Results for "Robert+|+127+>+349"
3355 results found.
Polynésie Française: vos conseils incontournables English translation pending
Bonjour à la communauté voyage forum!
Mon ami et moi partons en Polynésie pour 20 jours au mois de mai. C'est dans la suite d'un voyage de 3 mois donc nous avons un budget mais nous souhaitons tout de même faire des économies dans la mesure du possible! Du coup, j'ai quelques questions et demandes d'aide concernant certaines choses:
nous pensons rester dans les iles de la société pour profiter et ne pas nous éparpiller non plus de trop. Quelles iles pouvez vous nous conseiller pour avoir les plus belles plages, plus beaux spots de snorkeling et de baignade avec animaux marins? (Nous pensions à Moorea, Maupiti, et un passage rapide à Bora bora).
Connaissez vous des noms de sites internet pour aller en pension chez des gens plutôt que les hôtels? Ou des logements avec un budget raisonnable? Le camping c'est possible ou ça n'est pas commun en Polynésie?
Concernant les ferry entre les iles, faut-il réserver à l'avance pour certains ou ça peut être fait sur place en direct?
Avez vous des agences, des tours ou excursions incontournables à nous conseiller sur certaines iles?
Je vous remercie par avance!! Servane
Je vous remercie par avance!! Servane
Retour de la croisière "Perles des Antilles" du 28 février au 7 mars 2015 English translation pending
bonjour
Je suis revenue hier de cette magnifique croisiere (la 14ème)
nous sommes revenus tres contents de cette semaine de croisiere surtout au sujet de l'itineraire
je confirme que COSTA a bien baissé en qualité mais le rapport qualité / prix reste bons et il y a encore de bonnes choses chez cette compagnie....
je vais detailler au fur et a mesure de mon compte rendu
ARRIVES le 27 fevrier avec la compagnie XL bon prix mais sieges etroits et serrés on a vraiment pas beaucoup de place !! un plat chaud de l'eau et du café le reste est payant sinon j'ai apprecié la ponctualité aussi bien a l aller qu au retour
Nous avons logé à GOSIER à l hotel SALAKO chambre de taille correcte avec une belel vue sur la plage, le gros point noir c est la salle de bain inutilisable car pas d'eau !!! en nous remettant les clés ils ne nous avaient pas prevenu !! nous sommes donc retournées à la réception et ils ont dit que ça allait revenir le lendemain qu'ils n avaient ^plus de bouteilles d eau a nous donner !!! 🏴☠️ on avait donc une bouteille d un litre et demie pour 3 personnes pour nous laver et boire SUPER !!! evidemment ça aurait ete facile si le bouchon du lavabo retenait bien l'eau mais ce n etait pas le cas !!! on s est lavé chacun avec un fond d'eau qu on a fait chauffer avec la bouilloire.... 🤪
LE LENDEMAIN MATIN je tourne le robinet en priant pour que l'eau revienne.... pas une goutte !!! 😠😠😠 la colerem onte je retourne a la reception quelle chance on nous done un pack d'eau cette fois, je demande a voir le responsable pour avoir un dedommagement (garder la chambre au dela de midi par exemple) et la l employé monte de ton et me prend de haut en me disant que j ai qu a attendre a l accueil que la responsable viendra dans la matinee 😠😠😠 j'abandonne en me disant qu on attendra pas l autorisation et qu on ne rendra pas la chambre avant 13h00 😛
on va prendre le petit dej tres correct puis on discute avec des personnes qui nous disent que le probleme d'eau dure depuis des jours !! nous sommes heureux de ne pas y rester 😉 Nous allons nous baigner de la plage on voit le COSTA MAGICA arriver !!! 😎 on se lave avec aujourd hui grand luxe une bouteille d eau entiere par personne !! on laisse nos valises puis on se rend a l hotel CREOLE BEACH dans lequel on avait sejourné il y a quelques années ... ça n a pas changé c est toujours aussi beau la plage tres belle c classe aurpes du salako on se prelasse sur la plage a l ombre de palmiers 😎😎😎 il y a beaucoup d oiseaux qui plongent dans la mer pour attraper des petits poissons
il est deja 15h00 on retourne chercher les valises DIRECTION LE COSTA MAGICA !! A SUIVRE .....
ARRIVES le 27 fevrier avec la compagnie XL bon prix mais sieges etroits et serrés on a vraiment pas beaucoup de place !! un plat chaud de l'eau et du café le reste est payant sinon j'ai apprecié la ponctualité aussi bien a l aller qu au retour
Nous avons logé à GOSIER à l hotel SALAKO chambre de taille correcte avec une belel vue sur la plage, le gros point noir c est la salle de bain inutilisable car pas d'eau !!! en nous remettant les clés ils ne nous avaient pas prevenu !! nous sommes donc retournées à la réception et ils ont dit que ça allait revenir le lendemain qu'ils n avaient ^plus de bouteilles d eau a nous donner !!! 🏴☠️ on avait donc une bouteille d un litre et demie pour 3 personnes pour nous laver et boire SUPER !!! evidemment ça aurait ete facile si le bouchon du lavabo retenait bien l'eau mais ce n etait pas le cas !!! on s est lavé chacun avec un fond d'eau qu on a fait chauffer avec la bouilloire.... 🤪
LE LENDEMAIN MATIN je tourne le robinet en priant pour que l'eau revienne.... pas une goutte !!! 😠😠😠 la colerem onte je retourne a la reception quelle chance on nous done un pack d'eau cette fois, je demande a voir le responsable pour avoir un dedommagement (garder la chambre au dela de midi par exemple) et la l employé monte de ton et me prend de haut en me disant que j ai qu a attendre a l accueil que la responsable viendra dans la matinee 😠😠😠 j'abandonne en me disant qu on attendra pas l autorisation et qu on ne rendra pas la chambre avant 13h00 😛
on va prendre le petit dej tres correct puis on discute avec des personnes qui nous disent que le probleme d'eau dure depuis des jours !! nous sommes heureux de ne pas y rester 😉 Nous allons nous baigner de la plage on voit le COSTA MAGICA arriver !!! 😎 on se lave avec aujourd hui grand luxe une bouteille d eau entiere par personne !! on laisse nos valises puis on se rend a l hotel CREOLE BEACH dans lequel on avait sejourné il y a quelques années ... ça n a pas changé c est toujours aussi beau la plage tres belle c classe aurpes du salako on se prelasse sur la plage a l ombre de palmiers 😎😎😎 il y a beaucoup d oiseaux qui plongent dans la mer pour attraper des petits poissons
il est deja 15h00 on retourne chercher les valises DIRECTION LE COSTA MAGICA !! A SUIVRE .....
Second séjour à Londres English translation pending
Bonjour à tous.
Nous repartons prochainement à Londres pour un "week end" de 3 jours.
Ayant fait les principales visites lors de notre premier séjour, j'aurais souhaité avoir des infos sur ce que nous pourrions faire pour cette seconde visite...
Nous avons prévu, à ce jour, La Tour de Londres et St Paul Cathedral (non fait lors de notre précédent séjour) National Gallery (après avoir fait le British), Camden Town/Little Venice et ballades dans Hyde Park (proche hôtel).
Si vous avez des suggestions de ce qu'on pourrait ajouter à ce programme..
Merci par avance.
Nous repartons prochainement à Londres pour un "week end" de 3 jours.
Ayant fait les principales visites lors de notre premier séjour, j'aurais souhaité avoir des infos sur ce que nous pourrions faire pour cette seconde visite...
Nous avons prévu, à ce jour, La Tour de Londres et St Paul Cathedral (non fait lors de notre précédent séjour) National Gallery (après avoir fait le British), Camden Town/Little Venice et ballades dans Hyde Park (proche hôtel).
Si vous avez des suggestions de ce qu'on pourrait ajouter à ce programme..
Merci par avance.
Afric'anchor, encore. English translation pending
Le voyage frémit dans la grisaille bretonne, s'ébroue au long d'une nuit entre chien et loup et commence dans l'arc-en-ciel de Cape Town par une aube ensoleillée. La première gorgée de Windhoek Draught dans Andringa Street, qu'a -t-elle de spécial ? Rien si ce n'est qu'elle est d'ici, noire et ambrée. On sert de la musique et des spécialités libanaises, des bruns culturistes et tatoués et des blondes fines (sont-elles cultivées?) vous couvent. Une cliente, élégante en noir, offre son doggy bag à un mendiant, noir aussi. Il suffit de quelques heures pour que même la peau change de couleur et, si le cœur s'emballe, c'est de charrier à nouveau un sang fluide.
*
La voiture abandonnée se refuse et, connectée à une autre, s'alarme, hurle et cliquette. Ce qu'elle veut c'est qu'on la touche, qu'on la pousse, ils s'y mettent à trois, j'embraye, elle hoquette puis feule et rugit enfin. Pour l'amadouer je lui offre deux paires de chaussures neuves, elle voulait des escarpins, ce seront des brodequins (qu'on me pardonne ces quelques lignes, je suis au sud).
*
Le marshall en charge du stationnement encaisse le montant pour deux heures mais sa machine portative ne délivre que des tickets d'une heure. Lorsque je reviens, il est occupé plus loin et pourrait ne pas me voir mais il accourt pour me délivrer le second ticket. Son actuel président pourrait s'en inspirer.
*
Nouveau profil de mendiant aux carrefours. Il y avait les hommes, noirs ou blancs, il y avait les femmes noires et voici une femme blanche dont le panonceau indique qu'elle est desperate. Ce que confirme son regard.
*
Ce grand garçon qui déjeune avec sa maman et quitte la terrasse d'un bond pour un marchand déambulant sous une montagne de balais, de plumeaux et autres cuillers en bois qu'il entreprend avec force gesticulations et enthousiasme. Il monte son trousseau avec un balai-brosse vert pomme et un plumeau violet (plumes d'autruche garanties). Sa maman, faute de pouvoir lever au ciel ses yeux déridés, soupire.
*
Pendant la pause, les maçons, assis à même le trottoir qu'ils réparent des outrages des chênes importés, jouent des percussions sur les briques avec leurs truelles.
*
Le temps de préparer la monture pour de nouvelles cavalcades par les cols reculés du Lesotho, je squatte la maison d'amis sur les hauteurs de Somerset West. A 180°, d'est en ouest, on jouit des contreforts du Kogelberg, des moutonnements de False Bay et de la péninsule du Cap pour finir par le mauvais profil de Table Mountain. La résidence protégée est posée au milieu des vignes mais le soir, au lointain pied de La Table, des mâts élevés équipés de lampes au magnésium éclairent un territoire immense -grand comme plus de cent terrains de rugby. C'est Khayelitsha, un des grands townships qui assiègent Le Cap. On pense au titre de Troy Blacklaws, Un monde beau, fou et cruel.
*
Somerset College est sorti des vignes il y a quinze ans par la grâce (?) de fonds privés alarmés par la baisse soudaine du niveau d'éducation et de formation. C'est un ensemble de petits bâtiments de style Cape Dutch abritant, outre les salles de classe pour 1200 élèves, une bibliothèque, des salles d'informatique, un auditorium, une chapelle, des salles et terrains de sports et trois piscines. Le matin, c'est une lente procession de voitures, le prix de certaines avoisinant le salaire d'une demi-vie de travail d'un des gardiens postés à l'entrée. Thandie dont le prénom xhosa sied à la blondeur va passer ici une douzaine d'année jusqu'à l'équivalent du baccalauréat. Les frais de scolarité coûtent déjà chaque année six mois de salaire d'un technicien qualifié et croissent avec l'âge. Il y a de plus en plus d'enfants noirs et coloured dont des enfants de fonctionnaires. Dans le monde d'avant, le sésame pour accéder à l'instruction était la pigmentation de la peau, c'est désormais l'argent. Le monde reste à changer. Aparté sur les cantines : à Somerset College, les frais de scolarité sont élevés mais il n'y a pas de cantine, chacun amène son déjeuner, au Togo, les frais sont faibles et il n'y a pas de cantine alors que ce serait souvent le seul repas équilibré de la journée, en France, les frais sont faibles et on tient presque cantine ouverte.
*
Je déjeune, solitaire, dans un restaurant désert réputé pour ses sushis. Ce qui devait arriver arrive: un minibus déverse un groupe de touristes japonaises qui se régaleront, à la fourchette, de pizzas et de frites.
*
Nous ne possédons pas les objets, ce sont eux qui nous possèdent. Depuis la reprise en main, la voiture avait un air de petit navire, tangage lors des accélérations et des freinages, roulis dans les virages. Verdict : suspensions hors-service (à 53000 kilomètres!). Land Rover insinue que je les aurais martyrisées. Et puis quoi encore !? On n'est pas en Twingo ! Après quatre jours de préparation, il faut donc en attendre cinq autres pour obtenir des amortisseurs neufs. Le crapahut au Lesotho, sinon compromis, en sera écourté d'autant. M'en vais passer le week-end, en bateau donc, dans le Massif du Cederberg en espérant ne pas trop ramer. Il y a pire lot de consolation.
*
L'Avenir, Mon Destin, Joie de vivre, quelques noms de domaines viticoles de la Route des vins. Optimisme et résilience des français arrivés ici fuyant, déjà, des guerres de religions.
*
Vignes et oliveraies laissent place aux chaumes des blés fraîchement battus puis, viennent les moutons et plus tard les rapaces. Le vent venu d'Antarctique ondule la mer de graminées sur les bas côtés, accentuant l'impression de flottement. Les collines s'écrasent face aux premiers contreforts du Cederberg et l'entrée du défilé est bloquée par un sit-in de babouins au milieu de la route, sentinelles ou douaniers. Dans les montagnes russes du massif l'odyssée prend des allures de Pourquoi Pas en Mer d'Irlande, ça enfourne et ça cabre. La suspension du voyage ne vaut rien à celles de la voiture.
American Diner's English translation pending
Lors de l’étude de l’avant projet de notre voyage dans le Nord Est, je suis tombé sur le site ci-dessous qui ne semble plus accessible depuis peu (début février 2015). Il existe malgré tout un compte facebook.
http://www.roadsideonline.com/ https://www.facebook.com/RoadsideOnline
Sachant que la Nouvelle Angleterre connait la plus grande concentration des Etats Unis de ce type d’établissements de restauration typiquement américain, il ne m’en a pas fallu plus pour essayer d’inclure ceux-ci dans mon road book et d’y consacrer un peu de temps et dans les préparatifs et dans leur visite.
Il en existe même qui sont inscrits « landsmark registred » (classé aux monuments historiques).
Donc voici un post spécifique à ceux visités durant notre périple.
Pour ceux qui veulent faire des connaissances et échanger avec les américains c’est un lieu de prédilection, les propriétaires, employés, ou clients sont toujours prêt a entamer la conversation, ou à parler de leur établissement.
Carte d'une partie d'entre eux en Nouvelle Angleterre

Première rencontre dans le city market de Philly

L’intérieur d'un diner sans charme extérieur à Princeton NJ

Premier Diner rencontré par hasard MillBrook NY 3266 Franklin Ave, Millbrook, NY 12545, États-Unis+1 845-677-5319


A Brattelboro VT 487 Marlboro Rd, West Brattleboro, VT 05301, États-Unis http://www.chelsearoyaldiner.com/


A Bennington VT 314 North St, Bennington, VT 05201, États-Unis+1 802-442-5140


A Burlington VT 189 Bank St, Burlington, VT 05401, États-Unis+1 802-497-1668 http://www.cortijovt.com/

http://www.roadsideonline.com/ https://www.facebook.com/RoadsideOnline
Sachant que la Nouvelle Angleterre connait la plus grande concentration des Etats Unis de ce type d’établissements de restauration typiquement américain, il ne m’en a pas fallu plus pour essayer d’inclure ceux-ci dans mon road book et d’y consacrer un peu de temps et dans les préparatifs et dans leur visite.
Il en existe même qui sont inscrits « landsmark registred » (classé aux monuments historiques).
Donc voici un post spécifique à ceux visités durant notre périple.
Pour ceux qui veulent faire des connaissances et échanger avec les américains c’est un lieu de prédilection, les propriétaires, employés, ou clients sont toujours prêt a entamer la conversation, ou à parler de leur établissement.
Carte d'une partie d'entre eux en Nouvelle Angleterre

Première rencontre dans le city market de Philly

L’intérieur d'un diner sans charme extérieur à Princeton NJ

Premier Diner rencontré par hasard MillBrook NY 3266 Franklin Ave, Millbrook, NY 12545, États-Unis+1 845-677-5319


A Brattelboro VT 487 Marlboro Rd, West Brattleboro, VT 05301, États-Unis http://www.chelsearoyaldiner.com/


A Bennington VT 314 North St, Bennington, VT 05201, États-Unis+1 802-442-5140


A Burlington VT 189 Bank St, Burlington, VT 05401, États-Unis+1 802-497-1668 http://www.cortijovt.com/

Calendrier des départs en croisière des membres VF 2016 English translation pending
Mise à jour N°1 –CALENDRIER DES DEPARTS EN CROISIEREVF 2016
AVIS aux membres VF : ne jamais citer unemise à jour !!! Cela créé uneconfusion pour tous les membres !!!
· Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! · Echangez vos infos en MP et pas sur ce post SVP merci !!! · Mais vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr enrespectant au possible le format du calendrier lors de votre inscription (date–pseudo (nationalité) / compagnie + nom du bateau / nombre de jours / secteur dela croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter letravail !!!
Dernières Informations: Ø -Total actuel de croisières/membres = 1 !!! Ø – 1 nouvelle(s) information(s) en gras dans la liste (N’hésitez pas àéchanger vos infos) !!!
JANVIER (1 Croisière(s)de membre(s)
7 - Anisetoile (FR) / COSTA Luminosa / 108 jours / Tour du monde (Marseille)
· Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! · Echangez vos infos en MP et pas sur ce post SVP merci !!! · Mais vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr enrespectant au possible le format du calendrier lors de votre inscription (date–pseudo (nationalité) / compagnie + nom du bateau / nombre de jours / secteur dela croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter letravail !!!
Dernières Informations: Ø -Total actuel de croisières/membres = 1 !!! Ø – 1 nouvelle(s) information(s) en gras dans la liste (N’hésitez pas àéchanger vos infos) !!!
JANVIER (1 Croisière(s)de membre(s)
7 - Anisetoile (FR) / COSTA Luminosa / 108 jours / Tour du monde (Marseille)
Discussion autour du concours photo février 2015 "Une photo qui donne envie de changer le monde" English translation pending
Les questions, les coups de gueule et les délires autour du concours photo de février 2015 : «Une photo qui donne envie de changer le monde» ;
c'est bien ici !
🙂
Pour participer au concours; c'est par ici
Le diaporama des photos proposées se trouve : là
🙂
Pour participer au concours; c'est par ici
Le diaporama des photos proposées se trouve : là
Empreinte d'Ailleurs (Laos) English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de refaire mon site de photographie http://www.empreintedailleurs.com/ avec une grande section Voyage.
Elle va bientôt être étoffée, la dernière galerie en date, celle du Laos http://www.empreintedailleurs.com/voyage/asie/laos-photographie-voyage/

Si vous passez y faire un tour n’hésitez pas à me donner vos impressions. En espérant qu’elle vous fasse un peu voyager avec moi :)

