, située juste à côté. Au passage, nous admirons l’extérieur de l’Excalibur ressemblant à un château féodal, ainsi que l’immense pyramide du Luxor d’inspiration égyptienne. Las Vegas n’a de cesse de se développer… Les nombreux chantiers en construction en sont la preuve… D’autres hôtels-casinos titanesques vont bientôt voir le jour, toujours plus hauts, toujours plus grands…
Nous garons la voiture au self park du Paris pour aller dîner au buffet « Le Village » où pour 19$ par personne, nous pouvons choisir entre des dizaines de plats de chaque région de France, de l’Alsace à la Provence. Le buffet de la veille proposait un choix encore plus vaste et meilleur, mais le cadre ici, est plus original, un peu sorti tout droit du monde de Disneyland.
14H30 : D’après le planning, c’est l’heure de quitter Las Vegas au plus tard, pour rouler jusqu’à la Death Valley et avoir ainsi trois bonnes heures pour visiter, avant le coucher de soleil, cette contrée hostile où la chaleur est étouffante. Oui, mais…les enfants n’ont pas encore eu leur dose de Las Vegas et en réclament davantage… Ma fille voudrait aller aux outlets situés au nord de la ville et les garçons, aller faire un tour au casino du Wynn… C’est donc reparti pour deux bonnes heures supplémentaires… En définitive, les outlets s’avéreront décevants (articles plutôt démodés ou prix relativement chers) et les garçons seront raisonnables en ne misant que la somme reçue en échange de leur inscription comme membre.
17H30 : Nous quittons enfin Las Vegas (les enfants, eux, diraient déjà), non sans être, au préalable, passés au Wal-Mart pour faire à nouveau le plein d’essence et le plein de boissons. Ceci est vraiment indispensable avant de partir maintenant affronter un immense parc situé en plein désert, la Death Valley ou Vallée de la Mort, où la température en été, atteint en moyenne 47°C ! Cette région sèche, brûlante et inhospitalière fut baptisée ainsi au 19ème siècle, par les émigrants venus de l’Est qui la traversaient pour se rendre en Californie, au moment de la ruée vers l’or, et où plusieurs d’entre eux y périrent de soif. De Las Vegas, il faut minimum 2H pour y parvenir ; ce faisant, nous repassons maintenant en Californie. Ça sent la fin du voyage !...Hélas… le compte à rebours pour le retour est déjà enclenché… Le temps donc de faire la route jusque là, il est trop tard pour y assister à un coucher de soleil ou même y distinguer quoique ce soit. Je suis un peu déçue mais je me dis qu’on se rattrapera le lendemain, en se levant suffisamment tôt pour visiter ce parc désertique, avant les heures les plus chaudes de la journée.
C’est donc dans la nuit noire que nous nous dépêchons de faire le check in, à un des deux seuls hôtels ouverts du parc, le Furnace Creek Ranch, une oasis au milieu du désert, et d’aller se restaurer au Forty Niner Café. Mais celui-ci affiche complet. On nous affuble alors d’un badge censé clignoter dès qu’une table se libère. On a beau être au milieu du désert, on utilise ici, des moyens modernes ! Et c’est bien pratique : cela nous permet de nous éloigner un peu et d’aller jusqu’au Trading Post, situé juste à côté, (ceci expliquant peut-être cela !!) pour y faire nos derniers achats-cadeaux. Vingt cinq minutes plus tard, nous sommes attablés mais le repas s’avère être d’un piètre rapport qualité/prix (Normal puisqu’il n’y a pas de concurrence avec d’autres !)
Après être passés par la chambre pour enfiler nos maillots, nous courons jusqu’à l’immense piscine ouverte jusque 23H00 et alimentée par une eau de source à 37° ! On se croirait dans son bain ! Un vrai caldarium, comme aux temps des Romains ! Mais où est donc le frigidarium ?!! Une grosse heure plus tard, en retournant à notre chambre, nous nous extasions devant les milliers d’étoiles constellant le ciel. Dans cet endroit reculé, loin de toutes villes éclairées et de toute pollution, le ciel est suffisamment noir que pour admirer notre galaxie, de la meilleure des façons qu’il soit possible.
Vendredi 17/7 : Death Valley N.P. - Lee Vining ; Nuit à Lee Vining
Voici ce qui était prévu au planning (250 Mi-400 Km) - Visite Death Valley (sunrise à 5H45) - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) - Coucher de soleil à Mono Lake (à 20H15)
Voici ce que nous avons fait
Jour de notre plus grande frayeur !
5H30 : Comme prévu, tous (certains en bougonnant!), nous nous levons à l’aurore, pour aller admirer les premiers rayons de soleil à Zabriskie Point, situé à 7Km/10 minutes du Furnace Creek Ranch. Une fois de plus, nous n’y sommes pas nombreux ! Il donne un point de vue sur des canyons, sortes de dunes rocheuses et des formations géologiques multicolores. Il fait déjà 28°C ! Nous poussons la route qui devient très escarpée dans les derniers Km, jusqu’à Dante View, un point de vue panoramique situé sur une montagne, à plus de 1600m. D’ici, nous dominons la Vallée de la Mort. Tout en bas, nous distinguons le bassin de Badwater qui est le point le plus bas des USA (-86m). Mais le ciel est nuageux et la visibilité réduite… De plus, les deux à l’arrière de la voiture se sont rendormis !... Bon, j’ai compris… Je n’insiste pas… Retour à la chambre pour 2 -3 heures de sommeil supplémentaires !
