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Carnet de voyage à Saint-Pétersbourg English translation pending
Carnet de voyage Saint-Pétersbourg
Bonjour, je suis heureux de partager avec vous ce beau week-end prolongé dans la merveilleuse ville de Saint-Pétersbourg.
Vous trouverez ici quelques conseils pratiques, notre planning jour par jour et nos avis sur les hôtels et restaurants fréquentés.
Tout d'abord les infos pratiques.
Le vol :
Les billets ont été achetés 2 mois avant le départ, pour la somme de 280€ aller-retour sur le site de la KLM. C'est en effet cette compagnie qui offrait le meilleur rapport qualité prix, en termes d'horaires notamment, avec des escales courtes et optimales. L'aller Marseille-Paris CDG-Saint-Pétersbourg s'est fait sur Air France (1h d'escale à Paris) Le retour Saint-Pétersbourg-Amsterdam-Marseille s'est fait sur KLM et Air France (1 heure d'escale à Amsterdam).
L'hôtel :
Nous avons choisi le Solo Sokos Palace bridge sur l'île de Vassilievski. La nuit nous a coûté 77€. Cet hôtel se prétend 5* (il ne les vaut pas) Nous en sommes toutefois satisfaits. Chambres spacieuses Salle de bain avec WC séparés, propre et moderne Beaucoup de charme SPA de rêve ouvert de 9h à 23h 2 restaurants, bar, salon lounge Personnel accueillant et professionnel (malgré un petit problème) Transfert aéroport-hôtel pour 30€ (cher, mais pratique) Vraiment une bonne adresse à quand même 15-20 minutes de marche de l'ermitage
Le visa:
J'étais un peu paniqué par cette démarche qui avait l'air fastidieuse, mais cela s'est avéré très facile. L'attestation d'assurance rapatriement, frais médicaux, etc… a été fournie gratuitement par l'organisme d'assurances de la carte visa premier (attention, pour la société générale c'est payant : 12€) : comptez quelques jours pour l'obtenir, on vous demande un original. J'ai demandé à l'hôtel par email le voucher pour la durée du séjour. Il a été fourni gratuitement et en 2 jours à peine par email (pas besoin d'original). J'ai rempli en ligne le formulaire sur le site www.vhs-france.com J'ai également pris rendez-vous sur le même site au consulat de Marseille pour déposer le dossier complet (pièces demandées plus photos d'identité et passeports). Le paiement se fait au dépôt du dossier 61€ par personne. Les passeports avec le visa se récupèrent sans rendez-vous 10 jours plus tard. Passer par une agence peut coûter beaucoup plus.
Retirer de l'argent :
Le taux de change est très avantageux 1€ = 70-80 roubles (40 roubles en temps normal) Les distributeurs sont nombreux et délivrent maximum 5000 roubles (environ 70€) Il est possible de payer par carte de partout.
Météo et tenues vestimentaires :
On ne s'attendait pas à beaucoup de soleil, on a eu beaucoup de grisaille Le froid était bien installé : entre -3 et 2°C avec un petit vent d'ouest bien ravageur. Nous n'avons pas eu de pluie. Prévoir des vêtements chauds. Nous avions gants et sous gants Collants sous le pantalon. Double paire de chaussettes Chapka et couvre oreilles Echarpe et grosse doudoune Ce n'était pas de trop !!
Les musées et églises :
Les sites ouvrent tard : 10h-10h30 et ferment vers 18-19h selon les sites. Les entrées sont bon marché : 8€ pour l'ermitage (17€ si on achète en ligne), 5-6€ pour les églises et autres palais. Il n'y a pas de fermeture entre 12 et 14h (mais vérifier) Attention les sites ferment certains jours et cela dépend du site. Il est capital de préparer à l'avance ses visites en fonction des jours de fermeture. De même, la ville est très grande et il vaut mieux regrouper les visites de façon logique.
Voici maintenant jour par jour le carnet de notre voyage :
Bonjour, je suis heureux de partager avec vous ce beau week-end prolongé dans la merveilleuse ville de Saint-Pétersbourg.
Vous trouverez ici quelques conseils pratiques, notre planning jour par jour et nos avis sur les hôtels et restaurants fréquentés.
Tout d'abord les infos pratiques.
Le vol :
Les billets ont été achetés 2 mois avant le départ, pour la somme de 280€ aller-retour sur le site de la KLM. C'est en effet cette compagnie qui offrait le meilleur rapport qualité prix, en termes d'horaires notamment, avec des escales courtes et optimales. L'aller Marseille-Paris CDG-Saint-Pétersbourg s'est fait sur Air France (1h d'escale à Paris) Le retour Saint-Pétersbourg-Amsterdam-Marseille s'est fait sur KLM et Air France (1 heure d'escale à Amsterdam).
L'hôtel :
Nous avons choisi le Solo Sokos Palace bridge sur l'île de Vassilievski. La nuit nous a coûté 77€. Cet hôtel se prétend 5* (il ne les vaut pas) Nous en sommes toutefois satisfaits. Chambres spacieuses Salle de bain avec WC séparés, propre et moderne Beaucoup de charme SPA de rêve ouvert de 9h à 23h 2 restaurants, bar, salon lounge Personnel accueillant et professionnel (malgré un petit problème) Transfert aéroport-hôtel pour 30€ (cher, mais pratique) Vraiment une bonne adresse à quand même 15-20 minutes de marche de l'ermitage
Le visa:
J'étais un peu paniqué par cette démarche qui avait l'air fastidieuse, mais cela s'est avéré très facile. L'attestation d'assurance rapatriement, frais médicaux, etc… a été fournie gratuitement par l'organisme d'assurances de la carte visa premier (attention, pour la société générale c'est payant : 12€) : comptez quelques jours pour l'obtenir, on vous demande un original. J'ai demandé à l'hôtel par email le voucher pour la durée du séjour. Il a été fourni gratuitement et en 2 jours à peine par email (pas besoin d'original). J'ai rempli en ligne le formulaire sur le site www.vhs-france.com J'ai également pris rendez-vous sur le même site au consulat de Marseille pour déposer le dossier complet (pièces demandées plus photos d'identité et passeports). Le paiement se fait au dépôt du dossier 61€ par personne. Les passeports avec le visa se récupèrent sans rendez-vous 10 jours plus tard. Passer par une agence peut coûter beaucoup plus.
Retirer de l'argent :
Le taux de change est très avantageux 1€ = 70-80 roubles (40 roubles en temps normal) Les distributeurs sont nombreux et délivrent maximum 5000 roubles (environ 70€) Il est possible de payer par carte de partout.
Météo et tenues vestimentaires :
On ne s'attendait pas à beaucoup de soleil, on a eu beaucoup de grisaille Le froid était bien installé : entre -3 et 2°C avec un petit vent d'ouest bien ravageur. Nous n'avons pas eu de pluie. Prévoir des vêtements chauds. Nous avions gants et sous gants Collants sous le pantalon. Double paire de chaussettes Chapka et couvre oreilles Echarpe et grosse doudoune Ce n'était pas de trop !!
Les musées et églises :
Les sites ouvrent tard : 10h-10h30 et ferment vers 18-19h selon les sites. Les entrées sont bon marché : 8€ pour l'ermitage (17€ si on achète en ligne), 5-6€ pour les églises et autres palais. Il n'y a pas de fermeture entre 12 et 14h (mais vérifier) Attention les sites ferment certains jours et cela dépend du site. Il est capital de préparer à l'avance ses visites en fonction des jours de fermeture. De même, la ville est très grande et il vaut mieux regrouper les visites de façon logique.