Si vous passez y faire un tour n’hésitez pas à me donner vos impressions. En espérant qu’elle vous fasse un peu voyager avec moi :)
Préparation d'un premier voyage, au Kenya English translation pending
bonjour à tous
je suis un peu perdu dans la préparation de ce premier voyage (janvier 2016) surtout pour trouver un safari (cadeau d'anniversaire pour mon mari)
alors ma première question concerne les nombreux guides ou agences qui sont pour vous les plus fiables ? , afin que je puisse faire un premier tri et avoir une idée plus précise du cout pour un safari privé
merci pour vos réponses
Français, Charlie Hebdo, tristesse English translation pending
Bonjour à tous,
Une pensée très émue aux familles des personnes décédés hier dans l'attentat. Une pensée à ceux qui ont vu et sont toujours là mais dont la violence de la situation a brisé leur vie à tout jamais. Une pensée à ceux qui sont morts dans cet attentat et ne reviendront plus . Une pensée à ceux qui subissent du racisme tous les jours. Une pensée pour toutes ces personnes qui font parti de ces sectes religieuses et religions "établies"et souffrent sans même s'en rendre compte. A la souffrance des minorités qui seront toujours persécutées partout et encore et encore. A ceux qui ne savent pas dire non . A ceux qui n'ont jamais lu une bonne biographie de Gandhi. A tous les journalistes .
La politique et la religion , on en a plus besoin . Ras le bol .
Je suis libre et je pense ce que je veux , mais je ne fais pas n'importe quoi .
Bravo , merci et bon voyage là haut à ceux qui sont partis.
Et vous que pensez vous de Charlie hebdo et de cet attentat ?
Une pensée très émue aux familles des personnes décédés hier dans l'attentat. Une pensée à ceux qui ont vu et sont toujours là mais dont la violence de la situation a brisé leur vie à tout jamais. Une pensée à ceux qui sont morts dans cet attentat et ne reviendront plus . Une pensée à ceux qui subissent du racisme tous les jours. Une pensée pour toutes ces personnes qui font parti de ces sectes religieuses et religions "établies"et souffrent sans même s'en rendre compte. A la souffrance des minorités qui seront toujours persécutées partout et encore et encore. A ceux qui ne savent pas dire non . A ceux qui n'ont jamais lu une bonne biographie de Gandhi. A tous les journalistes .
La politique et la religion , on en a plus besoin . Ras le bol .
Je suis libre et je pense ce que je veux , mais je ne fais pas n'importe quoi .
Bravo , merci et bon voyage là haut à ceux qui sont partis.
Et vous que pensez vous de Charlie hebdo et de cet attentat ?
Droit au Sud: la Namibie! English translation pending
Bonjour à tous et bonne année voyageuse !
J'ai laissé passer cette dure période des fêtes et j'ai attendu patiemment que vous ayez repris vos esprits pour vous soumettre toutes une série de questions concernant notre prochain voyage !
C'est décidé, la prochaine destination est donc la Namibie ! Nous sommes une brochette de 4 seniors voyageant ensemble depuis plus de 20 ans. A nouveau nous avons choisi de nous débrouiller, mais tout sera relatif puisque Tourmaline s'est chargé du plus gros ! Voilà notre circuit : Windhoek - Mariental - Sessriem 2 nuits- Naukluft - Walvis Bay 2 nuits - Brandberg - Palmwag - Etosha 3 nuits- Rundu - Shakawe - Guma Lagoon 2 nuits - Bagani - Kongola - Kasane 2 nuits - Victoria Falls et départ
circuit somme toute assez classique en 21 j sur place location d'un 4x4 à 4 pas de camping vu notre "grand âge" (je suis la jeunette du groupe 😉) les lodges sont réservés !
Les billets d'avion sont pris entre le 7 et le 30 septembre prochain
Je m'attelle maintenant à remplir nos journées tout en sachant que nous serons pas mal sur les routes/pistes et je commence à me poser pas mal de questions. Je précise que depuis deux mois j'ai lu pratiquement tous vos derniers carnets, suivi ce fil de discussions et déjà j'ai eu pas mal de réponses...
- où puis-je espérer voir au moins un arbre à carquois sans descendre au sud ? et des arbres bouteille ? - en général peut-on marcher un peu autour des lodges ? - Desert Camp est-il ds le parc à Sessriem ? - aurais-je le tps de passer au Spitzkoppe en quittant la côte vers White Lady lodge ? - Si je vois assez d'otaries à Walvis Bay je peux faire l'impasse sur Cap Cross ? - plutôt White Lady ou Twylfontain... ou les deux ? - doit-on payer l'entrée des parcs à chaque passage ou y-a-t-il possibilité de prendre des pass de plusieurs jours ? - pouvez-vous me conseiller sur l'achat d'un livre sur les animaux et les oiseaux en Namibie ? (pas trop volumineux !)
C'est un peu en vrac ! il y en aura certainement d'autres.... Un grand merci déjà à ceux qui auront la patience de me répondre !
J'ai laissé passer cette dure période des fêtes et j'ai attendu patiemment que vous ayez repris vos esprits pour vous soumettre toutes une série de questions concernant notre prochain voyage !
C'est décidé, la prochaine destination est donc la Namibie ! Nous sommes une brochette de 4 seniors voyageant ensemble depuis plus de 20 ans. A nouveau nous avons choisi de nous débrouiller, mais tout sera relatif puisque Tourmaline s'est chargé du plus gros ! Voilà notre circuit : Windhoek - Mariental - Sessriem 2 nuits- Naukluft - Walvis Bay 2 nuits - Brandberg - Palmwag - Etosha 3 nuits- Rundu - Shakawe - Guma Lagoon 2 nuits - Bagani - Kongola - Kasane 2 nuits - Victoria Falls et départ
circuit somme toute assez classique en 21 j sur place location d'un 4x4 à 4 pas de camping vu notre "grand âge" (je suis la jeunette du groupe 😉) les lodges sont réservés !
Les billets d'avion sont pris entre le 7 et le 30 septembre prochain
Je m'attelle maintenant à remplir nos journées tout en sachant que nous serons pas mal sur les routes/pistes et je commence à me poser pas mal de questions. Je précise que depuis deux mois j'ai lu pratiquement tous vos derniers carnets, suivi ce fil de discussions et déjà j'ai eu pas mal de réponses...
- où puis-je espérer voir au moins un arbre à carquois sans descendre au sud ? et des arbres bouteille ? - en général peut-on marcher un peu autour des lodges ? - Desert Camp est-il ds le parc à Sessriem ? - aurais-je le tps de passer au Spitzkoppe en quittant la côte vers White Lady lodge ? - Si je vois assez d'otaries à Walvis Bay je peux faire l'impasse sur Cap Cross ? - plutôt White Lady ou Twylfontain... ou les deux ? - doit-on payer l'entrée des parcs à chaque passage ou y-a-t-il possibilité de prendre des pass de plusieurs jours ? - pouvez-vous me conseiller sur l'achat d'un livre sur les animaux et les oiseaux en Namibie ? (pas trop volumineux !)
C'est un peu en vrac ! il y en aura certainement d'autres.... Un grand merci déjà à ceux qui auront la patience de me répondre !
Retour d'une semaine en Martinique English translation pending
Voilà après une semaine (du 25 Décembre au 01 Janvier) sous le soleil de la Martinique, nous voici de retour sous la neige montréalaise!!
J'avais promis la réalisation d'un carnet de voyage à mon retour alors chose promise, chose due le voici!! C'est pour moi une grande première alors soyez indulgents 😊
Avant de commencer je voudrais remercier Madikera pour son aide précieuse quand à la réussite de cette semaine de vacances....Merci à toi Madikera😉
Jeudi 25 Décembre (Jour 1) : Montréal-Fort de France
Il est 03h00, le réveil nous rappelle que c'est aujourd'hui que nous filons vers le Sud (comme bien des québécois à cette période!). Le réveil est un peu dur mais la motivation de quitter Montréal et de découvrir la Martinique prend rapidement le dessus!! A 4h30 nous fermons la maison et filons vers l'aéroport. Il pleut et le thermomètre indique +7 degrés...Plutôt exceptionnel un 25 Décembre...L'avion décolle à l'heure et après 5 heures de vol nous ''débarquons'' à Fort de France où la température est de +27 degrés 😎. Dans le Hall ''Arrivée'' un martiniquais très sympa nous attend pour nous emmener à quelques km de l'aéroport pour récupérer notre voiture de location (Doudou Location Martinique gérée par Annie). Annie nous reçoit comme des amis, les formalités ''administratives'' se font dans une ambiance très décontractée, les conseils avisés d'Annie sont notés..bref un ''bon plan'' pour louer une voiture en Martinique! Nous voici donc aux ''commandes'' de notre titinne pour une semaine.
Il est temps de rejoindre le gîte que nous avons loué aux Anses d'Arlet. Après une trentaine de mn de route nous arrivons devant notre gîte. Les propriétaires nous attendent avec un petit pot de bienvenue (Punch, patés antillais maison, boudin créole...), bref un accueil parfait 😉
Nous nous installons tranquillement, profitons de la vue depuis la terrasse puis décidons de descendre pour voir un peu la plage.
L e soleil se couche lorsque nous remontons au gîte, et la fatigue du voyage prend rapidement le dessus...ce soir nous dormirons sous la chaleur des tropiques 😇
Avant de commencer je voudrais remercier Madikera pour son aide précieuse quand à la réussite de cette semaine de vacances....Merci à toi Madikera😉
Jeudi 25 Décembre (Jour 1) : Montréal-Fort de France
Il est 03h00, le réveil nous rappelle que c'est aujourd'hui que nous filons vers le Sud (comme bien des québécois à cette période!). Le réveil est un peu dur mais la motivation de quitter Montréal et de découvrir la Martinique prend rapidement le dessus!! A 4h30 nous fermons la maison et filons vers l'aéroport. Il pleut et le thermomètre indique +7 degrés...Plutôt exceptionnel un 25 Décembre...L'avion décolle à l'heure et après 5 heures de vol nous ''débarquons'' à Fort de France où la température est de +27 degrés 😎. Dans le Hall ''Arrivée'' un martiniquais très sympa nous attend pour nous emmener à quelques km de l'aéroport pour récupérer notre voiture de location (Doudou Location Martinique gérée par Annie). Annie nous reçoit comme des amis, les formalités ''administratives'' se font dans une ambiance très décontractée, les conseils avisés d'Annie sont notés..bref un ''bon plan'' pour louer une voiture en Martinique! Nous voici donc aux ''commandes'' de notre titinne pour une semaine.
Il est temps de rejoindre le gîte que nous avons loué aux Anses d'Arlet. Après une trentaine de mn de route nous arrivons devant notre gîte. Les propriétaires nous attendent avec un petit pot de bienvenue (Punch, patés antillais maison, boudin créole...), bref un accueil parfait 😉
Nous nous installons tranquillement, profitons de la vue depuis la terrasse puis décidons de descendre pour voir un peu la plage.
L e soleil se couche lorsque nous remontons au gîte, et la fatigue du voyage prend rapidement le dessus...ce soir nous dormirons sous la chaleur des tropiques 😇De Pointe-à-Pitre vers Terre-de-Bas (aux Saintes) English translation pending
Bonjour,
Je souhaite aller à Terre du Bas. Mon vol arriverait à Pointe à Pitre de Montréal vers 14:30.
Suis-je mieux de prendre une navette (terrestre ou le bus) de l'aéroport de PAP jusqu'à Trois-Rivières et ensuite prendre le bateau de Trois-Rivières à Terre du Bas?
Ou, prendre une navette de la gare maritime de Bergevin vers Terre du Bas ?
Combien ça pourrait me coûter ?
Merci !
Je souhaite aller à Terre du Bas. Mon vol arriverait à Pointe à Pitre de Montréal vers 14:30.
Suis-je mieux de prendre une navette (terrestre ou le bus) de l'aéroport de PAP jusqu'à Trois-Rivières et ensuite prendre le bateau de Trois-Rivières à Terre du Bas?
Ou, prendre une navette de la gare maritime de Bergevin vers Terre du Bas ?
Combien ça pourrait me coûter ?
Merci !
Rester une semaine pour visiter Venise? English translation pending
joyeuses fetes a tout le monde
j avais une discussion hier sur venise je disais que j aimerais passer 1 sem a venise
et pour visiter les villes avoisinantes on me disais que venise est trop chere pour passer 1 sem
que seul pour le midi pour manger 2 sandwichs 2 jus ++ cela avait coute 45 euros
que pensez vous ? est ce que aussi ca vaut la peine de rester 1 sem pour visiter
parce que je trouve que rester dans une ville 2 3 jours on as pas le temps de rien voir
et on me dis que ca ne sent pas tres bon la bas
j avais une discussion hier sur venise je disais que j aimerais passer 1 sem a venise
et pour visiter les villes avoisinantes on me disais que venise est trop chere pour passer 1 sem
que seul pour le midi pour manger 2 sandwichs 2 jus ++ cela avait coute 45 euros
que pensez vous ? est ce que aussi ca vaut la peine de rester 1 sem pour visiter
parce que je trouve que rester dans une ville 2 3 jours on as pas le temps de rien voir
et on me dis que ca ne sent pas tres bon la bas
Des scènes icôniques de l'Ouest américain que vous ne verrez guère en été English translation pending
bonjour ,
dans son carnet Zitounet raconte comment il a dû contourner une grille encombrée de touffes roulantes quelque part du côté de Carrizo Plain
il y derrière ces touffes plus à dire qu'il n'y paraît sur l'Ouest américain ….
ce qui m'a amené à la petite disgression suivante....
le vrai nom de cette plante encombrante est '' chardon russe'' ou ''Russian thistle''
on le connaît surtout sous le nom de tumbleweed , nom qu'il acquiert en mourant sous l'effet du gel et se desséchant à cause précisément de son comportement caractéristique sous les rafales de vent. Cette plante comme la vache et le cochon change de nom en mourant !
la saison du tumbleweed s'étale donc depuis les gelées d'automne qui fragilisent le chardon à sa base jusqu'au début du printemps souvent période de forts vents comme dans la vallée du Rio Grande, même si on peut évidemment, comme Zitounet, trouver toute l'année une certaine population issue de la saison précédente
on en voit souvent dans les Westerns mais attention ! si ledit Western est censé se dérouler dans les années 1870..... c'est un anachronisme car à ce moment là le '' Russian thistle'' n'avait pas encore envahi le Sud Ouest. C'est dit-on par accident qu'il aurait éte importé de Russie ou d'Ukraine dans des envois de graines de lin. En deux ou trois décennies il avait pratiquement envahi tout le sud ouest ...
un cas d'école de plante invasive , à vrai dire bien pire cette infâme variété d' Ambroisie qui elle a migré en sens inverse, c'est à dire d'Amérique en Europe!
la première association d' idée qui survient c'est donc celle duWestern et du cinéma hollywodien de manière plus générale tant il est vrai que dans notre imaginaire collectif certaines images du ''Old West''sont d'abord étroitement liées au cinéma et que c'est le cinéma qui sert initialement de repère la première fois qu'on les rencontre dans la réalité
et c'est peu dire que le thème du thumbleweed a été souvent exploité pour planter un décor et instiller une atmosphère
jugeons en par cette compilation :
A supercut of tumbleweeds in movies
le thème , oû en tous cas le concept de liberté et la culture cow boy auxquels il fait référence , a même été utilisé, autre consécration, par le cinéma plusieurs fois ( Tumbleweed), la bande dessinée (Tumbleweeds).
et le dessin ( Tumbleweed Cartoons)
ou ''mon beau sapin roi des forêts que j'aime ta parure'' version cow boy
qui est ma préférence.... pour l'humour
tout çà pour dire la place incontournable qu'occupe dans l'Ouest ce que l'on appelle aussi au Canada le Virevoltant selon Le grand dictionnaire terminologique
difficile de faire plus iconique !
pour ce qui me concerne je garde encore le souvenir d'une nuit passée dans un petit motel familial en bordure du désert, un peu délabré, juste un peu, pas trop.... juste ce qu'il fallait pour bien sentir le décor.... Il y a bien longtemps. C'était la fin de l'hiver, en pleine saison du tumbleweed , le vent était fort. Il fallait lutter pour empêcher que les boules n'envahissent la chambre chaque fois qu'on en ouvrait la porte.
dehors sous le ciel clair et la lune presque pleine les ombres bondissantes , le bruit du vent donnaient un spectacle fantasmagorique, un vrai sabbat ... vous auriez pensé, en tous cas moi çà m'a fait pensé, à Une nuit sur le mont chauve
de l'intérieur on les entendait voler, le vent sifflant entre leurs rameaux... on les entendait tambouriner, rebondir sur la porte et la fenêtre, sur le toit de ''shingles'' et grincer de manière surnaturelle sur la citerne métallique proche . Comme je disais une vraie sarabande de sorcières!
et bien la première chose qui m'a traversé la tête c'était quelque chose comme '' on se croirait au cinéma''
si j'avais été metteur en scène j'aurais bien vu un épisode...quelque chose comme dans Les mystères de l'Ouest des années 60/70 : ''The night of the tumbleweeed''
brr...
bien plus tard quelqu'un a eu a eu un peu la même idée dans cette widely viewed video
probablement que tous ces tumbleweeds bondissants se rendaient aussi à une sorte de Sabbat mais dommage que l'auteur n'ait pas pensé à mettre la musique de Moussorgski en bande sonore!
bref....
ce qui est sûr c'est que le tumbleweed à une fâcheuse tendance à s'accumuler en tas et amas étroitement imbriqués et énormes
pour en être convaincus il suffit de jeter un coup d'oeil à TUMBLEWEED PILE UP
et dans l'histoire récente on trouve un certain nombre de situations abracadabrantesques ... .
de temps en temps, à la suite d'une tempête venteuse, une petiteville est littéralement envahie .... et une fois au moins en novembre 1989 au Dakota du Sud on a envisagé de faire appel au Génie Militaire ( US Army Corps of Engineers) les empilements atteignant jusqu'à 5 mètres de haut!!
hard to believe !..
auparavant on lisait çà dans les journeaux
Town Digs Out From Tumbleweed Invasion - New York Times
Weed All About It! Tumbleweeds Invade South Dakota Town..
maintenant on le voit en videos, comme en janvier dernier au Nouveau Mexique :
Tumbleweeds bury Clovis homes
'Tumbleweed Invasion 2014':Tumbleweedsbury New
et au printemps au Colorado :
Tumbleweed explosion wreaking havoc in SoutheasternColorado
mais comment un truc pareil peut-il arriver …😮
l'assaut des tumbleweeds ...çà peut ressembler tout simplement à çà .....
Tumblewee dInvasion
les clôtures de 1.5 m en bord de route ont vite été submergées... heureusement d'ailleurs sinon c'est la route qui aurait été coupée
mais en dépit de ses assauts saisonniers je ne pense pas que le tumbleweed puisse percer un pneu...
certains cactus... aucun doute, çà m'est arrivé à deux ou trois reprises, en hors piste, même avec un 4x4 et ses pneus à relief
mais les piquants du tumbleweed désséché çà me parait douteux, j'en ai manipulé à plusieurs reprises, pour dégager un accès, sans trop y prêter attention, alors que des cactus... je crois que j'en aurais gardé un souvenir plus... piquant🏴☠️
en fait ce sont surtout les terminaisons en épines des feuilles à la floraison, en phase '' thistle'' c'est à dire en été, qui me paraissaient ''piquantes''
d'ailleurs si l' affaire était si redoutable les gens de Chandler AZ n'en feraient pas des tumbleweed christmas tree ..et ceux d'Albuquerque des tumbleweed snowman
comme le détaille cet article du début du mois :
If our tumbleweed snowman could talk
oû je ne sais quoi encore... des coiffures, toutes sortes de tumbleweed décorations
limitées seulement par l'imagination
Mais ce truc encombrant , de temps en temps terrifiant, détourné en objets sympathiques peut aussi être redoutable pour d'autres raisons : outre qu'il envahit tout, sur pied et une fois mort, il s'enflammme comme de l'amadou et un fois enflammé peut disperser le feu alentours à toute vitesse ( voir aussi certains Westerns quand les Indiens allument un feu de prairie pour contrer la cavalerie ...à moins que ce soit l'inverse?
….fût un temps on trouvait d'ailleurs des allume-feu qui utilisaient le nom pour vanter leur efficacité
ce qui explique pourquoi à Chandler quand on prépare l'arbre de Noël avec des milliers de tumbleweeds on l'enduit généreusement d'un ignifuge liquide au vaporisateur
sinon... voici ce qui pourrait arriver :
à la fin de l'hiver les pompiers du Colorado démarrèrent un ''feu maitrisé'' justement pour se débarrasser de tumbleweeds trop envahissants... mais le vent tourna brutalement et une sorte de '' fire devil'' un peu l'équivalent d'un ''dust devil'' mais de feu et non de poussière éclata.... entraînant dans une danse infernale des centaines de buissons plus ou mois enflammés qui dispersèrent le feu quelque peu au delà de la zône prévue..
Tumbleweed Fire Tornado
à défaut du feu, plutôt contraignant et pas toujours utilisable, certains modifient un engin agricole d'occasion afin d'en faire un
tumbleweed eater
comme ici :
Tumbleweed machine unveiled in El Paso County : News
mais le plus drôle de cette disgression culturelle est pour la fin :
… ou comment vendre à la pièce, dans le monde entier, quelque chose qui est ailleurs considéré comme un saleté et détruit par pleins camions avec l'aide des dollars du contribuable
une jeune femme du Kansas, agent immobilier, voulant apprendre à se servir d'un website et ayant l'esprit blagueur a imaginé une activité virtuelle , la culture du tumbleweed ! .
Elle a donc simulé une plantation, simulé une récolte avec des amis, des tracteurs prêtés et des tumbleweeds ramassés dans la plaine à en remplir un pickup et a créé : Prairie Tumbleweed Farm
À sa grande surprise deux semaines plus tard elle a commencé à recevoir des réponses et elle gagne maintenant sa vie en expédiant de par le pays et même de par le monde des tumbleweeds ramassés le long des clôtures des plainesde sa région par sa famille
Les Japonais en seraient friands d'oû la version dans leur langue
Ce qui est résumé ici:
Windfall Profits – Businessweek
Et si vous comprenez assez bien l' américain du Kansas vous pourrez écouter l'histoire incroyable de cette entreprise de la voix de sa créatrice lors d'un entretien téléphonique il y a trois ans but you MUST listen to the whole thing.
Soyez le premier Français à commander votre tumbleweed … mais c'est peut-être un peu tard pour Noël
….that's all folks 😛!
dans son carnet Zitounet raconte comment il a dû contourner une grille encombrée de touffes roulantes quelque part du côté de Carrizo Plain
il y derrière ces touffes plus à dire qu'il n'y paraît sur l'Ouest américain ….
ce qui m'a amené à la petite disgression suivante....
le vrai nom de cette plante encombrante est '' chardon russe'' ou ''Russian thistle''
on le connaît surtout sous le nom de tumbleweed , nom qu'il acquiert en mourant sous l'effet du gel et se desséchant à cause précisément de son comportement caractéristique sous les rafales de vent. Cette plante comme la vache et le cochon change de nom en mourant !
la saison du tumbleweed s'étale donc depuis les gelées d'automne qui fragilisent le chardon à sa base jusqu'au début du printemps souvent période de forts vents comme dans la vallée du Rio Grande, même si on peut évidemment, comme Zitounet, trouver toute l'année une certaine population issue de la saison précédente