10H30 : Nous partons visiter le Musée Borax consacré à l’exploitation minière (dont le borax) de la vallée, au 19ème siècle. Il est situé dans l’enceinte de l’hôtel. Malheureusement, il est fermé. Tant pis ! De toute façon, nous n’avons plus vraiment le temps… Après le check out, nous empruntons la route 178 vers le sud, jusqu’à Badwater qui est situé à 86 mètres en-dessous du niveau de la mer. Nous marchons quelques instants sur l’immense lit de sel laissé par l’ancien lac qui était ici, il y a 10 000 ans. Maintenant le soleil tape… Il fait 46°C ! Nous courons très vite nous réfugier dans la voiture climatisée ! Sur le retour, nous prenons la courte piste menant à Devil’s Golf Course, vaste étendue de boue séchée dans laquelle s’est cristallisé du sel, en gros blocs déchiquetés. Nous parcourons ensuite Artists Drive, une route étroite à sens unique, sinueuse et offrant de très beaux paysages, notamment au lieu dit « Artist Palette »où la roche prend de remarquables couleurs très variées (rouge, jaune, verte…) selon les différents métaux qu’elle contient. Il fait encore plus chaud : 49°C ! Après être repassés devant le Furnace Creek Ranch, nous remontons vers le nord, vers Stovepipe Wells Village où nous longeons de surprenantes dunes de sable, comme au Sahara… Il fait bien trop chaud que pour envisager de grimper au sommet de l’une d’entre elles ! Pour cela, il aurait fallu arriver dès le lever de soleil… De même que pour randonner dans Mosaic Canyon dont les parois sont, parait-il, recouvertes de marbre blanc.
13H15 : Maintenant, pour sortir du parc, nous mettons le cap sur Lone Pine. Et là, arrive ce qui sera la plus grande frayeur de tout le voyage ! En grimpant au sommet d’une colline, la voiture commence à subir une perte de puissance : on a beau pousser sur l’accélérateur, la voiture n’avance plus très vite… On s’interroge… On se dit que, vu la fournaise dehors, la voiture souffre…mais on ne s’inquiète pas encore ! Un kilomètre plus loin, on s’aperçoit que la jauge d’essence qui indiquait encore ½ plein, commence à descendre brutalement… En quelques secondes, nous sommes au bord de la réserve ! On regarde l’ordinateur de bord indiquant l’autonomie du véhicule… Au départ, nous avions 300 Km d’autonomie et là, on voit les chiffres dégringoler à une allure folle : 1Km à chaque seconde qui passe, alors que nous roulons au ralenti… Le calcul est vite fait : en raison d’une perte d’autonomie de 1Km par seconde écoulée et ayant au départ une autonomie de 300Km, il nous reste 300 secondes c.-à-d. 5 minutes pour trouver une solution ou se retrouver avec un réservoir vide! Paniqué, on s’arrête sur le côté de la route… On se penche en-dessous de la voiture pour constater une éventuelle fuite dans le réservoir… Rien ! Mais l’ordinateur de bord indique toujours une consommation effrénée de carburant… mais on ne roule même plus ! C’est à n’y rien comprendre… Oh secours !! A ce rythme-là, encore quelques secondes et nous serons à sec !! Je me remémore les différents comptes rendus lus sur VF, qui racontent les difficultés rencontrées face aux problèmes de voiture dans la Death Valley, à cause de la chaleur… S’il y a bien un endroit où il ne faut pas tomber en panne, c’est bien ici au milieu de nulle part et par 50°C à l’ombre! Et, il n’y a pas d’ombre ! On essaye de téléphoner à Alamo… Rien… pas de réseau GSM! La prochaine station essence est à plus de 30 Km ! Et pas d’autres voitures à l’horizon ! C’est un peu la panique à bord… On redémarre en se disant que tant qu’à tomber en panne de carburant, autant continuer à avancer au maximum, puisque même à l’arrêt, la voiture consomme quand même… Et ça continue… Pied à fond sur l’accélérateur, on avance à peine à du 40Km/H… Quant à l’autonomie, elle continue à baisser anormalement, toujours à raison de 1Km à chaque seconde qui passe… Tant bien que mal, nous arrivons en haut de la colline, et pour économiser l’essence restante (c.-à-d plus grand chose !), on se laisse descendre dans la vallée sans jamais accélérer. En redescendant, … et par magie, la jauge d’essence remonte, et l’ordinateur de bord fait aussi marche arrière : l’autonomie remonte alors qu’on continue à rouler ! Ouf ! Nous récupérons petit à petit ¼ de plein… On n’y comprend rien ! Mais qu’est ce qu’on est soulagé !
Explication plausible après réflexion: Vu la température extérieure élevée (50°C) au sommet de la colline, l’essence s’est vaporisée dans le réservoir qui n’était pas plein au maximum au départ, ce qui explique la perte de puissance, le manque de carburant et la chute de l’autonomie. Par contre, la température extérieure a chuté sensiblement en redescendant dans la vallée, l’essence s’est alors recondensée. Au final, nous avons quand même perdu ¼ de plein d’essence qui s’est évaporée en pleine nature !