Voici maintenant jour par jour le carnet de notre voyage :
Tour du Québec en 25 jours Québec - Tadoussac - Gaspésie - Saguenay - Laurentides... English translation pending
Vos avis sur un tour du Québec en 25 jours
Québec - Tadoussac - Gaspésie - Saguenay - Laurentides - Mauricie - Montréal...
Bonjour nous partons Jeudi prochain au Québec 😏 avec ma femme pour 25 jours !
Je sais beaucoup de route en perspective... mais elles sont tellement magnifiques vos routes !
voici une idée de parcours, merci pour vos précieux conseils et commentaires : - ne pas rater ceci - rester plus longtemps ici et moins longtemps là - pourquoi ne pas passer par ici
voici un lien vers mon trajet éventuel au canada, pour l'instant juste étapes réservées à Quebec et Montréal, le reste en "open"
le lien vers la carte : https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zKD1BHL5vELc.kBBTjj9w4_ww&usp=sharing
le lien vers les étapes : (commentaires possibles en direct sur le fichier) https://docs.google.com/spreadsheets/d/1V-qjIWgJMyTHjzJD9ozR03dcqIaDuM4GmpBwT-HLX3I/edit?usp=sharing
Merci milles fois de vos retours, je ne manquerai pas de documenter et de lire vos remarques et conseils pendant mon voyage...
Sylvain et Christine.
Le PARCOURS : Repère carte DateVille + Km et Durée estimée du trajet A 9/24/2015 Québec (arrivée 17h22) B 9/25/2015 Québec C 9/26/2015 Québec D 9/27/2015 Quebec - chutes de montmorency Tadoussac 214 km 3:12:00 E 9/28/2015 Tadoussac F 9/29/2015 Tadoussac - Carleton sur Mer 385 km 6:05:00 G 9/30/2015 Carleton sur Mer - Percé 204 km2:54:00 H 10/1/2015 Percé I 10/2/2015 Percé - Parc Forillon 91 km 1:22:00 J 10/3/2015 Parc Forillon K 10/4/2015 Parc Forillon - Parc de la Gaspésie 231km 3:11:00 L 10/5/2015 Parc de la Gaspésie M 10/6/2015 Parc de la Gaspésie - Parc du Bic 243 km 2:50:00 N 10/7/2015 Parc du Bic - Fjord du Saguenay 221 km 3:54:00 O 10/8/2015 Fjord du Saguenay P 10/9/2015 Fjord du Saguenay - Parc des Laurentides 88 km 1:04:00 Q 10/10/2015 Parc des Laurentides R 10/11/2015 Parc des Laurentides S 10/12/2015 Parc des Laurentides - Lac st Jean - parc de la Mauricie 413 km 5:11:00 T 10/13/2015 Parc de la Mauricie U 10/14/2015 Parc de la Mauricie - Trois rivières 88 km 1:12:00 V 10/15/2015 Trois rivières - Montréal 140 km 2:42:00 W 10/16/2015 Montréal X 10/17/2015 Montréal Y 10/18/2015 Montréal ( Départ 20h55 ) TOTAL en Km : 2318 En temps estimé : 33h 37
Bonjour nous partons Jeudi prochain au Québec 😏 avec ma femme pour 25 jours !
Je sais beaucoup de route en perspective... mais elles sont tellement magnifiques vos routes !
voici une idée de parcours, merci pour vos précieux conseils et commentaires : - ne pas rater ceci - rester plus longtemps ici et moins longtemps là - pourquoi ne pas passer par ici
voici un lien vers mon trajet éventuel au canada, pour l'instant juste étapes réservées à Quebec et Montréal, le reste en "open"
le lien vers la carte : https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zKD1BHL5vELc.kBBTjj9w4_ww&usp=sharing
le lien vers les étapes : (commentaires possibles en direct sur le fichier) https://docs.google.com/spreadsheets/d/1V-qjIWgJMyTHjzJD9ozR03dcqIaDuM4GmpBwT-HLX3I/edit?usp=sharing
Merci milles fois de vos retours, je ne manquerai pas de documenter et de lire vos remarques et conseils pendant mon voyage...
Sylvain et Christine.
Le PARCOURS : Repère carte DateVille + Km et Durée estimée du trajet A 9/24/2015 Québec (arrivée 17h22) B 9/25/2015 Québec C 9/26/2015 Québec D 9/27/2015 Quebec - chutes de montmorency Tadoussac 214 km 3:12:00 E 9/28/2015 Tadoussac F 9/29/2015 Tadoussac - Carleton sur Mer 385 km 6:05:00 G 9/30/2015 Carleton sur Mer - Percé 204 km2:54:00 H 10/1/2015 Percé I 10/2/2015 Percé - Parc Forillon 91 km 1:22:00 J 10/3/2015 Parc Forillon K 10/4/2015 Parc Forillon - Parc de la Gaspésie 231km 3:11:00 L 10/5/2015 Parc de la Gaspésie M 10/6/2015 Parc de la Gaspésie - Parc du Bic 243 km 2:50:00 N 10/7/2015 Parc du Bic - Fjord du Saguenay 221 km 3:54:00 O 10/8/2015 Fjord du Saguenay P 10/9/2015 Fjord du Saguenay - Parc des Laurentides 88 km 1:04:00 Q 10/10/2015 Parc des Laurentides R 10/11/2015 Parc des Laurentides S 10/12/2015 Parc des Laurentides - Lac st Jean - parc de la Mauricie 413 km 5:11:00 T 10/13/2015 Parc de la Mauricie U 10/14/2015 Parc de la Mauricie - Trois rivières 88 km 1:12:00 V 10/15/2015 Trois rivières - Montréal 140 km 2:42:00 W 10/16/2015 Montréal X 10/17/2015 Montréal Y 10/18/2015 Montréal ( Départ 20h55 ) TOTAL en Km : 2318 En temps estimé : 33h 37
Road trip de Saguenay à Gaspé English translation pending
Bonjour à tous,
mon conjoint et moi avons prévue de faire un voyage Saguenay-Gaspésie .. Gaspésie-Nouveau Brunswick - et revenir au Saguenay ensuite... Nous aimerions passer 2 jours en Gaspésie, 2 jours au Nouveau Brunswick... et quelques petites haltes .. Que me conseillez-vous comme Activités ? et est ce que cest trop de route, est-ce réalisable en 7 jours, ou je devrais couper, soit juste Gaspé ou juste Nouveau Brunswick..? Il faut savoir que nous aimons rouler, mais ne connaissant pas les distances, j'aurais besoin de conseil ..! 😉
Merci !!!!!
Merci !!!!!
Bons plans cigares et peintures naïves Saint-Domingue English translation pending
Bonjour nous partons en couple pour la 1 ère fois a la decouverte de saint domingue pouvez vous me dire où nous pouvons trouver de bons cigares et de veritable petits tableaux naïfs ? Merci 🙂
Circuit voyage Transat "big apple et feuille d'érable" English translation pending
ce circuit a t'il ete deja effectué par quelqu'un , la dessus ? besoin de renseignements , merci
Adresses de restaurants, marchés et boutiques Matriochkas à Saint-Pétersbourg? English translation pending
Bonjour,
En mars je vais a Saint petersbourg pour 6 jours et je désire ramener des vraies et belles poupées russes matriochkas ....Auriez vous des adresses a me recommander et le budget ? de plus si vous avez des adresses de restaurant a nous recommander nous sommes preneurs :D ou toutes autres info utilse sur le shopping, le marché a saint petersbourg ?
Merci beaucoup.
En mars je vais a Saint petersbourg pour 6 jours et je désire ramener des vraies et belles poupées russes matriochkas ....Auriez vous des adresses a me recommander et le budget ? de plus si vous avez des adresses de restaurant a nous recommander nous sommes preneurs :D ou toutes autres info utilse sur le shopping, le marché a saint petersbourg ?