on en voit souvent dans les Westerns mais attention ! si ledit Western est censé se dérouler dans les années 1870..... c'est un anachronisme car à ce moment là le '' Russian thistle'' n'avait pas encore envahi le Sud Ouest. C'est dit-on par accident qu'il aurait éte importé de Russie ou d'Ukraine dans des envois de graines de lin. En deux ou trois décennies il avait pratiquement envahi tout le sud ouest ...
un cas d'école de plante invasive , à vrai dire bien pire cette infâme variété d' Ambroisie qui elle a migré en sens inverse, c'est à dire d'Amérique en Europe!
la première association d' idée qui survient c'est donc celle duWestern et du cinéma hollywodien de manière plus générale tant il est vrai que dans notre imaginaire collectif certaines images du ''Old West''sont d'abord étroitement liées au cinéma et que c'est le cinéma qui sert initialement de repère la première fois qu'on les rencontre dans la réalité
et c'est peu dire que le thème du thumbleweed a été souvent exploité pour planter un décor et instiller une atmosphère
jugeons en par cette compilation :
A supercut of tumbleweeds in movies
le thème , oû en tous cas le concept de liberté et la culture cow boy auxquels il fait référence , a même été utilisé, autre consécration, par le cinéma plusieurs fois ( Tumbleweed), la bande dessinée (Tumbleweeds).
et le dessin ( Tumbleweed Cartoons)
ou ''mon beau sapin roi des forêts que j'aime ta parure'' version cow boy
qui est ma préférence.... pour l'humour
tout çà pour dire la place incontournable qu'occupe dans l'Ouest ce que l'on appelle aussi au Canada le Virevoltant selon Le grand dictionnaire terminologique
difficile de faire plus iconique !
pour ce qui me concerne je garde encore le souvenir d'une nuit passée dans un petit motel familial en bordure du désert, un peu délabré, juste un peu, pas trop.... juste ce qu'il fallait pour bien sentir le décor.... Il y a bien longtemps. C'était la fin de l'hiver, en pleine saison du tumbleweed , le vent était fort. Il fallait lutter pour empêcher que les boules n'envahissent la chambre chaque fois qu'on en ouvrait la porte.
dehors sous le ciel clair et la lune presque pleine les ombres bondissantes , le bruit du vent donnaient un spectacle fantasmagorique, un vrai sabbat ... vous auriez pensé, en tous cas moi çà m'a fait pensé, à Une nuit sur le mont chauve
de l'intérieur on les entendait voler, le vent sifflant entre leurs rameaux... on les entendait tambouriner, rebondir sur la porte et la fenêtre, sur le toit de ''shingles'' et grincer de manière surnaturelle sur la citerne métallique proche . Comme je disais une vraie sarabande de sorcières!
et bien la première chose qui m'a traversé la tête c'était quelque chose comme '' on se croirait au cinéma''
si j'avais été metteur en scène j'aurais bien vu un épisode...quelque chose comme dans Les mystères de l'Ouest des années 60/70 : ''The night of the tumbleweeed''
brr...
bien plus tard quelqu'un a eu a eu un peu la même idée dans cette widely viewed video
probablement que tous ces tumbleweeds bondissants se rendaient aussi à une sorte de Sabbat mais dommage que l'auteur n'ait pas pensé à mettre la musique de Moussorgski en bande sonore!
bref....
ce qui est sûr c'est que le tumbleweed à une fâcheuse tendance à s'accumuler en tas et amas étroitement imbriqués et énormes
pour en être convaincus il suffit de jeter un coup d'oeil à TUMBLEWEED PILE UP
et dans l'histoire récente on trouve un certain nombre de situations abracadabrantesques ... .
de temps en temps, à la suite d'une tempête venteuse, une petiteville est littéralement envahie .... et une fois au moins en novembre 1989 au Dakota du Sud on a envisagé de faire appel au Génie Militaire ( US Army Corps of Engineers) les empilements atteignant jusqu'à 5 mètres de haut!!
hard to believe !..
auparavant on lisait çà dans les journeaux
Town Digs Out From Tumbleweed Invasion - New York Times
Weed All About It! Tumbleweeds Invade South Dakota Town..
maintenant on le voit en videos, comme en janvier dernier au Nouveau Mexique :
Tumbleweeds bury Clovis homes
'Tumbleweed Invasion 2014':Tumbleweedsbury New
et au printemps au Colorado :
Tumbleweed explosion wreaking havoc in SoutheasternColorado
mais comment un truc pareil peut-il arriver …😮
l'assaut des tumbleweeds ...çà peut ressembler tout simplement à çà .....
Tumblewee dInvasion
les clôtures de 1.5 m en bord de route ont vite été submergées... heureusement d'ailleurs sinon c'est la route qui aurait été coupée
mais en dépit de ses assauts saisonniers je ne pense pas que le tumbleweed puisse percer un pneu...
certains cactus... aucun doute, çà m'est arrivé à deux ou trois reprises, en hors piste, même avec un 4x4 et ses pneus à relief
mais les piquants du tumbleweed désséché çà me parait douteux, j'en ai manipulé à plusieurs reprises, pour dégager un accès, sans trop y prêter attention, alors que des cactus... je crois que j'en aurais gardé un souvenir plus... piquant🏴☠️
en fait ce sont surtout les terminaisons en épines des feuilles à la floraison, en phase '' thistle'' c'est à dire en été, qui me paraissaient ''piquantes''
d'ailleurs si l' affaire était si redoutable les gens de Chandler AZ n'en feraient pas des tumbleweed christmas tree ..et ceux d'Albuquerque des tumbleweed snowman
comme le détaille cet article du début du mois :
If our tumbleweed snowman could talk
oû je ne sais quoi encore... des coiffures, toutes sortes de tumbleweed décorations
limitées seulement par l'imagination
Mais ce truc encombrant , de temps en temps terrifiant, détourné en objets sympathiques peut aussi être redoutable pour d'autres raisons : outre qu'il envahit tout, sur pied et une fois mort, il s'enflammme comme de l'amadou et un fois enflammé peut disperser le feu alentours à toute vitesse ( voir aussi certains Westerns quand les Indiens allument un feu de prairie pour contrer la cavalerie ...à moins que ce soit l'inverse?
….fût un temps on trouvait d'ailleurs des allume-feu qui utilisaient le nom pour vanter leur efficacité
ce qui explique pourquoi à Chandler quand on prépare l'arbre de Noël avec des milliers de tumbleweeds on l'enduit généreusement d'un ignifuge liquide au vaporisateur
sinon... voici ce qui pourrait arriver :
à la fin de l'hiver les pompiers du Colorado démarrèrent un ''feu maitrisé'' justement pour se débarrasser de tumbleweeds trop envahissants... mais le vent tourna brutalement et une sorte de '' fire devil'' un peu l'équivalent d'un ''dust devil'' mais de feu et non de poussière éclata.... entraînant dans une danse infernale des centaines de buissons plus ou mois enflammés qui dispersèrent le feu quelque peu au delà de la zône prévue..
Tumbleweed Fire Tornado
à défaut du feu, plutôt contraignant et pas toujours utilisable, certains modifient un engin agricole d'occasion afin d'en faire un
tumbleweed eater
comme ici :
Tumbleweed machine unveiled in El Paso County : News
mais le plus drôle de cette disgression culturelle est pour la fin :
… ou comment vendre à la pièce, dans le monde entier, quelque chose qui est ailleurs considéré comme un saleté et détruit par pleins camions avec l'aide des dollars du contribuable
une jeune femme du Kansas, agent immobilier, voulant apprendre à se servir d'un website et ayant l'esprit blagueur a imaginé une activité virtuelle , la culture du tumbleweed ! .
Elle a donc simulé une plantation, simulé une récolte avec des amis, des tracteurs prêtés et des tumbleweeds ramassés dans la plaine à en remplir un pickup et a créé : Prairie Tumbleweed Farm
À sa grande surprise deux semaines plus tard elle a commencé à recevoir des réponses et elle gagne maintenant sa vie en expédiant de par le pays et même de par le monde des tumbleweeds ramassés le long des clôtures des plainesde sa région par sa famille
Les Japonais en seraient friands d'oû la version dans leur langue
Ce qui est résumé ici:
Windfall Profits – Businessweek
Et si vous comprenez assez bien l' américain du Kansas vous pourrez écouter l'histoire incroyable de cette entreprise de la voix de sa créatrice lors d'un entretien téléphonique il y a trois ans but you MUST listen to the whole thing.
Soyez le premier Français à commander votre tumbleweed … mais c'est peut-être un peu tard pour Noël
….that's all folks 😛!
Promotion du voyage individuel à vélo en Afrique English translation pending
Bonjour ,
je souhaiterai partager ma passion pour le voyage en vélo en Afrique ; j'ai 65 ans et je voyage par ce monde de transport depuis de nombreuses années ; Mon premier voyage en vélo en Afrique australe remonte à 1976 . Au cours des 10 dernières années nous avons sillonné en moi et ma femme plus 11 pays d' Afrique (chaque voyage d' une durée de 2 à 3 mois ) principalement sur les pistes . Derniers pays visités : Sao Tome et Principe , Namibie 3 x, Zambie 2 x , Tanzanie , Malawi , Ouganda , Rwanda , Burkina faso , Madagascar, Botswana ... Pour nous c' est la meilleure manière d'aller à la rencontre des africains et d'être en contact direct avec la nature ;
jean louis
je souhaiterai partager ma passion pour le voyage en vélo en Afrique ; j'ai 65 ans et je voyage par ce monde de transport depuis de nombreuses années ; Mon premier voyage en vélo en Afrique australe remonte à 1976 . Au cours des 10 dernières années nous avons sillonné en moi et ma femme plus 11 pays d' Afrique (chaque voyage d' une durée de 2 à 3 mois ) principalement sur les pistes . Derniers pays visités : Sao Tome et Principe , Namibie 3 x, Zambie 2 x , Tanzanie , Malawi , Ouganda , Rwanda , Burkina faso , Madagascar, Botswana ... Pour nous c' est la meilleure manière d'aller à la rencontre des africains et d'être en contact direct avec la nature ;
jean louis
Présumé mort mais plus vif que jamais: Henry Grimes (Etats-Unis) English translation pending
"After more than 30 years of being "disappeared", Grimes made it back into the world, and the jazz world, [...]. Grimes is once again active in music… a remarkable comeback, both musically and emotionally. Too often the jazz life offers more victims than survivors, and Henry Grimes' life is a rare story of the latter." (JazzTimes)
La renaissance d'une légende vivante
Le contrebassiste (et violoniste) Henry Grimes, né à Philadelphie en 1935, est une figure emblématique, un des architectes de la musique afro-américaine d'avant-garde (free-jazz, musique improvisée), un musicien qui a traîné sa contrebasse dans les années 60 avec les plus grands du genre tels que Charles Mingus, Thelonious Monk, Sonny Rollins, Albert Ayler, Don Cherry, Archie Shepp, Pharoah Sanders, McCoy Tyner et Cecil Taylor. Mais un beau jour, il a disparu de la carte sans laisser de trace. On l'a même cru mort. Retrouvé de nombreuses années plus tard, soit en 2002, Grimes reprend sa carrière et collabore depuis avec Marshall Allen, David Murray, Rashied Ali, Wadada Leo Smith, encore Cecil Taylor et surtout avec le guitariste Marc Ribot. Sans doute, sa mystérieuse disparition compte parmi les histoires les plus rocambolesques au jazz ...
"Ressuscité" après la "mort" (les quelques ouvrages encyclopédiques jazz le supposaient mort*) en 2002, grâce à un passionné de jazz, qui l'a retracé et reconnu, on voit à nouveau Henry Grimes réapparaître sur la scène de la musique jazz et contemporaine. En fait, son histoire, triste d'abord, est finalement celle d'un succès continu qui pourrait servir bel et bien à un scénario hollywoodien ... Depuis, Henry Grimes a dû expliquer plein de fois cette disparition exceptionnelle. Selon ses dires, tout se résume à la perte de son insturment endommagé lors de son voyage à voiture vers la Californie. Faute de moyen pour le faire réparer, il s'est résolu à le vendre à Los Angeles. Ainsi privé de sa contrebasse, il survit grâce à des petits boulots et à l'aide sociale. Seules l’écriture et la poésie ont comblé ses temps libres durant les années qui ont suivi, à savoir 35 au total : jusqu'à ce jour où il est reconnu dans la rue ... Une fois le retour pris, tout va très vite : son collègue contrebassiste William Parker lui fait cadeau d'un instrument et l'anime à reprendre son activité musicale, et un an plus tard, en 2003, Henry Grimes retrouve le chemin de la scène. Dans la dernière décennie (2003–2014), lui qui figure sur 90 albums, il donne 500 concerts et participe aux enregistrements d'une dizaine d'albums dont plusieurs sous son propre nom : en 2004, Henry Grimes enregistre la deuxième référence – après son album début The Call (avec le clarinettiste Perry Robinson et le percussionniste Tom Price) des années mi-60 – de sa discographie : Live at the Kerava Jazz Festival, concert donné en Finlande en compagnie du saxophoniste David Murray et du batteur Hamid Drake. Sinon, son retour est marqué par sa rencontre avec le guitariste Marc Ribot et l'album Spiritual Unity (2005) au cadre de son projet Albert Ayler (avec Ribot, Grimes, Chad Taylor/dr et Roy Campbell/tr) ; avec cet album, le quartette rend hommage au disque éponyme de Albert Ayler paru en 1964. Ce guitariste incontournable de la scène new-yorkaise, compositeur et improvisateur recherché par les stars du pop, du rock et du jazz à la fois (Tom Waits, Elvis Costello, Lounge Lizards, Jazz Passengers, Don Byron, John Zorn), aurait-il pu choisir pour ce projet un contrebassiste plus authentique et plus chevronné dans la musique d'Albert Ayler que Henry Grimes, son partenaire dans le passé ? Réduit du défunt trompettiste, le trio Ribot-Grimes-Taylor donne un set live au mythique Village Vanguard en 2013 pour faire revivre l'esprit des grands maîtres, des plus grands maîtres du jazz moderne avec des thèmes légendaires et des improvisations endiablées, une sorte d'hommage au Coltrane dernière époque, et avant tout au saxophoniste free Albert Ayler ; ce grandiose album intitulé Live at the Village Vanguard sort en été 2014.
Son double album Solo (2009), enregistré en solo absolu sans toutes restrictions de durée ni de quoi que ce soit mettant obstacle à sa liberté créative est un tour de force sans pareil sur la contrebasse et le violon, deux improvisations de plus de 150 minutes qui témoignent sa maîtrise instrumentale, son puissant jeu, ses énormes rythmes, son jeu à l'archet et pincé avec grande clarté et imagination. Ce musicien qui fait corps avec son instrument est une source des idées musicales sans limites. Incroyable ! Yes, il y a beaucoup de musique à digérer sur cet album, et Grimes est un véritable modèle de l'auto-réalisation à travers la musique. Cette œuvre l'expédie sans façons dans le panthéon des vrais et rares improvisateurs, au même rang que son ex-bandleader, le pianiste Cecil Taylor. Le boucle est bouclé ...
Aujourd'hui âgé de 79, Henry Grimes vit encore à New York City. Comme dans les années 60, ce contrebassiste d'avant-garde est à nouveau désiré partout, "pour l'éblouissante singularité de sa musique" (Le Monde). Henry Grimes n'est pas mort mais bel et bien en vie ... et en grande forme !!!
Site web : henrygrimes.com
Discographie (extrait) :
— côté historique ...
Henry Grimes Trio (1965). The Call. ESP Thelonious Monk (1958). Newport Jazz Festival. FDC Charles Mingus (1962/1993). In Concert. Jazzman Albert Ayler (1965). Spirits Rejoice. ESP Albert Ayler (1965). Swing Low Sweet Spiritual. Osmosis Albert Ayler (1966). Spirits. ESP Albert Ayler (1967). Live in Greenwich Village. The Complete Impulse Recordings. Impulse! Gil Evans Orchestra / Cecil Taylor (1961). Into the Hot. Impulse! Sonny Rollins (1963). Sonny meets Hawk! RCA Victor McCoy Tyner (1963). Reaching Forth. Impulse! Pharoah Sanders (1966). Tauhid. Impulse! Archie Shepp (1966). On this Night. Impulse! Archie Shepp (1966). Further Fire Music. Impulse! Cecil Taylor (1966). Unit Structures. Blue Note Cecil Taylor (1966). Conquistador! Blue Note Don Cherry (1969). Where is Brooklyn? Blue Note
— côté actuel ...
Henry Grimes / David Murray / Hamid Drake (2005). Live at the Kerava Jazz Festival. Ayler Records Marc Ribot Quartett (2005). Spiritual Unity. Pi Recordings Henry Grimes / Rashied Ali (2008). Going to the Ritual. Porter Records Henry Grimes (2009). Solo. ILK Music Fred Anderson (2009). 21st Century Chase. Delmark Marc Ribot Trio (2014). Live at the Village Vanguard. Pi Recordings
* p.ex. dans Carles/Clergeat/Comolli (1994). Dictionnaire du Jazz. (coll. Bouquins). Ed. Robert Laffont, Paris
Hery
La renaissance d'une légende vivante
Le contrebassiste (et violoniste) Henry Grimes, né à Philadelphie en 1935, est une figure emblématique, un des architectes de la musique afro-américaine d'avant-garde (free-jazz, musique improvisée), un musicien qui a traîné sa contrebasse dans les années 60 avec les plus grands du genre tels que Charles Mingus, Thelonious Monk, Sonny Rollins, Albert Ayler, Don Cherry, Archie Shepp, Pharoah Sanders, McCoy Tyner et Cecil Taylor. Mais un beau jour, il a disparu de la carte sans laisser de trace. On l'a même cru mort. Retrouvé de nombreuses années plus tard, soit en 2002, Grimes reprend sa carrière et collabore depuis avec Marshall Allen, David Murray, Rashied Ali, Wadada Leo Smith, encore Cecil Taylor et surtout avec le guitariste Marc Ribot. Sans doute, sa mystérieuse disparition compte parmi les histoires les plus rocambolesques au jazz ...
"Ressuscité" après la "mort" (les quelques ouvrages encyclopédiques jazz le supposaient mort*) en 2002, grâce à un passionné de jazz, qui l'a retracé et reconnu, on voit à nouveau Henry Grimes réapparaître sur la scène de la musique jazz et contemporaine. En fait, son histoire, triste d'abord, est finalement celle d'un succès continu qui pourrait servir bel et bien à un scénario hollywoodien ... Depuis, Henry Grimes a dû expliquer plein de fois cette disparition exceptionnelle. Selon ses dires, tout se résume à la perte de son insturment endommagé lors de son voyage à voiture vers la Californie. Faute de moyen pour le faire réparer, il s'est résolu à le vendre à Los Angeles. Ainsi privé de sa contrebasse, il survit grâce à des petits boulots et à l'aide sociale. Seules l’écriture et la poésie ont comblé ses temps libres durant les années qui ont suivi, à savoir 35 au total : jusqu'à ce jour où il est reconnu dans la rue ... Une fois le retour pris, tout va très vite : son collègue contrebassiste William Parker lui fait cadeau d'un instrument et l'anime à reprendre son activité musicale, et un an plus tard, en 2003, Henry Grimes retrouve le chemin de la scène. Dans la dernière décennie (2003–2014), lui qui figure sur 90 albums, il donne 500 concerts et participe aux enregistrements d'une dizaine d'albums dont plusieurs sous son propre nom : en 2004, Henry Grimes enregistre la deuxième référence – après son album début The Call (avec le clarinettiste Perry Robinson et le percussionniste Tom Price) des années mi-60 – de sa discographie : Live at the Kerava Jazz Festival, concert donné en Finlande en compagnie du saxophoniste David Murray et du batteur Hamid Drake. Sinon, son retour est marqué par sa rencontre avec le guitariste Marc Ribot et l'album Spiritual Unity (2005) au cadre de son projet Albert Ayler (avec Ribot, Grimes, Chad Taylor/dr et Roy Campbell/tr) ; avec cet album, le quartette rend hommage au disque éponyme de Albert Ayler paru en 1964. Ce guitariste incontournable de la scène new-yorkaise, compositeur et improvisateur recherché par les stars du pop, du rock et du jazz à la fois (Tom Waits, Elvis Costello, Lounge Lizards, Jazz Passengers, Don Byron, John Zorn), aurait-il pu choisir pour ce projet un contrebassiste plus authentique et plus chevronné dans la musique d'Albert Ayler que Henry Grimes, son partenaire dans le passé ? Réduit du défunt trompettiste, le trio Ribot-Grimes-Taylor donne un set live au mythique Village Vanguard en 2013 pour faire revivre l'esprit des grands maîtres, des plus grands maîtres du jazz moderne avec des thèmes légendaires et des improvisations endiablées, une sorte d'hommage au Coltrane dernière époque, et avant tout au saxophoniste free Albert Ayler ; ce grandiose album intitulé Live at the Village Vanguard sort en été 2014.
Son double album Solo (2009), enregistré en solo absolu sans toutes restrictions de durée ni de quoi que ce soit mettant obstacle à sa liberté créative est un tour de force sans pareil sur la contrebasse et le violon, deux improvisations de plus de 150 minutes qui témoignent sa maîtrise instrumentale, son puissant jeu, ses énormes rythmes, son jeu à l'archet et pincé avec grande clarté et imagination. Ce musicien qui fait corps avec son instrument est une source des idées musicales sans limites. Incroyable ! Yes, il y a beaucoup de musique à digérer sur cet album, et Grimes est un véritable modèle de l'auto-réalisation à travers la musique. Cette œuvre l'expédie sans façons dans le panthéon des vrais et rares improvisateurs, au même rang que son ex-bandleader, le pianiste Cecil Taylor. Le boucle est bouclé ...
Aujourd'hui âgé de 79, Henry Grimes vit encore à New York City. Comme dans les années 60, ce contrebassiste d'avant-garde est à nouveau désiré partout, "pour l'éblouissante singularité de sa musique" (Le Monde). Henry Grimes n'est pas mort mais bel et bien en vie ... et en grande forme !!!
Site web : henrygrimes.com
Discographie (extrait) :
— côté historique ...
Henry Grimes Trio (1965). The Call. ESP Thelonious Monk (1958). Newport Jazz Festival. FDC Charles Mingus (1962/1993). In Concert. Jazzman Albert Ayler (1965). Spirits Rejoice. ESP Albert Ayler (1965). Swing Low Sweet Spiritual. Osmosis Albert Ayler (1966). Spirits. ESP Albert Ayler (1967). Live in Greenwich Village. The Complete Impulse Recordings. Impulse! Gil Evans Orchestra / Cecil Taylor (1961). Into the Hot. Impulse! Sonny Rollins (1963). Sonny meets Hawk! RCA Victor McCoy Tyner (1963). Reaching Forth. Impulse! Pharoah Sanders (1966). Tauhid. Impulse! Archie Shepp (1966). On this Night. Impulse! Archie Shepp (1966). Further Fire Music. Impulse! Cecil Taylor (1966). Unit Structures. Blue Note Cecil Taylor (1966). Conquistador! Blue Note Don Cherry (1969). Where is Brooklyn? Blue Note
— côté actuel ...
Henry Grimes / David Murray / Hamid Drake (2005). Live at the Kerava Jazz Festival. Ayler Records Marc Ribot Quartett (2005). Spiritual Unity. Pi Recordings Henry Grimes / Rashied Ali (2008). Going to the Ritual. Porter Records Henry Grimes (2009). Solo. ILK Music Fred Anderson (2009). 21st Century Chase. Delmark Marc Ribot Trio (2014). Live at the Village Vanguard. Pi Recordings
* p.ex. dans Carles/Clergeat/Comolli (1994). Dictionnaire du Jazz. (coll. Bouquins). Ed. Robert Laffont, Paris
Hery