15H00 : Nous nous arrêtons à Lone Pine pour faire le plein d’essence et manger un bout. Puis nous roulons vers Lee Vining tout en longeant la Sierra Nevada dont le point culminant est le Mont Whitney à 4400m. Je finis par m’endormir et quand je me réveille, entre Big Pine et Mammouth Lakes, le paysage est bien différent de celui du matin : nous suivons maintenant une route de montagne entre lacs et forêts de conifères. Tout compte fait, nous avons bien avancé, plus vite que prévu. Nous avons même peut-être encore le temps aujourd’hui, comme c’était prévu, de visiter Bodie, une ville-fantôme du 19ème siècle. Nous traversons donc Mammouth Lakes puis Lee Vining, sans nous y arrêter et nous filons à toute allure, vers Bodie. Mais le temps de faire la piste qui y mène, il est 18H05 quand on se présente à l’entrée de ce petit parc… Pas de chance : l’entrée ferme à 18H00 ! Et un poteau nous en barre l’accès. La voiture qui nous précède, décide de passer…par la sortie… Et après un moment d’hésitation, nous lui emboîtons le pas ! Quelle grave erreur ! Nous sommes vite rattrapés et vertement réprimandés par des Rangers patrouillant là… C’est la première fois que nous avons affaire à eux et franchement, ils ne rigolent pas ! Demi-tour forcé donc et retour à Lee Vining où nous prenons possession de notre chambre au Murphey’s Motel.
19H00 : Nous nous retrouvons dans notre chambre plus tôt que d’habitude. Le temps est couvert, il pleut même quelques gouttes… Cela compromet totalement le coucher de soleil prévu sur le lac Mono Lake et ses concrétions calcaires en forme de cheminées très photogéniques ! Que faire ? Un petit tour sur l’ordi nous apprend que les outlets de Mammouth Lakes restent ouverts aujourd’hui (vendredi) jusque 21H00. Et les garçons sont intéressés par la boutique Ralph Lauren… Nous ne sommes plus à quelques kilomètres près… Nous remontons en voiture et parcourons les 30 miles nous séparant de Mammouth Lakes où nous étions déjà passés 2H00 plus tôt, sans nous y arrêter! Il s’agit d’une grande station de ski (altitude 2300m) située dans la Sierra Nevada et très vivante, été comme hiver. Les garçons y feront de bons achats avantageux et puis nous y souperons aussi. Finalement, il sera presque 23h00 lorsque nous regagnerons notre chambre à Lee Vining !
Samedi 18/7 : Lee Vining - Yosémite N.P. ; Nuit à Oakhurst (au Sud du Yosemite N.P.)
Voici ce qui était prévu au planning (170 Mi-270 km) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point (à 20H15)
Voici ce que nous avons fait
8H30 : check out et départ de Lee Vining pour Bodie que nous atteignons 40 minutes plus tard. Bodie est une ancienne ville minière très prospère du temps de la ruée vers l’or, au 19ème siècle et qui, comme beaucoup d’autres, fut abandonnée progressivement, au 20ème siècle, quand les filons d’or se sont taris. Plus tard, cette ville-fantôme déjà désertée par beaucoup de ses habitants, fut détruite à 95%, par à un gigantesque incendie. Actuellement, cette ville a été transformée en State Historic Park. L’endroit est bien aménagé, sans être trop restauré, et nous pouvons y voir encore de nombreux bâtiments d’époque tout en bois, toujours debout malgré l’incendie et le temps qui passe, bien que certains soient tout de guingois. L’église semble toujours attendre le révérend et ses fidèles ; les bancs de l’école, les enfants Ingalls et leurs copains ; le saloon, ses filles, les cowboys et les hors-la-loi ; l’hôtel, l’arrivée des diligences et de leurs passagers… Quant à la banque pourtant construite en briques, son coffre-fort ne sera plus dynamité… Tous sont restés dans l’état où ils étaient au moment de la fuite de leurs résidents … C‘est comme si le temps était suspendu… comme si les habitants étaient partis la veille… Et cependant, en visitant cette ville, siège autrefois de bandits et de multiples règlements de comptes, nous faisons un bond en arrière de 100 ans ! C’est un véritable décor de westerns bien émouvant! En outre, l’endroit, bien que loin de tout, n’est judicieusement pas dénaturé par de quelconques restos, cafés ou boutiques-souvenirs… (Ce que beaucoup d’adultes sans doute reprochent à sa consœur, la tant décriée ville-fantôme de Calico trop bien rénovée !... mais que mes enfants regrettent n’avoir pas vue !) Bref, Bodie est un endroit authentique que moi, j’ai beaucoup apprécié, de plus sous un ciel autrement bleu que la veille!
Il est 11H30 quand nous revenons sur Lee Vining où nous faisons le plein d’essence, avant d’entamer la traversée, d’Est en Ouest, du Yosemite N.P, par la Tioga Road, une longue route de 70Mi/110Km fermée de novembre à mai (pour cause de neige). Le Yosemite N.P. est un immense parc, aux paysages alpins (altitude max. 3400 m), logé au cœur de la Sierra Nevada. Avec ses dômes et falaises de granit gris et dur, ses lacs, rivières et cascades majestueuses et ses forêts de séquoias géants, il est bien différent de tous les autres parcs vus précédemment en Utah et en Arizona où la terre et les roches sont rouges, les falaises de sandstone faites de sable fossilisé, beaucoup plus friables et les forêts souvent moins verdoyantes. Quelques miles avant l’entrée Est du parc Yosemite, nous faisons un petit détour par une route grimpant à flanc de montagne, longeant une rivière et aboutissant à un superbe lac , le Saddlebag Lake, situé à 2500m. Au vu des nombreux arbres rongés et jonchant le sol, nous supposons la présence de castors dans le coin !