Merci beaucoup.
Consigne (automatique), gaz et grand supermarché au centre de Saint-Denis avant la grande randonnée English translation pending
Je vais arriver a Saint Denis et me lancer dans le GR de la traversee de l'ile. Je voudrais trouver les services suivants au centre de Saint Denis (tout a pied, je n'ai pas envie de devoir aller dans des centres commerciaux en banlieue):
- un grand supermarche pour acheter toute ma bouffe
- un magasin pour acheter du gaz (quels types de cartouches sont disponibles ?)
- et si possible une consigne (automatique ?) pour laisser quelques affaires (un petit volume), a moins qu'un membre de VF ne puisse m'aider pour cela ?
Merci
Merci
Camino francés ou Camino del Norte, pèlerinage Saint-Jacques English translation pending
Salut à tous !
Alors voilà, j'ai une question qui me trotte dans la tête ! J'ai prévu de faire le pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle lors de l'été 2015 ( je suis conscient que ce n'est pas la meilleur période, mais je n'ai pas le choix ) , en partant de ma ville, Genève. Mais je n'arrive pas à me décider sur le chemin à prendre une fois en Espagne. J'hésite entre le chemin plutôt "traditionnel", le camino francés, ou bien longer la côte Atlantique en prenant la camino del Norte. Donc je demande aux connaisseurs, quel est le meilleur chemin ? Le camino del Norte est-il plus beau que le camino francés ? Y a t-il vraiment moins de pèlerin sur le camino del Norte ?
J'espère que vous me répondrez ! Merci d'avance 🙂
Alors voilà, j'ai une question qui me trotte dans la tête ! J'ai prévu de faire le pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle lors de l'été 2015 ( je suis conscient que ce n'est pas la meilleur période, mais je n'ai pas le choix ) , en partant de ma ville, Genève. Mais je n'arrive pas à me décider sur le chemin à prendre une fois en Espagne. J'hésite entre le chemin plutôt "traditionnel", le camino francés, ou bien longer la côte Atlantique en prenant la camino del Norte. Donc je demande aux connaisseurs, quel est le meilleur chemin ? Le camino del Norte est-il plus beau que le camino francés ? Y a t-il vraiment moins de pèlerin sur le camino del Norte ?
J'espère que vous me répondrez ! Merci d'avance 🙂
Croisière tropicale CDF, bateau Horizon English translation pending
Qui aurait des renseignements sur la Croisière Tropicale départ La Romana République Dominicaine Croisière de France Bateau HORIZON qui est le bleu de France rénové -
Nous avons effectué plusieurs croisières avec Costa mais là ce qui nous attire c'est le vrai Tout-Inclus, avec un prix intéressant vol inclus - nous sommes une quinzaine (famille et amis).
Mais bon je sais que le bateau est plus ancien par rapport au prestige de Costa. Est-ce que quelqu'un peut m'en dire davantage ? -
Merci
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
DEPART DE SAINT-NAZAIRE
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Kabuki: costumes du théâtre japonais à la fondation Pierre Bergé Paris (7 mars-15 juillet 2012) English translation pending
Le Kabuki, forme théâtrale très traditionnelle au Japon née à l'époque d'Edo (1603-1868), a été promu "Patrimoine oral et immatériel de l'humanité " par l'UNESCO en 2005.
La fondation Pierre Bergé présente des costumes contemporains remarquables, encore portés à ce jour par des acteurs de Kabuki mais fortement empreints de leur caractère traditionnel car reproduits à l'identique, la plupart des costumes anciens n'ayant pas été conservés et étant fortement abîmés.
C'est la première fois qu'une exposition est entièrement consacrée à cet art, à Paris.
Au côté de la trentaine de costumes figurent également des accessoires : éventails, ombrelles, nécessaire à fumer et longues pipes, lanterne, chaussures à lanières, sabres, porte-kimono, rideau ainsi que des estampes de l'époque d'Edo. Des films documentaires offrent un aperçu des costumes portés par les acteurs lors de représentations.
Outre leur esthétique, les costumes de Kabuki (ainsi que le maquillage et les accessoire) permettent, selon une codification stricte, un repérage immédiat du rôle, des attributs et du statut de chacun des acteurs. Ainsi, par exemple, la richesse est connotée par les fils d'or, le pouvoir par le redoutable dragon, la vieillesse par la tortue et le phénix.
Inversement, ces éléments aident l'acteur à prendre possession de son personnage, le contraignant parfois à une gestuelle adaptée, notamment en regard de l'extravagance de certains kimonos (manches immenses et costumes très lourds pouvant peser jusqu'à 30 kilos) avec lesquels quelques acteurs seulement sont capables de se mouvoir sur scène. Ces disproportions observées sont une réponse à l'interdiction, lors de la création des costumes, d’imiter le style des vêtements de la noblesse et d’employer des processus de confection similaires. L' exagération a donc, notamment, servi d'alternative différenciante.
Une scénographie aérée permet d'évoluer avec fluidité parmi cette trentaine de costumes élaborés à partir de textiles et de techniques différentes et dont certains sont d'une richesse exceptionnelle, tel le Kimono et manteau court à décor de pins sous la neige et d'un faucon pour le personnage de Matsuômaru (satin de soie damassé, broderies ; Style porté par la Maison Naritaya ; Japon années 40) : texture duveteuse de la neige, détails et reliefs des plumes du rapace, intensité et profondeur du bleu de fond, épaisseur du damassé, contraste de la neige sur fond sombre, détails des aiguilles de pins brodées au fils d'or.
A remarquer également, entre autres, Le Kimono de jeune femme à longues manches pendantes et ceinture à décor de glycines pour le personnage de Fuji Musume, pour la très grande fraîcheur de ses couleurs et la délicatesse de ses motifs et le Kimono à décor d'armoiries en forme de fleur de pivoine stylisée et de feuille d'abricot (Japon, années 1990) qui correspondent aux armoiries de l'acteur et non du personnage de la pièce (au début, les acteurs réalisaient leurs propres costumes et l'acteur y a donc apposé ses propres armoiries) ainsi que le Kimono à décor de caissons (Japon, années 1970) pour l'opulence signifiée par la densité de fils d'or et pour la rigueur géométrique de ses motifs.
Par ailleurs, les trucages permis par certains costumes soulignent la fonction symbolique et identifiante du vêtement : ainsi, un kimono blanc se transformera sur scène (grâce à des fils tirés) en kimono à motif de flammes pour signifier le changement d'humeur du personnage, sa colère : Costume à effet spécial changeant à décor de flammes (Japon années 80) pour le personnage de Narukami Shonin
A ne pas manquer.
Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent 5 avenue Marceau, Paris 16ème
http://www.fondation-pb-ysl.net/...int-Laurent-575.html
La fondation Pierre Bergé présente des costumes contemporains remarquables, encore portés à ce jour par des acteurs de Kabuki mais fortement empreints de leur caractère traditionnel car reproduits à l'identique, la plupart des costumes anciens n'ayant pas été conservés et étant fortement abîmés.
C'est la première fois qu'une exposition est entièrement consacrée à cet art, à Paris.
Au côté de la trentaine de costumes figurent également des accessoires : éventails, ombrelles, nécessaire à fumer et longues pipes, lanterne, chaussures à lanières, sabres, porte-kimono, rideau ainsi que des estampes de l'époque d'Edo. Des films documentaires offrent un aperçu des costumes portés par les acteurs lors de représentations.