Appareil photo et zoom pour voyage en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour à tous!
Voilà je pars en Amérique du Sud pendant 4 mois et j'aurai aimé acheter un zoom pour aller sur mon appareil Canon EOS 40D. Un ami m'a conseillé ce zoom Tamron en 28-300? http://www.tamron.eu/fr/objectifs-photo/28-300-mm-f35-63-di-vc-pzd/ qui possède un moteur à ultrasonS PZD. En fait lui avait l'ancienne version sans PZD et il en était content. Vous avez des avis sur ce zoom?
Merci!
Lucas
Voilà je pars en Amérique du Sud pendant 4 mois et j'aurai aimé acheter un zoom pour aller sur mon appareil Canon EOS 40D. Un ami m'a conseillé ce zoom Tamron en 28-300? http://www.tamron.eu/fr/objectifs-photo/28-300-mm-f35-63-di-vc-pzd/ qui possède un moteur à ultrasonS PZD. En fait lui avait l'ancienne version sans PZD et il en était content. Vous avez des avis sur ce zoom?
Merci!
Lucas
Traduction en italien (pour tatouage) English translation pending
Bonjour a tous et merci d'avance pour vos réponses 🙂
Voila je voudrais me faire un tatouage avec cette phrase : Il faut accepter de perdre des plumes avant de savoir voler" mais je pense que ca serais plus joli dans une autre langue et ayant des origines siciliennes j'ai pensé à l'italien (c'est une très belle langue par dessu tout)
Voila donc si quelqu'un a une traduction se serais gentil :)
P.s : Pas de tradition Google svp je veux pas de tatouage avec écrit accepter de plume perdre savoir avant voler de 😛
Départ vers le Maroc 1ère semaine de janvier 2015 English translation pending
Bonjour,
Camping-cariste, 64 ans voyageant seul, je recherche un petit groupe pour une aventure itinérante de 3 mois tout autour du Maroc et au grè du soleil, dans un esprit d'indépendance et d'autonomie matérielle.
3 ou 4 compagnons de route (seuls ou en couple) représente de nombreux avantages en termes de sécurité certes, mais surtout au niveau des enrichissants personnels qu'ils soient culturels ou d'expériences.
Le départ à fixer de façon collégiale, serait planifié dans la semaine du 05 au 09/01/15.
Pouvons-nous en parler ?
Bien cordialement.
Retour de voyage d'un mois à Bornéo en août 2014 (avec grands enfants) English translation pending
Circuit à Bornéo en août 2014
Famille de 6 : parents + grands enfants (20-18-16-13)
Réservations faites en février
Départ Lyon Satolas 02-08 19h arrivée Singapour 03-08 15h55 03-04 SINGAPOUR 2 nuits Quartier CLARKE QUAY 05-11-08 6 nuits KUCHING ( 1 BAKO, 1 permai rainforest ,4 singgahsana lodge 11-12 MIRI Parkcity everly 13-14 MULU 15-16-17 Tip of bornéo resort (Tommy’s Place) 18 semporna scuba lodge 19-20-21 Mabul avec Scuba Junkie 23-24 Riviere Kinabatangan 25 Nipah Lodge 26-27 Kota Kinabalu Hotel JESSELTON 28 Singapour 29 Départ Singapour 23h05
LES VOLS France-Bornéo Par Singapour car on verra Kuala Lumpur avec la malaisie continental Lufthansa car on voulait l’A380 réservé en février 950 euros jusqu'à Singapour Escale aller 1h10 à Francfort OK très faisable sans courir Il y a moins cher en s’y prenant tôt (octobre) et avec Turkish airways
Singapour-bornéo avec la singapore (en fait sa filiale silk air) 178 sgd(*0,6 pour euros) pour Kuching, 324 Myr(/4 pour euros) de KK
Vols intérieurs par Malaysia Airlines (Kuching miri) et sa filiale MS Wings pour les autres Prix 498 myr (Pour 6 soit 108 euros) En février c’était les moins chers (air asia était plus cher)
LE CIRCUIT 03-08 arrivée 16h00 taxi 60SGD pour 6 (40 pour4) Promenade dans Clarke Quay 04-08 Ballade le long des Quay jusqu’au musée de l’asie du sud-est (pas mal), puis continuation jusqu’au merlion, Chinatown, métro jusqu'à Little india et retour à pied 05-08 arrivée 10h à Kuching transfert Permai Rain forest leur promenade pour voir les dauphins était complète (soir et matin) , mais en face du Cultural Village(5 minute de l’hotel) il y a un centre commercial, avec resto food-court, épicerie et une agence où nous avons réservé (un peu moins cher que par l’hotel Donc A-M visite du Cultural village à faire spectacle sympa, RDV avec l’agence à la sortie et transfert à l’embarcadère Bateau avec nous 6+une mère et son enfant. On a vu les dauphins, les nasiques dans la mangrove (avec les mud-skippers et les mouches de sable) et le classique arbre à luciole donc très bien. 06-08 On avait prévu plage le matin, mais pluie (été pourri à Bornéo aussi cette année) A-M transfert à Kuching visite Quartier chinois, indien . 07-08 le matin Semengoh : Orang outangs absents (absents toute la semaine), et long -House Anna Rais (550 myr pour 6 par l’agence à coôté du singgahsana AM un ou 2 musée (gratuit) et promenade en bateau sur le Sarawak 08-08 Départ pour BAKO taxi 75 pour 6 Traversée pas de problème de bateau à remplir ou de marées : vous achetez votre ticket au comptoir et vous embarquez 1/4h pls tard, pour la marée si haute vous débarque à l’embarcadère, si bass, e, sur la plage. Pluie Ils donnent un plan des trecks avec leur intérêt (nasique) on a fait 2, aller jusqu'à Telok pandan kecil, retour par Telok pandan Besar transfert en bateau entre les 2 plages. Les tarifs des trajets en bateau sont affichés sur la banque de l’accueil (4myr kecil HQ et 7 avec passage par besar pour voir les rochers (cobra etc..) sinon 35 le bateau jusqu’a 5 personnes. Fin AM trek jusqu'à la mangrove avec nasiques dans la mangrove. Night walk o(n A fait Bako Mulu Kinabatangan river) .En gros on voit généralement un serpent vert, 1 ou 2 oiseaux (martin-pêcheur) des tas d’insectes (araignées, phasmes, escargot très gros eTc..) parfois grenouille, hirondelle et l’arbre à luciole. Avec un peu de chance on peut voir (apercevoir)une grosse bête (tarsier en haut d’un arbre, porc épic qui s’enfuit). 09-08 BAKO beau temps, les nasiques sont là dès le matin au HQ., et l'A-M pour le départ. Trek circulaire et plages, retour au HQ bateau Retour taxi 10-08 Pas de rafflésie pas d’orang-outang, donc péninsule de santubong et plage. On est allé sur celle du permai Rain forest plus sympa que celle du Damai. (taxi 75 myr, la navette du Sarawak village était à 12 myr /personnes avec Horaires fixes alors pas d’hésitation) 11-08 Vol pour Miri , repos piscine hôtel 12-08 Journée à Brunei, en route arrêt au billion Barrel monument, à voir pour les derricks, plage de Pantai Seri Kenangan, pas mal mais comme la majorité des plages jonchée de plastique. Puis BSB avec la mosquée Omar Ali Saifddien sur sa lagune artificielle Kampong Ayer avec visite du Kampong Ayer Cultural and tourism Gallery et poursuite de la promenade en bateau jusqu’au nasiques. Kampong ayer très bien mais la aussi plein de plastiques sur la rivière. Mosquée Jame’Asr Hassanil Bolkiah : splendide à ne pas manquer puis musée des insignes royaux et un petit tour à l’Empire hôtel., retour Miri pour 19h00 13-08 envol pour MULU Fast lane in Lagang cave (intérêt petit groupe) 14h night shift 7pm 14-08 clear water and wind caves 08h45 Deer and lang cave 14h30 un peu de pluie, qui s’est arrêtée pour l’envol des chauve-souris. 15-08 7h Canopy spectacuaire mais que des arbres. Vol vers KK récupération voiture Herz ( pas facile de trouver pour 6 +bagages) Direction Tip of Bornéo sous la plue( 4 h de route). On est arrivé avant la nuit mais cTommy’s Place est très bien fléché et une arrivée de nuit ne devrait pas poser de problème. 16 -17/08 Farniente, plage superbe avec personne. Juste faire un peu le ménage devant son coin de sable car là aussi plastique et déchets. Quelques ondées en soirée. 18-08 plage le matin, retour KK vol Tawau Transfert Semporna par scuba Junkie. 19-20-21 3nuits sur Mabul avec 4 jours de Snorkeling Oblige à prendre un forfait minimum de 4j/3n pour Sipadan Journée type plongée de 1 h Goûter de 10 h una autre plongée repas 3ème plongée et retour vers16h, 4 plongée pour Sipadan avec départ plus matinal mais toujours retour vers 16h pour la navette de semporna. Sipadan est vraiment fabuleux (pleins de tortues et de requins entre autre) après les autres plongées sont moins spectaculaires. Sipadan. 22-08 sipadan et retour à Semporna 23-08 Vol pour Sandakan ou Mr AJI nous récupère à l’aéroport et direction SUKAU, AM bateau sur la KINABATANGAN River Nasique macaques, un croco, Repa Night walk (insects oiseau etc.. 24 -08 Promenade matinale dans la forêt, pas vu de grosse bête mais on a croisé un couple qui a vu une mère orang-outang et son petit. AM Bateau avec petite marche pour allé voir un troupeau d’éléphant pygmée (une douzaine) nasique et un orang outang. 25 -08 grotte de Gomantong et notre chauffeur nous dépose à la jonction où nous récupère la navette du nipah lodge déjeuner et l’AM les 2 plates formes de nourrissage (une mâle et satribu de femelles et l’autre avec les célibataires. 26-08 On avait prévu 2 feeding le matin, mais comme on a bien vu des nasiques tout le long du voyage on a avancé notre départ et transfert à Sepilog le matin pour pouvoir assister au feeding du maton et de l’AM (2 orang outangs chaque fois) à midi visite des ours juste en face sympa , avec un orng outang qui est venu se promener. Taxi jusqu’à l’aéroport (45 MYR pour 3) vol pour KK transfert hôtel 27-08 Journée de repos sur Mamutik et Manutan avec retour en début d’AM cause pluie diluvienne. 28-08 retour Singapour Night SAFARI (45 SGD le taxi pour 6 un trajet) prévoir au moins 2 h, réduction avec la carte d’embarquement Singapore ou silk air 29-08 Raffles hôtel orchad et métro jusqu’au Marina Bay sands avec une super vu sur Singapour du haut de l’immeuble bateau (sandskypark cher mais vaut le coup) Retour Clark Quay en bateau taxi et transfert aéroport pour le retour
EN PRATIQUE Réservations effectuées en février avec déjà des impossibilités, plus de maison dans les arbres au Permai Rain Forest, pour Bako on a du modifier le jour, et à Mulu notre type d’hébergement.
Hôtels tous réservés a l’avance demandent tous un acompte ou un prépaiement pour les tarifs non annulables Paiement classique avec la CB ou par paypal Seul Mulu demande le Numéro de CB BAKO envoie un papier avec écrit paiement une semaine avant, mais avec un petit mail vous pouvez payer la veille à Kuching. Le site de Singghasanna ne fonctionnant pas, mail et règlement sur place.
TAXIS un comptoir à chaque aéroport où on achète un voucher 25 à30myr selon l’aéroport Sinon transfert par le permai rain forest et scuba (tarifs sur leur site)
Le change DAB 1500myr, changeur tous a peu près au même taux 4,10-4,20 cet été, sauf celui de l’aéroport de Kuching à éviter Change dans tous les mails, pas plus de 700 euros à la fois sinon passeport et paperasse. Pour Brunei garder les dollar de Singapour (acceptés avec la parité 1/1) sinon ils acceptent à peu près tout. Téléphone Carte sim CELCOM 15 MYR avec 5 myr de crédit avec un prix du SMS autour de 0,05myr (pour les taxis entre autre) et les appel vers la France pas cher (018 myr/min fixe et 0,88 mobile) WIFI : Partout sauf SUKAU (au moins a la réception) mais rame+++ sauf singhassana, miri et seafest. Au nipah quasi rien (prévoir espèces car la CB ne fonctionne pas du fait de l’impossibilité de confirmation) Laundry 5 à 10 myr le kilo
LE CIRCUIT
KUCHING Sympa mais pas grand chose dans la ville. BAKO une nuit +++ hébergement sommaire mais correct (pas de drap de dessus) Chaussures gore-tex si possible Permai Rain Forest : Bien intégré, belle plage, logement en chalet simple, je confirme la lenteur du service, repas possible en face du Sarawak Cultural Village ou il ya food court et resto. Singgahsana Bien situé, propre, chaleureux, un peu bruyant, ne refond pas les chambres chaque jour, service Laundry, garde les bagages pour Bako. Restaurants Le Top Spot Food court (sur les guides, poissons), le food court situé de l’autre cöté du sarawak (avec un peu plus loin (sur la droite en tournant le dos au fleuve) une pâtisserie bien sympa avec plein de kek lapis différents, ). Un BBQ chinois vers la colonne des chats
MIRI Au début on voulait louer une voiture et visiter Niah le jour de l’arrivée. Ensuite on a pensé que le programme serait un peu chargé d’ou simplement Brunei Par City Everly hôtel de chaine tarifs internet pas si élevé, étage exclusive avec une salle avec boisson fruit et petit gâteau.. Petit déjeuner buffet énorme (pour les chagrins pas de viennoiserie) Navette gratuite pour Miri Dernier départ hôtel 19h30 retour 21h30 Restaurant Meng Chai Seafood et Kha’s restaurant islamic où l’on s’est fié au patron qui nous a fait gouter différents plats indiens (120myr à 6) BRUNEI Avec un chauffeur c’est confortable, Michael Van transportation 0168786374, 800 Myr la journée pour 6 avec transfert la veille aéroport hôtel L’office du tourisme de MIRI m’a fourni une liste de loueur, il était dessus. Mosquée Jame’Asr Hassanil Bolkiah et Kampong Ayer valent le déplacement. Pas de problème pour trouver un bateau (25-30 SGD) Attention aux horaires des mosquées. MULU excursions réservées en février Hébergements bien. Restaurants tout de suite en sortant du parc .à gauche du pont.
Tip of Bornéo Idéal pour buller, pas grand monde, belle plage mais dommage pour les plastiques (dépendrait des courants). Tommy’s : Propre en face de la plage avec petite route à traverser (pas de circulation), loue kayak., service Laundry. A un petit km (à gauche en regardant la mer)resto sympa tenu par un britannique avec plat de poissons et cocktail de fruit (top of the tip je crois) Nous n’avons pas fait le mont Kinabalu car pas le physique. Ni le bas car assez de forêt tropicale avec Bako et Mulu, poring spring hot spring nous semblait un peu trop baignoire et on faisait la canopy à Mulu.
SEMPORNA Semporna scuba lodge bien suffisant et pas cher, central, en face de scuba. Seafest Hotel Hotel de chaine, PDJ pas testé, vue sur la mer inutile. Un peu excentré d’où repas au sea fest café à côté Snorkeling avec Scuba. Super bien organisé, transfert aéroport même si vous n’êtes pas dans leur hôtel à Semporna. Hébergement Mabul On a pris les VIP donc très bien (il n’y en a que 2). Nourriture très bien., locale, Rien à redire. Localisation entre le village des gitans des mers (gros décalage avec les ressorts, peut mettre un peu mal à l’aise) et la caserne (les militaires commencent leur ronde le soir, discutent volontiers et vous pouvez même faire des photos) Présence militaire (casemate avec sable de sable et tout le reste)sur les petites iles isolées.
SANDAKAN RIVIÈRE KINABATANGAN avec Mr AJI (http://mrajiexpeditions.blogspot.fr/) Très bien, petit groupe (sa voiture (kitch à souhait) ne tient que 6 personnes.D’ailleurs petit problème à l’arrivée, étant 6 + 6 bagages la voiture était trop petite (pour les bagages). Solution, taxi pour les 3 bagages en trop jusqu’à la jonction ou la navette du Nipah lodge a récupéré nos gros sacs (on a pris le nécessaire pour les 2 nuits. Lodge simple Evergreen lodge a Sukau. Mr AJI est très bien. Pas grand monde dans le lodge. Comme toujours on doit faire les mêmes promenades en bateau que les autres, il semble démarrer plus tôt aussi on est tranquille au début avant l’arrivée d’autres bateaux. NIPAH LODGE Chalet familial 3 chambres, immense, très bien. Lodge surdimensionné, plein d’habitation, premier jour déjeuner, quelque touristes( à la journée) et nous. Dîner et nuit, on était seul. On voit bien les nasiques, propose night walk (pas faite car déjà fait 3) Paiement espèce, la CB ne fonctionnant pas( réseau) la navette nous a conduit a Sepilog, pour le feeding du matin, le chauffeur, m’a laissé au feeding puis récupéré après le feeding pour faire la tournée des DAB (pas de bol 2 premiers en pannes d’où DAB de l’aéroport) SEPILOG Période moins favorable car les orangs-outangs trouvent des fruits en abondance dans la forêt donc reviennent moins. Pratique : immenses casiers pour les bagages. Taxi devant le centre, on en a réservé un à midi pour le retour à l’aéroport en fin d’AM
KOTA KINABALU Jesselton hôte l: très bien un peu désuet. Grande cafèt à côté pour le PDJ Restaurant, El Centro les 2 fois, cadre et personnel sympa. Laundry sur le même trottoir un peu plus loin à droite (en regardant El Centro) Bateau pour les îles, on s’est laissé tenter par un rabatteur (25 RM par personne, départ direct du village des pêcheurs et pas de la Jetty, entrée au parc en sus. Mamutik plein de touristes chinois, Manutan pas bien explorée car trombes d’eau.
IMPRESSION Voyage qui nécessite de quasi tout réservé à l’avance (à moins d’avoir le temps et hors saison) sinon beaucoup d’impossibilité (nuit à BAKO, MULU où même si on peut dormir en dehors du Park certaines excursions sont complètes, SIPADAN et Mt Kinabalu). Du coup, peu d’impovisation, mais très facile sur place Aucun problème de réservation, toutes en direct avec l’hôtel. Aucun problème pendant le voyage, tout s’est bien enchainé, avions à l’heure (à 20 minute près, ssutout à cause de la pluie). Système de voucher pour les taxis très bien. Pour recharger vos crédits téléphoniques le vendeur vous le fait (pas très compliqué à faire quand même)
La météo Chaleur très supportable. Pluie souvent cape de pluie indispensable. Pas très génante sauf si jour de plage. Plutôt en fin de journée Nourriture Asiatique, variée, pas trop épicée. Aucun problème digestif malgré la consommation de jus de fruits frais. Sinon Mac Donalds et KFC partout pour les amateurs.
Bestioles Pas vu de sangsues malgré la pluie. Bêtes qui piquent : pratiquement pas de moustiques, mais des tas de piqures de bestioles invisibles (on ne sent pas les piqures sauf mouches des sables) d’ou plein de boutons malgré repellent.
Soleil Tape très fort quand le ciel n’est pas couvert, on apprécierait presque les nuages sur la plage
Sécurité Pas de problèmes particuliers Diplomatie.gouv déconseille les côtes nord et est du Sabah, donc de tip of bornéo à Sipadan à chacun de voir. Pour ceux qui n’aurait encore rien lu. Guerre de quelques jours en mars 2013 avec le Sultan de SULU (dcd depuis mais les successeurs gardent les mêmes revendications territoriales) Enlèvements de touristes voir http://petitesbullesdailleurs.fr/2013/12/15/plongeurs-securite-sipadan/comment-page-1/#comment-6754
PREPARATION Pas trop de guides pour Bornéo Lonely Planet (édition de 2010 et de 2013) même bla-bla pas forcément les mêmes hôtels et restaurants Footprint Handbook BORNEO (en anglais) Ce Forum avec notamment un très beau site plein de photos https://sites.google.com/site/borneoentrejungleetoceans/ Avec pour grisemote les dauphins de l’Irrawadi +/- arnaque alors que pour nous très bien. Quelques blogs http://thibinspore.com/blog/2007/11/20/thibinspore-guide-pratique/
http://ducasse.over-blog.com/article-kuching-et-d-autres-animaux-119396390.html
http://thibinspore.com/blog/2007/11/20/thibinspore-guide-pratique/
http://laclaquetteverte.wordpress.com/2009/04/21/kuching-le-lieu-ideal-pour-une-premiere-decouverte-de-borneo/#more-46
http://www.lonelyplanet.fr/forums/singapour/3-semaines-en-aout-en-malaisie-borneo-en-famille
http://www.malaisie.org/index.php
Quelques sites http://www.mulupark.com/index.htm
http://www.sarawakforestry.com/htm/snp-np-bako.html
Famille de 6 : parents + grands enfants (20-18-16-13)
Réservations faites en février
Départ Lyon Satolas 02-08 19h arrivée Singapour 03-08 15h55 03-04 SINGAPOUR 2 nuits Quartier CLARKE QUAY 05-11-08 6 nuits KUCHING ( 1 BAKO, 1 permai rainforest ,4 singgahsana lodge 11-12 MIRI Parkcity everly 13-14 MULU 15-16-17 Tip of bornéo resort (Tommy’s Place) 18 semporna scuba lodge 19-20-21 Mabul avec Scuba Junkie 23-24 Riviere Kinabatangan 25 Nipah Lodge 26-27 Kota Kinabalu Hotel JESSELTON 28 Singapour 29 Départ Singapour 23h05
LES VOLS France-Bornéo Par Singapour car on verra Kuala Lumpur avec la malaisie continental Lufthansa car on voulait l’A380 réservé en février 950 euros jusqu'à Singapour Escale aller 1h10 à Francfort OK très faisable sans courir Il y a moins cher en s’y prenant tôt (octobre) et avec Turkish airways
Singapour-bornéo avec la singapore (en fait sa filiale silk air) 178 sgd(*0,6 pour euros) pour Kuching, 324 Myr(/4 pour euros) de KK
Vols intérieurs par Malaysia Airlines (Kuching miri) et sa filiale MS Wings pour les autres Prix 498 myr (Pour 6 soit 108 euros) En février c’était les moins chers (air asia était plus cher)
LE CIRCUIT 03-08 arrivée 16h00 taxi 60SGD pour 6 (40 pour4) Promenade dans Clarke Quay 04-08 Ballade le long des Quay jusqu’au musée de l’asie du sud-est (pas mal), puis continuation jusqu’au merlion, Chinatown, métro jusqu'à Little india et retour à pied 05-08 arrivée 10h à Kuching transfert Permai Rain forest leur promenade pour voir les dauphins était complète (soir et matin) , mais en face du Cultural Village(5 minute de l’hotel) il y a un centre commercial, avec resto food-court, épicerie et une agence où nous avons réservé (un peu moins cher que par l’hotel Donc A-M visite du Cultural village à faire spectacle sympa, RDV avec l’agence à la sortie et transfert à l’embarcadère Bateau avec nous 6+une mère et son enfant. On a vu les dauphins, les nasiques dans la mangrove (avec les mud-skippers et les mouches de sable) et le classique arbre à luciole donc très bien. 06-08 On avait prévu plage le matin, mais pluie (été pourri à Bornéo aussi cette année) A-M transfert à Kuching visite Quartier chinois, indien . 07-08 le matin Semengoh : Orang outangs absents (absents toute la semaine), et long -House Anna Rais (550 myr pour 6 par l’agence à coôté du singgahsana AM un ou 2 musée (gratuit) et promenade en bateau sur le Sarawak 08-08 Départ pour BAKO taxi 75 pour 6 Traversée pas de problème de bateau à remplir ou de marées : vous achetez votre ticket au comptoir et vous embarquez 1/4h pls tard, pour la marée si haute vous débarque à l’embarcadère, si bass, e, sur la plage. Pluie Ils donnent un plan des trecks avec leur intérêt (nasique) on a fait 2, aller jusqu'à Telok pandan kecil, retour par Telok pandan Besar transfert en bateau entre les 2 plages. Les tarifs des trajets en bateau sont affichés sur la banque de l’accueil (4myr kecil HQ et 7 avec passage par besar pour voir les rochers (cobra etc..) sinon 35 le bateau jusqu’a 5 personnes. Fin AM trek jusqu'à la mangrove avec nasiques dans la mangrove. Night walk o(n A fait Bako Mulu Kinabatangan river) .En gros on voit généralement un serpent vert, 1 ou 2 oiseaux (martin-pêcheur) des tas d’insectes (araignées, phasmes, escargot très gros eTc..) parfois grenouille, hirondelle et l’arbre à luciole. Avec un peu de chance on peut voir (apercevoir)une grosse bête (tarsier en haut d’un arbre, porc épic qui s’enfuit). 09-08 BAKO beau temps, les nasiques sont là dès le matin au HQ., et l'A-M pour le départ. Trek circulaire et plages, retour au HQ bateau Retour taxi 10-08 Pas de rafflésie pas d’orang-outang, donc péninsule de santubong et plage. On est allé sur celle du permai Rain forest plus sympa que celle du Damai. (taxi 75 myr, la navette du Sarawak village était à 12 myr /personnes avec Horaires fixes alors pas d’hésitation) 11-08 Vol pour Miri , repos piscine hôtel 12-08 Journée à Brunei, en route arrêt au billion Barrel monument, à voir pour les derricks, plage de Pantai Seri Kenangan, pas mal mais comme la majorité des plages jonchée de plastique. Puis BSB avec la mosquée Omar Ali Saifddien sur sa lagune artificielle Kampong Ayer avec visite du Kampong Ayer Cultural and tourism Gallery et poursuite de la promenade en bateau jusqu’au nasiques. Kampong ayer très bien mais la aussi plein de plastiques sur la rivière. Mosquée Jame’Asr Hassanil Bolkiah : splendide à ne pas manquer puis musée des insignes royaux et un petit tour à l’Empire hôtel., retour Miri pour 19h00 13-08 envol pour MULU Fast lane in Lagang cave (intérêt petit groupe) 14h night shift 7pm 14-08 clear water and wind caves 08h45 Deer and lang cave 14h30 un peu de pluie, qui s’est arrêtée pour l’envol des chauve-souris. 15-08 7h Canopy spectacuaire mais que des arbres. Vol vers KK récupération voiture Herz ( pas facile de trouver pour 6 +bagages) Direction Tip of Bornéo sous la plue( 4 h de route). On est arrivé avant la nuit mais cTommy’s Place est très bien fléché et une arrivée de nuit ne devrait pas poser de problème. 16 -17/08 Farniente, plage superbe avec personne. Juste faire un peu le ménage devant son coin de sable car là aussi plastique et déchets. Quelques ondées en soirée. 18-08 plage le matin, retour KK vol Tawau Transfert Semporna par scuba Junkie. 19-20-21 3nuits sur Mabul avec 4 jours de Snorkeling Oblige à prendre un forfait minimum de 4j/3n pour Sipadan Journée type plongée de 1 h Goûter de 10 h una autre plongée repas 3ème plongée et retour vers16h, 4 plongée pour Sipadan avec départ plus matinal mais toujours retour vers 16h pour la navette de semporna. Sipadan est vraiment fabuleux (pleins de tortues et de requins entre autre) après les autres plongées sont moins spectaculaires. Sipadan. 22-08 sipadan et retour à Semporna 23-08 Vol pour Sandakan ou Mr AJI nous récupère à l’aéroport et direction SUKAU, AM bateau sur la KINABATANGAN River Nasique macaques, un croco, Repa Night walk (insects oiseau etc.. 24 -08 Promenade matinale dans la forêt, pas vu de grosse bête mais on a croisé un couple qui a vu une mère orang-outang et son petit. AM Bateau avec petite marche pour allé voir un troupeau d’éléphant pygmée (une douzaine) nasique et un orang outang. 25 -08 grotte de Gomantong et notre chauffeur nous dépose à la jonction où nous récupère la navette du nipah lodge déjeuner et l’AM les 2 plates formes de nourrissage (une mâle et satribu de femelles et l’autre avec les célibataires. 26-08 On avait prévu 2 feeding le matin, mais comme on a bien vu des nasiques tout le long du voyage on a avancé notre départ et transfert à Sepilog le matin pour pouvoir assister au feeding du maton et de l’AM (2 orang outangs chaque fois) à midi visite des ours juste en face sympa , avec un orng outang qui est venu se promener. Taxi jusqu’à l’aéroport (45 MYR pour 3) vol pour KK transfert hôtel 27-08 Journée de repos sur Mamutik et Manutan avec retour en début d’AM cause pluie diluvienne. 28-08 retour Singapour Night SAFARI (45 SGD le taxi pour 6 un trajet) prévoir au moins 2 h, réduction avec la carte d’embarquement Singapore ou silk air 29-08 Raffles hôtel orchad et métro jusqu’au Marina Bay sands avec une super vu sur Singapour du haut de l’immeuble bateau (sandskypark cher mais vaut le coup) Retour Clark Quay en bateau taxi et transfert aéroport pour le retour
EN PRATIQUE Réservations effectuées en février avec déjà des impossibilités, plus de maison dans les arbres au Permai Rain Forest, pour Bako on a du modifier le jour, et à Mulu notre type d’hébergement.
Hôtels tous réservés a l’avance demandent tous un acompte ou un prépaiement pour les tarifs non annulables Paiement classique avec la CB ou par paypal Seul Mulu demande le Numéro de CB BAKO envoie un papier avec écrit paiement une semaine avant, mais avec un petit mail vous pouvez payer la veille à Kuching. Le site de Singghasanna ne fonctionnant pas, mail et règlement sur place.
TAXIS un comptoir à chaque aéroport où on achète un voucher 25 à30myr selon l’aéroport Sinon transfert par le permai rain forest et scuba (tarifs sur leur site)
Le change DAB 1500myr, changeur tous a peu près au même taux 4,10-4,20 cet été, sauf celui de l’aéroport de Kuching à éviter Change dans tous les mails, pas plus de 700 euros à la fois sinon passeport et paperasse. Pour Brunei garder les dollar de Singapour (acceptés avec la parité 1/1) sinon ils acceptent à peu près tout. Téléphone Carte sim CELCOM 15 MYR avec 5 myr de crédit avec un prix du SMS autour de 0,05myr (pour les taxis entre autre) et les appel vers la France pas cher (018 myr/min fixe et 0,88 mobile) WIFI : Partout sauf SUKAU (au moins a la réception) mais rame+++ sauf singhassana, miri et seafest. Au nipah quasi rien (prévoir espèces car la CB ne fonctionne pas du fait de l’impossibilité de confirmation) Laundry 5 à 10 myr le kilo
LE CIRCUIT
KUCHING Sympa mais pas grand chose dans la ville. BAKO une nuit +++ hébergement sommaire mais correct (pas de drap de dessus) Chaussures gore-tex si possible Permai Rain Forest : Bien intégré, belle plage, logement en chalet simple, je confirme la lenteur du service, repas possible en face du Sarawak Cultural Village ou il ya food court et resto. Singgahsana Bien situé, propre, chaleureux, un peu bruyant, ne refond pas les chambres chaque jour, service Laundry, garde les bagages pour Bako. Restaurants Le Top Spot Food court (sur les guides, poissons), le food court situé de l’autre cöté du sarawak (avec un peu plus loin (sur la droite en tournant le dos au fleuve) une pâtisserie bien sympa avec plein de kek lapis différents, ). Un BBQ chinois vers la colonne des chats