Nous reprenons la Tioga Road ; les vues sur les cimes encore enneigées de la Sierra Nevada sont saisissantes à cette époque. Nous stoppons à Tuolumne Meadows qui est une vaste prairie subalpine, entourée de dômes majestueux. Nous cachons nos restes de nourriture dans une des grosses boîtes en fer disposées là, à l’abri des ours présents dans ce parc et qui sinon, alléchés par l’odeur, pourraient bien défoncer la voiture pour se servir ! Et nous partons randonner une bonne heure, le long de la rivière Tuolumne. Le sentier est facile et le cadre enchanteur est très reposant !
De retour sur la Tioga Road, nous admirons toujours le paysage montagneux. Les deux arrêts suivants sont obligatoires… le 1er, pour observer le lac Tenaya Lake et ses eaux limpides convoitées par de nombreux baigneurs peu frileux, et le 2ème, pour contempler depuis Olmsted Point, la vue grandiose sur une vallée encaissée et sur le Half Dome, un dôme de granit culminant à 2700m, à la forme de demi-sphère caractéristique, devenu emblème du parc.
15h30 : Nous arrivons aux portes de la Vallée du Yosemite c.-à-d la partie la moins sauvage, la plus aménagée du parc. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle attire énormément de monde ! Il s’agit d’une ancienne vallée glaciaire : il y a des millions d'années, un glacier colossal a trouvé son chemin et raviné cette étroite vallée, en lissant les parois des montagnes de granit. La première petite balade a pour but de découvrir une chute d’eau de 190 m, la Bridalveil Fall. Certes, elle est plus belle au printemps, quand elle est nourrie par la fonte des neiges, mais à mi-juillet, elle n’est pas encore à sec ! Il parait que l’endroit où se jette la cascade est magnifique, car auréolé de halos de brumes et d’arcs en ciel. Mais pour cela, il faut gravir de nombreux et gros rochers humides et donc hyper glissants… Ma fille et moi, voyant de nombreuses personnes s’étaler et se faire bien mal (quoique dans ce cas-là, quand tu tombes devant un rideau de touristes, tu te relèves gêné, faisant semblant de rien, mais grimaçant de douleur, une fois le dos tourné… Tout un spectacle aussi !), nous restons prudemment en bas, pendant que les garçons plus agiles et donc plus audacieux, grimpent en un rien de temps jusqu’au pied de la cascade… Leurs photos ont, de fait, un cachet que les miennes n’ont pas!
L’arrêt suivant se fait à Valley View qui donne un bel aperçu de l’ensemble de la Vallée du Yosemite. Puis, nous poursuivons la route jusqu’au bout de la Vallée en suivant la Merced River qui coule en son creux. Au Village, il y a beaucoup de trafic et de voitures qui s’entrecroisent dans les différentes directions. Nous nous arrêtons un court instant, le temps d’acheter un sandwich au general store, puis nous entamons la boucle dans l’autre sens. Très vite, nous garons la voiture, pour randonner jusqu’au bas de la chute Lower Yosemite Fall … Bof, elle est un peu asséchée, et surtout elle est dans l’ombre ! En prenant un autre chemin nous permettant un recul suffisant, et en nous retournant, nous pouvons apercevoir l’entièreté de la chute d’eau, les parties Lower(basse) et Upper(haute) ensemble, haute de 740 mètres tout de même, soit 10 fois celles du Niagara!
18h30 : A nouveau en voiture, nous quittons la Vallée et nous dirigeons maintenant vers le Sud, en empruntant la route 41. Juste avant un tunnel, nous nous arrêtons une fois de plus à un point de vue, celui de Tunnel View. D’ici, le panorama sur la Vallée entourée de falaises est impressionnant : nous distinguons très bien au fond, le Half Dome, emblème du parc, dont le glacier a raviné la moitié, et à gauche, l’El Capitan, gigantesque monolithe de granit de 1000 m de haut, mondialement connu des alpinistes chevronnés. Puis nous prenons une route de montagne trèèèès sinueuse, en cul-de-sac menant à Glacier Point. Le trajet semble trèèèès long depuis la Vallée (1H00), et assez monotone (car on longe d’immenses sapins touffus empêchant toute belle vue). Mais une fois arrivés là-haut, à 2200 m d’altitude, le panorama est époustouflant… D’ici, nous pouvons observer la Vallée et ses impressionnantes chutes d’eau qui semblent pourtant toutes petites, plus de 1000 mètres plus bas ! Et, tout autour, tous les majestueux sommets de la Sierra Nevada dont le Half Dome bien visible, rougeoient à cette heure où le soleil se couche. Pour bien faire, nous aurions dû arriver encore plus tôt. Nous profitons jusqu’au bout des derniers rayons de lumière et nous ne nous pressons pas pour nous remettre en route, ce qui va quand même se révéler être un peu fâcheux pour la suite…
20H45 : Il nous faut maintenant rejoindre Oakhurst situé à une vingtaine de Km de l’entrée Sud du parc de Yosemite… D’ici, ça nous fait alors plus de 60 Km, ce qui nous semble être dérisoire… Mais en montagne, les notions distance/temps sont trompeuses… En réalité, ces 60-70 Km vont nous paraitre interminables. En effet, la nuit tombe très vite et la route est très sinueuse, voire dangereuse si on roule trop vite. Nous aurions dû quitter Glacier Point plus vite. Nous mettons 1H15 pour enfin parvenir à destination. Il était temps car à l’arrière de la voiture, ma fille et mon fils , ballottés à chaque virage de droite à gauche et de gauche à droite, ne se sentent pas très bien…
Il est donc passé 22H00 quand nous entrons dans l’hôtel Shilo Inn de Oakhurst. A notre grand étonnement, nous ne sommes pas les seuls à arriver si tard… La réception est débordée ! Plusieurs familles n’ayant pas réservé de chambre au préalable, cherchent encore, à cette heure tardive, un hébergement pour la nuit. Malheureusement pour elles, l’hôtel affiche complet… (ce qui d’ailleurs est souvent le cas depuis le début de notre voyage). Ne nous étant pas encore présentés, l’une d’elles, manifestement, attend depuis un moment, en espérant un désistement de notre part… A notre arrivée, ces gens sont bien évidemment déçus et n’ont plus d’autre choix que de repartir voir autre part… J’espère qu’ils n’ont pas été contraints de dormir dans leur voiture… Quant à nous, il nous faut à présent, trouver un resto encore ouvert à 22H30. Celui que j’avais repéré ne sert évidemment plus… C’est ainsi que nous nous retrouvons à la Pizza Hut du coin… Nous commandons 2 pizzas de taille XL… Elles sont tellement grandes que même à nous quatre, nous n’arrivons pas au bout !