Outre leur esthétique, les costumes de Kabuki (ainsi que le maquillage et les accessoire) permettent, selon une codification stricte, un repérage immédiat du rôle, des attributs et du statut de chacun des acteurs. Ainsi, par exemple, la richesse est connotée par les fils d'or, le pouvoir par le redoutable dragon, la vieillesse par la tortue et le phénix.
Inversement, ces éléments aident l'acteur à prendre possession de son personnage, le contraignant parfois à une gestuelle adaptée, notamment en regard de l'extravagance de certains kimonos (manches immenses et costumes très lourds pouvant peser jusqu'à 30 kilos) avec lesquels quelques acteurs seulement sont capables de se mouvoir sur scène. Ces disproportions observées sont une réponse à l'interdiction, lors de la création des costumes, d’imiter le style des vêtements de la noblesse et d’employer des processus de confection similaires. L' exagération a donc, notamment, servi d'alternative différenciante.
Une scénographie aérée permet d'évoluer avec fluidité parmi cette trentaine de costumes élaborés à partir de textiles et de techniques différentes et dont certains sont d'une richesse exceptionnelle, tel le Kimono et manteau court à décor de pins sous la neige et d'un faucon pour le personnage de Matsuômaru (satin de soie damassé, broderies ; Style porté par la Maison Naritaya ; Japon années 40) : texture duveteuse de la neige, détails et reliefs des plumes du rapace, intensité et profondeur du bleu de fond, épaisseur du damassé, contraste de la neige sur fond sombre, détails des aiguilles de pins brodées au fils d'or.
A remarquer également, entre autres, Le Kimono de jeune femme à longues manches pendantes et ceinture à décor de glycines pour le personnage de Fuji Musume, pour la très grande fraîcheur de ses couleurs et la délicatesse de ses motifs et le Kimono à décor d'armoiries en forme de fleur de pivoine stylisée et de feuille d'abricot (Japon, années 1990) qui correspondent aux armoiries de l'acteur et non du personnage de la pièce (au début, les acteurs réalisaient leurs propres costumes et l'acteur y a donc apposé ses propres armoiries) ainsi que le Kimono à décor de caissons (Japon, années 1970) pour l'opulence signifiée par la densité de fils d'or et pour la rigueur géométrique de ses motifs.
Par ailleurs, les trucages permis par certains costumes soulignent la fonction symbolique et identifiante du vêtement : ainsi, un kimono blanc se transformera sur scène (grâce à des fils tirés) en kimono à motif de flammes pour signifier le changement d'humeur du personnage, sa colère : Costume à effet spécial changeant à décor de flammes (Japon années 80) pour le personnage de Narukami Shonin
A ne pas manquer.
Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent 5 avenue Marceau, Paris 16ème
http://www.fondation-pb-ysl.net/...int-Laurent-575.html
Excursions à Saint-Pétersbourg English translation pending
nous allons faire la croisière des Capitales Nordiques sur le Costa Pacifica, départ 21/08/12, et nous sommes à regarder les excursions proposées.
pour Saint Pétersbourg nous envisageons de faire 2 excursions le 1er jour, à savoir la première : St Pétersbourg-Saint Isaac-Petrodvorets, celle-ci dure environ 10 heures. La 2ième en soirée : spectacle folklorique
ma question, si vous avez fait la première excursion lors d'une précédente croisière, pensez-vous que nous serons rentrés suffisamment tôt pour faire la 2ième en soirée????? costa est incapable de me répondre, et comme maintenant il faut régler les excursions par avance, je n'ai pas envie de payer pour rien
merci de m'aider
merci de m'aider
Bonnes adresses à Moscou et Saint-Pétersbourg? English translation pending
Bonsoir,
Mon mari et moi partons dans 3 mois à Moscou et St Petersbourg et évidement comme je suis très originale , j'aimerais ramener des petits souvenirs très typiques .
Pour tout vous dire je souhaite rapporter une chapka, des petites poupées russes et une boite de caviar .C'est simple non ! sauf que je ne voudrais pas passer ma semaine a les chercher .
Nous désirons visiter un maximun de choses plutot que de perdre du temps à faire les magasins.
Pouvez-vous me donner des adresses précises et quelques idées de prix sachant que je préfère
mettre un peu plus cher et avoir de la bonne qualité .
Merci d'avance à tous et bonne soirée à+😏
Croisière Moscou - Saint-Pétersbourg English translation pending
Bonjour,
J'envisage de faire une croisière au mois de septembre 2012 dans le sens Moscou St Petersbourg, d'après ce que j'ai pu constater dans différents messages, il est conseillé que la croisière comporte les nuits à Moscou et à St Petersbourg à l'hôtel car les bateaux sont éloignés du centre ville. Je fais appel à celui ou celle qui a fait ce voyage et qui pourra me donner des conseils.
Merci par avance. Cordialement
Dixième Festival de l'image (Asie, Chine) à Saint-Valery-en-Caux du 30 septembre au 2 octobre 2011 English translation pending
Les 30 septembre, 1er et 2 octobre 2011 le 10ème Festival de l’Image , Voyage
et Aventure de Saint-Valery en Caux vous invite à embarquer vers de nouvelles
destinations :
La Chine, l’Afghanistan, la Mauritanie, l’Inde, la Patagonie, les Etats-Unis, l’Asie Centrale,
l’Orient, la Casamance, l’Irlande, l’Argentine, l’Ecosse, le Guatemala…
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Yann Layma “China” A l’âge de 16 ans, Yann LAYMA trouve sa vocation : il sera photographe, spécialiste de la Chine. Il apprend la photographie et étudie le chinois à l’Institut des Langues Orientales. Parti un an pour un programme de cours à l’université de Taipei, son apprentissage de la langue et de la culture chinoise conforte son ambition d’embrasser la Chine dans sa totalité. Depuis 1982 Yann LAYMA explore tous les aspects de la réalité et du mythe chinois avec l’ambition initiale et jamais abandonnée d’en établir un portrait aussi complet et juste que possible. Selon un proverbe chinois, la vérité a mille visages. C’est fort de cette conviction que Yann a choisi de dévoiler un pays et une culture dans leur totalité. Chaque photographie est à considérer comme un aspect de ce vaste portrait.C’est un témoignage impressionniste d’un amoureux de la lumière et des « instants furtifs », où des personnages croisés sur la route livrent une partie de leur âme dans une pose, un regard ou un geste, où la Chine se raconte autant dans la grisaille que dans la magie des couleurs. Exposition au Rayon Vert du mardi 27 septembre au mardi 4 octobre 2011 (aux horaires d’ouverture du Rayon Vert )
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http://www.festival-image.org/festivalimage2011.pdf
http://www.festival-image.org/...xpositions/expos.htm
http://www.upp-auteurs.fr/...es.php?actualite=573 Festival de l'Image, Voyage et Aventure La 10ème édition du Festival de l'image, Voyage et Aventure aura lieu les 30 septembre, les 1er et 2 octobre 2011 à Saint Valéry en Caux (76).
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de l'événement : www.festival-image.org
Expositions
REZA, grand reporter photographe international, exposera « Ames rebelles d’Afghanistan »
YANN LAYMA, grand photographe, exposera la Chine
DANIEL LE MARCHAND, photographe, exposera « Terre de sable » (Mauritanie), accompagné de FABIENNE BAUMANN sculptrice et de MAPIE sculptrice et peintre, qui ont travaillé d’après ses photographies
FREDERIC BLANCHET, exposera « Impressions maritimes »
REMI HOSTEKIND, enfin, exposera « Le Gange de l’Himalaya à Vârânasî ».