MIRI Au début on voulait louer une voiture et visiter Niah le jour de l’arrivée. Ensuite on a pensé que le programme serait un peu chargé d’ou simplement Brunei Par City Everly hôtel de chaine tarifs internet pas si élevé, étage exclusive avec une salle avec boisson fruit et petit gâteau.. Petit déjeuner buffet énorme (pour les chagrins pas de viennoiserie) Navette gratuite pour Miri Dernier départ hôtel 19h30 retour 21h30 Restaurant Meng Chai Seafood et Kha’s restaurant islamic où l’on s’est fié au patron qui nous a fait gouter différents plats indiens (120myr à 6) BRUNEI Avec un chauffeur c’est confortable, Michael Van transportation 0168786374, 800 Myr la journée pour 6 avec transfert la veille aéroport hôtel L’office du tourisme de MIRI m’a fourni une liste de loueur, il était dessus. Mosquée Jame’Asr Hassanil Bolkiah et Kampong Ayer valent le déplacement. Pas de problème pour trouver un bateau (25-30 SGD) Attention aux horaires des mosquées. MULU excursions réservées en février Hébergements bien. Restaurants tout de suite en sortant du parc .à gauche du pont.
Tip of Bornéo Idéal pour buller, pas grand monde, belle plage mais dommage pour les plastiques (dépendrait des courants). Tommy’s : Propre en face de la plage avec petite route à traverser (pas de circulation), loue kayak., service Laundry. A un petit km (à gauche en regardant la mer)resto sympa tenu par un britannique avec plat de poissons et cocktail de fruit (top of the tip je crois) Nous n’avons pas fait le mont Kinabalu car pas le physique. Ni le bas car assez de forêt tropicale avec Bako et Mulu, poring spring hot spring nous semblait un peu trop baignoire et on faisait la canopy à Mulu.
SEMPORNA Semporna scuba lodge bien suffisant et pas cher, central, en face de scuba. Seafest Hotel Hotel de chaine, PDJ pas testé, vue sur la mer inutile. Un peu excentré d’où repas au sea fest café à côté Snorkeling avec Scuba. Super bien organisé, transfert aéroport même si vous n’êtes pas dans leur hôtel à Semporna. Hébergement Mabul On a pris les VIP donc très bien (il n’y en a que 2). Nourriture très bien., locale, Rien à redire. Localisation entre le village des gitans des mers (gros décalage avec les ressorts, peut mettre un peu mal à l’aise) et la caserne (les militaires commencent leur ronde le soir, discutent volontiers et vous pouvez même faire des photos) Présence militaire (casemate avec sable de sable et tout le reste)sur les petites iles isolées.
SANDAKAN RIVIÈRE KINABATANGAN avec Mr AJI (http://mrajiexpeditions.blogspot.fr/) Très bien, petit groupe (sa voiture (kitch à souhait) ne tient que 6 personnes.D’ailleurs petit problème à l’arrivée, étant 6 + 6 bagages la voiture était trop petite (pour les bagages). Solution, taxi pour les 3 bagages en trop jusqu’à la jonction ou la navette du Nipah lodge a récupéré nos gros sacs (on a pris le nécessaire pour les 2 nuits. Lodge simple Evergreen lodge a Sukau. Mr AJI est très bien. Pas grand monde dans le lodge. Comme toujours on doit faire les mêmes promenades en bateau que les autres, il semble démarrer plus tôt aussi on est tranquille au début avant l’arrivée d’autres bateaux. NIPAH LODGE Chalet familial 3 chambres, immense, très bien. Lodge surdimensionné, plein d’habitation, premier jour déjeuner, quelque touristes( à la journée) et nous. Dîner et nuit, on était seul. On voit bien les nasiques, propose night walk (pas faite car déjà fait 3) Paiement espèce, la CB ne fonctionnant pas( réseau) la navette nous a conduit a Sepilog, pour le feeding du matin, le chauffeur, m’a laissé au feeding puis récupéré après le feeding pour faire la tournée des DAB (pas de bol 2 premiers en pannes d’où DAB de l’aéroport) SEPILOG Période moins favorable car les orangs-outangs trouvent des fruits en abondance dans la forêt donc reviennent moins. Pratique : immenses casiers pour les bagages. Taxi devant le centre, on en a réservé un à midi pour le retour à l’aéroport en fin d’AM
KOTA KINABALU Jesselton hôte l: très bien un peu désuet. Grande cafèt à côté pour le PDJ Restaurant, El Centro les 2 fois, cadre et personnel sympa. Laundry sur le même trottoir un peu plus loin à droite (en regardant El Centro) Bateau pour les îles, on s’est laissé tenter par un rabatteur (25 RM par personne, départ direct du village des pêcheurs et pas de la Jetty, entrée au parc en sus. Mamutik plein de touristes chinois, Manutan pas bien explorée car trombes d’eau.
IMPRESSION Voyage qui nécessite de quasi tout réservé à l’avance (à moins d’avoir le temps et hors saison) sinon beaucoup d’impossibilité (nuit à BAKO, MULU où même si on peut dormir en dehors du Park certaines excursions sont complètes, SIPADAN et Mt Kinabalu). Du coup, peu d’impovisation, mais très facile sur place Aucun problème de réservation, toutes en direct avec l’hôtel. Aucun problème pendant le voyage, tout s’est bien enchainé, avions à l’heure (à 20 minute près, ssutout à cause de la pluie). Système de voucher pour les taxis très bien. Pour recharger vos crédits téléphoniques le vendeur vous le fait (pas très compliqué à faire quand même)
La météo Chaleur très supportable. Pluie souvent cape de pluie indispensable. Pas très génante sauf si jour de plage. Plutôt en fin de journée Nourriture Asiatique, variée, pas trop épicée. Aucun problème digestif malgré la consommation de jus de fruits frais. Sinon Mac Donalds et KFC partout pour les amateurs.
Bestioles Pas vu de sangsues malgré la pluie. Bêtes qui piquent : pratiquement pas de moustiques, mais des tas de piqures de bestioles invisibles (on ne sent pas les piqures sauf mouches des sables) d’ou plein de boutons malgré repellent.
Soleil Tape très fort quand le ciel n’est pas couvert, on apprécierait presque les nuages sur la plage
Sécurité Pas de problèmes particuliers Diplomatie.gouv déconseille les côtes nord et est du Sabah, donc de tip of bornéo à Sipadan à chacun de voir. Pour ceux qui n’aurait encore rien lu. Guerre de quelques jours en mars 2013 avec le Sultan de SULU (dcd depuis mais les successeurs gardent les mêmes revendications territoriales) Enlèvements de touristes voir http://petitesbullesdailleurs.fr/2013/12/15/plongeurs-securite-sipadan/comment-page-1/#comment-6754
PREPARATION Pas trop de guides pour Bornéo Lonely Planet (édition de 2010 et de 2013) même bla-bla pas forcément les mêmes hôtels et restaurants Footprint Handbook BORNEO (en anglais) Ce Forum avec notamment un très beau site plein de photos https://sites.google.com/site/borneoentrejungleetoceans/ Avec pour grisemote les dauphins de l’Irrawadi +/- arnaque alors que pour nous très bien. Quelques blogs http://thibinspore.com/blog/2007/11/20/thibinspore-guide-pratique/
http://ducasse.over-blog.com/article-kuching-et-d-autres-animaux-119396390.html
http://thibinspore.com/blog/2007/11/20/thibinspore-guide-pratique/
http://laclaquetteverte.wordpress.com/2009/04/21/kuching-le-lieu-ideal-pour-une-premiere-decouverte-de-borneo/#more-46
http://www.lonelyplanet.fr/forums/singapour/3-semaines-en-aout-en-malaisie-borneo-en-famille
http://www.malaisie.org/index.php
Quelques sites http://www.mulupark.com/index.htm
http://www.sarawakforestry.com/htm/snp-np-bako.html
Au sujet des boissons sans alcool embarquées aux escales English translation pending
Bonjour à tous, 😏
Lors de ma dernière croisière récente sur le Costa Fortuna, j'ai été assez surpris de voir, à diverses reprises, certains croisiéristes remonter à bord avec plusieurs grandes bouteilles d'1 1/2 l d'eau ou de soda sur le Fortuna aux escales.
En fait, il est en principe interdit de monter à bord avec des boissons (pour imposer un monopole à bord et sa rentabilité ?) et l'alcool acheté à terre doit être mis "en quarantaine" à bord (ce que je comprends pour des raisons de sécurité à bord).
Comment peut procéder Costa pour s'en assurer ?
Dans les "petits" ports d'escale, s'il y a bien un contrôle visuel global par les autorités locales (police + douane) des passagers qui remontent à bord, l'infrastructure présente au sol ne permet pas de faire des contrôles approfondis au quai (il n'y a pas d'installation de passage des sacs au rayons X et pas de passage du croisiériste au portique à quai). Ces contrôles étant, semble t il, toutefois imposés par la législation internationale, Il en découle que ce contrôle se fait à bord avec du matériel COSTA (installation à rayons pour sacs et portique à passagers du navire) et le personnel de contrôle COSTA.
Ce personnel Costa est donc mis en possibilité d'éventuellement s'opposer à ce que l'on embarque des boissons ou de la nourriture puisqu'il contrôle le contenu des sacs.
Dans les "grands" ports d'escale avec terminaux "croisières" (Cadix, Barcelone, Lisbonne, Valence, ...), il en est autrement puisque les contrôles par rayons (sacs + portiques) sont faits par les autorités publiques locales avec leurs propres installations dans le terminal passagers du port avant (ré)embarquement. Pour ces autorités locales chargées d'une mission de sécurité et de douane, que l'on embarque 1 ou 10 bouteilles d'eau ou des biscuits sur le navire n'a pas l'air de leur importer et elles ne semblent pas avoir pour mission de l'interdire d'après ce que j'ai vu. De plus, dans certaines grandes escales (Barcelone par ex) des magasins de souvenirs et autres boissons se situent après passage au contrôle en zone "stérile" me semble t il. J'ai donc constaté à plusieurs reprises que des croisiéristes, avec plusieurs bouteilles de boissons sans alcool dans des sacs, passaient ces contrôles publics sans problème. Pour ce qui est de l'alcool, par contre, vraisemblablement pour des raisons de sécurité ou de législation, j'ai constaté que les contrôleurs des autorités locales informaient le délégué Costa sur place de la présence d'alcool décelé aux rayons pour que ce délégué, en concertation avec le croisiériste, se charge des bouteilles d'alcool (avec décharge écrite) pour les conserver "en quarantaine" la suite de la croisière.
Toujours dans ces grands ports, après ce contrôle à terre par les autorités publiques, les croisiéristes remontent à bord. Personnellement, je n'ai jamais assisté à un second contrôle des sacs à la remontée à bord par du personnel COSTA pour savoir ce que nos sacs fermés (déjà contrôlés précédemment) contenaient précisément.
Le croisiériste qui, dans ces grands ports, remonte à bord avec des boissons sans alcool n'a donc, selon moi, pas grand chose à craindre pour autant bien évidemment que ce soit en quantités limitées et de manière discrète.
Il me semble qu'un certain nombre de croisiériste l'ont bien compris ...
C'est mon expérience, mais d'autres en ont peut être des différentes ...
Micy
Lors de ma dernière croisière récente sur le Costa Fortuna, j'ai été assez surpris de voir, à diverses reprises, certains croisiéristes remonter à bord avec plusieurs grandes bouteilles d'1 1/2 l d'eau ou de soda sur le Fortuna aux escales.
En fait, il est en principe interdit de monter à bord avec des boissons (pour imposer un monopole à bord et sa rentabilité ?) et l'alcool acheté à terre doit être mis "en quarantaine" à bord (ce que je comprends pour des raisons de sécurité à bord).
Comment peut procéder Costa pour s'en assurer ?
Dans les "petits" ports d'escale, s'il y a bien un contrôle visuel global par les autorités locales (police + douane) des passagers qui remontent à bord, l'infrastructure présente au sol ne permet pas de faire des contrôles approfondis au quai (il n'y a pas d'installation de passage des sacs au rayons X et pas de passage du croisiériste au portique à quai). Ces contrôles étant, semble t il, toutefois imposés par la législation internationale, Il en découle que ce contrôle se fait à bord avec du matériel COSTA (installation à rayons pour sacs et portique à passagers du navire) et le personnel de contrôle COSTA.
Ce personnel Costa est donc mis en possibilité d'éventuellement s'opposer à ce que l'on embarque des boissons ou de la nourriture puisqu'il contrôle le contenu des sacs.
Dans les "grands" ports d'escale avec terminaux "croisières" (Cadix, Barcelone, Lisbonne, Valence, ...), il en est autrement puisque les contrôles par rayons (sacs + portiques) sont faits par les autorités publiques locales avec leurs propres installations dans le terminal passagers du port avant (ré)embarquement. Pour ces autorités locales chargées d'une mission de sécurité et de douane, que l'on embarque 1 ou 10 bouteilles d'eau ou des biscuits sur le navire n'a pas l'air de leur importer et elles ne semblent pas avoir pour mission de l'interdire d'après ce que j'ai vu. De plus, dans certaines grandes escales (Barcelone par ex) des magasins de souvenirs et autres boissons se situent après passage au contrôle en zone "stérile" me semble t il. J'ai donc constaté à plusieurs reprises que des croisiéristes, avec plusieurs bouteilles de boissons sans alcool dans des sacs, passaient ces contrôles publics sans problème. Pour ce qui est de l'alcool, par contre, vraisemblablement pour des raisons de sécurité ou de législation, j'ai constaté que les contrôleurs des autorités locales informaient le délégué Costa sur place de la présence d'alcool décelé aux rayons pour que ce délégué, en concertation avec le croisiériste, se charge des bouteilles d'alcool (avec décharge écrite) pour les conserver "en quarantaine" la suite de la croisière.
Toujours dans ces grands ports, après ce contrôle à terre par les autorités publiques, les croisiéristes remontent à bord. Personnellement, je n'ai jamais assisté à un second contrôle des sacs à la remontée à bord par du personnel COSTA pour savoir ce que nos sacs fermés (déjà contrôlés précédemment) contenaient précisément.
Le croisiériste qui, dans ces grands ports, remonte à bord avec des boissons sans alcool n'a donc, selon moi, pas grand chose à craindre pour autant bien évidemment que ce soit en quantités limitées et de manière discrète.
Il me semble qu'un certain nombre de croisiériste l'ont bien compris ...
C'est mon expérience, mais d'autres en ont peut être des différentes ...
Micy
Voyage Johannesburg - Botswana - chutes Victoria - Namibie - Cape Town English translation pending
Bonjour à tous,
J'habite en Martinique, donc à 8h d'avion de Paris. Et Paris se trouve à au moins 11h d'avion de Johannesburg. Je pense dormir une nuit à Paris pour récupérer, à l'aller et au retour. Donc, aller à Johannesburg, c'est partir de Martinique le jour J, arriver à Paris, en j+1, dormir à Paris, repartir de Paris en j+2 et arriver à Johannesburg en J+3. Et je ne parle même pas du coût financier!!!!!
Et ça ce n'est que l'aller. Vous multiplier ça par 2 et vous comprendrez que je ne ferai pas de voyages en Afrique australe souvent. A vrai dire, j'en ferai un l'an prochain, je l'espère, peut-être un deuxième dans longtemps, mais pas plus!!!
Du coup, j'ai concocté un projet de voyage de 32 jours qui commence à Johannesbourg, car c'est un symbole très fort de la lutte contre l'apartheid, avec Soweto et le musée de l'apartheid et qui se termine à Cape town, par rapport à Robben island. Bref, si j'ai voulu venir en Afrique c'est par rapport à Mandela.
Donc, au départ, je ne devais aller qu'en Afrique du sud. En septembre 2013, c'était une évidence qu'en aout 2014 j'irais en Afrique du sud. On rajoutait un ou deux parcs animaliers, puisqu'entre temps j'avais appris qu'on pouvait voir des animaux en liberté là-bas et puis voilà. Ma vision de voyage était très simple, sur 3 semaines, emballés, c'était pesés!! Puis pour des raisons de santé, je n'ai pas pu partir. Donc, pour 2015, nouveau projet.
Entre temps, de petits lutins, tous plus machiavéliques les uns que les autres, se sont évertués à me parler de la Namibie, me mettre sous le nez des carnets de la Namibie. J'ignorais son existence jusqu'alors. J'ai tenu 1 an, supportant le supplice des images de paysages désertiques tous plus beaux les uns que les autres, les promesses de paysages enchanteurs, de rencontres animalières à couper le souffle.
Mais, en 2013, je revenais des hauts plateaux andins, et notamment du sud lipez et du salar d'uyuni, et des paysages plus beaux que ceux là, j'étais sure qu'il n'y en avaient pas. D'ailleurs, je suppose que Max va finir par le reconnaitre. Bref, j'étais immunisée contre tout ça. Puis plus le temps passait, plus les souvenirs vivaces du sud lipez s'estompaient, et plus les photos de Namibie prenaient de l'importance. L'effet du vaccin s'estompait, et les signes de la maladie revenaient: désir de voir des paysages désertiques!!!!
Par dessus tout ça est venu se greffer que les rencontres animalières étaient les plus extraordinaires au parc Chobe, qui a l'inestimable avantage d'être pas très loin des chutes victoria, ce qui me permettrait de compléter ma liste des chutes les plus connues, iguazu, niagara, puis victoria. Aller au fish river canyon, me permettrait de découvrir le cousin du grand canyon des Etats-Unis que je connais déjà. Enfin, passer au namaqualand à partir de mi- aout me donnerait des chances de le voir fleuri.
Voilà planté le décor du pourquoi? Pourquoi tant de jours? Pourquoi tant de lieux aussi éloignés? Pourquoi je commence par le nord, et pourquoi je finis par le sud.
Maintenant, va falloir s'occuper du comment? Comment relier tous ces points? Voiture? Quel loueur? Quel véhicule? Avion? Quel(s) aéroport (s)?
Quand? Quand partir, quand revenir? Pour les dates de mes vacances, j'ai 2 impératifs: ne pas partir avant début juillet et revenir fin aout au plus tard: je suis prof!
Où? Ou dormir? Où manger? Hébergements: camper?, en tente sur le toit, en tente au sol, en camping car, en bushcamper? Tout hébergement en dur? Mix camping, hébergement en dur? En sachant que camper pour moi c'est juste pour diminuer la facture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Combien? Budget? Combien prévoir? Quel Nombre de jour minimum sans avoir à courir entre 2 points? 32 jours sur place avec départ d'Afrique au plus tard le 25/08 pour que je sois rentrée chez moi le 28/08 pour souffler avant la rentrée?
Dernière chose, concernant le froid, vu que ce sera l'hiver en Afrique austral, il se trouve que dans les hauts plateaux andins situés dans mon autre hémisphère sud, j'ai dormi dans des chambres non chauffées en hiver austral à plus de 4000m d'altitude, où la température était entre 1°C et 5°C la nuit dans la chambre.
Bien, j'ai suffisamment écrit pour un premier post. J'ai parasité pas mal de carnets et de posts avant d'ouvrir le mien, et je remercie infiniment tous ceux qui se reconnaitront et qui ont été bienveillants à mon égard, alors je vous en pris, lâchez-vous, c'est parti pour la fiesta. Brain stormers à vos marques, prêt, partez!!!!!
A plus.
J'habite en Martinique, donc à 8h d'avion de Paris. Et Paris se trouve à au moins 11h d'avion de Johannesburg. Je pense dormir une nuit à Paris pour récupérer, à l'aller et au retour. Donc, aller à Johannesburg, c'est partir de Martinique le jour J, arriver à Paris, en j+1, dormir à Paris, repartir de Paris en j+2 et arriver à Johannesburg en J+3. Et je ne parle même pas du coût financier!!!!!
Et ça ce n'est que l'aller. Vous multiplier ça par 2 et vous comprendrez que je ne ferai pas de voyages en Afrique australe souvent. A vrai dire, j'en ferai un l'an prochain, je l'espère, peut-être un deuxième dans longtemps, mais pas plus!!!
Du coup, j'ai concocté un projet de voyage de 32 jours qui commence à Johannesbourg, car c'est un symbole très fort de la lutte contre l'apartheid, avec Soweto et le musée de l'apartheid et qui se termine à Cape town, par rapport à Robben island. Bref, si j'ai voulu venir en Afrique c'est par rapport à Mandela.
Donc, au départ, je ne devais aller qu'en Afrique du sud. En septembre 2013, c'était une évidence qu'en aout 2014 j'irais en Afrique du sud. On rajoutait un ou deux parcs animaliers, puisqu'entre temps j'avais appris qu'on pouvait voir des animaux en liberté là-bas et puis voilà. Ma vision de voyage était très simple, sur 3 semaines, emballés, c'était pesés!! Puis pour des raisons de santé, je n'ai pas pu partir. Donc, pour 2015, nouveau projet.
Entre temps, de petits lutins, tous plus machiavéliques les uns que les autres, se sont évertués à me parler de la Namibie, me mettre sous le nez des carnets de la Namibie. J'ignorais son existence jusqu'alors. J'ai tenu 1 an, supportant le supplice des images de paysages désertiques tous plus beaux les uns que les autres, les promesses de paysages enchanteurs, de rencontres animalières à couper le souffle.
Mais, en 2013, je revenais des hauts plateaux andins, et notamment du sud lipez et du salar d'uyuni, et des paysages plus beaux que ceux là, j'étais sure qu'il n'y en avaient pas. D'ailleurs, je suppose que Max va finir par le reconnaitre. Bref, j'étais immunisée contre tout ça. Puis plus le temps passait, plus les souvenirs vivaces du sud lipez s'estompaient, et plus les photos de Namibie prenaient de l'importance. L'effet du vaccin s'estompait, et les signes de la maladie revenaient: désir de voir des paysages désertiques!!!!
Par dessus tout ça est venu se greffer que les rencontres animalières étaient les plus extraordinaires au parc Chobe, qui a l'inestimable avantage d'être pas très loin des chutes victoria, ce qui me permettrait de compléter ma liste des chutes les plus connues, iguazu, niagara, puis victoria. Aller au fish river canyon, me permettrait de découvrir le cousin du grand canyon des Etats-Unis que je connais déjà. Enfin, passer au namaqualand à partir de mi- aout me donnerait des chances de le voir fleuri.
Voilà planté le décor du pourquoi? Pourquoi tant de jours? Pourquoi tant de lieux aussi éloignés? Pourquoi je commence par le nord, et pourquoi je finis par le sud.
Maintenant, va falloir s'occuper du comment? Comment relier tous ces points? Voiture? Quel loueur? Quel véhicule? Avion? Quel(s) aéroport (s)?
Quand? Quand partir, quand revenir? Pour les dates de mes vacances, j'ai 2 impératifs: ne pas partir avant début juillet et revenir fin aout au plus tard: je suis prof!
Où? Ou dormir? Où manger? Hébergements: camper?, en tente sur le toit, en tente au sol, en camping car, en bushcamper? Tout hébergement en dur? Mix camping, hébergement en dur? En sachant que camper pour moi c'est juste pour diminuer la facture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Combien? Budget? Combien prévoir? Quel Nombre de jour minimum sans avoir à courir entre 2 points? 32 jours sur place avec départ d'Afrique au plus tard le 25/08 pour que je sois rentrée chez moi le 28/08 pour souffler avant la rentrée?
Dernière chose, concernant le froid, vu que ce sera l'hiver en Afrique austral, il se trouve que dans les hauts plateaux andins situés dans mon autre hémisphère sud, j'ai dormi dans des chambres non chauffées en hiver austral à plus de 4000m d'altitude, où la température était entre 1°C et 5°C la nuit dans la chambre.
Bien, j'ai suffisamment écrit pour un premier post. J'ai parasité pas mal de carnets et de posts avant d'ouvrir le mien, et je remercie infiniment tous ceux qui se reconnaitront et qui ont été bienveillants à mon égard, alors je vous en pris, lâchez-vous, c'est parti pour la fiesta. Brain stormers à vos marques, prêt, partez!!!!!
A plus.
Excursion Bayahibe English translation pending
bonjour a tous je reviens vers vous car le départ approche je voudrai faire une excursion sur l'ile de saona et alors je lis de tout sur le sujet . a savoir que je ne veux pas être avec un groupe de 40 personnes et j'aimerai quelque chose de plus privé ! je lis que certains tour operator propose des excursions mais qu'il vaut mieux aller au village de bayahibé . avez vous une bonne adresse? merci a vous .
Croisière catamaran aux Seychelles Promoséjours via Ventes privées English translation pending
De retour d'une croisière cata aux Seychelles, achetée sur "ventes privées.com", par Promoséjours.
Ce qui devait être un voyage de rêve, sur un cata de 7 cabines(14 personnes max), s'est transformé en une expedition sur un cata de 12 cabines(24 personnes!!!),
Le responsable promoséjours, joint sur place , alors que nous refusions de monter sur le bateau de 24 , nous répond que si l'on n'est pas content...on n'a qu'à retourner à Paris!!!on croit réver.
Nous étions donc 10, à avoir reservé sur ventes privées, à nous être fait arnaquer, puisqu'on a servi ã remplir le bateau Promoséjours(24 pers).
Aprés vérification auprès des skippers de la marina, le catamaran vanté dans le descriptif.(catamaran Eleuthera 60 de 2008)...n'a JAMAIS été vu dans la marina des Seychelles...
Nous avons donc embarqué sur ce gros catamaran, avec d'autres passagers qui avaient tous payé moins cher que nous( normal...ils ont reservé sur un cata de 24 personnes!).et la galère a continuė: bateau sans cesse en avarie:unjour/2:désalinisateur en panne( donc douches à l'eau de mer, café et thé salés!!!), pompes des eaux usées HS, qu'il faut réparer, donc retour à Mahé au détriment du programme( nous sommes restés sur l'ile curieuse jusqu'à la tombée de la nuit, en attendant que le cata revienne nous chercher): je vous épargne les détails relatifs aux remontées d'eau dans les douches🙁
Le final a ėté à la hauteur puisque nos vols retour n ´avaient pas été confirmés par promoséjours et qu'il a fallu batailler 45min au comptoir d'enregistrement pour avoir des places(séparées bien sûr) dans l'avion.
Pour résumer: l'impression de s'être fait escroquer et d'avoir été bernés par une publicité mensongère...
Nous sommes en attente d'une réponse de vente privée et promoséjours....je vous tiendrais au courant.
La moustache au vent - Récit d'un voyage à vélo English translation pending
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
Afric'anchor English translation pending
Les premiers jours
Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.
Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!
Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.
Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.
Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.
Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.
De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.
Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!
Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?
Un festival de baleines
A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.
Oasis
C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.
Lire ou camper
Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?
Wupperthal
Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon modèle, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.
Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!
Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.
Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.
Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.
Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.
De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.
Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!
Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?
Un festival de baleines
A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.
Oasis
C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.
Lire ou camper
Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?
Wupperthal
Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon modèle, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
Qui cherche des billets Paris - Bangkok pour juillet 2015? English translation pending
Hello
Je suis a la recherche de 3 billets adultes et 1 billet moins de 12 ans pour moi et mes trois enfants. j'ai choisi la Thailande en arrivant sur Bangkok et peut être repartir de Phuket...IDÉALEMENT, je voudrai voyager sur les compagnies comme Emirates, Ethias , Qatar ou sur Thai ou Singapore. J'attends donc les promo sur une de ces compagnies, a 2000,2200 je fonce. Pour ceux qui cherchent comme moi on pourrait mutualiser et se passer les bons tuyaux. A bientot
Fabuleux GR 20 (juin-juillet 2014) English translation pending
Salut tout le monde,
Le récit de mon périple dans les montagnes corses au printemps-été dernier (une étape par message).
Mercredi 18 juin 2014 :
Après un agréable vol Nantes-Calvi, nous voici arrivés dans la capitale de la Balagne, à quelques kilomètres seulement de Calenzana, commune-départ du GR 20. A la sortie de l'aéroport, nous réalisons rapidement que la seule solution pour rejoindre le centre-ville de Calvi consiste à prendre un taxi. Nous appelons une compagnie locale et c'est une conductrice, à l'accent des Balkans prononcé, qui nous dépose sur le port, où nous choisissons un petit resto sur le quai Adolphe Landry, à l'ombre des parasols.
Sur les hauteurs, l'orage se fait entendre. Mais cet après-midi, il nous épargnera en se cantonnant aux sommets. C'est donc sous un franc soleil que nous flânons dans les rues commerçantes et que nous nous rendons en haut de la citadelle de Calvi, pour admirer le panorama et les montagnes corses qui semblent nous défier.