Dimanche 19/7 : Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal (Ouest du Yosemite N.P.)
Voici ce qui était prévu au planning (100 Km) - rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Sentinel Dome (3, 5 Kms/2H A-R) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village : 14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall (jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou +Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)
Voici ce que nous avons fait
9h15 : Check out et départ d’Oakhurst pour Mariposa Grove, une forêt de séquoias géants située seulement à 20 Km, c.-a-d peu après l’entrée Sud du parc Yosemite. Vingt minutes plus tard, nous arrivons au péage de l’entrée qui bouchonne un peu… Nous espérons pouvoir prendre la Mariposa Grove Road pour accéder au parking situé juste à l’entrée de la forêt. Mais nous sommes arrivés trop tard : ce petit parking est déjà complet… J’avais bien dit qu’il fallait arriver plus tôt, mais les enfants ont de plus en plus de mal à se lever de bonne heure ! Du coup, on nous renvoie nous garer à Wawona situé 8 Km plus au Nord, où de là il faut prendre une navette gratuite nous ramenant à Mariposa Grove… Ce système de navette est très bien organisé, mais quelle perte de temps ! Et puis les enfants ne se réjouissent pas du tout de faire des allées et venues supplémentaires sur cette route hyper sinueuse qui les a rendus malades la veille ! Finalement, nous trouvons une place de parking juste devant la cahute du péage de l’entrée du parc, et montons dans la fameuse navette empruntant la Mariposa Grove Road nous emmenant 3Km plus loin à l’entrée de la forêt de séquoias.
10h00 : Nous voici enfin au début du sentier passant par les séquoias les plus impressionnants… de presque 100 mètres de haut et 30 mètres de circonférence… Certains de ces arbres gigantesques ont plus de 3000 ans ! Plantés chez nous, ils auraient connu les civilisations grecque et romaine !... En effet, ils peuvent vivre très longtemps du fait qu’ils sont extrêmement résistants aux maladies, aux feux et aux insectes, grâce à leur bois plein de tanins et leur écorce très épaisse (60 cm !). Nous marchons pendant plus de 3H00. Au début, il fait encore frais mais il y a un monde fou… Puis, plus on s’enfonce dans la forêt, et plus on se retrouve seul, avec des chemins de rando plus difficiles car plus pentus… mais l’heure avançant, il fait de plus en plus chaud aussi ! Nous découvrons un séquoia couché au sol depuis plus de 300 ans mais toujours entier. En fait, les racines de ces géants s’étalent plus que ce qu’elles ne s’enfoncent, ce qui fait qu’un vent puissant ou une charge trop important de neige peut les faire vaciller, les déraciner et les jeter au sol ! Mais, même à terre, grâce aux tanins qu’ils contiennent, ils pourrissent très lentement et peuvent mettre des centaines d’années pour disparaître ! Nous en voyons également beaucoup qui, malgré leur tronc brûlé, continuent dignement leur croissance. Il parait même que les Rangers boutent expressément des feux qu’ils contrôlent, pour favoriser leur reproduction. Car ces colosses ont un autre point faible : ils ont du mal à se reproduire. Les pommes de pins peuvent restées vertes, accrochées aux branches pendant 20 ans ! Mais l’air chaud des incendies provoqués, fait ouvrir les pommes de pins et libère ainsi les semences. Nous passons aussi à travers le tronc de l’un d’entre eux… A la fin du 19ème siècle, un tunnel a été creusé de manière à être traversé par les voitures de l’époque! Nous sommes à l’affût du moindre animal, et essayons de faire le moins de bruit possible pour ne pas les effrayer, mais nous n’en voyons aucun, à part les sempiternels écureuils… grosse déception tout de même! A un moment donné, nous entendons un gros boum, derrière nous… C’est juste une énorme pomme de pin qui vient sans doute de chuter de plusieurs dizaines de mètres… Au vu de sa taille démesurée, il valait mieux ne pas se trouver sur son passage ! Les narines encore toutes excitées par les fortes odeurs boisées de cette futaie étonnante, nous reprenons une navette, puis notre voiture pour rejoindre la Vallée du Parc.