Projections :
« Une maison pour l’espoir » d’ABDEL BENZAIR et JEAN PAUL LUSSAUT
« Parvaz » de REZA
« Sculpteurs de montagne » de YANN LAYMA
« Guatemala, à la recherche de sa dignité » de NADJA DUMANN et FREDERIC FURNELLE
« Le bateau-cinéma de Bretagne en Casamance » de PAULINE LE PECULIER
« Les Highlands » de THIERRY MAGNAN
« America, la légende de l’ouest » de LAURENT GRANIER, MEGAN SON, et PHILIPPE LANSAC
« L’esprit du chemin, Voyage aux sources du bonheur » d’OLIVIER LEMIRE
« Irlande, Ombres et Lumières » de LUC GIARD
« Asie centrale, terre d’aventure, 5000 kms à vélo » de LILIAN VEZIN et LUCYLLE MUCY
« Patagonie, le souffle de Darwin » de PIERRE-MARIE HUBERT
« Au sommet du monde » de SYLVAIN PERRET
« Ambasia, vers les soleils d’Orient » d’ HERVE DOHEN et HERVE MARTIN.
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Yann Layma “China” A l’âge de 16 ans, Yann LAYMA trouve sa vocation : il sera photographe, spécialiste de la Chine. Il apprend la photographie et étudie le chinois à l’Institut des Langues Orientales. Parti un an pour un programme de cours à l’université de Taipei, son apprentissage de la langue et de la culture chinoise conforte son ambition d’embrasser la Chine dans sa totalité. Depuis 1982 Yann LAYMA explore tous les aspects de la réalité et du mythe chinois avec l’ambition initiale et jamais abandonnée d’en établir un portrait aussi complet et juste que possible. Selon un proverbe chinois, la vérité a mille visages. C’est fort de cette conviction que Yann a choisi de dévoiler un pays et une culture dans leur totalité. Chaque photographie est à considérer comme un aspect de ce vaste portrait.C’est un témoignage impressionniste d’un amoureux de la lumière et des « instants furtifs », où des personnages croisés sur la route livrent une partie de leur âme dans une pose, un regard ou un geste, où la Chine se raconte autant dans la grisaille que dans la magie des couleurs. Exposition au Rayon Vert du mardi 27 septembre au mardi 4 octobre 2011 (aux horaires d’ouverture du Rayon Vert )
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http://www.festival-image.org/festivalimage2011.pdf
http://www.festival-image.org/...xpositions/expos.htm
http://www.upp-auteurs.fr/...es.php?actualite=573 Festival de l'Image, Voyage et Aventure La 10ème édition du Festival de l'image, Voyage et Aventure aura lieu les 30 septembre, les 1er et 2 octobre 2011 à Saint Valéry en Caux (76).
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de l'événement : www.festival-image.org
Expositions
REZA, grand reporter photographe international, exposera « Ames rebelles d’Afghanistan »
YANN LAYMA, grand photographe, exposera la Chine
DANIEL LE MARCHAND, photographe, exposera « Terre de sable » (Mauritanie), accompagné de FABIENNE BAUMANN sculptrice et de MAPIE sculptrice et peintre, qui ont travaillé d’après ses photographies
FREDERIC BLANCHET, exposera « Impressions maritimes »
REMI HOSTEKIND, enfin, exposera « Le Gange de l’Himalaya à Vârânasî ».
Projections :
« Une maison pour l’espoir » d’ABDEL BENZAIR et JEAN PAUL LUSSAUT
« Parvaz » de REZA
« Sculpteurs de montagne » de YANN LAYMA
« Guatemala, à la recherche de sa dignité » de NADJA DUMANN et FREDERIC FURNELLE
« Le bateau-cinéma de Bretagne en Casamance » de PAULINE LE PECULIER
« Les Highlands » de THIERRY MAGNAN
« America, la légende de l’ouest » de LAURENT GRANIER, MEGAN SON, et PHILIPPE LANSAC
« L’esprit du chemin, Voyage aux sources du bonheur » d’OLIVIER LEMIRE
« Irlande, Ombres et Lumières » de LUC GIARD
« Asie centrale, terre d’aventure, 5000 kms à vélo » de LILIAN VEZIN et LUCYLLE MUCY
« Patagonie, le souffle de Darwin » de PIERRE-MARIE HUBERT
« Au sommet du monde » de SYLVAIN PERRET
« Ambasia, vers les soleils d’Orient » d’ HERVE DOHEN et HERVE MARTIN.
Arnaques et malhonnêteté à Saint-Pétersbourg et Moscou English translation pending
Mes 15 jours passés en Russie fin mars ont été formidables, mais.....malheureusement gâchés par quelques désagréments, voici des détails pour avertir
les voyageurs en partance.
Ca a commencé fort : dès après le passage de douane à l'aéroport Pulkovo de St-P, je m'adresse au seul bureau de change dans le hall
(qui ressemble plus au hall d'une petite gare, d'ailleurs) ; ça m'arrangeais plus de changer 110 euros, je passe donc 110 E au guichet et me voilà avec mes premiers RB.
Dans le bus m'emmenant au centre-ville, je me rends compte que la guichetière (pas aimable, j'étais tout de suite au parfum…) m'a compté 100 E d'appoint…..et c'est indiqué 100 E sur le reçu…. 😮
Quelques heures après, je rentre dans un des nombreux petits restaurants du quartier où je loge, la note se montre à 130 RB. Je donne 200 RB, la restauratrice les escamote et me rends 20 RB….. Je proteste (en français) une 1ère fois, elle me montre un billet de 50 RB qu'elle a adroitement remplacé, et là je proteste plus en lui montrant un autre billet de 100 RB, lui signifiant sa duperie. Sans autre forme de procès…elle me rends les 70 RB !! 🤪
Il faut signaler aussi de ne rien laisser de valeur dans les poches ou sacs aux nombreuses consignes des musées : 3 jours plus tard, je pense avoir été victime d'un détroussage en règle. Je ne serais pas péremptoire mais j'avais changé ce matin-là 100 E, et quelques heures après mon portefeuille m'a semblé étrangement maigre, et comme je ne compte pas non plus tout le temps mes sous je ne saurais être absolument certain de l'accusation que je formule. J'y ai repensé le lendemain et je me souviens qu'à la fin de ma visite du palais Ioussoupov, la préposée à la consigne m'a rendu mes affaires a fermé la consigne….et est partie illico presto ! Ca m'a semblé curieux sur le moment mais je ne m'imaginais même pas un vol possible en ces lieux. Il va de soir que j'ai par la suite toujours gardé portefeuille, passeport et appareil-photo sur moi. Et plus tard à Moscou à la galerie Tretiakov il était spécifié en anglais de ne rien laisser de valeur dans ses affaires aux consignes, j'aurais dû me méfier plus tôt…..
A Moscou ça n'a pas traîné non plus : le lendemain de mon arrivée je déjeune dans un établissement plutôt pas mal, sorte de cantine middle-class sur 3 étages, chouette déco. Arrivée à la caisse : 252 RB (indiqués par chiffres lumineux sur la caisse). Je fais l'appoint en naïf consommateur qui veut éviter la monnaie : je donne 552 RB. La caissière me rends…..100 RB !! Je m'étonne, et là elle griffonne sur un papier 452 RB, les chiffres sur la caisse avaient disparus ! Sbire de la sécurité à 2m, queue derrière, j'ai renoncé à aller plus loin. Ce qui est très perturbant, c'est l'aplomb incroyable avec lequel ces malhonnêteté sont pratiquées, et comme je bredouille juste quelques mots de russe, les interlocuteurs savent pertinemment qu'ils ont l'avantage.