Des désagréments liés à mon appareil-photo et au retrait d'argent liquide viennent cependant ternir quelque peu cette première journée (Bertrand résoudra le problème le soir en désactivant le mode "retardateur"). Vers 17h, nous appelons le même taxi qui nous avait proposé de nous emmener au gîte municipal de Calenzana à un tarif intéressant. La douzaine de kilomètres à parcourir s'avère très sportive : les dépassements audacieux s'enchaînent, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un véhicule à la couleur bleue pourtant très explicite. Nous arrivons entiers, prenons possession de notre chambre et allons nous informer à la maison du GR 20, notamment en ce qui concerne la météo pour les jours à venir.
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour dans le village de Calenzana, buvons un verre avant de nous offrir une dernière bonne viande avant le grand départ.
Nous nous couchons vers 22h et programmons le réveil à 6h, pour être en forme pour cette première étape très montante et redoutée.
Jeudi 19 juin 2014 :
Étape 1 : Calenzana - Ortu di u Piobbu Temps de marche : 6h30 Altitude minimale : 275 m Altitude maximale : 1550 m Dénivelé positif : 1360 m Dénivelé négatif : 60 m
Comme pour les Espagnols au Brésil (défaite contre le Chili et élimination de la Coupe du Monde), la nuit a été difficile : chaleur, ronflements et sûrement aussi un peu d'excitation à l'idée de savoir que ça y est, c'est le jour J. Nous nous levons à 5h45, prenons un bon petit déjeuner et nous lançons à l'attaque de ce mythe qu'est le GR 20. Pour ma part, je suis comme un gamin qui, le matin de Noël, descend les escaliers qui mènent au sapin. Impatient et les yeux grands ouverts. Nous atteignons le départ "officiel" du GR 20 un peu avant 7h30.
Au programme de cette première étape, de la montée, de la montée et encore de la montée... 6h30 de marche sont annoncées.
Rapidement, nous dominons Calenzana, puis le golfe de Calvi, qui s'éloigne tout de même petit à petit.
Je suis surpris par la présence de nombreux arbres morts sur ce premier versant, comme s'ils avaient été punis par la foudre. L'immensité des pins maritimes attire également mon œil.
Au fur et à mesure que nous montons et que nous nous éloignons du littoral, le ciel se couvre, présageant une fin d'étape humide.
Au promontoire d'Arghjova (820 mètres), nous croisons une personne qui a déjà fait le GR 20 deux ans auparavant, accompagné d'un novice en la matière. Nous nous suivrons jusqu'à mi-parcours.
Un peu plus loin, je me retourne et constate l'avancée de notre entreprise : le chemin que nous venons d'emprunter paraît de plus en plus étroit.
Pour le moment, nous avalons la pente, assez peu marquée, à un bon rythme, même si une pause de temps à autre est bienvenue.
L'arrivée à la Bocca u Saltu (1250 mètres) nous offre un premier panorama grandiose, véritable transition entre le paysage de plaine et celui de montagne.
La suite du parcours se complexifie. Le souffle se met à manquer, en raison de lacets serrés en forêt. Olivier, lui, est contrarié par de tenaces crampes aux cuisses.
Puis, la randonnée se transforme par endroits en petite escalade. Le tracé du sentier n'existe plus et nous devons parfois chercher le balisage du GR.
Pour corser un peu le parcours, la grêle s'invite, heureusement de façon éphémère. Il n'empêche que nous nous empressons de sortir nos k-ways, ponchos et autres sursacs pour laisser au sec nos vêtements et vivres.
7h30 après notre départ, nous apercevons enfin le refuge d'Ortu di u Piobbu.
Mais il nous faudra encore une heure de marche pour l'atteindre. En milieu d'après-midi, nous bouclons cette première étape tant redoutée.
Nous commençons par réserver le dîner et le petit déjeuner du lendemain, avant de faire une lessive douloureuse en raison de la température glaciale de l'eau, ce qui n'augure rien de très agréable pour la suite, à savoir la douche. Ensuite, nous nous installons sur l'aire de bivouac et prenons possession de nos deux tentes. Olivier dormira avec Samuel, Bertrand avec moi.
En fin d'après-midi, nous allons boire un verre au refuge et étudier l'étape du lendemain, avant de passer au dîner constitué d'une soupe de lentilles aux figatellus (saucisse) et d'un gâteau en guise de dessert.
En début de soirée, le soleil fait sa réapparition. Nous nous couchons en même temps que lui, vers 21h.
Mercredi 18 juin 2014 :
Après un agréable vol Nantes-Calvi, nous voici arrivés dans la capitale de la Balagne, à quelques kilomètres seulement de Calenzana, commune-départ du GR 20. A la sortie de l'aéroport, nous réalisons rapidement que la seule solution pour rejoindre le centre-ville de Calvi consiste à prendre un taxi. Nous appelons une compagnie locale et c'est une conductrice, à l'accent des Balkans prononcé, qui nous dépose sur le port, où nous choisissons un petit resto sur le quai Adolphe Landry, à l'ombre des parasols.