14H00 : Il est normalement prévu maintenant de déposer les garçons à Glacier Point pour leur permettre de rejoindre la Vallée, à pied, en suivant Panorama Trail, un sentier magnifique passant par de nombreuses chutes d’eau. Et pendant ce temps-là, ma fille et moi , sommes censées retourner dans la Vallée en voiture, puis aller à pied, à la rencontre des garçons, en suivant la rando nous menant à la chute d’eau Vernall Fall. Oui, mais… l’après-midi est déjà bien entamée, les garçons sont fatigués et l'un d'eux ne compte plus les nombreuses ampoules qu’il a aux pieds ! Tous préfèrent aller se détendre dans la piscine de l’hôtel à El Portal. Aussitôt dit, aussitôt fait… Euh ! Il y a quand même toute cette route 41 à faire pour remonter vers le nord… Vous savez…cette route trèèèèèèèès sinueuse qui n’en finit pas et que mes enfants n’ont pas du tout appréciée la veille! Et bien, ils ne vont pas mieux l’estimer aujourd’hui…
15H00 : Le check-in fait à l’hôtel View Lodge, nous arrivons avec nos valises dans la chambre pour enfiler nos maillots. Là, une grosse déception nous attend : malgré son prix élevé, la pièce est obscure et d’une propreté douteuse…toiles d’araignées en-dessous des lits, sales cheveux plaqués dans chaque recoin de la salle de bain, … des fourmis courent même sur la kitchenette ! Mais, nous n’avons pas le courage de recharger le coffre de la voiture, de retourner nous plaindre à la réception pour ré-emménager dans une autre chambre… (un peu marre tout de même des valises qu’on fait, qu’on transporte, qu’on défait, qu’on refait, qu’on re-transporte, …après 23 jours de voyage !) De toute façon, il paraît que les hôtels du Yosemite ne sont pas terribles… Les lits sont propres, c’est l’essentiel ! Je fais donc contre mauvaise fortune, bon cœur… Mais les enfants sont étonnés de ma réaction… D’habitude, je serais allée rouspéter… Nous partons nous rafraîchir à la piscine… Comme j’aurais dû me douter, son état de propreté ne vaut pas mieux…détritus de feuilles et crème solaire nagent à la surface ! Là, c’en est trop pour moi ! Je reste sagement me reposer à l’ombre, pendant que les enfants, moins vite écœurés, se jettent à l’eau…
16H15 : Je propose aux enfants d’aller faire un tour près de la rivière Merced qui coule au pied de l’hôtel… Ben oui, j’ai quand même chaud, moi, assise près de la piscine, et j’ai bien envie d’aller y mettre les pieds !... Son eau claire m’inspire mieux que celle trouble de la piscine… Oui…mais voilà… le courant à cet endroit m’effraye un peu… Par contre, les enfants inconscients du danger, hésitent beaucoup moins et s’aventurent plus loin que moi. Ils finissent même par s’y baigner totalement, sous l’œil mi-amusé, mi-ahuri, voire désapprobateur des clients de l’hôtel, accoudés au balcon de leur chambre. Ma fille est la première à être emportée par le courant… Les deux autres suivent sous prétexte d’aider leur sœur à rejoindre la berge. Finalement, après s’être bien amusés, mais aussi s’être faits éraflés par les rochers, ils regagnent le bord et constatent leurs ecchymoses en rigolant… A posteriori, attirer les enfants ici, n’était pas du tout une bonne idée. C’était trop dangereux : ils auraient pu se cogner la tête contre un gros rocher et se noyer… J’en frémis rien qu’à l’idée ! Eux, bien évidemment disent que j’exagère et qu’à aucun moment, ils ne se sont sentis en danger, et qu’ils ont passé un très bon moment bien excitant…
17h45 : Nous reprenons la voiture, direction Curry Village situé tout au fond de la Vallée du Yosemite. Arrivés au niveau de Sentinel Beach, une plage située sur la Merced River, au cœur de la Vallée, on s’y arrête de manière à prendre quelques photos… et tout d’un coup, dans les fourrés, j’aperçois un…ours. Je crie OURS mais les enfants croient d’abord à une blague, avant de l’apercevoir. Il faut dire que notre moisson de photos concernant la faune locale est plutôt maigre : des lapins, des écureuils de tous types, des lézards, des biches et cerfs mulets, et… c’est tout ! Point de bisons près de Zion, ni de scorpions ou de serpents à sonnette à la Wave, ni de pumas dans Mariposa Grove, ni de mouflons dans Capitol Reef, ni de bip-bip à Death Valley, ni de ratons laveurs pourtant si fréquents le soir sur le parking de l’hôtel d’El Portal, pas de pélicans et peu d’éléphants de mer sur la côte pacifique, pas de coyotes, ni de chiens de prairies, ni de marmottes… A croire que nous n’avons pas randonner ! Enfin, bref… Je crie OURS… Certes, ce n’est pas une ééééénorme bête, il ressemble à un très gros ourson. Mais le temps de l’entrevoir, il s’écarte déjà et s’enfonce à l’abri des regards, dans les buissons. Il faut qu’on le poursuive un peu pour le prendre en photo. Nous sommes les seuls à l’avoir vu à cet endroit. Là, nous sommes impressionnés. C’est donc bien vrai qu’ils osent s’approcher si près du centre de la Vallée, à quelques mètres seulement de la route principale! Notre série de photos vient de s’étoffer d’un animal supplémentaire, et non des moindres : un ours en totale liberté… un peu flou tout de même !