Continuons. Deux jours après, je prends un thé dans le café en sous-sol du Dom Kniggi à côté de la Loubianka, je vais pour payer et comprends 150 RB, je mets donc 150 RB sur le comptoir et m'aperçois sur l'écran que c'est 115 (pitnadsatt / piddissiatt), et j'ai à peine eu le temps d'écrire 115 sur un bout de papier que la jeune fille l'avait adroitement transformé en 150 sur l'écran en empochant mes RB. Pour situer, la différence est celle entre 3 et 4 euros, c'est complètement ridicule mais c'est justement cette malhonnêteté poussée jusqu'au ridicule qui est minable, ça m'a sidéré et j'ai laissé tomber, écoeuré.
Mais le plus beau ç'a été le lendemain, avec une belle arnaque au change. Précisons que le change est une transaction très brute : amabilité porte de bunker, on vous demande d'allonger la monnaie sans façons, gardien de sécurité sur les talons, et si on mets un peu de temps à sortir les billets on a presque l'impression d'être un bandit. Mais jusque-là, sauf à l'aéroport de Piter, je n'avais pas eu d'arnaque. Arrive donc cette fin de journée où je choisis un bureau de change à 100m de la Place Rouge, donc pas n'importe où, sécurité à priori irréprochable. Je change 55 E, j'avais fait un vague calcul de tête et je vois que je me fais avoir, j'ai un peu moins de 1600 RB. Là je proteste timidement, je récolte juste une main qui me montre fermement une calculatrice avec les chiffres affichés, et pas de reçu, of course. Encore une fois, c'est l'assurance de la guichetière, cet aplomb formidable qui m'a fait renoncer, je n'arrivais pas à comprendre où étais l'arnaque, comment c'était possible !!! J'ai compris l'astuce plus tard : elle m'avait fait le change….sur des dollars !! Ainsi dans le cas où j'aurais eu assez de patience et d'arguments pour m'expliquer, elle aurait certainement fait mine de comprendre son erreur, et il y avait une base calculée à cette arnaque, d'où l'aplomb. J'en ai donc été pour environ 15 E pour mes frais, et j'ai décidé à ce moment que c'était les derniers billets que je changerais en Russie, je suis rentré avec 70 E d'excédent en espèces. 😠 J'ai cuisiné pâtes et riz à l'hostel, j'ai limité mes sorties pendant les 4 derniers jours et je n'ai pas ramené de vodka, ça m'a un peu gâché la fin du séjour mais tant pis pour eux, j'ai préféré garder mes devises.
Voilà, c'est très dommage parce que j'ai eu aussi affaire à des gens très honnêtes qui ont spontanément corrigé mes erreurs de monnaie (enfin, ça m'est arrivé une fois rue Arbat) et j'ai rencontré des russe adorables, notamment ce couple de moscovites dans le train de retour de Piter et Irina la patronne du Capital Hostel, elle m'a beaucoup aidé pendant ma semaine passée à Moscou. Mais non, je ne prendrai pas le transsibérien cet été comme j'en avais l'idée, je vais revendre ma méthode assimil et je ne suis pas prêt à remettre les pieds en Russie. Ce n'est pas le montant de ces arnaques qui importent (30 euros en tout….+ ce qui a probablement été escamoté au palais Ioussoupov), mais l'état d'esprit déplorable par rapport au touriste. La Russie exige des frais de visas et des formalités complexes pour visiter son territoire, si en plus c'est pour se faire recevoir de cette manière, très peu pour moi. Une collègue m'a expliqué que le tourisme individuel est mal vu en Russie, il y a toujours et souvent ce rapport de défiance, de méfiance par rapport à l'étranger, nous restons des "américains", des occidentaux, et les russe sont encore très fermés, ç'a été une grosse surprise. Sans vouloir généraliser, encore une fois, mais dans la grande majorité des cas.
Au final, les conseils que je peux donner : avant paiement ou transaction, systématiquement anticiper sur papier pour être bien d'accord avec son interlocuteur, ne jamais faire l'appoint pour la monnaie, bien détailler chaque billet ou pièce lors d'un paiement en comptant en même temps, et dès que vous avez un doute, prendre le temps et ne pas baisser les bras. Moi je dois être très con ou très naïf, certainement même un peu des deux, et je me suis bien fait avoir.
J'aurais pu faire un billet deux fois plus long sur les merveilles de Piter (2 jours à l'Ermitage, le palais Ioussoupov, l'appartement d'Anna Akhmatova, la Neva gelée et la forteresse Pierre-et-Paul, le Golfe de Finlande immensité blanche et gelée, les églises…..) ou celles de Moscou (les deux galeries Tretiakov, le marché Ismaïlovo, le métro, le musée Maïakovski, etc…), c'est dommage que j'aie préféré écrire sur l'accueil. 😐
Quelques heures après, je rentre dans un des nombreux petits restaurants du quartier où je loge, la note se montre à 130 RB. Je donne 200 RB, la restauratrice les escamote et me rends 20 RB….. Je proteste (en français) une 1ère fois, elle me montre un billet de 50 RB qu'elle a adroitement remplacé, et là je proteste plus en lui montrant un autre billet de 100 RB, lui signifiant sa duperie. Sans autre forme de procès…elle me rends les 70 RB !! 🤪
Il faut signaler aussi de ne rien laisser de valeur dans les poches ou sacs aux nombreuses consignes des musées : 3 jours plus tard, je pense avoir été victime d'un détroussage en règle. Je ne serais pas péremptoire mais j'avais changé ce matin-là 100 E, et quelques heures après mon portefeuille m'a semblé étrangement maigre, et comme je ne compte pas non plus tout le temps mes sous je ne saurais être absolument certain de l'accusation que je formule. J'y ai repensé le lendemain et je me souviens qu'à la fin de ma visite du palais Ioussoupov, la préposée à la consigne m'a rendu mes affaires a fermé la consigne….et est partie illico presto ! Ca m'a semblé curieux sur le moment mais je ne m'imaginais même pas un vol possible en ces lieux. Il va de soir que j'ai par la suite toujours gardé portefeuille, passeport et appareil-photo sur moi. Et plus tard à Moscou à la galerie Tretiakov il était spécifié en anglais de ne rien laisser de valeur dans ses affaires aux consignes, j'aurais dû me méfier plus tôt…..
A Moscou ça n'a pas traîné non plus : le lendemain de mon arrivée je déjeune dans un établissement plutôt pas mal, sorte de cantine middle-class sur 3 étages, chouette déco. Arrivée à la caisse : 252 RB (indiqués par chiffres lumineux sur la caisse). Je fais l'appoint en naïf consommateur qui veut éviter la monnaie : je donne 552 RB. La caissière me rends…..100 RB !! Je m'étonne, et là elle griffonne sur un papier 452 RB, les chiffres sur la caisse avaient disparus ! Sbire de la sécurité à 2m, queue derrière, j'ai renoncé à aller plus loin. Ce qui est très perturbant, c'est l'aplomb incroyable avec lequel ces malhonnêteté sont pratiquées, et comme je bredouille juste quelques mots de russe, les interlocuteurs savent pertinemment qu'ils ont l'avantage.
Continuons. Deux jours après, je prends un thé dans le café en sous-sol du Dom Kniggi à côté de la Loubianka, je vais pour payer et comprends 150 RB, je mets donc 150 RB sur le comptoir et m'aperçois sur l'écran que c'est 115 (pitnadsatt / piddissiatt), et j'ai à peine eu le temps d'écrire 115 sur un bout de papier que la jeune fille l'avait adroitement transformé en 150 sur l'écran en empochant mes RB. Pour situer, la différence est celle entre 3 et 4 euros, c'est complètement ridicule mais c'est justement cette malhonnêteté poussée jusqu'au ridicule qui est minable, ça m'a sidéré et j'ai laissé tomber, écoeuré.