Sur les hauteurs, l'orage se fait entendre. Mais cet après-midi, il nous épargnera en se cantonnant aux sommets. C'est donc sous un franc soleil que nous flânons dans les rues commerçantes et que nous nous rendons en haut de la citadelle de Calvi, pour admirer le panorama et les montagnes corses qui semblent nous défier.

Des désagréments liés à mon appareil-photo et au retrait d'argent liquide viennent cependant ternir quelque peu cette première journée (Bertrand résoudra le problème le soir en désactivant le mode "retardateur"). Vers 17h, nous appelons le même taxi qui nous avait proposé de nous emmener au gîte municipal de Calenzana à un tarif intéressant. La douzaine de kilomètres à parcourir s'avère très sportive : les dépassements audacieux s'enchaînent, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un véhicule à la couleur bleue pourtant très explicite. Nous arrivons entiers, prenons possession de notre chambre et allons nous informer à la maison du GR 20, notamment en ce qui concerne la météo pour les jours à venir.

En fin d'après-midi, nous allons faire un tour dans le village de Calenzana, buvons un verre avant de nous offrir une dernière bonne viande avant le grand départ.
Nous nous couchons vers 22h et programmons le réveil à 6h, pour être en forme pour cette première étape très montante et redoutée.Jeudi 19 juin 2014 :
Étape 1 : Calenzana - Ortu di u Piobbu Temps de marche : 6h30 Altitude minimale : 275 m Altitude maximale : 1550 m Dénivelé positif : 1360 m Dénivelé négatif : 60 m
Comme pour les Espagnols au Brésil (défaite contre le Chili et élimination de la Coupe du Monde), la nuit a été difficile : chaleur, ronflements et sûrement aussi un peu d'excitation à l'idée de savoir que ça y est, c'est le jour J. Nous nous levons à 5h45, prenons un bon petit déjeuner et nous lançons à l'attaque de ce mythe qu'est le GR 20. Pour ma part, je suis comme un gamin qui, le matin de Noël, descend les escaliers qui mènent au sapin. Impatient et les yeux grands ouverts. Nous atteignons le départ "officiel" du GR 20 un peu avant 7h30.
Au programme de cette première étape, de la montée, de la montée et encore de la montée... 6h30 de marche sont annoncées.
Rapidement, nous dominons Calenzana, puis le golfe de Calvi, qui s'éloigne tout de même petit à petit.
Je suis surpris par la présence de nombreux arbres morts sur ce premier versant, comme s'ils avaient été punis par la foudre. L'immensité des pins maritimes attire également mon œil.
Au fur et à mesure que nous montons et que nous nous éloignons du littoral, le ciel se couvre, présageant une fin d'étape humide.
Au promontoire d'Arghjova (820 mètres), nous croisons une personne qui a déjà fait le GR 20 deux ans auparavant, accompagné d'un novice en la matière. Nous nous suivrons jusqu'à mi-parcours.
Un peu plus loin, je me retourne et constate l'avancée de notre entreprise : le chemin que nous venons d'emprunter paraît de plus en plus étroit.
Pour le moment, nous avalons la pente, assez peu marquée, à un bon rythme, même si une pause de temps à autre est bienvenue.
L'arrivée à la Bocca u Saltu (1250 mètres) nous offre un premier panorama grandiose, véritable transition entre le paysage de plaine et celui de montagne.
La suite du parcours se complexifie. Le souffle se met à manquer, en raison de lacets serrés en forêt. Olivier, lui, est contrarié par de tenaces crampes aux cuisses.
Puis, la randonnée se transforme par endroits en petite escalade. Le tracé du sentier n'existe plus et nous devons parfois chercher le balisage du GR.
Pour corser un peu le parcours, la grêle s'invite, heureusement de façon éphémère. Il n'empêche que nous nous empressons de sortir nos k-ways, ponchos et autres sursacs pour laisser au sec nos vêtements et vivres.
7h30 après notre départ, nous apercevons enfin le refuge d'Ortu di u Piobbu.
Mais il nous faudra encore une heure de marche pour l'atteindre. En milieu d'après-midi, nous bouclons cette première étape tant redoutée.
Nous commençons par réserver le dîner et le petit déjeuner du lendemain, avant de faire une lessive douloureuse en raison de la température glaciale de l'eau, ce qui n'augure rien de très agréable pour la suite, à savoir la douche. Ensuite, nous nous installons sur l'aire de bivouac et prenons possession de nos deux tentes. Olivier dormira avec Samuel, Bertrand avec moi.
En fin d'après-midi, nous allons boire un verre au refuge et étudier l'étape du lendemain, avant de passer au dîner constitué d'une soupe de lentilles aux figatellus (saucisse) et d'un gâteau en guise de dessert.
En début de soirée, le soleil fait sa réapparition. Nous nous couchons en même temps que lui, vers 21h.Retour de New York: aide pour un premier voyage English translation pending
Le contexte du voyage :
un héritage imprévu et nous avons décidé de nous faire plaisir ...Je ne serai pas de bon conseil pour les billets d’avion car pris au dernier moment (2 mois avant), gloups ,1300 euros/personne (Tlse/Ny Air France, A380 vraiment top niveau bruit et stabilité !). Je me suis aussi « lâchée » pour l’hôtel (300 euros/nuit/ch un « late check out » à 200 euros pour une chambre le dernier jour...) , rien à redire, parfait (emplacement , confort , aucun bruit extérieur en chambre « avec vue » 24ième étage) : http://timessquare.hyatt.com/en/hotel/our-hotel.... Le budget reste ensuite trés personnel mais évidemment il est quand même conséquent :comptez une moyenne de 25 euros/jour pour la nourriture /personne , ensuite il y a les transports , les visites... ! A savoir les taxes et les pourboires ne sont pas compris dans les prix annoncés , vous trouverez pleins d’infos à ce sujet sur les forums et les liens ci-dessous.
Nous étions 4 (couple et 2 ados –ma fille et une amie- de 16 ans) , c’est notre 3ième « grand » voyage (aprés la Thaïlande et Bali) et j’adore préparer (un grand merci à tous les blogueurs , forumeurs...sans qui , comme pour les précédents voyages , je n’aurais pu me débrouiller seule !).Je vous livre ici mon topo en espérant qu’il serve à préparer e votre voyage. J’ai essayé de mettre des infos pratiques et j’ai opté pour un « classement thématique » pour que ce soit plus lisible . Nous sommes partis du 19 au 28 août soit 8 nuits sur place et avons eu une météo plus que clémente (4 jours un peu gris mais sans pluie et température autour de 25°, 4 jours de grand beau et très chaud -plus de 30°- seulement les 2 derniers jours).
les préparatifs : -passeport (le notre date de 2009, pas eu à le refaire) et demande d’esta obligatoire (14$/personne) ici : https://esta.cbp.dhs.gov/....html?execution=e1s1 Attention : certaines personnes se voient refuser l’esta sans aucune raison .Faites d’abord votre demande avant de prendre vos billets d’avion (ou d’engager d’autres frais) -une bonne paire de basket : INDISPENSABLE -un assortiment de médocs , ils sont hors de prix !Une prière pour ne pas avoir de pépins de santé car idem pour les toubibs... -un adaptateur de prise (mais on peut l’acheter sur place) -changer des euros en dollars (nous l’avons fait ici : http://www.yes-change.com/vente/index.php , parfait mais 21 euros de frais d’envoi) - prévenir sa banque du voyage (parfois ils bloquent la carte quand il y a des retraits importants à l’étranger), prévoir l’utilisation de son téléphone (pass usa par exemple), se créer une adresse mail facilement consultable et y mettre toutes les photocopies des docs et n° de tél importants (passeport , opposition carte...)
Pour préparer :
A emporter: cartoville new york (gallimard) Plans par secteur , plan du bus et du métro de Manhattan Pratique à trimballer et consulter J’y ai noté restos, magasins par des points de couleurs, surligné les itinéraires...Je ne me suis servi que de ça sur place
Guides : « new york » guide VOIR , Hachette (j’en ai consulté d’autres mais celui là est très complet et illustré)
Sur le net : forums : http://voyageforum.com/forum/"]http://http://voyageforum.com/forum/"]http://]http://voyageforum.com/forum/états-unis/ (voir aussi la rubrique « carnets de voyage ») http://www.routard.com/forum/new_york/223.htm (avec la spécialiste « souris grise ») sites : http://www.bons-plans-voyage-new-york.com/ http://www.partir-a-new-york.com/ http://www.visiter-newyork.com/ http://sejour-newyork.fr/ http://www.nycgo.com/ http://newyorkmonamour.fr/ http://www.cnewyork.net/ http://newyorkattractionsguide.com/ http://www.timeout.com/newyork/things-to-do en anglais http://www.curiosites-futilites-new-york.com/ cartes : pour se repérer ou imprimer des endroits précis : http://www.hot-map.com/fr/nyc http://www.citidex.com/map/ http://www.vazyvite.com/.../newyork/ny_plan.htm http://www.citimaps.com/...manhattan-area-maps/ -architecture , art http://skyscraperpage.com/ carte de tous les gratte ciel http://newyorkitecture.com/ http://chelseagallerymap.com/ carte des galleries d’art de chelsea http://romain-in-ny.over-blog.com/page-211079.html blog , page sur les musées gratuits http://apops.mas.org/find-a-pops/ :des places , des sculptures... météo Essentielle pour programmer l’hélico , les montées aux gratte ciel , les musées (à faire plutôt s’il pleut !)...En croisant les doigts pour être chanceux car une chaleur épouvantable ou plusieurs jours de pluie et l’on ne fait pas le même voyage ! http://www.tameteo.com/...ew+York-11290-7.html http://www.wunderground.com/...000046, -73.98000336 Transports :
Aéroport JFK
-à l’aller Limousine 8 places (120 euros) réservée de France http://www.nycrichlimo.com/ Choisi car tarif explicite (contrairement à d’autres sites) tout compris (sauf le pourboire ,20 euros), choix de la voiture , finalement un peu déçue (bagages sur un siège , pas de musique , pas de proposition de boisson), paiement par carte ou liquide à l’arrivée mais n° de carte donnée à l’avance pour garantir la réservation (d’ailleurs je me suis trompée en donnant ma date d’arrivée -1 jour plus tôt- et la carte a été débitée 2 fois , le chauffeur s’étant déplacé la veille !J’avais plusieurs appels , mails à l’arrivée , j’ai passé un coup de fil et le temps de passer la douane le chauffeur était là) -au retour : Taxi type 4/4 à cause des bagages - 4 grosses valises et 4 sacs cabine- réservé par l’hotel, comptez une bonne heure de trajet (à 17h il y avait énormément d’embouteillages mais le chauffeur a pris des chemins de traverse) , 90 euros (pas de pourboire même si le chauffeur a demandé mais l’hôtel nous a annoncé un tarif l’incluant , paiement par carte ou liquide) Les taxis
Pratique quand on n’a pas une ligne de métro ou de bus sous la main ou pour descendre quelques blocs quand on n’en peut plus! Pas très cher -7 euros pour une dizaine de rues par exemple- (pourboire non inclus dans le prix de la course ,10%) mais suivant l’endroit pas très rapide car beaucoup de circulation , de feux...Il suffit de se mettre au bord de la rue , lever la main (comme dans les films quoi !) et être chanceux (car malgré le nombre ils sont pris continuellement).On a toujours payé en liquide mais ils acceptent la carte. Petit écran tactile à l’arrière , en tapant « citymap » on suit son trajet en temps réel. A 4, une personne monte à côté du chauffeur. Les bus http://en.wikipedia.org/..._routes_in_ManhattanA utiliser en complément du métro pour certaines destinations , la métrocard (voir métro) fonctionne , on la poinçonne à l’avant à côté du chauffeur. Le bus s’arrêtent toutes les 2/3 rues (poteaux sur le trottoir avec n° du bus et plan du trajet) Perso nous avons utilisé : Lignes 1(sf week end), 2, 3, 4 : elles remontent Madison Avenue et descendent la 5ième Avenue , pratique pour le MET , le Guggenheim , le Whitney muséum Ligne 42 (sur la 42 iéme rue) ou 50 (sur la 50ième rue) pour rejoindre le départ de la « circle line » ou l’Intrepid museum Ligne 34 ou 34A (fait un détour mais même terminus) sur la 34ième rue , permettent de rejoindre le départ de l’east river ferry. Attention pour ces 2 lignes il faut composter la métrocard à la machine qui se trouve sur le trottoir à l’arrêt du bus. Le métro http://www.mta.info/nyct (site officiel) http://www.visiter-newyork.com/...2009/09/nysubw... (plan pratique sur lequel on peut zoomer) Nous avons pris la métrocard , valable 7 jours dans le métro et les bus , 30$. La machine parle français , on paie en liquide ou par carte , quand elle demande le « zip code » c’est 99999. Pour se repérer : -savoir si on veut aller « updown » (en gros vers le nord ) ou « downtown »(le sud) c’est indiqué sur les panneaux. Certaines petites stations ne proposent pas les 2 directions, il faut alors traverser la rue et prendre la bouche de métro en face. -connaitre son numéro de ligne (indiqué par une lettre ou un n°) car sur le même quai passent 2 ou 3 lignes (et en général d’un côté du quai pour aller updown et de l’autre downtown , c’est indiqué) , le n° est annoncé par des panneaux lumineux et est inscrit sur la rame - pour choisir sa ligne, connaitre sa destination et savoir si la rame choisie s’y arrête :il y a des rames « express » (elles s’arrêtent à quelques stations indiquées par un rond blanc sur le plan) et locales (elles s’arrêtent à toutes les stations , ronds blancs et noirs sur le plan) Ainsi si vous prenez le métro à une station « blanche » et que vous descendez à une station « blanche » vous pouvez prendre n’importe quelle rame (choisissez express ça va plus vite !) si vous descendez à une station « noire » repérez sur le plan le n° de ligne qui s’y arrête (inscrite à côté du rond noir) afin de ne pas vous tromper, si vous prenez le métro à une station « noire » pas de problème de choix. Ce n’est sans doute pas trés clair mais on s’y fait vite ! Petit truc : si vous hésitez entre plusieurs hôtels choisissez celui qui se trouve à proximité d’une station « blanche » , vous aurez beaucoup plus de choix de lignes pour vous déplacer. Le bateau Un moyen super sympa de se déplacer tout en profitant de superbes panoramas Nous avons fait le « staten island ferry », la « croisière » comprise dans le pass et l’ « east river ferry » (voir plus loin pour ces 3 activités) mais il y en a d’autres : Un lien pour accéder à l’ensemble des ferry : http://www.nyc.gov/...rybus/ferintro.shtml et notamment cette compagnie : http://www.nywaterway.com/ Shopping
Pas forcément notre truc mais nos ados ont arpenté : -Times Square (Hard rock café , American eagle , Aeropostale , pas cher pour les filles Forever 21), -Broadway de Canal Street à West Houston street (Adidas notamment), -Nike (57ième entre la 5av et Madison), -Abercrombie (5 av et 56 ième ou , moins bondé, Pearl st et Fulton st à côté du Brooklyn Bridge. Attention l’homme dénudé -avec lequel on peut prendre une photo- n’est pas toujours présent !). - A Union square les chaussures valent le coup à DSW (à l’angle de la 14 st et de University place, au dessous du magasin Burlington). -Pas eu le courage de farfouiller chez Century 21(Church st et Cortland st à côté du mémorial Ground Zero), ni d’aller chez Macy’s (34ième et Broadway). -Pour les petits souvenirs kitch (tee shirt I love NY...) grand magasin sur Broadway ( en remontant vers Central Park à partir de Times square) et petit magasin un peu moins cher à l’angle de la 33ième et 5 av derrière l’Empire State) . -Sinon pour le fun: M&M’s et Disney à Times square , Apple et FAO (jouets) 5 av et 58 st , beau magasin de musique Guitar Center sur la 42th à côté du musée Mme Tussauds. LA « SUPERETTE » que l’on trouve partout qui fait tabac, pharmacie... ouverte 24h/24 :DUANE READE (adaptateur de prise à 5$) Restos
Là aussi pas notre truc , j’avais pourtant repéré pleins d’endroits mais nous avons privilégié les visites et mangé là où nous étions quand nous avions faim et le soir , crevés, nous mangions à côté de l’hotel !
Notre cantine du soir (et parfois du midi quand nous repassions par l’hotel): Cranberry Café sur la 45 th (entre Broadway et la 6 av) à côté de notre hôtel, ouvert 24h/24 . Super choix :des comptoirs où l’on peut acheter des pizzas (à la part ou entières) , des variétés de sandwichs , paninis..., des frigos/congélateurs avec boissons , desserts... et le top, un buffet avec toutes sortes de plats , de salades , de fruits frais (on prend une barquette , on se sert ce que l’on veut , on paye au poids à la caisse).Pour le déj café, muffins, cookies...Comptez environ 10 euros pour plat/boisson/dessert. Il y a une grande salle à l’étage bien « typique »(basse de plafond , éclairée au néon, dans les tons marronasses !) où le soir beaucoup de clients se retrouvent pour des jeux de société.
Sinon pleins de camions dans les rues vendent viennoiseries/café pour le dèj ou hamburgers, hot dog...(excellent fallafel en face du MET!) Deux restos que nous avons bien aimés (mais comptez 20 à 25 euros pour un plat et une boisson avec le pourboire) : -Junior’s (45th entre la 8 av et broadway) , service impeccable -Ellen’s stardust (où les serveurs chantent ) sur Broadway et la 51 st; la queue mais ça va vite , très sympa Pas eu le courage de faire la queue à un Shake shak (« meilleur hamburger de NY »)...d’autant qu’au 3ième hamburger j’étais déjà un peu écoeurée (oui je suis plutôt courgette !)
Une déception (relative) :le 230 fifth (5 av et 27 st) C’est un bar sur un toit terrasse (interdit aux ados –c’est à dire jusqu’à 21 ans !- comme tous les endroits qui vendent de l’alcool ) , toujours cité sur les forums. On peut cependant y prendre un brunch le samedi et le dimanche de 11h à 16h . Nous y sommes donc allés pour le brunch un dimanche.La vue est sympa (sur l’empire state), sans plus car une palissade bouche le point de vue. Il y a un monde fou et vous êtes placés d’office (à moins de dédaigner le brunch pour commander à la carte) sur des tables basses (qui vous obligent à vous plier en 2 pour manger) minuscules , à 10 cm de vos voisins, et avez accès au buffet (un dèj amélioré et une boisson) pour 29$/personne (pourboire non compris , en fait 110$ à 4). Bruyant , bondé, on a pas vraiment apprécié... VISITES
Les pass
Pour un premier voyage 2 possibilités : http://www.newyorkpass.com/Fr/: le plus complet, mais honnêtement même sur 7 jours vous ne ferez pas le quart des possibilités offertes et le prix est quand même élevé. J’ai longtemps hésité et finalement ne regrette pas le choix n°2 http://fr.citypass.com/new-york : les 6 grandes activités « classiques » et un prix intéressant pour les ados (jusqu’à 17 ans).Vous imprimez votre preuve d’achat et l’échangez contre un carnet de tickets à votre première visite. Il existe aussi un new york explorer pass et un go select pass , à choisir pour un prochain voyage. Les visites du pass (toutes les infos sur les horaires, l’accés....peuvent être imprimées sur le site d’achat)L’Empire state building : 2 visites dans la même journée, la 2ième après 22h. Personnellement nous n’avons pas eu de monde (mais quand on voit le dispositif prévu pour les files d’attente ça fait peur !).Y aller tôt et surtout avec de bonnes conditions météo. Top of the rock (au choix avec le Guggenheim , si vous souhaitez faire les 2 , comme nous, payez l’entrée au musée, moins chère): l’heure de visite peut être réservée à l’avance (donc pas d’attente) .Attention pas forcément indiqué , il y a 3 niveaux de plateforme d’observation (reliés pas des escaliers) Croisière : il y a le choix entre 4 types de croisières : nous avons été EMBALLES (nos ados étaient enchantés !) par « the beast » , bateau hyper rapide , vue d’enfer , arrêt au pied de la statue de la liberté .On est un peu aspergés et pas possible de faire des photos sur le trajet (ça secoue trop) mais vraiment génial et en 1h c’est plié ! Le MET et Le Musée d’histoire naturelle : immenses . J’ai imprimé le plan des 2 musées à l’avance pour faire ma sélection (et ce qui m’intéressait moins au pas de course) comptez quand même un minimum de 3h chacun. Coupe file avec le pass (même si tout le monde a le pass ! Bon j’exagère...) Toit terrasse (rooftop) à faire pour la jolie vue au MET (http://www.metmuseum.org/...ings/2014/dan-graham) Rose planet center à voir au AMNH (http://www.amnh.org/...teractive-floor-plan) Le Guggenheim : http://www.guggenheim.org/new-york l’expo ne nous intéressait pas mais l’architecture est à voir. Peu de monde en arrivant ¼ avant l’ouverture. Le MOMA : http://www.moma.org/ venir un peu avant l’ouverture , joli jardin qui ouvre 1/2h avant les salles , coupe file avec le pass .Perso je suis fan d’art modernedonc j’ai beaucoup aimé... Visites réservées à l’avance
-l’hélicoptère compagnie choisie (elles partent toutes du même endroit , un quai à la pointe sud-est, pour y accéder à pied attention on ne peut pas traverser l’autoroute qui longe la rivière n’importe où :partir soit de la pointe sud , soit du pont de brooklyn en longeant la rivière) http://www.heliny.com/ L’hélico est top pour la vision (même si l’on est au milieu,6 places dont une à côté du pilote mais vous ne choisissez pas car le placement se fait en fonction du poids) ce qui n’est pas le cas de tous les hélicos que j’ai pu voir sur la piste.Vous réservez une date et un créneau horaire (début d’aprem bien pour la position du soleil) mais j’ai pu changer la veille (par mail) pour avoir des conditions météo favorables. -un match de basket au Madison Square Garden (USA/Porto Rico) réservé par ticketmaster (http://www.ticketmaster.com/...etmaster_logo_top...) Sur le site toute la programmation (sport , spectacles, concerts...).Vous choisissez votre place sur un plan interactif. Salle impressionnante, show à l’américaine, boissons et nourriture sur place (arriver un peu à l’avance si vous voulez manger car beaucoup de monde et ça commence à l’heure !).Si vous devez prendre le métro à la sortie ne trainez pas ou prévoyez d’être patient ! -un concert au Barclays Center à Brooklyn (Arcade Fire) réservé par ticketmaster Même topo qu’au Madison (superbe salle , nourriture/boisson et même salon de coiffure dans la coursive ) -J’ai hésité à réserver une comédie musicale et me suis dit qu’on verrait sur place. Finalement la fatigue (en se levant très tôt-décalage horaire oblige-et en marchant 8h par jour , le soir nous étions claqués !) , notre piètre anglais , la file d’attente au guichet tkts (sur times square , à côté de l’escalier rouge , prix réduits pour un spectacle le soir même. Attention « Le Roi Lion » n’est pas proposé) ...on a laissé tomber. 2 autres tkts moins bondés sans doute : the TKTS South Street Seaport Booth, at the corner of Front and John Streets, or TKTS Downtown Brooklyn, at One MetroTech Center on the corner of Jay Street and Myrtle Avenue Les vues
Après l’hélico le premier jour on se dit que l’on sera déçu par le reste...Et bien pas du tout ! Tous les « panoramas » de la ville s’avèrent très différents et tous fantastiques !
-l’hélico donc (chance, nous étions 4 et les 2 autres personnes avaient réservé un tour de 20 mn!5mn supplémentaires gratuites pour nous !) : vue époustouflante ! Pas donné (140$ par personne) mais c’est une fois dans la vie ? Pas de crainte à avoir, c’est vraiment trés doux et tranquille comme sensation
-l’empire state : à faire de jour et de nuit http://www.esbnyc.com/fr
-le top of the rock: le faire de jour pour la vue sur central park http://www.topoftherocknyc.com/
-le bateau (« croisière »): on longe la « skyline » côté ouest , splendide, jusqu’à la statue de la liberté (et vue sur la pointe de Manhattan) http://www.circleline42.com/...se-details.aspx?i...
-le ferry gratuit de Staten Island : à faire en premier pour une découverte tranquille de la pointe de Manhattan et de la Statue de la liberté (comptez 1h30 l’aller / retour , il faut descendre et reprendre un autre ferry au retour. Beaucoup de monde il faut « courir » pour être bien placés à l’extérieur, à droite à l’aller , à gauche au retour.) Pour l’accés en métro la station la plus proche est « south ferry » :attention le quai est court donc seuls les wagons de tête vous permettent de descendre (pas d’inquiétude cependant vous pourrez descendre et remonter dans un autre wagon à 2 stations de l’arrêt , il y a une annonce et on vous laisse le temps de faire le changement !).Ensuite c’est un trés grand bâtiment « whitehall terminal » http://www.siferry.com/SIFerry_Schedulesaspx
-le pont de Brooklyn :magique , à faire de jour ET de nuit en partant de Brooklyn vers Manhattan.L’accés par un escalier sur le pont est trés mal indiqué , bien le repérer sur un plan d’abord sinon on galère un peu (surtout de nuit !). http://www.transalt.org/...f/map_brooklyn_b.gif Un moyen trés sympa d’y aller est de prendre l’east river ferry
-east river ferry: http://www.eastriverferry.com/ En 30mn on rejoint Dumbo (au pied du pont de Brooklyn) à partir de la 34st avec un panorama superbe sur la skyline côté est. On peut poursuivre jusqu’au quartier de Wall Street ou même jusqu’ à Governors island l’été(voir le plan sur le site). Pour accéder au ponton au bout de la 34st on peut prendre le bus (voir transport) il y a un guichet « humain » mais le ticket (4$) se prend obligatoirement à la machine (ou en ligne , à télécharger sur son smartphone), c’est ensuite le ponton de gauche (à droite une autre compagnie). - gantry plaza state park ( hunters point) , Queens http://nysparks.com/parks/149/details.aspx A une station de métro de Manhattan à partir de Grand Central (ligne 7, descendre à Vernon,300 m à pied par la 50 av. direction le fleuve) .Nous y sommes allés vers 19h jusqu’à 21h pour profiter du coucher de soleil et des premières lumières...Trés bien aménagé , trés beaux points de vue avec les structures métalliques qui ont été conservées et plus loin le panneau pepsi cola , so kitch !
-Tramway aérien :roosevelt island tram http://rioc.ny.gov/tramtransportation.htm (horaires) Au croisement de la 2 av.et 60 st (metro lexington av/59st , marcher 1 bloc vers le fleuve et prendre l’escalier qui accéde à la station) , on poinçonne sa métrocard avant de monter (idem au retour) . Il faut changer de tram pour le retour. En 20 mn c’est fait et encore une fois vue superbe ! Itinéraire au jour le jour
Mon planning initial a d’entrée été obsolète car il a fallu tenir compte des conditions méteo , de la fatigue et du temps de « préparation » des filles (sans commentaire!) , bref j’ai réadapté au jour le jour en essayant d’avoir un peu de cohérence pour limiter les déplacements en tous sens. La situation de l’hôtel nous a permis de faire de belles balades matinales à pied . Finalement des regrets forcément : être passé trop rapidement dans plusieurs quartiers (greenwich , soho...), ne pas avoir fait Chelsea , Battery Park city, le Lower east side...Il faudra revenir !
Jour 1(mercredi) :manhattan sud
-Petit repérage du quartier autour de l’hotel , on perd du temps pour l’achat de baskets (skechers) pour une des filles... -métro:FERRY STATEN ISLAND -repas (resto rapide) -13h30 :hélico -balade dans le « FINANCIAL DISTRICT »(un peu au hasard :Broadway, Pine st., Cedar st., Wall st.Beaver st., ruelles autour de Fraunces tavern...) : sur Broadway av. « Bowling Green »(sculpture du taureau) et « Red Cube »(sculpture d’Isamu Noguchi , au croisement avec Cedar st), sur Wall st. sculpture de Dubuffet (esplanade de la Chase Manhattan Bank entre Nassau st et William st). -SOUTH ST SEAPORT : http://www.southstreetseaport.com/ (Abercrombie au 199 Water st ), « esplanade » suspendue qui permet d’observer les vieux bateaux et le pont de Brooklyn , retour métro -soirée Times square (les policiers acceptent volontiers les photos!)


Jour 2: -balade matinale 7h/9h (sans ados!):42th jusqu’à Grand Central, Park av. jusqu’à la 52st , Lexington av. jusqu’à la 57st., retour par Madison av. jusqu’à la 45st. -5av. jusqu’à la 59th (à partir de la 45st.) , rockfeller plaza, apple store , FAO (jouets) -CENTRAL PARK (jusqu’à « Bethesda Fountain » par « the pond », « sheep meadows » , « literary walk » puis traversée jusqu’à « stawberry fields » et sortie au Dakota building) , super show de rap sur le trajet . Un plan trés complet :http://vazivite.free.fr/...central_park_800.gif -repas sur Columbus av. -MUSEE D’HISTOIRE NATURELLE (amnh), retour métro -repas Junior’s


Jour 3 : -balade matinale (grass’mat et repérage shopping pour les ados sur Times square) :Broadway de la 45st. à Columbus circus (Times warner building), 57st. jusqu’à la 5av. « Love sculpture »(Robert Indiana) au croisement de la 6av. et de la 55st. -MOMA -repas -HIGH LINE (accés en taxi) : http://www.thehighline.org/about/park-information Tout est sur le site, préférer la semaine au week end , déjà pas mal de monde, super ! -GREENWICH village (à peu prés cet itinéraire : http://www.travellovers.fr/...illage-new-york.html) , retour métro (station West 4th :nous sommes restés un moment à regarder les joueurs de basket sur le terrain au pied de la station) -Match au Madison Square Garden (19h) http://www.thegarden.com/ , aller/retour en métro