Presque 19H00 : Après avoir garé la voiture à Curry Village, et pris une navette, nous entamons la rando (5Km/3H A-R) censée nous conduire au sommet de la chute d’eau Vernall Fall. Nous croisons beaucoup de personnes qui en reviennent. Elles doivent sûrement penser qu’il est vraiment saugrenu de commencer une promenade à pareille heure… Elles ont sans doute raison. L’avantage, c’est qu’il ne fait pas trop chaud et que bien vite, nous sommes pratiquement seuls… Nous ne devrons pas suivre un chapelet de personnes s’égrenant une à une sur les marches. Le désavantage, c’est que le soleil qui est entrain de décliner, n’atteint plus le sentier et que, par conséquent, nos photos risquent de manquer de luminosité. Quoiqu’il en soit, ma fille et moi, laissons partir en avant, les garçons qui marchent d’un pas bien plus rapide que le nôtre, en leur disant de ne pas nous attendre. Nous nous arrêterons sans doute au pont enjambant la rivière Merced, qui offre déjà un beau panorama sur la cascade. Mais arrivées à la passerelle en bois, nous ne sommes pas fatiguées et la nuit est loin de tomber. Nous poursuivons alors d’un pas alerte et atteignons la partie la plus difficile de la rando, à savoir les marches étroites et glissantes car mouillées à cause des retombées de la cascade. Finalement, nous rattrapons les garçons occupés à mitrailler l’épaisse chute d’eau de 97 mètres, tombant verticalement de la falaise, en projetant de légers embruns, dans un vacarme terriblement assourdissant. Le spectacle est de toute beauté…même sans soleil ! Nous ne sommes plus très loin du sommet, mais il est plus prudent de rebrousser chemin et de rentrer, car maintenant, le soleil est couché et la pénombre s’installe peu à peu… De fait, la nuit succède rapidement au jour, bien avant que nous n’atteignons la Vallée. Nous avançons maintenant en appréhendant une éventuelle rencontre inopinée avec un ours… Cela rajoute du piment à la marche et nous procure une dose suffisante d’adrénaline nous permettant d’avancer à toute allure sans jamais penser à la fatigue.
21H00 : Avec un autre groupe de retardataires, nous courons attraper une des navettes qui circulent encore jusque 22H00… Je viens de battre un record : j’ai fait l’aller-retour de cette rando en 2H00… C’était la dernière excursion du périple. Elle reste aussi un de nos excellents souvenirs ! A présent, il nous faut songer au souper. Les restos du parc n’étant pas bien côtés, nous nous contentons d’acheter au General Store, quatre plats surgelés que nous réchaufferons dans le micro-ondes de notre chambre. Cela nous permettra aussi de gagner du temps, car ce soir, il nous faut vider complètement la voiture et préparer toutes les valises en prévision du retour en avion… Il est nécessaire de répartir toutes nos affaires, uniformément entre nos différents sacs ! Cela nous prendra quand même 1H30 ! La connexion internet étant peu probante (un mauvais point supplémentaire pour cet hôtel à bannir résolument !), il nous sera impossible de confirmer le vol du retour…
Lundi 20/7 : Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion
Voici ce qui était prévu au planning (290 Mi-460 Km) - Tiburon et Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)
Voici ce que nous avons fait
8H45 : Après une courte nuit, nous quittons l’hôtel pour rejoindre San Francisco, par la route 140 moins sinueuse et donc beaucoup plus roulante que la route 120. Nous passons par Mariposa, une petite ville style western, de l’ex-ruée vers l’or, puis montons sur l’autoroute. Nous nous arrêtons sur le parking d’une chaîne de motels où gratuitement, nous pouvons profiter de la connexion internet. Nous validons enfin notre inscription pour le vol du retour et choisissons nos sièges dans l’avion. Etant pratiquement les derniers à nous enregistrer, nous n’avons guère d’alternative… Maintenant, ça en est fini des grands espaces vierges, des paysages grandioses, des longues routes solitaires, des voies rectilignes à l’infini… nous rencontrons du monde, de la circulation intense, des ralentissements, des feux… bref, la civilisation ! Quel dommage...nous étions bien, reculés au bout du monde ! Nous passons par le nord de San Francisco et allons admirer l’époustouflant point de vue Muir Beach Overlook dominant des falaises plongeant dans l’Océan Pacifique. Pour cela, nous sommes obligés de nous couvrir chaudement : la température atteint un petit 15°C et un vent glacial nous transperce jusqu’aux os… Nous avons retrouvé le temps typique de San Francisco noyée sous la brume… Nous empruntons une route panoramique nous élevant jusqu’à Muir Woods, une autre forêt de séquoias géants vieux de 1000 ans, encore plus hauts, mais moins larges que ceux du parc Yosemite. En redescendant, nous longeons la baie de San Francisco, du côté de Sausalito, un ancien village de pêcheurs envahi par les maisons flottantes (house boats) excentriques des hippies, dans les années soixante, et devenu à présent, le havre de nombreux milliardaires occupant de très grosses villas flottant sur l’eau.
15H00 : Il est l’heure maintenant de regagner l’aéroport, d’où notre avion pour Londres décolle à 18H50. Une dernière fois, nous passons sur le Golden Gate Bridge enveloppé d’un épais brouillard. A notre arrivée, il y a 24 jours, nous avions eu la chance de le découvrir sous un franc soleil… Le long de l’autoroute, nous croisons une voiture en feu et des pompiers à l’action pour l’éteindre ! Nous arrivons à l’aéroport bien en avance… La remise de la voiture de location chez Alamo se fait en 1 minute, le temps pour eux de scanner le code-barres collé sur le pare-brise… Nous prenons tout notre temps pour sortir nos valises du coffre et ne rien oublier dans les différentes boites de rangements… Nous jetons nos derniers déchets et abandonnons lâchement notre glacière qui, durant ce voyage à travers des contrées brûlantes, s’est révélée être très efficace pour réfrigérer boissons et pique-niques.