Mais le plus beau ç'a été le lendemain, avec une belle arnaque au change. Précisons que le change est une transaction très brute : amabilité porte de bunker, on vous demande d'allonger la monnaie sans façons, gardien de sécurité sur les talons, et si on mets un peu de temps à sortir les billets on a presque l'impression d'être un bandit. Mais jusque-là, sauf à l'aéroport de Piter, je n'avais pas eu d'arnaque. Arrive donc cette fin de journée où je choisis un bureau de change à 100m de la Place Rouge, donc pas n'importe où, sécurité à priori irréprochable. Je change 55 E, j'avais fait un vague calcul de tête et je vois que je me fais avoir, j'ai un peu moins de 1600 RB. Là je proteste timidement, je récolte juste une main qui me montre fermement une calculatrice avec les chiffres affichés, et pas de reçu, of course. Encore une fois, c'est l'assurance de la guichetière, cet aplomb formidable qui m'a fait renoncer, je n'arrivais pas à comprendre où étais l'arnaque, comment c'était possible !!! J'ai compris l'astuce plus tard : elle m'avait fait le change….sur des dollars !! Ainsi dans le cas où j'aurais eu assez de patience et d'arguments pour m'expliquer, elle aurait certainement fait mine de comprendre son erreur, et il y avait une base calculée à cette arnaque, d'où l'aplomb. J'en ai donc été pour environ 15 E pour mes frais, et j'ai décidé à ce moment que c'était les derniers billets que je changerais en Russie, je suis rentré avec 70 E d'excédent en espèces. 😠 J'ai cuisiné pâtes et riz à l'hostel, j'ai limité mes sorties pendant les 4 derniers jours et je n'ai pas ramené de vodka, ça m'a un peu gâché la fin du séjour mais tant pis pour eux, j'ai préféré garder mes devises.
Voilà, c'est très dommage parce que j'ai eu aussi affaire à des gens très honnêtes qui ont spontanément corrigé mes erreurs de monnaie (enfin, ça m'est arrivé une fois rue Arbat) et j'ai rencontré des russe adorables, notamment ce couple de moscovites dans le train de retour de Piter et Irina la patronne du Capital Hostel, elle m'a beaucoup aidé pendant ma semaine passée à Moscou. Mais non, je ne prendrai pas le transsibérien cet été comme j'en avais l'idée, je vais revendre ma méthode assimil et je ne suis pas prêt à remettre les pieds en Russie. Ce n'est pas le montant de ces arnaques qui importent (30 euros en tout….+ ce qui a probablement été escamoté au palais Ioussoupov), mais l'état d'esprit déplorable par rapport au touriste. La Russie exige des frais de visas et des formalités complexes pour visiter son territoire, si en plus c'est pour se faire recevoir de cette manière, très peu pour moi. Une collègue m'a expliqué que le tourisme individuel est mal vu en Russie, il y a toujours et souvent ce rapport de défiance, de méfiance par rapport à l'étranger, nous restons des "américains", des occidentaux, et les russe sont encore très fermés, ç'a été une grosse surprise. Sans vouloir généraliser, encore une fois, mais dans la grande majorité des cas.
Au final, les conseils que je peux donner : avant paiement ou transaction, systématiquement anticiper sur papier pour être bien d'accord avec son interlocuteur, ne jamais faire l'appoint pour la monnaie, bien détailler chaque billet ou pièce lors d'un paiement en comptant en même temps, et dès que vous avez un doute, prendre le temps et ne pas baisser les bras. Moi je dois être très con ou très naïf, certainement même un peu des deux, et je me suis bien fait avoir.
J'aurais pu faire un billet deux fois plus long sur les merveilles de Piter (2 jours à l'Ermitage, le palais Ioussoupov, l'appartement d'Anna Akhmatova, la Neva gelée et la forteresse Pierre-et-Paul, le Golfe de Finlande immensité blanche et gelée, les églises…..) ou celles de Moscou (les deux galeries Tretiakov, le marché Ismaïlovo, le métro, le musée Maïakovski, etc…), c'est dommage que j'aie préféré écrire sur l'accueil. 😐
Escales de croisière à Nassau, Saint-Thomas, San Juan et Grand Turk English translation pending
Bonjour
Nous avons planifié une croisière à bord du Carnival Glory en janvier prochain.
Les escales seront Nassau, St-Thomas, San Juan et Grand Turk.
Nous étudions présentement la liste des excursions proposées et aimerions connaitre les "must see/must do" à ces endroits.
Aussi, est-il préférable de prendre les excursions proposées par le croisiériste ou il est simple de choisir quelquechose sur place?
J'attends vos suggestions.
Escale de croisière à Saint-Pétersbourg English translation pending
Bonjour,
Nous partons en croisière en Baltique et ferons escale à St Peterburg le 21 et 22 juillet. Nous souhaitons découvrir la ville par nous-mêmes ou avec un guide privé. Nous sommes actuellement dans les démarches d'obtention du visa.
Nous sommes à la recherche de conseils de voyageurs ayant déjà visité SP en individuel. En particulier comment rejoindre la ville du port commercial, utilisation des transports en commun ou taxi... ou tout autre information Merci
Aline
EuroVelo 6 (EV6): tronçon Saint-Nazaire - Nantes? English translation pending
Bonjours à vous!
Je débute les préparatifs de mon itinéraire Saint-Nazaire / Nevers sur EV6 et déjà quelque chose me chicotte!!
La plupart des récits de voyages que je lis débutent à Nantes.
Est-ce que le tronçon Saint-Nazaire / Nantes serait boudé? Et si oui, pourquoi?
Est-ce que la route est mauvaise, il n'y a rien à visiter d'intéressant, ou simplement un hasard?
Car pour moi, il y a une raison symbolique de débuter le voyage au bord de l'océan. Je voudrais un jour avoir fait la totalité de EU6. Si ça prend 10 ans, c'est OK! L'EU6 "d'un océan à l'autre" (c'est notre devise au Canada!) c'est un peu un projet voyage à long terme. Mais si les 57km ne servent absolument à rien et risque de me décourager pour le restant, autant le savoir tout de suite! Si quelqu'un à une idée sur le sujet, n'hésitez pas à m'en faire part... Merci et bonne journée à vous!!!
Prix d'un taxi entre Pointe-à-Pitre et Saint-François en Guadeloupe? English translation pending
Bonjour.
Nous arrivons (2 adultes + 1 valise) à Pointe à Pitre le 25/12 et souhaitons nous rendre à ST François. Un particulier nous propose ce service pour 45 euros, ce prix vous parait il raisonnable? Auriez vous une idée sur le prix de ce trajet effectué en taxi? Merci
Nous arrivons (2 adultes + 1 valise) à Pointe à Pitre le 25/12 et souhaitons nous rendre à ST François. Un particulier nous propose ce service pour 45 euros, ce prix vous parait il raisonnable? Auriez vous une idée sur le prix de ce trajet effectué en taxi? Merci
Hôtel pour une nuit à Saint-Cirq-Lapopie? English translation pending
Bonjour à tous!
je compte partir me promener un peu dans le sud-ouest de la France du 13 au 18 octobre. Mon itinéraire est prêt et presque tous les hôtels sont réservés.
Toutefois, je recherche encore un hôtel pas trop cher à Saint Cirq Lapopie pour une nuit, si possible avec le petit déjeuner compris dans le prix
j'espère que vous pourrez m'aider à trouver la perle rare 😎
merci par avance yumeni
je compte partir me promener un peu dans le sud-ouest de la France du 13 au 18 octobre. Mon itinéraire est prêt et presque tous les hôtels sont réservés.