POUR LA SUITE :je suis contrainte de créer 2 autres pages (limite de téléchargement de photos) , même titre part 2 et 3
un héritage imprévu et nous avons décidé de nous faire plaisir ...Je ne serai pas de bon conseil pour les billets d’avion car pris au dernier moment (2 mois avant), gloups ,1300 euros/personne (Tlse/Ny Air France, A380 vraiment top niveau bruit et stabilité !). Je me suis aussi « lâchée » pour l’hôtel (300 euros/nuit/ch un « late check out » à 200 euros pour une chambre le dernier jour...) , rien à redire, parfait (emplacement , confort , aucun bruit extérieur en chambre « avec vue » 24ième étage) : http://timessquare.hyatt.com/en/hotel/our-hotel.... Le budget reste ensuite trés personnel mais évidemment il est quand même conséquent :comptez une moyenne de 25 euros/jour pour la nourriture /personne , ensuite il y a les transports , les visites... ! A savoir les taxes et les pourboires ne sont pas compris dans les prix annoncés , vous trouverez pleins d’infos à ce sujet sur les forums et les liens ci-dessous.
Nous étions 4 (couple et 2 ados –ma fille et une amie- de 16 ans) , c’est notre 3ième « grand » voyage (aprés la Thaïlande et Bali) et j’adore préparer (un grand merci à tous les blogueurs , forumeurs...sans qui , comme pour les précédents voyages , je n’aurais pu me débrouiller seule !).Je vous livre ici mon topo en espérant qu’il serve à préparer e votre voyage. J’ai essayé de mettre des infos pratiques et j’ai opté pour un « classement thématique » pour que ce soit plus lisible . Nous sommes partis du 19 au 28 août soit 8 nuits sur place et avons eu une météo plus que clémente (4 jours un peu gris mais sans pluie et température autour de 25°, 4 jours de grand beau et très chaud -plus de 30°- seulement les 2 derniers jours).
les préparatifs : -passeport (le notre date de 2009, pas eu à le refaire) et demande d’esta obligatoire (14$/personne) ici : https://esta.cbp.dhs.gov/....html?execution=e1s1 Attention : certaines personnes se voient refuser l’esta sans aucune raison .Faites d’abord votre demande avant de prendre vos billets d’avion (ou d’engager d’autres frais) -une bonne paire de basket : INDISPENSABLE -un assortiment de médocs , ils sont hors de prix !Une prière pour ne pas avoir de pépins de santé car idem pour les toubibs... -un adaptateur de prise (mais on peut l’acheter sur place) -changer des euros en dollars (nous l’avons fait ici : http://www.yes-change.com/vente/index.php , parfait mais 21 euros de frais d’envoi) - prévenir sa banque du voyage (parfois ils bloquent la carte quand il y a des retraits importants à l’étranger), prévoir l’utilisation de son téléphone (pass usa par exemple), se créer une adresse mail facilement consultable et y mettre toutes les photocopies des docs et n° de tél importants (passeport , opposition carte...)
Pour préparer :
A emporter: cartoville new york (gallimard) Plans par secteur , plan du bus et du métro de Manhattan Pratique à trimballer et consulter J’y ai noté restos, magasins par des points de couleurs, surligné les itinéraires...Je ne me suis servi que de ça sur place
Guides : « new york » guide VOIR , Hachette (j’en ai consulté d’autres mais celui là est très complet et illustré)
Sur le net : forums : http://voyageforum.com/forum/"]http://http://voyageforum.com/forum/"]http://]http://voyageforum.com/forum/états-unis/ (voir aussi la rubrique « carnets de voyage ») http://www.routard.com/forum/new_york/223.htm (avec la spécialiste « souris grise ») sites : http://www.bons-plans-voyage-new-york.com/ http://www.partir-a-new-york.com/ http://www.visiter-newyork.com/ http://sejour-newyork.fr/ http://www.nycgo.com/ http://newyorkmonamour.fr/ http://www.cnewyork.net/ http://newyorkattractionsguide.com/ http://www.timeout.com/newyork/things-to-do en anglais http://www.curiosites-futilites-new-york.com/ cartes : pour se repérer ou imprimer des endroits précis : http://www.hot-map.com/fr/nyc http://www.citidex.com/map/ http://www.vazyvite.com/.../newyork/ny_plan.htm http://www.citimaps.com/...manhattan-area-maps/ -architecture , art http://skyscraperpage.com/ carte de tous les gratte ciel http://newyorkitecture.com/ http://chelseagallerymap.com/ carte des galleries d’art de chelsea http://romain-in-ny.over-blog.com/page-211079.html blog , page sur les musées gratuits http://apops.mas.org/find-a-pops/ :des places , des sculptures... météo Essentielle pour programmer l’hélico , les montées aux gratte ciel , les musées (à faire plutôt s’il pleut !)...En croisant les doigts pour être chanceux car une chaleur épouvantable ou plusieurs jours de pluie et l’on ne fait pas le même voyage ! http://www.tameteo.com/...ew+York-11290-7.html http://www.wunderground.com/...000046, -73.98000336 Transports :
Aéroport JFK
-à l’aller Limousine 8 places (120 euros) réservée de France http://www.nycrichlimo.com/ Choisi car tarif explicite (contrairement à d’autres sites) tout compris (sauf le pourboire ,20 euros), choix de la voiture , finalement un peu déçue (bagages sur un siège , pas de musique , pas de proposition de boisson), paiement par carte ou liquide à l’arrivée mais n° de carte donnée à l’avance pour garantir la réservation (d’ailleurs je me suis trompée en donnant ma date d’arrivée -1 jour plus tôt- et la carte a été débitée 2 fois , le chauffeur s’étant déplacé la veille !J’avais plusieurs appels , mails à l’arrivée , j’ai passé un coup de fil et le temps de passer la douane le chauffeur était là) -au retour : Taxi type 4/4 à cause des bagages - 4 grosses valises et 4 sacs cabine- réservé par l’hotel, comptez une bonne heure de trajet (à 17h il y avait énormément d’embouteillages mais le chauffeur a pris des chemins de traverse) , 90 euros (pas de pourboire même si le chauffeur a demandé mais l’hôtel nous a annoncé un tarif l’incluant , paiement par carte ou liquide) Les taxis
Pratique quand on n’a pas une ligne de métro ou de bus sous la main ou pour descendre quelques blocs quand on n’en peut plus! Pas très cher -7 euros pour une dizaine de rues par exemple- (pourboire non inclus dans le prix de la course ,10%) mais suivant l’endroit pas très rapide car beaucoup de circulation , de feux...Il suffit de se mettre au bord de la rue , lever la main (comme dans les films quoi !) et être chanceux (car malgré le nombre ils sont pris continuellement).On a toujours payé en liquide mais ils acceptent la carte. Petit écran tactile à l’arrière , en tapant « citymap » on suit son trajet en temps réel. A 4, une personne monte à côté du chauffeur. Les bus http://en.wikipedia.org/..._routes_in_ManhattanA utiliser en complément du métro pour certaines destinations , la métrocard (voir métro) fonctionne , on la poinçonne à l’avant à côté du chauffeur. Le bus s’arrêtent toutes les 2/3 rues (poteaux sur le trottoir avec n° du bus et plan du trajet) Perso nous avons utilisé : Lignes 1(sf week end), 2, 3, 4 : elles remontent Madison Avenue et descendent la 5ième Avenue , pratique pour le MET , le Guggenheim , le Whitney muséum Ligne 42 (sur la 42 iéme rue) ou 50 (sur la 50ième rue) pour rejoindre le départ de la « circle line » ou l’Intrepid museum Ligne 34 ou 34A (fait un détour mais même terminus) sur la 34ième rue , permettent de rejoindre le départ de l’east river ferry. Attention pour ces 2 lignes il faut composter la métrocard à la machine qui se trouve sur le trottoir à l’arrêt du bus. Le métro http://www.mta.info/nyct (site officiel) http://www.visiter-newyork.com/...2009/09/nysubw... (plan pratique sur lequel on peut zoomer) Nous avons pris la métrocard , valable 7 jours dans le métro et les bus , 30$. La machine parle français , on paie en liquide ou par carte , quand elle demande le « zip code » c’est 99999. Pour se repérer : -savoir si on veut aller « updown » (en gros vers le nord ) ou « downtown »(le sud) c’est indiqué sur les panneaux. Certaines petites stations ne proposent pas les 2 directions, il faut alors traverser la rue et prendre la bouche de métro en face. -connaitre son numéro de ligne (indiqué par une lettre ou un n°) car sur le même quai passent 2 ou 3 lignes (et en général d’un côté du quai pour aller updown et de l’autre downtown , c’est indiqué) , le n° est annoncé par des panneaux lumineux et est inscrit sur la rame - pour choisir sa ligne, connaitre sa destination et savoir si la rame choisie s’y arrête :il y a des rames « express » (elles s’arrêtent à quelques stations indiquées par un rond blanc sur le plan) et locales (elles s’arrêtent à toutes les stations , ronds blancs et noirs sur le plan) Ainsi si vous prenez le métro à une station « blanche » et que vous descendez à une station « blanche » vous pouvez prendre n’importe quelle rame (choisissez express ça va plus vite !) si vous descendez à une station « noire » repérez sur le plan le n° de ligne qui s’y arrête (inscrite à côté du rond noir) afin de ne pas vous tromper, si vous prenez le métro à une station « noire » pas de problème de choix. Ce n’est sans doute pas trés clair mais on s’y fait vite ! Petit truc : si vous hésitez entre plusieurs hôtels choisissez celui qui se trouve à proximité d’une station « blanche » , vous aurez beaucoup plus de choix de lignes pour vous déplacer. Le bateau Un moyen super sympa de se déplacer tout en profitant de superbes panoramas Nous avons fait le « staten island ferry », la « croisière » comprise dans le pass et l’ « east river ferry » (voir plus loin pour ces 3 activités) mais il y en a d’autres : Un lien pour accéder à l’ensemble des ferry : http://www.nyc.gov/...rybus/ferintro.shtml et notamment cette compagnie : http://www.nywaterway.com/ Shopping
Pas forcément notre truc mais nos ados ont arpenté : -Times Square (Hard rock café , American eagle , Aeropostale , pas cher pour les filles Forever 21), -Broadway de Canal Street à West Houston street (Adidas notamment), -Nike (57ième entre la 5av et Madison), -Abercrombie (5 av et 56 ième ou , moins bondé, Pearl st et Fulton st à côté du Brooklyn Bridge. Attention l’homme dénudé -avec lequel on peut prendre une photo- n’est pas toujours présent !). - A Union square les chaussures valent le coup à DSW (à l’angle de la 14 st et de University place, au dessous du magasin Burlington). -Pas eu le courage de farfouiller chez Century 21(Church st et Cortland st à côté du mémorial Ground Zero), ni d’aller chez Macy’s (34ième et Broadway). -Pour les petits souvenirs kitch (tee shirt I love NY...) grand magasin sur Broadway ( en remontant vers Central Park à partir de Times square) et petit magasin un peu moins cher à l’angle de la 33ième et 5 av derrière l’Empire State) . -Sinon pour le fun: M&M’s et Disney à Times square , Apple et FAO (jouets) 5 av et 58 st , beau magasin de musique Guitar Center sur la 42th à côté du musée Mme Tussauds. LA « SUPERETTE » que l’on trouve partout qui fait tabac, pharmacie... ouverte 24h/24 :DUANE READE (adaptateur de prise à 5$) Restos
Là aussi pas notre truc , j’avais pourtant repéré pleins d’endroits mais nous avons privilégié les visites et mangé là où nous étions quand nous avions faim et le soir , crevés, nous mangions à côté de l’hotel !
Notre cantine du soir (et parfois du midi quand nous repassions par l’hotel): Cranberry Café sur la 45 th (entre Broadway et la 6 av) à côté de notre hôtel, ouvert 24h/24 . Super choix :des comptoirs où l’on peut acheter des pizzas (à la part ou entières) , des variétés de sandwichs , paninis..., des frigos/congélateurs avec boissons , desserts... et le top, un buffet avec toutes sortes de plats , de salades , de fruits frais (on prend une barquette , on se sert ce que l’on veut , on paye au poids à la caisse).Pour le déj café, muffins, cookies...Comptez environ 10 euros pour plat/boisson/dessert. Il y a une grande salle à l’étage bien « typique »(basse de plafond , éclairée au néon, dans les tons marronasses !) où le soir beaucoup de clients se retrouvent pour des jeux de société.
Sinon pleins de camions dans les rues vendent viennoiseries/café pour le dèj ou hamburgers, hot dog...(excellent fallafel en face du MET!) Deux restos que nous avons bien aimés (mais comptez 20 à 25 euros pour un plat et une boisson avec le pourboire) : -Junior’s (45th entre la 8 av et broadway) , service impeccable -Ellen’s stardust (où les serveurs chantent ) sur Broadway et la 51 st; la queue mais ça va vite , très sympa Pas eu le courage de faire la queue à un Shake shak (« meilleur hamburger de NY »)...d’autant qu’au 3ième hamburger j’étais déjà un peu écoeurée (oui je suis plutôt courgette !)
Une déception (relative) :le 230 fifth (5 av et 27 st) C’est un bar sur un toit terrasse (interdit aux ados –c’est à dire jusqu’à 21 ans !- comme tous les endroits qui vendent de l’alcool ) , toujours cité sur les forums. On peut cependant y prendre un brunch le samedi et le dimanche de 11h à 16h . Nous y sommes donc allés pour le brunch un dimanche.La vue est sympa (sur l’empire state), sans plus car une palissade bouche le point de vue. Il y a un monde fou et vous êtes placés d’office (à moins de dédaigner le brunch pour commander à la carte) sur des tables basses (qui vous obligent à vous plier en 2 pour manger) minuscules , à 10 cm de vos voisins, et avez accès au buffet (un dèj amélioré et une boisson) pour 29$/personne (pourboire non compris , en fait 110$ à 4). Bruyant , bondé, on a pas vraiment apprécié... VISITES
Les pass
Pour un premier voyage 2 possibilités : http://www.newyorkpass.com/Fr/: le plus complet, mais honnêtement même sur 7 jours vous ne ferez pas le quart des possibilités offertes et le prix est quand même élevé. J’ai longtemps hésité et finalement ne regrette pas le choix n°2 http://fr.citypass.com/new-york : les 6 grandes activités « classiques » et un prix intéressant pour les ados (jusqu’à 17 ans).Vous imprimez votre preuve d’achat et l’échangez contre un carnet de tickets à votre première visite. Il existe aussi un new york explorer pass et un go select pass , à choisir pour un prochain voyage. Les visites du pass (toutes les infos sur les horaires, l’accés....peuvent être imprimées sur le site d’achat)L’Empire state building : 2 visites dans la même journée, la 2ième après 22h. Personnellement nous n’avons pas eu de monde (mais quand on voit le dispositif prévu pour les files d’attente ça fait peur !).Y aller tôt et surtout avec de bonnes conditions météo. Top of the rock (au choix avec le Guggenheim , si vous souhaitez faire les 2 , comme nous, payez l’entrée au musée, moins chère): l’heure de visite peut être réservée à l’avance (donc pas d’attente) .Attention pas forcément indiqué , il y a 3 niveaux de plateforme d’observation (reliés pas des escaliers) Croisière : il y a le choix entre 4 types de croisières : nous avons été EMBALLES (nos ados étaient enchantés !) par « the beast » , bateau hyper rapide , vue d’enfer , arrêt au pied de la statue de la liberté .On est un peu aspergés et pas possible de faire des photos sur le trajet (ça secoue trop) mais vraiment génial et en 1h c’est plié ! Le MET et Le Musée d’histoire naturelle : immenses . J’ai imprimé le plan des 2 musées à l’avance pour faire ma sélection (et ce qui m’intéressait moins au pas de course) comptez quand même un minimum de 3h chacun. Coupe file avec le pass (même si tout le monde a le pass ! Bon j’exagère...) Toit terrasse (rooftop) à faire pour la jolie vue au MET (http://www.metmuseum.org/...ings/2014/dan-graham) Rose planet center à voir au AMNH (http://www.amnh.org/...teractive-floor-plan) Le Guggenheim : http://www.guggenheim.org/new-york l’expo ne nous intéressait pas mais l’architecture est à voir. Peu de monde en arrivant ¼ avant l’ouverture. Le MOMA : http://www.moma.org/ venir un peu avant l’ouverture , joli jardin qui ouvre 1/2h avant les salles , coupe file avec le pass .Perso je suis fan d’art modernedonc j’ai beaucoup aimé... Visites réservées à l’avance
-l’hélicoptère compagnie choisie (elles partent toutes du même endroit , un quai à la pointe sud-est, pour y accéder à pied attention on ne peut pas traverser l’autoroute qui longe la rivière n’importe où :partir soit de la pointe sud , soit du pont de brooklyn en longeant la rivière) http://www.heliny.com/ L’hélico est top pour la vision (même si l’on est au milieu,6 places dont une à côté du pilote mais vous ne choisissez pas car le placement se fait en fonction du poids) ce qui n’est pas le cas de tous les hélicos que j’ai pu voir sur la piste.Vous réservez une date et un créneau horaire (début d’aprem bien pour la position du soleil) mais j’ai pu changer la veille (par mail) pour avoir des conditions météo favorables. -un match de basket au Madison Square Garden (USA/Porto Rico) réservé par ticketmaster (http://www.ticketmaster.com/...etmaster_logo_top...) Sur le site toute la programmation (sport , spectacles, concerts...).Vous choisissez votre place sur un plan interactif. Salle impressionnante, show à l’américaine, boissons et nourriture sur place (arriver un peu à l’avance si vous voulez manger car beaucoup de monde et ça commence à l’heure !).Si vous devez prendre le métro à la sortie ne trainez pas ou prévoyez d’être patient ! -un concert au Barclays Center à Brooklyn (Arcade Fire) réservé par ticketmaster Même topo qu’au Madison (superbe salle , nourriture/boisson et même salon de coiffure dans la coursive ) -J’ai hésité à réserver une comédie musicale et me suis dit qu’on verrait sur place. Finalement la fatigue (en se levant très tôt-décalage horaire oblige-et en marchant 8h par jour , le soir nous étions claqués !) , notre piètre anglais , la file d’attente au guichet tkts (sur times square , à côté de l’escalier rouge , prix réduits pour un spectacle le soir même. Attention « Le Roi Lion » n’est pas proposé) ...on a laissé tomber. 2 autres tkts moins bondés sans doute : the TKTS South Street Seaport Booth, at the corner of Front and John Streets, or TKTS Downtown Brooklyn, at One MetroTech Center on the corner of Jay Street and Myrtle Avenue Les vues
Après l’hélico le premier jour on se dit que l’on sera déçu par le reste...Et bien pas du tout ! Tous les « panoramas » de la ville s’avèrent très différents et tous fantastiques !
-l’hélico donc (chance, nous étions 4 et les 2 autres personnes avaient réservé un tour de 20 mn!5mn supplémentaires gratuites pour nous !) : vue époustouflante ! Pas donné (140$ par personne) mais c’est une fois dans la vie ? Pas de crainte à avoir, c’est vraiment trés doux et tranquille comme sensation
-l’empire state : à faire de jour et de nuit http://www.esbnyc.com/fr
-le top of the rock: le faire de jour pour la vue sur central park http://www.topoftherocknyc.com/
-le bateau (« croisière »): on longe la « skyline » côté ouest , splendide, jusqu’à la statue de la liberté (et vue sur la pointe de Manhattan) http://www.circleline42.com/...se-details.aspx?i...
-le ferry gratuit de Staten Island : à faire en premier pour une découverte tranquille de la pointe de Manhattan et de la Statue de la liberté (comptez 1h30 l’aller / retour , il faut descendre et reprendre un autre ferry au retour. Beaucoup de monde il faut « courir » pour être bien placés à l’extérieur, à droite à l’aller , à gauche au retour.) Pour l’accés en métro la station la plus proche est « south ferry » :attention le quai est court donc seuls les wagons de tête vous permettent de descendre (pas d’inquiétude cependant vous pourrez descendre et remonter dans un autre wagon à 2 stations de l’arrêt , il y a une annonce et on vous laisse le temps de faire le changement !).Ensuite c’est un trés grand bâtiment « whitehall terminal » http://www.siferry.com/SIFerry_Schedulesaspx
-le pont de Brooklyn :magique , à faire de jour ET de nuit en partant de Brooklyn vers Manhattan.L’accés par un escalier sur le pont est trés mal indiqué , bien le repérer sur un plan d’abord sinon on galère un peu (surtout de nuit !). http://www.transalt.org/...f/map_brooklyn_b.gif Un moyen trés sympa d’y aller est de prendre l’east river ferry
-east river ferry: http://www.eastriverferry.com/ En 30mn on rejoint Dumbo (au pied du pont de Brooklyn) à partir de la 34st avec un panorama superbe sur la skyline côté est. On peut poursuivre jusqu’au quartier de Wall Street ou même jusqu’ à Governors island l’été(voir le plan sur le site). Pour accéder au ponton au bout de la 34st on peut prendre le bus (voir transport) il y a un guichet « humain » mais le ticket (4$) se prend obligatoirement à la machine (ou en ligne , à télécharger sur son smartphone), c’est ensuite le ponton de gauche (à droite une autre compagnie). - gantry plaza state park ( hunters point) , Queens http://nysparks.com/parks/149/details.aspx A une station de métro de Manhattan à partir de Grand Central (ligne 7, descendre à Vernon,300 m à pied par la 50 av. direction le fleuve) .Nous y sommes allés vers 19h jusqu’à 21h pour profiter du coucher de soleil et des premières lumières...Trés bien aménagé , trés beaux points de vue avec les structures métalliques qui ont été conservées et plus loin le panneau pepsi cola , so kitch !
-Tramway aérien :roosevelt island tram http://rioc.ny.gov/tramtransportation.htm (horaires) Au croisement de la 2 av.et 60 st (metro lexington av/59st , marcher 1 bloc vers le fleuve et prendre l’escalier qui accéde à la station) , on poinçonne sa métrocard avant de monter (idem au retour) . Il faut changer de tram pour le retour. En 20 mn c’est fait et encore une fois vue superbe ! Itinéraire au jour le jour
Mon planning initial a d’entrée été obsolète car il a fallu tenir compte des conditions méteo , de la fatigue et du temps de « préparation » des filles (sans commentaire!) , bref j’ai réadapté au jour le jour en essayant d’avoir un peu de cohérence pour limiter les déplacements en tous sens. La situation de l’hôtel nous a permis de faire de belles balades matinales à pied . Finalement des regrets forcément : être passé trop rapidement dans plusieurs quartiers (greenwich , soho...), ne pas avoir fait Chelsea , Battery Park city, le Lower east side...Il faudra revenir !
Jour 1(mercredi) :manhattan sud
-Petit repérage du quartier autour de l’hotel , on perd du temps pour l’achat de baskets (skechers) pour une des filles... -métro:FERRY STATEN ISLAND -repas (resto rapide) -13h30 :hélico -balade dans le « FINANCIAL DISTRICT »(un peu au hasard :Broadway, Pine st., Cedar st., Wall st.Beaver st., ruelles autour de Fraunces tavern...) : sur Broadway av. « Bowling Green »(sculpture du taureau) et « Red Cube »(sculpture d’Isamu Noguchi , au croisement avec Cedar st), sur Wall st. sculpture de Dubuffet (esplanade de la Chase Manhattan Bank entre Nassau st et William st). -SOUTH ST SEAPORT : http://www.southstreetseaport.com/ (Abercrombie au 199 Water st ), « esplanade » suspendue qui permet d’observer les vieux bateaux et le pont de Brooklyn , retour métro -soirée Times square (les policiers acceptent volontiers les photos!)


Jour 2: -balade matinale 7h/9h (sans ados!):42th jusqu’à Grand Central, Park av. jusqu’à la 52st , Lexington av. jusqu’à la 57st., retour par Madison av. jusqu’à la 45st. -5av. jusqu’à la 59th (à partir de la 45st.) , rockfeller plaza, apple store , FAO (jouets) -CENTRAL PARK (jusqu’à « Bethesda Fountain » par « the pond », « sheep meadows » , « literary walk » puis traversée jusqu’à « stawberry fields » et sortie au Dakota building) , super show de rap sur le trajet . Un plan trés complet :http://vazivite.free.fr/...central_park_800.gif -repas sur Columbus av. -MUSEE D’HISTOIRE NATURELLE (amnh), retour métro -repas Junior’s


Jour 3 : -balade matinale (grass’mat et repérage shopping pour les ados sur Times square) :Broadway de la 45st. à Columbus circus (Times warner building), 57st. jusqu’à la 5av. « Love sculpture »(Robert Indiana) au croisement de la 6av. et de la 55st. -MOMA -repas -HIGH LINE (accés en taxi) : http://www.thehighline.org/about/park-information Tout est sur le site, préférer la semaine au week end , déjà pas mal de monde, super ! -GREENWICH village (à peu prés cet itinéraire : http://www.travellovers.fr/...illage-new-york.html) , retour métro (station West 4th :nous sommes restés un moment à regarder les joueurs de basket sur le terrain au pied de la station) -Match au Madison Square Garden (19h) http://www.thegarden.com/ , aller/retour en métro

POUR LA SUITE :je suis contrainte de créer 2 autres pages (limite de téléchargement de photos) , même titre part 2 et 3