18H50 : L’avion décolle à l’heure. Les dix heures de vol se déroulent sans problème, le temps de souper, de somnoler et de visionner de nombreux films… Il est quand même difficile de dormir profondément !
Mardi 21/7 : Arrivée à Bruxelles, via Londres
Un petit déjeuner nous est servi à 3H00 du matin, heure californienne, qui correspond à 11H00, heure londonienne ou midi, heure belge. Nous atterrissons à Londres, comme prévu, à 13H00. Le temps de descendre de l’avion, de subir les nombreux contrôles, nous devons galoper dans les couloirs d’Heathrow pour attraper notre correspondance pour Bruxelles partant à 14H00. Une heure, c’est vraiment court !! Nous arrivons enfin à Bruxelles à 15H40, heure londonienne, c.-à-d 16H40, heure belge. Et nos bagages suivent aussi… Quel miracle! Quand je vois la course que nous, nous avons dû faire à Londres! Mais un de nos sacs est éventré ! Décidément, British Airways nous gâte ! Après inspection, nous constaterons qu’il ne manque qu’une paire de tongs ! Notre gentil voisin est déjà là pour nous ramener à la maison !
Voilà, notre long périple dans le Sud-ouest américain est déjà terminé. Ces 25 jours vécus intensément du lever au coucher de soleil, sont pourtant passés beaucoup trop vite, et nous n’avons qu’une envie : celle d’y retourner le plus vite possible… Nous avons vu tant de beaux paysages, mais nous savons aussi qu’il y en a encore tellement d’autres à découvrir… En attendant, pour me replonger dans l’ambiance du Far West, il me reste encore beaucoup de photos à visionner puis à trier… et ce carnet que j’ai pris beaucoup de plaisir à rédiger, et que plus tard, quand la mémoire me jouera des tours, je relirai sans doute avec une certaine nostalgie… La dernière étape pour rendre ce carnet plus vivant, sera l'ajout de quelques photos... Mais ce ne sera pas pour tout de suite!
Conclusion
Les randos (de min. 4 Km) les plus appréciées, très différentes les unes des autres, citées suivant l’itinéraire : Dans le Grand Canyon : South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (4, 5 Km/2-3 H) Dans CBN (Vermillon Cliffs) : The Wave (8, 4 Km/4-6 H) Dans Arches N.P. : Delicat Arch Trail (4, 8 Km/2 H30) Dans Rafael Desert : Little Wild Horse Canyon (= slot canyon) (4Km/2 H) Dans Bryce Canyon N.P. : Navajo Loop + Queen’s Garden (au milieu des hoodoos)(4, 8 Km/ 3 H) Dans Zion N.P. : The Narrows (marche dans le lit de la Virgin River) Dans Yosemite N .P. : Vernall Fall (chute d’eau) (5 Km/3 H)
Nos préférences, toutes activités confondues : Pour moi : 1. Rando the Wave 2. Bryce Canyon N.P. 3. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 4. Monument Valley 5. Rando The Narrows(Zion) / Dead Horse Point
Pour mon aîné: 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Bryce Canyon N.P. 3. Rando The Narrows(Zion) 4. San Francisco 5. Arches N.P./ Little Colorado
Pour mon autre fils : 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Rando the Wave 3. San Francisco / Las Vegas 4. Bryce Canyon N.P. 5. Rando The Narrows(Zion) / Rando South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (Grand Canyon )
Pour ma fille: 1. Rando The Narrows(Zion) 2. Alcatraz / Las Vegas / Universal Studio 3. Monument Valley / Rando the Wave/ Rando Little Wild Horse Canyon 4. Les outlets 5. Venice Beach
Les visites dont on aurait pu se passer: Santa Monica ( Venice Beach peut suffire) Route 66 ( sauf Oatman qu’il faut visiter!) Alstrom Point (trop loin, même si le point de vue est superbe !) Muley Point, sur la route 95 (semblable à Gooseneck) Valley of the Gods (à faire de préférence avant Monument Valley pour mieux l'apprécier) Onion Creek Road (près de Moab) ( moins" fun" que prévu par manque d’eau) Devil’s Garden (fort semblable à Goblin Valley) Capitol Reef (impression mitigée, mais le soleil était absent et nous avions le ventre vide !)
Vol British Airways : Impression très mitigée : un vol non enregistré, 2H de retard à l’embarquement, un sac éventré
Location de voiture avec Alamo : Aucun problème sauf le fait d’obtenir difficilement un SUV 4WD
Hôtel à proscrire : Le View Lodge, à El Portal (près du Yosemite N.P.) : cher et sale
Bateau Norwegian Gem et sa croisière actuelle? (début août 2009) English translation pending
bonjour à tous.
j'ai besoin de renseignements sur le norvégian gem, la vie à bord, l'itinéraire. (barcelone, barcelone)
c'est restauration en freestyle je crois ?
y a t'il des français à bord ? une hotesse francophone ?
le personnel à t'il un minimum de considération pour les français ? ou ce sent t'on vraiment isolés et à l'étranger ?
les menus sont t'ils en français ? y a t'il un "today" en français ?
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