Toutefois, je recherche encore un hôtel pas trop cher à Saint Cirq Lapopie pour une nuit, si possible avec le petit déjeuner compris dans le prix
j'espère que vous pourrez m'aider à trouver la perle rare 😎
merci par avance yumeni
Visiter Paris - Mont Saint-Michel - Saint-Malo avec un enfant de 5 ans à l'été 2009 English translation pending
Bonjour à qui voudra bien répondre et nous conseiller!
Avec un petit bonhomme de 5 ans, nous songeons aller visiter Paris quelques jours vers le 26 juillet 09 et filer vers l'ouest.... et terminer vers Mont St-Michel / St-Malo ... Des suggestions de choses à visiter, un itinéraire intéressant, des choses à ne pas manquer, des suggestions de moyen de transport (location de voiture, train...?), des suggestions de gîtes? Nous avons un peu plus de 2 semaines, est-ce réaliste? Un gros merci d'avance pour les conseils.
Simon, Gaspésie, Québec
Avec un petit bonhomme de 5 ans, nous songeons aller visiter Paris quelques jours vers le 26 juillet 09 et filer vers l'ouest.... et terminer vers Mont St-Michel / St-Malo ... Des suggestions de choses à visiter, un itinéraire intéressant, des choses à ne pas manquer, des suggestions de moyen de transport (location de voiture, train...?), des suggestions de gîtes? Nous avons un peu plus de 2 semaines, est-ce réaliste? Un gros merci d'avance pour les conseils.
Simon, Gaspésie, Québec
Où m'arrêter entre Montréal et le Lac Saint-Jean? English translation pending
Bonjour, je voulais savoir s'il y avait un joli endroit pour s'arrêter entre Montreal et le Lac Saint-Jean. Je vais voyager avec un enfant de 5 ans et faire 5heures de route je préfère éviter.
Y a-t-il de jolis endroit à visiter ou alors de parcs, zoo etc?
Merci de vos réponses
Y a-t-il de jolis endroit à visiter ou alors de parcs, zoo etc?
Merci de vos réponses
Salaire minimum pour vivre à la Réunion (Saint-Louis)? English translation pending
Bonjour !!!
j'ai une folle envie de bouger et j'ai une piste pour un boulot à St louis, à la Réunion. Je sais que la vie est plus chere là bas et je n'ai pas de permi. Mes principales questions sont donc : est-il facil de se trouver une mobylette ou scooter là bas, à environ quel prix, quel salaire minimum faut-il toucher sachant que je compte faire de la colocation, et St Louis est-il un endroit sympa ?
Merci bcp à tous ceux qui me répondront, j'ai vraiment besoin de ces infos avt de répondre à l'offre 😉 et JE SUIS SUPER MOTIVEEEE !!!!
La Réunion: que faire en deux jours entre Basse Vallée et Saint-Denis? English translation pending
Bonjour,
Nous partons deux semaines faire la traversée à pied de l'ile de la reunion par le GRR2. Nous arrivons à basse vallée le vendredi matin et reprenons l'avion le samedi soir à st Denis.
Nous pensons remonter le long de la cote ouest en louant une voiture.
qu'y a t'il d'incontournable à voir sur ce trajet? point de vue, cascades...
pensez vous qu'une location de voiture soit nécessaire?
Par avances merci pour vos conseils,
Cordialement,
Charlie
Nous partons deux semaines faire la traversée à pied de l'ile de la reunion par le GRR2. Nous arrivons à basse vallée le vendredi matin et reprenons l'avion le samedi soir à st Denis.
Nous pensons remonter le long de la cote ouest en louant une voiture.
qu'y a t'il d'incontournable à voir sur ce trajet? point de vue, cascades...
pensez vous qu'une location de voiture soit nécessaire?
Par avances merci pour vos conseils,
Cordialement,
Charlie
Comment éviter le tunnel du Saint-Gothard? (Suisse) English translation pending
Bonjour, nous habitons en Belgique et nous allons bientôt partir en Italie...
Lors du retour, nous sommes toujours bloqués pendant au moins 2 heures au niveau du tunnel du Saint-Gothard (on arrive à cet endroit le vendredi vers 17h00).
Quelqu'un peut-il me dire s'il connaît un itinéraire alternatif que nous permettrait d'éviter ces embouteillages au retour ?
Merci !
Merci !
Via de la Plata (Séville - Saint-Jacques-de-Compostelle) en janvier English translation pending
bonjour à tous, j'ai l'idee de faire la via de la plata de seville à compostelle en 2 fois. Le premier troncon je ne pourrais le faire que en janvier 2009, depart vers le 7 ou le 8.
J'ai plusieurs questions qui me viennent à l'esprit si par hasard quelqu'un d'autre avait cheminé à cette epoque de l'année de ce coté la:
Quel temps fait il en general dans cette pertie de l'espagne en hiver? Les auberges de pelerin sont elles ouvertes? Le chemin est il bien tracé et interessant sans trop de bitume? y a t"il du monde sur ce chemin en hiver ? car bien que craignant la foule, j'aime bien cependant pouvoir partager de temps en temps.
cela serait bien si quelqu"un pouvait m'apporter une ou plusieurs reponses à mes questions merci
jpp
Quel temps fait il en general dans cette pertie de l'espagne en hiver? Les auberges de pelerin sont elles ouvertes? Le chemin est il bien tracé et interessant sans trop de bitume? y a t"il du monde sur ce chemin en hiver ? car bien que craignant la foule, j'aime bien cependant pouvoir partager de temps en temps.
cela serait bien si quelqu"un pouvait m'apporter une ou plusieurs reponses à mes questions merci
jpp
Toilettes sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu plusieurs livres, regarder plusieurs films écrits et produits autant par des hommes que des femmes, tous aussi intéressant les uns que les autres. Mais une chose qui n'est jamais mentionné est, ou-est-ce que les gens vont à la toilette pendant qu'ils marchent? Je sais bien que de temps en temps on rencontre des lieux publiques, mais quand ça n'arrive pas durant 25-30K, vous faites quoi? Je sais ça fait drole de demander ça, mais je suis curieuse. Et une fois par mois, les femmes elles font quoi?
merci jo.
J'ai lu plusieurs livres, regarder plusieurs films écrits et produits autant par des hommes que des femmes, tous aussi intéressant les uns que les autres. Mais une chose qui n'est jamais mentionné est, ou-est-ce que les gens vont à la toilette pendant qu'ils marchent? Je sais bien que de temps en temps on rencontre des lieux publiques, mais quand ça n'arrive pas durant 25-30K, vous faites quoi? Je sais ça fait drole de demander ça, mais je suis curieuse. Et une fois par mois, les femmes elles font quoi?
merci jo.
Se loger à petits prix sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle? English translation pending
😏 salut les voyageurs!! j' aimerai savoir si il y a moyen de camper à pas cher sur les chemins de st jacques de compostelle, entre 0 et 5 euros l'emplacement, j'attends de vos nouvelles, merci
Photos de la résidence Pierre et Vacances à Sainte-Anne en Guadeloupe? English translation pending
bonjour,
voila je me suis décidé nous partons mon mari ma petite fille et moi meme en guadeloupe au mois de juin a la residence pierre et vacances en guadeloupe je voulais savoir si qq avait deja etait la bas et si il avant qq photos a me transmettre histoire de voir un peu les lieu !!! merci
voila je me suis décidé nous partons mon mari ma petite fille et moi meme en guadeloupe au mois de juin a la residence pierre et vacances en guadeloupe je voulais savoir si qq avait deja etait la bas et si il avant qq photos a me transmettre histoire de voir un peu les lieu !!! merci